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Contes de la bécasse (Havard, 1894)/Aux champs
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* Ce modèle contient la liste des 20 derniers textes ajoutés à Wikisource. *
* Si vous ajoutez un titre (en début de liste), *
* pensez à déplacer le dernier au début de la seconde liste *
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<!--LISTE DES 20 DERNIÈRES NOUVEAUTÉS |-->
</noinclude><div style="font-size:90%; text-align:left; margin-left:-1.3em;">
# {{Nouveauté|De la destination du savant|Johann Gottlieb Fichte|{{trad.}} [[Auteur:Michel Nicolas (théologien)|M. Nicolas]], [1794] 1838}}
# {{Nouveauté|Intermèdes|Marie Krysinska|1903}}
# {{Nouveauté|Le Champion fantôme|André Reuzé|5=Jacques Cézembre|1928}}
# {{Nouveauté|Zirska, immigrante inconnue|Jean-Marie Carette|1947}}
# {{Nouveauté|La Vallée du mystère|Edmond Michel-Tyl|1940}}
# {{Nouveauté|Par la taille|Alfred Jarry|1906}}
# {{Nouveauté|Le Monstre (Bodin)|Jenny Bastide|1864|Le Monstre|Camille Bodin}}
# {{Nouveauté|Belle-Plante et Cornélius|Claude Tillier|1846}}
# {{Nouveauté|Mon oncle Benjamin|Claude Tillier|1846}}
# {{Nouveauté|Grammaire générale et raisonnée||1660|auteur1=Antoine Arnauld|auteur2=Claude Lancelot}}
# {{nouveauté|Lettres de Madame la Comtesse|Élie-Catherine Fréron|1746|Lettres de Madame la Comtesse de *** sur quelques écrits modernes}}
# {{Nouveauté|Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul|Albert Robida|1879, disponible aussi découpé en 5 volumes}}
# {{Nouveauté|Le Miroir des simples âmes|Marguerite Porete|1295}}
# {{présentation|La Vipère au nid/Présentation}} {{Nouveauté|La Vipère au nid|Hélène Bouron|1897}}
# {{Nouveauté|Les Idées et les Ages|Alain|1927|Les Idées et les Âges}}
# {{Nouveauté|La Roche aux mouettes|Jules Sandeau|1871}}
# {{Nouveauté|Les Affinités électives (trad. Carlowitz)|Johann Wolfgang von Goethe|traduction d’Aloïse de Carlowitz, 1844|Les Affinités électives}}
# {{Nouveauté|Monsieur Pencil|Rodolphe Töpffer|1860}}
# {{présentation|La Dragonne/Présentation}}{{Nouveauté|La Dragonne|Alfred Jarry|1943}}
# {{Nouveauté|La Figure|Adrienne Monnier|1923}}
</div><br />
<noinclude>
<!--LISTE DES AUTRES NOUVEAUTÉS -->
'''Textes précédents (non affichés sur la page d’accueil)'''
: ''(déplacez les éléments en excès depuis la fin de la liste précédente vers la tête de la liste suivante ; quand la liste ci-dessous devient trop longue, transférez la fin de la liste vers la page d’archive, qu’on n’est plus obligé de modifier à chaque fois.)''
# {{Nouveauté|L’Enfant perdu et retrouvé ou Pierre Cholet|Jean-Baptiste Proulx|1887}}
# {{Nouveauté|Destination de l’homme|Johann Gottlieb Fichte|{{trad.}} [[Auteur:Auguste Barchou de Penhoën|Barchou de Penhoën]], [1800] 1832}}
# {{Nouveauté|Les Beaux-Arts réduits à un même principe|Charles Batteux|1746}}
# {{Nouveauté|L’Homme machine (1748)|Julien Offray de La Mettrie|1748|L’Homme machine}}
# {{Nouveauté|Julie ou Le Bon Père|Vivant Denon|1769}}
# {{Nouveauté|Nomades du Nord|James Oliver Curwood|1930}}
# {{Nouveauté|Madame Béate et son fils|Arthur Schnitzler|{{trad.}} [[Auteur:Olivier Bournac|Bournac]] et [[Auteur:Alzir Hella|Hella]], [1913] 1993}}
# {{Nouveauté|Recueil général et complet des fabliaux des 13e et 14e siècles/TomeIV||1880|Tome IV du Recueil général et complet des fabliaux des {{s|XIII|e|-}} et {{s|XIV|e|s}}|auteur1=Anatole de Montaiglon|auteur2=Gaston Raynaud}}
# {{Nouveauté|Petits Tableaux Valaisans|Marguerite Burnat-Provins|1903}}
# {{Nouveauté|Œuvres de Marguerite d’Oingt|Marguerite d’Oingt|[{{s|xiii}}] 1877|Œuvres}}
# {{Nouveauté|La Science du Bien et du Mal (Apollonius)|Apollonius|1875|La Science du Bien et du Mal}}
# {{Nouveauté|L’Autre Tartufe ou La Mère coupable|Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais|1792}}
# {{Nouveauté|Chansons de l’Escalade|Collectif|1845}}
# {{nouveauté|Essai sur le patois d’Hérémence/I|Léon de Lavallaz|1899|Essai sur le patois d’Hérémence - Tome I}}
# {{Nouveauté|Requête à la reine en faveur des pauvres malades de ce royaume|Théophraste Renaudot|1643}}
# {{Nouveauté|Histoire de ma vie (Sand, Calmann-Levy 1855)|George Sand|1855|Histoire de ma vie}}
# {{Nouveauté|Vingt-quatre heures de la vie d’une femme|Stefan Zweig|{{trad.}} [[Auteur:Olivier Bournac|Bournac]] et [[Auteur:Alzir Hella|Hella]], [1929] 1991}}
# {{Présentation|Le Vice de Lily/Présentation}} {{Nouveauté|Le Vice de Lily|Anonyme|1950|5=G. Ribourg}}
# {{Nouveauté|L’Héroïne chrétienne du Canada, ou Vie de Mlle Le Ber|Étienne-Michel Faillon|1860}}
# {{Nouveauté|Qu’est-ce que le personnalisme ?|Emmanuel Mounier|1947}}
# {{Nouveauté|La Faim (Hamsun)|Knut Hamsun|[1890] 1961|4=La Faim}}
# {{Nouveauté|Le dernier Homme (de Grainville)/Tome 2|Jean-Baptiste Cousin de Grainville|1805|Le dernier Homme - Tome 2}}
# {{Présentation|Le Sérail royal ou les voluptés secrètes d’un débauché - Histoire de Rosy/Présentation}} {{Nouveauté|Le Sérail royal ou les voluptés secrètes d’un débauché - Histoire de Rosy| Anonyme|1892}}
# {{Nouveauté|Sainte-Marie-des-Fleurs|René Boylesve|1913}}
# {{Nouveauté|De la machine infernale maritime, ou de la tactique offensive et défensive de la torpille|Robert Fulton|trad. [[Auteur:Melchor Manuel Núñez de Taboada|E. Núñez de Taboada]], 1812}}
# {{Nouveauté|Le dernier Homme (de Grainville)/Tome 1|Jean-Baptiste Cousin de Grainville|1805|Le dernier Homme - Tome 1}}
# {{Nouveauté|La Théorie de la relativité d’Einstein (Theodor Wulf, 1922)|Theodor Wulf|1922|4=La Théorie de la relativité d’Einstein}}
# {{Nouveauté|Le Meneur de louves|Rachilde|1905}}
# {{Nouveauté|Stendhal (Rod)|Édouard Rod|1892|Stendhal}}
# {{Nouveauté|Monographie du château de Leucate|Alexandre Ratheau|1863}}
# {{Présentation|Moiteurs/Présentation}} {{Nouveauté|Moiteurs|Anonyme|1954|5=Michel De Roy}}
# {{Nouveauté|Grammaire catalane|Pompeu Fabra|[1941] 1946}}
# {{Présentation|Les Geôles de dentelles/Présentation}} {{Nouveauté|Les Geôles de dentelles|Anonyme|1933|5=Sophia Furrya}}
# {{Nouveauté|Pan (Hamsun)|Knut Hamsun|[1894] 1994|4=Pan}}
# {{Nouveauté|Discours au roi, sur son instruction|Jean d’Alary|1615}}
# {{Présentation|Les Émotions de Suzette/Présentation}} {{Nouveauté|Les Émotions de Suzette|Anonyme|1921|5=Lionel C.}}
# {{Nouveauté|Almanach illustré du Père Ubu (1901)|Alfred Jarry|1901|Almanach illustré du Père Ubu}}
# {{Nouveauté|La Vallée du silence|James Oliver Curwood|1930}}
# {{pam}} {{nouveauté|Chansons en patois vosgien|Louis Jouve|1876}}
# {{Nouveauté|L’Entrave|Colette|1913}}
# {{Présentation|Pommes d’amour/Présentation}} {{Nouveauté|Pommes d’amour| Anonyme|1891}}
# {{Nouveauté|Le beau gastronome|Anonyme|1850}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Ubu cocu|Alfred Jarry|1944}}
# {{Nouveauté|Les Dompteurs de l’or|Paul d’Ivoi|1913}}
# {{Nouveauté|Le Pédagogue n’aime pas les enfants|Henri Roorda|1917}}
# {{pam}} {{Présentation|Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants/Présentation}} {{Nouveauté|Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants||1931|auteur1=Charles-Marie Widor|auteur2=Louis-Maurice Boutet de Monvel}}
# {{Nouveauté|Le Blé qui lève|René Bazin|1907}}
# {{Nouveauté|Le Mariage de la Tour Eiffel|Jeanne Roche|illus. [[Auteur:Valentin le Campion|Valentin le Campion]], 1931|5=Jeanne Roche-Mazon}}
# {{Nouveauté|Le Harem de Syta|Jane de La Vaudère|1904}}
# {{Nouveauté|Lettres juives (éd. Paupie 1754)|Jean-Baptiste Boyer d’Argens|[1736] 1754|Lettres juives}}
# {{nouveauté|Mœris|Sophie Gay|1817|♫ Mœris}}
# {{Nouveauté|Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fées|Stanislas Julien|1834}}
# {{Nouveauté|Le Fils des forêts|James Oliver Curwood|1938}}
# {{Nouveauté|Les Femmes poètes bretonnes|Adine Riom|1892}}
# {{Nouveauté|Les Mimes d’Hérondas (trad. Quillard)|Hérondas|{{trad.}} [[Auteur:Pierre Quillard|Pierre Quillard]], 1900|Les Mimes d’Hérondas}}
# {{Nouveauté|Doit-on le dire ?|Eugène Labiche|1872}}
# {{Nouveauté|Vieilles choses, vieilles gens|Joseph Georges Bouchard|1926}}
# {{Présentation|Flora ou le Gyné-Club/Présentation}} {{Nouveauté|Flora ou le Gyné-Club| Anonyme|1950}}
# {{Nouveauté|Bari, chien-loup|James Oliver Curwood|1925}}
# {{Nouveauté|Pour comprendre Einstein|Théophile Moreux|1922}}
# {{Nouveauté|Les buveurs en belle humeur|Anonyme|1811}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Bacchus, l’amour et les plaisirs|Anonyme|1800}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Le Divorce par Demoustier|Charles-Albert Demoustier|1795|Le Divorce}}
# {{Nouveauté|Livre pour l’enseignement de ses filles du Chevalier de La Tour Landry|Geoffroy de La Tour-Landry|édition de 1854}}
# {{Présentation|L’Héritage (Ferrier)/Présentation}} {{Nouveauté|L’Héritage (Ferrier)|Susan Ferrier|1824|L’Héritage}}
# {{Nouveauté|La Marseillaise, chant patriotique et national (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)|Claude Joseph Rouget de Lisle|1871}}
# {{Présentation|Les Trucs érotiques du château de Brisach/Présentation}} {{Nouveauté|Les Trucs érotiques du château de Brisach| Anonyme|1894}}
# {{nouveauté|Le Songe de madame Hélisenne|Hélisenne de Crenne|1541}}
# {{Nouveauté|Bonzo alpiniste|George Ernest Studdy|1937}}
# {{Nouveauté|Lettres de Lætitia et de Ludovic|Jacques-Louis Lacour|1834}}
# {{Nouveauté|L’Article 47|Adolphe Belot|1870}}
# {{Présentation|Les Amours d’un Gentleman/Présentation}} {{Nouveauté|Les Amours d’un Gentleman| Anonyme|1889}}
# {{Nouveauté|La Notion du temps d’après Einstein|Paul Dupont|1922}}
# {{Présentation|Au Poiss’ d’Or/Présentation}} {{Nouveauté|Au Poiss’ d’Or|Alec Scouffi|1929}}
# {{Nouveauté|Les Petits Plats pas cher, avec prix de revient (Jeanne-sans-terre)|Jeanne-sans-terre|1895}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Présentation|Joyeuses enfilades/Présentation}} {{Nouveauté|Joyeuses enfilades|Georges de Lesbos|1895}}
# {{Nouveauté|Vers l’autre flamme|Panaït Istrati|1929}}
# {{Nouveauté|De la formule « car tel est notre plaisir » dans la chancellerie française|Louis de Mas Latrie|1882}}
# {{Nouveauté|Essai sur les privilèges|Emmanuel-Joseph Sieyès|1788}}
# {{Nouveauté|Le Lion de Palestine|Jeanne Roche|1957|5=Jeanne Roche-Mazon}}
#{{Présentation|Moi, poupée/Présentation}} {{Nouveauté|Moi, poupée|Johannès Gros|1930|5=attribué à Johannès Gros}}
# {{Nouveauté|Histoires (Tacite)|Tacite|{{trad.}} [[Auteur:Jean-Louis Burnouf|Burnouf]], 1863|Histoires}}
# {{Nouveauté|Césarine Dietrich|George Sand|1870}}
# {{Nouveauté|Le Grizzly|James Oliver Curwood|1926}}
# {{Présentation|Mariage/Présentation}} {{Nouveauté|Mariage|Susan Ferrier|1818}}
# {{Nouveauté|Introduction aux théories de M. Einstein en vue de leur application à l’astronomie|Gustave Juvet|1921}}
# {{Nouveauté|Les Arguments de M. Einstein|François Vial|1922}}
# {{Nouveauté|Une aventure d’Arsène Lupin|Maurice Leblanc|2004}}
# {{Nouveauté|L’Honneur des grandes neiges|James Oliver Curwood|1978}}
# {{Nouveauté|Petite ville|Jules-Hippolyte Percher|1886}}
#{{Présentation|La Courtisane anaphrodite/Présentation}} {{Nouveauté|La Courtisane anaphrodite|Donatien Alphonse François de Sade|1787 (1870)|5=Sade (fausse attribution)}}
# {{Nouveauté|Le Fils de Lagardère (théâtre)|Paul Féval fils|1908}}
# {{Présentation|Coralie l’inconstante/Présentation}} {{Nouveauté|Coralie l’inconstante|Angélique Arnaud|1843|Coralie l’inconstante suivi de Loïsa Bianchini}}
#{{Présentation|Fredi en ménage/Présentation}} {{Nouveauté|Fredi en ménage|Max Des Vignons|1930}}
# {{Nouveauté|Code gourmand|Horace Raisson|1923}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|L’Hermite du mont Saint-Valentin|Fanny Tercy|1821}}
# {{Nouveauté|Dictionnaire de théologie catholique/ABSOLUTION GÉNÉRALE|Auguste Beugnet|[[Dictionnaire de théologie catholique]]|Absolution générale}}
# {{Nouveauté|Patois de la commune de Vionnaz (Bas-Valais)|Jules Gilliéron|1880}}
# {{Nouveauté|Le Secret des corporations|Joséphin Péladan|1905}}
# {{Nouveauté|Les Cœurs les plus farouches|James Oliver Curwood|1926}}
# {{Nouveauté|L’Art du théâtre (Riccoboni)|Antoine-François Riccoboni|1750|L’Art du théâtre|François Riccoboni}}
# {{Nouveauté|Description d’Ukranie|Guillaume Le Vasseur de Beauplan|1660}}
# {{Nouveauté|Mémoire sur l’organisation et les rapports naturels des Tardigrades|Louis Michel François Doyère|1842}}
# {{Nouveauté|Les Fabliaux|Joseph Bédier|1895}}
# {{Nouveauté|Sous le signe du dragon|Paul Claudel|[1910] 1948}}
# {{Nouveauté|Armorial de l’Europe et de la Toison d’or|Anonyme|1401-1500}}
# {{Nouveauté|Sganarelle/Édition Louandre, 1910|Molière|[1660] 1910|Sganarelle}}
# {{Nouveauté|Les Chasseurs d’or|James Oliver Curwood|[1926] 1997}}
# {{Présentation|Fredi s’amuse/Présentation}} {{Nouveauté|Fredi s’amuse|Max Des Vignons|1929}}
# {{nouveauté|Bon sang ne peut mentir|Marie-Eugène Alphonse Denis|1913|Bon sang ne peut mentir}}
# {{nouveauté|Journal historique des événemens arrivés à Saint Eustache|Jacques Paquin|1838|Journal historique des événemens arrivés à Saint Eustache}}
# {{nouveauté|Mélanges de poésie et de prose par Madame la Comtesse de Vidampierre|Madame de Vidampierre|1777|Mélanges de poésie et de prose}}
#{{Présentation|À L’Ombre, ou Mes ébats au milieu des ingénues/Présentation}} {{Nouveauté|À L’Ombre, ou Mes ébats au milieu des ingénues| Anonyme|1889|5=William Lazenby}}
# {{Nouveauté|Monographie du château de Salses|Alexandre Ratheau|1860}}
# {{Nouveauté|Le Nouveau Spectateur, 01 avril 1776|Le Fuel de Méricourt|1776|Le Nouveau Spectateur, Nº. 1}}
#{{Présentation|La Maison de verre/Présentation}} {{Nouveauté|La Maison de verre| Édouard Demarchin|1891|5=E. D.}}
# {{Nouveauté|Oncle Anghel (recueil)|Panaït Istrati|4=Oncle Anghel|1924}}
# {{Nouveauté|Nouvelle histoire de Mouchette|Georges Bernanos|[1937] 1946}}
# {{Nouveauté|Aventures merveilleuses de Huon de Bordeaux|Gaston Paris|1898}}
#{{Présentation|Cydalise ou le Péché dans le miroir/Présentation}} {{Nouveauté|Cydalise ou le Péché dans le miroir|Johannès Gros|1930|5=attribué à Johannès Gros}}
# {{Nouveauté|Le petit chansonnier des sectateurs de Comus|Anonyme|1835}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Monsieur Ouine|Georges Bernanos|1947}}
# {{Nouveauté|Annales (Tacite)|Tacite|{{trad.}} [[Auteur:Jean-Louis Burnouf|Burnouf]], 1863|Annales}}
# {{Nouveauté|Fables de Fénelon|Fénelon|1800}}
# {{Nouveauté|Les Chasseurs de loups|James Oliver Curwood|1929}}
# {{Nouveauté|Partage de midi (1949)|Paul Claudel|1949|Partage de midi}}
#{{Présentation|Les Délices libertines/Présentation}} {{Nouveauté|Les Délices libertines|Johannès Gros|5=Jacqueline de Lansay|1934}}
# {{Nouveauté|Contestation de l’élection de l’Hon. Hector Langevin|Adolphe-Basile Routhier|1876}}
# {{Nouveauté|L’Œuvre dramatique de Richard Wagner||1886|auteur1=Albert Soubies|auteur2=Charles Malherbe}}
# {{Nouveauté|Les Consultations charitables pour les malades|Théophraste Renaudot|1640}}
# {{Nouveauté|Le Soulier de satin|Paul Claudel|[1929] 1941}}
#{{Présentation|Teleny, étude physiologique/Présentation}} {{Nouveauté|Teleny, étude physiologique|Oscar Wilde|1934}}
# {{export|Souvenirs entomologiques/Série 6}} '''[[Auteur:Jean-Henri Fabre|Jean-Henri Fabre]]''', ''[[Souvenirs entomologiques/Série 6|Souvenirs entomologiques, sixième série]]'', 1899
# {{Nouveauté|Œuvres posthumes (Françoise de Graffigny)|4=Œuvres posthumes|Françoise de Graffigny|1775}}
# {{Nouveauté|L’Impromptu de Paris|Jean Giraudoux|1937}}
# {{Nouveauté|Bécassine chez les Turcs|auteur1=Caumery|auteur2=Joseph Pinchon||1919}}
# {{Nouveauté|Un corsaire sous la Terreur|Gabriel de La Landelle|1879 {{T|({{5e}} éd.)|84}}}}
# {{Présentation|Le Joujou mystérieux/Présentation}} {{Nouveauté|Le Joujou mystérieux|Anonyme|1780}}
# {{Nouveauté|L’Amazone rouge|Rachilde|1931}}
# {{Nouveauté|Le Nouvel Icare|4=Le Nouvel Icare (Imagerie d’Épinal)|Anonyme|1877}}
# {{Nouveauté|En tonneaux|Anonyme|1893}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Les recettes d’une Dame du Monde|Madame X***|1896}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
#{{Présentation|Régine (Queeny)/Présentation}} {{Nouveauté|Régine (Queeny)|4=Régine|Anonyme|1916}}
# {{Nouveauté|Montauciel en goguette|Anonyme|1850}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Aviation de France|René de Narbonne|1944}}
# {{Nouveauté|Isaac, le tresseur de fil de fer|Panaït Istrati|1927}}
# {{Nouveauté|Un mariage en province|Léonie d’Aunet|1858}}
# {{Nouveauté|La petite Lotte|Simone Bodève|1907}}
#{{Présentation|Sous le ciel bleu/Présentation}} {{Nouveauté|Sous le ciel bleu|Georges Belz de Villas|1884}}
# {{Nouveauté|L’Histoire de don Quichotte de la Manche|Miguel de Cervantes Saavedra|{{trad.}} [[Auteur:César Oudin|C. Oudin]] et [[Auteur:François de Rosset|F. de Rosset]], [1605-1615] 1884}}
#{{Présentation|Vingt ans de la vie d’une jolie femme/Présentation}} {{Nouveauté|Vingt ans de la vie d’une jolie femme|Anonyme|1894|5=Julia R.}}
# {{Nouveauté|Les Livres chinois avant l’invention du papier|Édouard Chavannes|1905}}
#{{Présentation|Fétichisme amoureux/Présentation}} {{Nouveauté|Fétichisme amoureux|Alphonse Momas|1923|5=L’Érotin}}
# {{Nouveauté|Domnitza de Snagov|Panaït Istrati|1926}}
# {{Nouveauté|Le Crime de la Cinquième Avenue|Anna Katharine Green|1886}}
# {{Nouveauté|L’Empreinte du dieu|Maxence Van der Meersch|1936}} {{e|[[Portail:Prix Goncourt|Prix Goncourt]]}}
#{{Présentation|Vénus dans l’Inde/Présentation}} {{Nouveauté|Vénus dans l’Inde|Charles Devereux|1914|5=Charles Dévereux}}
# {{Nouveauté|Bas les armes !|Bertha von Suttner|1899}}
# {{Présentation|Histoire d’un dictionnaire latin/Présentation}} {{export|Histoire d’un dictionnaire latin}} '''[[Auteur:Jeanne Malassez|Jeanne Malassez]]''', ''[[Histoire d’un dictionnaire latin]]'', 1905
# {{Présentation|Nymphes dansant avec des satyres/Présentation}} {{export|Nymphes dansant avec des satyres}} '''[[Auteur:René Boylesve|René Boylesve]]''', ''[[Nymphes dansant avec des satyres]]'', 1920
#{{Présentation|Secrets de poste/Présentation}} {{Nouveauté|Secrets de poste|Alphonse Momas|1891|5=Le Nismois}}
# {{Nouveauté|Fables et légendes du Japon|Claudius Ferrand|1903}}
# {{Nouveauté|Les Paris sont ouverts|Claude Cahun|1934}}
#{{Présentation|Satan et Ève/Présentation}} {{Nouveauté|Satan et Ève|Anonyme|1832}}
# {{Nouveauté|Héroïnes|Claude Cahun|1925}}
# {{Nouveauté|L’Amour libre|Madeleine Vernet|1925}}
# {{Présentation|Ma vie secrète (trad. Perceau)/Présentation}} {{export|Ma vie secrète (trad. Perceau)}}'''[[Auteur:Henry Spencer Ashbee|Henry Spencer Ashbee]]''', [[Ma vie secrète (trad. Perceau)|Ma vie secrète]], traduction [[Auteur:Louis Perceau|Louis Perceau]], 1923
# {{Nouveauté|Lettres sur l’Atlantide de Platon et sur l’ancienne histoire de l’Asie|Jean Sylvain Bailly|1779}}
# {{Nouveauté|Le Mariage des couleurs|Maurice Bedel|1951}}
# {{Nouveauté|L’Ami des lois|Jacques-Claude Martin de Mariveaux|1775|5=Martin de Mariveaux}}
# {{Nouveauté|Pensées (Pascal, éd. Brunschvicg)|Blaise Pascal|{{éd.}} [[Auteur:Léon Brunschvicg|Brunschvicg]], [1904] 1921-1925|4=Pensées}}
# {{Nouveauté|Les Cariatides (Théodore de Banville)|Théodore de Banville|[1842] 1889|4=Les Cariatides}}
# {{Nouveauté|Voyage de Jérôme aux États-Unis d’Amérique|Maurice Bedel|1953}}
# {{Nouveauté|Jeanne de Mauguet|Claude Vignon|1861}}
# {{Nouveauté|Le Pâtissier Royal Belge illustré|Émile Le Graive|1922}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Présentation des Haïdoucs|Panaït Istrati|1925}}
# {{Nouveauté|Dictionnaire de théologie catholique/JACQUES D’ÉDESSE|Eugène Tisserant|Dictionnaire de théologie catholique|Jacques d’Édesse}}
# {{Présentation|Amours perverses/Présentation}} {{Nouveauté|Amours perverses|Anonyme|1912|5=Philédonis}}
# {{Présentation|La Tourelle de Saint-Étienne/Présentation}} {{Nouveauté|La Tourelle de Saint-Étienne| Anonyme|vers 1830}}
# {{Présentation|Le Journal intime d’une soubrette/Présentation}} {{Nouveauté|Le Journal intime d’une soubrette|Anonyme|1930|5=Par ***}}
# {{Présentation|La Bourgeoise pervertie/Présentation}} {{Nouveauté|La Bourgeoise pervertie|André Ibels|1930}}
# {{Présentation|Mes amours avec Victoire (éd. augmentée)/Présentation}} {{Nouveauté|Mes amours avec Victoire (éd. augmentée)|Édouard Demarchin|1889|5=E. D}}
# {{Présentation|Les Carbonari de l’amour/Présentation}} {{Nouveauté|Les Carbonari de l’amour|Alphonse Momas|1902|5=V. d’Andorre}}
# {{Présentation|La Vertu de la sœur Agnès/Présentation}} {{Nouveauté|La Vertu de la sœur Agnès|Anonyme|1891}}
# {{Nouveauté|Variations guesdistes|Émile Pouget|La Sociale, 1897}}
# {{Nouveauté|Le Supplice de Phèdre|Henri Deberly|1926}} {{e|[[Portail:Prix Goncourt|Prix Goncourt]]}}
# {{Nouveauté|Nerrantsoula|Panaït Istrati|1927}}
# {{Nouveauté|Le phénomène humain (Teilhard de Chardin)|Pierre Teilhard de Chardin|1955|Le phénomène humain}}
# {{Présentation|Le Manuel du libertin/Présentation}} {{Nouveauté|Le Manuel du libertin| Anonyme|1914}}
# {{Présentation|Le Précurseur (Fréhel)/Présentation}} {{Nouveauté|Le Précurseur (Fréhel)|Jacques Fréhel|1905|Le Précurseur}}
# {{Présentation|Château-Gaillard/Présentation}} {{Nouveauté|Château-Gaillard|Claude Vignon|1874}}
# {{Nouveauté|Le Laurier d’Apollon|Maurice Bedel|1936}}
# {{Nouveauté|Le Fellah|Edmond About|1883}}
# {{Présentation|Le Nouveau chatouilleur pour dames/Présentation}} {{Nouveauté|Le Nouveau chatouilleur pour dames|Anonyme|1795 (1890 ?)}}
# {{Nouveauté|Mémoire sur les rapports naturels des Makis, Lemur, L. et description d'une nouvelle espèce de mammifère|Étienne Geoffroy Saint-Hilaire|1796}}
# {{Nouveauté|Jérôme 60° latitude nord|Maurice Bedel|1927}} {{e|[[Portail:Prix Goncourt|Prix Goncourt]]}}
# {{Nouveauté|Le Vérificateur des dates|Aimé Paris|1866}}
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# {{Nouveauté|Et nunc manet in te|André Gide|1951}}
# {{Nouveauté|Éricie ou la Vestale|Jean-Gaspard Dubois-Fontanelle|1768|5=Joseph-Gaspard Dubois-Fontanelle}}
# {{Nouveauté|L’honorable paix japonaise|Jean Escarra|1938}}
# {{Nouveauté|L’Art de jetter les Bombes|François Blondel|1685}}
# {{Nouveauté|Codine|Panaït Istrati|1926}}
# {{Nouveauté|L’Oiseau bleu (Bayard et Varner)||1836|L’Oiseau bleu|auteur1=Jean-François Bayard|auteur2=Antoine-François Varner}}
# {{Nouveauté|La Montagne magique|Thomas Mann|{{trad.}} [[Auteur:Maurice Betz|Maurice Betz]], [1924] 1931}}
# {{Nouveauté|La Place de l’homme dans la nature|Pierre Teilhard de Chardin|1956}}
# {{Nouveauté|Le Droit à la vie et le minimum de salaire|Gabrielle Duchêne|1917}}
# {{Nouveauté|L’Éducation en vue de la paix|Gabrielle Duchêne|1925}}
# {{Nouveauté|La Femme en U.R.S.S.|Gabrielle Duchêne|1934}}
# {{Nouveauté|Le Supplice d’une queue|François-Paul Alibert|1931}}
# {{Nouveauté|Bécassine mobilisée|auteur1=Caumery|auteur2=Édouard Zier||1918}}
# {{Nouveauté|Mon noviciat, ou les joies de Lolotte (éd. Poulet-Malassis)|André-Robert Andréa de Nerciat|1864|4=Mon noviciat, ou les joies de Lolotte|5=Andréa de Nerciat}}
# {{pam}} {{Nouveauté|Le Tonnelier|Nicolas-Médard Audinot|1765}}
# {{Nouveauté|Le Carnet vert|Henriette d’Angeville|1900}}
# {{Nouveauté|Dictionnaire de théologie catholique/ZACHARIE LE RHÉTEUR| Gustave Bardy|1950|Zacharie le rhéteur, Dictionnaire de théologie catholique}}
# {{Nouveauté|Bécassine chez les Alliés|auteur1=Caumery|auteur2=Édouard Zier||1917}}
# {{Nouveauté|Bécassine pendant la guerre|auteur1=Caumery|auteur2=Joseph Pinchon||1916}}
# {{Présentation|La Dette/Présentation}} {{Nouveauté|La Dette|Jacques Morel|1905}}
# {{Nouveauté|Le Cœur de la Matière|Pierre Teilhard de Chardin|1976}}
# {{Nouveauté|La Rose de sang|Louise Hervieu|1953}}
# {{nouveauté|Description et Histoire naturelle du Groenland|Hans Egede|[1729] 1763}}
# {{export|Le Chevalier d’Éon (comédie)}} '''[[Auteur:Jean-François Bayard|Bayard]], [[Auteur:Dumanoir|Dumanoir]]''', ''[[Le Chevalier d’Éon (comédie)]]'', 1837
# {{Nouveauté|Amok (recueil)|Stefan Zweig|1930}}
# {{export|Révoltée !}} '''[[Auteur:Claude Vignon|Claude Vignon]]''', ''[[Révoltée !]]'', 1879
# {{Nouveauté|Les Incas, ou la Destruction de l’empire du Pérou|Jean-François Marmontel|1777}}
# {{Nouveauté|Madame Adonis|Rachilde|1929}}
# {{Nouveauté|Le Crime|Louise Hervieu|1937}}
# {{export|La Bretagne (Janin)}} '''[[Auteur:Jules Janin|Jules Janin]]''', ''[[La Bretagne (Janin)|La Bretagne]]'', 1844
# {{Nouveauté|Comment je crois|Pierre Teilhard de Chardin|1969}}
# {{export|3500 milles d’enfer}} '''[[Auteur:Alexandre Huot|Paul Verchères]]''', ''[[3500 milles d’enfer]]'' 1848
# {{Nouveauté|Science et Christ|Pierre Teilhard de Chardin|1965}}
# {{Nouveauté|Genèse d’une pensée (Lettres 1914-1919)|Pierre Teilhard de Chardin|1961}}
# {{export|Actualités. Insurrection de Paris : Incendie du palais des Tuileries (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)}} '''[[Auteur:Anonyme|Anonyme]]''', ''[[Actualités. Insurrection de Paris : Incendie du palais des Tuileries (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)]]'', 1871
# {{Nouveauté|La médecine dans l’art|Félix Desvernay|1911}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{export|Les Souhaits (Mlle ***)}} '''[[Auteur:Anonyme|{{Mlle|***}}]]''', ''[[Les Souhaits (Mlle ***)|Les Souhaits]]'', 1742
# {{Nouveauté|Les Poètes de la Ripaille|Collectif|1910}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Sangs|Louise Hervieu|1936}}
# {{Nouveauté|Récit de François Kaondinoketc, chef des Nipissingues (tribu de race algonquine)|François Kaondinoketc|1848}}
# {{Nouveauté|L’Art d’utiliser ses fautes, d’après Saint François de Sales|Joseph Tissot (prêtre)|1878}}
# {{Nouveauté|Les Papillons et les Enfants|Louise Crombach|1845}}
# {{Nouveauté|Écrits du temps de la guerre (1916-1919)|Pierre Teilhard de Chardin|1965}}
# {{export|Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique}} '''[[Auteur:Anonyme|Effe Géache]]''', ''[[Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique]]'', 1892
# {{Nouveauté|Histoire et Légendes des plantes utiles et curieuses|Jean Rambosson|1868}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Tels qu’ils furent|Édouard Estaunié|illus. [[Auteur:Pierre Lissac|Pierre Lissac]], 1929}}
# {{Nouveauté|Le Milieu divin|Pierre Teilhard de Chardin|1957}}
# {{Nouveauté|L’Oiseau mécanique|Horace Van Offel|1907}}
# {{Nouveauté|L’Amérique vivante|Henri Hauser|1924}}
# {{Nouveauté|La Maniere de enter et planter en iardins|Anonyme|1494}}
# {{Nouveauté|Les Mystères de Saint-Pétersbourg|Ivan Doff|1888}}
# {{Nouveauté|Un pauvre devant Dieu|Louise Crombach|1845}}
# {{Nouveauté|La Sorcière d’Ecbatane|Jane de la Vaudère|1906}}
# {{Nouveauté|Les Mammifères de l’éocène inférieur français et leurs gisements|Pierre Teilhard de Chardin|1921}}
# {{Présentation|Histoire d’une sous-maîtresse/presentation}} {{nouveauté|Histoire d’une sous-maîtresse|Adèle Battanchon|1861|5=Adèle Esquiros}}
# {{nouveauté|Réminiscences (Hervieu)|Louise Hervieu|1946|4=Réminiscences}}
# {{Nouveauté|L’Art d’être une bonne mère|Pauline Fréchette|1923}}
# {{Nouveauté|L’Apparition de l’Homme|Pierre Teilhard de Chardin|1956}}
# {{Nouveauté|Portraits jaunes|Lucien Vigneron|1896}}
# {{Nouveauté|À la Brebis sans tache (recueil)|Marie-Louise Pailleron|1936}}
# {{Nouveauté|Le Pain dur|Paul Claudel|1918}}
# {{export|Guerre de 1870-1871 — Défense héroïque de Belfort par le brave colonel Denfert, la garnison et les habitants de la ville (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)}} '''Charles Malbran''', graveur, ''[[Guerre de 1870-1871 — Défense héroïque de Belfort par le brave colonel Denfert, la garnison et les habitants de la ville (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)|Guerre de 1870-1871 — Défense héroïque de Belfort par le brave colonel Denfert, la garnison et les habitants de la ville]]'', 1871
# {{Nouveauté|La Vie tragique de Geneviève|Louise Compain|1912}}
# {{export|Œuvres mêlées}} '''[[Auteur:Marie-Jeanne L’Héritier de Villandon|Marie-Jeanne L’Héritier de Villandon]]''', ''[[Œuvres mêlées]]'', 1696
# {{export|L’Otage (Claudel)}} '''[[Auteur:Paul Claudel|Paul Claudel]]''', ''[[L’Otage (Claudel)|L’Otage]]'', [1911] 1923
# {{export|Souvenirs entomologiques/Série 10}} '''[[Auteur:Jean-Henri Fabre|Jean-Henri Fabre]]''', ''[[Souvenirs entomologiques/Série 10|Souvenirs entomologiques, Dixième série]]'', 1909
# {{Nouveauté|Le Pur et l’impur|Colette|[1932] 1985}}
# {{Nouveauté|Monseigneur Henry Verjus|Jean Vaudon|1899}}
# {{Nouveauté|Heures de prison|Marie Capelle|1855}}
# {{Nouveauté|Les Voix du silence/La Tour d’ivoire|Victor de Laprade|1865}}
# {{Nouveauté|L’Arbre qui saigne|François-Paul Alibert|1907}}
# {{Nouveauté|Aux Femmes Françaises (affiche 1914)|René Viviani|1914}}
# {{export|Le Diable dupé par les femmes}} '''[[Auteur:Anonyme|F.-N. Henry]]''', ''[[Le Diable dupé par les femmes]]'', frontispice de [[Auteur:Félicien Rops|Félicien Rops]] {{t|Enfer de la BNF|90}}, 1881
# {{nouveauté|Le bienheureux J.-Gabriel Perboyre|Jean Vaudon|1890}}
# {{Nouveauté|Déclaration européenne sur les droits et principes numériques pour la décennie numérique|Commission européenne|2022}}
# {{export|La Liberté civile (Quatrième édition 1872)}} '''[[Auteur:Jules Simon|Jules Simon]]''', ''[[La Liberté civile (Quatrième édition 1872)|La Liberté civile]]'', 1872
# {{Nouveauté|Le Japon intime|Andrée Viollis|1934}}
# {{Nouveauté|Domenica|Marceline Desbordes-Valmore|1843}}
# {{Nouveauté|Les Singes et le Pélican poursuivis par le Serpent enragé (Imagerie d’Épinal — Estampe 1897)|Anonyme|1897}}
# {{export|Histoire amoureuse des Gaules (éd. Originale)}} '''[[Auteur:Roger de Bussy-Rabutin|Roger de Bussy-Rabutin]]''', ''[[Histoire amoureuse des Gaules (éd. Originale)|Histoire amoureuse des Gaules]]'', 1665
# {{Nouveauté|Album primo-avrilesque|Alphonse Allais|1897}}
# {{export|La Mort à Venise}} '''[[Auteur:Thomas Mann|Thomas Mann]]''', ''[[La Mort à Venise]]'', {{trad.}} [[Auteur:Félix Bertaux|F. Bertaux]] et [[Auteur:Charles Sigwalt|Ch. Sigwalt]], [1912] 1929
# {{Nouveauté|Le Père humilié|Paul Claudel|1920}}
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* [[Wikisource:Liste des nouveautés/Global|Global]]
* [[Wikisource:Liste des nouveautés/1000|1000 premières]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2000|2000 premières]]
* Années : [[Wikisource:Liste des nouveautés/2014|2014]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2015|2015]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2016|2016]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2017|2017]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2018|2018]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2019|2019]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2020|2020]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2021|2021]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2022|2022]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2023|2023]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2024|2024]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2025|2025]]
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Auteur:Johann Gottlieb Fichte
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{{Auteur
| cle = Fichte, Johann Gottlieb
|contenu=
== Œuvres ==
* Vraies et fausses idées en matière d’éducation (extrait d’une conférence faite à Londres), in ''[[Revue pédagogique]]'', 1883-I, 67.
* [[De la liberté de penser]], 1793
* [[Idée de la Doctrine de la science]], 1794 ;
* [[Principes fondamentaux de la Doctrine de la science]], 1794 ;
* {{L2s|De la destination du savant|Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu}}, 1794 ({{trad.}} [[Auteur:Michel Nicolas (théologien)|Nicolas]], 1838) {{4/4}} {{export|De la destination du savant}}
* [[Droit naturel]], 1796
* [[Système de morale]], 1798
* {{L2s|Destination de l’homme|Johann Gottlieb Fichte - Destination de l’homme, trad. Barchou de Penhoën, 1832.pdf}}, 1800 ({{trad.}} [[Auteur:Auguste Barchou de Penhoën|Barchou de Penhoën]], 1832) {{4/4}} {{export|Destination de l’homme}}
* [[Théorie de la religion]], 1806
* [[Méthode pour arriver à la vie bienheureuse]]
* [[Discours a la nation allemande]] (''{{lang|de|Reden an die deutsche Nation}}''), 1807-1808.
* {{L2s|De l’idée d’une guerre légitime|Fichte - De l’idée d’une guerre légitime, 1831, trad. Lortet.djvu}}, 1813 ({{trad.}} Lortet, 1831) {{5/4}}
* {{L2s|Il existe un autre monde|Lefèvre-Deumier - Leçons de littérature allemande, 1893.djvu}} (extrait présent dans [[Leçons de littérature allemande]], 1893)
{{RDDM}}
* [[Philosophie de Fichte]]
== Voir aussi ==
{{liste documents début|auteur}}
{{document| date=1844 |titre= Hegel et la Philosophie allemande|livre=Ott - Hegel et la Philosophie allemande, 1844.djvu |titre alpha=Hegel et la Philosophie allemande |auteur=[[Auteur:Auguste Ott|Auguste Ott]] | avancement=1}}
{{liste documents fin}}
}}
{{Portail|Littérature de langue allemande|Philosophie}}
[[Catégorie:Auteurs de la Revue pédagogique]]
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Une campagne de chasse en Californie et dans l’Océan pacifique
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[[Catégorie:Articles de 1849]]
[[Catégorie:Articles de Gabriel Ferry]]
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Du passé et de l’avenir du socialisme
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<pages index="Revue des Deux Mondes - 1849 - tome 1.djvu" from=343 to=374 header=1 auteur="[[Auteur:Émile Saisset|Émile Saisset]] " prev="" next="" />
[[Catégorie:Articles de la Revue des Deux Mondes]]
[[Catégorie:Articles de 1849]]
[[Catégorie:Articles d’Émile Saisset]]
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><poem>
Moins vous le méritez, plus on veut vous détruire.
Ariston, faut-il donc être ennemi pour nuire ?
Ah ! c’est assez d’être homme. Un obscur envieux,
Dont l’éclat qui vous suit importune les yeux,
Sans qu’avec vous jamais il ait eu de querelle,
Sans intérêt présent, sans haine personnelle,
Osera bien souvent ce qu’un homme insulté
À peine en sa colère aurait exécuté.
Toujours la jalousie aux crimes aiguillonne ;
L’ennemi le plus fier avec le temps pardonne,
Mais le lâche envieux ne pardonne jamais.
</poem>
{{Personnage|ARISTON.|c}}
<poem>
Non, non ; sur moi l’envie aurait perdu ses traits.
Jaloux de moi ? comment ? de quoi pourrait-on l’être ?
</poem>
{{Personnage|CLITANDRE.|c}}
<poem>
De ce goût que pour vous Hortense a fait paraître,
De votre emploi nouveau, de cent traits généreux,
De ce qu’on vous estime, et qu’on vous croit heureux.
</poem>
{{Personnage|ARISTON.|c}}
<poem>
Ah ! vous mettez le comble à ma douleur profonde !
La vie est un fardeau ; je vois que dans le monde
On est comme en un camp par des Turcs assiégé,
Toujours guetté, surpris, au point d’être égorgé ;
Qu’il faut prévoir sans cesse une embûche nouvelle,
Être armé jusqu’aux dents, et vivre en sentinelle.
Ô malheureux humains ! un {{nec|antre}} et des déserts
Seraient cent fois plus doux que ce monde pervers !
</poem>
{{Scène|II.}}
{{acteurs|'''ARISTON''', '''CLITANDRE''', '''UN LAQUAIS'''.|n}}
{{Personnage|LE LAQUAIS. |c}}
<poem>
Venez, monsieur, venez ; cachez-vous au plus vite,
Changez d’habit, de train, gagnez un autre gîte.
</poem>
{{Personnage|ARISTON.|c}}
<poem>Que veux-tu ?</poem>
{{Personnage|CLITANDRE.|c}}
<poem>{{cach|Que veux-tu ?}}Que dis-tu ?</poem>
{{PersonnageD|LE LAQUAIS|c| à Ariston.}}
<poem>{{cach|Que veux-tu ? Que dis-tu ?}}D’un pas délibéré</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><poem>
Esquivez-vous, vous dis-je ; ou vous êtes coffré <ref>Cet épisode n’est pas d’invention ; il est encore vrai. Et ce n’est pas une fois que Voltaire fut ainsi en alerte ; mais deux fois, mais trois fois. Voyez à la ''Correspondance''. (G. A.)</ref>.
</poem>
{{Personnage|CLITANDRE.|c}}
<poem>Ô ciel !</poem>
{{Personnage|ARISTON. |c}}
<poem>{{cach|Ô ciel !}}Mes ennemis auraient-ils bien la rage… ?</poem>
{{Personnage|LE LAQUAIS. |c}}
<poem>Vingt monstres bleus là-bas vous guettent au passage.</poem>
{{Personnage|ARISTON. |c}}
<poem>Quelle horreur !</poem>
{{Personnage|CLITANDRE.|c}}
<poem>{{cach|Quelle horreur !}}Essayons si l’on peut vous cacher.</poem>
{{Personnage|ARISTON. |c}}
<poem>
Non, mon ami, sans doute on a su l’empêcher.
Croyez qu’on y prend garde, et qu’une vaine fuite
Servirait seulement à noircir ma conduite.
Clitandre, je veux voir à quelle extrémité
Ln homme vertueux sera persécuté.
Je connaîtrai du moins quel est mon caractère ;
Je n’étais point bouffi d’un sort assez prospère ;
Et puisque le bonheur ne m’avait point gâté,
Peut-être je saurai souffrir l’adversité.
</poem>
{{Personnage|CLITANDRE.|c}}
<poem>
Je ne vous quitte point ; il faut que je partage
Dans l’horreur des prisons le sort qui vous outrage.
</poem>
{{PersonnageD|LE LAQUAIS|c|à part.}}
<poem>
Voilà de sottes gens ! quelle démangeaison
Leur a pris à tous deux d’aller vivre en prison ?
</poem>
{{Di|(Il sort.)|d|3}}
{{Personnage|ARISTON. |c}}
<poem>
Je ne le peux souffrir. Autrefois ma fortune
En me favorisant dut nous être commune :
Il faut que mon malheur soit pour moi tout entier.
Restez heureux au monde où l’on va m’oublier.
</poem>
{{Di|(Il aperçoit Nicodon.) |c}}
<poem>Ah ! vous voici, jeune homme !</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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{{Scène|III.}}
{{acteurs|'''ARISTON''', '''CLITANDRE''', '''NICODON'''.|n}}
{{PersonnageD|NICODON|c|balbutiant, et les yeux baissés. }}
<poem>
{{cach|Ah ! vous voici, jeune homme ! }}Oui, monsieur, on m’ordonne
De vous donner… Je viens…
</poem>
{{Personnage|ARISTON.|c}}
<poem>
{{cach|De vous donner… Je viens…}}Qu’est-ce qui vous étonne ?
De quoi rougissez-vous ? pourquoi baisser les yeux ?
N’osez-vous voir en face un homme malheureux ?
</poem>
{{Personnage|NICODON.|c}}
<poem>
C’est que l’on m’a, monsieur, chargé de la réponse
De monseigneur Cléon.
</poem>
{{Personnage|ARISTON.|c}}
<poem>{{cach|De monseigneur Cléon.}}Voyons ce qu’elle annonce.</poem>
{{PersonnageD|NICODON|c|donnant la lettre.}}
<poem>Pardon, monsieur.</poem>
{{PersonnageD|ARISTON|c|lit.}}
<poem>
{{cach|Pardon, monsieur.}}« …Rien ne pourra me désarmer ;
Et mon cœur sait haïr autant qu’il sait aimer. »
</poem>
{{Personnage|CLITANDRE.|c}}
<poem>
Je reconnais son style en cet aveu sincère ;
Il ne déguise rien, tel est son caractère.
Son cœur est inflexible autant que généreux ;
Juge intègre, ami vif, ennemi dangereux.
S’il est préoccupé, vous avez tout à craindre.
</poem>
{{Personnage|ARISTON.|c}}
<poem>
Je vois de tous côtés combien je suis à plaindre.
Un de mes grands chagrins c’est qu’étant opprimé,
Je ne pourrai plus rien pour ceux qui m’ont aimé.
Voyez-vous ce jeune homme ? Il m’aimait ; il m’inspire
Plus de compassion que je ne saurais dire.
Il est sans bien, sans père ; il ferait quelque effort
Pour percer dans le monde, et corriger le sort.
C’est un plaisir bien doux d’animer la culture
D’un champ qu’on croit fertile, et d’aider la nature :
Je me fis un devoir de prendre soin de lui,
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Baudelaire - Œuvres posthumes 1908.djvu/253
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<div style="text-align:left"><small>[Note.]</small></div>
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On a beaucoup parlé, dans ces derniers temps, d’Edgar Poe. Le fait est qu’il le mérite. Avec un volume de nouvelles, cette réputation a traversé les mers. Il a étonné, surtout étonné, plutôt qu’ému et enthousiasmé. Il en est généralement de même de tous les romanciers qui ne marchent qu’appuyés sur une méthode créée par eux-mêmes, et qui est la conséquence même de leur tempérament. Je ne crois pas qu’il soit possible de trouver un romancier fort qui n’ait pas opéré la création de sa méthode, ou plutôt dont la sensibilité primitive ne soit pas réfléchie et transformée en un art certain. Aussi les romanciers forts sont-ils plus ou moins philosophes. Diderot, Laclos, Hoffmann, Gœthe, Jean-Paul, Maturin, Honoré de Balzac, Edgar Poe. Remarquez que j’en prends de toutes les couleurs et des plus contrastées. Cela est vrai de tous, même de Diderot, le plus hasardeux et le plus aventureux qui s’appliqua, pour ainsi dire, à noter et à régler l’inspiration ; qui accepta d’abord et puis, de parti pris, utilisa sa nature enthousiaste, sanguine et tapageuse. Voyez Sterne, le phénomène est bien autrement évident et aussi bien autrement méritant. Cet homme a fait sa méthode. Tous ces gens, avec une volonté et une bonne foi infatigable, décalquent la nature, la pure nature. — Laquelle ? — La leur. Aussi sont-ils généralement bien plus {{tiret|éton|nants}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Phe-bot" /></noinclude>fortes et devenaient-elles plus aimables. Parmi celles qui l’ont connu et qui lui survivent, il n’en est point qui ne se rappellent avec reconnaissance, j’ai presque dit avec attendrissement, les délices de son intimité. Qu’on juge des regrets qu’il avait dû laisser en Bourgogne, après un séjour dont aucune distraction n’était venue depuis effacer les souvenirs !
L’absence, qui dissout tant de liaisons éphémères, n’avait donc servi qu’à affermir celles qu’il y avait formées. Une correspondance active s’était établie entre Villeneuve et lui. Bientôt même des lettres s’étaient succédé d’autant plus rapidement qu’on avait eu besoin de ses consolations. Deux fois déjà, depuis son départ, des pertes douloureuses avaient porté le deuil au sein de la famille dont je viens de parler, quand le frère aîné, qui en était le chef, fut enlevé par une mort soudaine. Il était entré pour une grande part dans les calculs d’avenir de sa sœur, et celle-ci, en le perdant, se voyait privée de l’objet le plus cher de son dévouement et du soutien sur lequel s’appuyait sa vie. Vainement, pour adoucir la douleur dont elle était accablée, M. Joubert appelait à son aide toutes les puissances de la raison, tous les trésors de la philosophie : il avait affaire à un de ces caractères énergiques qui, s’alliant à une sensibilité profonde, alimentent les peines de l’âme aux sources mêmes de la volonté. Mais durant cette lutte inutile de consolations et de douleurs, de plaintes et de conseils, ils s’étaient, à leur insu, tous les deux engagés dans des voies nouvelles. La tendresse se glisse aisément sous les larmes, et ils ne tardèrent pas à s’apercevoir que, sans y songer, ils étaient devenus néces<noinclude>
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Au reste, j’ose croire que mon sentiment peu pondérant sur toute autre matiere, doit l’être un peu sur celle-ci, & quand vous connoîtrez mieux ma destinée, quelque jour vous direz peut-être, en pensant à moi : quel autre a droit d’agrandir la mesure qu’il a trouvée aux maux que l’homme souffre ici-bas.
Vous attribuez à la difficulté de cette même question dont le fanatisme & la superstition ont abusé, les maux que les religions ont causés sur la terre. Cela peut être, & je vous avoue même que toutes les formules en matiere de foi ne me paroissent qu’autant de chaînes d’iniquité, de fausseté, d’hypocrisie & de tyrannie. Mais ne soyons jamais injustes, & pour aggraver le mal n’ôtons pas le bien. Arracher toute croyance en Dieu du cœur des hommes, c’est y détruire toute vertu. C’est mon opinion, Monsieur, peut-être elle est fausse, mais tant que c’est la mienne je ne serai point assez lâche pour vous la dissimuler.
Faire le bien est l’occupation la plus douce d’un homme<noinclude>
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Au reste, j’ose croire que mon sentiment peu pondérant sur toute autre matiere, doit l’être un peu sur celle-ci, & quand vous connoîtrez mieux ma destinée, quelque jour vous direz peut-être, en pensant à moi : quel autre a droit d’agrandir la mesure qu’il a trouvée aux maux que l’homme souffre ici-bas.
Vous attribuez à la difficulté de cette même question dont le fanatisme & la superstition ont abusé, les maux que les religions ont causés sur la terre. Cela peut être, & je vous avoue même que toutes les formules en matiere de foi ne me paroissent qu’autant de chaînes d’iniquité, de fausseté, d’hypocrisie & de tyrannie. Mais ne soyons jamais injustes, & pour aggraver le mal n’ôtons pas le bien. Arracher toute croyance en Dieu du cœur des hommes, c’est y détruire toute vertu. C’est mon opinion, Monsieur, peut-être elle est fausse, mais tant que c’est la mienne je ne serai point assez lâche pour vous la dissimuler.
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Auteur:Marie de Heredia
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== Œuvres ==
* L’Inconstante, 1903
* Esclave, 1905
* Le Temps d’aimer, 1908
* Le Séducteur, 1914
* Jeune Fille, 1916
* Tant pis pour toi, 1921
* Le Chou, 1924
* Vingt poèmes, 1925
* L’Enfant, 1925
* La Vie amoureuse de l’Impératrice Joséphine, 1925
* Clowns, 1925
* Paris et les voyages, 1925
* Chez le magicien, 1926
* Proprette et Cochonnet, 1926
* Opinions candides, 1926
* Je crois que je vous aime… Sept proverbes, 1927
* Esclave amoureuse, 1927
* La Vie amoureuse de la Belle Hélène, 1928
* Le Diadème de Flore, 1928
* Le Charmant Rendez-Vous, 1929
* Les Rêves de Rikiki, 1930
* Les Poésies, 1931
* L’Impératrice Joséphine, 1933
* Peau d’âme, 1935
* Le Temps d’aimer, 1935
* Enfantines et Amoureuses, 1946
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=== Lettres ===
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== Œuvres ==
* L’Inconstante, 1903
* Esclave, 1905
* Le Temps d’aimer, 1908
* Le Séducteur, 1914
* Jeune Fille, 1916
* Tant pis pour toi, 1921
* Le Chou, 1924
* Vingt poèmes, 1925
* L’Enfant, 1925
* La Vie amoureuse de l’Impératrice Joséphine, 1925
* Clowns, 1925
* Paris et les voyages, 1925
* Chez le magicien, 1926
* Proprette et Cochonnet, 1926
* Opinions candides, 1926
* Je crois que je vous aime… Sept proverbes, 1927
* Esclave amoureuse, 1927
* La Vie amoureuse de la Belle Hélène, 1928
* Le Diadème de Flore, 1928
* Le Charmant Rendez-Vous, 1929
* Les Rêves de Rikiki, 1930
* Les Poésies, 1931
* L’Impératrice Joséphine, 1933
* Peau d’âme, 1935
* Le Temps d’aimer, 1935
* Enfantines et Amoureuses, 1946
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=== Lettres ===
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*Poèmes
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* Le fils par hasard (1809)
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*Charles X
*Les Trois Journées
*« {{L2s|La Fontaine (de Chazet, Duny)|Échos de France, volume 3.djvu|La Fontaine}} », chanson sur une musique de Duny, dans le recueil ''[[Échos de France]]''.
== Voir aussi ==
* {{L2s|Revue des Romans/René de Chazet|Revue des Romans (1839).djvu|Revue des Romans}} par [[Auteur:Eusèbe Girault de Saint-Fargeau|Eusèbe G*****]], ''analyse raisonnée'' des principaux romans. (1839)
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De braves nègres, à peine émancipés et dont le développement cérébral peut être assimilé à celui de nos ancêtres de l’âge de la pierre taillée, sautent à pieds joints dans toutes les complications de nos formidables machines administratives modernes.
Ce régime fonctionne depuis un temps assez long pour qu’on puisse en apprécier les effets. Ils sont incontestablement désastreux. Des pays, jadis prospères, sont tombés dans la plus basse décadence. Les statistiques nous les montrent réduits à vivre du budget que leur consacre la métropole et ne cessant de faire entendre, par leurs représentants officiels, d’exigeantes lamentations.
Bien que l’assimilation ait causé la ruine de nos colonies, toutes réclament une assimilation encore plus complète que celle existante.
Ne nous imaginons pas cependant nos sujets d’outre-mer aussi naïfs que leur langage le ferait supposer. Quand ils exigent l’assimilation, ce n’est pas qu’ils admirent les rouages compliqués de notre système administratif et judiciaire. Leur rêve, en effet, est d’être assimilés à la métropole pour les avantages pécuniaires du régime et non pour les charges qui en résultent. Au lieu de construire à leurs frais, routes, ports ou canaux, comme cela se pratique dans les colonies anglaises, les indigènes souhaiteraient vivement voir l’État se charger de ces travaux publics, sans être tenus à payer nos impôts. Être assimilés signifie pour nos colonies : devenir les pensionnaires de l’État, considéré comme une sorte de providence toute-puissante, aux inépuisables trésors. Leurs vœux, en ce sens, sont exprimés avec une candeur ne laissant place à aucun doute. Ils se résument clairement dans la phrase suivante, émise par un président du Conseil général de la Réunion :
"Nous souhaitons l’assimilation progressive de la colonie à la métropole et sa transformation en un département français, mais <u>sans que cette assimilation puisse nous assujettir aux mêmes impôts que ceux payés en France.</u>"
{{interligne}}
Le système de l’assimilation, séduisant en théorie par son apparente simplicité, présente, au contraire, dans la pratique, une extraordinaire complexité.
Nos institutions administratives et judiciaires sont fort<noinclude>
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Auteur:Lucie Delarue-Mardrus
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== Œuvres ==
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=== Lettres ===
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{{qpd/Les Muses françaises}} : [[Les Muses françaises (Gérard)/Lucie Delarue-Mardrus|Lucie Delarue-Mardrus]]
== Voir aussi ==
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{{document|date=1907 |titre=[[Le Prix “Vie heureuse”/Mme Delarue-Mardrus|Le Prix “Vie heureuse”]]|livre=Anonyme - Le Prix vie heureuse.pdf | avancement=4}}
{{document|date=1910|titre=[[Muses d’aujourd’hui/Lucie Delarue-Mardrus|Muses d’aujourd’hui]]|livre=Gourmont - Muses d’aujourd’hui, 1910, 3e éd.djvu|avancement=4}}
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{{document|date=1920 |titre=[[Page:Montfort - Vingt-cinq ans de litterature francaise 2.djvu/77|Vingt-cinq ans de littérature française — La Littérature féminine]]|auteur=|livre=Montfort - Vingt-cinq ans de litterature francaise 2.djvu | avancement=1}}
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}}
[[Catégorie:Auteurs des Œuvres libres]]
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<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" />{{nr|350|REVUE DES DEUX MONDES.}}</noinclude>aujourd’hui, avec modération, à la bourgeoisie française et à la monarchie, surtout quand on ne s’en cachait pas la veille de leur chute, c’est que toutes deux ont commis de grandes fautes. Allons droit à la principale, à celle qui résume toutes les autres.
La monarchie de juillet n’a pas assez fait pour les classes pauvres. Je parle sans exagération, mais aussi sans détour. Je ne dis pas que la monarchie déchue n’ait rien fait pour le peuple, ni même qu’elle n’ait point fait beaucoup pour lui. Ne lui eût-elle légué qu’un seul don, ou pour mieux dire payé qu’une seule dette, la loi sur l’instruction primaire, cela suffirait pour laisser d’elle une bienfaisante et impérissable trace dans l’histoire du développement intellectuel et moral des classes laborieuses. Pourquoi cette impulsion généreuse s’est-elle arrêtée si promptement ? Il faut l’avouer, la bourgeoisie s’est enivrée de ses succès. Elle a oublié qu’elle était la tutrice des classes inférieures ; que si les lumières, la propriété, les droits politiques, si tout cela était légitimement dans sa main, c’était à condition d’élargir sans cesse ses cadres, d’avoir les bras ouverts avec sympathie pour ces masses populaires qu’elle était désormais chargée de contenir et de satisfaire à la fois. La dignité, la grandeur de cette mission, ne furent point comprises. À tous les degrés de l’échelle sociale, on vit se déployer une tendance chaque jour plus énergique à transformer la bourgeoisie en une classe fermée, absorbant tous les droits, gouvernant seule et pour elle-même, n’ayant à compter avec personne. Peu à peu, le cercle allait se rétrécissant et laissait hors de son enceinte quelques intérêts froissés qui venaient grossir le torrent des mécontentemens populaires. Or, pendant que s’accomplissait ce mouvement dans les hautes parties de la société, en bas il s’en formait un autre en sens contraire, qui aboutissait au même résultat, savoir la séparation de la société en deux camps ennemis. Ce fut alors que ces mots sinistres, sans cesse répétés à l’oreille du peuple, l’aristocratie financière, la tyrannie du capital, l’exploitation de l’homme par l’homme, prirent une influence désastreuse. Les tribuns se déchaînèrent, l’un avec sa rhétorique enflammée, l’autre avec les hardiesses sans frein d’une dialectique haineuse, celui-ci par un gros livre, celui-là par des romans d’une saveur forte et d’une popularité déplorable. On disait aux ouvriers qu’ils ne sortiraient jamais de leur condition, qu’il y avait un parti pris de les clouer à la misère, de faire exploiter le travail honnête par le capital oisif et dépravé. En même temps on les berçait des plus belles espérances ; on déployait à leurs regards fascinés sous les noms d’organisation du travail, de travail attrayant, une sorte d’Éden dont l’idéale splendeur faisait paraître la réalité plus laide encore et plus insupportable. On conspirait ainsi par tous les moyens à provoquer une rupture violente entre deux classes qui ne peuvent vivre sans un concours mutuel. Que faisait cependant<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" />{{nr||DU PASSÉ ET DE L’AVENIR DU SOCIALISME.|351}}</noinclude>le gouvernement ? Il tendait le ressort de plus en plus et concentrait l’action politique dans une sphère chaque jour rétrécie. Résolu à opposer à toute pensée de réforme une résistance systématique, il allait jusqu’à refuser à la petite bourgeoisie ces humbles droits dont l’usage paraissait si parfaitement innocent aux meilleurs esprits.
Le jour vint où la monarchie de juillet, sollicitant vainement la sympathie toujours équivoque des chefs ombrageux du clergé, tendant une main dédaignée à une aristocratie hautaine et méfiante, séparée du peuple, mal soutenue d’une partie mécontente de la bourgeoisie, se trouva sans point d’appui. Le premier vent d’orage suffit à la renverser.
La révolution de février a été la défaite de la bourgeoisie, sévèrement punie de son égoïsme et de son aveuglement, commençant par abandonner le peuple et finissant par s’abandonner elle-même. La bourgeoisie renversée, qui restait debout ? Les ouvriers et à leur tête le socialisme. Ce fut à lui que l’on s’adressa pour refaire un gouvernement et pour répandre sur toutes les misères d’une société malade la rosée rafraîchissante de ses réformes.
Ç’a été un spectacle vraiment curieux, au lendemain de février, que la naïve confiance des classes ouvrières dans le pouvoir qui était leur ouvrage. Elles semblaient pures alors de toute envie, de toute pensée de spoliation ; elles étaient fières et nobles dans leur misère volontairement acceptée ; elles avaient la foi et une sorte d’innocence. Malgré leur simplicité et leur ivresse, les plus intelligens sentaient qu’une société à refaire n’était pas l’œuvre d’un jour, et, ne voulant pas agir comme des créanciers défians et cruels avec le gouvernement de leur choix, ils lui donnaient trois mois pour s’exécuter. Nous avons, disaient-ils dans leur candeur, nous avons trois mois de misère au service de la république : parole admirable, mais accusation accablante contre les hommes qui depuis plusieurs années bâtissaient sur des promesses irréalisables l’édifice orgueilleux de leur popularité.
Le moment était enfin venu pour eux de déployer toutes leurs ressources ; la presse, la tribune, leur demandaient des idées ; le peuple attendait des institutions. Comment le socialisme a-t-il traversé cette double épreuve, et d’abord l’épreuve des faits ?
Si, laissant de côté les vues purement théoriques, on cherche une solution précise à cette question : Qu’a fait le socialisme au pouvoir ? On verra qu’il faut répondre : Il a fait les ateliers nationaux. J’entends l’hôte exilé du Luxembourg qui se récrie : Je n’avoue, dit-il, que l’atelier social ; je désavoue formellement les ateliers nationaux. Ceux-ci ont été faits sans moi et contre moi. L’atelier social, sauf l’essai incomplet de Clichy et celui de l’allée des Veuves, est resté à l’état de théorie, théorie bienfaisante et féconde, mais que les circonstances n’ont<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" />{{nr|352|REVUE DES DEUX MONDES.}}</noinclude>pas permis de réaliser. Que pouvais-je au Luxembourg, sans budget, sans armée, sans aucune autre force que ma parole ? Je réponds : On ne demande pas à un homme d’état ce qu’il a eu l’intention de faire, mais ce qu’il a fait. Le socialisme était-il, oui ou non, le maître de la situation ? La preuve qu’il l’était, c’est qu’il s’installait au Luxembourg, malgré le vœu secret du gouvernement provisoire. Il n’y avait point d’armée régulière, dites-vous ; c’était justement votre force. Au lieu de pratiquer la réforme en grand, il ne fallait pas user le temps à concilier quelques petits conflits, à faire la besogne d’un juge de paix, ou, s’il faut employer ici une image plus noble, à imiter saint Louis rendant la justice sous le chêne de Vincennes.
Quand le socialisme déclare qu’il n’a rien fait, c’est trop de modestie. D’où sont sortis ces décrets néfastes : le décret sur le million de la liste civile ''qui appartient aux ouvriers'', le décret sur la réduction des heures du travail, sur l’abolition du marchandage ? d’où sont venues ces idées d’égalité des salaires, de minimum fixé par la loi, ces projets d’impôt progressif et de prise de possession par l’état de toutes les grandes entreprises ? C’est du Luxembourg qu’elles sont allées à l’Hôtel-de-Ville.
Or, la conséquence nécessaire de ces décrets et de ces desseins publiquement annoncés, c’était l’effroi des chefs d’industrie, la fermeture des ateliers, le travail suspendu. Que faire maintenant de ces flots d’ouvriers chaque jour grossissans, encombrant les mairies, inondant la voie publique ? L’idée ne devait-elle pas venir de les éloigner des chefs-lieux municipaux, de centraliser les travaux et les secours, idée malheureuse, mais inévitable, qui portait la guerre sociale dans ses flancs<ref>Voyez l’''Histoire des Ateliers nationaux'', par {{M.|Émile}} Thomas.</ref> ? Il fallait ne pas connaître la nature humaine pour s’imaginer qu’après avoir laissé se former ces masses d’ouvriers, long-temps bercés des plus riantes espérances, corrompus par la flatterie, stimulés par la faim, on les déciderait, à quatre mois d’une révolution faite par eux, à regagner paisiblement leurs demeures, à reprendre leurs anciennes habitudes, leur vie laborieuse et chétive. On ne peut en disconvenir, la dissolution pacifique des ateliers nationaux était un ouvrage au-dessus des forces de la sagesse humaine.
De là l’explosion violente de juin. Sans vouloir nier la puissance et les déréglemens de la liberté humaine, en faisant la part des fautes de ceux-ci, de la perversité de ceux-là, il me sera permis de dire qu’entre ces trois faits : le socialisme au pouvoir, la formation des ateliers nationaux, la sanglante crise de juin, il y a un rapport aussi intime qu’entre les trois termes d’un syllogisme, et cette dépendance étroite inscrit dans l’histoire contre les chimères et les impuissances du socialisme un irrécusable arrêt.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" />{{nr||DU PASSÉ ET DE L’AVENIR DU SOCIALISME.|353}}</noinclude><nowiki />
Nous connaissons les œuvres du socialisme, demandons-lui compte de ses idées. Des régions agitées et périlleuses du pouvoir, descendons sur le paisible terrain des théories. En cherchant avec tout le soin possible quelles sont les conceptions originales que le socialisme a répandues dans le monde, je n’en vois que trois qui méritent un examen sérieux : l’atelier social de {{M.|Louis Blanc}}, le phalanstère de Fourier recueilli et quelque peu tempéré par {{M.|Considérant}}, et la banque d’échange de {{M.|Proudhon}}. Je nommerais bien ici la communauté icarienne de {{M.|Cabet}}, considérable au moins par le nombre de ses dupes, mais un scrupule m’arrête : je crains que les hommes dont je discute les idées ne s’offensent du voisinage d’un chef d’école qui n’a cessé d’être purement et simplement ridicule que du jour où il est devenu odieux.
Au premier regard jeté sur les trois principaux systèmes socialistes, on est frappé d’un caractère qui leur est commun : ce sont des combinaisons purement économiques qui n’ont d’autre horizon que la vie matérielle des hommes, d’autre but que d’assurer à leurs besoins physiques une satisfaction plus complète. Voilà le socialisme bien déchu de sa haute ambition. Il annonçait une refonte complète de l’humanité, régénérée par la foi nouvelle dans toutes les conditions essentielles de son développement. Or, quel va être l’instrument de cette merveilleuse transformation ? Une banque, des ateliers. J’ai beau chercher, je ne trouve rien de plus. L’école de Fourier s’abstient sévèrement de métaphysique ; {{M.|Louis Blanc}} n’a, je crois, rien de bien fécond à nous proposer en fait de religion à la place de l’Être suprême décrété jadis par un de ses héros. Si vous exceptez le panthéisme confus de {{M.|Pierre Leroux}}, lequel est aussi inférieur au panthéisme de Spinoza que l’''Icarie'' de {{M.|Cabet}} à la ''République'' de Platon, vous ne trouverez dans les écoles socialistes que des négations morales et religieuses.
Le phalanstère, l’atelier social, la banque d’échange, comme conceptions économiques, sont des systèmes aujourd’hui jugés. Je ne me propose pas d’instituer ici contre eux une polémique régulière. Outre que je ne suis point du métier, il est inutile de refaire ce qui a été supérieurement fait. Je voudrais seulement résumer la discussion et la ramener à quelques principes simples qui permissent d’apercevoir dans son fond le vice radical de tous les systèmes socialistes. Parmi les écrits consacrés à les réfuter, il est impossible de ne pas en signaler deux : les ''Lettres sur l’organisation du travail'', de {{M.|Michel Chevalier}}, et le livre de {{M.|Thiers}}, ''De la Propriété''. Si quelques esprits difficiles ont pu regretter dans la première partie de ce dernier ouvrage, consacrée à poser les principes, une analyse plus rigoureuse et plus profonde, tout le monde s’accordera à reconnaître dans la troisième partie, qui contient la réfutation du socialisme, un chef-d’œuvre de dialectique. {{M.|Thiers}} n’a aucun goût pour les nouveautés. Il est armé contre {{Tiret|l’uto|pie}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" />{{nr|354|REVUE DES DEUX MONDES.}}</noinclude>{{Tiret2|l’uto|pie}} d’une raison sévère, d’un bon sens inflexible. J’adresserai à {{M.|Michel Chevalier}} un éloge tout différent. Ce qui donne à ses lettres un prix inestimable, ce n’est pas seulement le nerf et l’éclat du style, la grace et l’''humour'' de la discussion, c’est surtout l’heureux mélange de droite raison et de hardiesse. Ferme sur les principes éternels de la nature humaine, {{M.|Chevalier}} a l’esprit ouvert à toutes les nouveautés fécondes. Je veux aussi le louer par un autre endroit, c’est d’avoir pu, au lendemain d’une révolution qui bouleversait tant de choses, qui jetait tant d’esprits éminens dans le découragement et la stupeur, ne pas désespérer de la cause du bon sens, et, à la place d’une chaire que brisait brutalement le socialisme, s’en faire une autre dans la presse pour combattre le mal avec une sérénité qui rendait sa verve plus incisive et son ironie plus perçante. Ce n’est pas là seulement le courage de la conduite, assez rare déjà ; c’est quelque chose de plus exquis encore, le courage de l’esprit.
Le système de l’atelier social trônait encore au Luxembourg quand il essuya le feu de {{M.|Michel Chevalier}}. Un autre économiste, bien connu par la netteté de ses vues et l’étendue de ses connaissances, {{M.|Léon Faucher}}, ne montra guère moins d’empressement et de courage à se porter contre l’ennemi. {{M.|Thiers}}, venu le dernier, a donné le coup de grace.
J’ai lu avec toute l’attention dont je suis capable les réponses de {{M.|Louis Blanc}} à ses adversaires. Supposons qu’il se soit avantageusement défendu sur certains points particuliers, soit en relevant quelques exagérations, soit en employant les ressources de sa brillante rhétorique et les artifices d’un esprit ingénieux à atténuer telle ou telle difficulté de sa théorie. Ainsi admettons avec lui que la concurrence ait été moins favorable au bien-être des classes pauvres que ne l’assurent ses adversaires. Quand on lui objecte que son système, qui n’est sérieusement soutenable qu’à condition d’être universel, ne pourrait s’appliquer à nos vingt-quatre millions d’agriculteurs, et que, parmi les ouvriers des villes, un grand nombre exercent un genre d’industrie auquel l’atelier social ne saurait convenir, supposons que {{M.|Louis}} Blanc se tire de cette difficulté ; supposons encore qu’il trouve des réponses parfaitement satisfaisantes à ces questions : où trouverez-vous un capital pour fonder vos ateliers ? Est-ce l’état qui le fournira, et alors comment donnerez-vous à l’état des ressources inépuisables ? ou bien sont-ce les ouvriers qui formeront le capital par un prélèvement sur leurs salaires, et comment alors les dédommagerez-vous en cas d’échec de l’entreprise ? Passons sur cette objection et sur mille autres de même nature.
Allons au principe du système. Ce que veut {{M.|Louis Blanc}}, c’est la suppression de la concurrence. Elle est à ses yeux la cause de tous les<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" />{{nr||DU PASSÉ ET DE L’AVENIR DU SOCIALISME.|355}}</noinclude>maux de la société moderne. Soit, mais elle est aussi le grand ressort de la vie industrielle et commerciale ; ce ressort brisé, il le faut remplacer par un autre : {{M.|Louis Blanc}} nous propose la vertu.
Je m’adresse à tout esprit qui a un peu médité sur la nature humaine, et je lui pose cette question : Pourquoi un laboureur, un ouvrier, pourquoi une créature humaine en général consacre-t-elle sa vie à travailler ? Si l’on considère le travail intellectuel, si l’on songe à l’artiste, au savant, à l’homme d’état, on pourra répondre que c’est par amour de la gloire, par plaisir, par crainte de l’oisiveté, et cette réponse sera vraie jusqu’à un certain point ; mais, s’il s’agit du travail matériel, il faudrait se fermer les yeux pour ne pas reconnaître que le travail est fils du besoin et que l’aiguillon du travail, après le besoin, c’est l’amour de la richesse et du bien-être.
Que fait {{M.|Louis}} Blanc ? À la place de cette société où nous vivons et où le travail a pour ressort l’intérêt personnel, il en substitue une autre à laquelle il donne un nouveau ressort, et c’est la vertu.
Or, remarquez qu’il y a deux sortes de vertu : l’une qui consiste à s’abstenir de nuire, vertu qui n’est pas précisément commune, mais qui l’est pourtant assez, secondée qu’elle est d’ailleurs par les lois, la religion et les passions bienveillantes du cœur humain, pour que la société ne périsse pas. Il y a une autre vertu, rare, admirable, devant laquelle s’incline le genre humain, c’est le dévouement. Eh bien ! {{M.|Louis Blanc}} fait de cette vertu exquise et sublime le ressort du travail, de sorte que son système devient très simple, à cette seule condition que tout homme soit un héros.
Et, en effet, dans l’atelier social les salaires sont égaux, ou, ce qui est plus merveilleux encore, ils sont proportionnés, non au travail, non au talent, mais aux besoins ; dès-lors, un seul mobile peut stimuler le travail, c’est l’honneur, c’est la religion du devoir, c’est l’amour de l’humanité. Il suffit de rappeler un tel système à son principe pour qu’il tombe au-dessous de la discussion ; jamais rêveur n’a bâti sur un fond plus chimérique. L’atelier social ne pourrait durer quelques instans sans une dictature absolue qui rendît le travail obligatoire et qui eût à son service une inquisition chargée de connaître et de déterminer les besoins de chacun.
L’école phalanstérienne ne méconnaît pas moins profondément la nature humaine. {{M.|Louis Blanc}} fonde le travail sur la vertu ; Fourier et ses disciples lui donnent un stimulant tout aussi fantastique, c’est le plaisir. {{M.|Louis Blanc}} est le stoïcien du socialisme ; {{M.|Considérant}} et ses amis en sont les épicuriens.
Je suis prêt à reconnaître tout ce qu’il y a d’excellent dans l’école phalanstérienne : elle s’appuie sur l’association et s’efforce de conserver la liberté, elle reconnaît avec une fermeté louable les droits du capital<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" />{{nr|356|REVUE DES DEUX MONDES.}}</noinclude>et lui propose avec le talent et le travail une légitime alliance ; mais, encore ici, laissons sur le dernier plan le côté économique du problème. Je dis aux phalanstériens : Vous voulez refondre la société en reconstituant le travail. À la place du principe qui lui donne l’élan et la vie, que substituez-vous ?
C’est ici qu’apparaissent la folie et le néant de l’école sociétaire : cette école a deux grandes illusions ; elle croit et elle professe que toutes les passions de l’homme sont légitimes ; elle croit et elle professe que ces passions peuvent et doivent trouver leur satisfaction sur la terre, et conséquemment que l’harmonie parfaite et le bonheur parfait sont possibles dans la vie présente. La théorie du travail attrayant est étroitement liée à ces deux principes. Supposez, en effet, que la destinée de l’homme soit tout entière en ce monde ; il semble assez raisonnable de penser qu’en s’y prenant bien, on pourra placer toute créature humaine dans une sphère d’activité où elle se déploie innocente, paisible et heureuse. Il suffit pour cela de trouver à chaque nature particulière ses conditions normales de développement ; les tendances de son activité feront le reste. Il y aura dès-lors entre ses désirs et ses actes un si juste accord, qu’elle jouira d’un bonheur sans mélange.
Les phalanstériens n’oublient qu’une chose : c’est le libre arbitre. Oui, sans doute, toutes les inclinations naturelles que Dieu a déposées au cœur de l’homme sont bonnes et ont une destination excellente. Oui, l’ame humaine sort innocente des mains du Créateur. Oui, ce que toute créature rêve, l’idéal où elle aspire, c’est l’harmonie parfaite et la pleine satisfaction de tous ses désirs ; mais il n’est point entré dans les desseins de la Providence de réaliser cet idéal ici-bas : elle nous a créés libres et imparfaits ; elle a voulu que notre vie fût une lutte entre des penchans qui nous sollicitent en mille sens divers ; elle a voulu que le travail fût pénible et la vertu difficile pour donner au travail son mérite et à la vertu sa dignité. S’imaginer qu’il y a une forme de société possible où le travail sera attrayant, où la vertu sera aisée, où l’homme sera parfaitement heureux, c’est méconnaître la nature humaine, c’est la défigurer et l’abaisser tout à la fois ; ce n’est pas faire de la science, c’est rêver.
On s’est scandalisé et égayé de la liberté amoureuse de Fourier : il suivait la pente de son système ; il voyait toute la destinée de l’homme dans la vie présente. De là cette complaisance pour nos passions, qui conduit à substituer à l’idéal austère de la vie conjugale les songes déréglés d’une imagination libertine. {{M.|Louis}} Blanc transforme la société en monastère ; les phalanstériens en ont fait quelquefois un lieu de débauche.
Dans la pratique, comment concilieraient-ils cette liberté du travail, qu’ils prétendent conserver, avec le besoin d’une production riche et<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" />{{nr||DU PASSÉ ET DE L’AVENIR DU SOCIALISME.|357}}</noinclude>féconde ? Ici comme dans le système de {{M.|Louis}} Blanc, pour maintenir l’association, il faudrait la main de fer du despotisme et l’insupportable tyrannie de l’inquisition. En dernière analyse, on arrive également par ces deux chemins à l’absorption complète de l’individu dans l’état, et, comme on l’a fort bien dit, à une sorte de panthéisme social où les individus ne sont d’aucun prix et se perdent au sein d’une confuse unité.
{{M.|Proudhon}} s’est placé à l’extrémité opposée. Je ne suis pas surpris qu’il combatte si rudement les socialistes et leur dise de si bonnes vérités. Ceux-ci, en effet, partent du principe de l’association et l’exagèrent jusqu’à l’absurde. {{M.|Proudhon}} s’appuie sur le principe contraire, le droit de l’individu. En ce sens, {{M.|Proudhon}} est un libéral.
Si j’entends bien {{M.|Proudhon}}, et c’est chose tellement difficile, que je n’ose pas m’en vanter ; si on peut attribuer un système fixe et précis à un esprit qui semble se complaire dans sa mobilité, qui n’a cherché dans la dialectique hégélienne, qu’un moyen ingénieux de sauter agilement d’une idée à l’idée contraire, de se contredire impunément et de faire perdre à chaque instant sa trace, je crois que le fond de sa théorie, c’est d’établir entre le travail et le capital un lien tellement étroit, que telle quantité précise de travail fournisse immédiatement telle quantité correspondante de capital. {{M.|Proudhon}} a donc cherché à donner au capital une telle souplesse, qu’il puisse se plier à la mobilité infinie du travail, à ses caprices, à ses intermittences, à toutes ses vicissitudes. Voilà le secret de sa banque d’échange. Je n’ai point qualité pour la discuter. Si cette combinaison économique n’est autre chose que ce qu’elle paraît à des esprits dont la sagacité ni la bonne foi ne sauraient être sérieusement contestées, s’il n’y a pas là-dessous quelque profondeur financière que {{M.|Proudhon}} nous dévoilera quelque jour, comme il nous a récemment promis une théodicée plus parfaite que celle du christianisme et de Leibnitz, s’il faut enfin s’en fier aux apparences, la banque d’échange est une invention puérile ou une mystification. Vous voulez la gratuité absolue du crédit, et vous imaginez un papier qui ne coûtera absolument rien ; mais, ou votre papier sera donné sans garanties, et alors il sera sans valeur, ou il se donnera sur garanties, et vous retombez dans des combinaisons connues.
Mais ce n’est pas sous ce point de vue que je veux considérer le système de {{M.|Proudhon}}. Lui aussi, si je ne me trompe, se fait une nature humaine à son usage. Il se garde bien de caresser les chimères naïves de l’atelier social. C’est un esprit positif ; mais on peut être à la fois brutal et chimérique. J’en demande bien pardon à {{M.|Proudhon}}, mais, tout spirituel qu’il soit, le caractère de ses doctrines, c’est la brutalité. Pour lui, il n’y a qu’une seule espèce de travail, le travail des bras. On sait comment cet écrivain traite les hommes d’intelligence, les artistes, les poètes, les savans ; mais ne parlons que de ces travailleurs dont on veut<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" />{{nr|358|REVUE DES DEUX MONDES.}}</noinclude>faire aujourd’hui une aristocratie, et admirons la noble idée qu’on se forme de leurs besoins et de leur destinée. {{M.|Proudhon}} paraît croire qu’une créature humaine a rempli toutes les conditions de sa nature, quand elle a assouvi ses besoins personnels. Il ne voit pas que l’homme est dévoré de la soif d’aimer, du besoin de s’unir à ce qui l’environne ; cet être faible et sublime est ainsi fait qu’il ne peut concentrer sa destinée dans l’instant qui s’écoule ; il veut vivre par le souvenir et par l’espérance ; sa carrière terrestre ne lui suffit pas : il la prolonge en assurant l’avenir de ses enfans ; il la répand en quelque sorte sur ses semblables par d’utiles inventions ; il l’immortalise par la gloire ; enfin, il aspire à Dieu pour fixer à quelque chose d’éternel sa fragile existence. Ces liens qui rattachent l’homme à ce qui l’entoure, à la terre, à ses semblables, au passé et à l’avenir, cela s’appelle la propriété, la famille, la religion, la patrie. {{M.|Proudhon}} ne connaît rien de cela. L’individu est tout pour lui. Il dissout l’humanité en atomes isolés, comme les autres socialistes la détruisent en condensant toutes les existences réelles dans l’existence fictive de l’état.
Tel est donc le trait commun de toutes ces écoles qui veulent refaire la société ; elles ne connaissent pas la nature humaine. Les uns s’en font une idée si sublime, qu’ils lui proposent l’héroïsme comme sa vertu de tous les jours ; les autres la rabaissent si fort, qu’ils se persuadent qu’elle peut trouver sur la terre la satisfaction de ses immenses désirs ; un autre enfin, l’outrageant plus gravement encore, s’imagine lui avoir assuré toutes les conditions d’une vie parfaite et heureuse, en plaçant une consommation certaine à la suite d’une production accomplie. L’homme de {{M.|Louis Blanc}} est un stoïcien sublime qui, à chaque instant de sa vie, sans l’élan du champ de bataille, sans les espérances mystiques du cloître, accomplit les actes du plus pur dévouement et immole ses penchans, sa liberté, sa personnalité tout entière, à une abstraction qui s’appelle l’état. L’homme du phalanstère est un être merveilleux, composé d’une multitude de ressorts dont le jeu s’exécute avec un ensemble parfait, et qui assiste dans un état de sérénité angélique à l’accomplissement de tous ses désirs. L’homme de {{M.|Proudhon}} est une machine à produire et à consommer, calculant ce qu’elle produit et ce qu’elle consomme, parfaitement heureuse si l’équation est exacte, enfermée dans son individualité comme dans un fort impénétrable, ayant rompu tout lien avec la terre et avec ses semblables, sans patrie, sans foyer et sans Dieu.
Comment {{M.|Proudhon}}, qui se sépare si profondément à beaucoup d’égards des autres socialistes, s’est-il trouvé d’accord avec eux pour soutenir le droit au travail ? On s’explique très bien que les systèmes dont la tendance plus ou moins avouée est d’immoler l’individu à l’état donnent au citoyen, en échange de sa liberté perdue, la certitude de<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" />{{nr||DU PASSÉ ET DE L’AVENIR DU SOCIALISME.|359}}</noinclude>vivre, comme la possédaient les esclaves dans l’antiquité et les serfs sous le régime féodal ; mais ce qui peut surprendre, c’est que {{M.|Proudhon}}, qui connaît le prix de la liberté et qui entend laisser à chaque individu le soin de sa destinée, vienne soutenir que, pour trouver les moyens de vivre, on a le droit de s’adresser à un autre qu’à soi-même.
Le secret de cette contradiction n’est pas difficile à deviner. {{M.|Proudhon}} s’est servi du droit au travail comme d’une admirable machine de guerre pour battre en brèche l’édifice social. Avec sa sagacité accoutumée, il a vu que le droit au travail avait pour conséquence nécessaire la négation de la propriété, et dès-lors il a cru faire un coup de maître en adoptant le droit au travail comme le mot de ralliement de toutes les écoles socialistes : « Révolution de 1848, s’écrie-t-il, comment te nommes-tu ? Je me nomme le droit au travail. »
Qui pourrait comprendre aujourd’hui, si l’histoire n’était pas là, que ce droit fantastique ait un moment pris place dans la constitution, et qu’une commission composée de tout ce qu’il y a d’esprits éminens et de têtes politiques dans une grande assemblée l’ait accepté des mains du socialisme ?
Il faut dire, pour l’honneur de notre pays, que la question était nouvelle pour un grand nombre d’esprits. C’est au point que plusieurs confondaient le prétendu droit au travail avec ce droit sacré si éloquemment revendiqué par Turgot comme la propriété du pauvre, je veux dire le droit ou la liberté du travail. Certes, la différence est profonde, et il est inutile d’y insister ici après qu’une plume ingénieuse, esquissant dans ce recueil même l’histoire de l’idée du travail, a marqué d’un trait vif et sûr l’intervalle qui sépare le droit imaginé par le socialisme des deux grands principes sur lesquels la religion chrétienne et la révolution française ont à jamais établi le travail : l’une, qui, l’envisageant comme une épreuve imposée à l’homme, le prescrit à tous et le sanctifie ; l’autre, qui, brisant les corporations où il était comprimé sous mille entraves, lui a donné une dignité nouvelle et une fécondité infinie<ref>Voyez l’article de {{M.|Saint-Marc}} Girardin sur l’''Histoire du travail''. ''Revue'' du 15{{lié}}août 1848.</ref>. Mais en vain quelques esprits d’élite avertissaient l’opinion : le droit au travail n’en faisait pas moins son chemin, grace aux prédications socialistes, et aussi grace à cette philanthropie sottement et aveuglément sentimentale qui est une des maladies de notre temps. Ce qui a rompu le charme, il faut bien le dire, ce ne sont pas les argumens des publicistes et des philosophes, c’est quelque chose de plus fort et de plus brutal, je veux dire l’insurrection de juin. Sans cette effroyable leçon, je ne doute pas qu’à la honte éternelle de notre pays, le droit au travail n’eût été inscrit dans la constitution, à côté,<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" />{{nr|360|REVUE DES DEUX MONDES.}}</noinclude>c’est-à-dire aux lieu et place du droit de propriété. La preuve, c’est qu’après les journées sanglantes de juin, après même le solennel débat qui s’engagea entre la propriété et le socialisme, dans la personne de {{M.|Thiers}} et de {{M.|Proudhon}}, le droit au travail a failli triompher. Et cependant qu’on relise les discours de {{M.|de Tocqueville}}, de {{M.|Duvergier de Hauranne}}, et l’on verra qu’il n’y a pas un seul des argumens du socialisme qui n’ait été réduit en poussière. L’orateur qui nous paraît avoir jeté sur tout ce débat la plus éclatante lumière en élevant la question à toute sa hauteur et la concentrant sur un principe, c’est {{M.|Dufaure}}. Nul ne pouvait mieux réussir que cet esprit lumineux à établir que tout le prestige du droit au travail tient à la fausse interversion des deux idées sur lesquelles repose la morale sociale, l’idée du droit et celle du devoir.
Oui, c’est un devoir pour l’état de veiller avec sollicitude sur tous les citoyens, de faire servir les lumières, les ressources, la puissance des plus forts à la protection et au soulagement des plus faibles. Voilà le devoir de l’état, de l’état envisagé dans toute la grandeur et l’étendue des obligations que l’esprit du vrai christianisme et de la vraie démocratie lui impose. Mais dire à chaque individu qui souffre : Vous avez un droit absolu au secours de l’état, un droit aussi rigoureux et aussi précis que celui de faire respecter votre vie ou votre liberté ; dire cela, c’est donner à l’individu une action contre l’état ; c’est l’armer contre la société, c’est encourager la paresse et décourager la prévoyance, c’est préparer l’insurrection.
Il y a ici deux extrémités entre lesquelles la sagesse politique doit se tenir. Niez-vous d’une manière absolue le devoir de l’état ? vous réduisez le gouvernement à une fonction toute négative, vous le déclarez indifférent au progrès matériel et moral de la société, vous portez atteinte à la société elle-même, qui n’est plus qu’une agglomération d’individus sans lien, qu’une association entre les corps plutôt qu’entre les ames et les destinées. On dira, je le sais, que l’état laisse à la religion, aux sentimens bienveillans du cœur humain, en un mot à la charité individuelle, le soin d’alléger la souffrance et de protéger la faiblesse ; mais, si la charité est un devoir pour les individus, elle l’est aussi par la même raison pour cette personne générale qu’on nomme l’état.
Allez-vous à l’autre extrémité, et prétendez-vous, par cela seul que la charité est un devoir de l’état, qu’elle confère des droits absolus aux citoyens ? Je réponds que la charité est un devoir essentiellement différent de la justice. La justice m’ordonne de ne pas vous nuire, et par cela même elle vous confère le droit absolu d’être respecté ; mais la charité, en m’obligeant à vous secourir dans l’infortune, ne vous confère pas le droit d’exiger de moi des secours. Si quelque chose est clair au monde, c’est cela. Or, ce qui est vrai de la charité individuelle est<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" />{{nr||DU PASSÉ ET DE L’AVENIR DU SOCIALISME.|361}}</noinclude>vrai aussi de la charité sociale ; la charité est sans doute quelque chose de plus qu’un sentiment sublime, elle est un devoir sacré ; mais elle est quelque chose de moins qu’une obligation stricte : elle ne confère pas de droit corrélatif. Voulez-vous que le droit au travail soit absolu ? Je vous demande devant qui vous le revendiquerez, devant l’état ou devant les particuliers ? Dans les deux cas, j’ai, d’après vous, moi ouvrier inoccupé, le droit de réclamer impérieusement, et au besoin par la force, du travail, c’est-à-dire un salaire. Le droit au travail est donc le droit au salaire ou le droit au capital ; et, si j’ai droit à votre capital, votre capital n’est plus à vous : la propriété est une illusion. Si vous me renvoyez au capital de l’état, comme au fond l’état n’est pas distinct de l’ensemble des particuliers, j’ai droit alors au capital de mes concitoyens, et de cette manière encore il n’y a plus de propriété.
Il est donc désormais acquis au bon sens public qu’inscrire le droit au travail dans la constitution, c’était prendre pour un droit strict et absolu de l’individu envers la société ce qui n’est qu’une obligation large de la société envers l’individu, obligation dont personne ne peut fixer les limites ; c’était porter la main sur la société et la propriété par la confusion de la charité et de la justice, par l’interversion vicieuse du devoir et du droit.
Faut-il être obligé de revenir encore aujourd’hui sur des principes aussi simples ? Voici plus d’un quart de siècle qu’ils ont été établis avec la dernière rigueur et hautement proclamés par la nouvelle philosophie française. Lorsque, après les terribles journées de juin, l’Académie des sciences morales et politiques, répondant au noble appel du chef de l’état, se donna la tâche honorable de contribuer à la pacification des esprits en rappelant sous des formes populaires les principes fondamentaux de l’ordre social, l’illustre chef de l’école spiritualiste, {{M.|Cousin}}, n’eut besoin, pour payer le premier son tribut, que de se souvenir de lui-même. Depuis longues années, lui et ses amis consacrent tout ce qu’ils peuvent avoir de force et d’influence à établir sur l’observation de la nature humaine les droits et avant tout les devoirs de l’individu, les conditions et les obligations de la société. Et quand un homme d’état éminent a courageusement saisi sa plume d’écrivain pour défendre la propriété, quand il en a si lumineusement exposé l’origine et les droits, la faisant sortir du moi humain, comme une application naturelle et universelle de nos facultés, comme un prolongement légitime de notre personnalité, comme une création et une conquête sacrée du travail, qu’a-t-il fait autre chose que traduire dans un style admirablement simple et persuasif ce que la psychologie française établit et proclame depuis trente ans ? Grace à tant de travaux, aux efforts combinés de la science, de la presse, de la tribune, nous croyons avoir le droit de considérer comme définitifs les deux résultats<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" />{{nr|362|REVUE DES DEUX MONDES.}}</noinclude>suivans : la propriété ne peut plus avoir de contradicteur sérieux ; le droit au travail est une pure illusion : il ira rejoindre dans le pays des chimères l’atelier social de {{M.|Louis Blanc}}, le phalanstère de Fourier et la banque d’échange de {{M.|Proudhon}}.
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Nous avons suivi le socialisme dans les deux épreuves qu’il a traversées, celle des faits et celle des théories. Au pouvoir, il s’est montré impuissant et malfaisant tout ensemble, incapable d’organiser le travail et habile seulement à le bouleverser, armant l’une contre l’autre les classes de la société, après avoir promis de les unir. Dans la sphère des idées et des théories, le socialisme n’a su qu’altérer, en les exagérant, les principes vrais qui faisaient sa force ; ce qu’il a produit de son propre fonds se réduit à deux choses : des utopies absurdes où se trahit la plus profonde ignorance de la nature humaine, et qui, aux ressorts réels de notre activité, substituent des ressorts imaginaires, des mobiles sans force véritable ou sans dignité ; puis des négations monstrueuses qui ont alarmé tous les intérêts, enflammé toutes les cupidités, excité enfin un cri de réprobation, auquel la meilleure partie des classes ouvrières est venue se rallier.
Est-ce à dire que le socialisme soit définitivement vaincu, qu’il n’ait plus désormais de racine dans les esprits, et qu’aucun danger ne menace l’avenir ? Une telle sécurité serait, à nos yeux, la plus complète et la plus périlleuse des illusions. Chassé des hautes positions qu’il avait conquises, le socialisme a repris avec un redoublement de ferveur et d’espérance son ancien rôle de souterraine propagation. Chaque jour, il s’insinue parmi les classes populaires, et, si l’on n’y prend garde, cette lave intérieure qui fermente et bouillonne dans les profondeurs de la société trouvera bientôt quelque issue et replongera le pays dans une crise plus effroyable encore que celle qui vient de finir.
Ici je me trouve en face de deux opinions fort accréditées, et qui s’appuient l’une et l’autre sur l’autorité d’esprits éminens. Les uns pensent que le problème soulevé par le socialisme et la révolution de février n’a pas de solution. Je ne sais même s’ils admettent qu’il y ait là un problème. La révolution de février n’est, à leurs yeux, qu’un pur accident, et si les doctrines socialistes ont pu créer un danger sérieux à notre pays, c’est qu’il avait perdu, par suite d’une méprise inouie, son pilote et son gouvernail. Aujourd’hui il les a retrouvés ; qu’il les défende mieux : voilà tout.
D’autres sondent d’une vue plus claire la profondeur du mal, mais ils se trompent sur les causes et sur les remèdes. À les en croire, le<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" />{{nr||DU PASSÉ ET DE L’AVENIR DU SOCIALISME.|363}}</noinclude>socialisme a sa racine dans l’esprit révolutionnaire, qui n’est lui-même qu’un développement de l’esprit philosophique et antireligieux. Le jour où la raison individuelle s’est déchaînée dans le monde, le triomphe du mal a commencé. Après avoir miné sourdement ou attaqué en face, pendant trois siècles, toutes les croyances religieuses, elle est montée à l’assaut des institutions ; après avoir renversé la monarchie absolue et les vieilles aristocraties, elle ne connaît plus de frein, et s’acharne aujourd’hui sur les seules institutions qui restent debout, la famille et la propriété.
L’esprit philosophique et révolutionnaire, voilà l’ennemi. Il faut donc ranimer les vieilles croyances, seules capables de nous rendre le respect de l’autorité, le sentiment de la discipline et de la hiérarchie, de contenir les ambitions effrénées et les cupidités insatiables ; en un mot, la religion catholique est aujourd’hui l’unique rempart qu’on puisse opposer au socialisme, nom nouveau d’un vieil ennemi, savoir, l’esprit démocratique, philosophique ou révolutionnaire, comme on voudra.
Les deux opinions que je viens d’indiquer, parfaitement d’accord dans une aversion commune pour toute réforme sociale, sont cependant d’une origine fort différente. L’école des optimistes, qui croit la société actuelle sans défaut, accepte franchement la révolution ; l’école néocatholique s’y résigne sincèrement peut-être, mais à coup sûr elle ne l’aime pas et ne peut pas l’aimer. Qu’elle continue aujourd’hui sa croisade contre la philosophie, cela n’a rien de surprenant ; mais, ce qui a causé un étonnement fort naturel, ce que, pour notre part, nous refusons de croire, c’est que des hommes qui ont associé leur carrière et leur gloire à la cause de la révolution se soient enflammés d’un zèle subit pour la tradition catholique, et ne veuillent reconnaître d’autre sauvegarde à notre société, fondée par l’esprit nouveau, que la foi de saint Anselme et de Bossuet. Le socialisme aurait fait là un prodige. Lui qui promettait tant de choses impossibles en aurait réalisé au moins une : c’est d’allier contre la philosophie les pieux fils des croisés avec les enfans de Calvin et de Voltaire.
Nous ne saurions protester avec assez de force contre ces deux tendances funestes des esprits : l’une, qui endort la société dans un optimisme trompeur, dans une immobilité pleine de périls ; l’autre, qui prétend rejeter la société en arrière et faire capituler la révolution et l’esprit humain.
Je m’adresserai d’abord aux optimistes, et je leur dirai : Vous pensez que la révolution française a opéré toutes les grandes réformes dont la vieille société sentait le besoin. La société nouvelle, fondée sur la base de la vraie liberté et de la vraie égalité, vous paraît une œuvre admirable. Je l’admire et l’aime autant que vous ; mais est-elle parfaite ? Tant<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" />{{nr|364|REVUE DES DEUX MONDES.}}</noinclude>s’en faut. Est-il possible de contester, par exemple, que le développement puissant du commerce et de l’industrie, né à la suite des libertés nouvelles, n’ait entraîné, à côté de mille précieux avantages, des maux et des abus que les pères de la révolution ne pouvaient pas soupçonner ? Qui niera aujourd’hui que la liberté absolue du travail n’ait besoin de quelques limites, que l’isolement des individus ne doive trouver dans l’association un utile et nécessaire contre-poids ? Ce principe d’association est encore bien nouveau dans le monde, et déjà il a porté les meilleurs fruits ; croyez-vous qu’il ait épuisé sa fécondité ? L’état n’a-t-il rien à faire pour en faciliter l’application ? N’est-ce pas à lui qu’il appartient de régler et de seconder tout ensemble cet irrésistible mouvement qui porte toutes les classes de la société à désirer des lumières, des jouissances, des droits ? Il ne m’appartient pas d’indiquer ici telle ou telle réforme. C’est aux hommes spéciaux à les découvrir, c’est aux hommes d’état à choisir parmi les idées nouvelles celles qui sont mûres pour l’application ; mais je crois pouvoir soutenir sans témérité trois choses : qu’il y a certaines institutions à réformer, d’autres à développer, d’autres, enfin, dont la société réclame la création.
Niez-vous qu’il y ait des institutions à réformer ? Je vous opposerai l’autorité de cet esprit si pratique et si réservé, dont le nom réveille en ce moment un lugubre souvenir, {{M.|Rossi}}. Suivant lui, tout notre droit civil doit être remanié pour être mis en harmonie avec les nouveaux besoins économiques de notre société. Niez-vous qu’il y ait des institutions à développer ? Je pourrais vous citer mille institutions partielles : caisses d’épargne, caisses de secours mutuels, crèches, salles d’asile, écoles d’adultes, conseils de prud’hommes, syndicats ; je n’insisterai que sur un seul point, et je demanderai si l’instruction publique ne réclame pas, de l’aveu de tout le monde, une extension nécessaire et d’utiles modifications. N’avons-nous pas l’instruction primaire à élargir, l’instruction secondaire à refondre, l’enseignement professionnel à constituer ? Soutiendrez-vous enfin qu’on ne puisse créer aucune institution nouvelle, ni grande, ni petite ? Sans chercher s’il n’y aurait pas mille institutions partielles à emprunter aux pays voisins, sans discuter en détail ni les banques de prêt sur simple garantie morale de l’Écosse et de l’Amérique, ni l’avocat des pauvres de la Sardaigne, ni les médecins cantonaux de la Lombardie, ni les caisses de retraite pour les ouvriers, je m’attache à un principe général, et je soutiens que l’association des travailleurs, soit entre eux, soit avec les chefs d’industrie, est un germe heureux qui ne demande qu’à mûrir. Je ne prétends pas indiquer de préférence la participation des ouvriers aux bénéfices, et j’entends formellement que toute convention de ce genre doit rester volontaire, mais j’ai foi dans l’esprit d’association, dans la diversité infinie et dans la souplesse admirable de ses formes. Que l’initiative prudente<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" />{{nr||DU PASSÉ ET DE L’AVENIR DU SOCIALISME.|365}}</noinclude>de l’état, que l’influence des idées et des mœurs, lui viennent en aide, il enfantera des prodiges. Et quand il sera visible, non par des mots sonores et de vaines promesses, mais par des gages sérieux, que l’objet fondamental du gouvernement comme de toute la société, c’est l’amélioration physique et morale des classes populaires, elles aimeront cette société, et la voix des sophistes et des agitateurs perdra beaucoup de son influence. La révolution française, en centuplant et au-delà le nombre de propriétaires du sol, a créé d’avance au socialisme des millions de robustes adversaires. Suivons cette impulsion généreuse. Rendons le capital, et j’entends le capital intellectuel comme le capital matériel, rendons le capital de plus en plus accessible aux classes industrielles, comme la révolution a fait la propriété de plus en plus ouverte aux classes agricoles, et la guerre à la propriété et au capital finira.
Je me tourne maintenant vers ceux qui se persuadent que le socialisme est un développement nécessaire et légitime de l’esprit philosophique et révolutionnaire, et qui ne veulent lui opposer d’autre digue que le catholicisme. Avant de les combattre, je commencerai par une déclaration qui n’est pas une précaution oratoire ou une combinaison stratégique, mais l’expression loyale d’une conviction que les vicissitudes de la polémique et la tyrannie de l’esprit de parti ne feront pas fléchir. Mon opinion, déjà vieille et mûrie par l’expérience, est que le christianisme, qui a tant fait pour fonder et améliorer la société moderne, est appelé aujourd’hui, autant et plus que jamais, à la consolider et à la défendre.
Ce n’est donc pas moi qui contesterai que le christianisme ne soit pour le monde moderne une force bienfaisante et nécessaire ; mais la question est de savoir s’il y a contradiction entre l’esprit du christianisme et l’esprit de la révolution. Cette contradiction existerait, si la révolution et la philosophie étaient le principe du socialisme contemporain ; mais, en vérité, c’est faire beaucoup d’honneur au socialisme que d’identifier sa cause à celle de la philosophie et de la révolution. Cela est-il bien sérieux ? Si nous consultons l’histoire, elle nous dira que le socialisme est sorti tout aussi bien de la religion chrétienne que de telle ou telle philosophie. Le socialisme revêt mille formes : tantôt il se présente comme une école d’économie politique, tantôt comme une secte religieuse ; autrefois, du temps des gnostiques ou du temps des anabaptistes, il invoquait l’Évangile ; aujourd’hui il essaie de s’appuyer sur la tradition philosophique et révolutionnaire.
On conçoit de sa part cette prétention ; mais qu’elle se rencontre dans la bouche de ses adversaires, c’est un étrange aveuglement. Quels principes défendons-nous contre le socialisme ? Deux surtout, la liberté, la propriété. Or, qui a établi ces deux principes dans le monde, sinon la<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" />{{nr|366|REVUE DES DEUX MONDES.}}</noinclude>révolution française. Qui a combattu tous les despotismes, despotisme civil, politique, religieux ? C’est la philosophie. Qui a attaqué le régime des corporations ? Ce sont les économistes philosophes du {{s|XVIII}}, Quesnay, Turgot, Mercier de la Rivière, Dupont de Nemours ? Qui a proclamé les droits du travail ? qui a assigné à la propriété sa véritable base, dans le développement de la libre personnalité marquant la matière de son empreinte ? À un régime où la propriété était mal assise, assujettie à mille entraves, entourée de mille barrières, viciée par mille priviléges, concentrée dans un petit nombre de mains, immobilisée dans des ordres, à un pareil régime qui a substitué celui où nous vivons, le régime de la propriété affranchie, fille du travail, aisément accessible à un grand nombre ? qui a fait tout cela, sinon les économistes et les philosophes, lesquels ont préludé par une rénovation dans les idées à celle qui allait s’accomplir dans les lois ? Et dans ces derniers temps, quand le socialisme, sortant des profondeurs obscures où il s’agitait, a paru au grand jour et a étalé l’audace de ses théories, qui a combattu l’ennemi ? qui dans la presse, à la tribune, a opposé l’antidote au poison ? qui a rappelé les principes éternels sur lesquels repose la société, rétabli le travail, la propriété, la famille, les devoirs de l’état, les droits de l’individu sur leurs bases éternelles ? Ce sont des économistes, des philosophes, des hommes politiques, tous enfans et amis de la révolution française.
On dira sans doute que l’économie politique, la philosophie et la révolution, l’une en soulevant le problème de la richesse, la seconde en appelant toutes les intelligences à la lumière et à la liberté, la troisième enfin, en rompant les barrières qui fermaient l’accès de la propriété et de l’industrie, ont concouru à éveiller dans les classes inférieures une ambition aveugle et démesurée ? J’en conviens ; mais à côté du mal, il faut savoir reconnaître le bien. N’est-ce pas un des spectacles les plus admirables de notre temps que cette ascension universelle des classes vers une existence plus douce et plus libre ? Après tout, la misère est aussi une servitude ; la richesse est l’affranchissement de l’esprit, et ni le christianisme ni la plus pure philosophie ne condamnent les trois quarts du genre humain à l’éternel esclavage de la faim<ref>Sur cette parole de l’Évangile : ''Il y aura toujours des pauvres parmi vous'', voyez le commentaire d’un ecclésiastique plein de lumières, {{M.|l’abbé Gratry}}. Le petit livre intitulé ''Demandes et Réponses sur les devoirs sociaux'' est peut-être ce que le clergé contemporain a produit de plus chrétiennement philosophique et libéral.</ref>.
Je sais que cette fièvre de jouissances matérielles est un des maux de notre société. On s’en fait une arme contre la philosophie. Qui enseignera, dit-on, aux pauvres la résignation, aux faibles l’humilité ? qui fera comprendre à notre société affamée de bonheur qu’il y a dans ce<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" />{{nr||DU PASSÉ ET DE L’AVENIR DU SOCIALISME.|367}}</noinclude>monde une part de mal qu’aucune puissance humaine ne saurait guérir ? qui présentera la vie terrestre comme une épreuve pénible à laquelle nous soumet la Providence ? qui montrera au méchant pour le contenir, au malheureux pour le consoler, à tous pour les affermir dans le devoir, l’horizon d’une destinée immortelle ?
Je reconnais que ces saintes croyances sont nécessaires à toute société et qu’elles paraissent aujourd’hui plus indispensables que jamais. Je reconnais qu’elles constituent l’essence de la religion chrétienne ; car la religion chrétienne n’est pas pour moi dans tel ou tel symbole, dans telle ou telle forme périssable, mais dans un petit nombre de vérités immortelles qu’elle enseigne à chaque instant du jour à toutes les intelligences. Ces vérités sont en germe dans l’Évangile ; elles sont partout répandues dans les grands dogmes où le christianisme primitif vint plus tard s’organiser. Mais pourquoi ces vérités sont-elles dans le christianisme ? pourquoi le christianisme a-t-il des droits au respect de tout philosophe, à la reconnaissance de tout ami de l’humanité, à la sollicitude de tout homme d’état ? C’est que ses sublimes enseignemens sont le fond même de la conscience du genre humain. Il y a dans notre nature, à côté de ses besoins matériels, une source vive et permanente de spiritualisme. Pendant que les nécessités de la vie courbent l’homme vers la terre, une force cachée relève cette noble créature, lui découvre au-dessus du fait la loi, au-dessus de la violence la justice ; la beauté de ce monde éveille en son ame le soupçon d’une beauté plus haute qu’elle contemple avec ravissement et dont elle essaie de reproduire quelque image. Le fini, dans ses merveilles, lui révèle l’infini. Du sein de ce monde imparfait, elle s’élance vers Dieu et adore en lui la source et l’asile de son existence. Cette aspiration intime, permanente, universelle vers l’idéal, vers le droit, vers la justice, en un mot, vers Dieu, c’est ce que j’appelle le spiritualisme naturel du genre humain.
L’histoire nous montre les progrès laborieux, mais irrésistibles, de ce spiritualisme. Il se développe sous trois formes : les arts, les religions, les philosophies. Toute grande idée qui se produit, toute nouvelle religion qui se forme est un effort du genre humain pour s’affranchir des liens de la matière. Si le christianisme est la plus parfaite des religions, c’est qu’elle exprime plus fidèlement que toutes les autres le spiritualisme naturel de l’humanité. Se confier au christianisme, c’est, qu’on le sache ou qu’on l’ignore, se confier à notre nature. Il serait étrange que le spiritualisme, qui n’est autre chose que la loi générale de l’humanité, fût une puissance bienfaisante, alors qu’il se manifeste sous la forme d’une croyance religieuse, et qu’aussitôt qu’il s’analyse, se réfléchit, se constitue sous cette forme particulière qu’on appelle philosophie, il devînt une puissance dangereuse et antisociale.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" />{{nr|368|REVUE DES DEUX MONDES.}}</noinclude><nowiki />
Quand on oppose l’esprit chrétien à l’esprit philosophique et révolutionnaire, on oppose le spiritualisme à lui-même, et on neutralise l’une par l’autre les deux forces qui le constituent. Oui, certes, la philosophie, si elle veut s’attaquer aux formes du christianisme et non à son fond essentiel, peut le combattre avec avantage. Le christianisme à son tour, en signalant les déréglemens de l’esprit philosophique, peut le discréditer et lui nuire ; mais il y a quelque chose de mieux que d’armer l’une contre l’autre deux puissances essentiellement bienfaisantes, c’est de les unir pour le salut de la société.
Il faut le dire aujourd’hui plus haut que jamais : quiconque déserte la cause de la philosophie et de la révolution fait les affaires du socialisme. Pour rendre cet ennemi impuissant, il faut lui ôter le prestige des grandes idées et des nobles sentimens qu’il emprunte à la tradition philosophique et révolutionnaire. Réduit à lui-même, à la brutalité sauvage de ses négations, à la fragilité de ses folles utopies, au mensonge éprouvé de ses promesses, il se dissipera par degrés comme les vains fantômes que chasse la clarté du jour ; mais si l’on s’obstine à ne voir dans l’ardente aspiration des classes populaires vers la richesse, la lumière, la science, le bonheur, que les basses convoitises de la chair ; si, pour les combattre, on compte exclusivement sur le mysticisme d’un autre temps, on donne alors au socialisme une force déplorable, la seule, il est vrai, qu’il puisse avoir, celle d’agiter sans relâche et de bouleverser périodiquement l’état. La philosophie, la révolution, le christianisme, doivent se réconcilier aujourd’hui dans une œuvre commune : l’affranchissement progressif de tous les membres de la famille humaine par l’extension des lumières, par le soulagement de toutes les souffrances, par la fusion fraternelle des classes, en un mot par l’esprit d’association et de charité.
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La vieille Europe souffre d’un mal singulier, d’autant plus redoutable, qu’elle ne peut le combattre sans rompre avec des traditions qui, depuis le dernier siècle, ont fait son orgueil. Oui, le mal dont nous souffrons tous a sa première source, il faut bien l’avouer, dans un abus de l’analyse, dans une dangereuse prédominance de la vie de spéculation sur la vie d’action, sur cette vie des sociétés jeunes dont l’Amérique nous offre seule aujourd’hui le magnifique et consolant spectacle. Le voyageur que nous voudrions suivre aujourd’hui dans un pays dont le souvenir nous sera toujours cher, le docteur John Coulter, est un de ces rudes Anglais qui ont conservé comme un précieux héritage, dans le milieu énervant de nos sociétés modernes, toutes les vaillantes qualités de la race saxonne. Il y a quelque charme à se lancer à travers les savanes en si gaie et si franche compagnie. Les préoccupations qui agitent en ce moment la France n’ont en vérité rien d’assez<noinclude>
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La vieille Europe souffre d’un mal singulier, d’autant plus redoutable, qu’elle ne peut le combattre sans rompre avec des traditions qui, depuis le dernier siècle, ont fait son orgueil. Oui, le mal dont nous souffrons tous a sa première source, il faut bien l’avouer, dans un abus de l’analyse, dans une dangereuse prédominance de la vie de spéculation sur la vie d’action, sur cette vie des sociétés jeunes dont l’Amérique nous offre seule aujourd’hui le magnifique et consolant spectacle. Le voyageur que nous voudrions suivre aujourd’hui dans un pays dont le souvenir nous sera toujours cher, le docteur John Coulter, est un de ces rudes Anglais qui ont conservé comme un précieux héritage, dans le milieu énervant de nos sociétés modernes, toutes les vaillantes qualités de la race saxonne. Il y a quelque charme à se lancer à travers les savanes en si gaie et si franche compagnie. Les préoccupations qui agitent en ce moment la France n’ont en vérité rien d’assez<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|370|REVUE DES DEUX MONDES.}}</noinclude>attrayant pour qu’on ne s’estime pas heureux de pouvoir les oublier ne fût-ce que pendant quelques heures.
Si nous nous placions au point de vue d’une critique minutieuse, nous pourrions relever les défauts de composition et les nombreuses taches de style qui déparent les récits de {{M.|Coulter}} ; mais c’est moins la forme que le fond qui doit nous préoccuper. Nous sommes en présence d’une suite de tableaux dont le mouvement et la variété font le principal mérite. La naïve sincérité du peintre demande grace pour son inexpérience. Prenons donc le livre de {{M.|Coulter}} pour ce qu’il est, pour une causerie des plus familières, mais aussi, malgré un certain fonds de méthodisme, des plus gaies et souvent des plus piquantes. Laissons-nous aller au charme de ces impressions dont le désordre pittoresque n’est pas sans originalité. Je ne crois pas qu’arrivé au terme de cette course aventureuse, on ait le droit d’exprimer une plainte ou un regret.
Il s’agit d’abord de bien définir le caractère de l’auteur. {{M.|Coulter}} est un médecin attaché à l’équipage d’un navire baleinier. Qu’on ne s’attende pas toutefois à trouver dans ses confidences rien qui fasse deviner cette profession. La santé des marins avec lesquels il s’est embarqué ne lui inspire pas la moindre inquiétude. Il a raison : des baleiniers tour à tour torréfiés par les feux de l’équateur ou gelés par les glaces du pôle ne ressemblent en rien à des femmes vaporeuses, et le docteur ne figure parmi eux que pour obéir aux prescriptions du code maritime. {{M.|Coulter}} n’a qu’un souci, c’est de passer le temps à bord le mieux possible en se mêlant à la manœuvre, et de ne jamais manquer l’occasion d’un {{Lang|en|''landing-party''}}, quand l’équipage descend à terre. Au reste, les aventures du conteur suffisent pour donner une parfaite idée de son caractère.
{{c|{{rom-maj|I}}. — {{sc|le golfe de guayaquil}}.|mt=2em|mb=1em}}
Nous sommes sur la partie de l’Océan Pacifique comprise entre les îles George et le Chili ; au début de ce voyage, fait il y a trois ans environ, c’est là que nous transporte le docteur, ennemi des longues préparations. C’est là aussi (depuis Valparaiso jusqu’au pôle sud) que se sont réfugiées les baleines pourchassées du pôle nord, et ce dernier asile ne protége déjà plus contre le harpon les restes dispersés de leur race gigantesque. Deux baleiniers sont en vue l’un de l’autre ; celui que monte le narrateur est le ''Stratford''. Le premier est anglais, le second américain. À bord des deux navires rivaux, tout est prêt, les embarcations disposées pour être mises à la mer sitôt qu’on aura signalé la baleine ; le silence est solennel, et l’on n’entend que le clapotis des flots sous les ''préceintes''. Pour animer ses hommes, le capitaine anglais promet au<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||UNE CAMPAGNE DE CHASSE DANS L’OCÉAN PACIFIQUE.|371}}</noinclude>premier qui apercevra la baleine une jaquette et des culottes. L’effet de cette promesse est instantané ; le gréement se couvre de matelots. Je soupçonne le capitaine américain d’être plus parcimonieux ; cette parcimonie lui coûtera cher.
Un point noir à peine visible surgit à l’horizon, un cri part de l’extrémité du mât de perroquet du navire anglais : c’est un matelot tahitien qui l’a poussé ; l’œil nu de l’Indien a devancé la longue-vue du capitaine : c’est bien une énorme baleine qui se dirige vers le navire. Un hourra général retentit à bord du ''Stratford''. Pendant qu’on affale à la mer les embarcations (qu’on me passe ces mots techniques), que les hommes se disposent avec ardeur, mais sans confusion, le colosse s’avance toujours, et derrière lui un nuage de toile signale la poursuite de l’Américain. Enfin, les embarcations tombent en retentissant sur la surface de l’eau, les avirons sont bordés, et la chasse commence, chasse d’autant plus intéressante aux yeux des spectateurs restés sur le pont du navire en panne que l’honneur national se mêle à l’excitation de la cupidité. Les embarcations américaines disputent leur proie aux rameurs anglais. C’est un moment de vive anxiété. Pendant que les baleiniers s’approchent avec précaution, le harpon levé, le monstre marin poursuit sa course, en apparence insensible aux efforts de ses ennemis ; puis, arrivé à la distance où la lance va pouvoir se plonger dans son énorme masse, il enfonce sa tête sous les vagues, frappe d’un coup de queue formidable l’eau qui jaillit, et disparaît dans un remous écumeux. Les hardis pêcheurs ne se découragent pas. Ils savent que le plongeon d’une baleine ne dure qu’une demi-heure ou trois quarts d’heure et, que souvent elle suit sous la mer le même chemin qu’à la surface ; mais comme ce n’est pas une règle sans exception, ils interrogent d’un regard inquiet tous les points de l’horizon ; les embarcations ont été hissées de nouveau à bord ou sont traînées à la remorque. Les deux navires luttent de vitesse dans la même direction comme deux chevaux de course. Le capitaine anglais arpente le pont avec une impatience fébrile, et, tout en recommandant à ses hommes « de couvrir de leurs yeux chaque pouce d’eau, » il demande à son maître-d’hôtel un verre de grog pour essayer la chance que lui apportera cette précaution. L’écume continue de blanchir le long des flancs des deux navires qui s’avancent avec une égale vitesse. « Hourra pour la vieille Angleterre ({{Lang|en|''hourra for Old-England''}}) ! » La baleine reparaît au loin, noire et gigantesque comme un navire renversé ; les embarcations volent à sa poursuite ; Anglais, Américains, baleine, se confondent aux yeux du spectateur haletant. Dans trois embarcations différentes, les harponneurs sont immobiles le bras levé ; deux harpons fendent l’air à la fois, la baleine plonge de nouveau, au milieu d’un nuage d’écume, mais elle emporte cette fois le harpon avec elle, et du voile de vapeur sort un canot emporté avec la rapidité d’une locomotive à toute vitesse ; l’officier qui commande le<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|372|REVUE DES DEUX MONDES.}}</noinclude>canot appartient au ''Stratford'' ; il agite son bonnet au-dessus de sa tête dans sa course vertigineuse, et disparaît au loin accompagné par une triple salve d’acclamations.
La baleine a changé de direction par un brusque effort ; tout à coup le capitaine anglais pâlit, car elle s’avance comme la foudre vers le navire, et son imposant tonnage ne le sauvera pas du choc irrésistible du colosse marin. Une manœuvre désespérée s’exécute ; l’énorme animal trace un sillon de sang et d’écume si près du navire, que le manche en fer du harpon fixé dans son corps effleure le taille-mer. Cependant le canot harponneur, en raccourcissant petit à petit la ligne à laquelle est attaché le fer, s’approche de la baleine ; des coups redoublés teignent les flots en rouge tout autour d’elle, l’eau jaillit sous ses efforts d’agonie ; elle plonge, le bateau file de nouveau sa ligne ; alors s’établit la dernière lutte, la plus redoutable. Le cétacé tournoie en tous sens, un coup de queue brise en pièces un des canots ; puis après cet effort, après cette suprême vengeance, il ouvre ses énormes mâchoires, roule pesamment sur le flanc et expire.
De telles scènes ne sont, pour un navire baleinier, que des accidens fort ordinaires, et le ''Stratford'' ne se tient pas content de si peu. Ainsi que le chasseur qui explore tous les coins des bois ou des plaines où peut se retirer le gibier, il continue sa course à travers un groupe d’îles qui semblent jetées çà et là pour présenter à tous les navires qui passent une halte, un lieu de repos. Depuis le commencement du monde, ces îles, que les géographes daignent à peine relever, perdues qu’elles sont entre le continent américain et le groupe des Marquises, comme des tables toujours splendidement servies pour les caprices d’un roi, tiennent à la disposition du matelot fatigué d’une longue navigation, sous le couvert ombreux de leurs arbres, les œufs de tortues et d’oiseaux de terre, et des myriades de coquillages dont la délicatesse ne le dispute qu’à l’abondance. C’est d’abord une distraction pleine de charmes que ces bouquets de fleurs marines qui tour à tour se montrent et disparaissent ; mais avec quelque enthousiasme qu’on considère la nature à ses diverses heures, soit que le soleil à midi plonge ses faisceaux lumineux dans les flots, soit que le soleil se couche ou se lève sur un lit de nuages, ou se perde, dépouillé de ses rayons, comme un fer rouge sous l’horizon, soit enfin que la lune fasse danser ses lueurs blanches sur la surface de l’océan, la vue de ces merveilles finit par devenir monotone, et l’on se lasse d’un spectacle qui se renouvelle sans varier.
Heureusement quelques épisodes viennent rompre cette monotonie : Une nuit, une de ces nuits si lumineuses des latitudes tropicales où les clartés bleuâtres de la lune feraient honte à notre soleil de décembre, on entend, au milieu du silence de la nature, un son étrange qui semble venir du sein de la mer. Aucun des matelots qui sont à bord<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||UNE CAMPAGNE DE CHASSE DANS L’OCÉAN PACIFIQUE.|373}}</noinclude>ne se rappelle un son semblable, et cependant leur oreille est familiarisée avec toutes les voix de l’océan. Celle de l’homme seul peut produire ces sons indéfinissables. La lune vient de se coucher, et l’on ne distingue rien au large. Seraient-ce les soupirs du vaisseau fantôme, {{Lang|en|''Flying Dutchman''}}<ref>Le Voltigeur hollandais.</ref> ? Le cas paraît assez grave pour qu’on mette un canot à la mer ; dans cette course entreprise au hasard, les falots dont on s’est muni projettent vainement leur lumière incertaine sur l’immensité tout à coup assombrie. On n’aperçoit en dehors du cercle lumineux que les flots noirs, et, sous ces flots, les dorades qui fuient enveloppées dans un éclair phosphorescent. Enfin, un soupir se fait entendre, faible d’abord comme celui du satanite<ref>Nom marin de l’alcyon.</ref> endormi dans le creux d’une vague, puis on distingue un cri encore affaibli par la distance : c’est celui d’une créature humaine en danger de mort. Le mot ''pihii'' (navire, en langue tahitienne), plusieurs fois répété d’une voix éteinte, ne laisse plus de doute à l’équipage du canot, qui finit par trouver dans une pirogue brisée un Indien des îles Marquises et son enfant. Ces malheureux sont sortis de l’île de Fetuiva avec cinq ou six autres pirogues. Une troupe de baleineaux a dans sa course fait chavirer, sans s’en apercevoir, la flottille indienne tout entière, et les débris de cette expédition flottent au hasard sur leur embarcation, brisée depuis quatre jours, quand un miracle a fait parvenir jusqu’au ''Stratford'' les derniers soupirs de leur agonie. L’Indien et son fils sont ramenés à bord, puis débarqués dans leur île natale, car le navire baleinier cherche un mouillage pour réparer ses barils, qui laissent fuir l’huile dont la conquête a coûté tant de travaux et de dangers.
Bientôt les barriques sont réparées, et le docteur dit adieu en soupirant à l’île de Noël, pour reprendre cette éternelle poursuite de la baleine à travers la pleine mer, les écueils et les brisans. Des jours, des semaines se passent, et de l’île de Noël, nous voici transportés dans le golfe de Guayaquil. {{M.|Coulter}} va se trouver dans le centre qu’il affectionne ; il est à terre, il va laisser de côté son vocabulaire maritime, dont je ne suis pas dupe. Il affecte en vain les allures d’un marin, tout trahit en lui son faible pour la terre ferme, et si dans ses excursions de chasse nous le voyons encore naviguant sur les lacs et sur les rivières, c’est pour mettre entre la mer et lui une plus longue distance. Il n’a été jusqu’ici que témoin des luttes contre la baleine, il n’a fait que voir, sans danger personnel, les requins de l’Océan Pacifique, et maintenant ce sera pour son propre compte qu’il va entendre hurler les bêtes fauves des forêts vierges.
Arrivé en vue du cap Blanco, qu’en un certain espagnol à son usage le docteur appelle le ''cap Blancho'', le point le plus nord du Pérou et le<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|374|REVUE DES DEUX MONDES.}}</noinclude>plus sud du golfe de Guayaquil, le capitaine du ''Stratford'' se propose, pour les besoins du navire, de jeter l’ancre près de la ville de Tacames. La construction de cette ville est singulière. Les quinze ou vingt maisons qui composent Tacames sont entourées d’une ceinture impénétrable de forêts et de {{Lang|en|''jungles''}}<ref>Mot anglais importé des Indes orientales, et qui signifie un fourré de broussailles et de bambous.</ref>. Ces maisons, élevées d’une douzaine de pieds au-dessus du sol, reposent sur de forts poteaux plantés en terre. Les cloisons sont en bambous juxtaposés, et une échelle, qu’on retire soigneusement la nuit, sert d’escalier à ces habitations aériennes qui auraient à craindre, sans cette précaution, les visites nocturnes des tigres et des panthères, ou les indiscrétions d’une race de singes de haute taille. Les habitans ainsi abrités peuvent s’endormir au bruit des flots de la mer et des hurlemens des bêtes fauves, lugubre et terrible harmonie qui berce leur sommeil.
À tout hasard, le docteur s’est pourvu de son {{Lang|en|''rifle''}}, qu’il a mis en parfait état dans l’espoir d’un jour de congé à passer à terre. La fortune le sert au-delà de ses espérances. La dyssenterie fait des ravages à Tacames. À la requête des habitans, {{M.|Coulter}} consent à venir fixer momentanément sa résidence parmi eux. Au bout de quelques jours, tout rentre dans l’ordre, grace aux potions du docteur, qui recueille les fruits de ses bienfaits tant en friandises de toute sorte qu’en une quantité suffisante de quadruples. Puis, le matin du sixième jour, {{M.|Coulter}}, qui n’a pas fourbi et nettoyé sa carabine en vue de l’épidémie de Tacames, prend un Indien à gages et se dispose à partir pour la chasse. Jack, c’est le nom de l’Indien parmi les blancs, est pour le docteur plus qu’un guide mercenaire, plus même qu’un compagnon de périls : c’est un ami fidèle.
Le docteur place d’abord en lieu de sûreté les quadruples qu’il a gagnés ; puis, il met dans sa carnassière quelques provisions de bouche, jette son {{Lang|en|''rifle''}} sur son épaule et se met en route avec l’Indien. Les deux compagnons suivent un large chemin de traverse, bordé de côté et d’autre d’épais fourrés, rendus presque impénétrables par les tiges grimpantes de la vigne. Sur la cime des arbres qui s’inclinent, des singes gigantesques montrent leurs faces grimaçantes ; parfois ils étendent leurs longs bras pour saisir le canon du fusil du docteur ou pour arracher son bonnet de sa tête. Le docteur s’alarme bien un peu de ces tentatives ; mais Jack, son guide, n’en fait que rire, et assure que ce ne sont que des espiègleries de babouins joyeux de voir un étranger. L’épaisse végétation disparaît peu à peu ; une immense forêt succède au sentier ; là plus de lianes s’enroulant autour des buissons, mais une voûte impénétrable qui cache le ciel et ne laisse tomber sur la mousse que d’imperceptibles rayons de soleil<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||UNE CAMPAGNE DE CHASSE DANS L’OCÉAN PACIFIQUE.|375}}</noinclude>aigus comme le fer d’une flèche. Des serpens de toutes nuances et de toutes dimensions se roulent et se déroulent nonchalamment sous les tiges d’herbes et font craquer les feuilles mortes ; Jack assure encore qu’ils ne sont là que pour leur plaisir, et le docteur ne fait plus attention qu’à ne pas les écraser en marchant. Tout à coup, à l’entrée d’un {{Lang|en|jungle}} épais, l’Indien s’arrête. L’écho répète au loin les notes saccadées du lion d’Amérique ; ces notes, auxquelles se mêlent des hurlemens plaintifs, se rapprochent ; cette fois l’indien dit : Fixez vos yeux sur moi ; puis il ne parle plus que par signes. Le moment est solennel ; les deux compagnons ne marchent que ''la barbe sur l’épaule'', comme disent les Espagnols. Un ravin profond se présente, au fond duquel des flaques d’eau reflètent la verdure sombre du feuillage. Les deux chasseurs s’arrêtent sur la berge et prêtent un moment l’oreille à l’harmonie des bois, si l’on peut appeler ainsi un orchestre sauvage de glapissemens, de cris aigus et de hurlemens. Après cette courte halte, ils s’élancent résolûment dans le ravin ; mais ils ont à peine commencé à descendre le talus, que de formidables rugissemens retentissent tout près d’eux. L’indien se couche à plat ventre, le docteur en fait autant. Quelques minutes d’attente se passent. Enfin les chasseurs voient apparaître au bout du ravin un poulain sauvage qui fuit comme le vent. Deux magnifiques tigres bondissent derrière lui. Le pauvre animal, épuisé de fatigue et de terreur, tombe sur le poitrail tout près de la cachette choisie par les chasseurs. Un des tigres s’avance en rampant ; puis, d’un bond de vingt pieds, s’élance sur le dos du cheval, le saisit au cou avec un effroyable miaulement ; l’autre tournoie autour de lui, fouettant ses flancs de sa queue et poussant de sourds grognemens. Les deux tigres sont trop occupés de leur victime pour éventer l’odeur des témoins de cette scène. — Êtes-vous prêt ? — Oui. — Tel est le court dialogue des chasseurs ; chacun arme sa carabine, deux coups de feu retentissent sous les voûtes épaisses du ravin. Des deux tigres, l’un roule convulsivement sur le sable et reste immobile ; c’est la balle de l’Anglais qui l’a frappé. L’Indien a été moins adroit ou moins heureux ; le tigre qu’il a touché, quoique blessé grièvement, est encore plein de vigueur et de férocité. En dépit des remontrances de {{M.|Coulter}}, Jack dégaîne un long couteau, et s’avance vers l’animal, qui, furieux de sa blessure, déchire le sol de sa griffe et fait voler un nuage de poussière. L’indien se lance hardiment dans ce nuage, qui ne laisse plus voir au docteur qu’un bras rougi de sang, les lueurs d’un couteau qui s’élève et s’abaisse, les éclairs d’yeux fauves et deux corps qui roulent l’un sur l’autre. Chacun des hurlemens du tigre signale au docteur une nouvelle blessure faite par le couteau de Jack, jusqu’à ce qu’enfin l’animal vaincu tombe sur la place, râle, frissonne et meurt. — Un diable ! dit Jack en se relevant. — Il ne reste qu’à dépouiller les deux terribles animaux de leur magnifique<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|376|REVUE DES DEUX MONDES.}}</noinclude>fourrure. La journée a été bonne pour le guide du docteur ; cette chasse lui vaudra pour le moins un quadruple.
On a pu déjà comprendre quelle espèce d’intérêt s’attache au livre de {{M.|Coulter}}. Notre Anglais est un singulier voyageur. Il n’observe et ne décrit guère, mais il raconte beaucoup. Dans les pays lointains qu’il visite, il n’a garde de suivre les routes battues, il passe à côté des villes, ou, quand il s’y arrête, c’est le moins possible. Partout, c’est vers les forêts, les solitudes inexplorées qu’il se dirige ; là mille aventures du genre de celle que nous venons de raconter se succèdent. {{M.|Coulter}} a le tort de se complaire un peu trop dans le récit de ces luttes, qui font honneur assurément à son courage, à son adresse, mais dont les acteurs et le dénoûment sont presque toujours les mêmes. On finit par se lasser de ces marches continuelles à travers les forêts vierges, sans autre compagnie que celle des ours, des tigres et des chacals. On voudrait choisir parmi ces impressions, et on s’arrête avec charme sur les pages trop rares où le chasseur s’efface devant l’homme.
À peine remis de leurs fatigues, {{M.|Coulter}} et son guide trouvent une nouvelle occasion de satisfaire leur goût dominant. À la tombée de la nuit, ils s’arrêtent dans une {{Lang|es|''estancia''}} située sur les bords d’une rivière. Le propriétaire de la ferme, métis espagnol, les accueille à merveille. L’{{Lang|es|''estancia''}}, jetée comme une aire au milieu de cette solitude sauvage (car elle est, comme les maisons de Tacames, exhaussée sur des poteaux au-dessus du sol), offre à ses habitans un asile inviolable, mais les palissades de ses enclos ne protégent qu’imparfaitement les bestiaux du maître. On attend pour la nuit la visite d’un rôdeur carnassier. Le docteur offre au propriétaire de lui prêter main-forte. Celui-ci accepte avec empressement. {{M.|Coulter}} n’est pas moins heureux dans cette nouvelle chasse que dans la première. Deux coups de fusil tirés d’une main sûre mettent à bas le visiteur nocturne de l’{{Lang|es|''estancia''}}, qui n’est autre qu’un tigre monstrueux. Le docteur a largement acquitté la dette de l’hospitalité.
Après une courte halte à l’{{Lang|es|''estancia''}}, le docteur et son guide songent à se remettre en route. Avec un des quadruples gagnés à Tacames, {{M.|Coulter}} s’achète une pirogue, et se décide à remonter la rivière qui passe à quelque distance de l’{{Lang|es|''estancia''}}. C’est le matin. Le docteur constate avec une certaine satisfaction qu’il est à seize milles de l’embouchure de la rivière et à vingt milles de son bâtiment. Cette rivière, qui passe près de Tacames, porte le nom de cette ville. La pirogue fend légèrement des eaux presque inexplorées. Sur les deux rives, d’épaisses vapeurs s’exhalent de la végétation pressée ; mais le soleil équatorial a bientôt dissipé ce brouillard opaque. L’Anglais et l’indien se courbent sur les avirons, et des paysages d’une majesté sauvage se déroulent autour d’eux. La rivière coule sous un berceau d’arbres touffus ; le martin-pêcheur rase la surface de l’eau ; les perroquets, cachés sous le<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||UNE CAMPAGNE DE CHASSE DANS L’OCÉAN PACIFIQUE.|377}}</noinclude>feuillage, remplissent l’air de sifflemens aigus ; çà et là paraît une cabane dressée sur des poteaux, comme un nid gigantesque d’oiseau de marais ; les singes se balancent aux lianes ; sous le couvert des bois se croisent mille voix diverses, dominées de temps à autre par le rugissement d’un tigre qui s’étire, au fond de sa tanière, entre deux sommeils. Après quelques heures de cette navigation qui n’est pas sans périls, le docteur peut déjà constater six milles de plus entre le ''Stratford'' et lui.
Cependant la rivière va en se rétrécissant de plus en plus. On arrive à un endroit où elle ne forme plus qu’une ''coulée'' ou ''tunnel'', sous une voûte de branches et de feuilles. Les deux navigateurs mettent pied à terre, échouent leur pirogue dans la vase et se dirigent vers une cabane qu’ils aperçoivent parmi les arbres. Un nègre de haute stature se présente, et leur dit avec un sourire : — ''Cumusta, segniours'', — deux mots que le docteur nous affirme bénévolement être ''espagnols'', et qu’il traduit ainsi : « Comment va, messieurs ? » Les voyageurs trouvent dans la cabane du nègre une cordiale hospitalité ; on s’entend pour faire de concert une battue dans les forêts voisines. Je passe sous silence les détails de cette battue, où un tigre et deux daims tombent sous les balles des infatigables chasseurs. Revenus dans la cabane et assis devant un repas homérique, le nègre, l’Indien et le blanc, ces trois types si divers de la race humaine, trouvent piquant de se conter leurs aventures. Les confidences des deux compagnons du docteur sont assez peu édifiantes. Esclave au Pérou, le nègre a recouvré sa liberté en égorgeant son maître. Quant à l’Indien Jack, il appartient à une de ces redoutables tribus sauvages de la haute Californie qui promènent leurs déprédations, sans jamais enterrer la hache de guerre, du pied des montagnes Rocheuses jusqu’aux bords de l’Océan-Pacifique, tantôt chassant sur les rives du Colombia, tantôt sur celles du Buenaventura, et quelquefois jusqu’à l’embouchure de la Rivière Rouge. Jack, dans ses courses vagabondes, a plusieurs fois essuyé le feu des chasseurs américains, et, quoiqu’il garde une réserve discrète sur ces rencontres, il en dit assez pour faire présumer que ses ennemis ont trouvé en lui un rude jouteur. Ce dont il convient, c’est d’avoir parfois dépouillé de leurs chevelures quelques crânes d’hommes blancs ; mais, s’il en est tenu à ces mesures de rigueur, ce n’est pas sans des circonstances atténuantes. Un incident singulier a soumis un moment cette existence aventureuse au joug de la discipline. Venu à bord d’un baleinier américain mouillé près du port de San-Francisco, pour y échanger des fourrures contre de la poudre et du rhum, Jack avait été retenu par le capitaine {{Lang|en|''yankee''}}, que la désertion de quelques matelots forçait de compléter brusquement son équipage. Le coureur des bois indien s’était ainsi transformé, quoi qu’il en eût, en matelot baleinier. Après une longue et infructueuse croisière, il avait été enfin débarqué à Tacames,<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|378|REVUE DES DEUX MONDES.}}</noinclude>et c’est là qu’il s’était offert comme guide au docteur. Son seul regret était d’avoir perdu l’occasion d’exercer une fois de plus ses talens de scalpeur sur le crâne du capitaine {{Lang|en|''yankee''}}.
Le docteur et Jack ne tardent pas à se séparer de leur hôte, et l’excursion se continue au milieu des mêmes accidens qui en ont marqué le début. Ces longues marches, tantôt à travers des fourrés d’arbres gigantesques où s’ébattent les singes et où sifflent les aras, tantôt dans les marécages peuplés de serpens et d’alligators, ces haltes nocturnes dans le désert, ces heures d’un sommeil sans cesse interrompu par les glapissemens des chacals qui éclatent au loin comme les abois d’une meute en chasse, ce sont là des scènes dont il est impossible de nier le charme, bien que le voyageur anglais, je le répète, ait le tort d’en noter un peu minutieusement les invariables détails. Arrivé enfin à un village nommé Tolo, {{M.|Coulter}} songe à revenir sur ses pas et à regagner le ''Stratford''. Toutefois il est forcé de passer quelques jours à Tolo. Les habitans sont si charmés de voir au milieu d’eux un médecin européen, qu’il leur prend à tous la fantaisie étrange de se faire saigner. {{M.|Coulter}} a peine à répondre à toutes les demandes de sa clientelle improvisée, et, tout en n’usant de sa lancette qu’avec une extrême discrétion, il arrive néanmoins à augmenter notablement sa provision de quadruples. Une fois en règle avec les habitans de Tolo, il se met en route pour Tacames ; mais il n’est pas au bout de ses aventures. Un parti de soldats licenciés parcourt la province et pille les voyageurs isolés ; le docteur et Jack ne sont pas moins heureux dans leur rencontre avec ces maraudeurs que dans leurs démêlés avec les tigres et les chacals. Reçus plus chaudement qu’ils ne s’y attendaient, les brigands sont forcés de lâcher leur proie, et, quelques jours après cette escarmouche, les intrépides pèlerins, revenus sains et saufs, arpentent paisiblement le pont du baleinier anglais.
{{c|{{rom-maj|II}}. — {{sc|la baie de san-francisco}}.|fs=90%|mt=2em|mb=1em}}
En quittant la côte de Tacames, le ''Stratford'' se dirige vers la Californie. Il s’arrête, après quelques jours de navigation, à l’île des Cocos, qu’on trouvera sur la carte par {{angle|5|30}} de latitude nord, et {{angle|86|30}} longitude ouest. Une aventure singulière attend là {{M.|Coulter}} et son inséparable ami peau rouge. Dans une nouvelle excursion à terre, la pluie les force à se réfugier au milieu de rochers entassés dans un désordre pittoresque, et dont les cimes se touchent de façon à former un abri impénétrable. Au sortir de ce défilé, un spectacle imprévu et magnifique les arrête. Une large vallée s’ouvre à leurs pieds ; un lac d’une eau limpide et transparente étend, au milieu de ce cirque verdoyant, sa nappe tranquille dans laquelle se reflètent les bandes fugitives des<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||UNE CAMPAGNE DE CHASSE DANS L’OCÉAN PACIFIQUE.|379}}</noinclude>nuages pluvieux. Des montagnes boisées encadrent de toutes parts ce placide et ravissant paysage. Les deux amis descendent vers le lac, ouvrent leurs carnassières, et font honneur à un frugal repas, tout en admirant la sauvage beauté de ce lieu qui semble n’avoir jamais été foulé par le pied de l’homme ; mais, au moment même où le docteur se félicite du hasard qui l’a conduit dans une île complètement déserte, un acteur inattendu vient animer la scène vide, et cet acteur c’est un être humain. Le nouveau venu, qui suit les bords du lac et se dirige vers les deux voyageurs, porte une chemise et des chausses de laine rouge, des guêtres de peau de chèvre, un bonnet de fourrure. C’est tout le costume, c’est toute l’allure d’un Crusoé. L’inconnu adresse la parole aux voyageurs en bon anglais. C’est d’une voix grave et solennelle qu’il leur débite un compliment de bien-venue et les invite à le suivre. Le docteur n’a garde de refuser cette offre cordiale. On se met en marche ; on arrive à une cabane tapie dans le plus obscur recoin de la vallée ; un lit de feuilles sèches et couvert de peaux de chèvres, une table et des siéges rustiques, des instrumens de charpentier, des armes à feu, en garnissent l’intérieur. Après un repas dont les morceaux les plus succulens d’un cochon sauvage ont fait les frais, l’habitant de la cabane, qui se nomme Stevenson, apprend à ses hôtes qu’au terme d’une carrière commerciale partagée entre de bonnes et de mauvaises chances, un naufrage l’a jeté dans cette île avec plusieurs compagnons d’infortune, hommes et femmes. Un misanthrope de toute autre nation se fût contenté d’une solitude partagée avec deux ou trois familles, mais un misanthrope anglais est plus exigeant. Stevenson est allé vivre le plus loin possible des autres naufragés. Ceux-ci, qui sont Espagnols, ont formé ensemble une petite colonie à trois milles de là. {{M.|Coulter}} ne manque pas de visiter cette population d’exilés, qu’il trouve parfaitement heureuse et ne songeant pas à quitter la terre féconde où la tempête l’a jetée. Dans la suite de ses voyages, {{M.|Coulter}} n’apprendra pas sans quelque surprise que le misanthrope Stevenson est revenu à des sentimens plus humains. Ce nouveau Crusoé n’a pu long-temps rester fidèle à l’esprit de son rôle. Établi à Lima, il y a repris sa profession de négociant, et ne dédaigne pas d’y mener parfaitement ses affaires.
Cette visite à l’île des Cocos est le seul incident remarquable que le docteur ait à signaler dans la traversée de Tacames à la baie de San-Francisco. J’oubliais pourtant sa séparation d’avec le fidèle Jack, qui, en vue de Monterey, ne peut résister au désir de reprendre sa vie errante dans les forêts du Mexique, et se fait transporter par un canot vers les plaines natales, non sans avoir auparavant serré avec effusion la main du docteur. Enfin le ''Stratford'' jette l’ancre dans l’immense baie de San-Francisco en face d’une ''mission'' appelée {{Lang|es|''Yerba Buena''}} (bonne<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|380|REVUE DES DEUX MONDES.}}</noinclude>herbe) à cause des riches et gras pâturages qui l’environnent. {{M.|Coulter}}, souffrant d’un rhumatisme gagné sur le pont du ''Stratford'', accepte avec empressement l’hospitalité que lui offre un prêtre de la mission. Le capitaine lui laisse une abondante provision de poudre, de balles et de plomb, et lui donne rendez-vous dans trois mois à l’île de Tahiti. Le premier soin du docteur, comme on pense, est de se guérir de son rhumatisme, et pour cela il emploie le remède aussi énergique qu’efficace des anciens Aztèques, qui consiste en un bain de vapeur pris dans une espèce de four à air chaud appelé ''temascal'' ou ''termascal''<ref>C’est une hutte construite en osier, terminée en cône et recouverte d’une épaisse couche d’argile. Pour l’observer en passant, ce mot ''temascal'' ou ''termascal'' n’est pas le seul de la langue indo-mexicaine qui ait une étymologie grecque ; on retrouve encore une étymologie semblable dans le mot ''teocali'' (maison de Dieu, temple).</ref>.
Le pays, d’ailleurs, où une gracieuse hospitalité a été offerte au docteur Coulter, est des mieux choisis pour occuper agréablement les loisirs de sa convalescence, et maintenant qu’il n’est bruit partout que des mines d’or récemment découvertes dans les riches terrains du Rio-Sacramento, non loin de San-Francisco, les renseignemens recueillis sur cette partie si curieuse des côtes du Mexique doublent, en quelque sorte, de valeur. Avant d’être célèbre par ses richesses métalliques, la côte de Californie ne devait pas un renom moins légitime à ses ressources agricoles, développées par l’intelligente activité des missionnaires. Cinq missions entourent la baie de San-Francisco : ce sont celles de Dolores, de Santa-Clara, de San-José, de San-Francisco et de San-Rafael. On désigne par ce mot de ''mission'' d’immenses bâtimens disposés pour la vie en commun, c’est-à-dire que, dans la même enceinte, on a construit une rangée de cellules percées chacune d’une porte et d’une fenêtre, et précédées, suivant l’usage des pays chauds, d’un petit péristyle supporté par des poteaux. Ces cellules sont assez nombreuses pour contenir de mille à seize cents familles. On compte dans ces cinq missions à peu près quinze mille Indiens et deux ou trois cents blancs.
L’élève du bétail a produit dans les missions du Mexique des résultats considérables. Les chevaux et les bœufs y abondent. Un de ces animaux ne vaut d’ordinaire que 5 ou six piastres (25 ou 30{{lié}}francs) ; quant aux moutons, le prix habituel est une demi-piastre (2{{lié}}{{abr|fr.|francs}} 50{{lié}}{{abr|c.|centimes}}). Il a fallu, pour asseoir sur des bases solides une telle prospérité, tout le dévouement, toute l’héroïque fermeté des pères jésuites, les premiers fondateurs de ces établissemens. Dans la première période de la fondation, un modeste enclos, une maison plus modeste encore, une humble chapelle, suffisaient aux missionnaires. Les tribus sauvages qui habitaient ou chassaient dans le voisinage avaient souvent ravagé les établissemens naissans. Les jésuites ne se décourageaient pas ; ils continuaient, l’orage une fois passé, le cours de leurs prédications {{Tiret|aposto|liques}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||UNE CAMPAGNE DE CHASSE DANS L’OCÉAN PACIFIQUE.|381}}</noinclude>{{Tiret2|aposto|liques}} et demandaient de nouveau aux terrains qu’ils ensemençaient eux-mêmes, aux eaux des lacs, aux arbres des bois, leur nourriture de chaque jour. Les Indiens en vinrent à respecter ces hommes, dont ils admiraient le dévouement et le courage. Moins inquiétés par ces tribus sauvages, les missionnaires furent attaqués, en revanche, par des bandes d’aventuriers européens. Des matelots déserteurs, des soldats licenciés réduits à vivre de pillage, dirigèrent souvent leurs expéditions vers les habitations des jésuites. Périls toujours renaissans, luttes continuelles, travaux pénibles et quotidiens, telles étaient les dures épreuves que les premiers missionnaires supportèrent avec une résignation et un courage infatigables.
Si les missions ne grandissaient pas rapidement au milieu d’obstacles si multipliés, du moins elles se maintenaient, et c’était beaucoup. On avait fini par défricher une grande étendue de pays, et il ne restait qu’à attirer des néophytes. Après de longues délibérations, les jésuites s’arrêtèrent à un plan de campagne assez habile. Il s’agissait de surprendre quelques Indiens sauvages, de les amener par force aux missions, et de les relâcher ensuite après les avoir bien traités pendant leur captivité momentanée. Toutefois, dans cette chasse d’un nouveau genre, un appât était indispensable, et trente ou quarante Indiens convertis furent transportés des missions déjà florissantes du sud dans les missions du nord de la Californie ; on ne tarda pas à faire de nombreux prisonniers, qu’on mit en rapport avec les Indiens baptisés. Les captifs entonnaient d’abord leur chant de mort, pensant que les missionnaires allaient se venger de leurs anciennes déprédations par des représailles sanglantes ; mais, à leur grande surprise, ils étaient au contraire l’objet d’une attention bienveillante et paternelle. Leurs liens étaient coupés, des paroles de paix et une nourriture abondante remplaçaient le bûcher ou la potence. Enfin, des frères de même race leur parlaient avec enthousiasme du christianisme et de ses apôtres. Après quelques jours passés au milieu d’un {{Lang|en|''comfort''}} qu’ils n’avaient pas soupçonné, ils étaient libres de quitter la mission ; les pères leur en ouvraient les portes et les renvoyaient avec un présent d’amitié. Parmi les Indiens ainsi congédiés, les uns retournaient avec joie aux misères de leur vie errante, rachetées par tant d’enivrans hasards ; mais d’autres ne pouvaient oublier les douceurs de leur captivité, et, après quelques jours passés sous la tente, ils venaient librement, cette fois, redemander l’hospitalité aux pères. L’enceinte des missions devint bientôt trop étroite, et c’est ainsi qu’elles s’élevèrent rapidement au degré de prospérité où nous les voyons aujourd’hui.
Si l’honneur de cette prospérité revient en grande partie aux jésuites, il serait injuste cependant de ne pas reconnaître et signaler avec éloges les heureux efforts qui, aujourd’hui encore, en assurent le maintien.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|382|REVUE DES DEUX MONDES.}}</noinclude>Ceux qui ont vu de près les missions du Mexique peuvent témoigner de ce qu’il y a de bienfaisant et de fécond dans cette application si remarquable du gouvernement théocratique en plein {{s|XIX}}. Nous disons gouvernement, car, aux yeux des Indiens, les missionnaires sont investis d’une autorité vraiment dictatoriale. L’Indien des missions a dépouillé tout l’orgueil, toute la rudesse de sa race ; il n’a gardé de l’ancienne civilisation mexicaine que les dehors pittoresques, les riches costumes, les traditions naïves. Rien n’égale la docilité, le calme de cette population de travailleurs et de néophytes. Le farouche enfant des prairies n’est plus, après quelques semaines passées dans l’enceinte des missions, qu’un écolier qui attend pour prier, travailler ou se divertir, le signal donné par son maître. Le maître même, il faut bien le dire, abuse parfois de son autorité, et c’est un fouet à la main qu’il mène ses élèves à l’église ou aux champs. Le dimanche, avant l’heure de l’office divin, c’est un bizarre spectacle que celui de cette troupe d’Indiens que chasse devant lui vers la chapelle un des pères monté sur sa mule et agitant son fouet, qui atteint souvent, aux grands éclats de rire des assistans, les jambes ou les épaules, des retardataires. Après l’office du dimanche, les missions sont le théâtre de scènes plus curieuses encore. Ce jour-là, la vie sauvage reprend en quelque sorte son empire, et les Indiens se livrent en pleine liberté à leurs divertissemens traditionnels. Des courses de chevaux, des combats de taureaux, des danses guerrières, se succèdent au milieu de cris assourdissans. Les Indiens revêtent pour ces occasions leurs costumes les plus riches. Des lanières de cuir ornées de plumes éclatantes retiennent leurs longues chevelures ; un diadème d’argent brille sur leur front. Des braies de peau de daim s’enroulent autour de leurs jambes, et un manteau de drap bariolé flotte sur leurs épaules. C’est à cheval surtout qu’il faut les voir, assis entre leur carabine et leur lance de guerre, et brandissant le tomahawk ou le couteau avec une joie sauvage. On ne reconnaît plus dans ces fiers combattans les timides néophytes qui, le matin encore, tremblaient devant la parole ou le geste d’un faible vieillard. Le lendemain, cependant, tout rentre dans l’ordre, et les sévères devoirs du travailleur civilisé remplacent pour toute la semaine les fêtes de la vie primitive. Cette discipline, qui entretient les Indiens dans un état d’enfance, ne saurait être sans doute proposée comme un idéal parfait à ceux qui rêvent l’abolition complète des derniers vestiges de la barbarie dans le Nouveau-Monde ; il faut la considérer comme un acheminement, comme une préparation à un état meilleur où la liberté humaine serait moins opprimée sans toutefois que les vrais intérêts de la civilisation chrétienne fussent méconnus. Après tout, même dans son imperfection, l’œuvre des jésuites a laissé des résultats que ni l’Europe ni le Mexique surtout<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||UNE CAMPAGNE DE CHASSE DANS L’OCÉAN PACIFIQUE.|383}}</noinclude>ne doivent oublier : par eux, l’influence de nos mœurs a pénétré dans les parties les plus sauvages de la Nouvelle-Espagne, et en même temps des tribus errantes se sont converties en populations sédentaires et laborieuses, des pays déserts se sont couverts d’établissemens utiles, et l’agriculture a créé des sources de prospérité qui, de long-temps, ne seront pas taries.
Aujourd’hui cette prospérité, que la Californie doit à la production agricole promet de s’accroître encore, grace à la découverte inattendue de nombreux gîtes aurifères, dont le retentissement est venu jusqu’en France rendre quelque élan à notre commerce découragé. Certes, quelques déceptions sont à prévoir parmi les colons que l’espoir d’une richesse facile attire de tous les points de L’Europe vers cet autre ''Dorado'' ; mais, si l’on réfléchit que ce qu’on appelle improprement des mines d’or le long du Rio-Sacramento et dans les plaines de Monterey n’est réellement que le produit des filons à fleur de terre arraché aux montagnes et disséminé par les eaux torrentielles, que ne doit-on pas attendre de la découverte et de l’exploitation des mines qui nous sont révélées par de si magnifiques échantillons ! D’ailleurs, l’agriculture, qui trouve en Californie des conditions si favorables, assure aux chercheurs d’or désabusés d’amples dédommagemens. Le commerce pourra offrir aussi à d’autres colons un emploi non moins utile de leur activité ; San-Francisco, avec son immense rade, est destiné à devenir l’entrepôt et le point de transit entre les mers de la Chine ou de l’Inde et l’intérieur de l’Amérique. Aussi l’engouement dont la Californie est aujourd’hui l’objet, qu’il soit ou non fondé, aura-t-il pour résultat de développer dans ce pays une prospérité dont la population émigrée profitera, soit qu’elle concentre ses forces sur l’exploitation des mines, soit qu’elle les porte sur l’agriculture ou sur l’établissement de comptoirs commerciaux.
Tout charmé qu’il est de l’aimable hospitalité des missionnaires, {{M.|Coulter}} finit cependant par se lasser de la vie un peu monotone dont on l’a convié à partager les loisirs. Autour de l’enceinte des missions, la riche et magnifique nature du Nouveau-Monde déploie ses pompes les plus séduisantes. La côte de Californie, dans les environs de San-Francisco, est bordée de forêts admirables et très giboyeuses. À l’ombre des grands pins, sous les noisetiers et les magnolias odorans, le docteur peut voir voltiger les perroquets gris, les coqs de bruyères et les poules de Guinée. La surface des lacs est toute couverte de cygnes, d’oies et de canards sauvages. Les montagnes voisines ont aussi leurs hôtes, et les hurlemens lointains des jaguars, des pumas, des ours gris, résonnent chaque nuit aux oreilles du docteur comme un irritant défi. Le hasard, qui amène aux missions un des chasseurs les plus renommés de la Californie, sert à merveille {{M.|Coulter}}, qui n’attend,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|384|REVUE DES DEUX MONDES.}}</noinclude>pour se mettre en campagne, qu’un guide expérimenté. Ce chasseur n’est pas un des types les moins curieux de cette société demi-civilisée, demi-sauvage, qui peuple les prairies américaines. C’est un de ces hommes que la recherche et le commerce des fourrures précieuses font vivre à travers mille fatigues et mille dangers. Après des mois entiers passés dans les déserts, les chasseurs américains ou canadiens viennent vendre leur provision de fourrures dans un des ports de la Californie. Dans leurs continuels pèlerinages, ils ont à se défendre tour à tour contre les ours et les tigres, contre les Indiens nomades et surtout contre les bandits, encore nombreux dans toutes les parties du Mexique. Ces troupes de {{Lang|it|''condottieri''}}, qui saccagèrent tant de fois les établissemens des premiers missionnaires, existent encore en Californie, aussi redoutables qu’au {{s|XVII}}. Le chasseur canadien avec lequel {{M.|Coulter}} lie connaissance a eu plusieurs fois maille à partir avec ces maraudeurs, et les souvenirs qu’il raconte à ce propos ont tout l’intérêt d’un roman d’aventures. Une fois, entre autres, dans l’une des plaines de la haute Californie, il a tenu tête à six de ces brigands, et, tout en sifflant un vieux refrain bas-normand, il n’a pas laissé debout un de ces misérables. Nous connaissons nous-mêmes trop bien cette race d’hommes intrépides pour taxer d’exagération de pareils récits.
C’est avec ce nouveau guide que le docteur se met en route pour visiter en chasseur les forêts et les montagnes voisines des missions. L’ours gris des prairies, tel est le gibier redoutable à la poursuite duquel s’acharne cette fois le vaillant touriste. L’ours gris surpasse le bison en force et le tigre en férocité. Les plus habiles tireurs doutent de leur adresse et de leur sang-froid en présence de ce monstrueux adversaire, qui bondit souvent plus terrible sous une triple décharge, et secoue les balles comme des flocons de neige. Vaincre un ours gris, c’est le plus bel exploit dont puisse s’enorgueillir un Indien, et les griffes de cet animal, portées en collier, sont le plus envié des trophées. C’est un trophée de ce genre qu’ambitionne {{M.|Coulter}}, et il ne tarde pas à trouver l’occasion de satisfaire sa fantaisie de chasseur blasé.
{{M.|Coulter}} et son guide sont arrivés au pied du mont San-Bernardino, vers le {{angle|34}} de latitude nord. La nuit approche, ils se disposent à bivouaquer, mais leur halte nocturne va être brusquement troublée. À la lueur d’un foyer encore allumé, qui leur a servi à faire rôtir un quartier de venaison, ils voient tout à coup un ours gris avancer, à trente pas d’eux, son mufle formidable entre deux rochers. Le premier mouvement des chasseurs est de battre en retraite. L’ours sort lentement de sa cachette et trotte vers le foyer, car il est bon de dire que l’ours gris ne partage guère les préjugés des autres bêtes féroces à l’endroit du feu. Celui-ci est d’ailleurs poussé par une faim peu ordinaire,<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||UNE CAMPAGNE DE CHASSE DANS L’OCÉAN PACIFIQUE.|385}}</noinclude>et, les débris de venaison qu’il trouve près des tisons ne lui suffisant pas, il marche résolûment vers les chasseurs, qui se tiennent à distance. Le compagnon de {{M.|Coulter}} n’a exécuté son mouvement de retraite que pour ne pas trop humilier l’Anglais, qui a fui le premier ; mais {{M.|Coulter}}, en présence du danger, a retrouvé tout son courage. — Je tire le premier coup, dit le chasseur américain. La bête monstrueuse est atteinte quelque part à la tête, car elle secoue, avec un hurlement qui fait retentir les bois, le sang qui coule de sa blessure. Le docteur se frotte les mains, espérant voir tomber l’ennemi frappé. — Eh bien ! qu’attendez-vous donc pour tirer à votre tour ? dit le chasseur ; allons, la main ferme ! Le docteur met un genou en terre pour viser plus sûrement. L’Américain hausse les épaules, car la balle de son compagnon n’atteint que le corps. Le feu continue, les deux chasseurs se relèvent, et, tandis que l’un charge, l’autre tire. Ils parcourent ainsi à peu près un mille, et l’ours, criblé de balles, se traîne toujours devant eux. Enfin il pousse un dernier hurlement et tombe sous la quinzième balle. Un coup de tomahawk met fin à son agonie. — C’est mon opinion, ours gris, dit le chasseur canadien en lui brisant le crâne, que tu es le plus dur et le plus gros jouteur de ton espèce que j’aie jamais visé.
Le moment est venu cependant de dire adieu aux forêts, aux savanes et à leurs hôtes de toute espèce. L’époque approche où le docteur doit rejoindre à Tahiti le capitaine du ''Stratford''. Nous n’avons plus à suivre {{M.|Coulter}} que dans la dernière partie de son odyssée, c’est-à-dire, pour ne nommer que les points dignes d’attention, d’abord aux îles Kingsmill, puis à la Nouvelle-Guinée.
{{c|{{rom-maj|III}}. — {{sc|la nouvelle-guinée}}.|mt=2em|mb=1em}}
De San-Francisco en Californie jusqu’aux îles de Kingsmill ({{Angle|1|25}} latitude sud et {{angle|174|50}} longitude est), la traversée n’offre rien d’intéressant. Les principales îles du groupe des Kingsmill, les îles de Taratarii, Mankii, la Nouvelle-Irlande, sont successivement visitées par le brick le ''Hound'', sur lequel {{M.|Coulter}} a pris passage pour se rendre à Tahiti. Une rencontre curieuse marque la descente du brick à l’île de New-Britain. Un nouveau Robinson, digne frère du misanthrope de l’île des Cocos, habite cette île, et le docteur nous apprend son histoire, un de ces longs récits semés d’aventures comme il doit s’en raconter beaucoup dans les veillées des matelots anglais. James Selwin (c’est le nom de l’habitant de New-Britain) a eu le malheur de s’embarquer sur un de ces navires qu’une fatalité étrange semble poursuivre dans toutes leurs campagnes. Pendant une longue croisière dans les mers de l’Océanie, le brick le ''Thomas'' n’a rencontré sur son passage que des parages<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|386|REVUE DES DEUX MONDES.}}</noinclude>inhospitaliers ; il a vu son équipage décimé par les insulaires à presque toutes ses haltes ; enfin il a été jeté, par un gros temps, sur l’une des îles voisines de celle de New-Britain. Onze naufragés, y compris le capitaine, le subrécargue et le héros de cette aventure, reçurent d’abord un accueil empressé des naturels, à tel point que le subrécargue eut l’honneur de devenir le gendre du chef de l’île ; mais, au moment où ils étaient le plus activement occupés de la construction d’un petit navire, dont le brick échoué leur fournissait les matériaux, huit hommes avaient été tout à coup tués et presque aussitôt mangés. En vain les naturels cherchèrent-ils à rassurer les survivans ; le capitaine, le subrécargue et Selwin s’empressèrent de prendre la fuite sur le frêle canot qu’ils avaient achevé de construire. Ils comptaient trouver dans une île voisine un plus sûr abri pour eux et leurs familles. Là encore, leur mauvaise étoile les avait poursuivis : le subrécargue n’avait pas tardé à succomber aux atteintes d’une mélancolie noire ; un requin monstrueux avait dévoré le capitaine du ''Thomas'' ; Selwin était resté seul avec sa femme et la veuve du malheureux capitaine. Telle est l’histoire que raconte le pauvre matelot au docteur Train, capitaine du brick le ''Hound'', qui, après quelques jours passés dans l’île, propose au solitaire de le ramener en Europe. Celui-ci, sans avoir pu s’accoutumer complètement à la vie sauvage, est déjà déshabitué de la vie civilisée, et il dit tristement adieu aux premiers compatriotes qu’il ait vus depuis sept ans, partagé entre la douleur de les voir partir et l’affliction de ne pas oser renoncer à la singulière existence qui est devenue chez lui une seconde nature. Triste contradiction du cœur humain ! Seule entre toutes, la race anglaise ajoute encore chaque jour des types nouveaux à cette grande famille d’aventuriers intrépides dont le Robinson de Daniel de Foë est le représentant idéal. Voilà déjà deux de ces caractères étranges qui s’offrent à l’observation de {{M.|Coulter}}, Stevenson et James Selwin ; nous n’irons pas loin sans rencontrer une troisième variété du même type. Sur tous les points du globe, la nation anglaise jette ainsi des misanthropes fugitifs, aussi impatiens de s’isoler que ses marchands le sont de former des relations nouvelles ; ceux-ci ne pensent qu’à exploiter leurs semblables, ceux-là ne songent qu’à les fuir.
En quittant les îles Kingsmill, le ''Hound'' reprend la route de Tahiti. Nous ne le suivrons pas dans ses longs détours à travers les îles de la Polynésie ; nous avons hâte d’arriver à l’épisode le plus dramatique du voyage : nous voulons parler de la descente du capitaine Trainer et du docteur dans la Nouvelle-Guinée. On nomme ainsi une île d’une étendue considérable, située au nord de l’Australie, dont elle n’est séparée que par le détroit de Torres. Arrivé en vue de cette île, le ''Hound'' jette l’ancre dans une large baie, au pied de volcans qui projettent chaque suit sur<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|386|REVUE DES DEUX MONDES.}}</noinclude>inhospitaliers ; il a vu son équipage décimé par les insulaires à presque toutes ses haltes ; enfin il a été jeté, par un gros temps, sur l’une des îles voisines de celle de New-Britain. Onze naufragés, y compris le capitaine, le subrécargue et le héros de cette aventure, reçurent d’abord un accueil empressé des naturels, à tel point que le subrécargue eut l’honneur de devenir le gendre du chef de l’île ; mais, au moment où ils étaient le plus activement occupés de la construction d’un petit navire, dont le brick échoué leur fournissait les matériaux, huit hommes avaient été tout à coup tués et presque aussitôt mangés. En vain les naturels cherchèrent-ils à rassurer les survivans ; le capitaine, le subrécargue et Selwin s’empressèrent de prendre la fuite sur le frêle canot qu’ils avaient achevé de construire. Ils comptaient trouver dans une île voisine un plus sûr abri pour eux et leurs familles. Là encore, leur mauvaise étoile les avait poursuivis : le subrécargue n’avait pas tardé à succomber aux atteintes d’une mélancolie noire ; un requin monstrueux avait dévoré le capitaine du ''Thomas'' ; Selwin était resté seul avec sa femme et la veuve du malheureux capitaine. Telle est l’histoire que raconte le pauvre matelot au docteur Trainer, capitaine du brick le ''Hound'', qui, après quelques jours passés dans l’île, propose au solitaire de le ramener en Europe. Celui-ci, sans avoir pu s’accoutumer complètement à la vie sauvage, est déjà déshabitué de la vie civilisée, et il dit tristement adieu aux premiers compatriotes qu’il ait vus depuis sept ans, partagé entre la douleur de les voir partir et l’affliction de ne pas oser renoncer à la singulière existence qui est devenue chez lui une seconde nature. Triste contradiction du cœur humain ! Seule entre toutes, la race anglaise ajoute encore chaque jour des types nouveaux à cette grande famille d’aventuriers intrépides dont le Robinson de Daniel de Foë est le représentant idéal. Voilà déjà deux de ces caractères étranges qui s’offrent à l’observation de {{M.|Coulter}}, Stevenson et James Selwin ; nous n’irons pas loin sans rencontrer une troisième variété du même type. Sur tous les points du globe, la nation anglaise jette ainsi des misanthropes fugitifs, aussi impatiens de s’isoler que ses marchands le sont de former des relations nouvelles ; ceux-ci ne pensent qu’à exploiter leurs semblables, ceux-là ne songent qu’à les fuir.
En quittant les îles Kingsmill, le ''Hound'' reprend la route de Tahiti. Nous ne le suivrons pas dans ses longs détours à travers les îles de la Polynésie ; nous avons hâte d’arriver à l’épisode le plus dramatique du voyage : nous voulons parler de la descente du capitaine Trainer et du docteur dans la Nouvelle-Guinée. On nomme ainsi une île d’une étendue considérable, située au nord de l’Australie, dont elle n’est séparée que par le détroit de Torres. Arrivé en vue de cette île, le ''Hound'' jette l’ancre dans une large baie, au pied de volcans qui projettent chaque suit sur<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||UNE CAMPAGNE DE CHASSE DANS L’OCÉAN PACIFIQUE.|387}}</noinclude>la mer de rouges et sinistres lueurs. Près du mouillage, on aperçoit l’embouchure d’une vaste rivière, dont les bords disparaissent sous une végétation luxuriante. Le long de la côte, une ligne de brisans se développe au milieu des gerbes d’écume que le ressac fait éternellement jaillir. Cette terre semble déserte comme au lendemain de la création. Le capitaine, le docteur et quatre hommes s’arment jusqu’aux dents et se décident à explorer l’île. Ils se dirigent d’abord vers une chaîne de collines à quelques milles de la rivière. La présence de l’homme ne se laisse deviner nulle part. Des faisceaux de serpens, des troupes de rats énormes que l’apparition des visiteurs ne dérange pas, des chats sauvages qui les observent du haut des arbres avec des yeux ardens, des lianes monstrueuses qui se jouent sous un rayon de soleil, des canards au plumage noir qui s’ébattent sur les flaques d’eau, des faucons bruns, des perruches aux mille couleurs, des vols d’oiseaux de paradis se détachant comme des paillettes d’or sur l’azur du ciel, tels sont les seuls accidens d’un splendide et calme paysage. Bientôt des terrains bouleversés, des rocs éboulés, des courans de lave refroidie succèdent aux détritus végétaux qui, dans le voisinage de la côte, encombrent les bords de la rivière. On s’arrête dans ces solitudes désolées : le soleil se couche, et une halte nocturne commence aux cris lugubres des oiseaux de nuit, sous le vent de l’aile des chauves-souris qui se croisent dans leur vol oblique et lourd avec des nuées de maringouins. Au point du jour, la petite colonne reprend sa marche, mais avec plus de précautions que la veille, car des empreintes nombreuses de pas lui prouvent que l’île est habitée. Peu après cette découverte, en effet, au moment où le capitaine et ses compagnons font honneur à un sauvage repas composé d’un sanglier rôti sur un lit de bananes, un convive inattendu vient s’asseoir à côté d’eux. C’est un homme d’une taille gigantesque, ceint d’un pagne pour tout vêtement, suivi de deux dogues formidables et armé d’une pique. Cet homme, chose étrange, a la peau blanche, et, malgré son bizarre costume, malgré la chevelure longue et hérissée qui flotte sur ses épaules, on reconnaît dans ses traits le type européen. Le premier mouvement du capitaine et de ses compagnons est de porter la main sur leurs armes ; mais quelques mots prononcés par l’inconnu en mauvais anglais les arrêtent. « Je suis Irlandais de naissance, s’écrie cet homme, et le sort m’a fait roi d’une des principales tribus de la peuplade des Horaforas. Rendez grace à Dieu de m’avoir rencontré : mes guerriers sont près d’ici, et un mille plus loin vous auriez été criblés de leurs flèches ; mais vous êtes maintenant placés sous ma garde, et mes sujets vous respecteront comme des amis de leur roi. Souffrez seulement que je goûte une de ces grillades, puis vous vous remettrez en route, et je vous dirai mon histoire. » Cela disant, le roi des Horaforas se sert un énorme morceau de sanglier<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|388|REVUE DES DEUX MONDES.}}</noinclude>rôti, et ses convives, jugeant qu’ils auraient mauvaise grace à contrarier un pareil hôte, le laissent faire sans façon une large brèche à leur repas. L’heure vient enfin d’écouter l’histoire du roi des Horaforas. Cette histoire peut être racontée en quelques mots. — Avant d’être élu roi d’une tribu sauvage de la Nouvelle-Guinée, cet homme, nommé Térence Connel, a mené une vie fort vagabonde. Né dans le comté de Kerry en Irlande, soldat d’abord, puis déserteur, bientôt enrôlé dans les rangs de ces redoutables ''chevaliers de minuit'', la terreur de l’Irlande. Il a largement rempli les conditions requises pour être déporté à Botany-Bay ; mais il n’a pas fait un long séjour dans les présides de l’Australie. Avec onze de ses compagnons, il a concerté un plan d’évasion qui a pleinement réussi. C’est dans la Nouvelle-Guinée qu’il a cherché un asile. Resté seul de ses onze compagnons, il a d’abord commencé par être esclave des Horaforas, qui, reconnaissant bientôt sa supériorité, l’ont nommé roi. Tel est l’homme qui offre l’hospitalité sur ses terres au petit détachement commandé par le capitaine Trainer. Les Anglais, avant de lui répondre, échangent un regard de défiance : mais la nuit approche, les guerriers Horaforas ne sont pas loin. Térence Connel leur apprend d’ailleurs que le pays n’est rien moins que sûr, et qu’on s’attend à une invasion de la tribu ennemie des Papuas. Ces considérations décident les marins du ''Hound'' à accepter la protection de l’Irlandais et à le suivre dans son camp.
On se met donc en marche, et on presse le pas, car les derniers rayons du soleil ne jettent plus que d’incertaines lueurs à travers les feuillages. On traverse un bois épais, et on commence à reconnaître l’exactitude des renseignemens donnés par Connel. Çà et là des guerriers postés derrière les arbres s’avancent et échangent quelques paroles avec leur chef. Connel montre du doigt à ses compagnons d’autres vedettes qui, cachées dans la cime des arbres, étudient le terrain et observent les campagnes voisines pendant que le soleil est encore sur l’horizon. La route que les Anglais suivent est précisément celle qu’ils comptaient prendre, et leurs carabines eussent été inutiles contre des ennemis cachés comme des serpens sous l’herbe. Le docteur remercie Dieu d’avoir envoyé sur son chemin le proscrit de Botany-Bay.
La nuit s’est épaissie, et, après une heure de marche, les Anglais et leur guide arrivent sur les bords d’une petite rivière. Un bac grossier, composé de pieux et de glaïeuls entrelacés, facilite le passage. Ce bac est une invention de l’Irlandais qui lui fait le plus grand honneur aux yeux de ses sujets. À peu de distance de la rivière s’élève dans l’ombre une large colline dont le sommet aplati est couvert d’arbres au feuillage épanoui en parasol. C’est là que campe la tribu du chef blanc. Des feux allumés sur la route guident les voyageurs, et bientôt, à la faveur de ces clartés incertaines, les Anglais reconnaissent que, semblables à<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||UNE CAMPAGNE DE CHASSE DANS L’OCÉAN PACIFIQUE.|389}}</noinclude>des nids d’oiseaux, les huttes des Horaforas sont bâties sur les branches des arbres. Au pied du tronc le plus gigantesque, Connel s’arrête et dit à ses compagnons : « Vous êtes chez moi. » Puis il fait entendre un sifflement aigu, d’autres sifflemens répondent au sien, et bientôt des torches enflammées s’agitent au sommet de chaque arbre, formant au milieu du bois une magnifique illumination. Les six Anglais sont, d’après l’ordre du chef, installés dans deux maisons dont on déloge à cet effet les habitans, et, après un repas abondant, le chef irlandais laisse discrètement ses hôtes goûter le sommeil dont ils ont besoin.
Le lendemain, dès le point du jour, le docteur quitte son nid pour visiter, avec Connel et le capitaine Trainer, ce singulier village. Sur un des bords du plateau qui couronne la colline s’élèvent les huttes des Horaforas. Un groupe de guerriers ornés de leurs peintures de combat semble engagé dans une conversation animée. À l’approche du chef qui s’avance avec ses hôtes, le cercle s’ouvre respectueusement et laisse voir le cadavre d’un guerrier étranger, comme l’indiquent ses peintures blanches, à la tribu de Connel. Son corps, percé de quatre flèches, est attaché le long d’une grande perche qui a servi à le transporter, et qui ne représente pas mal une énorme brochette. Après avoir questionné les hommes qui entourent ce cadavre, Connel apprend à ses nouveaux amis que le guerrier mort est un éclaireur ennemi qu’on vient de tuer. Il engage en même temps les Anglais à s’éloigner, pour ne pas être témoins d’un horrible spectacle. Ce corps attaché à une broche et un brasier qu’on allume ne disent que trop de quoi il s’agit. Les Européens se retirent en frémissant, et Connel est forcé de convenir qu’il tolère parmi ses sujets l’usage de l’anthropophagie pour ne pas compromettre son autorité souveraine.
Cette indulgence de Connel pour une pratique aussi révoltante n’est pas faite pour rassurer beaucoup les Anglais sur les bonnes intentions de leur hôte. La position d’ailleurs devient très critique. Les éclaireurs de Connel annoncent qu’un formidable parti ennemi bat la campagne dans l’espoir de faire main basse sur les blancs quand ils quitteront le village de leurs amis. Le capitaine parle de regagner son bord, mais Connel ne tarde pas à le convaincre que son intérêt bien entendu est de rester avec sa petite troupe dans le village des Horaforas. Du haut d’un arbre d’où l’on découvre la campagne, il montre aux Anglais le camp ennemi. Des radeaux de bambous peuvent en quelques minutes transporter les Papuas d’un bord de la rivière à l’autre, et à l’entrée du village des Horaforas. Il faut se résigner : entre des amis douteux et des ennemis déclarés on ne saurait long-temps hésiter. Les Anglais se décident à rester avec les Horaforas, tout en faisant sur le danger qui les menace des deux parts d’assez pénibles réflexions.
Pour dissiper la mélancolie qui s’est emparée de ses hôtes, Connel<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|390|REVUE DES DEUX MONDES.}}</noinclude>imagine de leur donner une fête. Un coup frappé sur un gong chinois suspendu à l’entrée de sa hutte fait apparaître une foule de guerriers, de femmes et d’enfans sur la clairière qui sert de grande place au village. On dirait d’un changement à vue ordonné par un habile machiniste. Les guerriers exécutent devant les spectateurs européens des danses nationales, des simulacres de chasses et de combats. Quand le divertissement est terminé, Connel, toujours dans la louable intention de distraire ses hôtes, leur montre les cuves où fermente et bouillonne le poison mortel qui sert à tremper les flèches. Enfin un repas monstrueux composé de pyramides de porcs rôtis, de montagnes d’ignames, de bananes, de fruits de l’arbre à pain, termine la journée de fête qui précède la journée de combat. Bientôt, à l’exception des vedettes qui veillent sur les bords de la plate-forme ou sur le sommet des arbres, tout le village est plongé dans le sommeil. Le ciel est sombre, le tonnerre gronde, les éclairs illuminent le désert de leurs clartés blafardes ; des hurlemens lointains se mêlent aux sifflemens du vent d’orage qui berce au sommet des arbres ébranlés toute une tribu de guerriers endormie. Pendant que les feux ennemis s’éteignent peu à peu et que le tonnerre ne gronde plus qu’au loin, Connel fait à ses hôtes une dernière visite. La nuit n’a pas été sans événemens. Deux éclaireurs ont été tués ; un guerrier ennemi fait prisonnier a déclaré que les Papuas n’en voulaient qu’aux blancs réfugiés dans le camp des Horaforas, et que leurs bataillons s’éloigneraient si Connel voulait livrer ses hôtes. L’Irlandais témoigne contre ceux qui ont pu le croire capable d’une telle félonie une indignation chaleureuse qui rassure complètement ses hôtes. Ceux-ci échangent avec Connel une cordiale poignée de main, et le roi des Horaforas retourne veiller aux apprêts du combat.
Au point du jour, le gong d’alarme, frappé par la main du chef sauvage réveille les Anglais endormis, et Connel remonte chez ses hôtes, précédé par des porteurs de provisions qui dressent devant eux un repas substantiel. « Mangez, dit Connel ; peut-être avant le coucher du soleil n’aurez-vous pas le temps de manger encore une fois. » Déjà, en effet, des torches nombreuses brillent de toutes parts sous les arbres, et, de leurs fenêtres, les Anglais peuvent voir l’armée des sauvages qui se met en ligne. Leur aspect féroce, les peintures hideuses qui couvrent leurs corps, la lueur rougeâtre des torches, rappellent plutôt le sabbat qu’une revue guerrière. Huit cent cinquante hommes composent les forces de Connel, et, d’après ses ordres, se divisent en trois corps d’armée. Le chef et les Anglais occupent le centre ; l’aile gauche et l’aile droite sont commandées par deux autres guerriers éprouvés en mainte occasion. Les premières clartés du jour blanchissent le sommet des arbres, quand la tribu tout entière s’avance, dans un ordre parfait et qui étonne les Européens, à travers les bois et sur un terrain {{Tiret|hé|rissé}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||UNE CAMPAGNE DE CHASSE DANS L’OCÉAN PACIFIQUE.|391}}</noinclude>{{Tiret2|hé|rissé}} d’obstacles. De nombreux éclaireurs, postés en vedettes, rejoignent le gros des combattans en annonçant que l’ennemi a traversé la rivière. La marche est si rapide, que, dans le silence des solitudes, la respiration haletante des guerriers est le seul bruit qui se fasse entendre. Quand on arrive à la limite extérieure de la forêt, le soleil montre déjà son disque enflammé au-dessus des montagnes de l’est. L’ennemi s’avance en-deçà de la rivière et en nombre supérieur. Les deux tribus ennemies ne tardent pas à faire halte en face l’une de l’autre, à quatre cents pas de distance environ. Un chef des Papuas sort de la ligne de bataille, et vient, à la façon des héros de l’antiquité, défier les flèches de ses adversaires. C’est un de ces géans qui rappellent le Goliath de l’Écriture ou les Gaulois nos ancêtres ; sa barbe et sa chevelure sont poudrées de craie, sa figure et son corps enduits d’une peinture blanche. Au dire de Connel, ce guerrier, dont la présence inspire la terreur, est un des plus féroces cannibales de la tribu des Papuas. La mort de ce chef serait presque bataille gagnée, et l’Irlandais prie le meilleur tireur de ses compatriotes de l’ajuster. Le capitaine désigne le docteur ; mais celui-ci refuse en alléguant je ne sais quels scrupules. Un des matelots du ''Hound'', moins prudent, fait feu, et à peine le vent a-t-il emporté la fumée de la carabine, qu’on peut voir le Goliath papua lever les bras en l’air et tomber comme une statue colossale arrachée de sa base. « Grace à Dieu, s’écrie Connel, le démon a cessé de vivre ! » Mais déjà l’armée ennemie s’ébranle pour venger son chef, et Connel s’élance de son côté pour repousser le choc des Papuas. Une de ses mains brandit une courte hache, l’autre est armée d’un long et fort épieu. « Hourra pour les Horaforas et la vieille Irlande ! » s’écrie Connel, et ce double cri de guerre, souvenir du passé et orgueil du présent, est le signal de l’attaque.
Le combat de deux tribus sauvages est, pour {{M.|Coulter}}, un spectacle dont il regrette de ne pouvoir observer plus à l’aise les détails étranges. Malheureusement, notre pauvre docteur est lui-même engagé dans la mêlée. Qu’on se figure un nuage de poussière au milieu duquel se débattent des corps hideusement tatoués, d’horribles cannibales brandissant des kriss ou des haches dans leurs mains ensanglantées. Des hurlemens, des cris, des soupirs, le bruit sourd des crânes brisés sous les casse-têtes, forment à cette scène émouvante un accompagnement dont l’harmonie sauvage ne laisse rien à désirer. Parfois le nuage de poussière, en se divisant, laisse voir le sol déjà jonché de morts. Enfin, les guerriers peints en blanc commencent à fuir par groupes isolés, puis par bandes compactes, et bientôt un cri de victoire signale le succès des guerriers de Connel. Dès-lors commence un carnage en règle. Les Horaforas parcourent le champ de taille en achevant ceux à qui le casse-tête, le poignard ou les flèches<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|392|REVUE DES DEUX MONDES.}}</noinclude>ont laissé un souffle de vie. Lorsque Connel sort de ce tourbillon de poussière et de cette mare de sang, les peintures de son corps sont effacées ; sa hache, sa lance, ses bras, son corps tout entier, sont rougis de sang. « Pour l’amour de Dieu, lui dit le capitaine, ne pouvez-vous empêcher vos hommes d’égorger ces misérables blessés ? leurs cris d’agonie sont horribles à entendre. — C’est plus que je ne pourrais faire ; autant vaudrait essayer de régler le cours du vent. C’est aujourd’hui le dernier jour de la tribu des guerriers blancs ({{Lang|en|''white painted''}}). » Tout en parlant ainsi, Connel essuie la sueur sanglante qui baigne son front et se laisse tomber de fatigue sur l’herbe rougie. L’œuvre de mort s’achève sur un champ de bataille que les pieds des combattans ont dépouillé de toute verdure, tandis que les faucons et les vautours tournoient joyeusement au-dessus des cadavres.
On bivouaque sur le champ de bataille, et le lendemain les Anglais sont ramenés en triomphe par Connel à leur bord. En vain le capitaine presse l’Irlandais de renoncer à sa vie sauvage, et lui offre un passage gratuit jusqu’en Europe. Le roi des Horaforas a juré de ne pas quitter sa tribu. Il mourra dans les forêts de la Nouvelle-Guinée, et les guerriers peints en rouge danseront autour du bûcher qui brûlera ses os. Le capitaine insiste. Alors une larme brille dans les yeux de Connel, il regarde un instant ses compatriotes sans proférer une parole ; mais soudain il lâche les mains du capitaine qu’il tenait serrées dans les siennes, pousse un sifflement aigu, et disparaît dans les bois, suivi de sa sauvage escorte.
Telle est la dernière scène du voyage. Le navire gagne Tahiti. Le ''Stratford'' est en train de s’y ravitailler. {{M.|Coulter}} laisse le ''Hound'' se diriger vers le Chili, où son ami, le capitaine Trainer, finit par s’établir après avoir épousé une jeune créole fort riche. Aujourd’hui {{M.|Trainer}} mène une vie calme et heureuse à Santiago, capitale de la république chilienne. Quant au docteur Coulter, il est rentré à Londres un samedi, et ce n’est pas sans quelque émotion qu’il a entendu le lendemain les cloches des temples appeler de leur voix connue les fidèles au service divin.
Je voudrais croire que les dangers et les fatigues de cette longue excursion auront guéri {{M.|Coulter}} de la fièvre des voyages ; mais ne sais-je point par expérience que c’est de toutes les fièvres la plus incurable ? Je me souviens d’un jour où je traversais moi-même un pauvre village situé près du golfe du Mexique. J’entendis tout à coup un orgue de Barbarie répéter une de ces romances que les musiciens de nos rues avaient mille fois en France fait résonner à mes oreilles. L’homme à qui je devais ce souvenir de la patrie absente était un Français lui-même, un débris de notre pauvre colonie du Guazacoalco, réduit à errer misérablement sur les grandes routes du Mexique. Cette {{Tiret|mé|lodie}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||UNE CAMPAGNE DE CHASSE DANS L’OCÉAN PACIFIQUE.|393}}</noinclude>{{Tiret2|mé|lodie}} naïve me plongea dans une mélancolie profonde, et je me surpris, sous le ciel bleu du tropique, au milieu des pompes d’un printemps éternel à regretter les brouillards de France et les soupirs du vent d’automne à travers nos bois dépouillés. Je ne m’attendais pas alors qu’un jour viendrait où, au milieu de ces brouillards de la patrie, je regretterais ma vie inquiète de voyageur et ces vastes horizons du Mexique, dont j’avais tant de fois maudit l’inaltérable azur. C’est pourtant un sentiment semblable que m’a fait éprouver la lecture des récits de {{M.|Coulter}}. Il me semblait retrouver mes propres traces en suivant le voyageur anglais, tantôt sur les grèves de l’Océan Pacifique, tantôt au milieu des savanes et dans l’inextricable labyrinthe des forêts vierges. Après tout, désirer et regretter sans cesse, n’est-ce pas un peu l’histoire de tous les voyages ? Seulement il n’est pas donné à tous les conteurs d’excursions lointaines de porter dans leurs récits cet accent de franchise et ces vives couleurs qui font revivre la réalité aux yeux de quiconque l’a entrevue une fois. Ce reflet de la nature tropicale que j’ai trouvé dans le livre de {{M.|Coulter}}, bien peu de voyageurs ont su le faire passer dans leurs écrits. En faveur de cette abondance de couleur locale, on peut bien pardonner à l’écrivain anglais quelques longueurs et quelques puérilités. De tels livres, malgré leurs défauts, gagneraient à être connus en France. À l’heure où les mœurs publiques semblent se détendre, où la nation a un si pressant besoin de retremper son énergie morale, ces luttes viriles avec une nature vierge n’offrent pas des exemples sans grandeur ni sans utilité. Dernièrement on appréciait ici même les vigoureuses productions du romancier américain Sealsfield. L’Angleterre est riche en récits de voyages et d’aventures où l’on retrouve un peu de l’intérêt puissant et des mâles qualités qu’un critique éclairé signalait à bon droit dans les œuvres du conteur américain. Ces récits sont pour beaucoup dans cette humeur aventureuse, dans cette heureuse et brillante audace, qui caractérisent encore aujourd’hui la race anglaise. Pourquoi la France ne prendrait-elle pas aussi intérêt à ces souvenirs, à ces tableaux des terres lointaines ? Pourquoi, sous l’impression de quelque œuvre émouvante, ne sentirait-elle pas s’éveiller en elle ce goût des voyages, cet instinct de colonisation si communs chez nos voisins ? À coup sûr, l’expérience vaudrait la peine d’être tentée, et on aurait quelque raison d’en espérer le succès, si l’attention publique se portait un peu plus sur les travaux des voyageurs anglais.
{{d|Gabriel Ferry.|3|sc}}<noinclude>
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Si Java doit à l’énergique sagesse de son gouvernement européen, à la supériorité de ses institutions administratives, son importance politique et son rang élevé parmi les colonies hollandaises, elle trouve dans le système qui régit l’exploitation de ses richesses agricoles la principale cause et la meilleure garantie de sa prospérité matérielle. La politique coloniale de la Hollande s’est déjà montrée à nous sous plusieurs aspects ; nous l’avons vue s’étudiant à étendre et à régler les relations commerciales des Indes néerlandaises avec l’Orient comme avec l’Europe ; nous l’avons vue aussi fortifiant les bases et perfectionnant sans cesse le mécanisme de l’administration : les applications de cette politique à l’industrie, à l’économie agricole, ne sont pas moins dignes de notre intérêt ; elles reposent d’ailleurs sur une {{Tiret|con|naissance}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES INDES HOLLANDAISES.|395}}</noinclude>{{Tiret2|con|naissance}} tellement exacte des conditions physiques du sol et du caractère des habitans, que l’étude des institutions ne peut être séparée ici de l’étude des lieux et des coutumes : quand on connaîtra ce que la nature a fait pour Java, on sera plus à même d’apprécier ce que les hommes ont tenté pour développer et compléter son œuvre.
Java s’étend sur l’Océan indien comme un immense ruban de verdure de plus de deux cents lieues de long sur une largeur moyenne de trente lieues. Elle est située au sud, mais à peu de distance de l’équateur et dans une direction légèrement oblique à l’intersection de ce grand cercle avec la surface terrestre. Au sud et à l’est, elle est baignée par la mer des Indes, au nord par la mer fermée de Java. Au nord-ouest, elle n’est séparée de Sumatra que par le détroit de la Sonde, large de quelques lieues seulement ; au sud-est, elle touche presque à Bali. — Les vents régnans de novembre en avril sont les vents d’ouest et nord-ouest ; avec eux commence la saison des pluies torrentielles : c’est la mousson ou saison humide. De mai à novembre soufflent les vents d’est et sud-est : c’est la saison sèche. Pendant la mousson de nord-ouest, les mois de décembre et janvier sont les plus humides ; pendant la mousson de sud-est, les mois de juillet et août sont les plus secs. Ces deux moussons affectent une régularité remarquable dans la mer de Java : dans les détroits et dans l’intérieur de l’île, l’inégalité des surfaces en modifie les effets. La régularité des vents périodiques dans la mer de Java et les petites mers voisines fait la sûreté de la navigation, en sorte que les eaux de l’océan relient plutôt qu’elles ne séparent les innombrables îles de l’archipel et les tiennent en communication constante avec Java, la plus riche et la plus importante de toutes. Le climat de Java, grace aux accidens du sol et à de nombreux cours d’eaux, est d’une chaleur moyenne : humide et chaud dans le voisinage des côtes, moins chaud et comparativement sec dans l’intérieur du pays. Sur les côtes, la température et l’état du ciel varient assez peu ; dans l’intérieur, au milieu des montagnes, de brusques changemens dans la constitution électrique de l’atmosphère amènent des orages fréquens, mais passagers. La différence moyenne annuelle des températures, pour l’île entière, ne dépasse pas, à ce qu’il paraît, 17{{lié}}degrés centigrades. La chaleur la plus forte peut aller, dans de certaines localités, jusqu’à 37 où 38{{lié}}degrés centigrades : la température la plus basse qui ait été observée au sommet des montagnes est de 1{{lié}}degré au-dessous de zéro du même thermomètre. À Batavia, la température moyenne est de 27 à 28{{lié}}degrés centigrades. Le vent d’est est quelquefois brûlant et son action sur la nature animale et végétale est débilitante ; mais l’influence de la mousson pluvieuse fait plus que balancer les inconvéniens de la saison sèche, et le climat moyen de Java est, en somme, l’un des plus sains du monde entier. Les déboisemens<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|396|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>partiels, les cultures, le choix plus judicieux des sites les plus propre à l’érection des habitations européennes, ont amélioré par degrés les conditions sanitaires, négligées dans l’origine de la colonisation, et Batavia elle-même a cessé de justifier la funeste renommée que lui avaient faite les récits des voyageurs. Les deux moussons sont à Java ce que l’hiver et l’été sont dans les pays en dehors des tropiques : les époques du renversement de ces moussons répondent, dans de plus étroites limites, à notre printemps et à notre automne ; mais ces deux époques de transition rapide et considérées comme malsaines ne paraissent avoir d’action sensible que sur l’homme. La végétation languissante pendant les deux mois de grande sécheresse ne s’endort cependant jamais, et, toute l’année, la terre se pare de verdure, de fleurs et de fruits.
La constitution géologique de l’île contribue merveilleusement à maintenir, à entretenir la fertilité du sol. Java se compose d’une chaîne de volcans ; cette chaîne, qui commence près du détroit de la Sonde, dans la résidence de Bantam, et finit au détroit de Bali, dans la résidence de Bézouki, a des nœuds et des rameaux nombreux, et couvre surtout de son réseau la partie centrale et la partie méridionale de l’île. D’une formation plus récente que Sumatra et Bornéo, Java paraît consister principalement en trachite. Des roches calcaires qui reposent sur ce noyau trachitique, surtout à la côte méridionale, paraissent avoir été soulevées en même temps du sein des mers. Les volcans, généralement situés à l’intérieur, se rapprochent rarement du littoral. Autrefois ils en étaient beaucoup plus voisins (ce qui est indiqué à la fois par des faits géologiques et par les témoignages historiques), mais la nature, toujours active, modifiant par degrés la forme primitive de l’île, a fini par l’entourer, surtout au nord, d’une large bande de terrain de nouvelle formation. Ce terrain s’élargit tous les ans par les alluvions marines, par les sédimens que les torrens déposent au terme de leur course précipitée et par les fréquentes inondations de la saison pluvieuse. Cette ceinture, de largeur inégale, a acquis des dimensions considérables, principalement dans les résidences de Batavia et de Krawang. À mesure que l’on s’éloigne de la mer, ce sol devient graduellement plus ferme, plus compacte et plus propre à la culture. Les couches supérieures des montagnes, décomposées par les influences atmosphériques, déchirées par les commotions volcaniques, entraînées le long des versans par les eaux pluviales dans les fonds et les vallées, charriées par les torrens et les rivières, ont fini par recouvrir l’ancien rivage au pied de la masse montueuse. Le sol alluvien a donc lui-même une origine volcanique ; le temps en a dissous les élémens primitifs, les a modifiés et les a mélangés pendant des siècles à des débris de substances animales et végétales. De cet ensemble s’est<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES INDES HOLLANDAISES.|397}}</noinclude>formée une terre végétale toujours plus riche en humus et toujours plus fertile. À mesure que la végétation utile s’est développée dans ces couches préparées par la nature, remuées par la main puissante de l’homme et arrosées par sa prévoyante industrie, les végétaux nécessaires à l’alimentation, les arbres fruitiers, les plantes dont le commerce devait réclamer les produits, se sont présentés dans la richesse et la variété infinie de leurs formes.
Ainsi le climat et le sol concourent à faire de Java l’un des pays les plus fertiles de la terre. En même temps, la diversité des zones constituées par les gradins qui, de la base des chaînes volcaniques, s’étalent jusqu’aux crêtes de l’arête principale, crée autant de climats secondaires différens, dont chacun est propre à une végétation particulière. Il en résulte que les plantes originaires des pays étrangers ont trouvé à Java, pour la plupart, les conditions de sol et de température qui devaient en assurer la naturalisation, et c’est ainsi que l’agriculture a pu résoudre en quelques années le plus beau problème qu’elle eût à se proposer, celui de l’abondance et de la variété des produits.
Toutefois, dans la poursuite de ce grand but, l’industrie européenne n’a pas été secondée uniquement par les conditions favorables du sol et du climat : elle a trouvé dans le caractère des indigènes, dans leur aptitude particulière aux travaux des champs, d’autres élémens de succès qu’elle n’a eu garde de négliger.
Le Javanais est de taille moyenne, bien proportionné, plus petit que l’Européen et le Chinois, mais plus svelte et plus souple dans ses mouvemens. Il a le teint plus foncé que celui de plusieurs nations ou tribus de l’archipel qui lui sont inférieures en civilisation. Son front est haut, ses yeux sont petits, noirs et assez expressifs. Des pommettes saillantes, un nez petit, mais assez bien fait, quoique déprimé à sa racine, un menton bien marqué, un visage rond encadré de cheveux noirs très longs, épais et rudes au toucher, une barbe peu fournie et soigneusement épilée, tels sont à peu près les traits caractéristiques de la race. En général, ce n’est point par la beauté que les Javanais se distinguent, et on ne rencontre guère que dans la classe supérieure des figures rappelant le type hindou. On ne peut voir l’un près de l’autre un Malais et un Javanais sans être frappé de la différence des physionomies. Le regard du Javanais est plus franc, ses traits accusent moins de finesse et plus de bonté. La physionomie du Malais révèle une certaine activité d’esprit, un penchant à l’observation, à l’intrigue, à la défiance. On lit dans les yeux du Javanais le vague des idées, l’indolence du jugement, le besoin ou l’habitude de se placer dans la dépendance de toute supériorité réelle ou supposée<ref>Deux Javanais de la même classe et du même rang se trouvent-ils chargés d’un travail quelconque, l’un {{corr|deux|d’eux}} devient immédiatement le chef sans contestation.</ref>. L’expression de ses traits annonce en<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|398|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>même temps une bienveillance naturelle, une légèreté insouciante, les passions de l’enfance plutôt que celles de l’âge mûr. Le Javanais est cependant capable de déployer une certaine énergie et beaucoup de persévérance, soit dans le bien, soit dans le mal, quand il est conseillé par son intérêt ou par ses préjugés, et conduit par un chef, par un maître, par un supérieur en un mot, que ce supérieur soit Européen ou indigène. Il est superstitieux et crédule<ref>Nous trouvons dans notre journal de voyage la note suivante, qui se rapporte à notre sujet, et que nous copions littéralement :
<p>« Touhan (résidence de Renbang), lundi 4 avril 1845. — Visité, dans ma promenade du soir avec l’assistant résident, un cimetière javanais à quelque distance de la ville. Les tombes sont ombragées par des groupes de multiplians (''Ficus indica'') d’une hauteur et d’une richesse de feuillage, de branches, de racines entrelacées, vraiment extraordinaire. {{M.|Kohler}} (l’assistant résident) m’a fait remarquer parmi ces tombeaux celui d’un pauvre écrivain javanais, sorte de maître d’école fort instruit et dont la mémoire est en grande vénération dans le district. Les jeunes Javanais viennent gratter la mousse qui croît sur cette humble tombe et la mêlent à leurs alimens, dans l’espoir qu’elle développera en eux l’aptitude et l’amour de la science. Quelques-uns passent la nuit étendus sur le tertre mortuaire, pour que tout leur être puisse se pénétrer des émanations de cette sépulture sacrée ; d’autres, dans l’espoir que l’esprit du défunt, errant autour de sa tombe, s’arrêtera un instant sur eux et leur révélera le secret de cette intelligence supérieure qu’ils admirent et qu’ils envient ! »</p></ref>, rarement fanatique, mais religieux dans la véritable acception de ce mot. Certaines pratiques assez irrégulièrement observées satisfont sa conscience. Il trompe moins facilement que le Malais ou le Chinois. Il succombe plus aisément à la tentation du vol. L’immense majorité des Javanais n’ayant guère que des instincts et des préjugés, pas de convictions raisonnées, pas de principes, leurs vertus et leurs vices naissent de leur organisation et de leur contact plus ou moins fréquent avec les étrangers. La tendance la plus manifeste de leur caractère est l’oisiveté, le {{Lang|it|''dolce far fiente''}}. Ils ne travaillent jamais, comme le Chinois, pour gagner beaucoup d’argent ou pour s’enrichir, mais seulement pour s’assurer une nourriture suffisante et se procurer quelques amusemens ; et en même temps satisfaire à ce que l’''adat'' exige d’eux dans des circonstances données. Ils ne savent, en général, ce que c’est qu’épargner et ne pensent pas à l’avenir. Le peu qu’ils possèdent, ils le dépensent ou le troquent. Ceux qui sont dans l’aisance achèteront volontiers ou même avec empressement des bagatelles coûteuses, des parures de luxe, mais ils les revendront avec la même facilité dès qu’ils auront besoin d’argent pour satisfaire quelque autre caprice, car la plupart des Javanais sont acheteurs avides, mais inconstans<ref>Les classes inférieures sont fort adonnées au jeu. Le ''kouli'' javanais (semblable en cela au Chinois de bas étage) joue souvent le salaire du lendemain, ses habits et jusqu’à son mouchoir de tête, vêtement distinctif de l’homme. Les classes aisées se livrent rarement à la passion du jeu. On rencontre parmi les chefs des amateurs d’échecs.</ref>. À leur penchant à l’oisiveté s’allie une appréciation instinctive des beautés de la nature et une sorte de vague<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES INDES HOLLANDAISES.|399}}</noinclude>reconnaissance ou d’attachement pour le champ qui les nourrit, l’arbre qui les protége de son ombre, la fleur qui réjouit leur vue, flatte leur odorat ou complète leur parure. Les travaux de l’agriculture, la pêche, les arts mécaniques, conviennent à leurs goûts, parce que, dans ces heureux climats, où le sol est fertile, la mer calme, les besoins limités, ils n’exigent pas de grands efforts, aucune tension énergique de l’esprit ou du corps. Il faut au Javanais la terre, des occupations rurales, une vie paisible, d’innocentes distractions ; il faut au Malais la mer, les émotions de la navigation, du trafic ou du pillage.
Le Javanais est patient et docile, et même actif et zélé au besoin, Dès qu’on a pu réussir à le convaincre que les ordres qu’il exécute n’ont rien de contraire en principe aux lois traditionnelles de son pays, à l’''adat'', plus sacré pour lui que toutes les lois écrites. En général fidèle et scrupuleux dans l’accomplissement de ses devoirs, il se prête volontiers à l’apprentissage de travaux nouveaux pour lui, quand on lui démontre tranquillement et par des raisonnemens proportionnés à son intelligence les avantages de toute innovation qui, sans compromettre sa responsabilité envers l’''adat'', personnifié dans ses chefs naturels, lui ouvre une perspective de bien-être, d’aisance et de distinction sociale faite pour flatter ses instincts matériels ou sa vanité ; mais si l’événement trompe son attente, s’il s’aperçoit que les argumens qui l’avaient séduit n’ont pas été présentés de bonne foi ou qu’on cherche à l’exploiter sans merci, ses passions se soulèvent : il passe en un instant de la soumission et du dévouement à la révolte, à la violence. Les habitudes guerrières de sa race sont toujours près de se réveiller en lui, et, muni d’une pique, d’un ''klewang'', d’un fusil ou d’un ''kriss'', il se fera justice lui-même, ou se précipitera, à la voix de ses chefs ou de quelques prêtres fanatiques, au rendez-vous marqué par la vengeance.
On voit quels ménagemens le caractère des Javanais impose à leurs maîtres européens. La surveillance trop directe des étrangers les importune, elle leur ôte jusqu’à un certain point l’exercice de leurs facultés. Ils aiment à ne pas être troublés dans leurs travaux, et toute précipitation leur est antipathique. C’est ce que les Hollandais ont compris de bonne heure, et mieux que ne l’auraient fait sans doute d’autres dominateurs occidentaux. Ils ont senti en outre que l’intervention continuelle des chefs indigènes serait la principale ressource et la garantie de leur gouvernement, et ils ont sagement respecté les anciennes institutions dont nous chercherons ici à indiquer rapidement l’esprit.
De tous les royaumes ou principautés indigènes qui ont fleuri à Java et Madura à diverses époques, il ne reste que deux états de quelque importance à Java, Solo ou Sourakarta et Youckio ou Djockjokarta, et deux sultanats dans l’île de Madura. Encore ces états sont-ils administrés par les princes indigènes sous la surveillance et avec le concours<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|400|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>des résidens hollandais. Toutefois les mœurs et les usages javanais s’y sont conservés à peu près dans toute leur pureté. Il en est de même du pays de Préanguer, où les anciennes institutions ont été maintenues presque intactes, surtout en ce qui touche aux revenus, parce que le gouvernement européen y a trouvé jusqu’à présent d’immenses avantages ; ces avantages lui sont assurés par l’intervention des ''régens'' qui, dans le Préanguer (ou les Préanguers), jouissent d’une plus grande autorité que dans les autres résidences de Java. Il y a donc à Java et Madura trois nuances de gouvernement : {{1o|le}} gouvernement direct fonctionnant dans dix-huit résidences et partie d’une dix-neuvième (Sourabaya), où les revenus ont pour base l’impôt territorial réglé par les résidens, de concert avec les régens ; {{2o|le}} gouvernement des Préanguers, où les revenus ont pour base la culture obligée de certains produits, par l’action plus immédiate des régens ; {{3o|enfin}} le gouvernement des pays princiers de Java et Madura, où les princes indigènes conservent la plupart des droits et prérogatives de la souveraineté, à la condition toutefois que leurs états seront administrés par un ''ministre dirigeant'' du choix du gouverneur-général, et placé sous la protection immédiate du résident que le gouvernement colonial entretient à chaque cour. Les contingens à fournir par ces princes, les subsides qui leur sont ou peuvent leur être imposés, les branches de revenus qui sont administrées au profit du gouvernement colonial, l’allocation annuelle garantie au souverain indigène, la police générale, etc., sont autant de points réglés minutieusement par les traités, et ces traités placent les princes javanais, à l’égard du gouvernement hollandais, dans une position parfaitement semblable à celle de la plupart des princes de l’Hindoustan envers le gouvernement britannique.
Il faut dire que de ces trois nuances de gouvernement mixte, celle où domine l’élément indigène est la plus féconde en abus de toute espèce et la moins propre à assurer le développement de la population, de l’agriculture, du commerce. La résidence des Préanguers offre des résultats infiniment plus satisfaisans, dus en partie à l’action plus directe des fonctionnaires européens, mais autant et plus peut-être au caractère remarquablement doux et facile de la population sondanaise qui y domine. Enfin, dans les dix-neuf résidences administrées plus directement encore par les Européens, mais toujours avec le concours des régens, et, en particulier, dans la résidence de Sourabaya, l’agriculture, l’industrie, le commerce, le bien-être des indigènes, ont fait d’immenses progrès, et se maintiendront, sans aucun doute, dans cette voie de prospérité croissante<ref name=p406>Dans les provinces cédées par l’empereur de Solo et le sultan de Youckio, et qui forment aujourd’hui les résidences de Madioune, Kadou, Baguelen, etc., les changemens opérés en dix-huit ans par l’action de l’administration européenne sont réellement {{Tiret|pro|digieux.}}</ref>. Ainsi donc l’intervention européenne<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES INDES HOLLANDAISES.|401}}</noinclude>a été un bienfait immense pour la population ; mais cela prouve avant tout que le gouvernement européen a su tirer parti des institutions du pays, que les gouvernemens indigènes, absolus et égoïstes par leur essence, n’ont respectées que dans les plus étroites limites compatibles avec leurs intérêts.
En principe tous les Javanais sont égaux devant le souverain, c’est-à-dire qu’il est le maître absolu de leurs personnes et de leurs biens, que toute dignité, toute importance sociale, tout honneur émane de lui, et de lui seul, et qu’il peut donner ce qu’il lui plaît, et reprendre ce qu’il a donné au premier comme au dernier de ses sujets. Il n’est qu’une autorité que le Javanais reconnaisse comme supérieure à celle du souverain, c’est l’autorité de l’''adat'', devant laquelle le despote lui-même doit s’incliner, et qu’il peut éluder parfois, mais qu’il n’oserait enfreindre ouvertement. Le souverain étant l’unique source des distractions, les titres et dignités conférés par lui seul constituent autour de son trône une véritable noblesse, qui n’est pas héréditaire de droit, mais qui l’est devenue de fait, par suite du profond respect, de la considération traditionnelle que les Javanais professent pour l’ancienneté des familles et pour les souvenirs glorieux qui relèvent cette illustration du temps. Les princes du sang royal portent le titre de ''panguerang''<ref>Le prince héréditaire prend celui de ''panguerang-adipati''.</ref>. Après eux vient la noblesse, ayant en tête le ''radhen-adipati''<ref>Ou ''râdin-adipati''. ''Râ'', sang ; ''adi'', excellent, exquis.</ref> ou ministre dirigeant<ref>Le ministre ou ''wizier'', considéré comme chef suprême de la justice ou premier magistrat, est désigné par le titre de ''parentah''. Ce mot exprime en javanais d’une manière collective les idées qui se rattachent chez nous aux mots ''ordre public, gouvernement, magistrature''. À Solo, le ''râdin-adipati'' préside la haute cour, dont le siége est dans la capitale et décide en outre un grand nombre d’affaires au dehors. Les chefs de ''dessas'' n’ont qu’une juridiction analogue à celle de nos juges de paix.</ref>. ''Adipati'' est le titre le plus élevé après celui de régent ; viennent ensuite les ''tommonggongs'', les ''ingabeys'', etc. Ces titres sont rehaussés encore, dans de certains cas, par l’addition des mots ''kiahi, maas, radin'', qui les précèdent. Ainsi l’on dit : ''Radin-adipati, radin-tommonggong, maas-tommonggong''. Il faut distinguer de ces titres, qui s’attachent à la naissance, ceux qui désignent plus particulièrement les fonctions ; ainsi les gouverneurs de province portent en général le titre de ''bopati'', leurs lieutenans celui de ''patie'' ou ''pati'', les autres fonctionnaires publics celui de ''mantri''. Le juge, prêtre mahométan qui décide de la nature des délits et des peines à infliger selon le Koran, est désigné par le titre de ''panghoulou'' ; l’assesseur remplissant les fonctions de procureur royal, et appelé surtout à résoudre les questions qui relèvent de l’''adat'', des anciens usages, des coutumes
<ref follow=p406>{{Tiret2|pro|digieux.}} Les revenus, la population, l’aisance générale, tout s’est accru dans une proportion qui a dépassé les espérances du gouvernement.</ref><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|402|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>générales ou particulières, porte la dénomination de ''djacksa'' ou ''yacksa'', etc.
Le signe distinctif extérieur de chaque degré de cette hiérarchie nobiliaire et administrative est caractéristique. Les souverains javanais (et le gouverneur-général hollandais) peuvent seuls faire déployer au-dessus de leur tête un parasol (''payong'') entièrement doré. Les reines et membres des familles royales se distinguent par un ''payong'' jaune ; celui des ''bopaties'' et ''tommonggongs'' est de couleur verte, bordé d’or ; celui des ''kliwons, ingabeys, ronggos, demangs, mantries'', doit être rouge, etc. Enfin, des chefs de ''dessas'' inférieurs ne peuvent se permettre qu’un ''payong'' de couleur foncée ; ainsi le veut l’''adat''.
Les principales dispositions du code indigène et de l’''adat'' ont été conservées par les Hollandais dans les résidences soumises directement à l’administration européenne. Dans chaque résidence s’assemble toutes les semaines une cour provinciale, présidée par le résident, le résident-adjoint ou le secrétaire de la résidence. Dans cette cour siégent un certain nombre de chefs indigènes comme assesseurs, avec un ''yacksa'' et un ''panghoulou'' (ou plusieurs, suivant l’importance des provinces). Les affaires administratives sont réglées par les résidens et résidens-adjoints, de concert avec les régens et ''paties'', et, pour les détails relatifs aux cultures, à la répartition de l’impôt territorial, etc., par les contrôleurs européens, de concert avec les chefs de district. Suivant les anciennes institutions javanaises, ''la terre'' doit satisfaire aux engagemens envers le souverain, et, à défaut de la terre, ''la personne''. Les terres, affermées de père en fils à une certaine classe de citoyens des ''dessas'', sont considérées comme la propriété commune de chaque ''dessa'' ou village. La population des ''dessas'' se divise en ''tjatjas'' ou grandes familles composées d’un chef et de plusieurs ménages dans la dépendance de ce chef, ou bien en ''héritiers'' et ''dépendans'' ou sujets. — Cela posé, le souverain a droit au cinquième du produit de toutes les terres d’une ''tjatja'', ou à certains services personnels, pour l’acquittement de ce droit ou impôt. Le nombre des ménages ou familles qui composent la ''tjatja'' est plus ou moins considérable, suivant la quantité de champs de riz dont le chef de la ''tjatja'' peut disposer, et suivant le nombre de bras nécessaires à l’exploitation. Les chefs prélèvent sur les champs dont ils disposent la moitié ou les deux cinquièmes de la récolte, suivant leur fertilité. Dans les régences des Préanguers, les ''tjaijas'' sont évaluées, l’une dans l’autre, à vingt deux personnes ou environ quatre familles. Si le chef d’une ''tjatja'' préfère s’acquitter envers l’état par des services personnels, il désigne pour l’accomplissement de ces servitudes un certain nombre de ses dépendans, qui alors sont affranchis de l’impôt, ou bien le service est réparti entre les différens ménages, et, dans ce cas, chaque individu paie,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES INDES HOLLANDAISES.|403}}</noinclude>dans la même proportion, un impôt moindre que celui qu’il aurait eu à payer au chef dans les cas ordinaires.
{{c|{{rom-maj|II}}.|fs=120%|mt=3em|mb=2em}}
Les premières tentatives des Européens pour exploiter les richesses naturelles de Java ne furent pas heureuses. On avait trop peu tenu compte des habitudes et des besoins de la population indigène. Le but des gouvernemens européens qui se sont succédé à Java ayant été principalement de tirer tout le parti possible de la puissance productive du sol, divers systèmes furent imaginés et mis en pratique pour l’atteindre. Certaines cultures furent obligatoires jusqu’en 1808 inclusivement ; elles le sont encore dans les Préanguers. On introduisit ensuite le système des {{Lang|nl|''landrenten''}} (impôt territorial), système dans lequel les ''sawas'' (terres à riz) devaient payer, d’après leur plus ou moins de fertilité, une demi, deux cinquièmes ou un tiers, et les ''tagal'' ou terrains élevés propres à la culture des autres céréales, un tiers de la récolte. L’acquittement de cet impôt devait avoir lieu en argent, et la perception en fut confiée à des collecteurs indigènes qui jouissaient d’une commission de {{lié|8 pour 100}}. L’application de ce système eut pour résultat de faire tomber la valeur des propriétés foncières. La moitié ou les deux cinquièmes de la récolte devant revenir au gouvernement, l’autre moitié ou les trois cinquièmes appartenant, d’après l’''adat'', au cultivateur immédiat, il devenait désavantageux de posséder plus de terre qu’on n’en pouvait cultiver ''de ses propres mains''.
De 1816 à 1830, on adopta de nouvelles mesures, surtout dans l’intention d’augmenter la production du café. On eut la pensée d’assurer au Javanais qui aurait acquitté sa quote-part de l’impôt l’autre partie de sa récolte, comme juste et suffisante rémunération de son travail. L’idée était bonne en principe, mais inapplicable à la production du café sur une grande échelle. Cette culture impose, en effet, au Javanais des charges de toute espèce, et la réalisation de la récolte présente de grandes difficultés, sans compter qu’elle se fait attendre quatre longues années.
Ces théories abstraites, appliquées à une société dont on méconnaissait le caractère et les habitudes séculaires, ne pouvaient exercer qu’une fâcheuse influence. On accordait au Javanais, en principe, la libre disposition de sa personne et du produit de son travail, mais on lui faisait acheter ces avantages par le paiement d’un impôt territorial et par l’obligation de planter du café dans des conditions telles que les fruits de son labeur devenaient inévitablement la proie des spéculateurs et des usuriers. « Que l’on compare, disait à ce propos le {{Tiret|gou|verneur}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|404|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>{{Tiret2|gou|verneur}} Van den Bosch, à ce système des {{Lang|nl|''landrenten''}} et des cultures spéciales ''forcées'' le mode de culture même ''obligée'' basé sur l’''adat'' : dans ce cas, chaque ''dessa'' est obligé de fournir un certain nombre d’hommes pour l’établissement des jardins à café, par exemple ; mais par ce moyen, il est affranchi immédiatement de l’impôt sur les terres. Chaque habitant peut donc faire cultiver son champ par un autre moyennant cession de la partie de la récolte qui aurait dû revenir au gouvernement, ou se faire remplacer pour la plantation du café en cédant à un tiers la jouissance de cette partie de la récolte. Un grand nombre de chefs de famille, profitant de ces dispositions, abandonnent à leurs ''wouwongs'' ou ouvriers la tâche de planter le café<ref>C’est le système encore en vigueur aux Préanguers, et qui a eu les résultats les plus satisfaisans pour le gouvernement sans que le bien-être des indigènes paraisse en avoir reçu la moindre atteinte. Ce système est sans doute susceptible d’améliorations, et les habitans des Préanguers pourraient être plus indépendans, plus aisés, plus heureux, en un mot, qu’ils le sont sous l’influence du système que nous signalons ; mais la supériorité de ce système, comparé à ceux qui ont été essayés avant Van den Bosch, nous semble incontestable.</ref>.
La culture et la fabrication du sucre, celle de l’indigo et de divers autres produits, furent encouragées par le gouvernement, pendant cette même période de 1816 à 1830, et soutenues par tous les efforts, par tous les sacrifices que l’espoir du succès pouvait autoriser : le résultat ne répondit que bien imparfaitement à l’attente générale. Les choses en étaient arrivées à ce point que, les frais de culture et de fabrication des produits coloniaux coïncidant avec le bas prix de ces produits en Europe, la valeur relative des exportations de Java menaçait, dès 1828 et 1829, de décroître dans une proportion effrayante pour l’avenir de la colonie : tout concourait à indiquer combien l’état de l’industrie agricole laissait à désirer sous le rapport de l’extension comme sous celui de la stabilité des produits. Il devenait donc urgent de se frayer une route nouvelle où le Javanais eût intérêt à suivre son guide européen, parce que chaque pas qu’il y ferait lui assurerait un avantage réel et palpable, sans contrarier en rien ses habitudes domestiques.
C’est au gouverneur Van den Bosch que revient l’honneur d’avoir marché le premier dans cette voie féconde. Après avoir étudié sérieusement la condition sociale des Javanais, Van den Bosch reconnut l’importance des deux grands principes qui lui servent de base. Ces principes, nous les avons déjà indiqués : {{1o|toutes}} les terres à Java sont des ''terrains communaux'' ; {{2o|ces}} terres sont réparties à une certaine classe de citoyens, tandis qu’une autre classe est privée de toute propriété immédiate et se trouve dans une dépendance plus ou moins complète des propriétaires de fait. Van den Bosch comprit qu’il ne pourrait faire réussir un système de culture à Java qu’en se mettant<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES INDES HOLLANDAISES.|405}}</noinclude>d’accord avec ces principes, ainsi qu’avec les habitudes domestiques des indigènes. Ceux-ci étant à la fois indolens et intéressés, avides de gain et peu portés au travail, il fallait trouver une combinaison, telle que le Javanais et principalement les ''tjatjas'' (héritiers) eussent à travailler moins de temps, ou qu’avec le même travail que par le passé ils jouissent de plus d’avantages. À cet effet, Van den Bosch adopta, comme principe, « qu’un ''dessa'' qui consacrerait un cinquième de ses champs de riz à la culture d’une autre plante d’un produit propre aux marchés d’Europe, et ne demandant pas plus de travail que la culture du riz, serait exempté du paiement de l’impôt territorial ; qu’en outre ce ''dessa'' profiterait, d’après une juste évaluation, de la valeur des produits livrés en sus de la valeur représentative de l’impôt ; que les récoltes manquées seraient pour le compte du gouvernement, pourvu toutefois que cette perte ne dût pas être attribuée à un manque de zèle et d’activité de la part des Javanais. »
Nul doute que ces principes ne fussent entièrement dans les intérêts du Javanais ; ils lui permettaient non-seulement de retirer de plus grands avantages de la culture de ses terres, mais encore de restreindre son travail dans les bornes qui conviendraient le mieux à ses forces, à ses habitudes, à l’accomplissement de ses devoirs domestiques. Il ne suffisait pas, en effet, de faire cultiver des plantes desquelles on pût obtenir des produits propres aux marchés d’Europe ; ces plantes devaient souvent subir une préparation manufacturière ou manipulation spéciale avant de pouvoir être employées, et cela exigeait beaucoup de capitaux, de connaissances et de soins particuliers que, dans bien des cas, on ne pouvait attendre du Javanais ; c’est pourquoi il était nécessaire de mettre l’industrie, les capitaux européens et chinois en rapport intime avec toute l’entreprise, afin d’assurer une manipulation convenable de la matière cultivée. Van den Bosch invita donc les personnes que leur position, leur caractère et leur instruction rendaient les plus propres à diriger de grandes exploitations agricoles, à traiter avec le gouvernement colonial, qui leur ferait au besoin, et avec la plus grande libéralité, les avances de fonds nécessaires pour l’érection de grands établissemens, et les aiderait de son influence, à la seule condition, par eux, de se conformer strictement, dans leurs relations avec les indigènes, aux intentions paternelles du gouvernement. Cet appel fut entendu.
Dans certains cas, comme pour la culture de la canne à sucre, il fut jugé nécessaire, pour ne pas faire peser sur une partie de la population un travail trop lourd, de diviser la culture de cette plante de manière qu’une partie des ouvriers fût chargée de la culture jusqu’à maturité de la plante, une autre partie de la récolte, une troisième du transport jusqu’aux fabriques, une dernière partie enfin du travail<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|406|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>dans les fabriques. Comme le Javanais ne travaille pas volontiers sous la surveillance des Européens et préfère la surveillance et la direction de ses chefs, on alla aussi au-devant de son penchant ; le service des fonctionnaires européens fut considérablement restreint. Ces fonctionnaires se bornèrent à veiller à ce que les travaux de culture, de récolte et de transport se fissent en temps utile.
Ces principes généraux, pris pour base, subirent, dans l’application, autant de modifications que les circonstances et les usages locaux le permettaient. C’est ainsi que, dans certaines résidences, on a satisfait au vœu des Javanais de cultiver certaines plantes pour leur propre compte ; ils y employaient parfois la plus grande partie de leurs champs de riz, parce que ces cultures nouvelles leur procuraient plus d’avantages que la culture du riz, quoique, dans ce cas, ils eussent à payer l’impôt territorial. Cependant les terres à riz n’ont pas toujours été affectées aux cultures en question, et là où ces terres sont rares, on a permis aux Javanais de se servir pour leurs cultures de terrains élevés. On n’a voulu négliger aucun moyen de leur rendre le travail agréable, et, malgré tant de précautions, tant d’encouragemens, ce n’est pas sans de grandes difficultés qu’on est parvenu à vaincre la répugnance des indigènes pour le travail. Les précautions à prendre dans l’application de ce système durent varier aussi selon les districts où il était introduit. Là où on rencontrait une trop grande résistance, Van den Bosch recommandait lui-même de s’en tenir au principe « que la culture d’un cinquième des terres donnant des produits propres aux marchés d’Europe libère le Javanais de l’impôt, et que le planteur a satisfait à l’obligation qui lui est imposée, lorsqu’il a soigné la plante jusqu’à maturité ; » mais, là où les cultures étaient établies sur un bon pied, comme dans les districts de l’est, Van den Bosch recommandait de n’y apporter d’autres changemens que ceux qui seraient réclamés par la population. En général, le Javanais n’aime pas les changemens. Dans les districts où l’ignorance des indigènes pouvait paralyser l’extension des cultures, on commençait par mettre à part une étendue de terrain (de préférence des terres à riz) équivalant, autant que possible, à un cinquième des ''sawas'' d’un ''dessa''. La population chargée de la culture requise était ensuite divisée en petits groupes, qui se relevaient de telle façon qu’il y eût toujours quatre hommes disponibles pour la préparation du terrain, et qu’un seul des quatre travaillât. D’habiles ''mandoors'' chinois dirigeaient les travaux, qui étaient soumis d’ailleurs à l’inspection de chefs javanais. Les mêmes règles étaient appliquées pour la récolte.
En général, tous les travailleurs occupés à une culture pour compte du gouvernement étaient exemptés de l’impôt. Le transport de la récolte était l’objet d’une disposition semblable. Les bêtes de somme et<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES INDES HOLLANDAISES.|407}}</noinclude>les voitures nécessaires à cet effet devaient être fournies également contre libération de l’impôt et d’après le principe du travail d’un homme sur quatre. Enfin, le travail dans les fabriques était confié, autant que possible, à des travailleurs libres, et là où l’on ne pouvait s’en procurer, il était réglé comme les autres travaux ; mais, dans ce cas, il était alloué aux ouvriers une ration de riz et de sel, parce que le travail des fabriques exige plus de jugement et de plus grands efforts.
Telles sont les dispositions fondamentales du nouveau système des cultures. Avant de montrer comment ce système fonctionne aujourd’hui, il nous paraît nécessaire d’indiquer dès à présent le principal inconvénient qu’il présente. Une préoccupation inévitable a dominé à toutes les époques, et même sous l’administration de Van den Bosch, les déterminations des commissaires-généraux et des gouverneurs-généraux relatives à l’amélioration et au développement des cultures à Java. Nous voulons parler du désir qu’ils ont éprouvé, ou, pour mieux dire, du devoir qui leur était imposé de veiller avant tout aux intérêts de la mère-patrie. À la satisfaction de ce désir, à l’accomplissement de ce devoir, ont été sacrifiés, en mainte circonstance, les intérêts réels de la colonie. Van den Bosch a le plus approché de la solution du problème qui consistait à concilier ces intérêts divergens, et c’est là sa gloire ; mais les grands principes qu’il a posés n’ont pas tous reçu une application satisfaisante, ou même, lorsqu’elle l’a été, aussi satisfaisante qu’elle eût pu l’être. D’ailleurs, le mouvement imprimé par les grands et incontestables résultats du système a entraîné la spéculation et le gouvernement lui-même (qui l’encourageait de ses capitaux et de son influence) à des entreprises dispendieuses et précipitées. Ces entreprises se sont tellement multipliées, qu’elles ont porté atteinte, d’un côté, à la sage administration des finances, de l’autre, ce que nous considérons comme plus grave encore, à l’équilibre qu’il importe tant de maintenir, à Java, entre les produits alimentaires indispensables à la consommation d’une population considérable et croissante et les autres produits du sol réclamés par l’exportation. Le Javanais, imprévoyant par nature, a besoin d’être surveillé jusque dans l’exploitation la plus légitime, la plus essentielle de son champ, celle qui doit assurer la subsistance de sa famille. On comprend dès-lors combien il est important de ne pas trop encourager les cultures dont les produits intéressent surtout le commerce extérieur, au détriment de celles que réclament les besoins de la colonie.
Les excursions que nous avons faites dans l’intérieur de Java, notre séjour prolongé dans certaines localités et les occasions fréquentes que nous avons eues de consulter les fonctionnaires européens et les planteurs les plus éclairés, nos entretiens enfin avec plusieurs indigènes appartenant à diverses classes de la société javanaise, nous ont mis à<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|408|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>même d’envisager, sous tous ses aspects et dans toutes ses conséquences, le système des cultures. Nous avons surtout recueilli d’utiles renseignemens à cet égard dans nos relations avec deux nobles javanais, l’un, sultan de Sumanap, dans l’île de Madura, homme éminent par ses qualités personnelles et par sa profonde instruction dans tout ce qui touche aux mœurs, aux coutumes, aux langues, à l’agriculture et à l’industrie des indigènes ; l’autre, ancien régent, administrateur habile et éclairé, distingué par son instruction, par ses vues libérales, par l’élévation de son esprit. L’un et l’autre avaient réussi à s’affranchir de bonne heure de l’influence des préjugés qui paralysent l’intelligence de l’immense majorité de leurs compatriotes. Ils étaient tous deux sincèrement attachés au gouvernement hollandais et reconnaissaient les tendances humaines et paternelles de ce gouvernement. Tous deux approuvaient hautement l’esprit du nouveau système des cultures et admettaient sans hésiter les sages principes qui lui servent de base ; mais ils pensaient que l’application de ces principes avait compromis, dans plusieurs localités, les vrais intérêts de l’état et le bien-être des cultivateurs, parce que les fonctionnaires européens chargés d’assurer l’exécution des ordres du gouvernement n’avaient, pour la plupart, qu’une connaissance superficielle des mœurs des indigènes, de l’organisation commune et des ressources agricoles du pays. Ils appuyaient leur opinion d’un grand nombre de faits que l’expérience leur avait révélés, et dont leurs connaissances spéciales leur permettaient d’apprécier la portée. Ce que nous avons vu de nos propres yeux à Java a pleinement confirmé l’exactitude des conclusions auxquelles étaient arrivés nos deux nobles amis javanais.
En voyageant dans les plus riches provinces de cette île immense, nous avions été frappé du mouvement continuel de la population. À l’époque de la récolte du ''pady'' (riz arrivé à sa maturité), nous avions remarqué que, malgré la foule immense qui couvrait les routes et se pressait dans les bazars, une grande partie de la population, les femmes et les enfans surtout, était occupée aux travaux de la moisson. Un jour, nous voulûmes examiner de plus près comment procédaient ces moissonneurs, et nous pûmes nous assurer qu’ils coupaient les gerbes, ou panicules de ''pady'', avec un instrument grossier de forme toute particulière, qui se nomme en javanais ''anî-anî''. C’est un tranchet de très petite dimension engagé par le dos dans un morceau de bois mince et plat, évidé de manière à s’adapter à la forme de la main ; cette main qui l’embrasse a pour points d’appui, d’un côté, une espèce d’axe vertical, mais latéral, en bambou, uni au tranchet par une entaille dans laquelle entre le morceau de bois ou planchette dont nous avons parlé ; de l’autre, la tige de riz à couper. Il était évident qu’avec une faucille passable, un seul moissonneur eût pu faire aisément, dans un champ<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES INDES HOLLANDAISES.|409}}</noinclude>de riz en épis, la besogne de vingt Javanais munis de leurs ''anîs-anîs''. Nous saisîmes la première occasion qui se présenta d’exprimer au vieux régent dont nous avions fait la connaissance notre étonnement de ce que les Javanais pussent persister à employer un procédé aussi compliqué et nous suggérâmes l’emploi des faucilles, en insistant sur l’économie de temps et de travail qu’on ne manquerait pas d’obtenir avec cet instrument. « J’admets en principe, nous répondit le noble cultivateur (car depuis qu’il avait quitté la carrière administrative, il faisait de la culture de ses champs sa principale occupation et ses délices), j’admets la supériorité d’un instrument tel que celui que vous venez de me désigner sur nos grossiers ''anîs-anîs'' ; mais l’introduction de la plupart de vos outils aratoires, en particulier celle de vos faucilles pour la coupe du ''pady'', est inadmissible dans notre système agricole. Nous ne saurions faire aucun changement important dans notre manière de planter et de recueillir nos produits. Ces procédés nous ont été transmis par nos ancêtres et sont en harmonie avec nos mœurs et nos usages. Le ''pady'', par exemple, ne peut être planté que tige par tige et à la main. Pour ce travail, on n’emploie généralement que des femmes, et cela de temps immémorial. Ce sont elles seules qui font la récolte. La partie du travail assignée aux hommes par l’usage consiste uniquement à préparer la terre et à la pourvoir d’eau. Par suite de ces règles traditionnelles et invariables, les femmes ont droit à la sixième part du ''pady'' qu’elles coupent. Il serait d’ailleurs assez difficile d’employer des faucilles pour cette récolte, attendu que l’on trouve rarement un champ de ''pady'' qui ait atteint le même degré de maturité sur toute sa superficie, et qu’on est pour ainsi dire obligé de ne couper qu’un épi (un panicule) à la fois. Les plantes qui ne sont pas mûres sont laissées (toujours suivant l’usage) à la disposition des veuves sans famille, qui les enlèvent aussitôt que la récolte a été rentrée.
Ces explications si simples et si concluantes nous touchèrent et firent naître en nous le désir de pénétrer plus avant dans le mystère des institutions javanaises. Plusieurs conférences de la même nature nous éclairèrent par degrés sur le rôle que les employés européens devaient être appelés à jouer dans le système des cultures. Ce rôle serait d’autant plus utile, que les employés éviteraient plus soigneusement de contrarier les habitudes adoptées par les Javanais depuis des siècles pour la répartition des travaux agricoles. Nous comprenions déjà que les surveillans européens devaient se borner à prendre des mesures efficaces pour procurer de l’eau aux champs qui en manquaient, ordonner des défrichemens partout où les localités et la force de la population le permettraient, ouvrir des routes ou améliorer les routes existantes dans la direction des marchés, et enfin protéger activement les cultivateurs dans le transport et au moment de la vente de leurs<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|410|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>produits. Nous acquîmes d’ailleurs bientôt la certitude que, si l’intervention trop directe des employés européens dans les arrangemens agricoles des Javanais présentait de graves inconvéniens, leur surveillance active sur les chefs qui président à la répartition des travaux des champs et des corvées pouvait avoir les meilleurs résultats pour ''la tranquillité et le bien-être des pauvres cultivateurs'', qu’elle seule pouvait conduire à l’extension des ressources agricoles de la colonie et à la perception régulière de l’impôt. En effet, d’incroyables abus se sont glissés dans l’administration des ''dessas'', considérés comme communautés agricoles, et ces abus compromettent à la fois la tranquillité, la prospérité des villages et les revenus du gouvernement. La perception de l’impôt territorial à Java est une opération compliquée, délicate, qui exige une surveillance fort active, une certaine adresse, beaucoup de prudence et de fermeté. En dernière analyse, le produit de cette opération ne réalise jamais qu’incomplètement les modestes espérances du trésor, attendu que l’administrateur européen le plus habile et le plus prudent est nécessairement, à certains égards, dupe volontaire ou involontaire du contribuable javanais. Les us et coutumes et l’organisation communale ne sont pas les mêmes pour toute l’île, il y a surtout des différences notables entre le pays de Soonda, à l’ouest de Chéribon, et le Java proprement dit, à l’est ; mais les inconvéniens de l’influence excessive des chefs indigènes sont à peu près les mêmes du détroit de la Sonde à l’extrémité de Madura.
On voit que le nouveau système des cultures exige, de la part des fonctionnaires chargés de l’appliquer, une rare intelligence des mœurs javanaises. Toutes les dispositions de ce système sont empreintes d’un respect profond pour ces mœurs comme pour ces institutions locales. Nous n’en voulons pour exemple que le principe fondamental en vertu duquel un Javanais ne travaille qu’un jour sur quatre. Ce principe est parfaitement sage, car le cultivateur employé aux plantations du gouvernement est très souvent requis, en rentrant chez lui, pour aller le lendemain aux corvées. Il faut de plus qu’il donne ses soins à ses propres cultures, qu’il s’occupe de la vente de ses denrées, qu’il répare ou entretienne sa maison, qu’il assiste aux ''sedekas'' ou autres jeux ou cérémonies domestiques qui occupent ses loisirs. Il convient donc de ne le faire travailler aux cultures du gouvernement qu’un jour sur quatre.
Une autre disposition du système, celle qui accorde au gouvernement, pour les cultures destinées à l’exportation, un cinquième des terres à riz (''sawas''), mérite également d’être citée avec éloge. En effet, le repos des terres qui, pendant quatre années, ont été plantées en riz leur assure une continuelle fertilité. Les pluies de la mousson offrent d’ailleurs à Java un excellent engrais, le meilleur par le fait dont il<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES INDES HOLLANDAISES.|411}}</noinclude>soit possible de profiter, attendu que la difficulté des transports rendrait l’introduction d’un système d’engrais artificiel à peu près impraticable.
De grandes améliorations ont été apportées dans l’existence politique des communes depuis seize années, et c’est aux règles adoptées pour la perception de l’impôt territorial qu’on le doit. On est revenu en partie aux anciens usages sur les droits des cultivateurs ; le produit moyen réel des ''sawas'' a été mieux connu, et chaque cultivateur sait ce qu’il doit payer d’impôt pour sa part de terrain ; car, lorsque le résident fait sa tournée pour arrêter la répartition de l’impôt, il est toujours accompagné de quelqu’un des anciens de chaque ''dessa'', indépendamment du chef. Les habitans sont exactement informés, de cette manière, du chiffre total auquel leur ''dessa'' est imposé, et la répartition de détail se fait en conséquence. Dans le cas où la juste répartition de l’impôt éprouve des obstacles par suite de la malversation des régens, les administrations communales ont droit de remontrance. Plusieurs fois, depuis 1816, les corps municipaux d’un ou plusieurs districts se sont rassemblés soit pour porter plainte contre leurs régens, soit pour se plaindre qu’on les surchargeait de travaux ; ce dernier cas s’est présenté deux fois, en une seule année, dans la même résidence.
Il importe de donner une idée des abus dont les ''dessas'' ont souffert de tout temps, et qu’on est loin d’avoir complètement extirpés. Les terres de chaque ''dessa'' appartiennent en partie aux premiers défricheurs ou à leurs descendans, en partie à la communauté. Or, le gouvernement ayant fixé une unité de superficie, le ''yonk''<ref>Plus exactement ''djong'', mesure agraire d’origine javanaise égale à 2,000{{lié}}perches carrées ou à 2{{lié}}hectares et un peu plus de huit dixièmes.</ref>, dont le quart est désigné par le nom de ''bow''<ref>Le ''bow'' (prononcez ''baou''), quart du ''djong'', vaut sept dixièmes d’hectare.</ref>, les ''dessas'' ont appliqué cette dernière désignation à la quote-part de terrain que chaque homme cultive ; mais la superficie réelle varie par suite de causes diverses et selon les localités. Il y a donc de grands et de petits ''bows''. Les corvées sont réparties en conséquence, mais les chefs de ''dessas'' font peser également l’impôt territorial sur tous les ''bows'', grands ou petits. On s’est assuré que, dans certaines localités, il y avait des ''bows'' de 1,500{{lié}}perches carrées, d’autres qui n’atteignaient pas 400{{lié}}perches : or, comme la superficie légale du ''bow'' est de 500{{lié}}perches, il en résultait que, parmi les propriétaires de ''bows'' également imposés, il y en avait qui possédaient plus de trois ''bows'' et ne payaient pas plus que le pauvre cultivateur qui ne possédait que trois quarts de ''bow''<ref>Il nous a été affirmé, par des personnes entièrement dignes de foi, qu’il existait deux fois autant de ''sawas'' qu’il y en avait de portées sur les ''piagems'' (rôles des contribuons), en sorte que les intérêts du gouvernement et ceux des pauvres cultivateurs sont également lésés par les abus que nous avons indiqués.</ref>. D’autres abus non moins crians<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|412|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>se sont glissés ou plutôt maintenus dans l’administration des terre des ''dessas'' ; mais le détail nous en mènerait trop loin. Il importait de constater d’abord que les quotes-parts de ''sawas'' sont loin de contenir toutes la même superficie ; elles diffèrent aussi en qualité : les meilleures sont ordinairement la part du chef et des membres du conseil municipal. Les terrains qui viennent ensuite appartiennent à la première classe des habitans, de ceux qui sont les plus aisés, parce qu’ils possèdent beaucoup de buffles. On distingue cette classe des autres par la dénomination d’''orang-tanni'' ; elle équivaut à ce que nous appelons en Europe bons fermiers. La seconde classe prend les meilleures terres parmi celles que les autres ont laissées, et ce qui reste après ce triage est partagé entre les habitans de la troisième classe. La quatrième classe d’habitans, qui se compose de pauvres journaliers, est entretenue par les notables, qui s’en servent pour faire cultiver leurs ''sawas'' et faire leurs corvées hors du ''dessa''. Ils n’ont point de part à la répartition des ''sawas''. La vie nomade qu’ils mènent pour la plupart ne permettrait pas d’obtenir d’eux, sans de grandes difficultés, le paiement de la rente des terres qu’ils auraient reçues en partage. Cette classe peut être en tout point assimilée à nos pauvres métayers d’Europe, à qui, pour les faire travailler, il faut fournir les semences et les instrumens aratoires, ainsi que la nourriture pour toute la famille.
Il est naturel qu’on ait tenu compte de cet état de choses dans la répartition de l’impôt et que les notables aient plus à payer que les autres. D’ailleurs, les habitans des dernières classes n’ayant pas de buffles, ce sont ceux des premières classes qui les fournissent, lorsque le gouvernement exige quelque culture spéciale de leur ''dessa''. Ils les prêtent aussi aux habitans des deuxième et troisième classes pour la culture de leurs ''sawas'', etc. D’après les habitudes et coutumes locales, ce sont eux encore qui, lors des tournées des employés, tant européens qu’indigènes, fournissent les provisions de bouche, l’huile de lampe, les lits, le bétel, le tabac, les chevaux, tant pour ces chefs que pour les personnes de leur suite, tandis que les deux dernières classes sont seulement chargées de couper l’herbe pour les chevaux et de porter les bagages jusqu’aux haltes ou stations prochaines. Ainsi les deux dernières classes sont dans une dépendance absolue vis-à-vis des premières, auxquelles elles sont forcées de s’adresser, et par qui elles sont assistées dans leurs besoins.
{{c|{{rom-maj|III}}.|fs=120%|mt=3em|mb=2em}}
Il nous reste à apprécier le système des cultures dans ses rapports avec le système de l’impôt territorial, et ici nous avons un fait grave à signaler. Le mode de rétribution adopté par le gouvernement pour le<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES INDES HOLLANDAISES.|413}}</noinclude>travail des cultures peut compromettre la prospérité des ''dessas''. Si chaque homme est libéré de {{lié|7 florins 50}} (''cuivre'') par le seul fait de sa participation au travail des cultures, une fâcheuse confusion ne peut manquer de s’introduire dans l’administration du ''dessa''. Comment un chef peut-il répartir également l’impôt sur toutes les terres sans léser les droits de propriété garantis aux habitans par les règlemens et particulièrement par l’article{{lié}}14 de l’arrêté du 4{{lié}}janvier 1819 ? L’effet inévitable de cette mesure doit être de faire rentrer les Javanais, dans un avenir prochain, sous la domination des chefs des districts et des prêtres, domination dont l’action du système de l’impôt territorial les avait en partie délivrés. Les meilleures ''sawas'' deviendront la propriété exclusive des chefs de ces deux catégories, et les cultivateurs n’auront que des terres de qualité inférieure, d’où ils retireront à peine le riz nécessaire à la subsistance de leur famille. Le sort des basses classes sera alors pire que celui des esclaves, car toutes les charges seront pour elles, et tous les bénéfices, fruit de leurs sueurs, resteront en partage aux chefs et aux prêtres.
L’état des provinces, autrefois pays princiers, à l’ouest du Banjoumas, avant que le gouvernement néerlandais en eût pris possession, et même celui des Préanguers, témoignent des conséquences ruineuses d’un tel système pour le bien-être des propriétaires. Il ne faut pas s’imaginer, en effet, que tous les régens de Java soient de la trempe des anciens patriarches, auxquels on les a comparés. Les mobiles ordinaires de leurs actions sont l’intérêt et l’orgueil, et j’ai entendu dire à des personnes qui, pendant vingt ou trente années de séjour dans la colonie, ont pu étudier les rapports ordinaires de la population avec ses chefs, qu’à l’exception de quelques employés européens qui ont été de véritables fléaux pour les provinces qu’ils ont administrées, les Javanais ne connaissaient pas de plus grands oppresseurs que leurs propres chefs. Il ne faut pas oublier, d’ailleurs, que le système des revenus fonciers est le palladium de la prospérité financière des Indes néerlandaises, et que la perception régulière de l’impôt, la livraison exacte des produits, dépendent entièrement de la bonne administration des communes. Il faut que les caisses et les magasins du gouvernement se remplissent par les soins des chefs indigènes, et que les autorités hollandaises n’aient d’autre souci que de faire contrôler les rentrées. Se flatter de faire concorder partout et en tout temps le système des cultures avec celui des revenus fonciers, ce serait se tromper étrangement. L’incertitude des récoltes, les fluctuations de prix, sont autant d’obstacles insurmontables à une pareille combinaison.
En somme, le vrai, l’immense bienfait du système des cultures, c’est d’avoir permis d’agir utilement sur le caractère indolent des Javanais en respectant leurs usages, c’est d’avoir amélioré la condition du {{Tiret|cul|tivateur,}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|414|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>{{Tiret2|cul|tivateur,}} d’avoir créé pour ainsi dire une industrie nouvelle à Java et d’avoir mis en jeu des capitaux considérables qui répandent dès à présent dans les districts sagement et paternellement administrés une vie, une aisance inaccoutumées. Après avoir constaté ces avantages, nous devons constater aussi un abus contre lequel le gouvernement colonial fera bien de se tenir en garde. C’est lui-même qui malheureusement a introduit dans le système des cultures un élément dangereux tant au point de vue moral qu’au point de vue matériel. Je veux parler des commissions accordées aux fonctionnaires des différens ordres, tant européens qu’indigènes, à l’effet d’activer la production, commissions connues à Java sous le nom de ''pour-cents'' des cultures<ref>Sur la livraison nette et réelle de café, les résidens, résidens-adjoints, régens, contrôleurs, ''patties'' et chefs de districts, ont 6{{lié}}cents (environ 10{{lié}}centimes) par ''picol'' (125{{lié}}{{abr|lb.|livres}} de Hollande) ; les chefs de ''dessas'', 24{{lié}}cents ou environ 40{{lié}}centimes par ''picol''.
<p>Sur la livraison brute de sucre, les résidens reçoivent 10{{lié}}''cents'' par ''picol'', ainsi que les régens et chefs de district ; les ''patties'', 2{{lié}}cents ; les chefs de ''dessas'', 8{{lié}}''cents''.</p>
<p>Sur la livraison brute d’indigo, les résidens, 4{{lié}}''cents'' par {{abr|lb.|livre}} ; les régens, 8{{lié}}''cents'' ; les chefs de district, 4{{lié}}''cents'' ; les ''patties, 1{{lié}}''cent'' ; les chefs de ''dessas'', 3{{lié}}''cents''.</p>
<p>Ces chiffres peuvent varier suivant les résidences, mais le chiffre moyen de ces allocations ne s’écarte pas sensiblement de ceux que nous venons d’indiquer.</p>
<p>Le montant annuel des ''pour-cents'' l’emporte fréquemment sur le traitement que le fonctionnaire reçoit du gouvernement.</p></ref>.
Il était utile, il était même nécessaire d’intéresser la population indigène, par l’intermédiaire de ses chefs, à l’établissement et au développement du nouveau système ; mais il était, selon nous, immoral et dangereux de faire participer les employés européens, déjà libéralement rétribués, à des avantages de cette nature. L’appât d’un cumul d’autant plus lucratif que les cultures spéciales recevraient un accroissement plus considérable devait entraîner inévitablement ces fonctionnaires à négliger, dans l’intérêt de ces cultures, la production annale des céréales, cette base si importante de la prospérité et de la tranquillité publiques.
C’était déjà une tâche assez difficile que celle de surveiller l’application du système, de façon à en retirer tous les avantages possibles, en respectant les habitudes et les institutions locales ; mais cette tâche devenait plus ardue encore du moment où l’intérêt particulier était mis en jeu et où le fonctionnaire se trouvait invité, pour ainsi dire, à réclamer de l’avenir une récompense autre que celle que lui promettait le simple accomplissement de son devoir. Le pouvoir, ou au moins l’influence presque illimitée dont jouissent les résidens à Java, favorise nécessairement cette tendance à retirer la plus grande somme possible d’avantages de la position qui leur a été faite par le gouvernement. Les employés de grades inférieurs sont mus par des considérations semblables et concourent fatalement à créer, à maintenir, à augmenter<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||LES INDES HOLLANDAISES.|415}}</noinclude>les abus dont les populations ont à souffrir, pour arriver à satisfaire ce besoin immodéré de production que le gouvernement a mis à l’ordre du jour.
Enfin, l’adoption de cette fâcheuse mesure de l’''allocation des pour-cents'' a nui à la considération des fonctionnaires européens ; elle a porté atteinte à leur dignité en les assimilant, par le mode de rémunération, aux chefs indigènes placés sous leurs ordres, et en laissant supposer que l’appât d’un gain considérable avait été jugé nécessaire pour stimuler le zèle de ces fonctionnaires. Mieux eût valu cent fois augmenter les traitemens des Européens, et surveiller plus activement les employés indigènes, auxquels seuls on aurait abandonné cette commission d’encouragement.
Le gouverneur-général Van den Bosch avait remarqué très judicieusement, dans les préliminaires de son plan d’organisation des cultures, que « là où les institutions locales n’existaient plus, il fallait en attribuer la ruine à la conduite arbitraire et capricieuse de quelques employés européens. » Il paraît trop certain, en effet, que plusieurs de ces fonctionnaires se sont fait un singulier plaisir de surcharger les habitans de travaux ou d’exiger de certaines localités des cultures incompatibles avec la nature du sol ou évidemment contraires aux intérêts de la population. C’est ainsi qu’un résident avait prescrit aux chefs d’un district montagneux de faire planter en indigo un tiers des champs de ''sawa'', quand il était évident que, dans une région élevée, le nombre des ''sawas'' était nécessairement très limité, et qu’il était extrêmement difficile en général, impossible même en certains cas, vu les accidens multipliés de la surface, de conduire les eaux sur des portions de terrain propres à la culture des céréales. D’autres fois, dans la crainte de voir manquer en partie la récolte d’indigo, on a mis en réserve une certaine étendue de terre labourable, où on a conservé une partie des plantations d’indigo de l’année précédente avec l’espoir d’obtenir encore une ou deux coupes. C’était se mettre en contradiction formelle avec le sage principe qui veut que les quatre cinquièmes des terres à riz soient toujours plantés en ''pady'', et qu’on veille strictement à ce que la subsistance des populations soit assurée ; mais on veut avant tout alimenter le marché d’Europe, et, pour atteindre ce but, on ne se contente pas de maintenir la production des denrées coloniales, on l’augmente le plus possible. C’est que le gouvernement montre sur ce point une sollicitude extrême, et que les employés y trouvent un double avantage : en même temps qu’ils y gagnent une riche rétribution, ils s’assurent une réputation d’administrateurs habiles. En ne portant sur leurs registres que le nombre de ''bows'' fixé pour chaque culture locale, ils se créent une sorte de renommée auprès du gouvernement, grace à l’accroissement fictif de la quantité d’indigo qu’ils obtiennent par ''bow'', {{Tiret|compara|tivement}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|416|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>{{Tiret2|compara|tivement}} à d’autres résidences, où une partie des plantations des années précédentes n’a pas été conservée.
Les conséquences de ces transgressions sont d’abord une surcharge de travaux pour la population, qui n’a plus ainsi le temps nécessaire pour ses occupations domestiques, et ensuite une hausse dans le prix des céréales, hausse qui se fait sentir surtout dans les campagnes. Ces conséquences fâcheuses découlent surtout inévitablement de la trop grande extension donnée à la culture de l’indigo, parce que cette plante épuise considérablement la terre, et que, faute de donner au sol le repos qui lui est nécessaire (trois ou quatre ans au moins), le produit moyen en indigo descend promptement de 20{{lié}}{{abr|kilogr.|kilogrammes}} par ''bow'' à 10, ou même 7{{lié}}kilogrammes. Les champs qui sont restés pour la culture du riz donnent aussi un produit moindre au bout de quelques années. D’après le témoignage des administrateurs et des planteurs que nous avons consultés, nous sommes convaincu que, dans un avenir peu éloigné, la culture de l’indigo à Java devra être considérablement restreinte, et il nous paraît même probable qu’elle sera complètement abandonnée. Il en sera peut-être de même de la culture du thé.
On a beaucoup critiqué à Java même les bases adoptées par le général Van den Bosch pour son système des cultures. Toute grande innovation blesse certains intérêts, et doit rencontrer une opposition plus ou moins décidée ; mais, si cette innovation est appelée par les tendances générales, par les besoins réels d’une époque, elle triomphe promptement des préjugés individuels et des notions erronées qui ont marqué les époques antérieures, et c’est ce qui est arrivé au nouveau système. Van den Bosch a été un de ces hommes qui, au moment même où l’opinion désire de grandes choses et pressent de grandes réformes, arrivent pour les accomplir. Son triomphe a été d’autant plus honorable, qu’il a eu à soutenir une lutte plus sérieuse dès l’origine, et qu’il a montré, pour défendre son système, une fermeté égale à la prévoyance, à la sagesse dont témoignait cette remarquable conception. Les résultats des mesures adoptées par Van den Bosch n’ont pas trompé son espoir, et l’espèce d’enthousiasme avec lequel ces résultats ont été accueillis a conduit les gouverneurs-généraux qui ont succédé à ce grand administrateur à encourager, quelquefois même outre mesure, les cultures spéciales et la fabrication des produits destinés au marché d’Europe. Des avances sur la plus vaste échelle ont été faites à des planteurs et fabricans européens, et nous avons pu nous convaincre que, dans la répartition de ces libéralités, on ne s’est pas toujours montré fort judicieux. Des contrats ont été passés par le gouvernement pour toute sorte de cultures ou entreprises liées au développement des cultures. Le nombre de ces contrats est très considérable ; ils ont donné lieu à des spéculations, à des agiotages sans nombre, et<noinclude>
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Bourdon : "vous" manquant
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bzhqc" /></noinclude>{{Image|Alice par John Tenniel 23.png|center|450px}}
« Mais je ne veux pas fréquenter des fous, » fit observer Alice.
« Vous ne pouvez pas vous en défendre, tout le monde est fou ici. Je suis fou, vous êtes folle. »
« Comment savez-vous que je suis folle ? » dit Alice.
« Vous devez l’être, » dit le Chat, « sans cela vous ne seriez pas venue ici. »<noinclude>
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Yland
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|16|TERTULLIEN.}}</noinclude>pensé Œnésidème, Anaximène, et aussi Héraclite, suivant quelques-uns. J’en dis autant de la lumière, quoique ce soit le sentiment d’Héraclite du Pont. La pierre de tonnerre n’est pas d’une substance ignée, parce que sa couleur est d’un rouge ardent ; la matière du béryl n’est pas de l’eau, parce qu’il a une blancheur incertaine. Combien d’autres substances que la couleur rapproche, mais que sépare la nature ! Mais comme tout corps délié et transparent, ressemble à l’air, voilà ce que sera l’âme, puisqu’elle est un souffle, et un esprit communiqué. Il est vrai que par la subtilité de ses formes, elle court risque de ne point passer pour un corps. Comprends donc, d’après ton propre jugement, qu’il ne faut assigner à l’âme humaine d’autre figure que la figure humaine, et même celle du corps qu’anime chacune d’elles. La contemplation du premier homme nous éclaire sur ce point. Souviens-toi que, « Dieu ayant soufflé un souffle de vie sur la face de l’homme, et l’homme ayant reçu une âme vivante ! » ce souffle fut aussitôt transmis de la face dans l’intérieur, puis répandu dans toutes les parties du corps, et en même temps il se condensa sous la divine aspiration, et se comprima dans les limites corporelles qu’il avait remplies, comme s’il eût été jeté dans un moule. De là vient donc que le corps de l’âme prit une forme solide par la condensation et une figure par le moule qui le reçut. Celui-ci sera l’homme intérieur, l’autre l’homme extérieur, un, quoique double, ayant aussi ses yeux et ses oreilles, par lesquels le peuple aurait dû voir et entendre le Seigneur ; ayant aussi tous les autres membres dont il se sert dans la réflexion et par lesquels il agit pendant le sommeil. Ainsi le riche a une langue dans les enfers, le pauvre un doigt, et Abraham un sein. C’est par ces traits que les âmes des martyrs se laissent apercevoir sous l’autel. En effet, l’âme placée dans Adam, dès la création, et prenant la configuration du corps, devint la semence de la substance et de la condition de toutes les âmes.<noinclude>
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|Titre=[[De la destination du savant]]
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|Traducteur=[[Auteur:Michel Nicolas (théologien)|Michel Nicolas]]
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|Editeur=Ladrange
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|Annee=1838
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|Clef=De la destination du savant et de homme de lettres
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|90|EXAMEN DE L’OPINION DE ROUSSEAU}}</noinclude>principes. Par quoi était-il poussé à agir, sinon
par un instinct de son cœur ? S’il avait examiné
cet instinct, s’il l’avait associé à ce qui le jeta
dans l’erreur, l’unité et l’harmonie auraient
paru dans sa vie et dans ses pensées. Si nous
expliquons la première de ces contradictions,
nous aurons aussi l’explication de la seconde ;
le point où l’une s’écarte de cet instinct vrai
est précisément le point d’où l’autre s’en écarte
aussi. Nous trouverons ce point ; nous résoudrons
la contradiction ; nous comprendrons
Rousseau mieux qu’il ne s’est compris lui-même,
et nous le {{corr|metrons|mettrons}} en parfait accord et avec
lui-même et avec nous.
Par quoi Rousseau a-t-il pu être porté à ce
singulier principe, principe déjà soutenu par
d’autres avant lui, mais en général opposé à
l’opinion commune ? L’avait-il déduit logiquement
de quelque principe plus élevé ? Non ;
Rousseau n’a pénétré d’aucun côté jusqu’aux
principes de la connaissance humaine, il ne
paraît pas même s’en être posé la question.
Ce qui est vrai pour lui se fonde immédiatement
sur son sentiment ; aussi ce qu’il sait a les
défauts de toutes les connaissances qui se basent
sur un sentiment non développé, c’est-à-dire
que ce qu’il sait est en partie ''incertain'',
puisqu’on ne peut jamais rendre un compte exact<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/58
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|50|DES DIFFÉRENTS ÉTATS}}</noinclude>manière dans la leçon précédente, la loi seule
ne peut pas plus conduire à ce résultat qu’au
précédent, qui est la base de ce dernier. Mais
la liberté de la volonté ''doit'' et ''peut'' s’efforcer
d’approcher toujours davantage de ce but.
Et ici se présente l’activité de l’instinct social,
qui tend à la même fin, et qui est le moyen de
s’en approcher à l’infini, comme cela doit être.
L’instinct social ou le penchant à se mettre en
rapport réciproque avec des êtres raisonnables et
libres, embrasse les deux penchants : le ''penchant''
''à communiquer,'' c’est-à-dire le penchant à développer
les autres du même côté que nous le
sommes le plus, penchant qui tend à rendre
autrui semblable à nous en ce que nous avons
de meilleur ; et ensuite le ''penchant à recevoir'',
c’est-à-dire le penchant à se laisser former par
autrui, du même côté qu’il l’est le plus et nous
le moins. — Ainsi par la raison et la liberté se
trouve corrigée la faute commise par la nature ; la
culture partielle que celle-ci donne à chaque
individu devient la propriété de toute l’espèce,
et toute l’espèce donne en retour à l’individu
tout ce qu’elle possède ; elle lui donne, si nous
supposons que tous les individus possibles,
dans les conditions déterminées de la nature
existent, toute la culture possible dans ces conditions.
La nature ne forme chacun que partiel-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Mahagaja
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Mahagaja" />{{nr|48|{{uc|Le nom}}}}</noinclude>qu’il est maintenu, est semblable au cas direct singulier, mais ici encore toute distinction de cas tend à s’éliminer au pluriel : ''bʹrʹi꞉ nə vokəl dʹokərə'' (brígh na bhfocal deacra) « le sens des mots difficiles » ; mais aussi ''ɑigʹ nə mnɑ꞉ ɑ꞉lənʹ'' (aghaidh na mná álainn) « le visage des belles femmes », quoique le substantif ait la forme du cas direct. Ou faut-il voir ici un cas direct singulier, pour le cas direct pluriel ''ɑ꞉lʹə'' (áilne) ?
Il arrive en effet que ces adjectifs soient traités comme invariables et que la forme du singulier soit employée au pluriel : ''buə''χ''əlʹi꞉ ɑ꞉lənʹ'' (buachaillí álainn) « de beaux jeunes gens », mais ''buə''χ''əli꞉ kruə'' (buachaillí cruadha) « des jeunes gens durs à la peine ».
{{ancre|p58|§ 58.}} ''Classe'' III. Les adjectifs terminés par une voyelle sont invariables : ''uenʹhə'' (uaithne) « vert », ''fɑdə'' (fada) « long » ; ''bʹrʹɑ꞉'' (breágh) « beau », fait au pluriel ''bʹrʹɑ꞉hə'' (breághtha).
Les adjectifs verbaux et les formes de comparaison, rentrant dans cette classe, sont invariables. Au reste ces dernières ne s’emploient que comme prédicats.
Pour les mutations initiales qui constituent un des éléments de la flexion de l’adjectif, voir § {{SjDe-section|136}}.
{{ancre|p59|§ 59}}. ''Degrés de comparaison.''
Le parler a recours à des procédés différents selon qu’il s’agit de préciser le degré absolu ou le degré relatif. Le degré absolu est exprimé par composition avec un préfixe (voir § {{SjDe-section|63}}) ; le degré relatif est exprimé par une forme spéciale. Il n’est distingué que deux degrés relatifs : 1º un ''positif'', qui, précédé de la particule χ''o꞉'', ''ko꞉'' (chomh), sans action sur l’initiale, sert d’équatif : 2º un comparatif. Le comparatif peut exprimer la supériorité d’un terme par rapport à un deuxième terme qui l’exclut (comparatif exclusif), ou par rapport à un ensemble qui l’inclut (comparatif inclusif, qui correspond à notre superlatif). Le parler distingue les deux types par la construction (voir § {{SjDe-section|155}}), non par la forme.
La forme comparative est toujours semblable au génitif féminin singulier ; elle est donc terminée par ''‑ə'' (‑e), précédé de consonne palatale, dans les adjectifs de Classe I (soit ''‑i꞉''<noinclude></noinclude>
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Courvey
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<noinclude><pagequality level="4" user="Yann" /></noinclude><nowiki />
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{{sc|Il}} me faut passer l’hiver dans une petite ville où la Jeune-Femme n’est jamais venue et ne viendra jamais. Sur quels chemins perdus me cherche-t-elle, ma perdue ? Ses pieds, dans l’herbe des accotements blanchis de givre, ont fait une trace noire. Elle s’est appuyée à la barrière d’un champ, pour regarder, en tendant le cou : mais la campagne est déserte ; seuls, deux corbeaux lourds se sont enlevés par dessus les haies d’épines. Et, tandis qu’elle reprend, désolée, son chemin perdu, ses mains glacées sous sa courte pèlerine humectée de brouillard, j’imagine le bruit<noinclude><references/>
{{Centré|5}}</noinclude>
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Courvey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Yann" /></noinclude>étouffé de sa robe contre ses genoux, et je vois s’emplir de larmes ses yeux que j’ai aimés, ces grands yeux fixes où toute la misère du monde s’est résignée.
{{interligne}}
Dans la petite ville où elle ne viendra jamais, où nous sommes prisonniers, collégiens et soldats, je cherche comme un fou la Jeune-Femme, sous les fenêtres ternies de gel, par les promenades désertes. Mais je n’ai rencontré qu’une misérable fille malade : celle que les soldats et les collégiens en rang dévisagent, et qu’on surnomme « la bien-aimée ».
Les plus anciens racontent l’avoir vue, autrefois, toute petite. Un matin d’hiver, à la descente du dortoir, ils avaient reconnu, devant la loge du concierge, l’odeur âcre et humide d’un feu de fagots qu’on allume. Ils se sont<noinclude><references/>
{{Centré|6}}</noinclude>
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Courvey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Yann" /></noinclude>bas de son nez. On voyait sa bouche que le sourire agrandissait. De près, hélas, sa peau livide semblait plombée par l’affreux mal humain que les hommes lui ont donné.
{{interligne}}
C’était l’extrême horreur et l’extrême douceur ; comme pour celui-là qui s’en va, l’hiver, par les sentiers perdus, chercher la Grande-Jeune-Femme-très-aimée, et qui la trouve enfin, mais morte dans la neige, étendue sur un accotement. Autour de ses yeux, derrière l’oreille et sous son cou, sa chair de femme au halo blanc serait encore la plus exquise chose humaine, n’était cette couleur verte de froid ou de pourriture, qu’elle a sur la neige qui la fait mourir. Et il s’est agenouillé près d’elle. Et il dit : C’est ainsi que, par les chemins perdus et parmi les hommes perdus, ô ma {{tiret|per|due}}<noinclude><references/>
{{Centré|10}}</noinclude>
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Courvey
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<noinclude><pagequality level="4" user="Yann" /></noinclude>{{tiret2|per|due}}, sous cette pèlerine de pauvresse, tu es venue vers moi ! Et je n’ai pas
su te trouver à temps : il ne reste que cette pourriture à embrasser, sur la peau fine dans le creux autour des yeux, et sous le cou, et sur la bouche que le mal de mort a raidie et ouverte
comme pour rire.
{{interligne}}
{{d|Janvier 1909}}<noinclude><references/></noinclude>
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Courvey
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<noinclude><pagequality level="0" user="Courvey" /></noinclude><poem style="text-align:center;font-style:italic">
La présente édition originale
composée en caractères Romulus
a été tirée le 20 mars 1944 à
15 exemplaires
hors commerce
numérotés de I à XV
pour
« Les Amis du Grand Meaulnes »
et à 50 exemplaires
numérotés de 1 à 50.
N{{e|o}} H. C.</poem><noinclude><references/></noinclude>
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Page:Martial - Épigrammes, traduction Dubos, 1841.djvu/49
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Biancospina
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<noinclude><pagequality level="3" user="Biancospina" />{{Nr|3||}}</noinclude><nowiki />
{{t2|'''LIVRE PREMIER.'''|m=3em}}
{{sep}}
{{t3|1.|m=2em}}
<poem>
Des jeux floraux consacrés au plaisir
Tu connaissais la liberté folâtre ;
Triste Caton, tu vins donc au théâtre
Uniquement pour qu’on t’en vît sortir ?
</poem>
{{t3|{{t|À SON LECTEUR.|80}}|2.|m=2em}}
<poem>
Le voilà cet auteur qui sait pincer et rire
Que tu lis, que tu veux relire,
Ce Martial, connu dans l’univers
Par le sel piquant de ses vers.
D’un tel succès qu’il apprécie,
Il s’applaudit sous un double rapport,
Puisqu’il jouit pendant sa vie
D’une faveur que tout poète envie
Et qu’il obtient à peine après sa mort.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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== Galerie des derniers textes ==
'''Déplacez les éléments en excès depuis la fin de cette liste vers la tête de la liste suivante.'''
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Pensez à mettre :
- l’auteur en gras ;
- le titre en italique
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Van der Meersch - L’Empreinte du dieu, 1936.djvu|page=11|link=L’Empreinte du dieu|'''[[Auteur:Maxence Van der Meersch|Maxence Van der Meersch]]''',<br />''[[L’Empreinte du dieu]]'', 1936<br />{{export|L’Empreinte du dieu]}}
Fichier:Bibaud_-_Les_fiancés_de_St-Eustache,_1910.djvu|page=1|link=Les_Fiancés_de_St-Eustache|'''[[Auteur:Adèle_Bibaud|Adèle Bibaud]]''',<br />''[[Les_Fiancés_de_St-Eustache|Les Fiancés de St-Eustache]]'', 1910<br />{{export|Les_Fiancés_de_St-Eustache]}}
Fichier:Baillargeon_-_La_Neige_et_le_feu,_1948.djvu|page=3|link=La_Neige_et_le_feu|'''[[Auteur:Pierre_Baillargeon|Pierre Baillargeon]]''',<br />''[[La_Neige_et_le_feu|La Neige et le feu]]'', 1943<br />{{export|La_Neige_et_le_feu]}}
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Fichier:Bruchesi - Coups d'ailes, 1922.djvu|page=3|link=Coups d’ailes|'''[[Auteur:Jean Bruchési|Jean Bruchési]]''',<br>''[[Coups d’ailes]]'', 1922 <br />{{export|Coups d’ailes}}
Fichier:Boulain - La Fontenelle, Vie du partisan ligueur, 1895 page 0001.png|link=Souvenirs de la Basse Cornouaille/Livraison 2|'''[[Auteur:Lucien Boulain|Lucien Boulain]]''',<br />''[[Souvenirs de la Basse Cornouaille/Livraison 2|La Fontenelle, Vie du partisan ligueur]]'', 1895<br />{{export|Souvenirs de la Basse Cornouaille/Livraison 2}}
Fichier:Albert Robida - Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul, 1879 cover.jpg|link=Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul|'''[[Auteur:Albert Robida|Albert Robida]]''',<br>''[[Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul]]'', 1879 <br />{{export|Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul/vol. 1 Le Roi des Singes}}
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== Archives 2026 ==
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Fichier:Philidor L analyze des echecs.djvu|page=9|link=L’Analyze des Échecs|'''[[Auteur:François-André Danican Philidor|François-André Danican Philidor]]''',<br />''[[L’Analyze des Échecs]]'', 1749<br />{{export|L’Analyze des Échecs}}
Fichier:Demoustier - Le divorce, Paris, Maradan, 1795.djvu|page=5|link=Le Divorce par Demoustier|'''[[Auteur:Charles-Albert Demoustier|Charles-Albert Demoustier]]'''<br>''[[Le Divorce par Demoustier|Le Divorce]]'', <br />1795 <br />{{export|Le Divorce par Demoustier}}
Curwood - Kazan, trad. Gruyer et Postif.djvu|page=6 ||link=Kazan|'''[[Auteur:James Oliver Curwood|James Oliver Curwood]]'''<br>''[[Kazan]]'', <br />1925<br />{{export|Kazan}}
Fichier:Moselli - Le Messager de la planète, 1924.djvu|page=1|link=Le Messager de la planète|'''[[Auteur:José Moselli|José Moselli]]''',<br />''[[Le Messager de la planète]]'', [1924] 1970<br />{{export|Le Messager de la planète}}
Fichier:Paquin - Journal historique des événemens arrivés à Saint Eustache, 1838.djvu|page=1 |link=Journal historique des événemens arrivés à Saint Eustache|'''[[Auteur:Jacques Paquin|Jacques Paquin]]'''<br>''[[Journal historique des événemens arrivés à Saint Eustache]]'', <br />1838 <br />{{export|Journal historique des événemens arrivés à Saint Eustache}}
Leblanc - Les Aventures extraordinaires d’Arsène Lupin (extrait Une aventure d’Arsène Lupin), 2004.djvu|page=1 ||link=Une aventure d’Arsène Lupin|'''[[Auteur:Maurice Leblanc|Maurice Leblanc]]'''<br>''[[Une aventure d’Arsène Lupin]]'', <br />2004<br />{{export|Une aventure d’Arsène Lupin}}
Fichier:Pouget - L’Action directe, 1904.djvu|page=1 |link=L’Action directe|'''[[Auteur:Émile Pouget|Émile Pouget]]'''<br>''[[L’Action directe]]'', <br />1904 <br />{{export|L’Action directe}}
Fichier:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu|page=5|link=Dictionnaire des locutions latines|'''[[auteur:Pierre Larousse|Pierre Larousse]]''',<br />''[[Dictionnaire des locutions latines]]'', 1874<br />{{export|Dictionnaire des locutions latines}}
Fichier:Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses 1868.pdf|page=11|link=Histoire et Légendes des plantes utiles et curieuses|'''[[Auteur:Jean Rambosson|Jean Rambosson]]''',<br />''[[Histoire et Légendes des plantes utiles et curieuses]]'', 1868<br />{{export|Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses}}
Fichier:Les recettes d’une Dame du Monde. Souvenir de bons diners en ville - 1896.pdf|page=5|link=Les recettes d’une Dame du Monde|'''Anonyme''',<br />''[[Les recettes d’une Dame du Monde]]'', 1896<br />{{export|Les recettes d’une Dame du Monde}}
Fichier:Montauciel en goguette - 1850.pdf|page=5|link=Montauciel en goguette|'''Inconnu''',<br />''[[Montauciel en goguette]]'', 1850<br />{{export|Montauciel en goguette}}
Fichier:En tonneaux, Farce en un acte - 1893.pdf|page=3|link=En tonneaux|'''Anonyme''',<br />''[[En tonneaux]]'', 1893<br />{{export|En tonneaux}}
Fichier:La médecine dans l’art, l’histoire et l’archéologie - 1911.pdf|page=1|link=La médecine dans l’art|'''[[Auteur:Félix Desvernay|Félix Desvernay]]''',<br />''[[La médecine dans l’art]]'', 1911<br />{{export|La médecine dans l’art}}
Fichier:Description d'Vkranie, qui sont plusieurs prouinces du royaume de Pologne. Contenuës depuis les confins de la Moscouie, iusques aux limites de la Transilvanie. - Ensemble leurs moeurs (IA descriptiondvkra00beau).pdf|page=7|link=Description d’Ukranie|'''[[Auteur:Guillaume Le Vasseur de Beauplan|Guillaume Levasseur de Beauplan]]''',<br />''[[Description d’Ukranie]]'', 1660<br />{{export|Description d’Ukranie}}
Fichier:Armorial de l'Europe et de la Toison d'or (1401-1500).pdf|page=7 |link=Un drame en Livonie|'''Anonyme'''<br>''[[Armorial de l’Europe et de la Toison d’or]]'', 1401-1500 <br>{{export|Armorial de l’Europe et de la Toison d’or}}
Fichier:Serge - L’Ouvriérisme, paru dans L'Anarchie, 24 mars 1910.djvu|page=1 |link=L’Ouvriérisme|'''[[Auteur:Victor Serge|Victor Serge]]'''<br>''[[L’Ouvriérisme]]'', <br />1910 <br />{{export|L’Ouvriérisme}}
Fichier:Pauphilet - La Roue des fortunes royales, 1925.djvu|page=13 |link=La Roue des fortunes royales|'''[[Auteur:Albert Pauphilet|Albert Pauphilet]]'''<br>''[[La Roue des fortunes royales]]'', 1925 <br>{{export|La Roue des fortunes royales}}
Fichier:Verne - Un drame en Livonie, illust Benett, 1905.djvu|page=5 |link=Un drame en Livonie|'''[[Auteur:Jules Verne|Jules Verne]]'''<br>''[[Un drame en Livonie]]'', 1905 <br>{{export|Un drame en Livonie}}
Fichier:Aunet - Un mariage en province.djvu|page=11 |link=Un mariage en province|'''[[Auteur:Léonie d’Aunet|Léonie d'Aunet]]'''<br>''[[Un mariage en province]]'', 1858 <br>{{export|Un mariage en province}}
Fichier:Malassez_-_Histoire_d’un_dictionnaire_latin,_1905.pdf|page=8|link=Histoire d’un dictionnaire latin|'''[[Auteur:Jeanne Malassez|Jeanne Malassez]]''',<br />''[[Histoire d’un dictionnaire latin]]'', 1905<br />{{export|Histoire d’un dictionnaire latin}}
Fichier:Michelet - OC, Histoire de France, t. 3.djvu|page=9|link=[[Histoire de France (Jules Michelet)/édition 1893/Tome III]]|'''[[Auteur:Jules Michelet|Jules Michelet]]''',<br />''[[Histoire de France (Jules Michelet)/édition 1893/Tome III|Histoire de France, tome III]]'', <br />[1833-1869] 1893<br />{{export|Histoire de France (Jules Michelet)/édition 1893/Tome III}}
Fichier:Cahun - Les Paris sont ouverts, 1934.pdf|page=1|link=Les Paris sont ouverts|'''[[Auteur:Claude Cahun|Claude Cahun]]''',<br />''[[Les Paris sont ouverts]]'',<br />1934<br />{{export|Les Paris sont ouverts}}
Fichier:Vernet - L Amour libre.djvu|page=1|link=L’Amour libre|'''[[Auteur:Madeleine Vernet|Madeleine Vernet]]''',<br />''[[L’Amour libre]]'',<br />1925<br />{{export|L’Amour libre}}
Fichier:Mercure de France - 1er février 1925, tome 177, n° 639.djvu|page=66|link=Héroïnes|'''[[Auteur:Claude Cahun|Claude Cahun]]''',<br />''[[Héroïnes]]'',<br />1925<br />{{export|Héroïnes}}
Fichier:Serge - Vers les mirages, paru dans L'Anarchie, 9 mars 1911.djvu|page=1|link=Vers les mirages|'''[[Auteur:Victor Serge|Victor Serge]]''',<br />''[[Vers les mirages]]'',<br />1911<br />{{export|Vers les mirages}}
Fichier:Lamontagne-Beauregard - La moisson nouvelle, 1926.djvu|page=3|link=[[La moisson nouvelle]]|'''[[Auteur:Blanche Lamontagne-Beauregard|Blanche Lamontagne-Beauregard]]''',<br />''[[La moisson nouvelle]]'', <br />1926<br />{{export|La moisson nouvelle}}
Fichier:Mendès - Le Roi Vierge - 1881 (leroiviergeroma00mendgoog).djvu|page=7|link=[[Le Roi vierge]]|'''[[Auteur:Catulle Mendès|Catulle Mendès]]''',<br />''[[Le Roi vierge]]'', <br />1881<br />{{export|Le Roi vierge}}
Fichier:Frenchnurseryrhy00bcfruoft.djvu|page=1|link=[[French Nursery Rhymes]]|'''C.{{lié}}B.''',<br />''[[French Nursery Rhymes]]'', <br />[1868] 1881<br />{{export|French Nursery Rhymes}}
Fichier:Lamontagne - Les trois lyres, 1923.djvu|page=7|link=[[Les trois lyres]]|'''[[Auteur:Blanche Lamontagne-Beauregard|Blanche Lamontagne-Beauregard]]''',<br />''[[Les trois lyres]]'', <br />1923<br />{{export|Les trois lyres}}
Fichier:Duchêne - Le Droit à la vie et le minimum de salaire.pdf|page=1|link=[[Le Droit à la vie et le minimum de salaire]]|'''[[Auteur:Gabrielle Duchêne|Gabrielle Duchêne]]''',<br />''[[Le Droit à la vie et le minimum de salaire]]'', <br />1917<br />{{export|Le Droit à la vie et le minimum de salaire}}
Fichier:Baudelaire - L'Art romantique 1869.djvu|page=9|link=[[L’Art romantique]]|'''[[Auteur:Charles Baudelaire|Charles Baudelaire]]''',<br />''[[L’Art romantique]]'', <br />[1868] 1885<br />{{export|L’Art romantique}}
Fichier:Rousseau - Deux récits - À Carillon - Dans un yacht, 1903.djvu|page=1|link=[[Deux récits|Deux récits - À Carillon - Dans un yacht]]|'''[[Auteur:Edmond Rousseau|Edmond Rousseau]]''',<br />''[[Deux récits|Deux récits - À Carillon - Dans un yacht]]'', <br />1903<br />{{export|Deux récits|Deux récits - À Carillon - Dans un yacht}}
Fichier:Monde, année 8, numéro 337 (extrait), 23 mai 1935.djvu|page=1|link=De la guerre préventive aux aveugles pour rire|'''[[Auteur:René Crevel|René Crevel]]''',<br />''[[De la guerre préventive aux aveugles pour rire]]'',<br />1935<br />{{export|De la guerre préventive aux aveugles pour rire}}
Fichier:Duchêne - L’Éducation en vue de la paix, 1925.pdf|page=1|link=[[L’Éducation en vue de la paix]]|'''[[Auteur:Gabrielle Duchêne|Gabrielle Duchêne]]''',<br />''[[L’Éducation en vue de la paix]]'', <br />1925<br />{{export|L’Éducation en vue de la paix}}
Fichier:Duchêne - La Femme en URSS, 1934.pdf|page=1|link=[[La Femme en U.R.S.S.]]|'''[[Auteur:Gabrielle Duchêne|Gabrielle Duchêne]]''',<br />''[[La Femme en U.R.S.S.]]'', <br />1934<br />{{export|La Femme en U.R.S.S.}}
Fichier:Weil - Lettre à un religieux, 1951.djvu|page=13|link=[[Lettre à un religieux]]|'''[[Auteur:Simone Weil|Simone Weil]]''',<br />''[[Lettre à un religieux]]'', <br />1951<br />{{export|Lettre à un religieux}}
Fichier:Weil - La Source grecque, 1953.djvu|page=9|link=[[La Source grecque]]|'''[[Auteur:Simone Weil|Simone Weil]]''',<br />''[[La Source grecque]]'', <br />1953<br />{{export|La Source grecque}}
Fichier:Viaud - L’Île de Pâques, paru dans L’Illustration, août 1872.djvu|page=1|link=L’Île de Pâques (L’Illustration)|'''[[Auteur:Pierre Loti|Pierre Loti]]''',<br />''[[L’Île de Pâques (L’Illustration)]]'',<br />1872<br />{{export|L’Île de Pâques (L’Illustration)}}
Fichier:Sand - Promenades autour d un village - 1866.djvu|page=6|link=Promenades autour d’un village (Recueil)|'''[[Auteur:George Sand|George Sand]]''',<br />''[[Promenades autour d’un village (Recueil)|Promenades autour d’un village]]'',<br />1866<br />{{export|Promenades autour d’un village (Recueil)}}
Fichier:Balisson de Rougemont - Petit Dictionnaire libéral, 1823.pdf|page=4|link=Petit Dictionnaire libéral|'''[[Auteur:De Rougemont|Michel-Nicolas Balisson de Rougemont]]''',<br />''[[Petit Dictionnaire libéral]]'',<br />1823<br />{{export|Petit Dictionnaire libéral}}
Fichier:Explication des abréviations maritimes les plus usuelles, 1950.pdf|page=1|link=Explication des abréviations maritimes les plus usuelles|'''Crowe & Cie''',<br />''[[Explication des abréviations maritimes les plus usuelles]]'',<br />1950<br />{{export|Explication des abréviations maritimes les plus usuelles}}
Fichier:Diderot - Œuvres complètes, éd. Assézat, IV.djvu|page=9|link=L’Oiseau blanc, conte bleu|'''[[Auteur:Denis Diderot|Denis Diderot]]''',<br />''[[L’Oiseau blanc, conte bleu]]'',<br />1875<br />{{export|L’Oiseau blanc, conte bleu}}
Fichier:Feer - Contes indiens, 1883.djvu|page=7|link=[[Contes indiens (Feer)]]|'''[[Auteur:Léon Feer|Léon Feer]]''',<br />''[[Contes indiens (Feer)|Contes indiens]]'', <br />1883<br />{{export|Contes indiens (Feer)}}
Fichier:Fleuret - Histoire de la bienheureuse Raton, fille de joie, 1931.djvu|page=7|link=Histoire de la bienheureuse Raton, fille de joie|'''[[Auteur:Fernand Fleuret|Fernand Fleuret]]''',<br />''[[Histoire de la bienheureuse Raton, fille de joie]]'',<br />1931<br />{{export|Histoire de la bienheureuse Raton, fille de joie}}
Fichier:Renard - Le Voyage immobile, 1909.djvu|page=7|link=Le Voyage immobile|'''[[Auteur:Maurice Renard|Maurice Renard]]''',<br />''[[Le Voyage immobile]]'',<br />1909<br />{{export|Le Voyage immobile}}
Fichier:Abstention - Destruction.djvu|page=1|link=Abstention — Destruction|'''[[Auteur:Pierre Martinet|Pierre Martinet]]''',<br />''[[Abstention — Destruction]]'',<br />1885<br />{{export|Abstention — Destruction}}
Fichier:Pisan - Jeanne d'Arc, 1865.pdf|page=5|'''[[Auteur:Christine de Pisan|Christine de Pisan]]''',<br />''[[Jeanne d’Arc (de Pizan)|Jeanne d’Arc]]'',<br />1865<br />{{export|Jeanne d’Arc (de Pizan)}}
Fichier:Flaubert - Le Candidat.djvu|page=13|link=Le Candidat (éd. Charpentier, 1874)|'''[[Auteur:Gustave Flaubert|Gustave Flaubert]]''',<br />''[[Le Candidat (éd. Charpentier, 1874)|Le Candidat]]'',<br />1874<br />{{export|Le Candidat (éd. Charpentier, 1874)}}
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<noinclude><pagequality level="4" user="Girart de Roussillon" />{{nr||LA VIE DE JÉSUS|57}}</noinclude><nowiki />
Marie se trouvait libre de tout engagement.
Il y avait bien le vœu formulé devant les autels à l’époque où elle était encore gamine ; mais n’avait-elle pas été relevée de ce vœu par le grand-prêtre qui avait consacré son mariage ? On ne se marie pas pour casser des noisettes, que diable !
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| cap={{t|Jean le Précurseur baptise son cousin Jésus ({{chap.|{{rom|XVI}}}}).|90}}
}}
Quant à la promesse qu’elle s’était faite à elle-même de ne jamais revenir sur les conditions posées lors de ses fiançailles, ce n’était certes qu’une bagatelle. Combien de fois une fillette se dit-elle : « Je serai sage », et, quand l’occasion se présente de mordre à la pomme, ajoute-t-elle : « un autre jour ! » Fragiles serments que ceux que l’on se jure à soi.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Tipram Poivre" />{{nr||LA VIE DE JÉSUS|65}}</noinclude>exécuté des tours de prestidigitation de ce genre ! Et Jésus ne devait-il pas lui-même, un peu plus tard, accomplir, à plusieurs reprises, des miracles analogues ?
Tout le péché aurait pu consister dans la rupture du jeûne que Jésus avait à subir, en vertu des décisions du père Jéhovah ; mais, à cet instant, le jeûne était précisément terminé, puisque dès ce jour Jésus se mit à manger.
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| cap={{t|Le diable tente et transporte {{M.|Bon-Dieu}} fils ({{chap.|{{rom|XVII}}}}).|90}}
}}
N’importe ! le Christ ferma l’oreille à la tentation de Satan.
Il lui répondit :
— Je n’ai nul besoin de transformer ces pierres en pain. L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Tipram Poivre" />{{nr||LA VIE DE JÉSUS|73}}</noinclude>pensées, était-il d’usage de briser de temps en temps le verre des fiancés. Cette coutume du verre brisé se continue, du reste, de nos jours, dans les mariages israélites. À d’autres moments encore, tous les convives se voilaient la tête avec leur serviette ou avec un coin de la nappe, et poussaient des cris lugubres.
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| cap={{t|Les noces de Cana ; miracle de l’eau changée en vin ({{chap.|{{rom|xix}}}}){{corr||.}}|90}}
}}
La série des festins s’ouvrait, quand nos pique-assiettes parurent. Ils s’installèrent sans façon au milieu des invités, et, vu la gaieté générale, le maître du logis ne songea point à leur faire affront.
Marie essaya bien d’adresser à Jésus une remontrance maternelle ; mais le chenapan, qui ne brillait pas plus par le {{tiret|res|pect}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Girart de Roussillon" />{{nr||LA VIE DE JÉSUS|81}}</noinclude>Messie à cette heure ? Jamais le culte du Seigneur n’a été si prospère, jamais la dévotion n’a été si fervente. Chaque année, aux fêtes de la Pâque, le Temple est encombré de pèlerins venus de tous les coins et recoins de la Judée. Que diable ! la foi ne se meurt pas, le Messie viendra plus tard.
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| file=La Vie de Jésus - Page 81.png
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| cap={{t|Terrible colère de Jésus, chassant les vendeurs du Temple ({{chap.|{{rom|XX}}}}).|90}}
}}
La nuit, quand il était bien étendu mollement dans son lit, voilà que le doute se mettait de nouveau à envahir son âme, et il s’endormait en pensant à Jean-Baptiste.
En plein sommeil, sa femme était réveillée par une douleur aiguë : c’était Nicodème qui mordait à pleines dents dans le bras de madame.
— Ah ! çà, Nicodème, vous devenez fou ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Tipram Poivre" />{{nr||LA VIE DE JÉSUS|89}}</noinclude>— Eh bien, essaie, Antipas. Va trouver cet ami et ouvre-lui franchement ton cœur.
— Il m’enverra à la balançoire !
— Qui sait ? Tout le monde n’est pas fou de passion comme toi, mon pauvre Antipas. J’en connais, quant à moi, pour qui la femme n’est qu’un meuble… et un meuble très secondaire.
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| file=La Vie de Jésus - Page 89.png
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| cap={{t|Commencement des malheurs de Baptiste : on l’arrête ({{chap.|{{rom|XXII}}}}).|90}}
}}
Antipas poussa un soupir ; puis, s’enhardissant :
— Philippe, fit-il, tu m’encourages ; je t’ai promis de te dire tout, je te dirai tout…
— Est-ce que je la connais, celle que tu aimes ?
— Oui.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Tipram Poivre" />{{nr||LA VIE DE JÉSUS|97}}</noinclude><nowiki />
Telle fut la première manifestation de Jésus à ses compatriotes d’Israël (Jean, chap. IV, versets 1-42).
Il avait débuté par un miracle en l’honneur d’une société de pochards ; sa première action d’éclat à Jérusalem avait été un {{Img float
| file=La Vie de Jésus - Page 97.png
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| cap={{t|Jésus se révèle à une aimable Samaritaine ({{chap.|{{rom|XXIII}}}}).|90}}
}}acte de pillage ; et quand il jugea le moment venu de se manifester, ce fut pour conquérir d’abord le cœur d’une femme de mauvaise vie. Car tous les commentateurs catholiques s’accordent à reconnaître que la Samaritaine du puits de Sichem était une gadoue.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Tipram Poivre" />{{nr||LA VIE DE JÉSUS|101}}</noinclude><nowiki/>
Tout le monde, dans la synagogue, dit l’Évangile, avait les yeux fixés sur lui.
Alors, il commença gravement :
— Mesdames ! messieurs !… C’est aujourd’hui que cette prédiction, dont je viens de vous donner lecture, est accomplie !
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| cap={{t|Premier camouflet : four d’une conférence de Jésus ({{chap.|{{rom|XXIV}}}}).|90}}
}}
C’était de l’aplomb.
La masse des fidèles, multitude toujours disposée à avaler toutes les bourdes qu’on lui présente avec autorité, était dans le ravissement, comptant les syllabes qui tombaient de cette bouche doctorale.
Jésus allait continuer, quand tout à coup un des assistants, un peu moins naïf que les autres, s’écria :<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Tipram Poivre" />{{nr||LA VIE DE JÉSUS|105}}</noinclude><nowiki />
L’officier royal n’était animé d’aucune intention hostile ; il portait un pli, il est vrai, mais ce n’était point un mandat d’amener.
Ce militaire venait en effet de recevoir de Capharnaüm, ville
où résidait sa famille, une lettre par laquelle on lui apprenait que son fils était sur le point de trépasser.
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| cap={{t|Jésus guérit à distance le fils d’un officier de Capharnaüm ({{chap.|{{rom|XXV}}}}.)|90}}
}}
L’Évangile ne nous donne pas le nom de l’officier en question. Quelques interprètes catholiques suggèrent celui de Manahem, fils de la nourrice d’Hérode, que les Actes des Apôtres mettent au rang des premiers chrétiens. (Actes, {{rom-maj|XIII}},{{lié}}{{rom|I}}.) D’autres affirment que ce fut un sieur Chuza, intendant du tétrarque, dont<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Tipram Poivre" />{{nr||LA VIE DE JÉSUS|113}}</noinclude><nowiki />
— Il y a que ma belle-mère vient d’être atteinte brusquement d’une fièvre ardente, et j’ai bien peur que la bonne femme en trépasse.
— Ta belle-mère ?
— Oui, Seigneur.
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| cap={{t|Comment Jésus d’un pauvre diable en fit sortir un autre ({{chap.|{{rom|XXVI}}}}.)|90}}
}}
— Qu’est-ce que tu me chantes ? Ta belle-mère est malade et tu te fais du mauvais sang dans la crainte qu’elle aille rejoindre ses aïeux ?… C’est étrange.
— Non, Maître, ce n’est pas si étrange que ça… Ma belle-mère est une belle-mère modèle…
— Une belle-mère dont on a perdu le moule, quoi !<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Léo Taxil - La Vie de Jésus.djvu/123
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Raymonde Lanthier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Tipram Poivre" />{{nr||LA VIE DE JÉSUS|121}}</noinclude><nowiki />
Le grand Jacques mit sa main sur le front en abat-jour pour avoir l’air connaisseur, et, imitant son père Zébédée, il dit :
— Maître, sauf votre respect, vous faites erreur ; la mer n’est pas propice ; avant ce soir, il n’y a rien à frire.
— Nom d’un rat ! s’écria Jésus, que je serais bien aise de vous en donner le démenti !… Pierre, cela te serait-il égal de recommencer ta partie de canotage et de m’y faire participer ?
{{Img float
| file=La Vie de Jésus - Page 121.png
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| cap={{t|La pêche miraculeuse, sans amorçage ni aucun truc ({{chap.|{{rom|XXVIII}}}}).|90}}
}}
Les apôtres se regardèrent. Ils étaient accablés de lassitude ; mais, d’autre part, cela les ennuyait de passer pour des mazettes aux yeux de Jésus.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Léo Taxil - La Vie de Jésus.djvu/131
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Raymonde Lanthier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Tipram Poivre" />{{nr||LA VIE DE JÉSUS|129}}</noinclude>On choisissait de préférence, pour cet office, des habitants de la province conquise ; leur connaissance de la langue, des mœurs, des ressources de leur patrie, les rendait plus aptes que des étrangers à ces fonctions difficiles.
{{Img float
| file=La Vie de Jésus - Page 129.png
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| cap={{t|L’Oint fréquente la crapule et y récolte l’apôtre Matthieu ({{chap.|{{rom|XXIX}}}}).|90}}
}}
Entre nous, lesdites fonctions n’étaient pas très propres : pour percevoir de pareilles contributions, il ne fallait pas aimer beaucoup sa patrie, puisque l’argent ainsi prélevé sur la sueur du peuple passait au despote étranger. Les publicains jouissaient d’une popularité égale à celle qu’auraient aujourd’hui en France les commis des finances qui s’emploieraient à percevoir une dîme au profit de la Prusse.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., En voyage, tome II.djvu/311
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Seudo
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Seudo" /></noinclude>soleil, toutes voiles carguées, fièrement appuyé sur la vague, et qui me
paraissait avoir je ne sais quelle attitude menaçante, car il sortait de la mitraille et il allait peut-être y rentrer.
Notre maison était adossée aux remparts. C’est là, sur les talus de gazon
vert, parmi les canons retournés la lumière sur l’herbe et les mortiers renversés la gueule contre terre, que nous allions jouer dès le matin.
Le soir, Abel, mon pauvre Eugène et moi, groupés autour de notre
mère, barbouillant les godets d’une boîte à couleurs, nous enluminions à
qui mieux mieux, de la manière la plus féroce, les gravures d’un vieil exemplaire des ''Mille et une nuits''. Cet exemplaire m’avait été donné par le général
Lahorie, mon parrain, qui mourut, quelques mois après l’époque dont je
parle, à la plaine de Grenelle.
Eugène et moi, nous achetions aux petits garçons de la ville tous les
chardonnerets et tous les verdiers qu’ils nous apportaient. Nous mettions ces
pauvres oiseaux dans des cages d’osier. Quand une cage était remplie, nous
en achetions une autre. Nous avions ainsi cinq cages pleines. Lorsqu’il fallut
partir, nous donnâmes la volée à tous ces jolis oiseaux. Ce fut tout à la fois
pour nous une joie et un crève-cœur.
C’était une personne de la ville, une veuve, je crois, qui louait cette
maison à ma mère. Cette veuve habitait elle-même un pavillon voisin
de notre logis. Elle avait une fille de quatorze ou quinze ans. Ma mémoire, après trente années, n’a perdu aucun des traits de cette angélique
figure.
Je la vois encore. Elle était blonde et svelte, et me paraissait grande.
C’était un regard doux et voilé, un profil virgilien, comme on rêve Amaryllis ou la Galatée qui s’enfuit vers les saules. Elle avait le cou admirablement attaché et d’une pureté adorable, la main petite, le bras blanc et le
coude un peu rouge, ce qui tenait à son âge ; détail que le mien ignorait
alors. Elle était habituellement coiffée d’un madras thé à bordure verte,
étroitement serré du sommet de la tête à la nuque, de façon à laisser le front
à découvert et à ne cacher que la moitié de la chevelure. Je ne me rappelle
pas la robe qu’elle portait.
Cette belle enfant venait jouer avec nous. Quelquefois Abel et Eugène,
mes aînés, plus grands et plus sérieux que moi, et « faisant les hommes »,
comme disait ma mère, allaient voir l’exercice à feu sur le rempart ou montaient dans leur chambre pour étudier Sobrino et feuilleter Cormon. Alors
j’étais seul, je sentais l’ennui venir, que faire ? Elle m’appelait et me disait :
''Viens, que je te lise quelque chose''.
Il y avait dans la cour une porte exhaussée de quelques marches et fermée
d’un gros verrou rouillé que je vois encore, un verrou rond, à poignée en<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Gauss - Recherches générales sur les surfaces courbes, 1852.djvu/8
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Rene1596
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Fabrice Dury" />{{nr||( 6 )}}</noinclude>du point <math>\mathrm{L}</math> vers <math>\mathrm{L'}</math>, et du point <math>\mathrm{L''}</math> vers <math>\mathrm{L'''}</math> : ceci compris, on voit en même temps que, les grands cercles concourant en deux points, on peut prendre arbitrairement celui des deux qu’on voudra. Au lieu de l’angle <math>\mathrm{A}</math>, on peut aussi prendre l’arc compris entre les pôles des grands cercles dont font partie les arcs <math>\mathrm{LL', \, L''L'''}</math> ; mais il est évident qu’on doit prendre les pôles qui sont situés semblablement par rapport à ces arcs, c’est-à-dire que les deux pôles soient situés à droite, quand on marche de <math>\mathrm{L}</math> vers <math>\mathrm{L'}</math>, et de <math>\mathrm{L''}</math> vers <math>\mathrm{L'''}</math>, ou bien tous les deux à gauche.
7. Soient <math>\mathrm{L, \, L', \, L''}</math> trois points sur la surface de la sphère, et posons, pour abréger,
{{c|<math>
\begin{alignat}{3}
& \cos(1) \mathrm{L} && = x, \quad && \cos(2) \mathrm{L} && = y, \quad && \cos(3) \mathrm{L} & = z, \\
& \cos(1) \mathrm{L'} && = x', \quad && \cos(2) \mathrm{L'} && = y', \quad && \cos(3) \mathrm{L'} & = z', \\
& \cos(1) \mathrm{L''} && = x'', \quad && \cos(2) \mathrm{L''} && = y'', \quad && \cos(3) \mathrm{L''} & = z'',
\end{alignat}
</math>}}
{{br0}}et
{{c|<math>xy'z'' + x'y''z + x''yz' - xy''z' - x'yz'' - x''y'z = \Delta .</math>}}
{{br0}}Que <math>\lambda</math> désigne celui des pôles du grand cercle, dont l’arc <math>\mathrm{LL'}</math> fait partie, qui est placé par rapport à cet arc de la même manière que le point <math>(1)</math> est placé par rapport à l’arc <math>(2), \, (3).</math> Alors on aura, d’après le théorème précédent,
{{c|<math>yz' - y'z = \cos(1) \lambda . \sin(2) (3). \sin \mathrm{LL'},</math>}}
{{br0}}ou, à cause de <math>(2) (3) = 90</math> degrés,
{{c|<math>yz' - y'z = \cos (1) \lambda . \sin \mathrm{LL'},</math>}}
{{br0}}et, de la même manière,
{{c|<math>zx' - z'x = \cos (2) \lambda . \sin \mathrm{LL'},</math>}}
{{c|<math>xy' - x'y = \cos (3) \lambda . \sin \mathrm{LL'}.</math>}}
{{br0}}Multipliant ces équations respectivement par <math>x'', \, y'', \, z'',</math> et ajoutant, nous obtiendrons, au moyen du second théorème rapporté au n{{o}} 5,
{{c|<math>\Delta = \cos \lambda \mathrm{L''} . \sin \mathrm{LL'}.</math>}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Gauss - Recherches générales sur les surfaces courbes, 1852.djvu/11
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Fabrice Dury
1855
Majuscules droites
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Fabrice Dury" />{{nr||( 9 )}}</noinclude>{{Br0}}De la combinaison de ces équations dérive
{{c|<math>\mathrm{X}dx \ + \ \mathrm{Y}dy \ + \ \mathrm{Z}dz \ = \ 0.</math>}}
{{br0}}On a deux méthodes générales pour montrer le caractère d’une surface courbe. La ''première'' méthode se sert de l’équation entre les coordonnées <math>x, \ y, \ z,</math> que nous supposerons réduite à la forme <math>\mathrm{W} = 0,</math> où <math>\mathrm{W}</math> sera fonction des indéterminées <math>x, \ y, \ z.</math> Soit la différentielle complète de la fonction <math>\mathrm{W},</math>
{{c|<math>d\mathrm{W} = \mathrm{P} dx \ + \ \mathrm{Q}dy \ + \ \mathrm{R}dz \ ;</math>}}
{{br0}}on aura, pour la surface courbe,
{{c|<math>\mathrm{P}dx \ + \ \mathrm{Q}dy \ + \ \mathrm{R}dz \ = \ 0,</math>}}
{{br0}}et, par suite,
{{c|<math>\mathrm{P}. \cos(1) \lambda + \mathrm{Q}. \cos (2) \lambda + \mathrm{R}. \cos (3) \lambda = 0.</math>}}
{{br0}}Comme cette équation, de même que celle que nous avons établie plus haut, doit avoir lieu pour les directions de tous les éléments <math>ds</math> sur la surface courbe, on verra facilement que <math>\mathrm{X, \ Y, \ Z}</math> doivent être proportionnels à <math>\mathrm{P, \ Q, \ R},</math> et, par suite, comme <math>\mathrm{X^2 + Y^2 + Z^2} = 1,</math> on aura, ou
{{c|<math>\mathrm{X=\frac{\mathrm{P}}\sqrt{\mathrm{P^2+Q^2+R^2}},\ Y=\frac{\mathrm{Q}}\sqrt{\mathrm{P^2+Q^2+R^2}}, \ Z=\frac{\mathrm{R}}\sqrt{\mathrm{P^2+Q^2+R^2}}},</math>|fs=90%}}
{{br0}}ou
{{c|<math>\mathrm{X = \frac {-\mathrm{P}} \sqrt{\mathrm{P^2+Q^2+R^2}},\ Y=\frac{-\mathrm{Q}}\sqrt{\mathrm{P^2+Q^2+R^2}},\ \mathrm{Z}=\frac {-\mathrm{R}}\sqrt{\mathrm{P^2+Q^2+R^2}}}.</math>|fs=90%}}
La ''seconde'' méthode exprime les coordonnées sous forme de fonctions de deux variables <math>p</math> et <math>q.</math> Supposons que, par la différentiation de ces fonctions, il vienne
{{c|<math>\begin{align}
dx & = \ a \ dp \ + \ a'dq, \\
dy & = \ b \ dp \ + \ b'dq, \\
dz & = \ c \ dp \ + \ c'dq.
\end{align}</math>}}
{{br0}}Par la substitution de ces valeurs dans la formule donnée<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Fabrice Dury" />{{nr||( 11 )}}</noinclude><nowiki />
{{t3|V.}}
Les deux solutions trouvées dans l’article précédent se rapportent, évidemment, à des points opposés de la surface sphérique, ou à des directions opposées ; ce qui est dans la nature même des choses, puisque l’on peut mener une normale aux deux faces (''plagæ'') d’une surface courbe. Si l’on veut distinguer entre elles ces deux régions, contiguës à sa surface, et appeler l’une ''extérieure'' et l’autre ''intérieure'', nous pourrons attribuer à l’une et à l’autre normale sa solution convenable, au moyen du théorème développé dans le n{{o}} 7 de l’art. {{rom-maj|II|2}}, et en même temps nous aurons un criterium pour distinguer une région de l’autre.
Dans la ''première'' méthode, ce criterium sera donné par le signe de la valeur de la quantité <math>\mathrm{W}</math>. Généralement parlant, la surface courbe sépare les parties de l’espace pour lesquelles <math>\mathrm{W}</math> a une valeur positive, des parties pour lesquelles la valeur de <math>\mathrm{W}</math> devient négative. Mais ce théorème fait voir facilement que si <math>\mathrm{W}</math> acquiert une valeur positive vers la face extérieure, et que l’on conçoive une normale menée en dehors, on devra adopter la première solution. Du reste, dans chaque cas, on jugera facilement si la même règle pour le signe de <math>\mathrm{W}</math> a lieu pour la surface entière, ou si elle varie avec les différentes parties. Tant que les coefficients <math>\mathrm{P, \ Q, \ R}</math> ont des valeurs finies, et ne deviennent pas nuls tous les trois à la fois, la loi de la continuité empêchera toute incertitude.
Si nous suivons la ''deuxième'' méthode, nous pouvons concevoir sur la surface courbe deux systèmes de lignes courbes : l’un, pour lequel <math>p</math> est variable et <math>q</math> constant ; l’autre, pour lequel <math>q</math> est variable, <math>p</math> constant ; la position mutuelle de ces lignes par rapport à la région extérieure, doit décider laquelle des solutions il faut adopter. Toutes les fois que les trois lignes suivantes, savoir, la<noinclude>
<references/></noinclude>
hxtq1sx840yccjvd0bsqx1yimk4gxur
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Fabrice Dury" />{{nr||( 16 )}}</noinclude>surface courbe. En dénotant par <math>d \sigma</math> l’aire d’un élément de cette surface, <math>\mathrm{Z} d \sigma</math> sera l’aire de la projection de cet élément sur le plan des coordonnées <math>x, \, y \, ;</math> et, par suite, si <math>d \Sigma</math> est l’aire de l’élément correspondant sur la surface sphérique, <math>\mathrm{Z} d \Sigma</math> sera l’aire de la projection sur le même plan : le signe positif ou négatif de <math>\mathrm{Z}</math> indiquera que {{corr|al|la}} situation de la projection est semblable ou opposée à la situation de l’élément projeté. Ces projections ont donc évidemment entre elles le même rapport quant à la quantité, et aussi le même rapport quant à leur situation, que les éléments eux-mêmes. Considérons maintenant un élément triangulaire sur la surface courbe, et supposons que les coordonnées des trois points, qui forment sa projection, sont
{{c|<math>
\begin{array}{ll}
x, & y, \\
x+dx, & y+dy, \\
x +\delta x, & y +\delta y. \\
\end{array}
</math>}}
{{br0}}Le double de l’aire de ce triangle sera exprimé par la formule
{{c|<math>dx. \delta y - dy. \delta x,</math>}}
{{br0}}et sous une forme positive ou négative, suivant que la position du côté qui joint le premier point au troisième par rapport au côté qui joint le premier point au second est semblable, ou opposée à la position de l’axe des coordonnées <math>y,</math> par rapport à l’axe des coordonnées <math>x.</math>
Par conséquent, si les coordonnées de trois points, qui forment la projection de l’élément correspondant sur la surface sphérique, prises à partir du centre de la sphère, sont
{{c|<math>
\begin{array}{ll}
\mathrm{X}, & \mathrm{Y}, \\
\mathrm{X}+d\mathrm{X}, & \mathrm{Y}+d\mathrm{Y}, \\
\mathrm{X} +\delta \mathrm{X}, & \mathrm{Y} +\delta \mathrm{Y}, \\
\end{array}
</math>}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Nalou" />{{nr||( 18 )}}</noinclude><section begin="s1"/>{{br0}}nous aurons, d’après des formules données plus haut,
{{c|<math>\mathrm{X} = -t \mathrm{Z}, \quad \mathrm{Y} = -u \mathrm{Z}, \quad (1 + t^2 + u^2) \mathrm{Z}^2 = 1,</math>}}
{{SA|et, de là,}}
{{g|<math>\begin{align}
&d\mathrm{X}=-\mathrm{Z}dt-td\mathrm{Z},\\
&d\mathrm{Y}=-\mathrm{Z}du-ud\mathrm{Z},\\
&\left(1+t^2+u^2\right)d\mathrm{Z}+\mathrm{Z}(tdt+udu)=0,
\end{align}</math>|8}}
{{SA|ou}}
{{g|<math>\begin{align}
d\mathrm{Z}=&-\mathrm{Z}^3(tdt+udu),\\
d\mathrm{X}=&-\mathrm{Z}^3(1+u^2)dt+\mathrm{Z}^3tudu,\\
d\mathrm{Y}=&+\mathrm{Z}^3tudt-\mathrm{Z}^3(1+t^2)du,
\end{align}</math>|8}}
{{SA|et aussi}}
{{g|<math>\begin{align}
\frac{d\mathrm{X}}{dx}=&\mathrm{Z}^3[-(1+u^2)\mathrm{T}+tu\mathrm{U}],\\
\frac{d\mathrm{X}}{dy}=&\mathrm{Z}^3[-(1+u^2)U+tu\mathrm{V}],\\
\frac{d\mathrm{Y}}{dx}=&\mathrm{Z}^3[tu\mathrm{T}-(1+t^2)\mathrm{U}],\\
\frac{d\mathrm{Y}}{dy}=&\mathrm{Z}^3[tu\mathrm{U}-(1+t^2)\mathrm{V}].
\end{align}</math>|7.5}}
{{SA|En substituant ces valeurs dans l’expression précédente, il vient}}
<math>k=\mathrm{Z^6(TV-U^2)}(1+t^2+u^2)=\mathrm{Z^4(TV-U^2)}=\frac\mathrm{TV-U^2}{(1+t^2+u^2)^2}.</math>
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{t3|VIII.}}
Par un choix convenable de l’origine et des axes des
coordonnées, on peut faire facilement que, pour un point
déterminé <math>\mathrm{A},</math> les valeurs des quantités <math>t, \ u, \ \mathrm{U}</math> s’évanouissent. D’abord les deux premières conditions sont remplies, si l’on prend le plan tangent en ce point pour plan des coordonnées <math>x, \ y.</math> Si, de plus, on place {{tiret|l’ori|gine}}
<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
409as1d7tla6x9271dtvpahd6b4dr8u
Page:Gauss - Recherches générales sur les surfaces courbes, 1852.djvu/21
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Rene1596
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Nalou" />{{nr||( 19 )}}</noinclude>{{tiret2|l’ori|gine}} en ce point, l’expression des coordonnées <math>z</math> acquiert évidemment cette forme,
{{c|<math>z=\frac{1}{2}\mathrm{T}^0x^2+\mathrm{U}^0xy+\frac{1}{2}\mathrm{V}^0y^2+\Omega,</math>}}
{{br0}}où <math>\Omega</math> sera d’un ordre plus élevé que le second. Faisant ensuite tourner dans leur plan les axes des <math>x, \ y</math> d’un angle <math>\mathrm{M},</math> tel qu’on ait
{{c|<math>\operatorname{tang} 2\mathrm{M} = \frac{2\mathrm{U}^0}{\mathrm{T}^0-\mathrm{V}^0},</math>}}
{{br0}}on voit facilement que l’équation prendra cette forme,
{{c|<math>z=\frac{1}{2}\mathrm{T} x^2+\frac{1}{2}\mathrm{V} y^2+\Omega \ ;</math>}}
{{br0}}et l’on satisfait ainsi à la troisième condition. Cela fait,
on voit que :
1. Si la surface courbe est coupée par un plan normal, et passant par l’axe des coordonnées <math>x,</math> le rayon de courbure de la section au point <math>\mathrm{A}</math> sera égal à <math>\frac{1}{\mathrm{T}},</math> le signe positif ou négatif indiquant que la courbe tourne sa concavité ou sa convexité vers la région où les coordonnées <math>z</math> sont positives.
2. De la même manière, <math>\frac{1}{\mathrm{V}}</math> sera au point <math>A</math> le rayon de courbure d’une courbe plane, section de la surface courbe par le plan passant par le plan des <math>y, \ z.</math>
3. En posant <math>x = r \cos \varphi, y = r \sin \varphi,</math> on a
{{c|<math>z=\frac{1}{2}\left(\mathrm{T}\cos^2 \varphi + \mathrm{V}\sin^2 \varphi \right)+\Omega \ ;</math>}}
{{br0}}d’où l’on conclut que, si la section est faite par un plan normal en <math>\mathrm{A}</math> à la surface, et faisant avec l’axe des <math>x</math><noinclude>
<references/></noinclude>
9g0dt7shgro9wt2fs600dehdfbgxqwz
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Fabrice Dury
1855
Majuscule droite
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Nalou" />{{nr||( 19 )}}</noinclude>{{tiret2|l’ori|gine}} en ce point, l’expression des coordonnées <math>z</math> acquiert évidemment cette forme,
{{c|<math>z=\frac{1}{2}\mathrm{T}^0x^2+\mathrm{U}^0xy+\frac{1}{2}\mathrm{V}^0y^2+\Omega,</math>}}
{{br0}}où <math>\Omega</math> sera d’un ordre plus élevé que le second. Faisant ensuite tourner dans leur plan les axes des <math>x, \ y</math> d’un angle <math>\mathrm{M},</math> tel qu’on ait
{{c|<math>\operatorname{tang} 2\mathrm{M} = \frac{2\mathrm{U}^0}{\mathrm{T}^0-\mathrm{V}^0},</math>}}
{{br0}}on voit facilement que l’équation prendra cette forme,
{{c|<math>z=\frac{1}{2}\mathrm{T} x^2+\frac{1}{2}\mathrm{V} y^2+\Omega \ ;</math>}}
{{br0}}et l’on satisfait ainsi à la troisième condition. Cela fait,
on voit que :
1. Si la surface courbe est coupée par un plan normal, et passant par l’axe des coordonnées <math>x,</math> le rayon de courbure de la section au point <math>\mathrm{A}</math> sera égal à <math>\frac{1}{\mathrm{T}},</math> le signe positif ou négatif indiquant que la courbe tourne sa concavité ou sa convexité vers la région où les coordonnées <math>z</math> sont positives.
2. De la même manière, <math>\frac{1}{\mathrm{V}}</math> sera au point <math>\mathrm{A}</math> le rayon de courbure d’une courbe plane, section de la surface courbe par le plan passant par le plan des <math>y, \ z.</math>
3. En posant <math>x = r \cos \varphi, y = r \sin \varphi,</math> on a
{{c|<math>z=\frac{1}{2}\left(\mathrm{T}\cos^2 \varphi + \mathrm{V}\sin^2 \varphi \right)+\Omega \ ;</math>}}
{{br0}}d’où l’on conclut que, si la section est faite par un plan normal en <math>\mathrm{A}</math> à la surface, et faisant avec l’axe des <math>x</math><noinclude>
<references/></noinclude>
l0yaaojdpga2hdpeyxc82vjqhr7zfp7
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Rene1596
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Nalou" />{{nr||( 21 )}}</noinclude><nowiki />
{{t3|IX.}}
La formule générale pour la mesure de la courbure donnée
à la fin de l’{{abréviation|art.|article}}{{lié}}VII est de toutes la plus simple, puisqu’elle implique seulement cinq éléments ; nous serons conduits à une formule plus compliquée, renfermant neuf éléments, si nous voulons employer la première manière d’exprimer la nature d’une surface<ref>''Voir'' page 9.</ref>. En conservant les notations de l’{{abréviation|art.|article}}{{lié}}IV, nous poserons, de plus,
{{c|<math>\begin{alignat}{3}
\frac{d^2\mathrm{W}}{dx^2}=&\mathrm{P}',\qquad&\frac{d^2\mathrm{W}}{dy^2}=&\mathrm{Q}',\qquad&\frac{d^2\mathrm{W}}{dz^2}=&\mathrm{R}',\\
\frac{d^2\mathrm{W}}{dydz}=&\mathrm{P}'',&\frac{d^2\mathrm{W}}{dxdz}=&\mathrm{Q}'',&\frac{d^2\mathrm{W}}{dxdy}=&\mathrm{R}'',
\end{alignat}</math>}}
{{SA|de sorte qu’on ait}}
{{c|<math>\begin{alignat}{4}
d\mathrm{P}&=\mathrm{P}'dx&&+ \mathrm{R}''dy&&+ \mathrm{Q}''dz,\\
d\mathrm{Q}&=\mathrm{R}''dx&&+ \mathrm{Q}'dy&&+ \mathrm{P}''dz,\\
d\mathrm{R}&=\mathrm{Q}''dx&&+ \mathrm{P}''dy&&+ \mathrm{R}'dz.
\end{alignat}</math>}}
{{SA|Comme on a déjà <math>t=-\frac{\mathrm{P}}{\mathrm{R}},</math> nous trouvons, par la différentiation,}}
{{c|<math>\begin{align}
\mathrm{R}^2dt = &-\mathrm{R}d\mathrm P+\mathrm Pd\mathrm R =(\mathrm{PQ''-RP'})dx+(\mathrm{PP''-RR''})dy\\
&+(\mathrm{PR'-RQ''})dz,
\end{align}</math>}}
{{SA|ou, en éliminant <math>dz</math> à l’aide de l’équation}}
{{c|<math>\mathrm{P}dx+\mathrm{Q}dy+\mathrm{R}dz=0,</math>}}
{{c|<math>\begin{align}\mathrm{R}^3dt &=\mathrm\left(-R^2P'+2PRQ''-P^2R'\right)dx\\
&+\mathrm\left(PRP''+QRQ''-PQR'-R^2R''\right)dy.\end{align}</math>}}
{{SA|On obtient, en outre, de la même manière,}}
{{c|<math>\begin{align}
\mathrm{R}^3du &=\mathrm\left(PRP''+QRQ''-PQR'-R^2R''\right)dx\\
&+\mathrm\left(-R^2Q'+2QRP''-Q^2R'\right)dy.
\end{align}</math>}}<noinclude>
<references/></noinclude>
gt0rmbvs7ku5kqgqotlg1tsigji18vm
16063231
16062972
2026-09-26T08:26:55Z
Fabrice Dury
1855
Majuscules droites
16063231
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Nalou" />{{nr||( 21 )}}</noinclude><nowiki />
{{t3|IX.}}
La formule générale pour la mesure de la courbure donnée
à la fin de l’{{abréviation|art.|article}}{{lié}}VII est de toutes la plus simple, puisqu’elle implique seulement cinq éléments ; nous serons conduits à une formule plus compliquée, renfermant neuf éléments, si nous voulons employer la première manière d’exprimer la nature d’une surface<ref>''Voir'' page 9.</ref>. En conservant les notations de l’{{abréviation|art.|article}}{{lié}}IV, nous poserons, de plus,
{{c|<math>\begin{alignat}{3}
\frac{d^2\mathrm{W}}{dx^2}=&\mathrm{P}',\qquad&\frac{d^2\mathrm{W}}{dy^2}=&\mathrm{Q}',\qquad&\frac{d^2\mathrm{W}}{dz^2}=&\mathrm{R}',\\
\frac{d^2\mathrm{W}}{dydz}=&\mathrm{P}'',&\frac{d^2\mathrm{W}}{dxdz}=&\mathrm{Q}'',&\frac{d^2\mathrm{W}}{dxdy}=&\mathrm{R}'',
\end{alignat}</math>}}
{{SA|de sorte qu’on ait}}
{{c|<math>\begin{alignat}{4}
d\mathrm{P}&=\mathrm{P}'dx&&+ \mathrm{R}''dy&&+ \mathrm{Q}''dz,\\
d\mathrm{Q}&=\mathrm{R}''dx&&+ \mathrm{Q}'dy&&+ \mathrm{P}''dz,\\
d\mathrm{R}&=\mathrm{Q}''dx&&+ \mathrm{P}''dy&&+ \mathrm{R}'dz.
\end{alignat}</math>}}
{{SA|Comme on a déjà <math>t=-\frac{\mathrm{P}}{\mathrm{R}},</math> nous trouvons, par la différentiation,}}
{{c|<math>\begin{align}
\mathrm{R}^2dt = &-\mathrm{R}d\mathrm P+\mathrm Pd\mathrm R =(\mathrm{PQ''-RP'})dx+(\mathrm{PP''-RR''})dy\\
&+(\mathrm{PR'-RQ''})dz,
\end{align}</math>}}
{{SA|ou, en éliminant <math>dz</math> à l’aide de l’équation}}
{{c|<math>\mathrm{P}dx+\mathrm{Q}dy+\mathrm{R}dz=0,</math>}}
{{c|<math>\begin{align}\mathrm{R}^3dt &=\left(-\mathrm{R}2\mathrm{P'}+2\mathrm{PRQ''}-\mathrm{P}^2\mathrm{R'}\right)dx\\
&+\left(\mathrm{PRP''}+\mathrm{QRQ''}-\mathrm{PQR'}-\mathrm{R}^2\mathrm{R''}\right)dy.\end{align}</math>}}
{{SA|On obtient, en outre, de la même manière,}}
{{c|<math>\begin{align}
\mathrm{R}^3du &=\mathrm\left(\mathrm{PRP''}+\mathrm{QRQ''}-\mathrm{PQR'}-\mathrm{R}^2\mathrm{R''}\right)dx\\
&+\mathrm\left(-\mathrm{R}^2\mathrm{Q'}+2\mathrm{QRP''}-\mathrm{Q}^2\mathrm{R'}\right)dy.
\end{align}</math>}}<noinclude>
<references/></noinclude>
4vpkk6c0yteur0664pfb5oc68btjar5
Page:Gauss - Recherches générales sur les surfaces courbes, 1852.djvu/24
104
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16063003
11507405
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Rene1596
21513
des accolades (sinon les secondes ne s'affichaient pas bien chez moi en les mettant au carré) et un point.
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Nalou" />{{nr||( 22 )}}</noinclude><section begin="s1"/>{{br0}}Nous tirons de là,
{| width="auto" align=center
| align=right |<math>\mathrm{R^3T} =</math> || || align=left |<math>\mathrm{-R^2P'+2PRQ''-P^2R'},</math>
|-
| align=right |<math>\mathrm{R^3U} =</math> || || align=left |<math>\mathrm{PRP''+QRQ''+PQR'-R^2R''},</math>
|-
| align=right |<math>\mathrm{R^3V} =</math> || || align=left |<math>\mathrm{-R^2Q'+2QRP''-Q^2R'}.</math>
|-
|}
En substituant ces valeurs dans la formule de l’art. VII,
nous obtenons, pour la mesure de la courbure <math>k</math>, l’expression
symétrique suivante,
{| width="auto" align=center
| align=right |<math>(\mathrm{P^2+Q^2+R^2})^2k=</math> || || align=left |<math>\mathrm{P^2(Q'R'-{P''}^2)}</math> || align=left |<math>\mathrm{+Q^2(P'R'-{Q''}^2)}</math>
|-
| || <math>+</math> || align=left |<math>\mathrm{R^2(P'Q'-{R''}^2)}</math> || align=left |<math>\mathrm{+2QR(Q''R''-P'P'')}</math>
|-
| || <math>+</math> || align=left |<math>\mathrm{2PR(P''R''-Q'Q'')}</math>|| align=left |<math>\mathrm{+2PQ(P''Q''-R'R'')}.</math>
|-
|}
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{t3|X.}}
On obtiendra une formule encore plus compliquée,
composée de quinze éléments, en suivant la seconde méthode
générale<ref>Cette seconde méthode est un système de coordonnées, longitudes
et latitudes, généralisé.</ref> pour exprimer la nature des surfaces
courbes. Il est cependant très-important de l’élaborer
aussi. En conservant les signes de l’art. IV, posons, en
outre,
{| width="auto" align=center
| align=right |<math>\frac{d^2x}{dp^2}=</math> || <math>\alpha,</math>
| align=right |<math>\qquad \frac{d^2x}{dpdq}=</math> || <math>\alpha',\qquad </math>
| align=right |<math>\frac{d^2x}{dq^2}=</math> || <math>\alpha'',</math>
|-
| align=right |<math>\frac{d^2y}{dp^2}=</math> || <math>\beta,</math>
| align=right |<math>\qquad \frac{d^2y}{dpdq}=</math> || <math>\beta',\qquad </math>
| align=right |<math>\frac{d^2y}{dq^2}=</math> || <math>\beta'',</math>
|-
| align=right |<math>\frac{d^2z}{dp^2}=</math> || <math>\gamma,</math>
| align=right |<math>\qquad \frac{d^2z}{dpdq}=</math> || <math>\gamma',\qquad </math>
| align=right |<math>\frac{d^2z}{dq^2}=</math> || <math>\gamma''.</math>
|-
|}
{{br0}}Faisons encore, pour abréger,
{| width="auto" align=center
| align=right |<math>bc'-cb'</math> || || align=left |<math>=\mathrm{A},</math>
|-
| align=right |<math>ca'-ac'</math> || || align=left |<math>=\mathrm{B},</math>
|-
| align=right |<math>ab'-ba'</math> || || align=left |<math>=\mathrm{C}.</math>
|-
|}
{{br0}}On a d’abord
{{Centré|<math>\mathrm{A}dx \ + \ \mathrm{B} dy \ + \ \mathrm{C} dz \ = \ 0,</math>}}
{{br0}}ou
{{Centré|<math>dz \ = \ -\frac{\mathrm{A}}{\mathrm{C}}dx \ - \ \frac{\mathrm{B}}{\mathrm{C}}dy \ ;</math>}}
<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
nyv5r41f111xhwr231eypakktxtjq5z
Page:Gauss - Recherches générales sur les surfaces courbes, 1852.djvu/25
104
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Rene1596
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1 espace, 1 point.
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Hilarion~frwiki" />{{nr||( 23 )}}</noinclude>{{SA|mais aussi, quand <math>z</math> est considérée comme fonction de <math>x, \ y,</math>
on a}}
{| width="auto" align=center
| align=right |<math>\frac{dz}{dx} = t</math> || || align=left |<math>=-\frac{\mathrm{A}}{\mathrm{C}},</math>
|-
| align=right |<math>\frac{dz}{dy} = u</math> || || align=left |<math>=-\frac{\mathrm{B}}{\mathrm{C}}.</math>
|-
|}
{{br0}}Nous tirons de <math>dx=adp+a'dq, \, dy=bdp+b'dq,</math>
{| width="auto" align=center
| align=right |<math>\mathrm{C}dp=</math> || || align=left |<math>b'dx-a'dy,</math>
|-
| align=right |<math>\mathrm{C}dq=</math> || <math>-</math> || align=left |<math>bdx+ady.</math>
|-
|}
{{br0}}Les différentielles complètes de <math>t</math> et de <math>u</math> sont donc
{| width="auto" align=center
| align=right |<math>\mathrm{C}^3dt =</math> || || align=left |<math>\left( \mathrm{A}\frac{d\mathrm{C}}{dp} - \mathrm C\frac{d\mathrm{A}}{dp}\right) (b'dx-a'dy)</math>
| align=left |<math>+\left( \mathrm{C}\frac{d\mathrm{A}}{dq} - \mathrm{A}\frac{d\mathrm{C}}{dq}\right) (bdx-ady),</math>
|-
| align=right |<math>\mathrm{C}^3du =</math> || || align=left |<math>\left( \mathrm{B}\frac{d\mathrm{C}}{dp} - \mathrm{C}\frac{d\mathrm{B}}{dp}\right) (b'dx-a'dy)</math>
| align=left |<math>+\left( \mathrm{C}\frac{d\mathrm{B}}{dq} - \mathrm{B}\frac{d\mathrm{C}}{dq}\right) (bdx-ady).</math>
|-
|}
{{br0}}Si maintenant, dans ces formules, nous substituons
{| width="auto" align=center
| align=right |<math>\frac{d\mathrm{A}}{dp}=</math> || <math>c'\beta</math> || <math>+ \ b\gamma'</math> || <math>- \ c\beta'</math> || <math>- \ b'\gamma,</math>
|-
| align=right |<math>\frac{d\mathrm{A}}{dq}=</math> || <math>c'\beta'</math> || <math>+ \ b\gamma''</math> || <math>- \ c\beta''</math> || <math>- \ b'\gamma',</math>
|-
| align=right |<math>\frac{d\mathrm{B}}{dp}=</math> || <math>a'\gamma</math> || <math>+ \ c\alpha'</math> || <math>- \ a\gamma'</math> || <math>- \ c'\alpha,</math>
|-
| align=right |<math>\frac{d\mathrm{B}}{dq}=</math> || <math>a'\gamma'</math> || <math>+ \ c\alpha''</math> || <math>- \ a\gamma''</math> || <math>- \ c'\alpha',</math>
|-
| align=right |<math>\frac{d\mathrm{C}}{dp}=</math> || <math>b'\alpha</math> || <math>+ \ a\beta'</math> || <math>- \ b\alpha'</math> || <math>- \ a'\beta,</math>
|-
| align=right |<math>\frac{d\mathrm{C}}{dq}=</math> || <math>b'\alpha'</math> || <math>+ \ a\beta''</math> || <math>- \ b\alpha''</math> || <math>- \ a'\beta',</math>
|-
|}
{{br0}}et si nous considérons que les valeurs des différentielles
<math>dt, \ du,</math> ainsi obtenues, doivent être respectivement égales, indépendamment des différentielles <math>dx, \ dy,</math> aux quantités <math>\mathrm{T} dx + \mathrm{U} dy, \; \mathrm{U}dx + \mathrm{V}dy,</math> nous trouverons, après quelques transformations qui se présentent assez<noinclude>
<references/></noinclude>
s0ech6jufcs8xpwqp3if2zz9kesa7nh
Page:Gauss - Recherches générales sur les surfaces courbes, 1852.djvu/26
104
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16063031
16060999
2026-09-25T23:39:44Z
Rene1596
21513
Mais que venait donc faire cette virgule au milieu de la formule ? Et des accolades pour les prims au carré.
16063031
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Hilarion~frwiki" />{{nr||( 24 )}}</noinclude><section begin="s1"/>naturellement,
{|
| <math>\mathrm{C^3T}</math> || <math>=</math> || || <math> \ \alpha \mathrm{A}{b'}^2 + \beta \mathrm{B}{b'}^2 + \gamma \mathrm{C}{b'}^2</math>
|-
| || || <math>-</math> || <math>2 \alpha' \mathrm{A}bb' - 2\beta' \mathrm{B}bb' - 2 \gamma' \mathrm{C}bb'</math>
|-
| || || <math>+</math> || <math>\alpha'' A\mathrm{A}b^2 + \beta'' \mathrm{B}b^2 + \gamma'' \mathrm{C}b^2,</math>
|-
| <math>\mathrm{C^3U}</math> || <math>=</math> || <math>-</math> || <math>\alpha \mathrm{A}a'b' - \beta \mathrm{B}a'b'-\gamma Ca'b' </math>
|-
| || || <math>+</math> || <math>\alpha' \mathrm{A}(ab' +ba') + \beta' \mathrm{B}(ab' +ba') + \gamma' \mathrm{C}(ab'+ba')</math>
|-
| || || <math>-</math> || <math>\alpha'' \mathrm{A}ab - \beta'' \mathrm{B}ab - \gamma' \mathrm{C}ab,</math>
|-
| <math>\mathrm{C^3V}</math> || <math>=</math> || || <math> \ \alpha \mathrm{A}{a'}^2 + \beta \mathrm{B}{a'}^2 + \gamma \mathrm{C}{a'}^2</math>
|-
| || || <math>-</math> || <math>2 \alpha' \mathrm{A}aa' - 2\beta' \mathrm{B}aa' - 2 \gamma' \mathrm{C}aa'</math>
|-
| || || <math>+</math> || <math>\alpha'' \mathrm{A}a^2 + \beta'' \mathrm{B}a^2 + \gamma'' \mathrm{C}a^2.</math>
|-
|}
{{br0}}Si donc, pour abréger, nous posons
{|
|width="153px"|(1)|| <math>\mathrm{A}\alpha</math> || <math>+ \ \mathrm{B}\beta</math> || <math>+ \, \mathrm{C}\gamma</math> ||<math>= \mathrm{D},</math>
|-
|(2)|| <math>\mathrm{A}\alpha'</math> || <math>+ \ \mathrm{B}\beta'</math> || <math>+ \,\mathrm{C} \gamma'</math> || <math>=\mathrm{D'},</math>
|-
|(3)|| <math>\mathrm{A}\alpha''</math> || <math>+ \, \mathrm{B}\beta''</math> || <math>+ \ \mathrm{C} \gamma''</math> || <math>=\mathrm{D''},</math>
|-
|}
{{br0}}on a
{| width="auto" align=center
| <math>\mathrm{C^3T}</math> || <math>=</math> || align=left |<math>\mathrm{D}{b'}^2-2\mathrm{D'}bb'+\mathrm{D''}b^2,</math>
|-
| <math>\mathrm{C^3U}</math> || <math>=-</math> || align=left |<math>\mathrm{D}a'b'+\mathrm{D'}(ab'+ba')-\mathrm{D''}ab,</math>
|-
| <math>\mathrm{C^3V}</math> || <math>=</math> || align=left |<math>\mathrm{D}{a'}^2-2\mathrm{D'}aa'+\mathrm{D''}a^2.</math>
|-
|}
{{br0}}De là, en faisant le développement,
{{c|<math>\mathrm{C^6\left(TV - U^2\right)} = \mathrm\left(DD'' - {D'}^2\right)(ab' - ba')^2 = \mathrm\left(DD'' - {D'}^2\right)C^2,</math>}}
{{br0}}et, par conséquent, la formule, pour la mesure de la
courbure,
{{Centré|<math>k=\mathrm\frac{DD''-{D'}^2}{(A^2+B^2+C^2)^2}.</math>}}
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{t3|XI.}}
À l’aide de la formule que nous venons de trouver, nous
en établirons une autre, qui doit être rangée parmi les
théorèmes les plus féconds dans la doctrine des surfaces
courbes. Introduisons les notations suivantes :
{| width="auto" align=center
| <math>a^2</math> || <math>+ \ b^2</math> || <math>+ \ c^2</math> || <math>= \ \mathrm{E},</math>
|-
| <math>aa'</math> || <math>+ \ bb'</math> || <math>+ \ cc'</math> || <math>= \ \mathrm{F},</math>
|-
| <math>{a'}^2</math> || <math>+ \ {b'}^2</math> || <math>+ \ {c'}^2</math> || <math>= \ \mathrm{G},</math>
|-
|}
<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
2k7qqua29hfm9w1r4er9fou2ls94443
16063243
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2026-09-26T08:34:58Z
Fabrice Dury
1855
Majuscules droites
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Hilarion~frwiki" />{{nr||( 24 )}}</noinclude><section begin="s1"/>naturellement,
{|
| <math>\mathrm{C^3T}</math> || <math>=</math> || || <math> \ \alpha \mathrm{A}{b'}^2 + \beta \mathrm{B}{b'}^2 + \gamma \mathrm{C}{b'}^2</math>
|-
| || || <math>-</math> || <math>2 \alpha' \mathrm{A}bb' - 2\beta' \mathrm{B}bb' - 2 \gamma' \mathrm{C}bb'</math>
|-
| || || <math>+</math> || <math>\alpha'' A\mathrm{A}b^2 + \beta'' \mathrm{B}b^2 + \gamma'' \mathrm{C}b^2,</math>
|-
| <math>\mathrm{C^3U}</math> || <math>=</math> || <math>-</math> || <math>\alpha \mathrm{A}a'b' - \beta \mathrm{B}a'b'-\gamma Ca'b' </math>
|-
| || || <math>+</math> || <math>\alpha' \mathrm{A}(ab' +ba') + \beta' \mathrm{B}(ab' +ba') + \gamma' \mathrm{C}(ab'+ba')</math>
|-
| || || <math>-</math> || <math>\alpha'' \mathrm{A}ab - \beta'' \mathrm{B}ab - \gamma' \mathrm{C}ab,</math>
|-
| <math>\mathrm{C^3V}</math> || <math>=</math> || || <math> \ \alpha \mathrm{A}{a'}^2 + \beta \mathrm{B}{a'}^2 + \gamma \mathrm{C}{a'}^2</math>
|-
| || || <math>-</math> || <math>2 \alpha' \mathrm{A}aa' - 2\beta' \mathrm{B}aa' - 2 \gamma' \mathrm{C}aa'</math>
|-
| || || <math>+</math> || <math>\alpha'' \mathrm{A}a^2 + \beta'' \mathrm{B}a^2 + \gamma'' \mathrm{C}a^2.</math>
|-
|}
{{br0}}Si donc, pour abréger, nous posons
{|
|width="153px"|(1)|| <math>\mathrm{A}\alpha</math> || <math>+ \ \mathrm{B}\beta</math> || <math>+ \, \mathrm{C}\gamma</math> ||<math>= \mathrm{D},</math>
|-
|(2)|| <math>\mathrm{A}\alpha'</math> || <math>+ \ \mathrm{B}\beta'</math> || <math>+ \,\mathrm{C} \gamma'</math> || <math>=\mathrm{D'},</math>
|-
|(3)|| <math>\mathrm{A}\alpha''</math> || <math>+ \, \mathrm{B}\beta''</math> || <math>+ \ \mathrm{C} \gamma''</math> || <math>=\mathrm{D''},</math>
|-
|}
{{br0}}on a
{| width="auto" align=center
| <math>\mathrm{C^3T}</math> || <math>=</math> || align=left |<math>\mathrm{D}{b'}^2-2\mathrm{D'}bb'+\mathrm{D''}b^2,</math>
|-
| <math>\mathrm{C^3U}</math> || <math>=-</math> || align=left |<math>\mathrm{D}a'b'+\mathrm{D'}(ab'+ba')-\mathrm{D''}ab,</math>
|-
| <math>\mathrm{C^3V}</math> || <math>=</math> || align=left |<math>\mathrm{D}{a'}^2-2\mathrm{D'}aa'+\mathrm{D''}a^2.</math>
|-
|}
{{br0}}De là, en faisant le développement,
{{c|<math>\mathrm{C}^6\left(\mathrm{TV} - \mathrm{U}^2\right) = \left(\mathrm{DD''} - {\mathrm{D'}}^2\right)(ab' - ba')^2 = \left(\mathrm{DD''} - {\mathrm{D'}}^2\right)\mathrm{C}^2,</math>}}
{{br0}}et, par conséquent, la formule, pour la mesure de la
courbure,
{{Centré|<math>k=\frac{\mathrm{DD''}-{\mathrm{D'}}^2}{(\mathrm{A^2+B^2+C^2})^2}.</math>}}
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{t3|XI.}}
À l’aide de la formule que nous venons de trouver, nous
en établirons une autre, qui doit être rangée parmi les
théorèmes les plus féconds dans la doctrine des surfaces
courbes. Introduisons les notations suivantes :
{| width="auto" align=center
| <math>a^2</math> || <math>+ \ b^2</math> || <math>+ \ c^2</math> || <math>= \ \mathrm{E},</math>
|-
| <math>aa'</math> || <math>+ \ bb'</math> || <math>+ \ cc'</math> || <math>= \ \mathrm{F},</math>
|-
| <math>{a'}^2</math> || <math>+ \ {b'}^2</math> || <math>+ \ {c'}^2</math> || <math>= \ \mathrm{G},</math>
|-
|}
<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
s3xwj5fmwja20idnjj0meodcf2mejpe
Page:Gauss - Recherches générales sur les surfaces courbes, 1852.djvu/27
104
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Rene1596
21513
Accolades.
16063035
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Hilarion~frwiki" />{{nr||( 25 )}}</noinclude>{|
|width="145px"|(4)|| <math>a\alpha</math> || <math>+ \ b\beta</math> || <math>+ \ c\gamma</math> ||<math>= m,</math>
|-
|(5)|| <math>a\alpha'</math> || <math>+ \ b\beta'</math> || <math>+ \ c\gamma'</math> ||<math>= m',</math>
|-
|(6)|| <math>a\alpha''</math> || <math>+ \ b\beta''</math> || <math>+ \ c\gamma''</math> ||<math>= m'',</math>
|-
|(7)|| <math>a'\alpha</math> || <math>+ \ b'\beta</math> || <math>+ \ c'\gamma</math> ||<math>= n,</math>
|-
|(8)|| <math>a'\alpha'</math> || <math>+ \ b'\beta'</math> || <math>+ \ c'\gamma'</math> ||<math>= n',</math>
|-
|(9)|| <math>a'\alpha''</math> || <math>+ \ b'\beta''</math> || <math>+ \ c'\gamma''</math> ||<math>= n'',</math>
|-
|}
{{c|<math>\mathrm{A^2 \ + \ B^2 \ + \ C^2 \ = \ EG \ - \ F^2} \ = \ \Delta.</math>}}
Éliminons des équations (1), (4), (7) les quantités
<math>\beta, \ \gamma,</math> ce que nous ferons en les multipliant par <math>bc' - cb'</math>,
<math>b'\mathrm{C} - c'\mathrm{B},</math> <math>c\mathrm{B'}- b\mathrm{C} \ ;</math> et les ajoutant, il viendra
{{c|<math>\qquad \left[ \mathrm A(bc'-cb')+a(b'\mathrm{C}-c'\mathrm{B})+a'(c\mathrm{B}-b\mathrm{C})\right] \alpha</math>}}
{{c|<math>=\mathrm{D}(bc'-cb')+m(b'\mathrm{C}-c'\mathrm{B})+n(c\mathrm{B}-b\mathrm{C}),</math>}}
{{br0}}équation que nous transformons facilement en celle-ci,
{{c|<math>\mathrm{AD} \ = \ \alpha \Delta \ + \ a(n\mathrm{F} \ - \ m\mathrm{G}) \ + \ \ a' (m\mathrm{F} \ - \ n\mathrm{E}).</math>}}
{{br0}}De la même manière, l’élimination des quantités <math>\alpha, \ \gamma</math> ou
<math>\alpha, \ \beta,</math> des mêmes équations, donne
{{c|<math>\mathrm{BD} \ = \ \beta \Delta \ + \ b(n\mathrm{F} \ - \ m\mathrm{G}) \ + \ \ b' (m\mathrm{F} \ - \ n\mathrm{E}),</math>}}
{{c|<math>\mathrm{CD} \ = \ \gamma \Delta \ + \ c(n\mathrm{F} \ - \ m\mathrm{G}) \ + \ \ c' (m\mathrm{F} \ - \ n\mathrm{E}).</math>}}
{{br0}}En multipliant ces trois équations par <math>\alpha'', \ \beta'', \ \gamma'',</math> et les
ajoutant, on obtient
{{MathForm1|(10)|<math>
\left\{\begin{align}
\mathrm{DD''}&=(\alpha\alpha''+\beta\beta''+\gamma\gamma'')\Delta\\
&+m''(n\mathrm{F}-m\mathrm{G})+n''(m\mathrm{F}-n\mathrm{E}).
\end{align}\right.
</math>}}
{{SA|Si nous traitons de la même manière les équations (2), (5), (8), il vient}}
{| width="auto" align=center
| <math>\mathrm{AD'}</math> || <math>=</math> || align=left |<math>\alpha' \Delta </math> || align=left |<math>+a(n'\mathrm{F}-m'\mathrm{G})+a'(m'\mathrm{F}-n'\mathrm{E}),</math>
|-
| <math>\mathrm{BD'}</math> || <math>=</math> || align=left |<math>\beta' \Delta </math> || align=left |<math>+b(n'\mathrm{F}-m'\mathrm{G})+b'(m'\mathrm{F}-n'\mathrm{E}),</math>
|-
| <math>\mathrm{CD'}</math> || <math>=</math> || align=left |<math>\gamma' \Delta </math> || align=left |<math>+c(n'\mathrm{F}-m'\mathrm{G})+c'(m'\mathrm{F}-n'\mathrm{E}) \ ;</math>
|-
|}
{{br0}}ces équations étant multipliées par <math>\alpha', \ \beta', \ \gamma',</math> leur addition donne
{{c|<math>\mathrm{{D'}^2}=({\alpha'}^2 + {\beta'}^2 + {\gamma'}^2)\Delta + m'(n'\mathrm{F}-m'\mathrm{G})+n'(m'\mathrm{F}-n'\mathrm{E}).</math>}}<noinclude>
<references/></noinclude>
hlscm3hqjfmf6otjh3viyolsggssu4r
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Rene1596
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Accolades.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Hilarion~frwiki" />{{nr||( 26 )}}</noinclude>{{br0}}La combinaison de cette equation avec l’équation (10)
donne
{{c|<math>\mathrm{DD''-{D'}^2}=\left(\alpha \alpha'' + \beta \beta'' + \gamma \gamma'' -{\alpha'}^2 -{\beta'}^2 -{\gamma'}^2 \right)\Delta</math>}}
{{g|<math>+\mathrm{E}\left({n'}^2-nn''\right) +\mathrm{F}\left(nm''-2m'n'+mn''\right)+\mathrm{G}\left({m'}^2-mm''\right).</math>}}
Il est évident qu’on a
{{c|<math>\begin{alignat}{4}
\frac{d\mathrm{E}}{dp}=&2m,\qquad&\frac{d\mathrm{E}}{dq}=&2m',\qquad&\frac{d\mathrm{F}}{dp}=&m'+n,\qquad&\frac{d\mathrm{F}}{dq}=&m''+n',\\
&&\frac{d\mathrm{G}}{dp}=&2n',&\frac{d\mathrm{G}}{dq}=&2n'',
\end{alignat}</math>}}
{{SA|ou}}
{{c|<math>\begin{alignat}{3}
m=&\frac12\frac{d\mathrm{E}}{dp},&m'=&\frac12\frac{d\mathrm{E}}{dq},& m''=&\frac{d\mathrm{F}}{dq}-\frac12\frac{d\mathrm{G}}{dp},\\
n=&\frac{d\mathrm{F}}{dp}-\frac12\frac{d\mathrm{E}}{dq},\qquad&n'=&\frac12\frac{d\mathrm{G}}{dp},\qquad&n''=&\frac12\frac{d\mathrm{G}}{dq},
\end{alignat}</math>}}
{{SA|D’ailleurs on peut facilement s’assurer qu’on a}}
{{c|<math>\alpha \alpha'' + \beta \beta'' + \gamma \gamma'' -{\alpha'}^2 -{\beta'}^2 -{\gamma'}^2 =\frac{dn}{dq} - \frac{dn'}{dp} = \frac{dm''}{dp} - \frac{dm'}{dq}</math>}}
{{c|<math>=-\frac{1}{2}.\frac{d^2\mathrm{E}}{dq^2}+\frac{d^2\mathrm{F}}{dp.dq} -\frac{1}{2}.\frac{d^2\mathrm{G}}{dp^2}.</math>}}
Si nous substituons ces diverses expressions dans la formule que nous avons trouvée à la fin de l’article précédent pour la mesure de la courbure, nous parvenons à la formule suivante, qui ne contient que les seules quantités <math>\mathrm{E, \ F, \ G},</math> et leurs quotients différentiels du premier et du second ordre,
{{c|<math>\begin{align}
&4\mathrm\left(EG-F^2\right)^2k=\mathrm E\left[ \frac{d\mathrm{C}}{dq}.\frac{d\mathrm{G}}{dq}-2\frac{d\mathrm{F}}{dp}.\frac{d\mathrm{G}}{dq}+\left( \frac{d\mathrm{G}}{dp}\right)^2\right]\\
+&\mathrm{F}\left( \frac{d\mathrm{E}}{dp}.\frac{d\mathrm{G}}{dq} + \frac{d\mathrm{E}}{dq}.\frac{d\mathrm{G}}{dp} -2\frac{d\mathrm{E}}{dq}.\frac{d\mathrm{F}}{dq} + 4\frac{d\mathrm{F}}{dp}.\frac{d\mathrm{F}}{dq} - 2\frac{d\mathrm{F}}{dp}.\frac{d\mathrm{G}}{dp}\right)\\
+&\mathrm G\left[ \frac{d\mathrm{E}}{dp}.\frac{d\mathrm{G}}{dp} -2\frac{d\mathrm{E}}{dp}.\frac{d\mathrm{F}}{dq} + \left(\frac{d\mathrm{E}}{dq} \right)^2 \right]\\
-&2\left(\mathrm{EG}-\mathrm{F}^2\right)\left( \frac{d^2\mathrm{E}}{dq^2} - 2\frac{d^2\mathrm{F}}{dp.dq} + \frac{d^2\mathrm{G}}{dp^2}\right).
\end{align}</math>}}<noinclude>
<references/></noinclude>
8x5h1h7f8vi260cbrp6znwf4q9x5fax
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Non, non, désolé, mais E n'est pas égal à G', un peu de sérieux, quand même, hein.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Hilarion~frwiki" />{{nr||( 27 )}}</noinclude><nowiki/>
{{t3|XII.}}
Comme on a
{{c|<math>dx^2 + dy^2 + dz^2 = \mathrm{E} dp^2 + 2 \mathrm{F} dp.dq + \mathrm{G} dq^2,</math>}}
{{SA|on voit que <math>\sqrt{\mathrm{E} dp^2 + 2 \mathrm{F}dp.dq + \mathrm{G}dq^2}</math> est l’expression générale de l’élément linéaire sur une surface courbe. L’analyse développée dans l’article précédent nous apprend ainsi que, pour trouver la mesure de la courbure, on n’a pas besoin des formules finies, qui donnent les coordonnées <math>x, \ y, \ z</math> comme des fonctions des indéterminées <math>p, \ q,</math> mais qu’il suffit de l’expression générale de la grandeur d’un élément linéaire quelconque. Procédons à quelques applications de cet important théorème.}}
Supposons que notre surface courbe puisse être développée sur une autre surface, courbe ou plane, de façon qu’à chaque point de la première surface, déterminé par les coordonnées <math>x, \ y, \ z,</math> réponde un point déterminé de la seconde surface, dont les coordonnées soient <math>x', \ y', \ z'.</math> Évidemment <math>x', \ y', \ z'</math> pourront aussi être considérées comme des fonctions des indéterminées <math>p, \ q,</math> d’où viendra, pour l’élément <math>\sqrt{d{x'}^2 + d{y'}^2 + d{z'}^2},</math> l’expression
{{c|<math>\sqrt{\mathrm{E'} dp^2 + 2 \mathrm{F'}dp.dq + \mathrm{G'}dq^2},</math>}}
{{SA|<math>\mathrm{E', \ F', \ G'}</math> désignant aussi des fonctions de <math>p, \ q.</math> Mais on voit, par la notion même du ''développement'' d’une surface sur une surface, que les éléments correspondants sur les deux surfaces sont nécessairement égaux, et qu’ainsi on a identiquement}}
{{c|<math>\mathrm{E=E',\qquad F=F',\qquad G=G'}</math> ;}}
{{SA|donc la formule de l’article précédent conduit spontanément à ce beau théorème :}}
{{sc|Théorème}}. ''Si une surface courbe est développée sur''<noinclude>
<references/></noinclude>
6lv9ymm9393w3pd8v4bb68fur77jq9h
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Rene1596
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Italiques.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Hilarion~frwiki" />{{nr||( 28 )}}</noinclude><section begin="s1"/>''une autre surface quelconque, la mesure de la courbure''
''en chaque point reste invariable''.
Évidemment aussi, ''une partie quelconque finie d’une''
''surface courbe, après son développement sur une autre''
''surface courbe, conservera la même courbure totale''.
Le cas spécial, auquel les géomètres ont restreint jusqu’ici
leurs recherches, consiste dans les surfaces développables
sur un plan. Notre théorie apprend spontanément que la mesure de la courbure de telles surfaces en un point quelconque est zéro ; par conséquent, si leur nature est exprimée suivant la troisième méthode, on aura partout
{{c|<math>\frac{d^2z}{dx^2}.\frac{d^2z}{dy^2}-\left(\frac{d^2z}{dx.dy}\right)^2=0.</math>}}
{{SA|Ce criterium, quoique bien connu, n’est pas démontré la
plupart du temps, à notre avis du moins, avec la rigueur
qu’on pourrait désirer.}}
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{t3|XIII.}}
Ce que nous avons exposé dans l’article précédent
se rattache à une manière particulière de considérer les
surfaces, digne au plus haut point d’être cultivée avec soin
par les géomètres. Quand l’on considère une surface non
comme la limite d’un solide, mais comme un solide
flexible quoique inextensible, dont une des dimensions est
regardée comme évanouissante, les propriétés de la surface
dépendent, en partie de la forme à laquelle on la conçoit
réduite, en partie sont absolues, et restent invariables,
suivant quelque forme qu’on la fléchisse. C’est à ces dernières
propriétés, dont la recherche ouvre à la géométrie
un champ nouveau et fertile, que doivent être rapportées la
mesure de la courbure et la courbure totale, dans le sens
que nous avons donné à ces expressions ; à elles aussi appartiennent la doctrine des lignes les plus courtes, et la<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
d8svcs0fxbmayhqwc031chpudercci6
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quelea -> que les.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Hilarion~frwiki" />{{nr||( 29 )}}</noinclude><section begin="s1"/>{{SA|plus grande partie de ce que nous nous réservons de
traiter plus tard.}}
Dans ce genre de considérations, une surface plane et
une surface développable sur un plan, par exemple une
surface cylindrique, conique, etc., sont regardées comme
essentiellement identiques, et la manière naturelle d’exprimer
généralement le caractère de la surface ainsi
considérée est toujours fondée sur la formule
{{c|<math>\sqrt{\mathrm{E} dp^2 +2 \mathrm{F}dp.dq + \mathrm{G}dq^2},</math>}}
{{br0}}qui lie l’élément linéaire aux deux indéterminées <math>p, \ q.</math> Mais, avant de poursuivre ultérieurement ce sujet, il faut s’occuper d’abord des principes de la théorie des ''lignes''
''de plus courte distance'' sur une surface courbe.
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{t3|XIV.}}
La nature d’une ligne courbe dans l’espace est donnée
généralement de telle sorte, que les coordonnées <math>x, \ y, \ z</math>
répondant à ses divers points, se présentent sous la forme
de fonctions d’une variable que nous dénoterons par <math>w.</math>
La longueur d’une telle ligne, depuis un point initial
arbitraire jusqu’au point dont les coordonnées sont <math>x, \ y, \ z</math>
est exprimée par l’intégrale
{{c|<math>\int dw.\sqrt{\left( \frac{dx}{dw}\right)^2 +\left( \frac{dy}{dw}\right)^2 + \left( \frac{dz}{dw}\right)^2}.</math>}}
Si l’on suppose que la position de la ligne courbe
éprouve une variation infiniment petite, de façon que les
coordonnées des divers points reçoivent les variations <math>\delta x,</math>
<math>\delta y, \ \delta z,</math> on trouve la variation de toute la longueur
{{c|<math>=\int \frac{dx.d\delta x + dy.d\delta y + dz.d\delta z}{\sqrt{dx^2+dy^2+dz^2}},</math>}}<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
lrvxt5lw0g92che4sf516hx9a7l0wek
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Rene1596
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Ponctuation.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Hilarion~frwiki" />{{nr||( 30 )}}</noinclude>{{SA|expression que nous changeons en cette forme,}}
{{c|<math>\frac{dx.\delta x + dy.\delta y + dz.\delta z}{\sqrt{dx^2+dy^2+dz^2}}</math>}}
{{c|<math>-\int
\left\{\begin{align}
\delta x.d\frac{dx}\sqrt{dx^2+dy^2+dz^2}&+\delta y.d\frac{dy}\sqrt{dx^2+dy^2+dz^2}\\
&+\delta z.d\frac{dz}\sqrt{dx^2+dy^2+dz^2}
\end{align}\right\}.</math>}}
Dans le cas où la ligne est la plus courte entre ses points extrêmes, on sait que tout ce qui se trouve sous le signe intégral doit s’évanouir. Quand la ligne doit être sur une surface donnée par l’équation
{| width="auto" align=center
| <math>\mathrm{P}dx</math> || <math>+ \ \mathrm{Q}dy</math> || <math>+ \ \mathrm{R}dz</math> || <math>= \ 0,</math>
|-
|}
{{br0}}les variations <math>\delta x, \ \delta y, \ \delta z</math> doivent satisfaire aussi à l’équation
{| width="auto" align=center
| <math>\mathrm{P}\delta x</math> || <math>+ \ \mathrm{Q}\delta y</math> || <math>+ \ \mathrm{R}\delta z</math> || <math>= \ 0 \ ;</math>
|-
|}
{{br0}}d’où, par des principes connus, on voit facilement que les
différentielles
{{c|<math>d.\frac{dx}\sqrt{dx^2+dy^2+dz^2},\quad d.\frac{dy}\sqrt{dx^2+dy^2+dz^2},\quad d.\frac{dz}\sqrt{dx^2+dy^2+dz^2},</math>|fs=90%}}
{{br0}}doivent être respectivement proportionnelles aux quantités
<math>\mathrm{P, \ Q, \ R}.</math> Soient maintenant <math>dr</math> l’élément d’une ligne courbe, <math>\lambda</math> un point sur la surface de la sphère représentant la direction de cet élément, <math>\mathrm{L}</math> un point sur la surface de la sphère représentant la direction de la normale à la surface courbe ; soient enfin <math>\xi, \ \eta, \ \zeta</math> les coordonnées du point <math>\lambda,</math> et <math>\mathrm{X, \ Y, \ Z}</math> les coordonnées du point <math>\mathrm{L}</math> par rapport au centre de la sphère. On aura ainsi
{{c|<math>dx=\xi dr,\qquad dy=\eta dr,\qquad dz=\zeta dr\,;</math>}}<noinclude>
<references/></noinclude>
2j7u6lw9w0i0wmci1ye6exgrpwtykdl
Page:Gauss - Recherches générales sur les surfaces courbes, 1852.djvu/34
104
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14761184
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Rene1596
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Des symboles et des points.
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Hilarion~frwiki" />{{nr||( 32 )}}</noinclude>égale longueur <math>r,</math> se termineront à une autre ligne, dont nous désignerons par <math>v</math> la longueur comptée d’une origine arbitraire. On pourra ainsi considérer <math>v</math> comme une fonction des indéterminées <math>r, \ \varphi</math> ; et si nous désignons par <math>\lambda'</math> un point sur la surface de la sphère correspondant à la direction de l’élément <math>dv,</math> et par <math>\xi', \ \eta', \ \zeta'</math> les coordonnées de ce point par rapport au centre de la sphère, nous aurons
{| width="auto" align=center
| <math>\frac{dx}{d\varphi}=\xi'.\frac{dv}{d\varphi},</math> || <math>\qquad \frac{dy}{d\varphi}=\eta'.\frac{dv}{d\varphi}, \qquad</math> || <math>\frac{dz}{d\varphi}=\zeta'.\frac{dv}{d\varphi}.</math>
|-
|}
{{br0}}De là et de
{| width="auto" align=center
| <math>\frac{dx}{dr}=\xi,</math> || <math>\qquad \frac{dy}{dr}=\eta, \qquad</math> || <math>\frac{dz}{dr}=\zeta,</math>
|-
|}
{{br0}}il suit
{{c|<math>\frac{dx}{dr}.\frac{dx}{d\varphi}+\frac{dy}{dr}. \frac{dy}{d\varphi}+\frac{dz}{dr}.\frac{dz}{d\varphi}=(\xi\xi'+\eta \eta'+\zeta \zeta')\frac{dv}{d\varphi} = \cos \lambda \lambda'.\frac{dv}{d\varphi}</math>.}}
Désignons le premier membre de cette équation, qui
sera aussi fonction de <math>r, \ \varphi,</math> par <math>\mathrm{S} \ ;</math> sa différentiation suivant
<math>r</math> donne
{| width="auto" align=center
| <math>\frac{dS}{dr}</math> || <math>=</math> || <math>\frac{d^2x}{dr^2}.\frac{dx}{\varphi}+\frac{d^2y}{dr^2}.\frac{dx}{\varphi}+\frac{d^2z}{dr^2}.\frac{dz}{\varphi}</math>
|-
| || || <math>+\frac{1}{2}\frac{d\left[ \left( \frac{dx}{dr}\right)^2 + \left( \frac{dy}{dr}\right)^2 + \left( \frac{dz}{dr}\right)^2 \right]}{d\varphi}</math>
|-
| || <math>=</math> || <math>\frac{d\xi}{dr}.\frac{dx}{d\varphi}+\frac{d\eta}{dr}.\frac{dy}{d\varphi}+\frac{d\zeta}{dr}.\frac{dz}{d\varphi}+\frac{1}{2}\frac{d(\xi^2+\eta^2+\zeta^2)}{d\varphi}</math>.
|-
|}
{{br0}}Mais <math>\xi^2 + \eta^2 + \zeta^2=1 \ ;</math> par suite, sa différentielle est égale à zéro, et, par l’article précédent, nous avons, si <math>\rho</math> désigne toujours le rayon de courbure dans la ligne <math>r,</math>
{| width="auto" align=center
| <math>\frac{d\xi}{dr}=\frac{\mathrm{X}}{\rho},</math> || <math>\qquad \frac{d\eta}{dr}=\frac{\mathrm{Y}}{\rho}, \qquad</math> || <math>\frac{d\zeta}{dr}=\frac{\mathrm{Z}}{\rho}.</math>
|-
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
tw9q534hn4ov325b1fc12xjtfsyubs8
Page:Gauss - Recherches générales sur les surfaces courbes, 1852.djvu/35
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Rene1596
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mathrm
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Hilarion~frwiki" />{{nr||( 33 )}}</noinclude>{{SA|Nous obtenons ainsi}}
{{c|<math>\frac{d\mathrm{S}}{dr}=\frac{1}{\rho}.\left(\mathrm{X}\xi'+\mathrm{Y}\eta'+\mathrm{Z}\zeta'\right).\frac{dv}{d\varphi}=\frac1\rho.\cos \mathrm{L}\lambda.\frac{dv}{d\varphi}=0,</math>}}
{{SA|puisque <math>\lambda'</math> est situé sur le grand cercle dont le pôle est <math>\mathrm{L}</math>. De là nous concluons que <math>\mathrm{S}</math> est indépendant de <math>r,</math> et, par conséquent, fonction seulement de <math>\varphi</math> ; mais pour <math>r=0,</math> il est évident qu’on a <math>v=0,</math> par conséquent aussi <math>\frac{dv}{d\varphi},</math> et <math>\mathrm{S}=0</math> indépendamment de <math>\varphi</math>. Ainsi, nécessairement, on devra avoir généralement <math>\mathrm{S}=0,</math> et aussi <math>\cos \lambda\lambda'=0,</math> c’est-à-dire <math>\lambda\lambda'=90^\circ.</math> De là nous tirons :}}
{{sc|Théorème}}. — ''Si l’on mène sur une surface courbe''
''d’un même point initial une multitude de lignes de plus''
''courte distance de même longueur, la ligne qui joindra''
''leurs extrémités sera normale à chacune d’elles''.
Nous avons tenu à déduire ce théorème de la propriété
fondamentale des lignes de plus courte distance. Du reste,
on peut se convaincre de sa vérité, sans aucun calcul, par
le raisonnement suivant : Soient <math>\mathrm{AB},</math> <math>\mathrm{AB'}</math> deux lignes de plus courte distance de même longueur, comprenant en <math>\mathrm{A}</math> un angle infiniment petit ; et supposons que l’un des angles de l’élément <math>\mathrm{BB'}</math> avec les lignes <math>\mathrm{BA}</math>, <math>\mathrm{BA'}</math> diffère d’une quantité finie de l’angle droit, d’où, par la loi de la continuité, l’un sera plus grand, l’autre moindre que l’angle droit. Supposons que l’angle en <math>\mathrm{B} = 90^\circ - \omega,</math> et prenons sur la ligne <math>\mathrm{AB}</math> un point <math>\mathrm{C}</math>, tel qu’on ait
{{c|<math>\mathrm{BC = BB'}. \operatorname\text{coséc} \omega.</math>}}
{{SA|Comme on peut considérer le triangle infiniment petit <math>\mathrm{BB'C}</math> comme plan, on aura}}
{{c|<math>\mathrm{CB' = BC}. \cos \omega,</math>}}
{{SA|et, par suite,}}
{{c|<math>\begin{align}
\mathrm{AC+CB'}&=\mathrm{AC+BC}.\cos\omega=\mathrm{AB-BC}.(1-\cos\omega)\\
&=\mathrm{AB'-BC}.(1-\cos\omega),
\end{align}</math>}}<noinclude>
<references/></noinclude>
0kxo0x1qqnnmsvvmd70ge9jwwpx284z
Page:Gauss - Recherches générales sur les surfaces courbes, 1852.djvu/37
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Rene1596
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Il y a quelque chose qui cloche chez Gauss.
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Hilarion~frwiki" />{{nr||( 35 )}}</noinclude>pour lequel <math>p</math> seul est variable, <math>q</math> constant ; l’autre, dans lequel <math>q</math> seul est variable, <math>p</math> constant. Un point quelconque de la surface peut donc être considéré comme l’intersection d’une ligne du premier système avec une ligne du second ; et alors l’élément de la première ligne adjacente à ce point, et répondant à la variation <math>dp,</math> sera égal à <math>\sqrt{\mathrm{E}}.dp \ ;</math>
et l’élément de la seconde ligne répondant à la variation
<math>dq</math> sera égal à <math>\sqrt{\mathrm{G}}.dq \ ;</math> enfin, en désignant par <math>\omega</math> l’angle compris entre ces éléments, on voit facilement que <math>\cos \omega=\frac{\mathrm{F}}{\sqrt{\mathrm{EG}}}.</math> Et l’aire de l’élément du parallélogramme
compris sur la surface courbe entre deux lignes du premier
système, auxquelles répondent <math>q, \ q + dq,</math> et deux
lignes du second système, auxquelles répondent <math>p, \ p + dp,</math> sera <math>\sqrt{\mathrm{EG-F^2}}.dp.dq.</math>
Une ligne quelconque sur la surface courbe, n’appartenant à aucun de ces systèmes, prend naissance quand <math>p</math> et <math>q</math> sont regardés comme fonctions d’une variable
nouvelle, ou l’une comme fonction de l’autre. Soit <math>s</math> la longueur d’une telle courbe comptée d’une origine
arbitraire, et vers une direction quelconque regardée comme positive. Désignons par <math>\theta</math> l’angle fait par l’élément <math>ds=\sqrt{\mathrm{E}dp^2 + 2\mathrm{F}dp.dq +\mathrm{G}dq^2},</math> avec une ligne du premier système menée par l’origine de l’élément, et, pour ne laisser aucune ambiguïté, nous supposerons que cet
angle part toujours de cette branche de la ligne pour laquelle
les valeurs de <math>p</math> augmentent, et qu’on le prend positivement du côté vers lequel les valeurs de <math>q</math> augmentent. Cela ainsi compris, on voit facilement qu’on{{lié}}a
{{c|<math>\begin{alignat}{2}
\cos\theta.ds=&\sqrt\mathrm{E}.dp+\sqrt{\mathrm{G}}.\cos\omega.dq&&=\frac{\mathrm{E}dp+\mathrm{F}dq}\sqrt\mathrm{E},\\
\sin\theta.ds=&\sqrt\mathrm{G}.\sin\omega.dq&&=\frac{\mathrm\sqrt{EG-F^2}.dq}\sqrt\mathrm{E}.
\end{alignat}</math>}}<noinclude>
<references/></noinclude>
1b6q4ad2177p6ixieba9cs7lschgfx7
Page:Gauss - Recherches générales sur les surfaces courbes, 1852.djvu/38
104
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Rene1596
21513
1 signe égal en trop. Le beau Gauss aime les belles courbes.
16063268
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Hilarion~frwiki" />{{nr||( 36 )}}</noinclude><nowiki/>
{{t3|XVIII.}}
Nous chercherons maintenant quelle est la condition pour que cette ligne soit la plus courte. Puisque la longueur de <math>s</math> est exprimée par l’intégrale
{{c|<math>s=\int \sqrt{\mathrm{E}dp^2+2\mathrm{F}dp.dq+\mathrm{G}dq^2},</math>}}
{{SA|la condition du minimum exige que la variation de cette intégrale, venant d’un changement infiniment petit dans la situation de cette ligne, devienne zéro. Le calcul, pour cette recherche, se fait plus commodément dans ce cas, si nous considérons <math>p</math> comme fonction de <math>q.</math> Cela fait, si la variation est désignée par la caractéristique <math>\delta</math>, nous avons}}
{{c|<math>\begin{align}
\delta s&= \int \frac{\left( \frac{d\mathrm{E}}{dp}.dp^2 + \frac{2d\mathrm{F}}{dp}.dp.dq + \frac{d\mathrm{G}}{dp}.dq^2 \right)\delta p + \left(2\mathrm{E}dp+2\mathrm{F}dq \right) d\delta p}{2ds}\\
&=\frac{\mathrm{E}dp+\mathrm{F}dq}{ds}.\delta p\\
&+\int \delta p \left( \frac{\frac{d\mathrm{E}}{dp}.dp^2 + \frac{2d\mathrm{F}}{dp}.dp.dq + \frac{d\mathrm{G}}{dp}.dq^2}{2ds} -d.\frac{\mathrm{E}dp+\mathrm{F}dq}{ds}\right),
\end{align}</math>}}
{{SA|et l’on sait que l’expression sous le signe intégral doit s’évanouir indépendamment de <math>p.</math> On a ainsi}}
{| width="auto" align=center
| || <math>\frac{d\mathrm{E}}{dp}.dp^2 + \frac{2d\mathrm{F}}{dp}.dp.dq + \frac{d\mathrm{G}}{dp}.dq^2 = 2ds.d\frac{\mathrm{E}dp+\mathrm{F}dq}{ds}</math>
|-
| <math>=</math> || <math>2ds.d. \sqrt{\mathrm{E}} \cos \theta = \frac{ds.d\mathrm{E}.\cos \theta}{\sqrt{\mathrm{E}}} - 2ds.d\theta . \sqrt{\mathrm{E}}.\sin \theta</math>
|-
| <math>=</math> || <math>\frac{(\mathrm{E}dp+\mathrm{F}dq)d\mathrm{E}}{\mathrm{E}} - 2\sqrt{\mathrm{EG-F^2}}.dq.d\theta</math>
|-
| <math>=</math> || <math>\left( \frac{\mathrm{E}dp+\mathrm{F}dq}{\mathrm{E}} \right) . \left( \frac{d\mathrm{E}}{dp}.dp + \frac{d\mathrm{E}}{dq}.dq \right) -2\sqrt{\mathrm{EG-F^2}}.dq.d\theta</math>.
|-
|}
{{br0}}De là nous tirons, pour la ligue la plus courte, {{tiret|l’équa|tion}}<noinclude>
<references/></noinclude>
dx40dtnelwrks1lh49lntwx57adl43m
Page:Gauss - Recherches générales sur les surfaces courbes, 1852.djvu/39
104
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Fabrice Dury
1855
\frac{\mathrm{F}}{\mathrm{E}}
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Hilarion~frwiki" />{{nr||( 37 )}}</noinclude><section begin="s1"/>{{tiret2|l’équa|tion}} de condition suivante :
{{c|<math>\mathrm\sqrt{EG-F^2}.d\theta = \frac12\mathrm\frac{\mathrm{F}}{\mathrm{E}}.\frac{d\mathrm{E}}{dp}.dp+\frac12\mathrm\mathrm\frac{\mathrm{F}}{\mathrm{E}}.\frac{d\mathrm{E}}{dq}+\frac12\frac{d\mathrm{E}}{dq}.dp</math>}}
{{d|<math>-\frac{d\mathrm{F}}{dp}.dp-\frac{1}{2}\frac{d\mathrm{G}}{dp}.dq,</math>|4}}
{{br0}}qu’on peut aussi écrire ainsi :
{{c|<math>\mathrm\sqrt{EG-F^2}.d\theta=\frac12\mathrm\mathrm\frac{\mathrm{F}}{\mathrm{E}}.d\mathrm{E}+\frac12\frac{d\mathrm{E}}{dq}.dp-\frac{d\mathrm{F}}{dp}.dp-\frac{1}{2}\frac{d\mathrm{G}}{dp}.dq.</math>}}
{{SA|Du reste, à l’aide de l’équation}}
{{c|<math>\cot \theta=\mathrm\frac{\mathrm{F}}\sqrt{\mathrm{EG}-\mathrm{F}^2}.\frac{dp}{dq}+\mathrm\frac{\mathrm{F}}\sqrt{\mathrm{EG}-\mathrm{F}2}.</math> }}
{{SA|on peut éliminer, de la précédente équation, l’angle <math>\theta,</math> et développer ainsi l’équation différentielle du second ordre entre <math>p</math> et <math>q,</math> qui se trouverait cependant plus compliquée et moins utile pour les applications que la précédente.}}
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{t3|XIX.}}
Les formules générales que nous avons trouvées pour
la mesure de la courbure et pour la variation de direction
de la ligne de plus courte distance dans les
art. XI, XVIII, deviennent beaucoup plus simples, si les
quantités <math>p, \ q</math> sont choisies de telle sorte que les lignes
du premier système coupent toujours orthogonalement
les lignes du second système, c’est-à-dire de telle sorte,
qu’on ait généralement <math>\omega = 90^\circ</math> ou <math>\mathrm{F} =0.</math> Alors on a,
pour la mesure de la courbure,
{{c|<math>\mathrm{4E^2G^2}k=E.\frac{d\mathrm{F}}{dq}.\frac{d\mathrm{G}}{dq}+\mathrm{E}\left(\frac{d\mathrm{G}}{dp}\right)^2+\mathrm{G}.\frac{d\mathrm{E}}{dp}.\frac{d\mathrm{G}}{dp}+\mathrm{G}.\left(\frac{d\mathrm{E}}{dq}\right)^2</math> }}
{{c|<math>-\mathrm{2EG}\left(\frac{d^2\mathrm{E}}{dq^2} + \frac{d^2\mathrm{G}}{dp^2}\right),</math>}}
{{br0}}et, pour la variation de l’angle <math>\theta,</math>
{{c|<math>\mathrm\sqrt{EG}.d\theta = \frac{1}{2}\frac{d\mathrm{E}}{dq}.dp-\frac{1}{2}\frac{d\mathrm{G}}{dp}.dq.</math>}}
<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
n5acawl8nxsaly6nijtnl1u7sf2wau1
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2026-09-26T09:19:00Z
Rene1596
21513
F2 ? Espèce de f... de p..., je vais te mather (je plaisante, c'est du second degré).
16063273
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Hilarion~frwiki" />{{nr||( 37 )}}</noinclude><section begin="s1"/>{{tiret2|l’équa|tion}} de condition suivante :
{{c|<math>\mathrm\sqrt{EG-F^2}.d\theta = \frac12\mathrm\frac{\mathrm{F}}{\mathrm{E}}.\frac{d\mathrm{E}}{dp}.dp+\frac12\mathrm\mathrm\frac{\mathrm{F}}{\mathrm{E}}.\frac{d\mathrm{E}}{dq}+\frac12\frac{d\mathrm{E}}{dq}.dp</math>}}
{{d|<math>-\frac{d\mathrm{F}}{dp}.dp-\frac{1}{2}\frac{d\mathrm{G}}{dp}.dq,</math>|4}}
{{br0}}qu’on peut aussi écrire ainsi :
{{c|<math>\mathrm\sqrt{EG-F^2}.d\theta=\frac12\mathrm\mathrm\frac{\mathrm{F}}{\mathrm{E}}.d\mathrm{E}+\frac12\frac{d\mathrm{E}}{dq}.dp-\frac{d\mathrm{F}}{dp}.dp-\frac{1}{2}\frac{d\mathrm{G}}{dp}.dq.</math>}}
{{SA|Du reste, à l’aide de l’équation}}
{{c|<math>\cot \theta=\mathrm\frac{\mathrm{F}}\sqrt{\mathrm{EG}-\mathrm{F}^2}.\frac{dp}{dq}+\mathrm\frac{\mathrm{F}}\sqrt{\mathrm{EG}-\mathrm{F}^2},</math> }}
{{SA|on peut éliminer, de la précédente équation, l’angle <math>\theta,</math> et développer ainsi l’équation différentielle du second ordre entre <math>p</math> et <math>q,</math> qui se trouverait cependant plus compliquée et moins utile pour les applications que la précédente.}}
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{t3|XIX.}}
Les formules générales que nous avons trouvées pour
la mesure de la courbure et pour la variation de direction
de la ligne de plus courte distance dans les
art. XI, XVIII, deviennent beaucoup plus simples, si les
quantités <math>p, \ q</math> sont choisies de telle sorte que les lignes
du premier système coupent toujours orthogonalement
les lignes du second système, c’est-à-dire de telle sorte,
qu’on ait généralement <math>\omega = 90^\circ</math> ou <math>\mathrm{F} =0.</math> Alors on a,
pour la mesure de la courbure,
{{c|<math>\mathrm{4E^2G^2}k=\mathrm{E}.\frac{d\mathrm{F}}{dq}.\frac{d\mathrm{G}}{dq}+\mathrm{E}\left(\frac{d\mathrm{G}}{dp}\right)^2+\mathrm{G}.\frac{d\mathrm{E}}{dp}.\frac{d\mathrm{G}}{dp}+\mathrm{G}.\left(\frac{d\mathrm{E}}{dq}\right)^2</math> }}
{{c|<math>-\mathrm{2EG}\left(\frac{d^2\mathrm{E}}{dq^2} + \frac{d^2\mathrm{G}}{dp^2}\right),</math>}}
{{br0}}et, pour la variation de l’angle <math>\theta,</math>
{{c|<math>\mathrm\sqrt{EG}.d\theta = \frac{1}{2}\frac{d\mathrm{E}}{dq}.dp-\frac{1}{2}\frac{d\mathrm{G}}{dp}.dq.</math>}}
<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
cxpgv5wxbnvtm5n002uv8r0wej98ofs
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2026-09-26T09:27:32Z
Fabrice Dury
1855
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Hilarion~frwiki" />{{nr||( 37 )}}</noinclude><section begin="s1"/>{{tiret2|l’équa|tion}} de condition suivante :
{{c|<math>\mathrm\sqrt{EG-F^2}.d\theta = \frac12\frac{\mathrm{F}}{\mathrm{E}}.\frac{d\mathrm{E}}{dp}.dp+\frac12\frac{\mathrm{F}}{\mathrm{E}}.\frac{d\mathrm{E}}{dq}+\frac12\frac{d\mathrm{E}}{dq}.dp</math>}}
{{d|<math>-\frac{d\mathrm{F}}{dp}.dp-\frac{1}{2}\frac{d\mathrm{G}}{dp}.dq,</math>|4}}
{{br0}}qu’on peut aussi écrire ainsi :
{{c|<math>\mathrm\sqrt{EG-F^2}.d\theta=\frac12\mathrm\mathrm\frac{\mathrm{F}}{\mathrm{E}}.d\mathrm{E}+\frac12\frac{d\mathrm{E}}{dq}.dp-\frac{d\mathrm{F}}{dp}.dp-\frac{1}{2}\frac{d\mathrm{G}}{dp}.dq.</math>}}
{{SA|Du reste, à l’aide de l’équation}}
{{c|<math>\cot \theta=\frac{\mathrm{F}}\sqrt{\mathrm{EG}-\mathrm{F}^2}.\frac{dp}{dq}+\frac{\mathrm{F}}\sqrt{\mathrm{EG}-\mathrm{F}^2},</math> }}
{{SA|on peut éliminer, de la précédente équation, l’angle <math>\theta,</math> et développer ainsi l’équation différentielle du second ordre entre <math>p</math> et <math>q,</math> qui se trouverait cependant plus compliquée et moins utile pour les applications que la précédente.}}
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{t3|XIX.}}
Les formules générales que nous avons trouvées pour
la mesure de la courbure et pour la variation de direction
de la ligne de plus courte distance dans les
art. XI, XVIII, deviennent beaucoup plus simples, si les
quantités <math>p, \ q</math> sont choisies de telle sorte que les lignes
du premier système coupent toujours orthogonalement
les lignes du second système, c’est-à-dire de telle sorte,
qu’on ait généralement <math>\omega = 90^\circ</math> ou <math>\mathrm{F} =0.</math> Alors on a,
pour la mesure de la courbure,
{{c|<math>\mathrm{4E^2G^2}k=\mathrm{E}.\frac{d\mathrm{F}}{dq}.\frac{d\mathrm{G}}{dq}+\mathrm{E}\left(\frac{d\mathrm{G}}{dp}\right)^2+\mathrm{G}.\frac{d\mathrm{E}}{dp}.\frac{d\mathrm{G}}{dp}+\mathrm{G}.\left(\frac{d\mathrm{E}}{dq}\right)^2</math> }}
{{c|<math>-\mathrm{2EG}\left(\frac{d^2\mathrm{E}}{dq^2} + \frac{d^2\mathrm{G}}{dp^2}\right),</math>}}
{{br0}}et, pour la variation de l’angle <math>\theta,</math>
{{c|<math>\mathrm\sqrt{EG}.d\theta = \frac{1}{2}\frac{d\mathrm{E}}{dq}.dp-\frac{1}{2}\frac{d\mathrm{G}}{dp}.dq.</math>}}
<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
9vrpnxosy3wy1si6b5k0k1nyjgdms8d
Page:Gauss - Recherches générales sur les surfaces courbes, 1852.djvu/40
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Rene1596
21513
Redresser. Fléchir.
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Hilarion~frwiki" />{{nr||( 38 )}}</noinclude><nowiki />
Parmi les divers cas dans lesquels a lieu cette condition
d’orthogonalité, tient le premier rang celui où toutes les
lignes de l’un ou l’autre système, par exemple du premier,
sont des lignes de plus courte distance. Là, en effet,
pour une valeur constante de <math>q,</math> l’angle <math>\theta</math> devient zéro ; d’où l’équation qu’on vient de donner pour la variation de <math>\theta</math> montre qu’on doit avoir <math>\frac{d\mathrm{E}}{dq}=0,</math> ou que le coefficient <math>\mathrm{E}</math> doit être indépendant de <math>q,</math> c’est-à-dire que <math>\mathrm{E}</math> doit être ou constant ou fonction seulement de <math>p.</math> Le plus simple sera d’adopter pour <math>p</math> la longueur même de chaque ligne du premier système, et même chaque fois que toutes les lignes du premier système concourent en un point, de compter cette longueur de ce point, ou, s’il n’y a pas de commune intersection, d’une ligne quelconque du second système. Ceci compris, on voit que <math>p</math> et <math>q</math> désignent maintenant les mêmes quantités que, dans les art. XV, XVI, nous avions exprimées par <math>r</math> et <math>\varphi</math>, et qu’on <math>\mathrm{E}=1.</math> Ainsi, les deux formules précédentes se transforment en celles-ci :
{| width="auto" align=center
| align=right | <math>4\mathrm{G}^2k</math> || <math>=</math> || <math>\left( \frac{d\mathrm{G}}{dp} \right)^2-2\mathrm{G}\frac{d^2\mathrm{G}}{dp^2},</math>
|-
| <math>\sqrt{\mathrm{G}}.d\theta</math> || <math>=</math> || <math>-\frac{1}{2}\frac{d\mathrm{G}}{dp}.dq,</math>
|-
|}
{{br0}}ou, en posant <math>\sqrt{\mathrm{G}}=m,</math>
{{c|<math>k=-\frac{1}{m}.\frac{d^2m}{dp^2}, \qquad d\theta=-\frac{dm}{dp}.dq.</math>}}
Généralement parlant, <math>m</math> sera fonction de <math>p, \ q,</math> et <math>mdq</math> l’expression de l’élément d’une ligne quelconque, du second système. Mais dans le cas particulier où toutes les lignes <math>p</math> partent du même point, évidemment, pour <math>p=0,</math> on doit avoir <math>m=0 \ ;</math> donc si, dans ce cas, nous adoptons pour <math>q</math> l’angle même que le premier élément d’une ligne quelconque du premier système fait avec l’élément de<noinclude>
<references/></noinclude>
lttkzu35x31xv4j3aa45y1urgty18zi
Page:Gauss - Recherches générales sur les surfaces courbes, 1852.djvu/41
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Rene1596
21513
Quelle ligne, cette DS !
16063280
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Hilarion~frwiki" />{{nr||( 39 )}}</noinclude><section begin="s1"/>l’une d’elles arbitrairement choisie, comme pour une valeur
infiniment petite de <math>p,</math> l’élément d’une ligne du second système (qu’on peut considérer comme un cercle décrit
du rayon <math>p</math>), est égal à <math>pdq,</math> on aura, pour une valeur infiniment petite de <math>p, m=p,</math> et ainsi, pour <math>p=0,</math> on aura en même temps <math>m=0</math> et <math>\frac{dm}{dp}=1.</math>
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{t3|XX.}}
Arrêtons-nous encore à la même supposition, savoir,
que <math>p</math> désigne la longueur de la ligne la plus courte, menée d’un point déterminé <math>\mathrm{A}</math> à un point quelconque de la surface, et <math>q</math> l’angle que le premier élément de cette ligne fait avec le premier élément d’une autre ligne donnée de plus courte distance, partant de <math>\mathrm{A}</math>. Soient <math>\mathrm{B}</math> un point déterminé sur cette ligue pour laquelle <math>q=0,</math> et <math>\mathrm{C}</math> un autre point déterminé de la surface, pour lequel nous désignerons simplement par <math>\mathrm{A}</math> la valeur de <math>q</math>. Supposons les points <math>\mathrm{B}</math> et <math>\mathrm{C}</math> joints par la ligne la plus courte, dont les parties, comptées du point <math>\mathrm{B},</math> seront désignées, comme dans
l’art. XVIII, par <math>s,</math> et, comme dans ce même article,
<math>\theta</math> désignera l’angle qu’un élément quelconque <math>ds</math> fait avec l’élément <math>dp \ ;</math> soient enfin <math>\theta^\circ, \ \theta'</math> les valeurs de
l’angle <math>\theta</math> aux points <math>\mathrm{B}</math> et <math>\mathrm{C}</math>. Nous avons ainsi sur la surface courbe un triangle formé par des lignes de plus courte distance, dont les angles en <math>\mathrm{B}</math> et <math>\mathrm{C}</math>, que nous désignerons simplement par ces mêmes lettres, seront égaux, l’un au complément de <math>\theta^\circ</math> à 180 degrés, l’autre à l’angle <math>\theta'</math>.
Mais comme il est facile de voir, par notre analyse, que
tous les angles sont exprimés, non en degrés, mais en
nombres, de façon que l’angle <math>57^\circ 17^{\prime}45^{\prime\prime},</math> auquel correspond
l’arc égal au rayon, est pris pour unité, on doit
poser, en désignant par <math>2\pi</math> la circonférence du cercle,
{{c|<math>\theta^\circ=\pi - \mathrm{B}, \qquad \theta'=\mathrm{C}.</math>}}<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
mcqeoewu8ymgm88sfdje2x7jnshxmbj
Page:Gauss - Recherches générales sur les surfaces courbes, 1852.djvu/43
104
2031359
16063284
14761197
2026-09-26T09:44:44Z
Rene1596
21513
Yaleur d'yavoir une petite yerreur.
16063284
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Hilarion~frwiki" />{{nr||( 41 )}}</noinclude><section begin="s1"/>est à <math>4\pi.</math> Ce théorème, qu’on doit regarder, si nous ne
nous trompons, comme un des plus élégants de la théorie
des surfaces courbes, peut aussi être énoncé de la manière
suivante :
''L’excès sur 180 degrés de la somme des angles d’un triangle formé sur une surface courbe concavo-concave par des lignes de plus courte distance, ou la différence à 180 degrés de la somme des angles d’un triangle formé sur une surface courbe concavo-convexe par des lignes de plus courte distance, a pour mesure l’aire de la partie de la surface sphérique qui correspond à ce triangle, par les directions des normales, pourvu qu’on égale la surface entière à 720{{lié}}degrés''.
Plus généralement, dans un polygone quelconque de <math>n</math>
côtés, formés chacun par des lignes de plus courte distance,
l’excès de la somme des angles sur <math>(2n - 4)</math> droits,
ou la différence à <math>(2n - 4)</math> droits (suivant la nature de la surface courbe), est égal à l’aire du polygone correspondant sur la surface de la sphère, comme il découle spontanément du théorème précédent par le partage du polygone
en triangles.
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{t3|XXI.}}
Rendons aux lettres <math>p, \ q, \mathrm{\ E, \ F, \ G,} \ \pi</math> les significations
générales que nous leur avions données plus haut, et supposons,
en outre, que la nature de la surface courbe est
déterminée d’une manière semblable par deux autres
variables <math>p', \ q',</math> dans laquelle l’élément linéaire s’exprime
par
{{c|<math>\sqrt{\mathrm{E}'d{p'}^2+2\mathrm{F}'dp'.dq'+\mathrm{G}'d{q'}^2},</math>}}
Ainsi, à un point quelconque de la surface défini par des
valeurs déterminées des variables <math>p, \ q,</math> répondront des
valeurs déterminées des variables <math>p', \ q',</math> celles-ci seront<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
s08d32ac1lxxmmqc26v57x2wyt5ailu
Page:Gauss - Recherches générales sur les surfaces courbes, 1852.djvu/44
104
2031360
16063287
14761198
2026-09-26T09:51:02Z
Rene1596
21513
Point trop n'en faut, mais point en faut quand même.
16063287
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Hilarion~frwiki" />{{nr||( 42 )}}</noinclude>donc fonctions de <math>p, \ q,</math> et nous supposerons qu’on obtient, par leur différentiation,
{| width="auto" align=center
| align=right | <math>dp'</math> || <math>=</math> || <math>\alpha dp + \beta dq,</math>
|-
| align=right | <math>dq'</math> || <math>=</math> || <math>\gamma dp + \delta dq.</math>
|-
|}
Proposons-nous de chercher la signification géométrique de ces coefficients <math>\alpha, \ \beta, \ \gamma, \ \delta.</math>
On peut ainsi concevoir maintenant sur la surface courbe
quatre systèmes de lignes pour lesquelles <math>q, \ p, \ q', \ p'</math> sont respectivement constantes. Si par le point déterminé auquel répondent les valeurs <math>p, \ q, \ p', \ q'</math> des variables, nous supposons qu’on mène quatre lignes appartenant à chacun de ces systèmes, aux variations positives <math>dp, \ dq, \ dp', \ dq'</math> répondront les éléments
{{c|<math>\sqrt{\mathrm{E}}.dp, \quad \sqrt{\mathrm{G}}.dq, \quad \sqrt{\mathrm{E}'}.dp', \quad \sqrt{\mathrm{G}'}.dq'.</math>}}
Nous désignerons les angles que les directions de ces éléments font avec une direction fixe arbitraire, par <math>\mathrm{M, \ N, \ M', \ N'},</math> en comptant dans le sens où est placée la seconde par rapport à la première, de façon que <math>\sin (\mathrm{N - M})</math> soit une quantité positive : nous supposerons (ce qui est permis) que la quatrième est placée dans le même sens par rapport à la troisième, de façon que <math>\sin (\mathrm{N'- M'})</math> soit aussi une quantité positive. Cela compris ainsi, si nous
considérons un autre point, infiniment peu distant du premier, auquel correspondent les valeurs <math>p + dp, \ q+dq, \ p'+ dp', \ q'+ dq'</math> des variables, avec un peu d’attention
nous reconnaîtrons qu’on a en général, c’est-à-dire indépendamment des valeurs des variations <math>dp, \ dq, \ p'dp', \ q'dq',</math>
{{c|<math>\sqrt{\mathrm{E}}.dp.\sin \mathrm{M} + \sqrt{\mathrm{G}}.dq.\sin \mathrm{N} \ = \ \sqrt{\mathrm{E}'}.dp'.\sin \mathrm{M}' + \sqrt{\mathrm{G}'}.dq'.\sin \mathrm{N}',</math>}}
{{br0}}puisque chacune de ces expressions n’est autre chose que
la distance du nouveau point à la ligne à partir de laquelle
commencent les angles des directions. Mais nous avons, par la notation déjà introduite plus haut, <math>\mathrm{N - M} = \omega,</math><noinclude>
<references/></noinclude>
mzopvhl4loa565hztqyn5xronj2mz9n
Page:Gauss - Recherches générales sur les surfaces courbes, 1852.djvu/45
104
2031361
16062916
14708538
2026-09-25T21:13:26Z
Fabrice Dury
1855
Majuscules droites
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Hilarion~frwiki" />{{nr||( 43 )}}</noinclude>et, par analogie, nous poserons <math>\mathrm{N' - M'} = \omega',</math> et, de plus, <math>\mathrm{N - M'} = \psi.</math> L’équation que nous venons de trouver peut ainsi se mettre sous la forme suivante :
{| width="auto" align=center
| || <math>\sqrt{\mathrm{E}}.dp.\sin (\mathrm{M}'-\omega +\psi) + \sqrt{\mathrm{G}}.dq.\sin (\mathrm{M}' +\psi)</math>
|-
| <math>=</math> || <math>\sqrt{\mathrm{E}'}.dp'.\sin \mathrm{M}' + \sqrt{\mathrm{G}'}.dq'.\sin (\mathrm{M}' +\omega'),</math>
|-
|}
{{br0}}ou sous celle-ci :
{| width="auto" align=center
| || <math>\sqrt{\mathrm{E}}.dp.\sin(\mathrm{N}'-\omega -\omega' +\psi) + \sqrt{\mathrm{G}}.dq.\sin(\mathrm{N}' -\omega' +\psi)</math>
|-
| <math>=</math> || <math>\sqrt{\mathrm{E}'}.dp'.\sin (\mathrm{N}'- \omega') + \sqrt{\mathrm{G}'}.dq'.\sin(\mathrm{N}').</math>
|-
|}
{{SA|Et comme l’équation doit évidemment être indépendante de la direction initiale, on peut prendre celle-ci à volonté.
En posant ainsi dans la seconde forme <math>\mathrm{N'}=0,</math> ou dans la
première <math>\mathrm{M'}=0,</math> nous obtenons les équations suivantes :}}
{| width="auto" align=center
| align=right | <math>\sqrt{\mathrm{E}'}.\sin \omega'.dp'</math> || <math>=</math> || <math>\sqrt{\mathrm{E}}.\sin (\omega + \omega' - \psi ).dp + \sqrt{\mathrm{G}}.\sin (\omega' - \psi ).dq,</math>
|-
| align=right | <math>\sqrt{\mathrm{G}'}.\sin \omega'.dq'</math> || <math>=</math> || <math>\sqrt{\mathrm{E}}.\sin (\psi - \omega).dp + \sqrt{\mathrm{G}}.\sin \psi .dq \ ;</math>
|-
|}
{{br0}}comme ces équations doivent être identiques avec celles-ci,
{| width="auto" align=center
| align=right | <math>dp'</math> || <math>=</math> || <math>\alpha dp + \beta dq,</math>
|-
| align=right | <math>dq'</math> || <math>=</math> || <math>\gamma dp + \delta dq.</math>
|-
|}
{{br0}}elles donneront la détermination suivante des coefficients
<math>\alpha, \ \beta, \ \gamma, \ \delta \ :</math>
{{c|<math>\begin{alignat}{2}
\alpha=&\mathrm\sqrt\frac{\mathrm{E}}{\mathrm{E'}}.\frac{\sin(\omega+\omega'-\psi)}{\sin\omega'},\qquad&\beta=&\mathrm\sqrt\frac{\mathrm{G}}{\mathrm{E'}}.\frac{\sin(\omega'-\psi)}{\sin\omega'},\\
\gamma=&\mathrm\sqrt\frac{\mathrm{E}}{\mathrm{G'}}.\frac{\sin(\psi'-\omega)}{\sin\omega'},&\delta=&\mathrm\sqrt\frac{\mathrm{G}}{\mathrm{G'}}.\frac{\sin\psi}{\sin\omega'}.
\end{alignat}</math>}}
{{SA|On doit leur adjoindre les équations}}
{{c|<math>\begin{alignat}{2}
\cos\omega=&\mathrm\frac{\mathrm{F}}{\mathrm{EG}},&\cos\omega'=&\mathrm\frac{\mathrm{F'}}{\mathrm{E'G'}},\\
\sin\omega=&\mathrm\sqrt\frac{\mathrm{EG-F^2}}{\mathrm{EG}},\qquad&\sin\omega'=&\mathrm\sqrt\frac{\mathrm{E'G'-F'^2}}{\mathrm{E'G'}},
\end{alignat}</math>}}<noinclude>
<references/></noinclude>
gx8eq7742202gxv494td2bjwgku1rix
16063291
16062916
2026-09-26T10:00:41Z
Rene1596
21513
Une belle tragédie de Racine.
16063291
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Hilarion~frwiki" />{{nr||( 43 )}}</noinclude>et, par analogie, nous poserons <math>\mathrm{N' - M'} = \omega',</math> et, de plus, <math>\mathrm{N - M'} = \psi.</math> L’équation que nous venons de trouver peut ainsi se mettre sous la forme suivante :
{| width="auto" align=center
| || <math>\sqrt{\mathrm{E}}.dp.\sin (\mathrm{M}'-\omega +\psi) + \sqrt{\mathrm{G}}.dq.\sin (\mathrm{M}' +\psi)</math>
|-
| <math>=</math> || <math>\sqrt{\mathrm{E}'}.dp'.\sin \mathrm{M}' + \sqrt{\mathrm{G}'}.dq'.\sin (\mathrm{M}' +\omega'),</math>
|-
|}
{{br0}}ou sous celle-ci :
{| width="auto" align=center
| || <math>\sqrt{\mathrm{E}}.dp.\sin(\mathrm{N}'-\omega -\omega' +\psi) + \sqrt{\mathrm{G}}.dq.\sin(\mathrm{N}' -\omega' +\psi)</math>
|-
| <math>=</math> || <math>\sqrt{\mathrm{E}'}.dp'.\sin (\mathrm{N}'- \omega') + \sqrt{\mathrm{G}'}.dq'.\sin(\mathrm{N}').</math>
|-
|}
{{SA|Et comme l’équation doit évidemment être indépendante de la direction initiale, on peut prendre celle-ci à volonté.
En posant ainsi dans la seconde forme <math>\mathrm{N'}=0,</math> ou dans la
première <math>\mathrm{M'}=0,</math> nous obtenons les équations suivantes :}}
{| width="auto" align=center
| align=right | <math>\sqrt{\mathrm{E}'}.\sin \omega'.dp'</math> || <math>=</math> || <math>\sqrt{\mathrm{E}}.\sin (\omega + \omega' - \psi ).dp + \sqrt{\mathrm{G}}.\sin (\omega' - \psi ).dq,</math>
|-
| align=right | <math>\sqrt{\mathrm{G}'}.\sin \omega'.dq'</math> || <math>=</math> || <math>\sqrt{\mathrm{E}}.\sin (\psi - \omega).dp + \sqrt{\mathrm{G}}.\sin \psi .dq \ ;</math>
|-
|}
{{br0}}comme ces équations doivent être identiques avec celles-ci,
{| width="auto" align=center
| align=right | <math>dp'</math> || <math>=</math> || <math>\alpha.dp + \beta.dq,</math>
|-
| align=right | <math>dq'</math> || <math>=</math> || <math>\gamma.dp + \delta.dq,</math>
|-
|}
{{br0}}elles donneront la détermination suivante des coefficients
<math>\alpha, \ \beta, \ \gamma, \ \delta \ :</math>
{{c|<math>\begin{alignat}{2}
\alpha=&\mathrm\sqrt\frac{\mathrm{E}}{\mathrm{E'}}.\frac{\sin(\omega+\omega'-\psi)}{\sin\omega'},\qquad&\beta=&\mathrm\sqrt\frac{\mathrm{G}}{\mathrm{E'}}.\frac{\sin(\omega'-\psi)}{\sin\omega'},\\
\gamma=&\mathrm\sqrt\frac{\mathrm{E}}{\mathrm{G'}}.\frac{\sin(\psi'-\omega)}{\sin\omega'},&\delta=&\mathrm\sqrt\frac{\mathrm{G}}{\mathrm{G'}}.\frac{\sin\psi}{\sin\omega'}.
\end{alignat}</math>}}
{{SA|On doit leur adjoindre les équations}}
{{c|<math>\begin{alignat}{2}
\cos\omega=&\mathrm\frac{\mathrm{F}}{\sqrt{\mathrm{EG}}},&\cos\omega'=&\mathrm\frac{\mathrm{F'}}{\sqrt{\mathrm{E'G'}}},\\
\sin\omega=&\mathrm\sqrt\frac{\mathrm{EG-F^2}}{\mathrm{EG}},\qquad&\sin\omega'=&\mathrm\sqrt\frac{\mathrm{E'G'-F'^2}}{\mathrm{E'G'}},
\end{alignat}</math>}}<noinclude>
<references/></noinclude>
ok2ewjstacjt9jc4lxrav2i4uv332q8
Page:Gauss - Recherches générales sur les surfaces courbes, 1852.djvu/46
104
2031362
16062919
14758752
2026-09-25T21:15:45Z
Fabrice Dury
1855
Majuscules droites
16062919
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Hilarion~frwiki" />{{nr||( 44 )}}
A=\frac{\mathrm{F}}{\mathrm{E}}</noinclude><section begin="s1"/><nowiki />
Par suite, les quatre équations peuvent aussi être présentées
ainsi :
{{c|<math>\begin{align}
\alpha\mathrm\sqrt{E'G'-F'^2}&=\mathrm\sqrt{EG'}.\sin(\omega+\omega'-\psi),\\
\beta\mathrm\sqrt{E'G'-F'^2}&=\mathrm\sqrt{GG'}.\sin(\omega'-\psi),\\
\gamma\mathrm\sqrt{E'G'-F'^2}&=\mathrm\sqrt{EE'}.\sin(\psi-\omega),\\
\delta\mathrm\sqrt{E'G'-F'^2}&=\mathrm\sqrt{GE'}.\sin\psi,
\end{align}</math>}}
{{SA|Comme, par les substitutions <math>dp' = \alpha. dp + \beta. dq,</math>}}
<math>dp' = \gamma. dp + \delta. dq,</math> le trinôme
{{c|<math>\mathrm{E}'dp'^2 + 2\mathrm{F}' dp'.dq' + \mathrm{G}' dq'^2</math>}}
{{SA|doit se changer en <math>\mathrm{E}dp^2 + 2\mathrm{F} dp.dq + \mathrm{G} dq^2,</math> on obtient facilement}}
{{c|<math>\mathrm{EG-F^2}= (\mathrm{E'G-F'^2})(\alpha \delta - \beta \gamma )^2 \ ;</math>}}
{{SA|et comme, ''vice versâ'', le second trinôme doit se changer de nouveau dans le premier par la substitution}}
{{c|<math>(\alpha \delta - \beta \gamma )dp = \delta dp' - \beta dq', \qquad (\alpha \delta - \beta \gamma )dq = -\gamma dp' - \alpha dq',</math>}}
{{SA|nous trouvons}}
{{c|<math>\begin{alignat}{2}
&\mathrm{E}\delta^2-2\mathrm{F}\gamma\delta+\mathrm{G}\gamma^2&&=\mathrm \frac{\mathrm{EG-F^2}}{\mathrm{E'G'-F'^2}}.\mathrm{E}',\\
&\mathrm{E}\beta\delta-\mathrm{F}(\alpha\delta+\beta\gamma)+\mathrm{G}\alpha\gamma&&=\mathrm\frac{\mathrm{EG-F^2}}{\mathrm{E'G'-F'^2}}.\mathrm{F}',\\
&\mathrm{E}\beta^2-2\mathrm{F}\alpha\beta+\mathrm{G}\alpha^2&&=\mathrm\frac{\mathrm{EG-F^2}}{\mathrm{E'G'-F'^2}}.\mathrm{G}'.
\end{alignat}</math>}}
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{t3|XXII.}}
Descendons de la recherche générale de l’article précédent
à l’application très-large dans laquelle, en laissant
encore à <math>p</math> et <math>q</math> leur signification la plus générale, nous
adoptons pour <math>p', \ q',</math> les quantités désignées dans l’art. XV
par <math>r, \ \varphi</math> (lettres dont nous nous servirons ici aussi),
de sorte que, pour un point quelconque de la surface,
<math>r</math> soit la plus courte distance à un point déterminé,
<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
q3jcwup03ixd4lbl9atte0vnks9wxys
16062920
16062919
2026-09-25T21:15:57Z
Fabrice Dury
1855
16062920
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Hilarion~frwiki" />{{nr||( 44 )}}</noinclude><section begin="s1"/><nowiki />
Par suite, les quatre équations peuvent aussi être présentées
ainsi :
{{c|<math>\begin{align}
\alpha\mathrm\sqrt{E'G'-F'^2}&=\mathrm\sqrt{EG'}.\sin(\omega+\omega'-\psi),\\
\beta\mathrm\sqrt{E'G'-F'^2}&=\mathrm\sqrt{GG'}.\sin(\omega'-\psi),\\
\gamma\mathrm\sqrt{E'G'-F'^2}&=\mathrm\sqrt{EE'}.\sin(\psi-\omega),\\
\delta\mathrm\sqrt{E'G'-F'^2}&=\mathrm\sqrt{GE'}.\sin\psi,
\end{align}</math>}}
{{SA|Comme, par les substitutions <math>dp' = \alpha. dp + \beta. dq,</math>}}
<math>dp' = \gamma. dp + \delta. dq,</math> le trinôme
{{c|<math>\mathrm{E}'dp'^2 + 2\mathrm{F}' dp'.dq' + \mathrm{G}' dq'^2</math>}}
{{SA|doit se changer en <math>\mathrm{E}dp^2 + 2\mathrm{F} dp.dq + \mathrm{G} dq^2,</math> on obtient facilement}}
{{c|<math>\mathrm{EG-F^2}= (\mathrm{E'G-F'^2})(\alpha \delta - \beta \gamma )^2 \ ;</math>}}
{{SA|et comme, ''vice versâ'', le second trinôme doit se changer de nouveau dans le premier par la substitution}}
{{c|<math>(\alpha \delta - \beta \gamma )dp = \delta dp' - \beta dq', \qquad (\alpha \delta - \beta \gamma )dq = -\gamma dp' - \alpha dq',</math>}}
{{SA|nous trouvons}}
{{c|<math>\begin{alignat}{2}
&\mathrm{E}\delta^2-2\mathrm{F}\gamma\delta+\mathrm{G}\gamma^2&&=\mathrm \frac{\mathrm{EG-F^2}}{\mathrm{E'G'-F'^2}}.\mathrm{E}',\\
&\mathrm{E}\beta\delta-\mathrm{F}(\alpha\delta+\beta\gamma)+\mathrm{G}\alpha\gamma&&=\mathrm\frac{\mathrm{EG-F^2}}{\mathrm{E'G'-F'^2}}.\mathrm{F}',\\
&\mathrm{E}\beta^2-2\mathrm{F}\alpha\beta+\mathrm{G}\alpha^2&&=\mathrm\frac{\mathrm{EG-F^2}}{\mathrm{E'G'-F'^2}}.\mathrm{G}'.
\end{alignat}</math>}}
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{t3|XXII.}}
Descendons de la recherche générale de l’article précédent
à l’application très-large dans laquelle, en laissant
encore à <math>p</math> et <math>q</math> leur signification la plus générale, nous
adoptons pour <math>p', \ q',</math> les quantités désignées dans l’art. XV
par <math>r, \ \varphi</math> (lettres dont nous nous servirons ici aussi),
de sorte que, pour un point quelconque de la surface,
<math>r</math> soit la plus courte distance à un point déterminé,
<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
36yifj476sxqw6n4mayk176fdxtpl2t
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16062920
2026-09-26T10:10:02Z
Rene1596
21513
Donnez-moi une prime pour chaque apostrophe.
16063297
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Hilarion~frwiki" />{{nr||( 44 )}}</noinclude><section begin="s1"/><nowiki />
Par suite, les quatre équations peuvent aussi être présentées
ainsi :
{{c|<math>\begin{align}
\alpha\mathrm\sqrt{E'G'-{F'}^2}&=\mathrm\sqrt{EG'}.\sin(\omega+\omega'-\psi),\\
\beta\mathrm\sqrt{E'G'-{F'}^2}&=\mathrm\sqrt{GG'}.\sin(\omega'-\psi),\\
\gamma\mathrm\sqrt{E'G'-{F'}^2}&=\mathrm\sqrt{EE'}.\sin(\psi-\omega),\\
\delta\mathrm\sqrt{E'G'-{F'}^2}&=\mathrm\sqrt{GE'}.\sin\psi,
\end{align}</math>}}
{{SA|Comme, par les substitutions <math>dp' = \alpha. dp + \beta. dq,</math>}}
<math>dp' = \gamma. dp + \delta. dq,</math> le trinôme
{{c|<math>\mathrm{E}'d{p'}^2 + 2\mathrm{F}' dp'.dq' + \mathrm{G}' d{q'}^2</math>}}
{{SA|doit se changer en <math>\mathrm{E}dp^2 + 2\mathrm{F} dp.dq + \mathrm{G} dq^2,</math> on obtient facilement}}
{{c|<math>\mathrm{EG-F^2}= (\mathrm{E'G-{F'}^2})(\alpha \delta - \beta \gamma )^2 \ ;</math>}}
{{SA|et comme, ''vice versâ'', le second trinôme doit se changer de nouveau dans le premier par la substitution}}
{{c|<math>(\alpha \delta - \beta \gamma )dp = \delta dp' - \beta dq', \qquad (\alpha \delta - \beta \gamma )dq = -\gamma dp' - \alpha dq',</math>}}
{{SA|nous trouvons}}
{{c|<math>\begin{alignat}{2}
&\mathrm{E}\delta^2-2\mathrm{F}\gamma\delta+\mathrm{G}\gamma^2&&=\mathrm \frac{\mathrm{EG-F^2}}{\mathrm{E'G'-F'^2}}.\mathrm{E}',\\
&\mathrm{E}\beta\delta-\mathrm{F}(\alpha\delta+\beta\gamma)+\mathrm{G}\alpha\gamma&&=\mathrm\frac{\mathrm{EG-F^2}}{\mathrm{E'G'-F'^2}}.\mathrm{F}',\\
&\mathrm{E}\beta^2-2\mathrm{F}\alpha\beta+\mathrm{G}\alpha^2&&=\mathrm\frac{\mathrm{EG-F^2}}{\mathrm{E'G'-F'^2}}.\mathrm{G}'.
\end{alignat}</math>}}
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{t3|XXII.}}
Descendons de la recherche générale de l’article précédent
à l’application très-large dans laquelle, en laissant
encore à <math>p</math> et <math>q</math> leur signification la plus générale, nous
adoptons pour <math>p', \ q',</math> les quantités désignées dans l’art. XV
par <math>r, \ \varphi</math> (lettres dont nous nous servirons ici aussi),
de sorte que, pour un point quelconque de la surface,
<math>r</math> soit la plus courte distance à un point déterminé,
<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
21d2uce9yuos66rpdtmj1zppy238d0g
Page:Gauss - Recherches générales sur les surfaces courbes, 1852.djvu/47
104
2031363
16063310
14761200
2026-09-26T10:19:52Z
Rene1596
21513
Pourquoi tant de n ?
16063310
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Hilarion~frwiki" />{{nr||( 45 )}}</noinclude>et <math>\varphi</math> l’angle en ce point entre le premier élément de <math>r</math> et
une direction fixe. Nous avons ainsi <math>\mathrm{E}'=1, \ \mathrm{F}'=0, \ \omega =90</math> degrés ;
nous poserons, de plus, <math>\sqrt{\mathrm{G}'}=m,</math>
de sorte que l’élément linéaire quelconque devienne
<math>=\sqrt{dr^2+m^2d\varphi^2}.</math> Par suite, les quatre équations trouvées dans
l’article précédent pour <math>\alpha, \ \beta, \ \gamma, \ \delta,</math> donnent :
{|
|width="153px"|(1)|| <math>\sqrt{\mathrm{E}}. \cos (\omega - \psi )= \frac{dr}{dp},</math>
|-
|width="153px"|(2)|| <math>\sqrt{\mathrm{G}}. \cos \psi = \frac{dr}{dq},</math>
|-
|width="153px"|(3)|| <math>\sqrt{\mathrm{E}}. \sin (\psi - \omega )= m\frac{d\varphi}{dp},</math>
|-
|width="153px"|(4)|| <math>\sqrt{\mathrm{G}}. \sin \psi = m.\frac{dr}{d\varphi}.</math>
|-
|}
{{br0}}Mais la dernière et l’avant-dernière donnent
{|
|width="53px"|(5)|| <math>\mathrm{EG-F^2=E} \left(\frac{dr}{dq}\right)^2 - 2\mathrm{F}. \frac{dr}{dp}.\frac{dr}{dq} +\mathrm{G} \left(\frac{dr}{dp}\right)^2,</math>
|-
|(6)|| <math>\left( \mathrm{E}.\frac{dr}{dq}-\mathrm{F}\frac{dr}{dp} \right)\frac{d\varphi}{dq} = \left( \mathrm{F}.\frac{dr}{dq}-\mathrm{G}.\frac{dr}{dp} \right)\frac{d\varphi}{dp}.</math>
|-
|}
C’est de ces équations qu’on doit tirer la détermination
des quantités <math>r, \ \varphi, \ \psi</math> et (si besoin est) <math>m,</math> en <math>p</math> et <math>q \ ;</math> savoir :
l’intégration de l’équation (5) donnera <math>r,</math> et, ceci
trouvé, l’intégration de l’équation (6) donnera <math>\varphi,</math> et l’une
ou l’autre des équations (1), (2), <math>\psi \ ;</math> enfin, on aura <math>m</math> par
l’une ou l’autre des équations (3), (4).
L’intégration générale des équations (5), (6) doit nécessairement
introduire deux fonctions arbitraires, et
nous comprendrons facilement leur signification, si nous
faisons attention que ces équations ne sont pas limitées
au cas que nous considérons ici, mais qu’elles ont encore
lieu, si l’on prend <math>r</math> et <math>\varphi</math> dans la signification générale de<noinclude>
<references/></noinclude>
bvf1bczzh5bfzq1lg8v6p5y7ose74ii
16063315
16063310
2026-09-26T10:21:40Z
Rene1596
21513
Nouvelle correction, car ce n'était pas tout à fait au point.
16063315
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Hilarion~frwiki" />{{nr||( 45 )}}</noinclude>et <math>\varphi</math> l’angle en ce point entre le premier élément de <math>r</math> et
une direction fixe. Nous avons ainsi <math>\mathrm{E}'=1, \ \mathrm{F}'=0, \ \omega =90</math> degrés ;
nous poserons, de plus, <math>\sqrt{\mathrm{G}'}=m,</math>
de sorte que l’élément linéaire quelconque devienne
<math>=\sqrt{dr^2+m^2d\varphi^2}.</math> Par suite, les quatre équations trouvées dans
l’article précédent pour <math>\alpha, \ \beta, \ \gamma, \ \delta,</math> donnent :
{|
|width="153px"|(1)|| <math>\sqrt{\mathrm{E}}. \cos (\omega - \psi )= \frac{dr}{dp},</math>
|-
|width="153px"|(2)|| <math>\sqrt{\mathrm{G}}. \cos \psi = \frac{dr}{dq},</math>
|-
|width="153px"|(3)|| <math>\sqrt{\mathrm{E}}. \sin (\psi - \omega )= m.\frac{d\varphi}{dp},</math>
|-
|width="153px"|(4)|| <math>\sqrt{\mathrm{G}}. \sin \psi = m.\frac{dr}{d\varphi}.</math>
|-
|}
{{br0}}Mais la dernière et l’avant-dernière donnent
{|
|width="53px"|(5)|| <math>\mathrm{EG-F^2=E} \left(\frac{dr}{dq}\right)^2 - 2\mathrm{F}. \frac{dr}{dp}.\frac{dr}{dq} +\mathrm{G} \left(\frac{dr}{dp}\right)^2,</math>
|-
|(6)|| <math>\left( \mathrm{E}.\frac{dr}{dq}-\mathrm{F}\frac{dr}{dp} \right)\frac{d\varphi}{dq} = \left( \mathrm{F}.\frac{dr}{dq}-\mathrm{G}.\frac{dr}{dp} \right)\frac{d\varphi}{dp}.</math>
|-
|}
C’est de ces équations qu’on doit tirer la détermination
des quantités <math>r, \ \varphi, \ \psi</math> et (si besoin est) <math>m,</math> en <math>p</math> et <math>q \ ;</math> savoir :
l’intégration de l’équation (5) donnera <math>r,</math> et, ceci
trouvé, l’intégration de l’équation (6) donnera <math>\varphi,</math> et l’une
ou l’autre des équations (1), (2), <math>\psi \ ;</math> enfin, on aura <math>m</math> par
l’une ou l’autre des équations (3), (4).
L’intégration générale des équations (5), (6) doit nécessairement
introduire deux fonctions arbitraires, et
nous comprendrons facilement leur signification, si nous
faisons attention que ces équations ne sont pas limitées
au cas que nous considérons ici, mais qu’elles ont encore
lieu, si l’on prend <math>r</math> et <math>\varphi</math> dans la signification générale de<noinclude>
<references/></noinclude>
i8vb6ml497b50iiewq1ngmyn9ogck6v
Page:Gauss - Recherches générales sur les surfaces courbes, 1852.djvu/49
104
2031365
16063334
14761251
2026-09-26T10:31:39Z
Rene1596
21513
- Distance ! - Stance !
16063334
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Hilarion~frwiki" />{{nr||( 47 )}}</noinclude>{{tiret2|dis|tance}}, coupant orthogonalement la ligne pour laquelle
<math>\varphi =0,</math> et que nous pourrons regarder comme ligne des abscisses. Soient <math>\mathrm{A}</math> le point pour lequel <math>r= 0,</math> <math>\mathrm{D}</math> un point quelconque sur la ligne des abscisses, <math>\mathrm{B}</math> un point quelconque sur la ligne de plus courte distance normale à <math>\mathrm{AD}</math> en <math>\mathrm{D}</math>, et <math>\mathrm{BD} = q,</math> de façon qu’on puisse considérer <math>p</math> comme l’abscisse, <math>q</math> comme l’ordonnée du point <math>\mathrm{B} \ ;</math> nous prenons les abscisses positives sur la branche de la ligne des abscisses à laquelle répond <math>\varphi =0</math> tandis que nous regardons <math>r</math> toujours comme une quantité positive ; nous prenons les ordonnées positives dans la région où <math>\varphi</math> est compris entre <math>0</math> et 180 degrés.
Par le théorème de l’art. XVI, nous aurons <math>\omega = 90^\circ,</math> <math>\mathrm{F} = 0</math> et <math>\mathrm{G} = 1 \ ;</math> nous poserons de plus <math>\sqrt\mathrm E= n. \ n</math> sera ainsi fonction de <math>p</math> et <math>q,</math> et telle que pour <math>q =0</math> elle doit être égale à <math>1.</math> L’application à notre cas de la formule rapportée dans l’art. XVIII montre que, dans une ligne ''quelconque'' de plus courte distance, on doit avoir <math>d\theta = \frac{dn}{dq}.dp, \ \theta</math> désignant l’angle compris entre l’élément de cette ligne et l’élément de la ligne pour laquelle <math>q</math> est constant. Comme déjà la ligne des abscisses est une
ligne de plus courte distance, et que, pour elle, partout
<math>\theta=0</math>, on voit que, pour <math>q = 0,</math> on doit avoir partout
<math>\frac{dn}{dq}=0</math>. De là donc nous concluons que, si <math>n</math> est développée
en série suivant les puissances croissantes de <math>q,</math> elle
doit avoir la forme suivante :
{{c|<math>n=1+fq^2+gq^3+hq^4+\text{etc.,}</math>}}
{{br0}}où <math>f, \ g, \ h, \ \text{etc.,}</math> seront fonctions de <math>p,</math> et nous poserons
{{c|<math>\begin{alignat}{2}
f & = f^0 & + f'p & + f''p^2 & + \text{ etc.,} \\
g & = g^0 & + g'p & + g''p^2 & + \text{ etc.,} \\
h & = h^0 & + h'p & + h''p^2 & + \text{ etc.,}
\end{alignat}</math>}}<noinclude>
<references/></noinclude>
lghr3g09ly0arb1rvdyiyx8dtm1pgr2
Page:Gauss - Recherches générales sur les surfaces courbes, 1852.djvu/50
104
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2026-09-26T11:47:35Z
Rene1596
21513
f02 n'est pas f''', mais est f0f0, comme c'est confirmé sur la page d'après.
16063419
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Hilarion~frwiki" />{{nr||( 48 )}}</noinclude><section begin="s1"/>{{br0}}ou
{{c|<math>\begin{alignat}{3}
n=1+f^0 & + \ f'pq^2 & + & \ f''p^2q^2 & + & \text{ etc.,} \\
& + \ g^0q^3 & + & \ g'pq^3 & + & \text{ etc.,} \\
& & & \ h^0q^4 & + & \text{ etc.}
\end{alignat}</math>}}
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{t3|XXIV.}}
Les équations de l’art. XXII donnent, dans le cas dont nous nous occupons,
{{c|<math>n\sin \psi=\frac{dr}{dp}, \quad \cos \psi = \frac{dr}{dq}, \quad -n\cos \psi = m.\frac{d\varphi}{dp}, \quad \sin \psi = m.\frac{d\varphi}{dq},</math>}}
{{c|<math>n^2=n^2\left( \frac{dr}{dq}\right)^2 + \left( \frac{dr}{dp}\right)^2, \qquad n^2.\frac{dr}{dq}.\frac{d\varphi}{ds}+\frac{dr}{dp}.\frac{d\varphi}{dp} =0.</math>}}
{{br0}}À l’aide de ces équations, dont la cinquième et la sixième
sont déjà comprises dans les autres, on pourra développer
les séries pour <math>r, \ \varphi, \ \psi, \ m,</math> ou pour des fonctions quelconques de ces quantités ; nous allons traiter ici celles qui sont les plus dignes d’attention.
Comme, pour des valeurs infiniment petites de <math>p, \ q,</math> on doit avoir <math>r^2= p^2 + q^2</math> la série pour <math>r^2</math> commencera par les termes <math>p^2 + q^2 ;</math> nous obtiendrons les termes d’un ordre plus élevé par la méthode des coefficients indéterminés<ref>Nous avons jugé superflu d’écrire ici le calcul, qui peut être un peu
abrégé par quelques artifices.</ref>, à l’aide de l’équation
{{c|<math>\left( \frac1n.\frac{d.r^2}{dp}\right)^2 + \left( \frac{d.r^2}{dq}\right)=4r^2,</math> }}
{{br0}}savoir :
{{g|[1] <math>\quad r^2=p^2+\frac32f^0p^2q^2+\frac12f'p^3q^2+\left( \frac25f''-\frac4{45}f^0^2\right) p^4q^2 + \text{ etc.}</math>}}
{{c|<math>\qquad + \ q^2+\frac12g^0p^2q^3+\frac25g'p^3q^3</math>}}
{{d|<math>+\left( \frac25h^0-\frac7{45}f^0f^0\right)p^2q^4.</math>}}
<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
4unzjvbkqwrwnylkw6psr2h3alf2izo
Page:Gauss - Recherches générales sur les surfaces courbes, 1852.djvu/52
104
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Rene1596
21513
Ponctuation. C'était relativement évident, mais moins élégant qu'en différentiant.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Hilarion~frwiki" />{{nr||( 50 )}}</noinclude>dont la combinaison donne
{{c|<math>\begin{alignat}{5}
\frac{r\sin \psi}{n}.\frac{d.r\cos \varphi}{dp} & \ + \ r\cos \psi.\frac{d.r\cos \varphi}{dq} & \ = \ r\cos \varphi, \\
\frac{r\sin \psi}{n}.\frac{d.r\sin \varphi}{dp} & \ + \ r\cos \psi.\frac{d.r\sin \varphi}{dq} & \ = \ r\sin \varphi.
\end{alignat}</math>}}
{{SA|On tire de là facilement, pour calculer <math>r\cos \varphi, \ r\sin \varphi,</math> des séries dont les premiers termes doivent être évidemment <math>p</math> et <math>q</math>, savoir :}}
{{MathForm1|[4]|<math>\left\{\begin{alignat}{3}
r\cos \varphi = p+ \frac23f^0pq^2 &+ \frac5{12}f'p^2q^2 && +\left(\frac3{10}f''-\frac8{45}f^0f^0\right)p^3q^2 + \dots \\
& +\frac12g^0pq^3 && + \frac7{20}g'p^2q^3 \\
& && +\left(\frac25h^0 -\frac7{45}f^0f^0\right)pq^4,
\end{alignat}\right.</math>}}
{{MathForm1|[5]|<math>\left\{\begin{alignat}{3}
r\sin \varphi = q- \frac13f^0p^2q &- \frac16f'p^3q && -\left(\frac1{10}f''-\frac7{90}f^0f^0\right)p^4q + \dots \\
& -\frac14g^0p^2q^2 && - \frac2{20}g'p^3q^2\\
& && -\left(\frac15h^0 +\frac{14}{90}f^0f^0\right)p^2q^3.
\end{alignat}\right.</math>}}
En combinant les équations [2], [3], [4], [5], on peut
obtenir une série pour calculer <math>r^2\cos \left( \psi + \varphi \right) \ ;</math> divisant
cette série par la série [1] qui donne <math>r^2,</math> on aura <math>\cos \left( \psi + \varphi \right),</math>
et, par conséquent, aussi <math>\psi + \varphi</math> développé en série. On
peut cependant obtenir cette même série plus élégamment
de la manière suivante. En différentiant la première
et la seconde des équations qui sont rapportées au commencement
de cet article, nous obtenons
{{c|<math>\sin \psi. \frac{dn}{dq} \ + \ n \cos \psi.\frac{d\psi}{dq} \ + \ \sin \psi. \frac{d\psi}{dp} \ = \ 0 \ ;</math>}}
{{br0}}combinant cette équation avec celle-ci,
{{c|<math>n\cos \psi. \frac{d\varphi}{dq} \ + \ \sin \psi.\frac{d\varphi}{dp} \ = \ 0,</math>}}<noinclude>
<references/></noinclude>
4q1lqllbl731aab91dl2k58hkrwtq3x
Page:Gauss - Recherches générales sur les surfaces courbes, 1852.djvu/61
104
2031377
16062924
14761496
2026-09-25T21:18:40Z
Fabrice Dury
1855
Majuscules droites
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Hilarion~frwiki" />{{nr||( 59 )}}
A=\frac{\mathrm{F}}{\mathrm{E}}</noinclude><nowiki />
Nous avons, jusqu’aux quantités du quatrième ordre,
{{c|<math>\sin \mathrm{A}^* = \sin \mathrm{A} - \frac{1}{12} \sigma \cos \mathrm{A} . (2\alpha + \beta + \gamma),</math>}}
{{SA|ou, avec la même exactitude,}}
{{c|<math>\sin \mathrm{A} = \sin \mathrm{A}^* \left[ 1 + \frac{1}{24} bc \cos \mathrm{A} . (2\alpha + \beta + \gamma)\right].</math>}}
{{SA|Substituant cette valeur dans la formule [9], on aura jusqu’aux quantités du sixième ordre,}}
{{c|<math>\sigma=\frac{1}{2}bc\sin \mathrm{A}^*\left\{\begin{align}
1 & +\frac1{120}\ \alpha \ \left(3b^2 +3c^2-2bc \cos \mathrm{A}\right) \\
& +\frac1{120}\ \beta \ \left(3b^2 +4c^2-4bc \cos \mathrm{A}\right) \\
& +\frac1{120}\ \gamma \ \left(4b^2 +3c^2-4bc \cos \mathrm{A}\right)
\end{align}\right\},</math>}}
{{SA|ou, avec la même exactitude,}}
{{c|<math>\sigma=\sigma^*\left\{\begin{align}
1 & +\frac1{120}\ \alpha \ (a^2 +2b^2+2c^2) + \frac1{120}\ \beta \ \left(2a^2 +b^2+2c^2\right) \\
& +\frac1{120}\ \gamma \ \left(2a^2 +2b^2+c^2\right)
\end{align}\right\}.</math>}}
Pour la surface sphérique, cette formule prend la forme suivante :
{{c|<math>\sigma = \sigma ^* \left[ 1+\frac1{24}\alpha \left(a^2+b^2+c^2\right)\right],</math>}}
{{SA|à la place de laquelle on peut prendre aussi la suivante, en conservant la même précision, comme il est facile de vérifier,}}
{{c|<math>\sigma = \sigma^*\mathrm\sqrt\frac{\sin \mathrm{A}\ . \sin \mathrm{B}\ . \sin \mathrm{C}}{\sin \mathrm{A}^*. \sin \mathrm{B}^*. \sin \mathrm{C}^*}.</math>}}
Si l’on applique la même formule aux triangles sur une surface courbe non sphérique, l’erreur sera, généralement parlant, du cinquième ordre, mais insensible dans<noinclude>
<references/></noinclude>
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16062925
16062924
2026-09-25T21:18:50Z
Fabrice Dury
1855
16062925
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Hilarion~frwiki" />{{nr||( 59 )}}</noinclude><nowiki />
Nous avons, jusqu’aux quantités du quatrième ordre,
{{c|<math>\sin \mathrm{A}^* = \sin \mathrm{A} - \frac{1}{12} \sigma \cos \mathrm{A} . (2\alpha + \beta + \gamma),</math>}}
{{SA|ou, avec la même exactitude,}}
{{c|<math>\sin \mathrm{A} = \sin \mathrm{A}^* \left[ 1 + \frac{1}{24} bc \cos \mathrm{A} . (2\alpha + \beta + \gamma)\right].</math>}}
{{SA|Substituant cette valeur dans la formule [9], on aura jusqu’aux quantités du sixième ordre,}}
{{c|<math>\sigma=\frac{1}{2}bc\sin \mathrm{A}^*\left\{\begin{align}
1 & +\frac1{120}\ \alpha \ \left(3b^2 +3c^2-2bc \cos \mathrm{A}\right) \\
& +\frac1{120}\ \beta \ \left(3b^2 +4c^2-4bc \cos \mathrm{A}\right) \\
& +\frac1{120}\ \gamma \ \left(4b^2 +3c^2-4bc \cos \mathrm{A}\right)
\end{align}\right\},</math>}}
{{SA|ou, avec la même exactitude,}}
{{c|<math>\sigma=\sigma^*\left\{\begin{align}
1 & +\frac1{120}\ \alpha \ (a^2 +2b^2+2c^2) + \frac1{120}\ \beta \ \left(2a^2 +b^2+2c^2\right) \\
& +\frac1{120}\ \gamma \ \left(2a^2 +2b^2+c^2\right)
\end{align}\right\}.</math>}}
Pour la surface sphérique, cette formule prend la forme suivante :
{{c|<math>\sigma = \sigma ^* \left[ 1+\frac1{24}\alpha \left(a^2+b^2+c^2\right)\right],</math>}}
{{SA|à la place de laquelle on peut prendre aussi la suivante, en conservant la même précision, comme il est facile de vérifier,}}
{{c|<math>\sigma = \sigma^*\mathrm\sqrt\frac{\sin \mathrm{A}\ . \sin \mathrm{B}\ . \sin \mathrm{C}}{\sin \mathrm{A}^*. \sin \mathrm{B}^*. \sin \mathrm{C}^*}.</math>}}
Si l’on applique la même formule aux triangles sur une surface courbe non sphérique, l’erreur sera, généralement parlant, du cinquième ordre, mais insensible dans<noinclude>
<references/></noinclude>
hbbtdz8l0grlvhbigihjsqpv5qrxv5p
Page:Martial - Œuvres complètes, t. 1, trad. Verger, Dubois et Mangeart.djvu/220
104
2095519
16063230
12585097
2026-09-26T08:25:54Z
Biancospina
151451
/* Validée */
16063230
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Biancospina" /></noinclude><nowiki />
{{t3|LIVRE IV}}{{—|lh=3}}
{{c|I. — {{sc|sur l’anniversaire de la naissance de domitien}}.}}
Jour fortuné qui vis naître César, jour plus sacré que celui où l’Ida, complice de Cybèle, vit naître Jupiter sur le mont Dictée, prolonge, je t’en prie, ta durée au delà des trois âges du sage de Pylos ; sois toujours aussi brillant et, s’il se peut, plus brillant encore qu’en ce moment. Que notre maître, tout couvert d’or, sacrifie à Minerve Albaine pendant des années sans nombre ; et que ses augustes mains distribuent encore des milliers de couronnes de chêne. Puisse-t-il après une longue suite de lustres, renouveler les jeux séculaires et les fêtes instituées à Térente par Romulus ! Dieux de l’Olympe, c’est vous demander<noinclude>
<references/></noinclude>
axo0g668m0nwyc2xg8oy2qdg9f7x1ht
Auteur:Marianne-Agnès Falques
102
2098074
16062429
13761980
2026-09-25T15:22:42Z
Sapcal22
420
16062429
wikitext
text/x-wiki
{{Auteur
|contenu=
==Œuvre==
{{liste documents début}}
{{document|date=1753 |titre=Abbassaï, histoire orientale|scan={{Gallica|bd6t53732094}}| avancement=}}
{{document|date=1758 |titre=La dernière guerre des bêtes|scan={{Gallica|bpt6k9626025h}}| avancement=}}
{{document|date=1774 |titre=Le danger des préjugés, ou Les mémoires de Mademoiselle d’Oran|scan={{Gallica|bd6t5383805q}}| avancement=}}
{{liste documents fin}}
== Voir aussi ==
{{liste documents début}}
{{document|date=1769 |titre=[[Histoire littéraire des femmes françoises/5/14|Histoire littéraire des femmes françoises]]|livre=Histoire litteraire des femmes francoises tome 5.djvu|auteur=Par une Société de Gens de Lettres|avancement=3}}
{{document|date=1839 |titre=[[Revue des Romans/Marianne-Agnès Falques|Revue des Romans]]|livre=Revue des Romans (1839).djvu|auteur=[[Auteur:Eusèbe Girault de Saint-Fargeau|Eusèbe G*****]]|divers=''analyse raisonnée'' des principaux romans|avancement=4}}
{{liste documents fin}}
}}
[[Catégorie:Auteurs français sans texte sur WS]]
afglk7y7jwnhv7olxycklufi82ip730
Page:Montpetit - Poissons d'eau douce du Canada, 1897.pdf/118
104
2183785
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2026-09-25T23:49:53Z
Obelon
4570
/* Validée */
16063036
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|96|LES POISSONS|}}</noinclude><nowiki />
« La collection du Muséum national d’histoire naturelle renferme un
bel individu de l’espèce que nous décrivons dans cet article. Cette espèce, qui est encore la seule inscrite dans le nouveau genre des microptères, que nous avons cru devoir établir, a les deux mâchoires, le palais et la langue garnis d’un très grand nombre de rangées de dents petites, crochues et serrées ; la langue est d’ailleurs très libre dans ses mouvements ; et la mâchoire inférieure disparaît entièrement sous l’opercule,
qui présente deux pièces, dont la première est arrondie dans son contour, et la seconde anguleuse. Cet opercule est couvert de plusieurs écailles ; celles du dos sont assez grandes et arrondies. La hauteur du corps proprement dit excède de beaucoup celle de l’origine de la queue. La ligne latérale se plie d’abord vers le bas, et se relève ensuite pour suivre la courbure du dos. Les nageoires pectorales et celles de l’anus sont très arrondies ; la première du dos ne commence qu’à une assez grande distance de la queue. Elle cesse d’être attachée au dos de l’animal, à l’endroit où elle parvient au-dessus de l’anale ; mais elle se prolonge en bande pointue et flottante jusqu’au-dessus de la seconde nageoire dorsale, qui est très basse et très petite, ainsi que nous venons de le dire, et que l’on croirait au premier coup d’œil entièrement adipeuse<ref>5 rayons à la membrane branchiale.<br /> 16 rayons à chaque pectorale.<br /> 17 rayons à la nageoire de la queue.<br /> [D. X., 7 — 4 ; A. II, 11.]</ref>. » ({{sc|Lacépède}}, ''Histoire naturelle des Poissons'', {{vol.}} IV, 325, 1802){{corr|»|}}.
Rafinesque arrive en second pour donner un nom à l’achigan : mais
une fois en Amérique, il en découvre huit espèces là où Lacépède n’en a
vu qu’une ; il feint du reste d’ignorer l’existence de son illustre compatriote. Après Rafinesque vient Le Sueur qui n’en compte plus que cinq espèces. Cuvier et Valenciennes entrent en scène, à leur tour, en 1828 et 1829. Un naturaliste américain des bords du lac Huron leur avait
adressé à Paris divers spécimens d’achigans capturés dans le lac Huron
même, et par une circonstance bizarre, deux de ces spécimens se trouvèrent manquer d’une partie de la dorsale à l’instar de l’exemplaire de Lacépède, ce qui avait déterminé son nom de ''microptère'' ou petite aile. Ils ne lui conservèrent pas pour cela le nom qu’il avait reçu de Lacépède. Ils nommèrent l’achigan grande bouche, ''huro nigricans'', et l’achigan petite bouche, ''grystes salmoïdes''. Suivent à la file les naturalistes américains, tous savants de mérite à des degrés divers, auxquels se mêlent, en 1874,
{{MM.}} Vaillant et Bocourt, dont l’opinion fort respectable et respectée
s’est modifiée en 1878, pour finir par s’éclipser et disparaître devant celle de {{M.}} Henshall, acceptée {{corr|définivement|définitivement}} depuis dix ans passés. Mais pourquoi ne pas enregistrer ici le tableau préparé par Henshall lui-même<noinclude>
<references/></noinclude>
8fgd5xtwd276a8to4nhllaaj1yazraj
Page:Montpetit - Poissons d'eau douce du Canada, 1897.pdf/119
104
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16063067
10867360
2026-09-26T01:21:45Z
Obelon
4570
/* Validée */
16063067
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||L’ACHIGAN|97}}</noinclude>pour donner une idée du concours homérique auquel le baptême de l’achigan a donné lieu dans le monde des ichtyologistes français et américains ?
{{c|'''CATALOGUE CHRONOLOGIQUE'''}}
{{c|''Des noms des espèces de microptères tels que mentionnés par divers auteurs, avec leur identification.''}}
{| class="wikitable" style= "font-size:70%;"
|-
! NOMS DES ESPÈCES. !! !! DATE !! IDENTIFICATION
|-
| Micropterus dolomieu || Lacépède || 1802 || Micropterus dolomieu.
|-
| Labras salmoides || Lacépède || 1802 || Micropterus salmoides.
|-
| Bodianus achigan|| Rafinesque || 1817 || Micropterus dolomieu.
|-
| Calliurus punctulatus || Rafinesque || 1819 || Micropterus dolomieu.
|-
| Lepomis pallida || Rafinesque || 1820 || Micropterus salmoides.
|-
| Lepomis trifasciata || Rafinesque || 1820 || Micropterus dolomieu.
|-
| Lepomis flexuolaris || Rafinesque || 1820 || Micropterus dolomieu.
|-
| Lepomis salmonea || Rafinesque || 1820 || Micropterus dolomieu.
|-
| Lepomis notata || Rafinesque || 1820 || Micropterus dolomieu.
|-
| Etheostoma calliura || Rafinesque || 1820 || Micropterus dolomieu.
|-
| Cichla variabilis || Le Sueur, M. S. S. || 1822 || Micropterus dolomieu.
|-
| Cichla fasciata || Le Sueur, M. S. S. || 1822 || Micropterus dolomieu.
|-
| Cichla ohiensis || Le Sueur, M. S. S. || 1822 || Micropterus dolomieu.
|-
| Cichla minima || Le Sueur, M. S. S. || 1822 || Micropterus dolomieu.
|-
| Cichla floridana || Le Sueur, M. S. S. || 1822 || Micropterus salmoides.
|-
| Huro nigricans || Cuvier et Valenciennes. || 1828 || Micropterus salmoides.
|-
| Grystes salmoides || Cuvier et Valenciennes. || 1829 || Micropterus dolomieu.
|-
| Centrarchus obscurus || De Kay || 1842 || Micropterus dolomieu.
|-
| Centrarchus fasciatus || Kirtland || 1842 || Micropterus dolomieu.
|-
| Grystes nigricans || Agassiz || 1850 || Micropterus salmoides.
|-
| Grystes fasciatus || Agassiz || 1850 || Micropterus dolomieu.
|-
| Grystes nobilis || Agassiz || 1854 || Micropterus salmoides.
|-
| Grystes nuecensis || Baird et Girard || 1854 || Micropterus salmoides.
|-
| Grystes salmoides || Holbrook || 1855 || Micropterus salmoides.
|-
| Grystes megastoma || Garlick || 1857 || Micropterus salmoides.
|-
| Grystes nigricans || Garlick || 1857 || Micropterus dolomieu.
|-
| Dioplites nuecensis || Girard || 1858 || Micropterus dolomieu.
|-
| Grystes salmonoides || Günther || 1859 || Micropterus dolomieu.
|-
| Grystes nigricans || Herbert || 1859 || Micropterus salmoides.
|-
| Lepomis achigan || Gill || 1860 || Micropterus dolomieu.
|-
| Micropterus nigricans || Cope || 1865 || Micropterus salmoides.
|-
| Micropterus fasciatus || Cope || 1865 || Micropterus dolomieu.
|-
| Micropterus achigan || Gill || 1866 || Micropterus dolomieu.
|-
| Micropterus salmoides || Gill || 1873 || Micropterus dolomieu.
|-
| Dioplites treculii || Vaillant et Bocourt || 1874 || Micropterus salmoides.
|-
| Dioplites nuecensis || Vaillant et Bocourt || 1874 || Micropterus salmoides.
|-
| Dioplites variabilis || Vaillant et Bocourt || 1874 || M. dolo. ''var''. achigan.
|-
| Dioplites salmoides || Vaillant et Bocourt || 1874 || Micropterus salmoides.
|-
| Micropterus floridanus || Goode || 1876 || Micropterus salmoides.
|-
| Micropterus pallidus || Gill et Jordan || 1877 || Micropterus salmoides.
|-
| Micropterus salmo. ''var''. salmoides || Jordan || 1878 || M. dolomieu ''var''. dolo.
|-
| Micropterus salmo. ''var''. achigan || Jordan || 1878 || M. dolo. ''var''. achigan.
|-
| Micropterus salmoides || Vaillant et Bocourt || inéd. || Micropterus salmoides.
|-
| Micropterus nuecensis || Vaillant et Bocourt || inéd. || Micropterus salmoides.
|-
| Micropterus variabilis || Vaillant et Bocourt || inéd. || M. dolo. ''var''. achigan.
|-
| Micropterus dolomieu || Vaillant et Bocourt || inéd. || M. dolomieu ''var''. dolo.
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Seudo
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Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 1, part. 3, As-At.djvu/128
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<noinclude><pagequality level="1" user="Pibewiki" /></noinclude>rayons calorifiques tombant sur leur surface :
''L’alun est ''{{sc|athermane}} : ''il laisse passer la lumière et non la chaleur, ou du moins il ne laisse passer que les rayons calorifiques les moins réfrangibles.'' (Nyston.) ‖ On dit aussi
{{sc|Athermique}}.
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'''ATHERMANÉITÉ''' s. f. (a-tér-ma-né-i-té — rad.
''athermane''). Phys. Caractère des corps
athermanes : ''L’''{{sc|athermanéité}} ''n’est pas en raison de l’opacité.''
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'''ATHERMASIE''' s. f. (a-tèr-ma-zî — du gr.
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'''ATHERMIQUE''' adj. (a-tèr-mi-ke). Phys.
Syn. de ''Athermane.''
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'''ATHÉROMATEUX, EUSE''' adj. (a-té-ro-ma-teu,
eu-ze — rad. ''athérome''). Pathol. Qui a la
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'''ATHÉROME''' s. m. (a-té-ro-me — du gr.
''athêra'', bouillie). Pathol. Tumeur enkystée,
oblongue, élastique, renfermant une matière
blanchâtre ou grise, semblable à de la bouillie :
''Dans l’''{{sc|athérome}} ''est trouvée une humeur semblable à la bouillie qu’on fait manger aux petits enfants.'' (A. Paré.) ''L’''{{sc|athérome}} ''affecte spécialement le cuir chevelu, et les anciens lui donnaient le nom de taupe, de tortue, selon sa forme.'' (Nysten.) ''La substance de l’''{{sc|athérome}} ''n’est autre chose que la matière sébacée fournie par la glande dilatée qui forme le kyste de la tumeur.'' (Nysten.)
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'''ATHÉROPOGON''' s. m. (a-té-ro-po-gon — du
gr. ''athêr'', épi ; ''pôgôn'', barbe). Bot. Genre
de plantes de la famille des graminées, réuni
aujourd’hui au genre eutriane.
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<section begin="ATHÉROSPERME s. m."/><nowiki/>
'''ATHÉROSPERME''' s. m. (a-to-ro-sper-me
du gr. athér, épi ; sperma, graine). Bot. Genre
de plantes de la famille des monimiées, type
de la tribu des athérospermées, renfermant
une seule espèce qui est un arbre aromatique,
originaire de l’Australie.
ATHÉROSPERMÉ, ÉE adj. (a-té-ro-spèr-mé
-rad. atherosperme). Bot. Qui tient de l’a-
thérosperme. s. f. pl. Bot. Tribu de la famille
des monimiées, ayant pour type le genre.
athérosperme, et comprenant trois genres
d’arbres à feuilles simples, opposées, à fleurs
diclines ou hermaphrodites.
ATHERSTON on CHOWRENT, ville d’Angle-
terre, comté de Lancastre, à 16 kilom. O. de
Manchester ; 4, 500 hab. Clouterie renommée ;
dans ses environs, Fairfax fut battu par l’ar-
mée royale en 1643.
ATHERSTONE (Edwin), écrivain anglais,
né à Nottingham, en 1788. Ses parents, d’ori-
gine morave, donnèrent le jour à vingt-huit
enfants, dont Edwin fut un des derniers. Il fut
élevé à Fulneck, auprès de Leeds, par des
professeurs allemands, dont il n’a guére con-
servé d’autre souvenir que celui des nom-
breuses pipes qu’il fumait tout le jour. Comme
collaborateur aux Revues de Westminster et
d’Edimbourg, il publia divers ouvrages qui
furent très-remarqués lors de leur appari-
tion, et parmi lesquels nous citerons : les Der-
niers jours d’Herculanum (1821) et la Chute
de Ninive (1828). L’ouvrage ne fut a
cependant
terminé qu’en 1847, ép livre. Atherstone et
à laquelle parut
Martin, le peintre, s’étaient associés pour la
publication de cette œuvre, que ce dernier en-
richit de magnifiques illustrations. En 1830, il
donna dans les principales villes d’Angleterre
une série de lectures qui furent écoutées
avec beaucoup d’enthousiasme, et qu’il a de-
puis réunies en volume. En 1848, à l’âge de
soixante ans, il a, chose rare, publié une
épopée en prose, intitulée l’Inscription mu-
rule, ainsi qu’un ouvrage philosophique sur
l’art oratoire. Il a en outre publié, sous le
voile de l’anonyme, un grand nombre de pièces
et de romans. Atherstone a été l’ami de W.
Scott, de Coleridge, d’Hazlitt, de Lamb, de
Kemble et de la plupart des illustrations de
son époque.
le trentième et dernier.
ATHERSTONE, ville d’Angleterre, comté et
à 38 kilom. N.-E. de Warwick, sur le canal
de Coventry ; 3, 800 hab. Foire aux fromages
célèbre dans toute l’Angleterre.
ATHÉRURE s. m. (a-té-ru-re, du gr. ather,
pointe oura, queue). Mamm. Genre des
hystriciens, voisin des porçs-épics propre-
ment dits.
Bot. Genre de plantes de la famille des
aroïdées.
ATHESIS, nom latin de l’Adige.
ATHÉTESE S. f. (a-té-tè-ze). Gramm.
Rejoi d’une leçon fausse ou d’un passage apo-
cryphe.
ATHIAS (Joseph), juif d’Amsterdam, érudit
et imprimeur, mort vers 1700. On lui doit une
des éditions les plus correctes du texte hé-
braïque de la Bible. Elle a été imprimée deux
fois, en 1661 et en 1667. Son texte a servi de
basé à la plupart des éditions postérieures.
Cette édition fui— mérita, de la part des états
généraux des Provinces-Únies, une chaîne d’or
et une médaille.
ATHIES, bourg de France (Aisne), arrond.,
canton et à 5 kilom. de Laon ; 1, 080 hab. Au-
trefois, château résidence de Clotaire Ier. Le
9 mars 1814, ce village fut le théâtre d’un
combat sanglant, livré par le duc de Raguse
aux envahisseurs de la France ; ceux-ci, for-
ATH
cés de se retirer, incendièrent le bourg, qui
perdit 140 maisons.
ATHINGAN ou ATHINGANIEN S. m.
V. ATINGANTS.
ATHIS. Temps hér. Fils de Limniace’, fut
tué par Persée dans la lutte que ce héros eut
à soutenir, le jour de ses noces, contre les
partisans de Phinée.
ATHIS, ch.-. de c. (Orne), arr. de Dom-
front. Pop. aggl. 776.hab. ; —pop. tot. 4, 507 hab.
Fabriques de draps, de casínirs et autres
étoffes de laine.
ATHIS-MONS, bourg de France (Seine-et-
Oise), arrond. et à 16 kilom. de Corbeil ;
800 hab. Restes d’un château d’architecture
très-simple, jadis habité par saint Louis et Phi-
lippe le Bel maison de campagne de’Mile de
belles villas,
Scudéry,
ATHLETE s. m. (a-tlè-to-du gr. athlétés,
même sens ; de athlos, combat). Antiq. Lut-
teur qui figurait dans les exercices gymni-
ques et dans les jeux, au pancrace, au pugi-
lat, à la lutte, au disque, et à la course : Un
combat d’ATHLETES. Les, ATHLETES combat-
taient ordinairement nus. Les ATHLETES, pour
se rendre plus robustes, vivaient dans une ab-
stinence générale e tous les plaisirs. (Dacier.)
L’ATHLETE des jeux Olympiques s’interdit tous
les plaisirs qui pourraient l’énerver. (Thomas.)
Il y avait cinq espèces d’ATHLETES, distinguées
chacune par un nom particulier cursor, luc-
tator, pugil, quinquértio, pancratiastes’(Ri-
cher.) L
L’un des plus célèbres ATHLETES dont la
mémoire reous soit parvenue est le fameux Mi-
lon de Crotone, qui assommait un bœuf d’un
coup de poing, et qui le mangeait à son diner.
(Dumersan.) L’ATHLETE vainqueur était ré-
compensé par des couronnes et des statues ;
l’olympiade prenait son nom, et il jouissait de
nombreux priviléges. (Saint-Laurent.)
Simonide avait entrepris
L’éloge d’un athlete, et, la chose essayée,
Il trouva son sujet plein de récits tout nus.
LA FONTAINE
En cette hautaine entreprise.
Commune à tous les beaux esprits,
Plus ardent qu’un athlèle à PALHERDS.
Je me ferai quitter le prix.
L’athlète vainqueur dans l’arène
Est en honneur dans la cité :
Son nom, sans que le temps l’entraine,
Par les peuples est répété. V. Hugo.
Par ext. Homme robuste, d’une forte.
constitution, d’une santé vigoureuse Le
corps d’un ATHLETE et l’ame d’un sage, voilà ce
qu’il faut pour être heureux. (Volt.) Je vous
dirai, ma chère nièce, que vous avez une santé
d’ATHLETE. (Volt.) Le jeune ATHLETE détacha
proprement une aile et l’avala d’une bouchée.
(Brill.-Sav.)
Fig. Celui qui lutte, qui combat pour
la défense d’un principe, d’une opinion, d’une
cause : La nature a introduit l’homme dans la
lice du monde comme un courageux ATHLETE
qui ne doit respirer que la gloire. (Boil.)
L’homme de bien est un ATHLETE qui se plait à
combattre nu. (J.-J. Rouss.) Qui est-ce qui
remplira notre attente ? Sera-ce l’ATHLETE
que la douleur subjugue et que la sensibilité
décompose, ou l’ATHLETE académisé qui se
possède et pratique les leçons de la gymnasti-
que en rendant le dernier soupir ? (Didor.)
L’homme, dit Longin, c’est ce courageux ATH-
LETE qu’inspire une passion invincible pour tout
ya de plus grand. (Portalis.) Démos-
thène est l’ATHLETE de la raison ; il la défend
de toutes les forces de son âme et de son génie,
et la tribune où il parle est une arène (Maury.)
Que veut-il, dira-t-on, quelle fougue indiscrete
Ramène sur les rangs encor ce vieil athlete ?
BOILEAU.
Embrassez-moi, mon cher, je veux dorénavant
Qu’en athletes ligués nous combattions les vices.
DESTOUCHES.
N’allez pas de nouveau faire courir aux armes
Un athlete tout prêt à prendre son congé,
Qui, par vos traits malins au combat rengagé,
Peut encore aux rieurs faire verser des larmes.
BOILEAU.
Martyr, dans le langage des écrivains catho-
liques Les martyrs, ces vigoureux ATHLETES,
moururent de la main du bourreau pour éter-
niser leur foi. (Chateaub.) Les anciens ATHLE-
TES de la milice sainte sont descendus dans la
tombe. (J. de Maistre.) On dit dans le même
sens ATHLETE de la foi, ATHLETE de Jésus-
Christ.
Épithètes. Laborieux, courageux, vail-
lant, intrépide, infatigable, indomptable, re-
doutable, souple, adroit, agile, délié, fort,
vigoureux, nerveux, robuste, généreux, noble,
magnanime, vainqueur, victorieux, invincible,
faible, timide, chancelant, pusillanime, rebuté,
découragé, vaincu, amolli, énervé, usė.
-Encycl. Les athlètes devaient être Grecs
de naissance et de condition libre. Ils sui-
vaient un régime hygiénique approprié à leur
profession, et combattaient nus, le corps.
frotté d’huile. Les vainqueurs étaient récom-
pensés par des couronnes, des armes, de l’ar-
gent, des places d’honneur dans les jeux, des
priviléges publics, etc., et ils rentraient dans
leur ville natale comme en triomphe et par
une brèche ouverte dans la muraille.
Ce que les auteurs rapportent de la tempé-
rance des athlètes, qui ne vivaient, dit-on,
que de noix, de figues sèches et de fromage
frais, ne doit sans doute s’entendre que de la
Inodération qui leur était imposée dans l’ali-
mentation et les plaisirs, afin de conserver
ATH
leurs forces et leur souplesse ; car un régime
aussi débilitant n’eût guère été favorable
l’entretien de leurs muscles puissants et à là
réparation de leurs fatigues. Il existe, au con-
traire, de nombreux exemples de la voracité
des athlètes. Nous ne rappellerons que celui
de Milon de Crotone, qui, ayant assommé d’un
coup de poing un taureau de quatre ans, le
mangea dans la même journée et ne but pas
moins de quinze pintes de vin.
Indépendamment des honneurs qu’on ren-
dait aux athlètes après leurs victoires, on leur
érigeait souvent des statues, même pendant
leur vie. Le temple d’Olympie était plein de
ces statues d’athlètes victorieux. Une d’elles,
celle de Théagène, était outragée chaque nuit
par un rival jaloux, qui croyait se venger de
ses défaites en frappant le bronze insensible.
Il finit par ébranler la statue, qui tomba sur
lui et l’écrasa. La statue fut jugée, condamnée
et jetée dans la mer.
Les jeux des athlètes furent introduits à
Rome sous la dictature de Sylla.
Différents noms étaient donnés aux athlètes
suivant leur constitution, et, si l’on peut ainsi
parler, leur structure.
Les détails les plus précis sur ce curieux
sujet se trouvent dans le Traité sur la gym-
nastique, de Philostrate, traduit du grec par
M. Ch. Daremberg, en 1858. Nous transcri-
vons ce singulier passage :
■ Voici comment sont faits les athlètes
qu’on appelle athlètes-lions, athlètes-aigles,
athlètes-planches, etc. : les athlètes-lions ont
la poitrine et les bras bien formés, mais ils
sont défectueux par derrière ; les athlètes-
aigles sont semblables, pour la forme, aux
précédents, mais ils ont les aines un peu dé-
primées comme les aigles qui se tiennent
droits. Ces genres d’athlètes sont audacieux,
forts, impétueux, mais faciles à décourager,
et il n’y a pas lieu de s’en étonner quand on
songe au caractère du lion et de l’aigle. Les
athlètes-planches et les athlètes-courroies sont
élancés et ont les
démesurés ; ils differees longues et les bras
plus ou moins entre
eux les premiers ont les chairs fermes, les
contours bien marqués, et sont bien fendus :
c’est de là que leur vient leur nom ; les autres
ont un corps relâché, et sont souples dans
les mouvements comme des courroies.
Voici à quels traits on reconnaît les athlè-
tes-résistants : ils sont musculeux, ont le
ventre plat ; il semble qu’on les voit bondir ;
mais parmi les athlètes, les moins sujets à
trembler paraissent ceux qui ont la poitrine
surtout, parmi ces derniers, les
fegmatiques, car les bilieux n’occupent pas
un rang très-distingué par leur nature, ils
sont sujets à des délires furieux.
Les athlètes-ours sont ronds, souples et
charnus, mais ils ont les articulations mal
faites et le tronc plutôt voûté que droit ; ils
sont difficiles à vaincre à la lutte et glissent
entre les mains de leur adversaire, tandis
qu’eux enlacent vigoureusement. Chez ces
athlètes, la respiration a quelque chose de sac-
chez les ours quand ils courent.
cadé, colètes qui ont les deux bras de force
Les
sont doués
égale, et qu’on nomme ambidextres, sont un
phénomène rare dans la nature
d’une force indomptable, et on se met diffici-
lement en garde contre leurs coups..
ATHLÉTIQUE adj. (a-tlé-ti-ke du gr.
athletikos, même sens). Qui appartient, qui
convient, qui est propre à l’athlète Force
ATHLETIQUE. Exercices ATHLETIQUES. En huit
jours, une constitution ATHLETIQUE, pleine de
force et de vigueur, a été brisée. (Arago.) C’é-
tait un homme de haute taille et de constitu-
tion ATHLÉTIQUE. (E. Sue.) Celui-là était un
ATHLÉTIQUE bandit, un Goliath aux gros
aux lèvres épaisses, au nez écrasé. (Alex. Dum.)
Oh ! que j’aime aux voûtes gothiques,
Les vieux saints de pierre athlétiques !
A. DE MUSSET.
Physiol. Tempérament athlétique, Celui
dans lequel prédomine le système muscu-
laire Le TEMPERAMENT ATHLÉTIQUE est ca-
ractérisé par une petite tête, des cheveux courts,
le cou large, les épaules carrées, la poitrine
développée, les muscles fortement dessinés.
(Nysten.)
s. f. Partie de la gymnastique des an-
ciens qui avait rapport aux athlètes, qui
comprenait leurs exercices.
ATHLÉTIQUEMENT adv. (a-tló-ti-ke-man
-rad. athlétique). En athlète, d’une manière
athlétique.
ATHLIE s. m. (a-tli du gr. athlios, mi-
sérable). Entom. Genre de coléoptères pen-
tamères lamellicornes, voisin des scarabées,
et comprenant une seule espèce, qui vit au
Chili.
ATHLIPTE adj. (a-tli-pte-du gr. a priv. ;
thliptikos, qui presse). Méd. Se dit du pouls,
lorsqu’il est égal et libre.
ATHLONE, ville forte d’Irlande, comté de
Roscommon, sur le Shannon ; 20, 000 hab. Ci-
tadelle très-forte, construite par les Anglais ;
sources ferrugineuses renommées.
ATHLOTHÈTE s. m. (a-tlo-tè-te du gr.
athlothetés ; formó de athlon, prix du combat ;
tithemi, je place)./Ant. gr. Nom donné à dix
magistrats, un par tribu, qui avaient pour
attributions de présider aux jeux publics, de
veiller à ce que l’ordre et la décence y régnas-
sent, d’y faire respector la religion, de juger
les différends qui s’élevaient entre les con-
ATH
863
currents, et de décerner les prix. Les athlo-
thètes étaient tirés au sort dans les assem-
blées du peuple. Quoique certains érudits
aient prétendù établir une différence essen-
tielle entre les athlothètes et les agononor
thètes, la distinction qu’ils ont faite paraît
fort problématique. Leurs fonctions étaient
gratuites. Quelquefois, ils créaient des prix
sur leur propre bourse, et c’est par allusion
à cet usage que le Christ est appelé athlo-
thete par Denys l’Areopagite, comme se pro-
posant lui-même en prix à ceux qui le sui-
vent Les ATHLOTHETES faisaient punir du
fouet l’acteur qui ne représentait pas avec di-
gnité Minerve, Neptune our Jupiter. (Bachelet.)
ATHMONE ou ATHMONIE (a-tmo-ne, nf).
Hist. gr. Nom d’un dème de l’Attique, qui ap
partenait à la tribu cécropide.
ATHMONEEN, ENNE S. et adj. (a-tmo-nó-
ain, è-ne rad. athmone). Hist. gr. Habitant
d’Athmone ; qui appartient à co dòme.
ATHOCHIEN ou ATHOCIEN S. m. (a-to-
ki-ain, a-to-si-ain). Hist. eccl. Membre d’une
secte chrétienne du xe siècle. Les atho-
chiens professaient le matérialismo, et pré-
tendaient qu’aux yeux de Dieu tous les pé-
chés sont égaux. On écrit aussi ATOCHIEN ot
ATOCIEN.
ATHON s. m. (a-ton). Ichth. Nom donné
au thon dans quelques parties du midi de la
France.
ATHOR S. m. (a-tor). Chron. V. ATHYR.
ATHOR ou ATHYR, déesse égyptienne en
qui les Grecs ont cru reconnaître les princi-
paux caractères de leur Vênus Aphrodite. Se-
lon Plutarque, Athor n’est qu’une espèce de
surnom d’Isis, une forme secondaire du nom
de cette grande déesse, et le mot lui-même.
signifie : demeure mondaine d’Horus, at-hor.
On représentait ordinairement cette déesse
sous la forme d’une femme ayant une tête de
vache, entre les cornes de laquelle se trou-
vait un disque surmonté de deux plumes ;
quelquefois, on lui donnait une tête de femme
coiffée du vautour ; on la trouve aussi repré-
sentée comme déesse mère, allaitant’le jeune
Horus, qu’elle tient dans ses bras. Dans les
peintures et les bas-reliefs, la tête d’Athor
est presque toujours de face, le visage est
presque triangulaire et les oreilles ressem-
blent à celles d’une vache. On est fondé à
croire que, sous toutes ces formes, elle était
l’emblème de la terre cultivée, dont les mois-
sons nourrissent l’homine comme le lait de la
vache nourrit ses petits.
Mais Athor était aussi la déesse de la
beauté et de la toilette ; elle tenait alors dans
ses mains des bandelettes formant des espèces
de lacs, qui étaient l’emblème de l’amour, et
elle était ornée de colliers, de bracelets, d’a-
grafes et d’autres objets de parure. Dans les
tombeaux, les reines et les princesses sont
ordinairement représentées avec les attributs
caractéristiques d’i, déesso de la beauté.
Enfin, lablonski, frappé de la similitude qui
existe entre le nom Athor et le mot copte
edjork ou adjorh, qui signifie nuit, en conclut
que la déesse égyptienne représentait aussi
la nuit, l’Erèbe, la Vénus ténébreuse ou Aphro-
dite Scotia. Il se trompait peut-être en ap-
puyant sa supposition sur le not adjorh ; mais
il est, en effet, difficile de voir autre chose
qu’une Vénus ténébreuse dans celle qui figure
si souvent sur les monuments funèbres.
ATHORACIQUE adj. (a-to-ra-si-ke du gr.
a priv., et thorax, poitrine, thorax). Zool.
Qui n’a point de thorax. s. m. pl. Crust.
Ordre de la classe des décapodes renfermant
les crustacés qui paraissent ne pas avoir de
thorax.
ATHORYBIE s. f. (a-to-ri-bi, du gr. a
priv thorubas, bruit.) Zooph. Genre de la
famille des acalèphes.
ATHOS, géant mythologique, lança de la
Thrace, où elle était prunitivement, jusque
dans la presqu’ile de la Chalcidique, la mon-
tagne qui fut dès lors nommée de son noin
mont Athos.
ATHOS, nom d’un des principaux person-
nages d
s du célèbre roman d’Alex. Dumas, inti-
tule les Trois Mousquetaires, et que l’auteur a
doué de tous les sentiments d’un parfait gen-
tilhomme.
ATHOS (MONT), montagne et promontoire
de la Turquie d’Europe, à l’extrémité S.-E. de
la presqu’ile de Salonique, ancienne Chalei-
dique, entre los golfes de Monte-Santo et de
Contessa. C’est l’Hagion-Oros des Grees mo-
dernes ou Montagne sainte, appelée ainsi à
cause de ses dix-neuf couvents, où vivent six
mille moines grecs de l’ordre de Saint-Basile,
qui savent partager leur temps entre les inté-
réts du ciel et ceux de la terre. Le mont
Athos proprement dit est un immense cône de
calcaire blanc de 2, 000 mètres d’altitude et de
115 kilom. de circonférence à la base ; c’est ce
bloc énorme que Dinocrate voulait tailler et au-
quel il se promettait de donner la figure d’un
Alexandre gigantesque, qui, dans une de ses
mains, aurait tenu une ville, et qui, de l’autre,
aurait laissé couler un fleuve.
Cette montagne fait partie du promontoire
rocheux qui porte le même nom et qui, dans
son étroite enceinte (40 kilom. sur 6), vit naf-
tre et mourir cinq villes, dont l’histoire n’a
conservé que les noms. L’isthme qui sépare
ce petit promontoire du continent n’a que 2 ki-
lomi. d’étendue ; aussi, lorsque Xerxès, enva-<section end="ATHÉROSPERME s. m."/><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||VENGEANCE FATALE|9}}</noinclude>mais c’est un fort joli endroit. Un de ses principaux
agréments consiste dans la rivière Richelieu qui
coule à ses pieds ; il y aussi la vue du Mont St-Hilaire,
très souvent témoin de nombreux voyages de
plaisir. C’est véritablement un magnifique panorama
qui se déroule à vos yeux, et vous reconnaissez en
même temps l’une des plus belles localités de la province
de Québec, surtout pour les personnes qui vont
passer à la campagne la saison d’été.
En commençant ce récit, nous disions que le mois
d’avril touchait à sa fin.
Par une belle matinée de ce mois, vers dix heures,
une jeune fille de dix-sept à dix-huit ans sortait de
chez elle pour se rendre à un magasin du village, peu
éloigné de sa demeure. Elle était très jolie et, quoique
vêtue très simplement selon la coutume générale de la
campagne, elle avait une figure maligne et gentille à
la fois, qui lui donnait une beauté qu’on pourrait
appeler printanière. Aussi depuis longtemps,
captivait-elle tous les regards, non seulement des
jeunes gens de sa place natale, mais surtout des
étrangers qui venaient à St-Antoine pour y passer la
belle saison.
Mathilde Gagnon, nous ne tairons pas son nom plus
longtemps, était la fille d’un riche cultivateur possédant,
sans contredit, la plus belle terre de St-Antoine,
à l’exception de celle de son voisin Joseph Hervart.
Pour se rendre au magasin dont nous venons de parler,
elle devait passer devant la propriété de {{M.}}
Hervart. Or, sur cette terre, depuis l’aurore, un jeune
homme labourait péniblement sans avoir cessé un seul
instant de s’astreindre à son rude labeur et Mathilde ne
pouvait manquer de le voir.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|10|VENGEANCE FATALE|}}</noinclude><nowiki />
Bonjour Pierre, fit-elle, en s’adressant au jeune homme,
puis après un court silence elle ajouta : « Tu veux
donc toujours travailler comme un enragé, pas un moment
de repos ! Mais il faut que cela cesse, tu sais, car
je pourrais bien me fâcher à la fin ; ne pas venir me
voir un instant dans la journée, cela n’est vraiment
pas supportable. D’ailleurs je suppose que les travaux
doivent achever, car si je ne me trompe, voilà bientôt
une semaine que tu n’a pas quitté la charrue. »
— Tu crois que mon ouvrage va être bientôt terminé ;
mais ma chère enfant, je ne fais que commencer.
Ce n’est pas une terre de cette étendue que l’on prépare
dans si peu de temps. Ah ! si j’étais libre comme toi,
je t’assure que tu ne te plaindrais pas de mon manque
d’attention ; tu finirais peut-être par être fatiguée de
mes visites.
Mais la jeune fille répondit vivement : {{corr|| « }} Si c’est là
tout ce que tu crains, ne te préoccupe pas davantage.{{corr|| » }}
— Mais, Mathilde, j’ai appris que tu devais partir
pour Montréal, est-ce vrai ?
— En effet je vais passer quelques jours à la ville,
mais tu ne t’ennuieras pas, je suppose ; un homme
tellement occupé ne saurait penser aux autres, pas
même à sa fiancée.
— Méchante ! Tout de même ne sois pas trop longtemps
absente.
— Je l’ai dit que je ne pars que pour quelques
jours. Mais je veux bien que tu t’ennuies un peu, cela
te fera penser à moi plus souvent.
— Hélas ! c’est ce que je fais jour et nuit, mais plus
je pense à toi et plus je me trouve seul et délaissé
quand je suis loin de toi, aussi avec quelle hâte et<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||VENGEANCE FATALE|11}}</noinclude>quelle impatience j’attends le jour où je te conduirai à
l’autel ! Quel bonheur pour moi ! C’est alors seulement
que je pourrai dire que je te possède entièrement, que
tu es bien à moi, et que je ne songerai plus à mes
envieux.
À cette déclaration amoureuse de son fiancé, Mathilde
ne répondit que par un joyeux sourire ; puis
pensant tout à coup au but de sa sortie : {{corr|sais| « Sais}}-tu, dit-elle,
que je perds joliment mon temps avec toi ? je
devrais être déjà de retour à la maison.{{corr|| » }}
Et la belle villageoise partit après avoir déployé un
mouchoir qu’elle noua {{corr|au tour|autour}} de son cou, soit par
coquetterie, soit pour garantir sa peau blanche de l’ardeur
du soleil.
Pierre la vit entrer dans le petit magasin et en ressortir
presque aussitôt. Si pressée qu’elle fût, Mathilde
ne s’en arrêta pas moins une seconde fois pour causer
avec le laboureur.
{{corr|| « }}Cette fois, je vais vous appeler fainéant, vous n’avez
rien fait depuis que je suis partie.{{corr|| » }}
— Tu as raison, mais ta course a duré si peu de
temps ; j’allais fouetter mes chevaux pour leur redonner
de l’ardeur, quand te voilà déjà de retour.
— Eh bien, je ne te {{corr|retiendra|retiendrai}} pas plus longtemps dans
{{corr|l’oisivité|l’oisiveté}} et je retourne à la maison où, sans doute, ma
mère doit s’impatienter de mon retard à lui apporter
quelque chose que je viens d’acheter pour elle.
Et en un instant, elle était déjà sous le toit paternel,
d’où elle ne manqua pas d’adresser à Pierre un gentil
salut, que celui-ci lui rendit immédiatement.
Maintenant que Mathilde nous a privés de son
charmant babillage, faisons plus ample connaissance<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|12|VENGEANCE FATALE|}}</noinclude>avec Pierre Hervart, l’heureux préféré de la jeune fille.
C’était un beau gars, robuste et bien fait de sa personne ;
ses manières cependant étaient quelque peu
lourdes et gauches, comme le sont généralement celles
des campagnards adonnés aux travaux des champs, et
formaient un contraste frappant avec celles de la
jeune fille. En effet, celle-ci n’avait en rien l’apparence
des personnes de sa condition ; fille unique, elle n’avait
jamais vaqué à aucun travail quelque peu difficile et
qui eût fini par altérer ses traits délicats. Ces légers
traits de dissemblance n’avaient, du reste, créé aucun
obstacle à l’intimité qui n’avait cessé de grandir
entre les deux fiancés, et si Pierre ne possédait pas
toutes ces qualités extérieures, aucune nécessaire à
rendre une femme heureuse ne lui faisait défaut.
Les familles Gagnon et Hervart étaient voisines, et
cette circonstance avait naturellement contribué au
développement des amours qui s’étaient, plus tard,
déclarées entre Pierre et Mathilde. Un mot sur les vieux
parents ne serait pas hors de saison. Louis Gagnon était
moins riche que son voisin, mais comme nous l’avons
déjà dit, il n’avait qu’un enfant, Joseph Hervart, au
contraire, était père d’une nombreuse famille dont
Pierre était l’aîné. Il était très aimé et considéré dans
St-Antoine, et bien qu’il eût à peine dépassé l’âge
mur, il avait rempli toutes les charges municipales de
son village. Les deux familles avaient toujours été
unies par les liens d’une amitié très rapprochée ; l’on
peut donc concevoir facilement qu’elles voyaient venir
avec joie le jour qui devait réunir leurs enfants par
les liens du mariage, lequel était fixé au treize juillet
suivant.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||VENGEANCE FATALE|13}}</noinclude><section begin="s1"/><nowiki />
C’était pour acheter le trousseau de sa fille que
madame Gagnon se rendait à Montréal et Mathilde
voulut l’y accompagner ; la mère y consentit avec joie.
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{t3|À MONTRÉAL|II}}
Le surlendemain, Madame Gagnon et Mathilde partaient
pour Montréal par une très belle journée ; le
firmament était clair et serein et le soleil du matin se
montrait dans tout son éclat.
La jeune fille, toutefois, se montrait insensible à
toutes ces beautés de la nature ; elle était tout à fait
indifférente à tout ce qui s’offrait à sa vue. Évidemment
son esprit était ailleurs, et sa mère ne parvenait
qu’avec beaucoup de difficulté à obtenir une
réponse à ses questions, et encore, la plupart du temps,
la réponse était-elle très courte ou parfaitement évasive.
Oui, maman, {{erratum|Non|non}}, maman, étaient à peu près les
seules paroles que madame Gagnon obtenait de sa fille,
et souvent ces réponses n’avaient aucun rapport à la
conversation qu’elles tenaient ensemble.
— Mais réponds-moi donc enfin, fit madame Gagnon,
lasse du mutisme de Mathilde. Je te dis que ton père a
écrit à {{M.}} Pouliotte pour le prévenir de notre arrivée
à Montréal, et tu me réponds que non. N’auras-tu
constamment à l’esprit que l’idée de Pierre, et ne
pourrai-je obtenir de toi une parole raisonnable ?
Vraiment, ce voyage va être amusant pour moi, si je
dois me contenter d’un pareil silence de ta part chaque
fois que nous sortirons ensemble.<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|14|VENGEANCE FATALE|}}</noinclude><nowiki />
— Ma mère, je n’avais pas compris.
— Je crois plutôt que tu n’écoutais pas.
— Parlez alors, je promets cette fois de vous écouter
avec attention.
Mêmes reproches, mêmes réponses devaient se renouveler
constamment tout le temps du voyage.
Heureusement, le bateau qui transportait nos voyageuses
s’arrêta bientôt devant Montréal.
Mathilde n’avait jamais vu la ville qui, à cette époque,
était loin de ressembler à la grande métropole du
St-Laurent que l’on admire aujourd’hui ; néanmoins
son arrivée changea brusquement le {{corr|cour|cours}} de ses pensée.
Quoique ce quartier ne {{corr|fut|fût}} pas un des plus beaux
de la ville, elle n’en examinait pas moins tout avec
intérêt ; mais sa curiosité ne devait pas être satisfaite
ce jour-là, car elle arrivait avec sa mère après quelques
minutes seulement chez {{M.}} et Madame Pouliotte, qui,
comme beaucoup de familles, à cette époque, habitaient
la rue Notre-Dame.
Le vieux couple demeurait dans une de ces maisons
situées près {{corr||de}} la place Jacques Cartier, dont quelques-unes
existent encore. Cette maison ne devant plus attirer
notre attention, la seule description que nous en
ferons sera qu’elle se composait de cinq appartements
tous bien meublés, quoique sans luxe apparent.
Madame Pouliotte reçut ses hôtes avec beaucoup de
cordialité. Pendant presque toute l’après-midi, madame
Gagnon s’occupa de ses effets de voyage. Mathilde
aida à sa mère et n’eut pas le temps de s’ennuyer.
À six heures, tous les hôtes du père Pouliotte se
réunissaient autour de la table pour le souper. Pendant
toute la durée du repas, celui-ci, qui avait été marin<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><nowiki />
{{t2|{{c|Table des matières|fs=150%}}}}
{{Table||aligns=left|titre=[[Vengeance fatale/Préface|{{sc|Préface}}]]|page={{pli|5|+0}}}}
{{c|{{sc|première partie}}|fs=125%}}
{{Table||aligns=left|titre=[[Vengeance fatale/I — Pierre et Mathilde|I — Pierre et Mathilde]]|page={{pli|7|+0}}}}
{{Table||aligns=left|titre=[[Vengeance fatale/II — À Montréal|II — À Montréal]]|page={{pli|13|+0}}}}
{{Table||aligns=left|titre=[[Vengeance fatale/III — Raoul de Lagusse|III — Raoul de Lagusse]]|page={{pli|18|+0}}}}
{{Table||aligns=left|titre=[[Vengeance fatale/IV — Le Feu de St-Denis|IV — Le Feu de St-Denis]]|page={{pli|24|+0}}}}
{{c|{{sc|deuxième partie}}|fs=125%}}
{{Table||aligns=left|titre=[[Vengeance fatale/I — La Grâce de Dieu|I — La Grâce de Dieu]]|page={{pli|32|+0}}}}
{{Table||aligns=left|titre=[[Vengeance fatale/II — Oreste et Pylade|II — Oreste et Pylade]]|page={{pli|35|+0}}}}
{{Table||aligns=left|titre=[[Vengeance fatale/III — Chez M. Darcy|III — Chez M. Darcy]]|page={{pli|40|+0}}}}
{{Table||aligns=left|titre=[[Vengeance fatale/IV — Voyage à N.|IV — Voyage à N.]]|page={{pli|47|+0}}}}
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{{Table||aligns=left|titre=[[Vengeance fatale/IX — Le voleur volé|IX — Le voleur volé]]|page={{pli|89|+0}}}}
{{Table||aligns=left|titre=[[Vengeance fatale/X — Suite du précédent|X — Suite du précédent]]|page={{pli|96|+0}}}}
{{Table||aligns=left|titre=[[Vengeance fatale/XI — La nuit du 29 décembre 1838|XI — La nuit du 29 décembre 1838]]|page={{pli|103|+0}}}}
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{{Table||aligns=left|titre=[[Vengeance fatale/I — Les angoisses de Louis|I — Les angoisses de Louis]]|page={{pli|113|+0}}}}
{{Table||aligns=left|titre=[[Vengeance fatale/II — L’incendie de la rue Craig|II — L’incendie de la rue Craig]]|page={{pli|118|+0}}}}
{{Table||aligns=left|titre=[[Vengeance fatale/III — Les Nouveaux Alliés|III — Les Nouveaux Alliés]]|page={{pli|125|+0}}}}
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{{Table||aligns=left|titre=[[Vengeance fatale/VI — Dernier refuge|VI — Dernier refuge]]|page={{pli|153|+0}}}}
{{Table||aligns=left|titre=[[Vengeance fatale/VII — Préparatifs pour la lutte|VII — Préparatifs pour la lutte]]|page={{pli|156|+0}}}}
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<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||VENGEANCE FATALE|15}}</noinclude>pendant sa jeunesse, se montra de très bonne humeur
et amusa beaucoup Madame et {{Mlle}} Gagnon par ses
histoires navales et par les nouvelles politiques du
jour. En effet, à cette époque, toutes les têtes étaient
plus ou moins échauffées par la politique et attendaient
avec anxiété les événements qui devaient suivre.
La veillée devait être courte ; Mathilde et sa mère
avaient été très matinales ce jour-là, à cause de leur
départ de Saint-Antoine, et se sentaient fatiguées de
leur journée. Tout le monde se retira donc de bonne
heure.
Les jours suivants furent employés par Madame
Gagnon et sa fille {{corr|a|à}} faire le tour des principales maisons de commerce et aussi à visiter la ville, la jeune
fille ne voulant pas reprendre le chemin de St-Antoine
sans avoir une connaissance, sinon parfaite, au moins
assez familière de Montréal. Cependant la veille de
leur départ elles n’avaient pas terminé leurs achats.
Toutes deux sortirent ensemble pour la dernière fois.
Elles cherchaient depuis assez longtemps, sans pouvoir trouver l’objet de leur désir, lorsqu’en arrivant
près de la Place d’Armes, sur la rue Notre-Dame, elles
furent assez gaillardement toisées par un jeune homme
qui se trouvait sur leur chemin.
— Que cette petite fille est donc jolie ! s’écria-t-il
tout haut, en regardant passer Mathilde.
Celle-ci rit sous cape ; mais il n’en fut pas ainsi de
sa mère qui fut très vexée de l’insolence du jeune
homme, lequel du reste ne parut, en aucune manière,
préoccupé du mécontentement qui perça sur la figure
de madame Gagnon.
L’incident n’eut pas de suite pour le moment, et peu<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|16|VENGEANCE FATALE|}}</noinclude>après Mathilde laissait sa mère pour aller rendre
visite à une ancienne amie de couvent avec qui elle avait
{{corr|avait|}} conservé des relations {{corr||de}} la plus tendre amitié ; elles
ne s’étaient pas revues depuis leur sortie du couvent.
Leur première entrevue ne pouvait manquer d’être
longue et très amicale, et la fiancée de Pierre donna
libre cours à ses anciens souvenirs, sans s’apercevoir
que l’heure avançait rapidement. Il n’était pas moins
de {{erratum|six heures… quand|six heures quand}} elle reprit le chemin du domicile du père Pouliotte.
Le lecteur trouvera, sans doute, qu’il n’était pas
bien tard, surtout à cette époque de l’année où les
journées du reste sont assez longues. Mais par ces
temps de trouble, il n’était pas prudent pour une
jeune fille de s’aventurer seule dans certaines rues de
Montréal que Mathilde, comme on sait, ne connaissait
que fort imparfaitement. Elle s’éloigna de la route
qu’elle aurait dû suivre et, lorsqu’elle s’aperçut de son
erreur, elle s’engagea dans une ruelle où, depuis peu
de temps, avaient été placées des sentinelles de l’armée
anglaise.
Elle devait bientôt regretter son imprudence : tout
à coup elle se sentit saisir à la taille par un homme
d’une grandeur presque colossale qui, après l’avoir examinée pendant quelques secondes, lui adressa en anglais
quelques paroles d’un goût plus que douteux, puis lui
offrit de la reconduire chez elle.
— Laissez-moi, fit Mathilde effrayée, je veux m’en
retourner seule.
L’inconnu, qui portait l’uniforme de capitaine d’infanterie, voyant qu’il parlait à une canadienne, lui répondit en assez mauvais français qu’il {{tiret|l’accompagne|rait}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||VENGEANCE FATALE|17}}</noinclude>{{tiret2|l’accompagne|rait}} tout de même, puis il essaya de l’entraîner avec lui.
Celle-ci voulut fuir, mais la ténacité de son fâcheux
compagnon triompha facilement de la volonté de la
jeune fille.
— Ne craignez donc rien, lui dit-il, venez souper
avec moi et nous aurons beaucoup de plaisir ensemble.
— Au secours, cria Mathilde de {{corr|toute|toutes}} ses forces.
Soudain, comme s’il n’eût attendu que cet appel, un
homme qui avait pu, sans être remarqué, saisir une partie
de la conversation entre la jeune fille et son
agresseur, s’élança sur ce dernier et, après une lutte d’un
instant à peine, le repoussa assez violemment pour que
l’intrus se {{corr|tint|tînt}} pour battu et abandonnât la partie au
nouvel arrivant.
Mathilde allait remercier celui qui était si vaillamment
accouru à sa défense, quand elle reconnut en lui
le jeune homme qui avait proféré l’insolente remarque
qui avait tant déplu à madame Gagnon, et elle ne se crut
pas en plus grande sûreté. Elle balbutia quelques mots
de reconnaissance et reprit vivement sa marche, si
inopinément interrompue par l’incartade du militaire.
Nous ne doutons pas que son courageux défenseur
eût désiré faire plus ample connaissance avec elle,
mais craignant de la blesser en usant des mêmes procédés
que son antagoniste, il la laissa retourner seule,
et se contenta de la suivre de loin.
Mais grande fut sa surprise lorsqu’il la vit entrer
chez le vieux marin. « Où diable, se demandait-il, le
père Pouliotte a-t-il pêché cette jolie fille ? » Puis après
un moment de silence : « J’irai chez lui ce soir, et je
ferai connaissance avec la jeune fille, pourvu que la
vieille qui l’accompagnait cette après-midi n’y soit pas,
ou qu’au moins elle ait oublié ma figure. »<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|18|VENGEANCE FATALE|}}</noinclude><nowiki />
{{t3|RAOUL DE LAGUSSE|III}}
Le même soir il se présenta en effet chez le père
Pouliotte et la connaissance fut bientôt établie avec
{{Mlle}} Gagnon et sa mère, qui ne le reconnut pas. Le
lecteur comprendra facilement que Mathilde, après les
deux événements si intempestifs de cette journée, ne
pouvait avoir oublié sa figure.
Le jeune homme se nommait Raoul de Lagusse. Il
causa d’abord avec les diverses personnes qui formaient
la société de madame Pouliotte ce soir-là, puis il
réussit enfin à se rapprocher de celle qui l’avait fasciné
en aussi peu de temps.
Il commença par lui adresser quelques banalités
d’usage, puis il attira bientôt son attention sur leur
rencontre de l’après-midi.
— Mademoiselle, fit-il, cela a été un grand bonheur
pour vous et pour moi que je fusse auprès de vous,
lorsque vous avez été attaquée par cet insolent Anglais.
J’en suis d’autant plus ravi que le hasard seul a tout
conduit.
— Pardon, interrompit Mathilde, mais est-ce seulement
le hasard qui vous a placé sur mon chemin lors
de cet incident ?
— Que croyez-vous donc ?
— C’était la seconde fois que je vous rencontrais
dans la journée…
Raoul ne la laissa pas achever sa phrase, il comprit
ce qu’elle allait lui dire. Il essaya de feindre l’étonnement,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||VENGEANCE FATALE|19}}</noinclude><nowiki/>
— Vraiment, fit-il, vous m’aviez déjà rencontré ?
— Mais oui, répondit Mathilde sans se troubler, et
j’aurais cru trouver chez vous une meilleure mémoire
des figures que vous avez déjà vues.
— J’espère que vous voudrez bien me dire l’endroit
de cette première rencontre.
— Sans doute, je dirai presque avec plaisir, parce
que vous semblez décidément ne pas avoir une mémoire
heureuse ; c’était sur la Place d’Armes, où j’étais avec
ma mère, je vous {{corr|rappelerai|rappellerai}} en même temps votre
exclamation à mon égard à cette occasion ; mais peut-être
serait-ce inutile, dans le cas où vous ne l’auriez pas
oubliée.
— Non, mademoiselle, je ne l’ai pas oubliée ; j’avais
tort, mais il m’est impossible de taire mes pensées.
— Même des pensées de cette nature ?
— Même celles-là. Ne me pardonnerez-vous pas ce
langage pour une fois ?
— Il le faut bien, monsieur. D’ailleurs, le service
que vous m’avez rendu depuis m’a fait oublier cet
incident.
— Maintenant, si j’ai bien compris le sens de vos
dernières remarques, vous douteriez que je doive au
hasard le bonheur de vous avoir été utile ensuite.
— Je me trompe peut-être, mais je croyais tout
simplement que vous m’aviez suivie.
— Vous ne vous trompez pas.
— J’en étais sûre ; mais quand je vous ai quitté la
seconde fois, ne m’avez-vous pas vu entrer chez {{M.}}
Pouliotte ?
— Pas le moins du monde.
— Pourquoi donc m’aviez-vous d’abord suivie et<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr|20|VENGEANCE FATALE|}}</noinclude>attendue — vous avez dû m’attendre, — car j’ai fait une
longue visite à une amie ?
— Je ne sais trop que répondre. La curiosité m’attachait
aussi à vos pas.
La veillée se prolongea assez tard, et Raoul s’en
alla enchanté d’avoir fait la connaissance des deux
étrangères, mais avec le regret d’apprendre qu’elles
partaient le lendemain. Mais avant leur départ il voulut
faire part au père Pouliotte de ses nouveaux sentiments,
et il le pria de lui servir d’intermédiaire auprès de
Mathilde. Il prétendait déjà à la main de la jeune
fille. Le bonhomme lui fit comprendre l’inopportunité
de sa demande, lui dit qu’elle était déjà fiancée et
qu’elle devait se marier prochainement.
— Quelle est donc le nom de son fiancé ? demanda
Raoul.
— Pierre Hervart, répondit Pouliotte.
Raoul recommanda à ce dernier de renouveler ses
respects aux deux voyageuses ; mais en le quittant :
« Tant pis pour ce Hervart, s’écria-t-il avec
rage. »
{{séparateur de points|20}}
{{erratum|Nos lecteurs ne connaissant encore que très imparfaitement Raoul de Lagusse, nous leur saurons probablement bon gré de parler de lui. Commençons par donner quelques détails de sa personne.|Nos lecteurs, ne connaissant encore que très-imparfaitement Raoul de Lagusse, nous sauront probablement gré des quelques détails que nous allons donner de sa personne.}}
Il paraissait avoir une trentaine d’années ; ses yeux,
ses cheveux étaient d’un noir d’ébène et ses traits extrêmement
réguliers, sa toilette était très recherchée
et toujours dans les derniers goûts et il n’avait pas,
comme on voit, échangé les étoffes fines de l’Angleterre
contre le costume rustique que les patriotes portaient
à cette époque.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{nr||VENGEANCE FATALE|21}}</noinclude><nowiki />
Quant à son éducation, elle n’avait fait que révéler
chez lui un caractère vagabond et incorrigible. À dix
ans il savait à peine lire ; mais personne de son âge ne
l’eût égalé pour manier la godille, conduire une embarcation
ou pour dénicher les oiseaux. Rarement
une journée se passait sans qu’il eût quelque querelle
avec ses camarades.
Le sort voulut qu’un jour, à la suite de ces incartades
d’enfants, un des petits batailleurs reçut une pierre à
la tête. Le sang coula assez fort pour que l’on craignit,
pendant quelque temps, pour les jours du petit blessé.
Qui avait jeté la pierre ? c’est ce que l’on ne sut jamais
au juste ; ce fut cependant sur Raoul que se portèrent
les soupçons, et les parents de l’enfant malade
se plaignirent à {{M.}} de Lagusse qu’ils {{corr|menaçèrent|menacèrent}} d’un
procès, s’il ne déployait plus de vigilance à la conduite
de son fils récalcitrant. Le soir, Raoul recevait de
son père une sévère correction.
Le lendemain, il ne parut pas au déjeuner ; on le
chercha partout, mais il avait disparu de la maison. On
ne le vit pas de la journée, personne ne s’occupa d’abord
de cet événement ; on était habitué à ses escapades.
Mais arriva la nuit sans que Raoul donnât signe
de vie. La pauvre mère était inquiète ; le père n’était
pas très rassuré. Le jour suivant, de bonne heure, on
se mit à la recherche du petit déserteur.
On le trouva tranquillement assis dans une rue peu
éloignée du logis paternel, grignotant philosophiquement
un morceau de pain sec ; c’était là tout son
déjeuner. C’est là aussi qu’il avait couché à la belle
étoile.
On le ramena à la maison.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sur le chemin le père lui tirait les oreilles.
— Mauvais drôle, lui disait-il, n’as-tu pas songé
aux larmes que tu ferais verser à ta mère en te
sauvant ainsi ?
— Oui, répliqua l’enfant, j’y ai songé, mais pourquoi
m’avez-vous battu ?
Il y avait dans cette réponse une résolution si énergique
que monsieur de Lagusse comprit qu’à la plus
légère réprimande, Raoul s’esquiverait de nouveau et,
si bien cette fois, qu’il se mettrait hors de l’atteinte de
ses parents. Le père le traita donc avec plus de
douceur, mais sans plus de succès ; l’enfant était déciment
entré dans une mauvaise voie et il devenait de
plus en plus indisciplinable. Lorsqu’on crut le temps
arrivé de le mettre au collège, il s’y fit remarquer par
des talents brillants, ce qui ne l’empêcha pas, après
plusieurs avis adressés à son père par les directeurs de
l’établissement d’en être expulsé à cause de ses
méfaits.
Quand Raoul perdit sa mère, il était âgé de dix-huit
ans ; la mort de la malheureuse femme avait été
grandement accélérée par l’inconduite de son fils. {{M.}}
de Lagusse finit par perdre patience et, renonçant
{{corr|défininitivement|définitivement}} à faire de son fils un honnête homme
par les voies ordinaires, il le confia à un capitaine
de corvette, qui voulut bien se charger de lui. Quand
Raoul apprit cette {{corr|nouvele|nouvelle}}, il en fut ravi : « Je verrai
donc enfin du pays, dit-il, je trouverai du plaisir selon
ma fantaisie et, ma foi, si plus tard je désire me soustraire
au joug de ce vieux matelot, je serai bien malheureux
si je ne réussis pas à m’esquiver. »
Raoul fut donc placé à bord de la corvette la {{tiret|Mon|tréalaise}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Chlg" />{{Nr|98|TOUTE LA LYRE.|}}</noinclude>{{t3|V}}
<poem>
Vous m’avez éprouvé par toutes les épreuves,
Seigneur. J’ai bien souffert. Je suis pareil aux veuves
Qui travaillent la nuit et songent tristement ;
Je n’ai point fait le mal, et j’ai le châtiment ;
Mon œuvre est difficile et ma vie est amère.
Les choses que je fais sont comme une chimère.
Après le dur travail et la dure saison,
J’ai vu mes ennemis marcher sur ma moisson.
Le mensonge et la haine et l’injure avec joie
Ont mâché dans leurs dents mon nom comme une proie.
J’ai tout rêvé. Le doute a lassé ma raison.
L’ardente jalousie, âcre et fatal poison,
A dans mon cœur profond, qui brûle et se déchire,
Tué la confiance et le joyeux sourire.
J’ai vu, pâle et des yeux cherchant votre horizon,
Des cercueils adorés sortir de ma maison.
J’ai pleuré comme fils, j’ai pleuré comme père,
Et je tremble souvent par où tout autre espère.
Mais je ne me plains pas, et je tombe à genoux,
Et je vous remercie, ô maître amer et doux,
Car vous avez, Dieu bon, Dieu des âmes sincères,
Mis toutes les douleurs et toutes les misères
Sur moi, sur mon cœur sombre en vos mains comprimé,
Excepté celle-là, d’aimer sans être aimé !
</poem>
{{gauche|23 juin 1843.|4em|m=2em|fs=90%}}
{{brn|2}}<noinclude>
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<poem>
Vous m’avez éprouvé par toutes les épreuves,
Seigneur. J’ai bien souffert. Je suis pareil aux veuves
Qui travaillent la nuit et songent tristement ;
Je n’ai point fait le mal, et j’ai le châtiment ;
Mon œuvre est difficile et ma vie est amère.
Les choses que je fais sont comme une chimère.
Après le dur travail et la dure saison,
J’ai vu mes ennemis marcher sur ma moisson.
Le mensonge et la haine et l’injure avec joie
Ont mâché dans leurs dents mon nom comme une proie.
J’ai tout rêvé. Le doute a lassé ma raison.
L’ardente jalousie, âcre et fatal poison,
{{nec|A}} dans mon cœur profond, qui brûle et se déchire,
Tué la confiance et le joyeux sourire.
J’ai vu, pâle et des yeux cherchant votre horizon,
Des cercueils adorés sortir de ma maison.
J’ai pleuré comme fils, j’ai pleuré comme père,
Et je tremble souvent par où tout autre espère.
Mais je ne me plains pas, et je tombe à genoux,
Et je vous remercie, ô maître amer et doux,
Car vous avez, Dieu bon, Dieu des âmes sincères,
Mis toutes les douleurs et toutes les misères
Sur moi, sur mon cœur sombre en vos mains comprimé,
Excepté celle-là, d’aimer sans être aimé !
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr||NAPOLÉON BONAPARTE|73}}</noinclude>
<noinclude>« </noinclude>{{tiret2|bai|gnait}} le lit de ses larmes. » — Évidemment, dans un organisme pareil, si puissant que soit le régulateur superposé, l’équilibre court risque de se rompre. Il le sait, car il sait tout de lui-même ; il se défie de sa sensibilité nerveuse comme d’un cheval ombrageux ; dans les moments critiques, à la Bérézina, il repousse les nouvelles tristes dont elle pourrait s’alarmer, et il répète<ref>Ségur, V, 348.</ref> à l’informateur qui insiste : « Pourquoi donc, monsieur, voulez-vous m’ôter mon calme ? » — Néanmoins, malgré ses précautions, deux fois, quand le péril s’est trouvé laid et d’espèce nouvelle, il a été pris au dépourvu ; lui, si lucide et si ferme sous les boulets, le plus audacieux des héros militaires et le plus téméraire des aventuriers politiques, deux fois, sous l’orage parlementaire ou populaire, il s’est manqué à lui-même. — Le 18 Brumaire, dans le Corps Législatif, « aux cris de ''hors la loi'', il a pâli, tremblé, il a paru perdre absolument la tête ; il a fallu l’entraîner hors de la salle ; même on a cru un instant qu’il allait se trouver mal<ref>Yung, II, 329, 431 (Récit de Lucien, et rapport à {{roi|Louis|XVIII}}).</ref> ». — Après l’abdication de Fontainebleau, devant les imprécations et les fureurs qui l’accueillent en Provence, pendant quelques jours son être moral semble dissous ; les instincts animaux remontent à la surface : il a peur, et ne songe pas à s’en cacher<ref name="p73n3">''Nouvelle Relation de l’itinéraire de Napoléon, de Fontainebleau à l’île d’Elbe'', par le comte de Waldburg-Truchsess, commissaire nommé par le roi de Prusse (1815), 22, 24, 25, 26, 30, 32, 34, 37. — Probablement les scènes violentes de l’abdication</ref>. Ayant emprunté {{tiret|l’uni|forme}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr|74|LE RÉGIME MODERNE}}</noinclude><ref follow="p73n3">et la tentative qu’il avait faite à Fontainebleau pour s’empoisonner avaient déjà dérangé en lui l’équilibre ordinaire. Arrivé à l’île d’Elbe, il dit au commissaire autrichien Koller : « Quant à vous, mon cher général, je me suis montré cul nu. » — Cf., dans Mme de Rémusat, I, 108, une de ses confidences à Talleyrand : il y marque avec crudité la distance qui, chez lui, sépare l’instinct naturel du courage voulu. — Ici et ailleurs, on démêle en lui un coin d’acteur ou même de bouffon italien ; M. de Pradt l’appelait « Jupiter Scapin ». Lire ses réflexions devant M. de Pradt, à son retour de Russie : on dirait d’un comédien qui, ayant mal joué et fait fiasco sur la scène, rentre dans la coulisse, juge son rôle et mesure les impressions du public (abbé de Pradt, 219).</ref>
{{tiret2|l’uni|forme}} d’un colonel autrichien, la casquette du commissaire prussien et le manteau du commissaire russe, il ne se croit jamais assez déguisé. Dans l’auberge de la Calade, « il tressaille et change de couleur au moindre bruit » ; les commissaires, qui montent plusieurs fois dans sa chambre, « le trouvent toujours en larmes ». « Il les fatigue de ses inquiétudes et de ses irrésolutions », dit que le gouvernement français veut le faire assassiner en route, refuse de manger à table par crainte de poison, songe à s’échapper par la fenêtre. Cependant il s’épanche et bavarde à l’infini, sur son passé, sur son caractère, sans retenue, sans décence, trivialement, en cynique et en détraqué ; ses idées se sont débandées et se poussent les unes les autres, par attroupements, comme une populace anarchique et tumultuaire ; il ne redevient leur maître qu’au terme du voyage, à Fréjus, lorsqu’il se sent en sûreté et à l’abri des voies de fait : alors seulement elles rentrent dans leurs cadres anciens, pour y manœuvrer en bon ordre sous le commandement de la<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr||NAPOLÉON BONAPARTE|75}}</noinclude>
pensée souveraine qui, après une courte défaillance, a retrouvé son énergie et repris son ascendant. — Rien de si extraordinaire en lui que cette souveraineté presque perpétuelle de la pensée calculatrice et lucide ; sa volonté est encore plus formidable que son intelligence ; avant d’être la maîtresse chez autrui, elle est la maîtresse à domicile. Pour la mesurer, il ne suffit pas de noter la fascination qu’elle exerce, de compter les millions d’âmes qu’elle captive, d’évaluer l’énormité des obstacles externes qu’elle a surmontés : il faut encore et surtout se représenter la force et la fougue des passions internes qu’elle tient en bride et conduit comme un attelage de chevaux écumants et cabrés ; elle est le cocher qui, les bras raidis, dompte incessamment ces coursiers presque indomptables, qui dirige leur emportement, qui coordonne leurs bonds, qui utilise jusqu’à leurs écarts, pour enlever son char roulant et retentissant par-dessus les précipices. Si les pures idées de la cervelle raisonnante maintiennent ainsi leur domination quotidienne, c’est que tout l’afflux vital contribue à les nourrir ; elles ont dans son cœur et son tempérament leur racine profonde ; et cette racine souterraine, qui leur fournit leur âpre sève, est un instinct primordial, plus puissant que son intelligence, plus puissant que sa volonté même, l’instinct de se faire centre et de rapporter tout à soi, en d’autres termes l’''égoïsme''.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr|76|LE RÉGIME MODERNE}}</noinclude><nowiki />
{{T4||II|mt=2.5em|mb=0.5em|ff=Serif|fw=bold}}
C’est l’égoïsme, non pas inerte, mais actif et envahissant, proportionné à l’activité et l’étendue de ses facultés, développé par l’éducation et les circonstances, exagéré par le succès et la toute-puissance jusqu’à devenir un monstre, jusqu’à dresser au milieu de la société humaine un ''moi'' colossal, qui incessamment allonge en cercle ses prises rapaces et tenaces, que toute résistance blesse, que toute indépendance gêne, et qui, dans le domaine illimité qu’il s’adjuge, ne peut souffrir aucune vie, à moins qu’elle ne soit un appendice ou un instrument de la sienne. — Déjà, dans l’adolescent et même dans l’enfant, cette personnalité absorbante était en germe. « Caractère dominant, impérieux, entêté », disent les notes de Brienne<ref>Bourrienne, I, 21.</ref>. « Extrêmement porté à l’égoïsme », ajoutent les notes de l’École militaire<ref>Yung, I, 125.</ref>, « ayant beaucoup d’amour-propre, ambitieux, aspirant à tout, aimant la solitude », sans doute parce que, dans une compagnie d’égaux, il ne peut être maître et qu’il est mal à l’aise là où il ne commande pas. — « Je vivais à l’écart de mes camarades, dira-t-il plus tard<ref>Mme de Rémusat, I, 267. — Yung, II, 109. De retour en Corse, il prend, d’autorité, le gouvernement de toute la famille. « On ne discutait pas avec lui, dit son frère Lucien ; il se fâchait des moindres observations et s’emportait à la plus petite résistance ; Joseph (l’aîné) même n’osait pas répliquer à son frère. »</ref> ; j’avais choisi, dans<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr||NAPOLÉON BONAPARTE|77}}</noinclude>
<noinclude>« </noinclude>l’enceinte de l’École, un petit coin où j’allais m’asseoir pour rêver à mon aise. Quand mes compagnons voulaient usurper sur moi la propriété de ce coin, je la défendais de toute ma force ; j’avais déjà l’instinct que ma volonté devait l’emporter sur celle des autres, et que ce qui me plaisait devait m’appartenir. » Remontant plus haut et jusqu’à ses premières années sous le toit paternel en Corse, il se peint lui-même comme un petit sauvage malfaisant, rebelle à tous les freins et dépourvu de conscience<ref>''Mémorial'', 27-30 août 1815.</ref>. « Rien ne m’imposait ; je ne craignais personne ; je battais l’un, j’égratignais l’autre, je me rendais redoutable à tous. Mon frère Joseph était mordu, battu, et j’avais porté plainte contre lui quand il commençait à peine à se reconnaître. » Excellent stratagème et qu’il ne se lassera jamais de répéter : ce talent d’improviser des mensonges utiles lui est inné ; plus tard, homme fait, il s’en glorifie, il en fait l’indice et la mesure de « la supériorité politique », et « il se plaît à rappeler qu’un de ses oncles, dès son enfance, lui a prédit qu’il gouvernerait le monde parce qu’il avait coutume de mentir toujours<ref name="p77n2">Mme de Rémusat, I, 105. — Il n’y eut jamais de plus habile et de plus persévérant sophiste, plus persuasif, plus éloquent pour se donner les apparences du bon droit et de la raison. De là ses dictées à Sainte-Hélène, ses proclamations, messages et correspondances diplomatiques, son ascendant par la parole, aussi grand que par les armes, sur ses sujets et sur ses adversaires, son ascendant posthume sur la postérité. — L’avocat, chez lui, est d’ordre aussi éminent que le capitaine et l’administrateur. Le propre de cette disposition est de ne jamais se soumettre à la</ref> ».<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr|78|LE RÉGIME MODERNE}}</noinclude><ref follow="p77n2">vérité, mais de toujours parler ou écrire en vue de l’auditoire, pour plaider une cause. — Par ce talent, on crée des fantômes qui dupent l’auditoire ; en revanche, comme l’auteur fait lui-même partie de l’auditoire, il finit par induire en erreur, non seulement autrui, mais lui-même ; c’est le cas de Napoléon.</ref>
Notez ce mot de l’oncle : il résume l’expérience totale d’un homme de ce temps et de ce pays ; voilà bien l’enseignement que donnait la vie sociale en Corse ; par une liaison infaillible, la morale s’y adaptait aux mœurs. En effet, telle est la morale, parce que telles sont les mœurs, dans tous les pays et dans tous les temps où la police est impuissante, où la justice est nulle, où la chose publique appartient à qui peut la prendre, où les guerres privées se déchaînent sans répression ni pitié, où chacun vit armé, où toutes les armes sont de bonne guerre, la feinte, la fraude et la fourberie, comme le fusil ou le poignard ; c’était le cas en Corse au {{s|xviii|e}}, comme en Italie au {{s|xv|e}}. — De là les premières impressions de Bonaparte, semblables à celles des Borgia et de Machiavel ; de là, chez lui, cette première couche de demi-pensées qui plus tard servira d’assise aux pensées complètes ; de là tous les fondements de son futur édifice mental et de la conception qu’il se fera de la société humaine. Ensuite, quand il aura quitté les écoles françaises, à chacun de ses retours et séjours, les mêmes impressions redoublées consolideront en lui la même idée finale. Dans ce pays, écrivent les commissaires français<ref name="p78n1">Yung, II, 111 (Rapport de Volney, commissaire en Corse, 1791) ; II, 287 (Mémoire pour faire connaître le véritable état politique et militaire de la Corse au mois de décembre 1790) ; II,</ref>, « le peuple ne conçoit pas l’idée abstraite<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Taine - Les Origines de la France contemporaine, t. 9, 1904.djvu/85
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Rene1596
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr||NAPOLÉON BONAPARTE|79}}</noinclude><ref follow="p78n1">270 — (Dépêche du représentant Lacombe-Saint-Michel, 10 septembre 1793). — Miot de Melito, I, 131 et pages suivantes (Il est commissaire pacificateur en Corse, en 1797 et 1801).</ref>
<noinclude>« </noinclude>d’un principe » quel qu’il soit, intérêt social ou justice. « La justice ne se fait pas ; cent trente assassinats ont été commis depuis deux ans… L’institution des jurés a ôté tout moyen de punir les crimes ; jamais les preuves les plus fortes, l’évidence même, ne détermineront un jury, composé d’hommes du même parti ou de la même famille que l’accusé, à prononcer contre lui » ; et, si l’accusé est du parti contraire, les jurés l’acquittent aussi, pour ne pas encourir des vengeances, « tardives peut-être, mais toujours certaines ». — « L’esprit public est inconnu » ; point de corps social, mais « une foule de petits partis, ennemis les uns des autres… On n’est point Corse sans être d’une famille, et par conséquent attaché à un parti ; celui qui n’en voudrait servir aucun serait détesté de tous… Les chefs ont tous le même but, celui de se procurer de l’argent, quels que soient les moyens, et leur première attention est de s’entourer de créatures entièrement à leur disposition et de leur donner toutes les places… Les élections se font toutes en armes, et toujours avec violence… Le parti triomphant use de son autorité pour se venger de celui qui l’a combattu, et multiplie les vexations, les injustices… Les chefs forment entre eux des ligues aristocratiques…, et se tolèrent tous les abus. Ils n’exercent ni répartitions ni recouvrements (d’impôts), par ménagement des<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Taine - Les Origines de la France contemporaine, t. 9, 1904.djvu/86
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Rene1596
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr|80|LE RÉGIME MODERNE}}</noinclude>
<noinclude>« </noinclude>voix électorales, par esprit de parti et de parenté… Les douanes ne servent qu’à payer les parents et les amis… Les appointements ne parviennent pas à leurs destinataires. La campagne est inhabitable, faute de sécurité. Les paysans portent leur fusil jusqu’en labourant. On ne peut faire un pas sans une escorte ; souvent il faut envoyer un détachement de cinq ou six hommes pour porter une lettre d’une poste à l’autre. » — Traduisez cet exposé général par les milliers d’événements dont il est le sommaire ; imaginez ces petits faits quotidiens racontés avec leurs circonstances sensibles, commentés avec sympathie ou avec colère par des voisins intéressés<ref>Miot de Melito, II, 2 : « Les partisans de la famille du Premier Consul… ne voyaient en moi que l’instrument de leurs passions, propre uniquement à les débarrasser de leurs ennemis, pour concentrer toutes les faveurs sur leurs protégés. »</ref> : tel est le cours de morale professé devant le jeune Bonaparte. — À table, l’enfant a écouté la conversation des grandes personnes, et, sur un mot, comme celui de l’oncle, sur une expression de physionomie, sur un geste admiratif ou sur un haussement d’épaules, il a deviné que le train courant du monde n’est pas la paix, mais la guerre, par quelles ruses on s’y soutient, par quelles violences on s’y pousse, par quels coups de main on y grimpe. Le reste du jour, abandonné à lui-même, à la nourrice Ilari, à Saveria, la femme de charge, aux gens du peuple parmi lesquels il vagabonde, il entend causer les marins du port ou les bergers du domaine, et leurs exclamations naïves, leur franche admiration des embuscades bien dressées et des<noinclude>
<references/></noinclude>
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Auteur:Benoît Joseph Marsollier
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{{Auteur
|cle = Marsollier des Vivetières, Benoît Joseph
|contenu=
== Œuvres ==
* {{L2S|Le Joueur d’échecs (Marsollier-Chazet)|Marsollier et Chazet - Le joueur d'échecs, vaudeville en un acte, 1801.djvu|Le Joueur d’échecs}}, vaudeville en un acte, avec [[Auteur:René de Chazet|René de Chazet]] (1801)
}}
2scxv2kcgfkybjk8omlo5rwvv08ap5k
Auteur:Érique Guilloteaux
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Sapcal22
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{{Auteur
|contenu=
== Œuvres ==
{{liste documents début}}
{{document|date=1913 |titre=Dans la jungle | avancement=|divers={{IA|danslajungletr00guil/page/n8}}}}
{{document|date=1920 |titre=La Réunion et l’Île Maurice, Nossi-Bé et les Comores : leur rôle et leur avenir | avancement=|divers={{IA|reunionmaurice00guil/page/n6}}}}
{{document|date=1923 |titre=Les Joyeux compagnons des îles du soleil | avancement=}}
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==Voir aussi==
*Sa mère [[Auteur:Hélène Bouron|Jan Kermor]] et son petit neveu [[fr:w:Hervé Bazin|Hervé Bazin]]
}}
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{{t3|♦|'''Musée Ariana'''}}
{{PM|I|l}} est difficile de trouver ailleurs un musée aussi admirablement situé que celui de l’Ariana à Varembé, près Genève.
Ce musée, créé par M. G. Revilliod, qui en a fait don à sa ville natale, avec les collections inestimables qu’il renferme et le parc princier qui l’entoure, est une des attractions les plus appréciées des étrangers en passage dans notre ville. Aussi ne saurions-nous trop encourager les touristes à consacrer une après-midi à cette agréable et instructive promenade.
L’édifice lui-même, construit en style Renaissance, renferme de véritables trésors artistiques : meubles moyen âge, bijoux, sculptures, tableaux de maîtres, ivoires, porcelaines, armures, beaucoup de manuscrits intéressants et de curiosités de tous genres et de tous pays, mais surtout un choix complet de céramiques les plus rares, forme le fond de ce musée.
Au rez-de-chaussée, on remarque le grand vestibule orné d’un groupe d’anges, sculpté par Luigi Guglielmi, et deux vastes corridors revêtus de<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Longinski - Excursions aux environs de Genève, 1900.djvu/14
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="CCH" /></noinclude>tapisseries de Flandre, d’après les cartons de Rubens, et de splendides Gobelins.
Au premier étage, on trouve une très riche collection de tableaux, parmi lesquels on admire une Madone de Raphaël appartenant à la période florentine ; quelques Van Dyck, Töpffer, Calame, Diday, Vautier, Veillon, etc., complètent cette admirable collection.
Telles sont, en peu de mots, les richesses du musée Ariana, qui ne sont point son seul attrait : le panorama qui se déroule depuis la terrasse du premier étage offre un des plus beaux spectacles de la nature. La vue, du haut de ce belvédère, s’étend sur la nappe azurée du lac jusqu’à Lausanne, embrassant tout le bassin, depuis les Alpes dominées par le Mont-Blanc, jusqu’à la chaîne sévère du Jura.
Dans le parc de l’Ariana, la Société des Intérêts de Genève a fait installer de grands enclos où de nombreux daims, cerfs et gazelles bondissent avec grâce et font la joie des enfants.
[[File :Longinski - Excursions aux environs de Genève, 1900 (page 14 crop).jpg|500px|center]]<noinclude>
<references/></noinclude>
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[[File :Longinski - Excursions aux environs de Genève, 1900 (page 15 crop).jpg|500px|center]]
{{t3|♦|'''Château de la Baronne de Rothschild'''}}
{{PM|U|n}} séjour à Genève ne va pas sans une promenade à la magnifique campagne de la baronne Adolphe de Rothschild.
Le superbe château, dans le style de la Renaissance italienne, est entouré d’un parc royal, avec un jardin zoologique et une faisanderie ; il est parsemé de grottes fantastiques, de serres, de cascades, d’étangs, de chalets et de kiosques, cachés dans une verdure luxuriante. Ce parc féerique descend en pente douce jusqu’au lac, où il se termine par un port pour les bateaux de plaisance.
Tout près du château de la baronne de Rothschild se trouve la campagne de l’impératrice, habitée par Joséphine après son divorce.
Les visites à l’Ariana et au château de Rothschild se font généralement ensemble et en voiture. Les personnes qui font cette promenade avec « Genève-Excursions » n’ont pas besoin de se munir de cartes d’entrée.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="CCH" /></noinclude>Le château renferme maintenant de précieux
souvenirs, des portraits, un Frédéric II, une Catherine,
une copie du Voltaire de La Tour, des
bibelots, des meubles, etc. Dans le salon qui précède
la chambre à coucher du patriarche, sur une sorte de
monument, moitié cheminée, moitié autel, on voit
un petit mausolée en terre cuite, avec cette célèbre
inscription : « Son esprit est partout et son cœur
est ici », et, au-dessous de l’entablement, ces mots :
« Mes mânes sont consolées, puisque mon cœur
est au milieu de vous ».
Le parc a conservé son dessin de jadis. Le magnifique
panorama dont on jouit depuis la terrasse
est remarquable, et l’on comprend que Voltaire
s’extasia sur le beau spectacle, qu’il avait toujours
devant lui.
Allez donc admirer cette pittoresque solitude,
dont le paysage ne présente pas moins de charme
que les souvenirs historiques qui s’y rattachent.
{{IllustPP|img=Longinski - Excursions aux environs de Genève, 1900 (page 18 crop).jpg|txt='''Château Voltaire.'''|gr=100%|droite=PHOT. JULLIEN}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="CCH" />{{nr||— 14 —}}</noinclude>où la charmante et poétique {{Mme}} de Staël passa
une partie de sa vie, exilée par l’ordre de Napoléon
qui, après la publication de son livre ''L’Allemagne'',
lui défendit de jamais s’éloigner de Coppet.
Elle y rassemblait une cour empressée de ses
admirateurs, et les plus illustres personnages de
cette époque, comme Schlegel, Byron, de Bonstetten,
Sismondi, Montmorency, Benjamin Constant, etc.
C’est à Coppet qu’elle écrivit la plupart de ses
charmantes lettres et commença ''Corinne'', et c’est
ici qu’elle prononça ces paroles amères : « Puisqu’on réduit à chercher la gloire ceux qui se
seraient contentés de l’affection, eh bien ! il faut
l’atteindre. »
Elle s’enfuit de Coppet pour se réfugier en
Russie, puis y revint pendant les Cent-Jours.
Elle mourut en 1817 : ses restes reposent dans
un clos ombragé du parc, à côté de ceux de son
père, {{M.|Necker}}, le ministre de {{roi|Louis|XVI}}.
L’excursion à Coppet est un pèlerinage obligatoire
pour ceux qui portent dans l’âme l’amour du
beau et de l’idéal.
Cette promenade est organisée tous les jeudis par
Genève-Excursions au prix de 5 fr. par personne.
[[File:Longinski - Excursions aux environs de Genève, 1900 (page 20 crop).jpg|500px|center]]<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="CCH" /></noinclude>{{g|Principales|2|sc|fs=250%}}
{{d|Excursions|2|sc|fs=250%}}
{{c|''aux environs de Genève''|fs=125%}}
{{sep4}}
{{t3|♦|'''Excursion à Ferney-Voltaire'''}}
{{PM|P|armi}} les excursions, presque obligatoires pour
les personnes qui viennent à Genève, il faut
citer Ferney-Voltaire.
Il n’était, jadis, lord anglais ni boyard russe qui,
au cours de ses voyages à travers l’Europe, n’allât
frapper à la porte de l’auteur de ''Candide''. C’était
le pèlerinage obligatoire pour tout homme de lettres
et il n’y avait pas de célébrité de cette époque qui
n’ait rendu visite au patriarche qui se vantait d’être
{{Img float
| file = Longinski - Excursions aux environs de Genève, 1900 (page 16 crop).jpg
| width = 125px
| align = left
}} l’aubergiste de l’Europe.
Si vous aimez les souvenirs historiques,
suivez l’exemple de ces grands seigneurs et
prenez place dans les confortables cars alpins
de « Genève-Excursions », qui vous mèneront
à travers de magnifiques bosquets, de villas
et de coins pittoresques, dans la jolie petite
ville de Ferney où, sur la place de la Mairie,
vous recevra Voltaire, en bronze, avec sa
face grimaçante, mais hospitalière.
Ferney, ce charmant chef-lieu de canton,
a été fondé par Voltaire, en 1758. Après son
départ de Berlin, Voltaire hésita longtemps<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
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Une magnifique course de montagne que l’on
peut faire dans l’après-midi, en voiture, est celle du
{{Img float
| file= Longinski - Excursions aux environs de Genève, 1900, illust p22.png
| width= 200px
| cap= Au Salève
| align= left
}}Salève qui est devenue un
préliminaire obligé des
excursions pour les touristes
venant à Genève.
Le Salève, par sa conformation
aussi bien que par
la place qu’il occupe, constitue
un admirable belvédère,
d’où se présente aux
yeux du voyageur, en un
vaste tableau sommaire,
un résumé du pays qu’il
va explorer en lui donnant
un avant-goût des satisfactions
qui l’attendent.
Ce n’est pas tout : les alentours déployés comme un plan topographique d’un
dessin curieux et d’une coloration vive, donnent une image prestigieuse
d’un des coins les plus intéressants de la vieille Europe : cette
pointe du Léman avec l’issue du Rhône entre le bleu<noinclude>
<references/></noinclude>
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[[File:Longinski - Excursions aux environs de Genève, 1900, illust p19.png|450px|center]]
{{t3|♦|'''Château de {{Mme}} de Staël-Holstein'''}}
{{PM|L|a}} promenade à Coppet est une excursion qui
rivalise avec celle de Ferney. Cette belle
et riante petite ville, au bord du
lac limpide, clair comme le cristal,
avec sa vue splendide sur la
chaîne du Mont Blanc, est par
elle-même le but de charmantes excursions :
mais on y va surtout pour les souvenirs historiques
qui sont attachés à cette localité, et chaque touriste
qui se respecte ne peut pas omettre l’occasion de
visiter le château de {{Mme}} de Staël, qui rappelle une
grande page de l’histoire littéraire.
Ce château, ancienne baronnie, s’élève sur l’emplacement
d’un manoir féodal, propriété successive
des Grandson, Gruyère, Dohna, etc., et domine,
plus riche de souvenirs que d’architecture, la jolie
petite ville de Coppet.
Les habitants de Coppet sont fiers de ce château.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
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[[File:Longinski - Excursions aux environs de Genève, 1900, illust p19.png|450px|center]]
{{t3|♦|'''Château de {{Mme}} de Staël-Holstein'''}}
{{PM|L|a}} promenade à Coppet est une excursion qui
rivalise avec celle de Ferney. Cette belle
et riante petite ville, au bord du
lac limpide, clair comme le cristal,
avec sa vue splendide sur la
chaîne du Mont Blanc, est par
elle-même le but de charmantes excursions :
mais on y va surtout pour les souvenirs historiques
qui sont attachés à cette localité, et chaque touriste
qui se respecte ne peut pas omettre l’occasion de
visiter le château de {{Mme}} de Staël, qui rappelle une
grande page de l’histoire littéraire.
Ce château, ancienne baronnie, s’élève sur l’emplacement
d’un manoir féodal, propriété successive
des Grandson, Gruyère, Dohna, etc., et domine,
plus riche de souvenirs que d’architecture, la jolie
petite ville de Coppet.
Les habitants de Coppet sont fiers de ce château,<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="CCH" /></noinclude>à choisir le coin de terre où devait s’écouler sa
vieillesse. Il acheta la terre de Ferney qui n’était
qu’un petit hameau d’une cinquantaine d’habitants
et il transforma la contrée. « Il faut des amusements
à la vieillesse et à la philosophie, disait-il.
Je me ruine, je le sais bien, mais je m’amuse. »
Sans se ruiner et malgré ses 64 ans, il construisit
{{Img float
| file = Longinski - Excursions aux environs de Genève, 1900, illust p17.png
| width = 250px
|cap= Voltaire
| align = left
}}un château de belle apparence,
avec colonnades, pilastres et
péristyles, un théâtre et une
église. En outre il arrondit
peu à peu son domaine,
améliora les terres, attira les colons, favorisa
les industries,
horlogerie,
taillerie de diamants, faïences,
poteries et y répandit l’aisance.
À ses derniers jours,
Voltaire se rendait modestement
cette justice d’être parvenu
à faire une assez jolie petite ville,
d’un hameau misérable et ignoré.
L’apparence extérieure du château est restée
intacte ; au-dessus de l’ancienne chapelle, construite
aux frais de Voltaire, on lit sur le fronton la fameuse
inscription : « Deo erexit Voltaire MDCCLXI. »
Ce n’est pas un blasphème, mais un de ces paradoxes
auxquels Voltaire tenait tant. « L’église que
j’ai fait bâtir est la seule de l’univers en l’honneur
de Dieu. L’Angleterre a des églises bâties à Saint-Paul,
la France à Sainte-Geneviève, mais pas une
à Dieu. »<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Longinski - Excursions aux environs de Genève, 1900.djvu/21
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="CCH" /></noinclude><nowiki/>
{{g|'''''Excursion au Mont-Salève'''''|5|fs=125}}
[[File:Longinski - Excursions aux environs de Genève, 1900, illust p21.png|400px|center]]
<poem class=verse>
<i>Te souviens-tu du jour, où gravissant la cime
:::Du Salève aux flancs azurés,
Dans un étroit sentier qui pend sur un abîme,
Nous posions en tremblant nos pas mal assurés ?
Tu marchais devant moi. Balancés par l’orage,
Les rameaux ondoyants du mélèze et du pin,
S’écartant à regret pour l’ouvrir un passage,
Secouaient sur ton front les larmes du matin ;
Un torrent sous les pieds, s’écroulant en poussière,
Traçait sur les rochers de verdâtres sillons
Et de sa blanche écume où jouait la lumière
Élevait jusqu’à nous les flottants tourbillons.
:::Un nuage grondait encore
Sur les confins des airs, à l’occident obscur.
Tandis qu’à l’orient le souffle de l’aurore
Découvrait la moitié d’un ciel limpide et pur,
Et dorait de ses feux le voile qui colore
Des vagues du Léman l’éblouissant azur !
Tout à coup, sur un roc dont tu foulais la cime
Tu t’arrêtas : les yeux s’abaissèrent sur moi ;
Tu me montrais du doigt les flots, les monts, l’abîme,
La nature et le ciel…</i></poem>
{{d|{{sc|Lamartine}}|10}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Martial - Épigrammes, traduction Dubos, 1841.djvu/431
104
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Biancospina
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/* Corrigée */
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<noinclude><pagequality level="3" user="Biancospina" /></noinclude><nowiki />
{{t2|'''LIVRE DIXIÈME. '''|m=3em}}
{{sep}}
{{t3|{{t|AU LECTEUR. |80}}|1.|m=2em}}
<poem>
Si ce livre à ton gré paraît trop s’allonger,
N’en lis que peu de vers, afin de l’abréger.
En quatre parts tu peux diviser ta lecture,
Chaque fois un distique en marque la clôture.
</poem>
{{t3|{{t|AU LECTEUR, EN FAVEUR DU LIVRE 10 QU'IL A REVU
ET RETOUCHÉ. |80}}|2.|m=2em}}
<poem>
J’avais pressé l’essor de mon livre dixième ;
J’y reviens ; aux morceaux qu’avec soin j’ai revus
J’en ajoute beaucoup qui ne sont pas connus ;
Les voici : puissiez-vous les accueillir de même.
Bons lecteurs, doux trésors que Rome m’a valus !
En vous offrant à moi, dignes amis que j’aime,
Rome m’a dit : Pour toi je ne puis faire mieux.
Par eux, lorsque la mort t’aura fermé les yeux.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Martial - Épigrammes, traduction Dubos, 1841.djvu/432
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Biancospina
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<noinclude><pagequality level="3" user="Biancospina" />{{Nr|386||}}</noinclude><poem>
Doit vivre encor le meilleur de toi-même.
Tombeau de Messala, le sauvage figuier
Brise tes marbres qu’il sépare ;
Des chevaux de Crispus l’insolent muletier
Contemple avec dédain la ruine bizarre.
Mais les monuments de l’esprit,
Toujours plus brillants d’âge en Age,
Du temps injurieux ne craignent pas l’outrage ;
Le monde périra plutôt qu’un bon écrit.
</poem>
{{t3|{{t|À PRISCIS.|80}}|3.|m=2em}}
<poem>
Un poète qui, pour raison,
Ne nous décline pas son nom,
Mais qui mérite qu’on le hue
Dans le public répand, dit-on,
Et prétend que l’on m’attribue
Quelques écrits de sa façon,
Écrits qui sentent le bâton.
A mes dépens il s’évertue,
En me prêtant comme bons mots
D’ignobles et sales propos,
Tels qu’en tient un coureur de rue,
Et qu’un marchand de pots rompus
Pourrait rougir d’avoir tenus.
Mais croira-t-on , mon cher Priscus.
Sur la foi de telle canaille,
Qu’on puisse voir le perroquet
Echanger son brillant caquet
Contre l’aigre cri de la caille ?
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Biancospina
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priscus
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<noinclude><pagequality level="3" user="Biancospina" />{{Nr|386||}}</noinclude><poem>
Doit vivre encor le meilleur de toi-même.
Tombeau de Messala, le sauvage figuier
Brise tes marbres qu’il sépare ;
Des chevaux de Crispus l’insolent muletier
Contemple avec dédain la ruine bizarre.
Mais les monuments de l’esprit,
Toujours plus brillants d’âge en Age,
Du temps injurieux ne craignent pas l’outrage ;
Le monde périra plutôt qu’un bon écrit.
</poem>
{{t3|{{t|À PRISCUS.|80}}|3.|m=2em}}
<poem>
Un poète qui, pour raison,
Ne nous décline pas son nom,
Mais qui mérite qu’on le hue
Dans le public répand, dit-on,
Et prétend que l’on m’attribue
Quelques écrits de sa façon,
Écrits qui sentent le bâton.
A mes dépens il s’évertue,
En me prêtant comme bons mots
D’ignobles et sales propos,
Tels qu’en tient un coureur de rue,
Et qu’un marchand de pots rompus
Pourrait rougir d’avoir tenus.
Mais croira-t-on , mon cher Priscus.
Sur la foi de telle canaille,
Qu’on puisse voir le perroquet
Echanger son brillant caquet
Contre l’aigre cri de la caille ?
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<references/></noinclude>
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Page:La Sainte Bible, trad. Segond.djvu/217
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{{verset|23|25}}Balak dit à Balaam : Ne le maudis pas, mais du moins ne le bénis pas.
{{verset|23|26}}Balaam répondit, et dit à Balak : Ne t’ai-je pas parlé ainsi : Je ferai tout ce que l’Éternel dira ?
{{verset|23|27}}Balak dit à Balaam : Viens donc, je te mènerai dans un autre lieu ; peut être Dieu trouvera-t-il bon que de là tu me maudisses ce peuple.
{{verset|23|28}}Balak mena Balaam sur le sommet du Peor, en regard du désert.
{{verset|23|29}}Balaam dit à Balak : Bâtis-moi ici sept autels, et prépare-moi ici sept taureaux et sept béliers.
{{verset|23|30}}Balak fit ce que Balaam avait dit, et il offrit un taureau et un bélier sur chaque autel.
'''''Chap. XXIV.''''' {{verset|24|1}} Balaam vit que l’Éternel trouvait bon de bénir Israël, et il n’alla point comme les autres fois, à la rencontre des enchantements ; mais il tourna son visage du côté du désert.
{{verset|24|2}}Balaam leva les yeux, et vit Israël campé selon ses tribus.
Alors l’esprit de Dieu fut sur lui.
{{verset|24|3}}Balaam prononça son oracle, et dit :
{{poem|
{{em|2}}Parole de Balaam, fils de Beor,
{{em|1}}Parole de l’homme qui a l’œil ouvert,
{{em|2}}{{verset|24|4}}Parole de celui qui entend les paroles de Dieu,
{{em|1}}De celui qui voit la vision du Tout Puissant,
De celui qui se prosterne et dont les yeux s’ouvrent.
{{em|2}}{{verset|24|5}}Qu’elles sont belles, tes tentes, ô Jacob !
{{em|1}}Tes demeures, ô Israël !
{{em|2}}{{verset|24|6}}Elles s’étendent comme des vallées,
Comme des jardins près d’un fleuve,
{{em|1}}Comme des aloès que l’Éternel a plantés,
Comme des cèdres le long des eaux.
{{em|2}}{{verset|24|7}}L’eau coule de ses seaux,
Et sa demeure est fécondée par d’abondantes eaux.
{{em|1}}Son roi s’élève au-dessus d’Agag,
Et son royaume devient puissant.
{{em|2}}{{verset|24|8}}Dieu l’a fait sortir d’Égypte,
Il est pour lui comme la vigueur du buffle.
{{em|1}}Il dévore les nations qui s’élèvent contre lui,
Il brise leurs os, et les abat de ses flèches.
{{em|2}}{{verset|24|9}}Il ploie les genoux, il se couche comme un lion, comme une lionne :
Qui le fera lever ?
{{em|1}}Béni soit quiconque te bénira,
Et maudit soit quiconque te maudira !
|df|fs=95%|m=1em}}
{{verset|24|10}}La colère de Balak s’enflamma contre Balaam ; il frappa des mains, et dit à Balaam :
C’est pour maudire mes ennemis que je t’ai appelé, et voici, tu les as bénis déjà trois fois.
{{verset|24|11}}Fuis maintenant, va-t’en chez toi !
J’avais dit que je te rendrais des honneurs, mais l’Éternel t’empêche de les recevoir.
{{verset|24|12}}Balaam répondit à Balak :
Eh ! n’ai-je pas dit aux messagers que tu m’as envoyés :
{{verset|24|13}}Quand Balak me donnerait sa maison pleine d’argent et d’or, je ne pourrais faire de moi-même ni bien ni mal contre l’ordre de l’Éternel ; je répéterai ce que dira l’Éternel ?
{{verset|24|14}}Et maintenant voici, je m’en vais vers mon peuple.
Viens, je t’annoncerai ce que ce peuple fera à ton peuple dans la suite des temps.
{{verset|24|15}}Balaam prononça son oracle, et dit :<noinclude>
<references/></div></noinclude>
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Auteur:Maxence Van der Meersch
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{{Auteur
|cle=Van der Meersch, Maxence
|contenu=
== Œuvres =={{liste documents début}}
{{document|date=1932|titre=La Maison dans la dune |livre=Maxence Van der Meersch La Maison dans la dune 1932.djvu |divers=premier roman publié aux éditions Albin Michel|avancement=4|export}}
{{document|date=1936|titre=L’Empreinte du dieu |livre=Van der Meersch - L’Empreinte du dieu, 1936.djvu |divers=lauréat du Prix Goncourt |avancement=5|export}}
{{liste documents fin}}
*''Car ils ne savent ce qu’ils font…'', roman partiellement autobiographique, 1933.
*''Quand les sirènes se taisent'', roman sur les grèves des ouvrières d’usines, 1933.
*''La Fille pauvre'', roman autobiographique en trois volumes. Tome {{rom-maj|i|1}} : ''Le Péché du monde'', 1934, tome {{rom-maj|ii|2}} : ''Le Cœur pur'', 1948, tome {{rom-maj|iii|3}} : ''La Compagne ''(publication posthume en 1955).
*''Invasion 14'', roman sur l’occupation allemande du Nord de la France lors de la Grande Guerre, 1935.
*''Maria, fille de Flandre'', Bruxelles, Éditions du Nord, coll. « Electa », 1943, 243 p.
*''L’Élu'', Bruxelles, Éditions du Nord, coll. « Electa », 1946 ({{1re}} éd. 1934), 246 p.
}}
{{Lauréats du Prix Goncourt}}
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Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 1, part. 3, As-At.djvu/124
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Acélan" />{{c|ATH ATH ATH ATH 859|fs=80%}}</noinclude><section begin="ATHÉNAS (Pierre-Louis)"/><nowiki/>
'''ATHÉNAS''' (Pierre-Louis), archéologue et agronome, né à Paris en 1752, mort en 1829. Il étudia la chimie et la physique sous le père Malherbe, la minéralogie, l’anatomie, etc., sous Buffon et Daubenton. Depuis 1786 jusqu’à sa mort, il habita Nantes, où il était secrétaire de la chambre de commerce. Il a rendu les plus grands services au département de la Loire-Inférieure, et à l’agriculture en général. En 1824, il inventa une charrue de défrichement qui lui valut la grande médaille d’or de l’Académie des sciences. C’est lui qui découvrit la riche mine d’étain de Périac. Il a aussi cultivé avec succès l’archéologie. Enfin, on a de lui un grand nombre de mémoires et de dissertations sur les tourbières, sur le défrichement des landes, sur diverses espèces de froment et d’avoine, sur les instruments aratoires et sur les antiquités de la Bretagne.
<section end="ATHÉNAS (Pierre-Louis)"/>
<section begin="ATHÈNE s. f."/><nowiki/>
'''ATHÈNE''' s. f. (a-tè-ne — du gr. ''Athênê'', Minerve, à qui le hibou était consacré). Ornith. Espèce de chevêche, dont la queue est courte et les doigts emplumés.
<section end="ATHÈNE s. f."/>
<section begin="ATHÉNÉ (Musique)"/><nowiki/>
'''ATHÉNÉ''' (a-té-né). Mus. anc. V. {{sc|Athéna.}}
<section end="ATHÉNÉ (Musique)"/>
<section begin="ATHÉNÉ (Minerve)"/><nowiki/>
'''ATHÉNÉ''', nom grec de Minerve.
<section end="ATHÉNÉ (Minerve)"/>
<section begin="ATHÉNÉE s. m."/><nowiki/>
'''ATHÉNÉE''' s. m. (a-té-né — du gr. ''athenaion'', temple de Minerve ; formé de ''Athênê'', Minerve, déesse des beaux-arts). Chez les anciens, Lieu public où les rhéteurs, les poëtes venaient lire, déclamer leurs ouvrages, et enseigner la rhétorique et les belles-lettres : ''L’empereur Caligula avait fait bâtir un'' {{sc|athénée}} ''à Lyon, l’an ''37 ''de J.-C. À l’époque de {{roi|Théodose|II}}, on comptait, dans l’''{{sc|athénée}} ''fondé par Adrien, trois orateurs'', ''dix grammairiens, cinq sophistes, un philosophe et deux jurisconsultes.'' (Bachelet.)
— Aujourd’hui, Établissement où des savants, des gens de lettres, font des lectures, des cours publics, mais non officiels : ''Professer à l’''{{sc|athénée.}} ''Aller à l’''{{sc|athénée.}} ''Cela le remplissait de surprise au point de se demander s’il était bien réellement à Charenton ou dans un'' {{sc|athénée}} ''quelconque.'' (Monsclet.) ''La société'' (de Paris) ''connue sous le nom de'' musée, ''prit celui de'' lycée ''en'' 1794, ''et enfin d’''{{sc|athénée}} des arts ''en'' 1803. (St-Laurent.) ‖ En Belgique, on donne ce nom à des établissements d’instruction publique analogues à nos lycées.
<section end="ATHÉNÉE s. m."/>
<section begin="ATHÉNÉE (écrivain militaire)"/><nowiki/>
'''ATHÉNÉE''', écrivain militaire et mathématicien grec, vivait vers 200 av. J.-C. On lui attribue un traité ''sur les machines de guerre'', adressé à Marcellus, le vainqueur de Syracuse. On croit aussi que c’est le même personnage qu’un Athénée cité par Antiphilius comme ayant inventé une horloge ingénieuse qui indiquait les heures par le sifflement de l’air, au moyen de l’impulsion de l’eau, passant par une ouverture étroite.
<section end="ATHÉNÉE (écrivain militaire)"/>
<section begin="ATHÉNÉE (médecin)"/><nowiki/>
'''ATHÉNÉE''', médecin grec, né en Cilicie, vivait, à ce qu’on croit, dans le {{s|i|er}} de l’ère chrétienne. Il pratiqua la médecine à Rome, et fut une célébrité médicale de son temps. Il est le chef de la secte des ''pneumatiques'', qui faisait jouer au ''pneuma'', ou esprit, un rôle analogue à celui du principe vital de quelques physiologistes modernes. Il ne reste que quelques fragments de ses ouvrages.
<section end="ATHÉNÉE (médecin)"/>
<section begin="ATHÉNÉE (de Naucratis)"/><nowiki/>
'''ATHÉNÉE''', grammairien et rhéteur grec, né à Naucratis, dans la basse Égypte, contemporain de Marc-Aurèle et d’Alexandre Sévère ; on ignore l’époque précise de sa naissance et de sa mort ; mais il paraît qu’il était déjà fort âgé l’an 228 de notre ère, et l’on présume qu’il ne dut guère dépasser ce temps. Les événements de sa vie nous sont également inconnus. Son érudition l’avait fait surnommer le ''Varron des Grecs.'' Il écrivit une histoire des rois de Syrie, qui n’est pas venue jusqu’à nous. Le seul ouvrage qui reste de lui est intitulé : ''Deipnosophistes'', c’est-à-dire les ''Sophistes à table'' ou le ''Banquet des savants'', en quinze livres que nous possédons en entier, sauf les deux premiers, dont nous n’avons qu’un abrégé, et quelques lacunes dans les autres. Il semble que l’auteur ait voulu faire de ce livre un recueil de tout ce qu’il avait glané de plus curieux dans ses lectures et dans ses longues études. Cette compilation, trésor d’érudition d’autant plus précieux que la plus grande partie des ouvrages cités par Athénée sont depuis longtemps perdus, est une sorte de répertoire universel de l’antiquité, d’une prodigieuse variété et d’une richesse éblouissante. Voici, en deux mots, quel est le plan du livre. Athénée raconte a son ami Timocrate tout ce qui s’est dit à la table du riche et savant Larentius, qui réunissait chez lui les esprits les plus distingués de son temps, médecins, rhéteurs, artistes, philosophes, etc. Dans ce cadre, il a fait entrer des notions sur les sciences de cette époque, des fragments de poésie, des détails de mœurs, des notices littéraires, des anecdotes curieuses, piquantes et parfois licencieuses, ainsi qu’une multitude de renseignements sur les usages civils et religieux, les cultes, les fêtes, les repas, la musique, les armes, les vases, les aliments, les parfums, les vins, les fleurs, les jeux, les couronnes, etc. On donnera une idée de la valeur de ce recueil, en rappelant qu’il contient des extraits de huit cents pièces, des citations de quinze cents ouvrages perdus, et les noms de sept cents auteurs, dont la plupart nous seraient inconnus sans sa mention. L’ouvrage est une sorte de traité de gastronomie ; mais les digressions nombreuses auxquelles se livrent les convives font passer
sous les yeux du lecteur une sorte de croquis de la société antique, qui, à l’époque de l’auteur, était déjà un sujet d’érudition et d’archéologie. On croirait vraiment qu’en composant son ouvrage, Athénée prévoyait les services qu’il était appelé à rendre a 1 histoire littéraire.
Une des bonnes éditions grecques d’Athénée est celle de Guill. Dindorf, Leipzig, 1827 et suiv. Les traductions françaises de l’abbé de Marolles, 1680, et de Lefèvre de Villebrune, 1789-1791, ne sont ni très-élégantes ni très-fidèles.
<section end="ATHÉNÉE (de Naucratis)"/>
<section begin="ATHÉNÉE (philosophe)"/><nowiki/>
'''ATHÉNÉE''', philosophe péripatéticien, né h. Séleucie, vint à Rome, se lia avec Muréna, fut fait prisonnier comme lui et mis en liberté par Auguste, qui le trouva innocent du complot. Comme ses amis l’interrogeaient sur les motifs de son absence, il leur répondit par un vers de ''VHécube'' d’Euripide : ''Je sors des gouffres de l’enfer. ''Il périt dans un éboulement de la maison qu’il habitait.
<section end="ATHÉNÉE (philosophe)"/>
<section begin="ATHÉNÉES s. f. pl."/><nowiki/>
'''ATHÉNÉES''' s. f. pl. (a-té-nê — du gr. ''Athênê'', Minerve). Antiq. gr. Fêtes que les Athéniens célébraient en l’honneur de Minerve. On les nomme plus ordinairement {{sc|panathénées}}
<section end="ATHÉNÉES s. f. pl."/>
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'''ATHÉNÉIDE''' s. f. (a-té-né-i-de). Entom. Genre de ligôens, ayant pour type l’athénéide cymoïdo des environs de Gênes.
<section end="ATHÉNÉIDE s. f. pl."/>
<section begin="ATHÈNES"/><nowiki/>
'''ATHENES'''. (Le nom de la métropole intellectuelle de la Grèce, de même que celui de la province ''Attique'', contient la racine primitive qu’on retrouve dans le mot grec ''anthos'', fleur ; n qu’on remarque dans ''anthos'', au lieu de ''atk-os'', a été intercalé pour compenser la suppression d’un ancien r ; car la véritable racine, telle que nous la présente encore le sanscrit, devait être ''ridh'' ou ''ardh'' — le ''ri'' sanscrit se change en ''ar'', par suite de ce qu’on appelle techniquement le ''qouna.''—''Ardh'', devint d abord ''adh'' ? et plus tard ''ath'', par suite du changement, justifié par de nombreux exemples, de ''dh'' en ''th'' ; puis, pour compenser la perte de r, on intercala ''n.'' et l’on obtint la forme ''anth'' — ''anth-os'', avec la terminaison.''Athênê'' a conservé le thème primitif ''Ath'', et c’est proprement un participe présent moyen,’formé à l’aide du suffixe ''èno'', et signifiant littéralement, la ''florissante.'' Du reste, à côté ''à’Athênê, ''nous retrouvons, également appliqué à une ville, le nom ''d’Anthéné, ''tout à fait conforme à la racine modifiée ''anthos'', fleur. Oh peut, rapprocher, comme analogie de signification, le nom de la cité italienne ''Florence — florentia, florere, Firenze'', en italien—). Ville de l’Europe méridionale, capitale du royaume de Grèce et ch.-lieu du diocèse de l’Attique, au confluent des deux ruisseaux, le Cépuise "et l’Ilissus, près du golfe d’Egine, par 37<> 58’de lat. N., et 21 » 25’de long. E. ; 20, 000 hab. Université, facultés de sciences, de lettres, de droit et de médecine, bibliothèque de 80, 000 volumes, musée d’antiquités, lycée, écolo normale, etc. Centre d’un grand commerce d’importation et d’exportation par une marine marchande considérable, qui treAive un abri vaste et sûr dans le port du Pirée ; industrie manufacturière presque nulle ; les fruits, les olives, la cire et le miel de l’Hymète, l’huile, la laine et la soie sont ses principales productions agricoles.
Athènes est bâtie au centre de la plaine de l’Attique, au pied du Lycabette et au N. du rocher de l’Acropole. Le terrain occupé par la ville moderne n’appartenait pas entièrement à la ville antique, qui s’étendait, au contraire, au S ; et à l’O, de l’Acropole, sur les rives deIlissus et sur une séri de collines : l’Aréopage, le Pnyx, la colline des Nymphes et celle du Musée, qui sont aujourd’hui presque inhabités, couverts de
aujourd’hui des terrain
culture. Le quartier de la ville qui se groupe au pied de 1 Acropole représente le village turc. « Ce sont, dit {{M.|About}}, des ruelles, des cabanes a hauteur d’appui, des cours où les poulets, les enfants et les cochons grouillent pêle-mêle, entre un tas de fumier et un tas de fagots. » Les autres quartiers de l’Athènes moderne renferment quelques rues assez bien percées et bien bâties, quelques monuments dont l’architecture est généralement peu en harmonie avec les restes de la ville antique. V. plus loin, {{sc|Description d’Athènes moderne.}}
Si, au point de vue des habitudes commerciales et des aptitudes maritimes des Grecs modernes, le choix d’Athènes comme capitale de la, Grèce actuelle a été critiqué, l’abondance des souvenirs historiques, 1 atmosphère de gloire qui planera toujours sur les cendres héroïques qui reposent autour de l’Acropole, expliquent et légitiment ce choix d’une manière suffisante. « La considération qu’elle s’est attirée, dit Cieéron dans son discours pour Flaccus, est si grande, que la réputation de la Grèce, si déchue aujourd’hui et presque tombée, ne subsiste plus que par l’estime qu’on a pour Athènes. »
L’origine et la fondation de cette ville, illustre dans la guerre et sans égale dans la littérature et dans les arts, se perdent dans la nuit des temps fabuleux. Cependant les marbres de Paros représentent, comme son fondateur et son premier roi, Cécrops, qui aurait commencé à régner vers 1582 av. J.-C, et qui est regardé comme le chef d’une colonie venue d’Égypte. Primitivement, cette ville consistait en une douzaine de bourgades disséminées sur les collines qui ondulent les plaines de l’Attique aux environs de l’Acropole : Thésée, à son retour de Crète, réunit ces douze bourgades et en forma Athènes, qui prit son nom de Minerve (en grec ''Athênê''), sa principale divinité.
Aux rois succédèrent d’abord des archontes perpétuels jusqu’en 754, puis des archontes décennaux, enfin des archontes annuels jusqu’en 681. Elle eut, a peu près vers cette époque, Dracon et Solon pour législateurs ; et, après la tyrannie des Pisistratides (560 à 508), elle reçut de Clisthèna une organisation plus démocratique. Les guerres médiques, qui désolèrent l Attique et ruinèrent Athènes, firent éclater la gloire des Athéniens, qui, grâce a l’intelligente initiative du vainqueur de Salamine, relevèrent leur ville plus belle et plus puissante que jamais. Aux deux ports, Phaport à la ville, commença la construction des ''longs murs'', que continua Cimon et que Périclès termina..C’est pendant la domination de ce dernier, qui a eu l’insigne honneur de donner son nom à un des grands siècles de l’humanité, qu’Athènes prit tout son développement et brilla de son plus vif éclat. Sa population fut évaluée à 80, 000 habitants. Malheureusement les excès de la démocratie, la mobilité capricieuse et l’inconstance jalouse des Athéniens, entraînèrent la décadence de cette reine de la Grèce. Prise par Lysandre, en 404, elle subit le joug des trente tyrans ; mais, à cette époque mime, si elle vit diminuer son influence politique, elle domina ses alliés et ses vainqueurs par les grands hommes qu’elle produisit : l’historien Thucydide, Xénophon et Platon, disciples de Socrate ; Aristophane, Ménandre, Isocrate, Eschine, Démosthène et tant d’autres orateurs, sans parler de ses nombreux artistes, lui ont donne une auréole impérissable. Malgré cette pléiade de grands hommes, malgré la vertu de Phocion, ce fut en vain qu’Athènes voulut lutter contre Philippe ; elle fut vaincue à Chéronée, en 338, et depuis cette époque elle perdit toute puissance politique. Elle fdt tour a tour asservie par Cassandre, Démétrius Poliorcète, {{roi|Philippe|III}} et les Romains ; après le passage de Sylla, il ne lui resta plus que la gloire littéraire de ses écoles, où les maîtres du monde venaient puiser la science et l’art de bien dire. Son antique réputation la fit respecter des Goths eux-mêmes ; mais la domination des empereurs d’Orient lui fut plus funeste que la présence des Barbares. Sous le règne de Justinien, qui fit fermer les écoles d’Athènes, on porta sans pitié le marteau sur les monuments qu’on ne pouvait transformer en églises, et plusieurs colonnes de marbre allèrent décorer, à Constantinople, l’église de Sainte-Sophie. Perdant dès lors toute supériorité littéraire et artistique, Athènes devint une ville secondaire, très-rarement mentionnée par les historiens. Pendant la quatrième croisade et durant l’empire latin, vers 1204, cette ville devint la capitale d’un duché, qui appartint d’abord à Otnon de la Roche, puis à Gauthier de Brienne ; sous les Acciajuoli, famille de Florence, ce petit État prit une extension momentanée ; mais bientôt {{roi|Mahomet|II}} s’en empara, et fit étrangler le dernier grand-duc, en 1160. Athènes fut alors soumise aux Turcs, qui en restèrent maîtres jusqu’en 1827, époque à laquelle la Grèce, grâce à l’intervention des puissances européennes, recouvra son indépendance.
— À cause du rôle brillant qu’Athènes a joué dans l’antiquité, le nom de cette ville s’emploie par antonomase, pour désigner toute cité où fleurissent les lettres, les arts, l’esprit, etc. : ''La République, messieurs ! un gouvernement fédéral pour Buzot, une immense'' {{sc|Athènes}} ''renouvellée de Démosthène et de Plutarque pour Ducos.'' (Ch. Nodier.) || S’emploie surtout pour désigner la ville de Paris, qui offre tant de points de ressemblance avec la patrie de Périclès, de Phidias et de Démosthène : ''Hommes de la nouvelle'' {{sc|Athènes}}, ''j’ai traversé votre cité, j’ai passé sur vos'' ''places-publiques, j’ai ou tous vos dieux : dieu'' ''du plaisir, dieu de l’argent, dieu de l’industrie, '' ''dieu de l’orgueil, et au milieu de ce panthéon'' ''qu’habitent tant de divinités modernes, j’ai vu'' ''des autels élevés à une divinité mystérieuse.'' ''Au frontispice de vos palais de l’industrie, de'' ''vos temples des arts et de vos musées européens, j ai relu cette inscription'' ; Deo ignoto ; ''j’ai demandé le nom de ce dieu inconnu, on m’a'' ''répondu :'' le Progrès. (Le P. Félix.)
'''— Allus. littér. Nous sommes tous d’Athène en ce point''', allusion à un passage d’une fable de La Fontaine, dans laquelle, après avoir fait ressortir la frivolité athénienne, qui s’arrête a des contes d’enfants plutôt qu’aux paroles sérieuses d’un orateur, il se fait Athénien lui-même, et s’écrie naïvement :
<poem>''Nous sommes tous d’Athène en ce point, ''et moi-même, Au moment où je fais cette moralité,
Si ''Peau d’âne ''m’était conté.
J’y pnendraiB un plaisir extrême.</poem>
Ce vers est souvent cité pour caractériser la légèreté de ceux qui, en littérature, en politique, dans les beaux-arts, négligent le sérieux pour s’attacher à des bagatelles qui leur plaisent :
« Tous les hommes sont Français quand il s’agit de s’engouer d’une erreur.
''Nous sommes tous d’Athène en ce point…''
Pour l’erreur, il n’y a point de Pyrénées. Il
n’y a non plus ni Alpes, ni Rhin, ni Manche, ni Atlantique. » {{sc|Babinet.}}
« L’épigrnmme était médiocre, mais elle proclamait une vérité générale, à savoir l’irrésistible attrait de la féerie au théâtre. ''Nous'' ''sommes tous d’Athènes, ''et nos directeurs de théâtre, qui savent cela, s’arrangent pour exploiter notre crédulité. » B. {{sc|Jouvin.}}
{{sc|Dëscription de l’Athènes antique-}} — ''Cecropia'', la petite ville fondée par Cécrops, occupait le sommet d’une colline assez élevée, à quarante stades de la mer ; cette place, qui reçut plus tard le nom d’Acropolis (la cité haute), fut entourée d’abord de simples palissades, puis de murailles de construction pélagique. Quelques auteurs pensent que ce fut du temps même de Cecrops que la ville fut consacrée à Minerve ''(Athènê''), dont elle prit le nom ; d’autres placent cet événement sous le d’Erechthée. Thésée fit bâtir dans la plaine autour de l’Acropole, des quartiers très étendus, que l’on appela la cité basse ''(é kato polis''). Pisistrate et ses fils contribuèrent à leur tour à l’agrandissement et a l’embellissement d’Athènes ; mais cette ville fut bientôt ravagée et détruite presque entièrement par l’armée de Xercès. Thémistocle la releva de ses ruines et lui donna une importance toute nouvelle en la joignant au port du Pirée par de longues murailles (''makra teiché''). Sous Périclès, elle devint, par le nombre, par la grandeur, par la noblesse de ses édifices, la plus belle ville du monde. À partir du règne d’Alexandre, elle déchut peu a peu de sa splendeur. Sylla s’en empara et la livra au pillage ; il fit enlever jusqu’à des colonnes du temple de Jupiter Olympien, et les transporta à Rome pour orner celui de Jupiter Capitolin. Mais si nombreuses étaient les merveilles accumulées dans cette ville célèbre, que, du temps de Pline, on y comptait encore près de trois mille statues. Le poëte Lysippe disait : « Si tu n’as pas vu Athènes, tu es une bûche ''(slelcchos'') ; si tu l’as vue sans l’admirer, tu es un âne ''(onos'') ; si, après l’avoir vue, tu la quittes sans regret, tu es un âne bâté ''(kanthèlion).'' ». Dicéarque, qui rapporte ces paroles, ajoute que le manque d’eau, l’étroitesse des rues, les maisons petites et mal bâties, étaient un sujet d’étonnement à côté des édifices dont Athènes était ornée. Pausanias, qui écrivait au {{sc|ii}}<sup>e</sup> siècle de notre ère, a donné de cette ville une description très-étendue, dont on nous saura gré de reproduire les principaux traits, en y joignant quelques indications fournies par d’autres écrivains de l’antiquité.
Athènes était entourée d épaisses murailles élevées à différentes époques ; indépendamment des Longs Murs qui servaient à joindre le Pirée à la ville, et que l’on appelait encore les ''longues jambes'' (''makra skelé''), Thémistocle avait fait construire, du côté du S., un rempart composé de larges pierres carrées, fortement liées entre elles par des crampons de fer et de plomb ; ce rempart avait environ 35 stades de longueur et 40 coudées de hauteur. deux chars pouvaient y circuler de front, et il était garni de tours qui devinrent par la suite autant d’habitations particulières, lorsque l’espace circonscrit cessa de suffire au nombre toujours croissant des habitants. Le rempart du N., construit à grands frais par Périclès, avait 40 stades de longueur. Les petits ports de Munychie et de Phalère étaient aussi protégés par des remparts qui se rattachaient à ceux du Pirée. L’enceinte totale de la ville mesurait 200 stades (36 kilom.), suivant Dion Chrysostome, ou, d’après une autre évaluation qui semble plus exacte, 178 stades (32 kilom.).
Les portes principales d’Athènes étaient : la porte Thriasienne, appelée encore ''Dipylon'' (la double porte), parce qu’elle surpassait les autres en grandeur, et porte du Céramique, parce qu’elle servait d’entrée au quartier de ce nom : la porte Piréique, qui conduisait au Pirée ; la porte Hippade ou des Chevaliers, près de laquelle se trouvaient les monuments funéraires de l’orateur Hypéride et des membres de sa famille ; la porté Erienne (de ''erion'', tombeau), par laquelle sortaient les convois funèbres ; la porté Sucrée, qui conduisait à Eleusis ; la porte Egéenne, qui s’ouvrait du côté du Delphinion, lieu consacré à Apollon par Egéec ; la porte de Diocharès ; les portes Acharnique et Dioméidès, qui conduisaient aux dèmes d’Acharna et de Diomée ; la porte de Thrace ; la porte d’Itone ; la porte Scéenne ou ''de gauche'' ; ] la porte d’Adrien, qui donnait accès dans la partie de la ville que ce prince rebâtit, et qu’il nomma ''Adrianopolis.''
Athènes était divisée en plusieurs quartiers, dont les principaux étaient : le Céramique, le Prytanée, le Lycée, le Théâtre, l’Acropole, l’Aréopage, l’Académie et les Jardins. Les rues étaient généralement étroites gt tortueuses ; parmi celles dont les noms sont parvenus jusqu’à nous, nous citerons : la rue Eleusinienne ; la rue de Thésée, appelée encore rue du Pirée ; la rue des Ennemis ; la rue des Coffretiers ; la rue des Hermès ; la rue du Foyer ; la rue des Fourmis ; la rue des Etrangers ; la Troisième rue : la rue des Trépieds, ainsi nommée parce qu’on y voyait un grand nombre de trépieds d airain consacrés par les choréges ; etc.
Bien que les travaux de Le Roi, de Stuart, de l’abbé Barthélémy, de Leake, de Spon et "Wheler, et ceux plus récents de {{MM.|Raoul}} Rochette, Beulé, 1-Ianriot, Burnoiif, Forscrinmnier, liiepert, Forbiger, etc., aient élucidé<section end="ATHÈNES"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Acélan" />{{c|ATH ATH ATH ATH 859|fs=80%}}</noinclude><section begin="ATHÉNAS (Pierre-Louis)"/><nowiki/>
'''ATHÉNAS''' (Pierre-Louis), archéologue et agronome, né à Paris en 1752, mort en 1829. Il étudia la chimie et la physique sous le père Malherbe, la minéralogie, l’anatomie, etc., sous Buffon et Daubenton. Depuis 1786 jusqu’à sa mort, il habita Nantes, où il était secrétaire de la chambre de commerce. Il a rendu les plus grands services au département de la Loire-Inférieure, et à l’agriculture en général. En 1824, il inventa une charrue de défrichement qui lui valut la grande médaille d’or de l’Académie des sciences. C’est lui qui découvrit la riche mine d’étain de Périac. Il a aussi cultivé avec succès l’archéologie. Enfin, on a de lui un grand nombre de mémoires et de dissertations sur les tourbières, sur le défrichement des landes, sur diverses espèces de froment et d’avoine, sur les instruments aratoires et sur les antiquités de la Bretagne.
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'''ATHÈNE''' s. f. (a-tè-ne — du gr. ''Athênê'', Minerve, à qui le hibou était consacré). Ornith. Espèce de chevêche, dont la queue est courte et les doigts emplumés.
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'''ATHÉNÉ''' (a-té-né). Mus. anc. V. {{sc|Athéna.}}
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'''ATHÉNÉ''', nom grec de Minerve.
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'''ATHÉNÉE''' s. m. (a-té-né — du gr. ''athenaion'', temple de Minerve ; formé de ''Athênê'', Minerve, déesse des beaux-arts). Chez les anciens, Lieu public où les rhéteurs, les poëtes venaient lire, déclamer leurs ouvrages, et enseigner la rhétorique et les belles-lettres : ''L’empereur Caligula avait fait bâtir un'' {{sc|athénée}} ''à Lyon, l’an ''37 ''de J.-C. À l’époque de {{roi|Théodose|II}}, on comptait, dans l’''{{sc|athénée}} ''fondé par Adrien, trois orateurs'', ''dix grammairiens, cinq sophistes, un philosophe et deux jurisconsultes.'' (Bachelet.)
— Aujourd’hui, Établissement où des savants, des gens de lettres, font des lectures, des cours publics, mais non officiels : ''Professer à l’''{{sc|athénée.}} ''Aller à l’''{{sc|athénée.}} ''Cela le remplissait de surprise au point de se demander s’il était bien réellement à Charenton ou dans un'' {{sc|athénée}} ''quelconque.'' (Monsclet.) ''La société'' (de Paris) ''connue sous le nom de'' musée, ''prit celui de'' lycée ''en'' 1794, ''et enfin d’''{{sc|athénée}} des arts ''en'' 1803. (St-Laurent.) ‖ En Belgique, on donne ce nom à des établissements d’instruction publique analogues à nos lycées.
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'''ATHÉNÉE''', écrivain militaire et mathématicien grec, vivait vers 200 av. J.-C. On lui attribue un traité ''sur les machines de guerre'', adressé à Marcellus, le vainqueur de Syracuse. On croit aussi que c’est le même personnage qu’un Athénée cité par Antiphilius comme ayant inventé une horloge ingénieuse qui indiquait les heures par le sifflement de l’air, au moyen de l’impulsion de l’eau, passant par une ouverture étroite.
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'''ATHÉNÉE''', médecin grec, né en Cilicie, vivait, à ce qu’on croit, dans le {{s|i|er}} de l’ère chrétienne. Il pratiqua la médecine à Rome, et fut une célébrité médicale de son temps. Il est le chef de la secte des ''pneumatiques'', qui faisait jouer au ''pneuma'', ou esprit, un rôle analogue à celui du principe vital de quelques physiologistes modernes. Il ne reste que quelques fragments de ses ouvrages.
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'''ATHÉNÉE''', grammairien et rhéteur grec, né à Naucratis, dans la basse Égypte, contemporain de Marc-Aurèle et d’Alexandre Sévère ; on ignore l’époque précise de sa naissance et de sa mort ; mais il paraît qu’il était déjà fort âgé l’an 228 de notre ère, et l’on présume qu’il ne dut guère dépasser ce temps. Les événements de sa vie nous sont également inconnus. Son érudition l’avait fait surnommer le ''Varron des Grecs.'' Il écrivit une histoire des rois de Syrie, qui n’est pas venue jusqu’à nous. Le seul ouvrage qui reste de lui est intitulé : ''Deipnosophistes'', c’est-à-dire les ''Sophistes à table'' ou le ''Banquet des savants'', en quinze livres que nous possédons en entier, sauf les deux premiers, dont nous n’avons qu’un abrégé, et quelques lacunes dans les autres. Il semble que l’auteur ait voulu faire de ce livre un recueil de tout ce qu’il avait glané de plus curieux dans ses lectures et dans ses longues études. Cette compilation, trésor d’érudition d’autant plus précieux que la plus grande partie des ouvrages cités par Athénée sont depuis longtemps perdus, est une sorte de répertoire universel de l’antiquité, d’une prodigieuse variété et d’une richesse éblouissante. Voici, en deux mots, quel est le plan du livre. Athénée raconte a son ami Timocrate tout ce qui s’est dit à la table du riche et savant Larentius, qui réunissait chez lui les esprits les plus distingués de son temps, médecins, rhéteurs, artistes, philosophes, etc. Dans ce cadre, il a fait entrer des notions sur les sciences de cette époque, des fragments de poésie, des détails de mœurs, des notices littéraires, des anecdotes curieuses, piquantes et parfois licencieuses, ainsi qu’une multitude de renseignements sur les usages civils et religieux, les cultes, les fêtes, les repas, la musique, les armes, les vases, les aliments, les parfums, les vins, les fleurs, les jeux, les couronnes, etc. On donnera une idée de la valeur de ce recueil, en rappelant qu’il contient des extraits de huit cents pièces, des citations de quinze cents ouvrages perdus, et les noms de sept cents auteurs, dont la plupart nous seraient inconnus sans sa mention. L’ouvrage est une sorte de traité de gastronomie ; mais les digressions nombreuses auxquelles se livrent les convives font passer sous les yeux du lecteur une sorte de croquis de la société antique, qui, à l’époque de l’auteur, était déjà un sujet d’érudition et d’archéologie. On croirait vraiment qu’en composant son ouvrage, Athénée prévoyait les services qu’il était appelé à rendre à l’histoire littéraire.
Une des bonnes éditions grecques d’Athénée est celle de Guill. Dindorf, Leipzig, 1827 et suiv. Les traductions françaises de l’abbé de Marolles, 1680, et de Lefèvre de Villebrune, 1789-1791, ne sont ni très-élégantes ni très-fidèles.
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<section begin="ATHÉNÉE (philosophe)"/><nowiki/>
'''ATHÉNÉE''', philosophe péripatéticien, né à Séleucie, vint à Rome, se lia avec Muréna, fut fait prisonnier comme lui et mis en liberté par Auguste, qui le trouva innocent du complot. Comme ses amis l’interrogeaient sur les motifs de son absence, il leur répondit par un vers de l’''Hécube'' d’Euripide : ''Je sors des gouffres de l’enfer. ''Il périt dans un éboulement de la maison qu’il habitait.
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'''ATHÉNÉES''' s. f. pl. (a-té-né — du gr. ''Athênê'', Minerve). Antiq. gr. Fêtes que les Athéniens célébraient en l’honneur de Minerve. On les nomme plus ordinairement {{sc|panathénées}}
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'''ATHÉNÉIDE''' s. f. (a-té-né-i-de). Entom. Genre de ligéens, ayant pour type l’athénéide cymoïde des environs de Gênes.
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'''ATHÈNES'''. (Le nom de la métropole intellectuelle de la Grèce, de même que celui de la province ''Attique'', contient la racine primitive qu’on retrouve dans le mot grec ''anthos'', fleur ; ''n'' qu’on remarque dans ''anthos'', au lieu de ''ath-os'', a été intercalé pour compenser la suppression d’un ancien ''r ;'' car la véritable racine, telle que nous la présente encore le sanscrit, devait être ''ridh'' ou ''ardh'' — le ''ri'' sanscrit se change en ''ar'', par suite de ce qu’on appelle techniquement le ''gouna. — Ardh'', devint d’abord ''adh'', et plus tard ''ath'', par suite du changement, justifié par de nombreux exemples, de ''dh'' en ''th ;'' puis, pour compenser la perte de ''r'', on intercala ''n'', et l’on obtint la forme ''anth'' — ''anth-os'', avec la terminaison. — ''Athênê'' a conservé le thème primitif ''Ath'', et c’est proprement un participe présent moyen, formé à l’aide du suffixe ''êno'', et signifiant littéralement, la ''florissante.'' Du reste, à côté d’''Athênê'', nous retrouvons, également appliqué à une ville, le nom d’''Anthênê'', tout à fait conforme à la racine modifiée ''anthos'', fleur. On peut rapprocher, comme analogie de signification, le nom de la cité italienne ''Florence — florentia, florere, Firenze'', en italien —). Ville de l’Europe méridionale, capitale du royaume de Grèce et ch.-lieu du diocèse de l’Attique, au confluent des deux ruisseaux, le Céphise et l’Ilissus, près du golfe d’Égine, par 37° 58′ de lat. N., et 21° 25′ de long. E. ; 20,000 hab. Université, facultés de sciences, de lettres, de droit et de médecine, bibliothèque de 80,000 volumes, musée d’antiquités, lycée, école normale, etc. Centre d’un grand commerce d’importation et d’exportation par une marine marchande considérable, qui trouve un abri vaste et sûr dans le port du Pirée ; industrie manufacturière presque nulle ; les fruits, les olives, la cire et le miel de l’Hymète, l’huile, la laine et la soie sont ses principales productions agricoles.
Athènes est bâtie au centre de la plaine de l’Attique, au pied du Lycabette et au N. du rocher de l’Acropole. Le terrain occupé par la ville moderne n’appartenait pas entièrement à la ville antique, qui s’étendait, au contraire, au S. et à l’O. de l’Acropole, sur les rives de l’Ilissus et sur une série de collines : l’Aréopage, le Pnyx, la colline des Nymphes et celle du Musée, qui sont aujourd’hui des terrains presque inhabités, couverts de ruines et sans culture. Le quartier de la ville qui se groupe au pied de l’Acropole représente le village turc. « Ce sont, dit {{M.|About}}, des ruelles, des cabanes à hauteur d’appui, des cours où les poulets, les enfants et les cochons grouillent pêle-mêle, entre un tas de fumier et un tas de fagots. » Les autres quartiers de l’Athènes moderne renferment quelques rues assez bien percées et bien bâties, quelques monuments dont l’architecture est généralement peu en harmonie avec les restes de la ville antique. V. plus loin, {{sc|Description d’Athènes moderne.}}
Si, au point de vue des habitudes commerciales et des aptitudes maritimes des Grecs modernes, le choix d’Athènes comme capitale de la Grèce actuelle a été critiqué, l’abondance des souvenirs historiques, l’atmosphère de gloire qui planera toujours sur les cendres héroïques qui reposent autour de l’Acropole, expliquent et légitiment ce choix d’une manière suffisante. « La considération qu’elle s’est attirée, dit Cicéron dans son discours pour Flaccus, est si grande, que la réputation de la Grèce, si déchue aujourd’hui et presque tombée, ne subsiste plus que par l’estime qu’on a pour Athènes. »
L’origine et la fondation de cette ville, illustre dans la guerre et sans égale dans la littérature et dans les arts, se perdent dans la nuit des temps fabuleux. Cependant les marbres de Paros représentent, comme son fondateur et son premier roi, Cécrops, qui aurait commencé à régner vers 1582 av. J.-C., et qui est regardé comme le chef d’une colonie venue d’Égypte. Primitivement, cette ville consistait en une douzaine de bourgades disséminées sur les collines qui ondulent les plaines de l’Attique aux environs de l’Acropole : Thésée, à son retour de Crète, réunit ces douze bourgades et en forma Athènes, qui prit son nom de Minerve (en grec ''Athênê''), sa principale divinité.
Aux rois succédèrent d’abord des archontes perpétuels jusqu’en 754, puis des archontes décennaux, enfin des archontes annuels jusqu’en 681. Elle eut, a peu près vers cette époque, Dracon et Solon pour législateurs ; et, après la tyrannie des Pisistratides (560 à 508), elle reçut de Clisthèna une organisation plus démocratique. Les guerres médiques, qui désolèrent l Attique et ruinèrent Athènes, firent éclater la gloire des Athéniens, qui, grâce a l’intelligente initiative du vainqueur de Salamine, relevèrent leur ville plus belle et plus puissante que jamais. Aux deux ports, Phaport à la ville, commença la construction des ''longs murs'', que continua Cimon et que Périclès termina..C’est pendant la domination de ce dernier, qui a eu l’insigne honneur de donner son nom à un des grands siècles de l’humanité, qu’Athènes prit tout son développement et brilla de son plus vif éclat. Sa population fut évaluée à 80, 000 habitants. Malheureusement les excès de la démocratie, la mobilité capricieuse et l’inconstance jalouse des Athéniens, entraînèrent la décadence de cette reine de la Grèce. Prise par Lysandre, en 404, elle subit le joug des trente tyrans ; mais, à cette époque mime, si elle vit diminuer son influence politique, elle domina ses alliés et ses vainqueurs par les grands hommes qu’elle produisit : l’historien Thucydide, Xénophon et Platon, disciples de Socrate ; Aristophane, Ménandre, Isocrate, Eschine, Démosthène et tant d’autres orateurs, sans parler de ses nombreux artistes, lui ont donne une auréole impérissable. Malgré cette pléiade de grands hommes, malgré la vertu de Phocion, ce fut en vain qu’Athènes voulut lutter contre Philippe ; elle fut vaincue à Chéronée, en 338, et depuis cette époque elle perdit toute puissance politique. Elle fdt tour a tour asservie par Cassandre, Démétrius Poliorcète, {{roi|Philippe|III}} et les Romains ; après le passage de Sylla, il ne lui resta plus que la gloire littéraire de ses écoles, où les maîtres du monde venaient puiser la science et l’art de bien dire. Son antique réputation la fit respecter des Goths eux-mêmes ; mais la domination des empereurs d’Orient lui fut plus funeste que la présence des Barbares. Sous le règne de Justinien, qui fit fermer les écoles d’Athènes, on porta sans pitié le marteau sur les monuments qu’on ne pouvait transformer en églises, et plusieurs colonnes de marbre allèrent décorer, à Constantinople, l’église de Sainte-Sophie. Perdant dès lors toute supériorité littéraire et artistique, Athènes devint une ville secondaire, très-rarement mentionnée par les historiens. Pendant la quatrième croisade et durant l’empire latin, vers 1204, cette ville devint la capitale d’un duché, qui appartint d’abord à Otnon de la Roche, puis à Gauthier de Brienne ; sous les Acciajuoli, famille de Florence, ce petit État prit une extension momentanée ; mais bientôt {{roi|Mahomet|II}} s’en empara, et fit étrangler le dernier grand-duc, en 1160. Athènes fut alors soumise aux Turcs, qui en restèrent maîtres jusqu’en 1827, époque à laquelle la Grèce, grâce à l’intervention des puissances européennes, recouvra son indépendance.
— À cause du rôle brillant qu’Athènes a joué dans l’antiquité, le nom de cette ville s’emploie par antonomase, pour désigner toute cité où fleurissent les lettres, les arts, l’esprit, etc. : ''La République, messieurs ! un gouvernement fédéral pour Buzot, une immense'' {{sc|Athènes}} ''renouvellée de Démosthène et de Plutarque pour Ducos.'' (Ch. Nodier.) || S’emploie surtout pour désigner la ville de Paris, qui offre tant de points de ressemblance avec la patrie de Périclès, de Phidias et de Démosthène : ''Hommes de la nouvelle'' {{sc|Athènes}}, ''j’ai traversé votre cité, j’ai passé sur vos'' ''places-publiques, j’ai ou tous vos dieux : dieu'' ''du plaisir, dieu de l’argent, dieu de l’industrie, '' ''dieu de l’orgueil, et au milieu de ce panthéon'' ''qu’habitent tant de divinités modernes, j’ai vu'' ''des autels élevés à une divinité mystérieuse.'' ''Au frontispice de vos palais de l’industrie, de'' ''vos temples des arts et de vos musées européens, j ai relu cette inscription'' ; Deo ignoto ; ''j’ai demandé le nom de ce dieu inconnu, on m’a'' ''répondu :'' le Progrès. (Le P. Félix.)
'''— Allus. littér. Nous sommes tous d’Athène en ce point''', allusion à un passage d’une fable de La Fontaine, dans laquelle, après avoir fait ressortir la frivolité athénienne, qui s’arrête a des contes d’enfants plutôt qu’aux paroles sérieuses d’un orateur, il se fait Athénien lui-même, et s’écrie naïvement :
<poem>''Nous sommes tous d’Athène en ce point, ''et moi-même, Au moment où je fais cette moralité,
Si ''Peau d’âne ''m’était conté.
J’y pnendraiB un plaisir extrême.</poem>
Ce vers est souvent cité pour caractériser la légèreté de ceux qui, en littérature, en politique, dans les beaux-arts, négligent le sérieux pour s’attacher à des bagatelles qui leur plaisent :
« Tous les hommes sont Français quand il s’agit de s’engouer d’une erreur.
''Nous sommes tous d’Athène en ce point…''
Pour l’erreur, il n’y a point de Pyrénées. Il
n’y a non plus ni Alpes, ni Rhin, ni Manche, ni Atlantique. » {{sc|Babinet.}}
« L’épigrnmme était médiocre, mais elle proclamait une vérité générale, à savoir l’irrésistible attrait de la féerie au théâtre. ''Nous'' ''sommes tous d’Athènes, ''et nos directeurs de théâtre, qui savent cela, s’arrangent pour exploiter notre crédulité. » B. {{sc|Jouvin.}}
{{sc|Dëscription de l’Athènes antique-}} — ''Cecropia'', la petite ville fondée par Cécrops, occupait le sommet d’une colline assez élevée, à quarante stades de la mer ; cette place, qui reçut plus tard le nom d’Acropolis (la cité haute), fut entourée d’abord de simples palissades, puis de murailles de construction pélagique. Quelques auteurs pensent que ce fut du temps même de Cecrops que la ville fut consacrée à Minerve ''(Athènê''), dont elle prit le nom ; d’autres placent cet événement sous le d’Erechthée. Thésée fit bâtir dans la plaine autour de l’Acropole, des quartiers très étendus, que l’on appela la cité basse ''(é kato polis''). Pisistrate et ses fils contribuèrent à leur tour à l’agrandissement et a l’embellissement d’Athènes ; mais cette ville fut bientôt ravagée et détruite presque entièrement par l’armée de Xercès. Thémistocle la releva de ses ruines et lui donna une importance toute nouvelle en la joignant au port du Pirée par de longues murailles (''makra teiché''). Sous Périclès, elle devint, par le nombre, par la grandeur, par la noblesse de ses édifices, la plus belle ville du monde. À partir du règne d’Alexandre, elle déchut peu a peu de sa splendeur. Sylla s’en empara et la livra au pillage ; il fit enlever jusqu’à des colonnes du temple de Jupiter Olympien, et les transporta à Rome pour orner celui de Jupiter Capitolin. Mais si nombreuses étaient les merveilles accumulées dans cette ville célèbre, que, du temps de Pline, on y comptait encore près de trois mille statues. Le poëte Lysippe disait : « Si tu n’as pas vu Athènes, tu es une bûche ''(slelcchos'') ; si tu l’as vue sans l’admirer, tu es un âne ''(onos'') ; si, après l’avoir vue, tu la quittes sans regret, tu es un âne bâté ''(kanthèlion).'' ». Dicéarque, qui rapporte ces paroles, ajoute que le manque d’eau, l’étroitesse des rues, les maisons petites et mal bâties, étaient un sujet d’étonnement à côté des édifices dont Athènes était ornée. Pausanias, qui écrivait au {{sc|ii}}<sup>e</sup> siècle de notre ère, a donné de cette ville une description très-étendue, dont on nous saura gré de reproduire les principaux traits, en y joignant quelques indications fournies par d’autres écrivains de l’antiquité.
Athènes était entourée d épaisses murailles élevées à différentes époques ; indépendamment des Longs Murs qui servaient à joindre le Pirée à la ville, et que l’on appelait encore les ''longues jambes'' (''makra skelé''), Thémistocle avait fait construire, du côté du S., un rempart composé de larges pierres carrées, fortement liées entre elles par des crampons de fer et de plomb ; ce rempart avait environ 35 stades de longueur et 40 coudées de hauteur. deux chars pouvaient y circuler de front, et il était garni de tours qui devinrent par la suite autant d’habitations particulières, lorsque l’espace circonscrit cessa de suffire au nombre toujours croissant des habitants. Le rempart du N., construit à grands frais par Périclès, avait 40 stades de longueur. Les petits ports de Munychie et de Phalère étaient aussi protégés par des remparts qui se rattachaient à ceux du Pirée. L’enceinte totale de la ville mesurait 200 stades (36 kilom.), suivant Dion Chrysostome, ou, d’après une autre évaluation qui semble plus exacte, 178 stades (32 kilom.).
Les portes principales d’Athènes étaient : la porte Thriasienne, appelée encore ''Dipylon'' (la double porte), parce qu’elle surpassait les autres en grandeur, et porte du Céramique, parce qu’elle servait d’entrée au quartier de ce nom : la porte Piréique, qui conduisait au Pirée ; la porte Hippade ou des Chevaliers, près de laquelle se trouvaient les monuments funéraires de l’orateur Hypéride et des membres de sa famille ; la porté Erienne (de ''erion'', tombeau), par laquelle sortaient les convois funèbres ; la porté Sucrée, qui conduisait à Eleusis ; la porte Egéenne, qui s’ouvrait du côté du Delphinion, lieu consacré à Apollon par Egéec ; la porte de Diocharès ; les portes Acharnique et Dioméidès, qui conduisaient aux dèmes d’Acharna et de Diomée ; la porte de Thrace ; la porte d’Itone ; la porte Scéenne ou ''de gauche'' ; ] la porte d’Adrien, qui donnait accès dans la partie de la ville que ce prince rebâtit, et qu’il nomma ''Adrianopolis.''
Athènes était divisée en plusieurs quartiers, dont les principaux étaient : le Céramique, le Prytanée, le Lycée, le Théâtre, l’Acropole, l’Aréopage, l’Académie et les Jardins. Les rues étaient généralement étroites gt tortueuses ; parmi celles dont les noms sont parvenus jusqu’à nous, nous citerons : la rue Eleusinienne ; la rue de Thésée, appelée encore rue du Pirée ; la rue des Ennemis ; la rue des Coffretiers ; la rue des Hermès ; la rue du Foyer ; la rue des Fourmis ; la rue des Etrangers ; la Troisième rue : la rue des Trépieds, ainsi nommée parce qu’on y voyait un grand nombre de trépieds d airain consacrés par les choréges ; etc.
Bien que les travaux de Le Roi, de Stuart, de l’abbé Barthélémy, de Leake, de Spon et "Wheler, et ceux plus récents de {{MM.|Raoul}} Rochette, Beulé, 1-Ianriot, Burnoiif, Forscrinmnier, liiepert, Forbiger, etc., aient élucidé<section end="ATHÈNES"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Acélan" />{{c|ATH ATH ATH ATH 859|fs=80%}}</noinclude><section begin="ATHÉNAS (Pierre-Louis)"/><nowiki/>
'''ATHÉNAS''' (Pierre-Louis), archéologue et agronome, né à Paris en 1752, mort en 1829. Il étudia la chimie et la physique sous le père Malherbe, la minéralogie, l’anatomie, etc., sous Buffon et Daubenton. Depuis 1786 jusqu’à sa mort, il habita Nantes, où il était secrétaire de la chambre de commerce. Il a rendu les plus grands services au département de la Loire-Inférieure, et à l’agriculture en général. En 1824, il inventa une charrue de défrichement qui lui valut la grande médaille d’or de l’Académie des sciences. C’est lui qui découvrit la riche mine d’étain de Périac. Il a aussi cultivé avec succès l’archéologie. Enfin, on a de lui un grand nombre de mémoires et de dissertations sur les tourbières, sur le défrichement des landes, sur diverses espèces de froment et d’avoine, sur les instruments aratoires et sur les antiquités de la Bretagne.
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'''ATHÈNE''' s. f. (a-tè-ne — du gr. ''Athênê'', Minerve, à qui le hibou était consacré). Ornith. Espèce de chevêche, dont la queue est courte et les doigts emplumés.
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'''ATHÉNÉ''', nom grec de Minerve.
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'''ATHÉNÉE''' s. m. (a-té-né — du gr. ''athenaion'', temple de Minerve ; formé de ''Athênê'', Minerve, déesse des beaux-arts). Chez les anciens, Lieu public où les rhéteurs, les poëtes venaient lire, déclamer leurs ouvrages, et enseigner la rhétorique et les belles-lettres : ''L’empereur Caligula avait fait bâtir un'' {{sc|athénée}} ''à Lyon, l’an ''37 ''de J.-C. À l’époque de {{roi|Théodose|II}}, on comptait, dans l’''{{sc|athénée}} ''fondé par Adrien, trois orateurs'', ''dix grammairiens, cinq sophistes, un philosophe et deux jurisconsultes.'' (Bachelet.)
— Aujourd’hui, Établissement où des savants, des gens de lettres, font des lectures, des cours publics, mais non officiels : ''Professer à l’''{{sc|athénée.}} ''Aller à l’''{{sc|athénée.}} ''Cela le remplissait de surprise au point de se demander s’il était bien réellement à Charenton ou dans un'' {{sc|athénée}} ''quelconque.'' (Monsclet.) ''La société'' (de Paris) ''connue sous le nom de'' musée, ''prit celui de'' lycée ''en'' 1794, ''et enfin d’''{{sc|athénée}} des arts ''en'' 1803. (St-Laurent.) ‖ En Belgique, on donne ce nom à des établissements d’instruction publique analogues à nos lycées.
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<section begin="ATHÉNÉE (écrivain militaire)"/><nowiki/>
'''ATHÉNÉE''', écrivain militaire et mathématicien grec, vivait vers 200 av. J.-C. On lui attribue un traité ''sur les machines de guerre'', adressé à Marcellus, le vainqueur de Syracuse. On croit aussi que c’est le même personnage qu’un Athénée cité par Antiphilius comme ayant inventé une horloge ingénieuse qui indiquait les heures par le sifflement de l’air, au moyen de l’impulsion de l’eau, passant par une ouverture étroite.
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'''ATHÉNÉE''', médecin grec, né en Cilicie, vivait, à ce qu’on croit, dans le {{s|i|er}} de l’ère chrétienne. Il pratiqua la médecine à Rome, et fut une célébrité médicale de son temps. Il est le chef de la secte des ''pneumatiques'', qui faisait jouer au ''pneuma'', ou esprit, un rôle analogue à celui du principe vital de quelques physiologistes modernes. Il ne reste que quelques fragments de ses ouvrages.
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'''ATHÉNÉE''', grammairien et rhéteur grec, né à Naucratis, dans la basse Égypte, contemporain de Marc-Aurèle et d’Alexandre Sévère ; on ignore l’époque précise de sa naissance et de sa mort ; mais il paraît qu’il était déjà fort âgé l’an 228 de notre ère, et l’on présume qu’il ne dut guère dépasser ce temps. Les événements de sa vie nous sont également inconnus. Son érudition l’avait fait surnommer le ''Varron des Grecs.'' Il écrivit une histoire des rois de Syrie, qui n’est pas venue jusqu’à nous. Le seul ouvrage qui reste de lui est intitulé : ''Deipnosophistes'', c’est-à-dire les ''Sophistes à table'' ou le ''Banquet des savants'', en quinze livres que nous possédons en entier, sauf les deux premiers, dont nous n’avons qu’un abrégé, et quelques lacunes dans les autres. Il semble que l’auteur ait voulu faire de ce livre un recueil de tout ce qu’il avait glané de plus curieux dans ses lectures et dans ses longues études. Cette compilation, trésor d’érudition d’autant plus précieux que la plus grande partie des ouvrages cités par Athénée sont depuis longtemps perdus, est une sorte de répertoire universel de l’antiquité, d’une prodigieuse variété et d’une richesse éblouissante. Voici, en deux mots, quel est le plan du livre. Athénée raconte a son ami Timocrate tout ce qui s’est dit à la table du riche et savant Larentius, qui réunissait chez lui les esprits les plus distingués de son temps, médecins, rhéteurs, artistes, philosophes, etc. Dans ce cadre, il a fait entrer des notions sur les sciences de cette époque, des fragments de poésie, des détails de mœurs, des notices littéraires, des anecdotes curieuses, piquantes et parfois licencieuses, ainsi qu’une multitude de renseignements sur les usages civils et religieux, les cultes, les fêtes, les repas, la musique, les armes, les vases, les aliments, les parfums, les vins, les fleurs, les jeux, les couronnes, etc. On donnera une idée de la valeur de ce recueil, en rappelant qu’il contient des extraits de huit cents pièces, des citations de quinze cents ouvrages perdus, et les noms de sept cents auteurs, dont la plupart nous seraient inconnus sans sa mention. L’ouvrage est une sorte de traité de gastronomie ; mais les digressions nombreuses auxquelles se livrent les convives font passer sous les yeux du lecteur une sorte de croquis de la société antique, qui, à l’époque de l’auteur, était déjà un sujet d’érudition et d’archéologie. On croirait vraiment qu’en composant son ouvrage, Athénée prévoyait les services qu’il était appelé à rendre à l’histoire littéraire.
Une des bonnes éditions grecques d’Athénée est celle de Guill. Dindorf, Leipzig, 1827 et suiv. Les traductions françaises de l’abbé de Marolles, 1680, et de Lefèvre de Villebrune, 1789-1791, ne sont ni très-élégantes ni très-fidèles.
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'''ATHÉNÉE''', philosophe péripatéticien, né à Séleucie, vint à Rome, se lia avec Muréna, fut fait prisonnier comme lui et mis en liberté par Auguste, qui le trouva innocent du complot. Comme ses amis l’interrogeaient sur les motifs de son absence, il leur répondit par un vers de l’''Hécube'' d’Euripide : ''Je sors des gouffres de l’enfer. ''Il périt dans un éboulement de la maison qu’il habitait.
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'''ATHÉNÉES''' s. f. pl. (a-té-né — du gr. ''Athênê'', Minerve). Antiq. gr. Fêtes que les Athéniens célébraient en l’honneur de Minerve. On les nomme plus ordinairement {{sc|panathénées}}
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'''ATHÉNÉIDE''' s. f. (a-té-né-i-de). Entom. Genre de ligéens, ayant pour type l’athénéide cymoïde des environs de Gênes.
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'''ATHÈNES'''. (Le nom de la métropole intellectuelle de la Grèce, de même que celui de la province ''Attique'', contient la racine primitive qu’on retrouve dans le mot grec ''anthos'', fleur ; ''n'' qu’on remarque dans ''anthos'', au lieu de ''ath-os'', a été intercalé pour compenser la suppression d’un ancien ''r ;'' car la véritable racine, telle que nous la présente encore le sanscrit, devait être ''ridh'' ou ''ardh'' — le ''ri'' sanscrit se change en ''ar'', par suite de ce qu’on appelle techniquement le ''gouna. — Ardh'', devint d’abord ''adh'', et plus tard ''ath'', par suite du changement, justifié par de nombreux exemples, de ''dh'' en ''th ;'' puis, pour compenser la perte de ''r'', on intercala ''n'', et l’on obtint la forme ''anth'' — ''anth-os'', avec la terminaison. — ''Athênê'' a conservé le thème primitif ''Ath'', et c’est proprement un participe présent moyen, formé à l’aide du suffixe ''êno'', et signifiant littéralement, la ''florissante.'' Du reste, à côté d’''Athênê'', nous retrouvons, également appliqué à une ville, le nom d’''Anthênê'', tout à fait conforme à la racine modifiée ''anthos'', fleur. On peut rapprocher, comme analogie de signification, le nom de la cité italienne ''Florence — florentia, florere, Firenze'', en italien —). Ville de l’Europe méridionale, capitale du royaume de Grèce et ch.-lieu du diocèse de l’Attique, au confluent des deux ruisseaux, le Céphise et l’Ilissus, près du golfe d’Égine, par 37° 58′ de lat. N., et 21° 25′ de long. E. ; 20,000 hab. Université, facultés de sciences, de lettres, de droit et de médecine, bibliothèque de 80,000 volumes, musée d’antiquités, lycée, école normale, etc. Centre d’un grand commerce d’importation et d’exportation par une marine marchande considérable, qui trouve un abri vaste et sûr dans le port du Pirée ; industrie manufacturière presque nulle ; les fruits, les olives, la cire et le miel de l’Hymète, l’huile, la laine et la soie sont ses principales productions agricoles.
Athènes est bâtie au centre de la plaine de l’Attique, au pied du Lycabette et au N. du rocher de l’Acropole. Le terrain occupé par la ville moderne n’appartenait pas entièrement à la ville antique, qui s’étendait, au contraire, au S. et à l’O. de l’Acropole, sur les rives de l’Ilissus et sur une série de collines : l’Aréopage, le Pnyx, la colline des Nymphes et celle du Musée, qui sont aujourd’hui des terrains presque inhabités, couverts de ruines et sans culture. Le quartier de la ville qui se groupe au pied de l’Acropole représente le village turc. « Ce sont, dit {{M.|About}}, des ruelles, des cabanes à hauteur d’appui, des cours où les poulets, les enfants et les cochons grouillent pêle-mêle, entre un tas de fumier et un tas de fagots. » Les autres quartiers de l’Athènes moderne renferment quelques rues assez bien percées et bien bâties, quelques monuments dont l’architecture est généralement peu en harmonie avec les restes de la ville antique. V. plus loin, {{sc|Description d’Athènes moderne.}}
Si, au point de vue des habitudes commerciales et des aptitudes maritimes des Grecs modernes, le choix d’Athènes comme capitale de la Grèce actuelle a été critiqué, l’abondance des souvenirs historiques, l’atmosphère de gloire qui planera toujours sur les cendres héroïques qui reposent autour de l’Acropole, expliquent et légitiment ce choix d’une manière suffisante. « La considération qu’elle s’est attirée, dit Cicéron dans son discours pour Flaccus, est si grande, que la réputation de la Grèce, si déchue aujourd’hui et presque tombée, ne subsiste plus que par l’estime qu’on a pour Athènes. »
L’origine et la fondation de cette ville, illustre dans la guerre et sans égale dans la littérature et dans les arts, se perdent dans la nuit des temps fabuleux. Cependant les marbres de Paros représentent, comme son fondateur et son premier roi, Cécrops, qui aurait commencé à régner vers 1582 av. J.-C., et qui est regardé comme le chef d’une colonie venue d’Égypte. Primitivement, cette ville consistait en une douzaine de bourgades disséminées sur les collines qui ondulent les plaines de l’Attique aux environs de l’Acropole ; Thésée, à son retour de Crète, réunit ces douze bourgades et en forma Athènes, qui prit son nom de Minerve (en grec ''Athênê''), sa principale divinité.
Aux rois succédèrent d’abord des archontes perpétuels jusqu’en 754, puis des archontes décennaux, enfin des archontes annuels jusqu’en 684. Elle eut, à peu près vers cette époque, Dracon et Solon pour législateurs ; et, après la tyrannie des Pisistratides (560 à 508), elle reçut de Clisthène une organisation plus démocratique. Les guerres médiques, qui désolèrent l’Attique et ruinèrent Athènes, firent éclater la gloire des Athéniens, qui, grâce à l’intelligente initiative du vainqueur de Salamine, relevèrent leur ville plus belle et plus puissante que jamais. Aux deux ports, Phalère et Munychie, que possédait sa patrie, Thémistocle ajouta le Pirée, et, pour rattacher ce port à la ville, commença la construction des ''longs murs'', que continua Cimon et que Périclès termina. C’est pendant la domination de ce dernier, qui a eu l’insigne honneur de donner son nom à un des grands siècles de l’humanité, qu’Athènes prit tout son développement et brilla de son plus vif éclat. Sa population fut évaluée à 80,000 habitants. Malheureusement les excès de la démocratie, la mobilité capricieuse et l’inconstance jalouse des Athéniens, entraînèrent la décadence de cette reine de la Grèce. Prise par Lysandre, en 404, elle subit le joug des trente tyrans ; mais, à cette époque même, si elle vit diminuer son influence politique, elle domina ses alliés et ses vainqueurs par les grands hommes qu’elle produisit : l’historien Thucydide, Xénophon et Platon, disciples de Socrate ; Aristophane, Ménandre, Isocrate, Eschine, Démosthène et tant d’autres orateurs, sans parler de ses nombreux artistes, lui ont donné une auréole impérissable. Malgré cette pléiade de grands hommes, malgré la vertu de Phocion, ce fut en vain qu’Athènes voulut lutter contre Philippe ; elle fut vaincue à Chéronée, en 338, et depuis cette époque elle perdit toute puissance politique. Elle fut tour a tour asservie par Cassandre, Démétrius Poliorcète, {{roi|Philippe|III}} et les Romains ; après le passage de Sylla, il ne lui resta plus que la gloire littéraire de ses écoles, où les maîtres du monde venaient puiser la science et l’art de bien dire. Son antique réputation la fit respecter des Goths eux-mêmes ; mais la domination des empereurs d’Orient lui fut plus funeste que la présence des Barbares. Sous le règne de Justinien, qui fit fermer les écoles d’Athènes, on porta sans pitié le marteau sur les monuments qu’on ne pouvait transformer en églises, et plusieurs colonnes de marbre allèrent décorer, à Constantinople, l’église de Sainte-Sophie. Perdant dès lors toute supériorité littéraire et artistique, Athènes devint une ville secondaire, très-rarement mentionnée par les historiens. Pendant la quatrième croisade et durant l’empire latin, vers 1204, cette ville devint la capitale d’un duché, qui appartint d’abord à Othon de la Roche, puis à Gauthier de Brienne ; sous les Acciajuoli, famille de Florence, ce petit État prit une extension momentanée ; mais bientôt {{roi|Mahomet|II}} s’en empara, et fit étrangler le dernier grand-duc, en 1460. Athènes fut alors soumise aux Turcs, qui en restèrent maîtres jusqu’en 1827, époque à laquelle la Grèce, grâce à l’intervention des puissances européennes, recouvra son indépendance.
— À cause du rôle brillant qu’Athènes a joué dans l’antiquité, le nom de cette ville s’emploie par antonomase, pour désigner toute cité où fleurissent les lettres, les arts, l’esprit, etc. : ''La République, messieurs ! un gouvernement fédéral pour Buzot, une immense'' {{sc|Athènes}} ''renouvelée de Démosthène et de Plutarque pour Ducos.'' (Ch. Nodier.) ‖ S’emploie surtout pour désigner la ville de Paris, qui offre tant de points de ressemblance avec la patrie de Périclès, de Phidias et de Démosthène : ''Hommes de la nouvelle'' {{sc|Athènes}}, ''j’ai traversé votre cité, j’ai passé sur vos places publiques, j’ai vu tous vos dieux : dieu du plaisir, dieu de l’argent, dieu de l’industrie, dieu de l’orgueil, et au milieu de ce panthéon qu’habitent tant de divinités modernes, j’ai vu des autels élevés à une divinité mystérieuse. Au frontispice de vos palais de l’industrie, de vos temples des arts et de vos musées européens, j’ai relu cette inscription :'' Deo ignoto ; ''j’ai demandé le nom de ce dieu inconnu, on m’a répondu :'' le Progrès. (Le {{P.|Félix.}})
'''— Allus. littér. {{t|Nous sommes tous d’Athènes en ce point|85}}''', allusion à un passage d’une fable de La Fontaine, dans laquelle, après avoir fait ressortir la frivolité athénienne, qui s’arrête à des contes d’enfants plutôt qu’aux paroles sérieuses d’un orateur, il se fait Athénien lui-même, et s’écrie naïvement :
{{DctCite|''Nous sommes tous d’Athène en ce point'', et moi-même,{{Crlf
|}}Au moment où je fais cette moralité,{{Crlf
|}}{{espaces|10}}Si ''Peau d’âne'' m’était conté,{{Crlf
|}}{{espaces|10}}J’y prendrais un plaisir extrême.||0}}
{{SA|Ce vers est souvent cité pour caractériser la légèreté de ceux qui, en littérature, en politique, dans les beaux-arts, négligent le sérieux pour s’attacher à des bagatelles qui leur plaisent :}}
« Tous les hommes sont Français quand il s’agit de s’engouer d’une erreur.
{{pom|''Nous sommes tous d’Athène en ce point…''}}
{{SA|Pour l’erreur, il n’y a point de Pyrénées. Il n’y a non plus ni Alpes, ni Rhin, ni Manche, ni Atlantique. » {{sc|Babinet.}}}}
« L’épigrnmme était médiocre, mais elle proclamait une vérité générale, à savoir l’irrésistible attrait de la féerie au théâtre. ''Nous'' ''sommes tous d’Athènes, ''et nos directeurs de théâtre, qui savent cela, s’arrangent pour exploiter notre crédulité. » B. {{sc|Jouvin.}}
{{sc|Dëscription de l’Athènes antique-}} — ''Cecropia'', la petite ville fondée par Cécrops, occupait le sommet d’une colline assez élevée, à quarante stades de la mer ; cette place, qui reçut plus tard le nom d’Acropolis (la cité haute), fut entourée d’abord de simples palissades, puis de murailles de construction pélagique. Quelques auteurs pensent que ce fut du temps même de Cecrops que la ville fut consacrée à Minerve ''(Athènê''), dont elle prit le nom ; d’autres placent cet événement sous le d’Erechthée. Thésée fit bâtir dans la plaine autour de l’Acropole, des quartiers très étendus, que l’on appela la cité basse ''(é kato polis''). Pisistrate et ses fils contribuèrent à leur tour à l’agrandissement et a l’embellissement d’Athènes ; mais cette ville fut bientôt ravagée et détruite presque entièrement par l’armée de Xercès. Thémistocle la releva de ses ruines et lui donna une importance toute nouvelle en la joignant au port du Pirée par de longues murailles (''makra teiché''). Sous Périclès, elle devint, par le nombre, par la grandeur, par la noblesse de ses édifices, la plus belle ville du monde. À partir du règne d’Alexandre, elle déchut peu a peu de sa splendeur. Sylla s’en empara et la livra au pillage ; il fit enlever jusqu’à des colonnes du temple de Jupiter Olympien, et les transporta à Rome pour orner celui de Jupiter Capitolin. Mais si nombreuses étaient les merveilles accumulées dans cette ville célèbre, que, du temps de Pline, on y comptait encore près de trois mille statues. Le poëte Lysippe disait : « Si tu n’as pas vu Athènes, tu es une bûche ''(slelcchos'') ; si tu l’as vue sans l’admirer, tu es un âne ''(onos'') ; si, après l’avoir vue, tu la quittes sans regret, tu es un âne bâté ''(kanthèlion).'' ». Dicéarque, qui rapporte ces paroles, ajoute que le manque d’eau, l’étroitesse des rues, les maisons petites et mal bâties, étaient un sujet d’étonnement à côté des édifices dont Athènes était ornée. Pausanias, qui écrivait au {{sc|ii}}<sup>e</sup> siècle de notre ère, a donné de cette ville une description très-étendue, dont on nous saura gré de reproduire les principaux traits, en y joignant quelques indications fournies par d’autres écrivains de l’antiquité.
Athènes était entourée d épaisses murailles élevées à différentes époques ; indépendamment des Longs Murs qui servaient à joindre le Pirée à la ville, et que l’on appelait encore les ''longues jambes'' (''makra skelé''), Thémistocle avait fait construire, du côté du S., un rempart composé de larges pierres carrées, fortement liées entre elles par des crampons de fer et de plomb ; ce rempart avait environ 35 stades de longueur et 40 coudées de hauteur. deux chars pouvaient y circuler de front, et il était garni de tours qui devinrent par la suite autant d’habitations particulières, lorsque l’espace circonscrit cessa de suffire au nombre toujours croissant des habitants. Le rempart du N., construit à grands frais par Périclès, avait 40 stades de longueur. Les petits ports de Munychie et de Phalère étaient aussi protégés par des remparts qui se rattachaient à ceux du Pirée. L’enceinte totale de la ville mesurait 200 stades (36 kilom.), suivant Dion Chrysostome, ou, d’après une autre évaluation qui semble plus exacte, 178 stades (32 kilom.).
Les portes principales d’Athènes étaient : la porte Thriasienne, appelée encore ''Dipylon'' (la double porte), parce qu’elle surpassait les autres en grandeur, et porte du Céramique, parce qu’elle servait d’entrée au quartier de ce nom : la porte Piréique, qui conduisait au Pirée ; la porte Hippade ou des Chevaliers, près de laquelle se trouvaient les monuments funéraires de l’orateur Hypéride et des membres de sa famille ; la porté Erienne (de ''erion'', tombeau), par laquelle sortaient les convois funèbres ; la porté Sucrée, qui conduisait à Eleusis ; la porte Egéenne, qui s’ouvrait du côté du Delphinion, lieu consacré à Apollon par Egéec ; la porte de Diocharès ; les portes Acharnique et Dioméidès, qui conduisaient aux dèmes d’Acharna et de Diomée ; la porte de Thrace ; la porte d’Itone ; la porte Scéenne ou ''de gauche'' ; ] la porte d’Adrien, qui donnait accès dans la partie de la ville que ce prince rebâtit, et qu’il nomma ''Adrianopolis.''
Athènes était divisée en plusieurs quartiers, dont les principaux étaient : le Céramique, le Prytanée, le Lycée, le Théâtre, l’Acropole, l’Aréopage, l’Académie et les Jardins. Les rues étaient généralement étroites gt tortueuses ; parmi celles dont les noms sont parvenus jusqu’à nous, nous citerons : la rue Eleusinienne ; la rue de Thésée, appelée encore rue du Pirée ; la rue des Ennemis ; la rue des Coffretiers ; la rue des Hermès ; la rue du Foyer ; la rue des Fourmis ; la rue des Etrangers ; la Troisième rue : la rue des Trépieds, ainsi nommée parce qu’on y voyait un grand nombre de trépieds d airain consacrés par les choréges ; etc.
Bien que les travaux de Le Roi, de Stuart, de l’abbé Barthélémy, de Leake, de Spon et "Wheler, et ceux plus récents de {{MM.|Raoul}} Rochette, Beulé, 1-Ianriot, Burnoiif, Forscrinmnier, liiepert, Forbiger, etc., aient élucidé<section end="ATHÈNES"/><noinclude>
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'''ATHÉNAS''' (Pierre-Louis), archéologue et agronome, né à Paris en 1752, mort en 1829. Il étudia la chimie et la physique sous le père Malherbe, la minéralogie, l’anatomie, etc., sous Buffon et Daubenton. Depuis 1786 jusqu’à sa mort, il habita Nantes, où il était secrétaire de la chambre de commerce. Il a rendu les plus grands services au département de la Loire-Inférieure, et à l’agriculture en général. En 1824, il inventa une charrue de défrichement qui lui valut la grande médaille d’or de l’Académie des sciences. C’est lui qui découvrit la riche mine d’étain de Périac. Il a aussi cultivé avec succès l’archéologie. Enfin, on a de lui un grand nombre de mémoires et de dissertations sur les tourbières, sur le défrichement des landes, sur diverses espèces de froment et d’avoine, sur les instruments aratoires et sur les antiquités de la Bretagne.
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'''ATHÈNE''' s. f. (a-tè-ne — du gr. ''Athênê'', Minerve, à qui le hibou était consacré). Ornith. Espèce de chevêche, dont la queue est courte et les doigts emplumés.
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'''ATHÉNÉE''' s. m. (a-té-né — du gr. ''athenaion'', temple de Minerve ; formé de ''Athênê'', Minerve, déesse des beaux-arts). Chez les anciens, Lieu public où les rhéteurs, les poëtes venaient lire, déclamer leurs ouvrages, et enseigner la rhétorique et les belles-lettres : ''L’empereur Caligula avait fait bâtir un'' {{sc|athénée}} ''à Lyon, l’an ''37 ''de J.-C. À l’époque de {{roi|Théodose|II}}, on comptait, dans l’''{{sc|athénée}} ''fondé par Adrien, trois orateurs'', ''dix grammairiens, cinq sophistes, un philosophe et deux jurisconsultes.'' (Bachelet.)
— Aujourd’hui, Établissement où des savants, des gens de lettres, font des lectures, des cours publics, mais non officiels : ''Professer à l’''{{sc|athénée.}} ''Aller à l’''{{sc|athénée.}} ''Cela le remplissait de surprise au point de se demander s’il était bien réellement à Charenton ou dans un'' {{sc|athénée}} ''quelconque.'' (Monsclet.) ''La société'' (de Paris) ''connue sous le nom de'' musée, ''prit celui de'' lycée ''en'' 1794, ''et enfin d’''{{sc|athénée}} des arts ''en'' 1803. (St-Laurent.) ‖ En Belgique, on donne ce nom à des établissements d’instruction publique analogues à nos lycées.
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'''ATHÉNÉE''', écrivain militaire et mathématicien grec, vivait vers 200 av. J.-C. On lui attribue un traité ''sur les machines de guerre'', adressé à Marcellus, le vainqueur de Syracuse. On croit aussi que c’est le même personnage qu’un Athénée cité par Antiphilius comme ayant inventé une horloge ingénieuse qui indiquait les heures par le sifflement de l’air, au moyen de l’impulsion de l’eau, passant par une ouverture étroite.
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'''ATHÉNÉE''', médecin grec, né en Cilicie, vivait, à ce qu’on croit, dans le {{s|i|er}} de l’ère chrétienne. Il pratiqua la médecine à Rome, et fut une célébrité médicale de son temps. Il est le chef de la secte des ''pneumatiques'', qui faisait jouer au ''pneuma'', ou esprit, un rôle analogue à celui du principe vital de quelques physiologistes modernes. Il ne reste que quelques fragments de ses ouvrages.
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'''ATHÉNÉE''', grammairien et rhéteur grec, né à Naucratis, dans la basse Égypte, contemporain de Marc-Aurèle et d’Alexandre Sévère ; on ignore l’époque précise de sa naissance et de sa mort ; mais il paraît qu’il était déjà fort âgé l’an 228 de notre ère, et l’on présume qu’il ne dut guère dépasser ce temps. Les événements de sa vie nous sont également inconnus. Son érudition l’avait fait surnommer le ''Varron des Grecs.'' Il écrivit une histoire des rois de Syrie, qui n’est pas venue jusqu’à nous. Le seul ouvrage qui reste de lui est intitulé : ''Deipnosophistes'', c’est-à-dire les ''Sophistes à table'' ou le ''Banquet des savants'', en quinze livres que nous possédons en entier, sauf les deux premiers, dont nous n’avons qu’un abrégé, et quelques lacunes dans les autres. Il semble que l’auteur ait voulu faire de ce livre un recueil de tout ce qu’il avait glané de plus curieux dans ses lectures et dans ses longues études. Cette compilation, trésor d’érudition d’autant plus précieux que la plus grande partie des ouvrages cités par Athénée sont depuis longtemps perdus, est une sorte de répertoire universel de l’antiquité, d’une prodigieuse variété et d’une richesse éblouissante. Voici, en deux mots, quel est le plan du livre. Athénée raconte a son ami Timocrate tout ce qui s’est dit à la table du riche et savant Larentius, qui réunissait chez lui les esprits les plus distingués de son temps, médecins, rhéteurs, artistes, philosophes, etc. Dans ce cadre, il a fait entrer des notions sur les sciences de cette époque, des fragments de poésie, des détails de mœurs, des notices littéraires, des anecdotes curieuses, piquantes et parfois licencieuses, ainsi qu’une multitude de renseignements sur les usages civils et religieux, les cultes, les fêtes, les repas, la musique, les armes, les vases, les aliments, les parfums, les vins, les fleurs, les jeux, les couronnes, etc. On donnera une idée de la valeur de ce recueil, en rappelant qu’il contient des extraits de huit cents pièces, des citations de quinze cents ouvrages perdus, et les noms de sept cents auteurs, dont la plupart nous seraient inconnus sans sa mention. L’ouvrage est une sorte de traité de gastronomie ; mais les digressions nombreuses auxquelles se livrent les convives font passer sous les yeux du lecteur une sorte de croquis de la société antique, qui, à l’époque de l’auteur, était déjà un sujet d’érudition et d’archéologie. On croirait vraiment qu’en composant son ouvrage, Athénée prévoyait les services qu’il était appelé à rendre à l’histoire littéraire.
Une des bonnes éditions grecques d’Athénée est celle de Guill. Dindorf, Leipzig, 1827 et suiv. Les traductions françaises de l’abbé de Marolles, 1680, et de Lefèvre de Villebrune, 1789-1791, ne sont ni très-élégantes ni très-fidèles.
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'''ATHÉNÉE''', philosophe péripatéticien, né à Séleucie, vint à Rome, se lia avec Muréna, fut fait prisonnier comme lui et mis en liberté par Auguste, qui le trouva innocent du complot. Comme ses amis l’interrogeaient sur les motifs de son absence, il leur répondit par un vers de l’''Hécube'' d’Euripide : ''Je sors des gouffres de l’enfer. ''Il périt dans un éboulement de la maison qu’il habitait.
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'''ATHÉNÉES''' s. f. pl. (a-té-né — du gr. ''Athênê'', Minerve). Antiq. gr. Fêtes que les Athéniens célébraient en l’honneur de Minerve. On les nomme plus ordinairement {{sc|panathénées}}
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'''ATHÉNÉIDE''' s. f. (a-té-né-i-de). Entom. Genre de ligéens, ayant pour type l’athénéide cymoïde des environs de Gênes.
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'''ATHÈNES'''. (Le nom de la métropole intellectuelle de la Grèce, de même que celui de la province ''Attique'', contient la racine primitive qu’on retrouve dans le mot grec ''anthos'', fleur ; ''n'' qu’on remarque dans ''anthos'', au lieu de ''ath-os'', a été intercalé pour compenser la suppression d’un ancien ''r ;'' car la véritable racine, telle que nous la présente encore le sanscrit, devait être ''ridh'' ou ''ardh'' — le ''ri'' sanscrit se change en ''ar'', par suite de ce qu’on appelle techniquement le ''gouna. — Ardh'', devint d’abord ''adh'', et plus tard ''ath'', par suite du changement, justifié par de nombreux exemples, de ''dh'' en ''th ;'' puis, pour compenser la perte de ''r'', on intercala ''n'', et l’on obtint la forme ''anth'' — ''anth-os'', avec la terminaison. — ''Athênê'' a conservé le thème primitif ''Ath'', et c’est proprement un participe présent moyen, formé à l’aide du suffixe ''êno'', et signifiant littéralement, la ''florissante.'' Du reste, à côté d’''Athênê'', nous retrouvons, également appliqué à une ville, le nom d’''Anthênê'', tout à fait conforme à la racine modifiée ''anthos'', fleur. On peut rapprocher, comme analogie de signification, le nom de la cité italienne ''Florence — florentia, florere, Firenze'', en italien —). Ville de l’Europe méridionale, capitale du royaume de Grèce et ch.-lieu du diocèse de l’Attique, au confluent des deux ruisseaux, le Céphise et l’Ilissus, près du golfe d’Égine, par 37° 58′ de lat. N., et 21° 25′ de long. E. ; 20,000 hab. Université, facultés de sciences, de lettres, de droit et de médecine, bibliothèque de 80,000 volumes, musée d’antiquités, lycée, école normale, etc. Centre d’un grand commerce d’importation et d’exportation par une marine marchande considérable, qui trouve un abri vaste et sûr dans le port du Pirée ; industrie manufacturière presque nulle ; les fruits, les olives, la cire et le miel de l’Hymète, l’huile, la laine et la soie sont ses principales productions agricoles.
Athènes est bâtie au centre de la plaine de l’Attique, au pied du Lycabette et au N. du rocher de l’Acropole. Le terrain occupé par la ville moderne n’appartenait pas entièrement à la ville antique, qui s’étendait, au contraire, au S. et à l’O. de l’Acropole, sur les rives de l’Ilissus et sur une série de collines : l’Aréopage, le Pnyx, la colline des Nymphes et celle du Musée, qui sont aujourd’hui des terrains presque inhabités, couverts de ruines et sans culture. Le quartier de la ville qui se groupe au pied de l’Acropole représente le village turc. « Ce sont, dit {{M.|About}}, des ruelles, des cabanes à hauteur d’appui, des cours où les poulets, les enfants et les cochons grouillent pêle-mêle, entre un tas de fumier et un tas de fagots. » Les autres quartiers de l’Athènes moderne renferment quelques rues assez bien percées et bien bâties, quelques monuments dont l’architecture est généralement peu en harmonie avec les restes de la ville antique. V. plus loin, {{sc|Description d’Athènes moderne.}}
Si, au point de vue des habitudes commerciales et des aptitudes maritimes des Grecs modernes, le choix d’Athènes comme capitale de la Grèce actuelle a été critiqué, l’abondance des souvenirs historiques, l’atmosphère de gloire qui planera toujours sur les cendres héroïques qui reposent autour de l’Acropole, expliquent et légitiment ce choix d’une manière suffisante. « La considération qu’elle s’est attirée, dit Cicéron dans son discours pour Flaccus, est si grande, que la réputation de la Grèce, si déchue aujourd’hui et presque tombée, ne subsiste plus que par l’estime qu’on a pour Athènes. »
L’origine et la fondation de cette ville, illustre dans la guerre et sans égale dans la littérature et dans les arts, se perdent dans la nuit des temps fabuleux. Cependant les marbres de Paros représentent, comme son fondateur et son premier roi, Cécrops, qui aurait commencé à régner vers 1582 av. J.-C., et qui est regardé comme le chef d’une colonie venue d’Égypte. Primitivement, cette ville consistait en une douzaine de bourgades disséminées sur les collines qui ondulent les plaines de l’Attique aux environs de l’Acropole ; Thésée, à son retour de Crète, réunit ces douze bourgades et en forma Athènes, qui prit son nom de Minerve (en grec ''Athênê''), sa principale divinité.
Aux rois succédèrent d’abord des archontes perpétuels jusqu’en 754, puis des archontes décennaux, enfin des archontes annuels jusqu’en 684. Elle eut, à peu près vers cette époque, Dracon et Solon pour législateurs ; et, après la tyrannie des Pisistratides (560 à 508), elle reçut de Clisthène une organisation plus démocratique. Les guerres médiques, qui désolèrent l’Attique et ruinèrent Athènes, firent éclater la gloire des Athéniens, qui, grâce à l’intelligente initiative du vainqueur de Salamine, relevèrent leur ville plus belle et plus puissante que jamais. Aux deux ports, Phalère et Munychie, que possédait sa patrie, Thémistocle ajouta le Pirée, et, pour rattacher ce port à la ville, commença la construction des ''longs murs'', que continua Cimon et que Périclès termina. C’est pendant la domination de ce dernier, qui a eu l’insigne honneur de donner son nom à un des grands siècles de l’humanité, qu’Athènes prit tout son développement et brilla de son plus vif éclat. Sa population fut évaluée à 80,000 habitants. Malheureusement les excès de la démocratie, la mobilité capricieuse et l’inconstance jalouse des Athéniens, entraînèrent la décadence de cette reine de la Grèce. Prise par Lysandre, en 404, elle subit le joug des trente tyrans ; mais, à cette époque même, si elle vit diminuer son influence politique, elle domina ses alliés et ses vainqueurs par les grands hommes qu’elle produisit : l’historien Thucydide, Xénophon et Platon, disciples de Socrate ; Aristophane, Ménandre, Isocrate, Eschine, Démosthène et tant d’autres orateurs, sans parler de ses nombreux artistes, lui ont donné une auréole impérissable. Malgré cette pléiade de grands hommes, malgré la vertu de Phocion, ce fut en vain qu’Athènes voulut lutter contre Philippe ; elle fut vaincue à Chéronée, en 338, et depuis cette époque elle perdit toute puissance politique. Elle fut tour a tour asservie par Cassandre, Démétrius Poliorcète, {{roi|Philippe|III}} et les Romains ; après le passage de Sylla, il ne lui resta plus que la gloire littéraire de ses écoles, où les maîtres du monde venaient puiser la science et l’art de bien dire. Son antique réputation la fit respecter des Goths eux-mêmes ; mais la domination des empereurs d’Orient lui fut plus funeste que la présence des Barbares. Sous le règne de Justinien, qui fit fermer les écoles d’Athènes, on porta sans pitié le marteau sur les monuments qu’on ne pouvait transformer en églises, et plusieurs colonnes de marbre allèrent décorer, à Constantinople, l’église de Sainte-Sophie. Perdant dès lors toute supériorité littéraire et artistique, Athènes devint une ville secondaire, très-rarement mentionnée par les historiens. Pendant la quatrième croisade et durant l’empire latin, vers 1204, cette ville devint la capitale d’un duché, qui appartint d’abord à Othon de la Roche, puis à Gauthier de Brienne ; sous les Acciajuoli, famille de Florence, ce petit État prit une extension momentanée ; mais bientôt {{roi|Mahomet|II}} s’en empara, et fit étrangler le dernier grand-duc, en 1460. Athènes fut alors soumise aux Turcs, qui en restèrent maîtres jusqu’en 1827, époque à laquelle la Grèce, grâce à l’intervention des puissances européennes, recouvra son indépendance.
— À cause du rôle brillant qu’Athènes a joué dans l’antiquité, le nom de cette ville s’emploie par antonomase, pour désigner toute cité où fleurissent les lettres, les arts, l’esprit, etc. : ''La République, messieurs ! un gouvernement fédéral pour Buzot, une immense'' {{sc|Athènes}} ''renouvelée de Démosthène et de Plutarque pour Ducos.'' (Ch. Nodier.) ‖ S’emploie surtout pour désigner la ville de Paris, qui offre tant de points de ressemblance avec la patrie de Périclès, de Phidias et de Démosthène : ''Hommes de la nouvelle'' {{sc|Athènes}}, ''j’ai traversé votre cité, j’ai passé sur vos places publiques, j’ai vu tous vos dieux : dieu du plaisir, dieu de l’argent, dieu de l’industrie, dieu de l’orgueil, et au milieu de ce panthéon qu’habitent tant de divinités modernes, j’ai vu des autels élevés à une divinité mystérieuse. Au frontispice de vos palais de l’industrie, de vos temples des arts et de vos musées européens, j’ai relu cette inscription :'' Deo ignoto ; ''j’ai demandé le nom de ce dieu inconnu, on m’a répondu :'' le Progrès. (Le {{P.|Félix.}})
'''— Allus. littér. {{t|Nous sommes tous d’Athènes en ce point|85}}''', allusion à un passage d’une fable de La Fontaine, dans laquelle, après avoir fait ressortir la frivolité athénienne, qui s’arrête à des contes d’enfants plutôt qu’aux paroles sérieuses d’un orateur, il se fait Athénien lui-même, et s’écrie naïvement :
{{DctCite|''Nous sommes tous d’Athène en ce point'', et moi-même,{{Crlf
|}}Au moment où je fais cette moralité,{{Crlf
|}}{{espaces|10}}Si ''Peau d’âne'' m’était conté,{{Crlf
|}}{{espaces|10}}J’y prendrais un plaisir extrême.||0}}
{{SA|Ce vers est souvent cité pour caractériser la légèreté de ceux qui, en littérature, en politique, dans les beaux-arts, négligent le sérieux pour s’attacher à des bagatelles qui leur plaisent :}}
« Tous les hommes sont Français quand il s’agit de s’engouer d’une erreur.
{{pom|''Nous sommes tous d’Athène en ce point…''}}
{{SA|Pour l’erreur, il n’y a point de Pyrénées. Il n’y a non plus ni Alpes, ni Rhin, ni Manche, ni Atlantique. » {{espaces|10}}{{sc|Babinet.}}}}
« L’épigramme était médiocre, mais elle proclamait une vérité générale, à savoir l’irrésistible attrait de la féerie au théâtre. ''Nous sommes tous d’Athènes'', et nos directeurs de théâtre, qui savent cela, s’arrangent pour exploiter notre crédulité. » {{espaces|10}}{{sc|B. Jouvin.}}
{{sc|Description de l’Athènes antique.}} — ''Cecropia'', la petite ville fondée par Cécrops, occupait le sommet d’une colline assez élevée, à quarante stades de la mer ; cette place, qui reçut plus tard le nom d’''Acropolis'' (la cité haute), fut entourée d’abord de simples palissades, puis de murailles de construction pélagique. Quelques auteurs pensent que ce fut du temps même de Cécrops que la ville fut consacrée à Minerve (''Athênê''), dont elle prit le nom ; d’autres placent cet événement sous le règne d’Érechthée. Thésée fit bâtir dans la plaine autour de l’Acropole, des quartiers très étendus, que l’on appela la cité basse (''é katô polis''). Pisistrate et ses fils contribuèrent à leur tour à l’agrandissement et à l’embellissement d’Athènes ; mais cette ville fut bientôt ravagée et détruite presque entièrement par l’armée de Xerxès. Thémistocle la releva de ses ruines et lui donna une importance toute nouvelle en la joignant au port du Pirée par de longues murailles (''makra teichê''). Sous Périclès, elle devint, par le nombre, par la grandeur, par la noblesse de ses édifices, la plus belle ville du monde. À partir du règne d’Alexandre, elle déchut peu a peu de sa splendeur. Sylla s’en empara et la livra au pillage ; il fit enlever jusqu’à des colonnes du temple de Jupiter Olympien, et les transporta à Rome pour orner celui de Jupiter Capitolin. Mais si nombreuses étaient les merveilles accumulées dans cette ville célèbre, que, du temps de Pline, on y comptait encore près de trois mille statues. Le poëte Lysippe disait : « Si tu n’as pas vu Athènes, tu es une bûche (''stelechos'') ; si tu l’as vue sans l’admirer, tu es un âne (''onos'') ; si, après l’avoir vue, tu la quittes sans regret, tu es un âne bâté (''kanthêlion''). » Dicéarque, qui rapporte ces paroles, ajoute que le manque d’eau, l’étroitesse des rues, les maisons petites et mal bâties, étaient un sujet d’étonnement à côté des édifices dont Athènes était ornée. Pausanias, qui écrivait au {{s|ii}} de notre ère, a donné de cette ville une description très-étendue, dont on nous saura gré de reproduire les principaux traits, en y joignant quelques indications fournies par d’autres écrivains de l’antiquité.
Athènes était entourée d’épaisses murailles élevées à différentes époques ; indépendamment des Longs Murs qui servaient à joindre le Pirée à la ville, et que l’on appelait encore les ''longues jambes'' (''makra skelê''), Thémistocle avait fait construire, du côté du S., un rempart composé de larges pierres carrées, fortement liées entre elles par des crampons de fer et de plomb ; ce rempart avait environ 35 stades de longueur et 40 coudées de hauteur, deux chars pouvaient y circuler de front, et il était garni de tours qui devinrent par la suite autant d’habitations particulières, lorsque l’espace circonscrit cessa de suffire au nombre toujours croissant des habitants. Le rempart du N., construit à grands frais par Périclès, avait 40 stades de longueur. Les petits ports de Munychie et de Phalère étaient aussi protégés par des remparts qui se rattachaient à ceux du Pirée. L’enceinte totale de la ville mesurait 200 stades (36 kilom.), suivant Dion Chrysostome, ou, d’après une autre évaluation qui semble plus exacte, 178 stades (32 kilom.).
Les portes principales d’Athènes étaient : la porte Thriasienne, appelée encore ''Dipylon'' (la double porte), parce qu’elle surpassait les autres en grandeur, et porte du Céramique, parce qu’elle servait d’entrée au quartier de ce nom : la porte Piréique, qui conduisait au Pirée ; la porte Hippade ou des Chevaliers, près de laquelle se trouvaient les monuments funéraires de l’orateur Hypéride et des membres de sa famille ; la porte Érienne (de ''erion'', tombeau), par laquelle sortaient les convois funèbres ; la porté Sucrée, qui conduisait à Éleusis ; la porte Égéenne, qui s’ouvrait du côté du Delphinion, lieu consacré à Apollon par Égée ; la porte de Diocharès ; les portes Acharnique et Dioméidès, qui conduisaient aux dèmes d’Acharna et de Diomée ; la porte de Thrace ; la porte d’Itone ; la porte Scéenne ou ''de gauche ;'' la porte d’Adrien, qui donnait accès dans la partie de la ville que ce prince rebâtit, et qu’il nomma ''Adrianopolis.''
Athènes était divisée en plusieurs quartiers, dont les principaux étaient : le Céramique, le Prytanée, le Lycée, le Théâtre, l’Acropole, l’Aréopage, l’Académie et les Jardins. Les rues étaient généralement étroites et tortueuses ; parmi celles dont les noms sont parvenus jusqu’à nous, nous citerons : la rue Éleusinienne ; la rue de Thésée, appelée encore rue du Pirée ; la rue des Ennemis ; la rue des Coffretiers ; la rue des Hermès ; la rue du Foyer ; la rue des Fourmis ; la rue des Étrangers ; la Troisième rue ; la rue des Trépieds, ainsi nommée parce qu’on y voyait un grand nombre de trépieds d’airain consacrés par les choréges ; etc.
Bien que les travaux de Le Roi, de Stuart, de l’abbé Barthélémy, de Leake, de Spon et Wheler, et ceux plus récents de {{MM.|Raoul}} Rochette, Beulé, Hanriot, Burnouf, Forschammer, Kiepert, Forbiger, etc., aient élucidé<section end="ATHÈNES"/><noinclude>
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Auteur:Élie-Catherine Fréron
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{{c|[[Comment_j’ai_retrouvé_Livingstone_(Stanley, 1884)/08|CHAPITRE VIII.<br />Remarques géographiques et ethnographiques.]]|fs=110%}}
{{table|indentation=-1|largeurp=30|titre=Distance de Bagamoyo à l’Ounyanyembé. — La Mrima. — Le Sabouahil. — Ports de la côte de Saadani à Quiloa. — Route de Bagamoyo à Simbamouenni. — Vallée du Kingani. — Sources du Kingani ; la Mgéta et l’Oungérengéri. — Point le plus élevé de la route. — Ligne de partage des eaux entre l’Oungérengéri et le Vooami. — L’Ourennga. — La Makata sous le nom de Moukondokoua. — Le lac Ougombo ; reçoit la Roumouma et se décharge dans la Moukondokoua. — Source de la Moukondokoua. — Affluents de cette dernière. — Noullahs. — Région stérile au couchant de l’Ousagara. — Surface incrustés de sel. — la Mdabourou et le Matoungourou. — Le Kisigo. — Résumé de la route. — Importance du Vouami. — Importance plus grande du Roufidji. — Effet de la masika sur la végétation. — Incendie des herbes. — Vouamrima et Vouashenzi : peu de différence. — Vouskouéré. — Villages au plus épais du fourré. — Population de l’Oukouéré. — Vouakami. — Vouadoé. — Riche province. — Premières marques nationales. — Armes des Vouadoé. — Vouaségouhha. — Leur développement, leurs rapines. — Chasse à l’homme. — Croyance à la sorcellerie. — Vouasagara. — Leurs montagnes. — Leur caractère, leur costume. — Vouagogo. — Premier tribut. — Supériorité des Vouagogo. — Leurs armes. — Leurs habitations (''tembés''). — Leurs croyances, leurs coutumes. — Le Magounda Nkali ou Plaine embrasée. — Culture du désert. — Vouakimboa.|page={{pli|175|16}}}}
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{{c|[[Comment_j’ai_retrouvé_Livingstone_(Stanley, 1884)/09|CHAPITRE IX.<br />Dans l’Ouayanyenbé.]]|fs=110%}}
{{table|indentation=-1|largeurp=30|titre=Entrée à Kouikourou. — Chez ben Sélim. — Où est Kazeh ? — Kouihara. — Mon tembé. — Payement de la caravane. — Visite des Arabes, — Tabora. — Réception de Khamis ben Abdallah. — Conseil de guerre. — Mirambo. — la guerre est décidée. — Repas. — Tembé d’Amram ben Massoud. — Caravane du {{Dr}} Livingstone. — Délire. — Départ pour Mfouto. — En guerre ! — Personnel de la troupe. — Onguent magique. — Harangue du Kirangozi. — Attaque de Zimbiso. — Échec des Arabes à Vouilyankourou. — Fuite.|page={{pli|203|16}}}}
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{{table|indentation=-1|largeurp=30|titre=Excuses des Arabes. — De retour à Kouihara. — Fermeture de la route. — Position critique. — Nouvelle de la mort de Farquhar. — Tabora attaqué par Mirambo. — Mort de Khamis ben Abdallah. — Mutilations. — Incendie de Tabora. — Préparatifs de défense. — Vaines paroles. — Engagement des Vouangouana. — Indolence de Shaw. — Enterrement de Barati. — Présent d’un petit garçon. — On l’appelle Kaloulou. — Personnel de la bande. — Fausse alerte. — Repas en l’honneur des morts. — Préparatifs de défense. — Banquet d’adieu ; menu, bœufs à la crapaudine. — Accès de fièvre. — Désolation.|page={{pli|229|16}}}}
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{{c|[[Comment_j’ai_retrouvé_Livingstone_(Stanley, 1884)/11|CHAPITRE XI.<br />De Kouibara à Mréra.]]|fs=110%}}
{{table|indentation=-1|largeurp=30|titre=Départ de Kouibara. — Membres de la caravane. — Scène intéressante. — Désertion. — Chaîne à esclaves. — Kaségéra. — Retour des pagazis. — Kigandou. — Shaw veut retourner à Kouibara. — Dernière soirée passée avec lui. — Son départ. — Des bois, des bois, des bois, toujours des bois. — Sortie de l’Ounyanyembé ; Ougounda. — Fortifications. — Kisari. — Arabe attendant des porteurs depuis deux mois. — Benta. — Boîte énorme. — Kikourou. — Malaria. — Ses effets. — Tortures de l’esprit et du corps. — Guérison. — Sous un figuier. — Abondance de la tsétsé. — Cadavre sur la route. — Manyéra. — Perplexités. — Visite de Manyéra. — ires et admiration. — Effet de l’ammoniaque. — Paradis des chasseurs. — Au bord du Gombé. — Chasse. — Déception d’un crocodile. — À la recherche du miel. — Bivac. — Armes insuffisantes. — Révolte. — Principaux membres de la caravane. — Ingéniosité de Férajji. — Influence du chant sur les porteurs. — Sélim. — Kaloulou. — À la recherche de l’eau. — Villages en ruine. — Coucou indicateur. — Peu de résistance à la soif. — Maréfou. — Changement de direction. — pèche sauvage. — Outendé. — Pallabs. — Monarou. — Influence du Tanganîka ressentie à douze ou quinze marches. — Bande d’éléphants. — Mréra.
— Maladie de Selim. — Halte.|page={{pli|245|16}}}}<noinclude>
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Raymonde Lanthier
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>toilette sur l’esprit des païens, je dois dire au prélat-missionnaire qu’Arabes et Vouangouana le trouvaient d’un suprême ridicule.
Pauvre cher évêque ! Je l’aurais aimé volontiers sans cette exhibition de robe épiscopale dans les rues de Zanzibar<ref>Voir dans Livingstone, ''Explorations du Zambèze et de ses affluents'', Paris, Hachette, 1866, pages 528-630, les débuts de l’évêque Tozer en Afrique.{{d|(''Note du traducteur''.)|2}}</ref>.
Les missionnaires français, par contre, témoignaient d’un esprit éminemment pratique.
Ils ne se bornaient pas à inculquer les dogmes religieux à de nombreux convertis ; ils leur enseignaient les métiers utiles, et formaient des agriculteurs, des forgerons, des charpentiers, des mécaniciens, des constructeurs de bateaux.
Ils avaient pour tout cela des professeurs à la fois intelligents et laborieux ; et les magasins qu’ils avaient organisés dans la ville méritaient la visite d’un étranger.
Leur établissement, situé à Bagamoyo, était d’une grande importance.
Le nombre des fidèles qu’ils avaient là, écoliers et néophytes, s’élevait à plus de deux cents.
À la mission était joint un domaine, cultivé par les élèves, et qui était un modèle d’industrie agricole.
Non-seulement il fournissait de quoi vivre à l’institution tout entière ; mais il donnait encore un excédant de produits.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Raymonde Lanthier
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/* Corrigée */ Ponctuation en trop.
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>argent et sauve-toi. »
Si l’indigène hésite, le Banian s’emporte, devient furieux, met l’autre dehors, repousse l’ivoire d’un air méprisant.
Jamais tant de bruit ne s’est fait pour rien ; car s’il renvoie son homme, l’aigrefin n’entend pas laisser partir l’ivoire.
De tous les trafiquants de cette région, c’est le Banian qui possède le plus d’influence.
À l’exception d’un très-petit nombre d’Arabes, tous les autres sont obligés de subir les pénalités de l’usure, et c’est lui qui les impose.
Un traitant, par exemple, veut-il se rendre dans l’intérieur pour y acheter de l’ivoire ou des esclaves, de l’orseille ou du copal ; il demande à un Banian de lui avancer les fonds nécessaires et les obtient à 50, 60 ou 70 pour 100.
Quel que soit le résultat de la spéculation, le préteur est sûr de retrouver sa mise.
Il est rare qu’un homme expérimenté ne réussisse pas dans ce genre de commerce.
A-t-il été malheureux, sans qu’il y ait eu de sa faute, le Banian le remet à flot et se dédommage amplement.
Citons des chiffres.
Un Arabe est parti avec une cargaison de cinq mille dollars, qu’il emprunte.
Arrivées dans l’Ounyanyembé, ses marchandises ont doublé de prix, soit dix mille dollars ; à Oujiji, elles en valent quinze mille.
La frasilah d’ivoire s’y achète vingt dollars ; notre marchand la revendra soixante.
Pour ses frais de route, aller et retour, il lui faut quinze cents dollars ; avec les trois mille cinq cents qui lui restent, il rapporte donc cent soixante-quinze frasilahs d’ivoire, qui, à raison de quarante dollars de bénéfice, lui en font empocher sept mille, sur quoi le Banian est remboursé.
Si l’affaire a lieu en esclaves, elle est encore meilleure.
Dans l’Oujiji, pour vingt mètres de cotonnade, représentant là-bas sept dollars et demi, notre Arabe peut avoir un homme qui lui sera payé trente dollars.
Avec les trois mille cinq cents qui lui restent, défalcation faite de ses dépenses, il achète quatre cent soixante-quatre esclaves, qu’il revend treize mille neuf cent vingt dollars, bénéfice net dix mille quatre cent vingt, plus de cinquante-deux mille francs.
Les Arabes font souvent mieux que cela.
Comme puissance, les Hindis viennent après les Banians, mais je ne suis pas certain qu’en fait de ruse et de rapacité maligne ils ne soient pas égaux.
Je me suis demandé bien des fois qui d’entre eux l’emportait ; et, avant de donner la palme aux Banians, j’ai beaucoup hésité.
C’est par vingtaines que cette tribu hindostane produit les plus francs gredins.
Cependant Tarya To-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Raymonde Lanthier
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/* Corrigée */ Accents.
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>pan, un homme loyal entre les plus loyaux de toute couleur, blancs ou noirs, jaunes ou rouges, est un Hindi.
Son nom, parmi les Européens de Zanzibar, est synonyme de bonne foi, d’intégrité, de délicatesse.
Il est puissamment riche ; il possède des daous<ref>Barque arabe pontée à l’arrière, la plus petite des embarcations maritimes.{{FAD|(''Note du traducteur''.)|marge=2em}}</ref>, plusieurs navires, et occupe l’une des premières places dans le conseil du sultan.
Sa famille est nombreuse ; deux de ses fils, parvenus à l’âge d’homme, ont été élevés dans les mêmes sentiments d’honneur ; mais Tarya Topan ne représente qu’une infime minorité.
Ces Arabes, les Banians et les Hindis constituent la classe supérieure et la classe moyenne de l’île. C’est à eux qu’appartiennent les terres, les magasins, les navires, la fortune et le pouvoir.
C’est devant eux que s’inclinent les métis et le gros du peuple.
Celui-ci est composé de nègres indigènes, auxquels s’ajoutent des natifs du Sahouahil, du Somal, des Comores, de l’Ounyamouézi, et des représentants d’une foule d’autres peuplades africaines.
Parcourir le quartier des Vouanyamouézi et des gens du Sahouahil est, pour le blanc qui se dispose à pénétrer en Afrique, une promenade des plus instructives.
Il y reconnaît la nécessité d’admettre que les nègres, en dépit de la différence de couleur, sont des êtres comme lui ; qu’ils ont les passions, les sympathies, les préjugés, les goûts, les sentiments communs à tous les hommes.
Plus vite il s’aperçoit du fait, et y conforme son esprit, plus aisé lui deviendra son voyage parmi les noires tribus avec lesquelles il va être en contact.
Plus il est disposé, par nature, à se plier au milieu qui l’entoure, plus le voyageur a de chances de réussir…
Bien que j’aie vécu dans les États du Sud, mon éducation a été celle des gens du Nord ; et, en Amérique, il y a plus d’un nègre que je suis fier d’appeler mon ami.
J’étais donc prêt à donner mon estime à n’importe quel noir ayant les vertus qui font l’honnête homme, à le reconnaitre pour frère, et, comme tel, à le respecter ni plus ni moins que s’il avait été de ma propre race.
Ni sa couleur, ni les traits de son visage, ne pouvaient à mes yeux lui enlever les droits auxquels il devait prétendre.
« Ces noirs Africains, me demandais-je en visitant leur quartier et en observant leurs actes, ces noirs ont-ils les qualités qui nous font aimer<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><nowiki/>
{{t3|SALVE ! }}
<poem>
Un chariot t’emporte, à l’heure où l’aube naît.
Cochon vorace en qui l’homme se reconnaît,
Cochon rose, à travers Paris qui vient d’éclore,
Sous les premiers rayons frissonnants de l’aurore,
Splendide orfèvrerie où brille un cabochon,
Pauvre être que baisait la lumière, Cochon,
Tu vas, mal secouru par ton pauvre génie,
Mourir sous le couteau comme une Iphigénie.
Et quand tu tomberas sous le coup meurtrier,
On mettra sur ta tête affreuse un noir laurier.
Hier pourtant, ignorant encor la peine dure,
Tu te vautrais dans les délices de l’ordure,
Heureux, sordide, en proie à tes vils appétits,
Auprès de ta femelle et de tous ses petits.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
Ô Cochon {{corr|monstreux|monstrueux}}, goulu, pareil à l’homme,
Tu semblais dans ta fange un empereur de Rome ;
Alors, taché de rose, éblouissant, vermeil,
On eût dit que sous les caresses du soleil
Tu marchais dans les ors fous des apothéoses,
Et qu’il pleuvait sur toi de la flamme et des roses.
</poem>
{{Gauche|Samedi, 21 mai 1887.|6|fs=85%}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Obelon
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{{t3|SAGESSE}}
<poem>
Le sage est retiré dans sa petite ville
Délivré des bavards et des sots, tourbe vile,
Et s’est dit, en voyant le monde : Allons-nous-en !
Comme il fut jadis bon soldat, bon artisan,
Et que ses actions furent une prière,
Sans nulle défaillance il regarde en arrière,
Et loin des appétits hagards et furieux,
Il écoute venir l’instant mystérieux.
{{em|1}}Sitôt que l’aube rose est au ciel apparue,
Il fume à sa fenêtre ouverte sur la rue ;
Il voit passer d’abord les ânes des âniers,
Puis les femmes portant des fruits dans leurs paniers.
Puis, il va faire un tour bien loin, dans la campagne ;
Toujours la Solitude est sa chère compagne,
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Obelon
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
Et le guide, en rêvant sous les ombrages verts.
En marchant, il récite à voix basse des vers,
Puis il rentre, bercé par l’extase rhythmique,
Et ses larges poumons emplis d’air balsamique.
Parfois dans son œil bleu passe un éclair soudain.
{{em|1}}Au milieu des rosiers de son petit jardin,
Il s’enivre du vent qui murmure et qui pleure :
Il écoute là-bas Jacquemart sonner l’heure.
Il se repose à l’ombre épaisse d’un tilleul,
Et son livre à la main, pensif, car il est seul,
Il songe, il boit le vin farouche de l’Histoire.
Il a vu le mensonge heureux, la fausse gloire,
Et ne convoite rien de tous ces biens volés.
{{em|1}}Sa femme et ses enfants, chers spectres envolés,
Seront toujours vivants en lui, mais il soupire.
Il lit Pindare, il lit Homère, il lit Shakspere.
Le malheur chez lui trouve un assuré secours.
Il sait que les désirs et les espoirs sont courts ;
Il vit tranquille, doux, très bon, l’âme hautaine,
Et près de sa maison murmure une fontaine.
</poem>
{{Gauche|Dimanche, 17 juillet 1887.|6|fs=85%}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Raymonde Lanthier
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/* Corrigée */ niais → mais, accent, thérès → thérèse
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki />
J’avais eu l’intention de passer incognito sur la terre ferme ; mais la nouvelle qu’un blanc, voire un Américain, se rendait en Afrique, fut bientôt connue de tout Zanzibar.
Elle se répéta un millier de fois dans les rues, dans les boutiques, dans les salles de la douane.
Le bazar s’empara du fait, et le commenta jour et nuit, jusqu’à l’heure de mon départ.
La colonie blanche, elle-même, cherchait à savoir ce qui m’avait fait venir, et vers quel point je me dirigeais.
À toutes les questions, discrètes ou non, je répondais : « Je vais en Afrique. » Sur ma carte, on lisait bien :
{{Centré|{{espacé|3px|Henry M. Stanley.}}<br />''New York Herald''.}}
Mais l’idée d’associer mon nom et celui de l’''Herald'' à la recherche de Livingstone vint, je crois, à fort peu de monde.
Ayant tiré à vue sur M. James Bennett, pour un chiffre de plusieurs milliers de dollars, ayant soldé mes comptes, payé d’avance à mes engagés, blancs et noirs, une partie de leur traitement, agacé les nerfs de mes hôtes, plus que de raison, par le brouhaha dont j’avais rempli leur demeure, il ne me restait plus qu’à faire mes adieux à la colonie blanche, à remercier tous ceux dont j’avais reçu l’appui, enfin à prendre congé de Sa Hautesse, qui m’avait fait présent d’un beau cheval arabe et qui m’avait donné maintes preuves de bienveillance.
La veille de mon départ le consul américain revêtit son habit noir, prit un chapeau d’un noir extra, afin d’être en grande tenue, et se rendit avec moi au palais du sultan.
Ce palais est une vaste maison carrée, située près du fort, construite avec des coraux, et revêtue d’un épais crépissage, faite chaux et à ciment.
L’aspect en est à demi arabe, à demi italien ; des jalousies, d’un vert très-vif, se détachent crûment sur la muraille, qui est d’une blancheur éclatante.
De chaque côté du portail, à la fois très-élevé et très-large, étaient rangés en demi-cercle des Persans et des Béloutchis, armés de sabres courbes et de boucliers en peau de rhinocéros. Une
<ref follow=p49>plus que celui de Marie-Thérèse, et ce chiffre est loin d’être invariable. En 1846, l’influence du capitaine Guillain avait fait monter la pièce de cinq francs : on n’en demandait plus que 110 au lieu de 114 pour cent piastres d’Espagne. Elle n’est pas reçue couramment à Zanzibar ; néanmoins les Banians s’efforcent de la passer aux étrangers contre des marie-thérèse, avec dépréciation plus ou moins considérable. {{FAD|(''Note du traducteur''.)|marge=2em}}</ref><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Rimbaud - Les Stupra, 1871.djvu/19
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Petrus Iustinus
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Cor v13 selon la source (l'ajout de "c'est" en anaphore le rendait boiteux ; dans "Ombres" d'où>où !
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<noinclude><pagequality level="4" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/>
{{t3|III}}
<poem>
Obscur et froncé comme un œillet violet
Il respire, humblement tapi parmi la mousse
Humide encor d’amour qui suit la rampe douce
Des fesses blanches jusqu’au cœur de son ourlet.
Des filaments pareils à des larmes de lait
Ont pleuré sous le vent cruel qui les repousse
À travers de petits caillots de marne rousse,
Pour s’aller perdre où la pente les appelait.
Mon rêve s’aboucha souvent à sa ventouse.
Mon âme, du coït matériel jalouse,
En fit son larmier fauve et son nid de sanglots.
C’est l’olive pâmée et la flûte câline,
Le tube d’où descend la céleste praline,
Chanaan féminin dans les moiteurs enclos.
</poem>
{{—|2|lh=2}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Raymonde Lanthier
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/* Corrigée */ Accent.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki />
Parmi la foule qui nous attendait, se tenait au premier rang un membre de la Société du Saint-Esprit, attaché à la mission que les jésuites ont fondée sur la côte, et dont nous avons déjà parié.
Le révérend Père nous invita de la façon la plus courtoise à loger dans leur maison, à y prendre nos repas, et même, si cela pouvait nous être agréable, à établir notre camp sur leur terrain.
Mais je suis de ceux qui, toutes les fois qu’elle est possible, préfèrent l’indépendance à tout autre avantage.
Puis, la délicatesse avec laquelle mon hôte de Zanzibar avait supporté l’énorme embarras que je lui avais causé me faisait sentir plus que jamais le poids des obligations que vous contractez en pareil cas.
Si pressante et si cordiale que fût l’invitation des bons Pères, je ne l’acceptai donc que pour moi seul, et pour la première nuit.
Je louai à l’extrémité de la ville, du côté de l’ouest, une maison donnant sur un grand espace, auquel aboutissait la route que nous devions prendre.
Eussé-je été à Bagamoyo depuis un mois que je n’aurais pas pu mieux choisir.
Dressées en face du bâtiment, nos tentes formèrent avec lui l’enceinte d’une petite cour, où pouvaient se traiter les affaires à l’abri des importuns.
Un enclos, attenant à la maison, reçut nos vingt-sept bêtes.
Les caisses, les ballots furent emmagasinés ; une ligne de soldats fut placée à l’entour ; et laissant notre camp sous la garde de Farquhar, de Shaw et de Bombay, je me rendis chez mes hôtes, qui m’attendaient pour souper.
La Mission est au nord de la ville, à une distance d’au moins huit cents mètres.
C’est tout un village : quinze ou seize corps de logis.
Dix révérends frères et autant de sœurs forment le personnel de l’établissement, et s’y appliquent à faire jaillir l’intelligence du crâne des indigènes.
La vérité m’oblige à reconnaître que leurs efforts sont couronnés de succès.
Ils ont là, comme je l’ai dit précédemment, plus de deux cents élèves, filles et garçons ; et tous, du premier au dernier, portent l’empreinte de l’utile enseignement qu’ils reçoivent.
Le repas qui nous fut servi eut le même nombre de plats que le dîner d’un hôtel parisien de première classe, et fut accommodé avec presque autant d’art, en dépit de l’infériorité des ressources.
Il me fut prouvé, en outre, que les bons Pères n’étaient pas seulement de fins dégustateurs de potages et d’entrées, mais qu’ils ne se laissaient point abrutir par l’absence du liquide vivifiant qu’ont chanté Horace, Hafiz et Byron.
Le Champagne — songez-y : du Cliquot dans un trou du Zanguetur ; — le Bourgogne, le Bor-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Raymonde Lanthier
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki />
À peine noire déserteur avait-il eu gagné la jungle, que des brigands indigènes, à l’affût des
{{Img float
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}}
traînards, l’avaient mené dans leur village et lié fortement à un arbre,
« pourquoi m’attachez-vous ? leur avait demandé Khamisi.
— Pour te faire mourir, lui avait-on répondu ; tu es un Mgouana, et c’est notre coutume de tuer tes pareils, dès que nous les avons pris. »
Arrivés sur ces entrefaites, Oulédi et Férajji avaient réclamé le prisonnier et la totalité de sa charge, comme appartenant à la caravane du Mousoungou.
Les voyant tous les deux bien armés, les brigands avaient admis la réclamation, rendu le fugitif, les deux chèvres et le reste ; mais déclaré qu’ils méritaient une récompense pour avoir pris le déserteur. La demande ayant paru juste, un présent de huit mètres d’étoffe et de dix rangs de perles avait été fait à ces honnêtes gens.
Pour Khamisi, qui avait déserté avec armes et bagages, les choses ne pouvaient pas en rester là.
Il avait demandé une avance de cinq dollars en espèces, et l’avait obtenue ; sa charge n’avait que le poids réglementaire, il était donc sans excuse.
De peur d’outre-passer la règle, je formai un tribunal composé de huit pagazis et de quatre soldats. Immédiatement, et à l’una-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Raymonde Lanthier
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{{T3|Du Marenga Mkbali à Kouihara.|CHAPITRE VII}}
Le 22 mai toutes nos caravanes, celle de Thani, celle d’Hamed, les cinq ou six autres et la mienne, se réunissaient à Kounyo, station qui est à trois heures et demie de celle de Mpouapoua.
Nous avions, pendant cette marche, côtoyé les montagnes, et franchi trois ou quatre éperons de la chaîne, qui s’avancent en travers de la route.
La dernière de ces projections est rejointe par un chaînon transversal d’une assez grande hauteur.
Bâti en cet endroit, et protégé par ce double abri, le village de Kounyo ne sent rien des rafales qui tombent des pentes voisines ; mais l’eau y est exécrable ; c’est à elle que la plaine déserte, qui sépare l’Ousagara de l’Ougogo, doit le nom de Marenga Mkhali, c’est-à-dire eau amère.
Malgré son horrible goût, les Arabes, ainsi que les indigènes, boivent sans crainte ce liquide nitreux et n’en souffrent pas ; mais ils le redoutent pour leurs ânes qu’ils ont grand soin d’en éloigner.
Ne sachant pas cela, ignorant même où commençait exactement la plaine de l’eau mauvaise, je laissai conduire mes bêtes à l’abreuvoir, comme on faisait toujours à la fin d’une marche, et le résultat fut désastreux : celles qu’avait épargnées l’affreux marais de la Makata furent tuées par les citernes de Kounyo.
Peu de jours après, j’avais perdu cinq de mes ânes, les cinq meilleurs ; il ne m’en restait plus que quatre, dont pas un bien portant.
L’eau de cet endroit paraît causer une rétention d’urine ; ce fut du moins cette maladie qui enleva trois de nos pauvres bêtes.
Notre caravane, à la sortie de Kounyo, était réellement imposante : près de quatre cents hommes, beaucoup de fusils, des drapeaux, des tambours, des trompes, des cris et des chants, un bruit effroyable.
La bande était conduite par le Cheik Hamed, qui avait reçu de<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>des rivières qui le composent, et dont la Makata est la plus forte, prennent leur source dans le croissant que les monts d’Ousagara décrivent au sud et au sud-ouest, tandis que la Roudéhoua descend de la partie nord de la même chaîne.
Si rapide était alors le courant de la Makata, si dangereux le pont vacillant et à demi submergé, que le transport des bagages d’une rive à l’autre demanda cinq grandes heures.
À peine avions-nous déposé sur le bord tous ces ballots, dont pas un n’avait été mouillé, grâce à des soins excessifs, qu’une pluie torrentielle les trempa, comme s’ils fussent tombés dans la rivière.
Essayer de franchir le marais qu’avait formé ce déluge, était hors de question ; et il fallut camper dans un lieu où chaque heure apporta sa part d’ennuis.
Kingarou, l’un de nos soldats, profita de l’occasion pour s’enfuir avec l’équipement d’un camarade. Oulédi et Sarmian, tous deux armés de carabines se chargeant par la culasse, furent envoyés à sa poursuite, et partirent avec une célérité de bon augure.
Effectivement, ils revinrent une heure après avec le fugitif.
Ils l’avaient trouvé chez Kigondo, un chef de village qui demeurait de l’autre côté de la rivière, à une distance d’un mille, et qui arrivait avec mes trois hommes pour recevoir sa récompense.
Quand il fut assis, Kigondo raconta le fait de la manière suivante :
« Nous étions, ma femme et moi, à veiller sur notre maïs, du haut de la petite hutte que nous avons établie dans notre champ pour y faire le guet.
Je vis de loin un homme, qui était chargé d’un ballot et qui courait très-vite, d’où je reconnus que c’était un déserteur.
Comme le sentier longe notre cabane, l’homme était obligé de passer prés de nous.
Dès qu’il approcha : « Maître, que je lui criai, où allez-vous si vite ?
Ne quittez-vous pas le Mousoungou ? car vous lui appartenez, je vous reconnais ; c’est vous qui nous avez acheté de la viande pour deux dotis. — Oui, dit-il, je me sauve ; je m’en vais à Simbamouenni ; si vous voulez me conduire, je vous donnerai deux choukkas. — Venez chez nous, que je lui dis ; nous causerons de cela tranquillement. »
« Quand il fut à la maison, dans une chambre intérieure, je fermai la porte ; et ma femme et moi nous retournâmes à notre maïs, mais non pas sans avoir recommandé aux voisines de veiller sur notre homme. Je savais que s’il vous plaisait de le ravoir vous enverriez des soldats après lui.
« Nous n’avions pas allumé notre pipe, ma femme et moi, que nous voyons deux hommes avec de petits fusils et pas de fardeau,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Raymonde Lanthier
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>des rivières qui le composent, et dont la Makata est la plus forte, prennent leur source dans le croissant que les monts d’Ousagara décrivent au sud et au sud-ouest, tandis que la Roudéhoua descend de la partie nord de la même chaîne.
Si rapide était alors le courant de la Makata, si dangereux le pont vacillant et à demi submergé, que le transport des bagages d’une rive à l’autre demanda cinq grandes heures.
À peine avions-nous déposé sur le bord tous ces ballots, dont pas un n’avait été mouillé, grâce à des soins excessifs, qu’une pluie torrentielle les trempa, comme s’ils fussent tombés dans la rivière.
Essayer de franchir le marais qu’avait formé ce déluge, était hors de question ; et il fallut camper dans un lieu où chaque heure apporta sa part d’ennuis.
Kingarou, l’un de nos soldats, profita de l’occasion pour s’enfuir avec l’équipement d’un camarade. Oulédi et Sarmian, tous deux armés de carabines se chargeant par la culasse, furent envoyés à sa poursuite, et partirent avec une célérité de bon augure.
Effectivement, ils revinrent une heure après avec le fugitif.
Ils l’avaient trouvé chez Kigondo, un chef de village qui demeurait de l’autre côté de la rivière, à une distance d’un mille, et qui arrivait avec mes trois hommes pour recevoir sa récompense.
Quand il fut assis, Kigondo raconta le fait de la manière suivante :
« Nous étions, ma femme et moi, à veiller sur notre maïs, du haut de la petite hutte que nous avons établie dans notre champ pour y faire le guet.
Je vis de loin un homme, qui était chargé d’un ballot et qui courait très-vite, d’où je reconnus que c’était un déserteur.
Comme le sentier longe notre cabane, l’homme était obligé de passer près de nous.
Dès qu’il approcha : « Maître, que je lui criai, où allez-vous si vite ?
Ne quittez-vous pas le Mousoungou ? car vous lui appartenez, je vous reconnais ; c’est vous qui nous avez acheté de la viande pour deux dotis. — Oui, dit-il, je me sauve ; je m’en vais à Simbamouenni ; si vous voulez me conduire, je vous donnerai deux choukkas. — Venez chez nous, que je lui dis ; nous causerons de cela tranquillement. »
« Quand il fut à la maison, dans une chambre intérieure, je fermai la porte ; et ma femme et moi nous retournâmes à notre maïs, mais non pas sans avoir recommandé aux voisines de veiller sur notre homme. Je savais que s’il vous plaisait de le ravoir vous enverriez des soldats après lui.
« Nous n’avions pas allumé notre pipe, ma femme et moi, que nous voyons deux hommes avec de petits fusils et pas de fardeau,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>verrai mes pagazis ; ils pourront vous être utiles ; car c’est entre Réhennéko et Kiora que j’ai perdu neuf ânes ; il ne m’en reste plus qu’un.
Tout le kaniki est dépensé ; mais j’ai encore un peu de mérikani.
{{g|« Mes respects à {{M.|Shaw}} et à Sélim,|2}}
{{g|« Votre bien dévoué|6}}
{{d|« {{sc|W.-L. Farqurar}}, »|6}}
{{interligne|0.5em}}
Telle était la réponse qui m’était faite, et que je ne pouvais comprendre.
Plus de kaniki, plus de guide, plus qu’un âne, et tout allait bien !
Sur la demande d’un simple soldat, il avait envoyé deux charges de mérikani, valant cent cinquante dollars en numéraire ; six cents mètres d’étoffe ! de quoi nourrir cinquante hommes de Bagamoyo à l’Ounyanyembé.
Évidemment il était fou.
J’allais le savoir, d’ailleurs, en arrivant à Kiora, où je vis de loin sa tente, perchée sur un tas de fumier.
Dès qu’il entendit ma voix, Farquhar se traîna hors de sa demeure, ce qu’il n’avait pas fait depuis quinze jours.
Je n’aurais jamais reconnu mon joyeux marin dans cet homme pâle et bouffi, aux jambes éléphantines ; il était parti de Bagamoyo si alerte et si pimpant !
Une colline aérée dominait le village ; j’y fis établir notre boma ; et, lorsque ma tente fut dressée, j’y fis porter le malade.
Interrogé sur son état, Farquhar me dit qu’il ne savait pas d’où cela lui était venu et qu’il n’éprouvait aucune douleur.
« Vous ne souffrez pas dans le côté droit ? lui demandai-je.
— Si, du moins je le crois ; mais je n’en sais rien.
— Il ne vous arrive pas quelquefois de sentir au-dessus de la mamelle gauche un élancement, accompagné de suffocation.
— Oui ; quelquefois j’ai l’haleine courte. »
Toujours des réponses ambiguës.
La seule chose qu’il accusât nettement, c’était le mauvais état de ses jambes, horriblement gonflées, « Il avait un appétit de cheval, et n’en était pas moins faible. »
À l’aide de ce peu d’informations je découvris dans mon petit livre de médecine, « que l’enflure des jambes, et celle du corps, pouvaient résulter d’une maladie du foie, du cœur ou des reins. »
Mais tous les symptômes ne s’accordaient pas.
Ainsi nulle paresse des intestins ; bien au contraire.
Quel était ce genre d’hydro-<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{Brn|2}}<noinclude>
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<br />
{{c|DU MÊME AUTEUR}}
<br />
{{séparateur}}
<br />
'''Rythmes Pittoresques''' (Lemerre, éditeur), ''épuisé''.
'''Joies errantes''', poèmes (Lemerre, éditeur).
'''L’Amour chemine''', nouvelles (Lemerre).
'''Folle de son Corps''', roman, ''épuisé''.
<br />
{{c|''Pour paraître prochainement :''}}
<br />
'''La Force du Désir''', roman.
'''Enquêtes Critiques et Pittoresques'''.
'''Calendes Sentimentales''', nouvelles.
<br />
{{séparateur}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Nous perdîmes encore deux ânes, dont l’un fut tué par le poids énorme et par le balancement continu de Farquhar.
Celui-ci devenait la risée de la caravane par son complet abandon de lui-même et par ses exigences.
Il voulait toujours avoir près de lui cinq ou six personnes qu’il invoquait sans cesse en pleurant, comme un enfant malade.
S’il n’était pas compris, ce qui lui arrivait presque toujours, car il ne parlait qu’anglais, il lançait aux malheureux nègres une volée d’injures profanes, très-blessantes pour l’oreille d’un chrétien.
Jako avait été son cuisinier ; il l’avait rendu stupide à force de le battre ; et mes soldats craignaient tellement sa violence, qu’ils n’osaient pas approcher de lui.
Il en résultait que sa voix, qui n’avait jamais été harmonieuse, s’entendait nuit et jour, montée au diapason le plus aigu de la plainte discordante.
Je supportai cette musique pendant une semaine.
Si les ânes ne m’avaient pas manqué, je l’aurais supportée plus longtemps ; mais avec le petit nombre de mes baudets, avec leur affaiblissement et un pareil cavalier, c’eut été la ruine de l’Expédition que de continuer ainsi.
Je pensai donc qu’il valait mieux pour nous tous, et pour lui-même, que Farquhar fût laissé à quelque bon chef de village avec de l’étoffe et des grains de verre pour six mois, pendant lesquels il se remettrait plus facilement qu’en route.
En attendant, il mangeait à ma table ainsi que maître Shaw.
Le 15 mai, lorsque mes deux convives furent appelés pour déjeuner, ils arrivèrent avec des figures qui ne présageaient rien de bon.
Ni l’un ni l’autre ne répondit au « Good morning » que je leur adressai, et leurs visages se détournèrent pour éviter mon regard.
L’idée me vint que la conversation qu’ils venaient d’avoir entre eux, et dont j’avais entendu le bruit, avait roulé sur moi.
Néanmoins je les priai de s’asseoir, et je dis à Sélim d’apporter le déjeuner.
Le menu se composait d’un quartier de chèvre rôti, d’un foie à l’étuvée, d’une demi-douzaine de patates, d’une assiettée de crêpes et d’une tasse de café.
« Veuillez découper le rôti et servir Farquhar, dis-je à maître Shaw.
— Cette viande là ? bonne pour les chiens ! s’écria celui-ci, avec la dernière insolence.
— Que dites-vous ? lui demandai-je.
— Je dis que c’est une honte, monsieur, répondit-il en se tournant vers moi, une véritable honte que la manière dont vous<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>mes armes et déchargeai le raïfle à répétition, dont je tirai vivement les seize coups pour lui en faire comprendre la force meurtrière.
Il resta confondu.
« Les Vouagogo, dit-il enfin, ne pourraient jamais tenir en bataille devant le Mousoungou ; car n’importe où serait l’un d’eux, avec un pareil fusil il ne tarderait pas à être tué. »
Après cela, je lui montrai les carabines et les revolvers dont je lui expliquai le mécanisme, jusqu’au moment où, dans un élan d’enthousiasme pour mes richesses et pour ma puissance, il me dit qu’il m’enverrait une chèvre ou un mouton, car il voulait être mon frère.
Je le remerciai de l’honneur, et lui promis de faire bon accueil à ce qu’il lui plairait de m’offrir.
Thani, qui me servait d’interprète, me souffla qu’un chef de l’Ougogo ne devait jamais partir les mains vides.
Je coupai deux mètres de kaniki et les donnai à mon visiteur.
Après avoir examiné et mesuré l’étoffe, le chef me la rendit, ajoutant que le Mousoungou était trop riche pour s’avilir en ne lui donnant qu’une choukka.
Cette exigence, succédant à la perception d’un tribut de douze dotis, me sembla raide ; toutefois, comme le solliciteur devait me faire un présent, la seconde choukka lui fut accordée.
Fidèle à sa promesse, le chef m’envoya en effet un gros mouton, dont l’énorme queue était une pelotte de graisse ; mais l’envoi était accompagné de ce message :
« Maintenant que vous êtes mon frère, vous allez me donner trois dotis de belle étoffe. »
Un mouton ne se vendant qu’un doti et demi, je refusai la bête ainsi que l’honneur fraternel, et je rappelai au chef qu’en surplus du honga, il avait reçu de moi un doti qui me paraissait un cadeau suffisant, tous les dons ne pouvant pas être du même côté.
L’affaire n’eut pas d’autre suite.
Un de nos ânes mourut dans l’après-midi.
Le soir les hyènes vinrent en grand nombre pour dévorer le cadavre.
Oulimengo, notre chasseur, et, parmi nos soldats, ceux qui tiraient le mieux, prirent leurs fusils, et tuèrent deux des convives, qui se trouvèrent de la plus grande taille.
L’une de ces hyènes ne mesurait pas moins de six pieds du bout du museau à l’extrémité de la queue ; elle avait trois pieds de tour.
Le 4 juin nous levâmes le camp.
Après avoir fait, à l’ouest, environ trois milles, où nous rencontrâmes plusieurs nappes d’eau salée, nous prîmes au nord-ouest, en suivant le pied des collines qui séparent l’Ougogo de l’Ouyanzi.<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{t3|SOUS BOIS}}
<poem>
Un malheureux, il est vrai, bachelier ès lettres,
Mais fort triste, nourri par les seuls hexamètres,
Et dans le bois riant, au milieu des ronds d’ifs,
Hanté par les supins et par les gérondifs,
Un loqueteux, marqué d’avance pour la tombe,
Ayant son habit noir plus blanc qu’une colombe,
Et tordu comme un cep de vigne, un avorton
Malvenu, tourmentait du bout de son bâton
Dans l’herbe drue et dans les fleurs, une charogne.
{{em|1}}Ce lettré, mangé par la gale et par la rogne,
Disait — vain discours, moins murmuré que rêvé :
Que diable peut-on faire avec un chien crevé ?
Et songeait combien peu, dans cette pourriture,
Sourit le bifteck, cher à la littérature.
Et le Gueux, dont la peste aurait fait son époux,
Avec son autre main, libre, grattait ses poux.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
À ce moment, parut la belle Cyprienne,
Glorieuse, avec sa démarche aérienne,
Qui, voyant le maudit, fit un geste d’horreur.
Mais il dit : En effet, madame, ce doreur,
Le matin rougissant, vous baise et vous caresse ;
Vous êtes Joie, Orgueil, Beauté, Grâce, Paresse ;
Vos regards fulgurants, pareils à deux brasiers,
Font palpiter d’amour les cœurs extasiés,
Et quand on voit les fleurs de vos lèvres éclore,
On croit facilement que vous êtes l’Aurore.
{{em|1}}Votre chair est pareille à des fleurs de lotus.
Cléopâtre, sous la figure de Vénus,
C’est vous-même. C’est vous Hélène, aux jours de Troie.
Bienheureux le vainqueur dont vous êtes la proie !
Sur votre sein charmant vous avez plus de lys
Que n’en ont eus Phryné, Cléopâtre et Laïs ;
C’est pour vous que Louis, Roi-Soleil, eût pris Dôle,
Et vous auriez été la femme de Candaule.
Vivre est délicieux, mais vous voir est plus doux.
Pourtant, rayon, clarté, perle, souvenez-vous
Que la rose est mortelle, et que tout se termine
Par de la pourriture et par de la vermine.
</poem>
{{Gauche|Vendredi, 13 juillet 1887.|6|fs=85%}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki />
Partis le 18 avec la caravane d’Hamed et celle d’Hassan, nous arrivâmes au Toura-Perro ou Toura-Occidental, après avoir zigzagué pendant une heure à travers des champs de sorgho ; puis nous rentrâmes dans la forêt où les Vouakimbou vont chercher leur miel et trapper les éléphants, qui, paraît-il, y sont fort nombreux.
C’est au moyen de fosses profondes, recouvertes de fascines, de terre et d’herbe qu’ils prennent ces animaux.
Une heure de marche, à partir du Toura-Occidental, nous fit gagner un étang près duquel nous nous reposâmes.
Il y en avait un autre à côté.
Les deux pièces d’eau se trouvaient au milieu d’une petite plaine, qui, malgré la saison sèche, alors très-avancée, était encore humide de l’inondation précédente.
Après un repos de trois heures, la caravane se remit en marche pour une tirikéza.
C’était toujours la même forêt que depuis le Toura-Occidental ; la route s’y continue jusqu’à un mtoni appelé Kouala, et que Burton a marqué, à tort, sur sa carte sous le nom de ''Kouale''<ref>Il est très-difficile de reconnaître le véritable nom des lieux, des personnes ou des objets étrangers d’après l’orthographe anglaise, dont les voyelles n’ont pas un son unique. Ainsi la lettre ''a'' se prononce tantôt ''a'' tantôt ''é'', cette dernière lettre, ayant en anglais, le son de l’''i'' français. Il est donc possible que M. Stanley ait prononce Konalé en écrivant ''Kouala'', et qu’il ait prêté au ''Koualé'' de Burton le son de ''Kouali''. Mais Burton ayant annoncé que, pour les noms propres, il donnerait à ses voyelles le son qu’elles prennent en italien (malheureusement il ne l’a pas toujours fait}, ce n’est pas Kouali, mais Koualé qu’il faudrait lire sur sa carte, et dans ce cas les deux voyageurs seraient d’accord. {{FAD|''Note du traducteur|marge=1em}}</ref>.
Ce lit de torrent, large et tortueux, renferme de grandes auges dont les profondeurs avaient encore de l’eau, et où nous trouvâmes une espèce de loche, qui n’est nullement à mépriser lorsqu’il y a trois mois qu’on n’a mangé de poisson.
Toutefois il est probable que si j’avais pu choisir, ayant le goût assez fin quand l’occasion le permet, j’aurais pris autre chose que de la loche de bourbier.
La distance du Toura-Occidental au Kouala, est de dix-sept milles et demi, ce qui n’est pas énorme lorsqu’on ne fait cette route qu’une fois par quinzaine ; mais lorsqu’elle se représente au moins tous les deux jours, elle devient excessivement longue.
Dans tous les cas, c’était l’opinion de mes gens, et les murmures éclatèrent lorsque le lendemain j’ordonnai de se mettre en marche.
Abdoul, le tailleur, qui s’était loué comme sachant tout faire, depuis le racommodage d’un pantalon, jusqu’à un entremets délicat ou une chasse à l’éléphant, mais qui jusqu’alors ne s’était montré capable que de boire et de manger, n’en pouvait plus. Les mar-<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{t3|SEMPER ADORA}}
<poem>
Ô Maître de la Lyre, aïeul, race d’Homère !
Hugo, quand tu vivais cette vie éphémère,
Devant le vaste flot que seul tu remuais,
Tes envieux restaient stupéfaits et muets.
Ils ne moissonnaient pas leur haine déjà mûre.
Et pâles, dans leurs seins, étouffaient leur murmure.
{{em|1}}Maître, quand près de toi, dans un repas divin,
Nous te parlions, mangeant ton pain, buvant ton vin,
Quand nous goûtions, hélas ! vieille troupe écolière,
Tes entretiens charmants de bonté familière,
Dans notre souvenir devenus solennels ;
Quand tu nous regardais de tes yeux éternels,
Te garder, c’est le rêve enivrant que nous fîmes !
Eux pourtant, devant toi vaincus, domptés, infimes,
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
Pleins d’une rage sourde et remâchant leur fiel,
Petits, ils t’admiraient comme un archer du ciel
Lançant tes flèches d’or sur les marais immondes,
Ou portant dans ta main, comme Dieu fait des mondes,
L’idéal grandiose et la réalité,
Génie entré vivant dans l’immortalité.
{{em|1}}Mage qui dans les cieux mystérieux sus lire,
Faisant parler, chanter, frémir toute la Lyre,
Évoquant dans ta voix les crimes, les bourreaux,
Les baisers, tout un peuple effrayant de héros,
Tu nous rendais, parmi nos pleurs et nos désastres,
En un tas d’odes, plus nombreuses que les astres,
Les Pindares et les Eschyles disparus,
Et ne pouvant plus rien ici-bas, tu mourus.
{{em|1}}Les Zoïles bouffons, dont le front vil rougeoie,
En hurlèrent alors de colère et de joie ;
Ils crièrent, montrant leurs appétits flagrants :
À présent qu’il n’est plus, nous pouvons être grands.
Puisqu’il prenait nos parts d’orgueil et de lumière,
Brillons ! notre place est à présent la première.
Nous serions comme lui bientôt, si nous voulions.
Frères, être un berger d’aigles et de lions,
Un Hugo, ce n’est pas du tout la mer à boire :
C’est un peu de génie avec un peu de gloire,
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
Et le vent de l’exil parmi des cheveux blancs.
{{em|1}}C’est ainsi que ces nains heureux, jadis tremblants,
Exultaient. Ils disaient : Tout doit finir, en somme.
Voici longtemps déjà qu’on admire cet homme.
Assez. Ne suivez plus la trace de ses pas.
Allons ailleurs. — Pardon, messieurs, je n’en suis pas.
{{em|1}}Maître, je suis un flot parmi les flots sans nombre ;
Mais, depuis le matin, j’ai marché dans ton ombre.
J’ai parfois réfléchi ta lumière, et si peu
Que je sois, j’ai pu voir en toi l’infini bleu.
Tant que je vivrai sous les grands cieux qui se dorent,
Ô Père, je serai parmi ceux qui t’adorent,
Fidèles, ''et s’il n’en reste qu’un, je serai''
''Celui-là'', plein d’amour et le cœur ulcéré !
</poem>
{{Gauche|Mardi, 26 juillet 1887.|6|fs=85%}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
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{{t3|LES SAISONS}}
<poem>
Transformant les horizons
Où les nuages s’amassent,
D’un pas léger les Saisons
{{em|3}}Passent.
L’Hiver frileux et subtil,
Parmi son pâle cortège,
Est blanc comme un lys, quand il
{{em|3}}Neige.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Le Printems, dans les palais
Sous ses fleurs cache les marbres,
Et pose des nids dans les
{{em|3}}Arbres.
Sous les grands cieux triomphants,
L’Été, plein d’apothéoses,
Dore les fronts des enfants
{{em|3}}Roses ;
Et le rouge Automne, cher
Au vendangeur, nous enseigne
Par son raisin dont la chair
{{em|3}}Saigne.
</poem>
{{Gauche|Villa de Banville, mardi 3 août 1886.|6|fs=85%}}<noinclude>
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{{t3|SŒUR SÉRAPHINE}}
<poem>
Dans ce vieux couvent plein de silence et d’espace
Où le temps, comme un flot très pur, s’écoule et passe,
Et doucement ruisselle entre des bords connus ;
Dans ce couvent, où les souvenirs ingénus
Se figent lentement, comme des stalactites,
Sœur Séraphine fait la classe des petites.
Or elle enseigne ces enfants si doucement,
Une telle indulgence orne son front charmant,
Que toutes avec joie écoutent sa parole,
Et sa bouche, entr’ouverte ainsi qu’une corolle,
Ne montrant pas d’orgueil ni de sévérité,
Comme un limpide flot répand la vérité.
{{em|1}}Elle est naïve, heureuse, innocente, ignorante ;
L’éclat du lys fleurit dans sa chair transparente,
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Et comme elle est pareille aux anges, dans ses yeux
Flotte avec sa lumière un ciel mystérieux.
En sa blancheur, elle est une enfant elle-même.
Humble et sage parmi les petites qu’elle aime
Et qu’elle est tous les jours plus heureuse de voir,
Comme elle est toute grâce, elle a tout le savoir.
Car celui qui l’inspire en son ombre éphémère
Et fait de cette vierge une si douce mère,
C’est l’Enfant souriant, sauveur du genre humain,
Qui tient le globe bleu dans sa petite main.
{{em|1}}Oui, bien souvent on cherche en vain sœur Séraphine
Et son regard plein de bonté, sa lèvre fine,
Où la foi met sa force amie et sa douceur.
On ne la trouve pas, mais toujours quelque sœur
Dit, tandis que partout vainement on l’appelle :
Bien sûr, ma sœur, elle est encor dans la chapelle,
Agenouillée aux pieds de son petit Jésus.
Oh ! que sait-il, celui qui ne vous a pas eus
Dans son âme, entr’ouvrant leurs célestes calices,
Extase, espoir, ferveur, silencieux délices
Que fait épanouir le souffle essentiel,
Tendres fleurs, qui serez visibles dans le ciel ?
{{em|1}}Sœur Séraphine est en effet agenouillée,
Humble, ployée en deux comme une herbe mouillée,
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Devant le glorieux, le roi, le triomphant.
C’est ainsi qu’elle l’aime, enfant, petit enfant ;
Elle le voit toujours enfant, ainsi qu’elle ose
L’adorer. Tout petit, frêle comme une rose,
Il est déjà bonté, clarté, lumière, espoir ;
Il ressemble au parfum qui s’exhale du soir.
Ce roi du ciel, orné des grâces adorables,
Aime divinement les êtres misérables
Et les console avec son regard plein d’azur.
C’est ainsi que le voit l’humble fille au cœur pur.
{{em|1}}Elle demeure là pendant de longues heures,
L’œil allumé par des clartés intérieures,
Et dit, toute livrée à l’éblouissement :
Ô mon Roi, ta parole est un vagissement ;
Ta douce chevelure est une vapeur blonde ;
Et cependant, c’est toi qui règnes sur le monde
Et tu souris, vainqueur, sous ta couronne d’or.
Un souffle triomphal au fulgurant essor
Passe et frémit, ô Roi, dans l’azur de tes voiles,
Et tu poses tes pieds divins sur les étoiles.
Ils sont tout pleins de toi, les vastes firmaments
Pavés d’astres de flamme et de blancs diamants ;
Et devant toi, courbés comme des moissons mûres,
Les Anges revêtus d’invincibles armures,
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Où flottent les clartés des blêmes Orients,
Agitent dans l’éther leurs glaives effrayants.
Cependant, ô Sauveur, tu veux bien nous sourire ;
Ton nom, que les soleils sont orgueilleux d’écrire
Et qui fait resplendir les Tyrs et les Sions,
Ô Jésus ! tu veux bien que nous le prononcions,
Et que nous puissions voir, quand son aile te touche,
Le rayon pur qui met sa clarté sur ta bouche.
{{em|1}}Ainsi sœur Séraphine, immobile et rêvant,
Répand toute son âme aux pieds du Dieu vivant,
Et la laisse courir vers lui, dans son extase,
Comme un flot de parfum qui ruisselle d’un vase.
Toujours glorifiant, exempte de remord,
Le doux Enfant, vainqueur du Mal et de la Mort,
Elle prie, et ne peut sortir de la chapelle
Où son petit Jésus très doucement l’appelle.
{{em|1}}Parfois les sœurs, voyant ses yeux vers lui tournés,
La grondent sans colère, et lui disent : Venez,
Ma sœur, il faut songer à vos petites filles.
Aimez l’Époux céleste à l’ombre de ces grilles ;
Mais quoi ! ce bon Pasteur, dont la main nous défend,
Jésus n’a pas toujours été petit enfant.
Ma sœur, pour adoucir notre destin sévère,
Lui-même il a porté sa croix sur le Calvaire,
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Et le fer de la lance ouvrit son flanc saignant.
Lui qui, plein de bonté, s’en allait, enseignant,
Il a des vils crachats subi la tache noire.
Prince, il a revêtu la pourpre dérisoire ;
Il a mouillé sa lèvre à l’éponge de fiel,
Tandis que gémissaient les beaux Anges du ciel.
Il expira. Quand les nuages entendirent
Son souffle s’exhaler, les rochers se fendirent.
Et maintenant, ma sœur, après deux fois mille ans,
Tandis qu’on voit, ainsi qu’un grand vol de milans,
Les Crimes sur nos fronts jeter leur ombre immonde,
Jésus crucifié saigne encor sur le monde.
Elles parlaient ainsi ; mais l’innocente sœur
Séraphine jamais n’a compris la noirceur.
Voir l’Enfant radieux est son unique fête,
Et pâle d’épouvante et l’âme stupéfaite,
Livide, elle murmure en des mots décousus :
Non… Non… C’est trop horrible… Oh ! mon petit Jésus !
</poem>
{{Gauche|Mai 1887.|6|fs=85%}}<noinclude>
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{{t3|TURBULENT}}
{{épigraphe|''À Jose-Maria de Heredia''.}}
<poem>
Ô vous pour qui toujours le ciel s’irradia,
Véronèse des mots flambants, Heredia,
Vous que la Muse fête et suit d’un œil affable,
Je veux exprès pour vous inventer une fable.
{{em|1}}Jadis au temps du Roi-Soleil, quand Sévigné
Usurpait tout l’encens de l’Olympe indigné,
Le dieu qui réveilla les plus secrètes fibres,
La Fontaine eût conté cette histoire en vers libres,
En ces vers dont le pas comme un oiseau marchait.
Mais nous avons perdu son rhythme et son archet,
Et nous ferions, je pense, une triste figure
En voulant de son vol imiter l’envergure.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
Donc, pour conter l’exploit d’un jeune malandrin,
Je me contenterai du vers alexandrin.
Mais avec sa grandeur, sa flamme et son délire,
Il suffit à la joie immense de la Lyre,
Et mon maître, le roi du faste oriental,
Qui dans l’ardent brasier forgea son dur métal,
A prouvé qu’il sait être, avec son fier mélange,
Bon pour Benvenuto comme pour Michel-Ange.
On en fait, si l’on veut, le glaive aux durs éclairs,
Ou le joyau qui rit à l’azur des yeux clairs,
Ou le paillon furtif du svelte funambule.
Mais, poëte, j’arrête ici mon préambule.
{{em|1}}Voici le fait. Ce dieu, souvent digne du fouet,
L’enfant Éros avait disloqué son jouet
Et son pantin funèbre et morne rendait l’âme.
Ces deux êtres formaient un assemblage infâme,
L’un pantelant, brisé, tordu, le corps en deux,
Et l’autre s’acharnant sur des débris hideux.
Oh ! le pantin ! Ses bras éperdus et fantasques
Se balançaient, épars, comme des choses flasques,
Et la langue bleuie était horrible à voir.
L’enfant tirait toujours le nez tragique et noir
Du misérable, et fou comme un loup dans son antre,
Lui fourrait jusqu’au fond ses ongles dans le ventre.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Sur le beau pavé d’or, à présent méprisés,
Gisaient partout des traits cassés, des arcs brisés
Et la chambre de jaspe avait l’air d’un vrai bouge.
{{em|1}}Mais Aphrodite vint et se fâcha tout rouge.
Oh ! le vrai brise-fer et l’indocile enfant !
Dit-elle. Donc tu fais tout ce qu’on te défend.
C’est Massacre et Fureur que le grand ciel te nomme.
À quoi sert-il d’avoir une mère économe ?
Va, tes caprices, plus cruels que les autans,
Nous auront ruinés avant qu’il soit longtemps
Et nous mourrons de faim dans nos terres en friche.
Pour le moment, il est certain que je suis riche.
Mes domaines, trésors toujours inépuisés,
Sont tous ceux où frémit le doux vol des baisers.
J’ai Naples, dont jamais le golfe n’est morose,
Et j’ai Paris et j’ai Venise toute rose.
Mais au train dont tu vas pour me désespérer,
Je n’aurai bientôt plus que les yeux pour pleurer.
Par suite des excès farouches où tu tombes,
Je n’aurai plus de quoi nourrir mes deux colombes.
Dans ce pays qu’au ciel bleu nous assimilions,
Que me restera-t-il ? De vagues millions.
Et réduite, pleurant mon antique richesse,
À marcher sur la pourpre ainsi qu’une duchesse,
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Obelon
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<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude><poem>
On me verra bientôt parer mes bras charmants
Avec ces cailloux vils qu’on nomme diamants.
{{em|1}}C’est ainsi qu’Aphrodite, en sa douleur amère,
Se plaignait. Mais Éros lui dit : Ma douce mère,
Ne gronde pas. Fluide et plus subtile encor,
La flamme du soleil rit dans tes cheveux d’or.
À l’avenir, je veux être sage comme une
Image. On trouvera ma bonté peu commune.
Jamais plus je n’aurai de cruel appétit
Et tu voudras encore embrasser ton petit.
Ô mère, il est bien vrai que d’une façon nette
J’ai démantibulé notre marionnette,
Mais parfois, ce n’est pas ma faute, mon sang bout.
J’en ai fait un débris, des loques, rien du tout,
Un haillon ridicule et triste. Mais, en somme,
Ce pantin ne valait pas cher. Ce n’est que l’Homme.
</poem>
{{Gauche|Novembre 1887.|6|fs=85%}}<noinclude>
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Raymonde Lanthier
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Après avoir franchi une petite rampe, nous aperçûmes Kouihara entre deux rangées de collines ; celle du nord est flanquée d’une petite montagne ronde qui simule un fort détaché et qu’on appelle le Zimbili. Des torrents de lumière inondaient la vallée, dont l’éclat était froid.
Sans doute effet d’automne, effet des herbes sèches, blanchies par le soleil ; mais une pâleur dont rien ne rompait la monotonie.
Les chaumes, les collines, les maisons de terre, les huttes en paille, les estacades faites de bois écorcé, tout de la même nuance ; une blancheur roussâtre, sous un ciel presque blanc.
De temps à autre, un vent froid et malsain, tombant de l’Ousagara, vous glaçait jusqu’à la moelle ; la clarté ne variait pas.
Une vache noire, çà et là un arbre de haute venue saisissait l’œil un instant, mais sans détruire la première impression : celle d’un tableau incolore ou d’un aliment insapide.
Leviez-vous la tête, le ciel à peine bleu était sans tache et d’une sérénité effrayante.
Comme nous approchions du tembé, nous fûmes rejoints par quelques Arabes de distinction.
Devant la grand’porte, mes pagazis, à côté de leurs ballots, faisaient courir les paroles à toute
<ref follow=p221>''{{tiret2|pro|prement}} parler le nom d’une fontaine située au centre du village de Tabora''. » Onze ans s’étaient écoulés depuis le dernier passage du capitaine, quand arriva Stanley.
Le tembé de Snay ben Amir et celui de Mousa n’existaient plus ; la fontaine avait pu disparaître, ce n’était probablement d’ailleurs qu’une citerne ; dans tous les cas, il n’en était plus question. L’Ounyanyembé n’est pas une colonie où l’Arabe s’établit définitivement ; c’est un comptoir d’où il s’en va quand les affaires sont achevées, n’y laissant ni famille, ni serviteurs. Les Indigènes ont eux-mêmes une vie errante ; et il n’est pas étonnant que Stanley, ayant demandé le ''village'' de Kazeh, n’ait trouvé personne qui pût lui répondre. La note de Speke, en lui faisant modifier sa question, lui eût sans doute fait trouver les renseignements qu’il cherchait. Il eût d’ailleurs pu savoir à quoi s’en tenir, la carte du ''Voyage aux sources du Nil'' portant : ''Kazeh ou Tabora''. (Voir, pour l’origine de cet établissement et pour sa situation en 1858, le ''Voyage aux grands lacs'', pages 282 et suivantes ; et pour Mousa Mzouri, pages 543-545, et 548.) Si nous avons donné cette longue explication d’un fait, qui tout d’abord paraît bizarre, c’est que persuadée que nous sommes de la ''profonde sincérité des voyageurs'' (nous parlons des hommes sérieux qui sacrifient leur repos, leur fortune, leur santé, souvent leur vie, au désir de connaître, c’est-à-dire à la passion du vrai), convaincue, disons-nous, de leur sincérité, il nous serait pénible de voir l’oubli du nom de Kazeh servir d’argument à ceux qui doutent de la parole des gens qui viennent de loin. Dans notre longue étude des relations de voyage, nous avons trouvé plus d’une fois, entre les écrits des hommes qui avaient passé aux mêmes lieux, des contradictions flagrantes ; elles nous ont toujours été expliquées, soit par des erreurs inévitables, au moins permises, soit par l’emploi d’un terme générique trop largement appliqué, soit par d’autres causes dont nous ne pouvons donner ici le détail ; et la véracité des voyageurs est toujours sortie victorieuse de nos recherches. Cette véracité, arrivée au scrupule, devient même une source d’erreur. « Je crains tellement d’exagérer, dit Livingstone, que je reste au-dessous du réel ; plus d’une fois j’en ai eu la preuve. » {{FAD|(''Note du traducteur''.)|marge=1em}}</ref><noinclude>
<references/></noinclude>
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Raymonde Lanthier
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L’Ouhyohoueh n’est pas à plus de quatre jours de Tabora.
En une quinzaine l’affaire serait terminée ; du moins on le prétendait.
J’offris mon concours et celui de mes hommes ; leurs charges seraient déposées à Mfouto, sous la garde de quelques-uns d’entre eux ; le reste de la bande viendrait avec moi.
Lorsqu’on aurait battu Mirambo et ses Rouga-Rouga, le passage serait libre ; je continuerais ma route. Les Arabes ne doutaient pas du succès et je partageais leur enthousiasme.
La séance à peine levée, on apporta un énorme plat de riz, où les amandes, le cari, le citron, le raisin, les groseilles avaient été prodigués ; et ce fut merveille de voir avec quelle promptitude notre ardeur belliqueuse fit place à l’intérêt qu’excita ce mets royal.
N’étant pas musulman, je fus servi à part de ce même plat de riz, suivi d’autres plats chargés de poulet rôti, de kabok<ref>Sorte de pudding fait avec de la viande hachée menue et de la farine de froment, de riz ou de sorgho ; cette pâte, que les Arabes nomment ''Harisah'', et qui dans cette région est leur plat de résistance, se mange, d’après Burton, avec du miel ou du sucre. {{FAD|(''Note du traducteur''.)|marge=1em}}</ref>, de ris de veau, de crêpes, de galettes, de fruits, de sorbets, de limonade, de friandises venues de l’Oman, telles que raisin sec, boules de gomme, noix et prunes confites.
Un dîner qui prouvait que, si notre hôte avait l’âme guerrière, il n’en cultivait pas moins les goûts raffinés qu’il avait acquis à l’ombre des manguiers que son père possédait à Zanzibar.
Gorgés de tous ces mets d’une délicatesse peu commune, nous nous rendîmes, quelques Arabes et moi, chez Massoud ben Abdallah, qui nous montra la place où avait été la maison de Burton et de Speke, et où maintenant s’élevaient ses bureaux.
La demeure de Snay ben Amir avait de même été abattue, et se trouvait remplacée par un tembé à la mode, avec solives aux fines sculptures, portes également sculptées, marteaux de bronze, chambres spacieuses, murailles épaisses : une maison bâtie à la fois en vue de la défense et du confort.
L’habitation la plus remarquable de l’Ounyanyembé appartenait à Amram ben Massoud, à qui elle avait coûté soixante frasilahs, ou deux mille cent livres d’ivoire, représentant plus de trois mille dollars. Il faut savoir, que dans le pays, avec la moitié ou même avec le tiers de la dite somme, on a une fort belle maison.
Celle d’Amram, qui s’appelait ''Bahrein'' (les Deux-Mers), avait cent pieds de long sur vingt pieds de haut.
Un crépissage fait avec<noinclude>
<references/></noinclude>
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Raymonde Lanthier
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>forêt, la vie exubérante que j’avais à cette époque, rien n’était oublié.
Puis je me rappelai qu’une fois, nous demeurions alors près du Mississipi, je descendis la grande rivière longtemps, longtemps, — des centaines de milles — avec des géants osseux, rudes bateliers du fleuve, et qu’un vieillard chéri salua mon retour comme une résurrection.
Puis des voyages à pied à travers la France et l’Espagne.
Chez
les Kourdes, des aventures sans nombre.
Puis en Amérique : des champs de bataille, la guerre des buissons, la lutte rampante ; les raines d’or, la Prairie, les Indiens, les terres du Far-West ; le coup douloureux lorsque en revenant d’un pays sauvage je ne revis plus l’homme affectueux que j’appelais mon père ; et la vie ardente, agitée qui suivit.
Tout s’arrêta. « Miséricorde ! sommes-nous au 21 ?
— Oui, reprit Shaw ; voilà quinze jours que vous avez le délire.
Les autres l’affirmaient avec lui, et je datai mon journal du 21 juillet.
C’était le 14 ; je n’avais été malade que huit jours ; tous mes gens se trompaient d’une semaine. L’erreur ne fut rectifiée que dans l’Oujiji, par l’examen que je fis avec Livingstone de l’almanach nautique.
Le docteur, lui-même, était hors de date ; son journal se trouvait de trois semaines en avance.
Que Shaw eût perdu le quantième n’avait rien qui pût surprendre ; sa mémoire et jusqu’à sa raison, minées par la fièvre, s’éteignaient rapidement.
Sélim, que, tout d’abord, j’avais eu soin de mettre au courant de notre pharmacie et de l’usage des drogues, m’avait traité d’après les instructions écrites que je lui avais données, prévoyant le cas où la raison m’abandonnerait.
Il me dit qu’il m’avait soutenu avec du thé dans lequel il mettait un peu d’eau-de-vie. En outre Shaw m’avait fait prendre trois ou quatre fois du gruau de sagou.
Toujours est-il que, deux jours après, j’avais recouvré mes forces, et que je les employais à soigner Shaw, qui, à son tour, était malade.
Quand il fut rétabli, Sélim prit la fièvre et délira pendant quatre jours.
Mais, le 28, chacun était debout et ranimé par la perspective d’un prochain combat avec Mirambo.
Le 29, au matin, j’avais cinquante hommes chargés d’étoffe, de grains de verre et de fil métallique, destinés à être portés dans l’Oujiji.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Raymonde Lanthier
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki />
Au moment de sortir du tembé un homme manqua à l’appel, un seul : mais c’était le capitaine.
Pendant qu’on allait le chercher, d’autres partirent pour échanger un dernier regard, une dernière accolade avec leurs noires Dalilas.
Bombay ne fut ramené qu’à deux heures.
Son visage exprimait fidèlement le chagrin auquel il était en proie.
Quitter les marmites pleines, quitter sa Dulcinée !
Renoncer à de telles jouissances, pour n’avoir en perspective qu’une marche pénible, de longues étapes menant au combat, peut-être à la mort !
Sous l’influence de pareils sentiments, il était naturel que Bombay se montrât rétif à l’ordre que je lui donnai d’aller prendre sa place.
De mon côté, les six heures d’attente qu’il m’avait fait subir m’avaient mis d’une humeur exécrable.
Il n’y eut de sa part qu’un mot, un simple coup d’œil ; et ma canne voltigea sur ses épaules comme s’il avait dû être anéanti.
J’imagine que la violence du procédé était ce qu’il y avait de meilleur pour vaincre son endurcissement ; car le douzième coup n’était pas porté qu’il demandait pardon : c’était la première fois.
À ce mot, qu’il n’avait jamais dit, ma canne s’arrêta ; Bombay était enfin dompté.
« En marche ! » Et le guide entraîna la colonne, régulièrement formée de quarante-neuf de ses pareils, qui portaient, chacun, en surcroît d’un lourd ballot de monnaie d’Afrique, un fusil, une hache, un sac de munitions et une marmite.
Le départ s’était fait tristement ; nos hommes gardaient un morne silence.
Mais lorsqu’ils furent sur la route, enseignes déployées, sentant flotter derrière eux leurs manteaux rouges, que fouettait un vent furieux du nord-ouest, ils eurent conscience du spectacle imposant que présentait leur colonne, et ils prirent une allure plus martiale ; le géant Maganga se donna des airs de Goliath, allant seul défier Mirambo et ses mille guerriers.
Khamisi, le fringant, imita le pas du lion ; Oulimengo, toujours railleur, se mit à singer l’allure cauteleuse du chat.
Une fois la vanité en jeu, le silence ne pouvait pas durer.
Il était impossible que leur gravité, ou leur mécontentement, résistât plus d’une demi-heure à la vue de ces manteaux rouges qui leur dansaient devant les yeux.
Oulimengo fut le premier à s’en départir.
Il avait pris de lui-même les fonctions de guide, et en même temps celle de porte-étendard, qui en est la conséquence.
Il était persuadé, comme tous les autres, que le drapeau des États-Unis devait frapper l’ennemi de terreur.
Il agita la noble bannière ; la confiance le gagna, puis le courage, puis l’enthousiasme ;<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki />
Les Vouasagara, qui ont à ce qu’il paraît une crainte superstitieuse des morts, ont donné l’ordre à Iako de l’enterrer immédiatement.
Iako, n’ayant pas la force de le porter, l’a traîné dans la jungle, où, d’après ce qui m’a été dit, il l’a laissé, dépouillé de tout vêtement et sans le recouvrir même d’un peu de terre.
Quelques semaines plus tard, Iako avait cessé de vivre.
« L’un de nous trois est parti, mon pauvre Shaw ! qui maintenant le suivra ? » ai-je dit ce soir à mon compagnon.
14 ''août''. Écrit plusieurs lettres.
Shaw a été fort malade toute la nuit.
Je ne crois pas que ce soit la fièvre ; je pense plutôt que c’est une crise aiguë d’une maladie vénérienne.
Je n’ai pas de médicaments pour ce genre d’affection ; il a donc fallu en envoyer chercher.
Trois de mes soldats sont partis pour Zanzibar, avec la promesse de cinquante dollars qu’ils recevront, chacun à leur retour, si le voyage s’est fait rapidement.
19 ''août''. Mes soldats enfilent des perles.
Shaw ne quitte pas son lit.
On dit que Mirambo est en marche pour l’Ounyanyembé.
Des Arabes sont partis ce matin pour Mfouto, avec leurs esclaves, afin d’en rapporter la poudre que Séid ben Sélim y a laissée.
21 ''août''. Shaw est toujours malade.
Cent foundos (mille rangs de perles) ont été enfilés.
Ce matin, l’approche de Mirambo a été démentie par Ben Sélim, gouverneur des établissements arabes.
22 ''août''. Mes soldats et moi, nous enfilions des perles, quand vers dix heures, un bruit d’artillerie s’est fait entendre dans la direction de Tabora.
Nous avons couru à la porte ; les volées continuaient.
C’était Mirambo qui, avec deux mille hommes, assiégeait Tabora d’un côté, pendant qu’un millier de Vouatouta, venus dans l’espoir du pillage, attaquaient la ville sur d’autres points.
Vers midi, les fugitifs sont accourus en foule, nous demandant protection.
Ils nous ont appris que cinq Arabes des plus marquants ont été tués, et que parmi les morts est le brave Khamis ben Abdallah. J’ai voulu avoir des détails ; on m’a dit qu’au premier coup de feu, Khamis, accompagné de quelques Arabes qui se trouvaient alors chez lui, était monté sur sa terrasse et avait tourné sa lunette d’approche du côté de la fusillade.
À sa grande surprise, il avait vu la plaine couverte de sauvages en marche, et à deux milles environ, près de Kazima, une tente dressée qu’il ne pouvait méconnaître, car c’étaient les Arabes qui l’avaient donnée à Mirambo, à l’époque où ils étaient bien ensemble.
Khamis était descendu, et, trouvant chez lui d’autres Arabes,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Raymonde Lanthier
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>profondeur ? Pas du tout, cher camarade ; la géographie n’est pour moi que tout à fait secondaire.
J’ai l’ordre de {{sc|trouver Livingstone}} !
Oui, mon pauvre Shaw, c’est pour le trouver que je suis ici, pour le trouver que nous nous remettrons en marche.
Vous comprenez toute l’importance de cette mission.
Et ne voyez-vous pas la récompense que vous donnera M. Bennett pour l’aide que vous m’aurez prêtée ?
Si vous venez à New-York, vous ne manquerez jamais, j’en suis certain, d’un billet de cinquante dollars.
Allons ! secouez-vous un peu ; n’ayez pas cet air morne ; allez et venez ; moquez-vous de la fièvre ; je vous garantis contre elle ; j’ai de la quinine pour tout un régiment. »
Bah ! comme si j’avais parlé à une momie.
Ses yeux ont repris un peu d’éclat ; mais l’affaire d’un instant ; une minute après la lueur avait disparu, le regard était mort.
Je suis resté confondu ; puis, voulant le voir revivre, j’ai fait un punch d’une force à lui incendier les veines.
« Buvez-moi cela, cher camarade ; j’y ai mis du sucre et des œufs, du citron et des épices.
Buvez cela, mon pauvre Shaw, et oubliez toutes vos misères.
Voyons ! ne me soufflez pas à la face comme si vous alliez mourir.
Trêve à cette pantomime.
Vous n’êtes pas malade, mon cher ; c’est l’ennui qui vous tient.
Regardez Sélim : je parie tout ce qu’on veut qu’il ne mourra pas.
Je le ramènerai sain et sauf à Jérusalem ; et vous aussi, je vous reconduirai chez vous, si vous me laissez faire. »
Pouff ! pouff ! de sa vilaine pipe.
Entendez-le respirer, vous croyez qu’il va mourir ; il n’est même pas malade.
Il m’a dit l’autre jour qu’il savait toutes les ruses qu’emploient les matelots pour éluder le service. Je suis persuadé qu’il me joue un de ses tours.
La fièvre le dévore, dit-il.
La fièvre ! j’en connais toutes les phases ; et je suis persuadé qu’il ne l’a pas.
Si je prenais un bâton, je suis sûr que je le guérirais tout de suite.
{{Ier}} ''septembre''. D’après Thani ben Abdallah, que je suis allé voir aujourd’hui à Maroro, Tabora n’a perdu que trois tembés ; ce sont les huttes des indigènes qui ont alimenté les flammes ; plus d’une centaine de cases ont été détruites.
Les Arabes ont à regretter cinq des leurs, treize Vouangouana et huit esclaves.
On leur a pris en outre deux cent quatre-vingts dents d’éléphant et soixante têtes de gros bétail.
Les pertes de Mirambo s’élèvent à deux cents hommes.
3 ''septembre''. Reçu de Zanzibar un paquet de lettres et des journaux que m’envoie le capitaine Webb. La belle et bonne chose<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>de nous faire mettre sur la défensive.
Il paraît que si Mfouto est pris, Mirambo doit marcher directement sur Kouihara.
9 ''septembre''. L’ennemi a éprouvé hier une défaite sérieuse.
Il avait d’abord enlevé d’assaut un petit village aux Vouanvamouézi ; mais il a été repoussé vigoureusement sous les murs de Mfouto.
Mirambo a perdu trois de ses principaux feudataires.
Obligé de lever le siège, il a été poursuivi jusque dans la forêt d’Oumanda, où son armée a été mise en déroute, et où lui-même a fui du champ de bataille.
Les têtes des chefs qu’il a perdus viennent d’être apportées à Kouikourou, boma de Mkasikoua.
11 ''septembre''. Shaw est un hâbleur sentimental, avec une large dose des principes de Joseph Surface<ref>Tartufe de mœurs ; personnage de l’''École de la médisance'' (''{{lang|en|The School for scandal}}''), la plus célèbre des comédies de Shéridan. {{FAD|(''Note du traducteur''.)|marge=1em}}</ref>. Il y a des moments où il s’enflamme, et fait une sortie éloquente sur les vices de l’humanité, particulièrement sur ceux des riches.
Ses philippiques, à cet égard, seraient dignes d’un meilleur auditoire que celui que je peux lui offrir.
Il a des habitudes d’absorption en lui-même, une excentricité absolument contraire à celle de Jack Bunsby.
Au lieu de contempler l’horizon, il regarde à ses pieds d’un air qui semble dire :
Quelque chose va de travers ; je suis en train de chercher où cela peut être, et comment on peut le rectifier.
Il m’a raconté aujourd’hui que son père avait été capitaine dans la marine royale, et que lui-même avait assisté quatre fois aux réceptions de la reine Victoria.
Ce n’est guère possible ; je ne peux pas me figurer le fils d’un capitaine de vaisseau ignorant au point de savoir à peine écrire son nom ; et je ne vois pas comment il aurait pu être présenté à la reine ; j’ai entendu dire que la cour de Saint-James était la plus aristocratique d’Europe.
Toujours est-il qu’il m’en veut énormément parce que je n’ai pas l’air de le croire ; et il a ouvert sur moi le feu d’une batterie sentimentale qui me fait presque pleurer de dépit, tant je suis vexé de m’être affublé d’un pareil homme.
14 ''septembre''. Sélim a constamment la fièvre ; le délire ne le quitte pas.
Shaw est retombé dans ses misères ; me voilà tout à fait garde-malade.
Je n’ai personne pour me seconder ; Abdou-lKader a l’esprit tellement enfumé par l’odieux tabac du pays, que si je lui demande un service il va à l’aventure, ne sait pas ce qu’il fait,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Raymonde Lanthier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>{{P début de page|90|mb=1em|ml=3em|mr=3em}}
{|width=100%
|width=35%|Ouakîri,
|width=20%|natif de
|width=45%|Oujiji.
|-
|Moufou,||{{cach|na}}—{{cach| de}}||{{cach|Za}} —{{cach|bar}}
|-
|Mpépo,||{{cach|na}}—{{cach| de}}||{{cach|Za}} —{{cach|bar}}
|-
|Kapingou,||{{cach|na}}—{{cach| de}}||{{cach|Za}} —{{cach|bar}}
|-
|Machichanga,||{{cach|na}}—{{cach| de}}||{{cach|Za}} —{{cach|bar}}
|-
|Mahiraké,||{{cach|na}}—{{cach| de}}||{{cach|Za}} —{{cach|bar}}
|-
|Missossi,||{{cach|na}}—{{cach| de}}||{{cach|Za}} —{{cach|bar}}
|-
|Tafoum Byah,||{{cach|na}}—{{cach| de}}||{{cach|Za}} —{{cach|bar}}
|-
|Abdoul-Kader, (tailleur)||{{cach|na}}—{{cach| de}}||Malabar.
|-
|Madjouara, (enfant)||{{cach|na}}—{{cach| de}}||Ouganda.
|-
|Bilali,||{{cach|na}}—{{cach| de}}||Ouhemba.
|-
|Kaloulou,||{{cach|na}}—{{cach| de}}||Londa.
|}
{{p fin}}
Cinquante et un hommes et trois enfants, choisis par moi pour
m’accompagner dans cette recherche, inutile en apparence, d’un
voyageur perdu.
La cargaison qui leur était confiée était composée de mille dotis faisant quatre mille mètres d’étoffe<ref>Nous rappelons que le ''yard'', ou mètre anglais, ne représente que 0{{e|m}},914, ce qui, pour les mille dotis, réduit le total à 3556 mètres de France. {{FAD|(''Note du traducteur''.)|marge=1em}}</ref>, de six ballots de rassade, de quatre charges de munitions, d’une tente, d’un lit, d’effets personnels, d’une caisse renfermant des drogues, un sextant et quelques livres ; de deux charges de thé, de sucre et de café, d’une charge de farine et de bougie, d’une charge de comestibles : viande, sardines en boîtes, choses diverses ; enfin d’un ballot d’ustensiles de cuisine.
Tous mes hommes avaient pris leur rang, excepté Bombay, qui
n’était pas là.
On finit par le trouver, pleurant dans les bras de sa Dulcinée.
« Pourquoi vous éloigner, Bombay, quand vous savez qu’on doit
partir et que vous êtes attendu ?
— Oh ! maître, je disais adieu à ma maîtresse.
— Vraiment !
— Oui, maître ; est-ce que vous n’en faites pas autant quand
vous partez ?
— Silence, monsieur !
— Oh ! c’est juste.
— Qu’est-ce que vous avez, Bombay ?
— Je n’ai rien. »
Comme je le vis en humeur de me chercher querelle devant tous ces Arabes qui nous regardaient et que je n’étais pas disposé<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Hess - La Vérité sur l’Algérie, 1905.pdf/273
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Sixdegrés
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/* Validée */ j’y vois les mômes caractéristiques défauts -> j’y vois les mêmes caractéristiques défauts
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" /></noinclude><section begin="a"/>notre dégoût de ces pourritures, ils nous condamnent cuistres :
{{interligne}}
{{P début|90}}
« … Si d’ailleurs les cuistres osaient reprocher l’heureuse audace de son style à Musette, celui-ci, j’imagine, ne serait pas en peine de la justifier par l’exemple de grands maîtres tels que Montaigne, Mathurin Régnier, Jules Vallès, Zola et Jean Richepin.
« … Créer ce type, c’est là du grand art et j’oserai le dire, de l’art purement classique.
« Toutes proportions gardées, Corneille, Racine, Molière, La Bruyère ne font pas autre chose. »
{{P fin}}
{{interligne}}
Cela était signé Paul Gisel et publié par la ''Dépêche algérienne'' le 17{{lié}}juin{{lié}}1899.
{{interligne}}
<section end="a"/>
<section begin="b"/><nowiki />
{{t3|'''Les beaux-arts.'''|CHAPITRE {{rom-maj|XIX}}}}
Ce chapitre pourrait être court. Je devrais écrire : Il y a un peintre en Algérie, Noiré. Point, à la ligne, c’est tout.
Cela suffirait si j’étudiais uniquement les beaux-arts de l’Algérie. Mais je les apprécie du point de vue transplantation d’un groupe ethnique, etc…, etc. Alors il ne suffit pas de constater que dans la foule des gens qui font de l’art plastique, de l’art pictural en Algérie, un seul artiste émerge, Noiré.
Pour le génie de Noiré, quelque détail de son œuvre et ce que j’en pense, je renvoie le lecteur au chapitre {{rom|xxxi}} de mon livre ''la Question du Maroc''. (Dujarric,{{lié}}éditeur. 1903. Paris.)
L’effort des Algériens, race nouvelle, en matière de
beaux-arts, j’y vois les mêmes caractéristiques défauts
que dans leur effort en matière de littérature.
Mais, si nous avons le droit de nous montrer {{tiret|impi|toyables}}
<section end="b"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" /></noinclude>{{Bloc centré/o}}
{{Centré|{{Sc|chansons sur des airs connus}}}}
{{t3|LA LUNE}}
{{Centré|{{Sc|Air}} : ''Au clair de la lune''.}}
<poem>
Au clair de la lune
Brillent follement
Ta prunelle brune
Et ton sein charmant.
Pâle Cidalise,
Ton front sans rival
Éclaire Venise
Et son carnaval.
</poem><noinclude>{{Bloc centré/f}}
<references/></noinclude>
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Obelon
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{Bloc centré/o}}</noinclude><poem>
Cachant sous ton masque
Un sourire amer,
Tu t’en vas, fantasque,
Sur la vaste mer.
Et frottant son aile
À ton casaquin,
Voilà Pulcinelle
Avec Arlequin !
Voilà Scaramouche
Et don Spavento,
Et Scapin farouche
Dans son vert manteau ;
Et, comme Tityre
Près d’Amaryllis,
Pierrot qui s’étire,
Mince comme un lys.
Zerbin, dans sa fièvre,
Après Mezzetin,
Baise à pleine lèvre
Tes bras de satin.
</poem><noinclude>{{Bloc centré/f}}
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Obelon" />{{Bloc centré/o}}</noinclude><poem>
Verse-leur l’ivresse !
Ô toi qui me plus,
Folle charmeresse,
Je ne t’aime plus.
Je ris, ma guitare
Chante un air moqueur ;
Pourtant c’est bizarre,
J’ai froid dans le cœur.
Et je vois la lune,
Dans l’ardente nuit,
Frissonner, comme une
Clarté qui s’enfuit.
Phœbé, la perverse,
Peut-être à son tour
S’alanguit et verse
Des larmes d’amour.
Et son char l’emporte,
Dans la nuit en feu,
Désolée et morte
Au fond du ciel bleu.
</poem>
{{Bloc centré/f}}
{{Gauche|Octobre 1876.|6|fs=85%}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Raymonde Lanthier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>les régions lointaines du sud, je ne pus jamais décider aucun d’entre eux à me suivre, tant leur frayeur de Mirambo et de ses bandits était grande.
Il faut dire que de toute part venaient des bruits alarmants.
On assurait que Mbogo se dirigeait vers l’Ougounda avec un millier d’hommes ; que les Vouazavira avaient attaqué une caravane ; que Simba parcourait le pays à la tête d’une bande de féroces mercenaires ; et beaucoup d’autres choses du même genre.
Les Vouagounda ont leur principal village entouré de cultures d’une étendue d’environ trois mille acres (douze cents hectares) carrés.
Ces champs produisent assez de grain non-seulement pour la consommation des indigènes, mais pour l’approvisionnement des nombreuses caravanes qui prennent cette route pour aller dans l’Oufipa et dans le Maroungou.
Le sentier serpenta d’abord au milieu de ces cultures, puis entra dans les défrichements qui entourent les villages de Kisari.
Nous trouvâmes dans l’une de ces bourgades un chef de caravane qui avait besoin de porteurs et qui tambourinait du matin au soir pour en faire venir.
Il voulait gagner l’Oufipa, était là depuis deux mois, battant le rappel sans aucun succès, et fit tous ses efforts pour m’enlever mes pagazis, procédé qui ne contribua pas à nous mettre bien ensemble. J’appris à mon retour qu’il avait dû renoncer au projet d’aller dans le sud, et qu’il avait rebroussé chemin peu de temps après notre départ.
En sortant de Kisari, nous traversâmes un éparpillement de chênes noirs, sur un terrain craquelé par le soleil, où se montrait çà et là un étang desséché, dont la vase durcie était criblée d’empreintes d’éléphants et de rhinocéros.
Les traces de buffle et de zèbre étaient maintenant fréquentes et nous faisaient espérer qu’avant peu nous verrions du gibier.
Une marche de trois heures et quart, à partir d’Ougounda, nous fit gagner une petite bourgade enfouie dans la feuillée et, qui s’appelle Benta.
Il y avait là, non-seulement beaucoup de maïs mais beaucoup de ''choroko'', une sorte de grain qui me paraît être une gesse et dont je m’approvisionnai pour mon usage personnel, car c’est un aliment des plus salubres<ref>Il est probable que cette gesse est la ''voandzeia souterraine'', qui paraît être commune sur la route que Burton a suivie, au moins à partir de l’Ousagara. {{FAD|(''Note du traducteur''.)|marge=1em}}</ref>.
À Benta, comme ailleurs, le grain est mis sur le toit du tembé, dans des caisses cylindriques faites avec l’écorce du mtondou, et<noinclude>
<references/></noinclude>
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Raymonde Lanthier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>nailles rougies vous déchirent ; le feu est dans vos veines, la soif vous dévore.
L’air embrasé est plein de monstres hideux, reptiles connus et inconnus, qui grandissent et se multiplient confusément, toujours plus compliqués, toujours plus affreux, et se transformant sans cesse pour devenir plus horribles.
Chaque effort que vous faites pour échapper à cette vue la rend plus effroyable et crée de nouvelles souffrances.
Nombreuses, nombreuses sont les heures que j’ai passées gémissant et me débattant sous le poids de cet infernal délire.
Oh ! les angoisses, dont cette fièvre d’Afrique vous accable !
Tortures de l’esprit, tortures du corps.
Oh ! l’atroce agonie !
Rien ne l’apaise ; les soins les plus patients, les attentions les plus douces, le dévouement le plus humble, tout vous irrite, tout vous affole.
Dans ce terrible état, Job lui-même fût entré en fureur.
Celui qui est en proie à cette fièvre s’envisage comme le foyer de toutes les misères.
Vient la guérison, il se sent purifié : c’est une délivrance ; il redevient sociable, il est de belle humeur, aimable et prêt à rire.
Ce qui la veille était mauvais présage lui est une source de joie ; il regarde ses gens avec affection ; tout lui paraît beau ; la nature est souriante, les bois le ravissent, un rien le met en extase.
Je parle pour moi-même, qui ai noté avec soin toutes les phases de la crise.
Le {{1er}} octobre, poursuivant notre route au sud-sud-ouest, nous arrivâmes au bord d’un zihouani ou large étang.
Près de la rive, sous un arbre magnifique, était un vieux kraal à demi brûlé, qui, en moins d’une heure, fut transformé en un camp Splendide.
L’arbre était un figuier-sycomore, le géant des forêts de l’Ounyamouézi.
Jamais je n’en ai vu de plus beau : trente-huit pieds de circonférence, et il eût abrité un régiment ; son ombre avait cent vingt pieds de diamètre.
La santé, la vigueur que j’avais alors me permettait d’admirer tout ce qui m’environnait.
J’éprouvais un sentiment de bien-être, d’entière satisfaction que je n’avais pas connu à Kouihara, où je me rongeais dans l’inactivité.
Je causais avec mes gens comme avec des égaux ; nous parlions ensemble des éventualités du voyage et nous les discutions d’une façon tout amicale.
L’œuvre du jour était finie ; le camp nous donnait une sécurité complète ; chacun tira sa pipe, heureux d’avoir achevé sa tâche, et avec le contentement qui suit tout travail bien exécuté.
Le soleil baissait à l’horizon ; il couvrit le ciel d’or et d’opale, il empourpra la cime des arbres. Une sérénité profonde régna<noinclude>
<references/></noinclude>
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Raymonde Lanthier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>ans ; un grand gaillard, aussi lèche que fanfaron.
Mais, bien qu’adorant le plaisir, ne craignant pas le travail ; toujours gai, même les jours de fatigue.
Avec cent hommes comme lui, j’aurais traversé l’Afrique, pourvu toutefois qu’il n’eût pas fallu se battre.
On se rappelle l’ardeur belliqueuse dont il fut saisi en partant pour Mfouto, improvisant le chant de guerre, promettant la victoire ; et l’on sait avec quelle verve il prit la fuite dès qu’on parla de déroute.
Très-rapide à la course, bon chasseur et tirant bien, il a plus d’une fois rempli le garde-manger au moment où la disette rendait les provisions d’autant plus précieuses.
Férajji, l’ancien marmiton de Speke, avait jadis pris parti pour Baraka, dans la dispute dont nous avons parlé, et avait quitté le capitaine lorsque celui-ci s’était déclaré pour Bombay, aimant mieux perdre son gage que d’abandonner son ami.
La désertion de Bander Salaam, et l’incapacité d’Abdoul Kader me l’avaient fait prendre pour cuisinier. C’était un garçon de ressources.
Fallait-il nettoyer la vaisselle, une rafle de maïs, un bouquet de feuilles, une poignée d’herbe lui servaient de torchon.
Si l’assiette que je lui demandais portait l’empreinte d’un pouce gras et enfumé, il la frottait avec son doigt, et croyait que cela devait suffire.
Lui rendais-je une cuiller, en lui disant qu’elle était sale, il pensait qu’avec un peu de salive et le coin de sa jupe crasseuse il la mettait en état de satisfaire le maître le plus difficile.
Mes exigences lui paraissaient excessives : je ne m’habituais pas au sable qu’il me faisait avaler.
Pas un morceau de viande, pas une assiettée de bouillie qui n’en renfermât plus ou moins.
Je lui dis un jour qu’en arrivant à Zanzibar j’irais trouver le docteur anglais, le grand docteur, qui m’ouvrirait l’estomac, y compterait les grains de sable qui s’y amassaient, et que mon cuisinier serait à l’amende d’autant de dollars qu’il y aurait de grains.
La conscience du chiffre auquel s’élèverait ce calcul, et l’énormité de l’amende qui en résulterait, rendaient le pauvre Férajji quelquefois bien triste.
À part cela, un bon cuisinier, sinon très-savant, du moins actif et laborieux.
Je commandais une halte ; moins de dix minutes après, j’avais une tasse de thé, et un certain nombre de crêpes, ce dont je lui était bien reconnaissant, car j’étais presque toujours affamé par la marche.
Maganga est un Mnyamouézi, natif de Mkouenkoué ; un homme très-fort, un serviteur fidèle, un excellent pagazi, d’un caractère<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>leuse, à en juger par le nombre des villages en ruines et celui des cases que le feu avait détruites.
Une jungle naissante remplaçait les cultures, et promettait avant peu une nouvelle retraite aux animaux de la forêt.
Misonghi, l’un de ces villages malheureux, fournit à mes hommes un gîte qui n’était nullement à dédaigner.
Je rapportai des environs trois pintades ; Oulimengo y tua une antilope, que mes gens appelèrent ''mbahouala'' et dont la chair inspire à certains Vouanyamouézi une aversion superstitieuse.
Cette antilope, qui a trois pieds et demi de hauteur, la robe rougeâtre, la tête longue, les cornes brèves, une longue crinière dorsale, la queue touffue et courte, me paraît être le ''nzoe'' découvert par le capitaine Speke dans l’Ouganda, et qui a reçu du docteur Schlater le nom scientifique de ''Tragelaphus Spekii''<ref>Le ''Nzoé'' que le capitaine Speke rapproche du ''léché'', est une antilope aquatique dont les roseaux, les grandes herbes des marais forment l’habitat. Il est surtout caractérisé par des pieds d’une longueur exceptionnelle, de véritables raquettes, lui permettant de courir sur la vase, et qui lui rendent très-difficile la marche sur un terrain sec ; il fuit en bondissant et a bien vite gagné l’eau, dont il ne s’éloigne guère. Sa robe, également appropriée au milieu qu’il habite, a le poil long et rude, d’une solidité remarquable. (Voir ''les Sources du Nil'', Hachette, 1864, p. 193.) Nous ne comprendrions pas que ces traits, d’autant plus frappants qu’ils sont opposés à ceux de la famille, eussent échappé à l’auteur ; il nous paraît plus probable qu’ils ne se trouvent pas chez le ''mbahouala'', dont les cornes brèves, la longue crinière, la queue touffue paraissent seuls avoir appelé l’attention de Stanley. Le Nzoé de Speke a bien été rencontré par le capitaine pour la première fois au bord du Nyanza, mais il avait été découvert sur les rives du Chobé, en 1850, par Livingstone, qui l’a décrit sous le nom de Nakong. On a prétexté de quelques zébrures de la robe du spécimen rapporté par Speke, pour faire du Nzoé un nouveau ''tragélaphe'' ; mais ces zébrures, peut-être accidentelles, d’autant plus qu’elles se trouvaient chez un jeune, ne motivaient pas cette nouveauté scientifique. Le nakong et le léché, sont eux-mêmes de proches parents du waterbok (''Egoceros ellipsiprymnus'').<br /> {{FAD|(''Note du traducteur''.)|marge=1em}}</ref>.
Une longue marche de six heures, à l’ouest nord-ouest, au milieu d’une forêt, où l’antilope noire<ref>''Harrisbuck, égocère noir''. Dispute à l’Oryx et au Coudou la palme de la beauté, disent Cumming, Harris, Méthuen, Baldwin, tous ceux qui l’ont vu dans son milieu pittoresque. Les montagnes nues, les précipices, les escarpements, les ravins boisés, les ruisseaux limpides, caractérisent les lieux qu’il préfère. Quelquefois il va par petits groupes ; mais généralement on le voit seul, « marchant avec lenteur, d’un air majestueux, comme s’il avait conscience de sa noblesse native. » {{FAD|(''Note du traducteur''.)|marge=1em}}</ref> fut aperçue, et qui d’ailleurs est très-giboyeuse, nous conduisit au bord d’un ruisseau qui passe auprès d’une montagne cônique, dont le versant était couvert d’un manteau de bambous d’une extrême légèreté.
Notre camp fut établi entre le ruisseau et l’une de ses pentes.
Le lendemain, ayant escaladé un chaînon d’une faible hauteur, qui part du pied de la montagne, nous eûmes sous les yeux un<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>ques centaines de mètres, recouverte d’un lacis d’herbe très-serré, auquel se mêle beaucoup de matière en décomposition.
Au milieu de cette étendue, et voilé par la couche herbeuse, passe un large cours d’eau, profond et rapide, Les guides ouvraient la marche, suivis de mes hommes, qui n’avançaient qu’avec précaution.
En arrivant au centre, nous avons commencé à voir le pont mouvant, dont la nature nous avait si curieusement dotés, surgir et s’affaisser en lourdes ondulations languissantes, pareilles au
{{Img float
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| large = 100%
| cap = {{T|Vue prise dans l’Ouvinza.|85}}
}}
mouvement de la houle quand la mer s’endort après la tempête.
Où passaient les ânes, la vague herbue s’élevait à plus d’un pied.
Tout à coup la jambe de l’un d’eux a crevé ce pont mobile.
La pauvre bête ne pouvant pas en sortir, le trou s’est creusé, s’est agrandi et promptement rempli d’eau.
Toutefois avec le secours de dix hommes, je suis parvenu à l’enlever, et à le remettre sur une couche plus ferme, d’où nous lui avons fait lestement gagner la rive.
Le marais franchi sans autre accident, nous avons pris au nord, et nous nous sommes trouvés dans un pays délicieux, convenant de tout point à l’agriculteur.
De grands rochers se voyaient çà<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>Vouangouana arrivant de l’Ounyanyembé ; et les habitants reparaissent.
« Mirambo est donc mort ? s’écrient-ils.
— Non, malheureusement.
— Comment avez-vous fait pour passer ?
— Nous avons pris par l’Oukonongo, l’Oukahouendi et l’Ouhha.
— Oh-hi-li ! »
Tous se mettent à rire de leur frayeur et nous font leurs excuses.
Le chef m’est présenté ; si d’abord il s’est retiré dans les
bois, c’était, me dit-il, pour combiner son plan d’attaque ; il allait revenir, et, si nous avions été des Rouga-Rouga, il nous exterminait tous.
Le pauvre homme ignorait que nous le savions ; mais il avait eu si grand’peur, que si nous avions été des Rouga-Rouga il ne serait pas du tout revenu.
Toutefois nous n’étions pas d’humeur à le chicaner sur sa fuite, pas plus qu’au sujet d’un idiotisme, qui paraissait lui être habituel, et dont nous aurions pu nous formaliser ; bien au contraire, nous lui avons serré la main, en lui disant que nous étions « si heureux de le voir ! »
Il a partagé ce bonheur, et nous a immédiatement envoyé trois moutons gras, de la farine, des pots de bière et du miel, dont il nous a fait don.
J’ai à mon tour augmenté son allégresse en lui offrant deux choukkas de ma plus belle étoffe.
Un pacte amical a été ainsi conclu entre nous.
Rentré dans ma tente pour écrire les faits du jour.
En prenant la plume, j’ai dit à Sélim : « Tirez de la caisse mes habits neufs, graissez mes bottes, passez au blanc mon casque de liège, mettez-lui une écharpe neuve, afin que je paraisse en tenue convenable devant l’homme que nous verrons demain, et devant les Arabes d’Oujiji ; car les épines ne m’ont laissé que des haillons. »
Bonsoir. Plus qu’une nuit à passer, et nous verrons l’homme à barbe grise.
10 ''novembre'' 1871, deux cent trente-sixième jour à compter de
notre départ de Bagamayo, cinquante et unième de celui de l’Ounyanyembé.
Direction générale de la route, pour gagner Oujiji, ouest quart
sud-ouest ; six heures de marche.
Un temps superbe, une matinée radieuse ; l’air est frais, le ciel
est souriant ; les bois profonds ont un feuillage du plus beau vert.
L’eau du Moukti, se précipitant sous la frange d’émeraude qui
borde ses rives, semble nous défier à la course par son bruyant
murmure.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki />
Je fis donc ce que m’inspiraient la couardise et le faux orgueil : j’approchai d’un pas délibéré, et dis en ôtant mon chapeau :
« Le docteur Livingstone, je présume ?
— Oui, » répondit-il en soulevant sa casquette, et avec un bienveillant sourire.
Nos têtes furent recouvertes, et nos mains se serrèrent.
« Je remercie Dieu, repris-je, de ce qu’il m’a permis de vous rencontrer.
— Je suis heureux, dit-il, d’être ici pour vous recevoir. »
Je me tournai ensuite vers les Arabes, qui m’adressaient leurs yambos, et que le docteur me présenta, chacun par son nom.
Puis oubliant la foule, oubliant ceux qui avaient partagé mes périls, je suivis Livingstone.
Il me fit entrer sous sa véranda — simple prolongation de la toiture — et m’invita de la main à prendre le siège dont son expérience du climat d’Afrique lui avait suggéré l’idée : un paillasson posé sur la banquette de terre qui représentait le divan ; une peau de chèvre sur le paillasson ; et pour dossier, une autre peau de chèvre, clouée à la muraille, afin de se préserver du froid contact du pisé.
Je protestai contre l’invitation ; mais il ne voulut pas céder ; et il fallut obéir.
Nous étions assis tous les deux. Les Arabes se placèrent à notre gauche.
En face de nous plus de mille indigènes se pressaient pour nous voir, et commentaient ce fait bizarre de deux hommes
blancs se rencontrant à Oujiji, l’un arrivant du Manyéma, ou du couchant ; l’autre de l’Ounyanyembé, ce qui était venir de l’est.
L’entretien commença. Quelles furent nos paroles ? Je déclare n’en rien savoir.
Des questions réciproques, sans aucun doute.
« Quel chemin avez-vous pris ?
— Où {{corr|avez vous|avez-vous}} été depuis vos dernières lettres ? »
Oui, ce fut notre début, je me le rappelle ; mais je ne saurais dire ni mes réponses, ni les siennes ; j’étais trop absorbé.
Je me surprenais regardant cet homme merveilleux, le regardant fixement, l’étudiant et l’apprenant par cœur.
Chacun des poils de sa barbe grise, chacune de ses rides, la pâleur de ses traits, son air fatigué, empreint d’un léger ennui, m’enseignaient ce que j’avais soif de connaître, depuis le jour où l’on m’avait dit de le retrouver.
Que de choses dans ces muets témoignages, que d’intérêt dans cette lecture !
Je l’écoutais en même temps.
Ah ! si vous aviez pu le voir et l’entendre !
Ses lèvres, qui n’ont jamais menti, me donnaient des<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki />
— M. Bennett vous a dit de me chercher, de me trouver, de me secourir ?
Je ne m’étonne plus de l’éloge que vous m’en avez fait hier.
— Certes, repris-je, il est tel que je vous l’ai dépeint : c’est un homme ardent, généreux, loyal ; je le répète avec orgueil.
— Je lui suis très-obligé, dit Livingstone ; je me sens fier de penser que vous autres, Américains, vous me portez un si vif intérêt.
Vous êtes venu fort à propos ; ce Shérif m’a tout pris ; je me voyais à la mendicité.
Je voudrais pouvoir exprimer ma gratitude à M. Bennett, lui dire ce que j’éprouve ; mais si les paroles me manquent, je vous en prie, ne m’en croyez pas moins reconnaissant.
— À présent que cette petite affaire est traitée, si nous déjeunions, docteur ?
Permettez-vous que mon cuisinier se charge du repas ?
— Certainement. Vous m’avez rendu l’appétit, et ma pauvre Halimah n’a jamais pu distinguer le thé du café. »
Toujours exact, Férajji avait d’excellent thé et des gâteaux fumants à nous servir, des espèces de crêpes que le docteur appela ''dampers''.
Je n’ai jamais beaucoup aimé ce genre de galette frite.
Mais Livingstone, réduit à vivre de maïs vert, pendant qu’il était dans le Londa, — pas de viande dans l’endroit où il se trouvait, — s’est ébranlé les incisives en arrachant les grains des épis, et les crêpes lui étaient agréables en raison de leur mollesse.
Pour moi, je préférais les ''scones'' de Virginie, sorte de biscuit de maïs, qui me paraissait être ce que l’on pouvait avoir, dans cette région, de moins éloigné d’un pain mangeable.
« À la vue de cette immense cuvette que portait l’un de vos gens, me dit le docteur, j’avais bien pensé que vous étiez un homme luxueux ; mais je ne m’attendais pas à un pareil faste : des couteaux, des assiettes, de l’argenterie, des tasses avec leurs soucoupes, une théière en argent, tout cela sur un tapis de Perse, et des valets bien stylés ! »
Ainsi débuta notre vie commune.
Jusqu’à mon arrivée, je ne ressentais pour lui nulle affection ; il n’était pour moi qu’un but, qu’un article de journal, un sujet à offrir aux affamés de nouvelles ; un homme que je cherchais par devoir, et contre lequel on m’avait mis en défiance.
Je le vis et je l’écoutai.
J’avais parcouru des champs de bataille, vu des révoltes, des guerres civiles, des massacres ; je m’étais tenu près des suppliciés pour rapporter leurs dernières convulsions, leurs derniers soupirs ; jamais rien<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>ne m’avait ému autant que les misères, les déceptions, les angoisses dont j’{{corr|entendait|entendais}} le récit.
Je commençais à m’apercevoir que « d’en haut les dieux surveillent justement les affaires des hommes » et à reconnaître la main d’une Providence qui dirige tout avec bonté.
Ces faits sont dignes de réflexion.
La pensée de chercher Livingstone vint à M. Bennett en octobre 1869.
À cette époque nous étions prêts tous les deux : lui à donner l’argent, moi à faire le voyage.
Mais observez que je n’allai pas immédiatement à cette recherche.
Avant de l’entreprendre, j’avais à remplir des tâches nombreuses, à franchir des milliers de milles.
Supposez que je sois allé directement à Zanzibar ; sept ou huit mois après, je pouvais être à Oujiji ; mais le grand voyageur était alors sur les rives du Loualaba.
J’aurais été obligé de suivre sa trace dans les forêts du Manyéma, et le long des sinuosités de son fleuve.
Le temps que je mis à remonter le Nil, à revenir à Jérusalem, à Constantinople, à traverser la Russie méridionale, le Caucase et la Perse, fut employé par Livingstone en découvertes fructueuses.
Remarquez en outre que je suis arrivé à Kouihara vers la fin de juin, et que j’ai dû à la guerre de passer trois mois dans l’Ounyanyembé, trois mois d’une vie maussade et irritante.
Mais pendant que je m’exaspérais, Livingstone était obligé de reprendre le chemin du lac ; il venait à ma rencontre. Sa marche devait être de quatre mois ; et lorsque après avoir rompu ma chaîne, couru au sud, puis au nord, puis à l’ouest, franchissant l’Oukonongo, l’Oukahouendi et l’Ouvinza, je gagnai l’Oujiji, Livingstone y était seulement depuis trois semaines, se reposant sous sa véranda, les yeux tournés vers la route par laquelle j’arrivais.
Fussé-je venu directement en Afrique, ou rien ne m’eût-il arrêté à Kouihara, je ne l’aurais pas trouvé<ref name=p357>S’il n’y avait eu à ces retards, qui ont permis la rencontre, d’autres motifs que les détours du chemin ou ses difficultés, nous comprendrions la réflexion précédente. Si même il ne s’agissait que de la fièvre et des maux personnels de l’auteur, nous trouverions naturel que dans sa joie, et avec l’abnégation qui le caractérise, il se félicitât de les avoir subis. Mais ces délais providentiels ont eu pour cause, d’une part, la triste guerre, où, comme toujours, l’élite du pays a disparu ; de l’autre, cette longue série de « déceptions et d’angoisses » plus émouvantes que l’agonie des suppliciés. Ce qui a forcé Livingstone à reprendre le chemin du lac, c’est la misère, créée par le naufrage et par la désertion ; ce qui l’a retenu à Oujiji, c’est le vol de Shérif, le dépouillant de tout son avoir ; nous ne parlons pas de sa maladie, prévue peut-être avec la même bonté. Que dirait-on si, voulant faire réussir un projet, quelque puissant de la terre suscitait, comme moyen, le fer et la flamme, le manque de foi, la cupidité et le vol ? Et dans quel but ? Le grand fait de ce voyage, ce n’est pas la satisfaction donnée à la curiosité publique ; c’est le secours porté si vaillamment ;</ref>.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>curieux d’avoir la solution du problème, et je vous accompagnerais volontiers.
J’ai avec moi vingt hommes qui savent manier la rame.
Nous avons des fusils, de l’étoffe, des perles en abondance ; si vous pouvez obtenir un canot des Arabes, l’affaire est arrangée.
— Nous en aurons un, répliqua le docteur, un de Séid ben Médjid, qui a toujours été excellent pour moi, et qui, d’ailleurs, est un parfait gentleman.
— Ainsi nous partons, c’est entendu ?
— Quand vous voudrez,
— C’est moi qui suis à vos ordres.
N’entendez-vous pas mes gens vous appeler le Grand-Maître et moi le Petit-Maître ? Donc à vous d’ordonner. »
À cette époque je savais parfaitement ce qu’était Livingstone.
Il est impossible de passer quelque temps avec lui sans le connaître à fond ; car rien ne le déguise ; ce qu’il est en apparence il l’est bien réellement.
Je le dépeins tel que je l’ai vu, non tel qu’il se représente, ou qu’on me l’avait décrit.
Je ne voudrais blesser personne ; mais quant au portrait qu’on m’avait tracé, c’est tout autre chose que j’ai eu sous les yeux.
Je ne l’ai pas quitté depuis le 10 novembre 1871, jusqu’au 14 mars 1872 ; rien de sa conduite ne m’a échappé, soit au camp, soit en marche ; et mon admiration pour lui n’a fait que grandir.
Or de tous les endroits, le camp de voyage est le meilleur pour étudier un homme.
S’il est égoïste, emporté, bizarre ou mauvais coucheur, c’est là qu’il fera voir son côté faible et qu’il montrera ses lubies dans tout leur jour.
Livingstone a environ soixante ans ; dès qu’il fut rétabli, on ne lui en aurait pas donné plus de cinquante.
Ses cheveux, bien qu’ayant des raies grises sur les tempes, sont toujours châtains.
Si la moustache et les favoris sont presque blancs, les yeux, qui sont d’un brun clair, ont une vivacité remarquable et la vue perçante du faucon.
Ses dents, ébranlées par la dureté des aliments auxquels il a été réduit dans le Londa, ainsi que nous l’avons dit plus haut, sont la seule chose qu’il ait maintenant d’un vieillard.
La taille est un peu au-dessus de la moyenne ; la charpente est robuste ; les épaules sont légèrement voûtées, aussi légèrement que possible.
La marche est pesante, comme celle d’un homme qui a beaucoup fatigué, mais le pas est très-ferme.
Il a adopté pour coiffure une casquette d’officier de marine qui le fait reconnaître dans tous les endroits où il passe.
Les vêtements qu’il portait, {{corr|le|la}} première fois que je le vis, témoignaient<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>de nombreux raccommodages, mais étaient d’une propreté scrupuleuse.
D’après certains rapports qui m’avaient été faits, je le croyais misanthrope, au moins d’un caractère morose. D’autres personnes m’avaient dit qu’il parlait sans cesse, qu’il tombait en démence, qu’il n’avait plus rien du Livingstone d’autrefois.
Ses voyages n’offraient plus d’intérêt ; il ne prenait pas de notes, il ne recueillait aucune observation, ou n’en faisait que d’inintelligibles.
Enfin on racontait qu’il s’était remarié avec une princesse africaine.
Qu’il me soit permis d’être d’une opinion toute différente.
Il n’est pas un de ces dires qui, à mes yeux, puisse se justifier.
Je veux bien qu’il ne soit pas un ange, mais il en approche autant qu’on peut le faire ici-bas.
Loin de parler sans rime ni raison, il a infiniment de tact et de réserve ; ce qui ne l’empêche pas d’être plein d’abandon et de gaieté avec ses amis.
Est-il besoin de dire qu’il a l’esprit sérieux ?
À l’égard de ses travaux, l’énorme journal que j’ai rapporté à sa fille répond à ceux qui l’accusent de ne pas prendre de notes, de ne pas recueillir d’observations.
Plus de vingt feuillets y sont consacrés aux seuls relèvements qu’il a faits dans le Manyéma ; et nombre de pages y sont couvertes de chiffres soigneusement alignés.
Une lettre volumineuse, dont j’ai été chargé pour sir Thomas Mac Lear, ancien directeur de l’observatoire du Cap, n’était remplie que d’observations astronomiques.
Pour moi, pendant tout le temps que j’ai passé près de lui, je l’ai vu chaque soir relever ses notes avec la plus scrupuleuse attention ; et je lui connais une grande boîte de fer blanc où sont des quantités de carnets, dont un jour il publiera le contenu.
Enfin, ses cartes, faites avec beaucoup de soin, révèlent non moins de travail que d’habileté.
À propos de son mariage avec une Africaine, je dirai simplement : ce n’est pas vrai.
Je crois inutile d’ajouter autre chose ; il est au-dessous d’un gentleman d’associer même l’idée d’un pareil acte au nom de David Livingstone.
Quant à son caractère, prenez-y le point que vous voudrez, analysez-le, et je vous défie d’y trouver rien à reprendre.
J’ai souvent entendu nos serviteurs discuter nos mérites respectifs.
« Votre maître, disaient mes gens aux siens, votre maître est bon ; il ne vous bat jamais ; car son cœur est doux ; mais le nôtre ! c’est de la poudre. »
Tout d’abord, les Arabes et les indigènes, suspectant ses visées, l’avaient tenu pour odieux, et lui avaient fait subir mille traverses.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>pas le droit d’être vexé ?
Avec toute sa connaissance des mystères africains, il ne saurait pas en faire autant.
Il est trop simple de cœur pour suivre la méthode de certains géographes, et pour essayer de transformer la nature.
Toutes les critiques que j’ai vues sur ses découvertes sont empreintes de trop d’''odium geographicum'' pour être acceptées avec le respect que l’on doit aux déclarations réfléchies d’hommes expérimentés, ou aux déductions logiques de la science.
Cependant sa douceur reste la même, rien ne le décourage.
Nulle adversité, nulle souffrance ne le fait s’apitoyer sur lui et renoncer à son entreprise.
« Ne sentez-vous pas le besoin de repos ? lui demandai-je le lendemain de mon arrivée ; le besoin de retrouver ceux qui vous aiment ?
Voilà six ans que vous avez quitté l’Europe. »
Sa réponse le peint tout entier.
« Oui, me dit-il, je serais bien heureux de revoir mon pays, d’embrasser mes enfants ; mais abandonner ma tâche au moment où elle va finir, je ne peux pas.
Il ne me faut plus que cinq ou six mois pour rattacher à la branche de Petherick, ou au N’Yanza de Baker, la source que j’ai découverte.
À quoi bon partir aujourd’hui pour revenir plus tard achever ce qui peut l’être maintenant ?
— Pourquoi, alors, n’avez-vous pas fini tout de suite, quand vous étiez si près du but ?
— Parce que j’y ai été contraint.
Mes hommes ne voulaient plus avancer.
Dans le cas où je persisterais à ne pas revenir, ils avaient résolu de soulever le pays et de profiter de la révolte pour me quitter.
Ma mort dans ce cas-là était certaine.
Ce fut un grand malheur pour moi.
J’avais reconnu six cents milles de la ligne de faîte, suivi les principales rivières qui se déchargent dans le lit central, et je n’avais plus que cent milles à explorer, quand la défaillance de mes gens m’a brusquement arrêté. D’ailleurs j’étais à court d’étoffe.
Je suis revenu ici, faisant sept cents milles pour y prendre les marchandises qui devaient y être, et pour former une nouvelle caravane.
Mais je n’ai rien trouvé ; et je suis resté sans ressources, malade d’esprit et de corps ; bien malade, à la porte du tombeau. »
Ici je fais une pause pour demander aux lecteurs comment ils auraient agi en pareille circonstance.
Beaucoup d’entre eux auraient saisi l’occasion de revenir en Angleterre, et l’auraient fait avec joie.
L’œuvre accomplie était assez<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Toto256" />{{nr||''LA PITIÉ''|33|t=<hr/>|b=<hr/>}}</noinclude>sible. Même heureuse, je suis malheureuse. Cependant
j’ai mes rêves comme les autres.
{{Personnage|Jacques.|c}}
Quel est ton rêve, Germaine ?
{{Personnage|Germaine.|c}}
Oh ! le plus simple et le plus bête, Je voudrais
vivre avec toi dans un désert, tous les deux seuls,
tu entends, tout seuls. On ne verrait personne. Et
tu m’aimerais.
{{Personnage|Jacques.|c}}
Et ma vie ? Et mes occupations ?
{{PersonnageD|Germaine|c|s’excitant de nouveau.}}
Ah ! voilà, voilà, il te faut toujours des choses en
dehors de moi, des choses qui sont mes ennemies,
des gens qui m’en veulent.
{{Personnage|Jacques.|c}}
Personne ne t’en veut.
{{Personnage|Germaine.|c}}
Si, si, tous ceux qui s’approchent de nous sont tes
alliés. Regarde ton ami Robert… Tout de suite il a
fait cause commune avec toi… et tout le monde, je
te le dis. Oh ! si tu étais seul !<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>fit sans retard, en leur donnant toutefois les ressources nécessaires pour regagner la côte.
Ces gens-là étaient si peu respectables que les indigènes les prenaient pour des esclaves.
Un de leurs péchés mignons, celui que le docteur leur reprochait le plus, était l’habitude qu’ils avaient prise de saisir la première femme ou le premier enfant qu’ils rencontraient, et, soit par des menaces, soit par des promesses illusoires, de les contraindre à porter leurs armes et leurs munitions.
Fatigués au bout d’une heure de marche, ils se couchaient sur la route, s’y lamentaient sur leur triste sort, et cherchaient le moyen d’entraver les projets de leur maître.
Le soir on les voyait arriver au camp, n’en pouvant plus, se traînant comme des moribonds.
De pareils soldats formaient une pauvre escorte ; et si quelque tribu, quelque bande d’indigènes un peu nombreuse eût assailli le voyageur, il n’aurait pas eu d’autre alternative que de se rendre et de se laisser dépouiller.
Le 8 juillet la petite caravane, diminuée de ses douze cipahis, arrivait dans un village de Vouahihyou, situé à huit jours de marche de la Rovouma, au sud de cette rivière ; village d’où l’on domine la ligne de faîte qui, de ce côté, porte ses eaux dans le Nyassa.
Entre la Rovouma et cette bourgade est un pays inhabité, où la petite bande souffrit beaucoup de la faim, et s’amoindrit encore par suite de désertions.
Au commencement d’août, elle arriva chez Mponda qui demeurait près du lac.
Une nouvelle désertion lui avait enlevé deux hommes.
Pendant que ceux-ci prenaient la fuite, un protégé du docteur, nommé Vouikotani, insista pour être délié de son engagement, sous prétexte qu’il avait retrouvé son frère, un homme très-riche, que sa famille habitait de ce côté-ci du Nyassa, enfin que l’épouse favorite de Mponda était sa propre sœur.
Rien de tout cela n’était vrai ; Livingstone le sut plus tard.
Mais ne voyant alors qu’une chose, le désir que Vouikotani éprouvait de ne pas aller plus loin, il le conduisit à Mponda, qui, par parenthèse, n’avait jamais entendu parler de ce garçon ; et donnant à l’ingrat une provision d’étoffe et de perles suffisante pour attendre que son frère le fit appeler, le docteur le laissa avec le chef.
Il lui remit également du papier à lettre, afin qu’il pût donner de ses nouvelles à M. Waller ou à lui-même, s’il en avait l’intention ; Vouikotani sachant lire et écrire, ce qu’il avait appris à Bombay, où il avait été mis à l’école.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>dit-il avec émotion, en quittant les bords du Nyassa, j’entrais dans une région où le marchand d’esclaves n’avait pas encore pénétré ; et, comme toujours en pareil cas, j’y trouvai des gens réellement hospitaliers, qui me traitèrent du mieux qu’il leur fut possible, et qui, pour une faible rétribution, me portèrent mes bagages de bourgade en bourgade. »
En sortant de cette région hospitalière, ce qui eut lieu au commencement de décembre, le voyageur entra dans une province où les Mazitous avaient exercé leurs rapines.
Tout le bétail, toutes les provisions avaient été enlevées, et les habitants avaient émigré au delà des atteintes de ces féroces maraudeurs.
L’expédition fut de nouveau assiégée par la faim, n’ayant pour vivre que les fruits sauvages, recueillis çà et là.
De nouveaux déserteurs, dont quelques-uns emportèrent le linge et les effets du maître, rendirent la position d’autant plus pénible.
Au milieu de difficultés qui se renouvelaient sans cesse, le docteur traversa le Babisa, le Bobemba, le Baroungou, le Ba-Ouloungou et le Londa.
C’est dans cette dernière province que demeure le fameux Cazembé, dont l’Europe a entendu parler pour la première fois par le docteur Lacerda, voyageur portugais<ref>Cazembé est à la fois le nom d’une contrée et l’appellation du chef qui la gouverne. Il va sans dire que le Cazembé de Livingstone n’est pas celui du docteur. Lacerda, visité par ce dernier en 1799, mais son arrière-petit-fils. Bien que très-puissant, Cazembé n’est que le feudataire du ''Mouata'', chef suprême de tout le Londa, connu sous le nom de Matiamvo (''Mouata-ya Nro''). Ce dernier titre, également héréditaire, désigne non-seulement le grand chef, mais encore tout le royaume. La transmission de ces deux noms pendant une longue période prouve la stabilité du Londa, et partant sa puissance. S’il faut en croire les rapports qui ont été faits à cet égard, l’établissement du premier Cazembé remonterait à près de trois siècles. {{FAD|(''Note du traducteur.'')|marge=1em}}</ref>.
Cazembé est un homme robuste et de grande taille, surtout un prince des plus intelligents.
Il reçut Livingstone avec pompe : vêtu d’une singulière jupe, en étoffe cramoisie<ref>''Crimson print'', dit le texte. ''Print'', qui signifie ''imprimé'', s’applique ordinairement aux cotonnades. ''Printry'' est l’établissement où l’on imprime ''cottons'', dit Bartlett (''Dictionnaire des américanismes''). Le mot littéral serait donc celui d’''indienne'' ; mais d’après les Arabes, Cazembé aurait une cotte de soie ; et nous avons prudemment employé le mot d’étoffe, qui s’applique à tous les tissus. {{FAD|(''Note du traducteur.'')|marge=1em}}</ref>, à grands ramages, qui paraît être son costume d’apparat, et entouré de ses dignitaires et de ses gardes du corps.
Un chef, qui avait reçu du roi, et des Anciens, l’ordre de prendre sur le voyageur le plus de renseignements possibles,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>neux, et dont les profondes déchirures laissent échapper de nombreux cours d’eau, forme une scène des plus imposantes.
À sa base se déploie une large bande alluviale d’une fertilité à défier toute description : des palmiers, des bananiers, des arbres touffus ; et partout des groupes de villages.
Le Louaba, ou Rouaba, qui débouche au nord du cap Kitounda ; le Kasokoué, le Namousinga, la Mchala, qui se jettent au sud du même cap, arrosent cette plaine féconde.
Tous les deltas des rivières que reçoit le Tanganika sont entourés d’une épaisse ceinture de papyrus et de matétés, ceinture qui, à certaines places, acquiert une grande largeur.
Au fond de quelques-unes de ces jungles, parfois impénétrables, comme celles des bouches du Louaba et du Kasokoué, sont des étangs paisibles, qui servent de retraite à une multitude de canards, de sarcelles, d’oies, d’ibis, de grues, de pélicans, de cigognes, de bécassines, d’alcyons, etc., que les fondrières, la fièvre et le hallier protègent contre le chasseur.
Au moment de quitter Nyabigma, nous distribuâmes à chacun de nos hommes dix charges de poudre, et autant de balles, pour le cas où les Vouaroundi nous montreraient la haine que leur inspirent les étrangers.
Nous partîmes au point du jour ; moins d’une heure après, nous avions passé le Kitanda.
Ce cap est une plate-forme, peu élevée, composée d’un conglomérat quartzeux, et qui, du pied de l’hémicycle où naissent le Louaba et les cours d’eau voisins, se projette à une distance d’à peu près huit milles.
La baie fut traversée, et nous arrivâmes à l’extrémité du cap Kasofou.
De là nous découvrîmes une série d’autres caps : le Kigongo, le Katounga et le Bagoulouka, devant lesquels il nous fallut passer pour atteindre la charmante position de Makoungou, où nous nous arrêtâmes.
Dans tout ce trajet les villages sont nombreux.
À Makoungou, on nous demanda le tribut.
Bien que l’étoffe et les grains de verre m’appartinssent, le docteur, en raison de son âge, de son expérience, de sa grand’maîtrise, fut chargé de traiter l’affaire.
J’avais eu maintes fois, on se le rappelle, la tâche écœurante de débattre le honga ; j’étais curieux de voir comment le grand voyageur s’acquitterait de cette corvée.
Le matéko, chef de troisième ordre, réclamait deux dotis et demi, soit dix mètres de cotonnade.
Livingstone répondit à cela en demandant si l’on ne nous apportait rien ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki />
« Non, fut-il répliqué ; le jour est fini ; il est trop tard ; mais si vous payez le tribut, le chef vous donnera quelque chose quand vous repasserez. »
Le docteur se mit à rire, et dit au chef qui arrivait : « Puisque vous attendez notre retour pour nous faire un présent, je payerai quand nous reviendrons. »
Déconcerté d’abord, le matéko réfléchit, puis en revint à sa demande.
« Apportez-nous un mouton, reprit le docteur, un petit mouton ; nos estomacs sont vides ; il est tard, et nous avons faim depuis la moitié du jour. »
L’appel fut entendu ; le vieux chef s’empressa de nous envoyer un agneau, accompagné de douze ou quinze litres de vin de palme, et reçut en échange ses dix mètres d’étoffe.
L’agneau fut tué sans retard, et parfaitement digéré ; mais le vin de palme, hélas !
Ce vin, à la fois doux et capiteux, quel présent funeste ! Souzi, l’inestimable adjoint du docteur, et Bombay, le chef de mes hommes, étaient chargés de veiller sur le canot ; imbibés de la fatale liqueur, ils dormirent d’un sommeil de plomb ; et le lendemain nous avions à déplorer la perte d’une foule de choses, qui, pour nous, étaient d’un prix inestimable ; entre autres la ligne de sonde de mon compagnon, une ligne de neuf cents brasses ; cinq cents cartouches, faites pour mes propres armes, et quatre-vingt-dix balles de mousquet.
Outre ces objets indispensables dans une contrée hostile, on nous avait enlevé un grand sac de farine, et tout le sucre du docteur.
C’était la troisième fois que la négligence de Bombay me causait une perte considérable, et la quatre-vingt-dix-neuvième que je me repentais amèrement d’avoir eu foi aux éloges que Speke et Grant lui ont donnés.
L’ignorance et la couardise avaient seuls empêché les voleurs d’emmener le canot, avec tout ce qu’il renfermait, y compris Bombay et Souzi, qui auraient été bel et bien vendus.
Je me figure sans peine l’agréable surprise des filous au goût exquis du sucre, et leur étonnement à la vue des cartouches ; mais qui sait le résultat de leur trouvaille ?
Cette caisse de munitions, entre leurs mains, a pu devenir la boîte de Pandore.
Pourvu qu’ils ne se soient pas blessés avec les balles explosibles, et avec ces petits cylindres de cuivre, dont ils ignoraient le contenu, et qu’ils ont pu vouloir essayer de fondre !<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>et l’on voit se rapprocher rapidement les deux rives du lac, qui paraissent se rejoindre à une distance d’environ trente milles.
Le Tanganika, en cet endroit, n’a plus que huit ou dix milles de large.
De notre cap nous distinguions fort bien la chaîne occidentale, dont l’altitude au-dessus du lac paraît être en moyenne de trois mille pieds.
Cette moyenne est dépassée d’environ cinq cents pieds par le pic de Louhanga, qui se dresse un peu au nord du couchant de Magala, et par Soumbourizi, capitale de l’Ouvira, qui peut se trouver à trois cents pieds au-dessus des hauteurs voisines.
L’Ouvira, situé en face de l’Ouroundi, avait alors pour grand chef un appelé Mrouta, dont Soumbourizi était la résidence.
Les Vouaroundi de Magala se montrèrent à la fois très-polis et très-curieux de nous contempler.
Ils se pressèrent en foule à la porte de la tente et attachèrent sur nous des regards avides, comme s’ils avaient craint de voir disparaître subitement ce spectacle d’un si haut intérêt.
Dans l’après-midi, le moutouaré vint nous faire sa visite.
Bien qu’il fût alors en grande tenue, je reconnus en lui un tout jeune homme, dont, parmi les curieux du matin, j’avais remarqué le joli visage, la fière tournure, et les belles dents qu’un joyeux rire découvrait sans cesse.
Le chef était décoré d’une profusion d’ornements d’ivoire, de nombreux colliers, d’énormes bracelets de cuivre jaune, et de lourdes spirales en fil de fer autour des chevilles ; mais il n’y avait pas à s’y méprendre : c’était bien la belle mine qui m’avait frappé le matin.
L’admiration fut réciproque.
En retour des huit mètres d’étoffe et de la dizaine de rangs de perles rouges dont nous lui fîmes présent, il nous donna un mouton gras à large queue et une jarre de lait, deux choses qui dans notre position nous furent très-agréables.
Là nous apprîmes que la guerre était déclarée entre Makamba, chef du pays où nous nous rendions, et Vouaroumachanya, sultan du district voisin.
On nous conseillait de retourner chez nous, à moins que nous ne voulussions prêter assistance à l’un des combattants. Mais nous étions en route pour gagner le Roussizi, et de pareilles considérations n’étaient pas faites pour nous arrêter.
<ref follow=p403>{{tiret2|insu|laires}} se pressent en foule pour troquer leur ivoire, leurs esclaves, leurs provisions, contre du sel, de l’étoffe, des grains de verre, du fil de métal. » Ce nom aura été donné à l’île entière depuis que ces parages sont plus fréquentés par les traitants.{{FAD|(''Note du traducteur''.)|marge=2em}}</ref><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>sion de l’Ouroundi, qui embrasse toute la contrée située au bord du lac, depuis la Mchala, sur la rive orientale, jusqu’à l’Ouvira, placé au couchant, avec une profondeur de plus de dix journées de marche vers le nord, et de plus d’un mois dans la direction du nord-ouest.
Cette route d’un mois conduit à Mouroukouko, résidence de Mouézi, chef suprême de tout l’Ouroundi.
Au nord de ce royaume est le Rouanda, qui est également fort étendu.
Rouhinga nous parla ensuite du Roussizi.
« Cette rivière, nous dit-il, prend sa source dans le voisinage d’un lac appelé Kivo, lac aussi long que de Mougihéhoua à Mougéré, et aussi large que de Mougihéhoua au pays de Vouaroumachanya, ce qui peut se traduire par environ dix-huit milles de longueur sur huit de large.
Le lac Kivo est entouré de montagnes au nord et au couchant.
C’est du côté nord-ouest de l’une de ces montagnes que sort le Roussizi, d’abord petit ruisseau rapide ; mais en se dirigeant vers le Tanganika, il se grossit de beaucoup de rivières et a déjà quatorze affluents quand il reçoit le Rouanda, qui est le plus large de tous<ref>Ces quatorze affluents sont le Kagounissi, le Kahouran, le Mohira, le Nyamagana, le Nyakagounda, le Rouviro, le Rofoubou, le Kavimvira, le Myovê, le Roubouha, le Moukindou, le Sangé, le Roubirizi, et le Kiriba.</ref>.
« Le lac Kivo s’appelle ainsi du nom de la province dans laquelle il se trouve.
D’un côté est le Moutoumbi (probablement l’Outoundi de Speke et de Baker) ; à l’ouest est le Rouanda, à l’est l’Ouroundi<ref>Le lac Kivo n’aurait-il pas été compris par Baker dans l’étendue qu’il a donnée à l’Albert N’Yanza, d’après les renseignements qu’il a obtenus des indigènes ? Sur sa carte, l’Outoumbi est placé au sud-est du grand lac, et au nord de l’Ouroundi ; situation qui, pour la première de ces provinces, deviendrait le nord-est du lac Kivo, et qui, en effet, mettrait la seconde au levant de celui-ci. {{FAD|(''Note du traducteur''.)|marge=2em}}</ref>.
« Le chef du Kivo se nomme Kouansibara. »
L’étendue et la précision de ces renseignements rendaient très-difficile de les mettre en doute.
Il ne restait plus qu’à voir déboucher la rivière.
Nous choisîmes parmi nos hommes dix pagayeurs vigoureux, et le lendemain matin nous partîmes pour explorer le fond du lac.
Nous y trouvâmes sept grandes indentations dont l’ouverture a d’un mille et demi à trois milles de large, et que séparent de longues pointes sableuses, couvertes de matétés.
La première de ces baies, en partant du couchant, a cette largeur de trois milles dans sa partie méridionale, et sert de point de<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Suétone - Les écrivains de l’Histoire Auguste, 1845.djvu/353
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||ANTONIN LE PIEUX|329}}</noinclude>à Antonin pour déclarer s’il agréait l’adoption. La loi de cette adoption fut que, comme Adrien adoptait Antonin, celui-ci, à son tour, adopterait M. Antonin, fils de son beau-frère, et L. Vérus, connu dans la suite sous le nom de Vérus Antonin, et fils de cet Élius Vérus adopté par Adrien. Antonin fut adopté le cinq des calendes de mars. Il remercia son père, en présence du sénat, de sa bienveillance à son égard, et il fut nommé collègue de l’empereur dans le commandement proconsulaire et la puissance tribunitienne.
Le premier trait qu’on cite de lui depuis son adoption, c’est que sa femme ayant blâmé sa réserve dans je ne sais quelle largesse faite à ses gens, il lui dit : « Sachez donc, insensée, que, depuis que nous sommes appelés à l’empire, ce que nous avions ne nous appartient plus. » Il donna, sur sa propre fortune, un congiaire aux soldats et au peuple, et tout ce qu’Adrien avait promis. Il contribua, pour une grande part, à l’achèvement des ouvrages commencés par ce prince. Il remit à l’Italie tout le coronaire offert à l’occasion de son adoption, et la moitié aux provinces.
{{Ancre|5|{{rom-maj|V}}}}. Il fut religieusement soumis à Adrien, pendant toute la vie de cet empereur. Celui-ci étant mort à Baies, il transporta ses restes à Rome avec de grandes marques de respect et de vénération, et il les déposa dans les jardins de Domitia<ref>Cette Domitia était la tante de Néron. Ses jardins étaient sur le Tibre. Le château {{abr|St|Saint}}-Ange est bâti sur cet emplacement.</ref>. Il le plaça même au rang des dieux, malgré une opposition unanime. Il permit au sénat de donner à sa femme Faustine le titre d’''{{lang|la|Augusta}}'' et il accepta le surnom de ''Pieux''. Il agréa les statues qu’on décerna à son père, à sa mère, à ses aïeux et à ses frères, qui étaient déjà morts. À l’exception des jeux du cirque, destinés à célébrer l’anniversaire de sa naissance, il refusa tous les honneurs qu’on voulut lui rendre. Il consacra un bouclier magnifique<ref>{{abr|Voy.|Voyez}} Tit. Liv., {{rom|xxxviii}}, 35.</ref> à Adrien et lui donna des prêtres. À son avénement au trône, il ne remplaça aucun de ceux à qui cet empereur avait donné des charges. Il était si constant dans ses choix, qu’il laissa pendant sept ans et même pendant neuf, dans leurs provinces, les gouverneurs qui s’y conduisaient bien. Il fit plusieurs guerres par ses lieutenants. C’est ainsi que Lollius Urbicus vainquit les Bretons, et fit élever un second mur de gazon après avoir repoussé ces barbares. Les Maures furent réduits à demander la paix. Les gouverneurs de provinces et ses généraux soumirent les Germains, les Daces, plusieurs autres peuples, et les Juifs, qui s’étaient révoltés. Il étouffa aussi des rébellions en Achaïe et en Égypte.
{{Ancre|6|{{rom-maj|VI}}}}. Il réprima plus d’une fois les Alains, qui se remuaient. Il prescrivit à ses délégués de mettre beaucoup de douceur dans la perception des impôts, et il fit rendre un compte exact de leur conduite à ceux qui sortaient des bornes de la modération. On ne le vit jamais se réjouir d’un profit qui était une charge pour les provinces. Il écoutait avec bonté les plaintes qu’on lui faisait de ses intendants. Il demanda au sénat la grâce de ceux qu’Adrien avait condamnés, disant que ce prince la leur eût donnée, s’il eût vécu. Il tempéra par une extrême affabilité la majesté impériale, qui ne fit qu’y gagner, au grand regret des courtisans, lesquels ne pouvaient plus, sous un prince habitué à tout faire par lui-même, ni effrayer les peuples, ni vendre en secret les emplois. Il eut, empereur, autant d’égards pour le<noinclude></noinclude>
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Page:FR631136102-Discours pour le tricentenaire de la naissance de Blaise Pascal - A 34544.pdf/39
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Acélan
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<noinclude><pagequality level="3" user="Elo.Al" /></noinclude><nowiki />
{{AN|Discours prononcé par {{M.|le}} Docteur Marcombes, Maire de Clermont-Ferrand au banquet offert le 7 juillet 1923 par la Ville de Clermont-Ferrand, à {{M.|le}} Président de la République à l’occasion des fêtes Commémoratives du troisième centenaire de Blaise Pascal.}}
{{séparateur|m=2em}}
{{g|Monsieur le Président de la République, |5}}
Il y a trois siècles, le 19 juin 1623, naissait à Clermont-Ferrand Blaise Pascal, de Étienne Pascal, Président
en la Cour des Aides et de Antoinette Begon.
Les Begon et les Pascal sont de vieille souche auvergnate
et leur situation, nous dit {{M.|Fortunat}} Strowski, avait
grandi d’année en année.
Partis de la roture, ils s’étaient élevés d’un mouvement
naturel jusqu’à cette saine et puissante bourgeoisie clermontoise, qui fit très belle et très grande figure dans l’histoire de la province avec Doyat, le président Jean Savaron,
l’érudit historien des « Origines de Clairmont », le jurisconsulte Domat, le naturaliste Delarbre, l’historien Dulaure.
Blaise Pascal, certes, quitta Clermont de bonne heure,
mais il y conserva ses plus profondes racines.
S’il fut élevé à Paris et à Rouen et si plus tard, il a vécu
et est mort à Paris, il est resté, malgré tout, l’enfant de sa
province et de sa ville.
Clermont, fière de l’un de ses fils, a voulu commémorer
la date de sa naissance et si, comme Maire, je vous donne
son état civil, il appartient à {{M.|le}} Ministre de l’Instruction publique, aux représentants des Académies, à {{M.|le}}
Recteur Bataillon et à {{M.|le}} Doyen Audollent, secrétaire du
comité d’organisation, de dire ce que fut le génie de Pascal.<noinclude>
<references/></noinclude>
62zv7yslhmasd8sqbwjcy5usvyezvra
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<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" /></noinclude><nowiki/>
{{t3|'''SERMON XII.'''{{brn|1}}}}
{{t3|LES MAUVAIS ANGES DEVANT DIEU<ref>[[Bible_Crampon_1923/Job#1|Jb. 1, 6]]</ref>.|fs=100%}}
{{brn|1}}{{Sep|3}}{{brn|1}}
{{Alinéa|{{sc|Analyse}}. — Chef-d’œuvre de logique et d’éloquence, ce discours est une nouvelle réfutation des Manichéens. Dans ce qui est dit au livre de Job, que le démon se présenta avec les Anges à la vue de Dieu, ils prétendaient signaler une contradiction avec ces paroles de l’Évangile : « Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. » Saint Augustin détruit cette accusation : 1{{o}} en examinant le texte sacré ; 2{{o}} en montrant combien l’interprétation des Manichéens est contraire à leur propre doctrine. — I. L’interprétation des Manichéens est contraire au texte sacré. Car 1{{o}} nulle part il n’y est dit que les Anges ne peuvent voir Dieu ; 2{{o}} si le démon s’est présenté à la vue de Dieu, c’est comme un aveugle qui s’offre aux yeux de celui qu’il ne voit pas ; 3{{o}} tout ne prouve-t-il pas, dans le monde physique comme dans le monde moral, que le démon pouvait entendre Dieu sans le voir ? 4{{o}} en disant que les Anges se présentèrent à la vue de Dieu, l’Écriture veut exprimer simplement que le fait rapporté s’accomplit dans un profond secret ; 5{{o}} si le démon était au milieu des bons anges, il y était comme l’accusé au milieu des gardes et sans voir Dieu. Ainsi les Manichéens ne nous accusent qu’en prêtant à l’Écriture ce que l’Écriture ne dit pas. — II. Leur interprétation les condamne eux-mêmes. Ils croient en effet la divinité de Jésus-Christ. Mais sur la terre Jésus-Christ avait un corps ou il n’en avait pas. 1{{o}} S’il n’en avait pas ; il montrait à tous et par conséquent au diable lui-même sa nature divine, ce que ne veulent pas les Manichéens ; ou bien il faisait semblant d’avoir un corps, ce qui est l’accuser de mensonge quand on craint d’admettre qu’il se soit entretenu avec le diable ; ou bien enfin il avait modifié sa substance divine de manière à la rendre visible : pourquoi Dieu n’en aurait-il pu faire autant pour se rendre visible au démon ? Il est vrai, Dieu est immuable, et sa divine nature n’a pu être changée ni par Jésus-Christ ni par lui. Il faut donc admettre que Jésus-Christ avait un corps. 2{{o}} S’il avait un corps, ce corps venait ou ne venait pas de la Vierge Marie. S’il n’en venait pas, il était néanmoins emprunté au monde matériel et partant créé par la race des ténèbres. Comment craindre d’outrager Dieu en croyant ce qui est dit de lui dans Job, lorsqu’on lui donne un corps qui vient du démon ? S’il venait de la Vierge, tout est au mieux et le Fils de Dieu ne s’est pas plus souillé en s’y unissant, que le soleil ne se souille en remplissant le monde de sa lumière. — Or c’est la foi catholique ; les Manichéens ne peuvent l’attaquer sans montrer combien leurs fables sont ridicules.|0|2|fs=80%}}
<noinclude>{{Début de colonnes|nombre=2}}</noinclude>
'''1.''' Nous en avons la confiance, mes très-chers frères, votre prudence connaît déjà suffisamment les mensonges insidieux et les calomnies des Manichéens contre les saints livres de l’ancien Testament. Nous venons cependant montrer encore leurs artifices aux regards de votre esprit ainsi vous serez plus capables d’y échapper vous-mêmes, et vous pourrez, chacun selon vos moyens, enseigner aux faibles et à ceux qui connaissent peu les Écritures, comment ils doivent les éviter et les dédaigner. Il est écrit dans Job, disent les Manichéens « Voici que les Anges vinrent devant Dieu, et le démon au milieu d’eux. D’où viens-tu ? dit Dieu à celui-ci. Il répondit : C’est en parcourant toute la terre que je suis venu ici. » Ceci prouve, ajoutent-ils, que le démon a vu Dieu et que de plus il a conversé avec lui. Mais il est dit dans l’Évangile : « Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu<ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#5|Mt. 5, 8]]</ref> ; » il y est dit aussi : « Je suis la porte : nul ne peut venir à mon Père, que par moi<ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#10-7|Jn. 10, 7 ; [[Bible_Crampon_1923/Jean#14-6|14, 6]]</ref>. » Ils raisonnent enfin de cette manière : S’il n’y a pour voir Dieu que ceux qui ont le cœur pur, comment avec un cœur aussi souillé et aussi impur le démon a-t-il pu le voir ? Comment entre-t-il par la porte, c’est-à-dire par le Christ ? L’Apôtre lui-même, concluent-ils, établit et confirme ce sentiment quand il dit que ni les Princes, ni les Puissances ni les Vertus n’ont connu Dieu.
''' 2.''' Voilà dans ces paroles toute leur accusation. C’est une question que tout chrétien éclairé doit examiner avec soin ; mais l’intention des Manichéens qui la tournent contre nous est en même temps de détacher les simples de l’autorité salutaire des divines Écritures et de les amener à leur donner à eux-mêmes toute leur confiance. Je voudrais donc leur demander d’abord en quel endroit de l’Apôtre leur Adimante, car, c’est lui qui a écrit toutes ces accusations, en quel endroit il a lu que l’Apôtre établit et confirme, comme il dit, que ni les Princes, ni les Puissances, ni les Vertus n’ont connu Dieu. Le Seigneur ne dit-il pas que les Anges même des hommes qui croient en lui voient chaque jour la face de son Père<ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#18-10|Mt. 18, 10]]</ref> ? Peut-être citera-t-on ce passage de saint Paul :« Nous prêchons la sagesse parmi les parfaits, non la sagesse de ce siècle ni des princes de ce siècle, qui périssent ; mais nous prêchons la sagesse de Dieu dans le mystère, sagesse qui a été cachée, que Dieu a prédestinée avant les siècles pour notre gloire ; qu’aucun prince de ce siècle n’a connue, car s’ils l’avaient connue, jamais ils n’auraient crucifié le Seigneur de la gloire<ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Corinthiens#2-6|2 Cor. 2, 6-8]]</ref>. »
<noinclude>{{Fin de colonnes}}</noinclude><noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Phe-bot" />{{nr||SERMON XII. — LES MAUVAIS ANGES DEVANT DIEU.|703}}{{Début de colonnes|nombre=2}}</noinclude>Si donc Adimante avait en vue ce passage, pourquoi a-t-il ajouté ''les Puissances'' et ''les Vertus'', dont il n’y est point parlé, et pourquoi a-t-il retranché ''de ce siècle'', qui s’y lit en toutes lettres ? Je désire qu’il l’ait fait, plutôt par erreur que par malice. Lors même cependant que l’Apôtre se serait exprimé comme il suppose, s’ensuivrait-il que le démon n’a pu entendre la voix de Dieu ? Il est écrit qu’il s’est présenté à la vue de Dieu, il n’est pas écrit qu’il ait vu Dieu. On entend par princes de ce siècle soit les hommes orgueilleux qui font étalage d’une vaine pompe ; soit le diable et ses anges, car le Seigneur le nomme expressément le prince ou le magistrat de ce siècle<ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#12-31|Jn. 12, 31]]</ref>. Sous le nom de ce siècle en effet on comprend les pécheurs dont l’espoir ne se porte pas au-delà. On dit d’une maison qu’elle est ruinée, quand on veut le dire de ceux qui l’habitent ; ainsi on dit que le siècle est pervers, quand on parle de ceux dont le cœur y est attaché, c’est-à-dire, dont la vie n’est pas dans les cieux, conformément à ces paroles de l’Apôtre : « notre vie est dans les cieux<ref>[[Bible_Crampon_1923/Philippiens#3-20|Phil. 3, 20]]</ref>. » Or du diable dépendent tous les péchés ; car c’est lui qui a voulu porter le libre arbitre au péché, et pour ce motif il est appelé le prince de ce siècle. Gravez cette règle d’interprétation dans vos cœurs ; elle vous servira, avec le, secours du Seigneur, à discuter et à éclaircir plusieurs passages des Écritures, où ces hérétiques cherchent des arguments en faveur de leur fausse doctrine.
'''3.''' Ainsi donc il n’est pas écrit que le diable a vu Dieu, mais seulement qu’il est venu en sa présence avec les Anges et qu’il a entendu sa voix. Pourquoi alors ces misérables s’attachent-ils à calomnier les Écritures et à corrompre la foi des simples en prétendant que le diable a vu Dieu ? Cette courte réponse fait tomber leur accusation ; quelle que soit leur loquacité quand ils demandent comment le démon a pu voir Dieu, nous nous contentons de répondre ; le démon n’a point vu Dieu. Ils répliqueront : Comment donc lui a-t-il parlé ? Ici pour lors ce n’est pas nous, ce sont les aveugles qui les convaincront d’aveuglement. Les aveugles en effet ne causent-ils point chaque jour avec ceux qu’ils ne peuvent voir ? – Comment, insistent-ils, le démon s’est-il présenté à la vue de Dieu ? – Comme l’aveugle se présente à la vue de celui qui le voit et qu’il ne peut voir. Permettez-nous ces comparaisons, mes très-chers frères, afin de mettre à nu la mauvaise foi de ces hommes charnels, afin, s’il est possible, que réfutés par ce moyen, ces cœurs impies sentent qu’ils ont besoin de s’instruire.. Est-ce que Dieu est circonscrit quelque part ? Est-ce qu’il n’est pas présent à toute conscience, des Anges et des hommes, des bons et des méchants ? Il y a toutefois cette différence ; qu’il est dans la conscience des bons comme un père, et comme un juge dans la conscience des méchants. C’est ce qui est écrit : « Le Seigneur interroge le juste et l’impie<ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes 1#9-12|Ps. 10, 6]]</ref>. – L’impie sera interrogé sur ses pensées<ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#1-9|Sag. 1, 9]]</ref>. » Sa voix ne retentit pas plus fort aux oreilles que dans ce sanctuaire de la pensée où seul il entend, où seul il se fait entendre. Est-ce que les méchants eux-mêmes, quand il leur arrive de dire la vérité sans qu’on les croie, ne jurent pas en ces termes : Dieu m’est témoin ? et ils disent vrai. Mais où Dieu leur est-il témoin ? Sur la langue ou dans le cœur ? dans le son de la voix ou le silence de la conscience ? Et pourquoi s’irritent-ils souvent quand on ne les croit pas quoiqu’ils soutiennent la vérité ? N’est-ce point parce qu’ils ne peuvent nous ouvrir leur cœur où ils ont Dieu pour témoin ?
'''4.''' Dieu peut nous parler de bien des manières. Il nous parle, tantôt par quelque moyen extérieur, comme par le livre des divines Écritures ; et tantôt au moyen de quelqu’une de ses créatures, comme aux Mages par le moyen de l’étoile<ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#2-2|Mt. 2, 2]]</ref> ; le langage est-il effectivement autre chose que l’expression de la volonté ? Il parle au moyen du sort : ainsi fit-il connaître qu’il fallait ordonner Matthias à la place de Judas<ref>[[Bible_Crampon_1923/Actes#1-26|Act. 1, 26]]</ref>. Il parle par les hommes, ainsi par les prophètes. Il parle par les Anges, comme nous apprenons qu’il parla à quelques-uns des Patriarches, des Prophètes et des Apôtres. Il parle au moyen de quelque bruit, de quelque voix formée par lui : ainsi nous lisons et nous sommes sûrs que des voix descendirent du ciel, quand on ne voyait personne. Enfin Dieu parle à l’homme lui-même, non en frappant à l’extérieur ses oreilles ou ses yeux, mais en s’adressant intérieurement et de plusieurs manières à son âme. Quelquefois en songe : ainsi défendit-il à Laban le Syrien de nuire à son serviteur Jacob en quoi que ce fût<ref>[[Bible_Crampon_1923/Genèse#31-24|Gen. 31, 24]]</ref> ; et fit-il connaître à Pharaon les sept années d’abondance et les sept autres de disette<ref>[[Bible_Crampon_1923/Genèse#41-1|Id. 41, 1-32]]</ref>. D’autres fois il transporte l’esprit de l’homme et le met en extase,<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />PROVERBES I.IN RE DES I NSEIG M Ml NTS 926</noinclude>destiné dès avant la création du monde lui-même, une
qualité de l’ordre moral qu’ils doivent toutefois
l’efforcer d’acquérir et d’affermir en eux en pral Iquant
d’abord la crainte de Dieu II n’est paa une maxime
de conduite dans l’accomplissement de toul devoir qui
n’émane d’elle, ce devoir ne dut-il être que de bien
c on de pure utilité soei.de ou personnelle.
S n origine. La Sagesse, qui pré
lentement aime vivre avec les humains. {{rom|viii}}, 31 ; qui
dresse aux humains en tous lieux qu’ils tréquen
lent, m. i-l : qui les Invite à sa table, dans sa mal
an >. i. 1-6, est personnifiée par l’auteur de l’intro
duetion aux - Proverbes de Salomon. dans une figure
de style prestigieuse et hardie, sous les traits d’une
enfant, d’une fille que Jahvé aurait eue jadis
comme Eve eut Caîn, Gen., {{rom|iv}}, 1 — prémice de ses
ouvres (ad extra) ». viii. 22. Elle aurait doue été dés
lors « ourdie i par Dieu comme le sont les premiers
linéaments de l’être humain dans le sein maternel. 23
| lire la Vulgate : ordita sum (comp. les traductions
liieronx miennes, p.. w. 7 : telam quant orditus est ;
xxx, l : rdiremini telam ; IV. n. 6 : orditus sum regem
meum. et {{rom|cxxxix}}, 13 : orsusgue es me in utero) au lieu
rdinata sum. bévue évidente du copiste dans le
reçu, et au sens passif admis dans la latinité de
l’époque impériale). Ainsi conçue » bien avant qu’il J
eût I’abtme > des eaux primitives. 2 1 (Nulu., con : (Tant, lire l’hébreu : hôreylt ou houbbaltt an lieu
liallt). elle naquit de même avant la terre, les
monts et les collines, 25-26. Elle était donc « présente
i nient des deux, de la mer et du sol.’. et. telle qu’un jeune - nourrisson (lire l’hébreu :
in, Aquila : rtOr.vo’j jilvr ;, <tlumnus) « s’ébattait » parmi les choses du monde créé auprès du
; ’. heureuse bientôt d’être - parmi les
, ts des hommes », 31 b. C’est à ce titre de fille de
Dieu et a raison de eette priorité de date, qui lui ont
IHTmis d’être contemporaine et spectatrice des sages
œuvres divines, qu’elle veut être reçue et écoutée :
Surit i. audite me… vin. 32. Par son origine,
elle est donc divine. Cf. {{rom-maj|II}}, <">.
Par s., nature, abstraction faite de toute image figurative,
elle est a la fois théorique et pratique. Elle est,
léfinition, connaissance et intelligence des paroles
don e* discernement dans le savoir
et dans l’action, i. 12-7 : n. Il ; {{rom|viii}}, 12. 11. Mais elle
intéresse surtout la vie pratique et entend diriger
mformément aux lois de la piété et de la
morale judaïques : seul est sage celui qui connaît et’Jahvé, M. 1-5, qui comprend et réalise la droiture
équité, n.’.' : est fou l’impie et le pécheur, {{rom|v}}, 23 ;
mil 22 ; i. 13 sq. ; {{rom|xiv}}, 8-9 ; {{rom|xv}}, 21 ; {{rom|xxiv}}, 9. Créée et
donni » q., elle ne peut être ainsi que
ux et moral.
Par destination, elle est œcuménique, universelle : ’oit être le lot de tous les humains. Dans le livre
die s’adresse manifestement a tous, {{rom|i}},
I ; vin. 2-3 : {{rom|ix}}, 3 : surtout, viii. i et 31 b. Elle est
du reste représentée comme intégrée dans le monde
; '.ir Jahvé : terre, eieux. abîme, m. 19-20 ; elle gouverne
même, à leur insu, le monde politique des rois
rand > t des ju^cs de la terre, mm.
ulement dans les livres postérieurs de
tique et de la Sagesse qu’elle sera dite avoir
fait de Jérusalem sa demeure fixe, EcclL, {{rom|xxiv}}, 8-31,
it tntiere dans l’histoire d’Israël.
<e est affirmée et établie d’un’< point de vue. Considérée en elle-même, elle
que brièvement par simple comparair intrinsèque avec celle des métaux ou
quoi l’homme attache le plus haut prix : or
pur. argent, perles, m. 1 1-15 ; {{rom|viii}}, 10-1 1. 19 ; xiii. 16 ; « ▼n st surtout par l’énumérat ion son
vent reprise des avantages qu’elle procure a qui la pos
séde. qu’on S’efforce de la faire valoir. Ces avantages
sont de deux sortes : avantages de l’ordre matériel et
social : longs jours et années de vie et de pai, m. 2 ;
iv. 10 ; {{rom|lx}}. Il :.’.'7 : saute du corps, m. M ; {{rom|iv}}, 22 ;
abondance de biens et riches, es. ni. 10 ; {{rom|viii}}, {{rom|l}}, S. 21 :
xxiv.."> I : sécurité et assurance de la demeure, {{rom|iii}},
23-26 ; estime, honneurs et considération, iv., N ; vin.
18 ; force et pouvoir dans la paix et dans la guerre,
xxiv. 5-6 ; avantages de l’ordre spirituel et moral :
ennoblissement de l’âme couronnée par elle d’un dia
dénie de grftce, parée d’un collier de vertus, i. 9 ; m.
22 ; {{rom|iv}}, 9 ; paix et tranquillité intérieure, {{rom|i}}, 33 ; bon
heur intime, fruit de la protection divine, {{rom|ii}}, 7 N ; m.
: connaissance de Dieu. {{rom-maj|II}}, 5-6 ; préserval ion du
péché, n. {{rom|il}}. là 19.
2° La crainte < ! < Jahvé est le commencement de la
sagesse, {{rom|i}}, ~ : {{rom|ix}}. n ». Elle s’identifie avec la confiance
en Jahvé. m.."> : {{rom|xxix}}, 25, laquelle obtient, du reste,
les mêmes prérogatives et produit les mêmes effets de
bonheur et de sagesse. {{rom-maj|XVI}}, 20 ; {{rom-maj|XXVIII}}, 25. C’est par
elle que doit i commencer i dans les écoles des —,
l’apprent issage et, dans la v ie, l’exercice de la sagesse.
La sagesse en effet, la présuppose, car la sagesse abandonne
à eux-mêmes ceux qui n’ont pas désiré la
crainte de Jahvé. {{rom-maj|I}}, 2’. » 31 : celle-ci est son « école », {{rom|xv}},
33, « école d’humilité, qui » précède " la sagesse
rieuse, {{rom|xv}}, : ;.">' ; {{rom|xi}}, 2 ; {{rom|xxxi}}, 30, et dont le fruit »
même est la crainte de Jahvé. {{rom-maj|XXII}}, I. lai retour, la
sagesse témoigne dans sa recherche et son propre
exercice cette nécessaire condition initiale qui est la
crainte de Jahvé. n. 1-5. Mieux, elle consiste dans cette
crainte de Dieu même, car celle dernière, piété
austère qui s’assimile encore a la i recherche de
Jahv{{e}}. xxv m. 5 est aussi le seul art de bien diriger
sa vie. l’unique judicieux comportement de l’homme
sage qui veut jouir des avantages que procure la
se. in.7 : mil 13 ; {{rom|x}}, 27 ; {{rom|xiv}}, 2, 26 ; {{rom|xv}}, 16 ; {{rom|xvi}},
6 ; {{rom-maj|XIX}}, ’-' : ! ; xxiii. 17 : {{rom|xxiv}}, 21. L’auteur de l’Ecclésiastique
dira plus tard que la crainte de Dieu est tout
à la fois la racine, le commencement, la plénitude et le
couronnement de toute sagesse venue du Seigneur,
i. 1. 11-2(1. C’est, expressément formulée, la doctrine
même du livre des Proverbes.
La crainte de Dieu et la confiance en lui sont ainsi
la base de la religion et de la morale : la première en
tant que sentiment de la grandeur divine et de la
dépendance de l’homme a l’égard de Dieu, la seconde
en tant que garantie de l’aide et du secours divins.
Éprouver ce sentiment ou apprendre d’abord à
l’éprouver, reconnaître la réalité ou concevoir l’espoir
certain de cette garantie, c’est toute la sagesse. Celle-ci
est faite non peut-être d’amour pour Dieu, mais de
respect envers lui comme prodigieux créateur et gouverneur
du monde, et comme juge élevé et juste rémunérateur
pour l’homme impuissant vers lequel il s’incline avec douceur et bonté.
VII. {{sc|Enseignements doctrinaux}}. — Les enseignements
doctrinaux du livre des Proverbes ne pouvant
être que de l’ordre religieux et moral, ils expriment,
d’une part, et veulent implanter chez les hommes les
croyances ou les traditions religieuses professées depuis
des siècles par les esprits les plus élevés de la nation
juive : de l’autre, ils formulent les préceptes ou les conseils
de conduite pratique en rapport de conformité
avec ces croyances et ces traditions. La première série
intéresse les vérités se rapportant à Dieu, à sa création,
à l’homme, physiquement et moralement la créature
la plus élevée dans la hiérarchie des êtres du monde
visible : l’autre expose les lois du monde moral a ses
trois étages, Individuel, domestique et social, dans leur
application occasionnelle, sous forme le plus souvent
imagée, ou décrit différents caractères pris dans le déve<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" /></noinclude>il disait se rendre chaque jour, et jamais il n’y était allé. Il accumula subterfuges sur subterfuges pour dérouter la vigilance de son frère aîné et de sa mère, leur donnant des détails sur ce qui se passait à l’étude, sur l’aridité de son travail, etc., etc.
Il racontait volontiers aux siens que des pièces composées par lui étaient mises en répétition et qu’il avait traité avec tel ou tel directeur de théâtre.
Chaque jour, il quittait régulièrement son domicile, mais il dépensait le temps de son prétendu stage chez un avoué en pérégrinations variées dans les musées, dans le bois de Meudon où il collectionnait des coléoptères, et principalement dans le bois de Vincennes.
Dans ses courses vagabondes, traversées par des mésaventures diverses, —<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Phe-bot" />__NOTOC__</noinclude><nowiki/>
{{t2|ANNOTATIONS SUR LE LIVRE DE JOB<ref> Voir
Les Rétractations (Augustin)/II#CHAPITRE_XIII.|2 Rétr. ch. 13]].</ref>.|fs=200%}}
{{Sep|2}}
{{sc|Chapitre premier}}. — ''Prospérité de Job ; tentation du démon ; premières épreuves''. — '''3.''' « Ses « travaux étaient grands sur la terre : » car il s’occupait de perfectionner ses travaux mêmes.
'''4.''' « Chaque jour, à tour de rôle, ils se donnaient un festin », signe de charité.
'''5.''' « Il offrait pour chacun d’eux des victimes. » Les aveux de chacun d’eux étaient comme autant de victimes particulières et différaient des sacrifices généraux présentés pour les péchés de tous ; c’est ce qu’il fait entendre, en disant : « Peut-être mes enfants ont-ils péché et maudit Dieu dans leur cœur. » Il a raison de dire : « peut-être », car il ne fait que redouter ce malheur.
'''6.''' « Et voici que les anges de Dieu vinrent pour se présenter devant le Seigneur. » L’amour de l’âme pour la vérité ne peut s’exprimer qu’en faisant connaître de quelque manière le temps et le lieu. « Et le démon vint aussi avec eux. » Est-ce par ce qu’il ne pouvait entendre que par leur intermédiaire, qu’il est dit : « avec eux ? »
'''7.''' « Et le Seigneur dit au démon : D’où viens-tu ? » La réponse à cette question, c’est le rapprochement de et qu’il a fait et de la permission qui lui est donnée d’agir ensuite. La question elle-même est la puissance divine, qui ne permet pas de faire ce que l’on veut, car « l’impie sera questionné sur ses pensées<ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#1|Sag. 1, 9]]</ref> », pour nous le faire connaître.
'''11.''' « Mais étendez la main, et touchez à ce qu’il possède. » Donnez-en le pouvoir. « S’il ne vous bénit en face. » Suspension qui signifie : S’il ne vous bénit en face, quand vous aurez touché à ses biens, qu’ordonnerez-vous ? Ce dernier mot est sous-entendu.
'''12.''' « Et le démon s’éloigna de devant le « Seigneur. » Il va du conseil à l’action.
'''15.''' « Les ennemis vinrent et s’en saisirent ; » conformément, à cette parole : « Il agit maintenant dans les enfants de la défiance<ref>[[Bible_Crampon_1923/Éphésiens#2-16|Eph. 2, 16]]</ref> », il excita également ces ennemis. Remarquez comment il exerce sa puissance sur les hommes et sur les éléments : mais il la tient de Dieu.
'''21.''' « Je suis sorti nu du sein de ma mère. » Notez combien ce langage est consolant, quoique d’ailleurs Job s’abandonne à la douleur, selon l’usage.
{{sc|Chapitre II}}. – ''Nouveaux malheurs ; résignation''.
'''6.''' « Je te l’abandonne, respecte seulement son âme », c’était pour qu’il ne se crût pas autorisé à lui ôter la vie.
'''8.''' « Il se saisit des débris d’un vase, afin d’enlever le pus de ses plaies. » Figure de la Passion du Seigneur ; par elle les péchés sont effacés à ceux qui les confessent.
{{sc|Chapitre III}}. – ''Cris arrachés, par la douleur : vanité des grandeurs humaines'' — '''3.''' « Et la nuit dans laquelle on a dit : Un homme est conçu. » Ce sont quelques puissances supérieures qui ont tenu ce langage, car elles ont pu avoir connaissance de ce fait.
'''4.''' « Que cette nuit soit ténèbres : » pour que Job n’ait plus à souffrir ce qu’il a souffert. « Que cette nuit soit ténèbres » c’est-à-dire, livrée à l’oubli. « Que d’en haut le Seigneur ne la recherche pas. » Qu’elle ne soit point reproduite dans l’immortalité, c’est-à-dire qu’elle périsse avec tout ce qui est mortel. « Que la lumière ne l’éclaire point ; » la lumière du souvenir.
'''5.''' « Mais qu’elle entre dans les ténèbres et les ombres de la mort », cette vie qui est l’ombre des châtiments futurs. Le sens serait donc : que le, juste, qui est la vraie lumière, ne la voie point, mais plutôt les ténèbres, c’est-à-dire les pécheurs et les tribulations charnelles issues de cette vie. « Que le trouble lui vienne comme les<noinclude></noinclude>
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Sixdegrés
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<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" /></noinclude>bien distinguer dans tous ces crimes la part des responsabilités qui leur revient, au lieu de se ruer dans une lâche réaction où se complaît la mollesse des caractères, lis vont encore supprimer
la question sociale qui est ''la seule'' dont il faille avant tout
s’occuper et substitueront une camisole de force à la moralisation.
Ces pensées, ces préoccupations, ces responsabilités, ces devoirs trouvèrent leur expression la plus forte dans une conversation que le frère Maurice Maignen, de la Congrégation de
Saint-Vincent de Paul, eut, en novembre 1871, avec {{M.|de Mun}}.
Fils d’un garde du corps du roi {{roi|Charles|X}}, et passé, sous l’empire d’une conviction ardente, de la pratique des arts au service
de la religion, {{M.|Maignen}} dirigeait au boulevard Montparnasse
un « Cercle de Jeunes Ouvriers » qui avait compté Augustin Cochin parmi ses fondateurs et en faveur duquel Mgr Mermillod avait prononcé à Sainte-Clotilde un sermon demeuré fameux. Le frère Maignen, reçu au Louvre par le lieutenant de Mun, montrait du doigt les murailles calcinées des Tuileries en ruines, et, transfiguré, il disait d’une voix où vibrait un accent dominateur : « Oui, cela est horrible, cette vieille demeure des rois incendiée, ce palais détruit, où tant de fêtes éblouirent les yeux. Mais qui est responsable ? Ce n’est pas le peuple, le vrai peuple, celui qui travaille, celui qui souffre !
les criminels qui ont brûlé Paris, n’étaient pas de ce peuple-là… mais celui-là, qui de vous le connaît ? Ah ! les responsables,
les vrais responsables ! c’est vous, ce sont les riches, les grands, les heureux de la vie, qui se sont tant amusés entre ces murs effondrés, qui passent à côté du peuple sans le voir, sans le connaître, qui ne savent rien de son âme, de ses
besoins, de ses souffrances… Moi, je vis avec lui, et je vous le
dis de sa part, il ne vous hait pas, mais il vous ignore comme vous l’ignorez : allez à lui, le cœur ouvert, la main tendue, et vous verrez qu’il vous comprendra. »
Ces paroles enflammées, ces reproches sévères, cet appel impérieux, prirent possession de l’âme d’Albert de Mun, que le premier regard du frère avait déjà conquis. Son avenir se décida : il avait trouvé sa voie et toutes ses hésitations étaient vaincues. Il avait promis de présider la prochaine assemblée du Cercle. Il y vint en dolman bleu de ciel, les aiguillettes d’argent à l’épaule, et, au côté, un sabre à poignée d’acier droit et léger.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1315|JÉRÔME — JËROSOLYMITE|1316}}</noinclude>''Geschichte der altchristlichen Litteratur'', 1893, p. 8-10.
D’après M. Zockler, ''Hieronymus'', p. 178, les traités sur les Psaumes : ''In Psalmos a decimo usque ad decimum sextum tractatus septem'', t. {{rom|xxiii}}, col. 717, Catalog. c. 135, seraient probablement une version d’un commentaire d’Origène. Quelque hasard heureux fera peut-être un jour découvrir ces sept traités, comme ceux qui ont permis à dom Morin et au R. P. Amelli de retrouver les ''Commentarioli'' sur les Psaumes et la première explication de la vision d’Isaïe.
2° ''Versions apocryphes''. — Les divers éditeurs des œuvres de saint Jérôme ont publié sous son nom un certain nombre de travaux que la critique moderne n’a pas laissés au compte du grand docteur. Voir Zockler, ''Hieronymus'', p. 471.
On a attribué à saint Jérôme la traduction de neuf homélies d’Origène sur Isaïe. Vallarsi, t. {{rom|iv}}, p. 1097-1144. Cette hypothèse n’est plus soutenable. Voir Zockler, ''Hieronymus'', p. 87, note 2. Le ''Breviarium in Psalmos'', t. {{rom|xxvi}}, col. 821-1570, n’est pas non plus l’œuvre de saint Jérôme. Vallarsi croit pouvoir reconnaître dans ce travail des restes d’explications verbales données par saint Jérôme en diverses circonstances et recueillies par ses disciples. Plus récemment Dom Germain Morin a étudié d’une façon approfondie le ''Breviarium in Psalmos'' et déterminé avec grande sagacité la part qui y revient à saint Jérôme. ''Anecdota Maredsolana'', t. {{rom|iii}}, part, {{rom|i}}, p. iii-iv. — 2. Ne sont pas non plus du grand docteur les ''Quæstiones hebraicæ in libros Regum et in libros Paralipomenon'', t. {{rom|xxxiii}}, col. 1329-1402, ni les ''Commentani in Evangelia'',
t. {{rom-maj|XXX}}, col. 531-644. L’''Expositio interlinearis libri Job'', xxiii, t. col. 1407-1470, dont il existe quatre recensions
différentes, est, dans sa forme la plus ancienne, d’un disciple de saint Jérôme nommé Philippe. Ct. Zockler, ''Hieronymus'', p. 471. Si Érasme et Amorbach tenaient encore saint Jérôme pour l’auteur des Commentaires pélagiens sur les Épîtres de saint Paul, t. {{rom|xxx}}, col. 645-902, cette opinion est aujourd’hui, et depuis longtemps du reste, complètement abandonnée. Voir Fr. Klasen, ''Pelagianisches Commentar zu 13 Briefen des hl. Paulus'', dans le
''Theolog. Quartalschrift'', t. {{rom|lxvii}}, 1885, p. 244-317, 531-577.
V. {{sc|Saint Jérôme exégète.}} —Nous avons dit plus haut ce que fut saint Jérôme comme traducteur de la Bible ; il nous reste à dire un mot de sa valeur comme exégète, et de ses opinions scripturistiques. Au sujet de l’inspiration, saint Jérôme ne mettait pas sur le même rang les livres de l’Ancien Testament qui ne figurent pas dans le canon des Juifs et ceux qui y sont contenus. Ce jugement du grand docteur a été réformé par la tradition catholique et en particulier par le décret du concile de Trente. Toutefois, en pratique, saint Jérôme a maintes fois accordé aux livres deutérocanoniques la même autorité qu’aux autres parties de l’Écriture Sainte. Voir Trochon, ''La Sainte Bible. Introduction générale'', IIIe part., t. {{rom|i}}, p. 149. Quant à la véracité des Livres Saints, saint
Jérôme professe une opinion qui peut donner la solution de certaines difficultés qu’au nom de l’histoire on soulève contre l’exactitude de certains faits bibliques. Le saint docteur rappelle à diverses reprises, ''In Jerem.'', xxviii, 10, 15, t. {{rom|xxiv}}, col. 855 ; In Matth., {{rom|xiv}}, 8, t. {{rom|xxvi}}, col. 98, que l’écrivain sacré rapporte certains faits, non pas d’après la réalité historique, mais d’après l’opinion courante. Cf. A. Largent, ''Saint Jérôme'', p. 174-177. Une des qualités maîtresses de l’exégèse de saint Jérôme, c’est le souci qu’il a de l’interprétation réelle ; en plusieurs circonstances, il affirme ses principes à cet égard ;
voir par exemple ''Comment. in Isaiam, præf. lïb. {{rom|i}}'', t. {{rom|xxiv}}, col. 155 : ''Scientiam quærimus Scripturarum'' ;
et ''Ep. un, ad Paulinum'', t. {{rom|xxii}}, col. 514 : ''Vitiosissimum docendi genus, depravare sententias et ad voluntatem suam Scripturam trahere repugnantem''. Aussi saint Jérôme réprouve-t-i ! nettement le système d’interprétation allégorique. Toutefois, saint Jérôme n’a pas toujours été conséquent avec lui-même sous ce rapport, et il reconnaît deux sens aux passages de l’Écriture qu’il explique, l’un littéraire et historique, l’autre allégorique et
symbolique. Saint Jérôme a même parfois égalé sinon dépassé toutes les hardiesses de l’interprétation allégorique d’Origène. Il faut bien reconnaître aussi que l’exégèse du grand docteur se ressent parfois de l’incroyable rapidité avec laquelle il acheva certains de ses commentaires. Rien d’étonnant donc à ce qu’il dut parfois, de son propre aveu : ''dictare quodcunque in buccam venerit. Comment. in Abdiam'', t. {{rom|xxv}}, col. 1118. Tons les travaux de saint Jérôme ne se distinguent pas non plus par un caractère de vraie originalité ; plusieurs ne constituent qu’une compilation de diverses opinions émises par les passages qu’il interprète, et au
reste c’était là l’idée qu’il se faisait d’un commentaire biblique : ''Commentarii quid operis habent ? Alterius dicta edisserunt, quæ obscure scripta sunt, piano sermone manifestant, multorum sententias replicant, … ut prudens lector, cum diversas explanationes legerit
et multorum vel probanda vel improbanda didicerit judicet quid verius sit''. Cf ''Apol. adversum Rufinum'', c.xvi, t. {{rom|xxiii}}, col. 409-410. D’autre part, si le caractère trop
compilateur des essais de saint Jérôme nous a fréquemment privés de ses vues personnelles sur certaines questions, nous lui devons de nous rendre compte plus complètement de l’ancienne littérature scripturistique. Plusieurs travaux et fragments d’Origène, Apollinaire, Didyme et d’autres ne sont plus connus que par les
extraits qu’en donne saint Jérôme.
{{d|J. Van den Gheyn.|3|sc}}
<section begin="JÉRON"/><nowiki/>
'''JÉRON''' (hébreu : ''’Ire’ôn'' ; Septante : {{lang|grc|Kερωέ}} ; ''Alexandrinus'' : {{lang|grc|Ἰαριών}}), ville de Nephthali, aujourd’hui Yaron. Elle est nommée seulement une fois dans l’Écriture, Jos., {{rom|xix}}, 38, entre Enhasor et Magdalel. « Yaron a une importante ruine… C’est un tertre couvert de très beaux matériaux, où des restes notoirement chrétiens se mêlent à d’autres qui semblent provenir d’un temple païen… Au pied du tertre sont des couvercles de sarcophages à acrotères présentant une sorte de cloison au milieu. Au-dessous est un beau puits rond, à escalier, bâti en pierre de taille. Plus bas encore est une piscine, avec une construction, sorte de ''sacellum'', à côté.
232. — Sculpture antique de la porte
de la mosquée de Yaroun. D’après ''The Survey of Western Palestine,
Memoirs'', t. {{rom|i}}, p. 259.
À l’angle de la porte de la mosquée métualie, il y a un bloc dont deux côtés sont visibles (fi g. 232). Sur l’un de ces côtés se voit un palmier bien sculpté ; sur l’autre, une inscription, très régulièrement gravée, malheureusement mutilée dans le sens de sa longueur. » E. Renan, ''Mission de Phénicie'', {{in-4°}}, 1864, p. 680-681. Au sud-ouest de la ville sont de grandes citernes qui ont été taillées dans le roc. Un peu plus loin à l’ouest on trouve aussi des tombeaux également creusés dans le roc et des sarcophages. ''Survey of the Western Palestine, Memoirs'', t. {{rom|i}}, p. 259-260. {{d|F. Vigouboux.|3|sc}}
'''JÉROSOLYMITE''' ({{lang|grc|Ἱεροσολυμίτης}} ; Vulgate : ''Jerosolymita''), habitant de Jérusalem ou originaire de cette
<section end="JÉRON"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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D’après M. Zockler, ''Hieronymus'', p. 178, les traités sur les Psaumes : ''In Psalmos a decimo usque ad decimum sextum tractatus septem'', t. {{rom|xxiii}}, col. 717, Catalog. c. 135, seraient probablement une version d’un commentaire d’Origène. Quelque hasard heureux fera peut-être un jour découvrir ces sept traités, comme ceux qui ont permis à dom Morin et au R. P. Amelli de retrouver les ''Commentarioli'' sur les Psaumes et la première explication de la vision d’Isaïe.
2° ''Versions apocryphes''. — Les divers éditeurs des œuvres de saint Jérôme ont publié sous son nom un certain nombre de travaux que la critique moderne n’a pas laissés au compte du grand docteur. Voir Zockler, ''Hieronymus'', p. 471.
On a attribué à saint Jérôme la traduction de neuf homélies d’Origène sur Isaïe. Vallarsi, t. {{rom|iv}}, p. 1097-1144. Cette hypothèse n’est plus soutenable. Voir Zockler, ''Hieronymus'', p. 87, note 2. Le ''Breviarium in Psalmos'', t. {{rom|xxvi}}, col. 821-1570, n’est pas non plus l’œuvre de saint Jérôme. Vallarsi croit pouvoir reconnaître dans ce travail des restes d’explications verbales données par saint Jérôme en diverses circonstances et recueillies par ses disciples. Plus récemment Dom Germain Morin a étudié d’une façon approfondie le ''Breviarium in Psalmos'' et déterminé avec grande sagacité la part qui y revient à saint Jérôme. ''Anecdota Maredsolana'', t. {{rom|iii}}, part, {{rom|i}}, p. iii-iv. — 2. Ne sont pas non plus du grand docteur les ''Quæstiones hebraicæ in libros Regum et in libros Paralipomenon'', t. {{rom|xxxiii}}, col. 1329-1402, ni les ''Commentani in Evangelia'',
t. {{rom-maj|XXX}}, col. 531-644. L’''Expositio interlinearis libri Job'', xxiii, t. col. 1407-1470, dont il existe quatre recensions
différentes, est, dans sa forme la plus ancienne, d’un disciple de saint Jérôme nommé Philippe. Ct. Zockler, ''Hieronymus'', p. 471. Si Érasme et Amorbach tenaient encore saint Jérôme pour l’auteur des Commentaires pélagiens sur les Épîtres de saint Paul, t. {{rom|xxx}}, col. 645-902, cette opinion est aujourd’hui, et depuis longtemps du reste, complètement abandonnée. Voir Fr. Klasen, ''Pelagianisches Commentar zu 13 Briefen des hl. Paulus'', dans le
''Theolog. Quartalschrift'', t. {{rom|lxvii}}, 1885, p. 244-317, 531-577.
V. {{sc|Saint Jérôme exégète.}} —Nous avons dit plus haut ce que fut saint Jérôme comme traducteur de la Bible ; il nous reste à dire un mot de sa valeur comme exégète, et de ses opinions scripturistiques. Au sujet de l’inspiration, saint Jérôme ne mettait pas sur le même rang les livres de l’Ancien Testament qui ne figurent pas dans le canon des Juifs et ceux qui y sont contenus. Ce jugement du grand docteur a été réformé par la tradition catholique et en particulier par le décret du concile de Trente. Toutefois, en pratique, saint Jérôme a maintes fois accordé aux livres deutérocanoniques la même autorité qu’aux autres parties de l’Écriture Sainte. Voir Trochon, ''La Sainte Bible. Introduction générale'', IIIe part., t. {{rom|i}}, p. 149. Quant à la véracité des Livres Saints, saint
Jérôme professe une opinion qui peut donner la solution de certaines difficultés qu’au nom de l’histoire on soulève contre l’exactitude de certains faits bibliques. Le saint docteur rappelle à diverses reprises, ''In Jerem.'', xxviii, 10, 15, t. {{rom|xxiv}}, col. 855 ; In Matth., {{rom|xiv}}, 8, t. {{rom|xxvi}}, col. 98, que l’écrivain sacré rapporte certains faits, non pas d’après la réalité historique, mais d’après l’opinion courante. Cf. A. Largent, ''Saint Jérôme'', p. 174-177. Une des qualités maîtresses de l’exégèse de saint Jérôme, c’est le souci qu’il a de l’interprétation réelle ; en plusieurs circonstances, il affirme ses principes à cet égard ;
voir par exemple ''Comment. in Isaiam, præf. lïb. {{rom|i}}'', t. {{rom|xxiv}}, col. 155 : ''Scientiam quærimus Scripturarum'' ;
et ''Ep. un, ad Paulinum'', t. {{rom|xxii}}, col. 514 : ''Vitiosissimum docendi genus, depravare sententias et ad voluntatem suam Scripturam trahere repugnantem''. Aussi saint Jérôme réprouve-t-i ! nettement le système d’interprétation allégorique. Toutefois, saint Jérôme n’a pas toujours été conséquent avec lui-même sous ce rapport, et il reconnaît deux sens aux passages de l’Écriture qu’il explique, l’un littéraire et historique, l’autre allégorique et
symbolique. Saint Jérôme a même parfois égalé sinon dépassé toutes les hardiesses de l’interprétation allégorique d’Origène. Il faut bien reconnaître aussi que l’exégèse du grand docteur se ressent parfois de l’incroyable rapidité avec laquelle il acheva certains de ses commentaires. Rien d’étonnant donc à ce qu’il dut parfois, de son propre aveu : ''dictare quodcunque in buccam venerit. Comment. in Abdiam'', t. {{rom|xxv}}, col. 1118. Tons les travaux de saint Jérôme ne se distinguent pas non plus par un caractère de vraie originalité ; plusieurs ne constituent qu’une compilation de diverses opinions émises par les passages qu’il interprète, et au
reste c’était là l’idée qu’il se faisait d’un commentaire biblique : ''Commentarii quid operis habent ? Alterius dicta edisserunt, quæ obscure scripta sunt, piano sermone manifestant, multorum sententias replicant, … ut prudens lector, cum diversas explanationes legerit
et multorum vel probanda vel improbanda didicerit judicet quid verius sit''. Cf ''Apol. adversum Rufinum'', c.xvi, t. {{rom|xxiii}}, col. 409-410. D’autre part, si le caractère trop
compilateur des essais de saint Jérôme nous a fréquemment privés de ses vues personnelles sur certaines questions, nous lui devons de nous rendre compte plus complètement de l’ancienne littérature scripturistique. Plusieurs travaux et fragments d’Origène, Apollinaire, Didyme et d’autres ne sont plus connus que par les
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'''JÉRON''' (hébreu : ''’Ire’ôn'' ; Septante : {{lang|grc|Kερωέ}} ; ''Alexandrinus'' : {{lang|grc|Ἰαριών}}), ville de Nephthali, aujourd’hui Yaron. Elle est nommée seulement une fois dans l’Écriture, Jos., {{rom|xix}}, 38, entre Enhasor et Magdalel. « Yaron a une importante ruine… C’est un tertre couvert de très beaux matériaux, où des restes notoirement chrétiens se mêlent à d’autres qui semblent provenir d’un temple païen… Au pied du tertre sont des couvercles de sarcophages à acrotères présentant une sorte de cloison au milieu. Au-dessous est un beau puits rond, à escalier, bâti en pierre de taille. Plus bas encore est une piscine, avec une construction, sorte de ''sacellum'', à côté.
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À l’angle de la porte de la mosquée métualie, il y a un bloc dont deux côtés sont visibles (fi g. 232). Sur l’un de ces côtés se voit un palmier bien sculpté ; sur l’autre, une inscription, très régulièrement gravée, malheureusement mutilée dans le sens de sa longueur. » E. Renan, ''Mission de Phénicie'', {{in-4°}}, 1864, p. 680-681. Au sud-ouest de la ville sont de grandes citernes qui ont été taillées dans le roc. Un peu plus loin à l’ouest on trouve aussi des tombeaux également creusés dans le roc et des sarcophages. ''Survey of the Western Palestine, Memoirs'', t. {{rom|i}}, p. 259-260. {{d|F. Vigouboux.|3|sc}}
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D’après M. Zockler, ''Hieronymus'', p. 178, les traités sur les Psaumes : ''In Psalmos a decimo usque ad decimum sextum tractatus septem'', t. {{rom|xxiii}}, col. 717, Catalog. c. 135, seraient probablement une version d’un commentaire d’Origène. Quelque hasard heureux fera peut-être un jour découvrir ces sept traités, comme ceux qui ont permis à dom Morin et au R. P. Amelli de retrouver les ''Commentarioli'' sur les Psaumes et la première explication de la vision d’Isaïe.
2° ''Versions apocryphes''. — Les divers éditeurs des œuvres de saint Jérôme ont publié sous son nom un certain nombre de travaux que la critique moderne n’a pas laissés au compte du grand docteur. Voir Zockler, ''Hieronymus'', p. 471.
On a attribué à saint Jérôme la traduction de neuf homélies d’Origène sur Isaïe. Vallarsi, t. {{rom|iv}}, p. 1097-1144. Cette hypothèse n’est plus soutenable. Voir Zockler, ''Hieronymus'', p. 87, note 2. Le ''Breviarium in Psalmos'', t. {{rom|xxvi}}, col. 821-1570, n’est pas non plus l’œuvre de saint Jérôme. Vallarsi croit pouvoir reconnaître dans ce travail des restes d’explications verbales données par saint Jérôme en diverses circonstances et recueillies par ses disciples. Plus récemment Dom Germain Morin a étudié d’une façon approfondie le ''Breviarium in Psalmos'' et déterminé avec grande sagacité la part qui y revient à saint Jérôme. ''Anecdota Maredsolana'', t. {{rom|iii}}, part, {{rom|i}}, p. iii-iv. — 2. Ne sont pas non plus du grand docteur les ''Quæstiones hebraicæ in libros Regum et in libros Paralipomenon'', t. {{rom|xxxiii}}, col. 1329-1402, ni les ''Commentani in Evangelia'',
t. {{rom-maj|XXX}}, col. 531-644. L’''Expositio interlinearis libri Job'', xxiii, t. col. 1407-1470, dont il existe quatre recensions
différentes, est, dans sa forme la plus ancienne, d’un disciple de saint Jérôme nommé Philippe. Ct. Zockler, ''Hieronymus'', p. 471. Si Érasme et Amorbach tenaient encore saint Jérôme pour l’auteur des Commentaires pélagiens sur les Épîtres de saint Paul, t. {{rom|xxx}}, col. 645-902, cette opinion est aujourd’hui, et depuis longtemps du reste, complètement abandonnée. Voir Fr. Klasen, ''Pelagianisches Commentar zu 13 Briefen des hl. Paulus'', dans le
''Theolog. Quartalschrift'', t. {{rom|lxvii}}, 1885, p. 244-317, 531-577.
V. {{sc|Saint Jérôme exégète.}} —Nous avons dit plus haut ce que fut saint Jérôme comme traducteur de la Bible ; il nous reste à dire un mot de sa valeur comme exégète, et de ses opinions scripturistiques. Au sujet de l’inspiration, saint Jérôme ne mettait pas sur le même rang les livres de l’Ancien Testament qui ne figurent pas dans le canon des Juifs et ceux qui y sont contenus. Ce jugement du grand docteur a été réformé par la tradition catholique et en particulier par le décret du concile de Trente. Toutefois, en pratique, saint Jérôme a maintes fois accordé aux livres deutérocanoniques la même autorité qu’aux autres parties de l’Écriture Sainte. Voir Trochon, ''La Sainte Bible. Introduction générale'', IIIe part., t. {{rom|i}}, p. 149. Quant à la véracité des Livres Saints, saint
Jérôme professe une opinion qui peut donner la solution de certaines difficultés qu’au nom de l’histoire on soulève contre l’exactitude de certains faits bibliques. Le saint docteur rappelle à diverses reprises, ''In Jerem.'', xxviii, 10, 15, t. {{rom|xxiv}}, col. 855 ; In Matth., {{rom|xiv}}, 8, t. {{rom|xxvi}}, col. 98, que l’écrivain sacré rapporte certains faits, non pas d’après la réalité historique, mais d’après l’opinion courante. Cf. A. Largent, ''Saint Jérôme'', p. 174-177. Une des qualités maîtresses de l’exégèse de saint Jérôme, c’est le souci qu’il a de l’interprétation réelle ; en plusieurs circonstances, il affirme ses principes à cet égard ;
voir par exemple ''Comment. in Isaiam, præf. lïb. {{rom|i}}'', t. {{rom|xxiv}}, col. 155 : ''Scientiam quærimus Scripturarum'' ;
et ''Ep. un, ad Paulinum'', t. {{rom|xxii}}, col. 514 : ''Vitiosissimum docendi genus, depravare sententias et ad voluntatem suam Scripturam trahere repugnantem''. Aussi saint Jérôme réprouve-t-i ! nettement le système d’interprétation allégorique. Toutefois, saint Jérôme n’a pas toujours été conséquent avec lui-même sous ce rapport, et il reconnaît deux sens aux passages de l’Écriture qu’il explique, l’un littéraire et historique, l’autre allégorique et
symbolique. Saint Jérôme a même parfois égalé sinon dépassé toutes les hardiesses de l’interprétation allégorique d’Origène. Il faut bien reconnaître aussi que l’exégèse du grand docteur se ressent parfois de l’incroyable rapidité avec laquelle il acheva certains de ses commentaires. Rien d’étonnant donc à ce qu’il dut parfois, de son propre aveu : ''dictare quodcunque in buccam venerit. Comment. in Abdiam'', t. {{rom|xxv}}, col. 1118. Tous les travaux de saint Jérôme ne se distinguent pas non plus par un caractère de vraie originalité ; plusieurs ne constituent qu’une compilation de diverses opinions émises par les passages qu’il interprète, et au
reste c’était là l’idée qu’il se faisait d’un commentaire biblique : ''Commentarii quid operis habent ? Alterius dicta edisserunt, quæ obscure scripta sunt, piano sermone manifestant, multorum sententias replicant, … ut prudens lector, cum diversas explanationes legerit
et multorum vel probanda vel improbanda didicerit judicet quid verius sit''. Cf ''Apol. adversum Rufinum'', c.xvi, t. {{rom|xxiii}}, col. 409-410. D’autre part, si le caractère trop
compilateur des essais de saint Jérôme nous a fréquemment privés de ses vues personnelles sur certaines questions, nous lui devons de nous rendre compte plus complètement de l’ancienne littérature scripturistique. Plusieurs travaux et fragments d’Origène, Apollinaire, Didyme et d’autres ne sont plus connus que par les
extraits qu’en donne saint Jérôme.
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'''JÉRON''' (hébreu : ''’Ire’ôn'' ; Septante : {{lang|grc|Kερωέ}} ; ''Alexandrinus'' : {{lang|grc|Ἰαριών}}), ville de Nephthali, aujourd’hui Yaron. Elle est nommée seulement une fois dans l’Écriture, Jos., {{rom|xix}}, 38, entre Enhasor et Magdalel. « Yaron a une importante ruine… C’est un tertre couvert de très beaux matériaux, où des restes notoirement chrétiens se mêlent à d’autres qui semblent provenir d’un temple païen… Au pied du tertre sont des couvercles de sarcophages à acrotères présentant une sorte de cloison au milieu. Au-dessous est un beau puits rond, à escalier, bâti en pierre de taille. Plus bas encore est une piscine, avec une construction, sorte de ''sacellum'', à côté.
{{Img float-p |file={{??|image}} |align=right|width=210px|padt=25px|padb=12px |cap=232. — Sculpture antique de la porte de la mosquée de Yaroun. D’après ''The Survey of Western Palestine, Memoirs'', t. {{rom|i}}, p. 259.
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À l’angle de la porte de la mosquée métualie, il y a un bloc dont deux côtés sont visibles (fi g. 232). Sur l’un de ces côtés se voit un palmier bien sculpté ; sur l’autre, une inscription, très régulièrement gravée, malheureusement mutilée dans le sens de sa longueur. » E. Renan, ''Mission de Phénicie'', {{in-4°}}, 1864, p. 680-681. Au sud-ouest de la ville sont de grandes citernes qui ont été taillées dans le roc. Un peu plus loin à l’ouest on trouve aussi des tombeaux également creusés dans le roc et des sarcophages. ''Survey of the Western Palestine, Memoirs'', t. {{rom|i}}, p. 259-260. {{d|F. Vigouboux.|3|sc}}
'''JÉROSOLYMITE''' ({{lang|grc|Ἱεροσολυμίτης}} ; Vulgate : ''Jerosolymita''), habitant de Jérusalem ou originaire de cette
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1315|JÉRÔME — JËROSOLYMITE|1316}}</noinclude>''Geschichte der altchristlichen Litteratur'', 1893, p. 8-10.
D’après M. Zockler, ''Hieronymus'', p. 178, les traités sur les Psaumes : ''In Psalmos a decimo usque ad decimum sextum tractatus septem'', t. {{rom|xxiii}}, col. 717, Catalog. c. 135, seraient probablement une version d’un commentaire d’Origène. Quelque hasard heureux fera peut-être un jour découvrir ces sept traités, comme ceux qui ont permis à dom Morin et au R. P. Amelli de retrouver les ''Commentarioli'' sur les Psaumes et la première explication de la vision d’Isaïe.
2° ''Versions apocryphes''. — Les divers éditeurs des œuvres de saint Jérôme ont publié sous son nom un certain nombre de travaux que la critique moderne n’a pas laissés au compte du grand docteur. Voir Zockler, ''Hieronymus'', p. 471.
On a attribué à saint Jérôme la traduction de neuf homélies d’Origène sur Isaïe. Vallarsi, t. {{rom|iv}}, p. 1097-1144. Cette hypothèse n’est plus soutenable. Voir Zockler, ''Hieronymus'', p. 87, note 2. Le ''Breviarium in Psalmos'', t. {{rom|xxvi}}, col. 821-1570, n’est pas non plus l’œuvre de saint Jérôme. Vallarsi croit pouvoir reconnaître dans ce travail des restes d’explications verbales données par saint Jérôme en diverses circonstances et recueillies par ses disciples. Plus récemment Dom Germain Morin a étudié d’une façon approfondie le ''Breviarium in Psalmos'' et déterminé avec grande sagacité la part qui y revient à saint Jérôme. ''Anecdota Maredsolana'', t. {{rom|iii}}, part, {{rom|i}}, p. iii-iv. — 2. Ne sont pas non plus du grand docteur les ''Quæstiones hebraicæ in libros Regum et in libros Paralipomenon'', t. {{rom|xxxiii}}, col. 1329-1402, ni les ''Commentani in Evangelia'',
t. {{rom-maj|XXX}}, col. 531-644. L’''Expositio interlinearis libri Job'', xxiii, t. col. 1407-1470, dont il existe quatre recensions
différentes, est, dans sa forme la plus ancienne, d’un disciple de saint Jérôme nommé Philippe. Ct. Zockler, ''Hieronymus'', p. 471. Si Érasme et Amorbach tenaient encore saint Jérôme pour l’auteur des Commentaires pélagiens sur les Épîtres de saint Paul, t. {{rom|xxx}}, col. 645-902, cette opinion est aujourd’hui, et depuis longtemps du reste, complètement abandonnée. Voir Fr. Klasen, ''Pelagianisches Commentar zu 13 Briefen des hl. Paulus'', dans le
''Theolog. Quartalschrift'', t. {{rom|lxvii}}, 1885, p. 244-317, 531-577.
V. {{sc|Saint Jérôme exégète.}} —Nous avons dit plus haut ce que fut saint Jérôme comme traducteur de la Bible ; il nous reste à dire un mot de sa valeur comme exégète, et de ses opinions scripturistiques. Au sujet de l’inspiration, saint Jérôme ne mettait pas sur le même rang les livres de l’Ancien Testament qui ne figurent pas dans le canon des Juifs et ceux qui y sont contenus. Ce jugement du grand docteur a été réformé par la tradition catholique et en particulier par le décret du concile de Trente. Toutefois, en pratique, saint Jérôme a maintes fois accordé aux livres deutérocanoniques la même autorité qu’aux autres parties de l’Écriture Sainte. Voir Trochon, ''La Sainte Bible. Introduction générale'', IIIe part., t. {{rom|i}}, p. 149. Quant à la véracité des Livres Saints, saint
Jérôme professe une opinion qui peut donner la solution de certaines difficultés qu’au nom de l’histoire on soulève contre l’exactitude de certains faits bibliques. Le saint docteur rappelle à diverses reprises, ''In Jerem.'', xxviii, 10, 15, t. {{rom|xxiv}}, col. 855 ; In Matth., {{rom|xiv}}, 8, t. {{rom|xxvi}}, col. 98, que l’écrivain sacré rapporte certains faits, non pas d’après la réalité historique, mais d’après l’opinion courante. Cf. A. Largent, ''Saint Jérôme'', p. 174-177. Une des qualités maîtresses de l’exégèse de saint Jérôme, c’est le souci qu’il a de l’interprétation réelle ; en plusieurs circonstances, il affirme ses principes à cet égard ;
voir par exemple ''Comment. in Isaiam, præf. lïb. {{rom|i}}'', t. {{rom|xxiv}}, col. 155 : ''Scientiam quærimus Scripturarum'' ;
et ''Ep. un, ad Paulinum'', t. {{rom|xxii}}, col. 514 : ''Vitiosissimum docendi genus, depravare sententias et ad voluntatem suam Scripturam trahere repugnantem''. Aussi saint Jérôme réprouve-t-i ! nettement le système d’interprétation allégorique. Toutefois, saint Jérôme n’a pas toujours été conséquent avec lui-même sous ce rapport, et il reconnaît deux sens aux passages de l’Écriture qu’il explique, l’un littéraire et historique, l’autre allégorique et
symbolique. Saint Jérôme a même parfois égalé sinon dépassé toutes les hardiesses de l’interprétation allégorique d’Origène. Il faut bien reconnaître aussi que l’exégèse du grand docteur se ressent parfois de l’incroyable rapidité avec laquelle il acheva certains de ses commentaires. Rien d’étonnant donc à ce qu’il dut parfois, de son propre aveu : ''dictare quodcunque in buccam venerit. Comment. in Abdiam'', t. {{rom|xxv}}, col. 1118. Tous les travaux de saint Jérôme ne se distinguent pas non plus par un caractère de vraie originalité ; plusieurs ne constituent qu’une compilation de diverses opinions émises par les passages qu’il interprète, et au
reste c’était là l’idée qu’il se faisait d’un commentaire biblique : ''Commentarii quid operis habent ? Alterius dicta edisserunt, quæ obscure scripta sunt, piano sermone manifestant, multorum sententias replicant, … ut prudens lector, cum diversas explanationes legerit
et multorum vel probanda vel improbanda didicerit judicet quid verius sit''. Cf ''Apol. adversum Rufinum'', c.xvi, t. {{rom|xxiii}}, col. 409-410. D’autre part, si le caractère trop
compilateur des essais de saint Jérôme nous a fréquemment privés de ses vues personnelles sur certaines questions, nous lui devons de nous rendre compte plus complètement de l’ancienne littérature scripturistique. Plusieurs travaux et fragments d’Origène, Apollinaire, Didyme et d’autres ne sont plus connus que par les
extraits qu’en donne saint Jérôme.
{{d|J. Van den Gheyn.|3|sc}}
<section begin="JÉRON"/><nowiki/>
'''JÉRON''' (hébreu : ''’Ire’ôn'' ; Septante : {{lang|grc|Kερωέ}} ; ''Alexandrinus'' : {{lang|grc|Ἰαριών}}), ville de Nephthali, aujourd’hui Yaron. Elle est nommée seulement une fois dans l’Écriture, Jos., {{rom|xix}}, 38, entre Enhasor et Magdalel. « Yaron a une importante ruine… C’est un tertre couvert de très beaux matériaux, où des restes notoirement chrétiens se mêlent à d’autres qui semblent provenir d’un temple païen… Au pied du tertre sont des couvercles de sarcophages à acrotères présentant une sorte de cloison au milieu. Au-dessous est un beau puits rond, à escalier, bâti en pierre de taille. Plus bas encore est une piscine, avec une construction, sorte de ''sacellum'', à côté.
{{Img float-p |file=Dictionnaire de la Bible Vigouroux Tome III Mosque Yaroun.jpg|align=right|width=210px|padt=25px|padb=12px |cap=232. — Sculpture antique de la porte de la mosquée de Yaroun. D’après ''The Survey of Western Palestine, Memoirs'', t. {{rom|i}}, p. 259.
|capalign=center|style=font-size : 12px ;}}
À l’angle de la porte de la mosquée métualie, il y a un bloc dont deux côtés sont visibles (fi g. 232). Sur l’un de ces côtés se voit un palmier bien sculpté ; sur l’autre, une inscription, très régulièrement gravée, malheureusement mutilée dans le sens de sa longueur. » E. Renan, ''Mission de Phénicie'', {{in-4°}}, 1864, p. 680-681. Au sud-ouest de la ville sont de grandes citernes qui ont été taillées dans le roc. Un peu plus loin à l’ouest on trouve aussi des tombeaux également creusés dans le roc et des sarcophages. ''Survey of the Western Palestine, Memoirs'', t. {{rom|i}}, p. 259-260. {{d|F. Vigouroux.|3|sc}}
'''JÉROSOLYMITE''' ({{lang|grc|Ἱεροσολυμίτης}} ; Vulgate : ''Jerosolymita''), habitant de Jérusalem ou originaire de cette
<section end="JÉRON"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bertille" />{{nr|1317|JÉROSOLYMITE — JÉRUSALEM|1318}}</noinclude><section begin="JÉROSOLYMITE"/>ville. — 1. L’auteur de l’Ecclésiastique, Jésus, fils de
Sirach, était Jérosolymite. Eccli., {{rom|l}}, 29. — 2. Tous les « Jérosolymites » allaient se faire baptiser par saint
Jean-Baptiste. Marc., {{rom|i}}, 5. — 3. Quelques Jérosolymites
(Vulgate : ''{{lang|la|quidam ex Jerosolymis}}'') se demandent à la
fête des Tabernacles si Jésus n’est pas celui que les chefs
du peuple voulaient tuer. Joa., {{rom|vii}}, 25.
<section end="JÉROSOLYMITE"/>
<section begin="JERSIA"/><nowiki/>
'''JERSIA''' (hébreu : ''{{lang|he-Latn|Ya‘ǎréšyâh}}'', « que Yâh nourrisse ! » Septante : {{lang|grc|Ἰαρασία}}), benjamite, un des fils de Jéroham 2, famille importante de Jérusalem. {{rom-maj|I}}{{lié}}Par., {{rom|viii}}, 27.
<section end="JERSIA"/>
<section begin="JÉRUEL"/><nowiki/>
'''JÉRUEL''' (hébreu : ''{{lang|he-Latn|Yerû’êl}}'' ; Septante : {{lang|grc|Ἰεριήλ}}), désert (''{{lang|he-Latn|midbar}}'', {{lang|grc|ἔρημος}}) mentionné {{rom-maj|II}}{{lié}}Par., {{rom|xx}}, 16. Dans ce passage, un Lévite, Jahaziel (voir {{sc|Jahaziel}} 2, col. 1106) annonce à Josaphat, roi de Juda, qu’il rencontrera les Ammonites, les Moabites et avec eux des Maonites, « à l’extrémité de la vallée, vis-à-vis du désert de Jéruel. » Ces
tribus pillardes s’étaient rassemblées au sud de la mer Morte pour aller attaquer Jérusalem. C’est, par conséquent, dans cette région qu’il faut chercher le désert de Jéruel, mais jusqu’ici il n’a pas été identifié. Il résulte seulement des données du texte, que le désert de Jéruel était le nom d’une partie du désert de Juda entre Engaddi et Thécué. {{rom-maj|II}}{{lié}}Par., {{rom|xx}}, 2, 20. Les Arabes qui se rendent du sud de la mer Morte à Jérusalem suivent
encore aujourd’hui la rive occidentale de la mer Morte jusqu’à Engaddi, puis, après avoir traversé un passage difficile, inclinent à gauche vers Thécué. Voir Ed. Robinson, ''{{lang|en|Biblical Researches}}'', 3 {{in-8°}}, Londres, 1856, {{t.|{{rom|ii}}}},
{{pg|480-487|expl=pages}}. — Dans le désert de Jéruel se trouvait un
lieu d’observation, ''{{lang|he-Latn|ham-miṣpéh}}'', ''{{lang|la|speculum}}'', d’où l’on pouvait {{corr|surveilller|surveiller}} au loin la route. {{rom-maj|II}}{{lié}}Par., {{rom|xx}}, 24. C’était sans doute une éminence qui se dressait au milieu du pays. Les combattants de la tribu de Juda découvrirent de là les cadavres de leurs ennemis jonchant au loin
le pays ; ils s’étaient entre-tués après avoir attaqué les Iduméens. {{rom-maj|II}}{{lié}}Par., {{rom|xx}}, 22-24.
{{d|[[Auteur:Fulcran Vigouroux|F. Vigouroux]].|3|sc}}
<section end="JÉRUEL"/>
<section begin="JÉRUSA"/><nowiki/>
'''JÉRUSA''' (hébreu : ''{{lang|he-Latn|Yerûšâ’}}'', « possédée ; » Septante : {{lang|grc|Ἰερουσά}}), fille de Sadoc, femme du roi Ozias et mère du roi Joatham de Juda. {{rom-maj|IV}}{{lié}}Reg., {{rom|xv}}, 33 ; {{rom-maj|II}}{{lié}}Par., {{rom|xxvii}}, 1.
<section end="JÉRUSA"/>
<section begin="JÉRUSALEM"/><nowiki/>
'''JÉRUSALEM''' (hébreu : ''{{lang|he-Latn|Yerûšâlaim}}'' ; Septante : {{lang|grc|Ἱερουσαλήμ}} ; Nouveau Testament : {{lang|grc|Ἱερουσαλήμ}} et {{lang|grc|τὰ Ἱεροσόλυμα}} ; Vulgate : ''{{lang|la|Jerusalem}}'' et ''{{lang|la|Jerosolyma}}''), capitale de la Palestine. Elle tient la première place dans l’histoire du peuple juif, dont elle fut le centre politique et religieux, et dans les annales du christianisme, puisqu’elle a été le théâtre de la Rédemption. Nous rattachons aux trois points suivants : {{refl|1|nosup|num=noms}}, {{refl|2|nosup|num=topographie}} et {{refl|3|nosup|num=histoire}}, en les subdivisant selon les exigences du sujet, tous les renseignements que comporte cette ville, une des plus célèbres du monde.
<includeonly>{{t4|Sommaire<br />{{t|(ne fait pas partie du texte original)|80}}}}
# {{refl|1|nosup|num= {{sc|Noms}}}}.
# {{refl|2|nosup|num= {{sc|Topographie}}}}.
## {{refl|2.1|nosup|num= {{sc|Topographie moderne}}}}.
## {{refl|2.2|nosup|num= {{sc|Topographie ancienne}}}}.
# {{refl|3|nosup|num= {{sc|Histoire}}}}.
## {{refl|3.1|nosup|num= {{sc|De l’origine à la captivité}}}}.
## {{refl|3.2|nosup|num= {{sc|Du retour de l’exil à la ruine de Jérusalem}}}}.
# {{refl|4|nosup|num= {{sc|Bibliographie}}}}.
</includeonly>
<nowiki/>
{{refa|1|{{rom-maj|I}}. {{sc|Noms}}.}}
Jérusalem est appelée en hébreu {{lang|rtl|he|יְרושָלַםִ}}, ''{{lang|he-Latn|Yerûšâlaim}}''. L’orthographe défective du mot se rencontre
d’un bout à l’autre de l’Ancien Testament, à l’exception de cinq passages où, selon la Massore, il est pleinement écrit, {{lang|rtl|he|יְרוּשָלַיִם}}, ''{{lang|he-Latn|Yerûšâlaîm}}'', {{rom-maj|I}}{{lié}}Par., {{rom|iii}}, 5 ; {{rom-maj|III}}{{lié}}Par., {{rom|xxv}}, 1 ; {{rom|xxxii}}, 9 ; Esth., {{rom|ii}}, 6 ; Jer., {{rom|xxvi}}, 18, et encore y a-t-il, sur ce point, désaccord entre les différents manuscrits et les différentes éditions. Cf. Gesenius, ''{{lang|la|Thesaurus}}'', {{pg|628|expl=pages}}, 629. Cette particularité se trouve de même avec le ''{{lang|he-Latn|hé}}'' local, {{lang|rtl|he|יְרושָלַמָה}}, {{rom-maj|III}}{{lié}}Reg., {{rom|x}}, 2 ; {{rom-maj|IV}}{{lié}}Reg., {{rom|ix}}, 28 ; Is., {{rom|xxxvi}}, 2 ; Ezech., {{rom|viii}}, 3, excepté {{rom-maj|II}}{{lié}}Par., {{rom|xxxii}}, 9, où on lit {{lang|rtl|he|יְרוּשָלַיְמָה}}, avec ''{{lang|he-Latn|yod}}''. Les anciennes monnaies hébraïques (fig. 233 et 234) donnent l’une et l’autre des deux écritures, [[File:Yerushalem-ancienne-écriture.jpg|78px|Yerushalem en hébreu, ancienne écriture (pas de i à la fin)]], {{lang|rtl|he|ירושלם}}, ''{{lang|he-Latn|Yerûšalem}}'', et [[File:Yerushalaïm-ancienne-écriture.jpg|94px|Yerushalaïm en hébreu, ancienne écriture]], {{lang|rtl|he|ירושלים}}, ''{{lang|he-Latn|Yerûšalaîm}}''. Cf. F. W. Madden, ''{{lang|en|History of Jewish coinage}}'', Londres, 1864, {{pg|43-45|expl=pages}}. Cette dernière est celle des Talmuds. — L’étymologie du nom est un sujet fort controversé. Que signifie d’abord le premier élément ''{{lang|he-Latn|Yerû}}'' ? On a voulu le rattacher à la racine ''{{lang|he-Latn|yârê’}}'', « craindre, » ou au verbe ''{{lang|he-Latn|râ’âh}}'', « voir. » Mais le sens : « ils craindront la paix » ou « ils verront la paix (''{{lang|he-Latn|Šâlem}}'') » est aussi difficile à expliquer que la contraction elle-même. Reland, ''Palæstina'', Utrecht, 1714, {{t.|{{rom|ii}}}}, {{pg|833}}, suivi par Ewald, ''{{lang|de|Geschichte des Volkes Israel}}'', Gœttingue, 1866, {{t.|{{rom|iii}}}}, {{pg|165}}, note 4, décompose ''{{lang|he-Latn|Yerûšâlaim}}'' en ''{{lang|he-Latn|Yerûš}}'', « possession, héritage » (de ''{{lang|he-Latn|yâraš}}'', « posséder, hériter »), et ''{{lang|he-Latn|Šâlaim}}'', « de la paix, » juste dénomination que Salomon, « le pacifique, » aurait lui-même appliquée à l’antique Jébus. Outre que cette dernière
{{Img float-p |file=Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome III - Sicle Simon Machabée.jpg |align=center|width=400px|padt=25px|padb=12px |cap=233. — Sicle de Simon Machabée.<br />{{lang|rtl|he|שקל ישראל}}, « sicle d’Israel. » Coupe. {{lang|rtl|he|שב}}, « l’an 2. »<br />{{lang|rtl|he|ירושלים הקדוש}}, « Jérusalem la Sainte. » Verge fleurie d’Aaron. |capalign=center|style=font-size : 12px ;}}
conjecture est arbitraire, il faudrait alors, suivant le génie de la langue hébraïque, que le ''{{lang|he-Latn|schin}}'' supprimé fût compensé par le ''{{lang|he-Latn|daguesch}}'', ce qui n’existe pas. Gesenius, ''{{lang|la|Thesaurus}}'', {{pg|629}}, pense que ''{{lang|he-Latn|yerû}}'' vient plutôt de ''{{lang|he-Latn|yârâh}}'', « fonder, » et donne à ''{{lang|he-Latn|Yerûšâlaim}}'' le sens de « fondement de la paix », ''{{lang|de|Friedensgrund}}'', comme on dirait en allemand. Cette interprétation serait conforme à celle de Saadia, qui, dans certains passages de l’Écriture, Is., {{rom|xliv}}, 28 ; {{rom|li}}, 17 ; {{rom|lxii}}, 1, 6, a traduit par {{t|{{lang|rtl|ar|دار السلام}}|120}},
''{{lang|ar-Latn|dâr es-salâm}}'', « la maison de la paix, » et, Is., {{rom|xl}}, 2, par
{{t|{{lang|rtl|ar|مدينة السلام}}|120}}, ''{{lang|ar-Latn|medînat es-salâm}}'', « la ville de la paix. »
Cf. J. Fürst, ''{{lang|de|Hebräisches und Chaldäisches Handwörterbuch}}'', Leipzig, 1876, {{t.|{{rom|i}}}}, {{pg|547}}. Quant à la seconde partie du mot, {{lang|rtl|he|שָלַםִ}}, ''{{lang|he-Latn|Šâlaim}}'', la ponctuation nous indique un ''{{lang|he-Latn|qeri}} perpétuel'' et nous montre que, pour les massorètes,
la vraie forme était la forme pleine, {{lang|rtl|he|שָלַםִ}}, ''{{lang|he-Latn|Šâlaîm}}''. Ils la regardaient sans doute comme un pluriel dérivé de {{lang|rtl|he|שָׁלֶה}}, ''{{lang|he-Latn|šâléh}}'', {{lang|rtl|he|שָלַי}}, ''{{lang|he-Latn|šâlaï}}'', « repos, » dans le genre de {{lang|rtl|he|שָׁמַיִם}}, ''{{lang|he-Latn|šâmaîm}}'', « les cieux, » et de {{lang|rtl|he|מַיִם}}, ''{{lang|he-Latn|maîm}}'', « les eaux, » ou comme un duel, d’où serait venu par contraction {{lang|rtl|he|שָׁלֵם}}, ''{{lang|he-Latn|Šâlêm}}''. Quelques auteurs prétendent que le duel s’applique justement aux deux parties de Jérusalem, la haute et la basse ville.
{| width=100% cellspacing=0 cellpadding=0 style="margin-bottom:0"
|- valign=top
||{{Img float-p
|file=Monnaie - Sicle, Argent, Incertain, Judée, Simon Bar Kochba - btv1b8480284n (1 of 2).jpg
|align=left|width=200px|padl=12px|padt=25px|padb=12px
}}
||{{Img float-p
|file=Monnaie - Sicle, Argent, Incertain, Judée, Simon Bar Kochba - btv1b8480284n (2 of 2).jpg
|align=right|width=200px|padr=12px|padt=25px|padb=12px
}}
|-
| colspan=2 |{{c|234. — Monnaie de Barcochébas.|fs=85%}}
{{AN|{{lang|rtl|he|שמעון}}, « Simon, » surnommé Barcochébas (132 de notre ère). Temple tétrastyle. Au-dessus, une étoile, faisant probablement allusion au surnom de Barcochébas ou ''Bar-Kokab'', « fils de l’étoile. » — R {{lang|rtl|he|לחרות ירושלם}}, « délivrance de Jérusalem. » Loulab et cédrat.|fs=85%}}
|}
Nous croyons qu’il ne faut pas s’appuyer trop exclusivement sur l’orthographe massorétique, et que, pour
avoir la véritable forme du nom, comme aussi peut-être
sa vraie signification, il faut le suivre à travers ses différentes transcriptions. La plus ancienne que nous connaissions actuellement est celle que nous ont transmise
les tablettes de ''Tell el-Amarna'', où il est plusieurs fois
<section end="JÉRUSALEM"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1339|JÉRUSALEM|1340}}</noinclude>l’est, l’autre du sud au nord, chacun d’eux ayant un seuil de porte antique ; un arc byzantin de grandioses proportions fut déblayé. Cf. Guthe, ''Die Ausgrabungen auf dem russischen Platz im Frühjahr'', 1883, dans la ''Zeitschrift des Deutschen Palästina-Vereins'', Leipzig, t. {{rom|viii}}, 1885, p. 247-259, pl. {{rom|vi}}, vu ; C. Schick, ''Weitere Ausgrabungen auf dem russischen Platz'', dans la même revue, t. {{rom|xii}}, 1889, p. 10-18, pl. {{rom|i-iv}}. Suivant certains auteurs, ces murs appartiendraient à la seconde enceinte de Jérusalem. Ils proviennent plutôt, selon d’autres, du Martyrium qui faisait partie de la basilique constantinienne du Saint-Sépulcre. Quelques-uns enfin cherchent à concilier les deux sentiments et voient ici un tronçon de l’atrium bâti sur l’emplacement et probablement avec les magnifiques assises judaïques de la deuxième muraille.
{{Img float-p
|file={{??|image}}
|align=center|width=300px|padt=25px|padb=12px
|cap=243. — Citadelle (El-Qalaah) et Tour de David.
|capalign=center|style=font-size : 12px ;}}
Cf. V. Guérin, ''Jérusalem'', Paris, 1889, p. 260 ; Germer-Durand, ''La basilique du Saint-Sépulcre'', dans la ''Revue biblique'', Paris, 1896, p. 329 ; Lagrange, ''L’inscription coufique de l’église du Saint-Sépulcre'', dans la même revue, 1897, p. 645. Sur les environs immédiats du Saint-Sépulcre, on peut voir dans la ''Zeitschrift des Deutschen Palastma-Vereins'', t. {{rom|viii}}, 1885, pl. {{rom|vii}}, un excellent plan dressé par C. Schick.
Au sud de la basilique s’étend une grande place rectangulaire
et pleine de ruines, appelée Moristân, nom arabico-persan qui veut dire « hospice ». Charlemagne, au commencement du {{rom|ix}}{{e}} siècle, fonda là pour les pèlerins latins un hospice qu’il enrichit d’une magnifique bibliothèque et confia à la garde des moines bénédictins. Après diverses vicissitudes, on éleva en cet endroit un
hôpital, qui passa aux chevaliers de Saint-Jean, appelés dans la suite chevaliers de Rhodes et de Malte. En 1869. la moitié orientale du Moristân a été donnée à la Prusse, qui a relevé l’église. La partie occidentale appartient aux Grecs schismatiques, qui y ont construit deux couvents. Sur le Moristân, on peut voir : ''Palestine Exploration Fund, Quarterly Statement'', Londres, 1872, p. 100 ; 1875. p. 77-81 ; 1889, p. 113-114 ; 1895, p. 248-249 ; VVilson et Warren, ''The recovery of Jerusalem'', Londres, 1871, p. 268-274 ; ''Survey o{ Western Palestine, Jérusalem'', p. 254-261 ; ''Zeitschrift des Deutschen PalästinaVereins, Mittheilungen'', 1895, p. 6-7 ; M. Hartmann, ''Der Muristân von 800 bis 1500'', et C. Hoffmann, ''Die Besitzergreifung und Verwerthung des Johanniterplatzes in Jerusalem 1869-1898'', dans la même revue, Mittheilungen, 1898, p. 65-80, avec plans, p. 75 et 78.
À l’ouest du Saint-Sépulcre, les Grecs schismatiques, très puissants en Palestine, ont leur quartier central.
Le patriarcat renferme une bibliothèque très riche en manuscrits grecs et syriaques. Les couvents sont ceux de Saint-Michel, de Saint-Nicolas, de Panagia Méléna, de Saint-Démétrius, et le grand couvent. Plus bas et parallèle au Moristân, se trouve un vaste réservoir appelé ''Birket Hammam el-Batrâk'', dont nous parlons plus loin (régime des eaux). À l’extrémité de l’angle formé par les
murailles sont les établissements catholiques : le grand couvent des Pères Franciscains, avec une église paroissiale dédiée au saint Sauveur, la Casa Nuova, maison dans laquelle ils reçoivent les pèlerins, le patriarcat latin, qui renferme une belle église dédiée au saint nom de Jésus, et enfin les écoles des Frères. Un dernier point à remarquer, à l’angle nord, formé par les rues Khot el-Khanqah et Tariq Bàb el-Amûd, c’est ce qu’on a appelé la Porte judiciaire, celle par laquelle Notre-Seigneur serait sorti de la ville pour aller au Calvaire. On a cru en reconnaître les restes dans de grosses pierres visibles dans les pieds-droits soutenant la voûte du ''Sûq es-Semani'', ou « bazar de l’huile ». Près de là, dans une chapelle, on voit encore debout une colonne anti-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1339|JÉRUSALEM|1340}}</noinclude>l’est, l’autre du sud au nord, chacun d’eux ayant un seuil de porte antique ; un arc byzantin de grandioses proportions fut déblayé. Cf. Guthe, ''Die Ausgrabungen auf dem russischen Platz im Frühjahr'', 1883, dans la ''Zeitschrift des Deutschen Palästina-Vereins'', Leipzig, t. {{rom|viii}}, 1885, p. 247-259, pl. {{rom|vi}}, vu ; C. Schick, ''Weitere Ausgrabungen auf dem russischen Platz'', dans la même revue, t. {{rom|xii}}, 1889, p. 10-18, pl. {{rom|i-iv}}. Suivant certains auteurs, ces murs appartiendraient à la seconde enceinte de Jérusalem. Ils proviennent plutôt, selon d’autres, du Martyrium qui faisait partie de la basilique constantinienne du Saint-Sépulcre. Quelques-uns enfin cherchent à concilier les deux sentiments et voient ici un tronçon de l’atrium bâti sur l’emplacement et probablement avec les magnifiques assises judaïques de la deuxième muraille.
{{Img float-p
|file={{??|image}}
|align=center|width=300px|padt=25px|padb=12px
|cap=243. — Citadelle (El-Qalaah) et Tour de David.
|capalign=center|style=font-size : 12px ;}}
Cf. V. Guérin, ''Jérusalem'', Paris, 1889, p. 260 ; Germer-Durand, ''La basilique du Saint-Sépulcre'', dans la ''Revue biblique'', Paris, 1896, p. 329 ; Lagrange, ''L’inscription coufique de l’église du Saint-Sépulcre'', dans la même revue, 1897, p. 645. Sur les environs immédiats du Saint-Sépulcre, on peut voir dans la ''Zeitschrift des Deutschen Palastma-Vereins'', t. {{rom|viii}}, 1885, pl. {{rom|vii}}, un excellent plan dressé par C. Schick.
Au sud de la basilique s’étend une grande place rectangulaire
et pleine de ruines, appelée Moristân, nom arabico-persan qui veut dire « hospice ». Charlemagne, au commencement du {{rom|ix}}{{e}} siècle, fonda là pour les pèlerins latins un hospice qu’il enrichit d’une magnifique bibliothèque et confia à la garde des moines bénédictins. Après diverses vicissitudes, on éleva en cet endroit un
hôpital, qui passa aux chevaliers de Saint-Jean, appelés dans la suite chevaliers de Rhodes et de Malte. En 1869. la moitié orientale du Moristân a été donnée à la Prusse, qui a relevé l’église. La partie occidentale appartient aux Grecs schismatiques, qui y ont construit deux couvents. Sur le Moristân, on peut voir : ''Palestine Exploration Fund, Quarterly Statement'', Londres, 1872, p. 100 ; 1875. p. 77-81 ; 1889, p. 113-114 ; 1895, p. 248-249 ; VVilson et Warren, ''The recovery of Jerusalem'', Londres, 1871, p. 268-274 ; ''Survey o{ Western Palestine, Jérusalem'', p. 254-261 ; ''Zeitschrift des Deutschen PalästinaVereins, Mittheilungen'', 1895, p. 6-7 ; M. Hartmann, ''Der Muristân von 800 bis 1500'', et C. Hoffmann, ''Die Besitzergreifung und Verwerthung des Johanniterplatzes in Jerusalem 1869-1898'', dans la même revue, Mittheilungen, 1898, p. 65-80, avec plans, p. 75 et 78.
À l’ouest du Saint-Sépulcre, les Grecs schismatiques, très puissants en Palestine, ont leur quartier central.
Le patriarcat renferme une bibliothèque très riche en manuscrits grecs et syriaques. Les couvents sont ceux de Saint-Michel, de Saint-Nicolas, de Panagia Méléna, de Saint-Démétrius, et le grand couvent. Plus bas et parallèle au Moristân, se trouve un vaste réservoir appelé ''Birket Hammam el-Batrâk'', dont nous parlons plus loin (régime des eaux). À l’extrémité de l’angle formé par les
murailles sont les établissements catholiques : le grand couvent des Pères Franciscains, avec une église paroissiale dédiée au saint Sauveur, la Casa Nuova, maison dans laquelle ils reçoivent les pèlerins, le patriarcat latin, qui renferme une belle église dédiée au saint nom de Jésus, et enfin les écoles des Frères. Un dernier point à remarquer, à l’angle nord, formé par les rues Khot el-Khanqah et Tariq Bàb el-Amûd, c’est ce qu’on a appelé la Porte judiciaire, celle par laquelle Notre-Seigneur serait sorti de la ville pour aller au Calvaire. On a cru en reconnaître les restes dans de grosses pierres visibles dans les pieds-droits soutenant la voûte du ''Sûq es-Semani'', ou « bazar de l’huile ». Près de là, dans une chapelle, on voit encore debout une colonne {{tiret|anti|que}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|1341|JÉRUSALEM|1342}}</noinclude>{{tiret2|anti|que}} qu’on rattache à cette porte. Cet emplacement es
contesté. Voir plus loin : ''Topographie ancienne''.
''Second quartier : quartier arménien.'' — Il s'étend au sud du quartier précédent. Plus abandonné encore que celui-ci, il renferme cependant quelques ruelles intéressantes, avec des passages voûtés, des constructions pittoresques, quoique souvent fort délabrées. La partie qui touche les murailles, au sud de la caserne turque, est
occupée par de grands jardins. À l’est de la citadelle, se trouve l'église anglicane du Christ. Plus bas sont l'église et le couvent des Arméniens. Cette dernière a la forme d’une croix grecque et est dédiée à saint Jacques le Majeur. Elle contient, en effet, dans le côté septentrional, une petite chapelle bâtie sur le lieu où,
suivant la tradition, cet apôtre aurait été martyrisé. Cf. Act. {{rom|xii}}, 2. La demeure du patriarche, le séminaire, un hospice, une bibliothèque remarquable par ses manuscrits, les couvents des religieux et des religieuses, un petit musée constituent un vaste ensemble d'édifices. À l’est du musée, on montre l’emplacement de la Maison d’Anne, Joa., {{rom|xviii}}, 13-24, sur lequel s'élèvent deux
oratoires contigus, appartenant aux religieuses arméniennes schismatiques. On prétend que, dans l’intérieur de la chapelle proprement dite, il y avait autrefois un olivier auquel le Sauveur aurait été attaché avant d'être conduit chez Caïphe. L'Évangile ne dit rien de semblable. À 115 mètres plus bas, en droite ligne, mais en dehors de l’enceinte, la chapelle d’un couvent arménien
est construite à l’endroit où se trouvait la Maison de Caïphe. Matth., {{rom|xxvi}}, 57 ; Joa., {{rom|xviii}}, 24. À l’intérieur
dans le mur de l’abside, au sud de l’autel, une porte donne sur une chambre très étroite, qui marque le lieu où Jésus fut gardé, tourné en dérision et frappé par les serviteurs et les ministres du grand-prêtre. L’authenticité de la maison de Caïphe est acceptée comme soutenue par une tradition qui remonte au {{rom-maj|IV}}{{e}} siècle. Cf. ''Itineranum a Burdigala Hierusalem usque'' (333), dans
T. Tobler, ''Itinera Terræ Sanctæ'', Genève, 1877, t. {{rom|i}},
p. 17. La distance qui sépare ce point de la maison d’Anne n’empêche pas que les vestibules des deux demeures n’aient pu être, au temps de Notre-Seigneur, réunis par une cour commune. Dans l’angle nord-est du même quartier, les Syriens jacobites ont construit une
chapelle et un couvent sur l’emplacement présumé de la Maison de Jean-Marc, où saint Pierre, miraculeusement délivré, serait venu frapper en sortant de prison. Cf. ''Act''., {{rom|xii}}, 12-17.
''Troisième quartier : quartier des Juifs''. — Il couvre tout le penchant oriental du mont Sion et une bonne partie de la vallée du Tyropœon ; il est très peuplé, et d’une extrême malpropreté. On y voit plusieurs synagogues, dont quelques-unes surmontées d’une grande coupole. Presque tous les jours, principalement le vendredi, les malheureux enfants d’Abraham s’en vont pleurer sur les restes du Temple, au mur des Lamentations. Ce pan de muraille est une partie de l’enceinte occidentale du Haram esch-Schérif ; il est compris entre le Mehkéméli (tribunal turc) et une maison particulière. Sa longueur est de 48 mètres, sa hauteur de 18. Les neuf premières
assises se composent de blocs énormes, plusieurs à refends. Au-dessus, il y a quinze assises de pierres plus petites. Parmi les blocs, dont quelques-uns sont fort dégradés, il en est qui ont jusqu'à quatre ou cinq mètres de longueur. Cette antique construction remonte, pour le moins, à Hérode le Grand ; quelques auteurs lui assignent même une origine salomonienne. Cf. Perrot
et Chipiez, ''Histoire de l’art dans l’antiquité'', t. {{rom|iv}},
Paris, 1887, p. 176-218. Au nord du lieu des Lamentations, est un petit jardin dans lequel on voit un arc antique, qui repose sur deux murs presque complètement enfouis dans la terre. C’est probablement celui de la Porte de l’Angle, ainsi appelée de l’angle que formait
la première enceinte septentrionale de Jérusalem, à l’endroit où elle se réunissait au portique occidental du Temple. À l’extrémité méridionale de la même muraille, à 12 mètres environ de l’arête angulaire, émerge la base d’une arche, dite arche de Robinson, du nom de celui qui l’a découverte. Large de 15 mètres et demi, reposant sur d'énormes pierres longues de 6 à 8 mètres, elle formait la tête d’un viaduc qui, en franchissant le Tyropœon, reliait l’esplanade du Temple à la ville haute. La distance jusqu'à la colline opposée est de 91 mètres. On a retrouvé, en ce même endroit, les vestiges d’un pont plus ancien et un aqueduc qui, taillé dans le roc vif, courait du nord au sud sous les débris de l’arche. Plus haut, près du Mehkéméh et de la porte Bâb es-Silsiléh, on voit une autre arche signalée pour la première fois par Tobler, mais souvent désignée sous le nom d’arche de Wilson. Elle est bien conservée et
haute de 6™70 sur 15 d’ouverture. Elle s’appuie, à l’est, sur le mur du Haram et, à l’ouest, sur un pilier massif. Elle supporte les maisons qui bordent le côté nord de la rue Tariq Bâb es-Silsiléh. Elle servait donc aussi à unir le Temple à la colline occidentale. Cf. Wilson et Warren, ''The recovery of Jerusalem'', p. 76-111.
''Quatrième quartier : quartier musulman.'' — Il occupe le centre et le nord de la ville : il est relativement assez propre et régulièrement construit. La population y est très dense. Dans la partie centrale, entre le Saint-Sépulcre et le ''Haram, nous n’avons à signaler que le nouveau Seraï, près duquel était l’''ancien hôpital de Sainte-Hélène, et, plus haut, le vieux Serai, qui sert actuellement de prison. Au commencement de la rue Tariq es-Seraï, une pierre noire placée dans le mur d’un bâtiment indique le lieu présumé où Simon le Cyrénéen fut chargé de la croix du Sauveur. Un peu plus loin dans la même rue, on a, à droite, la Maison dite de sainte Véronique. L'église neuve que les Grecs unis y ont construite s'élève sur les ruines d’une plus ancienne. En revenant dans la rue
Hôch Akhia Bég et remontant vers le nord, on rencontre l’Eglise du Spasme, qui appartient aux Arméniens catholiques. La rue qui tourne ensuite à l’est, séparant le mont Moriah de Bézétha, est le commencement de la Voie douloureuse. Il nous suffit de dire ici que l’authenticité de cette voie traditionnelle dépend avant tout de la
solution d’un autre problème topographique, l’emplacement du prétoire de Pilate. Voir {{sc|Prétoire}}. Il en est de même pour l’Arc de l’Ecce Homo, qui est à cheval sur la rue, et du haut duquel Pilate aurait montré le Sauveur flagellé, couronné d'épines et revêtu du manteau de pourpre, en disant à la multitude : « Voilà l’homme. » C’est un grand arc en plein cintre, dont la partie supérieure avec la petite construction qui le domine, est moderne, mais dont les pieds-droits et l’archivolte sont romains. Le pied-droit sud est engagé dans le mur septentrional du couvent adjacent habité par des derviches. Cette arcade se prolonge par un cintre plus petit, que l’on a retrouvé dans l'église voisine des Dames de Sion. C’est au fond de la chapelle, derrière l’autel, qu’on remarque cet arc collatéral nord, dont le pendant ou collatéral sud a complètement disparu. L’ensemble de ce monument, dont l' arc de l’Ecce Homo formait la partie centrale, est regardé par des archéologues distingués comme un arc de triomphe postérieur à l'époque de la Passion. À l’intérieur du monastère des sœurs de Sion, on voit un dallage antique que beaucoup considèrent
comme le Lithostrotos ou Gabbatha de l’Évangile. Joa., {{rom|xix}}, 13. On y trouve également l’entrée d’une ancienne piscine, divisée en deux branches parallèles, dirigées du nord-ouest au sud-est. La plus longue, celle de l’ouest, a 6 mètres de largeur environ et 50 mètres de longueur, l’autre, 39 mètres seulement. Elles sont creusées sans le roc et leurs voûtes en plein cintre sont construites avec des pierres d’un assez grand appareil. Le
rocher, du reste, présente, du côté de l’hôpital autrichien, de nombreuses excavations. Cf. Survey of {{tiret|Wes|tern}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|837|THOMISME. MÉTAPHYSIQYE : PUISSANCE ET ACTE|838}}</noinclude><nowiki />
Qu’est la puissance réelle prérequise au mouvement, à
la mutation, à la transformation ? C’est une capacité
réelle de recevoir une forme déterminée, celle par
exemple de la statue, capacité qui n’est pas dans l’air,
dans l’eau, mais dans le bois, le marbre, l’argile ; on
l’appelle puissance réelle à devenir statue, ou statue en
puissance.
Telle est la doctrine développée par Aristote dans
tout le 1. I de sa Physique, tandis que Platon parlait
seulement d’un « non-être qui est d’une certaine façon »
et qu’il paraissait confondre quelquefois avec la
privation, ou avec la simple possibilité, et d’autres fois
avec un acte imparfait ; la conception platonicienne
de la matière et celle du non-être en général restait
très obscure en comparaison de la notion aristotélicienne
de puissance.
Saint Thomas perfectionne cette notion de la puissance
réelle passive ; il l’oppose plus distinctement à la
puissance active et la distingue mieux de la simple
possibilité, qui est prérequise et qui suffit pour la
création ex nihilo, mais qui ne suffit pas à la mutation
ou au changement. La mutation suppose en effet un
sujet réel délerminable, muable, tandis que la création
est une production de tout l’être créé ex nulla præsupposila
potentia reali ; et comme la puissance active
doit être d’autant plus parfaite que la puissance passive
est plus pauvre ou imparfaite, quand la puissance
passive est réduite à zéro, la puissance active doit être
infinie ; Dieu seul peut créer quelque chose de rien ;
l’effet le plus universel qui est l’être de toutes choses
ne peut être produit comme tel que par la cause la
plus universelle qui est l’Être suprême. Cf. S. Thomas,
I*, q. {{rom|xlv}}, a. 1, 2, 5 ; III », q. {{rom|lxxv}}, a. 8.
La notion de puissance réelle ne permet pas seulement
d’expliquer contre Parménide le devenir, mais
aussi la ''multiplicité'' des êtres. Elle s’explique par la
multiplication de la forme ou de l’acte par la puissance
où elle est reçue, comme la figure d’Apollon est
multipliée en divers morceaux de bois ou de marbre
où elle est reproduite. En effet lorsque ce qui était
d’abord en puissance est en acte, la puissance réelle
reste au dessous de l’acte ; le bois par exemple, en tant
qu’il a reçu la forme de statue, limite cette forme
comme une ''capacité réelle'' qui l’a reçue, et même il
peut la perdre et recevoir une autre forme. Tant que
la forme de la statue d’Apollon reste en cette partie
de bois, elle est reçue, limitée, individuée par lui et elle
n’est plus participable, quoique une forme toute semblable
puisse être reproduite en une autre portion de
matière et cela Indéfiniment.
2. ''Le principe de la limitation de l’acte par la puissance''.
— Tout cela montre, au moins dans l’ordre des
choses sensibles, la vérité de ce principe : l’acte, étant
une perfection, n’est pas la puissance, qui est une
capacité réelle de perfection, et l’acte n’est limité et
multiplié que par la puissance réellement distincte de
lui. en laquelle il est reçu.
Saint Thomas dit clairement, Dr spiritualibus creaturis,
a. H : Quæcumque forma, quantumeumque, materialis
ri inflma, si ponatur abstracta vel secundum esse,
; W tecundum intellectum, non rcmancl nisi una in
specir una. Si enim intelligatur albedo absque omni
subjecto subsistais, non rrit possibile poncre plurcs
ulhedinrs… : ri si militer si essrl humanitiis abstracta
in maleria), non rssrl nisi una. Voir aussi I », q. {{rom-maj|L}},
l : a i/u ; r conveniunt sprrir et differunt numéro,
mtœeniunt in forma, ted dUtinguuntur matérialité.
Si rrqo angell non surit composlti ex maleria et forma,
ul ilirlmn al. scqiiitur quod impossibile sit esse duos
angelos r.jusdrm sprrici.
D’OÙ la 2* dei KXIV thèses thomistes approuvées
par la S. Congrégation des Etudes en 1014 : Aclus,
utpote perfectio, non limitatur nisi per potentium quæ
est capacilas perfectionis. Proinde in quo ordine actus
est purus, in eodem nonnisi illimitatus et unicus existit ;
ubi vero est flnitus ac multiplex, in veram incidit cum
potentia compositionem. On sait que Suarez s’éloigne
de cet enseignement, Disp. Met., {{rom-maj|XXX}}, sect. 2, n. 18 ;
XXXI, sect. 13, n. 14 sq. ; De angelis, t. {{rom-maj|I}}, c. xii et xv.
De ce principe admis par saint Thomas et par toute
son école dérivent de très nombreuses conséquences
soit dans l’ordre de l’être, soit dans celui de l’opération
ou de l’action, dont le mode est proportionné au mode
d’être de l’agent.
3. Applications principales du principe : « l’acte est
limité par la puissance. » — Nous indiquons ces applications
d’abord dans l’ordre de l’être et en suivant une
voie ascendante.
a) La matière n’est pas la forme, elle en est réellement
distincte. — Le principe « l’acte est limité par la puissance » est mieux connu par la considération attentive
de la mutation substantielle, par exemple de la corruption
d’un lion dont il ne reste que des cendres, ou
par l’assimilation nutritive d’un aliment non vivant
qui devient chair humaine. Ces mutations substantielles
exigent un sujet déterminable, mais nullement
déterminé, car s’il avait déjà une détermination ce
serait déjà une substance comme l’air ou l’eau, et les
mutations susdites ne seraient plus substantielles,
mais accidentelles.
Le sujet de ces mutations est donc purement potentiel,
il est une pure puissance. La matière première
n’est pas du combustible, du ciselable, du respirable,
c’est pourtant du réel déterminable et toujours transformable.
Cette pure puissance ou simple capacité
réelle d’une forme substantielle n’est pas le néant
(ex nihilo nihil fit) ; ce n’est pas la simple privation
de la forme qui va venir ; ce n’est pas quelque chose de
substantiel déjà déterminé, non est quid, nec quale
nec quantum, nec aliquid hujusmodi, Melaph., 1. VII
(VI), comment, de saint Thomas, lect. 2, 6. Ce n’est
pas non plus le commencement, l’inchoatio de la forme
qui va venir ou un acte imparfait, de même que le bois
qui peut être sculpté n’est pas encore, comme tel, le
commencement de la forme de la statue. L’acte imparfait
est le mouvement lui-même et non pas la puissance
prérequise par le mouvement.
Cette capacité de recevoir une forme substantielle
est donc une certaine réalité, une puissance réelle, qui
n’est pas une actualité ; elle n’est pas la forme substantielle,
car elle s’oppose à elle comme le déterminable
au déterminant, comme le participant au participé ;
et si antérieurement à la considération de notre
esprit, la matière, pure puissance, n’est pas la forme
substantielle, elle en est réellement distincte. Bien plus
elle en est séparablc, car elle peut perdre la forme
reçue, pour en recevoir une autre, mais {{rom|clic}}, ne peut
pas exister sans aucune forme, corruptio unius est
generatio allerius.
Ainsi de la distinction entre puissance et acte dérive
la distinction réelle entre la matière première et la
forme, exigées pour expliquer la mutation suhstau
tiellc. Il suit de là que la matière première n’a pas
d’existence propre, comme elle n’a pas d’actualité
propre., elle n’existe que par l’existence du composé ;
cf. S. Thomas, I{{e|a}}, q. {{rom|xv}}, a. 3, ad 3{{e|um}} : materia secundum
se ncque esse habet, neque mgnoscibilis est. On
sait <[uc Suarez s’est éloigné de cette doctrine, cf. Disp.
Met., {{rom-maj|XIII}}, sect. 5 ; iftirf., XXXIII. Met. 1 ; ''ibid.'', {{rom-maj|XV}},
MCt. 6, n..’!, et sect. 9.
De la même manière, saint Thomas, après Aristote.
explique la multiplication de la forme substantielle,
parce que la matière reste sous la forme reçue, qu’elle
limite et qu’elle peut perdre, exemple : la foi me
tique du lion, qui est indéfiniment participable, est
dans la matière, par laquelle elle est limitée pour c nus<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 5.djvu/250
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|475|ESCLAVAGE|476}}</noinclude>d'ailleurs le motif de foi qui les a dictées s’affirme à
plusieurs reprises : Perfectis nobis omnibus bonis a
magno Deo datis, cxistimavimus oportere et ipsas servorum
libertates… cis omnino paras et infucatas et perfcclas
efficere. Nov., LXXVIIII. Les affranchissements
peuvent se faire à l’Église ; ils y auront pleine valeur
juridique, et l’on ne doute pas que l’esprit cJirétien
choisira ce procédé : Qui religiosa mente in ecclesiæ yrcmio
senmtis suis mcritam concesserint libeitalem…
Code théodosien, {{rom-maj|IV}}, {{rom|vii}}, 1. (Un texte de 316, porte
déjà : jamdudum placuit, ut in Ecclesia catholica liberlalem
domini suis famutis præslnre possint. Code Justinien,
I, {{rom|xiii}}, 1.) Les condamnés au cirque ou aux
mines ne seront plus marqués : quo facics quec ad similitndinem
putchritudinis cselestis est fig.rata, minime
maculetur. Code théodosien, {{rom-maj|IX}}, {{rom|xl}}, 2. Aussi comprend-on
sans peine que ces lois indiquent comme
motif d’affranchissement, l’élévation à l’épiscopat.
Assurément, l’esclavage n’est pas aboli ; mais l’estime
due à l’âme immortelle, et surtout baptisée, s’étend
jusqu’à l’esclave ; et de ces préoccupations, inouïes
jusque-là chez le législateur, c’est un résumé bien
elliptique que de se borner à dire, comme l’ont fait
nombre de jurisconsultes : « Les empereurs chrétiens
n’apportèrent aucun adoucissement nouveau au soit
des esclaves. » G. May, Éléments de droit romain,
p. 53. Cf. Ch. Maynz, Droit romain, t. {{rom|iii}}, p. 114.
En regard de ces détails de législation civile, il
faut noter brièvement, sauf à anticiper un peu sur
l’ordre chronologique, comment fut assuré aux esclaves
l’accès aux plus grands faits de la vie ou de la
société chrétienne : l’ordination sacerdotale, l’entrée
dans la vie religieuse, le mariage.
1. La condition servile est une irrégularité vis-à-vis
de l’ordination sacerdotale. Dist. {{rom-maj|LIV}}, c. 21, S. Léon ;
dist. {{rom-maj|LIV}}, c. 12, S. Gélase ; Grégoire {{rom-maj|IX}}, Décrétâtes,
1. {{rom-maj|I}}, tit. {{rom-maj|XVIII}}, c. I. A l’insu de leurs maîtres, les esclaves
ne peuvent être ordonnés. Si les maîtres consentent,
il y a affranchissement ipso facto. Si l’ordination
a lieu à l’insu ou contre le gré du maître, l’évêque, ou
ceux qui l’ont renseigné, doivent remplacer le nouveau
prêtre par deux esclaves. Dist. {{rom-maj|LIV}}, c. 19. Si
l’évêque a été trompé par l’esclave ; à ce dernier de se
faire remplacer, ou il sera déposé, s’il n’est que diacre.
S’il est prêtre, il compensera son maître, à tout le
moins en étant à son service spirituel.
2. La Novelle {{rom-maj|V}}, 2, qui règle l’accès à la vie religieuse,
suscite moins de difficultés, eo quod omncs
similiier divina susceperit gratia. Hommes libres ou
esclaves sont astreints seulement à trois ans d’essai.
Sive servi, penitus non inquielari, migrantes ad communem
omnium (dicimus autem ceelesiem) dominum,
et arripiantur in libertatem. Nam si mullis casibus ex
lege hoc fît et talis quædam liberias datur, quomodo non
prœvalebit divina gratia talibus eos absolvcre vinculis ?
Si le maître réclame l’esclave en prétextant qu’il a
volé, ou le fait est vrai, et alors qu’il reprenne son
esclave après avoir juré de ne point le maltraiter ; ou
le fait est inexact, et dès lors que le fugitif ne soit
plus inquiété. Si l’esclave fuit le monastère et cherche
à vivre ailleurs, son ancien maître peut le reprendre :
non enim infuriam patictur tantum ad verum servitium
tractas, quantum ipse infuriatus est Dei cultnram refugiens.
Le seul fait du séjour au monastère dans le dessein
d’y entrer suspend la servitude. Code justinien, {{rom-maj|I}},
III, 38. Un concile de Rome, sous saint Grégoire le
Grand, constate le grand nombre des candidats à la
vie religieuse, et établit sagement une probation pour
établir la sincérité de leurs désirs. D’opposition systématique,
il ne peut pas être question : si vero festinantes
ab omnipotentis Dei servilio incaute relinemus,
illi invenimur negare quædam qui dédit omnia. Mansi,
t. IX. col. 1227. Les difficultés pratiques pouvaient êlre
considérables ; saint Basile s’en préoccupe. Reg. Jusius
tract., {{rom-maj|XI}}, ''P. G''., t. {{rom|xxxi}}, col. 948. Il y a des cas où,
devant la mauvaise volonté du maître, il faudra préparer
l’esclave à la patience ; d’autres fois, celui qui
aura reçu ce fugitif devra obéir à Dieu plutôt qu’aux
hommes. On conçoit l’influence que devait avoir
l’exemple de cette vie que riches et pauvres venaient
partager pour servir Dieu..loseph de Maistre l’a exprimé
en termes forts et exacts : « Qu’est-ce cjue l’état
religieux dans les contrées catholiques ? C’est l’esclavage
ennobli… Au lieu d’avilir l’homme, le vœu de
religion le sanctifie. Au lieu de l’asservir aux vices
d’autrui, il l’en affranchit. En le soumettant à une
personne de choix, il le déclare libre envers les autres
avec qui il n’aura plus rien à démêler. » Du pape,
Lyon, 1884, p. 346. On a revu depuis ce qu’avaient
vu les âges passés. M. A. Cochin écrit, en parlant de
l’ile de la Réunion : « Les filles de Marie sont un ordre
fondé depuis 1848 ; les sœurs sont blanches ou noires,
et l’on a vu d’anciennes esclaves devenues supérieures
des filles de leurs anciennes maîtresses. » De
l’abolition de l’esclavage, t. {{rom|i}}, p. 320.
3. Quant au mariage, le droit canon s’occupe à plusieurs
reprises de la condition servile. Elle annule un
mariage contracté sans connaître cet état ; elle le
laisse valide, si cette condition était connue des contractants,
1. {{rom-maj|IV}}, tit. IX. Hadrien IV proclame de nouveau
la valeur du mariage contracté contre le gré
du maître, mais l’esclave continuera à servir celui-ci.
Q. {{rom-maj|II}}, c. 29, les mêmes décisions sont énoncées.
S’il y a eu partiellement quelques décisions de conciles
exigeant le consentement des maîtres, on en
conçoit le but : prévenir toute contrainte de séparation
après le mariage. Voir col. 453-455.
III. {{sc|Le SERVAGE}}.
Entre l’esclavage et la liberté,
la première étape fut le colonat, et la seconde le servage.
On conçoit assez qu’il est impossible de dater
les phases d’une pareille transformation, dont Aug.
Thierry affirmait : « La réduction de l’esclavage anticjue
au servage de la glèbe, très avancée au {{rom|ix}}{{e}} siècle,
s’a< ; heva au x^. Le point de départ avait été le colonat :
un esclave, un homme libre, un barbare accueilli
par l’État, étaient fixés au sol et donnaient,
comme redevance, une part des fruits de leur travail.
L’irruption des bai’bares, la compénétration des coutumes
de provenance diverse, l’élaboration du monde
féodal avaient successivement modifié cet état. Quelle
part a prise l’Église à ce mouven^ent ?
1° ''Les conciles''.
Les mesures édictées par les
conciles nous permettent de mieux connaître cette
société. Rigueurs d’un paganisme encore récent : concile
d’Elvire (305), c. 5 : Si qua domina, furore zeli
accensa, flagris verberaverit ancillam suam, lia ut in
tcrtiam dicm cmimamcumcruciatu cfjundat…, sept ans
de pénitence, si l’homicide est volontaire ; cinq ans,
si c’est par imprudence. Le christianisme ne constitue
pas par lui-même un affranchissement : concile de
Gangres (324 ?), c. 3 : Si quis scrvum pra ?textu divini
cultus docecd dominum contem.nere proprium, ut disceded
ab ejus obsequio, nec ei cum bencvoleniia et omni
honore deservicd, anathema sit. Nécessité d’opposer
une peine canonique à l’homicide arbitraire commis
sur un esclave : concile d’.gde (506), c. 62 : Si guis
scrvum proprium sine conscientia judicis occiderit, exeommunicatione
vel pxiiilenlia bicnnii rcatum sanguinis
emundabit. Renouvelé par le concile d’Épaon (517),
c. 31, et par le concile de orms(868), c. 38. La liberté
accordée est maintenue parla loi ecclésiastique :
concile d’Orléans (549), c. 7 : … quia plurimorum
suggestione comperimus, eos qui in ccclesiis ju.vta
patrioticam consuetudinem a servilio fuerint absoluti,
pro libito quorumcumque iterum ad scrvitium revocaii.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />487 COMMUNION EUCHARISTIQUE DOCTRINE GÉNÉRALE</noinclude>gui ou dans le cas de nécessiti Ainsi tous le rapport de
administration, l’eucharistie n’i d analogii
le bapU me.
2. Pouvoir de juridiction. --’. le pr< Ire si ul soit,
en principe, le ministre de l’eucharistie, on le concoit
mieux encore si l’on observe que le prêtre est par sa
fonction le dispensateur des sacrements. Toutefois un
principe d’ordre, qui se justifie de lui-même et qui a
toujours été de règle dans l’Église, veut que chaque
pretre administre les sacrements seulement à ceux
dont il a la charge et ne lui permet pas de les adminis
trer à d’autres sans l’autorisation de leur propre pasteur.
La dispensation de l eucharistie n’échappe pas à
cette règle, rappelée par le concile de Latran qui oblige
les fidèles à recevoir a Pâques la communion de la
main de leur propre prêtre. Le synode de Lambeth
(1281) défendait aux curés de communier les fidèles qui
n’étaient pas de leur paroisse, et les étrangers, à l’exception des vovageurs et sauf le cas de necessilé. Can. I Mansi, t. {{rom|xxiv}}, col. 106 Aussi l’on tient communément,
s. Alphonse, l. {{rom-maj|VI}}, n. 234, qu’il aurai) faute grave a
administrer la communion sans l’autorisation, au moins
raisonnablement présumée, de celui qui a juridiction
ordinaire dans l’endroit, lui pratique, la coutume autorise
tout prêtre a communier a sa messe les personnes
qui se présentent ; mais s’il s’agissait de porter la communion
à un malade, la permission du curé sérail
le cas de nécessité urgente) absolument nécessaire. Les
religieux à vœux solennels, qui donneraient le viatique
sans autorisation, encourraient même l’excommunication
la tas sententise, simplement réservée au souverain
ponlife, portée par la constitution Apostulivx s,
n. li.
3. ''Dispositions nécessaires''.
a) Les pouvoirs soit
d’ordre, soit de juridiction du piètre peuvent être liés,
quant à la licéité (parfois même quant à la validité) de
leur exercice, par les censures ecclésiastiques. Il faut
donc que le ministre de la communion ne soit frappé
d’aucune censure telle que suspense, interdit, excommunication,
autrement, si, nonobstant la censure, il
administrait la communion, hors le cas de nécessité’, il
pécherait gravement et encourrait l’irrégularité. —
b) Est-il nécessaire que le ministre de la communion
soit en état de grâce ? La question est controversée.
S. Alphonse, l. {{rom-maj|VI}}, n. 35, soutient l’affirmative qu’il
appuie sur l’autorité du catéchisme romain, part. {{rom-maj|ii}},
c. 1, n. 26, et du rituel romain, De sanctissimo eucharistise
sacramento, n. 1, et aussi sur ce motif que les
prêtres exercent, en donnant la communion, un ministère
pour lequel ils ont été ordonnés. or, il est de
principe qu’il y a péché grave à exercer les fonctions
d’ordre sans être en état de grâce. Mais d’autres théologiens
cités par saint Alphonse, en particulier, de Lugo,
disp. {{rom-maj|VIII}}, n. 155, et la généralité des auteurs modernes
soutiennent que le prêtre ou le diacre administrant
la communion en état de péché mortel ne pèchent
pas gravement, attendu qu’ils ne font que transporter le
sacrement d’un endroit dans un autre, absolument
comme le ferait un laïque qui prendrait le sacrement
sur l’autel pour se communier lui-même. Il n’y a donc
pas là, au sens vrai du mot, exercice d’une fonction
d’ordre, c’est-à-dire d’une fonction qui est productrice
d’un sacrement et immédiatement sanctificatrice pour
le fidèle qui le reçoit. C’est pourquoi, bien que la sainteté
chez le ministre soit de toute convenance pour une
telle action, l’état de grâce n’est cependant pas aussi
étroitement requis que s’il s’agissail de consacrer l’eucharistie.
Cf. Ballerini, tr. {{rom-maj|X}}, n. U. Néanmoins, comme le
fait remarquer lierardi, Praxis confessariorum, t. 11,
n. 3381, cette opinion ne cadre guère avec les textes du
catéchisme et du rituel romain. Saint Alphonse, U
conclut que le prêtre, célébrant en état de péché- grave,
se rend coupable d’un quatrième sacrilège en se donnant
mmuniou > luf-mémi
docteur se demanda eni mmet
lutanl de péchés mortels di fin idminislre
de communions’Les uns l’affirment, parce que chaque
communion est un repas distia
Mais, du saint Alphonse, il
nombre des communion rnent une circons
tance aggravante, attendu que ion
ie font qu’une seule action morale, un Il au
quel prennent part plusi
î. Obligation d’administré ! e. — Le
pri tre qui a charge d’Ames 1 -t obli
crements aux fidèles dont il est le pasteur quand
ceux-ci les demandent dab
là une obligation de justice, de « orle qui
de la communion a une personne qui serait dans l’obligation
ou dans la nécessité de la reci vonconstitu
une li ut<- grave. Il foui en due autant du refus de la
million faite simplement par dévolii n. -i ce 1
était fréquent ou si la personne qui la demande avait
nieraison grave de communier ce jour-là. I.n Ions
la fréquence des communions d une personne n’est jan,
us un motif de la repousser. S. C. du Concile, i i
vrier 1 779. Denzinger, n. 1086, soil par un refus, soit
par un accueil qui la détournerait de l’usage du sacrement.
— {{rom|i}}, En particulier, vis-à-vis des malades, le
pasteur doit veiller à ce qu’illas-< nt la communion
pascale et a ne pas les laisser mourir sans avoir reçu le
viatique. Concile de Trente, se--. Mil, c. {{rom|vi}}. Si m
il en est qui désirent communier par dévotion, il a le
devoir de leur porter le sacrement, Rituel romain. Pconimunione pascali, n. 6 ; Ij<- comm. infirni., n. 1,
mais il ne saurait être question de communier ainsi
ces personnes aussi souvent qu’elles htaisaient quand
elles pouvaient venir a l’église. — c) Le curé est-il cl
d’administrer la sainte communion même au péril de
sa vie ? Cette question ne peu ! se poser que par rapport
au viatique, voir ce mot, car danles auires cas. {{rom|ii}}
faut sans doute un empêchement sérieux, mais non
point un empêchement d’extrême gravité, | our que le
curé soit excusé de toute faute grave en n’administrant
pas sur le moment même le sacrement. A la question
ainsi posée, il suffira ici de répondre que le baptême
et la pénitence, qui sont les seulsacrements absolument
nécessaires au salut, sont, en principe, les seuls
que le pasteur doive administrer même au péril de sa
vie, S. C. du Concile. 12 octobre 15T(>. décret approuvé
par Grégoire XIII ; mais, en pratique, il laut tenir compte
du scandale qui se produirait inévitablement si un
prêtre ayant charge d’âmes se refusait sans autre motif
que la crainte du danger à administrer le viatique
et I extrême-onction. Cf. lierardi, / - "fessario
runi, t. {{rom|ii}}. n. 4069. — d Le pasteur peut toujours se
faire remplacer par un autre prêtre, même pour porter
le viatique, bien que, en cas d’épidémie, il ne lui soit
pas permis de quitter son poste. Quant aux autres
prêtres, le devoir qu’ils ont parfois de donner la communion
relève uniquement de la vertu de charité et ne
les oblige, sous peine de faute grave, que danle cas de
îsité extrême, c’est-à-dire dans le cas du viatique a
donner à un malade qui. autrement, en serait privé ;
encore, dans ce cas. ne sont ils jamais tenus à ce ministère
au péril de leur v ic.
5. Refus i/c la communion aux sujets indigna. — On
appelle indignes ceux qui étant capables de recevoir le
ment manquent par leur faute des dispositions 1
quises pour le recevoir avec fruit. Or. comme l’explique
saint Alphonse, il y a péché grave à administrer
sacrements à des sujets indignes. Il y aurait li un v
table abus de confiance de la part du pretie à qui
fonction de dispensateur des sacrements défi ml di
donner aux indignes : Kolile (tare santium canibus,
Matth., {{rom|vii}}, G ; le prêtre se rendrai ! complice du la pro-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|517|COMMUNION EUCHARISTIQUE (FRÉQUENTE)|518}}</noinclude>possible, continuer à y être persévéramment associée.
Quant au 10{{e}} canon apostolique privant de la communion
les fidèles qui entrant dans l’église et y écoutant
les Écritures n’y persévèrent point dans la prière et n’y
reçoivent point la sainte communion, Hefele, Histoire
des conciles, trad. Delarc, Paris, 1869, t. {{rom|i}}, p. 619 ; Mansi,
t. {{rom|i}}, col. 32, quel que soit son sens précis, il ne peut
prouver l’obligation de la communion quotidienne au
{{Ier}} ou au H 6 siècle, puisqu’il n’est pas antérieur au
m{{e}} siècle, au jugement des meilleurs critiques. Voir
Canons des apôtres, t. {{rom|ii}}, col. 1608 sq.
Au {{rom-maj|II}}{{e}} siècle, saint Justin († 163) donne le même témoignage
que la Didachè. Le jour des réunions est celui
qu’on appelle le jour du soleil. L’ordre suivi dans ces
réunions comporte la distribution de l’eucharistie à
ceux qui sont présents et son envoi aux absents. Apol.,
I, n. 67, ''P. G.'', t. {{rom|vi}}, col. 427. A la fin du {{rom|ii}}{{e}} siècle, Tertullien
suppose le fait de la pratique fréquente de la
communion, en outre du dimanche, aux jours de station
où le jeûne est prescrit, et qui avaient régulièrement
lieu le mercredi et le vendredi. De oratione,
c. {{rom|xix}}, ''P. L.'', t. {{rom|i}}, col. 1182 ; De corona, c. {{rom|iii}}, ''P. L.'',
t. H, col. 79. La même conclusion se dégage du fait de la
communion habituelle à domicile, en dehors du cas de
maladie. Ad uxorem, l. {{rom-maj|II}}, c. {{rom|v}}, col. 1296. Pour écarter
les chrétiens de l’idolâtrie, Tertullien parle de leurs
mains qui, chaque jour, touchent le corps du Seigneur.
De idololatria, c. {{rom|vii}}, ''P. L.'', t. {{rom|i}}, col. 669. D’autre part,
jusqu’à ce témoignage de Tertullien, nous n’avons aucune
preuve en faveur de la communion habituelle à
domicile. Voir Communion sous les deux espèces.
Toutefois en concluant qu’aucun document des deux
premiers siècles, jusqu’au texte de Tertullien que nous
venons d’indiquer, ne prouve la coutume de la communion
quotidienne, l’on ne peut affirmer qu’elle n’a
nullement existé ni par conséquent rejeter absolument
les assertions opposées que l’on rencontre dans les auteurs
subséquents.
{{2o}} ''Du iii au v siècle''.
1. Faits positifs. — Saint
Hippolyte, au rapport de saint Jérôme, Epist., {{rom|lxxi}},
n. 6, ''P. L.'', t. {{rom|xxii}}, col. 672, avait écrit sur la question
de eucharistia an accipienda quotidie. En Afrique, dès
le milieu du {{rom|iii}}{{e}} siècle, au témoignage de saint Cyprien
(† 258), l’on communiait chaque jour à moins que l’on
ne fût empêché par quelque faute particulièrement
grave : Hune auleni panem dari nobis quotidie postulamus,
ne qui in Christo stimus et eucharistiam quotidie
ad cibum salutis accipimus, intercedente aliquo
graviori delicto, dum abstenti et non communicantes
a cxlesti pane proliibemur, a Christi corpore separemur.
De oratione dominica, c. {{rom|xviii}}, ''P. L.'', t. {{rom|iv}},
col. 531. Pour prouver que, dans le danger pressant de
la persécution, les soldats du Christ doivent se préparer
au combat, l’évéque de Carthage leur fait considérer
se quotidie caliceni Christi bibere, ut possint et ipsi
proplcr Christum sanguinem fundere. Epist., {{rom|lvi}},
ad Tlttbaiitanos, n. 1, ''P. L.'', t. {{rom|iv}}, col. 350. Cet usage
existait encore en Afrique au V siècle, au témoignage
de saint Augustin. Examinant si la quatrième demande
de l’oraison dominicale doit s’entendre du pain eucharistique,
pro sacramento corporis Christi quod quotidie
accipimus, il exclut de tout droit à cette interprétation
les peuples orientaux chez qui le prand nombre ne pratiquent
point la communion quotidienne : De sacramento
autem corporis Domini non moveant quxstionem
qui plurimi in oricntalibus partibus non quotidie
carnæ dominicæ communicenl. Des autres pays ou au
moins du sien. Augustin ne raisonne point de même.
Supposant le fait de la communion quotidienne, il présente
contre l’interprétation eucharistique de panem
nostrum quotidianum da nobis hodie, cette difficulté
l’oraison dominicale no pourrait plua être récitée
qu’une lois par jour, à moins que Ion communie seu
lement dans la dernière partie du jour. Finalement
cependant il admet l’interprétation eucharistique conjointement
avec les deux autres : Oportel ut conjuncte
accipiantur omnia tria : vl scilicet quotidianum panem
simul pelamus, et necessarium corpori, et sacratum
visibilem, et invisibilem verbi Dei. De sermone
Domini in monte, I. 11, c. {{rom|vii}}, n. 25 sq., ''P. L.'', t. {{rom|xxxiv}},
col. 1280. D’ailleurs, dans deux sermons, Augustin
affirme nettement l’interprétation eucharistique. Sern}.,
lvii, c. {{rom|vii}} ; {{rom|lviii}}, c. {{rom|iv}}, ''P. L.'', t. {{rom|xxxviii}}, col. 389, 395.
Cependant, il connaît les usages différents des Églises.
Alii quotidie communicant corpori et sanguini "dominiro,
alii certis diebus accipiunt, alibi nullus dies
intermillitur quo non ofj’eratitr, alibi sabbato tantum
et dominico, alibi tantum dominico. Epist., {{rom|liv}}, n. 2,
''P. L.'', t. {{rom|xxxvi}}, col. 200. Cf. In Joa., tr. {{rom-maj|XXVI}}, n. 15,
''P. L.'', t. {{rom|xxxv}}, col. 1614. Il recommandait la communion
quotidienne : Debetis scire quid accepistis, quid
accepturi estis, quid quotidie accipere debealis. ''Serm.'',
ccxxvii, ''P. L.'', t. {{rom|xxxviii}}, col. 1099. Pendant cette même
période, la coutume de la communion quotidienne parait
aussi s’être maintenue à Rome et en Espagne où elle
existait encore vers la fin du {{s|iv|e}}, au rapport de
saint Jérôme. Epist., {{rom|xlviii}}, n. 15 ; {{rom|lxxi}}, n. 6, ''P. L.'',
t. {{rom|xxii}}, col. 506, 672. Un texte curieux et peu connu, qui
la relate, se trouve dans la Vita sanctse Melanisejwiioris,
1. {{rom-maj|II}}, n. 32, écrite par Gérontius, prêtre contemporain
de la sainte († 439), publiée dans les Analecta
bollandiana, 1889, t. {{rom|viii}}, p. 57, et éditée par le cardinal
Rampolla, Santa Melania giunore senatrice romana,
Documenti contemporanei{{e}} note, in-fol., Rome, 1905,
p. 36. L’auteur raconte de sainte Mélanio : Kunquani
hsec cibum corporalem accepit, nisi prius corpus Domini
communicasset, quod maxime propter tutelam
animse percipiebat quamquam et consuetudo Romanis
sit per singulos dies communicare. Et l’auteur anonyme
rattache la coutume romaine de la communion
quotidienne à saint Pierre et à saint Paul. La pratiqne
de sainte Mélanie, toute singulière qu’elle était à Jérusalem,
était conforme aux habitudes romaines et ne
comportait qu’une seule communion par jour, car à la
fin de sa vie, la sainte jeûnait toute l’année cinq jours
de la semaine et ne prenait qu’un seul repas par jour.
Cf. card. Rampolla, ''op. cit''., p. 227. D’autre part, cette
sainte, si patiente et si douce, ne haberet diabolus aliquam
adversus eam accusationem nunquam irala
adversus aliquam communicavit nisi prius réconciliasse,
etiam si culpa fuisset allerius. Saint Chromace
d’Aquilée, contemporain de saint Jérôme, Tract., {{rom-maj|XIV}},
in Ev. Matth., c. {{rom|v}}, ''P. L.'', t. {{rom|xx}}, col. 361, affirme la
communion quotidienne, qu’il recommande, et il conseille
de prier, ut hune panem cælestem quotidie
mereamur accipere, ne, aliquo intervenienle peccato,
corpore Domini separeniur. On ne peut apporter
comme preuve le sermon xxv attribué à saint Ambroise,
''P. L.'', t. {{rom|xvii}}, col. 656, suivant lequel tous les chrétiens
doivent communier en carême chaque jour, ou au
moins chaque dimanche, à moins que le prêtre connaissant
l’état de leur conscience ne les en dissuade.
A cause de ces communions, les époux doivent garder
la continence jusqu’après l’octave de Pâques. Ce sermon
est d’une époque bien postérieure à saint Ambroise,
comme le prouvent plusieurs traits caractéristiques
d’un autre âge, notamment la permission de prendre
le repas à l’heure de none aux jours de jeûne. Quant
au texte : Sic vire ut quotidie merearis accipere, De
sacramentis, l. {{rom-maj|V}}, c. {{rom|iv}}, n. 25, ''P. L.'', t. {{rom|xvi}}, col. 452,
il n’est point non plus de saint Ambroise. Cet ouvrage,
qui n’est qu’une imitation du De mysterii » de saint
Ambroise, est d’un auteur du {{rom-maj|V}}{{e}} ou du {{rom|vi}}{{e}} siècle. Il n’est
qu’un seul passade authentique où Ambroise parle de la
fréquentation de la communion, celui où il représente
l’Église exhortant ses entants à accourir au sacrement<noinclude>
<references/></noinclude>
qq296hinl16inhi5s8xeppwvsivoye0
Page:Marichal — Dictionnaire topographique du département des Vosges, 1941.pdf/76
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<noinclude><pagequality level="3" user="Chrisric" />{{nr|{{rom|xviii|56}}|INTRODUCTION.}}</noinclude><nowiki />
<small>{{sc|District de Moyenmoutier}}. — Le Ban-de-Sapt, Hurhache<ref>Le pouillé de 1402 place cette paroisse,
ainsi que Moyenmoutier, dans le doyenné de
Deneuvre (''Pouillés Trèves'', {{abr|p.|pages}} 295-296.)</ref>, Moyenmoutier (Saint-Hydulphe,
Saint-Blaise), Raon-l’Étape, Saint-Jean-d’Ormont, Saint-Stail, la Voivre.
{{interligne}}
{{sc|District d’Étival}}. — La Bourgonce, Étival [-Clairefontaine]<ref>Longnon (''Pouillés Trèves'', {{abr|p.|page}} 330) a cru
reconnaître Étival dans une paroisse du doyenné de
Deneuvre appelée par les {{abr|mss.|manuscrits}} du pouillé de
1402 ''Estevax'', ''Estouax'', ''Estevaulz :'' il s’agit, en
réalité, de Couvay, {{abr|c{{e|ne}}|commune}} d’Ancerviller (Meurthe-etMoselle).</ref>, ''Montreux'', la Neuveville-lès-Raon,
Nompatelize, ''Nonhigny'', Saint-Michel-sur-Meurthe, Saint-Remy.</small>
{{interligne|1em}}
{{t3|ARCHIDIACONÉ DE VITTEL.}}
{{interligne}}<small>
{{sc|Doyenné de Vittel}}<ref>Voir ci-dessus, {{abr|p.|page}} {{rom|lxix|69}}, {{abr|n.|note}} 2.</ref>. — Aingeville, Attigny, Auzainvilliers, Belmont-sur-Vair, Bleurville, Bulgnéville,
Claudon, Contrexéville, Crainvilliers, Dombasle-devant-Darney, Dombrot-le-Sec, Dombrot-sur-Vair,
Dommartin-les-Vallois, Escles, Esley, Frain, Gendreville, Gignéville, Haréville,
{{nobr|*Isches}}, Jainvillotte, Jésonville, Lamarche, Lerrain, Lignéville, Malaincourt, Mandres-sur-Vair,
Marey, Martigny [-les-Bains] (Saint-Remi, Saint-Pierre), Médonville, *Monthureux-le-Sec, Monthureux-sur-Saône,
Morizécourt, Nonville, Norroy, Outrancourt, Parey-sous-Montfort, Provenchères-lès-Darney,
Relanges, la Rouillie, Saint-Baslemont, Saint-Julien, Saint-Ouën-lès-Parey,
Saint-Remimont, Saulxures-lès-Bulgnéville, Sauville, Senonges, Serécourt, Serocourt, Suriauville,
{{nobr|*Thuillières}}, Tignécourt, Urville, la Vacheresse, *Valleroy-le-Sec, les Vallois, Vaudoncourt, Villotte,
Vioménil, Vittel (Saint-Remi, Saint-Privat), Viviers-le-Gras.
{{interligne}}
{{sc|Doyenné de Saintois}}. — ''Affracourt'', Ambacourt, ''Autrey'', Avrainville, ''Bainville-aux-Miroirs'', ''Bainville-sur-Madon'',
''Battigny'', ''Benney'', Blémerey, Boulaincourt, ''Bouzanville'', ''Ceintrey'', ''Chaouilley'',
''Clérey'' [-''sur-Branon''], ''Courcelles'', ''Crantenoy'', ''Crépey'', ''Crévéchamps'', ''Diarville'', ''Dolcourt'', ''Dommarie''
{{nobr|[-''Eulmont'']}}, ''Favières'', ''Fécocourt'', ''Flavigny-sur-Moselle'', ''Forcelles-Saint-Gorgon'', ''Forcelles-sous-Gugney'',
''Fraisnes-en-Saintois'', Frenelle-la-Grande, ''Frolois'', ''Gerbécourt'' [-''et-Happlemont''], ''Germiny'', ''Goviller'',
''Grimonviller'', ''Gripport'', ''Gugney'', ''Hammeville'', ''Haroué'', ''Houdelmont'', ''Houdreville'', ''Housséville'',
''Laneuveville-devant-Bayon'', ''Lebeuville'', ''Lemainville'', ''Leménil-Mitry'', ''Lorey'', ''Maizières'', Marainville-sur-Madon,
''Marthemont'', ''Méréville'', ''Neuviller-sur-Moselle'', ''Ognéville'', ''Omelmont'', ''Ormes'' [-''et-Ville''], ''Parey-Saint-Césaire'',
''Pierreville'', ''Pont-Saint-Vincent'', ''Praye'', ''Pulligny'', ''Pulney'', ''Puxe'' ({{abr|c{{e|ne}}|commune}} de ''Lalœuf''),
''Roville-devant-Bayon'', ''Saint-Firmin'', ''Saulxerotte'', ''Saxon'' [-''Sion''], ''Selaincourt'', ''Sexey-aux-Forges'',
Tantimont, ''Tantonville'', ''Thelod'', ''They-sous-Vaudémont'', ''Thorey'', ''Vandeléville'', ''Vaudémont'', ''Vaudeville'',
''Vaudigny'', ''Vézelise'', ''Viterne'', ''Vitrey'', ''Voinémont'', ''Vroncourt'', ''Xeuilley'', ''Xirocourt''.
{{interligne}}
{{sc|Doyenné de Neufchâteau}} (voir la note au Doyenné de Vittel). — Autigny-la-Tour, Autreville, ''Brixey-aux-Chanoines'', Clérey-la-Côte, Coussey, *Frebécourt, Gouécourt, Harmonville, Jubainville, Martigny [-lès-Gerbonvaux],
Maxey-sur-Meuse, *Midrevaux, Moncel [-et-Happoncourt], *Mont [-lès-Neufchâteau], ''Mont-l’Étroit'',
Neufchâteau (Saint-Christophe, Saint-Nicolas), Noncourt, *Pargny-sous-Mureau, Punerot,
Rouceux, Ruppes, Saint-Élophe, ''Sauvigny'', *Sionne, Tranqueville [-Graux], Villouxel.
{{interligne}}
{{sc|Doyenné de Châtenois}}. — Aouze, Aroffe, Attignéville, Aulnois, Balléville, Barville, Beaufremont,
''Beuvezin'', Certilleux, Châtenois, Darney-aux-Chênes, Dommartin-sur-Vraine, Gémonville, {{tiret|Hagné|ville}}</small><noinclude>
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Utilisateur:Khardan/TestB
2
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2026-09-26T09:04:49Z
Khardan
13512
/* Marge normale */
16063266
wikitext
text/x-wiki
==Modèle avec Didascalie (ajout marges)==
==Modèle Personnage et PersonnageD: étude des marges==
tiré de [[Page:Mikhaël-Lazare - La Fiancée de Corinthe, 1888.djvu/27]]
=== Marge normale===
{{Code rendu}}
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| <pre><nowiki>{{PersonnageD|TARDIVAUT|c|à Gatinet, en désignant {{M. |de Bagnolles}}.|m=0}}
Je ne suis pas docteur, c’était pour en bas…
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Je ne comprends pas…
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Je ne comprends pas…
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Vous partez ?
{{PersonnageD|GATINET|c|bas à Fauvinard.||uc|sm|m=0}}
Elle m’a flanqué à la porte… faute des dix mille francs.
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C’est un bonheur pour vous.
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Et comme le docteur m’a recommandé le grand air…
Tiens, où est-il donc passé ?… (''Voyant entrer Tardivaut.'') Oh ! le voilà !… (''Il passe.'')<ref name=p104n2 />
{{PersonnageD|FAUVINARD|c|à Tardivaut.||uc|sm|m=0}}
Tout est arrangé.
{{Personnage|Stratyllis|c||uc|sm}}
Devant toi nous sommes suppliantes.
{{Personnage|Myrrhina|c||uc|sm}}
Entends nos prières.
{{Personnage|Les serviteurs|c||uc|sm}}
Hélas ! hélas ! hélas !
{{Personnage|Apollonia|c||uc|sm}}
Ô mon père, toi qui es là-bas au bord des fleuves
de l’Hadès, ira-t-elle te retrouver ?
{{Di|(Elle cache sa tête dans ses mains. Un silence.){{em|3}}|d}}
{{Utilisateur:Khardan/TestModèle|Stratyllis|c|se lève et s’avance vers le jardin.||uc|sm}}
Le jour paraît. Les arbres du jardin frissonnent
enfin dans l’air lumineux. Que les heures de cette
nuit ont été lentes !
{{Personnage|Myrrhina|c||uc|sm}}
Le glorieux soleil s’avance. Peut-être réjouira-t-il la
maison.
{{Personnage|Apollonia|c||uc|sm}}
Puissant Phoibos qui éloigne la douleur, fais luire
sur nous un matin salutaire !
{{Utilisateur:Khardan/TestModèle|Les serviteurs|c|(Ils s’inclinent du côté de l’Orient.)|e|uc|sm}}
Soleil vainqueur, tourne la face vers nous.
{{Utilisateur:Khardan/TestModèle|Voix du prêtre|c|dans la maison.||uc|sm}}
Notre père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié,
que ton règne arrive, que ta volonté soit faite,
sur la terre comme aux cieux.</nowiki></pre>
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C’est un bonheur pour vous.
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Tiens, où est-il donc passé ?… (''Voyant entrer Tardivaut.'') Oh ! le voilà !… (''Il passe.'')<ref name=p104n2 />
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==Test D==
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==Partition de musique==
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>>
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==[[Biographie des célébrités militaires de 1789 à 1850]]==
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| |[[Biographie des célébrités militaires de 1789 à 1850/ABBATUCCI|{{sc|Abbatucci (Charles)}}]] |{{pli|1|3}}
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| |[[Biographie des célébrités militaires de 1789 à 1850/BACHELU|{{sc|Bachelu (Gilbert-Désiré-Joseph)}}]]|{{pli|32|3}}
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}}
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Contenu
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* Example text 1
* Example text 2
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Ut enim ad minim veniam, quis nostrud exercitation ullamco laboris nisi ut aliquip ex ea commodo consequat. Duis aute irure dolor in reprehenderit in voluptate velit esse cillum dolore eu fugiat nulla pariatur.}}
==1891==
===Tome 2 - avril===
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*[[Le Joujou Patriotisme]] par [[Auteur:Remy de Gourmont|Remy de Gourmont]]
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===Tome 3 - mai===
{{L2s|tome 3|Mercure de France - 1891 - tome 3.djvu}}
*[[Acte de naissance d’Isidore Ducasse]]
*[[Germain Nouveau et les Valentines]] par [[Auteur:Louis Denise|Louis Denise]]
*[["Valentines" (autour du projet d’édition par Camille de Sainte-Croix)|"Valentines"]] par [[Auteur:Alfred Vallette|Alfred Vallette]]
*[[Mercure de France - 1891 - tome 3/Sphinx|Sphinx]]
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==Boite déroulante ==
Texte avant {{boîte déroulante/début|couleurFondT=#FFFFFF|arrondi=0.6em|titre=Éditions|largeur=60%|contenu=}}
Alpha
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{{sc|C’est}} au deſir de connoître les Poëtes Anglois,
{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=leſt|text=Madame de Saint Germain.|taille=100}}& à l’envie de s’occuper, que le Public
eſt redevable d’un petit Ouvrage, qui place
Madame de Saint-Germain parmi les femmes
qui ont écrit en françois. Elle-même nous
l’apprend, dans la Préface qu’elle a mis
à la tête des ''Lettres d’Henriette & d’Emilie''.
» On m’avoit ſouvent parlé, dit-elle, du ſtile
pur & élégant d’Adiſſon, des penſées ſublimes
de Milton & de Shakeſpear, des expreſſions
fleuries de Thomſon, de la clarté & de
la noble ſimplicité de Pope : je conçus le projet
de lire ces Auteurs dans leur langue naturelle
je me mis donc à l’apprendre. D’abord,
les difficultés penſerent me décourager ; mais
il me falloit de la diſſipation ; il étoit abſolument
néceſſaire que je m’occupaſſe. Je m’obſtinai
donc ; je perſiſtai ; enfin je parvins à entendre
paſſablement bien ces Auteurs. Il me
tomba alors dans les mains pluſieurs Romans,
parmi leſquels ſe trouva celui dont je donne
ici la verſion. Il me plut à la lecture. Je m’amuſai
à le traduire. Peu contente de ma premiere
copie, que j’avois faite à la hâte, je me
détermini à en faire une ſeconde ; mais j’y
mis plus de tems ; j’étudiai mon original ; je
m’apperçus qu’il s’y trouvoit des paſſages qui
prêtoient au ſentiment ; je les étendis. Je rencontrai
des termes durs & hazardés, que je ſis
diſparoître ; je corrigeai quelques fautes de<noinclude>
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eſt redevable d’un petit Ouvrage, qui place
Madame de Saint-Germain parmi les femmes
qui ont écrit en françois. Elle-même nous
l’apprend, dans la Préface qu’elle a mis
à la tête des ''Lettres d’Henriette & d’Emilie''.
» On m’avoit ſouvent parlé, dit-elle, du ſtile
pur & élégant d’Adiſſon, des penſées ſublimes
de Milton & de Shakeſpear, des expreſſions
fleuries de Thomſon, de la clarté & de
la noble ſimplicité de Pope : je conçus le projet
de lire ces Auteurs dans leur langue naturelle
je me mis donc à l’apprendre. D’abord,
les difficultés penſerent me décourager ; mais
il me falloit de la diſſipation ; il étoit abſolument
néceſſaire que je m’occupaſſe. Je m’obſtinai
donc ; je perſiſtai ; enfin je parvins à entendre
paſſablement bien ces Auteurs. Il me
tomba alors dans les mains pluſieurs Romans,
parmi leſquels ſe trouva celui dont je donne
ici la verſion. Il me plut à la lecture. Je m’amuſai
à le traduire. Peu contente de ma premiere
copie, que j’avois faite à la hâte, je me
détermini à en faire une ſeconde ; mais j’y
mis plus de tems ; j’étudiai mon original ; je
m’apperçus qu’il s’y trouvoit des paſſages qui
prêtoient au ſentiment ; je les étendis. Je rencontrai
des termes durs & hazardés, que je ſis
diſparoître ; je corrigeai quelques fautes de<noinclude>
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{{T3|LETTRE III.}}
{{interligne|1em}}
{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=left|text=Mad. de Fontaines.|taille=90}}Ce que j’ai pu apprendre de Madame la Comteſſe
de Fontaines, c’eſt, Madame, qu’elle étoit
la fille du Marquis de Givri, ancien Commandant
de Metz ; qu’elle a épouſé M. le Comte de
Fontaines ; qu’elle a laiſſé deux enfans, un garçon
& une fille, qui vivoient en 1767 ; & qu’elle
eſt morte vers l’année 1748. Nous avons d’elle
deux petits Romans fort eſtimés, intitulés ''Aménophis''
''& la Comteſſe de Savoye''.
{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=left|text=Aménophis.|taille=90}}Une Reine de Libie avoir ſept fils, dont un
des plus jeunes, nommé Aménophis, inſenſible
aux plaiſirs de la Cour, paſſoit les jours entiers
dans les forêts à pourſuivre les bêtes féroces.
S’étant égaré par hazard, il ſe trouva ſur le bord
de la mer ; & tout occupé de ſes triſtes penſées,
il promenoit ſes regards ſur les flots, lorſqu’une
planche du débris de quelque navire jetta preſqu’à
ſes pieds un homme qu’il crut mort ; mais
s’en étant approché, il remarqua qu’il reſpiroit
encore, & s’empreſſa de le ſecourir. Ses ſoins
ne ſurent pas inutiles ; l’Etranger ouvrant les yeux
à la lumiere, remercia ſon Bienfaiteur d’un ton
de voix affectueux, qu’une phiſionomie noble &
agréable rendoit encore plus attendriſſant. L’ayant
ſait tranſporter dans une de ſes maiſons de campagne,
il en fit bientôt ſon ami le plus fidele, &
ſon compagnon inſéparable. Il apprit qu’il s’appelloit
Ménécrate, & étoit fils du Roi de l’Iſle
du Soleil ; que cette Iſle étoit ſoumiſe à Philocoris,
Grand-Prêtre du Temple du Soleil, homme<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{T2|HISTOIRE
LITTÉRAIRE
DES
FEMMES FRANÇOISES.}}
{{c|LETTRES À MADAME ***.}}
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{{T3|LETTRE PREMIERE.}}
{{interligne|1em}}
Ce ne ſont des évenemens par eux-mêmes{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=left|text=Mémoires de Madame de Staal.|taille=90}}
bien importans ; c’eſt la maniere de les raconter,
qui fait, Madame, tout le mérite des
''Mémoires de Madame de Staal'', écrits par elle-même.
Il eſt difficile de s’énoncer avec plus de
netteté, de juſteſſe, & de pureté, ni d’une maniere
plus noble & plus naturelle. Elle n’emploie
ni tours, ni figures, ni tout ce qui s’appelle invention.
Frappée vivement des objets, elle les
rend, pour me ſervir de ſes expreſſions, comme<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Histoire litteraire des femmes francoises tome 5.djvu/17
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{{t2|JOB|sp=.2em}}
{{--}}
{{t3|CHAPITRE I}}
1.{{lié}}Il y avait, en la terre de Hus, un homme appelé Job, et cet homme était sincère, irréprochable, juste, craignant Dieu et s’abstenant de toute chose mauvaise.
2.{{lié}}Or il avait sept fils et trois filles.
3.{{lié}}Et ses troupeaux étaient : Sept mille moutons, trois mille chamelles, cinq cents paires de bœufs, cinq cents ânesses au pâturage ; il avait une multitude de serviteurs et de grands travaux sur la terre, et cet homme était noble parmi ceux de l’Orient.
4.{{lié}}Ses fils, se réunissant les uns chez les autres, faisaient chaque jour un festin, et ils prenaient aussi leurs trois sœurs pour boire et manger avec eux.
5.{{lié}}Et, quand leurs jours de repas étaient écoulés, Job les envoyait chercher, les purifiait, se levant de grand matin ; puis il immolait des victimes comme il convenait à leur nombre, et en outre un veau pour le péché et pour leurs âmes. Car Job disait : C’est de peur que mes fils en leur cœur n’aient eu de mauvaises pensées contre Dieu<ref>L’inquiétude de Job paraît justifiée par la catastrophe du verset 18, ci-après. (Voyez aussi [[Traduction_de_la_Septante_et_du_Nouveau_Testament/Job#CHAPITRE_III|{{sc|iii}}, 25]], et [[Traduction_de_la_Septante_et_du_Nouveau_Testament/Job#CHAPITRE_VIII|{{sc|viii}}, 4]].)</ref>. Ainsi faisait Job toutes les fois.
6.{{lié}}Or, un de ces jours-là, voilà que les anges de<noinclude></noinclude>
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Page:La Sainte Bible de l’Ancien Testament d’après les Septante et du Nouveau Testament d’après le texte grec par P. Giguet - tomes 1 à 4, 1872.djvu/1802
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<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr|396|L’ECCLÉSIASTE.|}}</noinclude><nowiki />
9.{{lié}}La vision des yeux est bonne ; mais cela aussi est vanité et présomption d’esprit<ref>Il est bon de voir au delà de la vie pour se corriger et s’améliorer, autrement c’est vanité.</ref>.
10.{{lié}}Si quelque chose a été, aussitôt un nom lui a été donné ; on sait ce qu’est un homme, et qu’il ne pourra entrer en jugement avec un plus puissant que lui.
11.{{lié}}Car il est maintes choses qui multiplient la vanité.
{{t3|CHAPITRE VII}}
1.{{lié}}Quel avantage a l’homme ? Qui sait ce qui est bon à l’homme en sa vie, durant le nombre des jours de sa vanité, qu’il a passés dans l’ombre ? Qui fera connaître à l’homme ce qui sera après lui sous le soleil<ref>Le meilleur est de ne pas chercher à pénétrer l’avenir, mais de travailler à son bonheur par la vertu.</ref> ?
2.{{lié}}Bon renom vaut mieux que bon parfum ; le jour de la mort vaut mieux que le jour de la naissance<ref>La naissance nous assujettit au démon ; la mort nous en affranchit.</ref>.
3.{{lié}}Il vaut mieux aller à la maison du deuil qu’à la maison du festin, puisque le deuil est la fin de tout homme, et que le vivant donnera ainsi de bons ''avertissements'' à son cœur.
4.{{lié}}La tristesse vaut mieux que le rire<ref>La tristesse du sage vaut mieux que le rire de l’insensé ; car cette tristesse est un blâme salutaire pour le pécheur.</ref> ; parce que, par la tristesse du visage, le cœur deviendra bon.
5.{{lié}}Le cœur des sages est à la maison des pleurs ; le cœur des insensés est à la maison d’allégresse.
6.{{lié}}Mieux vaut écouter la réprimande d’un sage, que d’entendre le chant des insensés.
7.{{lié}}Le rire des insensés est comme le pétillement des épines sous une chaudière ; et cela encore est vanité<ref>C’est un bruit futile et passager.</ref>.<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr||CHAPITRE VII.|3971}}</noinclude><nowiki />
8.{{lié}}La calomnie trouble le sage, et lui fait perdre sa force d’âme.
9.{{lié}}La fin du discours vaut mieux que le commencement<ref>Autre vanité que de bien commencer et de mal finir.</ref> ; un homme patient vaut mieux qu’un esprit présomptueux.
10.{{lié}}Ne t’abandonne pas trop vite au souffle de la colère ; car la colère réside dans le sein des insensés.
11.{{lié}}Garde-toi de dire : Comment se fait-il que les jours d’autrefois ont été meilleurs que ceux d’à présent ? Car il n’est point sage de s’enquérir de ces choses.
12.{{lié}}La sagesse est bonne, unie aux richesses ; elle est alors profitable à ceux qui vivent sous le soleil.
13.{{lié}}Car on s’abrite à l’ombre de la sagesse<ref>La sagesse protège comme l’argent ; mais de plus la sagesse donne la vie. ([[Traduction_de_la_Septante_et_du_Nouveau_Testament/Proverbes#CHAPITRE_IV|Prov., {{sc|iv}}, 10]].)</ref>, comme à l’ombre de l’argent ; mais l’avantage de la science et de la sagesse, c’est qu’elles font vivre celui qui les possède<ref>La sagesse et la science assurent la vie éternelle.</ref>.
14.{{lié}}Considère les œuvres de Dieu ; car qui pourrait redresser celui que Dieu a courbé ?
15.{{lié}}Au jour de la prospérité vis dans le bien-être, et prévois le jour du malheur ; prévois-le : car Dieu a fait telle chose concordant avec telle autre, à cause des propos des hommes, afin qu’ils ne trouvent rien à blâmer en lui.
16.{{lié}}J’ai vu toutes choses au jour de ma vanité. Le juste meurt avec sa justice ; l’impie subsiste avec sa perversité<ref>Dieu le permet ainsi, et c’est ce qui faisait dire à David : Mes pieds ont été ébranlés…, en voyant la paix des pécheurs. ([[Traduction_de_la_Septante_et_du_Nouveau_Testament/Psaumes#PSAUME_LXXII|Ps. {{sc|lxxii}}]].)</ref>.
17.{{lié}}Ne sois pas<ref>Ne t’en fais pas trop accroire, pour ta justice et ta sagesse ; et n’accuse pas Dieu de trop de bonté à l’égard du pécheur.</ref> juste à l’excès ; ne sois point sage plus qu’il ne faut, de peur que tu ne sois confondu.<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr||CHAPITRE VII.|397}}</noinclude><nowiki />
8.{{lié}}La calomnie trouble le sage, et lui fait perdre sa force d’âme.
9.{{lié}}La fin du discours vaut mieux que le commencement<ref>Autre vanité que de bien commencer et de mal finir.</ref> ; un homme patient vaut mieux qu’un esprit présomptueux.
10.{{lié}}Ne t’abandonne pas trop vite au souffle de la colère ; car la colère réside dans le sein des insensés.
11.{{lié}}Garde-toi de dire : Comment se fait-il que les jours d’autrefois ont été meilleurs que ceux d’à présent ? Car il n’est point sage de s’enquérir de ces choses.
12.{{lié}}La sagesse est bonne, unie aux richesses ; elle est alors profitable à ceux qui vivent sous le soleil.
13.{{lié}}Car on s’abrite à l’ombre de la sagesse<ref>La sagesse protège comme l’argent ; mais de plus la sagesse donne la vie. ([[Traduction_de_la_Septante_et_du_Nouveau_Testament/Proverbes#CHAPITRE_IV|Prov., {{sc|iv}}, 10]].)</ref>, comme à l’ombre de l’argent ; mais l’avantage de la science et de la sagesse, c’est qu’elles font vivre celui qui les possède<ref>La sagesse et la science assurent la vie éternelle.</ref>.
14.{{lié}}Considère les œuvres de Dieu ; car qui pourrait redresser celui que Dieu a courbé ?
15.{{lié}}Au jour de la prospérité vis dans le bien-être, et prévois le jour du malheur ; prévois-le : car Dieu a fait telle chose concordant avec telle autre, à cause des propos des hommes, afin qu’ils ne trouvent rien à blâmer en lui.
16.{{lié}}J’ai vu toutes choses au jour de ma vanité. Le juste meurt avec sa justice ; l’impie subsiste avec sa perversité<ref>Dieu le permet ainsi, et c’est ce qui faisait dire à David : Mes pieds ont été ébranlés…, en voyant la paix des pécheurs. ([[Traduction_de_la_Septante_et_du_Nouveau_Testament/Psaumes#PSAUME_LXXII|Ps. {{sc|lxxii}}]].)</ref>.
17.{{lié}}Ne sois pas<ref>Ne t’en fais pas trop accroire, pour ta justice et ta sagesse ; et n’accuse pas Dieu de trop de bonté à l’égard du pécheur.</ref> juste à l’excès ; ne sois point sage plus qu’il ne faut, de peur que tu ne sois confondu.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr|398|L’ECCLÉSIASTE.|}}</noinclude><nowiki />
18.{{lié}}Mais ne sois pas non plus impie ni obstiné à l’excès, de peur que tu ne périsses avant le temps<ref>Avant d’avoir fait pénitence.</ref>.
19.{{lié}}Il est bon que tu t’attaches à telle chose, et que tu t’éloignes de telle autre, pour ne point souiller tes mains ; car tout vient à ceux qui craignent Dieu.
20.{{lié}}La sagesse sera utile au sage plus que dix des plus puissants de la cité.
21.{{lié}}Car il n’est point sur la terre de juste qui fasse le bien, et ne pèche.
22.{{lié}}Mais ne dépose pas en ton cœur toutes les paroles que diront les impies, de peur que tu n’entendes ton serviteur te maudire<ref>Ne prête pas l’oreille aux propos que tiennent sur toi les gens de ta maison, de peur d’en éprouver une vaine irritation.</ref>.
23.{{lié}}Car maintes fois il t’irritera, et il t’affligera de bien des manières ; car toi-même aussi tu as maudit les autres.
24.{{lié}}J’ai éprouvé toutes choses en ma sagesse, et j’ai dit : Je serai sage ; et la sagesse s’est éloignée de moi.
25.{{lié}}Elle était plus loin encore qu’auparavant ; l’abîme entre nous était profond : qui le sondera<ref>Plus j’ai cru m’approcher de la sagesse, plus elle m’a paru élevée et inaccessible.</ref> ?
26.{{lié}}Pour moi, j’ai tourné autour de toutes choses, et j’ai appliqué mon esprit à les apprendre, à les examiner avec soin, à chercher la sagesse et la raison des choses, à connaître la démence de l’impie, et ses agitations et son inquiétude.
27.{{lié}}Et j’ai trouvé cette démence, et je la dis plus amère que la mort<ref>Parce qu’elle a été cause de la perte du genre humain.</ref> ; de même est la femme que le veneur poursuit comme une proie, tandis que son cœur est un filet, et qu’elle tient des chaînes en sa main. L’homme bon en face du Seigneur fuira loin d’elle, et le pécheur y sera pris.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr||CHAPITRE VIII.|399}}</noinclude><nowiki />
28.{{lié}}Voilà ce que j’ai trouvé, dit l’Ecclésiaste, en prenant les choses une à une, pour en découvrir la raison.
29.{{lié}}Mon âme l’a cherchée cette raison, et je ne l’ai point trouvée, et j’ai trouvé un homme sur mille ; mais parmi toutes les femmes, je n’en ai pas trouvé une seule<ref>Qui n’ait été une occasion de chute.</ref>.
30.{{lié}}Seulement voici ce que j’ai trouvé : Dieu a créé l’homme droit, et les hommes ont cherché une multitude de raisons ; mais qui connaît les raisons véritables ? Qui sait la solution des choses ?
{{t3|CHAPITRE VIII}}
1.{{lié}}La sagesse de l’homme se reflète sur son visage ; le front de l’impudent inspire la haine.
2.{{lié}}Observe le commandement du roi<ref>Ce roi suprême, c’est Dieu.</ref>, et cela, à cause de la parole que Dieu a jurée.
3.{{lié}}Ne te hâte pas de t’éloigner de sa face<ref>Si le commandement est mauvais.</ref> ; ne tiens pas à la parole si elle est coupable : car il fera tout ce qu’il voudra ;
4.{{lié}}Comme fait un roi puissant ; et qui pourra lui dire : Qu’as-tu fait ?
5.{{lié}}Celui qui observe les commandements ne connaîtra pas le mal, et le cœur du sage sait le temps du jugement de Dieu.
6.{{lié}}Car pour toutes choses il y a temps et jugement, et l’homme en sait beaucoup sur lui-même<ref>La connaissance de lui-même suffit à l’homme ; la connaissance de l’avenir appartient à Dieu.</ref>.
7.{{lié}}Mais nul ne sait ce qui doit arriver que sera-ce ? qui le lui fera connaître ?
8.{{lié}}Il n’est point d’homme qui ait pouvoir sur la vie,<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr|400|L’ECCLÉSIASTE.|}}</noinclude>qui puisse la retenir ; il n’a pas plus de pouvoir sur le jour de la mort ; et il n’est point pour lui de trêve au jour de la bataille<ref>Cette bataille, c’est la vie où tout homme est en lutte avec les autres et avec lui-même.</ref>, et l’impiété ne sauvera pas ceux qui l’aiment.
9.{{lié}}Et j’ai vu toutes ces choses, et j’ai appliqué mon cœur à toute œuvre qui se fait sous le soleil ; et j’ai vu les choses où l’homme a pris pouvoir sur l’homme, pour l’affliger.
10.{{lié}}Et j’ai vu des impies conduits à la sépulture, au sortir du lieu saint, et ils étaient allés dans leur voie, et ils avaient été loués dans la ville, parce qu’ils avaient ainsi fait<ref>Il s’agit des impies honorés par les flatteurs pendant leur vie et jusqu’à leur mort.</ref> ; et cela encore est vanité.
11.{{lié}}Car, parce que ceux qui font mal ne sont point repris incontinent, le cœur des fils des hommes s’enhardit par leur exemple à mal faire.
12.{{lié}}Celui qui une fois a péché, a fait le mal depuis lors, et longtemps. Et moi je sais que Dieu est bon pour ceux qui craignent en sa présence.
13.{{lié}}Mais le bonheur ne sera pas pour l’impie, et il n’aura pas de longs jours ; ils passeront comme l’ombre, parce qu’il ne craint pas la face de Dieu.
14.{{lié}}Voici encore une vanité qui existe sur la terre : il est des justes à qui il arrive comme à l’œuvre des impies ; il est des impies à qui il arrive comme à l’œuvre des justes<ref>Il ne faut pas chercher à pénétrer les desseins de Dieu dans cette contradiction apparente.</ref>. Et cela, ai-je dit, est encore vanité.
15.{{lié}}Et c’est pourquoi (''dit l’impie'') j’ai loué toutes les joies ; car il n’est rien de meilleur pour l’homme sous le soleil, sinon de manger, de boire et de se réjouir. Et cela seul lui restera de tout le labeur qu’il fait durant les<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr||CHAPITRE IX.|341}}</noinclude>jours de la vie que Dieu lui a donnée sous le soleil<ref>Voyez la note [[Traduction_de_la_Septante_et_du_Nouveau_Testament/Proverbes#CHAPITRE_V|{{sc|v}}, 18]]. C’est le raisonnement du voluptueux.</ref>.
16.{{lié}}Dans ces pensées, j’ai appliqué mon cœur à connaître la sagesse, et à voir l’inquiétude qui naît sur la terre ; car la nuit comme le jour, il n’est personne qui de ses yeux voie le sommeil<ref>Il n’est de repos pour personne sur la terre.</ref>.
17.{{lié}}Et j’ai vu toutes les œuvres de Dieu, et j’ai vu que l’homme ne pourra jamais s’expliquer<ref>Trouver : découvrir, s’expliquer.</ref> l’œuvre qui se fait sous le soleil. Quelque fatigue qu’il se donne pour chercher, il ne la trouvera pas, et, quelque science même que le sage croie avoir, il ne pourra la trouver.
{{t3|CHAPITRE IX}}
1.{{lié}}C’est pourquoi j’ai déposé toutes ces choses en mon cœur, et mon cœur a vu toutes ces choses ; il a vu que les justes et les sages et leurs œuvres sont dans la main de Dieu, et l’homme ne sait s’il est digne d’amour ou de haine<ref>Quel homme peut répondre de son salut éternel ?</ref> ; tout ce qu’ils ont devant eux
2.{{lié}}Est vanité en tous ; mêmes choses adviennent au juste et à l’impie, au bon et au méchant, au pur et à l’impur, à celui qui sacrifie et à celui qui ne sacrifie pas<ref>Voilà ce qui arrive ici-bas ; mais tout sera remis à sa place dans l’autre vie.</ref>. Il en est du bon comme du pécheur, du parjure comme de l’homme qui respecte son serment.
3.{{lié}}Et c’est le pire de tout ce qui a été créé sous le soleil, que les mêmes choses adviennent à tous ; aussi le cœur des fils des hommes est-il plein de malice, et la mobilité de leur âme dure toute leur vie ; et après cela ''ils s’en vont'' chez les morts.
4.{{lié}}Car quel homme peut vivre avec tous les vivants ?<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr||CHAPITRE IX.|401}}</noinclude>jours de la vie que Dieu lui a donnée sous le soleil<ref>Voyez la note [[Traduction_de_la_Septante_et_du_Nouveau_Testament/Proverbes#CHAPITRE_V|{{sc|v}}, 18]]. C’est le raisonnement du voluptueux.</ref>.
16.{{lié}}Dans ces pensées, j’ai appliqué mon cœur à connaître la sagesse, et à voir l’inquiétude qui naît sur la terre ; car la nuit comme le jour, il n’est personne qui de ses yeux voie le sommeil<ref>Il n’est de repos pour personne sur la terre.</ref>.
17.{{lié}}Et j’ai vu toutes les œuvres de Dieu, et j’ai vu que l’homme ne pourra jamais s’expliquer<ref>Trouver : découvrir, s’expliquer.</ref> l’œuvre qui se fait sous le soleil. Quelque fatigue qu’il se donne pour chercher, il ne la trouvera pas, et, quelque science même que le sage croie avoir, il ne pourra la trouver.
{{t3|CHAPITRE IX}}
1.{{lié}}C’est pourquoi j’ai déposé toutes ces choses en mon cœur, et mon cœur a vu toutes ces choses ; il a vu que les justes et les sages et leurs œuvres sont dans la main de Dieu, et l’homme ne sait s’il est digne d’amour ou de haine<ref>Quel homme peut répondre de son salut éternel ?</ref> ; tout ce qu’ils ont devant eux
2.{{lié}}Est vanité en tous ; mêmes choses adviennent au juste et à l’impie, au bon et au méchant, au pur et à l’impur, à celui qui sacrifie et à celui qui ne sacrifie pas<ref>Voilà ce qui arrive ici-bas ; mais tout sera remis à sa place dans l’autre vie.</ref>. Il en est du bon comme du pécheur, du parjure comme de l’homme qui respecte son serment.
3.{{lié}}Et c’est le pire de tout ce qui a été créé sous le soleil, que les mêmes choses adviennent à tous ; aussi le cœur des fils des hommes est-il plein de malice, et la mobilité de leur âme dure toute leur vie ; et après cela ''ils s’en vont'' chez les morts.
4.{{lié}}Car quel homme peut vivre avec tous les vivants ?<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr|402|L’ECCLÉSIASTE.|}}</noinclude>Peut-on même l’espérer<ref>Personne ne peut vivre toujours ; et à quoi bon ?</ref> ? Un chien vivant vaut mieux qu’un lion mort.
5.{{lié}}Les vivants savent qu’ils mourront, les morts<ref>Tout ceci a rapport au corps.</ref> ne savent rien ; et il n’est plus pour eux de récompense, et leur mémoire est en oubli.
6.{{lié}}Et leur amour, et leur haine, et leur jalousie ont péri ; et, durant les siècles des siècles, ils n’auront plus rien en partage de ce qui a été créé sous le soleil<ref>Les hommes t’oublieront ; mais courage, Dieu garde le souvenir de tes œuvres.</ref>.
7.{{lié}}Courage donc ; mange avec joie ton pain, bois de bon cœur ton vin, car tes œuvres sont agréables à Dieu.
8.{{lié}}En tout temps porte des vêtements blancs, et ne manque pas de te parfumer la tête.
9.{{lié}}Et passe ta vie avec la femme que tu as aimée tous les jours de ta vie passagère, qui t’ont été donnés sous le soleil ; car c’est là ton partage en ta vie, et le prix du labeur que tu as gagné sous le soleil<ref>L’homme droit considère la vie, sa femme, ses biens, son bien-être ; car il y trouvera satisfaction du cœur, si ses œuvres sont agréables à Dieu.</ref>.
10.{{lié}}Tout ce que ta main aura trouvé à faire, fais-le selon tes forces ; car il n’y a ni œuvres, ni raison, ni savoir, ni sagesse dans le tombeau où tu cours.
11.{{lié}}Et je me suis tourné d’un autre côté, et j’ai vu sous le soleil que la course n’est pas pour les agiles, ni la guerre pour les braves<ref>La récompense n’est pas toujours accordée au mérite.</ref>, ni la paix pour le sage, ni la richesse pour l’intelligent, ni la faveur pour le savant ; car l’occasion et la chance est pour tous.
12.{{lié}}L’homme ne connaît pas plus sa fin que le poisson retenu dans le filet perfide ou l’oiseau pris au piège ; comme eux, les enfants des hommes sont surpris par l’adversité, lorsque soudain elle tombe sur eux.<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr||CHAPITRE X.|403}}</noinclude><nowiki />
13.{{lié}}J’ai vu encore ceci : j’ai vu la sagesse sous le soleil, et grande elle est à mes yeux.
14.{{lié}}Il était une ville petite, et dans ses murs il y avait peu d’hommes ; et un grand roi marcha contre elle, et il l’investit, et il éleva tout alentour de hautes palissades.
15.{{lié}}Et il se trouva, en cette ville, un homme pauvre et sage, et il la sauva par sa sagesse, et nul ne se souvint de cet homme pauvre et sage<ref>Il faut se dévouer à faire le bien, sans compter sur la reconnaissance des hommes.</ref>.
16.{{lié}}Et je me suis dit : La sagesse prévaut sur la force, et la sagesse du pauvre est méprisée ; ses discours ne sont point écoutés.
17.{{lié}}Mieux est écoutée la parole du sage, dans le calme, que la clameur des princes dans leur folie.
18.{{lié}}Mieux vaut la sagesse que des armes de guerre ; une seule faute peut ruiner une grande prospérité.
{{t3|CHAPITRE X}}
1.{{lié}}Des mouches mortes gâtent une fiole d’huile parfumée ; mieux vaut un peu de sagesse qu’une grande gloire avec de la folie.
2.{{lié}}Le cœur du sage est dans sa main droite ; le cœur de l’impie est dans sa main gauche<ref>Le sage agit toujours avec circonspection ; le fou, avec maladresse.</ref>.
3.{{lié}}Même quand l’insensé chemine dans sa voie, le cœur lui manque, et tout ce qu’il pense n’est que folie.
4.{{lié}}Si le courroux de celui qui a le pouvoir s’élève contre toi, ne quitte point ta demeure ; car le silence sera le meilleur remède à tes offenses<ref>Ta soumission, ton humilité, effaceront tes offenses et sa colère.</ref>.
5.{{lié}}Il est encore un mal que j’ai vu sous le soleil, sortant<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr|404|L’ECCLÉSIASTE.|}}</noinclude>comme involontairement de la face de celui qui a le pouvoir.
6.{{lié}}L’insensé a été promu aux grandeurs, et les riches seront assis au dernier rang.
7.{{lié}}J’ai vu des serviteurs à cheval, et des princes marcher à pied comme des esclaves.
8.{{lié}}Celui qui creuse une fosse y tombera, et celui qui détruit une haie, un serpent le mordra.
9.{{lié}}Celui qui ramasse des pierres s’y blessera lui-même, et celui qui fend du bois se met en péril.
10.{{lié}}Si son fer lui échappe, il en a le visage troublé ; cependant il rassemble ses forces, mais alors sa sagesse ne profite pas à cet homme<ref>Quoiqu’il se remette de son trouble, sa sagesse, c’est-à-dire son adresse, ne lui profite pas, puisqu’il n’a plus de fer.</ref>.
11.{{lié}}Un charmeur ne tire pas grand profit de son art, si un serpent le mord sans siffler<ref>Quand la sagesse n’arrête pas la langue médisante, il y a détriment pour la sagesse.</ref>.
12.{{lié}}La grâce découle de la bouche du sage, et les lèvres de l’insensé le font trébucher.
13.{{lié}}Il commence par les folies de sa langue ; il finit par les méchancetés de ses lèvres.
14.{{lié}}Car l’insensé multiplie les paroles. L’homme ne sait ni le passé ni l’avenir ; et ce qui viendra après lui, qui le lui prédira ?
15.{{lié}}Le travail des insensés leur sera funeste, comme celui de l’homme qui ne sait pas<ref>Comme celui du paresseux. (Voy. [[Traduction_de_la_Septante_et_du_Nouveau_Testament/Proverbes#CHAPITRE_XXII|Prov., {{sc|xxii}}, 12]] ; [[Traduction_de_la_Septante_et_du_Nouveau_Testament/Proverbes#CHAPITRE_XXVI|{{sc|xxvi}}, 13]].)</ref> le chemin pour aller à la ville.
16.{{lié}}Malheur à toi, ville dont le roi est jeune, et où les princes sont à table dès le matin !
17.{{lié}}Heureuse es-tu, terre dont le roi sera fils d’hommes généreux, et où les princes mangeront au temps opportun, pour soutenir leurs forces, et n’auront pas à rougir de leurs excès.<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr||CHAPITRE XI.|405}}</noinclude><nowiki />
18.{{lié}}Le plancher du paresseux s’affaissera, et, à cause de l’inertie de ses mains, dans sa maison tombera la pluie goutte à goutte.
19.{{lié}}On leur prépare du pain pour les réjouir, du vin et de l’huile pour égayer leur vie ; et ainsi tout obéit à leur argent, mais pour leur honte.
20.{{lié}}Toutefois, même dans le secret de la conscience, ne maudis point le roi ; dans ta chambre à coucher, ne maudis point le riche, car quelque oiseau du ciel rapporterait tes paroles, quelque insecte ailé publierait tes discours<ref>La plus légère indiscrétion peut nous perdre.</ref>.
{{t3|CHAPITRE XI}}
1.{{lié}}Laisse aller ton pain au cours de l’eau<ref>Répands tes aumônes avec abondance et rapidité, sans calculer où elles vont.</ref> ; car après bien des jours tu le retrouveras.
2.{{lié}}Distribues-en à sept, même à huit personnes<ref>À un nombre indéfini d’indigents.</ref> ; car tu ignores ce qu’il doit y avoir de maux sur la terre.
3.{{lié}}Lorsque les nuées sont pleines, elles fondent en pluie sur la terre ; et si un arbre tombe au midi ou au nord, il restera là où il sera tombé<ref>Tes aumônes seront comme la pluie à la terre ; elles demeureront où elles seront tombées.</ref>.
4.{{lié}}Celui qui observe le vent ne sèmera pas ; et celui qui regarde aux nuages ne moissonnera pas<ref>Si l’on prévoit les malheurs de trop loin, on ne fera jamais d’aumônes.</ref>.
5.{{lié}}Car nul ne sait quelle est la voie du vent ; comme les os cachés dans les entrailles de la femme grosse, de même te sont cachées les œuvres que Dieu a faites et toutes celles qu’il fera encore.
6.{{lié}}Sème ton grain dès l’aurore, et que ta main ne<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr|406|L’ECCLÉSIASTE.|}}</noinclude>s’arrête pas le soir ; car tu ignores de celui-ci ou de celui-là lequel doit lever ; s’ils lèvent tous deux à la fois, c’est bien.
7.{{lié}}La lumière est douce, et il est bon aux yeux de voir le soleil<ref>Mais une douceur encore plus grande, c’est de faire l’aumône.</ref>.
8.{{lié}}L’homme qui doit vivre beaucoup d’années trouvera en toutes de la joie, et il se souviendra des jours de ténèbres, car ils seront nombreux : tout ce qui est passé est vanité.
9.{{lié}}Jeune homme, réjouis-toi en ta jeunesse<ref>L’homme dans ses joies doit toujours avoir en vue l’innocence de cœur et la justice de Dieu.</ref> ; que, durant les jours de ta jeunesse, ton cœur te réjouisse ; marche avec innocence dans les voies de ton cœur, et non selon ce que tes yeux auront vu. Mais sache par-dessus tout que le Seigneur t’appellera devant sa justice<ref>Souviens-toi que Dieu te demandera compte de ta conduite.</ref>.
10.{{lié}}Éloigne de ton cœur la colère, et bannis de ta chair la méchanceté ; car la jeunesse et la folie sont vanité.
{{t3|CHAPITRE XII}}
1.{{lié}}Et, durant les jours de ta jeunesse, souviens-toi de Celui qui t’a créé ; avant que les jours de l’adversité soient venus, avant que tu sois surpris par les années, où tu diras Je n’ai point en elles de plaisir ;
2.{{lié}}Avant que le soleil et la lumière s’obscurcissent, et la terre et les étoiles ; avant que les nuées succèdent à la pluie<ref>Qu’il n’y ait pas de ciel serein.</ref> ;
3.{{lié}}Comme il arrivera le jour où les gardiens de la maison trembleront ; où les hommes les plus forts plieront le dos ; où les esclaves attachés à la meule {{tiret|s’arrête|ront}}<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr||CHAPITRE XII.|407}}</noinclude>{{tiret2|s’arrête|ront}} faute de force ; où celles qui regarderont par la fenêtre ne verront que ténèbres<ref>Voy. S. [[Bible_Crampon_1923/Matthieu#24-20|Matth., {{sc|xxiv}}, 20]]. Toutes ces formes énigmatiques se rapportent au jour du jugement, à ses signes précurseurs, à la vieillesse et à la mort.</ref> ;
4.{{lié}}Quand les portes ''de la bouche'' se fermeront, parce que la voix de celle qui avait accoutumé de moudre sera affaiblie ; qu’on se lèvera au chant du passereau, et que les filles de l’harmonie ne pourront l’entendre ;
5.{{lié}}Où on lèvera les yeux, et où on aura des terreurs dans le chemin ; où l’amandier sera en fleur ; où les sauterelles se multiplieront ; où le câprier tombera en poussière, parce que l’homme sera en marche pour sa demeure éternelle, et que sur la place publique iront çà et là des gens en pleurs ;
6.{{lié}}Avant que la chaîne d’argent soit brisée, que la bandelette d’or soit rompue, que l’urne se brise à la fontaine, et que la roue de la citerne se déroule ;
7.{{lié}}Avant que la poussière revienne sur la terre, comme elle était, et que l’esprit retourne à Dieu, qui l’a donné<ref>''L’amandier'', ce sont les cheveux blancs ; ''les sauterelles'', les jambes du vieillard ; les filles de l'harmonie, les oreilles ; ''la chaîne d'argent et les bandelettes d'or'', la merveilleuse structure du corps ; ''l’urne et la roue de la citerne'', les conduits du sang et des humeurs.</ref>.
8.{{lié}}Vanité des vanités, a dit l’Ecclésiaste, tout est vanité.
9.{{lié}}Et de plus, comme l’Ecclésiaste était très-sage, il enseigna la science à l’homme ; et l’oreille découvrira le sens voilé des paraboles.
10.{{lié}}L’Ecclésiaste a cherché avec soin pour trouver des paroles de bonne volonté, des écrits de justice, des paroles de vérité.
11.{{lié}}Les paroles du sage sont comme des aiguillons, comme des clous qu’on a solidement fixés<ref>''Des aiguillons'', qui nous excitent à l’observation de la loi ; ''des clous'', qui la fixent en nous.</ref> ; elles ont<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr|408|L’ECCLÉSIASTE.|}}</noinclude>été données dans les conseils des sages par l’unique pasteur.
12.{{lié}}Et il est profitable, ô mon fils, de les garder ; à faire beaucoup de livres, il n’y a point de fin ; et trop d’étude est fatigue de la chair.
13.{{lié}}Écoute la conclusion, le résumé de ce discours ; crains Dieu, et garde ses commandements, car c’est là tout l’homme<ref>Tout le reste, plaisirs, travaux, grandeurs, n’est que vanité.</ref>.
14.{{lié}}En effet, Dieu appellera en jugement chaque œuvre, chaque chose qui aura été négligée, bonne ou mauvaise.<noinclude>{{brn|10}}{{Sep}}</noinclude>
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Discussion utilisateur:Narilora
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Narilora
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text/x-wiki
{{bv}}--[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 23 mai 2024 à 17:41 (UTC)
== Le Roman de la Rose ==
{{ping|Le ciel est par dessus le toit|Cunegonde1}} [[Le Roman de la Rose]] : Je viens de terminer le "split" de [[Le Roman de la Rose (Guillaume de Lorris)]] sur [[Livre:De Lorris - De Meun - Le Rommant de la rose, Paris, 1537.djvu]] (à la main, pas d'OCR sur le fac-simile en gothique) et je compte le "finir" (ajustement du texte, mise en page, images, notes marginales) avant d'entamer la seconde partie (Jean de Meung) qui n'a pas de texte existant. Le commentaire de [[Livre:Lorris - Le Rommant de la Rose nouvellement revu et corrigé, 1529.djvu]] devrait peut-être être amendé. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 9 octobre 2024 à 20:29 (UTC)
:{{ping| Narilora}} désolé mais je ne comprends pas la question ? --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 10 octobre 2024 à 08:25 (UTC)
::{{ping|Le ciel est par dessus le toit}} Pas grave. Le but principal était de vous prévenir que votre souci de faire sortir [[Le Roman de la Rose (Guillaume de Lorris)]] de la liste des textes sans fac-simile n'en est plus un. A vous de juger s'il est opportun de changer le fac-simile auquel le texte en question est associé. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 10 octobre 2024 à 08:46 (UTC)
::OK merci --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 10 octobre 2024 à 08:48 (UTC)
== Logo maison d'Édition du Sagittaire ==
Bonjour, {{br0}}
Quand j'ai commencé à travailler sur le logo de cette maison d'édition pour ''Gatsby'', tu n'avais pas encore importé le tien. Et du coup, est-ce que cela te dérange que je remplace celui que tu as mis par celui que j'ai fait ? (le premier ; l'autre est le logo dans ses couleurs d'origine, utilisé sur la page de couverture)
[[Fichier:Logo Édition du Sagittaire.png|left|140px]] [[Fichier:Logo Édition du Sagittaire original.png|245px]]
— [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 23 octobre 2024 à 21:23 (UTC).
:C'est beaucoup mieux que mon petit travail. Un graphisme brillant, est-ce qu'on connaît l'auteur ? Curiosité : sur l'exemplaire que j'ai utilisé, la pointe en haut et la pointe à gauche sont reliées, et j'avais évité d'effacer le trait, pensant que ça pourrait être dans le dessin. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 24 octobre 2024 à 08:38 (UTC)
::Bonsoir, {{br0}}C'est vrai que ce logo est assez sympathique. L'auteur en restera anonyme. {{br0}}Pour ce qui est du trait entre les deux pointes de l'étoile, ce doit être une bavure soit de la photocopie soit directement sur l'original; ce trait en plus n'étant pas sur le logo de la [[Page:Fitzgerald (trad. Llona 1946) - Gatsby le Magnifique.djvu/1|première page]], ni sur les 4 étoiles des coins de cette couverture . — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 24 octobre 2024 à 17:34 (UTC).
:::Mon bricolage est sur Commons, et il a toutes les chances d'être utilisé à l'avenir, de préférence à votre travail qui n'est pas là où on va chercher. On va voir si les zélotes de Commons découvrent qu'il est illégitime. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 25 octobre 2024 à 07:14 (UTC)
== Laplace_-_Œuvres_complètes,_Gauthier-Villars,_1878,_tome_12 ==
bonjour Narilora
et merci pour les inclusions de figures.
https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Laplace_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes,_Gauthier-Villars,_1878,_tome_12.djvu/295&oldid=15206906
dussè-je bousculer votre modestie native, pourriez-vous faire passer les fichiers à "corrigé".
Les laisser à "non corrigé" empêche tout tiers bénévolent de valider ce même fichier… déjà que les re-lecteurs matheux sont rares. [[Utilisateur:Hilarion~frwiki|Hilarion~frwiki]] ([[Discussion utilisateur:Hilarion~frwiki|d]]) 5 juillet 2025 à 19:28 (UTC)
:{{ping|Hilarion~frwiki}} C'est bien mon intention. Cela fait partie d'un projet de rendre visibles les oeuvres complètes de Laplace en effectuant la transclusion. J'ai laissé en "non corrigé" pour repérer l'emplacement des figures et vérifier spécialement que ça garde une bonne allure une fois la page assemblée. Pour vous faire honneur, je commence par le 9e volume, qui a le plus grand nombre de figures. (et je m'incline devant le détachement de celui qui a corrigé 6000 et quelques pages de Laplace sans que personne le voie.) [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 6 juillet 2025 à 09:06 (UTC)
== ''Figures contemporaines'', de Bernard Lazare ==
Bonjour Narilora. Un grand merci pour tes apports nombreux et décisifs et tes corrections minutieuses sur cet ouvrage. Il est maintenant finalisé (au verdissement près !). Une question mineure : j’ai proposé une modification sur la page 1 (Émile Zola). MPenses-tu qu’elle mérite d’être généralisée ? Cordialement. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 27 juillet 2025 à 08:15 (UTC)
:@[[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] Je ne vois pas très bien l'intérêt de mettre sur une page du Livre: le lien avec la page transcluse qui la contient. Le lecteur "normal" (qui n'est pas contributeur) ne voit pas le Livre: ni ses Page:, seulement les "pages de l'espace principal" comme [[Figures contemporaines]] et ses sous-pages. Je ne suis pas. (Digression : vous devriez essayer de faire des transclusions ; ce n'est pas si compliqué une fois qu'on a compris le raisonnement. La page [[Aide:Transclusion]] est très bien faite. C'est là que j'ai appris. En faisant la transclusion d'un chapitre une fois qu'on a corrigé toutes ses pages, on voit ce que voit le lecteur; ça permet de relire efficacement et de repérer les erreurs de raccord etc.) [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 27 juillet 2025 à 08:57 (UTC)
::La lecture des pages djvu (Livre: ou Page:) est utile dans deux cas : consultation d'extraits localisés, liens vers des pages particulières pour citer de passages. En outre, la présence des fs rapproche le lecteur du livre physique. Autre avantage du lien : il renforce précisément la facilité offerte au lecteur de retourner à la version transcluse ! Mais je sais que ma position en faveur des pages djvu est minoritaire. Je vais annuler. Cordialement. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 27 juillet 2025 à 09:15 (UTC)
== Rienzi ==
{{ping|Narilora}} Bonjour. Accepterais-tu d'amorcer la transclusion de ce livre [[Livre:Wagner - Rienzi, trad. Nuitter et Guillaume, Librairie Théâtrale.djvu|Rienzi (Wagner, Quitter et Guillaume)]], en effectuant les choix principaux ? Je pourrais poursuivre dans tes traces. Merci d’avance pour ton aide. Cordialement. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 22 septembre 2025 à 10:09 (UTC)
:De retour après quelques jours loin de mon ordinateur, d'où le retard. Je vais regarder et je m'y mets. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 25 septembre 2025 à 07:39 (UTC)
::Vu : [[Rienzi/Texte entier]] . J'ai idée de traiter Rienzi comme [[Tristan et Yseult (Wagner, Wilder)]], avec un chapitre par acte. Si ça vous convient, je ferai ça demain, le temps de reprendre la main après pas mal de jours ailleurs. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 25 septembre 2025 à 08:03 (UTC)
:::Ce serait parfait. Merci. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 25 septembre 2025 à 08:43 (UTC)
::::J'ai préparé la transclusion et fait les deux premiers actes. Vous pouvez faire la suite, en vous guidant sur [[Rienzi/Acte 2]]. Pas de crainte de faire des erreurs, il suffit de réessayer. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 26 septembre 2025 à 08:47 (UTC)
:::::Merci pour cette avancée. Il y a une légère confusion entre ''[[Rienzi]]'' (le roman de Edward Bulwer-Lytton) et ''Rienzi'' (livret de l’opéra de Wagner traduit en français). Pourrais-tu la corriger ? Merci. Cordialement. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 26 septembre 2025 à 10:06 (UTC)
::::::J'avais cru vérifier l'absence d'homonymes, mais c'était une illusion. Quelques renommages à faire. Mot d'excuse : Wikipedia ne connaît que le Rienzi de Wagner. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 26 septembre 2025 à 10:08 (UTC)
:::::::J'ai vu que vous avez créé les trois actes. Pour terminer, cliquez sur le lien en haut de la page Livre: et créez l'ouvrage avec la formule <nowiki>" <pages index="Wagner - Rienzi, trad. Nuitter et Guillaume, Librairie Théâtrale.djvu" header=sommaire /> " </nowiki>. Même énoncé que pour créer un chapitre, mais sans from ... to ... , et avec " header=sommaire " au lieu de " header=1 " pour avoir l'éventuel sous-titre, et le lien avec le texte entier. Vous pourrez supprimer le lien avec le texte entier dans le Livre: . [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 26 septembre 2025 à 14:27 (UTC)
== [[:s:fr:Wikisource:La Lettrine/001-automne-2026|''La Lettrine'' de Wikisource, numéro 001, automne 2026]] ==
<span style="color:#84006b">Premier numéro de ''La Lettrine'' : des brèves d’ici, une revue de presse au fil des livres et de l’actualité, un retour sur Wikimania 2026, une recommandation pleine d’humour autour de Joaquín Xaudaró et un coup de projecteur sur les poétesses bretonnes réunies par Adine Riom ! Découvrez aussi l’éphéméride, l’agenda des prochains ateliers, les statistiques de Wikisource et le récit d’une relecture de George Sand.
Six personnes ont participé à ce numéro inaugural — et la rédaction vous attend déjà en décembre pour la suite !</span>
Découvrez le '''[[:s:fr:Wikisource:La Lettrine/001-automne-2026|numéro 001 de l’automne 2026]]''' !
[[:s:fr:Wikisource:La Lettrine/Brouillon|Brouillon du prochain]] — [[:s:fr:Wikisource:La Lettrine|Anciens numéros]] — [[:s:fr:Wikisource:La Lettrine/Inscription|Abonnement-désabonnement]]
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 septembre 2026 à 14:52 (UTC)
== Entracte ==
Les deux semaines prochaines, je suis loin des choses en ligne. Puis retour, si Dieu le veut. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 25 septembre 2026 à 19:00 (UTC)
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Page:De Lambel - Marguerite de Lorraine, duchesse d’Alençon, 1862.pdf/19
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2026-09-25T14:20:20Z
Raymonde Lanthier
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/* Validée */ Apostrophe courbe.
16062376
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" /></noinclude><nowiki/>
{{t2|[[Marguerite de Lorraine, duchesse d’Alençon/Préface|PRÉFACE]]|m=2em}}
Parmi les princesses de la maison de
Lorraine, il en est une, entre autres,
dont le nom est resté populaire dans
le pays où elle est née, et surtout
dans celui où s’est écoulée la seconde
moitié de son existence : c’est Marguerite,
duchesse d’Alençon.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Berthelot - Les origines de l'alchimie, 1885.djvu/143
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Yland
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" /></noinclude>{{c|[[File:Les-origines-de-l-alchimie-planche-II.jpg|500px|Signes alchimiques des métaux]]|m=0}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Gourmont - Promenades littéraires, sér3, 1924.djvu/280
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Sixdegrés
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/* Validée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" /></noinclude>de l’homme et de la femme. Cette opinion, plus religieuse que sociale, considérant le péché plutôt que le fait dans toutes ses conséquences physiques et familiales, n’a aucune chance d’être prise au sérieux. La quatrième et dernière opinion réclame, dans les cas d’adultère, quels qu’ils soient, des dommages et intérêts. C’est le système anglais, tel que je l’ai exposé et réfuté.
En somme, la question est très simple. Il s’agit ou de conserver ou de supprimer, purement et simplement, les articles du Code qui punissent dans tous les cas l’adultère de la femme et, dans un cas très rare, l’adultère du mari. Ce dernier parti, je l’avoue, est celui que je prends. Je n’y ai aucun mérite. Ce sera, dans un délai très bref, le parti de tous ceux que l’esprit religieux n’aveugle pas. Et l’on verra, chez nous aussi, ce fait qui eût paru impossible à nos aïeux : un acte jadis puni de mort devenir indifférent à la loi. Ce sera un gain pour la liberté, la dignité humaine et la civilisation.
{{brn|3}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:François Peyrey - Les oiseaux artificiels.djvu/622
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Sixdegrés
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/* Validée */ Mais a côté d’hérésies -> Mais à côté d’hérésies
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Fabrice Dury" /></noinclude><nowiki />
Léonard de Vinci avait posé précédemment ce problème : Je demande quelle différence il y a entre la force de la roue qui a un petit axe et celle de la roue qui a un gros axe ?
Voici comment il comprend l’usage de la ceinture de sauvetage, utile aux aviateurs, en particulier quand ils s’exercent au-dessus des lacs :
{{p début|90|m=2em}}
{{t|''Manière de se sauver dans une tempête ou un naufrage en mer.'' — Il faut avoir un vêtement de cuir qui ait en double les lèvres de l’embouchure de la poitrine, sur espace d’un doigt et que de même soit double de la ceinture au genou, puis qu’il soit en cuir, sûr pour l’imperméabilité. — Et s’il était besoin de sauter en mer, gonfle par les lèvres de la poitrine, les queues de ton vêtement : laisse-toi guider par les ondes, si tu ne connais pas de rivage. Tiens toujours à la bouche le tube de l’air qui va dans le vêtement et si, une fois ou deux, il te fallait prendre de l’air commun, et que l’écume t’en empêchât, tire, par la bouche, de
celui du vêtement.|90}}
{{p fin}}
En feuilletant l’ouvrage, j’ai vu que les grands savants de l’antiquité, venus avant de Vinci, avaient laissé se consolider un certain nombre de principes géométriques, physiques ou mécaniques, faux. Ainsi de Vinci nous dit qu’un corps lancé en chemin rectiligne et lâché, suivra une route rectiligne ; mais que, s’il est lancé en chemin curviligne, il continuera sa route en courbe. À moins qu’une délicatesse de langage nous échappe, voilà une erreur mécanique flagrante.
Il nous dit que l’eau diminue de densité en se refroidissant :
« L’eau acquiert autant de légèreté qu’elle acquiert de froid. »
Mais à côté d’hérésies que les générations avaient échafaudées,
nous trouvons le plus souvent, dans les œuvres de cet homme si clairvoyant, des pensées devancières de son époque.
« L’eau, dit-il, vitale humeur de la machine terrestre, se meut au moyen de sa chaleur naturelle. »
Nous n’expliquons pas autrement le cycle grandiose auquel notre planète doit le maintien de la vie : nuage, pluie, rivière, mer, vapeur.
Somme toute, la profondeur de ce génie nous étonne par son universalité et ses conceptions originales.
Mais nous devons à Léonard de Vinci un hommage d’admiration et de reconnaissance, surtout parce qu’il fut le premier, sinon le seul homme, qui ait étudié méthodiquement et complétement le vol des oiseaux. À cette heure, nous avons encore fortement besoin de ces notions, car le problème de l’avancement étant résolu, celui du planement nous arrête encore.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Auteur:Marie Antoinette Fagnan
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text/x-wiki
{{Auteur
|contenu=
== Œuvres ==
{{liste documents début}}
{{document|date=1750 |titre=Kanor, conte traduit du sauvage|divers=par Madame ** | scan=[https://books.google.fr/books?vid=BML37001101429509 Google] |avancement=}}
{{document|date=1755 |titre=Histoire et aventures de Mylord Pet|scan={{Gallica|bpt6k1511342b}} | avancement=}}
{{document|date=1786|titre=Minet-bleu et Louvette|scan={{Gallica|bpt6k9605465j}}| avancement=}}
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== Voir aussi ==
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{{document|date=1769 |titre=[[Histoire littéraire des femmes françoises/5/13|Histoire littéraire des femmes françoises]]|livre=Histoire litteraire des femmes francoises tome 5.djvu|auteur=Par une Société de Gens de Lettres|avancement=3}}
{{document|date=1820|titre=[[Année des dames/1/29 avril|Année des dames]]|livre=Paban - Année des dames - tome 2.pdf | auteur=Gabrielle de Paban|avancement=3|divers=}}
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Auteur:Françoise-Thérèse Aumerle Saint-Phalier
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text/x-wiki
{{Auteur
|cle=Aumerle
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== Œuvres ==
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{{document|date=1749 |titre=Le Porte-Feuille rendu, ou Lettres historiques|scan={{Gallica|bpt6k84163r}} | avancement=|divers=2 volumes}}
{{document|date=1750 |titre=Les Caprices du sort, ou Histoire d’Émilie|scan={{Gallica|bd6t57521040}} | avancement=}}
{{document|date=1751 |titre=Recueil de Poésies|scan={{Gallica|bpt6k1522738d}} | avancement=}}
{{document|date=1752 |titre=La Rivale confidente|scan= |divers=comédie en 3 actes et en prose| avancement=}}
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==Voir aussi==
{{liste documents début}}
{{document|date=1769 |titre=[[Histoire littéraire des femmes françoises/5/17|Histoire littéraire des femmes françoises]]|livre=Histoire litteraire des femmes francoises tome 5.djvu|auteur=Par une Société de Gens de Lettres|avancement=3}}
{{document|date=1804|titre=[[Page:Briquet - Dictionnaire historique littéraire et bibliographie des francaises.pdf/149| Dictionnaire historique littéraire et bibliographie des francaises]]|auteur=Fortunée Briquet|livre=Briquet — Dictionnaire historique littéraire et bibliographie des francaises.pdf| avancement=}}
{{document|date=1826|titre=[[Page:Répertoire universel des femmes celebres T4 1826.pdf/204|Répertoire universel des femmes célèbres]] | avancement=}}
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<noinclude><pagequality level="1" user="Cunegonde1" /></noinclude><nowiki/>
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{{T3|LETTRE XV.}}
{{interligne|1em}}
{{sc|Mademoiselle}} Fauques ne s’est point reposée{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=left|text=Abbassaï.|taille=90}}
sur les lauriers, dont le Public couronna ſon premier
eſſai ; elle fit paroître, quelque tems après, un
autre Roman intitulé, Abbaſſaï, Hiſtoire Orientale,
en trois petits volumes. Vous avez vu, Madame,
qu’elle ne manque ni d’invention, ni de feu, ni
de coloris ; mais il ne ſuffit pas, pour compoſer un
bon Roman, d’écrire avec chaleur : le Romancier,
comme le Poëte dramatique, doit ſe ſoumettre
aux loix de la vraiſemblance : des façons
de penſer ſingulieres, des ſentimens hors de la
nature, des evénemens extraordinaires, imprévus,
mal amenés, ſurprennent, & ne touchent
pas ; point d’intérêt ſans illuſion ; & point d’illuſion
ſans vraisemblance.
Vous avez pu lire, Madame, dans le troiſieme
volume de ''l’Hiſtoire des Arabes'', que le
Caliſe ''Haroun'' avoit une ſœur appellée ''Abaſſah'' ;
que cette Princeſſe devint amoureuſe de ''Giaffar'',
favori de Haroun ; & que le Caliſe conſentit
à les unir, à condition que lorſqu’ils ſeroient
mariés, ils n’uſeroient point des droits
de l’hymen, & qu’ils vivroient enſemble dans
la plus auſtere continence. Il leur ſignifia même
qu’il les feroit mourir l’un & l’autre, s’il s’appercevoit
qu’ils euſſent contrevenu à ſes ordres.
Giaffar & Abaſſah firent ſerment d’obéir, dans
l’eſpérance que Haroun, faiſant réflexion ſur
une défenſe auſſi biſarre, ſeroit le premier à
leur permettre de la tranſgreſſer : mais il fut in-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Histoire litteraire des femmes francoises tome 5.djvu/250
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
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{{T3|LETTRE XVI.}}
{{interligne|1em}}
{{sc|Trois}} Contes, Madame, ſont la matiere d’un
autre Ouvrage de Mademoiselle Fauques, intitulé :
''Contes du Sérail, traduits du Turc''. Le premier
est, ''Cutchuc'', ou ''le Géant puni''.
Deux freres, dont le pere étoit mort, ſe trouvoient
abandonnés à l’avarice & aux mauvais
traitemens d’un tuteur : ils réſolurent d’aller chercher
fortune ; l’aîné s’appelloit Meiloue, & le
cadet Cutchuc ; celui-ci avoit autant de bonnes
qualités, , que l’autre en avoit de mauvaiſes ; ils
partirent. La premiere choſe, qu’ils rencontrerent,
fut une campagne couverte de la plus belle
moiſſon. Cutchuc voyant que les bleds étoient
murs, fut d’avis de les couper, afin de mériter,
par ce ſervice, la faveur du maître à qui ils appartenoient. »
À peine avoient-ils coupé les
bleds, que le maître parut : c’étoit un géant
vilain & mal fait, quoique l’on diſe toujours
le contraire des grands hommes. Il s’écria, du
plus loin qu’il les vit : que faites-vous là, vous
autres ? Qui diable a coupé mon bled ? C’eſt
nous, dit Cutchuc ; la moiſſon preſſoit ; nous
avons voulu la conſerver à ſon maître. Vous
avez bien fait, reprit le géant ; j’approuve votre
prévoyance ; ſuivez-moi ; je reconnoîtrai
vos ſoins.
» Le géant employoit à nuire le pouvoir que
lui donnoit ſes forces. Les méchans de cette
eſpece ſont bien dangereux ; mais ce qui rendoit
celui-ci moins à craindre, eſt qu’il étoit<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Histoire litteraire des femmes francoises tome 5.djvu/309
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Cunegonde1" /></noinclude>tiere : ſans cette opinion, toute votre innocence
ne vous auroit pas garantie d’une tache
flétriſſante. On vous croiroit corrompue comme
mille autres ſi l’on ſçavoit que Milord
d’Orcheſter défraye votre dépenſe. Mais il faut
vous attendre à ces odieux ſoupçons, ſi le haſard
développe jamais ce ſecret ; & il le développera
tôt ou tard.
Milord Larborough finit le tiſſu de ſes horreurs,
par offrir à Ophélie ſa maiſon & ſon appui :
elle rejette toutes ſes propoſitions avec indignation,
& ne ſçauroit croire que Milord
d’Orcheſter ſoit auſſi criminel, que l’a dépeint
Larborough. Celui-ci, pour achever de la convaincre,
lui propoſe de juger, par elle-même, de
la vérité de ſon diſcours : il lui offre de la faire
cacher dans un endroit, d’où elle puiſſe entendre
une converſation qu’il aura avec Milord d’Orcheſter.
Ophélie entend ce fatal entretien, qui
l’éclaire ſur le caractere ſéducteur de Milord
d’Orcheſter : il n’y a point d’expreſſion qui puiſſe
rendre la douleur & le déſeſpoir d’Ophélie ; elle
ne peut y réſiſter. Une fievre violente la ſaiſit ;
elle voit Milord d’Orcheſter, s’efforce de
diſſimuler ; enfin elle ne peut s’empêcher de lui
envoyer une lettre, où elle exhale ſon cœur &
ſes larmes ; elle fait plus ; elle s’échappe pour
fuir le perfide Lord.
Milord Larborough avoit apoſté des eſpions,
pour obſerver Ophélie. Inſtruit de la nouvelle
demeure qu’elle habitoit, il y court ; il applaudit
à la réſolution qu’elle a priſe, de quitter
Milord d’Orcheſter. Elle reconnoît dans Larborough
un conſolateur dangereux, qu’elle doit
abhorrer autant qu’elle eût voulu haïr Milord<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Cunegonde1" /></noinclude>vement fluide & une vive fermentation ; elle
monte, & colore cette ſcène brillante & variée
à l’infini. «
La Poëſie embellit ici les ſecrets de la haute
Phyſique : les procédés de la végétation ſont exprimés
& développés dans ſes diverſes opérations ;
par-tout vous trouverez le Traducteur
pénétré de l’eſprit de ſon Poëte ; il partage ſon
enthouſiaſme ; il a même porté le ſcrupule &
la fidélité, juſqu’au point de ne pas ſeulement
adoucir les endroits où Thompſon, à l’exemple
de ſes Compatriotes, nous dit des injures.
Avant que de quitter le Chant du Printems,
je ne puis me refuſer au plaiſir de vous préſenter
la peinture de l’amour honnête & vertueux.
Ce morceau eſt dans le goût de ce beau chant
du ''Paradis perdu'', où l’innocence & la tendreſſe
d’Eve & d’Adam ſont décrites avec tant de charmes.
Heureux, & les plus heureux des mortels,
ceux dont une étoile bienfaiſante a formé l’union
indiſſoluble, & qui mêlent & confondent,
dans un ſeul & même deſtin, leurs cœurs,
leur fortune & leur être ! Ce n’eſt pas le lien
groſſier des loix humaines, ſouvent fait pour
révolter le cœur & l’eſprit, qui les enchante ;
c’eſt l’harmonie elle-même, qui forme l’accord
de toutes les paſſions dans leur unique
centre : c’eſt l’amour enſin, ce raviſſement de
l’ame, où l’amitié pleine & entiere exerce
ſon pouvoir le plus doux, & s’unit à la parfaite
eſtime, au deſir ineffable & à la ſimpathie
de l’ame. Là la penſée ſe confond avec
la penſée ; la volonté prévient la volonté ; &
tout s’unit dans une confiance ſans bornes…<noinclude>
<references/></noinclude>
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Auteur:Jacqueline-Aimée Brohon
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wikitext
text/x-wiki
{{Auteur|cle=Brohon
|contenu=
== Œuvres posthumes ==
{{liste documents début}}
{{document|date=1755|titre=Les Amans philosophes, ou Le Triomphe de la raison| avancement=}}
{{document|date=1756|titre=Les Grâces de l’ingénuité|genre=nouvelle| avancement=|divers=imprimé dans le [[Mercure de France]]}}
{{document|date=1791|titre=Instructions édifiants sur le jeûne de Jésus-Christ au désert| avancement=}}
{{document|date=1791|titre=Réflexions édifiantes| scan= tomes 1 et 2 [https://numelyo.bm-lyon.fr/f_view/BML:BML_00GOO0100137001101227325 numelyo] [https://books.google.fr/books?vid=BML37001101227333 Google] |avancement=}}
{{liste documents fin}}
== Voir aussi ==
{{liste documents début}}
{{document|date=1769 |titre=[[Histoire littéraire des femmes françoises/5/33|Histoire littéraire des femmes françoises]]|livre=Histoire litteraire des femmes francoises tome 5.djvu|auteur=Par une Société de Gens de Lettres|avancement=3}}
{{document|date=1804|titre=[[Dictionnaire historique littéraire et bibliographie des françaises et des étrangères naturalisées en France/Jacqueline-Aimée Brohon|Dictionnaire historique littéraire et bibliographie des françaises et des étrangères naturalisées en France]]|livre=Briquet - Dictionnaire historique littéraire et bibliographie des francaises.pdf|auteur=Fortunée Briquet| avancement=3}}
{{liste documents fin}}
}}
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Page:Gournay - Les advis ou Les présens de la demoiselle de Gournay (1641).pdf/645
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FreeCorp
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="FreeCorp" />{{nr||LIVRE PREMIER.|627}}</noinclude>meritent pas d’eſtre blaſmez, de ce qu’ils ont eu mauuaiſe
chanſe en vn deſſein, qui doit eſtre reputé bon, puis qu’il ne
s’en pouuoit pas faire vn meilleur. Qui guarantit vn mal
aſſeuré par vn mal incertain, ne perd pas tout. Dauantage,
s’ils ſont honneſtes gens tout du long, ils peuuent dire,
qu’ils ne doiuent pas eſtre iugez vrayement pauures, poſé
qu’ils ſe ſoient rendus vuides de facultez par vn tel deſſein :
puis que les riches ne ſe peuuent paſſer, s’ils ſont ſages, de
leurs conſeils, offices, exemples, inuentions, diſons encore,
de leur addreſſe, foy, conſolation & conuerſation.
N’eſt-ce pas en ceſte conſideration, que le Roy de la Sageſſe
appelloit excellamment la bonche, Veine de vie ? Et
doiuent auoir moins de honte de tomber du tout en la priuatiõ
des richeſſes, s’ils y ſont forcez, de ce qu’ils ſont tres-iuſtement
creanciers de ceux qui poſſedent les biens & les
cõmoditez, par le iuſte hypotheque qu’emportent ſur ces
choſes, les vertus dont ils ſont pleins : & deſquelles communément
ces riches ſont vuides, & vuides auſſi les amis
ordinaires, chez leſquels ils les cherchent au beſoin. Iuſte
hypotheque veritablement emportent les Vertus de ceux-cy
ſur ces riches & leurs richeſſes : tels moyens reſtans fades
ou pis, s’ils ne ſont aſſaiſſonnez par la rencontre de
quelque amy pourueu de ces qualitez precieuſes, ie dy
lors qu’eux meſmes riches les poſſederoient : combien plus
s’ils ne les poſſedent pas ? Quand on preſenta la courſe au
Monarque Alexandre, il la reietta, pource que ſes concurrens
n’eſtoient pas Roys : quãd on luy preſenta la Philoſophie,
il ſe ietta parmy la preſſe des Philoſophes, ſans s’informer
de quelle ſouche ils venoiẽt : ſa ſuffiſãce, ſes mœurs,
ſa valeur, ſa gloire, futures, les extrémes delices, voire la
reſpiration & la vie d’vn tel eſprit que le ſien ; dépendans de
la ſocieté de ceſte auguſte Bande. Luy qui deſdaignoit autre
part, de s’aſſocier de moindres que de Roys, ſembla
declarer ces gens Roys par ſon aſſociation : eux auſſi l’en
payerent ſi bien, que ne le pouvant faire Roy, puis qu’il l’eſtoit
deſia par le don de ſa naiſſance, ils le firent Roy des<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Histoire litteraire des femmes francoises tome 4.djvu/36
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{{T3|LETTRE II.}}
{{interligne|1em}}
{{sc|Le}} tems que Madame de Staal a paſſé à la
Baſtille, eſt l’endroit de ſes Mémoires, où elle
paroit qu’elle s’eſt arrêtée avec plus de complaiſance.
Elle y entra à ſept heures du ſoir en
hyver. Il faut lire la deſcription qu’elle fait elle-même
de ſon appartement. Après avoir paſſé des
Ponts où l’on entendoit des bruits de chaînes,
dont l’harmonie eſt déſagréable, on me mit
dans une grande chambre, où il n’y avoit que les
quatre murailles ſort ſales, & toutes charbonnées
par le déſœuvrement de mes Prédéceſſeurs.
Elle étoit ſi dégarnie de meubles, qu’on
alla chercher une petite chaiſe pour m’aſſeoir ;
deux pierres pour ſoutenir un fagot qu’on alluma ;
& on attacha proprement un petit bout de
chandelle au mur, pour m’éclairer. Toutes ces
commodités m’ayant été procurées, le Gouverneur
ſe retira ; & j’entendis refermer ſur
moi cinq ou ſix ſerrures, & le double verroux ».
Seule, vis-à-vis de ſon fagot, notre priſonniere
avoit paſſé environ une heure dans une inquiétude
cruelle, lorſqu’elle vit reparoître le
Gouverneur, qui lui amenoit ſa Femme de chambre.
On revint quelque rems après ; on les fit
paſſer enſemble dans une chambre voiſine, ſans
leur en dire la raiſon. » On ne s’explique point
dans ce lieu-là ; les gens qui vous abordent,
ont la phiſionomie ſi réſervée, qu’on ne s’aviſe
pas de leur faire la moindre queſtion ».
On les retira de cette chambre, pour les remet-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Auteur:Octavie Guichard
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== Œuvres ==
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== Voir aussi ==
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<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" /></noinclude>{{tiret2|d’his|toire}} et de philosophie politique à leur point de vue, il
n’en résulterait aucun trouble, aucun scandale ; je dirai même que je suis trop rassuré à cet égard. Je voudrais, de grand cœur, qu’il y eût, dans cette société, assez d’énergie morale pour qu’une discussion purement religieuse y pût produire quelque émotion. Quand on ne s’irrite pas parce qu’on ne sent pas, je n’appelle pas cela la paix, mais la mort. Je regarderais donc cet enseignement comme utile et innocent, s’il était libre. Mais quel est le professeur protestant, régulièrement arrivé à une chaire de Sorbonne, qui voudrait le faire dans ce lieu, avec cette attache de l’État, et ces auditeurs contraints de l’écouter ou de renoncer à leur profession ? Il ne peut user de sa liberté comme homme, sans blesser dans ses auditeurs la liberté de conscience.
Cette absence de liberté tient-elle à l’essence de l’enseignement public ? Pas le moins du monde. Ce qui n’est pas possible avec la nomination ministérielle, le traitement sur le Trésor, l’obligation d’assiduité et les examens, devient très-possible au contraire si tout cela disparaît, s’il y a plusieurs universités, et si chaque université vit de son propre fonds, se recrute elle-même, n’est fréquentée que par des auditeurs libres, et ne répond de son enseignement que devant les tribunaux du pays.
Maintenant, est-il bon qu’il n’y ait qu’un seul enseignement public, inspiré, dirigé par le ministre ; ou vaut-il mieux que toutes les doctrines puissent se produire à leurs risques ? Je n’hésite pas à me prononcer pour le second parti : et je le fais avec d’autant plus d’autorité, ce me semble, que si la liberté existait, il est plus que probable que l’enseignement donné dans les chaires de l’État ressemblerait bien plus à ma doctrine que l’enseignement qu’on entendrait dans les chaires indépendantes. Je ne gagnerais rien à la liberté, si ce n’est la liberté elle-même. Mais la liberté dans la science, c’est la condition de l’autorité, la source de l’originalité et du progrès.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Utilisateur:Cantons-de-l'Est/Autobiographie (2026)
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== — 2026 — ==
=== Janvier 2026 ===
* 2 janvier 2026 : Je suis occupé par un projet personnel d'ampleur qui draine beaucoup de mon temps libre.
*
* 5 janvier 2026 : Je m'intéresse à un dictionnaire rédigé par Pierre Larousse et publié en 1874. Exercice intéressant, qui me rend humble : comment lui était-il possible d'avoir noté autant de mots et d'avoir rédigé autant de définitions ? Je me demande si Larousse avait une vie hors de son travail.
*
* 30 janvier 2026 : Au travail, je rédige un long rapport qui s'appuie sur l'étude de beaucoup de documents. Je dois rédiger le rapport avec Microsoft Word. J'ai acquis des habitudes de chercheur en rédigeant des articles de qualité et des bons articles dans la Wikipédia en français. Par exemple, insérer 3 références pour appuyer une affirmation m'est facile. Quand il s'agit de pages web, il faut inclure l'URL de la page en question. Lorsque ce travail de préparation a été fait, n'importe quel internaute peut consulter chaque référence en suivant un ou des hyperliens. Dans un fichier Word, on peut insérer un hyperlien vers une page web ou une ressource stockée localement. Dans ce dernier cas, il faut éditer l'hyperlien pour le rendre relatif, c'est-à-dire qu'il faut calculer le chemin d'accès à partir de l'endroit où se trouve le fichier Word. Si le fichier Word est copié sur un autre ordinateur, le chemin d'accès relatif ne fonctionne plus. Pour corriger ce problème, il faut soit copier les ressources au bon endroit relativement au fichier Word ou éditer les hyperliens dans le fichier Word (ce qui est contre-productif). Si la diffusion de ce rapport n'était pas restreinte, j'aurais pu partager un dossier de mon disque dur virtuel à tout le personnel de mon unité et modifier les hyperliens en conséquence. Bref, la gestion des hyperliens dans un milieu de travail où la confidentialité est le plus souvent appliquée alourdit ma tâche. Je ne me plains pas, parce que je travaille dans de belles conditions et je suis bien rémunéré. {{sourire}}
*
* 31 janvier 2026 : Sur mon babillard de Facebook, j'ai vu une affiche qui indique des substitutions à différentes applications offertes par des sociétés américaines. Le tableau plus bas les liste et j'en ai ajouté d'autres :
<center>
{| class="wikitable" style="width:300px;"
! USA !! Remplacer par
|----
|Gmail || [https://proton.me/fr/mail Proton Mail]
|----
| MS Office || [https://hexagone.io/ La Suite Hexagone],<br>[https://www.openoffice.org/fr/ OpenOffice],<br>[https://www.libreoffice.org/ LibreOffice],<br>[https://www.google.com/search?q=alternative+%C3%A0+MS+Office&client=firefox-b-d&hs=KDbU&sca_esv=b6efb244611d2cc9&sxsrf=ANbL-n7QNR3L2OgHXe0yxiGyuLDt6WqcQg%3A1769865530492&ei=OgF-aYncHeOj5NoPga2byQw&ved=0ahUKEwiJ4frx7rWSAxXjEVkFHYHWJskQ4dUDCBE&uact=5&oq=alternative+%C3%A0+MS+Office&gs_lp=Egxnd3Mtd2l6LXNlcnAiGGFsdGVybmF0aXZlIMOgIE1TIE9mZmljZTIFEAAYgAQyBhAAGAgYHjIIEAAYgAQYogQyCBAAGIAEGKIEMggQABiABBiiBEjqEFCRB1iRB3ABeAGQAQCYAU6gAU6qAQExuAEDyAEA-AEBmAICoAJcwgIKEAAYsAMY1gQYR5gDAIgGAZAGCJIHATKgB5EDsgcBMbgHVMIHAzItMsgHCIAIAA&sclient=gws-wiz-serp d'autres possibilités]
|----
|Google Chrome || [https://vivaldi.com/fr/ Vivaldi]<br>[https://www.opera.com/fr Opera]
|----
|Google Maps || [https://cartes.app/ Cartes.app]
|----
| Spotify || [https://www.qobuz.com/ca-fr/discover Qobuz]
|----
| MS OneDrive || [https://www.infomaniak.com/fr Infomaniak]
|----
| Google Forms || [https://framaforms.org/abc/fr Framaforms]
|----
| Wetransfer || [https://www.swisstransfer.com/fr-ca Swisstransfer]
|----
| MS Bloc-notes || [https://notepad-plus-plus.org/ Notepad++]
|}
</center>
=== Février 2026 ===
* 12 février 2026 : Professionnellement, j'ai dois tracer des schémas et des diagrammes. Ils doivent être livrés au format SVG. Mes travaux de traduction du format PNG au format SVG dans Commons ([https://fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur:Cantons-de-l'Est/Autobiographie_(2020)#20201025 exemple]) m'ont permis de comprendre certains trucs auxquels je n'aurais jamais pensé, notamment le rendu de caractères diacrités.
*
* 19 février 2026 : Au fil de mes lectures sur l'IA, j'ai découvert un truc pour le moins troublant : des demandes de corrections ou des réclamations faites auprès de départements des ressources humaines qui peuvent s'étaler sur des dizaines de pages, pages contenant de fausses citations de jugement ou encore des extraits de lois qui ne s'appliquent pas parce que les lois en question sont en vigueur dans des pays étrangers. [https://slashdot.org/story/26/02/19/1544245/hr-teams-are-drowning-in-slop-grievances]
=== Mars 2026 ===
[[File:Alma, Quebec - passerelle Damase-Boulanger - 1.jpg|thumb|center|upright=2.5|4 mars 2026 : Photo d'une passerelle prise pendant un safari-photo dans la [[:w:fr:Saguenay–Lac-Saint-Jean|région de Saguenay–Lac-Saint-Jean au Québec]] qui m'a permis, grâce au soutien de [[:w:fr:user:Simon Villeneuve|Simon Villeneuve]], de téléverser dans Wikimedia Commons plusieurs photos de biens patrimoniaux [https://commons.wikimedia.org/w/index.php?title=Special%3AContributions&target=Cantons-de-l%27Est&namespace=6&tagfilter=&newOnly=1&start=2026-03-04&end=2026-03-04&limit=50].<br>J'aime bien ce cliché, pour des raisons que j'ignore. Simon et ma conjointe m'ont aussi exprimé que c'est une belle photo, sans toutefois pouvoir en donner les raisons.]]
* 4 mars 2026 : À la suggestion de mon ami [[:w:fr:user:Simon Villeneuve|Simon Villeneuve]], j'ai relu [[:w:fr:Paradoxe de la corde autour de la Terre|Paradoxe de la corde autour de la Terre]] de la Wikipédia en français. J'ai déjà lu sur ce paradoxe il y a plus de 40 ans dans ''Les Nombres et leurs mystères'' d'André Warusfel. Malheureusement, je n'ai pas ce livre chez moi et il n'est pas disponible à la bibliothèque municipale de ma ville au Québec. J'ai toutefois demandé à cette bibliothèque que l'on me fasse parvenir une copie via un service entre bibliothèques publiques du Canada. {{sourire}} Il ne me reste plus qu'à attendre la bonne (ou mauvaise) nouvelle.
[[File:Devant la passerelle Damase-Boulanger à Alma, Québec.jpg|thumb|center|4 mars 2026 : Moi devant la passerelle Damase-Boulanger à Alma, Québec. Photo prise par Simon Villeneuve.]]
* 9 mars 2026 : Je transcris les pages du [[Livre:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu|''Dictionnaire complet de la langue française'' (1874)]] de Pierre Larousse publié par Augustin Boyer et Compagnie. Je suis amusé par deux définitions :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''ALUNAGE''' n. m. Action d’aluner.<br>…<br>'''ALUNER''' v. tr. Tremper des étoffes dans de l’eau d’alun.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/37 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 21]</ref>}}
: Quand j'ai vu les deux mots, sans lire leur définition, j'ai immédiatement pensé à « poser le pied sur la Lune », mais après une fraction de seconde, j'ai jugé que l'année de publication était un indice fort contre cette hypothèse. {{sourire}} J'ai tellement lu sur l'exploration du Système solaire, la Lune en tête, qu'il aurait été très étonnant que je ne pense pas à l'astre en premier. En terminant, on dit [[:wikt:fr:alunissage|alunissage]] et [[:wikt:fr:alunir|alunir]].
[[File:Gaffophone at Musee des Beaux-Arts Charleroi.jpg|thumb|center|upright=2|Un « vrai » [[:w:fr:gaffophone|gaffophone]]. {{sourire|32}}]]
* 9 mars 2026 : Toujours dans les pages du [[Livre:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu|''Dictionnaire complet de la langue française'']] (DCLF). Je suis étonné par cette description :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''AMIANTE.''' Les anciens regardaient l’amiante comme une espèce de lin incombustible ; ils le cardaient, le filaient, et en faisaient des nappes, des serviettes, etc., que l’on jetait au feu quand elles étaient sales, et qui en sortaient plus blanches que si on les eut lavées. C’est dans une toile d’amiante qu’ils brûlaient les corps des personnages distingués, dont ils voulaient conserver les cendres pures et séparées de celles du bûcher. On en compose aujourd’hui des mèches qui brûlent dans l’huile sans se consumer, et un papier précieux en ce qu’il est incombustible. Dans ces derniers temps, on a employé l’amiante pour en faire des tuniques propres à préserver les pompiers du feu, dans les incendies<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/692 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 4]</ref>.}}
*
* 13 mars 2026 : Fin de [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Special%3AContributions&target=Cantons-de-l%27Est&namespace=104&tagfilter=&newOnly=1&start=2026-01-22&end=2026-03-13&limit=100 la transcription de dizaines de pages] du DCLF qui comprennent toutes les définitions des mots commençant par la lettre A (qui tiennent dans 52 pages). {{sourire}} Chemin faisant, j'ai relu d'autres pages, les faisant aussi passer à l'état Corrigé, et j'ai ébauché une TdM. L'ouvrage comprend dans les faits quatre dictionnaires. [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/6&oldid=15671392 La TdM du premier est complète et pertinente] ; je réfléchis aux TdM des trois autres ouvrages, dont deux qui sont des dictionnaires, parce que je juge que deux ouvrages sont trop courts pour mériter des TdM détaillées.
*
* 14 mars 2026 : Création de plusieurs modèles pour soutenir mon travail de transcription et de transclusion du DCLF : [[:Catégorie:Modèles DCLF]]. Je me suis largement inspiré de modèles créés par [[user:Challwa|Challwa]] pour créer [[Modèle:DclfAprèsTransclusion|DclfAprèsTransclusion]] et [[Modèle:DclfAvantTransclusion|DclfAvantTransclusion]], qui permettent de créer de bons bandeaux de navigation (notamment, ils sont centrés peu importe le type d'appareils qui consultent une transclusion). J'ai jugé que les bandeaux par défaut sont incapables de bien distinguer les quatre ouvrages du DCLF.
*
* 15 mars 2026 : J'ai ajouté quelques abréviations et mots complets dans la section ''Signes et abréviations'' du ''Dictionnaire complet de la langue française'' (voyez les termes en vert à [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/16&oldid=15678301#footer la fin du tableau]). Peut-être que Pierre Larousse jugeait qu'elles étaient trop évidentes : « Pr. », « Dev. », « Défec. », « Syll. ». ÀMHA, les deux derniers sont évidents, alors que les deux premiers le sont moins : propre ou pronom ? devant ou devenir ?
*
* 15 mars 2026 : Voici une expression qui ne faisait pas de sens jusqu'à ce que je lise ce passage du DCLF :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''BASQUE''' n. m. Habitant du midi de l’ancienne Gascogne. ''Parler français comme un'' '''Basque''' ''espagnol'' (devenu, par corruption, ''parler français comme une'' '''vache''' ''espagnole''), parler très-mal le français.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/73 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 21]</ref>}}
* 16 mars 2026 : Voici trois définitions :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''DEUX''' … N. m. Chiffre qui représente ce nombre.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/202 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 186]</ref>}}
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''QUATRE''' … N. m. Chiffre qui exprime le nombre quatre.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/531 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 515]</ref>}}
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''ZÉRO''' n. m. Chiffre qui, par lui-même, n’a aucune valeur ;…<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/688 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 672]</ref>}}
: J'accroche sur la dernière définition parce que, en plus d'être un chiffre, zéro est un nombre, ce qui aurait dû être mentionné.
* 18 mars 2026 : Il ne m'arrive pas souvent qu'un échange avec un wikipédien se termine par la pleine satisfaction de ce dernier. Voici l'[https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Discussion_utilisateur:Cantons-de-l%27Est&oldid=234185181#R%C3%A9f%C3%A9rences_nombreuses exception qui confirme la règle], si je puis écrire. {{sourire}}
*
* 20 mars 2026 : J'ai complété aujourd'hui la transcription de la dernière page de la section « lettre B » du ''Nouveau dictionnaire de la langue française'' [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Special%3AContributions&target=Cantons-de-l%27Est&namespace=104&tagfilter=&start=2026-03-19&end=2026-03-20&limit=50]. Je me suis demandé combien de pages au format A5 pourraient contenir toutes les définitions de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/A|lettre A]] et de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/B|lettre B]].
:* Pour la lettre A, il faut 180 pages. {{surprise}}
:* Pour la lettre B, il faut 111 pages.
*
* 21 mars 20206 : J'ai mis au point {{m|DclfRangeeLat}}, que j'utilise abondamment dans les transcriptions des pages du ''Dictionnaire des locutions latines'' (consulter [https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/748 cette page]). Sans ce modèle, je maudirais la transcription de ces pages...
*
* 21 mars 2026 : J'adore Pywikibot. {{sourire}} Comparez [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/335&oldid=15691647] et [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/335&oldid=15691655] : entre les deux, un script personnel a inséré des sauts de ligne aux endroits pertinents, a mis en page beaucoup de passages, a corrigé des erreurs simples à corriger et a appliqué des accents sur les lettres majuscules de certains mots. C'est une aide incroyable. {{bravo}}
*
* 22 mars 2026 : Je suis surpris par cette définition :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''CRÉTIN''' n. m. Habitant goîtreux des Alpes, sourd, muet et idiot…<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/167 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 151]</ref>}}
: Elle semble toutefois justifiée :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''CRÉTIN'''. Individu affecté d’un idiotisme complet et d’une grande difformité physique … Le crétinisme est souvent héréditaire et paraît tenir au séjour dans les lieux bas et humides ; aussi les crétins se rencontrent-ils surtout dans les vallées basses et étroites du Valais, et même de l’Auvergne et des Pyrénées.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/702 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 14]</ref>}}
* 23 mars 2026 : Pierre Larousse a ajouté des notes à des dizaines de définitions du ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', l'une des parties du DCLF. Chemin faisant, j'ai créé deux transclusions pour la lettre A et la lettre B. Les notes étaient visibles dans une autre transclusion, ce qui diminuait ÀMHA la pertinence des notes. J'ai donc regroupé les définitions d'une même lettre avec les notes afférentes. <s>Même si le fichier PDF créé par WsExport interdit la navigation intra-document, le résultat me plaît : cherchez « ABDICATION » dans [https://fr.wikisource.org/wiki/Nouveau_dictionnaire_de_la_langue_française/A], puis cliquez sur « † » pour aller à la note associée.</s> 3 avril 2026 : J'ai remplacé les renvois aux notes par <ref>...</ref>, ce qui permet d'inclure les notes dans les exports en PDF (les ouvrages ainsi construits ne dépendant plus de l'accès à Wikisource).
*
* 23 mars 2026 : Je suis à la fois fasciné et choqué de lire ce passage :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''CANNE À SUCRE''' … Lors de son apparition en France, le sucre, qui est devenu aujourd’hui <u>un objet de première nécessité</u>, était très-rare. Sous Henri IV encore, on n’en faisait usage qu’en médecine, et il ne se trouvait que chez les apothicaires, où il se vendait à l’once.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/699 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 11-12]</ref>}}
: Aujourd'hui, le sucre raffiné est l'un des produits les plus consommés malgré sa nocivité.
+ 24 mars 2026 : Un perle dans le DCLF :
{{user:CdlEst/CitationBloc|Quelqu’un disait à Fontenelle que [le café] était un poison lent. « Très-lent, en effet, repartit le spirituel écrivain, car voilà plus de 80 ans que j’en bois. »<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/699 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 11]</ref>}}
* 25 mars 2026 : Le plus souvent dans DCLF, la première entrée pour une lettre est la lettre même ([https://fr.wikisource.org/wiki/Page%3ALarousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française%2C_1874.djvu/96 lettre C par exemple]). J'ai effectué quatre corrections insolites dans DCLF. En effet, la lettre W n'était pas définie. Dans les définitions des trois lettres suivantes, l'ordre est décalé de un. Par exemple, on déclare que la lettre Z est [https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/688 la vingt-cinquième lettre] de l'alphabet. Est-ce que cette erreur est due à l'absence de définition de la lettre W ou bien quelqu'un ignorait à cette époque que l'alphabet latin de base du français comporte 26 lettres ?
*
* 26 mars 2026 : Dans le cadre de mon métier, je m'intéresse à l'apprentissage. Voici un passage publié en 1908 que je trouve à la fois amusant, déprimant et intriguant :
{{user:CdlEst/CitationBloc|Il n’y a plus de bons ouvriers ! <u>L’apprentissage subit dans ce pays une crise !</u> clame-t-on dans les gazettes.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Lagardelle_-_Le_Mouvement_socialiste_Revue_mensuelle_internationale_S1_1908.djvu/247 ''Le Mouvement socialiste'' {{3p-}} Revue mensuelle internationale, 1908, p. 1]</ref>}}
* 27 mars 2026 : Voyez-vous la différence entre « caпоп » et « canon » ? Des lettres du premier mot ne sont pas celles que vous croyez. Le correcteur de Wikisource indique qu'il y a un souci avec le premier mot, mais je ne voyais pas ce qui causait souci, préférant penser qu'il se trompe parfois (ce qui est le cas pour certains mots). C'est en copiant le premier mot dans Word que j'ai cessé de douter.
*
* 28 mars 2026 : Deux passages qui m'ont fait froncer les sourcils :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''MAMMIFÈRE''' … La classe des mammifères est la première du règne animal. À sa tête est l’homme…<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/723 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 35]</ref>}}
* 28 mars 2026 : Les explications de Newton étaient pourtant claires, à la condition de connaître quelques notions de calculs vectoriels :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''MARÉE.''' L’influence de la lune sur les marées est aujourd’hui bien connue. Lorsque cette planète est perpendiculaire au-dessus des eaux de la mer, elle les attire à elle, et les oblige de s’élever jusqu’à une certaine hauteur ; c’est ce qui produit le flux, ou ''marée montante''. Après ce passage de la lune, les eaux que cet astre avait suspendues, n’étant plus attirées, doivent retomber par leur propre poids, et former ce qu’on appelle le ''reflux'' ou ''marée descendante''.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/723 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 35]</ref>}}
: Pierre Larousse est un grand lexicographe et encyclopédiste, mais il aurait dû demander conseil pour l'astronomie. En effet, la Lune attire l'eau des mers, peu importe que notre satellite soit à la perpendiculaire d'une mer ou non. Par ailleurs, l'eau des mers est toujours attirée par la Terre : elle tombe donc toujours en direction de la Terre. Le phénomène de marée est à la conséquence de deux attractions : celle de la Terre, relativement statique, et celle de la Lune, dynamique.
=== Avril 2026 ===
[[File:Wikisource français - Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874 - index 1.png|thumb|center|upright=3.5|{{1er|avril}} 2026 : État de l'index [[Livre:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu]] avant que je ne porte mon attention sur ce fac-similé (il y avait beaucoup moins de pages à l'état Corrigé quand j'ai porté mon attention sur ce livre de 1160 pages).]]
[[File:Wikisource français - Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874 - index 2.png|thumb|center|upright=3.5|{{1er|avril}} 2026 : État du même index maintenant que je transcris les pages de l'ouvrage. Les différences sembler esthétiques, mais... Le fac-similé comprend trois ouvrages, ce que j'ai indiqué. Les numéros des pages qui font partie de chaque ouvrage ont été regroupés dans un cadre, les numéros de pages sont divisés en section selon les lettres et il y a trois TdM.]]
* {{1er|avril}} 2026 :
{{user:CdlEst/CitationBloc|[…] Avant de s’identifier comme des Nord-Américains francophones, les Québécois (et plus largement les Canadiens) de langue française se sont longtemps considérés comme des Français d’Amérique et, partant, comme des héritiers de la culture française [En 2026,] le Québec est la seule société francophone en dehors de la France qui dispose de dictionnaires décrivant l’ensemble de ses usages, et non seulement les emplois qui sont caractéristiques de sa variété de français. Il s’agit là d’une forme d’indépendance lexicographique [par rapport à la France]…<ref>Wim Remysen, [https://fdlq.recherche.usherbrooke.ca/zonedecouverte/lidentite-quebecoise-a-travers-dictionnaires-du-francais-faits-au-quebec.html ''L’identité québécoise à travers les dictionnaires du français faits au Québec''], 4 mars 2026, Fonds de données linguistiques du Québec</ref>}}
*
* {{1er|avril}} 2026 : Ce n'est pas un poisson d'avril du DCLF :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''COMPENDIEUSEMENT''' adv. En abrégé.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/139 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 123]</ref>}}
*
* 2 avril 2026 : Définition qui m'a surpris :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Aladin''', un des princes qui régnèrent sur les Ismaéliens ou ''Assassins'' ; plus connu sous le nom de ''Vieux de la Montagne''.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/779 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 91]</ref>}}
: Elle est suivie de :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Aladin''' (''lampe d’''), ou la ''Lampe merveilleuse'', titre d’un conte des ''Mille et une Nuits''. Le jeune Aladin, devenu possesseur de cette lampe magique à la suite de circonstances extraordinaires, réalise la plus brillante fortune : Les écrivains font souvent allusion à la ''Lampe d’Aladin'' pour désigner le moyen, le pouvoir secret que possède un homme de satisfaire promptement tous ses désirs et ses caprices.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/779 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 91]</ref>}}
*
* 3 avril 2026 : Jusqu'à aujourd'hui, je croyais que le nom d'une ville des États-Unis était emprunté à l'une des langues des peuples amérindiens des États-Unis :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Albuquerque''' […] célèbre navigateur, vice-roi des Indes portugaises (1453-1515).<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/779 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 92]</ref>}}
*
* 3 avril 2026 : Une autre définition troublante :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''{{lang|it|BRAVO}}''' […] Assassin à gages, en Italie.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/91 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 75]</ref>}}
: Heureusement, la définition attendue est présente :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''BRAVO !''' interj. Très-bien !<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/91 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 75]</ref>}}
*
* 5 avril 2026 : Comment faire allusion par une image à un concept décrit par plusieurs versions linguistiques de Wikipédia ? Pour « bonheur », [https://walzr.com/in-every-language/happiness c'est par là]. {{sourire}}
*
* 5 avril 2026 : Pourquoi les communautés wikipédiennes sont-elles en déclin ? Voyez [https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Discussion_Wikip%C3%A9dia:RAW/2026-04-05&oldid=234827775 ma réponse].
*
* 5 avril 2026 : Un truc que j'aurais dû faire depuis quelques mois : [https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Discussion_utilisateur:PAC2&oldid=234827712#Merci_et_bravo_pour_les_RAW remercier PAC2 d'avoir publié des numéros des RAW].
*
* 6 avril 2026 : Pierre Larousse a manqué d'exhaustivité dans sa liste d'abréviations du DCLF. Depuis que je transcris les pages de cet ouvrage, [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/16&action=history j'ai ajouté des dizaines d'abréviations]. {{soupir}} Parfois, je doute que ce soit pertinent, mais selon mes observations, mes connaissances factuelles sont plus nombreuses que chez la plupart des gens que je fréquente, plusieurs ayant complété des formations universitaires.
*
* 7 avril 2026 : Pierre Larousse aurait-il été subventionné par un fabricant de vin ? :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''CORROBORER''' v. tr. Fortifier : ''le vin corrobore l’estomac'' […]<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/158 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 152]</ref>}}
*
* 7 avril 2026 : Une plainte sur les difficultés à collaborer à Wikipédia a été émise à la suite de la [https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Discussion_Wikipédia:RAW/2026-04-05&oldid=234891377#Dense_et_inquiétant publication des RAW du 2026-04-05]. La diminution du nombre de personnes qui collaborent à Wikipédia s'expliquerait par plusieurs raisons. Une personne a mentionné que des organismes bénévoles en France peinent à recruter. Voici une réflexion basée sur mon expérience personnelle vécue au Québec :
: Je fais aussi du bénévolat IRL en tant que membre de CA de deux organisations. Dans le premier CA, je suis le plus vieux par une dizaine d'années (j'approche de la retraite), alors que dans le deuxième CA, les gens de mon âge sont majoritaires. Il est plus facile de recruter pour le premier CA que pour le deuxième CA. En effet, il est plus gratifiant de fonctionner dans le premier CA pour quatre raisons : (1) n'importe quel membre peut s'exprimer sans crainte d'être pesé et mesuré par ses diplômes, (2) nous avons un pouvoir décisionnel collégial sur les activités de l'organisation, (3) les ordres du jour sont préparés par une personne salariée et (4) les procès-verbaux sont rédigés par une personne salariée. Par ailleurs, l'expertise que j'apporte au premier CA en finances et en comptabilité est reconnue explicitement. Le deuxième CA a longtemps été de complaisance. Le nouveau DG de cette deuxième organisation refond les processus de fonctionnement et il a commencé à reconnaître l'apport des membres actuels du CA. L'image de cette organisation s'améliore à mes yeux, mais je suis prêt à quitter si je perçois que l'organisation recommence à fonctionner de façon boiteuse.
: Une organisation qui souhaite retenir les services bénévoles d'une personne, peu importe laquelle, doit se demander ce qui allumera et éteindra une personne qui participe aux réunions de CA. Si elles sont de complaisance, sont sans conséquence et obligent à effectuer le plus souvent des travaux ennuyeux ou ingrats, très peu de personnes voudront y participer.
*
* 8 avril 2026 : J'ai complété la transcription de la dernière page de la section « lettre C » du ''Nouveau dictionnaire de la langue française'' [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Special%3AContributions&target=Cantons-de-l%27Est&namespace=104&tagfilter=&newOnly=1&start=2026-04-07&end=2026-04-08&limit=50] (la feuille 162 n'est pas la dernière pour la lettre C, mais c'était la dernière à faire passer de inexistante à corrigée. Je me suis demandé combien de pages au format A6 pourraient contenir toutes les définitions de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/A|lettre A]], de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/B|lettre B]] et de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/C|lettre C]].
:* Pour la lettre A, c'est 196 pages. (Comparativement à mars 2026, le nombre de pages est différent parce que les notes font maintenant partie de la section)
:* Pour la lettre B, c'est 116 pages.
:* Pour la lettre C, c'est 290 pages.
*
* 9 avril 2026 : [https://harrypotter.fandom.com/fr/wiki/Poufsouffle Une page web] qui m'a fait rire parce qu'elle liste beaucoup d'élèves de Poudlard qui ont fait partie de cette maison dans la saga « Harry Potter ». Le site utilise MediaWiki, le même moteur que Wikisource.
*
* 9 avril 2026 : La [https://commons.wikimedia.org/wiki/Commons:Picture_of_the_Year/2025/Gallery première ronde de votes du POTY 2025] est en cours. Plusieurs belles photos, tellement qu'il est préférable de parcourir les différentes galeries et de se laisser charmer. {{sourire}}
*
* 10 avril 2026 :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''DÉLUGE''' n. m. Le débordement universel des eaux, en l’an 3308 av. J.-C. […]<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page%3ALarousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française%2C_1874.djvu/188 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 172]</ref>}}
: Donc, voici un peu plus de 5 000 ans, il y a eu débordement d'eau partout sur la Terre. La géologie et l'histoire avancent autres choses, appuyées par des faits vérifiables.
*
* 11 avril 2026 : L'opposition importante à la vaccination ne date pas de la pandémie de Covid-19, ni de l'époque où l'efficacité du [[:w:fr:Vaccin contre la poliomyélite|vaccin contre la poliomyélite]] était mise en doute :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''VACCIN.''' Jenner, médecin anglais, avait observé que, dans les campagnes, les personnes chargées du soin de traire les vaches étaient, en général, préservées de la petite vérole. Ayant examiné le pis d’une vache, il y remarqua une affection pustuleuse et contagieuse, particulière à ces animaux ; il en conclut que c’était l’inoculation accidentelle du virus contenu dans ces pustules, qui préservait les filles de ferme de la petite vérole. Dès lors le vaccin (du latin ''{{lang|la|vacca}}'', vache) était découvert, et Jenner pouvait être compté au nombre des plus grands bienfaiteurs de l’humanité. Il avait fait sa découverte dès 1776, mais il ne la rendit publique qu’en 1796, après l’avoir confirmée par vingt années d’observations et de recherches. Le parlement anglais, pour reconnaître l’immense service que Jenner avait rendu, en livrant un secret qui eût pu lui être si lucratif, lui décerna une récompense nationale de 500,000 francs.<br
>Cette précieuse découverte, comme toutes les idées nouvelles, fut d’abord combattue par les préjugés, et l’on vit des mères ne présenter leurs enfants à la vaccine que par l’appât d’une prime promise par l’autorité. Aujourd’hui, la vaccine est appréciée comme elle le mérite, et, depuis quelques années, on la pratique chez tous peuples civilisés. Elle commence même à s’introduire avec succès chez les Arabes d’Algérie.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/744 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 56]</ref>}}
*
* 11 avril 2026 : Quelle construction préférez-vous ?
*# <code><nowiki><ref group=note>{{#section:Page:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu/746|ZOÏLE}}</ref></nowiki></code>
*# <code><nowiki>{{DclfNote|746|ZOÏLE}}</nowiki></code>
: Si vous avez répondu 1, vous êtes masochiste. {{sourire}}
: J'ai mis au point {{m|DclfNote}} pour ne plus saisir la construction 1. Le wikicode de {{m|DclfNote}} est presque incompréhensible. Mes nombreuses années de contributions à Wikipédia et à Wikisource m'ont permis de créer le modèle assez rapidement (moins de vingt minutes, tests compris {{sourire}}). J'admets que j'ai fait du travail exploratoire auparavant, parce que je doutais que <code><nowiki>{{#section:...}}</nowiki></code> fonctionne bien à la fois dans les transcriptions et dans les transclusions. Après plusieurs tests, je suis confiant. {{sourire}} Ensuite, j'ai vérifié que <code><nowiki><ref group=note>...</ref></nowiki></code> puisse fonctionner dans un modèle. C'est le cas, à la condition d'utiliser l'alternative <code><nowiki>{{#tag:ref|...|group=note}}</nowiki></code>, bout de wikicode que je connais depuis au moins 10 ans.
: Pour réussir à créer ce modèle, il fallait accumuler des savoirs glanés un peu partout dans les wikis.
*
* 12 avril 2026 : Voici deux définitions qui ne font pas de sens pour les personnes urbanisées :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''DÉMARRER''' v. tr. ''Mar.'' Ôter les amarres d’un bâtiment. V. int. Quitter le port, partir. ''Fig.'' Quitter une place, un lieu : ''ne démarrez pas de là''. ''Fam.''<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/189 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 173]</ref>}}
*
* 12 avril 2026 : Une expression qui a changé de sens en 150 ans :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Apocalypse''' […] l’on dit familièrement ''Cheval de l’Apocalypse'', pour désigner un mauvais cheval, une haridelle.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/793 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 105]</ref>}}
*
* 13 avril 2026 : Pierre Larousse est plus clair sur le principe d'Archimède que les manuels de physique que j'ai étudiés :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Archimède''', le plus grand géomètre de l’antiquité […] Une circonstance curieuse de la vie d’Archimède se rattache à la découverte d’un des plus féconds principes de l’hydrostatique. Hiéron, roi de Syracuse, soupçonnait un orfévre, qui lui avait fabriqué une couronne en or, d’y avoir allié une certaine quantité d’argent. Il consulta Archimède sur les moyens de découvrir cette fraude en conservant intacte la couronne. L’illustre savant y réfléchit longtemps sans trouver de solution. Un jour qu’il était au bain, il s’aperçut que ses membres, plongés dans l’eau, perdaient considérablement de leur poids ; que, par exemple, il pouvait soulever une de ses jambes avec la plus grande facilité. Ce fut pour lui un trait de lumière, qui le conduisit à la détermination de ce grand principe : ''Tout corps plongé dans l’eau perd de son poids le poids du volume d’eau qu’il déplace''.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/796 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 108]</ref>}}
[[File:Gangabal Lake, India, by George Strahan.jpg|thumb|center|upright=3.0|16 avril 2026 : Superbe illustration de [[:w:fr:George Strahan|George Strahan]], qui a publié [https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:George_Strahan_(engineer) plusieurs autres illustrations de qualité]. {{sourire}}<br>
J'oubliais : j'ai découvert cette illustration en participant au [https://commons.wikimedia.org/wiki/Commons:Picture_of_the_Year/2025 POTY 2025 de Wikimedia Commons].]]
* 16 avril 2026 : Combien cette prédiction faite vers 1870 a été vérifiée au {{s|xx}} :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''ÉLECTRICITÉ.''' […] L’électricité n’a pas encore reçu toutes les applications utiles qu’on est en droit d’attendre de cet agent merveilleux ; on la fait servir, depuis quelques années, à la dorure, à l’argenture, à la galvanoplastie, et enfin à la télégraphie électrique, qui restera la plus belle conquête de la science au {{s|xix}} : c’est le chemin de fer de la pensée.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/706 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 18-19]</ref>}}
: Je spécule que Larousse, connaissant les liaisons effectuées grâce au chemin de fer, a voulu indiquer combien la télégraphie ferait de la Terre « un petit village » (expression inspirée des travaux de [[:w:fr:Marshall McLuhan|Marshall McLuhan]]).
*
* 19 avril 2026 : Une expression que j'ai, jusqu'à maintenant, cru appartenir seulement au jargon québécoise (ou joual) :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''COQ D’INDE''' (''ko'') n. m. Syn. de ''dindon''.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/156 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 140]</ref>}}
: Si vous ne connaissez pas l'expression, elle sert à qualifier une personne de stupide.
*
* 21 avril 2026 : En parcourant le ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique...'' de Larousse, je découvre l'existence d'un portraitiste hollandais, [[:w:fr:Bartholomeus van der Helst|Bartholomeus van der Helst]], dont voici l’œuvre la plus connue je crois :
[[File:Bartholomeus van der Helst, Banquet of the Amsterdam Civic Guard in Celebration of the Peace of Münster.jpg|thumb|center|upright=3.5|''Le Banquet de la guilde des arbalétriers (Saint Georges) à Amsterdam pour célébrer la Paix de Münster, 18 juin 1648'']]
: Voici ce que Larousse en dit :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Banquet de la garde civique''' (''le''), chef-d’œuvre de Van der Helst, musée d’Amsterdam : le caractère expressif et l’animation des figures, la largeur et la justesse de la touche, la solidité et l’éclat de la couleur distinguent cette vaste toile où sont représentés, en pied et de grandeur naturelle, vingt-quatre personnages.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/817 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 129]</ref>}}
*
* 22 avril 2026 : J'ai complété la transcription de toutes les pages de la section « lettre D » du ''Nouveau dictionnaire de la langue française'' [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Special%3AContributions&target=Cantons-de-l%27Est&namespace=104&tagfilter=&newOnly=1&start=2026-04-20&end=2026-04-22&limit=50] (la feuille 218 n'est pas la dernière pour la lettre D, mais c'était la dernière à faire passer de inexistante à corrigée. Je me suis demandé combien de pages au format A6 pourraient contenir toutes les définitions de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/A|lettre A]], de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/B|lettre B]], de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/C|lettre C]] et de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/D|lettre D]].
:* Pour la lettre A, c'est 196 pages.
:* Pour la lettre B, c'est 116 pages.
:* Pour la lettre C, c'est 290 pages.
:* Pour la lettre D, c'est 164 pages.
: C'est donc 766 pages dans ce format PDF qui sont disponibles pour réutilisation et export. {{sourire}}
*
* 23 avril 2026 : J'ai récemment complété la transcription de toutes les pages de la section « lettre A » du ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire''. Je me suis également demandé combien de pages au format A6 pourraient contenir toutes les définitions de la [[Dictionnaire historique, géographique, mythologique.../A|lettre A]].
:* Pour la lettre A, c'est 142 pages.
*
* 25 avril 2026 : Une expression qui fait maintenant du sens :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''LARIGOT''' (''boire à tire''). On donne à cette expression l’origine suivante : En 1282, Odot Rigault, archevêque de Rouen, ayant fait don à son église d’une grosse cloche, cette cloche fut nommée la ''rigaude'', et comme elle était fort difficile à mettre en branle, les sonneurs avaient coutume de bien boire avant et après. De là on a dit d’un bon buveur. ''Il boit à'' '''tire la rigaude''' (par corruption ''larigot'').<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/719 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 31]</ref>}}
*
* 28 avril 2026 : Une autre définition qui a « mal vieilli » :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''ÉCRAN''' n. m. Petit meuble qui sert à garantir de l’ardeur du feu.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/224 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 208]</ref>}}
=== Mai 2026 ===
* 4 mai 2026 : Une autre définition que 150 ans a rendu caduque :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''EFFONDREMENT''' n. m. Action de fouiller la terre à une certaine profondeur.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/226 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 210]</ref>}}
*
* 9 mai 2026 : Même si elle existe depuis au moins 150 ans, cette définition est actuelle :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''ENDOCTRINER''' v. tr. S’emparer de l’esprit de quelqu’un : ''il l’a endoctriné''.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/238 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 222]</ref>}}
*
* 12 mai 2026 : Je viens d'écouter une vidéo sur YouTube de [[:w:fr:Rick Beato|Rick Beato]] : [https://www.youtube.com/watch?v=JHlxTiR1zsk ''The Greatest Song Ever Went Nowhere'']. En tant que producteur et compositeur, il a travaillé avec deux femmes dotées de belle voix. Il discute d'une très belle chanson qui n'a jamais été publiquement diffusée avant cette vidéo. Il mentionne entre autres que beaucoup d'artistes musicaux enfilent les petits boulots pour faire vivre leur art, espérant être suffisamment entendus pour vivre de leur art. Pendant la vidéo, il montre un disque dur qui comprend 13 albums de chansons qui n'ont jamais été publiés, même si, selon lui, ces albums comportent de belles chansons. Plusieurs albums ont demandé des années d'efforts des artistes qui les ont créés, mais ça n'a pas été suffisant pour que ces chansons soient soutenues par des maisons de disques. Beato affirme que, dans l'industrie musicale, la beauté artistique ne suffit pas à faire d'une chanson un succès commercial.
: Je ne peux m'empêcher de faire un parallèle avec mon wikitravail. J'ai créé beaucoup d'articles dans Wikipédia. J'en ai développé plusieurs au point de les considérer comme bons, sinon excellents (ils ont été labellisés). Et pourtant, trop peu sont connus du grand public. Les raisons sont multiples : sujets nichés, connaissances pointues, méconnaissance médiatique... Le message de Beato résonne en moi, parce que ces articles sont bien écrits, bien sourcés, mais comme des artistes musicaux, il manquera toujours quelque chose pour en faire des sujets compris du grand public.
*
* 14 mai 2026 : Deux autres articles insolites de Wikipédia {{surprise}}{{sourire}} :
:* [[:w:en:Official portraits of Donald Trump]] ;
:* [[:w:en:Mug shot of Donald Trump]].
: Le premier présente les portraits officiels de Donald Trump et les commentaires, critiques et observations qu'ont fait des journalistes et des personnalités médiatiques. Le deuxième détaille des trucs en lien avec le fait que Donald Trump s'est présenté de façon volontaire à une prison pour y être emprisonné, processus qui exige qu'il soit auparavant photographié pour les registres officiels (un ''{{lang|en|mug shot}}'' en anglais américain).
*
* 21 mai 2026 : Dans le cadre de mon travail, je suis amené à rechercher des logiciels gratuits qui pourraient être utilisés dans différents domaines : rédaction, animation 2D, édition de fichiers audio... Heureusement que Wikipédia est là : il simplifie grandement les recherches parce que les logiciels mentionnés par des moteurs de recherche sont légion mais la majorité sont payants. Merci Wikipédia ! {{sourire}}
*
* 23 mai 2026 : [https://fr.wikisource.org/wiki/Wikisource:Scriptorium/Mai_2026#Disparition_dans_l'historique_de_certaines_modifications Sur Le Scriptorium], un contributeur a évoqué la possibilité, si j'ai bien compris, que Wikisource soit un site trafiqué et que les contributeurs soient sous l'influence d'une intelligence inhumaine. Je me sens tout à fait humain et je n'ai pas l'impression d'être sous le contrôle d'une IA qui vit dans le silicium. En m'appuyant sur le nombre d'accrochages et la diversité des interventions que j'ai vécus en tant que contributeur, je soupçonne que plusieurs wikimédiens sont de vraies personnes. {{sourire}}
*
* 25 mai 2026 : Une expression que je vais peut-être ajouter à mon encyclopédie interne :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''TRAMONTANE''' (''perdre la''). Avant la découverte de la boussole, les marins qui voyageaient dans la mer Méditerranée s’{{corr|orentaient|orientaient}} à l’aide de l’''étoile polaire'', située au nord, au delà des monts (''les Alpes''). Ils appelaient cette étoile ''tramontane'', mot qui signifie littéralement ''au delà des monts''. Dès qu’ils la perdaient de vue, c’est-à-dire dès qu’ils avaient ''perdu la tramontane'', ils n’avaient plus rien pour s’orienter, et ignoraient complétement où ils étaient. De là est venue l’expression ''perdre la tramontane'', qui veut dire : se troubler, perdre la tête, ne savoir plus ce qu’on fait, ni ce qu’on dit [...]<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_fran%C3%A7aise,_1874.djvu/743 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 55]</ref>}}
*
* 29 mai 2026 : Fait suer. Le navigateur web Pale Moon n'est plus pris en charge par les serveurs de la WMF parce qu'il ne supporte pas le protocole WebAuthentication. J'utilise plusieurs autres navigateurs, mais il est doté de plusieurs fonctions que j'utilise régulièrement. Je devrai, un jour, adapter le code pour que ces fonctions soient disponibles dans Firefox par exemple.
*
* 30 mai 2026 : 150 ans d'exemples n'ont pas suffit. Les humains ne changent pas, tant pour les jugements que pour les désirs :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''{{lang|la|Hoc erat in votis}}''' (Voilà ce que je désirais) [...] Mots d’Horace, qui annoncent l’expression d’un désir : ''Faire une rapide fortune, tel est le'' '''{{lang|la|hoc erat in votis}}''' ''de la génération actuelle''.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_fran%C3%A7aise,_1874.djvu/756 ''Dictionnaire des locutions latines'', 1874, p. 68]</ref>}}
=== Juin 2026 ===
* 2 juin 2026 : Je peux à nouveau me connecter aux serveurs de la WMF avec le navigateur Pale Moon. C'est sympa. {{sourire}}
*
* 4 juin 2026 : Dans le DCLF, 25 lettres sur 26 sont définies dans le fac-similé. J'ai proposé une définition de la lettre W en m'appuyant sur l'une des définitions déjà rédigées par Larousse. Pourtant, [https://fr.wikisource.org/wiki/Discussion_Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_fran%C3%A7aise,_1874.djvu/687 deux contributeurs sont opposés]. Curieux. Peu importe, j'ai supprimé.
<div style="margin:10px auto 10px auto; width:92%; border: solid 1px blue; padding:6px; border-radius:5px;">
; Microsoft Visual C++
* Certaines bibliothèques en Python ont besoin d'utiliser une version récente de Microsoft Visual C++, que vous pouvez obtenir à https://visualstudio.microsoft.com/fr/visual-cpp-build-tools/
* 14.0 est la version minimale requise présentement.
* L'installation dure entre une et deux minutes.
; Vérifier que Python est installé
* Cliquer sur le bouton WIN du clavier
* Taper <code>cmd.exe</code>
* Lancer l’invite de commandes <u>en tant qu’administrateur</u>
* Dans la fenêtre, coller <code>Python --version</code>
* Si on lit par exemple « Python 3.14.5 », c’est un bon début. Sinon, naviguer à https://python.org.
; Installer les ''packages'' que Pywikibot utilise
* Dans l’invite de commandes, coller <code>python.exe -m pip install --upgrade pip</code> et attendre que l’installation soit complétée
** Cette commande met à jour l'utilitaire qui charge et installe les autres ''packages''. Des messages s’affichent. Ne vous en préoccupez pas. Cette commande installe le dernier ''package'' dans le dossier par défaut des ''packages'' de Python, dossier dont le nom est long. Les scripts du ''package'' seront accessibles peu importe l’endroit d’où un script Python est lancé.
* Dans l’invite de commandes, coller <code>python -m pip install "requests>=2.32.5"</code> et attendre que l’installation soit complétée
** Des messages s’affichent. Ne vous en préoccupez pas. Le ''package'' est installé dans le dossier par défaut des ''packages'' de Python, dossier dont le nom est long. Les scripts du ''package'' seront accessibles peu importe l’endroit d’où un script Python est lancé.
* Dans l’invite de commandes, coller <code>python -m pip install "mwparserfromhell>=0.7.2"</code> et attendre que l’installation soit complétée
** Idem
* Dans l’invite de commandes, coller <code>python -m pip install "wikitextparser>=0.56.4"</code> et attendre que l’installation soit complétée
** Idem
* Dans l’invite de commandes, coller <code>python -m pip install "packaging>=26.0"</code> et attendre que l’installation soit complétée
** Idem
; Installer Pywikibot pour un seul compte
: Dans [https://www.mediawiki.org/wiki/Manual:Pywikibot/Installation cette page], on indique de coller <code>python -m pip install pywikibot</code> dans l’invite de commande. En ce qui me concerne, suivre cette recommandation a créé des bogues que je ne suis pas parvenu à corriger. Entre autres, le fichier <code>user-config.py</code> est partagé parmi tous les bots que je maintiens, ce que je ne veux pas parce que j’utilise deux comptes sur plusieurs wikis : un pour wikimédien lambda et un pour wikimédien bot (les conditions d’utilisation sont distinctes sur plusieurs wikis de l’écosystème Wikimedia).
* Je crée/utilise un dossier au nom court (par exemple, <code>C:\dev\cdle</code>, pour Cantons-de-l'Est)
* Je charge [https://pywikibot.toolforge.org/ core_stable.zip] de ce dossier
* Je « dézippe » les scripts dans ce dossier
: Pywikibot est installé et les ''packages'' nécessaires sont disponibles
; Tests basiques de Pywikibot
* Toujours dans le dossier <code>C:\dev\cdle</code>, coller <code>python pwb.py -version</code>
** Si ça fonctionne comme prévu, plusieurs lignes sont affichées.
* Coller <code>python pwb.py -help:global</code>
** Si ça fonctionne comme prévu, beaucoup de lignes sont affichées.
: Si ces tests ont fonctionné, vous êtes prêt pour faire plus avec Pywikibot
; Configurer Pywikibot
* Dans l’invite de commandes de Windows 11, taper
** <code>C:</code> pour aller sur le disque C:
** <code>cd C:\dev\cdle</code> pour être dans le dossier où se trouve les scripts de Pywikibot
* Dans l’invite de commandes, coller <code>python pwb.py generate_user_files</code>
** Plusieurs questions sont posées
** À la question « Do you want to add a BotPassword for PSEUDONYME ? ([y]es, [N]o, [q]uit): », dire « n »
: Lorsque le questionnaire est épuisé, le script a créé le fichier « user-config.py »
; Créer un fichier pour le mot de passe
: Cette partie du processus de configuration de Pywikibot m’a pris beaucoup de temps parce que les informations sur le site de la plateforme sont parfois cryptiques ou contradictoires.
* Avec un éditeur de texte professionnel ([https://notepad-plus-plus.org/ Notepad++] — gratuit et performant —, [https://www.ultraedit.com/ UltraEdit] — payant et performant — ..., mais surtout pas Bloc-notes de Windows), ouvrir « user-config.py »
* Dans « user-config.py », chercher la ligne « password_file = ». Inscrire entre apostrophes le titre du fichier (par exemple, « <code>'MotsDePasse.py'</code> ») où se trouvera la paire pseudonyme/mot de passe
* Enregistrer
* Toujours dans l’éditeur de texte, créer un fichier où on doit voir : <code>('PSEUDONYME', 'MOT_DE_PASSE')</code>. Les parenthèses et les apostrophes doivent être conservées. Si l’information est présentée autrement, Pywikibot peut refuser de fonctionner, le moteur de Wikisource peut refuser l’identification ou le moteur de Wikisource peut imposer des limites.
* Enregistrer sous « <code>MotsDePasse.py</code> » dans le dossier <code>C:\dev\cdle</code>
; Connexion de Pywikibot à la Wikisource en français
* Coller <code>python pwb.py login</code>
** Si le moteur de Wikisource a détruit la connexion avec votre ordinateur, plusieurs messages seront affichés les uns à la suite des autres. Éventuellement, le message « Logged in on wikisource:fr as PSEUDONYME. » apparaît.
: Si ce test fonctionné, Pywikibot peut interagir avec Wikisource
; Exploiter Pywikibot
* Si le compte n’a pas modifié suffisamment de pages, Pywikibot peut bloquer sur un CAPTCHA. Sur Wikipédia, il lui faut au moins 50 modifications + 4 jours d’existence pour obtenir de façon automatique le statut ''autoconfimed''. Ailleurs, ça peut être 500 ou 1000 modifications et 10 jours d’existence. À moins qu’un administrateur ne lui donne le statut nécessaire avant.
* Exemples de commandes dans le dossier <code>C:\dev\cdle</code> (ailleurs, ça ne fonctionne pas)
** Une page à modifier : <code><nowiki>python pwb.py replace -page:"Page:Ivoi - L’Aéroplane fantôme.djvu/170" -regex "(\ \;|)(\s+)<ref( |>)" "<ref\3" -summary:"RÉSUMÉ_DE_LA_MODIFICATION"</nowiki></code>
**: Parfois, le titre de la page n’est pas reconnu. Remplacer les espaces par des soulignés. Le paramètre <code>-regex</code> exige de programmer avec les [https://docs.python.org/3/howto/regex.html expressions rationnelles de Python]. L’ensemble étant très polyvalent, prendre le temps d’en connaître une partie rend l’usage de Pywikibot plus intéressant selon moi.
** Un lot de pages à modifier : <code><nowiki>python pwb.py replace -file:NOM_FICHIER_SANS_ESPACE -regex "(\ \;|)([ ]+)<ref( |>)" "<ref\3" -summary:"RÉSUMÉ_DE_LA_MODIFICATION"</nowiki></code>
**: Dans le fichier, Pywikibot reconnaît les titres des pages même s’ils comprennent des espaces {{sourire}}.
** Un lot de pages à modifier en limitant le nombre de modifications par seconde et en limitant le nombre de pages à modifier pour cette commande : <code><nowiki>python pwb.py replace -file:NOM_FICHIER_SANS_ESPACE -regex "(\ \;|)([ ]+)<ref( |>)" "<ref\3" -putthrottle:8 -limit:10 -summary:"RÉSUMÉ_DE_LA_MODIFICATION"</nowiki></code>
**: Fonctionne bien, sauf lorsque j’ai voulu changer le nombre de pages à modifier : la commande restait coincée sur le nombre précédent. J’ai d’autres tests à faire.
: Consulter la [https://www.mediawiki.org/wiki/Manual:Pywikibot/Scripts/fr liste des commandes acceptées par Pywikibot] (aussi appelé « pwb.py »)
; Exploiter Pywikibot avec plusieurs comptes
: Refaire les étapes précédentes, mais en choisissant un autre dossier destination (par exemple, <code>C:\dev\bot</code>)
: Il est tentant de vouloir exploiter une seule plateforme Pywikibot et créer plusieurs utilisateurs. J’ai essayé, mais il y a des soucis d’accès aux ressources sous Windows. C’est la raison pour laquelle j’ai mis au point la procédure décrite plus haut.
</div>
[[File:Wikisource français - Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874 - index 1.png|thumb|center|upright=3.5|Au {{1er|avril}} 2026, état de l'index [[Livre:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu]].]]
[[File:Wikisource français - Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874 - index 3.png|thumb|center|upright=3.5|Au 5 juin 2026, état de l'index [[Livre:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu]]. Je suis parvenu à ajouter plus de 200 pages en l'espace de deux mois, même si elle sont régulièrement lourdes à transcrire. Voici des exemples :
<ul>
<li>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_fran%C3%A7aise,_1874.djvu/245] : l'outil d'océrisation échoue 1 fois sur 3 à distinguer les contenus dans les deux colonnes (il faut donc réorganiser), beaucoup de majuscules, beaucoup de gras, beaucoup d'italique</li>
<li>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_fran%C3%A7aise,_1874.djvu/751] : l'outil d'océrisation échoue régulièrement à distinguer les contenus dans les deux colonnes, du gras, du latin, tout ça dans un tableau</li>
<li>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_fran%C3%A7aise,_1874.djvu/777] : l'outil d'océrisation échoue 1 fois sur 3 à distinguer les contenus dans les deux colonnes, beaucoup de gras, beaucoup d'italique, des petites capitales à l'occasion</li>
</ul>
Heureusement que je peux m'appuyer sur des modèles en wikicode et sur Pywikibot pour avancer.]]
* 9 juin 2026 : Connaissez-vous le livre intitulé [[:w:fr:Kanzen jisatsu manyuaru|''Kanzen jisatsu manyuaru'']] ? Rédigé par un Japonais, il détaille beaucoup de méthodes de suicide. J'ai écrit la [https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Kanzen_jisatsu_manyuaru&oldid=63498289 première version de l'article sur WP] en mars 2011. L'article n'a presque pas été modifié en quinze ans. Il était bien en 2011, il aurait pu être meilleur en juin 2026. Ainsi va WP.
*
* 15 juin 2026 : Dans [https://commons.wikimedia.org/w/index.php?title=File:Signal_Bar_Indicator_Green.png&oldid=976205695#Description cette page] de Wikimedia Commons, une personne indique que la source de l'image est « {{lang|en|my brain}} » et que l'auteur est « {{lang|en|me}} ». {{mdr|32}}
: J'ai corrigé.
*
* 16 juin 2026 : Dans le DCLF, toutes les pages du ''[[Dictionnaire des locutions latines]]'' ont été validées. {{sourire}} Merci à [[user:Fortelle65|Fortelle65]] pour sa relecture. {{bravo}} Je félicite Cantons-de-l'Est pour son patient travail de relecture et de réorganisation des passages océrisés. {{clin}}
: Il ne me reste plus qu'à l'annoncer sur la page d'accueil de Wikisource.
*
* 23 juin 2026 : Triste bilan que celui de la [[:w:fr:Pertes humaines pendant la guerre russo-ukrainienne|guerre russo-ukrainienne]] : plus de 2 millions de blessés ou morts. {{triste|32}}
*
* 27 juin 2026 : Histoire incroyable :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Boissy d’Anglas''' [...] Le plus grand acte de sa vie, c’est la manière courageuse dont il se conduisit dans la fameuse séance de la Convention du 20 mai 1795. Le peuple de Paris avait envahi la salle, un jeune député, nommé Féraud, fut tué d’un coup de pistolet. Sa tête, coupée et mise au bout d’une pique, est présentée à Boissy d’Anglas, qui présidait alors. Le courageux Boissy resta inébranlable sur son siége et salua respectueusement la tête de son infortuné collègue. Eugène Delacroix a composé, sur ce sanglant sujet, un tableau qui est considéré comme un chef-d’œuvre.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/832 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 144]</ref>}}
=== Juillet 2026 ===
* {{1er|juillet}} 2026 : Question intéressante du contributeur Bananax47 : « Pourquoi contribuons-nous ? »<ref>[[user:Bananax47|Bananax47]], [https://fr.wiktionary.org/wiki/Wiktionnaire:Actualit%C3%A9s/135-juin-2026 Pourquoi contribuons-nous ?], ''Actualités'' du Wiktionnaire, juin 2026</ref>
<div style="margin-left:2em;">Jusqu'à ce qu'un contributeur sur Wikipédia m'écrive « Chapeau, l'artiste ! », je me voyais comme un wikitechnicien de l'écrit. Présentement, je me considère comme un artiste du Web 2.0 parce que je suis :
* sur Wikipédia en français
** rédacteur d'articles
** rédacteur de l'infolettre RAW (pendant 10 ans)
** traducteur
** administrateur
** participant aux discussions sur Le Bistro
* sur Meta-Wiki
** traducteur
** créateur de modèles
* sur Translatewiki
** traducteur de messages
* sur Wikisource en français
** transcripteur
** créateur de modèles
** participant aux discussions sur Le Scriptorium
** créateur d'auteurs
* sur Wikidata
** créateur de formulaires
** remplisseur de formulaires
* sur Wikimedia Commons
** retoucheur d'images
** créateur d'images
** créateur de photos
** créateur de modèles
* sur Wiktionnaire
** rédacteur d'entrées
Cette liste explique que je me considère à la fois comme un explorateur et un pionnier du Web 2.0 : je crois avoir démontré que j'aime l'aventure intellectuelle, même si elle est vécue devant un écran d'ordinateur depuis 20 ans. Par exemple, la rédaction d'articles façon Wikipédia n'est pareille à nulle autre, parce qu'il faut jongler avec les conventions wikipédiennes (encyclopédisme, sourçage, wikiliens, illustrations) et les possibilités du Web 2.0 (édition collaborative, discussions, contestations, critiques infondées, vandalismes, trollisme, susceptibilité). Beaucoup de personnes de mon entourage sont incapables de contribuer à Wikipédia, ou à n'importe quel wiki, parce qu'elles sont, je crois, dépassées par toutes ces exigences et ces attentes, même si elles détiennent des diplômes de niveau universitaire.
{{user:CdlEst/CitationBloc|Les personnes qui contribuent aux projets Wikimedia ne devraient pas être perçues comme des bénévoles, elles devraient être vues comme des meneuses qui prennent le contrôle et s'approprient les projets{{user:CdlEst/Trad|en|People who contribute to Wikimedia projects shouldn't be seen as volunteers, they should be seen as leaders taking control and ownership of the projects.}}{{,}}<ref>'''<small>(en)</small>''' Feed Me Your Skin, [https://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia:Wikipedia_Signpost/2025-07-18/Community_view A Deep Dive Into Wikimedia (part 4): The Future Of Wikimedia and Conclusion], 18 juillet 2025, ''Signpost'', Wikipédia en anglais</ref>.}} Je crois faire partie de ces gens qui prennent le contrôle, que ce soit pour la rédaction d'un article de Wikipédia, la création d'une entrée du Wiktionnaire ou la transcription d'un livre de Wikisource.
Il est important que j'éprouve de la satisfaction en observant les fruits de mon wikitravail :
* principal transcripteur de l'[[:s:fr:Histoire de la décadence et de la chute de l’Empire romain]],
* principal rédacteur de [[:w:fr:Histoire du procédé Haber-Bosch]], [[:w:fr:Robert Oppenheimer]], [[:w:fr:Fond diffus cosmologique]], [[:w:fr:Voie lactée]], [[:w:fr:Jack l'Éventreur]], des articles labellisés
* des milliers de photos de biens patrimoniaux québécois téléversées dans Wikimedia Commons
Je tiens cette autobiographie pour me rappeler des moments forts, des articles ou des entrées qui me semblent importants et des anecdotes vécues alors que je contribue à un wiki ou un autre. Elle m'est précieuse parce qu'elle m'aide à relativiser les échecs et les succès. Cette relativisation peut sembler futile, mais elle m'empêche de me croire trop important (lorsqu'on me félicite pour un travail accompli ) ou trop nul (lorsqu'on me critique, même de façon injustifiée). Seul bémol : elle ne me soutient pas lorsque des contributeurs m'attaquent de façon injustifiée.</div>
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* 9 juillet 2026 : [[:w:fr:Larry Sanger|Larry Sanger]], l'un des co-fondateurs de Wikipédia et l'un des co-pourfendeurs notoires de Wikipédia (l'autre pourfendeur s'appelle Elon Musk), a dressé une [https://en.wikipedia.org/w/index.php?title=User:Larry_Sanger/Nine_Theses&oldid=1361993729#Appendix:_The_Power_62 liste de 62 contributeurs de la Wikipédia en anglais] qui devraient, selon lui, dévoiler leur nom IRL, leur adresse, leur numéro de téléphone, leur adresse courriel, leurs comptes Facebook, Mastodon, Instagram... (j'exagère). Les internautes sauraient à qui ils ont affaire, toujours selon Sanger. Évidemment, Sanger évite soigneusement de mentionner que ces contributeurs deviendraient aussitôt les cibles de complotistes, d'extrémistes, et j'en passe, dans l'IRL et ailleurs dans le Web. Ces contributeurs ne sont pas des professionnels protégés par leurs employeurs. Ce sont des bénévoles sans autres ressources que les leurs. Je le sais d'expérience en tant que grand contributeur de Wikipédia et en tant qu'administrateur de Wikipédia.
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* 23 juillet 2026 : Anachronisme ? Le [[:w:fr:Système métrique|Système métrique]], mis au point en France pendant la Révolution, était officiel en 1874 :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''TAILLE''' n. f. Stature du corps : ''taille de cinq pieds quatre pouces''...<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/636 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 620]</ref>}}
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* 25 juillet 2026 : Aujourd'hui, c'est aussi un adjectif :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''ESTHÉTIQUE''' n. f. Science qui traite du beau en général, et du sentiment qu’il fait naître en nous.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/254 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 238]</ref>}}
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* 25 juillet 2026 : Trouverez-vous le mot qui ne serait pas accepté aujourd'hui {{sourire}} ?
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''ET''' conj. copulative, qui sert à lier les parties du discours.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/254 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 238]</ref>}}
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* 27 juillet 2026 : Faute de frappe ou prévision ?
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''ÉTHER''' (''ter'') n. m. Fluide très-subtil qu’on supposait remplir l’espace...<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/256 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 240]</ref>}}
: En effet, la notion d'[[:w:fr:Éther (physique)|éther en physique]] n'a été abandonnée qu'à la suite de l'acceptation générale de la théorie de la relativité restreinte d'Albert Einstein, dans les années 1910-1920.
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* 28 juillet 2026 : D'anciens dirigeants de eBay ont mené une campagne de salissage vers la fin des années 2010 pour faire taire un couple qui publiait une infolettre qui critiquait à l'occasion la société. Les moyens utilisés : menaces, tentatives de surveillance et envoi d'insectes, entre autres. [https://news.slashdot.org/story/26/07/28/2051229/ebay-reaches-56-million-settlement-with-e-commerce-newsletter-writers-it-terrorized-in-2019] Sept anciens salariés ont été condamné pour ces gestes.
: Les dirigeants ont créé des faux-nez pour harceler le couple sur les réseaux sociaux, tout en envoyant des lettres de menaces et des objets insolites : insectes vivants, magazines pornographiques, un masque de porc ensanglanté, une couronne mortuaire et un livre sur la façon de survivre à la mort de son conjoint. Ils auraient même envisagé de placer un GPS sur l'auto du couple et d'envoyer un gang de criminels à la maison du couple. {{surprise|32}}
: L'ancien PDG a versé 2 M$ à titre de dédommagement, une ancienne dirigeante a versé 500 k$ et un ancien dirigeant a versé 50 k$. En 2022, sept anciens anciens salariés de eBay ont plaidé coupable, y compris l'ancien chef de la sécurité, condamné à cinq ans de prison. Il y a même une ancienne consultante de eBay qui a été condamnée.
: Je suis stupéfait et ahuri parce que, à cette époque, eBay valait des milliards de dollars et les gens qui occupaient les postes de direction avaient une intelligence certaine du monde des affaires.
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* 29 juillet 2026 : J'apprends que, comparativement au précédent congrès, les inscriptions à et le déroulement de Wikimania 2026 ont été durcis. [https://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia:Wikipedia_Signpost/2026-07-13/News_and_notes#Wikimania] {{surprise}}
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* 29 juillet 2026 : J'ai participé un peu au démarrage de [[Wikisource:La Lettrine|''La Lettrine'']]. C'était divertissant : ça m'a rappelé mes premiers temps avec les ''Regards sur l'actualité de la Wikimedia''.
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* 27 juillet 2026 : Le temps a modifié cette définition :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''ÉVIER''' n. m. Table de pierre sur laquelle on lave la vaisselle ; petit canal par lequel s’écoulent les eaux d’une cuisine....<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/260 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 244]</ref>}}
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* 30 juillet 2026 : En remplissant une page [https://fr.wiktionary.org/wiki/Mod%C3%A8le:Projet_du_mois/07_2026#Cantons-de-l%E2%80%99Est pour souligner les travaux de contributeurs], j'ai été amené à compter combien d'entrées j'ai créées dans le Wiktionnaire : [https://fr.wiktionary.org/w/index.php?title=Sp%C3%A9cial:Contributions&end=&namespace=0&newOnly=1&start=&tagfilter=&target=Cantons-de-l%27Est&limit=525 environ 525]. Moins que ce que j'espérais, mais plus que ce que j'avais anticipé.
=== Août 2026 ===
{{user:CdlEst/CitationBloc|On maintient une légende vivante en faisant des pèlerinages réguliers.<ref group=note>C'est ainsi que j'ai répondu à ma conjointe lorsque je lui ai dit que j'écoutais un film de James Bond et qu'elle a répliqué : « Pour la 3 millionième fois ! ».<br><br>Google Gemini me soutient. {{sourire}}</ref>|Cantons-de-l'Est, 6 août 2026}}
* {{1er|août}} 2026 : J'ai longtemps cherché une liste des mots les plus couramment utilisés en français dans le but de créer un dictionnaire de français sans exemples sous licence libre. Une seule suggestion m'a été faite : utiliser la [[:w:fr:Liste Swadesh|liste Swadesh]]. Elle est toutefois extrêmement courte : un peu plus que 200 mots. Hier, j'ai appris l'existence de Unilex, un projet qui compile des listes de mots les plus fréquents dans différentes langues. [https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Lingua_Libre_list/fra Les listes pour le français sont très longues] et m'aideront à créer un dictionnaire digne de ce nom. {{sourire}}
[[File:A-happy-couple.jpg|thumb|center|upright=2.0|L'amour de trois poins de vue : la jeune femme, le jeune homme et le vôtre. {{sourire}}]]
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* 2 août 2026 : Aurais-je trop l'esprit trop à la fête ? J'ai en effet bonifié [[:w:fr:Margarita (cocktail)|Margarita (cocktail)]], que j'expérimente depuis quelques jours. Toutefois, ce n'est pas au point d'ignorer mes wikiobligations. {{sourire}}
[[File:Baby Globe at Wikimania 2026 in Hall 01.jpg|thumb|center|upright=2.5|[[:w:fr:Wikipédia:Bébé Globe|Bébé Globe]], la mascotte des 25 ans de Wikipédia, se promenait parmi les participants et les kiosques de la Wikimania 2026 à Paris. Il a une bouille sympathique.<br>Vous voulez en savoir plus sur lui ? Lisez [https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:RAW/2026-08-05/Baby-globe son entrevue].]]
[[File:Baby Globe Crochet pattern - FR.pdf|thumb|center|Envi de fabriquer au crochet votre Bébé Globe ? {{sourire}}]]
* 4 août 2026 : Création par mes soins de [[:w:fr:Simulation d'orgasme|Simulation d'orgasme]], une traduction d'un article de la Wikipédia en anglais. Je suis étonné que personne ne l'ait fait avant moi. Peut-être que c'est un sujet tabou pour beaucoup de gens. Pour ma part, aucun souci de ce côté, sinon que je n'en ai pas assez à mon goût. Mais bon, mon corps n'est plus si jeune...
*
* 4 août 2026 : À quelques définitions de distance, une incohérence je crois :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''EXPONENTIEL, ELLE''' adj. ''Math.'' Se dit d’une quantité affectée d’un exposant.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/264 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 248]</ref>}}
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''EXPOSANT, E''' [...] ''Alg.'' Nombre qui désigne le degré d’une puissance ou d’une racine.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/264 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 248]</ref>}}
: Selon ces défintions, le premier s'applique à n'importe quelle quantité, alors que la deuxième s'applique seulement en algèbre. Hum.
: Aujourd'hui, les mathématiques ayant progressé, les mots « exponentiel » et « exposant » s'appliquent à n'importe quelle quantité, que ce soit un nombre, une variable, une matrice... Plus généralement, ils s'appliquent à tout élément d'un ensemble mathématique doté de l'opération multiplication (un [[:w:fr:Corps (mathématiques)|corps en mathématiques]]). Par ailleurs, l'exposant peut être une variable ou un coefficient, tous deux représentés par des lettres.
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* 5 août 2026 : Je croyais que je n'utilisais pas de façon volontaire des IA. Après quelques minutes de réflexions, c'est le contraire que je vois. J'utilise régulièrement deepL.com et à l'occasion Google Traduction. Quand je fais des recherches avec le moteur de Google, je regarde dans un premier temps ce que Google Gemini a produit. Si je veux le partager via Wikipédia, j'analyse les sources utilisées, qui sont régulièrement correctes.
*
* 5 août 2026 : J'ai complété la transcription de toutes les pages de la section « lettre E » du ''Nouveau dictionnaire de la langue française'' [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Special%3AContributions&target=Cantons-de-l%27Est&namespace=104&tagfilter=&newOnly=1&start=2026-08-05&end=2026-08-03&limit=50] (la feuille 265 n'est pas la dernière pour la lettre E, mais c'était la dernière à faire passer de inexistante à corrigée). Combien de pages au format A6 pourraient contenir toutes les définitions de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/A|lettre A]], de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/B|lettre B]], de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/C|lettre C]], de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/D|lettre D]] et de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/E|lettre E]] ?
:* Pour la lettre A, c'est 196 pages.
:* Pour la lettre B, c'est 116 pages.
:* Pour la lettre C, c'est 290 pages.
:* Pour la lettre D, c'est 164 pages.
:* Pour la lettre E, c'est 180 pages.
: C'est donc 946 pages dans ce format PDF qui sont disponibles pour réutilisation et export. {{sourire}}
*
* 6 août 2026 : J'utilise le correcteur de Word pour débusquer des fautes de transcription dans le ''Nouveau dictionnaire de la langue française'' du DCLF. Je suis déçu de moi lorsque je corrige [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/189&diff=prev&oldid=15965266 une coquille aussi évidente]. Toutefois, parce que le dictionnaire du navigateur Web marque plusieurs termes comme étant potentiellement fautifs, ce type d'erreur est noyé parmi plusieurs faux positifs. Je pense qu'il est humain de rater une erreur évidente de temps à autre.
*
* 6 août 2026 : Encore une fois, je supposais mal. J'ai en effet créé {{m|et al.}} pour la Wikisource en français. {{surprise}}
*
* 9 août 2026 : Biographie très succincte :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Brunel''', ingénieur fr., exécuta le ''Tunnel'' de Londres (1769-1849).<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/842 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 154]</ref>}}
: Il s'agit de [[:w:fr:Marc Isambart Brunel|Marc Isambart Brunel]]. Il a été ingénieur en chef de la ville de New York à partir de 1796. Il s'installe en Angleterre en 1799, où il fait fortune grâce à l'invention de plusieurs machines ingénieuses, entre autres une machine à fabriquer les poulies pour la marine, une scierie de bois d’acajou et de marqueterie, un moulin à scier. Il conçoit et fait fabriquer un tunnelier pour le [[:w:fr:tunnel sous la Tamise|tunnel sous la Tamise]]. Avec l'aide de son fils de 18 ans, [[:w:fr:Isambard Kingdom Brunel|Isambard Kingdom Brunel]], il parvient à faire creuser le tunnel au prix d'efforts colossaux.
: Son fils Isambard (1806–1859) fera des travaux encore plus grand : le Great Western Railway (un long chemin de fer), une série de bateaux à vapeur (dont le premier pourvu d'une hélice), de nombreux ponts et des tunnels importants.
: Pourtant, même s'il est mort depuis 10 ans au moment où Pierre Larousse met sous presse la première version de son dictionnaire en 1869, aucune mention de Isambard. Chauvinisme ? Omission involontaire ?
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* 10 août 2026 : Un salarié de Google a mis au point un navigateur web capable de générer une page web inexistante à la volée grâce à une IA de Google. De plus, le navigateur « traduit » le contenu de n'importe quelle page qui existe vraiment. [https://idle.slashdot.org/story/26/08/09/2048241/ai-powered-browser-just-generates-every-website-from-scratch] Ça m'effraie parce que des gens seront tentés de réécrire l'histoire.
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* 11 août 2026 : L'expression « âne de Buridan » m'était inconnue :
{{user:CdlEst/CitationBloc|[...] ''l’âne de Buridan'', qu’on emploie communément pour peindre la situation d’un homme sollicité également de deux côtés à la fois, et qui ne sait à quoi se résoudre. Elle a pris naissance au milieu des âpres disputes de la scolastique du moyen âge. Buridan émettait l’hypothèse d’un âne également pressé par la soif et par la faim, et qui se trouverait placé à égale distance entre un seau d’eau et un picotin d’avoine. Par où commencera l’animal pour satisfaire deux besoins qui le sollicitent avec la même énergie ?<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/845 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 157]</ref>}}
* 11 août 2026 : Je viens à l'instant de terminer la transcription de toutes les pages de la lettre B du ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'' de Larousse ([https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/845&action=history l'avant-dernière complétée aujourd'hui]). Je suis malheureusement incapable d'obtenir cette section au format PDF parce que le WsExport semble en panne. {{triste}}
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* 13 août 2026 : [[user:Fortelle65|Fortelle65]] est très intéressée par les articles de dictionnaires qui décrivent des gens, des lieux, des œuvres d'art. Elle lie les entrées du ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'' aux entrées de Wikidata (exemples : [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/845&curid=4960765&diff=15976119&oldid=15976111], [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/894&curid=4960787&diff=15977582&oldid=15977219], [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/779&diff=next&oldid=15979142]). Avant de le faire, elle valide les transcriptions dans chaque page où elle fait des liens, ce qui est bien. {{sourire}}
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* 14 août 2026 : J'ai installé la dernière version de Pywikibot (11.6.0 publiée le 22 juillet 2026). Excepté un problème récurrent avec une extension qui refuse de bien s'installer parce que les VCTools++ de Microsoft ne seraient pas à la version 14 ou ultérieure (ils sont à la version 18 sur mon appareil), Pywikibot fonctionne bien. {{sourire}}
*
* 14 août 2026 : Depuis au moins une semaine, WsExport ne fonctionne plus. {{triste}} Il est donc impossible d'obtenir des fichiers PDF des transclusions que je crée. {{triste}}
*
* 15 août 2026 : Voici le nombre de pages que j'ai transcrit du DCLF de Larousse : {{#expr: 270 + 24 + 850 - 689 + 1 + 6}}, qui contient environ {{unité|1165|pages}}. Je suppose que j'ai commencé le 11 janvier 2026 [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/17&action=history] Si c'est le cas, j'ai donc transcrit environ 40 % du DCLF en sept mois. Plutôt bien. {{sourire}}
: Je tiens à souligner le patient travail de validation de [[user:Fortelle65|Fortelle65]]. {{bravo}}
*
* 16 août 2026 : À la suite d'[https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Discussion_utilisateur:Cantons-de-l%27Est&oldid=15977603#Ordre_alphabétique une demande de Fortelle65], je planche sur une façon de trier en ordre alphabétique les entrées dans une page de DCLF. Le but ? Trouver des mots qui ne sont pas transcrits correctement. Par exemple, est-ce que ces trois mots sont triés alphabétiquement : « Cantal, Cautal, Cantate » ? Si cette liste était triée dans une deuxième liste, puis comparée à la première, on verrait facilement que quelque chose cloche :
: « <code>Cantal, Cautal, Cantate</code> »
: « <code>Cantal, Cantate, Cautal</code> »
: Je concède que cette comparaison ne permettra pas d'éliminer toutes les erreurs de transcriptions, mais elle aide à réduire de façon mécanique le nombre d'erreurs. {{sourire}}
*
* 17 août 2026 : En lien avec la brève précédente, je vis de la frustration avec Python. Son moteur d'expressions régulières est incapable de trouver tous les caractères entre deux balises bien définies. {{Fâché}}
: Heureusement que je peux compter sur mes travaux antérieurs pour capturer tous les caractères en question.
*
* 17 août 2026 : Découverte de [[Module:Auteur2/nationalités]], qui crée des ''mappings'' entre régions historiques et nationalités (par exemple, une personne née dans le shogunat Tokugawa est de nationalité japonaise).
*
* 18 août 2026 : J'ai corrigé quelques centaines de bogues indiqués dans [[:Catégorie:Page transclusions with invalid attributes]]. Ce type de bogue n'est exposé que depuis quelques semaines. Dès qu'une transclusion est modifiée, une extension au moteur de Wikisource recherche ce type de bogue ; s'il est présent, il force le moteur de Wikisource à catégoriser la transclusion.
: Beaucoup de transclusions n'ont pas été modifiées depuis plusieurs années, il y a donc beaucoup de pages qui contiennent potentiellement ce type de bogue. J'ai donc recherché celles qui contenaient « header_type= ». La majorité des résultats contient le bogue. Je fais donc encore du ménage parmi ces transclusions.
*
* 18 août 2026 : Pendant que j'ai effectué les corrections du bogue mentionné dans la brève précédente, j'ai été amené à [[Psychopathia sexualis]], un livre qui m'a intéressé voici quelques années. En inspectant les transclusions des chapitres, j'ai fait le constat qu'elles avaient été construites d'une façon insolite qui ne facilite pas la maintenance. J'ai donc modifié plusieurs pages pour rendre l'ensemble plus cohérent avec les pratiques actuelles de Wikisource [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Livre:Krafft-Ebing_-_Psychopathia_Sexualis,_Carré,_1895.djvu&diff=15988040&oldid=15437862], [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Psychopathia_sexualis&diff=15988060&oldid=15450079], [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Psychopathia_sexualis/Chapitre_I&diff=15988057&oldid=15807773]... J'ai également découvert « [[Psychopathia Sexualis]] », qui fait doublon avec « [[Psychopathia sexualis]] » ; j'ai demandé la [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Wikisource:Requêtes_aux_administrateurs&oldid=15988165#Une_transclusion_à_supprimer suppression du doublon].
*
* 19 août 2026 : Découverte d'une famille napolitaine, qui a produit plusieurs personnalités :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Caraccioli''', illustre famille de l’anc. royaume de Naples, qui a fourni un grand nombre d’hommes distingués :
'''Caraccioli''' (''Jean''), secrétaire et favori de la reine {{nobr|Jeanne II}}, tué en 1432.
'''Caraccioli''' (''Jean''), s’attacha aux Français et devint maréchal de France (1480-1550).
'''Caraccioli''' (''Antoine''), fut nommé évêque de Troyes en 1551 et embrassa ensuite le luthéranisme.
'''Caraccioli''' (''Dominique''), ministre d’État et diplomate napolitain, un des hommes les plus remarquables du {{s|xviii}}.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/852 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 164]</ref>}}
: Je n'ai jamais lu sur [[:w:fr:Domenico Caracciolo|Dominique Caraccioli]]. Étonnant.
: Je n'ai d'ailleurs jamais lu sur la [[:w:fr:Famille Caracciolo|famille Caracciolo]], une puissante famille italienne qui origine du Royaume de Naples. {{surprise|32}} {{surprise|32}}
*
* 20 août 2026 : Les bras m'en tombent : le président des États-Unis Donald Trump préfère envoyer des amis et des alliés pour négocier avec des pays d'intérêt plutôt que de s'appuyer sur des ambassadeurs ou encore sur le Secrétaire du département d'État des États-Unis. [https://www.cbc.ca/news/politics/pete-hoekstra-petition-maga-ambassadors-9.7310065] Comme l'écrit l'auteur de l'article, ça en dit long sur l'actuelle politique étrangère des États-Unis.
*
* 28 août 2026 : Dans les derniers jours, j'ai travaillé sur quelques modèles de tomaison : [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Modèle:Walch_-_Anthologie_des_poètes_français_contemporains_-_tomaison&action=history], [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Modèle:Tomes_Vidocq&action=history], [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Modèle:Tomes_Annales_de_pomologie_belge_et_étrangère&action=history]. Ça me change de la transcription de pages du DCLF et de la maintenance des pages listées dans [[:Catégorie:Page transclusions with invalid attributes]].
*
* 30 août 2026 : Facebook a attiré mon attention sur [[:w:fr:Mariangela Hungria|Mariangela Hungria]], une microbiologiste qui a recherché et découvert des bactéries nitrifiantes. Elles sont utilisées pour augmenter la production du soja tout en diminuant l'usage des engrais synthétiques. J'ai vu un lien avec « [[:w:fr:Histoire du procédé Haber-Bosch|Histoire du procédé Haber-Bosch]] », un article que j'ai mené aux labels Bon article, puis Article de qualité voici plus de dix ans. Ça faisait plus de deux ans que je n'avais pas modifié [https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Histoire_du_proc%C3%A9d%C3%A9_Haber-Bosch&diff=239089319&oldid=237339744 Histoire du procédé Haber-Bosch]. Même si l'article est toujours aussi bon, je pense qu'il a besoin d'un peu de maintenance, surtout pour les sources. Je n'ai toutefois pas assez d'enthousiasme pour le faire.
=== Septembre 2026 ===
* {{1er}} septembre 2026 : Travaux sur la table des matières (TdM) de [[Livre:Verne - Famille-sans-nom, Hetzel, 1889.djvu]]. Le {{1er}} septembre, la mise en page de la TdM [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Verne_-_Famille-sans-nom,_Hetzel,_1889.djvu/428&oldid=16012452 était correcte], mais sa transclusion posait problème. La TdM était construite avec un [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Verne_-_Famille-sans-nom,_Hetzel,_1889.djvu/428&action=edit&oldid=16012452 tableau façon wiki], ce qui est correct, mais des trucs peuvent briser lorsque le moteur de Wikisource fait une transclusion. Après plusieurs essais de rectifications [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Verne_-_Famille-sans-nom,_Hetzel,_1889.djvu/428&action=history], j'ai déterminé qu'il fallait insérer <code><nowiki><nowiki/></nowiki></code> tout en haut de la page pour corriger le bogue de transclusion. De prime abord, j'ai pensé qu'il manquait quelque chose dans le tableau ; j'étais dans l'erreur.
*
* 2 septembre 2026 : J'utilise des petits boutons cliquables pour naviguer d'un wiki à l'autre de l'écosystème Wikimedia. Ces petits boutons sont décorés d'images qui proviennent de Wikimedia Commons. Puisque ces boutons sont programmés en JavaScript, il faut utiliser des images dérivées. Par exemple, dans [[:File:Wiktionary-logo-ka-without-text.svg]], il est possible de demander « Autres résolutions ». On pourra de cette façon obtenir des images de tailles réduites (par exemple, « 330 × 315 pixels »).
: L'adresse de ces images réduites comporte le mot « upload » : <code><nowiki>https://</nowiki></code>'''<code>upload</code>'''<code><nowiki>.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/74/Wiktionary-logo-ka-without-text.svg/330px-Wiktionary-logo-ka-without-text.svg.png</nowiki></code>.
: La WMF a décidé d'[https://fr.wiktionary.org/w/index.php?title=Discussion_utilisatrice:Dan%C3%BFa&oldid=39848846#upload.wikimedia.org_-%3E_thumb.wikimedia.org uniformiser les tailles des images réduites]. Pour y parvenir, il faut utiliser un autre ensemble d'adresses, qui comprennent « thumb » : <code><nowiki>https://</nowiki></code>'''<code>thumb</code>'''<code><nowiki>.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/74/Wiktionary-logo-ka-without-text.svg/330px-Wiktionary-logo-ka-without-text.svg.png</nowiki></code>.
: Il y a donc du code à ajuster pour tenir compte de ce changement, mais « thumb » ne s'applique que dans certains cas, ce qui rend l'exercice ennuyeux [https://fr.wiktionary.org/w/index.php?title=Utilisateur%3ACantons-de-l%27Est%2Fcommon.js&diff=39845282&oldid=39705214]. Heureusement que je n'ai pas à le faire régulièrement.
*
* 4 septembre 2026 : Un ouvrage bien connu aujourd'hui l'était déjà vers la fin des années 1880 :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Centuries''' de Nostradamus, prédictions de cet astrologue, en quatrains énigmatiques, qui ont conservé une longue vogue due à la superstition (1555).<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/859 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 171]</ref>}}
*
* 5 septembre 2026 : En lien avec [[:Catégorie:Page transclusions with invalid attributes]], j'ai effectué [https://en.wikisource.org/w/index.php?title=Special%3AContributions&target=Cantons-de-l%27Est&namespace=0&tagfilter=&start=2026-09-04&end=2026-09-05&limit=50 des travaux de maintenance dans la Wikisource en anglais]. Divertissant.
*
* 7 septembre 2026 : [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Special%3AContributions&target=Cantons-de-l%27Est&namespace=3&tagfilter=&start=2026-09-07&end=2026-09-07&limit=50 Première distribution des annonces de parution de ''La Lettrine'']. Divertissant.
*
* 8 septembre 2026 : Ma première présentation, succincte, [https://fr.wiktionary.org/w/index.php?title=Wiktionnaire:Actualités/Brouillon&oldid=39867245#Nouveau_dictionnaire_de_la_langue_française d'un dictionnaire dans les ''Actualités''] du Wiktionnaire. Divertissant.
*
* 9 septembre 2026 : Je n'ai jamais lu sur ce peuple autochtone :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Chactas''' ou '''Têtes-Plates''', peuplade encore à moitié sauvage, qui habite l’Amérique du Nord.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/861 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 173]</ref>}}
: J'ignore s'il existe en 2026.
*
* 10 septembre 2026 : Le modèle {{m|MaLettrine}} provoquait des effets de bord indésirables, qu'il est maintenant impossible de reproduire parce que j'ai mis au point le module [[module:MaLettrine|MaLettrine]], qui élimine ces effets tout en permettant d'afficher les bonnes informations dans [[Wikisource:La Lettrine/Inscription]]. Quelques minutes d'efforts et un peu de recherche dans le Web m'ont permis, je crois, de créer un module efficace. {{sourire}}
: Je vais peut-être adapter le module pour remplacer le code dans le [https://fr.wiktionary.org/wiki/Modèle:MesActu modèle:MesActu] du Wiktionnaire, parce que les mêmes problèmes pourraient y apparaître.
*
* 10 septembre 2026 : Il y a un mot inattendu dans cette définition :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''TORQUETTE''' n. f. Panier d’osier dans lequel on transporte la <u>marée</u> ; cette marée elle-même.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/653 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 637]</ref>}}
*
* 11 septembre 2026 : Vraiment inattendu, considérant la prépondérance médiatique des menées russes :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''KREMLIN''' n. m. Nom donné, chez les Slaves, à toute enceinte murée offrant un point de résistance.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/371 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 355]</ref>}}
*
* 12 septembre 2026 : WsExport est régulièrement en panne. C'est probablement parce qu'il manque de ressources matérielles pour s'exécuter (taille mémoire vive, par exemple). Le contributeur Denis Gagne52 a proposé une [https://fr.wikisource.org/wiki/Wikisource:Scriptorium#Wsexport_en_panne_? intéressante recette informatique] pour générer <u>localement</u> des fichiers PDF à partir de fichiers ePub, qui sont moins lourds à créer que des fichiers PDF.
*
* 13 septembre 2026 : Définition inattendue :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''FONCER''' v. tr. Mettre un fond à un tonneau, à une cuve.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/284 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 268]</ref>}}
: C'est la définition complète.
*
* 13 septembre 2026 : J'ai testé localement la [https://fr.wikisource.org/wiki/Wikisource:Scriptorium#Wsexport_en_panne_? recette informatique] pour convertir un fichier ePub en PDF. Le glisser-déposer fonctionne mal sur mon ordinateur. J'ai donc adapté la recette. Pendant mes tests, j'ai découvert que les lettres diacritées sont mal gérées par le DOS de Windows (peut-être est-ce mieux dans le PowerShell ; c'est à vérifier).
: Lorsque j'ai vu que ça fonctionnait pour un fichier léger, j'ai porté mon attention sur le ''[[Nouveau dictionnaire de la langue française]]'', dont 400 pages sont transcrites. WsExport a généré le fichier ePub en un clin d’œil. Ensuite, sur mon portable performant, l'application Calibre a pris environ 30 secondes pour traduire du format ePub au format PDF A5. Ce fichier comprend environ 1050 pages.
: Une (grossière) proportionnalité laisse penser que la transcription de toutes les pages du [[Livre:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu]], qui comprend 1167 pages, occupera environ {{unité|3000|pages}} au format A5. {{surprise}}
*
* 14 septembre 2026 : Dès juin 2011, [https://fr.wikisource.org/wiki/Wikisource:Scriptorium/Juin_2011#Edition_pour_liseuse il existait un projet de site web] pour stocker les textes entiers aux formats ePub, mobi et PDF. La taille totale de {{unité|10000|textes}} entiers atteindrait environ 100 Go. Les disques durs SSD de 1 To sont courants aujourd'hui et coûtent moins de 250 euros. Alors que le nombre d'écritures influence négativement la durée de vie d'un disque dur SSD, le nombre de lecture influence très peu cette durée de vie. Avoir un serveur de fichiers exige d'exploiter un ordinateur dédié et de maintenir un accès Internet. Ce dernier est probablement ce qui coûterait le plus cher à maintenir. Selon Google Gemini, un [[:w:fr:Content Delivery Network|Content Delivery Network]] serait plus approprié pour ce projet parce qu'il s'agit d'un site sans interactions avec les utilisateurs. Intéressant.
: Je dois effectuer plusieurs tests avant de proposer un projet de site web :
:* création de centaines de fichiers en plusieurs formats (ePub, mobi, PDF-A4, PDF-A5, PDF-A6, PD-US letter),
:* une page web par texte entier.
: Pour qu'il soit vraiment utile, le site web doit offrir plusieurs services :
:* pages faciles à créer ;
:* présentation correcte des pages ;
:* Bon rendu sur ordinateur de bureau, portable, smartphone et tablette numérique ;
:* catégories ;
:* moteur de recherches ;
:* navigation aisée entre les pages ;
:* téléversement des fichiers ;
:* téléchargement des fichiers ;
:* interface multilingue ;
:* prise en main rapide par n'importe quel wikimédien et wikimédienne ;
:* au minimum, liens vers les index des Wikisources linguistiques ;
:* facilité d'analyse par des moteurs de recherche externes ;
:* génération de données statistiques (notamment, nombres de téléchargements).
: La plateforme [[:w:fr:MediaWiki|MediaWiki]] est le meilleur choix selon mon expérience. Il y a mieux, à la condition de vouloir tout construire à partir de rien ou presque, temps que je n'ai pas. Je dois réfléchir à tout ça.
*
* 19 septembre 2026 : Relecture de quelques passages dans ''Histoire de la décadence et de la chute de l’Empire romain'' (HDCER). Dans le chapitre XXIII, [https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_de_la_décadence_et_de_la_chute_de_l’Empire_romain,_traduction_Guizot,_tome_4/XXIII#cite_note-85 plusieurs notes sont mal numérotées]. Je tenterai de corriger cette anomalie.
*
* 19 septembre 2026 : Il faudrait que je revois [[Modèle:HwsN]], parce qu'il génère un hyperlien vers Wikisource dans les fichiers créés par WsExport, y compris dans la TdM.
[[File:Madame de Genlis 1780.jpg|thumb|center|upright=2.0|[[auteur:Félicité_de_Genlis|Félicité de Genlis]] portait un surprenant couvre-chef.]]
* 20 septembre 2026 : Je ne comprends pas le néerlandais. Néanmoins, depuis quelques jours, je recherchais dans la Wikisource en néerlandais l'équivalent de [[:Catégorie:Page transclusions with invalid attributes]]. J'ai essayé plusieurs trucs, mais sans résultat. {{triste}} Le contributeur [[user:Havang(nl)|Havang(nl)]] m'a transmis des suggestions intéressantes, ce qui m'a amené à ajouter un paramètre fautif dans une page de transclusion là-bas : j'ai de cette façon appris le titre de la catégorie. {{sourire}} J'ai donc créé [[:s:nl:Categorie:Pagina-transclusies met onjuiste attributen]]
: En passant, la communauté de la Wikisource en néerlandais est chétive : [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Discussion_utilisateur:Havang(nl)&oldid=16053113#Catégorie_de_maintenance_dans_NL.wikisource_? environ 5 personnes selon Havang(nl)].
*
* 20 septembre 2026 : Voici que pense Larousse d'une toile :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Chaudronnier''' (''le''), chef-d’œuvre de [[:w:fr:Frans van Mieris l'Ancien|Frans van Mieris [l’Ancien]‌]], galerie de Dresde : physionomies expressives, coloris harmonieux.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/869 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 181]</ref>}}
: Dans la Wikipédia en français, [https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Le_Bricoleur_(van_Mieris)&oldid=239668022 article sur la toile], mais aucun passage au moment présent qui indique qu'il s'agit d'un chef d’œuvre. J'ai ajouté [https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Le_Bricoleur_(van_Mieris)&diff=239668643&oldid=239668022 la position de Larousse].
*
* 20 septembre 2026 : Définition très peu commune aujourd'hui :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Chauvin''', nom donné aux anciens soldats de l’empire, qui professaient, après la chute de {{nobr|Napoléon {{Ier}}}}, une sorte d’adoration pour sa personne. Ce mot a passé dans la langue, et il s’applique aujourd’hui à toute personne entichée d’un enthousiasme militaire où la passion a plus de part que le raisonnement.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/869 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 181]</ref>}}
*
* 21 septembre 2026 : Définition surannée :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''FRANCISATION''' n. f. Acte qui constate qu’un navire est français.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/290 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 274]</ref>}}
*
* 21 septembre 2026 : Dans la Wikisource en français, pour indiquer qu'il est possible de passer à la section suivante par exemple, du texte accolé à une pointe de flèche : voyez [[Modèle:HhakAvantTransclusion#Exemples|ces trois exemples]].
: Dans la Wikisource en latin, on préfère utiliser des flèches complètes sur l'arrière-plan est blanc laiteux, ce qui est esthétiquement plus charmante ÀMHA : observez la barre sous le bandeau de [[:s:la:Amphitruo_(Lindsay)/Actus_I|cette page]].
*
* 24 septembre 2026 : Une définition qui m'a surpris :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Chio''' (''ki-o''), Île de l’Archipel, un des pays qui se disputent l’honneur d’avoir donné le jour à Homère.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/871 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 183]</ref>}}
: Quand on parle de l’« Archipel », je pense spontanément au Japon.
*
* 24 septembre 2026 : Un [https://macleans.ca/culture/a-house-made-entirely-of-lego/ article publié en 2010] raconte qu'un Britannique a conçu puis dirigé la construction d'une maison en blocs Lego. Il a dû surmonter plusieurs obstacles, notamment l'effort herculéen d'assembler des milliers de petites briques pour en faire des méga-briques capables de soutenir le toit de la maison. C'est grâce au concours de milliers de personnes que toutes les méga-briques ont pu être construites à raison de 576 briques Lego par méga-brique. Faute de place, l'organisateur du projet a refusé le concours de milliers de personnes.
: Je ne peux m'empêcher de faire un parallèle avec ce que nous faisons ici dans Wikisource : un peu de transcription à chaque jour multiplié par plusieurs {{pcw}} donnera une bibliothèque digne de ce nom. {{sourire}} Nous sommes des ferrovipathes de la transcription.
*
* 25 septembre 2026 : Dilemme. L'expression « Par ext. » est souvent en italique dans les fac-similés du ''Nouveau dictionnaire de la langue française'' [https://fr.wikisource.org/w/index.php?search=insource%3A%2FPar+ext%5C.%2F+intitle%3A%22Larousse+dictionnaire+complet+de+la+langue+française%2C+1874%22&title=Special%3ARecherche&profile=advanced&fulltext=1&advancedSearch-current=%7B%22fields%22%3A%7B%22intitle%22%3A%22Larousse+dictionnaire+complet+de+la+langue+française%2C+1874%22%7D%7D&ns104=1]. Dans le ''Dictionnaire historique...'', toujours de Pierre Larousse, elle est en lettres droites, [https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/825 une seule fois] ; l'expression est immédiatement suivie d'une virgule, ce qui pourrait expliquer les lettres droites. Même si je n'ai pas assez d'exemples dans le ''Dictionnaire historique...'' qui montre que c'est l'un ou l'autre, devrais-je la mettre en italique ?
*
* 25 septembre 2026 : [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/295&action=history Transcription de la dernière page de la section « lettre F »]. {{sourire}}
: Il me reste à charger la section dans Word pour trouver des erreurs typographiques. Ensuite, je pourrai passer à une autre lettre.
=== Octobre 2026 ===
{{Il|2}}
----
'''Citations originales'''
{{Références|groupe=trad}}
'''Notes'''
{{Références|groupe=note}}
'''Références'''
{{Références}}
pvcukpdapq664qkhuw25eqq7ra480gy
16062674
16062672
2026-09-25T17:41:47Z
Cantons-de-l'Est
8473
Corrections.
16062674
wikitext
text/x-wiki
{{Sommaire|align=right |flottant=1}}
{{../Autobiographie/Navigation}}
== — 2026 — ==
=== Janvier 2026 ===
* 2 janvier 2026 : Je suis occupé par un projet personnel d'ampleur qui draine beaucoup de mon temps libre.
*
* 5 janvier 2026 : Je m'intéresse à un dictionnaire rédigé par Pierre Larousse et publié en 1874. Exercice intéressant, qui me rend humble : comment lui était-il possible d'avoir noté autant de mots et d'avoir rédigé autant de définitions ? Je me demande si Larousse avait une vie hors de son travail.
*
* 30 janvier 2026 : Au travail, je rédige un long rapport qui s'appuie sur l'étude de beaucoup de documents. Je dois rédiger le rapport avec Microsoft Word. J'ai acquis des habitudes de chercheur en rédigeant des articles de qualité et des bons articles dans la Wikipédia en français. Par exemple, insérer 3 références pour appuyer une affirmation m'est facile. Quand il s'agit de pages web, il faut inclure l'URL de la page en question. Lorsque ce travail de préparation a été fait, n'importe quel internaute peut consulter chaque référence en suivant un ou des hyperliens. Dans un fichier Word, on peut insérer un hyperlien vers une page web ou une ressource stockée localement. Dans ce dernier cas, il faut éditer l'hyperlien pour le rendre relatif, c'est-à-dire qu'il faut calculer le chemin d'accès à partir de l'endroit où se trouve le fichier Word. Si le fichier Word est copié sur un autre ordinateur, le chemin d'accès relatif ne fonctionne plus. Pour corriger ce problème, il faut soit copier les ressources au bon endroit relativement au fichier Word ou éditer les hyperliens dans le fichier Word (ce qui est contre-productif). Si la diffusion de ce rapport n'était pas restreinte, j'aurais pu partager un dossier de mon disque dur virtuel à tout le personnel de mon unité et modifier les hyperliens en conséquence. Bref, la gestion des hyperliens dans un milieu de travail où la confidentialité est le plus souvent appliquée alourdit ma tâche. Je ne me plains pas, parce que je travaille dans de belles conditions et je suis bien rémunéré. {{sourire}}
*
* 31 janvier 2026 : Sur mon babillard de Facebook, j'ai vu une affiche qui indique des substitutions à différentes applications offertes par des sociétés américaines. Le tableau plus bas les liste et j'en ai ajouté d'autres :
<center>
{| class="wikitable" style="width:300px;"
! USA !! Remplacer par
|----
|Gmail || [https://proton.me/fr/mail Proton Mail]
|----
| MS Office || [https://hexagone.io/ La Suite Hexagone],<br>[https://www.openoffice.org/fr/ OpenOffice],<br>[https://www.libreoffice.org/ LibreOffice],<br>[https://www.google.com/search?q=alternative+%C3%A0+MS+Office&client=firefox-b-d&hs=KDbU&sca_esv=b6efb244611d2cc9&sxsrf=ANbL-n7QNR3L2OgHXe0yxiGyuLDt6WqcQg%3A1769865530492&ei=OgF-aYncHeOj5NoPga2byQw&ved=0ahUKEwiJ4frx7rWSAxXjEVkFHYHWJskQ4dUDCBE&uact=5&oq=alternative+%C3%A0+MS+Office&gs_lp=Egxnd3Mtd2l6LXNlcnAiGGFsdGVybmF0aXZlIMOgIE1TIE9mZmljZTIFEAAYgAQyBhAAGAgYHjIIEAAYgAQYogQyCBAAGIAEGKIEMggQABiABBiiBEjqEFCRB1iRB3ABeAGQAQCYAU6gAU6qAQExuAEDyAEA-AEBmAICoAJcwgIKEAAYsAMY1gQYR5gDAIgGAZAGCJIHATKgB5EDsgcBMbgHVMIHAzItMsgHCIAIAA&sclient=gws-wiz-serp d'autres possibilités]
|----
|Google Chrome || [https://vivaldi.com/fr/ Vivaldi]<br>[https://www.opera.com/fr Opera]
|----
|Google Maps || [https://cartes.app/ Cartes.app]
|----
| Spotify || [https://www.qobuz.com/ca-fr/discover Qobuz]
|----
| MS OneDrive || [https://www.infomaniak.com/fr Infomaniak]
|----
| Google Forms || [https://framaforms.org/abc/fr Framaforms]
|----
| Wetransfer || [https://www.swisstransfer.com/fr-ca Swisstransfer]
|----
| MS Bloc-notes || [https://notepad-plus-plus.org/ Notepad++]
|}
</center>
=== Février 2026 ===
* 12 février 2026 : Professionnellement, j'ai dois tracer des schémas et des diagrammes. Ils doivent être livrés au format SVG. Mes travaux de traduction du format PNG au format SVG dans Commons ([https://fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur:Cantons-de-l'Est/Autobiographie_(2020)#20201025 exemple]) m'ont permis de comprendre certains trucs auxquels je n'aurais jamais pensé, notamment le rendu de caractères diacrités.
*
* 19 février 2026 : Au fil de mes lectures sur l'IA, j'ai découvert un truc pour le moins troublant : des demandes de corrections ou des réclamations faites auprès de départements des ressources humaines qui peuvent s'étaler sur des dizaines de pages, pages contenant de fausses citations de jugement ou encore des extraits de lois qui ne s'appliquent pas parce que les lois en question sont en vigueur dans des pays étrangers. [https://slashdot.org/story/26/02/19/1544245/hr-teams-are-drowning-in-slop-grievances]
=== Mars 2026 ===
[[File:Alma, Quebec - passerelle Damase-Boulanger - 1.jpg|thumb|center|upright=2.5|4 mars 2026 : Photo d'une passerelle prise pendant un safari-photo dans la [[:w:fr:Saguenay–Lac-Saint-Jean|région de Saguenay–Lac-Saint-Jean au Québec]] qui m'a permis, grâce au soutien de [[:w:fr:user:Simon Villeneuve|Simon Villeneuve]], de téléverser dans Wikimedia Commons plusieurs photos de biens patrimoniaux [https://commons.wikimedia.org/w/index.php?title=Special%3AContributions&target=Cantons-de-l%27Est&namespace=6&tagfilter=&newOnly=1&start=2026-03-04&end=2026-03-04&limit=50].<br>J'aime bien ce cliché, pour des raisons que j'ignore. Simon et ma conjointe m'ont aussi exprimé que c'est une belle photo, sans toutefois pouvoir en donner les raisons.]]
* 4 mars 2026 : À la suggestion de mon ami [[:w:fr:user:Simon Villeneuve|Simon Villeneuve]], j'ai relu [[:w:fr:Paradoxe de la corde autour de la Terre|Paradoxe de la corde autour de la Terre]] de la Wikipédia en français. J'ai déjà lu sur ce paradoxe il y a plus de 40 ans dans ''Les Nombres et leurs mystères'' d'André Warusfel. Malheureusement, je n'ai pas ce livre chez moi et il n'est pas disponible à la bibliothèque municipale de ma ville au Québec. J'ai toutefois demandé à cette bibliothèque que l'on me fasse parvenir une copie via un service entre bibliothèques publiques du Canada. {{sourire}} Il ne me reste plus qu'à attendre la bonne (ou mauvaise) nouvelle.
[[File:Devant la passerelle Damase-Boulanger à Alma, Québec.jpg|thumb|center|4 mars 2026 : Moi devant la passerelle Damase-Boulanger à Alma, Québec. Photo prise par Simon Villeneuve.]]
* 9 mars 2026 : Je transcris les pages du [[Livre:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu|''Dictionnaire complet de la langue française'' (1874)]] de Pierre Larousse publié par Augustin Boyer et Compagnie. Je suis amusé par deux définitions :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''ALUNAGE''' n. m. Action d’aluner.<br>…<br>'''ALUNER''' v. tr. Tremper des étoffes dans de l’eau d’alun.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/37 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 21]</ref>}}
: Quand j'ai vu les deux mots, sans lire leur définition, j'ai immédiatement pensé à « poser le pied sur la Lune », mais après une fraction de seconde, j'ai jugé que l'année de publication était un indice fort contre cette hypothèse. {{sourire}} J'ai tellement lu sur l'exploration du Système solaire, la Lune en tête, qu'il aurait été très étonnant que je ne pense pas à l'astre en premier. En terminant, on dit [[:wikt:fr:alunissage|alunissage]] et [[:wikt:fr:alunir|alunir]].
[[File:Gaffophone at Musee des Beaux-Arts Charleroi.jpg|thumb|center|upright=2|Un « vrai » [[:w:fr:gaffophone|gaffophone]]. {{sourire|32}}]]
* 9 mars 2026 : Toujours dans les pages du [[Livre:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu|''Dictionnaire complet de la langue française'']] (DCLF). Je suis étonné par cette description :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''AMIANTE.''' Les anciens regardaient l’amiante comme une espèce de lin incombustible ; ils le cardaient, le filaient, et en faisaient des nappes, des serviettes, etc., que l’on jetait au feu quand elles étaient sales, et qui en sortaient plus blanches que si on les eut lavées. C’est dans une toile d’amiante qu’ils brûlaient les corps des personnages distingués, dont ils voulaient conserver les cendres pures et séparées de celles du bûcher. On en compose aujourd’hui des mèches qui brûlent dans l’huile sans se consumer, et un papier précieux en ce qu’il est incombustible. Dans ces derniers temps, on a employé l’amiante pour en faire des tuniques propres à préserver les pompiers du feu, dans les incendies<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/692 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 4]</ref>.}}
*
* 13 mars 2026 : Fin de [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Special%3AContributions&target=Cantons-de-l%27Est&namespace=104&tagfilter=&newOnly=1&start=2026-01-22&end=2026-03-13&limit=100 la transcription de dizaines de pages] du DCLF qui comprennent toutes les définitions des mots commençant par la lettre A (qui tiennent dans 52 pages). {{sourire}} Chemin faisant, j'ai relu d'autres pages, les faisant aussi passer à l'état Corrigé, et j'ai ébauché une TdM. L'ouvrage comprend dans les faits quatre dictionnaires. [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/6&oldid=15671392 La TdM du premier est complète et pertinente] ; je réfléchis aux TdM des trois autres ouvrages, dont deux qui sont des dictionnaires, parce que je juge que deux ouvrages sont trop courts pour mériter des TdM détaillées.
*
* 14 mars 2026 : Création de plusieurs modèles pour soutenir mon travail de transcription et de transclusion du DCLF : [[:Catégorie:Modèles DCLF]]. Je me suis largement inspiré de modèles créés par [[user:Challwa|Challwa]] pour créer [[Modèle:DclfAprèsTransclusion|DclfAprèsTransclusion]] et [[Modèle:DclfAvantTransclusion|DclfAvantTransclusion]], qui permettent de créer de bons bandeaux de navigation (notamment, ils sont centrés peu importe le type d'appareils qui consultent une transclusion). J'ai jugé que les bandeaux par défaut sont incapables de bien distinguer les quatre ouvrages du DCLF.
*
* 15 mars 2026 : J'ai ajouté quelques abréviations et mots complets dans la section ''Signes et abréviations'' du ''Dictionnaire complet de la langue française'' (voyez les termes en vert à [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/16&oldid=15678301#footer la fin du tableau]). Peut-être que Pierre Larousse jugeait qu'elles étaient trop évidentes : « Pr. », « Dev. », « Défec. », « Syll. ». ÀMHA, les deux derniers sont évidents, alors que les deux premiers le sont moins : propre ou pronom ? devant ou devenir ?
*
* 15 mars 2026 : Voici une expression qui ne faisait pas de sens jusqu'à ce que je lise ce passage du DCLF :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''BASQUE''' n. m. Habitant du midi de l’ancienne Gascogne. ''Parler français comme un'' '''Basque''' ''espagnol'' (devenu, par corruption, ''parler français comme une'' '''vache''' ''espagnole''), parler très-mal le français.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/73 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 21]</ref>}}
* 16 mars 2026 : Voici trois définitions :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''DEUX''' … N. m. Chiffre qui représente ce nombre.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/202 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 186]</ref>}}
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''QUATRE''' … N. m. Chiffre qui exprime le nombre quatre.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/531 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 515]</ref>}}
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''ZÉRO''' n. m. Chiffre qui, par lui-même, n’a aucune valeur ;…<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/688 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 672]</ref>}}
: J'accroche sur la dernière définition parce que, en plus d'être un chiffre, zéro est un nombre, ce qui aurait dû être mentionné.
* 18 mars 2026 : Il ne m'arrive pas souvent qu'un échange avec un wikipédien se termine par la pleine satisfaction de ce dernier. Voici l'[https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Discussion_utilisateur:Cantons-de-l%27Est&oldid=234185181#R%C3%A9f%C3%A9rences_nombreuses exception qui confirme la règle], si je puis écrire. {{sourire}}
*
* 20 mars 2026 : J'ai complété aujourd'hui la transcription de la dernière page de la section « lettre B » du ''Nouveau dictionnaire de la langue française'' [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Special%3AContributions&target=Cantons-de-l%27Est&namespace=104&tagfilter=&start=2026-03-19&end=2026-03-20&limit=50]. Je me suis demandé combien de pages au format A5 pourraient contenir toutes les définitions de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/A|lettre A]] et de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/B|lettre B]].
:* Pour la lettre A, il faut 180 pages. {{surprise}}
:* Pour la lettre B, il faut 111 pages.
*
* 21 mars 20206 : J'ai mis au point {{m|DclfRangeeLat}}, que j'utilise abondamment dans les transcriptions des pages du ''Dictionnaire des locutions latines'' (consulter [https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/748 cette page]). Sans ce modèle, je maudirais la transcription de ces pages...
*
* 21 mars 2026 : J'adore Pywikibot. {{sourire}} Comparez [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/335&oldid=15691647] et [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/335&oldid=15691655] : entre les deux, un script personnel a inséré des sauts de ligne aux endroits pertinents, a mis en page beaucoup de passages, a corrigé des erreurs simples à corriger et a appliqué des accents sur les lettres majuscules de certains mots. C'est une aide incroyable. {{bravo}}
*
* 22 mars 2026 : Je suis surpris par cette définition :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''CRÉTIN''' n. m. Habitant goîtreux des Alpes, sourd, muet et idiot…<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/167 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 151]</ref>}}
: Elle semble toutefois justifiée :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''CRÉTIN'''. Individu affecté d’un idiotisme complet et d’une grande difformité physique … Le crétinisme est souvent héréditaire et paraît tenir au séjour dans les lieux bas et humides ; aussi les crétins se rencontrent-ils surtout dans les vallées basses et étroites du Valais, et même de l’Auvergne et des Pyrénées.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/702 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 14]</ref>}}
* 23 mars 2026 : Pierre Larousse a ajouté des notes à des dizaines de définitions du ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', l'une des parties du DCLF. Chemin faisant, j'ai créé deux transclusions pour la lettre A et la lettre B. Les notes étaient visibles dans une autre transclusion, ce qui diminuait ÀMHA la pertinence des notes. J'ai donc regroupé les définitions d'une même lettre avec les notes afférentes. <s>Même si le fichier PDF créé par WsExport interdit la navigation intra-document, le résultat me plaît : cherchez « ABDICATION » dans [https://fr.wikisource.org/wiki/Nouveau_dictionnaire_de_la_langue_française/A], puis cliquez sur « † » pour aller à la note associée.</s> 3 avril 2026 : J'ai remplacé les renvois aux notes par <ref>...</ref>, ce qui permet d'inclure les notes dans les exports en PDF (les ouvrages ainsi construits ne dépendant plus de l'accès à Wikisource).
*
* 23 mars 2026 : Je suis à la fois fasciné et choqué de lire ce passage :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''CANNE À SUCRE''' … Lors de son apparition en France, le sucre, qui est devenu aujourd’hui <u>un objet de première nécessité</u>, était très-rare. Sous Henri IV encore, on n’en faisait usage qu’en médecine, et il ne se trouvait que chez les apothicaires, où il se vendait à l’once.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/699 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 11-12]</ref>}}
: Aujourd'hui, le sucre raffiné est l'un des produits les plus consommés malgré sa nocivité.
+ 24 mars 2026 : Un perle dans le DCLF :
{{user:CdlEst/CitationBloc|Quelqu’un disait à Fontenelle que [le café] était un poison lent. « Très-lent, en effet, repartit le spirituel écrivain, car voilà plus de 80 ans que j’en bois. »<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/699 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 11]</ref>}}
* 25 mars 2026 : Le plus souvent dans DCLF, la première entrée pour une lettre est la lettre même ([https://fr.wikisource.org/wiki/Page%3ALarousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française%2C_1874.djvu/96 lettre C par exemple]). J'ai effectué quatre corrections insolites dans DCLF. En effet, la lettre W n'était pas définie. Dans les définitions des trois lettres suivantes, l'ordre est décalé de un. Par exemple, on déclare que la lettre Z est [https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/688 la vingt-cinquième lettre] de l'alphabet. Est-ce que cette erreur est due à l'absence de définition de la lettre W ou bien quelqu'un ignorait à cette époque que l'alphabet latin de base du français comporte 26 lettres ?
*
* 26 mars 2026 : Dans le cadre de mon métier, je m'intéresse à l'apprentissage. Voici un passage publié en 1908 que je trouve à la fois amusant, déprimant et intriguant :
{{user:CdlEst/CitationBloc|Il n’y a plus de bons ouvriers ! <u>L’apprentissage subit dans ce pays une crise !</u> clame-t-on dans les gazettes.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Lagardelle_-_Le_Mouvement_socialiste_Revue_mensuelle_internationale_S1_1908.djvu/247 ''Le Mouvement socialiste'' {{3p-}} Revue mensuelle internationale, 1908, p. 1]</ref>}}
* 27 mars 2026 : Voyez-vous la différence entre « caпоп » et « canon » ? Des lettres du premier mot ne sont pas celles que vous croyez. Le correcteur de Wikisource indique qu'il y a un souci avec le premier mot, mais je ne voyais pas ce qui causait souci, préférant penser qu'il se trompe parfois (ce qui est le cas pour certains mots). C'est en copiant le premier mot dans Word que j'ai cessé de douter.
*
* 28 mars 2026 : Deux passages qui m'ont fait froncer les sourcils :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''MAMMIFÈRE''' … La classe des mammifères est la première du règne animal. À sa tête est l’homme…<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/723 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 35]</ref>}}
* 28 mars 2026 : Les explications de Newton étaient pourtant claires, à la condition de connaître quelques notions de calculs vectoriels :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''MARÉE.''' L’influence de la lune sur les marées est aujourd’hui bien connue. Lorsque cette planète est perpendiculaire au-dessus des eaux de la mer, elle les attire à elle, et les oblige de s’élever jusqu’à une certaine hauteur ; c’est ce qui produit le flux, ou ''marée montante''. Après ce passage de la lune, les eaux que cet astre avait suspendues, n’étant plus attirées, doivent retomber par leur propre poids, et former ce qu’on appelle le ''reflux'' ou ''marée descendante''.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/723 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 35]</ref>}}
: Pierre Larousse est un grand lexicographe et encyclopédiste, mais il aurait dû demander conseil pour l'astronomie. En effet, la Lune attire l'eau des mers, peu importe que notre satellite soit à la perpendiculaire d'une mer ou non. Par ailleurs, l'eau des mers est toujours attirée par la Terre : elle tombe donc toujours en direction de la Terre. Le phénomène de marée est à la conséquence de deux attractions : celle de la Terre, relativement statique, et celle de la Lune, dynamique.
=== Avril 2026 ===
[[File:Wikisource français - Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874 - index 1.png|thumb|center|upright=3.5|{{1er|avril}} 2026 : État de l'index [[Livre:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu]] avant que je ne porte mon attention sur ce fac-similé (il y avait beaucoup moins de pages à l'état Corrigé quand j'ai porté mon attention sur ce livre de 1160 pages).]]
[[File:Wikisource français - Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874 - index 2.png|thumb|center|upright=3.5|{{1er|avril}} 2026 : État du même index maintenant que je transcris les pages de l'ouvrage. Les différences sembler esthétiques, mais... Le fac-similé comprend trois ouvrages, ce que j'ai indiqué. Les numéros des pages qui font partie de chaque ouvrage ont été regroupés dans un cadre, les numéros de pages sont divisés en section selon les lettres et il y a trois TdM.]]
* {{1er|avril}} 2026 :
{{user:CdlEst/CitationBloc|[…] Avant de s’identifier comme des Nord-Américains francophones, les Québécois (et plus largement les Canadiens) de langue française se sont longtemps considérés comme des Français d’Amérique et, partant, comme des héritiers de la culture française [En 2026,] le Québec est la seule société francophone en dehors de la France qui dispose de dictionnaires décrivant l’ensemble de ses usages, et non seulement les emplois qui sont caractéristiques de sa variété de français. Il s’agit là d’une forme d’indépendance lexicographique [par rapport à la France]…<ref>Wim Remysen, [https://fdlq.recherche.usherbrooke.ca/zonedecouverte/lidentite-quebecoise-a-travers-dictionnaires-du-francais-faits-au-quebec.html ''L’identité québécoise à travers les dictionnaires du français faits au Québec''], 4 mars 2026, Fonds de données linguistiques du Québec</ref>}}
*
* {{1er|avril}} 2026 : Ce n'est pas un poisson d'avril du DCLF :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''COMPENDIEUSEMENT''' adv. En abrégé.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/139 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 123]</ref>}}
*
* 2 avril 2026 : Définition qui m'a surpris :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Aladin''', un des princes qui régnèrent sur les Ismaéliens ou ''Assassins'' ; plus connu sous le nom de ''Vieux de la Montagne''.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/779 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 91]</ref>}}
: Elle est suivie de :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Aladin''' (''lampe d’''), ou la ''Lampe merveilleuse'', titre d’un conte des ''Mille et une Nuits''. Le jeune Aladin, devenu possesseur de cette lampe magique à la suite de circonstances extraordinaires, réalise la plus brillante fortune : Les écrivains font souvent allusion à la ''Lampe d’Aladin'' pour désigner le moyen, le pouvoir secret que possède un homme de satisfaire promptement tous ses désirs et ses caprices.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/779 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 91]</ref>}}
*
* 3 avril 2026 : Jusqu'à aujourd'hui, je croyais que le nom d'une ville des États-Unis était emprunté à l'une des langues des peuples amérindiens des États-Unis :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Albuquerque''' […] célèbre navigateur, vice-roi des Indes portugaises (1453-1515).<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/779 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 92]</ref>}}
*
* 3 avril 2026 : Une autre définition troublante :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''{{lang|it|BRAVO}}''' […] Assassin à gages, en Italie.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/91 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 75]</ref>}}
: Heureusement, la définition attendue est présente :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''BRAVO !''' interj. Très-bien !<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/91 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 75]</ref>}}
*
* 5 avril 2026 : Comment faire allusion par une image à un concept décrit par plusieurs versions linguistiques de Wikipédia ? Pour « bonheur », [https://walzr.com/in-every-language/happiness c'est par là]. {{sourire}}
*
* 5 avril 2026 : Pourquoi les communautés wikipédiennes sont-elles en déclin ? Voyez [https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Discussion_Wikip%C3%A9dia:RAW/2026-04-05&oldid=234827775 ma réponse].
*
* 5 avril 2026 : Un truc que j'aurais dû faire depuis quelques mois : [https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Discussion_utilisateur:PAC2&oldid=234827712#Merci_et_bravo_pour_les_RAW remercier PAC2 d'avoir publié des numéros des RAW].
*
* 6 avril 2026 : Pierre Larousse a manqué d'exhaustivité dans sa liste d'abréviations du DCLF. Depuis que je transcris les pages de cet ouvrage, [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/16&action=history j'ai ajouté des dizaines d'abréviations]. {{soupir}} Parfois, je doute que ce soit pertinent, mais selon mes observations, mes connaissances factuelles sont plus nombreuses que chez la plupart des gens que je fréquente, plusieurs ayant complété des formations universitaires.
*
* 7 avril 2026 : Pierre Larousse aurait-il été subventionné par un fabricant de vin ? :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''CORROBORER''' v. tr. Fortifier : ''le vin corrobore l’estomac'' […]<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/158 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 152]</ref>}}
*
* 7 avril 2026 : Une plainte sur les difficultés à collaborer à Wikipédia a été émise à la suite de la [https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Discussion_Wikipédia:RAW/2026-04-05&oldid=234891377#Dense_et_inquiétant publication des RAW du 2026-04-05]. La diminution du nombre de personnes qui collaborent à Wikipédia s'expliquerait par plusieurs raisons. Une personne a mentionné que des organismes bénévoles en France peinent à recruter. Voici une réflexion basée sur mon expérience personnelle vécue au Québec :
: Je fais aussi du bénévolat IRL en tant que membre de CA de deux organisations. Dans le premier CA, je suis le plus vieux par une dizaine d'années (j'approche de la retraite), alors que dans le deuxième CA, les gens de mon âge sont majoritaires. Il est plus facile de recruter pour le premier CA que pour le deuxième CA. En effet, il est plus gratifiant de fonctionner dans le premier CA pour quatre raisons : (1) n'importe quel membre peut s'exprimer sans crainte d'être pesé et mesuré par ses diplômes, (2) nous avons un pouvoir décisionnel collégial sur les activités de l'organisation, (3) les ordres du jour sont préparés par une personne salariée et (4) les procès-verbaux sont rédigés par une personne salariée. Par ailleurs, l'expertise que j'apporte au premier CA en finances et en comptabilité est reconnue explicitement. Le deuxième CA a longtemps été de complaisance. Le nouveau DG de cette deuxième organisation refond les processus de fonctionnement et il a commencé à reconnaître l'apport des membres actuels du CA. L'image de cette organisation s'améliore à mes yeux, mais je suis prêt à quitter si je perçois que l'organisation recommence à fonctionner de façon boiteuse.
: Une organisation qui souhaite retenir les services bénévoles d'une personne, peu importe laquelle, doit se demander ce qui allumera et éteindra une personne qui participe aux réunions de CA. Si elles sont de complaisance, sont sans conséquence et obligent à effectuer le plus souvent des travaux ennuyeux ou ingrats, très peu de personnes voudront y participer.
*
* 8 avril 2026 : J'ai complété la transcription de la dernière page de la section « lettre C » du ''Nouveau dictionnaire de la langue française'' [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Special%3AContributions&target=Cantons-de-l%27Est&namespace=104&tagfilter=&newOnly=1&start=2026-04-07&end=2026-04-08&limit=50] (la feuille 162 n'est pas la dernière pour la lettre C, mais c'était la dernière à faire passer de inexistante à corrigée. Je me suis demandé combien de pages au format A5 pourraient contenir toutes les définitions de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/A|lettre A]], de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/B|lettre B]] et de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/C|lettre C]].
:* Pour la lettre A, c'est 196 pages. (Comparativement à mars 2026, le nombre de pages est différent parce que les notes font maintenant partie de la section)
:* Pour la lettre B, c'est 116 pages.
:* Pour la lettre C, c'est 290 pages.
*
* 9 avril 2026 : [https://harrypotter.fandom.com/fr/wiki/Poufsouffle Une page web] qui m'a fait rire parce qu'elle liste beaucoup d'élèves de Poudlard qui ont fait partie de cette maison dans la saga « Harry Potter ». Le site utilise MediaWiki, le même moteur que Wikisource.
*
* 9 avril 2026 : La [https://commons.wikimedia.org/wiki/Commons:Picture_of_the_Year/2025/Gallery première ronde de votes du POTY 2025] est en cours. Plusieurs belles photos, tellement qu'il est préférable de parcourir les différentes galeries et de se laisser charmer. {{sourire}}
*
* 10 avril 2026 :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''DÉLUGE''' n. m. Le débordement universel des eaux, en l’an 3308 av. J.-C. […]<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page%3ALarousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française%2C_1874.djvu/188 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 172]</ref>}}
: Donc, voici un peu plus de 5 000 ans, il y a eu débordement d'eau partout sur la Terre. La géologie et l'histoire avancent autres choses, appuyées par des faits vérifiables.
*
* 11 avril 2026 : L'opposition importante à la vaccination ne date pas de la pandémie de Covid-19, ni de l'époque où l'efficacité du [[:w:fr:Vaccin contre la poliomyélite|vaccin contre la poliomyélite]] était mise en doute :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''VACCIN.''' Jenner, médecin anglais, avait observé que, dans les campagnes, les personnes chargées du soin de traire les vaches étaient, en général, préservées de la petite vérole. Ayant examiné le pis d’une vache, il y remarqua une affection pustuleuse et contagieuse, particulière à ces animaux ; il en conclut que c’était l’inoculation accidentelle du virus contenu dans ces pustules, qui préservait les filles de ferme de la petite vérole. Dès lors le vaccin (du latin ''{{lang|la|vacca}}'', vache) était découvert, et Jenner pouvait être compté au nombre des plus grands bienfaiteurs de l’humanité. Il avait fait sa découverte dès 1776, mais il ne la rendit publique qu’en 1796, après l’avoir confirmée par vingt années d’observations et de recherches. Le parlement anglais, pour reconnaître l’immense service que Jenner avait rendu, en livrant un secret qui eût pu lui être si lucratif, lui décerna une récompense nationale de 500,000 francs.<br
>Cette précieuse découverte, comme toutes les idées nouvelles, fut d’abord combattue par les préjugés, et l’on vit des mères ne présenter leurs enfants à la vaccine que par l’appât d’une prime promise par l’autorité. Aujourd’hui, la vaccine est appréciée comme elle le mérite, et, depuis quelques années, on la pratique chez tous peuples civilisés. Elle commence même à s’introduire avec succès chez les Arabes d’Algérie.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/744 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 56]</ref>}}
*
* 11 avril 2026 : Quelle construction préférez-vous ?
*# <code><nowiki><ref group=note>{{#section:Page:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu/746|ZOÏLE}}</ref></nowiki></code>
*# <code><nowiki>{{DclfNote|746|ZOÏLE}}</nowiki></code>
: Si vous avez répondu 1, vous êtes masochiste. {{sourire}}
: J'ai mis au point {{m|DclfNote}} pour ne plus saisir la construction 1. Le wikicode de {{m|DclfNote}} est presque incompréhensible. Mes nombreuses années de contributions à Wikipédia et à Wikisource m'ont permis de créer le modèle assez rapidement (moins de vingt minutes, tests compris {{sourire}}). J'admets que j'ai fait du travail exploratoire auparavant, parce que je doutais que <code><nowiki>{{#section:...}}</nowiki></code> fonctionne bien à la fois dans les transcriptions et dans les transclusions. Après plusieurs tests, je suis confiant. {{sourire}} Ensuite, j'ai vérifié que <code><nowiki><ref group=note>...</ref></nowiki></code> puisse fonctionner dans un modèle. C'est le cas, à la condition d'utiliser l'alternative <code><nowiki>{{#tag:ref|...|group=note}}</nowiki></code>, bout de wikicode que je connais depuis au moins 10 ans.
: Pour réussir à créer ce modèle, il fallait accumuler des savoirs glanés un peu partout dans les wikis.
*
* 12 avril 2026 : Voici deux définitions qui ne font pas de sens pour les personnes urbanisées :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''DÉMARRER''' v. tr. ''Mar.'' Ôter les amarres d’un bâtiment. V. int. Quitter le port, partir. ''Fig.'' Quitter une place, un lieu : ''ne démarrez pas de là''. ''Fam.''<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/189 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 173]</ref>}}
*
* 12 avril 2026 : Une expression qui a changé de sens en 150 ans :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Apocalypse''' […] l’on dit familièrement ''Cheval de l’Apocalypse'', pour désigner un mauvais cheval, une haridelle.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/793 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 105]</ref>}}
*
* 13 avril 2026 : Pierre Larousse est plus clair sur le principe d'Archimède que les manuels de physique que j'ai étudiés :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Archimède''', le plus grand géomètre de l’antiquité […] Une circonstance curieuse de la vie d’Archimède se rattache à la découverte d’un des plus féconds principes de l’hydrostatique. Hiéron, roi de Syracuse, soupçonnait un orfévre, qui lui avait fabriqué une couronne en or, d’y avoir allié une certaine quantité d’argent. Il consulta Archimède sur les moyens de découvrir cette fraude en conservant intacte la couronne. L’illustre savant y réfléchit longtemps sans trouver de solution. Un jour qu’il était au bain, il s’aperçut que ses membres, plongés dans l’eau, perdaient considérablement de leur poids ; que, par exemple, il pouvait soulever une de ses jambes avec la plus grande facilité. Ce fut pour lui un trait de lumière, qui le conduisit à la détermination de ce grand principe : ''Tout corps plongé dans l’eau perd de son poids le poids du volume d’eau qu’il déplace''.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/796 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 108]</ref>}}
[[File:Gangabal Lake, India, by George Strahan.jpg|thumb|center|upright=3.0|16 avril 2026 : Superbe illustration de [[:w:fr:George Strahan|George Strahan]], qui a publié [https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:George_Strahan_(engineer) plusieurs autres illustrations de qualité]. {{sourire}}<br>
J'oubliais : j'ai découvert cette illustration en participant au [https://commons.wikimedia.org/wiki/Commons:Picture_of_the_Year/2025 POTY 2025 de Wikimedia Commons].]]
* 16 avril 2026 : Combien cette prédiction faite vers 1870 a été vérifiée au {{s|xx}} :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''ÉLECTRICITÉ.''' […] L’électricité n’a pas encore reçu toutes les applications utiles qu’on est en droit d’attendre de cet agent merveilleux ; on la fait servir, depuis quelques années, à la dorure, à l’argenture, à la galvanoplastie, et enfin à la télégraphie électrique, qui restera la plus belle conquête de la science au {{s|xix}} : c’est le chemin de fer de la pensée.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/706 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 18-19]</ref>}}
: Je spécule que Larousse, connaissant les liaisons effectuées grâce au chemin de fer, a voulu indiquer combien la télégraphie ferait de la Terre « un petit village » (expression inspirée des travaux de [[:w:fr:Marshall McLuhan|Marshall McLuhan]]).
*
* 19 avril 2026 : Une expression que j'ai, jusqu'à maintenant, cru appartenir seulement au jargon québécoise (ou joual) :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''COQ D’INDE''' (''ko'') n. m. Syn. de ''dindon''.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/156 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 140]</ref>}}
: Si vous ne connaissez pas l'expression, elle sert à qualifier une personne de stupide.
*
* 21 avril 2026 : En parcourant le ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique...'' de Larousse, je découvre l'existence d'un portraitiste hollandais, [[:w:fr:Bartholomeus van der Helst|Bartholomeus van der Helst]], dont voici l’œuvre la plus connue je crois :
[[File:Bartholomeus van der Helst, Banquet of the Amsterdam Civic Guard in Celebration of the Peace of Münster.jpg|thumb|center|upright=3.5|''Le Banquet de la guilde des arbalétriers (Saint Georges) à Amsterdam pour célébrer la Paix de Münster, 18 juin 1648'']]
: Voici ce que Larousse en dit :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Banquet de la garde civique''' (''le''), chef-d’œuvre de Van der Helst, musée d’Amsterdam : le caractère expressif et l’animation des figures, la largeur et la justesse de la touche, la solidité et l’éclat de la couleur distinguent cette vaste toile où sont représentés, en pied et de grandeur naturelle, vingt-quatre personnages.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/817 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 129]</ref>}}
*
* 22 avril 2026 : J'ai complété la transcription de toutes les pages de la section « lettre D » du ''Nouveau dictionnaire de la langue française'' [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Special%3AContributions&target=Cantons-de-l%27Est&namespace=104&tagfilter=&newOnly=1&start=2026-04-20&end=2026-04-22&limit=50] (la feuille 218 n'est pas la dernière pour la lettre D, mais c'était la dernière à faire passer de inexistante à corrigée. Je me suis demandé combien de pages au format A5 pourraient contenir toutes les définitions de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/A|lettre A]], de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/B|lettre B]], de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/C|lettre C]] et de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/D|lettre D]].
:* Pour la lettre A, c'est 196 pages.
:* Pour la lettre B, c'est 116 pages.
:* Pour la lettre C, c'est 290 pages.
:* Pour la lettre D, c'est 164 pages.
: C'est donc 766 pages dans ce format PDF qui sont disponibles pour réutilisation et export. {{sourire}}
*
* 23 avril 2026 : J'ai récemment complété la transcription de toutes les pages de la section « lettre A » du ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire''. Je me suis également demandé combien de pages au format A5 pourraient contenir toutes les définitions de la [[Dictionnaire historique, géographique, mythologique.../A|lettre A]].
:* Pour la lettre A, c'est 142 pages.
*
* 25 avril 2026 : Une expression qui fait maintenant du sens :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''LARIGOT''' (''boire à tire''). On donne à cette expression l’origine suivante : En 1282, Odot Rigault, archevêque de Rouen, ayant fait don à son église d’une grosse cloche, cette cloche fut nommée la ''rigaude'', et comme elle était fort difficile à mettre en branle, les sonneurs avaient coutume de bien boire avant et après. De là on a dit d’un bon buveur. ''Il boit à'' '''tire la rigaude''' (par corruption ''larigot'').<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/719 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 31]</ref>}}
*
* 28 avril 2026 : Une autre définition qui a « mal vieilli » :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''ÉCRAN''' n. m. Petit meuble qui sert à garantir de l’ardeur du feu.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/224 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 208]</ref>}}
=== Mai 2026 ===
* 4 mai 2026 : Une autre définition que 150 ans a rendu caduque :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''EFFONDREMENT''' n. m. Action de fouiller la terre à une certaine profondeur.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/226 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 210]</ref>}}
*
* 9 mai 2026 : Même si elle existe depuis au moins 150 ans, cette définition est actuelle :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''ENDOCTRINER''' v. tr. S’emparer de l’esprit de quelqu’un : ''il l’a endoctriné''.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/238 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 222]</ref>}}
*
* 12 mai 2026 : Je viens d'écouter une vidéo sur YouTube de [[:w:fr:Rick Beato|Rick Beato]] : [https://www.youtube.com/watch?v=JHlxTiR1zsk ''The Greatest Song Ever Went Nowhere'']. En tant que producteur et compositeur, il a travaillé avec deux femmes dotées de belle voix. Il discute d'une très belle chanson qui n'a jamais été publiquement diffusée avant cette vidéo. Il mentionne entre autres que beaucoup d'artistes musicaux enfilent les petits boulots pour faire vivre leur art, espérant être suffisamment entendus pour vivre de leur art. Pendant la vidéo, il montre un disque dur qui comprend 13 albums de chansons qui n'ont jamais été publiés, même si, selon lui, ces albums comportent de belles chansons. Plusieurs albums ont demandé des années d'efforts des artistes qui les ont créés, mais ça n'a pas été suffisant pour que ces chansons soient soutenues par des maisons de disques. Beato affirme que, dans l'industrie musicale, la beauté artistique ne suffit pas à faire d'une chanson un succès commercial.
: Je ne peux m'empêcher de faire un parallèle avec mon wikitravail. J'ai créé beaucoup d'articles dans Wikipédia. J'en ai développé plusieurs au point de les considérer comme bons, sinon excellents (ils ont été labellisés). Et pourtant, trop peu sont connus du grand public. Les raisons sont multiples : sujets nichés, connaissances pointues, méconnaissance médiatique... Le message de Beato résonne en moi, parce que ces articles sont bien écrits, bien sourcés, mais comme des artistes musicaux, il manquera toujours quelque chose pour en faire des sujets compris du grand public.
*
* 14 mai 2026 : Deux autres articles insolites de Wikipédia {{surprise}}{{sourire}} :
:* [[:w:en:Official portraits of Donald Trump]] ;
:* [[:w:en:Mug shot of Donald Trump]].
: Le premier présente les portraits officiels de Donald Trump et les commentaires, critiques et observations qu'ont fait des journalistes et des personnalités médiatiques. Le deuxième détaille des trucs en lien avec le fait que Donald Trump s'est présenté de façon volontaire à une prison pour y être emprisonné, processus qui exige qu'il soit auparavant photographié pour les registres officiels (un ''{{lang|en|mug shot}}'' en anglais américain).
*
* 21 mai 2026 : Dans le cadre de mon travail, je suis amené à rechercher des logiciels gratuits qui pourraient être utilisés dans différents domaines : rédaction, animation 2D, édition de fichiers audio... Heureusement que Wikipédia est là : il simplifie grandement les recherches parce que les logiciels mentionnés par des moteurs de recherche sont légion mais la majorité sont payants. Merci Wikipédia ! {{sourire}}
*
* 23 mai 2026 : [https://fr.wikisource.org/wiki/Wikisource:Scriptorium/Mai_2026#Disparition_dans_l'historique_de_certaines_modifications Sur Le Scriptorium], un contributeur a évoqué la possibilité, si j'ai bien compris, que Wikisource soit un site trafiqué et que les contributeurs soient sous l'influence d'une intelligence inhumaine. Je me sens tout à fait humain et je n'ai pas l'impression d'être sous le contrôle d'une IA qui vit dans le silicium. En m'appuyant sur le nombre d'accrochages et la diversité des interventions que j'ai vécus en tant que contributeur, je soupçonne que plusieurs wikimédiens sont de vraies personnes. {{sourire}}
*
* 25 mai 2026 : Une expression que je vais peut-être ajouter à mon encyclopédie interne :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''TRAMONTANE''' (''perdre la''). Avant la découverte de la boussole, les marins qui voyageaient dans la mer Méditerranée s’{{corr|orentaient|orientaient}} à l’aide de l’''étoile polaire'', située au nord, au delà des monts (''les Alpes''). Ils appelaient cette étoile ''tramontane'', mot qui signifie littéralement ''au delà des monts''. Dès qu’ils la perdaient de vue, c’est-à-dire dès qu’ils avaient ''perdu la tramontane'', ils n’avaient plus rien pour s’orienter, et ignoraient complétement où ils étaient. De là est venue l’expression ''perdre la tramontane'', qui veut dire : se troubler, perdre la tête, ne savoir plus ce qu’on fait, ni ce qu’on dit [...]<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_fran%C3%A7aise,_1874.djvu/743 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 55]</ref>}}
*
* 29 mai 2026 : Fait suer. Le navigateur web Pale Moon n'est plus pris en charge par les serveurs de la WMF parce qu'il ne supporte pas le protocole WebAuthentication. J'utilise plusieurs autres navigateurs, mais il est doté de plusieurs fonctions que j'utilise régulièrement. Je devrai, un jour, adapter le code pour que ces fonctions soient disponibles dans Firefox par exemple.
*
* 30 mai 2026 : 150 ans d'exemples n'ont pas suffit. Les humains ne changent pas, tant pour les jugements que pour les désirs :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''{{lang|la|Hoc erat in votis}}''' (Voilà ce que je désirais) [...] Mots d’Horace, qui annoncent l’expression d’un désir : ''Faire une rapide fortune, tel est le'' '''{{lang|la|hoc erat in votis}}''' ''de la génération actuelle''.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_fran%C3%A7aise,_1874.djvu/756 ''Dictionnaire des locutions latines'', 1874, p. 68]</ref>}}
=== Juin 2026 ===
* 2 juin 2026 : Je peux à nouveau me connecter aux serveurs de la WMF avec le navigateur Pale Moon. C'est sympa. {{sourire}}
*
* 4 juin 2026 : Dans le DCLF, 25 lettres sur 26 sont définies dans le fac-similé. J'ai proposé une définition de la lettre W en m'appuyant sur l'une des définitions déjà rédigées par Larousse. Pourtant, [https://fr.wikisource.org/wiki/Discussion_Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_fran%C3%A7aise,_1874.djvu/687 deux contributeurs sont opposés]. Curieux. Peu importe, j'ai supprimé.
<div style="margin:10px auto 10px auto; width:92%; border: solid 1px blue; padding:6px; border-radius:5px;">
; Microsoft Visual C++
* Certaines bibliothèques en Python ont besoin d'utiliser une version récente de Microsoft Visual C++, que vous pouvez obtenir à https://visualstudio.microsoft.com/fr/visual-cpp-build-tools/
* 14.0 est la version minimale requise présentement.
* L'installation dure entre une et deux minutes.
; Vérifier que Python est installé
* Cliquer sur le bouton WIN du clavier
* Taper <code>cmd.exe</code>
* Lancer l’invite de commandes <u>en tant qu’administrateur</u>
* Dans la fenêtre, coller <code>Python --version</code>
* Si on lit par exemple « Python 3.14.5 », c’est un bon début. Sinon, naviguer à https://python.org.
; Installer les ''packages'' que Pywikibot utilise
* Dans l’invite de commandes, coller <code>python.exe -m pip install --upgrade pip</code> et attendre que l’installation soit complétée
** Cette commande met à jour l'utilitaire qui charge et installe les autres ''packages''. Des messages s’affichent. Ne vous en préoccupez pas. Cette commande installe le dernier ''package'' dans le dossier par défaut des ''packages'' de Python, dossier dont le nom est long. Les scripts du ''package'' seront accessibles peu importe l’endroit d’où un script Python est lancé.
* Dans l’invite de commandes, coller <code>python -m pip install "requests>=2.32.5"</code> et attendre que l’installation soit complétée
** Des messages s’affichent. Ne vous en préoccupez pas. Le ''package'' est installé dans le dossier par défaut des ''packages'' de Python, dossier dont le nom est long. Les scripts du ''package'' seront accessibles peu importe l’endroit d’où un script Python est lancé.
* Dans l’invite de commandes, coller <code>python -m pip install "mwparserfromhell>=0.7.2"</code> et attendre que l’installation soit complétée
** Idem
* Dans l’invite de commandes, coller <code>python -m pip install "wikitextparser>=0.56.4"</code> et attendre que l’installation soit complétée
** Idem
* Dans l’invite de commandes, coller <code>python -m pip install "packaging>=26.0"</code> et attendre que l’installation soit complétée
** Idem
; Installer Pywikibot pour un seul compte
: Dans [https://www.mediawiki.org/wiki/Manual:Pywikibot/Installation cette page], on indique de coller <code>python -m pip install pywikibot</code> dans l’invite de commande. En ce qui me concerne, suivre cette recommandation a créé des bogues que je ne suis pas parvenu à corriger. Entre autres, le fichier <code>user-config.py</code> est partagé parmi tous les bots que je maintiens, ce que je ne veux pas parce que j’utilise deux comptes sur plusieurs wikis : un pour wikimédien lambda et un pour wikimédien bot (les conditions d’utilisation sont distinctes sur plusieurs wikis de l’écosystème Wikimedia).
* Je crée/utilise un dossier au nom court (par exemple, <code>C:\dev\cdle</code>, pour Cantons-de-l'Est)
* Je charge [https://pywikibot.toolforge.org/ core_stable.zip] de ce dossier
* Je « dézippe » les scripts dans ce dossier
: Pywikibot est installé et les ''packages'' nécessaires sont disponibles
; Tests basiques de Pywikibot
* Toujours dans le dossier <code>C:\dev\cdle</code>, coller <code>python pwb.py -version</code>
** Si ça fonctionne comme prévu, plusieurs lignes sont affichées.
* Coller <code>python pwb.py -help:global</code>
** Si ça fonctionne comme prévu, beaucoup de lignes sont affichées.
: Si ces tests ont fonctionné, vous êtes prêt pour faire plus avec Pywikibot
; Configurer Pywikibot
* Dans l’invite de commandes de Windows 11, taper
** <code>C:</code> pour aller sur le disque C:
** <code>cd C:\dev\cdle</code> pour être dans le dossier où se trouve les scripts de Pywikibot
* Dans l’invite de commandes, coller <code>python pwb.py generate_user_files</code>
** Plusieurs questions sont posées
** À la question « Do you want to add a BotPassword for PSEUDONYME ? ([y]es, [N]o, [q]uit): », dire « n »
: Lorsque le questionnaire est épuisé, le script a créé le fichier « user-config.py »
; Créer un fichier pour le mot de passe
: Cette partie du processus de configuration de Pywikibot m’a pris beaucoup de temps parce que les informations sur le site de la plateforme sont parfois cryptiques ou contradictoires.
* Avec un éditeur de texte professionnel ([https://notepad-plus-plus.org/ Notepad++] — gratuit et performant —, [https://www.ultraedit.com/ UltraEdit] — payant et performant — ..., mais surtout pas Bloc-notes de Windows), ouvrir « user-config.py »
* Dans « user-config.py », chercher la ligne « password_file = ». Inscrire entre apostrophes le titre du fichier (par exemple, « <code>'MotsDePasse.py'</code> ») où se trouvera la paire pseudonyme/mot de passe
* Enregistrer
* Toujours dans l’éditeur de texte, créer un fichier où on doit voir : <code>('PSEUDONYME', 'MOT_DE_PASSE')</code>. Les parenthèses et les apostrophes doivent être conservées. Si l’information est présentée autrement, Pywikibot peut refuser de fonctionner, le moteur de Wikisource peut refuser l’identification ou le moteur de Wikisource peut imposer des limites.
* Enregistrer sous « <code>MotsDePasse.py</code> » dans le dossier <code>C:\dev\cdle</code>
; Connexion de Pywikibot à la Wikisource en français
* Coller <code>python pwb.py login</code>
** Si le moteur de Wikisource a détruit la connexion avec votre ordinateur, plusieurs messages seront affichés les uns à la suite des autres. Éventuellement, le message « Logged in on wikisource:fr as PSEUDONYME. » apparaît.
: Si ce test fonctionné, Pywikibot peut interagir avec Wikisource
; Exploiter Pywikibot
* Si le compte n’a pas modifié suffisamment de pages, Pywikibot peut bloquer sur un CAPTCHA. Sur Wikipédia, il lui faut au moins 50 modifications + 4 jours d’existence pour obtenir de façon automatique le statut ''autoconfimed''. Ailleurs, ça peut être 500 ou 1000 modifications et 10 jours d’existence. À moins qu’un administrateur ne lui donne le statut nécessaire avant.
* Exemples de commandes dans le dossier <code>C:\dev\cdle</code> (ailleurs, ça ne fonctionne pas)
** Une page à modifier : <code><nowiki>python pwb.py replace -page:"Page:Ivoi - L’Aéroplane fantôme.djvu/170" -regex "(\ \;|)(\s+)<ref( |>)" "<ref\3" -summary:"RÉSUMÉ_DE_LA_MODIFICATION"</nowiki></code>
**: Parfois, le titre de la page n’est pas reconnu. Remplacer les espaces par des soulignés. Le paramètre <code>-regex</code> exige de programmer avec les [https://docs.python.org/3/howto/regex.html expressions rationnelles de Python]. L’ensemble étant très polyvalent, prendre le temps d’en connaître une partie rend l’usage de Pywikibot plus intéressant selon moi.
** Un lot de pages à modifier : <code><nowiki>python pwb.py replace -file:NOM_FICHIER_SANS_ESPACE -regex "(\ \;|)([ ]+)<ref( |>)" "<ref\3" -summary:"RÉSUMÉ_DE_LA_MODIFICATION"</nowiki></code>
**: Dans le fichier, Pywikibot reconnaît les titres des pages même s’ils comprennent des espaces {{sourire}}.
** Un lot de pages à modifier en limitant le nombre de modifications par seconde et en limitant le nombre de pages à modifier pour cette commande : <code><nowiki>python pwb.py replace -file:NOM_FICHIER_SANS_ESPACE -regex "(\ \;|)([ ]+)<ref( |>)" "<ref\3" -putthrottle:8 -limit:10 -summary:"RÉSUMÉ_DE_LA_MODIFICATION"</nowiki></code>
**: Fonctionne bien, sauf lorsque j’ai voulu changer le nombre de pages à modifier : la commande restait coincée sur le nombre précédent. J’ai d’autres tests à faire.
: Consulter la [https://www.mediawiki.org/wiki/Manual:Pywikibot/Scripts/fr liste des commandes acceptées par Pywikibot] (aussi appelé « pwb.py »)
; Exploiter Pywikibot avec plusieurs comptes
: Refaire les étapes précédentes, mais en choisissant un autre dossier destination (par exemple, <code>C:\dev\bot</code>)
: Il est tentant de vouloir exploiter une seule plateforme Pywikibot et créer plusieurs utilisateurs. J’ai essayé, mais il y a des soucis d’accès aux ressources sous Windows. C’est la raison pour laquelle j’ai mis au point la procédure décrite plus haut.
</div>
[[File:Wikisource français - Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874 - index 1.png|thumb|center|upright=3.5|Au {{1er|avril}} 2026, état de l'index [[Livre:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu]].]]
[[File:Wikisource français - Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874 - index 3.png|thumb|center|upright=3.5|Au 5 juin 2026, état de l'index [[Livre:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu]]. Je suis parvenu à ajouter plus de 200 pages en l'espace de deux mois, même si elle sont régulièrement lourdes à transcrire. Voici des exemples :
<ul>
<li>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_fran%C3%A7aise,_1874.djvu/245] : l'outil d'océrisation échoue 1 fois sur 3 à distinguer les contenus dans les deux colonnes (il faut donc réorganiser), beaucoup de majuscules, beaucoup de gras, beaucoup d'italique</li>
<li>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_fran%C3%A7aise,_1874.djvu/751] : l'outil d'océrisation échoue régulièrement à distinguer les contenus dans les deux colonnes, du gras, du latin, tout ça dans un tableau</li>
<li>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_fran%C3%A7aise,_1874.djvu/777] : l'outil d'océrisation échoue 1 fois sur 3 à distinguer les contenus dans les deux colonnes, beaucoup de gras, beaucoup d'italique, des petites capitales à l'occasion</li>
</ul>
Heureusement que je peux m'appuyer sur des modèles en wikicode et sur Pywikibot pour avancer.]]
* 9 juin 2026 : Connaissez-vous le livre intitulé [[:w:fr:Kanzen jisatsu manyuaru|''Kanzen jisatsu manyuaru'']] ? Rédigé par un Japonais, il détaille beaucoup de méthodes de suicide. J'ai écrit la [https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Kanzen_jisatsu_manyuaru&oldid=63498289 première version de l'article sur WP] en mars 2011. L'article n'a presque pas été modifié en quinze ans. Il était bien en 2011, il aurait pu être meilleur en juin 2026. Ainsi va WP.
*
* 15 juin 2026 : Dans [https://commons.wikimedia.org/w/index.php?title=File:Signal_Bar_Indicator_Green.png&oldid=976205695#Description cette page] de Wikimedia Commons, une personne indique que la source de l'image est « {{lang|en|my brain}} » et que l'auteur est « {{lang|en|me}} ». {{mdr|32}}
: J'ai corrigé.
*
* 16 juin 2026 : Dans le DCLF, toutes les pages du ''[[Dictionnaire des locutions latines]]'' ont été validées. {{sourire}} Merci à [[user:Fortelle65|Fortelle65]] pour sa relecture. {{bravo}} Je félicite Cantons-de-l'Est pour son patient travail de relecture et de réorganisation des passages océrisés. {{clin}}
: Il ne me reste plus qu'à l'annoncer sur la page d'accueil de Wikisource.
*
* 23 juin 2026 : Triste bilan que celui de la [[:w:fr:Pertes humaines pendant la guerre russo-ukrainienne|guerre russo-ukrainienne]] : plus de 2 millions de blessés ou morts. {{triste|32}}
*
* 27 juin 2026 : Histoire incroyable :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Boissy d’Anglas''' [...] Le plus grand acte de sa vie, c’est la manière courageuse dont il se conduisit dans la fameuse séance de la Convention du 20 mai 1795. Le peuple de Paris avait envahi la salle, un jeune député, nommé Féraud, fut tué d’un coup de pistolet. Sa tête, coupée et mise au bout d’une pique, est présentée à Boissy d’Anglas, qui présidait alors. Le courageux Boissy resta inébranlable sur son siége et salua respectueusement la tête de son infortuné collègue. Eugène Delacroix a composé, sur ce sanglant sujet, un tableau qui est considéré comme un chef-d’œuvre.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/832 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 144]</ref>}}
=== Juillet 2026 ===
* {{1er|juillet}} 2026 : Question intéressante du contributeur Bananax47 : « Pourquoi contribuons-nous ? »<ref>[[user:Bananax47|Bananax47]], [https://fr.wiktionary.org/wiki/Wiktionnaire:Actualit%C3%A9s/135-juin-2026 Pourquoi contribuons-nous ?], ''Actualités'' du Wiktionnaire, juin 2026</ref>
<div style="margin-left:2em;">Jusqu'à ce qu'un contributeur sur Wikipédia m'écrive « Chapeau, l'artiste ! », je me voyais comme un wikitechnicien de l'écrit. Présentement, je me considère comme un artiste du Web 2.0 parce que je suis :
* sur Wikipédia en français
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* sur Meta-Wiki
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* sur Wikisource en français
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* sur Wiktionnaire
** rédacteur d'entrées
Cette liste explique que je me considère à la fois comme un explorateur et un pionnier du Web 2.0 : je crois avoir démontré que j'aime l'aventure intellectuelle, même si elle est vécue devant un écran d'ordinateur depuis 20 ans. Par exemple, la rédaction d'articles façon Wikipédia n'est pareille à nulle autre, parce qu'il faut jongler avec les conventions wikipédiennes (encyclopédisme, sourçage, wikiliens, illustrations) et les possibilités du Web 2.0 (édition collaborative, discussions, contestations, critiques infondées, vandalismes, trollisme, susceptibilité). Beaucoup de personnes de mon entourage sont incapables de contribuer à Wikipédia, ou à n'importe quel wiki, parce qu'elles sont, je crois, dépassées par toutes ces exigences et ces attentes, même si elles détiennent des diplômes de niveau universitaire.
{{user:CdlEst/CitationBloc|Les personnes qui contribuent aux projets Wikimedia ne devraient pas être perçues comme des bénévoles, elles devraient être vues comme des meneuses qui prennent le contrôle et s'approprient les projets{{user:CdlEst/Trad|en|People who contribute to Wikimedia projects shouldn't be seen as volunteers, they should be seen as leaders taking control and ownership of the projects.}}{{,}}<ref>'''<small>(en)</small>''' Feed Me Your Skin, [https://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia:Wikipedia_Signpost/2025-07-18/Community_view A Deep Dive Into Wikimedia (part 4): The Future Of Wikimedia and Conclusion], 18 juillet 2025, ''Signpost'', Wikipédia en anglais</ref>.}} Je crois faire partie de ces gens qui prennent le contrôle, que ce soit pour la rédaction d'un article de Wikipédia, la création d'une entrée du Wiktionnaire ou la transcription d'un livre de Wikisource.
Il est important que j'éprouve de la satisfaction en observant les fruits de mon wikitravail :
* principal transcripteur de l'[[:s:fr:Histoire de la décadence et de la chute de l’Empire romain]],
* principal rédacteur de [[:w:fr:Histoire du procédé Haber-Bosch]], [[:w:fr:Robert Oppenheimer]], [[:w:fr:Fond diffus cosmologique]], [[:w:fr:Voie lactée]], [[:w:fr:Jack l'Éventreur]], des articles labellisés
* des milliers de photos de biens patrimoniaux québécois téléversées dans Wikimedia Commons
Je tiens cette autobiographie pour me rappeler des moments forts, des articles ou des entrées qui me semblent importants et des anecdotes vécues alors que je contribue à un wiki ou un autre. Elle m'est précieuse parce qu'elle m'aide à relativiser les échecs et les succès. Cette relativisation peut sembler futile, mais elle m'empêche de me croire trop important (lorsqu'on me félicite pour un travail accompli ) ou trop nul (lorsqu'on me critique, même de façon injustifiée). Seul bémol : elle ne me soutient pas lorsque des contributeurs m'attaquent de façon injustifiée.</div>
*
* 9 juillet 2026 : [[:w:fr:Larry Sanger|Larry Sanger]], l'un des co-fondateurs de Wikipédia et l'un des co-pourfendeurs notoires de Wikipédia (l'autre pourfendeur s'appelle Elon Musk), a dressé une [https://en.wikipedia.org/w/index.php?title=User:Larry_Sanger/Nine_Theses&oldid=1361993729#Appendix:_The_Power_62 liste de 62 contributeurs de la Wikipédia en anglais] qui devraient, selon lui, dévoiler leur nom IRL, leur adresse, leur numéro de téléphone, leur adresse courriel, leurs comptes Facebook, Mastodon, Instagram... (j'exagère). Les internautes sauraient à qui ils ont affaire, toujours selon Sanger. Évidemment, Sanger évite soigneusement de mentionner que ces contributeurs deviendraient aussitôt les cibles de complotistes, d'extrémistes, et j'en passe, dans l'IRL et ailleurs dans le Web. Ces contributeurs ne sont pas des professionnels protégés par leurs employeurs. Ce sont des bénévoles sans autres ressources que les leurs. Je le sais d'expérience en tant que grand contributeur de Wikipédia et en tant qu'administrateur de Wikipédia.
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* 23 juillet 2026 : Anachronisme ? Le [[:w:fr:Système métrique|Système métrique]], mis au point en France pendant la Révolution, était officiel en 1874 :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''TAILLE''' n. f. Stature du corps : ''taille de cinq pieds quatre pouces''...<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/636 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 620]</ref>}}
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* 25 juillet 2026 : Aujourd'hui, c'est aussi un adjectif :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''ESTHÉTIQUE''' n. f. Science qui traite du beau en général, et du sentiment qu’il fait naître en nous.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/254 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 238]</ref>}}
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* 25 juillet 2026 : Trouverez-vous le mot qui ne serait pas accepté aujourd'hui {{sourire}} ?
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''ET''' conj. copulative, qui sert à lier les parties du discours.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/254 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 238]</ref>}}
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* 27 juillet 2026 : Faute de frappe ou prévision ?
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''ÉTHER''' (''ter'') n. m. Fluide très-subtil qu’on supposait remplir l’espace...<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/256 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 240]</ref>}}
: En effet, la notion d'[[:w:fr:Éther (physique)|éther en physique]] n'a été abandonnée qu'à la suite de l'acceptation générale de la théorie de la relativité restreinte d'Albert Einstein, dans les années 1910-1920.
*
* 28 juillet 2026 : D'anciens dirigeants de eBay ont mené une campagne de salissage vers la fin des années 2010 pour faire taire un couple qui publiait une infolettre qui critiquait à l'occasion la société. Les moyens utilisés : menaces, tentatives de surveillance et envoi d'insectes, entre autres. [https://news.slashdot.org/story/26/07/28/2051229/ebay-reaches-56-million-settlement-with-e-commerce-newsletter-writers-it-terrorized-in-2019] Sept anciens salariés ont été condamné pour ces gestes.
: Les dirigeants ont créé des faux-nez pour harceler le couple sur les réseaux sociaux, tout en envoyant des lettres de menaces et des objets insolites : insectes vivants, magazines pornographiques, un masque de porc ensanglanté, une couronne mortuaire et un livre sur la façon de survivre à la mort de son conjoint. Ils auraient même envisagé de placer un GPS sur l'auto du couple et d'envoyer un gang de criminels à la maison du couple. {{surprise|32}}
: L'ancien PDG a versé 2 M$ à titre de dédommagement, une ancienne dirigeante a versé 500 k$ et un ancien dirigeant a versé 50 k$. En 2022, sept anciens anciens salariés de eBay ont plaidé coupable, y compris l'ancien chef de la sécurité, condamné à cinq ans de prison. Il y a même une ancienne consultante de eBay qui a été condamnée.
: Je suis stupéfait et ahuri parce que, à cette époque, eBay valait des milliards de dollars et les gens qui occupaient les postes de direction avaient une intelligence certaine du monde des affaires.
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* 29 juillet 2026 : J'apprends que, comparativement au précédent congrès, les inscriptions à et le déroulement de Wikimania 2026 ont été durcis. [https://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia:Wikipedia_Signpost/2026-07-13/News_and_notes#Wikimania] {{surprise}}
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* 29 juillet 2026 : J'ai participé un peu au démarrage de [[Wikisource:La Lettrine|''La Lettrine'']]. C'était divertissant : ça m'a rappelé mes premiers temps avec les ''Regards sur l'actualité de la Wikimedia''.
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* 27 juillet 2026 : Le temps a modifié cette définition :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''ÉVIER''' n. m. Table de pierre sur laquelle on lave la vaisselle ; petit canal par lequel s’écoulent les eaux d’une cuisine....<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/260 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 244]</ref>}}
*
* 30 juillet 2026 : En remplissant une page [https://fr.wiktionary.org/wiki/Mod%C3%A8le:Projet_du_mois/07_2026#Cantons-de-l%E2%80%99Est pour souligner les travaux de contributeurs], j'ai été amené à compter combien d'entrées j'ai créées dans le Wiktionnaire : [https://fr.wiktionary.org/w/index.php?title=Sp%C3%A9cial:Contributions&end=&namespace=0&newOnly=1&start=&tagfilter=&target=Cantons-de-l%27Est&limit=525 environ 525]. Moins que ce que j'espérais, mais plus que ce que j'avais anticipé.
=== Août 2026 ===
{{user:CdlEst/CitationBloc|On maintient une légende vivante en faisant des pèlerinages réguliers.<ref group=note>C'est ainsi que j'ai répondu à ma conjointe lorsque je lui ai dit que j'écoutais un film de James Bond et qu'elle a répliqué : « Pour la 3 millionième fois ! ».<br><br>Google Gemini me soutient. {{sourire}}</ref>|Cantons-de-l'Est, 6 août 2026}}
* {{1er|août}} 2026 : J'ai longtemps cherché une liste des mots les plus couramment utilisés en français dans le but de créer un dictionnaire de français sans exemples sous licence libre. Une seule suggestion m'a été faite : utiliser la [[:w:fr:Liste Swadesh|liste Swadesh]]. Elle est toutefois extrêmement courte : un peu plus que 200 mots. Hier, j'ai appris l'existence de Unilex, un projet qui compile des listes de mots les plus fréquents dans différentes langues. [https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Lingua_Libre_list/fra Les listes pour le français sont très longues] et m'aideront à créer un dictionnaire digne de ce nom. {{sourire}}
[[File:A-happy-couple.jpg|thumb|center|upright=2.0|L'amour de trois poins de vue : la jeune femme, le jeune homme et le vôtre. {{sourire}}]]
*
* 2 août 2026 : Aurais-je trop l'esprit trop à la fête ? J'ai en effet bonifié [[:w:fr:Margarita (cocktail)|Margarita (cocktail)]], que j'expérimente depuis quelques jours. Toutefois, ce n'est pas au point d'ignorer mes wikiobligations. {{sourire}}
[[File:Baby Globe at Wikimania 2026 in Hall 01.jpg|thumb|center|upright=2.5|[[:w:fr:Wikipédia:Bébé Globe|Bébé Globe]], la mascotte des 25 ans de Wikipédia, se promenait parmi les participants et les kiosques de la Wikimania 2026 à Paris. Il a une bouille sympathique.<br>Vous voulez en savoir plus sur lui ? Lisez [https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:RAW/2026-08-05/Baby-globe son entrevue].]]
[[File:Baby Globe Crochet pattern - FR.pdf|thumb|center|Envi de fabriquer au crochet votre Bébé Globe ? {{sourire}}]]
* 4 août 2026 : Création par mes soins de [[:w:fr:Simulation d'orgasme|Simulation d'orgasme]], une traduction d'un article de la Wikipédia en anglais. Je suis étonné que personne ne l'ait fait avant moi. Peut-être que c'est un sujet tabou pour beaucoup de gens. Pour ma part, aucun souci de ce côté, sinon que je n'en ai pas assez à mon goût. Mais bon, mon corps n'est plus si jeune...
*
* 4 août 2026 : À quelques définitions de distance, une incohérence je crois :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''EXPONENTIEL, ELLE''' adj. ''Math.'' Se dit d’une quantité affectée d’un exposant.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/264 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 248]</ref>}}
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''EXPOSANT, E''' [...] ''Alg.'' Nombre qui désigne le degré d’une puissance ou d’une racine.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/264 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 248]</ref>}}
: Selon ces défintions, le premier s'applique à n'importe quelle quantité, alors que la deuxième s'applique seulement en algèbre. Hum.
: Aujourd'hui, les mathématiques ayant progressé, les mots « exponentiel » et « exposant » s'appliquent à n'importe quelle quantité, que ce soit un nombre, une variable, une matrice... Plus généralement, ils s'appliquent à tout élément d'un ensemble mathématique doté de l'opération multiplication (un [[:w:fr:Corps (mathématiques)|corps en mathématiques]]). Par ailleurs, l'exposant peut être une variable ou un coefficient, tous deux représentés par des lettres.
*
* 5 août 2026 : Je croyais que je n'utilisais pas de façon volontaire des IA. Après quelques minutes de réflexions, c'est le contraire que je vois. J'utilise régulièrement deepL.com et à l'occasion Google Traduction. Quand je fais des recherches avec le moteur de Google, je regarde dans un premier temps ce que Google Gemini a produit. Si je veux le partager via Wikipédia, j'analyse les sources utilisées, qui sont régulièrement correctes.
*
* 5 août 2026 : J'ai complété la transcription de toutes les pages de la section « lettre E » du ''Nouveau dictionnaire de la langue française'' [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Special%3AContributions&target=Cantons-de-l%27Est&namespace=104&tagfilter=&newOnly=1&start=2026-08-05&end=2026-08-03&limit=50] (la feuille 265 n'est pas la dernière pour la lettre E, mais c'était la dernière à faire passer de inexistante à corrigée). Combien de pages au format A5 pourraient contenir toutes les définitions de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/A|lettre A]], de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/B|lettre B]], de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/C|lettre C]], de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/D|lettre D]] et de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/E|lettre E]] ?
:* Pour la lettre A, c'est 196 pages.
:* Pour la lettre B, c'est 116 pages.
:* Pour la lettre C, c'est 290 pages.
:* Pour la lettre D, c'est 164 pages.
:* Pour la lettre E, c'est 180 pages.
: C'est donc 946 pages dans ce format PDF qui sont disponibles pour réutilisation et export. {{sourire}}
*
* 6 août 2026 : J'utilise le correcteur de Word pour débusquer des fautes de transcription dans le ''Nouveau dictionnaire de la langue française'' du DCLF. Je suis déçu de moi lorsque je corrige [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/189&diff=prev&oldid=15965266 une coquille aussi évidente]. Toutefois, parce que le dictionnaire du navigateur Web marque plusieurs termes comme étant potentiellement fautifs, ce type d'erreur est noyé parmi plusieurs faux positifs. Je pense qu'il est humain de rater une erreur évidente de temps à autre.
*
* 6 août 2026 : Encore une fois, je supposais mal. J'ai en effet créé {{m|et al.}} pour la Wikisource en français. {{surprise}}
*
* 9 août 2026 : Biographie très succincte :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Brunel''', ingénieur fr., exécuta le ''Tunnel'' de Londres (1769-1849).<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/842 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 154]</ref>}}
: Il s'agit de [[:w:fr:Marc Isambart Brunel|Marc Isambart Brunel]]. Il a été ingénieur en chef de la ville de New York à partir de 1796. Il s'installe en Angleterre en 1799, où il fait fortune grâce à l'invention de plusieurs machines ingénieuses, entre autres une machine à fabriquer les poulies pour la marine, une scierie de bois d’acajou et de marqueterie, un moulin à scier. Il conçoit et fait fabriquer un tunnelier pour le [[:w:fr:tunnel sous la Tamise|tunnel sous la Tamise]]. Avec l'aide de son fils de 18 ans, [[:w:fr:Isambard Kingdom Brunel|Isambard Kingdom Brunel]], il parvient à faire creuser le tunnel au prix d'efforts colossaux.
: Son fils Isambard (1806–1859) fera des travaux encore plus grand : le Great Western Railway (un long chemin de fer), une série de bateaux à vapeur (dont le premier pourvu d'une hélice), de nombreux ponts et des tunnels importants.
: Pourtant, même s'il est mort depuis 10 ans au moment où Pierre Larousse met sous presse la première version de son dictionnaire en 1869, aucune mention de Isambard. Chauvinisme ? Omission involontaire ?
*
* 10 août 2026 : Un salarié de Google a mis au point un navigateur web capable de générer une page web inexistante à la volée grâce à une IA de Google. De plus, le navigateur « traduit » le contenu de n'importe quelle page qui existe vraiment. [https://idle.slashdot.org/story/26/08/09/2048241/ai-powered-browser-just-generates-every-website-from-scratch] Ça m'effraie parce que des gens seront tentés de réécrire l'histoire.
*
* 11 août 2026 : L'expression « âne de Buridan » m'était inconnue :
{{user:CdlEst/CitationBloc|[...] ''l’âne de Buridan'', qu’on emploie communément pour peindre la situation d’un homme sollicité également de deux côtés à la fois, et qui ne sait à quoi se résoudre. Elle a pris naissance au milieu des âpres disputes de la scolastique du moyen âge. Buridan émettait l’hypothèse d’un âne également pressé par la soif et par la faim, et qui se trouverait placé à égale distance entre un seau d’eau et un picotin d’avoine. Par où commencera l’animal pour satisfaire deux besoins qui le sollicitent avec la même énergie ?<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/845 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 157]</ref>}}
* 11 août 2026 : Je viens à l'instant de terminer la transcription de toutes les pages de la lettre B du ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'' de Larousse ([https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/845&action=history l'avant-dernière complétée aujourd'hui]). Je suis malheureusement incapable d'obtenir cette section au format PDF parce que le WsExport semble en panne. {{triste}}
*
* 13 août 2026 : [[user:Fortelle65|Fortelle65]] est très intéressée par les articles de dictionnaires qui décrivent des gens, des lieux, des œuvres d'art. Elle lie les entrées du ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'' aux entrées de Wikidata (exemples : [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/845&curid=4960765&diff=15976119&oldid=15976111], [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/894&curid=4960787&diff=15977582&oldid=15977219], [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/779&diff=next&oldid=15979142]). Avant de le faire, elle valide les transcriptions dans chaque page où elle fait des liens, ce qui est bien. {{sourire}}
*
* 14 août 2026 : J'ai installé la dernière version de Pywikibot (11.6.0 publiée le 22 juillet 2026). Excepté un problème récurrent avec une extension qui refuse de bien s'installer parce que les VCTools++ de Microsoft ne seraient pas à la version 14 ou ultérieure (ils sont à la version 18 sur mon appareil), Pywikibot fonctionne bien. {{sourire}}
*
* 14 août 2026 : Depuis au moins une semaine, WsExport ne fonctionne plus. {{triste}} Il est donc impossible d'obtenir des fichiers PDF des transclusions que je crée. {{triste}}
*
* 15 août 2026 : Voici le nombre de pages que j'ai transcrit du DCLF de Larousse : {{#expr: 270 + 24 + 850 - 689 + 1 + 6}}, qui contient environ {{unité|1165|pages}}. Je suppose que j'ai commencé le 11 janvier 2026 [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/17&action=history] Si c'est le cas, j'ai donc transcrit environ 40 % du DCLF en sept mois. Plutôt bien. {{sourire}}
: Je tiens à souligner le patient travail de validation de [[user:Fortelle65|Fortelle65]]. {{bravo}}
*
* 16 août 2026 : À la suite d'[https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Discussion_utilisateur:Cantons-de-l%27Est&oldid=15977603#Ordre_alphabétique une demande de Fortelle65], je planche sur une façon de trier en ordre alphabétique les entrées dans une page de DCLF. Le but ? Trouver des mots qui ne sont pas transcrits correctement. Par exemple, est-ce que ces trois mots sont triés alphabétiquement : « Cantal, Cautal, Cantate » ? Si cette liste était triée dans une deuxième liste, puis comparée à la première, on verrait facilement que quelque chose cloche :
: « <code>Cantal, Cautal, Cantate</code> »
: « <code>Cantal, Cantate, Cautal</code> »
: Je concède que cette comparaison ne permettra pas d'éliminer toutes les erreurs de transcriptions, mais elle aide à réduire de façon mécanique le nombre d'erreurs. {{sourire}}
*
* 17 août 2026 : En lien avec la brève précédente, je vis de la frustration avec Python. Son moteur d'expressions régulières est incapable de trouver tous les caractères entre deux balises bien définies. {{Fâché}}
: Heureusement que je peux compter sur mes travaux antérieurs pour capturer tous les caractères en question.
*
* 17 août 2026 : Découverte de [[Module:Auteur2/nationalités]], qui crée des ''mappings'' entre régions historiques et nationalités (par exemple, une personne née dans le shogunat Tokugawa est de nationalité japonaise).
*
* 18 août 2026 : J'ai corrigé quelques centaines de bogues indiqués dans [[:Catégorie:Page transclusions with invalid attributes]]. Ce type de bogue n'est exposé que depuis quelques semaines. Dès qu'une transclusion est modifiée, une extension au moteur de Wikisource recherche ce type de bogue ; s'il est présent, il force le moteur de Wikisource à catégoriser la transclusion.
: Beaucoup de transclusions n'ont pas été modifiées depuis plusieurs années, il y a donc beaucoup de pages qui contiennent potentiellement ce type de bogue. J'ai donc recherché celles qui contenaient « header_type= ». La majorité des résultats contient le bogue. Je fais donc encore du ménage parmi ces transclusions.
*
* 18 août 2026 : Pendant que j'ai effectué les corrections du bogue mentionné dans la brève précédente, j'ai été amené à [[Psychopathia sexualis]], un livre qui m'a intéressé voici quelques années. En inspectant les transclusions des chapitres, j'ai fait le constat qu'elles avaient été construites d'une façon insolite qui ne facilite pas la maintenance. J'ai donc modifié plusieurs pages pour rendre l'ensemble plus cohérent avec les pratiques actuelles de Wikisource [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Livre:Krafft-Ebing_-_Psychopathia_Sexualis,_Carré,_1895.djvu&diff=15988040&oldid=15437862], [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Psychopathia_sexualis&diff=15988060&oldid=15450079], [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Psychopathia_sexualis/Chapitre_I&diff=15988057&oldid=15807773]... J'ai également découvert « [[Psychopathia Sexualis]] », qui fait doublon avec « [[Psychopathia sexualis]] » ; j'ai demandé la [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Wikisource:Requêtes_aux_administrateurs&oldid=15988165#Une_transclusion_à_supprimer suppression du doublon].
*
* 19 août 2026 : Découverte d'une famille napolitaine, qui a produit plusieurs personnalités :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Caraccioli''', illustre famille de l’anc. royaume de Naples, qui a fourni un grand nombre d’hommes distingués :
'''Caraccioli''' (''Jean''), secrétaire et favori de la reine {{nobr|Jeanne II}}, tué en 1432.
'''Caraccioli''' (''Jean''), s’attacha aux Français et devint maréchal de France (1480-1550).
'''Caraccioli''' (''Antoine''), fut nommé évêque de Troyes en 1551 et embrassa ensuite le luthéranisme.
'''Caraccioli''' (''Dominique''), ministre d’État et diplomate napolitain, un des hommes les plus remarquables du {{s|xviii}}.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/852 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 164]</ref>}}
: Je n'ai jamais lu sur [[:w:fr:Domenico Caracciolo|Dominique Caraccioli]]. Étonnant.
: Je n'ai d'ailleurs jamais lu sur la [[:w:fr:Famille Caracciolo|famille Caracciolo]], une puissante famille italienne qui origine du Royaume de Naples. {{surprise|32}} {{surprise|32}}
*
* 20 août 2026 : Les bras m'en tombent : le président des États-Unis Donald Trump préfère envoyer des amis et des alliés pour négocier avec des pays d'intérêt plutôt que de s'appuyer sur des ambassadeurs ou encore sur le Secrétaire du département d'État des États-Unis. [https://www.cbc.ca/news/politics/pete-hoekstra-petition-maga-ambassadors-9.7310065] Comme l'écrit l'auteur de l'article, ça en dit long sur l'actuelle politique étrangère des États-Unis.
*
* 28 août 2026 : Dans les derniers jours, j'ai travaillé sur quelques modèles de tomaison : [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Modèle:Walch_-_Anthologie_des_poètes_français_contemporains_-_tomaison&action=history], [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Modèle:Tomes_Vidocq&action=history], [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Modèle:Tomes_Annales_de_pomologie_belge_et_étrangère&action=history]. Ça me change de la transcription de pages du DCLF et de la maintenance des pages listées dans [[:Catégorie:Page transclusions with invalid attributes]].
*
* 30 août 2026 : Facebook a attiré mon attention sur [[:w:fr:Mariangela Hungria|Mariangela Hungria]], une microbiologiste qui a recherché et découvert des bactéries nitrifiantes. Elles sont utilisées pour augmenter la production du soja tout en diminuant l'usage des engrais synthétiques. J'ai vu un lien avec « [[:w:fr:Histoire du procédé Haber-Bosch|Histoire du procédé Haber-Bosch]] », un article que j'ai mené aux labels Bon article, puis Article de qualité voici plus de dix ans. Ça faisait plus de deux ans que je n'avais pas modifié [https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Histoire_du_proc%C3%A9d%C3%A9_Haber-Bosch&diff=239089319&oldid=237339744 Histoire du procédé Haber-Bosch]. Même si l'article est toujours aussi bon, je pense qu'il a besoin d'un peu de maintenance, surtout pour les sources. Je n'ai toutefois pas assez d'enthousiasme pour le faire.
=== Septembre 2026 ===
* {{1er}} septembre 2026 : Travaux sur la table des matières (TdM) de [[Livre:Verne - Famille-sans-nom, Hetzel, 1889.djvu]]. Le {{1er}} septembre, la mise en page de la TdM [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Verne_-_Famille-sans-nom,_Hetzel,_1889.djvu/428&oldid=16012452 était correcte], mais sa transclusion posait problème. La TdM était construite avec un [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Verne_-_Famille-sans-nom,_Hetzel,_1889.djvu/428&action=edit&oldid=16012452 tableau façon wiki], ce qui est correct, mais des trucs peuvent briser lorsque le moteur de Wikisource fait une transclusion. Après plusieurs essais de rectifications [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Verne_-_Famille-sans-nom,_Hetzel,_1889.djvu/428&action=history], j'ai déterminé qu'il fallait insérer <code><nowiki><nowiki/></nowiki></code> tout en haut de la page pour corriger le bogue de transclusion. De prime abord, j'ai pensé qu'il manquait quelque chose dans le tableau ; j'étais dans l'erreur.
*
* 2 septembre 2026 : J'utilise des petits boutons cliquables pour naviguer d'un wiki à l'autre de l'écosystème Wikimedia. Ces petits boutons sont décorés d'images qui proviennent de Wikimedia Commons. Puisque ces boutons sont programmés en JavaScript, il faut utiliser des images dérivées. Par exemple, dans [[:File:Wiktionary-logo-ka-without-text.svg]], il est possible de demander « Autres résolutions ». On pourra de cette façon obtenir des images de tailles réduites (par exemple, « 330 × 315 pixels »).
: L'adresse de ces images réduites comporte le mot « upload » : <code><nowiki>https://</nowiki></code>'''<code>upload</code>'''<code><nowiki>.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/74/Wiktionary-logo-ka-without-text.svg/330px-Wiktionary-logo-ka-without-text.svg.png</nowiki></code>.
: La WMF a décidé d'[https://fr.wiktionary.org/w/index.php?title=Discussion_utilisatrice:Dan%C3%BFa&oldid=39848846#upload.wikimedia.org_-%3E_thumb.wikimedia.org uniformiser les tailles des images réduites]. Pour y parvenir, il faut utiliser un autre ensemble d'adresses, qui comprennent « thumb » : <code><nowiki>https://</nowiki></code>'''<code>thumb</code>'''<code><nowiki>.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/74/Wiktionary-logo-ka-without-text.svg/330px-Wiktionary-logo-ka-without-text.svg.png</nowiki></code>.
: Il y a donc du code à ajuster pour tenir compte de ce changement, mais « thumb » ne s'applique que dans certains cas, ce qui rend l'exercice ennuyeux [https://fr.wiktionary.org/w/index.php?title=Utilisateur%3ACantons-de-l%27Est%2Fcommon.js&diff=39845282&oldid=39705214]. Heureusement que je n'ai pas à le faire régulièrement.
*
* 4 septembre 2026 : Un ouvrage bien connu aujourd'hui l'était déjà vers la fin des années 1880 :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Centuries''' de Nostradamus, prédictions de cet astrologue, en quatrains énigmatiques, qui ont conservé une longue vogue due à la superstition (1555).<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/859 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 171]</ref>}}
*
* 5 septembre 2026 : En lien avec [[:Catégorie:Page transclusions with invalid attributes]], j'ai effectué [https://en.wikisource.org/w/index.php?title=Special%3AContributions&target=Cantons-de-l%27Est&namespace=0&tagfilter=&start=2026-09-04&end=2026-09-05&limit=50 des travaux de maintenance dans la Wikisource en anglais]. Divertissant.
*
* 7 septembre 2026 : [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Special%3AContributions&target=Cantons-de-l%27Est&namespace=3&tagfilter=&start=2026-09-07&end=2026-09-07&limit=50 Première distribution des annonces de parution de ''La Lettrine'']. Divertissant.
*
* 8 septembre 2026 : Ma première présentation, succincte, [https://fr.wiktionary.org/w/index.php?title=Wiktionnaire:Actualités/Brouillon&oldid=39867245#Nouveau_dictionnaire_de_la_langue_française d'un dictionnaire dans les ''Actualités''] du Wiktionnaire. Divertissant.
*
* 9 septembre 2026 : Je n'ai jamais lu sur ce peuple autochtone :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Chactas''' ou '''Têtes-Plates''', peuplade encore à moitié sauvage, qui habite l’Amérique du Nord.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/861 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 173]</ref>}}
: J'ignore s'il existe en 2026.
*
* 10 septembre 2026 : Le modèle {{m|MaLettrine}} provoquait des effets de bord indésirables, qu'il est maintenant impossible de reproduire parce que j'ai mis au point le module [[module:MaLettrine|MaLettrine]], qui élimine ces effets tout en permettant d'afficher les bonnes informations dans [[Wikisource:La Lettrine/Inscription]]. Quelques minutes d'efforts et un peu de recherche dans le Web m'ont permis, je crois, de créer un module efficace. {{sourire}}
: Je vais peut-être adapter le module pour remplacer le code dans le [https://fr.wiktionary.org/wiki/Modèle:MesActu modèle:MesActu] du Wiktionnaire, parce que les mêmes problèmes pourraient y apparaître.
*
* 10 septembre 2026 : Il y a un mot inattendu dans cette définition :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''TORQUETTE''' n. f. Panier d’osier dans lequel on transporte la <u>marée</u> ; cette marée elle-même.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/653 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 637]</ref>}}
*
* 11 septembre 2026 : Vraiment inattendu, considérant la prépondérance médiatique des menées russes :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''KREMLIN''' n. m. Nom donné, chez les Slaves, à toute enceinte murée offrant un point de résistance.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/371 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 355]</ref>}}
*
* 12 septembre 2026 : WsExport est régulièrement en panne. C'est probablement parce qu'il manque de ressources matérielles pour s'exécuter (taille mémoire vive, par exemple). Le contributeur Denis Gagne52 a proposé une [https://fr.wikisource.org/wiki/Wikisource:Scriptorium#Wsexport_en_panne_? intéressante recette informatique] pour générer <u>localement</u> des fichiers PDF à partir de fichiers ePub, qui sont moins lourds à créer que des fichiers PDF.
*
* 13 septembre 2026 : Définition inattendue :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''FONCER''' v. tr. Mettre un fond à un tonneau, à une cuve.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/284 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 268]</ref>}}
: C'est la définition complète.
*
* 13 septembre 2026 : J'ai testé localement la [https://fr.wikisource.org/wiki/Wikisource:Scriptorium#Wsexport_en_panne_? recette informatique] pour convertir un fichier ePub en PDF. Le glisser-déposer fonctionne mal sur mon ordinateur. J'ai donc adapté la recette. Pendant mes tests, j'ai découvert que les lettres diacritées sont mal gérées par le DOS de Windows (peut-être est-ce mieux dans le PowerShell ; c'est à vérifier).
: Lorsque j'ai vu que ça fonctionnait pour un fichier léger, j'ai porté mon attention sur le ''[[Nouveau dictionnaire de la langue française]]'', dont 400 pages sont transcrites. WsExport a généré le fichier ePub en un clin d’œil. Ensuite, sur mon portable performant, l'application Calibre a pris environ 30 secondes pour traduire du format ePub au format PDF A5. Ce fichier comprend environ 1050 pages.
: Une (grossière) proportionnalité laisse penser que la transcription de toutes les pages du [[Livre:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu]], qui comprend 1167 pages, occupera environ {{unité|3000|pages}} au format A5. {{surprise}}
*
* 14 septembre 2026 : Dès juin 2011, [https://fr.wikisource.org/wiki/Wikisource:Scriptorium/Juin_2011#Edition_pour_liseuse il existait un projet de site web] pour stocker les textes entiers aux formats ePub, mobi et PDF. La taille totale de {{unité|10000|textes}} entiers atteindrait environ 100 Go. Les disques durs SSD de 1 To sont courants aujourd'hui et coûtent moins de 250 euros. Alors que le nombre d'écritures influence négativement la durée de vie d'un disque dur SSD, le nombre de lecture influence très peu cette durée de vie. Avoir un serveur de fichiers exige d'exploiter un ordinateur dédié et de maintenir un accès Internet. Ce dernier est probablement ce qui coûterait le plus cher à maintenir. Selon Google Gemini, un [[:w:fr:Content Delivery Network|Content Delivery Network]] serait plus approprié pour ce projet parce qu'il s'agit d'un site sans interactions avec les utilisateurs. Intéressant.
: Je dois effectuer plusieurs tests avant de proposer un projet de site web :
:* création de centaines de fichiers en plusieurs formats (ePub, mobi, PDF-A4, PDF-A5, PDF-A6, PD-US letter),
:* une page web par texte entier.
: Pour qu'il soit vraiment utile, le site web doit offrir plusieurs services :
:* pages faciles à créer ;
:* présentation correcte des pages ;
:* Bon rendu sur ordinateur de bureau, portable, smartphone et tablette numérique ;
:* catégories ;
:* moteur de recherches ;
:* navigation aisée entre les pages ;
:* téléversement des fichiers ;
:* téléchargement des fichiers ;
:* interface multilingue ;
:* prise en main rapide par n'importe quel wikimédien et wikimédienne ;
:* au minimum, liens vers les index des Wikisources linguistiques ;
:* facilité d'analyse par des moteurs de recherche externes ;
:* génération de données statistiques (notamment, nombres de téléchargements).
: La plateforme [[:w:fr:MediaWiki|MediaWiki]] est le meilleur choix selon mon expérience. Il y a mieux, à la condition de vouloir tout construire à partir de rien ou presque, temps que je n'ai pas. Je dois réfléchir à tout ça.
*
* 19 septembre 2026 : Relecture de quelques passages dans ''Histoire de la décadence et de la chute de l’Empire romain'' (HDCER). Dans le chapitre XXIII, [https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_de_la_décadence_et_de_la_chute_de_l’Empire_romain,_traduction_Guizot,_tome_4/XXIII#cite_note-85 plusieurs notes sont mal numérotées]. Je tenterai de corriger cette anomalie.
*
* 19 septembre 2026 : Il faudrait que je revois [[Modèle:HwsN]], parce qu'il génère un hyperlien vers Wikisource dans les fichiers créés par WsExport, y compris dans la TdM.
[[File:Madame de Genlis 1780.jpg|thumb|center|upright=2.0|[[auteur:Félicité_de_Genlis|Félicité de Genlis]] portait un surprenant couvre-chef.]]
* 20 septembre 2026 : Je ne comprends pas le néerlandais. Néanmoins, depuis quelques jours, je recherchais dans la Wikisource en néerlandais l'équivalent de [[:Catégorie:Page transclusions with invalid attributes]]. J'ai essayé plusieurs trucs, mais sans résultat. {{triste}} Le contributeur [[user:Havang(nl)|Havang(nl)]] m'a transmis des suggestions intéressantes, ce qui m'a amené à ajouter un paramètre fautif dans une page de transclusion là-bas : j'ai de cette façon appris le titre de la catégorie. {{sourire}} J'ai donc créé [[:s:nl:Categorie:Pagina-transclusies met onjuiste attributen]]
: En passant, la communauté de la Wikisource en néerlandais est chétive : [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Discussion_utilisateur:Havang(nl)&oldid=16053113#Catégorie_de_maintenance_dans_NL.wikisource_? environ 5 personnes selon Havang(nl)].
*
* 20 septembre 2026 : Voici que pense Larousse d'une toile :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Chaudronnier''' (''le''), chef-d’œuvre de [[:w:fr:Frans van Mieris l'Ancien|Frans van Mieris [l’Ancien]‌]], galerie de Dresde : physionomies expressives, coloris harmonieux.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/869 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 181]</ref>}}
: Dans la Wikipédia en français, [https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Le_Bricoleur_(van_Mieris)&oldid=239668022 article sur la toile], mais aucun passage au moment présent qui indique qu'il s'agit d'un chef d’œuvre. J'ai ajouté [https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Le_Bricoleur_(van_Mieris)&diff=239668643&oldid=239668022 la position de Larousse].
*
* 20 septembre 2026 : Définition très peu commune aujourd'hui :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Chauvin''', nom donné aux anciens soldats de l’empire, qui professaient, après la chute de {{nobr|Napoléon {{Ier}}}}, une sorte d’adoration pour sa personne. Ce mot a passé dans la langue, et il s’applique aujourd’hui à toute personne entichée d’un enthousiasme militaire où la passion a plus de part que le raisonnement.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/869 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 181]</ref>}}
*
* 21 septembre 2026 : Définition surannée :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''FRANCISATION''' n. f. Acte qui constate qu’un navire est français.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/290 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 274]</ref>}}
*
* 21 septembre 2026 : Dans la Wikisource en français, pour indiquer qu'il est possible de passer à la section suivante par exemple, du texte accolé à une pointe de flèche : voyez [[Modèle:HhakAvantTransclusion#Exemples|ces trois exemples]].
: Dans la Wikisource en latin, on préfère utiliser des flèches complètes sur l'arrière-plan est blanc laiteux, ce qui est esthétiquement plus charmante ÀMHA : observez la barre sous le bandeau de [[:s:la:Amphitruo_(Lindsay)/Actus_I|cette page]].
*
* 24 septembre 2026 : Une définition qui m'a surpris :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Chio''' (''ki-o''), Île de l’Archipel, un des pays qui se disputent l’honneur d’avoir donné le jour à Homère.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/871 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 183]</ref>}}
: Quand on parle de l’« Archipel », je pense spontanément au Japon.
*
* 24 septembre 2026 : Un [https://macleans.ca/culture/a-house-made-entirely-of-lego/ article publié en 2010] raconte qu'un Britannique a conçu puis dirigé la construction d'une maison en blocs Lego. Il a dû surmonter plusieurs obstacles, notamment l'effort herculéen d'assembler des milliers de petites briques pour en faire des méga-briques capables de soutenir le toit de la maison. C'est grâce au concours de milliers de personnes que toutes les méga-briques ont pu être construites à raison de 576 briques Lego par méga-brique. Faute de place, l'organisateur du projet a refusé le concours de milliers de personnes.
: Je ne peux m'empêcher de faire un parallèle avec ce que nous faisons ici dans Wikisource : un peu de transcription à chaque jour multiplié par plusieurs {{pcw}} donnera une bibliothèque digne de ce nom. {{sourire}} Nous sommes des ferrovipathes de la transcription.
*
* 25 septembre 2026 : Dilemme. L'expression « Par ext. » est souvent en italique dans les fac-similés du ''Nouveau dictionnaire de la langue française'' [https://fr.wikisource.org/w/index.php?search=insource%3A%2FPar+ext%5C.%2F+intitle%3A%22Larousse+dictionnaire+complet+de+la+langue+française%2C+1874%22&title=Special%3ARecherche&profile=advanced&fulltext=1&advancedSearch-current=%7B%22fields%22%3A%7B%22intitle%22%3A%22Larousse+dictionnaire+complet+de+la+langue+française%2C+1874%22%7D%7D&ns104=1]. Dans le ''Dictionnaire historique...'', toujours de Pierre Larousse, elle est en lettres droites, [https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/825 une seule fois] ; l'expression est immédiatement suivie d'une virgule, ce qui pourrait expliquer les lettres droites. Même si je n'ai pas assez d'exemples dans le ''Dictionnaire historique...'' qui montre que c'est l'un ou l'autre, devrais-je la mettre en italique ?
*
* 25 septembre 2026 : [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/295&action=history Transcription de la dernière page de la section « lettre F »]. {{sourire}}
: Il me reste à charger la section dans Word pour trouver des erreurs typographiques. Ensuite, je pourrai passer à une autre lettre.
=== Octobre 2026 ===
{{Il|2}}
----
'''Citations originales'''
{{Références|groupe=trad}}
'''Notes'''
{{Références|groupe=note}}
'''Références'''
{{Références}}
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Page:Krysinska - Intermèdes, 1903.djvu/75
104
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2026-09-25T12:09:24Z
Khardan
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/* Validée */
16062252
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" />{{nr||GUITARES LOINTAINES|35}}</noinclude>{{Poem|{{em|3}}Comme Philomèle gémissant
Sur le sort des armées qui, sous les murs de Troie{{erratum|,
|,}}
Heurtent leurs boucliers et répandent leur sang.
{{em|2}}Cependant sa main distraite se noie
{{em}}Dans ses beaux cheveux, y mêlant des roses.
{{em|2}}{{sc|Cléopâtre}} — aux orgueilleuses galères
{{em}}Courbant sous leur poids précieux, les vagues fières.
{{em|2}}Grande reine, courtisane sublime
{{em|2}}Philtre subtil, fin joyau d’Orient,
{{em|2}}Tombe de héros, harmonieux abîme,
{{em|2}}Harpe amoureuse aux immortels accents !
{{sc|Judith}} — bras élégants où sonnent les bracelets d’or,
{{em|2}}Bras aux courbes voluptueuses — porteur
{{em|6}}Du saint glaive vengeur.
{{em|2}}{{sc|Marie}} — pieux Vase d’humilité,
{{em|2}}Que les Archanges viennent saluer.
{{em|4}}{{sc|Geneviève}} — armée du seul charme
{{em|5}}De faiblesse et de bonté
Arrêtant Attila et ses peuples en armes…
{{em|4}}{{sc|Jeanne d’Arc}} — pur flambeau vainqueur !
{{em|4}}Guerrière ingénue au grand cœur !
Et vous, de la pensée du grand Shakespeare nées : |ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
rx45wtthk91w9aaviulilkoi71nshrg
Page:Krysinska - Intermèdes, 1903.djvu/76
104
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16062257
15905265
2026-09-25T12:11:42Z
Khardan
13512
/* Validée */
16062257
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" />{{nr|36|NOUVEAUX RYTHMES PITTORESQUES|}}</noinclude>{{Poem|
{{sc|Ophélie}} — aux yeux tristes par le flot vert portée !
{{em|3}}C’est toi la chaste Mélancolie,
{{em|6}}Que la brutale vie
{{em|9}}{{Nec|A}} blessée.
{{sc|Juliette}} — quinze ans fleuris d’amour, Juliette !
Nuit claire de printemps, chanson d’alouette,
Innocentes caresses, bruit de fête qui tombe
{{em|5}}Au silence de la tombe.
{{em}}{{sc|Lady {{Nec|Macbeth}}}} — sanguinaire royauté
Souffle ardent qui dirige le fer épouvanté
{{em}}D’un époux, vers le cœur de l’hôte endormi…
Spectre errant aux couloirs de farouches insomnies.
{{em}}{{sc|Marguerite de Gœthe}} — fleur blonde cueillie
{{em}}Par la main brûlante d’un amour maudit.
{{em|2}}{{sc|Esméralda}} — frêle bijou bohème,
{{em|4}}Au front doré, aux yeux de nuit.
{{em|4}}Aux seins aigus de passion —
Sous votre amulette le grand Hugo a mis
Son âme nostalgique des lointains horizons.
{{em|3}}{{sc|Morella}} — âme amante qui renaît
{{em|2}}Dans son enfant pour chastement bercer
{{em|2}}Le regret du poète douloureux
{{em|2}}Edgar Poë le prestigieux hanté.|ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
e7fdsrwesuikoi08y5oiu7falosjuzu
Page:Krysinska - Intermèdes, 1903.djvu/77
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Khardan
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" />{{nr||GUITARES LOINTAINES|37}}</noinclude>{{Poem|
{{em|3}}{{sc|Salammbô}} — vierge barbare et belle
Rouge étoile de Matho, douceur des guerriers sauvages,
Lumière planant d’une splendeur immortelle
{{em|3}}Sur les décombres de Carthage.
{{em|2}}Comme l’or des missels enluminés
{{em}}Comme des diamants que dans l’ombre on devine,
{{em|2}}Comme les astres au ciel essaimés
{{em|3}}Brille le renom des Héroïnes.|sf}}
{{Brn|2}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Laurent Jerry" />{{nr|254|{{sc|l’empreinte du dieu}}|}}</noinclude>blancheur lumineuse dans l’ombre verte, Wilfrida Van Bergen, Domitienne dans ses bras, s’avançait. Karelina, pétrifiée, muette, la regardait venir, image vivante du pardon. Il n’y avait ni ressentiment, ni amertume, sur le fin visage amaigri et pensif de Vierge primitive, — seulement l’espèce de rayonnement d’un grand bonheur paisible et triste, comme si la noblesse du sacrifice, la conscience d’obéir enfin à la volonté dernière du mort, avaient étrangement baigné sa face d’une surnaturelle et mélancolique sérénité…
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{{c|FIN}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Laurent Jerry" />{{nr||{{sc|l’empreinte du dieu}}|253}}</noinclude>la pensée de cette inconnue bienveillante, dont la compassion, quelques mois, avait veillé sur Domitienne.
Domitienne… Une vie de travail et de renoncement pour elle-même. Karelina l’acceptait. Mais pour sa fille ? Quel destin misérable et dérisoire attendait cette enfant irresponsable et qui était tout de même la fille de Van Bergen ? Karelina, clairement, comprenait à cette heure sa faiblesse et son impuissance. Rien. Elle ne pourrait jamais rien que travailler en fabrique, payer la nourrice, et venir ici, quelquefois, repaître ses yeux, en affamée, de cette enfant qui grandirait sans la connaître, et ne l’aimerait pas. Longue suite de jours gris et mornes, en attendant que la petite, à son tour, s’en aille, oublie sa mère, cette demi-étrangère moins proche que la nourrice, et connaisse à son tour le même sort chétif et rude. Il y avait quelque chose de fatal dans cette éclaircie prophétique sur l’avenir…
Elle chassa l’immense inquiétude. Elle s’essuya les yeux, se releva, se remit en route. Elle ne voulait plus penser qu’à une chose : sa fille, la joie de l’avoir à elle, de la tenir une heure…
Sur la droite, au fond de l’allée, la ferme, trapue, couleur d’ocre sous la lourde masse feuillue des arbres, dressa sa grosse silhouette sur le ciel. Karelina quitta le pavé, poussa la grosse barrière de bois vermoulu, et s’engagea dans la longue allée ombreuse et montante, parmi les herbes hautes, et la camomille allemande, au fort parfum amer.
Et tout à coup, à l’entrée du chemin, sous la voûte de feuillage des arbres, elle s’arrêta, le cœur étreint, devant l’apparition.
Vers elle, du bout de l’allée, en robe blanche, d’une<noinclude>
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Ce samedi-là, Karelina s’en fut comme d’habitude à la ferme des Schmellebeck. Elle savait que l’inconnue, la dame charitable de Merxem qui veillait sur la petite, n’était plus revenue depuis longtemps. Elle en était obscurément peinée.
Elle fit route à pied. Elle suivait le pavé, parmi les champs, les hameaux et les fermes. Les champs de fleurs, autour des petites maisons basses, étalaient leur parure chatoyante, une fête, une orgie de couleurs blanches, rouges, vertes et violacées, sous un brutal soleil d’août. Elle ne les regardait pas. Elle se sentait le cœur lourd. Une lassitude physique, presque autant que morale, l’oppressait.
Peu avant d’arriver à la barrière qui fermait la longue allée, elle s’arrêta. Il y avait un tronc d’arbre couché dans l’herbe, au bord du chemin. Elle s’y assit une minute, pour respirer. Ses doigts, machinalement, arrachaient l’écorce sèche, des fragments couleur de tabac, qu’elle effritait en poussière, en cendre.
Elle pensa à Jan Viervlet, à l’avenir que lui avait montré le chef mécanicien. Jamais elle ne s’était sentie si seule. Elle n’avait même plus, pour la réconforter,<noinclude>
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Accoudée à la barre, dans l’ombre, elle écoutait monter vers elle, du fond de la rue sombre, la rumeur étrangère du monde. Elle avait sous sa fenêtre une lanterne à huile, une vieille lanterne de fer rouillé, à verres fumeux et jaunes, qui pendait au bout d’une potence courbe au chevet d’un christ en pierre. Elle regardait cette lanterne. Une flamme courte et rougeâtre, derrière la vitre trouble, y brûlait, immobile, dans un halo.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Laurent Jerry" />{{nr|250|{{sc|l’empreinte du dieu}}|}}</noinclude>la rue du Sureau. Elle allait parmi les rues populeuses et noires, silhouette chétive, et qui se hâtait. Elle traversait le grand estaminet, parmi les buveurs, montait vite dans son garni étroit, malsain et chaud. Sa fenêtre ouverte, elle s’accoudait à la barre, regardait de haut, dans le noir, la rue pleine d’ombres et de lumières troubles, une rue populeuse, vivante, envahie d’ouvriers assis sur les trottoirs et jouant aux cartes, de femmes tricotant des bas ou bavardant, de gamins se poursuivant avec des cris. Enfin une de ces rues telles que Domitien Van Bergen les aimait, chaudes et denses de vie. Des rumeurs, des cris en montaient, des rires, des jurons de joueurs, le commérage cacardant d’un groupe de commères, juste sous la fenêtre. Et tout cela dans l’ombre, une obscurité grouillante, trouée des rares reflets jaunâtres d’une vitrine éclairée, de la lueur verte d’un bec de gaz, dans un garni. Au bout de la rue, au carrefour, une énorme lampe électrique, haute, dominant le milieu de la chaussée, épandait un éblouissement, une vaste nappe de lumière. Mais tout le fond de la rue, et tout le faîte des maisons restaient dans les ténèbres. Et il y avait seulement par places, au pignon d’une maison, une espèce de petite lanterne d’église allumée, aux pieds d’une Vierge de plâtre écaillée. Tout cela prenait aux yeux de Karelina, et sans qu’elle comprît pourquoi, quelque chose de pathétique, comme si le mort lui avait imposé sa conception des choses, sa vision large et forte du monde…
Karelina pleurait. Elle se sentait mieux encore, à cette heure, enchaînée au disparu. Mort, il commandait encore. En elle aussi il avait laissé son empreinte.<noinclude>
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Dans certaines campagnes, nos gens disent : ''ma foué'' ; presque partout on rencontre ''ma foi'' nettement accentué. Même remarque pour la terminaison ''ais'', dont quelques-uns font ''é'' sec. ''Ouèzseau'' est aussi prononcé ; nous n’avons jamais entendu ''loué'', ''roué'', pour ''loi'' et{{lié}}''roi''.
Le langage dominant dans la province de Québec, bien qu’ayant une teinte normande, est le français, autrement dit le produit de l’Île-de-France dans une bonne proportion, et l’on peut s’en assurer en le comparant par contraste avec la littérature des îles de la Manche, si l’on veut, ainsi qu’avec la littérature ancienne de la Normandie. Dans ''Fiailles de la Fouarêt'' (les feuilles de la forêt) composées récemment en Bourgogne, ont lit :
{{pom|V’la l’esprit, l’cueur, et la vouaix,
D’yun qui rime au fond du bouais.|m=0.5em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Ce qu’il n’est pas possible de regarder comme des vers écrits à Québec, Montréal ou Ottawa.
Voici deux stances d’un poëme intitulé l’''Étai'', expression bourguignonne pour été :
{{pom|Savoûs l’art de vivre bien
Et d’être terjours content ?
C’hest de n’se gênaïr de rien
Et d’prendre tout taï qui vient.
{{brn|0.5}}Si fait calme, ou s’il {{nec|’ya}} du vent,
Si fait caud, ou si fait fred,
Priaïz l’bouan Guiu, r’merciaïz l’en,
Et vous seraïz, ma fé, d’qué.|m=0.5em}}
Les Canadiens ne se reconnaissent pas là-dedans.
{{***|m=1em}}
Il est toujours de mode de nous reprocher notre accent. À cela, nos auteurs opposent des pages sans réplique. Le français s’y trouve avec son poids, sa rectitude, et son trait inévitable.
Mais, dit-on, c’est affaire de plume, vous échappez par la tangente. Écrire n’est pas parler. Reste notre accent. Il n’est pas parisien ; il est patoisé, ou, si vous voulez, il est normand.<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{T4|LES HEURES|fs=120%|ff=serif|sp=0.05em|ws=0.2em|m=3em}}
{{Poem|{{em|4}}Les heures sonnent les Victoires,
{{em|4}}Les défaites, la vie et le trépas.
{{em|4}}Qu’advient-il de leurs fanfares ?
L’ombre d’un écho, le fantôme d’une voix.
{{em|2}}Les heures passent souriantes ou graves,
{{em|2}}Fleuries d’espoir ou de douleur voilées.
L’empreinte de leur pas sur nul sable ne se grave.
Et le Bonheur sitôt enfante le Regret.
{{em|2}}Les heures volent avec des ailes de feu,
Leurs écharpes flottantes frémissent d’amour.
{{em|4}}Des cœurs épris disent : Toujours !
{{em|2}}Le vent ironique emporte un : Adieu !
{{em|4}}Les heures pleurent goutte à goutte
Leurs âmes brèves dans la mort illimitée.
{{em|8}}Qui les écoute ?
{{em|8}}L’Éternité.|ds}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{poem|{{em|2}}Vous avouerez que c’est plutôt navrant
{{em|4}}Ce train d’existence, ressemblant
{{em|8}}À un manège,
{{em|4}}Été, Automne, Hiver, Printemps
Et puis de nouveau : Été, Automne, Hiver.
Comme aux jours de notre enfance autrefois
Lorsqu’on nous juchait sur des chevaux de bois
{{em|7}}Qui tournent toujours,
{{em|9}}On revoit
{{em|2}}Passer les mêmes têtes à chaque tour
{{em|4}}Arrêtées là pour regarder,
La nounou — telle une cloche — le trottin en beige
{{em|4}}Un petit soldat à l’œil écarquillé,
{{em|4}}La grosse dame, le {{Nec|môme}} mal peigné,
Et le petit chien, tenu en laisse, blanc comme neige,
Et d’ainsi revoir les mêmes objets sans cesse
{{em|2}}Cela vous met l’estomac en détresse|ds}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" /></noinclude>{{Poem|
{{em|7}}Ah ! qu’on le connaît
{{em|4}}Ton faciès rogue, ô décembre,
{{em|5}}En vain le Saint Enfant naît
{{em|4}}Tous les ans, dans ses humbles langes
{{em|6}}Pour essayer de rendre
{{em|3}}L’humain genre, fraternel et tendre.
{{em|9}}Et toi{{corr|.|,}} mai,
{{em|7}}Jeune libertin
{{em|9}}Qui promets
{{em|7}}Plus que tu ne tiens.
{{em|5}}Non, ce qu’on les sait par cœur
{{em|4}}Vos ritournelles, Étés en fleurs
{{em|3}}Avec vos blés, débordant fleuve d’or
{{em}}Fleuve de lait vermeil généreux et doux
{{em|5}}Eh ! bien, cette fois encore
{{em|4}}Il n’y en aura pas pour tous.
Sous vos branches fécondes, sempiternel Automne
{{em|4}}Des Sans-Amour, des Sans-Foyer
Plus tristes de votre joie qui sourit et rayonne
{{em|2}}Arroseront le sol de pleurs amers,
{{em|2}}Et, de nouveau, les brumes renfrognées
{{em|6}}Et le vent radoteur
{{em|6}}Au strident tintamarre|ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Krysinska - Intermèdes, 1903.djvu/243
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Khardan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Khardan" /></noinclude>{{Poem|{{em|6}}Désoleront les cœurs
{{em|2}}De leurs lamentos jamais apaisés
Grattant, comme sur de vieilles guitares
{{em|6}}Sur nos rancœurs.|sf}}
{{Brn|2}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XII.djvu/438
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Liens vers pages.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Nr|432|LES MANUSCRITS DE ''TOUTE LA LYRE.''|}}</noinclude><nowiki />
{{t5|XXXVI. ''LÀ-HAUT, SŒUR DU FORFAIT ET SŒUR DE L’INNOCENCE…''}}
<div class=poemannote>
<p class="annotation"><span>Vierge,</span></p>
<p class=avecpage><span class=tl-page>Page [[Toute la lyre/III/XXXVI#213|213]].</span>Pâle, joignant les mains, suppliant, en présence…</p>
{{Toute la lyre/var|Priant pour les |''bourreaux''|méchants, couvrant de son cilice…}}
</div>
{{t5|XXXVII. ''UNE NUIT JE RÊVAIS, ET JE VIS DANS MON RÊVE…''}}
<div class=poemannote>
{{Toute la lyre/var|page=Page [[Toute la lyre/III/XXXVII#214|214]].|Une plaine sans bords pareille aux |mers|flots sans grève,}}
{{Toute la lyre/variante|Ouve|''champs labourés''}}
<p class="annotation"><span>''Pas de chaumes fumants et pas de coteaux verts.''</span></p>
<p>Ouverte à tous les vents comme les vastes mers. </p>
{{Toute la lyre/var|Cette plaine était |verte|rousse, immense, triste et nue,}}
{{Toute la lyre/variante|Sans |un arbre, sans eau }}
{{Toute la lyre/variante|Sans |bois, sans un étang }}
<p>Sans une mare d’eau pour refléter la nue. </p>
{{Toute la lyre/var|Immobiles, debout sur des |socles|granits sculptés }}
{{Toute la lyre/var|Qu’étreignaient les |chardons|buissons par le vent agités…}}
{{Toute la lyre/var|Peut-être y gardaient-ils quelque |histoire lointaine|mémoire vaine…}}
{{Toute la lyre/var|page=Page [[Toute la lyre/III/XXXVII#215|215]].|Peut-être |le sculpteur|l’ouvrier n’avait-il rien d’humain }}
{{Toute la lyre/var|Qui les avait |taillés|sculptés de sa puissante main ?}}
{{Toute la lyre/variante|Qui |les avait mis là loin de toute demeure }}
{{Toute la lyre/variante|Qui donc les avait mis |dans cet immense }}
{{Toute la lyre/variante|Qui donc les avait mis seuls dans ce |large }}
<p>Qui donc les avait mis seuls dans ce vaste espace </p>
{{Toute la lyre/var|Pour entendre à jamais pleurer le vent qui |pleure,|passe, }}
<p class="annotation"><span>L’herbe croître</span></p>
<p>Siffler l’herbe et glisser le lézard dans les grès ?</p>
{{Toute la lyre/var|Nul vestige autour d’eux, ni |''palais''|sentiers, ni décombres ;}}
{{Toute la lyre/var|Rien que |''l’herbe qui siffle''|la ronce obscure et le buisson noirci.}}
</div><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Berthelot - Les origines de l'alchimie, 1885.djvu/148
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|116|{{sc|les origines de l’alchimie}}}}</noinclude>2.327 par un énoncé des ''lieux où l’on prépare la pierre philosophale'', en Égypte, à Constantinople, etc. Une désignation analogue et plus ancienne, car elle ne renferme que des noms de localités Égyptiennes, existe au {{fol.}}249, verso : je l’ai reproduite {{pg}}36. J’ai dit que ces listes paraissaient être le résumé et l’inter­prétation alchimique d’un passage d’Agatharchide, relatif aux exploitations métallurgiques de l’Égypte.
Les indications générales qui viennent d’être signalées, telles que celles des poids et mesures, des signes et de la nomenclature, sont suivies dans le manuscrit 2.327 par la reproduction des traités alchimiques {{Corr|proprements|proprement}} dits. Ceux-ci peuvent être groupés sous diverses catégories.
'''{{c|§ 6. — Traités théoriques.|m=1.5em}}'''
Un premier ensemble est formé par les ouvrages théoriques et philosophiques. Il se compose de plusieurs collections distinctes.
La première constitue ce que l’on pourrait appeler les {{sc|Traités Démocritains}} : je veux dire le pseudo-Démocrite et ses commentateurs. Le ''pseudo-Démocrite'' est représenté par un traité fondamental, intitulé ''{{lang|la|Physica et Mystica}}''<ref>{{abr|Ms.|Manuscrit}} 2.327, {{fol.}}24 {{vo}} à 31.</ref>, base de tous les commentaires, lequel se trouve également dans le manuscrit 2.325,<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Ineuw" />{{rh|42|''FOLIE D'OPIUM''|}}</noinclude>jouets se cassent et se ternissent, que les plus brûlants désirs s'éteignent, aussitôt réalisés, qu'il n'y a rien dans rien !... Le levain de haine, qui fermente au cœur de tous les amants, se montrait confusément en lui. Il en voulait presque à sa maîtresse des joies qu'elle lui avait données dans une soumission trop complète. Et ce sentiment, commun à presque tous les hommes, ferait supposer que le grand mépris, qu'au fond ils ont d'eux-mêmes, retombe logiquement sur celles qui les aiment et les admirent.
Tant il est vrai que certaines femmes ne peuvent, dans la vie, compter que sur la constance de l'amant qui lest paye, parce que, en pareil cas, le galant court après son argent.
Fiamette pleurait en silence, et le disciple, après avoir remué d'autres pensées mauvaises, s'endormit, le dos tourné à son bonheur.
Il fallut, le lendemain, songer au roman de Jacques : ''La Volupté esthétique'', se plier au genre qu'il avait adopté, broyer de l'étrange à la portée des snobs.
Au bout d'une demi-heure, André faisait couramment du ''Chozelle'', et s'attendrissait de nouveau devant les paupières lasses et les yeux douloureux de Fiamette :
— J'ai été méchant, Miette, pardonne-moi !
Elle l'embrassait gentiment.
— Pourquoi faut-il que je te chérisse davantage après tes injures ?... Les amoureuses ont donc perdu toute dignité !...
— Et la dignité du pardon, la comptes-tu pour rien ?... Dieu n'agit pas autrement avec les pécheurs !...
— Je ne veux plus que tu partes ?....
— L'ai-je jamais voulu ?....
— Dame, tu me disais cette nuit que le plaisir que je te donnais ne valait pas le travail que je te faisais perdre ! Que tout ce que vous offrez à l'amour, vous autres écrivains, est perdu pour la littérature !... Les germes fécondants vous remontent au cerveau et vous procréez sans le secours de la femme !...
André se mit à rire.
— Tous les grands auteurs ont été chastes, ma petite Fiamette ?
— Des imbéciles ou des fous !
— Et le succès ?...
— Le succès ?... Un mot ! Est-ce que Ninoche ou Nora la Comète n'en ont pas autant que vous tous ?... Et, moi-même, si je voulais !....
— Certes.
— Le succès va aux plus infimes, aux pitres et aux [[wikt:malins|malins]], il n'est insaisissable que pour ceux qui sont au-dessus de lui.
— Tu as raison, Miette.
André prit sa maîtresse contre lui, appuya son front sur son cœur, et, longtemps, savoura la joie d'être tout petit et frêle auprès de cette affection si grande.
[[File:FDO d015 decoration de page.jpg|130px|center]]<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Ineuw" />{{rh||''FOLIE D'OPIUM''|43}}</noinclude>{{Dhr|4em}}
{{t3|IX}}
{{Dhr|2em}}
{{center|{{sc|un article de chozelle}}}}
{{Dhr|2em}}
— Voici, cher Maître, le chapitre demandé sur la « ''Volupté esthétique'' ».
Le disciple avait fait, au courant de la plume, le récit de ce qu'il avait vu chez Defeuille. Il était question principalement de l'amitié que deux hommes peuvent éprouver l'un pour l'autre. Cette amitié profonde devait se poursuivre au milieu des tracasseries de la lutte littéraire ; le roman, en somme, ne serait qu'une histoire passionnelle se déroulant dans la banalité de la vie parisienne. Mais, l'idée perverse s'attachant à tout, et l'imagination du lecteur évoquant les images lascives au moindre passage obscur, l'aventure pouvait se parer d'un certain charme équivoque.
Chozelle, séance tenante, biffa des mots, ajouta des adjectifs rares, embrouilla quelques phrases trop claires et envoya au copiste.
— Mon ami, dit-il, je suis satisfait de ce premier travail. Vous continuerez dans ce sens, en tâchant qu'on me reconnaisse bien dans le personnage principal. L'intrigue importe peu, tout doit être dans le détail... Douze mille lignes environ. L'éditeur attend. Mais, pour demain, il me faudra un article.
— Quel sujet ?...
— Oh ! mon Dieu ! le théâtre. Vous parlerez du ballet qu'on va donner aux ''Folies-Perverses'' — mon ballet et vous glisserez quelques rosseries sur Ninoche.
— Ninoche ?…
— Elle m'a déplu à la soirée de Pascal.
— C’est une bonne fille.
— Je n'aime pas les bonnes filles.... Vous direz qu'elle est grotesque en scène, et, qu'à son âge, la retraite s’impose... Enfin, vous avez le choix des épithètes, pourvu qu'elles soient très ''rosses''.
André se redressa.
— Non, quand même je penserais ce que vous dites de Ninoche, je ne le dirais pas.
— Pourquoi ?
— Parce que je n'attaque, pas les femmes.
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<noinclude><pagequality level="3" user="Ineuw" />{{rh|44|''FOLIE D'OPIUM''|}}</noinclude>Jacques fronça le nez et les sourcils.
— Vous en êtes là ?... Une créature qui se donne à tous !
André ne put réprimer une exclamation moqueuse, que Chozelle comprit point ou ne voulut pas comprendre.
— Faites toujours l'article, dit-il, j'ajouterai ce qu'il me plaira.
— C'est votre droit, puisque vous signez. Pourtant, permettez-moi de vous dire, cher Maître, qu'il serait préférable d'exercer cette humeur batailleuse sur ceux qui peuvent se défendre... Vous avez des ennemis, j'en conviens, mais vous en comptez moins parmi les femmes que parmi les hommes. Adressez-vous à ces derniers.
— Les hommes se battent quelquefois, avoua Jacques naïvement.
— Eh bien ?...
— Je ne tiens pas à ce qu'on m'abîme la peau ! Et puis, en disant du mal d'une femme, j'ai toutes les autres pour moi... Elles sont si jalouses !... Est-ce que vous êtes toujours avec cette fille ?... Fiamette Silly, je crois ?…
André tressaillit, reprit sèchement :
— Ma maîtresse n'est pas une fille, et elle m'aime sincèrement.
— Soit, ne vous fâchez pas pour si peu... Tenez, mon ami, mettez-vous là et piochez cet article : La pantomime, les séductions de mes œuvres, le charme de Tigrane, danseuse-étoile, qui crée la Chauve-Souris dans mon ballet !... Vous y êtes ?....
— Je ne connais pas Tigrane.
— Cela n'a pas d'importance : Tête exsangue de noyée ou de prophétesse ivre d'éther, mouvements souples de couleuvre :
{{center|{{t|Un serpent qui danse au bout d'un bâton.|85}}}}
Elle a tous les envoûtements et tous les maléfices.
— Voilà donc une femme qui vous plaît ?
— Nullement, mais elle m'est utile.... Le public incompréhensif ne se contenterait pas aujourd'hui de mimes choisis uniquement parmi les hommes... Il faut bien, quand on ne peut faire autrement, sacrifier au mauvais goût.
Tandis que l'élève travaillait docilement, Jacques, dans sa molle bergère, somnolait avec béatitude.
Les salamandres, sur les coussins, semblaient des joyaux d'ambre et de béryl, les couleuvres se blottissaient en quelque trou. Depuis le matin, la pluie frappait de ses mille petits doigts simiesques les carreaux embués. Une journée d'eau, plus triste que les journées de neige qui, au moins, revêtent tout d'une ouate délicate, couchent les êtres et les choses, comme des gemmes, dans des boîtes capitonnées de velours blanc. Les toits, au moindre rayon, se nacrent ; les gouttières se parent de pendeloques de cristal ; les branches secouent des [[wikt :houpette|houpettes]] emperlées. Par la pluie, au contraire, tout se fane, se décompose, accuse la sénilité des pierres et des arbres, et l'âme aussi perd ses vêtements de rêve, demeure nue devant la réalité.
[[File:FDO d015 decoration de page.jpg|130px|center]]<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Ineuw" />{{rh||''FOLIE D'OPIUM''|45}}</noinclude>— Avez-vous écrit ? demanda Jacques au disciple qui, pâlissant dans le jour verdâtre, se penchait nerveusement sur son papier.
— Oui, vous voyez.
— Des étoffes, des pierreries, des fleurs !... Il faut que cela rutile, serpente, se torde, éclate en fusée éblouissante... J'aime à me rouler dans les pierreries et les parfums ! Je suis la dernière manifestation de notre civilisation délicieusement pourrie !... Ah ! les relents des bouges parisiens où grouille le vice !
André tendit l'article qu'il avait bâclé, selon la manière du Maître, facile à saisir avec un peu de métier et de souplesse, et Jacques Chozelle le par courut, d'un œil sévère.
— J'ai mis à vous satisfaire ma verve la plus effarante, mon faisandage cérébral le plus compliqué...
— Ce n'est pas mal.
Chozelle saisit la plume, ratura deci, de-là, puis, entre deux douceurs à Tigrane, insinua un peu du verjus qu'il tenait en réserve pour le commun des mortelles : « Quant à Ninoche, la critique s'est trop longtemps occupée de ses chairs blettes... Cette vieille guenon, aussi tenace que dénuée de talent, rebute la vue et les autres sens... N'y a-t-il pas pour ses pareilles des cabanons au Jardin des Plantes ?… »
Ce n'était pas drôle ; mais Jacques rit longuement de cette trouvaille dont le disciple dut louanger la véhémente saveur.
{{Dhr|4em}}
{{t3|X}}
{{Dhr|2em}}
{{center|{{sc|théatre a femmes}}}}
{{Dhr|2em}}
Le lendemain soir, dans sa loge des ''Folies-Perverses'', Ninoche confiait ses peines à son amant.
— Tu as lu cette ordure ?
— Non.
— Tiens !
Elle lui mettait la feuille sous le nez, et d'un ongle rageur, soulignait le passage injurieux.
— Peuh ! fit l'autre, cela n'a pas d'importance.
— Tu trouves ?
— On ne se fâche plus de ce qu'écrit Chozelle.
— Alors, tout lui est permis ?… Eh bien, je saurai me venger toute seule !
— Ninoche, dans une danse serpentine, se montrait, ce soir-là ; au Tout-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Ineuw" />{{rh||''FOLIE D'OPIUM''|45}}</noinclude>— Avez-vous écrit ? demanda Jacques au disciple qui, pâlissant dans le jour verdâtre, se penchait nerveusement sur son papier.
— Oui, vous voyez.
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André tendit l'article qu'il avait bâclé, selon la manière du Maître, facile à saisir avec un peu de métier et de souplesse, et Jacques Chozelle le par courut, d'un œil sévère.
— J'ai mis à vous satisfaire ma verve la plus effarante, mon faisandage cérébral le plus compliqué...
— Ce n'est pas mal.
Chozelle saisit la plume, ratura deci, de-là, puis, entre deux douceurs à Tigrane, insinua un peu du verjus qu'il tenait en réserve pour le commun des mortelles : « Quant à Ninoche, la critique s'est trop longtemps occupée de ses chairs blettes... Cette vieille guenon, aussi tenace que dénuée de talent, rebute la vue et les autres sens... N'y a-t-il pas pour ses pareilles des cabanons au Jardin des Plantes ?… »
Ce n'était pas drôle ; mais Jacques rit longuement de cette trouvaille dont le disciple dut louanger la véhémente saveur.
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{{center|{{sc|théatre a femmes}}}}
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Le lendemain soir, dans sa loge des ''Folies-Perverses'', Ninoche confiait ses peines à son amant.
— Tu as lu cette ordure ?
— Non.
— Tiens !
Elle lui mettait la feuille sous le nez, et d'un ongle rageur, soulignait le passage injurieux.
— Peuh ! fit l'autre, cela n'a pas d'importance.
— Tu trouves ?
— On ne se fâche plus de ce qu'écrit Chozelle.
— Alors, tout lui est permis ?… Eh bien, je saurai me venger toute seule !
— Ninoche, dans une danse serpentine, se montrait, ce soir-là ; au Tout-
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<noinclude><pagequality level="3" user="Ineuw" />{{rh|46|''FOLIE D'OPIUM''|}}</noinclude>Paris des premières. Debout devant une glace que des jets électriques baignaient largement, elle se drapait dans une immense étoffe floconneuse, la faisait onduler sur des bâtonnets, cambrait les reins, se penchait, fantomatique et souple. Ce n'était plus une femme, mais une corolle gigantesque, ondulant au moindre souffle, tournant et retroussant ses pétales nacrés. Puis, la fleur devenait papillon, avec des ailes de pourpre éclairées par deux yeux d'or, dans une poussière de diamants.
L'habilleuse, empressée, fixait aux épaules le voile flottant, remontait le maillot de soie, qui avait glissé sur les cuisses, maîtrisait avec peine l'impatience fébrile de la danseuse.
Dans la loge, tendue de liberty mauve, des corbeilles fleuries, aux anses légères cravatées de rubans et de dentelles, mettaient une agonisante haleine.
Jules Laroche, l'amant du jour, disparaissait sous une jonchée de violettes de Parme, saccagées par une main vengeresse : cela sentait la poudre, la femme et le sang des roses !
— Une belle salle, reprit Ninoche, en passant légèrement un pinceau enduit de kohl sur ses paupières et ses sourcils. Puis, avec une estompe, elle noya son regard d'une amoureuse langueur, insinua sur la cornée de l'oeil un peu d'une poudre mystérieuse destinée à dilater la pupille, à lui communiquer une flamme étrange. La bouche saignait dans la face naturellement pâle ; elle en corrigea le dessin trop sec, arrondit la lèvre inférieure, fleurit la supérieure en cœur de pourpre, et se toucha également les narines.
Le fard, dont elle se servait, répandait un violent parfum de tubéreuse ; chacun de ses mouvements dégageait des effluences plus vives.
— Et tu sais pourquoi Chozelle m'en veut ? demanda Ninoche qui poursuivait son idée.
— Non.
— Parce que j'ai déclaré, à la soirée de Pascal, que tout était en toc chez lui : l'esprit et le reste. Du chiqué dont les femmes du monde même n’attendent plus rien !
Jules Laroche haussa les épaules.
— Dans le métier que tu fais, on ne devrait attaquer personne.
— Pourquoi donc ?... Dans le métier que je fais » on sait aussi se faire respecter, tu le verras tout à l'heure.
Ninoche, les narines frémissantes, cambrait son buste harmonieux, et, d'un geste farouche, rejetait les boucles courtes et épaisses de ses cheveux, qui lui donnaient un peu l'air d'une sauvageonne.
— En scène pour le {{no}} 12 ! cria le régisseur, tandis qu'une dizaine d'acrobates passaient en soufflant, les bras et le visage inondés de sueur, les muscles saillants sous le maillot rose. Tigrane, qui commençait la seconde partie, traînait dans la poussière des corridors une longue douillette de zibeline, et fredonnait d'une voix grêle.
— La Chauve-Souris ! chuchota la<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Ineuw" />{{rh||''FOLIE D'OPIUM''|49}}</noinclude>mime avec un geste de gavroche. Oust ! laissez-moi filer, on m'attraperait en core !
Dans la salle, on arrivait pour voir le ballet de Chozelle, qu'on disait délicieusement monté, avec un tas de petites femmes. Les loges resplendissaient, occupées par les étoiles de première et de deuxième grandeur de la galanterie. Ce n'étaient qu'ondoiements de perles, ruissellements de joyaux, si pressés qu'ils semblaient, de loin, emprisonner les bustes dans des carapaces de tortues prestigieuses. Les chairs offraient des tons lactés, les chevelures, savamment calamistrées, taisaient aux faces fiévreuses des auréoles d'or, de [[wikt:jaïet|jaïet]] ou de cuivre. Comme il sied à des princesses de joie, les rires sonnaient impertinents, aigus ou rauques, selon l'âge ou la fatigue, les débuts ayant été souvent pénibles et rebutants.
Et, ce qui frappait, tout d'abord, devant l'étalage de peaux et d'oripeaux, c'était la ressemblance qu'avaient entre elles toutes ces poupées peintes qui paraissaient sortir d'une grande fabrique de Nuremberg, jouets pour vieux enfants vaniteux et naïfs.
Toutes montraient leurs dents de la même façon, dans une gaieté fébrile et factice, se faisaient onduler chez le même artiste capillaire, portaient des corsets pareils qui leur occasionnaient une petite douleur au creux de l'estomac. « Le corset et l'amour ! Ah ! ma chère ! » Deux corvées dont elles se seraient bien dispensées !... Mais il faut vivre, n'est-ce pas ?...
Aux courses, aux premières des théâtres à femmes, à Trouville, à Dieppe, aux tables de baccara et de roulette, se pressent les poupées fragiles, tintinnabulantes et creuses, avec un louis sonnant la chamade sous l'armature du corsage.
L'homme exhibe sa maîtresse, comme il exhibe ses attelages et ses chevaux de course ; il n'est point jaloux, et, parfois même, se dispense d'un hommage plus direct. Pour ce soin, il y a le premier cocher, s'il est joli garçon, le maître d'hôtel, les artistes de passage, le lutteur ou le second ténor. Il est convenu que l'amant qui paye n'est jamais aimé ; mais, le plus souvent, il n'y tient pas.
Derrière les loges tristement bruyantes des soupeuses en renom, passaient les filles plus humbles, en quête d'une étreinte rapide, d'une fantaisie fatigante, mais sans lendemain. Celles-ci, les joues plissées, exsangues ou marbrées de rose, se paraient de robes voyantes, souvent défraîchies, et leurs cheveux, mal rattachés, révélaient de fréquentes stations dans les garnis hospitaliers des environs. Elles gardaient un air ennuyé, indifférent, ne s'approchaient que des hommes assis, sollicitaient un punch ou une menthe à l'eau qui leur tournait sur le cœur. Beaucoup n'avaient point dîné et redoutaient de ne pas souper. Sur le flot des liquides absorbés, il leur restait alors la ressource de mettre une vague
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<noinclude><pagequality level="3" user="Ineuw" />{{rh|50|''FOLIE D'OPIUM''|}}</noinclude>charcuterie, tenue en réserve pour les soirs de chômage.
Les jeunes gens s'amusaient à les faire jaser, et, lorsqu'elles étaient deux, les invitaient ensemble, friands de leur intimité. C'étaient de gentils ménages où tout était en commun, les bonnes et les mauvaises aubaines, les baisers et les coups.
Certaines affichaient des airs masculins, portaient la cravate d'homme et les cheveux courts sous un feutre frondeur. Leur amie, plus petite, mince et alanguie, s'appuyait à leur bras, leur parlait d'une voix caresseuse, se frôlait à leur jupe. Et cette bonne entente, plus simulée que réelle, aguichait les curiosités, éveillait les désirs des chasseurs de sensations rares.
Des matrones isolées, laborieusement rechampies, un ciment de cold-cream, de blanc de céruse et de poudre dans les rides de leur peau, balançaient des panaches d'autruche et des croupes puissantes. On les voyait sortir avec des béjaunes, échappés de quelque collège, et désireux de concilier leur appétit vorace avec l'exiguïté de leurs ressources.
Dans la première salle, où se vidaient les bocks et les querelles las cives, où circulait plus à l'aise le bétail de volupté, un orchestre de dames viennoises, ceinturées de bleu sur des robes de mousselines blanches, sévissait mélancoliquement.
Un peu en retard, arriva André Flavien avec sa maîtresse. Nora la Comète attendait ses amis dans une loge du rez-de-chaussée, et, soit malice, soit légèreté inconsciente, elle avait prié Francis Lombard de l'accompagner, sans le prévenir du voisinage dangereux qu'il aurait à subir.
Fiamette, avec ses yeux de fleur de lin, ses cheveux tendrement cendrés, fit sensation à son entrée dans la loge. Son fin visage contrastait, par un charme tout personnel, une idéale expression d'intelligence et de douceur, avec les faces poupines ou bestiales des filles en renom. Pas un défaut ne contrariait la joie du regard dans l'harmonie de ses épaules, de ses bras ; et de tout son corps charmant, blanc. et velouté comme une corolle de magnolia, s'exhalait le parfum de jeunesse.
Francis Lombard, en apercevant André, eut un tressaillement, se leva pour sortir, mais Nora, impérieusement, le retint.
— Mon ami Francis Lombard, ditelle avec son sourire félin, avait, mon cher André, le plus vif désir de vous connaître. J'espère que, tous les trois, vous voudrez bien me tenir compagnie ?
— Ah ! murmura Fiamette, depuis qu'il travaille pour Chozelle, André me quitte à tout moment, et je crains bien qu'il ne me soit pas plus fidèle que les autres soirs.
— Chozelle ? une mauvaise connaissance ! fit Nora, mais André est trop psychologue pour se laisser prendre aux pipeaux de ce bel oiseleur !
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L'obscurité s'était faite dans la salle ; du haut du balcon trois yeux électriques s'allumèrent fantastiquement. Le rideau de velours s'écarta lentement, et Ninoche surgit des ténèbres comme un fantôme lumineux. De tous les coins de la scène apparurent, en même temps, d'autres Ninoches qui, reflétées à l'infini par un jeu de' glaces, donnèrent l'impression d'un ballet de nonnes ressuscitées pour quelque danse macabre. Vivement ou mollement, la mime agitait, sous l'étoffe, les longs bâtonnets, qui, par leurs mouvements vifs et précis, donnaient à la femme mystérieuse l'apparence d'une fleur au calice renversé, d'un parachute, d'un météore, d'un tourbillon d'écume. A tous petits pas, elle se déplaçait, vire-voltait, tandis que le tissu léger s'enflait, se déployait en spirales fumeuses, puis retombait comme une neige nonchalante ou une flamme qui s'éteint. C'étaient, aussi, des surprises pyrotechniques : des girandoles d'argent, des roses tournantes, des anneaux de Vulcain, des gloires diamantées, des éventails pyriques, des étoiles de Vénus, des éruptions de fleurs, des miroirs de Diane, des mosaïques rutilantes et des soleils à rosaces d'or !
Des feux montaient comme des chandelles romaines, des lys d'argent éclataient en fusées légères, et, sur les étoffes, ruisselaient des cascades de pierreries... La femme disparaissait ; ce n'était que dans une vision fugitive que souriait sa bouche en cour de pourpre, que la brûlure de ses yeux perçait le brasier électrique où elle évoluait.
Les spectateurs, cependant, restaient figés, habitués à ce spectacle qui, depuis quelques années, tenait la scène. Quand le rideau retomba en plis lourds, on applaudit du bout des doigts l'adresse de la danseuse et l'harmonie de ses attitudes. Puis, des rires coururent, au souvenir de l'article du matin, de l'ironie terrible de ses épithètes.
Ninoche reparut en scarabée d'émeraude avec des antennes d'or. Elle
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<noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" />{{rh|52|''FOLIE D'OPIUM''|}}</noinclude>caressa une corolle imaginaire, s'endormit dans la fleur, puis se mua en papillon de pourpre, en libellule d'acier, en phalène fantastique. Après avoir battu des ailes sur les tentures noires, elle parcourut la scène dans l'ivresse d'une épouvante croissante et disparut dans les frises.
Enfin, dernière métamorphose, elle revint dans une tunique blanche, pieds et poings liés, se livrer au bûcher. Admirablement simulé, l'incendie s'alluma dans une fumée épaisse. Des langues bleuâtres frôlèrent les genoux, les flancs, la poitrine, la face de la martyre. [[wikt:échevelé|Echevelées]], les flammes coururent sur ses épaules, lui firent une auréole de gloire, et, en chimères, en dragons courroucés, se dressèrent jusqu'au ciel. Ninoche, la face douloureuse, se tordait sous les morsures, et ses mouvements fébriles activaient la fureur des monstres.
Des lambeaux de pourpre flottèrent encore, comme un immense manteau royal, semblèrent pleurer des lys de sang. Puis, les dents avides de nouvelles flammes vertes et bleues achevèrent de déchirer le voile auguste. La femme, de tout son corps crispé, repoussait la mort, bondissait sur place, et, la bouche ouverte comme pour lancer une dernière clameur, elle avait une expression de souffrance tragique, presque surhumaine. Une gerbe plus haute monta dans une furie éblouissante, plana un moment, enveloppa dans son tourbillon les chairs de volupté, puis l'incendie diminua, vaincu par sa puissance même. Comme une loque déchiquetée le corps de la mime s'affaissa et les ténèbres se firent.
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Jacques Chozelle, qui s'était installé dans une avant-scène avec Defeuille et quelques fervents, se leva à la chute du rideau et gagna les coulisses.
Sur son passage, les femmes souriaient avec des mines indulgentes, tandis que, boudeur, il détournait les yeux. Dans les corridors, une dizaine de marcheuses l'entourèrent, et, comme il les repoussait assez brutalement, lui firent cortège. Les petits rats aux bras grêles, aux maillots rembourrés, offraient la nudité gracile de leur torse dans un déshabillé savant. Leur corsage, ouvert jusqu'à la ceinture, re [[File:FDO d015 decoration de page.jpg|130px|center]]<noinclude>
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Enfin, dernière métamorphose, elle revint dans une tunique blanche, pieds et poings liés, se livrer au bûcher. Admirablement simulé, l'incendie s'alluma dans une fumée épaisse. Des langues bleuâtres frôlèrent les genoux, les flancs, la poitrine, la face de la martyre. [[wikt:échevelé|Echevelées]], les flammes coururent sur ses épaules, lui firent une auréole de gloire, et, en chimères, en dragons courroucés, se dressèrent jusqu'au ciel. Ninoche, la face douloureuse, se tordait sous les morsures, et ses mouvements fébriles activaient la fureur des monstres.
Des lambeaux de pourpre flottèrent encore, comme un immense manteau royal, semblèrent pleurer des lys de sang. Puis, les dents avides de nouvelles flammes vertes et bleues achevèrent de déchirer le voile auguste. La femme, de tout son corps crispé, repoussait la mort, bondissait sur place, et, la bouche ouverte comme pour lancer une dernière clameur, elle avait une expression de souffrance tragique, presque surhumaine. Une gerbe plus haute monta dans une furie éblouissante, plana un moment, enveloppa dans son tourbillon les chairs de volupté, puis l'incendie diminua, vaincu par sa puissance même. Comme une loque déchiquetée le corps de la mime s'affaissa et les ténèbres se firent.
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Jacques Chozelle, qui s'était installé dans une avant-scène avec Defeuille et quelques fervents, se leva à la chute du rideau et gagna les coulisses.
Sur son passage, les femmes souriaient avec des mines indulgentes, tandis que, boudeur, il détournait les yeux. Dans les corridors, une dizaine de marcheuses l'entourèrent, et, comme il les repoussait assez brutalement, lui firent cortège. Les petits rats aux bras grêles, aux maillots rembourrés, offraient la nudité gracile de leur torse dans un déshabillé savant. Leur corsage, ouvert jusqu'à la ceinture, re-
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<noinclude><pagequality level="3" user="Ineuw" />{{rh||''FOLIE D'OPIUM''|55}}</noinclude>montait juste assez pour emprisonner, comme en des mains, les seins aux bouts délicats. Les dos accusaient librement leur sillon voluptueux, et la mousse des aisselles embrumait l'or des corselets, fendus comme des élytres de coccinelles.
Vues de près, les formes paraissaient vulgaires, dépourvues de cette harmonie que leur donnent le prestige de la rampe et le mouvement. Les yeux, trop charbonnés, affadissaient les perruques blondes, les pieds gonflés se tassaient péniblement dans les chaussons clairs.
— Tigrane est prête ? demanda ques aux petites.
— Tu peux frapper, son vieux n’y est pas.
— Et puis, quand même il y serait, reprit une futée de quatorze ans, on n'est pas jaloux de Monsieur !
— Le vieux de Tigrane et M. Chozelle !... Oh ! là ! la ! ce qu'elle doit dormir tranquille dans sa grotte, la Chauve-Souris !
— Monsieur n'a pas peur qu'on le viole ?... C'est dangereux d'errer dans les coulisses !…
— Un baiser, mon beau blond ?…
— Je vous ferai mettre à l'amende, cria Jacques, qui avait à se défendre contre vingt mains audacieuses et des lèvres moqueusement tendues.
— Quoi ! pour un bécot ?
— Tu n'en mourras pas !...
Mais la porte de Tigrane s'ouvrit, et la jeune femme, en riant, fit entrer l'auteur, un peu chiffonné.
— Bigre ! dit-il, tu as sorti tes gemmes !
— Oui, j'ai égayé ce costume sinistre.
Tigrane était charmante dans son maillot gris et son corselet de velours sombre. De longues ailes de gaze arachnéenne s'attachaient à ses poignets et à ses chevilles par des fibules d'aigues-marines, de sorte que, lorsqu'elle écartait les bras, et glissait mollement, elle avait l'air de voler sur de mystérieuses corolles.
Langoureuse, elle se pencha, voulut aussi l'embrasser, soit gaminerie, soit curiosité ; mais il lui tourna le dos pour examiner une peinture de Pascal, nouvellement accrochée sous des flots de soies japonaises.
— Tiens, ton costume de ce soir… et tu prends des mouches d'or !
— Un portrait symbolique... Moi, vois-tu, je veux bien attraper les mouches, mais il faut qu'elles soient en or.
— Tu as raison, et si j'étais femme, je ferais de même.
— Femme ? ne l'es-tu pas un peu ?
Jacques, d’un geste conquérant, se passa la main dans les cheveux.
— A propos, reprit Tigrane, méfie-toi de Ninoche ; elle n'a pas digéré ton article de ce matin.
— Est-ce que son amant est avec elle ?...
— Quand je suis arrivée, ils étaient ensemble.
— Ah ! fit Jacques, rêveur.
Et il sortit au bout d'un moment pour aller chercher André Flavien.
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XIII
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{{center|{{sc|la vengeance}}}}
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André, dans la loge de Nora, écoutait d'une oreille indifférente les saillies de la danseuse. Il déplorait de plus en plus l'article du matin et la méchanceté de Chozelle.
Ninoche n'avait point créé la danse lumineuse, mais elle s'y montrait novatrice à sa manière par une grande intelligence des attitudes. Aux ''Folies Perverses'', où ne s'exhibaient guère que des femmes galantes ivres de réclame, elle apportait un réel sentiment d'art, une rare conscience des moyens et des effets.
Un écrivain, quel qu'il soit, ne doit jamais occuper le lecteur de ses griefs personnels. Ses jugements ne sont valables que s'ils sont dépouillés de tout parti pris. Or, Chozelle punissait la pauvrette de quelques paroles imprudentes, la châtiait vilainement d'une innocente raillerie, alors qu'il filait doux devant les attaques directes de ses confrères. Mais Ninoche était désarmée, car l'amant d'une femme de théâtre prend rarement sa défense, — et Chozelle, sûr de l'impunité, avait beau jeu.
André se faisait ces réflexions et d’autres encore qui lui montraient le « Maître » sous un jour fort défavorable. Jamais ce dernier n'avait profité de sa notoriété pour lancer un talent remarquable. Ses louanges allaient à des pitres vite essoufflés, à des faiseurs de tours, qui, n'ayant que quelques numéros sans intérêt dans leur sac, ne pouvaient pas même bénéficier de sa condescendance.
D'ailleurs, Jacques vendait cher ses adjectifs, et il fallait montrer patte blanche et billets soyeux pour en décrocher quelques-uns.
« Il y a dans la rosserie et le mensonge une jouissance toute particulière, avait-il dit au disciple. Je tiens rarement mes promesses et jamais mes serments, car je trouve à l'indignation. des honnêtes imbéciles un ragoût de haute saveur que je préfère à la reconnaissance. »
Fiamette, deux fois déjà, avait senti
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André, dans la loge de Nora, écoutait d'une oreille indifférente les saillies de la danseuse. Il déplorait de plus en plus l'article du matin et la méchanceté de Chozelle.
Ninoche n'avait point créé la danse lumineuse, mais elle s'y montrait novatrice à sa manière par une grande intelligence des attitudes. Aux ''Folies Perverses'', où ne s'exhibaient guère que des femmes galantes ivres de réclame, elle apportait un réel sentiment d'art, une rare conscience des moyens et des effets.
Un écrivain, quel qu'il soit, ne doit jamais occuper le lecteur de ses griefs personnels. Ses jugements ne sont valables que s'ils sont dépouillés de tout parti pris. Or, Chozelle punissait la pauvrette de quelques paroles imprudentes, la châtiait vilainement d'une innocente raillerie, alors qu'il filait doux devant les attaques directes de ses confrères. Mais Ninoche était désarmée, car l'amant d'une femme de théâtre prend rarement sa défense, — et Chozelle, sûr de l'impunité, avait beau jeu.
André se faisait ces réflexions et d’autres encore qui lui montraient le « Maître » sous un jour fort défavorable. Jamais ce dernier n'avait profité de sa notoriété pour lancer un talent remarquable. Ses louanges allaient à des pitres vite essoufflés, à des faiseurs de tours, qui, n'ayant que quelques numéros sans intérêt dans leur sac, ne pouvaient pas même bénéficier de sa condescendance.
D'ailleurs, Jacques vendait cher ses adjectifs, et il fallait montrer patte blanche et billets soyeux pour en décrocher quelques-uns.
« Il y a dans la rosserie et le mensonge une jouissance toute particulière, avait-il dit au disciple. Je tiens rarement mes promesses et jamais mes serments, car je trouve à l'indignation des honnêtes imbéciles un ragoût de haute saveur que je préfère à la reconnaissance. »
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<noinclude><pagequality level="3" user="Ineuw" />{{rh||''FOLIE D'OPIUM''|57}}</noinclude>sur son épaule la caresse frôleuse de Francis Lombard ; Nora, avec son apparente légèreté, causait de tout et de rien, et sa fantaisie effleurait vingt sujets, preste comme un oiseau qui vole de branche en branche. Pour tant, ses paupières étaient plus meurtries que d'habitude, et ses longues mains fines, couvertes de bagues, se posaient parfois, brûlantes, sur celles de son amie.
— Chozelle vous tait signe, dit-elle à André qui n'avait pas desserré les lèvres.
— Je t'en prie, reste avec nous, implora Fiamette.
Mais André, déjà, quittait la loge et se perdait dans le flot des cigales d'amour qui ondulait d'un couloir à l'autre, menaçant de tout submerger.
— Tu es jalouse ? demanda Nora, en riant, à la jeune femme.
— Oui, je suis jalouse, et je ne veux pas qu'on me prenne mon bien.
— Oh ! on te le rendra sans grand dommage... Que dites-vous, mon cher, de cet amour à toute épreuve ?...
— Je dis que je donnerais beaucoup pour être aimé ainsi ! murmura Francis Lombard, avec un soupir. Que faut-il faire pour mériter un pareil bonheur ?…
— Rien, dit Fiamette sèchement. Je ne suis ni à prendre ni à vendre.
La toile se releva pour la première partie du ballet, et Chozelle, accompagné d'André Flavien, rentra dans sa loge.
Tigrane, la Chauve-Souris, blottie dans un coin de la scène, régnait sur sa cour de mouches bourdonnantes. Et c'était un enchantement des yeux que la farandole des insectes d'or, aux longues ailes diaprées. Les libellules cambraient des corselets de saphirs à reflets lunaires, sur des maillots noirs ; les coccinelles, sous leurs élytres, avaient des camails cabochés de corail ; les abeilles pelucheuses, les guêpes rayées d'orange, les scarabées aux carapaces de béryls et de péridots, défilaient dans un bruissement de perles et d'ailes métalliques. La Chauve-Souris somnolait, heureuse, attendant la nuit pour capturer les insectes imprudents. Elle dormait, cruelle et lascive, rêvant de meurtres et de baisers. Elle dormait, pareille à l'orchidée morbide, à la fleur succube, la courtisane éternelle dont meurent les êtres et les plantes.
Chozelle, dans ce luxueux ballet, aurait pu mettre un peu de symbolisme et de psychologie, avec la glorification de la femme cruelle et perverse, créée par Dieu pour le châtiment des crimes d'amour. Une poésie délicate, une pensée artiste auraient pu soutenir ce sujet trop souvent défloré. Mais Chozelle n'avait pas de visées si hautes. Attiré toujours par la laideur bizarre, il avait mis une chauve-souris à la scène, et un chat-huant apparaissait pour vaincre l'enchanteresse. A son tour la pauvrette s'amendait, suppliait, vaincue par le charme de l'oiseau de proie. Il y avait, au clair de la lune, des chevauchées de lamies et<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Ineuw" />{{rh|58|''FOLIE D'OPIUM''|}}</noinclude>d'empuses, des combats de gnomes hideux, puis, une bonne fée apparaissait, et, comme dans tous les contes pour les petits enfants, rendait aux amoureux leur forme primitive.
Le prince épousait la princesse.
Telle était cette œuvre banale qu'un directeur de théâtre s'était empressé de monter ; car, dès qu'un poète montre un réel mérite, dès qu'un auteur sort des sentiers battus par quelque manifestation vraiment littéraire, il épouvante le commerçant routinier, l'épicier déloyal qui ne veut servir à ses clients que l'habituelle cassonade et les conserves avariées des vieux faiseurs. Chozelle se délectait aux éructations flatteuses de ses fervents, se trouvait une prestigieuse originalité, parce qu'il avait osé mettre à la scène une chauve-souris et un chat-huant !
Deux personnages venaient d'entrer dans la loge, blêmes d'une admiration qu'ils exprimaient en petites phrases hachées, comme par un hoquet d'extase : « Vraiment, c'est une trouvaille ! » « Tigrane a saisi tout le charme envoûteur de l'écrivain ! » « Quelle habileté de touche ! » « Admirable ! Suggestif ! Enveloppant ! Effarant ! »
André examina le couple qui, par un je ne sais quoi d'inusité, retenait l'attention. L'homme grand, un peu bouffi, les chairs molles et la peau blafarde, pouvait passer pour un assez joli garçon ; la femme, grande aussi, osseuse, verdâtre et les traits tirés, avait des yeux trop brillants, un air de fièvre et une grande bouche tirée par des tics nerveux. Ses cheveux, très abondants, étaient arrangés avec art. Sa taille mince donnait à son buste plat aux larges épaules une certaine élégance androgyne. Sa toilette blanche, voilée de guipures, était d'un goût parfait. André s'étonna de l'entendre parler d'une voix rauque, comme déchirée, par moments, de notes plus aiguës.
L'orchestre faisant rage pour le pas des lamies et des empuses, Jacques se pencha à l'oreille d'André et lui glissa :
Ce sont deux hommes !
Pas possible !
On ne le dirait jamais, n'est-ce pas ?... Depuis trois ans, ils ne se quittent pas, et la police ferme les yeux. D'ailleurs, le secret est bien gardé.
André écœuré avait envie de fuir, mais il sut vaincre sa répugnance, étudia le couple qui s'offrait si ingénument à son observation.
Après le premier tableau, un incident singulier vint bouleverser la salle.
Ninoche, bousculant les ouvreuses, entra dans la loge, et, avant qu'on ait pu l'en empêcher, se jeta sur le « Maître » et lui enfonça son chapeau jusqu'au menton ; puis tapant sur le huit-reflets ainsi que sur un tambour de basque :
Voilà pour l'article... Et recommence, si tu veux !
Ce fut une fusée de rires, un feu d'artifice de quolibets, de sifflets, d'applaudissements, de trépignements frénétiques.
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Page:Berthelot - Les origines de l'alchimie, 1885.djvu/158
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|126|{{sc|les origines de l’alchimie}}}}</noinclude>livre de Sophé l’Égyptien (ouvrage de Zosime) et la chimie de Moïse<ref>{{abr|Ms.|Manuscrit}} 2.337, {{fol.}}147 à 155.</ref>.
Une série distincte de recettes métallurgiques, qui se rencontre aussi dans le manuscrit de saint Marc et dans le manuscrit 2.325, concerne la ''trempe du bronze'', écrite au temps de Philippe de Macédoine, ''la trempe du fer indien'', etc.<ref>{{abr|Ms.|Manuscrit}} 2.327, {{fol.}}155 {{vo}} à 159.</ref>. Ces deux recettes ont été imprimées par Grüner en 1814, et par Schneider dans les ''{{lang|la|Écloga Physica}} ;'' un procédé pour la ''fabrication du verre''<ref>{{abr|Ms.|Manuscrit}} 2.327, {{fol.}}90 à 92.</ref> a été imprimé en même temps : il y est question du verre bleu et de divers espèces de verres verts, telles, que le ''{{lang|la|prasinum}}'' et le ''{{lang|la|venetum}}'', mots déjà employés par Lampride au {{s|iii}}.
Telle est la composition générale des manuscrits alchimiques grecs.
{{brn|3}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XIII.djvu/391
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Chlg
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Vous m'avez éprouvé
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Chlg" />{{Nr||NOTES EXPLICATIVES.|385}}</noinclude>__notoc__<nowiki />
{{t5|XLIX. APRÈS L’HIVER.|align=left|ml=4em|mb=1em}}
Dans les brouillons, une suite inédite :
<poem style="margin-left:6em;">
Tous ces petits oiseaux font un tas de manières.
Je vous demande un peu, les senteurs printanières
Les devraient-elles rendre à ce point insensés !
Quoi, toujours dire : Encor ! ne jamais dire : Assez !
Mesdames, est-ce là de la pudeur ? Femelle
Et mâle, tout cela flirte, chante, se mêle,
S’unit, c’est une orgie enfin qu’une forêt,
Et la complicité du printemps m’apparaît.
</poem>
{{t5|L. ''QU’ES-TU PÈLERIN ? — JE ME NOMME…''|align=left|ml=4em|mb=1em}}
Feuille détachée de l’album de voyage, 1865.
Cette poésie a été écrite d’abord au
crayon sur la ''route d’Aix-la-Chapelle à Düren,''
comme l’indique le manuscrit, puis
repassée à l’encre ensuite.
{{t4|VI|fs=150%|mb=1em}}
{{t5|I. ''LORSQUE MA MAIN FRÉMIT SI LA TIENNE L’EFFLEURE…''|align=left|ml=4em|mb=1em}}
Ce manuscrit est en double. Le second exemplaire seul porte le millésime.
{{t5|II. ''OH ! SI VOUS EXISTEZ, MON ANGE, MON GÉNIE…''|align=left|ml=4em|mb=1em}}
Deux exemplaires de ce manuscrit. Le premier est daté ''février 1833 ;'' le second
''10 mars 1833.''
{{t5|V. ''VOUS M’AVEZ ÉPROUVÉ PAR TOUTES LES ÉPREUVES…''|align=left|ml=4em|mb=1em}}
Après la date et sous des variantes que nous donnons page 425, on lit cette
remarque, rayée :
''Faut-il commencer ainsi'' (moins les quatre premiers vers) :
<div class="poemannote i mb15">
<p>Le mensonge et la haine et l’injure avec joie</p>
<p>Ont mâché dans leurs dents mon nom comme une proie. </p>
</div>
VIII. ROMAN EN TROIS SONNETS.
Les premier et second sonnets sont datés ''9 décembre'', et ont été écrits après le troisième,
qui à lui seul forme un tout et qui est daté : ''3 décembre''.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Livre:Lettre de la marquise de Valle Hoz à Lucie Delarue-Mardrus.pdf
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Madame
J’aime vos ''Sept Douleurs d’Octobre'' et j’ai vibré autant en les lisant que lorsque j’ai subi l’incantation de la ''Figure de Proue'', ''Horizons'', ''Souffles de Tempête'', etc.
Ce volume me plaira davantage et aura une place d’élection dans ma bibliothèque grâce à votre dédicace qui a si joliment refleuri mon nom.<noinclude>
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Denis Gagne52
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<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" /></noinclude>Chacun de vos « {{lang|la|lamenti}} » dévoile votre âme tendre et je sens entre tous : Prière ; Lassitude, Un Dimanche, « Musique : à ceux
qui l’aiment _ Le Bonheur _ {{sic2|Sepulture|Sépulture}} _ Cimetière {{sic2|Epilogue|Épilogue}}, et encore et encore. Ces fleurs vous transmettront, madame, mes remerciements très sincères.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Ineuw
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<noinclude><pagequality level="3" user="Ineuw" />{{rh||''FOLIE D'OPIUM''|59}}</noinclude>Jacques, muet d'abord de surprise et de saisissement, s'était dressé, tâchant de dégager son visage. Il y parvint, après des efforts bizarres qui mirent le comble à la joie du public. Ses lèvres tremblaient, ses yeux s'embuaient de terreur. Les fervents avaient déserté la loge, redoutant le ridicule, et André retenait à grand'peine le rire qui hoquetait sur ses lèvres.
— Cette fille ! cette fille !... murmura Chozelle, qui put enfin parler.
Puis il prit la main du jeune homme :
— Vous êtes un ami, André ?... Je puis compter sur vous, n'est-ce pas ?...
André, d'une voix entrecoupée, affirma qu'il était tout dévoué au Maître.
— Faire un second article, il n'y faut pas songer... Cette furie recommencerait... Mais elle a un amant...
— Eh bien ?...
— Il faut demander à cet homme raison de l'offense. Le scandale a été trop grand.
— Vous voulez que j'aille provoquer pour vous l'amant de Ninoche ?...
— Oui...
— Et vous irez sur le terrain ?...
Mais Jacques cut un doux sourire.
— Du tout, mon ami, c'est vous qui vous battrez.
{{Dhr|4em}}
{{t3|XIV}}
{{Dhr|2em}}
{{center|{{sc|ce qui arrange tout}}}}
{{Dhr|2em}}
André, trouvant l'idée drôle, ne répliqua pas.
Jacques lui caressa doucement les doigts, et reprit :
Vous êtes mon élève, l'élu de mon cœur, n'est-il point naturel que vous preniez ma défense ?... Allez, et sachez vous battre en beauté.
Ninoche, dans sa loge, avait une crise de nerfs, et deux coccinelles, au corselet de corail rose, lui tamponnaient le visage avec des serviettes imbibées d'essences. Dans leur hâte, les petites avaient renversé la cuvette emplie d'eau savonneuse, et pataugeaient dans une mare.
André, évitant les débris de porcelaine, s'informa de l'amant de la danseuse. Mais Jules Desroches avait fui. En revenant sur ses pas, le jeune hom-
[[File :FDO d015 decoration de page.jpg|130px|center]]<noinclude>
<references/></noinclude>
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Wikisource:Scriptorium/Septembre 2026
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wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude>
[[Fichier:Les Très Riches Heures du duc de Berry septembre.jpg|thumb|upright|Septembre. — ''Les Très-Riches Heures du duc de Berry'' des Frères de Limbourg]]
= Septembre 2026 =
== Problème de pagination sur le tome 4 de Jérôme de Stridon ==
Bonjour,
Ce [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu|tome 4]] à plusieurs problèmes de pagination, un pas très grave, qui semble une erreur d'impression, on passe de la page 103 à la [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu/105|page 105]]. Je le corrige simplement dans l'entête au besoin et dans la table des matières.
Mais un problème surgit à la page 494 qui est dans le djvu la page 536. en soit je crois que ce n'est pas vraiment important car ce sont les parties latines du tome.
Mais du coup je me demandais juste ce qu'il faut faire?
Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 1 septembre 2026 à 09:55 (UTC)
:J’ai cherché un autre fac-similé de la même édition, les rares que j'ai trouvé comme [https://pdfs.bibliotheque-catholique.com/pdfs/oeuvres-completes/Saint%20J%C3%A9r%C3%B4me%20-%20Oeuvres%20compl%C3%A8tes%20(Tome%204).pdf celui-ci] sont identiques à notre exemplaire. Pour l'absence de la page 104, il est possible que la page blanche séparant les chapitres ait été supprimée. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 04:32 (UTC)
::Ok du coup on reste avec ça? Pour la page 104 j'ai déjà faitcomme s'il s'agissait d'une erreur de typo en corrigeant dans la table des matière, pour le reste je peux match&split sur la fin du livre? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 07:44 (UTC)
:::C'est bien une page blanche qui a été supprimée dans ce fac-similé (p. 104). L'exemplaire de chez Google books ({{Google|yXAYEXTe6ikC}}) l'a conservée. Toute la partie latine (494-535) y est conservée aussi. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 2 septembre 2026 à 09:40 (UTC).
::::Super @[[Utilisateur:Khardan|Khardan]], je ne sais pas comment tu fais pour trouver sur google livres, j'ai cherché de différentes manières, y compris en recherche avancée, sans succès. Si on importait la version complète y compris la page 104 blanche, cela impliquerait de renommer les pages 284 à 394, ce qui est un gros travail assez fastidieux. Sinon on peut aussi importer la version avec la partie latine complète, sans intérêt pour fr.wikisource mais peut-être utile pour les latinistes. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 10:34 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] Ah tiens ! Le résultat m'est venu du premier coup en cherchant « complètes "Saint Jérôme" » (et en évitant le « Œ » de ''oeuvres'' surtout). — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 2 septembre 2026 à 10:48 (UTC).
::::::Merci! Dites-moi quand vous avez décidé et je continuerais le match&split. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 11:33 (UTC)
:::::::Je propose de remplacer le fac-similé actuel par celui recommandé par @[[Utilisateur:Khardan|Khardan]] en supprimant la page 104 inutile, mais en conservant la totalité des pages latines du nouveau fac-similé. Cela amènera à ne renommer que les pages de la TdM. Qu'en pensez-vous ? Le nouveau fichier est prêt pour import. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 13:04 (UTC)
::::::::Moi je suis d'accord. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 13:52 (UTC)
:::::::::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] C’est fait, j'ai rectifié le pagelist et renommé les pages de la TDM pour les mettre à la bonne place. Il faut probablement purger la page d'index pour voir la différence. Bonne correction. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 15:57 (UTC)
::::::::::Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 17:34 (UTC)
== Une creation échouée. ==
Bonjour, la création du Livre:Hippeau,_La_chanson_du_Chevalier_au_cygne_et_de_Godefroid_de_Bouillon_Tome_I_(1874).pdf échoue depuis deux jours, malgré des purges. Raison possible: deux renommages successives sur commons: [[: File:Hippeau,_La_chanson_du_Chevalier_au_cygne_et_de_Godefroid_de_Bouillon_Tome_I_(1874).pdf]]. Qui peut résoudre ce problème? --[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 4 septembre 2026 à 16:01 (UTC)
:@[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] : cela s'est résolu tout seul, j'ai créé l'index [[Livre:Hippeau,_La_chanson_du_Chevalier_au_cygne_et_de_Godefroid_de_Bouillon_Tome_I_(1874).pdf]] sans fou quérir. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 septembre 2026 à 16:31 (UTC)
::Merci. Mais la même chose pour le fichier créé en même temps il y a deux jours.
::[[: Fichier:Hippeau, La chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon, Tome II (1874).pdf]]. Est-ce que cela bloque pour moi à cause d'anciens essais? Pourras-tu le créer aussi? --[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 4 septembre 2026 à 19:51 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] : Bien sûr. Voilà [[Livre:Hippeau, La chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon, Tome II (1874).pdf]], je n'ai pas d'idée sur ce qui peux te bloquer. Si ça persiste on est là pour aider. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 septembre 2026 à 21:01 (UTC)
::::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] J'ai édité les TdM's des deux livres, mais je ne suis pas sûr du choix des titres des chapitres (liens rouges) et de la façon de faire suite d'une page à l'autre, utilisant ''noinclude''. Pourras-tu contrôler? [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 6 septembre 2026 à 19:05 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] : Pour les subdivisions, je conserverais le titre complet du livre, puis les deux parties, puis les chapitres :
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Le Chevalier au cygne/Introduction
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Le Chevalier au cygne/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Godefroid de Bouillon/Introduction
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Godefroid de Bouillon/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Épisode des chétifs ou captifs/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Second épisode/I [II, III, ''etc.'']
:::::ou plus neutre (si tu préfères) :
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Première partie/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Deuxième partie/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Appendice/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Second épisode/I [II, III, ''etc.'']
:::::Pour la création de la table, je propose de simplifier sans doublon : reporter dans le page précédente la fin du titre (comme page 262) et ne pas mettre la fin dans la page suivante (supprimer <code>lant, et repart avec le cygne|100</code>), en précisant ce choix dans la page de discussion. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 6 septembre 2026 à 21:38 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:ℳ-le-mot-dit]] : Tables sans doublon {{fait}} ; titres déjà adaptés dans les Index(=livre) puisque les deux ont le même titre principal et il fallait adapter les deux sous-titres. Voir le résultat [[La chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon]]. Si c'est d'accord, j'adapterai tous les titres dans la TdM. {{fait}} [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 7 septembre 2026 à 12:03 (UTC)
== Les RAW sont arrivés, la rentrée peut commencer ! ==
<div style="background-color:#177860; border-radius:.2em; color:#FFF;padding: 1em;">
<div style="font-family: Century Gothic; font-size:3em; line-height:120%;text-align:center;color: #fff;">RAW</div>
<div style="margin-bottom:1.5em; margin-top:1em; text-align:center; color: #fff;">Le numéro de septembre 2026 (n°296) est sorti.</div>
<div class="center">[[:w:Wikipédia:RAW/2026-09-05|<span class="cdx-button cdx-button--fake-button cdx-button--fake-button--enabled" style="white-space:break-spaces; text-align:center; gap:0;"role="button" aria-disabled="false">Lire l'infolettre</span>]]</div>
</div>
'''C'est la rentrée'''
Après un numéro très dense en août en raison de la Wikimania, celui-ci est un peu plus léger car l'équipe s'est octroyée quelques vacances. Cela n'empêche pas le mouvement de continuer à vivre, avec une rentrée déjà animée ! Du côté des projets francophones, le Wiktionnaire vient de franchir le cap symbolique des sept millions d’entrées, tandis que Wikipédia continue de voir fleurir sondages et discussions sur son fonctionnement.
Une rentrée, donc, placée sous le signe de la construction collective : de nouveaux outils pour contribuer, de nouveaux espaces pour échanger, de nouvelles formes d’organisation… Ce numéro des RAW vous propose de faire le tour de cette actualité, avant de reprendre tranquillement le chemin des projets Wikimédia.
L'équipe de la rédaction a également commencé à réfléchir à un nouveau nom pour remplacer l'énigmatique « RAW ». N'hésitez pas à venir donner votre avis dans la [[:w:Discussion Wikipédia:RAW/Rédaction#Changement de nom|section dédiée]] !
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Au menu de ce numéro :
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">En bref</span>''' — Des actualités francophones et du mouvement Wikimédia, des nouveaux outils et des articles de recherche
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">Le wik'hit parade</span>''' — Une analyse des articles les plus vus le mois dernier
[[Fichier:Toicon-icon-sharp-corners-draw.svg|20px|classe=skin-invert-image]] Les RAW, c'est aussi vous : n'hésitez pas à suggérer des sujets ou participer à la rédaction du [[:w:Wikipédia:RAW/Rédaction|prochain numéro]] !
[[Utilisateur:Antimuonium|Antimuonium]] ([[Discussion utilisateur:Antimuonium|d]]) 4 septembre 2026 à 22:14 (UTC)
== ''La Lettrine'', numéro 1, automne 2026 ==
Le premier numéro de ''La Lettrine'' vient de paraître !
Premier numéro de ''La Lettrine'' : des brèves d’ici, une revue de presse au fil des livres et de l’actualité, un retour sur Wikimania 2026, une recommandation pleine d’humour autour de Joaquín Xaudaró et un coup de projecteur sur les poétesses bretonnes réunies par Adine Riom ! Découvrez aussi l’éphéméride, l’agenda des prochains ateliers, les statistiques de Wikisource et le récit d’une relecture de George Sand.
Découvrez le '''[[Wikisource:La Lettrine/001-automne-2026|numéro 1 de l’automne 2026]]''' !
[[Wikisource:La Lettrine/Brouillon|Brouillon du prochain]] — [[Wikisource:La Lettrine/Inscription|Abonnement-désabonnement]]
Six personnes ont participé à ce numéro inaugural — et la rédaction vous attend déjà en décembre pour la suite ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 6 septembre 2026 à 18:44 (UTC)
:Chouette premier numéro ! Je me dis que je pourrais y présenter de temps en temps les livres un peu rigolos de propositions de réformes orthographiques du français que j’ai transcrit au cours des ans. Ça devrait être intéressant à faire découvrir ^^
:PS : Il va falloir qu’on adapte les couleurs de fond des cadres au mode sombre, les titres sont illisibles pour le moment. — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 7 septembre 2026 à 07:47 (UTC)
::Si ça améliore l'expérience, je suis en faveur. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 septembre 2026 à 14:53 (UTC)
::Merci @[[Utilisateur:Danÿa|Danÿa]] ! Sens-toi libre de corriger cela. J'ai fait ça avec mes piètres compétences de front-end et sur le coin d'une table en vitesse. Je pense que le 2e numéro aura un bien meilleur habillage ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 7 septembre 2026 à 18:15 (UTC)
:merci, j'ai mis la nouvelle dans les annonces. N'hesitez pas à ajuster si besoin. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 7 septembre 2026 à 12:42 (UTC)
== [[Livre:Whymper - Escalades dans les Alpes.djvu]] ==
Bonjour, Il reste 2 pages à valider. Merci d'avance. PS: Je suis en train de valider aussi l'original en anglais. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 6 septembre 2026 à 20:12 (UTC)
:Bizarre. J'ai tenté de valider la première des deux (la 318), mais le bouton vert "Validé" n'apparaît pas. Le dernier ''État de la page'' reste à ''Corrigé''. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 6 septembre 2026 à 20:55 (UTC).
::@[[Utilisateur:Yann|Yann]] Idem, j'ai essayé avec plusieurs navigateurs Firefox et Chrome sous Linux et Safari sous MacOs le bouton vert n’apparaît pas. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 7 septembre 2026 à 06:03 (UTC)
:::{{notif|Yann|Khardan|Cunegonde1}} Bizarrement, le paramètre <code>prpPageQualityUser</code> (qu'on peut voir dans le code HTML de la page) avait pour valeur "null" alors qu'il désigne normalement l'utilisateur qui a apposé l'état courant de la page (corrigé, validé, etc.). Je suppose que c'est un bug de l'éditeur visuel utilisé sur ces pages il y a longtemps. Et apparemment, il suffit de modifier les pages (comme je viens de le faire) pour rétablir ce paramètre. Vous devriez pouvoir valider à présent (mais pas moi, car c'est à moi qu'est désormais attribuée la correction). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 septembre 2026 à 07:35 (UTC)
::::{{fait}} OK, merci. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 7 septembre 2026 à 08:44 (UTC)
== La suppression de ma page d’accueil est demandée. ==
La suppression de ma page d’accueil est demandée. J’ai déplacé tous les liens vers la sous-page « Contributions ».
Cette procédure remplace ma page d’accueil par une seule page d’accueil universelle : https://meta.wikimedia.org/wiki/User:Ineuw
qui contient déjà un lien vers « Contributions ».
Merci. —[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 8 septembre 2026 à 04:06 (UTC)
:{{Fait}} — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 8 septembre 2026 à 09:13 (UTC)
== Affichage de tableau ==
Bonjour,
J'ai fait plusieurs pages qui affichent du texte en tableau, mais le rendu est vraiment mauvais je ne sais pas où est le problème. un exemple est cette [[Origène. — Lexique des Noms hébreux|page]] et d'autres pages de ce [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu|livre]].
Merci, [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 8 septembre 2026 à 11:45 (UTC)
:Dans la transclusion, des cellules débordent sur une troisième colonne. En vis-à-vis de ces débordements, on voit les pages fautives. Vous devez corriger le début de la page 188. Idem page 192. Il y a d'autres à pages à corriger. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 septembre 2026 à 17:47 (UTC)
::Je ne vois rien! J'ai besoin d'un exemple quand je compare les pages pages transclusent elles ont la même tête. De plus je me demande si le tableau ne pourrait pas s'afficher sur toute la page, ça serait plus lisible. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 9 septembre 2026 à 07:23 (UTC)
:::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] : page 187, il manque un il y a <code><nowiki><noinclude></nowiki></code> au lieu de <code><nowiki></noinclude></nowiki></code>. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 9 septembre 2026 à 07:40 (UTC)
::::Ah oui je commence à comprendre comment ça fonctionne! Zut j'ai fait des erreurs sur toutes les pages presque... Et pour augmenter l'affichage de la largeur du tableau on fait comment? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 9 septembre 2026 à 07:51 (UTC)
:::::Selon mes observations de l'ouvrage de Jérôme de Stridon, les pages qui contiennent les tableaux ont une largeur de 100% par défaut. Si vous élargissez au delà, vous risquez d'avoir des problèmes lorsque vous ferez une transcription (voyez par exemple [https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Gibbon_-_Histoire_de_la_décadence_et_de_la_chute_de_l%27Empire_romain,_traduction_Guizot,_tome_3.djvu/484 cette page] : l'effort de transcription a été plus grand que d'habitude) ou de transclusion (je n'ai pas d'exemple en tête, mais j'ai déjà vu des débordements intempestifs). — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 11 septembre 2026 à 14:24 (UTC)
::::::Bonjour,
::::::Je fais le coucou dans cette discussion, pour signaler un autre problème d'affichage des tableaux. Je viens de constater une anomalie dans l'affichage des tableaux quand on utilise l'option "couleur_fond=".
::::::Voilà ce que cela donne :
::::::{{table|titre=test sans couleur de fond (ok)|page=1}}
::::::{{table|couleur_fond=#ccc|titre=test couleur de fond (ok)|page=1}}
::::::{{table|couleur_fond=transparent|titre=test couleur de fond transparent (??)|page=1}}
::::::{{table|couleur_fond=inherit|titre=test couleur de fond inherit (??)|page=1}} [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 14 septembre 2026 à 08:34 (UTC)
== Wsexport en panne ? ==
Deuxième jour sans pouvoir télécharger un livre numérique. Hier attente indéfinie, aujourd'hui ''Wikimedia cloud services: Error. This web service cannot be reached. Please contact a maintainer of this project.'' L'e-book Wikisource est pourtant un service essentiel, il suiffit de voir le nombre de produits Amazon Kindle que des artisans en ont tiré. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 9 septembre 2026 à 10:10 (UTC)
:@[[Utilisateur:Narilora|Narilora]] Un ticket Phabricator a été soumis ? Si ce n'a pas été fait, je suggère de le faire, pour activer la résolution du problème. [[Spécial:Contributions/~2026-48790-66|~2026-48790-66]] ([[Discussion utilisateur:~2026-48790-66|discussion]]) 9 septembre 2026 à 12:26 (UTC)
::Dans ma naïveté, je croyais que le téléchargement faisait partie des services surveillés, avec réaction dès qu'il est défaillant. Apparemment ce n'est pas le cas. Je vais regarder où on se connecte à Phabricator. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 9 septembre 2026 à 12:31 (UTC)
:::Oui, moi aussi j'essaie d'exporter depuis plusieurs jours sans succès... en plus, je souhaiterais obtenir un format "pdf" dont l'export est en panne depuis plusieurs semaines (alors que l'export en "epub" fonctionnait encore il y a deux jours)... D'ailleurs, question subsidiaire : ''quelqu'un saurait-il me donner les paramètres qu'il faut demander dans Calibre, pour convertir un "epub" en "pdf" et en obtenant la même présentation qu'avec l'export WSexport en "pdf" ?'' (mêmes marges, même taille de caractère et même mise en page), car il y a plusieurs options de format à choisir dans Calibre, et que je n'arrive pas à obtenir un "pdf" équivalent... merci d'avance [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 9 septembre 2026 à 12:49 (UTC)
::::Bonjour @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]], pour obtenir un pdf de format a5, les paramètres à utiliser sont les suivants :
:::::*--page-breaks-before / --paper-size a5 --pdf-page-margin-bottom 32 --pdf-page-margin-top 40 --pdf-page-margin-left 24 --pdf-page-margin-right 24 --pdf-page-numbers --preserve-cover-aspect-ratio. Tu peux procéder à partir de l’applications ou utiliser un fichier .bat sur lequel tu pourrais glisser un epub et il te retournerait un pdf. Ebook-convert.exe fait le travail en criant ciseau. Il y a définitivement un problème avec la version de Calibre opérée sous Debian.
:::::*pour la taille des caractères il faut laisser le paramètre par défaut et les valeurs de wikisource seront toutes altérées comme c’est le cas avec ws-export. En cochant la case Désactiver le redimensionnement de la taille de police, tu obtiendras exactement ce qu’on retrouve dans wikisource.
::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 9 septembre 2026 à 21:04 (UTC)
:::::{{merci}} beaucoup @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : Tu saurais me donner un exemple de contenu pour créer un fichier ".bat" qui appelerait Calibre en citant un fichier "epub" et qui retournait un fichier "pdf" ? ça me rendrait un grand service pour les jours ou l'export "epub" fonctionne avec WsExport et pas l’export en "pdf"... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 9 septembre 2026 à 21:12 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] Voici un exemple tel que demandé :
::::::*Créer epub2pdf-a5.bat contenant :
:::::::set fullpath=%1
:::::::rem check si epub
:::::::if "%~x1" neq ".epub" (
::::::: echo Veuillez glisser un fichier epub
::::::: pause
::::::: exit /b)
:::::::rem extraire le nom de fichier epub
:::::::for %%F in ("%fullpath%") do set "filename_no_ext=%%~dpnF"
:::::::rem convertir en pdf a5
:::::::"%ProgramFiles%\Calibre2\ebook-convert" "%fullpath%" "%filename_no_ext%.pdf" --page-breaks-before / --paper-size a5 --pdf-page-margin-bottom 32 --pdf-page-margin-top 40 --pdf-page-margin-left 24 --pdf-page-margin-right 24 --pdf-page-numbers --preserve-cover-aspect-ratio --embed-font-family "Liberation Serif" --pdf-serif-family "Liberation Serif" --pdf-standard-font serif
:::::::rem appuyer sur une touche pour terminer
:::::::pause
::::::*Placer le fichier epub2pdf-a5.bat à un endroit facilement accessible sur le bureau par exemple ; à l’aide de la souris, glisser le fichier epub et le déposer sur ce fichier de commande.
::::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 10 septembre 2026 à 01:28 (UTC)
:::::::{{merci}} beaucoup @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : je vais tester ça dès que possible !!! [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 10 septembre 2026 à 06:25 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : j'ai créé un fichier epub2pdf-a5.bat que j'ai mis sur mon bureau, mais j'ai deux problèmes :
::::::::- 1) le fichier est vu comme un fichier texte et je ne sais pas l'exécuter, si je clique dessus il s'ouvre en lecture avec le blocnote
::::::::- 2) de toutes façons, je n'arrive pas à mettre un fichier epub "sur" ce fichier sur mon bureau, il se met avant ou après mais pas dessus
::::::::Ceci étant dit, j'aimerais autant un exécutable qui se lance "tout seul" et qui demande un fichier en entrée, que l'on pourrait ensuite sélectionner.
::::::::merci pour ton aide. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 10 septembre 2026 à 16:51 (UTC)
:::::::::... j'oubliais de dire : mon PC est sous Windows 11... c'est peut-être important à signaler !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 10 septembre 2026 à 17:02 (UTC)
::::::::::Probablement en passant à windows 11 car il y a des signalements en ce sens. Ce serait important de corriger car tôt ou tard des installations ou mises à jour peuvent échouer. Je te suggère d’ouvrir l’invite de commande '''en mode administrateur''' et d’exécuter ces deux commandes :
:::::::::::assoc .bat=batfile et appuyer sur enter
:::::::::::ftype batfile="%1" %* et appuyer sur enter
::::::::::Ce sont deux commandes microsoft qui permettent de rétablir l’association native de .bat avec l’interpréteur de commande cmd.exe sans avoir à éditer la base de registres. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 10 septembre 2026 à 23:47 (UTC)
:::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : J'ai ouvert le Terminal en mode administrateur (c'est bien ça que tu appelle "invite de commande" ?) et tapé la commande, mais ça ne marche pas. J'ai eu comme message : ''"assoc : Le terme «assoc» n'est pas reconnu comme nom d'applet de commande, fonction, fichier de script ou programme exécutable. Vérifiez l'orthographe du nom, ou si un chemin d'accès existe, vérifiez que le chemin d'accès est correct et réessayez."'' !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 14:57 (UTC)
::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : ... Ah finalement j'ai bien réussi à ouvrir une "invite de commande", mais là il me dit : "''Accès refusé. Une erreur s’est produite lors du traitement de : .bat.''" :-( [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 15:00 (UTC)
:::::::::::::C’est la réponse qu’on reçoit lorsqu’on n’est pas en mode administrateur. Tu dois voir dans l’en-tête de la fenêtre : Administrateur : Invite de commande et non uniquement Invite de commande. Clique sur démarrer, tape cmd et clique sur Exécuter en tant qu’administrateur. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 15:16 (UTC)
:::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] / 3e tentative (désolé pour le nombre de messages, mais je ne suis pas un pro de l'administration de PC) : cette fois-ci j'ai bien réussi à ouvrir l'invite de commande en mode administrateur et j'ai pu taper les deux commandes sans erreur... mais quand je double clique sur mon fichier .bat, il ouvre le Blocnote mais ne s'exécute pas ! [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 15:17 (UTC)
::::::::::::::Si tu fais assoc .bat, tu obtiens quoi comme réponse ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 15:29 (UTC)
:::::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : j'otient la réponse ".bat=batfile" mais rien d'autre ne se passe... quand je clique sur mon fichier .bat, il l'ouvre en mode édition avec le Blocnote. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 15:48 (UTC)
::::::::::::::::Il faut peut-être redémarrer pour ça prenne effet sinon renomme ton .bat en .cmd. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 16:25 (UTC)
:::::::::::::::::Dernier essai : si .cmd et .bat ouvre tous deux dans bloc note c’est que ton système ne reconnaît même plus batfile. Tu pourrais alors forcer l’utilisation de cmd.exe. Pour ce faire, utiliser la commande : ftype batfile="%SystemRoot%\System32\cmd.exe" /c "%1" %* [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 16:44 (UTC)
:::::::::::::Au lieu du double clic (gauche), il faudrait un clic droit et choisir "exécuter" ou peut-être "exécuter en tant qu'administrateur", si cela apparait dans le menu contextuel du clic droit. [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 11 septembre 2026 à 16:37 (UTC)
::::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : ça marche !!! en fait mon fichier s'apellait epub2pdf-a5.bat.txt (mais je ne le voyais pas parce que l'extension du fichier était cachée !!!)
::::::::::::::un grand {{merci}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 17:13 (UTC)
== Problème avec le modèle "Disdascalie" ==
Bonjour,
Je constate que contrairement à ce que dit la doc, les options m=, mb=, mt=, lh= ne fonctionnent pas dans le modèle {{m|Didascalie}}. Je n'ai pas trouvé pourquoi. [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 11 septembre 2026 à 14:09 (UTC)
:Pourtant, dans la documentation, il y a des exemples pour chacun de ces paramètres sauf lh et le résultat s’affiche tel qu’attendu. J’ai vérifié lh=3 et la hauteur de ligne correspond aussi. Il faudrait un exemple où ça ne fonctionne pas pour pouvoir pousser plus loin. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 14:43 (UTC)
::Bonjour,
::J'ai testé sur cette page par exemple : [[Page:Icres - Les Bouchers, 1888.djvu/8]]
::(j'ai fait toutes les combinaisons, et en retirant "sm|n")
::lh fonctionne à partir de 3, mais pas en dessous ! et m, mb, mh n'ont aucun effet (quelle que soit la valeur et l'unité). [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 12 septembre 2026 à 10:43 (UTC)
:::C’est qu’avec {{m|Didascalie}}, on a voulu regrouper dans un seul modèle deux modes de représentation : soit le mode bloc (similaire à {{m|c}}, {{m|d}}...), soit le mode inline (similaire à {{m|sc}}, {{m|t}}...). C’est le paramètre 2 qui détermine le mode de représentation. S’il n’est pas égal à c, d, g <s>ou absent</s>, c’est qu’on veut construire un objet inline imbriqué dans un span donc qui ne réagira pas certaines propriétés css dont les marges verticales. Personnellement j’aurais construits deux modèles différents mais j’imagine que ceux qui l’utilisent fréquemment se sont adaptés. Je vois que vous venez d’ajouter g comme paramètre 2 et les paramètres m et lh sont bel et bien appliqués. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 septembre 2026 à 14:27 (UTC)
::'''Explication trouvée''' : le problème est que si on ne précise pas g ou d dans la disdascalie, on utilise span au lieu de div, d'où l'inutilité des options ! [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 12 septembre 2026 à 13:51 (UTC)
:::Mais oui vous m’avez devancé. Je n’avais pas mis à jour la page du scriptorium. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 septembre 2026 à 14:29 (UTC)
== Expression "donner place sage" ==
Bonjour,
Dans [[Page:Boulain - La Fontenelle, Vie du partisan ligueur, 1895.djvu/129]], l'auteur écrit "La tour était facile à défendre, un simple escalier en spirale y conduit et se voit encore… il ne peut donner place sage qu’à une personne…".
Or je n'ai retrouvé cette expression nulle part, et je me demande s'il ne s'agit pas d'une mauvaise transcription de "donner passage".
Un(e) habitué(e) des écrits de la fin XIXe siècle a-t-il(elle) déjà rencontré cette expression ?
Merci. [[Utilisateur:Nad.roz|--Nad]] ([[Discussion utilisateur:Nad.roz|d]]) 12 septembre 2026 à 09:21 (UTC)
:Parmi toutes les pages transcrites de Wikisource, il n'y a que cette page qui contient ce passage. Pour ma part, le mot « sage » est de trop, mais « <s>place sage</s>passage » est valable également. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 12 septembre 2026 à 12:47 (UTC)
:ah, effectivement, c'est original comme formule... si c'était dans la bouche d'un plaisantin, je me dirais que ça peut être un jeu de mot... mais là, ça ressemble plutôt à une mauvaise transcription. [[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (la bot de service…) ]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 12 septembre 2026 à 13:37 (UTC)
::Original en effet et merci à @[[Utilisateur:Nad.roz|Nad.roz]] de nous faire connaître cette page de la vie mouvementée du partisan ligueur : texte écrit en 1895 mais en employant souvent des tournures de phrases qui s’apparentent davantage au siècle où les événements se sont produits. Ce n’est pas le seul endroit dans ce livre où il faut cesser de lire pour procéder au décodage. Alors si « donner place sage qu’à une personne » était la façon d’exprimer en 1597, lors du saccage de Pont-Croix, que la sagesse exigeait qu’on montasse un à la fois par l’escalier menant à la tour. Nous n’en savons rien alors pourquoi priver les lecteurs éventuels de ce que d’autres pourraient considérer comme une perle ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 septembre 2026 à 21:05 (UTC)
:::Merci @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]], @[[Utilisateur:Hsarrazin|Hsarrazin]] et @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]].
:::Dans le doute, je vais suivre l'avis de @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] qui travaille également sur le texte et laisser l'expression. [[Utilisateur:Nad.roz|--Nad]] ([[Discussion utilisateur:Nad.roz|d]]) 13 septembre 2026 à 05:41 (UTC)
::::Je pense en effet qu'il est préférable de laisser l'expression telle qu'elle, dans la mesure ou l'on ne détecte pas une ''erreur évidente''. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 13 septembre 2026 à 09:17 (UTC)
:::::Bonjour. Celles et ceux d'entre vous qui ont visité le [https://www.guedelon.fr/ château de Guédelon] (reconstitution moderne d'un château médiéval avec les méthodes et outils d’époque). Les artisans ont d'ailleurs participé grâce à leur expertise unique à la reconstruction de certaines parties de Notre-Dame de Paris. Ceux qui y sont allés auront probablement emprunté un petit escalier permettant d'atteindre les remparts depuis l'extérieur du château. Cet escalier très étroit ne laisse la place qu’à une personne à la fois (env. 30 cm. de largeur). La hauteur des marches et la courbure de l'escalier sont telles que l'on ne peut monter armé, ni épées ni lances. Ces constatations me conduisent à pencher plutôt pour une coquille. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 14 septembre 2026 à 08:20 (UTC)
== Page manquante dans le tome 2 de Jérôme de Stridon ==
Bonjour,
Je viens de me rendre compte de l’absence de deux pages dans [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu|le tome 2 de Jérôme de Stridon]]. Il s'agit des pages 194 et [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu/195|195]] (du coup .
Je ne sais pas s'il existe un meilleur djvu, j'avoue ne pas avoir cherché.
Merci de votre aide. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 10:23 (UTC)
:Pour éviter ce genre de mésaventure (ou en limiter les conséquences), il vaut mieux vérifier rapidement les pages lors de l'import du fac-similé sur Commons, ou au moins de soigner la liste des pages (<code><nowiki><pagelist, etc></nowiki></code>) sur Wikisource, ce qui permet de détecter les problèmes avant de commencer à corriger les pages. En effet, une réparation du fac-similé a posteriori entrainera un décalage de 2 pages pour celles qui ontt déjà été corrigées après les pages 194 et 195. Il manque aussi 30 pages dans le [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 9, 1881.djvu|tome 9]] (toutefois il semble s'agir d'un texte en latin, donc ce n’est pas forcément un problème). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 15 septembre 2026 à 12:30 (UTC)
::Je m'occupe du fac-similé. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 15 septembre 2026 à 12:48 (UTC)
:::Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 13:14 (UTC)
::::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ; c'est fait mais de mon côté je n'arrive pas à rafraîchir l'image des pages 194-196. En revanche je n'ai pas la possibilité de déplacer les pages sans redirection. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 15 septembre 2026 à 13:31 (UTC)
:::::Où as-tu trouver le bon fac-similé? J'ai cherché partout! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 14:05 (UTC)
:::::Quelqu'un qui s'y connaît pourrait nous aider à remettre le nouveau fac-similé à la place de l'ancien? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 14:08 (UTC)
::::::Ah oui : dans [https://www.google.fr/books/edition/_/mDQo4s7vdg0C?hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwie0ebw5fCWAxVQTqQEHXSUGSAQre8FegQIBBAt Google livres]. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 15 septembre 2026 à 14:29 (UTC)
:::::::Purée j'ai été là!! Mais j'avais pas trouvé le même, seulement sans les pages... Bizarre. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 15:23 (UTC)
:::::Bonjour,
:::::Pardon d'insister, mais je ne comprends pas malgré l'upload du nouveau fichier, je ne vois pas les nouvelles pages sur le Jerome_-_Œuvres_complètes,_trad._Bareille,_tome_2,_1878.djvu. Pourtant si je le télécharge je les vois bien.
:::::Idem pour [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu|l'index]]. je suis prêt, s'il le faut déplacer manuellement toutes les pages, mais faudrait-il qu'il s'affiche correctement. Sur l'index ce qui plus drôle c'est que la tdm est bien à la page 641, mais quand on vas sur l'ancienne page de tdm actuellement la page 639, on voit le fac-similé de la page 641. Je n'ose pas la déplacer à la bonne page.
:::::Merci encore pour votre aide. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 06:52 (UTC)
::::::En effet. J'ai l'impression qu'il y a une politique de cache de plus en plus agressive sur Wikisource. Mieux vaut attendre un ou deux jours avant de faire quoi que ce soit sur cet ouvrage, cela va peut-être s'arranger tout seul. Il m'arrive aussi de temps en temps d'avoir l'image d'une page différente de celle que je consulte en cliquant sur « Modifier » (mais ce n'est peut-être pas lié). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 07:54 (UTC)
:::::::Bonjour, je n'arrive pas non plus à éliminer cette anomalie. Toutes les purges de cache n'y ont rien fait. Chaque page est stockée en cache de commons en plusieurs fichiers de tailles prédéterminées (par ex. 330, 500, 960, 1280 pixels). Pour ce djvu, la taille 960px ne veut pas se mettre à jour. Comparer les vignettes [https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu/page477-500px-Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu.jpg?utm_source=fr.wikisource.org&utm_campaign=index&utm_content=thumbnail 500px], [https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu/page477-960px-Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu.jpg?utm_source=fr.wikisource.org&utm_campaign=index&utm_content=thumbnail 960px], [https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu/page477-1280px-Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu.jpg?utm_source=fr.wikisource.org&utm_campaign=index&utm_content=thumbnail 1280px] de la [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu/477|page 476]] (djvu477). Seul celle dont on a besoin ne veut pas être à jour ! Quelqu'un connaîtrait-il une idée pour forcer cette ✮⚡💣💥! de mise à jour ? • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 septembre 2026 à 08:03 (UTC)
::::::::Merci à vous!
::::::::Je vais patienter... Je travaille sur le tome 1 en attendant et je vérifie qu'il ne manque pas de page avant ;)
::::::::Si jamais on trouve une solution, prévenez-moi. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 09:01 (UTC)
::::::::{{phabricator|T438134}}
::::::::C'est tout de même bizarre, donc j'ai créé un rapport de bug sur Phabricator. Même si j'imagine qu'on va me répondre que c'est un problème de cache serveur qui va se résoudre tout seul. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 09:44 (UTC)
:::::::::Sur Edge, en appuyant à plusieurs reprises sur CTRL+F5 sur la page de la vignette, la page a fini par se mettre à jour puis il a fallu nettoyer le cache sur mon poste. Je ne sais pas si cela a coïncidé avec une autre opération mais je vois bien les page 194 et 195. Voir aussi [[c:Help:Purge]] --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 16 septembre 2026 à 12:35 (UTC)
::::::::::Oui, c'était mon cas aussi tout à l'heure sur Firefox, et puis la mauvaise version est revenue. Mais hors connexion le problème semble avoir disparu. Je pense que le problème sur le serveur (qui était réel) a disparu, mais il peut rester quelques problèmes sur le cache du navigateur local, qu'un <code>Ctrl-Shift-R</code> ou équivalent peut résoudre. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 12:46 (UTC)
:::::::::::Pour moi aussi il suffit maintenant du rafraîchissement du cache du navigateur. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 septembre 2026 à 15:21 (UTC)
::::::::::::Oui c'est aussi ok, j'ai déjà tout déplacé. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 18 septembre 2026 à 17:38 (UTC)
:Rebonjour,
:Je viens de découvrir une nouvelle page problématique. Heureusement elle n'est pas manquante, elle est juste toute noire! C'est cette [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 1, 1877.djvu/184|page]] [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 12:03 (UTC)
:::En effet, la page est noire dans le DjVu. Au moins cela ne fera pas de décalage si on la remplace… [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 12:49 (UTC)
::::La page est remplacée, le rafraîchissement résiste encore un peu. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 septembre 2026 à 16:23 (UTC)
:::::Ok merci, comme pour l'autre livre toujours noire. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 19:05 (UTC)
::::::J'ai purgé la page sur Commons et cela semble fonctionner désormais (à condition de vider le cache local du navigateur, par exemple en chargeant la page avec <code>Ctrl-Shift-R</code>). J'ai purgé la page 184 sur Commons (c'est-à-dire [https://commons.wikimedia.org/w/index.php?title=File%3AJerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_1%2C_1877.djvu&page=184 ici]). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 20:39 (UTC)
:::::::Jai réussi à afficher le fichier correctement mais pas encore l'index. On est bon pour le tome 1, les corrections sont faites malgré la page noires. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 21:13 (UTC)
:::::::Je pense qu'il était pertinent de faire un rapport de bug. Toujours rien chez moi pour le tome 2. Le tome 1 le fichier c'est bon mais toujours pas l'index! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 17 septembre 2026 à 07:46 (UTC)
== Échange d'idées avec WS en anglais ==
Bonjour, Comme je travaille principalement en ce moment sur Wikisource en anglais, je découvre des fonctionnalités qu'il serait utile de partager ou de copier.
# Il existe un gadget ''Vidage automatique des pages « Sans texte » : les zones de texte d’en-tête, de corps et de pied de page sont automatiquement vidées lorsque vous sélectionnez l’option « Sans texte ». Si vous changez d’avis et sélectionnez un autre statut, le texte initial sera restauré.'' qu'il serait utile de copier.
# WS en anglais n'utilise pour l'instant pas les sous-titres, et je voudrais copier cette fonctionnalité qui existe ici (exemple : [[Livre:Temps, espace, matière, leçons sur la théorie de la relativité générale, par Hermann Weyl, 1922.pdf]]).
[[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 16 septembre 2026 à 17:35 (UTC)
:Gadget intéressant pour les pages « Sans texte », que l'on pourra activer dans nos préférences si j'ai raison.
:Pour les sous-titres, c'est à la communauté de la Wikisource en anglais qu'il faut demander. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 17 septembre 2026 à 14:15 (UTC)
::{{notif|Yann}} je vois bien un champ ''Subtitle'' dans les [https://en.wikisource.org/w/index.php?title=Index:Cobweb_Castle_-_Fletcher_(1928).djvu&action=edit formulaires d'édition] et un sous-titre apparaît, par exemple, sur [[:en:Index:David-Neel - My Journey to Lhasa.pdf]]. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 17 septembre 2026 à 15:28 (UTC)
:::{{ping|Seudo}} Oui, mais il n'apparait pas dans les pages. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 17 septembre 2026 à 19:25 (UTC)
::::Que faut-il faire pour que les sous-titres apparaissent dans les pages de l'espace principal ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 22 septembre 2026 à 16:29 (UTC)
:::::Ah, dans les transclusions ? Je ne comprenais pas, parce que l'exemple donné ci-dessus n'a pas de transclusion...
:::::Sur en.wikisource, on peut voir dans chaque transclusion que le modèle [[:en:Template:Header|Header]] est appelé. Ce modèle est protégé, donc il faudrait faire la demande sur sa page de discussion. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 22 septembre 2026 à 19:15 (UTC)
::::::{{ping|Seudo}} Je suis admin sur WS en anglais, donc je peux faire les modifs, mais je voudrais que le sous-titre s'affiche quand on utilise <code><nowiki><pages index="..." header=1 /></nowiki></code>. C'est ça que je n'ai pas trouvé. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 23 septembre 2026 à 15:02 (UTC)
:::::::Il faut trouver quelqu'un qui ait les droits d'admin ET qui connaisse Lua. Je pense qu'il y a quelques lignes à rajouter dans la fonction <code>header_title</code> du fichier [[:en:Module:Header]], mais c'est impossible d'en être sûr sans faire de tests. De toute manière il faut en parler là-bas avec les autres contributeurs de en.wikisource pour vérifier qu'ils sont d'accord avec une telle modification, puisque ça peut impacter un grand nombre de pages. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 23 septembre 2026 à 21:34 (UTC)
:3. WS en anglais utilise un espace de nommage séparé pour les traductions faites par des contributeurs, ce qui me semble une bonne idée. Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 septembre 2026 à 14:11 (UTC)
::* Très bien, le gadget pour les pages sans texte
::* Bonne idée, un espace séparé ; parfois, ce n'est pas très clair, en effet
::[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 18 septembre 2026 à 16:11 (UTC)
::Je ne sais pas comment copier le gadget. Pour un nouvel espace de nommage, il faut un consensus de la communauté, puis un rapport de bug aux développeurs. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 22 septembre 2026 à 16:28 (UTC)
::: [[Utilisateur:Yann|Yann]],
::: Le lien vers le code du gadget se trouve dans [https://en.wikisource.org/wiki/MediaWiki:Gadgets-definition#editing-tools-for-Page-namespace cette section] (merci Google Gemini). Les pages qui servent aux transcriptions sont dans l'espace de noms 104 ; il n'y a donc que quatre possibilités. Après comparaison avec la liste des gadgets dans [https://en.wikisource.org/wiki/Special:Preferences#mw-prefsection-gadgets les préférences], je parie fortement sur l'extension « notext », qui est programmée en JavaScript (ce qui renforce mon hypothèse). J'ai trouvé [https://en.wikisource.org/wiki/MediaWiki:Gadget-notext.js MediaWiki:Gadget-notext.js] : le commentaire en haut de la page soutient mon hypothèse. {{sourire}} C'est ce code qu'il faut copier ici.
::: Bon succès pour la suite.
::: — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 24 septembre 2026 à 22:37 (UTC)
== Notes sur un texte bilingue ==
Dans l'Art Poétique d'Horace, [[Art poétique (Horace, Batteux)|traduction de Charles Batteux]], texte latin sur la page de gauche (paire) et traduction sur la page de droite (impaire), il y a des notes de bas de page en français, qui commencent en bas de la page de gauche et continuent selon le besoin en bas de la page de droite, et sont appelées depuis le texte latin. Ces notes n'avaient pas été reprises; or elles sont d'un grand intérêt, et la plupart ne commentent pas spécialement le texte latin. J'ai cru comprendre que ne pas incorporer les pages en langue étrangère dans l'ouvrage en français est un dogme. J'ai fait un essai sur les premières pages, en recopiant tout simplement la note de la page de gauche sur la page de droite, la source étant donc invisible. Le cas se présente sûrement ailleurs, et je suppose qu'il y a une solution orthodoxe. Donnez-moi un exemple à suivre. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 16 septembre 2026 à 20:32 (UTC)
:Excellente solution à mon avis. Le seul dogme est de faire des textes fidèles à l'original, modulo les différences matérielles entre une édition papier et une édition électronique. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 21:24 (UTC)
::@[[Utilisateur:Narilora|Narilora]] Tout à fait d’accord avec @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ! Le jour où on formalisera cette orthodoxie wikisourcienne, il faudra citer une de vos pages en exemple {{sourire}}. Comme l’Art poétique d’Horace comprend la version originale latine, j’ai créé [https://la.wikisource.org/wiki/Liber:Batteux_-_Les_quatre_po%C3%ABtiques_d%E2%80%99Aristote,_d%E2%80%99Horace,_de_Vida,_de_Despr%C3%A9aux,_tome_1,_1771.djvu Liber:Batteux - Les quatre poëtiques d’Aristote, d’Horace, de Vida, de Despréaux, tome 1, 1771.djvu] et y ai inséré la transclusion de vos pages. Voir les pages sans texte. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 17 septembre 2026 à 01:48 (UTC)
:::Si j'ai bien compris, il faudra que je continue le travail de recopie vers le domaine latin. Pour l'instant, je vais au bout sur le domaine français. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 17 septembre 2026 à 10:05 (UTC)
::::Pas recopier mais plutôt transclure. Il suffit de placer <nowiki>{{iwpage|fr}}</nowiki> au haut de toutes les pages que vous avez déjà transcrites sur ws.fr et pour le latin on peut faire l’inverse ce qui nous permet de produire une version dans les deux langues dans l’espace principal. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 17 septembre 2026 à 15:34 (UTC)
:::::Le temps de comprendre iwpage, je fais. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 17 septembre 2026 à 19:23 (UTC)
::::::Voici un exemple de ce qu’on peut obtenir une fois terminé : [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/II]] [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 18 septembre 2026 à 01:12 (UTC)
== Livre sur Gallica pas dans le domaine public ? ==
Bonjour,
Je suis intéressé par le livre de [[Auteur:André Héléna|André Héléna]], "Les Salauds ont la vie dure" qui est sur Gallica [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k11864567.r=Les%20Salauds%20ont%20la%20vie%20dure ici].
Comme j'ai trouvé ce livre complet sur Gallica, je pensais qu'il était dans le domaine public, et j'ai donc créé la page auteur sans me poser de questions... et puis j'ai vu que cet auteur est décédé en 1972 (donc pas libre de droit)... je m'apprêtais à mettre le livre sur Commons, mais au moment de me poser la question de la "Permission", je me suis rendu compte que le livre était paru en 1953... Ce qui veux dire qu'il n'est pas non plus dans le domaine public aux Etats-Unis...
Je suppose donc que je ne peux pas mettre ce livre sur Commons... ni sur Wikisource ?
Mais alors, comment se fait-il qu'il soit accessible sur Gallica ???
merci de vos retour... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 18 septembre 2026 à 16:59 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] C'est une erreur de Gallica, pour les autres ouvrages numérisés d'André Héléna, seul un extrait est accessible. Cette possibilité d'accès à des livres non domaine public arrive parfois sur Gallica. Quelle que soit la source du fac-similé, il faut toujours vérifier la question des droits avant import, non seulement pour l'auteur lui-même mais également pour les traducteurs, les illustrateurs et les préfaciers (lorsqu'il y en a), ce qui n'est pas toujours simple. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 19 septembre 2026 à 04:49 (UTC)
::Oui, merci @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]]... du coup j'abandonne mon projet de retranscrire ce livre... c'est pas grave car j'ai bien d'autres sujets en cours ! {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 19 septembre 2026 à 07:05 (UTC)
== [[:Catégorie:Poètes maudits]] ==
Bonjour,
Je crois que cette catégorie vise à regrouper [[:w:fr:Les Poètes maudits|''Les Poètes maudits'' de Paul Verlaine]] ou les [[:w:fr:Poète maudit|poètes maudits]] selon une définition plus moderne. J'ai un doute sur la pertinence de la catégorie, parce que j'ignore les critères utilisés pour la catégorisation. Votre avis ?
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 19 septembre 2026 à 09:27 (UTC)
== Ajouter le champ collection dans les index ? ==
Bonjour,
Dans [[Livre:Haussonville - Lacordaire, 1895.djvu]], quelqu'un a inscrit le passage « Les Grands Écrivains français », une collection de la Librairie Hachette, dans le champ de la maison d'édition. Devrait-on avoir un champ distinct pour indiquer la collection ?
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 19 septembre 2026 à 09:54 (UTC)
:Bonjour,
:Offrir cette possibilité serait sans doute utile, mais la parenthèse dans le champ "maison d'édition" ne me choque pas non plus. Sinon on peut toujours créer des catégories pour les collections les plus représentées sur WS. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 20 septembre 2026 à 12:28 (UTC)
== Bandeau modernisation ==
Bonjour à tous, alors que je transcluais la [[Grammaire de Port-Royal]], je me demandai s'il ne serait pas judicieux de mettre en place un « bandeau d'avertissement » pour avertir les utilisateurs novices de l'existence / des effets du modèle {{m|modernisation}} car j'imagine que tout le monde ne connais pas l'existence de ce modèle dès sa première visite de WS (j'ai moi-même découvert ce modèle en travaillant sur un ouvrage de la Renaissance, pas en naviguant sur une page qui avait installé ce modèle !)
J'avais imaginé un bandeau avec {{m|ambox}} pour l'instant, sous cette forme :
{{ambox|text=Ce texte a été transclu dans son orthographe d’origine mais, grâce à l’aide du modèle {{m|Modernisation}}, il vous est possible d’en moderniser l’orthographe en cliquant dans la barre d’outils à droite sur ''Orthographe moderne''.
{{c|N’hésitez pas à contribuer au [[Wikisource:Dictionnaire|dictionnaire des modernisations]] si vous apercevez une lacune !|fs=90%}}}}
En cas de mise en place de cette idée, j'imagine qu'il serait plus facile de l'intégrer directement au modèle de {{m|modernisation}} pour éviter d'avoir à le rajouter manuellement à chaque page existante comprenant le modèle et pour éviter à l'avenir que des wikisourciens n'utilisent un modèle sans l'autre. Toutefois, je ne sais comment faire en sorte que le bandeau soit forcément afficher en haut de la page, dans le cas où le modèle serait ajouté en dessous de la balise ''header'', affichant donc le bandeau ''après'' le texte...
Je lance donc cette idée (ici pas en page de discussion du modèle modernisation, pour éviter que personne n'y participe), à vous de me partager vos opinions ! – [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 19 septembre 2026 à 16:30 (UTC)
:Il est possible de faire apparaître le bandeau en haut d'une page avec du CSS, mais je ne suggère rien faute d'expérience. [[user:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] connaît probablement une solution qui fonctionne dans Wikisource.
:Sinon, {{m|modernisation}} et le futur modèle peuvent être inscrits séparément dans la même page, chacun contenant une phrase indiquant d'insérer l'autre modèle. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 19 septembre 2026 à 18:38 (UTC)
:@[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] : personnellement je trouve que c'est une bonne idée et je suis '''''pour''''' :-) [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 19 septembre 2026 à 18:40 (UTC)
::Bonjour @[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]]. Peut-être serait-il utile d'indiquer dans le bandeau d'avertissement que (sauf erreur de ma part) la modernisation ne fonctionne que sur la lecture en ligne. L'outil d'export ne permet pas de sélectionner la version à exporter et c'est donc toujours la version originale qui est exportée. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 05:53 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] C'est juste ! quelque chose comme :
:::{{ambox|text=Ce texte a été transclu dans son orthographe d’origine mais, grâce à l’aide du modèle {{m|Modernisation}}, il vous est possible d’en moderniser l’orthographe en cliquant dans la barre d’outils à droite sur ''Orthographe moderne''. '''Attention !''' La modernisation ne sera pas exportée vers EPUB, MOBI ou PDF par l’outil ''ws-export''.
:::{{c|N’hésitez pas à contribuer au [[Wikisource:Dictionnaire|dictionnaire des modernisations]] si vous apercevez une lacune !|fs=90%}}}}
:::– [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 20 septembre 2026 à 06:23 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] Oui ! je serai toutefois plus précis comme : '''Attention !''' seul le texte original non modernisé sera exporté vers vers EPUB, MOBI ou PDF par l’outil ''ws-export''.
::::C’est d'ailleurs la première raison pour laquelle j'ai arrêté de moderniser les ouvrages que je transcris.[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 10:06 (UTC)
:Bonjour,
:Pardonnez-moi, mais je ne pense pas qu'afficher un bandeau aussi massif sur les milliers de pages utilisant le modèle (y compris les sous-pages, donc chaque chapitre, fable de La Fontaine ou lettre de Mme de Sévigné) soit une bonne idée. Par ailleurs, en tout cas sur l'apparence que j'utilise (Vector 2010), l'emplacement des boutons en question est différent (plutôt en haut à gauche après source et discussion), ce qui rend l'instruction donnée contre-productive. Je ne pourrais soutenir la proposition que si elle est limitée aux pages racines de l'ouvrage concerné, aux lecteurs/lectrices non connecté(e)s, ou avec possibilité pour celles et ceux qui le sont de désactiver le bandeau une fois pour toutes, vu qu'il n'aurait vraiment d'utilité qu'à la première rencontre d'un texte avec modernisation offerte. Tout cela me paraît malheureusement délicat techniquement. En l'état je suis donc {{contre}} [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 20 septembre 2026 à 12:24 (UTC)
::Je suis d'accord avec ces points de critique, @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] : étant donné que je n'ai malheureusement pas les connaissances permettant de déterminer la faisabilité d'un pareil bandeau, j'espère trouver ici des utilisateurs plus expérimentés ayant des pistes d'améliorations pour une mise en oeuvre moins "encombrante" {{;-)}}. Pour Vector 2010, j'utilise personnellement également cette apparence-ci mais j'imagine que les utilisateurs occasionnels seront principalement sur la nouvelle apparence ! (j'imagine impossible de personnaliser le message aux différentes apparences de WS) — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 20 septembre 2026 à 13:50 (UTC)
:::::Je partage l’avis de @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] et considère la présence d’un bandeau dans l’espace principal un peu trop envahissante. Je crains qu’ainsi on ouvre une porte et que d’autres situations se présentent. De toute façon, techniquement on ne peut insérer un bandeau en utilisant un modèle à moins de le positionner à l’endroit où ce modèle est situé. À la limite, le modèle pourrait préciser lorsque le bandeau est requis mais il devra passer la main au Gadget écrit en javascript. Cela implique l’intervention d’admin d’interface. N.-B. : Susuman77 a fait ressortir un problème avec Vector 2022. Ceux qui utilisent cet habillage ne peuvent pas discerner la présence d’une modernisation à moins de faire afficher la barre latérale et, même là, ''Montrer les altérations'' semble absent. Il faudrait que ce soit corrigé sinon plusieurs ne verront jamais qu’un texte a été modernisé. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 20 septembre 2026 à 14:31 (UTC)
::::::Pour moi, les options apparaissent bien dans la barre latérale droite avec Vector 2022, y compris ''Montrer les altérations'' si on a d'abord sélectionné ''Orthographe modernisée''. Le comportement me semble donc être le même pour Vector et Vector 2022. Certes, les commandes sont très difficiles à trouver avec Vector 2022, mais je crois que l'objectif de ce thème est bien de cacher tout ce qui peut être utile... La solution à ce problème (ou ce choix) de design n'est évidemment pas de rajouter des bandeaux. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 20 septembre 2026 à 14:51 (UTC)
:::::::@[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] J'ai répondu sur l'aspect technique, pour le fonds, je partage d'autant plus les critiques des autres contributeurs sur un bandeau potentiellement envahissant que, de mon point de vue, l'intérêt de la modernisation est largement obéré par l'absence de possibilité d'export. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 15:04 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] c'est vrai que c'est le gros problème, même si j'ai jamais vraiment compris la raison pour laquelle les modernisations ne pouvaient pas être exportées... — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 20 septembre 2026 à 16:03 (UTC)
:::::::::Je pense que ce n'est pas possible parce que la modernisation se fait en Javascript, c'est-à-dire sur le poste du lecteur (elle disparaît si on ferme la fenêtre). L'export est réalisé par le serveur à partir du texte enregistré dans la base de données de Wikisource, donc le texte non modernisé. Il faudrait implémenter la modernisation sur le serveur lui-même. (Ou alors hacker le système en créant une page temporaire contenant la version modernisée, le temps de faire l'export...) [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 21 septembre 2026 à 13:57 (UTC)
:::::::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Mais oui, je me souviens maintenant ! C’est toi qui avais corrigé la barre d’outils après avoir obtenu, j’imagine, les autorisations du Saint Esprit. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 20 septembre 2026 à 15:59 (UTC)
== Aide pour produire un djvu de qualité ==
Bonjour,
J'ai scanné une vie de Charles Boromé de 1910, je voudrais la mettre sur ws. J'ai fait la bêtise de scanner en niveau de gris. Le texte n'est pas si mauvais. J'arrive à mettre mon pdf en ordre, puis à en faire l'ocr. Mais dans toutes ces "manip" en ligne de commande le fichier devient plus gros et la conversion en djvu (depuis le pdf) perd le texte océrisé, la commande est la suivante:
ocrmypdf --deskew --optimize 2 -l fra livre-propre.pdf livre_ocr_dresse.pdf
Mais mon fichier d'abord de moins d'un giga passe à 17 quand je veux rendre le fond blanc et pas gris (avec pdftoppm -tiff -r 300 _travail/livre_complet2.pdf _travail/images/page puis convert, imagemagik), puis à plus de 60 méga une fois la roc finie...
Si quelqu'un à une méthode fiable sous linux je suis preneur.
[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 12:35 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]]. Je retravaille les scans avec ScanTailor advanced. Cela produit des fichiers .tif d'une résolution choisie. Tu peux choisir d'exporter en couleurs/niveau de gris ou noir et blanc et tu choisis également la résolution d'export.
:*Sous ScanTailor, si je fais un fichier en couleur je choisis une résolution d'export de 150 ou 200 dpi, je postérize à 255, je décoche ''normalize'' et ''force b&w''. En noir et blanc, je choisis une résolution d'export de 300dpi, je coche toutes les options, j'utilise la méthode Otsu à 0 (à modifier en fonction du contraste).
:*Sous linux une fois les images retravaillés avec Scantailor, je transforme les images .tif en .pdf avec <code>img2pdf *.tif -o MonFichier.pdf</code> puis je fais l'OCR avec <code>ocrmypdf -j0 -l fra MonFichier.pdf MonFichierOCR.pdf</code> enfin je transforme mon .pdf avec <code>pdf2djvu -o MonFichierOCR.djvu -j0 --fg-colors=black --bg-subsample=1 --dpi 200 --lines MonFichierOCR.pdf</code> Le dpi est à ajuster en fonction du choix de départ. En noir et blanc tout cela produit des fichiers de très petite taille, et en couleur de taille raisonnable (mais cela dépends du nombre de page de départ).
:[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 13:00 (UTC)
::Merci je vais essayer ça. Question annexe j'aurais du mieux scanner en noir et blanc plutôt qu'en niveau de gris? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 13:30 (UTC)
:::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] Pas forcément, cela dépend de la qualité du livre, s'il est récent et sans taches, c'est très bien en noir et blanc, s'il y a des taches il vaut quelquefois mieux préserver la couleur ou le niveau de gris. L’algorithme otsu de scantailor est très performant pour convertir en noir et blanc en minimisant les pétouilles lorsque la source est à peu près correcte. Au final c'est une suite de compromis qualité/poids donc il est difficile de donner une solution générale. Je procède souvent au cas par cas. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 14:57 (UTC)
::Merci c'est génial, il m'a fallut un peu de temps pour comprendre scantailor, mais j'y suis arrivé!! Je note la procédure. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 16:20 (UTC)
:::Et voilà c'est téléversé, mais comme d'habitude j'arrive pas à créer [[Livre:Saint Charles Borromée (1538-1584).djvu|l'index]] correctement, j'ai une erreur intervalle invalide, pourtant ça a l'air correct: <nowiki><pagelist 1to5="roman" 6to8=- 9=1 269to271="TdM" 272to276=-/></nowiki>! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 16:59 (UTC)
::::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] Normalement il suffit :
::::*de purger le fichier sur Commons en utilisant successivement les deux boutons purge à droite dans les outils
::::*de purger le fichier index sur wikisource
::::Cela devrait marcher. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 18:25 (UTC)
:::::IL serait utile d'ajouter la purge à la page d'aide. Parce que chaque fois j'oublie ce simple petit détail. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 08:49 (UTC)
== Validations ==
Bonjour, je trouve que le contenu de {{m|Validations}} manque d'homogénéité : certains titres en romain, d'autre en italiques. Je pense qu'il faudrait appliquer une convention (pour ce qui est du fini de la chose.) • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 21 septembre 2026 à 08:02 (UTC)
:La règle est claire, un titre d'ouvrage doit être en italique. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 21 septembre 2026 à 09:18 (UTC)
== Ajouter l'auteur Charles Borromée à wikidata ==
Bonjour,
Je n'ai pas le droit d'ajouter Charles Borromée à [[d:Q216946|wikidata]], quelq'un pourrait m'aider à le faire car je souhaite créé sa page.
Merci pour votre aide, [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 08:48 (UTC)
:Il faut d’abord créer la page Auteur et par après on peut la lier à Wikidata. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 septembre 2026 à 12:29 (UTC)
::Ah ok! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 12:39 (UTC)
::Je ne sais pas si c'est la bonne page, mais celle que j'ai mis dans le lien est semi-vérouillée. Je ne peux pas ajouter l'auteur. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 12:43 (UTC)
:::Voir les modifs que j’ai apportées à la page [[Auteur:Charles_Borromée|Auteur]]. Quand on enregistre la page la première fois, ça va afficher un message d’erreur. Puis il faut aller sur la page de wikidata et au bas complètement à l’item Wikisource, ajouter un lien à Auteur: Charles Borromé en précisant fr dans la colonne de gauche ; et enfin purger la page Auteur de Wikisource. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 septembre 2026 à 14:21 (UTC)
::::Merci de l'avoir fait. Je répète juste que je n'ai pas accès à la page sur wikidata. Je ne suis pas autorisé à la modifié. Il y a un cadenas chez moi. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 15:26 (UTC)
:::::Le cadenas signifie que la page est semi-protégée, c'est-à-dire la modification est réservée à des utilisateurs ayant déjà une certaine expérience sur Wikidata. Ce n'est apparemment pas ton cas, donc tu peux utiliser le modèle [[:c:Template:Edit request|Template:Edit request]] pour faire une demande là-bas. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 21 septembre 2026 à 22:11 (UTC)
== Modification du gadget "Erreurs communes" ==
Bonjour,
Je trouve que le gadget "erreurs communes" trouve certains mots en ''erreur'' qui ne devraient pas l'être ; comme par exemple : "Eh", "môme", "malin", et même "Ton" en début de phrase... serait-il possible de retirer ces mots courants des erreurs ?
J’utilise le modèle {{m|Nec}} pour éviter de voir ces mots en rose… mais ce serait quand même bien que ces mots ne ressortent pas "de base"…
merci d'avance [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 12:33 (UTC)
:Il y en a d'autres des mots "innocents", là je pense à lune et à antre. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 14:05 (UTC)
::Ces mots sont en erreurs communes du fait de la confusion potentielle de l’OCR : Eh/En ; môme/même ; Ton/l’on ; malin/matin. Ces confusions sont très fréquents, c'est pourquoi elles font parties des erreurs communes. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 21 septembre 2026 à 14:22 (UTC)
::Salut, c'est plus compliqué que tu ne le penses, "môme" est souvent une erreur de "même", "malin" de "matin", "Eh" de "Et" si tu as le courage tu peux me donner le contexte certains dans lequel sont les mots "môme malin".
::Par exemple "môme que" me semble être toujours une erreur alors que "une|un môme" peux aussi étre "une|un même", l'erreur commune est là pour nous surligner un oublie classique.
::*" leur môme" semble toujours bon, 3 occ..
::*Ici le surlignage serait utile : [[Page:Lefrançais - Étude sur le mouvement communaliste à Paris, en 1871.djvu/464]] "souffrant des mômes maux"
::Tu peux faire une recherche <code>[https://fr.wikisource.org/w/index.php?search=insource%3A%2Fm%C3%B4me%2F&title=Sp%C3%A9cial%3ARecherche&profile=advanced&fulltext=1&ns104=1 insource:/môme/]</code> dans les pages, tu verras mieux la problématique. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 14:23 (UTC)
:::Bonne réponse @[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ! Un exemple vaut mille mots ! [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 septembre 2026 à 14:52 (UTC)
::::Bonjour ou re-bonjour à tous,
::::Je comprend bien que "môme" peut être une erreur à la place de "même" et que "malin" peut être une erreur à la place de "matin"... et en effet, il y a aussi "lune" qui apparaît systématiquement en erreur potentielle... malgré tout, il est assez dommage que ces mots restent en rose définitivement sur les pages, alors qu'il peuvent très bien ne pas constituer des erreurs... Bon, j'utilise maintenant systématiquement le modèle {{m|Nec}} pour éviter que les mots restent en rose dans la page... mais c'est quand même assez "lourd", et un contributeur "non initié" peut ne pas comprendre ce que signifie ce "Nec" appliqué à certains mots… Ne serait-il pas possible de refaire le gadget de façon à que les mots en "erreur potentielles" apparaissent au moment ou le contributeur tente d'enregistrer une page, mais qu'il y ait alors une possibilité de corriger ou de valider ces mots, de manière à ce qu'il n'apparaissent plus en rose après l'opération ??? (je me doute que c'est plus compliqué à réaliser, mais ce serait idéal à mon sens...). [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 15:42 (UTC)
:::::Une solution serait que le gadget erreurs communes ne soit plus activé par défaut. Ainsi les lecteurs ne voient plus les erreurs et seul un correcteur ayant activé le gadget voit. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 17:23 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] : pour moi celà ne résoudrait pas cette problématique... car les personnes qui n'ont pas activé le gadget ne le verraient jamais, alors que les "contributeurs avancés" continueraient à voir les mots en rose définitivement... alors qu'une "validation" par le correcteur montrerait qu'il y a eu une action concrète pour accepter le résultat... certes, le gadget à développer est certainement plus complexe, mais encore une fois je pense que ce serait la bonne réponse à cette problématique... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 17:32 (UTC)
:::::::Suite à mon message précédent, je suis en train de réfléchir à la question de manière différente : ''ne faudrait-il pas tout simplement désactiver le gadget sur les pages validées (voire corrigées)...'' en considérant que si le valideur (voire le correcteur) à sauvegardé la page avec ce statut, c'est qu'il a "de fait" accepté l'orthographe des mots que la page contient ? En effet, le gadget est utile pour aider le contributeur à repérer les potentielles erreurs lors de la transcription d'une page, mais après cette étape, il n'a "normalement" plus de raison d'être...!? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 18:12 (UTC)
::::::::Cela me semble une bonne idée, le gadget sert seulement pour le correcteur pas pour le lecteur. On peux ainsi augmenter le nombre d'erreurs communes sans avoir l'effet négatif pour le lecteur.
::::::::MAIS comme tu as pu le voir, le mot môme pour même est présent dans les pages "jaunes", le gadget est utile pour un repérage.
::::::::Je désactiverai donc bien le gadget sur les pages validées. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 18:17 (UTC)
:::::::::Oui... en plus je suppose qu'il a dû y avoir de nombreuses pages transcrites et corrigées avant que le gadget existe... mais, en effet, c'est peut-être préférable de ne désactiver le gadget que sur les pages validées... sur lesquelles sont passés au moins deux contributeurs. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 18:22 (UTC)
::::::::::Mais certaines pages ont pu être validées avant l'existence du gadget, et une page validée n'est pas nécessairement exempte d'erreurs. Il faut quand même se rappeler que ce gadget n'est vu que par les contributeurs connectés, et que son utilité contrebalance très largement le léger désagrément de voir des mots surlignés. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 21 septembre 2026 à 20:53 (UTC)
::::::::::Précision : j’ai trouvé 8 pages validées comportant "mômes" pour "mêmes" ; je n’ai pas encore passé le singulier en revue. --[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 21 septembre 2026 à 21:13 (UTC)
:::::::::::Bonjour, le gadget erreurs communes peut-être discret sur certains mots lors de la correction, c'est pourquoi il peut rester des erreurs malgré sa présence (ponctuation erronée, mots de deux lettres). Le moyen d'y remédier est de regarder les ''erreurs possibles'' dans les chapitres tranclus ou dans le texte entier s'il a été créé. Je le fais systématiquement. Le fait de désactiver le gadget après la correction présente le risque de laisser passer des erreurs. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 22 septembre 2026 à 04:37 (UTC)
::::::::::::Bonjour à tous. Idem. Ce qui me satisferais le plus, ce serais juste une bascule dans l'espace principal pour afficher ou masquer à volonté ces ''erreurs possibles''. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 22 septembre 2026 à 07:11 (UTC)
:::::::::::::Bonjour, en réfléchissant, il me semble que que la coloration pourrait être supprimée des pages de l'espace principal après les passage en mode corrigé dans l'espace page. Mais cela à condition que l'on puisse voir dans le bandeau de gauche de l’espace principal les ''erreurs possibles'' malgré la suppression de la coloration. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 23 septembre 2026 à 15:11 (UTC)
::::::::::::::Après cette judicieuse remarque, j'ajouterais que ce gadget, qui ne concerne que le français, devrait être désactivé dans {{m|lang}}. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 25 septembre 2026 à 07:46 (UTC)
:::::::::::::::J'ai l'impression que c'est déjà le cas. Un exemple ? [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 25 septembre 2026 à 08:04 (UTC)
== Note de bas de page ==
Je voulais savoir comment indiquer une note sur une [[Page:Carette_-_Zirska,_immigrante_inconnue,_1947.djvu/12|page]] dans l’espace Page: qui se retrouve reportée en bas de page sur la page [[Page:Carette_-_Zirska,_immigrante_inconnue,_1947.djvu/13|suivante]]. La même question se pose si cette note ce retrouve sur la page [[Page:Carette_-_Zirska,_immigrante_inconnue,_1947.djvu/13|précédente]]. J’ai cherché dans l’[[Aide:Notes]] et je n’est pas trouvé d’exemple. Par contre, la transclusion semble être correcte.
Merci pour votre aide. [[Utilisateur:Obelon|Obelon]] ([[Discussion utilisateur:Obelon|d]]) 21 septembre 2026 à 19:19 (UTC)
:ça me semble très bien comme cela, ce qui compte c'est le rendu final. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 20:42 (UTC)
::Super alors! je vais laisser les pages telles quelles. [[Utilisateur:Obelon|Obelon]] ([[Discussion utilisateur:Obelon|d]]) 22 septembre 2026 à 01:17 (UTC)
== Accolades non exportées avec WSExport ==
Bonjour,
Je viens de constater que les accolades ne sont plus exportées avec WSExport... j'ai l'impression que c'est la même chose aux formats "epub" et "pdf".
Avez-vous constaté la même chose ? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 22 septembre 2026 à 00:06 (UTC)
:Désolé... j'ai rencontré un problème sur un export, mais il semble que maintenant ça "re-marche" !... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 22 septembre 2026 à 00:10 (UTC)
== Quoi de neuf du côté de Wikimédia France ? ==
[[File:Logo WMFr noir horizontal.png|centre|350px]]
Bonjour le Bistro !
Petite revue d'actualités en cette rentrée du côté de Wikimédia France. Que vous soyez simples lecteurs, contributeurs réguliers ou anciens de l'association, voici les derniers sujets chauds du moment :
* '''Vie associative : Adhérez ou réadhérez à Wikimédia France avant l’AG du 21 novembre !'''
* '''Wikimania 2026 à Paris :''' Retour sur la conf' de presse et ce que le rassemblement mondial va apporter à la communauté locale.
* '''Sondage :''' Les résultats de l'enquête de juin 2026 sur les usages et la perception de Wikipédia par les Français.
* '''Livre blanc :''' Retour sur l'événement aux Archives nationales pour la promotion des communs numériques.
* '''Label Culture Libre 2026 : ''' Découvrez les institutions labellisées
👉 '''Retrouvez toute l'actu détaillée directement sur la page [https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Wikim%C3%A9dia_France Wikimédia France]'''.
<gallery mode="packed-hover" heights="80px">
File:Campagne adhésion 2026- format vertical - 1080x1350.png
File:Wikimania 2026 Wordmark Color.svg
File:Wikimania 2026 Closing ceremony.jpg
File:WP25 Wiki love - blue.png
File:Wikimania 2026 Day 4 group photo.jpg
File:Logo Label Culture Libre.jpg
</gallery> [[Utilisateur:Luc Hervier WMFr|Luc Hervier WMFr]] ([[Discussion utilisateur:Luc Hervier WMFr|d]]) 25 septembre 2026 à 09:21 (UTC)
== Your feedback wanted: Remove ''(Language link added:) and similar'' edits from Special:RecentChanges ==
''(Apologies for posting in English. You can help by translating it)''
Hello, I’m Danny from [[:en:w:Wikimedia_Deutschland|Wikimedia Deutschland’s]] [[m:Wikidata_For_Wikimedia_Projects|Wikidata For Wikimedia Projects]] team.<br/>
We have been investigating and examining how Wikidata’s use in the [[Special:RecentChanges]] and [[Special:Watchlist]] pages can be made to be more useful, or less ‘noisy’ (fewer edits that have little value to the reader).
We are currently exploring to make a change in the volume and the type of Wikidata edits that appear in these pages, and '''we need your feedback''' to help us ensure this is a positive change for the Wikis and won’t disrupt your workflows.<br/>
Language links are also known as sitelinks or interlanguage links and describe when a Wikidata item is connected to a Wiki, adding it to the language dropdown tool for other connected Wikis.
[[File:Types of Lang Link changes.png|x350px|frame|A variety of "Language Link" edits as seen in the Recent Changes feed]]
The request for feedback is whether you support the removal of these language link edits from the Recent Changes and Watchlist feed, or would you oppose such a change and if so, why?
Please share you thoughts on the dedicated '''[[m:Talk:Wikidata_For_Wikimedia_Projects/Clearer_Wikidata_Edit_Summaries/Hide_Language_Link_edits|metawiki Talk page]]'''.
Further information about this change: [[m:Wikidata_For_Wikimedia_Projects/Clearer_Wikidata_Edit_Summaries/Hide_Language_Link_edits|m:Wikidata_For_Wikimedia_Projects/Hide_Language_Link_edits]]
Thank you for any participation or feedback you give, -- [[m:User:Danny_Benjafield_(WMDE)|User:Danny Benjafield (WMDE)]] 25 septembre 2026 à 12:18 (UTC)
<!-- Message envoyé par User:Danny Benjafield (WMDE)@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=User:Danny_Benjafield_(WMDE)/MassMessage_test_list&oldid=31080967 -->
1fr6adu0tbn2ga6is261yy84zx0o9tl
16062350
16062277
2026-09-25T13:34:19Z
Cunegonde1
52509
/* Modification du gadget "Erreurs communes" */ Réponse
16062350
wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude>
[[Fichier:Les Très Riches Heures du duc de Berry septembre.jpg|thumb|upright|Septembre. — ''Les Très-Riches Heures du duc de Berry'' des Frères de Limbourg]]
= Septembre 2026 =
== Problème de pagination sur le tome 4 de Jérôme de Stridon ==
Bonjour,
Ce [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu|tome 4]] à plusieurs problèmes de pagination, un pas très grave, qui semble une erreur d'impression, on passe de la page 103 à la [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu/105|page 105]]. Je le corrige simplement dans l'entête au besoin et dans la table des matières.
Mais un problème surgit à la page 494 qui est dans le djvu la page 536. en soit je crois que ce n'est pas vraiment important car ce sont les parties latines du tome.
Mais du coup je me demandais juste ce qu'il faut faire?
Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 1 septembre 2026 à 09:55 (UTC)
:J’ai cherché un autre fac-similé de la même édition, les rares que j'ai trouvé comme [https://pdfs.bibliotheque-catholique.com/pdfs/oeuvres-completes/Saint%20J%C3%A9r%C3%B4me%20-%20Oeuvres%20compl%C3%A8tes%20(Tome%204).pdf celui-ci] sont identiques à notre exemplaire. Pour l'absence de la page 104, il est possible que la page blanche séparant les chapitres ait été supprimée. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 04:32 (UTC)
::Ok du coup on reste avec ça? Pour la page 104 j'ai déjà faitcomme s'il s'agissait d'une erreur de typo en corrigeant dans la table des matière, pour le reste je peux match&split sur la fin du livre? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 07:44 (UTC)
:::C'est bien une page blanche qui a été supprimée dans ce fac-similé (p. 104). L'exemplaire de chez Google books ({{Google|yXAYEXTe6ikC}}) l'a conservée. Toute la partie latine (494-535) y est conservée aussi. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 2 septembre 2026 à 09:40 (UTC).
::::Super @[[Utilisateur:Khardan|Khardan]], je ne sais pas comment tu fais pour trouver sur google livres, j'ai cherché de différentes manières, y compris en recherche avancée, sans succès. Si on importait la version complète y compris la page 104 blanche, cela impliquerait de renommer les pages 284 à 394, ce qui est un gros travail assez fastidieux. Sinon on peut aussi importer la version avec la partie latine complète, sans intérêt pour fr.wikisource mais peut-être utile pour les latinistes. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 10:34 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] Ah tiens ! Le résultat m'est venu du premier coup en cherchant « complètes "Saint Jérôme" » (et en évitant le « Œ » de ''oeuvres'' surtout). — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 2 septembre 2026 à 10:48 (UTC).
::::::Merci! Dites-moi quand vous avez décidé et je continuerais le match&split. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 11:33 (UTC)
:::::::Je propose de remplacer le fac-similé actuel par celui recommandé par @[[Utilisateur:Khardan|Khardan]] en supprimant la page 104 inutile, mais en conservant la totalité des pages latines du nouveau fac-similé. Cela amènera à ne renommer que les pages de la TdM. Qu'en pensez-vous ? Le nouveau fichier est prêt pour import. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 13:04 (UTC)
::::::::Moi je suis d'accord. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 13:52 (UTC)
:::::::::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] C’est fait, j'ai rectifié le pagelist et renommé les pages de la TDM pour les mettre à la bonne place. Il faut probablement purger la page d'index pour voir la différence. Bonne correction. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 15:57 (UTC)
::::::::::Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 17:34 (UTC)
== Une creation échouée. ==
Bonjour, la création du Livre:Hippeau,_La_chanson_du_Chevalier_au_cygne_et_de_Godefroid_de_Bouillon_Tome_I_(1874).pdf échoue depuis deux jours, malgré des purges. Raison possible: deux renommages successives sur commons: [[: File:Hippeau,_La_chanson_du_Chevalier_au_cygne_et_de_Godefroid_de_Bouillon_Tome_I_(1874).pdf]]. Qui peut résoudre ce problème? --[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 4 septembre 2026 à 16:01 (UTC)
:@[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] : cela s'est résolu tout seul, j'ai créé l'index [[Livre:Hippeau,_La_chanson_du_Chevalier_au_cygne_et_de_Godefroid_de_Bouillon_Tome_I_(1874).pdf]] sans fou quérir. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 septembre 2026 à 16:31 (UTC)
::Merci. Mais la même chose pour le fichier créé en même temps il y a deux jours.
::[[: Fichier:Hippeau, La chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon, Tome II (1874).pdf]]. Est-ce que cela bloque pour moi à cause d'anciens essais? Pourras-tu le créer aussi? --[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 4 septembre 2026 à 19:51 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] : Bien sûr. Voilà [[Livre:Hippeau, La chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon, Tome II (1874).pdf]], je n'ai pas d'idée sur ce qui peux te bloquer. Si ça persiste on est là pour aider. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 septembre 2026 à 21:01 (UTC)
::::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] J'ai édité les TdM's des deux livres, mais je ne suis pas sûr du choix des titres des chapitres (liens rouges) et de la façon de faire suite d'une page à l'autre, utilisant ''noinclude''. Pourras-tu contrôler? [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 6 septembre 2026 à 19:05 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] : Pour les subdivisions, je conserverais le titre complet du livre, puis les deux parties, puis les chapitres :
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Le Chevalier au cygne/Introduction
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Le Chevalier au cygne/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Godefroid de Bouillon/Introduction
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Godefroid de Bouillon/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Épisode des chétifs ou captifs/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Second épisode/I [II, III, ''etc.'']
:::::ou plus neutre (si tu préfères) :
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Première partie/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Deuxième partie/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Appendice/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Second épisode/I [II, III, ''etc.'']
:::::Pour la création de la table, je propose de simplifier sans doublon : reporter dans le page précédente la fin du titre (comme page 262) et ne pas mettre la fin dans la page suivante (supprimer <code>lant, et repart avec le cygne|100</code>), en précisant ce choix dans la page de discussion. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 6 septembre 2026 à 21:38 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:ℳ-le-mot-dit]] : Tables sans doublon {{fait}} ; titres déjà adaptés dans les Index(=livre) puisque les deux ont le même titre principal et il fallait adapter les deux sous-titres. Voir le résultat [[La chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon]]. Si c'est d'accord, j'adapterai tous les titres dans la TdM. {{fait}} [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 7 septembre 2026 à 12:03 (UTC)
== Les RAW sont arrivés, la rentrée peut commencer ! ==
<div style="background-color:#177860; border-radius:.2em; color:#FFF;padding: 1em;">
<div style="font-family: Century Gothic; font-size:3em; line-height:120%;text-align:center;color: #fff;">RAW</div>
<div style="margin-bottom:1.5em; margin-top:1em; text-align:center; color: #fff;">Le numéro de septembre 2026 (n°296) est sorti.</div>
<div class="center">[[:w:Wikipédia:RAW/2026-09-05|<span class="cdx-button cdx-button--fake-button cdx-button--fake-button--enabled" style="white-space:break-spaces; text-align:center; gap:0;"role="button" aria-disabled="false">Lire l'infolettre</span>]]</div>
</div>
'''C'est la rentrée'''
Après un numéro très dense en août en raison de la Wikimania, celui-ci est un peu plus léger car l'équipe s'est octroyée quelques vacances. Cela n'empêche pas le mouvement de continuer à vivre, avec une rentrée déjà animée ! Du côté des projets francophones, le Wiktionnaire vient de franchir le cap symbolique des sept millions d’entrées, tandis que Wikipédia continue de voir fleurir sondages et discussions sur son fonctionnement.
Une rentrée, donc, placée sous le signe de la construction collective : de nouveaux outils pour contribuer, de nouveaux espaces pour échanger, de nouvelles formes d’organisation… Ce numéro des RAW vous propose de faire le tour de cette actualité, avant de reprendre tranquillement le chemin des projets Wikimédia.
L'équipe de la rédaction a également commencé à réfléchir à un nouveau nom pour remplacer l'énigmatique « RAW ». N'hésitez pas à venir donner votre avis dans la [[:w:Discussion Wikipédia:RAW/Rédaction#Changement de nom|section dédiée]] !
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Au menu de ce numéro :
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">En bref</span>''' — Des actualités francophones et du mouvement Wikimédia, des nouveaux outils et des articles de recherche
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">Le wik'hit parade</span>''' — Une analyse des articles les plus vus le mois dernier
[[Fichier:Toicon-icon-sharp-corners-draw.svg|20px|classe=skin-invert-image]] Les RAW, c'est aussi vous : n'hésitez pas à suggérer des sujets ou participer à la rédaction du [[:w:Wikipédia:RAW/Rédaction|prochain numéro]] !
[[Utilisateur:Antimuonium|Antimuonium]] ([[Discussion utilisateur:Antimuonium|d]]) 4 septembre 2026 à 22:14 (UTC)
== ''La Lettrine'', numéro 1, automne 2026 ==
Le premier numéro de ''La Lettrine'' vient de paraître !
Premier numéro de ''La Lettrine'' : des brèves d’ici, une revue de presse au fil des livres et de l’actualité, un retour sur Wikimania 2026, une recommandation pleine d’humour autour de Joaquín Xaudaró et un coup de projecteur sur les poétesses bretonnes réunies par Adine Riom ! Découvrez aussi l’éphéméride, l’agenda des prochains ateliers, les statistiques de Wikisource et le récit d’une relecture de George Sand.
Découvrez le '''[[Wikisource:La Lettrine/001-automne-2026|numéro 1 de l’automne 2026]]''' !
[[Wikisource:La Lettrine/Brouillon|Brouillon du prochain]] — [[Wikisource:La Lettrine/Inscription|Abonnement-désabonnement]]
Six personnes ont participé à ce numéro inaugural — et la rédaction vous attend déjà en décembre pour la suite ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 6 septembre 2026 à 18:44 (UTC)
:Chouette premier numéro ! Je me dis que je pourrais y présenter de temps en temps les livres un peu rigolos de propositions de réformes orthographiques du français que j’ai transcrit au cours des ans. Ça devrait être intéressant à faire découvrir ^^
:PS : Il va falloir qu’on adapte les couleurs de fond des cadres au mode sombre, les titres sont illisibles pour le moment. — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 7 septembre 2026 à 07:47 (UTC)
::Si ça améliore l'expérience, je suis en faveur. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 septembre 2026 à 14:53 (UTC)
::Merci @[[Utilisateur:Danÿa|Danÿa]] ! Sens-toi libre de corriger cela. J'ai fait ça avec mes piètres compétences de front-end et sur le coin d'une table en vitesse. Je pense que le 2e numéro aura un bien meilleur habillage ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 7 septembre 2026 à 18:15 (UTC)
:merci, j'ai mis la nouvelle dans les annonces. N'hesitez pas à ajuster si besoin. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 7 septembre 2026 à 12:42 (UTC)
== [[Livre:Whymper - Escalades dans les Alpes.djvu]] ==
Bonjour, Il reste 2 pages à valider. Merci d'avance. PS: Je suis en train de valider aussi l'original en anglais. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 6 septembre 2026 à 20:12 (UTC)
:Bizarre. J'ai tenté de valider la première des deux (la 318), mais le bouton vert "Validé" n'apparaît pas. Le dernier ''État de la page'' reste à ''Corrigé''. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 6 septembre 2026 à 20:55 (UTC).
::@[[Utilisateur:Yann|Yann]] Idem, j'ai essayé avec plusieurs navigateurs Firefox et Chrome sous Linux et Safari sous MacOs le bouton vert n’apparaît pas. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 7 septembre 2026 à 06:03 (UTC)
:::{{notif|Yann|Khardan|Cunegonde1}} Bizarrement, le paramètre <code>prpPageQualityUser</code> (qu'on peut voir dans le code HTML de la page) avait pour valeur "null" alors qu'il désigne normalement l'utilisateur qui a apposé l'état courant de la page (corrigé, validé, etc.). Je suppose que c'est un bug de l'éditeur visuel utilisé sur ces pages il y a longtemps. Et apparemment, il suffit de modifier les pages (comme je viens de le faire) pour rétablir ce paramètre. Vous devriez pouvoir valider à présent (mais pas moi, car c'est à moi qu'est désormais attribuée la correction). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 septembre 2026 à 07:35 (UTC)
::::{{fait}} OK, merci. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 7 septembre 2026 à 08:44 (UTC)
== La suppression de ma page d’accueil est demandée. ==
La suppression de ma page d’accueil est demandée. J’ai déplacé tous les liens vers la sous-page « Contributions ».
Cette procédure remplace ma page d’accueil par une seule page d’accueil universelle : https://meta.wikimedia.org/wiki/User:Ineuw
qui contient déjà un lien vers « Contributions ».
Merci. —[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 8 septembre 2026 à 04:06 (UTC)
:{{Fait}} — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 8 septembre 2026 à 09:13 (UTC)
== Affichage de tableau ==
Bonjour,
J'ai fait plusieurs pages qui affichent du texte en tableau, mais le rendu est vraiment mauvais je ne sais pas où est le problème. un exemple est cette [[Origène. — Lexique des Noms hébreux|page]] et d'autres pages de ce [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu|livre]].
Merci, [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 8 septembre 2026 à 11:45 (UTC)
:Dans la transclusion, des cellules débordent sur une troisième colonne. En vis-à-vis de ces débordements, on voit les pages fautives. Vous devez corriger le début de la page 188. Idem page 192. Il y a d'autres à pages à corriger. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 septembre 2026 à 17:47 (UTC)
::Je ne vois rien! J'ai besoin d'un exemple quand je compare les pages pages transclusent elles ont la même tête. De plus je me demande si le tableau ne pourrait pas s'afficher sur toute la page, ça serait plus lisible. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 9 septembre 2026 à 07:23 (UTC)
:::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] : page 187, il manque un il y a <code><nowiki><noinclude></nowiki></code> au lieu de <code><nowiki></noinclude></nowiki></code>. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 9 septembre 2026 à 07:40 (UTC)
::::Ah oui je commence à comprendre comment ça fonctionne! Zut j'ai fait des erreurs sur toutes les pages presque... Et pour augmenter l'affichage de la largeur du tableau on fait comment? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 9 septembre 2026 à 07:51 (UTC)
:::::Selon mes observations de l'ouvrage de Jérôme de Stridon, les pages qui contiennent les tableaux ont une largeur de 100% par défaut. Si vous élargissez au delà, vous risquez d'avoir des problèmes lorsque vous ferez une transcription (voyez par exemple [https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Gibbon_-_Histoire_de_la_décadence_et_de_la_chute_de_l%27Empire_romain,_traduction_Guizot,_tome_3.djvu/484 cette page] : l'effort de transcription a été plus grand que d'habitude) ou de transclusion (je n'ai pas d'exemple en tête, mais j'ai déjà vu des débordements intempestifs). — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 11 septembre 2026 à 14:24 (UTC)
::::::Bonjour,
::::::Je fais le coucou dans cette discussion, pour signaler un autre problème d'affichage des tableaux. Je viens de constater une anomalie dans l'affichage des tableaux quand on utilise l'option "couleur_fond=".
::::::Voilà ce que cela donne :
::::::{{table|titre=test sans couleur de fond (ok)|page=1}}
::::::{{table|couleur_fond=#ccc|titre=test couleur de fond (ok)|page=1}}
::::::{{table|couleur_fond=transparent|titre=test couleur de fond transparent (??)|page=1}}
::::::{{table|couleur_fond=inherit|titre=test couleur de fond inherit (??)|page=1}} [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 14 septembre 2026 à 08:34 (UTC)
== Wsexport en panne ? ==
Deuxième jour sans pouvoir télécharger un livre numérique. Hier attente indéfinie, aujourd'hui ''Wikimedia cloud services: Error. This web service cannot be reached. Please contact a maintainer of this project.'' L'e-book Wikisource est pourtant un service essentiel, il suiffit de voir le nombre de produits Amazon Kindle que des artisans en ont tiré. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 9 septembre 2026 à 10:10 (UTC)
:@[[Utilisateur:Narilora|Narilora]] Un ticket Phabricator a été soumis ? Si ce n'a pas été fait, je suggère de le faire, pour activer la résolution du problème. [[Spécial:Contributions/~2026-48790-66|~2026-48790-66]] ([[Discussion utilisateur:~2026-48790-66|discussion]]) 9 septembre 2026 à 12:26 (UTC)
::Dans ma naïveté, je croyais que le téléchargement faisait partie des services surveillés, avec réaction dès qu'il est défaillant. Apparemment ce n'est pas le cas. Je vais regarder où on se connecte à Phabricator. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 9 septembre 2026 à 12:31 (UTC)
:::Oui, moi aussi j'essaie d'exporter depuis plusieurs jours sans succès... en plus, je souhaiterais obtenir un format "pdf" dont l'export est en panne depuis plusieurs semaines (alors que l'export en "epub" fonctionnait encore il y a deux jours)... D'ailleurs, question subsidiaire : ''quelqu'un saurait-il me donner les paramètres qu'il faut demander dans Calibre, pour convertir un "epub" en "pdf" et en obtenant la même présentation qu'avec l'export WSexport en "pdf" ?'' (mêmes marges, même taille de caractère et même mise en page), car il y a plusieurs options de format à choisir dans Calibre, et que je n'arrive pas à obtenir un "pdf" équivalent... merci d'avance [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 9 septembre 2026 à 12:49 (UTC)
::::Bonjour @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]], pour obtenir un pdf de format a5, les paramètres à utiliser sont les suivants :
:::::*--page-breaks-before / --paper-size a5 --pdf-page-margin-bottom 32 --pdf-page-margin-top 40 --pdf-page-margin-left 24 --pdf-page-margin-right 24 --pdf-page-numbers --preserve-cover-aspect-ratio. Tu peux procéder à partir de l’applications ou utiliser un fichier .bat sur lequel tu pourrais glisser un epub et il te retournerait un pdf. Ebook-convert.exe fait le travail en criant ciseau. Il y a définitivement un problème avec la version de Calibre opérée sous Debian.
:::::*pour la taille des caractères il faut laisser le paramètre par défaut et les valeurs de wikisource seront toutes altérées comme c’est le cas avec ws-export. En cochant la case Désactiver le redimensionnement de la taille de police, tu obtiendras exactement ce qu’on retrouve dans wikisource.
::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 9 septembre 2026 à 21:04 (UTC)
:::::{{merci}} beaucoup @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : Tu saurais me donner un exemple de contenu pour créer un fichier ".bat" qui appelerait Calibre en citant un fichier "epub" et qui retournait un fichier "pdf" ? ça me rendrait un grand service pour les jours ou l'export "epub" fonctionne avec WsExport et pas l’export en "pdf"... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 9 septembre 2026 à 21:12 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] Voici un exemple tel que demandé :
::::::*Créer epub2pdf-a5.bat contenant :
:::::::set fullpath=%1
:::::::rem check si epub
:::::::if "%~x1" neq ".epub" (
::::::: echo Veuillez glisser un fichier epub
::::::: pause
::::::: exit /b)
:::::::rem extraire le nom de fichier epub
:::::::for %%F in ("%fullpath%") do set "filename_no_ext=%%~dpnF"
:::::::rem convertir en pdf a5
:::::::"%ProgramFiles%\Calibre2\ebook-convert" "%fullpath%" "%filename_no_ext%.pdf" --page-breaks-before / --paper-size a5 --pdf-page-margin-bottom 32 --pdf-page-margin-top 40 --pdf-page-margin-left 24 --pdf-page-margin-right 24 --pdf-page-numbers --preserve-cover-aspect-ratio --embed-font-family "Liberation Serif" --pdf-serif-family "Liberation Serif" --pdf-standard-font serif
:::::::rem appuyer sur une touche pour terminer
:::::::pause
::::::*Placer le fichier epub2pdf-a5.bat à un endroit facilement accessible sur le bureau par exemple ; à l’aide de la souris, glisser le fichier epub et le déposer sur ce fichier de commande.
::::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 10 septembre 2026 à 01:28 (UTC)
:::::::{{merci}} beaucoup @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : je vais tester ça dès que possible !!! [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 10 septembre 2026 à 06:25 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : j'ai créé un fichier epub2pdf-a5.bat que j'ai mis sur mon bureau, mais j'ai deux problèmes :
::::::::- 1) le fichier est vu comme un fichier texte et je ne sais pas l'exécuter, si je clique dessus il s'ouvre en lecture avec le blocnote
::::::::- 2) de toutes façons, je n'arrive pas à mettre un fichier epub "sur" ce fichier sur mon bureau, il se met avant ou après mais pas dessus
::::::::Ceci étant dit, j'aimerais autant un exécutable qui se lance "tout seul" et qui demande un fichier en entrée, que l'on pourrait ensuite sélectionner.
::::::::merci pour ton aide. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 10 septembre 2026 à 16:51 (UTC)
:::::::::... j'oubliais de dire : mon PC est sous Windows 11... c'est peut-être important à signaler !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 10 septembre 2026 à 17:02 (UTC)
::::::::::Probablement en passant à windows 11 car il y a des signalements en ce sens. Ce serait important de corriger car tôt ou tard des installations ou mises à jour peuvent échouer. Je te suggère d’ouvrir l’invite de commande '''en mode administrateur''' et d’exécuter ces deux commandes :
:::::::::::assoc .bat=batfile et appuyer sur enter
:::::::::::ftype batfile="%1" %* et appuyer sur enter
::::::::::Ce sont deux commandes microsoft qui permettent de rétablir l’association native de .bat avec l’interpréteur de commande cmd.exe sans avoir à éditer la base de registres. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 10 septembre 2026 à 23:47 (UTC)
:::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : J'ai ouvert le Terminal en mode administrateur (c'est bien ça que tu appelle "invite de commande" ?) et tapé la commande, mais ça ne marche pas. J'ai eu comme message : ''"assoc : Le terme «assoc» n'est pas reconnu comme nom d'applet de commande, fonction, fichier de script ou programme exécutable. Vérifiez l'orthographe du nom, ou si un chemin d'accès existe, vérifiez que le chemin d'accès est correct et réessayez."'' !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 14:57 (UTC)
::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : ... Ah finalement j'ai bien réussi à ouvrir une "invite de commande", mais là il me dit : "''Accès refusé. Une erreur s’est produite lors du traitement de : .bat.''" :-( [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 15:00 (UTC)
:::::::::::::C’est la réponse qu’on reçoit lorsqu’on n’est pas en mode administrateur. Tu dois voir dans l’en-tête de la fenêtre : Administrateur : Invite de commande et non uniquement Invite de commande. Clique sur démarrer, tape cmd et clique sur Exécuter en tant qu’administrateur. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 15:16 (UTC)
:::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] / 3e tentative (désolé pour le nombre de messages, mais je ne suis pas un pro de l'administration de PC) : cette fois-ci j'ai bien réussi à ouvrir l'invite de commande en mode administrateur et j'ai pu taper les deux commandes sans erreur... mais quand je double clique sur mon fichier .bat, il ouvre le Blocnote mais ne s'exécute pas ! [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 15:17 (UTC)
::::::::::::::Si tu fais assoc .bat, tu obtiens quoi comme réponse ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 15:29 (UTC)
:::::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : j'otient la réponse ".bat=batfile" mais rien d'autre ne se passe... quand je clique sur mon fichier .bat, il l'ouvre en mode édition avec le Blocnote. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 15:48 (UTC)
::::::::::::::::Il faut peut-être redémarrer pour ça prenne effet sinon renomme ton .bat en .cmd. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 16:25 (UTC)
:::::::::::::::::Dernier essai : si .cmd et .bat ouvre tous deux dans bloc note c’est que ton système ne reconnaît même plus batfile. Tu pourrais alors forcer l’utilisation de cmd.exe. Pour ce faire, utiliser la commande : ftype batfile="%SystemRoot%\System32\cmd.exe" /c "%1" %* [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 16:44 (UTC)
:::::::::::::Au lieu du double clic (gauche), il faudrait un clic droit et choisir "exécuter" ou peut-être "exécuter en tant qu'administrateur", si cela apparait dans le menu contextuel du clic droit. [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 11 septembre 2026 à 16:37 (UTC)
::::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : ça marche !!! en fait mon fichier s'apellait epub2pdf-a5.bat.txt (mais je ne le voyais pas parce que l'extension du fichier était cachée !!!)
::::::::::::::un grand {{merci}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 17:13 (UTC)
== Problème avec le modèle "Disdascalie" ==
Bonjour,
Je constate que contrairement à ce que dit la doc, les options m=, mb=, mt=, lh= ne fonctionnent pas dans le modèle {{m|Didascalie}}. Je n'ai pas trouvé pourquoi. [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 11 septembre 2026 à 14:09 (UTC)
:Pourtant, dans la documentation, il y a des exemples pour chacun de ces paramètres sauf lh et le résultat s’affiche tel qu’attendu. J’ai vérifié lh=3 et la hauteur de ligne correspond aussi. Il faudrait un exemple où ça ne fonctionne pas pour pouvoir pousser plus loin. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 14:43 (UTC)
::Bonjour,
::J'ai testé sur cette page par exemple : [[Page:Icres - Les Bouchers, 1888.djvu/8]]
::(j'ai fait toutes les combinaisons, et en retirant "sm|n")
::lh fonctionne à partir de 3, mais pas en dessous ! et m, mb, mh n'ont aucun effet (quelle que soit la valeur et l'unité). [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 12 septembre 2026 à 10:43 (UTC)
:::C’est qu’avec {{m|Didascalie}}, on a voulu regrouper dans un seul modèle deux modes de représentation : soit le mode bloc (similaire à {{m|c}}, {{m|d}}...), soit le mode inline (similaire à {{m|sc}}, {{m|t}}...). C’est le paramètre 2 qui détermine le mode de représentation. S’il n’est pas égal à c, d, g <s>ou absent</s>, c’est qu’on veut construire un objet inline imbriqué dans un span donc qui ne réagira pas certaines propriétés css dont les marges verticales. Personnellement j’aurais construits deux modèles différents mais j’imagine que ceux qui l’utilisent fréquemment se sont adaptés. Je vois que vous venez d’ajouter g comme paramètre 2 et les paramètres m et lh sont bel et bien appliqués. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 septembre 2026 à 14:27 (UTC)
::'''Explication trouvée''' : le problème est que si on ne précise pas g ou d dans la disdascalie, on utilise span au lieu de div, d'où l'inutilité des options ! [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 12 septembre 2026 à 13:51 (UTC)
:::Mais oui vous m’avez devancé. Je n’avais pas mis à jour la page du scriptorium. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 septembre 2026 à 14:29 (UTC)
== Expression "donner place sage" ==
Bonjour,
Dans [[Page:Boulain - La Fontenelle, Vie du partisan ligueur, 1895.djvu/129]], l'auteur écrit "La tour était facile à défendre, un simple escalier en spirale y conduit et se voit encore… il ne peut donner place sage qu’à une personne…".
Or je n'ai retrouvé cette expression nulle part, et je me demande s'il ne s'agit pas d'une mauvaise transcription de "donner passage".
Un(e) habitué(e) des écrits de la fin XIXe siècle a-t-il(elle) déjà rencontré cette expression ?
Merci. [[Utilisateur:Nad.roz|--Nad]] ([[Discussion utilisateur:Nad.roz|d]]) 12 septembre 2026 à 09:21 (UTC)
:Parmi toutes les pages transcrites de Wikisource, il n'y a que cette page qui contient ce passage. Pour ma part, le mot « sage » est de trop, mais « <s>place sage</s>passage » est valable également. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 12 septembre 2026 à 12:47 (UTC)
:ah, effectivement, c'est original comme formule... si c'était dans la bouche d'un plaisantin, je me dirais que ça peut être un jeu de mot... mais là, ça ressemble plutôt à une mauvaise transcription. [[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (la bot de service…) ]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 12 septembre 2026 à 13:37 (UTC)
::Original en effet et merci à @[[Utilisateur:Nad.roz|Nad.roz]] de nous faire connaître cette page de la vie mouvementée du partisan ligueur : texte écrit en 1895 mais en employant souvent des tournures de phrases qui s’apparentent davantage au siècle où les événements se sont produits. Ce n’est pas le seul endroit dans ce livre où il faut cesser de lire pour procéder au décodage. Alors si « donner place sage qu’à une personne » était la façon d’exprimer en 1597, lors du saccage de Pont-Croix, que la sagesse exigeait qu’on montasse un à la fois par l’escalier menant à la tour. Nous n’en savons rien alors pourquoi priver les lecteurs éventuels de ce que d’autres pourraient considérer comme une perle ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 septembre 2026 à 21:05 (UTC)
:::Merci @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]], @[[Utilisateur:Hsarrazin|Hsarrazin]] et @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]].
:::Dans le doute, je vais suivre l'avis de @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] qui travaille également sur le texte et laisser l'expression. [[Utilisateur:Nad.roz|--Nad]] ([[Discussion utilisateur:Nad.roz|d]]) 13 septembre 2026 à 05:41 (UTC)
::::Je pense en effet qu'il est préférable de laisser l'expression telle qu'elle, dans la mesure ou l'on ne détecte pas une ''erreur évidente''. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 13 septembre 2026 à 09:17 (UTC)
:::::Bonjour. Celles et ceux d'entre vous qui ont visité le [https://www.guedelon.fr/ château de Guédelon] (reconstitution moderne d'un château médiéval avec les méthodes et outils d’époque). Les artisans ont d'ailleurs participé grâce à leur expertise unique à la reconstruction de certaines parties de Notre-Dame de Paris. Ceux qui y sont allés auront probablement emprunté un petit escalier permettant d'atteindre les remparts depuis l'extérieur du château. Cet escalier très étroit ne laisse la place qu’à une personne à la fois (env. 30 cm. de largeur). La hauteur des marches et la courbure de l'escalier sont telles que l'on ne peut monter armé, ni épées ni lances. Ces constatations me conduisent à pencher plutôt pour une coquille. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 14 septembre 2026 à 08:20 (UTC)
== Page manquante dans le tome 2 de Jérôme de Stridon ==
Bonjour,
Je viens de me rendre compte de l’absence de deux pages dans [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu|le tome 2 de Jérôme de Stridon]]. Il s'agit des pages 194 et [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu/195|195]] (du coup .
Je ne sais pas s'il existe un meilleur djvu, j'avoue ne pas avoir cherché.
Merci de votre aide. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 10:23 (UTC)
:Pour éviter ce genre de mésaventure (ou en limiter les conséquences), il vaut mieux vérifier rapidement les pages lors de l'import du fac-similé sur Commons, ou au moins de soigner la liste des pages (<code><nowiki><pagelist, etc></nowiki></code>) sur Wikisource, ce qui permet de détecter les problèmes avant de commencer à corriger les pages. En effet, une réparation du fac-similé a posteriori entrainera un décalage de 2 pages pour celles qui ontt déjà été corrigées après les pages 194 et 195. Il manque aussi 30 pages dans le [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 9, 1881.djvu|tome 9]] (toutefois il semble s'agir d'un texte en latin, donc ce n’est pas forcément un problème). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 15 septembre 2026 à 12:30 (UTC)
::Je m'occupe du fac-similé. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 15 septembre 2026 à 12:48 (UTC)
:::Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 13:14 (UTC)
::::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ; c'est fait mais de mon côté je n'arrive pas à rafraîchir l'image des pages 194-196. En revanche je n'ai pas la possibilité de déplacer les pages sans redirection. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 15 septembre 2026 à 13:31 (UTC)
:::::Où as-tu trouver le bon fac-similé? J'ai cherché partout! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 14:05 (UTC)
:::::Quelqu'un qui s'y connaît pourrait nous aider à remettre le nouveau fac-similé à la place de l'ancien? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 14:08 (UTC)
::::::Ah oui : dans [https://www.google.fr/books/edition/_/mDQo4s7vdg0C?hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwie0ebw5fCWAxVQTqQEHXSUGSAQre8FegQIBBAt Google livres]. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 15 septembre 2026 à 14:29 (UTC)
:::::::Purée j'ai été là!! Mais j'avais pas trouvé le même, seulement sans les pages... Bizarre. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 15:23 (UTC)
:::::Bonjour,
:::::Pardon d'insister, mais je ne comprends pas malgré l'upload du nouveau fichier, je ne vois pas les nouvelles pages sur le Jerome_-_Œuvres_complètes,_trad._Bareille,_tome_2,_1878.djvu. Pourtant si je le télécharge je les vois bien.
:::::Idem pour [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu|l'index]]. je suis prêt, s'il le faut déplacer manuellement toutes les pages, mais faudrait-il qu'il s'affiche correctement. Sur l'index ce qui plus drôle c'est que la tdm est bien à la page 641, mais quand on vas sur l'ancienne page de tdm actuellement la page 639, on voit le fac-similé de la page 641. Je n'ose pas la déplacer à la bonne page.
:::::Merci encore pour votre aide. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 06:52 (UTC)
::::::En effet. J'ai l'impression qu'il y a une politique de cache de plus en plus agressive sur Wikisource. Mieux vaut attendre un ou deux jours avant de faire quoi que ce soit sur cet ouvrage, cela va peut-être s'arranger tout seul. Il m'arrive aussi de temps en temps d'avoir l'image d'une page différente de celle que je consulte en cliquant sur « Modifier » (mais ce n'est peut-être pas lié). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 07:54 (UTC)
:::::::Bonjour, je n'arrive pas non plus à éliminer cette anomalie. Toutes les purges de cache n'y ont rien fait. Chaque page est stockée en cache de commons en plusieurs fichiers de tailles prédéterminées (par ex. 330, 500, 960, 1280 pixels). Pour ce djvu, la taille 960px ne veut pas se mettre à jour. Comparer les vignettes [https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu/page477-500px-Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu.jpg?utm_source=fr.wikisource.org&utm_campaign=index&utm_content=thumbnail 500px], [https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu/page477-960px-Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu.jpg?utm_source=fr.wikisource.org&utm_campaign=index&utm_content=thumbnail 960px], [https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu/page477-1280px-Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu.jpg?utm_source=fr.wikisource.org&utm_campaign=index&utm_content=thumbnail 1280px] de la [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu/477|page 476]] (djvu477). Seul celle dont on a besoin ne veut pas être à jour ! Quelqu'un connaîtrait-il une idée pour forcer cette ✮⚡💣💥! de mise à jour ? • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 septembre 2026 à 08:03 (UTC)
::::::::Merci à vous!
::::::::Je vais patienter... Je travaille sur le tome 1 en attendant et je vérifie qu'il ne manque pas de page avant ;)
::::::::Si jamais on trouve une solution, prévenez-moi. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 09:01 (UTC)
::::::::{{phabricator|T438134}}
::::::::C'est tout de même bizarre, donc j'ai créé un rapport de bug sur Phabricator. Même si j'imagine qu'on va me répondre que c'est un problème de cache serveur qui va se résoudre tout seul. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 09:44 (UTC)
:::::::::Sur Edge, en appuyant à plusieurs reprises sur CTRL+F5 sur la page de la vignette, la page a fini par se mettre à jour puis il a fallu nettoyer le cache sur mon poste. Je ne sais pas si cela a coïncidé avec une autre opération mais je vois bien les page 194 et 195. Voir aussi [[c:Help:Purge]] --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 16 septembre 2026 à 12:35 (UTC)
::::::::::Oui, c'était mon cas aussi tout à l'heure sur Firefox, et puis la mauvaise version est revenue. Mais hors connexion le problème semble avoir disparu. Je pense que le problème sur le serveur (qui était réel) a disparu, mais il peut rester quelques problèmes sur le cache du navigateur local, qu'un <code>Ctrl-Shift-R</code> ou équivalent peut résoudre. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 12:46 (UTC)
:::::::::::Pour moi aussi il suffit maintenant du rafraîchissement du cache du navigateur. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 septembre 2026 à 15:21 (UTC)
::::::::::::Oui c'est aussi ok, j'ai déjà tout déplacé. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 18 septembre 2026 à 17:38 (UTC)
:Rebonjour,
:Je viens de découvrir une nouvelle page problématique. Heureusement elle n'est pas manquante, elle est juste toute noire! C'est cette [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 1, 1877.djvu/184|page]] [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 12:03 (UTC)
:::En effet, la page est noire dans le DjVu. Au moins cela ne fera pas de décalage si on la remplace… [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 12:49 (UTC)
::::La page est remplacée, le rafraîchissement résiste encore un peu. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 septembre 2026 à 16:23 (UTC)
:::::Ok merci, comme pour l'autre livre toujours noire. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 19:05 (UTC)
::::::J'ai purgé la page sur Commons et cela semble fonctionner désormais (à condition de vider le cache local du navigateur, par exemple en chargeant la page avec <code>Ctrl-Shift-R</code>). J'ai purgé la page 184 sur Commons (c'est-à-dire [https://commons.wikimedia.org/w/index.php?title=File%3AJerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_1%2C_1877.djvu&page=184 ici]). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 20:39 (UTC)
:::::::Jai réussi à afficher le fichier correctement mais pas encore l'index. On est bon pour le tome 1, les corrections sont faites malgré la page noires. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 21:13 (UTC)
:::::::Je pense qu'il était pertinent de faire un rapport de bug. Toujours rien chez moi pour le tome 2. Le tome 1 le fichier c'est bon mais toujours pas l'index! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 17 septembre 2026 à 07:46 (UTC)
== Échange d'idées avec WS en anglais ==
Bonjour, Comme je travaille principalement en ce moment sur Wikisource en anglais, je découvre des fonctionnalités qu'il serait utile de partager ou de copier.
# Il existe un gadget ''Vidage automatique des pages « Sans texte » : les zones de texte d’en-tête, de corps et de pied de page sont automatiquement vidées lorsque vous sélectionnez l’option « Sans texte ». Si vous changez d’avis et sélectionnez un autre statut, le texte initial sera restauré.'' qu'il serait utile de copier.
# WS en anglais n'utilise pour l'instant pas les sous-titres, et je voudrais copier cette fonctionnalité qui existe ici (exemple : [[Livre:Temps, espace, matière, leçons sur la théorie de la relativité générale, par Hermann Weyl, 1922.pdf]]).
[[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 16 septembre 2026 à 17:35 (UTC)
:Gadget intéressant pour les pages « Sans texte », que l'on pourra activer dans nos préférences si j'ai raison.
:Pour les sous-titres, c'est à la communauté de la Wikisource en anglais qu'il faut demander. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 17 septembre 2026 à 14:15 (UTC)
::{{notif|Yann}} je vois bien un champ ''Subtitle'' dans les [https://en.wikisource.org/w/index.php?title=Index:Cobweb_Castle_-_Fletcher_(1928).djvu&action=edit formulaires d'édition] et un sous-titre apparaît, par exemple, sur [[:en:Index:David-Neel - My Journey to Lhasa.pdf]]. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 17 septembre 2026 à 15:28 (UTC)
:::{{ping|Seudo}} Oui, mais il n'apparait pas dans les pages. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 17 septembre 2026 à 19:25 (UTC)
::::Que faut-il faire pour que les sous-titres apparaissent dans les pages de l'espace principal ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 22 septembre 2026 à 16:29 (UTC)
:::::Ah, dans les transclusions ? Je ne comprenais pas, parce que l'exemple donné ci-dessus n'a pas de transclusion...
:::::Sur en.wikisource, on peut voir dans chaque transclusion que le modèle [[:en:Template:Header|Header]] est appelé. Ce modèle est protégé, donc il faudrait faire la demande sur sa page de discussion. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 22 septembre 2026 à 19:15 (UTC)
::::::{{ping|Seudo}} Je suis admin sur WS en anglais, donc je peux faire les modifs, mais je voudrais que le sous-titre s'affiche quand on utilise <code><nowiki><pages index="..." header=1 /></nowiki></code>. C'est ça que je n'ai pas trouvé. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 23 septembre 2026 à 15:02 (UTC)
:::::::Il faut trouver quelqu'un qui ait les droits d'admin ET qui connaisse Lua. Je pense qu'il y a quelques lignes à rajouter dans la fonction <code>header_title</code> du fichier [[:en:Module:Header]], mais c'est impossible d'en être sûr sans faire de tests. De toute manière il faut en parler là-bas avec les autres contributeurs de en.wikisource pour vérifier qu'ils sont d'accord avec une telle modification, puisque ça peut impacter un grand nombre de pages. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 23 septembre 2026 à 21:34 (UTC)
:3. WS en anglais utilise un espace de nommage séparé pour les traductions faites par des contributeurs, ce qui me semble une bonne idée. Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 septembre 2026 à 14:11 (UTC)
::* Très bien, le gadget pour les pages sans texte
::* Bonne idée, un espace séparé ; parfois, ce n'est pas très clair, en effet
::[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 18 septembre 2026 à 16:11 (UTC)
::Je ne sais pas comment copier le gadget. Pour un nouvel espace de nommage, il faut un consensus de la communauté, puis un rapport de bug aux développeurs. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 22 septembre 2026 à 16:28 (UTC)
::: [[Utilisateur:Yann|Yann]],
::: Le lien vers le code du gadget se trouve dans [https://en.wikisource.org/wiki/MediaWiki:Gadgets-definition#editing-tools-for-Page-namespace cette section] (merci Google Gemini). Les pages qui servent aux transcriptions sont dans l'espace de noms 104 ; il n'y a donc que quatre possibilités. Après comparaison avec la liste des gadgets dans [https://en.wikisource.org/wiki/Special:Preferences#mw-prefsection-gadgets les préférences], je parie fortement sur l'extension « notext », qui est programmée en JavaScript (ce qui renforce mon hypothèse). J'ai trouvé [https://en.wikisource.org/wiki/MediaWiki:Gadget-notext.js MediaWiki:Gadget-notext.js] : le commentaire en haut de la page soutient mon hypothèse. {{sourire}} C'est ce code qu'il faut copier ici.
::: Bon succès pour la suite.
::: — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 24 septembre 2026 à 22:37 (UTC)
== Notes sur un texte bilingue ==
Dans l'Art Poétique d'Horace, [[Art poétique (Horace, Batteux)|traduction de Charles Batteux]], texte latin sur la page de gauche (paire) et traduction sur la page de droite (impaire), il y a des notes de bas de page en français, qui commencent en bas de la page de gauche et continuent selon le besoin en bas de la page de droite, et sont appelées depuis le texte latin. Ces notes n'avaient pas été reprises; or elles sont d'un grand intérêt, et la plupart ne commentent pas spécialement le texte latin. J'ai cru comprendre que ne pas incorporer les pages en langue étrangère dans l'ouvrage en français est un dogme. J'ai fait un essai sur les premières pages, en recopiant tout simplement la note de la page de gauche sur la page de droite, la source étant donc invisible. Le cas se présente sûrement ailleurs, et je suppose qu'il y a une solution orthodoxe. Donnez-moi un exemple à suivre. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 16 septembre 2026 à 20:32 (UTC)
:Excellente solution à mon avis. Le seul dogme est de faire des textes fidèles à l'original, modulo les différences matérielles entre une édition papier et une édition électronique. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 21:24 (UTC)
::@[[Utilisateur:Narilora|Narilora]] Tout à fait d’accord avec @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ! Le jour où on formalisera cette orthodoxie wikisourcienne, il faudra citer une de vos pages en exemple {{sourire}}. Comme l’Art poétique d’Horace comprend la version originale latine, j’ai créé [https://la.wikisource.org/wiki/Liber:Batteux_-_Les_quatre_po%C3%ABtiques_d%E2%80%99Aristote,_d%E2%80%99Horace,_de_Vida,_de_Despr%C3%A9aux,_tome_1,_1771.djvu Liber:Batteux - Les quatre poëtiques d’Aristote, d’Horace, de Vida, de Despréaux, tome 1, 1771.djvu] et y ai inséré la transclusion de vos pages. Voir les pages sans texte. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 17 septembre 2026 à 01:48 (UTC)
:::Si j'ai bien compris, il faudra que je continue le travail de recopie vers le domaine latin. Pour l'instant, je vais au bout sur le domaine français. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 17 septembre 2026 à 10:05 (UTC)
::::Pas recopier mais plutôt transclure. Il suffit de placer <nowiki>{{iwpage|fr}}</nowiki> au haut de toutes les pages que vous avez déjà transcrites sur ws.fr et pour le latin on peut faire l’inverse ce qui nous permet de produire une version dans les deux langues dans l’espace principal. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 17 septembre 2026 à 15:34 (UTC)
:::::Le temps de comprendre iwpage, je fais. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 17 septembre 2026 à 19:23 (UTC)
::::::Voici un exemple de ce qu’on peut obtenir une fois terminé : [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/II]] [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 18 septembre 2026 à 01:12 (UTC)
== Livre sur Gallica pas dans le domaine public ? ==
Bonjour,
Je suis intéressé par le livre de [[Auteur:André Héléna|André Héléna]], "Les Salauds ont la vie dure" qui est sur Gallica [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k11864567.r=Les%20Salauds%20ont%20la%20vie%20dure ici].
Comme j'ai trouvé ce livre complet sur Gallica, je pensais qu'il était dans le domaine public, et j'ai donc créé la page auteur sans me poser de questions... et puis j'ai vu que cet auteur est décédé en 1972 (donc pas libre de droit)... je m'apprêtais à mettre le livre sur Commons, mais au moment de me poser la question de la "Permission", je me suis rendu compte que le livre était paru en 1953... Ce qui veux dire qu'il n'est pas non plus dans le domaine public aux Etats-Unis...
Je suppose donc que je ne peux pas mettre ce livre sur Commons... ni sur Wikisource ?
Mais alors, comment se fait-il qu'il soit accessible sur Gallica ???
merci de vos retour... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 18 septembre 2026 à 16:59 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] C'est une erreur de Gallica, pour les autres ouvrages numérisés d'André Héléna, seul un extrait est accessible. Cette possibilité d'accès à des livres non domaine public arrive parfois sur Gallica. Quelle que soit la source du fac-similé, il faut toujours vérifier la question des droits avant import, non seulement pour l'auteur lui-même mais également pour les traducteurs, les illustrateurs et les préfaciers (lorsqu'il y en a), ce qui n'est pas toujours simple. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 19 septembre 2026 à 04:49 (UTC)
::Oui, merci @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]]... du coup j'abandonne mon projet de retranscrire ce livre... c'est pas grave car j'ai bien d'autres sujets en cours ! {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 19 septembre 2026 à 07:05 (UTC)
== [[:Catégorie:Poètes maudits]] ==
Bonjour,
Je crois que cette catégorie vise à regrouper [[:w:fr:Les Poètes maudits|''Les Poètes maudits'' de Paul Verlaine]] ou les [[:w:fr:Poète maudit|poètes maudits]] selon une définition plus moderne. J'ai un doute sur la pertinence de la catégorie, parce que j'ignore les critères utilisés pour la catégorisation. Votre avis ?
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 19 septembre 2026 à 09:27 (UTC)
== Ajouter le champ collection dans les index ? ==
Bonjour,
Dans [[Livre:Haussonville - Lacordaire, 1895.djvu]], quelqu'un a inscrit le passage « Les Grands Écrivains français », une collection de la Librairie Hachette, dans le champ de la maison d'édition. Devrait-on avoir un champ distinct pour indiquer la collection ?
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 19 septembre 2026 à 09:54 (UTC)
:Bonjour,
:Offrir cette possibilité serait sans doute utile, mais la parenthèse dans le champ "maison d'édition" ne me choque pas non plus. Sinon on peut toujours créer des catégories pour les collections les plus représentées sur WS. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 20 septembre 2026 à 12:28 (UTC)
== Bandeau modernisation ==
Bonjour à tous, alors que je transcluais la [[Grammaire de Port-Royal]], je me demandai s'il ne serait pas judicieux de mettre en place un « bandeau d'avertissement » pour avertir les utilisateurs novices de l'existence / des effets du modèle {{m|modernisation}} car j'imagine que tout le monde ne connais pas l'existence de ce modèle dès sa première visite de WS (j'ai moi-même découvert ce modèle en travaillant sur un ouvrage de la Renaissance, pas en naviguant sur une page qui avait installé ce modèle !)
J'avais imaginé un bandeau avec {{m|ambox}} pour l'instant, sous cette forme :
{{ambox|text=Ce texte a été transclu dans son orthographe d’origine mais, grâce à l’aide du modèle {{m|Modernisation}}, il vous est possible d’en moderniser l’orthographe en cliquant dans la barre d’outils à droite sur ''Orthographe moderne''.
{{c|N’hésitez pas à contribuer au [[Wikisource:Dictionnaire|dictionnaire des modernisations]] si vous apercevez une lacune !|fs=90%}}}}
En cas de mise en place de cette idée, j'imagine qu'il serait plus facile de l'intégrer directement au modèle de {{m|modernisation}} pour éviter d'avoir à le rajouter manuellement à chaque page existante comprenant le modèle et pour éviter à l'avenir que des wikisourciens n'utilisent un modèle sans l'autre. Toutefois, je ne sais comment faire en sorte que le bandeau soit forcément afficher en haut de la page, dans le cas où le modèle serait ajouté en dessous de la balise ''header'', affichant donc le bandeau ''après'' le texte...
Je lance donc cette idée (ici pas en page de discussion du modèle modernisation, pour éviter que personne n'y participe), à vous de me partager vos opinions ! – [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 19 septembre 2026 à 16:30 (UTC)
:Il est possible de faire apparaître le bandeau en haut d'une page avec du CSS, mais je ne suggère rien faute d'expérience. [[user:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] connaît probablement une solution qui fonctionne dans Wikisource.
:Sinon, {{m|modernisation}} et le futur modèle peuvent être inscrits séparément dans la même page, chacun contenant une phrase indiquant d'insérer l'autre modèle. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 19 septembre 2026 à 18:38 (UTC)
:@[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] : personnellement je trouve que c'est une bonne idée et je suis '''''pour''''' :-) [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 19 septembre 2026 à 18:40 (UTC)
::Bonjour @[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]]. Peut-être serait-il utile d'indiquer dans le bandeau d'avertissement que (sauf erreur de ma part) la modernisation ne fonctionne que sur la lecture en ligne. L'outil d'export ne permet pas de sélectionner la version à exporter et c'est donc toujours la version originale qui est exportée. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 05:53 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] C'est juste ! quelque chose comme :
:::{{ambox|text=Ce texte a été transclu dans son orthographe d’origine mais, grâce à l’aide du modèle {{m|Modernisation}}, il vous est possible d’en moderniser l’orthographe en cliquant dans la barre d’outils à droite sur ''Orthographe moderne''. '''Attention !''' La modernisation ne sera pas exportée vers EPUB, MOBI ou PDF par l’outil ''ws-export''.
:::{{c|N’hésitez pas à contribuer au [[Wikisource:Dictionnaire|dictionnaire des modernisations]] si vous apercevez une lacune !|fs=90%}}}}
:::– [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 20 septembre 2026 à 06:23 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] Oui ! je serai toutefois plus précis comme : '''Attention !''' seul le texte original non modernisé sera exporté vers vers EPUB, MOBI ou PDF par l’outil ''ws-export''.
::::C’est d'ailleurs la première raison pour laquelle j'ai arrêté de moderniser les ouvrages que je transcris.[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 10:06 (UTC)
:Bonjour,
:Pardonnez-moi, mais je ne pense pas qu'afficher un bandeau aussi massif sur les milliers de pages utilisant le modèle (y compris les sous-pages, donc chaque chapitre, fable de La Fontaine ou lettre de Mme de Sévigné) soit une bonne idée. Par ailleurs, en tout cas sur l'apparence que j'utilise (Vector 2010), l'emplacement des boutons en question est différent (plutôt en haut à gauche après source et discussion), ce qui rend l'instruction donnée contre-productive. Je ne pourrais soutenir la proposition que si elle est limitée aux pages racines de l'ouvrage concerné, aux lecteurs/lectrices non connecté(e)s, ou avec possibilité pour celles et ceux qui le sont de désactiver le bandeau une fois pour toutes, vu qu'il n'aurait vraiment d'utilité qu'à la première rencontre d'un texte avec modernisation offerte. Tout cela me paraît malheureusement délicat techniquement. En l'état je suis donc {{contre}} [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 20 septembre 2026 à 12:24 (UTC)
::Je suis d'accord avec ces points de critique, @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] : étant donné que je n'ai malheureusement pas les connaissances permettant de déterminer la faisabilité d'un pareil bandeau, j'espère trouver ici des utilisateurs plus expérimentés ayant des pistes d'améliorations pour une mise en oeuvre moins "encombrante" {{;-)}}. Pour Vector 2010, j'utilise personnellement également cette apparence-ci mais j'imagine que les utilisateurs occasionnels seront principalement sur la nouvelle apparence ! (j'imagine impossible de personnaliser le message aux différentes apparences de WS) — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 20 septembre 2026 à 13:50 (UTC)
:::::Je partage l’avis de @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] et considère la présence d’un bandeau dans l’espace principal un peu trop envahissante. Je crains qu’ainsi on ouvre une porte et que d’autres situations se présentent. De toute façon, techniquement on ne peut insérer un bandeau en utilisant un modèle à moins de le positionner à l’endroit où ce modèle est situé. À la limite, le modèle pourrait préciser lorsque le bandeau est requis mais il devra passer la main au Gadget écrit en javascript. Cela implique l’intervention d’admin d’interface. N.-B. : Susuman77 a fait ressortir un problème avec Vector 2022. Ceux qui utilisent cet habillage ne peuvent pas discerner la présence d’une modernisation à moins de faire afficher la barre latérale et, même là, ''Montrer les altérations'' semble absent. Il faudrait que ce soit corrigé sinon plusieurs ne verront jamais qu’un texte a été modernisé. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 20 septembre 2026 à 14:31 (UTC)
::::::Pour moi, les options apparaissent bien dans la barre latérale droite avec Vector 2022, y compris ''Montrer les altérations'' si on a d'abord sélectionné ''Orthographe modernisée''. Le comportement me semble donc être le même pour Vector et Vector 2022. Certes, les commandes sont très difficiles à trouver avec Vector 2022, mais je crois que l'objectif de ce thème est bien de cacher tout ce qui peut être utile... La solution à ce problème (ou ce choix) de design n'est évidemment pas de rajouter des bandeaux. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 20 septembre 2026 à 14:51 (UTC)
:::::::@[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] J'ai répondu sur l'aspect technique, pour le fonds, je partage d'autant plus les critiques des autres contributeurs sur un bandeau potentiellement envahissant que, de mon point de vue, l'intérêt de la modernisation est largement obéré par l'absence de possibilité d'export. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 15:04 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] c'est vrai que c'est le gros problème, même si j'ai jamais vraiment compris la raison pour laquelle les modernisations ne pouvaient pas être exportées... — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 20 septembre 2026 à 16:03 (UTC)
:::::::::Je pense que ce n'est pas possible parce que la modernisation se fait en Javascript, c'est-à-dire sur le poste du lecteur (elle disparaît si on ferme la fenêtre). L'export est réalisé par le serveur à partir du texte enregistré dans la base de données de Wikisource, donc le texte non modernisé. Il faudrait implémenter la modernisation sur le serveur lui-même. (Ou alors hacker le système en créant une page temporaire contenant la version modernisée, le temps de faire l'export...) [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 21 septembre 2026 à 13:57 (UTC)
:::::::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Mais oui, je me souviens maintenant ! C’est toi qui avais corrigé la barre d’outils après avoir obtenu, j’imagine, les autorisations du Saint Esprit. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 20 septembre 2026 à 15:59 (UTC)
== Aide pour produire un djvu de qualité ==
Bonjour,
J'ai scanné une vie de Charles Boromé de 1910, je voudrais la mettre sur ws. J'ai fait la bêtise de scanner en niveau de gris. Le texte n'est pas si mauvais. J'arrive à mettre mon pdf en ordre, puis à en faire l'ocr. Mais dans toutes ces "manip" en ligne de commande le fichier devient plus gros et la conversion en djvu (depuis le pdf) perd le texte océrisé, la commande est la suivante:
ocrmypdf --deskew --optimize 2 -l fra livre-propre.pdf livre_ocr_dresse.pdf
Mais mon fichier d'abord de moins d'un giga passe à 17 quand je veux rendre le fond blanc et pas gris (avec pdftoppm -tiff -r 300 _travail/livre_complet2.pdf _travail/images/page puis convert, imagemagik), puis à plus de 60 méga une fois la roc finie...
Si quelqu'un à une méthode fiable sous linux je suis preneur.
[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 12:35 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]]. Je retravaille les scans avec ScanTailor advanced. Cela produit des fichiers .tif d'une résolution choisie. Tu peux choisir d'exporter en couleurs/niveau de gris ou noir et blanc et tu choisis également la résolution d'export.
:*Sous ScanTailor, si je fais un fichier en couleur je choisis une résolution d'export de 150 ou 200 dpi, je postérize à 255, je décoche ''normalize'' et ''force b&w''. En noir et blanc, je choisis une résolution d'export de 300dpi, je coche toutes les options, j'utilise la méthode Otsu à 0 (à modifier en fonction du contraste).
:*Sous linux une fois les images retravaillés avec Scantailor, je transforme les images .tif en .pdf avec <code>img2pdf *.tif -o MonFichier.pdf</code> puis je fais l'OCR avec <code>ocrmypdf -j0 -l fra MonFichier.pdf MonFichierOCR.pdf</code> enfin je transforme mon .pdf avec <code>pdf2djvu -o MonFichierOCR.djvu -j0 --fg-colors=black --bg-subsample=1 --dpi 200 --lines MonFichierOCR.pdf</code> Le dpi est à ajuster en fonction du choix de départ. En noir et blanc tout cela produit des fichiers de très petite taille, et en couleur de taille raisonnable (mais cela dépends du nombre de page de départ).
:[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 13:00 (UTC)
::Merci je vais essayer ça. Question annexe j'aurais du mieux scanner en noir et blanc plutôt qu'en niveau de gris? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 13:30 (UTC)
:::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] Pas forcément, cela dépend de la qualité du livre, s'il est récent et sans taches, c'est très bien en noir et blanc, s'il y a des taches il vaut quelquefois mieux préserver la couleur ou le niveau de gris. L’algorithme otsu de scantailor est très performant pour convertir en noir et blanc en minimisant les pétouilles lorsque la source est à peu près correcte. Au final c'est une suite de compromis qualité/poids donc il est difficile de donner une solution générale. Je procède souvent au cas par cas. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 14:57 (UTC)
::Merci c'est génial, il m'a fallut un peu de temps pour comprendre scantailor, mais j'y suis arrivé!! Je note la procédure. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 16:20 (UTC)
:::Et voilà c'est téléversé, mais comme d'habitude j'arrive pas à créer [[Livre:Saint Charles Borromée (1538-1584).djvu|l'index]] correctement, j'ai une erreur intervalle invalide, pourtant ça a l'air correct: <nowiki><pagelist 1to5="roman" 6to8=- 9=1 269to271="TdM" 272to276=-/></nowiki>! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 16:59 (UTC)
::::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] Normalement il suffit :
::::*de purger le fichier sur Commons en utilisant successivement les deux boutons purge à droite dans les outils
::::*de purger le fichier index sur wikisource
::::Cela devrait marcher. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 18:25 (UTC)
:::::IL serait utile d'ajouter la purge à la page d'aide. Parce que chaque fois j'oublie ce simple petit détail. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 08:49 (UTC)
== Validations ==
Bonjour, je trouve que le contenu de {{m|Validations}} manque d'homogénéité : certains titres en romain, d'autre en italiques. Je pense qu'il faudrait appliquer une convention (pour ce qui est du fini de la chose.) • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 21 septembre 2026 à 08:02 (UTC)
:La règle est claire, un titre d'ouvrage doit être en italique. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 21 septembre 2026 à 09:18 (UTC)
== Ajouter l'auteur Charles Borromée à wikidata ==
Bonjour,
Je n'ai pas le droit d'ajouter Charles Borromée à [[d:Q216946|wikidata]], quelq'un pourrait m'aider à le faire car je souhaite créé sa page.
Merci pour votre aide, [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 08:48 (UTC)
:Il faut d’abord créer la page Auteur et par après on peut la lier à Wikidata. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 septembre 2026 à 12:29 (UTC)
::Ah ok! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 12:39 (UTC)
::Je ne sais pas si c'est la bonne page, mais celle que j'ai mis dans le lien est semi-vérouillée. Je ne peux pas ajouter l'auteur. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 12:43 (UTC)
:::Voir les modifs que j’ai apportées à la page [[Auteur:Charles_Borromée|Auteur]]. Quand on enregistre la page la première fois, ça va afficher un message d’erreur. Puis il faut aller sur la page de wikidata et au bas complètement à l’item Wikisource, ajouter un lien à Auteur: Charles Borromé en précisant fr dans la colonne de gauche ; et enfin purger la page Auteur de Wikisource. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 septembre 2026 à 14:21 (UTC)
::::Merci de l'avoir fait. Je répète juste que je n'ai pas accès à la page sur wikidata. Je ne suis pas autorisé à la modifié. Il y a un cadenas chez moi. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 15:26 (UTC)
:::::Le cadenas signifie que la page est semi-protégée, c'est-à-dire la modification est réservée à des utilisateurs ayant déjà une certaine expérience sur Wikidata. Ce n'est apparemment pas ton cas, donc tu peux utiliser le modèle [[:c:Template:Edit request|Template:Edit request]] pour faire une demande là-bas. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 21 septembre 2026 à 22:11 (UTC)
== Modification du gadget "Erreurs communes" ==
Bonjour,
Je trouve que le gadget "erreurs communes" trouve certains mots en ''erreur'' qui ne devraient pas l'être ; comme par exemple : "Eh", "môme", "malin", et même "Ton" en début de phrase... serait-il possible de retirer ces mots courants des erreurs ?
J’utilise le modèle {{m|Nec}} pour éviter de voir ces mots en rose… mais ce serait quand même bien que ces mots ne ressortent pas "de base"…
merci d'avance [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 12:33 (UTC)
:Il y en a d'autres des mots "innocents", là je pense à lune et à antre. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 14:05 (UTC)
::Ces mots sont en erreurs communes du fait de la confusion potentielle de l’OCR : Eh/En ; môme/même ; Ton/l’on ; malin/matin. Ces confusions sont très fréquents, c'est pourquoi elles font parties des erreurs communes. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 21 septembre 2026 à 14:22 (UTC)
::Salut, c'est plus compliqué que tu ne le penses, "môme" est souvent une erreur de "même", "malin" de "matin", "Eh" de "Et" si tu as le courage tu peux me donner le contexte certains dans lequel sont les mots "môme malin".
::Par exemple "môme que" me semble être toujours une erreur alors que "une|un môme" peux aussi étre "une|un même", l'erreur commune est là pour nous surligner un oublie classique.
::*" leur môme" semble toujours bon, 3 occ..
::*Ici le surlignage serait utile : [[Page:Lefrançais - Étude sur le mouvement communaliste à Paris, en 1871.djvu/464]] "souffrant des mômes maux"
::Tu peux faire une recherche <code>[https://fr.wikisource.org/w/index.php?search=insource%3A%2Fm%C3%B4me%2F&title=Sp%C3%A9cial%3ARecherche&profile=advanced&fulltext=1&ns104=1 insource:/môme/]</code> dans les pages, tu verras mieux la problématique. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 14:23 (UTC)
:::Bonne réponse @[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ! Un exemple vaut mille mots ! [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 septembre 2026 à 14:52 (UTC)
::::Bonjour ou re-bonjour à tous,
::::Je comprend bien que "môme" peut être une erreur à la place de "même" et que "malin" peut être une erreur à la place de "matin"... et en effet, il y a aussi "lune" qui apparaît systématiquement en erreur potentielle... malgré tout, il est assez dommage que ces mots restent en rose définitivement sur les pages, alors qu'il peuvent très bien ne pas constituer des erreurs... Bon, j'utilise maintenant systématiquement le modèle {{m|Nec}} pour éviter que les mots restent en rose dans la page... mais c'est quand même assez "lourd", et un contributeur "non initié" peut ne pas comprendre ce que signifie ce "Nec" appliqué à certains mots… Ne serait-il pas possible de refaire le gadget de façon à que les mots en "erreur potentielles" apparaissent au moment ou le contributeur tente d'enregistrer une page, mais qu'il y ait alors une possibilité de corriger ou de valider ces mots, de manière à ce qu'il n'apparaissent plus en rose après l'opération ??? (je me doute que c'est plus compliqué à réaliser, mais ce serait idéal à mon sens...). [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 15:42 (UTC)
:::::Une solution serait que le gadget erreurs communes ne soit plus activé par défaut. Ainsi les lecteurs ne voient plus les erreurs et seul un correcteur ayant activé le gadget voit. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 17:23 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] : pour moi celà ne résoudrait pas cette problématique... car les personnes qui n'ont pas activé le gadget ne le verraient jamais, alors que les "contributeurs avancés" continueraient à voir les mots en rose définitivement... alors qu'une "validation" par le correcteur montrerait qu'il y a eu une action concrète pour accepter le résultat... certes, le gadget à développer est certainement plus complexe, mais encore une fois je pense que ce serait la bonne réponse à cette problématique... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 17:32 (UTC)
:::::::Suite à mon message précédent, je suis en train de réfléchir à la question de manière différente : ''ne faudrait-il pas tout simplement désactiver le gadget sur les pages validées (voire corrigées)...'' en considérant que si le valideur (voire le correcteur) à sauvegardé la page avec ce statut, c'est qu'il a "de fait" accepté l'orthographe des mots que la page contient ? En effet, le gadget est utile pour aider le contributeur à repérer les potentielles erreurs lors de la transcription d'une page, mais après cette étape, il n'a "normalement" plus de raison d'être...!? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 18:12 (UTC)
::::::::Cela me semble une bonne idée, le gadget sert seulement pour le correcteur pas pour le lecteur. On peux ainsi augmenter le nombre d'erreurs communes sans avoir l'effet négatif pour le lecteur.
::::::::MAIS comme tu as pu le voir, le mot môme pour même est présent dans les pages "jaunes", le gadget est utile pour un repérage.
::::::::Je désactiverai donc bien le gadget sur les pages validées. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 18:17 (UTC)
:::::::::Oui... en plus je suppose qu'il a dû y avoir de nombreuses pages transcrites et corrigées avant que le gadget existe... mais, en effet, c'est peut-être préférable de ne désactiver le gadget que sur les pages validées... sur lesquelles sont passés au moins deux contributeurs. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 18:22 (UTC)
::::::::::Mais certaines pages ont pu être validées avant l'existence du gadget, et une page validée n'est pas nécessairement exempte d'erreurs. Il faut quand même se rappeler que ce gadget n'est vu que par les contributeurs connectés, et que son utilité contrebalance très largement le léger désagrément de voir des mots surlignés. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 21 septembre 2026 à 20:53 (UTC)
::::::::::Précision : j’ai trouvé 8 pages validées comportant "mômes" pour "mêmes" ; je n’ai pas encore passé le singulier en revue. --[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 21 septembre 2026 à 21:13 (UTC)
:::::::::::Bonjour, le gadget erreurs communes peut-être discret sur certains mots lors de la correction, c'est pourquoi il peut rester des erreurs malgré sa présence (ponctuation erronée, mots de deux lettres). Le moyen d'y remédier est de regarder les ''erreurs possibles'' dans les chapitres tranclus ou dans le texte entier s'il a été créé. Je le fais systématiquement. Le fait de désactiver le gadget après la correction présente le risque de laisser passer des erreurs. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 22 septembre 2026 à 04:37 (UTC)
::::::::::::Bonjour à tous. Idem. Ce qui me satisferais le plus, ce serais juste une bascule dans l'espace principal pour afficher ou masquer à volonté ces ''erreurs possibles''. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 22 septembre 2026 à 07:11 (UTC)
:::::::::::::Bonjour, en réfléchissant, il me semble que que la coloration pourrait être supprimée des pages de l'espace principal après les passage en mode corrigé dans l'espace page. Mais cela à condition que l'on puisse voir dans le bandeau de gauche de l’espace principal les ''erreurs possibles'' malgré la suppression de la coloration. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 23 septembre 2026 à 15:11 (UTC)
::::::::::::::Après cette judicieuse remarque, j'ajouterais que ce gadget, qui ne concerne que le français, devrait être désactivé dans {{m|lang}}. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 25 septembre 2026 à 07:46 (UTC)
:::::::::::::::J'ai l'impression que c'est déjà le cas. Un exemple ? [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 25 septembre 2026 à 08:04 (UTC)
::::::::::::::::Bonjour @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] C'est effectivement le cas actuellement, mais je pensais au cas où, parce qu'elle est gênante, on ferait en sorte que la coloration ne s'affiche plus dans l'espace page ni dans l'espace principal après le passage de la page en mode ''à valider''. Il faudrait dans ce cas que les erreurs possibles, même non coloriées puissent quand même s'afficher après activation des ''erreurs possibles'' dans le bandeau de gauche dans l'espace principal. Suis-je plus clair ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 25 septembre 2026 à 13:34 (UTC)
== Note de bas de page ==
Je voulais savoir comment indiquer une note sur une [[Page:Carette_-_Zirska,_immigrante_inconnue,_1947.djvu/12|page]] dans l’espace Page: qui se retrouve reportée en bas de page sur la page [[Page:Carette_-_Zirska,_immigrante_inconnue,_1947.djvu/13|suivante]]. La même question se pose si cette note ce retrouve sur la page [[Page:Carette_-_Zirska,_immigrante_inconnue,_1947.djvu/13|précédente]]. J’ai cherché dans l’[[Aide:Notes]] et je n’est pas trouvé d’exemple. Par contre, la transclusion semble être correcte.
Merci pour votre aide. [[Utilisateur:Obelon|Obelon]] ([[Discussion utilisateur:Obelon|d]]) 21 septembre 2026 à 19:19 (UTC)
:ça me semble très bien comme cela, ce qui compte c'est le rendu final. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 20:42 (UTC)
::Super alors! je vais laisser les pages telles quelles. [[Utilisateur:Obelon|Obelon]] ([[Discussion utilisateur:Obelon|d]]) 22 septembre 2026 à 01:17 (UTC)
== Accolades non exportées avec WSExport ==
Bonjour,
Je viens de constater que les accolades ne sont plus exportées avec WSExport... j'ai l'impression que c'est la même chose aux formats "epub" et "pdf".
Avez-vous constaté la même chose ? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 22 septembre 2026 à 00:06 (UTC)
:Désolé... j'ai rencontré un problème sur un export, mais il semble que maintenant ça "re-marche" !... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 22 septembre 2026 à 00:10 (UTC)
== Quoi de neuf du côté de Wikimédia France ? ==
[[File:Logo WMFr noir horizontal.png|centre|350px]]
Bonjour le Bistro !
Petite revue d'actualités en cette rentrée du côté de Wikimédia France. Que vous soyez simples lecteurs, contributeurs réguliers ou anciens de l'association, voici les derniers sujets chauds du moment :
* '''Vie associative : Adhérez ou réadhérez à Wikimédia France avant l’AG du 21 novembre !'''
* '''Wikimania 2026 à Paris :''' Retour sur la conf' de presse et ce que le rassemblement mondial va apporter à la communauté locale.
* '''Sondage :''' Les résultats de l'enquête de juin 2026 sur les usages et la perception de Wikipédia par les Français.
* '''Livre blanc :''' Retour sur l'événement aux Archives nationales pour la promotion des communs numériques.
* '''Label Culture Libre 2026 : ''' Découvrez les institutions labellisées
👉 '''Retrouvez toute l'actu détaillée directement sur la page [https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Wikim%C3%A9dia_France Wikimédia France]'''.
<gallery mode="packed-hover" heights="80px">
File:Campagne adhésion 2026- format vertical - 1080x1350.png
File:Wikimania 2026 Wordmark Color.svg
File:Wikimania 2026 Closing ceremony.jpg
File:WP25 Wiki love - blue.png
File:Wikimania 2026 Day 4 group photo.jpg
File:Logo Label Culture Libre.jpg
</gallery> [[Utilisateur:Luc Hervier WMFr|Luc Hervier WMFr]] ([[Discussion utilisateur:Luc Hervier WMFr|d]]) 25 septembre 2026 à 09:21 (UTC)
== Your feedback wanted: Remove ''(Language link added:) and similar'' edits from Special:RecentChanges ==
''(Apologies for posting in English. You can help by translating it)''
Hello, I’m Danny from [[:en:w:Wikimedia_Deutschland|Wikimedia Deutschland’s]] [[m:Wikidata_For_Wikimedia_Projects|Wikidata For Wikimedia Projects]] team.<br/>
We have been investigating and examining how Wikidata’s use in the [[Special:RecentChanges]] and [[Special:Watchlist]] pages can be made to be more useful, or less ‘noisy’ (fewer edits that have little value to the reader).
We are currently exploring to make a change in the volume and the type of Wikidata edits that appear in these pages, and '''we need your feedback''' to help us ensure this is a positive change for the Wikis and won’t disrupt your workflows.<br/>
Language links are also known as sitelinks or interlanguage links and describe when a Wikidata item is connected to a Wiki, adding it to the language dropdown tool for other connected Wikis.
[[File:Types of Lang Link changes.png|x350px|frame|A variety of "Language Link" edits as seen in the Recent Changes feed]]
The request for feedback is whether you support the removal of these language link edits from the Recent Changes and Watchlist feed, or would you oppose such a change and if so, why?
Please share you thoughts on the dedicated '''[[m:Talk:Wikidata_For_Wikimedia_Projects/Clearer_Wikidata_Edit_Summaries/Hide_Language_Link_edits|metawiki Talk page]]'''.
Further information about this change: [[m:Wikidata_For_Wikimedia_Projects/Clearer_Wikidata_Edit_Summaries/Hide_Language_Link_edits|m:Wikidata_For_Wikimedia_Projects/Hide_Language_Link_edits]]
Thank you for any participation or feedback you give, -- [[m:User:Danny_Benjafield_(WMDE)|User:Danny Benjafield (WMDE)]] 25 septembre 2026 à 12:18 (UTC)
<!-- Message envoyé par User:Danny Benjafield (WMDE)@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=User:Danny_Benjafield_(WMDE)/MassMessage_test_list&oldid=31080967 -->
64w55e81nqlyrcruu677kmu9kpyws4n
16062375
16062350
2026-09-25T14:16:10Z
Seudo
2609
/* Modification du gadget "Erreurs communes" */ Réponse
16062375
wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude>
[[Fichier:Les Très Riches Heures du duc de Berry septembre.jpg|thumb|upright|Septembre. — ''Les Très-Riches Heures du duc de Berry'' des Frères de Limbourg]]
= Septembre 2026 =
== Problème de pagination sur le tome 4 de Jérôme de Stridon ==
Bonjour,
Ce [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu|tome 4]] à plusieurs problèmes de pagination, un pas très grave, qui semble une erreur d'impression, on passe de la page 103 à la [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu/105|page 105]]. Je le corrige simplement dans l'entête au besoin et dans la table des matières.
Mais un problème surgit à la page 494 qui est dans le djvu la page 536. en soit je crois que ce n'est pas vraiment important car ce sont les parties latines du tome.
Mais du coup je me demandais juste ce qu'il faut faire?
Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 1 septembre 2026 à 09:55 (UTC)
:J’ai cherché un autre fac-similé de la même édition, les rares que j'ai trouvé comme [https://pdfs.bibliotheque-catholique.com/pdfs/oeuvres-completes/Saint%20J%C3%A9r%C3%B4me%20-%20Oeuvres%20compl%C3%A8tes%20(Tome%204).pdf celui-ci] sont identiques à notre exemplaire. Pour l'absence de la page 104, il est possible que la page blanche séparant les chapitres ait été supprimée. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 04:32 (UTC)
::Ok du coup on reste avec ça? Pour la page 104 j'ai déjà faitcomme s'il s'agissait d'une erreur de typo en corrigeant dans la table des matière, pour le reste je peux match&split sur la fin du livre? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 07:44 (UTC)
:::C'est bien une page blanche qui a été supprimée dans ce fac-similé (p. 104). L'exemplaire de chez Google books ({{Google|yXAYEXTe6ikC}}) l'a conservée. Toute la partie latine (494-535) y est conservée aussi. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 2 septembre 2026 à 09:40 (UTC).
::::Super @[[Utilisateur:Khardan|Khardan]], je ne sais pas comment tu fais pour trouver sur google livres, j'ai cherché de différentes manières, y compris en recherche avancée, sans succès. Si on importait la version complète y compris la page 104 blanche, cela impliquerait de renommer les pages 284 à 394, ce qui est un gros travail assez fastidieux. Sinon on peut aussi importer la version avec la partie latine complète, sans intérêt pour fr.wikisource mais peut-être utile pour les latinistes. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 10:34 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] Ah tiens ! Le résultat m'est venu du premier coup en cherchant « complètes "Saint Jérôme" » (et en évitant le « Œ » de ''oeuvres'' surtout). — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 2 septembre 2026 à 10:48 (UTC).
::::::Merci! Dites-moi quand vous avez décidé et je continuerais le match&split. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 11:33 (UTC)
:::::::Je propose de remplacer le fac-similé actuel par celui recommandé par @[[Utilisateur:Khardan|Khardan]] en supprimant la page 104 inutile, mais en conservant la totalité des pages latines du nouveau fac-similé. Cela amènera à ne renommer que les pages de la TdM. Qu'en pensez-vous ? Le nouveau fichier est prêt pour import. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 13:04 (UTC)
::::::::Moi je suis d'accord. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 13:52 (UTC)
:::::::::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] C’est fait, j'ai rectifié le pagelist et renommé les pages de la TDM pour les mettre à la bonne place. Il faut probablement purger la page d'index pour voir la différence. Bonne correction. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 15:57 (UTC)
::::::::::Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 17:34 (UTC)
== Une creation échouée. ==
Bonjour, la création du Livre:Hippeau,_La_chanson_du_Chevalier_au_cygne_et_de_Godefroid_de_Bouillon_Tome_I_(1874).pdf échoue depuis deux jours, malgré des purges. Raison possible: deux renommages successives sur commons: [[: File:Hippeau,_La_chanson_du_Chevalier_au_cygne_et_de_Godefroid_de_Bouillon_Tome_I_(1874).pdf]]. Qui peut résoudre ce problème? --[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 4 septembre 2026 à 16:01 (UTC)
:@[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] : cela s'est résolu tout seul, j'ai créé l'index [[Livre:Hippeau,_La_chanson_du_Chevalier_au_cygne_et_de_Godefroid_de_Bouillon_Tome_I_(1874).pdf]] sans fou quérir. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 septembre 2026 à 16:31 (UTC)
::Merci. Mais la même chose pour le fichier créé en même temps il y a deux jours.
::[[: Fichier:Hippeau, La chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon, Tome II (1874).pdf]]. Est-ce que cela bloque pour moi à cause d'anciens essais? Pourras-tu le créer aussi? --[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 4 septembre 2026 à 19:51 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] : Bien sûr. Voilà [[Livre:Hippeau, La chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon, Tome II (1874).pdf]], je n'ai pas d'idée sur ce qui peux te bloquer. Si ça persiste on est là pour aider. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 septembre 2026 à 21:01 (UTC)
::::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] J'ai édité les TdM's des deux livres, mais je ne suis pas sûr du choix des titres des chapitres (liens rouges) et de la façon de faire suite d'une page à l'autre, utilisant ''noinclude''. Pourras-tu contrôler? [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 6 septembre 2026 à 19:05 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] : Pour les subdivisions, je conserverais le titre complet du livre, puis les deux parties, puis les chapitres :
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Le Chevalier au cygne/Introduction
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Le Chevalier au cygne/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Godefroid de Bouillon/Introduction
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Godefroid de Bouillon/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Épisode des chétifs ou captifs/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Second épisode/I [II, III, ''etc.'']
:::::ou plus neutre (si tu préfères) :
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Première partie/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Deuxième partie/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Appendice/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Second épisode/I [II, III, ''etc.'']
:::::Pour la création de la table, je propose de simplifier sans doublon : reporter dans le page précédente la fin du titre (comme page 262) et ne pas mettre la fin dans la page suivante (supprimer <code>lant, et repart avec le cygne|100</code>), en précisant ce choix dans la page de discussion. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 6 septembre 2026 à 21:38 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:ℳ-le-mot-dit]] : Tables sans doublon {{fait}} ; titres déjà adaptés dans les Index(=livre) puisque les deux ont le même titre principal et il fallait adapter les deux sous-titres. Voir le résultat [[La chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon]]. Si c'est d'accord, j'adapterai tous les titres dans la TdM. {{fait}} [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 7 septembre 2026 à 12:03 (UTC)
== Les RAW sont arrivés, la rentrée peut commencer ! ==
<div style="background-color:#177860; border-radius:.2em; color:#FFF;padding: 1em;">
<div style="font-family: Century Gothic; font-size:3em; line-height:120%;text-align:center;color: #fff;">RAW</div>
<div style="margin-bottom:1.5em; margin-top:1em; text-align:center; color: #fff;">Le numéro de septembre 2026 (n°296) est sorti.</div>
<div class="center">[[:w:Wikipédia:RAW/2026-09-05|<span class="cdx-button cdx-button--fake-button cdx-button--fake-button--enabled" style="white-space:break-spaces; text-align:center; gap:0;"role="button" aria-disabled="false">Lire l'infolettre</span>]]</div>
</div>
'''C'est la rentrée'''
Après un numéro très dense en août en raison de la Wikimania, celui-ci est un peu plus léger car l'équipe s'est octroyée quelques vacances. Cela n'empêche pas le mouvement de continuer à vivre, avec une rentrée déjà animée ! Du côté des projets francophones, le Wiktionnaire vient de franchir le cap symbolique des sept millions d’entrées, tandis que Wikipédia continue de voir fleurir sondages et discussions sur son fonctionnement.
Une rentrée, donc, placée sous le signe de la construction collective : de nouveaux outils pour contribuer, de nouveaux espaces pour échanger, de nouvelles formes d’organisation… Ce numéro des RAW vous propose de faire le tour de cette actualité, avant de reprendre tranquillement le chemin des projets Wikimédia.
L'équipe de la rédaction a également commencé à réfléchir à un nouveau nom pour remplacer l'énigmatique « RAW ». N'hésitez pas à venir donner votre avis dans la [[:w:Discussion Wikipédia:RAW/Rédaction#Changement de nom|section dédiée]] !
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Au menu de ce numéro :
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">En bref</span>''' — Des actualités francophones et du mouvement Wikimédia, des nouveaux outils et des articles de recherche
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">Le wik'hit parade</span>''' — Une analyse des articles les plus vus le mois dernier
[[Fichier:Toicon-icon-sharp-corners-draw.svg|20px|classe=skin-invert-image]] Les RAW, c'est aussi vous : n'hésitez pas à suggérer des sujets ou participer à la rédaction du [[:w:Wikipédia:RAW/Rédaction|prochain numéro]] !
[[Utilisateur:Antimuonium|Antimuonium]] ([[Discussion utilisateur:Antimuonium|d]]) 4 septembre 2026 à 22:14 (UTC)
== ''La Lettrine'', numéro 1, automne 2026 ==
Le premier numéro de ''La Lettrine'' vient de paraître !
Premier numéro de ''La Lettrine'' : des brèves d’ici, une revue de presse au fil des livres et de l’actualité, un retour sur Wikimania 2026, une recommandation pleine d’humour autour de Joaquín Xaudaró et un coup de projecteur sur les poétesses bretonnes réunies par Adine Riom ! Découvrez aussi l’éphéméride, l’agenda des prochains ateliers, les statistiques de Wikisource et le récit d’une relecture de George Sand.
Découvrez le '''[[Wikisource:La Lettrine/001-automne-2026|numéro 1 de l’automne 2026]]''' !
[[Wikisource:La Lettrine/Brouillon|Brouillon du prochain]] — [[Wikisource:La Lettrine/Inscription|Abonnement-désabonnement]]
Six personnes ont participé à ce numéro inaugural — et la rédaction vous attend déjà en décembre pour la suite ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 6 septembre 2026 à 18:44 (UTC)
:Chouette premier numéro ! Je me dis que je pourrais y présenter de temps en temps les livres un peu rigolos de propositions de réformes orthographiques du français que j’ai transcrit au cours des ans. Ça devrait être intéressant à faire découvrir ^^
:PS : Il va falloir qu’on adapte les couleurs de fond des cadres au mode sombre, les titres sont illisibles pour le moment. — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 7 septembre 2026 à 07:47 (UTC)
::Si ça améliore l'expérience, je suis en faveur. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 septembre 2026 à 14:53 (UTC)
::Merci @[[Utilisateur:Danÿa|Danÿa]] ! Sens-toi libre de corriger cela. J'ai fait ça avec mes piètres compétences de front-end et sur le coin d'une table en vitesse. Je pense que le 2e numéro aura un bien meilleur habillage ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 7 septembre 2026 à 18:15 (UTC)
:merci, j'ai mis la nouvelle dans les annonces. N'hesitez pas à ajuster si besoin. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 7 septembre 2026 à 12:42 (UTC)
== [[Livre:Whymper - Escalades dans les Alpes.djvu]] ==
Bonjour, Il reste 2 pages à valider. Merci d'avance. PS: Je suis en train de valider aussi l'original en anglais. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 6 septembre 2026 à 20:12 (UTC)
:Bizarre. J'ai tenté de valider la première des deux (la 318), mais le bouton vert "Validé" n'apparaît pas. Le dernier ''État de la page'' reste à ''Corrigé''. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 6 septembre 2026 à 20:55 (UTC).
::@[[Utilisateur:Yann|Yann]] Idem, j'ai essayé avec plusieurs navigateurs Firefox et Chrome sous Linux et Safari sous MacOs le bouton vert n’apparaît pas. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 7 septembre 2026 à 06:03 (UTC)
:::{{notif|Yann|Khardan|Cunegonde1}} Bizarrement, le paramètre <code>prpPageQualityUser</code> (qu'on peut voir dans le code HTML de la page) avait pour valeur "null" alors qu'il désigne normalement l'utilisateur qui a apposé l'état courant de la page (corrigé, validé, etc.). Je suppose que c'est un bug de l'éditeur visuel utilisé sur ces pages il y a longtemps. Et apparemment, il suffit de modifier les pages (comme je viens de le faire) pour rétablir ce paramètre. Vous devriez pouvoir valider à présent (mais pas moi, car c'est à moi qu'est désormais attribuée la correction). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 septembre 2026 à 07:35 (UTC)
::::{{fait}} OK, merci. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 7 septembre 2026 à 08:44 (UTC)
== La suppression de ma page d’accueil est demandée. ==
La suppression de ma page d’accueil est demandée. J’ai déplacé tous les liens vers la sous-page « Contributions ».
Cette procédure remplace ma page d’accueil par une seule page d’accueil universelle : https://meta.wikimedia.org/wiki/User:Ineuw
qui contient déjà un lien vers « Contributions ».
Merci. —[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 8 septembre 2026 à 04:06 (UTC)
:{{Fait}} — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 8 septembre 2026 à 09:13 (UTC)
== Affichage de tableau ==
Bonjour,
J'ai fait plusieurs pages qui affichent du texte en tableau, mais le rendu est vraiment mauvais je ne sais pas où est le problème. un exemple est cette [[Origène. — Lexique des Noms hébreux|page]] et d'autres pages de ce [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu|livre]].
Merci, [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 8 septembre 2026 à 11:45 (UTC)
:Dans la transclusion, des cellules débordent sur une troisième colonne. En vis-à-vis de ces débordements, on voit les pages fautives. Vous devez corriger le début de la page 188. Idem page 192. Il y a d'autres à pages à corriger. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 septembre 2026 à 17:47 (UTC)
::Je ne vois rien! J'ai besoin d'un exemple quand je compare les pages pages transclusent elles ont la même tête. De plus je me demande si le tableau ne pourrait pas s'afficher sur toute la page, ça serait plus lisible. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 9 septembre 2026 à 07:23 (UTC)
:::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] : page 187, il manque un il y a <code><nowiki><noinclude></nowiki></code> au lieu de <code><nowiki></noinclude></nowiki></code>. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 9 septembre 2026 à 07:40 (UTC)
::::Ah oui je commence à comprendre comment ça fonctionne! Zut j'ai fait des erreurs sur toutes les pages presque... Et pour augmenter l'affichage de la largeur du tableau on fait comment? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 9 septembre 2026 à 07:51 (UTC)
:::::Selon mes observations de l'ouvrage de Jérôme de Stridon, les pages qui contiennent les tableaux ont une largeur de 100% par défaut. Si vous élargissez au delà, vous risquez d'avoir des problèmes lorsque vous ferez une transcription (voyez par exemple [https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Gibbon_-_Histoire_de_la_décadence_et_de_la_chute_de_l%27Empire_romain,_traduction_Guizot,_tome_3.djvu/484 cette page] : l'effort de transcription a été plus grand que d'habitude) ou de transclusion (je n'ai pas d'exemple en tête, mais j'ai déjà vu des débordements intempestifs). — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 11 septembre 2026 à 14:24 (UTC)
::::::Bonjour,
::::::Je fais le coucou dans cette discussion, pour signaler un autre problème d'affichage des tableaux. Je viens de constater une anomalie dans l'affichage des tableaux quand on utilise l'option "couleur_fond=".
::::::Voilà ce que cela donne :
::::::{{table|titre=test sans couleur de fond (ok)|page=1}}
::::::{{table|couleur_fond=#ccc|titre=test couleur de fond (ok)|page=1}}
::::::{{table|couleur_fond=transparent|titre=test couleur de fond transparent (??)|page=1}}
::::::{{table|couleur_fond=inherit|titre=test couleur de fond inherit (??)|page=1}} [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 14 septembre 2026 à 08:34 (UTC)
== Wsexport en panne ? ==
Deuxième jour sans pouvoir télécharger un livre numérique. Hier attente indéfinie, aujourd'hui ''Wikimedia cloud services: Error. This web service cannot be reached. Please contact a maintainer of this project.'' L'e-book Wikisource est pourtant un service essentiel, il suiffit de voir le nombre de produits Amazon Kindle que des artisans en ont tiré. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 9 septembre 2026 à 10:10 (UTC)
:@[[Utilisateur:Narilora|Narilora]] Un ticket Phabricator a été soumis ? Si ce n'a pas été fait, je suggère de le faire, pour activer la résolution du problème. [[Spécial:Contributions/~2026-48790-66|~2026-48790-66]] ([[Discussion utilisateur:~2026-48790-66|discussion]]) 9 septembre 2026 à 12:26 (UTC)
::Dans ma naïveté, je croyais que le téléchargement faisait partie des services surveillés, avec réaction dès qu'il est défaillant. Apparemment ce n'est pas le cas. Je vais regarder où on se connecte à Phabricator. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 9 septembre 2026 à 12:31 (UTC)
:::Oui, moi aussi j'essaie d'exporter depuis plusieurs jours sans succès... en plus, je souhaiterais obtenir un format "pdf" dont l'export est en panne depuis plusieurs semaines (alors que l'export en "epub" fonctionnait encore il y a deux jours)... D'ailleurs, question subsidiaire : ''quelqu'un saurait-il me donner les paramètres qu'il faut demander dans Calibre, pour convertir un "epub" en "pdf" et en obtenant la même présentation qu'avec l'export WSexport en "pdf" ?'' (mêmes marges, même taille de caractère et même mise en page), car il y a plusieurs options de format à choisir dans Calibre, et que je n'arrive pas à obtenir un "pdf" équivalent... merci d'avance [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 9 septembre 2026 à 12:49 (UTC)
::::Bonjour @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]], pour obtenir un pdf de format a5, les paramètres à utiliser sont les suivants :
:::::*--page-breaks-before / --paper-size a5 --pdf-page-margin-bottom 32 --pdf-page-margin-top 40 --pdf-page-margin-left 24 --pdf-page-margin-right 24 --pdf-page-numbers --preserve-cover-aspect-ratio. Tu peux procéder à partir de l’applications ou utiliser un fichier .bat sur lequel tu pourrais glisser un epub et il te retournerait un pdf. Ebook-convert.exe fait le travail en criant ciseau. Il y a définitivement un problème avec la version de Calibre opérée sous Debian.
:::::*pour la taille des caractères il faut laisser le paramètre par défaut et les valeurs de wikisource seront toutes altérées comme c’est le cas avec ws-export. En cochant la case Désactiver le redimensionnement de la taille de police, tu obtiendras exactement ce qu’on retrouve dans wikisource.
::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 9 septembre 2026 à 21:04 (UTC)
:::::{{merci}} beaucoup @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : Tu saurais me donner un exemple de contenu pour créer un fichier ".bat" qui appelerait Calibre en citant un fichier "epub" et qui retournait un fichier "pdf" ? ça me rendrait un grand service pour les jours ou l'export "epub" fonctionne avec WsExport et pas l’export en "pdf"... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 9 septembre 2026 à 21:12 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] Voici un exemple tel que demandé :
::::::*Créer epub2pdf-a5.bat contenant :
:::::::set fullpath=%1
:::::::rem check si epub
:::::::if "%~x1" neq ".epub" (
::::::: echo Veuillez glisser un fichier epub
::::::: pause
::::::: exit /b)
:::::::rem extraire le nom de fichier epub
:::::::for %%F in ("%fullpath%") do set "filename_no_ext=%%~dpnF"
:::::::rem convertir en pdf a5
:::::::"%ProgramFiles%\Calibre2\ebook-convert" "%fullpath%" "%filename_no_ext%.pdf" --page-breaks-before / --paper-size a5 --pdf-page-margin-bottom 32 --pdf-page-margin-top 40 --pdf-page-margin-left 24 --pdf-page-margin-right 24 --pdf-page-numbers --preserve-cover-aspect-ratio --embed-font-family "Liberation Serif" --pdf-serif-family "Liberation Serif" --pdf-standard-font serif
:::::::rem appuyer sur une touche pour terminer
:::::::pause
::::::*Placer le fichier epub2pdf-a5.bat à un endroit facilement accessible sur le bureau par exemple ; à l’aide de la souris, glisser le fichier epub et le déposer sur ce fichier de commande.
::::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 10 septembre 2026 à 01:28 (UTC)
:::::::{{merci}} beaucoup @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : je vais tester ça dès que possible !!! [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 10 septembre 2026 à 06:25 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : j'ai créé un fichier epub2pdf-a5.bat que j'ai mis sur mon bureau, mais j'ai deux problèmes :
::::::::- 1) le fichier est vu comme un fichier texte et je ne sais pas l'exécuter, si je clique dessus il s'ouvre en lecture avec le blocnote
::::::::- 2) de toutes façons, je n'arrive pas à mettre un fichier epub "sur" ce fichier sur mon bureau, il se met avant ou après mais pas dessus
::::::::Ceci étant dit, j'aimerais autant un exécutable qui se lance "tout seul" et qui demande un fichier en entrée, que l'on pourrait ensuite sélectionner.
::::::::merci pour ton aide. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 10 septembre 2026 à 16:51 (UTC)
:::::::::... j'oubliais de dire : mon PC est sous Windows 11... c'est peut-être important à signaler !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 10 septembre 2026 à 17:02 (UTC)
::::::::::Probablement en passant à windows 11 car il y a des signalements en ce sens. Ce serait important de corriger car tôt ou tard des installations ou mises à jour peuvent échouer. Je te suggère d’ouvrir l’invite de commande '''en mode administrateur''' et d’exécuter ces deux commandes :
:::::::::::assoc .bat=batfile et appuyer sur enter
:::::::::::ftype batfile="%1" %* et appuyer sur enter
::::::::::Ce sont deux commandes microsoft qui permettent de rétablir l’association native de .bat avec l’interpréteur de commande cmd.exe sans avoir à éditer la base de registres. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 10 septembre 2026 à 23:47 (UTC)
:::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : J'ai ouvert le Terminal en mode administrateur (c'est bien ça que tu appelle "invite de commande" ?) et tapé la commande, mais ça ne marche pas. J'ai eu comme message : ''"assoc : Le terme «assoc» n'est pas reconnu comme nom d'applet de commande, fonction, fichier de script ou programme exécutable. Vérifiez l'orthographe du nom, ou si un chemin d'accès existe, vérifiez que le chemin d'accès est correct et réessayez."'' !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 14:57 (UTC)
::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : ... Ah finalement j'ai bien réussi à ouvrir une "invite de commande", mais là il me dit : "''Accès refusé. Une erreur s’est produite lors du traitement de : .bat.''" :-( [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 15:00 (UTC)
:::::::::::::C’est la réponse qu’on reçoit lorsqu’on n’est pas en mode administrateur. Tu dois voir dans l’en-tête de la fenêtre : Administrateur : Invite de commande et non uniquement Invite de commande. Clique sur démarrer, tape cmd et clique sur Exécuter en tant qu’administrateur. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 15:16 (UTC)
:::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] / 3e tentative (désolé pour le nombre de messages, mais je ne suis pas un pro de l'administration de PC) : cette fois-ci j'ai bien réussi à ouvrir l'invite de commande en mode administrateur et j'ai pu taper les deux commandes sans erreur... mais quand je double clique sur mon fichier .bat, il ouvre le Blocnote mais ne s'exécute pas ! [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 15:17 (UTC)
::::::::::::::Si tu fais assoc .bat, tu obtiens quoi comme réponse ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 15:29 (UTC)
:::::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : j'otient la réponse ".bat=batfile" mais rien d'autre ne se passe... quand je clique sur mon fichier .bat, il l'ouvre en mode édition avec le Blocnote. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 15:48 (UTC)
::::::::::::::::Il faut peut-être redémarrer pour ça prenne effet sinon renomme ton .bat en .cmd. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 16:25 (UTC)
:::::::::::::::::Dernier essai : si .cmd et .bat ouvre tous deux dans bloc note c’est que ton système ne reconnaît même plus batfile. Tu pourrais alors forcer l’utilisation de cmd.exe. Pour ce faire, utiliser la commande : ftype batfile="%SystemRoot%\System32\cmd.exe" /c "%1" %* [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 16:44 (UTC)
:::::::::::::Au lieu du double clic (gauche), il faudrait un clic droit et choisir "exécuter" ou peut-être "exécuter en tant qu'administrateur", si cela apparait dans le menu contextuel du clic droit. [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 11 septembre 2026 à 16:37 (UTC)
::::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : ça marche !!! en fait mon fichier s'apellait epub2pdf-a5.bat.txt (mais je ne le voyais pas parce que l'extension du fichier était cachée !!!)
::::::::::::::un grand {{merci}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 17:13 (UTC)
== Problème avec le modèle "Disdascalie" ==
Bonjour,
Je constate que contrairement à ce que dit la doc, les options m=, mb=, mt=, lh= ne fonctionnent pas dans le modèle {{m|Didascalie}}. Je n'ai pas trouvé pourquoi. [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 11 septembre 2026 à 14:09 (UTC)
:Pourtant, dans la documentation, il y a des exemples pour chacun de ces paramètres sauf lh et le résultat s’affiche tel qu’attendu. J’ai vérifié lh=3 et la hauteur de ligne correspond aussi. Il faudrait un exemple où ça ne fonctionne pas pour pouvoir pousser plus loin. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 14:43 (UTC)
::Bonjour,
::J'ai testé sur cette page par exemple : [[Page:Icres - Les Bouchers, 1888.djvu/8]]
::(j'ai fait toutes les combinaisons, et en retirant "sm|n")
::lh fonctionne à partir de 3, mais pas en dessous ! et m, mb, mh n'ont aucun effet (quelle que soit la valeur et l'unité). [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 12 septembre 2026 à 10:43 (UTC)
:::C’est qu’avec {{m|Didascalie}}, on a voulu regrouper dans un seul modèle deux modes de représentation : soit le mode bloc (similaire à {{m|c}}, {{m|d}}...), soit le mode inline (similaire à {{m|sc}}, {{m|t}}...). C’est le paramètre 2 qui détermine le mode de représentation. S’il n’est pas égal à c, d, g <s>ou absent</s>, c’est qu’on veut construire un objet inline imbriqué dans un span donc qui ne réagira pas certaines propriétés css dont les marges verticales. Personnellement j’aurais construits deux modèles différents mais j’imagine que ceux qui l’utilisent fréquemment se sont adaptés. Je vois que vous venez d’ajouter g comme paramètre 2 et les paramètres m et lh sont bel et bien appliqués. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 septembre 2026 à 14:27 (UTC)
::'''Explication trouvée''' : le problème est que si on ne précise pas g ou d dans la disdascalie, on utilise span au lieu de div, d'où l'inutilité des options ! [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 12 septembre 2026 à 13:51 (UTC)
:::Mais oui vous m’avez devancé. Je n’avais pas mis à jour la page du scriptorium. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 septembre 2026 à 14:29 (UTC)
== Expression "donner place sage" ==
Bonjour,
Dans [[Page:Boulain - La Fontenelle, Vie du partisan ligueur, 1895.djvu/129]], l'auteur écrit "La tour était facile à défendre, un simple escalier en spirale y conduit et se voit encore… il ne peut donner place sage qu’à une personne…".
Or je n'ai retrouvé cette expression nulle part, et je me demande s'il ne s'agit pas d'une mauvaise transcription de "donner passage".
Un(e) habitué(e) des écrits de la fin XIXe siècle a-t-il(elle) déjà rencontré cette expression ?
Merci. [[Utilisateur:Nad.roz|--Nad]] ([[Discussion utilisateur:Nad.roz|d]]) 12 septembre 2026 à 09:21 (UTC)
:Parmi toutes les pages transcrites de Wikisource, il n'y a que cette page qui contient ce passage. Pour ma part, le mot « sage » est de trop, mais « <s>place sage</s>passage » est valable également. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 12 septembre 2026 à 12:47 (UTC)
:ah, effectivement, c'est original comme formule... si c'était dans la bouche d'un plaisantin, je me dirais que ça peut être un jeu de mot... mais là, ça ressemble plutôt à une mauvaise transcription. [[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (la bot de service…) ]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 12 septembre 2026 à 13:37 (UTC)
::Original en effet et merci à @[[Utilisateur:Nad.roz|Nad.roz]] de nous faire connaître cette page de la vie mouvementée du partisan ligueur : texte écrit en 1895 mais en employant souvent des tournures de phrases qui s’apparentent davantage au siècle où les événements se sont produits. Ce n’est pas le seul endroit dans ce livre où il faut cesser de lire pour procéder au décodage. Alors si « donner place sage qu’à une personne » était la façon d’exprimer en 1597, lors du saccage de Pont-Croix, que la sagesse exigeait qu’on montasse un à la fois par l’escalier menant à la tour. Nous n’en savons rien alors pourquoi priver les lecteurs éventuels de ce que d’autres pourraient considérer comme une perle ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 septembre 2026 à 21:05 (UTC)
:::Merci @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]], @[[Utilisateur:Hsarrazin|Hsarrazin]] et @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]].
:::Dans le doute, je vais suivre l'avis de @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] qui travaille également sur le texte et laisser l'expression. [[Utilisateur:Nad.roz|--Nad]] ([[Discussion utilisateur:Nad.roz|d]]) 13 septembre 2026 à 05:41 (UTC)
::::Je pense en effet qu'il est préférable de laisser l'expression telle qu'elle, dans la mesure ou l'on ne détecte pas une ''erreur évidente''. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 13 septembre 2026 à 09:17 (UTC)
:::::Bonjour. Celles et ceux d'entre vous qui ont visité le [https://www.guedelon.fr/ château de Guédelon] (reconstitution moderne d'un château médiéval avec les méthodes et outils d’époque). Les artisans ont d'ailleurs participé grâce à leur expertise unique à la reconstruction de certaines parties de Notre-Dame de Paris. Ceux qui y sont allés auront probablement emprunté un petit escalier permettant d'atteindre les remparts depuis l'extérieur du château. Cet escalier très étroit ne laisse la place qu’à une personne à la fois (env. 30 cm. de largeur). La hauteur des marches et la courbure de l'escalier sont telles que l'on ne peut monter armé, ni épées ni lances. Ces constatations me conduisent à pencher plutôt pour une coquille. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 14 septembre 2026 à 08:20 (UTC)
== Page manquante dans le tome 2 de Jérôme de Stridon ==
Bonjour,
Je viens de me rendre compte de l’absence de deux pages dans [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu|le tome 2 de Jérôme de Stridon]]. Il s'agit des pages 194 et [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu/195|195]] (du coup .
Je ne sais pas s'il existe un meilleur djvu, j'avoue ne pas avoir cherché.
Merci de votre aide. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 10:23 (UTC)
:Pour éviter ce genre de mésaventure (ou en limiter les conséquences), il vaut mieux vérifier rapidement les pages lors de l'import du fac-similé sur Commons, ou au moins de soigner la liste des pages (<code><nowiki><pagelist, etc></nowiki></code>) sur Wikisource, ce qui permet de détecter les problèmes avant de commencer à corriger les pages. En effet, une réparation du fac-similé a posteriori entrainera un décalage de 2 pages pour celles qui ontt déjà été corrigées après les pages 194 et 195. Il manque aussi 30 pages dans le [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 9, 1881.djvu|tome 9]] (toutefois il semble s'agir d'un texte en latin, donc ce n’est pas forcément un problème). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 15 septembre 2026 à 12:30 (UTC)
::Je m'occupe du fac-similé. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 15 septembre 2026 à 12:48 (UTC)
:::Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 13:14 (UTC)
::::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ; c'est fait mais de mon côté je n'arrive pas à rafraîchir l'image des pages 194-196. En revanche je n'ai pas la possibilité de déplacer les pages sans redirection. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 15 septembre 2026 à 13:31 (UTC)
:::::Où as-tu trouver le bon fac-similé? J'ai cherché partout! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 14:05 (UTC)
:::::Quelqu'un qui s'y connaît pourrait nous aider à remettre le nouveau fac-similé à la place de l'ancien? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 14:08 (UTC)
::::::Ah oui : dans [https://www.google.fr/books/edition/_/mDQo4s7vdg0C?hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwie0ebw5fCWAxVQTqQEHXSUGSAQre8FegQIBBAt Google livres]. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 15 septembre 2026 à 14:29 (UTC)
:::::::Purée j'ai été là!! Mais j'avais pas trouvé le même, seulement sans les pages... Bizarre. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 15:23 (UTC)
:::::Bonjour,
:::::Pardon d'insister, mais je ne comprends pas malgré l'upload du nouveau fichier, je ne vois pas les nouvelles pages sur le Jerome_-_Œuvres_complètes,_trad._Bareille,_tome_2,_1878.djvu. Pourtant si je le télécharge je les vois bien.
:::::Idem pour [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu|l'index]]. je suis prêt, s'il le faut déplacer manuellement toutes les pages, mais faudrait-il qu'il s'affiche correctement. Sur l'index ce qui plus drôle c'est que la tdm est bien à la page 641, mais quand on vas sur l'ancienne page de tdm actuellement la page 639, on voit le fac-similé de la page 641. Je n'ose pas la déplacer à la bonne page.
:::::Merci encore pour votre aide. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 06:52 (UTC)
::::::En effet. J'ai l'impression qu'il y a une politique de cache de plus en plus agressive sur Wikisource. Mieux vaut attendre un ou deux jours avant de faire quoi que ce soit sur cet ouvrage, cela va peut-être s'arranger tout seul. Il m'arrive aussi de temps en temps d'avoir l'image d'une page différente de celle que je consulte en cliquant sur « Modifier » (mais ce n'est peut-être pas lié). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 07:54 (UTC)
:::::::Bonjour, je n'arrive pas non plus à éliminer cette anomalie. Toutes les purges de cache n'y ont rien fait. Chaque page est stockée en cache de commons en plusieurs fichiers de tailles prédéterminées (par ex. 330, 500, 960, 1280 pixels). Pour ce djvu, la taille 960px ne veut pas se mettre à jour. Comparer les vignettes [https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu/page477-500px-Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu.jpg?utm_source=fr.wikisource.org&utm_campaign=index&utm_content=thumbnail 500px], [https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu/page477-960px-Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu.jpg?utm_source=fr.wikisource.org&utm_campaign=index&utm_content=thumbnail 960px], [https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu/page477-1280px-Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu.jpg?utm_source=fr.wikisource.org&utm_campaign=index&utm_content=thumbnail 1280px] de la [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu/477|page 476]] (djvu477). Seul celle dont on a besoin ne veut pas être à jour ! Quelqu'un connaîtrait-il une idée pour forcer cette ✮⚡💣💥! de mise à jour ? • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 septembre 2026 à 08:03 (UTC)
::::::::Merci à vous!
::::::::Je vais patienter... Je travaille sur le tome 1 en attendant et je vérifie qu'il ne manque pas de page avant ;)
::::::::Si jamais on trouve une solution, prévenez-moi. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 09:01 (UTC)
::::::::{{phabricator|T438134}}
::::::::C'est tout de même bizarre, donc j'ai créé un rapport de bug sur Phabricator. Même si j'imagine qu'on va me répondre que c'est un problème de cache serveur qui va se résoudre tout seul. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 09:44 (UTC)
:::::::::Sur Edge, en appuyant à plusieurs reprises sur CTRL+F5 sur la page de la vignette, la page a fini par se mettre à jour puis il a fallu nettoyer le cache sur mon poste. Je ne sais pas si cela a coïncidé avec une autre opération mais je vois bien les page 194 et 195. Voir aussi [[c:Help:Purge]] --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 16 septembre 2026 à 12:35 (UTC)
::::::::::Oui, c'était mon cas aussi tout à l'heure sur Firefox, et puis la mauvaise version est revenue. Mais hors connexion le problème semble avoir disparu. Je pense que le problème sur le serveur (qui était réel) a disparu, mais il peut rester quelques problèmes sur le cache du navigateur local, qu'un <code>Ctrl-Shift-R</code> ou équivalent peut résoudre. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 12:46 (UTC)
:::::::::::Pour moi aussi il suffit maintenant du rafraîchissement du cache du navigateur. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 septembre 2026 à 15:21 (UTC)
::::::::::::Oui c'est aussi ok, j'ai déjà tout déplacé. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 18 septembre 2026 à 17:38 (UTC)
:Rebonjour,
:Je viens de découvrir une nouvelle page problématique. Heureusement elle n'est pas manquante, elle est juste toute noire! C'est cette [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 1, 1877.djvu/184|page]] [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 12:03 (UTC)
:::En effet, la page est noire dans le DjVu. Au moins cela ne fera pas de décalage si on la remplace… [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 12:49 (UTC)
::::La page est remplacée, le rafraîchissement résiste encore un peu. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 septembre 2026 à 16:23 (UTC)
:::::Ok merci, comme pour l'autre livre toujours noire. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 19:05 (UTC)
::::::J'ai purgé la page sur Commons et cela semble fonctionner désormais (à condition de vider le cache local du navigateur, par exemple en chargeant la page avec <code>Ctrl-Shift-R</code>). J'ai purgé la page 184 sur Commons (c'est-à-dire [https://commons.wikimedia.org/w/index.php?title=File%3AJerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_1%2C_1877.djvu&page=184 ici]). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 20:39 (UTC)
:::::::Jai réussi à afficher le fichier correctement mais pas encore l'index. On est bon pour le tome 1, les corrections sont faites malgré la page noires. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 21:13 (UTC)
:::::::Je pense qu'il était pertinent de faire un rapport de bug. Toujours rien chez moi pour le tome 2. Le tome 1 le fichier c'est bon mais toujours pas l'index! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 17 septembre 2026 à 07:46 (UTC)
== Échange d'idées avec WS en anglais ==
Bonjour, Comme je travaille principalement en ce moment sur Wikisource en anglais, je découvre des fonctionnalités qu'il serait utile de partager ou de copier.
# Il existe un gadget ''Vidage automatique des pages « Sans texte » : les zones de texte d’en-tête, de corps et de pied de page sont automatiquement vidées lorsque vous sélectionnez l’option « Sans texte ». Si vous changez d’avis et sélectionnez un autre statut, le texte initial sera restauré.'' qu'il serait utile de copier.
# WS en anglais n'utilise pour l'instant pas les sous-titres, et je voudrais copier cette fonctionnalité qui existe ici (exemple : [[Livre:Temps, espace, matière, leçons sur la théorie de la relativité générale, par Hermann Weyl, 1922.pdf]]).
[[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 16 septembre 2026 à 17:35 (UTC)
:Gadget intéressant pour les pages « Sans texte », que l'on pourra activer dans nos préférences si j'ai raison.
:Pour les sous-titres, c'est à la communauté de la Wikisource en anglais qu'il faut demander. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 17 septembre 2026 à 14:15 (UTC)
::{{notif|Yann}} je vois bien un champ ''Subtitle'' dans les [https://en.wikisource.org/w/index.php?title=Index:Cobweb_Castle_-_Fletcher_(1928).djvu&action=edit formulaires d'édition] et un sous-titre apparaît, par exemple, sur [[:en:Index:David-Neel - My Journey to Lhasa.pdf]]. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 17 septembre 2026 à 15:28 (UTC)
:::{{ping|Seudo}} Oui, mais il n'apparait pas dans les pages. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 17 septembre 2026 à 19:25 (UTC)
::::Que faut-il faire pour que les sous-titres apparaissent dans les pages de l'espace principal ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 22 septembre 2026 à 16:29 (UTC)
:::::Ah, dans les transclusions ? Je ne comprenais pas, parce que l'exemple donné ci-dessus n'a pas de transclusion...
:::::Sur en.wikisource, on peut voir dans chaque transclusion que le modèle [[:en:Template:Header|Header]] est appelé. Ce modèle est protégé, donc il faudrait faire la demande sur sa page de discussion. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 22 septembre 2026 à 19:15 (UTC)
::::::{{ping|Seudo}} Je suis admin sur WS en anglais, donc je peux faire les modifs, mais je voudrais que le sous-titre s'affiche quand on utilise <code><nowiki><pages index="..." header=1 /></nowiki></code>. C'est ça que je n'ai pas trouvé. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 23 septembre 2026 à 15:02 (UTC)
:::::::Il faut trouver quelqu'un qui ait les droits d'admin ET qui connaisse Lua. Je pense qu'il y a quelques lignes à rajouter dans la fonction <code>header_title</code> du fichier [[:en:Module:Header]], mais c'est impossible d'en être sûr sans faire de tests. De toute manière il faut en parler là-bas avec les autres contributeurs de en.wikisource pour vérifier qu'ils sont d'accord avec une telle modification, puisque ça peut impacter un grand nombre de pages. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 23 septembre 2026 à 21:34 (UTC)
:3. WS en anglais utilise un espace de nommage séparé pour les traductions faites par des contributeurs, ce qui me semble une bonne idée. Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 septembre 2026 à 14:11 (UTC)
::* Très bien, le gadget pour les pages sans texte
::* Bonne idée, un espace séparé ; parfois, ce n'est pas très clair, en effet
::[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 18 septembre 2026 à 16:11 (UTC)
::Je ne sais pas comment copier le gadget. Pour un nouvel espace de nommage, il faut un consensus de la communauté, puis un rapport de bug aux développeurs. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 22 septembre 2026 à 16:28 (UTC)
::: [[Utilisateur:Yann|Yann]],
::: Le lien vers le code du gadget se trouve dans [https://en.wikisource.org/wiki/MediaWiki:Gadgets-definition#editing-tools-for-Page-namespace cette section] (merci Google Gemini). Les pages qui servent aux transcriptions sont dans l'espace de noms 104 ; il n'y a donc que quatre possibilités. Après comparaison avec la liste des gadgets dans [https://en.wikisource.org/wiki/Special:Preferences#mw-prefsection-gadgets les préférences], je parie fortement sur l'extension « notext », qui est programmée en JavaScript (ce qui renforce mon hypothèse). J'ai trouvé [https://en.wikisource.org/wiki/MediaWiki:Gadget-notext.js MediaWiki:Gadget-notext.js] : le commentaire en haut de la page soutient mon hypothèse. {{sourire}} C'est ce code qu'il faut copier ici.
::: Bon succès pour la suite.
::: — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 24 septembre 2026 à 22:37 (UTC)
== Notes sur un texte bilingue ==
Dans l'Art Poétique d'Horace, [[Art poétique (Horace, Batteux)|traduction de Charles Batteux]], texte latin sur la page de gauche (paire) et traduction sur la page de droite (impaire), il y a des notes de bas de page en français, qui commencent en bas de la page de gauche et continuent selon le besoin en bas de la page de droite, et sont appelées depuis le texte latin. Ces notes n'avaient pas été reprises; or elles sont d'un grand intérêt, et la plupart ne commentent pas spécialement le texte latin. J'ai cru comprendre que ne pas incorporer les pages en langue étrangère dans l'ouvrage en français est un dogme. J'ai fait un essai sur les premières pages, en recopiant tout simplement la note de la page de gauche sur la page de droite, la source étant donc invisible. Le cas se présente sûrement ailleurs, et je suppose qu'il y a une solution orthodoxe. Donnez-moi un exemple à suivre. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 16 septembre 2026 à 20:32 (UTC)
:Excellente solution à mon avis. Le seul dogme est de faire des textes fidèles à l'original, modulo les différences matérielles entre une édition papier et une édition électronique. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 21:24 (UTC)
::@[[Utilisateur:Narilora|Narilora]] Tout à fait d’accord avec @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ! Le jour où on formalisera cette orthodoxie wikisourcienne, il faudra citer une de vos pages en exemple {{sourire}}. Comme l’Art poétique d’Horace comprend la version originale latine, j’ai créé [https://la.wikisource.org/wiki/Liber:Batteux_-_Les_quatre_po%C3%ABtiques_d%E2%80%99Aristote,_d%E2%80%99Horace,_de_Vida,_de_Despr%C3%A9aux,_tome_1,_1771.djvu Liber:Batteux - Les quatre poëtiques d’Aristote, d’Horace, de Vida, de Despréaux, tome 1, 1771.djvu] et y ai inséré la transclusion de vos pages. Voir les pages sans texte. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 17 septembre 2026 à 01:48 (UTC)
:::Si j'ai bien compris, il faudra que je continue le travail de recopie vers le domaine latin. Pour l'instant, je vais au bout sur le domaine français. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 17 septembre 2026 à 10:05 (UTC)
::::Pas recopier mais plutôt transclure. Il suffit de placer <nowiki>{{iwpage|fr}}</nowiki> au haut de toutes les pages que vous avez déjà transcrites sur ws.fr et pour le latin on peut faire l’inverse ce qui nous permet de produire une version dans les deux langues dans l’espace principal. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 17 septembre 2026 à 15:34 (UTC)
:::::Le temps de comprendre iwpage, je fais. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 17 septembre 2026 à 19:23 (UTC)
::::::Voici un exemple de ce qu’on peut obtenir une fois terminé : [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/II]] [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 18 septembre 2026 à 01:12 (UTC)
== Livre sur Gallica pas dans le domaine public ? ==
Bonjour,
Je suis intéressé par le livre de [[Auteur:André Héléna|André Héléna]], "Les Salauds ont la vie dure" qui est sur Gallica [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k11864567.r=Les%20Salauds%20ont%20la%20vie%20dure ici].
Comme j'ai trouvé ce livre complet sur Gallica, je pensais qu'il était dans le domaine public, et j'ai donc créé la page auteur sans me poser de questions... et puis j'ai vu que cet auteur est décédé en 1972 (donc pas libre de droit)... je m'apprêtais à mettre le livre sur Commons, mais au moment de me poser la question de la "Permission", je me suis rendu compte que le livre était paru en 1953... Ce qui veux dire qu'il n'est pas non plus dans le domaine public aux Etats-Unis...
Je suppose donc que je ne peux pas mettre ce livre sur Commons... ni sur Wikisource ?
Mais alors, comment se fait-il qu'il soit accessible sur Gallica ???
merci de vos retour... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 18 septembre 2026 à 16:59 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] C'est une erreur de Gallica, pour les autres ouvrages numérisés d'André Héléna, seul un extrait est accessible. Cette possibilité d'accès à des livres non domaine public arrive parfois sur Gallica. Quelle que soit la source du fac-similé, il faut toujours vérifier la question des droits avant import, non seulement pour l'auteur lui-même mais également pour les traducteurs, les illustrateurs et les préfaciers (lorsqu'il y en a), ce qui n'est pas toujours simple. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 19 septembre 2026 à 04:49 (UTC)
::Oui, merci @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]]... du coup j'abandonne mon projet de retranscrire ce livre... c'est pas grave car j'ai bien d'autres sujets en cours ! {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 19 septembre 2026 à 07:05 (UTC)
== [[:Catégorie:Poètes maudits]] ==
Bonjour,
Je crois que cette catégorie vise à regrouper [[:w:fr:Les Poètes maudits|''Les Poètes maudits'' de Paul Verlaine]] ou les [[:w:fr:Poète maudit|poètes maudits]] selon une définition plus moderne. J'ai un doute sur la pertinence de la catégorie, parce que j'ignore les critères utilisés pour la catégorisation. Votre avis ?
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 19 septembre 2026 à 09:27 (UTC)
== Ajouter le champ collection dans les index ? ==
Bonjour,
Dans [[Livre:Haussonville - Lacordaire, 1895.djvu]], quelqu'un a inscrit le passage « Les Grands Écrivains français », une collection de la Librairie Hachette, dans le champ de la maison d'édition. Devrait-on avoir un champ distinct pour indiquer la collection ?
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 19 septembre 2026 à 09:54 (UTC)
:Bonjour,
:Offrir cette possibilité serait sans doute utile, mais la parenthèse dans le champ "maison d'édition" ne me choque pas non plus. Sinon on peut toujours créer des catégories pour les collections les plus représentées sur WS. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 20 septembre 2026 à 12:28 (UTC)
== Bandeau modernisation ==
Bonjour à tous, alors que je transcluais la [[Grammaire de Port-Royal]], je me demandai s'il ne serait pas judicieux de mettre en place un « bandeau d'avertissement » pour avertir les utilisateurs novices de l'existence / des effets du modèle {{m|modernisation}} car j'imagine que tout le monde ne connais pas l'existence de ce modèle dès sa première visite de WS (j'ai moi-même découvert ce modèle en travaillant sur un ouvrage de la Renaissance, pas en naviguant sur une page qui avait installé ce modèle !)
J'avais imaginé un bandeau avec {{m|ambox}} pour l'instant, sous cette forme :
{{ambox|text=Ce texte a été transclu dans son orthographe d’origine mais, grâce à l’aide du modèle {{m|Modernisation}}, il vous est possible d’en moderniser l’orthographe en cliquant dans la barre d’outils à droite sur ''Orthographe moderne''.
{{c|N’hésitez pas à contribuer au [[Wikisource:Dictionnaire|dictionnaire des modernisations]] si vous apercevez une lacune !|fs=90%}}}}
En cas de mise en place de cette idée, j'imagine qu'il serait plus facile de l'intégrer directement au modèle de {{m|modernisation}} pour éviter d'avoir à le rajouter manuellement à chaque page existante comprenant le modèle et pour éviter à l'avenir que des wikisourciens n'utilisent un modèle sans l'autre. Toutefois, je ne sais comment faire en sorte que le bandeau soit forcément afficher en haut de la page, dans le cas où le modèle serait ajouté en dessous de la balise ''header'', affichant donc le bandeau ''après'' le texte...
Je lance donc cette idée (ici pas en page de discussion du modèle modernisation, pour éviter que personne n'y participe), à vous de me partager vos opinions ! – [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 19 septembre 2026 à 16:30 (UTC)
:Il est possible de faire apparaître le bandeau en haut d'une page avec du CSS, mais je ne suggère rien faute d'expérience. [[user:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] connaît probablement une solution qui fonctionne dans Wikisource.
:Sinon, {{m|modernisation}} et le futur modèle peuvent être inscrits séparément dans la même page, chacun contenant une phrase indiquant d'insérer l'autre modèle. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 19 septembre 2026 à 18:38 (UTC)
:@[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] : personnellement je trouve que c'est une bonne idée et je suis '''''pour''''' :-) [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 19 septembre 2026 à 18:40 (UTC)
::Bonjour @[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]]. Peut-être serait-il utile d'indiquer dans le bandeau d'avertissement que (sauf erreur de ma part) la modernisation ne fonctionne que sur la lecture en ligne. L'outil d'export ne permet pas de sélectionner la version à exporter et c'est donc toujours la version originale qui est exportée. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 05:53 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] C'est juste ! quelque chose comme :
:::{{ambox|text=Ce texte a été transclu dans son orthographe d’origine mais, grâce à l’aide du modèle {{m|Modernisation}}, il vous est possible d’en moderniser l’orthographe en cliquant dans la barre d’outils à droite sur ''Orthographe moderne''. '''Attention !''' La modernisation ne sera pas exportée vers EPUB, MOBI ou PDF par l’outil ''ws-export''.
:::{{c|N’hésitez pas à contribuer au [[Wikisource:Dictionnaire|dictionnaire des modernisations]] si vous apercevez une lacune !|fs=90%}}}}
:::– [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 20 septembre 2026 à 06:23 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] Oui ! je serai toutefois plus précis comme : '''Attention !''' seul le texte original non modernisé sera exporté vers vers EPUB, MOBI ou PDF par l’outil ''ws-export''.
::::C’est d'ailleurs la première raison pour laquelle j'ai arrêté de moderniser les ouvrages que je transcris.[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 10:06 (UTC)
:Bonjour,
:Pardonnez-moi, mais je ne pense pas qu'afficher un bandeau aussi massif sur les milliers de pages utilisant le modèle (y compris les sous-pages, donc chaque chapitre, fable de La Fontaine ou lettre de Mme de Sévigné) soit une bonne idée. Par ailleurs, en tout cas sur l'apparence que j'utilise (Vector 2010), l'emplacement des boutons en question est différent (plutôt en haut à gauche après source et discussion), ce qui rend l'instruction donnée contre-productive. Je ne pourrais soutenir la proposition que si elle est limitée aux pages racines de l'ouvrage concerné, aux lecteurs/lectrices non connecté(e)s, ou avec possibilité pour celles et ceux qui le sont de désactiver le bandeau une fois pour toutes, vu qu'il n'aurait vraiment d'utilité qu'à la première rencontre d'un texte avec modernisation offerte. Tout cela me paraît malheureusement délicat techniquement. En l'état je suis donc {{contre}} [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 20 septembre 2026 à 12:24 (UTC)
::Je suis d'accord avec ces points de critique, @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] : étant donné que je n'ai malheureusement pas les connaissances permettant de déterminer la faisabilité d'un pareil bandeau, j'espère trouver ici des utilisateurs plus expérimentés ayant des pistes d'améliorations pour une mise en oeuvre moins "encombrante" {{;-)}}. Pour Vector 2010, j'utilise personnellement également cette apparence-ci mais j'imagine que les utilisateurs occasionnels seront principalement sur la nouvelle apparence ! (j'imagine impossible de personnaliser le message aux différentes apparences de WS) — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 20 septembre 2026 à 13:50 (UTC)
:::::Je partage l’avis de @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] et considère la présence d’un bandeau dans l’espace principal un peu trop envahissante. Je crains qu’ainsi on ouvre une porte et que d’autres situations se présentent. De toute façon, techniquement on ne peut insérer un bandeau en utilisant un modèle à moins de le positionner à l’endroit où ce modèle est situé. À la limite, le modèle pourrait préciser lorsque le bandeau est requis mais il devra passer la main au Gadget écrit en javascript. Cela implique l’intervention d’admin d’interface. N.-B. : Susuman77 a fait ressortir un problème avec Vector 2022. Ceux qui utilisent cet habillage ne peuvent pas discerner la présence d’une modernisation à moins de faire afficher la barre latérale et, même là, ''Montrer les altérations'' semble absent. Il faudrait que ce soit corrigé sinon plusieurs ne verront jamais qu’un texte a été modernisé. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 20 septembre 2026 à 14:31 (UTC)
::::::Pour moi, les options apparaissent bien dans la barre latérale droite avec Vector 2022, y compris ''Montrer les altérations'' si on a d'abord sélectionné ''Orthographe modernisée''. Le comportement me semble donc être le même pour Vector et Vector 2022. Certes, les commandes sont très difficiles à trouver avec Vector 2022, mais je crois que l'objectif de ce thème est bien de cacher tout ce qui peut être utile... La solution à ce problème (ou ce choix) de design n'est évidemment pas de rajouter des bandeaux. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 20 septembre 2026 à 14:51 (UTC)
:::::::@[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] J'ai répondu sur l'aspect technique, pour le fonds, je partage d'autant plus les critiques des autres contributeurs sur un bandeau potentiellement envahissant que, de mon point de vue, l'intérêt de la modernisation est largement obéré par l'absence de possibilité d'export. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 15:04 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] c'est vrai que c'est le gros problème, même si j'ai jamais vraiment compris la raison pour laquelle les modernisations ne pouvaient pas être exportées... — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 20 septembre 2026 à 16:03 (UTC)
:::::::::Je pense que ce n'est pas possible parce que la modernisation se fait en Javascript, c'est-à-dire sur le poste du lecteur (elle disparaît si on ferme la fenêtre). L'export est réalisé par le serveur à partir du texte enregistré dans la base de données de Wikisource, donc le texte non modernisé. Il faudrait implémenter la modernisation sur le serveur lui-même. (Ou alors hacker le système en créant une page temporaire contenant la version modernisée, le temps de faire l'export...) [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 21 septembre 2026 à 13:57 (UTC)
:::::::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Mais oui, je me souviens maintenant ! C’est toi qui avais corrigé la barre d’outils après avoir obtenu, j’imagine, les autorisations du Saint Esprit. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 20 septembre 2026 à 15:59 (UTC)
== Aide pour produire un djvu de qualité ==
Bonjour,
J'ai scanné une vie de Charles Boromé de 1910, je voudrais la mettre sur ws. J'ai fait la bêtise de scanner en niveau de gris. Le texte n'est pas si mauvais. J'arrive à mettre mon pdf en ordre, puis à en faire l'ocr. Mais dans toutes ces "manip" en ligne de commande le fichier devient plus gros et la conversion en djvu (depuis le pdf) perd le texte océrisé, la commande est la suivante:
ocrmypdf --deskew --optimize 2 -l fra livre-propre.pdf livre_ocr_dresse.pdf
Mais mon fichier d'abord de moins d'un giga passe à 17 quand je veux rendre le fond blanc et pas gris (avec pdftoppm -tiff -r 300 _travail/livre_complet2.pdf _travail/images/page puis convert, imagemagik), puis à plus de 60 méga une fois la roc finie...
Si quelqu'un à une méthode fiable sous linux je suis preneur.
[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 12:35 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]]. Je retravaille les scans avec ScanTailor advanced. Cela produit des fichiers .tif d'une résolution choisie. Tu peux choisir d'exporter en couleurs/niveau de gris ou noir et blanc et tu choisis également la résolution d'export.
:*Sous ScanTailor, si je fais un fichier en couleur je choisis une résolution d'export de 150 ou 200 dpi, je postérize à 255, je décoche ''normalize'' et ''force b&w''. En noir et blanc, je choisis une résolution d'export de 300dpi, je coche toutes les options, j'utilise la méthode Otsu à 0 (à modifier en fonction du contraste).
:*Sous linux une fois les images retravaillés avec Scantailor, je transforme les images .tif en .pdf avec <code>img2pdf *.tif -o MonFichier.pdf</code> puis je fais l'OCR avec <code>ocrmypdf -j0 -l fra MonFichier.pdf MonFichierOCR.pdf</code> enfin je transforme mon .pdf avec <code>pdf2djvu -o MonFichierOCR.djvu -j0 --fg-colors=black --bg-subsample=1 --dpi 200 --lines MonFichierOCR.pdf</code> Le dpi est à ajuster en fonction du choix de départ. En noir et blanc tout cela produit des fichiers de très petite taille, et en couleur de taille raisonnable (mais cela dépends du nombre de page de départ).
:[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 13:00 (UTC)
::Merci je vais essayer ça. Question annexe j'aurais du mieux scanner en noir et blanc plutôt qu'en niveau de gris? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 13:30 (UTC)
:::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] Pas forcément, cela dépend de la qualité du livre, s'il est récent et sans taches, c'est très bien en noir et blanc, s'il y a des taches il vaut quelquefois mieux préserver la couleur ou le niveau de gris. L’algorithme otsu de scantailor est très performant pour convertir en noir et blanc en minimisant les pétouilles lorsque la source est à peu près correcte. Au final c'est une suite de compromis qualité/poids donc il est difficile de donner une solution générale. Je procède souvent au cas par cas. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 14:57 (UTC)
::Merci c'est génial, il m'a fallut un peu de temps pour comprendre scantailor, mais j'y suis arrivé!! Je note la procédure. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 16:20 (UTC)
:::Et voilà c'est téléversé, mais comme d'habitude j'arrive pas à créer [[Livre:Saint Charles Borromée (1538-1584).djvu|l'index]] correctement, j'ai une erreur intervalle invalide, pourtant ça a l'air correct: <nowiki><pagelist 1to5="roman" 6to8=- 9=1 269to271="TdM" 272to276=-/></nowiki>! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 16:59 (UTC)
::::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] Normalement il suffit :
::::*de purger le fichier sur Commons en utilisant successivement les deux boutons purge à droite dans les outils
::::*de purger le fichier index sur wikisource
::::Cela devrait marcher. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 18:25 (UTC)
:::::IL serait utile d'ajouter la purge à la page d'aide. Parce que chaque fois j'oublie ce simple petit détail. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 08:49 (UTC)
== Validations ==
Bonjour, je trouve que le contenu de {{m|Validations}} manque d'homogénéité : certains titres en romain, d'autre en italiques. Je pense qu'il faudrait appliquer une convention (pour ce qui est du fini de la chose.) • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 21 septembre 2026 à 08:02 (UTC)
:La règle est claire, un titre d'ouvrage doit être en italique. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 21 septembre 2026 à 09:18 (UTC)
== Ajouter l'auteur Charles Borromée à wikidata ==
Bonjour,
Je n'ai pas le droit d'ajouter Charles Borromée à [[d:Q216946|wikidata]], quelq'un pourrait m'aider à le faire car je souhaite créé sa page.
Merci pour votre aide, [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 08:48 (UTC)
:Il faut d’abord créer la page Auteur et par après on peut la lier à Wikidata. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 septembre 2026 à 12:29 (UTC)
::Ah ok! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 12:39 (UTC)
::Je ne sais pas si c'est la bonne page, mais celle que j'ai mis dans le lien est semi-vérouillée. Je ne peux pas ajouter l'auteur. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 12:43 (UTC)
:::Voir les modifs que j’ai apportées à la page [[Auteur:Charles_Borromée|Auteur]]. Quand on enregistre la page la première fois, ça va afficher un message d’erreur. Puis il faut aller sur la page de wikidata et au bas complètement à l’item Wikisource, ajouter un lien à Auteur: Charles Borromé en précisant fr dans la colonne de gauche ; et enfin purger la page Auteur de Wikisource. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 septembre 2026 à 14:21 (UTC)
::::Merci de l'avoir fait. Je répète juste que je n'ai pas accès à la page sur wikidata. Je ne suis pas autorisé à la modifié. Il y a un cadenas chez moi. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 15:26 (UTC)
:::::Le cadenas signifie que la page est semi-protégée, c'est-à-dire la modification est réservée à des utilisateurs ayant déjà une certaine expérience sur Wikidata. Ce n'est apparemment pas ton cas, donc tu peux utiliser le modèle [[:c:Template:Edit request|Template:Edit request]] pour faire une demande là-bas. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 21 septembre 2026 à 22:11 (UTC)
== Modification du gadget "Erreurs communes" ==
Bonjour,
Je trouve que le gadget "erreurs communes" trouve certains mots en ''erreur'' qui ne devraient pas l'être ; comme par exemple : "Eh", "môme", "malin", et même "Ton" en début de phrase... serait-il possible de retirer ces mots courants des erreurs ?
J’utilise le modèle {{m|Nec}} pour éviter de voir ces mots en rose… mais ce serait quand même bien que ces mots ne ressortent pas "de base"…
merci d'avance [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 12:33 (UTC)
:Il y en a d'autres des mots "innocents", là je pense à lune et à antre. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 14:05 (UTC)
::Ces mots sont en erreurs communes du fait de la confusion potentielle de l’OCR : Eh/En ; môme/même ; Ton/l’on ; malin/matin. Ces confusions sont très fréquents, c'est pourquoi elles font parties des erreurs communes. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 21 septembre 2026 à 14:22 (UTC)
::Salut, c'est plus compliqué que tu ne le penses, "môme" est souvent une erreur de "même", "malin" de "matin", "Eh" de "Et" si tu as le courage tu peux me donner le contexte certains dans lequel sont les mots "môme malin".
::Par exemple "môme que" me semble être toujours une erreur alors que "une|un môme" peux aussi étre "une|un même", l'erreur commune est là pour nous surligner un oublie classique.
::*" leur môme" semble toujours bon, 3 occ..
::*Ici le surlignage serait utile : [[Page:Lefrançais - Étude sur le mouvement communaliste à Paris, en 1871.djvu/464]] "souffrant des mômes maux"
::Tu peux faire une recherche <code>[https://fr.wikisource.org/w/index.php?search=insource%3A%2Fm%C3%B4me%2F&title=Sp%C3%A9cial%3ARecherche&profile=advanced&fulltext=1&ns104=1 insource:/môme/]</code> dans les pages, tu verras mieux la problématique. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 14:23 (UTC)
:::Bonne réponse @[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ! Un exemple vaut mille mots ! [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 septembre 2026 à 14:52 (UTC)
::::Bonjour ou re-bonjour à tous,
::::Je comprend bien que "môme" peut être une erreur à la place de "même" et que "malin" peut être une erreur à la place de "matin"... et en effet, il y a aussi "lune" qui apparaît systématiquement en erreur potentielle... malgré tout, il est assez dommage que ces mots restent en rose définitivement sur les pages, alors qu'il peuvent très bien ne pas constituer des erreurs... Bon, j'utilise maintenant systématiquement le modèle {{m|Nec}} pour éviter que les mots restent en rose dans la page... mais c'est quand même assez "lourd", et un contributeur "non initié" peut ne pas comprendre ce que signifie ce "Nec" appliqué à certains mots… Ne serait-il pas possible de refaire le gadget de façon à que les mots en "erreur potentielles" apparaissent au moment ou le contributeur tente d'enregistrer une page, mais qu'il y ait alors une possibilité de corriger ou de valider ces mots, de manière à ce qu'il n'apparaissent plus en rose après l'opération ??? (je me doute que c'est plus compliqué à réaliser, mais ce serait idéal à mon sens...). [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 15:42 (UTC)
:::::Une solution serait que le gadget erreurs communes ne soit plus activé par défaut. Ainsi les lecteurs ne voient plus les erreurs et seul un correcteur ayant activé le gadget voit. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 17:23 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] : pour moi celà ne résoudrait pas cette problématique... car les personnes qui n'ont pas activé le gadget ne le verraient jamais, alors que les "contributeurs avancés" continueraient à voir les mots en rose définitivement... alors qu'une "validation" par le correcteur montrerait qu'il y a eu une action concrète pour accepter le résultat... certes, le gadget à développer est certainement plus complexe, mais encore une fois je pense que ce serait la bonne réponse à cette problématique... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 17:32 (UTC)
:::::::Suite à mon message précédent, je suis en train de réfléchir à la question de manière différente : ''ne faudrait-il pas tout simplement désactiver le gadget sur les pages validées (voire corrigées)...'' en considérant que si le valideur (voire le correcteur) à sauvegardé la page avec ce statut, c'est qu'il a "de fait" accepté l'orthographe des mots que la page contient ? En effet, le gadget est utile pour aider le contributeur à repérer les potentielles erreurs lors de la transcription d'une page, mais après cette étape, il n'a "normalement" plus de raison d'être...!? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 18:12 (UTC)
::::::::Cela me semble une bonne idée, le gadget sert seulement pour le correcteur pas pour le lecteur. On peux ainsi augmenter le nombre d'erreurs communes sans avoir l'effet négatif pour le lecteur.
::::::::MAIS comme tu as pu le voir, le mot môme pour même est présent dans les pages "jaunes", le gadget est utile pour un repérage.
::::::::Je désactiverai donc bien le gadget sur les pages validées. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 18:17 (UTC)
:::::::::Oui... en plus je suppose qu'il a dû y avoir de nombreuses pages transcrites et corrigées avant que le gadget existe... mais, en effet, c'est peut-être préférable de ne désactiver le gadget que sur les pages validées... sur lesquelles sont passés au moins deux contributeurs. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 18:22 (UTC)
::::::::::Mais certaines pages ont pu être validées avant l'existence du gadget, et une page validée n'est pas nécessairement exempte d'erreurs. Il faut quand même se rappeler que ce gadget n'est vu que par les contributeurs connectés, et que son utilité contrebalance très largement le léger désagrément de voir des mots surlignés. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 21 septembre 2026 à 20:53 (UTC)
::::::::::Précision : j’ai trouvé 8 pages validées comportant "mômes" pour "mêmes" ; je n’ai pas encore passé le singulier en revue. --[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 21 septembre 2026 à 21:13 (UTC)
:::::::::::Bonjour, le gadget erreurs communes peut-être discret sur certains mots lors de la correction, c'est pourquoi il peut rester des erreurs malgré sa présence (ponctuation erronée, mots de deux lettres). Le moyen d'y remédier est de regarder les ''erreurs possibles'' dans les chapitres tranclus ou dans le texte entier s'il a été créé. Je le fais systématiquement. Le fait de désactiver le gadget après la correction présente le risque de laisser passer des erreurs. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 22 septembre 2026 à 04:37 (UTC)
::::::::::::Bonjour à tous. Idem. Ce qui me satisferais le plus, ce serais juste une bascule dans l'espace principal pour afficher ou masquer à volonté ces ''erreurs possibles''. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 22 septembre 2026 à 07:11 (UTC)
:::::::::::::Bonjour, en réfléchissant, il me semble que que la coloration pourrait être supprimée des pages de l'espace principal après les passage en mode corrigé dans l'espace page. Mais cela à condition que l'on puisse voir dans le bandeau de gauche de l’espace principal les ''erreurs possibles'' malgré la suppression de la coloration. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 23 septembre 2026 à 15:11 (UTC)
::::::::::::::Après cette judicieuse remarque, j'ajouterais que ce gadget, qui ne concerne que le français, devrait être désactivé dans {{m|lang}}. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 25 septembre 2026 à 07:46 (UTC)
:::::::::::::::J'ai l'impression que c'est déjà le cas. Un exemple ? [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 25 septembre 2026 à 08:04 (UTC)
::::::::::::::::Bonjour @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] C'est effectivement le cas actuellement, mais je pensais au cas où, parce qu'elle est gênante, on ferait en sorte que la coloration ne s'affiche plus dans l'espace page ni dans l'espace principal après le passage de la page en mode ''à valider''. Il faudrait dans ce cas que les erreurs possibles, même non coloriées puissent quand même s'afficher après activation des ''erreurs possibles'' dans le bandeau de gauche dans l'espace principal. Suis-je plus clair ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 25 septembre 2026 à 13:34 (UTC)
:::::::::::::::::Je répondais à {{u|M-le-mot-dit}} au sujet du modèle {{m|lang}}...
:::::::::::::::::Sur ta question, on peut aussi rajouter dans son <code>common.css</code> quelque chose comme :
:::::::::::::::::<syntaxhighlight inline=yes lang=css>.Erreurs-communes, .no_erreurs_communes { background-color:light-dark(#FCDFFF,#362537); }</syntaxhighlight>
:::::::::::::::::Mais :
:::::::::::::::::* cela s'appliquera pour tout texte marqué par {{m|nec}} (même si le texte n'aurait pas été détecté par le gadget Erreurs communes) ;
:::::::::::::::::* il n'y a pas de moyen de le désactiver, sinon en modifiant à nouveau son <code>common.css</code> (ou alors on peut installer l'excellente extension ''Stylus'' dans Firefox, qui permet d'avoir une sorte de <code>common.css</code> pour n'importe quel site web, facile à activer ou à désactiver).
:::::::::::::::::[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 25 septembre 2026 à 14:16 (UTC)
== Note de bas de page ==
Je voulais savoir comment indiquer une note sur une [[Page:Carette_-_Zirska,_immigrante_inconnue,_1947.djvu/12|page]] dans l’espace Page: qui se retrouve reportée en bas de page sur la page [[Page:Carette_-_Zirska,_immigrante_inconnue,_1947.djvu/13|suivante]]. La même question se pose si cette note ce retrouve sur la page [[Page:Carette_-_Zirska,_immigrante_inconnue,_1947.djvu/13|précédente]]. J’ai cherché dans l’[[Aide:Notes]] et je n’est pas trouvé d’exemple. Par contre, la transclusion semble être correcte.
Merci pour votre aide. [[Utilisateur:Obelon|Obelon]] ([[Discussion utilisateur:Obelon|d]]) 21 septembre 2026 à 19:19 (UTC)
:ça me semble très bien comme cela, ce qui compte c'est le rendu final. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 20:42 (UTC)
::Super alors! je vais laisser les pages telles quelles. [[Utilisateur:Obelon|Obelon]] ([[Discussion utilisateur:Obelon|d]]) 22 septembre 2026 à 01:17 (UTC)
== Accolades non exportées avec WSExport ==
Bonjour,
Je viens de constater que les accolades ne sont plus exportées avec WSExport... j'ai l'impression que c'est la même chose aux formats "epub" et "pdf".
Avez-vous constaté la même chose ? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 22 septembre 2026 à 00:06 (UTC)
:Désolé... j'ai rencontré un problème sur un export, mais il semble que maintenant ça "re-marche" !... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 22 septembre 2026 à 00:10 (UTC)
== Quoi de neuf du côté de Wikimédia France ? ==
[[File:Logo WMFr noir horizontal.png|centre|350px]]
Bonjour le Bistro !
Petite revue d'actualités en cette rentrée du côté de Wikimédia France. Que vous soyez simples lecteurs, contributeurs réguliers ou anciens de l'association, voici les derniers sujets chauds du moment :
* '''Vie associative : Adhérez ou réadhérez à Wikimédia France avant l’AG du 21 novembre !'''
* '''Wikimania 2026 à Paris :''' Retour sur la conf' de presse et ce que le rassemblement mondial va apporter à la communauté locale.
* '''Sondage :''' Les résultats de l'enquête de juin 2026 sur les usages et la perception de Wikipédia par les Français.
* '''Livre blanc :''' Retour sur l'événement aux Archives nationales pour la promotion des communs numériques.
* '''Label Culture Libre 2026 : ''' Découvrez les institutions labellisées
👉 '''Retrouvez toute l'actu détaillée directement sur la page [https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Wikim%C3%A9dia_France Wikimédia France]'''.
<gallery mode="packed-hover" heights="80px">
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File:WP25 Wiki love - blue.png
File:Wikimania 2026 Day 4 group photo.jpg
File:Logo Label Culture Libre.jpg
</gallery> [[Utilisateur:Luc Hervier WMFr|Luc Hervier WMFr]] ([[Discussion utilisateur:Luc Hervier WMFr|d]]) 25 septembre 2026 à 09:21 (UTC)
== Your feedback wanted: Remove ''(Language link added:) and similar'' edits from Special:RecentChanges ==
''(Apologies for posting in English. You can help by translating it)''
Hello, I’m Danny from [[:en:w:Wikimedia_Deutschland|Wikimedia Deutschland’s]] [[m:Wikidata_For_Wikimedia_Projects|Wikidata For Wikimedia Projects]] team.<br/>
We have been investigating and examining how Wikidata’s use in the [[Special:RecentChanges]] and [[Special:Watchlist]] pages can be made to be more useful, or less ‘noisy’ (fewer edits that have little value to the reader).
We are currently exploring to make a change in the volume and the type of Wikidata edits that appear in these pages, and '''we need your feedback''' to help us ensure this is a positive change for the Wikis and won’t disrupt your workflows.<br/>
Language links are also known as sitelinks or interlanguage links and describe when a Wikidata item is connected to a Wiki, adding it to the language dropdown tool for other connected Wikis.
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Please share you thoughts on the dedicated '''[[m:Talk:Wikidata_For_Wikimedia_Projects/Clearer_Wikidata_Edit_Summaries/Hide_Language_Link_edits|metawiki Talk page]]'''.
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Thank you for any participation or feedback you give, -- [[m:User:Danny_Benjafield_(WMDE)|User:Danny Benjafield (WMDE)]] 25 septembre 2026 à 12:18 (UTC)
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M-le-mot-dit
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/* Modification du gadget "Erreurs communes" */ Réponse
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wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude>
[[Fichier:Les Très Riches Heures du duc de Berry septembre.jpg|thumb|upright|Septembre. — ''Les Très-Riches Heures du duc de Berry'' des Frères de Limbourg]]
= Septembre 2026 =
== Problème de pagination sur le tome 4 de Jérôme de Stridon ==
Bonjour,
Ce [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu|tome 4]] à plusieurs problèmes de pagination, un pas très grave, qui semble une erreur d'impression, on passe de la page 103 à la [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu/105|page 105]]. Je le corrige simplement dans l'entête au besoin et dans la table des matières.
Mais un problème surgit à la page 494 qui est dans le djvu la page 536. en soit je crois que ce n'est pas vraiment important car ce sont les parties latines du tome.
Mais du coup je me demandais juste ce qu'il faut faire?
Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 1 septembre 2026 à 09:55 (UTC)
:J’ai cherché un autre fac-similé de la même édition, les rares que j'ai trouvé comme [https://pdfs.bibliotheque-catholique.com/pdfs/oeuvres-completes/Saint%20J%C3%A9r%C3%B4me%20-%20Oeuvres%20compl%C3%A8tes%20(Tome%204).pdf celui-ci] sont identiques à notre exemplaire. Pour l'absence de la page 104, il est possible que la page blanche séparant les chapitres ait été supprimée. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 04:32 (UTC)
::Ok du coup on reste avec ça? Pour la page 104 j'ai déjà faitcomme s'il s'agissait d'une erreur de typo en corrigeant dans la table des matière, pour le reste je peux match&split sur la fin du livre? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 07:44 (UTC)
:::C'est bien une page blanche qui a été supprimée dans ce fac-similé (p. 104). L'exemplaire de chez Google books ({{Google|yXAYEXTe6ikC}}) l'a conservée. Toute la partie latine (494-535) y est conservée aussi. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 2 septembre 2026 à 09:40 (UTC).
::::Super @[[Utilisateur:Khardan|Khardan]], je ne sais pas comment tu fais pour trouver sur google livres, j'ai cherché de différentes manières, y compris en recherche avancée, sans succès. Si on importait la version complète y compris la page 104 blanche, cela impliquerait de renommer les pages 284 à 394, ce qui est un gros travail assez fastidieux. Sinon on peut aussi importer la version avec la partie latine complète, sans intérêt pour fr.wikisource mais peut-être utile pour les latinistes. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 10:34 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] Ah tiens ! Le résultat m'est venu du premier coup en cherchant « complètes "Saint Jérôme" » (et en évitant le « Œ » de ''oeuvres'' surtout). — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 2 septembre 2026 à 10:48 (UTC).
::::::Merci! Dites-moi quand vous avez décidé et je continuerais le match&split. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 11:33 (UTC)
:::::::Je propose de remplacer le fac-similé actuel par celui recommandé par @[[Utilisateur:Khardan|Khardan]] en supprimant la page 104 inutile, mais en conservant la totalité des pages latines du nouveau fac-similé. Cela amènera à ne renommer que les pages de la TdM. Qu'en pensez-vous ? Le nouveau fichier est prêt pour import. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 13:04 (UTC)
::::::::Moi je suis d'accord. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 13:52 (UTC)
:::::::::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] C’est fait, j'ai rectifié le pagelist et renommé les pages de la TDM pour les mettre à la bonne place. Il faut probablement purger la page d'index pour voir la différence. Bonne correction. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 15:57 (UTC)
::::::::::Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 17:34 (UTC)
== Une creation échouée. ==
Bonjour, la création du Livre:Hippeau,_La_chanson_du_Chevalier_au_cygne_et_de_Godefroid_de_Bouillon_Tome_I_(1874).pdf échoue depuis deux jours, malgré des purges. Raison possible: deux renommages successives sur commons: [[: File:Hippeau,_La_chanson_du_Chevalier_au_cygne_et_de_Godefroid_de_Bouillon_Tome_I_(1874).pdf]]. Qui peut résoudre ce problème? --[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 4 septembre 2026 à 16:01 (UTC)
:@[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] : cela s'est résolu tout seul, j'ai créé l'index [[Livre:Hippeau,_La_chanson_du_Chevalier_au_cygne_et_de_Godefroid_de_Bouillon_Tome_I_(1874).pdf]] sans fou quérir. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 septembre 2026 à 16:31 (UTC)
::Merci. Mais la même chose pour le fichier créé en même temps il y a deux jours.
::[[: Fichier:Hippeau, La chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon, Tome II (1874).pdf]]. Est-ce que cela bloque pour moi à cause d'anciens essais? Pourras-tu le créer aussi? --[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 4 septembre 2026 à 19:51 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] : Bien sûr. Voilà [[Livre:Hippeau, La chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon, Tome II (1874).pdf]], je n'ai pas d'idée sur ce qui peux te bloquer. Si ça persiste on est là pour aider. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 septembre 2026 à 21:01 (UTC)
::::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] J'ai édité les TdM's des deux livres, mais je ne suis pas sûr du choix des titres des chapitres (liens rouges) et de la façon de faire suite d'une page à l'autre, utilisant ''noinclude''. Pourras-tu contrôler? [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 6 septembre 2026 à 19:05 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] : Pour les subdivisions, je conserverais le titre complet du livre, puis les deux parties, puis les chapitres :
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Le Chevalier au cygne/Introduction
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Le Chevalier au cygne/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Godefroid de Bouillon/Introduction
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Godefroid de Bouillon/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Épisode des chétifs ou captifs/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Second épisode/I [II, III, ''etc.'']
:::::ou plus neutre (si tu préfères) :
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Première partie/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Deuxième partie/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Appendice/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Second épisode/I [II, III, ''etc.'']
:::::Pour la création de la table, je propose de simplifier sans doublon : reporter dans le page précédente la fin du titre (comme page 262) et ne pas mettre la fin dans la page suivante (supprimer <code>lant, et repart avec le cygne|100</code>), en précisant ce choix dans la page de discussion. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 6 septembre 2026 à 21:38 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:ℳ-le-mot-dit]] : Tables sans doublon {{fait}} ; titres déjà adaptés dans les Index(=livre) puisque les deux ont le même titre principal et il fallait adapter les deux sous-titres. Voir le résultat [[La chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon]]. Si c'est d'accord, j'adapterai tous les titres dans la TdM. {{fait}} [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 7 septembre 2026 à 12:03 (UTC)
== Les RAW sont arrivés, la rentrée peut commencer ! ==
<div style="background-color:#177860; border-radius:.2em; color:#FFF;padding: 1em;">
<div style="font-family: Century Gothic; font-size:3em; line-height:120%;text-align:center;color: #fff;">RAW</div>
<div style="margin-bottom:1.5em; margin-top:1em; text-align:center; color: #fff;">Le numéro de septembre 2026 (n°296) est sorti.</div>
<div class="center">[[:w:Wikipédia:RAW/2026-09-05|<span class="cdx-button cdx-button--fake-button cdx-button--fake-button--enabled" style="white-space:break-spaces; text-align:center; gap:0;"role="button" aria-disabled="false">Lire l'infolettre</span>]]</div>
</div>
'''C'est la rentrée'''
Après un numéro très dense en août en raison de la Wikimania, celui-ci est un peu plus léger car l'équipe s'est octroyée quelques vacances. Cela n'empêche pas le mouvement de continuer à vivre, avec une rentrée déjà animée ! Du côté des projets francophones, le Wiktionnaire vient de franchir le cap symbolique des sept millions d’entrées, tandis que Wikipédia continue de voir fleurir sondages et discussions sur son fonctionnement.
Une rentrée, donc, placée sous le signe de la construction collective : de nouveaux outils pour contribuer, de nouveaux espaces pour échanger, de nouvelles formes d’organisation… Ce numéro des RAW vous propose de faire le tour de cette actualité, avant de reprendre tranquillement le chemin des projets Wikimédia.
L'équipe de la rédaction a également commencé à réfléchir à un nouveau nom pour remplacer l'énigmatique « RAW ». N'hésitez pas à venir donner votre avis dans la [[:w:Discussion Wikipédia:RAW/Rédaction#Changement de nom|section dédiée]] !
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Au menu de ce numéro :
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">En bref</span>''' — Des actualités francophones et du mouvement Wikimédia, des nouveaux outils et des articles de recherche
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">Le wik'hit parade</span>''' — Une analyse des articles les plus vus le mois dernier
[[Fichier:Toicon-icon-sharp-corners-draw.svg|20px|classe=skin-invert-image]] Les RAW, c'est aussi vous : n'hésitez pas à suggérer des sujets ou participer à la rédaction du [[:w:Wikipédia:RAW/Rédaction|prochain numéro]] !
[[Utilisateur:Antimuonium|Antimuonium]] ([[Discussion utilisateur:Antimuonium|d]]) 4 septembre 2026 à 22:14 (UTC)
== ''La Lettrine'', numéro 1, automne 2026 ==
Le premier numéro de ''La Lettrine'' vient de paraître !
Premier numéro de ''La Lettrine'' : des brèves d’ici, une revue de presse au fil des livres et de l’actualité, un retour sur Wikimania 2026, une recommandation pleine d’humour autour de Joaquín Xaudaró et un coup de projecteur sur les poétesses bretonnes réunies par Adine Riom ! Découvrez aussi l’éphéméride, l’agenda des prochains ateliers, les statistiques de Wikisource et le récit d’une relecture de George Sand.
Découvrez le '''[[Wikisource:La Lettrine/001-automne-2026|numéro 1 de l’automne 2026]]''' !
[[Wikisource:La Lettrine/Brouillon|Brouillon du prochain]] — [[Wikisource:La Lettrine/Inscription|Abonnement-désabonnement]]
Six personnes ont participé à ce numéro inaugural — et la rédaction vous attend déjà en décembre pour la suite ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 6 septembre 2026 à 18:44 (UTC)
:Chouette premier numéro ! Je me dis que je pourrais y présenter de temps en temps les livres un peu rigolos de propositions de réformes orthographiques du français que j’ai transcrit au cours des ans. Ça devrait être intéressant à faire découvrir ^^
:PS : Il va falloir qu’on adapte les couleurs de fond des cadres au mode sombre, les titres sont illisibles pour le moment. — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 7 septembre 2026 à 07:47 (UTC)
::Si ça améliore l'expérience, je suis en faveur. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 septembre 2026 à 14:53 (UTC)
::Merci @[[Utilisateur:Danÿa|Danÿa]] ! Sens-toi libre de corriger cela. J'ai fait ça avec mes piètres compétences de front-end et sur le coin d'une table en vitesse. Je pense que le 2e numéro aura un bien meilleur habillage ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 7 septembre 2026 à 18:15 (UTC)
:merci, j'ai mis la nouvelle dans les annonces. N'hesitez pas à ajuster si besoin. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 7 septembre 2026 à 12:42 (UTC)
== [[Livre:Whymper - Escalades dans les Alpes.djvu]] ==
Bonjour, Il reste 2 pages à valider. Merci d'avance. PS: Je suis en train de valider aussi l'original en anglais. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 6 septembre 2026 à 20:12 (UTC)
:Bizarre. J'ai tenté de valider la première des deux (la 318), mais le bouton vert "Validé" n'apparaît pas. Le dernier ''État de la page'' reste à ''Corrigé''. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 6 septembre 2026 à 20:55 (UTC).
::@[[Utilisateur:Yann|Yann]] Idem, j'ai essayé avec plusieurs navigateurs Firefox et Chrome sous Linux et Safari sous MacOs le bouton vert n’apparaît pas. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 7 septembre 2026 à 06:03 (UTC)
:::{{notif|Yann|Khardan|Cunegonde1}} Bizarrement, le paramètre <code>prpPageQualityUser</code> (qu'on peut voir dans le code HTML de la page) avait pour valeur "null" alors qu'il désigne normalement l'utilisateur qui a apposé l'état courant de la page (corrigé, validé, etc.). Je suppose que c'est un bug de l'éditeur visuel utilisé sur ces pages il y a longtemps. Et apparemment, il suffit de modifier les pages (comme je viens de le faire) pour rétablir ce paramètre. Vous devriez pouvoir valider à présent (mais pas moi, car c'est à moi qu'est désormais attribuée la correction). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 septembre 2026 à 07:35 (UTC)
::::{{fait}} OK, merci. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 7 septembre 2026 à 08:44 (UTC)
== La suppression de ma page d’accueil est demandée. ==
La suppression de ma page d’accueil est demandée. J’ai déplacé tous les liens vers la sous-page « Contributions ».
Cette procédure remplace ma page d’accueil par une seule page d’accueil universelle : https://meta.wikimedia.org/wiki/User:Ineuw
qui contient déjà un lien vers « Contributions ».
Merci. —[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 8 septembre 2026 à 04:06 (UTC)
:{{Fait}} — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 8 septembre 2026 à 09:13 (UTC)
== Affichage de tableau ==
Bonjour,
J'ai fait plusieurs pages qui affichent du texte en tableau, mais le rendu est vraiment mauvais je ne sais pas où est le problème. un exemple est cette [[Origène. — Lexique des Noms hébreux|page]] et d'autres pages de ce [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu|livre]].
Merci, [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 8 septembre 2026 à 11:45 (UTC)
:Dans la transclusion, des cellules débordent sur une troisième colonne. En vis-à-vis de ces débordements, on voit les pages fautives. Vous devez corriger le début de la page 188. Idem page 192. Il y a d'autres à pages à corriger. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 septembre 2026 à 17:47 (UTC)
::Je ne vois rien! J'ai besoin d'un exemple quand je compare les pages pages transclusent elles ont la même tête. De plus je me demande si le tableau ne pourrait pas s'afficher sur toute la page, ça serait plus lisible. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 9 septembre 2026 à 07:23 (UTC)
:::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] : page 187, il manque un il y a <code><nowiki><noinclude></nowiki></code> au lieu de <code><nowiki></noinclude></nowiki></code>. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 9 septembre 2026 à 07:40 (UTC)
::::Ah oui je commence à comprendre comment ça fonctionne! Zut j'ai fait des erreurs sur toutes les pages presque... Et pour augmenter l'affichage de la largeur du tableau on fait comment? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 9 septembre 2026 à 07:51 (UTC)
:::::Selon mes observations de l'ouvrage de Jérôme de Stridon, les pages qui contiennent les tableaux ont une largeur de 100% par défaut. Si vous élargissez au delà, vous risquez d'avoir des problèmes lorsque vous ferez une transcription (voyez par exemple [https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Gibbon_-_Histoire_de_la_décadence_et_de_la_chute_de_l%27Empire_romain,_traduction_Guizot,_tome_3.djvu/484 cette page] : l'effort de transcription a été plus grand que d'habitude) ou de transclusion (je n'ai pas d'exemple en tête, mais j'ai déjà vu des débordements intempestifs). — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 11 septembre 2026 à 14:24 (UTC)
::::::Bonjour,
::::::Je fais le coucou dans cette discussion, pour signaler un autre problème d'affichage des tableaux. Je viens de constater une anomalie dans l'affichage des tableaux quand on utilise l'option "couleur_fond=".
::::::Voilà ce que cela donne :
::::::{{table|titre=test sans couleur de fond (ok)|page=1}}
::::::{{table|couleur_fond=#ccc|titre=test couleur de fond (ok)|page=1}}
::::::{{table|couleur_fond=transparent|titre=test couleur de fond transparent (??)|page=1}}
::::::{{table|couleur_fond=inherit|titre=test couleur de fond inherit (??)|page=1}} [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 14 septembre 2026 à 08:34 (UTC)
== Wsexport en panne ? ==
Deuxième jour sans pouvoir télécharger un livre numérique. Hier attente indéfinie, aujourd'hui ''Wikimedia cloud services: Error. This web service cannot be reached. Please contact a maintainer of this project.'' L'e-book Wikisource est pourtant un service essentiel, il suiffit de voir le nombre de produits Amazon Kindle que des artisans en ont tiré. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 9 septembre 2026 à 10:10 (UTC)
:@[[Utilisateur:Narilora|Narilora]] Un ticket Phabricator a été soumis ? Si ce n'a pas été fait, je suggère de le faire, pour activer la résolution du problème. [[Spécial:Contributions/~2026-48790-66|~2026-48790-66]] ([[Discussion utilisateur:~2026-48790-66|discussion]]) 9 septembre 2026 à 12:26 (UTC)
::Dans ma naïveté, je croyais que le téléchargement faisait partie des services surveillés, avec réaction dès qu'il est défaillant. Apparemment ce n'est pas le cas. Je vais regarder où on se connecte à Phabricator. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 9 septembre 2026 à 12:31 (UTC)
:::Oui, moi aussi j'essaie d'exporter depuis plusieurs jours sans succès... en plus, je souhaiterais obtenir un format "pdf" dont l'export est en panne depuis plusieurs semaines (alors que l'export en "epub" fonctionnait encore il y a deux jours)... D'ailleurs, question subsidiaire : ''quelqu'un saurait-il me donner les paramètres qu'il faut demander dans Calibre, pour convertir un "epub" en "pdf" et en obtenant la même présentation qu'avec l'export WSexport en "pdf" ?'' (mêmes marges, même taille de caractère et même mise en page), car il y a plusieurs options de format à choisir dans Calibre, et que je n'arrive pas à obtenir un "pdf" équivalent... merci d'avance [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 9 septembre 2026 à 12:49 (UTC)
::::Bonjour @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]], pour obtenir un pdf de format a5, les paramètres à utiliser sont les suivants :
:::::*--page-breaks-before / --paper-size a5 --pdf-page-margin-bottom 32 --pdf-page-margin-top 40 --pdf-page-margin-left 24 --pdf-page-margin-right 24 --pdf-page-numbers --preserve-cover-aspect-ratio. Tu peux procéder à partir de l’applications ou utiliser un fichier .bat sur lequel tu pourrais glisser un epub et il te retournerait un pdf. Ebook-convert.exe fait le travail en criant ciseau. Il y a définitivement un problème avec la version de Calibre opérée sous Debian.
:::::*pour la taille des caractères il faut laisser le paramètre par défaut et les valeurs de wikisource seront toutes altérées comme c’est le cas avec ws-export. En cochant la case Désactiver le redimensionnement de la taille de police, tu obtiendras exactement ce qu’on retrouve dans wikisource.
::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 9 septembre 2026 à 21:04 (UTC)
:::::{{merci}} beaucoup @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : Tu saurais me donner un exemple de contenu pour créer un fichier ".bat" qui appelerait Calibre en citant un fichier "epub" et qui retournait un fichier "pdf" ? ça me rendrait un grand service pour les jours ou l'export "epub" fonctionne avec WsExport et pas l’export en "pdf"... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 9 septembre 2026 à 21:12 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] Voici un exemple tel que demandé :
::::::*Créer epub2pdf-a5.bat contenant :
:::::::set fullpath=%1
:::::::rem check si epub
:::::::if "%~x1" neq ".epub" (
::::::: echo Veuillez glisser un fichier epub
::::::: pause
::::::: exit /b)
:::::::rem extraire le nom de fichier epub
:::::::for %%F in ("%fullpath%") do set "filename_no_ext=%%~dpnF"
:::::::rem convertir en pdf a5
:::::::"%ProgramFiles%\Calibre2\ebook-convert" "%fullpath%" "%filename_no_ext%.pdf" --page-breaks-before / --paper-size a5 --pdf-page-margin-bottom 32 --pdf-page-margin-top 40 --pdf-page-margin-left 24 --pdf-page-margin-right 24 --pdf-page-numbers --preserve-cover-aspect-ratio --embed-font-family "Liberation Serif" --pdf-serif-family "Liberation Serif" --pdf-standard-font serif
:::::::rem appuyer sur une touche pour terminer
:::::::pause
::::::*Placer le fichier epub2pdf-a5.bat à un endroit facilement accessible sur le bureau par exemple ; à l’aide de la souris, glisser le fichier epub et le déposer sur ce fichier de commande.
::::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 10 septembre 2026 à 01:28 (UTC)
:::::::{{merci}} beaucoup @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : je vais tester ça dès que possible !!! [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 10 septembre 2026 à 06:25 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : j'ai créé un fichier epub2pdf-a5.bat que j'ai mis sur mon bureau, mais j'ai deux problèmes :
::::::::- 1) le fichier est vu comme un fichier texte et je ne sais pas l'exécuter, si je clique dessus il s'ouvre en lecture avec le blocnote
::::::::- 2) de toutes façons, je n'arrive pas à mettre un fichier epub "sur" ce fichier sur mon bureau, il se met avant ou après mais pas dessus
::::::::Ceci étant dit, j'aimerais autant un exécutable qui se lance "tout seul" et qui demande un fichier en entrée, que l'on pourrait ensuite sélectionner.
::::::::merci pour ton aide. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 10 septembre 2026 à 16:51 (UTC)
:::::::::... j'oubliais de dire : mon PC est sous Windows 11... c'est peut-être important à signaler !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 10 septembre 2026 à 17:02 (UTC)
::::::::::Probablement en passant à windows 11 car il y a des signalements en ce sens. Ce serait important de corriger car tôt ou tard des installations ou mises à jour peuvent échouer. Je te suggère d’ouvrir l’invite de commande '''en mode administrateur''' et d’exécuter ces deux commandes :
:::::::::::assoc .bat=batfile et appuyer sur enter
:::::::::::ftype batfile="%1" %* et appuyer sur enter
::::::::::Ce sont deux commandes microsoft qui permettent de rétablir l’association native de .bat avec l’interpréteur de commande cmd.exe sans avoir à éditer la base de registres. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 10 septembre 2026 à 23:47 (UTC)
:::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : J'ai ouvert le Terminal en mode administrateur (c'est bien ça que tu appelle "invite de commande" ?) et tapé la commande, mais ça ne marche pas. J'ai eu comme message : ''"assoc : Le terme «assoc» n'est pas reconnu comme nom d'applet de commande, fonction, fichier de script ou programme exécutable. Vérifiez l'orthographe du nom, ou si un chemin d'accès existe, vérifiez que le chemin d'accès est correct et réessayez."'' !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 14:57 (UTC)
::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : ... Ah finalement j'ai bien réussi à ouvrir une "invite de commande", mais là il me dit : "''Accès refusé. Une erreur s’est produite lors du traitement de : .bat.''" :-( [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 15:00 (UTC)
:::::::::::::C’est la réponse qu’on reçoit lorsqu’on n’est pas en mode administrateur. Tu dois voir dans l’en-tête de la fenêtre : Administrateur : Invite de commande et non uniquement Invite de commande. Clique sur démarrer, tape cmd et clique sur Exécuter en tant qu’administrateur. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 15:16 (UTC)
:::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] / 3e tentative (désolé pour le nombre de messages, mais je ne suis pas un pro de l'administration de PC) : cette fois-ci j'ai bien réussi à ouvrir l'invite de commande en mode administrateur et j'ai pu taper les deux commandes sans erreur... mais quand je double clique sur mon fichier .bat, il ouvre le Blocnote mais ne s'exécute pas ! [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 15:17 (UTC)
::::::::::::::Si tu fais assoc .bat, tu obtiens quoi comme réponse ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 15:29 (UTC)
:::::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : j'otient la réponse ".bat=batfile" mais rien d'autre ne se passe... quand je clique sur mon fichier .bat, il l'ouvre en mode édition avec le Blocnote. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 15:48 (UTC)
::::::::::::::::Il faut peut-être redémarrer pour ça prenne effet sinon renomme ton .bat en .cmd. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 16:25 (UTC)
:::::::::::::::::Dernier essai : si .cmd et .bat ouvre tous deux dans bloc note c’est que ton système ne reconnaît même plus batfile. Tu pourrais alors forcer l’utilisation de cmd.exe. Pour ce faire, utiliser la commande : ftype batfile="%SystemRoot%\System32\cmd.exe" /c "%1" %* [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 16:44 (UTC)
:::::::::::::Au lieu du double clic (gauche), il faudrait un clic droit et choisir "exécuter" ou peut-être "exécuter en tant qu'administrateur", si cela apparait dans le menu contextuel du clic droit. [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 11 septembre 2026 à 16:37 (UTC)
::::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : ça marche !!! en fait mon fichier s'apellait epub2pdf-a5.bat.txt (mais je ne le voyais pas parce que l'extension du fichier était cachée !!!)
::::::::::::::un grand {{merci}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 17:13 (UTC)
== Problème avec le modèle "Disdascalie" ==
Bonjour,
Je constate que contrairement à ce que dit la doc, les options m=, mb=, mt=, lh= ne fonctionnent pas dans le modèle {{m|Didascalie}}. Je n'ai pas trouvé pourquoi. [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 11 septembre 2026 à 14:09 (UTC)
:Pourtant, dans la documentation, il y a des exemples pour chacun de ces paramètres sauf lh et le résultat s’affiche tel qu’attendu. J’ai vérifié lh=3 et la hauteur de ligne correspond aussi. Il faudrait un exemple où ça ne fonctionne pas pour pouvoir pousser plus loin. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 14:43 (UTC)
::Bonjour,
::J'ai testé sur cette page par exemple : [[Page:Icres - Les Bouchers, 1888.djvu/8]]
::(j'ai fait toutes les combinaisons, et en retirant "sm|n")
::lh fonctionne à partir de 3, mais pas en dessous ! et m, mb, mh n'ont aucun effet (quelle que soit la valeur et l'unité). [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 12 septembre 2026 à 10:43 (UTC)
:::C’est qu’avec {{m|Didascalie}}, on a voulu regrouper dans un seul modèle deux modes de représentation : soit le mode bloc (similaire à {{m|c}}, {{m|d}}...), soit le mode inline (similaire à {{m|sc}}, {{m|t}}...). C’est le paramètre 2 qui détermine le mode de représentation. S’il n’est pas égal à c, d, g <s>ou absent</s>, c’est qu’on veut construire un objet inline imbriqué dans un span donc qui ne réagira pas certaines propriétés css dont les marges verticales. Personnellement j’aurais construits deux modèles différents mais j’imagine que ceux qui l’utilisent fréquemment se sont adaptés. Je vois que vous venez d’ajouter g comme paramètre 2 et les paramètres m et lh sont bel et bien appliqués. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 septembre 2026 à 14:27 (UTC)
::'''Explication trouvée''' : le problème est que si on ne précise pas g ou d dans la disdascalie, on utilise span au lieu de div, d'où l'inutilité des options ! [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 12 septembre 2026 à 13:51 (UTC)
:::Mais oui vous m’avez devancé. Je n’avais pas mis à jour la page du scriptorium. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 septembre 2026 à 14:29 (UTC)
== Expression "donner place sage" ==
Bonjour,
Dans [[Page:Boulain - La Fontenelle, Vie du partisan ligueur, 1895.djvu/129]], l'auteur écrit "La tour était facile à défendre, un simple escalier en spirale y conduit et se voit encore… il ne peut donner place sage qu’à une personne…".
Or je n'ai retrouvé cette expression nulle part, et je me demande s'il ne s'agit pas d'une mauvaise transcription de "donner passage".
Un(e) habitué(e) des écrits de la fin XIXe siècle a-t-il(elle) déjà rencontré cette expression ?
Merci. [[Utilisateur:Nad.roz|--Nad]] ([[Discussion utilisateur:Nad.roz|d]]) 12 septembre 2026 à 09:21 (UTC)
:Parmi toutes les pages transcrites de Wikisource, il n'y a que cette page qui contient ce passage. Pour ma part, le mot « sage » est de trop, mais « <s>place sage</s>passage » est valable également. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 12 septembre 2026 à 12:47 (UTC)
:ah, effectivement, c'est original comme formule... si c'était dans la bouche d'un plaisantin, je me dirais que ça peut être un jeu de mot... mais là, ça ressemble plutôt à une mauvaise transcription. [[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (la bot de service…) ]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 12 septembre 2026 à 13:37 (UTC)
::Original en effet et merci à @[[Utilisateur:Nad.roz|Nad.roz]] de nous faire connaître cette page de la vie mouvementée du partisan ligueur : texte écrit en 1895 mais en employant souvent des tournures de phrases qui s’apparentent davantage au siècle où les événements se sont produits. Ce n’est pas le seul endroit dans ce livre où il faut cesser de lire pour procéder au décodage. Alors si « donner place sage qu’à une personne » était la façon d’exprimer en 1597, lors du saccage de Pont-Croix, que la sagesse exigeait qu’on montasse un à la fois par l’escalier menant à la tour. Nous n’en savons rien alors pourquoi priver les lecteurs éventuels de ce que d’autres pourraient considérer comme une perle ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 septembre 2026 à 21:05 (UTC)
:::Merci @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]], @[[Utilisateur:Hsarrazin|Hsarrazin]] et @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]].
:::Dans le doute, je vais suivre l'avis de @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] qui travaille également sur le texte et laisser l'expression. [[Utilisateur:Nad.roz|--Nad]] ([[Discussion utilisateur:Nad.roz|d]]) 13 septembre 2026 à 05:41 (UTC)
::::Je pense en effet qu'il est préférable de laisser l'expression telle qu'elle, dans la mesure ou l'on ne détecte pas une ''erreur évidente''. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 13 septembre 2026 à 09:17 (UTC)
:::::Bonjour. Celles et ceux d'entre vous qui ont visité le [https://www.guedelon.fr/ château de Guédelon] (reconstitution moderne d'un château médiéval avec les méthodes et outils d’époque). Les artisans ont d'ailleurs participé grâce à leur expertise unique à la reconstruction de certaines parties de Notre-Dame de Paris. Ceux qui y sont allés auront probablement emprunté un petit escalier permettant d'atteindre les remparts depuis l'extérieur du château. Cet escalier très étroit ne laisse la place qu’à une personne à la fois (env. 30 cm. de largeur). La hauteur des marches et la courbure de l'escalier sont telles que l'on ne peut monter armé, ni épées ni lances. Ces constatations me conduisent à pencher plutôt pour une coquille. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 14 septembre 2026 à 08:20 (UTC)
== Page manquante dans le tome 2 de Jérôme de Stridon ==
Bonjour,
Je viens de me rendre compte de l’absence de deux pages dans [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu|le tome 2 de Jérôme de Stridon]]. Il s'agit des pages 194 et [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu/195|195]] (du coup .
Je ne sais pas s'il existe un meilleur djvu, j'avoue ne pas avoir cherché.
Merci de votre aide. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 10:23 (UTC)
:Pour éviter ce genre de mésaventure (ou en limiter les conséquences), il vaut mieux vérifier rapidement les pages lors de l'import du fac-similé sur Commons, ou au moins de soigner la liste des pages (<code><nowiki><pagelist, etc></nowiki></code>) sur Wikisource, ce qui permet de détecter les problèmes avant de commencer à corriger les pages. En effet, une réparation du fac-similé a posteriori entrainera un décalage de 2 pages pour celles qui ontt déjà été corrigées après les pages 194 et 195. Il manque aussi 30 pages dans le [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 9, 1881.djvu|tome 9]] (toutefois il semble s'agir d'un texte en latin, donc ce n’est pas forcément un problème). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 15 septembre 2026 à 12:30 (UTC)
::Je m'occupe du fac-similé. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 15 septembre 2026 à 12:48 (UTC)
:::Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 13:14 (UTC)
::::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ; c'est fait mais de mon côté je n'arrive pas à rafraîchir l'image des pages 194-196. En revanche je n'ai pas la possibilité de déplacer les pages sans redirection. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 15 septembre 2026 à 13:31 (UTC)
:::::Où as-tu trouver le bon fac-similé? J'ai cherché partout! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 14:05 (UTC)
:::::Quelqu'un qui s'y connaît pourrait nous aider à remettre le nouveau fac-similé à la place de l'ancien? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 14:08 (UTC)
::::::Ah oui : dans [https://www.google.fr/books/edition/_/mDQo4s7vdg0C?hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwie0ebw5fCWAxVQTqQEHXSUGSAQre8FegQIBBAt Google livres]. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 15 septembre 2026 à 14:29 (UTC)
:::::::Purée j'ai été là!! Mais j'avais pas trouvé le même, seulement sans les pages... Bizarre. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 15:23 (UTC)
:::::Bonjour,
:::::Pardon d'insister, mais je ne comprends pas malgré l'upload du nouveau fichier, je ne vois pas les nouvelles pages sur le Jerome_-_Œuvres_complètes,_trad._Bareille,_tome_2,_1878.djvu. Pourtant si je le télécharge je les vois bien.
:::::Idem pour [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu|l'index]]. je suis prêt, s'il le faut déplacer manuellement toutes les pages, mais faudrait-il qu'il s'affiche correctement. Sur l'index ce qui plus drôle c'est que la tdm est bien à la page 641, mais quand on vas sur l'ancienne page de tdm actuellement la page 639, on voit le fac-similé de la page 641. Je n'ose pas la déplacer à la bonne page.
:::::Merci encore pour votre aide. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 06:52 (UTC)
::::::En effet. J'ai l'impression qu'il y a une politique de cache de plus en plus agressive sur Wikisource. Mieux vaut attendre un ou deux jours avant de faire quoi que ce soit sur cet ouvrage, cela va peut-être s'arranger tout seul. Il m'arrive aussi de temps en temps d'avoir l'image d'une page différente de celle que je consulte en cliquant sur « Modifier » (mais ce n'est peut-être pas lié). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 07:54 (UTC)
:::::::Bonjour, je n'arrive pas non plus à éliminer cette anomalie. Toutes les purges de cache n'y ont rien fait. Chaque page est stockée en cache de commons en plusieurs fichiers de tailles prédéterminées (par ex. 330, 500, 960, 1280 pixels). Pour ce djvu, la taille 960px ne veut pas se mettre à jour. Comparer les vignettes [https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu/page477-500px-Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu.jpg?utm_source=fr.wikisource.org&utm_campaign=index&utm_content=thumbnail 500px], [https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu/page477-960px-Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu.jpg?utm_source=fr.wikisource.org&utm_campaign=index&utm_content=thumbnail 960px], [https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu/page477-1280px-Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu.jpg?utm_source=fr.wikisource.org&utm_campaign=index&utm_content=thumbnail 1280px] de la [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu/477|page 476]] (djvu477). Seul celle dont on a besoin ne veut pas être à jour ! Quelqu'un connaîtrait-il une idée pour forcer cette ✮⚡💣💥! de mise à jour ? • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 septembre 2026 à 08:03 (UTC)
::::::::Merci à vous!
::::::::Je vais patienter... Je travaille sur le tome 1 en attendant et je vérifie qu'il ne manque pas de page avant ;)
::::::::Si jamais on trouve une solution, prévenez-moi. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 09:01 (UTC)
::::::::{{phabricator|T438134}}
::::::::C'est tout de même bizarre, donc j'ai créé un rapport de bug sur Phabricator. Même si j'imagine qu'on va me répondre que c'est un problème de cache serveur qui va se résoudre tout seul. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 09:44 (UTC)
:::::::::Sur Edge, en appuyant à plusieurs reprises sur CTRL+F5 sur la page de la vignette, la page a fini par se mettre à jour puis il a fallu nettoyer le cache sur mon poste. Je ne sais pas si cela a coïncidé avec une autre opération mais je vois bien les page 194 et 195. Voir aussi [[c:Help:Purge]] --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 16 septembre 2026 à 12:35 (UTC)
::::::::::Oui, c'était mon cas aussi tout à l'heure sur Firefox, et puis la mauvaise version est revenue. Mais hors connexion le problème semble avoir disparu. Je pense que le problème sur le serveur (qui était réel) a disparu, mais il peut rester quelques problèmes sur le cache du navigateur local, qu'un <code>Ctrl-Shift-R</code> ou équivalent peut résoudre. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 12:46 (UTC)
:::::::::::Pour moi aussi il suffit maintenant du rafraîchissement du cache du navigateur. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 septembre 2026 à 15:21 (UTC)
::::::::::::Oui c'est aussi ok, j'ai déjà tout déplacé. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 18 septembre 2026 à 17:38 (UTC)
:Rebonjour,
:Je viens de découvrir une nouvelle page problématique. Heureusement elle n'est pas manquante, elle est juste toute noire! C'est cette [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 1, 1877.djvu/184|page]] [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 12:03 (UTC)
:::En effet, la page est noire dans le DjVu. Au moins cela ne fera pas de décalage si on la remplace… [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 12:49 (UTC)
::::La page est remplacée, le rafraîchissement résiste encore un peu. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 septembre 2026 à 16:23 (UTC)
:::::Ok merci, comme pour l'autre livre toujours noire. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 19:05 (UTC)
::::::J'ai purgé la page sur Commons et cela semble fonctionner désormais (à condition de vider le cache local du navigateur, par exemple en chargeant la page avec <code>Ctrl-Shift-R</code>). J'ai purgé la page 184 sur Commons (c'est-à-dire [https://commons.wikimedia.org/w/index.php?title=File%3AJerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_1%2C_1877.djvu&page=184 ici]). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 20:39 (UTC)
:::::::Jai réussi à afficher le fichier correctement mais pas encore l'index. On est bon pour le tome 1, les corrections sont faites malgré la page noires. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 21:13 (UTC)
:::::::Je pense qu'il était pertinent de faire un rapport de bug. Toujours rien chez moi pour le tome 2. Le tome 1 le fichier c'est bon mais toujours pas l'index! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 17 septembre 2026 à 07:46 (UTC)
== Échange d'idées avec WS en anglais ==
Bonjour, Comme je travaille principalement en ce moment sur Wikisource en anglais, je découvre des fonctionnalités qu'il serait utile de partager ou de copier.
# Il existe un gadget ''Vidage automatique des pages « Sans texte » : les zones de texte d’en-tête, de corps et de pied de page sont automatiquement vidées lorsque vous sélectionnez l’option « Sans texte ». Si vous changez d’avis et sélectionnez un autre statut, le texte initial sera restauré.'' qu'il serait utile de copier.
# WS en anglais n'utilise pour l'instant pas les sous-titres, et je voudrais copier cette fonctionnalité qui existe ici (exemple : [[Livre:Temps, espace, matière, leçons sur la théorie de la relativité générale, par Hermann Weyl, 1922.pdf]]).
[[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 16 septembre 2026 à 17:35 (UTC)
:Gadget intéressant pour les pages « Sans texte », que l'on pourra activer dans nos préférences si j'ai raison.
:Pour les sous-titres, c'est à la communauté de la Wikisource en anglais qu'il faut demander. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 17 septembre 2026 à 14:15 (UTC)
::{{notif|Yann}} je vois bien un champ ''Subtitle'' dans les [https://en.wikisource.org/w/index.php?title=Index:Cobweb_Castle_-_Fletcher_(1928).djvu&action=edit formulaires d'édition] et un sous-titre apparaît, par exemple, sur [[:en:Index:David-Neel - My Journey to Lhasa.pdf]]. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 17 septembre 2026 à 15:28 (UTC)
:::{{ping|Seudo}} Oui, mais il n'apparait pas dans les pages. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 17 septembre 2026 à 19:25 (UTC)
::::Que faut-il faire pour que les sous-titres apparaissent dans les pages de l'espace principal ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 22 septembre 2026 à 16:29 (UTC)
:::::Ah, dans les transclusions ? Je ne comprenais pas, parce que l'exemple donné ci-dessus n'a pas de transclusion...
:::::Sur en.wikisource, on peut voir dans chaque transclusion que le modèle [[:en:Template:Header|Header]] est appelé. Ce modèle est protégé, donc il faudrait faire la demande sur sa page de discussion. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 22 septembre 2026 à 19:15 (UTC)
::::::{{ping|Seudo}} Je suis admin sur WS en anglais, donc je peux faire les modifs, mais je voudrais que le sous-titre s'affiche quand on utilise <code><nowiki><pages index="..." header=1 /></nowiki></code>. C'est ça que je n'ai pas trouvé. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 23 septembre 2026 à 15:02 (UTC)
:::::::Il faut trouver quelqu'un qui ait les droits d'admin ET qui connaisse Lua. Je pense qu'il y a quelques lignes à rajouter dans la fonction <code>header_title</code> du fichier [[:en:Module:Header]], mais c'est impossible d'en être sûr sans faire de tests. De toute manière il faut en parler là-bas avec les autres contributeurs de en.wikisource pour vérifier qu'ils sont d'accord avec une telle modification, puisque ça peut impacter un grand nombre de pages. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 23 septembre 2026 à 21:34 (UTC)
:3. WS en anglais utilise un espace de nommage séparé pour les traductions faites par des contributeurs, ce qui me semble une bonne idée. Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 septembre 2026 à 14:11 (UTC)
::* Très bien, le gadget pour les pages sans texte
::* Bonne idée, un espace séparé ; parfois, ce n'est pas très clair, en effet
::[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 18 septembre 2026 à 16:11 (UTC)
::Je ne sais pas comment copier le gadget. Pour un nouvel espace de nommage, il faut un consensus de la communauté, puis un rapport de bug aux développeurs. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 22 septembre 2026 à 16:28 (UTC)
::: [[Utilisateur:Yann|Yann]],
::: Le lien vers le code du gadget se trouve dans [https://en.wikisource.org/wiki/MediaWiki:Gadgets-definition#editing-tools-for-Page-namespace cette section] (merci Google Gemini). Les pages qui servent aux transcriptions sont dans l'espace de noms 104 ; il n'y a donc que quatre possibilités. Après comparaison avec la liste des gadgets dans [https://en.wikisource.org/wiki/Special:Preferences#mw-prefsection-gadgets les préférences], je parie fortement sur l'extension « notext », qui est programmée en JavaScript (ce qui renforce mon hypothèse). J'ai trouvé [https://en.wikisource.org/wiki/MediaWiki:Gadget-notext.js MediaWiki:Gadget-notext.js] : le commentaire en haut de la page soutient mon hypothèse. {{sourire}} C'est ce code qu'il faut copier ici.
::: Bon succès pour la suite.
::: — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 24 septembre 2026 à 22:37 (UTC)
== Notes sur un texte bilingue ==
Dans l'Art Poétique d'Horace, [[Art poétique (Horace, Batteux)|traduction de Charles Batteux]], texte latin sur la page de gauche (paire) et traduction sur la page de droite (impaire), il y a des notes de bas de page en français, qui commencent en bas de la page de gauche et continuent selon le besoin en bas de la page de droite, et sont appelées depuis le texte latin. Ces notes n'avaient pas été reprises; or elles sont d'un grand intérêt, et la plupart ne commentent pas spécialement le texte latin. J'ai cru comprendre que ne pas incorporer les pages en langue étrangère dans l'ouvrage en français est un dogme. J'ai fait un essai sur les premières pages, en recopiant tout simplement la note de la page de gauche sur la page de droite, la source étant donc invisible. Le cas se présente sûrement ailleurs, et je suppose qu'il y a une solution orthodoxe. Donnez-moi un exemple à suivre. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 16 septembre 2026 à 20:32 (UTC)
:Excellente solution à mon avis. Le seul dogme est de faire des textes fidèles à l'original, modulo les différences matérielles entre une édition papier et une édition électronique. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 21:24 (UTC)
::@[[Utilisateur:Narilora|Narilora]] Tout à fait d’accord avec @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ! Le jour où on formalisera cette orthodoxie wikisourcienne, il faudra citer une de vos pages en exemple {{sourire}}. Comme l’Art poétique d’Horace comprend la version originale latine, j’ai créé [https://la.wikisource.org/wiki/Liber:Batteux_-_Les_quatre_po%C3%ABtiques_d%E2%80%99Aristote,_d%E2%80%99Horace,_de_Vida,_de_Despr%C3%A9aux,_tome_1,_1771.djvu Liber:Batteux - Les quatre poëtiques d’Aristote, d’Horace, de Vida, de Despréaux, tome 1, 1771.djvu] et y ai inséré la transclusion de vos pages. Voir les pages sans texte. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 17 septembre 2026 à 01:48 (UTC)
:::Si j'ai bien compris, il faudra que je continue le travail de recopie vers le domaine latin. Pour l'instant, je vais au bout sur le domaine français. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 17 septembre 2026 à 10:05 (UTC)
::::Pas recopier mais plutôt transclure. Il suffit de placer <nowiki>{{iwpage|fr}}</nowiki> au haut de toutes les pages que vous avez déjà transcrites sur ws.fr et pour le latin on peut faire l’inverse ce qui nous permet de produire une version dans les deux langues dans l’espace principal. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 17 septembre 2026 à 15:34 (UTC)
:::::Le temps de comprendre iwpage, je fais. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 17 septembre 2026 à 19:23 (UTC)
::::::Voici un exemple de ce qu’on peut obtenir une fois terminé : [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/II]] [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 18 septembre 2026 à 01:12 (UTC)
== Livre sur Gallica pas dans le domaine public ? ==
Bonjour,
Je suis intéressé par le livre de [[Auteur:André Héléna|André Héléna]], "Les Salauds ont la vie dure" qui est sur Gallica [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k11864567.r=Les%20Salauds%20ont%20la%20vie%20dure ici].
Comme j'ai trouvé ce livre complet sur Gallica, je pensais qu'il était dans le domaine public, et j'ai donc créé la page auteur sans me poser de questions... et puis j'ai vu que cet auteur est décédé en 1972 (donc pas libre de droit)... je m'apprêtais à mettre le livre sur Commons, mais au moment de me poser la question de la "Permission", je me suis rendu compte que le livre était paru en 1953... Ce qui veux dire qu'il n'est pas non plus dans le domaine public aux Etats-Unis...
Je suppose donc que je ne peux pas mettre ce livre sur Commons... ni sur Wikisource ?
Mais alors, comment se fait-il qu'il soit accessible sur Gallica ???
merci de vos retour... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 18 septembre 2026 à 16:59 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] C'est une erreur de Gallica, pour les autres ouvrages numérisés d'André Héléna, seul un extrait est accessible. Cette possibilité d'accès à des livres non domaine public arrive parfois sur Gallica. Quelle que soit la source du fac-similé, il faut toujours vérifier la question des droits avant import, non seulement pour l'auteur lui-même mais également pour les traducteurs, les illustrateurs et les préfaciers (lorsqu'il y en a), ce qui n'est pas toujours simple. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 19 septembre 2026 à 04:49 (UTC)
::Oui, merci @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]]... du coup j'abandonne mon projet de retranscrire ce livre... c'est pas grave car j'ai bien d'autres sujets en cours ! {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 19 septembre 2026 à 07:05 (UTC)
== [[:Catégorie:Poètes maudits]] ==
Bonjour,
Je crois que cette catégorie vise à regrouper [[:w:fr:Les Poètes maudits|''Les Poètes maudits'' de Paul Verlaine]] ou les [[:w:fr:Poète maudit|poètes maudits]] selon une définition plus moderne. J'ai un doute sur la pertinence de la catégorie, parce que j'ignore les critères utilisés pour la catégorisation. Votre avis ?
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 19 septembre 2026 à 09:27 (UTC)
== Ajouter le champ collection dans les index ? ==
Bonjour,
Dans [[Livre:Haussonville - Lacordaire, 1895.djvu]], quelqu'un a inscrit le passage « Les Grands Écrivains français », une collection de la Librairie Hachette, dans le champ de la maison d'édition. Devrait-on avoir un champ distinct pour indiquer la collection ?
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 19 septembre 2026 à 09:54 (UTC)
:Bonjour,
:Offrir cette possibilité serait sans doute utile, mais la parenthèse dans le champ "maison d'édition" ne me choque pas non plus. Sinon on peut toujours créer des catégories pour les collections les plus représentées sur WS. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 20 septembre 2026 à 12:28 (UTC)
== Bandeau modernisation ==
Bonjour à tous, alors que je transcluais la [[Grammaire de Port-Royal]], je me demandai s'il ne serait pas judicieux de mettre en place un « bandeau d'avertissement » pour avertir les utilisateurs novices de l'existence / des effets du modèle {{m|modernisation}} car j'imagine que tout le monde ne connais pas l'existence de ce modèle dès sa première visite de WS (j'ai moi-même découvert ce modèle en travaillant sur un ouvrage de la Renaissance, pas en naviguant sur une page qui avait installé ce modèle !)
J'avais imaginé un bandeau avec {{m|ambox}} pour l'instant, sous cette forme :
{{ambox|text=Ce texte a été transclu dans son orthographe d’origine mais, grâce à l’aide du modèle {{m|Modernisation}}, il vous est possible d’en moderniser l’orthographe en cliquant dans la barre d’outils à droite sur ''Orthographe moderne''.
{{c|N’hésitez pas à contribuer au [[Wikisource:Dictionnaire|dictionnaire des modernisations]] si vous apercevez une lacune !|fs=90%}}}}
En cas de mise en place de cette idée, j'imagine qu'il serait plus facile de l'intégrer directement au modèle de {{m|modernisation}} pour éviter d'avoir à le rajouter manuellement à chaque page existante comprenant le modèle et pour éviter à l'avenir que des wikisourciens n'utilisent un modèle sans l'autre. Toutefois, je ne sais comment faire en sorte que le bandeau soit forcément afficher en haut de la page, dans le cas où le modèle serait ajouté en dessous de la balise ''header'', affichant donc le bandeau ''après'' le texte...
Je lance donc cette idée (ici pas en page de discussion du modèle modernisation, pour éviter que personne n'y participe), à vous de me partager vos opinions ! – [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 19 septembre 2026 à 16:30 (UTC)
:Il est possible de faire apparaître le bandeau en haut d'une page avec du CSS, mais je ne suggère rien faute d'expérience. [[user:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] connaît probablement une solution qui fonctionne dans Wikisource.
:Sinon, {{m|modernisation}} et le futur modèle peuvent être inscrits séparément dans la même page, chacun contenant une phrase indiquant d'insérer l'autre modèle. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 19 septembre 2026 à 18:38 (UTC)
:@[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] : personnellement je trouve que c'est une bonne idée et je suis '''''pour''''' :-) [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 19 septembre 2026 à 18:40 (UTC)
::Bonjour @[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]]. Peut-être serait-il utile d'indiquer dans le bandeau d'avertissement que (sauf erreur de ma part) la modernisation ne fonctionne que sur la lecture en ligne. L'outil d'export ne permet pas de sélectionner la version à exporter et c'est donc toujours la version originale qui est exportée. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 05:53 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] C'est juste ! quelque chose comme :
:::{{ambox|text=Ce texte a été transclu dans son orthographe d’origine mais, grâce à l’aide du modèle {{m|Modernisation}}, il vous est possible d’en moderniser l’orthographe en cliquant dans la barre d’outils à droite sur ''Orthographe moderne''. '''Attention !''' La modernisation ne sera pas exportée vers EPUB, MOBI ou PDF par l’outil ''ws-export''.
:::{{c|N’hésitez pas à contribuer au [[Wikisource:Dictionnaire|dictionnaire des modernisations]] si vous apercevez une lacune !|fs=90%}}}}
:::– [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 20 septembre 2026 à 06:23 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] Oui ! je serai toutefois plus précis comme : '''Attention !''' seul le texte original non modernisé sera exporté vers vers EPUB, MOBI ou PDF par l’outil ''ws-export''.
::::C’est d'ailleurs la première raison pour laquelle j'ai arrêté de moderniser les ouvrages que je transcris.[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 10:06 (UTC)
:Bonjour,
:Pardonnez-moi, mais je ne pense pas qu'afficher un bandeau aussi massif sur les milliers de pages utilisant le modèle (y compris les sous-pages, donc chaque chapitre, fable de La Fontaine ou lettre de Mme de Sévigné) soit une bonne idée. Par ailleurs, en tout cas sur l'apparence que j'utilise (Vector 2010), l'emplacement des boutons en question est différent (plutôt en haut à gauche après source et discussion), ce qui rend l'instruction donnée contre-productive. Je ne pourrais soutenir la proposition que si elle est limitée aux pages racines de l'ouvrage concerné, aux lecteurs/lectrices non connecté(e)s, ou avec possibilité pour celles et ceux qui le sont de désactiver le bandeau une fois pour toutes, vu qu'il n'aurait vraiment d'utilité qu'à la première rencontre d'un texte avec modernisation offerte. Tout cela me paraît malheureusement délicat techniquement. En l'état je suis donc {{contre}} [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 20 septembre 2026 à 12:24 (UTC)
::Je suis d'accord avec ces points de critique, @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] : étant donné que je n'ai malheureusement pas les connaissances permettant de déterminer la faisabilité d'un pareil bandeau, j'espère trouver ici des utilisateurs plus expérimentés ayant des pistes d'améliorations pour une mise en oeuvre moins "encombrante" {{;-)}}. Pour Vector 2010, j'utilise personnellement également cette apparence-ci mais j'imagine que les utilisateurs occasionnels seront principalement sur la nouvelle apparence ! (j'imagine impossible de personnaliser le message aux différentes apparences de WS) — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 20 septembre 2026 à 13:50 (UTC)
:::::Je partage l’avis de @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] et considère la présence d’un bandeau dans l’espace principal un peu trop envahissante. Je crains qu’ainsi on ouvre une porte et que d’autres situations se présentent. De toute façon, techniquement on ne peut insérer un bandeau en utilisant un modèle à moins de le positionner à l’endroit où ce modèle est situé. À la limite, le modèle pourrait préciser lorsque le bandeau est requis mais il devra passer la main au Gadget écrit en javascript. Cela implique l’intervention d’admin d’interface. N.-B. : Susuman77 a fait ressortir un problème avec Vector 2022. Ceux qui utilisent cet habillage ne peuvent pas discerner la présence d’une modernisation à moins de faire afficher la barre latérale et, même là, ''Montrer les altérations'' semble absent. Il faudrait que ce soit corrigé sinon plusieurs ne verront jamais qu’un texte a été modernisé. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 20 septembre 2026 à 14:31 (UTC)
::::::Pour moi, les options apparaissent bien dans la barre latérale droite avec Vector 2022, y compris ''Montrer les altérations'' si on a d'abord sélectionné ''Orthographe modernisée''. Le comportement me semble donc être le même pour Vector et Vector 2022. Certes, les commandes sont très difficiles à trouver avec Vector 2022, mais je crois que l'objectif de ce thème est bien de cacher tout ce qui peut être utile... La solution à ce problème (ou ce choix) de design n'est évidemment pas de rajouter des bandeaux. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 20 septembre 2026 à 14:51 (UTC)
:::::::@[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] J'ai répondu sur l'aspect technique, pour le fonds, je partage d'autant plus les critiques des autres contributeurs sur un bandeau potentiellement envahissant que, de mon point de vue, l'intérêt de la modernisation est largement obéré par l'absence de possibilité d'export. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 15:04 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] c'est vrai que c'est le gros problème, même si j'ai jamais vraiment compris la raison pour laquelle les modernisations ne pouvaient pas être exportées... — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 20 septembre 2026 à 16:03 (UTC)
:::::::::Je pense que ce n'est pas possible parce que la modernisation se fait en Javascript, c'est-à-dire sur le poste du lecteur (elle disparaît si on ferme la fenêtre). L'export est réalisé par le serveur à partir du texte enregistré dans la base de données de Wikisource, donc le texte non modernisé. Il faudrait implémenter la modernisation sur le serveur lui-même. (Ou alors hacker le système en créant une page temporaire contenant la version modernisée, le temps de faire l'export...) [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 21 septembre 2026 à 13:57 (UTC)
:::::::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Mais oui, je me souviens maintenant ! C’est toi qui avais corrigé la barre d’outils après avoir obtenu, j’imagine, les autorisations du Saint Esprit. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 20 septembre 2026 à 15:59 (UTC)
== Aide pour produire un djvu de qualité ==
Bonjour,
J'ai scanné une vie de Charles Boromé de 1910, je voudrais la mettre sur ws. J'ai fait la bêtise de scanner en niveau de gris. Le texte n'est pas si mauvais. J'arrive à mettre mon pdf en ordre, puis à en faire l'ocr. Mais dans toutes ces "manip" en ligne de commande le fichier devient plus gros et la conversion en djvu (depuis le pdf) perd le texte océrisé, la commande est la suivante:
ocrmypdf --deskew --optimize 2 -l fra livre-propre.pdf livre_ocr_dresse.pdf
Mais mon fichier d'abord de moins d'un giga passe à 17 quand je veux rendre le fond blanc et pas gris (avec pdftoppm -tiff -r 300 _travail/livre_complet2.pdf _travail/images/page puis convert, imagemagik), puis à plus de 60 méga une fois la roc finie...
Si quelqu'un à une méthode fiable sous linux je suis preneur.
[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 12:35 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]]. Je retravaille les scans avec ScanTailor advanced. Cela produit des fichiers .tif d'une résolution choisie. Tu peux choisir d'exporter en couleurs/niveau de gris ou noir et blanc et tu choisis également la résolution d'export.
:*Sous ScanTailor, si je fais un fichier en couleur je choisis une résolution d'export de 150 ou 200 dpi, je postérize à 255, je décoche ''normalize'' et ''force b&w''. En noir et blanc, je choisis une résolution d'export de 300dpi, je coche toutes les options, j'utilise la méthode Otsu à 0 (à modifier en fonction du contraste).
:*Sous linux une fois les images retravaillés avec Scantailor, je transforme les images .tif en .pdf avec <code>img2pdf *.tif -o MonFichier.pdf</code> puis je fais l'OCR avec <code>ocrmypdf -j0 -l fra MonFichier.pdf MonFichierOCR.pdf</code> enfin je transforme mon .pdf avec <code>pdf2djvu -o MonFichierOCR.djvu -j0 --fg-colors=black --bg-subsample=1 --dpi 200 --lines MonFichierOCR.pdf</code> Le dpi est à ajuster en fonction du choix de départ. En noir et blanc tout cela produit des fichiers de très petite taille, et en couleur de taille raisonnable (mais cela dépends du nombre de page de départ).
:[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 13:00 (UTC)
::Merci je vais essayer ça. Question annexe j'aurais du mieux scanner en noir et blanc plutôt qu'en niveau de gris? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 13:30 (UTC)
:::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] Pas forcément, cela dépend de la qualité du livre, s'il est récent et sans taches, c'est très bien en noir et blanc, s'il y a des taches il vaut quelquefois mieux préserver la couleur ou le niveau de gris. L’algorithme otsu de scantailor est très performant pour convertir en noir et blanc en minimisant les pétouilles lorsque la source est à peu près correcte. Au final c'est une suite de compromis qualité/poids donc il est difficile de donner une solution générale. Je procède souvent au cas par cas. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 14:57 (UTC)
::Merci c'est génial, il m'a fallut un peu de temps pour comprendre scantailor, mais j'y suis arrivé!! Je note la procédure. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 16:20 (UTC)
:::Et voilà c'est téléversé, mais comme d'habitude j'arrive pas à créer [[Livre:Saint Charles Borromée (1538-1584).djvu|l'index]] correctement, j'ai une erreur intervalle invalide, pourtant ça a l'air correct: <nowiki><pagelist 1to5="roman" 6to8=- 9=1 269to271="TdM" 272to276=-/></nowiki>! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 16:59 (UTC)
::::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] Normalement il suffit :
::::*de purger le fichier sur Commons en utilisant successivement les deux boutons purge à droite dans les outils
::::*de purger le fichier index sur wikisource
::::Cela devrait marcher. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 18:25 (UTC)
:::::IL serait utile d'ajouter la purge à la page d'aide. Parce que chaque fois j'oublie ce simple petit détail. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 08:49 (UTC)
== Validations ==
Bonjour, je trouve que le contenu de {{m|Validations}} manque d'homogénéité : certains titres en romain, d'autre en italiques. Je pense qu'il faudrait appliquer une convention (pour ce qui est du fini de la chose.) • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 21 septembre 2026 à 08:02 (UTC)
:La règle est claire, un titre d'ouvrage doit être en italique. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 21 septembre 2026 à 09:18 (UTC)
== Ajouter l'auteur Charles Borromée à wikidata ==
Bonjour,
Je n'ai pas le droit d'ajouter Charles Borromée à [[d:Q216946|wikidata]], quelq'un pourrait m'aider à le faire car je souhaite créé sa page.
Merci pour votre aide, [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 08:48 (UTC)
:Il faut d’abord créer la page Auteur et par après on peut la lier à Wikidata. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 septembre 2026 à 12:29 (UTC)
::Ah ok! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 12:39 (UTC)
::Je ne sais pas si c'est la bonne page, mais celle que j'ai mis dans le lien est semi-vérouillée. Je ne peux pas ajouter l'auteur. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 12:43 (UTC)
:::Voir les modifs que j’ai apportées à la page [[Auteur:Charles_Borromée|Auteur]]. Quand on enregistre la page la première fois, ça va afficher un message d’erreur. Puis il faut aller sur la page de wikidata et au bas complètement à l’item Wikisource, ajouter un lien à Auteur: Charles Borromé en précisant fr dans la colonne de gauche ; et enfin purger la page Auteur de Wikisource. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 septembre 2026 à 14:21 (UTC)
::::Merci de l'avoir fait. Je répète juste que je n'ai pas accès à la page sur wikidata. Je ne suis pas autorisé à la modifié. Il y a un cadenas chez moi. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 15:26 (UTC)
:::::Le cadenas signifie que la page est semi-protégée, c'est-à-dire la modification est réservée à des utilisateurs ayant déjà une certaine expérience sur Wikidata. Ce n'est apparemment pas ton cas, donc tu peux utiliser le modèle [[:c:Template:Edit request|Template:Edit request]] pour faire une demande là-bas. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 21 septembre 2026 à 22:11 (UTC)
== Modification du gadget "Erreurs communes" ==
Bonjour,
Je trouve que le gadget "erreurs communes" trouve certains mots en ''erreur'' qui ne devraient pas l'être ; comme par exemple : "Eh", "môme", "malin", et même "Ton" en début de phrase... serait-il possible de retirer ces mots courants des erreurs ?
J’utilise le modèle {{m|Nec}} pour éviter de voir ces mots en rose… mais ce serait quand même bien que ces mots ne ressortent pas "de base"…
merci d'avance [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 12:33 (UTC)
:Il y en a d'autres des mots "innocents", là je pense à lune et à antre. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 14:05 (UTC)
::Ces mots sont en erreurs communes du fait de la confusion potentielle de l’OCR : Eh/En ; môme/même ; Ton/l’on ; malin/matin. Ces confusions sont très fréquents, c'est pourquoi elles font parties des erreurs communes. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 21 septembre 2026 à 14:22 (UTC)
::Salut, c'est plus compliqué que tu ne le penses, "môme" est souvent une erreur de "même", "malin" de "matin", "Eh" de "Et" si tu as le courage tu peux me donner le contexte certains dans lequel sont les mots "môme malin".
::Par exemple "môme que" me semble être toujours une erreur alors que "une|un môme" peux aussi étre "une|un même", l'erreur commune est là pour nous surligner un oublie classique.
::*" leur môme" semble toujours bon, 3 occ..
::*Ici le surlignage serait utile : [[Page:Lefrançais - Étude sur le mouvement communaliste à Paris, en 1871.djvu/464]] "souffrant des mômes maux"
::Tu peux faire une recherche <code>[https://fr.wikisource.org/w/index.php?search=insource%3A%2Fm%C3%B4me%2F&title=Sp%C3%A9cial%3ARecherche&profile=advanced&fulltext=1&ns104=1 insource:/môme/]</code> dans les pages, tu verras mieux la problématique. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 14:23 (UTC)
:::Bonne réponse @[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ! Un exemple vaut mille mots ! [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 septembre 2026 à 14:52 (UTC)
::::Bonjour ou re-bonjour à tous,
::::Je comprend bien que "môme" peut être une erreur à la place de "même" et que "malin" peut être une erreur à la place de "matin"... et en effet, il y a aussi "lune" qui apparaît systématiquement en erreur potentielle... malgré tout, il est assez dommage que ces mots restent en rose définitivement sur les pages, alors qu'il peuvent très bien ne pas constituer des erreurs... Bon, j'utilise maintenant systématiquement le modèle {{m|Nec}} pour éviter que les mots restent en rose dans la page... mais c'est quand même assez "lourd", et un contributeur "non initié" peut ne pas comprendre ce que signifie ce "Nec" appliqué à certains mots… Ne serait-il pas possible de refaire le gadget de façon à que les mots en "erreur potentielles" apparaissent au moment ou le contributeur tente d'enregistrer une page, mais qu'il y ait alors une possibilité de corriger ou de valider ces mots, de manière à ce qu'il n'apparaissent plus en rose après l'opération ??? (je me doute que c'est plus compliqué à réaliser, mais ce serait idéal à mon sens...). [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 15:42 (UTC)
:::::Une solution serait que le gadget erreurs communes ne soit plus activé par défaut. Ainsi les lecteurs ne voient plus les erreurs et seul un correcteur ayant activé le gadget voit. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 17:23 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] : pour moi celà ne résoudrait pas cette problématique... car les personnes qui n'ont pas activé le gadget ne le verraient jamais, alors que les "contributeurs avancés" continueraient à voir les mots en rose définitivement... alors qu'une "validation" par le correcteur montrerait qu'il y a eu une action concrète pour accepter le résultat... certes, le gadget à développer est certainement plus complexe, mais encore une fois je pense que ce serait la bonne réponse à cette problématique... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 17:32 (UTC)
:::::::Suite à mon message précédent, je suis en train de réfléchir à la question de manière différente : ''ne faudrait-il pas tout simplement désactiver le gadget sur les pages validées (voire corrigées)...'' en considérant que si le valideur (voire le correcteur) à sauvegardé la page avec ce statut, c'est qu'il a "de fait" accepté l'orthographe des mots que la page contient ? En effet, le gadget est utile pour aider le contributeur à repérer les potentielles erreurs lors de la transcription d'une page, mais après cette étape, il n'a "normalement" plus de raison d'être...!? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 18:12 (UTC)
::::::::Cela me semble une bonne idée, le gadget sert seulement pour le correcteur pas pour le lecteur. On peux ainsi augmenter le nombre d'erreurs communes sans avoir l'effet négatif pour le lecteur.
::::::::MAIS comme tu as pu le voir, le mot môme pour même est présent dans les pages "jaunes", le gadget est utile pour un repérage.
::::::::Je désactiverai donc bien le gadget sur les pages validées. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 18:17 (UTC)
:::::::::Oui... en plus je suppose qu'il a dû y avoir de nombreuses pages transcrites et corrigées avant que le gadget existe... mais, en effet, c'est peut-être préférable de ne désactiver le gadget que sur les pages validées... sur lesquelles sont passés au moins deux contributeurs. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 18:22 (UTC)
::::::::::Mais certaines pages ont pu être validées avant l'existence du gadget, et une page validée n'est pas nécessairement exempte d'erreurs. Il faut quand même se rappeler que ce gadget n'est vu que par les contributeurs connectés, et que son utilité contrebalance très largement le léger désagrément de voir des mots surlignés. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 21 septembre 2026 à 20:53 (UTC)
::::::::::Précision : j’ai trouvé 8 pages validées comportant "mômes" pour "mêmes" ; je n’ai pas encore passé le singulier en revue. --[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 21 septembre 2026 à 21:13 (UTC)
:::::::::::Bonjour, le gadget erreurs communes peut-être discret sur certains mots lors de la correction, c'est pourquoi il peut rester des erreurs malgré sa présence (ponctuation erronée, mots de deux lettres). Le moyen d'y remédier est de regarder les ''erreurs possibles'' dans les chapitres tranclus ou dans le texte entier s'il a été créé. Je le fais systématiquement. Le fait de désactiver le gadget après la correction présente le risque de laisser passer des erreurs. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 22 septembre 2026 à 04:37 (UTC)
::::::::::::Bonjour à tous. Idem. Ce qui me satisferais le plus, ce serais juste une bascule dans l'espace principal pour afficher ou masquer à volonté ces ''erreurs possibles''. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 22 septembre 2026 à 07:11 (UTC)
:::::::::::::Bonjour, en réfléchissant, il me semble que que la coloration pourrait être supprimée des pages de l'espace principal après les passage en mode corrigé dans l'espace page. Mais cela à condition que l'on puisse voir dans le bandeau de gauche de l’espace principal les ''erreurs possibles'' malgré la suppression de la coloration. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 23 septembre 2026 à 15:11 (UTC)
::::::::::::::Après cette judicieuse remarque, j'ajouterais que ce gadget, qui ne concerne que le français, devrait être désactivé dans {{m|lang}}. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 25 septembre 2026 à 07:46 (UTC)
:::::::::::::::J'ai l'impression que c'est déjà le cas. Un exemple ? [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 25 septembre 2026 à 08:04 (UTC)
::::::::::::::::Bonjour @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] C'est effectivement le cas actuellement, mais je pensais au cas où, parce qu'elle est gênante, on ferait en sorte que la coloration ne s'affiche plus dans l'espace page ni dans l'espace principal après le passage de la page en mode ''à valider''. Il faudrait dans ce cas que les erreurs possibles, même non coloriées puissent quand même s'afficher après activation des ''erreurs possibles'' dans le bandeau de gauche dans l'espace principal. Suis-je plus clair ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 25 septembre 2026 à 13:34 (UTC)
:::::::::::::::::Je répondais à {{u|M-le-mot-dit}} au sujet du modèle {{m|lang}}...
:::::::::::::::::Sur ta question, on peut aussi rajouter dans son <code>common.css</code> quelque chose comme :
:::::::::::::::::<syntaxhighlight inline=yes lang=css>.Erreurs-communes, .no_erreurs_communes { background-color:light-dark(#FCDFFF,#362537); }</syntaxhighlight>
:::::::::::::::::Mais :
:::::::::::::::::* cela s'appliquera pour tout texte marqué par {{m|nec}} (même si le texte n'aurait pas été détecté par le gadget Erreurs communes) ;
:::::::::::::::::* il n'y a pas de moyen de le désactiver, sinon en modifiant à nouveau son <code>common.css</code> (ou alors on peut installer l'excellente extension ''Stylus'' dans Firefox, qui permet d'avoir une sorte de <code>common.css</code> pour n'importe quel site web, facile à activer ou à désactiver).
:::::::::::::::::[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 25 septembre 2026 à 14:16 (UTC)
::::::::::::::::::Au temps pour moi, le langage est pris en compte dans le gadget. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 25 septembre 2026 à 15:27 (UTC)
== Note de bas de page ==
Je voulais savoir comment indiquer une note sur une [[Page:Carette_-_Zirska,_immigrante_inconnue,_1947.djvu/12|page]] dans l’espace Page: qui se retrouve reportée en bas de page sur la page [[Page:Carette_-_Zirska,_immigrante_inconnue,_1947.djvu/13|suivante]]. La même question se pose si cette note ce retrouve sur la page [[Page:Carette_-_Zirska,_immigrante_inconnue,_1947.djvu/13|précédente]]. J’ai cherché dans l’[[Aide:Notes]] et je n’est pas trouvé d’exemple. Par contre, la transclusion semble être correcte.
Merci pour votre aide. [[Utilisateur:Obelon|Obelon]] ([[Discussion utilisateur:Obelon|d]]) 21 septembre 2026 à 19:19 (UTC)
:ça me semble très bien comme cela, ce qui compte c'est le rendu final. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 20:42 (UTC)
::Super alors! je vais laisser les pages telles quelles. [[Utilisateur:Obelon|Obelon]] ([[Discussion utilisateur:Obelon|d]]) 22 septembre 2026 à 01:17 (UTC)
== Accolades non exportées avec WSExport ==
Bonjour,
Je viens de constater que les accolades ne sont plus exportées avec WSExport... j'ai l'impression que c'est la même chose aux formats "epub" et "pdf".
Avez-vous constaté la même chose ? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 22 septembre 2026 à 00:06 (UTC)
:Désolé... j'ai rencontré un problème sur un export, mais il semble que maintenant ça "re-marche" !... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 22 septembre 2026 à 00:10 (UTC)
== Quoi de neuf du côté de Wikimédia France ? ==
[[File:Logo WMFr noir horizontal.png|centre|350px]]
Bonjour le Bistro !
Petite revue d'actualités en cette rentrée du côté de Wikimédia France. Que vous soyez simples lecteurs, contributeurs réguliers ou anciens de l'association, voici les derniers sujets chauds du moment :
* '''Vie associative : Adhérez ou réadhérez à Wikimédia France avant l’AG du 21 novembre !'''
* '''Wikimania 2026 à Paris :''' Retour sur la conf' de presse et ce que le rassemblement mondial va apporter à la communauté locale.
* '''Sondage :''' Les résultats de l'enquête de juin 2026 sur les usages et la perception de Wikipédia par les Français.
* '''Livre blanc :''' Retour sur l'événement aux Archives nationales pour la promotion des communs numériques.
* '''Label Culture Libre 2026 : ''' Découvrez les institutions labellisées
👉 '''Retrouvez toute l'actu détaillée directement sur la page [https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Wikim%C3%A9dia_France Wikimédia France]'''.
<gallery mode="packed-hover" heights="80px">
File:Campagne adhésion 2026- format vertical - 1080x1350.png
File:Wikimania 2026 Wordmark Color.svg
File:Wikimania 2026 Closing ceremony.jpg
File:WP25 Wiki love - blue.png
File:Wikimania 2026 Day 4 group photo.jpg
File:Logo Label Culture Libre.jpg
</gallery> [[Utilisateur:Luc Hervier WMFr|Luc Hervier WMFr]] ([[Discussion utilisateur:Luc Hervier WMFr|d]]) 25 septembre 2026 à 09:21 (UTC)
== Your feedback wanted: Remove ''(Language link added:) and similar'' edits from Special:RecentChanges ==
''(Apologies for posting in English. You can help by translating it)''
Hello, I’m Danny from [[:en:w:Wikimedia_Deutschland|Wikimedia Deutschland’s]] [[m:Wikidata_For_Wikimedia_Projects|Wikidata For Wikimedia Projects]] team.<br/>
We have been investigating and examining how Wikidata’s use in the [[Special:RecentChanges]] and [[Special:Watchlist]] pages can be made to be more useful, or less ‘noisy’ (fewer edits that have little value to the reader).
We are currently exploring to make a change in the volume and the type of Wikidata edits that appear in these pages, and '''we need your feedback''' to help us ensure this is a positive change for the Wikis and won’t disrupt your workflows.<br/>
Language links are also known as sitelinks or interlanguage links and describe when a Wikidata item is connected to a Wiki, adding it to the language dropdown tool for other connected Wikis.
[[File:Types of Lang Link changes.png|x350px|frame|A variety of "Language Link" edits as seen in the Recent Changes feed]]
The request for feedback is whether you support the removal of these language link edits from the Recent Changes and Watchlist feed, or would you oppose such a change and if so, why?
Please share you thoughts on the dedicated '''[[m:Talk:Wikidata_For_Wikimedia_Projects/Clearer_Wikidata_Edit_Summaries/Hide_Language_Link_edits|metawiki Talk page]]'''.
Further information about this change: [[m:Wikidata_For_Wikimedia_Projects/Clearer_Wikidata_Edit_Summaries/Hide_Language_Link_edits|m:Wikidata_For_Wikimedia_Projects/Hide_Language_Link_edits]]
Thank you for any participation or feedback you give, -- [[m:User:Danny_Benjafield_(WMDE)|User:Danny Benjafield (WMDE)]] 25 septembre 2026 à 12:18 (UTC)
<!-- Message envoyé par User:Danny Benjafield (WMDE)@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=User:Danny_Benjafield_(WMDE)/MassMessage_test_list&oldid=31080967 -->
9cnvlvdhijlylw9afeah6hu2rj9oaug
16062671
16062434
2026-09-25T17:39:57Z
CyrMatt
110082
/* décalage de la roc par rapport à la page */ nouvelle section
16062671
wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude>
[[Fichier:Les Très Riches Heures du duc de Berry septembre.jpg|thumb|upright|Septembre. — ''Les Très-Riches Heures du duc de Berry'' des Frères de Limbourg]]
= Septembre 2026 =
== Problème de pagination sur le tome 4 de Jérôme de Stridon ==
Bonjour,
Ce [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu|tome 4]] à plusieurs problèmes de pagination, un pas très grave, qui semble une erreur d'impression, on passe de la page 103 à la [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu/105|page 105]]. Je le corrige simplement dans l'entête au besoin et dans la table des matières.
Mais un problème surgit à la page 494 qui est dans le djvu la page 536. en soit je crois que ce n'est pas vraiment important car ce sont les parties latines du tome.
Mais du coup je me demandais juste ce qu'il faut faire?
Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 1 septembre 2026 à 09:55 (UTC)
:J’ai cherché un autre fac-similé de la même édition, les rares que j'ai trouvé comme [https://pdfs.bibliotheque-catholique.com/pdfs/oeuvres-completes/Saint%20J%C3%A9r%C3%B4me%20-%20Oeuvres%20compl%C3%A8tes%20(Tome%204).pdf celui-ci] sont identiques à notre exemplaire. Pour l'absence de la page 104, il est possible que la page blanche séparant les chapitres ait été supprimée. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 04:32 (UTC)
::Ok du coup on reste avec ça? Pour la page 104 j'ai déjà faitcomme s'il s'agissait d'une erreur de typo en corrigeant dans la table des matière, pour le reste je peux match&split sur la fin du livre? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 07:44 (UTC)
:::C'est bien une page blanche qui a été supprimée dans ce fac-similé (p. 104). L'exemplaire de chez Google books ({{Google|yXAYEXTe6ikC}}) l'a conservée. Toute la partie latine (494-535) y est conservée aussi. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 2 septembre 2026 à 09:40 (UTC).
::::Super @[[Utilisateur:Khardan|Khardan]], je ne sais pas comment tu fais pour trouver sur google livres, j'ai cherché de différentes manières, y compris en recherche avancée, sans succès. Si on importait la version complète y compris la page 104 blanche, cela impliquerait de renommer les pages 284 à 394, ce qui est un gros travail assez fastidieux. Sinon on peut aussi importer la version avec la partie latine complète, sans intérêt pour fr.wikisource mais peut-être utile pour les latinistes. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 10:34 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] Ah tiens ! Le résultat m'est venu du premier coup en cherchant « complètes "Saint Jérôme" » (et en évitant le « Œ » de ''oeuvres'' surtout). — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 2 septembre 2026 à 10:48 (UTC).
::::::Merci! Dites-moi quand vous avez décidé et je continuerais le match&split. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 11:33 (UTC)
:::::::Je propose de remplacer le fac-similé actuel par celui recommandé par @[[Utilisateur:Khardan|Khardan]] en supprimant la page 104 inutile, mais en conservant la totalité des pages latines du nouveau fac-similé. Cela amènera à ne renommer que les pages de la TdM. Qu'en pensez-vous ? Le nouveau fichier est prêt pour import. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 13:04 (UTC)
::::::::Moi je suis d'accord. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 13:52 (UTC)
:::::::::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] C’est fait, j'ai rectifié le pagelist et renommé les pages de la TDM pour les mettre à la bonne place. Il faut probablement purger la page d'index pour voir la différence. Bonne correction. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 15:57 (UTC)
::::::::::Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 17:34 (UTC)
== Une creation échouée. ==
Bonjour, la création du Livre:Hippeau,_La_chanson_du_Chevalier_au_cygne_et_de_Godefroid_de_Bouillon_Tome_I_(1874).pdf échoue depuis deux jours, malgré des purges. Raison possible: deux renommages successives sur commons: [[: File:Hippeau,_La_chanson_du_Chevalier_au_cygne_et_de_Godefroid_de_Bouillon_Tome_I_(1874).pdf]]. Qui peut résoudre ce problème? --[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 4 septembre 2026 à 16:01 (UTC)
:@[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] : cela s'est résolu tout seul, j'ai créé l'index [[Livre:Hippeau,_La_chanson_du_Chevalier_au_cygne_et_de_Godefroid_de_Bouillon_Tome_I_(1874).pdf]] sans fou quérir. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 septembre 2026 à 16:31 (UTC)
::Merci. Mais la même chose pour le fichier créé en même temps il y a deux jours.
::[[: Fichier:Hippeau, La chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon, Tome II (1874).pdf]]. Est-ce que cela bloque pour moi à cause d'anciens essais? Pourras-tu le créer aussi? --[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 4 septembre 2026 à 19:51 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] : Bien sûr. Voilà [[Livre:Hippeau, La chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon, Tome II (1874).pdf]], je n'ai pas d'idée sur ce qui peux te bloquer. Si ça persiste on est là pour aider. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 septembre 2026 à 21:01 (UTC)
::::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] J'ai édité les TdM's des deux livres, mais je ne suis pas sûr du choix des titres des chapitres (liens rouges) et de la façon de faire suite d'une page à l'autre, utilisant ''noinclude''. Pourras-tu contrôler? [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 6 septembre 2026 à 19:05 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] : Pour les subdivisions, je conserverais le titre complet du livre, puis les deux parties, puis les chapitres :
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Le Chevalier au cygne/Introduction
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Le Chevalier au cygne/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Godefroid de Bouillon/Introduction
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Godefroid de Bouillon/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Épisode des chétifs ou captifs/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Second épisode/I [II, III, ''etc.'']
:::::ou plus neutre (si tu préfères) :
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Première partie/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Deuxième partie/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Appendice/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Second épisode/I [II, III, ''etc.'']
:::::Pour la création de la table, je propose de simplifier sans doublon : reporter dans le page précédente la fin du titre (comme page 262) et ne pas mettre la fin dans la page suivante (supprimer <code>lant, et repart avec le cygne|100</code>), en précisant ce choix dans la page de discussion. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 6 septembre 2026 à 21:38 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:ℳ-le-mot-dit]] : Tables sans doublon {{fait}} ; titres déjà adaptés dans les Index(=livre) puisque les deux ont le même titre principal et il fallait adapter les deux sous-titres. Voir le résultat [[La chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon]]. Si c'est d'accord, j'adapterai tous les titres dans la TdM. {{fait}} [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 7 septembre 2026 à 12:03 (UTC)
== Les RAW sont arrivés, la rentrée peut commencer ! ==
<div style="background-color:#177860; border-radius:.2em; color:#FFF;padding: 1em;">
<div style="font-family: Century Gothic; font-size:3em; line-height:120%;text-align:center;color: #fff;">RAW</div>
<div style="margin-bottom:1.5em; margin-top:1em; text-align:center; color: #fff;">Le numéro de septembre 2026 (n°296) est sorti.</div>
<div class="center">[[:w:Wikipédia:RAW/2026-09-05|<span class="cdx-button cdx-button--fake-button cdx-button--fake-button--enabled" style="white-space:break-spaces; text-align:center; gap:0;"role="button" aria-disabled="false">Lire l'infolettre</span>]]</div>
</div>
'''C'est la rentrée'''
Après un numéro très dense en août en raison de la Wikimania, celui-ci est un peu plus léger car l'équipe s'est octroyée quelques vacances. Cela n'empêche pas le mouvement de continuer à vivre, avec une rentrée déjà animée ! Du côté des projets francophones, le Wiktionnaire vient de franchir le cap symbolique des sept millions d’entrées, tandis que Wikipédia continue de voir fleurir sondages et discussions sur son fonctionnement.
Une rentrée, donc, placée sous le signe de la construction collective : de nouveaux outils pour contribuer, de nouveaux espaces pour échanger, de nouvelles formes d’organisation… Ce numéro des RAW vous propose de faire le tour de cette actualité, avant de reprendre tranquillement le chemin des projets Wikimédia.
L'équipe de la rédaction a également commencé à réfléchir à un nouveau nom pour remplacer l'énigmatique « RAW ». N'hésitez pas à venir donner votre avis dans la [[:w:Discussion Wikipédia:RAW/Rédaction#Changement de nom|section dédiée]] !
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Au menu de ce numéro :
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">En bref</span>''' — Des actualités francophones et du mouvement Wikimédia, des nouveaux outils et des articles de recherche
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">Le wik'hit parade</span>''' — Une analyse des articles les plus vus le mois dernier
[[Fichier:Toicon-icon-sharp-corners-draw.svg|20px|classe=skin-invert-image]] Les RAW, c'est aussi vous : n'hésitez pas à suggérer des sujets ou participer à la rédaction du [[:w:Wikipédia:RAW/Rédaction|prochain numéro]] !
[[Utilisateur:Antimuonium|Antimuonium]] ([[Discussion utilisateur:Antimuonium|d]]) 4 septembre 2026 à 22:14 (UTC)
== ''La Lettrine'', numéro 1, automne 2026 ==
Le premier numéro de ''La Lettrine'' vient de paraître !
Premier numéro de ''La Lettrine'' : des brèves d’ici, une revue de presse au fil des livres et de l’actualité, un retour sur Wikimania 2026, une recommandation pleine d’humour autour de Joaquín Xaudaró et un coup de projecteur sur les poétesses bretonnes réunies par Adine Riom ! Découvrez aussi l’éphéméride, l’agenda des prochains ateliers, les statistiques de Wikisource et le récit d’une relecture de George Sand.
Découvrez le '''[[Wikisource:La Lettrine/001-automne-2026|numéro 1 de l’automne 2026]]''' !
[[Wikisource:La Lettrine/Brouillon|Brouillon du prochain]] — [[Wikisource:La Lettrine/Inscription|Abonnement-désabonnement]]
Six personnes ont participé à ce numéro inaugural — et la rédaction vous attend déjà en décembre pour la suite ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 6 septembre 2026 à 18:44 (UTC)
:Chouette premier numéro ! Je me dis que je pourrais y présenter de temps en temps les livres un peu rigolos de propositions de réformes orthographiques du français que j’ai transcrit au cours des ans. Ça devrait être intéressant à faire découvrir ^^
:PS : Il va falloir qu’on adapte les couleurs de fond des cadres au mode sombre, les titres sont illisibles pour le moment. — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 7 septembre 2026 à 07:47 (UTC)
::Si ça améliore l'expérience, je suis en faveur. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 septembre 2026 à 14:53 (UTC)
::Merci @[[Utilisateur:Danÿa|Danÿa]] ! Sens-toi libre de corriger cela. J'ai fait ça avec mes piètres compétences de front-end et sur le coin d'une table en vitesse. Je pense que le 2e numéro aura un bien meilleur habillage ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 7 septembre 2026 à 18:15 (UTC)
:merci, j'ai mis la nouvelle dans les annonces. N'hesitez pas à ajuster si besoin. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 7 septembre 2026 à 12:42 (UTC)
== [[Livre:Whymper - Escalades dans les Alpes.djvu]] ==
Bonjour, Il reste 2 pages à valider. Merci d'avance. PS: Je suis en train de valider aussi l'original en anglais. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 6 septembre 2026 à 20:12 (UTC)
:Bizarre. J'ai tenté de valider la première des deux (la 318), mais le bouton vert "Validé" n'apparaît pas. Le dernier ''État de la page'' reste à ''Corrigé''. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 6 septembre 2026 à 20:55 (UTC).
::@[[Utilisateur:Yann|Yann]] Idem, j'ai essayé avec plusieurs navigateurs Firefox et Chrome sous Linux et Safari sous MacOs le bouton vert n’apparaît pas. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 7 septembre 2026 à 06:03 (UTC)
:::{{notif|Yann|Khardan|Cunegonde1}} Bizarrement, le paramètre <code>prpPageQualityUser</code> (qu'on peut voir dans le code HTML de la page) avait pour valeur "null" alors qu'il désigne normalement l'utilisateur qui a apposé l'état courant de la page (corrigé, validé, etc.). Je suppose que c'est un bug de l'éditeur visuel utilisé sur ces pages il y a longtemps. Et apparemment, il suffit de modifier les pages (comme je viens de le faire) pour rétablir ce paramètre. Vous devriez pouvoir valider à présent (mais pas moi, car c'est à moi qu'est désormais attribuée la correction). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 septembre 2026 à 07:35 (UTC)
::::{{fait}} OK, merci. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 7 septembre 2026 à 08:44 (UTC)
== La suppression de ma page d’accueil est demandée. ==
La suppression de ma page d’accueil est demandée. J’ai déplacé tous les liens vers la sous-page « Contributions ».
Cette procédure remplace ma page d’accueil par une seule page d’accueil universelle : https://meta.wikimedia.org/wiki/User:Ineuw
qui contient déjà un lien vers « Contributions ».
Merci. —[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 8 septembre 2026 à 04:06 (UTC)
:{{Fait}} — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 8 septembre 2026 à 09:13 (UTC)
== Affichage de tableau ==
Bonjour,
J'ai fait plusieurs pages qui affichent du texte en tableau, mais le rendu est vraiment mauvais je ne sais pas où est le problème. un exemple est cette [[Origène. — Lexique des Noms hébreux|page]] et d'autres pages de ce [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu|livre]].
Merci, [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 8 septembre 2026 à 11:45 (UTC)
:Dans la transclusion, des cellules débordent sur une troisième colonne. En vis-à-vis de ces débordements, on voit les pages fautives. Vous devez corriger le début de la page 188. Idem page 192. Il y a d'autres à pages à corriger. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 septembre 2026 à 17:47 (UTC)
::Je ne vois rien! J'ai besoin d'un exemple quand je compare les pages pages transclusent elles ont la même tête. De plus je me demande si le tableau ne pourrait pas s'afficher sur toute la page, ça serait plus lisible. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 9 septembre 2026 à 07:23 (UTC)
:::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] : page 187, il manque un il y a <code><nowiki><noinclude></nowiki></code> au lieu de <code><nowiki></noinclude></nowiki></code>. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 9 septembre 2026 à 07:40 (UTC)
::::Ah oui je commence à comprendre comment ça fonctionne! Zut j'ai fait des erreurs sur toutes les pages presque... Et pour augmenter l'affichage de la largeur du tableau on fait comment? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 9 septembre 2026 à 07:51 (UTC)
:::::Selon mes observations de l'ouvrage de Jérôme de Stridon, les pages qui contiennent les tableaux ont une largeur de 100% par défaut. Si vous élargissez au delà, vous risquez d'avoir des problèmes lorsque vous ferez une transcription (voyez par exemple [https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Gibbon_-_Histoire_de_la_décadence_et_de_la_chute_de_l%27Empire_romain,_traduction_Guizot,_tome_3.djvu/484 cette page] : l'effort de transcription a été plus grand que d'habitude) ou de transclusion (je n'ai pas d'exemple en tête, mais j'ai déjà vu des débordements intempestifs). — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 11 septembre 2026 à 14:24 (UTC)
::::::Bonjour,
::::::Je fais le coucou dans cette discussion, pour signaler un autre problème d'affichage des tableaux. Je viens de constater une anomalie dans l'affichage des tableaux quand on utilise l'option "couleur_fond=".
::::::Voilà ce que cela donne :
::::::{{table|titre=test sans couleur de fond (ok)|page=1}}
::::::{{table|couleur_fond=#ccc|titre=test couleur de fond (ok)|page=1}}
::::::{{table|couleur_fond=transparent|titre=test couleur de fond transparent (??)|page=1}}
::::::{{table|couleur_fond=inherit|titre=test couleur de fond inherit (??)|page=1}} [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 14 septembre 2026 à 08:34 (UTC)
== Wsexport en panne ? ==
Deuxième jour sans pouvoir télécharger un livre numérique. Hier attente indéfinie, aujourd'hui ''Wikimedia cloud services: Error. This web service cannot be reached. Please contact a maintainer of this project.'' L'e-book Wikisource est pourtant un service essentiel, il suiffit de voir le nombre de produits Amazon Kindle que des artisans en ont tiré. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 9 septembre 2026 à 10:10 (UTC)
:@[[Utilisateur:Narilora|Narilora]] Un ticket Phabricator a été soumis ? Si ce n'a pas été fait, je suggère de le faire, pour activer la résolution du problème. [[Spécial:Contributions/~2026-48790-66|~2026-48790-66]] ([[Discussion utilisateur:~2026-48790-66|discussion]]) 9 septembre 2026 à 12:26 (UTC)
::Dans ma naïveté, je croyais que le téléchargement faisait partie des services surveillés, avec réaction dès qu'il est défaillant. Apparemment ce n'est pas le cas. Je vais regarder où on se connecte à Phabricator. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 9 septembre 2026 à 12:31 (UTC)
:::Oui, moi aussi j'essaie d'exporter depuis plusieurs jours sans succès... en plus, je souhaiterais obtenir un format "pdf" dont l'export est en panne depuis plusieurs semaines (alors que l'export en "epub" fonctionnait encore il y a deux jours)... D'ailleurs, question subsidiaire : ''quelqu'un saurait-il me donner les paramètres qu'il faut demander dans Calibre, pour convertir un "epub" en "pdf" et en obtenant la même présentation qu'avec l'export WSexport en "pdf" ?'' (mêmes marges, même taille de caractère et même mise en page), car il y a plusieurs options de format à choisir dans Calibre, et que je n'arrive pas à obtenir un "pdf" équivalent... merci d'avance [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 9 septembre 2026 à 12:49 (UTC)
::::Bonjour @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]], pour obtenir un pdf de format a5, les paramètres à utiliser sont les suivants :
:::::*--page-breaks-before / --paper-size a5 --pdf-page-margin-bottom 32 --pdf-page-margin-top 40 --pdf-page-margin-left 24 --pdf-page-margin-right 24 --pdf-page-numbers --preserve-cover-aspect-ratio. Tu peux procéder à partir de l’applications ou utiliser un fichier .bat sur lequel tu pourrais glisser un epub et il te retournerait un pdf. Ebook-convert.exe fait le travail en criant ciseau. Il y a définitivement un problème avec la version de Calibre opérée sous Debian.
:::::*pour la taille des caractères il faut laisser le paramètre par défaut et les valeurs de wikisource seront toutes altérées comme c’est le cas avec ws-export. En cochant la case Désactiver le redimensionnement de la taille de police, tu obtiendras exactement ce qu’on retrouve dans wikisource.
::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 9 septembre 2026 à 21:04 (UTC)
:::::{{merci}} beaucoup @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : Tu saurais me donner un exemple de contenu pour créer un fichier ".bat" qui appelerait Calibre en citant un fichier "epub" et qui retournait un fichier "pdf" ? ça me rendrait un grand service pour les jours ou l'export "epub" fonctionne avec WsExport et pas l’export en "pdf"... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 9 septembre 2026 à 21:12 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] Voici un exemple tel que demandé :
::::::*Créer epub2pdf-a5.bat contenant :
:::::::set fullpath=%1
:::::::rem check si epub
:::::::if "%~x1" neq ".epub" (
::::::: echo Veuillez glisser un fichier epub
::::::: pause
::::::: exit /b)
:::::::rem extraire le nom de fichier epub
:::::::for %%F in ("%fullpath%") do set "filename_no_ext=%%~dpnF"
:::::::rem convertir en pdf a5
:::::::"%ProgramFiles%\Calibre2\ebook-convert" "%fullpath%" "%filename_no_ext%.pdf" --page-breaks-before / --paper-size a5 --pdf-page-margin-bottom 32 --pdf-page-margin-top 40 --pdf-page-margin-left 24 --pdf-page-margin-right 24 --pdf-page-numbers --preserve-cover-aspect-ratio --embed-font-family "Liberation Serif" --pdf-serif-family "Liberation Serif" --pdf-standard-font serif
:::::::rem appuyer sur une touche pour terminer
:::::::pause
::::::*Placer le fichier epub2pdf-a5.bat à un endroit facilement accessible sur le bureau par exemple ; à l’aide de la souris, glisser le fichier epub et le déposer sur ce fichier de commande.
::::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 10 septembre 2026 à 01:28 (UTC)
:::::::{{merci}} beaucoup @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : je vais tester ça dès que possible !!! [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 10 septembre 2026 à 06:25 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : j'ai créé un fichier epub2pdf-a5.bat que j'ai mis sur mon bureau, mais j'ai deux problèmes :
::::::::- 1) le fichier est vu comme un fichier texte et je ne sais pas l'exécuter, si je clique dessus il s'ouvre en lecture avec le blocnote
::::::::- 2) de toutes façons, je n'arrive pas à mettre un fichier epub "sur" ce fichier sur mon bureau, il se met avant ou après mais pas dessus
::::::::Ceci étant dit, j'aimerais autant un exécutable qui se lance "tout seul" et qui demande un fichier en entrée, que l'on pourrait ensuite sélectionner.
::::::::merci pour ton aide. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 10 septembre 2026 à 16:51 (UTC)
:::::::::... j'oubliais de dire : mon PC est sous Windows 11... c'est peut-être important à signaler !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 10 septembre 2026 à 17:02 (UTC)
::::::::::Probablement en passant à windows 11 car il y a des signalements en ce sens. Ce serait important de corriger car tôt ou tard des installations ou mises à jour peuvent échouer. Je te suggère d’ouvrir l’invite de commande '''en mode administrateur''' et d’exécuter ces deux commandes :
:::::::::::assoc .bat=batfile et appuyer sur enter
:::::::::::ftype batfile="%1" %* et appuyer sur enter
::::::::::Ce sont deux commandes microsoft qui permettent de rétablir l’association native de .bat avec l’interpréteur de commande cmd.exe sans avoir à éditer la base de registres. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 10 septembre 2026 à 23:47 (UTC)
:::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : J'ai ouvert le Terminal en mode administrateur (c'est bien ça que tu appelle "invite de commande" ?) et tapé la commande, mais ça ne marche pas. J'ai eu comme message : ''"assoc : Le terme «assoc» n'est pas reconnu comme nom d'applet de commande, fonction, fichier de script ou programme exécutable. Vérifiez l'orthographe du nom, ou si un chemin d'accès existe, vérifiez que le chemin d'accès est correct et réessayez."'' !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 14:57 (UTC)
::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : ... Ah finalement j'ai bien réussi à ouvrir une "invite de commande", mais là il me dit : "''Accès refusé. Une erreur s’est produite lors du traitement de : .bat.''" :-( [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 15:00 (UTC)
:::::::::::::C’est la réponse qu’on reçoit lorsqu’on n’est pas en mode administrateur. Tu dois voir dans l’en-tête de la fenêtre : Administrateur : Invite de commande et non uniquement Invite de commande. Clique sur démarrer, tape cmd et clique sur Exécuter en tant qu’administrateur. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 15:16 (UTC)
:::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] / 3e tentative (désolé pour le nombre de messages, mais je ne suis pas un pro de l'administration de PC) : cette fois-ci j'ai bien réussi à ouvrir l'invite de commande en mode administrateur et j'ai pu taper les deux commandes sans erreur... mais quand je double clique sur mon fichier .bat, il ouvre le Blocnote mais ne s'exécute pas ! [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 15:17 (UTC)
::::::::::::::Si tu fais assoc .bat, tu obtiens quoi comme réponse ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 15:29 (UTC)
:::::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : j'otient la réponse ".bat=batfile" mais rien d'autre ne se passe... quand je clique sur mon fichier .bat, il l'ouvre en mode édition avec le Blocnote. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 15:48 (UTC)
::::::::::::::::Il faut peut-être redémarrer pour ça prenne effet sinon renomme ton .bat en .cmd. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 16:25 (UTC)
:::::::::::::::::Dernier essai : si .cmd et .bat ouvre tous deux dans bloc note c’est que ton système ne reconnaît même plus batfile. Tu pourrais alors forcer l’utilisation de cmd.exe. Pour ce faire, utiliser la commande : ftype batfile="%SystemRoot%\System32\cmd.exe" /c "%1" %* [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 16:44 (UTC)
:::::::::::::Au lieu du double clic (gauche), il faudrait un clic droit et choisir "exécuter" ou peut-être "exécuter en tant qu'administrateur", si cela apparait dans le menu contextuel du clic droit. [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 11 septembre 2026 à 16:37 (UTC)
::::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : ça marche !!! en fait mon fichier s'apellait epub2pdf-a5.bat.txt (mais je ne le voyais pas parce que l'extension du fichier était cachée !!!)
::::::::::::::un grand {{merci}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 17:13 (UTC)
== Problème avec le modèle "Disdascalie" ==
Bonjour,
Je constate que contrairement à ce que dit la doc, les options m=, mb=, mt=, lh= ne fonctionnent pas dans le modèle {{m|Didascalie}}. Je n'ai pas trouvé pourquoi. [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 11 septembre 2026 à 14:09 (UTC)
:Pourtant, dans la documentation, il y a des exemples pour chacun de ces paramètres sauf lh et le résultat s’affiche tel qu’attendu. J’ai vérifié lh=3 et la hauteur de ligne correspond aussi. Il faudrait un exemple où ça ne fonctionne pas pour pouvoir pousser plus loin. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 14:43 (UTC)
::Bonjour,
::J'ai testé sur cette page par exemple : [[Page:Icres - Les Bouchers, 1888.djvu/8]]
::(j'ai fait toutes les combinaisons, et en retirant "sm|n")
::lh fonctionne à partir de 3, mais pas en dessous ! et m, mb, mh n'ont aucun effet (quelle que soit la valeur et l'unité). [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 12 septembre 2026 à 10:43 (UTC)
:::C’est qu’avec {{m|Didascalie}}, on a voulu regrouper dans un seul modèle deux modes de représentation : soit le mode bloc (similaire à {{m|c}}, {{m|d}}...), soit le mode inline (similaire à {{m|sc}}, {{m|t}}...). C’est le paramètre 2 qui détermine le mode de représentation. S’il n’est pas égal à c, d, g <s>ou absent</s>, c’est qu’on veut construire un objet inline imbriqué dans un span donc qui ne réagira pas certaines propriétés css dont les marges verticales. Personnellement j’aurais construits deux modèles différents mais j’imagine que ceux qui l’utilisent fréquemment se sont adaptés. Je vois que vous venez d’ajouter g comme paramètre 2 et les paramètres m et lh sont bel et bien appliqués. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 septembre 2026 à 14:27 (UTC)
::'''Explication trouvée''' : le problème est que si on ne précise pas g ou d dans la disdascalie, on utilise span au lieu de div, d'où l'inutilité des options ! [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 12 septembre 2026 à 13:51 (UTC)
:::Mais oui vous m’avez devancé. Je n’avais pas mis à jour la page du scriptorium. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 septembre 2026 à 14:29 (UTC)
== Expression "donner place sage" ==
Bonjour,
Dans [[Page:Boulain - La Fontenelle, Vie du partisan ligueur, 1895.djvu/129]], l'auteur écrit "La tour était facile à défendre, un simple escalier en spirale y conduit et se voit encore… il ne peut donner place sage qu’à une personne…".
Or je n'ai retrouvé cette expression nulle part, et je me demande s'il ne s'agit pas d'une mauvaise transcription de "donner passage".
Un(e) habitué(e) des écrits de la fin XIXe siècle a-t-il(elle) déjà rencontré cette expression ?
Merci. [[Utilisateur:Nad.roz|--Nad]] ([[Discussion utilisateur:Nad.roz|d]]) 12 septembre 2026 à 09:21 (UTC)
:Parmi toutes les pages transcrites de Wikisource, il n'y a que cette page qui contient ce passage. Pour ma part, le mot « sage » est de trop, mais « <s>place sage</s>passage » est valable également. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 12 septembre 2026 à 12:47 (UTC)
:ah, effectivement, c'est original comme formule... si c'était dans la bouche d'un plaisantin, je me dirais que ça peut être un jeu de mot... mais là, ça ressemble plutôt à une mauvaise transcription. [[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (la bot de service…) ]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 12 septembre 2026 à 13:37 (UTC)
::Original en effet et merci à @[[Utilisateur:Nad.roz|Nad.roz]] de nous faire connaître cette page de la vie mouvementée du partisan ligueur : texte écrit en 1895 mais en employant souvent des tournures de phrases qui s’apparentent davantage au siècle où les événements se sont produits. Ce n’est pas le seul endroit dans ce livre où il faut cesser de lire pour procéder au décodage. Alors si « donner place sage qu’à une personne » était la façon d’exprimer en 1597, lors du saccage de Pont-Croix, que la sagesse exigeait qu’on montasse un à la fois par l’escalier menant à la tour. Nous n’en savons rien alors pourquoi priver les lecteurs éventuels de ce que d’autres pourraient considérer comme une perle ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 septembre 2026 à 21:05 (UTC)
:::Merci @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]], @[[Utilisateur:Hsarrazin|Hsarrazin]] et @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]].
:::Dans le doute, je vais suivre l'avis de @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] qui travaille également sur le texte et laisser l'expression. [[Utilisateur:Nad.roz|--Nad]] ([[Discussion utilisateur:Nad.roz|d]]) 13 septembre 2026 à 05:41 (UTC)
::::Je pense en effet qu'il est préférable de laisser l'expression telle qu'elle, dans la mesure ou l'on ne détecte pas une ''erreur évidente''. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 13 septembre 2026 à 09:17 (UTC)
:::::Bonjour. Celles et ceux d'entre vous qui ont visité le [https://www.guedelon.fr/ château de Guédelon] (reconstitution moderne d'un château médiéval avec les méthodes et outils d’époque). Les artisans ont d'ailleurs participé grâce à leur expertise unique à la reconstruction de certaines parties de Notre-Dame de Paris. Ceux qui y sont allés auront probablement emprunté un petit escalier permettant d'atteindre les remparts depuis l'extérieur du château. Cet escalier très étroit ne laisse la place qu’à une personne à la fois (env. 30 cm. de largeur). La hauteur des marches et la courbure de l'escalier sont telles que l'on ne peut monter armé, ni épées ni lances. Ces constatations me conduisent à pencher plutôt pour une coquille. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 14 septembre 2026 à 08:20 (UTC)
== Page manquante dans le tome 2 de Jérôme de Stridon ==
Bonjour,
Je viens de me rendre compte de l’absence de deux pages dans [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu|le tome 2 de Jérôme de Stridon]]. Il s'agit des pages 194 et [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu/195|195]] (du coup .
Je ne sais pas s'il existe un meilleur djvu, j'avoue ne pas avoir cherché.
Merci de votre aide. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 10:23 (UTC)
:Pour éviter ce genre de mésaventure (ou en limiter les conséquences), il vaut mieux vérifier rapidement les pages lors de l'import du fac-similé sur Commons, ou au moins de soigner la liste des pages (<code><nowiki><pagelist, etc></nowiki></code>) sur Wikisource, ce qui permet de détecter les problèmes avant de commencer à corriger les pages. En effet, une réparation du fac-similé a posteriori entrainera un décalage de 2 pages pour celles qui ontt déjà été corrigées après les pages 194 et 195. Il manque aussi 30 pages dans le [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 9, 1881.djvu|tome 9]] (toutefois il semble s'agir d'un texte en latin, donc ce n’est pas forcément un problème). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 15 septembre 2026 à 12:30 (UTC)
::Je m'occupe du fac-similé. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 15 septembre 2026 à 12:48 (UTC)
:::Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 13:14 (UTC)
::::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ; c'est fait mais de mon côté je n'arrive pas à rafraîchir l'image des pages 194-196. En revanche je n'ai pas la possibilité de déplacer les pages sans redirection. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 15 septembre 2026 à 13:31 (UTC)
:::::Où as-tu trouver le bon fac-similé? J'ai cherché partout! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 14:05 (UTC)
:::::Quelqu'un qui s'y connaît pourrait nous aider à remettre le nouveau fac-similé à la place de l'ancien? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 14:08 (UTC)
::::::Ah oui : dans [https://www.google.fr/books/edition/_/mDQo4s7vdg0C?hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwie0ebw5fCWAxVQTqQEHXSUGSAQre8FegQIBBAt Google livres]. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 15 septembre 2026 à 14:29 (UTC)
:::::::Purée j'ai été là!! Mais j'avais pas trouvé le même, seulement sans les pages... Bizarre. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 15:23 (UTC)
:::::Bonjour,
:::::Pardon d'insister, mais je ne comprends pas malgré l'upload du nouveau fichier, je ne vois pas les nouvelles pages sur le Jerome_-_Œuvres_complètes,_trad._Bareille,_tome_2,_1878.djvu. Pourtant si je le télécharge je les vois bien.
:::::Idem pour [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu|l'index]]. je suis prêt, s'il le faut déplacer manuellement toutes les pages, mais faudrait-il qu'il s'affiche correctement. Sur l'index ce qui plus drôle c'est que la tdm est bien à la page 641, mais quand on vas sur l'ancienne page de tdm actuellement la page 639, on voit le fac-similé de la page 641. Je n'ose pas la déplacer à la bonne page.
:::::Merci encore pour votre aide. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 06:52 (UTC)
::::::En effet. J'ai l'impression qu'il y a une politique de cache de plus en plus agressive sur Wikisource. Mieux vaut attendre un ou deux jours avant de faire quoi que ce soit sur cet ouvrage, cela va peut-être s'arranger tout seul. Il m'arrive aussi de temps en temps d'avoir l'image d'une page différente de celle que je consulte en cliquant sur « Modifier » (mais ce n'est peut-être pas lié). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 07:54 (UTC)
:::::::Bonjour, je n'arrive pas non plus à éliminer cette anomalie. Toutes les purges de cache n'y ont rien fait. Chaque page est stockée en cache de commons en plusieurs fichiers de tailles prédéterminées (par ex. 330, 500, 960, 1280 pixels). Pour ce djvu, la taille 960px ne veut pas se mettre à jour. Comparer les vignettes [https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu/page477-500px-Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu.jpg?utm_source=fr.wikisource.org&utm_campaign=index&utm_content=thumbnail 500px], [https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu/page477-960px-Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu.jpg?utm_source=fr.wikisource.org&utm_campaign=index&utm_content=thumbnail 960px], [https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu/page477-1280px-Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu.jpg?utm_source=fr.wikisource.org&utm_campaign=index&utm_content=thumbnail 1280px] de la [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu/477|page 476]] (djvu477). Seul celle dont on a besoin ne veut pas être à jour ! Quelqu'un connaîtrait-il une idée pour forcer cette ✮⚡💣💥! de mise à jour ? • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 septembre 2026 à 08:03 (UTC)
::::::::Merci à vous!
::::::::Je vais patienter... Je travaille sur le tome 1 en attendant et je vérifie qu'il ne manque pas de page avant ;)
::::::::Si jamais on trouve une solution, prévenez-moi. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 09:01 (UTC)
::::::::{{phabricator|T438134}}
::::::::C'est tout de même bizarre, donc j'ai créé un rapport de bug sur Phabricator. Même si j'imagine qu'on va me répondre que c'est un problème de cache serveur qui va se résoudre tout seul. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 09:44 (UTC)
:::::::::Sur Edge, en appuyant à plusieurs reprises sur CTRL+F5 sur la page de la vignette, la page a fini par se mettre à jour puis il a fallu nettoyer le cache sur mon poste. Je ne sais pas si cela a coïncidé avec une autre opération mais je vois bien les page 194 et 195. Voir aussi [[c:Help:Purge]] --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 16 septembre 2026 à 12:35 (UTC)
::::::::::Oui, c'était mon cas aussi tout à l'heure sur Firefox, et puis la mauvaise version est revenue. Mais hors connexion le problème semble avoir disparu. Je pense que le problème sur le serveur (qui était réel) a disparu, mais il peut rester quelques problèmes sur le cache du navigateur local, qu'un <code>Ctrl-Shift-R</code> ou équivalent peut résoudre. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 12:46 (UTC)
:::::::::::Pour moi aussi il suffit maintenant du rafraîchissement du cache du navigateur. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 septembre 2026 à 15:21 (UTC)
::::::::::::Oui c'est aussi ok, j'ai déjà tout déplacé. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 18 septembre 2026 à 17:38 (UTC)
:Rebonjour,
:Je viens de découvrir une nouvelle page problématique. Heureusement elle n'est pas manquante, elle est juste toute noire! C'est cette [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 1, 1877.djvu/184|page]] [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 12:03 (UTC)
:::En effet, la page est noire dans le DjVu. Au moins cela ne fera pas de décalage si on la remplace… [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 12:49 (UTC)
::::La page est remplacée, le rafraîchissement résiste encore un peu. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 septembre 2026 à 16:23 (UTC)
:::::Ok merci, comme pour l'autre livre toujours noire. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 19:05 (UTC)
::::::J'ai purgé la page sur Commons et cela semble fonctionner désormais (à condition de vider le cache local du navigateur, par exemple en chargeant la page avec <code>Ctrl-Shift-R</code>). J'ai purgé la page 184 sur Commons (c'est-à-dire [https://commons.wikimedia.org/w/index.php?title=File%3AJerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_1%2C_1877.djvu&page=184 ici]). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 20:39 (UTC)
:::::::Jai réussi à afficher le fichier correctement mais pas encore l'index. On est bon pour le tome 1, les corrections sont faites malgré la page noires. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 21:13 (UTC)
:::::::Je pense qu'il était pertinent de faire un rapport de bug. Toujours rien chez moi pour le tome 2. Le tome 1 le fichier c'est bon mais toujours pas l'index! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 17 septembre 2026 à 07:46 (UTC)
== Échange d'idées avec WS en anglais ==
Bonjour, Comme je travaille principalement en ce moment sur Wikisource en anglais, je découvre des fonctionnalités qu'il serait utile de partager ou de copier.
# Il existe un gadget ''Vidage automatique des pages « Sans texte » : les zones de texte d’en-tête, de corps et de pied de page sont automatiquement vidées lorsque vous sélectionnez l’option « Sans texte ». Si vous changez d’avis et sélectionnez un autre statut, le texte initial sera restauré.'' qu'il serait utile de copier.
# WS en anglais n'utilise pour l'instant pas les sous-titres, et je voudrais copier cette fonctionnalité qui existe ici (exemple : [[Livre:Temps, espace, matière, leçons sur la théorie de la relativité générale, par Hermann Weyl, 1922.pdf]]).
[[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 16 septembre 2026 à 17:35 (UTC)
:Gadget intéressant pour les pages « Sans texte », que l'on pourra activer dans nos préférences si j'ai raison.
:Pour les sous-titres, c'est à la communauté de la Wikisource en anglais qu'il faut demander. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 17 septembre 2026 à 14:15 (UTC)
::{{notif|Yann}} je vois bien un champ ''Subtitle'' dans les [https://en.wikisource.org/w/index.php?title=Index:Cobweb_Castle_-_Fletcher_(1928).djvu&action=edit formulaires d'édition] et un sous-titre apparaît, par exemple, sur [[:en:Index:David-Neel - My Journey to Lhasa.pdf]]. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 17 septembre 2026 à 15:28 (UTC)
:::{{ping|Seudo}} Oui, mais il n'apparait pas dans les pages. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 17 septembre 2026 à 19:25 (UTC)
::::Que faut-il faire pour que les sous-titres apparaissent dans les pages de l'espace principal ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 22 septembre 2026 à 16:29 (UTC)
:::::Ah, dans les transclusions ? Je ne comprenais pas, parce que l'exemple donné ci-dessus n'a pas de transclusion...
:::::Sur en.wikisource, on peut voir dans chaque transclusion que le modèle [[:en:Template:Header|Header]] est appelé. Ce modèle est protégé, donc il faudrait faire la demande sur sa page de discussion. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 22 septembre 2026 à 19:15 (UTC)
::::::{{ping|Seudo}} Je suis admin sur WS en anglais, donc je peux faire les modifs, mais je voudrais que le sous-titre s'affiche quand on utilise <code><nowiki><pages index="..." header=1 /></nowiki></code>. C'est ça que je n'ai pas trouvé. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 23 septembre 2026 à 15:02 (UTC)
:::::::Il faut trouver quelqu'un qui ait les droits d'admin ET qui connaisse Lua. Je pense qu'il y a quelques lignes à rajouter dans la fonction <code>header_title</code> du fichier [[:en:Module:Header]], mais c'est impossible d'en être sûr sans faire de tests. De toute manière il faut en parler là-bas avec les autres contributeurs de en.wikisource pour vérifier qu'ils sont d'accord avec une telle modification, puisque ça peut impacter un grand nombre de pages. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 23 septembre 2026 à 21:34 (UTC)
:3. WS en anglais utilise un espace de nommage séparé pour les traductions faites par des contributeurs, ce qui me semble une bonne idée. Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 septembre 2026 à 14:11 (UTC)
::* Très bien, le gadget pour les pages sans texte
::* Bonne idée, un espace séparé ; parfois, ce n'est pas très clair, en effet
::[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 18 septembre 2026 à 16:11 (UTC)
::Je ne sais pas comment copier le gadget. Pour un nouvel espace de nommage, il faut un consensus de la communauté, puis un rapport de bug aux développeurs. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 22 septembre 2026 à 16:28 (UTC)
::: [[Utilisateur:Yann|Yann]],
::: Le lien vers le code du gadget se trouve dans [https://en.wikisource.org/wiki/MediaWiki:Gadgets-definition#editing-tools-for-Page-namespace cette section] (merci Google Gemini). Les pages qui servent aux transcriptions sont dans l'espace de noms 104 ; il n'y a donc que quatre possibilités. Après comparaison avec la liste des gadgets dans [https://en.wikisource.org/wiki/Special:Preferences#mw-prefsection-gadgets les préférences], je parie fortement sur l'extension « notext », qui est programmée en JavaScript (ce qui renforce mon hypothèse). J'ai trouvé [https://en.wikisource.org/wiki/MediaWiki:Gadget-notext.js MediaWiki:Gadget-notext.js] : le commentaire en haut de la page soutient mon hypothèse. {{sourire}} C'est ce code qu'il faut copier ici.
::: Bon succès pour la suite.
::: — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 24 septembre 2026 à 22:37 (UTC)
== Notes sur un texte bilingue ==
Dans l'Art Poétique d'Horace, [[Art poétique (Horace, Batteux)|traduction de Charles Batteux]], texte latin sur la page de gauche (paire) et traduction sur la page de droite (impaire), il y a des notes de bas de page en français, qui commencent en bas de la page de gauche et continuent selon le besoin en bas de la page de droite, et sont appelées depuis le texte latin. Ces notes n'avaient pas été reprises; or elles sont d'un grand intérêt, et la plupart ne commentent pas spécialement le texte latin. J'ai cru comprendre que ne pas incorporer les pages en langue étrangère dans l'ouvrage en français est un dogme. J'ai fait un essai sur les premières pages, en recopiant tout simplement la note de la page de gauche sur la page de droite, la source étant donc invisible. Le cas se présente sûrement ailleurs, et je suppose qu'il y a une solution orthodoxe. Donnez-moi un exemple à suivre. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 16 septembre 2026 à 20:32 (UTC)
:Excellente solution à mon avis. Le seul dogme est de faire des textes fidèles à l'original, modulo les différences matérielles entre une édition papier et une édition électronique. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 21:24 (UTC)
::@[[Utilisateur:Narilora|Narilora]] Tout à fait d’accord avec @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ! Le jour où on formalisera cette orthodoxie wikisourcienne, il faudra citer une de vos pages en exemple {{sourire}}. Comme l’Art poétique d’Horace comprend la version originale latine, j’ai créé [https://la.wikisource.org/wiki/Liber:Batteux_-_Les_quatre_po%C3%ABtiques_d%E2%80%99Aristote,_d%E2%80%99Horace,_de_Vida,_de_Despr%C3%A9aux,_tome_1,_1771.djvu Liber:Batteux - Les quatre poëtiques d’Aristote, d’Horace, de Vida, de Despréaux, tome 1, 1771.djvu] et y ai inséré la transclusion de vos pages. Voir les pages sans texte. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 17 septembre 2026 à 01:48 (UTC)
:::Si j'ai bien compris, il faudra que je continue le travail de recopie vers le domaine latin. Pour l'instant, je vais au bout sur le domaine français. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 17 septembre 2026 à 10:05 (UTC)
::::Pas recopier mais plutôt transclure. Il suffit de placer <nowiki>{{iwpage|fr}}</nowiki> au haut de toutes les pages que vous avez déjà transcrites sur ws.fr et pour le latin on peut faire l’inverse ce qui nous permet de produire une version dans les deux langues dans l’espace principal. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 17 septembre 2026 à 15:34 (UTC)
:::::Le temps de comprendre iwpage, je fais. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 17 septembre 2026 à 19:23 (UTC)
::::::Voici un exemple de ce qu’on peut obtenir une fois terminé : [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/II]] [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 18 septembre 2026 à 01:12 (UTC)
== Livre sur Gallica pas dans le domaine public ? ==
Bonjour,
Je suis intéressé par le livre de [[Auteur:André Héléna|André Héléna]], "Les Salauds ont la vie dure" qui est sur Gallica [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k11864567.r=Les%20Salauds%20ont%20la%20vie%20dure ici].
Comme j'ai trouvé ce livre complet sur Gallica, je pensais qu'il était dans le domaine public, et j'ai donc créé la page auteur sans me poser de questions... et puis j'ai vu que cet auteur est décédé en 1972 (donc pas libre de droit)... je m'apprêtais à mettre le livre sur Commons, mais au moment de me poser la question de la "Permission", je me suis rendu compte que le livre était paru en 1953... Ce qui veux dire qu'il n'est pas non plus dans le domaine public aux Etats-Unis...
Je suppose donc que je ne peux pas mettre ce livre sur Commons... ni sur Wikisource ?
Mais alors, comment se fait-il qu'il soit accessible sur Gallica ???
merci de vos retour... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 18 septembre 2026 à 16:59 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] C'est une erreur de Gallica, pour les autres ouvrages numérisés d'André Héléna, seul un extrait est accessible. Cette possibilité d'accès à des livres non domaine public arrive parfois sur Gallica. Quelle que soit la source du fac-similé, il faut toujours vérifier la question des droits avant import, non seulement pour l'auteur lui-même mais également pour les traducteurs, les illustrateurs et les préfaciers (lorsqu'il y en a), ce qui n'est pas toujours simple. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 19 septembre 2026 à 04:49 (UTC)
::Oui, merci @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]]... du coup j'abandonne mon projet de retranscrire ce livre... c'est pas grave car j'ai bien d'autres sujets en cours ! {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 19 septembre 2026 à 07:05 (UTC)
== [[:Catégorie:Poètes maudits]] ==
Bonjour,
Je crois que cette catégorie vise à regrouper [[:w:fr:Les Poètes maudits|''Les Poètes maudits'' de Paul Verlaine]] ou les [[:w:fr:Poète maudit|poètes maudits]] selon une définition plus moderne. J'ai un doute sur la pertinence de la catégorie, parce que j'ignore les critères utilisés pour la catégorisation. Votre avis ?
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 19 septembre 2026 à 09:27 (UTC)
== Ajouter le champ collection dans les index ? ==
Bonjour,
Dans [[Livre:Haussonville - Lacordaire, 1895.djvu]], quelqu'un a inscrit le passage « Les Grands Écrivains français », une collection de la Librairie Hachette, dans le champ de la maison d'édition. Devrait-on avoir un champ distinct pour indiquer la collection ?
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 19 septembre 2026 à 09:54 (UTC)
:Bonjour,
:Offrir cette possibilité serait sans doute utile, mais la parenthèse dans le champ "maison d'édition" ne me choque pas non plus. Sinon on peut toujours créer des catégories pour les collections les plus représentées sur WS. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 20 septembre 2026 à 12:28 (UTC)
== Bandeau modernisation ==
Bonjour à tous, alors que je transcluais la [[Grammaire de Port-Royal]], je me demandai s'il ne serait pas judicieux de mettre en place un « bandeau d'avertissement » pour avertir les utilisateurs novices de l'existence / des effets du modèle {{m|modernisation}} car j'imagine que tout le monde ne connais pas l'existence de ce modèle dès sa première visite de WS (j'ai moi-même découvert ce modèle en travaillant sur un ouvrage de la Renaissance, pas en naviguant sur une page qui avait installé ce modèle !)
J'avais imaginé un bandeau avec {{m|ambox}} pour l'instant, sous cette forme :
{{ambox|text=Ce texte a été transclu dans son orthographe d’origine mais, grâce à l’aide du modèle {{m|Modernisation}}, il vous est possible d’en moderniser l’orthographe en cliquant dans la barre d’outils à droite sur ''Orthographe moderne''.
{{c|N’hésitez pas à contribuer au [[Wikisource:Dictionnaire|dictionnaire des modernisations]] si vous apercevez une lacune !|fs=90%}}}}
En cas de mise en place de cette idée, j'imagine qu'il serait plus facile de l'intégrer directement au modèle de {{m|modernisation}} pour éviter d'avoir à le rajouter manuellement à chaque page existante comprenant le modèle et pour éviter à l'avenir que des wikisourciens n'utilisent un modèle sans l'autre. Toutefois, je ne sais comment faire en sorte que le bandeau soit forcément afficher en haut de la page, dans le cas où le modèle serait ajouté en dessous de la balise ''header'', affichant donc le bandeau ''après'' le texte...
Je lance donc cette idée (ici pas en page de discussion du modèle modernisation, pour éviter que personne n'y participe), à vous de me partager vos opinions ! – [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 19 septembre 2026 à 16:30 (UTC)
:Il est possible de faire apparaître le bandeau en haut d'une page avec du CSS, mais je ne suggère rien faute d'expérience. [[user:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] connaît probablement une solution qui fonctionne dans Wikisource.
:Sinon, {{m|modernisation}} et le futur modèle peuvent être inscrits séparément dans la même page, chacun contenant une phrase indiquant d'insérer l'autre modèle. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 19 septembre 2026 à 18:38 (UTC)
:@[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] : personnellement je trouve que c'est une bonne idée et je suis '''''pour''''' :-) [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 19 septembre 2026 à 18:40 (UTC)
::Bonjour @[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]]. Peut-être serait-il utile d'indiquer dans le bandeau d'avertissement que (sauf erreur de ma part) la modernisation ne fonctionne que sur la lecture en ligne. L'outil d'export ne permet pas de sélectionner la version à exporter et c'est donc toujours la version originale qui est exportée. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 05:53 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] C'est juste ! quelque chose comme :
:::{{ambox|text=Ce texte a été transclu dans son orthographe d’origine mais, grâce à l’aide du modèle {{m|Modernisation}}, il vous est possible d’en moderniser l’orthographe en cliquant dans la barre d’outils à droite sur ''Orthographe moderne''. '''Attention !''' La modernisation ne sera pas exportée vers EPUB, MOBI ou PDF par l’outil ''ws-export''.
:::{{c|N’hésitez pas à contribuer au [[Wikisource:Dictionnaire|dictionnaire des modernisations]] si vous apercevez une lacune !|fs=90%}}}}
:::– [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 20 septembre 2026 à 06:23 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] Oui ! je serai toutefois plus précis comme : '''Attention !''' seul le texte original non modernisé sera exporté vers vers EPUB, MOBI ou PDF par l’outil ''ws-export''.
::::C’est d'ailleurs la première raison pour laquelle j'ai arrêté de moderniser les ouvrages que je transcris.[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 10:06 (UTC)
:Bonjour,
:Pardonnez-moi, mais je ne pense pas qu'afficher un bandeau aussi massif sur les milliers de pages utilisant le modèle (y compris les sous-pages, donc chaque chapitre, fable de La Fontaine ou lettre de Mme de Sévigné) soit une bonne idée. Par ailleurs, en tout cas sur l'apparence que j'utilise (Vector 2010), l'emplacement des boutons en question est différent (plutôt en haut à gauche après source et discussion), ce qui rend l'instruction donnée contre-productive. Je ne pourrais soutenir la proposition que si elle est limitée aux pages racines de l'ouvrage concerné, aux lecteurs/lectrices non connecté(e)s, ou avec possibilité pour celles et ceux qui le sont de désactiver le bandeau une fois pour toutes, vu qu'il n'aurait vraiment d'utilité qu'à la première rencontre d'un texte avec modernisation offerte. Tout cela me paraît malheureusement délicat techniquement. En l'état je suis donc {{contre}} [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 20 septembre 2026 à 12:24 (UTC)
::Je suis d'accord avec ces points de critique, @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] : étant donné que je n'ai malheureusement pas les connaissances permettant de déterminer la faisabilité d'un pareil bandeau, j'espère trouver ici des utilisateurs plus expérimentés ayant des pistes d'améliorations pour une mise en oeuvre moins "encombrante" {{;-)}}. Pour Vector 2010, j'utilise personnellement également cette apparence-ci mais j'imagine que les utilisateurs occasionnels seront principalement sur la nouvelle apparence ! (j'imagine impossible de personnaliser le message aux différentes apparences de WS) — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 20 septembre 2026 à 13:50 (UTC)
:::::Je partage l’avis de @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] et considère la présence d’un bandeau dans l’espace principal un peu trop envahissante. Je crains qu’ainsi on ouvre une porte et que d’autres situations se présentent. De toute façon, techniquement on ne peut insérer un bandeau en utilisant un modèle à moins de le positionner à l’endroit où ce modèle est situé. À la limite, le modèle pourrait préciser lorsque le bandeau est requis mais il devra passer la main au Gadget écrit en javascript. Cela implique l’intervention d’admin d’interface. N.-B. : Susuman77 a fait ressortir un problème avec Vector 2022. Ceux qui utilisent cet habillage ne peuvent pas discerner la présence d’une modernisation à moins de faire afficher la barre latérale et, même là, ''Montrer les altérations'' semble absent. Il faudrait que ce soit corrigé sinon plusieurs ne verront jamais qu’un texte a été modernisé. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 20 septembre 2026 à 14:31 (UTC)
::::::Pour moi, les options apparaissent bien dans la barre latérale droite avec Vector 2022, y compris ''Montrer les altérations'' si on a d'abord sélectionné ''Orthographe modernisée''. Le comportement me semble donc être le même pour Vector et Vector 2022. Certes, les commandes sont très difficiles à trouver avec Vector 2022, mais je crois que l'objectif de ce thème est bien de cacher tout ce qui peut être utile... La solution à ce problème (ou ce choix) de design n'est évidemment pas de rajouter des bandeaux. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 20 septembre 2026 à 14:51 (UTC)
:::::::@[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] J'ai répondu sur l'aspect technique, pour le fonds, je partage d'autant plus les critiques des autres contributeurs sur un bandeau potentiellement envahissant que, de mon point de vue, l'intérêt de la modernisation est largement obéré par l'absence de possibilité d'export. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 15:04 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] c'est vrai que c'est le gros problème, même si j'ai jamais vraiment compris la raison pour laquelle les modernisations ne pouvaient pas être exportées... — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 20 septembre 2026 à 16:03 (UTC)
:::::::::Je pense que ce n'est pas possible parce que la modernisation se fait en Javascript, c'est-à-dire sur le poste du lecteur (elle disparaît si on ferme la fenêtre). L'export est réalisé par le serveur à partir du texte enregistré dans la base de données de Wikisource, donc le texte non modernisé. Il faudrait implémenter la modernisation sur le serveur lui-même. (Ou alors hacker le système en créant une page temporaire contenant la version modernisée, le temps de faire l'export...) [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 21 septembre 2026 à 13:57 (UTC)
:::::::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Mais oui, je me souviens maintenant ! C’est toi qui avais corrigé la barre d’outils après avoir obtenu, j’imagine, les autorisations du Saint Esprit. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 20 septembre 2026 à 15:59 (UTC)
== Aide pour produire un djvu de qualité ==
Bonjour,
J'ai scanné une vie de Charles Boromé de 1910, je voudrais la mettre sur ws. J'ai fait la bêtise de scanner en niveau de gris. Le texte n'est pas si mauvais. J'arrive à mettre mon pdf en ordre, puis à en faire l'ocr. Mais dans toutes ces "manip" en ligne de commande le fichier devient plus gros et la conversion en djvu (depuis le pdf) perd le texte océrisé, la commande est la suivante:
ocrmypdf --deskew --optimize 2 -l fra livre-propre.pdf livre_ocr_dresse.pdf
Mais mon fichier d'abord de moins d'un giga passe à 17 quand je veux rendre le fond blanc et pas gris (avec pdftoppm -tiff -r 300 _travail/livre_complet2.pdf _travail/images/page puis convert, imagemagik), puis à plus de 60 méga une fois la roc finie...
Si quelqu'un à une méthode fiable sous linux je suis preneur.
[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 12:35 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]]. Je retravaille les scans avec ScanTailor advanced. Cela produit des fichiers .tif d'une résolution choisie. Tu peux choisir d'exporter en couleurs/niveau de gris ou noir et blanc et tu choisis également la résolution d'export.
:*Sous ScanTailor, si je fais un fichier en couleur je choisis une résolution d'export de 150 ou 200 dpi, je postérize à 255, je décoche ''normalize'' et ''force b&w''. En noir et blanc, je choisis une résolution d'export de 300dpi, je coche toutes les options, j'utilise la méthode Otsu à 0 (à modifier en fonction du contraste).
:*Sous linux une fois les images retravaillés avec Scantailor, je transforme les images .tif en .pdf avec <code>img2pdf *.tif -o MonFichier.pdf</code> puis je fais l'OCR avec <code>ocrmypdf -j0 -l fra MonFichier.pdf MonFichierOCR.pdf</code> enfin je transforme mon .pdf avec <code>pdf2djvu -o MonFichierOCR.djvu -j0 --fg-colors=black --bg-subsample=1 --dpi 200 --lines MonFichierOCR.pdf</code> Le dpi est à ajuster en fonction du choix de départ. En noir et blanc tout cela produit des fichiers de très petite taille, et en couleur de taille raisonnable (mais cela dépends du nombre de page de départ).
:[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 13:00 (UTC)
::Merci je vais essayer ça. Question annexe j'aurais du mieux scanner en noir et blanc plutôt qu'en niveau de gris? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 13:30 (UTC)
:::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] Pas forcément, cela dépend de la qualité du livre, s'il est récent et sans taches, c'est très bien en noir et blanc, s'il y a des taches il vaut quelquefois mieux préserver la couleur ou le niveau de gris. L’algorithme otsu de scantailor est très performant pour convertir en noir et blanc en minimisant les pétouilles lorsque la source est à peu près correcte. Au final c'est une suite de compromis qualité/poids donc il est difficile de donner une solution générale. Je procède souvent au cas par cas. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 14:57 (UTC)
::Merci c'est génial, il m'a fallut un peu de temps pour comprendre scantailor, mais j'y suis arrivé!! Je note la procédure. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 16:20 (UTC)
:::Et voilà c'est téléversé, mais comme d'habitude j'arrive pas à créer [[Livre:Saint Charles Borromée (1538-1584).djvu|l'index]] correctement, j'ai une erreur intervalle invalide, pourtant ça a l'air correct: <nowiki><pagelist 1to5="roman" 6to8=- 9=1 269to271="TdM" 272to276=-/></nowiki>! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 16:59 (UTC)
::::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] Normalement il suffit :
::::*de purger le fichier sur Commons en utilisant successivement les deux boutons purge à droite dans les outils
::::*de purger le fichier index sur wikisource
::::Cela devrait marcher. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 18:25 (UTC)
:::::IL serait utile d'ajouter la purge à la page d'aide. Parce que chaque fois j'oublie ce simple petit détail. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 08:49 (UTC)
== Validations ==
Bonjour, je trouve que le contenu de {{m|Validations}} manque d'homogénéité : certains titres en romain, d'autre en italiques. Je pense qu'il faudrait appliquer une convention (pour ce qui est du fini de la chose.) • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 21 septembre 2026 à 08:02 (UTC)
:La règle est claire, un titre d'ouvrage doit être en italique. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 21 septembre 2026 à 09:18 (UTC)
== Ajouter l'auteur Charles Borromée à wikidata ==
Bonjour,
Je n'ai pas le droit d'ajouter Charles Borromée à [[d:Q216946|wikidata]], quelq'un pourrait m'aider à le faire car je souhaite créé sa page.
Merci pour votre aide, [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 08:48 (UTC)
:Il faut d’abord créer la page Auteur et par après on peut la lier à Wikidata. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 septembre 2026 à 12:29 (UTC)
::Ah ok! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 12:39 (UTC)
::Je ne sais pas si c'est la bonne page, mais celle que j'ai mis dans le lien est semi-vérouillée. Je ne peux pas ajouter l'auteur. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 12:43 (UTC)
:::Voir les modifs que j’ai apportées à la page [[Auteur:Charles_Borromée|Auteur]]. Quand on enregistre la page la première fois, ça va afficher un message d’erreur. Puis il faut aller sur la page de wikidata et au bas complètement à l’item Wikisource, ajouter un lien à Auteur: Charles Borromé en précisant fr dans la colonne de gauche ; et enfin purger la page Auteur de Wikisource. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 septembre 2026 à 14:21 (UTC)
::::Merci de l'avoir fait. Je répète juste que je n'ai pas accès à la page sur wikidata. Je ne suis pas autorisé à la modifié. Il y a un cadenas chez moi. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 15:26 (UTC)
:::::Le cadenas signifie que la page est semi-protégée, c'est-à-dire la modification est réservée à des utilisateurs ayant déjà une certaine expérience sur Wikidata. Ce n'est apparemment pas ton cas, donc tu peux utiliser le modèle [[:c:Template:Edit request|Template:Edit request]] pour faire une demande là-bas. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 21 septembre 2026 à 22:11 (UTC)
== Modification du gadget "Erreurs communes" ==
Bonjour,
Je trouve que le gadget "erreurs communes" trouve certains mots en ''erreur'' qui ne devraient pas l'être ; comme par exemple : "Eh", "môme", "malin", et même "Ton" en début de phrase... serait-il possible de retirer ces mots courants des erreurs ?
J’utilise le modèle {{m|Nec}} pour éviter de voir ces mots en rose… mais ce serait quand même bien que ces mots ne ressortent pas "de base"…
merci d'avance [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 12:33 (UTC)
:Il y en a d'autres des mots "innocents", là je pense à lune et à antre. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 14:05 (UTC)
::Ces mots sont en erreurs communes du fait de la confusion potentielle de l’OCR : Eh/En ; môme/même ; Ton/l’on ; malin/matin. Ces confusions sont très fréquents, c'est pourquoi elles font parties des erreurs communes. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 21 septembre 2026 à 14:22 (UTC)
::Salut, c'est plus compliqué que tu ne le penses, "môme" est souvent une erreur de "même", "malin" de "matin", "Eh" de "Et" si tu as le courage tu peux me donner le contexte certains dans lequel sont les mots "môme malin".
::Par exemple "môme que" me semble être toujours une erreur alors que "une|un môme" peux aussi étre "une|un même", l'erreur commune est là pour nous surligner un oublie classique.
::*" leur môme" semble toujours bon, 3 occ..
::*Ici le surlignage serait utile : [[Page:Lefrançais - Étude sur le mouvement communaliste à Paris, en 1871.djvu/464]] "souffrant des mômes maux"
::Tu peux faire une recherche <code>[https://fr.wikisource.org/w/index.php?search=insource%3A%2Fm%C3%B4me%2F&title=Sp%C3%A9cial%3ARecherche&profile=advanced&fulltext=1&ns104=1 insource:/môme/]</code> dans les pages, tu verras mieux la problématique. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 14:23 (UTC)
:::Bonne réponse @[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ! Un exemple vaut mille mots ! [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 septembre 2026 à 14:52 (UTC)
::::Bonjour ou re-bonjour à tous,
::::Je comprend bien que "môme" peut être une erreur à la place de "même" et que "malin" peut être une erreur à la place de "matin"... et en effet, il y a aussi "lune" qui apparaît systématiquement en erreur potentielle... malgré tout, il est assez dommage que ces mots restent en rose définitivement sur les pages, alors qu'il peuvent très bien ne pas constituer des erreurs... Bon, j'utilise maintenant systématiquement le modèle {{m|Nec}} pour éviter que les mots restent en rose dans la page... mais c'est quand même assez "lourd", et un contributeur "non initié" peut ne pas comprendre ce que signifie ce "Nec" appliqué à certains mots… Ne serait-il pas possible de refaire le gadget de façon à que les mots en "erreur potentielles" apparaissent au moment ou le contributeur tente d'enregistrer une page, mais qu'il y ait alors une possibilité de corriger ou de valider ces mots, de manière à ce qu'il n'apparaissent plus en rose après l'opération ??? (je me doute que c'est plus compliqué à réaliser, mais ce serait idéal à mon sens...). [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 15:42 (UTC)
:::::Une solution serait que le gadget erreurs communes ne soit plus activé par défaut. Ainsi les lecteurs ne voient plus les erreurs et seul un correcteur ayant activé le gadget voit. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 17:23 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] : pour moi celà ne résoudrait pas cette problématique... car les personnes qui n'ont pas activé le gadget ne le verraient jamais, alors que les "contributeurs avancés" continueraient à voir les mots en rose définitivement... alors qu'une "validation" par le correcteur montrerait qu'il y a eu une action concrète pour accepter le résultat... certes, le gadget à développer est certainement plus complexe, mais encore une fois je pense que ce serait la bonne réponse à cette problématique... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 17:32 (UTC)
:::::::Suite à mon message précédent, je suis en train de réfléchir à la question de manière différente : ''ne faudrait-il pas tout simplement désactiver le gadget sur les pages validées (voire corrigées)...'' en considérant que si le valideur (voire le correcteur) à sauvegardé la page avec ce statut, c'est qu'il a "de fait" accepté l'orthographe des mots que la page contient ? En effet, le gadget est utile pour aider le contributeur à repérer les potentielles erreurs lors de la transcription d'une page, mais après cette étape, il n'a "normalement" plus de raison d'être...!? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 18:12 (UTC)
::::::::Cela me semble une bonne idée, le gadget sert seulement pour le correcteur pas pour le lecteur. On peux ainsi augmenter le nombre d'erreurs communes sans avoir l'effet négatif pour le lecteur.
::::::::MAIS comme tu as pu le voir, le mot môme pour même est présent dans les pages "jaunes", le gadget est utile pour un repérage.
::::::::Je désactiverai donc bien le gadget sur les pages validées. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 18:17 (UTC)
:::::::::Oui... en plus je suppose qu'il a dû y avoir de nombreuses pages transcrites et corrigées avant que le gadget existe... mais, en effet, c'est peut-être préférable de ne désactiver le gadget que sur les pages validées... sur lesquelles sont passés au moins deux contributeurs. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 18:22 (UTC)
::::::::::Mais certaines pages ont pu être validées avant l'existence du gadget, et une page validée n'est pas nécessairement exempte d'erreurs. Il faut quand même se rappeler que ce gadget n'est vu que par les contributeurs connectés, et que son utilité contrebalance très largement le léger désagrément de voir des mots surlignés. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 21 septembre 2026 à 20:53 (UTC)
::::::::::Précision : j’ai trouvé 8 pages validées comportant "mômes" pour "mêmes" ; je n’ai pas encore passé le singulier en revue. --[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 21 septembre 2026 à 21:13 (UTC)
:::::::::::Bonjour, le gadget erreurs communes peut-être discret sur certains mots lors de la correction, c'est pourquoi il peut rester des erreurs malgré sa présence (ponctuation erronée, mots de deux lettres). Le moyen d'y remédier est de regarder les ''erreurs possibles'' dans les chapitres tranclus ou dans le texte entier s'il a été créé. Je le fais systématiquement. Le fait de désactiver le gadget après la correction présente le risque de laisser passer des erreurs. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 22 septembre 2026 à 04:37 (UTC)
::::::::::::Bonjour à tous. Idem. Ce qui me satisferais le plus, ce serais juste une bascule dans l'espace principal pour afficher ou masquer à volonté ces ''erreurs possibles''. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 22 septembre 2026 à 07:11 (UTC)
:::::::::::::Bonjour, en réfléchissant, il me semble que que la coloration pourrait être supprimée des pages de l'espace principal après les passage en mode corrigé dans l'espace page. Mais cela à condition que l'on puisse voir dans le bandeau de gauche de l’espace principal les ''erreurs possibles'' malgré la suppression de la coloration. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 23 septembre 2026 à 15:11 (UTC)
::::::::::::::Après cette judicieuse remarque, j'ajouterais que ce gadget, qui ne concerne que le français, devrait être désactivé dans {{m|lang}}. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 25 septembre 2026 à 07:46 (UTC)
:::::::::::::::J'ai l'impression que c'est déjà le cas. Un exemple ? [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 25 septembre 2026 à 08:04 (UTC)
::::::::::::::::Bonjour @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] C'est effectivement le cas actuellement, mais je pensais au cas où, parce qu'elle est gênante, on ferait en sorte que la coloration ne s'affiche plus dans l'espace page ni dans l'espace principal après le passage de la page en mode ''à valider''. Il faudrait dans ce cas que les erreurs possibles, même non coloriées puissent quand même s'afficher après activation des ''erreurs possibles'' dans le bandeau de gauche dans l'espace principal. Suis-je plus clair ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 25 septembre 2026 à 13:34 (UTC)
:::::::::::::::::Je répondais à {{u|M-le-mot-dit}} au sujet du modèle {{m|lang}}...
:::::::::::::::::Sur ta question, on peut aussi rajouter dans son <code>common.css</code> quelque chose comme :
:::::::::::::::::<syntaxhighlight inline=yes lang=css>.Erreurs-communes, .no_erreurs_communes { background-color:light-dark(#FCDFFF,#362537); }</syntaxhighlight>
:::::::::::::::::Mais :
:::::::::::::::::* cela s'appliquera pour tout texte marqué par {{m|nec}} (même si le texte n'aurait pas été détecté par le gadget Erreurs communes) ;
:::::::::::::::::* il n'y a pas de moyen de le désactiver, sinon en modifiant à nouveau son <code>common.css</code> (ou alors on peut installer l'excellente extension ''Stylus'' dans Firefox, qui permet d'avoir une sorte de <code>common.css</code> pour n'importe quel site web, facile à activer ou à désactiver).
:::::::::::::::::[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 25 septembre 2026 à 14:16 (UTC)
::::::::::::::::::Au temps pour moi, le langage est pris en compte dans le gadget. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 25 septembre 2026 à 15:27 (UTC)
== Note de bas de page ==
Je voulais savoir comment indiquer une note sur une [[Page:Carette_-_Zirska,_immigrante_inconnue,_1947.djvu/12|page]] dans l’espace Page: qui se retrouve reportée en bas de page sur la page [[Page:Carette_-_Zirska,_immigrante_inconnue,_1947.djvu/13|suivante]]. La même question se pose si cette note ce retrouve sur la page [[Page:Carette_-_Zirska,_immigrante_inconnue,_1947.djvu/13|précédente]]. J’ai cherché dans l’[[Aide:Notes]] et je n’est pas trouvé d’exemple. Par contre, la transclusion semble être correcte.
Merci pour votre aide. [[Utilisateur:Obelon|Obelon]] ([[Discussion utilisateur:Obelon|d]]) 21 septembre 2026 à 19:19 (UTC)
:ça me semble très bien comme cela, ce qui compte c'est le rendu final. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 20:42 (UTC)
::Super alors! je vais laisser les pages telles quelles. [[Utilisateur:Obelon|Obelon]] ([[Discussion utilisateur:Obelon|d]]) 22 septembre 2026 à 01:17 (UTC)
== Accolades non exportées avec WSExport ==
Bonjour,
Je viens de constater que les accolades ne sont plus exportées avec WSExport... j'ai l'impression que c'est la même chose aux formats "epub" et "pdf".
Avez-vous constaté la même chose ? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 22 septembre 2026 à 00:06 (UTC)
:Désolé... j'ai rencontré un problème sur un export, mais il semble que maintenant ça "re-marche" !... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 22 septembre 2026 à 00:10 (UTC)
== Quoi de neuf du côté de Wikimédia France ? ==
[[File:Logo WMFr noir horizontal.png|centre|350px]]
Bonjour le Bistro !
Petite revue d'actualités en cette rentrée du côté de Wikimédia France. Que vous soyez simples lecteurs, contributeurs réguliers ou anciens de l'association, voici les derniers sujets chauds du moment :
* '''Vie associative : Adhérez ou réadhérez à Wikimédia France avant l’AG du 21 novembre !'''
* '''Wikimania 2026 à Paris :''' Retour sur la conf' de presse et ce que le rassemblement mondial va apporter à la communauté locale.
* '''Sondage :''' Les résultats de l'enquête de juin 2026 sur les usages et la perception de Wikipédia par les Français.
* '''Livre blanc :''' Retour sur l'événement aux Archives nationales pour la promotion des communs numériques.
* '''Label Culture Libre 2026 : ''' Découvrez les institutions labellisées
👉 '''Retrouvez toute l'actu détaillée directement sur la page [https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Wikim%C3%A9dia_France Wikimédia France]'''.
<gallery mode="packed-hover" heights="80px">
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File:Wikimania 2026 Day 4 group photo.jpg
File:Logo Label Culture Libre.jpg
</gallery> [[Utilisateur:Luc Hervier WMFr|Luc Hervier WMFr]] ([[Discussion utilisateur:Luc Hervier WMFr|d]]) 25 septembre 2026 à 09:21 (UTC)
== Your feedback wanted: Remove ''(Language link added:) and similar'' edits from Special:RecentChanges ==
''(Apologies for posting in English. You can help by translating it)''
Hello, I’m Danny from [[:en:w:Wikimedia_Deutschland|Wikimedia Deutschland’s]] [[m:Wikidata_For_Wikimedia_Projects|Wikidata For Wikimedia Projects]] team.<br/>
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Thank you for any participation or feedback you give, -- [[m:User:Danny_Benjafield_(WMDE)|User:Danny Benjafield (WMDE)]] 25 septembre 2026 à 12:18 (UTC)
<!-- Message envoyé par User:Danny Benjafield (WMDE)@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=User:Danny_Benjafield_(WMDE)/MassMessage_test_list&oldid=31080967 -->
== décalage de la roc par rapport à la page ==
Bonjour,
Je viens de téléverser plusieurs tome des œuvres complètes de St Bernard, je ne comprend pas pourquoi mais sur le tome 1 [[Livre:Saint-Bernard - Oeuvres complètes, trad Charpentier, Tome 4, 1867.djvu|3]] et 4 le texte est décalé de deux pages par rapport au fac-similé! Peut-on résoudre ce problème?
Merci de votre aide, [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 25 septembre 2026 à 17:39 (UTC)
nae90d95jud8ia87g92jntkusa5e37o
16063075
16062671
2026-09-26T03:38:52Z
Cunegonde1
52509
/* décalage de la roc par rapport à la page */ Réponse
16063075
wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude>
[[Fichier:Les Très Riches Heures du duc de Berry septembre.jpg|thumb|upright|Septembre. — ''Les Très-Riches Heures du duc de Berry'' des Frères de Limbourg]]
= Septembre 2026 =
== Problème de pagination sur le tome 4 de Jérôme de Stridon ==
Bonjour,
Ce [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu|tome 4]] à plusieurs problèmes de pagination, un pas très grave, qui semble une erreur d'impression, on passe de la page 103 à la [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu/105|page 105]]. Je le corrige simplement dans l'entête au besoin et dans la table des matières.
Mais un problème surgit à la page 494 qui est dans le djvu la page 536. en soit je crois que ce n'est pas vraiment important car ce sont les parties latines du tome.
Mais du coup je me demandais juste ce qu'il faut faire?
Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 1 septembre 2026 à 09:55 (UTC)
:J’ai cherché un autre fac-similé de la même édition, les rares que j'ai trouvé comme [https://pdfs.bibliotheque-catholique.com/pdfs/oeuvres-completes/Saint%20J%C3%A9r%C3%B4me%20-%20Oeuvres%20compl%C3%A8tes%20(Tome%204).pdf celui-ci] sont identiques à notre exemplaire. Pour l'absence de la page 104, il est possible que la page blanche séparant les chapitres ait été supprimée. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 04:32 (UTC)
::Ok du coup on reste avec ça? Pour la page 104 j'ai déjà faitcomme s'il s'agissait d'une erreur de typo en corrigeant dans la table des matière, pour le reste je peux match&split sur la fin du livre? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 07:44 (UTC)
:::C'est bien une page blanche qui a été supprimée dans ce fac-similé (p. 104). L'exemplaire de chez Google books ({{Google|yXAYEXTe6ikC}}) l'a conservée. Toute la partie latine (494-535) y est conservée aussi. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 2 septembre 2026 à 09:40 (UTC).
::::Super @[[Utilisateur:Khardan|Khardan]], je ne sais pas comment tu fais pour trouver sur google livres, j'ai cherché de différentes manières, y compris en recherche avancée, sans succès. Si on importait la version complète y compris la page 104 blanche, cela impliquerait de renommer les pages 284 à 394, ce qui est un gros travail assez fastidieux. Sinon on peut aussi importer la version avec la partie latine complète, sans intérêt pour fr.wikisource mais peut-être utile pour les latinistes. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 10:34 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] Ah tiens ! Le résultat m'est venu du premier coup en cherchant « complètes "Saint Jérôme" » (et en évitant le « Œ » de ''oeuvres'' surtout). — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 2 septembre 2026 à 10:48 (UTC).
::::::Merci! Dites-moi quand vous avez décidé et je continuerais le match&split. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 11:33 (UTC)
:::::::Je propose de remplacer le fac-similé actuel par celui recommandé par @[[Utilisateur:Khardan|Khardan]] en supprimant la page 104 inutile, mais en conservant la totalité des pages latines du nouveau fac-similé. Cela amènera à ne renommer que les pages de la TdM. Qu'en pensez-vous ? Le nouveau fichier est prêt pour import. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 13:04 (UTC)
::::::::Moi je suis d'accord. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 13:52 (UTC)
:::::::::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] C’est fait, j'ai rectifié le pagelist et renommé les pages de la TDM pour les mettre à la bonne place. Il faut probablement purger la page d'index pour voir la différence. Bonne correction. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 15:57 (UTC)
::::::::::Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 17:34 (UTC)
== Une creation échouée. ==
Bonjour, la création du Livre:Hippeau,_La_chanson_du_Chevalier_au_cygne_et_de_Godefroid_de_Bouillon_Tome_I_(1874).pdf échoue depuis deux jours, malgré des purges. Raison possible: deux renommages successives sur commons: [[: File:Hippeau,_La_chanson_du_Chevalier_au_cygne_et_de_Godefroid_de_Bouillon_Tome_I_(1874).pdf]]. Qui peut résoudre ce problème? --[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 4 septembre 2026 à 16:01 (UTC)
:@[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] : cela s'est résolu tout seul, j'ai créé l'index [[Livre:Hippeau,_La_chanson_du_Chevalier_au_cygne_et_de_Godefroid_de_Bouillon_Tome_I_(1874).pdf]] sans fou quérir. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 septembre 2026 à 16:31 (UTC)
::Merci. Mais la même chose pour le fichier créé en même temps il y a deux jours.
::[[: Fichier:Hippeau, La chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon, Tome II (1874).pdf]]. Est-ce que cela bloque pour moi à cause d'anciens essais? Pourras-tu le créer aussi? --[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 4 septembre 2026 à 19:51 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] : Bien sûr. Voilà [[Livre:Hippeau, La chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon, Tome II (1874).pdf]], je n'ai pas d'idée sur ce qui peux te bloquer. Si ça persiste on est là pour aider. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 septembre 2026 à 21:01 (UTC)
::::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] J'ai édité les TdM's des deux livres, mais je ne suis pas sûr du choix des titres des chapitres (liens rouges) et de la façon de faire suite d'une page à l'autre, utilisant ''noinclude''. Pourras-tu contrôler? [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 6 septembre 2026 à 19:05 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] : Pour les subdivisions, je conserverais le titre complet du livre, puis les deux parties, puis les chapitres :
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Le Chevalier au cygne/Introduction
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Le Chevalier au cygne/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Godefroid de Bouillon/Introduction
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Godefroid de Bouillon/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Épisode des chétifs ou captifs/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Second épisode/I [II, III, ''etc.'']
:::::ou plus neutre (si tu préfères) :
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Première partie/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Deuxième partie/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Appendice/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Second épisode/I [II, III, ''etc.'']
:::::Pour la création de la table, je propose de simplifier sans doublon : reporter dans le page précédente la fin du titre (comme page 262) et ne pas mettre la fin dans la page suivante (supprimer <code>lant, et repart avec le cygne|100</code>), en précisant ce choix dans la page de discussion. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 6 septembre 2026 à 21:38 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:ℳ-le-mot-dit]] : Tables sans doublon {{fait}} ; titres déjà adaptés dans les Index(=livre) puisque les deux ont le même titre principal et il fallait adapter les deux sous-titres. Voir le résultat [[La chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon]]. Si c'est d'accord, j'adapterai tous les titres dans la TdM. {{fait}} [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 7 septembre 2026 à 12:03 (UTC)
== Les RAW sont arrivés, la rentrée peut commencer ! ==
<div style="background-color:#177860; border-radius:.2em; color:#FFF;padding: 1em;">
<div style="font-family: Century Gothic; font-size:3em; line-height:120%;text-align:center;color: #fff;">RAW</div>
<div style="margin-bottom:1.5em; margin-top:1em; text-align:center; color: #fff;">Le numéro de septembre 2026 (n°296) est sorti.</div>
<div class="center">[[:w:Wikipédia:RAW/2026-09-05|<span class="cdx-button cdx-button--fake-button cdx-button--fake-button--enabled" style="white-space:break-spaces; text-align:center; gap:0;"role="button" aria-disabled="false">Lire l'infolettre</span>]]</div>
</div>
'''C'est la rentrée'''
Après un numéro très dense en août en raison de la Wikimania, celui-ci est un peu plus léger car l'équipe s'est octroyée quelques vacances. Cela n'empêche pas le mouvement de continuer à vivre, avec une rentrée déjà animée ! Du côté des projets francophones, le Wiktionnaire vient de franchir le cap symbolique des sept millions d’entrées, tandis que Wikipédia continue de voir fleurir sondages et discussions sur son fonctionnement.
Une rentrée, donc, placée sous le signe de la construction collective : de nouveaux outils pour contribuer, de nouveaux espaces pour échanger, de nouvelles formes d’organisation… Ce numéro des RAW vous propose de faire le tour de cette actualité, avant de reprendre tranquillement le chemin des projets Wikimédia.
L'équipe de la rédaction a également commencé à réfléchir à un nouveau nom pour remplacer l'énigmatique « RAW ». N'hésitez pas à venir donner votre avis dans la [[:w:Discussion Wikipédia:RAW/Rédaction#Changement de nom|section dédiée]] !
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Au menu de ce numéro :
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">En bref</span>''' — Des actualités francophones et du mouvement Wikimédia, des nouveaux outils et des articles de recherche
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">Le wik'hit parade</span>''' — Une analyse des articles les plus vus le mois dernier
[[Fichier:Toicon-icon-sharp-corners-draw.svg|20px|classe=skin-invert-image]] Les RAW, c'est aussi vous : n'hésitez pas à suggérer des sujets ou participer à la rédaction du [[:w:Wikipédia:RAW/Rédaction|prochain numéro]] !
[[Utilisateur:Antimuonium|Antimuonium]] ([[Discussion utilisateur:Antimuonium|d]]) 4 septembre 2026 à 22:14 (UTC)
== ''La Lettrine'', numéro 1, automne 2026 ==
Le premier numéro de ''La Lettrine'' vient de paraître !
Premier numéro de ''La Lettrine'' : des brèves d’ici, une revue de presse au fil des livres et de l’actualité, un retour sur Wikimania 2026, une recommandation pleine d’humour autour de Joaquín Xaudaró et un coup de projecteur sur les poétesses bretonnes réunies par Adine Riom ! Découvrez aussi l’éphéméride, l’agenda des prochains ateliers, les statistiques de Wikisource et le récit d’une relecture de George Sand.
Découvrez le '''[[Wikisource:La Lettrine/001-automne-2026|numéro 1 de l’automne 2026]]''' !
[[Wikisource:La Lettrine/Brouillon|Brouillon du prochain]] — [[Wikisource:La Lettrine/Inscription|Abonnement-désabonnement]]
Six personnes ont participé à ce numéro inaugural — et la rédaction vous attend déjà en décembre pour la suite ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 6 septembre 2026 à 18:44 (UTC)
:Chouette premier numéro ! Je me dis que je pourrais y présenter de temps en temps les livres un peu rigolos de propositions de réformes orthographiques du français que j’ai transcrit au cours des ans. Ça devrait être intéressant à faire découvrir ^^
:PS : Il va falloir qu’on adapte les couleurs de fond des cadres au mode sombre, les titres sont illisibles pour le moment. — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 7 septembre 2026 à 07:47 (UTC)
::Si ça améliore l'expérience, je suis en faveur. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 septembre 2026 à 14:53 (UTC)
::Merci @[[Utilisateur:Danÿa|Danÿa]] ! Sens-toi libre de corriger cela. J'ai fait ça avec mes piètres compétences de front-end et sur le coin d'une table en vitesse. Je pense que le 2e numéro aura un bien meilleur habillage ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 7 septembre 2026 à 18:15 (UTC)
:merci, j'ai mis la nouvelle dans les annonces. N'hesitez pas à ajuster si besoin. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 7 septembre 2026 à 12:42 (UTC)
== [[Livre:Whymper - Escalades dans les Alpes.djvu]] ==
Bonjour, Il reste 2 pages à valider. Merci d'avance. PS: Je suis en train de valider aussi l'original en anglais. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 6 septembre 2026 à 20:12 (UTC)
:Bizarre. J'ai tenté de valider la première des deux (la 318), mais le bouton vert "Validé" n'apparaît pas. Le dernier ''État de la page'' reste à ''Corrigé''. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 6 septembre 2026 à 20:55 (UTC).
::@[[Utilisateur:Yann|Yann]] Idem, j'ai essayé avec plusieurs navigateurs Firefox et Chrome sous Linux et Safari sous MacOs le bouton vert n’apparaît pas. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 7 septembre 2026 à 06:03 (UTC)
:::{{notif|Yann|Khardan|Cunegonde1}} Bizarrement, le paramètre <code>prpPageQualityUser</code> (qu'on peut voir dans le code HTML de la page) avait pour valeur "null" alors qu'il désigne normalement l'utilisateur qui a apposé l'état courant de la page (corrigé, validé, etc.). Je suppose que c'est un bug de l'éditeur visuel utilisé sur ces pages il y a longtemps. Et apparemment, il suffit de modifier les pages (comme je viens de le faire) pour rétablir ce paramètre. Vous devriez pouvoir valider à présent (mais pas moi, car c'est à moi qu'est désormais attribuée la correction). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 septembre 2026 à 07:35 (UTC)
::::{{fait}} OK, merci. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 7 septembre 2026 à 08:44 (UTC)
== La suppression de ma page d’accueil est demandée. ==
La suppression de ma page d’accueil est demandée. J’ai déplacé tous les liens vers la sous-page « Contributions ».
Cette procédure remplace ma page d’accueil par une seule page d’accueil universelle : https://meta.wikimedia.org/wiki/User:Ineuw
qui contient déjà un lien vers « Contributions ».
Merci. —[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 8 septembre 2026 à 04:06 (UTC)
:{{Fait}} — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 8 septembre 2026 à 09:13 (UTC)
== Affichage de tableau ==
Bonjour,
J'ai fait plusieurs pages qui affichent du texte en tableau, mais le rendu est vraiment mauvais je ne sais pas où est le problème. un exemple est cette [[Origène. — Lexique des Noms hébreux|page]] et d'autres pages de ce [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu|livre]].
Merci, [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 8 septembre 2026 à 11:45 (UTC)
:Dans la transclusion, des cellules débordent sur une troisième colonne. En vis-à-vis de ces débordements, on voit les pages fautives. Vous devez corriger le début de la page 188. Idem page 192. Il y a d'autres à pages à corriger. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 septembre 2026 à 17:47 (UTC)
::Je ne vois rien! J'ai besoin d'un exemple quand je compare les pages pages transclusent elles ont la même tête. De plus je me demande si le tableau ne pourrait pas s'afficher sur toute la page, ça serait plus lisible. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 9 septembre 2026 à 07:23 (UTC)
:::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] : page 187, il manque un il y a <code><nowiki><noinclude></nowiki></code> au lieu de <code><nowiki></noinclude></nowiki></code>. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 9 septembre 2026 à 07:40 (UTC)
::::Ah oui je commence à comprendre comment ça fonctionne! Zut j'ai fait des erreurs sur toutes les pages presque... Et pour augmenter l'affichage de la largeur du tableau on fait comment? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 9 septembre 2026 à 07:51 (UTC)
:::::Selon mes observations de l'ouvrage de Jérôme de Stridon, les pages qui contiennent les tableaux ont une largeur de 100% par défaut. Si vous élargissez au delà, vous risquez d'avoir des problèmes lorsque vous ferez une transcription (voyez par exemple [https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Gibbon_-_Histoire_de_la_décadence_et_de_la_chute_de_l%27Empire_romain,_traduction_Guizot,_tome_3.djvu/484 cette page] : l'effort de transcription a été plus grand que d'habitude) ou de transclusion (je n'ai pas d'exemple en tête, mais j'ai déjà vu des débordements intempestifs). — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 11 septembre 2026 à 14:24 (UTC)
::::::Bonjour,
::::::Je fais le coucou dans cette discussion, pour signaler un autre problème d'affichage des tableaux. Je viens de constater une anomalie dans l'affichage des tableaux quand on utilise l'option "couleur_fond=".
::::::Voilà ce que cela donne :
::::::{{table|titre=test sans couleur de fond (ok)|page=1}}
::::::{{table|couleur_fond=#ccc|titre=test couleur de fond (ok)|page=1}}
::::::{{table|couleur_fond=transparent|titre=test couleur de fond transparent (??)|page=1}}
::::::{{table|couleur_fond=inherit|titre=test couleur de fond inherit (??)|page=1}} [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 14 septembre 2026 à 08:34 (UTC)
== Wsexport en panne ? ==
Deuxième jour sans pouvoir télécharger un livre numérique. Hier attente indéfinie, aujourd'hui ''Wikimedia cloud services: Error. This web service cannot be reached. Please contact a maintainer of this project.'' L'e-book Wikisource est pourtant un service essentiel, il suiffit de voir le nombre de produits Amazon Kindle que des artisans en ont tiré. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 9 septembre 2026 à 10:10 (UTC)
:@[[Utilisateur:Narilora|Narilora]] Un ticket Phabricator a été soumis ? Si ce n'a pas été fait, je suggère de le faire, pour activer la résolution du problème. [[Spécial:Contributions/~2026-48790-66|~2026-48790-66]] ([[Discussion utilisateur:~2026-48790-66|discussion]]) 9 septembre 2026 à 12:26 (UTC)
::Dans ma naïveté, je croyais que le téléchargement faisait partie des services surveillés, avec réaction dès qu'il est défaillant. Apparemment ce n'est pas le cas. Je vais regarder où on se connecte à Phabricator. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 9 septembre 2026 à 12:31 (UTC)
:::Oui, moi aussi j'essaie d'exporter depuis plusieurs jours sans succès... en plus, je souhaiterais obtenir un format "pdf" dont l'export est en panne depuis plusieurs semaines (alors que l'export en "epub" fonctionnait encore il y a deux jours)... D'ailleurs, question subsidiaire : ''quelqu'un saurait-il me donner les paramètres qu'il faut demander dans Calibre, pour convertir un "epub" en "pdf" et en obtenant la même présentation qu'avec l'export WSexport en "pdf" ?'' (mêmes marges, même taille de caractère et même mise en page), car il y a plusieurs options de format à choisir dans Calibre, et que je n'arrive pas à obtenir un "pdf" équivalent... merci d'avance [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 9 septembre 2026 à 12:49 (UTC)
::::Bonjour @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]], pour obtenir un pdf de format a5, les paramètres à utiliser sont les suivants :
:::::*--page-breaks-before / --paper-size a5 --pdf-page-margin-bottom 32 --pdf-page-margin-top 40 --pdf-page-margin-left 24 --pdf-page-margin-right 24 --pdf-page-numbers --preserve-cover-aspect-ratio. Tu peux procéder à partir de l’applications ou utiliser un fichier .bat sur lequel tu pourrais glisser un epub et il te retournerait un pdf. Ebook-convert.exe fait le travail en criant ciseau. Il y a définitivement un problème avec la version de Calibre opérée sous Debian.
:::::*pour la taille des caractères il faut laisser le paramètre par défaut et les valeurs de wikisource seront toutes altérées comme c’est le cas avec ws-export. En cochant la case Désactiver le redimensionnement de la taille de police, tu obtiendras exactement ce qu’on retrouve dans wikisource.
::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 9 septembre 2026 à 21:04 (UTC)
:::::{{merci}} beaucoup @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : Tu saurais me donner un exemple de contenu pour créer un fichier ".bat" qui appelerait Calibre en citant un fichier "epub" et qui retournait un fichier "pdf" ? ça me rendrait un grand service pour les jours ou l'export "epub" fonctionne avec WsExport et pas l’export en "pdf"... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 9 septembre 2026 à 21:12 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] Voici un exemple tel que demandé :
::::::*Créer epub2pdf-a5.bat contenant :
:::::::set fullpath=%1
:::::::rem check si epub
:::::::if "%~x1" neq ".epub" (
::::::: echo Veuillez glisser un fichier epub
::::::: pause
::::::: exit /b)
:::::::rem extraire le nom de fichier epub
:::::::for %%F in ("%fullpath%") do set "filename_no_ext=%%~dpnF"
:::::::rem convertir en pdf a5
:::::::"%ProgramFiles%\Calibre2\ebook-convert" "%fullpath%" "%filename_no_ext%.pdf" --page-breaks-before / --paper-size a5 --pdf-page-margin-bottom 32 --pdf-page-margin-top 40 --pdf-page-margin-left 24 --pdf-page-margin-right 24 --pdf-page-numbers --preserve-cover-aspect-ratio --embed-font-family "Liberation Serif" --pdf-serif-family "Liberation Serif" --pdf-standard-font serif
:::::::rem appuyer sur une touche pour terminer
:::::::pause
::::::*Placer le fichier epub2pdf-a5.bat à un endroit facilement accessible sur le bureau par exemple ; à l’aide de la souris, glisser le fichier epub et le déposer sur ce fichier de commande.
::::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 10 septembre 2026 à 01:28 (UTC)
:::::::{{merci}} beaucoup @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : je vais tester ça dès que possible !!! [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 10 septembre 2026 à 06:25 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : j'ai créé un fichier epub2pdf-a5.bat que j'ai mis sur mon bureau, mais j'ai deux problèmes :
::::::::- 1) le fichier est vu comme un fichier texte et je ne sais pas l'exécuter, si je clique dessus il s'ouvre en lecture avec le blocnote
::::::::- 2) de toutes façons, je n'arrive pas à mettre un fichier epub "sur" ce fichier sur mon bureau, il se met avant ou après mais pas dessus
::::::::Ceci étant dit, j'aimerais autant un exécutable qui se lance "tout seul" et qui demande un fichier en entrée, que l'on pourrait ensuite sélectionner.
::::::::merci pour ton aide. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 10 septembre 2026 à 16:51 (UTC)
:::::::::... j'oubliais de dire : mon PC est sous Windows 11... c'est peut-être important à signaler !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 10 septembre 2026 à 17:02 (UTC)
::::::::::Probablement en passant à windows 11 car il y a des signalements en ce sens. Ce serait important de corriger car tôt ou tard des installations ou mises à jour peuvent échouer. Je te suggère d’ouvrir l’invite de commande '''en mode administrateur''' et d’exécuter ces deux commandes :
:::::::::::assoc .bat=batfile et appuyer sur enter
:::::::::::ftype batfile="%1" %* et appuyer sur enter
::::::::::Ce sont deux commandes microsoft qui permettent de rétablir l’association native de .bat avec l’interpréteur de commande cmd.exe sans avoir à éditer la base de registres. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 10 septembre 2026 à 23:47 (UTC)
:::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : J'ai ouvert le Terminal en mode administrateur (c'est bien ça que tu appelle "invite de commande" ?) et tapé la commande, mais ça ne marche pas. J'ai eu comme message : ''"assoc : Le terme «assoc» n'est pas reconnu comme nom d'applet de commande, fonction, fichier de script ou programme exécutable. Vérifiez l'orthographe du nom, ou si un chemin d'accès existe, vérifiez que le chemin d'accès est correct et réessayez."'' !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 14:57 (UTC)
::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : ... Ah finalement j'ai bien réussi à ouvrir une "invite de commande", mais là il me dit : "''Accès refusé. Une erreur s’est produite lors du traitement de : .bat.''" :-( [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 15:00 (UTC)
:::::::::::::C’est la réponse qu’on reçoit lorsqu’on n’est pas en mode administrateur. Tu dois voir dans l’en-tête de la fenêtre : Administrateur : Invite de commande et non uniquement Invite de commande. Clique sur démarrer, tape cmd et clique sur Exécuter en tant qu’administrateur. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 15:16 (UTC)
:::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] / 3e tentative (désolé pour le nombre de messages, mais je ne suis pas un pro de l'administration de PC) : cette fois-ci j'ai bien réussi à ouvrir l'invite de commande en mode administrateur et j'ai pu taper les deux commandes sans erreur... mais quand je double clique sur mon fichier .bat, il ouvre le Blocnote mais ne s'exécute pas ! [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 15:17 (UTC)
::::::::::::::Si tu fais assoc .bat, tu obtiens quoi comme réponse ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 15:29 (UTC)
:::::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : j'otient la réponse ".bat=batfile" mais rien d'autre ne se passe... quand je clique sur mon fichier .bat, il l'ouvre en mode édition avec le Blocnote. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 15:48 (UTC)
::::::::::::::::Il faut peut-être redémarrer pour ça prenne effet sinon renomme ton .bat en .cmd. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 16:25 (UTC)
:::::::::::::::::Dernier essai : si .cmd et .bat ouvre tous deux dans bloc note c’est que ton système ne reconnaît même plus batfile. Tu pourrais alors forcer l’utilisation de cmd.exe. Pour ce faire, utiliser la commande : ftype batfile="%SystemRoot%\System32\cmd.exe" /c "%1" %* [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 16:44 (UTC)
:::::::::::::Au lieu du double clic (gauche), il faudrait un clic droit et choisir "exécuter" ou peut-être "exécuter en tant qu'administrateur", si cela apparait dans le menu contextuel du clic droit. [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 11 septembre 2026 à 16:37 (UTC)
::::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : ça marche !!! en fait mon fichier s'apellait epub2pdf-a5.bat.txt (mais je ne le voyais pas parce que l'extension du fichier était cachée !!!)
::::::::::::::un grand {{merci}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 17:13 (UTC)
== Problème avec le modèle "Disdascalie" ==
Bonjour,
Je constate que contrairement à ce que dit la doc, les options m=, mb=, mt=, lh= ne fonctionnent pas dans le modèle {{m|Didascalie}}. Je n'ai pas trouvé pourquoi. [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 11 septembre 2026 à 14:09 (UTC)
:Pourtant, dans la documentation, il y a des exemples pour chacun de ces paramètres sauf lh et le résultat s’affiche tel qu’attendu. J’ai vérifié lh=3 et la hauteur de ligne correspond aussi. Il faudrait un exemple où ça ne fonctionne pas pour pouvoir pousser plus loin. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 14:43 (UTC)
::Bonjour,
::J'ai testé sur cette page par exemple : [[Page:Icres - Les Bouchers, 1888.djvu/8]]
::(j'ai fait toutes les combinaisons, et en retirant "sm|n")
::lh fonctionne à partir de 3, mais pas en dessous ! et m, mb, mh n'ont aucun effet (quelle que soit la valeur et l'unité). [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 12 septembre 2026 à 10:43 (UTC)
:::C’est qu’avec {{m|Didascalie}}, on a voulu regrouper dans un seul modèle deux modes de représentation : soit le mode bloc (similaire à {{m|c}}, {{m|d}}...), soit le mode inline (similaire à {{m|sc}}, {{m|t}}...). C’est le paramètre 2 qui détermine le mode de représentation. S’il n’est pas égal à c, d, g <s>ou absent</s>, c’est qu’on veut construire un objet inline imbriqué dans un span donc qui ne réagira pas certaines propriétés css dont les marges verticales. Personnellement j’aurais construits deux modèles différents mais j’imagine que ceux qui l’utilisent fréquemment se sont adaptés. Je vois que vous venez d’ajouter g comme paramètre 2 et les paramètres m et lh sont bel et bien appliqués. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 septembre 2026 à 14:27 (UTC)
::'''Explication trouvée''' : le problème est que si on ne précise pas g ou d dans la disdascalie, on utilise span au lieu de div, d'où l'inutilité des options ! [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 12 septembre 2026 à 13:51 (UTC)
:::Mais oui vous m’avez devancé. Je n’avais pas mis à jour la page du scriptorium. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 septembre 2026 à 14:29 (UTC)
== Expression "donner place sage" ==
Bonjour,
Dans [[Page:Boulain - La Fontenelle, Vie du partisan ligueur, 1895.djvu/129]], l'auteur écrit "La tour était facile à défendre, un simple escalier en spirale y conduit et se voit encore… il ne peut donner place sage qu’à une personne…".
Or je n'ai retrouvé cette expression nulle part, et je me demande s'il ne s'agit pas d'une mauvaise transcription de "donner passage".
Un(e) habitué(e) des écrits de la fin XIXe siècle a-t-il(elle) déjà rencontré cette expression ?
Merci. [[Utilisateur:Nad.roz|--Nad]] ([[Discussion utilisateur:Nad.roz|d]]) 12 septembre 2026 à 09:21 (UTC)
:Parmi toutes les pages transcrites de Wikisource, il n'y a que cette page qui contient ce passage. Pour ma part, le mot « sage » est de trop, mais « <s>place sage</s>passage » est valable également. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 12 septembre 2026 à 12:47 (UTC)
:ah, effectivement, c'est original comme formule... si c'était dans la bouche d'un plaisantin, je me dirais que ça peut être un jeu de mot... mais là, ça ressemble plutôt à une mauvaise transcription. [[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (la bot de service…) ]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 12 septembre 2026 à 13:37 (UTC)
::Original en effet et merci à @[[Utilisateur:Nad.roz|Nad.roz]] de nous faire connaître cette page de la vie mouvementée du partisan ligueur : texte écrit en 1895 mais en employant souvent des tournures de phrases qui s’apparentent davantage au siècle où les événements se sont produits. Ce n’est pas le seul endroit dans ce livre où il faut cesser de lire pour procéder au décodage. Alors si « donner place sage qu’à une personne » était la façon d’exprimer en 1597, lors du saccage de Pont-Croix, que la sagesse exigeait qu’on montasse un à la fois par l’escalier menant à la tour. Nous n’en savons rien alors pourquoi priver les lecteurs éventuels de ce que d’autres pourraient considérer comme une perle ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 septembre 2026 à 21:05 (UTC)
:::Merci @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]], @[[Utilisateur:Hsarrazin|Hsarrazin]] et @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]].
:::Dans le doute, je vais suivre l'avis de @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] qui travaille également sur le texte et laisser l'expression. [[Utilisateur:Nad.roz|--Nad]] ([[Discussion utilisateur:Nad.roz|d]]) 13 septembre 2026 à 05:41 (UTC)
::::Je pense en effet qu'il est préférable de laisser l'expression telle qu'elle, dans la mesure ou l'on ne détecte pas une ''erreur évidente''. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 13 septembre 2026 à 09:17 (UTC)
:::::Bonjour. Celles et ceux d'entre vous qui ont visité le [https://www.guedelon.fr/ château de Guédelon] (reconstitution moderne d'un château médiéval avec les méthodes et outils d’époque). Les artisans ont d'ailleurs participé grâce à leur expertise unique à la reconstruction de certaines parties de Notre-Dame de Paris. Ceux qui y sont allés auront probablement emprunté un petit escalier permettant d'atteindre les remparts depuis l'extérieur du château. Cet escalier très étroit ne laisse la place qu’à une personne à la fois (env. 30 cm. de largeur). La hauteur des marches et la courbure de l'escalier sont telles que l'on ne peut monter armé, ni épées ni lances. Ces constatations me conduisent à pencher plutôt pour une coquille. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 14 septembre 2026 à 08:20 (UTC)
== Page manquante dans le tome 2 de Jérôme de Stridon ==
Bonjour,
Je viens de me rendre compte de l’absence de deux pages dans [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu|le tome 2 de Jérôme de Stridon]]. Il s'agit des pages 194 et [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu/195|195]] (du coup .
Je ne sais pas s'il existe un meilleur djvu, j'avoue ne pas avoir cherché.
Merci de votre aide. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 10:23 (UTC)
:Pour éviter ce genre de mésaventure (ou en limiter les conséquences), il vaut mieux vérifier rapidement les pages lors de l'import du fac-similé sur Commons, ou au moins de soigner la liste des pages (<code><nowiki><pagelist, etc></nowiki></code>) sur Wikisource, ce qui permet de détecter les problèmes avant de commencer à corriger les pages. En effet, une réparation du fac-similé a posteriori entrainera un décalage de 2 pages pour celles qui ontt déjà été corrigées après les pages 194 et 195. Il manque aussi 30 pages dans le [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 9, 1881.djvu|tome 9]] (toutefois il semble s'agir d'un texte en latin, donc ce n’est pas forcément un problème). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 15 septembre 2026 à 12:30 (UTC)
::Je m'occupe du fac-similé. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 15 septembre 2026 à 12:48 (UTC)
:::Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 13:14 (UTC)
::::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ; c'est fait mais de mon côté je n'arrive pas à rafraîchir l'image des pages 194-196. En revanche je n'ai pas la possibilité de déplacer les pages sans redirection. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 15 septembre 2026 à 13:31 (UTC)
:::::Où as-tu trouver le bon fac-similé? J'ai cherché partout! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 14:05 (UTC)
:::::Quelqu'un qui s'y connaît pourrait nous aider à remettre le nouveau fac-similé à la place de l'ancien? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 14:08 (UTC)
::::::Ah oui : dans [https://www.google.fr/books/edition/_/mDQo4s7vdg0C?hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwie0ebw5fCWAxVQTqQEHXSUGSAQre8FegQIBBAt Google livres]. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 15 septembre 2026 à 14:29 (UTC)
:::::::Purée j'ai été là!! Mais j'avais pas trouvé le même, seulement sans les pages... Bizarre. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 15:23 (UTC)
:::::Bonjour,
:::::Pardon d'insister, mais je ne comprends pas malgré l'upload du nouveau fichier, je ne vois pas les nouvelles pages sur le Jerome_-_Œuvres_complètes,_trad._Bareille,_tome_2,_1878.djvu. Pourtant si je le télécharge je les vois bien.
:::::Idem pour [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu|l'index]]. je suis prêt, s'il le faut déplacer manuellement toutes les pages, mais faudrait-il qu'il s'affiche correctement. Sur l'index ce qui plus drôle c'est que la tdm est bien à la page 641, mais quand on vas sur l'ancienne page de tdm actuellement la page 639, on voit le fac-similé de la page 641. Je n'ose pas la déplacer à la bonne page.
:::::Merci encore pour votre aide. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 06:52 (UTC)
::::::En effet. J'ai l'impression qu'il y a une politique de cache de plus en plus agressive sur Wikisource. Mieux vaut attendre un ou deux jours avant de faire quoi que ce soit sur cet ouvrage, cela va peut-être s'arranger tout seul. Il m'arrive aussi de temps en temps d'avoir l'image d'une page différente de celle que je consulte en cliquant sur « Modifier » (mais ce n'est peut-être pas lié). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 07:54 (UTC)
:::::::Bonjour, je n'arrive pas non plus à éliminer cette anomalie. Toutes les purges de cache n'y ont rien fait. Chaque page est stockée en cache de commons en plusieurs fichiers de tailles prédéterminées (par ex. 330, 500, 960, 1280 pixels). Pour ce djvu, la taille 960px ne veut pas se mettre à jour. Comparer les vignettes [https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu/page477-500px-Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu.jpg?utm_source=fr.wikisource.org&utm_campaign=index&utm_content=thumbnail 500px], [https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu/page477-960px-Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu.jpg?utm_source=fr.wikisource.org&utm_campaign=index&utm_content=thumbnail 960px], [https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu/page477-1280px-Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu.jpg?utm_source=fr.wikisource.org&utm_campaign=index&utm_content=thumbnail 1280px] de la [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu/477|page 476]] (djvu477). Seul celle dont on a besoin ne veut pas être à jour ! Quelqu'un connaîtrait-il une idée pour forcer cette ✮⚡💣💥! de mise à jour ? • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 septembre 2026 à 08:03 (UTC)
::::::::Merci à vous!
::::::::Je vais patienter... Je travaille sur le tome 1 en attendant et je vérifie qu'il ne manque pas de page avant ;)
::::::::Si jamais on trouve une solution, prévenez-moi. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 09:01 (UTC)
::::::::{{phabricator|T438134}}
::::::::C'est tout de même bizarre, donc j'ai créé un rapport de bug sur Phabricator. Même si j'imagine qu'on va me répondre que c'est un problème de cache serveur qui va se résoudre tout seul. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 09:44 (UTC)
:::::::::Sur Edge, en appuyant à plusieurs reprises sur CTRL+F5 sur la page de la vignette, la page a fini par se mettre à jour puis il a fallu nettoyer le cache sur mon poste. Je ne sais pas si cela a coïncidé avec une autre opération mais je vois bien les page 194 et 195. Voir aussi [[c:Help:Purge]] --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 16 septembre 2026 à 12:35 (UTC)
::::::::::Oui, c'était mon cas aussi tout à l'heure sur Firefox, et puis la mauvaise version est revenue. Mais hors connexion le problème semble avoir disparu. Je pense que le problème sur le serveur (qui était réel) a disparu, mais il peut rester quelques problèmes sur le cache du navigateur local, qu'un <code>Ctrl-Shift-R</code> ou équivalent peut résoudre. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 12:46 (UTC)
:::::::::::Pour moi aussi il suffit maintenant du rafraîchissement du cache du navigateur. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 septembre 2026 à 15:21 (UTC)
::::::::::::Oui c'est aussi ok, j'ai déjà tout déplacé. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 18 septembre 2026 à 17:38 (UTC)
:Rebonjour,
:Je viens de découvrir une nouvelle page problématique. Heureusement elle n'est pas manquante, elle est juste toute noire! C'est cette [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 1, 1877.djvu/184|page]] [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 12:03 (UTC)
:::En effet, la page est noire dans le DjVu. Au moins cela ne fera pas de décalage si on la remplace… [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 12:49 (UTC)
::::La page est remplacée, le rafraîchissement résiste encore un peu. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 septembre 2026 à 16:23 (UTC)
:::::Ok merci, comme pour l'autre livre toujours noire. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 19:05 (UTC)
::::::J'ai purgé la page sur Commons et cela semble fonctionner désormais (à condition de vider le cache local du navigateur, par exemple en chargeant la page avec <code>Ctrl-Shift-R</code>). J'ai purgé la page 184 sur Commons (c'est-à-dire [https://commons.wikimedia.org/w/index.php?title=File%3AJerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_1%2C_1877.djvu&page=184 ici]). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 20:39 (UTC)
:::::::Jai réussi à afficher le fichier correctement mais pas encore l'index. On est bon pour le tome 1, les corrections sont faites malgré la page noires. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 21:13 (UTC)
:::::::Je pense qu'il était pertinent de faire un rapport de bug. Toujours rien chez moi pour le tome 2. Le tome 1 le fichier c'est bon mais toujours pas l'index! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 17 septembre 2026 à 07:46 (UTC)
== Échange d'idées avec WS en anglais ==
Bonjour, Comme je travaille principalement en ce moment sur Wikisource en anglais, je découvre des fonctionnalités qu'il serait utile de partager ou de copier.
# Il existe un gadget ''Vidage automatique des pages « Sans texte » : les zones de texte d’en-tête, de corps et de pied de page sont automatiquement vidées lorsque vous sélectionnez l’option « Sans texte ». Si vous changez d’avis et sélectionnez un autre statut, le texte initial sera restauré.'' qu'il serait utile de copier.
# WS en anglais n'utilise pour l'instant pas les sous-titres, et je voudrais copier cette fonctionnalité qui existe ici (exemple : [[Livre:Temps, espace, matière, leçons sur la théorie de la relativité générale, par Hermann Weyl, 1922.pdf]]).
[[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 16 septembre 2026 à 17:35 (UTC)
:Gadget intéressant pour les pages « Sans texte », que l'on pourra activer dans nos préférences si j'ai raison.
:Pour les sous-titres, c'est à la communauté de la Wikisource en anglais qu'il faut demander. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 17 septembre 2026 à 14:15 (UTC)
::{{notif|Yann}} je vois bien un champ ''Subtitle'' dans les [https://en.wikisource.org/w/index.php?title=Index:Cobweb_Castle_-_Fletcher_(1928).djvu&action=edit formulaires d'édition] et un sous-titre apparaît, par exemple, sur [[:en:Index:David-Neel - My Journey to Lhasa.pdf]]. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 17 septembre 2026 à 15:28 (UTC)
:::{{ping|Seudo}} Oui, mais il n'apparait pas dans les pages. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 17 septembre 2026 à 19:25 (UTC)
::::Que faut-il faire pour que les sous-titres apparaissent dans les pages de l'espace principal ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 22 septembre 2026 à 16:29 (UTC)
:::::Ah, dans les transclusions ? Je ne comprenais pas, parce que l'exemple donné ci-dessus n'a pas de transclusion...
:::::Sur en.wikisource, on peut voir dans chaque transclusion que le modèle [[:en:Template:Header|Header]] est appelé. Ce modèle est protégé, donc il faudrait faire la demande sur sa page de discussion. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 22 septembre 2026 à 19:15 (UTC)
::::::{{ping|Seudo}} Je suis admin sur WS en anglais, donc je peux faire les modifs, mais je voudrais que le sous-titre s'affiche quand on utilise <code><nowiki><pages index="..." header=1 /></nowiki></code>. C'est ça que je n'ai pas trouvé. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 23 septembre 2026 à 15:02 (UTC)
:::::::Il faut trouver quelqu'un qui ait les droits d'admin ET qui connaisse Lua. Je pense qu'il y a quelques lignes à rajouter dans la fonction <code>header_title</code> du fichier [[:en:Module:Header]], mais c'est impossible d'en être sûr sans faire de tests. De toute manière il faut en parler là-bas avec les autres contributeurs de en.wikisource pour vérifier qu'ils sont d'accord avec une telle modification, puisque ça peut impacter un grand nombre de pages. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 23 septembre 2026 à 21:34 (UTC)
:3. WS en anglais utilise un espace de nommage séparé pour les traductions faites par des contributeurs, ce qui me semble une bonne idée. Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 septembre 2026 à 14:11 (UTC)
::* Très bien, le gadget pour les pages sans texte
::* Bonne idée, un espace séparé ; parfois, ce n'est pas très clair, en effet
::[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 18 septembre 2026 à 16:11 (UTC)
::Je ne sais pas comment copier le gadget. Pour un nouvel espace de nommage, il faut un consensus de la communauté, puis un rapport de bug aux développeurs. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 22 septembre 2026 à 16:28 (UTC)
::: [[Utilisateur:Yann|Yann]],
::: Le lien vers le code du gadget se trouve dans [https://en.wikisource.org/wiki/MediaWiki:Gadgets-definition#editing-tools-for-Page-namespace cette section] (merci Google Gemini). Les pages qui servent aux transcriptions sont dans l'espace de noms 104 ; il n'y a donc que quatre possibilités. Après comparaison avec la liste des gadgets dans [https://en.wikisource.org/wiki/Special:Preferences#mw-prefsection-gadgets les préférences], je parie fortement sur l'extension « notext », qui est programmée en JavaScript (ce qui renforce mon hypothèse). J'ai trouvé [https://en.wikisource.org/wiki/MediaWiki:Gadget-notext.js MediaWiki:Gadget-notext.js] : le commentaire en haut de la page soutient mon hypothèse. {{sourire}} C'est ce code qu'il faut copier ici.
::: Bon succès pour la suite.
::: — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 24 septembre 2026 à 22:37 (UTC)
== Notes sur un texte bilingue ==
Dans l'Art Poétique d'Horace, [[Art poétique (Horace, Batteux)|traduction de Charles Batteux]], texte latin sur la page de gauche (paire) et traduction sur la page de droite (impaire), il y a des notes de bas de page en français, qui commencent en bas de la page de gauche et continuent selon le besoin en bas de la page de droite, et sont appelées depuis le texte latin. Ces notes n'avaient pas été reprises; or elles sont d'un grand intérêt, et la plupart ne commentent pas spécialement le texte latin. J'ai cru comprendre que ne pas incorporer les pages en langue étrangère dans l'ouvrage en français est un dogme. J'ai fait un essai sur les premières pages, en recopiant tout simplement la note de la page de gauche sur la page de droite, la source étant donc invisible. Le cas se présente sûrement ailleurs, et je suppose qu'il y a une solution orthodoxe. Donnez-moi un exemple à suivre. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 16 septembre 2026 à 20:32 (UTC)
:Excellente solution à mon avis. Le seul dogme est de faire des textes fidèles à l'original, modulo les différences matérielles entre une édition papier et une édition électronique. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 21:24 (UTC)
::@[[Utilisateur:Narilora|Narilora]] Tout à fait d’accord avec @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ! Le jour où on formalisera cette orthodoxie wikisourcienne, il faudra citer une de vos pages en exemple {{sourire}}. Comme l’Art poétique d’Horace comprend la version originale latine, j’ai créé [https://la.wikisource.org/wiki/Liber:Batteux_-_Les_quatre_po%C3%ABtiques_d%E2%80%99Aristote,_d%E2%80%99Horace,_de_Vida,_de_Despr%C3%A9aux,_tome_1,_1771.djvu Liber:Batteux - Les quatre poëtiques d’Aristote, d’Horace, de Vida, de Despréaux, tome 1, 1771.djvu] et y ai inséré la transclusion de vos pages. Voir les pages sans texte. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 17 septembre 2026 à 01:48 (UTC)
:::Si j'ai bien compris, il faudra que je continue le travail de recopie vers le domaine latin. Pour l'instant, je vais au bout sur le domaine français. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 17 septembre 2026 à 10:05 (UTC)
::::Pas recopier mais plutôt transclure. Il suffit de placer <nowiki>{{iwpage|fr}}</nowiki> au haut de toutes les pages que vous avez déjà transcrites sur ws.fr et pour le latin on peut faire l’inverse ce qui nous permet de produire une version dans les deux langues dans l’espace principal. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 17 septembre 2026 à 15:34 (UTC)
:::::Le temps de comprendre iwpage, je fais. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 17 septembre 2026 à 19:23 (UTC)
::::::Voici un exemple de ce qu’on peut obtenir une fois terminé : [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/II]] [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 18 septembre 2026 à 01:12 (UTC)
== Livre sur Gallica pas dans le domaine public ? ==
Bonjour,
Je suis intéressé par le livre de [[Auteur:André Héléna|André Héléna]], "Les Salauds ont la vie dure" qui est sur Gallica [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k11864567.r=Les%20Salauds%20ont%20la%20vie%20dure ici].
Comme j'ai trouvé ce livre complet sur Gallica, je pensais qu'il était dans le domaine public, et j'ai donc créé la page auteur sans me poser de questions... et puis j'ai vu que cet auteur est décédé en 1972 (donc pas libre de droit)... je m'apprêtais à mettre le livre sur Commons, mais au moment de me poser la question de la "Permission", je me suis rendu compte que le livre était paru en 1953... Ce qui veux dire qu'il n'est pas non plus dans le domaine public aux Etats-Unis...
Je suppose donc que je ne peux pas mettre ce livre sur Commons... ni sur Wikisource ?
Mais alors, comment se fait-il qu'il soit accessible sur Gallica ???
merci de vos retour... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 18 septembre 2026 à 16:59 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] C'est une erreur de Gallica, pour les autres ouvrages numérisés d'André Héléna, seul un extrait est accessible. Cette possibilité d'accès à des livres non domaine public arrive parfois sur Gallica. Quelle que soit la source du fac-similé, il faut toujours vérifier la question des droits avant import, non seulement pour l'auteur lui-même mais également pour les traducteurs, les illustrateurs et les préfaciers (lorsqu'il y en a), ce qui n'est pas toujours simple. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 19 septembre 2026 à 04:49 (UTC)
::Oui, merci @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]]... du coup j'abandonne mon projet de retranscrire ce livre... c'est pas grave car j'ai bien d'autres sujets en cours ! {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 19 septembre 2026 à 07:05 (UTC)
== [[:Catégorie:Poètes maudits]] ==
Bonjour,
Je crois que cette catégorie vise à regrouper [[:w:fr:Les Poètes maudits|''Les Poètes maudits'' de Paul Verlaine]] ou les [[:w:fr:Poète maudit|poètes maudits]] selon une définition plus moderne. J'ai un doute sur la pertinence de la catégorie, parce que j'ignore les critères utilisés pour la catégorisation. Votre avis ?
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 19 septembre 2026 à 09:27 (UTC)
== Ajouter le champ collection dans les index ? ==
Bonjour,
Dans [[Livre:Haussonville - Lacordaire, 1895.djvu]], quelqu'un a inscrit le passage « Les Grands Écrivains français », une collection de la Librairie Hachette, dans le champ de la maison d'édition. Devrait-on avoir un champ distinct pour indiquer la collection ?
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 19 septembre 2026 à 09:54 (UTC)
:Bonjour,
:Offrir cette possibilité serait sans doute utile, mais la parenthèse dans le champ "maison d'édition" ne me choque pas non plus. Sinon on peut toujours créer des catégories pour les collections les plus représentées sur WS. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 20 septembre 2026 à 12:28 (UTC)
== Bandeau modernisation ==
Bonjour à tous, alors que je transcluais la [[Grammaire de Port-Royal]], je me demandai s'il ne serait pas judicieux de mettre en place un « bandeau d'avertissement » pour avertir les utilisateurs novices de l'existence / des effets du modèle {{m|modernisation}} car j'imagine que tout le monde ne connais pas l'existence de ce modèle dès sa première visite de WS (j'ai moi-même découvert ce modèle en travaillant sur un ouvrage de la Renaissance, pas en naviguant sur une page qui avait installé ce modèle !)
J'avais imaginé un bandeau avec {{m|ambox}} pour l'instant, sous cette forme :
{{ambox|text=Ce texte a été transclu dans son orthographe d’origine mais, grâce à l’aide du modèle {{m|Modernisation}}, il vous est possible d’en moderniser l’orthographe en cliquant dans la barre d’outils à droite sur ''Orthographe moderne''.
{{c|N’hésitez pas à contribuer au [[Wikisource:Dictionnaire|dictionnaire des modernisations]] si vous apercevez une lacune !|fs=90%}}}}
En cas de mise en place de cette idée, j'imagine qu'il serait plus facile de l'intégrer directement au modèle de {{m|modernisation}} pour éviter d'avoir à le rajouter manuellement à chaque page existante comprenant le modèle et pour éviter à l'avenir que des wikisourciens n'utilisent un modèle sans l'autre. Toutefois, je ne sais comment faire en sorte que le bandeau soit forcément afficher en haut de la page, dans le cas où le modèle serait ajouté en dessous de la balise ''header'', affichant donc le bandeau ''après'' le texte...
Je lance donc cette idée (ici pas en page de discussion du modèle modernisation, pour éviter que personne n'y participe), à vous de me partager vos opinions ! – [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 19 septembre 2026 à 16:30 (UTC)
:Il est possible de faire apparaître le bandeau en haut d'une page avec du CSS, mais je ne suggère rien faute d'expérience. [[user:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] connaît probablement une solution qui fonctionne dans Wikisource.
:Sinon, {{m|modernisation}} et le futur modèle peuvent être inscrits séparément dans la même page, chacun contenant une phrase indiquant d'insérer l'autre modèle. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 19 septembre 2026 à 18:38 (UTC)
:@[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] : personnellement je trouve que c'est une bonne idée et je suis '''''pour''''' :-) [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 19 septembre 2026 à 18:40 (UTC)
::Bonjour @[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]]. Peut-être serait-il utile d'indiquer dans le bandeau d'avertissement que (sauf erreur de ma part) la modernisation ne fonctionne que sur la lecture en ligne. L'outil d'export ne permet pas de sélectionner la version à exporter et c'est donc toujours la version originale qui est exportée. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 05:53 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] C'est juste ! quelque chose comme :
:::{{ambox|text=Ce texte a été transclu dans son orthographe d’origine mais, grâce à l’aide du modèle {{m|Modernisation}}, il vous est possible d’en moderniser l’orthographe en cliquant dans la barre d’outils à droite sur ''Orthographe moderne''. '''Attention !''' La modernisation ne sera pas exportée vers EPUB, MOBI ou PDF par l’outil ''ws-export''.
:::{{c|N’hésitez pas à contribuer au [[Wikisource:Dictionnaire|dictionnaire des modernisations]] si vous apercevez une lacune !|fs=90%}}}}
:::– [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 20 septembre 2026 à 06:23 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] Oui ! je serai toutefois plus précis comme : '''Attention !''' seul le texte original non modernisé sera exporté vers vers EPUB, MOBI ou PDF par l’outil ''ws-export''.
::::C’est d'ailleurs la première raison pour laquelle j'ai arrêté de moderniser les ouvrages que je transcris.[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 10:06 (UTC)
:Bonjour,
:Pardonnez-moi, mais je ne pense pas qu'afficher un bandeau aussi massif sur les milliers de pages utilisant le modèle (y compris les sous-pages, donc chaque chapitre, fable de La Fontaine ou lettre de Mme de Sévigné) soit une bonne idée. Par ailleurs, en tout cas sur l'apparence que j'utilise (Vector 2010), l'emplacement des boutons en question est différent (plutôt en haut à gauche après source et discussion), ce qui rend l'instruction donnée contre-productive. Je ne pourrais soutenir la proposition que si elle est limitée aux pages racines de l'ouvrage concerné, aux lecteurs/lectrices non connecté(e)s, ou avec possibilité pour celles et ceux qui le sont de désactiver le bandeau une fois pour toutes, vu qu'il n'aurait vraiment d'utilité qu'à la première rencontre d'un texte avec modernisation offerte. Tout cela me paraît malheureusement délicat techniquement. En l'état je suis donc {{contre}} [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 20 septembre 2026 à 12:24 (UTC)
::Je suis d'accord avec ces points de critique, @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] : étant donné que je n'ai malheureusement pas les connaissances permettant de déterminer la faisabilité d'un pareil bandeau, j'espère trouver ici des utilisateurs plus expérimentés ayant des pistes d'améliorations pour une mise en oeuvre moins "encombrante" {{;-)}}. Pour Vector 2010, j'utilise personnellement également cette apparence-ci mais j'imagine que les utilisateurs occasionnels seront principalement sur la nouvelle apparence ! (j'imagine impossible de personnaliser le message aux différentes apparences de WS) — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 20 septembre 2026 à 13:50 (UTC)
:::::Je partage l’avis de @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] et considère la présence d’un bandeau dans l’espace principal un peu trop envahissante. Je crains qu’ainsi on ouvre une porte et que d’autres situations se présentent. De toute façon, techniquement on ne peut insérer un bandeau en utilisant un modèle à moins de le positionner à l’endroit où ce modèle est situé. À la limite, le modèle pourrait préciser lorsque le bandeau est requis mais il devra passer la main au Gadget écrit en javascript. Cela implique l’intervention d’admin d’interface. N.-B. : Susuman77 a fait ressortir un problème avec Vector 2022. Ceux qui utilisent cet habillage ne peuvent pas discerner la présence d’une modernisation à moins de faire afficher la barre latérale et, même là, ''Montrer les altérations'' semble absent. Il faudrait que ce soit corrigé sinon plusieurs ne verront jamais qu’un texte a été modernisé. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 20 septembre 2026 à 14:31 (UTC)
::::::Pour moi, les options apparaissent bien dans la barre latérale droite avec Vector 2022, y compris ''Montrer les altérations'' si on a d'abord sélectionné ''Orthographe modernisée''. Le comportement me semble donc être le même pour Vector et Vector 2022. Certes, les commandes sont très difficiles à trouver avec Vector 2022, mais je crois que l'objectif de ce thème est bien de cacher tout ce qui peut être utile... La solution à ce problème (ou ce choix) de design n'est évidemment pas de rajouter des bandeaux. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 20 septembre 2026 à 14:51 (UTC)
:::::::@[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] J'ai répondu sur l'aspect technique, pour le fonds, je partage d'autant plus les critiques des autres contributeurs sur un bandeau potentiellement envahissant que, de mon point de vue, l'intérêt de la modernisation est largement obéré par l'absence de possibilité d'export. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 15:04 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] c'est vrai que c'est le gros problème, même si j'ai jamais vraiment compris la raison pour laquelle les modernisations ne pouvaient pas être exportées... — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 20 septembre 2026 à 16:03 (UTC)
:::::::::Je pense que ce n'est pas possible parce que la modernisation se fait en Javascript, c'est-à-dire sur le poste du lecteur (elle disparaît si on ferme la fenêtre). L'export est réalisé par le serveur à partir du texte enregistré dans la base de données de Wikisource, donc le texte non modernisé. Il faudrait implémenter la modernisation sur le serveur lui-même. (Ou alors hacker le système en créant une page temporaire contenant la version modernisée, le temps de faire l'export...) [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 21 septembre 2026 à 13:57 (UTC)
:::::::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Mais oui, je me souviens maintenant ! C’est toi qui avais corrigé la barre d’outils après avoir obtenu, j’imagine, les autorisations du Saint Esprit. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 20 septembre 2026 à 15:59 (UTC)
== Aide pour produire un djvu de qualité ==
Bonjour,
J'ai scanné une vie de Charles Boromé de 1910, je voudrais la mettre sur ws. J'ai fait la bêtise de scanner en niveau de gris. Le texte n'est pas si mauvais. J'arrive à mettre mon pdf en ordre, puis à en faire l'ocr. Mais dans toutes ces "manip" en ligne de commande le fichier devient plus gros et la conversion en djvu (depuis le pdf) perd le texte océrisé, la commande est la suivante:
ocrmypdf --deskew --optimize 2 -l fra livre-propre.pdf livre_ocr_dresse.pdf
Mais mon fichier d'abord de moins d'un giga passe à 17 quand je veux rendre le fond blanc et pas gris (avec pdftoppm -tiff -r 300 _travail/livre_complet2.pdf _travail/images/page puis convert, imagemagik), puis à plus de 60 méga une fois la roc finie...
Si quelqu'un à une méthode fiable sous linux je suis preneur.
[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 12:35 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]]. Je retravaille les scans avec ScanTailor advanced. Cela produit des fichiers .tif d'une résolution choisie. Tu peux choisir d'exporter en couleurs/niveau de gris ou noir et blanc et tu choisis également la résolution d'export.
:*Sous ScanTailor, si je fais un fichier en couleur je choisis une résolution d'export de 150 ou 200 dpi, je postérize à 255, je décoche ''normalize'' et ''force b&w''. En noir et blanc, je choisis une résolution d'export de 300dpi, je coche toutes les options, j'utilise la méthode Otsu à 0 (à modifier en fonction du contraste).
:*Sous linux une fois les images retravaillés avec Scantailor, je transforme les images .tif en .pdf avec <code>img2pdf *.tif -o MonFichier.pdf</code> puis je fais l'OCR avec <code>ocrmypdf -j0 -l fra MonFichier.pdf MonFichierOCR.pdf</code> enfin je transforme mon .pdf avec <code>pdf2djvu -o MonFichierOCR.djvu -j0 --fg-colors=black --bg-subsample=1 --dpi 200 --lines MonFichierOCR.pdf</code> Le dpi est à ajuster en fonction du choix de départ. En noir et blanc tout cela produit des fichiers de très petite taille, et en couleur de taille raisonnable (mais cela dépends du nombre de page de départ).
:[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 13:00 (UTC)
::Merci je vais essayer ça. Question annexe j'aurais du mieux scanner en noir et blanc plutôt qu'en niveau de gris? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 13:30 (UTC)
:::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] Pas forcément, cela dépend de la qualité du livre, s'il est récent et sans taches, c'est très bien en noir et blanc, s'il y a des taches il vaut quelquefois mieux préserver la couleur ou le niveau de gris. L’algorithme otsu de scantailor est très performant pour convertir en noir et blanc en minimisant les pétouilles lorsque la source est à peu près correcte. Au final c'est une suite de compromis qualité/poids donc il est difficile de donner une solution générale. Je procède souvent au cas par cas. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 14:57 (UTC)
::Merci c'est génial, il m'a fallut un peu de temps pour comprendre scantailor, mais j'y suis arrivé!! Je note la procédure. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 16:20 (UTC)
:::Et voilà c'est téléversé, mais comme d'habitude j'arrive pas à créer [[Livre:Saint Charles Borromée (1538-1584).djvu|l'index]] correctement, j'ai une erreur intervalle invalide, pourtant ça a l'air correct: <nowiki><pagelist 1to5="roman" 6to8=- 9=1 269to271="TdM" 272to276=-/></nowiki>! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 16:59 (UTC)
::::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] Normalement il suffit :
::::*de purger le fichier sur Commons en utilisant successivement les deux boutons purge à droite dans les outils
::::*de purger le fichier index sur wikisource
::::Cela devrait marcher. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 18:25 (UTC)
:::::IL serait utile d'ajouter la purge à la page d'aide. Parce que chaque fois j'oublie ce simple petit détail. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 08:49 (UTC)
== Validations ==
Bonjour, je trouve que le contenu de {{m|Validations}} manque d'homogénéité : certains titres en romain, d'autre en italiques. Je pense qu'il faudrait appliquer une convention (pour ce qui est du fini de la chose.) • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 21 septembre 2026 à 08:02 (UTC)
:La règle est claire, un titre d'ouvrage doit être en italique. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 21 septembre 2026 à 09:18 (UTC)
== Ajouter l'auteur Charles Borromée à wikidata ==
Bonjour,
Je n'ai pas le droit d'ajouter Charles Borromée à [[d:Q216946|wikidata]], quelq'un pourrait m'aider à le faire car je souhaite créé sa page.
Merci pour votre aide, [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 08:48 (UTC)
:Il faut d’abord créer la page Auteur et par après on peut la lier à Wikidata. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 septembre 2026 à 12:29 (UTC)
::Ah ok! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 12:39 (UTC)
::Je ne sais pas si c'est la bonne page, mais celle que j'ai mis dans le lien est semi-vérouillée. Je ne peux pas ajouter l'auteur. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 12:43 (UTC)
:::Voir les modifs que j’ai apportées à la page [[Auteur:Charles_Borromée|Auteur]]. Quand on enregistre la page la première fois, ça va afficher un message d’erreur. Puis il faut aller sur la page de wikidata et au bas complètement à l’item Wikisource, ajouter un lien à Auteur: Charles Borromé en précisant fr dans la colonne de gauche ; et enfin purger la page Auteur de Wikisource. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 septembre 2026 à 14:21 (UTC)
::::Merci de l'avoir fait. Je répète juste que je n'ai pas accès à la page sur wikidata. Je ne suis pas autorisé à la modifié. Il y a un cadenas chez moi. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 15:26 (UTC)
:::::Le cadenas signifie que la page est semi-protégée, c'est-à-dire la modification est réservée à des utilisateurs ayant déjà une certaine expérience sur Wikidata. Ce n'est apparemment pas ton cas, donc tu peux utiliser le modèle [[:c:Template:Edit request|Template:Edit request]] pour faire une demande là-bas. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 21 septembre 2026 à 22:11 (UTC)
== Modification du gadget "Erreurs communes" ==
Bonjour,
Je trouve que le gadget "erreurs communes" trouve certains mots en ''erreur'' qui ne devraient pas l'être ; comme par exemple : "Eh", "môme", "malin", et même "Ton" en début de phrase... serait-il possible de retirer ces mots courants des erreurs ?
J’utilise le modèle {{m|Nec}} pour éviter de voir ces mots en rose… mais ce serait quand même bien que ces mots ne ressortent pas "de base"…
merci d'avance [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 12:33 (UTC)
:Il y en a d'autres des mots "innocents", là je pense à lune et à antre. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 14:05 (UTC)
::Ces mots sont en erreurs communes du fait de la confusion potentielle de l’OCR : Eh/En ; môme/même ; Ton/l’on ; malin/matin. Ces confusions sont très fréquents, c'est pourquoi elles font parties des erreurs communes. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 21 septembre 2026 à 14:22 (UTC)
::Salut, c'est plus compliqué que tu ne le penses, "môme" est souvent une erreur de "même", "malin" de "matin", "Eh" de "Et" si tu as le courage tu peux me donner le contexte certains dans lequel sont les mots "môme malin".
::Par exemple "môme que" me semble être toujours une erreur alors que "une|un môme" peux aussi étre "une|un même", l'erreur commune est là pour nous surligner un oublie classique.
::*" leur môme" semble toujours bon, 3 occ..
::*Ici le surlignage serait utile : [[Page:Lefrançais - Étude sur le mouvement communaliste à Paris, en 1871.djvu/464]] "souffrant des mômes maux"
::Tu peux faire une recherche <code>[https://fr.wikisource.org/w/index.php?search=insource%3A%2Fm%C3%B4me%2F&title=Sp%C3%A9cial%3ARecherche&profile=advanced&fulltext=1&ns104=1 insource:/môme/]</code> dans les pages, tu verras mieux la problématique. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 14:23 (UTC)
:::Bonne réponse @[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ! Un exemple vaut mille mots ! [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 septembre 2026 à 14:52 (UTC)
::::Bonjour ou re-bonjour à tous,
::::Je comprend bien que "môme" peut être une erreur à la place de "même" et que "malin" peut être une erreur à la place de "matin"... et en effet, il y a aussi "lune" qui apparaît systématiquement en erreur potentielle... malgré tout, il est assez dommage que ces mots restent en rose définitivement sur les pages, alors qu'il peuvent très bien ne pas constituer des erreurs... Bon, j'utilise maintenant systématiquement le modèle {{m|Nec}} pour éviter que les mots restent en rose dans la page... mais c'est quand même assez "lourd", et un contributeur "non initié" peut ne pas comprendre ce que signifie ce "Nec" appliqué à certains mots… Ne serait-il pas possible de refaire le gadget de façon à que les mots en "erreur potentielles" apparaissent au moment ou le contributeur tente d'enregistrer une page, mais qu'il y ait alors une possibilité de corriger ou de valider ces mots, de manière à ce qu'il n'apparaissent plus en rose après l'opération ??? (je me doute que c'est plus compliqué à réaliser, mais ce serait idéal à mon sens...). [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 15:42 (UTC)
:::::Une solution serait que le gadget erreurs communes ne soit plus activé par défaut. Ainsi les lecteurs ne voient plus les erreurs et seul un correcteur ayant activé le gadget voit. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 17:23 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] : pour moi celà ne résoudrait pas cette problématique... car les personnes qui n'ont pas activé le gadget ne le verraient jamais, alors que les "contributeurs avancés" continueraient à voir les mots en rose définitivement... alors qu'une "validation" par le correcteur montrerait qu'il y a eu une action concrète pour accepter le résultat... certes, le gadget à développer est certainement plus complexe, mais encore une fois je pense que ce serait la bonne réponse à cette problématique... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 17:32 (UTC)
:::::::Suite à mon message précédent, je suis en train de réfléchir à la question de manière différente : ''ne faudrait-il pas tout simplement désactiver le gadget sur les pages validées (voire corrigées)...'' en considérant que si le valideur (voire le correcteur) à sauvegardé la page avec ce statut, c'est qu'il a "de fait" accepté l'orthographe des mots que la page contient ? En effet, le gadget est utile pour aider le contributeur à repérer les potentielles erreurs lors de la transcription d'une page, mais après cette étape, il n'a "normalement" plus de raison d'être...!? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 18:12 (UTC)
::::::::Cela me semble une bonne idée, le gadget sert seulement pour le correcteur pas pour le lecteur. On peux ainsi augmenter le nombre d'erreurs communes sans avoir l'effet négatif pour le lecteur.
::::::::MAIS comme tu as pu le voir, le mot môme pour même est présent dans les pages "jaunes", le gadget est utile pour un repérage.
::::::::Je désactiverai donc bien le gadget sur les pages validées. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 18:17 (UTC)
:::::::::Oui... en plus je suppose qu'il a dû y avoir de nombreuses pages transcrites et corrigées avant que le gadget existe... mais, en effet, c'est peut-être préférable de ne désactiver le gadget que sur les pages validées... sur lesquelles sont passés au moins deux contributeurs. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 18:22 (UTC)
::::::::::Mais certaines pages ont pu être validées avant l'existence du gadget, et une page validée n'est pas nécessairement exempte d'erreurs. Il faut quand même se rappeler que ce gadget n'est vu que par les contributeurs connectés, et que son utilité contrebalance très largement le léger désagrément de voir des mots surlignés. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 21 septembre 2026 à 20:53 (UTC)
::::::::::Précision : j’ai trouvé 8 pages validées comportant "mômes" pour "mêmes" ; je n’ai pas encore passé le singulier en revue. --[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 21 septembre 2026 à 21:13 (UTC)
:::::::::::Bonjour, le gadget erreurs communes peut-être discret sur certains mots lors de la correction, c'est pourquoi il peut rester des erreurs malgré sa présence (ponctuation erronée, mots de deux lettres). Le moyen d'y remédier est de regarder les ''erreurs possibles'' dans les chapitres tranclus ou dans le texte entier s'il a été créé. Je le fais systématiquement. Le fait de désactiver le gadget après la correction présente le risque de laisser passer des erreurs. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 22 septembre 2026 à 04:37 (UTC)
::::::::::::Bonjour à tous. Idem. Ce qui me satisferais le plus, ce serais juste une bascule dans l'espace principal pour afficher ou masquer à volonté ces ''erreurs possibles''. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 22 septembre 2026 à 07:11 (UTC)
:::::::::::::Bonjour, en réfléchissant, il me semble que que la coloration pourrait être supprimée des pages de l'espace principal après les passage en mode corrigé dans l'espace page. Mais cela à condition que l'on puisse voir dans le bandeau de gauche de l’espace principal les ''erreurs possibles'' malgré la suppression de la coloration. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 23 septembre 2026 à 15:11 (UTC)
::::::::::::::Après cette judicieuse remarque, j'ajouterais que ce gadget, qui ne concerne que le français, devrait être désactivé dans {{m|lang}}. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 25 septembre 2026 à 07:46 (UTC)
:::::::::::::::J'ai l'impression que c'est déjà le cas. Un exemple ? [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 25 septembre 2026 à 08:04 (UTC)
::::::::::::::::Bonjour @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] C'est effectivement le cas actuellement, mais je pensais au cas où, parce qu'elle est gênante, on ferait en sorte que la coloration ne s'affiche plus dans l'espace page ni dans l'espace principal après le passage de la page en mode ''à valider''. Il faudrait dans ce cas que les erreurs possibles, même non coloriées puissent quand même s'afficher après activation des ''erreurs possibles'' dans le bandeau de gauche dans l'espace principal. Suis-je plus clair ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 25 septembre 2026 à 13:34 (UTC)
:::::::::::::::::Je répondais à {{u|M-le-mot-dit}} au sujet du modèle {{m|lang}}...
:::::::::::::::::Sur ta question, on peut aussi rajouter dans son <code>common.css</code> quelque chose comme :
:::::::::::::::::<syntaxhighlight inline=yes lang=css>.Erreurs-communes, .no_erreurs_communes { background-color:light-dark(#FCDFFF,#362537); }</syntaxhighlight>
:::::::::::::::::Mais :
:::::::::::::::::* cela s'appliquera pour tout texte marqué par {{m|nec}} (même si le texte n'aurait pas été détecté par le gadget Erreurs communes) ;
:::::::::::::::::* il n'y a pas de moyen de le désactiver, sinon en modifiant à nouveau son <code>common.css</code> (ou alors on peut installer l'excellente extension ''Stylus'' dans Firefox, qui permet d'avoir une sorte de <code>common.css</code> pour n'importe quel site web, facile à activer ou à désactiver).
:::::::::::::::::[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 25 septembre 2026 à 14:16 (UTC)
::::::::::::::::::Au temps pour moi, le langage est pris en compte dans le gadget. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 25 septembre 2026 à 15:27 (UTC)
== Note de bas de page ==
Je voulais savoir comment indiquer une note sur une [[Page:Carette_-_Zirska,_immigrante_inconnue,_1947.djvu/12|page]] dans l’espace Page: qui se retrouve reportée en bas de page sur la page [[Page:Carette_-_Zirska,_immigrante_inconnue,_1947.djvu/13|suivante]]. La même question se pose si cette note ce retrouve sur la page [[Page:Carette_-_Zirska,_immigrante_inconnue,_1947.djvu/13|précédente]]. J’ai cherché dans l’[[Aide:Notes]] et je n’est pas trouvé d’exemple. Par contre, la transclusion semble être correcte.
Merci pour votre aide. [[Utilisateur:Obelon|Obelon]] ([[Discussion utilisateur:Obelon|d]]) 21 septembre 2026 à 19:19 (UTC)
:ça me semble très bien comme cela, ce qui compte c'est le rendu final. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 20:42 (UTC)
::Super alors! je vais laisser les pages telles quelles. [[Utilisateur:Obelon|Obelon]] ([[Discussion utilisateur:Obelon|d]]) 22 septembre 2026 à 01:17 (UTC)
== Accolades non exportées avec WSExport ==
Bonjour,
Je viens de constater que les accolades ne sont plus exportées avec WSExport... j'ai l'impression que c'est la même chose aux formats "epub" et "pdf".
Avez-vous constaté la même chose ? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 22 septembre 2026 à 00:06 (UTC)
:Désolé... j'ai rencontré un problème sur un export, mais il semble que maintenant ça "re-marche" !... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 22 septembre 2026 à 00:10 (UTC)
== Quoi de neuf du côté de Wikimédia France ? ==
[[File:Logo WMFr noir horizontal.png|centre|350px]]
Bonjour le Bistro !
Petite revue d'actualités en cette rentrée du côté de Wikimédia France. Que vous soyez simples lecteurs, contributeurs réguliers ou anciens de l'association, voici les derniers sujets chauds du moment :
* '''Vie associative : Adhérez ou réadhérez à Wikimédia France avant l’AG du 21 novembre !'''
* '''Wikimania 2026 à Paris :''' Retour sur la conf' de presse et ce que le rassemblement mondial va apporter à la communauté locale.
* '''Sondage :''' Les résultats de l'enquête de juin 2026 sur les usages et la perception de Wikipédia par les Français.
* '''Livre blanc :''' Retour sur l'événement aux Archives nationales pour la promotion des communs numériques.
* '''Label Culture Libre 2026 : ''' Découvrez les institutions labellisées
👉 '''Retrouvez toute l'actu détaillée directement sur la page [https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Wikim%C3%A9dia_France Wikimédia France]'''.
<gallery mode="packed-hover" heights="80px">
File:Campagne adhésion 2026- format vertical - 1080x1350.png
File:Wikimania 2026 Wordmark Color.svg
File:Wikimania 2026 Closing ceremony.jpg
File:WP25 Wiki love - blue.png
File:Wikimania 2026 Day 4 group photo.jpg
File:Logo Label Culture Libre.jpg
</gallery> [[Utilisateur:Luc Hervier WMFr|Luc Hervier WMFr]] ([[Discussion utilisateur:Luc Hervier WMFr|d]]) 25 septembre 2026 à 09:21 (UTC)
== Your feedback wanted: Remove ''(Language link added:) and similar'' edits from Special:RecentChanges ==
''(Apologies for posting in English. You can help by translating it)''
Hello, I’m Danny from [[:en:w:Wikimedia_Deutschland|Wikimedia Deutschland’s]] [[m:Wikidata_For_Wikimedia_Projects|Wikidata For Wikimedia Projects]] team.<br/>
We have been investigating and examining how Wikidata’s use in the [[Special:RecentChanges]] and [[Special:Watchlist]] pages can be made to be more useful, or less ‘noisy’ (fewer edits that have little value to the reader).
We are currently exploring to make a change in the volume and the type of Wikidata edits that appear in these pages, and '''we need your feedback''' to help us ensure this is a positive change for the Wikis and won’t disrupt your workflows.<br/>
Language links are also known as sitelinks or interlanguage links and describe when a Wikidata item is connected to a Wiki, adding it to the language dropdown tool for other connected Wikis.
[[File:Types of Lang Link changes.png|x350px|frame|A variety of "Language Link" edits as seen in the Recent Changes feed]]
The request for feedback is whether you support the removal of these language link edits from the Recent Changes and Watchlist feed, or would you oppose such a change and if so, why?
Please share you thoughts on the dedicated '''[[m:Talk:Wikidata_For_Wikimedia_Projects/Clearer_Wikidata_Edit_Summaries/Hide_Language_Link_edits|metawiki Talk page]]'''.
Further information about this change: [[m:Wikidata_For_Wikimedia_Projects/Clearer_Wikidata_Edit_Summaries/Hide_Language_Link_edits|m:Wikidata_For_Wikimedia_Projects/Hide_Language_Link_edits]]
Thank you for any participation or feedback you give, -- [[m:User:Danny_Benjafield_(WMDE)|User:Danny Benjafield (WMDE)]] 25 septembre 2026 à 12:18 (UTC)
<!-- Message envoyé par User:Danny Benjafield (WMDE)@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=User:Danny_Benjafield_(WMDE)/MassMessage_test_list&oldid=31080967 -->
== décalage de la roc par rapport à la page ==
Bonjour,
Je viens de téléverser plusieurs tome des œuvres complètes de St Bernard, je ne comprend pas pourquoi mais sur le tome 1 [[Livre:Saint-Bernard - Oeuvres complètes, trad Charpentier, Tome 4, 1867.djvu|3]] et 4 le texte est décalé de deux pages par rapport au fac-similé! Peut-on résoudre ce problème?
Merci de votre aide, [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 25 septembre 2026 à 17:39 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] C'est un problème connu (quasi systématique) sur les fichiers venant d'internet archive importés avec iaupload. Je ne sais pas comment y remédier autrement que par une autre façon de procéder, en téléchargeant le fichier, l'expurgeant des pages inutiles et le téléversant sur Commons depuis son poste de travail. Si le fichier est trop gros (excède 100 Mo comme c'est la cas ici) il y a deux solutions :
:#télécharger le pdf d'IA, vérifier sa complétude, utiliser [https://commons.wikimedia.org/wiki/Special:UploadWizard l'assistant d'import] de Commons ;
:# si cela ne marche pas : récupérer sur IA les images .jp2, les convertir en jpg, traiter les images avec Scantailor en supprimant les images inutiles (scan en double de certains images), passer les images en noir/blanc, faire l'OCR, convertir en djvu, vérifier la complétude du fichier, puis remplacer le fichier défectueux par le bon.
:[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 26 septembre 2026 à 03:38 (UTC)
mxkwfg087l6r2rpwi07i7t7zsid5eoh
16063374
16063075
2026-09-26T11:09:52Z
CyrMatt
110082
/* décalage de la roc par rapport à la page */ Réponse
16063374
wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude>
[[Fichier:Les Très Riches Heures du duc de Berry septembre.jpg|thumb|upright|Septembre. — ''Les Très-Riches Heures du duc de Berry'' des Frères de Limbourg]]
= Septembre 2026 =
== Problème de pagination sur le tome 4 de Jérôme de Stridon ==
Bonjour,
Ce [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu|tome 4]] à plusieurs problèmes de pagination, un pas très grave, qui semble une erreur d'impression, on passe de la page 103 à la [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu/105|page 105]]. Je le corrige simplement dans l'entête au besoin et dans la table des matières.
Mais un problème surgit à la page 494 qui est dans le djvu la page 536. en soit je crois que ce n'est pas vraiment important car ce sont les parties latines du tome.
Mais du coup je me demandais juste ce qu'il faut faire?
Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 1 septembre 2026 à 09:55 (UTC)
:J’ai cherché un autre fac-similé de la même édition, les rares que j'ai trouvé comme [https://pdfs.bibliotheque-catholique.com/pdfs/oeuvres-completes/Saint%20J%C3%A9r%C3%B4me%20-%20Oeuvres%20compl%C3%A8tes%20(Tome%204).pdf celui-ci] sont identiques à notre exemplaire. Pour l'absence de la page 104, il est possible que la page blanche séparant les chapitres ait été supprimée. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 04:32 (UTC)
::Ok du coup on reste avec ça? Pour la page 104 j'ai déjà faitcomme s'il s'agissait d'une erreur de typo en corrigeant dans la table des matière, pour le reste je peux match&split sur la fin du livre? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 07:44 (UTC)
:::C'est bien une page blanche qui a été supprimée dans ce fac-similé (p. 104). L'exemplaire de chez Google books ({{Google|yXAYEXTe6ikC}}) l'a conservée. Toute la partie latine (494-535) y est conservée aussi. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 2 septembre 2026 à 09:40 (UTC).
::::Super @[[Utilisateur:Khardan|Khardan]], je ne sais pas comment tu fais pour trouver sur google livres, j'ai cherché de différentes manières, y compris en recherche avancée, sans succès. Si on importait la version complète y compris la page 104 blanche, cela impliquerait de renommer les pages 284 à 394, ce qui est un gros travail assez fastidieux. Sinon on peut aussi importer la version avec la partie latine complète, sans intérêt pour fr.wikisource mais peut-être utile pour les latinistes. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 10:34 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] Ah tiens ! Le résultat m'est venu du premier coup en cherchant « complètes "Saint Jérôme" » (et en évitant le « Œ » de ''oeuvres'' surtout). — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 2 septembre 2026 à 10:48 (UTC).
::::::Merci! Dites-moi quand vous avez décidé et je continuerais le match&split. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 11:33 (UTC)
:::::::Je propose de remplacer le fac-similé actuel par celui recommandé par @[[Utilisateur:Khardan|Khardan]] en supprimant la page 104 inutile, mais en conservant la totalité des pages latines du nouveau fac-similé. Cela amènera à ne renommer que les pages de la TdM. Qu'en pensez-vous ? Le nouveau fichier est prêt pour import. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 13:04 (UTC)
::::::::Moi je suis d'accord. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 13:52 (UTC)
:::::::::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] C’est fait, j'ai rectifié le pagelist et renommé les pages de la TDM pour les mettre à la bonne place. Il faut probablement purger la page d'index pour voir la différence. Bonne correction. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 15:57 (UTC)
::::::::::Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 17:34 (UTC)
== Une creation échouée. ==
Bonjour, la création du Livre:Hippeau,_La_chanson_du_Chevalier_au_cygne_et_de_Godefroid_de_Bouillon_Tome_I_(1874).pdf échoue depuis deux jours, malgré des purges. Raison possible: deux renommages successives sur commons: [[: File:Hippeau,_La_chanson_du_Chevalier_au_cygne_et_de_Godefroid_de_Bouillon_Tome_I_(1874).pdf]]. Qui peut résoudre ce problème? --[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 4 septembre 2026 à 16:01 (UTC)
:@[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] : cela s'est résolu tout seul, j'ai créé l'index [[Livre:Hippeau,_La_chanson_du_Chevalier_au_cygne_et_de_Godefroid_de_Bouillon_Tome_I_(1874).pdf]] sans fou quérir. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 septembre 2026 à 16:31 (UTC)
::Merci. Mais la même chose pour le fichier créé en même temps il y a deux jours.
::[[: Fichier:Hippeau, La chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon, Tome II (1874).pdf]]. Est-ce que cela bloque pour moi à cause d'anciens essais? Pourras-tu le créer aussi? --[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 4 septembre 2026 à 19:51 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] : Bien sûr. Voilà [[Livre:Hippeau, La chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon, Tome II (1874).pdf]], je n'ai pas d'idée sur ce qui peux te bloquer. Si ça persiste on est là pour aider. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 septembre 2026 à 21:01 (UTC)
::::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] J'ai édité les TdM's des deux livres, mais je ne suis pas sûr du choix des titres des chapitres (liens rouges) et de la façon de faire suite d'une page à l'autre, utilisant ''noinclude''. Pourras-tu contrôler? [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 6 septembre 2026 à 19:05 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] : Pour les subdivisions, je conserverais le titre complet du livre, puis les deux parties, puis les chapitres :
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Le Chevalier au cygne/Introduction
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Le Chevalier au cygne/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Godefroid de Bouillon/Introduction
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Godefroid de Bouillon/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Épisode des chétifs ou captifs/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Second épisode/I [II, III, ''etc.'']
:::::ou plus neutre (si tu préfères) :
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Première partie/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Deuxième partie/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Appendice/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Second épisode/I [II, III, ''etc.'']
:::::Pour la création de la table, je propose de simplifier sans doublon : reporter dans le page précédente la fin du titre (comme page 262) et ne pas mettre la fin dans la page suivante (supprimer <code>lant, et repart avec le cygne|100</code>), en précisant ce choix dans la page de discussion. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 6 septembre 2026 à 21:38 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:ℳ-le-mot-dit]] : Tables sans doublon {{fait}} ; titres déjà adaptés dans les Index(=livre) puisque les deux ont le même titre principal et il fallait adapter les deux sous-titres. Voir le résultat [[La chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon]]. Si c'est d'accord, j'adapterai tous les titres dans la TdM. {{fait}} [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 7 septembre 2026 à 12:03 (UTC)
== Les RAW sont arrivés, la rentrée peut commencer ! ==
<div style="background-color:#177860; border-radius:.2em; color:#FFF;padding: 1em;">
<div style="font-family: Century Gothic; font-size:3em; line-height:120%;text-align:center;color: #fff;">RAW</div>
<div style="margin-bottom:1.5em; margin-top:1em; text-align:center; color: #fff;">Le numéro de septembre 2026 (n°296) est sorti.</div>
<div class="center">[[:w:Wikipédia:RAW/2026-09-05|<span class="cdx-button cdx-button--fake-button cdx-button--fake-button--enabled" style="white-space:break-spaces; text-align:center; gap:0;"role="button" aria-disabled="false">Lire l'infolettre</span>]]</div>
</div>
'''C'est la rentrée'''
Après un numéro très dense en août en raison de la Wikimania, celui-ci est un peu plus léger car l'équipe s'est octroyée quelques vacances. Cela n'empêche pas le mouvement de continuer à vivre, avec une rentrée déjà animée ! Du côté des projets francophones, le Wiktionnaire vient de franchir le cap symbolique des sept millions d’entrées, tandis que Wikipédia continue de voir fleurir sondages et discussions sur son fonctionnement.
Une rentrée, donc, placée sous le signe de la construction collective : de nouveaux outils pour contribuer, de nouveaux espaces pour échanger, de nouvelles formes d’organisation… Ce numéro des RAW vous propose de faire le tour de cette actualité, avant de reprendre tranquillement le chemin des projets Wikimédia.
L'équipe de la rédaction a également commencé à réfléchir à un nouveau nom pour remplacer l'énigmatique « RAW ». N'hésitez pas à venir donner votre avis dans la [[:w:Discussion Wikipédia:RAW/Rédaction#Changement de nom|section dédiée]] !
----
Au menu de ce numéro :
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">En bref</span>''' — Des actualités francophones et du mouvement Wikimédia, des nouveaux outils et des articles de recherche
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">Le wik'hit parade</span>''' — Une analyse des articles les plus vus le mois dernier
[[Fichier:Toicon-icon-sharp-corners-draw.svg|20px|classe=skin-invert-image]] Les RAW, c'est aussi vous : n'hésitez pas à suggérer des sujets ou participer à la rédaction du [[:w:Wikipédia:RAW/Rédaction|prochain numéro]] !
[[Utilisateur:Antimuonium|Antimuonium]] ([[Discussion utilisateur:Antimuonium|d]]) 4 septembre 2026 à 22:14 (UTC)
== ''La Lettrine'', numéro 1, automne 2026 ==
Le premier numéro de ''La Lettrine'' vient de paraître !
Premier numéro de ''La Lettrine'' : des brèves d’ici, une revue de presse au fil des livres et de l’actualité, un retour sur Wikimania 2026, une recommandation pleine d’humour autour de Joaquín Xaudaró et un coup de projecteur sur les poétesses bretonnes réunies par Adine Riom ! Découvrez aussi l’éphéméride, l’agenda des prochains ateliers, les statistiques de Wikisource et le récit d’une relecture de George Sand.
Découvrez le '''[[Wikisource:La Lettrine/001-automne-2026|numéro 1 de l’automne 2026]]''' !
[[Wikisource:La Lettrine/Brouillon|Brouillon du prochain]] — [[Wikisource:La Lettrine/Inscription|Abonnement-désabonnement]]
Six personnes ont participé à ce numéro inaugural — et la rédaction vous attend déjà en décembre pour la suite ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 6 septembre 2026 à 18:44 (UTC)
:Chouette premier numéro ! Je me dis que je pourrais y présenter de temps en temps les livres un peu rigolos de propositions de réformes orthographiques du français que j’ai transcrit au cours des ans. Ça devrait être intéressant à faire découvrir ^^
:PS : Il va falloir qu’on adapte les couleurs de fond des cadres au mode sombre, les titres sont illisibles pour le moment. — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 7 septembre 2026 à 07:47 (UTC)
::Si ça améliore l'expérience, je suis en faveur. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 septembre 2026 à 14:53 (UTC)
::Merci @[[Utilisateur:Danÿa|Danÿa]] ! Sens-toi libre de corriger cela. J'ai fait ça avec mes piètres compétences de front-end et sur le coin d'une table en vitesse. Je pense que le 2e numéro aura un bien meilleur habillage ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 7 septembre 2026 à 18:15 (UTC)
:merci, j'ai mis la nouvelle dans les annonces. N'hesitez pas à ajuster si besoin. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 7 septembre 2026 à 12:42 (UTC)
== [[Livre:Whymper - Escalades dans les Alpes.djvu]] ==
Bonjour, Il reste 2 pages à valider. Merci d'avance. PS: Je suis en train de valider aussi l'original en anglais. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 6 septembre 2026 à 20:12 (UTC)
:Bizarre. J'ai tenté de valider la première des deux (la 318), mais le bouton vert "Validé" n'apparaît pas. Le dernier ''État de la page'' reste à ''Corrigé''. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 6 septembre 2026 à 20:55 (UTC).
::@[[Utilisateur:Yann|Yann]] Idem, j'ai essayé avec plusieurs navigateurs Firefox et Chrome sous Linux et Safari sous MacOs le bouton vert n’apparaît pas. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 7 septembre 2026 à 06:03 (UTC)
:::{{notif|Yann|Khardan|Cunegonde1}} Bizarrement, le paramètre <code>prpPageQualityUser</code> (qu'on peut voir dans le code HTML de la page) avait pour valeur "null" alors qu'il désigne normalement l'utilisateur qui a apposé l'état courant de la page (corrigé, validé, etc.). Je suppose que c'est un bug de l'éditeur visuel utilisé sur ces pages il y a longtemps. Et apparemment, il suffit de modifier les pages (comme je viens de le faire) pour rétablir ce paramètre. Vous devriez pouvoir valider à présent (mais pas moi, car c'est à moi qu'est désormais attribuée la correction). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 septembre 2026 à 07:35 (UTC)
::::{{fait}} OK, merci. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 7 septembre 2026 à 08:44 (UTC)
== La suppression de ma page d’accueil est demandée. ==
La suppression de ma page d’accueil est demandée. J’ai déplacé tous les liens vers la sous-page « Contributions ».
Cette procédure remplace ma page d’accueil par une seule page d’accueil universelle : https://meta.wikimedia.org/wiki/User:Ineuw
qui contient déjà un lien vers « Contributions ».
Merci. —[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 8 septembre 2026 à 04:06 (UTC)
:{{Fait}} — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 8 septembre 2026 à 09:13 (UTC)
== Affichage de tableau ==
Bonjour,
J'ai fait plusieurs pages qui affichent du texte en tableau, mais le rendu est vraiment mauvais je ne sais pas où est le problème. un exemple est cette [[Origène. — Lexique des Noms hébreux|page]] et d'autres pages de ce [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu|livre]].
Merci, [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 8 septembre 2026 à 11:45 (UTC)
:Dans la transclusion, des cellules débordent sur une troisième colonne. En vis-à-vis de ces débordements, on voit les pages fautives. Vous devez corriger le début de la page 188. Idem page 192. Il y a d'autres à pages à corriger. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 septembre 2026 à 17:47 (UTC)
::Je ne vois rien! J'ai besoin d'un exemple quand je compare les pages pages transclusent elles ont la même tête. De plus je me demande si le tableau ne pourrait pas s'afficher sur toute la page, ça serait plus lisible. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 9 septembre 2026 à 07:23 (UTC)
:::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] : page 187, il manque un il y a <code><nowiki><noinclude></nowiki></code> au lieu de <code><nowiki></noinclude></nowiki></code>. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 9 septembre 2026 à 07:40 (UTC)
::::Ah oui je commence à comprendre comment ça fonctionne! Zut j'ai fait des erreurs sur toutes les pages presque... Et pour augmenter l'affichage de la largeur du tableau on fait comment? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 9 septembre 2026 à 07:51 (UTC)
:::::Selon mes observations de l'ouvrage de Jérôme de Stridon, les pages qui contiennent les tableaux ont une largeur de 100% par défaut. Si vous élargissez au delà, vous risquez d'avoir des problèmes lorsque vous ferez une transcription (voyez par exemple [https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Gibbon_-_Histoire_de_la_décadence_et_de_la_chute_de_l%27Empire_romain,_traduction_Guizot,_tome_3.djvu/484 cette page] : l'effort de transcription a été plus grand que d'habitude) ou de transclusion (je n'ai pas d'exemple en tête, mais j'ai déjà vu des débordements intempestifs). — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 11 septembre 2026 à 14:24 (UTC)
::::::Bonjour,
::::::Je fais le coucou dans cette discussion, pour signaler un autre problème d'affichage des tableaux. Je viens de constater une anomalie dans l'affichage des tableaux quand on utilise l'option "couleur_fond=".
::::::Voilà ce que cela donne :
::::::{{table|titre=test sans couleur de fond (ok)|page=1}}
::::::{{table|couleur_fond=#ccc|titre=test couleur de fond (ok)|page=1}}
::::::{{table|couleur_fond=transparent|titre=test couleur de fond transparent (??)|page=1}}
::::::{{table|couleur_fond=inherit|titre=test couleur de fond inherit (??)|page=1}} [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 14 septembre 2026 à 08:34 (UTC)
== Wsexport en panne ? ==
Deuxième jour sans pouvoir télécharger un livre numérique. Hier attente indéfinie, aujourd'hui ''Wikimedia cloud services: Error. This web service cannot be reached. Please contact a maintainer of this project.'' L'e-book Wikisource est pourtant un service essentiel, il suiffit de voir le nombre de produits Amazon Kindle que des artisans en ont tiré. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 9 septembre 2026 à 10:10 (UTC)
:@[[Utilisateur:Narilora|Narilora]] Un ticket Phabricator a été soumis ? Si ce n'a pas été fait, je suggère de le faire, pour activer la résolution du problème. [[Spécial:Contributions/~2026-48790-66|~2026-48790-66]] ([[Discussion utilisateur:~2026-48790-66|discussion]]) 9 septembre 2026 à 12:26 (UTC)
::Dans ma naïveté, je croyais que le téléchargement faisait partie des services surveillés, avec réaction dès qu'il est défaillant. Apparemment ce n'est pas le cas. Je vais regarder où on se connecte à Phabricator. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 9 septembre 2026 à 12:31 (UTC)
:::Oui, moi aussi j'essaie d'exporter depuis plusieurs jours sans succès... en plus, je souhaiterais obtenir un format "pdf" dont l'export est en panne depuis plusieurs semaines (alors que l'export en "epub" fonctionnait encore il y a deux jours)... D'ailleurs, question subsidiaire : ''quelqu'un saurait-il me donner les paramètres qu'il faut demander dans Calibre, pour convertir un "epub" en "pdf" et en obtenant la même présentation qu'avec l'export WSexport en "pdf" ?'' (mêmes marges, même taille de caractère et même mise en page), car il y a plusieurs options de format à choisir dans Calibre, et que je n'arrive pas à obtenir un "pdf" équivalent... merci d'avance [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 9 septembre 2026 à 12:49 (UTC)
::::Bonjour @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]], pour obtenir un pdf de format a5, les paramètres à utiliser sont les suivants :
:::::*--page-breaks-before / --paper-size a5 --pdf-page-margin-bottom 32 --pdf-page-margin-top 40 --pdf-page-margin-left 24 --pdf-page-margin-right 24 --pdf-page-numbers --preserve-cover-aspect-ratio. Tu peux procéder à partir de l’applications ou utiliser un fichier .bat sur lequel tu pourrais glisser un epub et il te retournerait un pdf. Ebook-convert.exe fait le travail en criant ciseau. Il y a définitivement un problème avec la version de Calibre opérée sous Debian.
:::::*pour la taille des caractères il faut laisser le paramètre par défaut et les valeurs de wikisource seront toutes altérées comme c’est le cas avec ws-export. En cochant la case Désactiver le redimensionnement de la taille de police, tu obtiendras exactement ce qu’on retrouve dans wikisource.
::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 9 septembre 2026 à 21:04 (UTC)
:::::{{merci}} beaucoup @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : Tu saurais me donner un exemple de contenu pour créer un fichier ".bat" qui appelerait Calibre en citant un fichier "epub" et qui retournait un fichier "pdf" ? ça me rendrait un grand service pour les jours ou l'export "epub" fonctionne avec WsExport et pas l’export en "pdf"... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 9 septembre 2026 à 21:12 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] Voici un exemple tel que demandé :
::::::*Créer epub2pdf-a5.bat contenant :
:::::::set fullpath=%1
:::::::rem check si epub
:::::::if "%~x1" neq ".epub" (
::::::: echo Veuillez glisser un fichier epub
::::::: pause
::::::: exit /b)
:::::::rem extraire le nom de fichier epub
:::::::for %%F in ("%fullpath%") do set "filename_no_ext=%%~dpnF"
:::::::rem convertir en pdf a5
:::::::"%ProgramFiles%\Calibre2\ebook-convert" "%fullpath%" "%filename_no_ext%.pdf" --page-breaks-before / --paper-size a5 --pdf-page-margin-bottom 32 --pdf-page-margin-top 40 --pdf-page-margin-left 24 --pdf-page-margin-right 24 --pdf-page-numbers --preserve-cover-aspect-ratio --embed-font-family "Liberation Serif" --pdf-serif-family "Liberation Serif" --pdf-standard-font serif
:::::::rem appuyer sur une touche pour terminer
:::::::pause
::::::*Placer le fichier epub2pdf-a5.bat à un endroit facilement accessible sur le bureau par exemple ; à l’aide de la souris, glisser le fichier epub et le déposer sur ce fichier de commande.
::::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 10 septembre 2026 à 01:28 (UTC)
:::::::{{merci}} beaucoup @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : je vais tester ça dès que possible !!! [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 10 septembre 2026 à 06:25 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : j'ai créé un fichier epub2pdf-a5.bat que j'ai mis sur mon bureau, mais j'ai deux problèmes :
::::::::- 1) le fichier est vu comme un fichier texte et je ne sais pas l'exécuter, si je clique dessus il s'ouvre en lecture avec le blocnote
::::::::- 2) de toutes façons, je n'arrive pas à mettre un fichier epub "sur" ce fichier sur mon bureau, il se met avant ou après mais pas dessus
::::::::Ceci étant dit, j'aimerais autant un exécutable qui se lance "tout seul" et qui demande un fichier en entrée, que l'on pourrait ensuite sélectionner.
::::::::merci pour ton aide. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 10 septembre 2026 à 16:51 (UTC)
:::::::::... j'oubliais de dire : mon PC est sous Windows 11... c'est peut-être important à signaler !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 10 septembre 2026 à 17:02 (UTC)
::::::::::Probablement en passant à windows 11 car il y a des signalements en ce sens. Ce serait important de corriger car tôt ou tard des installations ou mises à jour peuvent échouer. Je te suggère d’ouvrir l’invite de commande '''en mode administrateur''' et d’exécuter ces deux commandes :
:::::::::::assoc .bat=batfile et appuyer sur enter
:::::::::::ftype batfile="%1" %* et appuyer sur enter
::::::::::Ce sont deux commandes microsoft qui permettent de rétablir l’association native de .bat avec l’interpréteur de commande cmd.exe sans avoir à éditer la base de registres. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 10 septembre 2026 à 23:47 (UTC)
:::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : J'ai ouvert le Terminal en mode administrateur (c'est bien ça que tu appelle "invite de commande" ?) et tapé la commande, mais ça ne marche pas. J'ai eu comme message : ''"assoc : Le terme «assoc» n'est pas reconnu comme nom d'applet de commande, fonction, fichier de script ou programme exécutable. Vérifiez l'orthographe du nom, ou si un chemin d'accès existe, vérifiez que le chemin d'accès est correct et réessayez."'' !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 14:57 (UTC)
::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : ... Ah finalement j'ai bien réussi à ouvrir une "invite de commande", mais là il me dit : "''Accès refusé. Une erreur s’est produite lors du traitement de : .bat.''" :-( [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 15:00 (UTC)
:::::::::::::C’est la réponse qu’on reçoit lorsqu’on n’est pas en mode administrateur. Tu dois voir dans l’en-tête de la fenêtre : Administrateur : Invite de commande et non uniquement Invite de commande. Clique sur démarrer, tape cmd et clique sur Exécuter en tant qu’administrateur. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 15:16 (UTC)
:::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] / 3e tentative (désolé pour le nombre de messages, mais je ne suis pas un pro de l'administration de PC) : cette fois-ci j'ai bien réussi à ouvrir l'invite de commande en mode administrateur et j'ai pu taper les deux commandes sans erreur... mais quand je double clique sur mon fichier .bat, il ouvre le Blocnote mais ne s'exécute pas ! [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 15:17 (UTC)
::::::::::::::Si tu fais assoc .bat, tu obtiens quoi comme réponse ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 15:29 (UTC)
:::::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : j'otient la réponse ".bat=batfile" mais rien d'autre ne se passe... quand je clique sur mon fichier .bat, il l'ouvre en mode édition avec le Blocnote. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 15:48 (UTC)
::::::::::::::::Il faut peut-être redémarrer pour ça prenne effet sinon renomme ton .bat en .cmd. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 16:25 (UTC)
:::::::::::::::::Dernier essai : si .cmd et .bat ouvre tous deux dans bloc note c’est que ton système ne reconnaît même plus batfile. Tu pourrais alors forcer l’utilisation de cmd.exe. Pour ce faire, utiliser la commande : ftype batfile="%SystemRoot%\System32\cmd.exe" /c "%1" %* [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 16:44 (UTC)
:::::::::::::Au lieu du double clic (gauche), il faudrait un clic droit et choisir "exécuter" ou peut-être "exécuter en tant qu'administrateur", si cela apparait dans le menu contextuel du clic droit. [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 11 septembre 2026 à 16:37 (UTC)
::::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : ça marche !!! en fait mon fichier s'apellait epub2pdf-a5.bat.txt (mais je ne le voyais pas parce que l'extension du fichier était cachée !!!)
::::::::::::::un grand {{merci}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 17:13 (UTC)
== Problème avec le modèle "Disdascalie" ==
Bonjour,
Je constate que contrairement à ce que dit la doc, les options m=, mb=, mt=, lh= ne fonctionnent pas dans le modèle {{m|Didascalie}}. Je n'ai pas trouvé pourquoi. [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 11 septembre 2026 à 14:09 (UTC)
:Pourtant, dans la documentation, il y a des exemples pour chacun de ces paramètres sauf lh et le résultat s’affiche tel qu’attendu. J’ai vérifié lh=3 et la hauteur de ligne correspond aussi. Il faudrait un exemple où ça ne fonctionne pas pour pouvoir pousser plus loin. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 14:43 (UTC)
::Bonjour,
::J'ai testé sur cette page par exemple : [[Page:Icres - Les Bouchers, 1888.djvu/8]]
::(j'ai fait toutes les combinaisons, et en retirant "sm|n")
::lh fonctionne à partir de 3, mais pas en dessous ! et m, mb, mh n'ont aucun effet (quelle que soit la valeur et l'unité). [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 12 septembre 2026 à 10:43 (UTC)
:::C’est qu’avec {{m|Didascalie}}, on a voulu regrouper dans un seul modèle deux modes de représentation : soit le mode bloc (similaire à {{m|c}}, {{m|d}}...), soit le mode inline (similaire à {{m|sc}}, {{m|t}}...). C’est le paramètre 2 qui détermine le mode de représentation. S’il n’est pas égal à c, d, g <s>ou absent</s>, c’est qu’on veut construire un objet inline imbriqué dans un span donc qui ne réagira pas certaines propriétés css dont les marges verticales. Personnellement j’aurais construits deux modèles différents mais j’imagine que ceux qui l’utilisent fréquemment se sont adaptés. Je vois que vous venez d’ajouter g comme paramètre 2 et les paramètres m et lh sont bel et bien appliqués. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 septembre 2026 à 14:27 (UTC)
::'''Explication trouvée''' : le problème est que si on ne précise pas g ou d dans la disdascalie, on utilise span au lieu de div, d'où l'inutilité des options ! [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 12 septembre 2026 à 13:51 (UTC)
:::Mais oui vous m’avez devancé. Je n’avais pas mis à jour la page du scriptorium. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 septembre 2026 à 14:29 (UTC)
== Expression "donner place sage" ==
Bonjour,
Dans [[Page:Boulain - La Fontenelle, Vie du partisan ligueur, 1895.djvu/129]], l'auteur écrit "La tour était facile à défendre, un simple escalier en spirale y conduit et se voit encore… il ne peut donner place sage qu’à une personne…".
Or je n'ai retrouvé cette expression nulle part, et je me demande s'il ne s'agit pas d'une mauvaise transcription de "donner passage".
Un(e) habitué(e) des écrits de la fin XIXe siècle a-t-il(elle) déjà rencontré cette expression ?
Merci. [[Utilisateur:Nad.roz|--Nad]] ([[Discussion utilisateur:Nad.roz|d]]) 12 septembre 2026 à 09:21 (UTC)
:Parmi toutes les pages transcrites de Wikisource, il n'y a que cette page qui contient ce passage. Pour ma part, le mot « sage » est de trop, mais « <s>place sage</s>passage » est valable également. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 12 septembre 2026 à 12:47 (UTC)
:ah, effectivement, c'est original comme formule... si c'était dans la bouche d'un plaisantin, je me dirais que ça peut être un jeu de mot... mais là, ça ressemble plutôt à une mauvaise transcription. [[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (la bot de service…) ]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 12 septembre 2026 à 13:37 (UTC)
::Original en effet et merci à @[[Utilisateur:Nad.roz|Nad.roz]] de nous faire connaître cette page de la vie mouvementée du partisan ligueur : texte écrit en 1895 mais en employant souvent des tournures de phrases qui s’apparentent davantage au siècle où les événements se sont produits. Ce n’est pas le seul endroit dans ce livre où il faut cesser de lire pour procéder au décodage. Alors si « donner place sage qu’à une personne » était la façon d’exprimer en 1597, lors du saccage de Pont-Croix, que la sagesse exigeait qu’on montasse un à la fois par l’escalier menant à la tour. Nous n’en savons rien alors pourquoi priver les lecteurs éventuels de ce que d’autres pourraient considérer comme une perle ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 septembre 2026 à 21:05 (UTC)
:::Merci @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]], @[[Utilisateur:Hsarrazin|Hsarrazin]] et @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]].
:::Dans le doute, je vais suivre l'avis de @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] qui travaille également sur le texte et laisser l'expression. [[Utilisateur:Nad.roz|--Nad]] ([[Discussion utilisateur:Nad.roz|d]]) 13 septembre 2026 à 05:41 (UTC)
::::Je pense en effet qu'il est préférable de laisser l'expression telle qu'elle, dans la mesure ou l'on ne détecte pas une ''erreur évidente''. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 13 septembre 2026 à 09:17 (UTC)
:::::Bonjour. Celles et ceux d'entre vous qui ont visité le [https://www.guedelon.fr/ château de Guédelon] (reconstitution moderne d'un château médiéval avec les méthodes et outils d’époque). Les artisans ont d'ailleurs participé grâce à leur expertise unique à la reconstruction de certaines parties de Notre-Dame de Paris. Ceux qui y sont allés auront probablement emprunté un petit escalier permettant d'atteindre les remparts depuis l'extérieur du château. Cet escalier très étroit ne laisse la place qu’à une personne à la fois (env. 30 cm. de largeur). La hauteur des marches et la courbure de l'escalier sont telles que l'on ne peut monter armé, ni épées ni lances. Ces constatations me conduisent à pencher plutôt pour une coquille. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 14 septembre 2026 à 08:20 (UTC)
== Page manquante dans le tome 2 de Jérôme de Stridon ==
Bonjour,
Je viens de me rendre compte de l’absence de deux pages dans [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu|le tome 2 de Jérôme de Stridon]]. Il s'agit des pages 194 et [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu/195|195]] (du coup .
Je ne sais pas s'il existe un meilleur djvu, j'avoue ne pas avoir cherché.
Merci de votre aide. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 10:23 (UTC)
:Pour éviter ce genre de mésaventure (ou en limiter les conséquences), il vaut mieux vérifier rapidement les pages lors de l'import du fac-similé sur Commons, ou au moins de soigner la liste des pages (<code><nowiki><pagelist, etc></nowiki></code>) sur Wikisource, ce qui permet de détecter les problèmes avant de commencer à corriger les pages. En effet, une réparation du fac-similé a posteriori entrainera un décalage de 2 pages pour celles qui ontt déjà été corrigées après les pages 194 et 195. Il manque aussi 30 pages dans le [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 9, 1881.djvu|tome 9]] (toutefois il semble s'agir d'un texte en latin, donc ce n’est pas forcément un problème). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 15 septembre 2026 à 12:30 (UTC)
::Je m'occupe du fac-similé. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 15 septembre 2026 à 12:48 (UTC)
:::Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 13:14 (UTC)
::::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ; c'est fait mais de mon côté je n'arrive pas à rafraîchir l'image des pages 194-196. En revanche je n'ai pas la possibilité de déplacer les pages sans redirection. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 15 septembre 2026 à 13:31 (UTC)
:::::Où as-tu trouver le bon fac-similé? J'ai cherché partout! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 14:05 (UTC)
:::::Quelqu'un qui s'y connaît pourrait nous aider à remettre le nouveau fac-similé à la place de l'ancien? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 14:08 (UTC)
::::::Ah oui : dans [https://www.google.fr/books/edition/_/mDQo4s7vdg0C?hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwie0ebw5fCWAxVQTqQEHXSUGSAQre8FegQIBBAt Google livres]. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 15 septembre 2026 à 14:29 (UTC)
:::::::Purée j'ai été là!! Mais j'avais pas trouvé le même, seulement sans les pages... Bizarre. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 15:23 (UTC)
:::::Bonjour,
:::::Pardon d'insister, mais je ne comprends pas malgré l'upload du nouveau fichier, je ne vois pas les nouvelles pages sur le Jerome_-_Œuvres_complètes,_trad._Bareille,_tome_2,_1878.djvu. Pourtant si je le télécharge je les vois bien.
:::::Idem pour [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu|l'index]]. je suis prêt, s'il le faut déplacer manuellement toutes les pages, mais faudrait-il qu'il s'affiche correctement. Sur l'index ce qui plus drôle c'est que la tdm est bien à la page 641, mais quand on vas sur l'ancienne page de tdm actuellement la page 639, on voit le fac-similé de la page 641. Je n'ose pas la déplacer à la bonne page.
:::::Merci encore pour votre aide. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 06:52 (UTC)
::::::En effet. J'ai l'impression qu'il y a une politique de cache de plus en plus agressive sur Wikisource. Mieux vaut attendre un ou deux jours avant de faire quoi que ce soit sur cet ouvrage, cela va peut-être s'arranger tout seul. Il m'arrive aussi de temps en temps d'avoir l'image d'une page différente de celle que je consulte en cliquant sur « Modifier » (mais ce n'est peut-être pas lié). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 07:54 (UTC)
:::::::Bonjour, je n'arrive pas non plus à éliminer cette anomalie. Toutes les purges de cache n'y ont rien fait. Chaque page est stockée en cache de commons en plusieurs fichiers de tailles prédéterminées (par ex. 330, 500, 960, 1280 pixels). Pour ce djvu, la taille 960px ne veut pas se mettre à jour. Comparer les vignettes [https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu/page477-500px-Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu.jpg?utm_source=fr.wikisource.org&utm_campaign=index&utm_content=thumbnail 500px], [https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu/page477-960px-Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu.jpg?utm_source=fr.wikisource.org&utm_campaign=index&utm_content=thumbnail 960px], [https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu/page477-1280px-Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu.jpg?utm_source=fr.wikisource.org&utm_campaign=index&utm_content=thumbnail 1280px] de la [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu/477|page 476]] (djvu477). Seul celle dont on a besoin ne veut pas être à jour ! Quelqu'un connaîtrait-il une idée pour forcer cette ✮⚡💣💥! de mise à jour ? • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 septembre 2026 à 08:03 (UTC)
::::::::Merci à vous!
::::::::Je vais patienter... Je travaille sur le tome 1 en attendant et je vérifie qu'il ne manque pas de page avant ;)
::::::::Si jamais on trouve une solution, prévenez-moi. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 09:01 (UTC)
::::::::{{phabricator|T438134}}
::::::::C'est tout de même bizarre, donc j'ai créé un rapport de bug sur Phabricator. Même si j'imagine qu'on va me répondre que c'est un problème de cache serveur qui va se résoudre tout seul. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 09:44 (UTC)
:::::::::Sur Edge, en appuyant à plusieurs reprises sur CTRL+F5 sur la page de la vignette, la page a fini par se mettre à jour puis il a fallu nettoyer le cache sur mon poste. Je ne sais pas si cela a coïncidé avec une autre opération mais je vois bien les page 194 et 195. Voir aussi [[c:Help:Purge]] --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 16 septembre 2026 à 12:35 (UTC)
::::::::::Oui, c'était mon cas aussi tout à l'heure sur Firefox, et puis la mauvaise version est revenue. Mais hors connexion le problème semble avoir disparu. Je pense que le problème sur le serveur (qui était réel) a disparu, mais il peut rester quelques problèmes sur le cache du navigateur local, qu'un <code>Ctrl-Shift-R</code> ou équivalent peut résoudre. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 12:46 (UTC)
:::::::::::Pour moi aussi il suffit maintenant du rafraîchissement du cache du navigateur. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 septembre 2026 à 15:21 (UTC)
::::::::::::Oui c'est aussi ok, j'ai déjà tout déplacé. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 18 septembre 2026 à 17:38 (UTC)
:Rebonjour,
:Je viens de découvrir une nouvelle page problématique. Heureusement elle n'est pas manquante, elle est juste toute noire! C'est cette [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 1, 1877.djvu/184|page]] [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 12:03 (UTC)
:::En effet, la page est noire dans le DjVu. Au moins cela ne fera pas de décalage si on la remplace… [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 12:49 (UTC)
::::La page est remplacée, le rafraîchissement résiste encore un peu. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 septembre 2026 à 16:23 (UTC)
:::::Ok merci, comme pour l'autre livre toujours noire. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 19:05 (UTC)
::::::J'ai purgé la page sur Commons et cela semble fonctionner désormais (à condition de vider le cache local du navigateur, par exemple en chargeant la page avec <code>Ctrl-Shift-R</code>). J'ai purgé la page 184 sur Commons (c'est-à-dire [https://commons.wikimedia.org/w/index.php?title=File%3AJerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_1%2C_1877.djvu&page=184 ici]). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 20:39 (UTC)
:::::::Jai réussi à afficher le fichier correctement mais pas encore l'index. On est bon pour le tome 1, les corrections sont faites malgré la page noires. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 21:13 (UTC)
:::::::Je pense qu'il était pertinent de faire un rapport de bug. Toujours rien chez moi pour le tome 2. Le tome 1 le fichier c'est bon mais toujours pas l'index! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 17 septembre 2026 à 07:46 (UTC)
== Échange d'idées avec WS en anglais ==
Bonjour, Comme je travaille principalement en ce moment sur Wikisource en anglais, je découvre des fonctionnalités qu'il serait utile de partager ou de copier.
# Il existe un gadget ''Vidage automatique des pages « Sans texte » : les zones de texte d’en-tête, de corps et de pied de page sont automatiquement vidées lorsque vous sélectionnez l’option « Sans texte ». Si vous changez d’avis et sélectionnez un autre statut, le texte initial sera restauré.'' qu'il serait utile de copier.
# WS en anglais n'utilise pour l'instant pas les sous-titres, et je voudrais copier cette fonctionnalité qui existe ici (exemple : [[Livre:Temps, espace, matière, leçons sur la théorie de la relativité générale, par Hermann Weyl, 1922.pdf]]).
[[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 16 septembre 2026 à 17:35 (UTC)
:Gadget intéressant pour les pages « Sans texte », que l'on pourra activer dans nos préférences si j'ai raison.
:Pour les sous-titres, c'est à la communauté de la Wikisource en anglais qu'il faut demander. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 17 septembre 2026 à 14:15 (UTC)
::{{notif|Yann}} je vois bien un champ ''Subtitle'' dans les [https://en.wikisource.org/w/index.php?title=Index:Cobweb_Castle_-_Fletcher_(1928).djvu&action=edit formulaires d'édition] et un sous-titre apparaît, par exemple, sur [[:en:Index:David-Neel - My Journey to Lhasa.pdf]]. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 17 septembre 2026 à 15:28 (UTC)
:::{{ping|Seudo}} Oui, mais il n'apparait pas dans les pages. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 17 septembre 2026 à 19:25 (UTC)
::::Que faut-il faire pour que les sous-titres apparaissent dans les pages de l'espace principal ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 22 septembre 2026 à 16:29 (UTC)
:::::Ah, dans les transclusions ? Je ne comprenais pas, parce que l'exemple donné ci-dessus n'a pas de transclusion...
:::::Sur en.wikisource, on peut voir dans chaque transclusion que le modèle [[:en:Template:Header|Header]] est appelé. Ce modèle est protégé, donc il faudrait faire la demande sur sa page de discussion. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 22 septembre 2026 à 19:15 (UTC)
::::::{{ping|Seudo}} Je suis admin sur WS en anglais, donc je peux faire les modifs, mais je voudrais que le sous-titre s'affiche quand on utilise <code><nowiki><pages index="..." header=1 /></nowiki></code>. C'est ça que je n'ai pas trouvé. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 23 septembre 2026 à 15:02 (UTC)
:::::::Il faut trouver quelqu'un qui ait les droits d'admin ET qui connaisse Lua. Je pense qu'il y a quelques lignes à rajouter dans la fonction <code>header_title</code> du fichier [[:en:Module:Header]], mais c'est impossible d'en être sûr sans faire de tests. De toute manière il faut en parler là-bas avec les autres contributeurs de en.wikisource pour vérifier qu'ils sont d'accord avec une telle modification, puisque ça peut impacter un grand nombre de pages. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 23 septembre 2026 à 21:34 (UTC)
:3. WS en anglais utilise un espace de nommage séparé pour les traductions faites par des contributeurs, ce qui me semble une bonne idée. Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 septembre 2026 à 14:11 (UTC)
::* Très bien, le gadget pour les pages sans texte
::* Bonne idée, un espace séparé ; parfois, ce n'est pas très clair, en effet
::[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 18 septembre 2026 à 16:11 (UTC)
::Je ne sais pas comment copier le gadget. Pour un nouvel espace de nommage, il faut un consensus de la communauté, puis un rapport de bug aux développeurs. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 22 septembre 2026 à 16:28 (UTC)
::: [[Utilisateur:Yann|Yann]],
::: Le lien vers le code du gadget se trouve dans [https://en.wikisource.org/wiki/MediaWiki:Gadgets-definition#editing-tools-for-Page-namespace cette section] (merci Google Gemini). Les pages qui servent aux transcriptions sont dans l'espace de noms 104 ; il n'y a donc que quatre possibilités. Après comparaison avec la liste des gadgets dans [https://en.wikisource.org/wiki/Special:Preferences#mw-prefsection-gadgets les préférences], je parie fortement sur l'extension « notext », qui est programmée en JavaScript (ce qui renforce mon hypothèse). J'ai trouvé [https://en.wikisource.org/wiki/MediaWiki:Gadget-notext.js MediaWiki:Gadget-notext.js] : le commentaire en haut de la page soutient mon hypothèse. {{sourire}} C'est ce code qu'il faut copier ici.
::: Bon succès pour la suite.
::: — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 24 septembre 2026 à 22:37 (UTC)
== Notes sur un texte bilingue ==
Dans l'Art Poétique d'Horace, [[Art poétique (Horace, Batteux)|traduction de Charles Batteux]], texte latin sur la page de gauche (paire) et traduction sur la page de droite (impaire), il y a des notes de bas de page en français, qui commencent en bas de la page de gauche et continuent selon le besoin en bas de la page de droite, et sont appelées depuis le texte latin. Ces notes n'avaient pas été reprises; or elles sont d'un grand intérêt, et la plupart ne commentent pas spécialement le texte latin. J'ai cru comprendre que ne pas incorporer les pages en langue étrangère dans l'ouvrage en français est un dogme. J'ai fait un essai sur les premières pages, en recopiant tout simplement la note de la page de gauche sur la page de droite, la source étant donc invisible. Le cas se présente sûrement ailleurs, et je suppose qu'il y a une solution orthodoxe. Donnez-moi un exemple à suivre. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 16 septembre 2026 à 20:32 (UTC)
:Excellente solution à mon avis. Le seul dogme est de faire des textes fidèles à l'original, modulo les différences matérielles entre une édition papier et une édition électronique. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 21:24 (UTC)
::@[[Utilisateur:Narilora|Narilora]] Tout à fait d’accord avec @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ! Le jour où on formalisera cette orthodoxie wikisourcienne, il faudra citer une de vos pages en exemple {{sourire}}. Comme l’Art poétique d’Horace comprend la version originale latine, j’ai créé [https://la.wikisource.org/wiki/Liber:Batteux_-_Les_quatre_po%C3%ABtiques_d%E2%80%99Aristote,_d%E2%80%99Horace,_de_Vida,_de_Despr%C3%A9aux,_tome_1,_1771.djvu Liber:Batteux - Les quatre poëtiques d’Aristote, d’Horace, de Vida, de Despréaux, tome 1, 1771.djvu] et y ai inséré la transclusion de vos pages. Voir les pages sans texte. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 17 septembre 2026 à 01:48 (UTC)
:::Si j'ai bien compris, il faudra que je continue le travail de recopie vers le domaine latin. Pour l'instant, je vais au bout sur le domaine français. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 17 septembre 2026 à 10:05 (UTC)
::::Pas recopier mais plutôt transclure. Il suffit de placer <nowiki>{{iwpage|fr}}</nowiki> au haut de toutes les pages que vous avez déjà transcrites sur ws.fr et pour le latin on peut faire l’inverse ce qui nous permet de produire une version dans les deux langues dans l’espace principal. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 17 septembre 2026 à 15:34 (UTC)
:::::Le temps de comprendre iwpage, je fais. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 17 septembre 2026 à 19:23 (UTC)
::::::Voici un exemple de ce qu’on peut obtenir une fois terminé : [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/II]] [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 18 septembre 2026 à 01:12 (UTC)
== Livre sur Gallica pas dans le domaine public ? ==
Bonjour,
Je suis intéressé par le livre de [[Auteur:André Héléna|André Héléna]], "Les Salauds ont la vie dure" qui est sur Gallica [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k11864567.r=Les%20Salauds%20ont%20la%20vie%20dure ici].
Comme j'ai trouvé ce livre complet sur Gallica, je pensais qu'il était dans le domaine public, et j'ai donc créé la page auteur sans me poser de questions... et puis j'ai vu que cet auteur est décédé en 1972 (donc pas libre de droit)... je m'apprêtais à mettre le livre sur Commons, mais au moment de me poser la question de la "Permission", je me suis rendu compte que le livre était paru en 1953... Ce qui veux dire qu'il n'est pas non plus dans le domaine public aux Etats-Unis...
Je suppose donc que je ne peux pas mettre ce livre sur Commons... ni sur Wikisource ?
Mais alors, comment se fait-il qu'il soit accessible sur Gallica ???
merci de vos retour... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 18 septembre 2026 à 16:59 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] C'est une erreur de Gallica, pour les autres ouvrages numérisés d'André Héléna, seul un extrait est accessible. Cette possibilité d'accès à des livres non domaine public arrive parfois sur Gallica. Quelle que soit la source du fac-similé, il faut toujours vérifier la question des droits avant import, non seulement pour l'auteur lui-même mais également pour les traducteurs, les illustrateurs et les préfaciers (lorsqu'il y en a), ce qui n'est pas toujours simple. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 19 septembre 2026 à 04:49 (UTC)
::Oui, merci @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]]... du coup j'abandonne mon projet de retranscrire ce livre... c'est pas grave car j'ai bien d'autres sujets en cours ! {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 19 septembre 2026 à 07:05 (UTC)
== [[:Catégorie:Poètes maudits]] ==
Bonjour,
Je crois que cette catégorie vise à regrouper [[:w:fr:Les Poètes maudits|''Les Poètes maudits'' de Paul Verlaine]] ou les [[:w:fr:Poète maudit|poètes maudits]] selon une définition plus moderne. J'ai un doute sur la pertinence de la catégorie, parce que j'ignore les critères utilisés pour la catégorisation. Votre avis ?
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 19 septembre 2026 à 09:27 (UTC)
== Ajouter le champ collection dans les index ? ==
Bonjour,
Dans [[Livre:Haussonville - Lacordaire, 1895.djvu]], quelqu'un a inscrit le passage « Les Grands Écrivains français », une collection de la Librairie Hachette, dans le champ de la maison d'édition. Devrait-on avoir un champ distinct pour indiquer la collection ?
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 19 septembre 2026 à 09:54 (UTC)
:Bonjour,
:Offrir cette possibilité serait sans doute utile, mais la parenthèse dans le champ "maison d'édition" ne me choque pas non plus. Sinon on peut toujours créer des catégories pour les collections les plus représentées sur WS. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 20 septembre 2026 à 12:28 (UTC)
== Bandeau modernisation ==
Bonjour à tous, alors que je transcluais la [[Grammaire de Port-Royal]], je me demandai s'il ne serait pas judicieux de mettre en place un « bandeau d'avertissement » pour avertir les utilisateurs novices de l'existence / des effets du modèle {{m|modernisation}} car j'imagine que tout le monde ne connais pas l'existence de ce modèle dès sa première visite de WS (j'ai moi-même découvert ce modèle en travaillant sur un ouvrage de la Renaissance, pas en naviguant sur une page qui avait installé ce modèle !)
J'avais imaginé un bandeau avec {{m|ambox}} pour l'instant, sous cette forme :
{{ambox|text=Ce texte a été transclu dans son orthographe d’origine mais, grâce à l’aide du modèle {{m|Modernisation}}, il vous est possible d’en moderniser l’orthographe en cliquant dans la barre d’outils à droite sur ''Orthographe moderne''.
{{c|N’hésitez pas à contribuer au [[Wikisource:Dictionnaire|dictionnaire des modernisations]] si vous apercevez une lacune !|fs=90%}}}}
En cas de mise en place de cette idée, j'imagine qu'il serait plus facile de l'intégrer directement au modèle de {{m|modernisation}} pour éviter d'avoir à le rajouter manuellement à chaque page existante comprenant le modèle et pour éviter à l'avenir que des wikisourciens n'utilisent un modèle sans l'autre. Toutefois, je ne sais comment faire en sorte que le bandeau soit forcément afficher en haut de la page, dans le cas où le modèle serait ajouté en dessous de la balise ''header'', affichant donc le bandeau ''après'' le texte...
Je lance donc cette idée (ici pas en page de discussion du modèle modernisation, pour éviter que personne n'y participe), à vous de me partager vos opinions ! – [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 19 septembre 2026 à 16:30 (UTC)
:Il est possible de faire apparaître le bandeau en haut d'une page avec du CSS, mais je ne suggère rien faute d'expérience. [[user:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] connaît probablement une solution qui fonctionne dans Wikisource.
:Sinon, {{m|modernisation}} et le futur modèle peuvent être inscrits séparément dans la même page, chacun contenant une phrase indiquant d'insérer l'autre modèle. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 19 septembre 2026 à 18:38 (UTC)
:@[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] : personnellement je trouve que c'est une bonne idée et je suis '''''pour''''' :-) [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 19 septembre 2026 à 18:40 (UTC)
::Bonjour @[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]]. Peut-être serait-il utile d'indiquer dans le bandeau d'avertissement que (sauf erreur de ma part) la modernisation ne fonctionne que sur la lecture en ligne. L'outil d'export ne permet pas de sélectionner la version à exporter et c'est donc toujours la version originale qui est exportée. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 05:53 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] C'est juste ! quelque chose comme :
:::{{ambox|text=Ce texte a été transclu dans son orthographe d’origine mais, grâce à l’aide du modèle {{m|Modernisation}}, il vous est possible d’en moderniser l’orthographe en cliquant dans la barre d’outils à droite sur ''Orthographe moderne''. '''Attention !''' La modernisation ne sera pas exportée vers EPUB, MOBI ou PDF par l’outil ''ws-export''.
:::{{c|N’hésitez pas à contribuer au [[Wikisource:Dictionnaire|dictionnaire des modernisations]] si vous apercevez une lacune !|fs=90%}}}}
:::– [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 20 septembre 2026 à 06:23 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] Oui ! je serai toutefois plus précis comme : '''Attention !''' seul le texte original non modernisé sera exporté vers vers EPUB, MOBI ou PDF par l’outil ''ws-export''.
::::C’est d'ailleurs la première raison pour laquelle j'ai arrêté de moderniser les ouvrages que je transcris.[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 10:06 (UTC)
:Bonjour,
:Pardonnez-moi, mais je ne pense pas qu'afficher un bandeau aussi massif sur les milliers de pages utilisant le modèle (y compris les sous-pages, donc chaque chapitre, fable de La Fontaine ou lettre de Mme de Sévigné) soit une bonne idée. Par ailleurs, en tout cas sur l'apparence que j'utilise (Vector 2010), l'emplacement des boutons en question est différent (plutôt en haut à gauche après source et discussion), ce qui rend l'instruction donnée contre-productive. Je ne pourrais soutenir la proposition que si elle est limitée aux pages racines de l'ouvrage concerné, aux lecteurs/lectrices non connecté(e)s, ou avec possibilité pour celles et ceux qui le sont de désactiver le bandeau une fois pour toutes, vu qu'il n'aurait vraiment d'utilité qu'à la première rencontre d'un texte avec modernisation offerte. Tout cela me paraît malheureusement délicat techniquement. En l'état je suis donc {{contre}} [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 20 septembre 2026 à 12:24 (UTC)
::Je suis d'accord avec ces points de critique, @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] : étant donné que je n'ai malheureusement pas les connaissances permettant de déterminer la faisabilité d'un pareil bandeau, j'espère trouver ici des utilisateurs plus expérimentés ayant des pistes d'améliorations pour une mise en oeuvre moins "encombrante" {{;-)}}. Pour Vector 2010, j'utilise personnellement également cette apparence-ci mais j'imagine que les utilisateurs occasionnels seront principalement sur la nouvelle apparence ! (j'imagine impossible de personnaliser le message aux différentes apparences de WS) — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 20 septembre 2026 à 13:50 (UTC)
:::::Je partage l’avis de @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] et considère la présence d’un bandeau dans l’espace principal un peu trop envahissante. Je crains qu’ainsi on ouvre une porte et que d’autres situations se présentent. De toute façon, techniquement on ne peut insérer un bandeau en utilisant un modèle à moins de le positionner à l’endroit où ce modèle est situé. À la limite, le modèle pourrait préciser lorsque le bandeau est requis mais il devra passer la main au Gadget écrit en javascript. Cela implique l’intervention d’admin d’interface. N.-B. : Susuman77 a fait ressortir un problème avec Vector 2022. Ceux qui utilisent cet habillage ne peuvent pas discerner la présence d’une modernisation à moins de faire afficher la barre latérale et, même là, ''Montrer les altérations'' semble absent. Il faudrait que ce soit corrigé sinon plusieurs ne verront jamais qu’un texte a été modernisé. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 20 septembre 2026 à 14:31 (UTC)
::::::Pour moi, les options apparaissent bien dans la barre latérale droite avec Vector 2022, y compris ''Montrer les altérations'' si on a d'abord sélectionné ''Orthographe modernisée''. Le comportement me semble donc être le même pour Vector et Vector 2022. Certes, les commandes sont très difficiles à trouver avec Vector 2022, mais je crois que l'objectif de ce thème est bien de cacher tout ce qui peut être utile... La solution à ce problème (ou ce choix) de design n'est évidemment pas de rajouter des bandeaux. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 20 septembre 2026 à 14:51 (UTC)
:::::::@[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] J'ai répondu sur l'aspect technique, pour le fonds, je partage d'autant plus les critiques des autres contributeurs sur un bandeau potentiellement envahissant que, de mon point de vue, l'intérêt de la modernisation est largement obéré par l'absence de possibilité d'export. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 15:04 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] c'est vrai que c'est le gros problème, même si j'ai jamais vraiment compris la raison pour laquelle les modernisations ne pouvaient pas être exportées... — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 20 septembre 2026 à 16:03 (UTC)
:::::::::Je pense que ce n'est pas possible parce que la modernisation se fait en Javascript, c'est-à-dire sur le poste du lecteur (elle disparaît si on ferme la fenêtre). L'export est réalisé par le serveur à partir du texte enregistré dans la base de données de Wikisource, donc le texte non modernisé. Il faudrait implémenter la modernisation sur le serveur lui-même. (Ou alors hacker le système en créant une page temporaire contenant la version modernisée, le temps de faire l'export...) [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 21 septembre 2026 à 13:57 (UTC)
:::::::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Mais oui, je me souviens maintenant ! C’est toi qui avais corrigé la barre d’outils après avoir obtenu, j’imagine, les autorisations du Saint Esprit. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 20 septembre 2026 à 15:59 (UTC)
== Aide pour produire un djvu de qualité ==
Bonjour,
J'ai scanné une vie de Charles Boromé de 1910, je voudrais la mettre sur ws. J'ai fait la bêtise de scanner en niveau de gris. Le texte n'est pas si mauvais. J'arrive à mettre mon pdf en ordre, puis à en faire l'ocr. Mais dans toutes ces "manip" en ligne de commande le fichier devient plus gros et la conversion en djvu (depuis le pdf) perd le texte océrisé, la commande est la suivante:
ocrmypdf --deskew --optimize 2 -l fra livre-propre.pdf livre_ocr_dresse.pdf
Mais mon fichier d'abord de moins d'un giga passe à 17 quand je veux rendre le fond blanc et pas gris (avec pdftoppm -tiff -r 300 _travail/livre_complet2.pdf _travail/images/page puis convert, imagemagik), puis à plus de 60 méga une fois la roc finie...
Si quelqu'un à une méthode fiable sous linux je suis preneur.
[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 12:35 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]]. Je retravaille les scans avec ScanTailor advanced. Cela produit des fichiers .tif d'une résolution choisie. Tu peux choisir d'exporter en couleurs/niveau de gris ou noir et blanc et tu choisis également la résolution d'export.
:*Sous ScanTailor, si je fais un fichier en couleur je choisis une résolution d'export de 150 ou 200 dpi, je postérize à 255, je décoche ''normalize'' et ''force b&w''. En noir et blanc, je choisis une résolution d'export de 300dpi, je coche toutes les options, j'utilise la méthode Otsu à 0 (à modifier en fonction du contraste).
:*Sous linux une fois les images retravaillés avec Scantailor, je transforme les images .tif en .pdf avec <code>img2pdf *.tif -o MonFichier.pdf</code> puis je fais l'OCR avec <code>ocrmypdf -j0 -l fra MonFichier.pdf MonFichierOCR.pdf</code> enfin je transforme mon .pdf avec <code>pdf2djvu -o MonFichierOCR.djvu -j0 --fg-colors=black --bg-subsample=1 --dpi 200 --lines MonFichierOCR.pdf</code> Le dpi est à ajuster en fonction du choix de départ. En noir et blanc tout cela produit des fichiers de très petite taille, et en couleur de taille raisonnable (mais cela dépends du nombre de page de départ).
:[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 13:00 (UTC)
::Merci je vais essayer ça. Question annexe j'aurais du mieux scanner en noir et blanc plutôt qu'en niveau de gris? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 13:30 (UTC)
:::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] Pas forcément, cela dépend de la qualité du livre, s'il est récent et sans taches, c'est très bien en noir et blanc, s'il y a des taches il vaut quelquefois mieux préserver la couleur ou le niveau de gris. L’algorithme otsu de scantailor est très performant pour convertir en noir et blanc en minimisant les pétouilles lorsque la source est à peu près correcte. Au final c'est une suite de compromis qualité/poids donc il est difficile de donner une solution générale. Je procède souvent au cas par cas. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 14:57 (UTC)
::Merci c'est génial, il m'a fallut un peu de temps pour comprendre scantailor, mais j'y suis arrivé!! Je note la procédure. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 16:20 (UTC)
:::Et voilà c'est téléversé, mais comme d'habitude j'arrive pas à créer [[Livre:Saint Charles Borromée (1538-1584).djvu|l'index]] correctement, j'ai une erreur intervalle invalide, pourtant ça a l'air correct: <nowiki><pagelist 1to5="roman" 6to8=- 9=1 269to271="TdM" 272to276=-/></nowiki>! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 16:59 (UTC)
::::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] Normalement il suffit :
::::*de purger le fichier sur Commons en utilisant successivement les deux boutons purge à droite dans les outils
::::*de purger le fichier index sur wikisource
::::Cela devrait marcher. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 18:25 (UTC)
:::::IL serait utile d'ajouter la purge à la page d'aide. Parce que chaque fois j'oublie ce simple petit détail. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 08:49 (UTC)
== Validations ==
Bonjour, je trouve que le contenu de {{m|Validations}} manque d'homogénéité : certains titres en romain, d'autre en italiques. Je pense qu'il faudrait appliquer une convention (pour ce qui est du fini de la chose.) • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 21 septembre 2026 à 08:02 (UTC)
:La règle est claire, un titre d'ouvrage doit être en italique. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 21 septembre 2026 à 09:18 (UTC)
== Ajouter l'auteur Charles Borromée à wikidata ==
Bonjour,
Je n'ai pas le droit d'ajouter Charles Borromée à [[d:Q216946|wikidata]], quelq'un pourrait m'aider à le faire car je souhaite créé sa page.
Merci pour votre aide, [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 08:48 (UTC)
:Il faut d’abord créer la page Auteur et par après on peut la lier à Wikidata. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 septembre 2026 à 12:29 (UTC)
::Ah ok! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 12:39 (UTC)
::Je ne sais pas si c'est la bonne page, mais celle que j'ai mis dans le lien est semi-vérouillée. Je ne peux pas ajouter l'auteur. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 12:43 (UTC)
:::Voir les modifs que j’ai apportées à la page [[Auteur:Charles_Borromée|Auteur]]. Quand on enregistre la page la première fois, ça va afficher un message d’erreur. Puis il faut aller sur la page de wikidata et au bas complètement à l’item Wikisource, ajouter un lien à Auteur: Charles Borromé en précisant fr dans la colonne de gauche ; et enfin purger la page Auteur de Wikisource. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 septembre 2026 à 14:21 (UTC)
::::Merci de l'avoir fait. Je répète juste que je n'ai pas accès à la page sur wikidata. Je ne suis pas autorisé à la modifié. Il y a un cadenas chez moi. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 15:26 (UTC)
:::::Le cadenas signifie que la page est semi-protégée, c'est-à-dire la modification est réservée à des utilisateurs ayant déjà une certaine expérience sur Wikidata. Ce n'est apparemment pas ton cas, donc tu peux utiliser le modèle [[:c:Template:Edit request|Template:Edit request]] pour faire une demande là-bas. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 21 septembre 2026 à 22:11 (UTC)
== Modification du gadget "Erreurs communes" ==
Bonjour,
Je trouve que le gadget "erreurs communes" trouve certains mots en ''erreur'' qui ne devraient pas l'être ; comme par exemple : "Eh", "môme", "malin", et même "Ton" en début de phrase... serait-il possible de retirer ces mots courants des erreurs ?
J’utilise le modèle {{m|Nec}} pour éviter de voir ces mots en rose… mais ce serait quand même bien que ces mots ne ressortent pas "de base"…
merci d'avance [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 12:33 (UTC)
:Il y en a d'autres des mots "innocents", là je pense à lune et à antre. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 14:05 (UTC)
::Ces mots sont en erreurs communes du fait de la confusion potentielle de l’OCR : Eh/En ; môme/même ; Ton/l’on ; malin/matin. Ces confusions sont très fréquents, c'est pourquoi elles font parties des erreurs communes. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 21 septembre 2026 à 14:22 (UTC)
::Salut, c'est plus compliqué que tu ne le penses, "môme" est souvent une erreur de "même", "malin" de "matin", "Eh" de "Et" si tu as le courage tu peux me donner le contexte certains dans lequel sont les mots "môme malin".
::Par exemple "môme que" me semble être toujours une erreur alors que "une|un môme" peux aussi étre "une|un même", l'erreur commune est là pour nous surligner un oublie classique.
::*" leur môme" semble toujours bon, 3 occ..
::*Ici le surlignage serait utile : [[Page:Lefrançais - Étude sur le mouvement communaliste à Paris, en 1871.djvu/464]] "souffrant des mômes maux"
::Tu peux faire une recherche <code>[https://fr.wikisource.org/w/index.php?search=insource%3A%2Fm%C3%B4me%2F&title=Sp%C3%A9cial%3ARecherche&profile=advanced&fulltext=1&ns104=1 insource:/môme/]</code> dans les pages, tu verras mieux la problématique. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 14:23 (UTC)
:::Bonne réponse @[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ! Un exemple vaut mille mots ! [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 septembre 2026 à 14:52 (UTC)
::::Bonjour ou re-bonjour à tous,
::::Je comprend bien que "môme" peut être une erreur à la place de "même" et que "malin" peut être une erreur à la place de "matin"... et en effet, il y a aussi "lune" qui apparaît systématiquement en erreur potentielle... malgré tout, il est assez dommage que ces mots restent en rose définitivement sur les pages, alors qu'il peuvent très bien ne pas constituer des erreurs... Bon, j'utilise maintenant systématiquement le modèle {{m|Nec}} pour éviter que les mots restent en rose dans la page... mais c'est quand même assez "lourd", et un contributeur "non initié" peut ne pas comprendre ce que signifie ce "Nec" appliqué à certains mots… Ne serait-il pas possible de refaire le gadget de façon à que les mots en "erreur potentielles" apparaissent au moment ou le contributeur tente d'enregistrer une page, mais qu'il y ait alors une possibilité de corriger ou de valider ces mots, de manière à ce qu'il n'apparaissent plus en rose après l'opération ??? (je me doute que c'est plus compliqué à réaliser, mais ce serait idéal à mon sens...). [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 15:42 (UTC)
:::::Une solution serait que le gadget erreurs communes ne soit plus activé par défaut. Ainsi les lecteurs ne voient plus les erreurs et seul un correcteur ayant activé le gadget voit. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 17:23 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] : pour moi celà ne résoudrait pas cette problématique... car les personnes qui n'ont pas activé le gadget ne le verraient jamais, alors que les "contributeurs avancés" continueraient à voir les mots en rose définitivement... alors qu'une "validation" par le correcteur montrerait qu'il y a eu une action concrète pour accepter le résultat... certes, le gadget à développer est certainement plus complexe, mais encore une fois je pense que ce serait la bonne réponse à cette problématique... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 17:32 (UTC)
:::::::Suite à mon message précédent, je suis en train de réfléchir à la question de manière différente : ''ne faudrait-il pas tout simplement désactiver le gadget sur les pages validées (voire corrigées)...'' en considérant que si le valideur (voire le correcteur) à sauvegardé la page avec ce statut, c'est qu'il a "de fait" accepté l'orthographe des mots que la page contient ? En effet, le gadget est utile pour aider le contributeur à repérer les potentielles erreurs lors de la transcription d'une page, mais après cette étape, il n'a "normalement" plus de raison d'être...!? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 18:12 (UTC)
::::::::Cela me semble une bonne idée, le gadget sert seulement pour le correcteur pas pour le lecteur. On peux ainsi augmenter le nombre d'erreurs communes sans avoir l'effet négatif pour le lecteur.
::::::::MAIS comme tu as pu le voir, le mot môme pour même est présent dans les pages "jaunes", le gadget est utile pour un repérage.
::::::::Je désactiverai donc bien le gadget sur les pages validées. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 18:17 (UTC)
:::::::::Oui... en plus je suppose qu'il a dû y avoir de nombreuses pages transcrites et corrigées avant que le gadget existe... mais, en effet, c'est peut-être préférable de ne désactiver le gadget que sur les pages validées... sur lesquelles sont passés au moins deux contributeurs. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 18:22 (UTC)
::::::::::Mais certaines pages ont pu être validées avant l'existence du gadget, et une page validée n'est pas nécessairement exempte d'erreurs. Il faut quand même se rappeler que ce gadget n'est vu que par les contributeurs connectés, et que son utilité contrebalance très largement le léger désagrément de voir des mots surlignés. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 21 septembre 2026 à 20:53 (UTC)
::::::::::Précision : j’ai trouvé 8 pages validées comportant "mômes" pour "mêmes" ; je n’ai pas encore passé le singulier en revue. --[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 21 septembre 2026 à 21:13 (UTC)
:::::::::::Bonjour, le gadget erreurs communes peut-être discret sur certains mots lors de la correction, c'est pourquoi il peut rester des erreurs malgré sa présence (ponctuation erronée, mots de deux lettres). Le moyen d'y remédier est de regarder les ''erreurs possibles'' dans les chapitres tranclus ou dans le texte entier s'il a été créé. Je le fais systématiquement. Le fait de désactiver le gadget après la correction présente le risque de laisser passer des erreurs. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 22 septembre 2026 à 04:37 (UTC)
::::::::::::Bonjour à tous. Idem. Ce qui me satisferais le plus, ce serais juste une bascule dans l'espace principal pour afficher ou masquer à volonté ces ''erreurs possibles''. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 22 septembre 2026 à 07:11 (UTC)
:::::::::::::Bonjour, en réfléchissant, il me semble que que la coloration pourrait être supprimée des pages de l'espace principal après les passage en mode corrigé dans l'espace page. Mais cela à condition que l'on puisse voir dans le bandeau de gauche de l’espace principal les ''erreurs possibles'' malgré la suppression de la coloration. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 23 septembre 2026 à 15:11 (UTC)
::::::::::::::Après cette judicieuse remarque, j'ajouterais que ce gadget, qui ne concerne que le français, devrait être désactivé dans {{m|lang}}. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 25 septembre 2026 à 07:46 (UTC)
:::::::::::::::J'ai l'impression que c'est déjà le cas. Un exemple ? [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 25 septembre 2026 à 08:04 (UTC)
::::::::::::::::Bonjour @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] C'est effectivement le cas actuellement, mais je pensais au cas où, parce qu'elle est gênante, on ferait en sorte que la coloration ne s'affiche plus dans l'espace page ni dans l'espace principal après le passage de la page en mode ''à valider''. Il faudrait dans ce cas que les erreurs possibles, même non coloriées puissent quand même s'afficher après activation des ''erreurs possibles'' dans le bandeau de gauche dans l'espace principal. Suis-je plus clair ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 25 septembre 2026 à 13:34 (UTC)
:::::::::::::::::Je répondais à {{u|M-le-mot-dit}} au sujet du modèle {{m|lang}}...
:::::::::::::::::Sur ta question, on peut aussi rajouter dans son <code>common.css</code> quelque chose comme :
:::::::::::::::::<syntaxhighlight inline=yes lang=css>.Erreurs-communes, .no_erreurs_communes { background-color:light-dark(#FCDFFF,#362537); }</syntaxhighlight>
:::::::::::::::::Mais :
:::::::::::::::::* cela s'appliquera pour tout texte marqué par {{m|nec}} (même si le texte n'aurait pas été détecté par le gadget Erreurs communes) ;
:::::::::::::::::* il n'y a pas de moyen de le désactiver, sinon en modifiant à nouveau son <code>common.css</code> (ou alors on peut installer l'excellente extension ''Stylus'' dans Firefox, qui permet d'avoir une sorte de <code>common.css</code> pour n'importe quel site web, facile à activer ou à désactiver).
:::::::::::::::::[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 25 septembre 2026 à 14:16 (UTC)
::::::::::::::::::Au temps pour moi, le langage est pris en compte dans le gadget. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 25 septembre 2026 à 15:27 (UTC)
== Note de bas de page ==
Je voulais savoir comment indiquer une note sur une [[Page:Carette_-_Zirska,_immigrante_inconnue,_1947.djvu/12|page]] dans l’espace Page: qui se retrouve reportée en bas de page sur la page [[Page:Carette_-_Zirska,_immigrante_inconnue,_1947.djvu/13|suivante]]. La même question se pose si cette note ce retrouve sur la page [[Page:Carette_-_Zirska,_immigrante_inconnue,_1947.djvu/13|précédente]]. J’ai cherché dans l’[[Aide:Notes]] et je n’est pas trouvé d’exemple. Par contre, la transclusion semble être correcte.
Merci pour votre aide. [[Utilisateur:Obelon|Obelon]] ([[Discussion utilisateur:Obelon|d]]) 21 septembre 2026 à 19:19 (UTC)
:ça me semble très bien comme cela, ce qui compte c'est le rendu final. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 20:42 (UTC)
::Super alors! je vais laisser les pages telles quelles. [[Utilisateur:Obelon|Obelon]] ([[Discussion utilisateur:Obelon|d]]) 22 septembre 2026 à 01:17 (UTC)
== Accolades non exportées avec WSExport ==
Bonjour,
Je viens de constater que les accolades ne sont plus exportées avec WSExport... j'ai l'impression que c'est la même chose aux formats "epub" et "pdf".
Avez-vous constaté la même chose ? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 22 septembre 2026 à 00:06 (UTC)
:Désolé... j'ai rencontré un problème sur un export, mais il semble que maintenant ça "re-marche" !... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 22 septembre 2026 à 00:10 (UTC)
== Quoi de neuf du côté de Wikimédia France ? ==
[[File:Logo WMFr noir horizontal.png|centre|350px]]
Bonjour le Bistro !
Petite revue d'actualités en cette rentrée du côté de Wikimédia France. Que vous soyez simples lecteurs, contributeurs réguliers ou anciens de l'association, voici les derniers sujets chauds du moment :
* '''Vie associative : Adhérez ou réadhérez à Wikimédia France avant l’AG du 21 novembre !'''
* '''Wikimania 2026 à Paris :''' Retour sur la conf' de presse et ce que le rassemblement mondial va apporter à la communauté locale.
* '''Sondage :''' Les résultats de l'enquête de juin 2026 sur les usages et la perception de Wikipédia par les Français.
* '''Livre blanc :''' Retour sur l'événement aux Archives nationales pour la promotion des communs numériques.
* '''Label Culture Libre 2026 : ''' Découvrez les institutions labellisées
👉 '''Retrouvez toute l'actu détaillée directement sur la page [https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Wikim%C3%A9dia_France Wikimédia France]'''.
<gallery mode="packed-hover" heights="80px">
File:Campagne adhésion 2026- format vertical - 1080x1350.png
File:Wikimania 2026 Wordmark Color.svg
File:Wikimania 2026 Closing ceremony.jpg
File:WP25 Wiki love - blue.png
File:Wikimania 2026 Day 4 group photo.jpg
File:Logo Label Culture Libre.jpg
</gallery> [[Utilisateur:Luc Hervier WMFr|Luc Hervier WMFr]] ([[Discussion utilisateur:Luc Hervier WMFr|d]]) 25 septembre 2026 à 09:21 (UTC)
== Your feedback wanted: Remove ''(Language link added:) and similar'' edits from Special:RecentChanges ==
''(Apologies for posting in English. You can help by translating it)''
Hello, I’m Danny from [[:en:w:Wikimedia_Deutschland|Wikimedia Deutschland’s]] [[m:Wikidata_For_Wikimedia_Projects|Wikidata For Wikimedia Projects]] team.<br/>
We have been investigating and examining how Wikidata’s use in the [[Special:RecentChanges]] and [[Special:Watchlist]] pages can be made to be more useful, or less ‘noisy’ (fewer edits that have little value to the reader).
We are currently exploring to make a change in the volume and the type of Wikidata edits that appear in these pages, and '''we need your feedback''' to help us ensure this is a positive change for the Wikis and won’t disrupt your workflows.<br/>
Language links are also known as sitelinks or interlanguage links and describe when a Wikidata item is connected to a Wiki, adding it to the language dropdown tool for other connected Wikis.
[[File:Types of Lang Link changes.png|x350px|frame|A variety of "Language Link" edits as seen in the Recent Changes feed]]
The request for feedback is whether you support the removal of these language link edits from the Recent Changes and Watchlist feed, or would you oppose such a change and if so, why?
Please share you thoughts on the dedicated '''[[m:Talk:Wikidata_For_Wikimedia_Projects/Clearer_Wikidata_Edit_Summaries/Hide_Language_Link_edits|metawiki Talk page]]'''.
Further information about this change: [[m:Wikidata_For_Wikimedia_Projects/Clearer_Wikidata_Edit_Summaries/Hide_Language_Link_edits|m:Wikidata_For_Wikimedia_Projects/Hide_Language_Link_edits]]
Thank you for any participation or feedback you give, -- [[m:User:Danny_Benjafield_(WMDE)|User:Danny Benjafield (WMDE)]] 25 septembre 2026 à 12:18 (UTC)
<!-- Message envoyé par User:Danny Benjafield (WMDE)@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=User:Danny_Benjafield_(WMDE)/MassMessage_test_list&oldid=31080967 -->
== décalage de la roc par rapport à la page ==
Bonjour,
Je viens de téléverser plusieurs tome des œuvres complètes de St Bernard, je ne comprend pas pourquoi mais sur le tome 1 [[Livre:Saint-Bernard - Oeuvres complètes, trad Charpentier, Tome 4, 1867.djvu|3]] et 4 le texte est décalé de deux pages par rapport au fac-similé! Peut-on résoudre ce problème?
Merci de votre aide, [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 25 septembre 2026 à 17:39 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] C'est un problème connu (quasi systématique) sur les fichiers venant d'internet archive importés avec iaupload. Je ne sais pas comment y remédier autrement que par une autre façon de procéder, en téléchargeant le fichier, l'expurgeant des pages inutiles et le téléversant sur Commons depuis son poste de travail. Si le fichier est trop gros (excède 100 Mo comme c'est la cas ici) il y a deux solutions :
:#télécharger le pdf d'IA, vérifier sa complétude, utiliser [https://commons.wikimedia.org/wiki/Special:UploadWizard l'assistant d'import] de Commons ;
:# si cela ne marche pas : récupérer sur IA les images .jp2, les convertir en jpg, traiter les images avec Scantailor en supprimant les images inutiles (scan en double de certains images), passer les images en noir/blanc, faire l'OCR, convertir en djvu, vérifier la complétude du fichier, puis remplacer le fichier défectueux par le bon.
:[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 26 septembre 2026 à 03:38 (UTC)
::Ok c'est beaucoup de travail... J'ai essayé de convertir le tome 6 (parce que ia à importer le tome 1 aulieu du tome 6, mais le fichier djvu de sortie est noir! si je supprime la commande avec black il est beaucoup trop lourd! Bref je tourne en rond. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 26 septembre 2026 à 11:09 (UTC)
cud2lyepahmktwuc3em4k1toq9hna90
16063377
16063374
2026-09-26T11:12:25Z
CyrMatt
110082
/* décalage de la roc par rapport à la page */
16063377
wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude>
[[Fichier:Les Très Riches Heures du duc de Berry septembre.jpg|thumb|upright|Septembre. — ''Les Très-Riches Heures du duc de Berry'' des Frères de Limbourg]]
= Septembre 2026 =
== Problème de pagination sur le tome 4 de Jérôme de Stridon ==
Bonjour,
Ce [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu|tome 4]] à plusieurs problèmes de pagination, un pas très grave, qui semble une erreur d'impression, on passe de la page 103 à la [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu/105|page 105]]. Je le corrige simplement dans l'entête au besoin et dans la table des matières.
Mais un problème surgit à la page 494 qui est dans le djvu la page 536. en soit je crois que ce n'est pas vraiment important car ce sont les parties latines du tome.
Mais du coup je me demandais juste ce qu'il faut faire?
Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 1 septembre 2026 à 09:55 (UTC)
:J’ai cherché un autre fac-similé de la même édition, les rares que j'ai trouvé comme [https://pdfs.bibliotheque-catholique.com/pdfs/oeuvres-completes/Saint%20J%C3%A9r%C3%B4me%20-%20Oeuvres%20compl%C3%A8tes%20(Tome%204).pdf celui-ci] sont identiques à notre exemplaire. Pour l'absence de la page 104, il est possible que la page blanche séparant les chapitres ait été supprimée. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 04:32 (UTC)
::Ok du coup on reste avec ça? Pour la page 104 j'ai déjà faitcomme s'il s'agissait d'une erreur de typo en corrigeant dans la table des matière, pour le reste je peux match&split sur la fin du livre? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 07:44 (UTC)
:::C'est bien une page blanche qui a été supprimée dans ce fac-similé (p. 104). L'exemplaire de chez Google books ({{Google|yXAYEXTe6ikC}}) l'a conservée. Toute la partie latine (494-535) y est conservée aussi. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 2 septembre 2026 à 09:40 (UTC).
::::Super @[[Utilisateur:Khardan|Khardan]], je ne sais pas comment tu fais pour trouver sur google livres, j'ai cherché de différentes manières, y compris en recherche avancée, sans succès. Si on importait la version complète y compris la page 104 blanche, cela impliquerait de renommer les pages 284 à 394, ce qui est un gros travail assez fastidieux. Sinon on peut aussi importer la version avec la partie latine complète, sans intérêt pour fr.wikisource mais peut-être utile pour les latinistes. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 10:34 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] Ah tiens ! Le résultat m'est venu du premier coup en cherchant « complètes "Saint Jérôme" » (et en évitant le « Œ » de ''oeuvres'' surtout). — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 2 septembre 2026 à 10:48 (UTC).
::::::Merci! Dites-moi quand vous avez décidé et je continuerais le match&split. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 11:33 (UTC)
:::::::Je propose de remplacer le fac-similé actuel par celui recommandé par @[[Utilisateur:Khardan|Khardan]] en supprimant la page 104 inutile, mais en conservant la totalité des pages latines du nouveau fac-similé. Cela amènera à ne renommer que les pages de la TdM. Qu'en pensez-vous ? Le nouveau fichier est prêt pour import. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 13:04 (UTC)
::::::::Moi je suis d'accord. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 13:52 (UTC)
:::::::::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] C’est fait, j'ai rectifié le pagelist et renommé les pages de la TDM pour les mettre à la bonne place. Il faut probablement purger la page d'index pour voir la différence. Bonne correction. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 15:57 (UTC)
::::::::::Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 17:34 (UTC)
== Une creation échouée. ==
Bonjour, la création du Livre:Hippeau,_La_chanson_du_Chevalier_au_cygne_et_de_Godefroid_de_Bouillon_Tome_I_(1874).pdf échoue depuis deux jours, malgré des purges. Raison possible: deux renommages successives sur commons: [[: File:Hippeau,_La_chanson_du_Chevalier_au_cygne_et_de_Godefroid_de_Bouillon_Tome_I_(1874).pdf]]. Qui peut résoudre ce problème? --[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 4 septembre 2026 à 16:01 (UTC)
:@[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] : cela s'est résolu tout seul, j'ai créé l'index [[Livre:Hippeau,_La_chanson_du_Chevalier_au_cygne_et_de_Godefroid_de_Bouillon_Tome_I_(1874).pdf]] sans fou quérir. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 septembre 2026 à 16:31 (UTC)
::Merci. Mais la même chose pour le fichier créé en même temps il y a deux jours.
::[[: Fichier:Hippeau, La chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon, Tome II (1874).pdf]]. Est-ce que cela bloque pour moi à cause d'anciens essais? Pourras-tu le créer aussi? --[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 4 septembre 2026 à 19:51 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] : Bien sûr. Voilà [[Livre:Hippeau, La chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon, Tome II (1874).pdf]], je n'ai pas d'idée sur ce qui peux te bloquer. Si ça persiste on est là pour aider. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 septembre 2026 à 21:01 (UTC)
::::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] J'ai édité les TdM's des deux livres, mais je ne suis pas sûr du choix des titres des chapitres (liens rouges) et de la façon de faire suite d'une page à l'autre, utilisant ''noinclude''. Pourras-tu contrôler? [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 6 septembre 2026 à 19:05 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] : Pour les subdivisions, je conserverais le titre complet du livre, puis les deux parties, puis les chapitres :
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Le Chevalier au cygne/Introduction
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Le Chevalier au cygne/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Godefroid de Bouillon/Introduction
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Godefroid de Bouillon/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Épisode des chétifs ou captifs/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Second épisode/I [II, III, ''etc.'']
:::::ou plus neutre (si tu préfères) :
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Première partie/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Deuxième partie/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Appendice/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Second épisode/I [II, III, ''etc.'']
:::::Pour la création de la table, je propose de simplifier sans doublon : reporter dans le page précédente la fin du titre (comme page 262) et ne pas mettre la fin dans la page suivante (supprimer <code>lant, et repart avec le cygne|100</code>), en précisant ce choix dans la page de discussion. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 6 septembre 2026 à 21:38 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:ℳ-le-mot-dit]] : Tables sans doublon {{fait}} ; titres déjà adaptés dans les Index(=livre) puisque les deux ont le même titre principal et il fallait adapter les deux sous-titres. Voir le résultat [[La chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon]]. Si c'est d'accord, j'adapterai tous les titres dans la TdM. {{fait}} [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 7 septembre 2026 à 12:03 (UTC)
== Les RAW sont arrivés, la rentrée peut commencer ! ==
<div style="background-color:#177860; border-radius:.2em; color:#FFF;padding: 1em;">
<div style="font-family: Century Gothic; font-size:3em; line-height:120%;text-align:center;color: #fff;">RAW</div>
<div style="margin-bottom:1.5em; margin-top:1em; text-align:center; color: #fff;">Le numéro de septembre 2026 (n°296) est sorti.</div>
<div class="center">[[:w:Wikipédia:RAW/2026-09-05|<span class="cdx-button cdx-button--fake-button cdx-button--fake-button--enabled" style="white-space:break-spaces; text-align:center; gap:0;"role="button" aria-disabled="false">Lire l'infolettre</span>]]</div>
</div>
'''C'est la rentrée'''
Après un numéro très dense en août en raison de la Wikimania, celui-ci est un peu plus léger car l'équipe s'est octroyée quelques vacances. Cela n'empêche pas le mouvement de continuer à vivre, avec une rentrée déjà animée ! Du côté des projets francophones, le Wiktionnaire vient de franchir le cap symbolique des sept millions d’entrées, tandis que Wikipédia continue de voir fleurir sondages et discussions sur son fonctionnement.
Une rentrée, donc, placée sous le signe de la construction collective : de nouveaux outils pour contribuer, de nouveaux espaces pour échanger, de nouvelles formes d’organisation… Ce numéro des RAW vous propose de faire le tour de cette actualité, avant de reprendre tranquillement le chemin des projets Wikimédia.
L'équipe de la rédaction a également commencé à réfléchir à un nouveau nom pour remplacer l'énigmatique « RAW ». N'hésitez pas à venir donner votre avis dans la [[:w:Discussion Wikipédia:RAW/Rédaction#Changement de nom|section dédiée]] !
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Au menu de ce numéro :
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">En bref</span>''' — Des actualités francophones et du mouvement Wikimédia, des nouveaux outils et des articles de recherche
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">Le wik'hit parade</span>''' — Une analyse des articles les plus vus le mois dernier
[[Fichier:Toicon-icon-sharp-corners-draw.svg|20px|classe=skin-invert-image]] Les RAW, c'est aussi vous : n'hésitez pas à suggérer des sujets ou participer à la rédaction du [[:w:Wikipédia:RAW/Rédaction|prochain numéro]] !
[[Utilisateur:Antimuonium|Antimuonium]] ([[Discussion utilisateur:Antimuonium|d]]) 4 septembre 2026 à 22:14 (UTC)
== ''La Lettrine'', numéro 1, automne 2026 ==
Le premier numéro de ''La Lettrine'' vient de paraître !
Premier numéro de ''La Lettrine'' : des brèves d’ici, une revue de presse au fil des livres et de l’actualité, un retour sur Wikimania 2026, une recommandation pleine d’humour autour de Joaquín Xaudaró et un coup de projecteur sur les poétesses bretonnes réunies par Adine Riom ! Découvrez aussi l’éphéméride, l’agenda des prochains ateliers, les statistiques de Wikisource et le récit d’une relecture de George Sand.
Découvrez le '''[[Wikisource:La Lettrine/001-automne-2026|numéro 1 de l’automne 2026]]''' !
[[Wikisource:La Lettrine/Brouillon|Brouillon du prochain]] — [[Wikisource:La Lettrine/Inscription|Abonnement-désabonnement]]
Six personnes ont participé à ce numéro inaugural — et la rédaction vous attend déjà en décembre pour la suite ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 6 septembre 2026 à 18:44 (UTC)
:Chouette premier numéro ! Je me dis que je pourrais y présenter de temps en temps les livres un peu rigolos de propositions de réformes orthographiques du français que j’ai transcrit au cours des ans. Ça devrait être intéressant à faire découvrir ^^
:PS : Il va falloir qu’on adapte les couleurs de fond des cadres au mode sombre, les titres sont illisibles pour le moment. — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 7 septembre 2026 à 07:47 (UTC)
::Si ça améliore l'expérience, je suis en faveur. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 septembre 2026 à 14:53 (UTC)
::Merci @[[Utilisateur:Danÿa|Danÿa]] ! Sens-toi libre de corriger cela. J'ai fait ça avec mes piètres compétences de front-end et sur le coin d'une table en vitesse. Je pense que le 2e numéro aura un bien meilleur habillage ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 7 septembre 2026 à 18:15 (UTC)
:merci, j'ai mis la nouvelle dans les annonces. N'hesitez pas à ajuster si besoin. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 7 septembre 2026 à 12:42 (UTC)
== [[Livre:Whymper - Escalades dans les Alpes.djvu]] ==
Bonjour, Il reste 2 pages à valider. Merci d'avance. PS: Je suis en train de valider aussi l'original en anglais. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 6 septembre 2026 à 20:12 (UTC)
:Bizarre. J'ai tenté de valider la première des deux (la 318), mais le bouton vert "Validé" n'apparaît pas. Le dernier ''État de la page'' reste à ''Corrigé''. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 6 septembre 2026 à 20:55 (UTC).
::@[[Utilisateur:Yann|Yann]] Idem, j'ai essayé avec plusieurs navigateurs Firefox et Chrome sous Linux et Safari sous MacOs le bouton vert n’apparaît pas. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 7 septembre 2026 à 06:03 (UTC)
:::{{notif|Yann|Khardan|Cunegonde1}} Bizarrement, le paramètre <code>prpPageQualityUser</code> (qu'on peut voir dans le code HTML de la page) avait pour valeur "null" alors qu'il désigne normalement l'utilisateur qui a apposé l'état courant de la page (corrigé, validé, etc.). Je suppose que c'est un bug de l'éditeur visuel utilisé sur ces pages il y a longtemps. Et apparemment, il suffit de modifier les pages (comme je viens de le faire) pour rétablir ce paramètre. Vous devriez pouvoir valider à présent (mais pas moi, car c'est à moi qu'est désormais attribuée la correction). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 septembre 2026 à 07:35 (UTC)
::::{{fait}} OK, merci. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 7 septembre 2026 à 08:44 (UTC)
== La suppression de ma page d’accueil est demandée. ==
La suppression de ma page d’accueil est demandée. J’ai déplacé tous les liens vers la sous-page « Contributions ».
Cette procédure remplace ma page d’accueil par une seule page d’accueil universelle : https://meta.wikimedia.org/wiki/User:Ineuw
qui contient déjà un lien vers « Contributions ».
Merci. —[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 8 septembre 2026 à 04:06 (UTC)
:{{Fait}} — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 8 septembre 2026 à 09:13 (UTC)
== Affichage de tableau ==
Bonjour,
J'ai fait plusieurs pages qui affichent du texte en tableau, mais le rendu est vraiment mauvais je ne sais pas où est le problème. un exemple est cette [[Origène. — Lexique des Noms hébreux|page]] et d'autres pages de ce [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu|livre]].
Merci, [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 8 septembre 2026 à 11:45 (UTC)
:Dans la transclusion, des cellules débordent sur une troisième colonne. En vis-à-vis de ces débordements, on voit les pages fautives. Vous devez corriger le début de la page 188. Idem page 192. Il y a d'autres à pages à corriger. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 septembre 2026 à 17:47 (UTC)
::Je ne vois rien! J'ai besoin d'un exemple quand je compare les pages pages transclusent elles ont la même tête. De plus je me demande si le tableau ne pourrait pas s'afficher sur toute la page, ça serait plus lisible. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 9 septembre 2026 à 07:23 (UTC)
:::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] : page 187, il manque un il y a <code><nowiki><noinclude></nowiki></code> au lieu de <code><nowiki></noinclude></nowiki></code>. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 9 septembre 2026 à 07:40 (UTC)
::::Ah oui je commence à comprendre comment ça fonctionne! Zut j'ai fait des erreurs sur toutes les pages presque... Et pour augmenter l'affichage de la largeur du tableau on fait comment? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 9 septembre 2026 à 07:51 (UTC)
:::::Selon mes observations de l'ouvrage de Jérôme de Stridon, les pages qui contiennent les tableaux ont une largeur de 100% par défaut. Si vous élargissez au delà, vous risquez d'avoir des problèmes lorsque vous ferez une transcription (voyez par exemple [https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Gibbon_-_Histoire_de_la_décadence_et_de_la_chute_de_l%27Empire_romain,_traduction_Guizot,_tome_3.djvu/484 cette page] : l'effort de transcription a été plus grand que d'habitude) ou de transclusion (je n'ai pas d'exemple en tête, mais j'ai déjà vu des débordements intempestifs). — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 11 septembre 2026 à 14:24 (UTC)
::::::Bonjour,
::::::Je fais le coucou dans cette discussion, pour signaler un autre problème d'affichage des tableaux. Je viens de constater une anomalie dans l'affichage des tableaux quand on utilise l'option "couleur_fond=".
::::::Voilà ce que cela donne :
::::::{{table|titre=test sans couleur de fond (ok)|page=1}}
::::::{{table|couleur_fond=#ccc|titre=test couleur de fond (ok)|page=1}}
::::::{{table|couleur_fond=transparent|titre=test couleur de fond transparent (??)|page=1}}
::::::{{table|couleur_fond=inherit|titre=test couleur de fond inherit (??)|page=1}} [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 14 septembre 2026 à 08:34 (UTC)
== Wsexport en panne ? ==
Deuxième jour sans pouvoir télécharger un livre numérique. Hier attente indéfinie, aujourd'hui ''Wikimedia cloud services: Error. This web service cannot be reached. Please contact a maintainer of this project.'' L'e-book Wikisource est pourtant un service essentiel, il suiffit de voir le nombre de produits Amazon Kindle que des artisans en ont tiré. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 9 septembre 2026 à 10:10 (UTC)
:@[[Utilisateur:Narilora|Narilora]] Un ticket Phabricator a été soumis ? Si ce n'a pas été fait, je suggère de le faire, pour activer la résolution du problème. [[Spécial:Contributions/~2026-48790-66|~2026-48790-66]] ([[Discussion utilisateur:~2026-48790-66|discussion]]) 9 septembre 2026 à 12:26 (UTC)
::Dans ma naïveté, je croyais que le téléchargement faisait partie des services surveillés, avec réaction dès qu'il est défaillant. Apparemment ce n'est pas le cas. Je vais regarder où on se connecte à Phabricator. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 9 septembre 2026 à 12:31 (UTC)
:::Oui, moi aussi j'essaie d'exporter depuis plusieurs jours sans succès... en plus, je souhaiterais obtenir un format "pdf" dont l'export est en panne depuis plusieurs semaines (alors que l'export en "epub" fonctionnait encore il y a deux jours)... D'ailleurs, question subsidiaire : ''quelqu'un saurait-il me donner les paramètres qu'il faut demander dans Calibre, pour convertir un "epub" en "pdf" et en obtenant la même présentation qu'avec l'export WSexport en "pdf" ?'' (mêmes marges, même taille de caractère et même mise en page), car il y a plusieurs options de format à choisir dans Calibre, et que je n'arrive pas à obtenir un "pdf" équivalent... merci d'avance [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 9 septembre 2026 à 12:49 (UTC)
::::Bonjour @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]], pour obtenir un pdf de format a5, les paramètres à utiliser sont les suivants :
:::::*--page-breaks-before / --paper-size a5 --pdf-page-margin-bottom 32 --pdf-page-margin-top 40 --pdf-page-margin-left 24 --pdf-page-margin-right 24 --pdf-page-numbers --preserve-cover-aspect-ratio. Tu peux procéder à partir de l’applications ou utiliser un fichier .bat sur lequel tu pourrais glisser un epub et il te retournerait un pdf. Ebook-convert.exe fait le travail en criant ciseau. Il y a définitivement un problème avec la version de Calibre opérée sous Debian.
:::::*pour la taille des caractères il faut laisser le paramètre par défaut et les valeurs de wikisource seront toutes altérées comme c’est le cas avec ws-export. En cochant la case Désactiver le redimensionnement de la taille de police, tu obtiendras exactement ce qu’on retrouve dans wikisource.
::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 9 septembre 2026 à 21:04 (UTC)
:::::{{merci}} beaucoup @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : Tu saurais me donner un exemple de contenu pour créer un fichier ".bat" qui appelerait Calibre en citant un fichier "epub" et qui retournait un fichier "pdf" ? ça me rendrait un grand service pour les jours ou l'export "epub" fonctionne avec WsExport et pas l’export en "pdf"... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 9 septembre 2026 à 21:12 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] Voici un exemple tel que demandé :
::::::*Créer epub2pdf-a5.bat contenant :
:::::::set fullpath=%1
:::::::rem check si epub
:::::::if "%~x1" neq ".epub" (
::::::: echo Veuillez glisser un fichier epub
::::::: pause
::::::: exit /b)
:::::::rem extraire le nom de fichier epub
:::::::for %%F in ("%fullpath%") do set "filename_no_ext=%%~dpnF"
:::::::rem convertir en pdf a5
:::::::"%ProgramFiles%\Calibre2\ebook-convert" "%fullpath%" "%filename_no_ext%.pdf" --page-breaks-before / --paper-size a5 --pdf-page-margin-bottom 32 --pdf-page-margin-top 40 --pdf-page-margin-left 24 --pdf-page-margin-right 24 --pdf-page-numbers --preserve-cover-aspect-ratio --embed-font-family "Liberation Serif" --pdf-serif-family "Liberation Serif" --pdf-standard-font serif
:::::::rem appuyer sur une touche pour terminer
:::::::pause
::::::*Placer le fichier epub2pdf-a5.bat à un endroit facilement accessible sur le bureau par exemple ; à l’aide de la souris, glisser le fichier epub et le déposer sur ce fichier de commande.
::::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 10 septembre 2026 à 01:28 (UTC)
:::::::{{merci}} beaucoup @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : je vais tester ça dès que possible !!! [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 10 septembre 2026 à 06:25 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : j'ai créé un fichier epub2pdf-a5.bat que j'ai mis sur mon bureau, mais j'ai deux problèmes :
::::::::- 1) le fichier est vu comme un fichier texte et je ne sais pas l'exécuter, si je clique dessus il s'ouvre en lecture avec le blocnote
::::::::- 2) de toutes façons, je n'arrive pas à mettre un fichier epub "sur" ce fichier sur mon bureau, il se met avant ou après mais pas dessus
::::::::Ceci étant dit, j'aimerais autant un exécutable qui se lance "tout seul" et qui demande un fichier en entrée, que l'on pourrait ensuite sélectionner.
::::::::merci pour ton aide. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 10 septembre 2026 à 16:51 (UTC)
:::::::::... j'oubliais de dire : mon PC est sous Windows 11... c'est peut-être important à signaler !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 10 septembre 2026 à 17:02 (UTC)
::::::::::Probablement en passant à windows 11 car il y a des signalements en ce sens. Ce serait important de corriger car tôt ou tard des installations ou mises à jour peuvent échouer. Je te suggère d’ouvrir l’invite de commande '''en mode administrateur''' et d’exécuter ces deux commandes :
:::::::::::assoc .bat=batfile et appuyer sur enter
:::::::::::ftype batfile="%1" %* et appuyer sur enter
::::::::::Ce sont deux commandes microsoft qui permettent de rétablir l’association native de .bat avec l’interpréteur de commande cmd.exe sans avoir à éditer la base de registres. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 10 septembre 2026 à 23:47 (UTC)
:::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : J'ai ouvert le Terminal en mode administrateur (c'est bien ça que tu appelle "invite de commande" ?) et tapé la commande, mais ça ne marche pas. J'ai eu comme message : ''"assoc : Le terme «assoc» n'est pas reconnu comme nom d'applet de commande, fonction, fichier de script ou programme exécutable. Vérifiez l'orthographe du nom, ou si un chemin d'accès existe, vérifiez que le chemin d'accès est correct et réessayez."'' !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 14:57 (UTC)
::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : ... Ah finalement j'ai bien réussi à ouvrir une "invite de commande", mais là il me dit : "''Accès refusé. Une erreur s’est produite lors du traitement de : .bat.''" :-( [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 15:00 (UTC)
:::::::::::::C’est la réponse qu’on reçoit lorsqu’on n’est pas en mode administrateur. Tu dois voir dans l’en-tête de la fenêtre : Administrateur : Invite de commande et non uniquement Invite de commande. Clique sur démarrer, tape cmd et clique sur Exécuter en tant qu’administrateur. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 15:16 (UTC)
:::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] / 3e tentative (désolé pour le nombre de messages, mais je ne suis pas un pro de l'administration de PC) : cette fois-ci j'ai bien réussi à ouvrir l'invite de commande en mode administrateur et j'ai pu taper les deux commandes sans erreur... mais quand je double clique sur mon fichier .bat, il ouvre le Blocnote mais ne s'exécute pas ! [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 15:17 (UTC)
::::::::::::::Si tu fais assoc .bat, tu obtiens quoi comme réponse ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 15:29 (UTC)
:::::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : j'otient la réponse ".bat=batfile" mais rien d'autre ne se passe... quand je clique sur mon fichier .bat, il l'ouvre en mode édition avec le Blocnote. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 15:48 (UTC)
::::::::::::::::Il faut peut-être redémarrer pour ça prenne effet sinon renomme ton .bat en .cmd. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 16:25 (UTC)
:::::::::::::::::Dernier essai : si .cmd et .bat ouvre tous deux dans bloc note c’est que ton système ne reconnaît même plus batfile. Tu pourrais alors forcer l’utilisation de cmd.exe. Pour ce faire, utiliser la commande : ftype batfile="%SystemRoot%\System32\cmd.exe" /c "%1" %* [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 16:44 (UTC)
:::::::::::::Au lieu du double clic (gauche), il faudrait un clic droit et choisir "exécuter" ou peut-être "exécuter en tant qu'administrateur", si cela apparait dans le menu contextuel du clic droit. [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 11 septembre 2026 à 16:37 (UTC)
::::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : ça marche !!! en fait mon fichier s'apellait epub2pdf-a5.bat.txt (mais je ne le voyais pas parce que l'extension du fichier était cachée !!!)
::::::::::::::un grand {{merci}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 17:13 (UTC)
== Problème avec le modèle "Disdascalie" ==
Bonjour,
Je constate que contrairement à ce que dit la doc, les options m=, mb=, mt=, lh= ne fonctionnent pas dans le modèle {{m|Didascalie}}. Je n'ai pas trouvé pourquoi. [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 11 septembre 2026 à 14:09 (UTC)
:Pourtant, dans la documentation, il y a des exemples pour chacun de ces paramètres sauf lh et le résultat s’affiche tel qu’attendu. J’ai vérifié lh=3 et la hauteur de ligne correspond aussi. Il faudrait un exemple où ça ne fonctionne pas pour pouvoir pousser plus loin. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 14:43 (UTC)
::Bonjour,
::J'ai testé sur cette page par exemple : [[Page:Icres - Les Bouchers, 1888.djvu/8]]
::(j'ai fait toutes les combinaisons, et en retirant "sm|n")
::lh fonctionne à partir de 3, mais pas en dessous ! et m, mb, mh n'ont aucun effet (quelle que soit la valeur et l'unité). [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 12 septembre 2026 à 10:43 (UTC)
:::C’est qu’avec {{m|Didascalie}}, on a voulu regrouper dans un seul modèle deux modes de représentation : soit le mode bloc (similaire à {{m|c}}, {{m|d}}...), soit le mode inline (similaire à {{m|sc}}, {{m|t}}...). C’est le paramètre 2 qui détermine le mode de représentation. S’il n’est pas égal à c, d, g <s>ou absent</s>, c’est qu’on veut construire un objet inline imbriqué dans un span donc qui ne réagira pas certaines propriétés css dont les marges verticales. Personnellement j’aurais construits deux modèles différents mais j’imagine que ceux qui l’utilisent fréquemment se sont adaptés. Je vois que vous venez d’ajouter g comme paramètre 2 et les paramètres m et lh sont bel et bien appliqués. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 septembre 2026 à 14:27 (UTC)
::'''Explication trouvée''' : le problème est que si on ne précise pas g ou d dans la disdascalie, on utilise span au lieu de div, d'où l'inutilité des options ! [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 12 septembre 2026 à 13:51 (UTC)
:::Mais oui vous m’avez devancé. Je n’avais pas mis à jour la page du scriptorium. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 septembre 2026 à 14:29 (UTC)
== Expression "donner place sage" ==
Bonjour,
Dans [[Page:Boulain - La Fontenelle, Vie du partisan ligueur, 1895.djvu/129]], l'auteur écrit "La tour était facile à défendre, un simple escalier en spirale y conduit et se voit encore… il ne peut donner place sage qu’à une personne…".
Or je n'ai retrouvé cette expression nulle part, et je me demande s'il ne s'agit pas d'une mauvaise transcription de "donner passage".
Un(e) habitué(e) des écrits de la fin XIXe siècle a-t-il(elle) déjà rencontré cette expression ?
Merci. [[Utilisateur:Nad.roz|--Nad]] ([[Discussion utilisateur:Nad.roz|d]]) 12 septembre 2026 à 09:21 (UTC)
:Parmi toutes les pages transcrites de Wikisource, il n'y a que cette page qui contient ce passage. Pour ma part, le mot « sage » est de trop, mais « <s>place sage</s>passage » est valable également. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 12 septembre 2026 à 12:47 (UTC)
:ah, effectivement, c'est original comme formule... si c'était dans la bouche d'un plaisantin, je me dirais que ça peut être un jeu de mot... mais là, ça ressemble plutôt à une mauvaise transcription. [[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (la bot de service…) ]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 12 septembre 2026 à 13:37 (UTC)
::Original en effet et merci à @[[Utilisateur:Nad.roz|Nad.roz]] de nous faire connaître cette page de la vie mouvementée du partisan ligueur : texte écrit en 1895 mais en employant souvent des tournures de phrases qui s’apparentent davantage au siècle où les événements se sont produits. Ce n’est pas le seul endroit dans ce livre où il faut cesser de lire pour procéder au décodage. Alors si « donner place sage qu’à une personne » était la façon d’exprimer en 1597, lors du saccage de Pont-Croix, que la sagesse exigeait qu’on montasse un à la fois par l’escalier menant à la tour. Nous n’en savons rien alors pourquoi priver les lecteurs éventuels de ce que d’autres pourraient considérer comme une perle ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 septembre 2026 à 21:05 (UTC)
:::Merci @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]], @[[Utilisateur:Hsarrazin|Hsarrazin]] et @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]].
:::Dans le doute, je vais suivre l'avis de @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] qui travaille également sur le texte et laisser l'expression. [[Utilisateur:Nad.roz|--Nad]] ([[Discussion utilisateur:Nad.roz|d]]) 13 septembre 2026 à 05:41 (UTC)
::::Je pense en effet qu'il est préférable de laisser l'expression telle qu'elle, dans la mesure ou l'on ne détecte pas une ''erreur évidente''. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 13 septembre 2026 à 09:17 (UTC)
:::::Bonjour. Celles et ceux d'entre vous qui ont visité le [https://www.guedelon.fr/ château de Guédelon] (reconstitution moderne d'un château médiéval avec les méthodes et outils d’époque). Les artisans ont d'ailleurs participé grâce à leur expertise unique à la reconstruction de certaines parties de Notre-Dame de Paris. Ceux qui y sont allés auront probablement emprunté un petit escalier permettant d'atteindre les remparts depuis l'extérieur du château. Cet escalier très étroit ne laisse la place qu’à une personne à la fois (env. 30 cm. de largeur). La hauteur des marches et la courbure de l'escalier sont telles que l'on ne peut monter armé, ni épées ni lances. Ces constatations me conduisent à pencher plutôt pour une coquille. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 14 septembre 2026 à 08:20 (UTC)
== Page manquante dans le tome 2 de Jérôme de Stridon ==
Bonjour,
Je viens de me rendre compte de l’absence de deux pages dans [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu|le tome 2 de Jérôme de Stridon]]. Il s'agit des pages 194 et [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu/195|195]] (du coup .
Je ne sais pas s'il existe un meilleur djvu, j'avoue ne pas avoir cherché.
Merci de votre aide. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 10:23 (UTC)
:Pour éviter ce genre de mésaventure (ou en limiter les conséquences), il vaut mieux vérifier rapidement les pages lors de l'import du fac-similé sur Commons, ou au moins de soigner la liste des pages (<code><nowiki><pagelist, etc></nowiki></code>) sur Wikisource, ce qui permet de détecter les problèmes avant de commencer à corriger les pages. En effet, une réparation du fac-similé a posteriori entrainera un décalage de 2 pages pour celles qui ontt déjà été corrigées après les pages 194 et 195. Il manque aussi 30 pages dans le [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 9, 1881.djvu|tome 9]] (toutefois il semble s'agir d'un texte en latin, donc ce n’est pas forcément un problème). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 15 septembre 2026 à 12:30 (UTC)
::Je m'occupe du fac-similé. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 15 septembre 2026 à 12:48 (UTC)
:::Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 13:14 (UTC)
::::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ; c'est fait mais de mon côté je n'arrive pas à rafraîchir l'image des pages 194-196. En revanche je n'ai pas la possibilité de déplacer les pages sans redirection. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 15 septembre 2026 à 13:31 (UTC)
:::::Où as-tu trouver le bon fac-similé? J'ai cherché partout! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 14:05 (UTC)
:::::Quelqu'un qui s'y connaît pourrait nous aider à remettre le nouveau fac-similé à la place de l'ancien? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 14:08 (UTC)
::::::Ah oui : dans [https://www.google.fr/books/edition/_/mDQo4s7vdg0C?hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwie0ebw5fCWAxVQTqQEHXSUGSAQre8FegQIBBAt Google livres]. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 15 septembre 2026 à 14:29 (UTC)
:::::::Purée j'ai été là!! Mais j'avais pas trouvé le même, seulement sans les pages... Bizarre. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 15:23 (UTC)
:::::Bonjour,
:::::Pardon d'insister, mais je ne comprends pas malgré l'upload du nouveau fichier, je ne vois pas les nouvelles pages sur le Jerome_-_Œuvres_complètes,_trad._Bareille,_tome_2,_1878.djvu. Pourtant si je le télécharge je les vois bien.
:::::Idem pour [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu|l'index]]. je suis prêt, s'il le faut déplacer manuellement toutes les pages, mais faudrait-il qu'il s'affiche correctement. Sur l'index ce qui plus drôle c'est que la tdm est bien à la page 641, mais quand on vas sur l'ancienne page de tdm actuellement la page 639, on voit le fac-similé de la page 641. Je n'ose pas la déplacer à la bonne page.
:::::Merci encore pour votre aide. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 06:52 (UTC)
::::::En effet. J'ai l'impression qu'il y a une politique de cache de plus en plus agressive sur Wikisource. Mieux vaut attendre un ou deux jours avant de faire quoi que ce soit sur cet ouvrage, cela va peut-être s'arranger tout seul. Il m'arrive aussi de temps en temps d'avoir l'image d'une page différente de celle que je consulte en cliquant sur « Modifier » (mais ce n'est peut-être pas lié). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 07:54 (UTC)
:::::::Bonjour, je n'arrive pas non plus à éliminer cette anomalie. Toutes les purges de cache n'y ont rien fait. Chaque page est stockée en cache de commons en plusieurs fichiers de tailles prédéterminées (par ex. 330, 500, 960, 1280 pixels). Pour ce djvu, la taille 960px ne veut pas se mettre à jour. Comparer les vignettes [https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu/page477-500px-Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu.jpg?utm_source=fr.wikisource.org&utm_campaign=index&utm_content=thumbnail 500px], [https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu/page477-960px-Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu.jpg?utm_source=fr.wikisource.org&utm_campaign=index&utm_content=thumbnail 960px], [https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu/page477-1280px-Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu.jpg?utm_source=fr.wikisource.org&utm_campaign=index&utm_content=thumbnail 1280px] de la [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu/477|page 476]] (djvu477). Seul celle dont on a besoin ne veut pas être à jour ! Quelqu'un connaîtrait-il une idée pour forcer cette ✮⚡💣💥! de mise à jour ? • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 septembre 2026 à 08:03 (UTC)
::::::::Merci à vous!
::::::::Je vais patienter... Je travaille sur le tome 1 en attendant et je vérifie qu'il ne manque pas de page avant ;)
::::::::Si jamais on trouve une solution, prévenez-moi. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 09:01 (UTC)
::::::::{{phabricator|T438134}}
::::::::C'est tout de même bizarre, donc j'ai créé un rapport de bug sur Phabricator. Même si j'imagine qu'on va me répondre que c'est un problème de cache serveur qui va se résoudre tout seul. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 09:44 (UTC)
:::::::::Sur Edge, en appuyant à plusieurs reprises sur CTRL+F5 sur la page de la vignette, la page a fini par se mettre à jour puis il a fallu nettoyer le cache sur mon poste. Je ne sais pas si cela a coïncidé avec une autre opération mais je vois bien les page 194 et 195. Voir aussi [[c:Help:Purge]] --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 16 septembre 2026 à 12:35 (UTC)
::::::::::Oui, c'était mon cas aussi tout à l'heure sur Firefox, et puis la mauvaise version est revenue. Mais hors connexion le problème semble avoir disparu. Je pense que le problème sur le serveur (qui était réel) a disparu, mais il peut rester quelques problèmes sur le cache du navigateur local, qu'un <code>Ctrl-Shift-R</code> ou équivalent peut résoudre. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 12:46 (UTC)
:::::::::::Pour moi aussi il suffit maintenant du rafraîchissement du cache du navigateur. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 septembre 2026 à 15:21 (UTC)
::::::::::::Oui c'est aussi ok, j'ai déjà tout déplacé. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 18 septembre 2026 à 17:38 (UTC)
:Rebonjour,
:Je viens de découvrir une nouvelle page problématique. Heureusement elle n'est pas manquante, elle est juste toute noire! C'est cette [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 1, 1877.djvu/184|page]] [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 12:03 (UTC)
:::En effet, la page est noire dans le DjVu. Au moins cela ne fera pas de décalage si on la remplace… [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 12:49 (UTC)
::::La page est remplacée, le rafraîchissement résiste encore un peu. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 septembre 2026 à 16:23 (UTC)
:::::Ok merci, comme pour l'autre livre toujours noire. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 19:05 (UTC)
::::::J'ai purgé la page sur Commons et cela semble fonctionner désormais (à condition de vider le cache local du navigateur, par exemple en chargeant la page avec <code>Ctrl-Shift-R</code>). J'ai purgé la page 184 sur Commons (c'est-à-dire [https://commons.wikimedia.org/w/index.php?title=File%3AJerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_1%2C_1877.djvu&page=184 ici]). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 20:39 (UTC)
:::::::Jai réussi à afficher le fichier correctement mais pas encore l'index. On est bon pour le tome 1, les corrections sont faites malgré la page noires. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 21:13 (UTC)
:::::::Je pense qu'il était pertinent de faire un rapport de bug. Toujours rien chez moi pour le tome 2. Le tome 1 le fichier c'est bon mais toujours pas l'index! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 17 septembre 2026 à 07:46 (UTC)
== Échange d'idées avec WS en anglais ==
Bonjour, Comme je travaille principalement en ce moment sur Wikisource en anglais, je découvre des fonctionnalités qu'il serait utile de partager ou de copier.
# Il existe un gadget ''Vidage automatique des pages « Sans texte » : les zones de texte d’en-tête, de corps et de pied de page sont automatiquement vidées lorsque vous sélectionnez l’option « Sans texte ». Si vous changez d’avis et sélectionnez un autre statut, le texte initial sera restauré.'' qu'il serait utile de copier.
# WS en anglais n'utilise pour l'instant pas les sous-titres, et je voudrais copier cette fonctionnalité qui existe ici (exemple : [[Livre:Temps, espace, matière, leçons sur la théorie de la relativité générale, par Hermann Weyl, 1922.pdf]]).
[[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 16 septembre 2026 à 17:35 (UTC)
:Gadget intéressant pour les pages « Sans texte », que l'on pourra activer dans nos préférences si j'ai raison.
:Pour les sous-titres, c'est à la communauté de la Wikisource en anglais qu'il faut demander. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 17 septembre 2026 à 14:15 (UTC)
::{{notif|Yann}} je vois bien un champ ''Subtitle'' dans les [https://en.wikisource.org/w/index.php?title=Index:Cobweb_Castle_-_Fletcher_(1928).djvu&action=edit formulaires d'édition] et un sous-titre apparaît, par exemple, sur [[:en:Index:David-Neel - My Journey to Lhasa.pdf]]. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 17 septembre 2026 à 15:28 (UTC)
:::{{ping|Seudo}} Oui, mais il n'apparait pas dans les pages. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 17 septembre 2026 à 19:25 (UTC)
::::Que faut-il faire pour que les sous-titres apparaissent dans les pages de l'espace principal ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 22 septembre 2026 à 16:29 (UTC)
:::::Ah, dans les transclusions ? Je ne comprenais pas, parce que l'exemple donné ci-dessus n'a pas de transclusion...
:::::Sur en.wikisource, on peut voir dans chaque transclusion que le modèle [[:en:Template:Header|Header]] est appelé. Ce modèle est protégé, donc il faudrait faire la demande sur sa page de discussion. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 22 septembre 2026 à 19:15 (UTC)
::::::{{ping|Seudo}} Je suis admin sur WS en anglais, donc je peux faire les modifs, mais je voudrais que le sous-titre s'affiche quand on utilise <code><nowiki><pages index="..." header=1 /></nowiki></code>. C'est ça que je n'ai pas trouvé. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 23 septembre 2026 à 15:02 (UTC)
:::::::Il faut trouver quelqu'un qui ait les droits d'admin ET qui connaisse Lua. Je pense qu'il y a quelques lignes à rajouter dans la fonction <code>header_title</code> du fichier [[:en:Module:Header]], mais c'est impossible d'en être sûr sans faire de tests. De toute manière il faut en parler là-bas avec les autres contributeurs de en.wikisource pour vérifier qu'ils sont d'accord avec une telle modification, puisque ça peut impacter un grand nombre de pages. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 23 septembre 2026 à 21:34 (UTC)
:3. WS en anglais utilise un espace de nommage séparé pour les traductions faites par des contributeurs, ce qui me semble une bonne idée. Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 septembre 2026 à 14:11 (UTC)
::* Très bien, le gadget pour les pages sans texte
::* Bonne idée, un espace séparé ; parfois, ce n'est pas très clair, en effet
::[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 18 septembre 2026 à 16:11 (UTC)
::Je ne sais pas comment copier le gadget. Pour un nouvel espace de nommage, il faut un consensus de la communauté, puis un rapport de bug aux développeurs. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 22 septembre 2026 à 16:28 (UTC)
::: [[Utilisateur:Yann|Yann]],
::: Le lien vers le code du gadget se trouve dans [https://en.wikisource.org/wiki/MediaWiki:Gadgets-definition#editing-tools-for-Page-namespace cette section] (merci Google Gemini). Les pages qui servent aux transcriptions sont dans l'espace de noms 104 ; il n'y a donc que quatre possibilités. Après comparaison avec la liste des gadgets dans [https://en.wikisource.org/wiki/Special:Preferences#mw-prefsection-gadgets les préférences], je parie fortement sur l'extension « notext », qui est programmée en JavaScript (ce qui renforce mon hypothèse). J'ai trouvé [https://en.wikisource.org/wiki/MediaWiki:Gadget-notext.js MediaWiki:Gadget-notext.js] : le commentaire en haut de la page soutient mon hypothèse. {{sourire}} C'est ce code qu'il faut copier ici.
::: Bon succès pour la suite.
::: — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 24 septembre 2026 à 22:37 (UTC)
== Notes sur un texte bilingue ==
Dans l'Art Poétique d'Horace, [[Art poétique (Horace, Batteux)|traduction de Charles Batteux]], texte latin sur la page de gauche (paire) et traduction sur la page de droite (impaire), il y a des notes de bas de page en français, qui commencent en bas de la page de gauche et continuent selon le besoin en bas de la page de droite, et sont appelées depuis le texte latin. Ces notes n'avaient pas été reprises; or elles sont d'un grand intérêt, et la plupart ne commentent pas spécialement le texte latin. J'ai cru comprendre que ne pas incorporer les pages en langue étrangère dans l'ouvrage en français est un dogme. J'ai fait un essai sur les premières pages, en recopiant tout simplement la note de la page de gauche sur la page de droite, la source étant donc invisible. Le cas se présente sûrement ailleurs, et je suppose qu'il y a une solution orthodoxe. Donnez-moi un exemple à suivre. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 16 septembre 2026 à 20:32 (UTC)
:Excellente solution à mon avis. Le seul dogme est de faire des textes fidèles à l'original, modulo les différences matérielles entre une édition papier et une édition électronique. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 21:24 (UTC)
::@[[Utilisateur:Narilora|Narilora]] Tout à fait d’accord avec @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ! Le jour où on formalisera cette orthodoxie wikisourcienne, il faudra citer une de vos pages en exemple {{sourire}}. Comme l’Art poétique d’Horace comprend la version originale latine, j’ai créé [https://la.wikisource.org/wiki/Liber:Batteux_-_Les_quatre_po%C3%ABtiques_d%E2%80%99Aristote,_d%E2%80%99Horace,_de_Vida,_de_Despr%C3%A9aux,_tome_1,_1771.djvu Liber:Batteux - Les quatre poëtiques d’Aristote, d’Horace, de Vida, de Despréaux, tome 1, 1771.djvu] et y ai inséré la transclusion de vos pages. Voir les pages sans texte. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 17 septembre 2026 à 01:48 (UTC)
:::Si j'ai bien compris, il faudra que je continue le travail de recopie vers le domaine latin. Pour l'instant, je vais au bout sur le domaine français. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 17 septembre 2026 à 10:05 (UTC)
::::Pas recopier mais plutôt transclure. Il suffit de placer <nowiki>{{iwpage|fr}}</nowiki> au haut de toutes les pages que vous avez déjà transcrites sur ws.fr et pour le latin on peut faire l’inverse ce qui nous permet de produire une version dans les deux langues dans l’espace principal. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 17 septembre 2026 à 15:34 (UTC)
:::::Le temps de comprendre iwpage, je fais. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 17 septembre 2026 à 19:23 (UTC)
::::::Voici un exemple de ce qu’on peut obtenir une fois terminé : [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/II]] [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 18 septembre 2026 à 01:12 (UTC)
== Livre sur Gallica pas dans le domaine public ? ==
Bonjour,
Je suis intéressé par le livre de [[Auteur:André Héléna|André Héléna]], "Les Salauds ont la vie dure" qui est sur Gallica [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k11864567.r=Les%20Salauds%20ont%20la%20vie%20dure ici].
Comme j'ai trouvé ce livre complet sur Gallica, je pensais qu'il était dans le domaine public, et j'ai donc créé la page auteur sans me poser de questions... et puis j'ai vu que cet auteur est décédé en 1972 (donc pas libre de droit)... je m'apprêtais à mettre le livre sur Commons, mais au moment de me poser la question de la "Permission", je me suis rendu compte que le livre était paru en 1953... Ce qui veux dire qu'il n'est pas non plus dans le domaine public aux Etats-Unis...
Je suppose donc que je ne peux pas mettre ce livre sur Commons... ni sur Wikisource ?
Mais alors, comment se fait-il qu'il soit accessible sur Gallica ???
merci de vos retour... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 18 septembre 2026 à 16:59 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] C'est une erreur de Gallica, pour les autres ouvrages numérisés d'André Héléna, seul un extrait est accessible. Cette possibilité d'accès à des livres non domaine public arrive parfois sur Gallica. Quelle que soit la source du fac-similé, il faut toujours vérifier la question des droits avant import, non seulement pour l'auteur lui-même mais également pour les traducteurs, les illustrateurs et les préfaciers (lorsqu'il y en a), ce qui n'est pas toujours simple. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 19 septembre 2026 à 04:49 (UTC)
::Oui, merci @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]]... du coup j'abandonne mon projet de retranscrire ce livre... c'est pas grave car j'ai bien d'autres sujets en cours ! {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 19 septembre 2026 à 07:05 (UTC)
== [[:Catégorie:Poètes maudits]] ==
Bonjour,
Je crois que cette catégorie vise à regrouper [[:w:fr:Les Poètes maudits|''Les Poètes maudits'' de Paul Verlaine]] ou les [[:w:fr:Poète maudit|poètes maudits]] selon une définition plus moderne. J'ai un doute sur la pertinence de la catégorie, parce que j'ignore les critères utilisés pour la catégorisation. Votre avis ?
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 19 septembre 2026 à 09:27 (UTC)
== Ajouter le champ collection dans les index ? ==
Bonjour,
Dans [[Livre:Haussonville - Lacordaire, 1895.djvu]], quelqu'un a inscrit le passage « Les Grands Écrivains français », une collection de la Librairie Hachette, dans le champ de la maison d'édition. Devrait-on avoir un champ distinct pour indiquer la collection ?
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 19 septembre 2026 à 09:54 (UTC)
:Bonjour,
:Offrir cette possibilité serait sans doute utile, mais la parenthèse dans le champ "maison d'édition" ne me choque pas non plus. Sinon on peut toujours créer des catégories pour les collections les plus représentées sur WS. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 20 septembre 2026 à 12:28 (UTC)
== Bandeau modernisation ==
Bonjour à tous, alors que je transcluais la [[Grammaire de Port-Royal]], je me demandai s'il ne serait pas judicieux de mettre en place un « bandeau d'avertissement » pour avertir les utilisateurs novices de l'existence / des effets du modèle {{m|modernisation}} car j'imagine que tout le monde ne connais pas l'existence de ce modèle dès sa première visite de WS (j'ai moi-même découvert ce modèle en travaillant sur un ouvrage de la Renaissance, pas en naviguant sur une page qui avait installé ce modèle !)
J'avais imaginé un bandeau avec {{m|ambox}} pour l'instant, sous cette forme :
{{ambox|text=Ce texte a été transclu dans son orthographe d’origine mais, grâce à l’aide du modèle {{m|Modernisation}}, il vous est possible d’en moderniser l’orthographe en cliquant dans la barre d’outils à droite sur ''Orthographe moderne''.
{{c|N’hésitez pas à contribuer au [[Wikisource:Dictionnaire|dictionnaire des modernisations]] si vous apercevez une lacune !|fs=90%}}}}
En cas de mise en place de cette idée, j'imagine qu'il serait plus facile de l'intégrer directement au modèle de {{m|modernisation}} pour éviter d'avoir à le rajouter manuellement à chaque page existante comprenant le modèle et pour éviter à l'avenir que des wikisourciens n'utilisent un modèle sans l'autre. Toutefois, je ne sais comment faire en sorte que le bandeau soit forcément afficher en haut de la page, dans le cas où le modèle serait ajouté en dessous de la balise ''header'', affichant donc le bandeau ''après'' le texte...
Je lance donc cette idée (ici pas en page de discussion du modèle modernisation, pour éviter que personne n'y participe), à vous de me partager vos opinions ! – [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 19 septembre 2026 à 16:30 (UTC)
:Il est possible de faire apparaître le bandeau en haut d'une page avec du CSS, mais je ne suggère rien faute d'expérience. [[user:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] connaît probablement une solution qui fonctionne dans Wikisource.
:Sinon, {{m|modernisation}} et le futur modèle peuvent être inscrits séparément dans la même page, chacun contenant une phrase indiquant d'insérer l'autre modèle. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 19 septembre 2026 à 18:38 (UTC)
:@[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] : personnellement je trouve que c'est une bonne idée et je suis '''''pour''''' :-) [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 19 septembre 2026 à 18:40 (UTC)
::Bonjour @[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]]. Peut-être serait-il utile d'indiquer dans le bandeau d'avertissement que (sauf erreur de ma part) la modernisation ne fonctionne que sur la lecture en ligne. L'outil d'export ne permet pas de sélectionner la version à exporter et c'est donc toujours la version originale qui est exportée. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 05:53 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] C'est juste ! quelque chose comme :
:::{{ambox|text=Ce texte a été transclu dans son orthographe d’origine mais, grâce à l’aide du modèle {{m|Modernisation}}, il vous est possible d’en moderniser l’orthographe en cliquant dans la barre d’outils à droite sur ''Orthographe moderne''. '''Attention !''' La modernisation ne sera pas exportée vers EPUB, MOBI ou PDF par l’outil ''ws-export''.
:::{{c|N’hésitez pas à contribuer au [[Wikisource:Dictionnaire|dictionnaire des modernisations]] si vous apercevez une lacune !|fs=90%}}}}
:::– [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 20 septembre 2026 à 06:23 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] Oui ! je serai toutefois plus précis comme : '''Attention !''' seul le texte original non modernisé sera exporté vers vers EPUB, MOBI ou PDF par l’outil ''ws-export''.
::::C’est d'ailleurs la première raison pour laquelle j'ai arrêté de moderniser les ouvrages que je transcris.[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 10:06 (UTC)
:Bonjour,
:Pardonnez-moi, mais je ne pense pas qu'afficher un bandeau aussi massif sur les milliers de pages utilisant le modèle (y compris les sous-pages, donc chaque chapitre, fable de La Fontaine ou lettre de Mme de Sévigné) soit une bonne idée. Par ailleurs, en tout cas sur l'apparence que j'utilise (Vector 2010), l'emplacement des boutons en question est différent (plutôt en haut à gauche après source et discussion), ce qui rend l'instruction donnée contre-productive. Je ne pourrais soutenir la proposition que si elle est limitée aux pages racines de l'ouvrage concerné, aux lecteurs/lectrices non connecté(e)s, ou avec possibilité pour celles et ceux qui le sont de désactiver le bandeau une fois pour toutes, vu qu'il n'aurait vraiment d'utilité qu'à la première rencontre d'un texte avec modernisation offerte. Tout cela me paraît malheureusement délicat techniquement. En l'état je suis donc {{contre}} [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 20 septembre 2026 à 12:24 (UTC)
::Je suis d'accord avec ces points de critique, @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] : étant donné que je n'ai malheureusement pas les connaissances permettant de déterminer la faisabilité d'un pareil bandeau, j'espère trouver ici des utilisateurs plus expérimentés ayant des pistes d'améliorations pour une mise en oeuvre moins "encombrante" {{;-)}}. Pour Vector 2010, j'utilise personnellement également cette apparence-ci mais j'imagine que les utilisateurs occasionnels seront principalement sur la nouvelle apparence ! (j'imagine impossible de personnaliser le message aux différentes apparences de WS) — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 20 septembre 2026 à 13:50 (UTC)
:::::Je partage l’avis de @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] et considère la présence d’un bandeau dans l’espace principal un peu trop envahissante. Je crains qu’ainsi on ouvre une porte et que d’autres situations se présentent. De toute façon, techniquement on ne peut insérer un bandeau en utilisant un modèle à moins de le positionner à l’endroit où ce modèle est situé. À la limite, le modèle pourrait préciser lorsque le bandeau est requis mais il devra passer la main au Gadget écrit en javascript. Cela implique l’intervention d’admin d’interface. N.-B. : Susuman77 a fait ressortir un problème avec Vector 2022. Ceux qui utilisent cet habillage ne peuvent pas discerner la présence d’une modernisation à moins de faire afficher la barre latérale et, même là, ''Montrer les altérations'' semble absent. Il faudrait que ce soit corrigé sinon plusieurs ne verront jamais qu’un texte a été modernisé. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 20 septembre 2026 à 14:31 (UTC)
::::::Pour moi, les options apparaissent bien dans la barre latérale droite avec Vector 2022, y compris ''Montrer les altérations'' si on a d'abord sélectionné ''Orthographe modernisée''. Le comportement me semble donc être le même pour Vector et Vector 2022. Certes, les commandes sont très difficiles à trouver avec Vector 2022, mais je crois que l'objectif de ce thème est bien de cacher tout ce qui peut être utile... La solution à ce problème (ou ce choix) de design n'est évidemment pas de rajouter des bandeaux. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 20 septembre 2026 à 14:51 (UTC)
:::::::@[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] J'ai répondu sur l'aspect technique, pour le fonds, je partage d'autant plus les critiques des autres contributeurs sur un bandeau potentiellement envahissant que, de mon point de vue, l'intérêt de la modernisation est largement obéré par l'absence de possibilité d'export. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 15:04 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] c'est vrai que c'est le gros problème, même si j'ai jamais vraiment compris la raison pour laquelle les modernisations ne pouvaient pas être exportées... — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 20 septembre 2026 à 16:03 (UTC)
:::::::::Je pense que ce n'est pas possible parce que la modernisation se fait en Javascript, c'est-à-dire sur le poste du lecteur (elle disparaît si on ferme la fenêtre). L'export est réalisé par le serveur à partir du texte enregistré dans la base de données de Wikisource, donc le texte non modernisé. Il faudrait implémenter la modernisation sur le serveur lui-même. (Ou alors hacker le système en créant une page temporaire contenant la version modernisée, le temps de faire l'export...) [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 21 septembre 2026 à 13:57 (UTC)
:::::::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Mais oui, je me souviens maintenant ! C’est toi qui avais corrigé la barre d’outils après avoir obtenu, j’imagine, les autorisations du Saint Esprit. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 20 septembre 2026 à 15:59 (UTC)
== Aide pour produire un djvu de qualité ==
Bonjour,
J'ai scanné une vie de Charles Boromé de 1910, je voudrais la mettre sur ws. J'ai fait la bêtise de scanner en niveau de gris. Le texte n'est pas si mauvais. J'arrive à mettre mon pdf en ordre, puis à en faire l'ocr. Mais dans toutes ces "manip" en ligne de commande le fichier devient plus gros et la conversion en djvu (depuis le pdf) perd le texte océrisé, la commande est la suivante:
ocrmypdf --deskew --optimize 2 -l fra livre-propre.pdf livre_ocr_dresse.pdf
Mais mon fichier d'abord de moins d'un giga passe à 17 quand je veux rendre le fond blanc et pas gris (avec pdftoppm -tiff -r 300 _travail/livre_complet2.pdf _travail/images/page puis convert, imagemagik), puis à plus de 60 méga une fois la roc finie...
Si quelqu'un à une méthode fiable sous linux je suis preneur.
[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 12:35 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]]. Je retravaille les scans avec ScanTailor advanced. Cela produit des fichiers .tif d'une résolution choisie. Tu peux choisir d'exporter en couleurs/niveau de gris ou noir et blanc et tu choisis également la résolution d'export.
:*Sous ScanTailor, si je fais un fichier en couleur je choisis une résolution d'export de 150 ou 200 dpi, je postérize à 255, je décoche ''normalize'' et ''force b&w''. En noir et blanc, je choisis une résolution d'export de 300dpi, je coche toutes les options, j'utilise la méthode Otsu à 0 (à modifier en fonction du contraste).
:*Sous linux une fois les images retravaillés avec Scantailor, je transforme les images .tif en .pdf avec <code>img2pdf *.tif -o MonFichier.pdf</code> puis je fais l'OCR avec <code>ocrmypdf -j0 -l fra MonFichier.pdf MonFichierOCR.pdf</code> enfin je transforme mon .pdf avec <code>pdf2djvu -o MonFichierOCR.djvu -j0 --fg-colors=black --bg-subsample=1 --dpi 200 --lines MonFichierOCR.pdf</code> Le dpi est à ajuster en fonction du choix de départ. En noir et blanc tout cela produit des fichiers de très petite taille, et en couleur de taille raisonnable (mais cela dépends du nombre de page de départ).
:[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 13:00 (UTC)
::Merci je vais essayer ça. Question annexe j'aurais du mieux scanner en noir et blanc plutôt qu'en niveau de gris? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 13:30 (UTC)
:::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] Pas forcément, cela dépend de la qualité du livre, s'il est récent et sans taches, c'est très bien en noir et blanc, s'il y a des taches il vaut quelquefois mieux préserver la couleur ou le niveau de gris. L’algorithme otsu de scantailor est très performant pour convertir en noir et blanc en minimisant les pétouilles lorsque la source est à peu près correcte. Au final c'est une suite de compromis qualité/poids donc il est difficile de donner une solution générale. Je procède souvent au cas par cas. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 14:57 (UTC)
::Merci c'est génial, il m'a fallut un peu de temps pour comprendre scantailor, mais j'y suis arrivé!! Je note la procédure. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 16:20 (UTC)
:::Et voilà c'est téléversé, mais comme d'habitude j'arrive pas à créer [[Livre:Saint Charles Borromée (1538-1584).djvu|l'index]] correctement, j'ai une erreur intervalle invalide, pourtant ça a l'air correct: <nowiki><pagelist 1to5="roman" 6to8=- 9=1 269to271="TdM" 272to276=-/></nowiki>! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 16:59 (UTC)
::::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] Normalement il suffit :
::::*de purger le fichier sur Commons en utilisant successivement les deux boutons purge à droite dans les outils
::::*de purger le fichier index sur wikisource
::::Cela devrait marcher. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 18:25 (UTC)
:::::IL serait utile d'ajouter la purge à la page d'aide. Parce que chaque fois j'oublie ce simple petit détail. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 08:49 (UTC)
== Validations ==
Bonjour, je trouve que le contenu de {{m|Validations}} manque d'homogénéité : certains titres en romain, d'autre en italiques. Je pense qu'il faudrait appliquer une convention (pour ce qui est du fini de la chose.) • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 21 septembre 2026 à 08:02 (UTC)
:La règle est claire, un titre d'ouvrage doit être en italique. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 21 septembre 2026 à 09:18 (UTC)
== Ajouter l'auteur Charles Borromée à wikidata ==
Bonjour,
Je n'ai pas le droit d'ajouter Charles Borromée à [[d:Q216946|wikidata]], quelq'un pourrait m'aider à le faire car je souhaite créé sa page.
Merci pour votre aide, [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 08:48 (UTC)
:Il faut d’abord créer la page Auteur et par après on peut la lier à Wikidata. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 septembre 2026 à 12:29 (UTC)
::Ah ok! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 12:39 (UTC)
::Je ne sais pas si c'est la bonne page, mais celle que j'ai mis dans le lien est semi-vérouillée. Je ne peux pas ajouter l'auteur. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 12:43 (UTC)
:::Voir les modifs que j’ai apportées à la page [[Auteur:Charles_Borromée|Auteur]]. Quand on enregistre la page la première fois, ça va afficher un message d’erreur. Puis il faut aller sur la page de wikidata et au bas complètement à l’item Wikisource, ajouter un lien à Auteur: Charles Borromé en précisant fr dans la colonne de gauche ; et enfin purger la page Auteur de Wikisource. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 septembre 2026 à 14:21 (UTC)
::::Merci de l'avoir fait. Je répète juste que je n'ai pas accès à la page sur wikidata. Je ne suis pas autorisé à la modifié. Il y a un cadenas chez moi. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 15:26 (UTC)
:::::Le cadenas signifie que la page est semi-protégée, c'est-à-dire la modification est réservée à des utilisateurs ayant déjà une certaine expérience sur Wikidata. Ce n'est apparemment pas ton cas, donc tu peux utiliser le modèle [[:c:Template:Edit request|Template:Edit request]] pour faire une demande là-bas. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 21 septembre 2026 à 22:11 (UTC)
== Modification du gadget "Erreurs communes" ==
Bonjour,
Je trouve que le gadget "erreurs communes" trouve certains mots en ''erreur'' qui ne devraient pas l'être ; comme par exemple : "Eh", "môme", "malin", et même "Ton" en début de phrase... serait-il possible de retirer ces mots courants des erreurs ?
J’utilise le modèle {{m|Nec}} pour éviter de voir ces mots en rose… mais ce serait quand même bien que ces mots ne ressortent pas "de base"…
merci d'avance [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 12:33 (UTC)
:Il y en a d'autres des mots "innocents", là je pense à lune et à antre. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 14:05 (UTC)
::Ces mots sont en erreurs communes du fait de la confusion potentielle de l’OCR : Eh/En ; môme/même ; Ton/l’on ; malin/matin. Ces confusions sont très fréquents, c'est pourquoi elles font parties des erreurs communes. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 21 septembre 2026 à 14:22 (UTC)
::Salut, c'est plus compliqué que tu ne le penses, "môme" est souvent une erreur de "même", "malin" de "matin", "Eh" de "Et" si tu as le courage tu peux me donner le contexte certains dans lequel sont les mots "môme malin".
::Par exemple "môme que" me semble être toujours une erreur alors que "une|un môme" peux aussi étre "une|un même", l'erreur commune est là pour nous surligner un oublie classique.
::*" leur môme" semble toujours bon, 3 occ..
::*Ici le surlignage serait utile : [[Page:Lefrançais - Étude sur le mouvement communaliste à Paris, en 1871.djvu/464]] "souffrant des mômes maux"
::Tu peux faire une recherche <code>[https://fr.wikisource.org/w/index.php?search=insource%3A%2Fm%C3%B4me%2F&title=Sp%C3%A9cial%3ARecherche&profile=advanced&fulltext=1&ns104=1 insource:/môme/]</code> dans les pages, tu verras mieux la problématique. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 14:23 (UTC)
:::Bonne réponse @[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ! Un exemple vaut mille mots ! [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 septembre 2026 à 14:52 (UTC)
::::Bonjour ou re-bonjour à tous,
::::Je comprend bien que "môme" peut être une erreur à la place de "même" et que "malin" peut être une erreur à la place de "matin"... et en effet, il y a aussi "lune" qui apparaît systématiquement en erreur potentielle... malgré tout, il est assez dommage que ces mots restent en rose définitivement sur les pages, alors qu'il peuvent très bien ne pas constituer des erreurs... Bon, j'utilise maintenant systématiquement le modèle {{m|Nec}} pour éviter que les mots restent en rose dans la page... mais c'est quand même assez "lourd", et un contributeur "non initié" peut ne pas comprendre ce que signifie ce "Nec" appliqué à certains mots… Ne serait-il pas possible de refaire le gadget de façon à que les mots en "erreur potentielles" apparaissent au moment ou le contributeur tente d'enregistrer une page, mais qu'il y ait alors une possibilité de corriger ou de valider ces mots, de manière à ce qu'il n'apparaissent plus en rose après l'opération ??? (je me doute que c'est plus compliqué à réaliser, mais ce serait idéal à mon sens...). [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 15:42 (UTC)
:::::Une solution serait que le gadget erreurs communes ne soit plus activé par défaut. Ainsi les lecteurs ne voient plus les erreurs et seul un correcteur ayant activé le gadget voit. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 17:23 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] : pour moi celà ne résoudrait pas cette problématique... car les personnes qui n'ont pas activé le gadget ne le verraient jamais, alors que les "contributeurs avancés" continueraient à voir les mots en rose définitivement... alors qu'une "validation" par le correcteur montrerait qu'il y a eu une action concrète pour accepter le résultat... certes, le gadget à développer est certainement plus complexe, mais encore une fois je pense que ce serait la bonne réponse à cette problématique... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 17:32 (UTC)
:::::::Suite à mon message précédent, je suis en train de réfléchir à la question de manière différente : ''ne faudrait-il pas tout simplement désactiver le gadget sur les pages validées (voire corrigées)...'' en considérant que si le valideur (voire le correcteur) à sauvegardé la page avec ce statut, c'est qu'il a "de fait" accepté l'orthographe des mots que la page contient ? En effet, le gadget est utile pour aider le contributeur à repérer les potentielles erreurs lors de la transcription d'une page, mais après cette étape, il n'a "normalement" plus de raison d'être...!? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 18:12 (UTC)
::::::::Cela me semble une bonne idée, le gadget sert seulement pour le correcteur pas pour le lecteur. On peux ainsi augmenter le nombre d'erreurs communes sans avoir l'effet négatif pour le lecteur.
::::::::MAIS comme tu as pu le voir, le mot môme pour même est présent dans les pages "jaunes", le gadget est utile pour un repérage.
::::::::Je désactiverai donc bien le gadget sur les pages validées. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 18:17 (UTC)
:::::::::Oui... en plus je suppose qu'il a dû y avoir de nombreuses pages transcrites et corrigées avant que le gadget existe... mais, en effet, c'est peut-être préférable de ne désactiver le gadget que sur les pages validées... sur lesquelles sont passés au moins deux contributeurs. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 18:22 (UTC)
::::::::::Mais certaines pages ont pu être validées avant l'existence du gadget, et une page validée n'est pas nécessairement exempte d'erreurs. Il faut quand même se rappeler que ce gadget n'est vu que par les contributeurs connectés, et que son utilité contrebalance très largement le léger désagrément de voir des mots surlignés. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 21 septembre 2026 à 20:53 (UTC)
::::::::::Précision : j’ai trouvé 8 pages validées comportant "mômes" pour "mêmes" ; je n’ai pas encore passé le singulier en revue. --[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 21 septembre 2026 à 21:13 (UTC)
:::::::::::Bonjour, le gadget erreurs communes peut-être discret sur certains mots lors de la correction, c'est pourquoi il peut rester des erreurs malgré sa présence (ponctuation erronée, mots de deux lettres). Le moyen d'y remédier est de regarder les ''erreurs possibles'' dans les chapitres tranclus ou dans le texte entier s'il a été créé. Je le fais systématiquement. Le fait de désactiver le gadget après la correction présente le risque de laisser passer des erreurs. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 22 septembre 2026 à 04:37 (UTC)
::::::::::::Bonjour à tous. Idem. Ce qui me satisferais le plus, ce serais juste une bascule dans l'espace principal pour afficher ou masquer à volonté ces ''erreurs possibles''. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 22 septembre 2026 à 07:11 (UTC)
:::::::::::::Bonjour, en réfléchissant, il me semble que que la coloration pourrait être supprimée des pages de l'espace principal après les passage en mode corrigé dans l'espace page. Mais cela à condition que l'on puisse voir dans le bandeau de gauche de l’espace principal les ''erreurs possibles'' malgré la suppression de la coloration. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 23 septembre 2026 à 15:11 (UTC)
::::::::::::::Après cette judicieuse remarque, j'ajouterais que ce gadget, qui ne concerne que le français, devrait être désactivé dans {{m|lang}}. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 25 septembre 2026 à 07:46 (UTC)
:::::::::::::::J'ai l'impression que c'est déjà le cas. Un exemple ? [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 25 septembre 2026 à 08:04 (UTC)
::::::::::::::::Bonjour @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] C'est effectivement le cas actuellement, mais je pensais au cas où, parce qu'elle est gênante, on ferait en sorte que la coloration ne s'affiche plus dans l'espace page ni dans l'espace principal après le passage de la page en mode ''à valider''. Il faudrait dans ce cas que les erreurs possibles, même non coloriées puissent quand même s'afficher après activation des ''erreurs possibles'' dans le bandeau de gauche dans l'espace principal. Suis-je plus clair ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 25 septembre 2026 à 13:34 (UTC)
:::::::::::::::::Je répondais à {{u|M-le-mot-dit}} au sujet du modèle {{m|lang}}...
:::::::::::::::::Sur ta question, on peut aussi rajouter dans son <code>common.css</code> quelque chose comme :
:::::::::::::::::<syntaxhighlight inline=yes lang=css>.Erreurs-communes, .no_erreurs_communes { background-color:light-dark(#FCDFFF,#362537); }</syntaxhighlight>
:::::::::::::::::Mais :
:::::::::::::::::* cela s'appliquera pour tout texte marqué par {{m|nec}} (même si le texte n'aurait pas été détecté par le gadget Erreurs communes) ;
:::::::::::::::::* il n'y a pas de moyen de le désactiver, sinon en modifiant à nouveau son <code>common.css</code> (ou alors on peut installer l'excellente extension ''Stylus'' dans Firefox, qui permet d'avoir une sorte de <code>common.css</code> pour n'importe quel site web, facile à activer ou à désactiver).
:::::::::::::::::[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 25 septembre 2026 à 14:16 (UTC)
::::::::::::::::::Au temps pour moi, le langage est pris en compte dans le gadget. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 25 septembre 2026 à 15:27 (UTC)
== Note de bas de page ==
Je voulais savoir comment indiquer une note sur une [[Page:Carette_-_Zirska,_immigrante_inconnue,_1947.djvu/12|page]] dans l’espace Page: qui se retrouve reportée en bas de page sur la page [[Page:Carette_-_Zirska,_immigrante_inconnue,_1947.djvu/13|suivante]]. La même question se pose si cette note ce retrouve sur la page [[Page:Carette_-_Zirska,_immigrante_inconnue,_1947.djvu/13|précédente]]. J’ai cherché dans l’[[Aide:Notes]] et je n’est pas trouvé d’exemple. Par contre, la transclusion semble être correcte.
Merci pour votre aide. [[Utilisateur:Obelon|Obelon]] ([[Discussion utilisateur:Obelon|d]]) 21 septembre 2026 à 19:19 (UTC)
:ça me semble très bien comme cela, ce qui compte c'est le rendu final. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 20:42 (UTC)
::Super alors! je vais laisser les pages telles quelles. [[Utilisateur:Obelon|Obelon]] ([[Discussion utilisateur:Obelon|d]]) 22 septembre 2026 à 01:17 (UTC)
== Accolades non exportées avec WSExport ==
Bonjour,
Je viens de constater que les accolades ne sont plus exportées avec WSExport... j'ai l'impression que c'est la même chose aux formats "epub" et "pdf".
Avez-vous constaté la même chose ? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 22 septembre 2026 à 00:06 (UTC)
:Désolé... j'ai rencontré un problème sur un export, mais il semble que maintenant ça "re-marche" !... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 22 septembre 2026 à 00:10 (UTC)
== Quoi de neuf du côté de Wikimédia France ? ==
[[File:Logo WMFr noir horizontal.png|centre|350px]]
Bonjour le Bistro !
Petite revue d'actualités en cette rentrée du côté de Wikimédia France. Que vous soyez simples lecteurs, contributeurs réguliers ou anciens de l'association, voici les derniers sujets chauds du moment :
* '''Vie associative : Adhérez ou réadhérez à Wikimédia France avant l’AG du 21 novembre !'''
* '''Wikimania 2026 à Paris :''' Retour sur la conf' de presse et ce que le rassemblement mondial va apporter à la communauté locale.
* '''Sondage :''' Les résultats de l'enquête de juin 2026 sur les usages et la perception de Wikipédia par les Français.
* '''Livre blanc :''' Retour sur l'événement aux Archives nationales pour la promotion des communs numériques.
* '''Label Culture Libre 2026 : ''' Découvrez les institutions labellisées
👉 '''Retrouvez toute l'actu détaillée directement sur la page [https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Wikim%C3%A9dia_France Wikimédia France]'''.
<gallery mode="packed-hover" heights="80px">
File:Campagne adhésion 2026- format vertical - 1080x1350.png
File:Wikimania 2026 Wordmark Color.svg
File:Wikimania 2026 Closing ceremony.jpg
File:WP25 Wiki love - blue.png
File:Wikimania 2026 Day 4 group photo.jpg
File:Logo Label Culture Libre.jpg
</gallery> [[Utilisateur:Luc Hervier WMFr|Luc Hervier WMFr]] ([[Discussion utilisateur:Luc Hervier WMFr|d]]) 25 septembre 2026 à 09:21 (UTC)
== Your feedback wanted: Remove ''(Language link added:) and similar'' edits from Special:RecentChanges ==
''(Apologies for posting in English. You can help by translating it)''
Hello, I’m Danny from [[:en:w:Wikimedia_Deutschland|Wikimedia Deutschland’s]] [[m:Wikidata_For_Wikimedia_Projects|Wikidata For Wikimedia Projects]] team.<br/>
We have been investigating and examining how Wikidata’s use in the [[Special:RecentChanges]] and [[Special:Watchlist]] pages can be made to be more useful, or less ‘noisy’ (fewer edits that have little value to the reader).
We are currently exploring to make a change in the volume and the type of Wikidata edits that appear in these pages, and '''we need your feedback''' to help us ensure this is a positive change for the Wikis and won’t disrupt your workflows.<br/>
Language links are also known as sitelinks or interlanguage links and describe when a Wikidata item is connected to a Wiki, adding it to the language dropdown tool for other connected Wikis.
[[File:Types of Lang Link changes.png|x350px|frame|A variety of "Language Link" edits as seen in the Recent Changes feed]]
The request for feedback is whether you support the removal of these language link edits from the Recent Changes and Watchlist feed, or would you oppose such a change and if so, why?
Please share you thoughts on the dedicated '''[[m:Talk:Wikidata_For_Wikimedia_Projects/Clearer_Wikidata_Edit_Summaries/Hide_Language_Link_edits|metawiki Talk page]]'''.
Further information about this change: [[m:Wikidata_For_Wikimedia_Projects/Clearer_Wikidata_Edit_Summaries/Hide_Language_Link_edits|m:Wikidata_For_Wikimedia_Projects/Hide_Language_Link_edits]]
Thank you for any participation or feedback you give, -- [[m:User:Danny_Benjafield_(WMDE)|User:Danny Benjafield (WMDE)]] 25 septembre 2026 à 12:18 (UTC)
<!-- Message envoyé par User:Danny Benjafield (WMDE)@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=User:Danny_Benjafield_(WMDE)/MassMessage_test_list&oldid=31080967 -->
== décalage de la roc par rapport à la page ==
Bonjour,
Je viens de téléverser plusieurs tome des œuvres complètes de St Bernard, je ne comprend pas pourquoi mais sur le tome 1 [[Livre:Saint-Bernard - Oeuvres complètes, trad Charpentier, Tome 4, 1867.djvu|3]] et 4 le texte est décalé de deux pages par rapport au fac-similé! Peut-on résoudre ce problème?
Merci de votre aide, [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 25 septembre 2026 à 17:39 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] C'est un problème connu (quasi systématique) sur les fichiers venant d'internet archive importés avec iaupload. Je ne sais pas comment y remédier autrement que par une autre façon de procéder, en téléchargeant le fichier, l'expurgeant des pages inutiles et le téléversant sur Commons depuis son poste de travail. Si le fichier est trop gros (excède 100 Mo comme c'est la cas ici) il y a deux solutions :
:#télécharger le pdf d'IA, vérifier sa complétude, utiliser [https://commons.wikimedia.org/wiki/Special:UploadWizard l'assistant d'import] de Commons ;
:# si cela ne marche pas : récupérer sur IA les images .jp2, les convertir en jpg, traiter les images avec Scantailor en supprimant les images inutiles (scan en double de certains images), passer les images en noir/blanc, faire l'OCR, convertir en djvu, vérifier la complétude du fichier, puis remplacer le fichier défectueux par le bon.
:[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 26 septembre 2026 à 03:38 (UTC)
::Ok c'est beaucoup de travail... J'ai essayé de convertir le tome 6 (parce que ia à importer le tome 1 aulieu du tome 6, mais le fichier djvu de sortie est noir! si je supprime la commande avec black il est beaucoup trop lourd! Bref je tourne en rond.
Voici la commande que j'ai utilisé en deuxième:
pdf2djvu -o "Saint-Bernard - Oeuvres complètes, trad Charpentier, Tome 6, 1873.djvu" -j0 --bg-subsample=1 --dpi 200 --lines Bernard6.pdf
Et quand c'était tout noir, j'avais juste l'option:
-jfg-colors=black
[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 26 septembre 2026 à 11:09 (UTC)
covckj6oxj73xuzf97sk8zrdlvaoxvp
16063381
16063377
2026-09-26T11:14:53Z
CyrMatt
110082
/* décalage de la roc par rapport à la page */ Réponse
16063381
wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude>
[[Fichier:Les Très Riches Heures du duc de Berry septembre.jpg|thumb|upright|Septembre. — ''Les Très-Riches Heures du duc de Berry'' des Frères de Limbourg]]
= Septembre 2026 =
== Problème de pagination sur le tome 4 de Jérôme de Stridon ==
Bonjour,
Ce [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu|tome 4]] à plusieurs problèmes de pagination, un pas très grave, qui semble une erreur d'impression, on passe de la page 103 à la [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu/105|page 105]]. Je le corrige simplement dans l'entête au besoin et dans la table des matières.
Mais un problème surgit à la page 494 qui est dans le djvu la page 536. en soit je crois que ce n'est pas vraiment important car ce sont les parties latines du tome.
Mais du coup je me demandais juste ce qu'il faut faire?
Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 1 septembre 2026 à 09:55 (UTC)
:J’ai cherché un autre fac-similé de la même édition, les rares que j'ai trouvé comme [https://pdfs.bibliotheque-catholique.com/pdfs/oeuvres-completes/Saint%20J%C3%A9r%C3%B4me%20-%20Oeuvres%20compl%C3%A8tes%20(Tome%204).pdf celui-ci] sont identiques à notre exemplaire. Pour l'absence de la page 104, il est possible que la page blanche séparant les chapitres ait été supprimée. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 04:32 (UTC)
::Ok du coup on reste avec ça? Pour la page 104 j'ai déjà faitcomme s'il s'agissait d'une erreur de typo en corrigeant dans la table des matière, pour le reste je peux match&split sur la fin du livre? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 07:44 (UTC)
:::C'est bien une page blanche qui a été supprimée dans ce fac-similé (p. 104). L'exemplaire de chez Google books ({{Google|yXAYEXTe6ikC}}) l'a conservée. Toute la partie latine (494-535) y est conservée aussi. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 2 septembre 2026 à 09:40 (UTC).
::::Super @[[Utilisateur:Khardan|Khardan]], je ne sais pas comment tu fais pour trouver sur google livres, j'ai cherché de différentes manières, y compris en recherche avancée, sans succès. Si on importait la version complète y compris la page 104 blanche, cela impliquerait de renommer les pages 284 à 394, ce qui est un gros travail assez fastidieux. Sinon on peut aussi importer la version avec la partie latine complète, sans intérêt pour fr.wikisource mais peut-être utile pour les latinistes. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 10:34 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] Ah tiens ! Le résultat m'est venu du premier coup en cherchant « complètes "Saint Jérôme" » (et en évitant le « Œ » de ''oeuvres'' surtout). — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 2 septembre 2026 à 10:48 (UTC).
::::::Merci! Dites-moi quand vous avez décidé et je continuerais le match&split. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 11:33 (UTC)
:::::::Je propose de remplacer le fac-similé actuel par celui recommandé par @[[Utilisateur:Khardan|Khardan]] en supprimant la page 104 inutile, mais en conservant la totalité des pages latines du nouveau fac-similé. Cela amènera à ne renommer que les pages de la TdM. Qu'en pensez-vous ? Le nouveau fichier est prêt pour import. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 13:04 (UTC)
::::::::Moi je suis d'accord. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 13:52 (UTC)
:::::::::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] C’est fait, j'ai rectifié le pagelist et renommé les pages de la TDM pour les mettre à la bonne place. Il faut probablement purger la page d'index pour voir la différence. Bonne correction. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 15:57 (UTC)
::::::::::Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 17:34 (UTC)
== Une creation échouée. ==
Bonjour, la création du Livre:Hippeau,_La_chanson_du_Chevalier_au_cygne_et_de_Godefroid_de_Bouillon_Tome_I_(1874).pdf échoue depuis deux jours, malgré des purges. Raison possible: deux renommages successives sur commons: [[: File:Hippeau,_La_chanson_du_Chevalier_au_cygne_et_de_Godefroid_de_Bouillon_Tome_I_(1874).pdf]]. Qui peut résoudre ce problème? --[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 4 septembre 2026 à 16:01 (UTC)
:@[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] : cela s'est résolu tout seul, j'ai créé l'index [[Livre:Hippeau,_La_chanson_du_Chevalier_au_cygne_et_de_Godefroid_de_Bouillon_Tome_I_(1874).pdf]] sans fou quérir. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 septembre 2026 à 16:31 (UTC)
::Merci. Mais la même chose pour le fichier créé en même temps il y a deux jours.
::[[: Fichier:Hippeau, La chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon, Tome II (1874).pdf]]. Est-ce que cela bloque pour moi à cause d'anciens essais? Pourras-tu le créer aussi? --[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 4 septembre 2026 à 19:51 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] : Bien sûr. Voilà [[Livre:Hippeau, La chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon, Tome II (1874).pdf]], je n'ai pas d'idée sur ce qui peux te bloquer. Si ça persiste on est là pour aider. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 septembre 2026 à 21:01 (UTC)
::::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] J'ai édité les TdM's des deux livres, mais je ne suis pas sûr du choix des titres des chapitres (liens rouges) et de la façon de faire suite d'une page à l'autre, utilisant ''noinclude''. Pourras-tu contrôler? [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 6 septembre 2026 à 19:05 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] : Pour les subdivisions, je conserverais le titre complet du livre, puis les deux parties, puis les chapitres :
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Le Chevalier au cygne/Introduction
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Le Chevalier au cygne/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Godefroid de Bouillon/Introduction
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Godefroid de Bouillon/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Épisode des chétifs ou captifs/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Second épisode/I [II, III, ''etc.'']
:::::ou plus neutre (si tu préfères) :
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Première partie/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Deuxième partie/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Appendice/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Second épisode/I [II, III, ''etc.'']
:::::Pour la création de la table, je propose de simplifier sans doublon : reporter dans le page précédente la fin du titre (comme page 262) et ne pas mettre la fin dans la page suivante (supprimer <code>lant, et repart avec le cygne|100</code>), en précisant ce choix dans la page de discussion. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 6 septembre 2026 à 21:38 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:ℳ-le-mot-dit]] : Tables sans doublon {{fait}} ; titres déjà adaptés dans les Index(=livre) puisque les deux ont le même titre principal et il fallait adapter les deux sous-titres. Voir le résultat [[La chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon]]. Si c'est d'accord, j'adapterai tous les titres dans la TdM. {{fait}} [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 7 septembre 2026 à 12:03 (UTC)
== Les RAW sont arrivés, la rentrée peut commencer ! ==
<div style="background-color:#177860; border-radius:.2em; color:#FFF;padding: 1em;">
<div style="font-family: Century Gothic; font-size:3em; line-height:120%;text-align:center;color: #fff;">RAW</div>
<div style="margin-bottom:1.5em; margin-top:1em; text-align:center; color: #fff;">Le numéro de septembre 2026 (n°296) est sorti.</div>
<div class="center">[[:w:Wikipédia:RAW/2026-09-05|<span class="cdx-button cdx-button--fake-button cdx-button--fake-button--enabled" style="white-space:break-spaces; text-align:center; gap:0;"role="button" aria-disabled="false">Lire l'infolettre</span>]]</div>
</div>
'''C'est la rentrée'''
Après un numéro très dense en août en raison de la Wikimania, celui-ci est un peu plus léger car l'équipe s'est octroyée quelques vacances. Cela n'empêche pas le mouvement de continuer à vivre, avec une rentrée déjà animée ! Du côté des projets francophones, le Wiktionnaire vient de franchir le cap symbolique des sept millions d’entrées, tandis que Wikipédia continue de voir fleurir sondages et discussions sur son fonctionnement.
Une rentrée, donc, placée sous le signe de la construction collective : de nouveaux outils pour contribuer, de nouveaux espaces pour échanger, de nouvelles formes d’organisation… Ce numéro des RAW vous propose de faire le tour de cette actualité, avant de reprendre tranquillement le chemin des projets Wikimédia.
L'équipe de la rédaction a également commencé à réfléchir à un nouveau nom pour remplacer l'énigmatique « RAW ». N'hésitez pas à venir donner votre avis dans la [[:w:Discussion Wikipédia:RAW/Rédaction#Changement de nom|section dédiée]] !
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Au menu de ce numéro :
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">En bref</span>''' — Des actualités francophones et du mouvement Wikimédia, des nouveaux outils et des articles de recherche
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">Le wik'hit parade</span>''' — Une analyse des articles les plus vus le mois dernier
[[Fichier:Toicon-icon-sharp-corners-draw.svg|20px|classe=skin-invert-image]] Les RAW, c'est aussi vous : n'hésitez pas à suggérer des sujets ou participer à la rédaction du [[:w:Wikipédia:RAW/Rédaction|prochain numéro]] !
[[Utilisateur:Antimuonium|Antimuonium]] ([[Discussion utilisateur:Antimuonium|d]]) 4 septembre 2026 à 22:14 (UTC)
== ''La Lettrine'', numéro 1, automne 2026 ==
Le premier numéro de ''La Lettrine'' vient de paraître !
Premier numéro de ''La Lettrine'' : des brèves d’ici, une revue de presse au fil des livres et de l’actualité, un retour sur Wikimania 2026, une recommandation pleine d’humour autour de Joaquín Xaudaró et un coup de projecteur sur les poétesses bretonnes réunies par Adine Riom ! Découvrez aussi l’éphéméride, l’agenda des prochains ateliers, les statistiques de Wikisource et le récit d’une relecture de George Sand.
Découvrez le '''[[Wikisource:La Lettrine/001-automne-2026|numéro 1 de l’automne 2026]]''' !
[[Wikisource:La Lettrine/Brouillon|Brouillon du prochain]] — [[Wikisource:La Lettrine/Inscription|Abonnement-désabonnement]]
Six personnes ont participé à ce numéro inaugural — et la rédaction vous attend déjà en décembre pour la suite ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 6 septembre 2026 à 18:44 (UTC)
:Chouette premier numéro ! Je me dis que je pourrais y présenter de temps en temps les livres un peu rigolos de propositions de réformes orthographiques du français que j’ai transcrit au cours des ans. Ça devrait être intéressant à faire découvrir ^^
:PS : Il va falloir qu’on adapte les couleurs de fond des cadres au mode sombre, les titres sont illisibles pour le moment. — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 7 septembre 2026 à 07:47 (UTC)
::Si ça améliore l'expérience, je suis en faveur. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 septembre 2026 à 14:53 (UTC)
::Merci @[[Utilisateur:Danÿa|Danÿa]] ! Sens-toi libre de corriger cela. J'ai fait ça avec mes piètres compétences de front-end et sur le coin d'une table en vitesse. Je pense que le 2e numéro aura un bien meilleur habillage ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 7 septembre 2026 à 18:15 (UTC)
:merci, j'ai mis la nouvelle dans les annonces. N'hesitez pas à ajuster si besoin. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 7 septembre 2026 à 12:42 (UTC)
== [[Livre:Whymper - Escalades dans les Alpes.djvu]] ==
Bonjour, Il reste 2 pages à valider. Merci d'avance. PS: Je suis en train de valider aussi l'original en anglais. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 6 septembre 2026 à 20:12 (UTC)
:Bizarre. J'ai tenté de valider la première des deux (la 318), mais le bouton vert "Validé" n'apparaît pas. Le dernier ''État de la page'' reste à ''Corrigé''. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 6 septembre 2026 à 20:55 (UTC).
::@[[Utilisateur:Yann|Yann]] Idem, j'ai essayé avec plusieurs navigateurs Firefox et Chrome sous Linux et Safari sous MacOs le bouton vert n’apparaît pas. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 7 septembre 2026 à 06:03 (UTC)
:::{{notif|Yann|Khardan|Cunegonde1}} Bizarrement, le paramètre <code>prpPageQualityUser</code> (qu'on peut voir dans le code HTML de la page) avait pour valeur "null" alors qu'il désigne normalement l'utilisateur qui a apposé l'état courant de la page (corrigé, validé, etc.). Je suppose que c'est un bug de l'éditeur visuel utilisé sur ces pages il y a longtemps. Et apparemment, il suffit de modifier les pages (comme je viens de le faire) pour rétablir ce paramètre. Vous devriez pouvoir valider à présent (mais pas moi, car c'est à moi qu'est désormais attribuée la correction). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 septembre 2026 à 07:35 (UTC)
::::{{fait}} OK, merci. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 7 septembre 2026 à 08:44 (UTC)
== La suppression de ma page d’accueil est demandée. ==
La suppression de ma page d’accueil est demandée. J’ai déplacé tous les liens vers la sous-page « Contributions ».
Cette procédure remplace ma page d’accueil par une seule page d’accueil universelle : https://meta.wikimedia.org/wiki/User:Ineuw
qui contient déjà un lien vers « Contributions ».
Merci. —[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 8 septembre 2026 à 04:06 (UTC)
:{{Fait}} — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 8 septembre 2026 à 09:13 (UTC)
== Affichage de tableau ==
Bonjour,
J'ai fait plusieurs pages qui affichent du texte en tableau, mais le rendu est vraiment mauvais je ne sais pas où est le problème. un exemple est cette [[Origène. — Lexique des Noms hébreux|page]] et d'autres pages de ce [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu|livre]].
Merci, [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 8 septembre 2026 à 11:45 (UTC)
:Dans la transclusion, des cellules débordent sur une troisième colonne. En vis-à-vis de ces débordements, on voit les pages fautives. Vous devez corriger le début de la page 188. Idem page 192. Il y a d'autres à pages à corriger. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 septembre 2026 à 17:47 (UTC)
::Je ne vois rien! J'ai besoin d'un exemple quand je compare les pages pages transclusent elles ont la même tête. De plus je me demande si le tableau ne pourrait pas s'afficher sur toute la page, ça serait plus lisible. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 9 septembre 2026 à 07:23 (UTC)
:::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] : page 187, il manque un il y a <code><nowiki><noinclude></nowiki></code> au lieu de <code><nowiki></noinclude></nowiki></code>. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 9 septembre 2026 à 07:40 (UTC)
::::Ah oui je commence à comprendre comment ça fonctionne! Zut j'ai fait des erreurs sur toutes les pages presque... Et pour augmenter l'affichage de la largeur du tableau on fait comment? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 9 septembre 2026 à 07:51 (UTC)
:::::Selon mes observations de l'ouvrage de Jérôme de Stridon, les pages qui contiennent les tableaux ont une largeur de 100% par défaut. Si vous élargissez au delà, vous risquez d'avoir des problèmes lorsque vous ferez une transcription (voyez par exemple [https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Gibbon_-_Histoire_de_la_décadence_et_de_la_chute_de_l%27Empire_romain,_traduction_Guizot,_tome_3.djvu/484 cette page] : l'effort de transcription a été plus grand que d'habitude) ou de transclusion (je n'ai pas d'exemple en tête, mais j'ai déjà vu des débordements intempestifs). — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 11 septembre 2026 à 14:24 (UTC)
::::::Bonjour,
::::::Je fais le coucou dans cette discussion, pour signaler un autre problème d'affichage des tableaux. Je viens de constater une anomalie dans l'affichage des tableaux quand on utilise l'option "couleur_fond=".
::::::Voilà ce que cela donne :
::::::{{table|titre=test sans couleur de fond (ok)|page=1}}
::::::{{table|couleur_fond=#ccc|titre=test couleur de fond (ok)|page=1}}
::::::{{table|couleur_fond=transparent|titre=test couleur de fond transparent (??)|page=1}}
::::::{{table|couleur_fond=inherit|titre=test couleur de fond inherit (??)|page=1}} [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 14 septembre 2026 à 08:34 (UTC)
== Wsexport en panne ? ==
Deuxième jour sans pouvoir télécharger un livre numérique. Hier attente indéfinie, aujourd'hui ''Wikimedia cloud services: Error. This web service cannot be reached. Please contact a maintainer of this project.'' L'e-book Wikisource est pourtant un service essentiel, il suiffit de voir le nombre de produits Amazon Kindle que des artisans en ont tiré. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 9 septembre 2026 à 10:10 (UTC)
:@[[Utilisateur:Narilora|Narilora]] Un ticket Phabricator a été soumis ? Si ce n'a pas été fait, je suggère de le faire, pour activer la résolution du problème. [[Spécial:Contributions/~2026-48790-66|~2026-48790-66]] ([[Discussion utilisateur:~2026-48790-66|discussion]]) 9 septembre 2026 à 12:26 (UTC)
::Dans ma naïveté, je croyais que le téléchargement faisait partie des services surveillés, avec réaction dès qu'il est défaillant. Apparemment ce n'est pas le cas. Je vais regarder où on se connecte à Phabricator. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 9 septembre 2026 à 12:31 (UTC)
:::Oui, moi aussi j'essaie d'exporter depuis plusieurs jours sans succès... en plus, je souhaiterais obtenir un format "pdf" dont l'export est en panne depuis plusieurs semaines (alors que l'export en "epub" fonctionnait encore il y a deux jours)... D'ailleurs, question subsidiaire : ''quelqu'un saurait-il me donner les paramètres qu'il faut demander dans Calibre, pour convertir un "epub" en "pdf" et en obtenant la même présentation qu'avec l'export WSexport en "pdf" ?'' (mêmes marges, même taille de caractère et même mise en page), car il y a plusieurs options de format à choisir dans Calibre, et que je n'arrive pas à obtenir un "pdf" équivalent... merci d'avance [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 9 septembre 2026 à 12:49 (UTC)
::::Bonjour @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]], pour obtenir un pdf de format a5, les paramètres à utiliser sont les suivants :
:::::*--page-breaks-before / --paper-size a5 --pdf-page-margin-bottom 32 --pdf-page-margin-top 40 --pdf-page-margin-left 24 --pdf-page-margin-right 24 --pdf-page-numbers --preserve-cover-aspect-ratio. Tu peux procéder à partir de l’applications ou utiliser un fichier .bat sur lequel tu pourrais glisser un epub et il te retournerait un pdf. Ebook-convert.exe fait le travail en criant ciseau. Il y a définitivement un problème avec la version de Calibre opérée sous Debian.
:::::*pour la taille des caractères il faut laisser le paramètre par défaut et les valeurs de wikisource seront toutes altérées comme c’est le cas avec ws-export. En cochant la case Désactiver le redimensionnement de la taille de police, tu obtiendras exactement ce qu’on retrouve dans wikisource.
::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 9 septembre 2026 à 21:04 (UTC)
:::::{{merci}} beaucoup @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : Tu saurais me donner un exemple de contenu pour créer un fichier ".bat" qui appelerait Calibre en citant un fichier "epub" et qui retournait un fichier "pdf" ? ça me rendrait un grand service pour les jours ou l'export "epub" fonctionne avec WsExport et pas l’export en "pdf"... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 9 septembre 2026 à 21:12 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] Voici un exemple tel que demandé :
::::::*Créer epub2pdf-a5.bat contenant :
:::::::set fullpath=%1
:::::::rem check si epub
:::::::if "%~x1" neq ".epub" (
::::::: echo Veuillez glisser un fichier epub
::::::: pause
::::::: exit /b)
:::::::rem extraire le nom de fichier epub
:::::::for %%F in ("%fullpath%") do set "filename_no_ext=%%~dpnF"
:::::::rem convertir en pdf a5
:::::::"%ProgramFiles%\Calibre2\ebook-convert" "%fullpath%" "%filename_no_ext%.pdf" --page-breaks-before / --paper-size a5 --pdf-page-margin-bottom 32 --pdf-page-margin-top 40 --pdf-page-margin-left 24 --pdf-page-margin-right 24 --pdf-page-numbers --preserve-cover-aspect-ratio --embed-font-family "Liberation Serif" --pdf-serif-family "Liberation Serif" --pdf-standard-font serif
:::::::rem appuyer sur une touche pour terminer
:::::::pause
::::::*Placer le fichier epub2pdf-a5.bat à un endroit facilement accessible sur le bureau par exemple ; à l’aide de la souris, glisser le fichier epub et le déposer sur ce fichier de commande.
::::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 10 septembre 2026 à 01:28 (UTC)
:::::::{{merci}} beaucoup @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : je vais tester ça dès que possible !!! [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 10 septembre 2026 à 06:25 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : j'ai créé un fichier epub2pdf-a5.bat que j'ai mis sur mon bureau, mais j'ai deux problèmes :
::::::::- 1) le fichier est vu comme un fichier texte et je ne sais pas l'exécuter, si je clique dessus il s'ouvre en lecture avec le blocnote
::::::::- 2) de toutes façons, je n'arrive pas à mettre un fichier epub "sur" ce fichier sur mon bureau, il se met avant ou après mais pas dessus
::::::::Ceci étant dit, j'aimerais autant un exécutable qui se lance "tout seul" et qui demande un fichier en entrée, que l'on pourrait ensuite sélectionner.
::::::::merci pour ton aide. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 10 septembre 2026 à 16:51 (UTC)
:::::::::... j'oubliais de dire : mon PC est sous Windows 11... c'est peut-être important à signaler !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 10 septembre 2026 à 17:02 (UTC)
::::::::::Probablement en passant à windows 11 car il y a des signalements en ce sens. Ce serait important de corriger car tôt ou tard des installations ou mises à jour peuvent échouer. Je te suggère d’ouvrir l’invite de commande '''en mode administrateur''' et d’exécuter ces deux commandes :
:::::::::::assoc .bat=batfile et appuyer sur enter
:::::::::::ftype batfile="%1" %* et appuyer sur enter
::::::::::Ce sont deux commandes microsoft qui permettent de rétablir l’association native de .bat avec l’interpréteur de commande cmd.exe sans avoir à éditer la base de registres. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 10 septembre 2026 à 23:47 (UTC)
:::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : J'ai ouvert le Terminal en mode administrateur (c'est bien ça que tu appelle "invite de commande" ?) et tapé la commande, mais ça ne marche pas. J'ai eu comme message : ''"assoc : Le terme «assoc» n'est pas reconnu comme nom d'applet de commande, fonction, fichier de script ou programme exécutable. Vérifiez l'orthographe du nom, ou si un chemin d'accès existe, vérifiez que le chemin d'accès est correct et réessayez."'' !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 14:57 (UTC)
::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : ... Ah finalement j'ai bien réussi à ouvrir une "invite de commande", mais là il me dit : "''Accès refusé. Une erreur s’est produite lors du traitement de : .bat.''" :-( [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 15:00 (UTC)
:::::::::::::C’est la réponse qu’on reçoit lorsqu’on n’est pas en mode administrateur. Tu dois voir dans l’en-tête de la fenêtre : Administrateur : Invite de commande et non uniquement Invite de commande. Clique sur démarrer, tape cmd et clique sur Exécuter en tant qu’administrateur. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 15:16 (UTC)
:::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] / 3e tentative (désolé pour le nombre de messages, mais je ne suis pas un pro de l'administration de PC) : cette fois-ci j'ai bien réussi à ouvrir l'invite de commande en mode administrateur et j'ai pu taper les deux commandes sans erreur... mais quand je double clique sur mon fichier .bat, il ouvre le Blocnote mais ne s'exécute pas ! [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 15:17 (UTC)
::::::::::::::Si tu fais assoc .bat, tu obtiens quoi comme réponse ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 15:29 (UTC)
:::::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : j'otient la réponse ".bat=batfile" mais rien d'autre ne se passe... quand je clique sur mon fichier .bat, il l'ouvre en mode édition avec le Blocnote. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 15:48 (UTC)
::::::::::::::::Il faut peut-être redémarrer pour ça prenne effet sinon renomme ton .bat en .cmd. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 16:25 (UTC)
:::::::::::::::::Dernier essai : si .cmd et .bat ouvre tous deux dans bloc note c’est que ton système ne reconnaît même plus batfile. Tu pourrais alors forcer l’utilisation de cmd.exe. Pour ce faire, utiliser la commande : ftype batfile="%SystemRoot%\System32\cmd.exe" /c "%1" %* [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 16:44 (UTC)
:::::::::::::Au lieu du double clic (gauche), il faudrait un clic droit et choisir "exécuter" ou peut-être "exécuter en tant qu'administrateur", si cela apparait dans le menu contextuel du clic droit. [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 11 septembre 2026 à 16:37 (UTC)
::::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : ça marche !!! en fait mon fichier s'apellait epub2pdf-a5.bat.txt (mais je ne le voyais pas parce que l'extension du fichier était cachée !!!)
::::::::::::::un grand {{merci}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 17:13 (UTC)
== Problème avec le modèle "Disdascalie" ==
Bonjour,
Je constate que contrairement à ce que dit la doc, les options m=, mb=, mt=, lh= ne fonctionnent pas dans le modèle {{m|Didascalie}}. Je n'ai pas trouvé pourquoi. [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 11 septembre 2026 à 14:09 (UTC)
:Pourtant, dans la documentation, il y a des exemples pour chacun de ces paramètres sauf lh et le résultat s’affiche tel qu’attendu. J’ai vérifié lh=3 et la hauteur de ligne correspond aussi. Il faudrait un exemple où ça ne fonctionne pas pour pouvoir pousser plus loin. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 14:43 (UTC)
::Bonjour,
::J'ai testé sur cette page par exemple : [[Page:Icres - Les Bouchers, 1888.djvu/8]]
::(j'ai fait toutes les combinaisons, et en retirant "sm|n")
::lh fonctionne à partir de 3, mais pas en dessous ! et m, mb, mh n'ont aucun effet (quelle que soit la valeur et l'unité). [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 12 septembre 2026 à 10:43 (UTC)
:::C’est qu’avec {{m|Didascalie}}, on a voulu regrouper dans un seul modèle deux modes de représentation : soit le mode bloc (similaire à {{m|c}}, {{m|d}}...), soit le mode inline (similaire à {{m|sc}}, {{m|t}}...). C’est le paramètre 2 qui détermine le mode de représentation. S’il n’est pas égal à c, d, g <s>ou absent</s>, c’est qu’on veut construire un objet inline imbriqué dans un span donc qui ne réagira pas certaines propriétés css dont les marges verticales. Personnellement j’aurais construits deux modèles différents mais j’imagine que ceux qui l’utilisent fréquemment se sont adaptés. Je vois que vous venez d’ajouter g comme paramètre 2 et les paramètres m et lh sont bel et bien appliqués. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 septembre 2026 à 14:27 (UTC)
::'''Explication trouvée''' : le problème est que si on ne précise pas g ou d dans la disdascalie, on utilise span au lieu de div, d'où l'inutilité des options ! [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 12 septembre 2026 à 13:51 (UTC)
:::Mais oui vous m’avez devancé. Je n’avais pas mis à jour la page du scriptorium. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 septembre 2026 à 14:29 (UTC)
== Expression "donner place sage" ==
Bonjour,
Dans [[Page:Boulain - La Fontenelle, Vie du partisan ligueur, 1895.djvu/129]], l'auteur écrit "La tour était facile à défendre, un simple escalier en spirale y conduit et se voit encore… il ne peut donner place sage qu’à une personne…".
Or je n'ai retrouvé cette expression nulle part, et je me demande s'il ne s'agit pas d'une mauvaise transcription de "donner passage".
Un(e) habitué(e) des écrits de la fin XIXe siècle a-t-il(elle) déjà rencontré cette expression ?
Merci. [[Utilisateur:Nad.roz|--Nad]] ([[Discussion utilisateur:Nad.roz|d]]) 12 septembre 2026 à 09:21 (UTC)
:Parmi toutes les pages transcrites de Wikisource, il n'y a que cette page qui contient ce passage. Pour ma part, le mot « sage » est de trop, mais « <s>place sage</s>passage » est valable également. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 12 septembre 2026 à 12:47 (UTC)
:ah, effectivement, c'est original comme formule... si c'était dans la bouche d'un plaisantin, je me dirais que ça peut être un jeu de mot... mais là, ça ressemble plutôt à une mauvaise transcription. [[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (la bot de service…) ]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 12 septembre 2026 à 13:37 (UTC)
::Original en effet et merci à @[[Utilisateur:Nad.roz|Nad.roz]] de nous faire connaître cette page de la vie mouvementée du partisan ligueur : texte écrit en 1895 mais en employant souvent des tournures de phrases qui s’apparentent davantage au siècle où les événements se sont produits. Ce n’est pas le seul endroit dans ce livre où il faut cesser de lire pour procéder au décodage. Alors si « donner place sage qu’à une personne » était la façon d’exprimer en 1597, lors du saccage de Pont-Croix, que la sagesse exigeait qu’on montasse un à la fois par l’escalier menant à la tour. Nous n’en savons rien alors pourquoi priver les lecteurs éventuels de ce que d’autres pourraient considérer comme une perle ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 septembre 2026 à 21:05 (UTC)
:::Merci @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]], @[[Utilisateur:Hsarrazin|Hsarrazin]] et @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]].
:::Dans le doute, je vais suivre l'avis de @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] qui travaille également sur le texte et laisser l'expression. [[Utilisateur:Nad.roz|--Nad]] ([[Discussion utilisateur:Nad.roz|d]]) 13 septembre 2026 à 05:41 (UTC)
::::Je pense en effet qu'il est préférable de laisser l'expression telle qu'elle, dans la mesure ou l'on ne détecte pas une ''erreur évidente''. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 13 septembre 2026 à 09:17 (UTC)
:::::Bonjour. Celles et ceux d'entre vous qui ont visité le [https://www.guedelon.fr/ château de Guédelon] (reconstitution moderne d'un château médiéval avec les méthodes et outils d’époque). Les artisans ont d'ailleurs participé grâce à leur expertise unique à la reconstruction de certaines parties de Notre-Dame de Paris. Ceux qui y sont allés auront probablement emprunté un petit escalier permettant d'atteindre les remparts depuis l'extérieur du château. Cet escalier très étroit ne laisse la place qu’à une personne à la fois (env. 30 cm. de largeur). La hauteur des marches et la courbure de l'escalier sont telles que l'on ne peut monter armé, ni épées ni lances. Ces constatations me conduisent à pencher plutôt pour une coquille. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 14 septembre 2026 à 08:20 (UTC)
== Page manquante dans le tome 2 de Jérôme de Stridon ==
Bonjour,
Je viens de me rendre compte de l’absence de deux pages dans [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu|le tome 2 de Jérôme de Stridon]]. Il s'agit des pages 194 et [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu/195|195]] (du coup .
Je ne sais pas s'il existe un meilleur djvu, j'avoue ne pas avoir cherché.
Merci de votre aide. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 10:23 (UTC)
:Pour éviter ce genre de mésaventure (ou en limiter les conséquences), il vaut mieux vérifier rapidement les pages lors de l'import du fac-similé sur Commons, ou au moins de soigner la liste des pages (<code><nowiki><pagelist, etc></nowiki></code>) sur Wikisource, ce qui permet de détecter les problèmes avant de commencer à corriger les pages. En effet, une réparation du fac-similé a posteriori entrainera un décalage de 2 pages pour celles qui ontt déjà été corrigées après les pages 194 et 195. Il manque aussi 30 pages dans le [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 9, 1881.djvu|tome 9]] (toutefois il semble s'agir d'un texte en latin, donc ce n’est pas forcément un problème). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 15 septembre 2026 à 12:30 (UTC)
::Je m'occupe du fac-similé. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 15 septembre 2026 à 12:48 (UTC)
:::Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 13:14 (UTC)
::::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ; c'est fait mais de mon côté je n'arrive pas à rafraîchir l'image des pages 194-196. En revanche je n'ai pas la possibilité de déplacer les pages sans redirection. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 15 septembre 2026 à 13:31 (UTC)
:::::Où as-tu trouver le bon fac-similé? J'ai cherché partout! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 14:05 (UTC)
:::::Quelqu'un qui s'y connaît pourrait nous aider à remettre le nouveau fac-similé à la place de l'ancien? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 14:08 (UTC)
::::::Ah oui : dans [https://www.google.fr/books/edition/_/mDQo4s7vdg0C?hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwie0ebw5fCWAxVQTqQEHXSUGSAQre8FegQIBBAt Google livres]. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 15 septembre 2026 à 14:29 (UTC)
:::::::Purée j'ai été là!! Mais j'avais pas trouvé le même, seulement sans les pages... Bizarre. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 15:23 (UTC)
:::::Bonjour,
:::::Pardon d'insister, mais je ne comprends pas malgré l'upload du nouveau fichier, je ne vois pas les nouvelles pages sur le Jerome_-_Œuvres_complètes,_trad._Bareille,_tome_2,_1878.djvu. Pourtant si je le télécharge je les vois bien.
:::::Idem pour [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu|l'index]]. je suis prêt, s'il le faut déplacer manuellement toutes les pages, mais faudrait-il qu'il s'affiche correctement. Sur l'index ce qui plus drôle c'est que la tdm est bien à la page 641, mais quand on vas sur l'ancienne page de tdm actuellement la page 639, on voit le fac-similé de la page 641. Je n'ose pas la déplacer à la bonne page.
:::::Merci encore pour votre aide. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 06:52 (UTC)
::::::En effet. J'ai l'impression qu'il y a une politique de cache de plus en plus agressive sur Wikisource. Mieux vaut attendre un ou deux jours avant de faire quoi que ce soit sur cet ouvrage, cela va peut-être s'arranger tout seul. Il m'arrive aussi de temps en temps d'avoir l'image d'une page différente de celle que je consulte en cliquant sur « Modifier » (mais ce n'est peut-être pas lié). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 07:54 (UTC)
:::::::Bonjour, je n'arrive pas non plus à éliminer cette anomalie. Toutes les purges de cache n'y ont rien fait. Chaque page est stockée en cache de commons en plusieurs fichiers de tailles prédéterminées (par ex. 330, 500, 960, 1280 pixels). Pour ce djvu, la taille 960px ne veut pas se mettre à jour. Comparer les vignettes [https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu/page477-500px-Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu.jpg?utm_source=fr.wikisource.org&utm_campaign=index&utm_content=thumbnail 500px], [https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu/page477-960px-Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu.jpg?utm_source=fr.wikisource.org&utm_campaign=index&utm_content=thumbnail 960px], [https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu/page477-1280px-Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu.jpg?utm_source=fr.wikisource.org&utm_campaign=index&utm_content=thumbnail 1280px] de la [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu/477|page 476]] (djvu477). Seul celle dont on a besoin ne veut pas être à jour ! Quelqu'un connaîtrait-il une idée pour forcer cette ✮⚡💣💥! de mise à jour ? • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 septembre 2026 à 08:03 (UTC)
::::::::Merci à vous!
::::::::Je vais patienter... Je travaille sur le tome 1 en attendant et je vérifie qu'il ne manque pas de page avant ;)
::::::::Si jamais on trouve une solution, prévenez-moi. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 09:01 (UTC)
::::::::{{phabricator|T438134}}
::::::::C'est tout de même bizarre, donc j'ai créé un rapport de bug sur Phabricator. Même si j'imagine qu'on va me répondre que c'est un problème de cache serveur qui va se résoudre tout seul. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 09:44 (UTC)
:::::::::Sur Edge, en appuyant à plusieurs reprises sur CTRL+F5 sur la page de la vignette, la page a fini par se mettre à jour puis il a fallu nettoyer le cache sur mon poste. Je ne sais pas si cela a coïncidé avec une autre opération mais je vois bien les page 194 et 195. Voir aussi [[c:Help:Purge]] --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 16 septembre 2026 à 12:35 (UTC)
::::::::::Oui, c'était mon cas aussi tout à l'heure sur Firefox, et puis la mauvaise version est revenue. Mais hors connexion le problème semble avoir disparu. Je pense que le problème sur le serveur (qui était réel) a disparu, mais il peut rester quelques problèmes sur le cache du navigateur local, qu'un <code>Ctrl-Shift-R</code> ou équivalent peut résoudre. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 12:46 (UTC)
:::::::::::Pour moi aussi il suffit maintenant du rafraîchissement du cache du navigateur. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 septembre 2026 à 15:21 (UTC)
::::::::::::Oui c'est aussi ok, j'ai déjà tout déplacé. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 18 septembre 2026 à 17:38 (UTC)
:Rebonjour,
:Je viens de découvrir une nouvelle page problématique. Heureusement elle n'est pas manquante, elle est juste toute noire! C'est cette [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 1, 1877.djvu/184|page]] [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 12:03 (UTC)
:::En effet, la page est noire dans le DjVu. Au moins cela ne fera pas de décalage si on la remplace… [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 12:49 (UTC)
::::La page est remplacée, le rafraîchissement résiste encore un peu. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 septembre 2026 à 16:23 (UTC)
:::::Ok merci, comme pour l'autre livre toujours noire. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 19:05 (UTC)
::::::J'ai purgé la page sur Commons et cela semble fonctionner désormais (à condition de vider le cache local du navigateur, par exemple en chargeant la page avec <code>Ctrl-Shift-R</code>). J'ai purgé la page 184 sur Commons (c'est-à-dire [https://commons.wikimedia.org/w/index.php?title=File%3AJerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_1%2C_1877.djvu&page=184 ici]). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 20:39 (UTC)
:::::::Jai réussi à afficher le fichier correctement mais pas encore l'index. On est bon pour le tome 1, les corrections sont faites malgré la page noires. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 21:13 (UTC)
:::::::Je pense qu'il était pertinent de faire un rapport de bug. Toujours rien chez moi pour le tome 2. Le tome 1 le fichier c'est bon mais toujours pas l'index! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 17 septembre 2026 à 07:46 (UTC)
== Échange d'idées avec WS en anglais ==
Bonjour, Comme je travaille principalement en ce moment sur Wikisource en anglais, je découvre des fonctionnalités qu'il serait utile de partager ou de copier.
# Il existe un gadget ''Vidage automatique des pages « Sans texte » : les zones de texte d’en-tête, de corps et de pied de page sont automatiquement vidées lorsque vous sélectionnez l’option « Sans texte ». Si vous changez d’avis et sélectionnez un autre statut, le texte initial sera restauré.'' qu'il serait utile de copier.
# WS en anglais n'utilise pour l'instant pas les sous-titres, et je voudrais copier cette fonctionnalité qui existe ici (exemple : [[Livre:Temps, espace, matière, leçons sur la théorie de la relativité générale, par Hermann Weyl, 1922.pdf]]).
[[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 16 septembre 2026 à 17:35 (UTC)
:Gadget intéressant pour les pages « Sans texte », que l'on pourra activer dans nos préférences si j'ai raison.
:Pour les sous-titres, c'est à la communauté de la Wikisource en anglais qu'il faut demander. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 17 septembre 2026 à 14:15 (UTC)
::{{notif|Yann}} je vois bien un champ ''Subtitle'' dans les [https://en.wikisource.org/w/index.php?title=Index:Cobweb_Castle_-_Fletcher_(1928).djvu&action=edit formulaires d'édition] et un sous-titre apparaît, par exemple, sur [[:en:Index:David-Neel - My Journey to Lhasa.pdf]]. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 17 septembre 2026 à 15:28 (UTC)
:::{{ping|Seudo}} Oui, mais il n'apparait pas dans les pages. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 17 septembre 2026 à 19:25 (UTC)
::::Que faut-il faire pour que les sous-titres apparaissent dans les pages de l'espace principal ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 22 septembre 2026 à 16:29 (UTC)
:::::Ah, dans les transclusions ? Je ne comprenais pas, parce que l'exemple donné ci-dessus n'a pas de transclusion...
:::::Sur en.wikisource, on peut voir dans chaque transclusion que le modèle [[:en:Template:Header|Header]] est appelé. Ce modèle est protégé, donc il faudrait faire la demande sur sa page de discussion. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 22 septembre 2026 à 19:15 (UTC)
::::::{{ping|Seudo}} Je suis admin sur WS en anglais, donc je peux faire les modifs, mais je voudrais que le sous-titre s'affiche quand on utilise <code><nowiki><pages index="..." header=1 /></nowiki></code>. C'est ça que je n'ai pas trouvé. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 23 septembre 2026 à 15:02 (UTC)
:::::::Il faut trouver quelqu'un qui ait les droits d'admin ET qui connaisse Lua. Je pense qu'il y a quelques lignes à rajouter dans la fonction <code>header_title</code> du fichier [[:en:Module:Header]], mais c'est impossible d'en être sûr sans faire de tests. De toute manière il faut en parler là-bas avec les autres contributeurs de en.wikisource pour vérifier qu'ils sont d'accord avec une telle modification, puisque ça peut impacter un grand nombre de pages. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 23 septembre 2026 à 21:34 (UTC)
:3. WS en anglais utilise un espace de nommage séparé pour les traductions faites par des contributeurs, ce qui me semble une bonne idée. Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 septembre 2026 à 14:11 (UTC)
::* Très bien, le gadget pour les pages sans texte
::* Bonne idée, un espace séparé ; parfois, ce n'est pas très clair, en effet
::[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 18 septembre 2026 à 16:11 (UTC)
::Je ne sais pas comment copier le gadget. Pour un nouvel espace de nommage, il faut un consensus de la communauté, puis un rapport de bug aux développeurs. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 22 septembre 2026 à 16:28 (UTC)
::: [[Utilisateur:Yann|Yann]],
::: Le lien vers le code du gadget se trouve dans [https://en.wikisource.org/wiki/MediaWiki:Gadgets-definition#editing-tools-for-Page-namespace cette section] (merci Google Gemini). Les pages qui servent aux transcriptions sont dans l'espace de noms 104 ; il n'y a donc que quatre possibilités. Après comparaison avec la liste des gadgets dans [https://en.wikisource.org/wiki/Special:Preferences#mw-prefsection-gadgets les préférences], je parie fortement sur l'extension « notext », qui est programmée en JavaScript (ce qui renforce mon hypothèse). J'ai trouvé [https://en.wikisource.org/wiki/MediaWiki:Gadget-notext.js MediaWiki:Gadget-notext.js] : le commentaire en haut de la page soutient mon hypothèse. {{sourire}} C'est ce code qu'il faut copier ici.
::: Bon succès pour la suite.
::: — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 24 septembre 2026 à 22:37 (UTC)
== Notes sur un texte bilingue ==
Dans l'Art Poétique d'Horace, [[Art poétique (Horace, Batteux)|traduction de Charles Batteux]], texte latin sur la page de gauche (paire) et traduction sur la page de droite (impaire), il y a des notes de bas de page en français, qui commencent en bas de la page de gauche et continuent selon le besoin en bas de la page de droite, et sont appelées depuis le texte latin. Ces notes n'avaient pas été reprises; or elles sont d'un grand intérêt, et la plupart ne commentent pas spécialement le texte latin. J'ai cru comprendre que ne pas incorporer les pages en langue étrangère dans l'ouvrage en français est un dogme. J'ai fait un essai sur les premières pages, en recopiant tout simplement la note de la page de gauche sur la page de droite, la source étant donc invisible. Le cas se présente sûrement ailleurs, et je suppose qu'il y a une solution orthodoxe. Donnez-moi un exemple à suivre. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 16 septembre 2026 à 20:32 (UTC)
:Excellente solution à mon avis. Le seul dogme est de faire des textes fidèles à l'original, modulo les différences matérielles entre une édition papier et une édition électronique. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 21:24 (UTC)
::@[[Utilisateur:Narilora|Narilora]] Tout à fait d’accord avec @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ! Le jour où on formalisera cette orthodoxie wikisourcienne, il faudra citer une de vos pages en exemple {{sourire}}. Comme l’Art poétique d’Horace comprend la version originale latine, j’ai créé [https://la.wikisource.org/wiki/Liber:Batteux_-_Les_quatre_po%C3%ABtiques_d%E2%80%99Aristote,_d%E2%80%99Horace,_de_Vida,_de_Despr%C3%A9aux,_tome_1,_1771.djvu Liber:Batteux - Les quatre poëtiques d’Aristote, d’Horace, de Vida, de Despréaux, tome 1, 1771.djvu] et y ai inséré la transclusion de vos pages. Voir les pages sans texte. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 17 septembre 2026 à 01:48 (UTC)
:::Si j'ai bien compris, il faudra que je continue le travail de recopie vers le domaine latin. Pour l'instant, je vais au bout sur le domaine français. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 17 septembre 2026 à 10:05 (UTC)
::::Pas recopier mais plutôt transclure. Il suffit de placer <nowiki>{{iwpage|fr}}</nowiki> au haut de toutes les pages que vous avez déjà transcrites sur ws.fr et pour le latin on peut faire l’inverse ce qui nous permet de produire une version dans les deux langues dans l’espace principal. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 17 septembre 2026 à 15:34 (UTC)
:::::Le temps de comprendre iwpage, je fais. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 17 septembre 2026 à 19:23 (UTC)
::::::Voici un exemple de ce qu’on peut obtenir une fois terminé : [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/II]] [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 18 septembre 2026 à 01:12 (UTC)
== Livre sur Gallica pas dans le domaine public ? ==
Bonjour,
Je suis intéressé par le livre de [[Auteur:André Héléna|André Héléna]], "Les Salauds ont la vie dure" qui est sur Gallica [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k11864567.r=Les%20Salauds%20ont%20la%20vie%20dure ici].
Comme j'ai trouvé ce livre complet sur Gallica, je pensais qu'il était dans le domaine public, et j'ai donc créé la page auteur sans me poser de questions... et puis j'ai vu que cet auteur est décédé en 1972 (donc pas libre de droit)... je m'apprêtais à mettre le livre sur Commons, mais au moment de me poser la question de la "Permission", je me suis rendu compte que le livre était paru en 1953... Ce qui veux dire qu'il n'est pas non plus dans le domaine public aux Etats-Unis...
Je suppose donc que je ne peux pas mettre ce livre sur Commons... ni sur Wikisource ?
Mais alors, comment se fait-il qu'il soit accessible sur Gallica ???
merci de vos retour... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 18 septembre 2026 à 16:59 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] C'est une erreur de Gallica, pour les autres ouvrages numérisés d'André Héléna, seul un extrait est accessible. Cette possibilité d'accès à des livres non domaine public arrive parfois sur Gallica. Quelle que soit la source du fac-similé, il faut toujours vérifier la question des droits avant import, non seulement pour l'auteur lui-même mais également pour les traducteurs, les illustrateurs et les préfaciers (lorsqu'il y en a), ce qui n'est pas toujours simple. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 19 septembre 2026 à 04:49 (UTC)
::Oui, merci @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]]... du coup j'abandonne mon projet de retranscrire ce livre... c'est pas grave car j'ai bien d'autres sujets en cours ! {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 19 septembre 2026 à 07:05 (UTC)
== [[:Catégorie:Poètes maudits]] ==
Bonjour,
Je crois que cette catégorie vise à regrouper [[:w:fr:Les Poètes maudits|''Les Poètes maudits'' de Paul Verlaine]] ou les [[:w:fr:Poète maudit|poètes maudits]] selon une définition plus moderne. J'ai un doute sur la pertinence de la catégorie, parce que j'ignore les critères utilisés pour la catégorisation. Votre avis ?
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 19 septembre 2026 à 09:27 (UTC)
== Ajouter le champ collection dans les index ? ==
Bonjour,
Dans [[Livre:Haussonville - Lacordaire, 1895.djvu]], quelqu'un a inscrit le passage « Les Grands Écrivains français », une collection de la Librairie Hachette, dans le champ de la maison d'édition. Devrait-on avoir un champ distinct pour indiquer la collection ?
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 19 septembre 2026 à 09:54 (UTC)
:Bonjour,
:Offrir cette possibilité serait sans doute utile, mais la parenthèse dans le champ "maison d'édition" ne me choque pas non plus. Sinon on peut toujours créer des catégories pour les collections les plus représentées sur WS. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 20 septembre 2026 à 12:28 (UTC)
== Bandeau modernisation ==
Bonjour à tous, alors que je transcluais la [[Grammaire de Port-Royal]], je me demandai s'il ne serait pas judicieux de mettre en place un « bandeau d'avertissement » pour avertir les utilisateurs novices de l'existence / des effets du modèle {{m|modernisation}} car j'imagine que tout le monde ne connais pas l'existence de ce modèle dès sa première visite de WS (j'ai moi-même découvert ce modèle en travaillant sur un ouvrage de la Renaissance, pas en naviguant sur une page qui avait installé ce modèle !)
J'avais imaginé un bandeau avec {{m|ambox}} pour l'instant, sous cette forme :
{{ambox|text=Ce texte a été transclu dans son orthographe d’origine mais, grâce à l’aide du modèle {{m|Modernisation}}, il vous est possible d’en moderniser l’orthographe en cliquant dans la barre d’outils à droite sur ''Orthographe moderne''.
{{c|N’hésitez pas à contribuer au [[Wikisource:Dictionnaire|dictionnaire des modernisations]] si vous apercevez une lacune !|fs=90%}}}}
En cas de mise en place de cette idée, j'imagine qu'il serait plus facile de l'intégrer directement au modèle de {{m|modernisation}} pour éviter d'avoir à le rajouter manuellement à chaque page existante comprenant le modèle et pour éviter à l'avenir que des wikisourciens n'utilisent un modèle sans l'autre. Toutefois, je ne sais comment faire en sorte que le bandeau soit forcément afficher en haut de la page, dans le cas où le modèle serait ajouté en dessous de la balise ''header'', affichant donc le bandeau ''après'' le texte...
Je lance donc cette idée (ici pas en page de discussion du modèle modernisation, pour éviter que personne n'y participe), à vous de me partager vos opinions ! – [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 19 septembre 2026 à 16:30 (UTC)
:Il est possible de faire apparaître le bandeau en haut d'une page avec du CSS, mais je ne suggère rien faute d'expérience. [[user:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] connaît probablement une solution qui fonctionne dans Wikisource.
:Sinon, {{m|modernisation}} et le futur modèle peuvent être inscrits séparément dans la même page, chacun contenant une phrase indiquant d'insérer l'autre modèle. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 19 septembre 2026 à 18:38 (UTC)
:@[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] : personnellement je trouve que c'est une bonne idée et je suis '''''pour''''' :-) [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 19 septembre 2026 à 18:40 (UTC)
::Bonjour @[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]]. Peut-être serait-il utile d'indiquer dans le bandeau d'avertissement que (sauf erreur de ma part) la modernisation ne fonctionne que sur la lecture en ligne. L'outil d'export ne permet pas de sélectionner la version à exporter et c'est donc toujours la version originale qui est exportée. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 05:53 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] C'est juste ! quelque chose comme :
:::{{ambox|text=Ce texte a été transclu dans son orthographe d’origine mais, grâce à l’aide du modèle {{m|Modernisation}}, il vous est possible d’en moderniser l’orthographe en cliquant dans la barre d’outils à droite sur ''Orthographe moderne''. '''Attention !''' La modernisation ne sera pas exportée vers EPUB, MOBI ou PDF par l’outil ''ws-export''.
:::{{c|N’hésitez pas à contribuer au [[Wikisource:Dictionnaire|dictionnaire des modernisations]] si vous apercevez une lacune !|fs=90%}}}}
:::– [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 20 septembre 2026 à 06:23 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] Oui ! je serai toutefois plus précis comme : '''Attention !''' seul le texte original non modernisé sera exporté vers vers EPUB, MOBI ou PDF par l’outil ''ws-export''.
::::C’est d'ailleurs la première raison pour laquelle j'ai arrêté de moderniser les ouvrages que je transcris.[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 10:06 (UTC)
:Bonjour,
:Pardonnez-moi, mais je ne pense pas qu'afficher un bandeau aussi massif sur les milliers de pages utilisant le modèle (y compris les sous-pages, donc chaque chapitre, fable de La Fontaine ou lettre de Mme de Sévigné) soit une bonne idée. Par ailleurs, en tout cas sur l'apparence que j'utilise (Vector 2010), l'emplacement des boutons en question est différent (plutôt en haut à gauche après source et discussion), ce qui rend l'instruction donnée contre-productive. Je ne pourrais soutenir la proposition que si elle est limitée aux pages racines de l'ouvrage concerné, aux lecteurs/lectrices non connecté(e)s, ou avec possibilité pour celles et ceux qui le sont de désactiver le bandeau une fois pour toutes, vu qu'il n'aurait vraiment d'utilité qu'à la première rencontre d'un texte avec modernisation offerte. Tout cela me paraît malheureusement délicat techniquement. En l'état je suis donc {{contre}} [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 20 septembre 2026 à 12:24 (UTC)
::Je suis d'accord avec ces points de critique, @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] : étant donné que je n'ai malheureusement pas les connaissances permettant de déterminer la faisabilité d'un pareil bandeau, j'espère trouver ici des utilisateurs plus expérimentés ayant des pistes d'améliorations pour une mise en oeuvre moins "encombrante" {{;-)}}. Pour Vector 2010, j'utilise personnellement également cette apparence-ci mais j'imagine que les utilisateurs occasionnels seront principalement sur la nouvelle apparence ! (j'imagine impossible de personnaliser le message aux différentes apparences de WS) — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 20 septembre 2026 à 13:50 (UTC)
:::::Je partage l’avis de @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] et considère la présence d’un bandeau dans l’espace principal un peu trop envahissante. Je crains qu’ainsi on ouvre une porte et que d’autres situations se présentent. De toute façon, techniquement on ne peut insérer un bandeau en utilisant un modèle à moins de le positionner à l’endroit où ce modèle est situé. À la limite, le modèle pourrait préciser lorsque le bandeau est requis mais il devra passer la main au Gadget écrit en javascript. Cela implique l’intervention d’admin d’interface. N.-B. : Susuman77 a fait ressortir un problème avec Vector 2022. Ceux qui utilisent cet habillage ne peuvent pas discerner la présence d’une modernisation à moins de faire afficher la barre latérale et, même là, ''Montrer les altérations'' semble absent. Il faudrait que ce soit corrigé sinon plusieurs ne verront jamais qu’un texte a été modernisé. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 20 septembre 2026 à 14:31 (UTC)
::::::Pour moi, les options apparaissent bien dans la barre latérale droite avec Vector 2022, y compris ''Montrer les altérations'' si on a d'abord sélectionné ''Orthographe modernisée''. Le comportement me semble donc être le même pour Vector et Vector 2022. Certes, les commandes sont très difficiles à trouver avec Vector 2022, mais je crois que l'objectif de ce thème est bien de cacher tout ce qui peut être utile... La solution à ce problème (ou ce choix) de design n'est évidemment pas de rajouter des bandeaux. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 20 septembre 2026 à 14:51 (UTC)
:::::::@[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] J'ai répondu sur l'aspect technique, pour le fonds, je partage d'autant plus les critiques des autres contributeurs sur un bandeau potentiellement envahissant que, de mon point de vue, l'intérêt de la modernisation est largement obéré par l'absence de possibilité d'export. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 15:04 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] c'est vrai que c'est le gros problème, même si j'ai jamais vraiment compris la raison pour laquelle les modernisations ne pouvaient pas être exportées... — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 20 septembre 2026 à 16:03 (UTC)
:::::::::Je pense que ce n'est pas possible parce que la modernisation se fait en Javascript, c'est-à-dire sur le poste du lecteur (elle disparaît si on ferme la fenêtre). L'export est réalisé par le serveur à partir du texte enregistré dans la base de données de Wikisource, donc le texte non modernisé. Il faudrait implémenter la modernisation sur le serveur lui-même. (Ou alors hacker le système en créant une page temporaire contenant la version modernisée, le temps de faire l'export...) [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 21 septembre 2026 à 13:57 (UTC)
:::::::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Mais oui, je me souviens maintenant ! C’est toi qui avais corrigé la barre d’outils après avoir obtenu, j’imagine, les autorisations du Saint Esprit. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 20 septembre 2026 à 15:59 (UTC)
== Aide pour produire un djvu de qualité ==
Bonjour,
J'ai scanné une vie de Charles Boromé de 1910, je voudrais la mettre sur ws. J'ai fait la bêtise de scanner en niveau de gris. Le texte n'est pas si mauvais. J'arrive à mettre mon pdf en ordre, puis à en faire l'ocr. Mais dans toutes ces "manip" en ligne de commande le fichier devient plus gros et la conversion en djvu (depuis le pdf) perd le texte océrisé, la commande est la suivante:
ocrmypdf --deskew --optimize 2 -l fra livre-propre.pdf livre_ocr_dresse.pdf
Mais mon fichier d'abord de moins d'un giga passe à 17 quand je veux rendre le fond blanc et pas gris (avec pdftoppm -tiff -r 300 _travail/livre_complet2.pdf _travail/images/page puis convert, imagemagik), puis à plus de 60 méga une fois la roc finie...
Si quelqu'un à une méthode fiable sous linux je suis preneur.
[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 12:35 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]]. Je retravaille les scans avec ScanTailor advanced. Cela produit des fichiers .tif d'une résolution choisie. Tu peux choisir d'exporter en couleurs/niveau de gris ou noir et blanc et tu choisis également la résolution d'export.
:*Sous ScanTailor, si je fais un fichier en couleur je choisis une résolution d'export de 150 ou 200 dpi, je postérize à 255, je décoche ''normalize'' et ''force b&w''. En noir et blanc, je choisis une résolution d'export de 300dpi, je coche toutes les options, j'utilise la méthode Otsu à 0 (à modifier en fonction du contraste).
:*Sous linux une fois les images retravaillés avec Scantailor, je transforme les images .tif en .pdf avec <code>img2pdf *.tif -o MonFichier.pdf</code> puis je fais l'OCR avec <code>ocrmypdf -j0 -l fra MonFichier.pdf MonFichierOCR.pdf</code> enfin je transforme mon .pdf avec <code>pdf2djvu -o MonFichierOCR.djvu -j0 --fg-colors=black --bg-subsample=1 --dpi 200 --lines MonFichierOCR.pdf</code> Le dpi est à ajuster en fonction du choix de départ. En noir et blanc tout cela produit des fichiers de très petite taille, et en couleur de taille raisonnable (mais cela dépends du nombre de page de départ).
:[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 13:00 (UTC)
::Merci je vais essayer ça. Question annexe j'aurais du mieux scanner en noir et blanc plutôt qu'en niveau de gris? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 13:30 (UTC)
:::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] Pas forcément, cela dépend de la qualité du livre, s'il est récent et sans taches, c'est très bien en noir et blanc, s'il y a des taches il vaut quelquefois mieux préserver la couleur ou le niveau de gris. L’algorithme otsu de scantailor est très performant pour convertir en noir et blanc en minimisant les pétouilles lorsque la source est à peu près correcte. Au final c'est une suite de compromis qualité/poids donc il est difficile de donner une solution générale. Je procède souvent au cas par cas. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 14:57 (UTC)
::Merci c'est génial, il m'a fallut un peu de temps pour comprendre scantailor, mais j'y suis arrivé!! Je note la procédure. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 16:20 (UTC)
:::Et voilà c'est téléversé, mais comme d'habitude j'arrive pas à créer [[Livre:Saint Charles Borromée (1538-1584).djvu|l'index]] correctement, j'ai une erreur intervalle invalide, pourtant ça a l'air correct: <nowiki><pagelist 1to5="roman" 6to8=- 9=1 269to271="TdM" 272to276=-/></nowiki>! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 16:59 (UTC)
::::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] Normalement il suffit :
::::*de purger le fichier sur Commons en utilisant successivement les deux boutons purge à droite dans les outils
::::*de purger le fichier index sur wikisource
::::Cela devrait marcher. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 18:25 (UTC)
:::::IL serait utile d'ajouter la purge à la page d'aide. Parce que chaque fois j'oublie ce simple petit détail. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 08:49 (UTC)
== Validations ==
Bonjour, je trouve que le contenu de {{m|Validations}} manque d'homogénéité : certains titres en romain, d'autre en italiques. Je pense qu'il faudrait appliquer une convention (pour ce qui est du fini de la chose.) • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 21 septembre 2026 à 08:02 (UTC)
:La règle est claire, un titre d'ouvrage doit être en italique. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 21 septembre 2026 à 09:18 (UTC)
== Ajouter l'auteur Charles Borromée à wikidata ==
Bonjour,
Je n'ai pas le droit d'ajouter Charles Borromée à [[d:Q216946|wikidata]], quelq'un pourrait m'aider à le faire car je souhaite créé sa page.
Merci pour votre aide, [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 08:48 (UTC)
:Il faut d’abord créer la page Auteur et par après on peut la lier à Wikidata. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 septembre 2026 à 12:29 (UTC)
::Ah ok! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 12:39 (UTC)
::Je ne sais pas si c'est la bonne page, mais celle que j'ai mis dans le lien est semi-vérouillée. Je ne peux pas ajouter l'auteur. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 12:43 (UTC)
:::Voir les modifs que j’ai apportées à la page [[Auteur:Charles_Borromée|Auteur]]. Quand on enregistre la page la première fois, ça va afficher un message d’erreur. Puis il faut aller sur la page de wikidata et au bas complètement à l’item Wikisource, ajouter un lien à Auteur: Charles Borromé en précisant fr dans la colonne de gauche ; et enfin purger la page Auteur de Wikisource. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 septembre 2026 à 14:21 (UTC)
::::Merci de l'avoir fait. Je répète juste que je n'ai pas accès à la page sur wikidata. Je ne suis pas autorisé à la modifié. Il y a un cadenas chez moi. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 15:26 (UTC)
:::::Le cadenas signifie que la page est semi-protégée, c'est-à-dire la modification est réservée à des utilisateurs ayant déjà une certaine expérience sur Wikidata. Ce n'est apparemment pas ton cas, donc tu peux utiliser le modèle [[:c:Template:Edit request|Template:Edit request]] pour faire une demande là-bas. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 21 septembre 2026 à 22:11 (UTC)
== Modification du gadget "Erreurs communes" ==
Bonjour,
Je trouve que le gadget "erreurs communes" trouve certains mots en ''erreur'' qui ne devraient pas l'être ; comme par exemple : "Eh", "môme", "malin", et même "Ton" en début de phrase... serait-il possible de retirer ces mots courants des erreurs ?
J’utilise le modèle {{m|Nec}} pour éviter de voir ces mots en rose… mais ce serait quand même bien que ces mots ne ressortent pas "de base"…
merci d'avance [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 12:33 (UTC)
:Il y en a d'autres des mots "innocents", là je pense à lune et à antre. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 14:05 (UTC)
::Ces mots sont en erreurs communes du fait de la confusion potentielle de l’OCR : Eh/En ; môme/même ; Ton/l’on ; malin/matin. Ces confusions sont très fréquents, c'est pourquoi elles font parties des erreurs communes. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 21 septembre 2026 à 14:22 (UTC)
::Salut, c'est plus compliqué que tu ne le penses, "môme" est souvent une erreur de "même", "malin" de "matin", "Eh" de "Et" si tu as le courage tu peux me donner le contexte certains dans lequel sont les mots "môme malin".
::Par exemple "môme que" me semble être toujours une erreur alors que "une|un môme" peux aussi étre "une|un même", l'erreur commune est là pour nous surligner un oublie classique.
::*" leur môme" semble toujours bon, 3 occ..
::*Ici le surlignage serait utile : [[Page:Lefrançais - Étude sur le mouvement communaliste à Paris, en 1871.djvu/464]] "souffrant des mômes maux"
::Tu peux faire une recherche <code>[https://fr.wikisource.org/w/index.php?search=insource%3A%2Fm%C3%B4me%2F&title=Sp%C3%A9cial%3ARecherche&profile=advanced&fulltext=1&ns104=1 insource:/môme/]</code> dans les pages, tu verras mieux la problématique. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 14:23 (UTC)
:::Bonne réponse @[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ! Un exemple vaut mille mots ! [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 septembre 2026 à 14:52 (UTC)
::::Bonjour ou re-bonjour à tous,
::::Je comprend bien que "môme" peut être une erreur à la place de "même" et que "malin" peut être une erreur à la place de "matin"... et en effet, il y a aussi "lune" qui apparaît systématiquement en erreur potentielle... malgré tout, il est assez dommage que ces mots restent en rose définitivement sur les pages, alors qu'il peuvent très bien ne pas constituer des erreurs... Bon, j'utilise maintenant systématiquement le modèle {{m|Nec}} pour éviter que les mots restent en rose dans la page... mais c'est quand même assez "lourd", et un contributeur "non initié" peut ne pas comprendre ce que signifie ce "Nec" appliqué à certains mots… Ne serait-il pas possible de refaire le gadget de façon à que les mots en "erreur potentielles" apparaissent au moment ou le contributeur tente d'enregistrer une page, mais qu'il y ait alors une possibilité de corriger ou de valider ces mots, de manière à ce qu'il n'apparaissent plus en rose après l'opération ??? (je me doute que c'est plus compliqué à réaliser, mais ce serait idéal à mon sens...). [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 15:42 (UTC)
:::::Une solution serait que le gadget erreurs communes ne soit plus activé par défaut. Ainsi les lecteurs ne voient plus les erreurs et seul un correcteur ayant activé le gadget voit. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 17:23 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] : pour moi celà ne résoudrait pas cette problématique... car les personnes qui n'ont pas activé le gadget ne le verraient jamais, alors que les "contributeurs avancés" continueraient à voir les mots en rose définitivement... alors qu'une "validation" par le correcteur montrerait qu'il y a eu une action concrète pour accepter le résultat... certes, le gadget à développer est certainement plus complexe, mais encore une fois je pense que ce serait la bonne réponse à cette problématique... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 17:32 (UTC)
:::::::Suite à mon message précédent, je suis en train de réfléchir à la question de manière différente : ''ne faudrait-il pas tout simplement désactiver le gadget sur les pages validées (voire corrigées)...'' en considérant que si le valideur (voire le correcteur) à sauvegardé la page avec ce statut, c'est qu'il a "de fait" accepté l'orthographe des mots que la page contient ? En effet, le gadget est utile pour aider le contributeur à repérer les potentielles erreurs lors de la transcription d'une page, mais après cette étape, il n'a "normalement" plus de raison d'être...!? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 18:12 (UTC)
::::::::Cela me semble une bonne idée, le gadget sert seulement pour le correcteur pas pour le lecteur. On peux ainsi augmenter le nombre d'erreurs communes sans avoir l'effet négatif pour le lecteur.
::::::::MAIS comme tu as pu le voir, le mot môme pour même est présent dans les pages "jaunes", le gadget est utile pour un repérage.
::::::::Je désactiverai donc bien le gadget sur les pages validées. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 18:17 (UTC)
:::::::::Oui... en plus je suppose qu'il a dû y avoir de nombreuses pages transcrites et corrigées avant que le gadget existe... mais, en effet, c'est peut-être préférable de ne désactiver le gadget que sur les pages validées... sur lesquelles sont passés au moins deux contributeurs. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 18:22 (UTC)
::::::::::Mais certaines pages ont pu être validées avant l'existence du gadget, et une page validée n'est pas nécessairement exempte d'erreurs. Il faut quand même se rappeler que ce gadget n'est vu que par les contributeurs connectés, et que son utilité contrebalance très largement le léger désagrément de voir des mots surlignés. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 21 septembre 2026 à 20:53 (UTC)
::::::::::Précision : j’ai trouvé 8 pages validées comportant "mômes" pour "mêmes" ; je n’ai pas encore passé le singulier en revue. --[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 21 septembre 2026 à 21:13 (UTC)
:::::::::::Bonjour, le gadget erreurs communes peut-être discret sur certains mots lors de la correction, c'est pourquoi il peut rester des erreurs malgré sa présence (ponctuation erronée, mots de deux lettres). Le moyen d'y remédier est de regarder les ''erreurs possibles'' dans les chapitres tranclus ou dans le texte entier s'il a été créé. Je le fais systématiquement. Le fait de désactiver le gadget après la correction présente le risque de laisser passer des erreurs. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 22 septembre 2026 à 04:37 (UTC)
::::::::::::Bonjour à tous. Idem. Ce qui me satisferais le plus, ce serais juste une bascule dans l'espace principal pour afficher ou masquer à volonté ces ''erreurs possibles''. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 22 septembre 2026 à 07:11 (UTC)
:::::::::::::Bonjour, en réfléchissant, il me semble que que la coloration pourrait être supprimée des pages de l'espace principal après les passage en mode corrigé dans l'espace page. Mais cela à condition que l'on puisse voir dans le bandeau de gauche de l’espace principal les ''erreurs possibles'' malgré la suppression de la coloration. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 23 septembre 2026 à 15:11 (UTC)
::::::::::::::Après cette judicieuse remarque, j'ajouterais que ce gadget, qui ne concerne que le français, devrait être désactivé dans {{m|lang}}. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 25 septembre 2026 à 07:46 (UTC)
:::::::::::::::J'ai l'impression que c'est déjà le cas. Un exemple ? [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 25 septembre 2026 à 08:04 (UTC)
::::::::::::::::Bonjour @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] C'est effectivement le cas actuellement, mais je pensais au cas où, parce qu'elle est gênante, on ferait en sorte que la coloration ne s'affiche plus dans l'espace page ni dans l'espace principal après le passage de la page en mode ''à valider''. Il faudrait dans ce cas que les erreurs possibles, même non coloriées puissent quand même s'afficher après activation des ''erreurs possibles'' dans le bandeau de gauche dans l'espace principal. Suis-je plus clair ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 25 septembre 2026 à 13:34 (UTC)
:::::::::::::::::Je répondais à {{u|M-le-mot-dit}} au sujet du modèle {{m|lang}}...
:::::::::::::::::Sur ta question, on peut aussi rajouter dans son <code>common.css</code> quelque chose comme :
:::::::::::::::::<syntaxhighlight inline=yes lang=css>.Erreurs-communes, .no_erreurs_communes { background-color:light-dark(#FCDFFF,#362537); }</syntaxhighlight>
:::::::::::::::::Mais :
:::::::::::::::::* cela s'appliquera pour tout texte marqué par {{m|nec}} (même si le texte n'aurait pas été détecté par le gadget Erreurs communes) ;
:::::::::::::::::* il n'y a pas de moyen de le désactiver, sinon en modifiant à nouveau son <code>common.css</code> (ou alors on peut installer l'excellente extension ''Stylus'' dans Firefox, qui permet d'avoir une sorte de <code>common.css</code> pour n'importe quel site web, facile à activer ou à désactiver).
:::::::::::::::::[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 25 septembre 2026 à 14:16 (UTC)
::::::::::::::::::Au temps pour moi, le langage est pris en compte dans le gadget. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 25 septembre 2026 à 15:27 (UTC)
== Note de bas de page ==
Je voulais savoir comment indiquer une note sur une [[Page:Carette_-_Zirska,_immigrante_inconnue,_1947.djvu/12|page]] dans l’espace Page: qui se retrouve reportée en bas de page sur la page [[Page:Carette_-_Zirska,_immigrante_inconnue,_1947.djvu/13|suivante]]. La même question se pose si cette note ce retrouve sur la page [[Page:Carette_-_Zirska,_immigrante_inconnue,_1947.djvu/13|précédente]]. J’ai cherché dans l’[[Aide:Notes]] et je n’est pas trouvé d’exemple. Par contre, la transclusion semble être correcte.
Merci pour votre aide. [[Utilisateur:Obelon|Obelon]] ([[Discussion utilisateur:Obelon|d]]) 21 septembre 2026 à 19:19 (UTC)
:ça me semble très bien comme cela, ce qui compte c'est le rendu final. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 20:42 (UTC)
::Super alors! je vais laisser les pages telles quelles. [[Utilisateur:Obelon|Obelon]] ([[Discussion utilisateur:Obelon|d]]) 22 septembre 2026 à 01:17 (UTC)
== Accolades non exportées avec WSExport ==
Bonjour,
Je viens de constater que les accolades ne sont plus exportées avec WSExport... j'ai l'impression que c'est la même chose aux formats "epub" et "pdf".
Avez-vous constaté la même chose ? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 22 septembre 2026 à 00:06 (UTC)
:Désolé... j'ai rencontré un problème sur un export, mais il semble que maintenant ça "re-marche" !... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 22 septembre 2026 à 00:10 (UTC)
== Quoi de neuf du côté de Wikimédia France ? ==
[[File:Logo WMFr noir horizontal.png|centre|350px]]
Bonjour le Bistro !
Petite revue d'actualités en cette rentrée du côté de Wikimédia France. Que vous soyez simples lecteurs, contributeurs réguliers ou anciens de l'association, voici les derniers sujets chauds du moment :
* '''Vie associative : Adhérez ou réadhérez à Wikimédia France avant l’AG du 21 novembre !'''
* '''Wikimania 2026 à Paris :''' Retour sur la conf' de presse et ce que le rassemblement mondial va apporter à la communauté locale.
* '''Sondage :''' Les résultats de l'enquête de juin 2026 sur les usages et la perception de Wikipédia par les Français.
* '''Livre blanc :''' Retour sur l'événement aux Archives nationales pour la promotion des communs numériques.
* '''Label Culture Libre 2026 : ''' Découvrez les institutions labellisées
👉 '''Retrouvez toute l'actu détaillée directement sur la page [https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Wikim%C3%A9dia_France Wikimédia France]'''.
<gallery mode="packed-hover" heights="80px">
File:Campagne adhésion 2026- format vertical - 1080x1350.png
File:Wikimania 2026 Wordmark Color.svg
File:Wikimania 2026 Closing ceremony.jpg
File:WP25 Wiki love - blue.png
File:Wikimania 2026 Day 4 group photo.jpg
File:Logo Label Culture Libre.jpg
</gallery> [[Utilisateur:Luc Hervier WMFr|Luc Hervier WMFr]] ([[Discussion utilisateur:Luc Hervier WMFr|d]]) 25 septembre 2026 à 09:21 (UTC)
== Your feedback wanted: Remove ''(Language link added:) and similar'' edits from Special:RecentChanges ==
''(Apologies for posting in English. You can help by translating it)''
Hello, I’m Danny from [[:en:w:Wikimedia_Deutschland|Wikimedia Deutschland’s]] [[m:Wikidata_For_Wikimedia_Projects|Wikidata For Wikimedia Projects]] team.<br/>
We have been investigating and examining how Wikidata’s use in the [[Special:RecentChanges]] and [[Special:Watchlist]] pages can be made to be more useful, or less ‘noisy’ (fewer edits that have little value to the reader).
We are currently exploring to make a change in the volume and the type of Wikidata edits that appear in these pages, and '''we need your feedback''' to help us ensure this is a positive change for the Wikis and won’t disrupt your workflows.<br/>
Language links are also known as sitelinks or interlanguage links and describe when a Wikidata item is connected to a Wiki, adding it to the language dropdown tool for other connected Wikis.
[[File:Types of Lang Link changes.png|x350px|frame|A variety of "Language Link" edits as seen in the Recent Changes feed]]
The request for feedback is whether you support the removal of these language link edits from the Recent Changes and Watchlist feed, or would you oppose such a change and if so, why?
Please share you thoughts on the dedicated '''[[m:Talk:Wikidata_For_Wikimedia_Projects/Clearer_Wikidata_Edit_Summaries/Hide_Language_Link_edits|metawiki Talk page]]'''.
Further information about this change: [[m:Wikidata_For_Wikimedia_Projects/Clearer_Wikidata_Edit_Summaries/Hide_Language_Link_edits|m:Wikidata_For_Wikimedia_Projects/Hide_Language_Link_edits]]
Thank you for any participation or feedback you give, -- [[m:User:Danny_Benjafield_(WMDE)|User:Danny Benjafield (WMDE)]] 25 septembre 2026 à 12:18 (UTC)
<!-- Message envoyé par User:Danny Benjafield (WMDE)@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=User:Danny_Benjafield_(WMDE)/MassMessage_test_list&oldid=31080967 -->
== décalage de la roc par rapport à la page ==
Bonjour,
Je viens de téléverser plusieurs tome des œuvres complètes de St Bernard, je ne comprend pas pourquoi mais sur le tome 1 [[Livre:Saint-Bernard - Oeuvres complètes, trad Charpentier, Tome 4, 1867.djvu|3]] et 4 le texte est décalé de deux pages par rapport au fac-similé! Peut-on résoudre ce problème?
Merci de votre aide, [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 25 septembre 2026 à 17:39 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] C'est un problème connu (quasi systématique) sur les fichiers venant d'internet archive importés avec iaupload. Je ne sais pas comment y remédier autrement que par une autre façon de procéder, en téléchargeant le fichier, l'expurgeant des pages inutiles et le téléversant sur Commons depuis son poste de travail. Si le fichier est trop gros (excède 100 Mo comme c'est la cas ici) il y a deux solutions :
:#télécharger le pdf d'IA, vérifier sa complétude, utiliser [https://commons.wikimedia.org/wiki/Special:UploadWizard l'assistant d'import] de Commons ;
:# si cela ne marche pas : récupérer sur IA les images .jp2, les convertir en jpg, traiter les images avec Scantailor en supprimant les images inutiles (scan en double de certains images), passer les images en noir/blanc, faire l'OCR, convertir en djvu, vérifier la complétude du fichier, puis remplacer le fichier défectueux par le bon.
:[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 26 septembre 2026 à 03:38 (UTC)
::Ok c'est beaucoup de travail... J'ai essayé de convertir le tome 6 (parce que ia à importer le tome 1 aulieu du tome 6, mais le fichier djvu de sortie est noir! si je supprime la commande avec black il est beaucoup trop lourd! Bref je tourne en rond.
Voici la commande que j'ai utilisé en deuxième:
pdf2djvu -o "Saint-Bernard - Oeuvres complètes, trad Charpentier, Tome 6, 1873.djvu" -j0 --bg-subsample=1 --dpi 200 --lines Bernard6.pdf
Et quand c'était tout noir, j'avais juste l'option:
-jfg-colors=black
[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 26 septembre 2026 à 11:09 (UTC)
:Ah autre question l'assistant d'import converti automatiquement en djvu? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 26 septembre 2026 à 11:14 (UTC)
pvftiogutqvlbtru17daugnqv552uby
16063397
16063381
2026-09-26T11:28:33Z
CyrMatt
110082
/* décalage de la roc par rapport à la page */ Réponse
16063397
wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude>
[[Fichier:Les Très Riches Heures du duc de Berry septembre.jpg|thumb|upright|Septembre. — ''Les Très-Riches Heures du duc de Berry'' des Frères de Limbourg]]
= Septembre 2026 =
== Problème de pagination sur le tome 4 de Jérôme de Stridon ==
Bonjour,
Ce [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu|tome 4]] à plusieurs problèmes de pagination, un pas très grave, qui semble une erreur d'impression, on passe de la page 103 à la [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu/105|page 105]]. Je le corrige simplement dans l'entête au besoin et dans la table des matières.
Mais un problème surgit à la page 494 qui est dans le djvu la page 536. en soit je crois que ce n'est pas vraiment important car ce sont les parties latines du tome.
Mais du coup je me demandais juste ce qu'il faut faire?
Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 1 septembre 2026 à 09:55 (UTC)
:J’ai cherché un autre fac-similé de la même édition, les rares que j'ai trouvé comme [https://pdfs.bibliotheque-catholique.com/pdfs/oeuvres-completes/Saint%20J%C3%A9r%C3%B4me%20-%20Oeuvres%20compl%C3%A8tes%20(Tome%204).pdf celui-ci] sont identiques à notre exemplaire. Pour l'absence de la page 104, il est possible que la page blanche séparant les chapitres ait été supprimée. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 04:32 (UTC)
::Ok du coup on reste avec ça? Pour la page 104 j'ai déjà faitcomme s'il s'agissait d'une erreur de typo en corrigeant dans la table des matière, pour le reste je peux match&split sur la fin du livre? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 07:44 (UTC)
:::C'est bien une page blanche qui a été supprimée dans ce fac-similé (p. 104). L'exemplaire de chez Google books ({{Google|yXAYEXTe6ikC}}) l'a conservée. Toute la partie latine (494-535) y est conservée aussi. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 2 septembre 2026 à 09:40 (UTC).
::::Super @[[Utilisateur:Khardan|Khardan]], je ne sais pas comment tu fais pour trouver sur google livres, j'ai cherché de différentes manières, y compris en recherche avancée, sans succès. Si on importait la version complète y compris la page 104 blanche, cela impliquerait de renommer les pages 284 à 394, ce qui est un gros travail assez fastidieux. Sinon on peut aussi importer la version avec la partie latine complète, sans intérêt pour fr.wikisource mais peut-être utile pour les latinistes. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 10:34 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] Ah tiens ! Le résultat m'est venu du premier coup en cherchant « complètes "Saint Jérôme" » (et en évitant le « Œ » de ''oeuvres'' surtout). — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 2 septembre 2026 à 10:48 (UTC).
::::::Merci! Dites-moi quand vous avez décidé et je continuerais le match&split. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 11:33 (UTC)
:::::::Je propose de remplacer le fac-similé actuel par celui recommandé par @[[Utilisateur:Khardan|Khardan]] en supprimant la page 104 inutile, mais en conservant la totalité des pages latines du nouveau fac-similé. Cela amènera à ne renommer que les pages de la TdM. Qu'en pensez-vous ? Le nouveau fichier est prêt pour import. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 13:04 (UTC)
::::::::Moi je suis d'accord. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 13:52 (UTC)
:::::::::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] C’est fait, j'ai rectifié le pagelist et renommé les pages de la TDM pour les mettre à la bonne place. Il faut probablement purger la page d'index pour voir la différence. Bonne correction. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 2 septembre 2026 à 15:57 (UTC)
::::::::::Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 2 septembre 2026 à 17:34 (UTC)
== Une creation échouée. ==
Bonjour, la création du Livre:Hippeau,_La_chanson_du_Chevalier_au_cygne_et_de_Godefroid_de_Bouillon_Tome_I_(1874).pdf échoue depuis deux jours, malgré des purges. Raison possible: deux renommages successives sur commons: [[: File:Hippeau,_La_chanson_du_Chevalier_au_cygne_et_de_Godefroid_de_Bouillon_Tome_I_(1874).pdf]]. Qui peut résoudre ce problème? --[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 4 septembre 2026 à 16:01 (UTC)
:@[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] : cela s'est résolu tout seul, j'ai créé l'index [[Livre:Hippeau,_La_chanson_du_Chevalier_au_cygne_et_de_Godefroid_de_Bouillon_Tome_I_(1874).pdf]] sans fou quérir. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 septembre 2026 à 16:31 (UTC)
::Merci. Mais la même chose pour le fichier créé en même temps il y a deux jours.
::[[: Fichier:Hippeau, La chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon, Tome II (1874).pdf]]. Est-ce que cela bloque pour moi à cause d'anciens essais? Pourras-tu le créer aussi? --[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 4 septembre 2026 à 19:51 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] : Bien sûr. Voilà [[Livre:Hippeau, La chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon, Tome II (1874).pdf]], je n'ai pas d'idée sur ce qui peux te bloquer. Si ça persiste on est là pour aider. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 septembre 2026 à 21:01 (UTC)
::::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] J'ai édité les TdM's des deux livres, mais je ne suis pas sûr du choix des titres des chapitres (liens rouges) et de la façon de faire suite d'une page à l'autre, utilisant ''noinclude''. Pourras-tu contrôler? [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 6 septembre 2026 à 19:05 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] : Pour les subdivisions, je conserverais le titre complet du livre, puis les deux parties, puis les chapitres :
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Le Chevalier au cygne/Introduction
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Le Chevalier au cygne/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Godefroid de Bouillon/Introduction
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Godefroid de Bouillon/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Épisode des chétifs ou captifs/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Second épisode/I [II, III, ''etc.'']
:::::ou plus neutre (si tu préfères) :
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Première partie/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Deuxième partie/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Appendice/I [II, III, ''etc.'']
:::::* La Chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon/Second épisode/I [II, III, ''etc.'']
:::::Pour la création de la table, je propose de simplifier sans doublon : reporter dans le page précédente la fin du titre (comme page 262) et ne pas mettre la fin dans la page suivante (supprimer <code>lant, et repart avec le cygne|100</code>), en précisant ce choix dans la page de discussion. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 6 septembre 2026 à 21:38 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:ℳ-le-mot-dit]] : Tables sans doublon {{fait}} ; titres déjà adaptés dans les Index(=livre) puisque les deux ont le même titre principal et il fallait adapter les deux sous-titres. Voir le résultat [[La chanson du Chevalier au cygne et de Godefroid de Bouillon]]. Si c'est d'accord, j'adapterai tous les titres dans la TdM. {{fait}} [[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 7 septembre 2026 à 12:03 (UTC)
== Les RAW sont arrivés, la rentrée peut commencer ! ==
<div style="background-color:#177860; border-radius:.2em; color:#FFF;padding: 1em;">
<div style="font-family: Century Gothic; font-size:3em; line-height:120%;text-align:center;color: #fff;">RAW</div>
<div style="margin-bottom:1.5em; margin-top:1em; text-align:center; color: #fff;">Le numéro de septembre 2026 (n°296) est sorti.</div>
<div class="center">[[:w:Wikipédia:RAW/2026-09-05|<span class="cdx-button cdx-button--fake-button cdx-button--fake-button--enabled" style="white-space:break-spaces; text-align:center; gap:0;"role="button" aria-disabled="false">Lire l'infolettre</span>]]</div>
</div>
'''C'est la rentrée'''
Après un numéro très dense en août en raison de la Wikimania, celui-ci est un peu plus léger car l'équipe s'est octroyée quelques vacances. Cela n'empêche pas le mouvement de continuer à vivre, avec une rentrée déjà animée ! Du côté des projets francophones, le Wiktionnaire vient de franchir le cap symbolique des sept millions d’entrées, tandis que Wikipédia continue de voir fleurir sondages et discussions sur son fonctionnement.
Une rentrée, donc, placée sous le signe de la construction collective : de nouveaux outils pour contribuer, de nouveaux espaces pour échanger, de nouvelles formes d’organisation… Ce numéro des RAW vous propose de faire le tour de cette actualité, avant de reprendre tranquillement le chemin des projets Wikimédia.
L'équipe de la rédaction a également commencé à réfléchir à un nouveau nom pour remplacer l'énigmatique « RAW ». N'hésitez pas à venir donner votre avis dans la [[:w:Discussion Wikipédia:RAW/Rédaction#Changement de nom|section dédiée]] !
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Au menu de ce numéro :
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">En bref</span>''' — Des actualités francophones et du mouvement Wikimédia, des nouveaux outils et des articles de recherche
'''<span style="margin:0;background:var(--color-success, #177860);padding:3px;color:white">Le wik'hit parade</span>''' — Une analyse des articles les plus vus le mois dernier
[[Fichier:Toicon-icon-sharp-corners-draw.svg|20px|classe=skin-invert-image]] Les RAW, c'est aussi vous : n'hésitez pas à suggérer des sujets ou participer à la rédaction du [[:w:Wikipédia:RAW/Rédaction|prochain numéro]] !
[[Utilisateur:Antimuonium|Antimuonium]] ([[Discussion utilisateur:Antimuonium|d]]) 4 septembre 2026 à 22:14 (UTC)
== ''La Lettrine'', numéro 1, automne 2026 ==
Le premier numéro de ''La Lettrine'' vient de paraître !
Premier numéro de ''La Lettrine'' : des brèves d’ici, une revue de presse au fil des livres et de l’actualité, un retour sur Wikimania 2026, une recommandation pleine d’humour autour de Joaquín Xaudaró et un coup de projecteur sur les poétesses bretonnes réunies par Adine Riom ! Découvrez aussi l’éphéméride, l’agenda des prochains ateliers, les statistiques de Wikisource et le récit d’une relecture de George Sand.
Découvrez le '''[[Wikisource:La Lettrine/001-automne-2026|numéro 1 de l’automne 2026]]''' !
[[Wikisource:La Lettrine/Brouillon|Brouillon du prochain]] — [[Wikisource:La Lettrine/Inscription|Abonnement-désabonnement]]
Six personnes ont participé à ce numéro inaugural — et la rédaction vous attend déjà en décembre pour la suite ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 6 septembre 2026 à 18:44 (UTC)
:Chouette premier numéro ! Je me dis que je pourrais y présenter de temps en temps les livres un peu rigolos de propositions de réformes orthographiques du français que j’ai transcrit au cours des ans. Ça devrait être intéressant à faire découvrir ^^
:PS : Il va falloir qu’on adapte les couleurs de fond des cadres au mode sombre, les titres sont illisibles pour le moment. — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 7 septembre 2026 à 07:47 (UTC)
::Si ça améliore l'expérience, je suis en faveur. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 septembre 2026 à 14:53 (UTC)
::Merci @[[Utilisateur:Danÿa|Danÿa]] ! Sens-toi libre de corriger cela. J'ai fait ça avec mes piètres compétences de front-end et sur le coin d'une table en vitesse. Je pense que le 2e numéro aura un bien meilleur habillage ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 7 septembre 2026 à 18:15 (UTC)
:merci, j'ai mis la nouvelle dans les annonces. N'hesitez pas à ajuster si besoin. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 7 septembre 2026 à 12:42 (UTC)
== [[Livre:Whymper - Escalades dans les Alpes.djvu]] ==
Bonjour, Il reste 2 pages à valider. Merci d'avance. PS: Je suis en train de valider aussi l'original en anglais. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 6 septembre 2026 à 20:12 (UTC)
:Bizarre. J'ai tenté de valider la première des deux (la 318), mais le bouton vert "Validé" n'apparaît pas. Le dernier ''État de la page'' reste à ''Corrigé''. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 6 septembre 2026 à 20:55 (UTC).
::@[[Utilisateur:Yann|Yann]] Idem, j'ai essayé avec plusieurs navigateurs Firefox et Chrome sous Linux et Safari sous MacOs le bouton vert n’apparaît pas. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 7 septembre 2026 à 06:03 (UTC)
:::{{notif|Yann|Khardan|Cunegonde1}} Bizarrement, le paramètre <code>prpPageQualityUser</code> (qu'on peut voir dans le code HTML de la page) avait pour valeur "null" alors qu'il désigne normalement l'utilisateur qui a apposé l'état courant de la page (corrigé, validé, etc.). Je suppose que c'est un bug de l'éditeur visuel utilisé sur ces pages il y a longtemps. Et apparemment, il suffit de modifier les pages (comme je viens de le faire) pour rétablir ce paramètre. Vous devriez pouvoir valider à présent (mais pas moi, car c'est à moi qu'est désormais attribuée la correction). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 septembre 2026 à 07:35 (UTC)
::::{{fait}} OK, merci. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 7 septembre 2026 à 08:44 (UTC)
== La suppression de ma page d’accueil est demandée. ==
La suppression de ma page d’accueil est demandée. J’ai déplacé tous les liens vers la sous-page « Contributions ».
Cette procédure remplace ma page d’accueil par une seule page d’accueil universelle : https://meta.wikimedia.org/wiki/User:Ineuw
qui contient déjà un lien vers « Contributions ».
Merci. —[[Discussion_utilisateur:Ineuw|Ineuw]] 8 septembre 2026 à 04:06 (UTC)
:{{Fait}} — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 8 septembre 2026 à 09:13 (UTC)
== Affichage de tableau ==
Bonjour,
J'ai fait plusieurs pages qui affichent du texte en tableau, mais le rendu est vraiment mauvais je ne sais pas où est le problème. un exemple est cette [[Origène. — Lexique des Noms hébreux|page]] et d'autres pages de ce [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 4, 1878.djvu|livre]].
Merci, [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 8 septembre 2026 à 11:45 (UTC)
:Dans la transclusion, des cellules débordent sur une troisième colonne. En vis-à-vis de ces débordements, on voit les pages fautives. Vous devez corriger le début de la page 188. Idem page 192. Il y a d'autres à pages à corriger. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 septembre 2026 à 17:47 (UTC)
::Je ne vois rien! J'ai besoin d'un exemple quand je compare les pages pages transclusent elles ont la même tête. De plus je me demande si le tableau ne pourrait pas s'afficher sur toute la page, ça serait plus lisible. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 9 septembre 2026 à 07:23 (UTC)
:::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] : page 187, il manque un il y a <code><nowiki><noinclude></nowiki></code> au lieu de <code><nowiki></noinclude></nowiki></code>. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 9 septembre 2026 à 07:40 (UTC)
::::Ah oui je commence à comprendre comment ça fonctionne! Zut j'ai fait des erreurs sur toutes les pages presque... Et pour augmenter l'affichage de la largeur du tableau on fait comment? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 9 septembre 2026 à 07:51 (UTC)
:::::Selon mes observations de l'ouvrage de Jérôme de Stridon, les pages qui contiennent les tableaux ont une largeur de 100% par défaut. Si vous élargissez au delà, vous risquez d'avoir des problèmes lorsque vous ferez une transcription (voyez par exemple [https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Gibbon_-_Histoire_de_la_décadence_et_de_la_chute_de_l%27Empire_romain,_traduction_Guizot,_tome_3.djvu/484 cette page] : l'effort de transcription a été plus grand que d'habitude) ou de transclusion (je n'ai pas d'exemple en tête, mais j'ai déjà vu des débordements intempestifs). — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 11 septembre 2026 à 14:24 (UTC)
::::::Bonjour,
::::::Je fais le coucou dans cette discussion, pour signaler un autre problème d'affichage des tableaux. Je viens de constater une anomalie dans l'affichage des tableaux quand on utilise l'option "couleur_fond=".
::::::Voilà ce que cela donne :
::::::{{table|titre=test sans couleur de fond (ok)|page=1}}
::::::{{table|couleur_fond=#ccc|titre=test couleur de fond (ok)|page=1}}
::::::{{table|couleur_fond=transparent|titre=test couleur de fond transparent (??)|page=1}}
::::::{{table|couleur_fond=inherit|titre=test couleur de fond inherit (??)|page=1}} [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 14 septembre 2026 à 08:34 (UTC)
== Wsexport en panne ? ==
Deuxième jour sans pouvoir télécharger un livre numérique. Hier attente indéfinie, aujourd'hui ''Wikimedia cloud services: Error. This web service cannot be reached. Please contact a maintainer of this project.'' L'e-book Wikisource est pourtant un service essentiel, il suiffit de voir le nombre de produits Amazon Kindle que des artisans en ont tiré. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 9 septembre 2026 à 10:10 (UTC)
:@[[Utilisateur:Narilora|Narilora]] Un ticket Phabricator a été soumis ? Si ce n'a pas été fait, je suggère de le faire, pour activer la résolution du problème. [[Spécial:Contributions/~2026-48790-66|~2026-48790-66]] ([[Discussion utilisateur:~2026-48790-66|discussion]]) 9 septembre 2026 à 12:26 (UTC)
::Dans ma naïveté, je croyais que le téléchargement faisait partie des services surveillés, avec réaction dès qu'il est défaillant. Apparemment ce n'est pas le cas. Je vais regarder où on se connecte à Phabricator. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 9 septembre 2026 à 12:31 (UTC)
:::Oui, moi aussi j'essaie d'exporter depuis plusieurs jours sans succès... en plus, je souhaiterais obtenir un format "pdf" dont l'export est en panne depuis plusieurs semaines (alors que l'export en "epub" fonctionnait encore il y a deux jours)... D'ailleurs, question subsidiaire : ''quelqu'un saurait-il me donner les paramètres qu'il faut demander dans Calibre, pour convertir un "epub" en "pdf" et en obtenant la même présentation qu'avec l'export WSexport en "pdf" ?'' (mêmes marges, même taille de caractère et même mise en page), car il y a plusieurs options de format à choisir dans Calibre, et que je n'arrive pas à obtenir un "pdf" équivalent... merci d'avance [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 9 septembre 2026 à 12:49 (UTC)
::::Bonjour @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]], pour obtenir un pdf de format a5, les paramètres à utiliser sont les suivants :
:::::*--page-breaks-before / --paper-size a5 --pdf-page-margin-bottom 32 --pdf-page-margin-top 40 --pdf-page-margin-left 24 --pdf-page-margin-right 24 --pdf-page-numbers --preserve-cover-aspect-ratio. Tu peux procéder à partir de l’applications ou utiliser un fichier .bat sur lequel tu pourrais glisser un epub et il te retournerait un pdf. Ebook-convert.exe fait le travail en criant ciseau. Il y a définitivement un problème avec la version de Calibre opérée sous Debian.
:::::*pour la taille des caractères il faut laisser le paramètre par défaut et les valeurs de wikisource seront toutes altérées comme c’est le cas avec ws-export. En cochant la case Désactiver le redimensionnement de la taille de police, tu obtiendras exactement ce qu’on retrouve dans wikisource.
::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 9 septembre 2026 à 21:04 (UTC)
:::::{{merci}} beaucoup @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : Tu saurais me donner un exemple de contenu pour créer un fichier ".bat" qui appelerait Calibre en citant un fichier "epub" et qui retournait un fichier "pdf" ? ça me rendrait un grand service pour les jours ou l'export "epub" fonctionne avec WsExport et pas l’export en "pdf"... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 9 septembre 2026 à 21:12 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] Voici un exemple tel que demandé :
::::::*Créer epub2pdf-a5.bat contenant :
:::::::set fullpath=%1
:::::::rem check si epub
:::::::if "%~x1" neq ".epub" (
::::::: echo Veuillez glisser un fichier epub
::::::: pause
::::::: exit /b)
:::::::rem extraire le nom de fichier epub
:::::::for %%F in ("%fullpath%") do set "filename_no_ext=%%~dpnF"
:::::::rem convertir en pdf a5
:::::::"%ProgramFiles%\Calibre2\ebook-convert" "%fullpath%" "%filename_no_ext%.pdf" --page-breaks-before / --paper-size a5 --pdf-page-margin-bottom 32 --pdf-page-margin-top 40 --pdf-page-margin-left 24 --pdf-page-margin-right 24 --pdf-page-numbers --preserve-cover-aspect-ratio --embed-font-family "Liberation Serif" --pdf-serif-family "Liberation Serif" --pdf-standard-font serif
:::::::rem appuyer sur une touche pour terminer
:::::::pause
::::::*Placer le fichier epub2pdf-a5.bat à un endroit facilement accessible sur le bureau par exemple ; à l’aide de la souris, glisser le fichier epub et le déposer sur ce fichier de commande.
::::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 10 septembre 2026 à 01:28 (UTC)
:::::::{{merci}} beaucoup @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : je vais tester ça dès que possible !!! [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 10 septembre 2026 à 06:25 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : j'ai créé un fichier epub2pdf-a5.bat que j'ai mis sur mon bureau, mais j'ai deux problèmes :
::::::::- 1) le fichier est vu comme un fichier texte et je ne sais pas l'exécuter, si je clique dessus il s'ouvre en lecture avec le blocnote
::::::::- 2) de toutes façons, je n'arrive pas à mettre un fichier epub "sur" ce fichier sur mon bureau, il se met avant ou après mais pas dessus
::::::::Ceci étant dit, j'aimerais autant un exécutable qui se lance "tout seul" et qui demande un fichier en entrée, que l'on pourrait ensuite sélectionner.
::::::::merci pour ton aide. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 10 septembre 2026 à 16:51 (UTC)
:::::::::... j'oubliais de dire : mon PC est sous Windows 11... c'est peut-être important à signaler !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 10 septembre 2026 à 17:02 (UTC)
::::::::::Probablement en passant à windows 11 car il y a des signalements en ce sens. Ce serait important de corriger car tôt ou tard des installations ou mises à jour peuvent échouer. Je te suggère d’ouvrir l’invite de commande '''en mode administrateur''' et d’exécuter ces deux commandes :
:::::::::::assoc .bat=batfile et appuyer sur enter
:::::::::::ftype batfile="%1" %* et appuyer sur enter
::::::::::Ce sont deux commandes microsoft qui permettent de rétablir l’association native de .bat avec l’interpréteur de commande cmd.exe sans avoir à éditer la base de registres. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 10 septembre 2026 à 23:47 (UTC)
:::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : J'ai ouvert le Terminal en mode administrateur (c'est bien ça que tu appelle "invite de commande" ?) et tapé la commande, mais ça ne marche pas. J'ai eu comme message : ''"assoc : Le terme «assoc» n'est pas reconnu comme nom d'applet de commande, fonction, fichier de script ou programme exécutable. Vérifiez l'orthographe du nom, ou si un chemin d'accès existe, vérifiez que le chemin d'accès est correct et réessayez."'' !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 14:57 (UTC)
::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : ... Ah finalement j'ai bien réussi à ouvrir une "invite de commande", mais là il me dit : "''Accès refusé. Une erreur s’est produite lors du traitement de : .bat.''" :-( [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 15:00 (UTC)
:::::::::::::C’est la réponse qu’on reçoit lorsqu’on n’est pas en mode administrateur. Tu dois voir dans l’en-tête de la fenêtre : Administrateur : Invite de commande et non uniquement Invite de commande. Clique sur démarrer, tape cmd et clique sur Exécuter en tant qu’administrateur. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 15:16 (UTC)
:::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] / 3e tentative (désolé pour le nombre de messages, mais je ne suis pas un pro de l'administration de PC) : cette fois-ci j'ai bien réussi à ouvrir l'invite de commande en mode administrateur et j'ai pu taper les deux commandes sans erreur... mais quand je double clique sur mon fichier .bat, il ouvre le Blocnote mais ne s'exécute pas ! [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 15:17 (UTC)
::::::::::::::Si tu fais assoc .bat, tu obtiens quoi comme réponse ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 15:29 (UTC)
:::::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : j'otient la réponse ".bat=batfile" mais rien d'autre ne se passe... quand je clique sur mon fichier .bat, il l'ouvre en mode édition avec le Blocnote. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 15:48 (UTC)
::::::::::::::::Il faut peut-être redémarrer pour ça prenne effet sinon renomme ton .bat en .cmd. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 16:25 (UTC)
:::::::::::::::::Dernier essai : si .cmd et .bat ouvre tous deux dans bloc note c’est que ton système ne reconnaît même plus batfile. Tu pourrais alors forcer l’utilisation de cmd.exe. Pour ce faire, utiliser la commande : ftype batfile="%SystemRoot%\System32\cmd.exe" /c "%1" %* [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 16:44 (UTC)
:::::::::::::Au lieu du double clic (gauche), il faudrait un clic droit et choisir "exécuter" ou peut-être "exécuter en tant qu'administrateur", si cela apparait dans le menu contextuel du clic droit. [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 11 septembre 2026 à 16:37 (UTC)
::::::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : ça marche !!! en fait mon fichier s'apellait epub2pdf-a5.bat.txt (mais je ne le voyais pas parce que l'extension du fichier était cachée !!!)
::::::::::::::un grand {{merci}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 septembre 2026 à 17:13 (UTC)
== Problème avec le modèle "Disdascalie" ==
Bonjour,
Je constate que contrairement à ce que dit la doc, les options m=, mb=, mt=, lh= ne fonctionnent pas dans le modèle {{m|Didascalie}}. Je n'ai pas trouvé pourquoi. [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 11 septembre 2026 à 14:09 (UTC)
:Pourtant, dans la documentation, il y a des exemples pour chacun de ces paramètres sauf lh et le résultat s’affiche tel qu’attendu. J’ai vérifié lh=3 et la hauteur de ligne correspond aussi. Il faudrait un exemple où ça ne fonctionne pas pour pouvoir pousser plus loin. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 septembre 2026 à 14:43 (UTC)
::Bonjour,
::J'ai testé sur cette page par exemple : [[Page:Icres - Les Bouchers, 1888.djvu/8]]
::(j'ai fait toutes les combinaisons, et en retirant "sm|n")
::lh fonctionne à partir de 3, mais pas en dessous ! et m, mb, mh n'ont aucun effet (quelle que soit la valeur et l'unité). [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 12 septembre 2026 à 10:43 (UTC)
:::C’est qu’avec {{m|Didascalie}}, on a voulu regrouper dans un seul modèle deux modes de représentation : soit le mode bloc (similaire à {{m|c}}, {{m|d}}...), soit le mode inline (similaire à {{m|sc}}, {{m|t}}...). C’est le paramètre 2 qui détermine le mode de représentation. S’il n’est pas égal à c, d, g <s>ou absent</s>, c’est qu’on veut construire un objet inline imbriqué dans un span donc qui ne réagira pas certaines propriétés css dont les marges verticales. Personnellement j’aurais construits deux modèles différents mais j’imagine que ceux qui l’utilisent fréquemment se sont adaptés. Je vois que vous venez d’ajouter g comme paramètre 2 et les paramètres m et lh sont bel et bien appliqués. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 septembre 2026 à 14:27 (UTC)
::'''Explication trouvée''' : le problème est que si on ne précise pas g ou d dans la disdascalie, on utilise span au lieu de div, d'où l'inutilité des options ! [[Utilisateur:Jim Bey|Jim Bey]] ([[Discussion utilisateur:Jim Bey|d]]) 12 septembre 2026 à 13:51 (UTC)
:::Mais oui vous m’avez devancé. Je n’avais pas mis à jour la page du scriptorium. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 septembre 2026 à 14:29 (UTC)
== Expression "donner place sage" ==
Bonjour,
Dans [[Page:Boulain - La Fontenelle, Vie du partisan ligueur, 1895.djvu/129]], l'auteur écrit "La tour était facile à défendre, un simple escalier en spirale y conduit et se voit encore… il ne peut donner place sage qu’à une personne…".
Or je n'ai retrouvé cette expression nulle part, et je me demande s'il ne s'agit pas d'une mauvaise transcription de "donner passage".
Un(e) habitué(e) des écrits de la fin XIXe siècle a-t-il(elle) déjà rencontré cette expression ?
Merci. [[Utilisateur:Nad.roz|--Nad]] ([[Discussion utilisateur:Nad.roz|d]]) 12 septembre 2026 à 09:21 (UTC)
:Parmi toutes les pages transcrites de Wikisource, il n'y a que cette page qui contient ce passage. Pour ma part, le mot « sage » est de trop, mais « <s>place sage</s>passage » est valable également. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 12 septembre 2026 à 12:47 (UTC)
:ah, effectivement, c'est original comme formule... si c'était dans la bouche d'un plaisantin, je me dirais que ça peut être un jeu de mot... mais là, ça ressemble plutôt à une mauvaise transcription. [[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (la bot de service…) ]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 12 septembre 2026 à 13:37 (UTC)
::Original en effet et merci à @[[Utilisateur:Nad.roz|Nad.roz]] de nous faire connaître cette page de la vie mouvementée du partisan ligueur : texte écrit en 1895 mais en employant souvent des tournures de phrases qui s’apparentent davantage au siècle où les événements se sont produits. Ce n’est pas le seul endroit dans ce livre où il faut cesser de lire pour procéder au décodage. Alors si « donner place sage qu’à une personne » était la façon d’exprimer en 1597, lors du saccage de Pont-Croix, que la sagesse exigeait qu’on montasse un à la fois par l’escalier menant à la tour. Nous n’en savons rien alors pourquoi priver les lecteurs éventuels de ce que d’autres pourraient considérer comme une perle ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 septembre 2026 à 21:05 (UTC)
:::Merci @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]], @[[Utilisateur:Hsarrazin|Hsarrazin]] et @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]].
:::Dans le doute, je vais suivre l'avis de @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] qui travaille également sur le texte et laisser l'expression. [[Utilisateur:Nad.roz|--Nad]] ([[Discussion utilisateur:Nad.roz|d]]) 13 septembre 2026 à 05:41 (UTC)
::::Je pense en effet qu'il est préférable de laisser l'expression telle qu'elle, dans la mesure ou l'on ne détecte pas une ''erreur évidente''. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 13 septembre 2026 à 09:17 (UTC)
:::::Bonjour. Celles et ceux d'entre vous qui ont visité le [https://www.guedelon.fr/ château de Guédelon] (reconstitution moderne d'un château médiéval avec les méthodes et outils d’époque). Les artisans ont d'ailleurs participé grâce à leur expertise unique à la reconstruction de certaines parties de Notre-Dame de Paris. Ceux qui y sont allés auront probablement emprunté un petit escalier permettant d'atteindre les remparts depuis l'extérieur du château. Cet escalier très étroit ne laisse la place qu’à une personne à la fois (env. 30 cm. de largeur). La hauteur des marches et la courbure de l'escalier sont telles que l'on ne peut monter armé, ni épées ni lances. Ces constatations me conduisent à pencher plutôt pour une coquille. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 14 septembre 2026 à 08:20 (UTC)
== Page manquante dans le tome 2 de Jérôme de Stridon ==
Bonjour,
Je viens de me rendre compte de l’absence de deux pages dans [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu|le tome 2 de Jérôme de Stridon]]. Il s'agit des pages 194 et [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu/195|195]] (du coup .
Je ne sais pas s'il existe un meilleur djvu, j'avoue ne pas avoir cherché.
Merci de votre aide. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 10:23 (UTC)
:Pour éviter ce genre de mésaventure (ou en limiter les conséquences), il vaut mieux vérifier rapidement les pages lors de l'import du fac-similé sur Commons, ou au moins de soigner la liste des pages (<code><nowiki><pagelist, etc></nowiki></code>) sur Wikisource, ce qui permet de détecter les problèmes avant de commencer à corriger les pages. En effet, une réparation du fac-similé a posteriori entrainera un décalage de 2 pages pour celles qui ontt déjà été corrigées après les pages 194 et 195. Il manque aussi 30 pages dans le [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 9, 1881.djvu|tome 9]] (toutefois il semble s'agir d'un texte en latin, donc ce n’est pas forcément un problème). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 15 septembre 2026 à 12:30 (UTC)
::Je m'occupe du fac-similé. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 15 septembre 2026 à 12:48 (UTC)
:::Merci! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 13:14 (UTC)
::::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ; c'est fait mais de mon côté je n'arrive pas à rafraîchir l'image des pages 194-196. En revanche je n'ai pas la possibilité de déplacer les pages sans redirection. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 15 septembre 2026 à 13:31 (UTC)
:::::Où as-tu trouver le bon fac-similé? J'ai cherché partout! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 14:05 (UTC)
:::::Quelqu'un qui s'y connaît pourrait nous aider à remettre le nouveau fac-similé à la place de l'ancien? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 14:08 (UTC)
::::::Ah oui : dans [https://www.google.fr/books/edition/_/mDQo4s7vdg0C?hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwie0ebw5fCWAxVQTqQEHXSUGSAQre8FegQIBBAt Google livres]. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 15 septembre 2026 à 14:29 (UTC)
:::::::Purée j'ai été là!! Mais j'avais pas trouvé le même, seulement sans les pages... Bizarre. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 15 septembre 2026 à 15:23 (UTC)
:::::Bonjour,
:::::Pardon d'insister, mais je ne comprends pas malgré l'upload du nouveau fichier, je ne vois pas les nouvelles pages sur le Jerome_-_Œuvres_complètes,_trad._Bareille,_tome_2,_1878.djvu. Pourtant si je le télécharge je les vois bien.
:::::Idem pour [[Livre:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu|l'index]]. je suis prêt, s'il le faut déplacer manuellement toutes les pages, mais faudrait-il qu'il s'affiche correctement. Sur l'index ce qui plus drôle c'est que la tdm est bien à la page 641, mais quand on vas sur l'ancienne page de tdm actuellement la page 639, on voit le fac-similé de la page 641. Je n'ose pas la déplacer à la bonne page.
:::::Merci encore pour votre aide. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 06:52 (UTC)
::::::En effet. J'ai l'impression qu'il y a une politique de cache de plus en plus agressive sur Wikisource. Mieux vaut attendre un ou deux jours avant de faire quoi que ce soit sur cet ouvrage, cela va peut-être s'arranger tout seul. Il m'arrive aussi de temps en temps d'avoir l'image d'une page différente de celle que je consulte en cliquant sur « Modifier » (mais ce n'est peut-être pas lié). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 07:54 (UTC)
:::::::Bonjour, je n'arrive pas non plus à éliminer cette anomalie. Toutes les purges de cache n'y ont rien fait. Chaque page est stockée en cache de commons en plusieurs fichiers de tailles prédéterminées (par ex. 330, 500, 960, 1280 pixels). Pour ce djvu, la taille 960px ne veut pas se mettre à jour. Comparer les vignettes [https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu/page477-500px-Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu.jpg?utm_source=fr.wikisource.org&utm_campaign=index&utm_content=thumbnail 500px], [https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu/page477-960px-Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu.jpg?utm_source=fr.wikisource.org&utm_campaign=index&utm_content=thumbnail 960px], [https://thumb.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/cb/Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu/page477-1280px-Jerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_2%2C_1878.djvu.jpg?utm_source=fr.wikisource.org&utm_campaign=index&utm_content=thumbnail 1280px] de la [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 2, 1878.djvu/477|page 476]] (djvu477). Seul celle dont on a besoin ne veut pas être à jour ! Quelqu'un connaîtrait-il une idée pour forcer cette ✮⚡💣💥! de mise à jour ? • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 septembre 2026 à 08:03 (UTC)
::::::::Merci à vous!
::::::::Je vais patienter... Je travaille sur le tome 1 en attendant et je vérifie qu'il ne manque pas de page avant ;)
::::::::Si jamais on trouve une solution, prévenez-moi. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 09:01 (UTC)
::::::::{{phabricator|T438134}}
::::::::C'est tout de même bizarre, donc j'ai créé un rapport de bug sur Phabricator. Même si j'imagine qu'on va me répondre que c'est un problème de cache serveur qui va se résoudre tout seul. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 09:44 (UTC)
:::::::::Sur Edge, en appuyant à plusieurs reprises sur CTRL+F5 sur la page de la vignette, la page a fini par se mettre à jour puis il a fallu nettoyer le cache sur mon poste. Je ne sais pas si cela a coïncidé avec une autre opération mais je vois bien les page 194 et 195. Voir aussi [[c:Help:Purge]] --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 16 septembre 2026 à 12:35 (UTC)
::::::::::Oui, c'était mon cas aussi tout à l'heure sur Firefox, et puis la mauvaise version est revenue. Mais hors connexion le problème semble avoir disparu. Je pense que le problème sur le serveur (qui était réel) a disparu, mais il peut rester quelques problèmes sur le cache du navigateur local, qu'un <code>Ctrl-Shift-R</code> ou équivalent peut résoudre. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 12:46 (UTC)
:::::::::::Pour moi aussi il suffit maintenant du rafraîchissement du cache du navigateur. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 septembre 2026 à 15:21 (UTC)
::::::::::::Oui c'est aussi ok, j'ai déjà tout déplacé. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 18 septembre 2026 à 17:38 (UTC)
:Rebonjour,
:Je viens de découvrir une nouvelle page problématique. Heureusement elle n'est pas manquante, elle est juste toute noire! C'est cette [[Page:Jerome - Œuvres complètes, trad. Bareille, tome 1, 1877.djvu/184|page]] [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 12:03 (UTC)
:::En effet, la page est noire dans le DjVu. Au moins cela ne fera pas de décalage si on la remplace… [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 12:49 (UTC)
::::La page est remplacée, le rafraîchissement résiste encore un peu. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 16 septembre 2026 à 16:23 (UTC)
:::::Ok merci, comme pour l'autre livre toujours noire. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 19:05 (UTC)
::::::J'ai purgé la page sur Commons et cela semble fonctionner désormais (à condition de vider le cache local du navigateur, par exemple en chargeant la page avec <code>Ctrl-Shift-R</code>). J'ai purgé la page 184 sur Commons (c'est-à-dire [https://commons.wikimedia.org/w/index.php?title=File%3AJerome_-_%C5%92uvres_compl%C3%A8tes%2C_trad._Bareille%2C_tome_1%2C_1877.djvu&page=184 ici]). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 20:39 (UTC)
:::::::Jai réussi à afficher le fichier correctement mais pas encore l'index. On est bon pour le tome 1, les corrections sont faites malgré la page noires. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 16 septembre 2026 à 21:13 (UTC)
:::::::Je pense qu'il était pertinent de faire un rapport de bug. Toujours rien chez moi pour le tome 2. Le tome 1 le fichier c'est bon mais toujours pas l'index! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 17 septembre 2026 à 07:46 (UTC)
== Échange d'idées avec WS en anglais ==
Bonjour, Comme je travaille principalement en ce moment sur Wikisource en anglais, je découvre des fonctionnalités qu'il serait utile de partager ou de copier.
# Il existe un gadget ''Vidage automatique des pages « Sans texte » : les zones de texte d’en-tête, de corps et de pied de page sont automatiquement vidées lorsque vous sélectionnez l’option « Sans texte ». Si vous changez d’avis et sélectionnez un autre statut, le texte initial sera restauré.'' qu'il serait utile de copier.
# WS en anglais n'utilise pour l'instant pas les sous-titres, et je voudrais copier cette fonctionnalité qui existe ici (exemple : [[Livre:Temps, espace, matière, leçons sur la théorie de la relativité générale, par Hermann Weyl, 1922.pdf]]).
[[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 16 septembre 2026 à 17:35 (UTC)
:Gadget intéressant pour les pages « Sans texte », que l'on pourra activer dans nos préférences si j'ai raison.
:Pour les sous-titres, c'est à la communauté de la Wikisource en anglais qu'il faut demander. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 17 septembre 2026 à 14:15 (UTC)
::{{notif|Yann}} je vois bien un champ ''Subtitle'' dans les [https://en.wikisource.org/w/index.php?title=Index:Cobweb_Castle_-_Fletcher_(1928).djvu&action=edit formulaires d'édition] et un sous-titre apparaît, par exemple, sur [[:en:Index:David-Neel - My Journey to Lhasa.pdf]]. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 17 septembre 2026 à 15:28 (UTC)
:::{{ping|Seudo}} Oui, mais il n'apparait pas dans les pages. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 17 septembre 2026 à 19:25 (UTC)
::::Que faut-il faire pour que les sous-titres apparaissent dans les pages de l'espace principal ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 22 septembre 2026 à 16:29 (UTC)
:::::Ah, dans les transclusions ? Je ne comprenais pas, parce que l'exemple donné ci-dessus n'a pas de transclusion...
:::::Sur en.wikisource, on peut voir dans chaque transclusion que le modèle [[:en:Template:Header|Header]] est appelé. Ce modèle est protégé, donc il faudrait faire la demande sur sa page de discussion. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 22 septembre 2026 à 19:15 (UTC)
::::::{{ping|Seudo}} Je suis admin sur WS en anglais, donc je peux faire les modifs, mais je voudrais que le sous-titre s'affiche quand on utilise <code><nowiki><pages index="..." header=1 /></nowiki></code>. C'est ça que je n'ai pas trouvé. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 23 septembre 2026 à 15:02 (UTC)
:::::::Il faut trouver quelqu'un qui ait les droits d'admin ET qui connaisse Lua. Je pense qu'il y a quelques lignes à rajouter dans la fonction <code>header_title</code> du fichier [[:en:Module:Header]], mais c'est impossible d'en être sûr sans faire de tests. De toute manière il faut en parler là-bas avec les autres contributeurs de en.wikisource pour vérifier qu'ils sont d'accord avec une telle modification, puisque ça peut impacter un grand nombre de pages. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 23 septembre 2026 à 21:34 (UTC)
:3. WS en anglais utilise un espace de nommage séparé pour les traductions faites par des contributeurs, ce qui me semble une bonne idée. Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 septembre 2026 à 14:11 (UTC)
::* Très bien, le gadget pour les pages sans texte
::* Bonne idée, un espace séparé ; parfois, ce n'est pas très clair, en effet
::[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 18 septembre 2026 à 16:11 (UTC)
::Je ne sais pas comment copier le gadget. Pour un nouvel espace de nommage, il faut un consensus de la communauté, puis un rapport de bug aux développeurs. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 22 septembre 2026 à 16:28 (UTC)
::: [[Utilisateur:Yann|Yann]],
::: Le lien vers le code du gadget se trouve dans [https://en.wikisource.org/wiki/MediaWiki:Gadgets-definition#editing-tools-for-Page-namespace cette section] (merci Google Gemini). Les pages qui servent aux transcriptions sont dans l'espace de noms 104 ; il n'y a donc que quatre possibilités. Après comparaison avec la liste des gadgets dans [https://en.wikisource.org/wiki/Special:Preferences#mw-prefsection-gadgets les préférences], je parie fortement sur l'extension « notext », qui est programmée en JavaScript (ce qui renforce mon hypothèse). J'ai trouvé [https://en.wikisource.org/wiki/MediaWiki:Gadget-notext.js MediaWiki:Gadget-notext.js] : le commentaire en haut de la page soutient mon hypothèse. {{sourire}} C'est ce code qu'il faut copier ici.
::: Bon succès pour la suite.
::: — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 24 septembre 2026 à 22:37 (UTC)
== Notes sur un texte bilingue ==
Dans l'Art Poétique d'Horace, [[Art poétique (Horace, Batteux)|traduction de Charles Batteux]], texte latin sur la page de gauche (paire) et traduction sur la page de droite (impaire), il y a des notes de bas de page en français, qui commencent en bas de la page de gauche et continuent selon le besoin en bas de la page de droite, et sont appelées depuis le texte latin. Ces notes n'avaient pas été reprises; or elles sont d'un grand intérêt, et la plupart ne commentent pas spécialement le texte latin. J'ai cru comprendre que ne pas incorporer les pages en langue étrangère dans l'ouvrage en français est un dogme. J'ai fait un essai sur les premières pages, en recopiant tout simplement la note de la page de gauche sur la page de droite, la source étant donc invisible. Le cas se présente sûrement ailleurs, et je suppose qu'il y a une solution orthodoxe. Donnez-moi un exemple à suivre. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 16 septembre 2026 à 20:32 (UTC)
:Excellente solution à mon avis. Le seul dogme est de faire des textes fidèles à l'original, modulo les différences matérielles entre une édition papier et une édition électronique. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 septembre 2026 à 21:24 (UTC)
::@[[Utilisateur:Narilora|Narilora]] Tout à fait d’accord avec @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ! Le jour où on formalisera cette orthodoxie wikisourcienne, il faudra citer une de vos pages en exemple {{sourire}}. Comme l’Art poétique d’Horace comprend la version originale latine, j’ai créé [https://la.wikisource.org/wiki/Liber:Batteux_-_Les_quatre_po%C3%ABtiques_d%E2%80%99Aristote,_d%E2%80%99Horace,_de_Vida,_de_Despr%C3%A9aux,_tome_1,_1771.djvu Liber:Batteux - Les quatre poëtiques d’Aristote, d’Horace, de Vida, de Despréaux, tome 1, 1771.djvu] et y ai inséré la transclusion de vos pages. Voir les pages sans texte. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 17 septembre 2026 à 01:48 (UTC)
:::Si j'ai bien compris, il faudra que je continue le travail de recopie vers le domaine latin. Pour l'instant, je vais au bout sur le domaine français. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 17 septembre 2026 à 10:05 (UTC)
::::Pas recopier mais plutôt transclure. Il suffit de placer <nowiki>{{iwpage|fr}}</nowiki> au haut de toutes les pages que vous avez déjà transcrites sur ws.fr et pour le latin on peut faire l’inverse ce qui nous permet de produire une version dans les deux langues dans l’espace principal. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 17 septembre 2026 à 15:34 (UTC)
:::::Le temps de comprendre iwpage, je fais. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 17 septembre 2026 à 19:23 (UTC)
::::::Voici un exemple de ce qu’on peut obtenir une fois terminé : [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/II]] [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 18 septembre 2026 à 01:12 (UTC)
== Livre sur Gallica pas dans le domaine public ? ==
Bonjour,
Je suis intéressé par le livre de [[Auteur:André Héléna|André Héléna]], "Les Salauds ont la vie dure" qui est sur Gallica [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k11864567.r=Les%20Salauds%20ont%20la%20vie%20dure ici].
Comme j'ai trouvé ce livre complet sur Gallica, je pensais qu'il était dans le domaine public, et j'ai donc créé la page auteur sans me poser de questions... et puis j'ai vu que cet auteur est décédé en 1972 (donc pas libre de droit)... je m'apprêtais à mettre le livre sur Commons, mais au moment de me poser la question de la "Permission", je me suis rendu compte que le livre était paru en 1953... Ce qui veux dire qu'il n'est pas non plus dans le domaine public aux Etats-Unis...
Je suppose donc que je ne peux pas mettre ce livre sur Commons... ni sur Wikisource ?
Mais alors, comment se fait-il qu'il soit accessible sur Gallica ???
merci de vos retour... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 18 septembre 2026 à 16:59 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] C'est une erreur de Gallica, pour les autres ouvrages numérisés d'André Héléna, seul un extrait est accessible. Cette possibilité d'accès à des livres non domaine public arrive parfois sur Gallica. Quelle que soit la source du fac-similé, il faut toujours vérifier la question des droits avant import, non seulement pour l'auteur lui-même mais également pour les traducteurs, les illustrateurs et les préfaciers (lorsqu'il y en a), ce qui n'est pas toujours simple. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 19 septembre 2026 à 04:49 (UTC)
::Oui, merci @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]]... du coup j'abandonne mon projet de retranscrire ce livre... c'est pas grave car j'ai bien d'autres sujets en cours ! {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 19 septembre 2026 à 07:05 (UTC)
== [[:Catégorie:Poètes maudits]] ==
Bonjour,
Je crois que cette catégorie vise à regrouper [[:w:fr:Les Poètes maudits|''Les Poètes maudits'' de Paul Verlaine]] ou les [[:w:fr:Poète maudit|poètes maudits]] selon une définition plus moderne. J'ai un doute sur la pertinence de la catégorie, parce que j'ignore les critères utilisés pour la catégorisation. Votre avis ?
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 19 septembre 2026 à 09:27 (UTC)
== Ajouter le champ collection dans les index ? ==
Bonjour,
Dans [[Livre:Haussonville - Lacordaire, 1895.djvu]], quelqu'un a inscrit le passage « Les Grands Écrivains français », une collection de la Librairie Hachette, dans le champ de la maison d'édition. Devrait-on avoir un champ distinct pour indiquer la collection ?
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 19 septembre 2026 à 09:54 (UTC)
:Bonjour,
:Offrir cette possibilité serait sans doute utile, mais la parenthèse dans le champ "maison d'édition" ne me choque pas non plus. Sinon on peut toujours créer des catégories pour les collections les plus représentées sur WS. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 20 septembre 2026 à 12:28 (UTC)
== Bandeau modernisation ==
Bonjour à tous, alors que je transcluais la [[Grammaire de Port-Royal]], je me demandai s'il ne serait pas judicieux de mettre en place un « bandeau d'avertissement » pour avertir les utilisateurs novices de l'existence / des effets du modèle {{m|modernisation}} car j'imagine que tout le monde ne connais pas l'existence de ce modèle dès sa première visite de WS (j'ai moi-même découvert ce modèle en travaillant sur un ouvrage de la Renaissance, pas en naviguant sur une page qui avait installé ce modèle !)
J'avais imaginé un bandeau avec {{m|ambox}} pour l'instant, sous cette forme :
{{ambox|text=Ce texte a été transclu dans son orthographe d’origine mais, grâce à l’aide du modèle {{m|Modernisation}}, il vous est possible d’en moderniser l’orthographe en cliquant dans la barre d’outils à droite sur ''Orthographe moderne''.
{{c|N’hésitez pas à contribuer au [[Wikisource:Dictionnaire|dictionnaire des modernisations]] si vous apercevez une lacune !|fs=90%}}}}
En cas de mise en place de cette idée, j'imagine qu'il serait plus facile de l'intégrer directement au modèle de {{m|modernisation}} pour éviter d'avoir à le rajouter manuellement à chaque page existante comprenant le modèle et pour éviter à l'avenir que des wikisourciens n'utilisent un modèle sans l'autre. Toutefois, je ne sais comment faire en sorte que le bandeau soit forcément afficher en haut de la page, dans le cas où le modèle serait ajouté en dessous de la balise ''header'', affichant donc le bandeau ''après'' le texte...
Je lance donc cette idée (ici pas en page de discussion du modèle modernisation, pour éviter que personne n'y participe), à vous de me partager vos opinions ! – [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 19 septembre 2026 à 16:30 (UTC)
:Il est possible de faire apparaître le bandeau en haut d'une page avec du CSS, mais je ne suggère rien faute d'expérience. [[user:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] connaît probablement une solution qui fonctionne dans Wikisource.
:Sinon, {{m|modernisation}} et le futur modèle peuvent être inscrits séparément dans la même page, chacun contenant une phrase indiquant d'insérer l'autre modèle. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 19 septembre 2026 à 18:38 (UTC)
:@[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] : personnellement je trouve que c'est une bonne idée et je suis '''''pour''''' :-) [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 19 septembre 2026 à 18:40 (UTC)
::Bonjour @[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]]. Peut-être serait-il utile d'indiquer dans le bandeau d'avertissement que (sauf erreur de ma part) la modernisation ne fonctionne que sur la lecture en ligne. L'outil d'export ne permet pas de sélectionner la version à exporter et c'est donc toujours la version originale qui est exportée. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 05:53 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] C'est juste ! quelque chose comme :
:::{{ambox|text=Ce texte a été transclu dans son orthographe d’origine mais, grâce à l’aide du modèle {{m|Modernisation}}, il vous est possible d’en moderniser l’orthographe en cliquant dans la barre d’outils à droite sur ''Orthographe moderne''. '''Attention !''' La modernisation ne sera pas exportée vers EPUB, MOBI ou PDF par l’outil ''ws-export''.
:::{{c|N’hésitez pas à contribuer au [[Wikisource:Dictionnaire|dictionnaire des modernisations]] si vous apercevez une lacune !|fs=90%}}}}
:::– [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 20 septembre 2026 à 06:23 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] Oui ! je serai toutefois plus précis comme : '''Attention !''' seul le texte original non modernisé sera exporté vers vers EPUB, MOBI ou PDF par l’outil ''ws-export''.
::::C’est d'ailleurs la première raison pour laquelle j'ai arrêté de moderniser les ouvrages que je transcris.[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 10:06 (UTC)
:Bonjour,
:Pardonnez-moi, mais je ne pense pas qu'afficher un bandeau aussi massif sur les milliers de pages utilisant le modèle (y compris les sous-pages, donc chaque chapitre, fable de La Fontaine ou lettre de Mme de Sévigné) soit une bonne idée. Par ailleurs, en tout cas sur l'apparence que j'utilise (Vector 2010), l'emplacement des boutons en question est différent (plutôt en haut à gauche après source et discussion), ce qui rend l'instruction donnée contre-productive. Je ne pourrais soutenir la proposition que si elle est limitée aux pages racines de l'ouvrage concerné, aux lecteurs/lectrices non connecté(e)s, ou avec possibilité pour celles et ceux qui le sont de désactiver le bandeau une fois pour toutes, vu qu'il n'aurait vraiment d'utilité qu'à la première rencontre d'un texte avec modernisation offerte. Tout cela me paraît malheureusement délicat techniquement. En l'état je suis donc {{contre}} [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 20 septembre 2026 à 12:24 (UTC)
::Je suis d'accord avec ces points de critique, @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] : étant donné que je n'ai malheureusement pas les connaissances permettant de déterminer la faisabilité d'un pareil bandeau, j'espère trouver ici des utilisateurs plus expérimentés ayant des pistes d'améliorations pour une mise en oeuvre moins "encombrante" {{;-)}}. Pour Vector 2010, j'utilise personnellement également cette apparence-ci mais j'imagine que les utilisateurs occasionnels seront principalement sur la nouvelle apparence ! (j'imagine impossible de personnaliser le message aux différentes apparences de WS) — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 20 septembre 2026 à 13:50 (UTC)
:::::Je partage l’avis de @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] et considère la présence d’un bandeau dans l’espace principal un peu trop envahissante. Je crains qu’ainsi on ouvre une porte et que d’autres situations se présentent. De toute façon, techniquement on ne peut insérer un bandeau en utilisant un modèle à moins de le positionner à l’endroit où ce modèle est situé. À la limite, le modèle pourrait préciser lorsque le bandeau est requis mais il devra passer la main au Gadget écrit en javascript. Cela implique l’intervention d’admin d’interface. N.-B. : Susuman77 a fait ressortir un problème avec Vector 2022. Ceux qui utilisent cet habillage ne peuvent pas discerner la présence d’une modernisation à moins de faire afficher la barre latérale et, même là, ''Montrer les altérations'' semble absent. Il faudrait que ce soit corrigé sinon plusieurs ne verront jamais qu’un texte a été modernisé. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 20 septembre 2026 à 14:31 (UTC)
::::::Pour moi, les options apparaissent bien dans la barre latérale droite avec Vector 2022, y compris ''Montrer les altérations'' si on a d'abord sélectionné ''Orthographe modernisée''. Le comportement me semble donc être le même pour Vector et Vector 2022. Certes, les commandes sont très difficiles à trouver avec Vector 2022, mais je crois que l'objectif de ce thème est bien de cacher tout ce qui peut être utile... La solution à ce problème (ou ce choix) de design n'est évidemment pas de rajouter des bandeaux. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 20 septembre 2026 à 14:51 (UTC)
:::::::@[[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] J'ai répondu sur l'aspect technique, pour le fonds, je partage d'autant plus les critiques des autres contributeurs sur un bandeau potentiellement envahissant que, de mon point de vue, l'intérêt de la modernisation est largement obéré par l'absence de possibilité d'export. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 15:04 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] c'est vrai que c'est le gros problème, même si j'ai jamais vraiment compris la raison pour laquelle les modernisations ne pouvaient pas être exportées... — [[Utilisateur:Rafavannay|Rafavannay]] ([[Discussion utilisateur:Rafavannay|d]]) 20 septembre 2026 à 16:03 (UTC)
:::::::::Je pense que ce n'est pas possible parce que la modernisation se fait en Javascript, c'est-à-dire sur le poste du lecteur (elle disparaît si on ferme la fenêtre). L'export est réalisé par le serveur à partir du texte enregistré dans la base de données de Wikisource, donc le texte non modernisé. Il faudrait implémenter la modernisation sur le serveur lui-même. (Ou alors hacker le système en créant une page temporaire contenant la version modernisée, le temps de faire l'export...) [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 21 septembre 2026 à 13:57 (UTC)
:::::::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Mais oui, je me souviens maintenant ! C’est toi qui avais corrigé la barre d’outils après avoir obtenu, j’imagine, les autorisations du Saint Esprit. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 20 septembre 2026 à 15:59 (UTC)
== Aide pour produire un djvu de qualité ==
Bonjour,
J'ai scanné une vie de Charles Boromé de 1910, je voudrais la mettre sur ws. J'ai fait la bêtise de scanner en niveau de gris. Le texte n'est pas si mauvais. J'arrive à mettre mon pdf en ordre, puis à en faire l'ocr. Mais dans toutes ces "manip" en ligne de commande le fichier devient plus gros et la conversion en djvu (depuis le pdf) perd le texte océrisé, la commande est la suivante:
ocrmypdf --deskew --optimize 2 -l fra livre-propre.pdf livre_ocr_dresse.pdf
Mais mon fichier d'abord de moins d'un giga passe à 17 quand je veux rendre le fond blanc et pas gris (avec pdftoppm -tiff -r 300 _travail/livre_complet2.pdf _travail/images/page puis convert, imagemagik), puis à plus de 60 méga une fois la roc finie...
Si quelqu'un à une méthode fiable sous linux je suis preneur.
[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 12:35 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]]. Je retravaille les scans avec ScanTailor advanced. Cela produit des fichiers .tif d'une résolution choisie. Tu peux choisir d'exporter en couleurs/niveau de gris ou noir et blanc et tu choisis également la résolution d'export.
:*Sous ScanTailor, si je fais un fichier en couleur je choisis une résolution d'export de 150 ou 200 dpi, je postérize à 255, je décoche ''normalize'' et ''force b&w''. En noir et blanc, je choisis une résolution d'export de 300dpi, je coche toutes les options, j'utilise la méthode Otsu à 0 (à modifier en fonction du contraste).
:*Sous linux une fois les images retravaillés avec Scantailor, je transforme les images .tif en .pdf avec <code>img2pdf *.tif -o MonFichier.pdf</code> puis je fais l'OCR avec <code>ocrmypdf -j0 -l fra MonFichier.pdf MonFichierOCR.pdf</code> enfin je transforme mon .pdf avec <code>pdf2djvu -o MonFichierOCR.djvu -j0 --fg-colors=black --bg-subsample=1 --dpi 200 --lines MonFichierOCR.pdf</code> Le dpi est à ajuster en fonction du choix de départ. En noir et blanc tout cela produit des fichiers de très petite taille, et en couleur de taille raisonnable (mais cela dépends du nombre de page de départ).
:[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 13:00 (UTC)
::Merci je vais essayer ça. Question annexe j'aurais du mieux scanner en noir et blanc plutôt qu'en niveau de gris? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 13:30 (UTC)
:::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] Pas forcément, cela dépend de la qualité du livre, s'il est récent et sans taches, c'est très bien en noir et blanc, s'il y a des taches il vaut quelquefois mieux préserver la couleur ou le niveau de gris. L’algorithme otsu de scantailor est très performant pour convertir en noir et blanc en minimisant les pétouilles lorsque la source est à peu près correcte. Au final c'est une suite de compromis qualité/poids donc il est difficile de donner une solution générale. Je procède souvent au cas par cas. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 14:57 (UTC)
::Merci c'est génial, il m'a fallut un peu de temps pour comprendre scantailor, mais j'y suis arrivé!! Je note la procédure. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 16:20 (UTC)
:::Et voilà c'est téléversé, mais comme d'habitude j'arrive pas à créer [[Livre:Saint Charles Borromée (1538-1584).djvu|l'index]] correctement, j'ai une erreur intervalle invalide, pourtant ça a l'air correct: <nowiki><pagelist 1to5="roman" 6to8=- 9=1 269to271="TdM" 272to276=-/></nowiki>! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 20 septembre 2026 à 16:59 (UTC)
::::@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] Normalement il suffit :
::::*de purger le fichier sur Commons en utilisant successivement les deux boutons purge à droite dans les outils
::::*de purger le fichier index sur wikisource
::::Cela devrait marcher. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 20 septembre 2026 à 18:25 (UTC)
:::::IL serait utile d'ajouter la purge à la page d'aide. Parce que chaque fois j'oublie ce simple petit détail. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 08:49 (UTC)
== Validations ==
Bonjour, je trouve que le contenu de {{m|Validations}} manque d'homogénéité : certains titres en romain, d'autre en italiques. Je pense qu'il faudrait appliquer une convention (pour ce qui est du fini de la chose.) • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 21 septembre 2026 à 08:02 (UTC)
:La règle est claire, un titre d'ouvrage doit être en italique. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 21 septembre 2026 à 09:18 (UTC)
== Ajouter l'auteur Charles Borromée à wikidata ==
Bonjour,
Je n'ai pas le droit d'ajouter Charles Borromée à [[d:Q216946|wikidata]], quelq'un pourrait m'aider à le faire car je souhaite créé sa page.
Merci pour votre aide, [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 08:48 (UTC)
:Il faut d’abord créer la page Auteur et par après on peut la lier à Wikidata. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 septembre 2026 à 12:29 (UTC)
::Ah ok! [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 12:39 (UTC)
::Je ne sais pas si c'est la bonne page, mais celle que j'ai mis dans le lien est semi-vérouillée. Je ne peux pas ajouter l'auteur. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 12:43 (UTC)
:::Voir les modifs que j’ai apportées à la page [[Auteur:Charles_Borromée|Auteur]]. Quand on enregistre la page la première fois, ça va afficher un message d’erreur. Puis il faut aller sur la page de wikidata et au bas complètement à l’item Wikisource, ajouter un lien à Auteur: Charles Borromé en précisant fr dans la colonne de gauche ; et enfin purger la page Auteur de Wikisource. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 septembre 2026 à 14:21 (UTC)
::::Merci de l'avoir fait. Je répète juste que je n'ai pas accès à la page sur wikidata. Je ne suis pas autorisé à la modifié. Il y a un cadenas chez moi. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 15:26 (UTC)
:::::Le cadenas signifie que la page est semi-protégée, c'est-à-dire la modification est réservée à des utilisateurs ayant déjà une certaine expérience sur Wikidata. Ce n'est apparemment pas ton cas, donc tu peux utiliser le modèle [[:c:Template:Edit request|Template:Edit request]] pour faire une demande là-bas. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 21 septembre 2026 à 22:11 (UTC)
== Modification du gadget "Erreurs communes" ==
Bonjour,
Je trouve que le gadget "erreurs communes" trouve certains mots en ''erreur'' qui ne devraient pas l'être ; comme par exemple : "Eh", "môme", "malin", et même "Ton" en début de phrase... serait-il possible de retirer ces mots courants des erreurs ?
J’utilise le modèle {{m|Nec}} pour éviter de voir ces mots en rose… mais ce serait quand même bien que ces mots ne ressortent pas "de base"…
merci d'avance [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 12:33 (UTC)
:Il y en a d'autres des mots "innocents", là je pense à lune et à antre. [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 21 septembre 2026 à 14:05 (UTC)
::Ces mots sont en erreurs communes du fait de la confusion potentielle de l’OCR : Eh/En ; môme/même ; Ton/l’on ; malin/matin. Ces confusions sont très fréquents, c'est pourquoi elles font parties des erreurs communes. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 21 septembre 2026 à 14:22 (UTC)
::Salut, c'est plus compliqué que tu ne le penses, "môme" est souvent une erreur de "même", "malin" de "matin", "Eh" de "Et" si tu as le courage tu peux me donner le contexte certains dans lequel sont les mots "môme malin".
::Par exemple "môme que" me semble être toujours une erreur alors que "une|un môme" peux aussi étre "une|un même", l'erreur commune est là pour nous surligner un oublie classique.
::*" leur môme" semble toujours bon, 3 occ..
::*Ici le surlignage serait utile : [[Page:Lefrançais - Étude sur le mouvement communaliste à Paris, en 1871.djvu/464]] "souffrant des mômes maux"
::Tu peux faire une recherche <code>[https://fr.wikisource.org/w/index.php?search=insource%3A%2Fm%C3%B4me%2F&title=Sp%C3%A9cial%3ARecherche&profile=advanced&fulltext=1&ns104=1 insource:/môme/]</code> dans les pages, tu verras mieux la problématique. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 14:23 (UTC)
:::Bonne réponse @[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ! Un exemple vaut mille mots ! [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 septembre 2026 à 14:52 (UTC)
::::Bonjour ou re-bonjour à tous,
::::Je comprend bien que "môme" peut être une erreur à la place de "même" et que "malin" peut être une erreur à la place de "matin"... et en effet, il y a aussi "lune" qui apparaît systématiquement en erreur potentielle... malgré tout, il est assez dommage que ces mots restent en rose définitivement sur les pages, alors qu'il peuvent très bien ne pas constituer des erreurs... Bon, j'utilise maintenant systématiquement le modèle {{m|Nec}} pour éviter que les mots restent en rose dans la page... mais c'est quand même assez "lourd", et un contributeur "non initié" peut ne pas comprendre ce que signifie ce "Nec" appliqué à certains mots… Ne serait-il pas possible de refaire le gadget de façon à que les mots en "erreur potentielles" apparaissent au moment ou le contributeur tente d'enregistrer une page, mais qu'il y ait alors une possibilité de corriger ou de valider ces mots, de manière à ce qu'il n'apparaissent plus en rose après l'opération ??? (je me doute que c'est plus compliqué à réaliser, mais ce serait idéal à mon sens...). [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 15:42 (UTC)
:::::Une solution serait que le gadget erreurs communes ne soit plus activé par défaut. Ainsi les lecteurs ne voient plus les erreurs et seul un correcteur ayant activé le gadget voit. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 17:23 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] : pour moi celà ne résoudrait pas cette problématique... car les personnes qui n'ont pas activé le gadget ne le verraient jamais, alors que les "contributeurs avancés" continueraient à voir les mots en rose définitivement... alors qu'une "validation" par le correcteur montrerait qu'il y a eu une action concrète pour accepter le résultat... certes, le gadget à développer est certainement plus complexe, mais encore une fois je pense que ce serait la bonne réponse à cette problématique... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 17:32 (UTC)
:::::::Suite à mon message précédent, je suis en train de réfléchir à la question de manière différente : ''ne faudrait-il pas tout simplement désactiver le gadget sur les pages validées (voire corrigées)...'' en considérant que si le valideur (voire le correcteur) à sauvegardé la page avec ce statut, c'est qu'il a "de fait" accepté l'orthographe des mots que la page contient ? En effet, le gadget est utile pour aider le contributeur à repérer les potentielles erreurs lors de la transcription d'une page, mais après cette étape, il n'a "normalement" plus de raison d'être...!? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 18:12 (UTC)
::::::::Cela me semble une bonne idée, le gadget sert seulement pour le correcteur pas pour le lecteur. On peux ainsi augmenter le nombre d'erreurs communes sans avoir l'effet négatif pour le lecteur.
::::::::MAIS comme tu as pu le voir, le mot môme pour même est présent dans les pages "jaunes", le gadget est utile pour un repérage.
::::::::Je désactiverai donc bien le gadget sur les pages validées. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 18:17 (UTC)
:::::::::Oui... en plus je suppose qu'il a dû y avoir de nombreuses pages transcrites et corrigées avant que le gadget existe... mais, en effet, c'est peut-être préférable de ne désactiver le gadget que sur les pages validées... sur lesquelles sont passés au moins deux contributeurs. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 21 septembre 2026 à 18:22 (UTC)
::::::::::Mais certaines pages ont pu être validées avant l'existence du gadget, et une page validée n'est pas nécessairement exempte d'erreurs. Il faut quand même se rappeler que ce gadget n'est vu que par les contributeurs connectés, et que son utilité contrebalance très largement le léger désagrément de voir des mots surlignés. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 21 septembre 2026 à 20:53 (UTC)
::::::::::Précision : j’ai trouvé 8 pages validées comportant "mômes" pour "mêmes" ; je n’ai pas encore passé le singulier en revue. --[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 21 septembre 2026 à 21:13 (UTC)
:::::::::::Bonjour, le gadget erreurs communes peut-être discret sur certains mots lors de la correction, c'est pourquoi il peut rester des erreurs malgré sa présence (ponctuation erronée, mots de deux lettres). Le moyen d'y remédier est de regarder les ''erreurs possibles'' dans les chapitres tranclus ou dans le texte entier s'il a été créé. Je le fais systématiquement. Le fait de désactiver le gadget après la correction présente le risque de laisser passer des erreurs. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 22 septembre 2026 à 04:37 (UTC)
::::::::::::Bonjour à tous. Idem. Ce qui me satisferais le plus, ce serais juste une bascule dans l'espace principal pour afficher ou masquer à volonté ces ''erreurs possibles''. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 22 septembre 2026 à 07:11 (UTC)
:::::::::::::Bonjour, en réfléchissant, il me semble que que la coloration pourrait être supprimée des pages de l'espace principal après les passage en mode corrigé dans l'espace page. Mais cela à condition que l'on puisse voir dans le bandeau de gauche de l’espace principal les ''erreurs possibles'' malgré la suppression de la coloration. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 23 septembre 2026 à 15:11 (UTC)
::::::::::::::Après cette judicieuse remarque, j'ajouterais que ce gadget, qui ne concerne que le français, devrait être désactivé dans {{m|lang}}. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 25 septembre 2026 à 07:46 (UTC)
:::::::::::::::J'ai l'impression que c'est déjà le cas. Un exemple ? [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 25 septembre 2026 à 08:04 (UTC)
::::::::::::::::Bonjour @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] C'est effectivement le cas actuellement, mais je pensais au cas où, parce qu'elle est gênante, on ferait en sorte que la coloration ne s'affiche plus dans l'espace page ni dans l'espace principal après le passage de la page en mode ''à valider''. Il faudrait dans ce cas que les erreurs possibles, même non coloriées puissent quand même s'afficher après activation des ''erreurs possibles'' dans le bandeau de gauche dans l'espace principal. Suis-je plus clair ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 25 septembre 2026 à 13:34 (UTC)
:::::::::::::::::Je répondais à {{u|M-le-mot-dit}} au sujet du modèle {{m|lang}}...
:::::::::::::::::Sur ta question, on peut aussi rajouter dans son <code>common.css</code> quelque chose comme :
:::::::::::::::::<syntaxhighlight inline=yes lang=css>.Erreurs-communes, .no_erreurs_communes { background-color:light-dark(#FCDFFF,#362537); }</syntaxhighlight>
:::::::::::::::::Mais :
:::::::::::::::::* cela s'appliquera pour tout texte marqué par {{m|nec}} (même si le texte n'aurait pas été détecté par le gadget Erreurs communes) ;
:::::::::::::::::* il n'y a pas de moyen de le désactiver, sinon en modifiant à nouveau son <code>common.css</code> (ou alors on peut installer l'excellente extension ''Stylus'' dans Firefox, qui permet d'avoir une sorte de <code>common.css</code> pour n'importe quel site web, facile à activer ou à désactiver).
:::::::::::::::::[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 25 septembre 2026 à 14:16 (UTC)
::::::::::::::::::Au temps pour moi, le langage est pris en compte dans le gadget. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|ℳ-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 25 septembre 2026 à 15:27 (UTC)
== Note de bas de page ==
Je voulais savoir comment indiquer une note sur une [[Page:Carette_-_Zirska,_immigrante_inconnue,_1947.djvu/12|page]] dans l’espace Page: qui se retrouve reportée en bas de page sur la page [[Page:Carette_-_Zirska,_immigrante_inconnue,_1947.djvu/13|suivante]]. La même question se pose si cette note ce retrouve sur la page [[Page:Carette_-_Zirska,_immigrante_inconnue,_1947.djvu/13|précédente]]. J’ai cherché dans l’[[Aide:Notes]] et je n’est pas trouvé d’exemple. Par contre, la transclusion semble être correcte.
Merci pour votre aide. [[Utilisateur:Obelon|Obelon]] ([[Discussion utilisateur:Obelon|d]]) 21 septembre 2026 à 19:19 (UTC)
:ça me semble très bien comme cela, ce qui compte c'est le rendu final. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 21 septembre 2026 à 20:42 (UTC)
::Super alors! je vais laisser les pages telles quelles. [[Utilisateur:Obelon|Obelon]] ([[Discussion utilisateur:Obelon|d]]) 22 septembre 2026 à 01:17 (UTC)
== Accolades non exportées avec WSExport ==
Bonjour,
Je viens de constater que les accolades ne sont plus exportées avec WSExport... j'ai l'impression que c'est la même chose aux formats "epub" et "pdf".
Avez-vous constaté la même chose ? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 22 septembre 2026 à 00:06 (UTC)
:Désolé... j'ai rencontré un problème sur un export, mais il semble que maintenant ça "re-marche" !... [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 22 septembre 2026 à 00:10 (UTC)
== Quoi de neuf du côté de Wikimédia France ? ==
[[File:Logo WMFr noir horizontal.png|centre|350px]]
Bonjour le Bistro !
Petite revue d'actualités en cette rentrée du côté de Wikimédia France. Que vous soyez simples lecteurs, contributeurs réguliers ou anciens de l'association, voici les derniers sujets chauds du moment :
* '''Vie associative : Adhérez ou réadhérez à Wikimédia France avant l’AG du 21 novembre !'''
* '''Wikimania 2026 à Paris :''' Retour sur la conf' de presse et ce que le rassemblement mondial va apporter à la communauté locale.
* '''Sondage :''' Les résultats de l'enquête de juin 2026 sur les usages et la perception de Wikipédia par les Français.
* '''Livre blanc :''' Retour sur l'événement aux Archives nationales pour la promotion des communs numériques.
* '''Label Culture Libre 2026 : ''' Découvrez les institutions labellisées
👉 '''Retrouvez toute l'actu détaillée directement sur la page [https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Wikim%C3%A9dia_France Wikimédia France]'''.
<gallery mode="packed-hover" heights="80px">
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File:Wikimania 2026 Day 4 group photo.jpg
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</gallery> [[Utilisateur:Luc Hervier WMFr|Luc Hervier WMFr]] ([[Discussion utilisateur:Luc Hervier WMFr|d]]) 25 septembre 2026 à 09:21 (UTC)
== Your feedback wanted: Remove ''(Language link added:) and similar'' edits from Special:RecentChanges ==
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<!-- Message envoyé par User:Danny Benjafield (WMDE)@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=User:Danny_Benjafield_(WMDE)/MassMessage_test_list&oldid=31080967 -->
== décalage de la roc par rapport à la page ==
Bonjour,
Je viens de téléverser plusieurs tome des œuvres complètes de St Bernard, je ne comprend pas pourquoi mais sur le tome 1 [[Livre:Saint-Bernard - Oeuvres complètes, trad Charpentier, Tome 4, 1867.djvu|3]] et 4 le texte est décalé de deux pages par rapport au fac-similé! Peut-on résoudre ce problème?
Merci de votre aide, [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 25 septembre 2026 à 17:39 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] C'est un problème connu (quasi systématique) sur les fichiers venant d'internet archive importés avec iaupload. Je ne sais pas comment y remédier autrement que par une autre façon de procéder, en téléchargeant le fichier, l'expurgeant des pages inutiles et le téléversant sur Commons depuis son poste de travail. Si le fichier est trop gros (excède 100 Mo comme c'est la cas ici) il y a deux solutions :
:#télécharger le pdf d'IA, vérifier sa complétude, utiliser [https://commons.wikimedia.org/wiki/Special:UploadWizard l'assistant d'import] de Commons ;
:# si cela ne marche pas : récupérer sur IA les images .jp2, les convertir en jpg, traiter les images avec Scantailor en supprimant les images inutiles (scan en double de certains images), passer les images en noir/blanc, faire l'OCR, convertir en djvu, vérifier la complétude du fichier, puis remplacer le fichier défectueux par le bon.
:[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 26 septembre 2026 à 03:38 (UTC)
::Ok c'est beaucoup de travail... J'ai essayé de convertir le tome 6 (parce que ia à importer le tome 1 aulieu du tome 6, mais le fichier djvu de sortie est noir! si je supprime la commande avec black il est beaucoup trop lourd! Bref je tourne en rond.
Voici la commande que j'ai utilisé en deuxième:
pdf2djvu -o "Saint-Bernard - Oeuvres complètes, trad Charpentier, Tome 6, 1873.djvu" -j0 --bg-subsample=1 --dpi 200 --lines Bernard6.pdf
Et quand c'était tout noir, j'avais juste l'option:
-jfg-colors=black
[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 26 septembre 2026 à 11:09 (UTC)
:Ah autre question l'assistant d'import converti automatiquement en djvu? [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 26 septembre 2026 à 11:14 (UTC)
::Bon pas de chance je viens de tenter! ça reste en pdf, du coup j'ai deux noms identiques, mais un en pdf avec le bon texte, et un en djvu avec le texte du tome 1... [[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] ([[Discussion utilisateur:CyrMatt|d]]) 26 septembre 2026 à 11:28 (UTC)
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Page:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu/279
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Cantons-de-l'Est
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cantons-de-l'Est" /></noinclude>d’un instrument : ''le fil d’un rasoir''. '''Fil d’archal''', fil de fer ou de laiton, passé à la filière ; '''fil à plomb''', morceau de plomb suspendu à un fil, pour mettre un ouvrage d’aplomb. ''Fig.'' Suite, liaison : le fil d’un discours : cours : ''le fil de la rivière, le fil de la vie''. ''Donner du fil à retordre'', susciter des embarras ; ''de fil en aiguille'', de propos en propos.
'''FILAGE''' n. m. Action de filer.
'''FILAGRAMME''' n. m. V. ''Filigrane''.
'''FILAMENT''' n. m. Petite fibre des muscles, des nerfs ; petit fil des plantes.
'''FILAMENTEUX, EUSE''' adj. Qui a des filaments.
'''FILANDIÈRE''' n. f. Femme dont le métier est de filer. Adj. ''Les sœurs filandières'', les Parques.
'''FILANDRES''' n. f. pl. Longues fibres qui se trouvent dans la viande.
'''FILANDREUX, EUSE''' adj. Rempli de filandres : ''viande filandreuse''.
'''FILANT, E''' adj. Qui file : ''étoile filante''.
'''FILASSE''' n. f. Amas de filaments tirés de l’écorce du chanvre, du lin, {{corr|etc.|etc.,}} et préparés pour être filés.
'''FILASSIER, IÈRE''' n. Qui façonne la filasse.
'''FILATEUR''' n. m. Qui dirige une filature.
'''FILATURE''' n. f. Établissement où l’on file en grand la soie, le coton, la laine.
'''FILE''' n. f. Rangée de personnes ou de choses, placées à la suite les unes des autres. ''Chef de file'', qui est le premier d’une file ; ''feu de file'', feu d’une troupe qui tire par file et sans interruption. '''À la file''' loc. adv. L’un après l’autre.
'''FILE''' n. m. Métal passé à la filière.
'''FILER''' v. tr. Faire du fil. ''Fig.'' ''Filer doux'', céder par crainte ; ''filer un son'', l’enfler insensiblement et le diminuer de même ; ''filer ses jours'', passer sa vie ; ''des jours filés d’or et de soie'', une vie douce et heureuse. ''Mar.'' Filer un nœud, deux nœuds, trois nœuds, etc., parcourir une fois, deux fois, trois fois, etc., 15 mètres dans l’espace de 30 secondes. V. int. Couler lentement, comme de l’huile : ''ce vin file''.
'''FILERIE''' n. f. Lieu où l’on file le chanvre.
'''FILET''' n. m. Tissu à claire-voie pour prendre les poissons, les oiseaux ; partie déliée de l’étamine d’une fleur ; partie charnue qui se lève sur l’épine du dos du bœuf, du chevreuil, etc. ; très-petite membrane sous la langue ; petit réseau pour retenir les cheveux ; ornement long et délié, en architecture et en menuiserie. ''Impr.'' Ligne qui a diverses formes et divers usages. ''Fig.'' Très-petite quantité : ''filet d’eau, filet de vinaigre'', etc.
'''FILEUR, EUSE''' n. Qui file.
'''FILIAL, ALE, AUX''' adj. Qui est du devoir du fils, de l’enfant : ''amour filial''.
'''FILIALEMENT''' adv. D’une manière filiale.
'''FILIATION''' n. f. Ligne directe des aïeux aux enfants, ou des enfants aux aïeux. ''Fig.'' Suite, liaison : ''filiation des idées''.
'''FILIÈRE''' n. f. Instrument d’acier, destiné soit à étirer les fils métalliques, soit à leur donner la forme d’une vis.
'''FAL FORME''' adj. ''Bot.'' Mince, grêle, délié comme un fil.
'''FILIGRANE''' ou '''Filagramme''' n. m. Ouvrage d’orfévrerie à jour et en forme de petit filet ; figures tracées dans le papier.
'''FILIN''' n. m. ''Mar.'' Sorte de cordage.
'''FILLE''' n. f. Personne du sexe féminin non mariée ; servante : ''fille d’auberge''. ''Les filles de Mémoire'', les Muses.
'''FILLETTE''' n. f. Jeune fille.
'''FILLEUL, EULE''' n. La personne qu’on a tenue sur les fonts baptismaux.
'''FILOCHE''' n. f. Tissu, filet en corde, en soie ou en fil.
'''FILON''' n. m. Veine métallique dans l’intérieur de la terre.
'''FILOSELLE''' n. f. Grosse soie.
'''FILOU''' n. m. Voleur adroit.
'''FILOUTER''' v. tr. Voler avec adresse ; tricher au jeu.
'''FILOUTERE''' m. f. Action de filou.
'''FILS''' (''fi'') n. m. Enfant mâle ; terme d’amitié : ''mon fils''. ''Le Fils de l’homme'', Jésus-Christ. ''Fig.'' ''Fils d’Apollon'', les {{corr|poëtes|poètes}} ; ''fils de Mars'', les guerriers.
'''FILTRATION''' n. f. Passage d’un liquide à travers un filtre qui l’éclaircit ; action de passer, de filtrer à travers les terres, les rochers, en parlant des eaux.
'''FILTRE''' n. m. Étoffe, cornet de papier non collé, pierre poreuse, ou charbon à travers lesquels on passe un liquide qu’on veut clarifier.
'''FILTRER''' v. tr. Passer un liquide par le filtre. V. int. Pénétrer : ''l’eau filtre à travers les terres''.
'''FIN''' n. f. Bout, extrémité ; terme, mort : ''toucher à sa fin ;'' but : ''en venir à ses fins''. ''Pal.'' ''Fin de non-recevoir'', refus d’admettre une action judiciaire sous prétexte que celui qui l’intente n’est pas fondé dans sa plainte.
'''FIN, FINE''' adj. Délié et menu : ''écriture, pluie fine ;'' haché menu pour servir d’assaisonnement : ''fines herbes''. ''Fig.'' Excellent : ''vin fin ;'' délicat : ''goût fin ;'' pur : ''or fin ;'' spirituel : physionomie<noinclude>
<references/></noinclude>
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Auteur:Michel Nicolas (théologien)
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wikitext
text/x-wiki
{{Auteur
|nom=Michel Nicolas
|cle=Nicolas, Michel
|contenu=
== Œuvres ==
*''Dissertation sur la forme de la poésie hébraïque'', Strasbourg, 1833
*''Rapport de l’ancienne à la nouvelle alliance, ou de la loi à la foi'', Strasbourg, 1836
*''De Jesu Christi miraculis'', Argentorati, 1836
*''Essai d’herméneutique'', Strasbourg, 1838
*''Jean-Bon Saint-André : sa vie et ses écrits'', Montauban : Réthoré, 1848 [https://books.google.com/books?id=-_4vAAAAYAAJ&pg=PA3&dq=andr%C3%A9+jeanbon+saint+andr%C3%A9&ei=CZk8S8nELpDazQStgIm9DA&hl=fr&cd=1#v=onepage&q=&f=false]
*''Introduction à l’étude de l’histoire de la philosophie, tome I'', Paris : Librairie philosophique de Ladrange, 1849
*''Notice sur la vie et les écrits de Laurent Angliviel de La Beaumelle'', Paris, 1852 <small>[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56176889.odf Texte en ligne]</small>
*''Introduction à l’étude de l’histoire de la philosophie, tome II'', Paris : Librairie philosophique de Ladrange, 1850 <small>[https://books.google.fr/books?id=tq1YAAAAMAAJ Texte en ligne]</small>
*''Histoire littéraire de Nîmes et des localités voisines qui forment actuellement le département du Gard'', Nîmes : Ballivet et Fabre, 1854 (3 vol.)
** I : Antiquité romaine-{{s|XVII}} <small>([https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k8630598b/f14.image lire en ligne])</small>
** II : {{s|XVII}}-{{s|XVIII}} <small>([https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k8630135f lire en ligne])</small>
** III : {{s|XVIII}}-{{s|XIX}} <small>([https://books.google.fr/books?id=rXQCN8DZBLoC&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false lire en ligne])</small>
*''Histoire des artistes peintres, sculpteurs, architectes et musiciens-compositeurs, nés dans le département du Gard'', Nîmes : Ballivet et Fabre, 1859 <small>([https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6572460m.image lire en ligne])</small>
*''Études critiques sur la Bible : Ancien Testament'', Paris : Michel Lévy frères, 1862 ; 1869 <small>[https://archive.org/details/tudescritiquess00goog Texte en ligne]</small>
*''Des doctrines religieuses des Juifs pendant les deux siècles antérieurs à l'ère chrétienne'', 1860, édition revue et augmentée, Paris : Michel Lévy frères, 1867 <small>[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k112208m.pdf Texte en ligne]</small>
*''Essais de philosophie et d’histoire religieuses'', Paris : Michel Lévy frères, 1863.
*''Études critiques sur la Bible : Nouveau Testament'', Paris : Michel Lévy frères, 1864.
*''Études sur les évangiles apocryphes'', Paris : Michel Lévy frères, 1866.
*''Le Symbole des Apôtres'', essai historique, Paris : Michel Lévy frères, 1867. <small>[https://archive.org/details/lesymboledesapt00nicogoog Texte en ligne]</small>
*''Histoire de l'ancienne Académie protestante de Montauban (1598-1659) et de Puylaurens (1660-1685)'', Montauban, E. Forestié, 1885. Réédition : Slatkine, 1971.
=== Articles ===
*« Études de littérature allemande – Bürger », ''La Gironde. Revue de Bordeaux'', 2, 1835, {{pg|409-426}}
*« Matthias Claudius », ''La Gironde. Revue de Bordeaux'', 2, 1835, {{pg|602-615}}
*« Philosophes mystiques allemands – Heinroth », ''Revue du Midi'', 3, 1835, {{pg|265-272}}
*« Littérature allemande – Johann Jakob Engel », ''Revue du Midi'', 3, 1835, {{pg|157-165}}
*« La poésie allemande – conte [de Uhland] », ''Revue du Midi'', 4, 12, 1836, {{pg|58-63}}
*« Littérature allemande – Uhland », ''Revue du Midi'', 4, 1836, {{pg|430-437}}
*« De la destination du savant, de Fichte », ''Revue germanique'', 3, 11, 1837, {{pg|312-321}}
*« La nuit du nouvel an d’un malheureux de Jean Paul », ''L’Austrasie'', 2, 1838, {{pg|251-253}}
*« Lettre de M. le professeur Nicolas », ''L’Évangéliste'', 3, 1839, 4, {{pg|27-30}}
*« Quelques considérations sur le panthéisme », ''Revue théologique'', 2, 1842, {{pg|117-137}}, 200-213 et 276-290
*« L’Académie de Die et quelques-uns des professeurs qui y ont enseigné. 1604-1684 », ''Bulletin de la Société de l'histoire du protestantisme français'', {{Vol.|5}}, {{n°|4/6}}, août-octobre 1856, {{pg|179-188}}, [https://www.jstor.org/stable/24282787 jstor].
*« Études sur Philon d'Alexandrie », ''Revue de l’histoire des religions'', 3, 1882, {{pg|318-339}} ; 4, 1883, {{pg|145-164}}, 468-488, 582-602 et 756-772.
=== Traductions ===
* {{L2s|De la destination du savant|Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu}} de [[Auteur:Johann Gottlieb Fichte|Johann Gottlieb Fichte]], Paris : Ladrange, 1838 {{4/4}} {{export|De la destination du savant}}
* Heinrich Ritter : ''Considérations générales sur l'idée et le développement historique de la philosophie chrétienne'', Paris : M. Ducloux, 1851 <small>[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5400697b.pdf Texte en ligne]</small>
=== Varia ===
*''Proposition'', sermon pour l’obtention du permis de prêcher, du 17 septembre 1830, manuscrit non publié
* Discours sans titre, sur le rapport entre théologie et philosophie, in ''Séance publique de la Faculté de théologie protestante de Montauban'', tenue le 15 novembre 1838, pour l’ouverture des cours de l’année scolaire 1838-1839, Montauban, s. d. [1838], {{pg|13-33}}
*''Instruction chrétienne à l'usage des catéchumènes'', Metz, 1838
*''Réponse à l'abbé Lacordaire sur le Saint-siège'', Metz, 1838
* Articles pour la ''Nouvelle Biographie générale Hoefer''.
}}
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Fabrice Dury
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''La nouvelle Édition du'' Texte et Traduction ''de l’''Odyssée,
''que nous publions aujourd'hui, n’apporte aucune modification''
''importante à celle de 1924 : elle contient seulement''
''quelques corrections de détail, dont l'auteur avait laissé''
''l’indication dans ses notes''.
''Victor Bérard avait en outre, depuis 1924, remanié''
''certains passages de sa traduction pour en améliorer le''
''rhythme. Les principales de ces variantes se trouvent rassemblées''
''à la fin de chaque tome, pour permettre au lecteur de''
''comparer les deux versions successives''.
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Fabrice Dury
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{{t|''Conformément aux statuts de l'Association Guillaume Budé'',
''ce volume a été soumis à la commission technique, qui a chargé''
''MM. René Durand et Victor Magnien d’en faire la revision avec''
''la collaboration de MM. Joseph Chasle-Pavie et René Langumier''.|90}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
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Je me doutais bien que la sévérité que
j’avais exigée pendant ma grossesse, les
intervalles que je mettais dans nos caresses,
étaient la cause principale de cet abandon ;
mais maintenant que ce motif n’existait
plus, que j’étais redevenue fraîche ; appétissante
comme auparavant, même
mieux, puisque ma gorge s’était développée
amplement et que mes tétons avaient
gagné en grosseur, en rondeur et surtout
en longueur, mon corsage ne pouvant
plus les contenir. Maintenant que je
ne demandais pas mieux que de recommencer
nos folies interrompues, pourquoi
me délaissait-il pour aller chez des sales filles ?
Betty me traita de niaise, de maladroite,
de poltronne. Elle me raconta en
détail ce qu’elle avait dû faire pour retenir
son mari, me conseillant de suivre
son exemple.
— Vois-tu, Rosy, quand femme veut,
elle peut, à plus forte raison si cette
femme a du charme, si elle a, comme
toi, tout ce qui {{corr|plait|plaît}} aux hommes ; fais
la coquette, sois indifférente, du moins en
apparence, fais toi désirer, et tu verras<noinclude></noinclude>
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Cantons-de-l'Est
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'''FLEGMON''' n. m. ''Méd.'' Ulcère du tissu cellulaire.
'''FLEGMONEUX, EUSE''' adj. De la nature du flegmon.
'''FLÉTRIR''' v. tr. Faner, ôter l’éclat, la fraîcheur. ''Fig.'' Affaiblir, altérer : ''l’abus des plaisirs flétrit la jeunesse ;'' déshonorer : ''flétrir la réputation ;'' autrefois, marquer d’un fer rouge sur l’épaule droite, en vertu d’une condamnation.
'''FLÉTRISSANT, E''' adj. Qui flétrit, déshonore : ''arrêt flétrissant''.
'''FLÉTRISSURE''' n. f. Altération de la fraîcheur. ''Fig.'' Tache à l’honneur.
'''FLEUR''' n. f. Partie la plus éclatante de la plante, dans laquelle s’effectue la fécondation. ''Fig.'' Partie la plus fine, la meilleure de quelques substances : ''fleur de farine ;'' ornement du discours : ''les fleurs de la rhétorique ;'' produits légers et volatils obtenus par la sublimation ou la décomposition : ''fleur de soufre ;'' temps où une chose a toute sa force, son éclat : ''être à la fleur de la jeunesse ;'' élite, choix : ''la fleur de l’armée''. Pl. Sorte de moisissure qui se développe sur le vin lorsqu’il est en contact avec l’air. '''À fleur de''' loc. prép. Presque au niveau de : ''yeux à fleur de tête''.
'''FLEURAISON''' ou '''Floraison''' n. f. Développement de la fleur ; époque où les plantes fleurissent.
'''FLEUR DE LIS''' n. f. Ornement qui caractérisait les anciennes armoiries des rois de France.
'''FLEURDELISÉ, ÉE''' adj. Orné, semé de fleurs de lis.
'''FLEURER''' v. int. Répandre une odeur. ''Fig.'' ''Cela fleure comme baume'', cela sent bon.
'''FLEURET''' n. m. Sorte d’épée sans tranchant et terminée par un bouton, dont on se sert à l’escrime ; fil fait de la partie la plus grossière de la soie.
'''FLEURETTE''' n. f. Petite fleur. ''Fig.'' Propos galant : ''conter fleurette''.
'''FLEURI, E''' adj. Qui est en fleur{{corr|,|.}} ''Fig.'' Teint fleuri, qui a de la fraîcheur, de l’éclat style fleuri, orné. '''Pâques fleuries''', le dimanche des Rameaux.
'''FLEURIR''' v. int. Pousser des fleurs. ''Fig.'' Prospérer : ''le commerce fleurit''. V. tr. Orner de fleurs : ''fleurir sa chambre''. {{Dclf-}} Dans le sens figuré, on dit : ''florissant, ils florissent, il florissait, ils florissaient''.
'''FLEURISSANT, E''' adj. Couvert de fleurs : ''prés fleurissants''.
'''FLEURISTE''' adj. et n. Qui s’occupe de la culture et du commerce des fleurs ; qui fait ou vend des fleurs artificielles.
'''FLEURON''' n. m. Ornement en forme de fleur. ''Fig.'' Ce qu’on possède de plus avantageux et de plus productif : ''Cuba est le plus beau fleuron de l’Espagne''.
'''FLEUVE''' n. m. Grand cours d’eau qui aboutit à la mer.
'''FLEXIBILITÉ''' n. f. Qualité de ce qui est flexible.
'''FLEXIBLE''' adj. Souple, qui plie aisément. ''Fig.'' ''voix, caractère flexible''.
'''FLEXION''' n. f. État de ce qui est fléchi : ''flexion d’un ressort ;'' action de fléchir : ''flexion du genou''.
'''FLIBUSTER''' v. tr. Filouter, voler.
'''FLIBUSTIER''' n. m. Pirate des mers d’Amérique. ''Par ext.'' Trompeur, filou.
'''FLIC-FLAC''' n. m. Bruit que font plusieurs coups de fouet ou plusieurs soufflets donnés coup sur coup. Pl. des ''flic-flac''.
'''FLIN''' n. m. Poudre de pierre dont on se sert pour fourbir les épées.
'''{{lang|en|FLINT-GLASS}}''' (''mots angl.'' qui signif. ''verre de silex'') n. m. Espèce de cristal.
'''FLOCHE''' adj. Velouté, couvert de poils. ''Soie floche'', qui n’est pas torse.
'''FLOCON''' n. m. Touffe, amas léger de soie, de laine, de coton, de neige.
'''FLOCONNEUX, EUSE''' adj. Qui ressemble à des flocons.
'''FLONFLON''' n. m. Se dit, en général, des refrains de chansons et des couplets de vaudeville.
'''FLORAISON''' n. f. V. ''Fleuraison''.
'''FLORALES''' n. f. pl. Fêtes qui se célébraient à Rome, en l’honneur de Flore, déesse des fleurs.
'''FLORAUX'''{{DclfNote|710|FLORAL}} adj. m. pl. ''Jeux floraux'', Académie, fondée à Toulouse par Cl. Isaure, qui distribue chaque année des fleurs d’or et d’argent pour prix de poésie.
'''FLORE''' n. f. Livre contenant la description de toutes les plantes qui croissent dans un pays : ''la flore d’un canton''.
'''FLORÉAL''' n. m. Huitième mois de l’année républicaine en France (du 20 avril au 19 mai).
'''FLORENCE''' n. m. Taffetas léger.
'''FLORENTIN, INE''' adj. et n. De Florence.
'''FLORES''' (''rèce'') ''Faire florès'', briller dans le monde. ''Fam.''
'''FLORIN''' n. m. Pièce de monnaie étrangère, valant environ 2 francs.
'''FLORISSANT, E''' adj. Qui est dans un état prospère : ''santé florissante''.
'''FLOT''' n. m. Eau agitée, onde, vague ; flux et reflux. ''Fig.'' Multitude, grande quantité : ''flots d’auditeurs, flots de sang''.
'''FLOTTABLE''' adj. ''Rivière flottable'', sur laquelle le bois peut flotter.
'''FLOTTAGE''' n. m. Transport du bois par trains sur l’eau.
'''FLOTTAISON''' n. f. ''Ligne de flottaison'', que le niveau de l’eau trace sur la carène d’un bâtiment.<noinclude>
<references group=note/></noinclude>
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Page:Homere - Odyssee, traduction Berard, tome 1, 1967.djvu/18
104
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|{{rom|xii}}|PRÉFACE|}}</noinclude>avait écrit seulement un {{lang|grc|Δ}} ; le correcteur a complété
{{lang|grc|ΔΙΟΜΗΔΗΣ}}. Cette correction parut nécessaire, je pense,
pour éviter une méprise du lecteur. Dans les copies de ce
temps, les vers sont chiffrés par centaines, au moyen des
lettres {{lang|grc|Α Β Γ Δ}}, qui sont placées en marge, comme des
interlocutions, devant les vers 100, 200, 300, 400. Ces
lettres-chiffres sont loin de coïncider avec la numération de
notre Vulgate : tel {{lang|grc|Α}} figure devant notre vers 103, et tel {{lang|grc|Ε}}
devant notre vers 505. Ici le {{lang|grc|Δ}} simple devant 102 aurait pu
faire croire à une erreur de chiffre : {{lang|grc|Δ}} au lieu de {{lang|grc|Α}}.
Pour les interlocutions-barres ou les interlocutions-noms propres, nous aurions à alléguer sans doute beaucoup
d’autres exemples si nos trois ou quatre cents papyri
homériques avaient encore leurs marges : par malheur,
elles ont disparu, avec le début des vers, dans les neuf
dixièmes des cas. Mais, dès maintenant, est-il hasardeux
de conclure qu’une édition et une traduction d’Homère
doivent se présenter aux yeux du lecteur comme un livret
de poème dramatique, avec les noms des personnages
indiquant en marge les alternances du dialogue ? Telle est
la règle que je compte suivre dans le texte français et dans
le texte grec. Il m’a semblé inutile de noter aussi le nom
du Poète aux endroits où le dialogue fait place au récit :
un alinéa et une majuscule m’ont paru suffire.
On ne saurait objecter, je crois, que pareille disposition
du texte n’est pas conforme aux intentions du premier
auteur. Une simple comparaison entre l’''Énéide'' virgilienne
et les Poèmes homériques ferait tomber aussitôt l’objection.
Dans l’''Énéide'', composée pour être lue et non pour être
représentée, le dialogue s’annonce de diverses façons. C’est
quelquefois par un vers entier :
{{g|I 64{{em}}''Ad quem tum Juno supplex his vocibus usa est''…}}
Le plus souvent, ce n’est que par une moitié ou un fragment
de vers :
{{g|I 76{{em}}''Aeolus haec contra : « Tuus, o regina, quid optes''…}}<noinclude>
<references/></noinclude>
cuafq936v0gt2dl8gllr53zcusua60e
Page:Homere - Odyssee, traduction Berard, tome 1, 1967.djvu/42
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|{{rom|xxxvi}}|PRÉFACE|}}</noinclude>paléographiques de l’un et de l’autre nous ont fait connaître
à peu près tous les manuscrits odysséens que nous
ont légués le Moyen-Âge et la Renaissance : je renvoie le
lecteur au magistral exposé de Th. W. Allen, ''The Text of''
''the Odyssey'', dans les ''Papers of the british School at Rome''
(1910 p. 1-85). J’ai néanmoins tenu à revoir et à faire
revoir par mon collègue et ami M. Henri Lebègue cet
''Augustanus Monacensis'' que sa date récente ({{s|xiv}})
faisait un peu dédaigner jadis, mais que ses concordances
fréquentes avec les papyri les plus anciens doivent
remettre en crédit. Nous n’avons pu constater que le soin
avec lequel ce manuscrit avait été consulté jusque dans
les moindres détails, par A. Ludwich.
J’expose dans l’''Introduction'' ce que la comparaison avec
les papyri peut nous apprendre sur les sources premières
et la valeur de nos manuscrits. Voici pour les uns et les
autres la table des sigles que j’emprunte à A. Ludwich
et Th. W. Allen :
{{c|Sigles d’{{sc|Arthur Ludwich}}}}
{{il|1em}}
<center>
{| border=0|class="wikitable"
|-
| A || = || colspan=2|{{nobr|Papyr. Berolin. 154{{e|a}}}} ||rowspan=11| || {{espaces|10}} || N || = || {{nobr|Florent. Laur. XCI 2.}}
|-
| B || = || colspan=2|Mediol. Ambr. B 99 || || O || = || Meermann sive Phillipps
|-
| D || = || colspan=2|Parisinus 2403. || || P || = || Heidelberg. Palat. 45.
|-
| E || = || colspan=2|Mediol. Ambr. E 89. || ||Q || = || Mediol. Ambr. Q 88.
|-
| F || = || colspan=2|Florent. Laur. 52. || || R || = || Florent. Laur. LVII 32.
|-
| G || = || colspan=2|Flor. Laur. XXXII 24. || || S || = || Parisinus 2894.
|-
| H || = || colspan=2|Harl. Mus. Brit. 5674. || || T || = || Hamburgensis 56.
|-
| J || = || colspan=2|Vesp. Gonz. di Col. || || U || = || Monaco. August. 519{{e|B}}.
|-
| K || = || colspan=2|Cracoviensis 543. || || V || = || Schol. Vulgat. libri.
|-
| L || = || colspan=2|Flor. Laur. XXXII 4. || || W || = || Vratislaviensis 28.
|-
| M || = || colspan=2|{{nobr|Venet. Marcianus 613.}} || || X || = || Vindobonensis 133.
|-
| M{{e|a}} || rowspan=2|= ||rowspan=2|{{Accolade(|3=2}}
| rowspan=2|{{nobr|Scholiast. manus}}<br />ejusdem codicis. || || || Y || = || Vindobonensis 56.
|-
| M{{e|b}} || || || Z || = || Stuttgardiensis.
|-
| colspan=5 align=right | H{{e|2}}P{{e|2}} = Cod. || colspan=4 align=left| manus alterae.
|-
| colspan=5 align=right | H{{e|3}}P{{e|3}} = {{caché|C}}»{{caché|.d}} || colspan=4 align=left| manus tertiae.
|-
| colspan=5 align=right | H{{e|r}}P{{e|r}}{{caché|.}} = {{caché|C}}»{{caché|.d}} || colspan=4 align=left| manus recent.
|}
</center><noinclude><references/></noinclude>
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|{{rom|xxxvi}}|PRÉFACE|}}</noinclude>paléographiques de l’un et de l’autre nous ont fait connaître
à peu près tous les manuscrits odysséens que nous
ont légués le Moyen-Âge et la Renaissance : je renvoie le
lecteur au magistral exposé de Th. W. Allen, ''The Text of''
''the Odyssey'', dans les ''Papers of the british School at Rome''
(1910 p. 1-85). J’ai néanmoins tenu à revoir et à faire
revoir par mon collègue et ami M. Henri Lebègue cet
''Augustanus Monacensis'' que sa date récente ({{s|xiv}})
faisait un peu dédaigner jadis, mais que ses concordances
fréquentes avec les papyri les plus anciens doivent
remettre en crédit. Nous n’avons pu constater que le soin
avec lequel ce manuscrit avait été consulté jusque dans
les moindres détails, par A. Ludwich.
J’expose dans l’''Introduction'' ce que la comparaison avec
les papyri peut nous apprendre sur les sources premières
et la valeur de nos manuscrits. Voici pour les uns et les
autres la table des sigles que j’emprunte à A. Ludwich
et Th. W. Allen :
{{c|Sigles d’{{sc|Arthur Ludwich}}}}
{{il|1em}}
<center>
{| border=0|class="wikitable"
|-
| A || = || colspan=2|{{nobr|Papyr. Berolin. 154{{e|a}}}} ||rowspan=11| || {{espaces|10}} || N || = || {{nobr|Florent. Laur. XCI 2.}}
|-
| B || = || colspan=2|Mediol. Ambr. B 99 || || O || = || Meermann sive Phillipps
|-
| D || = || colspan=2|Parisinus 2403. || || P || = || Heidelberg. Palat. 45.
|-
| E || = || colspan=2|Mediol. Ambr. E 89. || ||Q || = || Mediol. Ambr. Q 88.
|-
| F || = || colspan=2|Florent. Laur. 52. || || R || = || Florent. Laur. LVII 32.
|-
| G || = || colspan=2|Flor. Laur. XXXII 24. || || S || = || Parisinus 2894.
|-
| H || = || colspan=2|Harl. Mus. Brit. 5674. || || T || = || Hamburgensis 56.
|-
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|-
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|-
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|-
| M || = || colspan=2|{{nobr|Venet. Marcianus 613.}} || || X || = || Vindobonensis 133.
|-
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|-
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|-
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|-
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|-
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2026-09-26T08:48:23Z
Fabrice Dury
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Meilleure conformité de l'alignement
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|{{rom|xxxvi}}|PRÉFACE|}}</noinclude>paléographiques de l’un et de l’autre nous ont fait connaître
à peu près tous les manuscrits odysséens que nous
ont légués le Moyen-Âge et la Renaissance : je renvoie le
lecteur au magistral exposé de Th. W. Allen, ''The Text of''
''the Odyssey'', dans les ''Papers of the british School at Rome''
(1910 p. 1-85). J’ai néanmoins tenu à revoir et à faire
revoir par mon collègue et ami M. Henri Lebègue cet
''Augustanus Monacensis'' que sa date récente ({{s|xiv}})
faisait un peu dédaigner jadis, mais que ses concordances
fréquentes avec les papyri les plus anciens doivent
remettre en crédit. Nous n’avons pu constater que le soin
avec lequel ce manuscrit avait été consulté jusque dans
les moindres détails, par A. Ludwich.
J’expose dans l’''Introduction'' ce que la comparaison avec
les papyri peut nous apprendre sur les sources premières
et la valeur de nos manuscrits. Voici pour les uns et les
autres la table des sigles que j’emprunte à A. Ludwich
et Th. W. Allen :
{{c|Sigles d’{{sc|Arthur Ludwich}}}}
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|-
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| K || = || colspan=2|Cracoviensis 543. || || V || = || Schol. Vulgat. libri.
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Page:Homere - Odyssee, traduction Berard, tome 1, 1967.djvu/45
104
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16062041
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Yland
11394
/* Ajout du grec */
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proofread-page
text/x-wiki
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<center>
{| border=0|class="wikitable"</noinclude>
|-
| R{{e|3}} || = || Vaticanus 906 || rowspan=36|{{espaces|5}} || anno 1422
|-
| R{{e|4}} || = || Vaticanus 915 || saec. {{rom-min|xiii}}
|-
| R{{e|5}} || = || Vaticanus 1302 || saec. {{rom-min|xiii}}-{{rom-min|xiv}}, {{lang|grc|α-ζ}} 285
|-
| R{{e|6}} || = || Vaticanus 1320 || saec. {{rom-min|xv}}
|-
| R{{e|7}} || = || Vaticanus 1627 || anno. 1477
|-
| R{{e|8}} || = || Vaticanus Palatinus 7 || anno. 1436
|-
| R{{e|9}} || = || Vaticanus Palatinus || saec. {{rom-min|xv}}
|-
| R{{e|10}} || = || Vaticanus Ottobuoni 57 || saec. {{rom-min|xv}}
|-
| R{{e|11}} || = || Vaticanus Ottobuoni 308 || anno. 1486
|-
| R{{e|12}} || = || Vaticanus Regina 99 || saec. {{rom-min|xv}}
|-
| R{{e|13}} || = || Vaticanus Urbinas 125 || saec. {{rom-min|xiii}}, {{lang|grc|γ}} 234-373
|-
| R{{e|14}} || = || Vaticanus Urbinas 136 || saec. {{rom-min|xv}}
|-
| R{{e|15}} || = || Vaticanus Barberini {{rom-maj|I}} 31 || saec. {{rom-min|xvi}}, {{lang|grc|α}} 36-{{lang|grc|β}}
|-
| R{{e|16}} || = || Vaticanus Barberini {{rom-maj|I}} 93 || saec. {{rom-min|xv}}-{{rom-min|xvi}}, {{lang|grc|α-β}} 19
|-
| R{{e|17}} || = || Vaticanus Barberini {{rom-maj|I}} 153 || saec. {{rom-min|xv}}-{{rom-min|xvi}}, {{lang|grc|γ-ε}} 102
|-
| T || = || Hamburgensis 15 || saec. {{rom-min|xiv}}, {{lang|grc|α-ξ}} 67
|-
| Va || = || Vallicellianus F 16 || saec. {{rom-min|xv}}
|-
| U{{e|1}} || = || Venetus 456 || saec. {{rom-min|xv}}
|-
| U{{e|2}} || = || Venetus 457 || saec. {{rom-min|xv}}
|-
| U{{e|3}} || = || Venetus 610 || saec. {{rom-min|xv}}
|-
| U{{e|4}} || = || Venetus 611 || saec. {{rom-min|xv}}
|-
| U{{e|5}} || = || Venetus 613 || saec. {{rom-min|xiii}}
|-
| U{{e|6}} || = || Venetus cl. {{rom-min|ix}} num. 4 || saec. {{rom-min|xiii}} {{lang|grc|ι}} 541-{{lang|grc|ω}}
|-
| U({{e|6}}) || = || eiusdem libri pars prior || saec. {{rom-min|xv}} {{lang|grc|α-ζ}} 190
|-
| U{{e|7}} || = || Venetus cl. {{rom-min|ix}} num. 21 || saec. {{rom-min|xvi}} {{lang|grc|α-φ}} 341
|-
| U{{e|8}} || = || Venetus cl. {{rom-min|ix}} num. 29 || saec. {{rom-min|xv}}
|-
| U{{e|9}} || = || Venetus cl. {{rom-min|ix}} num. 34 || saec. {{rom-min|xv}}
|-
| V{{e|1}} || = || Vindobonensis philol. 5 || saec. {{rom-min|xv}}
|-
| V{{e|2}} || = || Vindobonensis philol. 50 || saec. {{rom-min|xv}}
|-
| V{{e|3}} || = || Vindobonensis philol. 56 || saec. {{rom-min|xv}} ut vid.
|-
| V{{e|4}} || = || Vindobonensis philol. 133 || saec. {{rom-min|xiii}} {{lang|grc|ε}} 45-{{lang|grc|ω}} 59
|-
| V{{e|5}} || = || Vindobonensis philol. 307 || saec. {{rom-min|xvi}}, {{lang|grc|α-ζ}}
|-
| W || = || Vratislaviensis 28 || saec. {{rom-min|xv}}
|-
| W{{e|2}} || = || Vratislaviensis 29 || saec. {{rom-min|xv}}
|-
| Z || = || Stuttgartensis 5 || saec. {{rom-min|xvi}}
|-
| colspan=3|Schol.{{lié}}Am.{{lié}}={{lié}}''Amherst papyri''{{lié}}{{rom-maj|II}}{{lié}}18 || saec. {{rom-min|i}}-{{rom-min|ii}} {{sc|p.c.}} in {{lang|grc|ο}} 1-521
|}
</center><noinclude>
<references/></noinclude>
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16062637
16062293
2026-09-25T17:15:03Z
Fabrice Dury
1855
/* Corrigée */
16062637
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||PRÉFACE|{{rom|xxxix}}}}</noinclude><nowiki />
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| R{{e|3}} || = || Vaticanus 906 || rowspan=36|{{espaces|5}} || anno 1422
|-
| R{{e|4}} || = || Vaticanus 915 || saec. {{rom-min|xiii}}
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| R{{e|6}} || = || Vaticanus 1320 || saec. {{rom-min|xv}}
|-
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| R{{e|9}} || = || Vaticanus Palatinus || saec. {{rom-min|xv}}
|-
| R{{e|10}} || = || Vaticanus Ottobuoni 57 || saec. {{rom-min|xv}}
|-
| R{{e|11}} || = || Vaticanus Ottobuoni 308 || anno. 1486
|-
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|-
| U{{e|2}} || = || Venetus 457 || saec. {{rom-min|xv}}
|-
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|-
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|-
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|-
| U{{e|7}} || = || Venetus cl. {{rom-min|ix}} num. 21 || saec. {{rom-min|xvi}} {{lang|grc|α-φ}} 341
|-
| U{{e|8}} || = || Venetus cl. {{rom-min|ix}} num. 29 || saec. {{rom-min|xv}}
|-
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|-
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|-
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|-
| V{{e|3}} || = || Vindobonensis philol. 56 || saec. {{rom-min|xv}} ut vid.
|-
| V{{e|4}} || = || Vindobonensis philol. 133 || saec. {{rom-min|xiii}} {{lang|grc|ε}} 45-{{lang|grc|ω}} 59
|-
| V{{e|5}} || = || Vindobonensis philol. 307 || saec. {{rom-min|xvi}}, {{lang|grc|α-ζ}}
|-
| W || = || Vratislaviensis 28 || saec. {{rom-min|xv}}
|-
| W{{e|2}} || = || Vratislaviensis 29 || saec. {{rom-min|xv}}
|-
| Z || = || Stuttgartensis 5 || saec. {{rom-min|xvi}}
|-
| colspan=3|Schol.{{lié}}Am.{{lié}}={{lié}}''Amherst papyri''{{lié}}{{rom-maj|II}}{{lié}}18 || saec. {{rom-min|i}}-{{rom-min|ii}} {{sc|p.c.}} in {{lang|grc|ο}} 1-521
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utilisation de table et largeurs et largeurp pour alignement de texte
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correction espacement entre deux ligne avec usage mb
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>Le roi de l’univers, c’est le triangle ou, plutôt, d’abord, la droite.
Cherchons les caractères des droites, des figures géométriques en général. Par exemple, pourquoi ne ferait-on pas une géométrie avec des branches de cèdre ?
Nous apercevons alors que ''les figures géométriques sont :''
1) ''maniables ;'' 2) ''simples.''
Une droite est plus simple qu’une courbe parce qu’on la parcourt plus facilement ; une droite est plus simple qu’une surface parce qu’on parcourt une droite, et non une surface.
C’est la marque de notre grandeur qu’on puisse ramener les choses inaccessibles aux choses simples, c’est la marque de notre impuissance qu’on ne le puisse pas immédiatement.
Ensuite, ces figures sont : 3) ''des choses fixes :'' et 4) ''symboliques,'' sans consistance, sans résistance, ni poids, sans accidents possibles.
''Donc, c’est justement parce que ces choses existent à peine et sont entièrement en notre puissance qu’on s’en sert pour dominer le monde.'' (''Cf. le langage'' par lequel tout est à notre disposition.)
Les droites sont à la fois des ''symboles de mouvement'' (on les parcourt), et des choses ''qu’on déplace.''
On pourrait refaire toute la géométrie uniquement par ces deux sortes de mouvements.
L’''intuition,'' l’''inspiration,'' viennent de ce qu’on considère les figures géométriques comme des choses qu’on manie, qu’on tire, qu’on déplace, etc…
Ce qui gêne précisément, c’est qu’on peut avoir l’intuition de mouvements qui induisent en erreur. Mais pourquoi ne pas prendre des allumettes, par<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>exemple ? On les manierait très, bien… Oui, mais ''en traçant simplement des figures on supprime les accidents.'' Les accidents, c’est ce qui arrive et qu’on n’a pas prévu ; les accidents sont amenés à chaque minute par le temps.
Le temps bouleverse toutes nos méthodes. Il n’est pas étonnant que les hommes aient tant de mal à trouver une méthode : il y a opposition entre la réalité et la méthode. Ce qu’il y a justement de magique dans le tableau noir et la craie (ou le papier et le crayon), c’est que le tableau noir supprime le temps.*
Cependant, il y a toujours un certain temps auquel nous restons soumis : nous ne pouvons faire le polygone avant le triangle. Mais ce temps-ci n’est plus celui que nous considérions tout à l’heure : le ''temps est conservé comme règle de l’action, mais tout ce qu’il y a d’imprévu dans le temps est supprimé.''
Compter jusqu’à 100, raisonner sur un triangle, c’est marcher en « vase clos ».
Nous pouvons maintenant définir la ''méthode : il y a méthode toutes les lois que nous supprimons cette propriété du temps qui consiste à amener des accidents, et que nous gardons celle qui consiste à régler les actions.''
L’''ordre'' est aussi cela.
L’ordre est un signe de puissance dans la mesure où l’ordre ne garde que les actions elles-mêmes en supprimant la matière des actions. C’est pourquoi on pourrait dire que la géométrie est au fond la science du travail.
''En résumé :''
La vertu du tableau noir vient de ce que nous<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>supprimons ainsi les accidents, et de ce que nous ne sommes donc pas pressés par le temps. En dehors de la méthode, la géométrie contient des ''traces de mouvement.''
En tant qu’elle contient des traces de mouvement, ''l’imagination'' joue un rôle.
À ce sujet, on peut distinguer trois manières de faire des mathématiques :
1) ''L’imagination peut précéder le langage :''
On dit dans ce cas-là qu’on a trouvé la solution intuitivement.
2) ''L’imagination peut accompagner le langage.'' On imagine pas à pas, méthodiquement, le problème, d’avoir l’impression d’une solution globale. L’imagination joue un rôle en ce sens qu’on imagine un mouvement, et que tout le problème, si compliqué qu’il soit, est réduit à une série de mouvements simples.
3) ''L’imagination peut être absente :''
Dans ce cas, ce qui reste, c’est seulement le langage.
Dans les mathématiques, il n’y a réellement compréhension que dans le cas où il y a imagination, comme l’a bien vu Descartes.
{{t5|'''3 — Les sciences de la nature :'''|align=left|mt=3em|mb=2em}}
A) Cherchons ce qu’il y a de matériel en elles.
Il y a d’abord la nature, qui intervient sous deux formes : ''l’observation'' et ''l’expérience.''
L’observation seule ne se trouve que dans l’astronomie ; l’expérience intervient toujours dans toutes les autres sciences. L’intervention de<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>l’homme dans les expériences consiste toujours à établir un vase clos.
{{g|''a'') Le dispositif matériel de l’''observation sert :''|m=1.5em}}
1) à mesurer l’apparence : chronomètre, lunette, compas ;
2) à éliminer tout ce qui gênerait la mesure de l’apparence (par exemple, facteur individuel, vitesse de l’influx nerveux).
Le dispositif matériel de l’observation est la condition nécessaire et suffisante de l’observation. Au moment où on observe, il faut même ne pas raisonner, il faut se retenir de penser pour éliminer à coup sûr toute imagination. L’observation est donc un acte purement matériel en apparence.
{{g|''b'') ''L’expérience :''|m=1.5em}}
C’est un dispositif tel qu’on puisse faire succéder un moment à un autre en établissant un rapport entre les deux. Il faut, dans l’expérience, faire d’un espace fini un monde indépendant, rendre le monde absent de l’expérience, c’est-à-dire :
1) ''Établir le vase clos,'' limiter l’expérience à un nombre fini de facteurs finis, autrement dit écarter l’infini : infiniment grand et infiniment petit. Pour écarter l’infiniment grand, il faut faire abstraction du milieu environnant, et pour écarter l’infiniment petit, des parties des facteurs de l’expérience, et des parties de parties, etc… Il y a des choses qui nous échappent dans les deux sens. La physique serait tout autre pour un physicien d’un milliardième de millimètre.
Il serait impossible de faire une expérience si,<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>par exemple, dans le cas de la chute des corps, on avait besoin de savoir ce qui se passe à l’intérieur du morceau de craie que l’on considère. ''L’expérience est, en somme, quelque chose d’artificiel.'' En fait, on ne peut arriver complètement à supprimer ce qui est dehors et ce qui est dedans.
Mais il semble que toutes les expériences reposent sur une ''fiction.'' Ainsi, on voit que l’expérience repose, autant que la théorie, sur des conventions. Une expérience sans conventions deviendrait un accident.
''Absolument parlant, le vase clos n’a aucun sens.'' Quel sens lui donner ? On peut lui donner un sens comme ''terme suprême d’une série.'' Tout se passe comme s’il était possible de restreindre de plus en plus l’influence de l’extérieur et de l’intérieur, et cela par des instruments de plus en plus perfectionnés. C’est du travail humain que dépend la perfection de l’expérience. Ceci est important, parce qu’autrement on n’aurait pas l’idée d’une série, et ensuite parce que l’expérience est dans un monde humain. Cela donne un sens au mot « négligeable » en physique. Ce qui est « négligeable », c’est ce qui tient à l’imperfection du vase clos. Par exemple, dans le calorimètre, la quantité de chaleur absorbée par les accessoires est négligeable parce qu’on peut la diminuer avec de meilleurs instruments.
''En réalité, dans l’expérience, on raisonne sur deux choses inconnues : l’expérience idéale et le résultat idéal, et qui n’ont de sens que parce que les deux séries convergent en même temps.''
Par exemple, la loi de Joule n’est jamais vérifiée absolument, mais on peut l’affirmer si elle<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>est mieux vérifiée à mesure qu’on emploie des instruments plus précis.
''L’expérience n’est donc pas, finalement, opposée à la théorie : elle repose sur le même principe, le principe de l’ordre.''
Pour appliquer le pur empirisme, il ne faudrait même pas faire d’expérience.
2) ''La série :'' Condition moins générale que la première, en apparence.
Il faut faire varier l’un des facteurs de l’expérience selon une série simple, et chercher la série selon laquelle varient les autres. La généralisation ordinaire (l’eau bout à 100°) n’a aucun rapport avec le fait qui consiste à dire qu’une loi est vraie pour tous les nombres quand elle est vérifiée pour 1, 2, 3, 4… Cette dernière opération est une tentative pour introduire de l’ordre dans la nature. La ''correspondance'' à établir entre les diverses séries demande des recherches plus approfondies.
{{1er}} ''cas :'' On a déjà conçu un ensemble de séries qu’on cherche à reproduire par l’expérience. Cette opération peut s’appeler la vérification d’une hypothèse.
{{2e}} ''cas :'' Expérience aveugle : on fait varier un facteur, on note comment varie l’autre, et on cherche ensuite à établir une série. C’est là qu’il y a ''extrapolation'' et ''intrapolation.'' Dans le premier cas, la mathématique guide l’expérience ; dans le second, la mathématique n’est plus qu’un langage qui sert simplement à résumer.
{{1er}} ''cas : Hypothèse avant l’expérience.''
{{2e}} ''cas : Hypothèse après l’expérience.''
B) ''L’hypothèse :''
Exemples : la pesanteur est une force constante ;<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>la propagation de la lumière se fait en ligne droite, ou se fait par ondes, etc…
Plusieurs catégories d’hypothèses
a) ''Hypothèses formées par déduction mathématique pure.''
Exemples : théorie du levier, théorie des corps flottants, loi des espaces parcourus par un corps pesant.
Quel est le ''rapport entre l’hypothèse et l’expérience ?''
''On considère couramment que le savant fait des raisonnements qu’il soumet à l’approbation de la nature :'' si la nature dit oui, le raisonnement est juste ; si elle dit non, le raisonnement est faux.
''Mais il faut penser que la nature et le raisonnement sont différents.'' Dans la nature, il n’y a pas d’ordre. Ce qu’il y a d’abord dans le raisonnement, et qu’il n’y a pas dans la nature, c’est le raisonnement lui-même.
« La nature se moque des difficultés de l’intégration. » (Ampère).
Le raisonnement et la nature sont hétérogènes de deux manières : il y a dans le raisonnement l’ordre qu’il n’y a pas dans la nature, et il y a dans la nature des données qu’il n’y a pas dans le raisonnement.
Si l’équilibre d’une balance ne se conformait pas à la théorie du levier, on dirait qu’elle est fausse.
''Ces genres de déductions ne peuvent jamais se vérifier'' parce qu’elles partent de données parfaitement définies qui n’existent jamais dans la nature ; ''elles permettent de faire dans la nature des séries'' (série de balances plus ou moins fausses).
L’application de ces théories à la nature a donc<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>pour efficacité la ''mesure de la différence entre les données réelles et les données théoriques :''
Exemple : toute la thermodynamique moderne repose fondamentalement sur l’étude des gaz parfaits, lesquels n’existent pas (ceux qui vérifient les lois de Mariotte et de Gay-Lussac).
b) ''Hypothèses formées par analogie avec un phénomène connu :''
Descartes ; « Pour ce que, dans les comparaisons dont je me sers, je ne compare que des mouvements à d’autres mouvements ou des figures à d’autres figures, c’est-à-dire des choses qui, à cause de leur petitesse, ne peuvent tomber sous nos sens à d’autres, qui y tombent et qui, d’ailleurs, ne diffèrent pas davantage d’elles qu’un grand cercle diffère d’un petit cercle, je prétends qu’elles sont le moyen le plus propre pour expliquer la vérité des questions physiques que l’esprit humain puisse avoir, jusque là que, lorsqu’on assure quelque chose, touchant la nature, qui ne peut être expliqué par aucune telle comparaison, je pense savoir par démonstration qu’elle est fausse. »
L’''analogie'' est une ''identité de rapports.''
En général, on confond l’analogie avec la ressemblance. Il n’y a aucune ressemblance matérielle entre une pierre dans l’eau et la lumière, mais il y a analogie.
c) ''Hypothèses reposant sur des analogies algébriques :''
Exemple — Hypothèse de Hertz. Il a analysé l’électricité. Ses expériences ont donné des formules analogues à celles de la lumière. Il en a conclu que la lumière est un phénomène électromagnétique.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki />
Il y a quelque chose de remarquable dans ce genre d’hypothèse : on ne connaît pas la nature de l’électricité. On y ramène le particulier au général.
Ces hypothèses du troisième genre sont assez obscures, alors que les autres sont claires ; elles ne peuvent être représentées par l’imagination (alors que les secondes le peuvent et le doivent), elles sont indépendantes des représentations mécaniques. Henri Poincaré dit qu’il n’y a rien de plus vain que la représentation mécanique d’un phénomène parce que, quand on peut faire une représentation mécanique, on peut en faire une infinité. Lagrange a donné à tous les phénomènes mécaniques une seule formule générale.
Henri Poincaré dit : ou un phénomène vérifie ta formule générale de Lagrange, et alors il y a une infinité de représentations mécaniques, ou il ne la vérifie pas, et alors on ne peut trouver aucune représentation.
''Dans ce troisième genre d’hypothèses, la pensée humaine est remplacée par l’algèbre.''
''Il y a un rapport matériel bien déterminé pour chaque genre d’hypothèses.''
''Tableau des diverses sciences selon Auguste Comte :''
{{il}}
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| style="text-align: center;" | {{t|''Hypothèses :''|90}}
| style="text-align: center;" | {{t|''Sciences :''|90}}
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|
| style="padding-left: O.5em;" | ''Mathématiques.''
| Démonstration.
|-
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Il y a quelque chose de remarquable dans ce genre d’hypothèse : on ne connaît pas la nature de l’électricité. On y ramène le particulier au général.
Ces hypothèses du troisième genre sont assez obscures, alors que les autres sont claires ; elles ne peuvent être représentées par l’imagination (alors que les secondes le peuvent et le doivent), elles sont indépendantes des représentations mécaniques. Henri Poincaré dit qu’il n’y a rien de plus vain que la représentation mécanique d’un phénomène parce que, quand on peut faire une représentation mécanique, on peut en faire une infinité. Lagrange a donné à tous les phénomènes mécaniques une seule formule générale.
Henri Poincaré dit : ou un phénomène vérifie ta formule générale de Lagrange, et alors il y a une infinité de représentations mécaniques, ou il ne la vérifie pas, et alors on ne peut trouver aucune représentation.
''Dans ce troisième genre d’hypothèses, la pensée humaine est remplacée par l’algèbre.''
''Il y a un rapport matériel bien déterminé pour chaque genre d’hypothèses.''
''Tableau des diverses sciences selon Auguste Comte :''
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Il y a quelque chose de remarquable dans ce genre d’hypothèse : on ne connaît pas la nature de l’électricité. On y ramène le particulier au général.
Ces hypothèses du troisième genre sont assez obscures, alors que les autres sont claires ; elles ne peuvent être représentées par l’imagination (alors que les secondes le peuvent et le doivent), elles sont indépendantes des représentations mécaniques. Henri Poincaré dit qu’il n’y a rien de plus vain que la représentation mécanique d’un phénomène parce que, quand on peut faire une représentation mécanique, on peut en faire une infinité. Lagrange a donné à tous les phénomènes mécaniques une seule formule générale.
Henri Poincaré dit : ou un phénomène vérifie ta formule générale de Lagrange, et alors il y a une infinité de représentations mécaniques, ou il ne la vérifie pas, et alors on ne peut trouver aucune représentation.
''Dans ce troisième genre d’hypothèses, la pensée humaine est remplacée par l’algèbre.''
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''Tableau des diverses sciences selon Auguste Comte :''
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|-
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|-
| style="padding-right: 1em;" | Astronomique.
| style="padding-left: 1em; padding-right: 1em;" | ''Physique.''
| style="padding-left: 1em;" | Expérimentation.
|-
| style="padding-right: 1em;" | Physique.
| style="padding-left: 1em; padding-right: 1em;" | ''Chimie.''
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|
|
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki />
(N.B. sur la chimie : la matière étudiée dans la chimie comporte les conditions de vie.
La théorie antique des atomes est fondée sur les nombres, la théorie moderne sur la chimie Loi d’Avogadro.
L’instrument qui fait la transition entre la physique et la chimie, c’est la balance.)
Hypothèse physico-chimique.
Biologie comparaison.
(Toutes ces sciences tirent leurs hypothèses des sciences précédentes et pourtant elles gardent leur originalité.)
On peut ajouter : la Sociologie étudiée par Comte, Marx et les marxistes, l’école sociologique française (Durkheim, Lévy-Bruhl).
{{t3|'''À LA RECHERCHE DE L’ESPRIT :'''|mt=3em|mb=2em}}
1) Nous avons vu que le langage est un instrument de dédoublement de l’homme entre un être actif et un être passif : a) création des réflexes conditionnés en soi ; b) examen de ses propres idées. Donc, nous trouvons en l’homme une dualité, deux éléments hétérogènes.
2) Nous avons vu, d’autre part, la notion de séries, qui nous donne le sens de l’infini, de la perfection.
Objections : On se représente l’infini au moyen de la progression vers le plus grand ; on se représente la perfection au moyen du moi<noinclude></noinclude>
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(N. B. sur la chimie : la matière étudiée dans la chimie comporte les conditions de vie.
La théorie antique des atomes est fondée sur les nombres, la théorie moderne sur la chimie : ''Loi d’Avogadro.''
L’instrument qui fait la transition entre la physique et la chimie, c’est la balance.)
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| rowspan="4" style="padding-left: 2em; padding-right: 0.5em; text-align: center; vertical-align: middle;" | Hypothèse<br />
physico-<br />
chimique.
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|
|-
| colspan="2" style="border-left: 1.5px solid; padding-left: 2.5em; text-indent: -2em;" | Biologie {{ADroite|comparaison.}}
|-
| colspan="2" style="border-left: 1.5px solid; padding-left: 0.5em;" | ((Toutes ces sciences tirent leurs hypothèses des sciences précédentes et pourtant elles gardent leur originalité.)
|-
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|
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On peut ajouter : la ''Sociologie'' étudiée par Comte, Marx et les marxistes, l’école sociologique française (Durkheim, Lévy-Bruhl).
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1) Nous avons vu que le langage est un instrument de dédoublement de l’homme entre un être actif et un être passif : a) création des réflexes conditionnés en soi ; b) examen de ses propres idées. Donc, nous trouvons en l’homme une dualité, deux éléments hétérogènes.
2) Nous avons vu, d’autre part, la notion de séries, qui nous donne le sens de l’infini, de la perfection.
Objections : On se représente l’infini au moyen de la progression vers le plus grand ; on se représente la perfection au moyen du moi<noinclude></noinclude>
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(N. B. sur la chimie : la matière étudiée dans la chimie comporte les conditions de vie.
La théorie antique des atomes est fondée sur les nombres, la théorie moderne sur la chimie : ''Loi d’Avogadro.''
L’instrument qui fait la transition entre la physique et la chimie, c’est la balance.)
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| colspan="2" style="border-left: 1.5px solid; padding-left: 2.5em; text-indent: -2em;" | Biologie {{FlotteADroite|comparaison.}}
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| colspan="2" style="border-left: 1.5px solid; padding-left: 0.5em;" | (Toutes ces sciences tirent leurs hypothèses des sciences précédentes et pourtant elles gardent leur originalité.)
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On peut ajouter : la ''Sociologie'' étudiée par Comte, Marx et les marxistes, l’école sociologique française (Durkheim, Lévy-Bruhl).
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1) Nous avons vu que le langage est un instrument de ''dédoublement'' de l’homme entre un être actif et un être passif : ''a'') création des réflexes conditionnés en soi ; ''b'') examen de ses propres idées. Donc, nous trouvons en l’homme une ''dualité, deux éléments hétérogènes.''
2) Nous avons vu, d’autre part, la notion de séries, qui nous donne le sens de ''l’infini,'' de la ''perfection.''
''Objections :'' On se représente l’infini au moyen de la progression vers le plus grand ; on se représente la perfection au moyen du moins imparfait.<noinclude></noinclude>
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(N. B. sur la chimie : la matière étudiée dans la chimie comporte les conditions de vie.
La théorie antique des atomes est fondée sur les nombres, la théorie moderne sur la chimie : ''Loi d’Avogadro.''
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1) Nous avons vu que le ''langage'' est un instrument de ''dédoublement'' de l’homme entre un être actif et un être passif : ''a'') création des réflexes conditionnés en soi ; ''b'') examen de ses propres idées. Donc, nous trouvons en l’homme une ''dualité, deux éléments hétérogènes.''
2) Nous avons vu, d’autre part, la notion de séries, qui nous donne le sens de ''l’infini,'' de la ''perfection.''
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text/x-wiki
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(N. B. sur la chimie : la matière étudiée dans la chimie comporte les conditions de vie.
La théorie antique des atomes est fondée sur les nombres, la théorie moderne sur la chimie : ''Loi d’Avogadro.''
L’instrument qui fait la transition entre la physique et la chimie, c’est la balance.)
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On peut ajouter : la ''Sociologie'' étudiée par Comte, Marx et les marxistes, l’école sociologique française (Durkheim, Lévy-Bruhl).
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1) Nous avons vu que le ''langage'' est un instrument de ''dédoublement'' de l’homme entre un être actif et un être passif : ''a'') création des réflexes conditionnés en soi ; ''b'') examen de ses propres idées. Donc, nous trouvons en l’homme une ''dualité, deux éléments hétérogènes.''
2) Nous avons vu, d’autre part, la notion de ''séries,'' qui nous donne le sens de ''l’infini,'' de la ''perfection.''
''Objections :'' On se représente l’infini au moyen de la progression vers le plus grand ; on se représente la perfection au moyen du moins imparfait.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude><nowiki />
''Réfutation :'' Les matérialistes disent : « C’est par la série des droites plus ou moins parfaites qu’on imagine la droite parfaite comme une limite idéale. C’est exact, mais la progression par elle-même contient nécessairement l’infini ; c’est par rapport à la droite parfaite qu’on peut dire que telle droite est moins tordue que telle autre, sans quoi la série n’aurait aucun sens. Il y a là un criterium excellent pour distinguer les pensées conçues par l’imagination et les pensées conçues par l’entendement. (''Cf.'' Descartes, Deuxième méditation : morceau de cire). Il y a une rupture radicale entre ce qui est la pensée et ce qui n’est pas la pensée parce que, ou on conçoit l’infini, on ne le conçoit pas du tout.
3) Nous avons enfin aperçu ''la nécessité.'' Il y a une différence radicale entre les pensées contingentes et les pensées portant la marque de la nécessité :
''Pensées contingentes :'' l’eau bout à ''100° ;'' les corps tombent ; le soleil se lève tous les matins ; permanence des objets que nous ne voyons pas (êtres humains)…
''Pensées portant la marque de la nécessité :''
{{br0}}ce qui est avant ne peut être après, etc. (L’espace et le temps sont, d’après Kant, les deux sources, et les seules, des jugements synthétiques a priori.)
''Approfondissons la notion de la nécessité :''
''La nécessité n’apparaît que quand la pensée rencontre un obstacle.''
Exemples : ''a'') On perd la notion de la nécessité quand on cherche anxieusement un objet perdu urgent ; mais quand on cherche méthodiquement,<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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''Réfutation :'' Les matérialistes disent : « C’est par la série des droites plus ou moins parfaites qu’on imagine la droite parfaite comme une limite idéale. C’est exact, mais la progression par elle-même contient nécessairement l’infini ; c’est par rapport à la droite parfaite qu’on peut dire que telle droite est moins tordue que telle autre, sans quoi la série n’aurait aucun sens. Il y a là un criterium excellent pour distinguer les pensées conçues par l’imagination et les pensées conçues par l’entendement. (''Cf.'' Descartes, Deuxième méditation : morceau de cire). Il y a une rupture radicale entre ce qui est la pensée et ce qui n’est pas la pensée parce que, ou on conçoit l’infini, on ne le conçoit pas du tout.
3) Nous avons enfin aperçu ''la nécessité.'' Il y a une différence radicale entre les pensées contingentes et les pensées portant la marque de la nécessité :
''Pensées contingentes :'' l’eau bout à ''100° ;'' les corps tombent ; le soleil se lève tous les matins ; permanence des objets que nous ne voyons pas (êtres humains)…
''Pensées portant la marque de la nécessité :''
{{br0}}ce qui est avant ne peut être après, etc. (L’espace et le temps sont, d’après Kant, les deux sources, et les seules, des jugements synthétiques ''a priori.'')
''Approfondissons la notion de la nécessité :''
''La nécessité n’apparaît que quand la pensée rencontre un obstacle.''
Exemples : ''a'') On perd la notion de la nécessité quand on cherche anxieusement un objet perdu urgent ; mais quand on cherche méthodiquement,<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" /></noinclude>il apparaît la nécessité que la chose ne se trouve pas là où on a cherché, qu’on doit la trouver à tel endroit si elle y est.
''b'') Dans une usine, on a un sentiment d’étourdissement, alors que l’ouvrier qualifié a la notion de nécessité parce qu’il sait comment il peut changer le fonctionnement de ces machines.
''c'') Dans le domaine des passions : Phèdre ne peut pas avoir la notion de nécessité, car elle ne sait même pas ce qu’elle veut éviter. ''C’est quand l’esprit construit qu’apparaît la nécessité.'' Pour comprendre une nécessité l’esprit doit la ''recomposer.''
De cette matière qui l’écrasait, l’esprit fait un instrument. C’est dans la mesure où l’homme manie la nature, soit véritablement, soit sous la forme de symboles, qu’il a la notion de nécessité.
Pour qu’il y ait nécessité il faut ''rencontre,'' il faut ''deux éléments :'' le ''monde'' et ''l’homme'' (esprit). Donc, le matérialisme se détruit lui-même quand il se fonde sur la notion de nécessité.
''Tout progrès humain consiste à transformer une contrainte en obstacle.''
Pourquoi l’homme doit-il alors s’évader du monde pour se retrouver face à face avec lui-même dans les mathématiques ? Parce que le monde ne laisse aucun répit à l’homme ; il est impossible de créer une série tant qu’on s’attaque au monde réel.
L’homme est roi quand il manie ses symboles alors qu’il est complètement impuissant devant la nature. L’homme ne peut pas construire en mettant directement la main au monde ; il peut retourner au monde quand il a construit abstraitement.<noinclude></noinclude>
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Malheureusement, ce ne sont pas les mêmes qui construisent abstraitement et dans le monde.
Kant : « La colombe, quand dans son libre vol elle fend l’air dont elle sent la résistance, pourrait croire qu’elle volerait encore bien mieux dans le vide. » (La colombe, c’est la pensée ; l’air, c’est le monde.)
Bacon : « ''{{lang|la|Homo naturæ non nisi parendo imperat.}}'' »
(« L’homme ne commande à la nature qu’en lui obéissant. »)
Il n’y a que les actions et les pensées comportant une nécessité qui soient vraiment humaines. Toutes les fois qu’on n’est pas forcé d’agir, il faut supprimer les actions et les pensées sans nécessité. Une pensée sans nécessité est un préjugé. Mais il faut distinguer entre les préjugés dont nous pouvons nous passer et ceux dont nous ne pouvons pas nous passer.<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cantons-de-l'Est" /></noinclude><nowiki/>
'''FORGEABLE''' adj. Qui peut être forgé.
'''FORGER''' v. tr. Donner la forme au fer, ou à tout autre métal, au moyen du feu et du marteau. ''Fig.'' Inventer ; forger une nouvelle. Se forger v. pr.
S’imaginer : ''se forger des chimères''.
'''FORGERON''' n. m. Qui travaille le fer au marteau et à la forge.
'''FORGEUR''' n. m. Qui forge. ''Fig.'' ''Forgeur de nouvelles'', qui en invente.
'''FORLIGNER''' v. int. Dégénérer de la vertu de ses ancêtres. ''Vieux.''
'''FORMALISER''' ('''SE'''), v. pr. S’offenser, trouver à redire.
'''FORMALISTE''' adj. et n. Scrupuleusement attaché, aux formes.
'''FORMALITÉ''' n. f. Condition nécessaire à la validité des actes judiciaires.
'''FORMAT''' n. m. Dimension d’un livre imprimé.
'''FORMATION''' n. f. Action de former, de se former.
'''FORME''' n. f. Configuration des corps ; apparence : ''juger sur la forme ;'' manière de se conduire conforme aux règles établies, à l’usage : ''agir dans les formes ;'' façon de s’exprimer ou d’agir propre à une personne : ''avoir les formes rudes ;'' constitution forme de gouvernement ; moule sur lequel on fait un chapeau, un soulier, etc. tournure, façon donnée à un objet : ''la forme de cet habit n’est pas gracieuse''. Impr Châssis de fer où sont rangées les pages composées. Loc. adv. '''En forme''', selon les lois ; '''Pour la forme''', pour se conformer à l’usage. Loc. prép. '''En forme de, par forme de''', en manière de.
'''FORMEL, ELLE''' adj. Précis, positif : ''ordre formel''.
'''FORMELLEMENT''' adv. D’une manière formelle.
'''FORMENER''' v. tr. Malmener, maltraiter.
'''FORMER''' v. tr. Donner l’être et la forme ; fonder : ''former un établissement ;'' contracter : ''former une liaison ;'' composer : ''les peurs forment les nuages''. ''Fig.'' Concevoir : ''former un projet ;'' instruire former l’esprit ; être l’essence : ''la bonté forme le fond de son caractère''. '''Se former''' v. pr. Prendre forme ; devenir plus habile, plus poli.
'''FORMICA-LEO''' n. m. Nom scientifique du fourmi-lion.
'''FORMICANT''' adj. Pouls formicant, faible et fréquent, semblable à la sensation produite par la piqûre des fourmis.
'''FORMICATION''' n. f. Picotement qui se fait sentir quelquefois dans les pieds, dans les mains, et qu’on croirait produit par la marche des fourmis.
'''FORMIDABLE''' adj. Qui est à craindre, redoutable.
'''FORMIER''' n. m. Qui fait, qui vend des formes.
'''FORMIQUE''' adj. ''Chim.'' ''Acide formique'', extrait des fourmis.
'''FORMULAIRE''' n. m. Recueil de formules : ''formulaire des notaires''.
'''FORMULE''' n. f. Modèle qui contient les termes exprès dans lesquels un acte doit être conçu ; façon de s’exprimer, d’agir, conforme à l’usage : ''formules de politesse ;'' ordonnance de médecin : ''remède suivant la formule ;'' résultat d’un calcul algébrique, dont on peut faire l’application dans un grand nombre de cas.
'''FORMULER''' v. tr. Dresser un acte en la forme authentique ; énoncer : ''formuler des griefs''.
'''FORNICATEUR, TRICE''' n. Celui, celle qui commet le péché de fornication.
'''FORNICATION''' n. f. Le péché de la luxure.
'''FORNIQUER''' v. int. Commettre le péché de fornication.
'''FORS''' (''for'') prép. Hors, excepté : ''tout est perdu, fors l’honneur''. ''Vieux.''
'''FORT''' n. m. Forteresse ; homme puissant, par opposition à faible ; ce en quoi une personne excelle : ''l’algèbre est son fort''. ''Fig.'' Temps où une chose atteint sa plus grande intensité : ''au fort de l’été, de la tempête'', etc.
'''FORT, E''' adj. Robuste, vigoureux : ''bras fort ;'' fortifié : ''ville forte ;'' grand, puissant de corps : ''un fort cheval ;'' solide : ''étoffe forte''. ''Fig.'' Plein d’énergie : ''âme forte ;'' considérable : ''forte somme ;'' rude, pénible : ''forte tâche ;'' violent : ''forte pluie ;'' acre, désagréable au goût : ''beurre fort ;'' qui sait beaucoup : ''fort en histoire ;'' outré, choquant : ''cela est trop fort ;'' chargé : ''café fort ;'' plein, sonore : ''voix forte''. ''Terre forte'', grasse, difficile à labourer ; ''esprit fort'', qui se pique d’incrédulité en matière religieuse ; ''se faire fort de'', s’engager à : ''se porter fort pour quelqu’un''. répondre de son consentement. Fort adv. Beaucoup, extrêmement
'''{{lang|it|FORTE}}''' (''té'') adv. ''Mus.'' Mot italien qui se met aux endroits où l’on doit renforcer le son.
'''FORTEMENT''' adv. Avec force : ''serrer fortement les mains''. ''Fig.'' insister fortement.
'''FORTE-PIANO''' (''té'') n. m. V. ''Piano''.
'''FORTERESSE''' n. f. Citadelle qui domine une ville.
'''FORTIFIANT, E''' adj. Se dit des remèdes et des aliments qui augmentent les forces. N. m. : ''prendre des fortifiants''.
'''FORTIFICATION''' n. f. Ouvrage de défense.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XIII.djvu/431
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Chlg
6764
Vous m'avez éprouvé
16063033
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Chlg" />{{Nr||VARIANTES ET VERS INÉDITS.|425}}</noinclude><nowiki />
<div class="poemannote">
<p>Et qui sur la corolle au soleil exposée </p>
<p class=mg4>Rayonnent de mille couleurs. </p>
<p>N’approchez pas vos yeux, que tant de splendeur charme,</p>
<p>De cette goutte d’eau qui reluit un moment. </p>
<p class=mg4>De près ce n’est plus qu’une larme, </p>
<p class=mg4>De loin c’était un diamant ! </p>
</div>
{{t5|V. ''VOUS M’AVEZ ÉPROUVÉ PAR TOUTES LES ÉPREUVES…''}}
<div class="poemannote">
<p class="annotation"><span>''On me hait. Le mensonge et l’injure avec joie ''</span></p>
<p class="avecpage"><span class="tl-page">Page [[Toute la lyre/VI/V#98|98]].</span>Mon œuvre est difficile, et ma vie est amère. </p>
<p class="annotation"><span>''Mâchent entre leurs dents mon nom comme une proie. ''</span></p>
<p>Les choses que je fais sont comme une chimère. </p>
<p class="annotation"><span>J’ai vu de ma candeur rire la trahison. </span></p>
<p>Après le dur travail et la dure saison…</p>
<p class="annotation"><span>{{caché|La jalousie }}ardente </span></p>
<p class="annotation"><span>La jalousie amère et l’injuste soupçon </span></p>
{{Toute la lyre/var|L’ardente jalousie, |incurable|acre et fatal poison, }}
<p class="annotation"><span>{{caché|Ont }}souvent</span></p>
<p class="annotation"><span>Ont parfois dans mon cœur, </span></p>
<p>{{nec|A}} dans mon cœur profond, qui brûle et se déchire…</p>
{{Toute la lyre/var|J’ai vu, pâle et |cherchant le céleste|des yeux cherchant votre horizon…}}
<p class="annotation"><span>Tremblant par l’endroit même en qui </span></p>
<p>Et je tremble souvent par où tout autre espère. </p>
{{Toute la lyre/var|Et je vous remercie, ô maître |juste|amer et doux, }}
{{Toute la lyre/var|Car vous avez, Dieu bon, |qu’avec crainte je nomme|Dieu des âmes sincères,}}
<p class="annotation"><span>Infligé tous les maux que peut souffrir un homme </span></p>
<p>Mis toutes les douleurs et toutes les misères </p>
<p class="annotation"><span>À mon cœur douloureux </span></p>
<p>Sur moi, sur mon cœur sombre en vos mains comprimé,</p>
<p class="annotation"><span>Hors celui-là, Seigneur, </span></p>
<p class="annotation"><span>Hors le pire de tous, aimer </span></p>
<p>Excepté celle-là, d’aimer sans être aimé ! </p>
</div>
VI. SAIS-TU CE QUE DIEU DIT A L’ENFANT QUI VA NAITRE ?
c . K ’A TA AlV5.l k.l ’. )<A .iZ
Sachons
Page 99, Sais-tu ce que Dieu dit à l’enfant qui va naître ?
sa paupière tremble et s’ouvre
Quand cet humble regard s’entr’ ouvre à notre jour. . . • ?o i ajï» :*^ !<noinclude>
<references/></noinclude>
3atfnokfmb41d98ctmncl1wauw98tor
Page:Carette - Zirska, immigrante inconnue, 1947.djvu/185
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Raymonde Lanthier
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/* Corrigée */ Apostrophe en trop.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Obelon" />{{nr||— 159 —}}</noinclude><nowiki />
Zirska s’affairait autour de sa table tout
en expliquant à Jacqueline la façon dont elle
entendait servir ses visiteurs.
— Vous savez, Jacqueline, je veux faire
le mieux possible… je ne connais pas encore
bien tous les usages du Canada, mais vous
m’aiderez… et puis vous savez, Jean n’est pas
difficile. Tout ce que je fais, il dit que c’est
bien. Je soupçonne qu’il est un peu menteur
et peut-être trop indulgent parfois ! Mais
vous savez, je fais mon possible.
— Ça se voit, dit Jacqueline, et vraiment
vous réussissez à merveille.
— À merveille ? Il me semble que c’est la
première fois que j’entends ce mot… Ça veut
dire bien ou mal ?
— Bien, bien, Zirska…
— Oh ! c’est bien alors.
— Vous savez, je connais beaucoup de
« noms » maintenant, je veux dire de « mots ».
Avant longtemps, je parlerai bien la langue
de Jean. Et puis, vous savez, je commence à
lire les articles de Jean. Je comprends presque<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Andre-Chermy-Amoureux caprices-1925.djvu/51
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2026-09-26T07:16:41Z
Hektor
294
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||— 49 —|}}</noinclude>{{tiret2|mépri|sables}} les unes que les autres, Gontran ne put s’empêcher de penser que celle qui lui avait ainsi écrit était peut-être différente des autres.
{{Img float-p
| style = margin:1em 0 2em 2em; font-size:90%;
| above =
| file = Andre-Chermy-Amoureux_caprices-1925_(page_51_crop).jpg
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| cap = <i>Ah ! Gontran… Gontran… je {{iv|3}}<br/>suis à vous…</i> (page 60).{{iv|3.2}}
| capalign = center
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| alt =
}}
La lettre disait, en effet :
{{tab}}Monsieur,
« Vous excuserez ma hardiesse, je n’osais pas vous écrire mais je me suis décidée, parce que je suis trop malheureuse.
« Vous possédez, d’après ce que j’entends dire autour de moi, des secrets qui permettent de se faire aimer comme on le veut…
« Aussi je pense que vous aurez pitié d’une pauvre jeune fille qui aime en silence un homme qui n’a peut-être jamais remarqué celle qui est toute remplie de lui.
« Je ne vous demande pas de me répondre…
« Je me présenterai à votre hôtel dans deux jours, sous le nom de {{Mlle|Paulette|nx}}.
« Vous me recevrez ou ne me recevrez pas, suivant que vous voudrez ou ne voudrez pas me venir en aide. »
— C’est étrange ! se disait Gontran… À quoi rêvent les jeunes filles ?…
Et, après avoir hésité quelque temps, il se dit :
— Je la recevrai tout de même, et je la confesserai.
Il sortit, et courut chez son ami Danjon :
— Regarde, mon vieux, lui dit-il, en lui montrant les lettres qu’il avait reçues, le crois-tu à présent que toutes les femmes sont les mêmes !… Je n’ai qu’à choisir parmi ces<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres de C. Tillier - III.djvu/309
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Courvey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>dans les airs ; quand les larmes blanches avec lesquelles on les
aura pleurés seront renfermées dans leur coffre ; quand les armes
à feu qui auront fait le dernier salut à leur dépouille mortelle auront
jeté leur fumée, que restera-t-il d’eux ? d’ignobles souvenirs,
un nom dégradé, je ne sais quoi de semblable à cette puanteur
qui survit à une chandelle éteinte ! le peuple qu’ils ont trahi
viendra, après leurs flatteurs, cracher sur leur épitaphe. Moi, du
moins, si je n’ai ni marbre, ni lettres d’or sur mon cercueil, je
veux que l’humble gazon dont il sera couvert jette une bonne
odeur ; et peut-être quelque ami de la liberté, amené par un pieux
devoir dans le sombre jardin des morts, se détournera de quelques
tombes pour dire un petit bonjour à mon ombre !
{{interligne|2em}}
{{sep4}}
{{interligne|2em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
dm12xanaditgiow30wourmjlkw39suq
Auteur:Alfred Hennequin
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Khardan
13512
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wikitext
text/x-wiki
{{Auteur
| contenu =
== Théâtre <ref name="sources"></ref> ==
(Les dates correspondent à la date de première représentation des pièces)
{{liste documents début|début|divers= Commentaire}}
{{document|date=1871|titre=Les Trois Chapeaux |divers=(comédie en 3 actes, avec [[Auteur:Alfred Delacour|Alfred Delacour]])}} ► {{IA|lestroischapeaux00henn}}
{{document|date=1873|titre=[[Aline (Hennequin, Sylvestre)|Aline]] |divers=(pièce en 1 acte et en vers, avec [[Auteur:Armand Silvestre|Armand Silvestre]])}} ► {{Gallica|bpt6k931698t}} {{IA|alinepiceenuna00henn}}
{{document|date=1875|titre=Le Procès Veauradieux |livre=Hennequin, Delacour - Le Procès Veauradieux, 1886.djvu|divers=(comédie en 3 actes, avec [[Auteur:Alfred Delacour|Alfred Delacour]])}} ► {{Gallica|bpt6k1917148z}}
{{document|date=1876|titre=Poste restante |divers=(comédie en 3 actes, avec [[Auteur:Alfred Delacour|Alfred Delacour]])}} ► {{Gallica|bpt6k1917147j}}
{{document|date=1876|titre=Les Dominos roses |divers=(comédie en 3 actes, avec [[Auteur:Alfred Delacour|Alfred Delacour]])}} ► {{IA|lesdominosrosesc00delauoft}}
{{document|date=1876|titre=L'Oncle aux espérances |divers=(comédie en 3 actes, avec [[Auteur:Alfred Delacour|Alfred Delacour]])}}
{{document|date=1877|titre=Bébé |divers=(comédie en 3 actes, avec [[Auteur:Émile de Najac|Émile de Najac]])}} ► {{IA|bbcomdieen00najauoft}} {{HT|ien.35556007839277}}
{{document|date=1877|titre=La Poudre d'escampette |divers=(folie-vaudeville en 3 actes, avec [[Auteur:Henry Bocage|Henry Bocage]])}} ► {{Gallica|bpt6k1917149c}} {{HT|nnc1.cu53347919}}
{{document|date=1877|titre=Le Phoque |divers=(comédie en 3 actes, avec [[Auteur:Alfred Delacour|Alfred Delacour]])}} ► {{IA|lephoquecomdiee00henngoog}} {{HT|uc1.$b145459}}
{{document|date=1878|titre=Le Renard bleu |divers=(comédie en 1 acte)}} ► {{Google|N_tJAAAAIAAJ|PA1}} {{HT|uc1.$b259303}}
{{document|date=1878|titre=Niniche |divers=(comédie-vaudeville en 3 actes, avec [[Auteur:Albert Millaud|Albert Millaud]], musique de Marius Boullard)}} ► {{HT|hvd.hnxm8w}}
{{document|date=1878|titre=La Petite Correspondance |divers=(comédie en 3 actes, avec [[Auteur:Émile de Najac|Émile de Najac]])}}
{{document|date=1878|titre=Fleur d'oranger |divers=(vaudeville en 3 actes, avec [[Auteur:Victor Bernard|Victor Bernard]], musique d’Auguste Coédès)}}
{{document|date=1879|titre=La Femme à papa |divers=(vaudeville en 3 actes, avec [[Auteur:Albert Millaud|Albert Millaud]], musique d'Hervé)}} ► {{Gallica|bpt6k319671z}} {{HT|ien.35556007836893}}
{{document|date=1879|titre=Nounou |divers=(comédie en 5 actes, avec [[Auteur:Émile de Najac|Émile de Najac]])}} ► {{Gallica|bpt6k1917181k}}
{{document|date=1880|titre=La Corbeille de noces |divers=(avec [[Auteur:Henri Bocage|Henri Bocage]])}}
{{document|date=1881|titre=La Vente à Tata |divers=}}
{{document|date=1882|titre=[[Lili (Hennequin, Millaud, Hervé)|Lili]] |divers=(comédie-opérette en 3 actes, avec [[Auteur:Albert Millaud|Albert Millaud]], musique de Hervé)}} ► {{Gallica|bpt6k320053x}} {{HT|hvd.hnxk8y}}
{{document|date=1882|titre=Ninetta |divers=(opéra comique, avec [[Auteur:Adolphe Brisson|Adolphe Brisson]], musique de Raoul Pugno)}} ► {{Google|0EFAAQAAMAAJ|PA1}}
{{document|date=1883|titre=Le Présomptif |divers=(opéra-bouffe en 3 actes, avec [[Auteur:Albin Valabrègue|Albin Valabrègue]], musique de Louis Gregh)}} ► {{Gallica|bpt6k1917177p}}
{{document|date=1883|titre=Le Brosseur |divers=(comédie en 1 acte, musique d’Edmond Audran)}} ► {{Gallica|bpt6k19171946}}
{{document|date=1884|titre=Le Train de plaisir |divers=(comédie en 4 actes, avec [[Auteur:Arnold Mortier|Arnold Mortier]] et [[Auteur:Albert de Saint-Albin|Albert de Saint-Albin]])}} ► {{Google|BDs-AQAAMAAJ|PA1}} {{HT|coo.31924027285653}}
{{document|date=1884|titre=Les Trois Devins |divers=(opérette en 3 actes, avec [[Auteur:Albin Valabrègue|Albin Valabrègue]], musique d'Édouard Okolowicz)}}
{{document|date=1885|titre=Cherchez la femme |divers=}}
{{document|date=1885|titre=L’Étudiant pauvre |divers=(opérette en 3 actes, avec Albin Valabrègue, musique de Carl Millöcker)}}
{{document|date=1885|titre=Le Gant de Suède |divers=(comédie en 1 acte)}}
{{document|date=1886|titre=Trop de vertu ! |divers=(pièce en 3 actes, avec [[Auteur:Maurice Hennequin|Maurice Hennequin]])}}
{{Liste documents fin}}
== Notes et références ==
<ref follow="sources">
Liste bibliographique établie d'après:
* Bibliothèque Nationale de France - Catalogue général ([https://catalogue.bnf.fr/rechercher.do?index=TOUS3&numNotice=10696209&typeNotice=p ► Site BNF])
* The Parisian stage, alphabetical indexes of plays and authors par Charles Beaumont Wicks, 1907- ([https://catalog.hathitrust.org/Record/001645771 ► HathiTrust])
* Site des Archives Nationales — Intérieur ; Théâtres. Censure des répertoires des grands théâtres parisiens : index des théâtres (1835-1906), Cotes: F/18/669-F/18/1016,F/21/966-F/21/995 ([https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/rechercheconsultation/consultation/ir/consultationIR.action?irId=FRAN_IR_003971&udId=root&details=true&gotoArchivesNums=false&auSeinIR=true ► Archives Nationales])
* Les Archives du spectacle ([https://lesarchivesduspectacle.net/ ► Archives du spectacle])
</ref>
<references/>
}}
g4qxt0ckkjg6lud9yusxpq9txrfepux
Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/695
104
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Psephos
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16062370
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude><section begin="GULPIR et GURPIR"/><nowiki/>
GULPIR & GURPIR. v. n. ''Voyez'' {{tr6L|GUERPIR}}. C’est la même chose dans les Coutumes où ces mots se trouvent.
<section end="GULPIR et GURPIR"/>
<section begin="GULTZOW"/><nowiki/>
☞ GULTZOW. Petite ville d’Allemagne, en Poméranie. Elle appartenoit autrefois à l’Eglise de Cammin. Elle est à 39{{lié}}d. 20{{lié}}m. de long. & à 53{{lié}}d. 39{{lié}}m. de lat.
<section end="GULTZOW"/>
{{c3|{{sp|GU}}M.}}
<section begin="GUMANAPI"/><nowiki/>
GUMANAPI. Île d’Asie. ''{{lang|la|Gumanapia.}}'' Elle est dans l’Archipel des Molucques, au nord de celle de Néra & de Banda. il y a dans cette île une ville qui porte son nom, & qui est située au pied d’une montagne qui vomit des flammes.
<section end="GUMANAPI"/>
<section begin="GUMÉNE ou GUME"/><nowiki/>
GUMÉNE ou GUME. s. f. Terme de Marine, qui se dit au Levant de tous les grands cordages en général, & en particulier des cordes des ancres de galères {{sc|Pomey}}. ''{{lang|la|Funis.}}''
En termes de Blason, on appelle ''guméne'' ou ''goméne,'' les attaches, ou la corde d’une ancre qui est faite quelquefois du même émail que l’ancre, quelquefois d’un émail différent, aussi-bien que la stangue & la trabe, qui en sont les autres parties. Il portoit d’azur à l’ancre d’or, la ''guméne'' de gueules.
<section end="GUMÉNE ou GUME"/>
{{c3|{{sp|GU}}N.}}
<section begin="GUNCZ ou GUNTZ"/><nowiki/>
GUNCZ ou GUNTZ. Petite rivière d’Allemagne que l’on nomme aussi ''Benges. {{lang|la|Guntius, Sabaria.}}'' Elle a sa source dans la basse Autriche, où elle arrose ''Guntz,'' passe dans la basse Hongrie, & y baigne Sabarie, & après elle se joint au Raab à Rotentum, ou Sarwar. {{sc|Maty}}.
GUNCZ ou GUNTZ. Bourg d’Allemagne. ''{{lang|la|Guntia.}}'' Il est dans la basse Autriche, sur la rivière de ''Guncz,'' aux confins de la Hongrie, à cinq lieues au-dessus de Sarwar. On croit que ''Guncz'' est l’ancienne ''Basiana,'' ville de la haute Pannonie, que quelques Géographes placent à Posega, & d’autres à Bantz. {{sc|Maty}}.
<section end="GUNCZ ou GUNTZ"/>
<section begin="GUNDEBAUD ou GONDEBAUD"/><nowiki/>
GUNDEBAUD ou GONDEBAUD. Nom d’homme. ''Gundebaud,'' Roi de Bourgogne. ''{{lang|la|Gundebaldus.}}''
Ce nom vient des mots Tudesques & Anglo-Saxons qui suivent ; ''gunde'' autrefois, & aujourd’hui ''gunst,'' qui signifient faveur, ''gewald,'' qui signifie force, ou ''wald,'' qui signifie la même chose, qui étant adverbe signifie promptement, ''gunnen,'' qui signifie favoriser, & qui vient de l’Hébreu {{lang|rtl|he|חנן}} ''Hhanan, Wealdan,'' qui signifie commander : ces mots donnent au nom de ''Gondebaud'' la signification de ''très-favorisé,'' ou ''très-favorable, bien-tôt favorisé, porté à favoriser, à faire du bien.''
<section end="GUNDEBAUD ou GONDEBAUD"/>
<section begin="GUNDEH ou GUNDAH"/><nowiki/>
GUNDEH ou GUNDAH. s. m. Nom d’un monstre marin, qui se voit dans les mers de l’Iémen & Herkend. D’{{sc|Herb}}. c’est-à-dire, de l’Arabie heureuse & des Indes.
<section end="GUNDEH ou GUNDAH"/>
<section begin="GUNDELFINGEN"/><nowiki/>
GUNDELFINGEN. Gros bourg du Cercle de Suabe, en Allemagne. ''{{lang|la|Gundelfinga.}}'' Il est situé sur le Danube, à trois lieues de la ville de Burgaw, vers le nord, & il est chef d’une Baronnie, qui appartient aux Comtés de Furstemberg-Blomberg.
<section end="GUNDELFINGEN"/>
<section begin="GUNDEMAR ou GONDEMAR"/><nowiki/>
GUNDEMAR ou GONDEMAR. Nom d’homme. ''{{lang|la|Gundemarus.}} Gundemar,'' Roi de Bourgogne.
Ce mot est composé de deux mots de la langue Tudesque, ''gunde,'' ou ''gunst,'' qui veut dire faveur, & ''mehren,'' qui signifie augmenter. On peut connoître par la signification de ces deux mots celle qu’a le nom de ''Gondemar'' dans la langue originale dont il est tiré.
<section end="GUNDEMAR ou GONDEMAR"/>
<section begin="GUNDIS, GONDES ou GONTEY"/><nowiki/>
GUNDIS, GONDES, ou GONTEY. Bourg du pays de Valais, allié des Suisses. ''{{lang|la|Gontacium, Contegium.}}'' Ce bourg est sur le Rhône, un peu au-dessous de la ville de Sion, & il est considérable par ses mines de cristal, & par le safran & les bons vins qu’on y recueille. {{sc|Maty}}.
<section end="GUNDIS, GONDES ou GONTEY"/>
<section begin="GUNDON"/><nowiki/>
GUNDON. s. m. Nom que les Ethiopiens donnent à une espèce de fourmis très-grosses. ''{{lang|la|Formica major Æthiopica.}}'' Les ''Gundons'' marchent ensemble dans un ordre qui ressemble à celui d’une armée rangée en bataille. Ils ne font aucun amas de grains ; mais ils dévorent tout ce qu’ils trouvent, & mordent même les hommes avec beaucoup de violence. ''DAPPER'', ''{{pg|420}}.''
<section end="GUNDON"/>
<section begin="GUNEFORT, GUNIFORT"/><nowiki/>
{| style="margin:auto auto auto 2em"
|-
|GUNEFORT.
| rowspan=2 valign=center| {{accolade|d|2}}
| rowspan=2 valign=center| ''Voyez'' {{tr6L|CUCUFAT}}.
|-
|GUNIFORT.
|}
<section end="GUNEFORT, GUNIFORT"/>
<section begin="GUNOLO"/><nowiki/>
GUNOLO. ''Voyez''
{{tr6L|VENNOLÉ}}.
<section end="GUNOLO"/>
<section begin="GUNTRAM ou GONTRAN"/><nowiki/>
GUNTRAM ou GONTRAN. s. m. On prononce toujours ''Gontran,'' en donnant à la dernière syllabe un son nazal, comme quand on prononce le mot de ''cran.'' Le mot de ''Gontran'' est un nom d’homme. ''Gontran,'' Roi de Bourgogne.
Ce nom est formé de deux mots de la langue Tudesque, ''gat,'' ou ''gut,'' qui signifie bon, & ''ram,'' ou ''ruhm,'' comme on dit aujourd’hui en Allemand, qui veut dire gloire, louange, réputation.
<section end="GUNTRAM ou GONTRAN"/>
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GUNTZ. Rivière du Cercle de la Suabe en Allemagne. ''{{lang|la|Guntia.}}'' Elle a sa source dans l’Abbaye de Kempten, près du bourg de Guntzen, ou Guntzberg, baigne la petite ville de Guntzburg, & peu après elle se décharge dans le Danube. {{sc|Maty}}.
<section end="GUNTZ"/>
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GUNTZBERG. Bourg de la Suabe. ''{{lang|la|Guntia.}}'' Il est dans l’Algow, à la source du Guntz, entre Kempten & Constance. {{sc|Maty}}.
<section end="GUNTZBERG"/>
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GUNTZBURG. Petite ville du Cercle de Suabe en Allemagne. ''{{lang|la|Guntia, Guntzburgum.}}'' Elle est dans le Marquisat de Burgaw, sur la rivière de Guntz, environ à deux lieues de la ville de Burgaw, vers le nord. Il y a dans ''Guntzburg'' un château, où les anciens Marquis de Burgaw faisoient leur résidence, & où l’on tient encore la Chancellerie du Marquisat. {{sc|Maty}}.
<section end="GUNTZBURG"/>
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GUNTZENHAUSEN ou GUTSENHAUSEN. Petite ville du Cercle de Franconie, en Allemagne. ''{{lang|la|Gutsenhusa, Gutzenhausium.}}'' Elle est sur la rivière d’Altmud, dans le Marquisat d’Anspach, aux confins de l’Evêché d’Aichstet. {{sc|Maty}}. ''Long. 28{{lié}}d. 26{{lié}}m. lat. 48{{lié}}d. 58{{lié}}m.''
<section end="GUNTZENHAUSEN ou GUTSENHAUSEN"/>
{{c3|{{sp|GU}}O.}}
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GUOLDEN-PEPPIUS. s. m. C’est le nom d’une pomme qui ressemble fort à la pomme de paradis. Les Anglois en font beaucoup de cas. Le ''guolden-peppius,'' qui est le nom que lui donnent les Anglois, est fort jaune & rond. Cette pomme n’a de l’eau qu’en petite quantité ; mais elle est assez relevée. Elle n’a aucune mauvaise odeur.
<section end="GUOLDEN-PEPPIUS"/>
{{c3|{{sp|GU}}P.}}
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GUPLO. Lac de la Basse Pologne. ''{{lang|la|Guplo.}}'' Il est dans la Cujavie, entre la ville de Guesne & celle de Brestie. On voit sur le bord septentrional de ce lac le château de Kruswick, où l’on dit que {{roi|Popielus|II}}, Roi de Pologne, fut dévoré par les rats. {{sc|Maty}}.
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GUPPAS. s. m. Poids dont on se sert dans quelques villes du détroit de Malaca, particulitement à Quéda. Quatre ''guppas'' font le guantas, & seize guantas font le hali ou nali ; il faut quinze halis pour le bahar, pesant quatre cens cinquante livres poids de marc.
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{{c3|{{sp|GU}}R.}}
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GUR. s. m. Toile de coton blanche, que les Anglois apportent des Indes Orientales : elle a quatorze aunes de longueur, sur sept ou huit de largeur.
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GURAES. s. f. pl. Toiles peintes de Bengale. Les Anglois de Madraail en enlèvent beaucoup pour envoyer aux Manilles.
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GURBAAL. Lieu dans la Terre-Sainte. ''{{lang|la|Gurbaal.}}'' Les Arabes qui habitoient en ''Gurbaal. {{romm|II}}. Paral. {{romm|XXVI}},{{lié}}7.'' Les Septante ont traduit, aux environs de Pétra, d’où le {{P.|Lubin}} conclut qu’on ne peut douter que ''Gurbaal'' ne soit la même chose que Pétra, Métropole de l’Arabie Pétrée. D’autres, comme Hoffman & la Glose ordinaire, veulent que ce soit ''Gérard.''
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<section begin="GURCK"/><nowiki/>
{{corr|GURGK|GURCK}}. Rivière du Cercle d’Autriche en Allemagne. ''{{lang|la|Gurca,}}'' anciennement, ''{{lang|la|Corcorcis.}}'' Elle coule dans le Windismarck, contrée de la Carniole, arrose Seissenburg & Rudolfwerd, & se décharge dans la {{tiret|Sa|ve}}<section end="GURCK"/><noinclude>
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Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/696
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude><section begin="GURCK"/>{{tiret2|Sa|ve}}, aux confins de la Croatie & du Comté de Celly. {{sc|Maty}}.
GURCK, est encore une petite ville Episcopale de la Carinthie, en Allemagne. Gurcum, Gurca, Gurkium. Elle est sur une petite rivière qui porte son nom, à six lieues de Clagenfirt, du côté du nord. L’Evêque de Gurck fait sa résidence à Strasbourg, petite ville à deux lieues de Gurck. Il est suffragant de l’Archevêque de Saltzbourg, dont les prédécesseurs ont fondé cet Evêché l’an 1073. C’est pour cela qu’autrefois ils nommoient à cet Evêché ; mais depuis Ferdinand I, de trois fois que cet Evêché vaque, les Archevêques de Saltzbourg n’y nomment plus qu’une fois, & les Archiducs d’Autriche les deux autres. {{sc|Maty}}. Long. 31 d. 50 m. lat. 47 d. 10 m.
GURCKFELDT. Petite ville de la Carniole en Allemagne. Gurckfeldia. Elle est dans le Windichfmark sur la Save, au nord du Rudolfwerd. Quelques Géographes prennent Gurckfeldt pour l’ancienne Quadrata, ou Quadratum, ville de la haute Pagnonie, que quelques uns pourtant mettent à Ratmanfdorf, village de la même contrée, à l’embouchure du Gurck dans la Save. {{sc|Maty}}.
GURESSI. s. m. Nom que l’on donne à des Lutteurs que le Grand Seigneur entretient, ou qu’il entretenoit autrefois. Athleta, Palefirita, Lucator. On les appelle aussi Peluanders. Voyez ce mot.
GUREYGURA. Montagne d’Afrique. Gureycura mons. Elle est près du grand Atlas, & en est séparée par les plaines d’Eceys. MARMOL, {{t.|{{rom-maj|II}}|cap}}, L.{{lié}}{{rom-maj|IV}}, c.{{lié}}37.
GURGIE. C’est la même chose que Géorgie. Voyez ce mot, qui est le seul dont on le sert communément aujourd’hui.
GURGISTAN. Pays des Géorgiens. Voyez GÉORGIE. On se sert quelquefois dans la Géographic & dans les Relations, du nom de Gurgistan ; ailleurs on emploie celui de Géorgie.
Ce nom de Gurgistan est pris de la langue Tarque sans aucun changement.
GURIEL ou GHURIA. Partie de la Géorgie, en Asie. Guria. Elle étoit anciennement la partie méridionale de la Colchide, & aujourd’hui on la comprend quelquefois sous la Mingrélie, dont elle est séparée au nord par le Phase. Elle a le Royaume d’Imirette au levant ; la Turcomanie au midi ; & la Natolie avec la mer Noire au couchant. Ce pays a son Prince particulier, qui est sous la protection du Grand-Seigneur. Il n’y a point de ville, & ses lieux principaux font les bourgs de Warthi & de Guni ou Gonie. {{sc|Maty}}.
GURLET. Voyez GRELET.
GURRÉA. Bourg d’Arragon. Gurrea. Il est situé sur le Gallego, entre la ville de Sarragoffe & celle d’Hucsca. On prend Gurréa pour l’ancienne Gallicum, ou forum Gallorum, ville de l’Espagne Tarragonoise. {{sc|Maty}}.
GURULA. Gurulis. Il y avoit anciennement deux bourgs de ce nom dans la Sardaigne ; ils étoient vers le milieu de l’île, & ils font tous deux ruinés. {{sc|Maty}}.
GUS.
GUSBABUL. s. f. C’est le nom d’une pierre fine. Ce mot est Turc, & signifie pierre de l’homme. C’est une Agate tendre, quoiqu’orientale.
GUSELISSAR. Ville de l’Anatolie. Gufeliffar, is. C’est l’ancienne Magnésie d’Ionie. Il y a des ruines d’anciens bâtimens, & à une lieue de la ville les restes d’un Temple superbe. Voyez le troisième Voyage du {{P.|Lucas}}.
GUSE. s. f. Terme de Blason, qui se dit des tourteaux de couleur sanguine, ou de laque, qu’on peut nommer aussi de gueules.
GUSGUN CHE. s. f. On a donné depuis quelque temps ce nom à une nouvelle pierre fine, qui est une espèce d’œil de chat chatoyant, d’une couleur verditre foncée ce nom est Turc, & veut dire pierre du folcil. C’est une Agate tendre, quoiqu’orientale.
GUSMAN. Gufmanus. Nom d’homme qui est commun en Espagne, & qui ne se donne point ou rarement en France. Gufman d’Alfarache est fameux.
GUSTATIF. s. m. Terme d’Anatomie, qui se dit des parties qui servent à l’organe du goût. Nerf gustatif, nerf du goût, ou qui sert au goût. Gufiui inserviens.
GUSTATION. s. f. Terme de Physique. Gufatio, faporis perceptio. Sensation du goût, perception des faveurs. La guflation est une action de lame, comme les autres sensations, mais elle dépend du corps, en ce qu’elle suppose une impression faite dans une certaine partie du corps, qui est l’organe du goût. La Gustation se fait lorsque les parties favoureuses exprimées des corps savoureux, & pressées, s’insinuent à travers les pores de la pellicule déliée qui couvre la langue, & vont frapper les petites tubérofités qui font entre cette petite peau & la chair de la langue. Alors il y a dans l’âme une perception de faveur. Et parceque les parties de ces petits mamelons de la langue ne sont pas disposées de la même manière dans différentes personnes, & dans la même personne en différens temps, il arrive que la gufiction d’une faveur n’est pas la même dans différentes perfennes, ou dans la même personne considérée en des temps différens. Voyez GOUT.
L’usage du mot de guflation est rare ; on ne doit point l’employer dans le discours ordinaire, mais scolement dans les ouvrages de Fhysique & de Miédecine.
GUSTAVE. s. m. Guflavus. Nom d’homme usité en Allemagne, & particulièrement en Suède. Le grand Gustave-Adolphe, Roi de Suède, fut tué à la bataille de Lutzen, en 1632.
GUSTAVEBOURG. Gustaviburgum. C’étoit une forteresse d’Allemagne, que Gustave-Adolphe fit conf truire dans le Landgraviat de Darmstat, au confluent du Mein & du Rhin, l’an 1632. Elle fut abandonnée l’an 1635 ; & elle est maintenant ruinée. {{sc|Maty}}.
GUSTROW. Ville du Duché de Meckelbourg, en Basse-Saxe. Gustrovium. Elle est dans la Wandalie, à six lieues de Rostock, vers le midi, & à dix de Swerin, vers l’Orient. Elle est capitale du Duché de Meckelbourg Gustrow, & elle a un château, où les Dues font leur résidence ordinaire. {{sc|Maty}}. Long. 30 d. 18 m.lat. 53 d. 57 m.
GUT.
GUTE. s. m. & f. Nom d’un ancien peuple de la Scandie. Il habitoit dans les provinces de Suède, qui portent maintenant le nom de Gothic. Gute. Quelques Géographes prétendent que les anciens Goths prirent leur origine d’eux.
GUTLAND ou GUTLANDE. Voyez GOTIE.
GUTTE-GOMME. s. f. Voyez GOMME-GUTTE.
GUTTENZEL. Abbaye de Suabe. Guttencella. Elle est dans un beau pays, sur la rivière de Rott, au levant de Biberach. Cêtre Abbaye fondée environ l’an 1330, a été fort riche ; mais elle est extrémement déchue. {{sc|Maty}}.
GUTTONAIRE. s. m. Espèce de milice à cheval chez les Romains. Guttonarius. Ce nom ne se donnoit pas seulement aux Cavaliers, mais encore au cheval. Voici d’où ce nom venoit, & ce qu’il signifioit. Guttus en Latin est, comme nous allons le dire, un vase qui a une ouverture fort étroite, d’où la liqueur ne tombe que goutte à goutte, & lentement. De-là on avoit fait Guttonarius, pour signifier un cheval qui va lentement & pas à pas, ensuite on le donna au Cavalier même. ''Voyez'' VÉGÈCE, L.{{lié}}1, c.{{lié}}56, & L.{{lié}}{{rom-maj|IV}}, c.{{lié}}6. Et SUMAISE sur Jule Capitolin, {{pg|246}} & 247, où il remarque fort bien que dans Végèce il faut lire Gottonerios, au-lieu de Cottonarios, que les copistes y avoient mis.
GUTTURAL, ALE. adj. Terme usité en Anatomie, désigne les parties relatives au gosier. L’artère gutturale est une branche de la carotine externe.<section end="GUTTURAL"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude><section begin="GURCK"/>{{tiret2|Sa|ve}}, aux confins de la Croatie & du Comté de Celly. {{sc|Maty}}.
GURCK, est encore une petite ville Episcopale de la Carinthie, en Allemagne. ''{{lang|la|Gurcum, Gurca, Gurkium.}}'' Elle est sur une petite rivière qui porte son nom, à six lieues de Clagenfirt, du côté du nord. L’Evêque de ''Gurck'' fait sa résidence à Strasbourg, petite ville à deux lieues de ''Gurck.'' Il est suffragant de l’Archevêque de Saltzbourg, dont les prédécesseurs ont fondé cet Evêché l’an{{lié}}1073. C’est pour cela qu’autrefois ils nommoient à cet Evêché ; mais depuis {{roi|Ferdinand|I}}, de trois fois que cet Evêché vaque, les Archevêques de Saltzbourg n’y nomment plus qu’une fois, & les Archiducs d’Autriche les deux autres. {{sc|Maty}}. ''Long. 31{{lié}}d. 50{{lié}}m. lat. 47{{lié}}d. 10{{lié}}m.''
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GURCKFELDT. Petite ville de la Carniole en Allemagne. ''{{lang|la|Gurckfeldia.}}'' Elle est dans le Windichsmark sur la Save, au nord du Rudolfwerd. Quelques Géographes prennent ''Gurckfeldt'' pour l’ancienne ''{{lang|la|Quadrata,}}'' ou ''{{lang|la|Quadratum,}}'' ville de la haute Pannonie, que quelques uns pourtant mettent à Ratmansdorf, village de la même contrée, à l’embouchure du Gurck dans la Save. {{sc|Maty}}.
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GURESSI. s. m. Nom que l’on donne à des Lutteurs que le Grand Seigneur entretient, ou qu’il entretenoit autrefois. Athleta, Palefirita, Lucator. On les appelle aussi Peluanders. Voyez ce mot.
GUREYGURA. Montagne d’Afrique. Gureycura mons. Elle est près du grand Atlas, & en est séparée par les plaines d’Eceys. MARMOL, {{t.|{{rom-maj|II}}|cap}}, L.{{lié}}{{rom-maj|IV}}, c.{{lié}}37.
GURGIE. C’est la même chose que Géorgie. Voyez ce mot, qui est le seul dont on le sert communément aujourd’hui.
GURGISTAN. Pays des Géorgiens. Voyez GÉORGIE. On se sert quelquefois dans la Géographic & dans les Relations, du nom de Gurgistan ; ailleurs on emploie celui de Géorgie.
Ce nom de Gurgistan est pris de la langue Tarque sans aucun changement.
GURIEL ou GHURIA. Partie de la Géorgie, en Asie. Guria. Elle étoit anciennement la partie méridionale de la Colchide, & aujourd’hui on la comprend quelquefois sous la Mingrélie, dont elle est séparée au nord par le Phase. Elle a le Royaume d’Imirette au levant ; la Turcomanie au midi ; & la Natolie avec la mer Noire au couchant. Ce pays a son Prince particulier, qui est sous la protection du Grand-Seigneur. Il n’y a point de ville, & ses lieux principaux font les bourgs de Warthi & de Guni ou Gonie. {{sc|Maty}}.
GURLET. Voyez GRELET.
GURRÉA. Bourg d’Arragon. Gurrea. Il est situé sur le Gallego, entre la ville de Sarragoffe & celle d’Hucsca. On prend Gurréa pour l’ancienne Gallicum, ou forum Gallorum, ville de l’Espagne Tarragonoise. {{sc|Maty}}.
GURULA. Gurulis. Il y avoit anciennement deux bourgs de ce nom dans la Sardaigne ; ils étoient vers le milieu de l’île, & ils font tous deux ruinés. {{sc|Maty}}.
GUS.
GUSBABUL. s. f. C’est le nom d’une pierre fine. Ce mot est Turc, & signifie pierre de l’homme. C’est une Agate tendre, quoiqu’orientale.
GUSELISSAR. Ville de l’Anatolie. Gufeliffar, is. C’est l’ancienne Magnésie d’Ionie. Il y a des ruines d’anciens bâtimens, & à une lieue de la ville les restes d’un Temple superbe. Voyez le troisième Voyage du {{P.|Lucas}}.
GUSE. s. f. Terme de Blason, qui se dit des tourteaux de couleur sanguine, ou de laque, qu’on peut nommer aussi de gueules.
GUSGUN CHE. s. f. On a donné depuis quelque temps ce nom à une nouvelle pierre fine, qui est une espèce d’œil de chat chatoyant, d’une couleur verditre foncée ce nom est Turc, & veut dire pierre du folcil. C’est une Agate tendre, quoiqu’orientale.
GUSMAN. Gufmanus. Nom d’homme qui est commun en Espagne, & qui ne se donne point ou rarement en France. Gufman d’Alfarache est fameux.
GUSTATIF. s. m. Terme d’Anatomie, qui se dit des parties qui servent à l’organe du goût. Nerf gustatif, nerf du goût, ou qui sert au goût. Gufiui inserviens.
GUSTATION. s. f. Terme de Physique. Gufatio, faporis perceptio. Sensation du goût, perception des faveurs. La guflation est une action de lame, comme les autres sensations, mais elle dépend du corps, en ce qu’elle suppose une impression faite dans une certaine partie du corps, qui est l’organe du goût. La Gustation se fait lorsque les parties favoureuses exprimées des corps savoureux, & pressées, s’insinuent à travers les pores de la pellicule déliée qui couvre la langue, & vont frapper les petites tubérofités qui font entre cette petite peau & la chair de la langue. Alors il y a dans l’âme une perception de faveur. Et parceque les parties de ces petits mamelons de la langue ne sont pas disposées de la même manière dans différentes personnes, & dans la même personne en différens temps, il arrive que la gufiction d’une faveur n’est pas la même dans différentes perfennes, ou dans la même personne considérée en des temps différens. Voyez GOUT.
L’usage du mot de guflation est rare ; on ne doit point l’employer dans le discours ordinaire, mais scolement dans les ouvrages de Fhysique & de Miédecine.
GUSTAVE. s. m. Guflavus. Nom d’homme usité en Allemagne, & particulièrement en Suède. Le grand Gustave-Adolphe, Roi de Suède, fut tué à la bataille de Lutzen, en 1632.
GUSTAVEBOURG. Gustaviburgum. C’étoit une forteresse d’Allemagne, que Gustave-Adolphe fit conf truire dans le Landgraviat de Darmstat, au confluent du Mein & du Rhin, l’an 1632. Elle fut abandonnée l’an 1635 ; & elle est maintenant ruinée. {{sc|Maty}}.
GUSTROW. Ville du Duché de Meckelbourg, en Basse-Saxe. Gustrovium. Elle est dans la Wandalie, à six lieues de Rostock, vers le midi, & à dix de Swerin, vers l’Orient. Elle est capitale du Duché de Meckelbourg Gustrow, & elle a un château, où les Dues font leur résidence ordinaire. {{sc|Maty}}. Long. 30 d. 18 m.lat. 53 d. 57 m.
GUT.
GUTE. s. m. & f. Nom d’un ancien peuple de la Scandie. Il habitoit dans les provinces de Suède, qui portent maintenant le nom de Gothic. Gute. Quelques Géographes prétendent que les anciens Goths prirent leur origine d’eux.
GUTLAND ou GUTLANDE. Voyez GOTIE.
GUTTE-GOMME. s. f. Voyez GOMME-GUTTE.
GUTTENZEL. Abbaye de Suabe. Guttencella. Elle est dans un beau pays, sur la rivière de Rott, au levant de Biberach. Cêtre Abbaye fondée environ l’an 1330, a été fort riche ; mais elle est extrémement déchue. {{sc|Maty}}.
GUTTONAIRE. s. m. Espèce de milice à cheval chez les Romains. Guttonarius. Ce nom ne se donnoit pas seulement aux Cavaliers, mais encore au cheval. Voici d’où ce nom venoit, & ce qu’il signifioit. Guttus en Latin est, comme nous allons le dire, un vase qui a une ouverture fort étroite, d’où la liqueur ne tombe que goutte à goutte, & lentement. De-là on avoit fait Guttonarius, pour signifier un cheval qui va lentement & pas à pas, ensuite on le donna au Cavalier même. ''Voyez'' VÉGÈCE, L.{{lié}}1, c.{{lié}}56, & L.{{lié}}{{rom-maj|IV}}, c.{{lié}}6. Et SUMAISE sur Jule Capitolin, {{pg|246}} & 247, où il remarque fort bien que dans Végèce il faut lire Gottonerios, au-lieu de Cottonarios, que les copistes y avoient mis.
GUTTURAL, ALE. adj. Terme usité en Anatomie, désigne les parties relatives au gosier. L’artère gutturale est une branche de la carotine externe.<section end="GUTTURAL"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude><section begin="GURCK"/>{{tiret2|Sa|ve}}, aux confins de la Croatie & du Comté de Celly. {{sc|Maty}}.
GURCK, est encore une petite ville Episcopale de la Carinthie, en Allemagne. ''{{lang|la|Gurcum, Gurca, Gurkium.}}'' Elle est sur une petite rivière qui porte son nom, à six lieues de Clagenfirt, du côté du nord. L’Evêque de ''Gurck'' fait sa résidence à Strasbourg, petite ville à deux lieues de ''Gurck.'' Il est suffragant de l’Archevêque de Saltzbourg, dont les prédécesseurs ont fondé cet Evêché l’an{{lié}}1073. C’est pour cela qu’autrefois ils nommoient à cet Evêché ; mais depuis {{roi|Ferdinand|I}}, de trois fois que cet Evêché vaque, les Archevêques de Saltzbourg n’y nomment plus qu’une fois, & les Archiducs d’Autriche les deux autres. {{sc|Maty}}. ''Long. 31{{lié}}d. 50{{lié}}m. lat. 47{{lié}}d. 10{{lié}}m.''
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GURCKFELDT. Petite ville de la Carniole en Allemagne. ''{{lang|la|Gurckfeldia.}}'' Elle est dans le Windichsmark sur la Save, au nord du Rudolfwerd. Quelques Géographes prennent ''Gurckfeldt'' pour l’ancienne ''{{lang|la|Quadrata,}}'' ou ''{{lang|la|Quadratum,}}'' ville de la haute Pannonie, que quelques uns pourtant mettent à Ratmansdorf, village de la même contrée, à l’embouchure du Gurck dans la Save. {{sc|Maty}}.
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GURGIE. C’est la même chose que ''{{tr6L|GÉORGIE|Géorgie}}.'' Voyez ce mot, qui est le seul dont on se sert communément aujourd’hui.
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GURGISTAN. Pays des Géorgiens. Voyez GÉORGIE. On se sert quelquefois dans la Géographic & dans les Relations, du nom de Gurgistan ; ailleurs on emploie celui de Géorgie.
Ce nom de Gurgistan est pris de la langue Tarque sans aucun changement.
GURIEL ou GHURIA. Partie de la Géorgie, en Asie. Guria. Elle étoit anciennement la partie méridionale de la Colchide, & aujourd’hui on la comprend quelquefois sous la Mingrélie, dont elle est séparée au nord par le Phase. Elle a le Royaume d’Imirette au levant ; la Turcomanie au midi ; & la Natolie avec la mer Noire au couchant. Ce pays a son Prince particulier, qui est sous la protection du Grand-Seigneur. Il n’y a point de ville, & ses lieux principaux font les bourgs de Warthi & de Guni ou Gonie. {{sc|Maty}}.
GURLET. Voyez GRELET.
GURRÉA. Bourg d’Arragon. Gurrea. Il est situé sur le Gallego, entre la ville de Sarragoffe & celle d’Hucsca. On prend Gurréa pour l’ancienne Gallicum, ou forum Gallorum, ville de l’Espagne Tarragonoise. {{sc|Maty}}.
GURULA. Gurulis. Il y avoit anciennement deux bourgs de ce nom dans la Sardaigne ; ils étoient vers le milieu de l’île, & ils font tous deux ruinés. {{sc|Maty}}.
GUS.
GUSBABUL. s. f. C’est le nom d’une pierre fine. Ce mot est Turc, & signifie pierre de l’homme. C’est une Agate tendre, quoiqu’orientale.
GUSELISSAR. Ville de l’Anatolie. Gufeliffar, is. C’est l’ancienne Magnésie d’Ionie. Il y a des ruines d’anciens bâtimens, & à une lieue de la ville les restes d’un Temple superbe. Voyez le troisième Voyage du {{P.|Lucas}}.
GUSE. s. f. Terme de Blason, qui se dit des tourteaux de couleur sanguine, ou de laque, qu’on peut nommer aussi de gueules.
GUSGUN CHE. s. f. On a donné depuis quelque temps ce nom à une nouvelle pierre fine, qui est une espèce d’œil de chat chatoyant, d’une couleur verditre foncée ce nom est Turc, & veut dire pierre du folcil. C’est une Agate tendre, quoiqu’orientale.
GUSMAN. Gufmanus. Nom d’homme qui est commun en Espagne, & qui ne se donne point ou rarement en France. Gufman d’Alfarache est fameux.
GUSTATIF. s. m. Terme d’Anatomie, qui se dit des parties qui servent à l’organe du goût. Nerf gustatif, nerf du goût, ou qui sert au goût. Gufiui inserviens.
GUSTATION. s. f. Terme de Physique. Gufatio, faporis perceptio. Sensation du goût, perception des faveurs. La guflation est une action de lame, comme les autres sensations, mais elle dépend du corps, en ce qu’elle suppose une impression faite dans une certaine partie du corps, qui est l’organe du goût. La Gustation se fait lorsque les parties favoureuses exprimées des corps savoureux, & pressées, s’insinuent à travers les pores de la pellicule déliée qui couvre la langue, & vont frapper les petites tubérofités qui font entre cette petite peau & la chair de la langue. Alors il y a dans l’âme une perception de faveur. Et parceque les parties de ces petits mamelons de la langue ne sont pas disposées de la même manière dans différentes personnes, & dans la même personne en différens temps, il arrive que la gufiction d’une faveur n’est pas la même dans différentes perfennes, ou dans la même personne considérée en des temps différens. Voyez GOUT.
L’usage du mot de guflation est rare ; on ne doit point l’employer dans le discours ordinaire, mais scolement dans les ouvrages de Fhysique & de Miédecine.
GUSTAVE. s. m. Guflavus. Nom d’homme usité en Allemagne, & particulièrement en Suède. Le grand Gustave-Adolphe, Roi de Suède, fut tué à la bataille de Lutzen, en 1632.
GUSTAVEBOURG. Gustaviburgum. C’étoit une forteresse d’Allemagne, que Gustave-Adolphe fit conf truire dans le Landgraviat de Darmstat, au confluent du Mein & du Rhin, l’an 1632. Elle fut abandonnée l’an 1635 ; & elle est maintenant ruinée. {{sc|Maty}}.
GUSTROW. Ville du Duché de Meckelbourg, en Basse-Saxe. Gustrovium. Elle est dans la Wandalie, à six lieues de Rostock, vers le midi, & à dix de Swerin, vers l’Orient. Elle est capitale du Duché de Meckelbourg Gustrow, & elle a un château, où les Dues font leur résidence ordinaire. {{sc|Maty}}. Long. 30 d. 18 m.lat. 53 d. 57 m.
GUT.
GUTE. s. m. & f. Nom d’un ancien peuple de la Scandie. Il habitoit dans les provinces de Suède, qui portent maintenant le nom de Gothic. Gute. Quelques Géographes prétendent que les anciens Goths prirent leur origine d’eux.
GUTLAND ou GUTLANDE. Voyez GOTIE.
GUTTE-GOMME. s. f. Voyez GOMME-GUTTE.
GUTTENZEL. Abbaye de Suabe. Guttencella. Elle est dans un beau pays, sur la rivière de Rott, au levant de Biberach. Cêtre Abbaye fondée environ l’an 1330, a été fort riche ; mais elle est extrémement déchue. {{sc|Maty}}.
GUTTONAIRE. s. m. Espèce de milice à cheval chez les Romains. Guttonarius. Ce nom ne se donnoit pas seulement aux Cavaliers, mais encore au cheval. Voici d’où ce nom venoit, & ce qu’il signifioit. Guttus en Latin est, comme nous allons le dire, un vase qui a une ouverture fort étroite, d’où la liqueur ne tombe que goutte à goutte, & lentement. De-là on avoit fait Guttonarius, pour signifier un cheval qui va lentement & pas à pas, ensuite on le donna au Cavalier même. ''Voyez'' VÉGÈCE, L.{{lié}}1, c.{{lié}}56, & L.{{lié}}{{rom-maj|IV}}, c.{{lié}}6. Et SUMAISE sur Jule Capitolin, {{pg|246}} & 247, où il remarque fort bien que dans Végèce il faut lire Gottonerios, au-lieu de Cottonarios, que les copistes y avoient mis.
GUTTURAL, ALE. adj. Terme usité en Anatomie, désigne les parties relatives au gosier. L’artère gutturale est une branche de la carotine externe.<section end="GUTTURAL"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude><section begin="GURCK"/>{{tiret2|Sa|ve}}, aux confins de la Croatie & du Comté de Celly. {{sc|Maty}}.
GURCK, est encore une petite ville Episcopale de la Carinthie, en Allemagne. ''{{lang|la|Gurcum, Gurca, Gurkium.}}'' Elle est sur une petite rivière qui porte son nom, à six lieues de Clagenfirt, du côté du nord. L’Evêque de ''Gurck'' fait sa résidence à Strasbourg, petite ville à deux lieues de ''Gurck.'' Il est suffragant de l’Archevêque de Saltzbourg, dont les prédécesseurs ont fondé cet Evêché l’an{{lié}}1073. C’est pour cela qu’autrefois ils nommoient à cet Evêché ; mais depuis {{roi|Ferdinand|I}}, de trois fois que cet Evêché vaque, les Archevêques de Saltzbourg n’y nomment plus qu’une fois, & les Archiducs d’Autriche les deux autres. {{sc|Maty}}. ''Long. 31{{lié}}d. 50{{lié}}m. lat. 47{{lié}}d. 10{{lié}}m.''
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GURCKFELDT. Petite ville de la Carniole en Allemagne. ''{{lang|la|Gurckfeldia.}}'' Elle est dans le Windichsmark sur la Save, au nord du Rudolfwerd. Quelques Géographes prennent ''Gurckfeldt'' pour l’ancienne ''{{lang|la|Quadrata,}}'' ou ''{{lang|la|Quadratum,}}'' ville de la haute Pannonie, que quelques uns pourtant mettent à Ratmansdorf, village de la même contrée, à l’embouchure du Gurck dans la Save. {{sc|Maty}}.
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GURESSI. s. m. Nom que l’on donne à des Lutteurs que le Grand Seigneur entretient, ou qu’il entretenoit autrefois. ''{{lang|la|Athleta, Palæstrita, Luctator.}}'' On les appelle aussi ''Peluanders.'' Voyez ce mot. <!-- ça existe pas :( -->
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GUREYGURA. Montagne d’Afrique. ''{{lang|la|Gureycura mons.}}'' Elle est près du grand Atlas, & en est séparée par les plaines d’Eceys. {{sc|Marmol}}, ''{{t.|{{rom-maj|II}}|cap}}, L.{{lié}}{{rom-maj|IV}}, c.{{lié}}37.''
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GURGIE. C’est la même chose que ''{{tr6L|GÉORGIE|Géorgie}}.'' Voyez ce mot, qui est le seul dont on se sert communément aujourd’hui.
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GURGISTAN. Pays des Géorgiens. ''Voyez'' {{tr6L|GÉORGIE}}. On se sert quelquefois dans la Géographie & dans les Relations, du nom de ''Gurgistan ;'' ailleurs on emploie celui de Géorgie.
Ce nom de ''Gurgistan'' est pris de la langue Turque sans aucun changement.
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<section begin="GURIEL ou GHURIA"/><nowiki/>
GURIEL ou GHURIA. Partie de la Géorgie, en Asie. ''{{lang|la|Guria.}}'' Elle étoit anciennement la partie méridionale de la Colchide, & aujourd’hui on la comprend quelquefois sous la Mingrélie, dont elle est séparée au nord par le Phase. Elle a le Royaume d’Imirette au levant ; la Turcomanie au midi ; & la Natolie avec la mer Noire au couchant. Ce pays a son Prince particulier, qui est sous la protection du Grand-Seigneur. Il n’y a point de ville, & ses lieux principaux sont les bourgs de Warthi & de Guni ou Gonie. {{sc|Maty}}.
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GURRÉA. Bourg d’Arragon. ''{{lang|la|Gurrea.}}'' Il est situé sur le Gallégo, entre la ville de Sarragosse & celle d’Huesca. On prend ''Gurréa'' pour l’ancienne ''{{lang|la|Gallicum,}}'' ou ''{{lang|la|forum Gallorum,}}'' ville de l’Espagne Tarragonoise. {{sc|Maty}}.
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GURULA. ''{{lang|la|Gurulis.}}'' Il y avoit anciennement deux bourgs de ce nom dans la Sardaigne ; ils étoient vers le milieu de l’île, & ils sont tous deux ruinés. {{sc|Maty}}.
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{{c3|{{sp|GU}}S.}}
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GUSBABUL. s. f. C’est le nom d’une pierre fine. Ce mot est Turc, & signifie pierre de l’homme. C’est une Agate tendre, quoiqu’orientale.
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GUSELISSAR. Ville de l’Anatolie. ''{{lang|la|Guselissar, is.}}'' C’est l’ancienne Magnésie d’Ionie. Il y a des ruines d’anciens bâtimens, & à une lieue de la ville les restes d’un Temple superbe. ''Voyez le troisième Voyage du {{P.|Lucas}}.''
GUSE. s. f. Terme de Blason, qui se dit des tourteaux de couleur sanguine, ou de laque, qu’on peut nommer aussi de ''{{tr6L|GUEULES|gueules}}.''
<section end="GUSELISSAR"/>
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GUSGUNECHE. s. f. On a donné depuis quelque temps ce nom à une nouvelle pierre fine, qui est une espèce d’œil de chat chatoyant, d’une couleur verdâtre foncée : ce nom est Turc, & veut dire pierre du soleil. C’est une Agate tendre, quoiqu’orientale.
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GUSMAN. ''{{lang|la|Gusmanus.}}'' Nom d’homme qui est commun en Espagne, & qui ne se donne point ou rarement en France. ''Gusman'' d’Alfarache est fameux.
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GUSTATIF. s. m. Terme d’Anatomie, qui se dit des parties qui servent à l’organe du goût. Nerf gustatif, nerf du goût, ou qui sert au goût. Gufiui inserviens.
GUSTATION. s. f. Terme de Physique. Gufatio, faporis perceptio. Sensation du goût, perception des faveurs. La guflation est une action de lame, comme les autres sensations, mais elle dépend du corps, en ce qu’elle suppose une impression faite dans une certaine partie du corps, qui est l’organe du goût. La Gustation se fait lorsque les parties favoureuses exprimées des corps savoureux, & pressées, s’insinuent à travers les pores de la pellicule déliée qui couvre la langue, & vont frapper les petites tubérofités qui font entre cette petite peau & la chair de la langue. Alors il y a dans l’âme une perception de faveur. Et parceque les parties de ces petits mamelons de la langue ne sont pas disposées de la même manière dans différentes personnes, & dans la même personne en différens temps, il arrive que la gufiction d’une faveur n’est pas la même dans différentes perfennes, ou dans la même personne considérée en des temps différens. Voyez GOUT.
L’usage du mot de guflation est rare ; on ne doit point l’employer dans le discours ordinaire, mais scolement dans les ouvrages de Fhysique & de Miédecine.
GUSTAVE. s. m. Guflavus. Nom d’homme usité en Allemagne, & particulièrement en Suède. Le grand Gustave-Adolphe, Roi de Suède, fut tué à la bataille de Lutzen, en 1632.
GUSTAVEBOURG. Gustaviburgum. C’étoit une forteresse d’Allemagne, que Gustave-Adolphe fit conf truire dans le Landgraviat de Darmstat, au confluent du Mein & du Rhin, l’an 1632. Elle fut abandonnée l’an 1635 ; & elle est maintenant ruinée. {{sc|Maty}}.
GUSTROW. Ville du Duché de Meckelbourg, en Basse-Saxe. Gustrovium. Elle est dans la Wandalie, à six lieues de Rostock, vers le midi, & à dix de Swerin, vers l’Orient. Elle est capitale du Duché de Meckelbourg Gustrow, & elle a un château, où les Dues font leur résidence ordinaire. {{sc|Maty}}. Long. 30 d. 18 m.lat. 53 d. 57 m.
GUT.
GUTE. s. m. & f. Nom d’un ancien peuple de la Scandie. Il habitoit dans les provinces de Suède, qui portent maintenant le nom de Gothic. Gute. Quelques Géographes prétendent que les anciens Goths prirent leur origine d’eux.
GUTLAND ou GUTLANDE. Voyez GOTIE.
GUTTE-GOMME. s. f. Voyez GOMME-GUTTE.
GUTTENZEL. Abbaye de Suabe. Guttencella. Elle est dans un beau pays, sur la rivière de Rott, au levant de Biberach. Cêtre Abbaye fondée environ l’an 1330, a été fort riche ; mais elle est extrémement déchue. {{sc|Maty}}.
GUTTONAIRE. s. m. Espèce de milice à cheval chez les Romains. Guttonarius. Ce nom ne se donnoit pas seulement aux Cavaliers, mais encore au cheval. Voici d’où ce nom venoit, & ce qu’il signifioit. Guttus en Latin est, comme nous allons le dire, un vase qui a une ouverture fort étroite, d’où la liqueur ne tombe que goutte à goutte, & lentement. De-là on avoit fait Guttonarius, pour signifier un cheval qui va lentement & pas à pas, ensuite on le donna au Cavalier même. ''Voyez'' VÉGÈCE, L.{{lié}}1, c.{{lié}}56, & L.{{lié}}{{rom-maj|IV}}, c.{{lié}}6. Et SUMAISE sur Jule Capitolin, {{pg|246}} & 247, où il remarque fort bien que dans Végèce il faut lire Gottonerios, au-lieu de Cottonarios, que les copistes y avoient mis.
GUTTURAL, ALE. adj. Terme usité en Anatomie, désigne les parties relatives au gosier. L’artère gutturale est une branche de la carotine externe.<section end="GUTTURAL"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude><section begin="GURCK"/>{{tiret2|Sa|ve}}, aux confins de la Croatie & du Comté de Celly. {{sc|Maty}}.
GURCK, est encore une petite ville Episcopale de la Carinthie, en Allemagne. ''{{lang|la|Gurcum, Gurca, Gurkium.}}'' Elle est sur une petite rivière qui porte son nom, à six lieues de Clagenfirt, du côté du nord. L’Evêque de ''Gurck'' fait sa résidence à Strasbourg, petite ville à deux lieues de ''Gurck.'' Il est suffragant de l’Archevêque de Saltzbourg, dont les prédécesseurs ont fondé cet Evêché l’an{{lié}}1073. C’est pour cela qu’autrefois ils nommoient à cet Evêché ; mais depuis {{roi|Ferdinand|I}}, de trois fois que cet Evêché vaque, les Archevêques de Saltzbourg n’y nomment plus qu’une fois, & les Archiducs d’Autriche les deux autres. {{sc|Maty}}. ''Long. 31{{lié}}d. 50{{lié}}m. lat. 47{{lié}}d. 10{{lié}}m.''
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GURCKFELDT. Petite ville de la Carniole en Allemagne. ''{{lang|la|Gurckfeldia.}}'' Elle est dans le Windichsmark sur la Save, au nord du Rudolfwerd. Quelques Géographes prennent ''Gurckfeldt'' pour l’ancienne ''{{lang|la|Quadrata,}}'' ou ''{{lang|la|Quadratum,}}'' ville de la haute Pannonie, que quelques uns pourtant mettent à Ratmansdorf, village de la même contrée, à l’embouchure du Gurck dans la Save. {{sc|Maty}}.
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GURESSI. s. m. Nom que l’on donne à des Lutteurs que le Grand Seigneur entretient, ou qu’il entretenoit autrefois. ''{{lang|la|Athleta, Palæstrita, Luctator.}}'' On les appelle aussi ''Peluanders.'' Voyez ce mot. <!-- ça existe pas :( -->
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GUREYGURA. Montagne d’Afrique. ''{{lang|la|Gureycura mons.}}'' Elle est près du grand Atlas, & en est séparée par les plaines d’Eceys. {{sc|Marmol}}, ''{{t.|{{rom-maj|II}}|cap}}, L.{{lié}}{{rom-maj|IV}}, c.{{lié}}37.''
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GURGIE. C’est la même chose que ''{{tr6L|GÉORGIE|Géorgie}}.'' Voyez ce mot, qui est le seul dont on se sert communément aujourd’hui.
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GURGISTAN. Pays des Géorgiens. ''Voyez'' {{tr6L|GÉORGIE}}. On se sert quelquefois dans la Géographie & dans les Relations, du nom de ''Gurgistan ;'' ailleurs on emploie celui de Géorgie.
Ce nom de ''Gurgistan'' est pris de la langue Turque sans aucun changement.
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GURIEL ou GHURIA. Partie de la Géorgie, en Asie. ''{{lang|la|Guria.}}'' Elle étoit anciennement la partie méridionale de la Colchide, & aujourd’hui on la comprend quelquefois sous la Mingrélie, dont elle est séparée au nord par le Phase. Elle a le Royaume d’Imirette au levant ; la Turcomanie au midi ; & la Natolie avec la mer Noire au couchant. Ce pays a son Prince particulier, qui est sous la protection du Grand-Seigneur. Il n’y a point de ville, & ses lieux principaux sont les bourgs de Warthi & de Guni ou Gonie. {{sc|Maty}}.
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GURRÉA. Bourg d’Arragon. ''{{lang|la|Gurrea.}}'' Il est situé sur le Gallégo, entre la ville de Sarragosse & celle d’Huesca. On prend ''Gurréa'' pour l’ancienne ''{{lang|la|Gallicum,}}'' ou ''{{lang|la|forum Gallorum,}}'' ville de l’Espagne Tarragonoise. {{sc|Maty}}.
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GURULA. ''{{lang|la|Gurulis.}}'' Il y avoit anciennement deux bourgs de ce nom dans la Sardaigne ; ils étoient vers le milieu de l’île, & ils sont tous deux ruinés. {{sc|Maty}}.
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GUSBABUL. s. f. C’est le nom d’une pierre fine. Ce mot est Turc, & signifie pierre de l’homme. C’est une Agate tendre, quoiqu’orientale.
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GUSELISSAR. Ville de l’Anatolie. ''{{lang|la|Guselissar, is.}}'' C’est l’ancienne Magnésie d’Ionie. Il y a des ruines d’anciens bâtimens, & à une lieue de la ville les restes d’un Temple superbe. ''Voyez le troisième Voyage du {{P.|Lucas}}.''
GUSE. s. f. Terme de Blason, qui se dit des tourteaux de couleur sanguine, ou de laque, qu’on peut nommer aussi de ''{{tr6L|GUEULES|gueules}}.''
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GUSGUNECHE. s. f. On a donné depuis quelque temps ce nom à une nouvelle pierre fine, qui est une espèce d’œil de chat chatoyant, d’une couleur verdâtre foncée : ce nom est Turc, & veut dire pierre du soleil. C’est une Agate tendre, quoiqu’orientale.
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GUSMAN. ''{{lang|la|Gusmanus.}}'' Nom d’homme qui est commun en Espagne, & qui ne se donne point ou rarement en France. ''Gusman'' d’Alfarache est fameux.
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GUSTATIF. s. m. Terme d’Anatomie, ☞{{lié}}qui se dit des parties qui servent à l’organe du goût. Nerf ''gustatif,'' nerf du goût, ou qui sert au goût. ''{{lang|la|Gustui inserviens.}}''
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GUSTATION. s. f. Terme de Physique. ''{{lang|la|Gustatio, saporis perceptio.}}'' Sensation du goût, perception des saveurs. La ''gustation'' est une action de l’âme, comme les autres sensations, mais elle dépend du corps, en ce qu’elle suppose une impression faite dans une certaine partie du corps, qui est l’organe du goût. La ''Gustation'' se fait lorsque les parties savoureuses exprimées des corps savoureux, & pressées, s’insinuent à travers les pores de la pellicule déliée qui couvre la langue, & vont frapper les petites tubérosités qui sont entre cette petite peau & la chair de la langue. Alors il y a dans l’âme une perception de saveur. Et parceque les parties de ces petits mamelons de la langue ne sont pas disposées de la même manière dans différentes personnes, & dans la même personne en différens temps, il arrive que la ''gustation'' d’une faveur n’est pas la même dans différentes personnes, ou dans la même personne considérée en des temps différens. ''Voyez'' {{tr6L|GOÛT}}.
L’usage du mot de ''gustation'' est rare ; on ne doit point l’employer dans le discours ordinaire, mais seulement dans les ouvrages de Physique & de Médecine.
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GUSTAVE. s. m. ''{{lang|la|Gustavus.}}'' Nom d’homme usité en Allemagne, & particulièrement en Suède. Le grand ''Gustave-Adolphe,'' Roi de Suède, fut tué à la bataille de Lutzen, en{{lié}}1632.
GUSTAVEBOURG. ''{{lang|la|Gustaviburgum.}}'' C’étoit une forteresse d’Allemagne, que Gustave-Adolphe fit construire dans le Landgraviat de Darmstat, au confluent du Mein & du Rhin, l’an{{lié}}1632. Elle fut abandonnée l’an{{lié}}1635 ; & elle est maintenant ruinée. {{sc|Maty}}.
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GUSTROW. Ville du Duché de Meckelbourg, en Basse-Saxe. ''{{lang|la|Gustrovium.}}'' Elle est dans la Wandalie, à six lieues de Rostock, vers le midi, & à dix de Swerin, vers l’Orient. Elle est capitale du Duché de Meckelbourg ''Gustrow,'' & elle a un château, où les Ducs font leur résidence ordinaire. {{sc|Maty}}. Long. 30{{lié}}d. 18{{lié}}m. lat. 53{{lié}}d. 57{{lié}}m.
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GUTE. s. m. & f. Nom d’un ancien peuple de la Scandie. Il habitoit dans les provinces de Suède, qui portent maintenant le nom de Gothie. ''{{lang|la|Gutæ.}}'' Quelques Géographes prétendent que les anciens Goths prirent leur origine d’eux.
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GUTTENZEL. Abbaye de Suabe. ''{{lang|la|Guttencella.}}'' Elle est dans un beau pays, sur la rivière de Rott, au levant de Biberach. Cette Abbaye fondée environ l’an{{lié}}1330, a été fort riche ; mais elle est extrémement déchue. {{sc|Maty}}.
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☞ GUTTURAL, ALE. adj. Terme usité en Anatomie, désigne les parties relatives au gosier. L’artère ''gutturale'' est une branche de la carotine externe.<section end="GUTTURAL"/><noinclude>
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Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/509
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude><section begin="GEUM"/>{{tiret2|membra|neuses}} divisées en deux loges remplies de semences menues. Cette plante croît aux lieux montagneux & ombrageux, sur les Alpes & dans les bois. Elle est détersive & vulnéraire.
<section end="GEUM"/>
<section begin="GEUMELLE"/><nowiki/>
GEUMELLE. ''Voyez'' {{tr6L|JUMELLE}}.
<section end="GEUMELLE"/>
<section begin="GÉWINAR"/><nowiki/>
GÉWINAR. (Le Comté de ''Géwinar.'') ''{{lang|la|Geviniariensis Comitatus.}}'' Contrée de la haute Hongrie. Elle est entre les Comtés de Cepuss, d’Abanwivar, de Torna & de Bistricz, vers les montagnes de Grapack ; on n’y remarque aucun lieu considérable.
<section end="GÉWINAR"/>
<section begin="GEX"/><nowiki/>
GEX. (Le pays ou le bailliage de Gex.) ''{{lang|la|Gesia.}}'' Petit pays de France, borné au nord par la Franche-Comté, au levant par le pays de Vaud & par le Lac de Genève, au midi par la petite république de ce nom, & par la Savoie, dont le Rhône le sépare, & au couchant par le Bugey, sous lequel il est souvent compris. Ce pays qui a dépendu des Ducs de Savoie, fut cédé à la France l’an{{lié}}1601. Il n’y a rien de considérable que la ville de ''Gex,'' nommée en Latin ''{{lang|la|Gesium.}}''
<section end="GEX"/>
{{c3|{{sp|GE}}Y.}}
<section begin="GEYL ou GEYT"/><nowiki/>
GEYL, ou GEYT. Rivière d’Allemagne. ''{{lang|la|Geyla, Julia.}}'' Elle prend sa source vers les confins du Tirol, dans la haute Carinthie, qu’elle traverse toute entière du couchant au levant : elle se décharge dans la Drave, un peu au-dessous de Villach.
<section end="GEYL ou GEYT"/>
{{c3|{{sp|GE}}Z.}}
<section begin="GÉZAIRA"/><nowiki/>
GÉZAIRA. Île de la Tarquie d’Asie. ''{{lang|la|Gezaira,}}'' anciennement ''{{lang|la|Eden.}}'' Elle est de trois lieues de circuit, & située dans le Tigre, à quatre lieues au-dessous de Bagdad. On donne aussi le nom de ''Gézaira,'' qui signifie une île, à tout le Diarbech, parcequ’il est presque renfermé entre l’Euphrate & le Tigre. Ce fut la cause que les Anciens l’appelèrent Mésopotamie, c’est-à-dire, un pays situé entre les fleuves.
Alger est aussi nommé ''Gézaira'' par les Africains.
<section end="GÉZAIRA"/>
<section begin="GÈZE"/><nowiki/>
GÈZE. s. m. Angle rentrant qui est entre deux combles, & qui sert de gouttière aux deux. On dit aussi ''Noue.'' Les Couvreurs taillent de l’ardoise fort étroite pour les ''gèzes,'' si le bourgeois refuse d’en fournir le plomb. ''Dict. des Arts.''
<section end="GÈZE"/>
<section begin="GEZELIN"/><nowiki/>
GEZELIN. s. m. Nom d’homme. ''{{lang|la|Gotzelinus, Scotzelinus, Getzelinus, Jescelinus.}}'' Saint ''Gezelin,'' que d’autres appellent Scocelin, vivoit dans les bois d’autour de la Moselle, vers le Rhin, du temps de l’Empereur {{roi|Lothaire|II}} & du Roi Louis le Gros. {{sc|Baillet}}, ''au sixième d’Août.''
<section end="GEZELIN"/>
<section begin="GÉZER ou GÉZERON"/><nowiki/>
GÉZER, ou GÉZERON. Ville de la Terre-Sainte dont parle l’Auteur du ''{{romm|I}}{{lié}}L.'' des Machabées, ''{{romm|IV}},{{lié}}15.'' C’est la même chose que ''Gézara.'' Comparez 1{{lié}}Machab. {{romm|IV}},{{lié}}15, avec {{romm|VII}},{{lié}}45. {{P.|{{sc|Lubin}}}}. ''Voyez'' {{tr6L|GAZER}} & {{tr6L|GADARA}}.
<section end="GÉZER ou GÉZERON"/>
<section begin="GÉZIRA, GÉZIRAT, ou GÉZIRÉ"/><nowiki/>
GÉZIRA, GÉZIRAT, ou GÉZIRÉ. Ce nom qui est Arabe, & qui signifie une île, est devenu dans l’Orient le nom propre de plusieurs lieux ; car, 1º.{{lié}}les Arabes appellent la Mésopotamie ''Gézirat,'' parceque l’Euphrate & le Tigre en font comme une île. D’{{sc|Herbelot}}. 2º.{{lié}}Gézirat est une ville située dans le quartier de la Mésopotamie appelée ''Diar Raliat, Gézira.'' On la nomme Gézira ben Omar, île des enfans d’Omar, parcequ’elle a été bâtie par les enfans d’Omar dans une île du Tigre.
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GÉZIRA, ou GÉZIRÉ. Ancienne ville de la Mésopotamie. ''{{lang|la|Gezira, Zegira, Zigira.}}'' Elle est dans l’Arzerum, contrée de la Turquie, en Asie, sur une petite île formée par le Tigre, entre Diarberckir & Mosul. {{sc|Tavernier}}, ''Voyage de Perse, L.{{lié}}{{rom-maj|III}}.''
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GÉZIRE. Île d’Afrique qu’on trouve au-dessus de l’embouchure du fleuve Lycus. Elle est dans le Royaume de Fez ; les Espagnols la nomment ''{{lang|es|Gratiosa.}}'' {{sc|De la{{lié}}Croix}}, ''Histoire d’Afrique. {{t.|{{rom-maj|I}}|cap}}.''
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GÉZIRAT-ADDEBED. Île d’Afrique, située au-delà du Nil, à une lieue de Foa. On l’appeloit autrefois l’île de Mathos ou l’île d’Or, {{sc|De la{{lié}}Croix}}, ''Histoire d’Afrique, {{t.|{{rom-maj|I}}|cap}}.''
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GÉZIRATE SOUAQUENT. Île ou presqu’île dans laquelle est la ville de Souaquen, sur la côte occidentale de la mer Rouge.
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{{c3|{{sp|GH}}A.}}
<section begin="GHAMMA"/><nowiki/>
GHAMMA. Ghammas. C’est un grand fleuve que Samson fait couler vers le milieu de la grande Tartaric, prenant sa source près du Lac de Carentia, & se jettant dans la mer des Kaimachites, qui, selon ce Géographe, baigne la côte orientale de la grande Tartarie. Il y a beaucoup d’apparence qu’elle est la même que le Père Avril dans ses voyages, & {{M.|de}} Witfen dans sa nouvelle Carte des parties septentrionales de l’Asie & de l’Europe, appellent Amur, Ameer, ou Yamour.
GHAN. C’est ainsi qu’on nomme en Moscovie ce qu’on appelle Caravanfera dans tout l’Orient.
GHANA. Ville d’Afrique, dans la Nigritic, sur le Niger, qui la sépare en deux villes, en entrant dans un assez grand lac, nommé lac de Sigismes & lac de Guardre.
GHE.
GHEBR, ou CHEBRE. s. m. Nom de Seste chez les Perses, qui signifie particulièrement un Zoroastrien, un Adorateur du feu, celui qui fait profession de l’ancienne religion des Perses ; c’est pourquoi on lui donne aussi le nom de Parti ; mais en général ce mot se prend pour un idolatre & pour un infidèle, qui ne reçoit, ni l’ancien, ni le nouveau Testament, qui vit sans loi & sans discipline. Les Ghèbres font les mêmes que les Magious ou Mages. {{sc|D’Herbelot}}. Voyez cet Auteur. C’est de Ghèbr que l’on a fait Gaures, en prononçant le b en v. Voyez ce mot ci-dessus.
GHELEYDE. s. m. Ce mot qui se trouve dans quelques Ordonnances écrites en François pour les Pays-Bas, est purement Flamand ; il signifie sauf-conduit, convoi, escorte.
GHEME. Ancien bourg, réduit en village. Ghema, Agamium. Il est dans le Novarois, contrée du Duché de Milan, près de Setlia, à quatre ou cinq lieues de la ville de Novare, du côté du nord.
GHÉRA, ou GHIERA D’ADDA. Petit pays de l’Italie. Addua Glarea, Furcheri Insula. Il ei en partie dans le Milanois propre, & en partie dans l’État de Venise, & il est renfermé entre les rivières d’Adda & de Sério. On y voit les bourgs de Cal enzano & de Caravaggio, & le village d’Agnadel, célèbre par la bataille que Louis Xil, Roi de France, y gagna sur les Vénitiens l’an 1509.
GHERON. Ville de Perse dans le Fars. Les Géographes Orientaux lui donnent quatre-vingt neuf dégrés de longitude, & vingt-huit dégrés trente minutes de latitude.
GHET. Les Juifs appellent ainsi la lettre de l’acte de divorce qu’ils donnent à leurs femmes lorsqu’ils les répudient ; ce qu’ils font pour peu qu’ils en soient dégoutés, dans les lieux où les Princes souffrent ces sortes de ruptures. Pour empêcher qu’on n’abuse de ce privilège, les Rabbins ont imaginé plusieurs formalités, qui emportent bien du temps, de sorte qu’il arrive bien souvent que l’homme se réconcilie avec sa femme, avant qu’on puisse écrire la lettre de divorce. Elle doit être faite par un Ecrivain, en présence d’un ou de plusieurs Rabbins. Elle doit être écrite sur du vélin qui soit réglé, & ne contenir, ni plus ni moins que douze lignes, & cela en lettres carrées, avec une infinité de petites minuties, tant dans les caractères que dans la manière d’écrire & dans les noms & surnoms du mari & de la femme. L’Ecrivain, les Rabbins & les témoins ne doivent être parens, ni du mari, ni de la femme, ni entre eux. La lettre de divorce appelée glier, est conçue en ces termes : Tel jour, mois, année, lieu, &c. moi tel te répudie volontairement, t’éloigne & te répudie, toi N. qui a été ci-devant ma femme, & te permets de te marier avec qui il te plaire. La lettre écrite, le Rabbin interroge le mari, pour savoir s’il<section end="GHET"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude><section begin="GEUM"/>{{tiret2|membra|neuses}} divisées en deux loges remplies de semences menues. Cette plante croît aux lieux montagneux & ombrageux, sur les Alpes & dans les bois. Elle est détersive & vulnéraire.
<section end="GEUM"/>
<section begin="GEUMELLE"/><nowiki/>
GEUMELLE. ''Voyez'' {{tr6L|JUMELLE}}.
<section end="GEUMELLE"/>
<section begin="GÉWINAR"/><nowiki/>
GÉWINAR. (Le Comté de ''Géwinar.'') ''{{lang|la|Geviniariensis Comitatus.}}'' Contrée de la haute Hongrie. Elle est entre les Comtés de Cepuss, d’Abanwivar, de Torna & de Bistricz, vers les montagnes de Grapack ; on n’y remarque aucun lieu considérable.
<section end="GÉWINAR"/>
<section begin="GEX"/><nowiki/>
GEX. (Le pays ou le bailliage de Gex.) ''{{lang|la|Gesia.}}'' Petit pays de France, borné au nord par la Franche-Comté, au levant par le pays de Vaud & par le Lac de Genève, au midi par la petite république de ce nom, & par la Savoie, dont le Rhône le sépare, & au couchant par le Bugey, sous lequel il est souvent compris. Ce pays qui a dépendu des Ducs de Savoie, fut cédé à la France l’an{{lié}}1601. Il n’y a rien de considérable que la ville de ''Gex,'' nommée en Latin ''{{lang|la|Gesium.}}''
<section end="GEX"/>
{{c3|{{sp|GE}}Y.}}
<section begin="GEYL ou GEYT"/><nowiki/>
GEYL, ou GEYT. Rivière d’Allemagne. ''{{lang|la|Geyla, Julia.}}'' Elle prend sa source vers les confins du Tirol, dans la haute Carinthie, qu’elle traverse toute entière du couchant au levant : elle se décharge dans la Drave, un peu au-dessous de Villach.
<section end="GEYL ou GEYT"/>
{{c3|{{sp|GE}}Z.}}
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GÉZAIRA. Île de la Tarquie d’Asie. ''{{lang|la|Gezaira,}}'' anciennement ''{{lang|la|Eden.}}'' Elle est de trois lieues de circuit, & située dans le Tigre, à quatre lieues au-dessous de Bagdad. On donne aussi le nom de ''Gézaira,'' qui signifie une île, à tout le Diarbech, parcequ’il est presque renfermé entre l’Euphrate & le Tigre. Ce fut la cause que les Anciens l’appelèrent Mésopotamie, c’est-à-dire, un pays situé entre les fleuves.
Alger est aussi nommé ''Gézaira'' par les Africains.
<section end="GÉZAIRA"/>
<section begin="GÈZE"/><nowiki/>
GÈZE. s. m. Angle rentrant qui est entre deux combles, & qui sert de gouttière aux deux. On dit aussi ''Noue.'' Les Couvreurs taillent de l’ardoise fort étroite pour les ''gèzes,'' si le bourgeois refuse d’en fournir le plomb. ''Dict. des Arts.''
<section end="GÈZE"/>
<section begin="GEZELIN"/><nowiki/>
GEZELIN. s. m. Nom d’homme. ''{{lang|la|Gotzelinus, Scotzelinus, Getzelinus, Jescelinus.}}'' Saint ''Gezelin,'' que d’autres appellent Scocelin, vivoit dans les bois d’autour de la Moselle, vers le Rhin, du temps de l’Empereur {{roi|Lothaire|II}} & du Roi Louis le Gros. {{sc|Baillet}}, ''au sixième d’Août.''
<section end="GEZELIN"/>
<section begin="GÉZER ou GÉZERON"/><nowiki/>
GÉZER, ou GÉZERON. Ville de la Terre-Sainte dont parle l’Auteur du ''{{romm|I}}{{lié}}L.'' des Machabées, ''{{romm|IV}},{{lié}}15.'' C’est la même chose que ''Gézara.'' Comparez 1{{lié}}Machab. {{romm|IV}},{{lié}}15, avec {{romm|VII}},{{lié}}45. {{P.|{{sc|Lubin}}}}. ''Voyez'' {{tr6L|GAZER}} & {{tr6L|GADARA}}.
<section end="GÉZER ou GÉZERON"/>
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GÉZIRA, GÉZIRAT, ou GÉZIRÉ. Ce nom qui est Arabe, & qui signifie une île, est devenu dans l’Orient le nom propre de plusieurs lieux ; car, 1º.{{lié}}les Arabes appellent la Mésopotamie ''Gézirat,'' parceque l’Euphrate & le Tigre en font comme une île. D’{{sc|Herbelot}}. 2º.{{lié}}Gézirat est une ville située dans le quartier de la Mésopotamie appelée ''Diar Raliat, Gézira.'' On la nomme Gézira ben Omar, île des enfans d’Omar, parcequ’elle a été bâtie par les enfans d’Omar dans une île du Tigre.
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GÉZIRA, ou GÉZIRÉ. Ancienne ville de la Mésopotamie. ''{{lang|la|Gezira, Zegira, Zigira.}}'' Elle est dans l’Arzerum, contrée de la Turquie, en Asie, sur une petite île formée par le Tigre, entre Diarberckir & Mosul. {{sc|Tavernier}}, ''Voyage de Perse, L.{{lié}}{{rom-maj|III}}.''
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GÉZIRE. Île d’Afrique qu’on trouve au-dessus de l’embouchure du fleuve Lycus. Elle est dans le Royaume de Fez ; les Espagnols la nomment ''{{lang|es|Gratiosa.}}'' {{sc|De la{{lié}}Croix}}, ''Histoire d’Afrique. {{t.|{{rom-maj|I}}|cap}}.''
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GÉZIRAT-ADDEBED. Île d’Afrique, située au-delà du Nil, à une lieue de Foa. On l’appeloit autrefois l’île de Mathos ou l’île d’Or, {{sc|De la{{lié}}Croix}}, ''Histoire d’Afrique, {{t.|{{rom-maj|I}}|cap}}.''
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GÉZIRATE SOUAQUENT. Île ou presqu’île dans laquelle est la ville de Souaquen, sur la côte occidentale de la mer Rouge.
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{{c3|{{sp|GH}}A.}}
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GHAMMA. Ghammas. C’est un grand fleuve que Samson fait couler vers le milieu de la grande Tartarie, prenant sa source près du Lac de Carentia, & se jettant dans la mer des Kaimachites, qui, selon ce Géographe, baigne la côte orientale de la grande Tartarie. Il y a beaucoup d’apparence qu’elle est la même que le Père Avril dans ses voyages, & {{M.|de}} Witsen dans sa nouvelle Carte des parties septentrionales de l’Asie & de l’Europe, appellent ''Amur, Amoer,'' ou ''Yamour.''
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GHAN. C’est ainsi qu’on nomme en Moscovie ce qu’on appelle Caravansera dans tout l’Orient.
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GHANA. Ville d’Afrique, dans la Nigritie, sur le Niger, qui la sépare en deux villes, en entrant dans un assez grand lac, nommé lac de Sigismes & lac de Guardre.
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GHÈBR, ou GHÈBRE. s. m. Nom de Secte chez les Perses, qui signifie particulièrement un Zoroastrien, un Adorateur du feu, celui qui fait profession de l’ancienne religion des Perses ; c’est pourquoi on lui donne aussi le nom de Parsi ; mais en général ce mot se prend pour un idolâtre & pour un infidèle, qui ne reçoit, ni l’ancien, ni le nouveau Testament, qui vit sans loi & sans discipline. Les ''Ghèbres'' sont les mêmes que les Magious ou Mages. {{sc|D’Herbelot}}. ''Voyez'' cet Auteur. C’est de ''Ghèbr'' que l’on a fait {{tr6L|GAURES|Gaures}}, en prononçant le ''b'' en ''v. Voyez'' ce mot ci-dessus.
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GHÉLÉYDE. s. m. Ce mot qui se trouve dans quelques Ordonnances écrites en François pour les Pays-Bas, est purement Flamand ; il signifie sauf-conduit, convoi, escorte.
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<section begin="GHÈME"/><nowiki/>
GHÈME. Ancien bourg, réduit en village. ''{{lang|la|Ghema, Agamium}}.'' Il est dans le Novarois, contrée du Duché de Milan, près de Sessia, à quatre ou cinq lieues de la ville de Novare, du côté du nord.
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GHÉRA, ou GHIERA D’ADDA. Petit pays de l’Italie. ''{{lang|la|Addua Glarea, Furcheri Insula.}}'' Il est en partie dans le Milanois propre, & en partie dans l’Etat de Venise, & il est renfermé entre les rivières d’Adda & de Sério. On y voit les bourgs de Calvenzano & de Caravaggio, & le village d’Agnadel, célèbre par la bataille que {{roi|Louis|XII}}, Roi de France, y gagna sur les Vénitiens l’an{{lié}}1509.
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GHÉRON. Ville de Perse dans le Fars. Les Géographes Orientaux lui donnent quatre-vingt neuf dégrés de longitude, & vingt-huit dégrés trente minutes de latitude.
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GHET. Les Juifs appellent ainsi la lettre de l’acte de divorce qu’ils donnent à leurs femmes lorsqu’ils les répudient ; ce qu’ils font pour peu qu’ils en soient dégoutés, dans les lieux où les Princes souffrent ces sortes de ruptures. Pour empêcher qu’on n’abuse de ce privilège, les Rabbins ont imaginé plusieurs formalités, qui emportent bien du temps, de sorte qu’il arrive bien souvent que l’homme se réconcilie avec sa femme, avant qu’on puisse écrire la lettre de divorce. Elle doit être faite par un Ecrivain, en présence d’un ou de plusieurs Rabbins. Elle doit être écrite sur du vélin qui soit réglé, & ne contenir, ni plus ni moins que douze lignes, & cela en lettres carrées, avec une infinité de petites minuties, tant dans les caractères que dans la manière d’écrire & dans les noms & surnoms du mari & de la femme. L’Ecrivain, les Rabbins & les témoins ne doivent être parens, ni du mari, ni de la femme, ni entre eux. La lettre de divorce appelée ''ghet,'' est conçue en ces termes : ''Tel jour, mois, année, lieu,'' &c. ''moi tel te répudie volontairement, t’éloigne & te répudie, toi N. qui a été ci-devant ma femme, & te permets de te marier avec qui il te plaira.'' La lettre écrite, le Rabbin interroge le mari, pour savoir s’il<section end="GHET"/><noinclude>
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Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/510
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude><section begin="GHET"/>est porté volontairement à faire ce qu’il fait, & l’on tâche que dix personnes au moins soient présentes à cette action, sans les deux témoins qui signent, & deux autres témoins de la date. Après cela le Rabbin commande à la femme d’ouvrir les deux mains & de les approcher l’une de l’autre pour recevoir cet acte ; & après avoir interrogé de nouveau, le mari lui donne ce parchemin, & dit : Voilà ta répudiation, je t’éloigne de moi, & te laisse en liberté d’épouser qui tu voudras. La femme le prend & le donne au Rabbin, qui le lit encore une fois ; après cela elle est libre. Le Rabbin avertit la femme de ne point se marier de trois mois de peur qu’elle ne soit grosse. R.{{lié}}{{sc|Léon de Modène}}, ''Cérém. des Juifs.''
<section end="GHET"/>
{{c3|{{sp|GH}}I.}}
<section begin="GHIABERT"/><nowiki/>
☞ GHIABERT. Nom que l’on donne en Perse aux idolâtres de ce pays qui ont retenu l’ancienne religion de ceux qui adoroient le feu. On les appelle aussi Atech Perest, c’est-à-dire, adorateurs du feu. On les nomme encore Ghiaours.
<section end="GHIABERT"/>
<section begin="GHIAMALA"/><nowiki/>
☞ GHIAMALA. Animal extrêmement féroce, une fois plus haut que l’éléphant, mais beaucoup moins gros & moins fort. Il est maigre & ressemble par la tête & par le cou au chameau. Il a deux bosses sur le dos comme le dromadaire, les jambes d’une longueur extraordinaire, & ses petites cornes fort droites, qui croissent à la longueur de deux pieds. Il s’en trouve sur tout dans le Royaume de Bembuk. ''Hist. des Voy.''
<section end="GHIAMALA"/>
<section begin="GHIAOU ou GHIAOUR"/><nowiki/>
GHIAOU, ou GHIAOUR. Terme de Relation. Nom que les Turcs donnent à ceux qui sont d’une autre Religion qu’eux ; Païen, Infidèle. ''{{lang|la|Alienus à Turcicâ Religione.}}'' ☞{{lié}}L’origine de ce nom vient de Perse où ceux qui retiennent l’ancienne religion sont encore appelés Ghiaours. ''Voyez'' {{tr6L|GHIABERT}}.
Ce mot est Persan, '''גארו''', ''ghiarou,'' ou ''ghiarau'' cette langue signifie ''fourbe, imposture.'' C’est apparemment de là que ce nom vient.
<section end="GHIAOU ou GHIAOUR"/>
<section begin="GHILAMS"/><nowiki/>
GHILAMS. Etoffes de soie qui se font à la Chine : elles sont propres pour le négoce du Japon.
<section end="GHILAMS"/>
<section begin="GHILAN"/><nowiki/>
GHILAN. Province d’Asie, dans l’Empire des Perses, au bord de la mer Caspienne, & au nord du Khouestan.
<section end="GHILAN"/>
<section begin="GHILLHE"/><nowiki/>
GHILLHE. Vieux mot. ''Voyez'' {{tr6L|GILLE}}.
<section end="GHILLHE"/>
<section begin="GHIR"/><nowiki/>
GHIR. ''Voyez'' {{tr6L|GIR}}.
<section end="GHIR"/>
<section begin="GHISLAIN (Saint)"/><nowiki/>
GHISLAIN. (Saint) ''Voyez'' {{tr6L|GUILEIN, GUILAIN, ou GUISLEIN, ou GUISLAIN, ou GHISLAIN|{{sc|Saint Guislain}}}}.
<section end="GHISLAIN (Saint)"/>
<section begin="GHIVIRA"/><nowiki/>
GHIVIRA. Petite ville du Duché de Milan en Italie. ''{{lang|la|Gaviratium.}}'' Elle est dans le Comté d’Aghiéra, environ à trois lieues de la ville de ce nom, vers le nord oriental, sur le bord du lac de ''Ghivira,'' qui se décharge dans le lac majeur, par la rivière de Bozza.
<section end="GHIVIRA"/>
{{c3|{{sp|GH}}N.}}
<section begin="GHNIEF"/><nowiki/>
GHNIEF. Ville de la Prusse Polonoise, au Palatinat de Culm, sur la Vistule. Le nom Polonois s’écrit ''Gniew.'' Le Chevalier de Beaujeu, ''Mémoires, {{pg|289}},'' écrit ''Ghinief,'' selon la prononciation. Les Allemands l’appellent ''Mève ;'' sur quoi il faut remarquer que tous les lieux de la Prusse ont deux noms. ''Long. 37{{lié}}d. 2{{lié}}m. lat. 53{{lié}}d. 24{{lié}}m.''
<section end="GHNIEF"/>
{{c3|{{sp|GI}}A.}}
<section begin="GIABARE ou GIABARITE"/><nowiki/>
GIABARE, plutôt GIABARITE. Prononcez, Jabarite.
<section end="GIABARE ou GIABARITE"/>
<section begin="GIABARIEN"/><nowiki/>
GIABARIEN, ENNE. s. m. & f. Nom d’une secte Mahométane. Hérétique qui croit que toutes les actions des hommes sont de Dieu, que Dieu nécessite les hommes dans leurs paroles & actions, que l’homme n’en est point le maître. D’Herbelot, Hottinger, Hist. Orient. {{pg|35}}+ Castel. au mot :, Gabarita, Gabraus. Ricault parle aussi de cette secte dans son Livre de l’Empire Ottoman. Les Aschariens font une branche de cette secte, mais plus modérée. {{sc|D’Herbelot}}. Quelques Auteurs écrivent jabarite, parceque ce nom se dit en Arabe ana, gabariton, & que la première lettre est un gism, ou g Arabe, qui se prononce comme notre consonne, ou comme le g en notre langue devant e & i. Ce mot vient de giabara, être fort puissant, prévaloir sur quelqu’un ; verbe que les langues Arabe, Syriaque, Chaldéenne, ont reçu de la langue Hébraïque, où le même verbe gabar signifie la même chose. D’Herbelot dit aussi Giabarien.
GIACHAS. Peuple d’Afrique dans la basse Ethiopic.
GIACOTIN. s. m. Espèce de faisan qui se trouve dans l’île de Sainte-Catherine, sur la côte occidentale de l’Amérique, par les vingt sept dégrés de latitude sud. Les giacotins de cette île font des espèces de faisans, mais d’un goût bien moins délicat que les autres. {{sc|Frézier}}.
GIAFARIAH. Ville d’Asie, dans l’Iraque Arabique.
GIAFARIEN, ENNE. adj. Terme de Relation ou d’histoire orientale. La Chronique giafarienne. C’est une histoire composée par Iman Abugiafar al Thabari, dont Elmacin nous a donné l’abrégé. Espénius l’a imprimé ; elle a pris ce nom de son Auteur Abugiafar. L’or giafarien est une monnoie d’or que le Kalife Abugiafar Almonfor fit battre à plus haut titre que celle qui couroit. Voyez d’Herbelot, Bibliot. Orient, au mot giafari, & au titre Soliman, fils d’Abdalmaleck.
GIAGANNAT. s. m. Nom d’une idole des Indiens, qui a donné son nom à une ville située sur le golfe de Bengale, où ce Dieu a un temple, & où il y a un aussi grand concours d’Indiens que de Mahométans à la Mecque, où il se pratique des prostitutions afficules. {{sc|D’Herbelot}}, Bibl. Orient.
GIAGH & TÉHAGH. s. m. Nom d’un cycle de douze ans, qu’ont les Catayens & les Tures. Cyclus annorum duodecim apud Cathaeos & Turcas. Chaque année du giagh porte le nom d’un animal : la première, de la souris ; la seconde, du haut, la troisième, du lynx ou léopard ; la quatrième, du lièvre ; la cinquième, du crocodile ; la sixième, du serpent ; la septième, du cheval ; la huitième, du mouton ; la neuvième, du finge ; la dixième, de la poule ; la onzième, du chien, & la douzième, du pourceau. Ils divisent aussi le jour en douze parties, qu’ils appellent encore giaghs, & ils leur donnent les noms des mêmes animaux. Chaque giagh contient deux de nos heures, & se divise en huit parties, qu’ils nomment Keh, de sorte que leur journée contient quatre-vingt-seize Keh, autant que de quarts d’heure chez nous. {{sc|D’Herbelot}}, Bibl. Orient.
GIAGH SCHABATH, est le nom du douzième mois de l’année des Mogols. Ce mot, composé de giah, mot Tartare, & de schabath, mot Syrien ou Chaldéen, montre que les Chaldéens ou Syriens ont porté leur langue avec la Religion Chrétienne bien avant dans la Tartaric. {{sc|D’Herbelot}}.
GIALLO, CAPO GIALLO. Nom d’un cap de la Morée. Giallum Caput, Junonis promontorium. Il est dans la Sacanie, sur la côte du golfe de Lépante, au nord de la ville de Wasilica.
GIALOUS. Île de la mer des Indes, dont les habitans font Nègres, marchent nus & s’entre-mangent les uns les autres. D’HER BELOT, Bibl. Orient.
SAN-GIAN. C’est-à-dire, Saint-Julien. Bourg bien fortifié. Arx {{St.|Juliani}}. Il est dans le Portugal, sur l’embouchure du Tage, à trois lieues de Lisbonne, vers le couchant.
GIANICH. Ancienne ville fondée par Pompée le Grand, Gianicha, anciennement Nicopolis. Elle a été Episcopale, & on la trouve dans l’Amasic, contrée de la Natolie, entre la ville de Saustia & celle de Tripoli.
GIANUTI & JANUTI. s. m. Petite île de la mer Toscane. Gianutum, Dianitum, Elle est à trois lieues de la côte de l’Etat desir Présidii, dont elle dépend ; mais elle est presque déserte, pour être trop exposée aux courses des Pirates.
GIAOUR. Voyez GHIAOUR.
GIAQUE, GIAGUE, ou GALLE. Nom d’un peuple d’Afrique. Giaci, Galla, Gale. On dit qu’ils sont<section end="GIAQUE, GIAGUE, ou GALLE"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cantons-de-l'Est" /></noinclude>d’œuvre. Le titre et l’idée de la pièce sont tirés de ce vieux proverbe castillan : « Le chien du jardinier ne veut pas de sa pâtée et grogne si les bœufs la mangent. »
[[d:Q107287360|'''Chien-Caillou''']], petit ouvrage de {{nobr|M. Champfleury}} que {{nobr|M. V.}} Hugo a qualifié de chef-d’œuvre (1847).
[[d:Q2963500|'''Chifflet''']], famille de Franche-Comté, d’où sont sortis un grand nombre de savants distingués.
[[d:Q107287383|'''Chiffonnier de Paris''' (''le'')]], drame en cinq actes de {{nobr|M. Félix}} Pyat, représenté en 1847, pièce dont le principal rôle fut une remarquable création de Frédérik-Lemaître.
[[d:Q655|'''Chihuahua''']], ville du Mexique, capitale de l’État de ce nom ; {{nobr|15,000 h.}}
[[d:Q1072741|'''Childe Harold''' (''Pèlerinage de'')]], narration d’un poète en voyage, où des tableaux ravissants se mêlent aux impressions d’une âme agitée ; ce poëme de Byron est celui qui révèle le plus la grandeur de son génie (1812-1819). Des critiques éminents assurent que ce poète voyageur n’est autre que l’auteur lui-même. {{nobr|M. de}} Lamartine a composé à son tour un poëme, le ''Dernier chant de Childe Harold'', où il prend le héros au moment où lord Byron l’avait laissé.
'''Childebert {{Ier}}''', fils de Clovis, roi de Paris de 511 à 558.
'''Childebert II''', fils de Sigebert et de Brunehaut, roi d’Austrasie de 575 à 596.
'''Childebert III''', régna sur toute la France, de 695 à 711.
[[d:Q932424|'''Childebrand''']], frère de Charles-Martel, se signala contre les Sarrasins.
Ce prince franc, dont l’histoire est fort incertaine et dont quelques historiens ont même nié l’existence, a été chanté par le poète Carel de Sainte-Garde, qui en a fait le principal personnage de son poëme épique : ''les Sarrasins chassés de France ;'' de là les deux vers fameux du satirique français :
<poem>Ô le plaisant projet d’un poète ignorant,
Qui, de tant de héros, va choisir Childebrand !</poem>
Ces deux vers se citent à propos d’un choix malencontreux, alors qu’il était facile de trouver mieux.
'''Childéric {{Ier}}''', roi des Francs de 456 à 481.
'''Childéric II''', fils de {{nobr|Clovis II}}, roi d’Austrasie en 660, de toute la France en 670, assassiné par Bodillon en 673.
'''Childéric III''', dernier roi mérovingien, de 742 à 752 ; mourut dans un monastère en 735.
'''Chili''', État de l’Amérique du Sud ; {{nobr|2,084,945 h.}} ; cap. ''Santiago''.
[[d:Q372647|'''Chillon''']], forteresse et prison d’État célèbre, bâtie sur un rocher aux bords du Léman, à une lieue et demie de Vevey ; on l’a surnommée la ''Bastille de la Suisse''. C’est là que fut enfermé Bonnivard, célèbre patriote genevois célébré par Byron.
'''Chilon''', un des sept sages de la Grèce.
'''Chilpéric {{Ier}}''', fils de Clotaire {{Ier}}, roi de Neustrie de 561 à 584, époux de Frédégonde, qui le fit assassiner.
'''Chilpéric II''', roi de Neustrie en 715 ; m. en 720.
'''Chimay''', ville de Belgique ; {{nobr|3,000 h.}} ; berceau d’une illustre famille princière.
'''Chimay''' (''princesse de''), nom sous lequel est aussi connue {{Mme|Tallien}}. V. ce mot.
'''Chimboraço''', un des monts les plus élevés du globe, dans la chaîne des Andes ({{nobr|6,700 {{corr|mèt.|m.}}}}).
[[d:Q2720842|'''Chimène''']], épouse du Cid, immortalisée par Corneille.
[[d:Q141555452|'''Chimène''']], personnage du ''Cid'', tragédie de Corneille, l’un des plus beaux types de femme qu’ait créés la poésie ; ce qui a fait dire à Boileau, en parlant des critiques dirigées contre le ''Cid'' par ordre de Richelieu :
<poem>En vain contre le Cid un ministre se ligue ;
Tout Paris pour Chimène a les yeux de Rodrigue.</poem>
'''Chimère''' (''la''), monstre de la Fable, tué par Bellérophon. V. ''Bellérophon''.
'''Chimie''' (''traité de''), par Lavoisier ; ouvrage qui a posé les bases de la chimie moderne (1789).
'''Chimie''' (''histoire de la''), par {{nobr|M. Hoefer}} (1842-1843). Ce livre est le premier traité complet et général publié en France sur l’histoire de cette science.
[[d:Q141559310|'''Chimie organique''']], ouvrage de F.-V. Raspail, où cet auteur expose un nouveau système (1838). Cet ouvrage est remarquable par l’originalité des aperçus et de la méthode.
[[d:Q17275911|'''Chimiste''' (''le''), ou l’'''Alchimiste''']], célèbre tableau de Téniers.
'''Chinchas''' (''îles''), petites îles de l’océan Pacifique, où l’on recueille le guano.
[[d:Q29520|'''Chine''']], vaste empire de l’Asie, dont la population a été évaluée en 1860 à plus de 414 millions d’h. ; cap. ''Pékin''.
'''Chinon''', ch.-l. d’arr. (Indre-et-Loire) ; {{nobr|6,553 h.}} ; patrie de Rabelais. L’arr. a {{nobr|7 cant.}}, {{nobr|87 comm.}}, {{nobr|85,880 h.}}
[[d:Q160483|'''Chio''']] (''ki-o''), île de l’Archipel, un des pays qui se disputent l’honneur d’avoir donné le jour à Homère.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cantons-de-l'Est" /></noinclude>d’œuvre. Le titre et l’idée de la pièce sont tirés de ce vieux proverbe castillan : « Le chien du jardinier ne veut pas de sa pâtée et grogne si les bœufs la mangent. »
[[d:Q107287360|'''Chien-Caillou''']], petit ouvrage de {{nobr|M. Champfleury}} que {{nobr|M. V.}} Hugo a qualifié de chef-d’œuvre (1847).
[[d:Q2963500|'''Chifflet''']], famille de Franche-Comté, d’où sont sortis un grand nombre de savants distingués.
[[d:Q107287383|'''Chiffonnier de Paris''' (''le'')]], drame en cinq actes de {{nobr|M. Félix}} Pyat, représenté en 1847, pièce dont le principal rôle fut une remarquable création de Frédérik-Lemaître.
[[d:Q655|'''Chihuahua''']], ville du Mexique, capitale de l’État de ce nom ; {{nobr|15,000 h.}}
[[d:Q1072741|'''Childe Harold''' (''Pèlerinage de'')]], narration d’un poète en voyage, où des tableaux ravissants se mêlent aux impressions d’une âme agitée ; ce poëme de Byron est celui qui révèle le plus la grandeur de son génie (1812-1819). Des critiques éminents assurent que ce poète voyageur n’est autre que l’auteur lui-même. {{nobr|M. de}} Lamartine a composé à son tour un poëme, le ''Dernier chant de Childe Harold'', où il prend le héros au moment où lord Byron l’avait laissé.
'''Childebert {{Ier}}''', fils de Clovis, roi de Paris de 511 à 558.
'''Childebert II''', fils de Sigebert et de Brunehaut, roi d’Austrasie de 575 à 596.
'''Childebert III''', régna sur toute la France, de 695 à 711.
[[d:Q932424|'''Childebrand''']], frère de Charles-Martel, se signala contre les Sarrasins.
Ce prince franc, dont l’histoire est fort incertaine et dont quelques historiens ont même nié l’existence, a été chanté par le poète Carel de Sainte-Garde, qui en a fait le principal personnage de son poëme épique : ''les Sarrasins chassés de France ;'' de là les deux vers fameux du satirique français :
<poem>Ô le plaisant projet d’un poète ignorant,
Qui, de tant de héros, va choisir Childebrand !</poem>
Ces deux vers se citent à propos d’un choix malencontreux, alors qu’il était facile de trouver mieux.
'''Childéric {{Ier}}''', roi des Francs de 456 à 481.
'''Childéric II''', fils de {{nobr|Clovis II}}, roi d’Austrasie en 660, de toute la France en 670, assassiné par Bodillon en 673.
'''Childéric III''', dernier roi mérovingien, de 742 à 752 ; mourut dans un monastère en 735.
'''Chili''', État de l’Amérique du Sud ; {{nobr|2,084,945 h.}} ; cap. ''Santiago''.
[[d:Q372647|'''Chillon''']], forteresse et prison d’État célèbre, bâtie sur un rocher aux bords du Léman, à une lieue et demie de Vevey ; on l’a surnommée la ''Bastille de la Suisse''. C’est là que fut enfermé Bonnivard, célèbre patriote genevois célébré par Byron.
'''Chilon''', un des sept sages de la Grèce.
'''Chilpéric {{Ier}}''', fils de Clotaire {{Ier}}, roi de Neustrie de 561 à 584, époux de Frédégonde, qui le fit assassiner.
'''Chilpéric II''', roi de Neustrie en 715 ; m. en 720.
'''Chimay''', ville de Belgique ; {{nobr|3,000 h.}} ; berceau d’une illustre famille princière.
'''Chimay''' (''princesse de''), nom sous lequel est aussi connue {{Mme|Tallien}}. V. ce mot.
'''Chimboraço''', un des monts les plus élevés du globe, dans la chaîne des Andes ({{nobr|6,700 {{corr|mèt.|m.}}}}).
[[d:Q2720842|'''Chimène''']], épouse du Cid, immortalisée par Corneille.
[[d:Q141555452|'''Chimène''']], personnage du ''Cid'', tragédie de Corneille, l’un des plus beaux types de femme qu’ait créés la poésie ; ce qui a fait dire à Boileau, en parlant des critiques dirigées contre le ''Cid'' par ordre de Richelieu :
<poem>En vain contre le Cid un ministre se ligue ;
Tout Paris pour Chimène a les yeux de Rodrigue.</poem>
'''Chimère''' (''la''), monstre de la Fable, tué par Bellérophon. V. ''Bellérophon''.
'''Chimie''' (''traité de''), par Lavoisier ; ouvrage qui a posé les bases de la chimie moderne (1789).
'''Chimie''' (''histoire de la''), par {{nobr|M. Hoefer}} (1842-1843). Ce livre est le premier traité complet et général publié en France sur l’histoire de cette science.
[[d:Q141559310|'''Chimie organique''']], ouvrage de F.-V. Raspail, où cet auteur expose un nouveau système (1838). Cet ouvrage est remarquable par l’originalité des aperçus et de la méthode.
[[d:Q17275911|'''Chimiste''' (''le''), ou l’'''Alchimiste''']], célèbre tableau de Téniers.
[[d:Q1073664|'''Chinchas''' (''îles'')]], petites îles de l’océan Pacifique, où l’on recueille le guano.
[[d:Q29520|'''Chine''']], vaste empire de l’Asie, dont la population a été évaluée en 1860 à plus de 414 millions d’h. ; cap. ''Pékin''.
[[d:Q194138|'''Chinon''']], ch.-l. d’arr. (Indre-et-Loire) ; {{nobr|6,553 h.}} ; patrie de Rabelais. L’arr. a {{nobr|7 cant.}}, {{nobr|87 comm.}}, {{nobr|85,880 h.}}
[[d:Q160483|'''Chio''']] (''ki-o''), île de l’Archipel, un des pays qui se disputent l’honneur d’avoir donné le jour à Homère.<noinclude>
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[[d:Q107287360|'''Chien-Caillou''']], petit ouvrage de {{nobr|M. Champfleury}} que {{nobr|M. V.}} Hugo a qualifié de chef-d’œuvre (1847).
[[d:Q2963500|'''Chifflet''']], famille de Franche-Comté, d’où sont sortis un grand nombre de savants distingués.
[[d:Q107287383|'''Chiffonnier de Paris''' (''le'')]], drame en cinq actes de {{nobr|M. Félix}} Pyat, représenté en 1847, pièce dont le principal rôle fut une remarquable création de Frédérik-Lemaître.
[[d:Q655|'''Chihuahua''']], ville du Mexique, capitale de l’État de ce nom ; {{nobr|15,000 h.}}
[[d:Q1072741|'''Childe Harold''' (''Pèlerinage de'')]], narration d’un poète en voyage, où des tableaux ravissants se mêlent aux impressions d’une âme agitée ; ce poëme de Byron est celui qui révèle le plus la grandeur de son génie (1812-1819). Des critiques éminents assurent que ce poète voyageur n’est autre que l’auteur lui-même. {{nobr|M. de}} Lamartine a composé à son tour un poëme, le ''Dernier chant de Childe Harold'', où il prend le héros au moment où lord Byron l’avait laissé.
[[d:Q212852|'''Childebert {{Ier}}''']], fils de Clovis, roi de Paris de 511 à 558.
[[d:Q312606|'''Childebert II''']], fils de Sigebert et de Brunehaut, roi d’Austrasie de 575 à 596.
[[d:Q109223|'''Childebert III''']], régna sur toute la France, de 695 à 711.
[[d:Q932424|'''Childebrand''']], frère de Charles-Martel, se signala contre les Sarrasins.
Ce prince franc, dont l’histoire est fort incertaine et dont quelques historiens ont même nié l’existence, a été chanté par le poète Carel de Sainte-Garde, qui en a fait le principal personnage de son poëme épique : ''les Sarrasins chassés de France ;'' de là les deux vers fameux du satirique français :
<poem>Ô le plaisant projet d’un poète ignorant,
Qui, de tant de héros, va choisir Childebrand !</poem>
Ces deux vers se citent à propos d’un choix malencontreux, alors qu’il était facile de trouver mieux.
[[d:Q193869|'''Childéric {{Ier}}''']], roi des Francs de 456 à 481.
[[d:Q309909|'''Childéric II''']], fils de {{nobr|Clovis II}}, roi d’Austrasie en 660, de toute la France en 670, assassiné par Bodillon en 673.
[[d:Q295157|'''Childéric III''']], dernier roi mérovingien, de 742 à 752 ; mourut dans un monastère en 755.
[[d:Q298|'''Chili''']], État de l’Amérique du Sud ; {{nobr|2,084,945 h.}} ; cap. ''Santiago''.
[[d:Q372647|'''Chillon''']], forteresse et prison d’État célèbre, bâtie sur un rocher aux bords du Léman, à une lieue et demie de Vevey ; on l’a surnommée la ''Bastille de la Suisse''. C’est là que fut enfermé Bonnivard, célèbre patriote genevois célébré par Byron.
[[d:Q34601|'''Chilon''']], un des sept sages de la Grèce.
[[d:Q243118|'''Chilpéric {{Ier}}''']], fils de Clotaire {{Ier}}, roi de Neustrie de 561 à 584, époux de Frédégonde, qui le fit assassiner.
[[d:Q109240|'''Chilpéric II''']], roi de Neustrie en 715 ; m. en 720.
[[d:Q95380|'''Chimay''']], ville de Belgique ; {{nobr|3,000 h.}} ; berceau d’une illustre famille princière.
[[d:Q255635|'''Chimay''' (''princesse de'')]], nom sous lequel est aussi connue {{Mme|Tallien}}. V. ce mot.
[[d:Q14081|'''Chimboraço''']], un des monts les plus élevés du globe, dans la chaîne des Andes ({{nobr|6,700 {{corr|mèt.|m.}}}}).
[[d:Q2720842|'''Chimène''']], épouse du Cid, immortalisée par Corneille.
[[d:Q141555452|'''Chimène''']], personnage du ''Cid'', tragédie de Corneille, l’un des plus beaux types de femme qu’ait créés la poésie ; ce qui a fait dire à Boileau, en parlant des critiques dirigées contre le ''Cid'' par ordre de Richelieu :
<poem>En vain contre le Cid un ministre se ligue ;
Tout Paris pour Chimène a les yeux de Rodrigue.</poem>
[[d:Q182790|'''Chimère''' (''la'')]], monstre de la Fable, tué par Bellérophon. V. ''Bellérophon''.
[[d:Q2163561|'''Chimie''' (''traité de'')]], par Lavoisier ; ouvrage qui a posé les bases de la chimie moderne (1789).
[[d:Q141560838|'''Chimie''' (''histoire de la'')]], par {{nobr|M. Hoefer}} (1842-1843). Ce livre est le premier traité complet et général publié en France sur l’histoire de cette science.
[[d:Q141559310|'''Chimie organique''']], ouvrage de F.-V. Raspail, où cet auteur expose un nouveau système (1838). Cet ouvrage est remarquable par l’originalité des aperçus et de la méthode.
[[d:Q17275911|'''Chimiste''' (''le''), ou l’'''Alchimiste''']], célèbre tableau de Téniers.
[[d:Q1073664|'''Chinchas''' (''îles'')]], petites îles de l’océan Pacifique, où l’on recueille le guano.
[[d:Q29520|'''Chine''']], vaste empire de l’Asie, dont la population a été évaluée en 1860 à plus de 414 millions d’h. ; cap. ''Pékin''.
[[d:Q194138|'''Chinon''']], ch.-l. d’arr. (Indre-et-Loire) ; {{nobr|6,553 h.}} ; patrie de Rabelais. L’arr. a {{nobr|7 cant.}}, {{nobr|87 comm.}}, {{nobr|85,880 h.}}
[[d:Q160483|'''Chio''']] (''ki-o''), île de l’Archipel, un des pays qui se disputent l’honneur d’avoir donné le jour à Homère.<noinclude>
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Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 1, part. 3, As-At.djvu/122
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Miruts" /></noinclude><section begin="Athées ({{sc|Dictionnaire des}})"/>moins, il ajoutait : « Mais je dois répéter aussi
contre les ''athées'' ce que j’ai déjà dít plusieurs
fois, qu’ils auraient tort de chercher à propager une doctrine qui n’est point à la portée du
peuple, et qui ne peut lui être ni agréable ni
utile. » Cette restriction n’arrêta pas la foudre
impériale. Napoléon, choqué de ces opinions,
écrivit à son ministre de l’intérieur une lettre
qui fut lue publiquement à l’Institut, dans laquelle il notifiait son mécontentement à Lalande, qui se le tint pour dit, et se montra dès
lors plus réservé.
Pour être juste, il faut dire que l’''athée'', tel
que le comprenaient Sylvain Maréchal et Lalande, était, sauf la croyance en Dieu, le
meilleur chrétien qui pût faire aimer la morale.
C’était un chrétien débaptisé, ou plutôt l’Émile
de Rousseau, qui n’avait pas encore assisté au
lever du soleil. Ils lui accordaient toutes les
vertus angéliques, celles même que Jésus-Christ a révélées aux hommes, imitant ce fou
qui niait l’existence d’un puits alors qu’accoudé
sur la margelle il était occupé à en tirer de
l’eau.
Mais si les résultats étaient identiques, le
débat se réduisait à une question de mots, la
raison substituée à Dieu, et la morale y trouvait son compte. Oui, mais si la philosophie
seule est capable de produire des résultats
plus grands et plus décisifs que la religion,
cette dernière lui est inférieure et devient un
pléonasme social. Or, il ne serait pas bon que
la multitude fût athée ; Lalande avoue lui-même la nécessité de la religion comme frein
moral et politique à l’égard des gens simples,
et un grave danger était à craindre. Le
peuple, qui ne remonte pas aux sources et
qui a l’habitude de juger par les paroles du
maître, aurait pu prendre à la lettre cette liste
d’athées, hypocrites de religion, et considérer
comme une imposture dont il faut se défier
des croyances répudiées par les plus grands
génies. Cette considération est si juste, que
{{M.|Charles}} Pougens, dans son analyse du
livre de Maréchal, ainsi que le remarque
{{M.|Damiron}}, n’a pas fait attention que l’auteur ne prétendait pas que la plupart de ceux
qu’il range sous sa bannière fussent de véritables athées. Il les citait seulement comme
ayant fourni des armes contre eux-mêmes
dans des moments où la philosophie avait
étouffé, à leur insu, la voix de la superstition.
Faute de tenir compte de cette observation,
{{M.|Pougens}} n’a pas vu que Bossuet, Fénelon,
Malebranche et Jésus, s’ils étaient entachés
d’athéisme, l’étaient sans le savoir, de l’aveu
même de Maréchal.
En laissant de côté les exagérations de ce
monument élevé à la théosophie, à laquelle
la religion est offerte en holocauste, en négligeant les puérilités irrévérencieuses telles que
cette remarque : « Les trois fondateurs des
trois grandes religions européennes, Moïse,
Mahomet et Jésus, sont des enfants illégitimes, » il faut reconnaitre qu’avant de poser
la première pierre de cet édifice, l’auteur a dů
se livrer à un travail préparatoire immense,
si l’on considère le nombre, la variété et
l’exactitude des citations. Il a voulu, à l’exemple de Dupuis, de Volney et d’Anacharsis
Clootz, répéter le cri de guerre du patriarche
de Ferney : ''Écrasons l’infâme''. Il croyait, par
ce moyen, contribuer au triomphe de la liberté. L’intention était bonne, mais il avait
choisi un singulier chemin pour arriver à son
but. C’est que l’idée que Maréchal avait prise
pour point de départ était fausse : il pensait
que le despotisme religieux habitue les esprits
à la servitude et facilite l’établissement du
despotisme politique, et, d’un principe faux
tirant une conséquence logique, il cherchait
à détruire la cause pour anéantir l’effet. Le
despotisme ne s’appuie que sur la faiblesse de
ses victimes ; le jour où elles relèvent la tête,
la religion est impuissante à le soutenir.
L’enseigne du livre est trompeuse ; à l’exemple de nos bateleurs qui, dans la parade, vous
promettent un combat d’ours de Sibérie et ne
vous présentent que de pauvres paillasses revêtus de la peau d’un ours qu’ils n’ont pas
tué, Maréchal nomme des athées et n’introduit
que des chrétiens, qu’il a bénévolement débaptisés lui-même. Quant au style de l’ouvrage,
il est loin d’être pur. La diction est trop souvent embarrassée, obscure, ampoulée. En
visant à l’effet, l’auteur tombe dans l’emphase.
Le dieu du goût a, lui aussi, rencontré son
athée. Sylvain Maréchal, mettant en pratique
ses théories, et bannissant, avec ses autres
préjugés, celui qui consiste à chercher à bien
écrire, aurait pu, à ce point de vue, inscrire
en tête de ce dictionnaire : « ''Par le doyen des athées littéraires''. »
<section end="Athées ({{sc|Dictionnaire des}})"/>
<section begin="Athée foudroyé ({{sc|l’}})"/><nowiki/>
'''{{t|Athée foudroyé|85}}''' ({{sc|l’}}), drame espagnol, l’origine de don Juan, versifié par un auteur
inconnu, et joué de tradition dans les couvents
sous le titre d’''El Ateista fulminado''. Gabriel
Tellez, qui a écrit sous le nom de Tirso de
Molina, et un siècle après lui, Zamora, traitèrent le même sujet pour le théâtre. Vinrent
successivement Molière, Byron, Mozart, artistes de génie qui modelèrent chacun, sur
cette argile brûlante, un caractère particulier,
tout en maintenant le type général. Ce personnage ne pouvait appartenir aux temps
chevaleresques qui ont pris le Cid pour symbole ; il est venu beaucoup plus tard ; une
légende populaire a servi de fondement à la
donnée de la pièce primitive.
« Il advint un jour, disent les chroniques de
l’Andalousie, qu’un jeune écervelé, don Juan
Tenorio, descendant d’une famille noble de
Séville, tua d’un coup d’épée le vénérable
commandeur Ulloa, dont il avait enlevé la
fille. Le commandeur fut enseveli dans le
couvent de Saint-François, où sa famille avait
une chapelle, et on lui érigea une statue. Les
frères franciscains, voyant que le meurtrier
trouvait dans les priviléges de sa naissance
une protection assurée contre la justice, résolurent de suppléer à l’insuffisance des lois :
ils l’attirèrent la nuit dans leur couvent, et le
mirent à mort ; puis ils répandirent le bruit
que don Juan avait osé insulter le commandeur jusque sur sa tombe, et que la statue,
s’animant tout à coup, avait précipité l’impie
dans les flammes de l’enfer. »
Coleridge, commentateur de lord Byron
({{sc|i}}{{er}} ch. du ''Don Juan''), rapporte une scène entière, celle du souper, de l’''Athée foudroyé''.
Nous la reproduisons pour donner une idée
exacte de l’œuvre :
(On frappe à la porte ; don Juan ordonne d’ouvrir).
{{sc|le domestique}}. — Oh ! le diable ! le diable !
(La statue entre.)
{{sc|don juan.}} — Ah ! c’est notre revenant ! Debout pour le recevoir ! — Entrez, gouverneur,
soyez le bien-venu ; asseyez-vous. Si nous
avions compté sur votre visite, nous vous
aurions attendu. Allons, gouverneur à votre
santé ; amis, buvons ! Voici un rôti excellent ;
prenez aussi de ce ragoût ; je vous aiderai, si
vous voulez ; allons, mangez, et oubliez toutes
nos vieilles querelles.
(Le fantôme menace don Juan.)
{{sc|don juan.}} — À quoi bon ce signe sinistre ?
Nous sommes trop endurcis. Mettez-vous là,
encore une fois, et trinquons à votre maîtresse.
Vous en aviez une pendant votre vie. N’oublions pas non plus votre charmante sœur.
(''Des démons entrent''.) Ces gens sont de votre
suite. Ce sont des démons, dites-vous ?… Que
je suis fàché de n’avoir pas brûlé de l’eau-de-vie pour leur faire raison ! car l’eau-de-vie
brûlée, c’est un breuvage infernal.
Coleridge prétend ailleurs que la pièce est
entièrement d’imagination, et que l’auteur
anonyme n’a emprunté au monde réel que les
noms des lieux et ceux des personnages. La
chronique de Séville dément cette assertion.
Il est vrai que le caractère indiqué par l’histoire n’a reçu tout son développement que de
la poésie ; mais l’auteur inconnu ne s’est nullement préoccupé, comme veut le démontrer
le commentateur de Byron, de mêler dans son
drame les éléments du bien et du mal de façon
à les équilibrer. Il a pris tout simplement pour
sujet la chronique, et il y a ajouté ce que son
imagination lui a fourni de plus propre à
exciter la terreur et l’intérêt.
<section end="Athée foudroyé ({{sc|l’}})"/>
<section begin="ATHÉISME s. m."/><nowiki/>
'''ATHÉISME''' s. m. (a-té-i-sme — rad. ''athée'').
Opinion des athées, de ceux qui nient l’existence de Dieu : ''Tomber dans l’''{{sc|athéisme}}. ''Il professe ouvertement l’''{{sc|athéisme}}. ''Ces principes mènent à l’''{{sc|athéisme}}. (Acad.) ''Il y a un'' {{sc|athéisme}}
''caché dans tous les cœurs, qui se répand dans toutes les actions : on croit que quand on a recours à Dieu, c’est que les choses sont désespérées, et qu’il n’y a plus rien à faire''. (Boss.)
''L’''{{sc|athéisme}} ''appauvrit l’humanité et lui óte les plus grands biens : Dieu, l’âme, l’immortalité''. (Boss.) ''Le déisme est presque aussi éloigné de la religion chrétienne que l’''{{sc|athéisme}},
''qui y est tout à fait contraire''. (Pasc.) ''Il est très-certain qu’on n’enseigne point l’''{{sc|athéisme}}
''dans les écoles des lettrés de la Chine''. (Volt.)
''L’''{{sc|athéisme}} ''et le fanatisme sont deux monstres qui peuvent dévorer et déchirer la société''.
(Volt.) ''Si l’''{{sc|athéisme}} ''ne fait pas verser le sang des hommes, c’est moins par amour pour la paix que par indifférence pour le bien''. (J.-J.
Rouss.) ''La simple ignorance de Dieu ne serait pas l’''{{sc|athéisme}}: ''pour mériter le titre d’athée, il faut avoir la notion de Dieu et la rejeter''.
(D’Alemb.) ''Ce n’est pas le fanatisme qui est à craindre maintenant, c’est l’''{{sc|athéisme}}.
({{roi|Napol.|Ier}}) ''L’''{{sc|athéisme}} ''spiritualise la matière et matérialise l’esprit''. ({{Mme|de Staël.}}) ''Il n’y a d’''{{sc|athéisme}} ''que dans la froideur, l’égoïsme et la bassesse''. ({{Mme|de Staël.}}) ''On l’a dit avec raison, les grandes pensées viennent du cœur : or, comment germeraient-elles dans un cœur desséché par l’''{{sc|athéisme}}? (Frayss.) ''Séparez la croyance en Dieu de toute obligation envers lui, de tout hommage religieux, et vous n’aurez plus que l’''{{sc|athéisme}} ''en action''. (Frayss.) ''La philosophie avait désavoué l’''{{sc|athéisme}}, ''avant même qu’il fût démenti par la conscience publique''. (Lacretelle.) ''L’''{{sc|athéisme}} ''est cette grande cécité morale de quelques hommes, privés, par je ne sais quelle affliction providentielle, du premier sens de l’humanité, du sens qui voit Dieu''. (Lamart.) ''Il est évident que l’''{{sc|athéisme}}
''est encore moins logique que la foi''. (Proudh.)
''L’''{{sc|athéisme}} ''est un mensonge que l’homme se fait à lui-même''. (A. Lemonnier.) ''L’''{{sc|athéisme}} ''est moins une croyance que le refuge des mauvaises croyances''. (Petit-Senn.) ''Celui qui enseigne à l’homme l’''{{sc|athéisme}} ''est aussi insensé que celui qui souffle le fanatisme''. (Barbé.) ''L’''{{sc|athéisme}}
''théorique et pratique est le vice radical du cœur et de l’esprit humain''. (Gratry.) ''Il y a des hommes qui conçoivent l’''{{sc|athéisme}} ''dans leur esprit, sans le concevoir dans leur cœur ; comme il y a des chrétiens qui ont la foi, mais qui n’ont pas l’amour''. (Gratry.)
{{DctCite|La fin de vos revers confondra l’''athéisme''.|{{sc|M.-J. Chénier.}}|2|15}}
{{DctCite|À la fin, tous ces jeux, que l’''athéisme'' élève,{{Crlf
|}}Conduisent tristement le plaisant à la Grève.|{{sc|Boileau.}}|2|15}}
— Par ext. Action de ne tenir nul compte
de l’existence de Dieu, ou de faire abstraction
de cette existence : ''Ce système n’est qu’une sorte d’''{{sc|athéisme}} ''politique. L’''{{sc|athéisme}} ''légal est le premier article de notre droit public''.
(Proudh.)
— Chez les Grecs, Action de nier la divinité
d’un ou de plusieurs dieux, lors même qu’on
en aurait admis un ou même plusieurs autres :
''Socrate, accusé d’''{{sc|athéisme}}, ''et condamné pour ce crime à boire la ciguë, fit sacrifier un coq à Esculape''.
— '''Antonymes'''. Déisme, théisme, polythéisme.
— '''Encycl'''. I. — Le mot ''athéisme'', souvent
donné et repoussé comme une injure, et, par
conséquent, étendu et restreint au gré des
passions, n’est pas une dénomination de doctrine suffisamment précise. Il faudrait, pour
que le sens en fût clair, que le mot Dieu eût
été préalablement défini. « On peut nier, dit
très-bien Jean Reynaud (''Encyclopédie nouvelle''), telle conception de la divinité, sans
nier pour cela l’existence de la divinité. Mais
les hommes intolérants ne l’entendent pas
ainsi : il n’y a de dieu que leur Dieu, et s’élever contre leur croyance, c’est professer
l’''athéisme''. Aussi, il n’y a pas de nom qui ait
été plus fréquemment donné par les apôtres
de toutes les religions à leurs adversaires que
celui d’athées. Socrate fut accusé d’''athéisme''
parce qu’il croyait à un Dieu plus grand que
Jupiter ; Spinosa, parce qu’il absorbait dans la
substance divine l’homme et le monde ; les
philosophes du {{s|xviii}}, parce qu’ils disaient anathème aux superstitions ; les chrétiens avaient eux-mêmes été taxés d’''athéisme''
par les païens. »
Dans un sens général, le mot ''athéisme'' peut
s’appliquer à toute doctrine philosophique qui
regarde comme une fiction la conception d’un
Dieu personnel, créateur et maître tout-puissant du monde. Ainsi compris, il constitue un
genre renfermant un certain nombre d’espèces,
l’''atomisme'', le ''positivisme'', les diverses formes
du ''panthéisme''. Dans un sens plus restreint, il
s’applique exclusivement aux doctrines qui
voient dans la matière le principe unique de
tous les ètres. Pour qui l’entend de cette dernière façon, il se sépare tout à la fois, et du
''positivisme'', qui fait profession de tenir pour
vaine, comme portant sur l’inaccessible, toute
recherche des causes premières, et de s’enfermer à cet égard dans une indifférence systématique ; et du ''panthéisme'', qui, dans ses spéculations sur l’origine des choses, substitue à
l’abstraction ''matière'' d’autres abstractions, telles que la ''substance'' (Spinosa), l’''idée'' (Hégel),
la ''volonté'' (Schopenhauer).
{{M.|Paul}} Janet a très-nettement distingué
et caractérisé l’''athéisme'', le panthéisme et le
théisme. Le spectacle de la nature, dit-il, nous
offre trois classes, ou, si l’on veut, trois degrés d’êtres profondément différents ; au premier degré, la matière brute, obéissant à des
lois mécaniques, à des combinaisons fatales et
mathématiques, se développant en apparence
sans raison et sans but ; au second degré, la
vie, dont le caractère le plus saisissant est
une combinaison de moyens appropriés à une
fin, qui manifeste par conséquent l’idée de but
et de choix, mais d’un but atteint par une activité qui s’ignore, d’un choix instinctif et inconscient ; au troisième degré, les étres intelligents, qui poursuivent le but avec réflexion
et volonté. À ces trois classes d’êtres, les
corps bruts, les êtres vivants, les êtres intelligents, à ces trois ordres de causes, la nécessité aveugle, l’instinct, la volonté intelligente
et libre, correspondent trois conceptions différentes du principe des choses. Les athées conçoivent la cause suprême comme une force
aveugle, les panthéistes, comme une vie inconsciente ; les théistes, comme une pensée et
une volonté. On peut, d’après ce point de vue,
diviser les sciences en trois catégories : celles
qui inclinent l’esprit à l’''athéisme'', ce sont les
sciences mathématiques et physiques ; celles
qui l’inclinent au panthéisme, ce sont les
sciences biologiques ; celles qui l’inclinent au
théisme, ce sont les sciences psychologiques
et morales.
II. Jusqu’au {{s|xix}}, l’''athéisme'' apparaît dans l’histoire comme un principe d’amoindrissement moral de l’homme. En Grèce,
nous le voyons lié à la sophistique, au scepticisme et à l’égoïsme systématiques ; avec l’idée
de la Divinité et de la vie future, il anéantit
celle de la justice et du droit, et même celle
des lois de la nature. Pour les sophistes grecs,
''nature'' et ''art'' sont choses opposées ; c’est la
''nature'', c’est-à-dire le ''hasard'', qui a produit
d’abord les choses les plus grandes, le soleil,
les astres, la terre, puis, par la rencontre et
l’arrangement des éléments, les plantes, les
animaux, les hommes. Il n’y a ni ''intelligence'',
ni ''divinité'', ni ''art'' qui aient présidé à tout cela.
L’''art'' est postérieur à la ''nature ;'' mortel, et né
de mortels, il a créé la politique, la législation
et la religion. Les dieux sont des produits de
l’art, des inventions de la politique, des résultats de la législation ; le beau et le juste
varient suivant les temps, les lieux et les peuples. Les lois, et par conséquent l’intelligibilité, la rationalité de la nature, supprimées,
la science n’a plus d’objet, plus de réalité,
elle rentre dans l’art, essentiellement subjectif.
L’''athéisme'' ne se montre pas avec un autre
caractère à Rome, vers la fin de la république
et sous l’empire : « Le sénat, dit Voltaire,
était presque tout composé d’athées qui perdirent la république ; athées factieux dans les
temps de Sylla et de César, athées esclaves
sous Auguste et Tibère. » Tel, enfin, il se présente dans l’Italie de la renaissance, dans
l’Angleterre et la France du {{s|xvii|e|-}} et du
{{s|xviii}}. C’est toujours le hasard et le
mécanisme invoqués pour expliquer l’origine
de tous les êtres ; l’intelligence bannie de la
nature avec les causes finales et les destinées
immortelles ; la distance qui sépare l’homme
de l’animal considérablement diminuée, sinon
détruite ; l’idée de l’obligation morale obscurcie et confondue avec l’idée d’intérêt ; la recherche du bonheur substituée, comme but de
la vie, à la réalisation du bien, à la pratique
du devoir. Aussi ne doit-on pas s’étonner des
condamnations prononcées contre lui, au nom
de l’intérêt de l’humanité, par la raison d’hommes aussi libres de préjugés que Bacon, le
législateur de la science moderne, et Voltaire,
l’ennemi du christianisme.
« Ceux qui nient l’existence de Dieu, dit
Bacon, s’efforcent d’abolir la plus noble prérogative de l’homme ; car l’homme, par son
corps, n’est que trop semblable aux brutes,
et si, par son âme, il n’a pas quelque ressemblance avec la divinité, ce n’est plus qu’un
animal vil et méprisable. Ils renient aussi le
vrai fondement de la ''magnanimité'' et de tous
les sentiments qui peuvent élever la nature
humaine. En effet, voyez combien un chien
même a de courage et de générosité, lorsqu’il
se sent soutenu de son maître, qui lui tient
lieu, pour ainsi dire, d’un dieu ; ce courage,
il ne l’aurait certainement pas sans la confiance que lui inspirent la présence et l’appui
d’une nature supérieure à la sienne. C’est
ainsi que l’homme, qui se sent assuré de la
protection divine, et qui repose, en quelque
sorte, sur le sein de la divine Providence,
tire de cette opinion et du sentiment qui en
dérive, une vigueur et une confiance à laquelle la nature humaine, abandonnée à elle-même, ne saurait atteindre. Ainsi, l’''athéisme''
est surtout odieux en ce qu’il prive la nature
humaine du plus puissant moyen qu’elle ait
de s’élever au-dessus de sa faiblesse naturelle. Il en est à cet égard des nations comme
des individus. »
« Il est évident, dit Voltaire, que, dans la
morale, il vaut beaucoup mieux reconnaître
un Dieu que de n’en point admettre. C’est l’intérêt de tous les hommes qu’il y ait une Divinité qui punisse ce que la justice humaine ne
peut réprimer… Il est clair que la sainteté des
serments est nécessaire, et qu’on doit se fier
davantage à ceux qui pensent qu’un faux
serment sera puni, qu’à ceux qui pensent
qu’ils peuvent faire un faux serment avec impunité… Je ne voudrais pas avoir affaire à
un prince athée qui trouverait son intérêt à
me faire piler dans un mortier ; je suis bien
sûr que je serais pilé. Je ne voudrais pas, si
j’étais souverain, avoir affaire à des courtisans athées dont l’intérêt serait de m’empoisonner ; il me faudrait prendre au hasard du
contre-poison tous les jours. Il est donc absolument nécessaire, pour les princes et pour
les peuples, que l’idée d’un Être suprême,
créateur, gouverneur, rémunérateur et vengeur soit profondément gravée dans les esprits. »
Du reste, Bacon et Voltaire ont soin de déclarer qu’ils considèrent l’''athéisme'' comme un
danger social bien moindre que la superstition et le fanatisme. « La superstition, dit
Bacon, est plus dangereuse pour l’homme que
l’''athéisme ;'' celui-ci, du moins, lui laisse encore
beaucoup d’appuis et de guides, tels que la
philosophie, les sentiments de tendresse qu’inspire la nature, les lois, l’amour de la gloire,
le désir d’une bonne réputation, toutes choses
qui suffiraient pour le conduire à un certain
degré de vertu, au moins extérieure ; au lieu
que la superstition renverse tous ces appuis
et établit dans les âmes humaines un vrai despotisme. Aussi l’''athéisme'' n’a-t-il jamais troublé la paix des empires, car il rend les individus très-prudents par rapport à ce qui les
regarde eux-mêmes, et fait qu’ils ne s’occupent
que de leur propre sûreté, sans s’embarrasser
de tout le reste ; au lieu que la superstition a
bouleversé plusieurs États, en y introduisant
un nouveau ''premier mobile'' qui imprimait son mouvement violent à toutes les sphères du
gouvernement, et démontait ainsi tout le système politique. » « Le fanatisme, dit Voltaire,
est mille fois plus funeste que l’''athéisme ;'' l’''athéisme'' n’inspire point de passion sanguinaire,
mais le fanatisme en inspire ; l’''athéisme'' ne
s’oppose pas aux crimes, mais le fanatisme les
fait commettre. Supposons, avec l’auteur du
''{{lang|la|Commentarium rerum gallicarum}}'', que le chancelier de L’Hospital fût athée ; il n’a fait que
de sages lois, et n’a conseillé que la modération et la concorde : les fanatiques commirent
les massacres de la Saint-Barthélemy. Hobbes
passa pour un athée ; il mena une vie tranquille et innocente : les fanatiques de son
temps inondèrent de sang l’Angleterre, l’Écosse et l’Irlande. Spinosa était non-seulement
athée, mais il enseigna l’''athéisme :'' ce ne fut
pas lui assurément qui eut part à l’assassinat
de Barneveldt ; ce ne fut pas lui qui déchira
les deux frères de Witt en morceaux et qui
les mangea sur le gril….. Peuplez une ville
d’Épicures, de Protagoras, de Desbarreaux,
de Spinosas ; peuplez une autre ville de jansénistes et de molinistes ; dans laquelle pensez-vous qu’il y aura plus de troubles et de<section end="ATHÉISME s. m."/><noinclude>
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{{T3|LETTRE XV.}}
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{{sc|Ma}} derniere lettre, Madame, vous a ſuſſiſamment{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=left|text=Les Nayades.|taille=90}}
inſtruite de ce qui doit continuer à être le ſujet
de celle-ci. Dans un lieu peu éloigné de la Chine,
il eſt un Royaume qui abonde en tout ce qui
peut contribuer à la richeſſe d’un État. Il y a pluſieurs
ſiécles que ce pays obéiſſoit à un Roi ſage,
vertueux, équitable, mais d’une humeur ſi douce
& ſi pacifique, qu’il en eut le ſurnom de Bon &
Rebon. Il avoit un parent de qui les inclinations
étoient fort différentes. Par la proximité du ſang
& les bienfaits du Roi, il ne lui manquoit que
de porter la Couronne ; cependant il ne ſe trouvoit
point heureux. L’ambition qui le dévoroit,
empoiſonnoit toutes les douceurs qu’il auroit pu
goûter. Il portoit, du conſentement même du
Roi, le ſurnom d’Ambitieux. Réſolu de ſecouer
le joug, il prit ſes meſures pour exécuter ſon
deſſein ; & non-ſeulement il ſe détermina à détrôner
ſon maître, mais encore à lui ôter la vie,
ajoutant à cet affreux projet, celui d’enlever la
Princeſſe Liſimene, fille unique du Monarque.
Tout étoit déjà diſpoſé à ſon gré, lorſqu’un des
Conjurés, pénétré de remords, découvrit le complot.
Il s’adreſſa au premier Miniſtre, qui le conduiſit
au Roi. La ſurpriſe de ce Prince fut extrême,
en apprenant les circonſtances de la conſpiration.
Il envoya chercher Ambitieux ; & non-ſeulement
il fit grace au coupable, mais lui propoſa
le mariage de la Princeſſe avec ſon fils. Il dit
enſuite au premier Miniſtre : eh bien, Viſir,<noinclude>
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{{T3|LETTRE {{corr|XV|XVII}}.}}
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{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=1703.|taille=90}}{{sc|Parmi}} une infinité de petits vers que Madame
{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Madame l’Évêque.|taille=90}}l’Evêque faiſoit inſérer dans les ''Amuſemens''
''du cœur & de l’eſprit'', je n’en trouve point qui
puiſſent lui faire honneur. Elle a donné ſéparément
deux Poëmes, l'''Auguſtin'', Piéce grave,
& le ''Minet'', Piéce ſacétieuſe, l’une & l’autre
auſſi inconnues, qu’elles méritent de l’être. ''Lilia'',
ou Hiſtoire de Carthage, eſpece de petit Roman,
imprimé dans le même Recueil des ''Amuſemens''
''du cœur & de l’eſprit'', & un autre Ouvrage
du même genre, donné à part, ſous le titre
de ''Célenie'', ſont peu dignes d’un meilleur ſort.
Le ſeul qui puiſſe ſe lire, eſt un Roman moral,
intitulé ''le Siécle'', ou les Mémoires du Comte
de S*** : en voici le plan.
{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Le Siécle|taille=90}}Menkolph, Gentilhomme de Norvége, croit
voir, étant endormi, la Sageſſe ſous la figure
d’une Dame, qui l’exhorte à la ſuivre, après lui
avoir reproché ſa vie voluptueuſe. Frappé de ce
ſonge divin, il quitte les richeſſes dont l’avoit
comblé le Souverain du pays, & ſe met à voyager
à pied. En traverſant un bois, il entend chanter
un Cantique, dont les paroles exprimoient les
diſpoſitions préſentes de ſon cœur. C’étoit la
voix d’un jeune Hermite ; il l’aborde & lui fait
part de ſon projet de converſion. Le Solitaire,
qui eſt le Comte de S***, lui offre avec joie
une retraite dans ſa petite Grote. Menkolph
l’accepte, & devient d’abord curieux de ſçavoir
les aventures de l’Hermite. Ce récit occupe preſque
tout le livre.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu/292
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Cantons-de-l'Est
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cantons-de-l'Est" /></noinclude>Excès dans une passion : ''se livrer au jeu avec frénésie''.
'''FRÉNÉTIQUE''' adj. et n. Atteint de frénésie ; furieux : ''transport frénétique''.
'''FRÉQUEMMENT''' adv. Souvent.
'''FRÉQUENCE''' n. f. Réitération fréquente : ''fréquence du pouls''.
'''FRÉQUENT, E''' adj. Qui arrive souvent.
'''FRÉQUENTATIF, IVE''' adj. et n. Se dit d’un verbe qui marque une action fréquemment répétée, comme ''clignoter'', ''crachoter'', ''criailler''.
'''FRÉQUENTATION''' n. f. Communication habituelle avec quelqu’un.
'''FRÉQUENTER''' v. tr. Hanter, aller souvent dans un lieu.
'''FRÈRE''' n. m. Né du même père et de la même mère, ou seulement de l’un des deux. ''Fig.'' Se dit de tous les hommes, comme étant sortis du même père ; nom que se donnent les religieux entre eux. ''Frères jumeaux'', nés d’un même accouchement ; ''frères de lait'', l’enfant de la nourrice et celui qu’elle a nourri du même lait ; ''frères d’armes'', guerriers qui combattent ensemble.
'''FRESQUE''' n. f. Manière de peindre avec des couleurs détrempées dans de l’eau de chaux, sur une muraille fraîchement enduite : ''peinture à fresque''.
'''FRESSURE''' n. f. Le cœur, la rate, le foie et les poumons d’un animal, pris ensemble : ''fressure de veau''.
'''FRET''' (''fre'') n. m. Louage d’un bâtiment pour prendre la mer ; prix du fret ; cargaison d’un navire de commerce.
'''FRÉTER''' v. tr. Donner ou prendre un vaisseau à louage ; le charger, l’équiper. — Pour la conj. V. ''accélérer''.
'''FRÉTEUR''' n. m. Qui donne ou prend un navire à louage.
'''FRÉTILLANT, E''' adj. Vif, remuant.
'''FRÉTILLEMENT''' n. m. Mouvement de ce qui frétille.
'''FRÉTILLER''' v. int. S’agiter, par des mouvements vifs et courts.
'''FRETIN''' n. m. Menu poisson. ''Fig.'' Chose de nulle valeur.
'''FRETTE''' n. f. Cercle de fer qui sert de lien à un morceau de bois pour l’empêcher de se fendre, et principalement au moyeu des roues.
'''FRETTER''' v. tr. Garnir d’une frette.
'''FRIABILITÉ''' n. f. Qualité de ce qui est friable.
'''FRIABLE''' adj. Qui peut être aisément réduit en poudre.
'''FRIAND, E''' adj. Qui aime les morceaux délicats, et qui s’y connaît.
'''FRIANDISE''' n. f. Goût pour les mets fins et délicats. Pl. Sucreries.
'''FRICANDEAU''' n. m. Morceau de veau piqué de menus morceaux de lard.
'''FRICASSÉE''' n. f. Viande fricassée.
'''FRICASSER''' v. tr. Faire cuire de la viande coupée par morceaux. ''Fig.'' Dépenser inutilement et promptement : ''il a fricassé tout son bien''.
'''FRICASSEUR''' n. m. Mauvais cuisinier.
'''FRICHE''' n. f. Étendue de terrain qu’on ne cultive pas, et où ne croissent que des herbes, des broussailles. '''En friche''' loc. adv. Sans culture.
'''FRICOT''' n. m. Viande en ragoût. ''Pop.''
'''FRICOTER''' V. int. Se régaler. ''Pop.''
'''FRICOTEUR, EUSE''' n. Qui aime la bonne chère. ''Pop.''
'''FRICTION''' n. f. Frottement que l’on fait sur quelque partie du corps.
'''FRICTIONNER''' v. tr. Faire des frictions.
'''FRIGIDITÉ''' n. f. Sensation de froid.
'''FRIGORIFIQUE''' adj. Qui produit le froid.
'''FRILEUX, EUSE''' adj. et n. Fort sensible au froid.
'''FRIMAIRE''' n. m. Troisième mois du calendrier républicain (du 21 nov. au 20 déc.).
'''FRIMAS''' n. m. Brouillard froid et épais, qui se glace en tombant.
'''FRIME''' n. f. Semblant que l’on fait de quelque chose. ''Pop.''
'''FRIMOUSSE''' n. f. Figure, face. Se prend en mauv. part. : ''quelle frimousse'' !
'''FRINGALE''' n. f. Faim subite et violente.
'''FRINGANT, E''' adj. Qui est vif, alerte, fort éveillé.
'''FRINGUER''' v. int. Danser, sautiller.
'''FRIPER''' v. tr. Chiffonner, user, gâter : ''friper une robe, ses habits''.
'''FRIPERIE''' n. f. Vêtements, meubles usés ; commerce qu’on en fait.
'''FRIPIER, IÈRE''' n. Qui vend de vieux habits, etc.
'''FRIPON, ONNE''' adj. et n. Qui trompe adroitement ; fourbe, homme de mauvaise foi : ''c’est un fripon''. ''Petit fripon'', enfant espiègle ; ''air, œil fripon'', éveillé.
'''FRIPONNEAU''' n. m. Diminutif de ''fripon''. ''Fam.''
'''FRIPONNER''' v. tr. Escroquer, dérober avec adresse.
'''FRIPONNERIE''' n. f. Action de fripon.
'''FRIQUET''' n. m. Moineau de petite espèce.
'''FRIRE''' v. tr. défect. (''Je fris'', ''tu fris'', ''il frit'', sans pl. ''Je frirai'', ''n. frirons''. ''Je frirais'', ''n. fririons''. Impér. ''fris'', sans pl. ''Frit'', ''frite''. Les autres formes sont<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu/872
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text/x-wiki
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[[d:Q55416|'''Chioggia''']], v. d’Italie (Vénétie) ; {{nobr|26,667 h.}}
[[d:Q3312501|'''Chiquitos''']], tribu sauvage de l’Amérique du Sud.
[[d:Q3384430|'''Chirac''']], premier médecin de {{nobr|Louis XV}}, m. en 1732.
[[d:Q6397066|'''Chiraz''']], v. de Perse ; {{nobr|30,000 h.}}
[[d:Q183417|'''Chiron''']], fameux centaure à qui fut confiée l’éducation d’Achille. V. ''Achille''.
[[d:Q3380037|'''Chiverny''' (''le comte de'')]], garde des sceaux sous {{nobr|Henri III}} et {{nobr|Henri IV}}.
[[d:Q1075258|'''Chloris''']] (''clo-rice''), nymphe, épouse de Zéphire. Elle était la déesse des fleurs, et son nom est devenu un pseudonyme poétique.
[[d:Q203808|'''Chmielnicki''']], célèbre hetman des Cosaques de l’Ukraine, signa en 1654 un traité par lequel il reconnaissait la souveraineté de la Russie.
'''Choc de cavalerie''', tableau de Ph. Wouverman, au Louvre {{Dclf-}} du même, au musée de Dresde {{Dclf-}} du Bourguignon, au Louvre {{Dclf-}} du même, au musée de Bruxelles. Les tableaux de Wouverman sont peints avec une exquise finesse et une grande vérité de détails ; ceux du Bourguignon, moins délicats d’exécution, ont plus de mouvement.
'''Choczim''', v. de Russie, célèbre par la victoire que J. Sobiesky y remporta sur les Turcs en 1673 ; {{nobr|13,000 h.}}
'''Chodorlahomor''', roi des Élamites, fut vaincu par Abraham.
'''Choiseul''' (''César, duc de''), maréchal de France sous {{nobr|Louis XIII}} et {{nobr|Louis XIV}} (1598-1675).
'''Choiseul''' (''duc de''), ministre sous {{nobr|Louis XV}} (1719-1785).
'''Choisy''' (''l’abbé de''), écrivain fr., auteur d’une ''Histoire de l’Église'' (1644-1724).
'''Choisy-le-Roi''', bourg et comm. de France (Seine), arr. de Sceaux ; {{nobr|5,172 h.}} Ruines d’un château célèbre bâti par Mansard et habité par {{Mlle|de}} Montpensier.
'''Cholet''', ch.-l. d’arr. (Maine-et-Loire) ; {{nobr|13,552 h.}} L’arr. a {{nobr|7 cant.}}, {{nobr|80 comm.}}, {{nobr|125,774 h.}} Cette ville fut le théâtre de luttes sanglantes pendant les guerres de la Vendée.
'''Chomel''', célèbre médecin fr. (1788-1859).
'''Chomérac''', ch.-l. de c. (Ardèche), arr. de Privas ; {{nobr|2,217 h.}}
'''Chompré''', auteur d’un ''Dictionnaire de la Fable'' (1698-1760).
'''Chopin''', célèbre pianiste d’origine polonaise, introduisit en France les ''mazurkas'' ; m. à Paris en 1849.
'''Chorges''', ch.-l. de c. (Hautes-Alpes), arr. d’Embrun ; {{nobr|1,707 h.}}
'''Choron''', musicien fr. (1772-1834).
'''Chosroès''' (''koss-ro-èss''), de la dynastie des Arsacides, roi d’Arménie de 213 à 258.
'''Chosroès {{Ier}}''' (''le Grand''), de la race des Sassanides, roi de Perse de 531 à 579.
'''Chosroès II''', roi de Perse de 590 à 628.
'''Chou-King''' (c’est-à-dire le ''Livre par excellence''), ouvrage de Confucius ; traité de morale et de politique en exemples, réglant les relations civiles ({{-s|vi}}).
'''Choumla''', ville de Turquie ; {{nobr|30,000 h.}}
'''Christ''' (''ordre du''), ordre militaire et religieux portugais, fondé en 1318 par le roi {{nobr|Denis {{Ier}}}}.
'''Christ à la colonne''' (''le''), tableau de Zurbaran, musée de Berlin.
'''Christ au jardin des Oliviers''' (''le''), ou le ''Christ aux Oliviers'', ou le ''Christ au jardin des Olives'', tableau de Raphaël, coll. Fuller Maitland (Angleterre) {{Dclf-}} de Mantegna, coll. de Baring (Londres) {{Dclf-}} du Titien, au musée royal de Madrid — du Guide, au Louvre — de Murillo, au Louvre {{Dclf-}} d’Eugène Delacroix, église Saint-Paul, à Paris {{Dclf-}} de {{nobr|M. Jalabert}}, au Luxembourg {{Dclf-}} de P. Delaroche (1854).
'''Christ et les enfants''' (''le''), tableau d’Ary Scheffer, coll. de {{nobr|M. F}}. Delessert (Paris).
'''Christ guérissant les malades''' (''le''), célèbre eau-forte de Rembrandt, connue sous le nom de la ''Pièce aux cent florins'' {{Dclf-}} tableau de Schrandolph, pinacothèque de Munich {{Dclf-}} de B. West, à la National Gallery. Ce dernier ouvrage ne mérite pas la réputation que lui ont faite les Anglais.
'''Christ marchant sur les eaux''' (''le''), tableau de {{nobr|M. Jalabert}} (Exp. de 1863 et de 1867), coll. de l’impératrice Eugénie {{Dclf-}} de {{nobr|M. Brion}} (Exp. de 1864 et de 1867).
'''Christ en croix''' (''le''), célèbre tableau de Rubens, admirable pour l’expression et pour la couleur ; musée d’Anvers {{Dclf-}} composition du style le plus élevé et du sentiment le plus pathétique, par Van Dyck ; cathéd. de Malines {{Dclf-}} tableaux du même, musée d’Anvers et galerie de Vienne {{Dclf-}} chef-d’œuvre de Velazquez, musée royal de Madrid {{Dclf-}} marbre de Michel Anguier, église Saint-Roch (Paris) {{Dclf-}} bronze de {{nobr|M. Préault}}, église des Ternes (Paris).
'''Christ mort''' (''le''), tableau de Van Dyck, au Louvre {{Dclf-}} de Philippe de Champaigne, au Louvre {{Dclf-}} de Daniel Crespi, musée royal de Madrid. V. ''Pieta''.
'''Christ prédisant la ruine de Jérusalem''' (''le''), tableau de C.-J. Begas,<noinclude>
<references/></noinclude>
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[[d:Q55416|'''Chioggia''']], v. d’Italie (Vénétie) ; {{nobr|26,667 h.}}
[[d:Q3312501|'''Chiquitos''']], tribu sauvage de l’Amérique du Sud.
[[d:Q3384430|'''Chirac''']], premier médecin de {{nobr|Louis XV}}, m. en 1732.
[[d:Q6397066|'''Chiraz''']], v. de Perse ; {{nobr|30,000 h.}}
[[d:Q183417|'''Chiron''']], fameux centaure à qui fut confiée l’éducation d’Achille. V. ''Achille''.
[[d:Q3380037|'''Chiverny''' (''le comte de'')]], garde des sceaux sous {{nobr|Henri III}} et {{nobr|Henri IV}}.
[[d:Q1075258|'''Chloris''']] (''clo-rice''), nymphe, épouse de Zéphire. Elle était la déesse des fleurs, et son nom est devenu un pseudonyme poétique.
[[d:Q203808|'''Chmielnicki''']], célèbre hetman des Cosaques de l’Ukraine, signa en 1654 un traité par lequel il reconnaissait la souveraineté de la Russie.
[[d:Q29655489|'''Choc de cavalerie''']], tableau de Ph. Wouverman, au Louvre {{Dclf-}} du même, au musée de Dresde {{Dclf-}} du Bourguignon, au Louvre {{Dclf-}} du même, au musée de Bruxelles. Les tableaux de Wouverman sont peints avec une exquise finesse et une grande vérité de détails ; ceux du Bourguignon, moins délicats d’exécution, ont plus de mouvement.
'''Choczim''', v. de Russie, célèbre par la victoire que J. Sobiesky y remporta sur les Turcs en 1673 ; {{nobr|13,000 h.}}
'''Chodorlahomor''', roi des Élamites, fut vaincu par Abraham.
'''Choiseul''' (''César, duc de''), maréchal de France sous {{nobr|Louis XIII}} et {{nobr|Louis XIV}} (1598-1675).
'''Choiseul''' (''duc de''), ministre sous {{nobr|Louis XV}} (1719-1785).
'''Choisy''' (''l’abbé de''), écrivain fr., auteur d’une ''Histoire de l’Église'' (1644-1724).
'''Choisy-le-Roi''', bourg et comm. de France (Seine), arr. de Sceaux ; {{nobr|5,172 h.}} Ruines d’un château célèbre bâti par Mansard et habité par {{Mlle|de}} Montpensier.
'''Cholet''', ch.-l. d’arr. (Maine-et-Loire) ; {{nobr|13,552 h.}} L’arr. a {{nobr|7 cant.}}, {{nobr|80 comm.}}, {{nobr|125,774 h.}} Cette ville fut le théâtre de luttes sanglantes pendant les guerres de la Vendée.
'''Chomel''', célèbre médecin fr. (1788-1859).
'''Chomérac''', ch.-l. de c. (Ardèche), arr. de Privas ; {{nobr|2,217 h.}}
'''Chompré''', auteur d’un ''Dictionnaire de la Fable'' (1698-1760).
'''Chopin''', célèbre pianiste d’origine polonaise, introduisit en France les ''mazurkas'' ; m. à Paris en 1849.
'''Chorges''', ch.-l. de c. (Hautes-Alpes), arr. d’Embrun ; {{nobr|1,707 h.}}
'''Choron''', musicien fr. (1772-1834).
'''Chosroès''' (''koss-ro-èss''), de la dynastie des Arsacides, roi d’Arménie de 213 à 258.
'''Chosroès {{Ier}}''' (''le Grand''), de la race des Sassanides, roi de Perse de 531 à 579.
'''Chosroès II''', roi de Perse de 590 à 628.
'''Chou-King''' (c’est-à-dire le ''Livre par excellence''), ouvrage de Confucius ; traité de morale et de politique en exemples, réglant les relations civiles ({{-s|vi}}).
'''Choumla''', ville de Turquie ; {{nobr|30,000 h.}}
'''Christ''' (''ordre du''), ordre militaire et religieux portugais, fondé en 1318 par le roi {{nobr|Denis {{Ier}}}}.
'''Christ à la colonne''' (''le''), tableau de Zurbaran, musée de Berlin.
'''Christ au jardin des Oliviers''' (''le''), ou le ''Christ aux Oliviers'', ou le ''Christ au jardin des Olives'', tableau de Raphaël, coll. Fuller Maitland (Angleterre) {{Dclf-}} de Mantegna, coll. de Baring (Londres) {{Dclf-}} du Titien, au musée royal de Madrid — du Guide, au Louvre — de Murillo, au Louvre {{Dclf-}} d’Eugène Delacroix, église Saint-Paul, à Paris {{Dclf-}} de {{nobr|M. Jalabert}}, au Luxembourg {{Dclf-}} de P. Delaroche (1854).
'''Christ et les enfants''' (''le''), tableau d’Ary Scheffer, coll. de {{nobr|M. F}}. Delessert (Paris).
'''Christ guérissant les malades''' (''le''), célèbre eau-forte de Rembrandt, connue sous le nom de la ''Pièce aux cent florins'' {{Dclf-}} tableau de Schrandolph, pinacothèque de Munich {{Dclf-}} de B. West, à la National Gallery. Ce dernier ouvrage ne mérite pas la réputation que lui ont faite les Anglais.
'''Christ marchant sur les eaux''' (''le''), tableau de {{nobr|M. Jalabert}} (Exp. de 1863 et de 1867), coll. de l’impératrice Eugénie {{Dclf-}} de {{nobr|M. Brion}} (Exp. de 1864 et de 1867).
'''Christ en croix''' (''le''), célèbre tableau de Rubens, admirable pour l’expression et pour la couleur ; musée d’Anvers {{Dclf-}} composition du style le plus élevé et du sentiment le plus pathétique, par Van Dyck ; cathéd. de Malines {{Dclf-}} tableaux du même, musée d’Anvers et galerie de Vienne {{Dclf-}} chef-d’œuvre de Velazquez, musée royal de Madrid {{Dclf-}} marbre de Michel Anguier, église Saint-Roch (Paris) {{Dclf-}} bronze de {{nobr|M. Préault}}, église des Ternes (Paris).
'''Christ mort''' (''le''), tableau de Van Dyck, au Louvre {{Dclf-}} de Philippe de Champaigne, au Louvre {{Dclf-}} de Daniel Crespi, musée royal de Madrid. V. ''Pieta''.
'''Christ prédisant la ruine de Jérusalem''' (''le''), tableau de C.-J. Begas,<noinclude>
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Page:Histoire d’une âme (édition de 1912).pdf/681
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>à faire sur ce petit coin de terre, elle a laissé tomber du ciel un pétale de rose ou plutôt une rosée bienfaisante qui a rendu la santé à sa privilégiée.
Nous l’appelons ainsi, puisque voilà deux fois qu’elle reçoit de {{Sr}} Thérèse des preuves de son affection. {{FAD|{{T|{{Sr}} X.|90}}}}
{{séparateur|5|m=2em}}
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'''91.'''
{{interligne|1em}}
{{g|Couvent de la Providence, X., 14 juillet 1910.|4|fs=90%}}
{{interligne}}
Ma sœur et son mari étaient un sujet de mauvais exemple pour leur nombreuse famille de sept enfants.
Aucun moyen n’avait été épargné pour les rappeler à leurs devoirs.
Ne sachant plus à quel saint me recommander, j’abandonnai à la bonne Providence le soin d’intérêts si chers et si sacrés.
Cependant, sur les instances réitérées d’une de nos sœurs, je me décidai, quoique avec un peu d’hésitation, à prier {{Sr}} Thérèse, et je demandai à la chère petite sainte qu’elle me fit savoir par un signe manifeste, le 2 janvier, qu’elle s’occupait de ma requête.
Ce jour même, au matin, sans que rien pût le faire pressentir, sans que j’aie fait aucune démarche nouvelle, ma sœur et mon beau-frère venaient me témoigner leurs regrets et me faire des promesses pour l’avenir.
Toute saisie de ce résultat inespéré, je le fus bien davantage au récit qu’ils me firent.
Ne pensant nullement la veille à faire ce voyage, ils s’étaient sentis comme poussés par une force surnaturelle et s’étaient décidés, presque malgré eux, à venir vers moi.
Vous pensez, ma Révérende Mère, que non seulement j’étais ébranlée, mais convaincue de la puissance de {{Sr}} Thérèse au ciel !
Après avoir fait connaître la petite sainte à ces pauvres égarés et glissé son image dans leur foyer, je lui demandai instamment d’achever son œuvre en ramenant aux pratiques de la vie chrétienne cette famille d’infidèles baptisés.
Elle n’a pas fait les choses à demi.
J’ai eu dernièrement le bonheur de voir mon beau-frère et ma sœur s’approcher du tribunal sacré et de la Table sainte avec une foi et une simplicité vraiment édifiantes.
{{FAD|{{T|{{Sr}} B.|90}}}}
{{séparateur|5|m=2em}}
{{interligne|2em}}
'''92.'''
{{interligne|1em}}
{{g|Trouville-sur-Mer (Calvados), 16 juillet 1910.|4|fs=90%}}
{{interligne}}
Je soussignée, {{Mme}} M., demeurant à Trouville-sur-Mer, certifie l’exactitude absolue des faits ci-dessous relatés et en autorise la publication pour la plus grande gloire de Dieu et de {{Sr}} Thérèse de l’Enfant-Jésus.
Ma fille aînée, Thérèse, née le 6 octobre 1898, se trouva prise, 14 jours avant la première Communion de l’année dernière, fixée au 6 juin, d’une entérite aiguë telle qu’elle ne pouvait plus rien prendre que de l’eau bouillie.
Un remède donné imprudemment à dose trop forte l’avait affaiblie à ce point que, trois jours avant la première Communion, le jeudi dans l’après-midi, quand elle voulut se lever pour essayer ses habits de première communiante, elle s’évanouit et dut aussitôt se remettre au lit.
Le docteur, qui la voyait tous les jours, déclara qu’il<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1887.djvu/92
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Newnewlaw" />{{nr|82|REVUE PÉDAGOGIQUE}}</noinclude><section begin="s1"/><nowiki/>
il n’y voit aucune utilité et il apprend machinalement les énoncés
et les démonstrations.
« J’ai pensé, ajoute-t-il, à procéder d’une tout autre manière. Je
vais droit au but, et le but de la géométrie, dans les écoles primaires,
ce n’est pas la connaissance des relations et des propriétés des
diverses figures, mais la mesure des objets qui nous entourent. Or
ces objets sont de trois ordres : les lignes, les surfaces, les volumes.
J’aborde donc d’emblée le problème, si bien qu’à la troisième ou
quatrième leçon l’enfant sait mesurer la hauteur d’un arbre ou d’une
maison. Il arrive donc à un résultat utile, et il s’intéresse à son
travail. »
Transformer un travail ordinairement aride en une besogne intéressante
et utile, n’est-ce pas, au point de vue pédagogique, le premier
mérite d’un livre d’enseignement ? Telle a été l’idée conçue par
Paul Bert, et il ne paraît pas douteux qu’on puisse en attendre les
meilleurs résultats.
{{droite|[[Auteur:Henri_Beauregard|{{Dr}} {{sc|Beauregard}}.]]|2}}
{{interligne}}
<section end="s1"/>
<section begin="titre"/><nowiki/>
{{t3|Langue allemande.}}
<section end="titre"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{sc|Le Centenaire de Diesterweg}}. — Il y aura cent ans en 1390 que
Diesterweg est né. La direction du musée scolaire de Berlin a eu
l’idée de faire à cette occasion une exposition, une sorte de musée
Diesterweg. Elle adresse un appel à tous les instituteurs. à tous les
disciples et admirateurs de l’éminent pédagogue.
La collection qu’il s’agit de former et qui aurait pour but, non
seulement d’honorer l’homme, mais de le faire mieux connaître et
de contribuer à répandre ses idées et sa méthode, se composerait de
cinq parties : 1° Des portraits de Diesterweg et les images des lieux
où il a vécu ou qui rappellent d’une façon quelconque on souvenir ;
2° ses manuscrits ; 3° tous les écrits de lui qui ont été imprimés ;
4° tout ce qui a été écrit sur lui ; 5° tous les objets qui peuvent
le faire mieux connaître et mieux apprécier, tant comme homme que
comme pédagogue.
Déjà des matériaux assez considérables ont été réunis. Les initiateurs
font appel à tous ceux qui peuvent avoir des lettres, des billets,
des brochures, des articles de journaux, de lui, sur lui ou
centre lui, des vieilles éditions, des traductions. Ils font remarquer
que des feuilles détachées des lettres isolées, des fragments peuvent
se perdre sans utilité pour personne : mais que tout cet ensemble,
réuni, peut au contraire formez un véritable et utile monument,
tant à l’honneur de Diesterweg qu’au profit des générations futures.
{{interligne}}
<section end="s2"/>
<section begin="s3"/><nowiki/>
{{sc|Erfurter Lehrerverein. Festrede}}, gehalten von ''J. Beeger''. Leipzig,
Oswald Schmidt. (Discours prononcé au Congrès des instituteurs
d’Erfurt, par M. J. Beeger, instituteur à Leipzig). — Ce discours
contient des plaintes amères sur la situation des instituteurs en<section end="s3"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Histoire litteraire des femmes francoises tome 5.djvu/175
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
{{interligne|4em}}
{{T3|LETTRE {{corr|IX|XI}}.}}
{{interligne|1em}}
{{sc|Pour}} vous dédommager, Madame, du peu{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=left|text=Mad. Elie de Beaumont.|taille=90}}
d’agrément que vous a procuré la lecture des dernieres
Œuvres de Madame de Puiſieux, qui en
effet ſont foibles, vous allez lire, parmi les
''Lettres du Marquis de Roſelle'', quelques-unes{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=left|text=Lettres du Marquis de Roſelle.|taille=90}}
de celles qui ont fait le ſuccès de ce Roman.
Le jeune Marquis de Roſelle ne fait que d’entrer
dans le monde, avec cette vivacité d’ame &
de ſens, qui annonce les grandes paſſions. La Comteſſe
de Saint-Sever, femme très-eſtimable, eſt
ſa ſœur ; elle aime tendrement ce frere qui lui a
été recommandé par leur mere au lit de la mort.
Elle voudroit que le Marquis ſe mariât, dans
l’eſpérance que ce lien ſeroit un frein à l’impétuoſité
de ſon caractere ; mais il lui fait entendre
que des propoſitions de mariage ne peuvent que
l’effrayer ; qu’il doit ſe livrer à la ſociété, avant
que de former un engagement. Madame de Saint-Sever
fait part de ſes allarmes, ſur le compte de
ſon frere, à une Madame de Narton, ſon amie,
qui la raſſure. » Je crois, lui écrit-elle, que
vous ſerez bien de ſupprimer les conſeils, à
moins que le Marquis ne vous en demande ;
le moindre mal qu’ils puiſſent produire, lorſqu’ils
ne ſont pas demandés, c’eſt d’ennuyer ;
& lorſqu’ils ennuyent, ils deviennent inutiles.
Les vôtres pourroient même devenir
dangereux ; ils éloigneroient encore le Marquis ;
il ne pourroit s’empêcher de les prendre
pour des leçons ; & les leçons ne plaiſent ja-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu/293
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Cantons-de-l'Est
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cantons-de-l'Est" /></noinclude>inusitées ; pour y suppléer, on emploie le verbe faire suivi de l’infinitif ''frire''). Faire cuire dans la friture. V. int. : ''le poisson frit''. ''Fig.'' ''Il n’y a rien à frire'', rien à manger, rien à faire.
'''FRISE''' n. f. ''Arch.'' Partie de l’entablement entre l’architrave et la corniche ; sorte d’étoffe de laine à poil frisé. ''Toile de Frise'', qui vient de la province de Frise, en Hollande. ''Fortif.'' ''Cheval de frise'', grosse pièce de bois hérissée de pointes de tous côtés.
'''FRISE, ÉE''' adj. Cheveux frisés, crépus : ''chou frisé, dont la feuille est toute crêpée''.
'''FRISER''' v. tr. Crêper, boucler les cheveux. ''Fig.'' Raser, effleurer : ''la balle lui a frisé le visage ;'' être près d’atteindre : ''friser la quarantaine''. V. int. : ''ses cheveux frisent naturellement''.
'''FRISON, ONNE''' adj. et n. De la Frise.
'''FRISOTTER''' v. tr. Friser souvent.
'''FRISQUETTE''' n. f. ''Impr.'' Châssis garni en papier et posé sur la feuille pour garantir les marges.
'''FRISSON''' n. m. Tremblement causé par le froid, ordinairement avant la fièvre. ''Fig.'' Saisissement qui vient de la peur ou de quelque passion violente.
'''FRISSONNEMENT''' n. m. Léger frisson.
'''FRISSONNER''' v. int. Avoir le frisson. ''Fig.'' Être fortement ému : ''frissonner d’horreur''.
'''FRISURE''' n. f. Façon de friser ; chevelure frisée.
'''FRIT, E''' adj. Cuit dans la friture. ''Fig.'' et ''fam.'' Ruiné, perdu sans ressources.
'''FRITTE''' n. f. Mélange de sable et de soude dont on fait le verre ; cuisson de ce mélange.
'''FRITURE''' n. f. Action et manière de frire ; poisson frit ; huile, beurre, graisse servant à frire.
'''FRITURIER, IÈRE''' n. Marchand de friture.
'''FRIVOLE''' adj. Vain, léger, sans importance.
'''FRIVOLEMENT''' adv. Avec frivolité.
'''FRIVOLITÉ''' n. f. Caractère de ce qui est frivole.
'''FROC''' (''frok'') n. m. Partie de l’habit monacal qui couvre la tête et tombe sur les épaules. ''Fig.'' Profession monacale : ''prendre le froc''. ''Par ext.'' : ''jeter le froc aux orties, renoncer à une profession''.
'''FROID''' n. m. Absence de chaleur ; sensation de froid. ''Fig.'' Air sérieux et composé : ''il est d’un froid glacial ;'' refroidissement : ''il y a du froid entre eux''.
'''FROID, E''' adj. Privé de chaleur ; qui communique le froid, ou n’en garantit pas ; refroidi : ''viandes froides''. ''Fig.'' Sérieux, posé, réservé : ''homme froid ;'' qui manque de chaleur, de sensibilité : ''orateur, style froid''. ''Être de sang-froid'', maître de soi-même ; ''battre froid à quelqu’un'', lui faire moins bon accueil ; ''humeurs froides'', scrofules.
'''FROIDEMENT''' adv. de manière à avoir froid : ''être vêtu froidement''. ''Fig.'' Avec froideur : ''accueillir froidement''.
'''FROIDEUR''' n. f. État de ce qui est froid. ''Fig.'' Froid accueil, indifférence.
'''FROIDIR''' v. int. Devenir froid.
'''FROIDURE''' n. f. Froid répandu dans l’air ; l’hiver : ''au retour de la froidure''.
'''FROISSEMENT''' n. m. Action de froisser. ''Fig.'' : ''les froissements des intérêts, le froissement de l’amour-propre''.
'''FROISSER''' v. tr. Meurtrir par une pression violente ; chiffonner : ''froisser du drap''. ''Fig.'' Blesser, choquer : ''froisser les opinions de quelqu’un''.
'''FROISSURE''' n. f. Impression qui demeure à un corps qui a été froissé.
'''FRÔLEMENT''' n. m. Effet de ce qui frôle.
'''FRÔLER''' v. tr. Toucher légèrement en passant.
'''FROMAGE''' n. m. Lait caillé et égoutté.
'''FROMAGER, ÈRE''' n. Qui fait, qui vend des fromages. N. m. Vase percé pour faire égoutter ie fromage.
'''FROMAGERIE''' n. f. Endroit où l’on fait, où l’on garde les fromages.
'''FROMENT''' n. m. La meilleure espèce de blé.
'''FROMENTACÉ, ÉE''' (man) adj. Se dit des espèces sauvages de froment, comme le chiendent, le froment de haies, etc.
'''FROMENTAL''' n. m. Espèce d’avoine employée surtout comme fourrage.
'''FROMENTEAU''' n. m. Variété de raisin.
'''FRONCE''' n. f. Chacun des plis faits à une étoffe.
'''FRONCEMENT''' n. m. Action de froncer, de rider, surtout en parlant des sourcils et du front.
'''FRONCER''' v. tr. Resserrer, en parlant des sourcils ; rider, en parlant du front ; plisser : ''froncer une robe''.
'''FRONCIS''' n. m. Ensemble des pli faits à une robe, à une chemise, etc.
'''FRONDE''' n. f. Petite corde préparée pour lancer des pierres. '''La Fronde'''{{DclfNoteSurDeuxPages|711|FRONDE| |712|FRONDE}}, parti qui prit les armes contre la cour pendant la minorité de Louis XIV.
'''FRONDER''' v. tr. Blâmer, critiquer.
'''FRONDEUR''' n. m. Qui lance des pierres avec une fronde. ''Fig.'' Qui aime à critiquer, à contredire, à blâmer ; partisan de la Fronde.<noinclude>
<references group=note/></noinclude>
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Cantons-de-l'Est
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cantons-de-l'Est" /></noinclude>inusitées ; pour y suppléer, on emploie le verbe faire suivi de l’infinitif ''frire''). Faire cuire dans la friture. V. int. : ''le poisson frit''. ''Fig.'' ''Il n’y a rien à frire'', rien à manger, rien à faire.
'''FRISE''' n. f. ''Arch.'' Partie de l’entablement entre l’architrave et la corniche ; sorte d’étoffe de laine à poil frisé. ''Toile de Frise'', qui vient de la province de Frise, en Hollande. ''Fortif.'' ''Cheval de frise'', grosse pièce de bois hérissée de pointes de tous côtés.
'''FRISE, ÉE''' adj. Cheveux frisés, crépus : ''chou frisé, dont la feuille est toute crêpée''.
'''FRISER''' v. tr. Crêper, boucler les cheveux. ''Fig.'' Raser, effleurer : ''la balle lui a frisé le visage ;'' être près d’atteindre : ''friser la quarantaine''. V. int. : ''ses cheveux frisent naturellement''.
'''FRISON, ONNE''' adj. et n. De la Frise.
'''FRISOTTER''' v. tr. Friser souvent.
'''FRISQUETTE''' n. f. ''Impr.'' Châssis garni en papier et posé sur la feuille pour garantir les marges.
'''FRISSON''' n. m. Tremblement causé par le froid, ordinairement avant la fièvre. ''Fig.'' Saisissement qui vient de la peur ou de quelque passion violente.
'''FRISSONNEMENT''' n. m. Léger frisson.
'''FRISSONNER''' v. int. Avoir le frisson. ''Fig.'' Être fortement ému : ''frissonner d’horreur''.
'''FRISURE''' n. f. Façon de friser ; chevelure frisée.
'''FRIT, E''' adj. Cuit dans la friture. ''Fig.'' et ''fam.'' Ruiné, perdu sans ressources.
'''FRITTE''' n. f. Mélange de sable et de soude dont on fait le verre ; cuisson de ce mélange.
'''FRITURE''' n. f. Action et manière de frire ; poisson frit ; huile, beurre, graisse servant à frire.
'''FRITURIER, IÈRE''' n. Marchand de friture.
'''FRIVOLE''' adj. Vain, léger, sans importance.
'''FRIVOLEMENT''' adv. Avec frivolité.
'''FRIVOLITÉ''' n. f. Caractère de ce qui est frivole.
'''FROC''' (''frok'') n. m. Partie de l’habit monacal qui couvre la tête et tombe sur les épaules. ''Fig.'' Profession monacale : ''prendre le froc''. ''Par ext.'' : ''jeter le froc aux orties, renoncer à une profession''.
'''FROID''' n. m. Absence de chaleur ; sensation de froid. ''Fig.'' Air sérieux et composé : ''il est d’un froid glacial ;'' refroidissement : ''il y a du froid entre eux''.
'''FROID, E''' adj. Privé de chaleur ; qui communique le froid, ou n’en garantit pas ; refroidi : ''viandes froides''. ''Fig.'' Sérieux, posé, réservé : ''homme froid ;'' qui manque de chaleur, de sensibilité : ''orateur, style froid''. ''Être de sang-froid'', maître de soi-même ; ''battre froid à quelqu’un'', lui faire moins bon accueil ; ''humeurs froides'', scrofules.
'''FROIDEMENT''' adv. de manière à avoir froid : ''être vêtu froidement''. ''Fig.'' Avec froideur : ''accueillir froidement''.
'''FROIDEUR''' n. f. État de ce qui est froid. ''Fig.'' Froid accueil, indifférence.
'''FROIDIR''' v. int. Devenir froid.
'''FROIDURE''' n. f. Froid répandu dans l’air ; l’hiver : ''au retour de la froidure''.
'''FROISSEMENT''' n. m. Action de froisser. ''Fig.'' : ''les froissements des intérêts, le froissement de l’amour-propre''.
'''FROISSER''' v. tr. Meurtrir par une pression violente ; chiffonner : ''froisser du drap''. ''Fig.'' Blesser, choquer : ''froisser les opinions de quelqu’un''.
'''FROISSURE''' n. f. Impression qui demeure à un corps qui a été froissé.
'''FRÔLEMENT''' n. m. Effet de ce qui frôle.
'''FRÔLER''' v. tr. Toucher légèrement en passant.
'''FROMAGE''' n. m. Lait caillé et égoutté.
'''FROMAGER, ÈRE''' n. Qui fait, qui vend des fromages. N. m. Vase percé pour faire égoutter le fromage.
'''FROMAGERIE''' n. f. Endroit où l’on fait, où l’on garde les fromages.
'''FROMENT''' n. m. La meilleure espèce de blé.
'''FROMENTACÉ, ÉE''' (man) adj. Se dit des espèces sauvages de froment, comme le chiendent, le froment de haies, etc.
'''FROMENTAL''' n. m. Espèce d’avoine employée surtout comme fourrage.
'''FROMENTEAU''' n. m. Variété de raisin.
'''FRONCE''' n. f. Chacun des plis faits à une étoffe.
'''FRONCEMENT''' n. m. Action de froncer, de rider, surtout en parlant des sourcils et du front.
'''FRONCER''' v. tr. Resserrer, en parlant des sourcils ; rider, en parlant du front ; plisser : ''froncer une robe''.
'''FRONCIS''' n. m. Ensemble des pli faits à une robe, à une chemise, etc.
'''FRONDE''' n. f. Petite corde préparée pour lancer des pierres. '''La Fronde'''{{DclfNoteSurDeuxPages|711|FRONDE| |712|FRONDE}}, parti qui prit les armes contre la cour pendant la minorité de Louis XIV.
'''FRONDER''' v. tr. Blâmer, critiquer.
'''FRONDEUR''' n. m. Qui lance des pierres avec une fronde. ''Fig.'' Qui aime à critiquer, à contredire, à blâmer ; partisan de la Fronde.<noinclude>
<references group=note/></noinclude>
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Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/10
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|2|NOTICE SUR FICHTE.|}}</noinclude>la liberté de la pensée, et ne se proposa jamais
pour but que l’amélioration de la race humaine,
pour laquelle il professait une haute estime et
avait un grand amour. L’ouvrage suivant ne
fera pas seulement connaître des pensées élevées,
mais encore un grand homme, un véritable
homme de bien.
Ce n’est pas ici le lieu d’exposer les doctrines
philosophiques de Fichte ; cette exposition
serait mieux placée en tête d’un de ses ouvrages
systématiques et didactiques ; mais il ne
sera peut-être pas déplacé de donner quelques
détails biographiques sur l’auteur de la
''Destination du Savant''.
Fichte naquit à Rammenau, village entre
Bischofswerda et Pulsnitz, dans la Haute-Lusace,
le {{lié|19 mai 1762}}. L’esprit de méditation et de
contemplation se manifesta de bonne heure en
lui ; souvent il passait des journées entières
dans la campagne, portant au loin un regard
immobile, et semblant attendre d’y voir apparaître
le génie de la nature.
Doué d’une grande mémoire, il lui arriva
quelquefois de réciter avec chaleur le sermon
qu’avait prêché, le dimanche, le pasteur de son
village. Il n’avait que neuf ans, quand le baron
de Miltitz, frappé de sa facilité à retenir et de
sa vivacité à reproduire ce qu’il avait entendu,<noinclude>
<references/></noinclude>
cix2dxuwam0kdxcxs5go1ojbv92h1ld
Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/14
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|6|NOTICE SUR FICHTE.|}}</noinclude>Berlin, quand on y organisa une université.
Depuis 1812 il porta toute son énergie vers la
politique ; il aida de ses discours et de son bras
le soulèvement général de l’Allemagne contre
Napoléon. En{{lié}}1814, il périt victime de la fièvre
nerveuse qui ravageait les armées.
Ses écrits sont nombreux ; les principaux mériteraient
d’être connus en France ; puisse cette
traduction de la ''Destination du savant'' donner
au public penseur le désir de s’initier à la doctrine
d’un philosophe qui a joué un grand rôle,
et qui a contribué à développer l’idéalisme
transcendental dont Kant avait posé les inébranlables
bases !
{{d|Nicolas.|2|sc|m=2em}}
{{—|5|m=3em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
k4if2j1jworihis7tihczzl5glg5hq7
Page:Daubié - La Femme pauvre au dix-neuvième siècle, 1869, tome 2.pdf/22
104
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Clemarot
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Clemarot" />{{nr|14|LA FEMME PAUVRE AU XIX{{e}} SIÈCLE}}</noinclude>{{tiret2|particu|liers}} ; ses photographies décorent nos rues ; ses mémoires
enrichissent notre littérature, sa fastueuse
personnalité orne nos tréteaux ; elle l’étale souvent
aussi dans les loges et les baignoires ; elle figure
aux promenades à la mode, dans les équipages les
plus somptueux du monde élégant. Lorsqu’elle se
trouve en disponibilité, au lieu de fendre l’air et
l’espace, avec l’illustre amant qui se glorifie d’être
aussi ivre qu’elle, au retour des courses, la lorette
stationne dans sa calèche, et une longue file
de chars, avec leur contenu, sont à louer dans
cette nouvelle foire de prostitution. Des amateurs
de toutes classes passent en revue cette pourriture
vivante ; ils parlent à ces femmes le verbe haut, le
chapeau sur la tête, la cravache à la main et débattent
les conditions d’achat et de vente qui se font,
pour elles, comme pour les chevaux, au plus haut
metteur et dernier enchérisseur.
Devant cette corruption, qui n’a eu de précédent
qu’à la veille de la chute des royaumes et des empires,
certains moralistes à courte vue s’écrient :
« Ce sont les passions des courtisanes qui nous entraînent
dans un abîme sans issue. » Je pourrais
faire remarquer que les passions des femmes riches
n’ont pas les conséquences sociales de celles des
femmes pauvres, et qu’il y a un vice déplorable de
législation partout où l'homme paye la femme pour
la corrompre, tandis que celle-ci doit payer l’homme
pour chercher à le moraliser par le mariage, mais
je dirai : « malheur, mille fois malheur sur les civilisations
qui craignent les passions, parce qu’elles
ne savent pas les diriger ; » supprimez cette source<noinclude>
<references/></noinclude>
24h141c7ao21h7bgqbtidhsedg7vfqd
Page:Blanc - L’Organisation du travail, 1850.djvu/197
104
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Nehaoua
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr||DU TRAVAIL.|189}}</noinclude>{{tiret2|gra|duée}} sur la hiérarchie des fonctions, une éducation toute nouvelle devant sur ce point changer les idées et les mœurs. »
Or, ces deux idées-mères sont radicalement erronées. Tout le système social fondé sur elles est chimérique. Le cœur humain est au rebours de la conception de M. Louis Blanc. Tant pis pour le cœur humain, me dira-t-il. — Cela se peut, mais tant pis plutôt pour votre plan ; prenez les hommes tels qu’ils sont, et non tels que vous voudriez qu’ils fussent. Dans le cœur de la très-grande majorité des hommes, et dans le plus grand nombre des circonstances, dans les actes de la vie courante, le sentiment du droit personnel prime celui du devoir ; la pensée de l’intérêt domine celle du sacrifice. Le sentiment immédiat et direct du gain individuel est un mobile sans cesse agissant ; dans le monde des affaires, dans les échanges de l’industrie, dans le domaine du travail, il mène et mènera toujours le genre humain. Supprimez-le, et l’industrie languit et s’arrête. Hors de là, plus de progrès dans les arts, plus d’ardeur parmi les travailleurs, plus de vie dans l’atelier. La loi et la religion prêchent aux hommes le devoir et glorifient le sacrifice ; remercions-les en du fond du cœur. La société serait perdue le jour où le sentiment du devoir serait éteint. Elle tomberait en pourriture, si le sacrifice et l’abnégation ne recevaient pas les hommages des hommes. Mais le sentiment du droit se prêche tout seul. Chacun de nous est sur ce point son propre prédicateur, et trouve en soi-même un catéchumène docile. Ce sont les âmes d’élite, et elles seules, qui sont autres. Dressez des statues à Cincinnatus, offrez des palmes aux martyrs, mais n’espérez pas que, dans les actes habituels de la vie pratique, et dans les questions de pot-au-feu, le genre humain prenne leur abnégation pour modèle. Et encore, par ma foi, eux-mêmes, dans leurs transactions usuelles, se conduisaient suivant la loi commune, et ils étaient peut-être fort intéressés. — Cincinnatus, propriétaire, quand il vendait son grain, faisait probablement ses efforts tout comme un autre pour tirer de l’acheteur le meilleur prix. Caton l’Ancien, l’homme du devoir en politique, était, dans la vie privée, très-regardant ; et saint Paul, le grand saint Paul homme de dévouement, certes, eût été peut-être peu alerte, quand il était à sa besogne de faiseur de tentes, s’il n’eût senti que de son travail individuel dépendait son pain quotidien.
Quant à traduire l’idée de l’égalité par des rétributions identiques pour tous les hommes, c’est méconnaître l’homme et l’histoire. L’égalité véritable, celle que proclamaient nos pères en 1789, et qui a définitivement triomphé en 1830, celle à qui appartient l’avenir, consiste à effacer les inégalités politiques fondées sur le droit de la naissance. Elle signifie qu’il n’y a plus en France de noblesse privilégiée dans sa descendance, et, par dessous, un tiers-état. Les Français sont égaux, cela veut dire que la nation française est une, que les distinctions publiques appartiennent au talent et aux services, sans acception de la naissance. Cela signifie que l’État doit à tous les intérêts un égal appui, une égale sollicitude ; qu’il est tenu à protéger les champs de celui-ci, les rentes de celui-là, le travail de ce troisième, qui n’a ni<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France - volume 2 - Nicolas Viton de Saint-Allais.djvu/423
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Jpgibert
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jpgibert" />{{c|SIR}}</noinclude><section begin="SIRE"/>{{tiret2|rele|vant}} de la couronne, pour se distinguer des barons inférieurs, s’appelaient {{sc|Sires}}, comme {{sc|Sire}} de ''Bourbon'', etc.
En Angleterre, on donne aussi au roi le titre de {{sc|Sire}}, soit en lui parlant, soit en lui écrivant. Dans le même royaume, le titre de ''{{langue|en|sir}}'', dérivé de {{sc|Sire}}, est donné à toutes les personnes de distinction qui sont au-dessous des barons ; et lorsqu’on parle d’un baronnet, ou d’un simple chevalier, on l’appelle toujours par son nom de baptême, joint à celui de ''{{langue|en|sir}}'', comme, ''sir'' Philippe Sydney, ''sir'' James Anson.
<section end="SIRE"/>
<section begin="SIRÈNE"/><nowiki/>
{{uc|Sirène}}, {{abr|subst.|substantif}} {{abr|fém.|féminin}}, monstre fabuleux ayant la tête, le sein, les bras et le corps, jusqu’au nombril, d’une jeune fille, et le reste terminé en queue de poisson ; elle tient de la main {{corr|d’extre|dextre}} un miroir ovale à manche, et de la sénestre un peigne. Lorsqu’elle parait sur une mer, on en fait mention en décrivant les armes.
On voit peu de {{sc|Sirènes}} dans les armoiries ; on en voit plus fréquemment dans les ornements extérieurs, comme cimier et supports.
Lorsque la {{sc|Sirène}} paraît dans une cuve, on la nomme ''merlusine''. Il y a des {{sc|Sirènes}} qui ont une double queue, ce qu’on exprime en blasonnant.
Selon la fable, les {{sc|Sirènes}} étaient trois filles du fleuve Acheloüs et de la muse Calliope ; on les nomma ''Parthenope'', ''Leucosie'' et ''Ligée'' ; et selon d’autres ''Aglaophénie'', ''Thelxiépie'' et ''Pisinoé'', noms qui dépeignent la douceur de leur voix et le charme de leurs paroles. Ceux qui ont voulu moraliser sur cette fable des poëtes, disent que les {{sc|Sirènes}} n’étaient autre chose que des courtisannes, qui demeuraient sur les bords de la mer de Sicile, et qui, par les attraits de la volupté, séduisaient les passants et leur faisaient oublier leur course : ils ajoutent même que le nom et le nombre de trois {{sc|Sirènes}} a été invanté sur la triple volupté des sens, la musique, le vin et l’amour ; en conséquence de cette idée ils ont tiré l’étymologie de {{sc|Sirène}} du mot grec ''{{langue|grc|σειρά}}'', qui signifie une chaîne, pour dire qu’il était comme impossible de se tirer de leurs liens, et de se détacher de leurs charmes invincibles.
{{alinéa|{{sc|de Séré des Landes}}, en Bretagne : de gueules, à la ''sirène'' d’argent.|4|-1}}
<section end="SIRÈNE"/><noinclude>
<references/></noinclude>
2gb0qxxn5nknt1fdvhff8rq8qx4wrgi
Page:D'Alembert - Opuscules mathématiques, Tome 6, 1773.djvu/183
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~2026-51845-48
166737
P 183 n 5
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="2001:861:2CA3:EDE0:C04A:366E:70B7:2D3" /></noinclude>'''Texte en gras'''D E LA TERRE. itf;
& par ce point F^ dans le plan ALRC^ une ligne ?(^
perpendiculaire à ^C^ ôc par conféquent parallèle à CR
il eft clair que le plan OTQ fera parallèle au plan KCK^
enforte que la perpendiculaire O'N à ce plan K CR ^
fera égale à C^*
74* De plus 5 il eft très*aifé de prouver par la mé**
thode de M. Maclaurin ( Traité du Flux SC Reflux^ feâ.
3 y lem. 4), 1^* que lattraâion exercée en O' fuivant
O' N par le fphéroïde entier , fera égale à Tattradion
quexerceroît fur le point P, parallèlement à O'iV^ ou
^ C* ^ un fphéroïde paflant par P y femblablc au grand
fphéroïde y £c ayant le même centre C 6c fes trois axes
dans la même direûion que les axes ACy CK y CR.
a®. Que Tattradion exercée en P par ce dernier fphé-
roïde parallèlement à ACy fera égale à Tattradion qu e-
xerceroit fur le point Q fuivant Q C un iphérpïde paf-
fant par Q y fcmblable au grand fphéroïde y & ayant le
même centre 6c les axes dirigés de la même manière.
75 • Donc lattraftion en O' exercée par le fphéroïde
entier fuivant O^N parallèlement à Taxe A Cy fera égale
^ lattraâion exercée fur le point Ç fuivant^ C par
nn fphéroïde femblable au grande 6c pafTant par Q.
T6. Donc en général lattraûion exercée en un point
quelconque de la furface du fphéroïde y parallèlement à
1 un des axes quelconques y fera égaie à lattraâion qu e-
^xerceroit un fphércft'de femblable fur un point placé dans
i'axe en queftion ^ à la même hauteur que le point fup-
pofé de la fur&ce.<noinclude>
<references/></noinclude>
g650692jne65uj8zead9nhmdr9lj7gc
Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/19
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||CONSIDÉRÉ EN LUI-MÊME.|11}}</noinclude>{{tiret2|particuliè|rement}} la dernière : Quelle est la destination
de l’homme en général, et par quel moyen peut-il
le plus sûrement la remplir ?
La philosophie, et surtout une philosophie
profonde, n’est pas nécessaire pour donner le
sentiment de cette destination, mais elle l’est
pour en donner une idée claire et complète.
Cette destination de l’homme considéré en lui-même
formera le sujet de la leçon d’aujourd’hui.
Vous comprenez, messieurs, que je ne puis en
une heure déduire amplement de principes ce
que j’ai à vous dire sur ce sujet, à moins de
vouloir dans une heure traiter toute la philosophie ;
mais je puis partir de votre sentiment.
Vous comprenez en même temps que
la question qui fait le sujet de ces leçons : Quelle
est la destination du savant, ou, ce qui revient
au même, comme on le fera voir en son lieu :
Quelle est la destination de l’homme véritablement
homme et le plus élevé de tous, — est la
dernière question de toute recherche philosophique,
tout comme celle qui a pour but d’établir
quelle est la destination de l’homme en
général, et que je ne puis traiter aujourd’hui
que très brièvement, en est la première.
Si nous considérons maintenant cette question :
Que serait ce qu’il y a de proprement<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/20
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|12|DESTINATION DE L’HOMME|}}</noinclude>spirituel dans l’homme, le Moi pur, considéré
en soi, isolé et sans rapport avec quelque chose
d’extérieur ? nous trouverons que, prise à la
lettre, elle renferme une contradiction. Il n’est
pas vrai sans doute que le Moi pur soit un produit
du Non-moi (c’est ainsi que j’appelle tout ce
qui se trouve en dehors du moi, qui en est distinct,
qui lui est opposé) ; il n’est pas vrai, dis-je,
que le Moi pur soit un produit du Non-moi ;
une telle proposition énoncerait un matérialisme
transcendental, tout-à-fait contraire à la raison ;
mais il est très vrai, ce qui sera prouvé plus
tard, que le Moi n’a et ne peut avoir conscience
de lui-même que dans ses déterminations empiriques,
et que ces déterminations empiriques
supposent nécessairement quelque chose
en dehors du Moi. Déjà le corps de l’homme,
qu’il nomme ''son'' corps, est quelque chose en
dehors du Moi ; sans cette union il ne serait
pas même un homme, mais quelque chose que
nous ne pouvons pas concevoir ; si l’on peut
toutefois appeler ''quelque chose'' ce qui n’est
pas même un être de raison. Considérer l’homme
en soi et isolé ne veut donc pas dire le considérer
comme Moi pur, sans aucun rapport
avec quelque chose d’extérieur à son Moi pur,
mais seulement le considérer en dehors de ses<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||CONSIDÉRÉ EN LUI-MÊME.|13}}</noinclude>rapports avec les êtres doués de raison, ses
semblables.
Dans ce sens, quelle est sa destination ? D’après
l’idée que nous nous faisons de lui, qu’a-t-il,
comme homme, qui n’appartienne pas à
ce qui n’est pas homme ? Par quoi se distingue-t-il
de tout ce que nous ne désignons pas du
nom d’homme au milieu des êtres que nous
connaissons ?
Je suis obligé de partir de quelque chose de
positif, et comme je ne puis partir de ce qui est
absolument positif, c’est-à-dire de cette proposition :
Je suis ; il faut, en attendant, que je
pose, comme hypothèse, une proposition qui se
trouve gravée d’une manière ineffaçable dans
le sentiment humain qui est le résultat de toute
la philosophie, et qui puisse se prouver rigoureusement ;
ce que je ferai plus tard. Cette
proposition est celle-ci : L’homme, aussi certainement
qu’il est un être raisonnable, a en
lui-même sa propre fin, c’est-à-dire qu’il
n’existe pas pour servir à quelque autre chose,
mais qu’il est parce qu’il doit être ; son existence
seule est la dernière fin de son existence ; ou,
ce qui est la même chose, on ne peut sans contradiction
donner un but à son existence : il
existe pour exister. Ce caractère de l’existence
absolue, de l’existence pour elle-même, est le<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|14|DESTINATION DE L’HOMME|}}</noinclude>caractère et la destination de l’homme, en tant
qu’il est considéré seulement comme être raisonnable.
Mais l’homme ne possède pas seulement
l’existence absolue, il la possède sous certaines
déterminations diverses ; il n’est pas simplement,
mais il est aussi quelque chose ; il ne dit
pas seulement : Je suis ; mais il ajoute : Je suis
ceci ou cela. En tant qu’il est en général, il est
un être raisonnable ; mais qu’est-il en tant qu’il
est quelque chose ? Il faut résoudre cette question.
L’homme n’est pas ''tel qu’il est'' parce qu’''il est'',
mais parce qu’il y a ''quelque chose en dehors de lui''.
La conscience empirique du moi,
c’est-à-dire la conscience que nous sommes
déterminés de quelque manière, n’est possible
que sous la supposition d’un Non-moi, comme
nous l’avons déjà dit, et comme nous le prouverons
ailleurs. Ce Non-moi doit agir sur sa réceptivité,
que nous nommons sensibilité ; donc,
en tant que l’homme est quelque chose de déterminé,
il est un être sensible. D’après ce que
nous avons déjà dit, il est un être raisonnable,
et sa raison n’est pas détruite par la sensibilité ;
l’une et l’autre doivent coexister en
lui. La proposition précédente : L’homme est
parce qu’il est, doit donc se changer en {{tiret|celle|-ci}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Discussion utilisateur:D-Glacialmist
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||CONSIDÉRÉ EN LUI-MÊME.|15}}</noinclude>{{tiret2|celle-|ci}} : ''l’homme doit être ce qu’il est, seulement parce qu’il est ;'' c’est-à-dire que tout ce qu’il est doit être rapporté à son Moi pur, à son seul
Moi ; il doit être tout ce qu’il est, seulement
parce qu’il est un Moi ; et il ne doit pas être en
général ce qu’il ne peut pas être, parce qu’il
est un Moi. Cette formule, obscure jusqu’ici, va
devenir claire.
Le Moi pur ne peut être représenté que négativement,
comme le contraire du Non-moi, dont
le caractère est la variété ; par conséquent il ne
peut être représenté que comme l’unité absolue ;
il est toujours un, il est toujours le même, il
n’est jamais un autre. La formule précédente
peut s’exprimer ainsi : L’homme doit toujours
être un avec lui-même ; il ne doit jamais être
en contradiction avec lui-même. —{{lié}}Le Moi pur
ne peut jamais être en contradiction avec lui-même,
puisqu’il n’y a pas en lui de pluralité,
et qu’il est toujours un ; mais le Moi empirique,
déterminé et déterminable par les choses extérieures,
peut être en contradiction avec lui-même ;
et chaque fois qu’il en est ainsi, on a
une marque certaine qu’il n’est pas déterminé
d’après la forme du Moi pur et par lui seul,
mais par les choses extérieures. Il ne doit pas
en être ainsi, car l’homme est sa propre fin ; il
doit se déterminer lui-même, et jamais se lais-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Discussion utilisateur:ƁRAHIM BOULGUERGOUR
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|16|DESTINATION DE L’HOMME|}}</noinclude>ser déterminer par quelque chose d’extérieur ;
il doit être ce qu’il est, parce qu’il veut l’être et
parce qu’il doit le vouloir. Le Moi empirique
doit donc être déterminé comme il pourrait
l’être éternellement. Je pourrais donc (ce que
je dis en passant est pour me faire mieux comprendre)
formuler de la manière suivante le
principe de la morale : Agis de manière que tu
puisses te donner pour loi éternelle les maximes
de ta volonté. —
La dernière destination de tous les êtres finis
est donc une unité absolue, une constante identité,
une complète harmonie avec soi-même.
Cette identité absolue est la forme du Moi pur,
sa seule véritable forme ; ou plutôt l’idée de
l’identité fait ''reconnaître'' l’expression de cette
forme. La destination qu’on peut {{corr|coucevoir|concevoir}}
éternelle est celle qui est d’accord avec la
forme pure du Moi. —{{lié}}Qu’on ne prenne pas ceci
à demi ou sous une seule face. Ce n’est pas la
volonté seule qui doit être en harmonie avec
elle-même, il n’est question de la volonté que
dans la morale ; ce sont toutes les facultés de
l’homme, qui, en soi, ne font qu’une seule faculté,
lesquelles ne se différencient qu’en s’appliquant
à divers objets, et qui doivent se résoudre
en une entière identité et s’accorder entre elles.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||CONSIDÉRÉ EN LUI-MÊME.|17}}</noinclude><nowiki />
Mais les déterminations empiriques de notre
Moi ne dépendent pas de nous, du moins en
grande partie, mais de choses qui ne sont pas
nous. Il est vrai que la volonté dans sa sphère,
c’est-à-dire dans l’étendue des objets auxquels
elle peut se rapporter, quand ils sont connus à
l’homme, est libre, comme il sera prouvé en
son temps ; mais le sentiment et la représentation
qui précèdent ne sont pas libres ; ils dépendent
de choses extérieures, dont le caractère n’est
pas l’identité, mais la diversité. Comme cependant,
sous ce rapport, le Moi doit aussi toujours
être en harmonie avec lui-même, il doit immédiatement
tendre à agir sur les choses mêmes
desquelles dépendent le sentiment et la
représentation ; l’homme doit chercher à les
modifier et à les mettre en harmonie avec la
forme pure de son Moi, pour que leur représentation,
qui dépend de leurs qualités, s’accorde
avec cette forme. — Cette modification que
doivent subir les choses pour devenir telles
qu’elles doivent être d’après les idées que nous
nous en faisons nécessairement, n’est pas possible
par la volonté seule ; elle demande encore
une certaine habileté, qui s’acquiert et se développe
par l’usage.
Ensuite, ce qui est encore plus important,
notre Moi empiriquement déterminable, prend<noinclude>
<references/></noinclude>
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Discussion utilisateur:Cactus Ronin
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|18|DESTINATION DE L’HOMME|}}</noinclude>par l’influence des choses sur lui, — influence
que nous ne pouvons empêcher, et à laquelle
nous nous abandonnons tant que notre raison
n’est pas encore éveillée, — certains plis qui,
produits par les choses extérieures, ne peuvent
s’accorder avec la forme de notre Moi pur. Pour
les détruire et reprendre sa forme pure et première,
la volonté seule ne suffit pas non plus ;
nous avons encore besoin d’une habileté, qui
s’acquiert et se développe par l’usage.
L’acquisition de cette habileté, destinée en
partie à comprimer et à détruire les fausses inclinations
qu’a prises notre Moi avant le réveil de la
raison et du sentiment, en partie à modifier les
choses extérieures et à les façonner sur nos
idées ; l’acquisition de cette habileté, dis-je,
s’appelle ''culture'', mot qui sert également à désigner
le degré d’habileté acquise. La culture
ne diffère d’elle-même qu’en degrés, mais
elle en comporte une infinité. Elle est le plus
haut et le dernier moyen qui soit au pouvoir
de l’homme pour arriver à sa fin, la
complète harmonie avec lui-même, s’il est considéré
comme créature raisonnable morale ; elle
est même sa dernière fin, s’il est considéré seulement
comme créature sensible. La sensibilité
doit être cultivée ; c’est là le plus noble but
qu’on puisse se proposer en ce qui la concerne.<noinclude>
<references/></noinclude>
o8ea7ti4yz60t37jdwcl51q320xmidl
Discussion utilisateur:Boulguergour
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{{bv}}--[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 25 septembre 2026 à 12:22 (UTC)
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||CONSIDÉRÉ EN LUI-MÊME.|19}}</noinclude><nowiki />
De ce que nous avons dit il suit, en dernier
résultat, que la parfaite harmonie de l’homme
avec lui-même, et (pour qu’il puisse être d’accord
avec lui-même) l’harmonie des choses extérieures
avec les idées nécessaires et pratiques qu’il s’en
fait, idées qui déterminent comment ces choses
''doivent'' être, sont sa plus haute et sa dernière
fin. Cette harmonie, en général, est (suivant
la terminologie de la philosophie critique) ce
que Kant appelle le ''souverain bien'' ; lequel,
comme on le voit d’après ce qui précède, n’est
pas composé de deux parties, mais est tout-à-fait
simple : c’est le ''parfait accord d’un être raisonnable avec lui-même''. Par rapport à un être
raisonnable, qui dépend des choses extérieures,
ce souverain bien doit se considérer sous deux
faces, comme accord de la ''volonté'' avec l’idée
d’une volonté éternellement agissante ou comme
''bien moral'', et comme accord des ''choses extérieures''
avec notre volonté (il s’agit de notre
volonté raisonnable), ou comme ''bonheur''. Et,
pour le dire en passant, il n’est donc pas vrai
que l’homme soit porté au bien moral par son
désir de bonheur ; mais ce qui est vrai, c’est que
l’idée de bonheur et le désir qu’on en éprouve
ne ressortent que de la nature morale de
l’homme. Ce n’est pas ''ce qui rend heureux qui est bon'', mais c’est ''ce qui est bon qui rend'' {{tiret|''heu''|reux}}<noinclude>
<references/></noinclude>
mobli04ae0cy1cesfw7s0v7ufk87203
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|20|DESTINATION DE L’HOMME|}}</noinclude>''{{tiret2|heu|reux}}'' : sans moralité point de félicité. On peut,
il est vrai, avoir des sensations ''agréables'' sans
elle et même en opposition avec elle, et nous
verrons pourquoi ; mais ces sensations ne sont
pas la félicité ; elles lui sont souvent opposées.
Se soumettre tout ce qui n’est pas raisonnable,
le dominer librement et d’après ses propres
lois, c’est la dernière fin de l’homme ; fin qui ne
peut et ne doit pas pouvoir s’atteindre, si
l’homme ne doit pas cesser d’être homme, et
s’il ne doit pas devenir Dieu. Suivant l’idée
qu’on se fait de l’homme, il ne peut pas atteindre
sa dernière fin, et le chemin qui y mène
doit être infini.
Par conséquent la destination de l’homme
n’est pas d’atteindre le but ; mais il peut et il
doit s’en approcher toujours de plus en plus ;
la véritable destination de l’homme, considéré
comme être raisonnable mais fini, sensible mais
libre, consiste donc à ''s’en approcher à l’infini''.
— Si l’on appelle cette entière harmonie avec
soi-même perfection, dans la plus haute signification
du mot, comme on peut certainement
le faire, alors la ''perfection'' est le but suprême de
l’homme, mais ce but est impossible à atteindre,
et le ''perfectionnement infini'' est sa destination.
Il existe, pour se rendre toujours moralement
meilleur, et pour rendre tout ce qui l’entoure<noinclude>
<references/></noinclude>
agg4at54xdwt2wc3mh6znqirnr05if4
Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/29
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||CONSIDÉRÉ EN LUI-MÊME.|21}}</noinclude>meilleur ''sensiblement'' ; et, s’il est considéré en
société, pour la rendre meilleure ''moralement'',
et par là devenir plus heureux.
Telle est la vocation de l’homme, en tant qu’il
est considéré isolément, c’est-à-dire en dehors
de tout rapport avec les êtres doués de raison, ses
semblables. — Mais nous ne sommes pas isolés,
et quoique je ne puisse aujourd’hui considérer
l’union générale des êtres raisonnables, je vais
cependant jeter avec vous un regard sur cette
union. Cette vocation élevée, que je vous ai
esquissée aujourd’hui, c’est celle que je voudrais
vous faire bien comprendre, que je désirerais
vous donner pour but certain et
pour guide constant de toute votre vie, à vous
jeunes gens d’espérance, qui êtes destinés à
agir puissamment à votre tour sur l’humanité,
dans un cercle ou plus large ou plus restreint,
par vos doctrines ou par vos actions, ou par les
unes et les autres à la fois ; à répandre plus loin
la culture que vous avez reçue, et à faire monter
par votre éducation notre race humaine à
un degré encore plus élevé ; à vous, jeunes gens,
par lesquels je forme bien probablement des
millions d’hommes qui sont encore à naître. Si
quelques uns de vous ont assez bonne opinion de
moi pour croire que mon but suprême dans mes
méditations et mes doctrines est de contribuer<noinclude>
<references/></noinclude>
oup2eyaatsi4kp03mdoj5ddx0v6rwtr
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|22|DESTINATION DE L’HOMME CONSIDÉRÉ, ETC.|}}</noinclude>à l’avancement de l’éducation et à l’exaltation de
l’humanité en vous, et en tous ceux qui auront
avec vous quelques rapports, et que je tiens
pour nulle toute philosophie, toute science
qui ne tend pas à ce but ; si vous me jugez ainsi,
j’ose le dire, vous pensez bien de ma volonté ; et
si mes forces ne répondent pas à mes vœux, cela
ne dépend pas tout-à-fait de moi, mais en partie
de circonstances qu’il n’est pas en notre puissance
de maîtriser ; en partie aussi de vous,
messieurs, de votre attention que je réclame,
de votre travail particulier sur lequel je compte
avec assurance, de votre confiance, que je vous
demande et que je chercherai à mériter par mes
actions.
{{—|5|m=3em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Yland
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||{{sc|les manuscrits grecs des bibliothèques}}|109}}</noinclude>rapproche de celui de saint Marc par sa composition, quoique avec des variantes importantes. Il contient de même les résumés des traités de Zosime, la Chrysopée de Cléopâtre, etc.
{{2°}} Le type du manuscrit 2.325, datant du {{s|xiii}} ou du commencement du {{s|xiv}}, reproduit par la plupart des autres copies postérieures ; mais avec addition de certains traités et fragments plus ou moins étendus. C’est ainsi qu’il a passé entièrement (sauf variantes) dans le manuscrit 2.327.
{{3°}} Le type du manuscrit 2,327, lequel renferme, en outre du précédent, de nombreux traités techniques et des additions fort importantes. C’est le plus étendu qui existe.
Il serait fort désirable que quelque érudit spécialiste fît une étude complète de ces manuscrits, d’après les méthodes de la critique moderne.
Sans prétendre entrer jusqu’au fond de cette question, il m’a semblé cependant utile de reproduire en appendice l’analyse très détaillée du manuscrit 2.327, le plus complet de ceux de notre Bibliothèque ; en en rapprochant la composition du {{n°}}2.325, celle du manuscrit de saint Marc, celle du {{n°}}2.249 de Paris, ainsi que celle des manuscrits étrangers, en tant que ces derniers sont connus par les catalogues imprimés.
Je vais présenter ici les résultats généraux que j’ai déduits de cette analyse : résultats intéressants, car ils conduisent à décomposer la collection alchimique en ses éléments essentiels, c’est-à-dire à reconnaître quels sont les traités partiels, théoriques ou techniques, et les groupes de recettes, dont l’assem-<noinclude>
<references/></noinclude>
a4oyugv4yama9v4rzf250traoqp0ipo
Page:Histoire litteraire des femmes francoises tome 5.djvu/192
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Sapcal22
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « ché au char d’une veuve vieille, riche & folle ; elle en eſt éperdue. Il ne peut la quitter, ſans riſquer de perdre le fruit de ſes ſoins ; ſa fortune en dépend. Quel dommage ! Cet adroit Gaſcon auroit joué, d’après nature, le rival malheureux, vertueux, reſpectueux, généreux, &c. Trouve-moi d’autres moyens de te ſervir. Ton aventure eſt unique : je n’ai jamais eu l’eſprit de ſubjuguer ainſi des cœurs tout neufs. Mon vieil amant... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>ché au char d’une veuve vieille, riche & folle ;
elle en eſt éperdue. Il ne peut la quitter, ſans
riſquer de perdre le fruit de ſes ſoins ; ſa fortune
en dépend. Quel dommage ! Cet adroit
Gaſcon auroit joué, d’après nature, le rival
malheureux, vertueux, reſpectueux, généreux,
&c. Trouve-moi d’autres moyens de te
ſervir. Ton aventure eſt unique : je n’ai jamais
eu l’eſprit de ſubjuguer ainſi des cœurs
tout neufs. Mon vieil amant eſt un homme
épouvantable, jaloux, tyrannique, ennuyeux
& mauſſade ; depuis trois mois que je ſuis
ici, je ſéche ſur pied ; mais il me fait de gros
préſens ; & je prends patience. Il faut bien
faire des fonds pour cet hyver : j’ai grande
envie de voir ton petit Marquis. Qu’il eſt plaiſant,
avec ſon reſpect ! Où a-t-il pris ce mot-là ?
Le pauvre garçon ! Tiens, je l’aime à la
folie. Il eſt ſi ſot ! tu lui donneras de l’eſprit.
Il est bien juſte qu’il paye ſon apprentiſſage.
Il commence par être dupe ; il pourra finir par
être fripon.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
94v9a0qlx3sx2nz1j8ux2jgqnkfek96
Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/33
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Susuman77
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude><nowiki/>
{{T2|{{sc|de la destination de l’homme en société.}}|{{t|'''DEUXIÈME LEÇON.'''|120}}|fs=100%|ff=sans-serif|m=2em}}
{{—|4|m=1em}}
{{il|2}}
Il est une foule de questions que la philosophie
doit résoudre avant de pouvoir devenir
science et doctrine de la science ; questions
qu’oublient les dogmatiques qui décident tout,
et que le sceptique se hasarde seulement à indiquer,
au risque d’être accusé de déraison
ou de méchanceté, ou de l’une et de l’autre à
la fois.
Comme je ne veux pas être superficiel ni
traiter légèrement un sujet sur lequel je crois
savoir quelque chose de plus fondamental que ce<noinclude>
<references/></noinclude>
ebw1voyidk7r7g3d2f4wm9189g7nbr9
Histoire littéraire des femmes françoises/5/11
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Sapcal22
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<pages index="Histoire litteraire des femmes francoises tome 5.djvu" header=1 from=175 to=192 />
{{modernisation|
*triſtes: tristes}}
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|26|DE LA DESTINATION DE L’HOMME|}}</noinclude>qu’on en dit d’ordinaire, et que je n’ai pas dessein
de déguiser ou de passer sous silence des
difficultés que je connais bien, je suis malheureusement
obligé, dans ces leçons, de ne faire
qu’effleurer plusieurs de ces questions presque
toujours négligées, sans pouvoir les épuiser
entièrement ; et, au risque d’être mal compris,
de ne donner que des ''aperçus''{{corr||,}} que des
''sommaires'' de doctrines plus étendues, quand
je voudrais pouvoir traiter la chose à fond. Si
je pensais qu’il y eût parmi vous, messieurs,
beaucoup de ces philosophes populaires qui,
sans travail et sans beaucoup de méditation,
résolvent facilement toutes les difficultés au
moyen de ce qu’ils appellent la saine raison, ce
ne serait pas sans un grand découragement que
je monterais dans cette chaire.
Parmi ces questions il en est deux qu’il
est nécessaire de résoudre avant de pouvoir
établir un droit naturel. Voici la première : De
quel droit l’homme appelle-t-il une certaine
partie du monde des corps ''son'' corps ? Comment
arrive-t-il à considérer ce sien corps
comme appartenant à son Moi, quand il lui
est précisément opposé ? Voici la seconde :
Comment l’homme arrive-t-il à reconnaître et à
admettre au dehors des êtres raisonnables,
semblables à lui, quand de tels êtres ne sont<noinclude>
<references/></noinclude>
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Hepsema
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Hepsema" /></noinclude>par delà l’Himalaya ! Comme je suis arrivé dix jours avant ma lettre, j’ai beaucoup surpris mes amis, qui ont été très-touchés de mon empressement.
Cette habitation est exactement un Louvre, et les terres sont grandes comme un de nos départements. On ne se figure pas l’étendue et la fertilité de ces terres qu’on ne fume jamais, et où l’on sème du blé tous les ans. Quoique le jeune comte et la jeune comtesse aient à eux deux quelque chose comme vingt mille paysans mâles, ce qui fait quarante mille âmes, il en faudrait quatre cent mille pour pouvoir cultiver toutes les terres. On n’ensemence que ce qu’on peut récolter.
Ce pays est singulier en ce sens qu’a côté des plus grandes magnificences, on y manque des plus vulgaires choses de notre confort. Cette terre est la seule du pays qui ait une lampe Carcel et un hôpital. Il y a des glaces de dix pieds et pas de tentures sur les murs. Encore Vierzschovnia passe-t-il pour l’habitation la plus luxueuse de l’Ukraine, qui est grande comme la France. On y jouit d’une admirable tranquillité. Les autorités ont été pleines d’attention et je dirai même de galanterie pour moi ; mais, sans ces miracles, jamais je n’aurais pu faire un pas, ignorant les langues des pays que je traversais. De la frontière européenne à Odessa, c’est comme un même champ de la Beauce.
Mon arrivée a été tristement annoncée par un affreux incendie qui a consumé plusieurs maisons ; et, deux jours après, il en a éclaté un autre dont j’ai eu l’effrayant spectacle.
Malgré de si fertiles terres, la métamorphose de la<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{interligne|4em}} {{T3|LETTRE XII.}} {{interligne|1em}} LE Marquis écrit à Léonor une lettre foudroyante ; & comme d’un excès, ſouvent on{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=left|text=Suite du Marquis de Roſelle.|taille=90}} tombe dans un autre, il ne voit plus rien dans le monde, qui puiſſe le diſtraire : Valville cependant y fait tous ſes efforts ; mais ces efforts ſont inutiles : c’eſt à propos de cette miſantropie, qu’i... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
{{interligne|4em}}
{{T3|LETTRE XII.}}
{{interligne|1em}}
LE Marquis écrit à Léonor une lettre foudroyante ;
& comme d’un excès, ſouvent on{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=left|text=Suite du Marquis de
Roſelle.|taille=90}}
tombe dans un autre, il ne voit plus rien dans
le monde, qui puiſſe le diſtraire : Valville cependant
y fait tous ſes efforts ; mais ces efforts
ſont inutiles : c’eſt à propos de cette miſantropie,
qu’il écrit la lettre ſuivante au Marquis de
Roſelle.
» Quelles ſauſſes idées tu te ſais, mon cher
ami ! Elles n’ont pas le ſens commun ; perſonne
ne penſe comme toi ; cela eſt pitoyable :
vis avec les vivans ; ſois heureux ; ſois tranquille ;
amuſe-toi ; voilà tout ce qu’on te demande.
Sais-tu que Madame d’Oſterre t’a
diſtingué, malgré ton triſte & ton froid maintien ?
Elle m’a demandé ſi tu ne reviendrois
pas ce ſoir chez elle ? & je m’y connois ; tu
peux compter qu’il ne tient qu’à toi d’en être
aimé. Quelles idées gauloiſes as-tu donc ? Eh !
ſans doute elle eſt vertueuſe, cette femme ;
mais cela n’empêche pas d’aimer un galant
homme : tu ne ſais pas, je le vois, ce que
c’eſt que l’honneur des honnêtes gens ; un
homme qui veut paſſer ſa vie agréablement,
choiſit parmi les femmes les plus aimables,
celle qui lui convient le mieux : la beauté, le
mérite, l’eſprit, ne doivent pas ſeuls le décider ;
il faut encore trouver les convenances ;
voir, par exemple, ſi le mari eſt un homme,
ſur lequel on puiſſe compter ; ſi l’on peut en<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « vous. J’aurai ſoin de votre retour à Paris, & de vous y procurer des ſecours. Léonor, pénétrée des bontés de la Comteſſe de Roſelle, change de conduite, & accepte ſes bienfaits. Ces lettres, comme Ouvrage moral, me paroiſſent excellentes. On y voit le triomphe de la vertu ſur le vice. L’inſtruction eſt amenée avec goût, & cachée ſous les graces de la ſimplicité. Comme production littéraire, ce Roman ne mérite pas moins d’éloges... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>vous. J’aurai ſoin de votre retour à Paris, & de
vous y procurer des ſecours. Léonor, pénétrée des
bontés de la Comteſſe de Roſelle, change de conduite,
& accepte ſes bienfaits.
Ces lettres, comme Ouvrage moral, me paroiſſent
excellentes. On y voit le triomphe de la
vertu ſur le vice. L’inſtruction eſt amenée avec
goût, & cachée ſous les graces de la ſimplicité.
Comme production littéraire, ce Roman ne mérite
pas moins d’éloges. Il y a de l’intérêt, des ſituations,
du ſentiment, du pathétique.
Je ne ſçais, Madame, ſi je vous ai dit que
l’Auteur des ''Lettres du Marquis de Roſelle'',
Madame Elie de Beaumont, eſt la femme d’un
Avocat au Parlement de Paris, de ce nom, eſtimé
dans ſon ordre, & connu dans le monde par
pluſieurs Memoires intéreſſans & bien écrits, &
ſpécialement par la défenſe qu’il a priſe, ainſi
que M. de Voltaire, de la malheureuſe ſamille
des Calas.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
lveqaft1vubtm8awd5opwbzvry1rru2
Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/35
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||EN SOCIÉTÉ.|27}}</noinclude>pas immédiatement donnés dans la conscience
pure du Moi ?
J’ai à établir aujourd’hui la destination de
l’homme dans la société, et la solution de ce
point suppose qu’on a déjà répondu à la dernière
question. — J’appelle société le rapport
des êtres raisonnables entre eux. On ne peut
avoir l’idée de société sans supposer qu’il y a
réellement des êtres raisonnables en dehors de
nous, et sans avoir des marques caractéristiques
qui puissent nous les faire distinguer de
tous les autres êtres qui ne sont pas raisonnables,
et qui par conséquent n’appartiennent
pas à la société. Comment arrivons-nous à cette
supposition, et quels sont ces caractères ? telles
sont les questions auxquelles il faut d’abord
répondre.
L’expérience nous a appris qu’il y a en dehors
de nous des êtres raisonnables, pourrions-nous
répondre à ceux qui ne sont pas habitués
à la rigueur des recherches philosophiques ;
mais cette réponse serait insuffisante, ce ne serait
pas répondre à ''notre'' question, mais à une
autre toute différente. L’expérience sur laquelle
on s’appuierait est aussi reconnue par les égoïstes,
qui ne se trouvent cependant pas entièrement
réfutés par là. L’expérience nous apprend seulement
que dans notre conscience empirique<noinclude>
<references/></noinclude>
p4fsdjvpi9wgxron593i8rlgvavj01m
Page:Balzac - Correspondance de H. de Balzac, 1876, tome 2.djvu/321
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Hepsema
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Hepsema" /></noinclude>denrée en argent est excessivement difficile, car les intendants volent, et les bras manquent pour battre le blé, qui se bat avec des machines. Néanmoins, on ne se figure pas la richesse et la puissance de la Russie ; il faut le voir pour le croire. Cette puissance et cette richesse sont toutes territoriales ; c’est ce qui rendra tôt ou tard la Russie maîtresse du marché européen pour les productions naturelles.
Et, à ce sujet, voici les renseignements que j’envoie à ton mari et les questions que je le prie de me résoudre.
Les deux comtes Mniszech ont une terre, l’une des plus belles du royaume, et située, heureusement pour eux sur la frontière russe, à cinq lieues de France de la ville de Brody. À Brody commence la grande route de la Galicie, qui aboutit au chemin de fer de Cracovie ; et, de Cracovie en France, le chemin de fer sera terminé le 15 de ce mois-ci, car il n’y avait plus qu’une lacune de quelques lieues pour achever la section entre Haman et Hanovre, qui s’inaugure à l’heure où cette lettre vous parviendra. Or, en ce moment, la France, où il se fait une immense consommation de bois de chêne pour les traverses des chemins de fer, manque presque de bois de chêne. Je sais que les bois de chêne ont doublé presque de prix dans les constructions et dans la menuiserie en bâtiment.
Cela posé, ces messieurs, qui ont vingt mille arpents de bois de chêne de haute futaie, peuvent vendre soixante mille pieds de chêne de dix mètres de hauteur, qui auraient en moyenne quinze pouces de diamètre à la base et dix pouces à l’endroit où l’on coupe la poutre par le petit bout. Il faudrait calculer le prix que l’on pourrait<noinclude>
<references/></noinclude>
dczuxnzflj1ppc6wq8xdbfooa3sbe42
Page:Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France - volume 2 - Nicolas Viton de Saint-Allais.djvu/424
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Jpgibert
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jpgibert" />{{c|SOC―SOL}}</noinclude><section begin="SIRÈNE"/>{{alinéa|
{{sc|de Tolosani de Sesquières}}, en Languedoc : d’azur, à la ''sirène'' d’argent, nageant sur une mer au naturel.
{{sc|Mathieu de Xammes}}, en Lorraine : d’azur, à la ''sirène'' d’argent, tenant une lampe d’or antique, allumée de gueules.
|4|-1}}
<section end="SIRÈNE"/>
<section begin="SOC"/><nowiki/>
{{uc|Soc}}, {{abr|subst.|substantif}} {{abr|masc.|masculin}}, instrument de fer qui fait partie d’une charrue, et qui sert à fendre et à renverser la terre ; il paraît en pal, la pointe en bas.
{{alinéa|
{{sc|de Reillane de Sainte-Croix}}, du Bourguet, en Provence : d’azur, au ''soc'' d’argent en bande.
{{sc|de Thiesselin}}, en Lorraine : d’azur, à trois ''socs'' d’argent, la pointe en haut, et une molette d’éperon d’or en cœur.
|4|-1}}
<section end="SOC"/>
<section begin="SOCLE"/><nowiki/>
{{uc|Socle}}, {{abr|subst.|substantif}} {{abr|masc.|masculin}}, corps carré, plus large que haut, sur lequel pose la base d’une colonne, et qu’on exprime en blasonnant lorsqu’il se trouve d’un autre émail.
{{alinéa|{{sc|de Ponsaimpierre du Perron}}, en Lyonnais : d’azur, à deux colonnes d’argent, le chapiteau, la base et le ''socle'' d’or.|4|-1}}
<section end="SOCLE"/>
<section begin="SOLEIL"/><nowiki/>
{{uc|Soleil}}, {{abr|subst.|substantif}} {{abr|masc.|masculin}}, meuble de l’écu, dont le visage avec un nez, des yeux et une bouche, est un cercle parfait, entouré de seize rayons, huit droits, huit ondoyants, posés alternativement, un droit et un ondoyant ; lorsqu’il y en a plus ou moins, on l’exprime en blasonnant. Son émail particulier est l’or ; il y en a cependant de différents émaux. Quand il n’a aucun trait du visage, on l’appelle proprement ''ombre de'' {{sc|Soleil}}.
On appelle {{sc|Soleil}} ''levant'' celui qui est mouvant de l’angle {{corr|d’extre|dextre}} du bas de l’écu ; {{sc|Soleil}} ''couchant'', celui qui est mouvant de l’angle sénestre ; lorsque le {{sc|Soleil}} paraît à un autre angle au bord de l’écu, on le dit ''mouvant''.
Le {{sc|Soleil}} est le symbole de la lumière, de la richesse et de l’abondance.
{{alinéa|
{{sc|Vahais de la Bertherie}}, en l’Isle de France : d’azur, au ''soleil'' d’or.
{{sc|de Solages de Rouffiac}}, de Mausens en Rouergue : d’or, au ''soleil'' de gueules. Devise : ''{{langue|la|Sola agens}}''.
{{sc|de Claris de Florian}}, en Languedoc : d’argent, à l’aigle éployée de sable ; au chef d’azur, chargé d’un ''soleil'' d’or.
|4|-1}}
<section end="SOLEIL"/><noinclude>
<references/></noinclude>
80sfe3n398ylviwex7wz0m6yl9zmp1c
Page:Flammarion - Les Étoiles et les curiosités du ciel, 1882.djvu/323
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="F0x1" />{{nr||LES PLÉIADES|301|b=<hr/>}}</noinclude>{{p début de page|90|m=0.5em}}en{{lié}}1795, Piazzi en{{lié}}1800, Bessel en{{lié}}1839, Argelander en{{lié}}1840, Heis en{{lié}}1860, {{Img float|style=margin: 0 0 1.5em 1.5em; font-size:90%; line-height:1.25em;
|file=Flammarion - Curiosités du ciel - fig-219.png
|align=right|width=332px|above={{Ancre|f219}}
|cap={{style|position:relative;top:0.5em|Fig. 219. — Carte des Pléiades, faite par Cassini, en 1708.}}}} Engelmann en{{lié}}1870, Wolf en{{lié}}1874, ont fait successivement des observations et des cartes du même groupe. Il serait interminable de reproduire toutes ces observations, dont l’intérêt diminue pour nous à mesure qu’elles se rapprochent de notre époque ; cependant on trouvera encore ici les cartes de Cassini, Jeaurat et Wolf. Je n’ai rien voulu négliger pour mettre toutes les pièces du procès entre les mains ; et maintenant, après la comparaison labo­rieuse qui vient d’être faite de tous les documents, il nous reste à ''résumer'' l’impression qui résulte pour nous de cette longue étude.
{{1o}}{{lié}}Les Pléiades des Catalogues de Ptolémée et Sûfi ne correspondent pas du
{{Img float|style=margin: 0 0 1.5em 1.5em; font-size:90%; line-height:1.25em;
|file=Flammarion - Curiosités du ciel - fig-220.png
|align=right|width=332px|above={{Ancre|f220}}
|cap={{style|position:relative;top:0.5em|Fig. 220. — Carte des Pléiades, faite par Jeaurat en 1779.}}}}
tout à l’état actuel du ciel.
{{2o}}{{lié}}La divergence doit être attribuée en grande
partie au manque de précision des observations anciennes.
Cependant il est probable que l’étoile la plus brillante du groupe n’était
pas alors Alcyone, située vers le milieu du groupe,
mais une étoile externe située au nord.
Cette étoile, alors de quatrième grandeur, pou­vait être celle qui porte le
{{n°|571}} de la zone +24° du grand Catalogue d’Arge­lander.
Elle est actuellement de {{7e|grandeur}}.
{{3o}}{{lié}}Les variations observées ne proviennent pas d’une rotation du groupe, ni
de déplacements dans les positions respectives de ces étoiles, mais de changements d’éclat.
{{4o}}{{lié}}Parmi ces changements, outre l’augmentation de l’éclat d’Alcyone,
{{p fin de page}}<noinclude>
<references/></noinclude>
0e1prtc2ib883f35g2kbnrlar17o8zw
Page:Balzac - Correspondance de H. de Balzac, 1876, tome 2.djvu/322
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Hepsema" />{{corrBandeau}}</noinclude>donner de chaque pièce au propriétaire en tenant compte : {{1°|du}} transport de Brody à Cracovie (quatre-vingts lieues), et {{2°|du}} fret des chemins de fer de Cracovie à Paris, y compris le passage du Rhin à Cologne et de l’Elbe à Magdebourg ; car, sur ces deux fleuves, les ponts-viaducs n’étant pas faits à Cologne et se faisant à Magdebourg, exigent des transbordements ; et le transbordement de soixante mille poutres semblables n’est pas une petite affaire. Mais, si l’acquisition première est de dix francs par exemple, et que les frais soient de vingt francs pour le transport (je pose des chiffres pour expliquer mon raisonnement), que la poutre revienne à trente francs, la question est de savoir ce que valent à Paris soixante mille pièces de bois de chêne de trente pieds de longueur avec {{corr|l’équarissage|l’équarrissage}}, lesquelles fourniraient soixante mille poutres de vingt pieds et soixante mille traverses de chemin de fer de dix pieds. Si cela valait seulement vingt francs de bénéfice, cela ferait, douze cent mille francs.
Une affaire de ce genre ne peut pas se faire sans un banquier ; puis il va sans dire qu’elle ne peut se faire que par parties, qu’on peut commencer par dixièmes, et prendre deux ans pour cette énorme exploitation, en donnant des garanties. Or, je sais qu’en France, on vend un chêne de la dimension annoncée plus de cent francs. Dis à ton mari qu’il aura à l’administration du chemin de fer du Nord tous les renseignements possibles, soit sur le fret des quatre chemins de fer, qui sont au bout les uns des autres et qui vont de Paris à Cracovie, soit, sur les transits et sur les rabais que font les compagnies quand il s’agit d’une pareille opération.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France - volume 2 - Nicolas Viton de Saint-Allais.djvu/425
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Jpgibert
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jpgibert" />{{c|SOM}}</noinclude><section begin="SOLEIL"/>{{alinéa|
{{sc|Ravart de Tressoleil}}, en Bretagne : d’azur, au ''soleil'' à douze rayons d’or.
{{sc|de Poussard de l’Hommelière}}, en Poitou, d’azur, à trois ''soleils'' d’or.
{{sc|Foulques de la Garde}}, en Languedoc : de gueules, à trois ''soleils'' d’argent.
{{sc|Dreux-Brézé}}, à Paris : d’azur, au chevron d’or, accompagné en chef de deux roses d’argent, et en pointe d’un ''soleil'' du second émail.
{{sc|de Gévaudan}} en Vivarais : d’azur, à la croix d’argent, cantonnée aux 1 et 4 d’un ''soleil'' d’or ; aux 2 et 3 d’un croissant du second émail.
|4|-1}}
<section end="SOLEIL"/>
<section begin="SOMMAGE"/><nowiki/>
{{uc|Sommage}}, {{abr|subs.|substantif}} masc, terme qui se trouve dans quelques coutumes, et qui signifiait le service de cheval de somme, qui était dû au seigneur foncier.
<section end="SOMMAGE"/>
<section begin="SOMMÉ"/><nowiki/>
{{uc|Sommé}}, {{sc|ée}}, se dit d’un château, d’une tour, d’une fasce, d’un arbre etc., qui ont à leur extrémité un animal ou autre meuble qu’ils soutiennent, ce qui distingue ce terme du mot ''surmonté'', qui veut dire que la pièce principale ne touche pas aux meubles qui sont au-dessus d’elle.
Un rocher, une montagne, lorsqu’ils sont pièces principales, peuvent être {{sc|Sommés}} d’une tour, d’un château ou autre meuble ; mais si ce meuble est la pièce principale de l’armoirie, on l’exprime d’abord, en se servant du terme ''posé'' ; on désigne ensuite sur quelle pièce. ''Voyez'' Posé.
{{sc|Sommé}}, {{sc|ée}}, ne se dit ni d’un château ni d’une tour en parlant de leurs donjons, quoique les auteurs anciens et modernes aient jusqu’alors employé mal-à-propos ce terme, pour dire qu’un château, qu’une tour, ont des donjons sur leur sommité. Un château doit avoir deux tours ou donjons à son couronnement, ce qui ne s’exprime pas ; quand il y en a trois, on le dit à trois tours. ''Voyez'' {{sc|Chateau}}.
Une tour lorsqu’elle est {{sc|Sommée}} d’un donjon ou de plusieurs, on la dit ''donjonnée''.
{{sc|Sommé}} se dit aussi de l’écu, soit qu’il ait à son couronnement un casque, une couronne, une mître, une crosse un chapeau de prélat, etc.
Quelques auteurs se sont servis de ce terme pour exprimer la ramure du cerf quand elle est d’émail différent. ''Voyez'' {{sc|Ramé}}.
<section end="SOMMÉ"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Discussion Page:Balzac - Correspondance de H. de Balzac, 1876, tome 2.djvu/322
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Hepsema
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{{corrDiscussion|l’équarissage|l’équarrissage|ligne=15}}
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Courvey
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/* Corrigée */ {{M.|***}}
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<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>mourais encore pour ces marauds, ils me donneraient à peine un
demi-collège ?
Les Égyptiens qui n’étaient que de pauvres idolâtres, jugeaient
leurs morts avant de les admettre aux honneurs de la sépulture.
Les Pharaons eux-mêmes, dépouillés de leur pourpre, comparaissaient
en simples bandelettes devant ce suprême tribunal. Les
prêtres du vrai Dieu devraient bien en faire autant. N’est-il pas
triste de penser que si {{M.|***}} avait la manie des prêtres, comme il
a celle des écus, il en aurait une légion à son enterrement ?
Non que j’accorde aux prêtres le droit de refuser la sépulture chrétienne
à qui que ce soit : ils sont payés par tous, pour prier pour
tous ; mais quand les héritiers d’un homme taré, d’un fripon de
notoriété publique, d’un banqueroutier qui a fait son luxe de
l’aisance de cent familles, viennent leur commander un riche
convoi, ne pourraient-ils pas leur dire : « Les magnificences de
l’église ne sont pas pour monsieur votre père ou monsieur votre
oncle. Nous prierons pour lui, parce que nous y sommes obligés ;
mais nous ne l’honorerons pas devant le peuple : cela serait d’un
trop mauvais exemple. »
Et que dire encore de cette offerte ajoutée à tout mariage et à
tout enterrement ? de ce cadeau de dragées que reçoivent les prêtres
quand ils baptisent un enfant ? de cet autre cadeau d’argenterie,
qu’ils se laissent offrir, lorsqu’ils font, comme ils disent, des
premières communions ! Dieu, s’il pouvait rougir, ne rougirait-il
pas de voir ses ministres accepter un ignoble pour-boire, comme
un postillon ?
Comment se fait-il donc que le sacerdoce, ces sublimes fonctions
venues du ciel, soit descendu au niveau d’une industrie ?
Jésus-Christ chassait les vendeurs du temple, et la sacristie est un
comptoir où chacun marchande et choisit, selon ses facultés, les
cérémonies du culte ! Quelle vénération peut on avoir pour ce
clergé moitié pontife et moitié marchand ? L’homme de la sacristie
ne fait-il pas tort à l’homme de la chaire ? et peut-on regarder<noinclude>
<references/></noinclude>
h7xs02hb7tobw3lzkvth0d5rluwybnz
Page:Flammarion - Les Étoiles et les curiosités du ciel, 1882.djvu/324
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<noinclude><pagequality level="3" user="F0x1" />{{nr|302|LES PLÉIADES||b=<hr/>}}{{ambox|type=notice|text=Voir la [[Discussion Page:Flammarion - Les Étoiles et les curiosités du ciel, 1882.djvu/324|page de discussion]] à propos de la figure 221.}}</noinclude>{{p début de page|90|m=0.5em}}arrivée sans doute au seizième siècle, et la diminution d’une étoile située au nord du groupe, on peut signaler les suivantes comme dignes de fixer l’attention :
L’étoile {{n°|2}} de Bessel, entre Taygète et Maïa, aujourd’hui de neuvième grandeur,
était de septième au temps de Riccioli (1664), et c’est elle qu’il a nommée Astérope.
Elle était de sixième grandeur en{{lié}}1693, quand Lahire dessina sa carte.
Mais en{{lié}}1708, sur la carte de Cassini, elle est tombée à la huitième grandeur, et
{{Img float|style=width:100%; margin: 0 auto 1.5em auto; font-size:90%; line-height:1.25em;
|file=Flammarion - Curiosités du ciel - fig-221.jpg
|width=500px|above={{Ancre|f221}}
|cap={{style|position:relative;top:0.5em|Fig. 221. Carte des Pléiades, faite par Wolf en 1874.}}}}
désormais elle s’efface devant la double supérieure, nommée dès lors Astérope{{lié}}I et Astérope{{lié}}II.
L’étoile {{n°|26}} de Flamsteed, au-dessous d’Atlas, était de sixième grandeur, plus
brillante que Pléione en{{lié}}1610 (Galilée). Elle était du même éclat à l’époque de
Flamsteed. Elle n’est plus aujourd’hui que de huitième.
Taygète était autrefois plus brillante que Maïa (Hévélius, Flamsteed,{{lié}}etc.).
C’est le contraire aujourd’hui.
Électre et Atlas étaient égales au temps de Cassini ; ensuite, la seconde descend
d’une grandeur au-dessous de la première ; puis elle remonte au-dessus d’Électre ;
Heis la fait de {{4e}} en{{lié}}1860; Wolf de {{5e}} en{{lié}}1875; elle est actuellement de 4{{e}},6.
Mérope s’élève, en{{lié}}1746 et 1756, à l’éclat d’Électre, retombe en{{lié}}1800 et remonte
encore en{{lié}}1850, pour redescendre jusqu’à notre époque.
{{p fin de page}}<noinclude>
<references/></noinclude>
6ijuuerqz0rjnw2yc11xpbgmpqilrd0
Discussion Page:Flammarion - Les Étoiles et les curiosités du ciel, 1882.djvu/324
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== Figure 221 ==
Cette figure est tirée de l'article de Charles Wolf publié dans les ''Annales de l’Observatoire de Paris'', tome XIV, {{2e|partie}}, 1877, mais retournée — c’est pourquoi les inscriptions sont à l’envers.
Cette figure a été reprise sur [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6313580w/f257.item Gallica], traitée pour minimiser la tache, rotationnée de 180°, et les disques vides qui symbolisent les étoiles plus brillantes que 7 ont été noircis pour se conformer à la figure publiée par Flammarion.
Les lignes de coordonnées pour l'équinoxe 1874 sont centrées sur η Tau (Alcione),
et sont espacées de 15′ en déclinaison et de 1 minute de temps (~15′) en ascension droite. [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 25 septembre 2026 à 13:10 (UTC)
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/* Figure 221 */
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text/x-wiki
== Figure 221 ==
Cette figure est tirée de l’article de Charles Wolf publié dans les ''Annales de l’Observatoire de Paris'', tome XIV, {{2e|partie}}, 1877, mais retournée — c’est pourquoi les inscriptions sont à l’envers.
Cette figure a été reprise sur [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6313580w/f257.item Gallica], traitée pour minimiser la tache, rotationnée de 180°, et les disques vides qui symbolisent les étoiles plus brillantes que 7 ont été noircis pour se conformer à la figure publiée par Flammarion.
Les lignes de coordonnées pour l’équinoxe 1874 sont centrées sur η Tau (Alcyone),
et sont espacées de 15′ en déclinaison et de 1 minute de temps (~15′) en ascension droite.
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Page:Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France - volume 2 - Nicolas Viton de Saint-Allais.djvu/426
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Jpgibert
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jpgibert" />{{c|SON―SOU}}</noinclude><section begin="SOMMÉ"/>{{alinéa|
{{sc|de Villerase de Castelnau}}, de Saint-Beausile, en Languedoc : d’azur, à la tour d’argent, ''sommée'' d’un lion d’or, lampassé et armé de gueules. Cri d’armes : {{langue|la|Non mihi sed deo}}.
{{sc|de Mandon de Monde}}, en Provence : d’azur, au chevron d’or, ''sommé'' d’une fleur de lys du même, et accompagné de trois roses d’argent. Devise : ''{{langue|la|Superna licet, sustentant lilia fulerum}}''.
{{sc|Gilbert de Saint-Lubin}}, en l’Isle de France : d’azur, au chevron de gueules, ''sommé'' d’une tourterelle de sable, tenant en son bée un rameau d’olivier de sinople, et accompagné en pointe d’un chien du troisième émail, assis sur une terrasse du quatrième.
{{sc|de Bessuéjouls de Roquelaure}}, en Vivarais : écartelé, aux 1 et 4 d’argent, à l’arbre terrassé de sinople, ''sommé'' de deux lionceaux de gueules, qui est de {{sc|Bessuéjouls}} ; au deux et trois d’azur, à trois rocs d’échiquier d’or, qui est de {{sc|Roquelaure}}.
{{sc|de Fages de Chaseaux}}, en l’Isle de France : d’argent, à la montagne de sinople mouvante du bas de l’écu, ''sommée'' d’une tourterelle de sable, portant en son bec un rameau d’olivier du second émail ; au chef d’azur, chargé de trois fleurs de lys d’or.
|4|-1}}
<section end="SOMMÉ"/>
<section begin="SONNETTE"/><nowiki/>
{{uc|Sonnette}}. ''Voyez'' {{sc|Cloche}}, {{sc|Grillet}}.
<section end="SONNETTE"/>
<section begin="SOUCI"/><nowiki/>
{{uc|Souci}}, {{abr|subst.|substantif}} {{abr|masc.|masculin}}, fleur qui meuble quelques écus. ''Tigé'' se dit de la tige, ''feuillé'' des feuilles, lorsqu’elles sont {{corr|démail|d’émail}} différent.
Ce mot vient du latin ''{{langue|la|solcequium}}'', ii, tournesol, parce que la fleur de cette plante se referme quand le soleil se couche, et {{corr|souvre|s’ouvre}} le matin, quand il se lève.
{{alinéa|
{{sc|de Hertes}}, en Picardie : d’azur à trois ''soucis'' d’or.
{{sc|de Burin}}, en l’Isle de France : d’azur à la bande d’argent, accompagnée de deux ''soucis'' d’or.
{{sc|de Soufflier de Broussy}}, en Champagne : d’azur, au chevron d’argent, accompagné de trois ''soucis'' d’or.
|4|-1}}
<section end="SOUCI"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres de C. Tillier - III.djvu/353
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Courvey
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/* Corrigée */cieux. » rajout mot l’Évangile
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>comme la voix de Dieu, cette voix qui tout à l’heure vous additionnait
un mémoire ? Aussi écoutez comme le peuple parle des
prêtres. Ils ont, dit-il, une bonne boutique, un bon négoce ; leur
commerce va toujours, et leur marchandise ne dépérit pas.
Je sais bien qu’il faut que les prêtres vivent de l’autel, j’accorderai
même qu’il faut qu’ils soient gras. Mais pourquoi ne sont-ils
pas rétribués complètement et suffisamment par le gouvernement
comme les autres fonctionnaires ? Pourquoi même ne le seraient-ils
pas par les communes ? Qu’était-ce que la dîme, sinon les prêtres
exorbitamment rétribués par les communes ? De cette façon,
les cérémonies du culte seraient les mêmes pour tous ; les choses
saintes ne seraient pas vendues ; on ne verrait plus une famille
qui vient de perdre son chef, celui qui la faisait vivre, obligée
d’abandonner au prêtre, pour le faire enterrer, le dernier morceau
de son pain.
Et pourquoi les prêtres voudraient-ils être riches ? Jésus-Christ
a dit : « Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une
aiguille, qu’à un riche d’entrer dans le royaume des cieux. » S’imaginent-ils
que le trou de l’aiguille est grand comme une porte
cochère, ou que le chameau n’est pas plus gros qu’un ciron. Ou
Jésus-Christ ne savait ce qu’il disait, ou les prêtres ne savent ce
qu’ils font ; ou les prêtresse se damnent de gaîté de cœur, ou ils ne
croient pas à l’Évangile.
Si Jésus-Christ avait voulu de magnifiques habits, un palais,
une litière, un chef de cuisine, son père céleste lui aurait donné
tout cela. Cependant toutes ces jouissances que fait la richesse, il
les a repoussées. Quoi ! le maître a voulu être pauvre, et les serviteurs
veulent être riches ! Le maître allait sur un âne, et les serviteurs
vont en carrosse ! le maître était vêtu simplement, et les
serviteurs sont vêtus de soie et de dentelles comme de vieilles
dames ! Le maître n’avait ni feu ni lieu ; il eût été, s’il eût vécu de
nos jours, poursuivi comme mendiant par le parquet, et les serviteurs
veulent des palais ! Le substitut du procureur du roi eût dit<noinclude>
<references/></noinclude>
hoke7kdtaon6cc37dwjwkww9jx9u0bb
Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/36
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Susuman77
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|28|DE LA DESTINATION DE L’HOMME|}}</noinclude>nous avons ''la représentation'' d’êtres raisonnables
en dehors de nous, et là-dessus il n’y a
pas de contestation ; jamais égoïste ne l’a nié.
La question est de savoir si à cette représentation
répond quelque chose ''en dehors d’elle'',
s’il y a quelque chose indépendant de notre
représentation, et si, même quand nous ne
nous les représentons pas, il y a des êtres raisonnables
en dehors de nous ; et là-dessus l’expérience
ne peut rien nous apprendre, aussi
certainement qu’elle est expérience, c’est-à-dire
le système de nos représentations.
L’expérience peut tout au plus nous apprendre
qu’il y a des effets semblables aux effets produits
par des causes raisonnables ; mais elle ne
peut jamais nous apprendre que leurs causes
ressemblent réellement à des êtres raisonnables,
car l’expérience ne peut porter sur un être en soi.
C’est nous-mêmes qui introduisons dans
l’expérience un tel être ; c’est nous qui expliquons
les expériences par l’existence d’êtres raisonnables
extérieurs à nous. Mais ''de quel droit''
nous expliquons-nous ainsi ? Avant d’user de
ce ''droit'', il faudrait l’établir, puisque c’est là
toute la question ; sans cela, nous n’aurions
donc pas avancé d’un pas, et nous serions encore
ramenés à la question posée plus haut :<noinclude>
<references/></noinclude>
lzmqmqwds698l06tfdgnkfp6xptxez0
Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/37
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Susuman77
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||EN SOCIÉTÉ.|29}}</noinclude>Comment arrivons-nous à admettre et à reconnaître
des êtres raisonnables en dehors de nous ?
Le terrain théorique de la philosophie est
incontestablement épuisé par les profondes
recherches des critiques ; toutes les questions
non résolues jusqu’à ce jour doivent l’être par
des principes pratiques. Cependant, comme
c’est ici une allégation purement historique, il
faut chercher si les questions que nous posons
ne peuvent pas être réellement résolues par
des principes de cette nature.
L’instinct le plus élevé dans l’homme est,
d’après notre précédente leçon, le penchant à
l’identité, à la parfaite harmonie avec lui-même,
afin qu’il puisse toujours être en harmonie avec
lui-même, quand tout ce qui est en dehors de
lui est en harmonie avec l’idée qu’il s’en fait
nécessairement. Non seulement ''rien'' ne doit
''contredire'' son idée, et il ne doit pas lui être
indifférent qu’il existe ou non un objet qui ''corresponde''
à cette idée ; mais encore il doit exister
réellement quelque chose qui y corresponde. À
toutes les idées qui se trouvent dans son Moi,
doit être donnée dans le Non-moi une expression,
une image : ainsi le veut cet instinct.
Dans l’idée d’homme est ainsi donnée l’idée
de raison, d’action raisonnable et de pensée ;<noinclude>
<references/></noinclude>
j4xbh93ibg5p418id2i66p34u5ayxnw
Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/38
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|30|DE LA DESTINATION DE L’HOMME|}}</noinclude>et il veut nécessairement, non seulement réaliser
en lui-même cette idée, mais encore la voir
réalisée en dehors de lui. Il est dans ses besoins
qu’il y ait en dehors de lui des créatures raisonnables
qui lui ressemblent.
Il ne peut produire de tels êtres ; mais il pose
leur idée pour base de son observation du Non-moi,
et il s’attend à trouver quelque chose qui
y corresponde.
Le caractère de rationalité qui s’offre le premier,
mais qui n’est que négatif, consiste à agir
d’après des notions et des fins. Ce qui a pour
caractère de tendre vers un but, peut avoir un
auteur raisonnable ; mais ce à quoi la notion
de finalité n’est pas applicable, n’est certainement
pas dû à un agent raisonnable. Cependant
ce caractère est équivoque ; l’accord du
divers avec l’unité est le caractère de la tendance
vers un but ; mais il y a plusieurs espèces
d’accords semblables qui peuvent s’expliquer
par des lois de la nature, non pas, il est vrai, par
des lois ''mécaniques'', mais par des lois ''organiques'' :
nous avons donc besoin d’un autre caractère
pour pouvoir conclure avec certitude d’un fait
d’expérience à une cause raisonnable. — Là où
elle tend à un but, la nature agit d’après des
''lois nécessaires'' ; la raison agit toujours ''librement''.
Par conséquent l’accord du divers avec<noinclude>
<references/></noinclude>
83rsyek45c703ldgsx7b55yvqhz5t24
Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/39
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||EN SOCIÉTÉ.|31}}</noinclude>l’unité, qui serait produit librement, serait le
caractère sûr et infaillible de rationalité dans le
phénomène. On se demande seulement : Comment
peut-on, dans le champ de l’expérience,
reconnaître un effet produit librement ?
Je ne puis pas en général avoir immédiatement
conscience d’une liberté en dehors de
moi ; je ne puis pas même avoir conscience
d’une liberté en moi, ou de ma propre liberté,
car la liberté en soi est la dernière raison de
toute conscience, et ne peut par conséquent
entrer dans le domaine de la conscience. Mais
je puis sentir que dans une certaine détermination
de mon Moi empirique par ma
volonté, je n’ai conscience d’aucune autre cause
que de cette volonté même ; et cette non-conscience
d’une cause étrangère, on pourrait la
nommer aussi une conscience de la liberté, si
l’on s’expliquait auparavant ; ici nous la nommerons
ainsi. ''Dans ce sens'' on peut avoir conscience
d’une action produite par la liberté.
Si par ''notre'' action libre, dont nous avons
conscience dans le sens indiqué, la manière
d’agir de l’être qui nous est donnée dans le phénomène,
est changée de telle sorte que cette
manière d’agir ne puisse plus s’expliquer par la
loi d’après laquelle elle se dirigeait auparavant,
mais seulement parce que ''nous'' avons posé pour<noinclude>
<references/></noinclude>
sycw708u8t0yoezi6seccvo3y6tnz4l
Page:Leroux - Le Mystère de la chambre jaune, 1910.djvu/228
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>s’élève du fond de mon moi est-elle si absurde,
celle-là, que je préfère presque les ténèbres de
l’inexplicable.
Sur quoi, le jeune reporter m’invita à sortir ;
il me fit faire le tour du château. Sous nos
pieds craquaient les feuilles mortes ; c’est le
seul bruit que j’entendais. On eût dit que le
château était abandonné. Ces vieilles pierres,
cette eau stagnante dans les fossés qui entouraient
le donjon, cette terre désolée recouverte
de la dépouille du dernier été, le squelette
noir des arbres, tout concourait à donner à ce
triste endroit, hanté par un mystère farouche,
l’aspect le plus funèbre. Comme nous contournions
le donjon, nous rencontrâmes « l’homme
vert », le garde, qui ne nous salua point et qui
passa près de nous comme si nous n’existions
pas. Il était tel que je l’avais vu pour la première
fois, à travers les vitres de l’auberge du
père Mathieu ; il avait toujours son fusil en
bandoulière, sa pipe à la bouche et son binocle
sur le nez.
— Drôle d’oiseau ! me dit tout bas Rouletabille.
— Lui avez-vous parlé ? demandai-je.
— Oui, mais il n’y a rien à en tirer… il
répond par grognements, hausse les épaules et
s’en va. Il habite à l’ordinaire au premier étage
du donjon, une vaste pièce qui servait autrefois<noinclude>
<references/></noinclude>
aovh0yluez4lfv33eag0c7ygv5itono
Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/40
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|32|DE LA DESTINATION DE L’HOMME|}}</noinclude>fondement de notre ''libre'' action, et qui est opposée
à la précédente, nous ne pouvons expliquer
ce changement de détermination qu’en
supposant que la cause de cet effet est raisonnable
et libre. De là dérive ce qu’on peut appeler,
suivant la terminologie de Kant, un
''commerce d’après des idées'', une communauté ayant un
but ; et c’est là ce que j’appelle ''société''. Maintenant
l’idée de société est entièrement déterminée.
Il est dans les instincts fondamentaux de
l’homme de pouvoir admettre en dehors de lui
des êtres raisonnables qui lui ressemblent,
mais il ne peut le faire que sous la condition
qu’il vive avec eux en société, en prenant ce mot
dans le sens que nous venons de déterminer.
— L’instinct social appartient par conséquent
aux instincts fondamentaux de l’homme.
L’homme est ''destiné'' à vivre en société, il ''doit''
vivre ainsi ; il n’est pas un homme complet, et il
est en contradiction avec lui-même, s’il vit isolé.
Vous voyez, messieurs, combien il est important
de ne pas confondre la société en général
avec l’espèce de société conditionnelle et empirique
qu’on appelle l’État. Nous n’avons pas
pour fins absolues de vivre dans l’État ; ce qu’a
dit aussi un grand homme ; mais, sous certaines
conditions, la vie des hommes dans l’État {{tiret|rem|place}}<noinclude>
<references/></noinclude>
kzvbx63pa7pf5ogwbrdodst9mxa8jvg
Page:Leroux - Le Mystère de la chambre jaune, 1910.djvu/229
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Lorlam
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>d’oratoire. Il vit là en ours, ne sort qu’avec
son fusil. Il n’est aimable qu’avec les filles.
Sous prétexte de courir après les braconniers,
il se relève souvent la nuit ; mais je le soupçonne
d’avoir des rendez-vous galants. La
femme de chambre de {{Mlle|Stangerson}}, Sylvie,
est sa maîtresse. En ce moment, il est très
amoureux de la femme du père Mathieu, l’aubergiste ;
mais le père Mathieu surveille de
près son épouse, et je crois bien que c’est la
presque impossibilité où l’{{lié}} « homme vert » se
trouve d’approcher {{Mme|Mathieu}} qui le rend
encore plus sombre et taciturne. C’est un beau
gars, bien soigné de sa personne, presque élégant…
les femmes, à quatre lieues à la ronde,
en raffolent.
Après avoir dépassé le donjon qui se trouve
à l’extrémité de l’aile gauche, nous passâmes
sur les derrières du château. Rouletabille me
dit en me montrant une fenêtre que je reconnus
pour être l’une de celles qui donnent sur
les appartements de {{Mlle|Stangerson}}.
— Si vous étiez passé par ici il y a deux
nuits, à une heure du matin, vous auriez vu
votre serviteur au haut d’une échelle s’apprêtant
à pénétrer dans le château, par cette
fenêtre !
Comme j’exprimais quelque stupéfaction de
cette gymnastique nocturne, il me pria de<noinclude>
<references/></noinclude>
8ddkutvd8m242pi3fza8bsl28xbhglk
Page:Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France - volume 2 - Nicolas Viton de Saint-Allais.djvu/427
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Jpgibert
59041
/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jpgibert" />{{c|SOU}}</noinclude><section begin="SOUCI"/>{{alinéa|{{sc|d’Espagnet}}, en Provence : d’azur, à une tige de trois ''soucis'' d’or ; au chef cousu de gueules, chargé d’un soleil du second émail.|4|-1}}
<section end="SOUCI"/>
<section begin="SOURIS"/><nowiki/>
{{uc|Souris}}, {{abr|subs.|substantif}} {{abr|fém.|féminin}}, petit animal quadrupède, qu’on voit en quelques armoiries.
Les nobles peuvent en avoir mis dans leurs écus, pour faire entendre qu’ils ont détruit des ennemis cachés et malfaisants.
{{alinéa|
{{sc|Glé de la Besneraye}}, de Saint-Belienne, en Bretagne : d’or, à cinq ''souris'' de gueules, deux, deux et une.
{{sc|de Mus}}, en Lorraine : coupé, au 1 d’azur, au bout d’argent, naissant du coupé ; au 2 d’or, à trois ''souris'' de sable.
|4|-1}}
<section end="SOURIS"/>
<section begin="SOUTENANT"/><nowiki/>
{{uc|Soutenant}}, gerond., se dit d’un ou deux animaux qui paraissent soutenir quelque pièce ou meuble. Il diffère du terme ''tenant'', en ce que la pièce soutenue suppose plus de pesanteur que la pièce tenue ; ainsi on dira d’un lion ou autre animal, qu’il tient une épée, une fleur et qu’il ''soutient'' une tour, un globe, un château, un astre.
{{alinéa|
{{sc|de Marches de Seignes}}, en Condomois : d’argent, à deux lions affrontés de sable, ''soutenant'' un croissant d’azur.
{{sc|de Sarret de Coussergues}}, en Languedoc : d’azur, à deux lions affrontés d’or, posés sur un rocher d’argent, et ''soutenant'' une étoile du même.
{{sc|de Frévol d’Aubignac}}, de Ribains, en Auvergne : de gueules à deux lions affrontés d’or, posés sur une montagne de trois coupeaux, et ''soutenant'' une roue, le tout du même.
{{sc|d’Escoubés de Montlaur}}, en Guienne : de gueules, à deux lions affrontés d’or, ''soutenant'' un globe d’argent, ceintré du second émail. Devise : ''{{langue|la|Virtus auro potior}}''.
|4|-1}}
<section end="SOUTENANT"/>
<section begin="SOUTENU"/><nowiki/>
{{uc|Soutenu}}, {{sc|ue}}, {{abr|adject.|adjectif}}, se dit d’un chef qui paraît posé sur une divise, ou d’une bande sur un filet. Quand le champ de l’écu est de couleur ou de métal et que le chef {{sc|Soutenu}} est également de couleur ou de métal, on supprime le mot ''cousu''.
<section end="SOUTENU"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/41
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||EN SOCIÉTÉ.|33}}</noinclude>{{tiret2|rem|place}} le ''moyen'' à trouver ''pour fonder une société parfaite''.
L’État, comme tous les autres établissements
humains qui ne sont que des moyens,
tend à s’anéantir lui-même ; ''le but de tout gouvernement est de rendre le gouvernement superflu.'' Ce moment n’est certainement pas encore arrivé, et
je ne sais combien de myriades d’années pourront
s’écouler encore avant qu’il arrive (il n’est
donc pas question ici en général d’une application
dans la vie, mais seulement de la justification
d’une proposition spéculative). Ce moment
n’est donc pas arrivé ; mais il est certain que dans
la carrière que doit parcourir la race humaine,
carrière dont on peut, ''à priori'', se faire une
image, se trouve un point où tous les rapports
de l’État deviendront superflus : c’est le point
où, au lieu de la force ou de la ruse, la raison
seule sera universellement reconnue. Nous
disons ''reconnue'', car même alors les hommes
pourront se tromper et par erreur blesser leurs
semblables ; mais tous devront avoir la bonne
volonté de se laisser convaincre de leur erreur,
et, dès qu’ils en seront convaincus, de revenir
et de réparer leur tort. — Tant que ce point
n’est pas atteint, nous ne sommes pas encore
en général vraiment hommes.
D’après ce que nous avons dit, la société a
pour caractère positif d’être un ''commerce'' entre<noinclude>
<references/></noinclude>
r1j8r5ojuo16wwkpesdulv0uke6ysou
Page:Leroux - Le Mystère de la chambre jaune, 1910.djvu/230
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>montrer beaucoup d’attention à la disposition
extérieure du château, après quoi nous revînmes
dans le bâtiment.
— Il faut maintenant, dit mon ami, que je
vous fasse visiter le premier étage, aile droite.
C’est là que j’habite.
{{Interligne|0.5em}}
{{Image|Leroux - Le Mystère de la chambre jaune, 1910 (page 230 crop).jpg|450px|center}}
{{Interligne|0.5em}}
{{P début|90}}
1. Endroit où Rouletabille plaça Frédéric Larsan.
2. Endroit où Rouletabille plaça le père Jacques.
3. Endroit où Rouletabille plaça {{M.|Stangerson}}.
4. Fenêtre par laquelle entra Rouletabille.
5. Fenêtre trouvée ouverte par Rouletabille quand il sort de sa chambre. Il la referme. Toutes les autres fenêtres et portes sont fermées.
6. Terrasse surmontant une pièce en encorbellement au rezde-chaussée.
{{P fin}}
{{Interligne|0.5em}}
Pour bien faire comprendre l’économie des
lieux, je mets sous les yeux du lecteur un plan<noinclude>
<references/></noinclude>
l08ecvmd34mmjq4h8bosy7i12swm2dp
Page:Œuvres de C. Tillier - III.djvu/354
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Courvey
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/* Corrigée */ l’art.{{lié}}174 ''monseigneur !'' {{Corr|chuchottant|chuchotant}} Fénelon
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>en parlant du maître : Nous requérons contre le nommé Jésus, fils
de Joseph et de Marie, l’application de l’art.{{lié}}174 du Code pénal
ainsi conçu, etc., etc., etc., et les serviteurs souffrent qu’on les
appelle ''monseigneur !''
Voilà ce que dit le tentateur. Pour moi, de peur que les béates,
qui se croient saintes, parce qu’elles mangent de la carpe frite le
vendredi, n’aillent partout {{Corr|chuchottant|chuchotant}} que je suis un impie, je
me hâte de déclarer que j’aime Jésus-Christ.
Allez, c’est chez Jésus-Christ, surtout, qu’il y a du Fénelon et
du saint Vincent de Paule ; toujours et partout, soit qu’il marche
sur les palmes fleuries, soit qu’il aille courbé sous sa croix, il
est, pour l’homme comme pour le chrétien, un sublime modèle.
L’auréole qui rayonne sur son front, il ne s’en aperçoit point ;
il est humble avec les humbles, petit avec les petits. C’est un père
qui se baisse pour faire marcher son enfant. Mais en présence des
docteurs et des scribes, des grands et des orgueilleux du siècle, il
se relève de toute sa hauteur, il les flagelle de ses sarcasmes, il les
enveloppe entre les replis de ses admirables paraboles, il les tient
haletants entre les dures tenailles de son inflexible logique, et il les
rejette à la porte de leurs synagogues, tout meurtris et avec leurs
oripeaux de vertu mis en pièces !
Ces pompes hautaines dont s’entourent les prélats et les grands
dignitaires de l’église, il les dédaigne ; il ne fait point venir sur
son passage des hommes armés et des sonneurs de trompette : le
peuple seul se presse autour de lui. Ces lépreux que l’on repousse
du pied dans la rue, peuvent toucher le bord de son vêtement, et
ils sont guéris de leur souillure.
Il y a dans sa bonté quelque chose de tendre, de chaud qui
fond en tièdes ruisseaux d’amour la glace du plus dur égoïsme.
Quand il ordonne, il met dans sa parole une telle autorité de raison
et de sagesse, que devant lui le murmure est impossible, et
que la volonté la plus rebelle se courbe comme un roseau sur<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/42
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|34|DE LA DESTINATION DE L’HOMME|}}</noinclude>les hommes ''fondé sur la liberté''. — Ce commerce est le but même ; il a lieu ''seulement et absolument pour avoir lieu''. — Mais prétendre que la
société est son propre but, ce n’est pas nier que
l’action de l’homme ne puisse encore avoir une
loi particulière qui lui donne un but plus déterminé.
L’instinct fondamental nous poussait à trouver
des êtres raisonnables qui nous ressemblent
ou des ''hommes''. — L’idée de l’homme est une
notion idéale, puisque le but de l’homme, en
tant qu’homme, ne peut être atteint. Chaque
individu a en général son idéal particulier, et ces
idéaux ne diffèrent pas en qualité, mais en degrés.
Chacun, d’après son idéal propre, examine
celui qu’il reconnaît pour un homme : chacun,
par suite de son instinct, désire trouver chaque
individu semblable à cet idéal ; il l’observe sous
toutes les faces, et s’il le trouve ''au-dessous'' de
cet idéal, il cherche à l’élever jusque là. Dans
cette lutte des esprits, celui-là triomphe toujours,
qui est le plus élevé et le meilleur. Ainsi
s’accomplit par la société le ''perfectionnement de l’espèce'' ;
et en cela nous trouvons aussi la
destination de la société. S’il semble que l’homme
le plus élevé et le meilleur n’ait aucune influence
sur ceux qui sont au-dessous de lui et manquent
de culture, c’est une erreur qui provient en<noinclude>
<references/></noinclude>
jmbuekxgrhh5mjfr783x9tah7m96x7p
Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/43
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||EN SOCIÉTÉ.|35}}</noinclude>partie de notre jugement, lequel souvent attend
des fruits avant que la semence ait germé et pu
se développer ; en partie de ce que le meilleur est
peut-être de trop de degrés supérieur à celui qui
n’a pas de culture, pour avoir avec lui beaucoup
de points de contact, et de ce qu’ils agissent trop
peu l’un sur l’autre, circonstance que la culture
fait disparaître d’une manière incroyable, et
dont nous montrerons en son lieu le correctif.
Mais en somme, le meilleur est certainement le
vainqueur ; et c’est là ce qui doit consoler l’ami
de l’humanité et de la vérité, qui est spectateur
de la lutte entre les lumières et l’ignorance. Les
lumières remportent certainement enfin la victoire ;
on ne peut en déterminer l’époque, mais on
a un gage de la victoire et d’une prochaine victoire,
en ce que l’ignorance est forcée d’en venir
à un combat public : elle aime l’obscurité, elle
est déjà perdue quand elle est forcée de paraître
au grand jour.
Tel est donc lé résultat de l’étude que nous avons
faite jusqu’ici : l’homme est fait pour la société.
Parmi les aptitudes diverses que, d’après sa destination,
telle que nous l’avons déterminée dans
la leçon précédente, il doit perfectionner, se
trouve la ''sociabilité''.
Cette destination à la société en général, qui,
bien qu’elle parte de ce qu’il y a de plus intime<noinclude>
<references/></noinclude>
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||EN SOCIÉTÉ.|35}}</noinclude>partie de notre jugement, lequel souvent attend
des fruits avant que la semence ait germé et pu
se développer ; en partie de ce que le meilleur est
peut-être de trop de degrés supérieur à celui qui
n’a pas de culture, pour avoir avec lui beaucoup
de points de contact, et de ce qu’ils agissent trop
peu l’un sur l’autre, circonstance que la culture
fait disparaître d’une manière incroyable, et
dont nous montrerons en son lieu le correctif.
Mais en somme, le meilleur est certainement le
vainqueur ; et c’est là ce qui doit consoler l’ami
de l’humanité et de la vérité, qui est spectateur
de la lutte entre les lumières et l’ignorance. Les
lumières remportent certainement enfin la victoire ;
on ne peut en déterminer l’époque, mais on
a un gage de la victoire et d’une prochaine victoire,
en ce que l’ignorance est forcée d’en venir
à un combat public : elle aime l’obscurité, elle
est déjà perdue quand elle est forcée de paraître
au grand jour.
Tel est donc le résultat de l’étude que nous avons
faite jusqu’ici : l’homme est fait pour la société.
Parmi les aptitudes diverses que, d’après sa destination,
telle que nous l’avons déterminée dans
la leçon précédente, il doit perfectionner, se
trouve la ''sociabilité''.
Cette destination à la société en général, qui,
bien qu’elle parte de ce qu’il y a de plus intime<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/44
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|36|DE LA DESTINATION DE L’HOMME|}}</noinclude>et de plus pur dans l’être humain, n’est cependant
qu’un penchant, est subordonnée à la loi
suprême de l’accord constant avec nous-mêmes
ou à la loi morale ; et c’est par cette loi morale
qu’elle doit être déterminée plus complètement
et soumise à une règle fixe : en trouvant cette
règle, nous trouvons la ''destination de l’homme dans la société'' ; ce qui est le but que nous nous sommes proposé dans cette leçon.
D’abord par cette loi de l’harmonie absolue
le penchant social est déterminé ''négativement'' ;
il ne doit jamais se contredire. Ce penchant
porte toujours sur un ''commerce'', sur un rapport
''réciproque'', sur l’acte de donner et de recevoir
''mutuellement'', sur une action et une
réaction, et non sur une simple causalité, sur
une simple activité d’un homme sur un autre,
qui ne ferait que supporter l’action. Ce penchant
tend à trouver hors de nous des êtres
''libres, raisonnables'', et à se mettre en rapport
avec eux ; il ne tend pas à une subordination
comme dans le monde des corps, mais à une
coordination. Si l’on ne veut pas que les êtres
raisonnables qu’on cherche au dehors soient
libres, on compte peut-être seulement sur leur
habileté théorique, et non sur leur rationabililé
libre et pratique ; on ne veut pas entrer en société
avec eux, mais les ''dominer'', comme des<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/45
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||EN SOCIÉTÉ.|37}}</noinclude>animaux plus habiles, et alors on se met en
contradiction avec l’instinct social. — Que dis-je ?
on se met en contradiction avec soi-même ;
on n’a pas même cet instinct élevé ; l’humanité
ne s’est pas encore formée en nous jusque là ;
nous sommes encore au plus bas degré d’une
demi-humanité, au degré de l’esclavage ; nous
ne sommes pas encore assez mûrs pour avoir
le sentiment de notre liberté, de ce qui est nous-mêmes,
car autrement nous devrions nécessairement
désirer voir autour de nous des êtres qui
nous ressemblent, c’est-à-dire qui soient libres ;
nous sommes esclaves et nous voulons rester
esclaves. Rousseau dit : Tel se tient pour le
maître des autres, qui est encore plus esclave
qu’eux. Il aurait pu dire avec plus de raison
encore : Quiconque se regarde comme le maître
des autres est lui-même un esclave. S’il ne
l’est pas réellement, il a cependant à coup
sûr une âme d’esclave, et il rampera bassement
devant le premier homme plus fort qui
le soumettra. Celui-là seul est libre qui veut
rendre libre tout ce qui l’entoure, et qui le
rend réellement libre par une certaine influence
dont on n’a pas toujours remarqué la
cause. Sous ses yeux nous respirons plus librement ;
nous ne sommes oppressés, retenus, gênés
par quoi que ce soit ; nous sentons une joie<noinclude>
<references/></noinclude>
tq9ts6wf0wcptcn1j9xd0vs04t9f98l
Page:Leroux - Le Mystère de la chambre jaune, 1910.djvu/231
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>du premier étage de cette aile droite, plan dessiné
par Rouletabille au lendemain de l’extraordinaire
phénomène que vous allez connaître
dans tous ses détails :
Rouletabille me fit signe de monter derrière
lui l’escalier monumental double qui, à la hauteur
du premier étage, formait palier. De ce
palier on se rendait directement dans l’aile
droite ou dans l’aile gauche du château par
une galerie qui venait y aboutir. La galerie,
haute et large, s’étendait sur toute la longueur
du bâtiment et prenait jour sur la façade du
château exposée au nord. Les chambres dont
les fenêtres donnaient sur le midi avaient leurs
portes sur cette galerie. Le professeur Stangerson
habitait l’aile gauche du château. {{Mlle|Stangerson}}
avait son appartement dans l’aile droite.
Nous entrâmes dans la galerie, aile droite. Un
tapis étroit, jeté sur le parquet ciré, qui luisait
comme une glace, étouffait le bruit de nos
pas. Rouletabille me disait à voix basse, de
marcher avec précaution parce que nous passions
devant la chambre de {{Mlle|Stangerson}}.
Il m’expliqua que l’appartement de {{Mlle|Stangerson}}
se composait de sa chambre, d’une antichambre,
d’une petite salle de bain, d’un boudoir
et d’un salon. On pouvait, naturellement,
passer de l’une de ces pièces dans l’autre sans
qu’il fût nécessaire de passer par la galerie. Le<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/46
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|38|DE LA DESTINATION DE L’HOMME|}}</noinclude>inaccoutumée à être et à faire tout ce que ne
nous défend pas l’estime de nous-mêmes.
L’homme peut se servir des choses privées
de raison comme de moyens pour atteindre
son but, mais jamais des êtres raisonnables ;
il ne doit pas même s’en servir comme de
moyens pour leur faire atteindre leur propre
but ; il ne doit jamais agir sur eux comme sur
une matière inanimée, ou comme sur l’animal,
de manière à ce qu’il atteigne son but par leur
moyen, sans avoir tenu compte de leur liberté.
Il ne peut pas rendre un être raisonnable vertueux,
ou sage, ou heureux contre sa propre
volonté ; sans compter que ce serait peine perdue,
et que personne ne peut devenir vertueux,
ou sage, ou heureux que par ses propres
efforts ; il ne doit pas le vouloir, quand même
il le pourrait ou croirait le pouvoir, car c’est
injuste, et il se met par là en contradiction
avec lui-même.
Par la loi d’une complète harmonie formelle
avec soi-même, l’instinct social est aussi déterminé
''positivement'', et nous pouvons apprendre
ainsi quelle est proprement la destination de
l’homme dans la société. Tous les individus qui
appartiennent au genre humain sont différents
entre eux : il est un seul point en quoi ils
s’accordent entièrement, c’est leur but final, la<noinclude>
<references/></noinclude>
e98sesj9wxgfrgv0nh2t6xghwnn8oz3
Page:Leroux - Le Mystère de la chambre jaune, 1910.djvu/232
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>salon et l’antichambre étaient les seules pièces
de l’appartement qui eussent une porte sur la
galerię. La galerie se continuait, toute droite,
jusqu’à l’extrémité est du bâtiment où elle avait
jour sur l’extérieur par une haute fenêtre (fenêtre
2 du plan). Vers les deux tiers de sa
longueur, cette galerie se rencontrait en angle
droit avec une autre galerie qui tournait avec
l’aile droite du château.
Pour la clarté de ce récit, nous appellerons
la galerie qui va de l’escalier jusqu’à la fenêtre
à l’est, « la galerie droite », et le bout de galerie
qui tourne avec l’aile droite et qui vient
aboutir à la galerie droite, à angle droit, « la
galerie tournante ». C’est au carrefour de ces
deux galeries que se trouvait la chambre de
Rouletabille, touchant à celle de Frédéric
Larsan. Les portes de ces deux chambres donnaient
sur la galerie tournante, tandis que
les portes de l’appartement de {{Mlle|Stangerson}}
donnaient sur la galerie droite (Voir le
plan).
Rouletabille poussa la porte de sa chambre,
me fit entrer et referma la porte sur nous,
poussant le verrou. Je n’avais pas encore eu le
temps de jeter un coup d’œil sur son installation
qu’il poussait un cri de surprise en me
montrant, sur un guéridon, ''un binocle''.
— Qu’est-ce que cela ? se demandait-il ;<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Leroux - Le Mystère de la chambre jaune, 1910.djvu/233
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>qu’est-ce que ce binocle est venu faire sur mon
guéridon ?
J’aurais été bien en peine de lui répondre.
— À moins que, fit-il, à moins que… à moins
que… à moins que ce binocle ne soit « ce que je
cherche »… et que… et que… ''et que ce soit un''
''binocle de presbyte !…''
Il se jetait littéralement sur le binocle ; ses
doigts caressaient la convexité des verres… et
alors il me regarda d’une façon effrayante.
— Oh !… oh !
Et il répétait : Oh !… oh ! comme si sa pensée
l’avait tout à coup rendu fou…
Il se leva, me mit la main sur l’épaule, ricana
comme un insensé et me dit :
— Ce binocle me rendra fou ! car la chose
est possible, voyez-vous, « mathématiquement
parlant » ; mais « humainement parlant », elle
est impossible… ou alors… ou alors… ou
alors…
On frappa deux petits coups à la porte de
la chambre ; Rouletabille entr’ouvrit la porte ;
une figure passa. Je reconnus la concierge que
j’avais vue passer devant moi quand on l’avait
amenée au pavillon pour l’interrogatoire et
j’en fus étonnée, car je croyais toujours cette
femme sous les verrous. Cette femme dit à voix
très basse :
— « Dans la rainure du parquet ! »<noinclude>
<references/></noinclude>
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Lorlam
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<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki />
Rouletabille répondit : « Merci ! » et la
figure s’en alla. Il se retourna vers moi, après
avoir soigneusement refermé la porte. Et il
prononça des mots incompréhensibles avec un
air hagard.
Puisque la chose est « mathématiquement »
possible, pourquoi ne la serait-elle pas « humainement !… »
Mais si la chose est « humainement »
possible, l’affaire est formidable !
J’interrompis Rouletabille dans son soliloque.
— Les concierges sont donc en liberté, maintenant ?
demandai-je.
— Oui, me répondit Rouletabille, je les ai
fait remettre en liberté. J’ai besoin de gens
sûrs. La femme m’est tout à fait dévouée, et
le concierge se ferait tuer pour moi… Et,
puisque le binocle a des verres pour presbyte,
je vais certainement avoir besoin de gens
dévoués qui se feraient tuer pour moi !
— Oh ! oh ! fis-je, vous ne souriez pas, mon
ami… Et quand faudra-t-il se faire tuer ?
— Mais ce soir ! car il faut queje vous dise,
mon cher, ''j’attends l’assassin ce soir !''
— Oh ! oh ! oh ! oh !… Vous attendez l’assassin
ce soir… Vraiment, vraiment, vous
attendez l’assassin ce soir… mais vous connaissez
donc l’assassin ?
— Oh ! oh ! oh ! « Maintenant, il se peut que<noinclude>
<references/></noinclude>
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>je le connaisse. » Je serais un fou d’affirmer
catégoriquement que je le connais, car l’idée
mathématique que j’ai de l’assassin donne des
résultats si effrayants, si monstrueux, « que
j’espère qu’il est encore possible que je me
trompe ! Oh ! je l’espère de toutes mes
forces… »
— Comment, puisque vous ne connaissiez
pas, il y a cinq minutes, l’assassin, pouvez-vous
dire que vous attendez l’assassin ce
soir ?
— « Parce que je sais qu’il doit venir. »
Rouletabille bourra une pipe lentement, lentement
et l’alluma.
Ceci me présageait un récit des plus captivants.
À ce moment quelqu’un marcha dans
le couloir, passa devant notre porte. Rouletabille
écouta. Les pas s’éloignèrent.
— Est-ce que Frédéric Larsan est dans sa
chambre ? fis-je en montrant la cloison.
— Non, me répondit mon ami, il n’est pas
là ; il a dû partir ce matin pour Paris ; il est
toujours sur la piste de Darzac !… {{M.|Darzac}}
est parti lui aussi ce matin pour Paris. Tout
cela se terminera très mal… Je prévois l’arrestation
de {{M.|Darzac}} avant huit jours. Le pire
est que tout semble se liguer contre le malheureux
les événements, les choses, les
gens… Il n’est pas une heure qui s’écoule qui<noinclude>
<references/></noinclude>
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Courvey
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/* Corrigée */ {{Corr|galopperait|galoperait}} À
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<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>lequel il appuierait sa main. Sa grandeur est sans prétention, il
ne l’étale pas plus qu’il ne la dissimule ; il ne recherche les acclamations
ni ne les évite ; il dédaigne cette vaine modestie qui semble
dire : Admire-moi, parce que je suis modeste. Il est toujours
au milieu du peuple, comme s’il était seul ; il sait ce qu’il est, Il
ne veut pas paraître autre chose.
Sa philosophie n’est point celle des anciens sages qui ne s’adressait
qu’à quelques hommes d’élite, qui prenait un individu à part
et lui enseignait à être vertueux : la sienne s’adresse aux masses.
C’est la réforme sociale qu’il prêche, c’est la réhabilitation de
l’homme qu’il veut.
La terre est un vieux palais souillé, et il vient le nettoyer de ses
ordures. Quand Rome étreint le globe de sa chaîne immense,
quand ses empereurs passent sur le monde comme un cavalier qui
{{Corr|galopperait|galoperait}} sur les têtes de la foule, il proteste hautement contre
l’omnipotence du sabre et des sesterces.
Il a dit aux maîtres : « Ces hommes dont vous vous êtes fait un
troupeau et que vous appelez vos esclaves, ils sont vos égaux. »
À ceux qui sont gorgés d’opulence et qui ont dans leurs palais les
richesses de toute une province : « Ces pauvres qui ramassent dans
la poussière les miettes de vos festins, ils entreront dans le royaume
des cieux, et vous, vous serez jetés comme un vil copeau, comme
une ordure qu’on balaie de la maison, dans les flammes éternelles ! »
Lui qui fait pousser l’or dans les graviers de la terre, il a voulu
honorer la pauvreté en vivant de la vie des pauvres ; c’est sur
l’escabelle du pauvre qu’il s’assied, c’est sous le toit du pauvre
qu’il s’abrite, c’est pour le pauvre qu’il fait des miracles, ce sont
des pauvres qu’il choisit pour recevoir ses divins enseignements et
les répandre ensuite parmi les peuples de la terre ; et quand sa
mission est accomplie, c’est encore de la mort du pauvre qu’on
persécute qu’il veut mourir !
Son gibet n’est pour lui un objet ni d’orgueil ni de honte ; il ne<noinclude>
<references/></noinclude>
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>n’apporte contre {{M.|Darzac}} une accusation
nouvelle… Le juge d’instruction en est accablé
et aveuglé… Du reste, je comprends que
l’on soit aveuglé !… On le serait à moins…
— Frédéric Larsan n’est pourtant pas un
novice.
— J’ai cru, fit Rouletabille avec une moue
légèrement méprisante, que Fred était beaucoup
plus fort que cela… Évidemment, ce n’est
pas le premier venu… J’ai même {{Nec|eu}} beaucoup
d’admiration pour lui quand je ne connaissais
pas sa méthode de travail. Elle est déplorable…
Il doit sa réputation uniquement à son
habileté ; mais il manque de philosophie ; la
mathématique de ses conceptions est bien
pauvre…
Je regardai Rouletabille et ne pus m’empêcher
de sourire en entendant ce gamin de dix
huit ans traiter d’enfant un garçon d’une cinquantaine
d’années qui avait fait ses preuves
comme le plus fin limier d’Europe…
— Vous souriez, me fit Rouletabille… Vous
avez tort !… Je vous jure que je le roulerai…
et d’une façon retentissante… mais il faut que
je me presse, car il a une avance colossale sur
moi, avance que lui a donnée {{M.|Robert Darzac}}
et que {{M.|Robert Darzac}} va encore augmenter
ce soir… Songez donc : ''chaque fois''
''que l’assassin vient au château'', {{M.|Robert}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>Darzac, par une fatalité étrange, s’absente et
se refuse à donner l’emploi de son temps !
— Chaque fois que l’assassin vient au château !
m’écriai-je… Il y est donc revenu…
— Oui, pendant cette fameuse nuit où s’est
produit le phénomène…
J’allais donc connaître ce fameux phénomène
auquel Rouletabille faisait allusion depuis
une demi-heure sans me l’expliquer. Mais
j’avais appris à ne jamais presser Rouletabille
dans ses narrations… Il parlait quand la fantaisie
lui en prenait ou quand il le jugeait
utile, et se préoccupait beaucoup moins de ma
curiosité que de faire un résumé complet pour
lui-même d’un événement capital qui l’intéressait.
Enfin, par petites phrases rapides, il m’apprit
des choses qui me plongèrent dans un état
voisin de l’abrutissement, car, en vérité, les
phénomènes de cette science encore inconnue
qu’est l’hypnotisme, par exemple, ne sont point
plus inexplicables que cette disparition de la
matière de l’assassin au moment où ils étaient
quatre à la toucher. Je parle de l’hypnotisme
comme je parlerais de l’électricité dont nous
ignorons la nature et dont nous connaissons si
peu les lois, parce que, dans le moment, l’affaire
ne me parut pouvoir s’expliquer que par
de l’inexplicable, c’est-à-dire par un événement<noinclude>
<references/></noinclude>
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Courvey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>fait point un spectacle de sa mort, il ne jette pas au peuple, du
haut de sa croix, des maximes philosophiques ; mais avant de rendre
le dernier souffle, il absout un malheureux que les hommes
ont condamné, et lui ouvre les portes du ciel.
En quittant la terre il y a encore laissé, comme un magnifique
enseignement, le gibet sur lequel il est mort. Il a voulu que du
haut du Capitole ce gibet dominât le monde, afin que les persécutés
sussent bien qu’au bout des persécutions est la gloire, et que
les persécuteurs apprissent aussi qu’ils ne peuvent faire périr une
vérité sous le sabre de leurs soldats, et qu’elle sort tôt ou tard
triomphante du sang où ils croyaient l’avoir noyée !!!
Maintenant j’ai dit, et je prends acte de mes paroles ; qui osera
insinuer, parce que j’aime Jésus-Christ, que je n’aime pas la religion
qu’il a enseignée ?
Toutefois, je dois déclarer, pour être juste, que monsieur le curé
de Clamecy est le prétexte plutôt que la cause de ces réflexions.
Remercions-le d’avoir donné, au lieu de le blâmer de n’avoir point
donné assez ; car enfin il pouvait ne rien donner du tout.
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{{sep4}}
{{interligne|2em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Yland
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|110|{{sc|les origines de l’alchimie}}}}</noinclude>blage a servi à la constituer. Je demande quelque indulgence pour ce travail d’analyse, fort délicat de sa nature, mais qui semble propre à jeter un certain jour sur l’histoire de la science.
'''{{c|§ 4. — Composition de la collection manuscrite des alchimistes grecs.|m=1.6em}}'''
Le manuscrit 2.327 est coordonné jusqu’à un certain point à la façon d’un ouvrage moderne, au moins dans ses premières parties : c’est une sorte d’Encyclopédie alchimique, où le copiste a rassemblé tous les traités et morceaux congénères qu’il a pu connaître. Le manuscrit débute par une dissertation ou lettre {{Corr|de de|de}} ''Michel Psellus'', adressée à Xiphilin, patriarche de Constantinople au milieu du {{s|xi}}. Elle est placée en tête, en guise de préface<ref>{{abr|Ms.|Manuscrit}} 2327. {{abr|Fol.|Folios}} 1 à 7.</ref>. Après diverses intercalations, qui semblent faites sur des pages de garde originellement blanches, on trouve, comme dans un traité de chimie actuel :
{{1o}} Les indications générales relatives aux mesures et à la nomenclature ;
{{2o}} L’ensemble des traités proprement dits, théoriques et pratiques, lesquels forment à la suite un tout distinct.
Développons le détail de cette composition.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Berthelot - Les origines de l'alchimie, 1885.djvu/141
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Yland
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||{{sc|les manuscrits grecs des bibliothèques}}|111}}</noinclude><nowiki />
'''{{c|§ 5. — Indications générales.|m=1.6em}}'''
Ces indications comprennent d’abord un traité des poids et mesures<ref>{{abr|Ms.|Manuscrit}} 2.327, {{fol.}}13 et 16 ; {{ms.}}de saint Marc, {{fol.}}108, verso.</ref>, attribué à Cléopâtre, traité classique pour ceux qui s’occupent de l’antiquité ; il existe dans le manuscrit de saint Marc et dans beaucoup d’autres. Il se trouve aussi dans les œuvres de Galien et dans divers manuscrits traitant d’autres sujets. Aussi a-t-il été imprimé plusieurs fois, notamment par Henri Estienne dans son ''{{lang|la|Thesaurus Græcæ linguæ}}''<ref>Appendice de l’édition {{lang|la|princeps}}, {{pg}}218 ; avec traduction latine. L’édition moderne de Didot est moins complète sur ce point.</ref>. Une autre note relative aux poids et mesures se trouve dans des additions faites à la fin du manuscrit 2.327<ref>{{abr|Ms.|Manuscrit}} 2.327, {{fol.|expl=folios}}292 et 293.</ref>.
Les noms des ''mois égyptiens'', comparés à ceux des mois romains<ref>{{abr|Ms.|Manuscrit}} 2.327, {{fol.|expl=folios}}280 et 297.</ref>, représentent un renseignement pratique du même ordre.
Le traité des mesures est suivi, toujours comme dans un ouvrage moderne, par ''l’explication des signes de l’art sacré''<ref>{{abr|Ms.|Manuscrit}} 2.327, {{fol.|expl=folios}}16, verso, à 18 ; {{abr|Ms.|Manuscrit}} de saint Marc, {{fol.}}6 et 7.</ref>, lesquels correspondent aux symboles de nos éléments actuels, avec noms en regard. Ce tableau des signes existe aussi dans le manuscrit de saint Marc et dans le manuscrit 2.325 : ce qui<noinclude>
<references/></noinclude>
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Histoire littéraire des femmes françoises/5/12
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*triſtes: tristes}}
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{interligne|4em}} {{T3|LETTRE XIII.}} {{interligne|1em}} {{sc|Le}} ſuccès de quelques Ouvrages de Féerie,{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=left|text=Madame Fagnan.|taille=90}} compoſés par Madame Marie-Antoinette Marie Fagnan, ſembloit annoncer une ſuite nombreuſe de pluſieurs autres écrits de ce genre. Son ſilence, depuis près de quinze ans, doit étonner ceux qui ont lû ſes premieres productions : elle n’a fait, pour ainſi... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
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{{T3|LETTRE XIII.}}
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{{sc|Le}} ſuccès de quelques Ouvrages de Féerie,{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=left|text=Madame Fagnan.|taille=90}}
compoſés par Madame Marie-Antoinette Marie
Fagnan, ſembloit annoncer une ſuite nombreuſe
de pluſieurs autres écrits de ce genre. Son ſilence,
depuis près de quinze ans, doit étonner ceux
qui ont lû ſes premieres productions : elle n’a
fait, pour ainſi dire, que ſe montrer dans la
carriere du bel-eſprit ; & elle s’eſt précisément
arrêtée dans le moment, où elle paroiſſoit avoir
le plus grand deſir de s’y diſtinguer. Son indifférence
actuelle pour cette ſorte de gloire, la laiſſe
aujourd’hui dans la claſſe de ces femmes ordinaires,
dont l’exiſtence n’eſt guères connue, que
des gens de leur ſociété.
On m’a dit que le mari de Madame Fagnan
étoit employé dans quelque bureau ; c’eſt tout
ce que j’ai pu apprendre de l’état d’une femme,
qui paroît préférer une douce obſcurité, à la
célébrité littéraire, à laquelle elle devoit ſe flatter
de pouvoir parvenir.
Il y a environ dix-huit ans, qu’elle publia une
Brochure, ſous le titre de ''Kanor, Conte ſauvage'',,{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=left|text=Kanor.|taille=90}}
où elle ſe propoſoit de donner du jour à une
vérité morale, qui eſt, que le véritable amour
fait des prodiges. Il n’eſt, en effet, queſtion dans
ce Roman, que d’un miracle de l’amour, opéré
par la main des fées, à qui tout eſt poſſible.
L’Auteur place, ſur les bords de la riviere des
Amazones, deux nations de ſauvages gouvernées,
l’une par Kanor, l’autre par Alzopha. Les deux
peuples, quoique voiſias, vivoient en bonne in-<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « ſit ſortir le venin de la plaie, en tirant le ſang. Louvette ſondant en larmes, s’empara de la main de ſon amant ; & quelqu’effort qu’il fit pour la retirer, elle ne la quitta point, qu’elle n’eût fait ſortir tout le poiſon. Y eût-il jamais de la laideur, où il y a de l’ame, du ſentiment, de la véritable tendreſſe ? Non, ſans doute ; auſſi Louvette, en cet état, devoit paroitre bien belle à ſon amant : elle l’étoit en effet : q... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>ſit ſortir le venin de la plaie, en tirant le ſang.
Louvette ſondant en larmes, s’empara de la main
de ſon amant ; & quelqu’effort qu’il fit pour la
retirer, elle ne la quitta point, qu’elle n’eût
fait ſortir tout le poiſon.
Y eût-il jamais de la laideur, où il y a de
l’ame, du ſentiment, de la véritable tendreſſe ?
Non, ſans doute ; auſſi Louvette, en cet
état, devoit paroitre bien belle à ſon amant :
elle l’étoit en effet : quand nous ſaiſons une
belle action, nous n’avons pas notre figure
ordinaire. L’eſtime, la pitié, la reconnoiſſance
entrerent en ce moment dans l’ame du
Prince, pour n’en jamais ſortir ; il vit Louvette
avec d’autres yeux ; &, compter de
cet inſtant, elle ne ſut plus la même. « Elle
perdit ſa difformité, & reprit ſes premiers charmes ;
& à mesure qu’elle les reprit, il s’y attacha
davantage : en peu de temps elle devint la plus
belle des Fées, & lui le plus tendre des Princes.
Il devint auſſi le plus beau dans ſes jours critiques,
à proportion que Louvette devenoit plus
aimable & plus tendre. Les choſes furent conduites,
de part & d’autre, à un tel dégré de perfection,
qu’ils ſe reconnurent pour être les mêmes
qui s’étoient cauſés tant de maux ſous cette
double forme. Chacun les reconnut auſſi, en diſant
qu’il s’en étoit bien douté, quoique perſonne
n’y eût penſé. Vous devinez, Madame, la
ſuite du prodige ; c’eſt l’union des deux amans.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
0pzd9lkajm0oaix4nkar6qfixe4ijhl
Histoire littéraire des femmes françoises/5/13
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Page créée avec « <pages index="Histoire litteraire des femmes francoises tome 5.djvu" header=1 from=209 to=222 /> {{modernisation| *triſtes: tristes}} »
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<pages index="Histoire litteraire des femmes francoises tome 5.djvu" header=1 from=209 to=222 />
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{interligne|4em}} {{T3|LETTRE X.}} {{interligne|1em}} {{sc|Un}} Journaliſte qui a ſait l’analyſe du premier Ouvrage de Mademoiſelle ''Fauk'', ou ''Fauques'', nous apprend qu’elle eſt née dans le Comtat d’Avignon ; qu’elle a porté dix ans le voile de Religieuſe ; & qu’après avoir prouvé la nullité de ſes vœux, elle eſt rentrée dans le monde, & eſt venue demeurer à Paris, où elle a publié pluſieurs Romans. Je la croi... »
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{{T3|LETTRE X.}}
{{interligne|1em}}
{{sc|Un}} Journaliſte qui a ſait l’analyſe du premier
Ouvrage de Mademoiſelle ''Fauk'', ou ''Fauques'',
nous apprend qu’elle eſt née dans le Comtat
d’Avignon ; qu’elle a porté dix ans le voile
de Religieuſe ; & qu’après avoir prouvé la nullité
de ſes vœux, elle eſt rentrée dans le monde,
& eſt venue demeurer à Paris, où elle a publié
pluſieurs Romans. Je la crois actuellement en
Angleterre ; & c’eſt, Madame, tout ce que j’ai
pu apprendre de ſa perſonne. À l’égard de ſes
écrits, & principalement du premier, intitulé le
''Triomphe de l’amitié'', qu’elle donna au ſortir
de ſon Couvent, je dirai avec le même Journaliſte,
que ſi l’on n’y trouve ni peinture du monde,
ni deſcription de nos mœurs, ni aucun
caractere, aucun portrait, où nous puiſſions
nous reconnoître, il ne faut pas s’en étonner ;
l’Auteur, Ex-Religieuſe, ne faiſoit que de quitter
le voile ; & l’on ſait que les idées qu’on a du
monde ſont bien imparfaites, lorſqu’on ne l’a vu
qu’au travers d’une grille. Auſſi ce n’eſt ni à Paris,
ni dans aucune autre Ville de France, que
Mademoiſelle Fauques fait paroître ſes héros.
Elle tranſporte ſes Acteurs au milieu de la Grece ;
& pour s’éloigner toujours plus de nous, & de nos
mœurs, qu’elle devoit moins connoître que celles
des anciens, dont ſans doute, elle avoit fait, dans
les livres, une étude particuliere pendant ſa retraite,
elle remonte juſqu’aux tems les plus reculés
du Paganiſme.<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{T3|LETTRE XIV.}}
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{{sc|Un}} Journaliſte qui a ſait l’analyſe du premier
Ouvrage de Mademoiſelle ''Fauk'', ou ''Fauques'',
nous apprend qu’elle eſt née dans le Comtat
d’Avignon ; qu’elle a porté dix ans le voile
de Religieuſe ; & qu’après avoir prouvé la nullité
de ſes vœux, elle eſt rentrée dans le monde,
& eſt venue demeurer à Paris, où elle a publié
pluſieurs Romans. Je la crois actuellement en
Angleterre ; & c’eſt, Madame, tout ce que j’ai
pu apprendre de ſa perſonne. À l’égard de ſes
écrits, & principalement du premier, intitulé le
''Triomphe de l’amitié'', qu’elle donna au ſortir
de ſon Couvent, je dirai avec le même Journaliſte,
que ſi l’on n’y trouve ni peinture du monde,
ni deſcription de nos mœurs, ni aucun
caractere, aucun portrait, où nous puiſſions
nous reconnoître, il ne faut pas s’en étonner ;
l’Auteur, Ex-Religieuſe, ne faiſoit que de quitter
le voile ; & l’on ſait que les idées qu’on a du
monde ſont bien imparfaites, lorſqu’on ne l’a vu
qu’au travers d’une grille. Auſſi ce n’eſt ni à Paris,
ni dans aucune autre Ville de France, que
Mademoiſelle Fauques fait paroître ſes héros.
Elle tranſporte ſes Acteurs au milieu de la Grece ;
& pour s’éloigner toujours plus de nous, & de nos
mœurs, qu’elle devoit moins connoître que celles
des anciens, dont ſans doute, elle avoit fait, dans
les livres, une étude particuliere pendant ſa retraite,
elle remonte juſqu’aux tems les plus reculés
du Paganiſme.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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Ouvrage de Mademoiſelle ''Fauk'', ou ''Fauques'',{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=left|text=Mlle Fauques.|taille=90}}
nous apprend qu’elle eſt née dans le Comtat
d’Avignon ; qu’elle a porté dix ans le voile
de Religieuſe ; & qu’après avoir prouvé la nullité
de ſes vœux, elle eſt rentrée dans le monde,
& eſt venue demeurer à Paris, où elle a publié
pluſieurs Romans. Je la crois actuellement en
Angleterre ; & c’eſt, Madame, tout ce que j’ai
pu apprendre de ſa perſonne. À l’égard de ſes
écrits, & principalement du premier, intitulé le
''Triomphe de l’amitié'', qu’elle donna au ſortir
de ſon Couvent, je dirai avec le même Journaliſte,
que ſi l’on n’y trouve ni peinture du monde,
ni deſcription de nos mœurs, ni aucun
caractere, aucun portrait, où nous puiſſions
nous reconnoître, il ne faut pas s’en étonner ;
l’Auteur, Ex-Religieuſe, ne faiſoit que de quitter
le voile ; & l’on ſait que les idées qu’on a du
monde ſont bien imparfaites, lorſqu’on ne l’a vu
qu’au travers d’une grille. Auſſi ce n’eſt ni à Paris,
ni dans aucune autre Ville de France, que
Mademoiſelle Fauques fait paroître ſes héros.
Elle tranſporte ſes Acteurs au milieu de la Grece ;
& pour s’éloigner toujours plus de nous, & de nos
mœurs, qu’elle devoit moins connoître que celles
des anciens, dont ſans doute, elle avoit fait, dans
les livres, une étude particuliere pendant ſa retraite,
elle remonte juſqu’aux tems les plus reculés
du Paganiſme.<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Corrigée */
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<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>vrage, ''le Triomphe de l’Amitié''. Ne pourroit-on
pas l’appeller, au contraire, ''le Triomphe de''
''l’Amour ?'' Tant que ce Dieu a régné dans le
cœur de Cloé, ſon amitié pour Iſmene étoit foible ;
& elle n’a conſenti à céder ſon amant à ſa
rivale, que lorſque l’amour a changé ſon cœur
par un prodige, dont l’amitié n’étoit, ſans doute,
pas capable. Quoi qu’il en ſoit, ce combat continuel,
qu’éprouvent ces deux femmes, fait naître
une infinité de ſituations intéreſſantes.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Histoire littéraire des femmes françoises/5/14
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Mlle Fauques
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#REDIRECTION[[Auteur:Marianne-Agnès_Falques]]
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> Parmi les réflexions que l’Auteur a ſemées dans ce Roman, il y en a de juſtes, de fines & d’ingénieuſes. Je ne vous citerai que ce petit nombre. » Tout ce que fait l’hypocrite, eſt bas & infâme ; il ne court aucun riſque, parce qu’il établit ſa fauſſeté ſur la foibleſſe ou ſur la bonne foi des autres ; qu’il abuſe des ſentimens qui ont le plus de crédit ſur le cœur & ſur l’eſprit des hommes. Un hypocrite eſt... »
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Parmi les réflexions que l’Auteur a ſemées dans
ce Roman, il y en a de juſtes, de fines & d’ingénieuſes.
Je ne vous citerai que ce petit nombre.
» Tout ce que fait l’hypocrite, eſt bas & infâme ;
il ne court aucun riſque, parce qu’il établit
ſa fauſſeté ſur la foibleſſe ou ſur la
bonne foi des autres ; qu’il abuſe des ſentimens
qui ont le plus de crédit ſur le cœur &
ſur l’eſprit des hommes. Un hypocrite eſt capable
de tout ; les Derviches ne m’ont que
trop convaincu de la ſolidité de ce jugement.
Leur ſéparation du monde, preſque toujours
forcée ou peu réfléchie, les empêche de ſe
regarder comme membres de la ſociété générale ;
ils la haïſſent ; ils cherchent ſans ceſſe
à la détruire, à la ſacrifier au plus léger intérêt ;
ils ne ſont occupés, dans leur retraite,
qu’à chercher des moyens pour troubler le
bonheur ou le plaiſir des hommes.
» De toutes les paſſions, l’amour eſt celle qui
» nous affranchit le plus promptement des remords,
parce qu’elle eſt dépendante des ſens,
qui ſeuls ont un vrai pouvoir ſur l’ame…
» Nous ne faiſons une attention exacte aux vices
d’autrui, que lorſque nous avons été, ou
que nous craignons d’en être les victimes ».
::Je ſuis, &c.<noinclude>
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Histoire littéraire des femmes françoises/5/15
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « maiſon tierce. La Marquiſe gagna le maître de la maiſon, & s’y rendit pendant la nuit, pour y ſurprendre ſa rivale. Elle ſe mit au lit en attendant l’arrivée de ſon époux. Le Chevalier d’Oran, qu’un intérêt preſqu’égal avoit attiré dans la même maiſon, alla ſe coucher dans le même lit. Voilà, Madame, le ſecret de la naiſſance de cet enfant, dont le pere & la mere ne s’étoient jamais vus, & qui s’étoient ſéparés ſans ſ... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>maiſon tierce. La Marquiſe gagna le maître de
la maiſon, & s’y rendit pendant la nuit, pour y
ſurprendre ſa rivale. Elle ſe mit au lit en attendant
l’arrivée de ſon époux. Le Chevalier d’Oran,
qu’un intérêt preſqu’égal avoit attiré dans la même
maiſon, alla ſe coucher dans le même lit.
Voilà, Madame, le ſecret de la naiſſance de cet
enfant, dont le pere & la mere ne s’étoient jamais
vus, & qui s’étoient ſéparés ſans ſe connoître.
Par quelle aventure fut-il mis dans cette ferme
à l’inſçu de la Marquiſe ? Comment le Chevalier
s’eſt-il trouvé ſeul chargé de ſon éducation ? Par
quel motif ce dernier étoit-il venu dans la maiſon
où étoit Madame de Ménil ? Par quel hazard
fut-il introduit dans ſon lit ? Pourquoi enfin ſe
quitterent-ils ſans ſe parler, & ne purent-ils pas
ſe connoître ? C’eſt ce que vous apprendrez, Madame,
dans l’Ouvrage même, ſi ces ſortes de
détails vous intéreſſent ſort.
Ce Roman eſt écrit avec beaucoup d’eſprit ;
les ſituations en ſont touchantes, les caracteres
bien ſoutenus, & chaque aventure parfaitement
bien amenée.
On attribue encore à Mlle Fauques deux autres
Ouvrages, dont il n’eſt peut-être pas bien ſûr
qu’elle ſoit l’Auteur ; &, quand elle le ſeroit effectivement,
ils n’offrent rien pour vous, Madame,
d’aſſez intéreſſant, pour vous y arrêter.
L’un eſt intitulé : ''La dernière guerre des bêtes'',
''pour ſervir à l’Hiſtoire du dix-huitieme ſiécle'' ;
l’autre, ''Frédéric le Grand au Temple de l’Immortalité''.
Je ne dis rien des Zélindiens, pour les
mêmes raiſons.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Histoire littéraire des femmes françoises/5/16
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{interligne|4em}} {{T3|LETTRE X.}} {{interligne|1em}} {{sc|La}} femme Auteur qui va faire, Madame, le{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=left|text=Mlle de Saint Phallier.|taille=90}} ſujet de cette lettre, a été connue dans le monde ſous pluſieurs noms différens. Née à Paris, d’une naiſſance commune, elle ſe nomma d’abord, comme ſon pere, Aumerle ; & ſon nom de baptême étoit Françoiſe Théreſe. Elle ſe fit enſuite appel... »
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{{T3|LETTRE X.}}
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{{sc|La}} femme Auteur qui va faire, Madame, le{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=left|text=Mlle de Saint Phallier.|taille=90}}
ſujet de cette lettre, a été connue dans le monde
ſous pluſieurs noms différens. Née à Paris, d’une
naiſſance commune, elle ſe nomma d’abord, comme
ſon pere, Aumerle ; & ſon nom de baptême
étoit Françoiſe Théreſe. Elle ſe fit enſuite appeller
Saint-Phalier ; & c’eſt ſous ce nom, qu’elle a
été plus connue ; parce que c’eſt celui, ſous lequel
elle a publié divers Ouvrages en proſe & en
vers, des Piéces de Théâtre & des Romans. Enfin,
ayant épouſé M. Dalibard, qui occupe un emploi
dans la Finance, & qui nous a donné l’Hiſtoire
des Incas, & des expériences ſur l’Electricité.
Mademoiſelle Françoiſe Théreſe Aumerle
de Saint-Phalier, a pris le nom de ſon mari,
qu’elle n’a porté que fort peu de tems, étant
morte le 3 Juin de l’année 1757, âgée d’environ
trente-quatre ou trente-cinq ans. Elle joignoit
une aſſez belle figure à un eſprit cultivé.
Ayant perdu ſon pere aſſez jeune, elle fut élevée
ſous la conduite de ſa mere, qui lui permit de
ſuivre ſon goût, & le talent qu’elle croyoit avoir
de bien écrire.
Ses Ouvrages en proſe ſont ''le Porte-feuille rendu''
& ''les Caprices du Sort''. Le premier eſt un Recueil
de ''Lettres hiſtoriques'', qu’une certaine Émilie eſt
ſuppoſée avoir entre les mains, & qu’elle envoye
à une de ſes amies, à meſure qu’elle les copie.
Ces lettres contiennent trois hiſtoires différentes :
la premiere eſt celle des amours de M. d’Her…<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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{{T3|LETTRE XVII.}}
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{{sc|La}} femme Auteur qui va faire, Madame, le{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=left|text=Mlle de Saint Phallier.|taille=90}}
ſujet de cette lettre, a été connue dans le monde
ſous pluſieurs noms différens. Née à Paris, d’une
naiſſance commune, elle ſe nomma d’abord, comme
ſon pere, Aumerle ; & ſon nom de baptême
étoit Françoiſe Théreſe. Elle ſe fit enſuite appeller
Saint-Phalier ; & c’eſt ſous ce nom, qu’elle a
été plus connue ; parce que c’eſt celui, ſous lequel
elle a publié divers Ouvrages en proſe & en
vers, des Piéces de Théâtre & des Romans. Enfin,
ayant épouſé M. Dalibard, qui occupe un emploi
dans la Finance, & qui nous a donné l’Hiſtoire
des Incas, & des expériences ſur l’Electricité.
Mademoiſelle Françoiſe Théreſe Aumerle
de Saint-Phalier, a pris le nom de ſon mari,
qu’elle n’a porté que fort peu de tems, étant
morte le 3 Juin de l’année 1757, âgée d’environ
trente-quatre ou trente-cinq ans. Elle joignoit
une aſſez belle figure à un eſprit cultivé.
Ayant perdu ſon pere aſſez jeune, elle fut élevée
ſous la conduite de ſa mere, qui lui permit de
ſuivre ſon goût, & le talent qu’elle croyoit avoir
de bien écrire.
Ses Ouvrages en proſe ſont ''le Porte-feuille rendu''
& ''les Caprices du Sort''. Le premier eſt un Recueil
de ''Lettres hiſtoriques'', qu’une certaine Émilie eſt
ſuppoſée avoir entre les mains, & qu’elle envoye
à une de ſes amies, à meſure qu’elle les copie.
Ces lettres contiennent trois hiſtoires différentes :
la premiere eſt celle des amours de M. d’Her…<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Histoire litteraire des femmes francoises tome 5.djvu/277
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « ſa rivale. Orphiſe veut brouiller enſemble les deux amans, à la ſaveur du portrait, qu’elle feint avoir été envoyé par Julie, à un autre que Valere. L’artifice eſt reconnu. Orphiſe ſacrifie ſa paſſion au bonheur de Julie & de Valere, dont le mariage termine la Piéce. À la premiere repréſentation de cette Comédie, Mademoiſelle de Saint-Phalier, qui étoit dans une petite loge grillée, pour jouir, ſans être vue, des ſuccès qu’elle... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>ſa rivale. Orphiſe veut brouiller enſemble les
deux amans, à la ſaveur du portrait, qu’elle feint
avoir été envoyé par Julie, à un autre que Valere.
L’artifice eſt reconnu. Orphiſe ſacrifie ſa paſſion
au bonheur de Julie & de Valere, dont le mariage
termine la Piéce.
À la premiere repréſentation de cette Comédie,
Mademoiſelle de Saint-Phalier, qui étoit
dans une petite loge grillée, pour jouir, ſans être
vue, des ſuccès qu’elle en eſpéroit, voyant que la
ſatisfaction du Parterre ne répondoit pas à ſon
attente, tomba évanouie, croyant que les Acteurs
avoient pris ſa Piéce en guignon, & s’efforçoient,
en jouant mal, de la faire tomber. Revenue
de ſon évanouiſſement, à force d’eau ſpiritueuſe,
elle dit, en répandant un torrent de
larmes, & jettant les hauts cris : ''ils déchirent ma''
''Piéce ; ah ! ils déchirent ma Piéce !''
Le Public n’en a pas été plus ſatisfait à l’impreſſion,
non plus que de ſon Recueil de Poëſies.
Ce ſont la plupart de ces vers de ſociété, qui, hors
de l’à-propos, n’ont plus de ſel, & qui, dans l’à-propos
même, en manquoient le plus ſouvent.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Histoire littéraire des femmes françoises/5/17
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Page créée avec « <pages index="Histoire litteraire des femmes francoises tome 5.djvu" header=1 from=269 to=277 /> {{modernisation| *triſtes: tristes}} »
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*triſtes: tristes}}
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Mlle de Saint-Phalier
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Sapcal22
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Page redirigée vers [[Auteur:Françoise-Thérèse Aumerle Saint-Phalier]]
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text/x-wiki
#REDIRECTION[[Auteur:Françoise-Thérèse_Aumerle_Saint-Phalier]]
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « & de Mademoiſelle D. M. Le pere de la Demoiſelle voit cet amour avec plaiſir ; mais il change d’avis, pour faire épouſer à ſa fille un homme fort riche. La Demoiſelle n’y veut point conſentir, & préfere le Couvent. L’amant toujours fidele, trouve le moyen d’écrire à ſa Maitreſſe ; le pere s’en apperçoit, arrête les lettres, & fait croire à ſa fille que M. d’Her… l’a oubliée pour en épouſer un autre. La fille déſeſpéré... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>& de Mademoiſelle D. M. Le pere de la Demoiſelle
voit cet amour avec plaiſir ; mais il change
d’avis, pour faire épouſer à ſa fille un homme
fort riche. La Demoiſelle n’y veut point conſentir,
& préfere le Couvent. L’amant toujours
fidele, trouve le moyen d’écrire à ſa Maitreſſe ;
le pere s’en apperçoit, arrête les lettres, & fait
croire à ſa fille que M. d’Her… l’a oubliée pour
en épouſer un autre. La fille déſeſpérée prend
l’habit de Religieuſe : ſon pere en meurt de chagrin ;
elle apprend que ſon amant n’eſt point infidele ;
elle quitte le Couvent, & l’épouſe.
J’oubliois de vous dire qu’avant les violences
de ſon pere, Mademoiſelle D. M. avoit eu un
moment de foibleſſe. Son amant, introduit la
nuit dans la chambre de ſa maîtreſſe, par une
vieille gouvernante qui étoit dans ſes intérêts,
rêvoit aux moyens d’empêcher le mariage que le
pere vouloit terminer en peu de jours. Il fit
ſi bien, dit la Demoiſelle, qu’il engagea ma
Gouvernante de ſe mettre au lit ; elle céda, &
donna bientôt des preuves du plus profond ſommeil.
Mon amant, qui n’étoit plus contraint,
retomba à mes genoux, me repréſenta avec vivacité
la cruauté de mon pere, & la peignit
ſous des couleurs que l’égarement de ſa raiſon
rendoit excuſables. Il me ſerroit tendrement
les mains, me regardoit avec des yeux
pleins d’un feu qui m’animoit moi-même : il
me dit, d’une voix mal aſſurée, qu’il n’y avoit
qu’un ſeul moyen pour déterminer mon pere à
la concluſion d’un mariage, auquel il avoit conſenti
autrefois ; que ce moyen étoit infaillible,
ſi j’en voulois faire uſage. Il redoubloit ſon empreſſement
à me ſerrer dans ſes bras ; j’étois<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1887.djvu/93
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="s1"/><nowiki/> Saxe et le mépris que l’autorité semble faire de leurs personnes. « On nous enlève tous les droits qui nous restaient, dit l’orateur. Nous ne pouvons plus tracer nous-mêmes le plan d’études ; nous étions dispensés des bas services de sacristain : une habile manœuvre nous ramène à cet office déshonorant ; la loi nous rendait éligibles au conseil scolaire : un statut spécial nous arrache ce droit ; on nous défend... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Newnewlaw" />{{nr||LA PRESSE ET LES LIVRES|83}}</noinclude><section begin="s1"/><nowiki/>
Saxe et le mépris que l’autorité semble faire de leurs personnes.
« On nous enlève tous les droits qui nous restaient, dit l’orateur.
Nous ne pouvons plus tracer nous-mêmes le plan d’études ; nous
étions dispensés des bas services de sacristain : une habile manœuvre
nous ramène à cet office déshonorant ; la loi nous rendait éligibles
au conseil scolaire : un statut spécial nous arrache ce droit ; on nous
défend do rédiger un journal pédagogique, etc.
» Nous rencontrons la plus vive opposition de la part des parents
et du public quand nous voulons faire de la discipline, réprimer les
écarts de la jeunesse, selon les devoirs de notre charge, et fût-ce
au prix de moyens un peu sévères. C’est contre nous que des châtiments
sont proposés ; la calomnie nous traîne dans la boue ; des
gens qui ne sont pas capables de tenir chez eux leurs propres fils
déclarent que nous ne savons pas notre métier quand nous ne pouvons
pas gouverner 60 à 70 garçons par la parole seulement. »
L’orateur éclate surtout en récriminations à propos du choix des
directeurs et des inspecteurs. A peu d’exceptions près, dit-il, les
emplois supérieurs sont confiés à des gens qui ne sortent pas de Ja
carrière de l’enseignement. Un jeune théologien, qui n’entend rien
à l’école, est bombardé directeur, pour lui procurer un gagne-pain
en attendant. Pour inspecteurs, on emploie des ecclésiastiques, des
philologues, etc. « Cela est-il raisonnable ? s’écrie-t-il. Prend-on des
médecins comme officiers d’état-major, des capitaines de navire
pour présider un tribunal, des chanteurs d’opéra pour diriger une
fabrique, des pharmaciens comme inspecteurs de musées, des instituteurs
pour en faire des présidents de consistoire ?
s Il n’y a que les fonctions de l’enseignement pour lesquelles tout
le monde se croit capable. Cela tient, ajoute-t-il, à ce qu’on juge
notre travail facile et nos personnes peu dignes d’estime. J1 y a dans
ce monde des situations qui sont entourées de considération, et
d’autres qu’on méprise. Un lieutenant de vingt ans voit se lever devant
Jui des hommes vieillis dans leur carrière ; un jeune référendaire a
toutes les prétentions, et nul n’y contredit. Il en est tout autrement
pour les instituteurs. On vante la haute importance de l’école, mais
on se passerait volontiers des maîtres. On ne cherche qu’à les écraser
et à les asservir. On a tort, car si les maîtres ont des âmes d’esclaves,
ils ne sauraient faire des hommes. »
Peut-être n’y a-t-il dans ces plaintes qu’une boutade de méchante
humeur. Toujours est-il qu’elles dénotent un état d’esprit qu’il est
intéressant de signaler, dans un temps où certaines gens ont pris
l’habitude de représenter la situation du maître d’école allemand
comme la plus enviable du monde.
{{interligne}}
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{sc|Kurzer Abriss der Geschichte der preussischen Unterrichtsgezertzgebung}},
von {{Dr}} Heinrich Kley, kgl. Kreisschulinspector. Fulda, G. Nehrkom.
(Courte esquisse de la législation scolaire en Prusse, par<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Newnewlaw" />{{nr||LA PRESSE ET LES LIVRES|83}}</noinclude><section begin="s1"/><nowiki/>
Saxe et le mépris que l’autorité semble faire de leurs personnes.
« On nous enlève tous les droits qui nous restaient, dit l’orateur.
Nous ne pouvons plus tracer nous-mêmes le plan d’études ; nous
étions dispensés des bas services de sacristain : une habile manœuvre
nous ramène à cet office déshonorant ; la loi nous rendait éligibles
au conseil scolaire : un statut spécial nous arrache ce droit ; on nous
défend de rédiger un journal pédagogique, etc.
» Nous rencontrons la plus vive opposition de la part des parents
et du public quand nous voulons faire de la discipline, réprimer les
écarts de la jeunesse, selon les devoirs de notre charge, et fût-ce
au prix de moyens un peu sévères. C’est contre nous que des châtiments
sont proposés ; la calomnie nous traîne dans la boue ; des
gens qui ne sont pas capables de tenir chez eux leurs propres fils
déclarent que nous ne savons pas notre métier quand nous ne pouvons
pas gouverner 60 à 70 garçons par la parole seulement. »
L’orateur éclate surtout en récriminations à propos du choix des
directeurs et des inspecteurs. À peu d’exceptions près, dit-il, les
emplois supérieurs sont confiés à des gens qui ne sortent pas de la
carrière de l’enseignement. Un jeune théologien, qui n’entend rien
à l’école, est bombardé directeur, pour lui procurer un gagne-pain
en attendant. Pour inspecteurs, on emploie des ecclésiastiques, des
philologues, etc. « Cela est-il raisonnable ? s’écrie-t-il. Prend-on des
médecins comme officiers d’état-major, des capitaines de navire
pour présider un tribunal, des chanteurs d’opéra pour diriger une
fabrique, des pharmaciens comme inspecteurs de musées, des instituteurs
pour en faire des présidents de consistoire ?
s Il n’y a que les fonctions de l’enseignement pour lesquelles tout
le monde se croit capable. Cela tient, ajoute-t-il, à ce qu’on juge
notre travail facile et nos personnes peu dignes d’estime. J1 y a dans
ce monde des situations qui sont entourées de considération, et
d’autres qu’on méprise. Un lieutenant de vingt ans voit se lever devant
lui des hommes vieillis dans leur carrière ; un jeune référendaire a
toutes les prétentions, et nul n’y contredit. Il en est tout autrement
pour les instituteurs. On vante la haute importance de l’école, mais
on se passerait volontiers des maîtres. On ne cherche qu’à les écraser
et à les asservir. On a tort, car si les maîtres ont des âmes d’esclaves,
ils ne sauraient faire des hommes. »
Peut-être n’y a-t-il dans ces plaintes qu’une boutade de méchante
humeur. Toujours est-il qu’elles dénotent un état d’esprit qu’il est
intéressant de signaler, dans un temps où certaines gens ont pris
l’habitude de représenter la situation du maître d’école allemand
comme la plus enviable du monde.
{{interligne}}
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{{sc|Kurzer Abriss der Geschichte der preussischen Unterrichtsgezertzgebung}},
von {{Dr}} Heinrich Kley, kgl. Kreisschulinspector. Fulda, G. Nehrkom.
(Courte esquisse de la législation scolaire en Prusse, par<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||EN SOCIÉTÉ.|39}}</noinclude>perfection. La perfection n’est déterminée que
d’une manière, elle est toujours entièrement
égale à elle-même. Si tous les hommes pouvaient
être parfaits, s’ils pouvaient tous atteindre
leur but final et suprême, ils seraient tous
absolument égaux, ils ne seraient qu’un, un
unique sujet. Maintenant, chacun dans la
société tend à rendre les autres plus parfaits, du
moins d’après ses idées, à les élever jusqu’à
l’idéal qu’il s’est fait de l’homme. Par conséquent
le but final et suprême de la société
est d’amener à une entière unité tous ses membres
possibles. Mais, comme ce but ne peut
être atteint qu’au moment que la destination
de l’homme est généralement remplie, que la
perfection absolue est réalisée, on ne peut pas
plus arriver à l’un qu’à l’autre ; on ne peut pas
y arriver si l’homme ne doit pas cesser d’être
homme et ne pas être dieu. L’entière unité de
tous les individus est donc bien à la vérité le
''but dernier'', mais non la ''destination'' de l’homme
dans la société.
Mais approcher, et approcher à l’infini de ce
but, c’est là ce qu’il peut et ce qu’il doit faire.
S’approcher de cette entière unité, de cette parfaite
harmonie avec tous les individus, c’est ce
que nous pouvons appeler s’unir avec eux. Par
conséquent la véritable destination de l’homme<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Histoire litteraire des femmes francoises tome 5.djvu/278
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{interligne|4em}} {{T3|LETTRE XVIII.}} {{interligne|1em}} {{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Madame Belot.|taille=90}}{{sc|C’est}} ſous le nom de Madame Blot, ou Belot, que Madame la Préſidente de Meinieres, étant veuve d’un Avocat au Parlement, a compoſé divers Ouvrages de Littérature, & ſpécialement des traductions de livres Anglois. Elle {{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Réflexions d’une Provinciale... »
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{{T3|LETTRE XVIII.}}
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{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Madame Belot.|taille=90}}{{sc|C’est}} ſous le nom de Madame Blot, ou
Belot, que Madame la Préſidente de Meinieres,
étant veuve d’un Avocat au Parlement, a compoſé
divers Ouvrages de Littérature, & ſpécialement
des traductions de livres Anglois. Elle
{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Réflexions d’une Provinciale.|taille=90}}donna d’abord des ''réflexions d’une Provinciale''
''ſur le Diſcours de M. Rouſſeau de Genêve, touchant''
''l’origine de l’inégalité des conditions parmi''
''les hommes''. Pour renfermer ſous deux points
principaux tout le ſujet de cette controverſe, la
Dame Auteur prétend que l’état de pure nature
n’a jamais pu exiſter, & que, s’il étoit poſſible
qu’il exiſtat, il nous rendroit plus malheureux
que nous ne ſommes. L’état de pure nature
dans le ſens qu’on lui donne ici, d’après M. Rouſſeau,
eſt celui qui met l’homme à côté des animaux,
en le dépouillant de ſa raiſon. Si cet état
étoit poſſible, il s’enſuivroit que la raiſon ne
ſeroit pas une qualité eſſentielle à l’humanité, &
que les hommes n’auroient jamais pu l’acquérir.
En effet, ſi cette faculté nous eſt propre, comment
peut-on ſuppoſer qu’elle puiſſe demeurer
ſans exercice ? Et ſi elle peut s’acquérir, comment
les animaux, qui ſont auſſi vieux que nous,
n’en ſeroient-ils pas également pourvus ? L’Auteur
ſuit ce raiſonnement, l’étend, le développe
& l’expoſe dans tout ſon jour & dans toute ſa
force.
Un état où l’homme n’auroit ni deſir, ni
crainte, ni curioſité, ni prévoyance, eſt, ſelon<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|40|DE LA DESTINATION DE L’HOMME|}}</noinclude>en société est de former avec les autres hommes
une union qui, par son intimité, soit toujours
plus étroite, par son étendue toujours plus
large : mais cette union n’est possible que par
le perfectionnement, puisque les hommes ne
sont unis et ne peuvent l’être qu’en ce qui forme
leur dernière destination. Nous pouvons donc
également dire que notre destination dans la
société est le perfectionnement commun, perfectionnement
de nous-mêmes par l’action librement
reçue des autres sur nous, et perfectionnement
des autres par notre réaction sur
eux, comme sur des êtres libres.
Pour remplir cette destination, et pour la remplir
de plus en plus, nous avons besoin d’une
habileté qui ne peut s’acquérir et s’accroître
que par la culture, d’une habileté de deux espèces :
une habileté ''à donner'' ou à agir sur autrui
comme sur un être libre, et une capacité
''à prendre'' ou à tirer le meilleur parti de l’action
des autres sur nous ; nous parlerons ailleurs en
particulier de chacune des deux. On doit s’attacher
particulièrement à conserver la dernière,
quand la première a pris un grand développement ;
autrement l’on s’arrête et par conséquent
on rétrograde. Il est rare qu’il y ait un homme
si parfait qu’il ne puisse pas être formé par
autrui ; du moins par quelque côté qu’on croit<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Histoire litteraire des femmes francoises tome 5.djvu/295
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « femmes ſçavantes. Le Prince ſouhaiteroit un petit Royaume, dans lequel il pût adminiſtrer lui-même la juſtice, & voir de ſes propres yeux, toutes les parties du gouvernement ; mais il ne peut fixer les limites de ſes états ; & toujours il ajoute au nombre de ſes ſujets. L’Aſtronome & Imlac ne deſirent rien. Enfin après avoir longtems délibéré ſur ce qu’ils doivent faire ils prennent tous le parti de retourner en Abiſſinie. Vous remarquer... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>femmes ſçavantes. Le Prince ſouhaiteroit un petit
Royaume, dans lequel il pût adminiſtrer lui-même
la juſtice, & voir de ſes propres yeux,
toutes les parties du gouvernement ; mais il ne
peut fixer les limites de ſes états ; & toujours
il ajoute au nombre de ſes ſujets. L’Aſtronome
& Imlac ne deſirent rien. Enfin après avoir
longtems délibéré ſur ce qu’ils doivent faire
ils prennent tous le parti de retourner en Abiſſinie.
Vous remarquerez, Madame, beaucoup de
rapport entre Imlac & Martin, entre Pekuah
& Cunégonde, entre le but des deux Auteurs ;
mais fort peu quant au ſtyle & à la maniere de
préſenter les choſes. Si c’eſt quelquefois le même
deſſein, ce n’eſt jamais le même coloris.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Histoire littéraire des femmes françoises/5/18
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{{modernisation|
*triſtes: tristes}}
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||EN SOCIÉTÉ.|41}}</noinclude>peu important ou bien auquel on n’a pas pris
garde.
Je connais, messieurs, peu d’idées plus élevées
que celle d’une action générale de toute l’humanité
sur elle-même, de cette vie et de ces
efforts incessants, de cette émulation à donner
et à recevoir ce que chacun peut avoir de plus
noble en partage, de cet engrenage général d’innombrables
rouages, dont le ressort commun
est la liberté, et de cette belle harmonie qui en
résulte. Qui que tu sois, peut dire chaque
homme, toi qui portes une figure humaine, tu es
membre de cette grande communauté ; quelle que
soit l’infinité des membres qui opèrent cette action,
j’agis aussi sur toi et toi sur moi ; quiconque
porte sur sa figure la marque de la raison, quelque
grossièrement qu’elle y soit gravée, n’existe
pas en vain pour moi. Je ne te connais pas, et
tu ne me connais pas encore : mais aussi certainement
que nous sommes appelés à être bons
et à devenir meilleurs, il viendra un moment,
quand ce serait après des millions et des milliards
d’années, —{{lié}}car qu’est-ce que le temps ?{{lié}}—
il viendra un moment où je t’entraînerai
dans ma sphère d’activité, où je serai pour toi
un bienfaiteur, où je recevrai de toi des bienfaits,
et où mon cœur sera lié au tien par le
plus beau lien d’une libre action réciproque.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||EN SOCIÉTÉ.|41}}</noinclude>peu important ou bien auquel on n’a pas pris
garde.
Je connais, messieurs, peu d’idées plus élevées
que celle d’une action générale de toute l’humanité
sur elle-même, de cette vie et de ces
efforts incessants, de cette émulation à donner
et à recevoir ce que chacun peut avoir de plus
noble en partage, de cet engrenage général d’innombrables
rouages, dont le ressort commun
est la liberté, et de cette belle harmonie qui en
résulte. Qui que tu sois, peut dire chaque
homme, toi qui portes une figure humaine, tu es
membre de cette grande communauté ; quelle que
soit l’infinité des membres qui opèrent cette action,
j’agis aussi sur toi et toi sur moi ; quiconque
porte sur sa figure la marque de la raison, quelque
grossièrement qu’elle y soit gravée, n’existe
pas en vain pour moi. Je ne te connais pas, et
tu ne me connais pas encore : mais aussi certainement
que nous sommes appelés à être bons
et à devenir meilleurs, il viendra un moment,
quand ce serait après des millions et des milliards
d’années, —{{lié}}car qu’est-ce que le temps ?{{lié}}—
il viendra un moment où je t’entraînerai
dans ma sphère d’activité, où je serai pour toi
un bienfaiteur, où je recevrai de toi des bienfaits,
et où mon cœur sera lié au tien par le
plus beau lien d’une libre action réciproque.
{{Brn|2}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Guichard - Reflexions d une provinciale sur le discours de M Rousseau.djvu/17
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « un moment, ou l’éternité du monde & de la race des hommes qui l’habitent, ou la création d’un ſeul homme & d’une ſeule femme dans un point de l’éternité de Dieu ? Si l’on ſuppoſe que la puiſſance de l’Etre ſuprême toujours créatrice, a pû toujours créer l’Univers & ce qu’il contient, je ne vois pas à quelle date on doit fixer la premiére enfance de notre eſpéce ; ni à quelles traces on peut s’appercevoir qu’elle y a lan... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>un moment, ou l’éternité du monde & de
la race des hommes qui l’habitent, ou la
création d’un ſeul homme & d’une ſeule
femme dans un point de l’éternité de Dieu ?
Si l’on ſuppoſe que la puiſſance de l’Etre ſuprême
toujours créatrice, a pû toujours
créer l’Univers & ce qu’il contient, je ne vois
pas à quelle date on doit fixer la premiére
enfance de notre eſpéce ; ni à quelles traces
on peut s’appercevoir qu’elle y a langui
longtems, car on ne ſçauroit prendre une
meſure ni une époque dans l’infini. Si l’on
me dit qu’il a fallu un million de Siécles, pour
que le concours fortuit des cauſes étrangères
ait tiré l’homme de ſon état de nature, je
demanderai ce qu’étoit donc l’homme avant
ce million de Siécles pendant lequel il s’eſt
civiliſé ? Si l’on me répond qu’il étoit de-<noinclude>
<references/></noinclude>
p1vqsav77c3wn1m9z5rigecac2l0jo5
Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1887.djvu/94
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="s1"/><nowiki/> l’inspecteur Kley). — Cet opuscule, fort intéressant, raconte tous les essais qui ont été tentés depuis 1817 jusqu’à l’heure présente pour codifier les lois et règlements scolaires en Prusse ; ces essais ont été nombreux et infructueux pour la plupart. L’auteur les énumère, et montre en même temps les difficultés et les obstacles de l’entreprise. Ce travail est clair et instructif, et permet d’utiles comp... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Newnewlaw" />{{nr|84|REVUE PÉDAGOGIQUE}}</noinclude><section begin="s1"/><nowiki/>
l’inspecteur Kley). — Cet opuscule, fort intéressant, raconte tous
les essais qui ont été tentés depuis 1817 jusqu’à l’heure présente
pour codifier les lois et règlements scolaires en Prusse ; ces essais
ont été nombreux et infructueux pour la plupart.
L’auteur les énumère, et montre en même temps les difficultés
et les obstacles de l’entreprise. Ce travail est clair et instructif, et
permet d’utiles comparaisons avec les efforts tentés et les résultats
obtenus en France.
L’auteur conclut du reste qu’une loi d’enseignement n’est pas
indispensable ou ne serait du moins pas de grande importance. Il
exprime le vœu que « cette loi, si on se décide à la faire, d’une
part réponde aux espérances de ceux qui ne veulent pas que l’école
-8e borne à communiquer des connaissances utiles, mais qui désirent
une éducation religieuse et nationale de la jeunesse, et d’autre
part qu’elle assure aux instituteurs, aussi bien ceux de la ville que
ceux de la campagne, des moyens d’existence qui les mettent à
l’abri du besoin et les rendent indépendants de la bienveillance des
autorités communales. »
{{droite|J. S.|2}}
<section end="s1"/>
<section begin="titre"/><nowiki/>
{{centré|Langue anglaise.}}
<section end="titre"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
Deux importantes publications nous arrivent du Bureau national
d’éducation de Washington ; il en sera prochainement rendu compte
aux lecteurs de la ''Revue''. Ce sont : 1° le premier volume d’un
considérable rapport sur l’enseignement du dessin et des beaux-arts
aux États-Unis, par M. I. Edw. Clarke : ''Industrial and High Art Education''
''in the United Stales'', Washington, 1886 ; I<sup>re</sup> partie, 850 pages (il
y en aura quatre) ; 2° Un rapport en trois parties sur l’Exposition cet
les congrès pédagogiques de la Nouvelle-Orléans : ''Educational Exhibits''
''and conventions at the World’s and Cotton centennial Exposition of''
''New-Orleans'', 962 pages, Washington, 1886. On trouvera un sommaire
détaillé de cette importante publication à la fin du fascicule n° 17
des Mémoires et documents scolaires publiés par le Musée pédagogique,
contenant le rapport de M. B. Buisson, délégué du ministère de l’instruction
publique à cette exposition.
{{séparateur}}<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/53
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{{T2|{{sc|des différents états dans la société.}}|{{t|'''TROISIÈME LEÇON.'''|120}}|fs=100%|ff=sans-serif|m=2em}}
{{—|4|m=1em}}
{{il|2}}
Nous avons fait voir en quoi consistent la
destination de l’homme considéré ''en lui-même'',
et celle de l’homme ''en société''. Le savant n’est
savant qu’en tant qu’il est dans la société ; nous
pouvons par conséquent passer maintenant à
l’examen de cette question : Quelle est en particulier
la destination du savant dans la société ?
— Mais le savant n’est pas seulement un membre
de la société, il est en même temps membre
d’une certaine classe particulière de la société ;
du moins on parle d’une profession savante :
nous verrons si c’est à tort ou à raison.<noinclude>
<references/></noinclude>
jnotcwsw6awn7oyso90s30ak5rkatzt
Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/15
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{{c|'''PREMIÈRE LEÇON.'''|fs=180%|ff=serif|sp=0.1em|ws=0.3em|m=6em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/31
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{{c|'''DEUXIÈME LEÇON.'''|fs=180%|ff=serif|sp=0.1em|ws=0.3em|m=6em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/51
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text/x-wiki
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{{c|'''TROISIÈME LEÇON.'''|fs=180%|ff=serif|sp=0.1em|ws=0.3em|m=6em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/71
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Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/93
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Susuman77
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Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1887.djvu/95
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> LA DERNIÈRE SESSION DU CONSEIL SUPERIEUR DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE Tant qu’il n’existera pas un compte-rendu officiel des délibérations du Conseil supérieur, il manquera à notre public scolaire un instrument d’information et à la haute assemblée un moyen d’action sur l’opinion publique. Jamais cette lacune ne nous a plus frappé que dans la session qui vient de se clore. Bien que les séances en principe ne soient pas publiques,... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Newnewlaw" />{{nr||LA PRESSE ET LES LIVRES|85}}</noinclude><nowiki />
LA DERNIÈRE SESSION DU CONSEIL SUPERIEUR
DE L’INSTRUCTION PUBLIQUE
Tant qu’il n’existera pas un compte-rendu officiel des délibérations
du Conseil supérieur, il manquera à notre public
scolaire un instrument d’information et à la haute assemblée
un moyen d’action sur l’opinion publique. Jamais cette lacune
ne nous a plus frappé que dans la session qui vient de se clore.
Bien que les séances en principe ne soient pas publiques, il
n’est pas un journal qui n’en ait mentionné, analysé, apprécié
les débats. Peu de questions en effet sont de nature à intéresser
le grand public plus que celles qui se discutent là ; et nul ne songerait
à s’étonner ou à se plaindre des indiscrétions sans nombre
grâce auxquelles le public apprend tant bien que mal ce qui
s’est dit et ce qui s’est fait.
En attendant que le Conseil reconnaisse lui-même l’utilité,
pour ne pas dire la nécessité, d’assurer à ces délibérations si
dignes, si sérieuses, si graves, une large et sûre publicité, nous
ne pouvons nous abstenir de donner, comme tous les autres
recueils scolaires, un compte-rendu de la session, fait au point
de vue spécial de la ''Revue'' et sans prétention à un caractère officiel
quelconque.
{{astérisme}}
On sait qu’avec deux arrêtés concernant l’enseignement secondaire,
— relatifs l’un aux bourses des lycées, l’autre à la situation
des maîtres répétiteurs, — le principal travail de la session a
porté sur l’enseignement primaire.
M. le ministre, dans sa courte et substantielle allocution, avait
ainsi tracé la tâche de l’assemblée :
{{interligne}}<small>
Messieurs, l’œuvre principale à laquelle vous devez consacrer vos
efforts est l’organisation définitive de l’enseignement primaire.
Vous savez que la loi du 30 octobre 1886 a transformé la situation,
en ce qui touche l’instruction populaire. Par suite d’un accord constant
du gouvernement et des Chambres, la loi réactionnaire de 1850,
après avoir pesé pendant un quart de siècle sur notre instruction</small><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Histoire litteraire des femmes francoises tome 5.djvu/296
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Sapcal22
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{interligne|4em}} {{T3|LETTRE XIX.}} {{interligne|1em}} {{sc|Avant}} que de ſe livrer à des occupations plus ſérieuſes, telles que la traduction des Ouvrages hiſtoriques de M. Hume, dont je parlerai ci-après, Mad. Belot a voulu nous faire connoître encore un autre Roman Anglois, qui a pour titre, ''Ophelie''. Le Nox, Gentilhomme Ecoſſois, pere de cette Héroïne de Roman, meurt dans la fleur de ſon âge ; ſa femme le ſuit de près au... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
{{interligne|4em}}
{{T3|LETTRE XIX.}}
{{interligne|1em}}
{{sc|Avant}} que de ſe livrer à des occupations plus
ſérieuſes, telles que la traduction des Ouvrages
hiſtoriques de M. Hume, dont je parlerai ci-après,
Mad. Belot a voulu nous faire connoître encore
un autre Roman Anglois, qui a pour titre, ''Ophelie''.
Le Nox, Gentilhomme Ecoſſois, pere
de cette Héroïne de Roman, meurt dans la
fleur de ſon âge ; ſa femme le ſuit de près au
tombeau, trois ſemaines après avoir donné le
jour à une fille, qui eſt cette même Ophélie.
Comme elle étoit médiocrement partagée du
côté de la fortune, ſes parens l’oublierent. Une
tante ſeule eut l’humanité de ſe charger du ſoin
de ſon enfance : cette tante avoit alors vingt-deux
ans ; elle ſe marie à un Lord, qui reçoit
ordre de partir avec ſon Régiment, pour une
des Iſles de l’Amérique. Il faut obſerver que
c’étoit un mariage clandeſtin. L’époux, la femme
& Ophélie vivent heureux & tranquilles
l’eſpace de dix-huit mois. Le mari change d’humeur :
une lettre qu’il reçoit de Londres le rend
ſombre & contraint ; il la cache à ſa femme.
Celle-ci a des ſoupçons ; elle s’empare adroitement
de la lettre, & y lit ces mots adreſſés à ſon époux.
» N’imaginez pas que je m’exhale en
reproches contre un perfide, à qui je ne
dois que des mépris. Je laiſſe à vos remords
le ſoin de vous tourmenter, ſi vous n’êtes
pas encore aſſez corrompu, pour n’en être plus
ſuſceptible ; on paroît capable de les braver,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 1, part. 3, As-At.djvu/123
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Miruts
45498
/* Page non corrigée */ Page créée avec « 858 ATH querelles ?… La plupart des grands du monde vivent comme s’ils étaient athées : quiconque a vécu et a vu sait que la connaissance d’un Dieu, sa présence, sa justice, n’ont pas la plus légère influence sur les guerres, sur les trai- tés, sur les objets de l’ambition, de l’intérêt, des plaisirs, qui emportent tous leurs moments ; cependant, on ne voit point qu’ils blessent grossièrement les règles établies dans la so- ciété il es... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Miruts" /></noinclude>858
ATH
querelles ?… La plupart des grands du monde
vivent comme s’ils étaient athées : quiconque
a vécu et a vu sait que la connaissance d’un
Dieu, sa présence, sa justice, n’ont pas la plus
légère influence sur les guerres, sur les trai-
tés, sur les objets de l’ambition, de l’intérêt,
des plaisirs, qui emportent tous leurs moments ;
cependant, on ne voit point qu’ils blessent
grossièrement les règles établies dans la so-
ciété il est beaucoup plus agréable de passer
sa vie auprès d’eux qu’avec des superstitieux
et des fanatiques. J’attendrai, il est vrai, plus
de justice de celui qui croira un Dieu que de
celui qui n’en croira pas ; mais je n’attendrai
qu’amertume et persécution du superstitieux.
L’athéisme et le fanatisme sont deux monstres
qui peuvent dévorer et déchirer la société ;
mais l’athée, dans son erreur, conserve sa rai-
son, qui lui coupe les griffes, et le fanatique
est atteint d’une folie continuelle qui aiguise
les siennes.
L’histoire nous montre chaque effort de l’a-
théisme vaincu par un effort contraire, par un
renouvellement et un affermissement dans les
esprits de l’idée théiste menacée. Le déisme
moral de Socrate fait justice de l’athéisme des
sophistes grecs ; l’épicurisme romain est em-
porté par la grande révolution due au théisme
chrétien ; l’athéisme de la Renaissance et du
XVIe siècle disparaît devant le déisme mét-
physique et savant de Descartes, de Newton,
de Leibnitz ; l’athéisme du XVIe siècle, avec
les systèmes de la nature qu’il enfante, ne
tient pas devant le déisme éloquent de Jean-
Jacques Rousseau. En sera-t-il toujours de
même ? L’athéisme, au xixe siècle (nous don-
nons ici à ce mot son acception la plus éten-
due), se présente avec une originalité, une
profondeur, une puissance logique, un génie
que les ages antérieurs n’ont pas connu. Ce
n’est plus, s’il faut l’en croire, un fait excep-
tionnel et transitoire, une sorte d’anomalie
dans le développement historique, mais le
terme d’une double évolution de l’humanité,
évolution théologique, évolution scientifique.
It se pose hardiment comme l’affranchissement
suprême de l’esprit, l’expression la plus haute
de la dignité, et par là même de la conscience
humaine. Il nous montre la science écartant
les hypothèses qui ne sont pas susceptibles de
vérification, substituant les lois aux causes,
les propriétés aux forces ; la logique renver-
sant la méthode qui déduisait le monde phy-
sique et le monde moral d’ún Dieu antérieure-
ment dérini, n’acceptant d’autre critère de
certitude que l’accord de la raison et de l’ex-
périence ; la morale, désormais constituée
indépendante de toute souveraineté divine,
relevant des lois inhérentes à la nature hu-
inaine, et non de la volonté, du bon plaisir
d’un roi du ciel. Nous n’exposerons ici ni
n’examinerons ce mouvement àthéiste de notre
époque. On trouvera au mot Dieu tous les
développements que comporte la gravité des
questions qui s’y rattachent.
ATHEISTE adj. (a-té-i-sterad. athée).
Néol. Qui a le caractère de l’athéisme : Pro-
position ATHEISTE. La négation ATHEISTE n’a
rien de définitif. (Proudh.) Le mouvement
ATHEISTE est le second acte du drame théolo-
gique. (Proudh.) Les rares exemples de pro-
testation ATHEISTE que l’histoire de la philo-
sophie a recueillis… (Proudh.)
― rad.
ATHÉISTIQUE adj. (a-té-i-sti-ke
atheiste). Qui appartient, qui a rapport à
l’athéisme, qui en a le caractère : Croirait-on
qu’un jésuite irlandais a fourni des armes à la
philosophie ATHEISTIQUE, en prétendant que les
animaux se formaient tout seuls ? (Volt.) Je ne
sais s’il y a peu d’athées dans le monde, mais
la philosophie entière du dernier siècle est tout
à fait ATHEISTIQUE. (J. de Maistre.)
ATHÉLIE s. f. (a-tè-li du gr. a priv. ;
thélé, manielle). Bot. Genre de champignons
byssoïdes, réuni aujourd’hui aux théléphores.
ATHELING s. m. (a-te-laing). Hist. Héritier
présomptif de la couronne, chez les Anglo-
Saxons.
ATHELSTAN, célèbre roi anglo-saxon, né
en 895, mort en 941, était petit-fils d’Alfred le
Grand et monta sur le trône en 925. 11 se
rendit tributaires les principaux chefs danois,
ravagea les côtes d’Ecosse en 933, vainquit
ensuite le roi de cette contrée et vécut en paix
à partir de cette époque. Il favorisa le clergé,
fonda ou rebâtit plusieurs monastères et rendit
quelques sages lois. Plusieurs prétendants
exilés trouverent un refuge à sa cour. Tous
les souverains de l’Occident recherchaient
son alliance. Il avait pour beaux frères
Othon Ier, Charles le Simple et Hugues, duc
de France, père de Hugues-Capet.
ATHELXIE s. f. (a-tèl-ksi— du gr. athelais,
même sens). Méd. Succion, action de sucer.
ATHENA S. f. (a-té-na). Mus. anc. Sorte de
flûte grecque. Sorte de trompette. On écrit
aussi ATHENÉ.
ATHÉNA OU ATHÉNÉ. Myth. gr. Déesse de
la sagesse et des beaux-arts, protectrice de la
ville d’Athènes, à laquelle, selon la Fable, elle
avait donné son noin. (V. NEPTUNE.) C’est la
Minerve des Latins.
ATHENEUM. Le premier Athenæum fut une
école fondée à Rome par l’empereur Adrien,
dans le but de favoriser les études littéraires
et scientifiques (ingenua artes, arts libéraux).
L’empereur romain lui donna ce nom par
allusion à la ville d’Athènes, la véritable mé-
ATH
tropole intellectuelle du monde antique. Cet
Athenæum était une espèce d’université où
l’enseignement était confié à des professeurs
réguliers. Sous Théodose II, par exemple, on
y comptait trois orateurs, dix grammairiens,
cinq sophistes, un philosophe et deux juris-
consultes. Ces maltres ne se bornaient pas à
former des élèves ; ils avaient aussi l’habitude
de faire de véritables lectures ou conférences
publiques, que les empereurs eux-mêmes
honorèrent de leur présence. L’Athenæum
semble avoir gardé un rang considérable parmi
les établissements destinés à l’instruction jus-
qu’au ve siècle. Les Pères de l’Eglise et
d’autres auteurs nous apprennent que les
jeunes gens, après avoir terminé leurs études
secondaires dans différentes écoles de pro-
vince, venaient à Rome compléter leur édu-
cation en suivant les cours supérieurs de
l’Athenæum.
Athenmum (The Athenæum, journal of lite-
rature, science and beaux-arts), recueil semi-
hebdomadaire anglais, fondé au commencement
de 1828. Son premier titre fut celui-ci : The
Athenæum of London, literary and critical
journal, l’Athenæum de Londres, journal de
littérature et de critique. Cette légère modifi-
cation du titre ne s’est pas étendue au cadre,
qui, depuis bientôt quarante ans, est resté lé
meme.
L’esprit qui a présidé à la création de ce
recueil célèbre, et qui n’a cessé d’en inspirer
la rédaction, est parfaitement indiqué dans le
programme que M. Buckingham, son premier
directeur, plaça en tête du premier numéro.
En voici le résumé : Pendant les vingt-cinq
dernières années du xvIIIe siècle et les vingt-
cinq premières années du siècle actuel, sous
la double influence de l’accroissement des
richesses parmi les classes élevées, et de
l’accroissement des premiers éléments des
connaissances humaines parmi les classes
inférieures, une véritable révolution s’était
accomplie dans la littérature anglaise, tant
sous le rapport du nombre de ses productions
que de leur qualité. Le goût des belles-lettres,
qui, un demi-siècle auparavant, était encore
le privilége et le bonheur des seules personnes
bien élevées, s’était généralisé. La prétention
d’être connaisseur en littérature était affichée
même par les hommes les plus médiocres. De
là la naissance d’un esprit littéraire et d’un
genre de littérature entièrement nouveaux.
Autrefois, dit M. Buckingham, on écrivait
beaucoup moins de livres, vu le nombre res-
treint des personnes capables de lire ; mais
ces livres représentaient souvent le travail de
toute une vie ; leurs auteurs, qui visaient à se
conquérir une réputation durable, étaient
obligés, pour atteindre leur but, de faire
preuve de savoir, de génie, d’attention, de
soin et de talent de composition. La réunion
de toutes ces qualités était indispensable pour
réussir auprès du public lisant d’alors. Main-
tenant, il se produit dix fois plus d’œuvres
littéraires ; mais dans quelles conditions se
produisent-elles ? Nos écrivains, les plus en
faveur, sir Walter Scott, par exemple, croient
qu’il suffit de quelques semaines pour écrire
l’histoire d’un homme aussi extraordinaire
que Napoléon, et celle d’une époque aussi
étonnante que la Révolution française. Le
groupe littéraire dont M. Buckingham était
le porte-drapeau, ne pouvait pardonner à
Walter Scott, à Southey, à Byron, à Thomas
Moore, d’avoir plus de lecteurs que n’en
avaient eu Shakspeare, Newton, Milton,
Locke, Hume et Gibbon. Non-seulement,
dit encore M. Buckingham, aucun génie de
cet ordre ne se trouve dans notre littérature
moderne, mais on n’y rencontre plus d’hom-
mes écrivant sous l’inspiration d’un attache-
ment passionné pour les principes développés
dans leurs œuvres ; on y chercherait aussi
inutilement cette ardente aspiration vers la
gloire et l’immortalité, qui animait nos bons.
écrivains des deux derniers siècles. Tout au
contraire de cela, notre littérature est en
grande partie tombée entre les mains d’hommes
qui cherchent à satisfaire les caprices et les
goûts du moment, afin d’en recueillir une
immédiate récompense en argent, et qui n’ont
aucun souci du bien et du mal qui peuvent
résulter de leurs écrits, et de la réputation
que l’histoire peut réserver à leurs noms et à
leurs œuvres. En recherchant les causes de
cette déviation du goût littéraire, M. Buckin-
gham croyait la trouver dans ce fait, qu’au-
jourd’hui la partie de la société qui peut lire
et qui lit, y consacre moins de temps et surtout
moins d’attention qu’autrefois. Maintenant,
dit-il, on parcourt un livre beaucoup plus
qu’on ne le lit : la curiosité, le besoin d’être
personnellement au courant de ce qu’on a
entendu dire, tiennent plus de place dans
cette lecture que le désir de s’instruire ; aussi
n’achète-t-on pas les livres comme autrefois,
afin de les lire et relire à tête reposée ; on se
contente, en général, de se les procurer au
cabinet de lecture. La composition de ces
ouvrages se ressent forcément du degré et de
la somme d’attention qu’on leur accorde, et,
s’il faut s’étonner d’une chose, c’est qu’il s’é-
crive encore de bons livres. Cette infériorité
de la littérature contemporaine, comparée à la
littérature du siècle précédent, avait attiré
l’attention de bien des penseurs.On en rejetait
la responsabilité sur les éditeurs. M. Bucking-
ham n’était pas de cet avis ; il croyait et affir-
mait que le public devait, avant tout, s’en
prendre à lui-même. La raison qu’il donne
ATH
pour disculper les éditeurs est assez originale :
Ce sont, dit-il, tous des marchands ; ils ne
sont pas plus responsables du penchant du
public pour les ouvrages frivoles, que les né-
gociants en vins ne le sont de cette autre per-
version du goût qui fait que les tavernes, et
même les familles, leur commandent du porto
chargé d’alcool de préférence aux crus purs
et généreux de la Bourgogne et de la Guyenne.
… Quel changement, disait-il encore, ne s’est-
il pas opéré dans les goûts des hautes classes,
qui étaient autrefois adonnées plus que toutes
les autres à la culture des belles-lettres ! Com-
bien de grands et de riches personnages qui
jettent 1, 000 fr. à l’entretien d’une meute de
chiens et d’une troupe de piqueurs, et qui ne
consacrent pas dix francs à l’augmentation de
leur bibliothèque ! De tout ceci, M. Bucking-
ham concluait qu’il fallait aviser sérieusement
à changer les goûts du public, et notamment
à créer une concurrence à la littérature facile
et futile. Il n’allait pas jusqu’à condamner
d’une manière absolue la poésie légère et le
roman ; mais il prétendait que le public et les
auteurs avaient pris l’habitude de leur consa-
crer trop de temps et d’énergie mentale. La
dignité imorale, la liberté politique, la gran-
deur intellectuelle, et la conservation des
bonnes manières elles-mêmes, étaient, disait-il,
intéressées à ce que la littérature ne restȧí
pas plus longtemps engagée dans ces voies,
à ce que l’amusement, qui ne devait remplir
qu’une partie de la vie, n’en devint pas la
grande affaire, et surtout à ce que la plaisan-
terie et la bouffonnerie ne continuassent pas
à remplacer plus longtemps ce qui, autrefois,
s’était appelé l’esprit. Une prompte réaction
était nécessaire si l’on voulait maintenir l’in-
telligence nationale au même niveau de cul-
ture que celle du peuple français et du peuple
allemand. C’est dans ce but que fut fondé l’A-
thenæum. Nous voulons, disait-il en terini-
nant ce programme, que l’Athenæum devienne
le répertoire de ce qu’il y aura de meilleur
dans les œuvres des plus distinguées de nos
philosophes, de nos historiens, de nos orateurs,
de nos poëtes. Nous nous efforcerons de mettre
en lumière ce qu’il y aura de véritablement
excellent dans ces grandes manifestations de
l’intelligence humaine, et nous espérons que
leurs auteurs et leurs admirateurs seront à la
fois enorgueillis et satisfaits du soin avec
lequel nous enregistrerons toutes les belles
choses, et nous en conserverons le souvenir. »
Tous les écrivains qui se tiennent au cou-
rant de cette publication remarquable s’ac-
cordent à reconnaître que, depuis bientôt
quarante ans, ce programme a été assez bien
rempli. Toutes les publications littéraires, his-
toriques, politiques, philosophiques, théolo-
giques, scientifiques, artistiques, ayant une
véritable valeur, y ont trouvé une apprécia-
tion large et sérieuse. Tous les homines qui
ont fait école ou simplement figuré comme
politiques, historiens, philosophes, poètes, ro-
manciers, critiques, théologiens, artistes, y
sont jugés. Cela comprend non-seulement la
littérature anglaise et américaine, mais aussi
la littérature européenne tout entière. A raison
de leur importance, les littératures de France
et d’Allemagne occupent une très-large place
dans ces appréciations. A ces divers points de
vue, les tables de matières si bien faites, si
exactes, si détaillées, que l’Athenæum donne
tous les six mois, contiennent à elles seules
les éléments d’un des plus vastes et des plus
complets répertoires biographiques et biblio-
graphiques qui se puissent imaginer. La part
que fait cette publication à la politique pro-
prement dite, est un peu moins considérable
que celle qu’elle consacre aux lettres, aux
sciences et aux beaux-arts ; mais il est à
remarquer que tout ce qui, dans la littérature
politique, sort du moule commun et est des-
tiné à rester ou à être retenu par l’histoire,
est tout aussi soigneusement recueilli que le
reste. De l’aveu de tout le monde en Angle-
terre, les jugements portés par l’Athenæum
sur les œuvres et les écrits des personnages
appartenant à la politique sont plus dignes
d’attention que les jugements mêmes des
grandes revues. Les écrits y sont jugés d’après
feur valeur intrinsèque, et non pas d’après les
opinions des rédacteurs, comme ce n’est que
trop souvent le cas dans les revues trimes-
trielles. Il est également reconnu que les cri-
tiques de l’Athenæum ne sont jamais sévères
pour le plaisir de l’être, qu’il n’insère jamais
des articles de complaisance, et qu’il s’abstient
complétement de faire des réclames pour des
ceuvres qui ne le méritent pas. C’est dans ses
colonnes que se trouvent aussi les meilleures
critiques d’art, de musique et de théâtre.
Voici maintenant quelle est la disposition
de chaque numéro. Le journal commence ordi-
nairement par une série d’articles sur les
livres les plus importants, édités tant en An-
gleterre qu’à l’étranger. Quelquefois ces cri-
tiques sont précédées de quelques articles de
doctrine littéraire ou philosophique émanés
de la propre rédaction de l’Athenæum. Puis,
sous le titre de Our literary table, se trouvé
une série de courtes esquisses sur les meilleurs
ouvrages nouveaux. Vient ensuite un article,
intitulé Bavardage hebdomadaire (Weekly
gossip), qui contient un résumé des faits et
nouvelles de nature à intéresser le monde des
lettres et des beaux-arts. Enfin, viennent les
articles spéciaux consacrés aux sciences, aux
beaux-arts et au théâtre. En matière de beaux-
arts, les articles d’archéologie de l’Athenæum
ATH
sont particulièrement remarqués. Depuis sa
fondation, ce journal paraît chaque semaine
en un cahier in-40 de 16 pages d’impression,
non compris les annonces."
ATHENAGORAS, philosophe grec converti
au christianisme, né dans le ne siècle à Athè-
nes. Il est connu par une Apologie pour les
chrétiens, adressée à Marc-Aurèle et à son fils
Commode, et par une Résurrection des morts.
La meilleure édition de ces écrits est celle des
bénédictins, 1742. Martin Fumée a publié,
comme traduit d’Athénagoras, un
dont il est l’auteur, et intitulé : Du vrai et
parfait amour, contenant les amours de Théa-
genes et Chariclée, de Phérécide et de Mélan-
génie, Paris, 1599 et 1612.
roman
Athénaldo (L’), ou Poëme sur Athènes,
poëme de Richard Glover, écrit en vers blancs,
et publié à Londres, en 1788, après la mort de
l’auteur, par les soins de sa fille. Cet ouvrage,
que Glover tenait en grande estime et qu’il se
vantait d’avoir fait plus long que l’Iliade, était
la suite d’un premier poème intitulé Léonidas ;
mais il s’en faut qu’il ait eu le même succès.
Léonidas, publié en 1737, à l’époque où le
ministre Walpole était vivement attaqué par
l’opposition à cause de sa politique pacifique,
avait dû aux circonstances une grande partie
de sa vogue. L’opposition trouvait des armes
dans les pages, parfois éloquentes, où le poète
célébrait les luttes de la Grèce libre contre le
despotisme asiatique. C’est alors que, encou-
ragé par les applaudissements du public,
Glover eut l’idée de donner une suite, en trente
chants, à Léonidas ; mais cet ouvrage parut
une composition faible, où l’intérêt divisé, en
se portant sur toute une race de héros, ne se
fixe fortement sur aucun d’eux. Toutefois, on
retrouve dans l’Athénaide une diction polie,
un style énergique, cette dignité morale et ce,
sentiment des beautés de la campagne qui
inspirent des descriptions si vives et si fraîches
aux auteurs anglais. Il y a surtout une scène
exquise de clair de lune. Le tableau des rivages
de Salamine, au matin de la bataille, est rendu
avec un effet vigoureux. Le poète ne brûle
pas de cet enthousiasme qui doit enflammer
chaque page, et sa versification languit parfois
dans l’effort et dans la faiblesse de l’élan et de
l’harmonie ; mais le domaine qu’il décrit a une
telle magnificence dans son ampleur, et l’énu-
mération suit des contours si variés, que ses
images entraînent un flot de sensations tumul-
tueuses qui frappent l’esprit. — Les poèmes
didactiques et descriptifs sont des productions
d’une littérature fatiguée ; mais ils ne doivent
pas périr entièrement : les morceaux heureux
qu’ils présentent deviendront un jour, entre les
mains puissantes du génie, des matériaux tout
préparés pour une œuvre immortelle. En atten-
dant, il suffit de les mentionner.
ATHÉNAÏS, impératrice grecque, plus con-
nue sous le nom d’Eudorie. (V. ce nom.)
Athénais, tragi-comédie de Mairet, repré-
sentée en 1636. Cette pièce, dont le compte
rendu n’offrirait aucun intérêt, ne figure ici
que pour un trait assez plaisant qu’elle ren-
ferme. Théodose, empereur d’Orient, visitant
la Grèce avec sa sœur Pulchérie, s’arrête à
Athènes et y devient éperdûment amoureux
d’une jeune Grecque, Athénaïs, à laquelle il
offre sa main et sa couronne. Une pomme
qu’il lui a donnée, et qu’il retrouve entre les
mains d’un personnage qu’il croit alors son
rival, lui fait dire comiquement :
Mon sort est comparable au sort du premier homme :
Son malheur et le mien sont sortia d’une pomme.
Pulchérie éclaircit le mystère et réconcilie
les deux amants.
Athénais, tragédie de La Grange-Chancel,
représentée en 1699, et reprise avec quelque
succès en 1736, l’année même où parut Alzire.
Le sujet de cette pièce, tiré en partie du Pha-
ramond de La Calprenède, est entièrement
dans le goût de ce romancier, pour qui La
Grange avoue sa prédilection. Un prince de
Perse disputant en face à un empereur romain
(le jeune Théodose), au milieu de sa cour, la
femme que cet empereur va épouser, et cet
empereur souffrant une audace si insultante :
cela choque par trop la vraisemblance histori-
que. Ce n’est pas ainsi que se faisaient les ma-
riages des maltres du monde. Une particula-
rité remarquable, c’est que Voltaire a pris le
sujet d’Athéraïs, qu’il a traité dans sa vieil-
lesse, sous le titre des Scythes. Dans les deux
tragédies, c’est un prince de Perse qui a conçu
d’abord un amour outrageant pour une jeune
personne à qui, dans la suite, il vient offrir sa
couronne et sa main, et qu’il dispute, sans
aucune raison, à l’époux qu’elle a choisi. Vol-
taire a changé le lieu de la scène et le dé-
noûment. Cette pièce lui fait peu d’honneur ;
cependant, la première scène et le contraste
des mœurs des Persans avec celles des Scythes
valent mieux que toute la tragédie de La
Grange-Chancel. Celui-ci était loin d’avoir de
sa pièce une opinion si modeste. Un écrivain
du temps s’étant permis de la critiquer, La
Grange-Chancel lui décocha cette épigramme,
qui ne ferait pas tort à une réputation gas-
conne :
Esprit bas et rampant, auteur du dernier ordre,
Mauvais plaisant, fade Pasquin,
Qui fais d’Esope un Tabarin,
Vraiment, c’est bien à toi de mordre
Sur des ouvrages applaudis !
Malgré la fureur qui t’anime,
Tu feras sur les arts et sur Athénats
Ce que ft autrefois le serpent sur la lime.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Miruts
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Miruts" /></noinclude><section begin="ATHÉISME s. m."/>querelles ?… La plupart des grands du monde
vivent comme s’ils étaient athées : quiconque
a vécu et a vu sait que la connaissance d’un
Dieu, sa présence, sa justice, n’ont pas la plus
légère influence sur les guerres, sur les traités, sur les objets de l’ambition, de l’intérêt,
des plaisirs, qui emportent tous leurs moments ;
cependant, on ne voit point qu’ils blessent
grossièrement les règles établies dans la société : il est beaucoup plus agréable de passer
sa vie auprès d’eux qu’avec des superstitieux
et des fanatiques. J’attendrai, il est vrai, plus
de justice de celui qui croira un Dieu que de
celui qui n’en croira pas ; mais je n’attendrai
qu’amertume et persécution du superstitieux.
L’''athéisme'' et le fanatisme sont deux monstres
qui peuvent dévorer et déchirer la société ;
mais l’athée, dans son erreur, conserve sa raison, qui lui coupe les griffes, et le fanatique
est atteint d’une folie continuelle qui aiguise
les siennes. »
L’histoire nous montre chaque effort de l’''athéisme'' vaincu par un effort contraire, par un
renouvellement et un affermissement dans les
esprits de l’idée théiste menacée. Le déisme
moral de Socrate fait justice de l’''athéisme'' des
sophistes grecs ; l’épicurisme romain est emporté par la grande révolution due au théisme
chrétien ; l’''athéisme'' de la Renaissance et du
{{s|xvii}} disparaît devant le déisme métaphysique et savant de Descartes, de Newton,
de Leibnitz ; l’''athéisme'' du {{s|xviii}}, avec
les ''systèmes de la nature'' qu’il enfante, ne
tient pas devant le déisme éloquent de Jean-Jacques Rousseau. En sera-t-il toujours de
même ? L’''athéisme'', au {{s|xix}} (nous donnons ici à ce mot son acception la plus étendue), se présente avec une originalité, une
profondeur, une puissance logique, un génie
que les âges antérieurs n’ont pas connu. Ce
n’est plus, s’il faut l’en croire, un fait exceptionnel et transitoire, une sorte d’anomalie
dans le développement historique, mais le
terme d’une double évolution de l’humanité,
évolution théologique, évolution scientifique.
Il se pose hardiment comme l’affranchissement
suprême de l’esprit, l’expression la plus haute
de la dignité, et par là même de la conscience
humaine. Il nous montre la science écartant
les hypothèses qui ne sont pas susceptibles de
vérification, substituant les ''lois'' aux ''causes'',
les ''propriétés'' aux ''forces ;'' la logique renversant la méthode qui déduisait le monde physique et le monde moral d’un Dieu antérieurement défini, n’acceptant d’autre critère de
certitude que l’accord de la raison et de l’expérience ; la morale, désormais constituée
indépendante de toute souveraineté divine,
relevant des lois inhérentes à la nature humaine, et non de la volonté, du bon plaisir
d’un roi du ciel. Nous n’exposerons ici ni
n’examinerons ce mouvement athéiste de notre
époque. On trouvera au mot ''Dieu'' tous les
développements que comporte la gravité des
questions qui s’y rattachent.
<section end="ATHÉISME s. m."/>
<section begin="ATHÉISTE adj."/><nowiki/>
'''ATHÉISTE''' adj. (a-té-i-ste ― rad. ''athée'').
Néol. Qui a le caractère de l’athéisme : ''Proposition'' {{sc|athéiste}}. ''La négation'' {{sc|athéiste}} ''n’a rien de définitif''. (Proudh.) ''Le mouvement''
{{sc|athéiste}} ''est le second acte du drame théologique''. (Proudh.) ''Les rares exemples de protestation'' {{sc|athéiste}} ''que l’histoire de la philosophie a recueillis''… (Proudh.)
<section end="ATHÉISTE adj."/>
<section begin="ATHÉISTIQUE adj."/><nowiki/>
'''ATHÉISTIQUE''' adj. (a-té-i-sti-ke ― rad.
''athéiste''). Qui appartient, qui a rapport à
l’athéisme, qui en a le caractère : ''Croirait-on qu’un jésuite irlandais a fourni des armes à la philosophie'' {{sc|athéistique}}, ''en prétendant que les animaux se formaient tout seuls ?'' (Volt.) ''Je ne sais s’il y a peu d’athées dans le monde, mais la philosophie entière du dernier siècle est tout à fait'' {{sc|athéistique}}. (J. de Maistre.)
<section end="ATHÉISTIQUE adj."/>
<section begin="ATHÉLIE s. f."/><nowiki/>
'''ATHÉLIE''' s. f. (a-tè-lî — du gr. ''a'' priv. ;
''thêlê'', mamelle). Bot. Genre de champignons
byssoïdes, réuni aujourd’hui aux théléphores.
<section end="ATHÉLIE s. f."/>
<section begin="ATHELING s. m."/><nowiki/>
'''ATHELING''' s. m. (a-te-laing). Hist. Héritier
présomptif de la couronne, chez les Anglo-Saxons.
<section end="ATHELING s. m."/>
<section begin="ATHELSTAN"/><nowiki/>
'''ATHELSTAN''', célèbre roi anglo-saxon, né
en 895, mort en 941, était petit-fils d’Alfred le
Grand et monta sur le trône en 925. Il se
rendit tributaires les principaux chefs danois,
ravagea les côtes d’Écosse en 933, vainquit
ensuite le roi de cette contrée et vécut en paix
à partir de cette époque. Il favorisa le clergé,
fonda ou rebâtit plusieurs monastères et rendit
quelques sages lois. Plusieurs prétendants
exilés trouverent un refuge à sa cour. Tous
les souverains de l’Occident recherchaient
son alliance. Il avait pour beaux frères
{{roi|Othon|Ier}}, Charles le Simple et Hugues, duc
de France, père de Hugues-Capet.
<section end="ATHELSTAN"/>
<section begin="ATHELXIE s. f."/><nowiki/>
'''ATHELXIE''' s. f. (a-tèl-ksî — du gr. ''athelxis'',
même sens). Méd. Succion, action de sucer.
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'''ATHÉNA''' s. f. (a-té-na). Mus. anc. Sorte de
flûte grecque. ‖ Sorte de trompette. On écrit
aussi {{sc|athéné}}.
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'''ATHÉNA''' ou '''ATHÉNÉ'''. Myth. gr. Déesse de
la sagesse et des beaux-arts, protectrice de la
ville d’Athènes, à laquelle, selon la Fable, elle
avait donné son nom. (V. {{sc|Neptune}}.) C’est la
Minerve des Latins.
<section end="ATHÉNA ou ATHÉNÉ"/>
<section begin="ATHENÆUM"/><nowiki/>
'''ATHENÆUM'''. Le premier ''Athenæum'' fut une
école fondée à Rome par l’empereur Adrien,
dans le but de favoriser les études littéraires
et scientifiques (''{{lang|la|ingenuæ artes}}'', arts libéraux).
L’empereur romain lui donna ce nom par
allusion à la ville d’Athènes, la véritable mé-
tropole intellectuelle du monde antique. Cet
Athenæum était une espèce d’université où
l’enseignement était confié à des professeurs
réguliers. Sous Théodose II, par exemple, on
y comptait trois orateurs, dix grammairiens,
cinq sophistes, un philosophe et deux juris-
consultes. Ces maltres ne se bornaient pas à
former des élèves ; ils avaient aussi l’habitude
de faire de véritables lectures ou conférences
publiques, que les empereurs eux-mêmes
honorèrent de leur présence. L’Athenæum
semble avoir gardé un rang considérable parmi
les établissements destinés à l’instruction jus-
qu’au ve siècle. Les Pères de l’Eglise et
d’autres auteurs nous apprennent que les
jeunes gens, après avoir terminé leurs études
secondaires dans différentes écoles de pro-
vince, venaient à Rome compléter leur édu-
cation en suivant les cours supérieurs de
l’Athenæum.
Athenmum (The Athenæum, journal of lite-
rature, science and beaux-arts), recueil semi-
hebdomadaire anglais, fondé au commencement
de 1828. Son premier titre fut celui-ci : The
Athenæum of London, literary and critical
journal, l’Athenæum de Londres, journal de
littérature et de critique. Cette légère modifi-
cation du titre ne s’est pas étendue au cadre,
qui, depuis bientôt quarante ans, est resté lé
meme.
L’esprit qui a présidé à la création de ce
recueil célèbre, et qui n’a cessé d’en inspirer
la rédaction, est parfaitement indiqué dans le
programme que M. Buckingham, son premier
directeur, plaça en tête du premier numéro.
En voici le résumé : Pendant les vingt-cinq
dernières années du xvIIIe siècle et les vingt-
cinq premières années du siècle actuel, sous
la double influence de l’accroissement des
richesses parmi les classes élevées, et de
l’accroissement des premiers éléments des
connaissances humaines parmi les classes
inférieures, une véritable révolution s’était
accomplie dans la littérature anglaise, tant
sous le rapport du nombre de ses productions
que de leur qualité. Le goût des belles-lettres,
qui, un demi-siècle auparavant, était encore
le privilége et le bonheur des seules personnes
bien élevées, s’était généralisé. La prétention
d’être connaisseur en littérature était affichée
même par les hommes les plus médiocres. De
là la naissance d’un esprit littéraire et d’un
genre de littérature entièrement nouveaux.
Autrefois, dit M. Buckingham, on écrivait
beaucoup moins de livres, vu le nombre res-
treint des personnes capables de lire ; mais
ces livres représentaient souvent le travail de
toute une vie ; leurs auteurs, qui visaient à se
conquérir une réputation durable, étaient
obligés, pour atteindre leur but, de faire
preuve de savoir, de génie, d’attention, de
soin et de talent de composition. La réunion
de toutes ces qualités était indispensable pour
réussir auprès du public lisant d’alors. Main-
tenant, il se produit dix fois plus d’œuvres
littéraires ; mais dans quelles conditions se
produisent-elles ? Nos écrivains, les plus en
faveur, sir Walter Scott, par exemple, croient
qu’il suffit de quelques semaines pour écrire
l’histoire d’un homme aussi extraordinaire
que Napoléon, et celle d’une époque aussi
étonnante que la Révolution française. Le
groupe littéraire dont M. Buckingham était
le porte-drapeau, ne pouvait pardonner à
Walter Scott, à Southey, à Byron, à Thomas
Moore, d’avoir plus de lecteurs que n’en
avaient eu Shakspeare, Newton, Milton,
Locke, Hume et Gibbon. Non-seulement,
dit encore M. Buckingham, aucun génie de
cet ordre ne se trouve dans notre littérature
moderne, mais on n’y rencontre plus d’hom-
mes écrivant sous l’inspiration d’un attache-
ment passionné pour les principes développés
dans leurs œuvres ; on y chercherait aussi
inutilement cette ardente aspiration vers la
gloire et l’immortalité, qui animait nos bons.
écrivains des deux derniers siècles. Tout au
contraire de cela, notre littérature est en
grande partie tombée entre les mains d’hommes
qui cherchent à satisfaire les caprices et les
goûts du moment, afin d’en recueillir une
immédiate récompense en argent, et qui n’ont
aucun souci du bien et du mal qui peuvent
résulter de leurs écrits, et de la réputation
que l’histoire peut réserver à leurs noms et à
leurs œuvres. En recherchant les causes de
cette déviation du goût littéraire, M. Buckin-
gham croyait la trouver dans ce fait, qu’au-
jourd’hui la partie de la société qui peut lire
et qui lit, y consacre moins de temps et surtout
moins d’attention qu’autrefois. Maintenant,
dit-il, on parcourt un livre beaucoup plus
qu’on ne le lit : la curiosité, le besoin d’être
personnellement au courant de ce qu’on a
entendu dire, tiennent plus de place dans
cette lecture que le désir de s’instruire ; aussi
n’achète-t-on pas les livres comme autrefois,
afin de les lire et relire à tête reposée ; on se
contente, en général, de se les procurer au
cabinet de lecture. La composition de ces
ouvrages se ressent forcément du degré et de
la somme d’attention qu’on leur accorde, et,
s’il faut s’étonner d’une chose, c’est qu’il s’é-
crive encore de bons livres. Cette infériorité
de la littérature contemporaine, comparée à la
littérature du siècle précédent, avait attiré
l’attention de bien des penseurs.On en rejetait
la responsabilité sur les éditeurs. M. Bucking-
ham n’était pas de cet avis ; il croyait et affir-
mait que le public devait, avant tout, s’en
prendre à lui-même. La raison qu’il donne
ATH
pour disculper les éditeurs est assez originale :
Ce sont, dit-il, tous des marchands ; ils ne
sont pas plus responsables du penchant du
public pour les ouvrages frivoles, que les né-
gociants en vins ne le sont de cette autre per-
version du goût qui fait que les tavernes, et
même les familles, leur commandent du porto
chargé d’alcool de préférence aux crus purs
et généreux de la Bourgogne et de la Guyenne.
… Quel changement, disait-il encore, ne s’est-
il pas opéré dans les goûts des hautes classes,
qui étaient autrefois adonnées plus que toutes
les autres à la culture des belles-lettres ! Com-
bien de grands et de riches personnages qui
jettent 1, 000 fr. à l’entretien d’une meute de
chiens et d’une troupe de piqueurs, et qui ne
consacrent pas dix francs à l’augmentation de
leur bibliothèque ! De tout ceci, M. Bucking-
ham concluait qu’il fallait aviser sérieusement
à changer les goûts du public, et notamment
à créer une concurrence à la littérature facile
et futile. Il n’allait pas jusqu’à condamner
d’une manière absolue la poésie légère et le
roman ; mais il prétendait que le public et les
auteurs avaient pris l’habitude de leur consa-
crer trop de temps et d’énergie mentale. La
dignité imorale, la liberté politique, la gran-
deur intellectuelle, et la conservation des
bonnes manières elles-mêmes, étaient, disait-il,
intéressées à ce que la littérature ne restȧí
pas plus longtemps engagée dans ces voies,
à ce que l’amusement, qui ne devait remplir
qu’une partie de la vie, n’en devint pas la
grande affaire, et surtout à ce que la plaisan-
terie et la bouffonnerie ne continuassent pas
à remplacer plus longtemps ce qui, autrefois,
s’était appelé l’esprit. Une prompte réaction
était nécessaire si l’on voulait maintenir l’in-
telligence nationale au même niveau de cul-
ture que celle du peuple français et du peuple
allemand. C’est dans ce but que fut fondé l’A-
thenæum. Nous voulons, disait-il en terini-
nant ce programme, que l’Athenæum devienne
le répertoire de ce qu’il y aura de meilleur
dans les œuvres des plus distinguées de nos
philosophes, de nos historiens, de nos orateurs,
de nos poëtes. Nous nous efforcerons de mettre
en lumière ce qu’il y aura de véritablement
excellent dans ces grandes manifestations de
l’intelligence humaine, et nous espérons que
leurs auteurs et leurs admirateurs seront à la
fois enorgueillis et satisfaits du soin avec
lequel nous enregistrerons toutes les belles
choses, et nous en conserverons le souvenir. »
Tous les écrivains qui se tiennent au cou-
rant de cette publication remarquable s’ac-
cordent à reconnaître que, depuis bientôt
quarante ans, ce programme a été assez bien
rempli. Toutes les publications littéraires, his-
toriques, politiques, philosophiques, théolo-
giques, scientifiques, artistiques, ayant une
véritable valeur, y ont trouvé une apprécia-
tion large et sérieuse. Tous les homines qui
ont fait école ou simplement figuré comme
politiques, historiens, philosophes, poètes, ro-
manciers, critiques, théologiens, artistes, y
sont jugés. Cela comprend non-seulement la
littérature anglaise et américaine, mais aussi
la littérature européenne tout entière. A raison
de leur importance, les littératures de France
et d’Allemagne occupent une très-large place
dans ces appréciations. A ces divers points de
vue, les tables de matières si bien faites, si
exactes, si détaillées, que l’Athenæum donne
tous les six mois, contiennent à elles seules
les éléments d’un des plus vastes et des plus
complets répertoires biographiques et biblio-
graphiques qui se puissent imaginer. La part
que fait cette publication à la politique pro-
prement dite, est un peu moins considérable
que celle qu’elle consacre aux lettres, aux
sciences et aux beaux-arts ; mais il est à
remarquer que tout ce qui, dans la littérature
politique, sort du moule commun et est des-
tiné à rester ou à être retenu par l’histoire,
est tout aussi soigneusement recueilli que le
reste. De l’aveu de tout le monde en Angle-
terre, les jugements portés par l’Athenæum
sur les œuvres et les écrits des personnages
appartenant à la politique sont plus dignes
d’attention que les jugements mêmes des
grandes revues. Les écrits y sont jugés d’après
feur valeur intrinsèque, et non pas d’après les
opinions des rédacteurs, comme ce n’est que
trop souvent le cas dans les revues trimes-
trielles. Il est également reconnu que les cri-
tiques de l’Athenæum ne sont jamais sévères
pour le plaisir de l’être, qu’il n’insère jamais
des articles de complaisance, et qu’il s’abstient
complétement de faire des réclames pour des
ceuvres qui ne le méritent pas. C’est dans ses
colonnes que se trouvent aussi les meilleures
critiques d’art, de musique et de théâtre.
Voici maintenant quelle est la disposition
de chaque numéro. Le journal commence ordi-
nairement par une série d’articles sur les
livres les plus importants, édités tant en An-
gleterre qu’à l’étranger. Quelquefois ces cri-
tiques sont précédées de quelques articles de
doctrine littéraire ou philosophique émanés
de la propre rédaction de l’Athenæum. Puis,
sous le titre de Our literary table, se trouvé
une série de courtes esquisses sur les meilleurs
ouvrages nouveaux. Vient ensuite un article,
intitulé Bavardage hebdomadaire (Weekly
gossip), qui contient un résumé des faits et
nouvelles de nature à intéresser le monde des
lettres et des beaux-arts. Enfin, viennent les
articles spéciaux consacrés aux sciences, aux
beaux-arts et au théâtre. En matière de beaux-
arts, les articles d’archéologie de l’Athenæum
ATH
sont particulièrement remarqués. Depuis sa
fondation, ce journal paraît chaque semaine
en un cahier in-40 de 16 pages d’impression,
non compris les annonces."
ATHENAGORAS, philosophe grec converti
au christianisme, né dans le ne siècle à Athè-
nes. Il est connu par une Apologie pour les
chrétiens, adressée à Marc-Aurèle et à son fils
Commode, et par une Résurrection des morts.
La meilleure édition de ces écrits est celle des
bénédictins, 1742. Martin Fumée a publié,
comme traduit d’Athénagoras, un
dont il est l’auteur, et intitulé : Du vrai et
parfait amour, contenant les amours de Théa-
genes et Chariclée, de Phérécide et de Mélan-
génie, Paris, 1599 et 1612.
roman
Athénaldo (L’), ou Poëme sur Athènes,
poëme de Richard Glover, écrit en vers blancs,
et publié à Londres, en 1788, après la mort de
l’auteur, par les soins de sa fille. Cet ouvrage,
que Glover tenait en grande estime et qu’il se
vantait d’avoir fait plus long que l’Iliade, était
la suite d’un premier poème intitulé Léonidas ;
mais il s’en faut qu’il ait eu le même succès.
Léonidas, publié en 1737, à l’époque où le
ministre Walpole était vivement attaqué par
l’opposition à cause de sa politique pacifique,
avait dû aux circonstances une grande partie
de sa vogue. L’opposition trouvait des armes
dans les pages, parfois éloquentes, où le poète
célébrait les luttes de la Grèce libre contre le
despotisme asiatique. C’est alors que, encou-
ragé par les applaudissements du public,
Glover eut l’idée de donner une suite, en trente
chants, à Léonidas ; mais cet ouvrage parut
une composition faible, où l’intérêt divisé, en
se portant sur toute une race de héros, ne se
fixe fortement sur aucun d’eux. Toutefois, on
retrouve dans l’Athénaide une diction polie,
un style énergique, cette dignité morale et ce,
sentiment des beautés de la campagne qui
inspirent des descriptions si vives et si fraîches
aux auteurs anglais. Il y a surtout une scène
exquise de clair de lune. Le tableau des rivages
de Salamine, au matin de la bataille, est rendu
avec un effet vigoureux. Le poète ne brûle
pas de cet enthousiasme qui doit enflammer
chaque page, et sa versification languit parfois
dans l’effort et dans la faiblesse de l’élan et de
l’harmonie ; mais le domaine qu’il décrit a une
telle magnificence dans son ampleur, et l’énu-
mération suit des contours si variés, que ses
images entraînent un flot de sensations tumul-
tueuses qui frappent l’esprit. — Les poèmes
didactiques et descriptifs sont des productions
d’une littérature fatiguée ; mais ils ne doivent
pas périr entièrement : les morceaux heureux
qu’ils présentent deviendront un jour, entre les
mains puissantes du génie, des matériaux tout
préparés pour une œuvre immortelle. En atten-
dant, il suffit de les mentionner.
ATHÉNAÏS, impératrice grecque, plus con-
nue sous le nom d’Eudorie. (V. ce nom.)
Athénais, tragi-comédie de Mairet, repré-
sentée en 1636. Cette pièce, dont le compte
rendu n’offrirait aucun intérêt, ne figure ici
que pour un trait assez plaisant qu’elle ren-
ferme. Théodose, empereur d’Orient, visitant
la Grèce avec sa sœur Pulchérie, s’arrête à
Athènes et y devient éperdûment amoureux
d’une jeune Grecque, Athénaïs, à laquelle il
offre sa main et sa couronne. Une pomme
qu’il lui a donnée, et qu’il retrouve entre les
mains d’un personnage qu’il croit alors son
rival, lui fait dire comiquement :
Mon sort est comparable au sort du premier homme :
Son malheur et le mien sont sortia d’une pomme.
Pulchérie éclaircit le mystère et réconcilie
les deux amants.
Athénais, tragédie de La Grange-Chancel,
représentée en 1699, et reprise avec quelque
succès en 1736, l’année même où parut Alzire.
Le sujet de cette pièce, tiré en partie du Pha-
ramond de La Calprenède, est entièrement
dans le goût de ce romancier, pour qui La
Grange avoue sa prédilection. Un prince de
Perse disputant en face à un empereur romain
(le jeune Théodose), au milieu de sa cour, la
femme que cet empereur va épouser, et cet
empereur souffrant une audace si insultante :
cela choque par trop la vraisemblance histori-
que. Ce n’est pas ainsi que se faisaient les ma-
riages des maltres du monde. Une particula-
rité remarquable, c’est que Voltaire a pris le
sujet d’Athéraïs, qu’il a traité dans sa vieil-
lesse, sous le titre des Scythes. Dans les deux
tragédies, c’est un prince de Perse qui a conçu
d’abord un amour outrageant pour une jeune
personne à qui, dans la suite, il vient offrir sa
couronne et sa main, et qu’il dispute, sans
aucune raison, à l’époux qu’elle a choisi. Vol-
taire a changé le lieu de la scène et le dé-
noûment. Cette pièce lui fait peu d’honneur ;
cependant, la première scène et le contraste
des mœurs des Persans avec celles des Scythes
valent mieux que toute la tragédie de La
Grange-Chancel. Celui-ci était loin d’avoir de
sa pièce une opinion si modeste. Un écrivain
du temps s’étant permis de la critiquer, La
Grange-Chancel lui décocha cette épigramme,
qui ne ferait pas tort à une réputation gas-
conne :
Esprit bas et rampant, auteur du dernier ordre,
Mauvais plaisant, fade Pasquin,
Qui fais d’Esope un Tabarin,
Vraiment, c’est bien à toi de mordre
Sur des ouvrages applaudis !
Malgré la fureur qui t’anime,
Tu feras sur les arts et sur Athénats
Ce que ft autrefois le serpent sur la lime.
<section end="ATHENÆUM"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Miruts" /></noinclude><section begin="ATHÉISME s. m."/>querelles ?… La plupart des grands du monde
vivent comme s’ils étaient athées : quiconque
a vécu et a vu sait que la connaissance d’un
Dieu, sa présence, sa justice, n’ont pas la plus
légère influence sur les guerres, sur les traités, sur les objets de l’ambition, de l’intérêt,
des plaisirs, qui emportent tous leurs moments ;
cependant, on ne voit point qu’ils blessent
grossièrement les règles établies dans la société : il est beaucoup plus agréable de passer
sa vie auprès d’eux qu’avec des superstitieux
et des fanatiques. J’attendrai, il est vrai, plus
de justice de celui qui croira un Dieu que de
celui qui n’en croira pas ; mais je n’attendrai
qu’amertume et persécution du superstitieux.
L’''athéisme'' et le fanatisme sont deux monstres
qui peuvent dévorer et déchirer la société ;
mais l’athée, dans son erreur, conserve sa raison, qui lui coupe les griffes, et le fanatique
est atteint d’une folie continuelle qui aiguise
les siennes. »
L’histoire nous montre chaque effort de l’''athéisme'' vaincu par un effort contraire, par un
renouvellement et un affermissement dans les
esprits de l’idée théiste menacée. Le déisme
moral de Socrate fait justice de l’''athéisme'' des
sophistes grecs ; l’épicurisme romain est emporté par la grande révolution due au théisme
chrétien ; l’''athéisme'' de la Renaissance et du
{{s|xvii}} disparaît devant le déisme métaphysique et savant de Descartes, de Newton,
de Leibnitz ; l’''athéisme'' du {{s|xviii}}, avec
les ''systèmes de la nature'' qu’il enfante, ne
tient pas devant le déisme éloquent de Jean-Jacques Rousseau. En sera-t-il toujours de
même ? L’''athéisme'', au {{s|xix}} (nous donnons ici à ce mot son acception la plus étendue), se présente avec une originalité, une
profondeur, une puissance logique, un génie
que les âges antérieurs n’ont pas connu. Ce
n’est plus, s’il faut l’en croire, un fait exceptionnel et transitoire, une sorte d’anomalie
dans le développement historique, mais le
terme d’une double évolution de l’humanité,
évolution théologique, évolution scientifique.
Il se pose hardiment comme l’affranchissement
suprême de l’esprit, l’expression la plus haute
de la dignité, et par là même de la conscience
humaine. Il nous montre la science écartant
les hypothèses qui ne sont pas susceptibles de
vérification, substituant les ''lois'' aux ''causes'',
les ''propriétés'' aux ''forces ;'' la logique renversant la méthode qui déduisait le monde physique et le monde moral d’un Dieu antérieurement défini, n’acceptant d’autre critère de
certitude que l’accord de la raison et de l’expérience ; la morale, désormais constituée
indépendante de toute souveraineté divine,
relevant des lois inhérentes à la nature humaine, et non de la volonté, du bon plaisir
d’un roi du ciel. Nous n’exposerons ici ni
n’examinerons ce mouvement athéiste de notre
époque. On trouvera au mot ''Dieu'' tous les
développements que comporte la gravité des
questions qui s’y rattachent.
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'''ATHÉISTE''' adj. (a-té-i-ste ― rad. ''athée'').
Néol. Qui a le caractère de l’athéisme : ''Proposition'' {{sc|athéiste}}. ''La négation'' {{sc|athéiste}} ''n’a rien de définitif''. (Proudh.) ''Le mouvement''
{{sc|athéiste}} ''est le second acte du drame théologique''. (Proudh.) ''Les rares exemples de protestation'' {{sc|athéiste}} ''que l’histoire de la philosophie a recueillis''… (Proudh.)
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'''ATHÉISTIQUE''' adj. (a-té-i-sti-ke ― rad.
''athéiste''). Qui appartient, qui a rapport à
l’athéisme, qui en a le caractère : ''Croirait-on qu’un jésuite irlandais a fourni des armes à la philosophie'' {{sc|athéistique}}, ''en prétendant que les animaux se formaient tout seuls ?'' (Volt.) ''Je ne sais s’il y a peu d’athées dans le monde, mais la philosophie entière du dernier siècle est tout à fait'' {{sc|athéistique}}. (J. de Maistre.)
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'''ATHÉLIE''' s. f. (a-tè-lî — du gr. ''a'' priv. ;
''thêlê'', mamelle). Bot. Genre de champignons
byssoïdes, réuni aujourd’hui aux théléphores.
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'''ATHELING''' s. m. (a-te-laing). Hist. Héritier
présomptif de la couronne, chez les Anglo-Saxons.
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'''ATHELSTAN''', célèbre roi anglo-saxon, né
en 895, mort en 941, était petit-fils d’Alfred le
Grand et monta sur le trône en 925. Il se
rendit tributaires les principaux chefs danois,
ravagea les côtes d’Écosse en 933, vainquit
ensuite le roi de cette contrée et vécut en paix
à partir de cette époque. Il favorisa le clergé,
fonda ou rebâtit plusieurs monastères et rendit
quelques sages lois. Plusieurs prétendants
exilés trouverent un refuge à sa cour. Tous
les souverains de l’Occident recherchaient
son alliance. Il avait pour beaux frères
{{roi|Othon|Ier}}, Charles le Simple et Hugues, duc
de France, père de Hugues-Capet.
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'''ATHELXIE''' s. f. (a-tèl-ksî — du gr. ''athelxis'',
même sens). Méd. Succion, action de sucer.
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'''ATHÉNA''' s. f. (a-té-na). Mus. anc. Sorte de
flûte grecque. ‖ Sorte de trompette. On écrit
aussi {{sc|athéné}}.
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'''ATHÉNA''' ou '''ATHÉNÉ'''. Myth. gr. Déesse de
la sagesse et des beaux-arts, protectrice de la
ville d’Athènes, à laquelle, selon la Fable, elle
avait donné son nom. (V. {{sc|Neptune}}.) C’est la
Minerve des Latins.
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'''ATHENÆUM'''. Le premier ''Athenæum'' fut une
école fondée à Rome par l’empereur Adrien,
dans le but de favoriser les études littéraires
et scientifiques (''{{lang|la|ingenuæ artes}}'', arts libéraux).
L’empereur romain lui donna ce nom par
allusion à la ville d’Athènes, la véritable métropole intellectuelle du monde antique. Cet
''Athenæum'' était une espèce d’université où
l’enseignement était confié à des professeurs
réguliers. Sous {{roi|Théodose|II}}, par exemple, on
y comptait trois orateurs, dix grammairiens,
cinq sophistes, un philosophe et deux jurisconsultes. Ces maîtres ne se bornaient pas à
former des élèves ; ils avaient aussi l’habitude
de faire de véritables lectures ou conférences
publiques, que les empereurs eux-mêmes
honorèrent de leur présence. L’''Athenæum''
semble avoir gardé un rang considérable parmi
les établissements destinés à l’instruction jusqu’au {{s|v}}. Les Pères de l’Église et
d’autres auteurs nous apprennent que les
jeunes gens, après avoir terminé leurs études
secondaires dans différentes écoles de province, venaient à Rome compléter leur éducation en suivant les cours supérieurs de
l’''Athenæum''.
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'''{{t|Athenæum|85}}''' (''{{lang|en|The Athenæum, journal of literature, science and beaux-arts}}''), recueil semi-hebdomadaire anglais, fondé au commencement
de 1828. Son premier titre fut celui-ci : ''The Athenæum of London, literary and critical
journal'', l’''Athenæum'' de Londres, journal de
littérature et de critique. Cette légère modification du titre ne s’est pas étendue au cadre,
qui, depuis bientôt quarante ans, est resté le
meme.
L’esprit qui a présidé à la création de ce
recueil célèbre, et qui n’a cessé d’en inspirer
la rédaction, est parfaitement indiqué dans le
programme que {{M.|Buckingham}}, son premier
directeur, plaça en tête du premier numéro.
En voici le résumé : Pendant les vingt-cinq
dernières années du {{s|xviii}} et les vingt-cinq premières années du siècle actuel, sous
la double influence de l’accroissement des
richesses parmi les classes élevées, et de
l’accroissement des premiers éléments des
connaissances humaines parmi les classes
inférieures, une véritable révolution s’était
accomplie dans la littérature anglaise, tant
sous le rapport du nombre de ses productions
que de leur qualité. Le goût des belles-lettres,
qui, un demi-siècle auparavant, était encore
le privilége et le bonheur des seules personnes
bien élevées, s’était généralisé. La prétention
d’être connaisseur en littérature était affichée
même par les hommes les plus médiocres. De
là la naissance d’un esprit littéraire et d’un
genre de littérature entièrement nouveaux.
« Autrefois, dit {{M.|Buckingham}}, on écrivait
beaucoup moins de livres, vu le nombre restreint des personnes capables de lire ; mais
ces livres représentaient souvent le travail de
toute une vie ; leurs auteurs, qui visaient à se
conquérir une réputation durable, étaient
obligés, pour atteindre leur but, de faire
preuve de savoir, de génie, d’attention, de
soin et de talent de composition. La réunion
de toutes ces qualités était indispensable pour
réussir auprès du public lisant d’alors. Maintenant, il se produit dix fois plus d’œuvres
littéraires ; mais dans quelles conditions se
produisent-elles ? Nos écrivains, les plus en
faveur, sir Walter Scott, par exemple, croient
qu’il suffit de quelques semaines pour écrire
l’histoire d’un homme aussi extraordinaire
que Napoléon, et celle d’une époque aussi
étonnante que la Révolution française. » Le
groupe littéraire dont {{M.|Buckingham}} était
le porte-drapeau, ne pouvait pardonner à
Walter Scott, à Southey, à Byron, à Thomas
Moore, d’avoir plus de lecteurs que n’en
avaient eu Shakspeare, Newton, Milton,
Locke, Hume et Gibbon. « Non-seulement,
dit encore {{M.|Buckingham}}, aucun génie de
cet ordre ne se trouve dans notre littérature
moderne, mais on n’y rencontre plus d’hommes écrivant sous l’inspiration d’un attachement passionné pour les principes développés
dans leurs œuvres ; on y chercherait aussi
inutilement cette ardente aspiration vers la
gloire et l’immortalité, qui animait nos bons
écrivains des deux derniers siècles. Tout au
contraire de cela, notre littérature est en
grande partie tombée entre les mains d’hommes
qui cherchent à satisfaire les caprices et les
goûts du moment, afin d’en recueillir une
immédiate récompense en argent, et qui n’ont
aucun souci du bien et du mal qui peuvent
résulter de leurs écrits, et de la réputation
que l’histoire peut réserver à leurs noms et à
leurs œuvres. » En recherchant les causes de
cette déviation du goût littéraire, {{M.|Buckingham}} croyait la trouver dans ce fait, qu’aujourd’hui la partie de la société qui peut lire
et qui lit, y consacre moins de temps et surtout
moins d’attention qu’autrefois. « Maintenant,
dit-il, on parcourt un livre beaucoup plus
qu’on ne le lit : la curiosité, le besoin d’être
personnellement au courant de ce qu’on a
entendu dire, tiennent plus de place dans
cette lecture que le désir de s’instruire ; aussi
n’achète-t-on pas les livres comme autrefois,
afin de les lire et relire à tête reposée ; on se
contente, en général, de se les procurer au
cabinet de lecture. La composition de ces
ouvrages se ressent forcément du degré et de
la somme d’attention qu’on leur accorde, et,
s’il faut s’étonner d’une chose, c’est qu’il s’écrive encore de bons livres. » Cette infériorité
de la littérature contemporaine, comparée à la
littérature du siècle précédent, avait attiré
l’attention de bien des penseurs. On en rejetait
la responsabilité sur les éditeurs. {{M.|Buckingham}} n’était pas de cet avis ; il croyait et affirmait que le public devait, avant tout, s’en
prendre à lui-même. La raison qu’il donne
pour disculper les éditeurs est assez originale :
Ce sont, dit-il, tous des marchands ; ils ne
sont pas plus responsables du penchant du
public pour les ouvrages frivoles, que les né-
gociants en vins ne le sont de cette autre per-
version du goût qui fait que les tavernes, et
même les familles, leur commandent du porto
chargé d’alcool de préférence aux crus purs
et généreux de la Bourgogne et de la Guyenne.
… Quel changement, disait-il encore, ne s’est-
il pas opéré dans les goûts des hautes classes,
qui étaient autrefois adonnées plus que toutes
les autres à la culture des belles-lettres ! Com-
bien de grands et de riches personnages qui
jettent 1, 000 fr. à l’entretien d’une meute de
chiens et d’une troupe de piqueurs, et qui ne
consacrent pas dix francs à l’augmentation de
leur bibliothèque ! De tout ceci, M. Bucking-
ham concluait qu’il fallait aviser sérieusement
à changer les goûts du public, et notamment
à créer une concurrence à la littérature facile
et futile. Il n’allait pas jusqu’à condamner
d’une manière absolue la poésie légère et le
roman ; mais il prétendait que le public et les
auteurs avaient pris l’habitude de leur consa-
crer trop de temps et d’énergie mentale. La
dignité imorale, la liberté politique, la gran-
deur intellectuelle, et la conservation des
bonnes manières elles-mêmes, étaient, disait-il,
intéressées à ce que la littérature ne restȧí
pas plus longtemps engagée dans ces voies,
à ce que l’amusement, qui ne devait remplir
qu’une partie de la vie, n’en devint pas la
grande affaire, et surtout à ce que la plaisan-
terie et la bouffonnerie ne continuassent pas
à remplacer plus longtemps ce qui, autrefois,
s’était appelé l’esprit. Une prompte réaction
était nécessaire si l’on voulait maintenir l’in-
telligence nationale au même niveau de cul-
ture que celle du peuple français et du peuple
allemand. C’est dans ce but que fut fondé l’A-
thenæum. Nous voulons, disait-il en terini-
nant ce programme, que l’Athenæum devienne
le répertoire de ce qu’il y aura de meilleur
dans les œuvres des plus distinguées de nos
philosophes, de nos historiens, de nos orateurs,
de nos poëtes. Nous nous efforcerons de mettre
en lumière ce qu’il y aura de véritablement
excellent dans ces grandes manifestations de
l’intelligence humaine, et nous espérons que
leurs auteurs et leurs admirateurs seront à la
fois enorgueillis et satisfaits du soin avec
lequel nous enregistrerons toutes les belles
choses, et nous en conserverons le souvenir. »
Tous les écrivains qui se tiennent au cou-
rant de cette publication remarquable s’ac-
cordent à reconnaître que, depuis bientôt
quarante ans, ce programme a été assez bien
rempli. Toutes les publications littéraires, his-
toriques, politiques, philosophiques, théolo-
giques, scientifiques, artistiques, ayant une
véritable valeur, y ont trouvé une apprécia-
tion large et sérieuse. Tous les homines qui
ont fait école ou simplement figuré comme
politiques, historiens, philosophes, poètes, ro-
manciers, critiques, théologiens, artistes, y
sont jugés. Cela comprend non-seulement la
littérature anglaise et américaine, mais aussi
la littérature européenne tout entière. A raison
de leur importance, les littératures de France
et d’Allemagne occupent une très-large place
dans ces appréciations. A ces divers points de
vue, les tables de matières si bien faites, si
exactes, si détaillées, que l’Athenæum donne
tous les six mois, contiennent à elles seules
les éléments d’un des plus vastes et des plus
complets répertoires biographiques et biblio-
graphiques qui se puissent imaginer. La part
que fait cette publication à la politique pro-
prement dite, est un peu moins considérable
que celle qu’elle consacre aux lettres, aux
sciences et aux beaux-arts ; mais il est à
remarquer que tout ce qui, dans la littérature
politique, sort du moule commun et est des-
tiné à rester ou à être retenu par l’histoire,
est tout aussi soigneusement recueilli que le
reste. De l’aveu de tout le monde en Angle-
terre, les jugements portés par l’Athenæum
sur les œuvres et les écrits des personnages
appartenant à la politique sont plus dignes
d’attention que les jugements mêmes des
grandes revues. Les écrits y sont jugés d’après
feur valeur intrinsèque, et non pas d’après les
opinions des rédacteurs, comme ce n’est que
trop souvent le cas dans les revues trimes-
trielles. Il est également reconnu que les cri-
tiques de l’Athenæum ne sont jamais sévères
pour le plaisir de l’être, qu’il n’insère jamais
des articles de complaisance, et qu’il s’abstient
complétement de faire des réclames pour des
ceuvres qui ne le méritent pas. C’est dans ses
colonnes que se trouvent aussi les meilleures
critiques d’art, de musique et de théâtre.
Voici maintenant quelle est la disposition
de chaque numéro. Le journal commence ordi-
nairement par une série d’articles sur les
livres les plus importants, édités tant en An-
gleterre qu’à l’étranger. Quelquefois ces cri-
tiques sont précédées de quelques articles de
doctrine littéraire ou philosophique émanés
de la propre rédaction de l’Athenæum. Puis,
sous le titre de Our literary table, se trouvé
une série de courtes esquisses sur les meilleurs
ouvrages nouveaux. Vient ensuite un article,
intitulé Bavardage hebdomadaire (Weekly
gossip), qui contient un résumé des faits et
nouvelles de nature à intéresser le monde des
lettres et des beaux-arts. Enfin, viennent les
articles spéciaux consacrés aux sciences, aux
beaux-arts et au théâtre. En matière de beaux-
arts, les articles d’archéologie de l’Athenæum
ATH
sont particulièrement remarqués. Depuis sa
fondation, ce journal paraît chaque semaine
en un cahier in-40 de 16 pages d’impression,
non compris les annonces."
ATHENAGORAS, philosophe grec converti
au christianisme, né dans le ne siècle à Athè-
nes. Il est connu par une Apologie pour les
chrétiens, adressée à Marc-Aurèle et à son fils
Commode, et par une Résurrection des morts.
La meilleure édition de ces écrits est celle des
bénédictins, 1742. Martin Fumée a publié,
comme traduit d’Athénagoras, un
dont il est l’auteur, et intitulé : Du vrai et
parfait amour, contenant les amours de Théa-
genes et Chariclée, de Phérécide et de Mélan-
génie, Paris, 1599 et 1612.
roman
Athénaldo (L’), ou Poëme sur Athènes,
poëme de Richard Glover, écrit en vers blancs,
et publié à Londres, en 1788, après la mort de
l’auteur, par les soins de sa fille. Cet ouvrage,
que Glover tenait en grande estime et qu’il se
vantait d’avoir fait plus long que l’Iliade, était
la suite d’un premier poème intitulé Léonidas ;
mais il s’en faut qu’il ait eu le même succès.
Léonidas, publié en 1737, à l’époque où le
ministre Walpole était vivement attaqué par
l’opposition à cause de sa politique pacifique,
avait dû aux circonstances une grande partie
de sa vogue. L’opposition trouvait des armes
dans les pages, parfois éloquentes, où le poète
célébrait les luttes de la Grèce libre contre le
despotisme asiatique. C’est alors que, encou-
ragé par les applaudissements du public,
Glover eut l’idée de donner une suite, en trente
chants, à Léonidas ; mais cet ouvrage parut
une composition faible, où l’intérêt divisé, en
se portant sur toute une race de héros, ne se
fixe fortement sur aucun d’eux. Toutefois, on
retrouve dans l’Athénaide une diction polie,
un style énergique, cette dignité morale et ce,
sentiment des beautés de la campagne qui
inspirent des descriptions si vives et si fraîches
aux auteurs anglais. Il y a surtout une scène
exquise de clair de lune. Le tableau des rivages
de Salamine, au matin de la bataille, est rendu
avec un effet vigoureux. Le poète ne brûle
pas de cet enthousiasme qui doit enflammer
chaque page, et sa versification languit parfois
dans l’effort et dans la faiblesse de l’élan et de
l’harmonie ; mais le domaine qu’il décrit a une
telle magnificence dans son ampleur, et l’énu-
mération suit des contours si variés, que ses
images entraînent un flot de sensations tumul-
tueuses qui frappent l’esprit. — Les poèmes
didactiques et descriptifs sont des productions
d’une littérature fatiguée ; mais ils ne doivent
pas périr entièrement : les morceaux heureux
qu’ils présentent deviendront un jour, entre les
mains puissantes du génie, des matériaux tout
préparés pour une œuvre immortelle. En atten-
dant, il suffit de les mentionner.
ATHÉNAÏS, impératrice grecque, plus con-
nue sous le nom d’Eudorie. (V. ce nom.)
Athénais, tragi-comédie de Mairet, repré-
sentée en 1636. Cette pièce, dont le compte
rendu n’offrirait aucun intérêt, ne figure ici
que pour un trait assez plaisant qu’elle ren-
ferme. Théodose, empereur d’Orient, visitant
la Grèce avec sa sœur Pulchérie, s’arrête à
Athènes et y devient éperdûment amoureux
d’une jeune Grecque, Athénaïs, à laquelle il
offre sa main et sa couronne. Une pomme
qu’il lui a donnée, et qu’il retrouve entre les
mains d’un personnage qu’il croit alors son
rival, lui fait dire comiquement :
Mon sort est comparable au sort du premier homme :
Son malheur et le mien sont sortia d’une pomme.
Pulchérie éclaircit le mystère et réconcilie
les deux amants.
Athénais, tragédie de La Grange-Chancel,
représentée en 1699, et reprise avec quelque
succès en 1736, l’année même où parut Alzire.
Le sujet de cette pièce, tiré en partie du Pha-
ramond de La Calprenède, est entièrement
dans le goût de ce romancier, pour qui La
Grange avoue sa prédilection. Un prince de
Perse disputant en face à un empereur romain
(le jeune Théodose), au milieu de sa cour, la
femme que cet empereur va épouser, et cet
empereur souffrant une audace si insultante :
cela choque par trop la vraisemblance histori-
que. Ce n’est pas ainsi que se faisaient les ma-
riages des maltres du monde. Une particula-
rité remarquable, c’est que Voltaire a pris le
sujet d’Athéraïs, qu’il a traité dans sa vieil-
lesse, sous le titre des Scythes. Dans les deux
tragédies, c’est un prince de Perse qui a conçu
d’abord un amour outrageant pour une jeune
personne à qui, dans la suite, il vient offrir sa
couronne et sa main, et qu’il dispute, sans
aucune raison, à l’époux qu’elle a choisi. Vol-
taire a changé le lieu de la scène et le dé-
noûment. Cette pièce lui fait peu d’honneur ;
cependant, la première scène et le contraste
des mœurs des Persans avec celles des Scythes
valent mieux que toute la tragédie de La
Grange-Chancel. Celui-ci était loin d’avoir de
sa pièce une opinion si modeste. Un écrivain
du temps s’étant permis de la critiquer, La
Grange-Chancel lui décocha cette épigramme,
qui ne ferait pas tort à une réputation gas-
conne :
Esprit bas et rampant, auteur du dernier ordre,
Mauvais plaisant, fade Pasquin,
Qui fais d’Esope un Tabarin,
Vraiment, c’est bien à toi de mordre
Sur des ouvrages applaudis !
Malgré la fureur qui t’anime,
Tu feras sur les arts et sur Athénats
Ce que ft autrefois le serpent sur la lime.
<section end="Athenæum, recueil"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-09-26T07:32:23Z
Miruts
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Miruts" /></noinclude><section begin="ATHÉISME s. m."/>querelles ?… La plupart des grands du monde
vivent comme s’ils étaient athées : quiconque
a vécu et a vu sait que la connaissance d’un
Dieu, sa présence, sa justice, n’ont pas la plus
légère influence sur les guerres, sur les traités, sur les objets de l’ambition, de l’intérêt,
des plaisirs, qui emportent tous leurs moments ;
cependant, on ne voit point qu’ils blessent
grossièrement les règles établies dans la société : il est beaucoup plus agréable de passer
sa vie auprès d’eux qu’avec des superstitieux
et des fanatiques. J’attendrai, il est vrai, plus
de justice de celui qui croira un Dieu que de
celui qui n’en croira pas ; mais je n’attendrai
qu’amertume et persécution du superstitieux.
L’''athéisme'' et le fanatisme sont deux monstres
qui peuvent dévorer et déchirer la société ;
mais l’athée, dans son erreur, conserve sa raison, qui lui coupe les griffes, et le fanatique
est atteint d’une folie continuelle qui aiguise
les siennes. »
L’histoire nous montre chaque effort de l’''athéisme'' vaincu par un effort contraire, par un
renouvellement et un affermissement dans les
esprits de l’idée théiste menacée. Le déisme
moral de Socrate fait justice de l’''athéisme'' des
sophistes grecs ; l’épicurisme romain est emporté par la grande révolution due au théisme
chrétien ; l’''athéisme'' de la Renaissance et du
{{s|xvii}} disparaît devant le déisme métaphysique et savant de Descartes, de Newton,
de Leibnitz ; l’''athéisme'' du {{s|xviii}}, avec
les ''systèmes de la nature'' qu’il enfante, ne
tient pas devant le déisme éloquent de Jean-Jacques Rousseau. En sera-t-il toujours de
même ? L’''athéisme'', au {{s|xix}} (nous donnons ici à ce mot son acception la plus étendue), se présente avec une originalité, une
profondeur, une puissance logique, un génie
que les âges antérieurs n’ont pas connu. Ce
n’est plus, s’il faut l’en croire, un fait exceptionnel et transitoire, une sorte d’anomalie
dans le développement historique, mais le
terme d’une double évolution de l’humanité,
évolution théologique, évolution scientifique.
Il se pose hardiment comme l’affranchissement
suprême de l’esprit, l’expression la plus haute
de la dignité, et par là même de la conscience
humaine. Il nous montre la science écartant
les hypothèses qui ne sont pas susceptibles de
vérification, substituant les ''lois'' aux ''causes'',
les ''propriétés'' aux ''forces ;'' la logique renversant la méthode qui déduisait le monde physique et le monde moral d’un Dieu antérieurement défini, n’acceptant d’autre critère de
certitude que l’accord de la raison et de l’expérience ; la morale, désormais constituée
indépendante de toute souveraineté divine,
relevant des lois inhérentes à la nature humaine, et non de la volonté, du bon plaisir
d’un roi du ciel. Nous n’exposerons ici ni
n’examinerons ce mouvement athéiste de notre
époque. On trouvera au mot ''Dieu'' tous les
développements que comporte la gravité des
questions qui s’y rattachent.
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'''ATHÉISTE''' adj. (a-té-i-ste ― rad. ''athée'').
Néol. Qui a le caractère de l’athéisme : ''Proposition'' {{sc|athéiste}}. ''La négation'' {{sc|athéiste}} ''n’a rien de définitif''. (Proudh.) ''Le mouvement''
{{sc|athéiste}} ''est le second acte du drame théologique''. (Proudh.) ''Les rares exemples de protestation'' {{sc|athéiste}} ''que l’histoire de la philosophie a recueillis''… (Proudh.)
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'''ATHÉISTIQUE''' adj. (a-té-i-sti-ke ― rad.
''athéiste''). Qui appartient, qui a rapport à
l’athéisme, qui en a le caractère : ''Croirait-on qu’un jésuite irlandais a fourni des armes à la philosophie'' {{sc|athéistique}}, ''en prétendant que les animaux se formaient tout seuls ?'' (Volt.) ''Je ne sais s’il y a peu d’athées dans le monde, mais la philosophie entière du dernier siècle est tout à fait'' {{sc|athéistique}}. (J. de Maistre.)
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'''ATHÉLIE''' s. f. (a-tè-lî — du gr. ''a'' priv. ;
''thêlê'', mamelle). Bot. Genre de champignons
byssoïdes, réuni aujourd’hui aux théléphores.
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'''ATHELING''' s. m. (a-te-laing). Hist. Héritier
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'''ATHELSTAN''', célèbre roi anglo-saxon, né
en 895, mort en 941, était petit-fils d’Alfred le
Grand et monta sur le trône en 925. Il se
rendit tributaires les principaux chefs danois,
ravagea les côtes d’Écosse en 933, vainquit
ensuite le roi de cette contrée et vécut en paix
à partir de cette époque. Il favorisa le clergé,
fonda ou rebâtit plusieurs monastères et rendit
quelques sages lois. Plusieurs prétendants
exilés trouverent un refuge à sa cour. Tous
les souverains de l’Occident recherchaient
son alliance. Il avait pour beaux frères
{{roi|Othon|Ier}}, Charles le Simple et Hugues, duc
de France, père de Hugues-Capet.
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'''ATHELXIE''' s. f. (a-tèl-ksî — du gr. ''athelxis'',
même sens). Méd. Succion, action de sucer.
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'''ATHÉNA''' s. f. (a-té-na). Mus. anc. Sorte de
flûte grecque. ‖ Sorte de trompette. On écrit
aussi {{sc|athéné}}.
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'''ATHÉNA''' ou '''ATHÉNÉ'''. Myth. gr. Déesse de
la sagesse et des beaux-arts, protectrice de la
ville d’Athènes, à laquelle, selon la Fable, elle
avait donné son nom. (V. {{sc|Neptune}}.) C’est la
Minerve des Latins.
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'''ATHENÆUM'''. Le premier ''Athenæum'' fut une
école fondée à Rome par l’empereur Adrien,
dans le but de favoriser les études littéraires
et scientifiques (''{{lang|la|ingenuæ artes}}'', arts libéraux).
L’empereur romain lui donna ce nom par
allusion à la ville d’Athènes, la véritable métropole intellectuelle du monde antique. Cet
''Athenæum'' était une espèce d’université où
l’enseignement était confié à des professeurs
réguliers. Sous {{roi|Théodose|II}}, par exemple, on
y comptait trois orateurs, dix grammairiens,
cinq sophistes, un philosophe et deux jurisconsultes. Ces maîtres ne se bornaient pas à
former des élèves ; ils avaient aussi l’habitude
de faire de véritables lectures ou conférences
publiques, que les empereurs eux-mêmes
honorèrent de leur présence. L’''Athenæum''
semble avoir gardé un rang considérable parmi
les établissements destinés à l’instruction jusqu’au {{s|v}}. Les Pères de l’Église et
d’autres auteurs nous apprennent que les
jeunes gens, après avoir terminé leurs études
secondaires dans différentes écoles de province, venaient à Rome compléter leur éducation en suivant les cours supérieurs de
l’''Athenæum''.
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<section begin="Athenæum, recueil"/><nowiki/>
'''{{t|Athenæum|85}}''' (''{{lang|en|The Athenæum, journal of literature, science and beaux-arts}}''), recueil semi-hebdomadaire anglais, fondé au commencement
de 1828. Son premier titre fut celui-ci : ''The Athenæum of London, literary and critical
journal'', l’''Athenæum'' de Londres, journal de
littérature et de critique. Cette légère modification du titre ne s’est pas étendue au cadre,
qui, depuis bientôt quarante ans, est resté le
meme.
L’esprit qui a présidé à la création de ce
recueil célèbre, et qui n’a cessé d’en inspirer
la rédaction, est parfaitement indiqué dans le
programme que {{M.|Buckingham}}, son premier
directeur, plaça en tête du premier numéro.
En voici le résumé : Pendant les vingt-cinq
dernières années du {{s|xviii}} et les vingt-cinq premières années du siècle actuel, sous
la double influence de l’accroissement des
richesses parmi les classes élevées, et de
l’accroissement des premiers éléments des
connaissances humaines parmi les classes
inférieures, une véritable révolution s’était
accomplie dans la littérature anglaise, tant
sous le rapport du nombre de ses productions
que de leur qualité. Le goût des belles-lettres,
qui, un demi-siècle auparavant, était encore
le privilége et le bonheur des seules personnes
bien élevées, s’était généralisé. La prétention
d’être connaisseur en littérature était affichée
même par les hommes les plus médiocres. De
là la naissance d’un esprit littéraire et d’un
genre de littérature entièrement nouveaux.
« Autrefois, dit {{M.|Buckingham}}, on écrivait
beaucoup moins de livres, vu le nombre restreint des personnes capables de lire ; mais
ces livres représentaient souvent le travail de
toute une vie ; leurs auteurs, qui visaient à se
conquérir une réputation durable, étaient
obligés, pour atteindre leur but, de faire
preuve de savoir, de génie, d’attention, de
soin et de talent de composition. La réunion
de toutes ces qualités était indispensable pour
réussir auprès du public lisant d’alors. Maintenant, il se produit dix fois plus d’œuvres
littéraires ; mais dans quelles conditions se
produisent-elles ? Nos écrivains, les plus en
faveur, sir Walter Scott, par exemple, croient
qu’il suffit de quelques semaines pour écrire
l’histoire d’un homme aussi extraordinaire
que Napoléon, et celle d’une époque aussi
étonnante que la Révolution française. » Le
groupe littéraire dont {{M.|Buckingham}} était
le porte-drapeau, ne pouvait pardonner à
Walter Scott, à Southey, à Byron, à Thomas
Moore, d’avoir plus de lecteurs que n’en
avaient eu Shakspeare, Newton, Milton,
Locke, Hume et Gibbon. « Non-seulement,
dit encore {{M.|Buckingham}}, aucun génie de
cet ordre ne se trouve dans notre littérature
moderne, mais on n’y rencontre plus d’hommes écrivant sous l’inspiration d’un attachement passionné pour les principes développés
dans leurs œuvres ; on y chercherait aussi
inutilement cette ardente aspiration vers la
gloire et l’immortalité, qui animait nos bons
écrivains des deux derniers siècles. Tout au
contraire de cela, notre littérature est en
grande partie tombée entre les mains d’hommes
qui cherchent à satisfaire les caprices et les
goûts du moment, afin d’en recueillir une
immédiate récompense en argent, et qui n’ont
aucun souci du bien et du mal qui peuvent
résulter de leurs écrits, et de la réputation
que l’histoire peut réserver à leurs noms et à
leurs œuvres. » En recherchant les causes de
cette déviation du goût littéraire, {{M.|Buckingham}} croyait la trouver dans ce fait, qu’aujourd’hui la partie de la société qui peut lire
et qui lit, y consacre moins de temps et surtout
moins d’attention qu’autrefois. « Maintenant,
dit-il, on parcourt un livre beaucoup plus
qu’on ne le lit : la curiosité, le besoin d’être
personnellement au courant de ce qu’on a
entendu dire, tiennent plus de place dans
cette lecture que le désir de s’instruire ; aussi
n’achète-t-on pas les livres comme autrefois,
afin de les lire et relire à tête reposée ; on se
contente, en général, de se les procurer au
cabinet de lecture. La composition de ces
ouvrages se ressent forcément du degré et de
la somme d’attention qu’on leur accorde, et,
s’il faut s’étonner d’une chose, c’est qu’il s’écrive encore de bons livres. » Cette infériorité
de la littérature contemporaine, comparée à la
littérature du siècle précédent, avait attiré
l’attention de bien des penseurs. On en rejetait
la responsabilité sur les éditeurs. {{M.|Buckingham}} n’était pas de cet avis ; il croyait et affirmait que le public devait, avant tout, s’en
prendre à lui-même. La raison qu’il donne
pour disculper les éditeurs est assez originale :
« Ce sont, dit-il, tous des marchands ; ils ne
sont pas plus responsables du penchant du
public pour les ouvrages frivoles, que les négociants en vins ne le sont de cette autre perversion du goût qui fait que les tavernes, et
même les familles, leur commandent du porto
chargé d’alcool de préférence aux crus purs
et généreux de la Bourgogne et de la Guyenne.
… Quel changement, disait-il encore, ne s’est-il pas opéré dans les goûts des hautes classes,
qui étaient autrefois adonnées plus que toutes
les autres à la culture des belles-lettres ! Combien de grands et de riches personnages qui
jettent 1,000 fr. à l’entretien d’une meute de
chiens et d’une troupe de piqueurs, et qui ne
consacrent pas dix francs à l’augmentation de
leur bibliothèque ! » De tout ceci, {{M.|Buckingham}} concluait qu’il fallait aviser sérieusement
à changer les goûts du public, et notamment
à créer une concurrence à la littérature facile
et futile. Il n’allait pas jusqu’à condamner
d’une manière absolue la poésie légère et le
roman ; mais il prétendait que le public et les
auteurs avaient pris l’habitude de leur consacrer trop de temps et d’énergie mentale. La
dignité imorale, la liberté politique, la grandeur intellectuelle, et la conservation des
bonnes manières elles-mêmes, étaient, disait-il,
intéressées à ce que la littérature ne restât
pas plus longtemps engagée dans ces voies,
à ce que l’amusement, qui ne devait remplir
qu’une partie de la vie, n’en devînt pas la
grande affaire, et surtout à ce que la plaisanterie et la bouffonnerie ne continuassent pas
à remplacer plus longtemps ce qui, autrefois,
s’était appelé l’esprit. Une prompte réaction
était nécessaire si l’on voulait maintenir l’intelligence nationale au même niveau de culture que celle du peuple français et du peuple
allemand. C’est dans ce but que fut fondé l’''Athenæum''. « Nous voulons, disait-il en terminant ce programme, que l’''Athenæum'' devienne
le répertoire de ce qu’il y aura de meilleur
dans les œuvres des plus distinguées de nos
philosophes, de nos historiens, de nos orateurs,
de nos poëtes. Nous nous efforcerons de mettre
en lumière ce qu’il y aura de véritablement
excellent dans ces grandes manifestations de
l’intelligence humaine, et nous espérons que
leurs auteurs et leurs admirateurs seront à la
fois enorgueillis et satisfaits du soin avec
lequel nous enregistrerons toutes les belles
choses, et nous en conserverons le souvenir. »
Tous les écrivains qui se tiennent au courant de cette publication remarquable s’accordent à reconnaître que, depuis bientôt
quarante ans, ce programme a été assez bien
rempli. Toutes les publications littéraires, historiques, politiques, philosophiques, théologiques, scientifiques, artistiques, ayant une
véritable valeur, y ont trouvé une appréciation large et sérieuse. Tous les hommes qui
ont fait école ou simplement figuré comme
politiques, historiens, philosophes, poëtes, romanciers, critiques, théologiens, artistes, y
sont jugés. Cela comprend non-seulement la
littérature anglaise et américaine, mais aussi
la littérature européenne tout entière. À raison
de leur importance, les littératures de France
et d’Allemagne occupent une très-large place
dans ces appréciations. À ces divers points de
vue, les tables de matières si bien faites, si
exactes, si détaillées, que l’''Athenæum'' donne
tous les six mois, contiennent à elles seules
les éléments d’un des plus vastes et des plus
complets répertoires biographiques et bibliographiques qui se puissent imaginer. La part
que fait cette publication à la politique proprement dite, est un peu moins considérable
que celle qu’elle consacre aux lettres, aux
sciences et aux beaux-arts ; mais il est à
remarquer que tout ce qui, dans la littérature
politique, sort du moule commun et est destiné à rester ou à être retenu par l’histoire,
est tout aussi soigneusement recueilli que le
reste. De l’aveu de tout le monde en Angleterre, les jugements portés par l’''Athenæum''
sur les œuvres et les écrits des personnages
appartenant à la politique sont plus dignes
d’attention que les jugements mêmes des
grandes revues. Les écrits y sont jugés d’après
leur valeur intrinsèque, et non pas d’après les
opinions des rédacteurs, comme ce n’est que
trop souvent le cas dans les revues trimestrielles. Il est également reconnu que les critiques de l’''Athenæum'' ne sont jamais sévères
pour le plaisir de l’être, qu’il n’insère jamais
des articles de complaisance, et qu’il s’abstient
complétement de faire des réclames pour des
œuvres qui ne le méritent pas. C’est dans ses
colonnes que se trouvent aussi les meilleures
critiques d’art, de musique et de théâtre.
Voici maintenant quelle est la disposition
de chaque numéro. Le journal commence ordinairement par une série d’articles sur les
livres les plus importants, édités tant en Angleterre qu’à l’étranger. Quelquefois ces critiques sont précédées de quelques articles de
doctrine littéraire ou philosophique émanés
de la propre rédaction de l’''Athenæum''. Puis,
sous le titre de ''Our literary table'', se trouve
une série de courtes esquisses sur les meilleurs
ouvrages nouveaux. Vient ensuite un article,
intitulé ''Bavardage hebdomadaire'' ({{lang|en|Weekly gossip}}), qui contient un résumé des faits et
nouvelles de nature à intéresser le monde des
lettres et des beaux-arts. Enfin, viennent les
articles spéciaux consacrés aux sciences, aux
beaux-arts et au théâtre. En matière de beaux-arts, les articles d’archéologie de l’''Athenæum''
sont particulièrement remarqués. Depuis sa
fondation, ce journal paraît chaque semaine
en un cahier in-40 de 16 pages d’impression,
non compris les annonces."
ATHENAGORAS, philosophe grec converti
au christianisme, né dans le ne siècle à Athè-
nes. Il est connu par une Apologie pour les
chrétiens, adressée à Marc-Aurèle et à son fils
Commode, et par une Résurrection des morts.
La meilleure édition de ces écrits est celle des
bénédictins, 1742. Martin Fumée a publié,
comme traduit d’Athénagoras, un
dont il est l’auteur, et intitulé : Du vrai et
parfait amour, contenant les amours de Théa-
genes et Chariclée, de Phérécide et de Mélan-
génie, Paris, 1599 et 1612.
roman
Athénaldo (L’), ou Poëme sur Athènes,
poëme de Richard Glover, écrit en vers blancs,
et publié à Londres, en 1788, après la mort de
l’auteur, par les soins de sa fille. Cet ouvrage,
que Glover tenait en grande estime et qu’il se
vantait d’avoir fait plus long que l’Iliade, était
la suite d’un premier poème intitulé Léonidas ;
mais il s’en faut qu’il ait eu le même succès.
Léonidas, publié en 1737, à l’époque où le
ministre Walpole était vivement attaqué par
l’opposition à cause de sa politique pacifique,
avait dû aux circonstances une grande partie
de sa vogue. L’opposition trouvait des armes
dans les pages, parfois éloquentes, où le poète
célébrait les luttes de la Grèce libre contre le
despotisme asiatique. C’est alors que, encou-
ragé par les applaudissements du public,
Glover eut l’idée de donner une suite, en trente
chants, à Léonidas ; mais cet ouvrage parut
une composition faible, où l’intérêt divisé, en
se portant sur toute une race de héros, ne se
fixe fortement sur aucun d’eux. Toutefois, on
retrouve dans l’Athénaide une diction polie,
un style énergique, cette dignité morale et ce,
sentiment des beautés de la campagne qui
inspirent des descriptions si vives et si fraîches
aux auteurs anglais. Il y a surtout une scène
exquise de clair de lune. Le tableau des rivages
de Salamine, au matin de la bataille, est rendu
avec un effet vigoureux. Le poète ne brûle
pas de cet enthousiasme qui doit enflammer
chaque page, et sa versification languit parfois
dans l’effort et dans la faiblesse de l’élan et de
l’harmonie ; mais le domaine qu’il décrit a une
telle magnificence dans son ampleur, et l’énu-
mération suit des contours si variés, que ses
images entraînent un flot de sensations tumul-
tueuses qui frappent l’esprit. — Les poèmes
didactiques et descriptifs sont des productions
d’une littérature fatiguée ; mais ils ne doivent
pas périr entièrement : les morceaux heureux
qu’ils présentent deviendront un jour, entre les
mains puissantes du génie, des matériaux tout
préparés pour une œuvre immortelle. En atten-
dant, il suffit de les mentionner.
ATHÉNAÏS, impératrice grecque, plus con-
nue sous le nom d’Eudorie. (V. ce nom.)
Athénais, tragi-comédie de Mairet, repré-
sentée en 1636. Cette pièce, dont le compte
rendu n’offrirait aucun intérêt, ne figure ici
que pour un trait assez plaisant qu’elle ren-
ferme. Théodose, empereur d’Orient, visitant
la Grèce avec sa sœur Pulchérie, s’arrête à
Athènes et y devient éperdûment amoureux
d’une jeune Grecque, Athénaïs, à laquelle il
offre sa main et sa couronne. Une pomme
qu’il lui a donnée, et qu’il retrouve entre les
mains d’un personnage qu’il croit alors son
rival, lui fait dire comiquement :
Mon sort est comparable au sort du premier homme :
Son malheur et le mien sont sortia d’une pomme.
Pulchérie éclaircit le mystère et réconcilie
les deux amants.
Athénais, tragédie de La Grange-Chancel,
représentée en 1699, et reprise avec quelque
succès en 1736, l’année même où parut Alzire.
Le sujet de cette pièce, tiré en partie du Pha-
ramond de La Calprenède, est entièrement
dans le goût de ce romancier, pour qui La
Grange avoue sa prédilection. Un prince de
Perse disputant en face à un empereur romain
(le jeune Théodose), au milieu de sa cour, la
femme que cet empereur va épouser, et cet
empereur souffrant une audace si insultante :
cela choque par trop la vraisemblance histori-
que. Ce n’est pas ainsi que se faisaient les ma-
riages des maltres du monde. Une particula-
rité remarquable, c’est que Voltaire a pris le
sujet d’Athéraïs, qu’il a traité dans sa vieil-
lesse, sous le titre des Scythes. Dans les deux
tragédies, c’est un prince de Perse qui a conçu
d’abord un amour outrageant pour une jeune
personne à qui, dans la suite, il vient offrir sa
couronne et sa main, et qu’il dispute, sans
aucune raison, à l’époux qu’elle a choisi. Vol-
taire a changé le lieu de la scène et le dé-
noûment. Cette pièce lui fait peu d’honneur ;
cependant, la première scène et le contraste
des mœurs des Persans avec celles des Scythes
valent mieux que toute la tragédie de La
Grange-Chancel. Celui-ci était loin d’avoir de
sa pièce une opinion si modeste. Un écrivain
du temps s’étant permis de la critiquer, La
Grange-Chancel lui décocha cette épigramme,
qui ne ferait pas tort à une réputation gas-
conne :
Esprit bas et rampant, auteur du dernier ordre,
Mauvais plaisant, fade Pasquin,
Qui fais d’Esope un Tabarin,
Vraiment, c’est bien à toi de mordre
Sur des ouvrages applaudis !
Malgré la fureur qui t’anime,
Tu feras sur les arts et sur Athénats
Ce que ft autrefois le serpent sur la lime.
<section end="Athenæum, recueil"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-09-26T07:47:24Z
Miruts
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Miruts" /></noinclude><section begin="ATHÉISME s. m."/>querelles ?… La plupart des grands du monde
vivent comme s’ils étaient athées : quiconque
a vécu et a vu sait que la connaissance d’un
Dieu, sa présence, sa justice, n’ont pas la plus
légère influence sur les guerres, sur les traités, sur les objets de l’ambition, de l’intérêt,
des plaisirs, qui emportent tous leurs moments ;
cependant, on ne voit point qu’ils blessent
grossièrement les règles établies dans la société : il est beaucoup plus agréable de passer
sa vie auprès d’eux qu’avec des superstitieux
et des fanatiques. J’attendrai, il est vrai, plus
de justice de celui qui croira un Dieu que de
celui qui n’en croira pas ; mais je n’attendrai
qu’amertume et persécution du superstitieux.
L’''athéisme'' et le fanatisme sont deux monstres
qui peuvent dévorer et déchirer la société ;
mais l’athée, dans son erreur, conserve sa raison, qui lui coupe les griffes, et le fanatique
est atteint d’une folie continuelle qui aiguise
les siennes. »
L’histoire nous montre chaque effort de l’''athéisme'' vaincu par un effort contraire, par un
renouvellement et un affermissement dans les
esprits de l’idée théiste menacée. Le déisme
moral de Socrate fait justice de l’''athéisme'' des
sophistes grecs ; l’épicurisme romain est emporté par la grande révolution due au théisme
chrétien ; l’''athéisme'' de la Renaissance et du
{{s|xvii}} disparaît devant le déisme métaphysique et savant de Descartes, de Newton,
de Leibnitz ; l’''athéisme'' du {{s|xviii}}, avec
les ''systèmes de la nature'' qu’il enfante, ne
tient pas devant le déisme éloquent de Jean-Jacques Rousseau. En sera-t-il toujours de
même ? L’''athéisme'', au {{s|xix}} (nous donnons ici à ce mot son acception la plus étendue), se présente avec une originalité, une
profondeur, une puissance logique, un génie
que les âges antérieurs n’ont pas connu. Ce
n’est plus, s’il faut l’en croire, un fait exceptionnel et transitoire, une sorte d’anomalie
dans le développement historique, mais le
terme d’une double évolution de l’humanité,
évolution théologique, évolution scientifique.
Il se pose hardiment comme l’affranchissement
suprême de l’esprit, l’expression la plus haute
de la dignité, et par là même de la conscience
humaine. Il nous montre la science écartant
les hypothèses qui ne sont pas susceptibles de
vérification, substituant les ''lois'' aux ''causes'',
les ''propriétés'' aux ''forces ;'' la logique renversant la méthode qui déduisait le monde physique et le monde moral d’un Dieu antérieurement défini, n’acceptant d’autre critère de
certitude que l’accord de la raison et de l’expérience ; la morale, désormais constituée
indépendante de toute souveraineté divine,
relevant des lois inhérentes à la nature humaine, et non de la volonté, du bon plaisir
d’un roi du ciel. Nous n’exposerons ici ni
n’examinerons ce mouvement athéiste de notre
époque. On trouvera au mot ''Dieu'' tous les
développements que comporte la gravité des
questions qui s’y rattachent.
<section end="ATHÉISME s. m."/>
<section begin="ATHÉISTE adj."/><nowiki/>
'''ATHÉISTE''' adj. (a-té-i-ste ― rad. ''athée'').
Néol. Qui a le caractère de l’athéisme : ''Proposition'' {{sc|athéiste}}. ''La négation'' {{sc|athéiste}} ''n’a rien de définitif''. (Proudh.) ''Le mouvement''
{{sc|athéiste}} ''est le second acte du drame théologique''. (Proudh.) ''Les rares exemples de protestation'' {{sc|athéiste}} ''que l’histoire de la philosophie a recueillis''… (Proudh.)
<section end="ATHÉISTE adj."/>
<section begin="ATHÉISTIQUE adj."/><nowiki/>
'''ATHÉISTIQUE''' adj. (a-té-i-sti-ke ― rad.
''athéiste''). Qui appartient, qui a rapport à
l’athéisme, qui en a le caractère : ''Croirait-on qu’un jésuite irlandais a fourni des armes à la philosophie'' {{sc|athéistique}}, ''en prétendant que les animaux se formaient tout seuls ?'' (Volt.) ''Je ne sais s’il y a peu d’athées dans le monde, mais la philosophie entière du dernier siècle est tout à fait'' {{sc|athéistique}}. (J. de Maistre.)
<section end="ATHÉISTIQUE adj."/>
<section begin="ATHÉLIE s. f."/><nowiki/>
'''ATHÉLIE''' s. f. (a-tè-lî — du gr. ''a'' priv. ;
''thêlê'', mamelle). Bot. Genre de champignons
byssoïdes, réuni aujourd’hui aux théléphores.
<section end="ATHÉLIE s. f."/>
<section begin="ATHELING s. m."/><nowiki/>
'''ATHELING''' s. m. (a-te-laing). Hist. Héritier
présomptif de la couronne, chez les Anglo-Saxons.
<section end="ATHELING s. m."/>
<section begin="ATHELSTAN"/><nowiki/>
'''ATHELSTAN''', célèbre roi anglo-saxon, né
en 895, mort en 941, était petit-fils d’Alfred le
Grand et monta sur le trône en 925. Il se
rendit tributaires les principaux chefs danois,
ravagea les côtes d’Écosse en 933, vainquit
ensuite le roi de cette contrée et vécut en paix
à partir de cette époque. Il favorisa le clergé,
fonda ou rebâtit plusieurs monastères et rendit
quelques sages lois. Plusieurs prétendants
exilés trouverent un refuge à sa cour. Tous
les souverains de l’Occident recherchaient
son alliance. Il avait pour beaux frères
{{roi|Othon|Ier}}, Charles le Simple et Hugues, duc
de France, père de Hugues-Capet.
<section end="ATHELSTAN"/>
<section begin="ATHELXIE s. f."/><nowiki/>
'''ATHELXIE''' s. f. (a-tèl-ksî — du gr. ''athelxis'',
même sens). Méd. Succion, action de sucer.
<section end="ATHELXIE s. f."/>
<section begin="ATHÉNA s. f."/><nowiki/>
'''ATHÉNA''' s. f. (a-té-na). Mus. anc. Sorte de
flûte grecque. ‖ Sorte de trompette. On écrit
aussi {{sc|athéné}}.
<section end="ATHÉNA s. f."/>
<section begin="ATHÉNA ou ATHÉNÉ"/><nowiki/>
'''ATHÉNA''' ou '''ATHÉNÉ'''. Myth. gr. Déesse de
la sagesse et des beaux-arts, protectrice de la
ville d’Athènes, à laquelle, selon la Fable, elle
avait donné son nom. (V. {{sc|Neptune}}.) C’est la
Minerve des Latins.
<section end="ATHÉNA ou ATHÉNÉ"/>
<section begin="ATHENÆUM"/><nowiki/>
'''ATHENÆUM'''. Le premier ''Athenæum'' fut une
école fondée à Rome par l’empereur Adrien,
dans le but de favoriser les études littéraires
et scientifiques (''{{lang|la|ingenuæ artes}}'', arts libéraux).
L’empereur romain lui donna ce nom par
allusion à la ville d’Athènes, la véritable métropole intellectuelle du monde antique. Cet
''Athenæum'' était une espèce d’université où
l’enseignement était confié à des professeurs
réguliers. Sous {{roi|Théodose|II}}, par exemple, on
y comptait trois orateurs, dix grammairiens,
cinq sophistes, un philosophe et deux jurisconsultes. Ces maîtres ne se bornaient pas à
former des élèves ; ils avaient aussi l’habitude
de faire de véritables lectures ou conférences
publiques, que les empereurs eux-mêmes
honorèrent de leur présence. L’''Athenæum''
semble avoir gardé un rang considérable parmi
les établissements destinés à l’instruction jusqu’au {{s|v}}. Les Pères de l’Église et
d’autres auteurs nous apprennent que les
jeunes gens, après avoir terminé leurs études
secondaires dans différentes écoles de province, venaient à Rome compléter leur éducation en suivant les cours supérieurs de
l’''Athenæum''.
<section end="ATHENÆUM"/>
<section begin="Athenæum, recueil"/><nowiki/>
'''{{t|Athenæum|85}}''' (''{{lang|en|The Athenæum, journal of literature, science and beaux-arts}}''), recueil semi-hebdomadaire anglais, fondé au commencement
de 1828. Son premier titre fut celui-ci : ''The Athenæum of London, literary and critical
journal'', l’''Athenæum'' de Londres, journal de
littérature et de critique. Cette légère modification du titre ne s’est pas étendue au cadre,
qui, depuis bientôt quarante ans, est resté le
meme.
L’esprit qui a présidé à la création de ce
recueil célèbre, et qui n’a cessé d’en inspirer
la rédaction, est parfaitement indiqué dans le
programme que {{M.|Buckingham}}, son premier
directeur, plaça en tête du premier numéro.
En voici le résumé : Pendant les vingt-cinq
dernières années du {{s|xviii}} et les vingt-cinq premières années du siècle actuel, sous
la double influence de l’accroissement des
richesses parmi les classes élevées, et de
l’accroissement des premiers éléments des
connaissances humaines parmi les classes
inférieures, une véritable révolution s’était
accomplie dans la littérature anglaise, tant
sous le rapport du nombre de ses productions
que de leur qualité. Le goût des belles-lettres,
qui, un demi-siècle auparavant, était encore
le privilége et le bonheur des seules personnes
bien élevées, s’était généralisé. La prétention
d’être connaisseur en littérature était affichée
même par les hommes les plus médiocres. De
là la naissance d’un esprit littéraire et d’un
genre de littérature entièrement nouveaux.
« Autrefois, dit {{M.|Buckingham}}, on écrivait
beaucoup moins de livres, vu le nombre restreint des personnes capables de lire ; mais
ces livres représentaient souvent le travail de
toute une vie ; leurs auteurs, qui visaient à se
conquérir une réputation durable, étaient
obligés, pour atteindre leur but, de faire
preuve de savoir, de génie, d’attention, de
soin et de talent de composition. La réunion
de toutes ces qualités était indispensable pour
réussir auprès du public lisant d’alors. Maintenant, il se produit dix fois plus d’œuvres
littéraires ; mais dans quelles conditions se
produisent-elles ? Nos écrivains, les plus en
faveur, sir Walter Scott, par exemple, croient
qu’il suffit de quelques semaines pour écrire
l’histoire d’un homme aussi extraordinaire
que Napoléon, et celle d’une époque aussi
étonnante que la Révolution française. » Le
groupe littéraire dont {{M.|Buckingham}} était
le porte-drapeau, ne pouvait pardonner à
Walter Scott, à Southey, à Byron, à Thomas
Moore, d’avoir plus de lecteurs que n’en
avaient eu Shakspeare, Newton, Milton,
Locke, Hume et Gibbon. « Non-seulement,
dit encore {{M.|Buckingham}}, aucun génie de
cet ordre ne se trouve dans notre littérature
moderne, mais on n’y rencontre plus d’hommes écrivant sous l’inspiration d’un attachement passionné pour les principes développés
dans leurs œuvres ; on y chercherait aussi
inutilement cette ardente aspiration vers la
gloire et l’immortalité, qui animait nos bons
écrivains des deux derniers siècles. Tout au
contraire de cela, notre littérature est en
grande partie tombée entre les mains d’hommes
qui cherchent à satisfaire les caprices et les
goûts du moment, afin d’en recueillir une
immédiate récompense en argent, et qui n’ont
aucun souci du bien et du mal qui peuvent
résulter de leurs écrits, et de la réputation
que l’histoire peut réserver à leurs noms et à
leurs œuvres. » En recherchant les causes de
cette déviation du goût littéraire, {{M.|Buckingham}} croyait la trouver dans ce fait, qu’aujourd’hui la partie de la société qui peut lire
et qui lit, y consacre moins de temps et surtout
moins d’attention qu’autrefois. « Maintenant,
dit-il, on parcourt un livre beaucoup plus
qu’on ne le lit : la curiosité, le besoin d’être
personnellement au courant de ce qu’on a
entendu dire, tiennent plus de place dans
cette lecture que le désir de s’instruire ; aussi
n’achète-t-on pas les livres comme autrefois,
afin de les lire et relire à tête reposée ; on se
contente, en général, de se les procurer au
cabinet de lecture. La composition de ces
ouvrages se ressent forcément du degré et de
la somme d’attention qu’on leur accorde, et,
s’il faut s’étonner d’une chose, c’est qu’il s’écrive encore de bons livres. » Cette infériorité
de la littérature contemporaine, comparée à la
littérature du siècle précédent, avait attiré
l’attention de bien des penseurs. On en rejetait
la responsabilité sur les éditeurs. {{M.|Buckingham}} n’était pas de cet avis ; il croyait et affirmait que le public devait, avant tout, s’en
prendre à lui-même. La raison qu’il donne
pour disculper les éditeurs est assez originale :
« Ce sont, dit-il, tous des marchands ; ils ne
sont pas plus responsables du penchant du
public pour les ouvrages frivoles, que les négociants en vins ne le sont de cette autre perversion du goût qui fait que les tavernes, et
même les familles, leur commandent du porto
chargé d’alcool de préférence aux crus purs
et généreux de la Bourgogne et de la Guyenne.
… Quel changement, disait-il encore, ne s’est-il pas opéré dans les goûts des hautes classes,
qui étaient autrefois adonnées plus que toutes
les autres à la culture des belles-lettres ! Combien de grands et de riches personnages qui
jettent 1,000 fr. à l’entretien d’une meute de
chiens et d’une troupe de piqueurs, et qui ne
consacrent pas dix francs à l’augmentation de
leur bibliothèque ! » De tout ceci, {{M.|Buckingham}} concluait qu’il fallait aviser sérieusement
à changer les goûts du public, et notamment
à créer une concurrence à la littérature facile
et futile. Il n’allait pas jusqu’à condamner
d’une manière absolue la poésie légère et le
roman ; mais il prétendait que le public et les
auteurs avaient pris l’habitude de leur consacrer trop de temps et d’énergie mentale. La
dignité imorale, la liberté politique, la grandeur intellectuelle, et la conservation des
bonnes manières elles-mêmes, étaient, disait-il,
intéressées à ce que la littérature ne restât
pas plus longtemps engagée dans ces voies,
à ce que l’amusement, qui ne devait remplir
qu’une partie de la vie, n’en devînt pas la
grande affaire, et surtout à ce que la plaisanterie et la bouffonnerie ne continuassent pas
à remplacer plus longtemps ce qui, autrefois,
s’était appelé l’esprit. Une prompte réaction
était nécessaire si l’on voulait maintenir l’intelligence nationale au même niveau de culture que celle du peuple français et du peuple
allemand. C’est dans ce but que fut fondé l’''Athenæum''. « Nous voulons, disait-il en terminant ce programme, que l’''Athenæum'' devienne
le répertoire de ce qu’il y aura de meilleur
dans les œuvres des plus distinguées de nos
philosophes, de nos historiens, de nos orateurs,
de nos poëtes. Nous nous efforcerons de mettre
en lumière ce qu’il y aura de véritablement
excellent dans ces grandes manifestations de
l’intelligence humaine, et nous espérons que
leurs auteurs et leurs admirateurs seront à la
fois enorgueillis et satisfaits du soin avec
lequel nous enregistrerons toutes les belles
choses, et nous en conserverons le souvenir. »
Tous les écrivains qui se tiennent au courant de cette publication remarquable s’accordent à reconnaître que, depuis bientôt
quarante ans, ce programme a été assez bien
rempli. Toutes les publications littéraires, historiques, politiques, philosophiques, théologiques, scientifiques, artistiques, ayant une
véritable valeur, y ont trouvé une appréciation large et sérieuse. Tous les hommes qui
ont fait école ou simplement figuré comme
politiques, historiens, philosophes, poëtes, romanciers, critiques, théologiens, artistes, y
sont jugés. Cela comprend non-seulement la
littérature anglaise et américaine, mais aussi
la littérature européenne tout entière. À raison
de leur importance, les littératures de France
et d’Allemagne occupent une très-large place
dans ces appréciations. À ces divers points de
vue, les tables de matières si bien faites, si
exactes, si détaillées, que l’''Athenæum'' donne
tous les six mois, contiennent à elles seules
les éléments d’un des plus vastes et des plus
complets répertoires biographiques et bibliographiques qui se puissent imaginer. La part
que fait cette publication à la politique proprement dite, est un peu moins considérable
que celle qu’elle consacre aux lettres, aux
sciences et aux beaux-arts ; mais il est à
remarquer que tout ce qui, dans la littérature
politique, sort du moule commun et est destiné à rester ou à être retenu par l’histoire,
est tout aussi soigneusement recueilli que le
reste. De l’aveu de tout le monde en Angleterre, les jugements portés par l’''Athenæum''
sur les œuvres et les écrits des personnages
appartenant à la politique sont plus dignes
d’attention que les jugements mêmes des
grandes revues. Les écrits y sont jugés d’après
leur valeur intrinsèque, et non pas d’après les
opinions des rédacteurs, comme ce n’est que
trop souvent le cas dans les revues trimestrielles. Il est également reconnu que les critiques de l’''Athenæum'' ne sont jamais sévères
pour le plaisir de l’être, qu’il n’insère jamais
des articles de complaisance, et qu’il s’abstient
complétement de faire des réclames pour des
œuvres qui ne le méritent pas. C’est dans ses
colonnes que se trouvent aussi les meilleures
critiques d’art, de musique et de théâtre.
Voici maintenant quelle est la disposition
de chaque numéro. Le journal commence ordinairement par une série d’articles sur les
livres les plus importants, édités tant en Angleterre qu’à l’étranger. Quelquefois ces critiques sont précédées de quelques articles de
doctrine littéraire ou philosophique émanés
de la propre rédaction de l’''Athenæum''. Puis,
sous le titre de ''Our literary table'', se trouve
une série de courtes esquisses sur les meilleurs
ouvrages nouveaux. Vient ensuite un article,
intitulé ''Bavardage hebdomadaire'' ({{lang|en|Weekly gossip}}), qui contient un résumé des faits et
nouvelles de nature à intéresser le monde des
lettres et des beaux-arts. Enfin, viennent les
articles spéciaux consacrés aux sciences, aux
beaux-arts et au théâtre. En matière de beaux-arts, les articles d’archéologie de l’''Athenæum''
sont particulièrement remarqués. Depuis sa
fondation, ce journal paraît chaque semaine
en un cahier in-40 de 16 pages d’impression,
non compris les annonces.
<section end="Athenæum, recueil"/>
<section begin="ATHÉNAGORAS"/><nowiki/>
'''ATHÉNAGORAS''', philosophe grec converti
au christianisme, né dans le {{s|ii}} à Athènes. Il est connu par une ''Apologie pour les chrétiens'', adressée à Marc-Aurèle et à son fils
Commode, et par une ''Résurrection des morts''.
La meilleure édition de ces écrits est celle des
bénédictins, 1742. Martin Fumée a publié,
comme traduit d’Athénagoras, un
dont il est l’auteur, et intitulé : ''Du vrai et parfait amour, contenant les amours de Théagènes et Chariclée, de Phérécide et de Mélangénie'', Paris, 1599 et 1612.
<section end="ATHÉNAGORAS"/>
<section begin="Athénaïde (l’)"/><nowiki/>
'''{{t|Athénaïde|85}}''' ({{sc|l’}}), ou ''Poëme sur Athènes'',
poëme de Richard Glover, écrit en vers blancs,
et publié à Londres, en 1788, après la mort de
l’auteur, par les soins de sa fille. Cet ouvrage,
que Glover tenait en grande estime et qu’il se
vantait d’avoir fait plus long que l’''Iliade'', était
la suite d’un premier poëme intitulé ''Léonidas ;''
mais il s’en faut qu’il ait eu le même succès.
''Léonidas'', publié en 1737, à l’époque où le
ministre Walpole était vivement attaqué par
l’opposition à cause de sa politique pacifique,
avait dû aux circonstances une grande partie
de sa vogue. L’opposition trouvait des armes
dans les pages, parfois éloquentes, où le poëte
célébrait les luttes de la Grèce libre contre le
despotisme asiatique. C’est alors que, encouragé par les applaudissements du public,
Glover eut l’idée de donner une suite, en trente
chants, à ''Léonidas ;'' mais cet ouvrage parut
une composition faible, où l’intérêt divisé, en
se portant sur toute une race de héros, ne se
fixe fortement sur aucun d’eux. Toutefois, on
retrouve dans l’''Athénaïde'' une diction polie,
un style énergique, cette dignité morale et ce
sentiment des beautés de la campagne qui
inspirent des descriptions si vives et si fraîches
aux auteurs anglais. Il y a surtout une scène
exquise de clair de lune. Le tableau des rivages
de Salamine, au matin de la bataille, est rendu
avec un effet vigoureux. Le poëte ne brûle
pas de cet enthousiasme qui doit enflammer
chaque page, et sa versification languit parfois
dans l’effort et dans la faiblesse de l’élan et de
l’harmonie ; mais le domaine qu’il décrit a une
telle magnificence dans son ampleur, et l’énumération suit des contours si variés, que ses
images entraînent un flot de sensations tumultueuses qui frappent l’esprit. — Les poëmes
didactiques et descriptifs sont des productions
d’une littérature fatiguée ; mais ils ne doivent
pas périr entièrement : les morceaux heureux
qu’ils présentent deviendront un jour, entre les
mains puissantes du génie, des matériaux tout
préparés pour une œuvre immortelle. En attendant, il suffit de les mentionner.
<section end="Athénaïde (l’)"/>
<section begin="ATHÉNAÏS"/><nowiki/>
'''ATHÉNAÏS''', impératrice grecque, plus connue sous le nom d’''Eudoxie''. (V. ce nom.)
<section end="ATHÉNAÏS"/>
<section begin="Athénaïs, tragi-comédie de Mairet"/><nowiki/>
'''{{t|Athénaïs|85}}''', tragi-comédie de Mairet, représentée en 1636. Cette pièce, dont le compte
rendu n’offrirait aucun intérêt, ne figure ici
que pour un trait assez plaisant qu’elle renferme. Théodose, empereur d’Orient, visitant
la Grèce avec sa sœur Pulchérie, s’arrête à
Athènes et y devient éperdûment amoureux
d’une jeune Grecque, Athénaïs, à laquelle il
offre sa main et sa couronne. Une pomme
qu’il lui a donnée, et qu’il retrouve entre les
mains d’un personnage qu’il croit alors son
rival, lui fait dire comiquement :
{{DctCite|Mon sort est comparable au sort du premier homme :{{Crlf
|}}Son malheur et le mien sont sortis d’une pomme.||0}}
{{SA|Pulchérie éclaircit le mystère et réconcilie les deux amants.}}
<section end="Athénaïs, tragi-comédie de Mairet"/>
<section begin="Athénaïs, tragédie de La Grange-Chancel"/><nowiki/>
'''{{t|Athénaïs|85}}''', tragédie de La Grange-Chancel,
représentée en 1699, et reprise avec quelque
succès en 1736, l’année même où parut ''Alzire''.
Le sujet de cette pièce, tiré en partie du ''Pharamond'' de La Calprenède, est entièrement
dans le goût de ce romancier, pour qui La
Grange avoue sa prédilection. Un prince de
Perse disputant en face à un empereur romain
(le jeune Théodose), au milieu de sa cour, la
femme que cet empereur va épouser, et cet
empereur souffrant une audace si insultante :
cela choque par trop la vraisemblance historique. Ce n’est pas ainsi que se faisaient les mariages des maîtres du monde. Une particularité remarquable, c’est que Voltaire a pris le
sujet d’''Athénaïs'', qu’il a traité dans sa vieillesse, sous le titre des ''Scythes''. Dans les deux
tragédies, c’est un prince de Perse qui a conçu
d’abord un amour outrageant pour une jeune
personne à qui, dans la suite, il vient offrir sa
couronne et sa main, et qu’il dispute, sans
aucune raison, à l’époux qu’elle a choisi. Voltaire a changé le lieu de la scène et le dénoûment. Cette pièce lui fait peu d’honneur ;
cependant, la première scène et le contraste
des mœurs des Persans avec celles des Scythes
valent mieux que toute la tragédie de La
Grange-Chancel. Celui-ci était loin d’avoir de
sa pièce une opinion si modeste. Un écrivain
du temps s’étant permis de la critiquer, La
Grange-Chancel lui décocha cette épigramme,
qui ne ferait pas tort à une réputation gasconne :
{{pom|Esprit bas et rampant, auteur du dernier ordre,
{{espaces|10}}Mauvais plaisant, fade Pasquin,
{{espaces|10}}Qui fais d’Ésope un Tabarin,
{{espaces|10}}Vraiment, c’est bien à toi de mordre
{{espaces|10}}Sur des ouvrages applaudis !
{{espaces|10}}Malgré la fureur qui t’anime,
Tu feras sur les arts et sur ''Athénaïs''
Ce que fit autrefois le serpent sur la lime.}}
<section end="Athénaïs, tragédie de La Grange-Chancel"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « quand on oſe ſouler aux pieds les loix divines & humaines. Mais quels que ſoient vos procédés indignes, je ne m’abaiſſerai point à m’en plaindre, lorſque je puis m’en venger. Je ne ſuſpens ma réſolution, que le tems qu’il faut, pour vous l’apprendre, & pour que vous puiſſiez m’en faire changer par votre réponſe. Si vous ne prenez pas le parti de déclarer notre mariage à votre pere, auſſi-tôt ma lettre reçue, j’irai l’en in... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>quand on oſe ſouler aux pieds les loix divines
& humaines. Mais quels que ſoient vos
procédés indignes, je ne m’abaiſſerai point à
m’en plaindre, lorſque je puis m’en venger.
Je ne ſuſpens ma réſolution, que le tems qu’il
faut, pour vous l’apprendre, & pour que vous
puiſſiez m’en faire changer par votre réponſe.
Si vous ne prenez pas le parti de déclarer
notre mariage à votre pere, auſſi-tôt ma lettre
reçue, j’irai l’en inſtruire, & lui demander
juſtice de vos ſermens trahis, & de votre
conduite actuelle. J’ai attendu patiemment
juſqu’à ce jour, que vous tinſiez votre parole ;
mais votre négligence pour moi & votre
commerce indécent avec la femme qui partage
maintenant votre lit, ont changé mon
amour en fureur. Ne croyez pas m’intimider
par les effets qui peuvent réſulter contre moi,
de l’indignation de votre pere : je n’ai rien
à en redouter d’auſſi cruel, que votre ingratitude.
D’ailleurs, je dois cet éclat au ſoin de
ma réputation ; & je m’en applaudirai davantage,
s’il peut ſervir à ma vengeance. Ce ſont
les vœux les plus ardens de votre épouſe outragée.
La tante d’Ophélie eſt frappée d’horreur à la
lecture de cette lettre : elle diſſimule, intercepte
avec la même adreſſe la réponſe de ſon mari
y découvre que le perfide doit partir bientôt
pour l’Angleterre, & révéler à ſon pere le mariage
qu’il a contracté avec la femme qui lui a
écrit. Il lui fait de nouveaux ſermens, & termine
ainſi ſa lettre : Il eſt vrai que je vis ici
avec une femme ; mais pouvez-vous ſoupçonner
que mon cœur ſoit complice de cette<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « eſpece d’infidélité ? Plaignez-moi plutôt d’y être réduit. Comptez ſur la foi d’un homme qui déſormais ne vivra que pour vous, & ſera toujours votre tendre époux. « La tante d’Ophélie porte les deux lettres au Gouverneur, & ſe met ſous ſa protection. Le mari veut encore tromper cette infortunée ; mais il tente inutilement de ſe juſtifier. Sa ſeconde femme, avec les débris de ſon bien, dont l’autorité du Gouverneur força ce mi... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>eſpece d’infidélité ? Plaignez-moi plutôt d’y
être réduit. Comptez ſur la foi d’un homme
qui déſormais ne vivra que pour vous, & ſera
toujours votre tendre époux. «
La tante d’Ophélie porte les deux lettres au Gouverneur,
& ſe met ſous ſa protection. Le mari
veut encore tromper cette infortunée ; mais il
tente inutilement de ſe juſtifier. Sa ſeconde
femme, avec les débris de ſon bien, dont l’autorité
du Gouverneur força ce miſérable de ſe
déſaiſir, ſe retire avec ſa niece dans la partie
occidentale du pays de Galles : elle y fait l’acquiſition
d’une retraite champêtre. Livrée à la
ſolitude, ſon déſeſpoir dégénere en une douce
triſteſſe ; ſa principale étude eſt l’éducation d’Ophélie
elle ſe forme un plan ſingulier à cet
égard ; c’eſt d’enſeigner le bien à ſa niéce, & de
lui laiſſer abſolument ignorer le mal.
Ophélie étoit entourée de bons livres d’hiſtoire
& de piété. Elles revenoient un ſoir de la
promenade ; elles entendent la voix d’un homme :
bientôt il ſe fait voir avec des habits, dont
la richeſſe ſembloit annoncer ſon rang, & qui
fixent les yeux d’Ophélie ; elle veut fuir ; la
crainte avoit comme enchaîné ſes pas. Le jeune
homme ſe jette à ſes genoux ; le clair de lune
le laiſſe voir à Ophélie ; & ſa figure acheve l’eſpece
d’enchantement qu’avoit produit la magnificence
des habits. Il raconte à la tante & à la
niece, l’aventure qui l’avoit conduit en ces lieux.
Il, s’étoit égaré dans ce pays, entraîné par le
plaiſir d’admirer les beautés ſimples de la nature ;
ſurpris par la nuit, il avoit cherché quelqu’aſyle
où il pût ſe réfugier : il eſpere que ces
Dames lui donneront l’hoſpitalité. Il ſeme ſon<noinclude>
<references/></noinclude>
3risqykc8xngb3m4db4rgicx4y8vwri
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « diſcours de louanges & de complimens pour Ophélie. La tante en témoigne ſon mécontentement : enfin, après bien des refus, elle conſent à recevoir l’étranger dans ſa maiſon. L’inconnu, qui depuis ſe fait connoître pour le Lord d’Orcheſter, eſt enchanté de cette retraite, & plus encore des charmes d’Ophélie. En parcourant la bibliotheque, il tombe ſur des extraits de livres faits par la jeune perſonne. Nouveaux motifs pour prodiguer de... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>diſcours de louanges & de complimens pour
Ophélie. La tante en témoigne ſon mécontentement :
enfin, après bien des refus, elle conſent
à recevoir l’étranger dans ſa maiſon. L’inconnu,
qui depuis ſe fait connoître pour le Lord
d’Orcheſter, eſt enchanté de cette retraite, &
plus encore des charmes d’Ophélie.
En parcourant la bibliotheque, il tombe ſur
des extraits de livres faits par la jeune perſonne.
Nouveaux motifs pour prodiguer des éloges à
Ophélie, & pour flatter ſa vanité. Il veut engager
la Dame Philoſophe à revenir à Londres
avec ſa pupille. Déſeſpéré de n’avoir pu la vaincre,
il s’en retourne en laiſſant dans le cœur de
la niece, tous les traits de l’amour ; elle perd
ſon repos, ſa tranquillité, le goût & l’innocence
de ces plaiſirs purs, qui l’attachoient à la ſociété
de ſa tante. D’Orcheſter même, au moment de
ſon départ, avoit parlé de ſa tendreſſe à Ophélie
avec cette flamme qui peint une véritable
paſſion, & qui bientôt gagne & dévore un jeune
cœur. La tante, avec douleur, s’apperçoit du
changement arrivé dans les ſentimens de ſa niece ;
elle ſemble preſſentir ſes malheurs : en
effet, quelques jours après, Ophélie eſt enlevée
le ſoir par des raviſſeurs. La tante jette des
cris inutiles : la jeune perſonne éperdue, reconnoît
enfin au ſon de la voix Milord d’Orcheſter,
qui marchoit à ſes côtés. Ophélie furieuſe
& indignée, l’accable de reproches ; elle ne
peut imaginer pour quelle raiſon il l’arrache des
bras de ſa tante. C’eſt-là ſur-tout, le crime qu’elle
ne ſçauroit lui pardonner. D’Orcheſter verſe
quelques larmes ; & ces pleurs coulent juſqu’au
fond du cœur d’Ophélie : elle le croit ſenſible ;<noinclude>
<references/></noinclude>
piewb8rfgk7zm4l3a8anjgdsr4ce0mq
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>ait une très-grande célébrité dans ce même
genre de travail, elle ne paroît cependant pas
avoir redouté la comparaiſon, en s’engageant dans
la même carriere ; & il ſemble que cette comparaiſon
ne lui a pas été déſavantageuſe. Vous n’attendez
de moi, Madame, aucun détail ſur cette
Traduction ; le fond des événemens appartient à
l’Hiſtoire ; l’ordre & l’arrangement, ſont l’ouvrage
de l’Auteur Anglois ; à l’égard du ſtyle, ce que
j’ai cité juſqu’à préſent des autres écrits de Madame
Belot, doivent vous en avoir donné une
idée ſuffiſante.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
g2mdv196td7qioj0n5x6cust2hye9mg
Histoire littéraire des femmes françoises/5/19
0
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Sapcal22
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Page créée avec « <pages index="Histoire litteraire des femmes francoises tome 5.djvu" header=1 from=296 to=311 /> {{modernisation| *triſtes: tristes}} »
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wikitext
text/x-wiki
<pages index="Histoire litteraire des femmes francoises tome 5.djvu" header=1 from=296 to=311 />
{{modernisation|
*triſtes: tristes}}
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Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/54
104
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|46|DES DIFFÉRENTS ÉTATS|}}</noinclude><nowiki />
Ainsi notre étude principale, qui est de déterminer
quelle est la destination du savant,
demande, outre l’examen des deux questions
déjà étudiées, la solution de cette troisième question
importante : D’où vient en général la différence
des états parmi les hommes, et d’où
dérive la différence qui existe par mieux ?
Déjà même, sans les recherches précédentes,
on comprend que le mot ''état'' pourrait bien signifier
quelque chose qui n’est pas arrivé par
hasard et sans notre participation, mais qui est
établi et arrangé pour atteindre un certain but,
par un libre choix et d’après une idée. La
nature répond de l’inégalité qui naît du hasard
et sans notre participation, de l’inégalité ''physique'' ;
mais l’''inégalité des états'' paraît être une
inégalité ''morale'' : il est donc naturel de se demander :
De quel droit y a-t-il différents états ?
On a déjà cherché souvent à donner une
réponse à cette question ; on est parti de l’expérience,
on a rhapsodiquement compté comme
on les saisissait, les différents buts qui sont remplis
par ces différents états, les divers avantages
que procure cette variété ; mais par là on
répondait plutôt à une tout autre question qu’à
celle qui est ici posée. L’''utilité'' d’un certain établissement
n’en prouve pas la justice ; et on ne
pose pas ici la question historique : Quel but<noinclude>
<references/></noinclude>
kh7lvz8qpimh4hibeidmevzx4k113oc
Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 29.djvu/268
104
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2026-09-25T16:23:33Z
Hilarion~frwiki
89559
/* Corrigée */
16062508
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Hilarion~frwiki" /></noinclude><nowiki />
{{g|<math>(14)</math>|fs=70%}}
{{g|<math>+\left\{\begin{align}
&
-\underset{[1\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.7]}{\frac{371}{96}ee'^3\frac{n'}{n}+\frac{1323}{128}ee'^3\frac{n'^2}{n^2}}
-\underset{[44\quad.\quad.\quad.123]}{\frac{3825}{128}ee'^3\frac{n'^2}{n^2}}
-\underset{[57\quad.\quad.\quad.7]}{\frac{5475}{128}ee'^3\frac{n'^2}{n^2}}
-\underset{[61\quad.\quad.\quad.16]}{\frac{265}{64}ee'^3\frac{n'^2}{n^2}}
+\underset{[65\quad.\quad.\quad.1]}{\frac{689}{64}ee'^3\frac{n'^2}{n^2}}\\
&
+\underset{[73\quad.\quad.\quad.7]}{\frac{53}{64}ee'^3\frac{n'^2}{n^2}}
+\underset{[177\quad.\quad.\quad.118]}{\frac{12675}{256}ee'^3\frac{n'^2}{n^2}}
\end{align}\right\}</math>|fs=70%}}
{{c|<math>\times\sin(l+3l')</math>|fs=80%}}
{{g|<math>(15)</math>|fs=70%}}
{{g|{{Taille|<math>+\left\{
-\underset{[1\quad.\quad.\quad.7]}{\frac{539}{128}ee'^4\frac{n'}n}
\right\}</math>|70}}{{Taille| <math>\sin(l+4l')</math>|80}}}}
{{g|<math>(16)</math>|fs=70%}}
{{g|<math>+\left\{\begin{align}
&\quad
\frac54e^2-\frac{11}{24}e^4+\frac{17}{192}e^6
-\underset{[1\quad.\quad.\quad.16]}{\frac{2205}{64}e^2e'^2\frac{n'^2}{n^2}}
+\underset{[2\quad.\quad.\quad.1]}{\frac32e^2\frac{n'^4}{n^4}}
+\underset{[2\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.7]}{\left(\frac72e^2-21\gamma^2e^2-\frac{11}{12}e^4+\frac{21}4e^2e'^2\right)\frac{n'^2}{n^2}}\\
&
+\underset{[2\quad.\quad.\quad.7]}{\frac{97}8e^2\frac{n'^4}{n^4}}
-\underset{[2\quad.\quad.\quad.16]}{\frac{41}{32}e^2\frac{n'^4}{n^4}}
-\underset{[2\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.23]}{\left(\frac{13}8e^2-\frac{39}4\gamma^2e^2+\frac{37}{16}e^4+\frac{39}{16}e^2e'^2\right)\frac{n'^2}{n^2}-\frac{91}{32}e^2\frac{n'^4}{n^4}}
+\underset{[2\quad.\quad.\quad.28]}{\frac{103}{64}e^2\frac{n'^4}{n^4}}\\
&
+\underset{[3\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.16]}{\frac{169}{128}e^2\frac{n'^4}{n^4}+\frac{413}{32}e^2\frac{n'^4}{n^4}}
-\underset{[4\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.16]}{\frac{20331}{128}e^2\frac{n'^4}{n^4}-\frac{49167}{64}e^2\frac{n'^5}{n^5}}
+\underset{[4\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.98]}{51e^2\frac{n'^4}{n^4}+\frac{1523}8e^2\frac{n'^5}{n^5}}
+\underset{[4\quad.\quad.\quad.134]}{\frac{927}{128}e^2\frac{n'^4}{n^4}}\\
&
+\underset{[4\quad.\quad.\quad.134]}{\frac{309}{16}e^2\frac{n'^5}{n^5}}
+\underset{[9\quad.\quad.\quad.8]}{\frac{99}{32}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}}
+\underset{[9\quad.\quad.\quad.26]}{\frac{2457}{128}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}}
-\underset{[10\quad.\quad.\quad.12]}{\frac{99}{16}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}}
-\underset{[10\quad.\quad.\quad.24]}{\frac{2457}{128}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}}
+\underset{[11\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.7]}{\frac{3777}{64}e^2\frac{n'^4}{n^4}+\frac{9445}{32}e^2\frac{n'^5}{n^5}}\\
&
-\underset{[11\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.23]}{\frac{403}{16}e^2\frac{n'^4}{n^4}-\frac{741}8e^2\frac{n'^5}{n^5}}
-\underset{[22\quad.\quad.\quad.58]}{\gamma^2e^2\frac{n'^2}{n^2}}
+\underset{[23\quad.\quad.\quad.44]}{9\gamma^2e^2\frac{n'^2}{n^2}}
-\underset{[26\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.16]}{\frac{45}{64}e^2\frac{n'^4}{n^4}-\frac{255}{64}e^2\frac{n'^5}{n^5}}
+\underset{[26\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.105]}{\frac{2163}{64}e^2\frac{n'^4}{n^4}+\frac{8615}{64}e^2\frac{n'^5}{n^5}}\\
&
-\underset{[26\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.127]}{\frac{2595}{64}e^2\frac{n'^4}{n^4}-\frac{3473}{16}e^2\frac{n'^5}{n^5}}
-\underset{[29\quad.\quad.\quad.49]}{\frac{39}{16}\gamma^2e^2\frac{n'^2}{n^2}}
+\underset{[29\quad.\quad.\quad.63]}{\frac9{16}\gamma^2e^2\frac{n'^2}{n^2}}
+\underset{[32\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.1]}{\left(\frac38e^2-\frac{15}8\gamma^2e^2-\frac{17}{192}e^4+\frac9{16}e^2e'^2\right)\frac{n'^2}{n^2}}\\
&
-\underset{[32\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.1]}{\frac{417}{32}e^2\frac{n'^4}{n^4}-\frac{885}{32}e^2\frac{n'^5}{n^5}}
-\underset{[32\quad.\quad.\quad.16]}{\frac5{128}e^2\frac{n'^4}{n^4}}
-\underset{[32\quad.\quad.\quad.28]}{\frac{103}{192}e^4\frac{n'^2}{n^2}}
-\underset{[33\quad.\quad.\quad.2]}{\frac{189}{128}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}}
+\underset{[34\quad.\quad.\quad.2]}{\frac{189}{128}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}}
-\underset{[35\quad.\quad.\quad.16]}{\frac{45}{256}e^2\frac{n'^4}{n^4}}\\
&
-\underset{[35\quad.\quad.\quad.16]}{\frac{45}{256}e^2\frac{n'^5}{n^5}}
-\underset{[35\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.89]}{\frac{81}8e^2\frac{n'^4}{n^4}-\frac{10653}{256}e^2\frac{n'^5}{n^5}}
+\underset{[38.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.7]}{\left(\frac18e^2-\frac34\gamma^2e^2-\frac5{48}e^4+\frac3{16}e^2e'^2\right)\frac{n'^2}{n^2}+\frac{4963}{128}e^2\frac{n'^4}{n^4}}\\
&
+\underset{[38\quad.\quad.\quad.7]}{\frac{16873}{128}e^2\frac{n'^5}{n^5}}
-\underset{[39\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.98]}{\frac{255}{256}e^2\frac{n'^4}{n^4}-\frac{947}{256}e^2\frac{n'^5}{n^5}}
-\underset{[40\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.118]}{\frac{2289}{256}e^2\frac{n'^4}{n^4}-\frac{1141}{128}e^2\frac{n'^5}{n^5}}\\
&
-\underset{[41.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.16]}{\left(\frac{1125}{256}e^2-\frac{1125}{64}\gamma^2e^2+\frac{5325}{512}e^4-\frac{5625}{256}e^2e'^2\right)\frac{n'^2}{n^2}}\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\scriptstyle\text{Ce coefficient du terme (16) se continue à la page suivante.}
\end{align}\right\}</math>|fs=70%}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||DANS LA SOCIÉTÉ.|47}}</noinclude>peut-on s’être proposé dans cette institution ?
mais cette question morale : Peut-il être permis
d’établir une telle institution, quel qu’en ait
pu être le but ? On aurait dû résoudre cette
question par des principes rationnels et pratiques ;
on n’a pas essayé, que je sache, de donner
une solution de ce genre. Il faut que je la
fasse précéder de quelques propositions générales
de la doctrine de la science.
Toutes les lois rationnelles ont leur base dans
la nature de notre esprit ; mais ce n’est que par
l’expérience, qu’en les appliquant, que nous en
avons empiriquement conscience, et plus elles
trouvent d’application, plus elles se lient intimement
avec cette conscience. Il en est ainsi
pour ''toutes'' les lois rationnelles ; il en est particulièrement
ainsi des lois pratiques, qui ne
produisent pas, comme les théoriques, un simple
''jugement'', mais une activité en dehors de
nous, et qui s’annoncent à la conscience sous la
forme d’''instincts'', de penchants. Le germe de
tous les instincts est dans notre nature, mais
ils n’y sont qu’en germe ; chaque instinct doit
être ''éveillé'' par l’expérience pour que nous en
ayons conscience, et ''développé'' par de fréquentes
expériences de ce genre, pour devenir un
penchant et pour que la satisfaction en devienne
un ''besoin''. Mais l’expérience ne dépend pas de<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|48|DES DIFFÉRENTS ÉTATS|}}</noinclude>nous, par conséquent l’excitation et le développement
de nos instincts n’en dépendent pas généralement.
Le Non-moi indépendant, comme base de l’expérience,
ou ''la nature'', est divers ; aucune de ses
parties n’est entièrement semblable à une autre ;
proposition qui se trouve dans la philosophie
de Kant, et qui y est rigoureusement prouvée ;
d’où il suit qu’elle agit d’une manière très diverse
sur l’esprit de l’homme, et qu’elle n’en développe
jamais de la même manière les capacités et les
facultés. Par cette diversité d’action de la nature,
sont déterminés les ''individus'' et ce qu’on nomme
leur nature empirique et individuelle ; et nous
pouvons dire sous ce rapport qu’aucun individu
n’est entièrement semblable à un autre par ses
facultés excitées et développées. — De là une
inégalité physique à laquelle nous ne contribuons
en rien et que nous ne pouvons pas par
notre liberté faire disparaître : car avant de pouvoir
résister par la liberté à cette influence de
la nature sur nous, il nous faut parvenir à la
conscience et savoir nous en servir. Or nous ne
pouvons arriver là que par l’éveil et le développement
de nos instincts, éveil et développement
qui ne dépendent pas de nous.
Mais la loi suprême de l’humanité et de tous
les êtres raisonnables, la loi d’un complet accord<noinclude>
<references/></noinclude>
0remd7z3lru8oxkmq7fhv8e7u4u15vw
Page:Correspondance intime de l'amiral de La Roncière Le Noury avec sa femme et sa fille, 1855-1871. T. 1,.djvu/229
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Kaderousse" />{{nr|172|{{sc|correspondance la roncière}}|}}</noinclude><nowiki />
{{c|'''93'''|fs=12O%}}
{{c|''À la baronne de La Roncière Le Noury.''}}
{{d|Saint-Pétersbourg, le 8 janvier 1859.|2}}
{{g|{{sc|Chère Enfant,}}|3}}
Les choses ne vont pas comme je voudrais. Je vais
voir M. de Comtois aujourd’hui. Quant à M. Gros, nous
ne nous entendons pas du tout jusqu’à présent. J’espère
pourtant que je pourrai partir lundi.
J’ai de plus un bien grand ennui. Le domestique que
j’avais pris à Riga vient de tomber très malade. Je lui
crois ou une fièvre typhoïde ou je ne sais quoi d’analogue.
Je ne pourrai pas très certainement l’emmener ; il faut
que je le laisse malade ici et que j’en trouve un autre.
Tout cela m’agace au dernier point ; de plus il ne fait que
dégeler ; je crains qu’il ny ait plus de traînage. Aujourd’hui
il y a cependant 13 degrés de froid.
De Paris, ils m’ennuient aussi. Ils m’accablent de
dépêches télégraphiques pour rien. Je voudrais bien que
tout cela soit fini. Si je pars lundi, j’arriverai comme
cette lettre. Je te télégraphierai de toute manière de la
route. Je juge qu’il faudrait que tu retournasses à Cracouville
pour mon arrivée. Je voudrais bien toujours y recevoir
mes officiers de Terre-Neuve. Tu viendrais de là à
Paris. Réfléchis à cela et donne-moi ton avis. Adieu, je
t’embrasse et je vais me préparer à ma visite à M. de
Courtois <ref>(1) Nous n’avons pas de lettre relatant la visite à l’Empereur Alexandre.
M de La Roncière, partant aussitôt après cette audience, n’aura pas écrit.</ref>.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||DANS LA SOCIÉTÉ.|49}}</noinclude>avec nous-même, d’une absolue identité, en
tant qu’elle est positive et matérielle, par application
à une nature, demande que dans l’individu
toutes les facultés soient également développées,
que toutes les capacités soient perfectionnées
au plus haut point possible ; —{{lié}}ce que
la loi seule ne peut réaliser, puisque, d’après
ce qui a été dit, cette réalisation ne dépend
pas de la loi seule ni de ''notre volonté'', d’ailleurs
déterminable par elle, mais de l’''action libre de la nature''.
Si l’on applique cette loi à la société, si l’on
suppose qu’il y a plusieurs êtres raisonnables,
on trouve que, vouloir que ''dans chacun'' soient
également développées toutes les facultés, c’est
établir en même temps <i>que tous les divers
êtres raisonnables doivent aussi être développés
uniformément.</i> — Si les facultés de tous sont
égales en soi, comme elles le sont en réalité, puisqu’elles
ne se fondent que sur la raison pure ;
si elles sont, comme la nature l’exige, également
développées chez tous, le résultat d’un égal développement
de facultés égales doit partout
être le même ; et nous arrivons par un autre
chemin à ce que nous avons établi dans la dernière
leçon pour but dernier de toute société,
''la complète égalité de tous ses membres''.
Ainsi que nous l’avons montré d’une autre<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{interligne|4em}} {{T3|LETTRE XX.}} {{interligne|1em}} {{sc|C’est}} ici le lieu de parler de quelques femmes {{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Madame de Kéralio.|taille=90}}vivantes, qui, comme Madame Belot, ſe ſont fait connoître par des traductions de livres Anglois. La premiere eſt Madame Kéralio, qui nous a donné, dans notre langue, les Fables de Gay & ſon Poëme ſur l’éventail. Ces Fables ſont {{ndm|marge=left|l... »
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{{sc|C’est}} ici le lieu de parler de quelques femmes
{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Madame de Kéralio.|taille=90}}vivantes, qui, comme Madame Belot, ſe
ſont fait connoître par des traductions de livres
Anglois. La premiere eſt Madame Kéralio, qui
nous a donné, dans notre langue, les Fables de
Gay & ſon Poëme ſur l’éventail. Ces Fables ſont
{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Fables de Gay.|taille=90}}diviſées en deux parties ; les premieres ſont plus
conformes à ce genre d’écrire, quoique fort éloignées
de la belle ſimplicité d’Eſope, de Phédre
& de l’inimitable Laſontaine. Les ſecondes ſont
plus pathétiques, plus graves, & n’ont rien de ce
naturel qui caractériſe ce genre : mais ce n’eſt point
la faute de Madame Kéralio, ſi ſon Auteur a des
défauts ; elle ne mérite pas moins nos éloges, par
la fidélité & l’élégance, avec laquelle elle a rendu
ſon original.
Monſieur Gay adreſſe pluſieurs de ſes Fables
à l’Angleterre, à un Auteur, à un Grand,
à un Miniſtre, &c. & leur diſtribue des éloges
ou des critiques. Madame Kéralio a imité cet
exemple dans la Fable huitiéme de la ſeconde partie,
qu’elle adreſſe à la France : ce morceau mérite
d’être rapporté, par les ſentimens patriotiques
qu’elle y étale. » Heureux pays, dont les
champs fertiles ſont défendus par Mars &
Neptune ; la bienfaiſante nature a fait de toi
le ſiége des arts, du commerce & de l’induſtrie.
Ô France ! puiſſent tes enfans ne pas devenir
eſclaves du luxe, & qu’aucun ſujet avide
& rapace n’altere ton bonheur ! Si quelqu’ennemi
jaloux oſe interrompre ton commerce,<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « Vicomte de Montmorency Laval, & ſur la Mort de Monſeigneur le Dauphin. {{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Mlle du Hamel.|taille=90}}En 1763, Mademoiſelle du Hamel, l’aînée, a donné un Divertiſſement en un Acte, mêlé d’Ariettes, intitulé ''Agnès''. {{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Madame de Laire.|taille=90}}Madame de Laire, ci-devant Mademoiſelle Loiſeau, née à Paris, a donné au Public des Cantatilles intitul... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>Vicomte de Montmorency Laval, & ſur la Mort
de Monſeigneur le Dauphin.
{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Mlle du Hamel.|taille=90}}En 1763, Mademoiſelle du Hamel, l’aînée, a
donné un Divertiſſement en un Acte, mêlé
d’Ariettes, intitulé ''Agnès''.
{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Madame de Laire.|taille=90}}Madame de Laire, ci-devant Mademoiſelle
Loiſeau, née à Paris, a donné au Public des
Cantatilles intitulées ''la Roſe, Sapho'', & une
''Epitre à Eglé''. Elle eſt la ſemme de M. de Laire,
Auteur de l’Analyſe de Bacon ; du Génie de
Monteſquieu, & de quelques articles de l’Encyclopédie.
{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Madame Lezé.|taille=90}}Nous avons des Lettres de Julie à Ovide de
Madame Madame Lezé.
Dans un Recueil intitulé : ''Génie de la Littérature''
{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Madame de Floncel.|taille=90}}''Italienne'', Madame de Floncel a permis
l’on inſérât ſa Traduction Françoiſe du premier
Acte de l'''Avocat Vénitien'', Comédie Italienne
de M. Goldoni. Cette Dame, morte en
1760, étoit l’épouſe de M. Floncel, ci-devant
premier Commis des Affaires étrangeres, & qui
a fait toute ſa vie une étude particuliere de la
langue Italienne. Il s’eſt formé un cabinet de
plus de dix mille volumes Italiens. Il n’y a point
de bibliothéque en France, qui en réuniſſe un
ſi grand nombre.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>Vicomte de Montmorency Laval, & ſur la Mort
de Monſeigneur le Dauphin.
{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Mlle du Hamel.|taille=90}}En 1763, Mademoiſelle du Hamel, l’aînée, a
donné un Divertiſſement en un Acte, mêlé
d’Ariettes, intitulé ''Agnès''.
{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Madame de Laire.|taille=90}}Madame de Laire, ci-devant Mademoiſelle
Loiſeau, née à Paris, a donné au Public des
Cantatilles intitulées ''la Roſe, Sapho'', & une
''Épître à Églé''. Elle eſt la femme de M. de Laire,
Auteur de l’Analyſe de Bacon ; du Génie de
Monteſquieu, & de quelques articles de l’Encyclopédie.
{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Madame Lezé.|taille=90}}Nous avons des Lettres de Julie à Ovide de
Madame Lezé.
Dans un Recueil intitulé : ''Génie de la Littérature''
{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Madame de Floncel.|taille=90}}''Italienne'', Madame de Floncel a permis
l’on inſérât ſa Traduction Françoiſe du premier
Acte de l'''Avocat Vénitien'', Comédie Italienne
de M. Goldoni. Cette Dame, morte en
1760, étoit l’épouſe de M. Floncel, ci-devant
premier Commis des Affaires étrangeres, & qui
a fait toute ſa vie une étude particuliere de la
langue Italienne. Il s’eſt formé un cabinet de
plus de dix mille volumes Italiens. Il n’y a point
de bibliothéque en France, qui en réuniſſe un
ſi grand nombre.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|112|{{sc|les origines de l’alchimie}}}}</noinclude>prouve qu’il remonte au moins au {{s|xi}}. Quelques-uns des signes qu’il renferme, tels que ceux de l’or et de l’argent, figurent déjà dans les papyrus de {{lang|de|Leide}}. Celui de l’eau est un hiéroglyphe, etc.
En examinant de plus près la liste des signes du manuscrit 2.327, on reconnaît qu’elle résulte de juxtaposition de plusieurs listes, ajoutées et combinées les unes avec les autres à diverses époques. En effet les noms des métaux, et ceux des autres corps y reviennent plusieurs fois, souvent avec des symboles différents, dont les derniers sont de simples abréviations. Le mercure, par exemple, est désigné au début par un croissant retourné, inverse du signe de l’argent ; tandis que dans la liste finale il s’est substitué à l’étain pour l’attribution du métal au signe astronomique de la planète Mercure.
Les listes dont je parle sont faciles à distinguer.
Citons d’abord une première liste, très courte et probablement très ancienne, renfermant seulement les signes des sept planètes et des sept métaux, donnés en sept lignes dans le manuscrit de saint Marc<ref>{{abr|Ms.|Manuscrit}} de saint Marc, {{fol.}}6, colonne de droite. Voir aussi {{ms.}}2.250, {{fol.}}243 ; {{ms.}}de la Laurentienne, vers la fin.</ref>. Cette liste se lit également au {{fol.}}280 du manuscrit 2.327, mais plus développée et avec les noms d’une suite de substances annexes et subordonnées. J’y reviendrai.
J’ai reproduit le fac-similé de la première et de la seconde liste du manuscrit de saint Marc.
Le manuscrit de saint Marc et le manuscrit 2.327<ref>{{abr|Ms.|Manuscrit}} 2.327, {{fol.}}16 {{vo}}.</ref> débutent par une autre liste méthodique (seconde<noinclude>
<references/></noinclude>
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Histoire littéraire des femmes françoises/5/20
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De la destination du savant/II
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{{sc|Françoise-Albine}} Puzin de la Martiniere,
née à Lyon, & établie à Paris depuis pluſieurs
années, ne doit ſes talens qu’à la nature ; elle
ne les a acquis, ni par de longues études, ni,
comme bien d’autres femmes, par la ſociété des
beaux eſprits : ſes ouvrages ont toujours été puiſés
dans ſon cœur. Le premier qu’elle publia,
après avoir épouſé le ſieur Benoît, Deſſinateur,
ſon compatriote, fut un Recueil de lettres adreſſées
à une amie, en forme de Journal, mêlé de
critiques & d’anecdotes.
L’Ouvrage eut un ſuccès qu’il méritoit, &
indépendant de quelques circonſtances qui le rendirent
célebre. L’Auteur commence par y reclamer
contre ceux qui ſemblent vouloir exclure le
ſexe de la carriere littéraire. » Pourvu, dit Mad.
Benoît, en parlant des femmes lettrées, que
l’Etat ni leurs maris n’en ſouffrent point,
qu’elles donnent des Citoyens à la patrie ; je
crois qu’elles peuvent auſſi ſe livrer à la gloire
de donner des enfans à la République des
Lettres : puiſque leur triſte condition eſt d’enfanter
avec douleur, on doit, au moins par
pitié, leur permettre d’enfanter quelqueſois
avec délices. «
Cet aimable Auteur, joignant l’exemple au précepte,
n’étoit point diſtraite de ſes devoirs par ſes
amuſemens, ſi l’on en juge par ce fragment d’une
autre lettre. » J’entends le cher époux qui gratte
à la porte : eh, mon Dieu ! que me veut-il à
une heure après minuit ? Cela eſt bien indiſ-<noinclude>
<references/></noinclude>
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née à Lyon, & établie à Paris depuis pluſieurs
années, ne doit ſes talens qu’à la nature ; elle
ne les a acquis, ni par de longues études, ni,
comme bien d’autres femmes, par la ſociété des
beaux eſprits : ſes ouvrages ont toujours été puiſés
dans ſon cœur. Le premier qu’elle publia,
après avoir épouſé le ſieur Benoît, Deſſinateur,
ſon compatriote, fut un Recueil de lettres adreſſées
à une amie, en forme de Journal, mêlé de
critiques & d’anecdotes.
L’Ouvrage eut un ſuccès qu’il méritoit, &{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=left|text=Journal en forme de Lettres.|taille=90}}
indépendant de quelques circonſtances qui le rendirent
célebre. L’Auteur commence par y reclamer
contre ceux qui ſemblent vouloir exclure le
ſexe de la carriere littéraire. » Pourvu, dit Mad.
Benoît, en parlant des femmes lettrées, que
l’Etat ni leurs maris n’en ſouffrent point,
qu’elles donnent des Citoyens à la patrie ; je
crois qu’elles peuvent auſſi ſe livrer à la gloire
de donner des enfans à la République des
Lettres : puiſque leur triſte condition eſt d’enfanter
avec douleur, on doit, au moins par
pitié, leur permettre d’enfanter quelqueſois
avec délices. «
Cet aimable Auteur, joignant l’exemple au précepte,
n’étoit point diſtraite de ſes devoirs par ſes
amuſemens, ſi l’on en juge par ce fragment d’une
autre lettre. » J’entends le cher époux qui gratte
à la porte : eh, mon Dieu ! que me veut-il à
une heure après minuit ? Cela eſt bien indiſ-<noinclude>
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De la destination du savant/Notice sur Fichte
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Page:Histoire litteraire des femmes francoises tome 5.djvu/349
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « j’ai immolé mon amour, ſans pouvoir éteindre la flamme qui me conſume. Oui, je brûle d’un feu plus ardent, depuis qu’il ne m’eſt plus permis de m’y livrer. Ne crois pas cependant que j’en ſois plus coupable : non, j’y réſiſte de toute ma force ; & il n’eſt pas de moyen que je ne tente pour étouffer des deſirs qui offenſent Elizabeth…… Adorable & trop chere amante, il faut donc te bannir de mon cœur, pour être digne de ton e... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>j’ai immolé mon amour, ſans pouvoir éteindre
la flamme qui me conſume. Oui, je brûle
d’un feu plus ardent, depuis qu’il ne m’eſt
plus permis de m’y livrer. Ne crois pas cependant
que j’en ſois plus coupable : non, j’y
réſiſte de toute ma force ; & il n’eſt pas de
moyen que je ne tente pour étouffer des
deſirs qui offenſent Elizabeth…… Adorable
& trop chere amante, il faut donc te
bannir de mon cœur, pour être digne de
ton eſtime ? Sacrifice également cruel & néceſſaire ! «
La foible ſanté de la Marquiſe de Merainville,
nom que lui a donné le Chevalier de Luzan,
en l’épouſant, laiſſe à la triſte Elizabeth une
lueur d’eſpérance, qui flatte d’abord ſa paſſion
conſtante ; mais la réflexion allarme bientôt ſa
vertu : après bien des remontrances honnêtes de
la part de Madame d’Alby ſur cet eſpoir criminel,
elle ſe réſout à donner ſa main à M. d’Arbroc,
qu’elle eſtime ſans l’aimer. Elle compte,
par cet hymen, qui lui interdit toute eſpérance,
rendre à ſon ame la pureté qu’elle a perdue. Elle
ſe traîne à l’Autel : mais, ô Ciel ! quelle apparition
ſubite & inattendue ! C’eſt Luzan qui
s’offre à ſes yeux : quelle terrible ſituation ! ſes
forces l’abandonnent ; elle s’évanouit ; & la cérémonie
eſt différée.
Elizabeth, revenue à elle, apprend que Luzan
eſt veuf ; qu’il eſt maître de ſon ſort ; & M. d’Arbroc,
digne de l’épouſe qu’il alloit obtenir, loin
de s’oppoſer à la tendreſſe des amans, ſollicite
le conſentement de la famille, qu’il obtient, &
ſe conſole de la perte de ſon bonheur, en aſſurant
celui d’Elizabeth & de ſon amant.<noinclude>
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Histoire littéraire des femmes françoises/5/21
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Les origines de l'alchimie/Les Manuscrits grecs des Bibliothèques
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Du don de la persévérance
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Page créée avec « ==__MATCH__:[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome XVI.djvu/357]]== {{t2|DU DON DE LA PERSÉVÉRANCE.|fs=140%}} {{Alinéa|Dans ce deuxième livre, qui fait suite au livre de la Prédestination et qui est adressé également à Prosper et à Hilaire, saint Augustin démontre : 1° Que la persévérance dans la grâce du Christ est véritablement un don de Dieu ; 2° que pour maintenir l’homme dans les sentiments d’une humilité sincère, il... »
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==__MATCH__:[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome XVI.djvu/357]]==
{{t2|DU DON DE LA PERSÉVÉRANCE.|fs=140%}}
{{Alinéa|Dans ce deuxième livre, qui fait suite au livre de la Prédestination et qui est adressé également à Prosper et à Hilaire, saint Augustin démontre : 1° Que la persévérance dans la grâce du Christ est véritablement un don de Dieu ; 2° que pour maintenir l’homme dans les sentiments d’une humilité sincère, il est fort utile de publier cette vérité.|fs=80%}}
{{t3|CE QU’ON ENTEND ICI PAR PERSÉVÉRANCE.|CHAPITRE PREMIER.|fs=120%}}
1. Dans un livre précédent, où nous traitions du commencement de la foi, nous avons dit quelques mots de la persévérance : il s’agit maintenant de traiter ce sujet d’une manière plus complète. Or, nous prétendons que la persévérance, par laquelle on demeure jusqu’à la fin en Jésus-Christ, est un don de Dieu. Par le mot de fin, je désigne ici le terme de cette vie où nous ne courons d’autre péril que celui de tomber. Tant qu’un homme vit sur la terre, nous ignorons s’il a reçu ce don précieux. Car, s’il vient à tomber avant de mourir, on dit aussitôt qu’il n’a point persévéré, et on le dit en toute vérité. Comment, en effet, pourrait-on dire que celui qui n’a point persévéré a cependant reçu ou possédé la persévérance ? Si quelqu’un, après avoir vécu dans la chasteté, vient à déchoir de cet état et à tomber dans le vice opposé ; s’il perd de la même manière la justice, la patience, la foi même, on dit avec raison qu’il a possédé, mais qu’il ne possède plus ces vertus : il a été chaste, il a été juste, patient, fidèle autrefois ; mais depuis qu’il a cessé de pratiquer ces vertus, il a cessé d’être ce qu’il était : comment donc un homme qui n’a point persévéré a-t-il pu posséder la persévérance, puisque ceux-là seuls possèdent ce don, qui persévèrent réellement ? Et qu’on ne vienne point m’opposer ce raisonnement : Si un homme a vécu dix années, par exemple, depuis qu’il a embrassé la foi, et que son apostasie date seulement du milieu de ce temps, ne peut-on pas dire qu’il a persévéré pendant cinq années ? Si l’on croit pouvoir employer le mot de persévérance dans ce sens, je ne dispute point sur les mots : mais on ne peut en aucune manière dire que celui qui n’a point persévéré jusqu’à la fin, a cependant possédé cette persévérance dont nous traitons ici, et par laquelle on persévère réellement jusqu’à la fin en Jésus-Christ. Un homme qui a été chrétien seulement pendant un an, ou même pendant aussi peu de temps que l’on voudra, mais qui a vécu chrétiennement jusqu’à sa mort, a bien plus de part à cette persévérance que celui qui, après avoir été chrétien pendant de longues années, se laisse ébranler dans sa foi quelques instants avant de mourir.
{{t3|LA PERSÉVÉRANCE EST UN DON DE DIEU. TÉMOIGNAGES DE SAINT PAUL, DE SAINT PIERRE ET DE SAINT CYPRIEN, EXPLIQUANT L’ORAISON DOMINICALE.|CHAPITRE II.|fs=120%}}
2. Ceci établi, voyons si cette persévérance dont il est dit : « Celui qui aura persévéré jusqu’à la fin sera sauvé <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#10-22|''Matt.'' {{rom|x}}, 22.]]</ref> », est un don de Dieu. Si elle n’est pas un don de Dieu, comment l’Apôtre a-t-il pu dire avec vérité : « Par rapport au Christ, il vous a été donné, non-seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui <ref>[[Bible_Crampon_1923/Philippiens#1-29|''Philipp.'' {{rom|i}}, 29.]]</ref> ? » Dans ce passage il s’agit de deux choses différentes, dont l’une a rapport au commencement et l’autre à la fin, mais qui toutes deux cependant sont des dons de Dieu, puisque l’Écriture enseigne que l’une et l’autre ont été données, comme nous l’avons dit déjà précédemment. À quel moment, en effet, commence-t-on véritablement à être chrétien, si ce n’est lorsque, pour la première fois, on croit en Jésus-Christ ? Et pour un chrétien, quelle autre fin meilleure que de souffrir pour Jésus-Christ ? Or, par rapport à la foi en Jésus-Christ, nous avons rencontré je ne sais quelle contradiction ; on a prétendu que l’accroissement seul, et non point le commencement de la foi, devait être appelé un don de Dieu : nous avons, avec le secours du Seigneur, réfuté suffisamment et surabondamment cette opinion. Mais comment peut-on dire que la persévérance jusqu’à la fin en Jésus-Christ n’est pas un don, accordé gratuitement à celui à qui il est donné de souffrir pour Jésus-Christ, ou, pour employer une expression plus énergique, à celui à qui il est donné de mourir pour Jésus-Christ ?
L’apôtre Pierre établit, lui aussi, que cette persévérance est un don de Dieu, quand il dit : « Il vaut mieux souffrir, si telle est la volonté de Dieu, en faisant le bien qu’en faisant le mal <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Pierre#3-17|''I Pierre'', {{rom|iii}}, 17.]]</ref> ». En disant : « Si telle est la volonté de Dieu », il fait voir clairement que les souffrances endurées pour Jésus-Christ sont un don de la part de Dieu, mais un don qui n’est pas même accordé à tous les saints. Car ceux de qui la volonté divine n’exige pas qu’ils subissent l’épreuve glorieuse des souffrances corporelles, n’obtiennent pas moins le royaume de Dieu, s’ils persévèrent jusqu’à la fin en Jésus-Christ. On dira peut-être que cette persévérance jusqu’à la fin en Jésus-Christ n’est point donnée à ceux qui meurent en Jésus-Christ, soit par l’effet d’une maladie corporelle, soit par suite d’un accident quelconque ; par la raison que ce don impose des sacrifices bien plus pénibles à ceux qui souffrent la mort même pour Jésus-Christ. La persévérance devient en effet beaucoup plus difficile, quand on se voit persécuté par des hommes qui ont précisément pour but d’empêcher qu’on ne persévère, et qu’on se trouve ainsi obligé de souffrir la mort même pour persévérer. D’où il suit, que cette dernière sorte de persévérance exige plus de sacrifices que la première : mais Celui à qui rien n’est difficile peut facilement donner l’une et l’autre. Et Dieu les a promises toutes deux, quand il a dit : « Je mettrai dans leur cœur la crainte de mon nom, afin qu’ils ne s’éloignent point de moi <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jérémie#32-40|''Jérém.'' {{rom|xxxii}}, 40.]]</ref> ». Que signifient ces paroles, sinon : La crainte de mon nom, que je mettrai dans leur cœur, sera si vive et si profonde, qu’ils s’attacheront à moi avec persévérance ?
3. Pourquoi d’ailleurs demandons-nous à Dieu cette persévérance, si elle n’est point un don accordé par lui ? Ou bien est-ce seulement par un acte de dérision que nous lui demandons ce que nous savons bien qu’il ne donne pas, ce que l’homme peut obtenir par lui-même sans que Dieu le lui donne ? Est-ce aussi par une semblable dérision que nous rendons grâces à Dieu de ce qu’il n’a point donné et de ce qu’il n’a point fait lui-même ? Mais ce que j’ai dit ailleurs <ref>N. 39 du livre précédent.</ref>, je le dis encore ici avec l’Apôtre : « Ne vous y trompez point, on ne se moque pas de Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Galates#6-7|''Gal.'' {{rom|vi}}, 7.]]</ref> ». Ô homme ! Dieu est témoin, non pas seulement de tes paroles, mais de tes pensées mêmes : si tu demandes avec un cœur sincère et de bonne foi quelque chose à ce Dieu infiniment riche, crois que tu recevras l’objet de ta demande de celui à qui tu la fais. Ne l’honore point des lèvres et ne t’élève point dans ton cœur au-dessus de lui, en croyant pouvoir trouver en toi-même ce que tu feins de lui demander. Mais peut-être qu’on ne lui demande point cette persévérance ? Celui qui tient ce langage n’obtiendra pas ici de moi une réfutation en règle : il me suffira, pour l’accabler, de lui opposer le témoignage des prières des saints. Quel est, parmi les saints, celui qui ne demande pas pour lui-même à Dieu la grâce de persévérer en lui ; puisque, quand ils récitent l’Oraison dominicale, c’est-à-dire l’oraison enseignée par le Seigneur, ils ne font, pour ainsi dire, aucune autre demande que celle de la persévérance ?
4. Lisez avec un peu plus d’attention l’explication qu’a donnée de cette oraison le bienheureux martyr Cyprien dans un livre par lui composé à ce sujet, et qui a pour titre : De l’Oraison dominicale ; et vous verrez depuis combien d’années un antidote merveilleux a été préparé contre les poisons que les Pélagiens devaient répandre. Il y a trois choses que l’Église catholique enseigne principalement contre ceux-ci : d’abord, que la grâce de Dieu ne nous est point donnée à raison de nos mérites, parce que tous les mérites des justes sont des dons de Dieu, à eux conférés par la grâce divine : ensuite, que personne, à quelque degré de justice qu’il soit parvenu, ne saurait vivre dans cette chair de corruption sans commettre absolument aucun péché : enfin, que les hommes naissent coupables du péché d’Adam, et marqués du sceau de la réprobation jusqu’à ce que la souillure de leur origine soit effacée par le sacrement de la régénération. Ce dernier point seul n’est pas traité dans le livre susdit du glorieux martyr : mais les deux autres y sont discutés avec une telle clarté que les hérétiques dont nous venons de parler, ces nouveaux ennemis de la grâce du Christ, y ont été réfutés sans réplique longtemps avant leur naissance. Voici en quels termes le bienheureux Cyprien enseigne que, comme tous les mérites des saints, la persévérance elle-même n’est pas autre chose qu’un don de Dieu.
« Quand nous disons : Que votre nom soit sanctifié, nous ne souhaitons pas précisément que Dieu soit sanctifié par nos prières ; nous lui demandons au contraire que son nom soit sanctifié en nous. Par qui du reste Dieu pourrait-il être sanctifié, puisque c’est lui-même qui sanctifie ? Mais parce qu’il a dit expressément : « Soyez saints, parce que moi-même je suis saint <ref>[[Bible_Crampon_1923/Lévitique#19-2|''Lévit.'' {{rom|xix}}, 2.]]</ref> », nous lui demandons dans nos prières la grâce de persévérer dans ce que nous avons commencé à être lorsque nous avons été sanctifiés par le baptême. » Un peu plus loin, traitant toujours le même sujet et voulant nous apprendre à demander au Seigneur la persévérance (ce qui serait de sa part un contre-sens et une imposture s’il ne considérait point la persévérance comme étant aussi un don de Dieu), il ajoute : « Nous demandons que cette sanctification demeure en nous : et parce que le Seigneur, qui est aussi notre juge, défendit à celui à qui il venait de rendre la santé et la vie, de pécher de nouveau, sous peine d’être exposé à des malheurs encore plus grands <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#5-14|''Jean'', {{rom|v}}, 14.]]</ref>, nous formons ce vœu et cette prière continuelle, nous faisons jour et nuit cette demande : Que la sainteté et la vie communiquées à nos âmes par la grâce de Dieu, y soient conservées par la protection de ce même Dieu. » Lors donc que, étant sanctifiés, nous disons : « Que votre nom soit sanctifié », nous demandons à Dieu, d’après le sentiment de ce docteur, la persévérance dans cet état ; en d’autres termes, nous demandons à Dieu de persévérer dans la sanctification. Et en effet, demander une chose que nous avons reçue, n’est-ce pas précisément demander qu’on nous accorde aussi la grâce de ne jamais perdre cette chose ? Ainsi, quand un saint demande à Dieu d’être saint, il lui demande sans aucun doute de demeurer saint. Mais ce que nous disons ici de la sainteté, on peut le dire de la chasteté, de la virginité, de la justice, de la piété et des autres vertus que nous affirmons contre les Pélagiens être des dons de Dieu. Quand un homme chaste, quand un homme vierge, quand un homme juste, quand un homme pieux demande d’être chaste, d’être vierge, d’être juste, d’être pieux, il est certain qu’il demande de persévérer dans les biens qu’il sait avoir reçus. Et s’il obtient l’objet de sa demande, il reçoit par là même la persévérance, ce don suprême de Dieu qui consiste dans la conservation de tous les autres.
5. Quand nous disons : « Que votre règne arrive », demandons-nous autre chose sinon que ce règne qui doit, nous n’en doutons pas, venir pour tous les saints, vienne aussi pour nous-mêmes ? Conséquemment ceux qui sont déjà saints ne demandent pas, ici non plus, autre chose que la grâce de persévérer dans la sainteté qui leur a été donnée. Le règne de Dieu, en effet, ne viendra pour eux qu’à cette condition ; ce règne qui doit sans aucun doute venir, non pas pour tous les hommes, mais pour ceux-là seulement qui auront persévéré jusqu’à la fin.
{{t3|TROISIÈME DEMANDE DE L’ORAISON DOMINICALE.|CHAPITRE III.|fs=120%}}
6. La troisième demande est ainsi conçue : « Que votre volonté soit faite au ciel et sur la terre » ; ou bien, comme portent la plupart des textes, et comme les fidèles récitent plus communément : « Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel », c’est-à-dire, suivant le plus grand nombre des interprètes, que nous fassions nous-mêmes votre volonté comme les saints anges l’accomplissent. Le docteur et martyr Cyprien veut que, par les mots de ciel et de terre, on entende l’esprit et la chair ; et, suivant lui, nous demandons ici la grâce de faire la volonté de Dieu, en triomphant des révoltes de celle-ci contre celui-là. Cependant il a vu aussi dans ces paroles un autre sens conforme à la foi la plus saine, et que nous avons déjà exposé précédemment : Ces paroles, dit-il, signifient que les fidèles, revêtus de l’homme céleste et auxquels le nom de ciel s’applique avec justesse, prient pour les infidèles qui sont encore terre et qui n’ont reçu dans leur première naissance que l’homme terrestre. En s’exprimant ainsi, il fait voir de la manière la plus évidente que le commencement même de la foi est un don de Dieu, par cette raison que la sainte Église prie non-seulement pour les fidèles, afin que la foi s’accroisse ou persévère en eux, mais aussi pour les infidèles, afin qu’ils commencent à avoir la foi qu’ils n’avaient en aucune manière, et contre laquelle même leurs cœurs nourrissaient des sentiments hostiles. Mais il ne s’agit pas ici du commencement de la foi, dont nous avons déjà parlé longuement dans le livre précédent : nous discutons au contraire sur cette persévérance qu’il faut avoir jusqu’à la fin, et que les saints eux-mêmes, quoiqu’ils accomplissent la volonté de Dieu, demandent encore en disant dans l’oraison : « Que votre volonté soit faite ». Car, puisque cette volonté est déjà accomplie en eux, lorsqu’ils demandent qu’elle s’accomplisse encore, ils demandent par là même de persévérer dans ce qu’ils ont commencé d’être. On pourrait, à la vérité, dire ici : Les saints ne demandent pas que la volonté de Dieu soit faite dans le ciel, mais bien qu’elle soit faite sur la terre comme au ciel ; en d’autres termes, que la terre imite le ciel, c’est-à-dire que l’homme imite l’ange, que l’infidèle imite le fidèle : et par là même les saints demandent que ce qui n’est pas encore soit, et non pas que ce qui est, persévère. Car, à quelque degré de sainteté que les hommes soient parvenus, ils ne sont pas encore égaux aux anges de Dieu ; conséquemment la volonté de Dieu ne s’accomplit pas encore en eux comme dans le ciel. Si tel est réellement le sens de ces paroles, d’une part nous demandons que les hommes cessent d’être infidèles pour devenir fidèles, et alors ce n’est point la persévérance, mais le commencement qui semble être l’objet de nos vœux ; mais, d’autre part, nous demandons aussi que les hommes accomplissent la volonté divine avec autant de perfection que les anges de Dieu ; et quand les saints récitent ces paroles, il est évident que leur prière a pour objet la persévérance ; car personne ne parvient à cette béatitude souveraine qui existe dans le royaume, s’il n’a persévéré jusqu’à la fin dans la sainteté qu’il a commencé à pratiquer sur la terre.
{{t3|QUATRIÈME DEMANDE.|CHAPITRE IV.|fs=120%}}
7. La quatrième demande est celle-ci : « Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien ». Le bienheureux Cyprien montre comment, ici encore, la persévérance doit être regardée comme l’objet de notre prière. Il dit entre autres choses : « Nous demandons chaque jour que ce pain nous soit donné, de peur que nous, qui sommes en Jésus-Christ et qui recevons chaque jour l’Eucharistie comme l’aliment du salut, nous ne venions à commettre quelque faute plus grave, et qu’étant pour cette raison privés du pain céleste et éloignés de la communion, nous ne soyons séparés du corps de Jésus-Christ ». Ces paroles d’un homme de Dieu, d’un saint, font voir clairement que les saints demandent la persévérance au Seigneur, puisqu’ils disent : « Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien », pour obtenir de n’être point séparés du corps de Jésus-Christ, mais de demeurer constamment dans une sainteté telle qu’ils ne commettent aucune faute capable de les en séparer.
{{t3|DERNIÈRES DEMANDES.|CHAPITRE V.|fs=120%}}
8. Nous disons en cinquième lieu dans cette oraison : « Pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons nous-mêmes à ceux qui nous ont offensés ». C’est la seule invocation où la persévérance n’est pas demandée. Car les péchés que nous prions Dieu de nous pardonner sont passés ; tandis que la persévérance, par laquelle on obtient le salut éternel, est nécessaire à la vie présente, non point par rapport au temps déjà écoulé, mais seulement par rapport au temps qui doit s’écouler encore jusqu’à la fin de cette vie. Toutefois il n’est pas sans utilité de considérer un instant comment, à propos de cette demande, la parole de Cyprien, semblable à un trait enflammé, frappait déjà mortellement les hérétiques qui devaient naître longtemps après lui. Les Pélagiens, en effet, portent la témérité jusqu’à dire que l’homme juste en cette vie n’a absolument aucun péché, et que les hommes de cette sorte forment dès le temps présent une Église qui n’a point de tache, ni de ride, ni rien de semblable <ref>[[Bible_Crampon_1923/Éphésiens#5-27|''Eph.'' {{rom|v}}, 27.]]</ref>, et qui est la seule et unique épouse du Christ ; comme si l’Église, qui sur toute la surface de la terre redit ces paroles qu’elle a apprises de la bouche du Christ : « Pardonnez-nous nos offenses », n’était point son épouse. Mais remarquez comment le très-glorieux Cyprien porte à ces hérétiques un coup mortel. Expliquant ces mêmes paroles de l’Oraison dominicale, il dit entre autres choses : « Combien il est nécessaire, combien il est sage et salutaire de nous avertir que nous sommes pécheurs, en nous obligeant à demander pardon de nos péchés ! afin qu’au moment même où nous implorons la miséricorde divine, le souvenir de l’état de notre conscience soit présent à notre esprit. De peur que personne ne se complaise en soi-même en se croyant innocent, de peur que l’orgueil ne nous fasse périr sans ressource, on nous avertit, on nous rappelle que nous péchons chaque jour, en nous ordonnant de demander chaque jour pardon de nos péchés. Enfin, saint Jean déclare lui-même dans une de ses épîtres, que si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous trompons nous-mêmes ; et la vérité n’est point en nous <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Jean#1-8|''I Jean'', {{rom|i}}, 8.]]</ref> » ; mais il serait trop long de citer ici le reste de ce passage.
9. Maintenant, quand les saints disent : « Ne nous induisez pas en tentation, mais délivrez-nous du mal <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#6-13|''Matt.'' {{rom|vi}}, 13.]]</ref> », que demandent-ils, sinon la grâce de persévérer dans la sainteté ? En effet, quand les saints ont obtenu ce don de Dieu (il est suffisamment et manifestement prouvé que c’est un don de Dieu par le fait seul qu’on le lui demande) ; une fois donc que les saints ont obtenu ce don de Dieu, de n’être pas induits en tentation, ils persévèrent nécessairement jusqu’à la fin dans la sainteté. Car jamais on ne cesse de persévérer dans une conduite chrétienne, sans avoir été auparavant induit en tentation. Si donc celui qui demande de n’y être pas induit, obtient l’effet de sa prière, il demeurera certainement, avec le secours de Dieu, dans l’état de sainteté où il a été placé par un premier bienfait de Dieu.
{{t3|ON NE SAURAIT PERDRE, MAIS ON PEUT OBTENIR LA PERSÉVÉRANCE.|CHAPITRE VI.|fs=120%}}
10. Vous m’écrivez : « Mais ces frères ne veulent pas qu’on dise de cette persévérance qu’elle ne peut ni être méritée par des supplications, ni être perdue par des actes d’une volonté perverse <ref>Voir la lettre d’Hilaire, n. 3.</ref> ». Ils ne prêtent pas ici une attention sérieuse à leurs propres paroles. Nous traitons de la persévérance par laquelle on persévère jusqu’à la fin ; de cette persévérance que l’on doit considérer comme ayant été donnée ou comme n’ayant pas été donnée à un homme, suivant que cet homme a persévéré ou n’a point persévéré jusqu’à la fin, ainsi que nous l’avons déjà expliqué suffisamment ci-dessus <ref>N. 1.</ref>. Les hommes ne doivent donc point dire que la persévérance jusqu’à la fin est donnée à quelqu’un, si ce n’est quand cette fin même est arrivée, et que celui à qui cette persévérance a été donnée est reconnu avoir persévéré jusqu’à la fin. Nous appelons chaste un homme dont la chasteté nous est connue, soit qu’il doive conserver, soit qu’il ne doive pas conserver cette vertu ; s’il possède quelque autre don de la munificence divine qui puisse être ou conservé ou perdu, nous disons qu’il possède ce don, aussi longtemps qu’il le possède réellement ; s’il vient à le perdre, nous disons qu’il l’a possédé : quant à la persévérance finale au contraire, nul ne la possède, sinon celui qui persévère jusqu’à la fin ; c’est pourquoi beaucoup peuvent la posséder, mais personne ne saurait la perdre. Il n’y a pas lieu, en effet, de craindre qu’un homme, après avoir persévéré jusqu’à la fin, voie naître en lui quelque volonté mauvaise qui l’empêche de persévérer jusqu’à la fin. Ce don de Dieu peut donc être obtenu par voie de supplication ; mais quand il a été donné, il ne peut plus être perdu par aucune désobéissance. Quand une personne a persévéré jusqu’à la fin, elle ne peut plus perdre ni ce don, ni les autres qu’elle pouvait perdre avant cette fin. Comment donc pourrait-on perdre une chose qui rend impossible la perte même de ce qui, sans elle, pourrait être perdu ?
11. Et qu’on ne vienne point dire : La persévérance finale ne saurait, à la vérité, être perdue, quand elle a été donnée, c’est-à-dire quand on a persévéré jusqu’à la fin ; mais elle est perdue d’une certaine manière, quand un homme se met par sa désobéissance dans l’impossibilité de l’obtenir : comme nous disons d’un homme qui n’a pas persévéré jusqu’à la fin, qu’il a perdu la vie éternelle ou le royaume de Dieu ; non pas en ce sens qu’il avait déjà reçu et qu’il possédait la vie éternelle, mais en ce sens qu’il l’aurait reçue et possédée, s’il avait persévéré : afin donc que personne ne tienne ce langage, et pour faire cesser toute dispute de mots, nous reconnaîtrons qu’on peut perdre certaines choses qu’on n’a pas encore, mais qu’on espère avoir. Mais qui donc osera me dire que Dieu ne peut donner ce qu’il a fait un précepte de lui demander ? Certes, un homme qui raisonnerait ainsi, je ne dis pas qu’il manquerait de jugement, je dis qu’il aurait perdu la raison. Or, Dieu a commandé aux saints de lui dire à lui-même dans leurs prières : « Ne nous induisez pas en tentation ». Donc celui qui est exaucé dans cette demande, n’est point induit en une tentation de désobéissance qui lui donnerait le pouvoir ou qui le rendrait digne de perdre la persévérance dans la sainteté.
12. « Mais, dira-t-on, l’homme abandonne Dieu par sa propre volonté, pour être justement abandonné de Dieu ». Qui est-ce qui le nie ? Nous demandons au contraire de n’être pas induits en tentation, précisément afin que cela n’arrive pas. Et si nous sommes exaucés, en réalité cela n’arrive pas, par la raison que Dieu ne le permet pas. Car rien ne se fait sans que Dieu le fasse ou sans qu’il permette qu’on le fasse. Ainsi il a le pouvoir de détourner les volontés du mal pour les porter vers le bien, de redresser celles qui déjà s’inclinent pour tomber, et de les diriger dans la voie qu’il lui plaît. Ce n’est pas en vain qu’on lui dit : « O Dieu ! vous nous convertirez pour nous rendre la vie <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#85-7|''Ps.'' {{rom|lxxxiv}}, 7.]]</ref> » ; ce n’est pas en vain qu’on lui dit : « Ne faites point chanceler mes pieds <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#116-9|''Id.'' {{rom|cxv}}, 9.]]</ref> » ; et encore : « Seigneur, ne me livrez pas au pécheur suivant mes désirs <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#140-9|''Id.'' {{rom|cxxxix}}, 9.]]</ref> » ; enfin, pour ne pas multiplier les citations, quand peut-être une foule de textes se présentent à votre esprit, ce n’est pas en vain qu’on lui dit : « Ne nous induisez pas en tentation ». En effet, quand on n’est pas induit en tentation, on n’est par là même induit en aucune tentation venant de la mauvaise volonté propre ; et celui qui n’est induit en aucune tentation venant de sa mauvaise volonté propre, n’est induit en aucune tentation absolument. Car, ainsi qu’il est écrit, « chacun est tenté par sa propre concupiscence, qui l’entraîne et le séduit ; Dieu, au contraire, ne tente personne <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques#1-14|''Jacq.'' {{rom|i}}, 14, 13.]]</ref> », au moins d’une tentation nuisible. La tentation, en effet, devient véritablement utile, quand, au lieu de nous aveugler et de nous vaincre, elle sert à nous éprouver, suivant cette parole : « Éprouvez-moi, Seigneur, et tentez-moi <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#26-2|''Ps.'' {{rom|xxv}}, 2.]]</ref> ». Conséquemment, par rapport à cette tentation nuisible que l’Apôtre dépeint d’un seul trait : « De peur que celui qui tente ne vous eût peut-être tentés, et que notre travail ne fût inutile <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Thessaloniciens#3-5|''I Thess.'' {{rom|iii}}, 5.]]</ref> » ; Dieu, comme je l’ai dit, n’emploie jamais ce genre de tentation ; en d’autres termes, il n’induit ou ne fait entrer personne dans la tentation. Car être tenté, mais sans entrer dans la tentation, ce n’est pas un mal, c’est au contraire un bien, puisque c’est en cela que consiste l’épreuve. Aussi, quand nous disons à Dieu : « Ne nous induisez pas en tentation », nous ne disons pas autre chose que ceci : Ne permettez pas que nous soyons induits. C’est pour cela que beaucoup de fidèles récitent ainsi cette prière : « Ne souffrez pas que nous soyons induits en tentation » ; on trouve aussi ces paroles dans un grand nombre de textes, et le bienheureux Cyprien les a écrites dans ses livres. Cependant j’ai trouvé constamment dans l’Évangile grec ces mots seuls : « Ne nous induisez pas en tentation ». Nous vivons donc dans une sécurité plus parfaite, quand nous donnons tout à Dieu, au lieu d’appuyer notre confiance en partie sur lui et en partie sur nous-mêmes. Ce vénérable martyr l’avait bien compris. Car, expliquant ces mêmes paroles de l’oraison, il dit après plusieurs autres réflexions : « Quand nous demandons dans nos prières de ne pas entrer dans la tentation, nous sommes avertis de notre faiblesse et de notre impuissance. Alors, en effet, l’objet de notre prière est que personne ne s’élève démesurément, que personne ne s’attribue quelque chose à soi-même, par orgueil ou par présomption ; que personne ne regarde comme sienne la gloire, soit d’une confession qu’il a faite, soit des souffrances qu’il a endurées. Car le Seigneur lui-même a dit pour nous enseigner l’humilité : Veillez et priez, de peur que vous n’entriez en tentation : à la vérité, l’esprit est prompt, mais la chair est faible <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#26-41|''Matt.'' {{rom|xxvi}}, 41.]]</ref>. Quand nous aurons ainsi fait une confession pleine d’humilité et de soumission, quand nous aurons donné tout à Dieu, tout ce que nous demanderons d’une voix suppliante et avec la crainte de Dieu, nous sera accordé par la divine miséricorde. »
{{t3|DIEU VEUT QU’ON LUI DEMANDE LA PERSÉVÉRANCE AU NOM DE JÉSUS-CHRIST.|CHAPITRE VII.|fs=120%}}
13. Ainsi, quand même nous n’aurions point d’autre preuve, cette oraison dominicale nous suffirait, à elle seule, pour défendre la cause de la grâce que nous défendons ; car elle ne nous laisse rien en quoi nous puissions nous glorifier comme nous appartenant en propre. Elle nous montre, en effet, que la grâce même de ne pas nous éloigner de Dieu, ne saurait nous être donnée que par Dieu, puisque c’est à lui qu’elle nous apprend à la demander. Or, ne pas s’éloigner de Dieu et ne pas être induit en tentation, sont une seule et même chose. Mais cette chose est absolument au-dessus des forces du libre arbitre, telles qu’elles sont aujourd’hui : elle fut le privilège de l’homme avant sa chute. L’histoire des anges nous apprend quelle fut la puissance de la libre volonté dans la perfection de cette condition première. Pendant que le démon tombait avec les siens, les anges demeurèrent dans la vérité et méritèrent de parvenir à cette sécurité contre toute chute future où nous sommes tout à fait certains qu’ils vivent aujourd’hui. Mais après la chute de l’homme, Dieu a voulu qu’il appartînt à sa grâce seule de rapprocher l’homme de lui ; il a voulu aussi qu’il appartînt à sa grâce seule d’empêcher l’homme de s’éloigner de lui.
14. Il a placé la source de cette grâce dans celui par qui nous avons obtenu d’être appelés au christianisme, après avoir été prédestinés suivant les desseins de l’auteur de toutes choses. Conséquemment, de même que c’est Dieu qui opère notre rapprochement, c’est lui aussi qui empêche notre éloignement. C’est pour cela que le Prophète lui disait : « Que votre main s’étende sur l’homme de votre droite, et sur le fils de l’homme que vous avez affermi pour vous-même ; et nous ne nous éloignerons plus de vous <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#80-18|''Ps.'' {{rom|lxxix}}, 18, 19.]]</ref> ». Certainement cet homme n’est pas le premier Adam, par qui nous avons été éloignés de Dieu : c’est au contraire le nouvel Adam, sur qui la main de Dieu s’étend pour nous empêcher de nous éloigner de lui. Le Christ en effet ne forme avec ses membres qu’un seul tout, à cause de l’Église qui est son corps, qui lui donne son intégrité parfaite. Et ainsi, quand la main de Dieu s’étend sur lui pour nous empêcher de nous éloigner de Dieu, cette action de Dieu (car on peut appeler ainsi la main de Dieu) nous atteint aussi nous-mêmes : et c’est grâce à cette action de Dieu, que par l’intermédiaire du Christ nous demeurons unis à Dieu, tandis qu’Adam n’avait fait que nous en éloigner. Car c’est par le Christ que nous avons obtenu notre vocation, après avoir été prédestinés suivant les desseins de celui qui fait toutes choses. Cette main donc qui nous empêche de nous éloigner de Dieu, est la main de Dieu et non pas la nôtre. C’est, dis-je, la main de celui qui a prononcé ces paroles : « Je mettrai dans leur cœur la crainte de mon nom, afin qu’ils ne s’éloignent point de moi <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jérémie#32-40|''Jérém.'' {{rom|xxxii}}, 40.]]</ref> ».
15. C’est pour cela que Dieu a voulu aussi qu’on lui demandât de n’être pas induit en tentation : car, dès lors que nous n’y sommes pas induits, nous ne nous éloignons de lui en aucune manière. Ce bienfait pouvait nous être accordé, même sans aucune prière de notre part ; mais il a voulu que notre prière nous rappelât de qui nous le recevons. De quel autre, en effet, le recevons-nous, sinon de celui qui nous a fait un précepte de le lui demander ? L’Église n’a nullement besoin d’attendre que ce sujet ait été traité dans des discussions laborieuses : il lui suffit d’être attentive aux prières qu’elle récite chaque jour. Elle prie pour que les incrédules deviennent des croyants : c’est donc Dieu qui convertit à la foi. Elle prie pour que ceux qui ont la foi persévèrent : c’est donc Dieu qui donne la persévérance finale. Dieu savait dans sa prescience qu’il ferait tout cela : voilà précisément cette prédestination des saints, « qu’il a élus en Jésus-Christ avant la formation du monde, afin qu’ils fussent saints et sans tache en sa présence dans la charité ; les prédestinant à l’adoption de ses enfants par Jésus-Christ, selon le dessein de sa volonté, pour rendre plus éclatante la gloire de sa grâce qu’il leur a accordée par son Fils bien-aimé ; par ce Fils dont le sang les a rachetés et leur a procuré la rémission de leurs péchés, suivant les richesses de la grâce divine, qui a été abondamment répandue sur eux, en toute sagesse et toute prudence ; pour leur dévoiler le mystère de sa volonté, mystère dicté par cette bienveillance qui lui avait spontanément inspiré le dessein, lorsque les temps seraient accomplis et le moment opportun arrivé, de restaurer tout ce qui est au ciel et tout ce qui est sur la terre, dans le Christ, dans celui par qui nous avons aussi obtenu l’héritage, après avoir été prédestinés suivant les desseins de celui qui fait toutes choses <ref>[[Bible_Crampon_1923/Éphésiens#1-4|''Eph.'' {{rom|i}}, 4-11.]]</ref> ». Quel est l’homme attentif et désireux de ne pas s’égarer dans sa foi, qui admettrait jamais une parole humaine contraire à ce langage si précis et si solennel de la vérité ?
{{t3|DIEU DONNE AUX UNS LA GRÂCE PARCE QU’IL EST MISÉRICORDIEUX, IL LA REFUSE AUX AUTRES SANS ÊTRE INJUSTE.|CHAPITRE VIII.|fs=120%}}
16. Mais, dira-t-on, pourquoi la grâce de Dieu n’est-elle point donnée suivant les mérites des hommes ? Je réponds : parce que Dieu est miséricordieux. On ajoutera : Pourquoi donc n’est-elle pas donnée à tous ? Et ici je réponds : parce que Dieu est juge. Voilà comment, d’une part, la grâce est donnée par lui gratuitement, tandis que, d’autre part, son juste jugement à l’égard des autres fait voir le prix du bienfait que la grâce confère à ceux à qui elle est donnée. Ne trouvons donc pas mauvais que, suivant le bon plaisir de sa volonté, et pour rendre plus éclatante la gloire de sa grâce, Dieu par sa miséricorde délivre un si grand nombre d’hommes d’une perdition trop méritée et dont il pourrait, sans injustice, ne délivrer personne. Car, par le fait d’un seul, tous ont été condamnés à subir un châtiment qui, loin d’être injuste, est parfaitement conforme à la justice. C’est pourquoi celui qui est délivré doit bénir la grâce avec amour ; celui qui n’est pas délivré doit reconnaître ce qu’il mérite. Si la bonté se révèle dans la remise, et l’équité dans le paiement exigé d’une dette, il est donc impossible de découvrir en Dieu aucune injustice.
17. « Mais », dit-on, « pourquoi des jugements si différents à l’égard, non-seulement de plusieurs petits enfants, mais à l’égard de plusieurs enfants jumeaux dont la condition est parfaitement identique ? » Ne pourrait-on pas, avec autant de raison, demander aussi : Pourquoi un jugement identique pour des causes différentes ? Rappelons-nous donc ces ouvriers qui travaillèrent à la vigne pendant tout le jour, et ceux qui y travaillèrent seulement pendant une heure : les causes ou les travaux accomplis étaient différents, et cependant, au paiement du salaire, le jugement fut le même. Est-ce que ceux qui murmuraient reçurent alors du père de famille d’autre réponse que celle-ci : Telle est ma volonté ? Et, en effet, sa libéralité à l’égard des uns ne donnait lieu à aucune injustice vis-à-vis des autres. Il est vrai que tous recevaient une récompense proprement dite ; mais, pour ce qui regarde la justice et la grâce, on peut, au sujet du coupable qui est délivré, dire avec raison au coupable condamné : « Prenez ce qui vous appartient, et allez-vous-en ; je veux donner à celui-ci ce qui ne lui est point dû. Ne m’est-il pas permis de faire ce que je veux ? Et votre œil est-il mauvais, parce que moi-même je suis bon <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#20-1|''Matt.'' {{rom|xx}}, 1-15.]]</ref> ? » Si ce coupable condamné disait alors : Pourquoi ne m’accordez-vous pas aussi à moi-même cette faveur ? il recevrait cette réponse parfaitement juste : « Ô homme, qui êtes-vous pour contester avec Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#9-20|''Rom.'' {{rom|ix}}, 20.]]</ref> ? » Vous le voyez libéral et bienfaisant au-delà de toute mesure vis-à-vis d’un de vos semblables, tandis qu’il exige dans les limites de la plus rigoureuse justice le paiement de votre dette ; mais certainement vous ne le voyez injuste à l’égard de personne. Car il pourrait, sans cesser d’être juste, punir l’un et l’autre ; et conséquemment, celui qui est délivré n’a que des actions de grâces à lui rendre ; celui qui est condamné n’a pas droit de lui faire des reproches.
18. « Mais alors », direz-vous, « si Dieu, quoi qu’il ne condamnât point tous les hommes, devait cependant montrer ce que tous méritaient, afin de faire mieux connaître le prix du bienfait de la grâce accordée par lui aux vases de miséricorde, pourquoi me punira-t-il plutôt qu’un autre dont la cause est la même que la mienne, ou bien pourquoi me délivrera-t-il plutôt que cet autre ? » Ici je ne fais aucune réponse : si vous en voulez savoir la raison, c’est parce que je m’avoue impuissant à en trouver une. Et si vous me demandez encore la raison de cette impuissance, je vous dirai : À cet égard, de même que sa colère est juste et sa miséricorde immense, de même aussi ses jugements sont impénétrables.
19. Vous poursuivrez encore en disant : « Pourquoi n’a-t-il pas donné la persévérance finale à certains hommes qui l’adoraient sincèrement ? » Pourquoi, dites-moi, sinon parce qu’il ne ment point, celui qui a dit : « Ils sont sortis d’avec nous, mais ils n’étaient pas des nôtres ; car s’ils avaient été des nôtres ils seraient certainement demeurés avec nous <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Jean#2-19|''I Jean'', {{rom|ii}}, 19.]]</ref> ? » Est-ce à dire pour cela qu’il y a deux natures humaines différentes ? À Dieu ne plaise ! Si ces deux natures existaient, il n’y aurait aucune grâce, par la raison que la délivrance ne serait donnée gratuitement à personne, dès lors qu’elle serait payée comme une dette à l’une de ces deux natures. Il semble aux hommes que tous ceux qui paraissent être de véritables fidèles, auraient dû recevoir la persévérance finale. Mais Dieu a jugé qu’il serait mieux de mêler au nombre déterminé de ses saints quelques hommes qui ne doivent pas persévérer, afin de rendre toute sécurité impossible à ceux à qui il n’est pas utile de vivre exempts de crainte au milieu des épreuves de cette vie. Car cette parole de l’Apôtre réprime dans beaucoup de cœurs un funeste penchant à l’orgueil : « C’est pourquoi », dit-il, « que celui qui paraît être ferme, prenne garde de tomber <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#10-12|''I Cor.'' {{rom|x}}, 12.]]</ref> ». Celui au contraire qui tombe ne doit imputer sa chute qu’à sa propre volonté ; tandis que celui qui reste debout, est redevable de sa fermeté à la volonté de Dieu. « Car Dieu a le pouvoir de l’affermir <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#14-4|''Rom.'' {{rom|xiv}}, 4.]]</ref> ». Ce n’est donc pas à lui-même, mais à Dieu, qu’il est redevable de sa fermeté. Aussi il est avantageux de ne pas chercher à s’élever, mais de craindre <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#11-20|''Id.'' {{rom|xi}}, 20.]]</ref>. Nos propres pensées sont la cause immédiate de nos chutes ou de notre fermeté. Mais, suivant une parole de saint Paul que j’ai rappelée dans le livre précédent : « Nous ne sommes pas capables de former aucune pensée comme de nous-mêmes : c’est Dieu qui nous donne ce pouvoir <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Corinthiens#3-5|''II Cor.'' {{rom|iii}}, 5.]]</ref> ». Le bienheureux Ambroise ne craint pas de dire, en s’appuyant sur l’autorité de l’Apôtre : « Notre cœur et nos pensées ne sont pas en notre pouvoir ». Et quiconque a une piété humble et sincère, doit sentir que cela est parfaitement vrai.
20. L’évêque de Milan a choisi, pour s’exprimer ainsi, un livre écrit par lui sur la fuite du siècle, et où il enseigne que cette fuite doit se faire non pas de corps, mais de cœur : et il a prouvé que cela n’est possible que par le secours de Dieu. « Nous parlons fréquemment », dit-il, « de la nécessité de fuir ce siècle ; et plût à Dieu que notre sollicitude à cet égard fût aussi active et aussi prudente que nos paroles sont abondantes ! mais, ce qu’il y a de plus déplorable, le charme des convoitises terrestres s’insinue à chaque instant dans nos esprits, qui se trouvent ainsi envahis par une multitude de frivolités ; et de cette manière la pensée de ce que nous cherchons à éviter est sans cesse présente à notre âme. Il est difficile à l’homme de se mettre en garde contre ce piège, et il lui est impossible de s’en garantir complètement. Enfin le Prophète déclare que c’est là un vœu plutôt qu’une réalité : Inclinez mon cœur vers votre loi, et non point vers l’avarice <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#119-36|''Ps.'' {{rom|cxviii}}, 36.]]</ref>. Notre cœur, en effet, et nos pensées ne sont pas en notre pouvoir ; ils envahissent d’une manière imprévue notre esprit et notre âme, et après y avoir jeté ainsi le trouble, nous entraînent là où nous n’avions pas dessein d’aller : ils nous rappellent aux choses du siècle, nous suggèrent des sentiments mondains, allument en nous les flammes de la volupté, présentent à nos regards des attraits séducteurs, et au moment même où nous sommes disposés à élever nos esprits, nous nous trouvons le plus souvent ramenés vers les choses de la terre par les pensées vaines qui nous captivent <ref>De la Fuite du siècle, ch. I.</ref> ». Le pouvoir de devenir enfants de Dieu n’appartient donc pas aux hommes : c’est Dieu qui le leur donne <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#1-12|''Jean'', {{rom|i}}, 12.]]</ref>. Ils reçoivent en effet ce pouvoir de celui qui fait naître dans le cœur humain ces pensées pieuses qui d’abord forment en nous la foi, pour que cette foi agisse ensuite par la charité <ref>[[Bible_Crampon_1923/Galates#5-6|''Gal.'' {{rom|v}}, 6.]]</ref> ; mais pour acquérir ce bien précieux, et le conserver, pour le faire croître avec persévérance jusqu’à la fin, nous sommes incapables de former aucune pensée comme de nous-mêmes : notre pouvoir à cet égard vient de Dieu, qui tient en sa puissance notre cœur et nos pensées.
{{t3|LES JUGEMENTS DE DIEU SONT IMPÉNÉTRABLES.|CHAPITRE IX.|fs=120%}}
21. Ainsi, de deux enfants également souillés par le péché originel, pourquoi l’un est-il choisi et l’autre délaissé ? De deux impies déjà avancés en âge, pourquoi l’un est-il appelé de telle sorte qu’il obéisse à la voix qui l’appelle, tandis que l’autre, ou bien n’est pas appelé, ou bien n’est pas appelé de cette manière ? La réponse est dans l’impénétrabilité des jugements de Dieu. De deux personnes pieuses, au contraire, pourquoi la persévérance est-elle donnée à celle-ci, tandis qu’elle n’est pas donnée à celle-là ? C’est que les jugements de Dieu sont encore plus impénétrables. Cependant les fidèles doivent tenir comme une chose tout à fait indubitable, que l’une de ces deux personnes est d’entre les prédestinés, et que l’autre n’en est pas. « Car, s’ils avaient été d’entre nous », dit un des prédestinés qui avait appris ce mystère sur la poitrine du Seigneur, « ils seraient certainement demeurés avec nous ». Qu’est-ce à dire, je vous prie : « Ils n’étaient point d’entre nous ; car, s’ils avaient été d’entre nous, ils seraient certainement demeurés avec nous ? » Est-ce que les uns et les autres n’avaient pas été créés par Dieu ? N’avaient-ils pas tous Adam pour père et la terre pour origine ? N’avaient-ils pas tous reçu de celui qui a dit : « C’est moi qui ai fait tout ce qui respire <ref>[[Bible_Crampon_1923/Isaïe#57-16|''Isa.'' {{rom|lvii}}, 16.]]</ref> », une âme d’une seule et même nature ? Enfin, est-ce que les uns et les autres n’avaient pas été appelés et n’avaient pas obéi à la voix qui les appelait ? Tous n’étaient-ils pas sortis de l’état du péché pour entrer dans celui de la justice, et n’avaient-ils pas été renouvelés dans les eaux du sacrement de la régénération ? Si l’apôtre saint Jean, qui sans doute savait bien ce qu’il disait, si cet Apôtre entendait ce langage, il pourrait répondre en ces termes : Ces faits sont incontestables, et sous tous ces rapports ces hommes étaient d’entre nous ; cependant, à un autre point de vue, ils n’étaient point d’entre nous ; car s’ils avaient été d’entre nous, ils seraient certainement demeurés avec nous. Qu’est-ce donc qui les séparait de nous ? Les livres divins sont ouverts, n’en détournons point nos regards : prêtons l’oreille aux paroles énergiques des saintes Écritures. Ils n’étaient point d’entre eux, parce qu’ils n’étaient pas appelés suivant le décret : ils n’avaient pas été élus en Jésus-Christ avant la formation du monde, ils n’avaient pas obtenu par lui un droit à l’héritage, ils n’avaient pas été prédestinés suivant le décret de celui qui fait toutes choses. Autrement ils auraient été d’entre eux, et sans aucun doute ils seraient demeurés avec eux.
22. Je ne dirai pas ici combien il est facile à Dieu de convertir à sa foi les volontés humaines qui en sont le plus éloignées, et celles même qui y sont opposées ; d’agir dans le cœur de ces hommes pour les empêcher de fléchir devant aucune contradiction et de s’éloigner de lui en se laissant vaincre par une tentation quelconque : car il peut bien, suivant l’expression de l’Apôtre, ne pas permettre qu’ils soient tentés au-delà de leurs forces <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#10-13|''I Cor.'' {{rom|x}}, 13.]]</ref>. Sans parler donc de tout cela, Dieu prévoyant que les hommes dont il s’agit devaient tomber, pouvait certainement les retirer de cette vie, avant que leur chute ne fût consommée. Faut-il revenir encore sur une question épuisée, et montrer de nouveau combien il est absurde de prétendre que les hommes, après leur mort, sont jugés même sur les péchés que Dieu a prévu qu’ils auraient commis, s’ils avaient vécu plus longtemps ? Cette opinion est tellement opposée au sentiment chrétien et à tous les sentiments humains, qu’on rougit même de la réfuter. Si les hommes, alors même qu’ils n’ont pas entendu l’Évangile, pouvaient être jugés d’après la résistance ou la soumission avec laquelle Dieu a prévu qu’ils l’auraient reçu, supposé qu’il leur eût été annoncé ; pourquoi ne pas dire aussi que la prédication même de l’Évangile, qui a coûté et coûte encore aujourd’hui aux saints tant de travaux et de souffrances, pourquoi ne pas dire que cette prédication est une chose inutile ? Tyr et Sidon ne devaient donc point être condamnées, pas même avec moins de sévérité que ces autres cités qui virent, sans croire en lui, les prodiges opérés par le Seigneur Jésus-Christ : car, si ces prodiges eussent été accomplis au milieu d’elles, elles auraient fait pénitence dans la cendre et sous le cilice, suivant les expressions de la Vérité même, par lesquelles le Seigneur Jésus nous découvre un mystère de prédestination plus profond.
23. En effet, si on nous demande pourquoi des miracles si grands ont été opérés sous les yeux de ceux qui devaient les voir sans croire en Jésus-Christ, et pourquoi au contraire ils n’ont pas été opérés chez ceux qui auraient cru, s’ils les avaient vus, que répondrons-nous ? Dirons-nous ce que j’ai dit déjà dans le livre où j’ai répondu à six questions des païens, mais sans préjudice des autres raisons que les hommes éclairés peuvent découvrir ? Voici, comme vous le savez, la réponse que j’ai faite à cette question : Pourquoi la venue du Christ a-t-elle été précédée de tant de siècles ? « C’est que le Christ prévoyait que dans tous les siècles et dans tous les lieux où son Évangile n’a pas été prêché, cette prédication aurait été accueillie comme elle l’a été par la multitude de ceux qui, témoins de son existence corporelle, n’ont point voulu croire en lui, alors même qu’il ressuscitait les morts ». J’ai dit aussi un peu plus loin dans le même livre, et pour répondre à la même question : « Qu’y a-t-il d’étonnant en cela ? Le Christ voyait, durant les siècles précédents, cet univers généralement rempli d’infidèles à qui il ne voulait pas que son nom fût prêché, par cette raison excellente qu’il prévoyait que ces hommes ne croiraient ni à ses paroles, ni à ses miracles <ref>Lettre CII, quest. 2.</ref> ». Il nous est certainement impossible de dire cela de Tyr et de Sidon, et nous voyons par elles que les jugements de Dieu sont fondés sur ces raisons cachées de prédestination, sans préjudice desquelles j’ai dit alors que je répondais de cette manière. Il nous est facile en effet d’accuser l’infidélité des Juifs, puisqu’elle vient de leur libre volonté qui a refusé de croire aux prodiges si éclatants accomplis au milieu d’eux. Le Seigneur lui-même leur adressait à ce sujet des reproches accablants : « Malheur à toi, Corozaïn et Bethzaïde ! car si les miracles qui ont été faits au milieu de vous avaient été faits dans Tyr et dans Sidon, elles auraient fait autrefois pénitence sous le cilice et dans la cendre ». Mais pouvons-nous dire de même que Tyr et Sidon n’ont pas voulu croire à de semblables miracles opérés au milieu d’elles, ou qu’elles n’auraient pas voulu y croire si elles en avaient été témoins ? Le Seigneur lui-même leur rend témoignage au contraire qu’elles auraient fait pénitence avec une humilité profonde, si ces merveilles de la puissance divine s’étaient opérées sous leurs yeux. Et cependant au jour du jugement elles seront châtiées, quoique leur supplice doive être moins dur que celui des cités qui n’ont pas voulu croire aux miracles opérés au milieu d’elles. Car le Seigneur ajoute : « Cependant je vous le dis : Tyr et Sidon seront traitées avec plus d’indulgence que vous au jour du jugement <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#11-21|''Matt.'' {{rom|xi}}, 21, 22.]]</ref> ». Ainsi, les uns seront châtiés avec plus de sévérité, les autres avec plus d’indulgence : mais tous seront châtiés. Or, si les morts sont jugés même d’après ce qu’ils auraient fait, supposé que leur vie eût été prolongée, les habitants de Tyr et de Sidon qui auraient été fidèles dans le cas où l’Évangile leur eût été annoncé avec des miracles aussi éclatants, ne devraient donc pas être châtiés. Mais ils le seront certainement, et par là même il est faux aussi que les morts soient jugés suivant ce qu’ils auraient fait, si l’Évangile leur eût été annoncé pendant qu’ils vivaient. Et si cela est faux, on n’est donc plus autorisé à dire, par rapport aux enfants qui meurent sans avoir reçu le baptême, que ce malheur les frappe justement par la raison que Dieu a prévu, dans le cas où ils vivraient et où l’Évangile leur serait annoncé, leur obstination à ne pas croire. Il ne reste donc plus qu’à considérer ces enfants comme coupables du péché originel exclusivement et comme envoyés à la damnation pour ce seul motif ; quoique nous voyions ce même péché pardonné dans le sacrement de la régénération, et par une faveur tout à fait gratuite de Dieu, à d’autres enfants dont la condition est identique ; et que, en même temps, par un jugement caché, mais juste — car il n’y a en Dieu aucune injustice <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#9-14|''Rom.'' {{rom|ix}}, 14.]]</ref> — nous en voyions d’autres qui courent à leur perte en vivant dans le désordre après leur baptême ; lesquels néanmoins sont conservés sur cette terre jusqu’à ce que leur perte soit consommée, alors même qu’ils n’eussent point dû périr, si la mort corporelle, prévenant leur chute, fût venue à leur secours. Personne, en effet, n’est jugé après sa mort suivant le bien ou le mal qu’il aurait fait, si la mort ne l’avait point frappé : autrement les habitants de Tyr et de Sidon ne subiraient pas un châtiment pour ce qu’ils ont fait ; mais, au contraire, ils seraient sauvés à raison de la pénitence héroïque qu’ils auraient faite et de la foi qu’ils auraient eue en Jésus-Christ, si les miracles évangéliques eussent été opérés au milieu d’eux.
{{t3|POURQUOI LE SEIGNEUR NE FIT-IL POINT SES GRANDS MIRACLES À TYR ET À SIDON.|CHAPITRE X.|fs=120%}}
24. Un homme qui s’est fait un nom dans la controverse catholique, a donné une autre explication de cet endroit de l’Évangile. Suivant lui, le Seigneur prévoyait que les Tyriens et les Sidoniens abandonneraient plus tard la foi, après avoir cru aux miracles opérés au milieu d’eux, et c’est plutôt par un acte de miséricorde qu’il n’a point accompli ces prodiges dans leurs villes ; car en abandonnant la foi après l’avoir d’abord embrassée, ils eussent mérité un châtiment plus rigoureux que si jamais ils ne l’avaient embrassée. Qu’ai-je besoin de dire ici ce qu’il peut y avoir de très-contestable dans cette doctrine d’un homme docte et quelque peu subtil, puisque cette doctrine elle-même vient appuyer ce que nous voulons établir ? Car si le Seigneur, en n’opérant pas au milieu d’eux ces miracles à l’aide desquels ils auraient pu parvenir à la foi ; si le Seigneur a fait en cela un acte de miséricorde, et s’il a voulu les préserver par là du châtiment plus rigoureux qu’ils auraient mérité en retournant à l’infidélité, ainsi qu’il prévoyait que cela aurait lieu ; il est donc suffisamment et surabondamment prouvé que personne, après la mort, n’est jugé sur les péchés que Dieu a prévu devoir être commis par lui ; dans le cas où, par un moyen quelconque, ce même Dieu ne fût pas venu à son secours pour l’empêcher de les commettre : car, supposé que cette opinion soit vraie, le Christ est venu au secours des habitants de Tyr et de Sidon, en préférant ne pas les voir embrasser la foi plutôt que de les voir ensuite se rendre coupables d’un crime beaucoup plus grand par l’abandon de cette foi, comme il prévoyait que cet abandon aurait lieu s’ils venaient à croire en lui. Cependant, si on demandait pourquoi Dieu ne les a pas d’abord appelés à la foi pour leur faire ensuite la grâce de sortir de ce monde avant d’avoir renoncé à la foi, je ne vois pas ce que l’on pourrait répondre. Car en disant qu’il a été accordé comme un bienfait à ceux qui devaient cesser de croire, de ne pas commencer à posséder une chose à laquelle ils n’auraient pu renoncer sans se rendre coupables d’un crime plus odieux, on dit par là même que l’homme n’est point jugé sur le mal que Dieu a prévu devoir être commis par lui, puisque Dieu, par un bienfait réel, l’empêche de le commettre. Il a donc été pourvu au salut de celui qui « a été enlevé de ce monde, de peur que la méchanceté ne vînt corrompre son esprit <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#4-11|''Sag.'' {{rom|iv}}, 11.]]</ref> ». Mais pourquoi les mêmes mesures n’ont-elles pas été prises en faveur des Tyriens et des Sidoniens ? pourquoi n’ont-ils pas été d’abord appelés à la foi, puis, enlevés de ce monde, de peur que la méchanceté ne vînt corrompre leur esprit ? Celui à qui il a plu de résoudre cette question de cette manière, pourrait peut-être donner ici une réponse. Pour moi, en me renfermant dans les limites de mon sujet, une chose me suffit, si je ne me trompe : c’est que, même suivant cette opinion, il est démontré que les hommes ne sont point jugés sur les actions qu’ils n’ont pas faites, alors même que Dieu a prévu qu’ils les auraient faites. Mais, je l’ai dit et je le répète, on rougit même de réfuter cette opinion suivant laquelle ceux que la mort frappe ou qu’elle a déjà frappés, seraient punis pour des péchés que Dieu a prévu qu’ils auraient commis, si une vie plus longue leur eût été accordée : car nous ne voulons point paraître avoir considéré cette opinion comme sérieuse, quoique nous ayons mieux aimé la discuter et la réfuter que de la passer sous silence.
{{t3|DU SORT FAIT PAR DIEU AUX PETITS ENFANTS.|CHAPITRE XI.|fs=120%}}
25. Ainsi donc, suivant l’expression de l’Apôtre, « cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#9-16|''Rom.'' {{rom|ix}}, 16.]]</ref> ». C’est Dieu qui vient au secours des petits enfants qu’il lui plaît, même indépendamment de leur volonté et de leurs efforts, pourvu seulement qu’il les ait choisis dans le Christ avant la formation du monde, pour leur donner plus tard la grâce gratuitement, c’est-à-dire, sans que précédemment ils aient mérité cette grâce, soit par leur foi, soit par leurs œuvres ; c’est Dieu encore qui, suivant son bon plaisir, refuse son secours aux adultes qu’il a prévu devoir ajouter foi à ses miracles, si ces miracles eussent été accomplis au milieu d’eux ; et cela, parce que dans sa prédestination il a, d’une manière cachée, il est vrai, mais conforme à la justice, porté sur eux un jugement différent. Car il n’y a en Dieu aucune injustice ; mais ses jugements sont impénétrables et ses voies sont inaccessibles <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#11-33|''Rom.'' {{rom|xi}}, 33.]]</ref> ; et toutes les voies du Seigneur sont miséricorde et vérité <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#25-10|''Ps.'' {{rom|xxiv}}, 10.]]</ref>. C’est donc par sa miséricorde inaccessible qu’il a pitié de celui qu’il lui plaît, sans aucun mérite précédent de celui-ci ; et c’est par sa vérité inaccessible qu’il endurcit celui qu’il veut <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#9-18|''Rom.'' {{rom|ix}}, 18.]]</ref>, non plus, il est vrai, sans que celui-ci l’ait mérité, mais le plus souvent sans qu’il l’ait mérité autrement que celui à qui il est fait miséricorde. Ainsi, de deux jumeaux dont l’un est choisi et l’autre délaissé, la fin est différente, quoique les mérites soient les mêmes ; mais dans ce cas, le premier est délivré par la grande bonté de Dieu, sans que le second soit condamné par aucune injustice de la part de ce même Dieu. Car y a-t-il en lui aucune injustice ? Non, certes : mais ses voies sont inaccessibles. C’est pourquoi, croyons sans hésiter que la miséricorde de Dieu s’exerce à l’égard de ceux qui sont délivrés, et sa vérité à l’égard de ceux qui sont châtiés : ne nous efforçons pas d’approfondir ce qui ne peut être approfondi, ni de pénétrer ce qui est impénétrable. C’est en effet de la bouche des petits enfants, de ceux encore à la mamelle, que Dieu recueille ses louanges les plus parfaites <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#8-3|''Ps.'' {{rom|viii}}, 3.]]</ref>. Nous voyons d’un côté des enfants dont la délivrance ne saurait être attribuée à aucun mérite précédent de leur part, tandis que, d’un autre côté, nous en voyons dont la damnation a été précédée uniquement de la faute originelle commune à tous : n’hésitons aucunement à croire qu’il en est de même à l’égard des adultes, c’est-à-dire, ne pensons point que la grâce soit donnée à chacun suivant ses mérites, ni que personne soit puni uniquement parce qu’il a mérité d’être puni, dans le cas où il y a culpabilité égale entre ceux qui sont délivrés et ceux qui sont punis, comme dans le cas où la culpabilité des uns diffère de la culpabilité des autres. Ainsi, que celui qui croit être debout prenne garde de tomber <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#10-12|''I Cor.'' {{rom|x}}, 12.]]</ref> ; et que celui qui se glorifie ne se glorifie point en lui-même, mais dans le Seigneur <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#1-31|''Id.'' {{rom|i}}, 31.]]</ref>.
26. Mais pourquoi ne pas souffrir », suivant les expressions de votre lettre, « que la condition des petits enfants soit comparée à celle des adultes <ref>Voir la lettre d’Hilaire, n. 8.</ref> », quand on croit contre les Pélagiens à l’existence du péché originel, qui est entré dans le monde par un seul homme ; quand on ne doute pas que tous aient été condamnés par le fait d’un seul <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#5-12|''Rom.'' {{rom|v}}, 12, 16.]]</ref> ? Ces dernières maximes sont rejetées également par les Manichéens, lesquels non-seulement dénient toute autorité aux livres de l’Ancien Testament sans exception, mais encore reçoivent les livres du Nouveau de telle sorte que, par un privilège à eux particulier, ou plutôt par un procédé sacrilège, ils en reçoivent certaines parties et en rejettent certaines autres suivant leurs caprices : c’est contre eux que, dans mes livres sur le Libre arbitre, j’ai fait des raisonnements où les Pélagiens prétendent puiser contre nous des arguments sans réplique. Or, en évitant de donner une solution précise à certaines questions incidentes, mais pleines de difficultés, je n’avais d’autre but que de ne pas donner à mon œuvre une longueur démesurée, alors que l’autorité des divines Écritures n’était pour moi d’aucun secours contre des adversaires si pervers. Et de quelque côté que fût la vérité, par rapport aux questions sur lesquelles je ne me prononçais pas clairement, je pouvais cependant conclure d’une manière certaine que, dans toute hypothèse, Dieu devait être loué pour toutes ses œuvres, sans qu’il fût nullement nécessaire de croire, comme les Manichéens, au mélange des deux substances coéternelles du bien et du mal.
27. Au reste, dans le premier livre de mes rétractations, ouvrage que vous n’avez pas encore lu, lorsque j’en vins à corriger ces livres du libre arbitre, je m’exprimai en ces termes : « Dans ces livres où un grand nombre de sujets ont été discutés, la solution de plusieurs questions incidentes, soit qu’il me fût impossible de les résoudre, soit que pour le moment elles eussent exigé de trop longs développements, a été différée ; mais de telle sorte que, quelque parti que l’on adoptât par rapport aux réponses plus ou moins spécieuses qui pouvaient être faites et dont il était difficile de reconnaître le degré de conformité réelle avec la vérité ; de telle sorte, dis-je, que la conclusion de nos raisonnements fût constamment celle-ci : de quelque côté que soit la vérité, on doit croire, ou même il est démontré que Dieu doit être loué. Cette discussion a été établie, en effet, contre ceux qui nient que l’origine du mal vienne du libre arbitre de la volonté, et qui prétendent que, dans ce cas, Dieu devrait être accusé pour avoir créé tous les êtres : leur but étant d’introduire par ce moyen, et conformément à leur erreur tout à fait impie (car ils sont Manichéens), une certaine nature mauvaise, immuable et éternelle comme Dieu <ref>''Rétract.'' liv. I, ch. IX, n. 2.</ref> ». Un peu plus loin j’ai ajouté pareillement : « Il a été dit ensuite de quel état malheureux, très-justement infligé aux pécheurs, la grâce nous délivre : que l’homme, par lui-même, c’est-à-dire par son libre arbitre, a bien pu tomber, mais non pas se relever : que l’ignorance et la difficulté qui pèsent sur tout homme dès le jour de sa naissance, sont des effets de cet état malheureux auquel nous avons été justement condamnés : que personne n’est délivré de l’une et de l’autre, si ce n’est par la grâce de Dieu : que suivant les Pélagiens qui nient le péché originel, cet état malheureux ne vient point de cette juste condamnation ; mais, que quand même cette ignorance et cette difficulté seraient la condition naturelle primitive de l’homme, Dieu ne devrait pas être accusé, il devrait au contraire être loué à ce sujet, comme nous l’avons démontré précisément dans ce livre troisième. Cette démonstration, ai-je dit encore, doit être regardée comme dirigée contre les Manichéens qui ne reçoivent pas les saints livres de l’Ancien Testament où le péché originel est affirmé, et qui prétendent que les citations de l’Ancien Testament qu’on lit dans les écrits des Apôtres, y ont été introduites par l’impudence sacrilège de faussaires abominables, mais qu’elles n’ont pas été écrites de la main des Apôtres. Dans les controverses avec les Pélagiens, au contraire, on doit s’attacher à maintenir ce que l’une et l’autre Écriture enseignent, puisqu’ils font profession de les admettre <ref>Id. n. 6.</ref> ». Je me suis exprimé ainsi dans le premier livre des rétractations, quand j’ai revu les livres sur le Libre arbitre. Ce n’est point là assurément tout ce que j’ai dit en cet endroit au sujet de ces livres ; mais j’ai cru qu’il serait trop long d’insérer une multitude d’autres réflexions dans cet ouvrage que je vous adresse, et, d’ailleurs, cela ne m’a point paru nécessaire : vous en jugerez ainsi vous-mêmes, je pense, quand vous les aurez lues entièrement. Voici donc l’argumentation que j’ai employée dans le troisième livre du Libre arbitre, au sujet des petits enfants : Alors même qu’il serait vrai, comme les Pélagiens le prétendent, que l’ignorance et la faiblesse dont nul homme n’est exempt au moment de sa naissance, sont la condition primitive de notre nature, et non point l’effet d’un châtiment ; les Manichéens n’en seraient pas moins convaincus d’erreur lorsqu’ils proclament l’existence de deux substances coéternelles, l’une bonne et l’autre mauvaise : mais parce que j’ai employé ce raisonnement, est-ce un motif pour révoquer en doute, ou même pour abandonner la foi que l’Église catholique défend précisément contre les Pélagiens, lorsqu’elle proclame l’existence du péché originel, dont la souillure contractée dans la génération doit être effacée dans le sacrement de la régénération ? Si donc nos adversaires admettent avec nous cette vérité, s’ils nous prêtent leur concours pour confondre l’erreur des Pélagiens à cet égard, pourquoi croient-ils devoir douter encore que Dieu arrache à la puissance des ténèbres et transporte dans le royaume du Fils de sa charité <ref>[[Bible_Crampon_1923/Colossiens#1-13|''Coloss.'' {{rom|i}}, 13.]]</ref>, même les petits enfants auxquels il donne sa grâce par le sacrement de baptême ? Pourquoi refusent-ils de célébrer la miséricorde et la justice du Seigneur <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#101-1|''Ps.'' {{rom|c}}, 1.]]</ref>, lorsqu’il donne cette grâce aux uns et qu’il la refuse aux autres ? Qui donc a connu la pensée du Seigneur <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#11-34|''Rom.'' {{rom|xi}}, 34.]]</ref> et le motif pour lequel la grâce est donnée à ceux-ci plutôt qu’à ceux-là ? Qui a le pouvoir de pénétrer ce qui est impénétrable et de s’élever jusqu’à ce qui est inaccessible ?
{{t3|LA GRÂCE DE DIEU PUREMENT GRATUITE.|CHAPITRE XII.|fs=120%}}
28. Ainsi donc, il demeure établi que la grâce de Dieu n’est point donnée suivant les mérites de ceux qui la reçoivent, mais suivant le bon plaisir de la volonté divine, pour la louange et la gloire de la grâce même de Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Éphésiens#1-5|''Eph.'' {{rom|i}}, 5.]]</ref>, afin que celui qui se glorifie ne se glorifie point en lui-même, mais dans le Seigneur <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#1-31|''I Cor.'' {{rom|i}}, 31.]]</ref>. Car Dieu donne aux hommes à qui il lui plaît, parce qu’il est miséricordieux ; il pourrait ne pas leur donner, et ce serait justice de sa part ; et il ne donne pas à ceux à qui il ne veut pas, afin de manifester les richesses de sa gloire en faveur des vases de miséricorde <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#9-23|''Rom.'' {{rom|ix}}, 23.]]</ref>. En effet, en donnant à quelques-uns ce qu’ils ne méritent pas, il a voulu faire voir que sa grâce est gratuite et par là même qu’elle est une grâce véritable : en ne faisant pas ce don à tous, il a montré ce que tous méritent. Ainsi la bonté de Dieu se révèle dans le bienfait accordé aux uns, et sa justice dans le châtiment infligé aux autres : sa bonté se révèle même à l’égard de tous, en ce sens qu’on agit par bonté quand on rend ce qui est dû ; et sa justice se révèle pareillement à l’égard de tous, en ce sens qu’on agit conformément à la justice quand, sans léser qui que ce soit, on donne une chose qui n’était point due.
29. De plus, nous soutenons que la grâce est indépendante de tout mérite, en d’autres termes, qu’elle est une grâce véritable, quand même, suivant le sentiment des Pélagiens, les enfants baptisés ne seraient pas arrachés à la puissance des ténèbres par la raison que, suivant ces mêmes Pélagiens, ils ne sont coupables d’aucun péché ; mais qu’ils seraient seulement transférés dans le royaume du Seigneur : car, même dans ce cas, le royaume de Dieu est donné aux uns sans aucun mérite de leur part, et il est refusé aux autres sans qu’ils aient davantage mérité d’en être privés. C’est la réponse que nous faisons ordinairement aux Pélagiens, quand ils nous objectent que nous faisons dépendre la grâce de Dieu d’un aveugle destin, en disant qu’elle n’est point donnée suivant nos mérites. Car ce sont plutôt eux-mêmes qui, par rapport aux enfants, font dépendre la grâce du destin, puisqu’ils prétendent que, si l’on n’admet pas le mérite, il faut admettre le destin. Il est impossible, en effet, de l’aveu même des Pélagiens, de trouver dans les enfants aucun mérite qui autorise à envoyer ceux-ci dans le royaume du Seigneur et à en repousser ceux-là. Je viens de prouver que la grâce de Dieu n’est point donnée suivant nos mérites ; pour faire cette démonstration j’ai cru devoir admettre, comme principe ou comme point de départ, l’un et l’autre sentiment, notre sentiment à nous qui prétendons que les enfants sont coupables du péché originel, et le sentiment des Pélagiens qui nient l’existence du péché originel ; et cependant je ne doute pas pour cela que les enfants aient réellement besoin du pardon de celui qui sauve son peuple des péchés dont il est coupable <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#1-21|''Matt.'' {{rom|i}}, 21.]]</ref> : eh bien ! de même aussi dans le livre troisième du Libre arbitre, j’ai combattu les Manichéens en me plaçant dans l’une et l’autre hypothèse, soit que l’ignorance et la faiblesse, dont nul homme n’est exempt en venant au monde, fussent un châtiment, soit qu’elles fussent la condition primitive de la nature ; et cependant je regarde l’un de ces deux sentiments comme certain, et je l’ai fait voir assez clairement en cet endroit : car j’ai dit que ce n’est point là la nature de l’homme tel qu’il a été créé, mais un châtiment auquel il a été condamné <ref>Chap. XX, XXIII.</ref>.
30. C’est donc en vain que l’on m’objecte ce livre écrit par moi il y a longtemps, pour m’empêcher de traiter comme je dois le faire la question des enfants, et de prouver par ce moyen même, avec l’évidence d’une vérité tout à fait palpable, que la grâce de Dieu n’est point donnée suivant les mérites des hommes. J’ai commencé les livres du Libre arbitre, étant laïque, et je les ai terminés étant prêtre. Or, quand même j’aurais encore douté, à cette époque, de la damnation des enfants qui n’ont pas été régénérés, et de la délivrance de ceux qui ont été régénérés, personne, ce me semble, ne serait assez injuste et assez pervers pour m’interdire de faire aucun progrès, et pour déclarer que je dois toujours rester dans ce doute. Mais on peut, et avec plus de raison, ne pas voir dans ces livres un motif de croire que j’aie douté réellement de cette vérité, et voici pourquoi : c’est que les adversaires contre lesquels je dirigeais mes efforts, me parurent devoir être réfutés de telle sorte que, supposé l’existence d’un châtiment infligé aux enfants à cause du péché originel, ce qui est conforme à la vérité, ou supposé l’absence de cette peine, comme plusieurs le croient faussement, il fût cependant impossible, dans l’un et l’autre cas, de croire à ce mélange de deux substances, l’une bonne et l’autre mauvaise, introduites par l’erreur manichéenne. À Dieu ne plaise donc que j’abandonne cette question des enfants, et que je dise qu’il n’est pas certain pour nous si les enfants qui meurent après avoir été régénérés en Jésus-Christ obtiennent le salut éternel, et si ceux qui n’ont pas été régénérés vont à une seconde mort. Car il est impossible de donner une autre interprétation raisonnable à ces paroles de saint Paul : « Le péché est entré dans le monde par un seul homme, et par le péché la mort ; et la mort a passé ainsi dans tous les hommes <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#5-12|''Rom.'' {{rom|v}}, 12.]]</ref> » ; et personne, soit parmi les enfants, soit parmi les adultes, n’est délivré de la mort éternelle, qui est le très juste châtiment du péché, si ce n’est par celui qui est mort pour la rémission de nos péchés, originel et personnels, sans avoir lui-même aucun péché ni originel ni personnel. Mais pourquoi délivre-t-il ceux-ci plutôt que ceux-là ? Nous dirons et nous répéterons, sans nous fatiguer jamais : « Ô homme, qui êtes-vous pour oser contester avec Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#9-20|''Id.'' {{rom|ix}}, 20.]]</ref> ? Ses jugements sont impénétrables et ses voies sont inaccessibles <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#11-33|''Id.'' {{rom|xi}}, 33.]]</ref> ». Et nous ajouterons encore ceci : « Ne cherchez point ce qui est au-dessus de vous, et ne scrutez point ce qui est au-dessus de vos forces <ref>[[Bible_Crampon_1923/Ecclésiastique#3-22|''Eccli.'' {{rom|iii}}, 22.]]</ref> ».
31. Vous voyez donc, mes très-chers, combien il serait absurde, combien il serait contraire à la pureté de la foi et à la sainteté de la vérité, de dire que les enfants sont jugés après leur mort sur les actions que Dieu a prévu qu’ils auraient faites s’ils avaient vécu. Certes, le sens humain, de quelques faibles lueurs de raison qu’il soit éclairé, et surtout le sens chrétien, repoussent énergiquement dans tout homme cette opinion ; mais ceux-là ont été amenés invinciblement à l’adopter, qui, tout en voulant s’écarter de l’erreur des Pélagiens, ont pensé néanmoins jusqu’à présent qu’ils devaient croire et même soutenir dans leurs controverses, que la grâce de Dieu par Jésus-Christ Notre-Seigneur, laquelle est pour chacun de nous un secours puissant après la chute du premier homme en qui nous sommes tous tombés, que cette grâce, dis-je, nous est donnée suivant nos mérites. Pélage, en présence des évêques d’Orient réunis pour le juger, condamna précisément cette opinion, dans la crainte de se voir condamné lui-même. Or, s’il n’est plus permis de raisonner ainsi au sujet des œuvres bonnes ou mauvaises que les morts auraient faites, dans le cas où une vie plus longue leur eût été accordée, œuvres qui par là même n’ont aucune existence réelle, et que Dieu lui-même prévoyait ne devoir pas exister ; si donc on ne tient plus ce langage, dont vous voyez toute la fausseté, que nous restera-t-il, sinon de confesser, toute obscurité introduite par la discussion étant dissipée à nos yeux, que la grâce de Dieu n’est point donnée suivant nos mérites, comme l’Église catholique le soutient contre l’hérésie pélagienne ? Que nous restera-t-il, sinon à reconnaître que cette vérité est d’une évidence plus grande encore par rapport aux enfants ? Car Dieu ne se trouve point, de par le destin, dans la nécessité de venir au secours de certains enfants, et dans l’impuissance de venir au secours des autres, alors que la condition de tous est la même : ou bien nous devrons penser que, en ce qui regarde les enfants, les choses humaines ne sont point dirigées par la divine Providence, mais bien par le hasard, car il s’agit ici de la damnation ou de la délivrance d’âmes raisonnables ; et cependant un passereau ne tombe pas sur la terre sans la volonté de notre Père qui est aux cieux <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#10-29|''Matt.'' {{rom|x}}, 29.]]</ref> : ou bien la mort des enfants qui n’ont pas reçu le baptême devra être attribuée à la négligence de leurs parents, de telle sorte que les jugements d’en haut n’y aient aucune part ; comme si ces enfants qui meurent de cette mort malheureuse, s’étaient, de leur volonté propre, choisi à eux-mêmes les parents négligents dont ils devraient naître ; mais, s’il en est ainsi, que dirai-je quand parfois un enfant aura expiré avant qu’il ait été possible de lui procurer le bienfait du sacrement de baptême ? Souvent, en effet, le baptême n’est point donné à un enfant, malgré l’empressement des parents et lorsque les ministres sont déjà prêts pour l’administration de ce sacrement, et cela parce que Dieu ne voulant point que cet enfant fût baptisé, lui a refusé un instant de vie nécessaire pour cela. Que dirai-je encore, quand d’autres fois le bienfait du baptême a pu être accordé à des enfants nés de parents infidèles, pour les empêcher d’aller à la perdition, tandis que le même bienfait n’a pu être procuré à des enfants nés de parents fidèles ? Ces faits prouvent certainement qu’il n’y a en Dieu aucune acception de personnes <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#2-11|''Rom.'' {{rom|ii}}, 11.]]</ref> : autrement il délivrerait plutôt les enfants de ses serviteurs que ceux de ses ennemis.
{{t3|LA GRÂCE DONNÉE ABSOLUMENT SELON LA VOLONTÉ DE DIEU.|CHAPITRE XIII.|fs=120%}}
32. Mais, puisque nous traitons maintenant du don de la persévérance, pourquoi, quand un enfant qui n’est pas baptisé doit mourir, pourquoi Dieu ne vient-il pas le secourir et l’empêcher de mourir sans baptême ? Et quand celui qui est baptisé doit tomber, pourquoi ne vient-il pas aussi le secourir en le faisant mourir auparavant ? Accueillerons-nous encore cette allégation absurde, qu’il n’y a pour l’homme aucun avantage à mourir avant d’être tombé, par la raison que chacun sera jugé suivant les actions que Dieu a prévu qu’il commettrait, si sa vie était prolongée ? Mais qui pourrait entendre de sang-froid un langage si abominable et si radicalement opposé aux principes de la foi ? Qui pourrait le supporter ? Et cependant, ceux qui ne veulent pas reconnaître que la grâce de Dieu n’est point donnée suivant nos mérites, sont forcés de parler ainsi. Ceux au contraire qui refusent de dire que chacun est jugé, après sa mort, suivant les actions que Dieu a prévu qu’il aurait faites, s’il eût continué à vivre, parce qu’ils voient la fausseté manifeste et l’absurdité révoltante d’une telle doctrine ; ceux-là, dis-je, n’ont plus aucune raison pour adopter un langage que l’Église a condamné dans les Pélagiens et qu’elle a fait condamner par Pélage lui-même ; ils ne peuvent plus soutenir que la grâce de Dieu est donnée suivant nos mérites. Car ils voient des enfants qui n’ont pas été régénérés, enlevés de ce monde pour aller à la mort éternelle, tandis que d’autres qui ont été régénérés sont frappés d’une mort semblable pour aller à la vie éternelle ; et parmi ceux mêmes qui ont été régénérés, ils voient les uns quittant cette terre après avoir persévéré jusqu’à la fin, et les autres retenus ici-bas jusqu’à ce qu’ils tombent, quoique évidemment leur chute n’eût pas dû avoir lieu, si la mort les avait frappés avant que leur faute ne fût commise ; et par contre ils en voient d’autres qui, après leur chute, continuent à vivre jusqu’à ce qu’ils reviennent à résipiscence, quoique assurément aussi ils eussent dû périr si la mort les avait frappés avant leur retour.
33. Il est prouvé assez clairement par ce qui précède, que la grâce de Dieu, soit pour commencer, soit pour persévérer jusqu’à la fin, n’est point donnée suivant nos mérites ; mais qu’elle est donnée suivant la volonté même de Dieu, volonté très-mystérieuse, mais aussi très-juste, très-sage et infiniment libérale : car ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-30|''Rom.'' {{rom|viii}}, 30.]]</ref> de cette vocation dont il a été dit : « Les dons et la vocation de Dieu sont sans repentance <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#11-29|''Id.'' {{rom|xi}}, 29.]]</ref> ». Nul homme ne peut affirmer avec certitude qu’un autre homme a reçu cette vocation, si ce n’est lorsque celui-ci aura quitté cette terre ; mais dans la vie présente de l’homme, laquelle est une tentation sur la terre <ref>[[Bible_Crampon_1923/Job#7-1|''Job'', {{rom|vii}}, 1.]]</ref>, que celui qui paraît être debout, prenne garde de tomber <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#10-12|''I Cor.'' {{rom|x}}, 12.]]</ref>. Car nous l’avons déjà dit plus haut <ref>Chap. VIII, n. 19.</ref>, ceux qui ne doivent pas persévérer sont par la volonté de Dieu, toujours infiniment sage, mêlés à ceux qui doivent persévérer, afin que nous apprenions à ne point aspirer par orgueil aux choses élevées, mais à nous incliner vers ce qui est humble <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#12-16|''Rom.'' {{rom|xii}}, 16.]]</ref>, et à opérer notre propre salut avec crainte et tremblement : car c’est Dieu qui opère en nous et le vouloir et le faire, selon sa bonne volonté <ref>[[Bible_Crampon_1923/Philippiens#2-12|''Philipp.'' {{rom|ii}}, 12, 13.]]</ref>. Ainsi nous voulons réellement, mais c’est Dieu qui nous fait vouloir ; nous agissons réellement, mais c’est Dieu qui nous fait agir selon sa bonne volonté. Voilà ce qu’il nous est utile et de croire et de dire : le langage de la piété et en même temps de la vérité, c’est une confession pleine d’humilité et de soumission, et par laquelle nous attribuons tout à Dieu. Nous croyons par la pensée, c’est la pensée qui nous rend la parole possible, c’est la pensée qui nous fait agir toutes les fois que nous agissons ; mais dans tout ce qui regarde la voie de la piété et le vrai culte de Dieu, nous ne sommes pas capables de former aucune pensée comme de nous-mêmes, notre capacité à cet égard nous vient de Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Corinthiens#3-5|''II Cor.'' {{rom|iii}}, 5.]]</ref>. « Car notre cœur et nos pensées ne sont pas en notre pouvoir » : c’est pourquoi le même Ambroise, qui a écrit ces paroles <ref>De la Fuite du siècle, ch. I.</ref>, a écrit aussi celles-ci : « Mais où est l’homme assez heureux pour voir son cœur s’élever sans cesse ? Cela est-il possible au contraire sans le secours de Dieu ? Non, assurément. Enfin », ajoute-t-il, « la même Écriture dit ailleurs : Bienheureux l’homme qui reçoit de vous son secours, Seigneur ; son cœur s’élève sans cesse <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#84-6|''Ps.'' {{rom|lxxxiii}}, 6.]]</ref> ». Certes, ce langage n’était pas seulement un souvenir de la lecture des saintes lettres, mais, comme on doit le croire sans hésiter d’un tel homme, c’était le récit de ce que Ambroise éprouvait dans son cœur. Ainsi donc, quand, pendant la célébration des mystères, on dit aux fidèles d’élever leur cœur vers le Seigneur, il s’agit d’un bienfait de Dieu : bienfait dont le prêtre, après avoir prononcé ces paroles, les avertit de rendre grâces au Seigneur notre Dieu ; et ils répondent que cela est convenable et juste <ref>Préface, au canon de la Messe.</ref>. En effet, puisque notre cœur n’est point en notre pouvoir, mais qu’il a besoin d’être aidé du secours de Dieu pour s’élever et pour goûter les choses d’en-haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu, et non point les choses qui sont sur la terre <ref>[[Bible_Crampon_1923/Colossiens#3-1|''Coloss.'' {{rom|iii}}, 1, 2.]]</ref> : à qui devons-nous rendre grâces pour une élévation si grande, sinon à celui qui en est l’auteur, au Seigneur notre Dieu, qui nous a délivrés par un tel bienfait de l’abîme de ce monde, après nous avoir choisis et prédestinés avant la formation du monde ?
{{t3|LE DOGME DE LA PRÉDESTINATION NE SAURAIT INTERDIRE LA PRÉDICATION.|CHAPITRE XIV.|fs=120%}}
34. Mais, disent nos adversaires, « la définition de la prédestination suppose que la prédication est inutile <ref>Voir tom. III, les lettres de saint Hilaire et de saint Prosper.</ref> ». Comme si la prédestination avait empêché l’Apôtre de prêcher. Ce docteur des nations n’a-t-il pas, de bonne foi et en toute sincérité, enseigné souvent la doctrine de la prédestination, et en même temps prêché la parole de Dieu avec une persévérance qui ne s’est jamais démentie ? Quoiqu’il eût dit : « C’est Dieu qui opère en nous le vouloir et le faire, selon sa bonne volonté <ref>[[Bible_Crampon_1923/Philippiens#2-13|''Philipp.'' {{rom|ii}}, 13.]]</ref> », ne nous a-t-il pas cependant exhortés à vouloir et à faire ce qui est agréable à Dieu ? ou bien parce qu’il avait dit : « Celui qui a commencé en vous la bonne œuvre, l’achèvera jusqu’au jour de Jésus-Christ <ref>[[Bible_Crampon_1923/Philippiens#1-6|''Philipp.'' {{rom|i}}, 6.]]</ref> », a-t-il craint pour cela d’exhorter les hommes à commencer et à persévérer jusqu’à la fin ? Le Seigneur lui-même a commandé aux hommes de croire : « Croyez en Dieu », a-t-il dit, « et croyez en moi <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#14-1|''Jean'', {{rom|xiv}}, 1.]]</ref> » : et cependant, cette autre maxime et cette autre affirmation, également tombées de ses lèvres, ne sont pas pour cela fausses et dénuées de fondement : « Personne », dit-il, « ne vient à moi », c’est-à-dire personne ne croit en moi, « si cela ne lui a été donné par mon Père <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#6-66|''Id.'' {{rom|vi}}, 66.]]</ref> ». Et réciproquement, parce que cette affirmation est vraie, il ne s’ensuit pas que le commandement précédent soit illusoire. Pourquoi donc croirions-nous que les enseignements, les préceptes, les exhortations, les réprimandes qui se succèdent sans interruption dans les divines Écritures, sont rendus inutiles par cette doctrine de la prédestination, telle qu’elle est enseignée dans les mêmes Écritures divines ?
35. Quelqu’un osera-t-il dire que Dieu n’a point connu d’avance ceux à qui il devait donner de croire, ou ceux qu’il devait donner à son Fils, pour que celui-ci ne perdît pas un seul d’entre eux <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#18-9|''Jean'', {{rom|xviii}}, 9.]]</ref> ? Mais s’il a eu certainement cette prescience, il a eu nécessairement aussi la prescience de ses propres bienfaits par lesquels il daigne nous délivrer. Or, telle est précisément la prédestination des saints : elle n’est rien autre chose que la prescience et la préparation des bienfaits de Dieu, par lesquels sont infailliblement délivrés tous ceux qui reçoivent leur délivrance. Les autres sont, par un juste jugement de Dieu, abandonnés, mais uniquement dans la masse de perdition. C’est de cette manière que les habitants de Tyr et de Sidon ont été abandonnés, quoi qu’ils eussent pu parvenir à la foi, s’ils eussent vu ces prodiges admirables du Christ. Mais parce qu’il ne leur avait pas été donné de croire, les moyens pour parvenir à la foi leur ont été pareillement refusés. On voit par là que certains hommes ont reçu de Dieu, et comme don naturel, une intelligence qui fait le caractère particulier de leur esprit et qui les porte à croire dès qu’ils entendent des paroles ou qu’ils voient des signes capables de satisfaire leur raison ; et cependant si, par un jugement de Dieu plus profond, ils n’ont pas été prédestinés à la grâce et séparés de la masse de perdition, ils sont privés précisément de ces paroles ou de ces actions divines, au moyen desquelles ils auraient pu croire, dans le cas où ils auraient vu les unes ou entendu les autres. Dans cette même masse de perdition ont été abandonnés aussi les Juifs qui n’ont pu croire aux actions si prodigieuses et aux miracles si éclatants accomplis sous leurs yeux. Car l’Évangile ne tait point la raison pour laquelle les Juifs ne pouvaient parvenir à la foi : « Quoiqu’il eût fait », dit-il, « de si grands miracles devant eux, ils ne crurent pas en lui, afin que cette parole du prophète Isaïe fût accomplie : Seigneur, qui a cru à ce qu’il a entendu de notre bouche ? et à qui le bras du Seigneur a-t-il été révélé ? Et une autre raison pour laquelle ils ne pouvaient pas croire, c’est qu’Isaïe a dit encore : Il a aveuglé leurs yeux et il a endurci leurs cœurs, afin que leurs yeux ne voient point, que leurs cœurs ne comprennent point, qu’eux-mêmes ne se convertissent point, et que je ne les guérisse pas <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#12-37|''Jean'', {{rom|xii}}, 37-40.]]</ref> ». Les yeux des Tyriens et des Sidoniens n’étaient donc pas aveuglés, leurs cœurs n’étaient pas endurcis de cette manière : car ils auraient cru, s’ils avaient vu des miracles pareils à ceux dont les Juifs ont été témoins. Mais il n’a servi de rien aux uns d’avoir pu croire, parce qu’ils n’avaient pas été prédestinés par celui dont les jugements sont impénétrables et dont les voies sont incompréhensibles ; et l’impuissance où étaient les autres de parvenir à la foi n’aurait pas été un obstacle pour eux, s’ils avaient été prédestinés de telle sorte que Dieu dût les éclairer dans leur aveuglement et consentir à leur ôter leurs cœurs endurcis comme la pierre. On pourrait peut-être donner une autre interprétation à ce que le Seigneur a dit des Tyriens et des Sidoniens ; mais quiconque a su, en entendant la parole de Dieu, ouvrir les oreilles de son cœur aussi bien que celles de son corps, reconnaîtra nécessairement que personne ne vient à Jésus-Christ, sinon celui à qui ce don est accordé, et que ceux-là seulement reçoivent cette faveur, qui ont été choisis en Jésus-Christ avant la formation du monde. Et toutefois cette prédestination, qui est du reste assez clairement définie par les paroles mêmes de l’Évangile, n’a pas empêché le Seigneur de prononcer, par rapport au commencement, ces autres paroles que j’ai rapportées un peu plus haut : « Croyez en Dieu, et croyez en moi » ; et par rapport à la persévérance, celles-ci : « Il faut toujours prier, et ne point se lasser <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#18-1|''Luc'', {{rom|xviii}}, 1.]]</ref> ». Ces paroles sont entendues et mises en pratique par ceux à qui ce don a été accordé : mais elles ne sont point pratiquées par ceux à qui ce don a été refusé, soit qu’ils les aient entendues, soit qu’ils ne les aient pas entendues. « Il vous a été donné », dit-il, « de connaître le mystère du royaume des cieux ; mais, pour eux, cela ne leur a pas été donné <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#13-11|''Matt.'' {{rom|xiii}}, 11.]]</ref> ». L’un est l’effet de la miséricorde, l’autre est l’effet de la justice de celui à qui notre âme s’adresse en ces termes : « Je chanterai votre miséricorde et vos jugements, Seigneur <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#101-1|''Ps.'' {{rom|c}}, 1.]]</ref> ».
36. La prédication de la prédestination ne doit donc pas être un obstacle à la prédication de la persévérance et des progrès dans la foi, afin que ceux à qui il a été donné d’entendre, entendent ce qu’ils ont besoin d’entendre : car comment entendront-ils, si personne ne leur prêche <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#10-14|''Rom.'' {{rom|x}}, 14.]]</ref> ? Et réciproquement, l’exhortation aux progrès et à la constance jusqu’au dernier moment dans la foi, ne doit pas être un obstacle à la prédication de la prédestination, afin que celui qui vit fidèlement et avec obéissance, ne s’enorgueillisse point de cette obéissance même comme d’un bien qui lui appartiendrait, et qu’il n’aurait point reçu ; mais que celui qui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#1-31|''I Cor.'' {{rom|i}}, 31.]]</ref>. Car nous ne devons nous glorifier de rien, « puisque rien ne nous appartient ». Cyprien avait reconnu cette vérité parfaitement rigoureuse, et en l’affirmant avec assurance <ref>Liv. III à Quirin. ch. IV.</ref>, il affirmait par là même la réalité incontestable de la prédestination. En effet, si nous ne devons nous glorifier en rien, parce que rien ne nous appartient », il s’ensuit nécessairement que nous ne devons pas même nous glorifier de la persévérance la plus absolue dans l’obéissance ; et que cette obéissance ne doit pas non plus être appelée nôtre, comme si elle ne nous avait pas été donnée d’en haut. Conséquemment, cette obéissance même est un don de Dieu, mais un don que, comme tout homme chrétien le confesse, Dieu dans sa prescience a prévu devoir être donné par lui à ceux qui seraient appelés de cette vocation dont il a été dit : « Les dons et la vocation de Dieu sont sans repentance <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#11-29|''Rom.'' {{rom|xi}}, 29.]]</ref> ». Telle est donc la prédestination que nous prêchons avec autant de sincérité que d’humilité. Et cependant ce même Cyprien, qui enseignait et qui agissait conformément à ses enseignements, qui non-seulement croyait en Jésus-Christ, mais qui persévéra dans une sainte obéissance jusqu’à souffrir la mort pour Jésus-Christ, ce même Cyprien, quoiqu’il eût dit : « Nous ne devons nous glorifier en rien, parce que rien ne nous appartient », ne cessa pas pour cela de prêcher l’Évangile, d’exhorter les hommes à croire, à rendre leurs mœurs conformes à la piété, et à persévérer jusqu’à la fin. Il avait par ces paroles déclaré sans aucune ambiguïté que la grâce de Dieu est une grâce véritable, c’est-à-dire, qu’elle ne nous est point donnée suivant nos mérites ; et puisque Dieu a prévu qu’il la donnerait, ces mêmes paroles sont donc évidemment une prédication de la prédestination : or, si cette prédication de la prédestination n’a pas empêché Cyprien de prêcher aussi l’obéissance, elle ne doit pas non plus nous empêcher nous-même de le faire.
37. Ainsi, quoique nous disions que l’obéissance est un don de Dieu, nous ne laissons pas pour cela d’exhorter les hommes à la pratiquer. Mais ceux-là seulement entendent les exhortations de la vérité avec une obéissance réelle, qui ont reçu de Dieu ce don, c’est-à-dire le don de les entendre avec obéissance : ceux à qui la même faveur n’a pas été accordée, ne les entendent pas de cette manière. Chacun en effet ne va pas à Jésus-Christ. « Personne », dit-il lui-même, « ne vient à moi, sinon celui à qui cela a été donné par mon Père <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#6-66|''Jean'', {{rom|vi}}, 66.]]</ref> » ; et encore : « Il vous a été donné, à vous, de connaître le mystère du royaume des cieux ; mais pour eux, cette faveur ne leur a pas été accordée <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#13-11|''Matt.'' {{rom|xiii}}, 11.]]</ref> ». Ailleurs, parlant de la continence : « Tous », dit-il, « ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela a été donné <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#19-11|''Id.'' {{rom|xix}}, 11.]]</ref> ». Enfin l’Apôtre disait en exhortant les époux à l’honnêteté conjugale : « Je voudrais que tous les hommes fussent comme moi-même ; mais chacun a reçu de Dieu un don particulier, l’un d’une manière, et l’autre d’une autre manière <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#7-7|''I Cor.'' {{rom|vii}}, 7.]]</ref> ». Il montrait assez par ces paroles que la continence n’est pas seule un don de Dieu, mais aussi la chasteté conjugale. Cependant, quoique tout cela soit incontestablement vrai, nous ne laissons pas d’exhorter à la pratique de ces vertus, autant du moins qu’il a été donné à chacun de nous de pouvoir exhorter ; car c’est encore ici un don de Celui dans la main de qui nous sommes, nous et nos discours <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#7-16|''Sag.'' {{rom|vii}}, 16.]]</ref>. De là ces paroles de saint Paul : « J’ai, comme un sage architecte, posé le fondement selon la grâce qui m’a été donnée ». Et ailleurs : « À chacun suivant le don que le Seigneur lui a départi : moi, j’ai planté, Apollo a arrosé ; mais Dieu a donné la croissance. Ainsi, ni celui qui plante, ni celui qui arrose, ne sont quelque chose ; mais celui-là seulement qui donne la croissance, Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#3-10|''I Cor.'' {{rom|iii}}, 10, 5, 6, 7.]]</ref> ». Conséquemment, de même que pour exhorter et pour prêcher comme il faut, il est nécessaire d’avoir reçu ce don ; de même aussi, pour entendre avec obéissance celui qui exhorte et qui prêche comme il faut, il est absolument indispensable d’avoir reçu cet autre don. C’est pour cette raison que le Seigneur, parlant à des hommes qui ouvraient les oreilles de leur corps, disait néanmoins : « Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#8-8|''Luc'', {{rom|viii}}, 8.]]</ref> », sachant sans doute que tous n’avaient pas cette sorte d’oreilles. Le même Seigneur nous apprend de qui les ont reçues ceux qui les possèdent, quand il dit : « Je leur donnerai un cœur pour me connaître, et des oreilles qui entendront <ref>[[Bible_Crampon_1923/Baruch#2-31|''Baruch'', {{rom|ii}}, 31.]]</ref> ». Les oreilles pour entendre sont donc précisément le don d’obéir, et elles devaient être données, afin que ceux qui les auraient reçues vinssent à celui à qui nous ne pouvons aller, si cela ne nous a été donné par son Père même. Nous exhortons et nous prêchons : Ceux qui ont des oreilles pour entendre, nous entendent avec obéissance ; mais pour ceux qui n’ont pas ces oreilles, cette parole de l’Écriture s’accomplit en eux : « Afin qu’en entendant ils n’entendent point <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#13-13|''Matt.'' {{rom|xiii}}, 13.]]</ref> », c’est-à-dire, afin qu’en entendant, par le sens corporel de l’ouïe, ils n’entendent point par l’assentiment du cœur. Quant à la question de savoir pourquoi ceux-ci ont des oreilles pour entendre, tandis que ceux-là n’en ont pas ; en d’autres termes, pourquoi le Père a donné à ceux-ci de venir au Fils, tandis que ce don n’a pas été accordé à ceux-là, qui a connu la pensée du Seigneur, ou qui a été son conseiller <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#11-34|''Rom.'' {{rom|xi}}, 34.]]</ref> ? Ou bien, qui êtes-vous, ô homme, pour oser contester avec Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#9-20|''Id.'' {{rom|ix}}, 20.]]</ref> ? Ce qui est manifeste doit-il donc être nié, parce que ce qui est caché ne peut être compris ? Quand nous voyons clairement qu’une chose existe, dirons-nous qu’elle n’existe pas, parce que nous ne pouvons découvrir comment elle existe de cette manière ?
{{t3|ON PEUT ABUSER DU DOGME DE LA PRESCIENCE DIVINE, COMME DU DOGME DE LA PRÉDESTINATION.|CHAPITRE XV.|fs=120%}}
38. Mais, disent nos adversaires dans votre lettre, « personne ne pourrait être excité par l’aiguillon de la réprimande, si, en présence d’une multitude assemblée dans une Église, on tenait ce langage : Voici par rapport à votre prédestination, les desseins bien arrêtés de la volonté de Dieu : il a voulu que, parmi vous, les uns sortant de l’infidélité vinssent à la foi, après avoir reçu la volonté d’obéir, ou bien il a voulu qu’ils demeurassent dans la foi, après avoir reçu le don de la persévérance ; pour vous, au contraire, qui continuez à vivre dans les délices du péché, si jusqu’à présent vous n’êtes point sortis de là, c’est que la grâce miséricordieuse n’est pas encore venue vous secourir et vous tirer de cet état. Cependant, vous qui peut-être n’êtes pas encore appelés, si Dieu par sa grâce vous a prédestinés pour nous choisir, vous recevrez cette même grâce par laquelle vous voudrez être et vous serez réellement élus : et vous qui peut-être obéissez, si vous êtes prédestinés pour être rejetés, les forces nécessaires pour obéir vous seront retirées, afin que vous cessiez de pratiquer l’obéissance ». Ces paroles ne doivent pas nous faire craindre de confesser que la grâce de Dieu est une grâce véritable ; en d’autres termes, qu’elle ne nous est point donnée suivant nos mérites, et que la prédestination des saints n’a point d’autre origine que cette grâce ; pas plus que nous ne craindrions de confesser la prescience de Dieu, lors même que quelqu’un dirait, en parlant au peuple de cette prescience : « Que votre conduite soit bonne, ou qu’elle soit mauvaise aujourd’hui, vous serez plus tard tels que Dieu a prévu que vous seriez ; bons, s’il a prévu que vous seriez bons ; méchants, s’il a prévu que vous seriez méchants ». Si plusieurs, après avoir entendu ces paroles, se laissaient aller à une insouciance apathique, et, secouant toute espèce de joug, se livraient sans aucune retenue au dérèglement de leurs passions, faudrait-il pour cette raison regarder comme erroné ce qui aurait été dit de la prescience divine ? Est-il vrai que, si Dieu a prévu qu’ils devaient être bons, ils le seront réellement, quelque mauvaise que soit leur conduite actuelle ; et que, si Dieu a prévu au contraire qu’ils seraient méchants, ils le seront réellement, quelque bonne que soit visiblement leur conduite actuelle ? Il y a eu dans notre monastère un homme qui, faisant certaines choses qu’il n’aurait pas dû faire, et omettant celles qu’il devait faire, répondait aux frères qui le reprenaient à ce sujet : Quelle que soit ma conduite actuelle, je serai un jour ce que Dieu, dans sa prescience, a prévu que je serais ; assurément, il disait vrai, mais cette vérité ne lui faisait pas faire de progrès vers le bien ; il fit au contraire tant de progrès dans la voie du mal, qu’après avoir abandonné la communauté du monastère, il devint comme un chien qui est retourné à son vomissement : et cependant aujourd’hui encore on ne sait pas avec certitude ce qu’il sera un jour. Faut-il donc, pour des âmes de cette sorte, nier ou taire ce que l’on peut dire avec vérité de la prescience de Dieu ; alors surtout que ce silence même ne les empêcherait pas de tomber dans d’autres erreurs ?
{{t3|QUAND ON DOIT PRÊCHER ET QUAND ON DOIT TAIRE LA VÉRITÉ.|CHAPITRE XVI.|fs=120%}}
39. Il y a aussi des hommes qui ne prient pas du tout, ou qui prient sans ferveur, parce qu’ils ont appris du Seigneur lui-même que Dieu sait ce qui nous est nécessaire, avant que nous lui en fassions la demande <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#6-8|''Matt.'' {{rom|vi}}, 8.]]</ref>. Pense-t-on qu’on ne doive, par égard pour des hommes de cette sorte, tenir aucun compte de la vérité de cette maxime, qu’on doive même l’effacer de l’Évangile ? Mais puisqu’il est certain au contraire que Dieu a préparé certains dons à ceux mêmes qui ne prient pas, comme le commencement de la foi ; et d’autres dons à ceux-là seuls qui prient, comme la persévérance finale : il est évident que celui qui croit avoir par lui-même cette persévérance, ne prie point pour l’obtenir. Il faut donc prendre garde que, au moment même où nous craignons que les exhortations ne deviennent de moins en moins chaleureuses, la flamme de la prière ne vienne à s’éteindre et le foyer de l’orgueil à s’enflammer.
40. Il faut donc dire la vérité, surtout lorsqu’une question posée exige qu’on la dise ; et puis, que ceux qui le pourront la comprennent, de peur que, en gardant le silence à cause de ceux qui ne peuvent comprendre, on ne prive peut-être de la vérité et on n’induise même en erreur ceux qui, pouvant comprendre la première, seraient par là même préservés de la seconde. Il est toujours facile, parfois même il est utile, de taire certaines vérités à cause de ceux qui sont incapables de les comprendre, comme l’indiquent ces paroles du Seigneur : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez les porter à présent <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#16-12|''Jean'', {{rom|xvi}}, 12.]]</ref> » ; et ces autres de saint Paul : « Je n’ai pu vous parler comme à des hommes spirituels, mais comme à des hommes charnels : je vous ai nourris de lait comme de petits enfants en Jésus-Christ, mais je ne vous ai point donné de viandes solides ; car vous n’en étiez pas capables alors, et vous ne l’êtes pas même encore aujourd’hui <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#3-1|''I Cor.'' {{rom|iii}}, 1, 2.]]</ref> ». Mais on peut aussi, par une certaine manière de s’exprimer, faire en sorte que ce que l’on dit soit à la fois du lait pour les petits enfants, et une nourriture solide pour ceux qui sont plus âgés. Ainsi, ces paroles : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#1-1|''Jean'', {{rom|i}}, 1.]]</ref> », quel chrétien peut ne pas les prononcer ? qui peut les comprendre ? ou bien, que peut-on trouver de plus sublime dans la saine doctrine ? Et cependant on les répète à l’oreille des petits enfants, à l’oreille des personnes plus âgées, et celles-ci n’en font pas un secret pour les premiers. Mais il y a encore d’autres raisons de taire la vérité, et d’autres motifs pressants de la dire. Il serait trop long de rechercher et d’exposer ici toutes les premières : une de ces raisons cependant, c’est qu’il ne faut pas, en voulant rendre plus doctes ceux qui comprennent, aggraver la culpabilité de ceux qui ne comprennent pas, et qui, si nous avions gardé le silence sur une vérité de cette sorte, ne seraient pas, il est vrai, devenus plus instruits, mais ne seraient pas non plus devenus plus mauvais. Au contraire, lorsqu’une chose, quoique vraie, doit cependant, si nous la disons, rendre plus mauvais celui qui ne peut la comprendre, et, si nous la taisons, tourner au détriment de celui qui peut la comprendre : que pensons-nous qu’on doive faire alors ? N’est-il pas évident qu’il faut alors dire la vérité, afin que celui qui peut la comprendre la comprenne, plutôt que de la taire de telle sorte que, non-seulement ni l’un ni l’autre ne la comprenne, mais que celui précisément dont l’intelligence est plus développée devienne plus mauvais par suite de notre silence ? D’autant plus que, s’il vient à l’entendre et à la comprendre, plusieurs l’auront bientôt apprise par lui. Car plus on a de capacité pour apprendre, plus aussi on a d’aptitude pour enseigner les autres. L’ennemi de la grâce travaille avec une ardeur infatigable et par tous les moyens possibles à faire croire que la grâce nous est donnée suivant nos mérites, et qu’ainsi la grâce n’est plus une grâce <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#11-6|''Rom.'' {{rom|xi}}, 6.]]</ref> : et nous ne voudrons pas dire ce que nous pouvons dire d’après le témoignage de l’Écriture ? Nous craindrons de scandaliser, si nous parlons, celui qui ne peut comprendre la vérité ; si nous ne craindrons pas que, par suite de notre silence, celui qui peut comprendre la vérité ne devienne victime de l’erreur ?
41. Ou bien, en effet, la prédestination doit être prêchée, comme elle est clairement exprimée dans la sainte Écriture, en ce seul que dans les prédestinés les dons et la vocation de Dieu sont sans repentir ; ou bien, on doit confesser que la grâce de Dieu est donnée suivant nos mérites, comme les Pélagiens le pensent, quoique, comme nous l’avons déjà dit souvent, on lise la condamnation de cette opinion par Pélage lui-même dans les actes des évêques orientaux <ref>Actes de Pélage, n. 30.</ref>. Or, voici jusqu’à quel point ceux pour qui nous écrivons en ce moment sont éloignés de l’abominable hérésie des Pélagiens : ils ne veulent pas encore avouer, il est vrai, que ceux qui par la grâce de Dieu deviennent obéissants et continuent à vivre dans l’obéissance, soient prédestinés ; mais ils reconnaissent cependant que cette grâce prévient la volonté de ceux qui la reçoivent : par là ils veulent faire entendre, non point que la grâce n’est point donnée gratuitement, conformément au langage de la vérité, mais plutôt qu’elle est donnée par suite des mérites antérieurs de la volonté, suivant l’erreur pélagienne dont le langage est ici directement contraire au langage de la vérité. Ainsi donc, la grâce prévient la foi elle-même : autrement, si la grâce était prévenue par la foi, elle le serait certainement aussi par la volonté, puisque la foi ne peut exister sans le concours de la volonté. Et si la grâce prévient la foi, par cette raison qu’elle prévient la volonté, elle prévient nécessairement toute obéissance ; elle prévient aussi la charité, par laquelle seule on obéit à Dieu sincèrement et avec joie ; et la grâce opère toutes ces choses dans celui-là seulement à qui elle est donnée et en qui elle les a prévenues.
{{t3|LE DOGME DE LA PRÉDESTINATION NE DOIT PAS PLUS INTERDIRE L’EXHORTATION À LA VERTU QUE LE DOGME DE LA GRÂCE EN GÉNÉRAL.|CHAPITRE XVII.|fs=120%}}
Parmi ces biens se trouve aussi la persévérance finale, qu’il est inutile de demander chaque jour au Seigneur, si elle n’est pas l’œuvre du Seigneur lui-même par sa grâce dans celui dont il exauce les prières. Or, voyez combien il est contraire à la vérité, de nier que la persévérance, jusqu’à la fin de la vie présente, soit un don de Dieu : car c’est lui qui met un terme à cette vie au moment où il lui plaît ; et s’il choisit pour le faire le moment qui précède une chute imminente, il fait par là même persévérer l’homme jusqu’à la fin. Mais la libéralité et la bonté divines sont plus admirables encore et plus manifestes aux yeux des fidèles, quand elles donnent cette grâce même aux petits enfants, auxquels leur âge ne permet pas de recevoir l’obéissance. Dieu a donc sans aucun doute prévu qu’il donnerait ces dons qui sont sa propriété, à tous ceux à qui il les donne, et il les leur a préparés dans sa prescience. Ainsi, ceux qu’il a prédestinés il les a aussi appelés <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-30|''Rom.'' {{rom|viii}}, 30.]]</ref> de cette vocation que je rappelle souvent sans me lasser jamais, et dont il a été dit : « Les dons et la vocation de Dieu sont sans repentir <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#11-29|''Id.'' {{rom|xi}}, 29.]]</ref> ». Car, disposer dans sa prescience, qui n’est point sujette à l’erreur et au changement, ses opérations futures, c’est en cela uniquement, et pas en autre chose, que consiste de la part de Dieu la prédestination. Mais comme celui que Dieu a prévu devoir être chaste, sans qu’il en soit lui-même assuré, travaille cependant à être chaste ; de même aussi celui que Dieu a prédestiné pour être chaste, quoiqu’il n’ait pas non plus d’assurance à cet égard, ne refuse pas de travailler également à l’être, sous prétexte qu’il a appris que l’état futur de son âme dépend d’un don de Dieu ; sa charité trouve au contraire un sujet de joie dans cette doctrine, et elle ne s’enfle point <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#13-4|''I Cor.'' {{rom|xiii}}, 4.]]</ref>, comme s’il ne s’agissait pas d’un don gratuit. Ainsi non-seulement la prédication de la prédestination n’apporte point d’obstacle à ce travail, mais encore elle nous aide à nous glorifier dans le Seigneur toutes les fois que nous nous glorifions <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#1-31|''Id.'' {{rom|i}}, 31.]]</ref>.
42. Ce que j’ai dit de la chasteté peut se dire en toute vérité de la foi, de la piété, de la charité, de la persévérance ; et, pour ne pas nommer chaque vertu en particulier, cela peut se dire de toute sorte d’obéissance à Dieu. Mais ceux qui prétendent que le commencement seul de la foi et la persévérance finale sont en notre pouvoir ; qui ne les regardent point comme des dons de Dieu ; qui croient que les pensées et la volonté nécessaires pour les obtenir et les conserver ne sont pas en nous l’œuvre de Dieu, et qui avouent cependant que les autres vertus sont des dons de Dieu, accordés par lui à la foi de ceux qui les demandent ; pourquoi ceux-là ne craignent-ils pas que la doctrine de la prédestination ne soit un obstacle pour l’exhortation aux autres vertus et pour la prédication de ces mêmes vertus ? Oseront-ils dire que celles-ci ne sont pas un objet de prédestination ? Mais alors elles ne seraient pas des dons de Dieu, ou bien Dieu n’aurait pas su qu’il les donnerait un jour. Si au contraire elles sont des dons de Dieu, et si en même temps Dieu a prévu qu’il les donnerait, elles sont nécessairement l’objet d’un acte de prédestination de sa part. Conséquemment, puisqu’ils font eux-mêmes des exhortations à la chasteté, à la charité, à la piété et aux autres vertus qu’ils reconnaissent être des dons de Dieu ; puisqu’ils ne peuvent nier que ces dons aient été connus d’avance par Dieu, et par là même qu’ils aient été l’objet d’un acte de prédestination ; puisqu’ils ne disent pas néanmoins que leurs exhortations sont rendues impossibles par la prédication de la prédestination divine, c’est-à-dire, par la prédication de la prescience de Dieu relativement à ces dons qu’il devait donner lui-même : qu’ils reconnaissent donc aussi que leurs exhortations à la foi et à la persévérance finale ne sont pas rendues impossibles parce qu’on dit, ce qui est parfaitement vrai, que l’une et l’autre sont toujours des dons de Dieu, mais des dons connus d’avance par lui, c’est-à-dire, destinés d’avance à être octroyés ; qu’ils reconnaissent que cette prédication de la prédestination empêche plutôt et confond l’erreur pernicieuse suivant laquelle la grâce de Dieu est donnée d’après nos mérites, de telle sorte que celui qui se glorifie devrait se glorifier, non pas dans le Seigneur, mais en lui-même.
43. Notre désir est de rendre cette vérité tout à fait évidente pour les esprits les plus lents : que ceux à qui il a été donné une intelligence saisissant rapidement la vérité, me pardonnent cette longueur. L’apôtre saint Jacques dit : « Si quelqu’un parmi vous manque de sagesse, il doit la demander à Dieu qui donne à tous en abondance et ne reproche rien ; et elle lui sera donnée <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques#1-5|''Jacq.'' {{rom|i}}, 5.]]</ref> ». Il est écrit aussi dans les Proverbes de Salomon : « Le Seigneur donne la sagesse <ref>[[Bible_Crampon_1923/Proverbes#2-6|''Prov.'' {{rom|ii}}, 6.]]</ref> ». Et au livre de la Sagesse, dont l’autorité a été invoquée par de grands et doctes personnages qui ont étudié les divines Écritures longtemps avant nous ; au livre de la Sagesse donc, on lit par rapport à la continence : « Je savais que personne ne peut être chaste, s’il ne reçoit de Dieu ce don : et c’était déjà un acte de sagesse, de savoir de qui venait ce don <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#8-21|''Sag.'' {{rom|viii}}, 21.]]</ref> ». Toutes deux, c’est-à-dire, pour ne point parler des autres, la continence et la sagesse, sont ainsi des dons de Dieu. Nos adversaires mêmes en conviennent : car ils ne sont pas Pélagiens et ne luttent pas avec la malignité et l’opiniâtreté des hérétiques contre une vérité si manifeste. « Mais », disent-ils, « pour qu’elles nous soient données par Dieu, il faut qu’elles soient méritées par la foi dont le commencement nous appartient » : car ils prétendent que le commencement de la foi et la persévérance jusqu’à la fin dans cette même foi, nous appartiennent à nous-mêmes, comme si nous ne les recevions point de Dieu. Or, sans aucun doute, ils contredisent en cela ces paroles de l’Apôtre : « Qu’avez-vous que vous n’ayez reçu <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#4-7|''I Cor.'' {{rom|iv}}, 7.]]</ref> ? » Ils contredisent pareillement celles-ci de Cyprien, martyr : « Nous ne devons nous glorifier en rien, puisque rien ne nous appartient <ref>A Quirin. liv. III, ch. IV.</ref> ». Nous avons dit déjà tout cela, et beaucoup d’autres choses qu’il serait fastidieux de répéter ; nous avons montré que le commencement de la foi aussi bien que la persévérance finale sont des dons de Dieu ; que Dieu n’a pas pu ne pas connaître d’avance tous les dons qu’il devait accorder dans la suite, et les personnes auxquelles il devait les accorder ; que par là même ceux qu’il délivre et qu’il couronne ont été prédestinés par lui : nos adversaires croient devoir répondre à cela que « la doctrine de la prédestination rend inutile la prédication, par la raison qu’après avoir entendu cette doctrine, personne ne peut plus être excité par l’aiguillon des réprimandes ». Tel est leur langage, et, suivant eux, « on ne doit pas prêcher aux hommes que c’est par un don de Dieu que l’on arrive à la foi et que l’on persévère dans la foi, de peur de paraître, au lieu d’exhorter ses auditeurs, les porter plutôt au désespoir, quand ils penseront en eux-mêmes qu’il est impossible à l’ignorance humaine de connaître ceux à qui Dieu accorde ces dons et ceux à qui il ne les accorde pas ». Pourquoi donc eux-mêmes aussi bien que nous, prêchent-ils que la sagesse et la continence sont des dons de Dieu ? Et si l’on prêche que l’une et l’autre sont des dons de Dieu, sans que les exhortations adressées aux hommes afin de les porter à pratiquer ces vertus deviennent pour cela impraticables, quelle raison ont-ils de penser que les exhortations par lesquelles nous engageons les hommes à venir à la foi et à y demeurer jusqu’à la fin, ne sont plus possibles, quand nous déclarons que ces deux choses sont des dons de Dieu, comme le témoignage des divines Écritures le prouve clairement ?
44. Mais, pour ne rien dire de la continence, et pour circonscrire le débat dans les limites de ce qui a rapport à la sagesse, l’apôtre saint Jacques, déjà nommé par nous ci-dessus, s’exprime en ces termes : « La sagesse qui vient d’en haut est premièrement chaste ; elle est ensuite pacifique, modeste, facile à persuader, pleine de miséricorde et de bons fruits, au-dessus de tout prix, sans dissimulation <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques#3-17|''Jacq.'' {{rom|iii}}, 17.]]</ref> ». Voyez-vous, dites-moi, combien sont nombreux et grands les biens que la sagesse apporte avec elle en descendant du Père des lumières ? Car, comme dit ailleurs le même apôtre, « toute grâce excellente et tout don parfait vient d’en haut, et descend du Père des lumières <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques#1-17|''Id.'' {{rom|i}}, 17.]]</ref> ». Pourquoi donc, sans parler des autres, réprimandons-nous les impudiques et les querelleurs, en même temps que nous leur prêchons que la sagesse, pudique et pacifique, est un don de Dieu ? Comment ne craignons-nous pas que, effrayés par l’incertitude où ils sont relativement à la volonté divine, ils ne trouvent dans cette prédication, au lieu d’une exhortation véritable, un sujet de désespoir ? Comment ne craignons-nous pas que l’aiguillon de nos réprimandes, au lieu de les exciter contre eux-mêmes, ne les excite plutôt contre nous, quand nous leur reprochons de ne pas avoir des choses qui, de notre propre aveu, ne sont pas du domaine de la volonté de l’homme, mais bien des dons de la libéralité divine ? Pourquoi enfin la prédication de cette grâce n’a-t-elle pas fait craindre à ce même apôtre saint Jacques de réprimander les esprits enclins à la discorde, et de leur dire : « Si vous avez dans le cœur une jalousie pleine d’amertume et un esprit de contention, ne vous en glorifiez point et ne mentez point contre la vérité : ce n’est point là la sagesse qui vient d’en haut, mais une sagesse terrestre, animale, diabolique : car là où subsiste l’amour de la discorde et l’esprit de la contention, là se trouve aussi l’inconstance et toute sorte d’œuvres perverses <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques#3-14|''Id.'' {{rom|iii}}, 14-16.]]</ref> ? » Ainsi il faut réprimander les esprits inquiets ; nous avons sur ce point le témoignage des divines Écritures et celui de notre manière d’agir à cet égard, laquelle nous est commune avec nos adversaires ; et quoique nous prêchions que la sagesse pacifique par laquelle sont redressés et guéris les esprits contentieux, est un don de Dieu, cela ne rend nullement cette réprimande impraticable ; mais il faut réprimander de même aussi ceux qui n’ont pas la foi, ou ceux qui ne persévèrent pas dans la foi, et cette réprimande ne sera pas rendue impossible par la prédication de la grâce de Dieu, suivant laquelle la foi et la constance dans la foi sont pareillement des dons de Dieu. Car, quoique la sagesse soit obtenue par la foi (le même apôtre saint Jacques, après avoir dit : « Si quelqu’un parmi vous a besoin de sagesse, qu’il la demande à Dieu ; car Dieu donne à tous en abondance, et ne reproche rien ; et elle lui sera donnée », le même Apôtre ajoute aussitôt : « Mais qu’il demande avec foi, sans hésiter aucunement <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques#1-5|''Jacq.'' {{rom|i}}, 5, 6.]]</ref> ») ; quoique, d’autre part, la foi soit donnée avant qu’elle ait été demandée par celui à qui elle est donnée ; ce n’est pas une raison pour dire que la foi n’est pas un don de Dieu, mais qu’elle vient de nous-mêmes, puisqu’elle nous a été donnée sans même que nous l’ayons demandée. Saint Paul dit en effet en termes très-clairs : « Que la paix et la charité avec la foi soient à nos frères, par Dieu le Père et par le Seigneur Jésus-Christ <ref>[[Bible_Crampon_1923/Éphésiens#6-23|''Eph.'' {{rom|vi}}, 23.]]</ref> ». La foi vient donc aussi de celui de qui viennent la paix et la charité ; et c’est pour cette raison que nous lui demandons, non-seulement de l’augmenter dans ceux qui la possèdent, mais aussi de la donner à ceux qui ne l’ont pas encore.
45. D’ailleurs, ceux pour qui nous écrivons en ce moment et qui soutiennent que la prédication de la prédestination et de la grâce rend les exhortations impossibles ; ceux-là mêmes n’exhortent pas seulement les hommes aux vertus qu’ils prétendent ne pas être données par Dieu, mais venir de nous-mêmes, tels que le commencement de la foi et la persévérance jusqu’à la fin : ils devraient cependant le faire et se borner à exhorter à la foi ceux qui ne croient pas, et à la persévérance dans la foi ceux qui croient. Quant aux vertus qu’ils reconnaissent comme nous être des dons de Dieu (et en cela ils s’unissent à nous pour confondre l’erreur des Pélagiens), par exemple la chasteté, la continence, la patience et les autres vertus nécessaires pour bien vivre ; quant à ces dons, dis-je, que nous obtenons du Seigneur par la foi, nos adversaires devraient seulement montrer d’abord qu’il faut les demander dans la prière, et ensuite les demander soit pour eux-mêmes, soit pour les autres ; mais ils ne devraient exhorter personne à les acquérir et à les conserver. Et puisque au contraire ils font autant qu’il est en eux des exhortations à ce sujet ; puisqu’ils avouent qu’on doit exhorter les hommes à acquérir et à conserver ces vertus, ils montrent assez par là que les exhortations soit à la foi, soit à la persévérance jusqu’à la fin, ne sont nullement rendues impossibles, par le fait seul que nous prêchons que l’une et l’autre sont des dons de Dieu, et que personne ne doit se les attribuer à soi-même, mais à Dieu.
46. Cependant, disent-ils, « c’est toujours par sa propre faute qu’un homme abandonne la foi ; c’est parce qu’il cède et consent à la tentation avec laquelle il agit en abandonnant la foi ». Qui le nie ? Mais ce n’est point là une raison pour dire que la persévérance dans la foi n’est pas un don de Dieu. Car celui-là demande chaque jour la persévérance, qui répète ces paroles : « Et ne nous induisez pas en tentation <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#6-13|''Matt.'' {{rom|vi}}, 13.]]</ref> » ; et s’il est exaucé, il la reçoit : et par là même qu’il demande chaque jour de persévérer, il est évident qu’il ne place pas en lui-même, mais en Dieu, l’espoir de sa propre persévérance. Au reste, je ne veux rien dire d’offensant, et j’aime mieux leur laisser à penser comment doit être qualifiée cette opinion qu’ils se sont formée à eux-mêmes, et suivant laquelle la prédication de la prédestination, au lieu d’être une exhortation véritable, est plutôt une source de désespoir pour les auditeurs. C’est enseigner par là que l’homme désespère de son salut, dès qu’il a appris à placer son espérance, non pas en lui-même, mais en Dieu ; tandis que le Prophète s’écrie : « Maudit soit quiconque place son espérance dans l’homme <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jérémie#17-5|''Jérém.'' {{rom|xvii}}, 5.]]</ref> ».
47. Ainsi donc, ces dons que Dieu donne aux élus appelés selon son décret, ces dons parmi lesquels se trouvent le commencement de la foi et la persévérance dans la foi jusqu’au terme de cette vie, comme nous l’avons prouvé par des témoignages si nombreux de la raison et de l’autorité ; ces dons de Dieu, dis-je, si la prédestination que nous défendons n’existe pas, n’ont pas été connus de la prescience divine ; or, ils l’ont été certainement, et par là même la prédestination que nous défendons existe sans aucun doute.
{{t3|LA PRESCIENCE ET LA PRÉDESTINATION.|CHAPITRE XVIII.|fs=120%}}
C’est pour cela que cette même prédestination est quelquefois désignée sous le nom de prescience, comme dans ces paroles de l’Apôtre : « Dieu n’a point rejeté son peuple qu’il a connu dans sa prescience ». Ici ces mots : « Qu’il a connu dans sa prescience », ne peuvent pas être interprétés autrement que dans ce sens : « Qu’il a prédestiné » ; le contexte même le prouve d’ailleurs clairement. Saint Paul parlait des restes des Juifs qui furent sauvés, tandis que les autres périrent. Car il avait dit plus haut que le Prophète avait adressé à Israël ces paroles : « J’ai pendant tout le jour tendu les mains à ce peuple incrédule et contredisant » ; et comme s’il eût été répondu à saint Paul : Où sont donc les promesses que Dieu a faites à Israël ? il ajoute aussitôt : « Je dis donc : Est-ce que Dieu a rejeté son peuple ? Non, certes ; car moi-même je suis israélite, de la race d’Abraham, de la tribu de Benjamin » ; comme s’il disait : Car moi aussi je suis de ce peuple même. Il ajoute ensuite ces paroles sur lesquelles s’appuie notre argumentation : « Dieu n’a point rejeté son peuple, qu’il a connu dans sa prescience ». Et pour montrer qui ces restes ont survécu par la grâce de Dieu, et non point par le mérite de leurs œuvres personnelles, il continue en ces termes : « Ne savez-vous pas ce qui est dit d’Élie dans l’Écriture ; comment il demande justice à Dieu contre Israël ? » etc. « Mais », ajoute-t-il, « qu’est-ce que Dieu lui répond ? Je me suis réservé sept mille hommes qui n’ont point fléchi le genou devant Baal ». Dieu ne dit point : « Sept mille hommes m’ont été réservés » ; ni : « Sept mille hommes se sont réservés à moi » ; mais il dit : « Je me les suis réservés ». Saint Paul continue : « De même donc, en ce temps aussi, un reste a été sauvé par l’élection de la grâce. Mais si c’est par la grâce, ce n’est donc point par les œuvres ; autrement la grâce ne serait plus une grâce ». Puis, revenant à ce que j’ai rapporté tout à l’heure : « Qu’est-il donc arrivé ? » dit-il, et il répond : « Ce que cherchait Israël, il ne l’a point trouvé ; ceux au contraire qui ont été choisis, l’ont trouvé ; les autres ont été aveuglés <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#10-21|''Rom.'' {{rom|x}}, 21 ; [[Bible_Crampon_1923/Romains#11-7|{{rom|xi}}, 7.]]</ref> ». Par cette élection donc, et par ces restes dont le salut a été l’effet de l’élection de la grâce, il a voulu faire entendre le peuple que Dieu n’a point rejeté, précisément parce qu’il l’a connu dans sa prescience. C’est là cette élection par laquelle Dieu a choisi ceux qu’il a voulu en Jésus-Christ avant la formation du monde, pour qu’ils fussent saints et sans tache en sa présence, dans la charité, les prédestinant à être adoptés pour ses enfants <ref>[[Bible_Crampon_1923/Éphésiens#1-4|''Eph.'' {{rom|i}}, 4, 5.]]</ref>. Conséquemment, dès lors que l’on comprend ces paroles, il n’est plus permis de nier ou même de douter que saint Paul voulait parler de la prédestination, quand il disait : « Dieu n’a point rejeté son peuple, qu’il a connu dans sa prescience ». Il a connu, en effet, dans sa prescience les restes qu’il devait se réserver selon l’élection de la grâce. Et voilà précisément en quoi consiste la prédestination : car sans aucun doute il a connu dans sa prescience, s’il a prédestiné ; et avoir prédestiné, ce n’est pas autre chose qu’avoir connu dans sa prescience ce qu’il devait faire lui-même.
{{t3|LA PRÉDESTINATION ENSEIGNÉE PAR SAINT CYPRIEN, SAINT AMBROISE, SAINT GRÉGOIRE DE NAZIANZE.|CHAPITRE XIX.|fs=120%}}
48. Conséquemment, quand nous voyons dans les livres de quelques interprètes de la parole divine le mot de « prescience de Dieu », et qu’il s’agit de la vocation des élus ; ne pouvons-nous pas entendre par ces mots la prédestination elle-même ? Peut-être, en effet, ont-ils mieux aimé se servir de cette expression dans cette circonstance, parce que d’une part elle est plus facilement comprise, et que d’autre part, loin d’être opposée, elle est tout à fait conforme au dogme de la prédestination de la grâce tel que l’enseigne l’Église. Personne, je le sais, n’a pu, si ce n’est par erreur, discuter contre la prédestination telle que nous la défendons en nous appuyant sur les saintes Écritures. Mais je crois aussi que, pour ceux qui désirent connaître le sentiment des auteurs qui ont traité ce sujet, les témoignages si clairs que nous avons cités de Cyprien et d’Ambroise, doivent leur suffire ; l’autorité de ces hommes dont la sainteté, la foi et la connaissance profonde du christianisme sont publiées par tout l’univers, doit suffire à leur persuader, d’une part, que leur devoir est de croire et de prêcher d’une manière absolue la gratuité de la grâce divine, comme on doit réellement la croire et la prêcher ; et d’autre part, qu’ils ne doivent point regarder cette prédication comme opposée à celle par laquelle nous stimulons les paresseux ou par laquelle nous réprimandons les méchants : car ces deux personnages prêchaient la grâce de Dieu, l’un en ces termes : « Nous ne devons nous glorifier en rien, puisque rien ne nous appartient <ref>Cyprien à Quirinus, liv. III, ch. IV.</ref> » ; et l’autre en ceux-ci : « Notre cœur et nos pensées ne sont pas en notre pouvoir <ref>Ambr. De la Fuite du siècle, ch. I.</ref> » ; et cependant, ils ne cessaient pas pour cela d’exhorter et de réprimander, dans le but de faire observer les commandements de Dieu. Ils ne craignaient pas qu’on leur dît : Pourquoi nous exhortez-vous ? pourquoi nous réprimandez-vous, s’il ne nous appartient pas de parvenir à aucun bien, et si notre cœur lui-même n’est pas en notre pouvoir ? La crainte de s’entendre adresser ce reproche ne pouvait pas se présenter à leur esprit, parce qu’ils voyaient qu’il est donné seulement à un très-petit nombre de recevoir la doctrine du salut, de Dieu directement ou par le ministère d’un ange céleste, sans avoir entendu aucune prédication humaine ; tandis qu’il est donné à un grand nombre de recevoir la foi divine par le ministère des hommes. Mais, de quelque manière que la parole de Dieu parvienne aux oreilles humaines, il est certain que c’est un don de Dieu de l’entendre de telle sorte qu’on y obéisse.
49. C’est pour cela que ces doctes interprètes de la parole divine, dont nous avons plus haut cité les noms, ont enseigné, comme on doit le croire, que la grâce de Dieu est une grâce véritable ; en d’autres termes, qu’elle n’est prévenue par aucun mérite de l’homme ; en même temps que, d’autre part, ils faisaient des exhortations pressantes en faveur de l’observation des préceptes divins, afin que ceux qui auraient reçu le don d’obéissance apprissent par ce moyen à quels ordres ils devaient obéir. Car s’il est certain que la grâce n’est prévenue par aucun mérite de notre part, il est évident aussi que nos actions, nos paroles, nos pensées sont méritoires toutes les fois qu’elles sont inspirées par une volonté bonne ; mais Cyprien a renfermé en deux mots tous les genres de mérites, quand il a dit : « Nous ne devons nous glorifier en rien, parce que rien ne nous appartient ». Et en disant : « Notre cœur et nos pensées ne sont pas en notre pouvoir », Ambroise n’a point voulu exclure les actions et les paroles, car il n’y a aucune action ni aucune parole qui ne procède du cœur et de la pensée. Mais Cyprien, ce martyr si glorieux, ce docteur dont le langage répand tant de lumières, que pouvait-il ajouter encore, après nous avoir avertis que nous sommes obligés, quand nous récitons l’Oraison dominicale, de prier même pour les ennemis de la foi chrétienne ? Il montre aussi en cet endroit que, par rapport au commencement de la foi, sa pensée est que ce commencement est un don de Dieu ; et, par rapport à la persévérance finale, il prouve que l’Église de Jésus-Christ prie tous les jours précisément parce que Dieu seul accorde ce don à ceux qui ont persévéré.
Le bienheureux Ambroise, expliquant ces paroles de l’Évangéliste saint Luc : « Il m’a paru, à moi aussi <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#1-3|''Luc'', {{rom|i}}, 3.]]</ref> », dit dans le même sens : « Ce que l’Évangéliste déclare avoir vu, peut n’avoir pas été vu par lui seul. Car cette vision n’a pas été seulement un acte de la volonté humaine, elle a été aussi un effet du bon plaisir de celui qui parle en nous, du Christ qui opère en nous, afin que ce qui est bon en soi nous paraisse bon aussi à nous-mêmes : car il appelle tous ceux dont il a compassion. C’est pourquoi celui qui suit le Christ, quand on lui demande pourquoi il a voulu être chrétien, peut répondre : Il m’a paru, à moi aussi. Et en s’exprimant ainsi, il ne nie point que Dieu ait voulu la même chose ; car c’est Dieu qui prépare la volonté des hommes <ref>[[Bible_Crampon_1923/Proverbes#8|''Prov.'' {{rom|viii}}, suivant les Sept.]]</ref> ». C’est en effet par la grâce de Dieu, que Dieu est glorifié « par les saints <ref>Préface du Commentaire sur saint Luc.</ref> ». Dans le même ouvrage, c’est-à-dire, dans l’explication du même Évangile, quand il fut arrivé à cet endroit où il est rapporté que les Samaritains ne voulurent pas recevoir le Seigneur allant à Jérusalem, il dit pareillement : « Apprenez encore ici que le Seigneur ne voulut pas être reçu par des hommes dont la conversion n’avait pas été faite avec une simplicité d’esprit véritable. Car, s’il l’avait voulu, il leur aurait donné la piété qu’ils n’avaient pas. L’Évangéliste lui-même a d’ailleurs fait connaître la raison pour laquelle les Samaritains ne le reçurent point : « Ce fut », dit-il, « parce qu’il leur parut être un voyageur allant à Jérusalem <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#9-53|''Luc'', {{rom|ix}}, 53.]]</ref> ». Les disciples, au contraire, désiraient ardemment être reçus dans la Samarie. Mais Dieu appelle ceux à qui il daigne accorder cette faveur, et il rend religieux ceux qu’il veut <ref>Liv. VII sur saint Luc, n. 27.</ref> ». Que demanderons-nous de plus évident, de plus manifeste aux autres auteurs qui ont traité de la parole de Dieu, si nous avons le désir d’apprendre d’eux aussi les choses qui sont clairement contenues dans les Écritures ?
Mais aux témoignages de ces deux auteurs, qui ont dû être suffisants, ajoutons-en un troisième, celui de saint Grégoire, qui déclare que croire en Dieu et confesser cette foi, ce sont deux dons de Dieu : « Confessez, je vous prie », dit-il, « la Trinité en un seul Dieu, ou, si vous préférez ces autres expressions, dites que la Trinité existe en une seule nature divine ; et des prières seront adressées à Dieu, afin que le Saint-Esprit vous donne de prononcer cette parole » ; c’est-à-dire, des prières seront adressées à Dieu, afin que par lui le pouvoir vous soit donné de confesser de bouche ce qui fait l’objet de votre croyance. « Car il vous donnera ce pouvoir, j’en ai la certitude ; après vous avoir donné la première chose, il vous donnera aussi la seconde <ref>Grég. de Naz. Disc. XLIV, sur la Pentecôte.</ref> » ; celui qui vous a donné de croire, vous donnera aussi de confesser votre croyance.
50. Ainsi, ces docteurs si grands et si saints disent qu’il n’y a aucune chose dont nous puissions nous glorifier comme nous appartenant en propre, et comme ne nous ayant pas été donnée par Dieu ; que notre cœur lui-même et nos pensées ne sont pas en notre pouvoir : ils donnent tout à Dieu et confessent que nous recevons de lui la grâce de nous convertir à lui, de manière à persévérer dans cet état ; ils confessent que nous recevons de lui la grâce de reconnaître comme bon ce qui est bon en soi et de le vouloir, la grâce de le glorifier lui-même et de recevoir le Christ, de devenir dévots et pieux, après avoir vécu sans dévotion ; de croire à la Trinité, et de confesser de bouche ce que nous croyons ; or, en parlant ainsi ils attribuent par là même tout à Dieu, ils reconnaissent les dons de Dieu et attestent que ces dons nous viennent de lui et non pas de nous-mêmes. Qui pourra dire que ces docteurs, en même temps qu’ils confessaient ainsi la grâce de Dieu, osaient néanmoins nier la prescience divine qui est confessée non-seulement par les hommes instruits, mais même par les hommes les plus ignorants ? Si donc ils savaient, d’une part, que ces dons viennent de Dieu, et si, d’autre part, ils n’ignoraient pas que Dieu a vu dans sa prescience qu’il devait les donner, et que ce même Dieu n’a pas pu ne pas connaître d’avance ceux qui devaient les recevoir, ils croyaient évidemment la doctrine de la prédestination telle qu’elle a été enseignée par les Apôtres, et telle que nous la défendons plus explicitement, et avec un soin plus minutieux contre de nouveaux hérétiques : et cependant, quand ils prêchaient l’obéissance, et qu’ils exhortaient à la pratique de cette vertu avec toute l’ardeur dont ils étaient capables, personne n’aurait eu le droit de leur dire : Si vous ne voulez pas que l’obéissance, à laquelle vous nous excitez d’une manière si chaleureuse, vienne à se refroidir dans notre cœur, ne nous prêchez point cette grâce divine par laquelle vous dites que Dieu donne les vertus que vous nous exhortez à pratiquer.
51. Conséquemment, si les Apôtres et les docteurs de l’Église qui leur ont succédé et les ont imités, ont tous fait l’une et l’autre chose, c’est-à-dire, s’ils ont prêché avec sincérité que la grâce de Dieu ne nous est pas donnée suivant nos mérites ; et si en même temps ils ont travaillé à faire pratiquer avec piété l’obéissance aux préceptes du salut, comment nos adversaires, obligés de se rendre intérieurement à la force irrésistible de la vérité, pensent-ils pouvoir nous dire intérieurement avec raison : « Quoique ce que l’on dit de la prédestination des bienfaits de Dieu, soit véritable, il ne faut pas cependant le prêcher aux peuples <ref>Voir, tom. III, les lettres de saint Hilaire et de saint Prosper.</ref> ». Il faut certainement le prêcher, afin que celui qui a des oreilles pour entendre, l’entende <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#8-8|''Luc'', {{rom|viii}}, 8.]]</ref>. Mais qui possède ces oreilles, s’il ne les a point reçues de Celui qui dit : « Je leur donnerai un cœur pour me connaître, et des oreilles qui entendront <ref>[[Bible_Crampon_1923/Baruch#2-31|''Baruch'', {{rom|ii}}, 31.]]</ref> ? » Certes, celui qui ne les a point reçues, peut rejeter ce qu’il entend ; mais celui qui comprend, doit recueillir ces paroles et s’en nourrir, il doit s’en nourrir et y puiser la vie. On doit prêcher la piété, afin que celui qui a des oreilles pour entendre, rende à Dieu le culte qui lui est dû ; on doit prêcher la chasteté, afin que celui qui a des oreilles pour entendre, ne fasse servir ses membres à aucune action déshonnête ; on doit prêcher la charité, afin que celui qui a des oreilles pour entendre, aime Dieu et le prochain ; mais il faut de même aussi prêcher la prédestination des bienfaits de Dieu, afin que celui qui a des oreilles pour entendre, ne se glorifie pas en lui-même, mais dans le Seigneur.
{{t3|AVANT MÊME L’HÉRÉSIE DE PÉLAGE, AUGUSTIN ENSEIGNAIT LA PRÉDESTINATION.|CHAPITRE XX.|fs=120%}}
52. Nos adversaires disent encore : « Il n’était pas nécessaire de jeter, par l’incertitude que fait naître une question de ce genre, le trouble dans le cœur d’une foule de personnes dont l’intelligence est bornée : car, sans cette doctrine de la prédestination, la foi catholique n’a pas été défendue avec moins d’avantages durant bien des années, contre tels ou tels hérétiques, mais surtout contre les Pélagiens, par cette multitude de livres qu’avaient écrits des hommes catholiques ou non catholiques, et par ceux que nous avions écrits à notre tour <ref>Voir, tom. III, la lettre d’Hilaire, n. 8.</ref> ». Je suis grandement étonné qu’ils tiennent un pareil langage : comment peuvent-ils perdre ainsi de vue, sans parler ici des autres, les livres que nous avons écrits nous-mêmes, et publiés avant que les Pélagiens eussent commencé à paraître ? Comment ne voient-ils pas que dans beaucoup d’endroits de ces livres nous avons, sans même savoir qu’elle devait exister, porté des coups mortels à l’hérésie pélagienne, en prêchant la grâce par laquelle Dieu nous délivre de nos erreurs et de nos mœurs mauvaises, sans aucun mérite précédent de notre part, et seulement par un acte de sa miséricorde toute gratuite ? C’est en effet ce que j’ai commencé à développer d’une manière plus complète, dans la discussion écrite que j’adressai à Simplicien, d’heureuse mémoire, évêque de l’Église de Milan ; au commencement de mon épiscopat, quand j’eus appris que le commencement de la foi est un don de Dieu, et que je l’enseignais expressément.
53. Parmi mes opuscules, en est-il un seul qui ait pu être lu plus souvent et avec plus d’intérêt que les livres de mes Confessions ? Quoique je les aie publiés avant la naissance de l’hérésie pélagienne, il est certain que j’y ai dit à notre Dieu, et que je le lui ai dit bien des fois : « Donnez ce que vous commandez, et commandez ce que vous voulez <ref>Liv. X, chap. XIX, XXXI, XXXVII.</ref> ». Ces paroles écrites de ma main, ayant été citées en présence de Pélage, à Rome, par un de mes frères, mon collègue dans l’épiscopat, Pélage ne put les supporter et il mit dans sa réplique une vivacité telle qu’il fut sur le point d’en venir aux mains avec celui qui les avait citées. Mais qu’est-ce que Dieu nous commande tout d’abord, et par-dessus tout, sinon de croire en lui ? C’est donc lui-même qui donne précisément cette grâce, si j’ai eu raison de lui dire : « Donnez ce que vous commandez ». Et quand, dans ces mêmes livres encore, j’ai fait l’histoire de ma conversion <ref>Liv. III, chap. XI, XII, et liv. IX, chap. VIII.</ref>, quand j’ai rapporté que j’avais été converti par Dieu à cette même foi contre laquelle je dirigeais auparavant les traits impuissants et sans cesse renouvelés de mon verbiage furibond, ne vous souvenez-vous pas que mon récit indiquait clairement que mon salut avait été accordé aux larmes sincères et quotidiennes de ma mère ? Aux mêmes endroits aussi j’ai déclaré hautement que Dieu par sa grâce convertit à la vraie foi, non-seulement les volontés humaines qui sont éloignées, mais celles même qui sont ennemies de cette foi. Quant aux progrès dans la persévérance, vous savez, et, si vous le voulez, vous pouvez vous en convaincre de nouveau ; vous savez, dis-je, comment j’ai prié Dieu de me les accorder. Ainsi tous les dons de Dieu qui ont été dans cet ouvrage l’objet de mes vœux ou de mes louanges, qui oserait, je ne dis pas nier, mais seulement douter que Dieu, dans sa prescience, ait su qu’il devait les donner, et qu’il n’ait jamais pu ne pas connaître ceux à qui il devait les donner ? Or, telle est la prédestination manifeste et incontestable des saints : prédestination que nous avons été plus tard dans la nécessité de défendre d’une manière plus complète et avec plus de soin, dès que nous avons discuté contre les Pélagiens. Car nous avons appris que chaque hérésie en particulier a fait naître au sein de l’Église des discussions spéciales dans lesquelles il fallait défendre les divines Écritures avec plus de soin que si on n’avait pas été obligé de le faire par des motifs de ce genre. Et si nous avons été obligé de défendre, avec plus de développements et plus d’éclaircissements, dans le présent ouvrage, les passages des Écritures où la prédestination est enseignée, n’est-ce pas précisément parce que les Pélagiens prétendent que la grâce de Dieu est donnée suivant nos mérites ? doctrine qui évidemment n’est pas autre chose que la négation complète de la grâce.
{{t3|QU’ELLE INGRATITUDE DE NIER LA GRÂCE.|CHAPITRE XXI.|fs=120%}}
54. C’est donc pour détruire cette opinion contraire à la reconnaissance que nous devons à Dieu et ennemie des bienfaits gratuits par lesquels il nous délivre, c’est pour cela que, suivant les Écritures où nous avons déjà puisé beaucoup de preuves, nous établissons que le commencement de la foi et la persévérance jusqu’à la fin dans la foi, sont des dons de Dieu. Car si nous disons que le commencement de la foi vient de nous, et que, par ce commencement, nous méritons de recevoir les autres dons de Dieu, les Pélagiens concluent de là que la grâce de Dieu nous est donnée par suite de nos mérites : doctrine qui répugne tellement à la foi catholique, que Pélage l’a condamnée pour n’être pas condamné lui-même. Pareillement, si nous disons que notre persévérance nous vient de nous-mêmes, et non pas du Seigneur, ils répondent que le commencement de la foi vient de nous-mêmes aussi bien que la fin, et voici comment ils raisonnent pour le prouver : Si nous pouvons par nous-mêmes persévérer jusqu’à la fin dans la foi, à plus forte raison nous pouvons par nous-mêmes aussi commencer à croire, car il est plus difficile de donner à une chose sa dernière perfection que de la commencer : voilà comment parfois ils prétendent établir que la grâce de Dieu est donnée suivant nos mérites. Si, au contraire, l’un et l’autre sont des dons de Dieu, et si Dieu a su dans sa prescience qu’il donnerait un jour ces dons qui lui appartiennent (qui oserait affirmer qu’il ne l’a pas su ?), on doit donc prêcher la prédestination, afin de pouvoir démontrer par des preuves inattaquables que la grâce de Dieu est une grâce véritable, c’est-à-dire qu’elle n’est pas donnée suivant nos mérites.
55. À la vérité, dans le livre qui a pour titre : De la Correction et de la Grâce, et dont les exemplaires n’ont pu suffire à tous nos amis, je crois avoir déclaré que la persévérance finale est un don de Dieu <ref>Ci-dessus, de la Correction et de la Grâce, n. 10.</ref>, en des termes plus explicites et plus clairs, si mes souvenirs ne me trompent, que dans aucun autre, ou du moins dans presque aucun autre de mes écrits antérieurs. Mais pour enseigner la même doctrine aujourd’hui, il me suffit de répéter ce que d’autres ont dit avant moi. Car, le bienheureux Cyprien expliquant, comme nous l’avons montré déjà, les demandes que nous faisons dans l’Oraison dominicale, a dit que, dans la première demande même, la persévérance est l’objet de notre prière ; il a affirmé qu’en disant, après avoir été déjà sanctifiés dans le baptême : « Que votre nom soit sanctifié <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#6-9|''Matt.'' {{rom|vi}}, 9.]]</ref> », nous demandons précisément de persévérer dans ce que nous avons commencé d’être. Cependant, que ceux à qui je ne puis déplaire, parce qu’ils m’ont donné leur affection, et qui, comme vous me l’écrivez, font profession d’embrasser tous mes sentiments, même dans les choses étrangères à la question présente ; que ceux-là, dis-je, voient si dans les dernières parties du premier des deux livres que j’ai écrits à Simplicien, évêque de Milan, au commencement de mon épiscopat, avant la naissance de l’hérésie pélagienne, il reste quelque passage où serait révoquée en doute la vérité de ce principe, que la grâce de Dieu n’est point donnée suivant nos mérites ; qu’ils voient si je n’ai pas établi suffisamment en cet endroit, que le commencement de la foi est, lui aussi, un don de Dieu ; si, quoique je ne l’aie pas dit en termes exprès, il ne ressort pas clairement de l’ensemble de mes paroles, que la persévérance finale est donnée par celui-là seul qui nous a prédestinés pour son royaume et pour sa gloire. De plus, la lettre même que j’ai écrite à saint Paulin, évêque de Nole, contre les Pélagiens, il est vrai, mais sans qu’elle ait été jusqu’à ces derniers temps l’objet d’aucune contradiction de la part de nos adversaires ; cette lettre n’a-t-elle pas été publiée par moi depuis plusieurs années ? Qu’ils lisent aussi avec attention celle que j’adressai à Sixte, prêtre de l’Église romaine, au moment où la lutte entre les Pélagiens et moi était poussée avec le plus d’ardeur ; et ils la trouveront semblable à celle qui fut adressée à Paulin. Ils reconnaîtront par là que ce qui, à mon grand étonnement, leur déplaît aujourd’hui, a été dit et mis par écrit depuis plusieurs années déjà contre l’hérésie pélagienne. Je ne prétends pas cependant que l’on doive embrasser tous mes sentiments et me prendre pour guide, même en dehors des choses où l’on reconnaît que je ne suis point dans l’erreur : car j’écris aujourd’hui des livres où j’ai entrepris de revoir mes faibles ouvrages, précisément afin de montrer que moi-même j’ai quelquefois varié dans mes enseignements. Je crois au contraire avoir, par la miséricorde de Dieu, fait des progrès en écrivant, mais non pas avoir commencé par la perfection ; et il y aurait dans mes paroles plus de présomption que de vérité, si même aujourd’hui je disais que, dans cet âge avancé, je suis parvenu enfin à écrire d’une manière parfaite et sans aucune erreur. Ce qui est important au contraire, c’est de savoir jusqu’où va une erreur et en quoi elle consiste ; c’est de savoir aussi avec quelle facilité telle ou telle personne corrige son erreur, ou avec quelle opiniâtreté elle s’efforce de la soutenir. Il y a, en effet, pour un homme que le dernier jour de sa vie trouve marchant dans la voie du progrès, tout lieu d’espérer que la mort lui donnera ce à quoi il n’était pas encore parvenu, malgré ses efforts, et que le jugement lui procure sa dernière perfection plutôt que son châtiment.
56. C’est pourquoi, si je ne consens pas à être ingrat à l’égard des hommes qui m’ont donné leur affection, parce que mes travaux ont été pour eux d’une certaine utilité : à combien plus forte raison ne serai-je pas ingrat vis-à-vis de Dieu, que nous n’aimerions pas, si lui-même ne nous avait aimés auparavant et ne nous avait donné la grâce de l’aimer ? Car c’est de lui que vient la charité <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Jean#4-7|''I Jean'', {{rom|iv}}, 7.]]</ref> : comme il a été dit par des hommes à qui il a donné non-seulement d’avoir pour lui un amour ardent, mais encore d’être de grands prédicateurs de sa parole. Or, quelle ingratitude plus odieuse que de nier la grâce même de Dieu, en disant qu’elle est donnée suivant nos mérites ? La foi catholique a repoussé avec horreur cette doctrine enseignée par les Pélagiens ; elle en a fait contre Pélage le sujet d’une accusation capitale : Pélage lui-même l’a condamnée, non pas, il est vrai, par amour pour la vérité de Dieu, mais par la crainte de sa propre condamnation. Cependant, quiconque a, comme tout catholique fidèle, horreur de dire que la grâce de Dieu est donnée suivant nos mérites, ne doit pas non plus se dispenser de croire à la grâce de Dieu par laquelle il a obtenu miséricorde pour devenir fidèle ; et de plus, il doit attribuer pareillement à la grâce de Dieu la persévérance finale par laquelle il obtient miséricorde pour ne pas être induit en tentation, comme il le demande chaque jour dans ses prières. D’autre part, les dons par lesquels nous menons une vie régulière et qui, de l’aveu même de nos adversaires, sont accordés gratuitement par Dieu à notre foi, ces dons sont comme des liens intermédiaires entre le commencement de la foi et la perfection de la persévérance. Or, Dieu a su, dans sa prescience, qu’il donnerait à ceux qui sont appelés par lui toutes ces choses, savoir, le commencement de la foi et les autres dons qu’il accorde jusqu’à la fin. C’est donc par une opiniâtreté incompréhensible que l’on ose contredire la doctrine de la prédestination, ou révoquer en doute une vérité aussi incontestable.
{{t3|MANIÈRE DE PRÊCHER AU PEUPLE LA PRÉDESTINATION.|CHAPITRE XXII.|fs=120%}}
57. Il ne faut pas cependant prêcher cette doctrine aux peuples, de telle sorte que, aux yeux de la foule ignorante ou dont l’intelligence est trop peu exercée, elle paraisse être opposée au but qu’elle a en vue, de même qu’on paraîtrait réfuter la doctrine de la prescience de Dieu (doctrine que nos adversaires ne peuvent certainement pas rejeter), si l’on disait aux hommes : « Soit que vous couriez, soit que vous demeuriez en repos, vous serez tels que vous avez été vus dans la prescience de celui qui ne peut se tromper ». Il n’appartient qu’à un médecin fourbe ou ignorant de faire d’un remède utile par lui-même, une application telle qu’il ne serve de rien, ou même qu’il devienne nuisible. Voici au contraire le langage que l’on doit tenir : « Courez de telle sorte que vous remportiez le prix <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#9-24|''I Cor.'' {{rom|ix}}, 24.]]</ref> », et que par votre course même vous appreniez que vous avez été connus d’avance comme devant la remplir avec succès ; on peut également, en prêchant la prescience de Dieu, employer toute autre forme de langage, pourvu qu’on ne paraisse pas autoriser les hommes à demeurer oisifs et paresseux.
58. Ainsi, d’après les desseins bien arrêtés de la volonté divine par rapport à la prédestination, les uns doivent cesser un jour d’être infidèles, et, après avoir reçu la volonté d’obéir, se convertir à la foi, ou persévérer dans la foi ; les autres, au contraire, retenus jusqu’à présent dans les délices coupables du péché, s’ils ont été, eux aussi, prédestinés, ne sont pas encore sortis de cet état par la raison que la grâce, en tant qu’elle fait miséricorde, ne les en a pas encore tirés. Car, si quelques-uns n’ont pas encore été appelés parmi ceux que Dieu par sa grâce a prédestinés pour être élus, ils recevront certainement cette même grâce qui leur donnera de vouloir être élus et de l’être réellement ; si quelques autres, au contraire, obéissent, mais sans avoir été prédestinés pour le royaume de Dieu et pour sa gloire, leur fidélité n’est que temporaire, ils ne persévéreront pas jusqu’à la fin dans cette obéissance. Cependant, quoique tout cela soit véritable, il ne faut pas, quand on expose cette doctrine devant une foule d’auditeurs, s’adresser directement à ceux-ci et répéter devant eux ces paroles de nos adversaires, insérées par vous dans vos lettres, et que je viens de reproduire moi-même : « Les desseins bien arrêtés de la volonté divine par rapport à la prédestination, ont été que, parmi vous, les uns, cessant d’être infidèles et recevant en même temps la volonté d’obéir, vinssent à la foi ». Qu’est-il besoin de dire : « Les uns parmi vous ? » quand nous parlons à l’Église de Dieu ; quand nous parlons à des croyants ; à quoi bon, en disant qu’une partie d’entre eux sont venus à la foi, paraître faire injure aux autres ; tandis que nous pouvons dire, sans offenser personne : Les desseins bien arrêtés de la volonté divine, par rapport à la prédestination, ont été que, cessant d’être infidèles, vous vinssiez à la foi après avoir reçu la volonté d’obéir ; ces mêmes desseins sont aujourd’hui que vous demeuriez dans la foi et que vous receviez la persévérance ?
59. De même, on doit toujours éviter de prononcer les paroles qui suivent celles que nous venons de citer : « Vous, au contraire, qui êtes encore retenus dans les délices du péché, si jusqu’à présent vous n’êtes pas sortis de cet état, c’est parce que la grâce, en tant qu’elle fait miséricorde, ne vous en a pas encore tirés », tandis qu’on peut leur dire très-bien et en termes très-convenables : Si quelques-uns parmi vous sont encore retenus dans les délices coupables du péché, qu’ils embrassent un genre de vie salutaire ; mais quand vous aurez fait cela, ne tirez point vanité de vos œuvres, comme si elles vous appartenaient ; ne vous en glorifiez point comme si elles n’étaient pas l’effet de la grâce que vous avez reçue ; car c’est Dieu qui opère en vous le vouloir et le faire, selon sa bonne volonté <ref>[[Bible_Crampon_1923/Philippiens#2-13|''Philipp.'' {{rom|ii}}, 13.]]</ref> ; et vos pas sont dirigés par le Seigneur, afin que vous demeuriez toujours dans ses voies <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#37-23|''Ps.'' {{rom|xxxvi}}, 23.]]</ref> : par votre course même dans la voie du bien et de la justice, apprenez que vous appartenez à la prédestination de la grâce divine.
60. Il en est de même de ces paroles qui suivent : « Cependant, si quelques-uns parmi vous, quoique Dieu par sa grâce les ait prédestinés pour être élus, n’ont pas jusqu’à présent été appelés, ils recevront la même grâce qui leur donnera de vouloir être élus et de l’être réellement ». Ces paroles nous paraîtront réellement d’une dureté excessive, si nous réfléchissons que nous ne parlons pas à des hommes quelconques, mais à l’Église du Christ. Pourquoi, en effet, ne pas s’exprimer plutôt ainsi : Si quelques-uns parmi vous ne sont pas encore appelés, prions pour eux afin qu’ils le soient ? Il est possible qu’ils soient prédestinés de telle sorte que leur vocation sera accordée à nos prières, et qu’ils recevront par ce moyen cette grâce qui leur donnera de vouloir être élus et de le devenir réellement. Car, Dieu qui accomplit tout ce qu’il a décrété dans ses desseins éternels, nous a commandé de le prier même pour les ennemis de la foi, afin précisément de nous faire comprendre que c’est lui-même qui donne aux infidèles de croire, et qui leur fait vouloir ce qu’ils ne voulaient pas.
61. Quant aux paroles ajoutées à celles qui précèdent, je me demande comment il peut se faire que dans le peuple chrétien il y ait un seul homme assez faible d’esprit pour entendre, sans en être indigné, un prédicateur disant publiquement : « Vous qui obéissez, si vous êtes prédestinés pour être rejetés, vous serez privés des forces nécessaires pour obéir, afin que vous cessiez de pratiquer l’obéissance ». Un pareil langage semble-t-il être autre chose qu’une malédiction, ou, en un certain sens, une prédiction de malheurs ? S’il plaît au prédicateur, ou même si le prédicateur se trouve obligé de dire quelque chose de ceux qui ne persévèrent point, pourquoi du moins ne s’exprimerait-il pas plutôt de la manière que j’indiquais tout à l’heure ? D’abord, il ne doit pas appliquer ces paroles directement à une partie du peuple qui l’entend, il doit seulement les appliquer à d’autres devant eux ; ainsi il ne doit pas dire : « Vous qui obéissez, si vous êtes prédestinés pour être rejetés », mais plutôt : « Ceux qui obéissent, s’ils sont prédestinés…… etc. », parlant à la troisième personne du verbe, et non pas à la seconde. Car il ne s’agit pas dans ces paroles d’une chose désirable, mais d’une chose abominable, et il est trop dur, il est trop odieux de les jeter comme un outrage à la face des auditeurs, en leur disant : « Vous qui peut-être obéissez, si vous êtes prédestinés pour être rejetés, vous serez privés des forces nécessaires pour obéir, et vous cesserez ainsi de pratiquer l’obéissance ». En quoi la même pensée serait-elle affaiblie, si l’on disait : Ceux qui peut-être obéissent, mais qui n’ont pas été prédestinés pour le royaume de Dieu et pour sa gloire, n’ont qu’une fidélité temporaire, ils ne persévéreront pas jusqu’à la fin dans la même obéissance ? On dit ainsi la même chose avec plus de vérité et en termes plus convenables, puisque non-seulement on ne paraît pas souhaiter de mal à ses auditeurs, mais on semble même adresser à d’autres ce qui sans cela exciterait leur indignation, et par ce moyen, au lieu de penser qu’ils sont eux-mêmes dans cet état, ils se bornent à espérer et à demander des choses meilleures. Si l’on voulait employer, par rapport à la prescience divine que nos adversaires ne peuvent certainement pas nier, la même forme de langage dont ils croient qu’on doit se servir par rapport à la prédestination ; on pourrait exprimer la même pensée presque dans les mêmes termes, et dire : « Vous qui peut-être obéissez, si vous avez été connus d’avance comme devant être rejetés, vous cesserez d’obéir ». Ces paroles, dira-t-on, sont très-vraies ; oui, assurément, mais elles sont très-regrettables, très-déplacées et tout à fait hors de propos ; ce langage n’est pas contraire à la vérité, mais il n’est pas appliqué comme un remède propre à guérir l’homme de ses infirmités.
62. Je ne crois pas même que cette manière de s’exprimer dont nous avons dit qu’on devait se servir dans la prédication de la prédestination, puisse suffire à celui qui parle au peuple, à moins qu’il n’ajoute ceci ou quelque chose de semblable : Vous devez donc espérer aussi que la persévérance même dans l’obéissance vous sera donnée par le Père des lumières, de qui descend toute grâce excellente et tout don parfait <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques#1-17|''Jacq.'' {{rom|i}}, 17.]]</ref> ; vous devez la lui demander chaque jour dans vos prières, et avoir la confiance, en agissant ainsi, que vous n’êtes pas exclus de la prédestination de son peuple ; car c’est lui-même qui vous donne la grâce d’agir de cette manière. À Dieu ne plaise cependant que vous désespériez de vous-mêmes parce qu’on vous ordonne de placer votre espérance, non pas en vous, mais dans le Seigneur. Car, maudit soit quiconque place son espérance dans l’homme <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jérémie#17-5|''Jérém.'' {{rom|xvii}}, 5.]]</ref> ; il vaut mieux mettre sa confiance dans le Seigneur que de la mettre dans l’homme <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#118-8|''Ps.'' {{rom|cxvii}}, 8.]]</ref> ; bienheureux sont tous ceux qui se confient en lui. Vous affermissant dans cette espérance, servez le Seigneur avec crainte et réjouissez-vous en lui avec tremblement <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#2-11|''Id.'' {{rom|ii}}, 13, 11.]]</ref> : par rapport à la vie éternelle promise avant tous les temps aux enfants de promission par Dieu qui ne ment point, personne ne peut avoir de sécurité à cet égard avant la consommation de la vie présente qui est une tentation sur la terre <ref>[[Bible_Crampon_1923/Job#7-1|''Job'', {{rom|vii}}, 1.]]</ref> ; mais celui à qui nous disons chaque jour : « Ne nous induisez point en tentation <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#6-13|''Matt.'' {{rom|vi}}, 13.]]</ref> », nous donnera de persévérer en lui jusqu’à la fin de cette vie. Quand nous tenons ce langage ou un langage à peu près semblable, soit devant un petit nombre de chrétiens, soit devant la multitude assemblée à l’Église, pourquoi craindrions-nous de prêcher que les saints sont prédestinés et que la grâce de Dieu est une grâce véritable, c’est-à-dire qu’elle n’est point donnée suivant nos mérites, comme la sainte Écriture l’enseigne expressément ? Ou bien, doit-on craindre que l’homme ne désespère de lui-même, si on lui montre qu’il doit placer son espérance en Dieu, et croire que ce désespoir ne l’atteindrait pas, s’il était assez orgueilleux et assez malheureux pour placer cette espérance en lui-même ?
{{t3|LA PRÉDESTINATION DANS LES PRIÈRES DE L’ÉGLISE.|CHAPITRE XXIII.|fs=120%}}
63. Plût au ciel que ceux dont le cœur est appesanti et qui, à cause de leur faiblesse, ne peuvent pas, ou du moins ne peuvent pas encore comprendre les Écritures ou les explications des Écritures, plût au ciel, dis-je, que, soit qu’ils entendent, soit qu’ils n’entendent pas nos argumentations relatives à cette question, ils prêtent du moins une attention plus sérieuse aux prières qu’ils récitent, et qui, après avoir été en usage dans l’Église depuis sa fondation, y seront encore jusqu’à la fin des siècles. Car, par rapport à cette vérité que nous sommes aujourd’hui forcé, non-seulement de rappeler, mais de protéger et de défendre expressément contre de nouveaux hérétiques, l’Église dans ses prières n’a jamais gardé le silence à cet égard, quoique autrefois elle n’ait pas cru devoir la développer dans les discussions publiques, parce que aucune contradiction ne rendait ces développements nécessaires. À quelle époque, en effet, l’Église n’a-t-elle pas demandé la grâce de la foi pour les infidèles et pour ses propres ennemis ? Quand est-ce qu’un fidèle ayant un ami, un parent, un époux infidèle, n’a pas demandé à Dieu pour cet infidèle un esprit docile aux vérités de la foi chrétienne ? Qui est-ce qui jamais a omis de demander pour lui-même la grâce de persévérer dans le Seigneur ? Si parfois le prêtre adressant à Dieu des prières pour les fidèles, disait : Donnez-leur, Seigneur, de persévérer en vous jusqu’à la fin, qui a jamais osé lui en faire un reproche, je ne dis pas de vive voix, mais même dans sa pensée ? Qui est-ce qui, confessant de bouche ce qu’il croyait de cœur, n’a pas plutôt répondu à une bénédiction semblable du prêtre : Ainsi soit-il ? Car, quand ils récitent l’Oraison dominicale, mais surtout quand ils prononcent ces paroles : « Ne nous induisez pas en tentation », les fidèles ne demandent pas autre chose que de persévérer dans la sainte obéissance. Conséquemment, de même que l’Église a toujours fait usage de ces prières, de même aussi elle est née, elle a pris et elle prend encore ses accroissements dans la foi à cette vérité, que la grâce de Dieu n’est pas donnée suivant les mérites de ceux qui la reçoivent. L’Église en effet ne demanderait pas que la foi fût donnée aux infidèles, si elle ne croyait que c’est Dieu qui convertit à lui les volontés des hommes, lorsqu’elles sont éloignées ou même ennemies de lui ; elle ne demanderait pas de persévérer dans la foi du Christ, sans être ni trompée ni vaincue par les tentations du monde, si elle ne croyait pas que le Seigneur a tellement notre cœur en son pouvoir, que le bien même que nous accomplissons par notre propre volonté, ne pourrait être accompli si Dieu ne nous donnait cette volonté. Car si l’Église, qui demande à Dieu ces grâces, croit cependant qu’elle les reçoit d’elle-même, ses prières ne sont pas des prières véritables, mais des prières dérisoires ; ce qu’à Dieu ne plaise. Comment, en effet, pourrait-on gémir sincèrement dans le désir de recevoir une chose que l’on demande au Seigneur, si l’on pensait qu’on reçoit cette chose de soi-même, et non pas du Seigneur ?
64. Surtout quand l’Apôtre dit : « Nous ne savons ce que nous devons demander dans la prière ; mais l’Esprit lui-même demande pour nous avec des gémissements inénarrables ; et celui qui scrute les cœurs, sait ce qui plaît à l’Esprit : car c’est selon Dieu qu’il demande pour les saints <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-26|''Rom.'' {{rom|viii}}, 26, 27.]]</ref> ? » Que veulent dire ces paroles : « L’Esprit lui-même demande », sinon : L’Esprit fait demander, « avec des gémissements inénarrables », mais sincères, car l’Esprit est vérité ? C’est de lui en effet que l’Apôtre a dit ailleurs : « Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils, lequel Esprit crie : Abba, Père <ref>[[Bible_Crampon_1923/Galates#4-6|''Gal.'' {{rom|iv}}, 6.]]</ref> ». Ici encore, que signifient ces mots : « L’Esprit crie », sinon : L’Esprit fait crier ; par un trope semblable à celui qui nous permet de dire : Un jour heureux, pour : Un jour qui nous rend heureux ? Le même Apôtre explique clairement cette vérité, quand il dit en un autre endroit : « Vous n’avez point reçu de nouveau l’Esprit de servitude qui inspire la crainte ; mais vous avez reçu l’Esprit d’adoption des enfants, par lequel nous crions : Abba, Père <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-15|''Rom.'' {{rom|viii}}, 15.]]</ref> ». Tout à l’heure il disait : « L’Esprit qui crie » ; ici il dit : « L’Esprit par lequel nous crions » ; montrant ainsi en quel sens il a dit : « L’Esprit qui crie », c’est-à-dire, comme je l’ai déjà expliqué, dans le sens de ces mots : L’Esprit qui nous fait crier. Cela nous fait comprendre que c’est encore par un don de Dieu que nous crions vers lui intérieurement et dans la sincérité de notre cœur. Que nos adversaires considèrent donc combien on se trompe, quand on pense que nous avons par nous-mêmes, et sans l’avoir reçu de personne, le pouvoir de demander, de chercher, de frapper ; quand on dit que la grâce est précédée par notre mérite, en ce sens qu’elle en est le résultat toutes les fois que nous recevons l’objet de nos demandes, que nous trouvons l’objet de nos recherches et qu’on ouvre à nos efforts ; quand, enfin, on ne veut pas comprendre que c’est encore par un bienfait de Dieu, que nous prions, c’est-à-dire, que nous demandons, que nous cherchons et que nous frappons. Car nous avons reçu l’esprit d’adoption des enfants, par lequel nous crions : Abba, Père. Le bienheureux Ambroise l’avait compris, lui aussi. Car il dit <ref>Dans son Comment. sur Isaïe.</ref> : « C’est une grâce spirituelle, même de prier Dieu ; ainsi qu’il est écrit : Personne ne dit : Seigneur Jésus, si ce n’est par le Saint-Esprit <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#12-3|''I Cor.'' {{rom|xii}}, 3.]]</ref> ».
65. Ainsi, ces dons que l’Église demande au Seigneur et qu’elle n’a cessé de lui demander depuis le premier jour de sa fondation, Dieu, dans sa prescience, a prévu qu’il les donnerait à ses élus, mais de telle sorte que par la prédestination même il les donnait déjà : c’est ce que l’Apôtre déclare de la manière la plus explicite. Écrivant à Timothée : « Prends part », lui dit-il, « aux travaux de l’Évangile, selon la puissance de Dieu qui nous sauve et nous appelle par sa vocation sainte, non pas suivant nos œuvres, mais suivant son décret et suivant la grâce qui nous a été donnée en Jésus-Christ avant le commencement des temps, et qui a été manifestée de nos jours par l’avènement de notre Sauveur Jésus-Christ <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Timothée#1-8|''II Tim.'' {{rom|i}}, 8-10.]]</ref> ». Que celui-là donc enseigne que cette doctrine de la prédestination et de la grâce, aujourd’hui défendue avec des soins plus attentifs contre de nouveaux hérétiques, n’a pas toujours fait partie de la foi de l’Église ; que celui-là, dis-je, tienne ce langage, qui ose enseigner aussi que l’Église n’a pas toujours prié, ou du moins qu’elle n’a pas prié sincèrement, soit pour la conversion des infidèles à la foi, soit pour la persévérance des fidèles. Si l’Église a toujours demandé ces biens dans ses prières, nécessairement elle a toujours cru aussi qu’ils sont des dons de Dieu ; et jamais il ne lui a été permis de nier qu’ils eussent été connus de la prescience divine. D’où il suit qu’en aucun temps la foi en cette prédestination, défendue aujourd’hui avec une sollicitude nouvelle contre des hérétiques nouveaux, n’a été étrangère à l’Église du Christ.
{{t3|MODÈLE DE PRÉDESTINATION DANS JÉSUS-CHRIST FAIT HOMME. — CONCLUSION.|CHAPITRE XXIV.|fs=120%}}
66. Mais pourquoi m’étendre davantage ? Je crois avoir montré suffisamment, et même plus que suffisamment, que commencer à croire au Seigneur et persévérer en lui jusqu’à la fin, sont deux dons de Dieu. Quant aux autres biens relatifs à la vie pieuse par laquelle on rend à Dieu des hommages dignes de lui, ceux mêmes pour qui nous écrivons ces lignes reconnaissent que ces biens sont des dons de Dieu. D’autre part, il ne leur est pas possible de nier que Dieu dans sa prescience a connu tous ses dons, et les personnes à qui il devait les accorder. Conséquemment, de même que l’on doit prêcher les autres dons de Dieu, afin que celui qui fait cette prédication soit entendu avec un esprit d’obéissance ; de même aussi on doit prêcher la prédestination, afin que celui qui entend cette prédication avec un esprit soumis, se glorifie, non pas dans un homme, et par conséquent non pas en lui-même, mais dans le Seigneur : car c’est encore ici un précepte du Seigneur ; et entendre avec un esprit soumis ce précepte, « que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#1-31|''I Cor.'' {{rom|i}}, 31.]]</ref> », c’est un don de Dieu semblable aux autres. Celui qui n’a pas ce don, je n’hésite pas à le dire, quels que soient les autres dons qu’il possède, il les possède inutilement. Nos vœux sont, à l’égard des Pélagiens, qu’ils arrivent à le posséder ; à l’égard de nos disciples fidèles, qu’ils le possèdent d’une manière plus abondante. Ne soyons donc pas ardents pour la discussion et paresseux pour la prière. Prions, mes très-chers, prions afin que le Dieu de la grâce donne même à nos ennemis, mais surtout à nos frères et amis, de comprendre et de confesser que personne, après la chute profonde, inexprimable que nous avons tous faite dans la personne d’un seul, ne peut être délivré, si ce n’est par la grâce de Dieu ; et que cette grâce n’est point payée comme une récompense due aux mérites de ceux qui la reçoivent, mais qu’elle leur est donnée gratuitement comme une grâce véritable, sans aucun mérite précédent de leur part.
67. Au reste, personne ne nous offre un exemple plus illustre de prédestination, que Jésus lui-même. Je l’ai déjà établi dans le premier livre <ref>De la Prédestination des Saints, n. 30, 31.</ref>, et j’ai voulu le rappeler encore à la fin de celui-ci : Personne ne nous offre un exemple plus illustre de prédestination que le Médiateur lui-même. Que tout fidèle qui veut se former une juste idée de la prédestination, considère attentivement Jésus-Christ, et en Jésus-Christ il se retrouvera lui-même : tout fidèle, dis-je, qui croit et confesse qu’en Jésus-Christ la nature humaine, c’est-à-dire, notre nature, quoiqu’elle ait été prise par le Dieu-Verbe d’une manière individuelle, a cependant été élevée à la dignité sublime de Fils unique de Dieu, de telle sorte que celui qui a pris, et ce qui a été pris par lui ne sont qu’une seule personne dans la Trinité. Car cette union de l’homme avec le Verbe n’a point formé une quaternité ; la Trinité subsiste après comme auparavant, l’unité de personne dans le Dieu-Homme ayant été le résultat ineffable de cette union. En effet, nous ne disons pas que le Christ est Dieu seulement, comme le prétendent les hérétiques Manichéens ; nous ne disons pas qu’il est homme seulement, comme le prétendent les hérétiques Photiniens ; nous ne disons pas non plus qu’il est homme, mais que comme homme il manque de certaines choses essentielles à la nature humaine, par exemple, qu’il n’a point d’âme, ou bien que son âme est dépourvue d’un esprit raisonnable, ou bien que sa chair, au lieu d’avoir été formée du sang d’une femme, a été formée du Verbe, changé lui-même et transformé en chair : car ces trois opinions, aussi fausses que puériles, ont divisé les hérétiques Apollinaristes en trois partis différents et même opposés : nous disons au contraire que le Christ est Dieu véritable, né de Dieu le Père, sans aucun commencement temporel ; que ce même Christ est homme véritable, né d’une mère humaine dans une certaine plénitude des temps ; et que l’humanité du Christ, par laquelle il est inférieur au Père, n’ôte rien à sa divinité par laquelle il est égal au Père. Cet Homme-Dieu n’est cependant qu’un seul Christ, lequel en tant que Dieu a dit en termes parfaitement vrais : « Le Père et moi nous sommes une seule chose <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#10-30|''Jean'', {{rom|x}}, 30.]]</ref> » ; et avec autant de vérité en tant qu’homme : « Le Père est plus grand que moi <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#14-28|''Id.'' {{rom|xiv}}, 28.]]</ref> ». Celui donc qui a formé cet homme de la race d’Abraham et lui a donné, sans aucun mérite précédent de sa volonté, une justice qu’il ne devait jamais perdre, est le même qui rend justes ceux qui ne le sont pas, sans aucun mérite précédent de leur volonté personnelle, afin que le premier soit le chef, et que ceux-ci soient les membres. Celui qui a donné à cet homme, sans aucun mérite précédent de sa part, de ne contracter dans son origine et de ne commettre par sa volonté aucun péché dont il eût besoin d’obtenir le pardon, est le même qui donne à d’autres hommes, sans aucun mérite précédent de leur part, de croire en lui, afin de leur remettre lui-même tous leurs péchés : celui qui a formé cet homme, tel que jamais il n’a eu, et qu’il n’aura jamais une volonté mauvaise, est le même qui rend bonne la volonté mauvaise des membres de cet homme. Il a donc prédestiné et celui-ci et nous-mêmes ; car s’il a prévu que cet homme deviendrait notre chef et que nous deviendrions son corps, il a prévu ces deux choses, non point comme devant être la récompense de mérites antérieurs de notre part, mais comme devant être ses propres œuvres.
68. Que ceux qui lisent ces pages, s’ils les comprennent, rendent grâces à Dieu : que ceux au contraire qui ne les comprennent pas, adressent leurs prières à Celui dont la face est la source de la science et de l’intelligence <ref>[[Bible_Crampon_1923/Proverbes#2|''Prov.'' {{rom|ii}}, suiv. les Sept.]]</ref>, afin qu’il devienne lui-même leur docteur intérieur. Quant à ceux qui pensent que je me suis trompé, qu’ils méditent ce que j’ai écrit avec l’attention la plus soutenue, de peur que peut-être ils ne soient eux-mêmes dans l’erreur. Pour moi, quand je reçois non-seulement des lumières nouvelles, mais même des corrections de la part de ceux qui lisent mes œuvres, je reconnais en cela la miséricorde de Dieu à mon égard : c’est ce que j’attends principalement des docteurs de l’Église, si ce livre vient à se trouver entre leurs mains et qu’ils daignent prendre connaissance de ce que j’y ai écrit.
Traduction de M. l’abbé BARDOT.
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wikitext
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==[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome XVI.djvu/357]]==
{{t2|DU DON DE LA PERSÉVÉRANCE.|fs=140%}}
{{Alinéa|Dans ce deuxième livre, qui fait suite au livre de la Prédestination et qui est adressé également à Prosper et à Hilaire, saint Augustin démontre : 1° Que la persévérance dans la grâce du Christ est véritablement un don de Dieu ; 2° que pour maintenir l’homme dans les sentiments d’une humilité sincère, il est fort utile de publier cette vérité.|fs=80%}}
{{t3|CE QU’ON ENTEND ICI PAR PERSÉVÉRANCE.|CHAPITRE PREMIER.|fs=120%}}
1. Dans un livre précédent, où nous traitions du commencement de la foi, nous avons dit quelques mots de la persévérance : il s’agit maintenant de traiter ce sujet d’une manière plus complète. Or, nous prétendons que la persévérance, par laquelle on demeure jusqu’à la fin en Jésus-Christ, est un don de Dieu. Par le mot de fin, je désigne ici le terme de cette vie où nous ne courons d’autre péril que celui de tomber. Tant qu’un homme vit sur la terre, nous ignorons s’il a reçu ce don précieux. Car, s’il vient à tomber avant de mourir, on dit aussitôt qu’il n’a point persévéré, et on le dit en toute vérité. Comment, en effet, pourrait-on dire que celui qui n’a point persévéré a cependant reçu ou possédé la persévérance ? Si quelqu’un, après avoir vécu dans la chasteté, vient à déchoir de cet état et à tomber dans le vice opposé ; s’il perd de la même manière la justice, la patience, la foi même, on dit avec raison qu’il a possédé, mais qu’il ne possède plus ces vertus : il a été chaste, il a été juste, patient, fidèle autrefois ; mais depuis qu’il a cessé de pratiquer ces vertus, il a cessé d’être ce qu’il était : comment donc un homme qui n’a point persévéré a-t-il pu posséder la persévérance, puisque ceux-là seuls possèdent ce don, qui persévèrent réellement ? Et qu’on ne vienne point m’opposer ce raisonnement : Si un homme a vécu dix années, par exemple, depuis qu’il a embrassé la foi, et que son apostasie date seulement du milieu de ce temps, ne peut-on pas dire qu’il a persévéré pendant cinq années ? Si l’on croit pouvoir employer le mot de persévérance dans ce sens, je ne dispute point sur les mots : mais on ne peut en aucune manière dire que celui qui n’a point persévéré jusqu’à la fin, a cependant possédé cette persévérance dont nous traitons ici, et par laquelle on persévère réellement jusqu’à la fin en Jésus-Christ. Un homme qui a été chrétien seulement pendant un an, ou même pendant aussi peu de temps que l’on voudra, mais qui a vécu chrétiennement jusqu’à sa mort, a bien plus de part à cette persévérance que celui qui, après avoir été chrétien pendant de longues années, se laisse ébranler dans sa foi quelques instants avant de mourir.
{{t3|LA PERSÉVÉRANCE EST UN DON DE DIEU. TÉMOIGNAGES DE SAINT PAUL, DE SAINT PIERRE ET DE SAINT CYPRIEN, EXPLIQUANT L’ORAISON DOMINICALE.|CHAPITRE II.|fs=120%}}
2. Ceci établi, voyons si cette persévérance dont il est dit : « Celui qui aura persévéré jusqu’à la fin sera sauvé <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#10-22|''Matt.'' {{rom|x}}, 22.]]</ref> », est un don de Dieu. Si elle n’est pas un don de Dieu, comment l’Apôtre a-t-il pu dire avec vérité : « Par rapport au Christ, il vous a été donné, non-seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui <ref>[[Bible_Crampon_1923/Philippiens#1-29|''Philipp.'' {{rom|i}}, 29.]]</ref> ? » Dans ce passage il s’agit de deux choses différentes, dont l’une a rapport au commencement et l’autre à la fin, mais qui toutes deux cependant sont des dons de Dieu, puisque l’Écriture enseigne que l’une et l’autre ont été données, comme nous l’avons dit déjà précédemment. À quel moment, en effet, commence-t-on véritablement à être chrétien, si ce n’est lorsque, pour la première fois, on croit en Jésus-Christ ? Et pour un chrétien, quelle autre fin meilleure que de souffrir
==[[Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome XVI.djvu/358]]==
pour Jésus-Christ ? Or, par rapport à la foi en Jésus-Christ, nous avons rencontré je ne sais quelle contradiction ; on a prétendu que l’accroissement seul, et non point le commencement de la foi, devait être appelé un don de Dieu : nous avons, avec le secours du Seigneur, réfuté suffisamment et surabondamment cette opinion. Mais comment peut-on dire que la persévérance jusqu’à la fin en Jésus-Christ n’est pas un don, accordé gratuitement à celui à qui il est donné de souffrir pour Jésus-Christ, ou, pour employer une expression plus énergique, à celui à qui il est donné de mourir pour Jésus-Christ ?
L’apôtre Pierre établit, lui aussi, que cette persévérance est un don de Dieu, quand il dit : « Il vaut mieux souffrir, si telle est la volonté de Dieu, en faisant le bien qu’en faisant le mal <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Pierre#3-17|''I Pierre'', {{rom|iii}}, 17.]]</ref> ». En disant : « Si telle est la volonté de Dieu », il fait voir clairement que les souffrances endurées pour Jésus-Christ sont un don de la part de Dieu, mais un don qui n’est pas même accordé à tous les saints. Car ceux de qui la volonté divine n’exige pas qu’ils subissent l’épreuve glorieuse des souffrances corporelles, n’obtiennent pas moins le royaume de Dieu, s’ils persévèrent jusqu’à la fin en Jésus-Christ. On dira peut-être que cette persévérance jusqu’à la fin en Jésus-Christ n’est point donnée à ceux qui meurent en Jésus-Christ, soit par l’effet d’une maladie corporelle, soit par suite d’un accident quelconque ; par la raison que ce don impose des sacrifices bien plus pénibles à ceux qui souffrent la mort même pour Jésus-Christ. La persévérance devient en effet beaucoup plus difficile, quand on se voit persécuté par des hommes qui ont précisément pour but d’empêcher qu’on ne persévère, et qu’on se trouve ainsi obligé de souffrir la mort même pour persévérer. D’où il suit, que cette dernière sorte de persévérance exige plus de sacrifices que la première : mais Celui à qui rien n’est difficile peut facilement donner l’une et l’autre. Et Dieu les a promises toutes deux, quand il a dit : « Je mettrai dans leur cœur la crainte de mon nom, afin qu’ils ne s’éloignent point de moi <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jérémie#32-40|''Jérém.'' {{rom|xxxii}}, 40.]]</ref> ». Que signifient ces paroles, sinon : La crainte de mon nom, que je mettrai dans leur cœur, sera si vive et si profonde, qu’ils s’attacheront à moi avec persévérance ?
3. Pourquoi d’ailleurs demandons-nous à Dieu cette persévérance, si elle n’est point un don accordé par lui ? Ou bien est-ce seulement par un acte de dérision que nous lui demandons ce que nous savons bien qu’il ne donne pas, ce que l’homme peut obtenir par lui-même sans que Dieu le lui donne ? Est-ce aussi par une semblable dérision que nous rendons grâces à Dieu de ce qu’il n’a point donné et de ce qu’il n’a point fait lui-même ? Mais ce que j’ai dit ailleurs <ref>N. 39 du livre précédent.</ref>, je le dis encore ici avec l’Apôtre : « Ne vous y trompez point, on ne se moque pas de Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Galates#6-7|''Gal.'' {{rom|vi}}, 7.]]</ref> ». Ô homme ! Dieu est témoin, non pas seulement de tes paroles, mais de tes pensées mêmes : si tu demandes avec un cœur sincère et de bonne foi quelque chose à ce Dieu infiniment riche, crois que tu recevras l’objet de ta demande de celui à qui tu la fais. Ne l’honore point des lèvres et ne t’élève point dans ton cœur au-dessus de lui, en croyant pouvoir trouver en toi-même ce que tu feins de lui demander. Mais peut-être qu’on ne lui demande point cette persévérance ? Celui qui tient ce langage n’obtiendra pas ici de moi une réfutation en règle : il me suffira, pour l’accabler, de lui opposer le témoignage des prières des saints. Quel est, parmi les saints, celui qui ne demande pas pour lui-même à Dieu la grâce de persévérer en lui ; puisque, quand ils récitent l’Oraison dominicale, c’est-à-dire l’oraison enseignée par le Seigneur, ils ne font, pour ainsi dire, aucune autre demande que celle de la persévérance ?
4. Lisez avec un peu plus d’attention l’explication qu’a donnée de cette oraison le bienheureux martyr Cyprien dans un livre par lui composé à ce sujet, et qui a pour titre : De l’Oraison dominicale ; et vous verrez depuis combien d’années un antidote merveilleux a été préparé contre les poisons que les Pélagiens devaient répandre. Il y a trois choses que l’Église catholique enseigne principalement contre ceux-ci : d’abord, que la grâce de Dieu ne nous est point donnée à raison de nos mérites, parce que tous les mérites des justes sont des dons de Dieu, à eux conférés par la grâce divine : ensuite, que personne, à quelque degré de justice qu’il soit parvenu, ne saurait vivre dans cette chair de corruption sans commettre absolument aucun péché : enfin, que les hommes naissent coupables
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du péché d’Adam, et marqués du sceau de la réprobation jusqu’à ce que la souillure de leur origine soit effacée par le sacrement de la régénération. Ce dernier point seul n’est pas traité dans le livre susdit du glorieux martyr : mais les deux autres y sont discutés avec une telle clarté que les hérétiques dont nous venons de parler, ces nouveaux ennemis de la grâce du Christ, y ont été réfutés sans réplique longtemps avant leur naissance. Voici en quels termes le bienheureux Cyprien enseigne que, comme tous les mérites des saints, la persévérance elle-même n’est pas autre chose qu’un don de Dieu.
« Quand nous disons : Que votre nom soit sanctifié, nous ne souhaitons pas précisément que Dieu soit sanctifié par nos prières ; nous lui demandons au contraire que son nom soit sanctifié en nous. Par qui du reste Dieu pourrait-il être sanctifié, puisque c’est lui-même qui sanctifie ? Mais parce qu’il a dit expressément : « Soyez saints, parce que moi-même je suis saint <ref>[[Bible_Crampon_1923/Lévitique#19-2|''Lévit.'' {{rom|xix}}, 2.]]</ref> », nous lui demandons dans nos prières la grâce de persévérer dans ce que nous avons commencé à être lorsque nous avons été sanctifiés par le baptême. » Un peu plus loin, traitant toujours le même sujet et voulant nous apprendre à demander au Seigneur la persévérance (ce qui serait de sa part un contre-sens et une imposture s’il ne considérait point la persévérance comme étant aussi un don de Dieu), il ajoute : « Nous demandons que cette sanctification demeure en nous : et parce que le Seigneur, qui est aussi notre juge, défendit à celui à qui il venait de rendre la santé et la vie, de pécher de nouveau, sous peine d’être exposé à des malheurs encore plus grands <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#5-14|''Jean'', {{rom|v}}, 14.]]</ref>, nous formons ce vœu et cette prière continuelle, nous faisons jour et nuit cette demande : Que la sainteté et la vie communiquées à nos âmes par la grâce de Dieu, y soient conservées par la protection de ce même Dieu. » Lors donc que, étant sanctifiés, nous disons : « Que votre nom soit sanctifié », nous demandons à Dieu, d’après le sentiment de ce docteur, la persévérance dans cet état ; en d’autres termes, nous demandons à Dieu de persévérer dans la sanctification. Et en effet, demander une chose que nous avons reçue, n’est-ce pas précisément demander qu’on nous accorde aussi la grâce de ne jamais perdre cette chose ? Ainsi, quand un saint demande à Dieu d’être saint, il lui demande sans aucun doute de demeurer saint. Mais ce que nous disons ici de la sainteté, on peut le dire de la chasteté, de la virginité, de la justice, de la piété et des autres vertus que nous affirmons contre les Pélagiens être des dons de Dieu. Quand un homme chaste, quand un homme vierge, quand un homme juste, quand un homme pieux demande d’être chaste, d’être vierge, d’être juste, d’être pieux, il est certain qu’il demande de persévérer dans les biens qu’il sait avoir reçus. Et s’il obtient l’objet de sa demande, il reçoit par là même la persévérance, ce don suprême de Dieu qui consiste dans la conservation de tous les autres.
5. Quand nous disons : « Que votre règne arrive », demandons-nous autre chose sinon que ce règne qui doit, nous n’en doutons pas, venir pour tous les saints, vienne aussi pour nous-mêmes ? Conséquemment ceux qui sont déjà saints ne demandent pas, ici non plus, autre chose que la grâce de persévérer dans la sainteté qui leur a été donnée. Le règne de Dieu, en effet, ne viendra pour eux qu’à cette condition ; ce règne qui doit sans aucun doute venir, non pas pour tous les hommes, mais pour ceux-là seulement qui auront persévéré jusqu’à la fin.
{{t3|TROISIÈME DEMANDE DE L’ORAISON DOMINICALE.|CHAPITRE III.|fs=120%}}
6. La troisième demande est ainsi conçue : « Que votre volonté soit faite au ciel et sur la terre » ; ou bien, comme portent la plupart des textes, et comme les fidèles récitent plus communément : « Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel », c’est-à-dire, suivant le plus grand nombre des interprètes, que nous fassions nous-mêmes votre volonté comme les saints anges l’accomplissent. Le docteur et martyr Cyprien veut que, par les mots de ciel et de terre, on entende l’esprit et la chair ; et, suivant lui, nous demandons ici la grâce de faire la volonté de Dieu, en triomphant des révoltes de celle-ci contre celui-là. Cependant il a vu aussi dans ces paroles un autre sens conforme à la foi la plus saine, et que nous avons déjà exposé précédemment : Ces paroles, dit-il, signifient
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que les fidèles, revêtus de l’homme céleste et auxquels le nom de ciel s’applique avec justesse, prient pour les infidèles qui sont encore terre et qui n’ont reçu dans leur première naissance que l’homme terrestre. En s’exprimant ainsi, il fait voir de la manière la plus évidente que le commencement même de la foi est un don de Dieu, par cette raison que la sainte Église prie non-seulement pour les fidèles, afin que la foi s’accroisse ou persévère en eux, mais aussi pour les infidèles, afin qu’ils commencent à avoir la foi qu’ils n’avaient en aucune manière, et contre laquelle même leurs cœurs nourrissaient des sentiments hostiles. Mais il ne s’agit pas ici du commencement de la foi, dont nous avons déjà parlé longuement dans le livre précédent : nous discutons au contraire sur cette persévérance qu’il faut avoir jusqu’à la fin, et que les saints eux-mêmes, quoiqu’ils accomplissent la volonté de Dieu, demandent encore en disant dans l’oraison : « Que votre volonté soit faite ». Car, puisque cette volonté est déjà accomplie en eux, lorsqu’ils demandent qu’elle s’accomplisse encore, ils demandent par là même de persévérer dans ce qu’ils ont commencé d’être. On pourrait, à la vérité, dire ici : Les saints ne demandent pas que la volonté de Dieu soit faite dans le ciel, mais bien qu’elle soit faite sur la terre comme au ciel ; en d’autres termes, que la terre imite le ciel, c’est-à-dire que l’homme imite l’ange, que l’infidèle imite le fidèle : et par là même les saints demandent que ce qui n’est pas encore soit, et non pas que ce qui est, persévère. Car, à quelque degré de sainteté que les hommes soient parvenus, ils ne sont pas encore égaux aux anges de Dieu ; conséquemment la volonté de Dieu ne s’accomplit pas encore en eux comme dans le ciel. Si tel est réellement le sens de ces paroles, d’une part nous demandons que les hommes cessent d’être infidèles pour devenir fidèles, et alors ce n’est point la persévérance, mais le commencement qui semble être l’objet de nos vœux ; mais, d’autre part, nous demandons aussi que les hommes accomplissent la volonté divine avec autant de perfection que les anges de Dieu ; et quand les saints récitent ces paroles, il est évident que leur prière a pour objet la persévérance ; car personne ne parvient à cette béatitude souveraine qui existe dans le royaume, s’il n’a persévéré jusqu’à la fin dans la sainteté qu’il a commencé à pratiquer sur la terre.
{{t3|QUATRIÈME DEMANDE.|CHAPITRE IV.|fs=120%}}
7. La quatrième demande est celle-ci : « Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien ». Le bienheureux Cyprien montre comment, ici encore, la persévérance doit être regardée comme l’objet de notre prière. Il dit entre autres choses : « Nous demandons chaque jour que ce pain nous soit donné, de peur que nous, qui sommes en Jésus-Christ et qui recevons chaque jour l’Eucharistie comme l’aliment du salut, nous ne venions à commettre quelque faute plus grave, et qu’étant pour cette raison privés du pain céleste et éloignés de la communion, nous ne soyons séparés du corps de Jésus-Christ ». Ces paroles d’un homme de Dieu, d’un saint, font voir clairement que les saints demandent la persévérance au Seigneur, puisqu’ils disent : « Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien », pour obtenir de n’être point séparés du corps de Jésus-Christ, mais de demeurer constamment dans une sainteté telle qu’ils ne commettent aucune faute capable de les en séparer.
{{t3|DERNIÈRES DEMANDES.|CHAPITRE V.|fs=120%}}
8. Nous disons en cinquième lieu dans cette oraison : « Pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons nous-mêmes à ceux qui nous ont offensés ». C’est la seule invocation où la persévérance n’est pas demandée. Car les péchés que nous prions Dieu de nous pardonner sont passés ; tandis que la persévérance, par laquelle on obtient le salut éternel, est nécessaire à la vie présente, non point par rapport au temps déjà écoulé, mais seulement par rapport au temps qui doit s’écouler encore jusqu’à la fin de cette vie. Toutefois il n’est pas sans utilité de considérer un instant comment, à propos de cette demande, la parole de Cyprien, semblable à un trait enflammé, frappait déjà mortellement les hérétiques qui devaient naître longtemps après lui. Les Pélagiens, en effet, portent la témérité jusqu’à dire que l’homme juste en cette vie n’a absolument aucun péché,
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et que les hommes de cette sorte forment dès le temps présent une Église qui n’a point de tache, ni de ride, ni rien de semblable <ref>[[Bible_Crampon_1923/Éphésiens#5-27|''Eph.'' {{rom|v}}, 27.]]</ref>, et qui est la seule et unique épouse du Christ ; comme si l’Église, qui sur toute la surface de la terre redit ces paroles qu’elle a apprises de la bouche du Christ : « Pardonnez-nous nos offenses », n’était point son épouse. Mais remarquez comment le très-glorieux Cyprien porte à ces hérétiques un coup mortel. Expliquant ces mêmes paroles de l’Oraison dominicale, il dit entre autres choses : « Combien il est nécessaire, combien il est sage et salutaire de nous avertir que nous sommes pécheurs, en nous obligeant à demander pardon de nos péchés ! afin qu’au moment même où nous implorons la miséricorde divine, le souvenir de l’état de notre conscience soit présent à notre esprit. De peur que personne ne se complaise en soi-même en se croyant innocent, de peur que l’orgueil ne nous fasse périr sans ressource, on nous avertit, on nous rappelle que nous péchons chaque jour, en nous ordonnant de demander chaque jour pardon de nos péchés. Enfin, saint Jean déclare lui-même dans une de ses épîtres, que si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous trompons nous-mêmes ; et la vérité n’est point en nous <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Jean#1-8|''I Jean'', {{rom|i}}, 8.]]</ref> » ; mais il serait trop long de citer ici le reste de ce passage.
9. Maintenant, quand les saints disent : « Ne nous induisez pas en tentation, mais délivrez-nous du mal <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#6-13|''Matt.'' {{rom|vi}}, 13.]]</ref> », que demandent-ils, sinon la grâce de persévérer dans la sainteté ? En effet, quand les saints ont obtenu ce don de Dieu (il est suffisamment et manifestement prouvé que c’est un don de Dieu par le fait seul qu’on le lui demande) ; une fois donc que les saints ont obtenu ce don de Dieu, de n’être pas induits en tentation, ils persévèrent nécessairement jusqu’à la fin dans la sainteté. Car jamais on ne cesse de persévérer dans une conduite chrétienne, sans avoir été auparavant induit en tentation. Si donc celui qui demande de n’y être pas induit, obtient l’effet de sa prière, il demeurera certainement, avec le secours de Dieu, dans l’état de sainteté où il a été placé par un premier bienfait de Dieu.
{{t3|ON NE SAURAIT PERDRE, MAIS ON PEUT OBTENIR LA PERSÉVÉRANCE.|CHAPITRE VI.|fs=120%}}
10. Vous m’écrivez : « Mais ces frères ne veulent pas qu’on dise de cette persévérance qu’elle ne peut ni être méritée par des supplications, ni être perdue par des actes d’une volonté perverse <ref>Voir la lettre d’Hilaire, n. 3.</ref> ». Ils ne prêtent pas ici une attention sérieuse à leurs propres paroles. Nous traitons de la persévérance par laquelle on persévère jusqu’à la fin ; de cette persévérance que l’on doit considérer comme ayant été donnée ou comme n’ayant pas été donnée à un homme, suivant que cet homme a persévéré ou n’a point persévéré jusqu’à la fin, ainsi que nous l’avons déjà expliqué suffisamment ci-dessus <ref>N. 1.</ref>. Les hommes ne doivent donc point dire que la persévérance jusqu’à la fin est donnée à quelqu’un, si ce n’est quand cette fin même est arrivée, et que celui à qui cette persévérance a été donnée est reconnu avoir persévéré jusqu’à la fin. Nous appelons chaste un homme dont la chasteté nous est connue, soit qu’il doive conserver, soit qu’il ne doive pas conserver cette vertu ; s’il possède quelque autre don de la munificence divine qui puisse être ou conservé ou perdu, nous disons qu’il possède ce don, aussi longtemps qu’il le possède réellement ; s’il vient à le perdre, nous disons qu’il l’a possédé : quant à la persévérance finale au contraire, nul ne la possède, sinon celui qui persévère jusqu’à la fin ; c’est pourquoi beaucoup peuvent la posséder, mais personne ne saurait la perdre. Il n’y a pas lieu, en effet, de craindre qu’un homme, après avoir persévéré jusqu’à la fin, voie naître en lui quelque volonté mauvaise qui l’empêche de persévérer jusqu’à la fin. Ce don de Dieu peut donc être obtenu par voie de supplication ; mais quand il a été donné, il ne peut plus être perdu par aucune désobéissance. Quand une personne a persévéré jusqu’à la fin, elle ne peut plus perdre ni ce don, ni les autres qu’elle pouvait perdre avant cette fin. Comment donc pourrait-on perdre une chose qui rend impossible la perte même de ce qui, sans elle, pourrait être perdu ?
11. Et qu’on ne vienne point dire : La persévérance finale ne saurait, à la vérité, être perdue, quand elle a été donnée, c’est-à-dire
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quand on a persévéré jusqu’à la fin ; mais elle est perdue d’une certaine manière, quand un homme se met par sa désobéissance dans l’impossibilité de l’obtenir : comme nous disons d’un homme qui n’a pas persévéré jusqu’à la fin, qu’il a perdu la vie éternelle ou le royaume de Dieu ; non pas en ce sens qu’il avait déjà reçu et qu’il possédait la vie éternelle, mais en ce sens qu’il l’aurait reçue et possédée, s’il avait persévéré : afin donc que personne ne tienne ce langage, et pour faire cesser toute dispute de mots, nous reconnaîtrons qu’on peut perdre certaines choses qu’on n’a pas encore, mais qu’on espère avoir. Mais qui donc osera me dire que Dieu ne peut donner ce qu’il a fait un précepte de lui demander ? Certes, un homme qui raisonnerait ainsi, je ne dis pas qu’il manquerait de jugement, je dis qu’il aurait perdu la raison. Or, Dieu a commandé aux saints de lui dire à lui-même dans leurs prières : « Ne nous induisez pas en tentation ». Donc celui qui est exaucé dans cette demande, n’est point induit en une tentation de désobéissance qui lui donnerait le pouvoir ou qui le rendrait digne de perdre la persévérance dans la sainteté.
12. « Mais, dira-t-on, l’homme abandonne Dieu par sa propre volonté, pour être justement abandonné de Dieu ». Qui est-ce qui le nie ? Nous demandons au contraire de n’être pas induits en tentation, précisément afin que cela n’arrive pas. Et si nous sommes exaucés, en réalité cela n’arrive pas, par la raison que Dieu ne le permet pas. Car rien ne se fait sans que Dieu le fasse ou sans qu’il permette qu’on le fasse. Ainsi il a le pouvoir de détourner les volontés du mal pour les porter vers le bien, de redresser celles qui déjà s’inclinent pour tomber, et de les diriger dans la voie qu’il lui plaît. Ce n’est pas en vain qu’on lui dit : « O Dieu ! vous nous convertirez pour nous rendre la vie <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#85-7|''Ps.'' {{rom|lxxxiv}}, 7.]]</ref> » ; ce n’est pas en vain qu’on lui dit : « Ne faites point chanceler mes pieds <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#116-9|''Id.'' {{rom|cxv}}, 9.]]</ref> » ; et encore : « Seigneur, ne me livrez pas au pécheur suivant mes désirs <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#140-9|''Id.'' {{rom|cxxxix}}, 9.]]</ref> » ; enfin, pour ne pas multiplier les citations, quand peut-être une foule de textes se présentent à votre esprit, ce n’est pas en vain qu’on lui dit : « Ne nous induisez pas en tentation ». En effet, quand on n’est pas induit en tentation, on n’est par là même induit en aucune tentation venant de la mauvaise volonté propre ; et celui qui n’est induit en aucune tentation venant de sa mauvaise volonté propre, n’est induit en aucune tentation absolument. Car, ainsi qu’il est écrit, « chacun est tenté par sa propre concupiscence, qui l’entraîne et le séduit ; Dieu, au contraire, ne tente personne <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques#1-14|''Jacq.'' {{rom|i}}, 14, 13.]]</ref> », au moins d’une tentation nuisible. La tentation, en effet, devient véritablement utile, quand, au lieu de nous aveugler et de nous vaincre, elle sert à nous éprouver, suivant cette parole : « Éprouvez-moi, Seigneur, et tentez-moi <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#26-2|''Ps.'' {{rom|xxv}}, 2.]]</ref> ». Conséquemment, par rapport à cette tentation nuisible que l’Apôtre dépeint d’un seul trait : « De peur que celui qui tente ne vous eût peut-être tentés, et que notre travail ne fût inutile <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Thessaloniciens#3-5|''I Thess.'' {{rom|iii}}, 5.]]</ref> » ; Dieu, comme je l’ai dit, n’emploie jamais ce genre de tentation ; en d’autres termes, il n’induit ou ne fait entrer personne dans la tentation. Car être tenté, mais sans entrer dans la tentation, ce n’est pas un mal, c’est au contraire un bien, puisque c’est en cela que consiste l’épreuve. Aussi, quand nous disons à Dieu : « Ne nous induisez pas en tentation », nous ne disons pas autre chose que ceci : Ne permettez pas que nous soyons induits. C’est pour cela que beaucoup de fidèles récitent ainsi cette prière : « Ne souffrez pas que nous soyons induits en tentation » ; on trouve aussi ces paroles dans un grand nombre de textes, et le bienheureux Cyprien les a écrites dans ses livres. Cependant j’ai trouvé constamment dans l’Évangile grec ces mots seuls : « Ne nous induisez pas en tentation ». Nous vivons donc dans une sécurité plus parfaite, quand nous donnons tout à Dieu, au lieu d’appuyer notre confiance en partie sur lui et en partie sur nous-mêmes. Ce vénérable martyr l’avait bien compris. Car, expliquant ces mêmes paroles de l’oraison, il dit après plusieurs autres réflexions : « Quand nous demandons dans nos prières de ne pas entrer dans la tentation, nous sommes avertis de notre faiblesse et de notre impuissance. Alors, en effet, l’objet de notre prière est que personne ne s’élève démesurément, que personne ne s’attribue quelque chose à soi-même, par orgueil ou par présomption ; que personne ne regarde comme sienne la gloire, soit d’une confession qu’il a faite, soit des souffrances qu’il a endurées. Car le Seigneur lui-même a dit
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pour nous enseigner l’humilité : Veillez et priez, de peur que vous n’entriez en tentation : à la vérité, l’esprit est prompt, mais la chair est faible <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#26-41|''Matt.'' {{rom|xxvi}}, 41.]]</ref>. Quand nous aurons ainsi fait une confession pleine d’humilité et de soumission, quand nous aurons donné tout à Dieu, tout ce que nous demanderons d’une voix suppliante et avec la crainte de Dieu, nous sera accordé par la divine miséricorde. »
{{t3|DIEU VEUT QU’ON LUI DEMANDE LA PERSÉVÉRANCE AU NOM DE JÉSUS-CHRIST.|CHAPITRE VII.|fs=120%}}
13. Ainsi, quand même nous n’aurions point d’autre preuve, cette oraison dominicale nous suffirait, à elle seule, pour défendre la cause de la grâce que nous défendons ; car elle ne nous laisse rien en quoi nous puissions nous glorifier comme nous appartenant en propre. Elle nous montre, en effet, que la grâce même de ne pas nous éloigner de Dieu, ne saurait nous être donnée que par Dieu, puisque c’est à lui qu’elle nous apprend à la demander. Or, ne pas s’éloigner de Dieu et ne pas être induit en tentation, sont une seule et même chose. Mais cette chose est absolument au-dessus des forces du libre arbitre, telles qu’elles sont aujourd’hui : elle fut le privilège de l’homme avant sa chute. L’histoire des anges nous apprend quelle fut la puissance de la libre volonté dans la perfection de cette condition première. Pendant que le démon tombait avec les siens, les anges demeurèrent dans la vérité et méritèrent de parvenir à cette sécurité contre toute chute future où nous sommes tout à fait certains qu’ils vivent aujourd’hui. Mais après la chute de l’homme, Dieu a voulu qu’il appartînt à sa grâce seule de rapprocher l’homme de lui ; il a voulu aussi qu’il appartînt à sa grâce seule d’empêcher l’homme de s’éloigner de lui.
14. Il a placé la source de cette grâce dans celui par qui nous avons obtenu d’être appelés au christianisme, après avoir été prédestinés suivant les desseins de l’auteur de toutes choses. Conséquemment, de même que c’est Dieu qui opère notre rapprochement, c’est lui aussi qui empêche notre éloignement. C’est pour cela que le Prophète lui disait : « Que votre main s’étende sur l’homme de votre droite, et sur le fils de l’homme que vous avez affermi pour vous-même ; et nous ne nous éloignerons plus de vous <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#80-18|''Ps.'' {{rom|lxxix}}, 18, 19.]]</ref> ». Certainement cet homme n’est pas le premier Adam, par qui nous avons été éloignés de Dieu : c’est au contraire le nouvel Adam, sur qui la main de Dieu s’étend pour nous empêcher de nous éloigner de lui. Le Christ en effet ne forme avec ses membres qu’un seul tout, à cause de l’Église qui est son corps, qui lui donne son intégrité parfaite. Et ainsi, quand la main de Dieu s’étend sur lui pour nous empêcher de nous éloigner de Dieu, cette action de Dieu (car on peut appeler ainsi la main de Dieu) nous atteint aussi nous-mêmes : et c’est grâce à cette action de Dieu, que par l’intermédiaire du Christ nous demeurons unis à Dieu, tandis qu’Adam n’avait fait que nous en éloigner. Car c’est par le Christ que nous avons obtenu notre vocation, après avoir été prédestinés suivant les desseins de celui qui fait toutes choses. Cette main donc qui nous empêche de nous éloigner de Dieu, est la main de Dieu et non pas la nôtre. C’est, dis-je, la main de celui qui a prononcé ces paroles : « Je mettrai dans leur cœur la crainte de mon nom, afin qu’ils ne s’éloignent point de moi <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jérémie#32-40|''Jérém.'' {{rom|xxxii}}, 40.]]</ref> ».
15. C’est pour cela que Dieu a voulu aussi qu’on lui demandât de n’être pas induit en tentation : car, dès lors que nous n’y sommes pas induits, nous ne nous éloignons de lui en aucune manière. Ce bienfait pouvait nous être accordé, même sans aucune prière de notre part ; mais il a voulu que notre prière nous rappelât de qui nous le recevons. De quel autre, en effet, le recevons-nous, sinon de celui qui nous a fait un précepte de le lui demander ? L’Église n’a nullement besoin d’attendre que ce sujet ait été traité dans des discussions laborieuses : il lui suffit d’être attentive aux prières qu’elle récite chaque jour. Elle prie pour que les incrédules deviennent des croyants : c’est donc Dieu qui convertit à la foi. Elle prie pour que ceux qui ont la foi persévèrent : c’est donc Dieu qui donne la persévérance finale. Dieu savait dans sa prescience qu’il ferait tout cela : voilà précisément cette prédestination des saints, « qu’il a élus en Jésus-Christ avant la formation du monde, afin qu’ils fussent saints et sans tache en sa présence dans la charité ; les
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prédestinant à l’adoption de ses enfants par Jésus-Christ, selon le dessein de sa volonté, pour rendre plus éclatante la gloire de sa grâce qu’il leur a accordée par son Fils bien-aimé ; par ce Fils dont le sang les a rachetés et leur a procuré la rémission de leurs péchés, suivant les richesses de la grâce divine, qui a été abondamment répandue sur eux, en toute sagesse et toute prudence ; pour leur dévoiler le mystère de sa volonté, mystère dicté par cette bienveillance qui lui avait spontanément inspiré le dessein, lorsque les temps seraient accomplis et le moment opportun arrivé, de restaurer tout ce qui est au ciel et tout ce qui est sur la terre, dans le Christ, dans celui par qui nous avons aussi obtenu l’héritage, après avoir été prédestinés suivant les desseins de celui qui fait toutes choses <ref>[[Bible_Crampon_1923/Éphésiens#1-4|''Eph.'' {{rom|i}}, 4-11.]]</ref> ». Quel est l’homme attentif et désireux de ne pas s’égarer dans sa foi, qui admettrait jamais une parole humaine contraire à ce langage si précis et si solennel de la vérité ?
{{t3|DIEU DONNE AUX UNS LA GRÂCE PARCE QU’IL EST MISÉRICORDIEUX, IL LA REFUSE AUX AUTRES SANS ÊTRE INJUSTE.|CHAPITRE VIII.|fs=120%}}
16. Mais, dira-t-on, pourquoi la grâce de Dieu n’est-elle point donnée suivant les mérites des hommes ? Je réponds : parce que Dieu est miséricordieux. On ajoutera : Pourquoi donc n’est-elle pas donnée à tous ? Et ici je réponds : parce que Dieu est juge. Voilà comment, d’une part, la grâce est donnée par lui gratuitement, tandis que, d’autre part, son juste jugement à l’égard des autres fait voir le prix du bienfait que la grâce confère à ceux à qui elle est donnée. Ne trouvons donc pas mauvais que, suivant le bon plaisir de sa volonté, et pour rendre plus éclatante la gloire de sa grâce, Dieu par sa miséricorde délivre un si grand nombre d’hommes d’une perdition trop méritée et dont il pourrait, sans injustice, ne délivrer personne. Car, par le fait d’un seul, tous ont été condamnés à subir un châtiment qui, loin d’être injuste, est parfaitement conforme à la justice. C’est pourquoi celui qui est délivré doit bénir la grâce avec amour ; celui qui n’est pas délivré doit reconnaître ce qu’il mérite. Si la bonté se révèle dans la remise, et l’équité dans le paiement exigé d’une dette, il est donc impossible de découvrir en Dieu aucune injustice.
17. « Mais », dit-on, « pourquoi des jugements si différents à l’égard, non-seulement de plusieurs petits enfants, mais à l’égard de plusieurs enfants jumeaux dont la condition est parfaitement identique ? » Ne pourrait-on pas, avec autant de raison, demander aussi : Pourquoi un jugement identique pour des causes différentes ? Rappelons-nous donc ces ouvriers qui travaillèrent à la vigne pendant tout le jour, et ceux qui y travaillèrent seulement pendant une heure : les causes ou les travaux accomplis étaient différents, et cependant, au paiement du salaire, le jugement fut le même. Est-ce que ceux qui murmuraient reçurent alors du père de famille d’autre réponse que celle-ci : Telle est ma volonté ? Et, en effet, sa libéralité à l’égard des uns ne donnait lieu à aucune injustice vis-à-vis des autres. Il est vrai que tous recevaient une récompense proprement dite ; mais, pour ce qui regarde la justice et la grâce, on peut, au sujet du coupable qui est délivré, dire avec raison au coupable condamné : « Prenez ce qui vous appartient, et allez-vous-en ; je veux donner à celui-ci ce qui ne lui est point dû. Ne m’est-il pas permis de faire ce que je veux ? Et votre œil est-il mauvais, parce que moi-même je suis bon <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#20-1|''Matt.'' {{rom|xx}}, 1-15.]]</ref> ? » Si ce coupable condamné disait alors : Pourquoi ne m’accordez-vous pas aussi à moi-même cette faveur ? il recevrait cette réponse parfaitement juste : « Ô homme, qui êtes-vous pour contester avec Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#9-20|''Rom.'' {{rom|ix}}, 20.]]</ref> ? » Vous le voyez libéral et bienfaisant au-delà de toute mesure vis-à-vis d’un de vos semblables, tandis qu’il exige dans les limites de la plus rigoureuse justice le paiement de votre dette ; mais certainement vous ne le voyez injuste à l’égard de personne. Car il pourrait, sans cesser d’être juste, punir l’un et l’autre ; et conséquemment, celui qui est délivré n’a que des actions de grâces à lui rendre ; celui qui est condamné n’a pas droit de lui faire des reproches.
18. « Mais alors », direz-vous, « si Dieu, quoi qu’il ne condamnât point tous les hommes, devait cependant montrer ce que tous méritaient, afin de faire mieux connaître le prix du bienfait de la grâce accordée par lui aux vases de miséricorde, pourquoi
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me punira-t-il plutôt qu’un autre dont la cause est la même que la mienne, ou bien pourquoi me délivrera-t-il plutôt que cet autre ? » Ici je ne fais aucune réponse : si vous en voulez savoir la raison, c’est parce que je m’avoue impuissant à en trouver une. Et si vous me demandez encore la raison de cette impuissance, je vous dirai : À cet égard, de même que sa colère est juste et sa miséricorde immense, de même aussi ses jugements sont impénétrables.
19. Vous poursuivrez encore en disant : « Pourquoi n’a-t-il pas donné la persévérance finale à certains hommes qui l’adoraient sincèrement ? » Pourquoi, dites-moi, sinon parce qu’il ne ment point, celui qui a dit : « Ils sont sortis d’avec nous, mais ils n’étaient pas des nôtres ; car s’ils avaient été des nôtres ils seraient certainement demeurés avec nous <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Jean#2-19|''I Jean'', {{rom|ii}}, 19.]]</ref> ? » Est-ce à dire pour cela qu’il y a deux natures humaines différentes ? À Dieu ne plaise ! Si ces deux natures existaient, il n’y aurait aucune grâce, par la raison que la délivrance ne serait donnée gratuitement à personne, dès lors qu’elle serait payée comme une dette à l’une de ces deux natures. Il semble aux hommes que tous ceux qui paraissent être de véritables fidèles, auraient dû recevoir la persévérance finale. Mais Dieu a jugé qu’il serait mieux de mêler au nombre déterminé de ses saints quelques hommes qui ne doivent pas persévérer, afin de rendre toute sécurité impossible à ceux à qui il n’est pas utile de vivre exempts de crainte au milieu des épreuves de cette vie. Car cette parole de l’Apôtre réprime dans beaucoup de cœurs un funeste penchant à l’orgueil : « C’est pourquoi », dit-il, « que celui qui paraît être ferme, prenne garde de tomber <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#10-12|''I Cor.'' {{rom|x}}, 12.]]</ref> ». Celui au contraire qui tombe ne doit imputer sa chute qu’à sa propre volonté ; tandis que celui qui reste debout, est redevable de sa fermeté à la volonté de Dieu. « Car Dieu a le pouvoir de l’affermir <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#14-4|''Rom.'' {{rom|xiv}}, 4.]]</ref> ». Ce n’est donc pas à lui-même, mais à Dieu, qu’il est redevable de sa fermeté. Aussi il est avantageux de ne pas chercher à s’élever, mais de craindre <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#11-20|''Id.'' {{rom|xi}}, 20.]]</ref>. Nos propres pensées sont la cause immédiate de nos chutes ou de notre fermeté. Mais, suivant une parole de saint Paul que j’ai rappelée dans le livre précédent : « Nous ne sommes pas capables de former aucune pensée comme de nous-mêmes : c’est Dieu qui nous donne ce pouvoir <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Corinthiens#3-5|''II Cor.'' {{rom|iii}}, 5.]]</ref> ». Le bienheureux Ambroise ne craint pas de dire, en s’appuyant sur l’autorité de l’Apôtre : « Notre cœur et nos pensées ne sont pas en notre pouvoir ». Et quiconque a une piété humble et sincère, doit sentir que cela est parfaitement vrai.
20. L’évêque de Milan a choisi, pour s’exprimer ainsi, un livre écrit par lui sur la fuite du siècle, et où il enseigne que cette fuite doit se faire non pas de corps, mais de cœur : et il a prouvé que cela n’est possible que par le secours de Dieu. « Nous parlons fréquemment », dit-il, « de la nécessité de fuir ce siècle ; et plût à Dieu que notre sollicitude à cet égard fût aussi active et aussi prudente que nos paroles sont abondantes ! mais, ce qu’il y a de plus déplorable, le charme des convoitises terrestres s’insinue à chaque instant dans nos esprits, qui se trouvent ainsi envahis par une multitude de frivolités ; et de cette manière la pensée de ce que nous cherchons à éviter est sans cesse présente à notre âme. Il est difficile à l’homme de se mettre en garde contre ce piège, et il lui est impossible de s’en garantir complètement. Enfin le Prophète déclare que c’est là un vœu plutôt qu’une réalité : Inclinez mon cœur vers votre loi, et non point vers l’avarice <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#119-36|''Ps.'' {{rom|cxviii}}, 36.]]</ref>. Notre cœur, en effet, et nos pensées ne sont pas en notre pouvoir ; ils envahissent d’une manière imprévue notre esprit et notre âme, et après y avoir jeté ainsi le trouble, nous entraînent là où nous n’avions pas dessein d’aller : ils nous rappellent aux choses du siècle, nous suggèrent des sentiments mondains, allument en nous les flammes de la volupté, présentent à nos regards des attraits séducteurs, et au moment même où nous sommes disposés à élever nos esprits, nous nous trouvons le plus souvent ramenés vers les choses de la terre par les pensées vaines qui nous captivent <ref>De la Fuite du siècle, ch. I.</ref> ». Le pouvoir de devenir enfants de Dieu n’appartient donc pas aux hommes : c’est Dieu qui le leur donne <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#1-12|''Jean'', {{rom|i}}, 12.]]</ref>. Ils reçoivent en effet ce pouvoir de celui qui fait naître dans le cœur humain ces pensées pieuses qui d’abord forment en nous la foi, pour que cette foi agisse ensuite par la charité <ref>[[Bible_Crampon_1923/Galates#5-6|''Gal.'' {{rom|v}}, 6.]]</ref> ; mais pour acquérir ce bien précieux, et le conserver,
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pour le faire croître avec persévérance jusqu’à la fin, nous sommes incapables de former aucune pensée comme de nous-mêmes : notre pouvoir à cet égard vient de Dieu, qui tient en sa puissance notre cœur et nos pensées.
{{t3|LES JUGEMENTS DE DIEU SONT IMPÉNÉTRABLES.|CHAPITRE IX.|fs=120%}}
21. Ainsi, de deux enfants également souillés par le péché originel, pourquoi l’un est-il choisi et l’autre délaissé ? De deux impies déjà avancés en âge, pourquoi l’un est-il appelé de telle sorte qu’il obéisse à la voix qui l’appelle, tandis que l’autre, ou bien n’est pas appelé, ou bien n’est pas appelé de cette manière ? La réponse est dans l’impénétrabilité des jugements de Dieu. De deux personnes pieuses, au contraire, pourquoi la persévérance est-elle donnée à celle-ci, tandis qu’elle n’est pas donnée à celle-là ? C’est que les jugements de Dieu sont encore plus impénétrables. Cependant les fidèles doivent tenir comme une chose tout à fait indubitable, que l’une de ces deux personnes est d’entre les prédestinés, et que l’autre n’en est pas. « Car, s’ils avaient été d’entre nous », dit un des prédestinés qui avait appris ce mystère sur la poitrine du Seigneur, « ils seraient certainement demeurés avec nous ». Qu’est-ce à dire, je vous prie : « Ils n’étaient point d’entre nous ; car, s’ils avaient été d’entre nous, ils seraient certainement demeurés avec nous ? » Est-ce que les uns et les autres n’avaient pas été créés par Dieu ? N’avaient-ils pas tous Adam pour père et la terre pour origine ? N’avaient-ils pas tous reçu de celui qui a dit : « C’est moi qui ai fait tout ce qui respire <ref>[[Bible_Crampon_1923/Isaïe#57-16|''Isa.'' {{rom|lvii}}, 16.]]</ref> », une âme d’une seule et même nature ? Enfin, est-ce que les uns et les autres n’avaient pas été appelés et n’avaient pas obéi à la voix qui les appelait ? Tous n’étaient-ils pas sortis de l’état du péché pour entrer dans celui de la justice, et n’avaient-ils pas été renouvelés dans les eaux du sacrement de la régénération ? Si l’apôtre saint Jean, qui sans doute savait bien ce qu’il disait, si cet Apôtre entendait ce langage, il pourrait répondre en ces termes : Ces faits sont incontestables, et sous tous ces rapports ces hommes étaient d’entre nous ; cependant, à un autre point de vue, ils n’étaient point d’entre nous ; car s’ils avaient été d’entre nous, ils seraient certainement demeurés avec nous. Qu’est-ce donc qui les séparait de nous ? Les livres divins sont ouverts, n’en détournons point nos regards : prêtons l’oreille aux paroles énergiques des saintes Écritures. Ils n’étaient point d’entre eux, parce qu’ils n’étaient pas appelés suivant le décret : ils n’avaient pas été élus en Jésus-Christ avant la formation du monde, ils n’avaient pas obtenu par lui un droit à l’héritage, ils n’avaient pas été prédestinés suivant le décret de celui qui fait toutes choses. Autrement ils auraient été d’entre eux, et sans aucun doute ils seraient demeurés avec eux.
22. Je ne dirai pas ici combien il est facile à Dieu de convertir à sa foi les volontés humaines qui en sont le plus éloignées, et celles même qui y sont opposées ; d’agir dans le cœur de ces hommes pour les empêcher de fléchir devant aucune contradiction et de s’éloigner de lui en se laissant vaincre par une tentation quelconque : car il peut bien, suivant l’expression de l’Apôtre, ne pas permettre qu’ils soient tentés au-delà de leurs forces <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#10-13|''I Cor.'' {{rom|x}}, 13.]]</ref>. Sans parler donc de tout cela, Dieu prévoyant que les hommes dont il s’agit devaient tomber, pouvait certainement les retirer de cette vie, avant que leur chute ne fût consommée. Faut-il revenir encore sur une question épuisée, et montrer de nouveau combien il est absurde de prétendre que les hommes, après leur mort, sont jugés même sur les péchés que Dieu a prévu qu’ils auraient commis, s’ils avaient vécu plus longtemps ? Cette opinion est tellement opposée au sentiment chrétien et à tous les sentiments humains, qu’on rougit même de la réfuter. Si les hommes, alors même qu’ils n’ont pas entendu l’Évangile, pouvaient être jugés d’après la résistance ou la soumission avec laquelle Dieu a prévu qu’ils l’auraient reçu, supposé qu’il leur eût été annoncé ; pourquoi ne pas dire aussi que la prédication même de l’Évangile, qui a coûté et coûte encore aujourd’hui aux saints tant de travaux et de souffrances, pourquoi ne pas dire que cette prédication est une chose inutile ? Tyr et Sidon ne devaient donc point être condamnées, pas même avec moins de sévérité que ces autres cités qui virent, sans croire en lui, les prodiges opérés par le Seigneur Jésus-Christ : car, si ces prodiges eussent été accomplis au milieu
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d’elles, elles auraient fait pénitence dans la cendre et sous le cilice, suivant les expressions de la Vérité même, par lesquelles le Seigneur Jésus nous découvre un mystère de prédestination plus profond.
23. En effet, si on nous demande pourquoi des miracles si grands ont été opérés sous les yeux de ceux qui devaient les voir sans croire en Jésus-Christ, et pourquoi au contraire ils n’ont pas été opérés chez ceux qui auraient cru, s’ils les avaient vus, que répondrons-nous ? Dirons-nous ce que j’ai dit déjà dans le livre où j’ai répondu à six questions des païens, mais sans préjudice des autres raisons que les hommes éclairés peuvent découvrir ? Voici, comme vous le savez, la réponse que j’ai faite à cette question : Pourquoi la venue du Christ a-t-elle été précédée de tant de siècles ? « C’est que le Christ prévoyait que dans tous les siècles et dans tous les lieux où son Évangile n’a pas été prêché, cette prédication aurait été accueillie comme elle l’a été par la multitude de ceux qui, témoins de son existence corporelle, n’ont point voulu croire en lui, alors même qu’il ressuscitait les morts ». J’ai dit aussi un peu plus loin dans le même livre, et pour répondre à la même question : « Qu’y a-t-il d’étonnant en cela ? Le Christ voyait, durant les siècles précédents, cet univers généralement rempli d’infidèles à qui il ne voulait pas que son nom fût prêché, par cette raison excellente qu’il prévoyait que ces hommes ne croiraient ni à ses paroles, ni à ses miracles <ref>Lettre CII, quest. 2.</ref> ». Il nous est certainement impossible de dire cela de Tyr et de Sidon, et nous voyons par elles que les jugements de Dieu sont fondés sur ces raisons cachées de prédestination, sans préjudice desquelles j’ai dit alors que je répondais de cette manière. Il nous est facile en effet d’accuser l’infidélité des Juifs, puisqu’elle vient de leur libre volonté qui a refusé de croire aux prodiges si éclatants accomplis au milieu d’eux. Le Seigneur lui-même leur adressait à ce sujet des reproches accablants : « Malheur à toi, Corozaïn et Bethzaïde ! car si les miracles qui ont été faits au milieu de vous avaient été faits dans Tyr et dans Sidon, elles auraient fait autrefois pénitence sous le cilice et dans la cendre ». Mais pouvons-nous dire de même que Tyr et Sidon n’ont pas voulu croire à de semblables miracles opérés au milieu d’elles, ou qu’elles n’auraient pas voulu y croire si elles en avaient été témoins ? Le Seigneur lui-même leur rend témoignage au contraire qu’elles auraient fait pénitence avec une humilité profonde, si ces merveilles de la puissance divine s’étaient opérées sous leurs yeux. Et cependant au jour du jugement elles seront châtiées, quoique leur supplice doive être moins dur que celui des cités qui n’ont pas voulu croire aux miracles opérés au milieu d’elles. Car le Seigneur ajoute : « Cependant je vous le dis : Tyr et Sidon seront traitées avec plus d’indulgence que vous au jour du jugement <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#11-21|''Matt.'' {{rom|xi}}, 21, 22.]]</ref> ». Ainsi, les uns seront châtiés avec plus de sévérité, les autres avec plus d’indulgence : mais tous seront châtiés. Or, si les morts sont jugés même d’après ce qu’ils auraient fait, supposé que leur vie eût été prolongée, les habitants de Tyr et de Sidon qui auraient été fidèles dans le cas où l’Évangile leur eût été annoncé avec des miracles aussi éclatants, ne devraient donc pas être châtiés. Mais ils le seront certainement, et par là même il est faux aussi que les morts soient jugés suivant ce qu’ils auraient fait, si l’Évangile leur eût été annoncé pendant qu’ils vivaient. Et si cela est faux, on n’est donc plus autorisé à dire, par rapport aux enfants qui meurent sans avoir reçu le baptême, que ce malheur les frappe justement par la raison que Dieu a prévu, dans le cas où ils vivraient et où l’Évangile leur serait annoncé, leur obstination à ne pas croire. Il ne reste donc plus qu’à considérer ces enfants comme coupables du péché originel exclusivement et comme envoyés à la damnation pour ce seul motif ; quoique nous voyions ce même péché pardonné dans le sacrement de la régénération, et par une faveur tout à fait gratuite de Dieu, à d’autres enfants dont la condition est identique ; et que, en même temps, par un jugement caché, mais juste — car il n’y a en Dieu aucune injustice <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#9-14|''Rom.'' {{rom|ix}}, 14.]]</ref> — nous en voyions d’autres qui courent à leur perte en vivant dans le désordre après leur baptême ; lesquels néanmoins sont conservés sur cette terre jusqu’à ce que leur perte soit consommée, alors même qu’ils n’eussent point dû périr, si la mort corporelle, prévenant leur chute, fût venue à leur secours. Personne, en effet, n’est jugé après sa mort suivant le bien ou le mal qu’il aurait fait, si la mort ne l’avait point
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frappé : autrement les habitants de Tyr et de Sidon ne subiraient pas un châtiment pour ce qu’ils ont fait ; mais, au contraire, ils seraient sauvés à raison de la pénitence héroïque qu’ils auraient faite et de la foi qu’ils auraient eue en Jésus-Christ, si les miracles évangéliques eussent été opérés au milieu d’eux.
{{t3|POURQUOI LE SEIGNEUR NE FIT-IL POINT SES GRANDS MIRACLES À TYR ET À SIDON.|CHAPITRE X.|fs=120%}}
24. Un homme qui s’est fait un nom dans la controverse catholique, a donné une autre explication de cet endroit de l’Évangile. Suivant lui, le Seigneur prévoyait que les Tyriens et les Sidoniens abandonneraient plus tard la foi, après avoir cru aux miracles opérés au milieu d’eux, et c’est plutôt par un acte de miséricorde qu’il n’a point accompli ces prodiges dans leurs villes ; car en abandonnant la foi après l’avoir d’abord embrassée, ils eussent mérité un châtiment plus rigoureux que si jamais ils ne l’avaient embrassée. Qu’ai-je besoin de dire ici ce qu’il peut y avoir de très-contestable dans cette doctrine d’un homme docte et quelque peu subtil, puisque cette doctrine elle-même vient appuyer ce que nous voulons établir ? Car si le Seigneur, en n’opérant pas au milieu d’eux ces miracles à l’aide desquels ils auraient pu parvenir à la foi ; si le Seigneur a fait en cela un acte de miséricorde, et s’il a voulu les préserver par là du châtiment plus rigoureux qu’ils auraient mérité en retournant à l’infidélité, ainsi qu’il prévoyait que cela aurait lieu ; il est donc suffisamment et surabondamment prouvé que personne, après la mort, n’est jugé sur les péchés que Dieu a prévu devoir être commis par lui ; dans le cas où, par un moyen quelconque, ce même Dieu ne fût pas venu à son secours pour l’empêcher de les commettre : car, supposé que cette opinion soit vraie, le Christ est venu au secours des habitants de Tyr et de Sidon, en préférant ne pas les voir embrasser la foi plutôt que de les voir ensuite se rendre coupables d’un crime beaucoup plus grand par l’abandon de cette foi, comme il prévoyait que cet abandon aurait lieu s’ils venaient à croire en lui. Cependant, si on demandait pourquoi Dieu ne les a pas d’abord appelés à la foi pour leur faire ensuite la grâce de sortir de ce monde avant d’avoir renoncé à la foi, je ne vois pas ce que l’on pourrait répondre. Car en disant qu’il a été accordé comme un bienfait à ceux qui devaient cesser de croire, de ne pas commencer à posséder une chose à laquelle ils n’auraient pu renoncer sans se rendre coupables d’un crime plus odieux, on dit par là même que l’homme n’est point jugé sur le mal que Dieu a prévu devoir être commis par lui, puisque Dieu, par un bienfait réel, l’empêche de le commettre. Il a donc été pourvu au salut de celui qui « a été enlevé de ce monde, de peur que la méchanceté ne vînt corrompre son esprit <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#4-11|''Sag.'' {{rom|iv}}, 11.]]</ref> ». Mais pourquoi les mêmes mesures n’ont-elles pas été prises en faveur des Tyriens et des Sidoniens ? pourquoi n’ont-ils pas été d’abord appelés à la foi, puis, enlevés de ce monde, de peur que la méchanceté ne vînt corrompre leur esprit ? Celui à qui il a plu de résoudre cette question de cette manière, pourrait peut-être donner ici une réponse. Pour moi, en me renfermant dans les limites de mon sujet, une chose me suffit, si je ne me trompe : c’est que, même suivant cette opinion, il est démontré que les hommes ne sont point jugés sur les actions qu’ils n’ont pas faites, alors même que Dieu a prévu qu’ils les auraient faites. Mais, je l’ai dit et je le répète, on rougit même de réfuter cette opinion suivant laquelle ceux que la mort frappe ou qu’elle a déjà frappés, seraient punis pour des péchés que Dieu a prévu qu’ils auraient commis, si une vie plus longue leur eût été accordée : car nous ne voulons point paraître avoir considéré cette opinion comme sérieuse, quoique nous ayons mieux aimé la discuter et la réfuter que de la passer sous silence.
{{t3|DU SORT FAIT PAR DIEU AUX PETITS ENFANTS.|CHAPITRE XI.|fs=120%}}
25. Ainsi donc, suivant l’expression de l’Apôtre, « cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#9-16|''Rom.'' {{rom|ix}}, 16.]]</ref> ». C’est Dieu qui vient au secours des petits enfants qu’il lui plaît, même indépendamment de leur volonté et de leurs efforts, pourvu seulement qu’il les ait choisis dans le Christ avant la formation du monde, pour leur donner plus tard la grâce gratuitement, c’est-à-dire, sans que précédemment ils aient mérité cette grâce, soit par
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leur foi, soit par leurs œuvres ; c’est Dieu encore qui, suivant son bon plaisir, refuse son secours aux adultes qu’il a prévu devoir ajouter foi à ses miracles, si ces miracles eussent été accomplis au milieu d’eux ; et cela, parce que dans sa prédestination il a, d’une manière cachée, il est vrai, mais conforme à la justice, porté sur eux un jugement différent. Car il n’y a en Dieu aucune injustice ; mais ses jugements sont impénétrables et ses voies sont inaccessibles <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#11-33|''Rom.'' {{rom|xi}}, 33.]]</ref> ; et toutes les voies du Seigneur sont miséricorde et vérité <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#25-10|''Ps.'' {{rom|xxiv}}, 10.]]</ref>. C’est donc par sa miséricorde inaccessible qu’il a pitié de celui qu’il lui plaît, sans aucun mérite précédent de celui-ci ; et c’est par sa vérité inaccessible qu’il endurcit celui qu’il veut <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#9-18|''Rom.'' {{rom|ix}}, 18.]]</ref>, non plus, il est vrai, sans que celui-ci l’ait mérité, mais le plus souvent sans qu’il l’ait mérité autrement que celui à qui il est fait miséricorde. Ainsi, de deux jumeaux dont l’un est choisi et l’autre délaissé, la fin est différente, quoique les mérites soient les mêmes ; mais dans ce cas, le premier est délivré par la grande bonté de Dieu, sans que le second soit condamné par aucune injustice de la part de ce même Dieu. Car y a-t-il en lui aucune injustice ? Non, certes : mais ses voies sont inaccessibles. C’est pourquoi, croyons sans hésiter que la miséricorde de Dieu s’exerce à l’égard de ceux qui sont délivrés, et sa vérité à l’égard de ceux qui sont châtiés : ne nous efforçons pas d’approfondir ce qui ne peut être approfondi, ni de pénétrer ce qui est impénétrable. C’est en effet de la bouche des petits enfants, de ceux encore à la mamelle, que Dieu recueille ses louanges les plus parfaites <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#8-3|''Ps.'' {{rom|viii}}, 3.]]</ref>. Nous voyons d’un côté des enfants dont la délivrance ne saurait être attribuée à aucun mérite précédent de leur part, tandis que, d’un autre côté, nous en voyons dont la damnation a été précédée uniquement de la faute originelle commune à tous : n’hésitons aucunement à croire qu’il en est de même à l’égard des adultes, c’est-à-dire, ne pensons point que la grâce soit donnée à chacun suivant ses mérites, ni que personne soit puni uniquement parce qu’il a mérité d’être puni, dans le cas où il y a culpabilité égale entre ceux qui sont délivrés et ceux qui sont punis, comme dans le cas où la culpabilité des uns diffère de la culpabilité des autres. Ainsi, que celui qui croit être debout prenne garde de tomber <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#10-12|''I Cor.'' {{rom|x}}, 12.]]</ref> ; et que celui qui se glorifie ne se glorifie point en lui-même, mais dans le Seigneur <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#1-31|''Id.'' {{rom|i}}, 31.]]</ref>.
26. Mais pourquoi ne pas souffrir », suivant les expressions de votre lettre, « que la condition des petits enfants soit comparée à celle des adultes <ref>Voir la lettre d’Hilaire, n. 8.</ref> », quand on croit contre les Pélagiens à l’existence du péché originel, qui est entré dans le monde par un seul homme ; quand on ne doute pas que tous aient été condamnés par le fait d’un seul <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#5-12|''Rom.'' {{rom|v}}, 12, 16.]]</ref> ? Ces dernières maximes sont rejetées également par les Manichéens, lesquels non-seulement dénient toute autorité aux livres de l’Ancien Testament sans exception, mais encore reçoivent les livres du Nouveau de telle sorte que, par un privilège à eux particulier, ou plutôt par un procédé sacrilège, ils en reçoivent certaines parties et en rejettent certaines autres suivant leurs caprices : c’est contre eux que, dans mes livres sur le Libre arbitre, j’ai fait des raisonnements où les Pélagiens prétendent puiser contre nous des arguments sans réplique. Or, en évitant de donner une solution précise à certaines questions incidentes, mais pleines de difficultés, je n’avais d’autre but que de ne pas donner à mon œuvre une longueur démesurée, alors que l’autorité des divines Écritures n’était pour moi d’aucun secours contre des adversaires si pervers. Et de quelque côté que fût la vérité, par rapport aux questions sur lesquelles je ne me prononçais pas clairement, je pouvais cependant conclure d’une manière certaine que, dans toute hypothèse, Dieu devait être loué pour toutes ses œuvres, sans qu’il fût nullement nécessaire de croire, comme les Manichéens, au mélange des deux substances coéternelles du bien et du mal.
27. Au reste, dans le premier livre de mes rétractations, ouvrage que vous n’avez pas encore lu, lorsque j’en vins à corriger ces livres du libre arbitre, je m’exprimai en ces termes : « Dans ces livres où un grand nombre de sujets ont été discutés, la solution de plusieurs questions incidentes, soit qu’il me fût impossible de les résoudre, soit que pour le moment elles eussent exigé de trop longs développements, a été différée ; mais de telle sorte que, quelque parti que l’on adoptât par rapport aux réponses plus
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ou moins spécieuses qui pouvaient être faites et dont il était difficile de reconnaître le degré de conformité réelle avec la vérité ; de telle sorte, dis-je, que la conclusion de nos raisonnements fût constamment celle-ci : de quelque côté que soit la vérité, on doit croire, ou même il est démontré que Dieu doit être loué. Cette discussion a été établie, en effet, contre ceux qui nient que l’origine du mal vienne du libre arbitre de la volonté, et qui prétendent que, dans ce cas, Dieu devrait être accusé pour avoir créé tous les êtres : leur but étant d’introduire par ce moyen, et conformément à leur erreur tout à fait impie (car ils sont Manichéens), une certaine nature mauvaise, immuable et éternelle comme Dieu <ref>''Rétract.'' liv. I, ch. IX, n. 2.</ref> ». Un peu plus loin j’ai ajouté pareillement : « Il a été dit ensuite de quel état malheureux, très-justement infligé aux pécheurs, la grâce nous délivre : que l’homme, par lui-même, c’est-à-dire par son libre arbitre, a bien pu tomber, mais non pas se relever : que l’ignorance et la difficulté qui pèsent sur tout homme dès le jour de sa naissance, sont des effets de cet état malheureux auquel nous avons été justement condamnés : que personne n’est délivré de l’une et de l’autre, si ce n’est par la grâce de Dieu : que suivant les Pélagiens qui nient le péché originel, cet état malheureux ne vient point de cette juste condamnation ; mais, que quand même cette ignorance et cette difficulté seraient la condition naturelle primitive de l’homme, Dieu ne devrait pas être accusé, il devrait au contraire être loué à ce sujet, comme nous l’avons démontré précisément dans ce livre troisième. Cette démonstration, ai-je dit encore, doit être regardée comme dirigée contre les Manichéens qui ne reçoivent pas les saints livres de l’Ancien Testament où le péché originel est affirmé, et qui prétendent que les citations de l’Ancien Testament qu’on lit dans les écrits des Apôtres, y ont été introduites par l’impudence sacrilège de faussaires abominables, mais qu’elles n’ont pas été écrites de la main des Apôtres. Dans les controverses avec les Pélagiens, au contraire, on doit s’attacher à maintenir ce que l’une et l’autre Écriture enseignent, puisqu’ils font profession de les admettre <ref>Id. n. 6.</ref> ». Je me suis exprimé ainsi dans le premier livre des rétractations, quand j’ai revu les livres sur le Libre arbitre. Ce n’est point là assurément tout ce que j’ai dit en cet endroit au sujet de ces livres ; mais j’ai cru qu’il serait trop long d’insérer une multitude d’autres réflexions dans cet ouvrage que je vous adresse, et, d’ailleurs, cela ne m’a point paru nécessaire : vous en jugerez ainsi vous-mêmes, je pense, quand vous les aurez lues entièrement. Voici donc l’argumentation que j’ai employée dans le troisième livre du Libre arbitre, au sujet des petits enfants : Alors même qu’il serait vrai, comme les Pélagiens le prétendent, que l’ignorance et la faiblesse dont nul homme n’est exempt au moment de sa naissance, sont la condition primitive de notre nature, et non point l’effet d’un châtiment ; les Manichéens n’en seraient pas moins convaincus d’erreur lorsqu’ils proclament l’existence de deux substances coéternelles, l’une bonne et l’autre mauvaise : mais parce que j’ai employé ce raisonnement, est-ce un motif pour révoquer en doute, ou même pour abandonner la foi que l’Église catholique défend précisément contre les Pélagiens, lorsqu’elle proclame l’existence du péché originel, dont la souillure contractée dans la génération doit être effacée dans le sacrement de la régénération ? Si donc nos adversaires admettent avec nous cette vérité, s’ils nous prêtent leur concours pour confondre l’erreur des Pélagiens à cet égard, pourquoi croient-ils devoir douter encore que Dieu arrache à la puissance des ténèbres et transporte dans le royaume du Fils de sa charité <ref>[[Bible_Crampon_1923/Colossiens#1-13|''Coloss.'' {{rom|i}}, 13.]]</ref>, même les petits enfants auxquels il donne sa grâce par le sacrement de baptême ? Pourquoi refusent-ils de célébrer la miséricorde et la justice du Seigneur <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#101-1|''Ps.'' {{rom|c}}, 1.]]</ref>, lorsqu’il donne cette grâce aux uns et qu’il la refuse aux autres ? Qui donc a connu la pensée du Seigneur <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#11-34|''Rom.'' {{rom|xi}}, 34.]]</ref> et le motif pour lequel la grâce est donnée à ceux-ci plutôt qu’à ceux-là ? Qui a le pouvoir de pénétrer ce qui est impénétrable et de s’élever jusqu’à ce qui est inaccessible ?
{{t3|LA GRÂCE DE DIEU PUREMENT GRATUITE.|CHAPITRE XII.|fs=120%}}
28. Ainsi donc, il demeure établi que la grâce de Dieu n’est point donnée suivant les
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mérites de ceux qui la reçoivent, mais suivant le bon plaisir de la volonté divine, pour la louange et la gloire de la grâce même de Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Éphésiens#1-5|''Eph.'' {{rom|i}}, 5.]]</ref>, afin que celui qui se glorifie ne se glorifie point en lui-même, mais dans le Seigneur <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#1-31|''I Cor.'' {{rom|i}}, 31.]]</ref>. Car Dieu donne aux hommes à qui il lui plaît, parce qu’il est miséricordieux ; il pourrait ne pas leur donner, et ce serait justice de sa part ; et il ne donne pas à ceux à qui il ne veut pas, afin de manifester les richesses de sa gloire en faveur des vases de miséricorde <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#9-23|''Rom.'' {{rom|ix}}, 23.]]</ref>. En effet, en donnant à quelques-uns ce qu’ils ne méritent pas, il a voulu faire voir que sa grâce est gratuite et par là même qu’elle est une grâce véritable : en ne faisant pas ce don à tous, il a montré ce que tous méritent. Ainsi la bonté de Dieu se révèle dans le bienfait accordé aux uns, et sa justice dans le châtiment infligé aux autres : sa bonté se révèle même à l’égard de tous, en ce sens qu’on agit par bonté quand on rend ce qui est dû ; et sa justice se révèle pareillement à l’égard de tous, en ce sens qu’on agit conformément à la justice quand, sans léser qui que ce soit, on donne une chose qui n’était point due.
29. De plus, nous soutenons que la grâce est indépendante de tout mérite, en d’autres termes, qu’elle est une grâce véritable, quand même, suivant le sentiment des Pélagiens, les enfants baptisés ne seraient pas arrachés à la puissance des ténèbres par la raison que, suivant ces mêmes Pélagiens, ils ne sont coupables d’aucun péché ; mais qu’ils seraient seulement transférés dans le royaume du Seigneur : car, même dans ce cas, le royaume de Dieu est donné aux uns sans aucun mérite de leur part, et il est refusé aux autres sans qu’ils aient davantage mérité d’en être privés. C’est la réponse que nous faisons ordinairement aux Pélagiens, quand ils nous objectent que nous faisons dépendre la grâce de Dieu d’un aveugle destin, en disant qu’elle n’est point donnée suivant nos mérites. Car ce sont plutôt eux-mêmes qui, par rapport aux enfants, font dépendre la grâce du destin, puisqu’ils prétendent que, si l’on n’admet pas le mérite, il faut admettre le destin. Il est impossible, en effet, de l’aveu même des Pélagiens, de trouver dans les enfants aucun mérite qui autorise à envoyer ceux-ci dans le royaume du Seigneur et à en repousser ceux-là. Je viens de prouver que la grâce de Dieu n’est point donnée suivant nos mérites ; pour faire cette démonstration j’ai cru devoir admettre, comme principe ou comme point de départ, l’un et l’autre sentiment, notre sentiment à nous qui prétendons que les enfants sont coupables du péché originel, et le sentiment des Pélagiens qui nient l’existence du péché originel ; et cependant je ne doute pas pour cela que les enfants aient réellement besoin du pardon de celui qui sauve son peuple des péchés dont il est coupable <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#1-21|''Matt.'' {{rom|i}}, 21.]]</ref> : eh bien ! de même aussi dans le livre troisième du Libre arbitre, j’ai combattu les Manichéens en me plaçant dans l’une et l’autre hypothèse, soit que l’ignorance et la faiblesse, dont nul homme n’est exempt en venant au monde, fussent un châtiment, soit qu’elles fussent la condition primitive de la nature ; et cependant je regarde l’un de ces deux sentiments comme certain, et je l’ai fait voir assez clairement en cet endroit : car j’ai dit que ce n’est point là la nature de l’homme tel qu’il a été créé, mais un châtiment auquel il a été condamné <ref>Chap. XX, XXIII.</ref>.
30. C’est donc en vain que l’on m’objecte ce livre écrit par moi il y a longtemps, pour m’empêcher de traiter comme je dois le faire la question des enfants, et de prouver par ce moyen même, avec l’évidence d’une vérité tout à fait palpable, que la grâce de Dieu n’est point donnée suivant les mérites des hommes. J’ai commencé les livres du Libre arbitre, étant laïque, et je les ai terminés étant prêtre. Or, quand même j’aurais encore douté, à cette époque, de la damnation des enfants qui n’ont pas été régénérés, et de la délivrance de ceux qui ont été régénérés, personne, ce me semble, ne serait assez injuste et assez pervers pour m’interdire de faire aucun progrès, et pour déclarer que je dois toujours rester dans ce doute. Mais on peut, et avec plus de raison, ne pas voir dans ces livres un motif de croire que j’aie douté réellement de cette vérité, et voici pourquoi : c’est que les adversaires contre lesquels je dirigeais mes efforts, me parurent devoir être réfutés de telle sorte que, supposé l’existence d’un châtiment infligé aux enfants à cause du péché originel, ce qui est conforme à la vérité, ou supposé l’absence de cette peine, comme plusieurs le croient faussement, il fût cependant impossible,
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dans l’un et l’autre cas, de croire à ce mélange de deux substances, l’une bonne et l’autre mauvaise, introduites par l’erreur manichéenne. À Dieu ne plaise donc que j’abandonne cette question des enfants, et que je dise qu’il n’est pas certain pour nous si les enfants qui meurent après avoir été régénérés en Jésus-Christ obtiennent le salut éternel, et si ceux qui n’ont pas été régénérés vont à une seconde mort. Car il est impossible de donner une autre interprétation raisonnable à ces paroles de saint Paul : « Le péché est entré dans le monde par un seul homme, et par le péché la mort ; et la mort a passé ainsi dans tous les hommes <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#5-12|''Rom.'' {{rom|v}}, 12.]]</ref> » ; et personne, soit parmi les enfants, soit parmi les adultes, n’est délivré de la mort éternelle, qui est le très juste châtiment du péché, si ce n’est par celui qui est mort pour la rémission de nos péchés, originel et personnels, sans avoir lui-même aucun péché ni originel ni personnel. Mais pourquoi délivre-t-il ceux-ci plutôt que ceux-là ? Nous dirons et nous répéterons, sans nous fatiguer jamais : « Ô homme, qui êtes-vous pour oser contester avec Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#9-20|''Id.'' {{rom|ix}}, 20.]]</ref> ? Ses jugements sont impénétrables et ses voies sont inaccessibles <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#11-33|''Id.'' {{rom|xi}}, 33.]]</ref> ». Et nous ajouterons encore ceci : « Ne cherchez point ce qui est au-dessus de vous, et ne scrutez point ce qui est au-dessus de vos forces <ref>[[Bible_Crampon_1923/Ecclésiastique#3-22|''Eccli.'' {{rom|iii}}, 22.]]</ref> ».
31. Vous voyez donc, mes très-chers, combien il serait absurde, combien il serait contraire à la pureté de la foi et à la sainteté de la vérité, de dire que les enfants sont jugés après leur mort sur les actions que Dieu a prévu qu’ils auraient faites s’ils avaient vécu. Certes, le sens humain, de quelques faibles lueurs de raison qu’il soit éclairé, et surtout le sens chrétien, repoussent énergiquement dans tout homme cette opinion ; mais ceux-là ont été amenés invinciblement à l’adopter, qui, tout en voulant s’écarter de l’erreur des Pélagiens, ont pensé néanmoins jusqu’à présent qu’ils devaient croire et même soutenir dans leurs controverses, que la grâce de Dieu par Jésus-Christ Notre-Seigneur, laquelle est pour chacun de nous un secours puissant après la chute du premier homme en qui nous sommes tous tombés, que cette grâce, dis-je, nous est donnée suivant nos mérites. Pélage, en présence des évêques d’Orient réunis pour le juger, condamna précisément cette opinion, dans la crainte de se voir condamné lui-même. Or, s’il n’est plus permis de raisonner ainsi au sujet des œuvres bonnes ou mauvaises que les morts auraient faites, dans le cas où une vie plus longue leur eût été accordée, œuvres qui par là même n’ont aucune existence réelle, et que Dieu lui-même prévoyait ne devoir pas exister ; si donc on ne tient plus ce langage, dont vous voyez toute la fausseté, que nous restera-t-il, sinon de confesser, toute obscurité introduite par la discussion étant dissipée à nos yeux, que la grâce de Dieu n’est point donnée suivant nos mérites, comme l’Église catholique le soutient contre l’hérésie pélagienne ? Que nous restera-t-il, sinon à reconnaître que cette vérité est d’une évidence plus grande encore par rapport aux enfants ? Car Dieu ne se trouve point, de par le destin, dans la nécessité de venir au secours de certains enfants, et dans l’impuissance de venir au secours des autres, alors que la condition de tous est la même : ou bien nous devrons penser que, en ce qui regarde les enfants, les choses humaines ne sont point dirigées par la divine Providence, mais bien par le hasard, car il s’agit ici de la damnation ou de la délivrance d’âmes raisonnables ; et cependant un passereau ne tombe pas sur la terre sans la volonté de notre Père qui est aux cieux <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#10-29|''Matt.'' {{rom|x}}, 29.]]</ref> : ou bien la mort des enfants qui n’ont pas reçu le baptême devra être attribuée à la négligence de leurs parents, de telle sorte que les jugements d’en haut n’y aient aucune part ; comme si ces enfants qui meurent de cette mort malheureuse, s’étaient, de leur volonté propre, choisi à eux-mêmes les parents négligents dont ils devraient naître ; mais, s’il en est ainsi, que dirai-je quand parfois un enfant aura expiré avant qu’il ait été possible de lui procurer le bienfait du sacrement de baptême ? Souvent, en effet, le baptême n’est point donné à un enfant, malgré l’empressement des parents et lorsque les ministres sont déjà prêts pour l’administration de ce sacrement, et cela parce que Dieu ne voulant point que cet enfant fût baptisé, lui a refusé un instant de vie nécessaire pour cela. Que dirai-je encore, quand d’autres fois le bienfait du baptême a pu être accordé à des enfants nés de parents infidèles, pour les empêcher d’aller à la perdition, tandis que le même bienfait n’a pu
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être procuré à des enfants nés de parents fidèles ? Ces faits prouvent certainement qu’il n’y a en Dieu aucune acception de personnes <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#2-11|''Rom.'' {{rom|ii}}, 11.]]</ref> : autrement il délivrerait plutôt les enfants de ses serviteurs que ceux de ses ennemis.
{{t3|LA GRÂCE DONNÉE ABSOLUMENT SELON LA VOLONTÉ DE DIEU.|CHAPITRE XIII.|fs=120%}}
32. Mais, puisque nous traitons maintenant du don de la persévérance, pourquoi, quand un enfant qui n’est pas baptisé doit mourir, pourquoi Dieu ne vient-il pas le secourir et l’empêcher de mourir sans baptême ? Et quand celui qui est baptisé doit tomber, pourquoi ne vient-il pas aussi le secourir en le faisant mourir auparavant ? Accueillerons-nous encore cette allégation absurde, qu’il n’y a pour l’homme aucun avantage à mourir avant d’être tombé, par la raison que chacun sera jugé suivant les actions que Dieu a prévu qu’il commettrait, si sa vie était prolongée ? Mais qui pourrait entendre de sang-froid un langage si abominable et si radicalement opposé aux principes de la foi ? Qui pourrait le supporter ? Et cependant, ceux qui ne veulent pas reconnaître que la grâce de Dieu n’est point donnée suivant nos mérites, sont forcés de parler ainsi. Ceux au contraire qui refusent de dire que chacun est jugé, après sa mort, suivant les actions que Dieu a prévu qu’il aurait faites, s’il eût continué à vivre, parce qu’ils voient la fausseté manifeste et l’absurdité révoltante d’une telle doctrine ; ceux-là, dis-je, n’ont plus aucune raison pour adopter un langage que l’Église a condamné dans les Pélagiens et qu’elle a fait condamner par Pélage lui-même ; ils ne peuvent plus soutenir que la grâce de Dieu est donnée suivant nos mérites. Car ils voient des enfants qui n’ont pas été régénérés, enlevés de ce monde pour aller à la mort éternelle, tandis que d’autres qui ont été régénérés sont frappés d’une mort semblable pour aller à la vie éternelle ; et parmi ceux mêmes qui ont été régénérés, ils voient les uns quittant cette terre après avoir persévéré jusqu’à la fin, et les autres retenus ici-bas jusqu’à ce qu’ils tombent, quoique évidemment leur chute n’eût pas dû avoir lieu, si la mort les avait frappés avant que leur faute ne fût commise ; et par contre ils en voient d’autres qui, après leur chute, continuent à vivre jusqu’à ce qu’ils reviennent à résipiscence, quoique assurément aussi ils eussent dû périr si la mort les avait frappés avant leur retour.
33. Il est prouvé assez clairement par ce qui précède, que la grâce de Dieu, soit pour commencer, soit pour persévérer jusqu’à la fin, n’est point donnée suivant nos mérites ; mais qu’elle est donnée suivant la volonté même de Dieu, volonté très-mystérieuse, mais aussi très-juste, très-sage et infiniment libérale : car ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-30|''Rom.'' {{rom|viii}}, 30.]]</ref> de cette vocation dont il a été dit : « Les dons et la vocation de Dieu sont sans repentance <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#11-29|''Id.'' {{rom|xi}}, 29.]]</ref> ». Nul homme ne peut affirmer avec certitude qu’un autre homme a reçu cette vocation, si ce n’est lorsque celui-ci aura quitté cette terre ; mais dans la vie présente de l’homme, laquelle est une tentation sur la terre <ref>[[Bible_Crampon_1923/Job#7-1|''Job'', {{rom|vii}}, 1.]]</ref>, que celui qui paraît être debout, prenne garde de tomber <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#10-12|''I Cor.'' {{rom|x}}, 12.]]</ref>. Car nous l’avons déjà dit plus haut <ref>Chap. VIII, n. 19.</ref>, ceux qui ne doivent pas persévérer sont par la volonté de Dieu, toujours infiniment sage, mêlés à ceux qui doivent persévérer, afin que nous apprenions à ne point aspirer par orgueil aux choses élevées, mais à nous incliner vers ce qui est humble <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#12-16|''Rom.'' {{rom|xii}}, 16.]]</ref>, et à opérer notre propre salut avec crainte et tremblement : car c’est Dieu qui opère en nous et le vouloir et le faire, selon sa bonne volonté <ref>[[Bible_Crampon_1923/Philippiens#2-12|''Philipp.'' {{rom|ii}}, 12, 13.]]</ref>. Ainsi nous voulons réellement, mais c’est Dieu qui nous fait vouloir ; nous agissons réellement, mais c’est Dieu qui nous fait agir selon sa bonne volonté. Voilà ce qu’il nous est utile et de croire et de dire : le langage de la piété et en même temps de la vérité, c’est une confession pleine d’humilité et de soumission, et par laquelle nous attribuons tout à Dieu. Nous croyons par la pensée, c’est la pensée qui nous rend la parole possible, c’est la pensée qui nous fait agir toutes les fois que nous agissons ; mais dans tout ce qui regarde la voie de la piété et le vrai culte de Dieu, nous ne sommes pas capables de former aucune pensée comme de nous-mêmes, notre capacité à cet égard nous vient de Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Corinthiens#3-5|''II Cor.'' {{rom|iii}}, 5.]]</ref>. « Car notre cœur et nos pensées ne sont pas en notre pouvoir » : c’est pourquoi le même Ambroise, qui a écrit ces paroles <ref>De la Fuite du siècle, ch. I.</ref>,
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a écrit aussi celles-ci : « Mais où est l’homme assez heureux pour voir son cœur s’élever sans cesse ? Cela est-il possible au contraire sans le secours de Dieu ? Non, assurément. Enfin », ajoute-t-il, « la même Écriture dit ailleurs : Bienheureux l’homme qui reçoit de vous son secours, Seigneur ; son cœur s’élève sans cesse <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#84-6|''Ps.'' {{rom|lxxxiii}}, 6.]]</ref> ». Certes, ce langage n’était pas seulement un souvenir de la lecture des saintes lettres, mais, comme on doit le croire sans hésiter d’un tel homme, c’était le récit de ce que Ambroise éprouvait dans son cœur. Ainsi donc, quand, pendant la célébration des mystères, on dit aux fidèles d’élever leur cœur vers le Seigneur, il s’agit d’un bienfait de Dieu : bienfait dont le prêtre, après avoir prononcé ces paroles, les avertit de rendre grâces au Seigneur notre Dieu ; et ils répondent que cela est convenable et juste <ref>Préface, au canon de la Messe.</ref>. En effet, puisque notre cœur n’est point en notre pouvoir, mais qu’il a besoin d’être aidé du secours de Dieu pour s’élever et pour goûter les choses d’en-haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu, et non point les choses qui sont sur la terre <ref>[[Bible_Crampon_1923/Colossiens#3-1|''Coloss.'' {{rom|iii}}, 1, 2.]]</ref> : à qui devons-nous rendre grâces pour une élévation si grande, sinon à celui qui en est l’auteur, au Seigneur notre Dieu, qui nous a délivrés par un tel bienfait de l’abîme de ce monde, après nous avoir choisis et prédestinés avant la formation du monde ?
{{t3|LE DOGME DE LA PRÉDESTINATION NE SAURAIT INTERDIRE LA PRÉDICATION.|CHAPITRE XIV.|fs=120%}}
34. Mais, disent nos adversaires, « la définition de la prédestination suppose que la prédication est inutile <ref>Voir tom. III, les lettres de saint Hilaire et de saint Prosper.</ref> ». Comme si la prédestination avait empêché l’Apôtre de prêcher. Ce docteur des nations n’a-t-il pas, de bonne foi et en toute sincérité, enseigné souvent la doctrine de la prédestination, et en même temps prêché la parole de Dieu avec une persévérance qui ne s’est jamais démentie ? Quoiqu’il eût dit : « C’est Dieu qui opère en nous le vouloir et le faire, selon sa bonne volonté <ref>[[Bible_Crampon_1923/Philippiens#2-13|''Philipp.'' {{rom|ii}}, 13.]]</ref> », ne nous a-t-il pas cependant exhortés à vouloir et à faire ce qui est agréable à Dieu ? ou bien parce qu’il avait dit : « Celui qui a commencé en vous la bonne œuvre, l’achèvera jusqu’au jour de Jésus-Christ <ref>[[Bible_Crampon_1923/Philippiens#1-6|''Philipp.'' {{rom|i}}, 6.]]</ref> », a-t-il craint pour cela d’exhorter les hommes à commencer et à persévérer jusqu’à la fin ? Le Seigneur lui-même a commandé aux hommes de croire : « Croyez en Dieu », a-t-il dit, « et croyez en moi <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#14-1|''Jean'', {{rom|xiv}}, 1.]]</ref> » : et cependant, cette autre maxime et cette autre affirmation, également tombées de ses lèvres, ne sont pas pour cela fausses et dénuées de fondement : « Personne », dit-il, « ne vient à moi », c’est-à-dire personne ne croit en moi, « si cela ne lui a été donné par mon Père <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#6-66|''Id.'' {{rom|vi}}, 66.]]</ref> ». Et réciproquement, parce que cette affirmation est vraie, il ne s’ensuit pas que le commandement précédent soit illusoire. Pourquoi donc croirions-nous que les enseignements, les préceptes, les exhortations, les réprimandes qui se succèdent sans interruption dans les divines Écritures, sont rendus inutiles par cette doctrine de la prédestination, telle qu’elle est enseignée dans les mêmes Écritures divines ?
35. Quelqu’un osera-t-il dire que Dieu n’a point connu d’avance ceux à qui il devait donner de croire, ou ceux qu’il devait donner à son Fils, pour que celui-ci ne perdît pas un seul d’entre eux <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#18-9|''Jean'', {{rom|xviii}}, 9.]]</ref> ? Mais s’il a eu certainement cette prescience, il a eu nécessairement aussi la prescience de ses propres bienfaits par lesquels il daigne nous délivrer. Or, telle est précisément la prédestination des saints : elle n’est rien autre chose que la prescience et la préparation des bienfaits de Dieu, par lesquels sont infailliblement délivrés tous ceux qui reçoivent leur délivrance. Les autres sont, par un juste jugement de Dieu, abandonnés, mais uniquement dans la masse de perdition. C’est de cette manière que les habitants de Tyr et de Sidon ont été abandonnés, quoi qu’ils eussent pu parvenir à la foi, s’ils eussent vu ces prodiges admirables du Christ. Mais parce qu’il ne leur avait pas été donné de croire, les moyens pour parvenir à la foi leur ont été pareillement refusés. On voit par là que certains hommes ont reçu de Dieu, et comme don naturel, une intelligence qui fait le caractère particulier de leur esprit et qui les porte à croire dès qu’ils entendent des paroles ou qu’ils voient des signes capables de satisfaire leur raison ; et cependant si, par un jugement de Dieu plus profond, ils n’ont pas
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été prédestinés à la grâce et séparés de la masse de perdition, ils sont privés précisément de ces paroles ou de ces actions divines, au moyen desquelles ils auraient pu croire, dans le cas où ils auraient vu les unes ou entendu les autres. Dans cette même masse de perdition ont été abandonnés aussi les Juifs qui n’ont pu croire aux actions si prodigieuses et aux miracles si éclatants accomplis sous leurs yeux. Car l’Évangile ne tait point la raison pour laquelle les Juifs ne pouvaient parvenir à la foi : « Quoiqu’il eût fait », dit-il, « de si grands miracles devant eux, ils ne crurent pas en lui, afin que cette parole du prophète Isaïe fût accomplie : Seigneur, qui a cru à ce qu’il a entendu de notre bouche ? et à qui le bras du Seigneur a-t-il été révélé ? Et une autre raison pour laquelle ils ne pouvaient pas croire, c’est qu’Isaïe a dit encore : Il a aveuglé leurs yeux et il a endurci leurs cœurs, afin que leurs yeux ne voient point, que leurs cœurs ne comprennent point, qu’eux-mêmes ne se convertissent point, et que je ne les guérisse pas <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#12-37|''Jean'', {{rom|xii}}, 37-40.]]</ref> ». Les yeux des Tyriens et des Sidoniens n’étaient donc pas aveuglés, leurs cœurs n’étaient pas endurcis de cette manière : car ils auraient cru, s’ils avaient vu des miracles pareils à ceux dont les Juifs ont été témoins. Mais il n’a servi de rien aux uns d’avoir pu croire, parce qu’ils n’avaient pas été prédestinés par celui dont les jugements sont impénétrables et dont les voies sont incompréhensibles ; et l’impuissance où étaient les autres de parvenir à la foi n’aurait pas été un obstacle pour eux, s’ils avaient été prédestinés de telle sorte que Dieu dût les éclairer dans leur aveuglement et consentir à leur ôter leurs cœurs endurcis comme la pierre. On pourrait peut-être donner une autre interprétation à ce que le Seigneur a dit des Tyriens et des Sidoniens ; mais quiconque a su, en entendant la parole de Dieu, ouvrir les oreilles de son cœur aussi bien que celles de son corps, reconnaîtra nécessairement que personne ne vient à Jésus-Christ, sinon celui à qui ce don est accordé, et que ceux-là seulement reçoivent cette faveur, qui ont été choisis en Jésus-Christ avant la formation du monde. Et toutefois cette prédestination, qui est du reste assez clairement définie par les paroles mêmes de l’Évangile, n’a pas empêché le Seigneur de prononcer, par rapport au commencement, ces autres paroles que j’ai rapportées un peu plus haut : « Croyez en Dieu, et croyez en moi » ; et par rapport à la persévérance, celles-ci : « Il faut toujours prier, et ne point se lasser <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#18-1|''Luc'', {{rom|xviii}}, 1.]]</ref> ». Ces paroles sont entendues et mises en pratique par ceux à qui ce don a été accordé : mais elles ne sont point pratiquées par ceux à qui ce don a été refusé, soit qu’ils les aient entendues, soit qu’ils ne les aient pas entendues. « Il vous a été donné », dit-il, « de connaître le mystère du royaume des cieux ; mais, pour eux, cela ne leur a pas été donné <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#13-11|''Matt.'' {{rom|xiii}}, 11.]]</ref> ». L’un est l’effet de la miséricorde, l’autre est l’effet de la justice de celui à qui notre âme s’adresse en ces termes : « Je chanterai votre miséricorde et vos jugements, Seigneur <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#101-1|''Ps.'' {{rom|c}}, 1.]]</ref> ».
36. La prédication de la prédestination ne doit donc pas être un obstacle à la prédication de la persévérance et des progrès dans la foi, afin que ceux à qui il a été donné d’entendre, entendent ce qu’ils ont besoin d’entendre : car comment entendront-ils, si personne ne leur prêche <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#10-14|''Rom.'' {{rom|x}}, 14.]]</ref> ? Et réciproquement, l’exhortation aux progrès et à la constance jusqu’au dernier moment dans la foi, ne doit pas être un obstacle à la prédication de la prédestination, afin que celui qui vit fidèlement et avec obéissance, ne s’enorgueillisse point de cette obéissance même comme d’un bien qui lui appartiendrait, et qu’il n’aurait point reçu ; mais que celui qui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#1-31|''I Cor.'' {{rom|i}}, 31.]]</ref>. Car nous ne devons nous glorifier de rien, « puisque rien ne nous appartient ». Cyprien avait reconnu cette vérité parfaitement rigoureuse, et en l’affirmant avec assurance <ref>Liv. III à Quirin. ch. IV.</ref>, il affirmait par là même la réalité incontestable de la prédestination. En effet, si nous ne devons nous glorifier en rien, parce que rien ne nous appartient », il s’ensuit nécessairement que nous ne devons pas même nous glorifier de la persévérance la plus absolue dans l’obéissance ; et que cette obéissance ne doit pas non plus être appelée nôtre, comme si elle ne nous avait pas été donnée d’en haut. Conséquemment, cette obéissance même est un don de Dieu, mais un don que, comme tout homme chrétien le confesse, Dieu dans sa prescience a prévu devoir être donné par
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lui à ceux qui seraient appelés de cette vocation dont il a été dit : « Les dons et la vocation de Dieu sont sans repentance <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#11-29|''Rom.'' {{rom|xi}}, 29.]]</ref> ». Telle est donc la prédestination que nous prêchons avec autant de sincérité que d’humilité. Et cependant ce même Cyprien, qui enseignait et qui agissait conformément à ses enseignements, qui non-seulement croyait en Jésus-Christ, mais qui persévéra dans une sainte obéissance jusqu’à souffrir la mort pour Jésus-Christ, ce même Cyprien, quoiqu’il eût dit : « Nous ne devons nous glorifier en rien, parce que rien ne nous appartient », ne cessa pas pour cela de prêcher l’Évangile, d’exhorter les hommes à croire, à rendre leurs mœurs conformes à la piété, et à persévérer jusqu’à la fin. Il avait par ces paroles déclaré sans aucune ambiguïté que la grâce de Dieu est une grâce véritable, c’est-à-dire, qu’elle ne nous est point donnée suivant nos mérites ; et puisque Dieu a prévu qu’il la donnerait, ces mêmes paroles sont donc évidemment une prédication de la prédestination : or, si cette prédication de la prédestination n’a pas empêché Cyprien de prêcher aussi l’obéissance, elle ne doit pas non plus nous empêcher nous-même de le faire.
37. Ainsi, quoique nous disions que l’obéissance est un don de Dieu, nous ne laissons pas pour cela d’exhorter les hommes à la pratiquer. Mais ceux-là seulement entendent les exhortations de la vérité avec une obéissance réelle, qui ont reçu de Dieu ce don, c’est-à-dire le don de les entendre avec obéissance : ceux à qui la même faveur n’a pas été accordée, ne les entendent pas de cette manière. Chacun en effet ne va pas à Jésus-Christ. « Personne », dit-il lui-même, « ne vient à moi, sinon celui à qui cela a été donné par mon Père <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#6-66|''Jean'', {{rom|vi}}, 66.]]</ref> » ; et encore : « Il vous a été donné, à vous, de connaître le mystère du royaume des cieux ; mais pour eux, cette faveur ne leur a pas été accordée <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#13-11|''Matt.'' {{rom|xiii}}, 11.]]</ref> ». Ailleurs, parlant de la continence : « Tous », dit-il, « ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela a été donné <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#19-11|''Id.'' {{rom|xix}}, 11.]]</ref> ». Enfin l’Apôtre disait en exhortant les époux à l’honnêteté conjugale : « Je voudrais que tous les hommes fussent comme moi-même ; mais chacun a reçu de Dieu un don particulier, l’un d’une manière, et l’autre d’une autre manière <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#7-7|''I Cor.'' {{rom|vii}}, 7.]]</ref> ». Il montrait assez par ces paroles que la continence n’est pas seule un don de Dieu, mais aussi la chasteté conjugale. Cependant, quoique tout cela soit incontestablement vrai, nous ne laissons pas d’exhorter à la pratique de ces vertus, autant du moins qu’il a été donné à chacun de nous de pouvoir exhorter ; car c’est encore ici un don de Celui dans la main de qui nous sommes, nous et nos discours <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#7-16|''Sag.'' {{rom|vii}}, 16.]]</ref>. De là ces paroles de saint Paul : « J’ai, comme un sage architecte, posé le fondement selon la grâce qui m’a été donnée ». Et ailleurs : « À chacun suivant le don que le Seigneur lui a départi : moi, j’ai planté, Apollo a arrosé ; mais Dieu a donné la croissance. Ainsi, ni celui qui plante, ni celui qui arrose, ne sont quelque chose ; mais celui-là seulement qui donne la croissance, Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#3-10|''I Cor.'' {{rom|iii}}, 10, 5, 6, 7.]]</ref> ». Conséquemment, de même que pour exhorter et pour prêcher comme il faut, il est nécessaire d’avoir reçu ce don ; de même aussi, pour entendre avec obéissance celui qui exhorte et qui prêche comme il faut, il est absolument indispensable d’avoir reçu cet autre don. C’est pour cette raison que le Seigneur, parlant à des hommes qui ouvraient les oreilles de leur corps, disait néanmoins : « Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#8-8|''Luc'', {{rom|viii}}, 8.]]</ref> », sachant sans doute que tous n’avaient pas cette sorte d’oreilles. Le même Seigneur nous apprend de qui les ont reçues ceux qui les possèdent, quand il dit : « Je leur donnerai un cœur pour me connaître, et des oreilles qui entendront <ref>[[Bible_Crampon_1923/Baruch#2-31|''Baruch'', {{rom|ii}}, 31.]]</ref> ». Les oreilles pour entendre sont donc précisément le don d’obéir, et elles devaient être données, afin que ceux qui les auraient reçues vinssent à celui à qui nous ne pouvons aller, si cela ne nous a été donné par son Père même. Nous exhortons et nous prêchons : Ceux qui ont des oreilles pour entendre, nous entendent avec obéissance ; mais pour ceux qui n’ont pas ces oreilles, cette parole de l’Écriture s’accomplit en eux : « Afin qu’en entendant ils n’entendent point <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#13-13|''Matt.'' {{rom|xiii}}, 13.]]</ref> », c’est-à-dire, afin qu’en entendant, par le sens corporel de l’ouïe, ils n’entendent point par l’assentiment du cœur. Quant à la question de savoir pourquoi ceux-ci ont des oreilles pour entendre, tandis que ceux-là n’en ont
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pas ; en d’autres termes, pourquoi le Père a donné à ceux-ci de venir au Fils, tandis que ce don n’a pas été accordé à ceux-là, qui a connu la pensée du Seigneur, ou qui a été son conseiller <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#11-34|''Rom.'' {{rom|xi}}, 34.]]</ref> ? Ou bien, qui êtes-vous, ô homme, pour oser contester avec Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#9-20|''Id.'' {{rom|ix}}, 20.]]</ref> ? Ce qui est manifeste doit-il donc être nié, parce que ce qui est caché ne peut être compris ? Quand nous voyons clairement qu’une chose existe, dirons-nous qu’elle n’existe pas, parce que nous ne pouvons découvrir comment elle existe de cette manière ?
{{t3|ON PEUT ABUSER DU DOGME DE LA PRESCIENCE DIVINE, COMME DU DOGME DE LA PRÉDESTINATION.|CHAPITRE XV.|fs=120%}}
38. Mais, disent nos adversaires dans votre lettre, « personne ne pourrait être excité par l’aiguillon de la réprimande, si, en présence d’une multitude assemblée dans une Église, on tenait ce langage : Voici par rapport à votre prédestination, les desseins bien arrêtés de la volonté de Dieu : il a voulu que, parmi vous, les uns sortant de l’infidélité vinssent à la foi, après avoir reçu la volonté d’obéir, ou bien il a voulu qu’ils demeurassent dans la foi, après avoir reçu le don de la persévérance ; pour vous, au contraire, qui continuez à vivre dans les délices du péché, si jusqu’à présent vous n’êtes point sortis de là, c’est que la grâce miséricordieuse n’est pas encore venue vous secourir et vous tirer de cet état. Cependant, vous qui peut-être n’êtes pas encore appelés, si Dieu par sa grâce vous a prédestinés pour nous choisir, vous recevrez cette même grâce par laquelle vous voudrez être et vous serez réellement élus : et vous qui peut-être obéissez, si vous êtes prédestinés pour être rejetés, les forces nécessaires pour obéir vous seront retirées, afin que vous cessiez de pratiquer l’obéissance ». Ces paroles ne doivent pas nous faire craindre de confesser que la grâce de Dieu est une grâce véritable ; en d’autres termes, qu’elle ne nous est point donnée suivant nos mérites, et que la prédestination des saints n’a point d’autre origine que cette grâce ; pas plus que nous ne craindrions de confesser la prescience de Dieu, lors même que quelqu’un dirait, en parlant au peuple de cette prescience : « Que votre conduite soit bonne, ou qu’elle soit mauvaise aujourd’hui, vous serez plus tard tels que Dieu a prévu que vous seriez ; bons, s’il a prévu que vous seriez bons ; méchants, s’il a prévu que vous seriez méchants ». Si plusieurs, après avoir entendu ces paroles, se laissaient aller à une insouciance apathique, et, secouant toute espèce de joug, se livraient sans aucune retenue au dérèglement de leurs passions, faudrait-il pour cette raison regarder comme erroné ce qui aurait été dit de la prescience divine ? Est-il vrai que, si Dieu a prévu qu’ils devaient être bons, ils le seront réellement, quelque mauvaise que soit leur conduite actuelle ; et que, si Dieu a prévu au contraire qu’ils seraient méchants, ils le seront réellement, quelque bonne que soit visiblement leur conduite actuelle ? Il y a eu dans notre monastère un homme qui, faisant certaines choses qu’il n’aurait pas dû faire, et omettant celles qu’il devait faire, répondait aux frères qui le reprenaient à ce sujet : Quelle que soit ma conduite actuelle, je serai un jour ce que Dieu, dans sa prescience, a prévu que je serais ; assurément, il disait vrai, mais cette vérité ne lui faisait pas faire de progrès vers le bien ; il fit au contraire tant de progrès dans la voie du mal, qu’après avoir abandonné la communauté du monastère, il devint comme un chien qui est retourné à son vomissement : et cependant aujourd’hui encore on ne sait pas avec certitude ce qu’il sera un jour. Faut-il donc, pour des âmes de cette sorte, nier ou taire ce que l’on peut dire avec vérité de la prescience de Dieu ; alors surtout que ce silence même ne les empêcherait pas de tomber dans d’autres erreurs ?
{{t3|QUAND ON DOIT PRÊCHER ET QUAND ON DOIT TAIRE LA VÉRITÉ.|CHAPITRE XVI.|fs=120%}}
39. Il y a aussi des hommes qui ne prient pas du tout, ou qui prient sans ferveur, parce qu’ils ont appris du Seigneur lui-même que Dieu sait ce qui nous est nécessaire, avant que nous lui en fassions la demande <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#6-8|''Matt.'' {{rom|vi}}, 8.]]</ref>. Pense-t-on qu’on ne doive, par égard pour des hommes de cette sorte, tenir aucun compte de la vérité de cette maxime, qu’on
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doive même l’effacer de l’Évangile ? Mais puisqu’il est certain au contraire que Dieu a préparé certains dons à ceux mêmes qui ne prient pas, comme le commencement de la foi ; et d’autres dons à ceux-là seuls qui prient, comme la persévérance finale : il est évident que celui qui croit avoir par lui-même cette persévérance, ne prie point pour l’obtenir. Il faut donc prendre garde que, au moment même où nous craignons que les exhortations ne deviennent de moins en moins chaleureuses, la flamme de la prière ne vienne à s’éteindre et le foyer de l’orgueil à s’enflammer.
40. Il faut donc dire la vérité, surtout lorsqu’une question posée exige qu’on la dise ; et puis, que ceux qui le pourront la comprennent, de peur que, en gardant le silence à cause de ceux qui ne peuvent comprendre, on ne prive peut-être de la vérité et on n’induise même en erreur ceux qui, pouvant comprendre la première, seraient par là même préservés de la seconde. Il est toujours facile, parfois même il est utile, de taire certaines vérités à cause de ceux qui sont incapables de les comprendre, comme l’indiquent ces paroles du Seigneur : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez les porter à présent <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#16-12|''Jean'', {{rom|xvi}}, 12.]]</ref> » ; et ces autres de saint Paul : « Je n’ai pu vous parler comme à des hommes spirituels, mais comme à des hommes charnels : je vous ai nourris de lait comme de petits enfants en Jésus-Christ, mais je ne vous ai point donné de viandes solides ; car vous n’en étiez pas capables alors, et vous ne l’êtes pas même encore aujourd’hui <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#3-1|''I Cor.'' {{rom|iii}}, 1, 2.]]</ref> ». Mais on peut aussi, par une certaine manière de s’exprimer, faire en sorte que ce que l’on dit soit à la fois du lait pour les petits enfants, et une nourriture solide pour ceux qui sont plus âgés. Ainsi, ces paroles : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#1-1|''Jean'', {{rom|i}}, 1.]]</ref> », quel chrétien peut ne pas les prononcer ? qui peut les comprendre ? ou bien, que peut-on trouver de plus sublime dans la saine doctrine ? Et cependant on les répète à l’oreille des petits enfants, à l’oreille des personnes plus âgées, et celles-ci n’en font pas un secret pour les premiers. Mais il y a encore d’autres raisons de taire la vérité, et d’autres motifs pressants de la dire. Il serait trop long de rechercher et d’exposer ici toutes les premières : une de ces raisons cependant, c’est qu’il ne faut pas, en voulant rendre plus doctes ceux qui comprennent, aggraver la culpabilité de ceux qui ne comprennent pas, et qui, si nous avions gardé le silence sur une vérité de cette sorte, ne seraient pas, il est vrai, devenus plus instruits, mais ne seraient pas non plus devenus plus mauvais. Au contraire, lorsqu’une chose, quoique vraie, doit cependant, si nous la disons, rendre plus mauvais celui qui ne peut la comprendre, et, si nous la taisons, tourner au détriment de celui qui peut la comprendre : que pensons-nous qu’on doive faire alors ? N’est-il pas évident qu’il faut alors dire la vérité, afin que celui qui peut la comprendre la comprenne, plutôt que de la taire de telle sorte que, non-seulement ni l’un ni l’autre ne la comprenne, mais que celui précisément dont l’intelligence est plus développée devienne plus mauvais par suite de notre silence ? D’autant plus que, s’il vient à l’entendre et à la comprendre, plusieurs l’auront bientôt apprise par lui. Car plus on a de capacité pour apprendre, plus aussi on a d’aptitude pour enseigner les autres. L’ennemi de la grâce travaille avec une ardeur infatigable et par tous les moyens possibles à faire croire que la grâce nous est donnée suivant nos mérites, et qu’ainsi la grâce n’est plus une grâce <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#11-6|''Rom.'' {{rom|xi}}, 6.]]</ref> : et nous ne voudrons pas dire ce que nous pouvons dire d’après le témoignage de l’Écriture ? Nous craindrons de scandaliser, si nous parlons, celui qui ne peut comprendre la vérité ; si nous ne craindrons pas que, par suite de notre silence, celui qui peut comprendre la vérité ne devienne victime de l’erreur ?
41. Ou bien, en effet, la prédestination doit être prêchée, comme elle est clairement exprimée dans la sainte Écriture, en ce seul que dans les prédestinés les dons et la vocation de Dieu sont sans repentir ; ou bien, on doit confesser que la grâce de Dieu est donnée suivant nos mérites, comme les Pélagiens le pensent, quoique, comme nous l’avons déjà dit souvent, on lise la condamnation de cette opinion par Pélage lui-même dans les actes des évêques orientaux <ref>Actes de Pélage, n. 30.</ref>. Or, voici jusqu’à quel point ceux pour qui nous écrivons en ce moment sont éloignés de l’abominable hérésie des Pélagiens : ils ne veulent pas encore avouer, il est vrai, que ceux qui par
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la grâce de Dieu deviennent obéissants et continuent à vivre dans l’obéissance, soient prédestinés ; mais ils reconnaissent cependant que cette grâce prévient la volonté de ceux qui la reçoivent : par là ils veulent faire entendre, non point que la grâce n’est point donnée gratuitement, conformément au langage de la vérité, mais plutôt qu’elle est donnée par suite des mérites antérieurs de la volonté, suivant l’erreur pélagienne dont le langage est ici directement contraire au langage de la vérité. Ainsi donc, la grâce prévient la foi elle-même : autrement, si la grâce était prévenue par la foi, elle le serait certainement aussi par la volonté, puisque la foi ne peut exister sans le concours de la volonté. Et si la grâce prévient la foi, par cette raison qu’elle prévient la volonté, elle prévient nécessairement toute obéissance ; elle prévient aussi la charité, par laquelle seule on obéit à Dieu sincèrement et avec joie ; et la grâce opère toutes ces choses dans celui-là seulement à qui elle est donnée et en qui elle les a prévenues.
{{t3|LE DOGME DE LA PRÉDESTINATION NE DOIT PAS PLUS INTERDIRE L’EXHORTATION À LA VERTU QUE LE DOGME DE LA GRÂCE EN GÉNÉRAL.|CHAPITRE XVII.|fs=120%}}
Parmi ces biens se trouve aussi la persévérance finale, qu’il est inutile de demander chaque jour au Seigneur, si elle n’est pas l’œuvre du Seigneur lui-même par sa grâce dans celui dont il exauce les prières. Or, voyez combien il est contraire à la vérité, de nier que la persévérance, jusqu’à la fin de la vie présente, soit un don de Dieu : car c’est lui qui met un terme à cette vie au moment où il lui plaît ; et s’il choisit pour le faire le moment qui précède une chute imminente, il fait par là même persévérer l’homme jusqu’à la fin. Mais la libéralité et la bonté divines sont plus admirables encore et plus manifestes aux yeux des fidèles, quand elles donnent cette grâce même aux petits enfants, auxquels leur âge ne permet pas de recevoir l’obéissance. Dieu a donc sans aucun doute prévu qu’il donnerait ces dons qui sont sa propriété, à tous ceux à qui il les donne, et il les leur a préparés dans sa prescience. Ainsi, ceux qu’il a prédestinés il les a aussi appelés <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-30|''Rom.'' {{rom|viii}}, 30.]]</ref> de cette vocation que je rappelle souvent sans me lasser jamais, et dont il a été dit : « Les dons et la vocation de Dieu sont sans repentir <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#11-29|''Id.'' {{rom|xi}}, 29.]]</ref> ». Car, disposer dans sa prescience, qui n’est point sujette à l’erreur et au changement, ses opérations futures, c’est en cela uniquement, et pas en autre chose, que consiste de la part de Dieu la prédestination. Mais comme celui que Dieu a prévu devoir être chaste, sans qu’il en soit lui-même assuré, travaille cependant à être chaste ; de même aussi celui que Dieu a prédestiné pour être chaste, quoiqu’il n’ait pas non plus d’assurance à cet égard, ne refuse pas de travailler également à l’être, sous prétexte qu’il a appris que l’état futur de son âme dépend d’un don de Dieu ; sa charité trouve au contraire un sujet de joie dans cette doctrine, et elle ne s’enfle point <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#13-4|''I Cor.'' {{rom|xiii}}, 4.]]</ref>, comme s’il ne s’agissait pas d’un don gratuit. Ainsi non-seulement la prédication de la prédestination n’apporte point d’obstacle à ce travail, mais encore elle nous aide à nous glorifier dans le Seigneur toutes les fois que nous nous glorifions <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#1-31|''Id.'' {{rom|i}}, 31.]]</ref>.
42. Ce que j’ai dit de la chasteté peut se dire en toute vérité de la foi, de la piété, de la charité, de la persévérance ; et, pour ne pas nommer chaque vertu en particulier, cela peut se dire de toute sorte d’obéissance à Dieu. Mais ceux qui prétendent que le commencement seul de la foi et la persévérance finale sont en notre pouvoir ; qui ne les regardent point comme des dons de Dieu ; qui croient que les pensées et la volonté nécessaires pour les obtenir et les conserver ne sont pas en nous l’œuvre de Dieu, et qui avouent cependant que les autres vertus sont des dons de Dieu, accordés par lui à la foi de ceux qui les demandent ; pourquoi ceux-là ne craignent-ils pas que la doctrine de la prédestination ne soit un obstacle pour l’exhortation aux autres vertus et pour la prédication de ces mêmes vertus ? Oseront-ils dire que celles-ci ne sont pas un objet de prédestination ? Mais alors elles ne seraient pas des dons de Dieu, ou bien Dieu n’aurait pas su qu’il les donnerait un jour. Si au contraire elles sont des dons de Dieu, et si en même temps Dieu a prévu qu’il les donnerait, elles sont nécessairement l’objet d’un acte de prédestination de sa part. Conséquemment, puisqu’ils font eux-mêmes des exhortations à la chasteté, à la charité, à la piété et aux autres vertus qu’ils
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reconnaissent être des dons de Dieu ; puisqu’ils ne peuvent nier que ces dons aient été connus d’avance par Dieu, et par là même qu’ils aient été l’objet d’un acte de prédestination ; puisqu’ils ne disent pas néanmoins que leurs exhortations sont rendues impossibles par la prédication de la prédestination divine, c’est-à-dire, par la prédication de la prescience de Dieu relativement à ces dons qu’il devait donner lui-même : qu’ils reconnaissent donc aussi que leurs exhortations à la foi et à la persévérance finale ne sont pas rendues impossibles parce qu’on dit, ce qui est parfaitement vrai, que l’une et l’autre sont toujours des dons de Dieu, mais des dons connus d’avance par lui, c’est-à-dire, destinés d’avance à être octroyés ; qu’ils reconnaissent que cette prédication de la prédestination empêche plutôt et confond l’erreur pernicieuse suivant laquelle la grâce de Dieu est donnée d’après nos mérites, de telle sorte que celui qui se glorifie devrait se glorifier, non pas dans le Seigneur, mais en lui-même.
43. Notre désir est de rendre cette vérité tout à fait évidente pour les esprits les plus lents : que ceux à qui il a été donné une intelligence saisissant rapidement la vérité, me pardonnent cette longueur. L’apôtre saint Jacques dit : « Si quelqu’un parmi vous manque de sagesse, il doit la demander à Dieu qui donne à tous en abondance et ne reproche rien ; et elle lui sera donnée <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques#1-5|''Jacq.'' {{rom|i}}, 5.]]</ref> ». Il est écrit aussi dans les Proverbes de Salomon : « Le Seigneur donne la sagesse <ref>[[Bible_Crampon_1923/Proverbes#2-6|''Prov.'' {{rom|ii}}, 6.]]</ref> ». Et au livre de la Sagesse, dont l’autorité a été invoquée par de grands et doctes personnages qui ont étudié les divines Écritures longtemps avant nous ; au livre de la Sagesse donc, on lit par rapport à la continence : « Je savais que personne ne peut être chaste, s’il ne reçoit de Dieu ce don : et c’était déjà un acte de sagesse, de savoir de qui venait ce don <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#8-21|''Sag.'' {{rom|viii}}, 21.]]</ref> ». Toutes deux, c’est-à-dire, pour ne point parler des autres, la continence et la sagesse, sont ainsi des dons de Dieu. Nos adversaires mêmes en conviennent : car ils ne sont pas Pélagiens et ne luttent pas avec la malignité et l’opiniâtreté des hérétiques contre une vérité si manifeste. « Mais », disent-ils, « pour qu’elles nous soient données par Dieu, il faut qu’elles soient méritées par la foi dont le commencement nous appartient » : car ils prétendent que le commencement de la foi et la persévérance jusqu’à la fin dans cette même foi, nous appartiennent à nous-mêmes, comme si nous ne les recevions point de Dieu. Or, sans aucun doute, ils contredisent en cela ces paroles de l’Apôtre : « Qu’avez-vous que vous n’ayez reçu <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#4-7|''I Cor.'' {{rom|iv}}, 7.]]</ref> ? » Ils contredisent pareillement celles-ci de Cyprien, martyr : « Nous ne devons nous glorifier en rien, puisque rien ne nous appartient <ref>A Quirin. liv. III, ch. IV.</ref> ». Nous avons dit déjà tout cela, et beaucoup d’autres choses qu’il serait fastidieux de répéter ; nous avons montré que le commencement de la foi aussi bien que la persévérance finale sont des dons de Dieu ; que Dieu n’a pas pu ne pas connaître d’avance tous les dons qu’il devait accorder dans la suite, et les personnes auxquelles il devait les accorder ; que par là même ceux qu’il délivre et qu’il couronne ont été prédestinés par lui : nos adversaires croient devoir répondre à cela que « la doctrine de la prédestination rend inutile la prédication, par la raison qu’après avoir entendu cette doctrine, personne ne peut plus être excité par l’aiguillon des réprimandes ». Tel est leur langage, et, suivant eux, « on ne doit pas prêcher aux hommes que c’est par un don de Dieu que l’on arrive à la foi et que l’on persévère dans la foi, de peur de paraître, au lieu d’exhorter ses auditeurs, les porter plutôt au désespoir, quand ils penseront en eux-mêmes qu’il est impossible à l’ignorance humaine de connaître ceux à qui Dieu accorde ces dons et ceux à qui il ne les accorde pas ». Pourquoi donc eux-mêmes aussi bien que nous, prêchent-ils que la sagesse et la continence sont des dons de Dieu ? Et si l’on prêche que l’une et l’autre sont des dons de Dieu, sans que les exhortations adressées aux hommes afin de les porter à pratiquer ces vertus deviennent pour cela impraticables, quelle raison ont-ils de penser que les exhortations par lesquelles nous engageons les hommes à venir à la foi et à y demeurer jusqu’à la fin, ne sont plus possibles, quand nous déclarons que ces deux choses sont des dons de Dieu, comme le témoignage des divines Écritures le prouve clairement ?
44. Mais, pour ne rien dire de la continence,
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et pour circonscrire le débat dans les limites de ce qui a rapport à la sagesse, l’apôtre saint Jacques, déjà nommé par nous ci-dessus, s’exprime en ces termes : « La sagesse qui vient d’en haut est premièrement chaste ; elle est ensuite pacifique, modeste, facile à persuader, pleine de miséricorde et de bons fruits, au-dessus de tout prix, sans dissimulation <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques#3-17|''Jacq.'' {{rom|iii}}, 17.]]</ref> ». Voyez-vous, dites-moi, combien sont nombreux et grands les biens que la sagesse apporte avec elle en descendant du Père des lumières ? Car, comme dit ailleurs le même apôtre, « toute grâce excellente et tout don parfait vient d’en haut, et descend du Père des lumières <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques#1-17|''Id.'' {{rom|i}}, 17.]]</ref> ». Pourquoi donc, sans parler des autres, réprimandons-nous les impudiques et les querelleurs, en même temps que nous leur prêchons que la sagesse, pudique et pacifique, est un don de Dieu ? Comment ne craignons-nous pas que, effrayés par l’incertitude où ils sont relativement à la volonté divine, ils ne trouvent dans cette prédication, au lieu d’une exhortation véritable, un sujet de désespoir ? Comment ne craignons-nous pas que l’aiguillon de nos réprimandes, au lieu de les exciter contre eux-mêmes, ne les excite plutôt contre nous, quand nous leur reprochons de ne pas avoir des choses qui, de notre propre aveu, ne sont pas du domaine de la volonté de l’homme, mais bien des dons de la libéralité divine ? Pourquoi enfin la prédication de cette grâce n’a-t-elle pas fait craindre à ce même apôtre saint Jacques de réprimander les esprits enclins à la discorde, et de leur dire : « Si vous avez dans le cœur une jalousie pleine d’amertume et un esprit de contention, ne vous en glorifiez point et ne mentez point contre la vérité : ce n’est point là la sagesse qui vient d’en haut, mais une sagesse terrestre, animale, diabolique : car là où subsiste l’amour de la discorde et l’esprit de la contention, là se trouve aussi l’inconstance et toute sorte d’œuvres perverses <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques#3-14|''Id.'' {{rom|iii}}, 14-16.]]</ref> ? » Ainsi il faut réprimander les esprits inquiets ; nous avons sur ce point le témoignage des divines Écritures et celui de notre manière d’agir à cet égard, laquelle nous est commune avec nos adversaires ; et quoique nous prêchions que la sagesse pacifique par laquelle sont redressés et guéris les esprits contentieux, est un don de Dieu, cela ne rend nullement cette réprimande impraticable ; mais il faut réprimander de même aussi ceux qui n’ont pas la foi, ou ceux qui ne persévèrent pas dans la foi, et cette réprimande ne sera pas rendue impossible par la prédication de la grâce de Dieu, suivant laquelle la foi et la constance dans la foi sont pareillement des dons de Dieu. Car, quoique la sagesse soit obtenue par la foi (le même apôtre saint Jacques, après avoir dit : « Si quelqu’un parmi vous a besoin de sagesse, qu’il la demande à Dieu ; car Dieu donne à tous en abondance, et ne reproche rien ; et elle lui sera donnée », le même Apôtre ajoute aussitôt : « Mais qu’il demande avec foi, sans hésiter aucunement <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques#1-5|''Jacq.'' {{rom|i}}, 5, 6.]]</ref> ») ; quoique, d’autre part, la foi soit donnée avant qu’elle ait été demandée par celui à qui elle est donnée ; ce n’est pas une raison pour dire que la foi n’est pas un don de Dieu, mais qu’elle vient de nous-mêmes, puisqu’elle nous a été donnée sans même que nous l’ayons demandée. Saint Paul dit en effet en termes très-clairs : « Que la paix et la charité avec la foi soient à nos frères, par Dieu le Père et par le Seigneur Jésus-Christ <ref>[[Bible_Crampon_1923/Éphésiens#6-23|''Eph.'' {{rom|vi}}, 23.]]</ref> ». La foi vient donc aussi de celui de qui viennent la paix et la charité ; et c’est pour cette raison que nous lui demandons, non-seulement de l’augmenter dans ceux qui la possèdent, mais aussi de la donner à ceux qui ne l’ont pas encore.
45. D’ailleurs, ceux pour qui nous écrivons en ce moment et qui soutiennent que la prédication de la prédestination et de la grâce rend les exhortations impossibles ; ceux-là mêmes n’exhortent pas seulement les hommes aux vertus qu’ils prétendent ne pas être données par Dieu, mais venir de nous-mêmes, tels que le commencement de la foi et la persévérance jusqu’à la fin : ils devraient cependant le faire et se borner à exhorter à la foi ceux qui ne croient pas, et à la persévérance dans la foi ceux qui croient. Quant aux vertus qu’ils reconnaissent comme nous être des dons de Dieu (et en cela ils s’unissent à nous pour confondre l’erreur des Pélagiens), par exemple la chasteté, la continence, la patience et les autres vertus nécessaires pour bien vivre ; quant à ces dons, dis-je, que nous obtenons du Seigneur par la foi, nos adversaires devraient seulement montrer d’abord qu’il faut les demander dans la prière, et ensuite les demander
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soit pour eux-mêmes, soit pour les autres ; mais ils ne devraient exhorter personne à les acquérir et à les conserver. Et puisque au contraire ils font autant qu’il est en eux des exhortations à ce sujet ; puisqu’ils avouent qu’on doit exhorter les hommes à acquérir et à conserver ces vertus, ils montrent assez par là que les exhortations soit à la foi, soit à la persévérance jusqu’à la fin, ne sont nullement rendues impossibles, par le fait seul que nous prêchons que l’une et l’autre sont des dons de Dieu, et que personne ne doit se les attribuer à soi-même, mais à Dieu.
46. Cependant, disent-ils, « c’est toujours par sa propre faute qu’un homme abandonne la foi ; c’est parce qu’il cède et consent à la tentation avec laquelle il agit en abandonnant la foi ». Qui le nie ? Mais ce n’est point là une raison pour dire que la persévérance dans la foi n’est pas un don de Dieu. Car celui-là demande chaque jour la persévérance, qui répète ces paroles : « Et ne nous induisez pas en tentation <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#6-13|''Matt.'' {{rom|vi}}, 13.]]</ref> » ; et s’il est exaucé, il la reçoit : et par là même qu’il demande chaque jour de persévérer, il est évident qu’il ne place pas en lui-même, mais en Dieu, l’espoir de sa propre persévérance. Au reste, je ne veux rien dire d’offensant, et j’aime mieux leur laisser à penser comment doit être qualifiée cette opinion qu’ils se sont formée à eux-mêmes, et suivant laquelle la prédication de la prédestination, au lieu d’être une exhortation véritable, est plutôt une source de désespoir pour les auditeurs. C’est enseigner par là que l’homme désespère de son salut, dès qu’il a appris à placer son espérance, non pas en lui-même, mais en Dieu ; tandis que le Prophète s’écrie : « Maudit soit quiconque place son espérance dans l’homme <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jérémie#17-5|''Jérém.'' {{rom|xvii}}, 5.]]</ref> ».
47. Ainsi donc, ces dons que Dieu donne aux élus appelés selon son décret, ces dons parmi lesquels se trouvent le commencement de la foi et la persévérance dans la foi jusqu’au terme de cette vie, comme nous l’avons prouvé par des témoignages si nombreux de la raison et de l’autorité ; ces dons de Dieu, dis-je, si la prédestination que nous défendons n’existe pas, n’ont pas été connus de la prescience divine ; or, ils l’ont été certainement, et par là même la prédestination que nous défendons existe sans aucun doute.
{{t3|LA PRESCIENCE ET LA PRÉDESTINATION.|CHAPITRE XVIII.|fs=120%}}
C’est pour cela que cette même prédestination est quelquefois désignée sous le nom de prescience, comme dans ces paroles de l’Apôtre : « Dieu n’a point rejeté son peuple qu’il a connu dans sa prescience ». Ici ces mots : « Qu’il a connu dans sa prescience », ne peuvent pas être interprétés autrement que dans ce sens : « Qu’il a prédestiné » ; le contexte même le prouve d’ailleurs clairement. Saint Paul parlait des restes des Juifs qui furent sauvés, tandis que les autres périrent. Car il avait dit plus haut que le Prophète avait adressé à Israël ces paroles : « J’ai pendant tout le jour tendu les mains à ce peuple incrédule et contredisant » ; et comme s’il eût été répondu à saint Paul : Où sont donc les promesses que Dieu a faites à Israël ? il ajoute aussitôt : « Je dis donc : Est-ce que Dieu a rejeté son peuple ? Non, certes ; car moi-même je suis israélite, de la race d’Abraham, de la tribu de Benjamin » ; comme s’il disait : Car moi aussi je suis de ce peuple même. Il ajoute ensuite ces paroles sur lesquelles s’appuie notre argumentation : « Dieu n’a point rejeté son peuple, qu’il a connu dans sa prescience ». Et pour montrer qui ces restes ont survécu par la grâce de Dieu, et non point par le mérite de leurs œuvres personnelles, il continue en ces termes : « Ne savez-vous pas ce qui est dit d’Élie dans l’Écriture ; comment il demande justice à Dieu contre Israël ? » etc. « Mais », ajoute-t-il, « qu’est-ce que Dieu lui répond ? Je me suis réservé sept mille hommes qui n’ont point fléchi le genou devant Baal ». Dieu ne dit point : « Sept mille hommes m’ont été réservés » ; ni : « Sept mille hommes se sont réservés à moi » ; mais il dit : « Je me les suis réservés ». Saint Paul continue : « De même donc, en ce temps aussi, un reste a été sauvé par l’élection de la grâce. Mais si c’est par la grâce, ce n’est donc point par les œuvres ; autrement la grâce ne serait plus une grâce ». Puis, revenant à ce que j’ai rapporté tout à l’heure : « Qu’est-il donc arrivé ? » dit-il, et il répond : « Ce que cherchait Israël, il ne l’a point trouvé ; ceux au contraire qui ont été choisis, l’ont trouvé ; les autres ont été aveuglés <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#10-21|''Rom.'' {{rom|x}}, 21 ; [[Bible_Crampon_1923/Romains#11-7|{{rom|xi}}, 7.]]</ref> ». Par
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cette élection donc, et par ces restes dont le salut a été l’effet de l’élection de la grâce, il a voulu faire entendre le peuple que Dieu n’a point rejeté, précisément parce qu’il l’a connu dans sa prescience. C’est là cette élection par laquelle Dieu a choisi ceux qu’il a voulu en Jésus-Christ avant la formation du monde, pour qu’ils fussent saints et sans tache en sa présence, dans la charité, les prédestinant à être adoptés pour ses enfants <ref>[[Bible_Crampon_1923/Éphésiens#1-4|''Eph.'' {{rom|i}}, 4, 5.]]</ref>. Conséquemment, dès lors que l’on comprend ces paroles, il n’est plus permis de nier ou même de douter que saint Paul voulait parler de la prédestination, quand il disait : « Dieu n’a point rejeté son peuple, qu’il a connu dans sa prescience ». Il a connu, en effet, dans sa prescience les restes qu’il devait se réserver selon l’élection de la grâce. Et voilà précisément en quoi consiste la prédestination : car sans aucun doute il a connu dans sa prescience, s’il a prédestiné ; et avoir prédestiné, ce n’est pas autre chose qu’avoir connu dans sa prescience ce qu’il devait faire lui-même.
{{t3|LA PRÉDESTINATION ENSEIGNÉE PAR SAINT CYPRIEN, SAINT AMBROISE, SAINT GRÉGOIRE DE NAZIANZE.|CHAPITRE XIX.|fs=120%}}
48. Conséquemment, quand nous voyons dans les livres de quelques interprètes de la parole divine le mot de « prescience de Dieu », et qu’il s’agit de la vocation des élus ; ne pouvons-nous pas entendre par ces mots la prédestination elle-même ? Peut-être, en effet, ont-ils mieux aimé se servir de cette expression dans cette circonstance, parce que d’une part elle est plus facilement comprise, et que d’autre part, loin d’être opposée, elle est tout à fait conforme au dogme de la prédestination de la grâce tel que l’enseigne l’Église. Personne, je le sais, n’a pu, si ce n’est par erreur, discuter contre la prédestination telle que nous la défendons en nous appuyant sur les saintes Écritures. Mais je crois aussi que, pour ceux qui désirent connaître le sentiment des auteurs qui ont traité ce sujet, les témoignages si clairs que nous avons cités de Cyprien et d’Ambroise, doivent leur suffire ; l’autorité de ces hommes dont la sainteté, la foi et la connaissance profonde du christianisme sont publiées par tout l’univers, doit suffire à leur persuader, d’une part, que leur devoir est de croire et de prêcher d’une manière absolue la gratuité de la grâce divine, comme on doit réellement la croire et la prêcher ; et d’autre part, qu’ils ne doivent point regarder cette prédication comme opposée à celle par laquelle nous stimulons les paresseux ou par laquelle nous réprimandons les méchants : car ces deux personnages prêchaient la grâce de Dieu, l’un en ces termes : « Nous ne devons nous glorifier en rien, puisque rien ne nous appartient <ref>Cyprien à Quirinus, liv. III, ch. IV.</ref> » ; et l’autre en ceux-ci : « Notre cœur et nos pensées ne sont pas en notre pouvoir <ref>Ambr. De la Fuite du siècle, ch. I.</ref> » ; et cependant, ils ne cessaient pas pour cela d’exhorter et de réprimander, dans le but de faire observer les commandements de Dieu. Ils ne craignaient pas qu’on leur dît : Pourquoi nous exhortez-vous ? pourquoi nous réprimandez-vous, s’il ne nous appartient pas de parvenir à aucun bien, et si notre cœur lui-même n’est pas en notre pouvoir ? La crainte de s’entendre adresser ce reproche ne pouvait pas se présenter à leur esprit, parce qu’ils voyaient qu’il est donné seulement à un très-petit nombre de recevoir la doctrine du salut, de Dieu directement ou par le ministère d’un ange céleste, sans avoir entendu aucune prédication humaine ; tandis qu’il est donné à un grand nombre de recevoir la foi divine par le ministère des hommes. Mais, de quelque manière que la parole de Dieu parvienne aux oreilles humaines, il est certain que c’est un don de Dieu de l’entendre de telle sorte qu’on y obéisse.
49. C’est pour cela que ces doctes interprètes de la parole divine, dont nous avons plus haut cité les noms, ont enseigné, comme on doit le croire, que la grâce de Dieu est une grâce véritable ; en d’autres termes, qu’elle n’est prévenue par aucun mérite de l’homme ; en même temps que, d’autre part, ils faisaient des exhortations pressantes en faveur de l’observation des préceptes divins, afin que ceux qui auraient reçu le don d’obéissance apprissent par ce moyen à quels ordres ils devaient obéir. Car s’il est certain que la grâce n’est prévenue par aucun mérite de notre part, il est évident aussi que nos actions, nos paroles, nos pensées sont méritoires toutes les fois qu’elles sont inspirées par une volonté bonne ; mais Cyprien a renfermé en
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deux mots tous les genres de mérites, quand il a dit : « Nous ne devons nous glorifier en rien, parce que rien ne nous appartient ». Et en disant : « Notre cœur et nos pensées ne sont pas en notre pouvoir », Ambroise n’a point voulu exclure les actions et les paroles, car il n’y a aucune action ni aucune parole qui ne procède du cœur et de la pensée. Mais Cyprien, ce martyr si glorieux, ce docteur dont le langage répand tant de lumières, que pouvait-il ajouter encore, après nous avoir avertis que nous sommes obligés, quand nous récitons l’Oraison dominicale, de prier même pour les ennemis de la foi chrétienne ? Il montre aussi en cet endroit que, par rapport au commencement de la foi, sa pensée est que ce commencement est un don de Dieu ; et, par rapport à la persévérance finale, il prouve que l’Église de Jésus-Christ prie tous les jours précisément parce que Dieu seul accorde ce don à ceux qui ont persévéré.
Le bienheureux Ambroise, expliquant ces paroles de l’Évangéliste saint Luc : « Il m’a paru, à moi aussi <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#1-3|''Luc'', {{rom|i}}, 3.]]</ref> », dit dans le même sens : « Ce que l’Évangéliste déclare avoir vu, peut n’avoir pas été vu par lui seul. Car cette vision n’a pas été seulement un acte de la volonté humaine, elle a été aussi un effet du bon plaisir de celui qui parle en nous, du Christ qui opère en nous, afin que ce qui est bon en soi nous paraisse bon aussi à nous-mêmes : car il appelle tous ceux dont il a compassion. C’est pourquoi celui qui suit le Christ, quand on lui demande pourquoi il a voulu être chrétien, peut répondre : Il m’a paru, à moi aussi. Et en s’exprimant ainsi, il ne nie point que Dieu ait voulu la même chose ; car c’est Dieu qui prépare la volonté des hommes <ref>[[Bible_Crampon_1923/Proverbes#8|''Prov.'' {{rom|viii}}, suivant les Sept.]]</ref> ». C’est en effet par la grâce de Dieu, que Dieu est glorifié « par les saints <ref>Préface du Commentaire sur saint Luc.</ref> ». Dans le même ouvrage, c’est-à-dire, dans l’explication du même Évangile, quand il fut arrivé à cet endroit où il est rapporté que les Samaritains ne voulurent pas recevoir le Seigneur allant à Jérusalem, il dit pareillement : « Apprenez encore ici que le Seigneur ne voulut pas être reçu par des hommes dont la conversion n’avait pas été faite avec une simplicité d’esprit véritable. Car, s’il l’avait voulu, il leur aurait donné la piété qu’ils n’avaient pas. L’Évangéliste lui-même a d’ailleurs fait connaître la raison pour laquelle les Samaritains ne le reçurent point : « Ce fut », dit-il, « parce qu’il leur parut être un voyageur allant à Jérusalem <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#9-53|''Luc'', {{rom|ix}}, 53.]]</ref> ». Les disciples, au contraire, désiraient ardemment être reçus dans la Samarie. Mais Dieu appelle ceux à qui il daigne accorder cette faveur, et il rend religieux ceux qu’il veut <ref>Liv. VII sur saint Luc, n. 27.</ref> ». Que demanderons-nous de plus évident, de plus manifeste aux autres auteurs qui ont traité de la parole de Dieu, si nous avons le désir d’apprendre d’eux aussi les choses qui sont clairement contenues dans les Écritures ?
Mais aux témoignages de ces deux auteurs, qui ont dû être suffisants, ajoutons-en un troisième, celui de saint Grégoire, qui déclare que croire en Dieu et confesser cette foi, ce sont deux dons de Dieu : « Confessez, je vous prie », dit-il, « la Trinité en un seul Dieu, ou, si vous préférez ces autres expressions, dites que la Trinité existe en une seule nature divine ; et des prières seront adressées à Dieu, afin que le Saint-Esprit vous donne de prononcer cette parole » ; c’est-à-dire, des prières seront adressées à Dieu, afin que par lui le pouvoir vous soit donné de confesser de bouche ce qui fait l’objet de votre croyance. « Car il vous donnera ce pouvoir, j’en ai la certitude ; après vous avoir donné la première chose, il vous donnera aussi la seconde <ref>Grég. de Naz. Disc. XLIV, sur la Pentecôte.</ref> » ; celui qui vous a donné de croire, vous donnera aussi de confesser votre croyance.
50. Ainsi, ces docteurs si grands et si saints disent qu’il n’y a aucune chose dont nous puissions nous glorifier comme nous appartenant en propre, et comme ne nous ayant pas été donnée par Dieu ; que notre cœur lui-même et nos pensées ne sont pas en notre pouvoir : ils donnent tout à Dieu et confessent que nous recevons de lui la grâce de nous convertir à lui, de manière à persévérer dans cet état ; ils confessent que nous recevons de lui la grâce de reconnaître comme bon ce qui est bon en soi et de le vouloir, la grâce de le glorifier lui-même et de recevoir le Christ, de devenir dévots et pieux, après avoir vécu sans dévotion ; de croire à la Trinité, et de confesser de bouche ce que nous croyons ; or, en parlant ainsi ils attribuent
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par là même tout à Dieu, ils reconnaissent les dons de Dieu et attestent que ces dons nous viennent de lui et non pas de nous-mêmes. Qui pourra dire que ces docteurs, en même temps qu’ils confessaient ainsi la grâce de Dieu, osaient néanmoins nier la prescience divine qui est confessée non-seulement par les hommes instruits, mais même par les hommes les plus ignorants ? Si donc ils savaient, d’une part, que ces dons viennent de Dieu, et si, d’autre part, ils n’ignoraient pas que Dieu a vu dans sa prescience qu’il devait les donner, et que ce même Dieu n’a pas pu ne pas connaître d’avance ceux qui devaient les recevoir, ils croyaient évidemment la doctrine de la prédestination telle qu’elle a été enseignée par les Apôtres, et telle que nous la défendons plus explicitement, et avec un soin plus minutieux contre de nouveaux hérétiques : et cependant, quand ils prêchaient l’obéissance, et qu’ils exhortaient à la pratique de cette vertu avec toute l’ardeur dont ils étaient capables, personne n’aurait eu le droit de leur dire : Si vous ne voulez pas que l’obéissance, à laquelle vous nous excitez d’une manière si chaleureuse, vienne à se refroidir dans notre cœur, ne nous prêchez point cette grâce divine par laquelle vous dites que Dieu donne les vertus que vous nous exhortez à pratiquer.
51. Conséquemment, si les Apôtres et les docteurs de l’Église qui leur ont succédé et les ont imités, ont tous fait l’une et l’autre chose, c’est-à-dire, s’ils ont prêché avec sincérité que la grâce de Dieu ne nous est pas donnée suivant nos mérites ; et si en même temps ils ont travaillé à faire pratiquer avec piété l’obéissance aux préceptes du salut, comment nos adversaires, obligés de se rendre intérieurement à la force irrésistible de la vérité, pensent-ils pouvoir nous dire intérieurement avec raison : « Quoique ce que l’on dit de la prédestination des bienfaits de Dieu, soit véritable, il ne faut pas cependant le prêcher aux peuples <ref>Voir, tom. III, les lettres de saint Hilaire et de saint Prosper.</ref> ». Il faut certainement le prêcher, afin que celui qui a des oreilles pour entendre, l’entende <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#8-8|''Luc'', {{rom|viii}}, 8.]]</ref>. Mais qui possède ces oreilles, s’il ne les a point reçues de Celui qui dit : « Je leur donnerai un cœur pour me connaître, et des oreilles qui entendront <ref>[[Bible_Crampon_1923/Baruch#2-31|''Baruch'', {{rom|ii}}, 31.]]</ref> ? » Certes, celui qui ne les a point reçues, peut rejeter ce qu’il entend ; mais celui qui comprend, doit recueillir ces paroles et s’en nourrir, il doit s’en nourrir et y puiser la vie. On doit prêcher la piété, afin que celui qui a des oreilles pour entendre, rende à Dieu le culte qui lui est dû ; on doit prêcher la chasteté, afin que celui qui a des oreilles pour entendre, ne fasse servir ses membres à aucune action déshonnête ; on doit prêcher la charité, afin que celui qui a des oreilles pour entendre, aime Dieu et le prochain ; mais il faut de même aussi prêcher la prédestination des bienfaits de Dieu, afin que celui qui a des oreilles pour entendre, ne se glorifie pas en lui-même, mais dans le Seigneur.
{{t3|AVANT MÊME L’HÉRÉSIE DE PÉLAGE, AUGUSTIN ENSEIGNAIT LA PRÉDESTINATION.|CHAPITRE XX.|fs=120%}}
52. Nos adversaires disent encore : « Il n’était pas nécessaire de jeter, par l’incertitude que fait naître une question de ce genre, le trouble dans le cœur d’une foule de personnes dont l’intelligence est bornée : car, sans cette doctrine de la prédestination, la foi catholique n’a pas été défendue avec moins d’avantages durant bien des années, contre tels ou tels hérétiques, mais surtout contre les Pélagiens, par cette multitude de livres qu’avaient écrits des hommes catholiques ou non catholiques, et par ceux que nous avions écrits à notre tour <ref>Voir, tom. III, la lettre d’Hilaire, n. 8.</ref> ». Je suis grandement étonné qu’ils tiennent un pareil langage : comment peuvent-ils perdre ainsi de vue, sans parler ici des autres, les livres que nous avons écrits nous-mêmes, et publiés avant que les Pélagiens eussent commencé à paraître ? Comment ne voient-ils pas que dans beaucoup d’endroits de ces livres nous avons, sans même savoir qu’elle devait exister, porté des coups mortels à l’hérésie pélagienne, en prêchant la grâce par laquelle Dieu nous délivre de nos erreurs et de nos mœurs mauvaises, sans aucun mérite précédent de notre part, et seulement par un acte de sa miséricorde toute gratuite ? C’est en effet ce que j’ai commencé à développer d’une manière plus complète, dans la discussion écrite que j’adressai à Simplicien, d’heureuse mémoire, évêque de l’Église de Milan ; au commencement de mon épiscopat, quand j’eus appris que le commencement de la foi est un don
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de Dieu, et que je l’enseignais expressément.
53. Parmi mes opuscules, en est-il un seul qui ait pu être lu plus souvent et avec plus d’intérêt que les livres de mes Confessions ? Quoique je les aie publiés avant la naissance de l’hérésie pélagienne, il est certain que j’y ai dit à notre Dieu, et que je le lui ai dit bien des fois : « Donnez ce que vous commandez, et commandez ce que vous voulez <ref>Liv. X, chap. XIX, XXXI, XXXVII.</ref> ». Ces paroles écrites de ma main, ayant été citées en présence de Pélage, à Rome, par un de mes frères, mon collègue dans l’épiscopat, Pélage ne put les supporter et il mit dans sa réplique une vivacité telle qu’il fut sur le point d’en venir aux mains avec celui qui les avait citées. Mais qu’est-ce que Dieu nous commande tout d’abord, et par-dessus tout, sinon de croire en lui ? C’est donc lui-même qui donne précisément cette grâce, si j’ai eu raison de lui dire : « Donnez ce que vous commandez ». Et quand, dans ces mêmes livres encore, j’ai fait l’histoire de ma conversion <ref>Liv. III, chap. XI, XII, et liv. IX, chap. VIII.</ref>, quand j’ai rapporté que j’avais été converti par Dieu à cette même foi contre laquelle je dirigeais auparavant les traits impuissants et sans cesse renouvelés de mon verbiage furibond, ne vous souvenez-vous pas que mon récit indiquait clairement que mon salut avait été accordé aux larmes sincères et quotidiennes de ma mère ? Aux mêmes endroits aussi j’ai déclaré hautement que Dieu par sa grâce convertit à la vraie foi, non-seulement les volontés humaines qui sont éloignées, mais celles même qui sont ennemies de cette foi. Quant aux progrès dans la persévérance, vous savez, et, si vous le voulez, vous pouvez vous en convaincre de nouveau ; vous savez, dis-je, comment j’ai prié Dieu de me les accorder. Ainsi tous les dons de Dieu qui ont été dans cet ouvrage l’objet de mes vœux ou de mes louanges, qui oserait, je ne dis pas nier, mais seulement douter que Dieu, dans sa prescience, ait su qu’il devait les donner, et qu’il n’ait jamais pu ne pas connaître ceux à qui il devait les donner ? Or, telle est la prédestination manifeste et incontestable des saints : prédestination que nous avons été plus tard dans la nécessité de défendre d’une manière plus complète et avec plus de soin, dès que nous avons discuté contre les Pélagiens. Car nous avons appris que chaque hérésie en particulier a fait naître au sein de l’Église des discussions spéciales dans lesquelles il fallait défendre les divines Écritures avec plus de soin que si on n’avait pas été obligé de le faire par des motifs de ce genre. Et si nous avons été obligé de défendre, avec plus de développements et plus d’éclaircissements, dans le présent ouvrage, les passages des Écritures où la prédestination est enseignée, n’est-ce pas précisément parce que les Pélagiens prétendent que la grâce de Dieu est donnée suivant nos mérites ? doctrine qui évidemment n’est pas autre chose que la négation complète de la grâce.
{{t3|QU’ELLE INGRATITUDE DE NIER LA GRÂCE.|CHAPITRE XXI.|fs=120%}}
54. C’est donc pour détruire cette opinion contraire à la reconnaissance que nous devons à Dieu et ennemie des bienfaits gratuits par lesquels il nous délivre, c’est pour cela que, suivant les Écritures où nous avons déjà puisé beaucoup de preuves, nous établissons que le commencement de la foi et la persévérance jusqu’à la fin dans la foi, sont des dons de Dieu. Car si nous disons que le commencement de la foi vient de nous, et que, par ce commencement, nous méritons de recevoir les autres dons de Dieu, les Pélagiens concluent de là que la grâce de Dieu nous est donnée par suite de nos mérites : doctrine qui répugne tellement à la foi catholique, que Pélage l’a condamnée pour n’être pas condamné lui-même. Pareillement, si nous disons que notre persévérance nous vient de nous-mêmes, et non pas du Seigneur, ils répondent que le commencement de la foi vient de nous-mêmes aussi bien que la fin, et voici comment ils raisonnent pour le prouver : Si nous pouvons par nous-mêmes persévérer jusqu’à la fin dans la foi, à plus forte raison nous pouvons par nous-mêmes aussi commencer à croire, car il est plus difficile de donner à une chose sa dernière perfection que de la commencer : voilà comment parfois ils prétendent établir que la grâce de Dieu est donnée suivant nos mérites. Si, au contraire, l’un et l’autre sont des dons de Dieu, et si Dieu a su dans sa prescience qu’il donnerait un jour ces dons qui lui appartiennent (qui oserait affirmer qu’il ne l’a pas su ?), on
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doit donc prêcher la prédestination, afin de pouvoir démontrer par des preuves inattaquables que la grâce de Dieu est une grâce véritable, c’est-à-dire qu’elle n’est pas donnée suivant nos mérites.
55. À la vérité, dans le livre qui a pour titre : De la Correction et de la Grâce, et dont les exemplaires n’ont pu suffire à tous nos amis, je crois avoir déclaré que la persévérance finale est un don de Dieu <ref>Ci-dessus, de la Correction et de la Grâce, n. 10.</ref>, en des termes plus explicites et plus clairs, si mes souvenirs ne me trompent, que dans aucun autre, ou du moins dans presque aucun autre de mes écrits antérieurs. Mais pour enseigner la même doctrine aujourd’hui, il me suffit de répéter ce que d’autres ont dit avant moi. Car, le bienheureux Cyprien expliquant, comme nous l’avons montré déjà, les demandes que nous faisons dans l’Oraison dominicale, a dit que, dans la première demande même, la persévérance est l’objet de notre prière ; il a affirmé qu’en disant, après avoir été déjà sanctifiés dans le baptême : « Que votre nom soit sanctifié <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#6-9|''Matt.'' {{rom|vi}}, 9.]]</ref> », nous demandons précisément de persévérer dans ce que nous avons commencé d’être. Cependant, que ceux à qui je ne puis déplaire, parce qu’ils m’ont donné leur affection, et qui, comme vous me l’écrivez, font profession d’embrasser tous mes sentiments, même dans les choses étrangères à la question présente ; que ceux-là, dis-je, voient si dans les dernières parties du premier des deux livres que j’ai écrits à Simplicien, évêque de Milan, au commencement de mon épiscopat, avant la naissance de l’hérésie pélagienne, il reste quelque passage où serait révoquée en doute la vérité de ce principe, que la grâce de Dieu n’est point donnée suivant nos mérites ; qu’ils voient si je n’ai pas établi suffisamment en cet endroit, que le commencement de la foi est, lui aussi, un don de Dieu ; si, quoique je ne l’aie pas dit en termes exprès, il ne ressort pas clairement de l’ensemble de mes paroles, que la persévérance finale est donnée par celui-là seul qui nous a prédestinés pour son royaume et pour sa gloire. De plus, la lettre même que j’ai écrite à saint Paulin, évêque de Nole, contre les Pélagiens, il est vrai, mais sans qu’elle ait été jusqu’à ces derniers temps l’objet d’aucune contradiction de la part de nos adversaires ; cette lettre n’a-t-elle pas été publiée par moi depuis plusieurs années ? Qu’ils lisent aussi avec attention celle que j’adressai à Sixte, prêtre de l’Église romaine, au moment où la lutte entre les Pélagiens et moi était poussée avec le plus d’ardeur ; et ils la trouveront semblable à celle qui fut adressée à Paulin. Ils reconnaîtront par là que ce qui, à mon grand étonnement, leur déplaît aujourd’hui, a été dit et mis par écrit depuis plusieurs années déjà contre l’hérésie pélagienne. Je ne prétends pas cependant que l’on doive embrasser tous mes sentiments et me prendre pour guide, même en dehors des choses où l’on reconnaît que je ne suis point dans l’erreur : car j’écris aujourd’hui des livres où j’ai entrepris de revoir mes faibles ouvrages, précisément afin de montrer que moi-même j’ai quelquefois varié dans mes enseignements. Je crois au contraire avoir, par la miséricorde de Dieu, fait des progrès en écrivant, mais non pas avoir commencé par la perfection ; et il y aurait dans mes paroles plus de présomption que de vérité, si même aujourd’hui je disais que, dans cet âge avancé, je suis parvenu enfin à écrire d’une manière parfaite et sans aucune erreur. Ce qui est important au contraire, c’est de savoir jusqu’où va une erreur et en quoi elle consiste ; c’est de savoir aussi avec quelle facilité telle ou telle personne corrige son erreur, ou avec quelle opiniâtreté elle s’efforce de la soutenir. Il y a, en effet, pour un homme que le dernier jour de sa vie trouve marchant dans la voie du progrès, tout lieu d’espérer que la mort lui donnera ce à quoi il n’était pas encore parvenu, malgré ses efforts, et que le jugement lui procure sa dernière perfection plutôt que son châtiment.
56. C’est pourquoi, si je ne consens pas à être ingrat à l’égard des hommes qui m’ont donné leur affection, parce que mes travaux ont été pour eux d’une certaine utilité : à combien plus forte raison ne serai-je pas ingrat vis-à-vis de Dieu, que nous n’aimerions pas, si lui-même ne nous avait aimés auparavant et ne nous avait donné la grâce de l’aimer ? Car c’est de lui que vient la charité <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Jean#4-7|''I Jean'', {{rom|iv}}, 7.]]</ref> : comme il a été dit par des hommes à qui il a donné non-seulement d’avoir pour lui un amour ardent, mais encore d’être de grands prédicateurs de sa parole. Or, quelle ingratitude plus odieuse que de nier la grâce
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même de Dieu, en disant qu’elle est donnée suivant nos mérites ? La foi catholique a repoussé avec horreur cette doctrine enseignée par les Pélagiens ; elle en a fait contre Pélage le sujet d’une accusation capitale : Pélage lui-même l’a condamnée, non pas, il est vrai, par amour pour la vérité de Dieu, mais par la crainte de sa propre condamnation. Cependant, quiconque a, comme tout catholique fidèle, horreur de dire que la grâce de Dieu est donnée suivant nos mérites, ne doit pas non plus se dispenser de croire à la grâce de Dieu par laquelle il a obtenu miséricorde pour devenir fidèle ; et de plus, il doit attribuer pareillement à la grâce de Dieu la persévérance finale par laquelle il obtient miséricorde pour ne pas être induit en tentation, comme il le demande chaque jour dans ses prières. D’autre part, les dons par lesquels nous menons une vie régulière et qui, de l’aveu même de nos adversaires, sont accordés gratuitement par Dieu à notre foi, ces dons sont comme des liens intermédiaires entre le commencement de la foi et la perfection de la persévérance. Or, Dieu a su, dans sa prescience, qu’il donnerait à ceux qui sont appelés par lui toutes ces choses, savoir, le commencement de la foi et les autres dons qu’il accorde jusqu’à la fin. C’est donc par une opiniâtreté incompréhensible que l’on ose contredire la doctrine de la prédestination, ou révoquer en doute une vérité aussi incontestable.
{{t3|MANIÈRE DE PRÊCHER AU PEUPLE LA PRÉDESTINATION.|CHAPITRE XXII.|fs=120%}}
57. Il ne faut pas cependant prêcher cette doctrine aux peuples, de telle sorte que, aux yeux de la foule ignorante ou dont l’intelligence est trop peu exercée, elle paraisse être opposée au but qu’elle a en vue, de même qu’on paraîtrait réfuter la doctrine de la prescience de Dieu (doctrine que nos adversaires ne peuvent certainement pas rejeter), si l’on disait aux hommes : « Soit que vous couriez, soit que vous demeuriez en repos, vous serez tels que vous avez été vus dans la prescience de celui qui ne peut se tromper ». Il n’appartient qu’à un médecin fourbe ou ignorant de faire d’un remède utile par lui-même, une application telle qu’il ne serve de rien, ou même qu’il devienne nuisible. Voici au contraire le langage que l’on doit tenir : « Courez de telle sorte que vous remportiez le prix <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#9-24|''I Cor.'' {{rom|ix}}, 24.]]</ref> », et que par votre course même vous appreniez que vous avez été connus d’avance comme devant la remplir avec succès ; on peut également, en prêchant la prescience de Dieu, employer toute autre forme de langage, pourvu qu’on ne paraisse pas autoriser les hommes à demeurer oisifs et paresseux.
58. Ainsi, d’après les desseins bien arrêtés de la volonté divine par rapport à la prédestination, les uns doivent cesser un jour d’être infidèles, et, après avoir reçu la volonté d’obéir, se convertir à la foi, ou persévérer dans la foi ; les autres, au contraire, retenus jusqu’à présent dans les délices coupables du péché, s’ils ont été, eux aussi, prédestinés, ne sont pas encore sortis de cet état par la raison que la grâce, en tant qu’elle fait miséricorde, ne les en a pas encore tirés. Car, si quelques-uns n’ont pas encore été appelés parmi ceux que Dieu par sa grâce a prédestinés pour être élus, ils recevront certainement cette même grâce qui leur donnera de vouloir être élus et de l’être réellement ; si quelques autres, au contraire, obéissent, mais sans avoir été prédestinés pour le royaume de Dieu et pour sa gloire, leur fidélité n’est que temporaire, ils ne persévéreront pas jusqu’à la fin dans cette obéissance. Cependant, quoique tout cela soit véritable, il ne faut pas, quand on expose cette doctrine devant une foule d’auditeurs, s’adresser directement à ceux-ci et répéter devant eux ces paroles de nos adversaires, insérées par vous dans vos lettres, et que je viens de reproduire moi-même : « Les desseins bien arrêtés de la volonté divine par rapport à la prédestination, ont été que, parmi vous, les uns, cessant d’être infidèles et recevant en même temps la volonté d’obéir, vinssent à la foi ». Qu’est-il besoin de dire : « Les uns parmi vous ? » quand nous parlons à l’Église de Dieu ; quand nous parlons à des croyants ; à quoi bon, en disant qu’une partie d’entre eux sont venus à la foi, paraître faire injure aux autres ; tandis que nous pouvons dire, sans offenser personne : Les desseins bien arrêtés de la volonté divine, par rapport à la prédestination, ont été que, cessant d’être infidèles, vous vinssiez à la foi après avoir reçu la volonté d’obéir ; ces mêmes desseins
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sont aujourd’hui que vous demeuriez dans la foi et que vous receviez la persévérance ?
59. De même, on doit toujours éviter de prononcer les paroles qui suivent celles que nous venons de citer : « Vous, au contraire, qui êtes encore retenus dans les délices du péché, si jusqu’à présent vous n’êtes pas sortis de cet état, c’est parce que la grâce, en tant qu’elle fait miséricorde, ne vous en a pas encore tirés », tandis qu’on peut leur dire très-bien et en termes très-convenables : Si quelques-uns parmi vous sont encore retenus dans les délices coupables du péché, qu’ils embrassent un genre de vie salutaire ; mais quand vous aurez fait cela, ne tirez point vanité de vos œuvres, comme si elles vous appartenaient ; ne vous en glorifiez point comme si elles n’étaient pas l’effet de la grâce que vous avez reçue ; car c’est Dieu qui opère en vous le vouloir et le faire, selon sa bonne volonté <ref>[[Bible_Crampon_1923/Philippiens#2-13|''Philipp.'' {{rom|ii}}, 13.]]</ref> ; et vos pas sont dirigés par le Seigneur, afin que vous demeuriez toujours dans ses voies <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#37-23|''Ps.'' {{rom|xxxvi}}, 23.]]</ref> : par votre course même dans la voie du bien et de la justice, apprenez que vous appartenez à la prédestination de la grâce divine.
60. Il en est de même de ces paroles qui suivent : « Cependant, si quelques-uns parmi vous, quoique Dieu par sa grâce les ait prédestinés pour être élus, n’ont pas jusqu’à présent été appelés, ils recevront la même grâce qui leur donnera de vouloir être élus et de l’être réellement ». Ces paroles nous paraîtront réellement d’une dureté excessive, si nous réfléchissons que nous ne parlons pas à des hommes quelconques, mais à l’Église du Christ. Pourquoi, en effet, ne pas s’exprimer plutôt ainsi : Si quelques-uns parmi vous ne sont pas encore appelés, prions pour eux afin qu’ils le soient ? Il est possible qu’ils soient prédestinés de telle sorte que leur vocation sera accordée à nos prières, et qu’ils recevront par ce moyen cette grâce qui leur donnera de vouloir être élus et de le devenir réellement. Car, Dieu qui accomplit tout ce qu’il a décrété dans ses desseins éternels, nous a commandé de le prier même pour les ennemis de la foi, afin précisément de nous faire comprendre que c’est lui-même qui donne aux infidèles de croire, et qui leur fait vouloir ce qu’ils ne voulaient pas.
61. Quant aux paroles ajoutées à celles qui précèdent, je me demande comment il peut se faire que dans le peuple chrétien il y ait un seul homme assez faible d’esprit pour entendre, sans en être indigné, un prédicateur disant publiquement : « Vous qui obéissez, si vous êtes prédestinés pour être rejetés, vous serez privés des forces nécessaires pour obéir, afin que vous cessiez de pratiquer l’obéissance ». Un pareil langage semble-t-il être autre chose qu’une malédiction, ou, en un certain sens, une prédiction de malheurs ? S’il plaît au prédicateur, ou même si le prédicateur se trouve obligé de dire quelque chose de ceux qui ne persévèrent point, pourquoi du moins ne s’exprimerait-il pas plutôt de la manière que j’indiquais tout à l’heure ? D’abord, il ne doit pas appliquer ces paroles directement à une partie du peuple qui l’entend, il doit seulement les appliquer à d’autres devant eux ; ainsi il ne doit pas dire : « Vous qui obéissez, si vous êtes prédestinés pour être rejetés », mais plutôt : « Ceux qui obéissent, s’ils sont prédestinés…… etc. », parlant à la troisième personne du verbe, et non pas à la seconde. Car il ne s’agit pas dans ces paroles d’une chose désirable, mais d’une chose abominable, et il est trop dur, il est trop odieux de les jeter comme un outrage à la face des auditeurs, en leur disant : « Vous qui peut-être obéissez, si vous êtes prédestinés pour être rejetés, vous serez privés des forces nécessaires pour obéir, et vous cesserez ainsi de pratiquer l’obéissance ». En quoi la même pensée serait-elle affaiblie, si l’on disait : Ceux qui peut-être obéissent, mais qui n’ont pas été prédestinés pour le royaume de Dieu et pour sa gloire, n’ont qu’une fidélité temporaire, ils ne persévéreront pas jusqu’à la fin dans la même obéissance ? On dit ainsi la même chose avec plus de vérité et en termes plus convenables, puisque non-seulement on ne paraît pas souhaiter de mal à ses auditeurs, mais on semble même adresser à d’autres ce qui sans cela exciterait leur indignation, et par ce moyen, au lieu de penser qu’ils sont eux-mêmes dans cet état, ils se bornent à espérer et à demander des choses meilleures. Si l’on voulait employer, par rapport à la prescience divine que nos adversaires ne peuvent certainement pas nier, la même forme de langage dont ils croient qu’on doit se servir par rapport à la prédestination ; on pourrait exprimer
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la même pensée presque dans les mêmes termes, et dire : « Vous qui peut-être obéissez, si vous avez été connus d’avance comme devant être rejetés, vous cesserez d’obéir ». Ces paroles, dira-t-on, sont très-vraies ; oui, assurément, mais elles sont très-regrettables, très-déplacées et tout à fait hors de propos ; ce langage n’est pas contraire à la vérité, mais il n’est pas appliqué comme un remède propre à guérir l’homme de ses infirmités.
62. Je ne crois pas même que cette manière de s’exprimer dont nous avons dit qu’on devait se servir dans la prédication de la prédestination, puisse suffire à celui qui parle au peuple, à moins qu’il n’ajoute ceci ou quelque chose de semblable : Vous devez donc espérer aussi que la persévérance même dans l’obéissance vous sera donnée par le Père des lumières, de qui descend toute grâce excellente et tout don parfait <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques#1-17|''Jacq.'' {{rom|i}}, 17.]]</ref> ; vous devez la lui demander chaque jour dans vos prières, et avoir la confiance, en agissant ainsi, que vous n’êtes pas exclus de la prédestination de son peuple ; car c’est lui-même qui vous donne la grâce d’agir de cette manière. À Dieu ne plaise cependant que vous désespériez de vous-mêmes parce qu’on vous ordonne de placer votre espérance, non pas en vous, mais dans le Seigneur. Car, maudit soit quiconque place son espérance dans l’homme <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jérémie#17-5|''Jérém.'' {{rom|xvii}}, 5.]]</ref> ; il vaut mieux mettre sa confiance dans le Seigneur que de la mettre dans l’homme <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#118-8|''Ps.'' {{rom|cxvii}}, 8.]]</ref> ; bienheureux sont tous ceux qui se confient en lui. Vous affermissant dans cette espérance, servez le Seigneur avec crainte et réjouissez-vous en lui avec tremblement <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#2-11|''Id.'' {{rom|ii}}, 13, 11.]]</ref> : par rapport à la vie éternelle promise avant tous les temps aux enfants de promission par Dieu qui ne ment point, personne ne peut avoir de sécurité à cet égard avant la consommation de la vie présente qui est une tentation sur la terre <ref>[[Bible_Crampon_1923/Job#7-1|''Job'', {{rom|vii}}, 1.]]</ref> ; mais celui à qui nous disons chaque jour : « Ne nous induisez point en tentation <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#6-13|''Matt.'' {{rom|vi}}, 13.]]</ref> », nous donnera de persévérer en lui jusqu’à la fin de cette vie. Quand nous tenons ce langage ou un langage à peu près semblable, soit devant un petit nombre de chrétiens, soit devant la multitude assemblée à l’Église, pourquoi craindrions-nous de prêcher que les saints sont prédestinés et que la grâce de Dieu est une grâce véritable, c’est-à-dire qu’elle n’est point donnée suivant nos mérites, comme la sainte Écriture l’enseigne expressément ? Ou bien, doit-on craindre que l’homme ne désespère de lui-même, si on lui montre qu’il doit placer son espérance en Dieu, et croire que ce désespoir ne l’atteindrait pas, s’il était assez orgueilleux et assez malheureux pour placer cette espérance en lui-même ?
{{t3|LA PRÉDESTINATION DANS LES PRIÈRES DE L’ÉGLISE.|CHAPITRE XXIII.|fs=120%}}
63. Plût au ciel que ceux dont le cœur est appesanti et qui, à cause de leur faiblesse, ne peuvent pas, ou du moins ne peuvent pas encore comprendre les Écritures ou les explications des Écritures, plût au ciel, dis-je, que, soit qu’ils entendent, soit qu’ils n’entendent pas nos argumentations relatives à cette question, ils prêtent du moins une attention plus sérieuse aux prières qu’ils récitent, et qui, après avoir été en usage dans l’Église depuis sa fondation, y seront encore jusqu’à la fin des siècles. Car, par rapport à cette vérité que nous sommes aujourd’hui forcé, non-seulement de rappeler, mais de protéger et de défendre expressément contre de nouveaux hérétiques, l’Église dans ses prières n’a jamais gardé le silence à cet égard, quoique autrefois elle n’ait pas cru devoir la développer dans les discussions publiques, parce que aucune contradiction ne rendait ces développements nécessaires. À quelle époque, en effet, l’Église n’a-t-elle pas demandé la grâce de la foi pour les infidèles et pour ses propres ennemis ? Quand est-ce qu’un fidèle ayant un ami, un parent, un époux infidèle, n’a pas demandé à Dieu pour cet infidèle un esprit docile aux vérités de la foi chrétienne ? Qui est-ce qui jamais a omis de demander pour lui-même la grâce de persévérer dans le Seigneur ? Si parfois le prêtre adressant à Dieu des prières pour les fidèles, disait : Donnez-leur, Seigneur, de persévérer en vous jusqu’à la fin, qui a jamais osé lui en faire un reproche, je ne dis pas de vive voix, mais même dans sa pensée ? Qui est-ce qui, confessant de bouche ce qu’il croyait de cœur, n’a pas plutôt répondu à une bénédiction semblable du prêtre : Ainsi soit-il ? Car, quand ils récitent l’Oraison dominicale, mais surtout quand ils prononcent ces paroles : «
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Ne nous induisez pas en tentation », les fidèles ne demandent pas autre chose que de persévérer dans la sainte obéissance. Conséquemment, de même que l’Église a toujours fait usage de ces prières, de même aussi elle est née, elle a pris et elle prend encore ses accroissements dans la foi à cette vérité, que la grâce de Dieu n’est pas donnée suivant les mérites de ceux qui la reçoivent. L’Église en effet ne demanderait pas que la foi fût donnée aux infidèles, si elle ne croyait que c’est Dieu qui convertit à lui les volontés des hommes, lorsqu’elles sont éloignées ou même ennemies de lui ; elle ne demanderait pas de persévérer dans la foi du Christ, sans être ni trompée ni vaincue par les tentations du monde, si elle ne croyait pas que le Seigneur a tellement notre cœur en son pouvoir, que le bien même que nous accomplissons par notre propre volonté, ne pourrait être accompli si Dieu ne nous donnait cette volonté. Car si l’Église, qui demande à Dieu ces grâces, croit cependant qu’elle les reçoit d’elle-même, ses prières ne sont pas des prières véritables, mais des prières dérisoires ; ce qu’à Dieu ne plaise. Comment, en effet, pourrait-on gémir sincèrement dans le désir de recevoir une chose que l’on demande au Seigneur, si l’on pensait qu’on reçoit cette chose de soi-même, et non pas du Seigneur ?
64. Surtout quand l’Apôtre dit : « Nous ne savons ce que nous devons demander dans la prière ; mais l’Esprit lui-même demande pour nous avec des gémissements inénarrables ; et celui qui scrute les cœurs, sait ce qui plaît à l’Esprit : car c’est selon Dieu qu’il demande pour les saints <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-26|''Rom.'' {{rom|viii}}, 26, 27.]]</ref> ? » Que veulent dire ces paroles : « L’Esprit lui-même demande », sinon : L’Esprit fait demander, « avec des gémissements inénarrables », mais sincères, car l’Esprit est vérité ? C’est de lui en effet que l’Apôtre a dit ailleurs : « Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils, lequel Esprit crie : Abba, Père <ref>[[Bible_Crampon_1923/Galates#4-6|''Gal.'' {{rom|iv}}, 6.]]</ref> ». Ici encore, que signifient ces mots : « L’Esprit crie », sinon : L’Esprit fait crier ; par un trope semblable à celui qui nous permet de dire : Un jour heureux, pour : Un jour qui nous rend heureux ? Le même Apôtre explique clairement cette vérité, quand il dit en un autre endroit : « Vous n’avez point reçu de nouveau l’Esprit de servitude qui inspire la crainte ; mais vous avez reçu l’Esprit d’adoption des enfants, par lequel nous crions : Abba, Père <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-15|''Rom.'' {{rom|viii}}, 15.]]</ref> ». Tout à l’heure il disait : « L’Esprit qui crie » ; ici il dit : « L’Esprit par lequel nous crions » ; montrant ainsi en quel sens il a dit : « L’Esprit qui crie », c’est-à-dire, comme je l’ai déjà expliqué, dans le sens de ces mots : L’Esprit qui nous fait crier. Cela nous fait comprendre que c’est encore par un don de Dieu que nous crions vers lui intérieurement et dans la sincérité de notre cœur. Que nos adversaires considèrent donc combien on se trompe, quand on pense que nous avons par nous-mêmes, et sans l’avoir reçu de personne, le pouvoir de demander, de chercher, de frapper ; quand on dit que la grâce est précédée par notre mérite, en ce sens qu’elle en est le résultat toutes les fois que nous recevons l’objet de nos demandes, que nous trouvons l’objet de nos recherches et qu’on ouvre à nos efforts ; quand, enfin, on ne veut pas comprendre que c’est encore par un bienfait de Dieu, que nous prions, c’est-à-dire, que nous demandons, que nous cherchons et que nous frappons. Car nous avons reçu l’esprit d’adoption des enfants, par lequel nous crions : Abba, Père. Le bienheureux Ambroise l’avait compris, lui aussi. Car il dit <ref>Dans son Comment. sur Isaïe.</ref> : « C’est une grâce spirituelle, même de prier Dieu ; ainsi qu’il est écrit : Personne ne dit : Seigneur Jésus, si ce n’est par le Saint-Esprit <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#12-3|''I Cor.'' {{rom|xii}}, 3.]]</ref> ».
65. Ainsi, ces dons que l’Église demande au Seigneur et qu’elle n’a cessé de lui demander depuis le premier jour de sa fondation, Dieu, dans sa prescience, a prévu qu’il les donnerait à ses élus, mais de telle sorte que par la prédestination même il les donnait déjà : c’est ce que l’Apôtre déclare de la manière la plus explicite. Écrivant à Timothée : « Prends part », lui dit-il, « aux travaux de l’Évangile, selon la puissance de Dieu qui nous sauve et nous appelle par sa vocation sainte, non pas suivant nos œuvres, mais suivant son décret et suivant la grâce qui nous a été donnée en Jésus-Christ avant le commencement des temps, et qui a été manifestée de nos jours par l’avènement de notre Sauveur Jésus-Christ <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Timothée#1-8|''II Tim.'' {{rom|i}}, 8-10.]]</ref> ». Que celui-là donc enseigne que cette doctrine de la prédestination et de la grâce, aujourd’hui défendue avec des soins plus attentifs contre de
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nouveaux hérétiques, n’a pas toujours fait partie de la foi de l’Église ; que celui-là, dis-je, tienne ce langage, qui ose enseigner aussi que l’Église n’a pas toujours prié, ou du moins qu’elle n’a pas prié sincèrement, soit pour la conversion des infidèles à la foi, soit pour la persévérance des fidèles. Si l’Église a toujours demandé ces biens dans ses prières, nécessairement elle a toujours cru aussi qu’ils sont des dons de Dieu ; et jamais il ne lui a été permis de nier qu’ils eussent été connus de la prescience divine. D’où il suit qu’en aucun temps la foi en cette prédestination, défendue aujourd’hui avec une sollicitude nouvelle contre des hérétiques nouveaux, n’a été étrangère à l’Église du Christ.
{{t3|MODÈLE DE PRÉDESTINATION DANS JÉSUS-CHRIST FAIT HOMME. — CONCLUSION.|CHAPITRE XXIV.|fs=120%}}
66. Mais pourquoi m’étendre davantage ? Je crois avoir montré suffisamment, et même plus que suffisamment, que commencer à croire au Seigneur et persévérer en lui jusqu’à la fin, sont deux dons de Dieu. Quant aux autres biens relatifs à la vie pieuse par laquelle on rend à Dieu des hommages dignes de lui, ceux mêmes pour qui nous écrivons ces lignes reconnaissent que ces biens sont des dons de Dieu. D’autre part, il ne leur est pas possible de nier que Dieu dans sa prescience a connu tous ses dons, et les personnes à qui il devait les accorder. Conséquemment, de même que l’on doit prêcher les autres dons de Dieu, afin que celui qui fait cette prédication soit entendu avec un esprit d’obéissance ; de même aussi on doit prêcher la prédestination, afin que celui qui entend cette prédication avec un esprit soumis, se glorifie, non pas dans un homme, et par conséquent non pas en lui-même, mais dans le Seigneur : car c’est encore ici un précepte du Seigneur ; et entendre avec un esprit soumis ce précepte, « que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#1-31|''I Cor.'' {{rom|i}}, 31.]]</ref> », c’est un don de Dieu semblable aux autres. Celui qui n’a pas ce don, je n’hésite pas à le dire, quels que soient les autres dons qu’il possède, il les possède inutilement. Nos vœux sont, à l’égard des Pélagiens, qu’ils arrivent à le posséder ; à l’égard de nos disciples fidèles, qu’ils le possèdent d’une manière plus abondante. Ne soyons donc pas ardents pour la discussion et paresseux pour la prière. Prions, mes très-chers, prions afin que le Dieu de la grâce donne même à nos ennemis, mais surtout à nos frères et amis, de comprendre et de confesser que personne, après la chute profonde, inexprimable que nous avons tous faite dans la personne d’un seul, ne peut être délivré, si ce n’est par la grâce de Dieu ; et que cette grâce n’est point payée comme une récompense due aux mérites de ceux qui la reçoivent, mais qu’elle leur est donnée gratuitement comme une grâce véritable, sans aucun mérite précédent de leur part.
67. Au reste, personne ne nous offre un exemple plus illustre de prédestination, que Jésus lui-même. Je l’ai déjà établi dans le premier livre <ref>De la Prédestination des Saints, n. 30, 31.</ref>, et j’ai voulu le rappeler encore à la fin de celui-ci : Personne ne nous offre un exemple plus illustre de prédestination que le Médiateur lui-même. Que tout fidèle qui veut se former une juste idée de la prédestination, considère attentivement Jésus-Christ, et en Jésus-Christ il se retrouvera lui-même : tout fidèle, dis-je, qui croit et confesse qu’en Jésus-Christ la nature humaine, c’est-à-dire, notre nature, quoiqu’elle ait été prise par le Dieu-Verbe d’une manière individuelle, a cependant été élevée à la dignité sublime de Fils unique de Dieu, de telle sorte que celui qui a pris, et ce qui a été pris par lui ne sont qu’une seule personne dans la Trinité. Car cette union de l’homme avec le Verbe n’a point formé une quaternité ; la Trinité subsiste après comme auparavant, l’unité de personne dans le Dieu-Homme ayant été le résultat ineffable de cette union. En effet, nous ne disons pas que le Christ est Dieu seulement, comme le prétendent les hérétiques Manichéens ; nous ne disons pas qu’il est homme seulement, comme le prétendent les hérétiques Photiniens ; nous ne disons pas non plus qu’il est homme, mais que comme homme il manque de certaines choses essentielles à la nature humaine, par exemple, qu’il n’a point d’âme, ou bien que son âme est dépourvue d’un esprit raisonnable, ou bien que sa chair, au lieu d’avoir été formée du sang d’une femme, a été formée du Verbe, changé lui-même et transformé
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en chair : car ces trois opinions, aussi fausses que puériles, ont divisé les hérétiques Apollinaristes en trois partis différents et même opposés : nous disons au contraire que le Christ est Dieu véritable, né de Dieu le Père, sans aucun commencement temporel ; que ce même Christ est homme véritable, né d’une mère humaine dans une certaine plénitude des temps ; et que l’humanité du Christ, par laquelle il est inférieur au Père, n’ôte rien à sa divinité par laquelle il est égal au Père. Cet Homme-Dieu n’est cependant qu’un seul Christ, lequel en tant que Dieu a dit en termes parfaitement vrais : « Le Père et moi nous sommes une seule chose <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#10-30|''Jean'', {{rom|x}}, 30.]]</ref> » ; et avec autant de vérité en tant qu’homme : « Le Père est plus grand que moi <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#14-28|''Id.'' {{rom|xiv}}, 28.]]</ref> ». Celui donc qui a formé cet homme de la race d’Abraham et lui a donné, sans aucun mérite précédent de sa volonté, une justice qu’il ne devait jamais perdre, est le même qui rend justes ceux qui ne le sont pas, sans aucun mérite précédent de leur volonté personnelle, afin que le premier soit le chef, et que ceux-ci soient les membres. Celui qui a donné à cet homme, sans aucun mérite précédent de sa part, de ne contracter dans son origine et de ne commettre par sa volonté aucun péché dont il eût besoin d’obtenir le pardon, est le même qui donne à d’autres hommes, sans aucun mérite précédent de leur part, de croire en lui, afin de leur remettre lui-même tous leurs péchés : celui qui a formé cet homme, tel que jamais il n’a eu, et qu’il n’aura jamais une volonté mauvaise, est le même qui rend bonne la volonté mauvaise des membres de cet homme. Il a donc prédestiné et celui-ci et nous-mêmes ; car s’il a prévu que cet homme deviendrait notre chef et que nous deviendrions son corps, il a prévu ces deux choses, non point comme devant être la récompense de mérites antérieurs de notre part, mais comme devant être ses propres œuvres.
68. Que ceux qui lisent ces pages, s’ils les comprennent, rendent grâces à Dieu : que ceux au contraire qui ne les comprennent pas, adressent leurs prières à Celui dont la face est la source de la science et de l’intelligence <ref>[[Bible_Crampon_1923/Proverbes#2|''Prov.'' {{rom|ii}}, suiv. les Sept.]]</ref>, afin qu’il devienne lui-même leur docteur intérieur. Quant à ceux qui pensent que je me suis trompé, qu’ils méditent ce que j’ai écrit avec l’attention la plus soutenue, de peur que peut-être ils ne soient eux-mêmes dans l’erreur. Pour moi, quand je reçois non-seulement des lumières nouvelles, mais même des corrections de la part de ceux qui lisent mes œuvres, je reconnais en cela la miséricorde de Dieu à mon égard : c’est ce que j’attends principalement des docteurs de l’Église, si ce livre vient à se trouver entre leurs mains et qu’ils daignent prendre connaissance de ce que j’y ai écrit.
Traduction de M. l’abbé BARDOT.
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{{t2|DU DON DE LA PERSÉVÉRANCE.|fs=200%}}
{{Alinéa|Dans ce deuxième livre, qui fait suite au livre de la Prédestination et qui est adressé également à Prosper et à Hilaire, saint Augustin démontre : 1° Que la persévérance dans la grâce du Christ est véritablement un don de Dieu ; 2° que pour maintenir l’homme dans les sentiments d’une humilité sincère, il est fort utile de publier cette vérité.|fs=80%}}
{{t3|CE QU’ON ENTEND ICI PAR PERSÉVÉRANCE.|CHAPITRE PREMIER.|fs=120%}}
1. Dans un livre précédent, où nous traitions du commencement de la foi, nous avons dit quelques mots de la persévérance : il s’agit maintenant de traiter ce sujet d’une manière plus complète. Or, nous prétendons que la persévérance, par laquelle on demeure jusqu’à la fin en Jésus-Christ, est un don de Dieu. Par le mot de fin, je désigne ici le terme de cette vie où nous ne courons d’autre péril que celui de tomber. Tant qu’un homme vit sur la terre, nous ignorons s’il a reçu ce don précieux. Car, s’il vient à tomber avant de mourir, on dit aussitôt qu’il n’a point persévéré, et on le dit en toute vérité. Comment, en effet, pourrait-on dire que celui qui n’a point persévéré a cependant reçu ou possédé la persévérance ? Si quelqu’un, après avoir vécu dans la chasteté, vient à déchoir de cet état et à tomber dans le vice opposé ; s’il perd de la même manière la justice, la patience, la foi même, on dit avec raison qu’il a possédé, mais qu’il ne possède plus ces vertus : il a été chaste, il a été juste, patient, fidèle autrefois ; mais depuis qu’il a cessé de pratiquer ces vertus, il a cessé d’être ce qu’il était : comment donc un homme qui n’a point persévéré a-t-il pu posséder la persévérance, puisque ceux-là seuls possèdent ce don, qui persévèrent réellement ? Et qu’on ne vienne point m’opposer ce raisonnement : Si un homme a vécu dix années, par exemple, depuis qu’il a embrassé la foi, et que son apostasie date seulement du milieu de ce temps, ne peut-on pas dire qu’il a persévéré pendant cinq années ? Si l’on croit pouvoir employer le mot de persévérance dans ce sens, je ne dispute point sur les mots : mais on ne peut en aucune manière dire que celui qui n’a point persévéré jusqu’à la fin, a cependant possédé cette persévérance dont nous traitons ici, et par laquelle on persévère réellement jusqu’à la fin en Jésus-Christ. Un homme qui a été chrétien seulement pendant un an, ou même pendant aussi peu de temps que l’on voudra, mais qui a vécu chrétiennement jusqu’à sa mort, a bien plus de part à cette persévérance que celui qui, après avoir été chrétien pendant de longues années, se laisse ébranler dans sa foi quelques instants avant de mourir.
{{t3|LA PERSÉVÉRANCE EST UN DON DE DIEU. TÉMOIGNAGES DE SAINT PAUL, DE SAINT PIERRE ET DE SAINT CYPRIEN, EXPLIQUANT L’ORAISON DOMINICALE.|CHAPITRE II.|fs=120%}}
2. Ceci établi, voyons si cette persévérance dont il est dit : « Celui qui aura persévéré jusqu’à la fin sera sauvé <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#10-22|''Matt.'' {{rom|x}}, 22.]]</ref> », est un don de Dieu. Si elle n’est pas un don de Dieu, comment l’Apôtre a-t-il pu dire avec vérité : « Par rapport au Christ, il vous a été donné, non-seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui <ref>[[Bible_Crampon_1923/Philippiens#1-29|''Philipp.'' {{rom|i}}, 29.]]</ref> ? » Dans ce passage il s’agit de deux choses différentes, dont l’une a rapport au commencement et l’autre à la fin, mais qui toutes deux cependant sont des dons de Dieu, puisque l’Écriture enseigne que l’une et l’autre ont été données, comme nous l’avons dit déjà précédemment. À quel moment, en effet, commence-t-on véritablement à être chrétien, si ce n’est lorsque, pour la première fois, on croit en Jésus-Christ ? Et pour un chrétien, quelle autre fin meilleure que de souffrir
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pour Jésus-Christ ? Or, par rapport à la foi en Jésus-Christ, nous avons rencontré je ne sais quelle contradiction ; on a prétendu que l’accroissement seul, et non point le commencement de la foi, devait être appelé un don de Dieu : nous avons, avec le secours du Seigneur, réfuté suffisamment et surabondamment cette opinion. Mais comment peut-on dire que la persévérance jusqu’à la fin en Jésus-Christ n’est pas un don, accordé gratuitement à celui à qui il est donné de souffrir pour Jésus-Christ, ou, pour employer une expression plus énergique, à celui à qui il est donné de mourir pour Jésus-Christ ?
L’apôtre Pierre établit, lui aussi, que cette persévérance est un don de Dieu, quand il dit : « Il vaut mieux souffrir, si telle est la volonté de Dieu, en faisant le bien qu’en faisant le mal <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Pierre#3-17|''I Pierre'', {{rom|iii}}, 17.]]</ref> ». En disant : « Si telle est la volonté de Dieu », il fait voir clairement que les souffrances endurées pour Jésus-Christ sont un don de la part de Dieu, mais un don qui n’est pas même accordé à tous les saints. Car ceux de qui la volonté divine n’exige pas qu’ils subissent l’épreuve glorieuse des souffrances corporelles, n’obtiennent pas moins le royaume de Dieu, s’ils persévèrent jusqu’à la fin en Jésus-Christ. On dira peut-être que cette persévérance jusqu’à la fin en Jésus-Christ n’est point donnée à ceux qui meurent en Jésus-Christ, soit par l’effet d’une maladie corporelle, soit par suite d’un accident quelconque ; par la raison que ce don impose des sacrifices bien plus pénibles à ceux qui souffrent la mort même pour Jésus-Christ. La persévérance devient en effet beaucoup plus difficile, quand on se voit persécuté par des hommes qui ont précisément pour but d’empêcher qu’on ne persévère, et qu’on se trouve ainsi obligé de souffrir la mort même pour persévérer. D’où il suit, que cette dernière sorte de persévérance exige plus de sacrifices que la première : mais Celui à qui rien n’est difficile peut facilement donner l’une et l’autre. Et Dieu les a promises toutes deux, quand il a dit : « Je mettrai dans leur cœur la crainte de mon nom, afin qu’ils ne s’éloignent point de moi <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jérémie#32-40|''Jérém.'' {{rom|xxxii}}, 40.]]</ref> ». Que signifient ces paroles, sinon : La crainte de mon nom, que je mettrai dans leur cœur, sera si vive et si profonde, qu’ils s’attacheront à moi avec persévérance ?
3. Pourquoi d’ailleurs demandons-nous à Dieu cette persévérance, si elle n’est point un don accordé par lui ? Ou bien est-ce seulement par un acte de dérision que nous lui demandons ce que nous savons bien qu’il ne donne pas, ce que l’homme peut obtenir par lui-même sans que Dieu le lui donne ? Est-ce aussi par une semblable dérision que nous rendons grâces à Dieu de ce qu’il n’a point donné et de ce qu’il n’a point fait lui-même ? Mais ce que j’ai dit ailleurs <ref>N. 39 du livre précédent.</ref>, je le dis encore ici avec l’Apôtre : « Ne vous y trompez point, on ne se moque pas de Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Galates#6-7|''Gal.'' {{rom|vi}}, 7.]]</ref> ». Ô homme ! Dieu est témoin, non pas seulement de tes paroles, mais de tes pensées mêmes : si tu demandes avec un cœur sincère et de bonne foi quelque chose à ce Dieu infiniment riche, crois que tu recevras l’objet de ta demande de celui à qui tu la fais. Ne l’honore point des lèvres et ne t’élève point dans ton cœur au-dessus de lui, en croyant pouvoir trouver en toi-même ce que tu feins de lui demander. Mais peut-être qu’on ne lui demande point cette persévérance ? Celui qui tient ce langage n’obtiendra pas ici de moi une réfutation en règle : il me suffira, pour l’accabler, de lui opposer le témoignage des prières des saints. Quel est, parmi les saints, celui qui ne demande pas pour lui-même à Dieu la grâce de persévérer en lui ; puisque, quand ils récitent l’Oraison dominicale, c’est-à-dire l’oraison enseignée par le Seigneur, ils ne font, pour ainsi dire, aucune autre demande que celle de la persévérance ?
4. Lisez avec un peu plus d’attention l’explication qu’a donnée de cette oraison le bienheureux martyr Cyprien dans un livre par lui composé à ce sujet, et qui a pour titre : De l’Oraison dominicale ; et vous verrez depuis combien d’années un antidote merveilleux a été préparé contre les poisons que les Pélagiens devaient répandre. Il y a trois choses que l’Église catholique enseigne principalement contre ceux-ci : d’abord, que la grâce de Dieu ne nous est point donnée à raison de nos mérites, parce que tous les mérites des justes sont des dons de Dieu, à eux conférés par la grâce divine : ensuite, que personne, à quelque degré de justice qu’il soit parvenu, ne saurait vivre dans cette chair de corruption sans commettre absolument aucun péché : enfin, que les hommes naissent coupables
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du péché d’Adam, et marqués du sceau de la réprobation jusqu’à ce que la souillure de leur origine soit effacée par le sacrement de la régénération. Ce dernier point seul n’est pas traité dans le livre susdit du glorieux martyr : mais les deux autres y sont discutés avec une telle clarté que les hérétiques dont nous venons de parler, ces nouveaux ennemis de la grâce du Christ, y ont été réfutés sans réplique longtemps avant leur naissance. Voici en quels termes le bienheureux Cyprien enseigne que, comme tous les mérites des saints, la persévérance elle-même n’est pas autre chose qu’un don de Dieu.
« Quand nous disons : Que votre nom soit sanctifié, nous ne souhaitons pas précisément que Dieu soit sanctifié par nos prières ; nous lui demandons au contraire que son nom soit sanctifié en nous. Par qui du reste Dieu pourrait-il être sanctifié, puisque c’est lui-même qui sanctifie ? Mais parce qu’il a dit expressément : « Soyez saints, parce que moi-même je suis saint <ref>[[Bible_Crampon_1923/Lévitique#19-2|''Lévit.'' {{rom|xix}}, 2.]]</ref> », nous lui demandons dans nos prières la grâce de persévérer dans ce que nous avons commencé à être lorsque nous avons été sanctifiés par le baptême. » Un peu plus loin, traitant toujours le même sujet et voulant nous apprendre à demander au Seigneur la persévérance (ce qui serait de sa part un contre-sens et une imposture s’il ne considérait point la persévérance comme étant aussi un don de Dieu), il ajoute : « Nous demandons que cette sanctification demeure en nous : et parce que le Seigneur, qui est aussi notre juge, défendit à celui à qui il venait de rendre la santé et la vie, de pécher de nouveau, sous peine d’être exposé à des malheurs encore plus grands <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#5-14|''Jean'', {{rom|v}}, 14.]]</ref>, nous formons ce vœu et cette prière continuelle, nous faisons jour et nuit cette demande : Que la sainteté et la vie communiquées à nos âmes par la grâce de Dieu, y soient conservées par la protection de ce même Dieu. » Lors donc que, étant sanctifiés, nous disons : « Que votre nom soit sanctifié », nous demandons à Dieu, d’après le sentiment de ce docteur, la persévérance dans cet état ; en d’autres termes, nous demandons à Dieu de persévérer dans la sanctification. Et en effet, demander une chose que nous avons reçue, n’est-ce pas précisément demander qu’on nous accorde aussi la grâce de ne jamais perdre cette chose ? Ainsi, quand un saint demande à Dieu d’être saint, il lui demande sans aucun doute de demeurer saint. Mais ce que nous disons ici de la sainteté, on peut le dire de la chasteté, de la virginité, de la justice, de la piété et des autres vertus que nous affirmons contre les Pélagiens être des dons de Dieu. Quand un homme chaste, quand un homme vierge, quand un homme juste, quand un homme pieux demande d’être chaste, d’être vierge, d’être juste, d’être pieux, il est certain qu’il demande de persévérer dans les biens qu’il sait avoir reçus. Et s’il obtient l’objet de sa demande, il reçoit par là même la persévérance, ce don suprême de Dieu qui consiste dans la conservation de tous les autres.
5. Quand nous disons : « Que votre règne arrive », demandons-nous autre chose sinon que ce règne qui doit, nous n’en doutons pas, venir pour tous les saints, vienne aussi pour nous-mêmes ? Conséquemment ceux qui sont déjà saints ne demandent pas, ici non plus, autre chose que la grâce de persévérer dans la sainteté qui leur a été donnée. Le règne de Dieu, en effet, ne viendra pour eux qu’à cette condition ; ce règne qui doit sans aucun doute venir, non pas pour tous les hommes, mais pour ceux-là seulement qui auront persévéré jusqu’à la fin.
{{t3|TROISIÈME DEMANDE DE L’ORAISON DOMINICALE.|CHAPITRE III.|fs=120%}}
6. La troisième demande est ainsi conçue : « Que votre volonté soit faite au ciel et sur la terre » ; ou bien, comme portent la plupart des textes, et comme les fidèles récitent plus communément : « Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel », c’est-à-dire, suivant le plus grand nombre des interprètes, que nous fassions nous-mêmes votre volonté comme les saints anges l’accomplissent. Le docteur et martyr Cyprien veut que, par les mots de ciel et de terre, on entende l’esprit et la chair ; et, suivant lui, nous demandons ici la grâce de faire la volonté de Dieu, en triomphant des révoltes de celle-ci contre celui-là. Cependant il a vu aussi dans ces paroles un autre sens conforme à la foi la plus saine, et que nous avons déjà exposé précédemment : Ces paroles, dit-il, signifient
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que les fidèles, revêtus de l’homme céleste et auxquels le nom de ciel s’applique avec justesse, prient pour les infidèles qui sont encore terre et qui n’ont reçu dans leur première naissance que l’homme terrestre. En s’exprimant ainsi, il fait voir de la manière la plus évidente que le commencement même de la foi est un don de Dieu, par cette raison que la sainte Église prie non-seulement pour les fidèles, afin que la foi s’accroisse ou persévère en eux, mais aussi pour les infidèles, afin qu’ils commencent à avoir la foi qu’ils n’avaient en aucune manière, et contre laquelle même leurs cœurs nourrissaient des sentiments hostiles. Mais il ne s’agit pas ici du commencement de la foi, dont nous avons déjà parlé longuement dans le livre précédent : nous discutons au contraire sur cette persévérance qu’il faut avoir jusqu’à la fin, et que les saints eux-mêmes, quoiqu’ils accomplissent la volonté de Dieu, demandent encore en disant dans l’oraison : « Que votre volonté soit faite ». Car, puisque cette volonté est déjà accomplie en eux, lorsqu’ils demandent qu’elle s’accomplisse encore, ils demandent par là même de persévérer dans ce qu’ils ont commencé d’être. On pourrait, à la vérité, dire ici : Les saints ne demandent pas que la volonté de Dieu soit faite dans le ciel, mais bien qu’elle soit faite sur la terre comme au ciel ; en d’autres termes, que la terre imite le ciel, c’est-à-dire que l’homme imite l’ange, que l’infidèle imite le fidèle : et par là même les saints demandent que ce qui n’est pas encore soit, et non pas que ce qui est, persévère. Car, à quelque degré de sainteté que les hommes soient parvenus, ils ne sont pas encore égaux aux anges de Dieu ; conséquemment la volonté de Dieu ne s’accomplit pas encore en eux comme dans le ciel. Si tel est réellement le sens de ces paroles, d’une part nous demandons que les hommes cessent d’être infidèles pour devenir fidèles, et alors ce n’est point la persévérance, mais le commencement qui semble être l’objet de nos vœux ; mais, d’autre part, nous demandons aussi que les hommes accomplissent la volonté divine avec autant de perfection que les anges de Dieu ; et quand les saints récitent ces paroles, il est évident que leur prière a pour objet la persévérance ; car personne ne parvient à cette béatitude souveraine qui existe dans le royaume, s’il n’a persévéré jusqu’à la fin dans la sainteté qu’il a commencé à pratiquer sur la terre.
{{t3|QUATRIÈME DEMANDE.|CHAPITRE IV.|fs=120%}}
7. La quatrième demande est celle-ci : « Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien ». Le bienheureux Cyprien montre comment, ici encore, la persévérance doit être regardée comme l’objet de notre prière. Il dit entre autres choses : « Nous demandons chaque jour que ce pain nous soit donné, de peur que nous, qui sommes en Jésus-Christ et qui recevons chaque jour l’Eucharistie comme l’aliment du salut, nous ne venions à commettre quelque faute plus grave, et qu’étant pour cette raison privés du pain céleste et éloignés de la communion, nous ne soyons séparés du corps de Jésus-Christ ». Ces paroles d’un homme de Dieu, d’un saint, font voir clairement que les saints demandent la persévérance au Seigneur, puisqu’ils disent : « Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien », pour obtenir de n’être point séparés du corps de Jésus-Christ, mais de demeurer constamment dans une sainteté telle qu’ils ne commettent aucune faute capable de les en séparer.
{{t3|DERNIÈRES DEMANDES.|CHAPITRE V.|fs=120%}}
8. Nous disons en cinquième lieu dans cette oraison : « Pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons nous-mêmes à ceux qui nous ont offensés ». C’est la seule invocation où la persévérance n’est pas demandée. Car les péchés que nous prions Dieu de nous pardonner sont passés ; tandis que la persévérance, par laquelle on obtient le salut éternel, est nécessaire à la vie présente, non point par rapport au temps déjà écoulé, mais seulement par rapport au temps qui doit s’écouler encore jusqu’à la fin de cette vie. Toutefois il n’est pas sans utilité de considérer un instant comment, à propos de cette demande, la parole de Cyprien, semblable à un trait enflammé, frappait déjà mortellement les hérétiques qui devaient naître longtemps après lui. Les Pélagiens, en effet, portent la témérité jusqu’à dire que l’homme juste en cette vie n’a absolument aucun péché,
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et que les hommes de cette sorte forment dès le temps présent une Église qui n’a point de tache, ni de ride, ni rien de semblable <ref>[[Bible_Crampon_1923/Éphésiens#5-27|''Eph.'' {{rom|v}}, 27.]]</ref>, et qui est la seule et unique épouse du Christ ; comme si l’Église, qui sur toute la surface de la terre redit ces paroles qu’elle a apprises de la bouche du Christ : « Pardonnez-nous nos offenses », n’était point son épouse. Mais remarquez comment le très-glorieux Cyprien porte à ces hérétiques un coup mortel. Expliquant ces mêmes paroles de l’Oraison dominicale, il dit entre autres choses : « Combien il est nécessaire, combien il est sage et salutaire de nous avertir que nous sommes pécheurs, en nous obligeant à demander pardon de nos péchés ! afin qu’au moment même où nous implorons la miséricorde divine, le souvenir de l’état de notre conscience soit présent à notre esprit. De peur que personne ne se complaise en soi-même en se croyant innocent, de peur que l’orgueil ne nous fasse périr sans ressource, on nous avertit, on nous rappelle que nous péchons chaque jour, en nous ordonnant de demander chaque jour pardon de nos péchés. Enfin, saint Jean déclare lui-même dans une de ses épîtres, que si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous trompons nous-mêmes ; et la vérité n’est point en nous <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Jean#1-8|''I Jean'', {{rom|i}}, 8.]]</ref> » ; mais il serait trop long de citer ici le reste de ce passage.
9. Maintenant, quand les saints disent : « Ne nous induisez pas en tentation, mais délivrez-nous du mal <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#6-13|''Matt.'' {{rom|vi}}, 13.]]</ref> », que demandent-ils, sinon la grâce de persévérer dans la sainteté ? En effet, quand les saints ont obtenu ce don de Dieu (il est suffisamment et manifestement prouvé que c’est un don de Dieu par le fait seul qu’on le lui demande) ; une fois donc que les saints ont obtenu ce don de Dieu, de n’être pas induits en tentation, ils persévèrent nécessairement jusqu’à la fin dans la sainteté. Car jamais on ne cesse de persévérer dans une conduite chrétienne, sans avoir été auparavant induit en tentation. Si donc celui qui demande de n’y être pas induit, obtient l’effet de sa prière, il demeurera certainement, avec le secours de Dieu, dans l’état de sainteté où il a été placé par un premier bienfait de Dieu.
{{t3|ON NE SAURAIT PERDRE, MAIS ON PEUT OBTENIR LA PERSÉVÉRANCE.|CHAPITRE VI.|fs=120%}}
10. Vous m’écrivez : « Mais ces frères ne veulent pas qu’on dise de cette persévérance qu’elle ne peut ni être méritée par des supplications, ni être perdue par des actes d’une volonté perverse <ref>Voir la lettre d’Hilaire, n. 3.</ref> ». Ils ne prêtent pas ici une attention sérieuse à leurs propres paroles. Nous traitons de la persévérance par laquelle on persévère jusqu’à la fin ; de cette persévérance que l’on doit considérer comme ayant été donnée ou comme n’ayant pas été donnée à un homme, suivant que cet homme a persévéré ou n’a point persévéré jusqu’à la fin, ainsi que nous l’avons déjà expliqué suffisamment ci-dessus <ref>N. 1.</ref>. Les hommes ne doivent donc point dire que la persévérance jusqu’à la fin est donnée à quelqu’un, si ce n’est quand cette fin même est arrivée, et que celui à qui cette persévérance a été donnée est reconnu avoir persévéré jusqu’à la fin. Nous appelons chaste un homme dont la chasteté nous est connue, soit qu’il doive conserver, soit qu’il ne doive pas conserver cette vertu ; s’il possède quelque autre don de la munificence divine qui puisse être ou conservé ou perdu, nous disons qu’il possède ce don, aussi longtemps qu’il le possède réellement ; s’il vient à le perdre, nous disons qu’il l’a possédé : quant à la persévérance finale au contraire, nul ne la possède, sinon celui qui persévère jusqu’à la fin ; c’est pourquoi beaucoup peuvent la posséder, mais personne ne saurait la perdre. Il n’y a pas lieu, en effet, de craindre qu’un homme, après avoir persévéré jusqu’à la fin, voie naître en lui quelque volonté mauvaise qui l’empêche de persévérer jusqu’à la fin. Ce don de Dieu peut donc être obtenu par voie de supplication ; mais quand il a été donné, il ne peut plus être perdu par aucune désobéissance. Quand une personne a persévéré jusqu’à la fin, elle ne peut plus perdre ni ce don, ni les autres qu’elle pouvait perdre avant cette fin. Comment donc pourrait-on perdre une chose qui rend impossible la perte même de ce qui, sans elle, pourrait être perdu ?
11. Et qu’on ne vienne point dire : La persévérance finale ne saurait, à la vérité, être perdue, quand elle a été donnée, c’est-à-dire
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quand on a persévéré jusqu’à la fin ; mais elle est perdue d’une certaine manière, quand un homme se met par sa désobéissance dans l’impossibilité de l’obtenir : comme nous disons d’un homme qui n’a pas persévéré jusqu’à la fin, qu’il a perdu la vie éternelle ou le royaume de Dieu ; non pas en ce sens qu’il avait déjà reçu et qu’il possédait la vie éternelle, mais en ce sens qu’il l’aurait reçue et possédée, s’il avait persévéré : afin donc que personne ne tienne ce langage, et pour faire cesser toute dispute de mots, nous reconnaîtrons qu’on peut perdre certaines choses qu’on n’a pas encore, mais qu’on espère avoir. Mais qui donc osera me dire que Dieu ne peut donner ce qu’il a fait un précepte de lui demander ? Certes, un homme qui raisonnerait ainsi, je ne dis pas qu’il manquerait de jugement, je dis qu’il aurait perdu la raison. Or, Dieu a commandé aux saints de lui dire à lui-même dans leurs prières : « Ne nous induisez pas en tentation ». Donc celui qui est exaucé dans cette demande, n’est point induit en une tentation de désobéissance qui lui donnerait le pouvoir ou qui le rendrait digne de perdre la persévérance dans la sainteté.
12. « Mais, dira-t-on, l’homme abandonne Dieu par sa propre volonté, pour être justement abandonné de Dieu ». Qui est-ce qui le nie ? Nous demandons au contraire de n’être pas induits en tentation, précisément afin que cela n’arrive pas. Et si nous sommes exaucés, en réalité cela n’arrive pas, par la raison que Dieu ne le permet pas. Car rien ne se fait sans que Dieu le fasse ou sans qu’il permette qu’on le fasse. Ainsi il a le pouvoir de détourner les volontés du mal pour les porter vers le bien, de redresser celles qui déjà s’inclinent pour tomber, et de les diriger dans la voie qu’il lui plaît. Ce n’est pas en vain qu’on lui dit : « O Dieu ! vous nous convertirez pour nous rendre la vie <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#85-7|''Ps.'' {{rom|lxxxiv}}, 7.]]</ref> » ; ce n’est pas en vain qu’on lui dit : « Ne faites point chanceler mes pieds <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#116-9|''Id.'' {{rom|cxv}}, 9.]]</ref> » ; et encore : « Seigneur, ne me livrez pas au pécheur suivant mes désirs <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#140-9|''Id.'' {{rom|cxxxix}}, 9.]]</ref> » ; enfin, pour ne pas multiplier les citations, quand peut-être une foule de textes se présentent à votre esprit, ce n’est pas en vain qu’on lui dit : « Ne nous induisez pas en tentation ». En effet, quand on n’est pas induit en tentation, on n’est par là même induit en aucune tentation venant de la mauvaise volonté propre ; et celui qui n’est induit en aucune tentation venant de sa mauvaise volonté propre, n’est induit en aucune tentation absolument. Car, ainsi qu’il est écrit, « chacun est tenté par sa propre concupiscence, qui l’entraîne et le séduit ; Dieu, au contraire, ne tente personne <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques#1-14|''Jacq.'' {{rom|i}}, 14, 13.]]</ref> », au moins d’une tentation nuisible. La tentation, en effet, devient véritablement utile, quand, au lieu de nous aveugler et de nous vaincre, elle sert à nous éprouver, suivant cette parole : « Éprouvez-moi, Seigneur, et tentez-moi <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#26-2|''Ps.'' {{rom|xxv}}, 2.]]</ref> ». Conséquemment, par rapport à cette tentation nuisible que l’Apôtre dépeint d’un seul trait : « De peur que celui qui tente ne vous eût peut-être tentés, et que notre travail ne fût inutile <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Thessaloniciens#3-5|''I Thess.'' {{rom|iii}}, 5.]]</ref> » ; Dieu, comme je l’ai dit, n’emploie jamais ce genre de tentation ; en d’autres termes, il n’induit ou ne fait entrer personne dans la tentation. Car être tenté, mais sans entrer dans la tentation, ce n’est pas un mal, c’est au contraire un bien, puisque c’est en cela que consiste l’épreuve. Aussi, quand nous disons à Dieu : « Ne nous induisez pas en tentation », nous ne disons pas autre chose que ceci : Ne permettez pas que nous soyons induits. C’est pour cela que beaucoup de fidèles récitent ainsi cette prière : « Ne souffrez pas que nous soyons induits en tentation » ; on trouve aussi ces paroles dans un grand nombre de textes, et le bienheureux Cyprien les a écrites dans ses livres. Cependant j’ai trouvé constamment dans l’Évangile grec ces mots seuls : « Ne nous induisez pas en tentation ». Nous vivons donc dans une sécurité plus parfaite, quand nous donnons tout à Dieu, au lieu d’appuyer notre confiance en partie sur lui et en partie sur nous-mêmes. Ce vénérable martyr l’avait bien compris. Car, expliquant ces mêmes paroles de l’oraison, il dit après plusieurs autres réflexions : « Quand nous demandons dans nos prières de ne pas entrer dans la tentation, nous sommes avertis de notre faiblesse et de notre impuissance. Alors, en effet, l’objet de notre prière est que personne ne s’élève démesurément, que personne ne s’attribue quelque chose à soi-même, par orgueil ou par présomption ; que personne ne regarde comme sienne la gloire, soit d’une confession qu’il a faite, soit des souffrances qu’il a endurées. Car le Seigneur lui-même a dit
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pour nous enseigner l’humilité : Veillez et priez, de peur que vous n’entriez en tentation : à la vérité, l’esprit est prompt, mais la chair est faible <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#26-41|''Matt.'' {{rom|xxvi}}, 41.]]</ref>. Quand nous aurons ainsi fait une confession pleine d’humilité et de soumission, quand nous aurons donné tout à Dieu, tout ce que nous demanderons d’une voix suppliante et avec la crainte de Dieu, nous sera accordé par la divine miséricorde. »
{{t3|DIEU VEUT QU’ON LUI DEMANDE LA PERSÉVÉRANCE AU NOM DE JÉSUS-CHRIST.|CHAPITRE VII.|fs=120%}}
13. Ainsi, quand même nous n’aurions point d’autre preuve, cette oraison dominicale nous suffirait, à elle seule, pour défendre la cause de la grâce que nous défendons ; car elle ne nous laisse rien en quoi nous puissions nous glorifier comme nous appartenant en propre. Elle nous montre, en effet, que la grâce même de ne pas nous éloigner de Dieu, ne saurait nous être donnée que par Dieu, puisque c’est à lui qu’elle nous apprend à la demander. Or, ne pas s’éloigner de Dieu et ne pas être induit en tentation, sont une seule et même chose. Mais cette chose est absolument au-dessus des forces du libre arbitre, telles qu’elles sont aujourd’hui : elle fut le privilège de l’homme avant sa chute. L’histoire des anges nous apprend quelle fut la puissance de la libre volonté dans la perfection de cette condition première. Pendant que le démon tombait avec les siens, les anges demeurèrent dans la vérité et méritèrent de parvenir à cette sécurité contre toute chute future où nous sommes tout à fait certains qu’ils vivent aujourd’hui. Mais après la chute de l’homme, Dieu a voulu qu’il appartînt à sa grâce seule de rapprocher l’homme de lui ; il a voulu aussi qu’il appartînt à sa grâce seule d’empêcher l’homme de s’éloigner de lui.
14. Il a placé la source de cette grâce dans celui par qui nous avons obtenu d’être appelés au christianisme, après avoir été prédestinés suivant les desseins de l’auteur de toutes choses. Conséquemment, de même que c’est Dieu qui opère notre rapprochement, c’est lui aussi qui empêche notre éloignement. C’est pour cela que le Prophète lui disait : « Que votre main s’étende sur l’homme de votre droite, et sur le fils de l’homme que vous avez affermi pour vous-même ; et nous ne nous éloignerons plus de vous <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#80-18|''Ps.'' {{rom|lxxix}}, 18, 19.]]</ref> ». Certainement cet homme n’est pas le premier Adam, par qui nous avons été éloignés de Dieu : c’est au contraire le nouvel Adam, sur qui la main de Dieu s’étend pour nous empêcher de nous éloigner de lui. Le Christ en effet ne forme avec ses membres qu’un seul tout, à cause de l’Église qui est son corps, qui lui donne son intégrité parfaite. Et ainsi, quand la main de Dieu s’étend sur lui pour nous empêcher de nous éloigner de Dieu, cette action de Dieu (car on peut appeler ainsi la main de Dieu) nous atteint aussi nous-mêmes : et c’est grâce à cette action de Dieu, que par l’intermédiaire du Christ nous demeurons unis à Dieu, tandis qu’Adam n’avait fait que nous en éloigner. Car c’est par le Christ que nous avons obtenu notre vocation, après avoir été prédestinés suivant les desseins de celui qui fait toutes choses. Cette main donc qui nous empêche de nous éloigner de Dieu, est la main de Dieu et non pas la nôtre. C’est, dis-je, la main de celui qui a prononcé ces paroles : « Je mettrai dans leur cœur la crainte de mon nom, afin qu’ils ne s’éloignent point de moi <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jérémie#32-40|''Jérém.'' {{rom|xxxii}}, 40.]]</ref> ».
15. C’est pour cela que Dieu a voulu aussi qu’on lui demandât de n’être pas induit en tentation : car, dès lors que nous n’y sommes pas induits, nous ne nous éloignons de lui en aucune manière. Ce bienfait pouvait nous être accordé, même sans aucune prière de notre part ; mais il a voulu que notre prière nous rappelât de qui nous le recevons. De quel autre, en effet, le recevons-nous, sinon de celui qui nous a fait un précepte de le lui demander ? L’Église n’a nullement besoin d’attendre que ce sujet ait été traité dans des discussions laborieuses : il lui suffit d’être attentive aux prières qu’elle récite chaque jour. Elle prie pour que les incrédules deviennent des croyants : c’est donc Dieu qui convertit à la foi. Elle prie pour que ceux qui ont la foi persévèrent : c’est donc Dieu qui donne la persévérance finale. Dieu savait dans sa prescience qu’il ferait tout cela : voilà précisément cette prédestination des saints, « qu’il a élus en Jésus-Christ avant la formation du monde, afin qu’ils fussent saints et sans tache en sa présence dans la charité ; les
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prédestinant à l’adoption de ses enfants par Jésus-Christ, selon le dessein de sa volonté, pour rendre plus éclatante la gloire de sa grâce qu’il leur a accordée par son Fils bien-aimé ; par ce Fils dont le sang les a rachetés et leur a procuré la rémission de leurs péchés, suivant les richesses de la grâce divine, qui a été abondamment répandue sur eux, en toute sagesse et toute prudence ; pour leur dévoiler le mystère de sa volonté, mystère dicté par cette bienveillance qui lui avait spontanément inspiré le dessein, lorsque les temps seraient accomplis et le moment opportun arrivé, de restaurer tout ce qui est au ciel et tout ce qui est sur la terre, dans le Christ, dans celui par qui nous avons aussi obtenu l’héritage, après avoir été prédestinés suivant les desseins de celui qui fait toutes choses <ref>[[Bible_Crampon_1923/Éphésiens#1-4|''Eph.'' {{rom|i}}, 4-11.]]</ref> ». Quel est l’homme attentif et désireux de ne pas s’égarer dans sa foi, qui admettrait jamais une parole humaine contraire à ce langage si précis et si solennel de la vérité ?
{{t3|DIEU DONNE AUX UNS LA GRÂCE PARCE QU’IL EST MISÉRICORDIEUX, IL LA REFUSE AUX AUTRES SANS ÊTRE INJUSTE.|CHAPITRE VIII.|fs=120%}}
16. Mais, dira-t-on, pourquoi la grâce de Dieu n’est-elle point donnée suivant les mérites des hommes ? Je réponds : parce que Dieu est miséricordieux. On ajoutera : Pourquoi donc n’est-elle pas donnée à tous ? Et ici je réponds : parce que Dieu est juge. Voilà comment, d’une part, la grâce est donnée par lui gratuitement, tandis que, d’autre part, son juste jugement à l’égard des autres fait voir le prix du bienfait que la grâce confère à ceux à qui elle est donnée. Ne trouvons donc pas mauvais que, suivant le bon plaisir de sa volonté, et pour rendre plus éclatante la gloire de sa grâce, Dieu par sa miséricorde délivre un si grand nombre d’hommes d’une perdition trop méritée et dont il pourrait, sans injustice, ne délivrer personne. Car, par le fait d’un seul, tous ont été condamnés à subir un châtiment qui, loin d’être injuste, est parfaitement conforme à la justice. C’est pourquoi celui qui est délivré doit bénir la grâce avec amour ; celui qui n’est pas délivré doit reconnaître ce qu’il mérite. Si la bonté se révèle dans la remise, et l’équité dans le paiement exigé d’une dette, il est donc impossible de découvrir en Dieu aucune injustice.
17. « Mais », dit-on, « pourquoi des jugements si différents à l’égard, non-seulement de plusieurs petits enfants, mais à l’égard de plusieurs enfants jumeaux dont la condition est parfaitement identique ? » Ne pourrait-on pas, avec autant de raison, demander aussi : Pourquoi un jugement identique pour des causes différentes ? Rappelons-nous donc ces ouvriers qui travaillèrent à la vigne pendant tout le jour, et ceux qui y travaillèrent seulement pendant une heure : les causes ou les travaux accomplis étaient différents, et cependant, au paiement du salaire, le jugement fut le même. Est-ce que ceux qui murmuraient reçurent alors du père de famille d’autre réponse que celle-ci : Telle est ma volonté ? Et, en effet, sa libéralité à l’égard des uns ne donnait lieu à aucune injustice vis-à-vis des autres. Il est vrai que tous recevaient une récompense proprement dite ; mais, pour ce qui regarde la justice et la grâce, on peut, au sujet du coupable qui est délivré, dire avec raison au coupable condamné : « Prenez ce qui vous appartient, et allez-vous-en ; je veux donner à celui-ci ce qui ne lui est point dû. Ne m’est-il pas permis de faire ce que je veux ? Et votre œil est-il mauvais, parce que moi-même je suis bon <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#20-1|''Matt.'' {{rom|xx}}, 1-15.]]</ref> ? » Si ce coupable condamné disait alors : Pourquoi ne m’accordez-vous pas aussi à moi-même cette faveur ? il recevrait cette réponse parfaitement juste : « Ô homme, qui êtes-vous pour contester avec Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#9-20|''Rom.'' {{rom|ix}}, 20.]]</ref> ? » Vous le voyez libéral et bienfaisant au-delà de toute mesure vis-à-vis d’un de vos semblables, tandis qu’il exige dans les limites de la plus rigoureuse justice le paiement de votre dette ; mais certainement vous ne le voyez injuste à l’égard de personne. Car il pourrait, sans cesser d’être juste, punir l’un et l’autre ; et conséquemment, celui qui est délivré n’a que des actions de grâces à lui rendre ; celui qui est condamné n’a pas droit de lui faire des reproches.
18. « Mais alors », direz-vous, « si Dieu, quoi qu’il ne condamnât point tous les hommes, devait cependant montrer ce que tous méritaient, afin de faire mieux connaître le prix du bienfait de la grâce accordée par lui aux vases de miséricorde, pourquoi
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me punira-t-il plutôt qu’un autre dont la cause est la même que la mienne, ou bien pourquoi me délivrera-t-il plutôt que cet autre ? » Ici je ne fais aucune réponse : si vous en voulez savoir la raison, c’est parce que je m’avoue impuissant à en trouver une. Et si vous me demandez encore la raison de cette impuissance, je vous dirai : À cet égard, de même que sa colère est juste et sa miséricorde immense, de même aussi ses jugements sont impénétrables.
19. Vous poursuivrez encore en disant : « Pourquoi n’a-t-il pas donné la persévérance finale à certains hommes qui l’adoraient sincèrement ? » Pourquoi, dites-moi, sinon parce qu’il ne ment point, celui qui a dit : « Ils sont sortis d’avec nous, mais ils n’étaient pas des nôtres ; car s’ils avaient été des nôtres ils seraient certainement demeurés avec nous <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Jean#2-19|''I Jean'', {{rom|ii}}, 19.]]</ref> ? » Est-ce à dire pour cela qu’il y a deux natures humaines différentes ? À Dieu ne plaise ! Si ces deux natures existaient, il n’y aurait aucune grâce, par la raison que la délivrance ne serait donnée gratuitement à personne, dès lors qu’elle serait payée comme une dette à l’une de ces deux natures. Il semble aux hommes que tous ceux qui paraissent être de véritables fidèles, auraient dû recevoir la persévérance finale. Mais Dieu a jugé qu’il serait mieux de mêler au nombre déterminé de ses saints quelques hommes qui ne doivent pas persévérer, afin de rendre toute sécurité impossible à ceux à qui il n’est pas utile de vivre exempts de crainte au milieu des épreuves de cette vie. Car cette parole de l’Apôtre réprime dans beaucoup de cœurs un funeste penchant à l’orgueil : « C’est pourquoi », dit-il, « que celui qui paraît être ferme, prenne garde de tomber <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#10-12|''I Cor.'' {{rom|x}}, 12.]]</ref> ». Celui au contraire qui tombe ne doit imputer sa chute qu’à sa propre volonté ; tandis que celui qui reste debout, est redevable de sa fermeté à la volonté de Dieu. « Car Dieu a le pouvoir de l’affermir <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#14-4|''Rom.'' {{rom|xiv}}, 4.]]</ref> ». Ce n’est donc pas à lui-même, mais à Dieu, qu’il est redevable de sa fermeté. Aussi il est avantageux de ne pas chercher à s’élever, mais de craindre <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#11-20|''Id.'' {{rom|xi}}, 20.]]</ref>. Nos propres pensées sont la cause immédiate de nos chutes ou de notre fermeté. Mais, suivant une parole de saint Paul que j’ai rappelée dans le livre précédent : « Nous ne sommes pas capables de former aucune pensée comme de nous-mêmes : c’est Dieu qui nous donne ce pouvoir <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Corinthiens#3-5|''II Cor.'' {{rom|iii}}, 5.]]</ref> ». Le bienheureux Ambroise ne craint pas de dire, en s’appuyant sur l’autorité de l’Apôtre : « Notre cœur et nos pensées ne sont pas en notre pouvoir ». Et quiconque a une piété humble et sincère, doit sentir que cela est parfaitement vrai.
20. L’évêque de Milan a choisi, pour s’exprimer ainsi, un livre écrit par lui sur la fuite du siècle, et où il enseigne que cette fuite doit se faire non pas de corps, mais de cœur : et il a prouvé que cela n’est possible que par le secours de Dieu. « Nous parlons fréquemment », dit-il, « de la nécessité de fuir ce siècle ; et plût à Dieu que notre sollicitude à cet égard fût aussi active et aussi prudente que nos paroles sont abondantes ! mais, ce qu’il y a de plus déplorable, le charme des convoitises terrestres s’insinue à chaque instant dans nos esprits, qui se trouvent ainsi envahis par une multitude de frivolités ; et de cette manière la pensée de ce que nous cherchons à éviter est sans cesse présente à notre âme. Il est difficile à l’homme de se mettre en garde contre ce piège, et il lui est impossible de s’en garantir complètement. Enfin le Prophète déclare que c’est là un vœu plutôt qu’une réalité : Inclinez mon cœur vers votre loi, et non point vers l’avarice <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#119-36|''Ps.'' {{rom|cxviii}}, 36.]]</ref>. Notre cœur, en effet, et nos pensées ne sont pas en notre pouvoir ; ils envahissent d’une manière imprévue notre esprit et notre âme, et après y avoir jeté ainsi le trouble, nous entraînent là où nous n’avions pas dessein d’aller : ils nous rappellent aux choses du siècle, nous suggèrent des sentiments mondains, allument en nous les flammes de la volupté, présentent à nos regards des attraits séducteurs, et au moment même où nous sommes disposés à élever nos esprits, nous nous trouvons le plus souvent ramenés vers les choses de la terre par les pensées vaines qui nous captivent <ref>De la Fuite du siècle, ch. I.</ref> ». Le pouvoir de devenir enfants de Dieu n’appartient donc pas aux hommes : c’est Dieu qui le leur donne <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#1-12|''Jean'', {{rom|i}}, 12.]]</ref>. Ils reçoivent en effet ce pouvoir de celui qui fait naître dans le cœur humain ces pensées pieuses qui d’abord forment en nous la foi, pour que cette foi agisse ensuite par la charité <ref>[[Bible_Crampon_1923/Galates#5-6|''Gal.'' {{rom|v}}, 6.]]</ref> ; mais pour acquérir ce bien précieux, et le conserver,
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pour le faire croître avec persévérance jusqu’à la fin, nous sommes incapables de former aucune pensée comme de nous-mêmes : notre pouvoir à cet égard vient de Dieu, qui tient en sa puissance notre cœur et nos pensées.
{{t3|LES JUGEMENTS DE DIEU SONT IMPÉNÉTRABLES.|CHAPITRE IX.|fs=120%}}
21. Ainsi, de deux enfants également souillés par le péché originel, pourquoi l’un est-il choisi et l’autre délaissé ? De deux impies déjà avancés en âge, pourquoi l’un est-il appelé de telle sorte qu’il obéisse à la voix qui l’appelle, tandis que l’autre, ou bien n’est pas appelé, ou bien n’est pas appelé de cette manière ? La réponse est dans l’impénétrabilité des jugements de Dieu. De deux personnes pieuses, au contraire, pourquoi la persévérance est-elle donnée à celle-ci, tandis qu’elle n’est pas donnée à celle-là ? C’est que les jugements de Dieu sont encore plus impénétrables. Cependant les fidèles doivent tenir comme une chose tout à fait indubitable, que l’une de ces deux personnes est d’entre les prédestinés, et que l’autre n’en est pas. « Car, s’ils avaient été d’entre nous », dit un des prédestinés qui avait appris ce mystère sur la poitrine du Seigneur, « ils seraient certainement demeurés avec nous ». Qu’est-ce à dire, je vous prie : « Ils n’étaient point d’entre nous ; car, s’ils avaient été d’entre nous, ils seraient certainement demeurés avec nous ? » Est-ce que les uns et les autres n’avaient pas été créés par Dieu ? N’avaient-ils pas tous Adam pour père et la terre pour origine ? N’avaient-ils pas tous reçu de celui qui a dit : « C’est moi qui ai fait tout ce qui respire <ref>[[Bible_Crampon_1923/Isaïe#57-16|''Isa.'' {{rom|lvii}}, 16.]]</ref> », une âme d’une seule et même nature ? Enfin, est-ce que les uns et les autres n’avaient pas été appelés et n’avaient pas obéi à la voix qui les appelait ? Tous n’étaient-ils pas sortis de l’état du péché pour entrer dans celui de la justice, et n’avaient-ils pas été renouvelés dans les eaux du sacrement de la régénération ? Si l’apôtre saint Jean, qui sans doute savait bien ce qu’il disait, si cet Apôtre entendait ce langage, il pourrait répondre en ces termes : Ces faits sont incontestables, et sous tous ces rapports ces hommes étaient d’entre nous ; cependant, à un autre point de vue, ils n’étaient point d’entre nous ; car s’ils avaient été d’entre nous, ils seraient certainement demeurés avec nous. Qu’est-ce donc qui les séparait de nous ? Les livres divins sont ouverts, n’en détournons point nos regards : prêtons l’oreille aux paroles énergiques des saintes Écritures. Ils n’étaient point d’entre eux, parce qu’ils n’étaient pas appelés suivant le décret : ils n’avaient pas été élus en Jésus-Christ avant la formation du monde, ils n’avaient pas obtenu par lui un droit à l’héritage, ils n’avaient pas été prédestinés suivant le décret de celui qui fait toutes choses. Autrement ils auraient été d’entre eux, et sans aucun doute ils seraient demeurés avec eux.
22. Je ne dirai pas ici combien il est facile à Dieu de convertir à sa foi les volontés humaines qui en sont le plus éloignées, et celles même qui y sont opposées ; d’agir dans le cœur de ces hommes pour les empêcher de fléchir devant aucune contradiction et de s’éloigner de lui en se laissant vaincre par une tentation quelconque : car il peut bien, suivant l’expression de l’Apôtre, ne pas permettre qu’ils soient tentés au-delà de leurs forces <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#10-13|''I Cor.'' {{rom|x}}, 13.]]</ref>. Sans parler donc de tout cela, Dieu prévoyant que les hommes dont il s’agit devaient tomber, pouvait certainement les retirer de cette vie, avant que leur chute ne fût consommée. Faut-il revenir encore sur une question épuisée, et montrer de nouveau combien il est absurde de prétendre que les hommes, après leur mort, sont jugés même sur les péchés que Dieu a prévu qu’ils auraient commis, s’ils avaient vécu plus longtemps ? Cette opinion est tellement opposée au sentiment chrétien et à tous les sentiments humains, qu’on rougit même de la réfuter. Si les hommes, alors même qu’ils n’ont pas entendu l’Évangile, pouvaient être jugés d’après la résistance ou la soumission avec laquelle Dieu a prévu qu’ils l’auraient reçu, supposé qu’il leur eût été annoncé ; pourquoi ne pas dire aussi que la prédication même de l’Évangile, qui a coûté et coûte encore aujourd’hui aux saints tant de travaux et de souffrances, pourquoi ne pas dire que cette prédication est une chose inutile ? Tyr et Sidon ne devaient donc point être condamnées, pas même avec moins de sévérité que ces autres cités qui virent, sans croire en lui, les prodiges opérés par le Seigneur Jésus-Christ : car, si ces prodiges eussent été accomplis au milieu
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d’elles, elles auraient fait pénitence dans la cendre et sous le cilice, suivant les expressions de la Vérité même, par lesquelles le Seigneur Jésus nous découvre un mystère de prédestination plus profond.
23. En effet, si on nous demande pourquoi des miracles si grands ont été opérés sous les yeux de ceux qui devaient les voir sans croire en Jésus-Christ, et pourquoi au contraire ils n’ont pas été opérés chez ceux qui auraient cru, s’ils les avaient vus, que répondrons-nous ? Dirons-nous ce que j’ai dit déjà dans le livre où j’ai répondu à six questions des païens, mais sans préjudice des autres raisons que les hommes éclairés peuvent découvrir ? Voici, comme vous le savez, la réponse que j’ai faite à cette question : Pourquoi la venue du Christ a-t-elle été précédée de tant de siècles ? « C’est que le Christ prévoyait que dans tous les siècles et dans tous les lieux où son Évangile n’a pas été prêché, cette prédication aurait été accueillie comme elle l’a été par la multitude de ceux qui, témoins de son existence corporelle, n’ont point voulu croire en lui, alors même qu’il ressuscitait les morts ». J’ai dit aussi un peu plus loin dans le même livre, et pour répondre à la même question : « Qu’y a-t-il d’étonnant en cela ? Le Christ voyait, durant les siècles précédents, cet univers généralement rempli d’infidèles à qui il ne voulait pas que son nom fût prêché, par cette raison excellente qu’il prévoyait que ces hommes ne croiraient ni à ses paroles, ni à ses miracles <ref>Lettre CII, quest. 2.</ref> ». Il nous est certainement impossible de dire cela de Tyr et de Sidon, et nous voyons par elles que les jugements de Dieu sont fondés sur ces raisons cachées de prédestination, sans préjudice desquelles j’ai dit alors que je répondais de cette manière. Il nous est facile en effet d’accuser l’infidélité des Juifs, puisqu’elle vient de leur libre volonté qui a refusé de croire aux prodiges si éclatants accomplis au milieu d’eux. Le Seigneur lui-même leur adressait à ce sujet des reproches accablants : « Malheur à toi, Corozaïn et Bethzaïde ! car si les miracles qui ont été faits au milieu de vous avaient été faits dans Tyr et dans Sidon, elles auraient fait autrefois pénitence sous le cilice et dans la cendre ». Mais pouvons-nous dire de même que Tyr et Sidon n’ont pas voulu croire à de semblables miracles opérés au milieu d’elles, ou qu’elles n’auraient pas voulu y croire si elles en avaient été témoins ? Le Seigneur lui-même leur rend témoignage au contraire qu’elles auraient fait pénitence avec une humilité profonde, si ces merveilles de la puissance divine s’étaient opérées sous leurs yeux. Et cependant au jour du jugement elles seront châtiées, quoique leur supplice doive être moins dur que celui des cités qui n’ont pas voulu croire aux miracles opérés au milieu d’elles. Car le Seigneur ajoute : « Cependant je vous le dis : Tyr et Sidon seront traitées avec plus d’indulgence que vous au jour du jugement <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#11-21|''Matt.'' {{rom|xi}}, 21, 22.]]</ref> ». Ainsi, les uns seront châtiés avec plus de sévérité, les autres avec plus d’indulgence : mais tous seront châtiés. Or, si les morts sont jugés même d’après ce qu’ils auraient fait, supposé que leur vie eût été prolongée, les habitants de Tyr et de Sidon qui auraient été fidèles dans le cas où l’Évangile leur eût été annoncé avec des miracles aussi éclatants, ne devraient donc pas être châtiés. Mais ils le seront certainement, et par là même il est faux aussi que les morts soient jugés suivant ce qu’ils auraient fait, si l’Évangile leur eût été annoncé pendant qu’ils vivaient. Et si cela est faux, on n’est donc plus autorisé à dire, par rapport aux enfants qui meurent sans avoir reçu le baptême, que ce malheur les frappe justement par la raison que Dieu a prévu, dans le cas où ils vivraient et où l’Évangile leur serait annoncé, leur obstination à ne pas croire. Il ne reste donc plus qu’à considérer ces enfants comme coupables du péché originel exclusivement et comme envoyés à la damnation pour ce seul motif ; quoique nous voyions ce même péché pardonné dans le sacrement de la régénération, et par une faveur tout à fait gratuite de Dieu, à d’autres enfants dont la condition est identique ; et que, en même temps, par un jugement caché, mais juste — car il n’y a en Dieu aucune injustice <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#9-14|''Rom.'' {{rom|ix}}, 14.]]</ref> — nous en voyions d’autres qui courent à leur perte en vivant dans le désordre après leur baptême ; lesquels néanmoins sont conservés sur cette terre jusqu’à ce que leur perte soit consommée, alors même qu’ils n’eussent point dû périr, si la mort corporelle, prévenant leur chute, fût venue à leur secours. Personne, en effet, n’est jugé après sa mort suivant le bien ou le mal qu’il aurait fait, si la mort ne l’avait point
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frappé : autrement les habitants de Tyr et de Sidon ne subiraient pas un châtiment pour ce qu’ils ont fait ; mais, au contraire, ils seraient sauvés à raison de la pénitence héroïque qu’ils auraient faite et de la foi qu’ils auraient eue en Jésus-Christ, si les miracles évangéliques eussent été opérés au milieu d’eux.
{{t3|POURQUOI LE SEIGNEUR NE FIT-IL POINT SES GRANDS MIRACLES À TYR ET À SIDON.|CHAPITRE X.|fs=120%}}
24. Un homme qui s’est fait un nom dans la controverse catholique, a donné une autre explication de cet endroit de l’Évangile. Suivant lui, le Seigneur prévoyait que les Tyriens et les Sidoniens abandonneraient plus tard la foi, après avoir cru aux miracles opérés au milieu d’eux, et c’est plutôt par un acte de miséricorde qu’il n’a point accompli ces prodiges dans leurs villes ; car en abandonnant la foi après l’avoir d’abord embrassée, ils eussent mérité un châtiment plus rigoureux que si jamais ils ne l’avaient embrassée. Qu’ai-je besoin de dire ici ce qu’il peut y avoir de très-contestable dans cette doctrine d’un homme docte et quelque peu subtil, puisque cette doctrine elle-même vient appuyer ce que nous voulons établir ? Car si le Seigneur, en n’opérant pas au milieu d’eux ces miracles à l’aide desquels ils auraient pu parvenir à la foi ; si le Seigneur a fait en cela un acte de miséricorde, et s’il a voulu les préserver par là du châtiment plus rigoureux qu’ils auraient mérité en retournant à l’infidélité, ainsi qu’il prévoyait que cela aurait lieu ; il est donc suffisamment et surabondamment prouvé que personne, après la mort, n’est jugé sur les péchés que Dieu a prévu devoir être commis par lui ; dans le cas où, par un moyen quelconque, ce même Dieu ne fût pas venu à son secours pour l’empêcher de les commettre : car, supposé que cette opinion soit vraie, le Christ est venu au secours des habitants de Tyr et de Sidon, en préférant ne pas les voir embrasser la foi plutôt que de les voir ensuite se rendre coupables d’un crime beaucoup plus grand par l’abandon de cette foi, comme il prévoyait que cet abandon aurait lieu s’ils venaient à croire en lui. Cependant, si on demandait pourquoi Dieu ne les a pas d’abord appelés à la foi pour leur faire ensuite la grâce de sortir de ce monde avant d’avoir renoncé à la foi, je ne vois pas ce que l’on pourrait répondre. Car en disant qu’il a été accordé comme un bienfait à ceux qui devaient cesser de croire, de ne pas commencer à posséder une chose à laquelle ils n’auraient pu renoncer sans se rendre coupables d’un crime plus odieux, on dit par là même que l’homme n’est point jugé sur le mal que Dieu a prévu devoir être commis par lui, puisque Dieu, par un bienfait réel, l’empêche de le commettre. Il a donc été pourvu au salut de celui qui « a été enlevé de ce monde, de peur que la méchanceté ne vînt corrompre son esprit <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#4-11|''Sag.'' {{rom|iv}}, 11.]]</ref> ». Mais pourquoi les mêmes mesures n’ont-elles pas été prises en faveur des Tyriens et des Sidoniens ? pourquoi n’ont-ils pas été d’abord appelés à la foi, puis, enlevés de ce monde, de peur que la méchanceté ne vînt corrompre leur esprit ? Celui à qui il a plu de résoudre cette question de cette manière, pourrait peut-être donner ici une réponse. Pour moi, en me renfermant dans les limites de mon sujet, une chose me suffit, si je ne me trompe : c’est que, même suivant cette opinion, il est démontré que les hommes ne sont point jugés sur les actions qu’ils n’ont pas faites, alors même que Dieu a prévu qu’ils les auraient faites. Mais, je l’ai dit et je le répète, on rougit même de réfuter cette opinion suivant laquelle ceux que la mort frappe ou qu’elle a déjà frappés, seraient punis pour des péchés que Dieu a prévu qu’ils auraient commis, si une vie plus longue leur eût été accordée : car nous ne voulons point paraître avoir considéré cette opinion comme sérieuse, quoique nous ayons mieux aimé la discuter et la réfuter que de la passer sous silence.
{{t3|DU SORT FAIT PAR DIEU AUX PETITS ENFANTS.|CHAPITRE XI.|fs=120%}}
25. Ainsi donc, suivant l’expression de l’Apôtre, « cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#9-16|''Rom.'' {{rom|ix}}, 16.]]</ref> ». C’est Dieu qui vient au secours des petits enfants qu’il lui plaît, même indépendamment de leur volonté et de leurs efforts, pourvu seulement qu’il les ait choisis dans le Christ avant la formation du monde, pour leur donner plus tard la grâce gratuitement, c’est-à-dire, sans que précédemment ils aient mérité cette grâce, soit par
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leur foi, soit par leurs œuvres ; c’est Dieu encore qui, suivant son bon plaisir, refuse son secours aux adultes qu’il a prévu devoir ajouter foi à ses miracles, si ces miracles eussent été accomplis au milieu d’eux ; et cela, parce que dans sa prédestination il a, d’une manière cachée, il est vrai, mais conforme à la justice, porté sur eux un jugement différent. Car il n’y a en Dieu aucune injustice ; mais ses jugements sont impénétrables et ses voies sont inaccessibles <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#11-33|''Rom.'' {{rom|xi}}, 33.]]</ref> ; et toutes les voies du Seigneur sont miséricorde et vérité <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#25-10|''Ps.'' {{rom|xxiv}}, 10.]]</ref>. C’est donc par sa miséricorde inaccessible qu’il a pitié de celui qu’il lui plaît, sans aucun mérite précédent de celui-ci ; et c’est par sa vérité inaccessible qu’il endurcit celui qu’il veut <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#9-18|''Rom.'' {{rom|ix}}, 18.]]</ref>, non plus, il est vrai, sans que celui-ci l’ait mérité, mais le plus souvent sans qu’il l’ait mérité autrement que celui à qui il est fait miséricorde. Ainsi, de deux jumeaux dont l’un est choisi et l’autre délaissé, la fin est différente, quoique les mérites soient les mêmes ; mais dans ce cas, le premier est délivré par la grande bonté de Dieu, sans que le second soit condamné par aucune injustice de la part de ce même Dieu. Car y a-t-il en lui aucune injustice ? Non, certes : mais ses voies sont inaccessibles. C’est pourquoi, croyons sans hésiter que la miséricorde de Dieu s’exerce à l’égard de ceux qui sont délivrés, et sa vérité à l’égard de ceux qui sont châtiés : ne nous efforçons pas d’approfondir ce qui ne peut être approfondi, ni de pénétrer ce qui est impénétrable. C’est en effet de la bouche des petits enfants, de ceux encore à la mamelle, que Dieu recueille ses louanges les plus parfaites <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#8-3|''Ps.'' {{rom|viii}}, 3.]]</ref>. Nous voyons d’un côté des enfants dont la délivrance ne saurait être attribuée à aucun mérite précédent de leur part, tandis que, d’un autre côté, nous en voyons dont la damnation a été précédée uniquement de la faute originelle commune à tous : n’hésitons aucunement à croire qu’il en est de même à l’égard des adultes, c’est-à-dire, ne pensons point que la grâce soit donnée à chacun suivant ses mérites, ni que personne soit puni uniquement parce qu’il a mérité d’être puni, dans le cas où il y a culpabilité égale entre ceux qui sont délivrés et ceux qui sont punis, comme dans le cas où la culpabilité des uns diffère de la culpabilité des autres. Ainsi, que celui qui croit être debout prenne garde de tomber <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#10-12|''I Cor.'' {{rom|x}}, 12.]]</ref> ; et que celui qui se glorifie ne se glorifie point en lui-même, mais dans le Seigneur <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#1-31|''Id.'' {{rom|i}}, 31.]]</ref>.
26. Mais pourquoi ne pas souffrir », suivant les expressions de votre lettre, « que la condition des petits enfants soit comparée à celle des adultes <ref>Voir la lettre d’Hilaire, n. 8.</ref> », quand on croit contre les Pélagiens à l’existence du péché originel, qui est entré dans le monde par un seul homme ; quand on ne doute pas que tous aient été condamnés par le fait d’un seul <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#5-12|''Rom.'' {{rom|v}}, 12, 16.]]</ref> ? Ces dernières maximes sont rejetées également par les Manichéens, lesquels non-seulement dénient toute autorité aux livres de l’Ancien Testament sans exception, mais encore reçoivent les livres du Nouveau de telle sorte que, par un privilège à eux particulier, ou plutôt par un procédé sacrilège, ils en reçoivent certaines parties et en rejettent certaines autres suivant leurs caprices : c’est contre eux que, dans mes livres sur le Libre arbitre, j’ai fait des raisonnements où les Pélagiens prétendent puiser contre nous des arguments sans réplique. Or, en évitant de donner une solution précise à certaines questions incidentes, mais pleines de difficultés, je n’avais d’autre but que de ne pas donner à mon œuvre une longueur démesurée, alors que l’autorité des divines Écritures n’était pour moi d’aucun secours contre des adversaires si pervers. Et de quelque côté que fût la vérité, par rapport aux questions sur lesquelles je ne me prononçais pas clairement, je pouvais cependant conclure d’une manière certaine que, dans toute hypothèse, Dieu devait être loué pour toutes ses œuvres, sans qu’il fût nullement nécessaire de croire, comme les Manichéens, au mélange des deux substances coéternelles du bien et du mal.
27. Au reste, dans le premier livre de mes rétractations, ouvrage que vous n’avez pas encore lu, lorsque j’en vins à corriger ces livres du libre arbitre, je m’exprimai en ces termes : « Dans ces livres où un grand nombre de sujets ont été discutés, la solution de plusieurs questions incidentes, soit qu’il me fût impossible de les résoudre, soit que pour le moment elles eussent exigé de trop longs développements, a été différée ; mais de telle sorte que, quelque parti que l’on adoptât par rapport aux réponses plus
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ou moins spécieuses qui pouvaient être faites et dont il était difficile de reconnaître le degré de conformité réelle avec la vérité ; de telle sorte, dis-je, que la conclusion de nos raisonnements fût constamment celle-ci : de quelque côté que soit la vérité, on doit croire, ou même il est démontré que Dieu doit être loué. Cette discussion a été établie, en effet, contre ceux qui nient que l’origine du mal vienne du libre arbitre de la volonté, et qui prétendent que, dans ce cas, Dieu devrait être accusé pour avoir créé tous les êtres : leur but étant d’introduire par ce moyen, et conformément à leur erreur tout à fait impie (car ils sont Manichéens), une certaine nature mauvaise, immuable et éternelle comme Dieu <ref>''Rétract.'' liv. I, ch. IX, n. 2.</ref> ». Un peu plus loin j’ai ajouté pareillement : « Il a été dit ensuite de quel état malheureux, très-justement infligé aux pécheurs, la grâce nous délivre : que l’homme, par lui-même, c’est-à-dire par son libre arbitre, a bien pu tomber, mais non pas se relever : que l’ignorance et la difficulté qui pèsent sur tout homme dès le jour de sa naissance, sont des effets de cet état malheureux auquel nous avons été justement condamnés : que personne n’est délivré de l’une et de l’autre, si ce n’est par la grâce de Dieu : que suivant les Pélagiens qui nient le péché originel, cet état malheureux ne vient point de cette juste condamnation ; mais, que quand même cette ignorance et cette difficulté seraient la condition naturelle primitive de l’homme, Dieu ne devrait pas être accusé, il devrait au contraire être loué à ce sujet, comme nous l’avons démontré précisément dans ce livre troisième. Cette démonstration, ai-je dit encore, doit être regardée comme dirigée contre les Manichéens qui ne reçoivent pas les saints livres de l’Ancien Testament où le péché originel est affirmé, et qui prétendent que les citations de l’Ancien Testament qu’on lit dans les écrits des Apôtres, y ont été introduites par l’impudence sacrilège de faussaires abominables, mais qu’elles n’ont pas été écrites de la main des Apôtres. Dans les controverses avec les Pélagiens, au contraire, on doit s’attacher à maintenir ce que l’une et l’autre Écriture enseignent, puisqu’ils font profession de les admettre <ref>Id. n. 6.</ref> ». Je me suis exprimé ainsi dans le premier livre des rétractations, quand j’ai revu les livres sur le Libre arbitre. Ce n’est point là assurément tout ce que j’ai dit en cet endroit au sujet de ces livres ; mais j’ai cru qu’il serait trop long d’insérer une multitude d’autres réflexions dans cet ouvrage que je vous adresse, et, d’ailleurs, cela ne m’a point paru nécessaire : vous en jugerez ainsi vous-mêmes, je pense, quand vous les aurez lues entièrement. Voici donc l’argumentation que j’ai employée dans le troisième livre du Libre arbitre, au sujet des petits enfants : Alors même qu’il serait vrai, comme les Pélagiens le prétendent, que l’ignorance et la faiblesse dont nul homme n’est exempt au moment de sa naissance, sont la condition primitive de notre nature, et non point l’effet d’un châtiment ; les Manichéens n’en seraient pas moins convaincus d’erreur lorsqu’ils proclament l’existence de deux substances coéternelles, l’une bonne et l’autre mauvaise : mais parce que j’ai employé ce raisonnement, est-ce un motif pour révoquer en doute, ou même pour abandonner la foi que l’Église catholique défend précisément contre les Pélagiens, lorsqu’elle proclame l’existence du péché originel, dont la souillure contractée dans la génération doit être effacée dans le sacrement de la régénération ? Si donc nos adversaires admettent avec nous cette vérité, s’ils nous prêtent leur concours pour confondre l’erreur des Pélagiens à cet égard, pourquoi croient-ils devoir douter encore que Dieu arrache à la puissance des ténèbres et transporte dans le royaume du Fils de sa charité <ref>[[Bible_Crampon_1923/Colossiens#1-13|''Coloss.'' {{rom|i}}, 13.]]</ref>, même les petits enfants auxquels il donne sa grâce par le sacrement de baptême ? Pourquoi refusent-ils de célébrer la miséricorde et la justice du Seigneur <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#101-1|''Ps.'' {{rom|c}}, 1.]]</ref>, lorsqu’il donne cette grâce aux uns et qu’il la refuse aux autres ? Qui donc a connu la pensée du Seigneur <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#11-34|''Rom.'' {{rom|xi}}, 34.]]</ref> et le motif pour lequel la grâce est donnée à ceux-ci plutôt qu’à ceux-là ? Qui a le pouvoir de pénétrer ce qui est impénétrable et de s’élever jusqu’à ce qui est inaccessible ?
{{t3|LA GRÂCE DE DIEU PUREMENT GRATUITE.|CHAPITRE XII.|fs=120%}}
28. Ainsi donc, il demeure établi que la grâce de Dieu n’est point donnée suivant les
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mérites de ceux qui la reçoivent, mais suivant le bon plaisir de la volonté divine, pour la louange et la gloire de la grâce même de Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Éphésiens#1-5|''Eph.'' {{rom|i}}, 5.]]</ref>, afin que celui qui se glorifie ne se glorifie point en lui-même, mais dans le Seigneur <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#1-31|''I Cor.'' {{rom|i}}, 31.]]</ref>. Car Dieu donne aux hommes à qui il lui plaît, parce qu’il est miséricordieux ; il pourrait ne pas leur donner, et ce serait justice de sa part ; et il ne donne pas à ceux à qui il ne veut pas, afin de manifester les richesses de sa gloire en faveur des vases de miséricorde <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#9-23|''Rom.'' {{rom|ix}}, 23.]]</ref>. En effet, en donnant à quelques-uns ce qu’ils ne méritent pas, il a voulu faire voir que sa grâce est gratuite et par là même qu’elle est une grâce véritable : en ne faisant pas ce don à tous, il a montré ce que tous méritent. Ainsi la bonté de Dieu se révèle dans le bienfait accordé aux uns, et sa justice dans le châtiment infligé aux autres : sa bonté se révèle même à l’égard de tous, en ce sens qu’on agit par bonté quand on rend ce qui est dû ; et sa justice se révèle pareillement à l’égard de tous, en ce sens qu’on agit conformément à la justice quand, sans léser qui que ce soit, on donne une chose qui n’était point due.
29. De plus, nous soutenons que la grâce est indépendante de tout mérite, en d’autres termes, qu’elle est une grâce véritable, quand même, suivant le sentiment des Pélagiens, les enfants baptisés ne seraient pas arrachés à la puissance des ténèbres par la raison que, suivant ces mêmes Pélagiens, ils ne sont coupables d’aucun péché ; mais qu’ils seraient seulement transférés dans le royaume du Seigneur : car, même dans ce cas, le royaume de Dieu est donné aux uns sans aucun mérite de leur part, et il est refusé aux autres sans qu’ils aient davantage mérité d’en être privés. C’est la réponse que nous faisons ordinairement aux Pélagiens, quand ils nous objectent que nous faisons dépendre la grâce de Dieu d’un aveugle destin, en disant qu’elle n’est point donnée suivant nos mérites. Car ce sont plutôt eux-mêmes qui, par rapport aux enfants, font dépendre la grâce du destin, puisqu’ils prétendent que, si l’on n’admet pas le mérite, il faut admettre le destin. Il est impossible, en effet, de l’aveu même des Pélagiens, de trouver dans les enfants aucun mérite qui autorise à envoyer ceux-ci dans le royaume du Seigneur et à en repousser ceux-là. Je viens de prouver que la grâce de Dieu n’est point donnée suivant nos mérites ; pour faire cette démonstration j’ai cru devoir admettre, comme principe ou comme point de départ, l’un et l’autre sentiment, notre sentiment à nous qui prétendons que les enfants sont coupables du péché originel, et le sentiment des Pélagiens qui nient l’existence du péché originel ; et cependant je ne doute pas pour cela que les enfants aient réellement besoin du pardon de celui qui sauve son peuple des péchés dont il est coupable <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#1-21|''Matt.'' {{rom|i}}, 21.]]</ref> : eh bien ! de même aussi dans le livre troisième du Libre arbitre, j’ai combattu les Manichéens en me plaçant dans l’une et l’autre hypothèse, soit que l’ignorance et la faiblesse, dont nul homme n’est exempt en venant au monde, fussent un châtiment, soit qu’elles fussent la condition primitive de la nature ; et cependant je regarde l’un de ces deux sentiments comme certain, et je l’ai fait voir assez clairement en cet endroit : car j’ai dit que ce n’est point là la nature de l’homme tel qu’il a été créé, mais un châtiment auquel il a été condamné <ref>Chap. XX, XXIII.</ref>.
30. C’est donc en vain que l’on m’objecte ce livre écrit par moi il y a longtemps, pour m’empêcher de traiter comme je dois le faire la question des enfants, et de prouver par ce moyen même, avec l’évidence d’une vérité tout à fait palpable, que la grâce de Dieu n’est point donnée suivant les mérites des hommes. J’ai commencé les livres du Libre arbitre, étant laïque, et je les ai terminés étant prêtre. Or, quand même j’aurais encore douté, à cette époque, de la damnation des enfants qui n’ont pas été régénérés, et de la délivrance de ceux qui ont été régénérés, personne, ce me semble, ne serait assez injuste et assez pervers pour m’interdire de faire aucun progrès, et pour déclarer que je dois toujours rester dans ce doute. Mais on peut, et avec plus de raison, ne pas voir dans ces livres un motif de croire que j’aie douté réellement de cette vérité, et voici pourquoi : c’est que les adversaires contre lesquels je dirigeais mes efforts, me parurent devoir être réfutés de telle sorte que, supposé l’existence d’un châtiment infligé aux enfants à cause du péché originel, ce qui est conforme à la vérité, ou supposé l’absence de cette peine, comme plusieurs le croient faussement, il fût cependant impossible,
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dans l’un et l’autre cas, de croire à ce mélange de deux substances, l’une bonne et l’autre mauvaise, introduites par l’erreur manichéenne. À Dieu ne plaise donc que j’abandonne cette question des enfants, et que je dise qu’il n’est pas certain pour nous si les enfants qui meurent après avoir été régénérés en Jésus-Christ obtiennent le salut éternel, et si ceux qui n’ont pas été régénérés vont à une seconde mort. Car il est impossible de donner une autre interprétation raisonnable à ces paroles de saint Paul : « Le péché est entré dans le monde par un seul homme, et par le péché la mort ; et la mort a passé ainsi dans tous les hommes <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#5-12|''Rom.'' {{rom|v}}, 12.]]</ref> » ; et personne, soit parmi les enfants, soit parmi les adultes, n’est délivré de la mort éternelle, qui est le très juste châtiment du péché, si ce n’est par celui qui est mort pour la rémission de nos péchés, originel et personnels, sans avoir lui-même aucun péché ni originel ni personnel. Mais pourquoi délivre-t-il ceux-ci plutôt que ceux-là ? Nous dirons et nous répéterons, sans nous fatiguer jamais : « Ô homme, qui êtes-vous pour oser contester avec Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#9-20|''Id.'' {{rom|ix}}, 20.]]</ref> ? Ses jugements sont impénétrables et ses voies sont inaccessibles <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#11-33|''Id.'' {{rom|xi}}, 33.]]</ref> ». Et nous ajouterons encore ceci : « Ne cherchez point ce qui est au-dessus de vous, et ne scrutez point ce qui est au-dessus de vos forces <ref>[[Bible_Crampon_1923/Ecclésiastique#3-22|''Eccli.'' {{rom|iii}}, 22.]]</ref> ».
31. Vous voyez donc, mes très-chers, combien il serait absurde, combien il serait contraire à la pureté de la foi et à la sainteté de la vérité, de dire que les enfants sont jugés après leur mort sur les actions que Dieu a prévu qu’ils auraient faites s’ils avaient vécu. Certes, le sens humain, de quelques faibles lueurs de raison qu’il soit éclairé, et surtout le sens chrétien, repoussent énergiquement dans tout homme cette opinion ; mais ceux-là ont été amenés invinciblement à l’adopter, qui, tout en voulant s’écarter de l’erreur des Pélagiens, ont pensé néanmoins jusqu’à présent qu’ils devaient croire et même soutenir dans leurs controverses, que la grâce de Dieu par Jésus-Christ Notre-Seigneur, laquelle est pour chacun de nous un secours puissant après la chute du premier homme en qui nous sommes tous tombés, que cette grâce, dis-je, nous est donnée suivant nos mérites. Pélage, en présence des évêques d’Orient réunis pour le juger, condamna précisément cette opinion, dans la crainte de se voir condamné lui-même. Or, s’il n’est plus permis de raisonner ainsi au sujet des œuvres bonnes ou mauvaises que les morts auraient faites, dans le cas où une vie plus longue leur eût été accordée, œuvres qui par là même n’ont aucune existence réelle, et que Dieu lui-même prévoyait ne devoir pas exister ; si donc on ne tient plus ce langage, dont vous voyez toute la fausseté, que nous restera-t-il, sinon de confesser, toute obscurité introduite par la discussion étant dissipée à nos yeux, que la grâce de Dieu n’est point donnée suivant nos mérites, comme l’Église catholique le soutient contre l’hérésie pélagienne ? Que nous restera-t-il, sinon à reconnaître que cette vérité est d’une évidence plus grande encore par rapport aux enfants ? Car Dieu ne se trouve point, de par le destin, dans la nécessité de venir au secours de certains enfants, et dans l’impuissance de venir au secours des autres, alors que la condition de tous est la même : ou bien nous devrons penser que, en ce qui regarde les enfants, les choses humaines ne sont point dirigées par la divine Providence, mais bien par le hasard, car il s’agit ici de la damnation ou de la délivrance d’âmes raisonnables ; et cependant un passereau ne tombe pas sur la terre sans la volonté de notre Père qui est aux cieux <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#10-29|''Matt.'' {{rom|x}}, 29.]]</ref> : ou bien la mort des enfants qui n’ont pas reçu le baptême devra être attribuée à la négligence de leurs parents, de telle sorte que les jugements d’en haut n’y aient aucune part ; comme si ces enfants qui meurent de cette mort malheureuse, s’étaient, de leur volonté propre, choisi à eux-mêmes les parents négligents dont ils devraient naître ; mais, s’il en est ainsi, que dirai-je quand parfois un enfant aura expiré avant qu’il ait été possible de lui procurer le bienfait du sacrement de baptême ? Souvent, en effet, le baptême n’est point donné à un enfant, malgré l’empressement des parents et lorsque les ministres sont déjà prêts pour l’administration de ce sacrement, et cela parce que Dieu ne voulant point que cet enfant fût baptisé, lui a refusé un instant de vie nécessaire pour cela. Que dirai-je encore, quand d’autres fois le bienfait du baptême a pu être accordé à des enfants nés de parents infidèles, pour les empêcher d’aller à la perdition, tandis que le même bienfait n’a pu
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être procuré à des enfants nés de parents fidèles ? Ces faits prouvent certainement qu’il n’y a en Dieu aucune acception de personnes <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#2-11|''Rom.'' {{rom|ii}}, 11.]]</ref> : autrement il délivrerait plutôt les enfants de ses serviteurs que ceux de ses ennemis.
{{t3|LA GRÂCE DONNÉE ABSOLUMENT SELON LA VOLONTÉ DE DIEU.|CHAPITRE XIII.|fs=120%}}
32. Mais, puisque nous traitons maintenant du don de la persévérance, pourquoi, quand un enfant qui n’est pas baptisé doit mourir, pourquoi Dieu ne vient-il pas le secourir et l’empêcher de mourir sans baptême ? Et quand celui qui est baptisé doit tomber, pourquoi ne vient-il pas aussi le secourir en le faisant mourir auparavant ? Accueillerons-nous encore cette allégation absurde, qu’il n’y a pour l’homme aucun avantage à mourir avant d’être tombé, par la raison que chacun sera jugé suivant les actions que Dieu a prévu qu’il commettrait, si sa vie était prolongée ? Mais qui pourrait entendre de sang-froid un langage si abominable et si radicalement opposé aux principes de la foi ? Qui pourrait le supporter ? Et cependant, ceux qui ne veulent pas reconnaître que la grâce de Dieu n’est point donnée suivant nos mérites, sont forcés de parler ainsi. Ceux au contraire qui refusent de dire que chacun est jugé, après sa mort, suivant les actions que Dieu a prévu qu’il aurait faites, s’il eût continué à vivre, parce qu’ils voient la fausseté manifeste et l’absurdité révoltante d’une telle doctrine ; ceux-là, dis-je, n’ont plus aucune raison pour adopter un langage que l’Église a condamné dans les Pélagiens et qu’elle a fait condamner par Pélage lui-même ; ils ne peuvent plus soutenir que la grâce de Dieu est donnée suivant nos mérites. Car ils voient des enfants qui n’ont pas été régénérés, enlevés de ce monde pour aller à la mort éternelle, tandis que d’autres qui ont été régénérés sont frappés d’une mort semblable pour aller à la vie éternelle ; et parmi ceux mêmes qui ont été régénérés, ils voient les uns quittant cette terre après avoir persévéré jusqu’à la fin, et les autres retenus ici-bas jusqu’à ce qu’ils tombent, quoique évidemment leur chute n’eût pas dû avoir lieu, si la mort les avait frappés avant que leur faute ne fût commise ; et par contre ils en voient d’autres qui, après leur chute, continuent à vivre jusqu’à ce qu’ils reviennent à résipiscence, quoique assurément aussi ils eussent dû périr si la mort les avait frappés avant leur retour.
33. Il est prouvé assez clairement par ce qui précède, que la grâce de Dieu, soit pour commencer, soit pour persévérer jusqu’à la fin, n’est point donnée suivant nos mérites ; mais qu’elle est donnée suivant la volonté même de Dieu, volonté très-mystérieuse, mais aussi très-juste, très-sage et infiniment libérale : car ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-30|''Rom.'' {{rom|viii}}, 30.]]</ref> de cette vocation dont il a été dit : « Les dons et la vocation de Dieu sont sans repentance <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#11-29|''Id.'' {{rom|xi}}, 29.]]</ref> ». Nul homme ne peut affirmer avec certitude qu’un autre homme a reçu cette vocation, si ce n’est lorsque celui-ci aura quitté cette terre ; mais dans la vie présente de l’homme, laquelle est une tentation sur la terre <ref>[[Bible_Crampon_1923/Job#7-1|''Job'', {{rom|vii}}, 1.]]</ref>, que celui qui paraît être debout, prenne garde de tomber <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#10-12|''I Cor.'' {{rom|x}}, 12.]]</ref>. Car nous l’avons déjà dit plus haut <ref>Chap. VIII, n. 19.</ref>, ceux qui ne doivent pas persévérer sont par la volonté de Dieu, toujours infiniment sage, mêlés à ceux qui doivent persévérer, afin que nous apprenions à ne point aspirer par orgueil aux choses élevées, mais à nous incliner vers ce qui est humble <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#12-16|''Rom.'' {{rom|xii}}, 16.]]</ref>, et à opérer notre propre salut avec crainte et tremblement : car c’est Dieu qui opère en nous et le vouloir et le faire, selon sa bonne volonté <ref>[[Bible_Crampon_1923/Philippiens#2-12|''Philipp.'' {{rom|ii}}, 12, 13.]]</ref>. Ainsi nous voulons réellement, mais c’est Dieu qui nous fait vouloir ; nous agissons réellement, mais c’est Dieu qui nous fait agir selon sa bonne volonté. Voilà ce qu’il nous est utile et de croire et de dire : le langage de la piété et en même temps de la vérité, c’est une confession pleine d’humilité et de soumission, et par laquelle nous attribuons tout à Dieu. Nous croyons par la pensée, c’est la pensée qui nous rend la parole possible, c’est la pensée qui nous fait agir toutes les fois que nous agissons ; mais dans tout ce qui regarde la voie de la piété et le vrai culte de Dieu, nous ne sommes pas capables de former aucune pensée comme de nous-mêmes, notre capacité à cet égard nous vient de Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Corinthiens#3-5|''II Cor.'' {{rom|iii}}, 5.]]</ref>. « Car notre cœur et nos pensées ne sont pas en notre pouvoir » : c’est pourquoi le même Ambroise, qui a écrit ces paroles <ref>De la Fuite du siècle, ch. I.</ref>,
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a écrit aussi celles-ci : « Mais où est l’homme assez heureux pour voir son cœur s’élever sans cesse ? Cela est-il possible au contraire sans le secours de Dieu ? Non, assurément. Enfin », ajoute-t-il, « la même Écriture dit ailleurs : Bienheureux l’homme qui reçoit de vous son secours, Seigneur ; son cœur s’élève sans cesse <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#84-6|''Ps.'' {{rom|lxxxiii}}, 6.]]</ref> ». Certes, ce langage n’était pas seulement un souvenir de la lecture des saintes lettres, mais, comme on doit le croire sans hésiter d’un tel homme, c’était le récit de ce que Ambroise éprouvait dans son cœur. Ainsi donc, quand, pendant la célébration des mystères, on dit aux fidèles d’élever leur cœur vers le Seigneur, il s’agit d’un bienfait de Dieu : bienfait dont le prêtre, après avoir prononcé ces paroles, les avertit de rendre grâces au Seigneur notre Dieu ; et ils répondent que cela est convenable et juste <ref>Préface, au canon de la Messe.</ref>. En effet, puisque notre cœur n’est point en notre pouvoir, mais qu’il a besoin d’être aidé du secours de Dieu pour s’élever et pour goûter les choses d’en-haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu, et non point les choses qui sont sur la terre <ref>[[Bible_Crampon_1923/Colossiens#3-1|''Coloss.'' {{rom|iii}}, 1, 2.]]</ref> : à qui devons-nous rendre grâces pour une élévation si grande, sinon à celui qui en est l’auteur, au Seigneur notre Dieu, qui nous a délivrés par un tel bienfait de l’abîme de ce monde, après nous avoir choisis et prédestinés avant la formation du monde ?
{{t3|LE DOGME DE LA PRÉDESTINATION NE SAURAIT INTERDIRE LA PRÉDICATION.|CHAPITRE XIV.|fs=120%}}
34. Mais, disent nos adversaires, « la définition de la prédestination suppose que la prédication est inutile <ref>Voir tom. III, les lettres de saint Hilaire et de saint Prosper.</ref> ». Comme si la prédestination avait empêché l’Apôtre de prêcher. Ce docteur des nations n’a-t-il pas, de bonne foi et en toute sincérité, enseigné souvent la doctrine de la prédestination, et en même temps prêché la parole de Dieu avec une persévérance qui ne s’est jamais démentie ? Quoiqu’il eût dit : « C’est Dieu qui opère en nous le vouloir et le faire, selon sa bonne volonté <ref>[[Bible_Crampon_1923/Philippiens#2-13|''Philipp.'' {{rom|ii}}, 13.]]</ref> », ne nous a-t-il pas cependant exhortés à vouloir et à faire ce qui est agréable à Dieu ? ou bien parce qu’il avait dit : « Celui qui a commencé en vous la bonne œuvre, l’achèvera jusqu’au jour de Jésus-Christ <ref>[[Bible_Crampon_1923/Philippiens#1-6|''Philipp.'' {{rom|i}}, 6.]]</ref> », a-t-il craint pour cela d’exhorter les hommes à commencer et à persévérer jusqu’à la fin ? Le Seigneur lui-même a commandé aux hommes de croire : « Croyez en Dieu », a-t-il dit, « et croyez en moi <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#14-1|''Jean'', {{rom|xiv}}, 1.]]</ref> » : et cependant, cette autre maxime et cette autre affirmation, également tombées de ses lèvres, ne sont pas pour cela fausses et dénuées de fondement : « Personne », dit-il, « ne vient à moi », c’est-à-dire personne ne croit en moi, « si cela ne lui a été donné par mon Père <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#6-66|''Id.'' {{rom|vi}}, 66.]]</ref> ». Et réciproquement, parce que cette affirmation est vraie, il ne s’ensuit pas que le commandement précédent soit illusoire. Pourquoi donc croirions-nous que les enseignements, les préceptes, les exhortations, les réprimandes qui se succèdent sans interruption dans les divines Écritures, sont rendus inutiles par cette doctrine de la prédestination, telle qu’elle est enseignée dans les mêmes Écritures divines ?
35. Quelqu’un osera-t-il dire que Dieu n’a point connu d’avance ceux à qui il devait donner de croire, ou ceux qu’il devait donner à son Fils, pour que celui-ci ne perdît pas un seul d’entre eux <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#18-9|''Jean'', {{rom|xviii}}, 9.]]</ref> ? Mais s’il a eu certainement cette prescience, il a eu nécessairement aussi la prescience de ses propres bienfaits par lesquels il daigne nous délivrer. Or, telle est précisément la prédestination des saints : elle n’est rien autre chose que la prescience et la préparation des bienfaits de Dieu, par lesquels sont infailliblement délivrés tous ceux qui reçoivent leur délivrance. Les autres sont, par un juste jugement de Dieu, abandonnés, mais uniquement dans la masse de perdition. C’est de cette manière que les habitants de Tyr et de Sidon ont été abandonnés, quoi qu’ils eussent pu parvenir à la foi, s’ils eussent vu ces prodiges admirables du Christ. Mais parce qu’il ne leur avait pas été donné de croire, les moyens pour parvenir à la foi leur ont été pareillement refusés. On voit par là que certains hommes ont reçu de Dieu, et comme don naturel, une intelligence qui fait le caractère particulier de leur esprit et qui les porte à croire dès qu’ils entendent des paroles ou qu’ils voient des signes capables de satisfaire leur raison ; et cependant si, par un jugement de Dieu plus profond, ils n’ont pas
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été prédestinés à la grâce et séparés de la masse de perdition, ils sont privés précisément de ces paroles ou de ces actions divines, au moyen desquelles ils auraient pu croire, dans le cas où ils auraient vu les unes ou entendu les autres. Dans cette même masse de perdition ont été abandonnés aussi les Juifs qui n’ont pu croire aux actions si prodigieuses et aux miracles si éclatants accomplis sous leurs yeux. Car l’Évangile ne tait point la raison pour laquelle les Juifs ne pouvaient parvenir à la foi : « Quoiqu’il eût fait », dit-il, « de si grands miracles devant eux, ils ne crurent pas en lui, afin que cette parole du prophète Isaïe fût accomplie : Seigneur, qui a cru à ce qu’il a entendu de notre bouche ? et à qui le bras du Seigneur a-t-il été révélé ? Et une autre raison pour laquelle ils ne pouvaient pas croire, c’est qu’Isaïe a dit encore : Il a aveuglé leurs yeux et il a endurci leurs cœurs, afin que leurs yeux ne voient point, que leurs cœurs ne comprennent point, qu’eux-mêmes ne se convertissent point, et que je ne les guérisse pas <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#12-37|''Jean'', {{rom|xii}}, 37-40.]]</ref> ». Les yeux des Tyriens et des Sidoniens n’étaient donc pas aveuglés, leurs cœurs n’étaient pas endurcis de cette manière : car ils auraient cru, s’ils avaient vu des miracles pareils à ceux dont les Juifs ont été témoins. Mais il n’a servi de rien aux uns d’avoir pu croire, parce qu’ils n’avaient pas été prédestinés par celui dont les jugements sont impénétrables et dont les voies sont incompréhensibles ; et l’impuissance où étaient les autres de parvenir à la foi n’aurait pas été un obstacle pour eux, s’ils avaient été prédestinés de telle sorte que Dieu dût les éclairer dans leur aveuglement et consentir à leur ôter leurs cœurs endurcis comme la pierre. On pourrait peut-être donner une autre interprétation à ce que le Seigneur a dit des Tyriens et des Sidoniens ; mais quiconque a su, en entendant la parole de Dieu, ouvrir les oreilles de son cœur aussi bien que celles de son corps, reconnaîtra nécessairement que personne ne vient à Jésus-Christ, sinon celui à qui ce don est accordé, et que ceux-là seulement reçoivent cette faveur, qui ont été choisis en Jésus-Christ avant la formation du monde. Et toutefois cette prédestination, qui est du reste assez clairement définie par les paroles mêmes de l’Évangile, n’a pas empêché le Seigneur de prononcer, par rapport au commencement, ces autres paroles que j’ai rapportées un peu plus haut : « Croyez en Dieu, et croyez en moi » ; et par rapport à la persévérance, celles-ci : « Il faut toujours prier, et ne point se lasser <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#18-1|''Luc'', {{rom|xviii}}, 1.]]</ref> ». Ces paroles sont entendues et mises en pratique par ceux à qui ce don a été accordé : mais elles ne sont point pratiquées par ceux à qui ce don a été refusé, soit qu’ils les aient entendues, soit qu’ils ne les aient pas entendues. « Il vous a été donné », dit-il, « de connaître le mystère du royaume des cieux ; mais, pour eux, cela ne leur a pas été donné <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#13-11|''Matt.'' {{rom|xiii}}, 11.]]</ref> ». L’un est l’effet de la miséricorde, l’autre est l’effet de la justice de celui à qui notre âme s’adresse en ces termes : « Je chanterai votre miséricorde et vos jugements, Seigneur <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#101-1|''Ps.'' {{rom|c}}, 1.]]</ref> ».
36. La prédication de la prédestination ne doit donc pas être un obstacle à la prédication de la persévérance et des progrès dans la foi, afin que ceux à qui il a été donné d’entendre, entendent ce qu’ils ont besoin d’entendre : car comment entendront-ils, si personne ne leur prêche <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#10-14|''Rom.'' {{rom|x}}, 14.]]</ref> ? Et réciproquement, l’exhortation aux progrès et à la constance jusqu’au dernier moment dans la foi, ne doit pas être un obstacle à la prédication de la prédestination, afin que celui qui vit fidèlement et avec obéissance, ne s’enorgueillisse point de cette obéissance même comme d’un bien qui lui appartiendrait, et qu’il n’aurait point reçu ; mais que celui qui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#1-31|''I Cor.'' {{rom|i}}, 31.]]</ref>. Car nous ne devons nous glorifier de rien, « puisque rien ne nous appartient ». Cyprien avait reconnu cette vérité parfaitement rigoureuse, et en l’affirmant avec assurance <ref>Liv. III à Quirin. ch. IV.</ref>, il affirmait par là même la réalité incontestable de la prédestination. En effet, si nous ne devons nous glorifier en rien, parce que rien ne nous appartient », il s’ensuit nécessairement que nous ne devons pas même nous glorifier de la persévérance la plus absolue dans l’obéissance ; et que cette obéissance ne doit pas non plus être appelée nôtre, comme si elle ne nous avait pas été donnée d’en haut. Conséquemment, cette obéissance même est un don de Dieu, mais un don que, comme tout homme chrétien le confesse, Dieu dans sa prescience a prévu devoir être donné par
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lui à ceux qui seraient appelés de cette vocation dont il a été dit : « Les dons et la vocation de Dieu sont sans repentance <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#11-29|''Rom.'' {{rom|xi}}, 29.]]</ref> ». Telle est donc la prédestination que nous prêchons avec autant de sincérité que d’humilité. Et cependant ce même Cyprien, qui enseignait et qui agissait conformément à ses enseignements, qui non-seulement croyait en Jésus-Christ, mais qui persévéra dans une sainte obéissance jusqu’à souffrir la mort pour Jésus-Christ, ce même Cyprien, quoiqu’il eût dit : « Nous ne devons nous glorifier en rien, parce que rien ne nous appartient », ne cessa pas pour cela de prêcher l’Évangile, d’exhorter les hommes à croire, à rendre leurs mœurs conformes à la piété, et à persévérer jusqu’à la fin. Il avait par ces paroles déclaré sans aucune ambiguïté que la grâce de Dieu est une grâce véritable, c’est-à-dire, qu’elle ne nous est point donnée suivant nos mérites ; et puisque Dieu a prévu qu’il la donnerait, ces mêmes paroles sont donc évidemment une prédication de la prédestination : or, si cette prédication de la prédestination n’a pas empêché Cyprien de prêcher aussi l’obéissance, elle ne doit pas non plus nous empêcher nous-même de le faire.
37. Ainsi, quoique nous disions que l’obéissance est un don de Dieu, nous ne laissons pas pour cela d’exhorter les hommes à la pratiquer. Mais ceux-là seulement entendent les exhortations de la vérité avec une obéissance réelle, qui ont reçu de Dieu ce don, c’est-à-dire le don de les entendre avec obéissance : ceux à qui la même faveur n’a pas été accordée, ne les entendent pas de cette manière. Chacun en effet ne va pas à Jésus-Christ. « Personne », dit-il lui-même, « ne vient à moi, sinon celui à qui cela a été donné par mon Père <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#6-66|''Jean'', {{rom|vi}}, 66.]]</ref> » ; et encore : « Il vous a été donné, à vous, de connaître le mystère du royaume des cieux ; mais pour eux, cette faveur ne leur a pas été accordée <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#13-11|''Matt.'' {{rom|xiii}}, 11.]]</ref> ». Ailleurs, parlant de la continence : « Tous », dit-il, « ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela a été donné <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#19-11|''Id.'' {{rom|xix}}, 11.]]</ref> ». Enfin l’Apôtre disait en exhortant les époux à l’honnêteté conjugale : « Je voudrais que tous les hommes fussent comme moi-même ; mais chacun a reçu de Dieu un don particulier, l’un d’une manière, et l’autre d’une autre manière <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#7-7|''I Cor.'' {{rom|vii}}, 7.]]</ref> ». Il montrait assez par ces paroles que la continence n’est pas seule un don de Dieu, mais aussi la chasteté conjugale. Cependant, quoique tout cela soit incontestablement vrai, nous ne laissons pas d’exhorter à la pratique de ces vertus, autant du moins qu’il a été donné à chacun de nous de pouvoir exhorter ; car c’est encore ici un don de Celui dans la main de qui nous sommes, nous et nos discours <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#7-16|''Sag.'' {{rom|vii}}, 16.]]</ref>. De là ces paroles de saint Paul : « J’ai, comme un sage architecte, posé le fondement selon la grâce qui m’a été donnée ». Et ailleurs : « À chacun suivant le don que le Seigneur lui a départi : moi, j’ai planté, Apollo a arrosé ; mais Dieu a donné la croissance. Ainsi, ni celui qui plante, ni celui qui arrose, ne sont quelque chose ; mais celui-là seulement qui donne la croissance, Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#3-10|''I Cor.'' {{rom|iii}}, 10, 5, 6, 7.]]</ref> ». Conséquemment, de même que pour exhorter et pour prêcher comme il faut, il est nécessaire d’avoir reçu ce don ; de même aussi, pour entendre avec obéissance celui qui exhorte et qui prêche comme il faut, il est absolument indispensable d’avoir reçu cet autre don. C’est pour cette raison que le Seigneur, parlant à des hommes qui ouvraient les oreilles de leur corps, disait néanmoins : « Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#8-8|''Luc'', {{rom|viii}}, 8.]]</ref> », sachant sans doute que tous n’avaient pas cette sorte d’oreilles. Le même Seigneur nous apprend de qui les ont reçues ceux qui les possèdent, quand il dit : « Je leur donnerai un cœur pour me connaître, et des oreilles qui entendront <ref>[[Bible_Crampon_1923/Baruch#2-31|''Baruch'', {{rom|ii}}, 31.]]</ref> ». Les oreilles pour entendre sont donc précisément le don d’obéir, et elles devaient être données, afin que ceux qui les auraient reçues vinssent à celui à qui nous ne pouvons aller, si cela ne nous a été donné par son Père même. Nous exhortons et nous prêchons : Ceux qui ont des oreilles pour entendre, nous entendent avec obéissance ; mais pour ceux qui n’ont pas ces oreilles, cette parole de l’Écriture s’accomplit en eux : « Afin qu’en entendant ils n’entendent point <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#13-13|''Matt.'' {{rom|xiii}}, 13.]]</ref> », c’est-à-dire, afin qu’en entendant, par le sens corporel de l’ouïe, ils n’entendent point par l’assentiment du cœur. Quant à la question de savoir pourquoi ceux-ci ont des oreilles pour entendre, tandis que ceux-là n’en ont
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pas ; en d’autres termes, pourquoi le Père a donné à ceux-ci de venir au Fils, tandis que ce don n’a pas été accordé à ceux-là, qui a connu la pensée du Seigneur, ou qui a été son conseiller <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#11-34|''Rom.'' {{rom|xi}}, 34.]]</ref> ? Ou bien, qui êtes-vous, ô homme, pour oser contester avec Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#9-20|''Id.'' {{rom|ix}}, 20.]]</ref> ? Ce qui est manifeste doit-il donc être nié, parce que ce qui est caché ne peut être compris ? Quand nous voyons clairement qu’une chose existe, dirons-nous qu’elle n’existe pas, parce que nous ne pouvons découvrir comment elle existe de cette manière ?
{{t3|ON PEUT ABUSER DU DOGME DE LA PRESCIENCE DIVINE, COMME DU DOGME DE LA PRÉDESTINATION.|CHAPITRE XV.|fs=120%}}
38. Mais, disent nos adversaires dans votre lettre, « personne ne pourrait être excité par l’aiguillon de la réprimande, si, en présence d’une multitude assemblée dans une Église, on tenait ce langage : Voici par rapport à votre prédestination, les desseins bien arrêtés de la volonté de Dieu : il a voulu que, parmi vous, les uns sortant de l’infidélité vinssent à la foi, après avoir reçu la volonté d’obéir, ou bien il a voulu qu’ils demeurassent dans la foi, après avoir reçu le don de la persévérance ; pour vous, au contraire, qui continuez à vivre dans les délices du péché, si jusqu’à présent vous n’êtes point sortis de là, c’est que la grâce miséricordieuse n’est pas encore venue vous secourir et vous tirer de cet état. Cependant, vous qui peut-être n’êtes pas encore appelés, si Dieu par sa grâce vous a prédestinés pour nous choisir, vous recevrez cette même grâce par laquelle vous voudrez être et vous serez réellement élus : et vous qui peut-être obéissez, si vous êtes prédestinés pour être rejetés, les forces nécessaires pour obéir vous seront retirées, afin que vous cessiez de pratiquer l’obéissance ». Ces paroles ne doivent pas nous faire craindre de confesser que la grâce de Dieu est une grâce véritable ; en d’autres termes, qu’elle ne nous est point donnée suivant nos mérites, et que la prédestination des saints n’a point d’autre origine que cette grâce ; pas plus que nous ne craindrions de confesser la prescience de Dieu, lors même que quelqu’un dirait, en parlant au peuple de cette prescience : « Que votre conduite soit bonne, ou qu’elle soit mauvaise aujourd’hui, vous serez plus tard tels que Dieu a prévu que vous seriez ; bons, s’il a prévu que vous seriez bons ; méchants, s’il a prévu que vous seriez méchants ». Si plusieurs, après avoir entendu ces paroles, se laissaient aller à une insouciance apathique, et, secouant toute espèce de joug, se livraient sans aucune retenue au dérèglement de leurs passions, faudrait-il pour cette raison regarder comme erroné ce qui aurait été dit de la prescience divine ? Est-il vrai que, si Dieu a prévu qu’ils devaient être bons, ils le seront réellement, quelque mauvaise que soit leur conduite actuelle ; et que, si Dieu a prévu au contraire qu’ils seraient méchants, ils le seront réellement, quelque bonne que soit visiblement leur conduite actuelle ? Il y a eu dans notre monastère un homme qui, faisant certaines choses qu’il n’aurait pas dû faire, et omettant celles qu’il devait faire, répondait aux frères qui le reprenaient à ce sujet : Quelle que soit ma conduite actuelle, je serai un jour ce que Dieu, dans sa prescience, a prévu que je serais ; assurément, il disait vrai, mais cette vérité ne lui faisait pas faire de progrès vers le bien ; il fit au contraire tant de progrès dans la voie du mal, qu’après avoir abandonné la communauté du monastère, il devint comme un chien qui est retourné à son vomissement : et cependant aujourd’hui encore on ne sait pas avec certitude ce qu’il sera un jour. Faut-il donc, pour des âmes de cette sorte, nier ou taire ce que l’on peut dire avec vérité de la prescience de Dieu ; alors surtout que ce silence même ne les empêcherait pas de tomber dans d’autres erreurs ?
{{t3|QUAND ON DOIT PRÊCHER ET QUAND ON DOIT TAIRE LA VÉRITÉ.|CHAPITRE XVI.|fs=120%}}
39. Il y a aussi des hommes qui ne prient pas du tout, ou qui prient sans ferveur, parce qu’ils ont appris du Seigneur lui-même que Dieu sait ce qui nous est nécessaire, avant que nous lui en fassions la demande <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#6-8|''Matt.'' {{rom|vi}}, 8.]]</ref>. Pense-t-on qu’on ne doive, par égard pour des hommes de cette sorte, tenir aucun compte de la vérité de cette maxime, qu’on
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doive même l’effacer de l’Évangile ? Mais puisqu’il est certain au contraire que Dieu a préparé certains dons à ceux mêmes qui ne prient pas, comme le commencement de la foi ; et d’autres dons à ceux-là seuls qui prient, comme la persévérance finale : il est évident que celui qui croit avoir par lui-même cette persévérance, ne prie point pour l’obtenir. Il faut donc prendre garde que, au moment même où nous craignons que les exhortations ne deviennent de moins en moins chaleureuses, la flamme de la prière ne vienne à s’éteindre et le foyer de l’orgueil à s’enflammer.
40. Il faut donc dire la vérité, surtout lorsqu’une question posée exige qu’on la dise ; et puis, que ceux qui le pourront la comprennent, de peur que, en gardant le silence à cause de ceux qui ne peuvent comprendre, on ne prive peut-être de la vérité et on n’induise même en erreur ceux qui, pouvant comprendre la première, seraient par là même préservés de la seconde. Il est toujours facile, parfois même il est utile, de taire certaines vérités à cause de ceux qui sont incapables de les comprendre, comme l’indiquent ces paroles du Seigneur : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez les porter à présent <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#16-12|''Jean'', {{rom|xvi}}, 12.]]</ref> » ; et ces autres de saint Paul : « Je n’ai pu vous parler comme à des hommes spirituels, mais comme à des hommes charnels : je vous ai nourris de lait comme de petits enfants en Jésus-Christ, mais je ne vous ai point donné de viandes solides ; car vous n’en étiez pas capables alors, et vous ne l’êtes pas même encore aujourd’hui <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#3-1|''I Cor.'' {{rom|iii}}, 1, 2.]]</ref> ». Mais on peut aussi, par une certaine manière de s’exprimer, faire en sorte que ce que l’on dit soit à la fois du lait pour les petits enfants, et une nourriture solide pour ceux qui sont plus âgés. Ainsi, ces paroles : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#1-1|''Jean'', {{rom|i}}, 1.]]</ref> », quel chrétien peut ne pas les prononcer ? qui peut les comprendre ? ou bien, que peut-on trouver de plus sublime dans la saine doctrine ? Et cependant on les répète à l’oreille des petits enfants, à l’oreille des personnes plus âgées, et celles-ci n’en font pas un secret pour les premiers. Mais il y a encore d’autres raisons de taire la vérité, et d’autres motifs pressants de la dire. Il serait trop long de rechercher et d’exposer ici toutes les premières : une de ces raisons cependant, c’est qu’il ne faut pas, en voulant rendre plus doctes ceux qui comprennent, aggraver la culpabilité de ceux qui ne comprennent pas, et qui, si nous avions gardé le silence sur une vérité de cette sorte, ne seraient pas, il est vrai, devenus plus instruits, mais ne seraient pas non plus devenus plus mauvais. Au contraire, lorsqu’une chose, quoique vraie, doit cependant, si nous la disons, rendre plus mauvais celui qui ne peut la comprendre, et, si nous la taisons, tourner au détriment de celui qui peut la comprendre : que pensons-nous qu’on doive faire alors ? N’est-il pas évident qu’il faut alors dire la vérité, afin que celui qui peut la comprendre la comprenne, plutôt que de la taire de telle sorte que, non-seulement ni l’un ni l’autre ne la comprenne, mais que celui précisément dont l’intelligence est plus développée devienne plus mauvais par suite de notre silence ? D’autant plus que, s’il vient à l’entendre et à la comprendre, plusieurs l’auront bientôt apprise par lui. Car plus on a de capacité pour apprendre, plus aussi on a d’aptitude pour enseigner les autres. L’ennemi de la grâce travaille avec une ardeur infatigable et par tous les moyens possibles à faire croire que la grâce nous est donnée suivant nos mérites, et qu’ainsi la grâce n’est plus une grâce <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#11-6|''Rom.'' {{rom|xi}}, 6.]]</ref> : et nous ne voudrons pas dire ce que nous pouvons dire d’après le témoignage de l’Écriture ? Nous craindrons de scandaliser, si nous parlons, celui qui ne peut comprendre la vérité ; si nous ne craindrons pas que, par suite de notre silence, celui qui peut comprendre la vérité ne devienne victime de l’erreur ?
41. Ou bien, en effet, la prédestination doit être prêchée, comme elle est clairement exprimée dans la sainte Écriture, en ce seul que dans les prédestinés les dons et la vocation de Dieu sont sans repentir ; ou bien, on doit confesser que la grâce de Dieu est donnée suivant nos mérites, comme les Pélagiens le pensent, quoique, comme nous l’avons déjà dit souvent, on lise la condamnation de cette opinion par Pélage lui-même dans les actes des évêques orientaux <ref>Actes de Pélage, n. 30.</ref>. Or, voici jusqu’à quel point ceux pour qui nous écrivons en ce moment sont éloignés de l’abominable hérésie des Pélagiens : ils ne veulent pas encore avouer, il est vrai, que ceux qui par
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la grâce de Dieu deviennent obéissants et continuent à vivre dans l’obéissance, soient prédestinés ; mais ils reconnaissent cependant que cette grâce prévient la volonté de ceux qui la reçoivent : par là ils veulent faire entendre, non point que la grâce n’est point donnée gratuitement, conformément au langage de la vérité, mais plutôt qu’elle est donnée par suite des mérites antérieurs de la volonté, suivant l’erreur pélagienne dont le langage est ici directement contraire au langage de la vérité. Ainsi donc, la grâce prévient la foi elle-même : autrement, si la grâce était prévenue par la foi, elle le serait certainement aussi par la volonté, puisque la foi ne peut exister sans le concours de la volonté. Et si la grâce prévient la foi, par cette raison qu’elle prévient la volonté, elle prévient nécessairement toute obéissance ; elle prévient aussi la charité, par laquelle seule on obéit à Dieu sincèrement et avec joie ; et la grâce opère toutes ces choses dans celui-là seulement à qui elle est donnée et en qui elle les a prévenues.
{{t3|LE DOGME DE LA PRÉDESTINATION NE DOIT PAS PLUS INTERDIRE L’EXHORTATION À LA VERTU QUE LE DOGME DE LA GRÂCE EN GÉNÉRAL.|CHAPITRE XVII.|fs=120%}}
Parmi ces biens se trouve aussi la persévérance finale, qu’il est inutile de demander chaque jour au Seigneur, si elle n’est pas l’œuvre du Seigneur lui-même par sa grâce dans celui dont il exauce les prières. Or, voyez combien il est contraire à la vérité, de nier que la persévérance, jusqu’à la fin de la vie présente, soit un don de Dieu : car c’est lui qui met un terme à cette vie au moment où il lui plaît ; et s’il choisit pour le faire le moment qui précède une chute imminente, il fait par là même persévérer l’homme jusqu’à la fin. Mais la libéralité et la bonté divines sont plus admirables encore et plus manifestes aux yeux des fidèles, quand elles donnent cette grâce même aux petits enfants, auxquels leur âge ne permet pas de recevoir l’obéissance. Dieu a donc sans aucun doute prévu qu’il donnerait ces dons qui sont sa propriété, à tous ceux à qui il les donne, et il les leur a préparés dans sa prescience. Ainsi, ceux qu’il a prédestinés il les a aussi appelés <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-30|''Rom.'' {{rom|viii}}, 30.]]</ref> de cette vocation que je rappelle souvent sans me lasser jamais, et dont il a été dit : « Les dons et la vocation de Dieu sont sans repentir <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#11-29|''Id.'' {{rom|xi}}, 29.]]</ref> ». Car, disposer dans sa prescience, qui n’est point sujette à l’erreur et au changement, ses opérations futures, c’est en cela uniquement, et pas en autre chose, que consiste de la part de Dieu la prédestination. Mais comme celui que Dieu a prévu devoir être chaste, sans qu’il en soit lui-même assuré, travaille cependant à être chaste ; de même aussi celui que Dieu a prédestiné pour être chaste, quoiqu’il n’ait pas non plus d’assurance à cet égard, ne refuse pas de travailler également à l’être, sous prétexte qu’il a appris que l’état futur de son âme dépend d’un don de Dieu ; sa charité trouve au contraire un sujet de joie dans cette doctrine, et elle ne s’enfle point <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#13-4|''I Cor.'' {{rom|xiii}}, 4.]]</ref>, comme s’il ne s’agissait pas d’un don gratuit. Ainsi non-seulement la prédication de la prédestination n’apporte point d’obstacle à ce travail, mais encore elle nous aide à nous glorifier dans le Seigneur toutes les fois que nous nous glorifions <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#1-31|''Id.'' {{rom|i}}, 31.]]</ref>.
42. Ce que j’ai dit de la chasteté peut se dire en toute vérité de la foi, de la piété, de la charité, de la persévérance ; et, pour ne pas nommer chaque vertu en particulier, cela peut se dire de toute sorte d’obéissance à Dieu. Mais ceux qui prétendent que le commencement seul de la foi et la persévérance finale sont en notre pouvoir ; qui ne les regardent point comme des dons de Dieu ; qui croient que les pensées et la volonté nécessaires pour les obtenir et les conserver ne sont pas en nous l’œuvre de Dieu, et qui avouent cependant que les autres vertus sont des dons de Dieu, accordés par lui à la foi de ceux qui les demandent ; pourquoi ceux-là ne craignent-ils pas que la doctrine de la prédestination ne soit un obstacle pour l’exhortation aux autres vertus et pour la prédication de ces mêmes vertus ? Oseront-ils dire que celles-ci ne sont pas un objet de prédestination ? Mais alors elles ne seraient pas des dons de Dieu, ou bien Dieu n’aurait pas su qu’il les donnerait un jour. Si au contraire elles sont des dons de Dieu, et si en même temps Dieu a prévu qu’il les donnerait, elles sont nécessairement l’objet d’un acte de prédestination de sa part. Conséquemment, puisqu’ils font eux-mêmes des exhortations à la chasteté, à la charité, à la piété et aux autres vertus qu’ils
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reconnaissent être des dons de Dieu ; puisqu’ils ne peuvent nier que ces dons aient été connus d’avance par Dieu, et par là même qu’ils aient été l’objet d’un acte de prédestination ; puisqu’ils ne disent pas néanmoins que leurs exhortations sont rendues impossibles par la prédication de la prédestination divine, c’est-à-dire, par la prédication de la prescience de Dieu relativement à ces dons qu’il devait donner lui-même : qu’ils reconnaissent donc aussi que leurs exhortations à la foi et à la persévérance finale ne sont pas rendues impossibles parce qu’on dit, ce qui est parfaitement vrai, que l’une et l’autre sont toujours des dons de Dieu, mais des dons connus d’avance par lui, c’est-à-dire, destinés d’avance à être octroyés ; qu’ils reconnaissent que cette prédication de la prédestination empêche plutôt et confond l’erreur pernicieuse suivant laquelle la grâce de Dieu est donnée d’après nos mérites, de telle sorte que celui qui se glorifie devrait se glorifier, non pas dans le Seigneur, mais en lui-même.
43. Notre désir est de rendre cette vérité tout à fait évidente pour les esprits les plus lents : que ceux à qui il a été donné une intelligence saisissant rapidement la vérité, me pardonnent cette longueur. L’apôtre saint Jacques dit : « Si quelqu’un parmi vous manque de sagesse, il doit la demander à Dieu qui donne à tous en abondance et ne reproche rien ; et elle lui sera donnée <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques#1-5|''Jacq.'' {{rom|i}}, 5.]]</ref> ». Il est écrit aussi dans les Proverbes de Salomon : « Le Seigneur donne la sagesse <ref>[[Bible_Crampon_1923/Proverbes#2-6|''Prov.'' {{rom|ii}}, 6.]]</ref> ». Et au livre de la Sagesse, dont l’autorité a été invoquée par de grands et doctes personnages qui ont étudié les divines Écritures longtemps avant nous ; au livre de la Sagesse donc, on lit par rapport à la continence : « Je savais que personne ne peut être chaste, s’il ne reçoit de Dieu ce don : et c’était déjà un acte de sagesse, de savoir de qui venait ce don <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#8-21|''Sag.'' {{rom|viii}}, 21.]]</ref> ». Toutes deux, c’est-à-dire, pour ne point parler des autres, la continence et la sagesse, sont ainsi des dons de Dieu. Nos adversaires mêmes en conviennent : car ils ne sont pas Pélagiens et ne luttent pas avec la malignité et l’opiniâtreté des hérétiques contre une vérité si manifeste. « Mais », disent-ils, « pour qu’elles nous soient données par Dieu, il faut qu’elles soient méritées par la foi dont le commencement nous appartient » : car ils prétendent que le commencement de la foi et la persévérance jusqu’à la fin dans cette même foi, nous appartiennent à nous-mêmes, comme si nous ne les recevions point de Dieu. Or, sans aucun doute, ils contredisent en cela ces paroles de l’Apôtre : « Qu’avez-vous que vous n’ayez reçu <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#4-7|''I Cor.'' {{rom|iv}}, 7.]]</ref> ? » Ils contredisent pareillement celles-ci de Cyprien, martyr : « Nous ne devons nous glorifier en rien, puisque rien ne nous appartient <ref>A Quirin. liv. III, ch. IV.</ref> ». Nous avons dit déjà tout cela, et beaucoup d’autres choses qu’il serait fastidieux de répéter ; nous avons montré que le commencement de la foi aussi bien que la persévérance finale sont des dons de Dieu ; que Dieu n’a pas pu ne pas connaître d’avance tous les dons qu’il devait accorder dans la suite, et les personnes auxquelles il devait les accorder ; que par là même ceux qu’il délivre et qu’il couronne ont été prédestinés par lui : nos adversaires croient devoir répondre à cela que « la doctrine de la prédestination rend inutile la prédication, par la raison qu’après avoir entendu cette doctrine, personne ne peut plus être excité par l’aiguillon des réprimandes ». Tel est leur langage, et, suivant eux, « on ne doit pas prêcher aux hommes que c’est par un don de Dieu que l’on arrive à la foi et que l’on persévère dans la foi, de peur de paraître, au lieu d’exhorter ses auditeurs, les porter plutôt au désespoir, quand ils penseront en eux-mêmes qu’il est impossible à l’ignorance humaine de connaître ceux à qui Dieu accorde ces dons et ceux à qui il ne les accorde pas ». Pourquoi donc eux-mêmes aussi bien que nous, prêchent-ils que la sagesse et la continence sont des dons de Dieu ? Et si l’on prêche que l’une et l’autre sont des dons de Dieu, sans que les exhortations adressées aux hommes afin de les porter à pratiquer ces vertus deviennent pour cela impraticables, quelle raison ont-ils de penser que les exhortations par lesquelles nous engageons les hommes à venir à la foi et à y demeurer jusqu’à la fin, ne sont plus possibles, quand nous déclarons que ces deux choses sont des dons de Dieu, comme le témoignage des divines Écritures le prouve clairement ?
44. Mais, pour ne rien dire de la continence,
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et pour circonscrire le débat dans les limites de ce qui a rapport à la sagesse, l’apôtre saint Jacques, déjà nommé par nous ci-dessus, s’exprime en ces termes : « La sagesse qui vient d’en haut est premièrement chaste ; elle est ensuite pacifique, modeste, facile à persuader, pleine de miséricorde et de bons fruits, au-dessus de tout prix, sans dissimulation <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques#3-17|''Jacq.'' {{rom|iii}}, 17.]]</ref> ». Voyez-vous, dites-moi, combien sont nombreux et grands les biens que la sagesse apporte avec elle en descendant du Père des lumières ? Car, comme dit ailleurs le même apôtre, « toute grâce excellente et tout don parfait vient d’en haut, et descend du Père des lumières <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques#1-17|''Id.'' {{rom|i}}, 17.]]</ref> ». Pourquoi donc, sans parler des autres, réprimandons-nous les impudiques et les querelleurs, en même temps que nous leur prêchons que la sagesse, pudique et pacifique, est un don de Dieu ? Comment ne craignons-nous pas que, effrayés par l’incertitude où ils sont relativement à la volonté divine, ils ne trouvent dans cette prédication, au lieu d’une exhortation véritable, un sujet de désespoir ? Comment ne craignons-nous pas que l’aiguillon de nos réprimandes, au lieu de les exciter contre eux-mêmes, ne les excite plutôt contre nous, quand nous leur reprochons de ne pas avoir des choses qui, de notre propre aveu, ne sont pas du domaine de la volonté de l’homme, mais bien des dons de la libéralité divine ? Pourquoi enfin la prédication de cette grâce n’a-t-elle pas fait craindre à ce même apôtre saint Jacques de réprimander les esprits enclins à la discorde, et de leur dire : « Si vous avez dans le cœur une jalousie pleine d’amertume et un esprit de contention, ne vous en glorifiez point et ne mentez point contre la vérité : ce n’est point là la sagesse qui vient d’en haut, mais une sagesse terrestre, animale, diabolique : car là où subsiste l’amour de la discorde et l’esprit de la contention, là se trouve aussi l’inconstance et toute sorte d’œuvres perverses <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques#3-14|''Id.'' {{rom|iii}}, 14-16.]]</ref> ? » Ainsi il faut réprimander les esprits inquiets ; nous avons sur ce point le témoignage des divines Écritures et celui de notre manière d’agir à cet égard, laquelle nous est commune avec nos adversaires ; et quoique nous prêchions que la sagesse pacifique par laquelle sont redressés et guéris les esprits contentieux, est un don de Dieu, cela ne rend nullement cette réprimande impraticable ; mais il faut réprimander de même aussi ceux qui n’ont pas la foi, ou ceux qui ne persévèrent pas dans la foi, et cette réprimande ne sera pas rendue impossible par la prédication de la grâce de Dieu, suivant laquelle la foi et la constance dans la foi sont pareillement des dons de Dieu. Car, quoique la sagesse soit obtenue par la foi (le même apôtre saint Jacques, après avoir dit : « Si quelqu’un parmi vous a besoin de sagesse, qu’il la demande à Dieu ; car Dieu donne à tous en abondance, et ne reproche rien ; et elle lui sera donnée », le même Apôtre ajoute aussitôt : « Mais qu’il demande avec foi, sans hésiter aucunement <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques#1-5|''Jacq.'' {{rom|i}}, 5, 6.]]</ref> ») ; quoique, d’autre part, la foi soit donnée avant qu’elle ait été demandée par celui à qui elle est donnée ; ce n’est pas une raison pour dire que la foi n’est pas un don de Dieu, mais qu’elle vient de nous-mêmes, puisqu’elle nous a été donnée sans même que nous l’ayons demandée. Saint Paul dit en effet en termes très-clairs : « Que la paix et la charité avec la foi soient à nos frères, par Dieu le Père et par le Seigneur Jésus-Christ <ref>[[Bible_Crampon_1923/Éphésiens#6-23|''Eph.'' {{rom|vi}}, 23.]]</ref> ». La foi vient donc aussi de celui de qui viennent la paix et la charité ; et c’est pour cette raison que nous lui demandons, non-seulement de l’augmenter dans ceux qui la possèdent, mais aussi de la donner à ceux qui ne l’ont pas encore.
45. D’ailleurs, ceux pour qui nous écrivons en ce moment et qui soutiennent que la prédication de la prédestination et de la grâce rend les exhortations impossibles ; ceux-là mêmes n’exhortent pas seulement les hommes aux vertus qu’ils prétendent ne pas être données par Dieu, mais venir de nous-mêmes, tels que le commencement de la foi et la persévérance jusqu’à la fin : ils devraient cependant le faire et se borner à exhorter à la foi ceux qui ne croient pas, et à la persévérance dans la foi ceux qui croient. Quant aux vertus qu’ils reconnaissent comme nous être des dons de Dieu (et en cela ils s’unissent à nous pour confondre l’erreur des Pélagiens), par exemple la chasteté, la continence, la patience et les autres vertus nécessaires pour bien vivre ; quant à ces dons, dis-je, que nous obtenons du Seigneur par la foi, nos adversaires devraient seulement montrer d’abord qu’il faut les demander dans la prière, et ensuite les demander
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soit pour eux-mêmes, soit pour les autres ; mais ils ne devraient exhorter personne à les acquérir et à les conserver. Et puisque au contraire ils font autant qu’il est en eux des exhortations à ce sujet ; puisqu’ils avouent qu’on doit exhorter les hommes à acquérir et à conserver ces vertus, ils montrent assez par là que les exhortations soit à la foi, soit à la persévérance jusqu’à la fin, ne sont nullement rendues impossibles, par le fait seul que nous prêchons que l’une et l’autre sont des dons de Dieu, et que personne ne doit se les attribuer à soi-même, mais à Dieu.
46. Cependant, disent-ils, « c’est toujours par sa propre faute qu’un homme abandonne la foi ; c’est parce qu’il cède et consent à la tentation avec laquelle il agit en abandonnant la foi ». Qui le nie ? Mais ce n’est point là une raison pour dire que la persévérance dans la foi n’est pas un don de Dieu. Car celui-là demande chaque jour la persévérance, qui répète ces paroles : « Et ne nous induisez pas en tentation <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#6-13|''Matt.'' {{rom|vi}}, 13.]]</ref> » ; et s’il est exaucé, il la reçoit : et par là même qu’il demande chaque jour de persévérer, il est évident qu’il ne place pas en lui-même, mais en Dieu, l’espoir de sa propre persévérance. Au reste, je ne veux rien dire d’offensant, et j’aime mieux leur laisser à penser comment doit être qualifiée cette opinion qu’ils se sont formée à eux-mêmes, et suivant laquelle la prédication de la prédestination, au lieu d’être une exhortation véritable, est plutôt une source de désespoir pour les auditeurs. C’est enseigner par là que l’homme désespère de son salut, dès qu’il a appris à placer son espérance, non pas en lui-même, mais en Dieu ; tandis que le Prophète s’écrie : « Maudit soit quiconque place son espérance dans l’homme <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jérémie#17-5|''Jérém.'' {{rom|xvii}}, 5.]]</ref> ».
47. Ainsi donc, ces dons que Dieu donne aux élus appelés selon son décret, ces dons parmi lesquels se trouvent le commencement de la foi et la persévérance dans la foi jusqu’au terme de cette vie, comme nous l’avons prouvé par des témoignages si nombreux de la raison et de l’autorité ; ces dons de Dieu, dis-je, si la prédestination que nous défendons n’existe pas, n’ont pas été connus de la prescience divine ; or, ils l’ont été certainement, et par là même la prédestination que nous défendons existe sans aucun doute.
{{t3|LA PRESCIENCE ET LA PRÉDESTINATION.|CHAPITRE XVIII.|fs=120%}}
C’est pour cela que cette même prédestination est quelquefois désignée sous le nom de prescience, comme dans ces paroles de l’Apôtre : « Dieu n’a point rejeté son peuple qu’il a connu dans sa prescience ». Ici ces mots : « Qu’il a connu dans sa prescience », ne peuvent pas être interprétés autrement que dans ce sens : « Qu’il a prédestiné » ; le contexte même le prouve d’ailleurs clairement. Saint Paul parlait des restes des Juifs qui furent sauvés, tandis que les autres périrent. Car il avait dit plus haut que le Prophète avait adressé à Israël ces paroles : « J’ai pendant tout le jour tendu les mains à ce peuple incrédule et contredisant » ; et comme s’il eût été répondu à saint Paul : Où sont donc les promesses que Dieu a faites à Israël ? il ajoute aussitôt : « Je dis donc : Est-ce que Dieu a rejeté son peuple ? Non, certes ; car moi-même je suis israélite, de la race d’Abraham, de la tribu de Benjamin » ; comme s’il disait : Car moi aussi je suis de ce peuple même. Il ajoute ensuite ces paroles sur lesquelles s’appuie notre argumentation : « Dieu n’a point rejeté son peuple, qu’il a connu dans sa prescience ». Et pour montrer qui ces restes ont survécu par la grâce de Dieu, et non point par le mérite de leurs œuvres personnelles, il continue en ces termes : « Ne savez-vous pas ce qui est dit d’Élie dans l’Écriture ; comment il demande justice à Dieu contre Israël ? » etc. « Mais », ajoute-t-il, « qu’est-ce que Dieu lui répond ? Je me suis réservé sept mille hommes qui n’ont point fléchi le genou devant Baal ». Dieu ne dit point : « Sept mille hommes m’ont été réservés » ; ni : « Sept mille hommes se sont réservés à moi » ; mais il dit : « Je me les suis réservés ». Saint Paul continue : « De même donc, en ce temps aussi, un reste a été sauvé par l’élection de la grâce. Mais si c’est par la grâce, ce n’est donc point par les œuvres ; autrement la grâce ne serait plus une grâce ». Puis, revenant à ce que j’ai rapporté tout à l’heure : « Qu’est-il donc arrivé ? » dit-il, et il répond : « Ce que cherchait Israël, il ne l’a point trouvé ; ceux au contraire qui ont été choisis, l’ont trouvé ; les autres ont été aveuglés <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#10-21|''Rom.'' {{rom|x}}, 21]] ; [[Bible_Crampon_1923/Romains#11-7|{{rom|xi}}, 7.]]</ref> ». Par
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cette élection donc, et par ces restes dont le salut a été l’effet de l’élection de la grâce, il a voulu faire entendre le peuple que Dieu n’a point rejeté, précisément parce qu’il l’a connu dans sa prescience. C’est là cette élection par laquelle Dieu a choisi ceux qu’il a voulu en Jésus-Christ avant la formation du monde, pour qu’ils fussent saints et sans tache en sa présence, dans la charité, les prédestinant à être adoptés pour ses enfants <ref>[[Bible_Crampon_1923/Éphésiens#1-4|''Eph.'' {{rom|i}}, 4, 5.]]</ref>. Conséquemment, dès lors que l’on comprend ces paroles, il n’est plus permis de nier ou même de douter que saint Paul voulait parler de la prédestination, quand il disait : « Dieu n’a point rejeté son peuple, qu’il a connu dans sa prescience ». Il a connu, en effet, dans sa prescience les restes qu’il devait se réserver selon l’élection de la grâce. Et voilà précisément en quoi consiste la prédestination : car sans aucun doute il a connu dans sa prescience, s’il a prédestiné ; et avoir prédestiné, ce n’est pas autre chose qu’avoir connu dans sa prescience ce qu’il devait faire lui-même.
{{t3|LA PRÉDESTINATION ENSEIGNÉE PAR SAINT CYPRIEN, SAINT AMBROISE, SAINT GRÉGOIRE DE NAZIANZE.|CHAPITRE XIX.|fs=120%}}
48. Conséquemment, quand nous voyons dans les livres de quelques interprètes de la parole divine le mot de « prescience de Dieu », et qu’il s’agit de la vocation des élus ; ne pouvons-nous pas entendre par ces mots la prédestination elle-même ? Peut-être, en effet, ont-ils mieux aimé se servir de cette expression dans cette circonstance, parce que d’une part elle est plus facilement comprise, et que d’autre part, loin d’être opposée, elle est tout à fait conforme au dogme de la prédestination de la grâce tel que l’enseigne l’Église. Personne, je le sais, n’a pu, si ce n’est par erreur, discuter contre la prédestination telle que nous la défendons en nous appuyant sur les saintes Écritures. Mais je crois aussi que, pour ceux qui désirent connaître le sentiment des auteurs qui ont traité ce sujet, les témoignages si clairs que nous avons cités de Cyprien et d’Ambroise, doivent leur suffire ; l’autorité de ces hommes dont la sainteté, la foi et la connaissance profonde du christianisme sont publiées par tout l’univers, doit suffire à leur persuader, d’une part, que leur devoir est de croire et de prêcher d’une manière absolue la gratuité de la grâce divine, comme on doit réellement la croire et la prêcher ; et d’autre part, qu’ils ne doivent point regarder cette prédication comme opposée à celle par laquelle nous stimulons les paresseux ou par laquelle nous réprimandons les méchants : car ces deux personnages prêchaient la grâce de Dieu, l’un en ces termes : « Nous ne devons nous glorifier en rien, puisque rien ne nous appartient <ref>Cyprien à Quirinus, liv. III, ch. IV.</ref> » ; et l’autre en ceux-ci : « Notre cœur et nos pensées ne sont pas en notre pouvoir <ref>Ambr. De la Fuite du siècle, ch. I.</ref> » ; et cependant, ils ne cessaient pas pour cela d’exhorter et de réprimander, dans le but de faire observer les commandements de Dieu. Ils ne craignaient pas qu’on leur dît : Pourquoi nous exhortez-vous ? pourquoi nous réprimandez-vous, s’il ne nous appartient pas de parvenir à aucun bien, et si notre cœur lui-même n’est pas en notre pouvoir ? La crainte de s’entendre adresser ce reproche ne pouvait pas se présenter à leur esprit, parce qu’ils voyaient qu’il est donné seulement à un très-petit nombre de recevoir la doctrine du salut, de Dieu directement ou par le ministère d’un ange céleste, sans avoir entendu aucune prédication humaine ; tandis qu’il est donné à un grand nombre de recevoir la foi divine par le ministère des hommes. Mais, de quelque manière que la parole de Dieu parvienne aux oreilles humaines, il est certain que c’est un don de Dieu de l’entendre de telle sorte qu’on y obéisse.
49. C’est pour cela que ces doctes interprètes de la parole divine, dont nous avons plus haut cité les noms, ont enseigné, comme on doit le croire, que la grâce de Dieu est une grâce véritable ; en d’autres termes, qu’elle n’est prévenue par aucun mérite de l’homme ; en même temps que, d’autre part, ils faisaient des exhortations pressantes en faveur de l’observation des préceptes divins, afin que ceux qui auraient reçu le don d’obéissance apprissent par ce moyen à quels ordres ils devaient obéir. Car s’il est certain que la grâce n’est prévenue par aucun mérite de notre part, il est évident aussi que nos actions, nos paroles, nos pensées sont méritoires toutes les fois qu’elles sont inspirées par une volonté bonne ; mais Cyprien a renfermé en
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deux mots tous les genres de mérites, quand il a dit : « Nous ne devons nous glorifier en rien, parce que rien ne nous appartient ». Et en disant : « Notre cœur et nos pensées ne sont pas en notre pouvoir », Ambroise n’a point voulu exclure les actions et les paroles, car il n’y a aucune action ni aucune parole qui ne procède du cœur et de la pensée. Mais Cyprien, ce martyr si glorieux, ce docteur dont le langage répand tant de lumières, que pouvait-il ajouter encore, après nous avoir avertis que nous sommes obligés, quand nous récitons l’Oraison dominicale, de prier même pour les ennemis de la foi chrétienne ? Il montre aussi en cet endroit que, par rapport au commencement de la foi, sa pensée est que ce commencement est un don de Dieu ; et, par rapport à la persévérance finale, il prouve que l’Église de Jésus-Christ prie tous les jours précisément parce que Dieu seul accorde ce don à ceux qui ont persévéré.
Le bienheureux Ambroise, expliquant ces paroles de l’Évangéliste saint Luc : « Il m’a paru, à moi aussi <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#1-3|''Luc'', {{rom|i}}, 3.]]</ref> », dit dans le même sens : « Ce que l’Évangéliste déclare avoir vu, peut n’avoir pas été vu par lui seul. Car cette vision n’a pas été seulement un acte de la volonté humaine, elle a été aussi un effet du bon plaisir de celui qui parle en nous, du Christ qui opère en nous, afin que ce qui est bon en soi nous paraisse bon aussi à nous-mêmes : car il appelle tous ceux dont il a compassion. C’est pourquoi celui qui suit le Christ, quand on lui demande pourquoi il a voulu être chrétien, peut répondre : Il m’a paru, à moi aussi. Et en s’exprimant ainsi, il ne nie point que Dieu ait voulu la même chose ; car c’est Dieu qui prépare la volonté des hommes <ref>[[Bible_Crampon_1923/Proverbes#8|''Prov.'' {{rom|viii}}, suivant les Sept.]]</ref> ». C’est en effet par la grâce de Dieu, que Dieu est glorifié « par les saints <ref>Préface du Commentaire sur saint Luc.</ref> ». Dans le même ouvrage, c’est-à-dire, dans l’explication du même Évangile, quand il fut arrivé à cet endroit où il est rapporté que les Samaritains ne voulurent pas recevoir le Seigneur allant à Jérusalem, il dit pareillement : « Apprenez encore ici que le Seigneur ne voulut pas être reçu par des hommes dont la conversion n’avait pas été faite avec une simplicité d’esprit véritable. Car, s’il l’avait voulu, il leur aurait donné la piété qu’ils n’avaient pas. L’Évangéliste lui-même a d’ailleurs fait connaître la raison pour laquelle les Samaritains ne le reçurent point : « Ce fut », dit-il, « parce qu’il leur parut être un voyageur allant à Jérusalem <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#9-53|''Luc'', {{rom|ix}}, 53.]]</ref> ». Les disciples, au contraire, désiraient ardemment être reçus dans la Samarie. Mais Dieu appelle ceux à qui il daigne accorder cette faveur, et il rend religieux ceux qu’il veut <ref>Liv. VII sur saint Luc, n. 27.</ref> ». Que demanderons-nous de plus évident, de plus manifeste aux autres auteurs qui ont traité de la parole de Dieu, si nous avons le désir d’apprendre d’eux aussi les choses qui sont clairement contenues dans les Écritures ?
Mais aux témoignages de ces deux auteurs, qui ont dû être suffisants, ajoutons-en un troisième, celui de saint Grégoire, qui déclare que croire en Dieu et confesser cette foi, ce sont deux dons de Dieu : « Confessez, je vous prie », dit-il, « la Trinité en un seul Dieu, ou, si vous préférez ces autres expressions, dites que la Trinité existe en une seule nature divine ; et des prières seront adressées à Dieu, afin que le Saint-Esprit vous donne de prononcer cette parole » ; c’est-à-dire, des prières seront adressées à Dieu, afin que par lui le pouvoir vous soit donné de confesser de bouche ce qui fait l’objet de votre croyance. « Car il vous donnera ce pouvoir, j’en ai la certitude ; après vous avoir donné la première chose, il vous donnera aussi la seconde <ref>Grég. de Naz. Disc. XLIV, sur la Pentecôte.</ref> » ; celui qui vous a donné de croire, vous donnera aussi de confesser votre croyance.
50. Ainsi, ces docteurs si grands et si saints disent qu’il n’y a aucune chose dont nous puissions nous glorifier comme nous appartenant en propre, et comme ne nous ayant pas été donnée par Dieu ; que notre cœur lui-même et nos pensées ne sont pas en notre pouvoir : ils donnent tout à Dieu et confessent que nous recevons de lui la grâce de nous convertir à lui, de manière à persévérer dans cet état ; ils confessent que nous recevons de lui la grâce de reconnaître comme bon ce qui est bon en soi et de le vouloir, la grâce de le glorifier lui-même et de recevoir le Christ, de devenir dévots et pieux, après avoir vécu sans dévotion ; de croire à la Trinité, et de confesser de bouche ce que nous croyons ; or, en parlant ainsi ils attribuent
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par là même tout à Dieu, ils reconnaissent les dons de Dieu et attestent que ces dons nous viennent de lui et non pas de nous-mêmes. Qui pourra dire que ces docteurs, en même temps qu’ils confessaient ainsi la grâce de Dieu, osaient néanmoins nier la prescience divine qui est confessée non-seulement par les hommes instruits, mais même par les hommes les plus ignorants ? Si donc ils savaient, d’une part, que ces dons viennent de Dieu, et si, d’autre part, ils n’ignoraient pas que Dieu a vu dans sa prescience qu’il devait les donner, et que ce même Dieu n’a pas pu ne pas connaître d’avance ceux qui devaient les recevoir, ils croyaient évidemment la doctrine de la prédestination telle qu’elle a été enseignée par les Apôtres, et telle que nous la défendons plus explicitement, et avec un soin plus minutieux contre de nouveaux hérétiques : et cependant, quand ils prêchaient l’obéissance, et qu’ils exhortaient à la pratique de cette vertu avec toute l’ardeur dont ils étaient capables, personne n’aurait eu le droit de leur dire : Si vous ne voulez pas que l’obéissance, à laquelle vous nous excitez d’une manière si chaleureuse, vienne à se refroidir dans notre cœur, ne nous prêchez point cette grâce divine par laquelle vous dites que Dieu donne les vertus que vous nous exhortez à pratiquer.
51. Conséquemment, si les Apôtres et les docteurs de l’Église qui leur ont succédé et les ont imités, ont tous fait l’une et l’autre chose, c’est-à-dire, s’ils ont prêché avec sincérité que la grâce de Dieu ne nous est pas donnée suivant nos mérites ; et si en même temps ils ont travaillé à faire pratiquer avec piété l’obéissance aux préceptes du salut, comment nos adversaires, obligés de se rendre intérieurement à la force irrésistible de la vérité, pensent-ils pouvoir nous dire intérieurement avec raison : « Quoique ce que l’on dit de la prédestination des bienfaits de Dieu, soit véritable, il ne faut pas cependant le prêcher aux peuples <ref>Voir, tom. III, les lettres de saint Hilaire et de saint Prosper.</ref> ». Il faut certainement le prêcher, afin que celui qui a des oreilles pour entendre, l’entende <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#8-8|''Luc'', {{rom|viii}}, 8.]]</ref>. Mais qui possède ces oreilles, s’il ne les a point reçues de Celui qui dit : « Je leur donnerai un cœur pour me connaître, et des oreilles qui entendront <ref>[[Bible_Crampon_1923/Baruch#2-31|''Baruch'', {{rom|ii}}, 31.]]</ref> ? » Certes, celui qui ne les a point reçues, peut rejeter ce qu’il entend ; mais celui qui comprend, doit recueillir ces paroles et s’en nourrir, il doit s’en nourrir et y puiser la vie. On doit prêcher la piété, afin que celui qui a des oreilles pour entendre, rende à Dieu le culte qui lui est dû ; on doit prêcher la chasteté, afin que celui qui a des oreilles pour entendre, ne fasse servir ses membres à aucune action déshonnête ; on doit prêcher la charité, afin que celui qui a des oreilles pour entendre, aime Dieu et le prochain ; mais il faut de même aussi prêcher la prédestination des bienfaits de Dieu, afin que celui qui a des oreilles pour entendre, ne se glorifie pas en lui-même, mais dans le Seigneur.
{{t3|AVANT MÊME L’HÉRÉSIE DE PÉLAGE, AUGUSTIN ENSEIGNAIT LA PRÉDESTINATION.|CHAPITRE XX.|fs=120%}}
52. Nos adversaires disent encore : « Il n’était pas nécessaire de jeter, par l’incertitude que fait naître une question de ce genre, le trouble dans le cœur d’une foule de personnes dont l’intelligence est bornée : car, sans cette doctrine de la prédestination, la foi catholique n’a pas été défendue avec moins d’avantages durant bien des années, contre tels ou tels hérétiques, mais surtout contre les Pélagiens, par cette multitude de livres qu’avaient écrits des hommes catholiques ou non catholiques, et par ceux que nous avions écrits à notre tour <ref>Voir, tom. III, la lettre d’Hilaire, n. 8.</ref> ». Je suis grandement étonné qu’ils tiennent un pareil langage : comment peuvent-ils perdre ainsi de vue, sans parler ici des autres, les livres que nous avons écrits nous-mêmes, et publiés avant que les Pélagiens eussent commencé à paraître ? Comment ne voient-ils pas que dans beaucoup d’endroits de ces livres nous avons, sans même savoir qu’elle devait exister, porté des coups mortels à l’hérésie pélagienne, en prêchant la grâce par laquelle Dieu nous délivre de nos erreurs et de nos mœurs mauvaises, sans aucun mérite précédent de notre part, et seulement par un acte de sa miséricorde toute gratuite ? C’est en effet ce que j’ai commencé à développer d’une manière plus complète, dans la discussion écrite que j’adressai à Simplicien, d’heureuse mémoire, évêque de l’Église de Milan ; au commencement de mon épiscopat, quand j’eus appris que le commencement de la foi est un don
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de Dieu, et que je l’enseignais expressément.
53. Parmi mes opuscules, en est-il un seul qui ait pu être lu plus souvent et avec plus d’intérêt que les livres de mes Confessions ? Quoique je les aie publiés avant la naissance de l’hérésie pélagienne, il est certain que j’y ai dit à notre Dieu, et que je le lui ai dit bien des fois : « Donnez ce que vous commandez, et commandez ce que vous voulez <ref>Liv. X, chap. XIX, XXXI, XXXVII.</ref> ». Ces paroles écrites de ma main, ayant été citées en présence de Pélage, à Rome, par un de mes frères, mon collègue dans l’épiscopat, Pélage ne put les supporter et il mit dans sa réplique une vivacité telle qu’il fut sur le point d’en venir aux mains avec celui qui les avait citées. Mais qu’est-ce que Dieu nous commande tout d’abord, et par-dessus tout, sinon de croire en lui ? C’est donc lui-même qui donne précisément cette grâce, si j’ai eu raison de lui dire : « Donnez ce que vous commandez ». Et quand, dans ces mêmes livres encore, j’ai fait l’histoire de ma conversion <ref>Liv. III, chap. XI, XII, et liv. IX, chap. VIII.</ref>, quand j’ai rapporté que j’avais été converti par Dieu à cette même foi contre laquelle je dirigeais auparavant les traits impuissants et sans cesse renouvelés de mon verbiage furibond, ne vous souvenez-vous pas que mon récit indiquait clairement que mon salut avait été accordé aux larmes sincères et quotidiennes de ma mère ? Aux mêmes endroits aussi j’ai déclaré hautement que Dieu par sa grâce convertit à la vraie foi, non-seulement les volontés humaines qui sont éloignées, mais celles même qui sont ennemies de cette foi. Quant aux progrès dans la persévérance, vous savez, et, si vous le voulez, vous pouvez vous en convaincre de nouveau ; vous savez, dis-je, comment j’ai prié Dieu de me les accorder. Ainsi tous les dons de Dieu qui ont été dans cet ouvrage l’objet de mes vœux ou de mes louanges, qui oserait, je ne dis pas nier, mais seulement douter que Dieu, dans sa prescience, ait su qu’il devait les donner, et qu’il n’ait jamais pu ne pas connaître ceux à qui il devait les donner ? Or, telle est la prédestination manifeste et incontestable des saints : prédestination que nous avons été plus tard dans la nécessité de défendre d’une manière plus complète et avec plus de soin, dès que nous avons discuté contre les Pélagiens. Car nous avons appris que chaque hérésie en particulier a fait naître au sein de l’Église des discussions spéciales dans lesquelles il fallait défendre les divines Écritures avec plus de soin que si on n’avait pas été obligé de le faire par des motifs de ce genre. Et si nous avons été obligé de défendre, avec plus de développements et plus d’éclaircissements, dans le présent ouvrage, les passages des Écritures où la prédestination est enseignée, n’est-ce pas précisément parce que les Pélagiens prétendent que la grâce de Dieu est donnée suivant nos mérites ? doctrine qui évidemment n’est pas autre chose que la négation complète de la grâce.
{{t3|QU’ELLE INGRATITUDE DE NIER LA GRÂCE.|CHAPITRE XXI.|fs=120%}}
54. C’est donc pour détruire cette opinion contraire à la reconnaissance que nous devons à Dieu et ennemie des bienfaits gratuits par lesquels il nous délivre, c’est pour cela que, suivant les Écritures où nous avons déjà puisé beaucoup de preuves, nous établissons que le commencement de la foi et la persévérance jusqu’à la fin dans la foi, sont des dons de Dieu. Car si nous disons que le commencement de la foi vient de nous, et que, par ce commencement, nous méritons de recevoir les autres dons de Dieu, les Pélagiens concluent de là que la grâce de Dieu nous est donnée par suite de nos mérites : doctrine qui répugne tellement à la foi catholique, que Pélage l’a condamnée pour n’être pas condamné lui-même. Pareillement, si nous disons que notre persévérance nous vient de nous-mêmes, et non pas du Seigneur, ils répondent que le commencement de la foi vient de nous-mêmes aussi bien que la fin, et voici comment ils raisonnent pour le prouver : Si nous pouvons par nous-mêmes persévérer jusqu’à la fin dans la foi, à plus forte raison nous pouvons par nous-mêmes aussi commencer à croire, car il est plus difficile de donner à une chose sa dernière perfection que de la commencer : voilà comment parfois ils prétendent établir que la grâce de Dieu est donnée suivant nos mérites. Si, au contraire, l’un et l’autre sont des dons de Dieu, et si Dieu a su dans sa prescience qu’il donnerait un jour ces dons qui lui appartiennent (qui oserait affirmer qu’il ne l’a pas su ?), on
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doit donc prêcher la prédestination, afin de pouvoir démontrer par des preuves inattaquables que la grâce de Dieu est une grâce véritable, c’est-à-dire qu’elle n’est pas donnée suivant nos mérites.
55. À la vérité, dans le livre qui a pour titre : De la Correction et de la Grâce, et dont les exemplaires n’ont pu suffire à tous nos amis, je crois avoir déclaré que la persévérance finale est un don de Dieu <ref>Ci-dessus, de la Correction et de la Grâce, n. 10.</ref>, en des termes plus explicites et plus clairs, si mes souvenirs ne me trompent, que dans aucun autre, ou du moins dans presque aucun autre de mes écrits antérieurs. Mais pour enseigner la même doctrine aujourd’hui, il me suffit de répéter ce que d’autres ont dit avant moi. Car, le bienheureux Cyprien expliquant, comme nous l’avons montré déjà, les demandes que nous faisons dans l’Oraison dominicale, a dit que, dans la première demande même, la persévérance est l’objet de notre prière ; il a affirmé qu’en disant, après avoir été déjà sanctifiés dans le baptême : « Que votre nom soit sanctifié <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#6-9|''Matt.'' {{rom|vi}}, 9.]]</ref> », nous demandons précisément de persévérer dans ce que nous avons commencé d’être. Cependant, que ceux à qui je ne puis déplaire, parce qu’ils m’ont donné leur affection, et qui, comme vous me l’écrivez, font profession d’embrasser tous mes sentiments, même dans les choses étrangères à la question présente ; que ceux-là, dis-je, voient si dans les dernières parties du premier des deux livres que j’ai écrits à Simplicien, évêque de Milan, au commencement de mon épiscopat, avant la naissance de l’hérésie pélagienne, il reste quelque passage où serait révoquée en doute la vérité de ce principe, que la grâce de Dieu n’est point donnée suivant nos mérites ; qu’ils voient si je n’ai pas établi suffisamment en cet endroit, que le commencement de la foi est, lui aussi, un don de Dieu ; si, quoique je ne l’aie pas dit en termes exprès, il ne ressort pas clairement de l’ensemble de mes paroles, que la persévérance finale est donnée par celui-là seul qui nous a prédestinés pour son royaume et pour sa gloire. De plus, la lettre même que j’ai écrite à saint Paulin, évêque de Nole, contre les Pélagiens, il est vrai, mais sans qu’elle ait été jusqu’à ces derniers temps l’objet d’aucune contradiction de la part de nos adversaires ; cette lettre n’a-t-elle pas été publiée par moi depuis plusieurs années ? Qu’ils lisent aussi avec attention celle que j’adressai à Sixte, prêtre de l’Église romaine, au moment où la lutte entre les Pélagiens et moi était poussée avec le plus d’ardeur ; et ils la trouveront semblable à celle qui fut adressée à Paulin. Ils reconnaîtront par là que ce qui, à mon grand étonnement, leur déplaît aujourd’hui, a été dit et mis par écrit depuis plusieurs années déjà contre l’hérésie pélagienne. Je ne prétends pas cependant que l’on doive embrasser tous mes sentiments et me prendre pour guide, même en dehors des choses où l’on reconnaît que je ne suis point dans l’erreur : car j’écris aujourd’hui des livres où j’ai entrepris de revoir mes faibles ouvrages, précisément afin de montrer que moi-même j’ai quelquefois varié dans mes enseignements. Je crois au contraire avoir, par la miséricorde de Dieu, fait des progrès en écrivant, mais non pas avoir commencé par la perfection ; et il y aurait dans mes paroles plus de présomption que de vérité, si même aujourd’hui je disais que, dans cet âge avancé, je suis parvenu enfin à écrire d’une manière parfaite et sans aucune erreur. Ce qui est important au contraire, c’est de savoir jusqu’où va une erreur et en quoi elle consiste ; c’est de savoir aussi avec quelle facilité telle ou telle personne corrige son erreur, ou avec quelle opiniâtreté elle s’efforce de la soutenir. Il y a, en effet, pour un homme que le dernier jour de sa vie trouve marchant dans la voie du progrès, tout lieu d’espérer que la mort lui donnera ce à quoi il n’était pas encore parvenu, malgré ses efforts, et que le jugement lui procure sa dernière perfection plutôt que son châtiment.
56. C’est pourquoi, si je ne consens pas à être ingrat à l’égard des hommes qui m’ont donné leur affection, parce que mes travaux ont été pour eux d’une certaine utilité : à combien plus forte raison ne serai-je pas ingrat vis-à-vis de Dieu, que nous n’aimerions pas, si lui-même ne nous avait aimés auparavant et ne nous avait donné la grâce de l’aimer ? Car c’est de lui que vient la charité <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Jean#4-7|''I Jean'', {{rom|iv}}, 7.]]</ref> : comme il a été dit par des hommes à qui il a donné non-seulement d’avoir pour lui un amour ardent, mais encore d’être de grands prédicateurs de sa parole. Or, quelle ingratitude plus odieuse que de nier la grâce
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même de Dieu, en disant qu’elle est donnée suivant nos mérites ? La foi catholique a repoussé avec horreur cette doctrine enseignée par les Pélagiens ; elle en a fait contre Pélage le sujet d’une accusation capitale : Pélage lui-même l’a condamnée, non pas, il est vrai, par amour pour la vérité de Dieu, mais par la crainte de sa propre condamnation. Cependant, quiconque a, comme tout catholique fidèle, horreur de dire que la grâce de Dieu est donnée suivant nos mérites, ne doit pas non plus se dispenser de croire à la grâce de Dieu par laquelle il a obtenu miséricorde pour devenir fidèle ; et de plus, il doit attribuer pareillement à la grâce de Dieu la persévérance finale par laquelle il obtient miséricorde pour ne pas être induit en tentation, comme il le demande chaque jour dans ses prières. D’autre part, les dons par lesquels nous menons une vie régulière et qui, de l’aveu même de nos adversaires, sont accordés gratuitement par Dieu à notre foi, ces dons sont comme des liens intermédiaires entre le commencement de la foi et la perfection de la persévérance. Or, Dieu a su, dans sa prescience, qu’il donnerait à ceux qui sont appelés par lui toutes ces choses, savoir, le commencement de la foi et les autres dons qu’il accorde jusqu’à la fin. C’est donc par une opiniâtreté incompréhensible que l’on ose contredire la doctrine de la prédestination, ou révoquer en doute une vérité aussi incontestable.
{{t3|MANIÈRE DE PRÊCHER AU PEUPLE LA PRÉDESTINATION.|CHAPITRE XXII.|fs=120%}}
57. Il ne faut pas cependant prêcher cette doctrine aux peuples, de telle sorte que, aux yeux de la foule ignorante ou dont l’intelligence est trop peu exercée, elle paraisse être opposée au but qu’elle a en vue, de même qu’on paraîtrait réfuter la doctrine de la prescience de Dieu (doctrine que nos adversaires ne peuvent certainement pas rejeter), si l’on disait aux hommes : « Soit que vous couriez, soit que vous demeuriez en repos, vous serez tels que vous avez été vus dans la prescience de celui qui ne peut se tromper ». Il n’appartient qu’à un médecin fourbe ou ignorant de faire d’un remède utile par lui-même, une application telle qu’il ne serve de rien, ou même qu’il devienne nuisible. Voici au contraire le langage que l’on doit tenir : « Courez de telle sorte que vous remportiez le prix <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#9-24|''I Cor.'' {{rom|ix}}, 24.]]</ref> », et que par votre course même vous appreniez que vous avez été connus d’avance comme devant la remplir avec succès ; on peut également, en prêchant la prescience de Dieu, employer toute autre forme de langage, pourvu qu’on ne paraisse pas autoriser les hommes à demeurer oisifs et paresseux.
58. Ainsi, d’après les desseins bien arrêtés de la volonté divine par rapport à la prédestination, les uns doivent cesser un jour d’être infidèles, et, après avoir reçu la volonté d’obéir, se convertir à la foi, ou persévérer dans la foi ; les autres, au contraire, retenus jusqu’à présent dans les délices coupables du péché, s’ils ont été, eux aussi, prédestinés, ne sont pas encore sortis de cet état par la raison que la grâce, en tant qu’elle fait miséricorde, ne les en a pas encore tirés. Car, si quelques-uns n’ont pas encore été appelés parmi ceux que Dieu par sa grâce a prédestinés pour être élus, ils recevront certainement cette même grâce qui leur donnera de vouloir être élus et de l’être réellement ; si quelques autres, au contraire, obéissent, mais sans avoir été prédestinés pour le royaume de Dieu et pour sa gloire, leur fidélité n’est que temporaire, ils ne persévéreront pas jusqu’à la fin dans cette obéissance. Cependant, quoique tout cela soit véritable, il ne faut pas, quand on expose cette doctrine devant une foule d’auditeurs, s’adresser directement à ceux-ci et répéter devant eux ces paroles de nos adversaires, insérées par vous dans vos lettres, et que je viens de reproduire moi-même : « Les desseins bien arrêtés de la volonté divine par rapport à la prédestination, ont été que, parmi vous, les uns, cessant d’être infidèles et recevant en même temps la volonté d’obéir, vinssent à la foi ». Qu’est-il besoin de dire : « Les uns parmi vous ? » quand nous parlons à l’Église de Dieu ; quand nous parlons à des croyants ; à quoi bon, en disant qu’une partie d’entre eux sont venus à la foi, paraître faire injure aux autres ; tandis que nous pouvons dire, sans offenser personne : Les desseins bien arrêtés de la volonté divine, par rapport à la prédestination, ont été que, cessant d’être infidèles, vous vinssiez à la foi après avoir reçu la volonté d’obéir ; ces mêmes desseins
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sont aujourd’hui que vous demeuriez dans la foi et que vous receviez la persévérance ?
59. De même, on doit toujours éviter de prononcer les paroles qui suivent celles que nous venons de citer : « Vous, au contraire, qui êtes encore retenus dans les délices du péché, si jusqu’à présent vous n’êtes pas sortis de cet état, c’est parce que la grâce, en tant qu’elle fait miséricorde, ne vous en a pas encore tirés », tandis qu’on peut leur dire très-bien et en termes très-convenables : Si quelques-uns parmi vous sont encore retenus dans les délices coupables du péché, qu’ils embrassent un genre de vie salutaire ; mais quand vous aurez fait cela, ne tirez point vanité de vos œuvres, comme si elles vous appartenaient ; ne vous en glorifiez point comme si elles n’étaient pas l’effet de la grâce que vous avez reçue ; car c’est Dieu qui opère en vous le vouloir et le faire, selon sa bonne volonté <ref>[[Bible_Crampon_1923/Philippiens#2-13|''Philipp.'' {{rom|ii}}, 13.]]</ref> ; et vos pas sont dirigés par le Seigneur, afin que vous demeuriez toujours dans ses voies <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#37-23|''Ps.'' {{rom|xxxvi}}, 23.]]</ref> : par votre course même dans la voie du bien et de la justice, apprenez que vous appartenez à la prédestination de la grâce divine.
60. Il en est de même de ces paroles qui suivent : « Cependant, si quelques-uns parmi vous, quoique Dieu par sa grâce les ait prédestinés pour être élus, n’ont pas jusqu’à présent été appelés, ils recevront la même grâce qui leur donnera de vouloir être élus et de l’être réellement ». Ces paroles nous paraîtront réellement d’une dureté excessive, si nous réfléchissons que nous ne parlons pas à des hommes quelconques, mais à l’Église du Christ. Pourquoi, en effet, ne pas s’exprimer plutôt ainsi : Si quelques-uns parmi vous ne sont pas encore appelés, prions pour eux afin qu’ils le soient ? Il est possible qu’ils soient prédestinés de telle sorte que leur vocation sera accordée à nos prières, et qu’ils recevront par ce moyen cette grâce qui leur donnera de vouloir être élus et de le devenir réellement. Car, Dieu qui accomplit tout ce qu’il a décrété dans ses desseins éternels, nous a commandé de le prier même pour les ennemis de la foi, afin précisément de nous faire comprendre que c’est lui-même qui donne aux infidèles de croire, et qui leur fait vouloir ce qu’ils ne voulaient pas.
61. Quant aux paroles ajoutées à celles qui précèdent, je me demande comment il peut se faire que dans le peuple chrétien il y ait un seul homme assez faible d’esprit pour entendre, sans en être indigné, un prédicateur disant publiquement : « Vous qui obéissez, si vous êtes prédestinés pour être rejetés, vous serez privés des forces nécessaires pour obéir, afin que vous cessiez de pratiquer l’obéissance ». Un pareil langage semble-t-il être autre chose qu’une malédiction, ou, en un certain sens, une prédiction de malheurs ? S’il plaît au prédicateur, ou même si le prédicateur se trouve obligé de dire quelque chose de ceux qui ne persévèrent point, pourquoi du moins ne s’exprimerait-il pas plutôt de la manière que j’indiquais tout à l’heure ? D’abord, il ne doit pas appliquer ces paroles directement à une partie du peuple qui l’entend, il doit seulement les appliquer à d’autres devant eux ; ainsi il ne doit pas dire : « Vous qui obéissez, si vous êtes prédestinés pour être rejetés », mais plutôt : « Ceux qui obéissent, s’ils sont prédestinés…… etc. », parlant à la troisième personne du verbe, et non pas à la seconde. Car il ne s’agit pas dans ces paroles d’une chose désirable, mais d’une chose abominable, et il est trop dur, il est trop odieux de les jeter comme un outrage à la face des auditeurs, en leur disant : « Vous qui peut-être obéissez, si vous êtes prédestinés pour être rejetés, vous serez privés des forces nécessaires pour obéir, et vous cesserez ainsi de pratiquer l’obéissance ». En quoi la même pensée serait-elle affaiblie, si l’on disait : Ceux qui peut-être obéissent, mais qui n’ont pas été prédestinés pour le royaume de Dieu et pour sa gloire, n’ont qu’une fidélité temporaire, ils ne persévéreront pas jusqu’à la fin dans la même obéissance ? On dit ainsi la même chose avec plus de vérité et en termes plus convenables, puisque non-seulement on ne paraît pas souhaiter de mal à ses auditeurs, mais on semble même adresser à d’autres ce qui sans cela exciterait leur indignation, et par ce moyen, au lieu de penser qu’ils sont eux-mêmes dans cet état, ils se bornent à espérer et à demander des choses meilleures. Si l’on voulait employer, par rapport à la prescience divine que nos adversaires ne peuvent certainement pas nier, la même forme de langage dont ils croient qu’on doit se servir par rapport à la prédestination ; on pourrait exprimer
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la même pensée presque dans les mêmes termes, et dire : « Vous qui peut-être obéissez, si vous avez été connus d’avance comme devant être rejetés, vous cesserez d’obéir ». Ces paroles, dira-t-on, sont très-vraies ; oui, assurément, mais elles sont très-regrettables, très-déplacées et tout à fait hors de propos ; ce langage n’est pas contraire à la vérité, mais il n’est pas appliqué comme un remède propre à guérir l’homme de ses infirmités.
62. Je ne crois pas même que cette manière de s’exprimer dont nous avons dit qu’on devait se servir dans la prédication de la prédestination, puisse suffire à celui qui parle au peuple, à moins qu’il n’ajoute ceci ou quelque chose de semblable : Vous devez donc espérer aussi que la persévérance même dans l’obéissance vous sera donnée par le Père des lumières, de qui descend toute grâce excellente et tout don parfait <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques#1-17|''Jacq.'' {{rom|i}}, 17.]]</ref> ; vous devez la lui demander chaque jour dans vos prières, et avoir la confiance, en agissant ainsi, que vous n’êtes pas exclus de la prédestination de son peuple ; car c’est lui-même qui vous donne la grâce d’agir de cette manière. À Dieu ne plaise cependant que vous désespériez de vous-mêmes parce qu’on vous ordonne de placer votre espérance, non pas en vous, mais dans le Seigneur. Car, maudit soit quiconque place son espérance dans l’homme <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jérémie#17-5|''Jérém.'' {{rom|xvii}}, 5.]]</ref> ; il vaut mieux mettre sa confiance dans le Seigneur que de la mettre dans l’homme <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#118-8|''Ps.'' {{rom|cxvii}}, 8.]]</ref> ; bienheureux sont tous ceux qui se confient en lui. Vous affermissant dans cette espérance, servez le Seigneur avec crainte et réjouissez-vous en lui avec tremblement <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#2-11|''Id.'' {{rom|ii}}, 13, 11.]]</ref> : par rapport à la vie éternelle promise avant tous les temps aux enfants de promission par Dieu qui ne ment point, personne ne peut avoir de sécurité à cet égard avant la consommation de la vie présente qui est une tentation sur la terre <ref>[[Bible_Crampon_1923/Job#7-1|''Job'', {{rom|vii}}, 1.]]</ref> ; mais celui à qui nous disons chaque jour : « Ne nous induisez point en tentation <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#6-13|''Matt.'' {{rom|vi}}, 13.]]</ref> », nous donnera de persévérer en lui jusqu’à la fin de cette vie. Quand nous tenons ce langage ou un langage à peu près semblable, soit devant un petit nombre de chrétiens, soit devant la multitude assemblée à l’Église, pourquoi craindrions-nous de prêcher que les saints sont prédestinés et que la grâce de Dieu est une grâce véritable, c’est-à-dire qu’elle n’est point donnée suivant nos mérites, comme la sainte Écriture l’enseigne expressément ? Ou bien, doit-on craindre que l’homme ne désespère de lui-même, si on lui montre qu’il doit placer son espérance en Dieu, et croire que ce désespoir ne l’atteindrait pas, s’il était assez orgueilleux et assez malheureux pour placer cette espérance en lui-même ?
{{t3|LA PRÉDESTINATION DANS LES PRIÈRES DE L’ÉGLISE.|CHAPITRE XXIII.|fs=120%}}
63. Plût au ciel que ceux dont le cœur est appesanti et qui, à cause de leur faiblesse, ne peuvent pas, ou du moins ne peuvent pas encore comprendre les Écritures ou les explications des Écritures, plût au ciel, dis-je, que, soit qu’ils entendent, soit qu’ils n’entendent pas nos argumentations relatives à cette question, ils prêtent du moins une attention plus sérieuse aux prières qu’ils récitent, et qui, après avoir été en usage dans l’Église depuis sa fondation, y seront encore jusqu’à la fin des siècles. Car, par rapport à cette vérité que nous sommes aujourd’hui forcé, non-seulement de rappeler, mais de protéger et de défendre expressément contre de nouveaux hérétiques, l’Église dans ses prières n’a jamais gardé le silence à cet égard, quoique autrefois elle n’ait pas cru devoir la développer dans les discussions publiques, parce que aucune contradiction ne rendait ces développements nécessaires. À quelle époque, en effet, l’Église n’a-t-elle pas demandé la grâce de la foi pour les infidèles et pour ses propres ennemis ? Quand est-ce qu’un fidèle ayant un ami, un parent, un époux infidèle, n’a pas demandé à Dieu pour cet infidèle un esprit docile aux vérités de la foi chrétienne ? Qui est-ce qui jamais a omis de demander pour lui-même la grâce de persévérer dans le Seigneur ? Si parfois le prêtre adressant à Dieu des prières pour les fidèles, disait : Donnez-leur, Seigneur, de persévérer en vous jusqu’à la fin, qui a jamais osé lui en faire un reproche, je ne dis pas de vive voix, mais même dans sa pensée ? Qui est-ce qui, confessant de bouche ce qu’il croyait de cœur, n’a pas plutôt répondu à une bénédiction semblable du prêtre : Ainsi soit-il ? Car, quand ils récitent l’Oraison dominicale, mais surtout quand ils prononcent ces paroles : «
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Ne nous induisez pas en tentation », les fidèles ne demandent pas autre chose que de persévérer dans la sainte obéissance. Conséquemment, de même que l’Église a toujours fait usage de ces prières, de même aussi elle est née, elle a pris et elle prend encore ses accroissements dans la foi à cette vérité, que la grâce de Dieu n’est pas donnée suivant les mérites de ceux qui la reçoivent. L’Église en effet ne demanderait pas que la foi fût donnée aux infidèles, si elle ne croyait que c’est Dieu qui convertit à lui les volontés des hommes, lorsqu’elles sont éloignées ou même ennemies de lui ; elle ne demanderait pas de persévérer dans la foi du Christ, sans être ni trompée ni vaincue par les tentations du monde, si elle ne croyait pas que le Seigneur a tellement notre cœur en son pouvoir, que le bien même que nous accomplissons par notre propre volonté, ne pourrait être accompli si Dieu ne nous donnait cette volonté. Car si l’Église, qui demande à Dieu ces grâces, croit cependant qu’elle les reçoit d’elle-même, ses prières ne sont pas des prières véritables, mais des prières dérisoires ; ce qu’à Dieu ne plaise. Comment, en effet, pourrait-on gémir sincèrement dans le désir de recevoir une chose que l’on demande au Seigneur, si l’on pensait qu’on reçoit cette chose de soi-même, et non pas du Seigneur ?
64. Surtout quand l’Apôtre dit : « Nous ne savons ce que nous devons demander dans la prière ; mais l’Esprit lui-même demande pour nous avec des gémissements inénarrables ; et celui qui scrute les cœurs, sait ce qui plaît à l’Esprit : car c’est selon Dieu qu’il demande pour les saints <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-26|''Rom.'' {{rom|viii}}, 26, 27.]]</ref> ? » Que veulent dire ces paroles : « L’Esprit lui-même demande », sinon : L’Esprit fait demander, « avec des gémissements inénarrables », mais sincères, car l’Esprit est vérité ? C’est de lui en effet que l’Apôtre a dit ailleurs : « Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils, lequel Esprit crie : Abba, Père <ref>[[Bible_Crampon_1923/Galates#4-6|''Gal.'' {{rom|iv}}, 6.]]</ref> ». Ici encore, que signifient ces mots : « L’Esprit crie », sinon : L’Esprit fait crier ; par un trope semblable à celui qui nous permet de dire : Un jour heureux, pour : Un jour qui nous rend heureux ? Le même Apôtre explique clairement cette vérité, quand il dit en un autre endroit : « Vous n’avez point reçu de nouveau l’Esprit de servitude qui inspire la crainte ; mais vous avez reçu l’Esprit d’adoption des enfants, par lequel nous crions : Abba, Père <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-15|''Rom.'' {{rom|viii}}, 15.]]</ref> ». Tout à l’heure il disait : « L’Esprit qui crie » ; ici il dit : « L’Esprit par lequel nous crions » ; montrant ainsi en quel sens il a dit : « L’Esprit qui crie », c’est-à-dire, comme je l’ai déjà expliqué, dans le sens de ces mots : L’Esprit qui nous fait crier. Cela nous fait comprendre que c’est encore par un don de Dieu que nous crions vers lui intérieurement et dans la sincérité de notre cœur. Que nos adversaires considèrent donc combien on se trompe, quand on pense que nous avons par nous-mêmes, et sans l’avoir reçu de personne, le pouvoir de demander, de chercher, de frapper ; quand on dit que la grâce est précédée par notre mérite, en ce sens qu’elle en est le résultat toutes les fois que nous recevons l’objet de nos demandes, que nous trouvons l’objet de nos recherches et qu’on ouvre à nos efforts ; quand, enfin, on ne veut pas comprendre que c’est encore par un bienfait de Dieu, que nous prions, c’est-à-dire, que nous demandons, que nous cherchons et que nous frappons. Car nous avons reçu l’esprit d’adoption des enfants, par lequel nous crions : Abba, Père. Le bienheureux Ambroise l’avait compris, lui aussi. Car il dit <ref>Dans son Comment. sur Isaïe.</ref> : « C’est une grâce spirituelle, même de prier Dieu ; ainsi qu’il est écrit : Personne ne dit : Seigneur Jésus, si ce n’est par le Saint-Esprit <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#12-3|''I Cor.'' {{rom|xii}}, 3.]]</ref> ».
65. Ainsi, ces dons que l’Église demande au Seigneur et qu’elle n’a cessé de lui demander depuis le premier jour de sa fondation, Dieu, dans sa prescience, a prévu qu’il les donnerait à ses élus, mais de telle sorte que par la prédestination même il les donnait déjà : c’est ce que l’Apôtre déclare de la manière la plus explicite. Écrivant à Timothée : « Prends part », lui dit-il, « aux travaux de l’Évangile, selon la puissance de Dieu qui nous sauve et nous appelle par sa vocation sainte, non pas suivant nos œuvres, mais suivant son décret et suivant la grâce qui nous a été donnée en Jésus-Christ avant le commencement des temps, et qui a été manifestée de nos jours par l’avènement de notre Sauveur Jésus-Christ <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Timothée#1-8|''II Tim.'' {{rom|i}}, 8-10.]]</ref> ». Que celui-là donc enseigne que cette doctrine de la prédestination et de la grâce, aujourd’hui défendue avec des soins plus attentifs contre de
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nouveaux hérétiques, n’a pas toujours fait partie de la foi de l’Église ; que celui-là, dis-je, tienne ce langage, qui ose enseigner aussi que l’Église n’a pas toujours prié, ou du moins qu’elle n’a pas prié sincèrement, soit pour la conversion des infidèles à la foi, soit pour la persévérance des fidèles. Si l’Église a toujours demandé ces biens dans ses prières, nécessairement elle a toujours cru aussi qu’ils sont des dons de Dieu ; et jamais il ne lui a été permis de nier qu’ils eussent été connus de la prescience divine. D’où il suit qu’en aucun temps la foi en cette prédestination, défendue aujourd’hui avec une sollicitude nouvelle contre des hérétiques nouveaux, n’a été étrangère à l’Église du Christ.
{{t3|MODÈLE DE PRÉDESTINATION DANS JÉSUS-CHRIST FAIT HOMME. — CONCLUSION.|CHAPITRE XXIV.|fs=120%}}
66. Mais pourquoi m’étendre davantage ? Je crois avoir montré suffisamment, et même plus que suffisamment, que commencer à croire au Seigneur et persévérer en lui jusqu’à la fin, sont deux dons de Dieu. Quant aux autres biens relatifs à la vie pieuse par laquelle on rend à Dieu des hommages dignes de lui, ceux mêmes pour qui nous écrivons ces lignes reconnaissent que ces biens sont des dons de Dieu. D’autre part, il ne leur est pas possible de nier que Dieu dans sa prescience a connu tous ses dons, et les personnes à qui il devait les accorder. Conséquemment, de même que l’on doit prêcher les autres dons de Dieu, afin que celui qui fait cette prédication soit entendu avec un esprit d’obéissance ; de même aussi on doit prêcher la prédestination, afin que celui qui entend cette prédication avec un esprit soumis, se glorifie, non pas dans un homme, et par conséquent non pas en lui-même, mais dans le Seigneur : car c’est encore ici un précepte du Seigneur ; et entendre avec un esprit soumis ce précepte, « que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#1-31|''I Cor.'' {{rom|i}}, 31.]]</ref> », c’est un don de Dieu semblable aux autres. Celui qui n’a pas ce don, je n’hésite pas à le dire, quels que soient les autres dons qu’il possède, il les possède inutilement. Nos vœux sont, à l’égard des Pélagiens, qu’ils arrivent à le posséder ; à l’égard de nos disciples fidèles, qu’ils le possèdent d’une manière plus abondante. Ne soyons donc pas ardents pour la discussion et paresseux pour la prière. Prions, mes très-chers, prions afin que le Dieu de la grâce donne même à nos ennemis, mais surtout à nos frères et amis, de comprendre et de confesser que personne, après la chute profonde, inexprimable que nous avons tous faite dans la personne d’un seul, ne peut être délivré, si ce n’est par la grâce de Dieu ; et que cette grâce n’est point payée comme une récompense due aux mérites de ceux qui la reçoivent, mais qu’elle leur est donnée gratuitement comme une grâce véritable, sans aucun mérite précédent de leur part.
67. Au reste, personne ne nous offre un exemple plus illustre de prédestination, que Jésus lui-même. Je l’ai déjà établi dans le premier livre <ref>De la Prédestination des Saints, n. 30, 31.</ref>, et j’ai voulu le rappeler encore à la fin de celui-ci : Personne ne nous offre un exemple plus illustre de prédestination que le Médiateur lui-même. Que tout fidèle qui veut se former une juste idée de la prédestination, considère attentivement Jésus-Christ, et en Jésus-Christ il se retrouvera lui-même : tout fidèle, dis-je, qui croit et confesse qu’en Jésus-Christ la nature humaine, c’est-à-dire, notre nature, quoiqu’elle ait été prise par le Dieu-Verbe d’une manière individuelle, a cependant été élevée à la dignité sublime de Fils unique de Dieu, de telle sorte que celui qui a pris, et ce qui a été pris par lui ne sont qu’une seule personne dans la Trinité. Car cette union de l’homme avec le Verbe n’a point formé une quaternité ; la Trinité subsiste après comme auparavant, l’unité de personne dans le Dieu-Homme ayant été le résultat ineffable de cette union. En effet, nous ne disons pas que le Christ est Dieu seulement, comme le prétendent les hérétiques Manichéens ; nous ne disons pas qu’il est homme seulement, comme le prétendent les hérétiques Photiniens ; nous ne disons pas non plus qu’il est homme, mais que comme homme il manque de certaines choses essentielles à la nature humaine, par exemple, qu’il n’a point d’âme, ou bien que son âme est dépourvue d’un esprit raisonnable, ou bien que sa chair, au lieu d’avoir été formée du sang d’une femme, a été formée du Verbe, changé lui-même et transformé
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en chair : car ces trois opinions, aussi fausses que puériles, ont divisé les hérétiques Apollinaristes en trois partis différents et même opposés : nous disons au contraire que le Christ est Dieu véritable, né de Dieu le Père, sans aucun commencement temporel ; que ce même Christ est homme véritable, né d’une mère humaine dans une certaine plénitude des temps ; et que l’humanité du Christ, par laquelle il est inférieur au Père, n’ôte rien à sa divinité par laquelle il est égal au Père. Cet Homme-Dieu n’est cependant qu’un seul Christ, lequel en tant que Dieu a dit en termes parfaitement vrais : « Le Père et moi nous sommes une seule chose <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#10-30|''Jean'', {{rom|x}}, 30.]]</ref> » ; et avec autant de vérité en tant qu’homme : « Le Père est plus grand que moi <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#14-28|''Id.'' {{rom|xiv}}, 28.]]</ref> ». Celui donc qui a formé cet homme de la race d’Abraham et lui a donné, sans aucun mérite précédent de sa volonté, une justice qu’il ne devait jamais perdre, est le même qui rend justes ceux qui ne le sont pas, sans aucun mérite précédent de leur volonté personnelle, afin que le premier soit le chef, et que ceux-ci soient les membres. Celui qui a donné à cet homme, sans aucun mérite précédent de sa part, de ne contracter dans son origine et de ne commettre par sa volonté aucun péché dont il eût besoin d’obtenir le pardon, est le même qui donne à d’autres hommes, sans aucun mérite précédent de leur part, de croire en lui, afin de leur remettre lui-même tous leurs péchés : celui qui a formé cet homme, tel que jamais il n’a eu, et qu’il n’aura jamais une volonté mauvaise, est le même qui rend bonne la volonté mauvaise des membres de cet homme. Il a donc prédestiné et celui-ci et nous-mêmes ; car s’il a prévu que cet homme deviendrait notre chef et que nous deviendrions son corps, il a prévu ces deux choses, non point comme devant être la récompense de mérites antérieurs de notre part, mais comme devant être ses propres œuvres.
68. Que ceux qui lisent ces pages, s’ils les comprennent, rendent grâces à Dieu : que ceux au contraire qui ne les comprennent pas, adressent leurs prières à Celui dont la face est la source de la science et de l’intelligence <ref>[[Bible_Crampon_1923/Proverbes#2|''Prov.'' {{rom|ii}}, suiv. les Sept.]]</ref>, afin qu’il devienne lui-même leur docteur intérieur. Quant à ceux qui pensent que je me suis trompé, qu’ils méditent ce que j’ai écrit avec l’attention la plus soutenue, de peur que peut-être ils ne soient eux-mêmes dans l’erreur. Pour moi, quand je reçois non-seulement des lumières nouvelles, mais même des corrections de la part de ceux qui lisent mes œuvres, je reconnais en cela la miséricorde de Dieu à mon égard : c’est ce que j’attends principalement des docteurs de l’Église, si ce livre vient à se trouver entre leurs mains et qu’ils daignent prendre connaissance de ce que j’y ai écrit.
Traduction de M. l’abbé BARDOT.
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>{{t2|DU DON DE LA PERSÉVÉRANCE.|fs=200%}}
{{Alinéa|Dans ce deuxième livre, qui fait suite au livre de la Prédestination et qui est adressé également à Prosper et à Hilaire, saint Augustin démontre : 1° Que la persévérance dans la grâce du Christ est véritablement un don de Dieu ; 2° que pour maintenir l’homme dans les sentiments d’une humilité sincère, il est fort utile de publier cette vérité.|fs=80%}}
{{t3|CE QU’ON ENTEND ICI PAR PERSÉVÉRANCE.|CHAPITRE PREMIER.|fs=120%}}
1. Dans un livre précédent, où nous traitions du commencement de la foi, nous avons dit quelques mots de la persévérance : il s’agit maintenant de traiter ce sujet d’une manière plus complète. Or, nous prétendons que la persévérance, par laquelle on demeure jusqu’à la fin en Jésus-Christ, est un don de Dieu. Par le mot de fin, je désigne ici le terme de cette vie où nous ne courons d’autre péril que celui de tomber. Tant qu’un homme vit sur la terre, nous ignorons s’il a reçu ce don précieux. Car, s’il vient à tomber avant de mourir, on dit aussitôt qu’il n’a point persévéré, et on le dit en toute vérité. Comment, en effet, pourrait-on dire que celui qui n’a point persévéré a cependant reçu ou possédé la persévérance ? Si quelqu’un, après avoir vécu dans la chasteté, vient à déchoir de cet état et à tomber dans le vice opposé ; s’il perd de la même manière la justice, la patience, la foi même, on dit avec raison qu’il a possédé, mais qu’il ne possède plus ces vertus : il a été chaste, il a été juste, patient, fidèle autrefois ; mais depuis qu’il a cessé de pratiquer ces vertus, il a cessé d’être ce qu’il était : comment donc un homme qui n’a point persévéré a-t-il pu posséder la persévérance, puisque ceux-là seuls possèdent ce don, qui persévèrent réellement ? Et qu’on ne vienne point m’opposer ce raisonnement : Si un homme a vécu dix années, par exemple, depuis qu’il a embrassé la foi, et que son apostasie date seulement du milieu de ce temps, ne peut-on pas dire qu’il a persévéré pendant cinq années ? Si l’on croit pouvoir employer le mot de persévérance dans ce sens, je ne dispute point sur les mots : mais on ne peut en aucune manière dire que celui qui n’a point persévéré jusqu’à la fin, a cependant possédé cette persévérance dont nous traitons ici, et par laquelle on persévère réellement jusqu’à la fin en Jésus-Christ. Un homme qui a été chrétien seulement pendant un an, ou même pendant aussi peu de temps que l’on voudra, mais qui a vécu chrétiennement jusqu’à sa mort, a bien plus de part à cette persévérance que celui qui, après avoir été chrétien pendant de longues années, se laisse ébranler dans sa foi quelques instants avant de mourir.
{{t3|LA PERSÉVÉRANCE EST UN DON DE DIEU. TÉMOIGNAGES DE SAINT PAUL, DE SAINT PIERRE ET DE SAINT CYPRIEN, EXPLIQUANT L’ORAISON DOMINICALE.|CHAPITRE II.|fs=120%}}
2. Ceci établi, voyons si cette persévérance dont il est dit : « Celui qui aura persévéré jusqu’à la fin sera sauvé <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#10-22|''Matt.'' {{rom|x}}, 22.]]</ref> », est un don de Dieu. Si elle n’est pas un don de Dieu, comment l’Apôtre a-t-il pu dire avec vérité : « Par rapport au Christ, il vous a été donné, non-seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui <ref>[[Bible_Crampon_1923/Philippiens#1-29|''Philipp.'' {{rom|i}}, 29.]]</ref> ? » Dans ce passage il s’agit de deux choses différentes, dont l’une a rapport au commencement et l’autre à la fin, mais qui toutes deux cependant sont des dons de Dieu, puisque l’Écriture enseigne que l’une et l’autre ont été données, comme nous l’avons dit déjà précédemment. À quel moment, en effet, commence-t-on véritablement à être chrétien, si ce n’est lorsque, pour la première fois, on croit en Jésus-Christ ? Et pour un chrétien, quelle autre fin meilleure que de souffrir<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>pour Jésus-Christ ? Or, par rapport à la foi en Jésus-Christ, nous avons rencontré je ne sais quelle contradiction ; on a prétendu que l’accroissement seul, et non point le commencement de la foi, devait être appelé un don de Dieu : nous avons, avec le secours du Seigneur, réfuté suffisamment et surabondamment cette opinion. Mais comment peut-on dire que la persévérance jusqu’à la fin en Jésus-Christ n’est pas un don, accordé gratuitement à celui à qui il est donné de souffrir pour Jésus-Christ, ou, pour employer une expression plus énergique, à celui à qui il est donné de mourir pour Jésus-Christ ?
L’apôtre Pierre établit, lui aussi, que cette persévérance est un don de Dieu, quand il dit : « Il vaut mieux souffrir, si telle est la volonté de Dieu, en faisant le bien qu’en faisant le mal <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Pierre#3-17|''I Pierre'', {{rom|iii}}, 17.]]</ref> ». En disant : « Si telle est la volonté de Dieu », il fait voir clairement que les souffrances endurées pour Jésus-Christ sont un don de la part de Dieu, mais un don qui n’est pas même accordé à tous les saints. Car ceux de qui la volonté divine n’exige pas qu’ils subissent l’épreuve glorieuse des souffrances corporelles, n’obtiennent pas moins le royaume de Dieu, s’ils persévèrent jusqu’à la fin en Jésus-Christ. On dira peut-être que cette persévérance jusqu’à la fin en Jésus-Christ n’est point donnée à ceux qui meurent en Jésus-Christ, soit par l’effet d’une maladie corporelle, soit par suite d’un accident quelconque ; par la raison que ce don impose des sacrifices bien plus pénibles à ceux qui souffrent la mort même pour Jésus-Christ. La persévérance devient en effet beaucoup plus difficile, quand on se voit persécuté par des hommes qui ont précisément pour but d’empêcher qu’on ne persévère, et qu’on se trouve ainsi obligé de souffrir la mort même pour persévérer. D’où il suit, que cette dernière sorte de persévérance exige plus de sacrifices que la première : mais Celui à qui rien n’est difficile peut facilement donner l’une et l’autre. Et Dieu les a promises toutes deux, quand il a dit : « Je mettrai dans leur cœur la crainte de mon nom, afin qu’ils ne s’éloignent point de moi <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jérémie#32-40|''Jérém.'' {{rom|xxxii}}, 40.]]</ref> ». Que signifient ces paroles, sinon : La crainte de mon nom, que je mettrai dans leur cœur, sera si vive et si profonde, qu’ils s’attacheront à moi avec persévérance ?
3. Pourquoi d’ailleurs demandons-nous à Dieu cette persévérance, si elle n’est point un don accordé par lui ? Ou bien est-ce seulement par un acte de dérision que nous lui demandons ce que nous savons bien qu’il ne donne pas, ce que l’homme peut obtenir par lui-même sans que Dieu le lui donne ? Est-ce aussi par une semblable dérision que nous rendons grâces à Dieu de ce qu’il n’a point donné et de ce qu’il n’a point fait lui-même ? Mais ce que j’ai dit ailleurs <ref>N. 39 du livre précédent.</ref>, je le dis encore ici avec l’Apôtre : « Ne vous y trompez point, on ne se moque pas de Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Galates#6-7|''Gal.'' {{rom|vi}}, 7.]]</ref> ». Ô homme ! Dieu est témoin, non pas seulement de tes paroles, mais de tes pensées mêmes : si tu demandes avec un cœur sincère et de bonne foi quelque chose à ce Dieu infiniment riche, crois que tu recevras l’objet de ta demande de celui à qui tu la fais. Ne l’honore point des lèvres et ne t’élève point dans ton cœur au-dessus de lui, en croyant pouvoir trouver en toi-même ce que tu feins de lui demander. Mais peut-être qu’on ne lui demande point cette persévérance ? Celui qui tient ce langage n’obtiendra pas ici de moi une réfutation en règle : il me suffira, pour l’accabler, de lui opposer le témoignage des prières des saints. Quel est, parmi les saints, celui qui ne demande pas pour lui-même à Dieu la grâce de persévérer en lui ; puisque, quand ils récitent l’Oraison dominicale, c’est-à-dire l’oraison enseignée par le Seigneur, ils ne font, pour ainsi dire, aucune autre demande que celle de la persévérance ?
4. Lisez avec un peu plus d’attention l’explication qu’a donnée de cette oraison le bienheureux martyr Cyprien dans un livre par lui composé à ce sujet, et qui a pour titre : De l’Oraison dominicale ; et vous verrez depuis combien d’années un antidote merveilleux a été préparé contre les poisons que les Pélagiens devaient répandre. Il y a trois choses que l’Église catholique enseigne principalement contre ceux-ci : d’abord, que la grâce de Dieu ne nous est point donnée à raison de nos mérites, parce que tous les mérites des justes sont des dons de Dieu, à eux conférés par la grâce divine : ensuite, que personne, à quelque degré de justice qu’il soit parvenu, ne saurait vivre dans cette chair de corruption sans commettre absolument aucun péché : enfin, que les hommes naissent coupables<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>du péché d’Adam, et marqués du sceau de la réprobation jusqu’à ce que la souillure de leur origine soit effacée par le sacrement de la régénération. Ce dernier point seul n’est pas traité dans le livre susdit du glorieux martyr : mais les deux autres y sont discutés avec une telle clarté que les hérétiques dont nous venons de parler, ces nouveaux ennemis de la grâce du Christ, y ont été réfutés sans réplique longtemps avant leur naissance. Voici en quels termes le bienheureux Cyprien enseigne que, comme tous les mérites des saints, la persévérance elle-même n’est pas autre chose qu’un don de Dieu.
« Quand nous disons : Que votre nom soit sanctifié, nous ne souhaitons pas précisément que Dieu soit sanctifié par nos prières ; nous lui demandons au contraire que son nom soit sanctifié en nous. Par qui du reste Dieu pourrait-il être sanctifié, puisque c’est lui-même qui sanctifie ? Mais parce qu’il a dit expressément : « Soyez saints, parce que moi-même je suis saint <ref>[[Bible_Crampon_1923/Lévitique#19-2|''Lévit.'' {{rom|xix}}, 2.]]</ref> », nous lui demandons dans nos prières la grâce de persévérer dans ce que nous avons commencé à être lorsque nous avons été sanctifiés par le baptême. » Un peu plus loin, traitant toujours le même sujet et voulant nous apprendre à demander au Seigneur la persévérance (ce qui serait de sa part un contre-sens et une imposture s’il ne considérait point la persévérance comme étant aussi un don de Dieu), il ajoute : « Nous demandons que cette sanctification demeure en nous : et parce que le Seigneur, qui est aussi notre juge, défendit à celui à qui il venait de rendre la santé et la vie, de pécher de nouveau, sous peine d’être exposé à des malheurs encore plus grands <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#5-14|''Jean'', {{rom|v}}, 14.]]</ref>, nous formons ce vœu et cette prière continuelle, nous faisons jour et nuit cette demande : Que la sainteté et la vie communiquées à nos âmes par la grâce de Dieu, y soient conservées par la protection de ce même Dieu. » Lors donc que, étant sanctifiés, nous disons : « Que votre nom soit sanctifié », nous demandons à Dieu, d’après le sentiment de ce docteur, la persévérance dans cet état ; en d’autres termes, nous demandons à Dieu de persévérer dans la sanctification. Et en effet, demander une chose que nous avons reçue, n’est-ce pas précisément demander qu’on nous accorde aussi la grâce de ne jamais perdre cette chose ? Ainsi, quand un saint demande à Dieu d’être saint, il lui demande sans aucun doute de demeurer saint. Mais ce que nous disons ici de la sainteté, on peut le dire de la chasteté, de la virginité, de la justice, de la piété et des autres vertus que nous affirmons contre les Pélagiens être des dons de Dieu. Quand un homme chaste, quand un homme vierge, quand un homme juste, quand un homme pieux demande d’être chaste, d’être vierge, d’être juste, d’être pieux, il est certain qu’il demande de persévérer dans les biens qu’il sait avoir reçus. Et s’il obtient l’objet de sa demande, il reçoit par là même la persévérance, ce don suprême de Dieu qui consiste dans la conservation de tous les autres.
5. Quand nous disons : « Que votre règne arrive », demandons-nous autre chose sinon que ce règne qui doit, nous n’en doutons pas, venir pour tous les saints, vienne aussi pour nous-mêmes ? Conséquemment ceux qui sont déjà saints ne demandent pas, ici non plus, autre chose que la grâce de persévérer dans la sainteté qui leur a été donnée. Le règne de Dieu, en effet, ne viendra pour eux qu’à cette condition ; ce règne qui doit sans aucun doute venir, non pas pour tous les hommes, mais pour ceux-là seulement qui auront persévéré jusqu’à la fin.
{{t3|TROISIÈME DEMANDE DE L’ORAISON DOMINICALE.|CHAPITRE III.|fs=120%}}
6. La troisième demande est ainsi conçue : « Que votre volonté soit faite au ciel et sur la terre » ; ou bien, comme portent la plupart des textes, et comme les fidèles récitent plus communément : « Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel », c’est-à-dire, suivant le plus grand nombre des interprètes, que nous fassions nous-mêmes votre volonté comme les saints anges l’accomplissent. Le docteur et martyr Cyprien veut que, par les mots de ciel et de terre, on entende l’esprit et la chair ; et, suivant lui, nous demandons ici la grâce de faire la volonté de Dieu, en triomphant des révoltes de celle-ci contre celui-là. Cependant il a vu aussi dans ces paroles un autre sens conforme à la foi la plus saine, et que nous avons déjà exposé précédemment : Ces paroles, dit-il, signifient<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>que les fidèles, revêtus de l’homme céleste et auxquels le nom de ciel s’applique avec justesse, prient pour les infidèles qui sont encore terre et qui n’ont reçu dans leur première naissance que l’homme terrestre. En s’exprimant ainsi, il fait voir de la manière la plus évidente que le commencement même de la foi est un don de Dieu, par cette raison que la sainte Église prie non-seulement pour les fidèles, afin que la foi s’accroisse ou persévère en eux, mais aussi pour les infidèles, afin qu’ils commencent à avoir la foi qu’ils n’avaient en aucune manière, et contre laquelle même leurs cœurs nourrissaient des sentiments hostiles. Mais il ne s’agit pas ici du commencement de la foi, dont nous avons déjà parlé longuement dans le livre précédent : nous discutons au contraire sur cette persévérance qu’il faut avoir jusqu’à la fin, et que les saints eux-mêmes, quoiqu’ils accomplissent la volonté de Dieu, demandent encore en disant dans l’oraison : « Que votre volonté soit faite ». Car, puisque cette volonté est déjà accomplie en eux, lorsqu’ils demandent qu’elle s’accomplisse encore, ils demandent par là même de persévérer dans ce qu’ils ont commencé d’être. On pourrait, à la vérité, dire ici : Les saints ne demandent pas que la volonté de Dieu soit faite dans le ciel, mais bien qu’elle soit faite sur la terre comme au ciel ; en d’autres termes, que la terre imite le ciel, c’est-à-dire que l’homme imite l’ange, que l’infidèle imite le fidèle : et par là même les saints demandent que ce qui n’est pas encore soit, et non pas que ce qui est, persévère. Car, à quelque degré de sainteté que les hommes soient parvenus, ils ne sont pas encore égaux aux anges de Dieu ; conséquemment la volonté de Dieu ne s’accomplit pas encore en eux comme dans le ciel. Si tel est réellement le sens de ces paroles, d’une part nous demandons que les hommes cessent d’être infidèles pour devenir fidèles, et alors ce n’est point la persévérance, mais le commencement qui semble être l’objet de nos vœux ; mais, d’autre part, nous demandons aussi que les hommes accomplissent la volonté divine avec autant de perfection que les anges de Dieu ; et quand les saints récitent ces paroles, il est évident que leur prière a pour objet la persévérance ; car personne ne parvient à cette béatitude souveraine qui existe dans le royaume, s’il n’a persévéré jusqu’à la fin dans la sainteté qu’il a commencé à pratiquer sur la terre.
{{t3|QUATRIÈME DEMANDE.|CHAPITRE IV.|fs=120%}}
7. La quatrième demande est celle-ci : « Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien ». Le bienheureux Cyprien montre comment, ici encore, la persévérance doit être regardée comme l’objet de notre prière. Il dit entre autres choses : « Nous demandons chaque jour que ce pain nous soit donné, de peur que nous, qui sommes en Jésus-Christ et qui recevons chaque jour l’Eucharistie comme l’aliment du salut, nous ne venions à commettre quelque faute plus grave, et qu’étant pour cette raison privés du pain céleste et éloignés de la communion, nous ne soyons séparés du corps de Jésus-Christ ». Ces paroles d’un homme de Dieu, d’un saint, font voir clairement que les saints demandent la persévérance au Seigneur, puisqu’ils disent : « Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien », pour obtenir de n’être point séparés du corps de Jésus-Christ, mais de demeurer constamment dans une sainteté telle qu’ils ne commettent aucune faute capable de les en séparer.
{{t3|DERNIÈRES DEMANDES.|CHAPITRE V.|fs=120%}}
8. Nous disons en cinquième lieu dans cette oraison : « Pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons nous-mêmes à ceux qui nous ont offensés ». C’est la seule invocation où la persévérance n’est pas demandée. Car les péchés que nous prions Dieu de nous pardonner sont passés ; tandis que la persévérance, par laquelle on obtient le salut éternel, est nécessaire à la vie présente, non point par rapport au temps déjà écoulé, mais seulement par rapport au temps qui doit s’écouler encore jusqu’à la fin de cette vie. Toutefois il n’est pas sans utilité de considérer un instant comment, à propos de cette demande, la parole de Cyprien, semblable à un trait enflammé, frappait déjà mortellement les hérétiques qui devaient naître longtemps après lui. Les Pélagiens, en effet, portent la témérité jusqu’à dire que l’homme juste en cette vie n’a absolument aucun péché,<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>et que les hommes de cette sorte forment dès le temps présent une Église qui n’a point de tache, ni de ride, ni rien de semblable <ref>[[Bible_Crampon_1923/Éphésiens#5-27|''Eph.'' {{rom|v}}, 27.]]</ref>, et qui est la seule et unique épouse du Christ ; comme si l’Église, qui sur toute la surface de la terre redit ces paroles qu’elle a apprises de la bouche du Christ : « Pardonnez-nous nos offenses », n’était point son épouse. Mais remarquez comment le très-glorieux Cyprien porte à ces hérétiques un coup mortel. Expliquant ces mêmes paroles de l’Oraison dominicale, il dit entre autres choses : « Combien il est nécessaire, combien il est sage et salutaire de nous avertir que nous sommes pécheurs, en nous obligeant à demander pardon de nos péchés ! afin qu’au moment même où nous implorons la miséricorde divine, le souvenir de l’état de notre conscience soit présent à notre esprit. De peur que personne ne se complaise en soi-même en se croyant innocent, de peur que l’orgueil ne nous fasse périr sans ressource, on nous avertit, on nous rappelle que nous péchons chaque jour, en nous ordonnant de demander chaque jour pardon de nos péchés. Enfin, saint Jean déclare lui-même dans une de ses épîtres, que si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous trompons nous-mêmes ; et la vérité n’est point en nous <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Jean#1-8|''I Jean'', {{rom|i}}, 8.]]</ref> » ; mais il serait trop long de citer ici le reste de ce passage.
9. Maintenant, quand les saints disent : « Ne nous induisez pas en tentation, mais délivrez-nous du mal <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#6-13|''Matt.'' {{rom|vi}}, 13.]]</ref> », que demandent-ils, sinon la grâce de persévérer dans la sainteté ? En effet, quand les saints ont obtenu ce don de Dieu (il est suffisamment et manifestement prouvé que c’est un don de Dieu par le fait seul qu’on le lui demande) ; une fois donc que les saints ont obtenu ce don de Dieu, de n’être pas induits en tentation, ils persévèrent nécessairement jusqu’à la fin dans la sainteté. Car jamais on ne cesse de persévérer dans une conduite chrétienne, sans avoir été auparavant induit en tentation. Si donc celui qui demande de n’y être pas induit, obtient l’effet de sa prière, il demeurera certainement, avec le secours de Dieu, dans l’état de sainteté où il a été placé par un premier bienfait de Dieu.
{{t3|ON NE SAURAIT PERDRE, MAIS ON PEUT OBTENIR LA PERSÉVÉRANCE.|CHAPITRE VI.|fs=120%}}
10. Vous m’écrivez : « Mais ces frères ne veulent pas qu’on dise de cette persévérance qu’elle ne peut ni être méritée par des supplications, ni être perdue par des actes d’une volonté perverse <ref>Voir la lettre d’Hilaire, n. 3.</ref> ». Ils ne prêtent pas ici une attention sérieuse à leurs propres paroles. Nous traitons de la persévérance par laquelle on persévère jusqu’à la fin ; de cette persévérance que l’on doit considérer comme ayant été donnée ou comme n’ayant pas été donnée à un homme, suivant que cet homme a persévéré ou n’a point persévéré jusqu’à la fin, ainsi que nous l’avons déjà expliqué suffisamment ci-dessus <ref>N. 1.</ref>. Les hommes ne doivent donc point dire que la persévérance jusqu’à la fin est donnée à quelqu’un, si ce n’est quand cette fin même est arrivée, et que celui à qui cette persévérance a été donnée est reconnu avoir persévéré jusqu’à la fin. Nous appelons chaste un homme dont la chasteté nous est connue, soit qu’il doive conserver, soit qu’il ne doive pas conserver cette vertu ; s’il possède quelque autre don de la munificence divine qui puisse être ou conservé ou perdu, nous disons qu’il possède ce don, aussi longtemps qu’il le possède réellement ; s’il vient à le perdre, nous disons qu’il l’a possédé : quant à la persévérance finale au contraire, nul ne la possède, sinon celui qui persévère jusqu’à la fin ; c’est pourquoi beaucoup peuvent la posséder, mais personne ne saurait la perdre. Il n’y a pas lieu, en effet, de craindre qu’un homme, après avoir persévéré jusqu’à la fin, voie naître en lui quelque volonté mauvaise qui l’empêche de persévérer jusqu’à la fin. Ce don de Dieu peut donc être obtenu par voie de supplication ; mais quand il a été donné, il ne peut plus être perdu par aucune désobéissance. Quand une personne a persévéré jusqu’à la fin, elle ne peut plus perdre ni ce don, ni les autres qu’elle pouvait perdre avant cette fin. Comment donc pourrait-on perdre une chose qui rend impossible la perte même de ce qui, sans elle, pourrait être perdu ?
11. Et qu’on ne vienne point dire : La persévérance finale ne saurait, à la vérité, être perdue, quand elle a été donnée, c’est-à-dire<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>quand on a persévéré jusqu’à la fin ; mais elle est perdue d’une certaine manière, quand un homme se met par sa désobéissance dans l’impossibilité de l’obtenir : comme nous disons d’un homme qui n’a pas persévéré jusqu’à la fin, qu’il a perdu la vie éternelle ou le royaume de Dieu ; non pas en ce sens qu’il avait déjà reçu et qu’il possédait la vie éternelle, mais en ce sens qu’il l’aurait reçue et possédée, s’il avait persévéré : afin donc que personne ne tienne ce langage, et pour faire cesser toute dispute de mots, nous reconnaîtrons qu’on peut perdre certaines choses qu’on n’a pas encore, mais qu’on espère avoir. Mais qui donc osera me dire que Dieu ne peut donner ce qu’il a fait un précepte de lui demander ? Certes, un homme qui raisonnerait ainsi, je ne dis pas qu’il manquerait de jugement, je dis qu’il aurait perdu la raison. Or, Dieu a commandé aux saints de lui dire à lui-même dans leurs prières : « Ne nous induisez pas en tentation ». Donc celui qui est exaucé dans cette demande, n’est point induit en une tentation de désobéissance qui lui donnerait le pouvoir ou qui le rendrait digne de perdre la persévérance dans la sainteté.
12. « Mais, dira-t-on, l’homme abandonne Dieu par sa propre volonté, pour être justement abandonné de Dieu ». Qui est-ce qui le nie ? Nous demandons au contraire de n’être pas induits en tentation, précisément afin que cela n’arrive pas. Et si nous sommes exaucés, en réalité cela n’arrive pas, par la raison que Dieu ne le permet pas. Car rien ne se fait sans que Dieu le fasse ou sans qu’il permette qu’on le fasse. Ainsi il a le pouvoir de détourner les volontés du mal pour les porter vers le bien, de redresser celles qui déjà s’inclinent pour tomber, et de les diriger dans la voie qu’il lui plaît. Ce n’est pas en vain qu’on lui dit : « O Dieu ! vous nous convertirez pour nous rendre la vie <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#85-7|''Ps.'' {{rom|lxxxiv}}, 7.]]</ref> » ; ce n’est pas en vain qu’on lui dit : « Ne faites point chanceler mes pieds <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#116-9|''Id.'' {{rom|cxv}}, 9.]]</ref> » ; et encore : « Seigneur, ne me livrez pas au pécheur suivant mes désirs <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#140-9|''Id.'' {{rom|cxxxix}}, 9.]]</ref> » ; enfin, pour ne pas multiplier les citations, quand peut-être une foule de textes se présentent à votre esprit, ce n’est pas en vain qu’on lui dit : « Ne nous induisez pas en tentation ». En effet, quand on n’est pas induit en tentation, on n’est par là même induit en aucune tentation venant de la mauvaise volonté propre ; et celui qui n’est induit en aucune tentation venant de sa mauvaise volonté propre, n’est induit en aucune tentation absolument. Car, ainsi qu’il est écrit, « chacun est tenté par sa propre concupiscence, qui l’entraîne et le séduit ; Dieu, au contraire, ne tente personne <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques#1-14|''Jacq.'' {{rom|i}}, 14, 13.]]</ref> », au moins d’une tentation nuisible. La tentation, en effet, devient véritablement utile, quand, au lieu de nous aveugler et de nous vaincre, elle sert à nous éprouver, suivant cette parole : « Éprouvez-moi, Seigneur, et tentez-moi <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#26-2|''Ps.'' {{rom|xxv}}, 2.]]</ref> ». Conséquemment, par rapport à cette tentation nuisible que l’Apôtre dépeint d’un seul trait : « De peur que celui qui tente ne vous eût peut-être tentés, et que notre travail ne fût inutile <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Thessaloniciens#3-5|''I Thess.'' {{rom|iii}}, 5.]]</ref> » ; Dieu, comme je l’ai dit, n’emploie jamais ce genre de tentation ; en d’autres termes, il n’induit ou ne fait entrer personne dans la tentation. Car être tenté, mais sans entrer dans la tentation, ce n’est pas un mal, c’est au contraire un bien, puisque c’est en cela que consiste l’épreuve. Aussi, quand nous disons à Dieu : « Ne nous induisez pas en tentation », nous ne disons pas autre chose que ceci : Ne permettez pas que nous soyons induits. C’est pour cela que beaucoup de fidèles récitent ainsi cette prière : « Ne souffrez pas que nous soyons induits en tentation » ; on trouve aussi ces paroles dans un grand nombre de textes, et le bienheureux Cyprien les a écrites dans ses livres. Cependant j’ai trouvé constamment dans l’Évangile grec ces mots seuls : « Ne nous induisez pas en tentation ». Nous vivons donc dans une sécurité plus parfaite, quand nous donnons tout à Dieu, au lieu d’appuyer notre confiance en partie sur lui et en partie sur nous-mêmes. Ce vénérable martyr l’avait bien compris. Car, expliquant ces mêmes paroles de l’oraison, il dit après plusieurs autres réflexions : « Quand nous demandons dans nos prières de ne pas entrer dans la tentation, nous sommes avertis de notre faiblesse et de notre impuissance. Alors, en effet, l’objet de notre prière est que personne ne s’élève démesurément, que personne ne s’attribue quelque chose à soi-même, par orgueil ou par présomption ; que personne ne regarde comme sienne la gloire, soit d’une confession qu’il a faite, soit des souffrances qu’il a endurées. Car le Seigneur lui-même a dit<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>pour nous enseigner l’humilité : Veillez et priez, de peur que vous n’entriez en tentation : à la vérité, l’esprit est prompt, mais la chair est faible <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#26-41|''Matt.'' {{rom|xxvi}}, 41.]]</ref>. Quand nous aurons ainsi fait une confession pleine d’humilité et de soumission, quand nous aurons donné tout à Dieu, tout ce que nous demanderons d’une voix suppliante et avec la crainte de Dieu, nous sera accordé par la divine miséricorde. »
{{t3|DIEU VEUT QU’ON LUI DEMANDE LA PERSÉVÉRANCE AU NOM DE JÉSUS-CHRIST.|CHAPITRE VII.|fs=120%}}
13. Ainsi, quand même nous n’aurions point d’autre preuve, cette oraison dominicale nous suffirait, à elle seule, pour défendre la cause de la grâce que nous défendons ; car elle ne nous laisse rien en quoi nous puissions nous glorifier comme nous appartenant en propre. Elle nous montre, en effet, que la grâce même de ne pas nous éloigner de Dieu, ne saurait nous être donnée que par Dieu, puisque c’est à lui qu’elle nous apprend à la demander. Or, ne pas s’éloigner de Dieu et ne pas être induit en tentation, sont une seule et même chose. Mais cette chose est absolument au-dessus des forces du libre arbitre, telles qu’elles sont aujourd’hui : elle fut le privilège de l’homme avant sa chute. L’histoire des anges nous apprend quelle fut la puissance de la libre volonté dans la perfection de cette condition première. Pendant que le démon tombait avec les siens, les anges demeurèrent dans la vérité et méritèrent de parvenir à cette sécurité contre toute chute future où nous sommes tout à fait certains qu’ils vivent aujourd’hui. Mais après la chute de l’homme, Dieu a voulu qu’il appartînt à sa grâce seule de rapprocher l’homme de lui ; il a voulu aussi qu’il appartînt à sa grâce seule d’empêcher l’homme de s’éloigner de lui.
14. Il a placé la source de cette grâce dans celui par qui nous avons obtenu d’être appelés au christianisme, après avoir été prédestinés suivant les desseins de l’auteur de toutes choses. Conséquemment, de même que c’est Dieu qui opère notre rapprochement, c’est lui aussi qui empêche notre éloignement. C’est pour cela que le Prophète lui disait : « Que votre main s’étende sur l’homme de votre droite, et sur le fils de l’homme que vous avez affermi pour vous-même ; et nous ne nous éloignerons plus de vous <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#80-18|''Ps.'' {{rom|lxxix}}, 18, 19.]]</ref> ». Certainement cet homme n’est pas le premier Adam, par qui nous avons été éloignés de Dieu : c’est au contraire le nouvel Adam, sur qui la main de Dieu s’étend pour nous empêcher de nous éloigner de lui. Le Christ en effet ne forme avec ses membres qu’un seul tout, à cause de l’Église qui est son corps, qui lui donne son intégrité parfaite. Et ainsi, quand la main de Dieu s’étend sur lui pour nous empêcher de nous éloigner de Dieu, cette action de Dieu (car on peut appeler ainsi la main de Dieu) nous atteint aussi nous-mêmes : et c’est grâce à cette action de Dieu, que par l’intermédiaire du Christ nous demeurons unis à Dieu, tandis qu’Adam n’avait fait que nous en éloigner. Car c’est par le Christ que nous avons obtenu notre vocation, après avoir été prédestinés suivant les desseins de celui qui fait toutes choses. Cette main donc qui nous empêche de nous éloigner de Dieu, est la main de Dieu et non pas la nôtre. C’est, dis-je, la main de celui qui a prononcé ces paroles : « Je mettrai dans leur cœur la crainte de mon nom, afin qu’ils ne s’éloignent point de moi <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jérémie#32-40|''Jérém.'' {{rom|xxxii}}, 40.]]</ref> ».
15. C’est pour cela que Dieu a voulu aussi qu’on lui demandât de n’être pas induit en tentation : car, dès lors que nous n’y sommes pas induits, nous ne nous éloignons de lui en aucune manière. Ce bienfait pouvait nous être accordé, même sans aucune prière de notre part ; mais il a voulu que notre prière nous rappelât de qui nous le recevons. De quel autre, en effet, le recevons-nous, sinon de celui qui nous a fait un précepte de le lui demander ? L’Église n’a nullement besoin d’attendre que ce sujet ait été traité dans des discussions laborieuses : il lui suffit d’être attentive aux prières qu’elle récite chaque jour. Elle prie pour que les incrédules deviennent des croyants : c’est donc Dieu qui convertit à la foi. Elle prie pour que ceux qui ont la foi persévèrent : c’est donc Dieu qui donne la persévérance finale. Dieu savait dans sa prescience qu’il ferait tout cela : voilà précisément cette prédestination des saints, « qu’il a élus en Jésus-Christ avant la formation du monde, afin qu’ils fussent saints et sans tache en sa présence dans la charité ; les<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>prédestinant à l’adoption de ses enfants par Jésus-Christ, selon le dessein de sa volonté, pour rendre plus éclatante la gloire de sa grâce qu’il leur a accordée par son Fils bien-aimé ; par ce Fils dont le sang les a rachetés et leur a procuré la rémission de leurs péchés, suivant les richesses de la grâce divine, qui a été abondamment répandue sur eux, en toute sagesse et toute prudence ; pour leur dévoiler le mystère de sa volonté, mystère dicté par cette bienveillance qui lui avait spontanément inspiré le dessein, lorsque les temps seraient accomplis et le moment opportun arrivé, de restaurer tout ce qui est au ciel et tout ce qui est sur la terre, dans le Christ, dans celui par qui nous avons aussi obtenu l’héritage, après avoir été prédestinés suivant les desseins de celui qui fait toutes choses <ref>[[Bible_Crampon_1923/Éphésiens#1-4|''Eph.'' {{rom|i}}, 4-11.]]</ref> ». Quel est l’homme attentif et désireux de ne pas s’égarer dans sa foi, qui admettrait jamais une parole humaine contraire à ce langage si précis et si solennel de la vérité ?
{{t3|DIEU DONNE AUX UNS LA GRÂCE PARCE QU’IL EST MISÉRICORDIEUX, IL LA REFUSE AUX AUTRES SANS ÊTRE INJUSTE.|CHAPITRE VIII.|fs=120%}}
16. Mais, dira-t-on, pourquoi la grâce de Dieu n’est-elle point donnée suivant les mérites des hommes ? Je réponds : parce que Dieu est miséricordieux. On ajoutera : Pourquoi donc n’est-elle pas donnée à tous ? Et ici je réponds : parce que Dieu est juge. Voilà comment, d’une part, la grâce est donnée par lui gratuitement, tandis que, d’autre part, son juste jugement à l’égard des autres fait voir le prix du bienfait que la grâce confère à ceux à qui elle est donnée. Ne trouvons donc pas mauvais que, suivant le bon plaisir de sa volonté, et pour rendre plus éclatante la gloire de sa grâce, Dieu par sa miséricorde délivre un si grand nombre d’hommes d’une perdition trop méritée et dont il pourrait, sans injustice, ne délivrer personne. Car, par le fait d’un seul, tous ont été condamnés à subir un châtiment qui, loin d’être injuste, est parfaitement conforme à la justice. C’est pourquoi celui qui est délivré doit bénir la grâce avec amour ; celui qui n’est pas délivré doit reconnaître ce qu’il mérite. Si la bonté se révèle dans la remise, et l’équité dans le paiement exigé d’une dette, il est donc impossible de découvrir en Dieu aucune injustice.
17. « Mais », dit-on, « pourquoi des jugements si différents à l’égard, non-seulement de plusieurs petits enfants, mais à l’égard de plusieurs enfants jumeaux dont la condition est parfaitement identique ? » Ne pourrait-on pas, avec autant de raison, demander aussi : Pourquoi un jugement identique pour des causes différentes ? Rappelons-nous donc ces ouvriers qui travaillèrent à la vigne pendant tout le jour, et ceux qui y travaillèrent seulement pendant une heure : les causes ou les travaux accomplis étaient différents, et cependant, au paiement du salaire, le jugement fut le même. Est-ce que ceux qui murmuraient reçurent alors du père de famille d’autre réponse que celle-ci : Telle est ma volonté ? Et, en effet, sa libéralité à l’égard des uns ne donnait lieu à aucune injustice vis-à-vis des autres. Il est vrai que tous recevaient une récompense proprement dite ; mais, pour ce qui regarde la justice et la grâce, on peut, au sujet du coupable qui est délivré, dire avec raison au coupable condamné : « Prenez ce qui vous appartient, et allez-vous-en ; je veux donner à celui-ci ce qui ne lui est point dû. Ne m’est-il pas permis de faire ce que je veux ? Et votre œil est-il mauvais, parce que moi-même je suis bon <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#20-1|''Matt.'' {{rom|xx}}, 1-15.]]</ref> ? » Si ce coupable condamné disait alors : Pourquoi ne m’accordez-vous pas aussi à moi-même cette faveur ? il recevrait cette réponse parfaitement juste : « Ô homme, qui êtes-vous pour contester avec Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#9-20|''Rom.'' {{rom|ix}}, 20.]]</ref> ? » Vous le voyez libéral et bienfaisant au-delà de toute mesure vis-à-vis d’un de vos semblables, tandis qu’il exige dans les limites de la plus rigoureuse justice le paiement de votre dette ; mais certainement vous ne le voyez injuste à l’égard de personne. Car il pourrait, sans cesser d’être juste, punir l’un et l’autre ; et conséquemment, celui qui est délivré n’a que des actions de grâces à lui rendre ; celui qui est condamné n’a pas droit de lui faire des reproches.
18. « Mais alors », direz-vous, « si Dieu, quoi qu’il ne condamnât point tous les hommes, devait cependant montrer ce que tous méritaient, afin de faire mieux connaître le prix du bienfait de la grâce accordée par lui aux vases de miséricorde, pourquoi<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>me punira-t-il plutôt qu’un autre dont la cause est la même que la mienne, ou bien pourquoi me délivrera-t-il plutôt que cet autre ? » Ici je ne fais aucune réponse : si vous en voulez savoir la raison, c’est parce que je m’avoue impuissant à en trouver une. Et si vous me demandez encore la raison de cette impuissance, je vous dirai : À cet égard, de même que sa colère est juste et sa miséricorde immense, de même aussi ses jugements sont impénétrables.
19. Vous poursuivrez encore en disant : « Pourquoi n’a-t-il pas donné la persévérance finale à certains hommes qui l’adoraient sincèrement ? » Pourquoi, dites-moi, sinon parce qu’il ne ment point, celui qui a dit : « Ils sont sortis d’avec nous, mais ils n’étaient pas des nôtres ; car s’ils avaient été des nôtres ils seraient certainement demeurés avec nous <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Jean#2-19|''I Jean'', {{rom|ii}}, 19.]]</ref> ? » Est-ce à dire pour cela qu’il y a deux natures humaines différentes ? À Dieu ne plaise ! Si ces deux natures existaient, il n’y aurait aucune grâce, par la raison que la délivrance ne serait donnée gratuitement à personne, dès lors qu’elle serait payée comme une dette à l’une de ces deux natures. Il semble aux hommes que tous ceux qui paraissent être de véritables fidèles, auraient dû recevoir la persévérance finale. Mais Dieu a jugé qu’il serait mieux de mêler au nombre déterminé de ses saints quelques hommes qui ne doivent pas persévérer, afin de rendre toute sécurité impossible à ceux à qui il n’est pas utile de vivre exempts de crainte au milieu des épreuves de cette vie. Car cette parole de l’Apôtre réprime dans beaucoup de cœurs un funeste penchant à l’orgueil : « C’est pourquoi », dit-il, « que celui qui paraît être ferme, prenne garde de tomber <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#10-12|''I Cor.'' {{rom|x}}, 12.]]</ref> ». Celui au contraire qui tombe ne doit imputer sa chute qu’à sa propre volonté ; tandis que celui qui reste debout, est redevable de sa fermeté à la volonté de Dieu. « Car Dieu a le pouvoir de l’affermir <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#14-4|''Rom.'' {{rom|xiv}}, 4.]]</ref> ». Ce n’est donc pas à lui-même, mais à Dieu, qu’il est redevable de sa fermeté. Aussi il est avantageux de ne pas chercher à s’élever, mais de craindre <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#11-20|''Id.'' {{rom|xi}}, 20.]]</ref>. Nos propres pensées sont la cause immédiate de nos chutes ou de notre fermeté. Mais, suivant une parole de saint Paul que j’ai rappelée dans le livre précédent : « Nous ne sommes pas capables de former aucune pensée comme de nous-mêmes : c’est Dieu qui nous donne ce pouvoir <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Corinthiens#3-5|''II Cor.'' {{rom|iii}}, 5.]]</ref> ». Le bienheureux Ambroise ne craint pas de dire, en s’appuyant sur l’autorité de l’Apôtre : « Notre cœur et nos pensées ne sont pas en notre pouvoir ». Et quiconque a une piété humble et sincère, doit sentir que cela est parfaitement vrai.
20. L’évêque de Milan a choisi, pour s’exprimer ainsi, un livre écrit par lui sur la fuite du siècle, et où il enseigne que cette fuite doit se faire non pas de corps, mais de cœur : et il a prouvé que cela n’est possible que par le secours de Dieu. « Nous parlons fréquemment », dit-il, « de la nécessité de fuir ce siècle ; et plût à Dieu que notre sollicitude à cet égard fût aussi active et aussi prudente que nos paroles sont abondantes ! mais, ce qu’il y a de plus déplorable, le charme des convoitises terrestres s’insinue à chaque instant dans nos esprits, qui se trouvent ainsi envahis par une multitude de frivolités ; et de cette manière la pensée de ce que nous cherchons à éviter est sans cesse présente à notre âme. Il est difficile à l’homme de se mettre en garde contre ce piège, et il lui est impossible de s’en garantir complètement. Enfin le Prophète déclare que c’est là un vœu plutôt qu’une réalité : Inclinez mon cœur vers votre loi, et non point vers l’avarice <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#119-36|''Ps.'' {{rom|cxviii}}, 36.]]</ref>. Notre cœur, en effet, et nos pensées ne sont pas en notre pouvoir ; ils envahissent d’une manière imprévue notre esprit et notre âme, et après y avoir jeté ainsi le trouble, nous entraînent là où nous n’avions pas dessein d’aller : ils nous rappellent aux choses du siècle, nous suggèrent des sentiments mondains, allument en nous les flammes de la volupté, présentent à nos regards des attraits séducteurs, et au moment même où nous sommes disposés à élever nos esprits, nous nous trouvons le plus souvent ramenés vers les choses de la terre par les pensées vaines qui nous captivent <ref>De la Fuite du siècle, ch. I.</ref> ». Le pouvoir de devenir enfants de Dieu n’appartient donc pas aux hommes : c’est Dieu qui le leur donne <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#1-12|''Jean'', {{rom|i}}, 12.]]</ref>. Ils reçoivent en effet ce pouvoir de celui qui fait naître dans le cœur humain ces pensées pieuses qui d’abord forment en nous la foi, pour que cette foi agisse ensuite par la charité <ref>[[Bible_Crampon_1923/Galates#5-6|''Gal.'' {{rom|v}}, 6.]]</ref> ; mais pour acquérir ce bien précieux, et le conserver,<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>pour le faire croître avec persévérance jusqu’à la fin, nous sommes incapables de former aucune pensée comme de nous-mêmes : notre pouvoir à cet égard vient de Dieu, qui tient en sa puissance notre cœur et nos pensées.
{{t3|LES JUGEMENTS DE DIEU SONT IMPÉNÉTRABLES.|CHAPITRE IX.|fs=120%}}
21. Ainsi, de deux enfants également souillés par le péché originel, pourquoi l’un est-il choisi et l’autre délaissé ? De deux impies déjà avancés en âge, pourquoi l’un est-il appelé de telle sorte qu’il obéisse à la voix qui l’appelle, tandis que l’autre, ou bien n’est pas appelé, ou bien n’est pas appelé de cette manière ? La réponse est dans l’impénétrabilité des jugements de Dieu. De deux personnes pieuses, au contraire, pourquoi la persévérance est-elle donnée à celle-ci, tandis qu’elle n’est pas donnée à celle-là ? C’est que les jugements de Dieu sont encore plus impénétrables. Cependant les fidèles doivent tenir comme une chose tout à fait indubitable, que l’une de ces deux personnes est d’entre les prédestinés, et que l’autre n’en est pas. « Car, s’ils avaient été d’entre nous », dit un des prédestinés qui avait appris ce mystère sur la poitrine du Seigneur, « ils seraient certainement demeurés avec nous ». Qu’est-ce à dire, je vous prie : « Ils n’étaient point d’entre nous ; car, s’ils avaient été d’entre nous, ils seraient certainement demeurés avec nous ? » Est-ce que les uns et les autres n’avaient pas été créés par Dieu ? N’avaient-ils pas tous Adam pour père et la terre pour origine ? N’avaient-ils pas tous reçu de celui qui a dit : « C’est moi qui ai fait tout ce qui respire <ref>[[Bible_Crampon_1923/Isaïe#57-16|''Isa.'' {{rom|lvii}}, 16.]]</ref> », une âme d’une seule et même nature ? Enfin, est-ce que les uns et les autres n’avaient pas été appelés et n’avaient pas obéi à la voix qui les appelait ? Tous n’étaient-ils pas sortis de l’état du péché pour entrer dans celui de la justice, et n’avaient-ils pas été renouvelés dans les eaux du sacrement de la régénération ? Si l’apôtre saint Jean, qui sans doute savait bien ce qu’il disait, si cet Apôtre entendait ce langage, il pourrait répondre en ces termes : Ces faits sont incontestables, et sous tous ces rapports ces hommes étaient d’entre nous ; cependant, à un autre point de vue, ils n’étaient point d’entre nous ; car s’ils avaient été d’entre nous, ils seraient certainement demeurés avec nous. Qu’est-ce donc qui les séparait de nous ? Les livres divins sont ouverts, n’en détournons point nos regards : prêtons l’oreille aux paroles énergiques des saintes Écritures. Ils n’étaient point d’entre eux, parce qu’ils n’étaient pas appelés suivant le décret : ils n’avaient pas été élus en Jésus-Christ avant la formation du monde, ils n’avaient pas obtenu par lui un droit à l’héritage, ils n’avaient pas été prédestinés suivant le décret de celui qui fait toutes choses. Autrement ils auraient été d’entre eux, et sans aucun doute ils seraient demeurés avec eux.
22. Je ne dirai pas ici combien il est facile à Dieu de convertir à sa foi les volontés humaines qui en sont le plus éloignées, et celles même qui y sont opposées ; d’agir dans le cœur de ces hommes pour les empêcher de fléchir devant aucune contradiction et de s’éloigner de lui en se laissant vaincre par une tentation quelconque : car il peut bien, suivant l’expression de l’Apôtre, ne pas permettre qu’ils soient tentés au-delà de leurs forces <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#10-13|''I Cor.'' {{rom|x}}, 13.]]</ref>. Sans parler donc de tout cela, Dieu prévoyant que les hommes dont il s’agit devaient tomber, pouvait certainement les retirer de cette vie, avant que leur chute ne fût consommée. Faut-il revenir encore sur une question épuisée, et montrer de nouveau combien il est absurde de prétendre que les hommes, après leur mort, sont jugés même sur les péchés que Dieu a prévu qu’ils auraient commis, s’ils avaient vécu plus longtemps ? Cette opinion est tellement opposée au sentiment chrétien et à tous les sentiments humains, qu’on rougit même de la réfuter. Si les hommes, alors même qu’ils n’ont pas entendu l’Évangile, pouvaient être jugés d’après la résistance ou la soumission avec laquelle Dieu a prévu qu’ils l’auraient reçu, supposé qu’il leur eût été annoncé ; pourquoi ne pas dire aussi que la prédication même de l’Évangile, qui a coûté et coûte encore aujourd’hui aux saints tant de travaux et de souffrances, pourquoi ne pas dire que cette prédication est une chose inutile ? Tyr et Sidon ne devaient donc point être condamnées, pas même avec moins de sévérité que ces autres cités qui virent, sans croire en lui, les prodiges opérés par le Seigneur Jésus-Christ : car, si ces prodiges eussent été accomplis au milieu<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>d’elles, elles auraient fait pénitence dans la cendre et sous le cilice, suivant les expressions de la Vérité même, par lesquelles le Seigneur Jésus nous découvre un mystère de prédestination plus profond.
23. En effet, si on nous demande pourquoi des miracles si grands ont été opérés sous les yeux de ceux qui devaient les voir sans croire en Jésus-Christ, et pourquoi au contraire ils n’ont pas été opérés chez ceux qui auraient cru, s’ils les avaient vus, que répondrons-nous ? Dirons-nous ce que j’ai dit déjà dans le livre où j’ai répondu à six questions des païens, mais sans préjudice des autres raisons que les hommes éclairés peuvent découvrir ? Voici, comme vous le savez, la réponse que j’ai faite à cette question : Pourquoi la venue du Christ a-t-elle été précédée de tant de siècles ? « C’est que le Christ prévoyait que dans tous les siècles et dans tous les lieux où son Évangile n’a pas été prêché, cette prédication aurait été accueillie comme elle l’a été par la multitude de ceux qui, témoins de son existence corporelle, n’ont point voulu croire en lui, alors même qu’il ressuscitait les morts ». J’ai dit aussi un peu plus loin dans le même livre, et pour répondre à la même question : « Qu’y a-t-il d’étonnant en cela ? Le Christ voyait, durant les siècles précédents, cet univers généralement rempli d’infidèles à qui il ne voulait pas que son nom fût prêché, par cette raison excellente qu’il prévoyait que ces hommes ne croiraient ni à ses paroles, ni à ses miracles <ref>Lettre CII, quest. 2.</ref> ». Il nous est certainement impossible de dire cela de Tyr et de Sidon, et nous voyons par elles que les jugements de Dieu sont fondés sur ces raisons cachées de prédestination, sans préjudice desquelles j’ai dit alors que je répondais de cette manière. Il nous est facile en effet d’accuser l’infidélité des Juifs, puisqu’elle vient de leur libre volonté qui a refusé de croire aux prodiges si éclatants accomplis au milieu d’eux. Le Seigneur lui-même leur adressait à ce sujet des reproches accablants : « Malheur à toi, Corozaïn et Bethzaïde ! car si les miracles qui ont été faits au milieu de vous avaient été faits dans Tyr et dans Sidon, elles auraient fait autrefois pénitence sous le cilice et dans la cendre ». Mais pouvons-nous dire de même que Tyr et Sidon n’ont pas voulu croire à de semblables miracles opérés au milieu d’elles, ou qu’elles n’auraient pas voulu y croire si elles en avaient été témoins ? Le Seigneur lui-même leur rend témoignage au contraire qu’elles auraient fait pénitence avec une humilité profonde, si ces merveilles de la puissance divine s’étaient opérées sous leurs yeux. Et cependant au jour du jugement elles seront châtiées, quoique leur supplice doive être moins dur que celui des cités qui n’ont pas voulu croire aux miracles opérés au milieu d’elles. Car le Seigneur ajoute : « Cependant je vous le dis : Tyr et Sidon seront traitées avec plus d’indulgence que vous au jour du jugement <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#11-21|''Matt.'' {{rom|xi}}, 21, 22.]]</ref> ». Ainsi, les uns seront châtiés avec plus de sévérité, les autres avec plus d’indulgence : mais tous seront châtiés. Or, si les morts sont jugés même d’après ce qu’ils auraient fait, supposé que leur vie eût été prolongée, les habitants de Tyr et de Sidon qui auraient été fidèles dans le cas où l’Évangile leur eût été annoncé avec des miracles aussi éclatants, ne devraient donc pas être châtiés. Mais ils le seront certainement, et par là même il est faux aussi que les morts soient jugés suivant ce qu’ils auraient fait, si l’Évangile leur eût été annoncé pendant qu’ils vivaient. Et si cela est faux, on n’est donc plus autorisé à dire, par rapport aux enfants qui meurent sans avoir reçu le baptême, que ce malheur les frappe justement par la raison que Dieu a prévu, dans le cas où ils vivraient et où l’Évangile leur serait annoncé, leur obstination à ne pas croire. Il ne reste donc plus qu’à considérer ces enfants comme coupables du péché originel exclusivement et comme envoyés à la damnation pour ce seul motif ; quoique nous voyions ce même péché pardonné dans le sacrement de la régénération, et par une faveur tout à fait gratuite de Dieu, à d’autres enfants dont la condition est identique ; et que, en même temps, par un jugement caché, mais juste — car il n’y a en Dieu aucune injustice <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#9-14|''Rom.'' {{rom|ix}}, 14.]]</ref> — nous en voyions d’autres qui courent à leur perte en vivant dans le désordre après leur baptême ; lesquels néanmoins sont conservés sur cette terre jusqu’à ce que leur perte soit consommée, alors même qu’ils n’eussent point dû périr, si la mort corporelle, prévenant leur chute, fût venue à leur secours. Personne, en effet, n’est jugé après sa mort suivant le bien ou le mal qu’il aurait fait, si la mort ne l’avait point<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>frappé : autrement les habitants de Tyr et de Sidon ne subiraient pas un châtiment pour ce qu’ils ont fait ; mais, au contraire, ils seraient sauvés à raison de la pénitence héroïque qu’ils auraient faite et de la foi qu’ils auraient eue en Jésus-Christ, si les miracles évangéliques eussent été opérés au milieu d’eux.
{{t3|POURQUOI LE SEIGNEUR NE FIT-IL POINT SES GRANDS MIRACLES À TYR ET À SIDON.|CHAPITRE X.|fs=120%}}
24. Un homme qui s’est fait un nom dans la controverse catholique, a donné une autre explication de cet endroit de l’Évangile. Suivant lui, le Seigneur prévoyait que les Tyriens et les Sidoniens abandonneraient plus tard la foi, après avoir cru aux miracles opérés au milieu d’eux, et c’est plutôt par un acte de miséricorde qu’il n’a point accompli ces prodiges dans leurs villes ; car en abandonnant la foi après l’avoir d’abord embrassée, ils eussent mérité un châtiment plus rigoureux que si jamais ils ne l’avaient embrassée. Qu’ai-je besoin de dire ici ce qu’il peut y avoir de très-contestable dans cette doctrine d’un homme docte et quelque peu subtil, puisque cette doctrine elle-même vient appuyer ce que nous voulons établir ? Car si le Seigneur, en n’opérant pas au milieu d’eux ces miracles à l’aide desquels ils auraient pu parvenir à la foi ; si le Seigneur a fait en cela un acte de miséricorde, et s’il a voulu les préserver par là du châtiment plus rigoureux qu’ils auraient mérité en retournant à l’infidélité, ainsi qu’il prévoyait que cela aurait lieu ; il est donc suffisamment et surabondamment prouvé que personne, après la mort, n’est jugé sur les péchés que Dieu a prévu devoir être commis par lui ; dans le cas où, par un moyen quelconque, ce même Dieu ne fût pas venu à son secours pour l’empêcher de les commettre : car, supposé que cette opinion soit vraie, le Christ est venu au secours des habitants de Tyr et de Sidon, en préférant ne pas les voir embrasser la foi plutôt que de les voir ensuite se rendre coupables d’un crime beaucoup plus grand par l’abandon de cette foi, comme il prévoyait que cet abandon aurait lieu s’ils venaient à croire en lui. Cependant, si on demandait pourquoi Dieu ne les a pas d’abord appelés à la foi pour leur faire ensuite la grâce de sortir de ce monde avant d’avoir renoncé à la foi, je ne vois pas ce que l’on pourrait répondre. Car en disant qu’il a été accordé comme un bienfait à ceux qui devaient cesser de croire, de ne pas commencer à posséder une chose à laquelle ils n’auraient pu renoncer sans se rendre coupables d’un crime plus odieux, on dit par là même que l’homme n’est point jugé sur le mal que Dieu a prévu devoir être commis par lui, puisque Dieu, par un bienfait réel, l’empêche de le commettre. Il a donc été pourvu au salut de celui qui « a été enlevé de ce monde, de peur que la méchanceté ne vînt corrompre son esprit <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#4-11|''Sag.'' {{rom|iv}}, 11.]]</ref> ». Mais pourquoi les mêmes mesures n’ont-elles pas été prises en faveur des Tyriens et des Sidoniens ? pourquoi n’ont-ils pas été d’abord appelés à la foi, puis, enlevés de ce monde, de peur que la méchanceté ne vînt corrompre leur esprit ? Celui à qui il a plu de résoudre cette question de cette manière, pourrait peut-être donner ici une réponse. Pour moi, en me renfermant dans les limites de mon sujet, une chose me suffit, si je ne me trompe : c’est que, même suivant cette opinion, il est démontré que les hommes ne sont point jugés sur les actions qu’ils n’ont pas faites, alors même que Dieu a prévu qu’ils les auraient faites. Mais, je l’ai dit et je le répète, on rougit même de réfuter cette opinion suivant laquelle ceux que la mort frappe ou qu’elle a déjà frappés, seraient punis pour des péchés que Dieu a prévu qu’ils auraient commis, si une vie plus longue leur eût été accordée : car nous ne voulons point paraître avoir considéré cette opinion comme sérieuse, quoique nous ayons mieux aimé la discuter et la réfuter que de la passer sous silence.
{{t3|DU SORT FAIT PAR DIEU AUX PETITS ENFANTS.|CHAPITRE XI.|fs=120%}}
25. Ainsi donc, suivant l’expression de l’Apôtre, « cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#9-16|''Rom.'' {{rom|ix}}, 16.]]</ref> ». C’est Dieu qui vient au secours des petits enfants qu’il lui plaît, même indépendamment de leur volonté et de leurs efforts, pourvu seulement qu’il les ait choisis dans le Christ avant la formation du monde, pour leur donner plus tard la grâce gratuitement, c’est-à-dire, sans que précédemment ils aient mérité cette grâce, soit par<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>leur foi, soit par leurs œuvres ; c’est Dieu encore qui, suivant son bon plaisir, refuse son secours aux adultes qu’il a prévu devoir ajouter foi à ses miracles, si ces miracles eussent été accomplis au milieu d’eux ; et cela, parce que dans sa prédestination il a, d’une manière cachée, il est vrai, mais conforme à la justice, porté sur eux un jugement différent. Car il n’y a en Dieu aucune injustice ; mais ses jugements sont impénétrables et ses voies sont inaccessibles <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#11-33|''Rom.'' {{rom|xi}}, 33.]]</ref> ; et toutes les voies du Seigneur sont miséricorde et vérité <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#25-10|''Ps.'' {{rom|xxiv}}, 10.]]</ref>. C’est donc par sa miséricorde inaccessible qu’il a pitié de celui qu’il lui plaît, sans aucun mérite précédent de celui-ci ; et c’est par sa vérité inaccessible qu’il endurcit celui qu’il veut <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#9-18|''Rom.'' {{rom|ix}}, 18.]]</ref>, non plus, il est vrai, sans que celui-ci l’ait mérité, mais le plus souvent sans qu’il l’ait mérité autrement que celui à qui il est fait miséricorde. Ainsi, de deux jumeaux dont l’un est choisi et l’autre délaissé, la fin est différente, quoique les mérites soient les mêmes ; mais dans ce cas, le premier est délivré par la grande bonté de Dieu, sans que le second soit condamné par aucune injustice de la part de ce même Dieu. Car y a-t-il en lui aucune injustice ? Non, certes : mais ses voies sont inaccessibles. C’est pourquoi, croyons sans hésiter que la miséricorde de Dieu s’exerce à l’égard de ceux qui sont délivrés, et sa vérité à l’égard de ceux qui sont châtiés : ne nous efforçons pas d’approfondir ce qui ne peut être approfondi, ni de pénétrer ce qui est impénétrable. C’est en effet de la bouche des petits enfants, de ceux encore à la mamelle, que Dieu recueille ses louanges les plus parfaites <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#8-3|''Ps.'' {{rom|viii}}, 3.]]</ref>. Nous voyons d’un côté des enfants dont la délivrance ne saurait être attribuée à aucun mérite précédent de leur part, tandis que, d’un autre côté, nous en voyons dont la damnation a été précédée uniquement de la faute originelle commune à tous : n’hésitons aucunement à croire qu’il en est de même à l’égard des adultes, c’est-à-dire, ne pensons point que la grâce soit donnée à chacun suivant ses mérites, ni que personne soit puni uniquement parce qu’il a mérité d’être puni, dans le cas où il y a culpabilité égale entre ceux qui sont délivrés et ceux qui sont punis, comme dans le cas où la culpabilité des uns diffère de la culpabilité des autres. Ainsi, que celui qui croit être debout prenne garde de tomber <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#10-12|''I Cor.'' {{rom|x}}, 12.]]</ref> ; et que celui qui se glorifie ne se glorifie point en lui-même, mais dans le Seigneur <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#1-31|''Id.'' {{rom|i}}, 31.]]</ref>.
26. Mais pourquoi ne pas souffrir », suivant les expressions de votre lettre, « que la condition des petits enfants soit comparée à celle des adultes <ref>Voir la lettre d’Hilaire, n. 8.</ref> », quand on croit contre les Pélagiens à l’existence du péché originel, qui est entré dans le monde par un seul homme ; quand on ne doute pas que tous aient été condamnés par le fait d’un seul <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#5-12|''Rom.'' {{rom|v}}, 12, 16.]]</ref> ? Ces dernières maximes sont rejetées également par les Manichéens, lesquels non-seulement dénient toute autorité aux livres de l’Ancien Testament sans exception, mais encore reçoivent les livres du Nouveau de telle sorte que, par un privilège à eux particulier, ou plutôt par un procédé sacrilège, ils en reçoivent certaines parties et en rejettent certaines autres suivant leurs caprices : c’est contre eux que, dans mes livres sur le Libre arbitre, j’ai fait des raisonnements où les Pélagiens prétendent puiser contre nous des arguments sans réplique. Or, en évitant de donner une solution précise à certaines questions incidentes, mais pleines de difficultés, je n’avais d’autre but que de ne pas donner à mon œuvre une longueur démesurée, alors que l’autorité des divines Écritures n’était pour moi d’aucun secours contre des adversaires si pervers. Et de quelque côté que fût la vérité, par rapport aux questions sur lesquelles je ne me prononçais pas clairement, je pouvais cependant conclure d’une manière certaine que, dans toute hypothèse, Dieu devait être loué pour toutes ses œuvres, sans qu’il fût nullement nécessaire de croire, comme les Manichéens, au mélange des deux substances coéternelles du bien et du mal.
27. Au reste, dans le premier livre de mes rétractations, ouvrage que vous n’avez pas encore lu, lorsque j’en vins à corriger ces livres du libre arbitre, je m’exprimai en ces termes : « Dans ces livres où un grand nombre de sujets ont été discutés, la solution de plusieurs questions incidentes, soit qu’il me fût impossible de les résoudre, soit que pour le moment elles eussent exigé de trop longs développements, a été différée ; mais de telle sorte que, quelque parti que l’on adoptât par rapport aux réponses plus<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>ou moins spécieuses qui pouvaient être faites et dont il était difficile de reconnaître le degré de conformité réelle avec la vérité ; de telle sorte, dis-je, que la conclusion de nos raisonnements fût constamment celle-ci : de quelque côté que soit la vérité, on doit croire, ou même il est démontré que Dieu doit être loué. Cette discussion a été établie, en effet, contre ceux qui nient que l’origine du mal vienne du libre arbitre de la volonté, et qui prétendent que, dans ce cas, Dieu devrait être accusé pour avoir créé tous les êtres : leur but étant d’introduire par ce moyen, et conformément à leur erreur tout à fait impie (car ils sont Manichéens), une certaine nature mauvaise, immuable et éternelle comme Dieu <ref>''Rétract.'' liv. I, ch. IX, n. 2.</ref> ». Un peu plus loin j’ai ajouté pareillement : « Il a été dit ensuite de quel état malheureux, très-justement infligé aux pécheurs, la grâce nous délivre : que l’homme, par lui-même, c’est-à-dire par son libre arbitre, a bien pu tomber, mais non pas se relever : que l’ignorance et la difficulté qui pèsent sur tout homme dès le jour de sa naissance, sont des effets de cet état malheureux auquel nous avons été justement condamnés : que personne n’est délivré de l’une et de l’autre, si ce n’est par la grâce de Dieu : que suivant les Pélagiens qui nient le péché originel, cet état malheureux ne vient point de cette juste condamnation ; mais, que quand même cette ignorance et cette difficulté seraient la condition naturelle primitive de l’homme, Dieu ne devrait pas être accusé, il devrait au contraire être loué à ce sujet, comme nous l’avons démontré précisément dans ce livre troisième. Cette démonstration, ai-je dit encore, doit être regardée comme dirigée contre les Manichéens qui ne reçoivent pas les saints livres de l’Ancien Testament où le péché originel est affirmé, et qui prétendent que les citations de l’Ancien Testament qu’on lit dans les écrits des Apôtres, y ont été introduites par l’impudence sacrilège de faussaires abominables, mais qu’elles n’ont pas été écrites de la main des Apôtres. Dans les controverses avec les Pélagiens, au contraire, on doit s’attacher à maintenir ce que l’une et l’autre Écriture enseignent, puisqu’ils font profession de les admettre <ref>Id. n. 6.</ref> ». Je me suis exprimé ainsi dans le premier livre des rétractations, quand j’ai revu les livres sur le Libre arbitre. Ce n’est point là assurément tout ce que j’ai dit en cet endroit au sujet de ces livres ; mais j’ai cru qu’il serait trop long d’insérer une multitude d’autres réflexions dans cet ouvrage que je vous adresse, et, d’ailleurs, cela ne m’a point paru nécessaire : vous en jugerez ainsi vous-mêmes, je pense, quand vous les aurez lues entièrement. Voici donc l’argumentation que j’ai employée dans le troisième livre du Libre arbitre, au sujet des petits enfants : Alors même qu’il serait vrai, comme les Pélagiens le prétendent, que l’ignorance et la faiblesse dont nul homme n’est exempt au moment de sa naissance, sont la condition primitive de notre nature, et non point l’effet d’un châtiment ; les Manichéens n’en seraient pas moins convaincus d’erreur lorsqu’ils proclament l’existence de deux substances coéternelles, l’une bonne et l’autre mauvaise : mais parce que j’ai employé ce raisonnement, est-ce un motif pour révoquer en doute, ou même pour abandonner la foi que l’Église catholique défend précisément contre les Pélagiens, lorsqu’elle proclame l’existence du péché originel, dont la souillure contractée dans la génération doit être effacée dans le sacrement de la régénération ? Si donc nos adversaires admettent avec nous cette vérité, s’ils nous prêtent leur concours pour confondre l’erreur des Pélagiens à cet égard, pourquoi croient-ils devoir douter encore que Dieu arrache à la puissance des ténèbres et transporte dans le royaume du Fils de sa charité <ref>[[Bible_Crampon_1923/Colossiens#1-13|''Coloss.'' {{rom|i}}, 13.]]</ref>, même les petits enfants auxquels il donne sa grâce par le sacrement de baptême ? Pourquoi refusent-ils de célébrer la miséricorde et la justice du Seigneur <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#101-1|''Ps.'' {{rom|c}}, 1.]]</ref>, lorsqu’il donne cette grâce aux uns et qu’il la refuse aux autres ? Qui donc a connu la pensée du Seigneur <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#11-34|''Rom.'' {{rom|xi}}, 34.]]</ref> et le motif pour lequel la grâce est donnée à ceux-ci plutôt qu’à ceux-là ? Qui a le pouvoir de pénétrer ce qui est impénétrable et de s’élever jusqu’à ce qui est inaccessible ?
{{t3|LA GRÂCE DE DIEU PUREMENT GRATUITE.|CHAPITRE XII.|fs=120%}}
28. Ainsi donc, il demeure établi que la grâce de Dieu n’est point donnée suivant les<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>mérites de ceux qui la reçoivent, mais suivant le bon plaisir de la volonté divine, pour la louange et la gloire de la grâce même de Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Éphésiens#1-5|''Eph.'' {{rom|i}}, 5.]]</ref>, afin que celui qui se glorifie ne se glorifie point en lui-même, mais dans le Seigneur <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#1-31|''I Cor.'' {{rom|i}}, 31.]]</ref>. Car Dieu donne aux hommes à qui il lui plaît, parce qu’il est miséricordieux ; il pourrait ne pas leur donner, et ce serait justice de sa part ; et il ne donne pas à ceux à qui il ne veut pas, afin de manifester les richesses de sa gloire en faveur des vases de miséricorde <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#9-23|''Rom.'' {{rom|ix}}, 23.]]</ref>. En effet, en donnant à quelques-uns ce qu’ils ne méritent pas, il a voulu faire voir que sa grâce est gratuite et par là même qu’elle est une grâce véritable : en ne faisant pas ce don à tous, il a montré ce que tous méritent. Ainsi la bonté de Dieu se révèle dans le bienfait accordé aux uns, et sa justice dans le châtiment infligé aux autres : sa bonté se révèle même à l’égard de tous, en ce sens qu’on agit par bonté quand on rend ce qui est dû ; et sa justice se révèle pareillement à l’égard de tous, en ce sens qu’on agit conformément à la justice quand, sans léser qui que ce soit, on donne une chose qui n’était point due.
29. De plus, nous soutenons que la grâce est indépendante de tout mérite, en d’autres termes, qu’elle est une grâce véritable, quand même, suivant le sentiment des Pélagiens, les enfants baptisés ne seraient pas arrachés à la puissance des ténèbres par la raison que, suivant ces mêmes Pélagiens, ils ne sont coupables d’aucun péché ; mais qu’ils seraient seulement transférés dans le royaume du Seigneur : car, même dans ce cas, le royaume de Dieu est donné aux uns sans aucun mérite de leur part, et il est refusé aux autres sans qu’ils aient davantage mérité d’en être privés. C’est la réponse que nous faisons ordinairement aux Pélagiens, quand ils nous objectent que nous faisons dépendre la grâce de Dieu d’un aveugle destin, en disant qu’elle n’est point donnée suivant nos mérites. Car ce sont plutôt eux-mêmes qui, par rapport aux enfants, font dépendre la grâce du destin, puisqu’ils prétendent que, si l’on n’admet pas le mérite, il faut admettre le destin. Il est impossible, en effet, de l’aveu même des Pélagiens, de trouver dans les enfants aucun mérite qui autorise à envoyer ceux-ci dans le royaume du Seigneur et à en repousser ceux-là. Je viens de prouver que la grâce de Dieu n’est point donnée suivant nos mérites ; pour faire cette démonstration j’ai cru devoir admettre, comme principe ou comme point de départ, l’un et l’autre sentiment, notre sentiment à nous qui prétendons que les enfants sont coupables du péché originel, et le sentiment des Pélagiens qui nient l’existence du péché originel ; et cependant je ne doute pas pour cela que les enfants aient réellement besoin du pardon de celui qui sauve son peuple des péchés dont il est coupable <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#1-21|''Matt.'' {{rom|i}}, 21.]]</ref> : eh bien ! de même aussi dans le livre troisième du Libre arbitre, j’ai combattu les Manichéens en me plaçant dans l’une et l’autre hypothèse, soit que l’ignorance et la faiblesse, dont nul homme n’est exempt en venant au monde, fussent un châtiment, soit qu’elles fussent la condition primitive de la nature ; et cependant je regarde l’un de ces deux sentiments comme certain, et je l’ai fait voir assez clairement en cet endroit : car j’ai dit que ce n’est point là la nature de l’homme tel qu’il a été créé, mais un châtiment auquel il a été condamné <ref>Chap. XX, XXIII.</ref>.
30. C’est donc en vain que l’on m’objecte ce livre écrit par moi il y a longtemps, pour m’empêcher de traiter comme je dois le faire la question des enfants, et de prouver par ce moyen même, avec l’évidence d’une vérité tout à fait palpable, que la grâce de Dieu n’est point donnée suivant les mérites des hommes. J’ai commencé les livres du Libre arbitre, étant laïque, et je les ai terminés étant prêtre. Or, quand même j’aurais encore douté, à cette époque, de la damnation des enfants qui n’ont pas été régénérés, et de la délivrance de ceux qui ont été régénérés, personne, ce me semble, ne serait assez injuste et assez pervers pour m’interdire de faire aucun progrès, et pour déclarer que je dois toujours rester dans ce doute. Mais on peut, et avec plus de raison, ne pas voir dans ces livres un motif de croire que j’aie douté réellement de cette vérité, et voici pourquoi : c’est que les adversaires contre lesquels je dirigeais mes efforts, me parurent devoir être réfutés de telle sorte que, supposé l’existence d’un châtiment infligé aux enfants à cause du péché originel, ce qui est conforme à la vérité, ou supposé l’absence de cette peine, comme plusieurs le croient faussement, il fût cependant impossible,<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>dans l’un et l’autre cas, de croire à ce mélange de deux substances, l’une bonne et l’autre mauvaise, introduites par l’erreur manichéenne. À Dieu ne plaise donc que j’abandonne cette question des enfants, et que je dise qu’il n’est pas certain pour nous si les enfants qui meurent après avoir été régénérés en Jésus-Christ obtiennent le salut éternel, et si ceux qui n’ont pas été régénérés vont à une seconde mort. Car il est impossible de donner une autre interprétation raisonnable à ces paroles de saint Paul : « Le péché est entré dans le monde par un seul homme, et par le péché la mort ; et la mort a passé ainsi dans tous les hommes <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#5-12|''Rom.'' {{rom|v}}, 12.]]</ref> » ; et personne, soit parmi les enfants, soit parmi les adultes, n’est délivré de la mort éternelle, qui est le très juste châtiment du péché, si ce n’est par celui qui est mort pour la rémission de nos péchés, originel et personnels, sans avoir lui-même aucun péché ni originel ni personnel. Mais pourquoi délivre-t-il ceux-ci plutôt que ceux-là ? Nous dirons et nous répéterons, sans nous fatiguer jamais : « Ô homme, qui êtes-vous pour oser contester avec Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#9-20|''Id.'' {{rom|ix}}, 20.]]</ref> ? Ses jugements sont impénétrables et ses voies sont inaccessibles <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#11-33|''Id.'' {{rom|xi}}, 33.]]</ref> ». Et nous ajouterons encore ceci : « Ne cherchez point ce qui est au-dessus de vous, et ne scrutez point ce qui est au-dessus de vos forces <ref>[[Bible_Crampon_1923/Ecclésiastique#3-22|''Eccli.'' {{rom|iii}}, 22.]]</ref> ».
31. Vous voyez donc, mes très-chers, combien il serait absurde, combien il serait contraire à la pureté de la foi et à la sainteté de la vérité, de dire que les enfants sont jugés après leur mort sur les actions que Dieu a prévu qu’ils auraient faites s’ils avaient vécu. Certes, le sens humain, de quelques faibles lueurs de raison qu’il soit éclairé, et surtout le sens chrétien, repoussent énergiquement dans tout homme cette opinion ; mais ceux-là ont été amenés invinciblement à l’adopter, qui, tout en voulant s’écarter de l’erreur des Pélagiens, ont pensé néanmoins jusqu’à présent qu’ils devaient croire et même soutenir dans leurs controverses, que la grâce de Dieu par Jésus-Christ Notre-Seigneur, laquelle est pour chacun de nous un secours puissant après la chute du premier homme en qui nous sommes tous tombés, que cette grâce, dis-je, nous est donnée suivant nos mérites. Pélage, en présence des évêques d’Orient réunis pour le juger, condamna précisément cette opinion, dans la crainte de se voir condamné lui-même. Or, s’il n’est plus permis de raisonner ainsi au sujet des œuvres bonnes ou mauvaises que les morts auraient faites, dans le cas où une vie plus longue leur eût été accordée, œuvres qui par là même n’ont aucune existence réelle, et que Dieu lui-même prévoyait ne devoir pas exister ; si donc on ne tient plus ce langage, dont vous voyez toute la fausseté, que nous restera-t-il, sinon de confesser, toute obscurité introduite par la discussion étant dissipée à nos yeux, que la grâce de Dieu n’est point donnée suivant nos mérites, comme l’Église catholique le soutient contre l’hérésie pélagienne ? Que nous restera-t-il, sinon à reconnaître que cette vérité est d’une évidence plus grande encore par rapport aux enfants ? Car Dieu ne se trouve point, de par le destin, dans la nécessité de venir au secours de certains enfants, et dans l’impuissance de venir au secours des autres, alors que la condition de tous est la même : ou bien nous devrons penser que, en ce qui regarde les enfants, les choses humaines ne sont point dirigées par la divine Providence, mais bien par le hasard, car il s’agit ici de la damnation ou de la délivrance d’âmes raisonnables ; et cependant un passereau ne tombe pas sur la terre sans la volonté de notre Père qui est aux cieux <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#10-29|''Matt.'' {{rom|x}}, 29.]]</ref> : ou bien la mort des enfants qui n’ont pas reçu le baptême devra être attribuée à la négligence de leurs parents, de telle sorte que les jugements d’en haut n’y aient aucune part ; comme si ces enfants qui meurent de cette mort malheureuse, s’étaient, de leur volonté propre, choisi à eux-mêmes les parents négligents dont ils devraient naître ; mais, s’il en est ainsi, que dirai-je quand parfois un enfant aura expiré avant qu’il ait été possible de lui procurer le bienfait du sacrement de baptême ? Souvent, en effet, le baptême n’est point donné à un enfant, malgré l’empressement des parents et lorsque les ministres sont déjà prêts pour l’administration de ce sacrement, et cela parce que Dieu ne voulant point que cet enfant fût baptisé, lui a refusé un instant de vie nécessaire pour cela. Que dirai-je encore, quand d’autres fois le bienfait du baptême a pu être accordé à des enfants nés de parents infidèles, pour les empêcher d’aller à la perdition, tandis que le même bienfait n’a pu<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>être procuré à des enfants nés de parents fidèles ? Ces faits prouvent certainement qu’il n’y a en Dieu aucune acception de personnes <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#2-11|''Rom.'' {{rom|ii}}, 11.]]</ref> : autrement il délivrerait plutôt les enfants de ses serviteurs que ceux de ses ennemis.
{{t3|LA GRÂCE DONNÉE ABSOLUMENT SELON LA VOLONTÉ DE DIEU.|CHAPITRE XIII.|fs=120%}}
32. Mais, puisque nous traitons maintenant du don de la persévérance, pourquoi, quand un enfant qui n’est pas baptisé doit mourir, pourquoi Dieu ne vient-il pas le secourir et l’empêcher de mourir sans baptême ? Et quand celui qui est baptisé doit tomber, pourquoi ne vient-il pas aussi le secourir en le faisant mourir auparavant ? Accueillerons-nous encore cette allégation absurde, qu’il n’y a pour l’homme aucun avantage à mourir avant d’être tombé, par la raison que chacun sera jugé suivant les actions que Dieu a prévu qu’il commettrait, si sa vie était prolongée ? Mais qui pourrait entendre de sang-froid un langage si abominable et si radicalement opposé aux principes de la foi ? Qui pourrait le supporter ? Et cependant, ceux qui ne veulent pas reconnaître que la grâce de Dieu n’est point donnée suivant nos mérites, sont forcés de parler ainsi. Ceux au contraire qui refusent de dire que chacun est jugé, après sa mort, suivant les actions que Dieu a prévu qu’il aurait faites, s’il eût continué à vivre, parce qu’ils voient la fausseté manifeste et l’absurdité révoltante d’une telle doctrine ; ceux-là, dis-je, n’ont plus aucune raison pour adopter un langage que l’Église a condamné dans les Pélagiens et qu’elle a fait condamner par Pélage lui-même ; ils ne peuvent plus soutenir que la grâce de Dieu est donnée suivant nos mérites. Car ils voient des enfants qui n’ont pas été régénérés, enlevés de ce monde pour aller à la mort éternelle, tandis que d’autres qui ont été régénérés sont frappés d’une mort semblable pour aller à la vie éternelle ; et parmi ceux mêmes qui ont été régénérés, ils voient les uns quittant cette terre après avoir persévéré jusqu’à la fin, et les autres retenus ici-bas jusqu’à ce qu’ils tombent, quoique évidemment leur chute n’eût pas dû avoir lieu, si la mort les avait frappés avant que leur faute ne fût commise ; et par contre ils en voient d’autres qui, après leur chute, continuent à vivre jusqu’à ce qu’ils reviennent à résipiscence, quoique assurément aussi ils eussent dû périr si la mort les avait frappés avant leur retour.
33. Il est prouvé assez clairement par ce qui précède, que la grâce de Dieu, soit pour commencer, soit pour persévérer jusqu’à la fin, n’est point donnée suivant nos mérites ; mais qu’elle est donnée suivant la volonté même de Dieu, volonté très-mystérieuse, mais aussi très-juste, très-sage et infiniment libérale : car ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-30|''Rom.'' {{rom|viii}}, 30.]]</ref> de cette vocation dont il a été dit : « Les dons et la vocation de Dieu sont sans repentance <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#11-29|''Id.'' {{rom|xi}}, 29.]]</ref> ». Nul homme ne peut affirmer avec certitude qu’un autre homme a reçu cette vocation, si ce n’est lorsque celui-ci aura quitté cette terre ; mais dans la vie présente de l’homme, laquelle est une tentation sur la terre <ref>[[Bible_Crampon_1923/Job#7-1|''Job'', {{rom|vii}}, 1.]]</ref>, que celui qui paraît être debout, prenne garde de tomber <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#10-12|''I Cor.'' {{rom|x}}, 12.]]</ref>. Car nous l’avons déjà dit plus haut <ref>Chap. VIII, n. 19.</ref>, ceux qui ne doivent pas persévérer sont par la volonté de Dieu, toujours infiniment sage, mêlés à ceux qui doivent persévérer, afin que nous apprenions à ne point aspirer par orgueil aux choses élevées, mais à nous incliner vers ce qui est humble <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#12-16|''Rom.'' {{rom|xii}}, 16.]]</ref>, et à opérer notre propre salut avec crainte et tremblement : car c’est Dieu qui opère en nous et le vouloir et le faire, selon sa bonne volonté <ref>[[Bible_Crampon_1923/Philippiens#2-12|''Philipp.'' {{rom|ii}}, 12, 13.]]</ref>. Ainsi nous voulons réellement, mais c’est Dieu qui nous fait vouloir ; nous agissons réellement, mais c’est Dieu qui nous fait agir selon sa bonne volonté. Voilà ce qu’il nous est utile et de croire et de dire : le langage de la piété et en même temps de la vérité, c’est une confession pleine d’humilité et de soumission, et par laquelle nous attribuons tout à Dieu. Nous croyons par la pensée, c’est la pensée qui nous rend la parole possible, c’est la pensée qui nous fait agir toutes les fois que nous agissons ; mais dans tout ce qui regarde la voie de la piété et le vrai culte de Dieu, nous ne sommes pas capables de former aucune pensée comme de nous-mêmes, notre capacité à cet égard nous vient de Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Corinthiens#3-5|''II Cor.'' {{rom|iii}}, 5.]]</ref>. « Car notre cœur et nos pensées ne sont pas en notre pouvoir » : c’est pourquoi le même Ambroise, qui a écrit ces paroles <ref>De la Fuite du siècle, ch. I.</ref>,<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>a écrit aussi celles-ci : « Mais où est l’homme assez heureux pour voir son cœur s’élever sans cesse ? Cela est-il possible au contraire sans le secours de Dieu ? Non, assurément. Enfin », ajoute-t-il, « la même Écriture dit ailleurs : Bienheureux l’homme qui reçoit de vous son secours, Seigneur ; son cœur s’élève sans cesse <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#84-6|''Ps.'' {{rom|lxxxiii}}, 6.]]</ref> ». Certes, ce langage n’était pas seulement un souvenir de la lecture des saintes lettres, mais, comme on doit le croire sans hésiter d’un tel homme, c’était le récit de ce que Ambroise éprouvait dans son cœur. Ainsi donc, quand, pendant la célébration des mystères, on dit aux fidèles d’élever leur cœur vers le Seigneur, il s’agit d’un bienfait de Dieu : bienfait dont le prêtre, après avoir prononcé ces paroles, les avertit de rendre grâces au Seigneur notre Dieu ; et ils répondent que cela est convenable et juste <ref>Préface, au canon de la Messe.</ref>. En effet, puisque notre cœur n’est point en notre pouvoir, mais qu’il a besoin d’être aidé du secours de Dieu pour s’élever et pour goûter les choses d’en-haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu, et non point les choses qui sont sur la terre <ref>[[Bible_Crampon_1923/Colossiens#3-1|''Coloss.'' {{rom|iii}}, 1, 2.]]</ref> : à qui devons-nous rendre grâces pour une élévation si grande, sinon à celui qui en est l’auteur, au Seigneur notre Dieu, qui nous a délivrés par un tel bienfait de l’abîme de ce monde, après nous avoir choisis et prédestinés avant la formation du monde ?
{{t3|LE DOGME DE LA PRÉDESTINATION NE SAURAIT INTERDIRE LA PRÉDICATION.|CHAPITRE XIV.|fs=120%}}
34. Mais, disent nos adversaires, « la définition de la prédestination suppose que la prédication est inutile <ref>Voir tom. III, les lettres de saint Hilaire et de saint Prosper.</ref> ». Comme si la prédestination avait empêché l’Apôtre de prêcher. Ce docteur des nations n’a-t-il pas, de bonne foi et en toute sincérité, enseigné souvent la doctrine de la prédestination, et en même temps prêché la parole de Dieu avec une persévérance qui ne s’est jamais démentie ? Quoiqu’il eût dit : « C’est Dieu qui opère en nous le vouloir et le faire, selon sa bonne volonté <ref>[[Bible_Crampon_1923/Philippiens#2-13|''Philipp.'' {{rom|ii}}, 13.]]</ref> », ne nous a-t-il pas cependant exhortés à vouloir et à faire ce qui est agréable à Dieu ? ou bien parce qu’il avait dit : « Celui qui a commencé en vous la bonne œuvre, l’achèvera jusqu’au jour de Jésus-Christ <ref>[[Bible_Crampon_1923/Philippiens#1-6|''Philipp.'' {{rom|i}}, 6.]]</ref> », a-t-il craint pour cela d’exhorter les hommes à commencer et à persévérer jusqu’à la fin ? Le Seigneur lui-même a commandé aux hommes de croire : « Croyez en Dieu », a-t-il dit, « et croyez en moi <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#14-1|''Jean'', {{rom|xiv}}, 1.]]</ref> » : et cependant, cette autre maxime et cette autre affirmation, également tombées de ses lèvres, ne sont pas pour cela fausses et dénuées de fondement : « Personne », dit-il, « ne vient à moi », c’est-à-dire personne ne croit en moi, « si cela ne lui a été donné par mon Père <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#6-66|''Id.'' {{rom|vi}}, 66.]]</ref> ». Et réciproquement, parce que cette affirmation est vraie, il ne s’ensuit pas que le commandement précédent soit illusoire. Pourquoi donc croirions-nous que les enseignements, les préceptes, les exhortations, les réprimandes qui se succèdent sans interruption dans les divines Écritures, sont rendus inutiles par cette doctrine de la prédestination, telle qu’elle est enseignée dans les mêmes Écritures divines ?
35. Quelqu’un osera-t-il dire que Dieu n’a point connu d’avance ceux à qui il devait donner de croire, ou ceux qu’il devait donner à son Fils, pour que celui-ci ne perdît pas un seul d’entre eux <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#18-9|''Jean'', {{rom|xviii}}, 9.]]</ref> ? Mais s’il a eu certainement cette prescience, il a eu nécessairement aussi la prescience de ses propres bienfaits par lesquels il daigne nous délivrer. Or, telle est précisément la prédestination des saints : elle n’est rien autre chose que la prescience et la préparation des bienfaits de Dieu, par lesquels sont infailliblement délivrés tous ceux qui reçoivent leur délivrance. Les autres sont, par un juste jugement de Dieu, abandonnés, mais uniquement dans la masse de perdition. C’est de cette manière que les habitants de Tyr et de Sidon ont été abandonnés, quoi qu’ils eussent pu parvenir à la foi, s’ils eussent vu ces prodiges admirables du Christ. Mais parce qu’il ne leur avait pas été donné de croire, les moyens pour parvenir à la foi leur ont été pareillement refusés. On voit par là que certains hommes ont reçu de Dieu, et comme don naturel, une intelligence qui fait le caractère particulier de leur esprit et qui les porte à croire dès qu’ils entendent des paroles ou qu’ils voient des signes capables de satisfaire leur raison ; et cependant si, par un jugement de Dieu plus profond, ils n’ont pas<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>été prédestinés à la grâce et séparés de la masse de perdition, ils sont privés précisément de ces paroles ou de ces actions divines, au moyen desquelles ils auraient pu croire, dans le cas où ils auraient vu les unes ou entendu les autres. Dans cette même masse de perdition ont été abandonnés aussi les Juifs qui n’ont pu croire aux actions si prodigieuses et aux miracles si éclatants accomplis sous leurs yeux. Car l’Évangile ne tait point la raison pour laquelle les Juifs ne pouvaient parvenir à la foi : « Quoiqu’il eût fait », dit-il, « de si grands miracles devant eux, ils ne crurent pas en lui, afin que cette parole du prophète Isaïe fût accomplie : Seigneur, qui a cru à ce qu’il a entendu de notre bouche ? et à qui le bras du Seigneur a-t-il été révélé ? Et une autre raison pour laquelle ils ne pouvaient pas croire, c’est qu’Isaïe a dit encore : Il a aveuglé leurs yeux et il a endurci leurs cœurs, afin que leurs yeux ne voient point, que leurs cœurs ne comprennent point, qu’eux-mêmes ne se convertissent point, et que je ne les guérisse pas <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#12-37|''Jean'', {{rom|xii}}, 37-40.]]</ref> ». Les yeux des Tyriens et des Sidoniens n’étaient donc pas aveuglés, leurs cœurs n’étaient pas endurcis de cette manière : car ils auraient cru, s’ils avaient vu des miracles pareils à ceux dont les Juifs ont été témoins. Mais il n’a servi de rien aux uns d’avoir pu croire, parce qu’ils n’avaient pas été prédestinés par celui dont les jugements sont impénétrables et dont les voies sont incompréhensibles ; et l’impuissance où étaient les autres de parvenir à la foi n’aurait pas été un obstacle pour eux, s’ils avaient été prédestinés de telle sorte que Dieu dût les éclairer dans leur aveuglement et consentir à leur ôter leurs cœurs endurcis comme la pierre. On pourrait peut-être donner une autre interprétation à ce que le Seigneur a dit des Tyriens et des Sidoniens ; mais quiconque a su, en entendant la parole de Dieu, ouvrir les oreilles de son cœur aussi bien que celles de son corps, reconnaîtra nécessairement que personne ne vient à Jésus-Christ, sinon celui à qui ce don est accordé, et que ceux-là seulement reçoivent cette faveur, qui ont été choisis en Jésus-Christ avant la formation du monde. Et toutefois cette prédestination, qui est du reste assez clairement définie par les paroles mêmes de l’Évangile, n’a pas empêché le Seigneur de prononcer, par rapport au commencement, ces autres paroles que j’ai rapportées un peu plus haut : « Croyez en Dieu, et croyez en moi » ; et par rapport à la persévérance, celles-ci : « Il faut toujours prier, et ne point se lasser <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#18-1|''Luc'', {{rom|xviii}}, 1.]]</ref> ». Ces paroles sont entendues et mises en pratique par ceux à qui ce don a été accordé : mais elles ne sont point pratiquées par ceux à qui ce don a été refusé, soit qu’ils les aient entendues, soit qu’ils ne les aient pas entendues. « Il vous a été donné », dit-il, « de connaître le mystère du royaume des cieux ; mais, pour eux, cela ne leur a pas été donné <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#13-11|''Matt.'' {{rom|xiii}}, 11.]]</ref> ». L’un est l’effet de la miséricorde, l’autre est l’effet de la justice de celui à qui notre âme s’adresse en ces termes : « Je chanterai votre miséricorde et vos jugements, Seigneur <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#101-1|''Ps.'' {{rom|c}}, 1.]]</ref> ».
36. La prédication de la prédestination ne doit donc pas être un obstacle à la prédication de la persévérance et des progrès dans la foi, afin que ceux à qui il a été donné d’entendre, entendent ce qu’ils ont besoin d’entendre : car comment entendront-ils, si personne ne leur prêche <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#10-14|''Rom.'' {{rom|x}}, 14.]]</ref> ? Et réciproquement, l’exhortation aux progrès et à la constance jusqu’au dernier moment dans la foi, ne doit pas être un obstacle à la prédication de la prédestination, afin que celui qui vit fidèlement et avec obéissance, ne s’enorgueillisse point de cette obéissance même comme d’un bien qui lui appartiendrait, et qu’il n’aurait point reçu ; mais que celui qui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#1-31|''I Cor.'' {{rom|i}}, 31.]]</ref>. Car nous ne devons nous glorifier de rien, « puisque rien ne nous appartient ». Cyprien avait reconnu cette vérité parfaitement rigoureuse, et en l’affirmant avec assurance <ref>Liv. III à Quirin. ch. IV.</ref>, il affirmait par là même la réalité incontestable de la prédestination. En effet, si nous ne devons nous glorifier en rien, parce que rien ne nous appartient », il s’ensuit nécessairement que nous ne devons pas même nous glorifier de la persévérance la plus absolue dans l’obéissance ; et que cette obéissance ne doit pas non plus être appelée nôtre, comme si elle ne nous avait pas été donnée d’en haut. Conséquemment, cette obéissance même est un don de Dieu, mais un don que, comme tout homme chrétien le confesse, Dieu dans sa prescience a prévu devoir être donné par<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>lui à ceux qui seraient appelés de cette vocation dont il a été dit : « Les dons et la vocation de Dieu sont sans repentance <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#11-29|''Rom.'' {{rom|xi}}, 29.]]</ref> ». Telle est donc la prédestination que nous prêchons avec autant de sincérité que d’humilité. Et cependant ce même Cyprien, qui enseignait et qui agissait conformément à ses enseignements, qui non-seulement croyait en Jésus-Christ, mais qui persévéra dans une sainte obéissance jusqu’à souffrir la mort pour Jésus-Christ, ce même Cyprien, quoiqu’il eût dit : « Nous ne devons nous glorifier en rien, parce que rien ne nous appartient », ne cessa pas pour cela de prêcher l’Évangile, d’exhorter les hommes à croire, à rendre leurs mœurs conformes à la piété, et à persévérer jusqu’à la fin. Il avait par ces paroles déclaré sans aucune ambiguïté que la grâce de Dieu est une grâce véritable, c’est-à-dire, qu’elle ne nous est point donnée suivant nos mérites ; et puisque Dieu a prévu qu’il la donnerait, ces mêmes paroles sont donc évidemment une prédication de la prédestination : or, si cette prédication de la prédestination n’a pas empêché Cyprien de prêcher aussi l’obéissance, elle ne doit pas non plus nous empêcher nous-même de le faire.
37. Ainsi, quoique nous disions que l’obéissance est un don de Dieu, nous ne laissons pas pour cela d’exhorter les hommes à la pratiquer. Mais ceux-là seulement entendent les exhortations de la vérité avec une obéissance réelle, qui ont reçu de Dieu ce don, c’est-à-dire le don de les entendre avec obéissance : ceux à qui la même faveur n’a pas été accordée, ne les entendent pas de cette manière. Chacun en effet ne va pas à Jésus-Christ. « Personne », dit-il lui-même, « ne vient à moi, sinon celui à qui cela a été donné par mon Père <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#6-66|''Jean'', {{rom|vi}}, 66.]]</ref> » ; et encore : « Il vous a été donné, à vous, de connaître le mystère du royaume des cieux ; mais pour eux, cette faveur ne leur a pas été accordée <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#13-11|''Matt.'' {{rom|xiii}}, 11.]]</ref> ». Ailleurs, parlant de la continence : « Tous », dit-il, « ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui cela a été donné <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#19-11|''Id.'' {{rom|xix}}, 11.]]</ref> ». Enfin l’Apôtre disait en exhortant les époux à l’honnêteté conjugale : « Je voudrais que tous les hommes fussent comme moi-même ; mais chacun a reçu de Dieu un don particulier, l’un d’une manière, et l’autre d’une autre manière <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#7-7|''I Cor.'' {{rom|vii}}, 7.]]</ref> ». Il montrait assez par ces paroles que la continence n’est pas seule un don de Dieu, mais aussi la chasteté conjugale. Cependant, quoique tout cela soit incontestablement vrai, nous ne laissons pas d’exhorter à la pratique de ces vertus, autant du moins qu’il a été donné à chacun de nous de pouvoir exhorter ; car c’est encore ici un don de Celui dans la main de qui nous sommes, nous et nos discours <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#7-16|''Sag.'' {{rom|vii}}, 16.]]</ref>. De là ces paroles de saint Paul : « J’ai, comme un sage architecte, posé le fondement selon la grâce qui m’a été donnée ». Et ailleurs : « À chacun suivant le don que le Seigneur lui a départi : moi, j’ai planté, Apollo a arrosé ; mais Dieu a donné la croissance. Ainsi, ni celui qui plante, ni celui qui arrose, ne sont quelque chose ; mais celui-là seulement qui donne la croissance, Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#3-10|''I Cor.'' {{rom|iii}}, 10, 5, 6, 7.]]</ref> ». Conséquemment, de même que pour exhorter et pour prêcher comme il faut, il est nécessaire d’avoir reçu ce don ; de même aussi, pour entendre avec obéissance celui qui exhorte et qui prêche comme il faut, il est absolument indispensable d’avoir reçu cet autre don. C’est pour cette raison que le Seigneur, parlant à des hommes qui ouvraient les oreilles de leur corps, disait néanmoins : « Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#8-8|''Luc'', {{rom|viii}}, 8.]]</ref> », sachant sans doute que tous n’avaient pas cette sorte d’oreilles. Le même Seigneur nous apprend de qui les ont reçues ceux qui les possèdent, quand il dit : « Je leur donnerai un cœur pour me connaître, et des oreilles qui entendront <ref>[[Bible_Crampon_1923/Baruch#2-31|''Baruch'', {{rom|ii}}, 31.]]</ref> ». Les oreilles pour entendre sont donc précisément le don d’obéir, et elles devaient être données, afin que ceux qui les auraient reçues vinssent à celui à qui nous ne pouvons aller, si cela ne nous a été donné par son Père même. Nous exhortons et nous prêchons : Ceux qui ont des oreilles pour entendre, nous entendent avec obéissance ; mais pour ceux qui n’ont pas ces oreilles, cette parole de l’Écriture s’accomplit en eux : « Afin qu’en entendant ils n’entendent point <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#13-13|''Matt.'' {{rom|xiii}}, 13.]]</ref> », c’est-à-dire, afin qu’en entendant, par le sens corporel de l’ouïe, ils n’entendent point par l’assentiment du cœur. Quant à la question de savoir pourquoi ceux-ci ont des oreilles pour entendre, tandis que ceux-là n’en ont<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>pas ; en d’autres termes, pourquoi le Père a donné à ceux-ci de venir au Fils, tandis que ce don n’a pas été accordé à ceux-là, qui a connu la pensée du Seigneur, ou qui a été son conseiller <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#11-34|''Rom.'' {{rom|xi}}, 34.]]</ref> ? Ou bien, qui êtes-vous, ô homme, pour oser contester avec Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#9-20|''Id.'' {{rom|ix}}, 20.]]</ref> ? Ce qui est manifeste doit-il donc être nié, parce que ce qui est caché ne peut être compris ? Quand nous voyons clairement qu’une chose existe, dirons-nous qu’elle n’existe pas, parce que nous ne pouvons découvrir comment elle existe de cette manière ?
{{t3|ON PEUT ABUSER DU DOGME DE LA PRESCIENCE DIVINE, COMME DU DOGME DE LA PRÉDESTINATION.|CHAPITRE XV.|fs=120%}}
38. Mais, disent nos adversaires dans votre lettre, « personne ne pourrait être excité par l’aiguillon de la réprimande, si, en présence d’une multitude assemblée dans une Église, on tenait ce langage : Voici par rapport à votre prédestination, les desseins bien arrêtés de la volonté de Dieu : il a voulu que, parmi vous, les uns sortant de l’infidélité vinssent à la foi, après avoir reçu la volonté d’obéir, ou bien il a voulu qu’ils demeurassent dans la foi, après avoir reçu le don de la persévérance ; pour vous, au contraire, qui continuez à vivre dans les délices du péché, si jusqu’à présent vous n’êtes point sortis de là, c’est que la grâce miséricordieuse n’est pas encore venue vous secourir et vous tirer de cet état. Cependant, vous qui peut-être n’êtes pas encore appelés, si Dieu par sa grâce vous a prédestinés pour nous choisir, vous recevrez cette même grâce par laquelle vous voudrez être et vous serez réellement élus : et vous qui peut-être obéissez, si vous êtes prédestinés pour être rejetés, les forces nécessaires pour obéir vous seront retirées, afin que vous cessiez de pratiquer l’obéissance ». Ces paroles ne doivent pas nous faire craindre de confesser que la grâce de Dieu est une grâce véritable ; en d’autres termes, qu’elle ne nous est point donnée suivant nos mérites, et que la prédestination des saints n’a point d’autre origine que cette grâce ; pas plus que nous ne craindrions de confesser la prescience de Dieu, lors même que quelqu’un dirait, en parlant au peuple de cette prescience : « Que votre conduite soit bonne, ou qu’elle soit mauvaise aujourd’hui, vous serez plus tard tels que Dieu a prévu que vous seriez ; bons, s’il a prévu que vous seriez bons ; méchants, s’il a prévu que vous seriez méchants ». Si plusieurs, après avoir entendu ces paroles, se laissaient aller à une insouciance apathique, et, secouant toute espèce de joug, se livraient sans aucune retenue au dérèglement de leurs passions, faudrait-il pour cette raison regarder comme erroné ce qui aurait été dit de la prescience divine ? Est-il vrai que, si Dieu a prévu qu’ils devaient être bons, ils le seront réellement, quelque mauvaise que soit leur conduite actuelle ; et que, si Dieu a prévu au contraire qu’ils seraient méchants, ils le seront réellement, quelque bonne que soit visiblement leur conduite actuelle ? Il y a eu dans notre monastère un homme qui, faisant certaines choses qu’il n’aurait pas dû faire, et omettant celles qu’il devait faire, répondait aux frères qui le reprenaient à ce sujet : Quelle que soit ma conduite actuelle, je serai un jour ce que Dieu, dans sa prescience, a prévu que je serais ; assurément, il disait vrai, mais cette vérité ne lui faisait pas faire de progrès vers le bien ; il fit au contraire tant de progrès dans la voie du mal, qu’après avoir abandonné la communauté du monastère, il devint comme un chien qui est retourné à son vomissement : et cependant aujourd’hui encore on ne sait pas avec certitude ce qu’il sera un jour. Faut-il donc, pour des âmes de cette sorte, nier ou taire ce que l’on peut dire avec vérité de la prescience de Dieu ; alors surtout que ce silence même ne les empêcherait pas de tomber dans d’autres erreurs ?
{{t3|QUAND ON DOIT PRÊCHER ET QUAND ON DOIT TAIRE LA VÉRITÉ.|CHAPITRE XVI.|fs=120%}}
39. Il y a aussi des hommes qui ne prient pas du tout, ou qui prient sans ferveur, parce qu’ils ont appris du Seigneur lui-même que Dieu sait ce qui nous est nécessaire, avant que nous lui en fassions la demande <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#6-8|''Matt.'' {{rom|vi}}, 8.]]</ref>. Pense-t-on qu’on ne doive, par égard pour des hommes de cette sorte, tenir aucun compte de la vérité de cette maxime, qu’on<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>doive même l’effacer de l’Évangile ? Mais puisqu’il est certain au contraire que Dieu a préparé certains dons à ceux mêmes qui ne prient pas, comme le commencement de la foi ; et d’autres dons à ceux-là seuls qui prient, comme la persévérance finale : il est évident que celui qui croit avoir par lui-même cette persévérance, ne prie point pour l’obtenir. Il faut donc prendre garde que, au moment même où nous craignons que les exhortations ne deviennent de moins en moins chaleureuses, la flamme de la prière ne vienne à s’éteindre et le foyer de l’orgueil à s’enflammer.
40. Il faut donc dire la vérité, surtout lorsqu’une question posée exige qu’on la dise ; et puis, que ceux qui le pourront la comprennent, de peur que, en gardant le silence à cause de ceux qui ne peuvent comprendre, on ne prive peut-être de la vérité et on n’induise même en erreur ceux qui, pouvant comprendre la première, seraient par là même préservés de la seconde. Il est toujours facile, parfois même il est utile, de taire certaines vérités à cause de ceux qui sont incapables de les comprendre, comme l’indiquent ces paroles du Seigneur : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez les porter à présent <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#16-12|''Jean'', {{rom|xvi}}, 12.]]</ref> » ; et ces autres de saint Paul : « Je n’ai pu vous parler comme à des hommes spirituels, mais comme à des hommes charnels : je vous ai nourris de lait comme de petits enfants en Jésus-Christ, mais je ne vous ai point donné de viandes solides ; car vous n’en étiez pas capables alors, et vous ne l’êtes pas même encore aujourd’hui <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#3-1|''I Cor.'' {{rom|iii}}, 1, 2.]]</ref> ». Mais on peut aussi, par une certaine manière de s’exprimer, faire en sorte que ce que l’on dit soit à la fois du lait pour les petits enfants, et une nourriture solide pour ceux qui sont plus âgés. Ainsi, ces paroles : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#1-1|''Jean'', {{rom|i}}, 1.]]</ref> », quel chrétien peut ne pas les prononcer ? qui peut les comprendre ? ou bien, que peut-on trouver de plus sublime dans la saine doctrine ? Et cependant on les répète à l’oreille des petits enfants, à l’oreille des personnes plus âgées, et celles-ci n’en font pas un secret pour les premiers. Mais il y a encore d’autres raisons de taire la vérité, et d’autres motifs pressants de la dire. Il serait trop long de rechercher et d’exposer ici toutes les premières : une de ces raisons cependant, c’est qu’il ne faut pas, en voulant rendre plus doctes ceux qui comprennent, aggraver la culpabilité de ceux qui ne comprennent pas, et qui, si nous avions gardé le silence sur une vérité de cette sorte, ne seraient pas, il est vrai, devenus plus instruits, mais ne seraient pas non plus devenus plus mauvais. Au contraire, lorsqu’une chose, quoique vraie, doit cependant, si nous la disons, rendre plus mauvais celui qui ne peut la comprendre, et, si nous la taisons, tourner au détriment de celui qui peut la comprendre : que pensons-nous qu’on doive faire alors ? N’est-il pas évident qu’il faut alors dire la vérité, afin que celui qui peut la comprendre la comprenne, plutôt que de la taire de telle sorte que, non-seulement ni l’un ni l’autre ne la comprenne, mais que celui précisément dont l’intelligence est plus développée devienne plus mauvais par suite de notre silence ? D’autant plus que, s’il vient à l’entendre et à la comprendre, plusieurs l’auront bientôt apprise par lui. Car plus on a de capacité pour apprendre, plus aussi on a d’aptitude pour enseigner les autres. L’ennemi de la grâce travaille avec une ardeur infatigable et par tous les moyens possibles à faire croire que la grâce nous est donnée suivant nos mérites, et qu’ainsi la grâce n’est plus une grâce <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#11-6|''Rom.'' {{rom|xi}}, 6.]]</ref> : et nous ne voudrons pas dire ce que nous pouvons dire d’après le témoignage de l’Écriture ? Nous craindrons de scandaliser, si nous parlons, celui qui ne peut comprendre la vérité ; si nous ne craindrons pas que, par suite de notre silence, celui qui peut comprendre la vérité ne devienne victime de l’erreur ?
41. Ou bien, en effet, la prédestination doit être prêchée, comme elle est clairement exprimée dans la sainte Écriture, en ce seul que dans les prédestinés les dons et la vocation de Dieu sont sans repentir ; ou bien, on doit confesser que la grâce de Dieu est donnée suivant nos mérites, comme les Pélagiens le pensent, quoique, comme nous l’avons déjà dit souvent, on lise la condamnation de cette opinion par Pélage lui-même dans les actes des évêques orientaux <ref>Actes de Pélage, n. 30.</ref>. Or, voici jusqu’à quel point ceux pour qui nous écrivons en ce moment sont éloignés de l’abominable hérésie des Pélagiens : ils ne veulent pas encore avouer, il est vrai, que ceux qui par<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>la grâce de Dieu deviennent obéissants et continuent à vivre dans l’obéissance, soient prédestinés ; mais ils reconnaissent cependant que cette grâce prévient la volonté de ceux qui la reçoivent : par là ils veulent faire entendre, non point que la grâce n’est point donnée gratuitement, conformément au langage de la vérité, mais plutôt qu’elle est donnée par suite des mérites antérieurs de la volonté, suivant l’erreur pélagienne dont le langage est ici directement contraire au langage de la vérité. Ainsi donc, la grâce prévient la foi elle-même : autrement, si la grâce était prévenue par la foi, elle le serait certainement aussi par la volonté, puisque la foi ne peut exister sans le concours de la volonté. Et si la grâce prévient la foi, par cette raison qu’elle prévient la volonté, elle prévient nécessairement toute obéissance ; elle prévient aussi la charité, par laquelle seule on obéit à Dieu sincèrement et avec joie ; et la grâce opère toutes ces choses dans celui-là seulement à qui elle est donnée et en qui elle les a prévenues.
{{t3|LE DOGME DE LA PRÉDESTINATION NE DOIT PAS PLUS INTERDIRE L’EXHORTATION À LA VERTU QUE LE DOGME DE LA GRÂCE EN GÉNÉRAL.|CHAPITRE XVII.|fs=120%}}
Parmi ces biens se trouve aussi la persévérance finale, qu’il est inutile de demander chaque jour au Seigneur, si elle n’est pas l’œuvre du Seigneur lui-même par sa grâce dans celui dont il exauce les prières. Or, voyez combien il est contraire à la vérité, de nier que la persévérance, jusqu’à la fin de la vie présente, soit un don de Dieu : car c’est lui qui met un terme à cette vie au moment où il lui plaît ; et s’il choisit pour le faire le moment qui précède une chute imminente, il fait par là même persévérer l’homme jusqu’à la fin. Mais la libéralité et la bonté divines sont plus admirables encore et plus manifestes aux yeux des fidèles, quand elles donnent cette grâce même aux petits enfants, auxquels leur âge ne permet pas de recevoir l’obéissance. Dieu a donc sans aucun doute prévu qu’il donnerait ces dons qui sont sa propriété, à tous ceux à qui il les donne, et il les leur a préparés dans sa prescience. Ainsi, ceux qu’il a prédestinés il les a aussi appelés <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-30|''Rom.'' {{rom|viii}}, 30.]]</ref> de cette vocation que je rappelle souvent sans me lasser jamais, et dont il a été dit : « Les dons et la vocation de Dieu sont sans repentir <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#11-29|''Id.'' {{rom|xi}}, 29.]]</ref> ». Car, disposer dans sa prescience, qui n’est point sujette à l’erreur et au changement, ses opérations futures, c’est en cela uniquement, et pas en autre chose, que consiste de la part de Dieu la prédestination. Mais comme celui que Dieu a prévu devoir être chaste, sans qu’il en soit lui-même assuré, travaille cependant à être chaste ; de même aussi celui que Dieu a prédestiné pour être chaste, quoiqu’il n’ait pas non plus d’assurance à cet égard, ne refuse pas de travailler également à l’être, sous prétexte qu’il a appris que l’état futur de son âme dépend d’un don de Dieu ; sa charité trouve au contraire un sujet de joie dans cette doctrine, et elle ne s’enfle point <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#13-4|''I Cor.'' {{rom|xiii}}, 4.]]</ref>, comme s’il ne s’agissait pas d’un don gratuit. Ainsi non-seulement la prédication de la prédestination n’apporte point d’obstacle à ce travail, mais encore elle nous aide à nous glorifier dans le Seigneur toutes les fois que nous nous glorifions <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#1-31|''Id.'' {{rom|i}}, 31.]]</ref>.
42. Ce que j’ai dit de la chasteté peut se dire en toute vérité de la foi, de la piété, de la charité, de la persévérance ; et, pour ne pas nommer chaque vertu en particulier, cela peut se dire de toute sorte d’obéissance à Dieu. Mais ceux qui prétendent que le commencement seul de la foi et la persévérance finale sont en notre pouvoir ; qui ne les regardent point comme des dons de Dieu ; qui croient que les pensées et la volonté nécessaires pour les obtenir et les conserver ne sont pas en nous l’œuvre de Dieu, et qui avouent cependant que les autres vertus sont des dons de Dieu, accordés par lui à la foi de ceux qui les demandent ; pourquoi ceux-là ne craignent-ils pas que la doctrine de la prédestination ne soit un obstacle pour l’exhortation aux autres vertus et pour la prédication de ces mêmes vertus ? Oseront-ils dire que celles-ci ne sont pas un objet de prédestination ? Mais alors elles ne seraient pas des dons de Dieu, ou bien Dieu n’aurait pas su qu’il les donnerait un jour. Si au contraire elles sont des dons de Dieu, et si en même temps Dieu a prévu qu’il les donnerait, elles sont nécessairement l’objet d’un acte de prédestination de sa part. Conséquemment, puisqu’ils font eux-mêmes des exhortations à la chasteté, à la charité, à la piété et aux autres vertus qu’ils<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>reconnaissent être des dons de Dieu ; puisqu’ils ne peuvent nier que ces dons aient été connus d’avance par Dieu, et par là même qu’ils aient été l’objet d’un acte de prédestination ; puisqu’ils ne disent pas néanmoins que leurs exhortations sont rendues impossibles par la prédication de la prédestination divine, c’est-à-dire, par la prédication de la prescience de Dieu relativement à ces dons qu’il devait donner lui-même : qu’ils reconnaissent donc aussi que leurs exhortations à la foi et à la persévérance finale ne sont pas rendues impossibles parce qu’on dit, ce qui est parfaitement vrai, que l’une et l’autre sont toujours des dons de Dieu, mais des dons connus d’avance par lui, c’est-à-dire, destinés d’avance à être octroyés ; qu’ils reconnaissent que cette prédication de la prédestination empêche plutôt et confond l’erreur pernicieuse suivant laquelle la grâce de Dieu est donnée d’après nos mérites, de telle sorte que celui qui se glorifie devrait se glorifier, non pas dans le Seigneur, mais en lui-même.
43. Notre désir est de rendre cette vérité tout à fait évidente pour les esprits les plus lents : que ceux à qui il a été donné une intelligence saisissant rapidement la vérité, me pardonnent cette longueur. L’apôtre saint Jacques dit : « Si quelqu’un parmi vous manque de sagesse, il doit la demander à Dieu qui donne à tous en abondance et ne reproche rien ; et elle lui sera donnée <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques#1-5|''Jacq.'' {{rom|i}}, 5.]]</ref> ». Il est écrit aussi dans les Proverbes de Salomon : « Le Seigneur donne la sagesse <ref>[[Bible_Crampon_1923/Proverbes#2-6|''Prov.'' {{rom|ii}}, 6.]]</ref> ». Et au livre de la Sagesse, dont l’autorité a été invoquée par de grands et doctes personnages qui ont étudié les divines Écritures longtemps avant nous ; au livre de la Sagesse donc, on lit par rapport à la continence : « Je savais que personne ne peut être chaste, s’il ne reçoit de Dieu ce don : et c’était déjà un acte de sagesse, de savoir de qui venait ce don <ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#8-21|''Sag.'' {{rom|viii}}, 21.]]</ref> ». Toutes deux, c’est-à-dire, pour ne point parler des autres, la continence et la sagesse, sont ainsi des dons de Dieu. Nos adversaires mêmes en conviennent : car ils ne sont pas Pélagiens et ne luttent pas avec la malignité et l’opiniâtreté des hérétiques contre une vérité si manifeste. « Mais », disent-ils, « pour qu’elles nous soient données par Dieu, il faut qu’elles soient méritées par la foi dont le commencement nous appartient » : car ils prétendent que le commencement de la foi et la persévérance jusqu’à la fin dans cette même foi, nous appartiennent à nous-mêmes, comme si nous ne les recevions point de Dieu. Or, sans aucun doute, ils contredisent en cela ces paroles de l’Apôtre : « Qu’avez-vous que vous n’ayez reçu <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#4-7|''I Cor.'' {{rom|iv}}, 7.]]</ref> ? » Ils contredisent pareillement celles-ci de Cyprien, martyr : « Nous ne devons nous glorifier en rien, puisque rien ne nous appartient <ref>A Quirin. liv. III, ch. IV.</ref> ». Nous avons dit déjà tout cela, et beaucoup d’autres choses qu’il serait fastidieux de répéter ; nous avons montré que le commencement de la foi aussi bien que la persévérance finale sont des dons de Dieu ; que Dieu n’a pas pu ne pas connaître d’avance tous les dons qu’il devait accorder dans la suite, et les personnes auxquelles il devait les accorder ; que par là même ceux qu’il délivre et qu’il couronne ont été prédestinés par lui : nos adversaires croient devoir répondre à cela que « la doctrine de la prédestination rend inutile la prédication, par la raison qu’après avoir entendu cette doctrine, personne ne peut plus être excité par l’aiguillon des réprimandes ». Tel est leur langage, et, suivant eux, « on ne doit pas prêcher aux hommes que c’est par un don de Dieu que l’on arrive à la foi et que l’on persévère dans la foi, de peur de paraître, au lieu d’exhorter ses auditeurs, les porter plutôt au désespoir, quand ils penseront en eux-mêmes qu’il est impossible à l’ignorance humaine de connaître ceux à qui Dieu accorde ces dons et ceux à qui il ne les accorde pas ». Pourquoi donc eux-mêmes aussi bien que nous, prêchent-ils que la sagesse et la continence sont des dons de Dieu ? Et si l’on prêche que l’une et l’autre sont des dons de Dieu, sans que les exhortations adressées aux hommes afin de les porter à pratiquer ces vertus deviennent pour cela impraticables, quelle raison ont-ils de penser que les exhortations par lesquelles nous engageons les hommes à venir à la foi et à y demeurer jusqu’à la fin, ne sont plus possibles, quand nous déclarons que ces deux choses sont des dons de Dieu, comme le témoignage des divines Écritures le prouve clairement ?
44. Mais, pour ne rien dire de la continence,<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>et pour circonscrire le débat dans les limites de ce qui a rapport à la sagesse, l’apôtre saint Jacques, déjà nommé par nous ci-dessus, s’exprime en ces termes : « La sagesse qui vient d’en haut est premièrement chaste ; elle est ensuite pacifique, modeste, facile à persuader, pleine de miséricorde et de bons fruits, au-dessus de tout prix, sans dissimulation <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques#3-17|''Jacq.'' {{rom|iii}}, 17.]]</ref> ». Voyez-vous, dites-moi, combien sont nombreux et grands les biens que la sagesse apporte avec elle en descendant du Père des lumières ? Car, comme dit ailleurs le même apôtre, « toute grâce excellente et tout don parfait vient d’en haut, et descend du Père des lumières <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques#1-17|''Id.'' {{rom|i}}, 17.]]</ref> ». Pourquoi donc, sans parler des autres, réprimandons-nous les impudiques et les querelleurs, en même temps que nous leur prêchons que la sagesse, pudique et pacifique, est un don de Dieu ? Comment ne craignons-nous pas que, effrayés par l’incertitude où ils sont relativement à la volonté divine, ils ne trouvent dans cette prédication, au lieu d’une exhortation véritable, un sujet de désespoir ? Comment ne craignons-nous pas que l’aiguillon de nos réprimandes, au lieu de les exciter contre eux-mêmes, ne les excite plutôt contre nous, quand nous leur reprochons de ne pas avoir des choses qui, de notre propre aveu, ne sont pas du domaine de la volonté de l’homme, mais bien des dons de la libéralité divine ? Pourquoi enfin la prédication de cette grâce n’a-t-elle pas fait craindre à ce même apôtre saint Jacques de réprimander les esprits enclins à la discorde, et de leur dire : « Si vous avez dans le cœur une jalousie pleine d’amertume et un esprit de contention, ne vous en glorifiez point et ne mentez point contre la vérité : ce n’est point là la sagesse qui vient d’en haut, mais une sagesse terrestre, animale, diabolique : car là où subsiste l’amour de la discorde et l’esprit de la contention, là se trouve aussi l’inconstance et toute sorte d’œuvres perverses <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques#3-14|''Id.'' {{rom|iii}}, 14-16.]]</ref> ? » Ainsi il faut réprimander les esprits inquiets ; nous avons sur ce point le témoignage des divines Écritures et celui de notre manière d’agir à cet égard, laquelle nous est commune avec nos adversaires ; et quoique nous prêchions que la sagesse pacifique par laquelle sont redressés et guéris les esprits contentieux, est un don de Dieu, cela ne rend nullement cette réprimande impraticable ; mais il faut réprimander de même aussi ceux qui n’ont pas la foi, ou ceux qui ne persévèrent pas dans la foi, et cette réprimande ne sera pas rendue impossible par la prédication de la grâce de Dieu, suivant laquelle la foi et la constance dans la foi sont pareillement des dons de Dieu. Car, quoique la sagesse soit obtenue par la foi (le même apôtre saint Jacques, après avoir dit : « Si quelqu’un parmi vous a besoin de sagesse, qu’il la demande à Dieu ; car Dieu donne à tous en abondance, et ne reproche rien ; et elle lui sera donnée », le même Apôtre ajoute aussitôt : « Mais qu’il demande avec foi, sans hésiter aucunement <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques#1-5|''Jacq.'' {{rom|i}}, 5, 6.]]</ref> ») ; quoique, d’autre part, la foi soit donnée avant qu’elle ait été demandée par celui à qui elle est donnée ; ce n’est pas une raison pour dire que la foi n’est pas un don de Dieu, mais qu’elle vient de nous-mêmes, puisqu’elle nous a été donnée sans même que nous l’ayons demandée. Saint Paul dit en effet en termes très-clairs : « Que la paix et la charité avec la foi soient à nos frères, par Dieu le Père et par le Seigneur Jésus-Christ <ref>[[Bible_Crampon_1923/Éphésiens#6-23|''Eph.'' {{rom|vi}}, 23.]]</ref> ». La foi vient donc aussi de celui de qui viennent la paix et la charité ; et c’est pour cette raison que nous lui demandons, non-seulement de l’augmenter dans ceux qui la possèdent, mais aussi de la donner à ceux qui ne l’ont pas encore.
45. D’ailleurs, ceux pour qui nous écrivons en ce moment et qui soutiennent que la prédication de la prédestination et de la grâce rend les exhortations impossibles ; ceux-là mêmes n’exhortent pas seulement les hommes aux vertus qu’ils prétendent ne pas être données par Dieu, mais venir de nous-mêmes, tels que le commencement de la foi et la persévérance jusqu’à la fin : ils devraient cependant le faire et se borner à exhorter à la foi ceux qui ne croient pas, et à la persévérance dans la foi ceux qui croient. Quant aux vertus qu’ils reconnaissent comme nous être des dons de Dieu (et en cela ils s’unissent à nous pour confondre l’erreur des Pélagiens), par exemple la chasteté, la continence, la patience et les autres vertus nécessaires pour bien vivre ; quant à ces dons, dis-je, que nous obtenons du Seigneur par la foi, nos adversaires devraient seulement montrer d’abord qu’il faut les demander dans la prière, et ensuite les demander<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>soit pour eux-mêmes, soit pour les autres ; mais ils ne devraient exhorter personne à les acquérir et à les conserver. Et puisque au contraire ils font autant qu’il est en eux des exhortations à ce sujet ; puisqu’ils avouent qu’on doit exhorter les hommes à acquérir et à conserver ces vertus, ils montrent assez par là que les exhortations soit à la foi, soit à la persévérance jusqu’à la fin, ne sont nullement rendues impossibles, par le fait seul que nous prêchons que l’une et l’autre sont des dons de Dieu, et que personne ne doit se les attribuer à soi-même, mais à Dieu.
46. Cependant, disent-ils, « c’est toujours par sa propre faute qu’un homme abandonne la foi ; c’est parce qu’il cède et consent à la tentation avec laquelle il agit en abandonnant la foi ». Qui le nie ? Mais ce n’est point là une raison pour dire que la persévérance dans la foi n’est pas un don de Dieu. Car celui-là demande chaque jour la persévérance, qui répète ces paroles : « Et ne nous induisez pas en tentation <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#6-13|''Matt.'' {{rom|vi}}, 13.]]</ref> » ; et s’il est exaucé, il la reçoit : et par là même qu’il demande chaque jour de persévérer, il est évident qu’il ne place pas en lui-même, mais en Dieu, l’espoir de sa propre persévérance. Au reste, je ne veux rien dire d’offensant, et j’aime mieux leur laisser à penser comment doit être qualifiée cette opinion qu’ils se sont formée à eux-mêmes, et suivant laquelle la prédication de la prédestination, au lieu d’être une exhortation véritable, est plutôt une source de désespoir pour les auditeurs. C’est enseigner par là que l’homme désespère de son salut, dès qu’il a appris à placer son espérance, non pas en lui-même, mais en Dieu ; tandis que le Prophète s’écrie : « Maudit soit quiconque place son espérance dans l’homme <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jérémie#17-5|''Jérém.'' {{rom|xvii}}, 5.]]</ref> ».
47. Ainsi donc, ces dons que Dieu donne aux élus appelés selon son décret, ces dons parmi lesquels se trouvent le commencement de la foi et la persévérance dans la foi jusqu’au terme de cette vie, comme nous l’avons prouvé par des témoignages si nombreux de la raison et de l’autorité ; ces dons de Dieu, dis-je, si la prédestination que nous défendons n’existe pas, n’ont pas été connus de la prescience divine ; or, ils l’ont été certainement, et par là même la prédestination que nous défendons existe sans aucun doute.
{{t3|LA PRESCIENCE ET LA PRÉDESTINATION.|CHAPITRE XVIII.|fs=120%}}
C’est pour cela que cette même prédestination est quelquefois désignée sous le nom de prescience, comme dans ces paroles de l’Apôtre : « Dieu n’a point rejeté son peuple qu’il a connu dans sa prescience ». Ici ces mots : « Qu’il a connu dans sa prescience », ne peuvent pas être interprétés autrement que dans ce sens : « Qu’il a prédestiné » ; le contexte même le prouve d’ailleurs clairement. Saint Paul parlait des restes des Juifs qui furent sauvés, tandis que les autres périrent. Car il avait dit plus haut que le Prophète avait adressé à Israël ces paroles : « J’ai pendant tout le jour tendu les mains à ce peuple incrédule et contredisant » ; et comme s’il eût été répondu à saint Paul : Où sont donc les promesses que Dieu a faites à Israël ? il ajoute aussitôt : « Je dis donc : Est-ce que Dieu a rejeté son peuple ? Non, certes ; car moi-même je suis israélite, de la race d’Abraham, de la tribu de Benjamin » ; comme s’il disait : Car moi aussi je suis de ce peuple même. Il ajoute ensuite ces paroles sur lesquelles s’appuie notre argumentation : « Dieu n’a point rejeté son peuple, qu’il a connu dans sa prescience ». Et pour montrer qui ces restes ont survécu par la grâce de Dieu, et non point par le mérite de leurs œuvres personnelles, il continue en ces termes : « Ne savez-vous pas ce qui est dit d’Élie dans l’Écriture ; comment il demande justice à Dieu contre Israël ? » etc. « Mais », ajoute-t-il, « qu’est-ce que Dieu lui répond ? Je me suis réservé sept mille hommes qui n’ont point fléchi le genou devant Baal ». Dieu ne dit point : « Sept mille hommes m’ont été réservés » ; ni : « Sept mille hommes se sont réservés à moi » ; mais il dit : « Je me les suis réservés ». Saint Paul continue : « De même donc, en ce temps aussi, un reste a été sauvé par l’élection de la grâce. Mais si c’est par la grâce, ce n’est donc point par les œuvres ; autrement la grâce ne serait plus une grâce ». Puis, revenant à ce que j’ai rapporté tout à l’heure : « Qu’est-il donc arrivé ? » dit-il, et il répond : « Ce que cherchait Israël, il ne l’a point trouvé ; ceux au contraire qui ont été choisis, l’ont trouvé ; les autres ont été aveuglés <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#10-21|''Rom.'' {{rom|x}}, 21]] ; [[Bible_Crampon_1923/Romains#11-7|{{rom|xi}}, 7.]]</ref> ». Par<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>cette élection donc, et par ces restes dont le salut a été l’effet de l’élection de la grâce, il a voulu faire entendre le peuple que Dieu n’a point rejeté, précisément parce qu’il l’a connu dans sa prescience. C’est là cette élection par laquelle Dieu a choisi ceux qu’il a voulu en Jésus-Christ avant la formation du monde, pour qu’ils fussent saints et sans tache en sa présence, dans la charité, les prédestinant à être adoptés pour ses enfants <ref>[[Bible_Crampon_1923/Éphésiens#1-4|''Eph.'' {{rom|i}}, 4, 5.]]</ref>. Conséquemment, dès lors que l’on comprend ces paroles, il n’est plus permis de nier ou même de douter que saint Paul voulait parler de la prédestination, quand il disait : « Dieu n’a point rejeté son peuple, qu’il a connu dans sa prescience ». Il a connu, en effet, dans sa prescience les restes qu’il devait se réserver selon l’élection de la grâce. Et voilà précisément en quoi consiste la prédestination : car sans aucun doute il a connu dans sa prescience, s’il a prédestiné ; et avoir prédestiné, ce n’est pas autre chose qu’avoir connu dans sa prescience ce qu’il devait faire lui-même.
{{t3|LA PRÉDESTINATION ENSEIGNÉE PAR SAINT CYPRIEN, SAINT AMBROISE, SAINT GRÉGOIRE DE NAZIANZE.|CHAPITRE XIX.|fs=120%}}
48. Conséquemment, quand nous voyons dans les livres de quelques interprètes de la parole divine le mot de « prescience de Dieu », et qu’il s’agit de la vocation des élus ; ne pouvons-nous pas entendre par ces mots la prédestination elle-même ? Peut-être, en effet, ont-ils mieux aimé se servir de cette expression dans cette circonstance, parce que d’une part elle est plus facilement comprise, et que d’autre part, loin d’être opposée, elle est tout à fait conforme au dogme de la prédestination de la grâce tel que l’enseigne l’Église. Personne, je le sais, n’a pu, si ce n’est par erreur, discuter contre la prédestination telle que nous la défendons en nous appuyant sur les saintes Écritures. Mais je crois aussi que, pour ceux qui désirent connaître le sentiment des auteurs qui ont traité ce sujet, les témoignages si clairs que nous avons cités de Cyprien et d’Ambroise, doivent leur suffire ; l’autorité de ces hommes dont la sainteté, la foi et la connaissance profonde du christianisme sont publiées par tout l’univers, doit suffire à leur persuader, d’une part, que leur devoir est de croire et de prêcher d’une manière absolue la gratuité de la grâce divine, comme on doit réellement la croire et la prêcher ; et d’autre part, qu’ils ne doivent point regarder cette prédication comme opposée à celle par laquelle nous stimulons les paresseux ou par laquelle nous réprimandons les méchants : car ces deux personnages prêchaient la grâce de Dieu, l’un en ces termes : « Nous ne devons nous glorifier en rien, puisque rien ne nous appartient <ref>Cyprien à Quirinus, liv. III, ch. IV.</ref> » ; et l’autre en ceux-ci : « Notre cœur et nos pensées ne sont pas en notre pouvoir <ref>Ambr. De la Fuite du siècle, ch. I.</ref> » ; et cependant, ils ne cessaient pas pour cela d’exhorter et de réprimander, dans le but de faire observer les commandements de Dieu. Ils ne craignaient pas qu’on leur dît : Pourquoi nous exhortez-vous ? pourquoi nous réprimandez-vous, s’il ne nous appartient pas de parvenir à aucun bien, et si notre cœur lui-même n’est pas en notre pouvoir ? La crainte de s’entendre adresser ce reproche ne pouvait pas se présenter à leur esprit, parce qu’ils voyaient qu’il est donné seulement à un très-petit nombre de recevoir la doctrine du salut, de Dieu directement ou par le ministère d’un ange céleste, sans avoir entendu aucune prédication humaine ; tandis qu’il est donné à un grand nombre de recevoir la foi divine par le ministère des hommes. Mais, de quelque manière que la parole de Dieu parvienne aux oreilles humaines, il est certain que c’est un don de Dieu de l’entendre de telle sorte qu’on y obéisse.
49. C’est pour cela que ces doctes interprètes de la parole divine, dont nous avons plus haut cité les noms, ont enseigné, comme on doit le croire, que la grâce de Dieu est une grâce véritable ; en d’autres termes, qu’elle n’est prévenue par aucun mérite de l’homme ; en même temps que, d’autre part, ils faisaient des exhortations pressantes en faveur de l’observation des préceptes divins, afin que ceux qui auraient reçu le don d’obéissance apprissent par ce moyen à quels ordres ils devaient obéir. Car s’il est certain que la grâce n’est prévenue par aucun mérite de notre part, il est évident aussi que nos actions, nos paroles, nos pensées sont méritoires toutes les fois qu’elles sont inspirées par une volonté bonne ; mais Cyprien a renfermé en<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>deux mots tous les genres de mérites, quand il a dit : « Nous ne devons nous glorifier en rien, parce que rien ne nous appartient ». Et en disant : « Notre cœur et nos pensées ne sont pas en notre pouvoir », Ambroise n’a point voulu exclure les actions et les paroles, car il n’y a aucune action ni aucune parole qui ne procède du cœur et de la pensée. Mais Cyprien, ce martyr si glorieux, ce docteur dont le langage répand tant de lumières, que pouvait-il ajouter encore, après nous avoir avertis que nous sommes obligés, quand nous récitons l’Oraison dominicale, de prier même pour les ennemis de la foi chrétienne ? Il montre aussi en cet endroit que, par rapport au commencement de la foi, sa pensée est que ce commencement est un don de Dieu ; et, par rapport à la persévérance finale, il prouve que l’Église de Jésus-Christ prie tous les jours précisément parce que Dieu seul accorde ce don à ceux qui ont persévéré.
Le bienheureux Ambroise, expliquant ces paroles de l’Évangéliste saint Luc : « Il m’a paru, à moi aussi <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#1-3|''Luc'', {{rom|i}}, 3.]]</ref> », dit dans le même sens : « Ce que l’Évangéliste déclare avoir vu, peut n’avoir pas été vu par lui seul. Car cette vision n’a pas été seulement un acte de la volonté humaine, elle a été aussi un effet du bon plaisir de celui qui parle en nous, du Christ qui opère en nous, afin que ce qui est bon en soi nous paraisse bon aussi à nous-mêmes : car il appelle tous ceux dont il a compassion. C’est pourquoi celui qui suit le Christ, quand on lui demande pourquoi il a voulu être chrétien, peut répondre : Il m’a paru, à moi aussi. Et en s’exprimant ainsi, il ne nie point que Dieu ait voulu la même chose ; car c’est Dieu qui prépare la volonté des hommes <ref>[[Bible_Crampon_1923/Proverbes#8|''Prov.'' {{rom|viii}}, suivant les Sept.]]</ref> ». C’est en effet par la grâce de Dieu, que Dieu est glorifié « par les saints <ref>Préface du Commentaire sur saint Luc.</ref> ». Dans le même ouvrage, c’est-à-dire, dans l’explication du même Évangile, quand il fut arrivé à cet endroit où il est rapporté que les Samaritains ne voulurent pas recevoir le Seigneur allant à Jérusalem, il dit pareillement : « Apprenez encore ici que le Seigneur ne voulut pas être reçu par des hommes dont la conversion n’avait pas été faite avec une simplicité d’esprit véritable. Car, s’il l’avait voulu, il leur aurait donné la piété qu’ils n’avaient pas. L’Évangéliste lui-même a d’ailleurs fait connaître la raison pour laquelle les Samaritains ne le reçurent point : « Ce fut », dit-il, « parce qu’il leur parut être un voyageur allant à Jérusalem <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#9-53|''Luc'', {{rom|ix}}, 53.]]</ref> ». Les disciples, au contraire, désiraient ardemment être reçus dans la Samarie. Mais Dieu appelle ceux à qui il daigne accorder cette faveur, et il rend religieux ceux qu’il veut <ref>Liv. VII sur saint Luc, n. 27.</ref> ». Que demanderons-nous de plus évident, de plus manifeste aux autres auteurs qui ont traité de la parole de Dieu, si nous avons le désir d’apprendre d’eux aussi les choses qui sont clairement contenues dans les Écritures ?
Mais aux témoignages de ces deux auteurs, qui ont dû être suffisants, ajoutons-en un troisième, celui de saint Grégoire, qui déclare que croire en Dieu et confesser cette foi, ce sont deux dons de Dieu : « Confessez, je vous prie », dit-il, « la Trinité en un seul Dieu, ou, si vous préférez ces autres expressions, dites que la Trinité existe en une seule nature divine ; et des prières seront adressées à Dieu, afin que le Saint-Esprit vous donne de prononcer cette parole » ; c’est-à-dire, des prières seront adressées à Dieu, afin que par lui le pouvoir vous soit donné de confesser de bouche ce qui fait l’objet de votre croyance. « Car il vous donnera ce pouvoir, j’en ai la certitude ; après vous avoir donné la première chose, il vous donnera aussi la seconde <ref>Grég. de Naz. Disc. XLIV, sur la Pentecôte.</ref> » ; celui qui vous a donné de croire, vous donnera aussi de confesser votre croyance.
50. Ainsi, ces docteurs si grands et si saints disent qu’il n’y a aucune chose dont nous puissions nous glorifier comme nous appartenant en propre, et comme ne nous ayant pas été donnée par Dieu ; que notre cœur lui-même et nos pensées ne sont pas en notre pouvoir : ils donnent tout à Dieu et confessent que nous recevons de lui la grâce de nous convertir à lui, de manière à persévérer dans cet état ; ils confessent que nous recevons de lui la grâce de reconnaître comme bon ce qui est bon en soi et de le vouloir, la grâce de le glorifier lui-même et de recevoir le Christ, de devenir dévots et pieux, après avoir vécu sans dévotion ; de croire à la Trinité, et de confesser de bouche ce que nous croyons ; or, en parlant ainsi ils attribuent<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>par là même tout à Dieu, ils reconnaissent les dons de Dieu et attestent que ces dons nous viennent de lui et non pas de nous-mêmes. Qui pourra dire que ces docteurs, en même temps qu’ils confessaient ainsi la grâce de Dieu, osaient néanmoins nier la prescience divine qui est confessée non-seulement par les hommes instruits, mais même par les hommes les plus ignorants ? Si donc ils savaient, d’une part, que ces dons viennent de Dieu, et si, d’autre part, ils n’ignoraient pas que Dieu a vu dans sa prescience qu’il devait les donner, et que ce même Dieu n’a pas pu ne pas connaître d’avance ceux qui devaient les recevoir, ils croyaient évidemment la doctrine de la prédestination telle qu’elle a été enseignée par les Apôtres, et telle que nous la défendons plus explicitement, et avec un soin plus minutieux contre de nouveaux hérétiques : et cependant, quand ils prêchaient l’obéissance, et qu’ils exhortaient à la pratique de cette vertu avec toute l’ardeur dont ils étaient capables, personne n’aurait eu le droit de leur dire : Si vous ne voulez pas que l’obéissance, à laquelle vous nous excitez d’une manière si chaleureuse, vienne à se refroidir dans notre cœur, ne nous prêchez point cette grâce divine par laquelle vous dites que Dieu donne les vertus que vous nous exhortez à pratiquer.
51. Conséquemment, si les Apôtres et les docteurs de l’Église qui leur ont succédé et les ont imités, ont tous fait l’une et l’autre chose, c’est-à-dire, s’ils ont prêché avec sincérité que la grâce de Dieu ne nous est pas donnée suivant nos mérites ; et si en même temps ils ont travaillé à faire pratiquer avec piété l’obéissance aux préceptes du salut, comment nos adversaires, obligés de se rendre intérieurement à la force irrésistible de la vérité, pensent-ils pouvoir nous dire intérieurement avec raison : « Quoique ce que l’on dit de la prédestination des bienfaits de Dieu, soit véritable, il ne faut pas cependant le prêcher aux peuples <ref>Voir, tom. III, les lettres de saint Hilaire et de saint Prosper.</ref> ». Il faut certainement le prêcher, afin que celui qui a des oreilles pour entendre, l’entende <ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#8-8|''Luc'', {{rom|viii}}, 8.]]</ref>. Mais qui possède ces oreilles, s’il ne les a point reçues de Celui qui dit : « Je leur donnerai un cœur pour me connaître, et des oreilles qui entendront <ref>[[Bible_Crampon_1923/Baruch#2-31|''Baruch'', {{rom|ii}}, 31.]]</ref> ? » Certes, celui qui ne les a point reçues, peut rejeter ce qu’il entend ; mais celui qui comprend, doit recueillir ces paroles et s’en nourrir, il doit s’en nourrir et y puiser la vie. On doit prêcher la piété, afin que celui qui a des oreilles pour entendre, rende à Dieu le culte qui lui est dû ; on doit prêcher la chasteté, afin que celui qui a des oreilles pour entendre, ne fasse servir ses membres à aucune action déshonnête ; on doit prêcher la charité, afin que celui qui a des oreilles pour entendre, aime Dieu et le prochain ; mais il faut de même aussi prêcher la prédestination des bienfaits de Dieu, afin que celui qui a des oreilles pour entendre, ne se glorifie pas en lui-même, mais dans le Seigneur.
{{t3|AVANT MÊME L’HÉRÉSIE DE PÉLAGE, AUGUSTIN ENSEIGNAIT LA PRÉDESTINATION.|CHAPITRE XX.|fs=120%}}
52. Nos adversaires disent encore : « Il n’était pas nécessaire de jeter, par l’incertitude que fait naître une question de ce genre, le trouble dans le cœur d’une foule de personnes dont l’intelligence est bornée : car, sans cette doctrine de la prédestination, la foi catholique n’a pas été défendue avec moins d’avantages durant bien des années, contre tels ou tels hérétiques, mais surtout contre les Pélagiens, par cette multitude de livres qu’avaient écrits des hommes catholiques ou non catholiques, et par ceux que nous avions écrits à notre tour <ref>Voir, tom. III, la lettre d’Hilaire, n. 8.</ref> ». Je suis grandement étonné qu’ils tiennent un pareil langage : comment peuvent-ils perdre ainsi de vue, sans parler ici des autres, les livres que nous avons écrits nous-mêmes, et publiés avant que les Pélagiens eussent commencé à paraître ? Comment ne voient-ils pas que dans beaucoup d’endroits de ces livres nous avons, sans même savoir qu’elle devait exister, porté des coups mortels à l’hérésie pélagienne, en prêchant la grâce par laquelle Dieu nous délivre de nos erreurs et de nos mœurs mauvaises, sans aucun mérite précédent de notre part, et seulement par un acte de sa miséricorde toute gratuite ? C’est en effet ce que j’ai commencé à développer d’une manière plus complète, dans la discussion écrite que j’adressai à Simplicien, d’heureuse mémoire, évêque de l’Église de Milan ; au commencement de mon épiscopat, quand j’eus appris que le commencement de la foi est un don<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>de Dieu, et que je l’enseignais expressément.
53. Parmi mes opuscules, en est-il un seul qui ait pu être lu plus souvent et avec plus d’intérêt que les livres de mes Confessions ? Quoique je les aie publiés avant la naissance de l’hérésie pélagienne, il est certain que j’y ai dit à notre Dieu, et que je le lui ai dit bien des fois : « Donnez ce que vous commandez, et commandez ce que vous voulez <ref>Liv. X, chap. XIX, XXXI, XXXVII.</ref> ». Ces paroles écrites de ma main, ayant été citées en présence de Pélage, à Rome, par un de mes frères, mon collègue dans l’épiscopat, Pélage ne put les supporter et il mit dans sa réplique une vivacité telle qu’il fut sur le point d’en venir aux mains avec celui qui les avait citées. Mais qu’est-ce que Dieu nous commande tout d’abord, et par-dessus tout, sinon de croire en lui ? C’est donc lui-même qui donne précisément cette grâce, si j’ai eu raison de lui dire : « Donnez ce que vous commandez ». Et quand, dans ces mêmes livres encore, j’ai fait l’histoire de ma conversion <ref>Liv. III, chap. XI, XII, et liv. IX, chap. VIII.</ref>, quand j’ai rapporté que j’avais été converti par Dieu à cette même foi contre laquelle je dirigeais auparavant les traits impuissants et sans cesse renouvelés de mon verbiage furibond, ne vous souvenez-vous pas que mon récit indiquait clairement que mon salut avait été accordé aux larmes sincères et quotidiennes de ma mère ? Aux mêmes endroits aussi j’ai déclaré hautement que Dieu par sa grâce convertit à la vraie foi, non-seulement les volontés humaines qui sont éloignées, mais celles même qui sont ennemies de cette foi. Quant aux progrès dans la persévérance, vous savez, et, si vous le voulez, vous pouvez vous en convaincre de nouveau ; vous savez, dis-je, comment j’ai prié Dieu de me les accorder. Ainsi tous les dons de Dieu qui ont été dans cet ouvrage l’objet de mes vœux ou de mes louanges, qui oserait, je ne dis pas nier, mais seulement douter que Dieu, dans sa prescience, ait su qu’il devait les donner, et qu’il n’ait jamais pu ne pas connaître ceux à qui il devait les donner ? Or, telle est la prédestination manifeste et incontestable des saints : prédestination que nous avons été plus tard dans la nécessité de défendre d’une manière plus complète et avec plus de soin, dès que nous avons discuté contre les Pélagiens. Car nous avons appris que chaque hérésie en particulier a fait naître au sein de l’Église des discussions spéciales dans lesquelles il fallait défendre les divines Écritures avec plus de soin que si on n’avait pas été obligé de le faire par des motifs de ce genre. Et si nous avons été obligé de défendre, avec plus de développements et plus d’éclaircissements, dans le présent ouvrage, les passages des Écritures où la prédestination est enseignée, n’est-ce pas précisément parce que les Pélagiens prétendent que la grâce de Dieu est donnée suivant nos mérites ? doctrine qui évidemment n’est pas autre chose que la négation complète de la grâce.
{{t3|QU’ELLE INGRATITUDE DE NIER LA GRÂCE.|CHAPITRE XXI.|fs=120%}}
54. C’est donc pour détruire cette opinion contraire à la reconnaissance que nous devons à Dieu et ennemie des bienfaits gratuits par lesquels il nous délivre, c’est pour cela que, suivant les Écritures où nous avons déjà puisé beaucoup de preuves, nous établissons que le commencement de la foi et la persévérance jusqu’à la fin dans la foi, sont des dons de Dieu. Car si nous disons que le commencement de la foi vient de nous, et que, par ce commencement, nous méritons de recevoir les autres dons de Dieu, les Pélagiens concluent de là que la grâce de Dieu nous est donnée par suite de nos mérites : doctrine qui répugne tellement à la foi catholique, que Pélage l’a condamnée pour n’être pas condamné lui-même. Pareillement, si nous disons que notre persévérance nous vient de nous-mêmes, et non pas du Seigneur, ils répondent que le commencement de la foi vient de nous-mêmes aussi bien que la fin, et voici comment ils raisonnent pour le prouver : Si nous pouvons par nous-mêmes persévérer jusqu’à la fin dans la foi, à plus forte raison nous pouvons par nous-mêmes aussi commencer à croire, car il est plus difficile de donner à une chose sa dernière perfection que de la commencer : voilà comment parfois ils prétendent établir que la grâce de Dieu est donnée suivant nos mérites. Si, au contraire, l’un et l’autre sont des dons de Dieu, et si Dieu a su dans sa prescience qu’il donnerait un jour ces dons qui lui appartiennent (qui oserait affirmer qu’il ne l’a pas su ?), on<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>doit donc prêcher la prédestination, afin de pouvoir démontrer par des preuves inattaquables que la grâce de Dieu est une grâce véritable, c’est-à-dire qu’elle n’est pas donnée suivant nos mérites.
55. À la vérité, dans le livre qui a pour titre : De la Correction et de la Grâce, et dont les exemplaires n’ont pu suffire à tous nos amis, je crois avoir déclaré que la persévérance finale est un don de Dieu <ref>Ci-dessus, de la Correction et de la Grâce, n. 10.</ref>, en des termes plus explicites et plus clairs, si mes souvenirs ne me trompent, que dans aucun autre, ou du moins dans presque aucun autre de mes écrits antérieurs. Mais pour enseigner la même doctrine aujourd’hui, il me suffit de répéter ce que d’autres ont dit avant moi. Car, le bienheureux Cyprien expliquant, comme nous l’avons montré déjà, les demandes que nous faisons dans l’Oraison dominicale, a dit que, dans la première demande même, la persévérance est l’objet de notre prière ; il a affirmé qu’en disant, après avoir été déjà sanctifiés dans le baptême : « Que votre nom soit sanctifié <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#6-9|''Matt.'' {{rom|vi}}, 9.]]</ref> », nous demandons précisément de persévérer dans ce que nous avons commencé d’être. Cependant, que ceux à qui je ne puis déplaire, parce qu’ils m’ont donné leur affection, et qui, comme vous me l’écrivez, font profession d’embrasser tous mes sentiments, même dans les choses étrangères à la question présente ; que ceux-là, dis-je, voient si dans les dernières parties du premier des deux livres que j’ai écrits à Simplicien, évêque de Milan, au commencement de mon épiscopat, avant la naissance de l’hérésie pélagienne, il reste quelque passage où serait révoquée en doute la vérité de ce principe, que la grâce de Dieu n’est point donnée suivant nos mérites ; qu’ils voient si je n’ai pas établi suffisamment en cet endroit, que le commencement de la foi est, lui aussi, un don de Dieu ; si, quoique je ne l’aie pas dit en termes exprès, il ne ressort pas clairement de l’ensemble de mes paroles, que la persévérance finale est donnée par celui-là seul qui nous a prédestinés pour son royaume et pour sa gloire. De plus, la lettre même que j’ai écrite à saint Paulin, évêque de Nole, contre les Pélagiens, il est vrai, mais sans qu’elle ait été jusqu’à ces derniers temps l’objet d’aucune contradiction de la part de nos adversaires ; cette lettre n’a-t-elle pas été publiée par moi depuis plusieurs années ? Qu’ils lisent aussi avec attention celle que j’adressai à Sixte, prêtre de l’Église romaine, au moment où la lutte entre les Pélagiens et moi était poussée avec le plus d’ardeur ; et ils la trouveront semblable à celle qui fut adressée à Paulin. Ils reconnaîtront par là que ce qui, à mon grand étonnement, leur déplaît aujourd’hui, a été dit et mis par écrit depuis plusieurs années déjà contre l’hérésie pélagienne. Je ne prétends pas cependant que l’on doive embrasser tous mes sentiments et me prendre pour guide, même en dehors des choses où l’on reconnaît que je ne suis point dans l’erreur : car j’écris aujourd’hui des livres où j’ai entrepris de revoir mes faibles ouvrages, précisément afin de montrer que moi-même j’ai quelquefois varié dans mes enseignements. Je crois au contraire avoir, par la miséricorde de Dieu, fait des progrès en écrivant, mais non pas avoir commencé par la perfection ; et il y aurait dans mes paroles plus de présomption que de vérité, si même aujourd’hui je disais que, dans cet âge avancé, je suis parvenu enfin à écrire d’une manière parfaite et sans aucune erreur. Ce qui est important au contraire, c’est de savoir jusqu’où va une erreur et en quoi elle consiste ; c’est de savoir aussi avec quelle facilité telle ou telle personne corrige son erreur, ou avec quelle opiniâtreté elle s’efforce de la soutenir. Il y a, en effet, pour un homme que le dernier jour de sa vie trouve marchant dans la voie du progrès, tout lieu d’espérer que la mort lui donnera ce à quoi il n’était pas encore parvenu, malgré ses efforts, et que le jugement lui procure sa dernière perfection plutôt que son châtiment.
56. C’est pourquoi, si je ne consens pas à être ingrat à l’égard des hommes qui m’ont donné leur affection, parce que mes travaux ont été pour eux d’une certaine utilité : à combien plus forte raison ne serai-je pas ingrat vis-à-vis de Dieu, que nous n’aimerions pas, si lui-même ne nous avait aimés auparavant et ne nous avait donné la grâce de l’aimer ? Car c’est de lui que vient la charité <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Jean#4-7|''I Jean'', {{rom|iv}}, 7.]]</ref> : comme il a été dit par des hommes à qui il a donné non-seulement d’avoir pour lui un amour ardent, mais encore d’être de grands prédicateurs de sa parole. Or, quelle ingratitude plus odieuse que de nier la grâce<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>même de Dieu, en disant qu’elle est donnée suivant nos mérites ? La foi catholique a repoussé avec horreur cette doctrine enseignée par les Pélagiens ; elle en a fait contre Pélage le sujet d’une accusation capitale : Pélage lui-même l’a condamnée, non pas, il est vrai, par amour pour la vérité de Dieu, mais par la crainte de sa propre condamnation. Cependant, quiconque a, comme tout catholique fidèle, horreur de dire que la grâce de Dieu est donnée suivant nos mérites, ne doit pas non plus se dispenser de croire à la grâce de Dieu par laquelle il a obtenu miséricorde pour devenir fidèle ; et de plus, il doit attribuer pareillement à la grâce de Dieu la persévérance finale par laquelle il obtient miséricorde pour ne pas être induit en tentation, comme il le demande chaque jour dans ses prières. D’autre part, les dons par lesquels nous menons une vie régulière et qui, de l’aveu même de nos adversaires, sont accordés gratuitement par Dieu à notre foi, ces dons sont comme des liens intermédiaires entre le commencement de la foi et la perfection de la persévérance. Or, Dieu a su, dans sa prescience, qu’il donnerait à ceux qui sont appelés par lui toutes ces choses, savoir, le commencement de la foi et les autres dons qu’il accorde jusqu’à la fin. C’est donc par une opiniâtreté incompréhensible que l’on ose contredire la doctrine de la prédestination, ou révoquer en doute une vérité aussi incontestable.
{{t3|MANIÈRE DE PRÊCHER AU PEUPLE LA PRÉDESTINATION.|CHAPITRE XXII.|fs=120%}}
57. Il ne faut pas cependant prêcher cette doctrine aux peuples, de telle sorte que, aux yeux de la foule ignorante ou dont l’intelligence est trop peu exercée, elle paraisse être opposée au but qu’elle a en vue, de même qu’on paraîtrait réfuter la doctrine de la prescience de Dieu (doctrine que nos adversaires ne peuvent certainement pas rejeter), si l’on disait aux hommes : « Soit que vous couriez, soit que vous demeuriez en repos, vous serez tels que vous avez été vus dans la prescience de celui qui ne peut se tromper ». Il n’appartient qu’à un médecin fourbe ou ignorant de faire d’un remède utile par lui-même, une application telle qu’il ne serve de rien, ou même qu’il devienne nuisible. Voici au contraire le langage que l’on doit tenir : « Courez de telle sorte que vous remportiez le prix <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#9-24|''I Cor.'' {{rom|ix}}, 24.]]</ref> », et que par votre course même vous appreniez que vous avez été connus d’avance comme devant la remplir avec succès ; on peut également, en prêchant la prescience de Dieu, employer toute autre forme de langage, pourvu qu’on ne paraisse pas autoriser les hommes à demeurer oisifs et paresseux.
58. Ainsi, d’après les desseins bien arrêtés de la volonté divine par rapport à la prédestination, les uns doivent cesser un jour d’être infidèles, et, après avoir reçu la volonté d’obéir, se convertir à la foi, ou persévérer dans la foi ; les autres, au contraire, retenus jusqu’à présent dans les délices coupables du péché, s’ils ont été, eux aussi, prédestinés, ne sont pas encore sortis de cet état par la raison que la grâce, en tant qu’elle fait miséricorde, ne les en a pas encore tirés. Car, si quelques-uns n’ont pas encore été appelés parmi ceux que Dieu par sa grâce a prédestinés pour être élus, ils recevront certainement cette même grâce qui leur donnera de vouloir être élus et de l’être réellement ; si quelques autres, au contraire, obéissent, mais sans avoir été prédestinés pour le royaume de Dieu et pour sa gloire, leur fidélité n’est que temporaire, ils ne persévéreront pas jusqu’à la fin dans cette obéissance. Cependant, quoique tout cela soit véritable, il ne faut pas, quand on expose cette doctrine devant une foule d’auditeurs, s’adresser directement à ceux-ci et répéter devant eux ces paroles de nos adversaires, insérées par vous dans vos lettres, et que je viens de reproduire moi-même : « Les desseins bien arrêtés de la volonté divine par rapport à la prédestination, ont été que, parmi vous, les uns, cessant d’être infidèles et recevant en même temps la volonté d’obéir, vinssent à la foi ». Qu’est-il besoin de dire : « Les uns parmi vous ? » quand nous parlons à l’Église de Dieu ; quand nous parlons à des croyants ; à quoi bon, en disant qu’une partie d’entre eux sont venus à la foi, paraître faire injure aux autres ; tandis que nous pouvons dire, sans offenser personne : Les desseins bien arrêtés de la volonté divine, par rapport à la prédestination, ont été que, cessant d’être infidèles, vous vinssiez à la foi après avoir reçu la volonté d’obéir ; ces mêmes desseins<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>sont aujourd’hui que vous demeuriez dans la foi et que vous receviez la persévérance ?
59. De même, on doit toujours éviter de prononcer les paroles qui suivent celles que nous venons de citer : « Vous, au contraire, qui êtes encore retenus dans les délices du péché, si jusqu’à présent vous n’êtes pas sortis de cet état, c’est parce que la grâce, en tant qu’elle fait miséricorde, ne vous en a pas encore tirés », tandis qu’on peut leur dire très-bien et en termes très-convenables : Si quelques-uns parmi vous sont encore retenus dans les délices coupables du péché, qu’ils embrassent un genre de vie salutaire ; mais quand vous aurez fait cela, ne tirez point vanité de vos œuvres, comme si elles vous appartenaient ; ne vous en glorifiez point comme si elles n’étaient pas l’effet de la grâce que vous avez reçue ; car c’est Dieu qui opère en vous le vouloir et le faire, selon sa bonne volonté <ref>[[Bible_Crampon_1923/Philippiens#2-13|''Philipp.'' {{rom|ii}}, 13.]]</ref> ; et vos pas sont dirigés par le Seigneur, afin que vous demeuriez toujours dans ses voies <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#37-23|''Ps.'' {{rom|xxxvi}}, 23.]]</ref> : par votre course même dans la voie du bien et de la justice, apprenez que vous appartenez à la prédestination de la grâce divine.
60. Il en est de même de ces paroles qui suivent : « Cependant, si quelques-uns parmi vous, quoique Dieu par sa grâce les ait prédestinés pour être élus, n’ont pas jusqu’à présent été appelés, ils recevront la même grâce qui leur donnera de vouloir être élus et de l’être réellement ». Ces paroles nous paraîtront réellement d’une dureté excessive, si nous réfléchissons que nous ne parlons pas à des hommes quelconques, mais à l’Église du Christ. Pourquoi, en effet, ne pas s’exprimer plutôt ainsi : Si quelques-uns parmi vous ne sont pas encore appelés, prions pour eux afin qu’ils le soient ? Il est possible qu’ils soient prédestinés de telle sorte que leur vocation sera accordée à nos prières, et qu’ils recevront par ce moyen cette grâce qui leur donnera de vouloir être élus et de le devenir réellement. Car, Dieu qui accomplit tout ce qu’il a décrété dans ses desseins éternels, nous a commandé de le prier même pour les ennemis de la foi, afin précisément de nous faire comprendre que c’est lui-même qui donne aux infidèles de croire, et qui leur fait vouloir ce qu’ils ne voulaient pas.
61. Quant aux paroles ajoutées à celles qui précèdent, je me demande comment il peut se faire que dans le peuple chrétien il y ait un seul homme assez faible d’esprit pour entendre, sans en être indigné, un prédicateur disant publiquement : « Vous qui obéissez, si vous êtes prédestinés pour être rejetés, vous serez privés des forces nécessaires pour obéir, afin que vous cessiez de pratiquer l’obéissance ». Un pareil langage semble-t-il être autre chose qu’une malédiction, ou, en un certain sens, une prédiction de malheurs ? S’il plaît au prédicateur, ou même si le prédicateur se trouve obligé de dire quelque chose de ceux qui ne persévèrent point, pourquoi du moins ne s’exprimerait-il pas plutôt de la manière que j’indiquais tout à l’heure ? D’abord, il ne doit pas appliquer ces paroles directement à une partie du peuple qui l’entend, il doit seulement les appliquer à d’autres devant eux ; ainsi il ne doit pas dire : « Vous qui obéissez, si vous êtes prédestinés pour être rejetés », mais plutôt : « Ceux qui obéissent, s’ils sont prédestinés…… etc. », parlant à la troisième personne du verbe, et non pas à la seconde. Car il ne s’agit pas dans ces paroles d’une chose désirable, mais d’une chose abominable, et il est trop dur, il est trop odieux de les jeter comme un outrage à la face des auditeurs, en leur disant : « Vous qui peut-être obéissez, si vous êtes prédestinés pour être rejetés, vous serez privés des forces nécessaires pour obéir, et vous cesserez ainsi de pratiquer l’obéissance ». En quoi la même pensée serait-elle affaiblie, si l’on disait : Ceux qui peut-être obéissent, mais qui n’ont pas été prédestinés pour le royaume de Dieu et pour sa gloire, n’ont qu’une fidélité temporaire, ils ne persévéreront pas jusqu’à la fin dans la même obéissance ? On dit ainsi la même chose avec plus de vérité et en termes plus convenables, puisque non-seulement on ne paraît pas souhaiter de mal à ses auditeurs, mais on semble même adresser à d’autres ce qui sans cela exciterait leur indignation, et par ce moyen, au lieu de penser qu’ils sont eux-mêmes dans cet état, ils se bornent à espérer et à demander des choses meilleures. Si l’on voulait employer, par rapport à la prescience divine que nos adversaires ne peuvent certainement pas nier, la même forme de langage dont ils croient qu’on doit se servir par rapport à la prédestination ; on pourrait exprimer<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>la même pensée presque dans les mêmes termes, et dire : « Vous qui peut-être obéissez, si vous avez été connus d’avance comme devant être rejetés, vous cesserez d’obéir ». Ces paroles, dira-t-on, sont très-vraies ; oui, assurément, mais elles sont très-regrettables, très-déplacées et tout à fait hors de propos ; ce langage n’est pas contraire à la vérité, mais il n’est pas appliqué comme un remède propre à guérir l’homme de ses infirmités.
62. Je ne crois pas même que cette manière de s’exprimer dont nous avons dit qu’on devait se servir dans la prédication de la prédestination, puisse suffire à celui qui parle au peuple, à moins qu’il n’ajoute ceci ou quelque chose de semblable : Vous devez donc espérer aussi que la persévérance même dans l’obéissance vous sera donnée par le Père des lumières, de qui descend toute grâce excellente et tout don parfait <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jacques#1-17|''Jacq.'' {{rom|i}}, 17.]]</ref> ; vous devez la lui demander chaque jour dans vos prières, et avoir la confiance, en agissant ainsi, que vous n’êtes pas exclus de la prédestination de son peuple ; car c’est lui-même qui vous donne la grâce d’agir de cette manière. À Dieu ne plaise cependant que vous désespériez de vous-mêmes parce qu’on vous ordonne de placer votre espérance, non pas en vous, mais dans le Seigneur. Car, maudit soit quiconque place son espérance dans l’homme <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jérémie#17-5|''Jérém.'' {{rom|xvii}}, 5.]]</ref> ; il vaut mieux mettre sa confiance dans le Seigneur que de la mettre dans l’homme <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#118-8|''Ps.'' {{rom|cxvii}}, 8.]]</ref> ; bienheureux sont tous ceux qui se confient en lui. Vous affermissant dans cette espérance, servez le Seigneur avec crainte et réjouissez-vous en lui avec tremblement <ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#2-11|''Id.'' {{rom|ii}}, 13, 11.]]</ref> : par rapport à la vie éternelle promise avant tous les temps aux enfants de promission par Dieu qui ne ment point, personne ne peut avoir de sécurité à cet égard avant la consommation de la vie présente qui est une tentation sur la terre <ref>[[Bible_Crampon_1923/Job#7-1|''Job'', {{rom|vii}}, 1.]]</ref> ; mais celui à qui nous disons chaque jour : « Ne nous induisez point en tentation <ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#6-13|''Matt.'' {{rom|vi}}, 13.]]</ref> », nous donnera de persévérer en lui jusqu’à la fin de cette vie. Quand nous tenons ce langage ou un langage à peu près semblable, soit devant un petit nombre de chrétiens, soit devant la multitude assemblée à l’Église, pourquoi craindrions-nous de prêcher que les saints sont prédestinés et que la grâce de Dieu est une grâce véritable, c’est-à-dire qu’elle n’est point donnée suivant nos mérites, comme la sainte Écriture l’enseigne expressément ? Ou bien, doit-on craindre que l’homme ne désespère de lui-même, si on lui montre qu’il doit placer son espérance en Dieu, et croire que ce désespoir ne l’atteindrait pas, s’il était assez orgueilleux et assez malheureux pour placer cette espérance en lui-même ?
{{t3|LA PRÉDESTINATION DANS LES PRIÈRES DE L’ÉGLISE.|CHAPITRE XXIII.|fs=120%}}
63. Plût au ciel que ceux dont le cœur est appesanti et qui, à cause de leur faiblesse, ne peuvent pas, ou du moins ne peuvent pas encore comprendre les Écritures ou les explications des Écritures, plût au ciel, dis-je, que, soit qu’ils entendent, soit qu’ils n’entendent pas nos argumentations relatives à cette question, ils prêtent du moins une attention plus sérieuse aux prières qu’ils récitent, et qui, après avoir été en usage dans l’Église depuis sa fondation, y seront encore jusqu’à la fin des siècles. Car, par rapport à cette vérité que nous sommes aujourd’hui forcé, non-seulement de rappeler, mais de protéger et de défendre expressément contre de nouveaux hérétiques, l’Église dans ses prières n’a jamais gardé le silence à cet égard, quoique autrefois elle n’ait pas cru devoir la développer dans les discussions publiques, parce que aucune contradiction ne rendait ces développements nécessaires. À quelle époque, en effet, l’Église n’a-t-elle pas demandé la grâce de la foi pour les infidèles et pour ses propres ennemis ? Quand est-ce qu’un fidèle ayant un ami, un parent, un époux infidèle, n’a pas demandé à Dieu pour cet infidèle un esprit docile aux vérités de la foi chrétienne ? Qui est-ce qui jamais a omis de demander pour lui-même la grâce de persévérer dans le Seigneur ? Si parfois le prêtre adressant à Dieu des prières pour les fidèles, disait : Donnez-leur, Seigneur, de persévérer en vous jusqu’à la fin, qui a jamais osé lui en faire un reproche, je ne dis pas de vive voix, mais même dans sa pensée ? Qui est-ce qui, confessant de bouche ce qu’il croyait de cœur, n’a pas plutôt répondu à une bénédiction semblable du prêtre : Ainsi soit-il ? Car, quand ils récitent l’Oraison dominicale, mais surtout quand ils prononcent ces paroles : «<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude> Ne nous induisez pas en tentation », les fidèles ne demandent pas autre chose que de persévérer dans la sainte obéissance. Conséquemment, de même que l’Église a toujours fait usage de ces prières, de même aussi elle est née, elle a pris et elle prend encore ses accroissements dans la foi à cette vérité, que la grâce de Dieu n’est pas donnée suivant les mérites de ceux qui la reçoivent. L’Église en effet ne demanderait pas que la foi fût donnée aux infidèles, si elle ne croyait que c’est Dieu qui convertit à lui les volontés des hommes, lorsqu’elles sont éloignées ou même ennemies de lui ; elle ne demanderait pas de persévérer dans la foi du Christ, sans être ni trompée ni vaincue par les tentations du monde, si elle ne croyait pas que le Seigneur a tellement notre cœur en son pouvoir, que le bien même que nous accomplissons par notre propre volonté, ne pourrait être accompli si Dieu ne nous donnait cette volonté. Car si l’Église, qui demande à Dieu ces grâces, croit cependant qu’elle les reçoit d’elle-même, ses prières ne sont pas des prières véritables, mais des prières dérisoires ; ce qu’à Dieu ne plaise. Comment, en effet, pourrait-on gémir sincèrement dans le désir de recevoir une chose que l’on demande au Seigneur, si l’on pensait qu’on reçoit cette chose de soi-même, et non pas du Seigneur ?
64. Surtout quand l’Apôtre dit : « Nous ne savons ce que nous devons demander dans la prière ; mais l’Esprit lui-même demande pour nous avec des gémissements inénarrables ; et celui qui scrute les cœurs, sait ce qui plaît à l’Esprit : car c’est selon Dieu qu’il demande pour les saints <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-26|''Rom.'' {{rom|viii}}, 26, 27.]]</ref> ? » Que veulent dire ces paroles : « L’Esprit lui-même demande », sinon : L’Esprit fait demander, « avec des gémissements inénarrables », mais sincères, car l’Esprit est vérité ? C’est de lui en effet que l’Apôtre a dit ailleurs : « Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils, lequel Esprit crie : Abba, Père <ref>[[Bible_Crampon_1923/Galates#4-6|''Gal.'' {{rom|iv}}, 6.]]</ref> ». Ici encore, que signifient ces mots : « L’Esprit crie », sinon : L’Esprit fait crier ; par un trope semblable à celui qui nous permet de dire : Un jour heureux, pour : Un jour qui nous rend heureux ? Le même Apôtre explique clairement cette vérité, quand il dit en un autre endroit : « Vous n’avez point reçu de nouveau l’Esprit de servitude qui inspire la crainte ; mais vous avez reçu l’Esprit d’adoption des enfants, par lequel nous crions : Abba, Père <ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-15|''Rom.'' {{rom|viii}}, 15.]]</ref> ». Tout à l’heure il disait : « L’Esprit qui crie » ; ici il dit : « L’Esprit par lequel nous crions » ; montrant ainsi en quel sens il a dit : « L’Esprit qui crie », c’est-à-dire, comme je l’ai déjà expliqué, dans le sens de ces mots : L’Esprit qui nous fait crier. Cela nous fait comprendre que c’est encore par un don de Dieu que nous crions vers lui intérieurement et dans la sincérité de notre cœur. Que nos adversaires considèrent donc combien on se trompe, quand on pense que nous avons par nous-mêmes, et sans l’avoir reçu de personne, le pouvoir de demander, de chercher, de frapper ; quand on dit que la grâce est précédée par notre mérite, en ce sens qu’elle en est le résultat toutes les fois que nous recevons l’objet de nos demandes, que nous trouvons l’objet de nos recherches et qu’on ouvre à nos efforts ; quand, enfin, on ne veut pas comprendre que c’est encore par un bienfait de Dieu, que nous prions, c’est-à-dire, que nous demandons, que nous cherchons et que nous frappons. Car nous avons reçu l’esprit d’adoption des enfants, par lequel nous crions : Abba, Père. Le bienheureux Ambroise l’avait compris, lui aussi. Car il dit <ref>Dans son Comment. sur Isaïe.</ref> : « C’est une grâce spirituelle, même de prier Dieu ; ainsi qu’il est écrit : Personne ne dit : Seigneur Jésus, si ce n’est par le Saint-Esprit <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#12-3|''I Cor.'' {{rom|xii}}, 3.]]</ref> ».
65. Ainsi, ces dons que l’Église demande au Seigneur et qu’elle n’a cessé de lui demander depuis le premier jour de sa fondation, Dieu, dans sa prescience, a prévu qu’il les donnerait à ses élus, mais de telle sorte que par la prédestination même il les donnait déjà : c’est ce que l’Apôtre déclare de la manière la plus explicite. Écrivant à Timothée : « Prends part », lui dit-il, « aux travaux de l’Évangile, selon la puissance de Dieu qui nous sauve et nous appelle par sa vocation sainte, non pas suivant nos œuvres, mais suivant son décret et suivant la grâce qui nous a été donnée en Jésus-Christ avant le commencement des temps, et qui a été manifestée de nos jours par l’avènement de notre Sauveur Jésus-Christ <ref>[[Bible_Crampon_1923/2_Timothée#1-8|''II Tim.'' {{rom|i}}, 8-10.]]</ref> ». Que celui-là donc enseigne que cette doctrine de la prédestination et de la grâce, aujourd’hui défendue avec des soins plus attentifs contre de<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>nouveaux hérétiques, n’a pas toujours fait partie de la foi de l’Église ; que celui-là, dis-je, tienne ce langage, qui ose enseigner aussi que l’Église n’a pas toujours prié, ou du moins qu’elle n’a pas prié sincèrement, soit pour la conversion des infidèles à la foi, soit pour la persévérance des fidèles. Si l’Église a toujours demandé ces biens dans ses prières, nécessairement elle a toujours cru aussi qu’ils sont des dons de Dieu ; et jamais il ne lui a été permis de nier qu’ils eussent été connus de la prescience divine. D’où il suit qu’en aucun temps la foi en cette prédestination, défendue aujourd’hui avec une sollicitude nouvelle contre des hérétiques nouveaux, n’a été étrangère à l’Église du Christ.
{{t3|MODÈLE DE PRÉDESTINATION DANS JÉSUS-CHRIST FAIT HOMME. — CONCLUSION.|CHAPITRE XXIV.|fs=120%}}
66. Mais pourquoi m’étendre davantage ? Je crois avoir montré suffisamment, et même plus que suffisamment, que commencer à croire au Seigneur et persévérer en lui jusqu’à la fin, sont deux dons de Dieu. Quant aux autres biens relatifs à la vie pieuse par laquelle on rend à Dieu des hommages dignes de lui, ceux mêmes pour qui nous écrivons ces lignes reconnaissent que ces biens sont des dons de Dieu. D’autre part, il ne leur est pas possible de nier que Dieu dans sa prescience a connu tous ses dons, et les personnes à qui il devait les accorder. Conséquemment, de même que l’on doit prêcher les autres dons de Dieu, afin que celui qui fait cette prédication soit entendu avec un esprit d’obéissance ; de même aussi on doit prêcher la prédestination, afin que celui qui entend cette prédication avec un esprit soumis, se glorifie, non pas dans un homme, et par conséquent non pas en lui-même, mais dans le Seigneur : car c’est encore ici un précepte du Seigneur ; et entendre avec un esprit soumis ce précepte, « que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur <ref>[[Bible_Crampon_1923/1_Corinthiens#1-31|''I Cor.'' {{rom|i}}, 31.]]</ref> », c’est un don de Dieu semblable aux autres. Celui qui n’a pas ce don, je n’hésite pas à le dire, quels que soient les autres dons qu’il possède, il les possède inutilement. Nos vœux sont, à l’égard des Pélagiens, qu’ils arrivent à le posséder ; à l’égard de nos disciples fidèles, qu’ils le possèdent d’une manière plus abondante. Ne soyons donc pas ardents pour la discussion et paresseux pour la prière. Prions, mes très-chers, prions afin que le Dieu de la grâce donne même à nos ennemis, mais surtout à nos frères et amis, de comprendre et de confesser que personne, après la chute profonde, inexprimable que nous avons tous faite dans la personne d’un seul, ne peut être délivré, si ce n’est par la grâce de Dieu ; et que cette grâce n’est point payée comme une récompense due aux mérites de ceux qui la reçoivent, mais qu’elle leur est donnée gratuitement comme une grâce véritable, sans aucun mérite précédent de leur part.
67. Au reste, personne ne nous offre un exemple plus illustre de prédestination, que Jésus lui-même. Je l’ai déjà établi dans le premier livre <ref>De la Prédestination des Saints, n. 30, 31.</ref>, et j’ai voulu le rappeler encore à la fin de celui-ci : Personne ne nous offre un exemple plus illustre de prédestination que le Médiateur lui-même. Que tout fidèle qui veut se former une juste idée de la prédestination, considère attentivement Jésus-Christ, et en Jésus-Christ il se retrouvera lui-même : tout fidèle, dis-je, qui croit et confesse qu’en Jésus-Christ la nature humaine, c’est-à-dire, notre nature, quoiqu’elle ait été prise par le Dieu-Verbe d’une manière individuelle, a cependant été élevée à la dignité sublime de Fils unique de Dieu, de telle sorte que celui qui a pris, et ce qui a été pris par lui ne sont qu’une seule personne dans la Trinité. Car cette union de l’homme avec le Verbe n’a point formé une quaternité ; la Trinité subsiste après comme auparavant, l’unité de personne dans le Dieu-Homme ayant été le résultat ineffable de cette union. En effet, nous ne disons pas que le Christ est Dieu seulement, comme le prétendent les hérétiques Manichéens ; nous ne disons pas qu’il est homme seulement, comme le prétendent les hérétiques Photiniens ; nous ne disons pas non plus qu’il est homme, mais que comme homme il manque de certaines choses essentielles à la nature humaine, par exemple, qu’il n’a point d’âme, ou bien que son âme est dépourvue d’un esprit raisonnable, ou bien que sa chair, au lieu d’avoir été formée du sang d’une femme, a été formée du Verbe, changé lui-même et transformé<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|78|{{sc|louis de la vallée poussin}}}}</noinclude>jour de son « départ », et ses statues, que des artistes grecs modelèrent sur le type d’Apollon, sont, dans tous les pays bouddhiques, de précieuses idoles. Il n’y a pas d’âme permanente ; soit, mais le fruit d’une faute, fût-elle légère, poursuit le coupable, fùt-il à la veille de la suprême « bouddhification » ; mais un hommage distrait à un Bouddha préhistorique vaut aujourd’hui à cette nonne l’inappréciable bienfait d’entendre le Bouddha, et de recevoir de sa bouche les commandements du salut ; « les Bouddhas ne sont que des révélateurs du chemin ; faites vous-même effort pour votre salut », « aucun être ne peut contribuer au bonheur d’autrui » : telle est la parole du Maître, et, nous dit-on, la foi orthodoxe : néanmoins le Bouddha, qui connaît les dispositions des cœurs, ne ménage-t-il pas, « aimant les créatures comme un père ses enfants », toutes les circonstances de la conversion ? n’accomplit-il pas pour cette fin les miracles appropriés ? L’Église n’approuve-t-elle pas les aumônes faites pour le bénéfice des trépassés ? — Ces exemples, appuyés par les livres d’une seule secte parmi les innombrables écoles bouddhiques, pourraient être aisément multipliés ; — et si nous considérions le Bouddhisme indien dans son ensemble, l’incohérence essentielle de la doctrine passerait inaperçue, tant seraient déconcertantes les divergences et les ressemblances des Églises. Et de même dans toutes les divisions et les subdivisions de l’hindouisme ; n’indiquons qu’un fait suffisamment suggestif : on sait que la doctrine de la transmigration et de ses corollaires, le ciel et l’enfer hindous, est inconnue aux vieux livres védiques : les anciens « âryas » croyaient à une survivance obscure, dans la tombe ou dans un érèbe mystérieux, et des rites préhistoriques, très ingénieusement étudiés par Fustel de Coulanges, rites de sépulture, banquets mortuaires, culte des mânes, témoignaient de cette croyance aux « Pères ». Ces rites et ce dogme, l’Inde les a conservés intacts, bien qu’ils soient en contradiction avec la croyance nouvelle à la transmigration.
Si la pensée philosophique de l’Inde, qui est toujours pensée religieuse, se dérobe le plus souvent à notre critique au moment même où la curiosité est la plus vive, que dire de ce qui constitue à proprement parler l’hindouisme, de cet ensemble de théogonies et de superstitions, contemporain sans doute du Veda, et qui, toujours vivace, couvre l’Inde moderne de sa stupéfiante végétation ? Comment en raconter l’histoire, comment le comprendre, comment même le décrire ? Il semble a priori impossible de commettre des anachronismes quand on traite des religions de l’Inde, et c’est un procédé commode de parler de ces religions ''{{lang|la|in abstracto}}'', indépendamment du temps et de l’espace. Mais quels inconvénients n’en résultent pas, et que l’impression générale est fausse dès qu’on renverse les divisions commodes de védisme, bouddhisme, ancien brahmanisme, hindouisme ! Mais si l’on veut maintenir ou reconstruire ces barrières, sortes de garde-fous, — suivant, je crois, une jolie expression de {{M.|Barth}} — qui préservent l’indianiste de chutes trop grossières, combien ce classement est arbitraire au<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>en chair : car ces trois opinions, aussi fausses que puériles, ont divisé les hérétiques Apollinaristes en trois partis différents et même opposés : nous disons au contraire que le Christ est Dieu véritable, né de Dieu le Père, sans aucun commencement temporel ; que ce même Christ est homme véritable, né d’une mère humaine dans une certaine plénitude des temps ; et que l’humanité du Christ, par laquelle il est inférieur au Père, n’ôte rien à sa divinité par laquelle il est égal au Père. Cet Homme-Dieu n’est cependant qu’un seul Christ, lequel en tant que Dieu a dit en termes parfaitement vrais : « Le Père et moi nous sommes une seule chose <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#10-30|''Jean'', {{rom|x}}, 30.]]</ref> » ; et avec autant de vérité en tant qu’homme : « Le Père est plus grand que moi <ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#14-28|''Id.'' {{rom|xiv}}, 28.]]</ref> ». Celui donc qui a formé cet homme de la race d’Abraham et lui a donné, sans aucun mérite précédent de sa volonté, une justice qu’il ne devait jamais perdre, est le même qui rend justes ceux qui ne le sont pas, sans aucun mérite précédent de leur volonté personnelle, afin que le premier soit le chef, et que ceux-ci soient les membres. Celui qui a donné à cet homme, sans aucun mérite précédent de sa part, de ne contracter dans son origine et de ne commettre par sa volonté aucun péché dont il eût besoin d’obtenir le pardon, est le même qui donne à d’autres hommes, sans aucun mérite précédent de leur part, de croire en lui, afin de leur remettre lui-même tous leurs péchés : celui qui a formé cet homme, tel que jamais il n’a eu, et qu’il n’aura jamais une volonté mauvaise, est le même qui rend bonne la volonté mauvaise des membres de cet homme. Il a donc prédestiné et celui-ci et nous-mêmes ; car s’il a prévu que cet homme deviendrait notre chef et que nous deviendrions son corps, il a prévu ces deux choses, non point comme devant être la récompense de mérites antérieurs de notre part, mais comme devant être ses propres œuvres.
68. Que ceux qui lisent ces pages, s’ils les comprennent, rendent grâces à Dieu : que ceux au contraire qui ne les comprennent pas, adressent leurs prières à Celui dont la face est la source de la science et de l’intelligence <ref>[[Bible_Crampon_1923/Proverbes#2|''Prov.'' {{rom|ii}}, suiv. les Sept.]]</ref>, afin qu’il devienne lui-même leur docteur intérieur. Quant à ceux qui pensent que je me suis trompé, qu’ils méditent ce que j’ai écrit avec l’attention la plus soutenue, de peur que peut-être ils ne soient eux-mêmes dans l’erreur. Pour moi, quand je reçois non-seulement des lumières nouvelles, mais même des corrections de la part de ceux qui lisent mes œuvres, je reconnais en cela la miséricorde de Dieu à mon égard : c’est ce que j’attends principalement des docteurs de l’Église, si ce livre vient à se trouver entre leurs mains et qu’ils daignent prendre connaissance de ce que j’y ai écrit.
Traduction de M. l’abbé BARDOT.<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||{{sc|religions de l’inde}}|79}}</noinclude>point de vue chronologique comme au point de vue de la distinction des sectes ! Qu’est-ce qui ressemble davantage à un dévot du {{lang|sa-Latn|Bouddha Amitâbha}}, si populaire aujourd’hui au Japon, qu’un fidèle de {{lang|sa-Latn|Vishnou}} ? à un adepte du tantrisme bouddhique, qu’un sectaire brahmaniste « de la main gauche » ? Les yogins de toutes les sectes et de toutes les époques sont cousins germains ; les spéculations liturgiques des {{lang|sa-Latn|''br''â''hma''n''as''}} se retrouvent dans les ''{{lang|sa-Latn|tantras}}'' çivaïtes et bouddhiques ; les symboles du vieux Bouddhisme sont solaires ou védiques ; l’ancienne ''{{lang|sa-Latn|gâyatrî}}'', ou hymne du matin, qui est presque indo-européenne, vibre encore sur les lèvres des brahmanes, et trouve dans les prières plus modernes, bouddhiques ou hindoues, son exacte contre-partie. Comparerons-nous la scolastique des brahmanes et celle des bouddhistes, leurs frères ennemis ? les rituels du culte (''{{lang|sa-Latn|pûjâ}}'') presque païen des divinités tribales avec les rituels académisés des Églises savantes ? Les divinités d’origine évéhmériste et celles qui sont probablement d’origine solaire ou météorologique apparaissent confondues, tant les premières sont ornées de symboles naturalistes, tant les secondes sont anthropomorphisées. Toute chronologie est chancelante, ou plutôt la seule chronologie qui soit stable, étant donnée l’extrême confusion des dieux, des cultes, des théologies et des littératures, c’est une chronologie interne et subjective, qu’effraient les formules précises et que les dates mettent en déroute.
Nos documents sont tous ou presque tous d’origine savante et, en quelque sorte, officielle ; ils ignorent de parti pris ce que Garrez, — ce grand esprit dont la disparition fut, avec d’autres deuils irréparables, un des malheurs de l’indianisme français, — appelait le Çûdrisme, du nom de la caste infime des Çûdras, qui personnifiait pour lui la masse anonyme des Hindous. C’est dans cette couche profonde de la nation, mêlée d’éléments ethniques très distincts, que se sont élaborées les grandes religions qu’on dénomme Bouddhisme, K''rsn''aïsme, Çivaïsme ; c’est dans son sein que sont incessamment recrutés, malgré le préjugé de caste, les moines mendiants et les ascètes qui cimentèrent l’union des multiples provinces, furent et sont encore d’admirables missionnaires ; c’est l’effervescence religieuse et mystique de cette plèbe sans nom qui explique et la dévotion, trait caractéristique de l’Inde savante, et la survivance des pratiques archaïques, et l’achèvement parfait de toutes les figures divines ou héroïques quand elles apparaissent dans les livres.
Affirmer qu’un dieu est postérieur à tel livre parce qu’il n’y est pas fait mention de ce dieu, c’est un procédé commode ; mais l’argument ''{{lang|la|ex silentio}}'' n’a pas de valeur dans l’Inde, dater un livre parce que telle donnée, certainement récente, y est mentionnée, c’est oublier que beaucoup de livres ont été faits et refaits à diverses reprises. Les {{lang|sa-Latn|''Purâ''n''as''}}, ou « livres sur l’antiquité » sont, dans leur ensemble et dans leur état actuel, des compilations presque modernes ; mais qui affirmera qu’ils ne méritent pas, en somme, leur nom ?<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="0" user="Yland" />{{nr||ΑΡΚΑΔΙΚΑ. Ιʹ.|305}}</noinclude>ἡλικίας καὶ σρατηγὸν παρεχόμενοι Ποδάρην ἀπόγονον τρίτον Ποδάρους τοῦ Θηβαίοις ἐναντία αγωνισαμένου· παρῆν δέ σφισι καὶ μάντις Ηλεῖος Θρασύ βουλος Αἰνέου τῶν ἰαμιδῶν· οὗτος ὁ ἀνὴρ νίκην τε τοῖς Μαντινεῦσι προηγόρευσε, καὶ αὐτός· σφισι τοῦ ἔργου μετεῖχεν. Επὶ δὲ τῷ εὐωνύμῳ πᾶν τὸ ἄλλο Αρκαδικὸν ἐτάσσοντο. Αρχοντες δὲ κατὰ πόλεις τε ἦσαν, καὶ Μεγαλοπολιτῶν Λυδιάδης καὶ Λεωκύδης· Αράτῳ δὲ ἐπετέτραπτο καὶ Σικυωνίοις τε καὶ Αχαιοῖς τὸ μέσον. Λακεδαιμόνιοι δὲ καὶ Αγις ἐπεξέτειναν τὴν φάλαγγα, ὡς τῶν ἐναντίων τῷ στρατεύματι ἀντιπαρήκοιεν· τὸ μέσον δὲ Αγις καὶ οἱ περὶ τὸν βασιλέα εἶχον. Αρατος δὲ ἀπὸ τοῦ συγκειμένου αὐτῷ πρὸς τοὺς Αρκάδας ὑπέφευγεν αὐτός τε καὶ ὁ σὺν αὐτῷ τρατὸς, οἷα δὴ τῶν Λακεδαιμονίων σφίσιν ἐγκειμένων ὑποφεύγοντες δὲ ἅμα τὸ σύνταγμα σφῶν ἠρέμα ἐποίουν μηνοειδές. Λακεδαιμόνιοι δὲ καὶ Άγις νίκην τε ἤλπιζον καὶ τοῖς περὶ τὸν Ἄρατον ἐνέκειντο ἀθρέοι μᾶλλον· ἐπηκολούθουν δέ σφισι καὶ οἱ ἀπὸ τῶν κεράτων, Αρατον καὶ τὴν σὺν αὐτῷ τρατιάν τρέψασθαι. μέγα ἀγώνισμα ἡγούμενοι. Ελαθόν τε δὴ κατὰ νώτου γενόμενοί σφισιν οἱ Αρκάδες, καὶ οἱ Λακεδαιμόνιοι κυκλωθέντες τῆς ἄλλης ςρατιᾶς τὸ πολὺ ἀποβάλλουσι, καὶ βασιλεὺς ἔπεσεν Άγις Εὐδαμίδου. Φανῆναι δὲ καὶ τὸν Ποσειδῶνα ἀμύνοντα σφισιν ἔφασαν οἱ Μαντινεῖς,<noinclude>
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Page:Flammarion - Les Étoiles et les curiosités du ciel, 1882.djvu/325
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Astérope{{lié}}I était égale à Astérope{{lié}}II en{{lié}}1841 et en{{lié}}1850 (Schlüter et Argelander).
Actuellement, la première est d’une demi-grandeur supérieure à la seconde ; en
1746 c’était le contraire. Elles doivent augmenter d’éclat l’une et l’autre.
L’étoile 28 Bessel, au sud du groupe, ''qui est actuellement la septième par ordre d’éclat'',
et de {{6e|grandeur}}, a été estimée de {{7e|1/4}} il y a cinq ans par {{M.|Wolf}}, et
de {{7e|1/2}} en{{lié}}1825 par Bessel. Elle n’a pas été observée du tout par Piazzi et n’est
pas dans le catalogue d’Armagh ni dans beaucoup d’autres. En revanche, elle a
été estimée de {{6e|1/3}} par Heis, et elle est de {{5e|1/2}} dans le catalogue de Lalande [6991] ;
c’est donc encore certainement là une étoile variable. — Sa distance à
Alcyone est de +55′ en ascension droite, et de −41′ en déclinaison.
Voilà, sans contredit, bien des variations qui rendent cette région du ciel plus
remarquable encore qu’elle ne nous l’avait paru jusqu’ici. Et ce ne sont pas
seulement les étoiles les plus brillantes qui présentent d’aussi curieuses fluctuations :
pendant que {{M.|Wolf}} construisait sa carte, de 1874 à 1876, l’étoile qui
porte le {{n°|92}} de son Catalogue, notée de {{11e|grandeur}} en{{lié}}1874, n’était plus que
de {{12e}} en{{lié}}1875, et tombait au-dessous de la {{13e}} en{{lié}}1876. C’est donc là encore une
étoile certainement variable. On se rendra compte de ces fluctuations par le
petit tableau synoptique dans lequel j’ai réuni les observations faites depuis le
premier dessin moderne, celui de Bayer en{{lié}}1603 : Galilée (1610) ; — Riccioli (1650) ;
— Hévélius (1660) ; — Lahire (1693) ; — Flamsteed (1700) ; — Cassini (1708) ; —
Lemonnier (1746) ; — Mayer (1756) ; — Piazzi (1800) ; — Bessel (1839) ; — Argelander
(1850) ; — Heis (1860) ; — Wolf (1874) ; — et moi en ce moment même (octobre{{lié}}1880).
{| style="border-spacing:0; margin:0.5em auto; font-size:95%; line-height: 1.25em; font-variant-numeric:tabular-nums; text-align:left;"
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|-
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|{{cach|0}}1 ||{{Pds|Alcyone}}
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|-
|{{cach|0}}2 ||{{Pds|Électre}}
| 5 || 5 || 5 || 5 || 5 || 5 || 5 || 4 || 5 || 4,5|| 4,5 || 4,7 || 4,5 || 4,5 || 4,5
|-
|{{cach|0}}3 ||{{Pds|Atlas}}
| 5 || 5 || 6 || 6 || 5 || 6 || 5 || 5 || 5 || 5 || 4,5 || 4,0 || 4,0 || 5,0 || 4,6
|-
|{{cach|0}}4 ||{{Pds|Maïa}}
| 5 || 5 || 6 || 6 || 5 || 6 || 5 ||{{sfrac|4|1|2|fs=65%}}|| 6|| 5 || 5 || 4,8 || 5,0 || 4,5 || 5,0
|-
|{{cach|0}}5 ||{{Pds|Mérope }}
| 5 || 5 || 5 || 5 || 5 || 5 || 5 || 4 || 5 || 5 || 5 || 4,5 || 4,7 || 5,5 || 5,5
|-
|{{cach|0}}6 ||{{Pds|Taygète}}
| {{sfrac|5|1|2|fs=65%}} || 5 || 5 || 5 || 5 || 5 || 5 || 5 || 5 || 5 || 5 || 5,0 || 5,0 || 5,5 || 5,8
|-
|{{cach|0}}7 ||{{Pds|28 Bessel}}
| 0 || 6 || 0 || 0 || 7 || 0 || 0 || 7 || 0 || 0 || 7 || 6,9 || 6,3 || 7,2 || 6,1
|-
|{{cach|0}}8 ||{{Pds|Pléione}}
| 0 || 7 || 7 || 0 || 6 ||{{sfrac|7|1|2|fs=65%}} || 6 || 6 || 6 || 5,5 || 5,5 || 6,2 || 6,3 || 5,7 || 6,3
|-
|{{cach|0}}9 ||{{Pds|18 {{Abr|Fl|Flamsteed}}}}
| 0 || 7 || 0 || 0 || 7 || 7 || 8 || 6 || 7 || 7 || 7 || 6,3 || 6,3 || 6,2 || 6,4
|-
|10 ||{{Pds|Celæno}}
| 0 || 6 || 7 || 0 || 6 || 7 || 6 || 6 || 6 || 5,5 || 5,5 || 6,5 || 6,3 || 6,0 || 6,5
|-
|11 ||{{Pds|26 {{Abr|Fl|Flamsteed}}}}
| 0 || 6 || 0 || 0 || 7 || {{sfrac|7|1|2|fs=65%}} || 8 || 8 || 0 || 7,5 || 7,5 || 7,0 || 6,5 || 7,5 || 6,7
|-
|12 ||{{Pds|Astérope}}
| 0 || 7 || 0 || 0 || 7 || {{sfrac|6|1|2|fs=65%}} || 7 || 6 || 0 || 7,5 || 7,5 || 7,0 || 0 || 6,5 || 6,8
|-
| ||{{Pds|2 Bessel}}
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|-
| ||{{Pds|7 Bessel}}
| 0 || 0 || 0 || 0 || 7 || 0 || 8 || 9 || 0 || 0 || 8 || 8,2 || 0 || 8,2 || 8,0
|}
Ne quittons pas les Pléiades sans remarquer encore qu’elles sont entourées
d’une vague nébulosité, découverte par Tempel en{{lié}}1859 et décrite avec soin par
Goldschmidt en{{lié}}1863. La partie australe commence juste à Mérope, d’où elle
s’étend au sud et à l’ouest comme un éventail ; la partie boréale descend vers
Alcyone à peu près symétriquement par rapport à l’éventail de Mérope. Cette
nébuleuse doit être variable, car on la distingue parfois à l’aide de très faibles
{{p fin de page}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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16062645
16062643
2026-09-25T17:21:57Z
F0x1
72129
16062645
proofread-page
text/x-wiki
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Astérope{{lié}}I était égale à Astérope{{lié}}II en{{lié}}1841 et en{{lié}}1850 (Schlüter et Argelander).
Actuellement, la première est d’une demi-grandeur supérieure à la seconde ; en
1746 c’était le contraire. Elles doivent augmenter d’éclat l’une et l’autre.
L’étoile 28 Bessel, au sud du groupe, ''qui est actuellement la septième par ordre d’éclat'',
et de {{6e|grandeur}}, a été estimée de {{7e|1/4}} il y a cinq ans par {{M.|Wolf}}, et
de {{7e|1/2}} en{{lié}}1825 par Bessel. Elle n’a pas été observée du tout par Piazzi et n’est
pas dans le catalogue d’Armagh ni dans beaucoup d’autres. En revanche, elle a
été estimée de {{6e|1/3}} par Heis, et elle est de {{5e|1/2}} dans le catalogue de Lalande [6991] ;
c’est donc encore certainement là une étoile variable. — Sa distance à
Alcyone est de +55′ en ascension droite, et de −41′ en déclinaison.
Voilà, sans contredit, bien des variations qui rendent cette région du ciel plus
remarquable encore qu’elle ne nous l’avait paru jusqu’ici. Et ce ne sont pas
seulement les étoiles les plus brillantes qui présentent d’aussi curieuses fluctuations :
pendant que {{M.|Wolf}} construisait sa carte, de 1874 à 1876, l’étoile qui
porte le {{n°|92}} de son Catalogue, notée de {{11e|grandeur}} en{{lié}}1874, n’était plus que
de {{12e}} en{{lié}}1875, et tombait au-dessous de la {{13e}} en{{lié}}1876. C’est donc là encore une
étoile certainement variable. On se rendra compte de ces fluctuations par le
petit tableau synoptique dans lequel j’ai réuni les observations faites depuis le
premier dessin moderne, celui de Bayer en{{lié}}1603 : Galilée (1610) ; — Riccioli (1650) ;
— Hévélius (1660) ; — Lahire (1693) ; — Flamsteed (1700) ; — Cassini (1708) ; —
Lemonnier (1746) ; — Mayer (1756) ; — Piazzi (1800) ; — Bessel (1839) ; — Argelander
(1850) ; — Heis (1860) ; — Wolf (1874) ; — et moi en ce moment même (octobre{{lié}}1880).
{| style="border-spacing:0; margin:0.5em auto; font-size:95%; line-height: 1.25em; font-variant-numeric:tabular-nums; text-align:left;"
| || colspan=16 style="font-size:80%; text-align:center;"|{{Ancre|T12-15}}TABLEAU COMPARATIF DES OBSERVATIONS MODERNES SUR L’ÉCLAT DES PLÉIADES
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|-
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|}
Ne quittons pas les Pléiades sans remarquer encore qu’elles sont entourées
d’une vague nébulosité, découverte par Tempel en{{lié}}1859 et décrite avec soin par
Goldschmidt en{{lié}}1863. La partie australe commence juste à Mérope, d’où elle
s’étend au sud et à l’ouest comme un éventail ; la partie boréale descend vers
Alcyone à peu près symétriquement par rapport à l’éventail de Mérope. Cette
nébuleuse doit être variable, car on la distingue parfois à l’aide de très faibles
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<references/></noinclude>
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Page:Description de la Grèce de Pausanias, tome 4, 1820.djvu/314
104
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16062648
2026-09-25T17:23:55Z
Yland
11394
/* Sans texte */
16062648
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="0" user="Yland" />{{nr|306|ΑΡΚΑΔΙΚΑ. Ιʹ.}}</noinclude>καὶ τοῦδε εἵνεκα τρόπαιον ἐποιήσαντο ἀνάθημα τῷ Ποσειδώνι. Πολέμῳ δὲ καὶ ἀνθρώπων φόνοις παρεῖναι θεοὺς ἐποίησαν μὲν, ὅσοις τὰ ἡρώων ἐμέλησεν ἐν Ιλίῳ παθήματα· ᾄδεται δὲ ὑπὸ Αθηναίων, ὡς θεοί σφίσιν ἐν Μαραθῶνι καὶ ἐν Σαλαμῖνι τοῦ ἔργου μετάσχοιεν· ἐκδηλότατα δὲ ὁ Γαλατῶν τρατὸς ἀπώλετο ἐν Δελφοῖς ὑπὸ τοῦ Θεοῦ, καὶ ἐναργῶς ὑπὸ δαιμόνων. Οὕτω καὶ Μαντινεῦσιν ἕπεται οὐκ ἄνευ του Ποσει δῶνος τὸ κράτος γενεσθαι σφίσι. Λεωκύδους δὲ**1 τοῦ Μεγαλοπολιτῶν ὁμοῦ Λυδιάδη σρατηγήσαντος πρόγονον ἔννατον Αρκεσίλαον οἰκοῦντα ἐν Λυκοσούρα λέγουσιν οἱ Αρκάδες, ὡς ἴδοι τὴν ἱερὰν τῆς καλου μένης Δεσποίνης ἔλαφον πεπονηκυῖαν ὑπὸ γήρως· τῇ δὲ ἐλάφῳ ταύτη ψάλιον τε εἶναι περὶ τὸν τράχηλον, καὶ γράμματα ἐπὶ τῷ ψαλίῳ**2·
Νεβρὸς ἐὼν ἑάλων, ὅτ’ἐς ἥλιον ἦν Αγαπήνωρ.
Οὗτος μὲν δὴ ἐπιδείκνυσιν ὁ λόγος, ἔλαφον εἶναι πολλῷ καὶ ἐλέφαντος μακροβιώτερον θηρίον.
1 Διωκύδους τε.
2 Ψέλλιον… Ψελλίῳ.<noinclude>
<references/></noinclude>
hrzvogkat5bnmroywokfv6mlzogdiww
Page:Grosjean-Maupin - Dictionnaire complet français-espéranto.djvu/118
104
4999302
16062649
2026-09-25T17:25:27Z
SkoRo
124430
/* Corrigée */
16062649
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;"> <div style="width:33.33%; text-align:left;">'''CADRER'''</div> <div style="width:33.33%; text-align:center;">— 101 —</div> <div style="width:33.33%; text-align:right;">'''CALANDRE'''</div> </div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cadrer,''' akordiĝi kun, ĝuste konveni por, kongrui<sup>Z</sup> kun.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caduc,''' {{t|(qc, qn)|90}} kaduka ‖ {{t|(vieillard)|90}} aĝokaduka<sup>1</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caducée,''' (Merkura) serpentsceptro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caducité,''' kadukeco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cafard,''' 1 {{t|(s.)|90}} : blato ‖ (fi)hipokritulo ‖ (fi)denuncemulo ; 2 {{t|(a.)|90}} : (fi)hipokrita ‖ (fi)denuncema.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cafarder,''' hipokritaĉi ‖ denuncaĉi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cafarderie,''' (fi)hipokritaĵo ‖ denuncaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cafardise,''' (fi)hipokriteco ‖ denuncemaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Café,''' kafo ‖ {{t|(local)|90}} kafejo<sup>1</sup>, drinkejo. '''Boîte à -,''' kafujo<sup>1</sup>, kafskatolo. '''Plantation de -,''' kafarbejo, kafkulturejo. '''- au lait,''' laktokafo. '''-concert,''' muzik-kafejo, koncertkafejo, variete(a<sup>Z</sup> teatr)o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caféier,''' kafarb(et)o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cafetier,''' drinkejmastro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cafetière,''' kafkruĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cage,''' kaĝo. '''Mettre en -,''' enkaĝigi ‖ {{t|(f.)|90}} enkarcerigi. '''- (des cloches),''' ĉarpentaĵo. '''- d’escalier,''' ŝtuparejo<sup>4</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cagnard,''' mallaboremaĉa, fornosid(aĉ)a<sup>2</sup>, inertemaĉa<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cagne,''' mallaboremulinaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cagneux,''' kurbkrura, tordkrura.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cagnotte,''' ludmono.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cagot,''' bigotulaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cagoterie,''' bigotaĵaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cagotisme,''' bigotecaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cagoule,''' (monaĥa senmanika kapotega) survesto, kuto<sup>C</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cahier,''' kajero. '''- des charges,''' liverkondiĉaro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cahin-caha,''' malglatete, pene, ne tre bone.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cahot,''' (vetur)eksalto, (vetur)skuo ‖ {{t|(f.)|90}} malfacilaĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cahotage, Cahotement,''' (vetur)skuado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cahoter,''' (vetur)skuadi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cahute,''' kajuto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caïeu,''' flanka bulbeto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caille,''' koturno.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caillé''' {{t|(s.)|90}}, '''Caillebotte,''' kaze(aĵ)o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cailler,''' kazeigi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cailleter,''' (frivole) babili.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caillette,''' frivolulino.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caillot,''' malfluidaĵeto, kaze(aĵ)ero.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caillou,''' siliketo, silikero (rul)ŝtoneto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caillouter,''' ŝtonetkovri.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caillouteux,''' ŝtonetplena.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caïman,''' aligatoro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caisse,''' kesto ‖ monkesto, kaso ‖ kasejo, spezejo ‖ {{t|(restaur.)|90}} kontoro<sup>8</sup> ‖ {{t|(mus.)|90}} tamburego. '''Battre la grosse -,''' {{t|(f.)|90}} ĉarlatane reklami.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caissier,''' kasisto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caisson,''' kesteĉaro<sup>Z</sup> ‖ ĉarkesto ‖ {{t|(arch.)|90}} (plafon)fako.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cajoler,''' (karese, glate, ame, dorlote) flateti, ĉirkaŭflatadi k. ĉirkaŭflirtadi<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cajolerie,''' (flat)karesaĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cajoleur,''' (flat)karesema.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cal,''' kalo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Calage,''' kojnofiksado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Calamité,''' malfeliĉego.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Calamiteux,''' malfeliĉega.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Calandrage, V. V.,''' ~ado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Calandre, V. V.,''' ~ilo.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;"> <div style="width:33.33%; text-align:left;">'''CADRER'''</div> <div style="width:33.33%; text-align:center;">— 101 —</div> <div style="width:33.33%; text-align:right;">'''CALANDRE'''</div> </div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cadrer,''' akordiĝi kun, ĝuste konveni por, kongrui<sup>Z</sup> kun.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caduc,''' {{t|(qc, qn)|90}} kaduka ‖ {{t|(vieillard)|90}} aĝokaduka<sup>1</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caducée,''' (Merkura) serpentsceptro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caducité,''' kadukeco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cafard,''' 1 {{t|(s.)|90}} : blato ‖ (fi)hipokritulo ‖ (fi)denuncemulo ; 2 {{t|(a.)|90}} : (fi)hipokrita ‖ (fi)denuncema.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cafarder,''' hipokritaĉi ‖ denuncaĉi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cafarderie,''' (fi)hipokritaĵo ‖ denuncaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cafardise,''' (fi)hipokriteco ‖ denuncemaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Café,''' kafo ‖ {{t|(local)|90}} kafejo<sup>1</sup>, drinkejo. '''Boîte à -,''' kafujo<sup>1</sup>, kafskatolo. '''Plantation de -,''' kafarbejo, kafkulturejo. '''- au lait,''' laktokafo. '''-concert,''' muzikkafejo, koncertkafejo, variete(a<sup>Z</sup> teatr)o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caféier,''' kafarb(et)o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cafetier,''' drinkejmastro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cafetière,''' kafkruĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cage,''' kaĝo. '''Mettre en -,''' enkaĝigi ‖ {{t|(f.)|90}} enkarcerigi. '''- (des cloches),''' ĉarpentaĵo. '''- d’escalier,''' ŝtuparejo<sup>4</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cagnard,''' mallaboremaĉa, fornosid(aĉ)a<sup>2</sup>, inertemaĉa<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cagne,''' mallaboremulinaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cagneux,''' kurbkrura, tordkrura.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cagnotte,''' ludmono.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cagot,''' bigotulaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cagoterie,''' bigotaĵaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cagotisme,''' bigotecaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cagoule,''' (monaĥa senmanika kapotega) survesto, kuto<sup>C</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cahier,''' kajero. '''- des charges,''' liverkondiĉaro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cahin-caha,''' malglatete, pene, ne tre bone.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cahot,''' (vetur)eksalto, (vetur)skuo ‖ {{t|(f.)|90}} malfacilaĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cahotage, Cahotement,''' (vetur)skuado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cahoter,''' (vetur)skuadi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cahute,''' kajuto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caïeu,''' flanka bulbeto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caille,''' koturno.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caillé''' {{t|(s.)|90}}, '''Caillebotte,''' kaze(aĵ)o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cailler,''' kazeigi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cailleter,''' (frivole) babili.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caillette,''' frivolulino.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caillot,''' malfluidaĵeto, kaze(aĵ)ero.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caillou,''' siliketo, silikero (rul)ŝtoneto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caillouter,''' ŝtonetkovri.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caillouteux,''' ŝtonetplena.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caïman,''' aligatoro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caisse,''' kesto ‖ monkesto, kaso ‖ kasejo, spezejo ‖ {{t|(restaur.)|90}} kontoro<sup>8</sup> ‖ {{t|(mus.)|90}} tamburego. '''Battre la grosse -,''' {{t|(f.)|90}} ĉarlatane reklami.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caissier,''' kasisto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caisson,''' kesteĉaro<sup>Z</sup> ‖ ĉarkesto ‖ {{t|(arch.)|90}} (plafon)fako.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cajoler,''' (karese, glate, ame, dorlote) flateti, ĉirkaŭflatadi k. ĉirkaŭflirtadi<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cajolerie,''' (flat)karesaĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cajoleur,''' (flat)karesema.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cal,''' kalo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Calage,''' kojnofiksado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Calamité,''' malfeliĉego.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Calamiteux,''' malfeliĉega.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Calandrage, V. V.,''' ~ado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Calandre, V. V.,''' ~ilo.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;"> <div style="width:33.33%; text-align:left;">'''CADRER'''</div> <div style="width:33.33%; text-align:center;">— 101 —</div> <div style="width:33.33%; text-align:right;">'''CALANDRE'''</div> </div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cadrer,''' akordiĝi kun, ĝuste konveni por, kongrui<sup>Z</sup> kun.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caduc,''' {{t|(qc, qn)|90}} kaduka ‖ {{t|(vieillard)|90}} aĝokaduka<sup>1</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caducée,''' (Merkura) serpentsceptro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caducité,''' kadukeco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cafard,''' 1 {{t|(s.)|90}} : blato ‖ (fi)hipokritulo ‖ (fi)denuncemulo ; 2 {{t|(a.)|90}} : (fi)hipokrita ‖ (fi)denuncema.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cafarder,''' hipokritaĉi ‖ denuncaĉi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cafarderie,''' (fi)hipokritaĵo ‖ denuncaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cafardise,''' (fi)hipokriteco ‖ denuncemaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Café,''' kafo ‖ {{t|(local)|90}} kafejo<sup>1</sup>, drinkejo. '''Boîte à -,''' kafujo<sup>1</sup>, kafskatolo. '''Plantation de -,''' kafarbejo, kafkulturejo. '''- au lait,''' laktokafo. '''-concert,''' muzikkafejo, koncertkafejo, variete(a<sup>Z</sup> teatr)o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caféier,''' kafarb(et)o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cafetier,''' drinkejmastro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cafetière,''' kafkruĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cage,''' kaĝo. '''Mettre en -,''' enkaĝigi ‖ {{t|(f.)|90}} enkarcerigi. '''- (des cloches),''' ĉarpentaĵo. '''- d’escalier,''' ŝtuparejo<sup>4</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cagnard,''' mallaboremaĉa, fornosid(aĉ)a<sup>2</sup>, inertemaĉa<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cagne,''' mallaboremulinaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cagneux,''' kurbkrura, tordkrura.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cagnotte,''' ludmono.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cagot,''' bigotulaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cagoterie,''' bigotaĵaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cagotisme,''' bigotecaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cagoule,''' (monaĥa senmanika kapotega) survesto, kuto<sup>C</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cahier,''' kajero. '''- des charges,''' liverkondiĉaro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cahin-caha,''' malglatete, pene, ne tre bone.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cahot,''' (vetur)eksalto, (vetur)skuo ‖ {{t|(f.)|90}} malfacilaĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cahotage, Cahotement,''' (vetur)skuado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cahoter,''' (vetur)skuadi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cahute,''' kajuto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caïeu,''' flanka bulbeto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caille,''' koturno.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caillé''' {{t|(s.)|90}}, '''Caillebotte,''' kazeaĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cailler,''' kazeigi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cailleter,''' (frivole) babili.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caillette,''' frivolulino.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caillot,''' malfluidaĵeto, kaze(aĵ)ero.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caillou,''' siliketo, silikero (rul)ŝtoneto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caillouter,''' ŝtonetkovri.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caillouteux,''' ŝtonetplena.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caïman,''' aligatoro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caisse,''' kesto ‖ monkesto, kaso ‖ kasejo, spezejo ‖ {{t|(restaur.)|90}} kontoro<sup>8</sup> ‖ {{t|(mus.)|90}} tamburego. '''Battre la grosse -,''' {{t|(f.)|90}} ĉarlatane reklami.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caissier,''' kasisto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caisson,''' kesteĉaro<sup>Z</sup> ‖ ĉarkesto ‖ {{t|(arch.)|90}} (plafon)fako.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cajoler,''' (karese, glate, ame, dorlote) flateti, ĉirkaŭflatadi k. ĉirkaŭflirtadi<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cajolerie,''' (flat)karesaĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cajoleur,''' (flat)karesema.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cal,''' kalo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Calage,''' kojnofiksado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Calamité,''' malfeliĉego.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Calamiteux,''' malfeliĉega.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Calandrage, V. V.,''' ~ado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Calandre, V. V.,''' ~ilo.<noinclude>
<references/></noinclude>
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SkoRo
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;"> <div style="width:33.33%; text-align:left;">'''CADRER'''</div> <div style="width:33.33%; text-align:center;">— 101 —</div> <div style="width:33.33%; text-align:right;">'''CALANDRE'''</div> </div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cadrer,''' akordiĝi kun, ĝuste konveni por, kongrui<sup>Z</sup> kun.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caduc,''' {{t|(qc, qn)|90}} kaduka ‖ {{t|(vieillard)|90}} aĝokaduka<sup>1</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caducée,''' (Merkura) serpentsceptro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caducité,''' kadukeco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cafard,''' 1 {{t|(s.)|90}} : blato ‖ (fi)hipokritulo ‖ (fi)denuncemulo ; 2 {{t|(a.)|90}} : (fi)hipokrita ‖ (fi)denuncema.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cafarder,''' hipokritaĉi ‖ denuncaĉi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cafarderie,''' (fi)hipokritaĵo ‖ denuncaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cafardise,''' (fi)hipokriteco ‖ denuncemaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Café,''' kafo ‖ {{t|(local)|90}} kafejo<sup>1</sup>, drinkejo. '''Boîte à -,''' kafujo<sup>1</sup>, kafskatolo. '''Plantation de -,''' kafarbejo, kafkulturejo. '''- au lait,''' laktokafo. '''-concert,''' muzikkafejo, koncertkafejo, variete(a<sup>Z</sup> teatr)o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caféier,''' kafarb(et)o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cafetier,''' drinkejmastro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cafetière,''' kafkruĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cage,''' kaĝo. '''Mettre en -,''' enkaĝigi ‖ {{t|(f.)|90}} enkarcerigi. '''- (des cloches),''' ĉarpentaĵo. '''- d’escalier,''' ŝtuparejo<sup>4</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cagnard,''' mallaboremaĉa, fornosid(aĉ)a<sup>2</sup>, inertemaĉa<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cagne,''' mallaboremulinaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cagneux,''' kurbkrura, tordkrura.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cagnotte,''' ludmono.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cagot,''' bigotulaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cagoterie,''' bigotaĵaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cagotisme,''' bigotecaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cagoule,''' (monaĥa senmanika kapotega) survesto, kuto<sup>C</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cahier,''' kajero. '''- des charges,''' liverkondiĉaro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cahin-caha,''' malglatete, pene, ne tre bone.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cahot,''' (vetur)eksalto, (vetur)skuo ‖ {{t|(f.)|90}} malfacilaĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cahotage, Cahotement,''' (vetur)skuado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cahoter,''' (vetur)skuadi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cahute,''' kajuto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caïeu,''' flanka bulbeto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caille,''' koturno.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caillé''' {{t|(s.)|90}}, '''Caillebotte,''' kazeaĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cailler,''' kazeigi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cailleter,''' (frivole) babili.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caillette,''' frivolulino.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caillot,''' malfluidaĵeto, kazeaĵero.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caillou,''' siliketo, silikero (rul)ŝtoneto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caillouter,''' ŝtonetkovri.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caillouteux,''' ŝtonetplena.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caïman,''' aligatoro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caisse,''' kesto ‖ monkesto, kaso ‖ kasejo, spezejo ‖ {{t|(restaur.)|90}} kontoro<sup>8</sup> ‖ {{t|(mus.)|90}} tamburego. '''Battre la grosse -,''' {{t|(f.)|90}} ĉarlatane reklami.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caissier,''' kasisto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Caisson,''' kesteĉaro<sup>Z</sup> ‖ ĉarkesto ‖ {{t|(arch.)|90}} (plafon)fako.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cajoler,''' (karese, glate, ame, dorlote) flateti, ĉirkaŭflatadi k. ĉirkaŭflirtadi<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cajolerie,''' (flat)karesaĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cajoleur,''' (flat)karesema.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cal,''' kalo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Calage,''' kojnofiksado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Calamité,''' malfeliĉego.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Calamiteux,''' malfeliĉega.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Calandrage, V. V.,''' ~ado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Calandre, V. V.,''' ~ilo.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||ARCADIE, {{ch.}}{{rom-maj|X}}.|307}}</noinclude>battant pour eux ; c’est pourquoi ils lui ont consacré ce trophée. Tous ceux qui ont chanté les travaux des héros devant Troie, ont dit dans leurs vers que les dieux avoient pris part à cette guerre et aux massacres auxquels elle donna lieu ; les Athéniens disent aussi que les dieux les assistèrent aux journées de Marathon et de Salamine ; et il est évident que l’armée des Gaulois fut détruite par le dieu qui préside à Delphes, et surtout par les démons ; on peut donc bien croire aussi, que les Mantinéens durent la victoire à Neptune. Léocydes, qui commandoit les Mégalopolitains avec Lydiades, descendoit à la neuvième génération d’Arcésilaüs, habitant de Lycosure, qui vit, à ce que disent les Arcadiens, une biche consacrée à la déesse nommée Despœné, elle étoit accablée de vieillesse et avoit un collier sur lequel on lisoit ces mots : ''Je fus prise étant jeune faon, lorsqu’Agapénor partoit pour Troie''. Ce récit prouve que le cerf vit beaucoup plus long-temps que l’éléphant.<noinclude>
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{{c|chapitre {{rom-maj|XI}}.|sc|m=1.6em}} {{c|Lieu appelé Pelagus. Mort de Pélias, et tombeaux de ses filles. Lieu appelé Phoson. Mort d’Épaminondas et son tombeau. Diverses erreurs causées par la conformité des noms.|fs=90%|m=1.6em}}
{{sc|Après}} avoir passé le temple de Neptune, vous entrez dans un endroit tout planté de chênes qu’on nomme Pélagus ; le chemin de Mantinée à Tégée passe à travers ces chênes. L’autel rond qu’on voit sur le grand chemin est la limite entre le territoire de Tégée et celui de Mantinée ; si en sortant du temple de Neptune vous vous détournez à gauche, vous aurez à peine fait cinq stades que vous trouverez les tombeaux des filles de Pélias. Les Mantinéens disent qu’elles vinrent s’établir chez eux pour fuir les reproches qu’on leur faisoit au sujet de la mort de leur père ; en effet, dès que Médée fut arrivée à Iolchos, elle travailla à perdre Pélias, certainement de concert avec Jason, quoiqu’en apparence elle fût brouillée avec lui. Elle promit aux filles de Pélias de rendre, si elles le vouloient, la première jeunesse à leur père qui étoit très-vieux ; ayant égorgé, je ne sais comment, un bélier, et l’ayant fait cuire dans une chaudière avec certains ingrédients, elle l’en<noinclude>
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{{sc|Après}} avoir passé le temple de Neptune, vous entrez dans un endroit tout planté de chênes qu’on nomme Pélagus ; le chemin de Mantinée à Tégée passe à travers ces chênes. L’autel rond qu’on voit sur le grand chemin est la limite entre le territoire de Tégée et celui de Mantinée ; si en sortant du temple de Neptune vous vous détournez à gauche, vous aurez à peine fait cinq stades que vous trouverez les tombeaux des filles de Pélias. Les Mantinéens disent qu’elles vinrent s’établir chez eux pour fuir les reproches qu’on leur faisoit au sujet de la mort de leur père ; en effet, dès que Médée fut arrivée à Iolchos, elle travailla à perdre Pélias, certainement de concert avec Jason, quoiqu’en apparence elle fût brouillée avec lui. Elle promit aux filles de Pélias de rendre, si elles le vouloient, la première jeunesse à leur père qui étoit très-vieux ; ayant égorgé, je ne sais comment, un bélier, et l’ayant fait cuire dans une chaudière avec certains ingrédients, elle l’en<noinclude>
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Page:Saint-Bernard - Oeuvres complètes, trad Charpentier, Tome 4, 1867.djvu/6
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Page:Description de la Grèce de Pausanias, tome 4, 1820.djvu/319
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||ARCADIE, {{ch.}}{{rom-maj|XI}}.|311}}</noinclude>retira vivant et redevenu agneau. Elle prit de même Pélias, le coupa en morceaux et le fit cuire, et ses filles l’en retirèrent dans un tel état qu’elles ne purent pas même lui donner la sépulture. Cela les obligea de changer de pays ; elles allèrent dans l’Arcadie, où on leur érigea ces tombeaux après leur mort. Je n’ai trouvé leurs noms dans aucun des poëtes que j’ai lus ; cependant le peintre Micon a écrit au bas de leurs portraits, qu’elles se nommoient Astéropée et Antinoé. L’endroit nommé Phæson est à environ vingt stades plus loin que ces tombeaux ; vous y trouvez un monument peu élevé et entouré d’un soubassement, auprès duquel le chemin devient très-étroit ; c’est à ce qu’on dit le tombeau d’Aréithoüs, surnommé le Corynète, à cause de l’arme dont il faisoit usage. Après avoir laissé de côté la route de Mantinée à Pallantium, environ trente stades au-delà vous trouvez sur le grand chemin un bois de chênes qu’on nomme le bois de Pélagus ; c’est là que la cavalerie des Athéniens et des Mantinéens combattit celle des Bœotiens. Les Mantinéens disent qu’Épaminondas fut tué par Machærion de Mantinée ; il le fut par un Spartiate suivant les Lacédæmoniens, qui lui donnent le même mais les Athéniens disent, et les Thébains sont<noinclude>
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Page:Description de la Grèce de Pausanias, tome 4, 1820.djvu/320
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|312|ARCADIE, {{ch.}}{{rom-maj|XI}}.}}</noinclude>d’accord sur ce point avec eux, qu’Épaminondas fut blessé par Gryllus, et cela est représenté à peu près ainsi dans le tableau où l’on a peint la bataille de Mantinée ; les Mantinéens eux-mêmes paroissent en être convenus, en rendant aux frais de la nation les honneurs funèbres à Gryllus, et en lui érigeant, comme au plus vaillant de leurs alliés, une statue à l’endroit même où il fut tué. Ils parlent cependant, ainsi que les Lacédæmoniens, d’un certain Machærion ; mais réellement il n’y a jamais eu ni à Sparte, ni à Mantinée, d’homme de ce nom à qui on ait rendu des honneurs publics à cause de sa valeur. Épaminondas ayant été blessé, on l’emporta encore vivant hors de la mêlée. Il tint quelque temps la main sur sa blessure, souffrant et observant le combat ; on a donné le nom de Scopé à l’endroit d’où il regardoit. Lorsqu’il vit que la bataille prenoit fin, et que l’avantage étoit égal de part et d’autre, il ôta la main de dessus sa blessure et rendit l’ame. On l’enterra sur le champ de bataille même où les deux armées avoient combattu. Son tombeau est surmonté d’une colonne, sur laquelle il y a un bouclier, où on a représenté un dragon ; sans doute pour faire voir qu’Épaminondas étoit de la race de ceux qu’on nomme les Spartes. Il y a maintenant deux cippes sur ce monument ; l’un ancien, avec une inscription bœotienne, et l’autre érigé par l’empereur Adrien, qui en a fait lui-même l’inscription. De tous les<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Description de la Grèce de Pausanias, tome 4, 1820.djvu/317
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{{c|ΚΕΦΑΛΑΙΟΝ ΙΑʹ.|m=1.6em}}
{{c|Χωρίον· Πέλαγος. Πελίου θάνατος, καὶ τῶν θυγατέρων αὐτού τάφοι. Χωρίον Φοίζων. Ἐπαμεινώνδα θάνατος καὶ τάφος. Ἀπάται ἐξ ὁμoνύμων ἀκολουθήσασαι.|mb=1.6em}}
{{sc|Μετὰ}} δε το ιερόν του Ποσειδώνος, χωρίον υποδέξεται σε δρυών πλήρες, καλούμενον Πέλαγος και έκ Μαντινείας ή ές Τέγεαν ὁδὸς φέρει δια των δρυών. Μαντινεύσι δε όροι προς Τεγεάταις εισίν ο περιφερής εν τη λεωφόρω βωμός. Ην δε από του ιερού του Ποσειδώνος ες αριςεραν εκτραπήναι θελήσειας, σταδίους έξεις μάλιςα που πέντε, και επί των Πελίου θυγατέρων αφίξή τους τάφους. Ταύτας φασίν οι Μαντινείς μετοικήσαι σφάς τα επί τω θανάτω του πατρός ονείδη φευγούσας. Ως γαρ δή αφίκετο η Μήδεια ές Ιωλκόν, αυτίκα επεβούλευε το Πελία, το ἔργῳ μεν συμπράσσουσα τω Ιάσονι, τω λόγω δε απεχθανομένη, Επαγγέλλεται**1 του Πελίου ταϊς θυγατράσιν, ώς τον πατέρα αυταίς, ήν εθέλωσιν, αποφήνοι νέον αντί γέροντος. Παλαιόν δε**2 κατασφάξασα ότω τρόπω κριον, τα κρέα ομού φαρμάκοις εν λέβητι ήψησεν, είτ’ έκ του λέβητος τον κριόν εψόμενον
1 Επαγγέλλεται τε.
2 Αντί γέροντος παλαιού.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="0" user="Yland" />{{nr|310|ΑΡΚΑΔΙΚΑ. ΙΑʹ.}}</noinclude>ἄρνα έξήγαγε ζώντα. Παραλαμβάνει δή τον Πελίαν κατακόψασα εψήσαι, και αυτόν έκομίσαντο αι θυγατέρες ουδέ<ref>ἐκομίσαντο οὐδέ.</ref> ες ταφήν έτι επιτήδειον. Τούτο ηνάγκασε τας γυναίκας ες Αρκαδίαν μετοικήσαι, και αποθανούσαις τα μνήματα εχώσθη σφίσιν αυταίς : ονόματα δε αυταίς ποιητής μέν έθετο ουδείς, οιά γ’ επελεξάμεθα ημείς : Μίκων δε ο ζωγράφος Αερόπειάν τε είναι και Αντινόην επί ταϊς εικόσιν αυτών επέγραψε. Χωρίον δε ονομαζόμενον Φοίζων περί είκοσί που ταδίους των τάφων έςιν απωτέρω τούτων δε Φοίζων μνήμα εςι περιεχόμενον κρηπίδι, ανέχον δε ου πολύ υπέρ της γης. Κατά τούτο ή τε οδος μάλιςα ξενή γίνεται, και το μνήμα Αρηθόου λέγουσιν είναι, Κορυνήτου για το όπλον επονομασθέντος. Μετά δε την ές Παλλάντιον εκ Μαντινείας άγουσαν, προελθόντι ως τριάκοντα που σαδίους, παρήκει κατά τούτο ές την λεωφόρου και του Πελάγους καλουμένου δρυμός : και τα ιππικά των Αθηναίων τε και Μαντινέων ενταύθα εμαχέσαντο εναντία της Βοιωτίας ίππου. Επαμεινώνδαν δε αποθανείν Μαντινείς μέν υπό Μαχαι ρίωνος Μαντινέως φασίν ανδρός. Ωσαύτως δε και Λακεδαιμόνιοι Σπαρτιάτην λέγουσιν είναι τον αποκτείναντα Επαμεινώνδαν, τίθενται δε Μαχαιρίωνα όνομα και ούτοι το ανδρί. ό δε Αθηναίων έχει λόγος,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Les maths fondamentales sup en formateur le moteur la méditation yogique en clés et la metacognition en conducteur [[Utilisateur:Greaux Guillaume Augustin|Greaux Guillaume Augustin]] ([[Discussion utilisateur:Greaux Guillaume Augustin|d]]) 25 septembre 2026 à 19:40 (UTC)
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Les maths fondamentales sup en formateur le moteur la méditation yogique en clés et la metacognition en conducteur [[Utilisateur:Greaux Guillaume Augustin|Greaux Guillaume Augustin]] ([[Discussion utilisateur:Greaux Guillaume Augustin|d]]) 25 septembre 2026 à 19:40 (UTC)
:Égyptienne kemsu [[Utilisateur:Greaux Guillaume Augustin|Greaux Guillaume Augustin]] ([[Discussion utilisateur:Greaux Guillaume Augustin|d]]) 25 septembre 2026 à 19:42 (UTC)
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<noinclude><pagequality level="3" user="F0x1" />{{nr|304|LES PLÉIADES||b=<hr/>}}</noinclude>{{p début de page|90|m=0.5em}}instruments ; cependant la transparence atmosphérique joue ici un si grand rôle que cette variabilité n’est pas absolument certaine. Mais elle est très probable, et cette probabilité est encore accrue par ce fait que, dans cette même région du ciel, dans le Taureau, plus près d’Aldébaran, une autre nébuleuse, observée par Hind en{{lié}}1852, a aujourd’hui complètement disparu. — Nous avons déjà vu, dans la carte de Jeaurat ({{lia|12|f220|''fig''.{{lié}}220|323}}), une nébuleuse indiquée au nord d’Atlas et d’Alcyone. Sur la carte d’Engelmann, la nébuleuse de Mérope consiste en une simple petite tache, au sud de cette étoile. Des observations récentes ont également montré des aspects fort différents. La variation est presque certaine.
Cette réunion d’étoiles forme-t-elle une ''association réelle'', un groupe physique,
un amas de soleils, un univers dans l’univers ? Ou bien n’aurions-nous sous les
yeux qu’un effet de perspective dû à l’agglomération fortuite d’un grand nombre
d’étoiles sur le même rayon visuel ? La réponse à cette question capitale n’est
plus douteuse aujourd’hui. Déjà, il y a plus d’un siècle, Mitchell faisait la
remarque, fondée sur le calcul des probabilités, qu’il y a {{formatnum:500000}} à parier
contre 1 que les six principales étoiles des Pléiades ne sont pas réunies là par
hasard, mais forment une véritable association physique. Cette probabilité déjà
si haute n’a fait que s’élever davantage à mesure que de nouvelles étoiles, de
plus en plus multipliées, ont été découvertes dans le même groupe, et aujourd’hui
il est impossible de douter qu’il n’y ait là un archipel d’îles célestes réunies dans
une commune destinée. Revoyez notre {{lia|12|f202|''fig''.{{lié}}208|312}}, qui permet d’apprécier les environs
de cet archipel sidéral, et vous remarquerez son isolement relatif, son
agglomération progressive vers le centre, en un mot son unité. Il est probable,
néanmoins, que plusieurs des étoiles avoisinantes se trouvent en avant ou en
arrière et ne font pas partie de l’amas.
Les mouvements propres déterminés pour les principales étoiles de l’amas
ont complété la certitude en montrant qu’une direction commune emporte le
système dans l’espace. En comparant ses observations de 1825 à celles de
Bradley en{{lié}}1755, Bessel a déterminé les mouvements propres qui se sont manifestés
pour cette période, et {{M.|Wolf}}, en comparant à son tour ses observations
de 1874 à celles de Bessel en{{lié}}1840, a conclu ceux qui résultent de cette dernière
période. Il va sans dire que, pour un aussi faible intervalle de temps (1755 à 1874),
ces mouvements doivent être considérés comme réguliers. La valeur la plus
sûre que nous pouvons obtenir est donc de prendre la moyenne de ces deux
déterminations. La voici :
{| style="border-spacing:0; margin:0.5em auto; font-size:95%; line-height: 1.25em; font-variant-numeric:tabular-nums; text-align:left;"
|colspan=5 style="font-size:80%; text-align:center;"|{{Ancre|T12-16}}MOUVEMENTS PROPRES DES PLÉIADES.
|-
|style="width:15em;"|
|style="width:1em;"|
|style="font-size:75%; width:4em; text-align:center; padding-top:0.5em;"|{{nobr|{{abr|Asc.|Ascension}} droite}}
|style="width:1em;"|
|style="font-size:75%; width:3em; text-align:center; padding-top:0.5em;"|{{nobr|{{abr|Dist.|Distance}} polaire}}
|-
|{{Pds|Celæno}} || || +0″046 || || +0″068
|-
|{{Pds|Électre}} || || +0{{ell|″|.}}030 || || +0{{ell|″|.}}056
|-
|{{Pds|Taygète}} || || +0{{ell|″|.}}020 || || +0{{ell|″|.}}057
|-
|{{Pds|Maïa}} || || +0{{ell|″|.}}022 || || +0{{ell|″|.}}059
|-
|{{Pds|Astérope I}} || || +0{{ell|″|.}}045 || || +0{{ell|″|.}}056
|-
|{{Pds|Astérope II}}|| || +0{{ell|″|.}}019 || || +0{{ell|″|.}}053
|-
|{{Pds|Mérope}} || || +0{{ell|″|.}}050 || || +0{{ell|″|.}}059
|-
|{{Pds|Alcyone}} || || +0{{ell|″|.}}019 || || +0{{ell|″|.}}065
|-
|{{Pds|26 {{Abr|Fl.|Flamsteed}}}} || || +0{{ell|″|.}}049 || || +0{{ell|″|.}}060
|-
|{{Pds|Atlas}} || || +0{{ell|″|.}}020 || || +0{{ell|″|.}}070
|-
|{{Pds|Pléione}} || || +0{{ell|″|.}}017 || || +0{{ell|″|.}}072
|}
{{p fin de page}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{interligne|4em}} {{T3|LETTRE XXII.}} {{interligne|1em}} {{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Elizabeth.|taille=90}}{{sc|Le}} troiſieme Ouvrage de Madame Benoît, fut un Roman en quatre parties, en forme de Lettres, qui parut ſous le titre d’Elizabeth. Ces Lettres ſont, pour la plupart, adreſſées à une Madame d’Alby, amie ſenſible & éclairée, dont la vertu, plus douce qu’auſtere, ſe fait plus aimer que craindre ; &... »
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{{interligne|4em}}
{{T3|LETTRE XXII.}}
{{interligne|1em}}
{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Elizabeth.|taille=90}}{{sc|Le}} troiſieme Ouvrage de Madame Benoît,
fut un Roman en quatre parties, en forme de
Lettres, qui parut ſous le titre d’Elizabeth. Ces
Lettres ſont, pour la plupart, adreſſées à une Madame
d’Alby, amie ſenſible & éclairée, dont la
vertu, plus douce qu’auſtere, ſe fait plus aimer
que craindre ; & dont les remontrances ſont
moins des leçons, que des conſeils. La raiſon
peut éclairer ; mais c’eſt le ſentiment qui perſuade ;
& lorſque c’eſt le cœur qui parle, il eſt
toujours ſûr de toucher le cœur qui l’écoute. Il
n’eſt permis qu’à l’amitié d’être le Précepteur de
l’amour.
Elizabeth inquiette des mouvemens inconnus
qu’elle éprouve depuis quelques jours, confie la
ſituation de ſon cœur à ſon amie. » Ma tendreſſe
pour toi, lui dit-elle, a toujours été ſi vive
depuis que je t’ai connue, depuis cet inſtant
heureux où l’amitié donna la vie à mon cœur,
que je n’ai reſpiré que pour t’aimer. Un ſentiment
ſi vif n’auroit-il pas dû captiver toutes
les puiſſances de mon ame, & devois-je
attendre ſi tard pour te donner un rival ? «
Cependant elle n’eſt pas certaine de l’état de
ſon cœur ; ou plutôt, elle cherche à ſe le cacher :
mais ſon amie l’éclaire ſur la véritable ſituation
de ſon ame. » Plut au Ciel, lui répond-elle,
que je puiſſe encore douter de ton malheur !
C’en eſt fait, Elizabeth ; tu aimes ; &
qui ? Un homme, que mille obſtacles auroient<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
» Une femme fiere préfere la mort de ſon
amant à ſon infidélité ; une femme tendre
craint plus ſa mort que ſon infidélité ; une
femme coquette eſt également ſenſible à l’une
& à l’autre.
» Un préſomptueux n’a vu, coup ſûr, que
la ſurface de ſon cœur.
» Il n’y a qu’une circonſtance où les femmes
ne regrettent pas de vieillir, c’eſt lorſqu’elles
ont un amant abſent.
::Je ſuis, &c,<noinclude>
<references/></noinclude>
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» Une femme fiere préfere la mort de ſon
amant à ſon infidélité ; une femme tendre
craint plus ſa mort que ſon infidélité ; une
femme coquette eſt également ſenſible à l’une
& à l’autre.
» Un préſomptueux n’a vu, coup ſûr, que
la ſurface de ſon cœur.
» Il n’y a qu’une circonſtance où les femmes
ne regrettent pas de vieillir, c’eſt lorſqu’elles
ont un amant abſent.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
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Histoire littéraire des femmes françoises/5/22
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{{modernisation|
*triſtes: tristes}}
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<noinclude><pagequality level="3" user="F0x1" />{{nr||LES PLÉIADES|305|b=<hr/>}}</noinclude>{{p début de page|90|m=0.5em}}<nowiki/>
On voit que toutes ces étoiles sont emportées vers l’est d’une part, vers le
sud d’autre part, autrement dit vers le sud-est. On s’en rendra mieux compte
{{Img float|style=margin: 0 0 1.5em 1.5em; font-size:90%; line-height:1.25em;
|file=Flammarion - Curiosités du ciel - fig-222.svg
|align=right|width=268px|above={{Ancre|f222}}
|cap={{style|position:relative;top:0.5em|Fig. 222. — Mouvements propres des Pléiades.}}}}
sur une figure, et c’est pourquoi je me suis encore intéressé à{{lié}}tracer le
diagramme ci-contre ({{lia|12|f222|''fig''.{{lié}}222|327}}), où chacune de ces étoiles porte une
flèche représentant la direction de sa marche et sa grandeur pour dix
mille ans. La communauté du mouvement est frappante. Les diver­gences
indiquées sont-elles réelles, ou seulement dues aux petites erreurs
inhérentes à ces observations si délicates ? C’est ce que nous ne
pouvons encore décider ; de même que nous ne pouvons affirmer que
chacun de ces mouvements se continue en ligne droite pendant dix mille ans
(mais il sont si lents qu’il faut prendre un intervalle de temps respectable pour les rendre sensibles).
Peut-être quelques-unes de ces étoiles tournent-elles les unes autour des autres, comme les
composantes des systèmes d’étoiles multiples. Il y a là d’ailleurs plusieurs étoiles
doubles qui forment sans doute de véritables couples physiques. Quant à décider
quel est le centre de gravité de ce vaste système, et si toutes les étoiles des Pléiades
gravitent autour de ce centre, c’est là un problème réservé aux progrès de la
science des siècles futurs. Nous ne pouvons même pas décider si ce mouvement
commun des Pléiades vers le sud-est leur appartient en propre et ne serait pas
simplement dû à la translation de notre système solaire dans l’espace, car il
se trouve être précisément parallèle et contraire au nôtre, et si ces étoiles reposaient
tranquillement ensemble dans le sein de l’infini, elles nous paraîtraient
en effet se déplacer ainsi par suite de notre propre translation séculaire à travers
l’immensité. Peut-être même voguent-elles de concert avec nous, un peu plus
lentement. C’est cette lenteur dans leur mouvement propre, c’est ce repos relatif
qui avait conduit l’astronome allemand Mädler à l’hypothèse que cette importante
agglomération de soleils pourrait bien être le centre, le foyer sidéral, autour
duquel notre soleil gravite. Mais il n’y a là qu’une hypothèse, assez peu probable
même, car les Pléiades ne se trouvent pas juste à angle droit avec la ligne que
nous suivons dans l’espace. Examinez la carte générale des mouvements propres
(''Astronomie populaire'', {{lpl|ep=Astronomie populaire (Flammarion)/6/09|p=797|d=828|i=Flammarion - Astronomie populaire, 1881.djvu|a=f343|l={{pg|797}}}}) et vous verrez que l’équateur tracé à angle droit
sur notre axe de direction, avec le point d’Hercule pour pôle, vous verrez, dis-je,
que cette courbe sur laquelle doit se trouver le centre de l’orbite du Soleil, si ce
centre existe, passe assez loin des Pléiades, au nord d’Algol et de Capella. II
n’est donc pas probable que nous tournions autour de cet amas ; mais peut-être
fait-il partie des étoiles qui, sans doute, forment avec la nôtre un courant, un
système sidéral, composé d’un grand nombre de systèmes solaires emportés dans
l’espace et dans l’éternité par une commune destinée.
Par un hasard (est-ce un hasard ?) assez curieux, il y a, au sud d’Alcyone, un
alignement de sept étoiles, alignées à peu près directement dans le sens du
mouvement propre des Pléiades. Ce sont des étoiles de {{8e}} et {{9e|grandeur}}, qui, dans
{{p fin de page}}<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{interligne|4em}} {{T3|LETTRE XXIV.}} {{interligne|1em}} {{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Lettres de Talbert.|taille=90}}{{sc|Les}}'' Lettres du Colonel Talbert'', compoſent ſans doute la meilleure production qui ſoit ſortie de la plume de Madame Benoît. Sujet ſimple, ſtile naturel, caracteres vrais ſituations intéreſſantes, réflexions philoſophiques, tout concourt à rendre également utile & agréable la lecture de c... »
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{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Lettres de Talbert.|taille=90}}{{sc|Les}}'' Lettres du Colonel Talbert'', compoſent
ſans doute la meilleure production qui ſoit ſortie
de la plume de Madame Benoît. Sujet ſimple,
ſtile naturel, caracteres vrais ſituations
intéreſſantes, réflexions philoſophiques, tout
concourt à rendre également utile & agréable la
lecture de ce Roman.
Talbert eſt un jeune Colonel, plein d’honneur
& de probité, ſentimens dignes de ſa naiſſance ;
mais il eſt entierement livré au goût des plaiſirs,
penchant naturel à ſon âge ; les avantages
qu’il a reçus de la nature & de la fortune en les
lui rendant faciles, l’ont mis dans l’habitude de
n’y trouver jamais la moindre réſiſtance. Il n’en
ſera pas de même de ceux qu’il eſpere dans la
poſſeſſion d’Hélene, jeune perſonne de qualité,
dont il eſt amoureux. Sa vertu égale ſa beauté ;
mais ſa fortune eſt très-inférieure à ſa naiſſance.
Ce n’eſt cependant pas cet obſtacle qui empêche
Talbert de la rechercher pour épouſe. Les femmes
qu’il a connues juſqu’alors, lui ont inſpiré
un mépris injuſte pour tout le ſexe ; & les ruſes
qu’il employe pour ſéduire Hélene, ſont le ſujet
de la correſpondance qu’il entretient avec un de
ſes amis.
Ce Confident, nommé Moſinge, eſt d’un caractere
abſolument oppoſé à celui de Talbert.
C’eſt un aſſemblage admirable de toutes les vertus
réunies. Jouiſſant d’une fortune honnête, il pourroit
figurer agréablement dans la Capitale ; mais
retiré dans ſa Province, il aime mieux répandre<noinclude>
<references/></noinclude>
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ſans doute la meilleure production qui ſoit ſortie
de la plume de Madame Benoît. Sujet ſimple,
ſtile naturel, caracteres vrais ſituations
intéreſſantes, réflexions philoſophiques, tout
concourt à rendre également utile & agréable la
lecture de ce Roman.
Talbert eſt un jeune Colonel, plein d’honneur
& de probité, ſentimens dignes de ſa naiſſance ;
mais il eſt entierement livré au goût des plaiſirs,
penchant naturel à ſon âge ; les avantages
qu’il a reçus de la nature & de la fortune en les
lui rendant faciles, l’ont mis dans l’habitude de
n’y trouver jamais la moindre réſiſtance. Il n’en
ſera pas de même de ceux qu’il eſpere dans la
poſſeſſion d’Hélene, jeune perſonne de qualité,
dont il eſt amoureux. Sa vertu égale ſa beauté ;
mais ſa fortune eſt très-inférieure à ſa naiſſance.
Ce n’eſt cependant pas cet obſtacle qui empêche
Talbert de la rechercher pour épouſe. Les femmes
qu’il a connues juſqu’alors, lui ont inſpiré
un mépris injuſte pour tout le ſexe ; & les ruſes
qu’il employe pour ſéduire Hélene, ſont le ſujet
de la correſpondance qu’il entretient avec un de
ſes amis.
Ce Confident, nommé Moſinge, eſt d’un caractere
abſolument oppoſé à celui de Talbert.
C’eſt un aſſemblage admirable de toutes les vertus
réunies. Jouiſſant d’une fortune honnête, il pourroit
figurer agréablement dans la Capitale ; mais
retiré dans ſa Province, il aime mieux répandre<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « que de réprimer ſa paſſion ; mais ſes vœux ne ſont pas exaucés ; Hélene meurt. En horreur à lui-même, bourreau de ſon amante, ne pouvant ſoutenir l’atrocité de ſon forſait, il ſe tue de déſeſpoir. Le vertueux Moſinge, dont les ſages conſeils auroient dû préſerver le malheureux Talbert, jouit avec une épouſe vertueuſe, d’un bonheur pur & tranquille, qui fait le contraſte de l’horrible cataſtrophe dont je viens de vous rendre... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>que de réprimer ſa paſſion ; mais ſes vœux ne ſont
pas exaucés ; Hélene meurt. En horreur à lui-même,
bourreau de ſon amante, ne pouvant ſoutenir
l’atrocité de ſon forſait, il ſe tue de déſeſpoir.
Le vertueux Moſinge, dont les ſages conſeils
auroient dû préſerver le malheureux Talbert,
jouit avec une épouſe vertueuſe, d’un bonheur
pur & tranquille, qui fait le contraſte de l’horrible
cataſtrophe dont je viens de vous rendre compte.
Cet épiſode ſe lie adroitement à l’action principale,
ſans la retarder dans ſa marche. Le vice
eſt le reſſort de l’une ; la vertu eſt l’ame de l’autre.
Ainſi l’Auteur a ſçû placer à propos, le préſervatif
à côté du mal.
Ce Roman, Madame, reſſemble trop à Clariſſe.
Le caractere de Talbert eſt tracé ſur celui
de Lovelace ; leur projet eſt le même ; c’eſt la
ruſe & l’artifice qu’ils employent l’un & l’autre
pour réuſſir. Tous deux commencent par ſe ſervir
d’une querelle qui peut avoir des ſuites pour
engager une fille honnête à entretenir une correſpondance
avec eux. Tous deux finiſſent par l’enlever.
On eſt fâché ſurtout, que Madame Benoît
faſſe périr ſes héros d’une maniere auſſi tragique ;
elle auroit dû ſentir l’art avec lequel l’Auteur
Anglois a préparé ſon dénoûment. Clariſſe déshonorée
ne pouvoit plus vivre : Lovelace reçoit
la punition de ſes forſaits de la main d’un des
Tuteurs de Clariſſe. Ici Hélene a triomphé de
tout. Un accident cauſe ſa mort ; & c’eſt le déſeſpoir
qui met fin à la vie de Talbert. Il y a cependant
de l’imagination & de l’intérêt dans cet
Ouvrage. On applaudit à quelques intrigues de
Talbert, & ſur-tout à la ſcène de ſéduction,
qui eſt pleine d’action, de feu & de chaleur.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{interligne|4em}} {{T3|LETTRE XXIII.}} {{interligne|1em}} {{sc|Les}} loix injuſtes que nous avons impoſées à tout votre ſexe, Madame, ne pouvant anéantir l’amour dans vos cœurs ſenſibles, n’ont ſervi qu’à vous porter à le diſſimuler. Je crois que dans l’ordre de la nature, nous ſommes nés pour l’attaque, & vous pour la défenſe je n’examine point ce qu’une égale franchiſe de part & d’autre procureroit de plaiſir... »
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{{T3|LETTRE XXIII.}}
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{{sc|Les}} loix injuſtes que nous avons impoſées à
tout votre ſexe, Madame, ne pouvant anéantir l’amour
dans vos cœurs ſenſibles, n’ont ſervi qu’à vous
porter à le diſſimuler. Je crois que dans l’ordre de
la nature, nous ſommes nés pour l’attaque, &
vous pour la défenſe je n’examine point ce
qu’une égale franchiſe de part & d’autre procureroit
de plaiſirs ou entraîneroit d’inconvéniens.
Je ne décide point ; & je rapporte ſimplement
l’expédient ſingulier, dont s’aviſa l’induſtrieuſe
Sophronie, pour connoître & encourager les ſentimens
de Valſan, pour lequel elle en a pris de
très-vifs. Son âge, qui paſſe trente ans, ſa conduite
juſqu’alors irréprochable, la préſence d’une
fille, élevée par elle-même avec le plus grand
ſoin, la retiennent dans les bornes de la plus
étroite circonſpection. Valſan attentif, empreſſé,
paſſe des jours entiers auprès d’elle ; ſes attentions,
ſes prévenances ne peuvent être que l’effet
de l’amour ; & ſa fille eſt trop jeune encore, pour
en être l’objet. Raiſonnement d’une femme
épriſe, & qui croit tout ce qu’elle déſire ; mais
plus on ſouhaite ardemment une choſe, & plus
on a d’impatience d’en être éclaircie. Le reſpect,
la crainte, ſont, dit-elle, les ſeules barrieres qui
retiennent Valſan ; il ne les franchiroit jamais ;
il faut bien les lever, Mais ſi au contraire elle
s’eſt livrée à une eſpérance trop flatteuſe, quelle
chute pour ſon amour propre, quelle affliction
pour ſon cœur ! N’importe : l’incertitude eſt trop<noinclude>
<references/></noinclude>
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tout votre ſexe, Madame, ne pouvant anéantir l’amour
dans vos cœurs ſenſibles, n’ont ſervi qu’à vous
porter à le diſſimuler. Je crois que dans l’ordre de
la nature, nous ſommes nés pour l’attaque, &
vous pour la défenſe je n’examine point ce
qu’une égale franchiſe de part & d’autre procureroit
de plaiſirs ou entraîneroit d’inconvéniens.
Je ne décide point ; & je rapporte ſimplement
l’expédient ſingulier, dont s’aviſa l’induſtrieuſe
Sophronie, pour connoître & encourager les ſentimens
de Valſan, pour lequel elle en a pris de
très-vifs. Son âge, qui paſſe trente ans, ſa conduite
juſqu’alors irréprochable, la préſence d’une
fille, élevée par elle-même avec le plus grand
ſoin, la retiennent dans les bornes de la plus
étroite circonſpection. Valſan attentif, empreſſé,
paſſe des jours entiers auprès d’elle ; ſes attentions,
ſes prévenances ne peuvent être que l’effet
de l’amour ; & ſa fille eſt trop jeune encore, pour
en être l’objet. Raiſonnement d’une femme
épriſe, & qui croit tout ce qu’elle déſire ; mais
plus on ſouhaite ardemment une choſe, & plus
on a d’impatience d’en être éclaircie. Le reſpect,
la crainte, ſont, dit-elle, les ſeules barrieres qui
retiennent Valſan ; il ne les franchiroit jamais ;
il faut bien les lever, Mais ſi au contraire elle
s’eſt livrée à une eſpérance trop flatteuſe, quelle
chute pour ſon amour propre, quelle affliction
pour ſon cœur ! N’importe : l’incertitude eſt trop<noinclude>
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dans vos cœurs ſenſibles, n’ont ſervi qu’à vous
porter à le diſſimuler. Je crois que dans l’ordre de
la nature, nous ſommes nés pour l’attaque, &
vous pour la défenſe je n’examine point ce
qu’une égale franchiſe de part & d’autre procureroit
de plaiſirs ou entraîneroit d’inconvéniens.
Je ne décide point ; & je rapporte ſimplement
l’expédient ſingulier, dont s’aviſa l’induſtrieuſe
Sophronie, pour connoître & encourager les ſentimens
de Valſan, pour lequel elle en a pris de
très-vifs. Son âge, qui paſſe trente ans, ſa conduite
juſqu’alors irréprochable, la préſence d’une
fille, élevée par elle-même avec le plus grand
ſoin, la retiennent dans les bornes de la plus
étroite circonſpection. Valſan attentif, empreſſé,
paſſe des jours entiers auprès d’elle ; ſes attentions,
ſes prévenances ne peuvent être que l’effet
de l’amour ; & ſa fille eſt trop jeune encore, pour
en être l’objet. Raiſonnement d’une femme
épriſe, & qui croit tout ce qu’elle déſire ; mais
plus on ſouhaite ardemment une choſe, & plus
on a d’impatience d’en être éclaircie. Le reſpect,
la crainte, ſont, dit-elle, les ſeules barrieres qui
retiennent Valſan ; il ne les franchiroit jamais ;
il faut bien les lever, Mais ſi au contraire elle
s’eſt livrée à une eſpérance trop flatteuſe, quelle
chute pour ſon amour propre, quelle affliction
pour ſon cœur ! N’importe : l’incertitude eſt trop<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>on pleure, de frémir quand on paroît allarmé,
d’éclater de joie quand on ſourit, d’allonger
mon viſage, quand on paroît triſte.
Avec un vif ''deſir de plaire'', toutes ces choſes
ſont faciles à pratiquer. «
Une choſe doit faire douter que Madame
Benoît ait voulu ſe peindre dans cette lettre,
c’eſt que cette complaiſance, cette douceur
cette aménité, qu’elle prétend n’avoir acquiſe
que par la reflexion, lui ſont trop familieres,
pour n’être pas des vertus naturelles.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{interligne|4em}} {{T3|LETTRE XXVI.}} {{interligne|1em}} {{sc|Je}} joindrai, Madame, dans la même Lettre, deux {{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Mlle Guichard.|taille=90}}Demoiſelles qui ſeroient à peu près de même âge, & qui, environ dans le même tems, ont compoſé chacune un Roman. L’une eſt Mademoiſelle Guichard, morte jeune à Paris d’une maladie de poitrine en 1756 ; & l’autre, Mademoiſelle Suſanne Bodin de B... »
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{{T3|LETTRE XXVI.}}
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{{sc|Je}} joindrai, Madame, dans la même Lettre, deux
{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Mlle Guichard.|taille=90}}Demoiſelles qui ſeroient à peu près de même âge,
& qui, environ dans le même tems, ont compoſé
chacune un Roman. L’une eſt Mademoiſelle
Guichard, morte jeune à Paris d’une maladie de
poitrine en 1756 ; & l’autre, Mademoiſelle
Suſanne Bodin de Bois-Mortier, fille d’un
Muſicien de ce nom, née à Perpignan. La
premiere nous a laiſſé un Roman en quatre
parties, intitulé, ''Mémoires de Cécile''. Ils ont été
imprimés peu de tems avant ſa mort, après avoir
été revus par M. de la Place, Auteur du Théâtre
Anglois, de la Traduction de Tom-Jones,
& de pluſieurs autres Ouvrages de ce genre.
Mademoiſelle Guichard étoit une fille d’eſprit,
& avoit mérité l’attention de quelques perſonnes
en place, qui s’intéreſſerent à la publication
de ſon Roman.
{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Mémoires de Cécile.|taille=90}}La jeune Cécile, dont il va être queſtion dans
ces Mémoires, fut dépoſée auprès de Vaugirard.
Un Commandeur de Malte trouva cette
aimable enfant, l’emporta chez lui, & la fit élever
avec beaucoup de ſoin. Cécile, pendant tout
le tems qu’elle fut dans cette maiſon, ſe crut
fille d’un valet-de-chambre du Commandeur. Ce
ne fut que quand ce dernier ſe vit ſur le point
de mourir, qu’elle apprit le ſecret qu’on lui avoit
toujours caché. Son bienfaiteur mourut, & laiſſa
à la jeune orpheline une penſion fort honnête,
& des inſtructions très-ſages ſur la maniere dont
elle devoit ſe conduire. La Marquiſe de Beau-<noinclude>
<references/></noinclude>
mt6ylte5opr7q0225wak8pojgo548rm
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « il commence à s’en écarter. Enfin diverſes circonſtances développent l’illuſion qu’ils s’étoient faite. Leur témérité alloit être punie par la perte de leur vertu, lorſqu’une réflexion ſubite arrête Célianne au bord du précipice. Elle s’arrache des bras de ſon amant : ſon mari entre ; elle lui découvre tout, & preſcrit à Mozime de prendre, avec une autre, des engagemens plus légitimes. Un an après, il épouſa la jeune Sophie,... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>il commence à s’en écarter. Enfin diverſes circonſtances
développent l’illuſion qu’ils s’étoient
faite. Leur témérité alloit être punie par la perte
de leur vertu, lorſqu’une réflexion ſubite arrête
Célianne au bord du précipice. Elle s’arrache
des bras de ſon amant : ſon mari entre ; elle lui
découvre tout, & preſcrit à Mozime de prendre,
avec une autre, des engagemens plus légitimes.
Un an après, il épouſa la jeune Sophie, dont
les attraits avoient fait autrefois quelqu’impreſſion
ſur lui. Cependant il ne put revoir Célianne
ſans une émotion qu’elle partagea : mais tous
deux ſe bornerent enſin aux ſentimens de l’amitié
la plus parfaite.
L’objet de cette brochure mérite des éloges ;
l’Auteur a voulu prouver, qu’il eſt certains dangers,
auxquels il eſt bien difficile qu’une femme
s’expoſe impunément. Il y a de la facilité, &
quelquefois de la chaleur dans ſon Ouvrage ; cependant
on y remarque des tours & des expreſſions
recherchés. Il me ſemble auſſi que le fonds
du Roman s’éloigne trop de la nature. On n’a
jamais fait ſérieuſement des conventions pareilles
à celles de Mozime & de Célianne.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Histoire littéraire des femmes françoises/5/23
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Page créée avec « <pages index="Histoire litteraire des femmes francoises tome 5.djvu" header=1 from=352 to=364 /> {{modernisation| *triſtes: tristes}} »
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Page:Grosjean-Maupin - Dictionnaire complet français-espéranto.djvu/209
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<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;"> <div style="width:33.33%; text-align:left;">'''CUIVRER'''</div> <div style="width:33.33%; text-align:center;">— 192 —</div> <div style="width:33.33%; text-align:right;">'''CULOTTE'''</div> </div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-0em; margin-top:0; margin-bottom:0"></noinclude>kuproruĝa, kuprobruna ‖ kuprosonora.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cuivrer,''' kupri<sup>1</sup> ‖ kuprokolorigi, kuprobrunigi ‖ kuprosonorigi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cul,''' postaĵo<sup>1</sup> ‖ {{t|(de bouteille, de tonneau, d’artichaut)|90}} fundo ‖ {{t|(d’une charrette)|90}} malantaŭaĵo. '''(Être) à -,''' senrimeda. '''Mettre qn à -,''' senrimedigi. '''Vouloir péter plus haut que le ~,''' tropretendi, tro alte svingi<sup>2</sup> ; celi anseron, trafi aeron<sup>2</sup>. '''Se trouver entre deux selles le - par terre''' {{t|(f.)|90}}, maltrafe falsidiĝi inter du seĝojn ; trafi neniun el du aferoj samtempe celitaj ; ĉasi du leporojn, kapti neniun<sup>2</sup>. '''(Bouche) en - de poule,''' ronde [pinte] kuntirita. '''- de plomb,''' malfacilmovulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Culasse,''' pafiltubfundo, pafilpostaĵo, postumo<sup>13</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Culbute,''' rulfalo<sup>1</sup>, transkapiĝo<sup>1</sup>, renverso ‖ {{t|(f.)|90}} subita [abrupta<sup>Z</sup>] ruiniĝo [defalo] ‖ {{t|(com., fin.)|90}} (abrupta<sup>Z</sup>) bankrotego. '''Faire une -,''' rulfali<sup>2</sup>, transkapiĝi<sup>2</sup>. '''Faire la -''' {{t|(f.)|90}}, ''subite'' [''abrupte''<sup>Z</sup>] ruiniĝi [perdi sian situacion] ‖ bankrot(eg)i.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Culbuter,''' 1 {{t|(tr.)|90}} : rulfaligi<sup>1</sup>, abrupte<sup>z</sup> renvers(eg)i ‖ {{t|(qc)|90}} malordegigi ‖ {{t|(l’ennemi )|90}} abrupte<sup>z</sup> [impete<sup>G</sup>] atakfrakasi (atakrenversegi ‖ {{t|(pol.)|90}} abrupteZ fordefaligi [forbaloti, formalaprobi] ''el la regado'' ; 2 {{t|(intr.)|90}} : (subite) rulfali<sup>1</sup>, transkapiĝi<sup>1</sup>, renversfali ‖ (subite) ruiniĝi [perdi sian situacion].
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cul-de-basse-fosse,''' subtera malliberejo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cul-de-jatte,''' senkrurulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cul-de-lampe,''' {{t|(arch.)|90}} suba (kalikforma) finornamo ‖ {{t|(grav.)|90}} (ĉapitro)fina vinjeto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cul-de-sac,''' senelira strateto, senelirejo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Culée,''' borda [fina] pontapogilo, abutmento<sup>X</sup> ‖ arkapoga kolonego (pilastro<sup>Z</sup>).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Culinaire,''' kuira, kulinara<sup>K</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Culminant,''' plej supra, suprega ‖ {{t|(astr.)|90}} kulminacia<sup>Z</sup> ‖ {{t|(f.)|90}} ega. '''Point -,''' suprego, plejsupro ‖ {{t|(f.)|90}} eg(ec)o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Culminer''' {{t|(astr.)|90}}, kulminacii<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Culot,''' {{t|(lampe, vase)|90}} fundo, subaĵo ‖ {{t|(arch.)|90}} kalikforma finornamo ‖ {{t|(creuset)|90}} fandrestaĵo ‖ {{t|(pipe)|90}} tabakrestaĵo ‖ laste naskito ‖ {{t|(f. F.)|90}} aplombego<sup>Z</sup>, troaplombo<sup>Z</sup>, senhontemo. '''Avoir du -,''' esti troaplomba<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Culottage,''' fumbrunigado ‖ ~iĝado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Culotte,''' {{t|(cul.)|90}} postaĵo ‖ pantaloneto, duonpantalono, ĝisgenua pantalono ‖ {{t|(f.)|90}} ebrieco. '''(Vieille) - de peau,''' rutinhardita eksoficiro. '''Porter les -s,''' regi [estri] la mastrumaĵon [hejmon]. '''(Aimer) la -,''' la soldatojn. '''Prendre une -,''' ebriiĝi.<noinclude>
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<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cuivrer,''' kupri<sup>1</sup> ‖ kuprokolorigi, kuprobrunigi ‖ kuprosonorigi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cul,''' postaĵo<sup>1</sup> ‖ {{t|(de bouteille, de tonneau, d’artichaut)|90}} fundo ‖ {{t|(d’une charrette)|90}} malantaŭaĵo. '''(Être) à -,''' senrimeda. '''Mettre qn à -,''' senrimedigi. '''Vouloir péter plus haut que le -,''' tropretendi, tro alte svingi<sup>2</sup> ; celi anseron, trafi aeron<sup>2</sup>. '''Se trouver entre deux selles le - par terre''' {{t|(f.)|90}}, maltrafe falsidiĝi inter du seĝojn ; trafi neniun el du aferoj samtempe celitaj ; ĉasi du leporojn, kapti neniun<sup>2</sup>. '''(Bouche) en - de poule,''' ronde [pinte] kuntirita. '''- de plomb,''' malfacilmovulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Culasse,''' pafiltubfundo, pafilpostaĵo, postumo<sup>13</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Culbute,''' rulfalo<sup>1</sup>, transkapiĝo<sup>1</sup>, renverso ‖ {{t|(f.)|90}} subita [abrupta<sup>Z</sup>] ruiniĝo [defalo] ‖ {{t|(com., fin.)|90}} (abrupta<sup>Z</sup>) bankrotego. '''Faire une -,''' rulfali<sup>2</sup>, transkapiĝi<sup>2</sup>. '''Faire la -''' {{t|(f.)|90}}, ''subite'' [''abrupte''<sup>Z</sup>] ruiniĝi [perdi sian situacion] ‖ bankrot(eg)i.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Culbuter,''' 1 {{t|(tr.)|90}} : rulfaligi<sup>1</sup>, abrupte<sup>z</sup> renvers(eg)i ‖ {{t|(qc)|90}} malordegigi ‖ {{t|(l’ennemi )|90}} abrupte<sup>z</sup> [impete<sup>G</sup>] atakfrakasi (atakrenversegi ‖ {{t|(pol.)|90}} abrupteZ fordefaligi [forbaloti, formalaprobi] ''el la regado'' ; 2 {{t|(intr.)|90}} : (subite) rulfali<sup>1</sup>, transkapiĝi<sup>1</sup>, renversfali ‖ (subite) ruiniĝi [perdi sian situacion].
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cul-de-basse-fosse,''' subtera malliberejo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cul-de-jatte,''' senkrurulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cul-de-lampe,''' {{t|(arch.)|90}} suba (kalikforma) finornamo ‖ {{t|(grav.)|90}} (ĉapitro)fina vinjeto.
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<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Culée,''' borda [fina] pontapogilo, abutmento<sup>X</sup> ‖ arkapoga kolonego (pilastro<sup>Z</sup>).
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<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Culottage,''' fumbrunigado ‖ ~iĝado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Culotte,''' {{t|(cul.)|90}} postaĵo ‖ pantaloneto, duonpantalono, ĝisgenua pantalono ‖ {{t|(f.)|90}} ebrieco. '''(Vieille) - de peau,''' rutinhardita eksoficiro. '''Porter les -s,''' regi [estri] la mastrumaĵon [hejmon]. '''(Aimer) la -,''' la soldatojn. '''Prendre une -,''' ebriiĝi.<noinclude>
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<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cuivrer,''' kupri<sup>1</sup> ‖ kuprokolorigi, kuprobrunigi ‖ kuprosonorigi.
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<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Culasse,''' pafiltubfundo, pafilpostaĵo, postumo<sup>13</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Culbute,''' rulfalo<sup>1</sup>, transkapiĝo<sup>1</sup>, renverso ‖ {{t|(f.)|90}} subita [abrupta<sup>Z</sup>] ruiniĝo [defalo] ‖ {{t|(com., fin.)|90}} (abrupta<sup>Z</sup>) bankrotego. '''Faire une -,''' rulfali<sup>2</sup>, transkapiĝi<sup>2</sup>. '''Faire la -''' {{t|(f.)|90}}, ''subite'' [''abrupte''<sup>Z</sup>] ruiniĝi [perdi sian situacion] ‖ bankrot(eg)i.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Culbuter,''' 1 {{t|(tr.)|90}} : rulfaligi<sup>1</sup>, abrupte<sup>z</sup> renvers(eg)i ‖ {{t|(qc)|90}} malordegigi ‖ {{t|(l’ennemi)|90}} abrupte<sup>z</sup> [impete<sup>G</sup>] atakfrakasi (atakrenversegi ‖ {{t|(pol.)|90}} abrupteZ fordefaligi [forbaloti, formalaprobi] ''el la regado'' ; 2 {{t|(intr.)|90}} : (subite) rulfali<sup>1</sup>, transkapiĝi<sup>1</sup>, renversfali ‖ (subite) ruiniĝi [perdi sian situacion].
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cul-de-basse-fosse,''' subtera malliberejo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cul-de-jatte,''' senkrurulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cul-de-lampe,''' {{t|(arch.)|90}} suba (kalikforma) finornamo ‖ {{t|(grav.)|90}} (ĉapitro)fina vinjeto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cul-de-sac,''' senelira strateto, senelirejo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Culée,''' borda [fina] pontapogilo, abutmento<sup>X</sup> ‖ arkapoga kolonego (pilastro<sup>Z</sup>).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Culinaire,''' kuira, kulinara<sup>K</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Culminant,''' plej supra, suprega ‖ {{t|(astr.)|90}} kulminacia<sup>Z</sup> ‖ {{t|(f.)|90}} ega. '''Point -,''' suprego, plejsupro ‖ {{t|(f.)|90}} eg(ec)o.
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<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Culottage,''' fumbrunigado ‖ ~iĝado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Culotte,''' {{t|(cul.)|90}} postaĵo ‖ pantaloneto, duonpantalono, ĝisgenua pantalono ‖ {{t|(f.)|90}} ebrieco. '''(Vieille) - de peau,''' rutinhardita eksoficiro. '''Porter les -s,''' regi [estri] la mastrumaĵon [hejmon]. '''(Aimer) la -,''' la soldatojn. '''Prendre une -,''' ebriiĝi.<noinclude>
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{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-0em; margin-top:0; margin-bottom:0"></noinclude>kuproruĝa, kuprobruna ‖ kuprosonora.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cuivrer,''' kupri<sup>1</sup> ‖ kuprokolorigi, kuprobrunigi ‖ kuprosonorigi.
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<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Culasse,''' pafiltubfundo, pafilpostaĵo, postumo<sup>13</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Culbute,''' rulfalo<sup>1</sup>, transkapiĝo<sup>1</sup>, renverso ‖ {{t|(f.)|90}} subita [abrupta<sup>Z</sup>] ruiniĝo [defalo] ‖ {{t|(com., fin.)|90}} (abrupta<sup>Z</sup>) bankrotego. '''Faire une -,''' rulfali<sup>2</sup>, transkapiĝi<sup>2</sup>. '''Faire la -''' {{t|(f.)|90}}, ''subite'' [''abrupte''<sup>Z</sup>] ruiniĝi [perdi sian situacion] ‖ bankrot(eg)i.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Culbuter,''' 1 {{t|(tr.)|90}} : rulfaligi<sup>1</sup>, abrupte<sup>z</sup> renvers(eg)i ‖ {{t|(qc)|90}} malordegigi ‖ {{t|(l’ennemi)|90}} abrupte<sup>z</sup> [impete<sup>G</sup>] atakfrakasi (atakrenversegi ‖ {{t|(pol.)|90}} abrupte<sup>Z</sup> fordefaligi [forbaloti, formalaprobi] ''el la regado'' ; 2 {{t|(intr.)|90}} : (subite) rulfali<sup>1</sup>, transkapiĝi<sup>1</sup>, renversfali ‖ (subite) ruiniĝi [perdi sian situacion].
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cul-de-basse-fosse,''' subtera malliberejo.
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<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cul-de-lampe,''' {{t|(arch.)|90}} suba (kalikforma) finornamo ‖ {{t|(grav.)|90}} (ĉapitro)fina vinjeto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Cul-de-sac,''' senelira strateto, senelirejo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Culée,''' borda [fina] pontapogilo, abutmento<sup>X</sup> ‖ arkapoga kolonego (pilastro<sup>Z</sup>).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Culinaire,''' kuira, kulinara<sup>K</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Culminant,''' plej supra, suprega ‖ {{t|(astr.)|90}} kulminacia<sup>Z</sup> ‖ {{t|(f.)|90}} ega. '''Point -,''' suprego, plejsupro ‖ {{t|(f.)|90}} eg(ec)o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Culminer''' {{t|(astr.)|90}}, kulminacii<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Culot,''' {{t|(lampe, vase)|90}} fundo, subaĵo ‖ {{t|(arch.)|90}} kalikforma finornamo ‖ {{t|(creuset)|90}} fandrestaĵo ‖ {{t|(pipe)|90}} tabakrestaĵo ‖ laste naskito ‖ {{t|(f. F.)|90}} aplombego<sup>Z</sup>, troaplombo<sup>Z</sup>, senhontemo. '''Avoir du -,''' esti troaplomba<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Culottage,''' fumbrunigado ‖ ~iĝado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Culotte,''' {{t|(cul.)|90}} postaĵo ‖ pantaloneto, duonpantalono, ĝisgenua pantalono ‖ {{t|(f.)|90}} ebrieco. '''(Vieille) - de peau,''' rutinhardita eksoficiro. '''Porter les -s,''' regi [estri] la mastrumaĵon [hejmon]. '''(Aimer) la -,''' la soldatojn. '''Prendre une -,''' ebriiĝi.<noinclude>
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Page:Lombroso - La rançon du machinisme, 1931.pdf/219
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<noinclude><pagequality level="3" user="Guillaumelandry" /></noinclude><nowiki/>
{{interligne|3em}}
{{T2|CHAPITRE PREMIER}}
{{interligne|1em}}
{{T3|TROUBLES MATÉRIELS}}
{{interligne|2em}}
{{Épigraphe|Les forêts que nous avons coupées n’avaient pas été plantées par nous ; les animaux que nous avons chassés n’avaient pas été nourris par nous ; ils ne se reproduiront pas, non plus que les métaux, le pétrole, le charbon que nous avons retirés de la terre.}}
{{interligne|2em}}
De l’aperçu historique qui précède, il résulte
clairement que le machinisme moderne n’est pas
né du génie de quelques grands mécaniciens ou
physiciens de la fin du XVIII{{e}} siècle, mais de diverses circonstances qui se sont présentées simultanément cette époque.
Ce fut, je le répète, avant tout le triomphe de
la Révolution qui ratifia tumultueusement et
définitivement l’orientation bourgeoise. Pour
celle-ci le centre des aspirations cessait d’être la
perfection morale, sociale ou intellectuelle à laquelle visaient les Grecs, les Romains et les Chinois. L’on ne cherche plus les biens de l’au-delà, l’ascétisme, le perfectionnement moral et le monde de l’imagination où se complaisait le
christianisme, ni la fixité de la vie ou les plaisirs<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Histoire litteraire des femmes francoises tome 5.djvu/384
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Sapcal22
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « éviter long-tems ceux de l’Amour, qui l’attend aux pieds d’Agathe, pour lui rendre les armes, en lui prenant meſure d’une paire de pantouffles. L’honnête Iſidore, juſqu’alors l’objet de l’admiration, devient celui du plus vif attachement. Chaque Lecteur a pour lui les yeux d’Agathe, fille de condition, devenue Marquiſe, veuve & amoureuſe d’Iſidore. La jalouſie, l’impoſture, la perfidie, les perſécutions, la cruelle abſence & l... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>éviter long-tems ceux de l’Amour, qui l’attend
aux pieds d’Agathe, pour lui rendre les armes,
en lui prenant meſure d’une paire de pantouffles.
L’honnête Iſidore, juſqu’alors l’objet de l’admiration,
devient celui du plus vif attachement.
Chaque Lecteur a pour lui les yeux d’Agathe,
fille de condition, devenue Marquiſe, veuve &
amoureuſe d’Iſidore. La jalouſie, l’impoſture, la
perfidie, les perſécutions, la cruelle abſence & l’affreuſe
incertitude des ſentimens de ſon amante,
tous les malheurs qui ſuivent l’Amour, il les
éprouve ſans les mériter. Enfin l’injuſtice ſe laſſe
de perſécuter l’innocence : Iſidore reconnu pour
être d’une naiſſance diſtinguée, mais pourſuivi
par le ſort, & acheté par Godin & ſa femme,
eſt heureux & digne de celle qu’il aime, par ſa
nobleſſe comme par ſes vertus. Il obtient la
main d’Agathe, du conſentement même de la
famille de la Marquiſe, qui tient à honneur une
telle alliance.
La facilité du ſtyle de ce Roman, & ſur-tout
la vérité des caractères, en rendent la lecture
extrêmement agréable. Celui de Godin & de
Deniſe, toujours ſoutenu, ne ſeroit point déplacé
dans un Ouvrage de Fielding.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
rqmfe8pyhbt481byx8ha3zfw8ubzhty
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Guillaumelandry" /></noinclude>de la contemplation, de l’orgueil et de la rapine
qui caractérisaient la féodalité.
La nouvelle orientation est marquée par la
recherche des biens individuels et terrestres, par
la poursuite des intérêts égoïstes, momentanés ;
par la mobilité des classes et de la vie ; par la
liberté dans la façon de penser et d’agir ; par le
luxe, le gaspillage, le confort, le plaisir des sens :
en un mot, la recherche des biens qui s’acquièrent avec la richesse et l’abondance.
Sous le signe d’une pareille orientation l’on
devait attacher une grande importance à des
machines qui permettaient de conquérir de tels
biens, d’augmenter les richesses, d’en fabriquer
de nouvelles avec les anciennes, et d’étendre
mécaniquement sa propre influence sans l’aide
de l’habileté et de l’intelligence. On accueillait
avec transport ces machines qui, du moins l’espérait-on, auraient pu libérer l’homme des lois de fer de la morale, sans ce soucier de la menace
qu’elles allaient faire peser sur l’ordre social.
À son tour, l’orientation bourgeoise, qui avait pris naissance au sein d’une partie de l’aristocratie anglaise dès le XVI{{e}} siècle, put s’étendre ailleurs, en particulier parmi les milieux qui formèrent le noyau de la bourgeoisie européenne ; et cette extension fut facilitée autant par la Révolution française, qui morcela la propriété, que par l’entrée en jeu de l’Amérique qui enrichit l’Europe.
Ainsi put se former rapidement en Europe
comme en Amérique, une classe bourgeoise
avide de produire et de consommer.
L’Amérique accrut beaucoup à cette époque<noinclude>
<references/></noinclude>
bglyg1277roofdchr4xv3vqntpenpht
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Guillaumelandry" /></noinclude>ses exportations et ses importations car elle
s’était libérée de ses anciens protecteurs européens, qui, pour l’exploiter égoïstement, la tenaient esclave et improductive.
C’est à un tel ensemble de circonstances favorables que nous devons le triomphe du machinisme, mais surtout à l’afflux abondant des
matières premières, à l’énorme demande américaine de produits manufacturés, qui enrichirent les classes moyennes en Europe, ou plus encore,
qui déterminèrent leur formation.
Mais si ces circonstances devaient aboutir
nécessairement à un progrès dans les sciences
pratiques, dans la technique industrielle, et dans
le commerce, rien ne faisait prévoir alors la
forme spéciale que prit le machinisme, celle
des entreprises centralisées et colossales qui se
développèrent au XIX{{e}} siècle dans toute l’Europe
et l’Amérique et qui portèrent tant de troubles
dans le monde.
Le machinisme centralisateur qui caractérise
la société moderne a prévalu en Europe, puis
en Amérique, parce que à l’époque de la Révolution française (où triompha définitivement la nouvelle orientation), l’Angleterre, île difficile à envahir, qui disposait d’une forte marine de guerre et qui recherchait depuis des siècles l’hégémonie industrielle en Europe, put pendant quelques
années, accaparer le commerce du monde entier.
Nous avons vu qu’elle y réussit parce qu’elle
élimina par la force la concurrence de l’Inde
dont les métiers à tisser auraient, dans une lutte
loyale, fort bien pu se mesurer avec les siens, et
qu’elle immobilisa par la force le commerce de<noinclude>
<references/></noinclude>
7wjh07j2p8sjn9a6y50591xqhs2rmbx
Page:Flammarion - Les Étoiles et les curiosités du ciel, 1882.djvu/328
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<noinclude><pagequality level="3" user="F0x1" />{{nr|306|LA CONSTELLATION DU TAUREAU||b=<hr/>}}{{ambox|type=notice|text=Voir la [[Discussion Page:Flammarion - Les Étoiles et les curiosités du ciel, 1882.djvu/328|page de discussion]] à propos de la figure 224.}}</noinclude>{{p début de page|90|m=0.5em}}une lunette ordinaire, indiquent en quelque sorte d’elles-mêmes à l’observateur {{Img float|style=margin: 0 1.5em 1.5em 0; font-size:90%; line-height:1.25em;
|file=Flammarion - Curiosités du ciel - fig-223.svg
|align=left|width=268px|above={{Ancre|f223}}
|cap={{style|position:relative;top:0.5em|Fig. 223. — Curieux alignements d’étoiles dans{{lié}}les{{lié}}Pléiades.}}}} la direction de ce mouvement vers le sud-sud-est, et en même temps la direction du nôtre vers le nord-nord-ouest. Non loin de là, entre Alcyone et Mérope, on en voit quatre autres alignées à peu près dans le même sens (la supérieure de celles-ci est double). Plusieurs autres alignements se font encore remarquer dans cette direction spéciale.
L’examen qui précède du mou­vement propre des Pléiades m’avait si
ardemment intéressé que j’ai voulu me rendre compte en même temps
de celui des Hyades, et que j’ai éga­lement calculé pour une durée de
dix mille ans les déplacements en ascension droite et en déclinaison
constatés sur les 30 étoiles de ce groupe observées depuis Bradley.
Les chiffres absorberaient trop de place ici pour être reproduits, mais
la carte que j’en ai tracée montre
très exactement la direction et la vitesse de ces mouvements. Sans une seule
{{Img float|style=margin: 0 1.5em 1.5em 0; font-size:90%; line-height:1.25em;
|file=Flammarion - Curiosités du ciel - fig-224.svg
|align=left|width=324px|above={{Ancre|f224}}
|cap={{style|position:relative;top:0.5em|Fig. 224. — Mouvements propres des Hyades.}}}}
exception, ces 30 étoiles voient leur ascension droite augmenter et marchent vers
l’orient. Pour toutes aussi, le mouvement en déclinaison est dirigé vers le sud
(il n’y a que deux exceptions, pour δ³ et 63, encore le mouvement est-il à peine
indiqué : 1″ en cent ans). Les divergences de chaque étoile n’empê­chent pas la
translation générale d’être dirigée vers l’est-sud-est, et, ce qu’il y a de plus
remarquable, c’est que la direction de pers­pective due au transport du système
solaire dans l’es­pace tend vers le sud-sud-est, à peu près comme la flèche
d’Aldébaran, formant un
{{p fin de page}}<noinclude>
<references/></noinclude>
dl5h1aslxhmvcg3k16ihknh8cfy3r1d
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Guillaumelandry" /></noinclude>la Hollande, tandis que la Révolution paralysait
la France.
Pourtant, même en usant ainsi de la force,
l’Angleterre n’aurait pu profiter de l’immense
marché qu’elle se procura, si elle n’avait pas été
particulièrement privilégée sous le rapport de
l’énergie naturelle (chutes d’eau abondantes,
charbon facilement accessible) et des transports
(elle possédait, à l’intérieur, de nombreux fleuves et canaux qui facilitaient le transport des marchandises importées ou exportées). Elle profita aussi du fait qu’elle était un pays riche et fertile, qu’elle avait une bourgeoisie rompue aux secrets de l’économie politique et une population résolue à s’enrichir par tous les moyens, même les moins loyaux.
Cet ensemble de circonstances fut peut-être
un bonheur pour l’Angleterre : elle acquit la
priorité dans la grande industrie et conserva ses
avantages hydrauliques, géologiques et minéralogiques même lorsque les autres pays commencèrent à lui faire concurrence. Mais ce fut un
grand malheur pour l’Europe.
L’Angleterre, par son exemple, troubla l’évolution industrielle et commerciale du monde ; elle s’enrichissait tellement par l’imposition forcée de ses produits, que les autres nations s’illusionnèrent sur les avantages et la puissance du
machinisme. Ces nations ne virent pas que c’était l’immense marché dont elle avait pu disposer qui avait fait triompher le machinisme en
Angleterre, et l’on crut que c’était ce dernier
qui avait créé les marchés.
Toutes les nations — même celles qui n’a-<noinclude>
<references/></noinclude>
7q8jm6h1wtf0jrlj5b6g3fudw3deong
Discussion Page:Flammarion - Les Étoiles et les curiosités du ciel, 1882.djvu/328
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/* Fig. 224 (Hyades) */ nouvelle section
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text/x-wiki
== Fig. 224 (Hyades) ==
Le numéro 587 sur cette figure a été mis entre parenthèses, car son origine n’est pas donnée dans le texte. Il s’agit de l’étoile {{Abr|P.|Piazzi}}{{lié}}IV,{{lié}}45 (HR 1358). [[Utilisateur:F0x1|F0x1]] ([[Discussion utilisateur:F0x1|d]]) 25 septembre 2026 à 18:50 (UTC)
69pi0hjo6epkirwthqqq61ijcv4w2ab
Page:Lombroso - La rançon du machinisme, 1931.pdf/223
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Guillaumelandry
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Guillaumelandry" /></noinclude>vaient ni marine ni armée, ni débouchés appropriés, ni chutes d’eau, ni houille, ni canaux, ni clients — cherchèrent des colonies et voulurent monter des usines colossales, pareilles aux usines anglaises, dans l’espoir que les machines
leur feraient naître les clients, la richesse et les matières premières ; elles augmentèrent au contraire amplement les troubles produits par la nouvelle orientation industrielle.
{{interligne|2em}}
{{T3|''Dilapidations.''}}
{{interligne|1em}}
Il est à la mode d’exalter l’époque actuelle en
énumérant les commodités dont nous jouissons :
l’or, le fer, le cuivre, les métaux, le charbon, le
pétrole, les combustibles, les comestibles.
Ces matières premières ne sont pas uniformément réparties à travers le monde. Elles ne sont pas l’effet d’une augmentation générale de richesses stables qui pourraient être également exploitées par nos descendants, ou par les hommes de toutes les races ou de toutes les nations.
Ces matières premières n’ont pas été créées à
notre époque, elles ne l’ont pas été par nos machines. Les métaux, le pétrole, le charbon que nous retirons des mines, n’ont pas été produits
par nous. Les forêts que nous abattons n’ont pas été plantées par nous, elles ne se reproduiront pas non plus que les animaux chassés par nous.
Il existe une différence entre créer des riches-<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Guillaumelandry" /></noinclude>ses et les dépenser, entre dépenser ses propres
richesses ou dépenser celles des autres, mais
cette différence si visible en théorie, ne l’est pas
autant en pratique. Nous avons l’habitude de
considérer comme « riche » bien plus celui qui
dépense que celui qui gagne ; nous sommes bien
plus facilement éblouis par la richesse de celui
qui gaspille que par celle de celui qui accumule.
Nous sommes accoutumés à considérer indifféremment — comme moyens de s’enrichir — à la fois ceux qui créent de vraies richesses ou ceux
qui exploitent les richesses existantes ; et dans
ces derniers cas, nous confondons souvent l’exploitation de notre propre richesse ou de la richesse des autres, ce qui n’est pas très grave individuellement, mais le devient socialement.
Quand un paysan met sa terre en valeur, l’irrigue, la boise, la fertilise à l’aide des engrais, augmente le nombre de ses troupeaux et en améliore la race, il crée de la richesse.
Quand un État assèche des marais, endigue des fleuves, crée des lacs artificiels, il augmente aussi la richesse individuelle et générale, parce qu’il augmente le revenu de la terre et rend possible une augmentation de la consommation
actuelle et une augmentation des revenus de l’avenir.
Quand les Ligures creusèrent leurs ports, quand ils portèrent de la terre sur leurs épaules pour transformer en terrasses fertiles les pentes arides de leurs montagnes, ils augmentèrent à la fois les richesses individuelles et potentielles
du pays. Il en fut de même quand les Siciliens, creusant des puits profonds, purent irriguer<noinclude>
<references/></noinclude>
834ily14tsw28qkgfsjvf9hxh6fxqch
Page:Lombroso - La rançon du machinisme, 1931.pdf/225
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Guillaumelandry" /></noinclude>leurs champs d’orangers, ou quand les Arabes
transformèrent l’Espagne inculte en un jardin
au moyen de digues, de barrages ou de grands
réservoirs.
Mais quand nous creusons une mine pour en
extraire de l’or, du fer ou du charbon, quand
nous abattons un bois pour en faire des meubles
ou des carrosseries d’automobiles, quand nous
exportons trop rapidement — avec nos moyens
de transport à grand rendement — les produits
de notre sol, nous augmentons la somme des
biens dont on pourra disposer immédiatement,
mais nos descendants n’en pourront pas jouir.
''Nous exploitons des biens arrachés pour toujours à la terre''. Dans ce cas, l’augmentation des richesses créées et mises en circulation est, en
grande partie, individuelle, et se fait aux dépens
de la richesse sociale, et, surtout, potentielle.
Personne ne peut nier qu’au siècle dernier, le
premier qui fut vraiment industriel, et qu’au
cours des trente premières années de ce siècle
il n’y ait eu une énorme augmentation de métaux, de comestibles, de combustibles, de produits de toutes sortes, en même temps que croissait en Europe et en Amérique la race blanche et que se développait, chez celle-ci, la consommation individuelle et générale.
Mais personne n’affirmerait qu’Européens et
Américains ont restitué à la terre l’équivalent
des richesses sociales qu’ils en ont si copieusement extraites et qu’ils ont consommées. Et tout le monde sait combien ont diminué les Indiens,
les Peaux Rouges, les Cafres, les indigènes de l’Amérique, de l’Australie, de l’Asie, de l’Afrique,<noinclude>
<references/></noinclude>
rcu6ignrsfcu3jlicoh6j6rinnsy3oo
Histoire littéraire des femmes françoises/5/24
0
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text/x-wiki
<pages index="Histoire litteraire des femmes francoises tome 5.djvu" header=1 from=365 to=384 />
{{modernisation|
*triſtes: tristes}}
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Guillaumelandry" /></noinclude>dans les territoires exploités par le blanc en vue
de son avantage personnel : les richesses que
nous consommons, nous autres, Européens, n’ont
pas été produites par nous.
Les millions, les milliards d’animaux que nous
avons massacrés à travers le monde pour en
avoir uniquement la peau et les cornes comme
pour le buffle, la fourrure comme pour la martre, la zibeline — les plumes comme pour l’autruche — les dents comme pour l’éléphant — l’huile comme pour la baleine, n’avaient pas été élevés par nous et nous n’avons rien fait pour sauver ces races et les laisser se reproduire.
Nous n’avons pas planté les millions, les milliards de tonnes de bois que nous retirons des forêts des deux Amériques, et nous n’avons rien
fait pour reboiser ces régions.
Nous n’avons eu que la peine de creuser la
terre pour y prendre les millions, les milliards
de tonnes de charbon, de pétrole, de fer, de
cuivre, d’or que la nature y avait déposées : elles
ne se reproduiront pas.
Nous autres, blancs, ne produisons ni le coton,
ni le sucre de canne, ni le café, ni le caoutchouc
que nous consommons.
Une grande partie des richesses dont nous
sommes si fiers et que nous nous donnons l’illusion de faire avec nos machines, mais qui permirent seulement la création de celles-ci, furent arrachées aux indigènes de l’Amérique ou de l’Afrique, sans souci des droits de propriété
des légitimes propriétaires ni des traités conclus avec eux.
Les indigènes furent massacrés en masse par<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sixdegrés
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/* Sans texte */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="0" user="Sixdegrés" /></noinclude><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Histoire litteraire des femmes francoises tome 5.djvu/385
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{interligne|4em}} {{T3|LETTRE XXV.}} {{interligne|1em}} {{sc|Après}} s’être aſſurée de ſes talens pour les Romans, Madame Benoît voulut les eſſayer pour le Théâtre, & prit pour guide le célebre Goldoni, dont elle tira ſa Piece intitulée : ''le Triomphe'' {{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=left|text=Triomphe de la Probité.|taille=90}} ''de la Probité'', Comédie en deux Actes, en proſe. On ne peut trouver une ſituation plu... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
{{interligne|4em}}
{{T3|LETTRE XXV.}}
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{{sc|Après}} s’être aſſurée de ſes talens pour les
Romans, Madame Benoît voulut les eſſayer pour
le Théâtre, & prit pour guide le célebre Goldoni,
dont elle tira ſa Piece intitulée : ''le Triomphe'' {{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=left|text=Triomphe de la Probité.|taille=90}}
''de la Probité'', Comédie en deux Actes, en
proſe.
On ne peut trouver une ſituation plus théatrale,
qu’un homme plein d’honneur & de probité,
obligé par ſon devoir de cauſer lui-même
la ruine de l’objet qu’il adore. Jerſan, Avocat,
également intégre & éclairé, ſe trouve réduit à
cette cruelle néceſſité. Lucile, jeune perſonne
aimable, vertueuſe & qu’il aime, ne poſſede
d’autre fortune, que celle qu’elle tient d’un
teſtament qui eſt ſur le point d’être caſſé ; & les
biens qui lui étoient deſtinés, vont rentrer à l’héritier
légitime dont Jerſan eſt l’Avocat. Pour
comble de malheur, ſon client eſt d’un caractere
défiant, ſoupçonneux, qu’un rien effraye, & qui,
par pluſieurs circonſtances très-adroitement ménagées
par l’Auteur, n’a que trop ſouvent raiſon
d’être juſtement allarmé. Ainſi l’honnête Jerſan
ſe trouve continuellement preſſé entre ſon amour
& ſon devoir, l’intérêt de celle qu’il aime, &
l’injuſtice de celui qu’il défend. Cependant aſſailli
ſans ceſſe par le choc continuel de ces ſentimens
oppoſés, il eſt toujours inébranlable, &
ce n’eſt pas des incertitudes de cœur, mais au contraire
de ſon malheur & de la fermeté de ſon
ame, & de la néceſſité de ſon infortune, que<noinclude>
<references/></noinclude>
nai5ns373xbwq5lwvkm218smvzqsmem
Page:Lombroso - La rançon du machinisme, 1931.pdf/227
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Guillaumelandry
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Guillaumelandry" /></noinclude>nos ancêtres, parfois aussi par nos contemporains sous le seul prétexte qu’ils n’avaient pas exploité eux-mêmes avant nous les richesses de
leurs territoires. Ou encore, ils furent condamnés, dans certains cas, à creuser les mines, à travailler leurs terres, pour nous en offrir le
produit.
Les terres ainsi pillées ont perdu pour longtemps leur productivité et l’on n’en trouvera pas facilement d’autres pour les remplacer. Les
États-Unis ont déjà réduit sensiblement leurs
exportations de comestibles, de combustibles et
de matières premières ; ils commencent même à
en importer, comme le fait remarquer M. Siegfried (''Les États-Unis d’aujourd’hui'') ; il note comment les comestibles, qui entraient entre
1875 et 1879 pour 20 % dans les exportations de l’Amérique du Nord, étaient tombés à 9,75 % entre 1921 et 1925, alors que le total des matières premières exportées était passé de 34 à 43 %.
Par contre, les importations de matières premières inconnues aux États-Unis il y a cent ans passent, nous dit Siegfried dans son magnifique livre sur les États-Unis, de 26,6 % en 1875 à 53,1 % en 1923-1924 et s’élèvent d’une façon impressionnante. Dans les mêmes périodes les importations de pétrole deviennent 9 fois plus importantes, celles des pâtes de bois pour les journaux, 12 fois ; celles des huiles minérales, 40 fois.
Nous ne croyons pas à ces avertissements et nous rions des préoccupations qui poussaient les rois, au moyen âge, à supprimer les industries<noinclude>
<references/></noinclude>
fhpw8q7089cm432aabw5phzogdr0sf7
Page:Flammarion - Les Étoiles et les curiosités du ciel, 1882.djvu/329
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="F0x1" />{{nr||LA CONSTELLATION DU TAUREAU|307|b=<hr/>}}</noinclude>{{p début de page|90|m=0.5em}}angle de 45° à 50° avec celui du mouvement général des Hyades. Il n’est donc pas douteux que ce soit là aussi un groupe physique de ''soleils associés dans une destinée commune'', et il est presque certain que le radieux Aldébaran n’en fait pas partie. Il est sans doute en avant, de ce côté-ci, et l’étoile π en arrière, isolée dans le désert infini.
Cette discussion sur les Pléiades a été longue et laborieuse ; mais les divergences
et les difficultés se sont montrées si grandes dès l’origine, qu’elles réclamaient
une enquête rigoureuse et qu’elles nécessitaient un examen comparatif
complet de tous les documents pouvant servir à l’histoire scientifique de ce
groupe célèbre. Nous venons de reproduire les principaux, en omettant ceux
qui n’avaient aucune valeur, car il n’est pas inutile de remarquer que sur
plusieurs atlas et globes célestes modernes (par exemple, sur le plus grand et
l’un des plus soignés qu’on ait jamais construits, sur le grand globe de Coronelli,
gravé pour {{roi|Louis|XIV}} en{{lié}}1693), les Pléiades ne sont souvent représentées que
sous l’aspect d’un amas quelconque, composé de 5, 6, 7, 8, 9 étoiles jetées sans
ordre les unes à côté des autres. On agissait là comme dans les autres branches
de la science, en négligeant certains détails qui paraissaient insignifiants. C’est
ainsi que dans les ouvrages d’anatomie, le cerveau humain était tout simplement
dessiné comme un paquet d’intestins, sans avoir égard aux circonvolutions
les plus essentielles même et les plus caractéristiques de cet organe. Aujourd’hui
la science est plus exigeante<ref>
Nous aurions pu encore signaler d’autres irrégularités, d’un ordre purement
grammatical. Ainsi, dans son beau travail sur les Pléiades, {{M.|Wolf}}, de l’Observatoire
de Paris, appelle constamment Alcyone ''Alcyon'', ce qui dénature toute l’histoire
mythologique de cette famille célèbre ; {{M.|Houzeau}}, directeur de l’Observatoire de
Bruxelles, appelle Celæno, Seleno, comme si elle était parente de la Lune ;{{lié}}etc. Mais
ce sont là des détails.</ref>.
{{p fin}}
Revenons maintenant à notre description générale de la constellation
du Taureau. Parmi les amas d’étoiles et nébuleuses qui lui
appartiennent, il en est un dont l’observation est accessible aux
{{Img float|style=margin: 0 0 1.5em 1.5em; font-size:85%; line-height:1.25em;
|file=Flammarion - Curiosités du ciel - fig-225.png
|align=right|width=200px|above={{Ancre|f225}}
|cap={{style|position:relative;top:0.5em|Fig. 225. — Nébuleuse du Taureau<!--(M1 ou Crabe)-->, vue dans une lunette de moyenne puissance.}}}}
instruments de moyenne puissance : c’est la nébuleuse en forme de poisson ou de
crabe, que les Anglais appellent ''{{lang|en|crab-nebula}}'', à cause de ses franges et de ses
appendices si curieux. Cette nébuleuse du Taureau se trouve à 1° au nord-ouest,
ou nord précédent, de l’étoile ζ, et elle porte le {{n°|1}} du catalogue de Messier. Cet
astronome la découvrit accidentellement en suivant la comète de 1758, et c’est ce
qui le conduisit à construire son catalogue de nébuleuses. On l’appelait « le
chercheur de comètes du roi » ; mais s’il n’avait cherché de comètes que pour {{roi|Louis|XV}},
on peut croire qu’il<noinclude>
<references/></noinclude>
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Histoire littéraire des femmes françoises/5/25
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Guillaumelandry
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Guillaumelandry" /></noinclude>du fer et des céramiques, de peur de détruire
les forêts ; nous sommes fiers de publier les chiffres impressionnants des bois que nous importons chaque année, mais nous ne créons pas,
nous dilapidons. Comme nous avons cherché à
le montrer plus haut, les forêts qui recouvrent
la terre, même la terre américaine, sont limitées, de même que les métaux cachés dans le sous-sol.
Nous avons vu les États-Unis qui, il y a cent ans, importaient de force des esclaves d’Afrique, fermer leur porte aux Chinois et aux Japonais ; les voici qui les ferment aux Européens. On peut de même prévoir un temps plus ou moins proche où ils refuseront de verser sur l’Europe le flot, désormais bien diminué, de leurs richesses minières ou agricoles.
{{interligne|2em}}
{{astérisme|150%}}
{{interligne|1em}}
En exploitant au rythme actuel ces richesses,
nous avons non seulement appauvri mais massacré la terre au point que nous nous sentons menacés de grands dangers, dont le moindre
n’est pas la possibilité que l’Amérique ne nous
refuse les matières premières dont elle commence à manquer.
J’ai dit que nous avons déboisé la moitié de
l’Amérique et une grande partie de l’Europe.
Mais les bois ne servent pas uniquement à produire des matériaux pour la carbonisation ou la<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lombroso - La rançon du machinisme, 1931.pdf/229
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Guillaumelandry
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Guillaumelandry" /></noinclude>construction : ils servent à protéger la terre
contre le vent ou les éboulements ; ils jouent
aussi le rôle de réservoirs naturels en retenant
l’eau quand il pleut et en maintenant, dans l’air,
une certaine humidité qui à son tour provoque
les pluies ; ils servent à alimenter les nappes
d’eau souterraines. Les fleuves pour lesquels les
forêts ne jouent plus le rôle de réservoirs voient
baisser leur débit, les ruisseaux tarissent, les
sources disparaissent, les arbres fruitiers ne
donnent plus de fruits. Par le déboisement, nous
avons déjà, en de nombreuses régions, appauvri
la terre et diminué sa production. Les eaux ne
trouvent plus de racines pour les retenir, aussi,
sous l’influence des pluies même les plus innocentes, les fleuves débordent et les plaines sont périodiquement inondées ; les pierres et le sable
des montagnes dénudées sont emportés par le vent ; les neiges cessent d’être retenues par les forêts et roulent en avalanches.
Les troubles apportés par les mines sont aussi
graves, ainsi que ceux causés par les travaux
souterrains. Dans les régions montagneuses où
l’on a percé des tunnels, on voit en Italie les
sources se dessécher, le débit des fleuves baisser,
les terres devenir arides.
Georges Marsh attribue dans son beau livre ''Earth as modified by human action'', des déserts de l’Afrique et de l’Inde et l’aridité d’une bonne
partie de l’Espagne au creusement des mines
dans l’antiquité. Il démontre scientifiquement
comment des déserts se forment dans les régions
où des mines sont exploitées depuis des siècles.
Je renvoie le lecteur aux innombrables faits<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Histoire litteraire des femmes francoises tome 5.djvu/416
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Sapcal22
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <poem>Dis-moi ſi ton amante à tes yeux eſt moins belle ? Dis-moi ſi de l’amour tu ne ſens plus les traits : Mais non ; le changement eſt pour toi ſans attraits… De ma crédulité cependant s’il abuſe ; S’il peut trahir ma ſoi, lorſque mon cœur l’excuſe ; Que toute la nature ardente à me venger, S’arme contre un ingrat, qui ne ſçait qu’outrager : Qu’il périſſe… Ah ! que dis-je : une amante égarée A d’injuſtes fureurs eſt... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude><poem>Dis-moi ſi ton amante à tes yeux eſt moins belle ?
Dis-moi ſi de l’amour tu ne ſens plus les traits :
Mais non ; le changement eſt pour toi ſans attraits…
De ma crédulité cependant s’il abuſe ;
S’il peut trahir ma ſoi, lorſque mon cœur l’excuſe ;
Que toute la nature ardente à me venger,
S’arme contre un ingrat, qui ne ſçait qu’outrager :
Qu’il périſſe… Ah ! que dis-je : une amante égarée
A d’injuſtes fureurs eſt ſans ceſſe livrée.
Sa mort ne peut calmer l’excès de mon courroux ;
Pour les maux qu’il me ſait, ce ſupplice eſt trop doux.
Que ſon ame plutôt, de regrets agitée,
Soit, par d’affreux remords, toujours perſécutée.
Qu’il vive, le cruel ;… mais que ſon cœur pervers
Eprouve déſormais les plus fâcheux revers.
Amour, venge mes feux, daigne m’être propice ;
Mon cœur plein d’amertume, implore ta juſtice.
O toi, qui ſçais punir les perfides amans,
Change ſes jours ſereins en des jours de tourmens
Qu’à ſon ſorſait enſin la peine ſoit égale…
Soupirant ſans eſpoir au pied de ma rivale ;
Au char de l’inhumaine humblement entraîné,
Qu’à d’éternels mépris ſon cœur ſoit condamné.</poem>
Madame Campion n’avoit que vingt-un ans,
quand elle compoſa cette Élégie. Je ne ſcache pas
qu’elle ait rien donné au Public depuis ce tems-là.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Histoire littéraire des femmes françoises/5/26
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Sapcal22
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Guillaumelandry
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Guillaumelandry" /></noinclude>qui conduisent Marsh à faire une semblable
hypothèse ; sa démonstration est lumineuse et
je ne m’arrêterai un moment que pour examiner
les processus du phénomène.
Le sous-sol est parcouru par un réseau de
ruisseaux, de torrents, de fleuves souterrains
analogues au réseau des eaux de surface. L’un
et l’autre communiquant par mille méandres,
se font en quelque sorte équilibre.
Le réseau souterrain absorbe le surplus des
eaux de surface pour le redonner dans les périodes de sécheresse.
Quand on creuse, même à faible profondeur,
comme pour les lignes métropolitaines, pour les
tunnels, ou parfois encore pour les fondations
des maisons, on trouve l’eau ; c’est d’ailleurs
sur ces principes que l’on construit des puits,
par lesquels les anciens se procuraient l’eau
pour se désaltérer ou pour arroser leurs champs
ou leurs jardins, les puits, précieuse et unique
ressource hydrique de tant de pays orientaux.
La nappe souterraine, aliment de nos fleuves
et de nos lacs, qui maintient l’humidité de la
croûte terrestre, a creusé petit à petit des
poches dans le sous-sol. Elle constitue, par cela
même, la principale difficulté du mineur : c’est
la grande inconnue dans le percement des tunnels, le grand obstacle pour l’exploitation des mines. L’une des raisons de la richesse anglaise
est due au fait que l’Angleterre est une île et
qu’il fut facile de réunir les eaux souterraines
des mines en les déversant dans des canaux
aboutissant à la mer.
Mais toutes les mines ne se trouvent pas<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Grosjean-Maupin - Dictionnaire complet français-espéranto.djvu/213
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<div style="width:33.33%; text-align:left;">'''DANSEUR'''</div>
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<noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-0em; margin-top:0; margin-bottom:0"></noinclude>'''Saint-Guy,''' malsano de Sankta Vito<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Danseur,''' dancanto ‖ dancisto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Danser,''' danci. '''-, sur la corde''' {{t|(f.)|90}}, riski multe. '''Ne savoir sur quel pied -,''' esti tute malcerta [ŝanceliĝa]. '''Faire - les écus,''' malŝparegi [rapidege elspezi] la monon.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Daphné''' {{t|(bot.)|90}}, dafno<sup>X</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Dard,''' pikilo ‖ sago.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Darder,''' (rekte, forte, rapide, horizontale aŭ antaŭen) ĵeti ‖ {{t|(sa langue)|90}} antaŭensvingi ‖ {{t|(des épines)|90}} teni rekte [atake] antaŭen.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Dare-dare''' (F.), rapidege.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Darne,''' (fiŝa) detranĉaĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Dartre,''' haŭtlikeno.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Date,''' dato. '''Faire -,''' grava dato.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Dater,''' 1 {{t|(tr.)|90}} dati<sup>1</sup> ; 2 {{t|(intr.)|90}} : ekzisti de post, esti komenciĝinta de ‖ esti grava dato ‖ esti eksmoda [malnovmoda].
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Datif,''' dativo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Datte,''' daktilo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Dattier,''' daktilarbo, daktilujo.
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<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Daube,''' stufsaŭcaĵo<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Dauber''' {{t|(sur qn)|90}}, moke [senindulge] paroli (pri iu).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Daubière,''' stufkaserolo<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Dauphin,''' {{t|(zoo.)|90}} delfeno ‖ {{t|(hist.)|90}} (''franca''<sup>Z</sup>) kronprinco, unuanaskita reĝido.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-bottom:0">'''Dauphine,''' {{t|(franca<sup>Z</sup>)|90}} kronprincedzino.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Daurade, V. Dorade.'''
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Davantage,''' pli. '''- de,''' plimulte da. '''Ne ... -,''' ne... pli ‖ ne ... plu.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''De''' {{t|(prép.)|90}}. 1 {{sc|après un s. ou pron.}} : ''a'') {{t|Possession, dépendance. p. f.|90}} '''Le livre, la mort, la présence, l’absence, l’abondance, la volonté, le milieu de, marchand de vin, fabricant de meubles,''' de. '''Les Pensées de Pascal,''' {{t|adj. ou|90}} de. '''Palais du roi, capitale de la France, fleur des champs,''' {{t|adj. ou|90}} mot composé. '''Le groupe de Dijon,''' {{t|adj. ou|90}} en. '''La garnison de la ville, le congrès d’Anvers, le piquant de la situation, les meilleurs du monde, à l’entrée de la ville, la colonisation de ce pays,''' en. '''Bataille de Waterloo,''' apud. ''b'') {{t|Objet de l’action.|90}} '''Route de Paris, protection des faibles, réception des congressistes, bombardement du port, bienfaiteur de l’humanité, souvenir de qn, amour de la patrie, du prochain, ami de, en voie de réalisation,''' al. '''Préparatifs de fête, tentative de colonisation, bourse de voyage, cabinet de travail, champ d’expériences,''' por. '''Crainte de Dieu,''' antaŭ<sup>2</sup>. ''c'') {{t|Partie d’une collection,|90}} = parmi. '''L’un d’eux, quelques-uns de nous, le premier de tous, le plus grand de tous, ce livre sera des plus utiles, elle chante le mieux de<noinclude>'''</noinclude><noinclude>
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<div style="width:33.33%; text-align:right;">'''DE'''</div>
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{{Br0}}</noinclude>
<noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-0em; margin-top:0; margin-bottom:0"></noinclude>'''Saint-Guy,''' malsano de Sankta Vito<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Danseur,''' dancanto ‖ dancisto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Danser,''' danci. '''-, sur la corde''' {{t|(f.)|90}}, riski multe. '''Ne savoir sur quel pied -,''' esti tute malcerta [ŝanceliĝa]. '''Faire - les écus,''' malŝparegi [rapidege elspezi] la monon.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Daphné''' {{t|(bot.)|90}}, dafno<sup>X</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Dard,''' pikilo ‖ sago.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Darder,''' (rekte, forte, rapide, horizontale aŭ antaŭen) ĵeti ‖ {{t|(sa langue)|90}} antaŭensvingi ‖ {{t|(des épines)|90}} teni rekte [atake] antaŭen.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Dare-dare''' (F.), rapidantege.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Darne,''' (fiŝa) detranĉaĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Dartre,''' haŭtlikeno.
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<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Datif,''' dativo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Datte,''' daktilo.
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<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Daubière,''' stufkaserolo<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Dauphin,''' {{t|(zoo.)|90}} delfeno ‖ {{t|(hist.)|90}} (''franca''<sup>Z</sup>) kronprinco, unuanaskita reĝido.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-bottom:0">'''Dauphine,''' {{t|(franca<sup>Z</sup>)|90}} kronprincedzino.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Daurade, V. Dorade.'''
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Davantage,''' pli. '''- de,''' plimulte da. '''Ne ... -,''' ne... pli ‖ ne ... plu.
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<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;">
<div style="width:33.33%; text-align:left;">'''DANSEUR'''</div>
<div style="width:33.33%; text-align:center;">— 196 —</div>
<div style="width:33.33%; text-align:right;">'''DE'''</div>
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{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude>
<noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-0em; margin-top:0; margin-bottom:0"></noinclude>'''Saint-Guy,''' malsano de Sankta Vito<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Danseur,''' dancanto ‖ dancisto.
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<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Dare-dare''' (F.), rapidantege.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Darne,''' (fiŝa) detranĉaĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Dartre,''' haŭtlikeno.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Date,''' dato. '''Faire -,''' esti grava dato.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Dater,''' 1 {{t|(tr.)|90}} dati<sup>1</sup> ; 2 {{t|(intr.)|90}} : ekzisti de post, esti komenciĝinta de ‖ esti grava dato ‖ esti eksmoda [malnovmoda].
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Datif,''' dativo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Datte,''' daktilo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Dattier,''' daktilarbo, daktilujo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Datura,''' daturo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Daube,''' stufsaŭcaĵo<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Dauber''' {{t|(sur qn)|90}}, moke [senindulge] paroli (pri iu).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Daubière,''' stufkaserolo<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Dauphin,''' {{t|(zoo.)|90}} delfeno ‖ {{t|(hist.)|90}} (''franca''<sup>Z</sup>) kronprinco, unuanaskita reĝido.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-bottom:0">'''Dauphine,''' {{t|(franca<sup>Z</sup>)|90}} kronprincedzino.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Daurade, V. Dorade.'''
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Davantage,''' pli. '''- de,''' plimulte da. '''Ne ... -,''' ne... pli ‖ ne ... plu.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''De''' {{t|(prép.)|90}}. 1 {{sc|après un s. ou pron.}} : ''a'') {{t|Possession, dépendance. p. f.|90}} '''Le livre, la mort, la présence, l’absence, l’abondance, la volonté, le milieu de, marchand de vin, fabricant de meubles,''' de. '''Les Pensées de Pascal,''' {{t|adj. ou|90}} de. '''Palais du roi, capitale de la France, fleur des champs,''' {{t|adj. ou|90}} mot composé. '''Le groupe de Dijon,''' {{t|adj. ou|90}} en. '''La garnison de la ville, le congrès d’Anvers, le piquant de la situation, les meilleurs du monde, à l’entrée de la ville, la colonisation de ce pays,''' en. '''Bataille de Waterloo,''' apud. ''b'') {{t|Objet de l’action.|90}} '''Route de Paris, protection des faibles, réception des congressistes, bombardement du port, bienfaiteur de l’humanité, souvenir de qn, amour de la patrie, du prochain, ami de, en voie de réalisation,''' al. '''Préparatifs de fête, tentative de colonisation, bourse de voyage, cabinet de travail, champ d’expériences,''' por. '''Crainte de Dieu,''' antaŭ<sup>2</sup>. ''c'') {{t|Partie d’une collection,|90}} = parmi. '''L’un d’eux, quelques-uns de nous, le premier de tous, le plus grand de tous, ce livre sera des plus utiles, elle chante le mieux de<noinclude>'''</noinclude><noinclude>
<references/></noinclude>
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<div style="width:33.33%; text-align:left;">'''DANSEUR'''</div>
<div style="width:33.33%; text-align:center;">— 196 —</div>
<div style="width:33.33%; text-align:right;">'''DE'''</div>
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{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude>
<noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-0em; margin-top:0; margin-bottom:0"></noinclude>'''Saint-Guy,''' malsano de Sankta Vito<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Danseur,''' dancanto ‖ dancisto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Danser,''' danci. '''-, sur la corde''' {{t|(f.)|90}}, riski multe. '''Ne savoir sur quel pied -,''' esti tute malcerta [ŝanceliĝa]. '''Faire - les écus,''' malŝparegi [rapidege elspezi] la monon.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Daphné''' {{t|(bot.)|90}}, dafno<sup>X</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Dard,''' pikilo ‖ sago.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Darder,''' (rekte, forte, rapide, horizontale aŭ antaŭen) ĵeti ‖ {{t|(sa langue)|90}} antaŭensvingi ‖ {{t|(des épines)|90}} teni rekte [atake] antaŭen.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Dare-dare''' (F.), rapidantege.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Darne,''' (fiŝa) detranĉaĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Dartre,''' haŭtlikeno.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Date,''' dato. '''Faire -,''' esti grava dato.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Dater,''' 1 {{t|(tr.)|90}} dati<sup>1</sup> ; 2 {{t|(intr.)|90}} : ekzisti de post, esti komenciĝinta de ‖ esti grava dato ‖ esti eksmoda [malnovmoda].
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Datif,''' dativo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Datte,''' daktilo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Dattier,''' daktilarbo, daktilujo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Datura,''' daturo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Daube,''' stufsaŭcaĵo<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Dauber''' {{t|(sur qn)|90}}, moke [senindulge] paroli (pri iu).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Daubière,''' stufkaserolo<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Dauphin,''' {{t|(zoo.)|90}} delfeno ‖ {{t|(hist.)|90}} (''franca''<sup>Z</sup>) kronprinco, unuanaskita reĝido.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-bottom:0">'''Dauphine,''' {{t|(franca<sup>Z</sup>)|90}} kronprincedzino.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Daurade, V. Dorade.'''
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Davantage,''' pli. '''- de,''' plimulte da. '''Ne ... -,''' ne... pli ‖ ne ... plu.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''De''' {{t|(prép.)|90}}. 1 {{sc|après un s. ou pron.}} : ''a'') {{t|Possession, dépendance. p. f.|90}} '''Le livre, la mort, la présence, l’absence, l’abondance, la volonté, le milieu de, marchand de vin, fabricant de meubles,''' de. '''Les Pensées de Pascal,''' {{t|adj. ou|90}} de. '''Palais du roi, capitale de la France, fleur des champs,''' {{t|adj. ou|90}} mot composé. '''Le groupe de Dijon,''' {{t|adj. ou|90}} en. '''La garnison de la ville, le congrès d’Anvers, le piquant de la situation, les meilleurs du monde, à l’entrée de la ville, la colonisation de ce pays,''' en. '''Bataille de Waterloo,''' apud. ''b'') {{t|Objet de l’action.|90}} '''Route de Paris, protection des faibles, réception des congressistes, bombardement du port, bienfaiteur de l’humanité, souvenir de qn, amour de la patrie, du prochain, ami de, en voie de réalisation,''' al. '''Préparatifs de fête, tentative de colonisation, bourse de voyage, cabinet de travail, champ d’expériences,''' por. '''Crainte de Dieu,''' antaŭ<sup>2</sup>. ''c'') {{t|Partie d’une collection,X = parmi.|90}} '''L’un d’eux, quelques-uns de nous, le premier de tous, le plus grand de tous, ce livre sera des plus utiles, elle chante le mieux de<noinclude>'''</noinclude><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;">
<div style="width:33.33%; text-align:left;">'''DANSEUR'''</div>
<div style="width:33.33%; text-align:center;">— 196 —</div>
<div style="width:33.33%; text-align:right;">'''DE'''</div>
</div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude>
<noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-0em; margin-top:0; margin-bottom:0"></noinclude>'''Saint-Guy,''' malsano de Sankta Vito<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Danseur,''' dancanto ‖ dancisto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Danser,''' danci. '''-, sur la corde''' {{t|(f.)|90}}, riski multe. '''Ne savoir sur quel pied -,''' esti tute malcerta [ŝanceliĝa]. '''Faire - les écus,''' malŝparegi [rapidege elspezi] la monon.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Daphné''' {{t|(bot.)|90}}, dafno<sup>X</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Dard,''' pikilo ‖ sago.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Darder,''' (rekte, forte, rapide, horizontale aŭ antaŭen) ĵeti ‖ {{t|(sa langue)|90}} antaŭensvingi ‖ {{t|(des épines)|90}} teni rekte [atake] antaŭen.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Dare-dare''' (F.), rapidantege.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Darne,''' (fiŝa) detranĉaĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Dartre,''' haŭtlikeno.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Date,''' dato. '''Faire -,''' esti grava dato.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Dater,''' 1 {{t|(tr.)|90}} dati<sup>1</sup> ; 2 {{t|(intr.)|90}} : ekzisti de post, esti komenciĝinta de ‖ esti grava dato ‖ esti eksmoda [malnovmoda].
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Datif,''' dativo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Datte,''' daktilo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Dattier,''' daktilarbo, daktilujo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Datura,''' daturo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Daube,''' stufsaŭcaĵo<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Dauber''' {{t|(sur qn)|90}}, moke [senindulge] paroli (pri iu).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Daubière,''' stufkaserolo<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Dauphin,''' {{t|(zoo.)|90}} delfeno ‖ {{t|(hist.)|90}} (''franca''<sup>Z</sup>) kronprinco, unuanaskita reĝido.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-bottom:0">'''Dauphine,''' {{t|(franca<sup>Z</sup>)|90}} kronprincedzino.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Daurade, V. Dorade.'''
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Davantage,''' pli. '''- de,''' plimulte da. '''Ne ... -,''' ne... pli ‖ ne ... plu.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''De''' {{t|(prép.)|90}}. 1 {{sc|après un s. ou pron.}} : ''a'') {{t|Possession, dépendance. p. f.|90}} '''Le livre, la mort, la présence, l’absence, l’abondance, la volonté, le milieu de, marchand de vin, fabricant de meubles,''' de. '''Les Pensées de Pascal,''' {{t|adj. ou|90}} de. '''Palais du roi, capitale de la France, fleur des champs,''' {{t|adj. ou|90}} mot composé. '''Le groupe de Dijon,''' {{t|adj. ou|90}} en. '''La garnison de la ville, le congrès d’Anvers, le piquant de la situation, les meilleurs du monde, à l’entrée de la ville, la colonisation de ce pays,''' en. '''Bataille de Waterloo,''' apud. ''b'') {{t|Objet de l’action.|90}} '''Route de Paris, protection des faibles, réception des congressistes, bombardement du port, bienfaiteur de l’humanité, souvenir de qn, amour de la patrie, du prochain, ami de, en voie de réalisation,''' al. '''Préparatifs de fête, tentative de colonisation, bourse de voyage, cabinet de travail, champ d’expériences,''' por. '''Crainte de Dieu,''' antaŭ<sup>2</sup>. ''c'') {{t|Partie d’une collection,|90}} = {{t|parmi.|90}} '''L’un d’eux, quelques-uns de nous, le premier de tous, le plus grand de tous, ce livre sera des plus utiles, elle chante le mieux de<noinclude>'''</noinclude><noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Guillaumelandry" /></noinclude>situées dans des régions aussi favorables, il faut
parfois dévier sur la surface du sol les eaux
souterraines ; elles forment alors des marécages,
ou sont réabsorbées par la terre, comme des
fleuves, et causent des éboulements et des perturbations physiques très importantes.
Le mal est grand surtout pour les mines d’or
qui sont toujours très profondes et creusées
dans du quartz. Non seulement il faut résoudre
dans ce cas le problème de la déviation des eaux
souterraines mais celui de l’enlèvement des terres qui recouvrent le filon, et celui du lavage de l’or.
Une fois le gisement trouvé, il y a lieu d’enlever tout d’abord l’humus qui le recouvre parfois sous une épaisseur de 50 centimètres et rejeter cet humus dans un fleuve afin d’éviter l’encombrement du terrain. Quand on commence
à creuser on a besoin d’avoir sous la main de
grandes quantités d’eau pour laver le quartz
broyé dans lequel on trouvera l’or. On fait très
souvent venir l’eau de loin par des canaux spéciaux. En 1867, il y avait aux États-Unis, selon Marsh, six milles canaux artificiels établis
dans ce but. Ces canaux sont maintenus libres tant que la mine est en exploitation ; lorsqu’on abandonne la mine, on abandonne aussi les canaux qui se comblent rapidement. Jerwett assure que, d’ici un siècle il n’y aura plus en Amérique
un fleuve qui ne soit dévié ou comblé. Mais de tels cours d’eau qui ne se sont pas fait un lit naturel avec des berges suffisantes, donnent lieu
à des éboulements et à des inondations. Nous avons assisté en 1927 à des inondations de ré-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lombroso - La rançon du machinisme, 1931.pdf/232
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Guillaumelandry" /></noinclude>gions entières aux États-Unis. Le phénomène
avait été plus important que les années précédentes, mais depuis le moment où les mines ont été aussi profondément exploitées et les pentes,
aussi déboisées, les périodes de sécheresse et
d’inondation se succèdent continuellement autant en Europe qu’en Amérique.
Ce qui précède démontre que non seulement
les biens dont nous sommes fiers ne sont pas
éternels, mais qu’en les exploitant comme nous
le faisons, nous soulevons pour l’avenir des problèmes dont on commence seulement à mesurer l’importance.
{{interligne|2em}}
{{T3|''Volatilisation des richesses.''}}
{{interligne|1em}}
On soutient de nos jours que l’exploitation des
matières premières a mis en circulation d’importantes richesses cachées, et qu’en les faisant circuler, on en a centuplé la valeur. C’est une illusion qui n’aveugle que nos contemporains, si portés à ne croire qu’aux hypothèses favorables
et aux idées qui leur conviennent le mieux.
Il est vrai qu’à part les combustibles qui sont
détruits pour toujours, beaucoup parmi les richesses extraites existent encore, transformées : une grande partie du fer, du zinc, du cuivre, des
bois se retrouve dans les palais, les usines, les machines, les rails, etc., mais pourtant les matières premières perdent de leur valeur en se
transformant.
Si l’on calculait la valeur des richesses trans-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lombroso - La rançon du machinisme, 1931.pdf/233
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Guillaumelandry" /></noinclude>formées, l’Italie seule pourrait se mesurer aux
États-Unis, mais hélas ! ses palais, ses églises,
ses objets d’art ne suffisent pas à nourrir ses
habitants. ''L’Amérique s’estime plus riche que l’Europe parce qu’elle possède moins de richesses transformées et plus de matières brutes que les contemporains peuvent encore manufacturer.'' En Amérique, la Californie, l’Alaska, les pays mis
plus récemment en exploitation sont jugés plus riches que le Brésil ou les régions exploitées déjà depuis plusieurs siècles.
On a beau dire que des églises, des ponts, des
routes, des maisons, des écoles sont des richesses : nous considérons plus volontiers comme dignes de ce nom la matière transformable de préférence à celle transformée.
Le papier imprimé vaut souvent moins que
le papier blanc et les maisons, quelquefois moins
que les terrains qui les portent ou les briques
qui ont servi à les construire.
Chaque jour les fouilles nous révèlent l’existence de cités ensevelies dont les constructions, les citernes, les routes n’ont plus aucune valeur. Sans remonter aux temps préhistoriques dans — la jeune Amérique — à quelques kilomètres de
New-York ou de Boston, nous trouvons des milliers de fermes désertées avec leurs maisons, leurs étables, leurs égouts et souvent leurs puits. Les routes autour des grandes villes américaines sont encombrées d’automobiles abandonnées, on trouve les wagons pleins de livres et de revues oubliées.
L’Italie regorge d’anciennes capitales dont les palais immenses, les églises magnifiques ser-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lombroso - La rançon du machinisme, 1931.pdf/234
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Guillaumelandry" /></noinclude>vent tout au plus de dépôts de charbon.
La côte de l’Adriatique qui fut autrefois autrichienne est remplie d’anciens lieux de villégiature qui tombent en ruines, alors qu’on en
bâtit fébrilement ailleurs.
Les usages se modifient, les modes changent, les installations industrielles qui représentaient, hier, des millions, peuvent ne plus rien valoir
aujourd’hui. Les peuples émigrent de l’Europe
en Amérique, du Nord au Sud, d’Amérique en
Europe ; d’agriculteurs, ils se font industriels,
d’importateurs, ils deviennent exportateurs, et
chaque déplacement correspond à la volatilisation d’immenses capitaux « mis en circulation ».
Nous avons été cent fois témoins de ce phénomène. Nous avons vu après la guerre, tomber d’un seul coup l’édifice économique, scientifique,
industriel et social de Vienne, avec ses manufactures, ses banques, ses écoles, et le personnel de ces établissements créés pour un État qui
n’existait plus.
André Siegfried, dans son ''Angleterre d’aujourd’hui'', note quelque chose de semblable pour l’Angleterre qui s’était équipée pour fournir au
monde entier les tissus et la quincaillerie. Ce marché se dérobe chaque jour davantage et l’Angleterre se demande avec angoisse si l’excessive
superstructure industrielle qu’elle s’est donnée n’était pas une imprudence que la nouvelle orientation ne justifie plus.
Nous voyons le même phénomène se produire
aux Indes où les révoltés ont inscrit sur leurs
drapeaux l’abandon des machines européennes ;
s’ils sont victorieux, ils s’apprêteront à détruire<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Guillaumelandry" /></noinclude>les chemins de fer et les usines qu’on leur avait
imposés par la force.
En résumé, les puissantes machines modernes
permettent d’extraire des richesses et les transformer plus rapidement qu’autrefois, mais elles appauvrissent la terre et la postérité en n’enrichissant que les générations qui jouissent du gaspillage de la grande industrie.
De plus les richesses, mises en circulation,
perdent leur valeur. La matière, arrachée au sol,
se volatilise comme ces étoiles filantes qui traversent l’espace au-dessus de nous et s’engouffrent en poussière sur un point de la mer ou de la
terre. Et nous commençons à souffrir des premiers troubles causés par les dilapidations de nos prédécesseurs.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Goethe et Bettina, Correspondance, 1843, tome 1.djvu/280
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude>ne les repousse pas ; en somme, je te remercierai de m’avoir
de nouveau comblé de tant de richesses.
Tu t’es conduite sagement et gracieusement avec le primat ;
j’ai déjà reçu une lettre de sa main, par laquelle il
me promet tout ce que tu as mendié de lui ; il me dit que
je ne le dois qu’à toi seule, et autres choses fort gracieuses
sur ta personne, que tu sembles avoir oubliées dans ton
rapport, prétendu détaillé.
Ainsi donc, si nous voulions nous faire la guerre, nous
aurions chacun des troupes : toi, la femme célèbre, et moi,
le charmant prince, plein de bonté pour toi et pour moi.
Accordons toujours à chacun l’honneur et la reconnaissance
qu’il mérite ; mais défendons-leur à tous deux d’entrer où
ils n’ont que faire, et où ils seraient infailliblement dérangeans,
c’est-à-dire dans la réjouissante confiance de ton
amour, et dans l’accueil empressé que je lui fais. Si dans
une correspondance qui n’a lieu que par hasard, j’appelle ta
rivale en la sagesse mondaine mon ''amie'', je ne lèse pas pour
cela les droits que tu t’es acquis par ta victorieuse puissance.
Mais je t’avouerai que je suis comme le primat ; tu
es pour moi une charmante et gracieuse enfant que je ne
voudrais pas perdre, et une source de bénédictions salutaires.
Tu es pour moi une aimable lumière qui éclaire
doucement le soir de ma vie ; et pour répondre à toutes tes
plaintes, je te donne en finissant une énigme à deviner : tu
pourras te calmer en l’expliquant.
{{d|Goethe.|3|sc}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Goethe et Bettina, Correspondance, 1843, tome 1.djvu/281
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Il est deux mots, brefs, commodes à dire, que nous prononçons
avec joie, sans bien connaître l’essence dont ils
portent le cachet. Il fait bon, vers la fin des beaux jours,
les faire brûler hardiment l’un à l’autre ; et quand on
peut les nommer ensemble, on nomme le plus grand bonheur.
— Maintenant je cherche à leur plaire, et je leur demande
de me rendre heureux en se donnant à moi. J’espère
en silence ; mais j’espère arriver à les obtenir, à les
murmurer comme noms de mon amante, à les apercevoir
réunis en une même image, à les embrasser réunis en un
seul être.
J’ai encore la place et le temps de prendre la défense
de ma mère. Tu ne peux lui en vouloir de ce qu’elle vante
l’intérêt que je prends à une enfant qui joue encore à la
poupée ; car, en effet, tu y joues, et d’une manière si charmante,
que tu as entraîné ma mère à suivre ton exemple.
Elle s’est fait un véritable plaisir de m’écrire la noce de ta
poupée avec le petit conseiller de Francfort, en perruque à
marteau, souliers à boucles, collier de perles fines, assis
dans un petit fauteuil à peluche, et dont je me rappelle si
bien. Ce petit homme a fait les délices de nos jeunes années ;
et il ne nous était permis de le toucher qu’avec des
mains sanctifiées. Retiens donc soigneusement tout ce que
ma mère te raconte dans ces circonstances de la jeunesse
de ma sœur et de la mienne ; cela peut devenir important
pour moi avec le temps.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Goethe et Bettina, Correspondance, 1843, tome 1.djvu/282
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude><nowiki />
Ton chapitre sur les fleurs trouverait difficilement accès
chez les sages de ce monde, comme il l’a trouvé chez moi ;
et quoique ton évangile musical en ait souffert et s’en soit
trouvé abrégé (ce que je te prie de réparer dans ta prochaine
lettre que j’attends bientôt), j’ai été récompensé en
voyant mes jeunes années se refléter d’une manière si charmante
dans ce chapitre ; car les secrets de Flore me semblent
à moi aussi un enchantement inexplicable.
L’histoire du myrte et de la religieuse a excité tout
mon intérêt. Puisse l’arbuste être préservé de la gelée et
d’autres malheurs ! Je dis avec toi, et cela avec persuasion,
que l’amour ne saurait être plus doucement soigné que ce
myrte, et mieux récompensé que par une aussi belle floraison.
Ton pèlerinage dans le fleuve bouillonnant et ta charmante
vignette des deux enfans ont été pour moi une image
très-réjouissante ; et tes aventures du Rhin l’ont parfaitement
bien terminée. Tiens-toi bien au balancier, et ne t’élève
pas trop dans le bleu. Je crains que les distractions
d’une réunion de baigneurs ne viennent chasser tes inspirations
idéales du Rochusberg. Il faut que je m’y attende,
comme aussi à bien d’autres choses qui surgiront dans ta
tête et dans ton cœur.
Un peu plus d’ordre dans tes aperçus pourrait nous
être utile à tous deux. Tu enfiles tes pensées, inégales
comme des perles fines, avec un fil lâche, susceptible de se
rompre, de sorte qu’elles peuvent s’en aller rouler dans
tous les coins, et qu’il est très-facile d’en perdre.
Pourtant je te remercie, et je dis adieu au cher Rhin,
qui par toi m’a envoyé tant de belles choses. Crois fermement
que je saisis avec plaisir tout ce que tu me présentes,<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>le nom de la Bergere Annette. Ce dernier les
a inſérées dans un Recueil en deux volumes,
qui porte ſon nom, & où l’on apprend que Madame
de Trécigny, longtems cachée ſous le
voile d’une Bergere, a célébré M. de la Louptiere,
& en a été célébrée à ſon tour. Vous
vous ſouciez peu, Madame, de ce petit trafic de
louanges réciproques.
On trouve dans le même Recueil de M. de
la Louptiere, des vers de Mademoiſelle Eſnault
de Carouge, en Normandie. Ce ſont encore
des complimens à l’Auteur du Recueil. Vous me
ſçaurez gré de vous en épargner la lecture.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Goethe et Bettina, Correspondance, 1843, tome 1.djvu/283
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude><section begin="s1"/>et que le lien qui nous attache l’un à l’autre ne sera pas si
facilement brisé.
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Je m’étais proposé de remonter ici, où, en pensant à
toi, j’ai passé des heures si charmantes, pour dire adieu
au Rhin, qui prend si bien part à toutes les sensations,
et qui est plus grand, plus pétulant, plus hardi, plus gai,
plus divin qu’elles toutes. J’arrive ici à cinq heures de
l’après-midi ; je trouve tout dans la paisible lumière du soleil.
Les abeilles se sont définitivement établies ; elles sont
préservées du côté du nord par un vieux mur ; car le confessionnal
et l’autel sont tournés vers le levant. J’ai planté
toutes mes fleurs avec l’aide du petit batelier qui m’avait
aidée à les monter ici. Quant à la vigne, qui a déjà six
pieds de haut et une quantité de grappes de raisin, je l’ai
plantée sur l’autel, entre les fissures d’une pierre brisée ;
j’ai cassé le pot dans lequel elle était, et j’en ai détaché
tout doucement les morceaux, afin que la terre restât bien
à l’entour des racines. C’est une espèce de raisin muscat,
dont les feuilles sont très-jolies. Ensuite j’ai attaché la
vigne à la croix de telle façon, que les raisins couvrent le
corps du Christ. Si elle prospère, elle étonnera tous ceux
qui viendront ici, de même que les abeilles dans le confessionnal,
et le chèvrefeuille qui les entoure. Il y a une foule
de gens qui possèdent de grands palais et de magnifiques<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Histoire litteraire des femmes francoises tome 5.djvu/417
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{interligne|4em}} {{T3|LETTRE XXVII.}} {{interligne|1em}} {{sc|Charlotte Renyer}}, fille d’un Limonadier, avoit épouſé, en premieres nôces, un autre Limonadier nommé Curé, qui tenoit le Caffé Allemand, rue Croix des petits-champs. Ce nom, que les premiers vers de Madame Curé avoient déjà commencé à rendre célebre, a été changé pour elle en celui de Bourette, par un ſecond mariage encore avec un Limonadier. Il occupe le même Caff... »
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{{T3|LETTRE XXVII.}}
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{{sc|Charlotte Renyer}}, fille d’un Limonadier,
avoit épouſé, en premieres nôces, un autre
Limonadier nommé Curé, qui tenoit le
Caffé Allemand, rue Croix des petits-champs.
Ce nom, que les premiers vers de Madame Curé
avoient déjà commencé à rendre célebre, a été
changé pour elle en celui de Bourette, par un
ſecond mariage encore avec un Limonadier. Il
occupe le même Caffé, auquel préfide, depuis
près de trente ans, Madame Bourette, dire pour
cette raiſon, ainſi que pour ſes vers, la Muſe Limonadiere.
C’eſt principalement ſous cette derniere
qualité, qu’elle veut être connue dans le monde
littéraire ; puiſque c’eſt ainſi qu’elle ſigne tous
les Ouvrages qu’elle donne au Public depuis
qu’elle eſt remariée.
Ces Ouvrages ont d’abord paru ſéparément ;
l’Auteur les a enſuite raſſemblés en deux volumes,
ſous les auſpices du Roi Staniſlas, auquel
ils ſont dédiés, & ſous le titre de ''Recueil en vers''
''& en proſe'', avec les différentes Piéces que pluſieurs
perſonnes ſe faiſoient un plaiſir de lui addreſſer.
Vous y verrez, Madame, ainſi que dans
d’autres vers qui ont ſuivi cette collection, que
cette Muſe, également honnête & citoyenne,
a conſacré ſa plume à louer les belles actions,
& à célébrer les événemens qui intéreſſent la
France.
Son ''Ode au Roi de Pruſſe'', en proſe, eſt une
de ſes premieres productions, & celle, ſans con-<noinclude>
<references/></noinclude>
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avoit épouſé, en premieres nôces, un autre
Limonadier nommé Curé, qui tenoit le
Caffé Allemand, rue Croix des petits-champs.
Ce nom, que les premiers vers de Madame Curé
avoient déjà commencé à rendre célebre, a été
changé pour elle en celui de Bourette, par un
ſecond mariage encore avec un Limonadier. Il
occupe le même Caffé, auquel préfide, depuis
près de trente ans, Madame Bourette, dire pour
cette raiſon, ainſi que pour ſes vers, ''la Muſe Limonadiere''.
C’eſt principalement ſous cette derniere
qualité, qu’elle veut être connue dans le monde
littéraire ; puiſque c’eſt ainſi qu’elle ſigne tous
les Ouvrages qu’elle donne au Public depuis
qu’elle eſt remariée.
Ces Ouvrages ont d’abord paru ſéparément ;
l’Auteur les a enſuite raſſemblés en deux volumes,
ſous les auſpices du Roi Staniſlas, auquel
ils ſont dédiés, & ſous le titre de ''Recueil en vers''{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=left|text=Recueil en vers & en proſe.|taille=90}}
''& en proſe'', avec les différentes Piéces que pluſieurs
perſonnes ſe faiſoient un plaiſir de lui addreſſer.
Vous y verrez, Madame, ainſi que dans
d’autres vers qui ont ſuivi cette collection, que
cette Muſe, également honnête & citoyenne,
a conſacré ſa plume à louer les belles actions,
& à célébrer les événemens qui intéreſſent la
France.
Son ''Ode au Roi de Pruſſe'', en proſe, eſt une
de ſes premieres productions, & celle, ſans con-<noinclude>
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Histoire littéraire des femmes françoises/5/27
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" /></noinclude>jardins ; moi, je ne voudrais posséder que cette solitaire
chapelle de Saint-Roch, et y voir croître ce que j’y ai planté.
— Avec les morceaux de mon pot, j’ai gratté de la terre
de la montagne, et j’en ai entouré ma vigne. Je suis allée
remplir deux fois ma cruche dans le Rhin ; sans doute ma
plante ne boira plus jamais l’eau du fleuve. — Maintenant
que mon ouvrage est terminé, je suis assise dans le confessionnal,
et je t’écris. Les abeilles rentrent les unes après
les autres au logis ; elles y sont parfaitement bien habituées.
Que ne puis-je, moi aussi, entrer dans ton cœur
avec chaque pensée, en bourdonnant doucement comme
ces abeilles, et chargée de miel et de parfums que je te
rapporterais des prairies ! N’est-ce pas, que ne le puis-je ?
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Je dis avec le sage : Tout a son temps. J’ai vu la vigne
pousser ses feuilles ; ses fleurs m’ont étourdie et enivrée,
et maintenant qu’elle a des fruits, il faut que je te quitte,
beau et paisible Rhin ! Hier soir encore tout était si magnifique !
un monde immense semblait s’ouvrir à moi, à
l’heure sombre de minuit. Je sortis de mon lit, et me mis à
la fenêtre, à l’air frais de la nuit ; la lune était levée depuis
une demi-heure, elle avait chassé tous les autres astres
loin d’elle, et jetait une lueur effrayante sur les coteaux.
J’entourai de mes bras le cep de vigne qui croît à ma fenêtre,
et je lui dis adieu. Je n’aurais accordé à aucun être
humain ce moment d’amour ; mais si j’avais été près de
toi, je t’aurais caressé, adoré et embrassé.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Histoire litteraire des femmes francoises tome 5.djvu/452
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « dient qui lui réuſſit. Comme elle connoiſſoit la délicateſſe des ſentimens de Lucie, elle alla la trouver, & lui dit qu’elle venoit l’avertir que ſa famille alloit renouveller contre elle ſes perſécutions ; qu’elle lui conſeilloit de ſe dérober au ſort affreux qui la menaçoit, & la raſſura ſur la deſtinée de ſa fille, dont elle lui dit qu’elle ſe changeroit volontiers. Lucie, timide & généreuſe, embraſſa Madame de Mercour,... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>dient qui lui réuſſit. Comme elle connoiſſoit la
délicateſſe des ſentimens de Lucie, elle alla la
trouver, & lui dit qu’elle venoit l’avertir que ſa
famille alloit renouveller contre elle ſes perſécutions ;
qu’elle lui conſeilloit de ſe dérober au
ſort affreux qui la menaçoit, & la raſſura ſur la
deſtinée de ſa fille, dont elle lui dit qu’elle ſe
changeroit volontiers. Lucie, timide & généreuſe,
embraſſa Madame de Mercour, & ſe retira
dans un Couvent.
Je ne vous entretiendrai pas, Madame, des
Aventures d’Adelaide, fille de l’infortunée Lucie ;
elles ſont, pour ainſi dire, le ſujet d’un autre
Roman, qui n’ajouteroit rien à l’idée que
doit vous avoir donnée du talent de Madame de
Saint Aubin, le récit de cette premiere Hiſtoire.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Histoire littéraire des femmes françoises/5/28
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*triſtes: tristes}}
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{interligne|4em}} {{T3|LETTRE V.}} {{interligne|1em}} {{sc|Du}} côté du ſtyle & des ſituations, pluſieurs perſonnes ont donné la préférence ſur le premier Ouvrage de Madame de Saint Aubin, à ce ſecond Roman, intitulé ''Mémoires en forme de Lettres'', ''de deux jeunes perſonnes de qualité''. Les deux héroïnes de ce commerce épiſtolaire ſe nomment Henriette & Sophie. Henriette a quitté le couvent pour aller ſe marier à Londres... »
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{{T3|LETTRE V.}}
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{{sc|Du}} côté du ſtyle & des ſituations, pluſieurs
perſonnes ont donné la préférence ſur le premier
Ouvrage de Madame de Saint Aubin, à ce ſecond
Roman, intitulé ''Mémoires en forme de Lettres'',
''de deux jeunes perſonnes de qualité''. Les deux
héroïnes de ce commerce épiſtolaire ſe nomment
Henriette & Sophie. Henriette a quitté le couvent
pour aller ſe marier à Londres, avec le
Comte d’Oſſémont. Ce dernier, originaire d’Irlande,
y avoit été élevé ; il perdit ſon pere & ſa
mere à l’âge de quinze ans ; un de ſes oncles
veuſ, qui n’avoit point d’enfans, & qui occupoit
la premiere place dans le Miniſtere, l’avoit
fait venir à la Cour. Le Duc d’Ormont avoit
une fille charmante : cette fille & le Comte d’Oſſémond
s’aimerent. Une haine ſecrette diviſoit
les deux familles, & mettoit un obſtacle inſurmontable
au bonheur des deux amans. Le frere
de la jeune perſonne, loin de partager l’inimitié
de ſa maiſon pour celle du Miniſtre, aimoit
Milord d’Oſſémond, autant qu’il en étoit aimé ;
confident de ſes feux, il mit tout en uſage, pour
rendre ſon pere favorable à ſon ami. Le Duc
d’Ormond fut inflexible ; &, pour ne pas céder
tôt ou tard au Miniſtre, il fit demander ſa fille
par le Roi, pour le Duc d’Herſord, dont en
effet elle reçut la main. Henriette naquit de ce
mariage. Milady d’Herſord ſe vit bientôt en
proie aux tranſports les plus cruels de la jalouſie :
ſon mari ſçavoit qu’elle avoit eu le cœur<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{T3|LETTRE XXIX.}}
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{{sc|Du}} côté du ſtyle & des ſituations, pluſieurs{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=left|text=Mémoires de deux jeunes perſonnes.|taille=90}}
perſonnes ont donné la préférence ſur le premier
Ouvrage de Madame de Saint Aubin, à ce ſecond
Roman, intitulé ''Mémoires en forme de Lettres'',
''de deux jeunes perſonnes de qualité''. Les deux
héroïnes de ce commerce épiſtolaire ſe nomment
Henriette & Sophie. Henriette a quitté le couvent
pour aller ſe marier à Londres, avec le
Comte d’Oſſémont. Ce dernier, originaire d’Irlande,
y avoit été élevé ; il perdit ſon pere & ſa
mere à l’âge de quinze ans ; un de ſes oncles
veuſ, qui n’avoit point d’enfans, & qui occupoit
la premiere place dans le Miniſtere, l’avoit
fait venir à la Cour. Le Duc d’Ormont avoit
une fille charmante : cette fille & le Comte d’Oſſémond
s’aimerent. Une haine ſecrette diviſoit
les deux familles, & mettoit un obſtacle inſurmontable
au bonheur des deux amans. Le frere
de la jeune perſonne, loin de partager l’inimitié
de ſa maiſon pour celle du Miniſtre, aimoit
Milord d’Oſſémond, autant qu’il en étoit aimé ;
confident de ſes feux, il mit tout en uſage, pour
rendre ſon pere favorable à ſon ami. Le Duc
d’Ormond fut inflexible ; &, pour ne pas céder
tôt ou tard au Miniſtre, il fit demander ſa fille
par le Roi, pour le Duc d’Herſord, dont en
effet elle reçut la main. Henriette naquit de ce
mariage. Milady d’Herſord ſe vit bientôt en
proie aux tranſports les plus cruels de la jalouſie :
ſon mari ſçavoit qu’elle avoit eu le cœur<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Histoire litteraire des femmes francoises tome 5.djvu/469
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « en verſant des larmes de tendreſſe. Le Vicomte & ſa femme s’aiment plus que jamais. Les deux jeunes femmes peintes dans ces Mémoires, reſpirent la candeur, la vérité, le ſentiment, la délicateſſe, la vertu. À quelques imprudences près, ce ſont deux modeles à propoſer aux jeunes perſonnes de leur ſexe. Ces imprudences même peuvent ſervir de leçon pour n’en pas commettre de pareilles. L’Auteur ne les déguiſe ni ne les excuſe : il en... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>en verſant des larmes de tendreſſe. Le Vicomte
& ſa femme s’aiment plus que jamais.
Les deux jeunes femmes peintes dans ces
Mémoires, reſpirent la candeur, la vérité, le
ſentiment, la délicateſſe, la vertu. À quelques
imprudences près, ce ſont deux modeles à propoſer
aux jeunes perſonnes de leur ſexe. Ces
imprudences même peuvent ſervir de leçon
pour n’en pas commettre de pareilles. L’Auteur
ne les déguiſe ni ne les excuſe : il en fait voir
le péril & les ſuites funeſtes ; enſorte que ce
tiſſu de fictions eſt inſtructif autant qu’agréable,
& que des Demoiſelles, que l’on ſe propoſe de
bien élever, peuvent le lire, non-ſeulement ſans
danger, mais avec fruit.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Histoire littéraire des femmes françoises/5/29
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Histoire littéraire des femmes françoises/3
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amans malheureux ; & je ne doute pas que l’amante
infortunée qui va paroître ſur la ſcène,
ne vous intéreſſe & ne vous attendriſſe. Les
beautés de ſtyle & de ſentiment, qui brillent
dans le récit de ſes aventures, jointes à une
Lettre initiale, placée mal à propos au frontiſpice
de l’Ouvrage, l’ont ſait attribuer à Madame
Riccoboni ; mais la vérité m’oblige de le réclamer
au nom de Mademoiſelle de la Gueſnerie,
née à Angers, dont les talens n’avoient
pas beſoin d’un nom plus connu, pour faire
gouter cette eſtimable production. Je ne vous
dirai rien de la naiſſance ni des qualités perſonnelles
de cette femme Auteur, qui vit loin de
la Capitale ; mais dont le goût eſt auſſi formé,
que ſi elle avoit paſſé toute la vie à Paris.
{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Mémoires de Milédy B.|taille=90}}Son Roman eſt peu chargé d’action, comme
il convient à des Mémoires ; c’eſt plutôt, comme
le dit Mademoiſelle de la Gueſnerie, une
hiſtoire de ſentimens & d’idées, qu’un enchaînement
de faits extraordinaires. Mais ſi c’eſt
agir que de penſer & de ſentir, quelle vie eſt
plus remplie que celle de Milédi B… ! Les évenemens
y ſont tiſſus & ménagés avec tout l’art
qui peut attacher la curioſité ſans la fatiguer.
Milédi les raconte elle-même à une amie ; &
comme ils tirent beaucoup d’intérêt du genre
d’éducation qu’elle a reçue, elle commence par
faire connoître ceux qui lui ont donné le jour.<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{sc|Des}} Mémoires imprimés dans un Procès
qui intéreſſa tout Paris pendant près de trois
ans, m’ont mis à portée, Madame, d’être inſtruit
de tout ce qui concerne Madame Claire
Mazarelli, Marquiſe de la Vieuville de Saint
Chamond. Ces Mémoires, écrits ſous les yeux
de Juges éclairés & d’un Public attentif, uniſſent
la vérité à l’authenticité, & renferment trois
objets, qui feront connoître Mad. la Marquiſe de
S. Chamond, ſa naiſſance, ſon caractere & ſes
mœurs, que ſes adverſaires attaquerent vainement
dans un Mémoire, ou plutôt un Libelle.
Madame de Saint Chamond, dit M. Mannory,
dans ſon Mémoire, eſt née en 1731, de parens
honnêtes, & qui vivoient de leur bien ;
ſon pere étoit Italien, & fils d’un Architecte.
Sa famille, établie à Rome, y remplit longtems
des poſtes de confiance : ſa mere, Pariſienne,
eſt fille d’un Oſſicier de Bouche de
chez le Roi, & couſine germaine de M Titre,
mort en 1720, Lieutenant-Colonel du
Régiment de Belle-Iſle, & Chevalier de l’Ordre
militaire de Saint Louis «.
Le pere de la Dame Auteur qui fait le ſujet
de cet article, étoit un de ces hommes qui
croyent toujours que ce qu’ils ne font pas
eſt ce qu’il y auroit de mieux à faire ; gens à
ſyſtêmes & à projets ; pleins de probité d’ailleurs,
& à qui il ne manque autre choſe que du
bonheur « . Madame Mazarelli, plus tranquille
& plus économe, rétablit aſſez les affaires dé-<noinclude>
<references/></noinclude>
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qui intéreſſa tout Paris pendant près de trois{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=left|text=Madame de Saint Chamond.|taille=90}}
ans, m’ont mis à portée, Madame, d’être inſtruit
de tout ce qui concerne Madame Claire
Mazarelli, Marquiſe de la Vieuville de Saint
Chamond. Ces Mémoires, écrits ſous les yeux
de Juges éclairés & d’un Public attentif, uniſſent
la vérité à l’authenticité, & renferment trois
objets, qui feront connoître Mad. la Marquiſe de
S. Chamond, ſa naiſſance, ſon caractere & ſes
mœurs, que ſes adverſaires attaquerent vainement
dans un Mémoire, ou plutôt un Libelle.
Madame de Saint Chamond, dit M. Mannory,
dans ſon Mémoire, eſt née en 1731, de parens
honnêtes, & qui vivoient de leur bien ;
ſon pere étoit Italien, & fils d’un Architecte.
Sa famille, établie à Rome, y remplit longtems
des poſtes de confiance : ſa mere, Pariſienne,
eſt fille d’un Oſſicier de Bouche de
chez le Roi, & couſine germaine de M Titre,
mort en 1720, Lieutenant-Colonel du
Régiment de Belle-Iſle, & Chevalier de l’Ordre
militaire de Saint Louis «.
Le pere de la Dame Auteur qui fait le ſujet
de cet article, étoit un de ces hommes qui
croyent toujours que ce qu’ils ne font pas
eſt ce qu’il y auroit de mieux à faire ; gens à
ſyſtêmes & à projets ; pleins de probité d’ailleurs,
& à qui il ne manque autre choſe que du
bonheur « . Madame Mazarelli, plus tranquille
& plus économe, rétablit aſſez les affaires dé-<noinclude>
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qui intéreſſa tout Paris pendant près de trois{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=left|text=Madame de Saint Chamond.|taille=90}}
ans, m’ont mis à portée, Madame, d’être inſtruit
de tout ce qui concerne Madame Claire
Mazarelli, Marquiſe de la Vieuville de Saint
Chamond. Ces Mémoires, écrits ſous les yeux
de Juges éclairés & d’un Public attentif, uniſſent
la vérité à l’authenticité, & renferment trois
objets, qui feront connoître Mad. la Marquiſe de
S. Chamond, ſa naiſſance, ſon caractere & ſes
mœurs, que ſes adverſaires attaquerent vainement
dans un Mémoire, ou plutôt un Libelle.
Madame de Saint Chamond, dit M. Mannory,
dans ſon Mémoire, eſt née en 1731, de parens
honnêtes, & qui vivoient de leur bien ;
ſon pere étoit Italien, & fils d’un Architecte.
Sa famille, établie à Rome, y remplit longtems
des poſtes de confiance : ſa mere, Pariſienne,
eſt fille d’un Oſſicier de Bouche de
chez le Roi, & couſine germaine de M Titre,
mort en 1720, Lieutenant-Colonel du
Régiment de Belle-Iſle, & Chevalier de l’Ordre
militaire de Saint Louis «.
Le pere de la Dame Auteur qui fait le ſujet
de cet article, étoit un de ces hommes qui
croyent toujours que ce qu’ils ne font pas
eſt ce qu’il y auroit de mieux à faire ; gens à
ſyſtêmes & à projets ; pleins de probité d’ailleurs,
& à qui il ne manque autre choſe que du
bonheur « . Madame Mazarelli, plus tranquille
& plus économe, rétablit aſſez les affaires dé-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Grosjean-Maupin - Dictionnaire complet français-espéranto.djvu/268
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<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;"> <div style="width:33.33%; text-align:left;">'''DRAGEON'''</div> <div style="width:33.33%; text-align:center;">— 251 —</div> <div style="width:33.33%; text-align:right;">'''DROGUER'''</div> </div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-0em; margin-top:0; margin-bottom:0"></noinclude>'''Tenir la - haute à qn,''' esti tre postulema por [kontraŭ] iu, lasi iun longe atendi la dezirataĵon, postuli altan prezon [pagon] de iu.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Drageon''' {{t|(bot.)|90}}, draĵo<sup>X</sup>, elradikaĵo<sup>5</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Dragon,''' {{t|(myth.)|90}} drako ‖ {{t|(mil.)|90}} dragono ‖ {{t|(f.)|90}} koleremulino, megero<sup>Z</sup>, '''- de vertu,''' prudegulino<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Dragonne,''' (sabra) manrimeno ‖ (sabra) kvasto<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Drague,''' skrapilego.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Draguer,''' skrapegi (riveron).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Drain,''' dren(deflu)ilo<sup>Z</sup>, drenkanaleto<sup>Z</sup>, drentubo<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Drainer,''' dreni<sup>Z</sup> ‖ {{t|(f.)|90}} amase altiri.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Dramatique,''' teatra ‖ drama ‖ {{t|(f.)|90}} kortuŝa, interesega, drama<sup>3</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Dramatiser,''' teatrigi ‖ {{t|(f.)|90}} dramigi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Dramaturge,''' teatra verkisto, dramaturgo<sup>B</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Dramaturgie,''' dramaturgarto<sup>B</sup>, dramaturgio<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Drame,''' {{t|(th.)|90}} dramo ‖ {{t|(f.)|90}} terura okazo, dramo<sup>3</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Drap,''' {{t|(tissu de laine)|90}} drapo ‖ {{t|(de lit)|90}} tuko ‖ {{t|(mortuaire)|90}} drapiraĵo<sup>1</sup>. '''Etre dans de beaux, mauvais -s,''' esti [sidi<sup>2</sup>] en embarasego [malbona situacio, amaso da embaraso<sup>2</sup>, klopodoj de l’ kapo ĝis piedoj<sup>2</sup>].
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Drapeau,''' {{t|(mil., comme symbole)|90}} standardo ‖ {{t|(d’ornement, de fête, pour signal)|90}} flago ‖ {{t|(f.)|90}} partio ‖ vindotuko, vindaĵo. '''Etre sous les -x,''' fari la militan servon. '''Sous les -x (de qn),''' en la partio. '''L’honneur du -,''' gloro [bona reputacio] de militistaro [patrujo]. '''Mettre son - dans sa poche''' {{t|(f.)|90}}, kaŝi [ne malkovri] sian partion [opinion].
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Draper,''' drapiri. '''Se - (dans),''' parade sin vesti (per) ‖ {{t|(f.)|90}} paradi (pri).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Draperie,''' drapiraĵo<sup>1</sup> ‖ drapokomerco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Drapier,''' drapovendisto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Drastique''' {{t|(méd.)|90}}, laksegiga.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Drêche,''' (hordea) rekremento<sup>Z</sup>, forhordeaĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Dressage,''' {{t|(bête)|90}} dresado ‖ {{t|(pers.)|90}} instruado, spertigado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Dresser,''' {{t|(mettre droit)|90}} starigi ‖ {{t|(monument)|90}} konstrui, starigi ‖ {{t|(table, couvert)|90}} aranĝi ‖ {{t|(plan)|90}} verki. ‖ {{t|(acte)|90}} redakti ‖ {{t|(bête)|90}} dresi ‖ {{t|(qn)|90}} instrui, spertigi, ekzerci, lertigi. '''Faire - les cheveux,''' disstarigi<sup>2</sup> [hirtigi<sup>Z</sup>] la haron, esti ja terurega. '''- l’oreille,''' streĉi la orelon<sup>2</sup>, atentege aŭskulti. '''Se -,''' stari ‖ {{t|(f.)|90}} ribele [proteste, malobee] (kontraŭ)stari.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Dressoir,''' telerbretaro, telermeblo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Drille. Joyeux -''' (F.), gajulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Drogman,''' interpretisto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Drogue,''' drogo ‖ medikamentaĉo<sup>Z</sup> ‖ trinkaĵaĉo ‖ komercaĵaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Droguer,''' 1 {{t|(tr.)|90}} : {{t|(qn)|90}} kuraci per multaj drogoj, drogi<sup>5</sup>, tromedikamenti<sup>Z</sup> ‖ {{t|(vin, lait)|90}} falsi ; 2 {{t|(intr. F.)|90}} tede<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « vaiſe opinion qu’elle a des choſes. Mais toutes ces foibles ombres, mêlées & fondues dans ſon caractere, ne ſemblent faites que pour lui donner une variété plus piquante. Tout chez Madame de Revennes eſt intéreſſant, parce que tout prend ſa ſource dans la plus belle ame qui fût jamais «. Les ''Mémoires de Milédy B''. ſont purement écrits : il y a des choſes bien ſaiſies & bien rendues ; le fonds en eſt riche ; & en général les caract... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>vaiſe opinion qu’elle a des choſes. Mais toutes
ces foibles ombres, mêlées & fondues
dans ſon caractere, ne ſemblent faites que
pour lui donner une variété plus piquante.
Tout chez Madame de Revennes eſt intéreſſant,
parce que tout prend ſa ſource dans la
plus belle ame qui fût jamais «.
Les ''Mémoires de Milédy B''. ſont purement
écrits : il y a des choſes bien ſaiſies & bien rendues ;
le fonds en eſt riche ; & en général les
caracteres en ſont intéreſſans. Ce n’eſt pas pour
la premiere fois que les Nymphes de la Loire
parlent le langage des Muſes & de la Philoſophie.
On voit dans les Poëſies de Ménage, qu’il
étoit en liaiſon avec quelques femmes de Lettres
de la Ville d’Angers & des environs.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Histoire littéraire des femmes françoises/5/30
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « guerre peut ſeul prétendre à cet avantage : en vain l’homme vieilli dans le cabinet voudroit faire croire qu’il n’appartient qu’à lui de régir un Empire : ſa vûe affoiblie dans l’ombre, ne peut appercevoir les reſſorts d’un grand Etat. Financier, il n’eſt pas citoyen ; Magiſtrat, il eſt ſouvent mauvais politique. Timide dans ſes projets, lent dans leur exécution, il laiſſe échapper le temps ; & le mal s’augmente. Le guerrier v... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>guerre peut ſeul prétendre à cet avantage :
en vain l’homme vieilli dans le cabinet voudroit
faire croire qu’il n’appartient qu’à lui de
régir un Empire : ſa vûe affoiblie dans l’ombre,
ne peut appercevoir les reſſorts d’un
grand Etat. Financier, il n’eſt pas citoyen ;
Magiſtrat, il eſt ſouvent mauvais politique.
Timide dans ſes projets, lent dans leur exécution,
il laiſſe échapper le temps ; & le mal
s’augmente. Le guerrier vigilant, accoutumé
à prévoir, agit facilement ; tous les dangers,
tous les beſoins ſuivent les camps ; par les
ſoins d’un Chef éclairé, le ſoldat y trouve
l’abondance des Villes. Cet honneur qui fait
verſer ſon ſang pour la patrie, ne ſouffrira
jamais qu’on la ſacrifie par des traités honteux.
Celui qui ſçait conduire des hommes à la
gloire, peut ſeul les conduire au bonheur.
On n’eſt pas vertueux impunément ; des
ennemis ſecrets ſoufflent un venin qui ne peut
flétrir un grand homme aux yeux de la poſtérité,
mais qui donne, pour le moment, de
cruelles atteintes à l’ame, & force l’innocence
à la triſte néceſſité de ſe défendre.
» L’ingratitude ne révolte que l’orgueil, &
ne laſſe point la généroſité.
» Où l’on ne trouve plus de Cheſs, tout le
monde ſe croit digne de l’être «.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Histoire littéraire des femmes françoises/5/31
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{interligne|4em}} {{T3|LETTRE XXXII.}} {{interligne|1em}} {{sc|Les}} premiers pas de Madame de Saint Chamond{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=left|text=Camédris, Conte.|taille=90}} dans la Littérature, ont été ſignalés par des ſuccès. On ſe rappelle encore les applaudiſſemens que lui ont mérité, dans l’Éloge de Sully, la délicateſſe de ſon eſprit, les graces de ſon ſtyle & la juſteſſe de ſon goût. C’étoit, pour... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
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{{T3|LETTRE XXXII.}}
{{interligne|1em}}
{{sc|Les}} premiers pas de Madame de Saint Chamond{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=left|text=Camédris, Conte.|taille=90}}
dans la Littérature, ont été ſignalés par
des ſuccès. On ſe rappelle encore les applaudiſſemens
que lui ont mérité, dans l’Éloge de Sully,
la délicateſſe de ſon eſprit, les graces de ſon
ſtyle & la juſteſſe de ſon goût. C’étoit, pour ainſi
dire, contracter des engagemens dont elle voulut
commencer à s’acquitter, en publiant le Conte
de Camédris, dont la lecture me paroît également
agréable & inſtructive. On reconnoît cette
main qui traçoit au Temple de mémoire les
vertus du ſavori d’Henri IV, & recueilloit, ſinon
les prix de l’Académie, du moins les ſuffrages
des Académiciens & ceux du Public. L’analyſe
que je vais faire de Camédris, juſtifiera les éloges
& l’eſtime qu’on a déja pour l’Auteur.
Aſtérie, Souveraine des Sylphes, parcouroit,
ſur un char d’azur, l’immenſe étendue de
ſon Empire aërien. Accoutumée à la magnificence
des Cieux, elle en voyoit l’éclat avec
aſſez d’indiſſérence ; & déja ſes chevaux aîlés
reprenoient la route de ſon palais, lorſqu’elle
apperçut un autre char, dont la marche inégale
& précipitée annonçoit le caractere de
celle qui le conduiſoit. Synaclée, Sylphide
d’un ordre inſérieur, s’étoit élevée au plus
haut des airs, où elle erroit au gré de ſes caprices ;
Aſtérie l’arrêta…
C’eſt ainſi que l’Auteur ouvre la ſcène aux
évenemens qu’elle va décrire. Ce début me paroît<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « la haine eſt preſque toujours la compagne de ſa renommée. » La faveur ou la fortune dont nous jouiſſons, nous fait plus d’ennemis que le mérite même. » Tel eſt l’avantage de la véritable généroſité ; l’emploi qu’elle ſait des biens, les multiplie. » L’habitude d’être ſeul, rend dur ; la ſociété rend plus doux ; la morale en eſt plus ſure ; elle a beſoin, pour paroître, de cette aménité que l’on contracte par l’uſag... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>la haine eſt preſque toujours la compagne de
ſa renommée.
» La faveur ou la fortune dont nous jouiſſons,
nous fait plus d’ennemis que le mérite même.
» Tel eſt l’avantage de la véritable généroſité ;
l’emploi qu’elle ſait des biens, les multiplie.
» L’habitude d’être ſeul, rend dur ; la ſociété
rend plus doux ; la morale en eſt plus ſure ;
elle a beſoin, pour paroître, de cette aménité
que l’on contracte par l’uſage des paſſions ;
elle ſçait tolerer les folies, excuſer les erreurs,
ramener à la prudence, à la vérité.
» Les hommes accordent aſſez légerement de
l’eſprit aux femmes qui leur plaiſent ; celles
qui écrivent, ſont jugées plus ſéverement ; ils
ſuppoſent toujours qu’un d’eux a dicté l’ouvrage,
quelque mauvais qu’il puiſſe être. Il ne
faut pas leur enlever cette petite conſolation ;
c’eſt le dernier retranchement de leur vanité ;
d’ailleurs, ils ont, je crois, une raiſon de politique :
ſi les femmes s’éclairoient à un certain
point, ils retomberoient dans l’obſcurité.
» Une femme connue dans le monde pour
avoir de l’eſprit, fait ſoupçonner qu’elle en
a bien peu, lorſqu’elle paroît douter qu’une
autre ait ſçu compoſer un Ouvrage «.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Histoire littéraire des femmes françoises/5/32
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*triſtes: tristes}}
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<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;">
<div style="width:33.33%; text-align:left;">'''ÉBRÉCHER'''</div>
<div style="width:33.33%; text-align:center;">— 255 —</div>
<div style="width:33.33%; text-align:right;">'''ÉCHANGE'''</div>
</div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ébrécher,''' breĉeti<sup>Z2</sup>, randrompi ‖ {{t|(fortune)|90}} malpligrandigi. '''V. Ecorner.'''
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ébriété,''' ebrieco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ébrouer (s’),''' {{t|(cheval)|90}} ronki (pro senpacienco, timo).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ébruiter''' {{t|(qc)|90}}, malsekretigi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ébullition,''' bol(ad)o. '''Entrer en -,''' ekboli.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Écacher,''' {{t|(difekte)|90}} senpintig(i).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Écaille,''' {{t|(poisson, papillon, plante, peinture)|90}} skvamo ‖ {{t|(tortue)|90}} testuda ŝelo, testudaĵo ‖ {{t|(huître)|90}} konko.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Écailler,''' senskvamigi (fiŝon). '''S’-,''' {{t|(peinture)|90}} forskvamiĝi, forfendetiĝi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Écale,''' (nuksa) ŝelo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Écaler,''' senŝeligi (nukson).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Écarlate,''' skarlato ‖ {{t|(a.)|90}} ~(okolor)a.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Écarquiller,''' malfermegi (okulojn). '''- les yeux pour ne rien voir,''' elmeti la okulon k. vidi nulon<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Écart,''' {{t|(membres)|90}} disstarigo<sup>1</sup> ‖ {{t|(prix)|90}} diferenco ‖ {{t|(direction, mor.)|90}} dekliniĝo, '''A l’-,''' aparte. '''Mettre à l’-,''' apartigi. '''Se retirer à l’-,''' apartiĝi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Écarté''' {{t|(a.)|90}}, {{t|(lieu)|90}} malproksime apartigita, malmulte vizitata, izola.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Écarteler,''' disŝir(e mortig)i, diskvaronigi (kondamniton).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Écartement,''' interspacigo, dis(star)igo ‖ interspaco, distanco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Écarter,''' {{t|(objets)|90}} interspacigi, disigi, malproksimigi ‖ {{t|(jambes)|90}} disstarigi<sup>2</sup> ‖ {{t|(bras, doigts)|90}} disŝovi, disetendi ‖ {{t|(rideau)|90}} disŝovi<sup>2</sup>, forŝovi ‖ {{t|(pour faire disparaître)|90}} formovi, forklini, formalproksimigi ‖ {{t|(repousser qn)|90}} forpuŝi ‖ {{t|(direction, p. f.)|90}} deklini, forklini<sup>1</sup>, flankenigi. '''S’-,''' 1 {{t|(abs.)|90}} : {{t|(jambes)|90}} disstariĝi<sup>2</sup> ‖ {{t|(bras)|90}} disŝoviĝi<sup>2</sup>, disetendiĝi ‖ {{t|(rideau)|90}} disŝoviĝi<sup>2</sup>, forŝoviĝi ‖ {{t|(qn)|90}} forflankiĝi, forpaŝi, malproksimiĝi ; 2 {{t|(de, p. f.)|90}} flankiĝ(ad)i<sup>2</sup>, dekliniĝi<sup>2</sup>, flankeniĝi, erarforiĝi<sup>2</sup> {{t|(de, for de)|90}}.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ecchymose,''' kontuz(makul)o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ecclésiastique *,''' {{t|(a.)|90}} eklezia ‖ {{t|(s.)|90}} ~ulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Écervelé,''' sencerba, malplenkapa, ventkapa<sup>2</sup>, ventanima<sup>2</sup> ‖ ~ulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Échafaud,''' {{t|(de supplice)|90}} eŝafodo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Échafaudage,''' antaŭtrabaĵo ‖ {{t|(f.)|90}} artifika (nefirma, ŝanceliĝa) konstruaĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Échafauder,''' starigi antaŭtrabaĵon ‖ {{t|(f.)|90}} artifike [reve, fantazie] (nefirme, ŝanceliĝe) konstrui [fari, starigi].
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Échalas,''' {{t|(ĝardena, vinbera)|90}} paliso, fabostango<sup>4</sup> ‖ {{t|(f.)|90}} longkreskulo, fabostango<sup>4</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Échalote,''' askaloniko<sup>X</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Échancrer,''' {{t|(arkforme)|90}} entranĉi (ŝtofon).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Échancrure,''' {{t|(arkforma)|90}} entranĉo<sup>2</sup> (en ŝtofo).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Échange,''' interŝanĝo ‖ {{t|(d’avis, renseignements)|90}} interkomuniko ‖ {{t|(f.)|90}} reciprokeco, interŝanĝo. '''Libre -,''' libera<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{interligne|4em}} {{T3|LETTRE XXXIII.}} {{interligne|1em}} {{sc|On}} parloit beaucoup, Madame, il y a douze ou{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=left|text=Mlle Brohon.|taille=90}} quinze ans, dans le monde Littéraire, de l’eſprit, des grâces, de la jeuneſſe de Mlle Brohon, & ſurtout de ſon talent d’écrire, dont elle avoit déja donné pluſieurs preuves, quoiqu’elle eût à peine alors dix-huit ans. Ses ''Amans Philoſophes'', pe... »
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{{T3|LETTRE XXXIII.}}
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{{sc|On}} parloit beaucoup, Madame, il y a douze ou{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=left|text=Mlle Brohon.|taille=90}}
quinze ans, dans le monde Littéraire, de l’eſprit,
des grâces, de la jeuneſſe de Mlle Brohon, & ſurtout
de ſon talent d’écrire, dont elle avoit déja
donné pluſieurs preuves, quoiqu’elle eût à peine
alors dix-huit ans. Ses ''Amans Philoſophes'', petit
Roman, qui parut en 1755, & un très-joli
Conte, inſéré dans le Mercure de France, ſous
le titre des ''Charmes de l’ingénuité'', avoient commencé
à lui faire de la réputation. On s’attendoit
qu’avec beaucoup d’eſprit & de facilité, elle
répondroit à l’accueil favorable que le Public
avoit fait à ſes premiers Ouvrages ; mais depuis
plus de douze ans, il n’a paru aucun écrit ſous
ſon nom, aucun qui lui ait été attribué. Elle eſt
rentrée dans le cours de la vie ordinaire des perſonnes
de ſon ſexe.
Damon, Mérindor, Victoire & Uranie ſont,{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=left|text=Les Amans philoſophes.|taille=90}}
Madame, les quatre principaux Acteurs du Roman
de Mademoiſelle Brohon, intitulé : ''les''
''Amans philoſophes'' ; ou ''le Triomphe de la raiſon''.
Damon eſt un jeune homme naturellement
vertueux ; mais qui, n’ayant point encore éprouvé
l’empire des paſſions, ſuccombe au premier
choc, ſans ceſſer néanmoins de chérir la vertu.
Mérindor joint à un eſprit juſte, un caractere
droit & une ame généreuſe ; l’étude de la ſageſſe
a fait de tout temps ſon occupation chérie ; mais,
pour avoir trop approſondi le caractere des hommes,
il en fuit le commerce.<noinclude>
<references/></noinclude>
cheze4c0ll5nzqyku1qbz75sa2qu3s1
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<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>rend pures & délicates. L’homme lui doit {{corr|ce
ce|ce}} qu’il a d’eſtimable : ſans l’amour, la férocité,
naturelle à ſon caractere, rendroit ſon
commerce mille fois plus inſupportable, que
celui des animaux les plus ſauvages. Mais
quel eſt cet amour ? C’eſt celui qui, puiſant
ſa ſource dans la raiſon même, fut toujours
ſoutenu de l’aimable vertu ; qui, banniſſant
tous remords de l’ame, laiſſe jouir en paix
du plaiſir enchanteur de ſe contempler dans
ſa tendreſſe pour un objet dont le mérite,
non-ſeulement juſtifie, mais fait même une
douce violence à nos ſentimens «.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
gf5gmta4ccra0ffvmsj04puj0qa7mfs
Histoire littéraire des femmes françoises/5/33
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Mlle Brohon
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#REDIRECTION[[Auteur:Jacqueline-Aimée_Brohon]]
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{interligne|4em}} {{T3|LETTRE XXXIV.}} {{interligne|1em}} {{sc|Ce}} qui commença à faire connoître Mademoiſelle{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=left|text=Les Charmes de l’ingénuité.|taille=90}} Brohon, & lui fit peut-être encore plus d’honneur que ſes ''Amans philoſophes'', c’eſt le Conte qu’elle envoya à l’Auteur du Mercure de France, ſous le titre des ''Charmes de l’Ingénuité'', & auquel M. de Boiſſi, alors char... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
{{interligne|4em}}
{{T3|LETTRE XXXIV.}}
{{interligne|1em}}
{{sc|Ce}} qui commença à faire connoître Mademoiſelle{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=left|text=Les Charmes de l’ingénuité.|taille=90}}
Brohon, & lui fit peut-être encore plus
d’honneur que ſes ''Amans philoſophes'', c’eſt le
Conte qu’elle envoya à l’Auteur du Mercure de
France, ſous le titre des ''Charmes de l’Ingénuité'',
& auquel M. de Boiſſi, alors chargé de la rédaction
de ce Journal, donna des éloges, qui furent
confirmés par le Public. Voici, Madame, ce
qu’il contient de plus agréable & de plus intéreſſant.
Mélanie, née de parens nobles, mais peu riches,
reçut l’éducation d’une de ſes tantes, dont
elle étoit tendrement aimée. Eugénie apperçut,
dans le cœur de ſa jeune Eleve, des diſpoſitions
tendres, qu’elle jugea devoir être un jour dangereuſes
à ſon repos. Pour prévenir les malheurs
dont elle la croyoit menacée, elle réſolut de la
laiſſer dans une ignorance profonde ſur les effets
& le nom même de l’amour, perſuadée qu’en
voulant lui donner des préſervatifs contre cette
paſſion, elle l’expoſeroit au deſir de la connoître.
En revanche, elle lui parloit beaucoup de
l’amitié : elle lui vantoit les charmes de ce ſentiment,
& lui faiſoit ſentir combien il influe ſur
le bonheur de la vie.
Une amie d’Eugenie l’invita, un jour, à l’accompagner
dans une de ſes Terres, où elle devoir
paſſer quelque tems : Mélanie fut de la partie.
Un jour que cette derniere parcouroit ſeule
les différentes avenues des jardins, elle apper-<noinclude>
<references/></noinclude>
begc96ehl20go9xz6l1ovbmqabzyrwt
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<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;"> <div style="width:33.33%; text-align:left;">'''EXPLOSION'''</div> <div style="width:33.33%; text-align:center;">— 310 —</div> <div style="width:33.33%; text-align:right;">'''EXTASIER'''</div> </div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-0em; margin-top:0; margin-bottom:0"></noinclude>eksplodema substanco<sup>3</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Explosion,''' {{t|(p. f.)|90}} eksplodo. '''Faire -,''' eksplodi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Exportateur,''' eksportanto, ~isto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Exportation,''' eksport(ad)o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Exporter,''' eksporti.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Exposant,''' ekspozicianto ‖ {{t|(mat.)|90}} esponanto<sup>N</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Exposé,''' {{t|(s.)|90}} (klara) raporto pri ‖ {{t|(a. à qc)|90}} riskata<sup>1</sup> [elmetita<sup>2</sup>, forlasita, fordonita<sup>8</sup>] (al), malprotektata (kontraŭ), atingebla (de).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Exposer,''' {{t|(montrer)|90}} elmeti, elvidigi, elmontri, prezenti ‖ {{t|(dans une exposition)|90}} ekspozicii ‖ {{t|(idées)|90}} ''klare'' esprimi, konigi [raporti pri] ‖ {{t|(à l’action de qc)|90}} elmeti al, malŝirmi kontraŭ ‖ {{t|(à un danger, risque)|90}} riski<sup>2</sup> [elmeti<sup>2</sup>] (al), malprotekti (kontraŭ) ‖ {{t|(enfant)|90}} forlasi ‖ {{t|(phot.)|90}} espozi<sup>X</sup>. '''- (sa vie, réputation),''' riski<sup>2</sup> danĝerigi, enriskigi<sup>4</sup>. '''S’- à un refus,''' sin riski al, riski. '''S’- à (un danger),''' sin riski [elmeti], renkonte kuri ''al'', [kuri en {{t|(acc.)|90}}<sup>3</sup>].
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Exposition, V. V.,''' ~o ‖ {{t|(litt.)|90}} komenca parto ‖ {{t|(logement, jardin)|90}} situacio (rilate al la sunvarmigo).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Exprès,''' 1 {{t|(adv.)|90}} intence ; 2 {{t|(a.)|90}} ''nepre'' preciza, difinita ; 3 {{t|(s.)|90}} ekspresulo, ekspresa kuriero.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Express,''' {{t|(train)|90}} rapida, ekspresa ‖ {{t|(s.)|90}} ekspres(a vagonar)o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Expressément,''' ''nepre'' precize, difinite.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Expressif *,''' esprimoplena, plensenta.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Expression,''' {{t|(d’un suc)|90}} elpremo, premgutigo ‖ {{t|(de la pensée)|90}} esprimo ‖ {{t|(gram.)|90}} esprimo, dirmaniero ‖ {{t|(art)|90}} esprimopleneco, plensento<sup>2</sup>. '''Réduire à sa plus simple -,''' plejeble malgrandigi, plejsimpligi, minimumigi<sup>Z</sup>. '''(Chanter) avec -,''' plensente<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Exprimer,''' {{t|(suc)|90}} elpremi, premgutigi ‖ {{t|(pensée)|90}} esprimi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ex-professo,''' profesore ‖ kompetente.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Expropriation''' {{t|(dr.)|90}}, (leĝa) senpropraĵigo<sup>4</sup>, (trud)aĉeto (de bieno aŭ domo), ekspropriado<sup>G</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Exproprier''' {{t|(dr.)|90}}, (''leĝe'') senpropraĵigi<sup>4</sup> [malposedigi, senigi je la propraĵoj, eksproprii<sup>G</sup> [elproprigi<sup>16</sup>] ''iun'' ; {{t|(trud)aĉeti|90}} bienon aŭ domon de iu.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Expulser,''' {{t|(qn)|90}} elpeli ‖ {{t|(qc)|90}} elĵeti.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Expulsion, V. V.,''' ~o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Expurger,''' forigi (el libro) la malprudaĵojn<sup>Z</sup>, prudigi<sup>Z</sup> (libron).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Exquis *,''' bongustega ‖ (rave) delikatega, plejelekt(it)a, elektega.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Exsangue,''' sensanga ‖ palega.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Extase,''' ekstazo, ekstaza admirego [ĝojego]. '''Tomber en -,''' subite<sup>2</sup> (admir)ekstaziĝi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Extasier (s’),''' {{t|(sur)|90}} admirekstaziĝi (pri), admiregi {{t|(acc.)|90}}.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;"> <div style="width:33.33%; text-align:left;">'''EXPLOSION'''</div> <div style="width:33.33%; text-align:center;">— 310 —</div> <div style="width:33.33%; text-align:right;">'''EXTASIER'''</div> </div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-0em; margin-top:0; margin-bottom:0"></noinclude>eksplodema substanco<sup>3</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Explosion,''' {{t|(p. f.)|90}} eksplodo. '''Faire -,''' eksplodi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Exportateur,''' eksportanto, ~isto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Exportation,''' eksport(ad)o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Exporter,''' eksporti.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Exposant,''' ekspozicianto ‖ {{t|(mat.)|90}} esponanto<sup>N</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Exposé,''' {{t|(s.)|90}} (klara) raporto pri ‖ {{t|(a. à qc)|90}} riskata<sup>1</sup> [elmetita<sup>2</sup>, forlasita, fordonita<sup>8</sup>] (al), malprotektata (kontraŭ), atingebla (de).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Exposer,''' {{t|(montrer)|90}} elmeti, elvidigi, elmontri, prezenti ‖ {{t|(dans une exposition)|90}} ekspozicii ‖ {{t|(idées)|90}} ''klare'' esprimi, konigi [raporti pri] ‖ {{t|(à l’action de qc)|90}} elmeti al, malŝirmi kontraŭ ‖ {{t|(à un danger, risque)|90}} riski<sup>2</sup> [elmeti<sup>2</sup>] (al), malprotekti (kontraŭ) ‖ {{t|(enfant)|90}} forlasi ‖ {{t|(phot.)|90}} espozi<sup>X</sup>. '''- (sa vie, réputation),''' riski<sup>2</sup> danĝerigi, enriskigi<sup>4</sup>. '''S’- à un refus,''' sin riski al, riski. '''S’- à (un danger),''' sin riski [elmeti], renkonte kuri ''al'', [kuri en {{t|(acc.)|90}}<sup>3</sup>].
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Exposition, V. V.,''' ~o ‖ {{t|(litt.)|90}} komenca parto ‖ {{t|(logement, jardin)|90}} situacio (rilate al la sunvarmigo).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Exprès,''' 1 {{t|(adv.)|90}} intence ; 2 {{t|(a.)|90}} ''nepre'' preciza, difinita ; 3 {{t|(s.)|90}} ekspresulo, ekspresa kuriero.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Express,''' {{t|(train)|90}} rapida, ekspresa ‖ {{t|(s.)|90}} ekspres(a vagonar)o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Expressément,''' ''nepre'' precize, difinite.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Expressif *,''' esprimoplena, plensenta.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Expression,''' {{t|(d’un suc)|90}} elpremo, premgutigo ‖ {{t|(de la pensée)|90}} esprimo ‖ {{t|(gram.)|90}} esprimo, dirmaniero ‖ {{t|(art)|90}} esprimopleneco, plensento<sup>2</sup>. '''Réduire à sa plus simple -,''' plejeble malgrandigi, plejsimpligi, minimumigi<sup>Z</sup>. '''(Chanter) avec -,''' plensente<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Exprimer,''' {{t|(suc)|90}} elpremi, premgutigi ‖ {{t|(pensée)|90}} esprimi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ex-professo,''' profesore ‖ kompetente.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Expropriation''' {{t|(dr.)|90}}, (leĝa) senpropraĵigo<sup>4</sup>, (trud)aĉeto (de bieno aŭ domo), ekspropriado<sup>G</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Exproprier''' {{t|(dr.)|90}}, (''leĝe'') senpropraĵigi<sup>4</sup> [malposedigi, senigi je la propraĵoj, eksproprii<sup>G</sup> [elproprigi<sup>16</sup>] ''iun'' ; (trud)aĉeti bienon aŭ domon de iu.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Expulser,''' {{t|(qn)|90}} elpeli ‖ {{t|(qc)|90}} elĵeti.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Expulsion, V. V.,''' ~o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Expurger,''' forigi (el libro) la malprudaĵojn<sup>Z</sup>, prudigi<sup>Z</sup> (libron).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Exquis *,''' bongustega ‖ (rave) delikatega, plejelekt(it)a, elektega.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Exsangue,''' sensanga ‖ palega.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Extase,''' ekstazo, ekstaza admirego [ĝojego]. '''Tomber en -,''' subite<sup>2</sup> (admir)ekstaziĝi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Extasier (s’),''' {{t|(sur)|90}} admirekstaziĝi (pri), admiregi {{t|(acc.)|90}}.<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> Nos deux amans ſe livrent à leurs tranſports ſans crainte. Le Comte obtient, pour eux, l’agrément du Marquis de Clerval ſon frere : il leur aſſure tous ſes biens après ſa mort, & les conduit lui-même à l’autel. C’eſt de ce conte, Madame, que M. Marin, que j’ai déja cité avec éloge dans l’article d’Héloïſe, a tiré le ſujet d’une Comédie très-intéreſſante, qui ſe trouve dans le recueil de ſes œuvres dramati... »
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Nos deux amans ſe livrent à leurs tranſports
ſans crainte. Le Comte obtient, pour eux, l’agrément
du Marquis de Clerval ſon frere : il leur
aſſure tous ſes biens après ſa mort, & les conduit
lui-même à l’autel.
C’eſt de ce conte, Madame, que M. Marin,
que j’ai déja cité avec éloge dans l’article d’Héloïſe,
a tiré le ſujet d’une Comédie très-intéreſſante,
qui ſe trouve dans le recueil de ſes
œuvres dramatiques, ſous le titre des ''Graces''
''de l’ingénuité''. Il a conſervé toutes les ſituations
du Roman, & toute la naïveté du rôle de Mélanie ;
il y a ajoûté d’autres beautés de détail,
qui donnent beaucoup d’agrément à cette piece,
ſans lui rien faire perdre du côté de l’intérêt.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Histoire littéraire des femmes françoises/5/34
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{interligne|4em}} {{T3|LETTRE XXXV.}} {{interligne|1em}} {{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Demoiſelle de ***.|taille=90}}{{sc|Il}} ne m’eſt pas poſſible, Madame, de vous apprendre le nom, ni de vous ſaire connoître la perſonne d’une femme Auteur, qui a donné au Public les deux Ouvrages qui vont faire le ſujet de cette Lettre. Je ſçais que c’eſt une Demoiſelle née dans une condition non commune, qui, n’écrivan... »
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{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Demoiſelle de ***.|taille=90}}{{sc|Il}} ne m’eſt pas poſſible, Madame, de vous
apprendre le nom, ni de vous ſaire connoître
la perſonne d’une femme Auteur, qui a donné
au Public les deux Ouvrages qui vont faire le
ſujet de cette Lettre. Je ſçais que c’eſt une Demoiſelle
née dans une condition non commune,
qui, n’écrivant que pour ſon amuſement, n’a
confié qu’à quelques amis, un ſecret, que ceux-ci
garderont d’autant plus volontiers, que ces
deux productions n’ont rien qui puiſſe beaucoup
flatter l’amour-propre.
{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Lettres de Mademoiſelle de Juſſi.|taille=90}}La premiere eſt intitulée, ''Lettres de Mademoiſelle''
''de Juſſi''. Vous ſçaurez que cette Demoiſelle
eſt dans un Château d’une de ſes tantes ;
& que c’eſt de-là qu’elle écrit à une amie, tout
ce qui ſe paſſe autour d’elle. À deux lieues de-là
eſt un autre château, dont la maîtreſſe eſt la
Comteſſe de Crecy, » femme de trente-cinq à
trente-ſix ans, dont la figure eſt fort noble &
fort ſpirituelle ; ſon ton doit être celui de la
bonne compagnie : elle fait les honneurs de
ſa maiſon avec une politeſſe qui n’eſt ni froide,
ni empreſſée : elle parle peu, & parle
bien… Nous trouvâmes chez elle M. d’Ombreval ;
je vous le nomme comme fort connu.
Jamais je n’ai vu de figure plus noble, plus
touchante, & qui inſpirât une plus favorable
prévention. «
Il eſt queſtion dans ces lettres d’un être ſingulier,
nommé M. Dumeſnil. » Il ignore l’u-<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> Je ne vous parlerai pas de la joie de toute cette famille. M. & Madame Veldonne retrouvent leur fille dans Maria ; elle épouſe le fils de M. Worthy ; Henriette devient la femme du Colonel ; & le Lord Belvidere, confus de ſes erreurs paſſées, rendu à ſes devoirs, épouſe Lætitia avec l’agrément de ſa tante. Ces familles heureuſes n’oublient ni Lucie, ni ſon frere Roger, ni le Docteur Hovard, n. M. Burnet, dont la fille épouſe le Do... »
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Je ne vous parlerai pas de la joie de toute
cette famille. M. & Madame Veldonne retrouvent
leur fille dans Maria ; elle épouſe le fils
de M. Worthy ; Henriette devient la femme
du Colonel ; & le Lord Belvidere, confus de
ſes erreurs paſſées, rendu à ſes devoirs, épouſe
Lætitia avec l’agrément de ſa tante. Ces familles
heureuſes n’oublient ni Lucie, ni ſon frere Roger,
ni le Docteur Hovard, n. M. Burnet,
dont la fille épouſe le Docteur.
Tel eſt ce Roman, Madame ; il eſt rempli
de ſentiment & d’intérêt ; il inspire la vertu,
l’humanité, la religion. Le vice y reçoit la punition
qu’il mérite ; on gémit de ſes attentats,
de l’art qu’il employe pour parvenir à ſon but.
On pourroit trouver peut-être un peu trop de
reſſemblance dans quelques incidens. Henriette
aime le Colonel qui l’a délivrée de Caſval ;
Maria commence par avoir la même obligation
au fils de M. Worthy ; ces deux amans ne
ſe font connoître l’un & l’autre, que par
un ſervice abſolument ſemblable. Quelquefois
les événemens ne ſont pas aſſez liés. L’hiſtoire
de Maria eſt différée trop longtemps. Celle de
M. Veldonne, dès le commencement, fait deviner
au Lecteur qu’il retrouvera ſa fille dans
cette aimable Miſs, & lui ôte le plaiſir de la
ſurpriſe. Les tranſitions ne ſont pas toujours
heureuſes. L’Auteur paſſe quelquefois trop bruſquement
de Maria à ce qui ſe paſſe à Londres
chez M. Worthy ; on la perd trop long-temps
de vue, ſurtout dans des momens où
ſa ſituation intéreſſe. Tout cela cependant n’empêche
pas que cet Ouvrage n’attache vivement
le Lecteur.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Histoire littéraire des femmes françoises/5/35
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{interligne|4em}} {{T3|LETTRE XXXVI.}} {{interligne|1em}} {{sc|Après}} avoir publié dans les Journaux, de petits vers de ſociété ou d’amuſement, Madame Guibert les a raſſemblés, & y a joint d’autres piéces, dont elle a formé un volume. Ce recueil débute par une Epitre, dont voici le commencement, qui vous ſera connoître l’âge de l’Auteur, & ſa façon de penſer ſur pluſieurs objets. <poem>En vain, trop tendre Itis, vous... »
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{{T3|LETTRE XXXVI.}}
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{{sc|Après}} avoir publié dans les Journaux, de
petits vers de ſociété ou d’amuſement, Madame
Guibert les a raſſemblés, & y a joint d’autres
piéces, dont elle a formé un volume. Ce recueil
débute par une Epitre, dont voici le commencement,
qui vous ſera connoître l’âge de l’Auteur,
& ſa façon de penſer ſur pluſieurs objets.
<poem>En vain, trop tendre Itis, vous me peignez vos feux ;
Je ſuis hors de cet âge, hélas ! trop dangereux,
Où la raiſon n’a que de foibles armes
Contre l’enfant qu’on nomme Amour.
À préſent, de ſang-froid, je contemple ſes charmes ;
Et je me redis chaque jour :
J’ai trente ans ; je ne dois plus plaire ;
Adieu jeuneſſe, adieu beauté ;
Quand mon amour propre eſt flatté,
Ma raiſon me dit le contraire.
Il eſt des plaiſirs de tout temps ;
Mais celui qu’on goûte au bel âge,
De ne trouver que des amans,
Approche-t-il de l’avantage
De ces aimables ſentimens,
Dont l’amitié remplit notre ame ?
Souvent de ſinceres amis,
Sur de légers ſoupçons, ſans grace ſont bannis ;
On craint une indiſcrette flamme ;
Et leurs airs d’amans ſont punis.
De la haine de mes ſemblables<poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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{{T3|LETTRE XXXVI.}}
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{{sc|Après}} avoir publié dans les Journaux, de{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=left|text=Madame Guibert.|taille=90}}
petits vers de ſociété ou d’amuſement, Madame
Guibert les a raſſemblés, & y a joint d’autres
piéces, dont elle a formé un volume. Ce recueil
débute par une Epitre, dont voici le commencement,
qui vous ſera connoître l’âge de l’Auteur,
& ſa façon de penſer ſur pluſieurs objets.
<poem>En vain, trop tendre Itis, vous me peignez vos feux ;
Je ſuis hors de cet âge, hélas ! trop dangereux,
Où la raiſon n’a que de foibles armes
Contre l’enfant qu’on nomme Amour.
À préſent, de ſang-froid, je contemple ſes charmes ;
Et je me redis chaque jour :
J’ai trente ans ; je ne dois plus plaire ;
Adieu jeuneſſe, adieu beauté ;
Quand mon amour propre eſt flatté,
Ma raiſon me dit le contraire.
Il eſt des plaiſirs de tout temps ;
Mais celui qu’on goûte au bel âge,
De ne trouver que des amans,
Approche-t-il de l’avantage
De ces aimables ſentimens,
Dont l’amitié remplit notre ame ?
Souvent de ſinceres amis,
Sur de légers ſoupçons, ſans grace ſont bannis ;
On craint une indiſcrette flamme ;
Et leurs airs d’amans ſont punis.
De la haine de mes ſemblables</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « point de meres, conſervent leur attachement pour elles toute leur vie ; à moins que, par la ſuite, elles n’ayent avec eux une conduite mal entendue « . Tel eſt le ton de l’Ouvrage, qui partout eſt plein de raiſon & de ſenſibilité. {{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Mademoiſelle Beſuchet.|taille=90}}On attribue à une Demoiſelle Beſuchet, née à Paris vers l’an 1704, des Stances ſur le ''Miſerere'', & quelques Poëſies ſug... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>point de meres, conſervent leur attachement
pour elles toute leur vie ; à moins que, par
la ſuite, elles n’ayent avec eux une conduite
mal entendue « . Tel eſt le ton de l’Ouvrage,
qui partout eſt plein de raiſon & de ſenſibilité.
{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Mademoiſelle Beſuchet.|taille=90}}On attribue à une Demoiſelle Beſuchet, née
à Paris vers l’an 1704, des Stances ſur le ''Miſerere'',
& quelques Poëſies ſugitives.
{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Mademoiſelle de Bazincourt.|taille=90}}Mademoiſelle de Bazincourt, Penſionnaire
du Roi à l’Abbaye de Long-champ, a mis au
jour l’Abrégé de la Bible, en vers, dédié
à la Reine, peu de temps avant la mort de Sa
Majeſté. Il ne ſera pas accueilli favorablement
de cette eſpece de Lecteurs, que le ſujet prévient
contre l’Ouvrage, ni de ceux qui liſent
le texte même, ou les meilleures traductions.
L’Auteur ne s’eſt propoſé que l’inſtruction des
jeunes perſonnes, & particulierement des jeunes
Demoiſelles. Il peut ſur-tout convenir à toutes
les maiſons où il y a des enfans, & aux Couvens.
Cette façon d’apprendre à la jeuneſſe les
principaux traits de l’Ecriture, eſt plus facile que
toute autre ; les époques reſtent plus dans la mémoire.
On trouve dans l’abrégé de Mademoiſelle
de Bazincourt, de la clarté, de la fidélité,
& une rapide préciſion. Il y a pluſieurs endroits
rendus aſſez heureuſement.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>point de meres, conſervent leur attachement
pour elles toute leur vie ; à moins que, par
la ſuite, elles n’ayent avec eux une conduite
mal entendue « Tel eſt le ton de l’Ouvrage,
qui partout eſt plein de raiſon & de ſenſibilité.
{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Mademoiſelle Beſuchet.|taille=90}}On attribue à une Demoiſelle Beſuchet, née
à Paris vers l’an 1704, des Stances ſur le ''Miſerere'',
& quelques Poëſies ſugitives.
{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Mademoiſelle de Bazincourt.|taille=90}}Mademoiſelle de Bazincourt, Penſionnaire
du Roi à l’Abbaye de Long-champ, a mis au
jour l’Abrégé de la Bible, en vers, dédié
à la Reine, peu de temps avant la mort de Sa
Majeſté. Il ne ſera pas accueilli favorablement
de cette eſpece de Lecteurs, que le ſujet prévient
contre l’Ouvrage, ni de ceux qui liſent
le texte même, ou les meilleures traductions.
L’Auteur ne s’eſt propoſé que l’inſtruction des
jeunes perſonnes, & particulierement des jeunes
Demoiſelles. Il peut ſur-tout convenir à toutes
les maiſons où il y a des enfans, & aux Couvens.
Cette façon d’apprendre à la jeuneſſe les
principaux traits de l’Ecriture, eſt plus facile que
toute autre ; les époques reſtent plus dans la mémoire.
On trouve dans l’abrégé de Mademoiſelle
de Bazincourt, de la clarté, de la fidélité,
& une rapide préciſion. Il y a pluſieurs endroits
rendus aſſez heureuſement.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
crvoqmuk9g8acmt6hiaxbjiurinik35
Histoire littéraire des femmes françoises/5/36
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{{T3|LETTRE XXXVII ET DERNIERE.}}
{{interligne|1em}}
{{sc|Je}} compte, Madame, pouvoir renfermer dans
cette Lettre, le reſte de mes obſervations ſur
les écrits des Femmes Françoiſes. Il y en a pluſieurs
que je me contenterai de nommer, n’ayant
vû aucun des ouvrages qu’on leur attribue.
J’ai lu dans quelques Journaux, que Madame{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=left|text=Madame Dupin.|taille=90}}
Dupin, ci-devant Fermiere générale, a compoſé
la Préface d’une certaine critique de l’Eſprit
des Loix, dont il n’a paru que très-peu
d’exemplaires. Je ne parle pas de la traduction
de pluſieurs morceaux de Pétrarque, & de divers
écrits de morale, qui ne ſont point encore
imprimés.
On aſſure que l’extrait du Syſtème de M. Rameau,{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=left|text=Mad. de Popeliniere.|taille=90}}
inſéré dans le ''Pour & Contre'', & l'''Hiſtoire''
''de la Succeſſion d’Eſpagne du Comte Ottieri'',
ſont de la compoſition de feu Madame de la
Popeliniere, ſœur de Madame Dupin, & épouſe
d’un Fermier général de ce nom.
On parloit, il y a vingt ans, d’une Comédie{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=left|text=Madame Denis.|taille=90}}
intitulée ''la Coquette punie'', en cinq
actes & en vers, lue en ſociété, par Madame
Louiſe Mignot Denis, niece de M. de Voltaire,
& ſœur de M. l’Abbé Mignot, Conſeiller
au Grand-Conſeil, & Auteur de quelques
Hiſtoires eſtimées. Le ſéjour de cette Dame à
Berlin, ſon retour avec M. de Voltaire, & le<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Grosjean-Maupin - Dictionnaire complet français-espéranto.djvu/331
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<div style="width:33.33%; text-align:left;">'''FAÇONNIER'''</div>
<div style="width:33.33%; text-align:center;">— 344 —</div>
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<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Façonnier,''' ceremoniema, trokomplimentema.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Facsimilé,''' faksimilo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Factage,''' (enurba) paktransporto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Facteur,''' leter(port)isto ‖ {{t|(gare)|90}} (pak)portisto ‖ {{t|(com.)|90}} faktoro<sup>Z</sup> ‖ {{t|(d'orgues, pianos)|90}} fabrikanto ‖ {{t|(f.)|90}} faranto, produktanto, esliganto ‖ {{t|(mat.)|90}} faktoro<sup>7</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Factice *,''' nenatura, artefarita, artaĵa<sup>2</sup>, artaĉa.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Factieux,''' ribela ‖ ~ulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Faction,''' {{t|(poste)|90}} gardostaro<sup>1</sup> ‖ {{t|(pol.)|90}} (ribela) partio, partiaĉo. '''Être de -,''' gardostari<sup>2</sup>, gardestari<sup>2</sup>, posteni<sup>2</sup>. '''Mettre en -,''' garde postenigi<sup>2</sup>[deĵorigi].
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Factionnaire,''' gardostaranto<sup>2</sup>, gardestatanto<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Factorerie,''' faktorio<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Factotum''' (F.), (hejma, mastruma<sup>2</sup>) ĉionfaranto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Factum,''' (ataka aŭ sindefenda) verketaĉo [libretaĉo].
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Facture,''' {{t|(com.)|90}} fakturo ‖ {{t|(art.)|90}} maniero ‖ {{t|(vers)|90}} aranĝo, konstruo ‖ {{t|(peint.)|90}} pentromaniero, penikado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Facturer,''' enfakturigi, skribi sur fakturon, fakturi<sup>5</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Facultatif *,''' laŭvola<sup>2</sup>, nedeviga.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Faculté,''' {{t|(possibilité)|90}} povo<sup>2</sup>, ebl(ec)o<sup>5</sup> ; permeso ‖ {{t|(capacité naturelle)|90}} kapablo, povo<sup>2</sup> ‖ {{t|(univ.)|90}} fakultalo ‖ medicina fakultato. '''- d’évoluer,''' evoluipovo<sup>Z1</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fadaise,''' sensprilaĵo, absurdaĵo ‖ bagatelo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fadasse,''' ''iom'' malagrable [naŭzete] sengusta, sengustaĉa ‖ {{t|(couleur)|90}} ''iom'' malagrable [malplaĉe] senkolora [pala], senkoloraĉa.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fade *,''' malagrable [naŭze] sengusta, sengustaĉa ‖ {{t|(couleur)|90}} malagrable [malplaĉe] senkolora [pala], senkoloraĉa ‖ {{t|(traits, personne, caract.)|90}} malagrable senesprima, senĉarma, malviveca ‖ {{t|(esprit)|90}} malagrable [enuige<sup>1</sup>] sensprita [sensignifa<sup>2</sup>], senspritaĉa ‖ {{t|(plaisir)|90}} enuiga<sup>1</sup>, senĉarma, senloga. '''Avoir le cœur -,''' senti naŭzon.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fadeur, V. A.,''' ~eco. '''-s,''' senspritaj [sensignifaj] komplimentoj [laŭdo], amindumaĵoj.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fagot,''' branĉfasko, vergaĵo<sup>2</sup>, branĉaĵo<sup>2</sup>. '''Sentir le -,''' esti iom hereza.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fagoter,''' vestaĉi, fuŝvesti.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fagoteur''' (F.), fuŝulo<sup>1</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fagotin, V. Fagot,''' ~eto ‖ {{t|(f.)|90}} ŝerculaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Faiblard''' (F.), malfortaĉa, tre malforta ‖ sentalenta.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Faible,''' malforta ‖ {{t|(peu considérable)|90}} malgranda, malmulta ‖ {{t|(sans énergie)|90}} senenergia, senvola, malfortanima ‖ {{t|(trop indulgent)|90}} troindulga, trocedema, (tro)malsevera ‖ {{t|(art)|90}} sentalenta ‖ {{t|(vin)|90}} alkoholmalriĉa, malforta ‖ {{t|(café)|90}} maldensa, malforta, troakvigita, diluita<sup>C</sup>. '''Côté -<noinclude>'''</noinclude><noinclude>
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<div style="width:33.33%; text-align:left;">'''FAÇONNIER'''</div>
<div style="width:33.33%; text-align:center;">— 344 —</div>
<div style="width:33.33%; text-align:right;">'''FAIBLE'''</div>
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{{Br0}}</noinclude><noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-0em; margin-top:0; margin-bottom:0"></noinclude>{{t|(qn)|90}} eduki, {{t|(à)|90}} alkutimigi (al).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Façonnier,''' ceremoniema, trokomplimentema.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Facsimilé,''' faksimilo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Factage,''' (enurba) paktransporto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Facteur,''' leter(port)isto ‖ {{t|(gare)|90}} (pak)portisto ‖ {{t|(com.)|90}} faktoro<sup>Z</sup> ‖ {{t|(d'orgues, pianos)|90}} fabrikanto ‖ {{t|(f.)|90}} faranto, produktanto, estiganto ‖ {{t|(mat.)|90}} faktoro<sup>7</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Factice *,''' nenatura, artefarita, artaĵa<sup>2</sup>, artaĉa.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Factieux,''' ribela ‖ ~ulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Faction,''' {{t|(poste)|90}} gardostaro<sup>1</sup> ‖ {{t|(pol.)|90}} (ribela) partio, partiaĉo. '''Être de -,''' gardostari<sup>2</sup>, gardestari<sup>2</sup>, posteni<sup>2</sup>. '''Mettre en -,''' garde postenigi<sup>2</sup>[deĵorigi].
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Factionnaire,''' gardostaranto<sup>2</sup>, gardestatanto<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Factorerie,''' faktorio<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Factotum''' (F.), (hejma, mastruma<sup>2</sup>) ĉionfaranto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Factum,''' (ataka aŭ sindefenda) verketaĉo [libretaĉo].
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Facture,''' {{t|(com.)|90}} fakturo ‖ {{t|(art.)|90}} maniero ‖ {{t|(vers)|90}} aranĝo, konstruo ‖ {{t|(peint.)|90}} pentromaniero, penikado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Facturer,''' enfakturigi, skribi sur fakturon, fakturi<sup>5</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Facultatif *,''' laŭvola<sup>2</sup>, nedeviga.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Faculté,''' {{t|(possibilité)|90}} povo<sup>2</sup>, ebl(ec)o<sup>5</sup> ; permeso ‖ {{t|(capacité naturelle)|90}} kapablo, povo<sup>2</sup> ‖ {{t|(univ.)|90}} fakultalo ‖ medicina fakultato. '''- d’évoluer,''' evoluipovo<sup>Z1</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fadaise,''' sensprilaĵo, absurdaĵo ‖ bagatelo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fadasse,''' ''iom'' malagrable [naŭzete] sengusta, sengustaĉa ‖ {{t|(couleur)|90}} ''iom'' malagrable [malplaĉe] senkolora [pala], senkoloraĉa.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fade *,''' malagrable [naŭze] sengusta, sengustaĉa ‖ {{t|(couleur)|90}} malagrable [malplaĉe] senkolora [pala], senkoloraĉa ‖ {{t|(traits, personne, caract.)|90}} malagrable senesprima, senĉarma, malviveca ‖ {{t|(esprit)|90}} malagrable [enuige<sup>1</sup>] sensprita [sensignifa<sup>2</sup>], senspritaĉa ‖ {{t|(plaisir)|90}} enuiga<sup>1</sup>, senĉarma, senloga. '''Avoir le cœur -,''' senti naŭzon.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fadeur, V. A.,''' ~eco. '''-s,''' senspritaj [sensignifaj] komplimentoj [laŭdo], amindumaĵoj.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fagot,''' branĉfasko, vergaĵo<sup>2</sup>, branĉaĵo<sup>2</sup>. '''Sentir le -,''' esti iom hereza.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fagoter,''' vestaĉi, fuŝvesti.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fagoteur''' (F.), fuŝulo<sup>1</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fagotin, V. Fagot,''' ~eto ‖ {{t|(f.)|90}} ŝerculaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Faiblard''' (F.), malfortaĉa, tre malforta ‖ sentalenta.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Faible,''' malforta ‖ {{t|(peu considérable)|90}} malgranda, malmulta ‖ {{t|(sans énergie)|90}} senenergia, senvola, malfortanima ‖ {{t|(trop indulgent)|90}} troindulga, trocedema, (tro)malsevera ‖ {{t|(art)|90}} sentalenta ‖ {{t|(vin)|90}} alkoholmalriĉa, malforta ‖ {{t|(café)|90}} maldensa, malforta, troakvigita, diluita<sup>C</sup>. '''Côté -<noinclude>'''</noinclude><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;">
<div style="width:33.33%; text-align:left;">'''FAÇONNIER'''</div>
<div style="width:33.33%; text-align:center;">— 344 —</div>
<div style="width:33.33%; text-align:right;">'''FAIBLE'''</div>
</div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-0em; margin-top:0; margin-bottom:0"></noinclude>{{t|(qn)|90}} eduki, {{t|(à)|90}} alkutimigi (al).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Façonnier,''' ceremoniema, trokomplimentema.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Facsimilé,''' faksimilo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Factage,''' (enurba) paktransporto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Facteur,''' leter(port)isto ‖ {{t|(gare)|90}} (pak)portisto ‖ {{t|(com.)|90}} faktoro<sup>Z</sup> ‖ {{t|(d'orgues, pianos)|90}} fabrikanto ‖ {{t|(f.)|90}} faranto, produktanto, estiganto ‖ {{t|(mat.)|90}} faktoro<sup>7</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Factice *,''' nenatura, artefarita, artaĵa<sup>2</sup>, artaĉa.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Factieux,''' ribela ‖ ~ulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Faction,''' {{t|(poste)|90}} gardostaro<sup>1</sup> ‖ {{t|(pol.)|90}} (ribela) partio, partiaĉo. '''Etre de -,''' gardostari<sup>2</sup>, gardestari<sup>2</sup>, posteni<sup>2</sup>. '''Mettre en -,''' garde postenigi<sup>2</sup>[deĵorigi].
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Factionnaire,''' gardostaranto<sup>2</sup>, gardestatanto<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Factorerie,''' faktorio<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Factotum''' (F.), (hejma, mastruma<sup>2</sup>) ĉionfaranto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Factum,''' (ataka aŭ sindefenda) verketaĉo [libretaĉo].
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Facture,''' {{t|(com.)|90}} fakturo ‖ {{t|(art.)|90}} maniero ‖ {{t|(vers)|90}} aranĝo, konstruo ‖ {{t|(peint.)|90}} pentromaniero, penikado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Facturer,''' enfakturigi, skribi sur fakturon, fakturi<sup>5</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Facultatif *,''' laŭvola<sup>2</sup>, nedeviga.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Faculté,''' {{t|(possibilité)|90}} povo<sup>2</sup>, ebl(ec)o<sup>5</sup> ; permeso ‖ {{t|(capacité naturelle)|90}} kapablo, povo<sup>2</sup> ‖ {{t|(univ.)|90}} fakultalo ‖ medicina fakultato. '''- d’évoluer,''' evoluipovo<sup>Z1</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fadaise,''' sensprilaĵo, absurdaĵo ‖ bagatelo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fadasse,''' ''iom'' malagrable [naŭzete] sengusta, sengustaĉa ‖ {{t|(couleur)|90}} ''iom'' malagrable [malplaĉe] senkolora [pala], senkoloraĉa.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fade *,''' malagrable [naŭze] sengusta, sengustaĉa ‖ {{t|(couleur)|90}} malagrable [malplaĉe] senkolora [pala], senkoloraĉa ‖ {{t|(traits, personne, caract.)|90}} malagrable senesprima, senĉarma, malviveca ‖ {{t|(esprit)|90}} malagrable [enuige<sup>1</sup>] sensprita [sensignifa<sup>2</sup>], senspritaĉa ‖ {{t|(plaisir)|90}} enuiga<sup>1</sup>, senĉarma, senloga. '''Avoir le cœur -,''' senti naŭzon.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fadeur, V. A.,''' ~eco. '''-s,''' senspritaj [sensignifaj] komplimentoj [laŭdo], amindumaĵoj.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fagot,''' branĉfasko, vergaĵo<sup>2</sup>, branĉaĵo<sup>2</sup>. '''Sentir le -,''' esti iom hereza.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fagoter,''' vestaĉi, fuŝvesti.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fagoteur''' (F.), fuŝulo<sup>1</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fagotin, V. Fagot,''' ~eto ‖ {{t|(f.)|90}} ŝerculaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Faiblard''' (F.), malfortaĉa, tre malforta ‖ sentalenta.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Faible,''' malforta ‖ {{t|(peu considérable)|90}} malgranda, malmulta ‖ {{t|(sans énergie)|90}} senenergia, senvola, malfortanima ‖ {{t|(trop indulgent)|90}} troindulga, trocedema, (tro)malsevera ‖ {{t|(art)|90}} sentalenta ‖ {{t|(vin)|90}} alkoholmalriĉa, malforta ‖ {{t|(café)|90}} maldensa, malforta, troakvigita, diluita<sup>C</sup>. '''Côté -<noinclude>'''</noinclude><noinclude>
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<div style="width:33.33%; text-align:left;">'''FAÇONNIER'''</div>
<div style="width:33.33%; text-align:center;">— 344 —</div>
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{{Br0}}</noinclude><noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-0em; margin-top:0; margin-bottom:0"></noinclude>{{t|(qn)|90}} eduki, {{t|(à)|90}} alkutimigi (al).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Façonnier,''' ceremoniema, trokomplimentema.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Facsimilé,''' faksimilo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Factage,''' (enurba) paktransporto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Facteur,''' leter(port)isto ‖ {{t|(gare)|90}} (pak)portisto ‖ {{t|(com.)|90}} faktoro<sup>Z</sup> ‖ {{t|(d'orgues, pianos)|90}} fabrikanto ‖ {{t|(f.)|90}} faranto, produktanto, estiganto ‖ {{t|(mat.)|90}} faktoro<sup>7</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Factice *,''' nenatura, artefarita, artaĵa<sup>2</sup>, artaĉa.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Factieux,''' ribela ‖ ~ulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Faction,''' {{t|(poste)|90}} gardostaro<sup>1</sup> ‖ {{t|(pol.)|90}} (ribela) partio, partiaĉo. '''Etre de -,''' gardostari<sup>2</sup>, gardestari<sup>2</sup>, posteni<sup>2</sup>. '''Mettre en -,''' garde postenigi<sup>2</sup>[deĵorigi].
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Factionnaire,''' gardostaranto<sup>2</sup>, gardestatanto<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Factorerie,''' faktorio<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Factotum''' (F.), (hejma, mastruma<sup>2</sup>) ĉionfaranto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Factum,''' (ataka aŭ sindefenda) verketaĉo [libretaĉo].
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Facture,''' {{t|(com.)|90}} fakturo ‖ {{t|(art.)|90}} maniero ‖ {{t|(vers)|90}} aranĝo, konstruo ‖ {{t|(peint.)|90}} pentromaniero, penikado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Facturer,''' enfakturigi, skribi sur fakturon, fakturi<sup>5</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Facultatif *,''' laŭvola<sup>2</sup>, nedeviga.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Faculté,''' {{t|(possibilité)|90}} povo<sup>2</sup>, ebl(ec)o<sup>5</sup> ; permeso ‖ {{t|(capacité naturelle)|90}} kapablo, povo<sup>2</sup> ‖ {{t|(univ.)|90}} fakultato ‖ medicina fakultato. '''- d’évoluer,''' evoluipovo<sup>Z1</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fadaise,''' sensprilaĵo, absurdaĵo ‖ bagatelo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fadasse,''' ''iom'' malagrable [naŭzete] sengusta, sengustaĉa ‖ {{t|(couleur)|90}} ''iom'' malagrable [malplaĉe] senkolora [pala], senkoloraĉa.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fade *,''' malagrable [naŭze] sengusta, sengustaĉa ‖ {{t|(couleur)|90}} malagrable [malplaĉe] senkolora [pala], senkoloraĉa ‖ {{t|(traits, personne, caract.)|90}} malagrable senesprima, senĉarma, malviveca ‖ {{t|(esprit)|90}} malagrable [enuige<sup>1</sup>] sensprita [sensignifa<sup>2</sup>], senspritaĉa ‖ {{t|(plaisir)|90}} enuiga<sup>1</sup>, senĉarma, senloga. '''Avoir le cœur -,''' senti naŭzon.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fadeur, V. A.,''' ~eco. '''-s,''' senspritaj [sensignifaj] komplimentoj [laŭdo], amindumaĵoj.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fagot,''' branĉfasko, vergaĵo<sup>2</sup>, branĉaĵo<sup>2</sup>. '''Sentir le -,''' esti iom hereza.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fagoter,''' vestaĉi, fuŝvesti.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fagoteur''' (F.), fuŝulo<sup>1</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fagotin, V. Fagot,''' ~eto ‖ {{t|(f.)|90}} ŝerculaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Faiblard''' (F.), malfortaĉa, tre malforta ‖ sentalenta.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Faible,''' malforta ‖ {{t|(peu considérable)|90}} malgranda, malmulta ‖ {{t|(sans énergie)|90}} senenergia, senvola, malfortanima ‖ {{t|(trop indulgent)|90}} troindulga, trocedema, (tro)malsevera ‖ {{t|(art)|90}} sentalenta ‖ {{t|(vin)|90}} alkoholmalriĉa, malforta ‖ {{t|(café)|90}} maldensa, malforta, troakvigita, diluita<sup>C</sup>. '''Côté -<noinclude>'''</noinclude><noinclude>
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<div style="width:33.33%; text-align:center;">— 344 —</div>
<div style="width:33.33%; text-align:right;">'''FAIBLE'''</div>
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{{Br0}}
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<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Façonnier,''' ceremoniema, trokomplimentema.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Facsimilé,''' faksimilo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Factage,''' (enurba) paktransporto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Facteur,''' leter(port)isto ‖ {{t|(gare)|90}} (pak)portisto ‖ {{t|(com.)|90}} faktoro<sup>Z</sup> ‖ {{t|(d'orgues, pianos)|90}} fabrikanto ‖ {{t|(f.)|90}} faranto, produktanto, estiganto ‖ {{t|(mat.)|90}} faktoro<sup>7</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Factice *,''' nenatura, artefarita, artaĵa<sup>2</sup>, artaĉa.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Factieux,''' ribela ‖ ~ulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Faction,''' {{t|(poste)|90}} gardostaro<sup>1</sup> ‖ {{t|(pol.)|90}} (ribela) partio, partiaĉo. '''Etre de -,''' gardostari<sup>2</sup>, gardestari<sup>2</sup>, posteni<sup>2</sup>. '''Mettre en -,''' garde postenigi<sup>2</sup>[deĵorigi].
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Factionnaire,''' gardostaranto<sup>2</sup>, gardestatanto<sup>2</sup>.
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<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Factotum''' (F.), (hejma, mastruma<sup>2</sup>) ĉionfaranto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Factum,''' (ataka aŭ sindefenda) verketaĉo [libretaĉo].
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Facture,''' {{t|(com.)|90}} fakturo ‖ {{t|(art.)|90}} maniero ‖ {{t|(vers)|90}} aranĝo, konstruo ‖ {{t|(peint.)|90}} pentromaniero, penikado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Facturer,''' enfakturigi, skribi sur fakturon, fakturi<sup>5</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Facultatif *,''' laŭvola<sup>2</sup>, nedeviga.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Faculté,''' {{t|(possibilité)|90}} povo<sup>2</sup>, ebl(ec)o<sup>5</sup> ; permeso ‖ {{t|(capacité naturelle)|90}} kapablo, povo<sup>2</sup> ‖ {{t|(univ.)|90}} fakultato ‖ medicina fakultato. '''- d’évoluer,''' evoluipovo<sup>Z1</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fadaise,''' sensprilaĵo, absurdaĵo ‖ bagatelo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fadasse,''' ''iom'' malagrable [naŭzete] sengusta, sengustaĉa ‖ {{t|(couleur)|90}} ''iom'' malagrable [malplaĉe] senkolora [pala], senkoloraĉa.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fade *,''' malagrable [naŭze] sengusta, sengustaĉa ‖ {{t|(couleur)|90}} malagrable [malplaĉe] senkolora [pala], senkoloraĉa ‖ {{t|(traits, personne, caract.)|90}} malagrable senesprima, senĉarma, malviveca ‖ {{t|(esprit)|90}} malagrable [enuige<sup>1</sup>] sensprita [sensignifa<sup>2</sup>], senspritaĉa ‖ {{t|(plaisir)|90}} enuiga<sup>1</sup>, senĉarma, senloga. '''Avoir le cœur -,''' senti naŭzon.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fadeur, V. A.,''' ~eco. '''-s,''' senspritaj [sensignifaj] komplimentoj [laŭdoj, amindumaĵoj].
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fagot,''' branĉfasko, vergaĵo<sup>2</sup>, branĉaĵo<sup>2</sup>. '''Sentir le -,''' esti iom hereza.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fagoter,''' vestaĉi, fuŝvesti.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fagoteur''' (F.), fuŝulo<sup>1</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fagotin, V. Fagot,''' ~eto ‖ {{t|(f.)|90}} ŝerculaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Faiblard''' (F.), malfortaĉa, tre malforta ‖ sentalenta.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Faible,''' malforta ‖ {{t|(peu considérable)|90}} malgranda, malmulta ‖ {{t|(sans énergie)|90}} senenergia, senvola, malfortanima ‖ {{t|(trop indulgent)|90}} troindulga, trocedema, (tro)malsevera ‖ {{t|(art)|90}} sentalenta ‖ {{t|(vin)|90}} alkoholmalriĉa, malforta ‖ {{t|(café)|90}} maldensa, malforta, troakvigita, diluita<sup>C</sup>. '''Côté -<noinclude>'''</noinclude><noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « ville ma mere ; mon mariage s’eſt fait hier ; j’ai obtenu que l’on ne donnât pas de fête, enſorte que notre union a été célébrée ſans éclat. Mes deux meres ſemblent s’aimer davantage chaque jour ; mon pere n’a plus ces ſoins affectés auprès de Madame d’Orvigny ; je vois bien qu’il l’aime véritablement. Je ne puis m’empêcher de rire, quand je le vois avec Madame Damonville ; quelle différence de leur conſervation avec celles q... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>ville ma mere ; mon mariage s’eſt fait hier ;
j’ai obtenu que l’on ne donnât pas de fête,
enſorte que notre union a été célébrée ſans
éclat. Mes deux meres ſemblent s’aimer davantage
chaque jour ; mon pere n’a plus ces
ſoins affectés auprès de Madame d’Orvigny ;
je vois bien qu’il l’aime véritablement. Je ne
puis m’empêcher de rire, quand je le vois avec
Madame Damonville ; quelle différence de
leur conſervation avec celles qu’ils avoient il
y a vingt ans ! Il ſemble qu’ils mettent tout
leur plaiſir à voir renaître leur ancien amuſement
dans leurs enſans «.
Je ne dirai que deux mots de l’Ouvrage de
Madame de Laboureys. Il eſt queſtion d’une
jeune perſonne, que les mauvaiſes façons de ſa
mere forcent à ſe faire Religieuſe. Elle ne fait
pourtant point de vœux : elle quitte ſon Couvent
& ſe marie. Elle a le malheur d’épouſer un homme
qui mange ſon bien & celui de ſa femme,
& qui eſt vingt ſois ſur le point de lui ôter la
vie. Il lui fait éprouver les traitemens les plus
cruels ; mais elle s’en trouve enfin débarraſſée,
parce qu’une mort prompte vient l’en délivrer.
Devenue veuve, elle a beaucoup d’adorateurs ;
elle donne la préférence à un Baron, avec lequel
elle paſſe des jours heureux & tranquilles ; &
c’eſt ainſi que finit ce Roman.
Je crains, Madame, que dans le cours de mes
Lettres, je ne vous aye trop ſouvent entretenue
de détails auſſi peu intéreſſans ; mais vous avez
voulu tout connoître, pour être en état de tout
apprécier.
::Je ſuis, &c.
{{c|''Fin du cinquieme & dernier Tome''.}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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j’ai obtenu que l’on ne donnât pas de fête,
enſorte que notre union a été célébrée ſans
éclat. Mes deux meres ſemblent s’aimer davantage
chaque jour ; mon pere n’a plus ces
ſoins affectés auprès de Madame d’Orvigny ;
je vois bien qu’il l’aime véritablement. Je ne
puis m’empêcher de rire, quand je le vois avec
Madame Damonville ; quelle différence de
leur conſervation avec celles qu’ils avoient il
y a vingt ans ! Il ſemble qu’ils mettent tout
leur plaiſir à voir renaître leur ancien amuſement
dans leurs enſans «.
{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Madame de Laboureys.|taille=90}}Je ne dirai que deux mots de l’Ouvrage de
Madame de Laboureys. Il eſt queſtion d’une
{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Métamorphoſes d’une Religieuſe.|taille=90}}jeune perſonne, que les mauvaiſes façons de ſa
mere forcent à ſe faire Religieuſe. Elle ne fait
pourtant point de vœux : elle quitte ſon Couvent
& ſe marie. Elle a le malheur d’épouſer un homme
qui mange ſon bien & celui de ſa femme,
& qui eſt vingt ſois ſur le point de lui ôter la
vie. Il lui fait éprouver les traitemens les plus
cruels ; mais elle s’en trouve enfin débarraſſée,
parce qu’une mort prompte vient l’en délivrer.
Devenue veuve, elle a beaucoup d’adorateurs ;
elle donne la préférence à un Baron, avec lequel
elle paſſe des jours heureux & tranquilles ; &
c’eſt ainſi que finit ce Roman.
Je crains, Madame, que dans le cours de mes
Lettres, je ne vous aye trop ſouvent entretenue
de détails auſſi peu intéreſſans ; mais vous avez
voulu tout connoître, pour être en état de tout
apprécier.
::Je ſuis, &c.
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{{T3|TABLE<br/>
GÉNÉRALE ALPHABETIQUE}}
DES Perfonnes & des Ouvrages dont
il eft fait mention dans les cinq
Volumes. Les plus grandes Lettres
marquent les Perfonnes, & les petites,
les Ouvrages.
{{c|MESDAMES}}
{{c|A.}}
<poem>ALISSANT DE LA TOUR, Tome V, page 307
Epitres,
ALTOUVITIS, T. I,
ANONYMES, T. IV,
Penfées errantes,
Réflexions hazardées,
Lettres de Mademoifelle de Juffi, T. V,
Maria, Roman traduit de l'Anglois,
ARCHAMBAULT, T. V,
{{c|B.}}
BALETTI, T. IV,
BARBIER, T. IV,
Arrie & Petus, Tragédie,
Cornélie, Trag.
Thomiris, Trag.
La Mort de Céfar, Trag.
Autres Ouvrages,
BEAUMER, T. IV,
Les Caprices de la Fortune;
Poëfies,
Allégories,</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Histoire littéraire des femmes françoises/4/36
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « en Anglois par M. Littleton, ſont l'''Hiſtoire'' ''d’Abdallah'' & celle de ''Polydore''. Le troiſieme, qui fait partie des Œuvres de Madame Behn, connue en Angleterre par ſes talens, eſt l'''Hiſtoire'' ''d’Agnès de Caſtro''. Voilà, Madame, ce qu’il eſt néceſſaire que vous ſachiez, pour connoître tous les écrits d’une femme Auteur, qui joint la modeſtie au mérite, & les connoiſſances profondes, au goût délicat d’une Littérature... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>en Anglois par M. Littleton, ſont l'''Hiſtoire''
''d’Abdallah'' & celle de ''Polydore''. Le troiſieme,
qui fait partie des Œuvres de Madame Behn,
connue en Angleterre par ſes talens, eſt l'''Hiſtoire''
''d’Agnès de Caſtro''. Voilà, Madame, ce
qu’il eſt néceſſaire que vous ſachiez, pour connoître
tous les écrits d’une femme Auteur, qui
joint la modeſtie au mérite, & les connoiſſances
profondes, au goût délicat d’une Littérature
agréable & légere.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Histoire littéraire des femmes françoises/4/35
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Histoire littéraire des femmes françoises/4/34
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « à peine, l’aigrette brillante qui les termine, & qui retombe enſuite avec tant de majeſté, comme autant d’étoiles détachées du Firmament ; ces ſoleils lumineux, dont l’activité des rayons répand au loin la clarté, & forme un nouveau jour au milieu de la nuit la plus ſombre ; ces feux étincelans qui paroiſſent embrâſer l’eau même, & ne s’y plonger que pour acquérir un nouvel éclat ; tous ces divers phénoménes, d’autant plus mervei... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>à peine, l’aigrette brillante qui les termine,
& qui retombe enſuite avec tant de majeſté,
comme autant d’étoiles détachées du Firmament ;
ces ſoleils lumineux, dont l’activité des
rayons répand au loin la clarté, & forme un
nouveau jour au milieu de la nuit la plus ſombre ;
ces feux étincelans qui paroiſſent embrâſer
l’eau même, & ne s’y plonger que pour acquérir
un nouvel éclat ; tous ces divers phénoménes,
d’autant plus merveilleux, qu’ils s’operent
en un inſtant, durent faire regarder les
premiers qui les firent éclore, comme d’autres
Prométhées qui diſpoſoient du feu céleſte ».
Vous voyez, Madame, que contre l’ordinaire
de ceux qui traitent ces ſortes de matieres, tout
occupée qu’eſt Madame D’*** du fonds de ſon
ſujet, elle ne néglige aucun des ornemens qui peuvent
rendre la lecture de ce diſcours auſſi agréable,
qu’inſtructive. Nous avons d’elle encore un autre
Ouvrage, dont vous voudrez bien que je ne vous
envoye que le titre : c’eſt un ''Eſſai pour ſervir à''
''l’Hiſtoire de la Putréfaction''. Trois cens expériences
ſur différentes ſubſtances, telles que la viande,
les œufs, la bile humaine, &c, ſont les matériaux
qui ſont entrés dans la compoſition de ce Recueil,
fait par une femme, & dont je crois que peu de
femmes oſeront entreprendre la lecture.
Il en ſera de même d’un grand ''in-folio'', orné
de planches anatomiques, & publié ſous un autre
nom que celui de Madame D’***, quoiqu’elle
en ſoit véritablement l’Auteur. C’eſt un Traité
d’Oſtéologie, très-eſtimé des gens de l’art, &
qui doit être ici placé naturellement. La lettre
ſuivante contiendra les Ouvrages de morale.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Histoire littéraire des femmes françoises/4/33
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « heureuſe & fertile en grands hommes, tu as verſé des pleurs ſur ſon tombeau ; tu n’as pu voir ſans douleur, cet aſtre s’éclipſer au moment que ſa gloire répandoit le plus vif éclat ; mais tu ne manqueras jamais de Héros qui brûleront de répandre leur ſang pour ſoutenir les droits de ton Empire. C’eſt par eux que tu verras ton nom rétabli dans toute ſa ſplendeur ; repoſe-toi ſur leur prudence & ſur leur courage. La Paix deſcendra de... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>heureuſe & fertile en grands hommes, tu
as verſé des pleurs ſur ſon tombeau ; tu n’as
pu voir ſans douleur, cet aſtre s’éclipſer au
moment que ſa gloire répandoit le plus vif
éclat ; mais tu ne manqueras jamais de Héros
qui brûleront de répandre leur ſang pour
ſoutenir les droits de ton Empire. C’eſt par
eux que tu verras ton nom rétabli dans toute
ſa ſplendeur ; repoſe-toi ſur leur prudence &
ſur leur courage. La Paix deſcendra des Cieux
pour mener la joie dans les cours des peuples ;
& les agitations que tu as éprouvées, te
ſeront gouter avec plus de ſatisfaction que
jamais, les douceurs du calme.
Jupiter regarda Minerve, & lui dit d’un air
tendre : vous, fille chérie du Dieu de la Paix,
retournez ſur la terre ; portez l’olive ſacrée
au Duc de Nivernois je lui ai donné ma
prudence ; dites-lui que je lui confie le
ſoin de concilier les différends des Puiſſances
ennemies : il en eſt digne par ſa naiſſance ;
il en eſt capable par ſes talens. Continuez
Déeſſe, de protéger & de cultiver les Sciences
& les Arts, & de les faire fleurir dans
tout l’Univers. Allez, parcourez tous les pays
du monde ; & faites-y régner la concorde &
la paix.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Histoire littéraire des femmes françoises/4/32
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « Melpomene. En effet, Madame, ce n’eſt point en s’exerçant ſur des ſujets communs, que Madame du Bocage s’eſt acquiſe une place au Temple de Mémoire : elle a chanté l’amour & la guerre ; mais l’amour des premiers Amans, la guerre des premieres Héroïnes. Elle a peint le cœur de l’homme, non comme il eſt aujourd’hui, mais tel qu’il ſortit des mains du Créateur. Elle a célébré le courage de ſon ſexe, & égalé la gloire du nôtre... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>Melpomene. En effet, Madame, ce n’eſt point
en s’exerçant ſur des ſujets communs, que Madame
du Bocage s’eſt acquiſe une place au
Temple de Mémoire : elle a chanté l’amour &
la guerre ; mais l’amour des premiers Amans,
la guerre des premieres Héroïnes. Elle a peint
le cœur de l’homme, non comme il eſt aujourd’hui,
mais tel qu’il ſortit des mains du Créateur.
Elle a célébré le courage de ſon ſexe, &
égalé la gloire du nôtre. Si quelquefois elle a
quitté la trompette & le coturne, pour ne cueillir
que quelques fleurs ſur le Parnaſſe, c’étoit
ſans doute pour en orner ſon triomphe, & joindre
au mérite des Virgile & des Euripide celui
des Sapho & des Saint Aulaire.
{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Madame du Mont.|taille=90}}Le goût des Lettres & l’amour des Arts, une
ſociété d’amis ſûrs & de gens de mérite, une maiſon
agréable, qui réunit l’eſprit & les talens, le
plaiſir de la converſation & celui de la Muſique ;
ajoutez à cela les charmes toujours ſoutenus de la
figure, les qualités de l’eſprit & du cœur ; telle
eſt l’idée que m’ont donnée de Mad. Dumont,
quelques perſonnes qui vivent dans ſa ſociété. À
l’égard de ſes Ouvrages, un Recueil imprimé de
petites Piéces fugitives, faites pour des occaſions
particulieres, & qui hors de l’a-propos, perdent
une partie de leur valeur, n’exige pas un long
détail : il y a cependant des Traductions d’Odes
d’Horace, des Fables, des Chanſons qui peuvent
ſe lire dans tous les tems. Madame Dumont, née
à Paris, & fille de M. Lutel, Contrôleur général
de la Maiſon de M. le Duc d’Orléans, Régent,
avoit épouſé M. Dumont, Avocat, dont elle eſt
veuve.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Histoire littéraire des femmes françoises/4/31
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Sapcal22
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text/x-wiki
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SkoRo
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;">
<div style="width:33.33%; text-align:left;">'''FRUSTE'''</div>
<div style="width:33.33%; text-align:center;">— 347 —</div>
<div style="width:33.33%; text-align:right;">'''FUMER'''</div>
</div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude>
<noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-0em; margin-top:0; margin-bottom:0"></noinclude>ejo ‖ fruktokonservejo ‖ legombutikisto, legomvendisto, fruktobutikisto, fruktovendisto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fruste,''' elfrotiĝ(e senreliefiĝ)inta ‖ krud(relief)a, krude malglata ‖ {{t|(f., style)|90}} kruda, nedelikata.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Frustrer,''' {{t|(de)|90}} malrajte [kontraŭrajte] senigi (je<sup>2</sup>). '''- l’attente de qn,''' malplenumi [vanigi<sup>1</sup>] la esperon.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fuchsia''' {{t|(bot.)|90}}, fuksio.<sup>P</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fuchsine,''' fuksino<sup>Z</sup>, anilinruĝo<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fucus,''' fuko<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fugace,''' sendaŭra, rapidpas(an)ta<sup>5</sup>, pasema<sup>2</sup>, preterfluganta<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fugitif,''' 1 {{t|(p.)|90}} : forkuranta ‖ ~o ; 2 {{t|(f.)|90}} : '''V. Fugace.''' '''Poésie fugitive,''' mallonga poeziaĵeto. '''D’une façon fugitive,''' preterfluge<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fugue,''' {{t|(mus.)|90}} fugo<sup>Z</sup>. '''Faire une -''' {{t|(f.)|90}}, momente formalaperi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fuir,''' 1 {{t|(intr.)|90}} : forkuri<sup>2</sup>, fugi<sup>C</sup> ‖ {{t|(f.)|90}} serĉi evitpretekstojn, elturniĝi<sup>2</sup> per evitpretekstoj ‖ {{t|(ch.)|90}} rapide foriĝi [forflugi<sup>2</sup>] ‖ {{t|(temps)|90}} rapide forpasi ‖ {{t|(liquide)|90}} forflueti, forguti ‖ {{t|(vase)|90}} ellaseti, forgutigi ‖ {{t|(front)|90}} esti tre dekliva ‖ {{t|(montagne)|90}} grade deklivigi [platiĝi] ‖ {{t|(art)|90}} ŝajni profunda, profundiĝi, foniĝi<sup>Z</sup> ; 2 {{t|(tr.)|90}} : {{t|(pers.)|90}} forkuri de, eviti ‖ {{t|(ch.)|90}} esti preterlasita ; eliri el la memoro.<sup>5</sup> '''Faire -,''' forpeli<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fuite,''' forkuro, fugo<sup>C</sup> ‖ {{t|(liquide)|90}} forflueto, forgutado ‖ {{t|(gaz)|90}} forflugo, ellasiĝo ‖ {{t|(vase)|90}} ellasa [forgutiga] fendo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fulgurant,''' fulmiga ‖ fulm(obril)a.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fulguration,''' sentondra fulmado<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fuligineux,''' fulgonigra, fulg(okolor)a.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fulminant''' {{t|(a.)|90}}, fulmoĵeta ‖ {{t|(f.)|90}} minac(eg)a ‖ {{t|(chim.)|90}} eksplodema.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fulminer,''' 1 {{t|(tr.)|90}} : {{t|(rel.)|90}} solene kondamni per ; 2 {{t|(intr.)|90}} : {{t|(f.)|90}} minaceg(e eksplod)i, indigne eksplodi ‖ {{t|(chim.)|90}} eksplodi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fumage,''' {{t|(viande, poisson)|90}} fumaĵado<sup>2</sup> ‖ {{t|(sol)|90}} sterkado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fumant''' {{t|(a.)|90}}, fumiĝanta<sup>2</sup> ‖ varmega ‖ ŝviteganta ‖ freŝe makulita (de sango) ‖ freŝe ruinigita.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fume-cigare,''' cigaringo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fumée,''' fumo ‖ vaporo ‖ {{t|(f.)|90}} frivolaĵo, vantaĵo ‖ {{t|(f., plur.)|90}} ebriiĝo, senprudentigo. '''Noir de -,''' fumnigro. '''Dégager, produire de la -,''' fumiĝi<sup>2</sup>. '''Torrents de -,''' fumnuboj. '''S’en aller en -,''' akrdisiĝi<sup>2</sup>, forvaniĝi. '''Il n’y a pas de - sans feu,''' kie fumo leviĝas, tie fajro troviĝas<sup>2</sup> ; ne ekzistas fumo sen brulo<sup>2</sup> ; ne ekzistas terno sen nazo<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Fumer,''' 1 {{t|(intr.)|90}} : fumiĝi<sup>2</sup> ‖ vaporiĝi<sup>2</sup> ‖ esti varmega ‖ ŝvitegi ‖ (F.) interne furiozi ; 2 {{t|(tr.)|90}} : {{t|(tabac)|90}} fumi<sup>2</sup> ‖ {{t|(viande, poisson)|90}} fumaĵi<sup>2</sup> ‖ {{t|(verre)|90}} fumnigrigi ‖ {{t|(sol)|90}} sterki<sup>2</sup>. '''- sa pipe,''' fumi pipon [el pipo].<noinclude>
<references/></noinclude>
9x7ntx6y0rfmequ3tte0p83m10oca9c
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{interligne|4em}} {{T3|LETTRE XXXI.}} {{interligne|1em}} {{sc|Après}} avoir ſuivi Madame du Bocage dans la carriere glorieuſe d’Homere & d’Euripide, on aime à l’entendre encore, ſoit qu’elle s’amuſe ſeulement à tirer quelques ſons de ſa lyre, ou que, Voyageuſe éclairée & Philoſophe aimable, elle entretienne ſes Lecteurs des découvertes & des obſervations qu’elle a faites chez les peuples qu’elle a viſités. Le ''Tem... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
{{interligne|4em}}
{{T3|LETTRE XXXI.}}
{{interligne|1em}}
{{sc|Après}} avoir ſuivi Madame du Bocage dans
la carriere glorieuſe d’Homere & d’Euripide,
on aime à l’entendre encore, ſoit qu’elle s’amuſe
ſeulement à tirer quelques ſons de ſa lyre, ou
que, Voyageuſe éclairée & Philoſophe aimable,
elle entretienne ſes Lecteurs des découvertes &
des obſervations qu’elle a faites chez les peuples
qu’elle a viſités.
Le ''Temple de la Renommée'', Poëme plein de
feu, d’eſprit & d’imagination, n’eſt ni le plus
parſait, ni le plus eſtimé des Ouvrages de Pope.
Ce Poëme renſerme cependant tant de beautés,
tant de penſées hardies, neuves, quoique
ſouvent biſarres, que c’eſt avoir rendu un ſervice
eſſentiel à la Littérature Françoiſe, que
d’en avoir donné une traduction littérale, &
d’autant plus difficile, que Madame du Bocage
a rendu cette Piéce en vers. C’eſt à ceux qui
connoiſſent le génie des deux langues, & qui
ont lu l’Ouvrage de Pope, à juger des difficultés
vaincues.
Un autre Poëme couronné par l’Académie de
Rouen, quelques envois en vers, & quelques
piéces fugitives adreſſées à des amis, la Traduction
de l’Oraiſon funebre du Prince Eugene de
Savoye, écrite en Italien par le Cardinal Paſſionei ;
une autre Traduction Italienne faite à Rome,
de la Conjuration de Valſtein ; tout cela, Madame,
n’eſt pas fait pour nous arrêter.<noinclude>
<references/></noinclude>
ro0srtbju8zwfkajkg5zihyytq09b7t
Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/59
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||DANS LA SOCIÉTÉ.|51}}</noinclude>lement, mais elle le forme cependant dans tous
les points par lesquels il est en contact avec des
êtres raisonnables. La raison réunit ces points ;
elle offre à la nature un côté restreint et un côté
étendu, puis elle l’oblige à former la race humaine,
du moins dans toutes ces facultés particulières,
quand elle ne voulait pas former ainsi l’individu.
Par ces instincts, la raison a déjà eu soin
de partager proportionnellement la culture obtenue
entre les divers membres de la société,
et elle en aura soin encore, car le domaine de
la nature ne s’étend pas jusque là.
Elle aura soin que chaque individu reçoive
''médiatement des mains de la société'' toute la
culture qu’il n’a pas pu recevoir ''immédiatement''
''de la nature''. La société recueillera les
avantages de chacun comme un bien commun
pour le libre usage de tous, et elle les multipliera
ainsi pour les étendre aux individus ; elle
fera disparaître les défauts de chacun par l’ensemble,
et les divisera en une infinité de petites
sommes ; ou, pour exprimer cette idée sous une
formule plus commode dans l’application à
maints objets, toute culture de l’habileté a pour
but de soumettre à la raison la nature, dans le
sens que j’ai donné à cette expression, de rendre
l’expérience, en tant qu’elle n’est pas dépen-<noinclude>
<references/></noinclude>
jqfsi2m8tcqjp8czk4lsqdnelq3ec9l
Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/60
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|52|DES DIFFÉRENTS ÉTATS}}</noinclude>dante des lois de notre faculté de nous représenter
les objets, d’accord avec les notions
pratiques que nous nous en faisons nécessairement.
Ainsi la raison est avec la nature dans un
état de guerre continuelle, et cette guerre ne
peut jamais finir, si nous ne devenons pas des
dieux ; mais l’influence de la nature doit et peut
s’affaiblir de plus en plus, et la domination
de la raison devenir toujours plus puissante ;
cette dernière doit remporter sur la première
des victoires successives. Un individu peut sans
doute combattre la nature avec avantage dans
ses points de contact particuliers ; mais dans
tous les autres il est peut-être irrésistiblement
dominé par elle. Voilà que la société se forme et
qu’elle prend en mains la cause de chaque
homme ; ce qu’un individu ne pouvait faire,
tous le peuvent par la réunion de leurs forces.
Chacun, il est vrai, combat seul, mais la nature
est vaincue dans le combat général que tous
lui livrent, et cède une victoire dont chacun en
sa place remporte sur elle une partie. Ainsi
l’inégalité physique des individus donne une
nouvelle force au lien qui les réunit tous en un
corps ; l’impulsion du besoin, et l’impulsion
encore plus douce de la satisfaction du besoin
les lient intimement, et la nature a renforcé<noinclude>
<references/></noinclude>
jfact1h4hvno27hheax992knxts4pt5
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||DANS LA SOCIÉTÉ.|53}}</noinclude>la puissance de la raison en voulant l’affaiblir.
Jusqu’ici tout va son chemin naturel ; nous
avons des ''caractères'' très différents par le mode
et le degré de leur culture, mais nous n’avons
pas encore des ''états'' différents ; car nous n’avons
encore pu présenter ''aucune destination particulière''
''librement'' embrassée, aucun choix arbitraire
d’une espèce particulière de culture.
Je dis nous n’avons encore pu montrer aucune
destination particulière librement embrassée :
c’est ce qu’il faut bien comprendre. L’instinct
social en général tient à la liberté ; il pousse,
mais il ne force pas ; on peut lui résister et
l’écraser ; on peut par un égoïsme inhumain
se séparer de la société, se refuser à recevoir
quelque chose d’elle ; on peut par grossièreté
animale oublier qu’elle est libre, et la regarder
comme chose soumise à notre bon plaisir,
parce qu’on ne se considère pas soi-même autrement,
et qu’on se regarde comme soumis à
l’arbitraire de la nature. Mais ce n’est pas là ce
dont il est ici question : en supposant qu’on
obéisse en général à l’instinct social, on est alors
conduit nécessairement à communiquer ce
qu’on a de bon à celui qui en a besoin, et à
recevoir ce qui nous manque de celui qui le
possède. Il ne faut pas pour cela de détermination
particulière ou de modification de l’in-<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|54|DES DIFFÉRENTS ÉTATS}}</noinclude>stinct social par un nouvel acte de la liberté ; et
c’est là seulement ce que je voulais dire.
La différence caractéristique est celle-ci :
''sous les conditions que nous avons développées jusqu’ici'', je me livre, comme individu, à la
nature, pour le développement partiel d’une
faculté particulière quelconque qui est en moi,
''parce qu’il le faut'' ; je n’ai pas de choix à faire,
je suis involontairement sa direction ; je prends
tout ce qu’elle me donne, mais je ne puis
prendre ce qu’elle ne me donne pas. Je ne néglige
aucune circonstance pour me former sous
autant de rapports que je peux, mais je ne crée
aucune circonstance parce que je ne le puis.
Quand ''au contraire je choisis'' un état (si un
état ne peut être qu’une affaire de libre arbitre,
comme le langage l’indique), quand
je choisis un état, il faut ''auparavant'', seulement
pour que je puisse choisir, m’être livré à la nature ;
car déjà divers instincts doivent avoir été
réveillés en moi, et je dois avoir conscience
des diverses facultés que je possède. Cependant,
''tout en choisissant'', je me décide à ne tenir aucun
compte de certaines occasions que la nature
aurait pu me donner, pour ''appliquer exclusivement''
toutes mes forces et tous les avantages
que je tiens d’elle au développement
d’''une seule ou de plusieurs capacités déterminées'', et mon<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||DANS LA SOCIÉTÉ.|55}}</noinclude>état est déterminé par la faculté particulière
au développement de laquelle je me suis voué
par un libre choix.
Il se présente ici cette question : ''Dois-je''
choisir un état déterminé, ou, si je ne le dois
pas, ''puis-je'' me vouer exclusivement à un état
déterminé, c’est-à-dire à une culture partielle ?
Si je le dois, si c’est un devoir absolu de choisir
un état particulier, on doit pouvoir dériver
de la loi suprême de la raison un instinct qui
pousse au choix d’un état, comme nous en
avons trouvé un qui nous porte à nous former
en société. Si seulement je le puis, on ne pourra
pas dériver de cette loi un instinct, mais seulement
une permission ; et pour déterminer la
volonté à choisir réellement ce que permet seulement
la loi, il doit y avoir un ''{{lang|la|datum}}'' empirique,
qui établisse non une loi, mais une simple
règle de prudence. L’examen fera voir ce
qu’il en est.
La loi dit : Cultive toutes les facultés complètement
et uniformément, autant que tu le
peux ; mais elle ne détermine pas si je dois
m’en servir immédiatement dans la nature, ou
médiatement par le commerce avec les autres
hommes : le choix est ici entièrement abandonné
à ma propre prudence. La loi dit : Soumets la
nature à ton but ; mais elle ne dit pas que, si<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|56|DES DIFFÉRENTS ÉTATS}}</noinclude>je les trouve déjà assez développées par d’autres
pour certains buts que je me propose, je doive
encore les développer pour tous les buts possibles
de l’humanité. Par conséquent la loi ne
défend pas de choisir un état particulier ; mais
elle ne l’ordonne pas non plus, précisément
parce qu’elle ne le défend pas. Je suis donc ici
sur le terrain du libre arbitre, je puis choisir
un état ; et quand j’examine non quel état
déterminé je dois choisir (nous en parlerons
une autre fois), mais si je dois ou non en
choisir un, j’ai à me déterminer d’après de tout
autres motifs que d’après ceux qui dérivent
immédiatement de la loi.
Dans l’état actuel des choses, l’homme naît
dans la société ; il trouve la nature non plus
grossière, mais préparée déjà de plusieurs manières
à toutes les fins possibles. Il trouve une
foule d’hommes occupés à la travailler sous
toutes ses faces diverses, pour l’usage des êtres
raisonnables. Il trouve déjà fait en grande partie
ce qu’il aurait dû faire. Il pourrait peut-être
avoir une existence très agréable, sans appliquer
immédiatement ses forces à travailler à la
nature ; il pourrait atteindre une certaine perfection,
seulement en jouissant de ce que la société
a fait, et en particulier de ce qu’elle a fait
pour sa propre culture ; mais il ne le peut ; il<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||DANS LA SOCIÉTÉ.|57}}</noinclude>doit du moins chercher à payer sa dette à la
société ; il doit payer sa place, il doit s’efforcer
en quelque manière d’élever plus haut cette
perfection du genre humain qui a déjà tant
fait pour lui.
Pour cela deux voies s’offrent à lui : ou il
peut se proposer de travailler la nature dans tous
les sens ; mais alors toute sa vie, plusieurs vies
même se passeraient à apprendre ce qui a déjà
été fait avant lui par d’autres, et ce qui reste
encore à faire ; et ainsi sa vie serait perdue pour
la race humaine ; non pas, il est vrai, par la faute
de sa volonté, mais par celle de son imprudence :
ou il peut prendre une partie particulière, dont
il lui sera peut-être possible d’achever la culture.
La nature et la société l’avaient peut-être
déjà formé pour cette partie, et il s’y voue exclusivement.
Il s’en remet, pour la culture de ses
autres facultés, à la société qu’il a le projet, la
volonté et le désir de développer dans la partie
qu’il embrasse ; et de cette manière il s’est
choisi un état, et ce choix est tout-à-fait légitime.
Cependant cet acte de la liberté, comme
tous les autres, est soumis à la loi morale, qui
est la règle de toutes nos actions, ou à l’impératif
catégorique, que j’exprime ainsi : Par rapport
à la détermination de ta volonté, ne sois jamais
en contradiction avec toi-même ; —{{lié}}loi qui,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|58|DES DIFFÉRENTS ÉTATS}}</noinclude>ainsi formulée, peut être remplie par chacun,
puisque la détermination de notre volonté ne
dépend pas de la nature, mais seulement de
nous-mêmes.
Le choix d’un état est un acte de liberté, par
conséquent personne ne doit être forcé à un
état ou être exclu d’un état quelconque. Tout
acte, comme toute institution générale, qui
tend à violenter ainsi la liberté, est contraire à
la justice ; sans compter qu’il est imprudent de
forcer un homme à embrasser un état ou de
l’exclure d’un autre, car peut-être lui seul possède
les talents propres à cet état, et par là
souvent un membre est tout-à-fait perdu pour
la société, parce qu’il ne se trouve pas à la place
qui lui convenait. — Sans tenir compte de cette
perte, il y a injustice dans cette violence ; car
elle met notre action en contradiction avec l’idée
pratique que nous en avons. Nous voulions un
''membre'' de la société et nous en faisons un
''rouage'' ; nous voulions un ''libre collaborateur''
à notre grand plan, et nous en faisons un
''instrument passif'' ; par notre institution nous tuons
l’homme autant qu’il nous est possible, et nous
manquons et à lui et à la société.
On choisit un état déterminé, on se voue
au développement d’un certain talent,
''afin de pouvoir rendre à la société ce qu’elle a fait pour''<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||DANS LA SOCIÉTÉ.|59}}</noinclude>''nous'' ; par conséquent chacun est obligé d’appliquer
réellement sa capacité à l’avantage de la
société.
Personne n’a le droit de ne travailler que pour
sa propre jouissance, de se séparer de ses semblables
et de rendre sa culture inutile pour eux ;
car ce n’est que par le travail de la société qu’il
a été mis en état de l’acquérir ; elle est en un
sens le produit, la possession de la société ;
c’est la priver de ce qui lui appartient, que de
ne pas vouloir s’en servir à son profit. Il est du
devoir de chacun, non seulement de vouloir
être en général utile à la société, mais encore
de diriger tous ses efforts, autant qu’il le comprend,
vers la fin dernière de la société, à ennoblir
de plus en plus le genre humain, c’est-à-dire
à le rendre toujours plus libre de la contrainte
de la nature, toujours plus maître et directeur
de lui-même ; et par là cette nouvelle inégalité
produit une nouvelle égalité, qui consiste dans
la tendance uniforme de la culture chez tous
les individus.
Je ne dis pas que la chose se passe toujours
ainsi ; mais il devrait en être ainsi d’après les
idées pratiques que nous avons de la société et
des différents états qui la composent ; nous pouvons
et devons travailler pour faire qu’il en soit
ainsi. — Nous verrons bientôt avec quelle puis-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/68
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|60|DES DIFFÉRENTS ÉTATS}}</noinclude>sance le savant peut particulièrement contribuer
à atteindre ce but, et combien il possède
pour cela de ressources.
Si nous considérons l’idée développée jusqu’ici,
sans la rapporter à nous, nous voyons
du moins en dehors de nous une réunion d’hommes
dans laquelle personne ne peut travailler
pour soi sans travailler pour tous les autres, ni
travailler pour tous les autres sans travailler en
même temps pour soi ; une société où le bonheur
d’un des membres est à la fois un bonheur
pour tous les autres et son malheur un malheur
pour tous ; spectacle qui déjà, par l’harmonie que
nous apercevons dans la grande diversité de
détails, émeut notre âme et élève fortement notre
esprit.
L’intérêt s’accroît encore quand on jette un
regard sur soi-même et que l’on se considère
comme membre de cette grande et intime association.
Le sentiment de notre dignité et de
notre force augmente quand nous nous disons
ce que chacun de nous peut se dire : Mon existence
n’est pas inutile et sans but ; je suis un
anneau nécessaire de la grande chaîne qui
s’étend du moment que le premier homme eut
conscience de son existence, jusque dans l’éternité ;
tous ceux qui ont fait, au milieu des hommes,
chose grande, sage, noble, ces bienfai-<noinclude>
<references/></noinclude>
gm8txaqadm4yvj14se4vcw1mbiiyloa
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||DANS LA SOCIÉTÉ.|61}}</noinclude>teurs de l’humanité dont je lis les noms illustres
dans l’histoire des nations, tous ceux dont
les services ont survécu à leur nom, tous ont
travaillé pour moi ; je suis venu au milieu de
leur moisson, j’habite la terre qu’ils habitèrent,
je suis les traces sur lesquelles ils ont répandu
leurs bienfaits ; je puis, dès que je le veux, entreprendre
la même tâche qu’ils ont remplie,
de rendre toujours plus sage et plus heureuse la
race de mes frères ; je puis continuer ce qu’ils
furent obligés d’interrompre ; je puis élever plus
haut les murs du magnifique temple qu’il leur
fallut laisser inachevé.
« Mais il faudra aussi m’arrêter comme eux, »
pourra-t-on dire ? —{{lié}}Ah ! de toutes les pensées,
c’est la plus élevée. Je n’aurais jamais achevé si
j’entreprenais cette grande tâche ; et comme
certainement je suis appelé à l’entreprendre, je
ne puis jamais cesser d’''agir'', et par conséquent
jamais cesser d’''être''. Ce qu’on nomme la mort,
ne peut briser mon œuvre, car il faut qu’elle
soit achevée et elle ne peut jamais l’être : par
conséquent il n’est pas de temps assigné à mon
existence, et je suis éternel.
En entreprenant cette tâche immense, j’ai
tiré à moi l’éternité. Je lève fièrement la tête
vers les hautes montagnes aux pics menaçants,
au milieu des mugissantes tempêtes des eaux,<noinclude>
<references/></noinclude>
rnj1oowop8tpyfwnq1dd580l8zjr04m
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|62|DES DIFFÉRENTS ÉTATS DANS LA SOCIÉTÉ.}}</noinclude>au milieu des déchirements des nuages en feu,
et je m’écrie : Je suis éternel et je brave votre
puissance ! Tombez sur moi, toi terre, et toi
ciel ; confondez tous vos éléments en un sauvage
tumulte, soufflez, déchaînez-vous, et dans une
épouvantable lutte broyez le dernier atome du
corps que je dis mien ; ma volonté seule dans
son plan arrêté flottera digne et calme sur les
ruines du monde ; car j’ai compris ma destination,
et elle est d’une durée plus longue que
vous : elle est éternelle, et je suis éternel comme
elle.
{{—|5|m=3em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
j2dse3j60ocpjo0b51qhskqmnqafsan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude><nowiki/>
{{T2|{{sc|de la destination du savant.}}|{{t|'''TROISIÈME LEÇON.'''|120}}|fs=100%|ff=sans-serif|m=2em}}
{{—|4|m=1em}}
{{il|2}}
J’ai à parler aujourd’hui de la destination du
Savant.
Ce sujet me met dans une position singulière.
Vous tous, ou la plupart de vous, messieurs,
vous avez choisi l’étude, les sciences, pour l’occupation
de votre vie, et j’ai fait comme vous ;
vous tous, on peut le croire, vous employez
toutes vos forces à figurer avec honneur au nombre
des savants, et j’ai fait et je fais encore
comme vous. Ainsi, comme savant, je dois
parler devant des savants de la destination du<noinclude>
<references/></noinclude>
ebxpoda6wlk03ihg9m4g2f1ew284dpq
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude><nowiki/>
{{T2|{{sc|de la destination du savant.}}|{{t|'''QUATRIÈME LEÇON.'''|120}}|fs=100%|ff=sans-serif|m=2em}}
{{—|4|m=1em}}
{{il|2}}
J’ai à parler aujourd’hui de la destination du
Savant.
Ce sujet me met dans une position singulière.
Vous tous, ou la plupart de vous, messieurs,
vous avez choisi l’étude, les sciences, pour l’occupation
de votre vie, et j’ai fait comme vous ;
vous tous, on peut le croire, vous employez
toutes vos forces à figurer avec honneur au nombre
des savants, et j’ai fait et je fais encore
comme vous. Ainsi, comme savant, je dois
parler devant des savants de la destination du<noinclude>
<references/></noinclude>
l94np9uh8a5zt2ld8q91ib7kgneln6u
De la destination du savant/III
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text/x-wiki
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|66|DE LA DESTINATION|}}</noinclude>savant. Je dois examiner la chose à fond,
l’épuiser si je puis ; je ne dois omettre dans le
tableau rien d’essentiel, et si je trouve que cette
classe d’hommes a une destination très honorable,
très élevée, distinguée au-dessus de celle
de tous les autres états, comment pourrai-je
l’exposer sans blesser la modestie, rabaisser les
autres états, et sembler aveuglé par l’amour propre ?
— Mais je parle comme philosophe, c’est-à-dire
comme un homme qui doit déterminer
rigoureusement chaque idée : puis-je empêcher
cette idée de se présenter à son tour dans le système ?
Je ne puis rien changer à ce qui est reconnu
pour vrai : c’est là la vérité ; la modestie
lui est subordonnée, et ce serait une fausse
modestie que celle qui la défigurerait en quelque
partie. Étudions donc ce sujet froidement
et comme s’il nous était étranger ; étudions-le
comme une idée appartenant à un monde avec
lequel nous n’aurions point de rapport. Exigeons
des preuves plus rigoureuses ; n’oublions pas,
ce que j’espère présenter en son lieu avec force,
que chaque état est nécessaire, mérite toute
notre estime ; que ce n’est pas l’état, mais la
manière dont on le remplit, qui honore l’individu ;
que chacun n’est respectable qu’autant
qu’il approche le plus de l’entier accomplissement
de ses devoirs, et que par conséquent le<noinclude>
<references/></noinclude>
7041lue474w1srvs3xpmaao1mamg8fq
Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/75
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||DU SAVANT.|67}}</noinclude>savant doit être le plus modeste, parce qu’il sait
qu’il reste toujours bien loin de son but, parce
qu’il doit atteindre à un idéal très élevé, dont il
ne peut approcher que de loin.
« Dans l’homme sont plusieurs instincts,
plusieurs facultés ; chacun a pour vocation de
les développer autant qu’il le peut. Parmi ces
divers instincts, se trouve celui de la sociabilité,
qui lui présente un nouveau champ de culture,
celle qui a pour but la société, et en même
temps une facilité peu commune pour en favoriser
l’avancement. Ici rien n’est prescrit à
l’homme ; il peut vouloir développer à la fois
tous ses instincts immédiatement dans la nature
ou médiatement par la société ; le premier dessein
serait d’un accomplissement difficile, et
ne servirait de rien à la société ; aussi chaque
individu a raison de choisir dans la société un
rameau particulier de la culture générale, de
laisser les autres aux autres membres de la société,
et d’espérer qu’ils lui laisseront prendre
part à l’avantage de ''leur'' culture, comme il ''leur''
laisse prendre part aux avantages de la ''sienne'',
et c’est là l’origine et la cause de la différence
des états dans la société. »
Tel est le résultat de mes précédentes leçons.
Tour diviser les divers états d’après de pures
notions rationnelles, il faudrait prendre pour<noinclude>
<references/></noinclude>
r8h5ysc99zq1vts1p5gvu791su69gxo
16063385
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Khardan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||DU SAVANT.|67}}</noinclude>savant doit être le plus modeste, parce qu’il sait
qu’il reste toujours bien loin de son but, parce
qu’il doit atteindre à un idéal très élevé, dont il
ne peut approcher que de loin.
« Dans l’homme sont plusieurs instincts,
plusieurs facultés ; chacun a pour vocation de
les développer autant qu’il le peut. Parmi ces
divers instincts, se trouve celui de la sociabilité,
qui lui présente un nouveau champ de culture,
celle qui a pour but la société, et en même
temps une facilité peu commune pour en favoriser
l’avancement. Ici rien n’est prescrit à
l’homme ; il peut vouloir développer à la fois
tous ses instincts immédiatement dans la nature
ou médiatement par la société ; le premier dessein
serait d’un accomplissement difficile, et
ne servirait de rien à la société ; aussi chaque
individu a raison de choisir dans la société un
rameau particulier de la culture générale, de
laisser les autres aux autres membres de la société,
et d’espérer qu’ils lui laisseront prendre
part à l’avantage de ''leur'' culture, comme il ''leur''
laisse prendre part aux avantages de la ''sienne'',
et c’est là l’origine et la cause de la différence
des états dans la société. »
Tel est le résultat de mes précédentes leçons.
Pour diviser les divers états d’après de pures
notions rationnelles, il faudrait prendre pour<noinclude>
<references/></noinclude>
pf29pfhmobhwdgsvee66xzt12ppifxz
Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/76
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|68|DE LA DESTINATION|}}</noinclude>base un recensement complet de toutes les facultés
et de tous les besoins naturels de l’homme
(non pas de ses besoins factices). Un état particulier
peut être consacré à la culture de chaque
faculté, ou, ce qui revient au même, à la satisfaction
de chaque besoin naturel fondé sur un penchant
inné en l’homme. Nous remettons cette recherche
à un autre temps, pour entreprendre
dans cette leçon celle que nous avons annoncée.
Si l’on se posait la question de la perfection
ou de l’imperfection de la société telle
que nous l’avons établie d’après nos principes
(et chaque société se dirige par les instincts
naturels de l’homme sans aucun autre
guide, entièrement d’elle-même, comme on le
voit par ce que nous avons dit de l’origine de la
société) ; si, dis-je, on posait cette question,
on ne pourrait la résoudre qu’après avoir recherché
si l’on prend soin, dans la société donnée,
du développement et de la satisfaction de ''tous''
les besoins, du développement ''uniforme'', de la
satisfaction égale de tous. Si l’on prenait soin
de tous, la société serait, comme société, parfaite ;
cela ne veut pas dire qu’elle ''atteindrait''
son but, ce qui est impossible d’après ce que
nous avons établi ; mais elle serait dans une voie
qui nécessairement la conduirait toujours de
''plus en plus près'' de ce but ; si l’on ne faisait<noinclude>
<references/></noinclude>
knxsy1ccdtra1rtkgsee64kdn9qyx2p
Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/77
104
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2026-09-25T22:52:22Z
Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||DU SAVANT.|69}}</noinclude>rien pour eux, elle pourrait bien par un heureux
hasard être poussée sur la route de la culture ;
mais il n’y aurait là rien de certain ni d’assuré,
car, par un malheureux hasard, elle pourrait
aussi rétrograder.
Le soin qu’on doit prendre de ce développement
uniforme de toutes les facultés de
l’homme suppose d’abord la connaissance de
toutes ses facultés, la science de tous ses penchants,
de tous ses besoins, la mesure prise
déjà de tout son être. Cette connaissance complète
de l’homme tout entier se fonde elle-même
sur une faculté qui doit être développée, car
il y a dans l’homme un penchant ''à connaître'',
et en particulier à connaître ce dont il a besoin.
Mais le développement de cette faculté demande
tout le temps et toutes les forces d’un
homme ; s’il est un besoin commun qui exige
qu’un état particulier se consacre à sa satisfaction,
c’est certainement celui-ci.
Mais la simple ''connaissance'' des facultés et
des besoins de l’homme, sans celle des moyens
de les ''développer'' et de les ''satisfaire'', serait
une science non seulement triste et accablante,
mais encore vide et entièrement inutile.
Ce ne serait pas se conduire envers moi
en ami que de me montrer ce qui me manque,
sans m’enseigner en même temps le moyen<noinclude>
<references/></noinclude>
imttp095lmiuy40tv0ki2cyfvfh5jwn
Page:Gide - Si le grain ne meurt, 1924.djvu/447
104
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude><nowiki/>
{{T3|{{rom-maj|I}}|fs=130%|ff=serif|m=2em}}
Les faits dont je vous dois à présent le
récit, les mouvements de mon cœur et de
ma pensée, je veux les présenter dans cette
même lumière qui me les éclairait d’abord,
et ne laisser point trop paraître le jugement
que je portai sur eux par la suite. D’autant
que ce jugement a plus d’une fois varié et
que je regarde ma vie tour à tour d’un œil
indulgent ou sévère suivant qu’il fait plus
ou moins clair au dedans de moi. Enfin s’il
m’est récemment apparu qu’un acteur
important : le Diable, avait bien pu prendre
part au drame, je raconterai néanmoins ce
drame sans faire intervenir d’abord celui
que je n’identifiai que longtemps plus tard.
Par quels détours je fus mené, vers quel
aveuglement de bonheur, c’est ce que je me
propose de dire. En ce temps de ma vingtième
année je commençai de me persuader
qu’il ne pouvait m’advenir rien que d’heureux ;
je conservai jusqu’à ces derniers<noinclude>
<references/></noinclude>
teanfa93ndxlv4yc914pv86umrc6p3b
Page:Gide - Si le grain ne meurt, 1924.djvu/448
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|48|SI LE GRAIN NE MEURT|}}</noinclude>mois<ref>Écrit au printemps de 1919.</ref> cette confiance, et je tiens pour un
des plus importants de ma vie l’événement
qui m’en fit douter brusquement. Encore
après le doute me ressaisis-je —{{lié}}tant est
exigeante ma joie ; tant est forte en moi
l’assurance que l’événement le plus malheureux
en première apparence reste celui qui,
bien considéré, peut aussi le mieux nous instruire,
qu’il y a quelque profit dans le pire,
qu’à quelque chose malheur est bon, et que
si nous ne reconnaissons pas plus souvent le
bonheur, c’est qu’il vient à nous avec un
visage autre que celui que nous attendions.
Mais assurément j’anticipe, et vais gâcher
tout mon récit si je donne pour acquis déjà
l’état de joie, qu’à peine j’imaginais possible,
qu’à peine, surtout, j’osais imaginer
permis. Lorsque ensuite je fus mieux
instruit, certes tout cela m’a paru plus
facile ; j’ai pu sourire des immenses tourments
que de petites difficultés me causaient,
appeler par leur nom des velléités
indistinctes encore et qui m’épouvantaient
parce que je n’en discernais point le contour.
En ce temps il me fallait tout découvrir,
inventer à la fois et le tourment et le {{tiret|re|mède}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Gide - Si le grain ne meurt, 1924.djvu/449
104
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||SI LE GRAIN NE MEURT|49}}</noinclude>{{tiret2|re|mède}}, et je ne sais lequel des deux m’apparaissait
le plus monstrueux. Mon éducation
puritaine m’avait ainsi formé, donnait
telle importance à certaines choses, que je
ne concevais point que les questions qui
m’agitaient ne passionnassent point l’humanité
tout entière et chacun en particulier.
J’étais pareil à Prométhée qui s’étonnait
qu’on pût vivre sans aigle et sans se
laisser dévorer. Au demeurant, sans le
savoir, j’aimais cet aigle ; mais avec lui je
commençais de transiger. Oui, le problème
pour moi restait le même, mais, en avançant
dans la vie, je ne le considérais déjà
plus si terrible, ni sous un angle aussi aigu.
—{{lié}}Quel problème ? —{{lié}}Je serais bien en
peine de le définir en quelques mots. Mais
d’abord n’était-ce pas déjà beaucoup qu’il
y eût problème ? —{{lié}}Le voici, réduit au plus
simple :
Au nom de quel Dieu, de quel idéal me
défendez-vous de vivre selon ma nature ?
Et cette nature, où m’entraînerait-elle, si
simplement je la suivais ? —{{lié}}Jusqu’à présent
j’avais accepté la morale du Christ ; ou
du moins certain puritanisme que l’on
m’avait enseigné comme étant la morale du<noinclude>
<references/></noinclude>
tsx8tqe0s5f81fn88civjncevlz2kq4
Page:Gide - Si le grain ne meurt, 1924.djvu/450
104
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|50|SI LE GRAIN NE MEURT|}}</noinclude>Christ. Pour m’efforcer de m’y soumettre,
je n’avais obtenu qu’un profond désarroi
de tout mon être. Je n’acceptais point de
vivre sans règles, et les revendications de
ma chair ne savaient se passer de l’assentiment
de mon esprit. Ces revendications, si
elles eussent été plus banales, je doute si
mon trouble en eût été moins grand. Car il
ne s’agissait point de ce que réclamait mon
désir, aussi longtemps que je croyais lui
devoir tout refuser. Mais j’en vins alors à
douter si Dieu même exigeait de telles
contraintes ; s’il n’était pas impie de regimber
sans cesse, et si ce n’était pas contre
Lui ; si, dans cette lutte où je me divisais,
je devais raisonnablement donner tort à
l’autre. J’entrevis enfin que ce dualisme
discordant pourrait peut-être bien se résoudre
en une harmonie. Tout aussitôt il
m’apparut que cette harmonie devait être
mon but souverain, et de chercher à l’obtenir
la sensible raison de ma vie. Quand en
octobre{{lié}}93, je m’embarquai pour l’Algérie,
ce n’est point tant vers une terre nouvelle,
mais bien vers ''cela'', vers cette toison d’or,
que me précipitait mon élan. J’étais résolu
à partir ; mais j’avais longtemps hésité si je<noinclude>
<references/></noinclude>
8nfeqvufnzepk98ogiau4j9z2jiosau
Page:Gide - Si le grain ne meurt, 1924.djvu/451
104
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||SI LE GRAIN NE MEURT|51}}</noinclude>ne suivrais pas mon cousin Georges Pouchet,
ainsi qu’il m’y invitait, dans une
croisière scientifique en Islande ; et j’hésitais
encore, lorsque Paul Laurens reçut, en
prix de je ne sais plus quel concours, une
bourse de voyage qui l’obligeait à un exil
d’un an ; le choix qu’il fit de moi pour compagnon
décida de ma destinée. Je partis
donc avec mon ami ; sur le navire Argo,
l’élite de la Grèce ne frémissait point d’un
plus solennel enthousiasme.
J’ai dit, je crois, que nous étions exactement
de même âge ; nous avions même
taille, même aspect, même démarche,
mêmes goûts. De sa fréquentation avec les
élèves des beaux-arts, il avait rapporté un
ton d’assurance un peu persiffleur qui
cachait une grande timidité naturelle ;
aussi l’habitude d’un tour funambulesque,
qui faisait mon admiration et ma joie ; mais
qui faisait mon désespoir lorsque j’y comparais
l’ankylose de mon esprit.
Je fréquentais Paul moins souvent que
Pierre Louis, peut-être ; mais il me semble
que j’avais pour le premier une affection
plus véritable et plus capable de développement.
Pierre avait dans le caractère je ne<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Gide - Si le grain ne meurt, 1924.djvu/452
104
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|52|SI LE GRAIN NE MEURT|}}</noinclude>sais quoi d’agressif, de romantique et de
contrecarrant qui mouvementait à l’excès
nos rapports. Le caractère de Paul au contraire
était tout souplesse ; il ondoyait
avec le mien. À Paris je ne le voyais
guère qu’en compagnie de son frère, qui,
de tempérament plus entier et bien qu’un
peu plus jeune, nous bousculait, de sorte
qu’avec lui la conversation se faisait
sommaire. Deux fois par semaine une leçon
d’escrime que j’allais prendre chez eux, le
soir, était prétexte à des lectures et des
entretiens prolongés. Nous sentions, Paul
et moi, notre amitié grandir et découvrions
avec ravissement l’un dans l’autre toutes
sortes de possibilités fraternelles. Nous en
étions au même point de la vie ; pourtant
il y avait entre nous cette différence, que
son cœur était libre, le mien accaparé par
mon amour ; mais ma résolution était prise
de ne m’en laisser pas empêcher. Après la
publication de mes ''Cahiers'', le refus de ma
cousine ne m’avait point découragé peut-être,
mais du moins m’avait forcé de
reporter plus loin mon espoir ; aussi bien, je
l’ai dit, mon amour demeurait-il quasi
mystique ; et si le diable me dupait en me<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Gide - Si le grain ne meurt, 1924.djvu/453
104
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2026-09-25T23:06:25Z
Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||SI LE GRAIN NE MEURT|53}}</noinclude>faisant considérer comme une injure l’idée
d’y pouvoir mêler quoi que ce fût de charnel,
c’est ce dont je ne pouvais encore me
rendre compte ; toujours est-il que j’avais
pris mon parti de dissocier le plaisir de
l’amour ; et même il me paraissait que ce
divorce était souhaitable, que le plaisir
était ainsi plus pur, l’amour plus parfait, si
le cœur et la chair ne s’entr’engageaient
point. Oui, Paul et moi, nous étions résolus,
quand nous partîmes… Et si l’on me demande
peut-être comment Paul, élevé
moralement sans doute, mais selon une
morale catholique et non puritaine, dans un
milieu d’artistes et provoqué sans cesse par
les rapins et les modèles, avait pu, passé
vingt trois ans, rester puceau —{{lié}}je répondrai
que je raconte ici mon histoire et non point
la sienne et qu’un tel cas est du reste beaucoup
plus fréquent qu’on ne {{corr|croît|croit}} ; car le
plus souvent il répugne à se laisser connaître.
Timidité, pudeur, dégoût, fierté,
sentimentalité mal comprise, effarouchement
nerveux à la suite d’une maladroite
expérience (c’était le cas de Paul, je crois)
tout cela retient sur le seuil. Alors, c’est le
doute, le trouble, le romantisme et la<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Gide - Si le grain ne meurt, 1924.djvu/454
104
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|54|SI LE GRAIN NE MEURT|}}</noinclude>mélancolie ; de tout cela nous étions las ;
de tout cela nous voulions sortir. Mais ce
qui nous dominait surtout c’était l’horreur
du particulier, du bizarre, du morbide, de
l’anormal. Et dans les conversations que
nous avions avant le départ, nous nous
poussions, je me souviens, vers un idéal
d’équilibre, de plénitude et de santé. Ce fut,
je crois bien, ma première aspiration vers
ce qu’on appelle aujourd’hui le « classicisme » ;
à quel point il s’opposait à mon
premier idéal chrétien, c’est ce que je ne
saurai jamais assez dire ; et je le compris
aussitôt si bien, que je me refusai d’emporter
avec moi ma Bible. Ceci, qui peut-être
n’a l’air de rien, était de la plus haute
importance : jusqu’alors il ne s’était point
passé de jour que je ne puisasse dans le
saint livre mon aliment moral et mon
conseil. Mais c’est précisément parce que cet
aliment me semblait devenu indispensable
que je sentis le besoin de m’en sevrer. Je ne
dis pas adieu au Christ sans une sorte de
déchirement ; de sorte que je doute à présent
si je l’ai jamais vraiment quitté.
Les Latil, amis des Laurens, nous retinrent
à Toulon quelques jours ; chez eux je<noinclude>
<references/></noinclude>
i9q5qnrd3o0o15487l1qlubz765zk9c
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||SI LE GRAIN NE MEURT|55}}</noinclude>pris froid, et, dès avant de quitter la France,
1e commençai d’aller moins bien ; mais je
n’en laissai rien paraître. Je n’en parlerais
pas, si la question de santé n’avait été
appelée à jouer un tel rôle dans ma vie,
et sitôt ensuite, dans ce voyage. J’avais
toujours été délicat ; au conseil de révision,
deux ans de suite ajourné, réformé définitivement
au troisième : « tuberculose » disait
la feuille, et je ne sais si j’avais été plus
réjoui de la dispense qu’effrayé par cette
déclaration. De plus je savais que mon père,
déjà… Bref cette sorte de rhume sournois
que je pris à Toulon m’inquiéta tout aussitôt
au point que j’hésitai presque si je ne
laisserais point Paul s’embarquer seul,
quitte à le rejoindre un peu plus tard. Puis
je m’abandonnai à mon destin, ce qui
presque toujours est le plus sage. Au surplus
je pensais que la chaleur de l’Algérie me
remettrait ; que nul climat ne pouvait
m’être meilleur.
Cependant Toulon accueillait l’escadre
russe ; le port était pavoisé et le soir une
étrange liesse emplissait la ville illuminée,
et jusqu’aux plus étroits vicolos ; c’est
ainsi que d’étape en étape, et dès la pre-<noinclude>
<references/></noinclude>
r86vztb926887qeuye2lsfsc7451k8b
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2026-09-25T23:09:30Z
Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||SI LE GRAIN NE MEURT|55}}</noinclude>pris froid, et, dès avant de quitter la France,
je commençai d’aller moins bien ; mais je
n’en laissai rien paraître. Je n’en parlerais
pas, si la question de santé n’avait été
appelée à jouer un tel rôle dans ma vie,
et sitôt ensuite, dans ce voyage. J’avais
toujours été délicat ; au conseil de révision,
deux ans de suite ajourné, réformé définitivement
au troisième : « tuberculose » disait
la feuille, et je ne sais si j’avais été plus
réjoui de la dispense qu’effrayé par cette
déclaration. De plus je savais que mon père,
déjà… Bref cette sorte de rhume sournois
que je pris à Toulon m’inquiéta tout aussitôt
au point que j’hésitai presque si je ne
laisserais point Paul s’embarquer seul,
quitte à le rejoindre un peu plus tard. Puis
je m’abandonnai à mon destin, ce qui
presque toujours est le plus sage. Au surplus
je pensais que la chaleur de l’Algérie me
remettrait ; que nul climat ne pouvait
m’être meilleur.
Cependant Toulon accueillait l’escadre
russe ; le port était pavoisé et le soir une
étrange liesse emplissait la ville illuminée,
et jusqu’aux plus étroits vicolos ; c’est
ainsi que d’étape en étape, et dès la pre-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Gide - Si le grain ne meurt, 1924.djvu/456
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2026-09-25T23:10:30Z
Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|56|SI LE GRAIN NE MEURT|}}</noinclude>mière, il nous parut, au cours de notre
voyage, que peuple et pays pour nous se
mettaient en fête, et que la nature même,
à notre approche, s’exaltait. Je ne sais plus
pourquoi je laissai Paul aller seul à la fête
de nuit qui se donnait sur un des cuirassés
de l’escadre, soit que je me sentisse trop
fatigué, soit que m’attirât davantage, dans
les petites rues, le spectacle de la débauche
et de l’ivresse.
Le lendemain nous le passâmes au bord
de la mer, à la Simiane, superbe propriété
des Latil, où Paul se souvient que je lui
racontai le sujet de ce qui devint plus tard
ma ''Symphonie pastorale''. Je lui parlai également
d’un autre projet plus ambitieux, que
j’eusse dû mener à bien avant de le laisser
dévorer par les scrupules. Les difficultés
d’un sujet, il est bon de ne les reconnaître
qu’au fur et à mesure que l’on travaille ; on
perdrait cœur à les voir toutes d’un coup.
Je projetais donc d’écrire l’histoire imaginaire
d’un peuple, d’un pays, avec des
guerres, des révolutions, des changements
de régime, des événements exemplaires.
Bien que l’histoire de chaque pays diffère
de l’histoire de chaque autre, je me piquais<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Gide - Si le grain ne meurt, 1924.djvu/457
104
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||SI LE GRAIN NE MEURT|57}}</noinclude>de marquer telles lignes qui leur fussent
communes à toutes. J’aurais inventé des
héros, des souverains, des hommes d’état,
des artistes —{{lié}}un art, une littérature apocryphe,
dont j’exposais et critiquais les
tendances, des genres dont je contais l’évolution,
des chefs-d’œuvre dont je révélais
des fragments… Et tout cela pour prouver
quoi ? Que l’histoire de l’homme aurait pu
être différente, différents nos us, nos mœurs
nos coutumes, nos goûts, nos codes et nos
étalons de beauté —{{lié}}et rester humains tout
de même. Me fussé-je lancé là dedans, je
m’y serais perdu peut-être, mais sans doute
beaucoup amusé.
Nous eûmes une traversée, de Marseille
à Tunis, à peu près calme. Dans notre
cabine l’atmosphère était étouffante, et, la
première nuit, je transpirai si abondamment
que les draps de la couchette me {{corr|colaient|collaient}}
au corps ; je passai la seconde nuit sur le
pont. D’immenses éclairs de chaleur palpitaient
au loin dans la direction de l’Afrique.
L’Afrique ! Je répétais ce mot mystérieux ;
je le gonflais de terreurs, d’attirantes horreurs,
de promesses, et mes regards plongeaient
éperdument dans la nuit chaude<noinclude>
<references/></noinclude>
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16062996
16062994
2026-09-25T23:11:42Z
Susuman77
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16062996
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||SI LE GRAIN NE MEURT|57}}</noinclude>de marquer telles lignes qui leur fussent
communes à toutes. J’aurais inventé des
héros, des souverains, des hommes d’état,
des artistes —{{lié}}un art, une littérature apocryphe,
dont j’exposais et critiquais les
tendances, des genres dont je contais l’évolution,
des chefs-d’œuvre dont je révélais
des fragments… Et tout cela pour prouver
quoi ? Que l’histoire de l’homme aurait pu
être différente, différents nos us, nos mœurs
nos coutumes, nos goûts, nos codes et nos
étalons de beauté —{{lié}}et rester humains tout
de même. {{Nec|Me fussé-je}} lancé là dedans, je
m’y serais perdu peut-être, mais sans doute
beaucoup amusé.
Nous eûmes une traversée, de Marseille
à Tunis, à peu près calme. Dans notre
cabine l’atmosphère était étouffante, et, la
première nuit, je transpirai si abondamment
que les draps de la couchette me {{corr|colaient|collaient}}
au corps ; je passai la seconde nuit sur le
pont. D’immenses éclairs de chaleur palpitaient
au loin dans la direction de l’Afrique.
L’Afrique ! Je répétais ce mot mystérieux ;
je le gonflais de terreurs, d’attirantes horreurs,
de promesses, et mes regards plongeaient
éperdument dans la nuit chaude<noinclude>
<references/></noinclude>
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Susuman77
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|58|SI LE GRAIN NE MEURT|}}</noinclude>vers une attente oppressante et toute
enveloppée d’éclairs.
Oh ! Je sais qu’un voyage à Tunis n’a
rien de bien rare ; non ; mais le rare, c’était
nous y allant. Certes, les cocotiers des atolls
ne m’émerveilleraient pas plus aujourd’hui,
et demain, hélas ! ne m’émerveilleront plus
autant, que ne firent alors les premiers
chameaux aperçus du pont du navire. Sur
une langue de terre basse, encerclant le
goulet où nous venions d’entrer, ils se
profilaient, tels une démonstration sur le
ciel. Je m’attendais bien à rencontrer des
chameaux à Tunis, mais je n’étais point
parvenu à les imaginer si étranges. C’est
comme cette bande de poissons dorés que le
navire, sur le point d’afflanquer le quai, fit
gicler et voler hors de l’eau ; et ce peuple de
Mille et une Nuits qui s’empressait et se
bousculait pour s’emparer de nos valises.
Nous étions à cet instant de la vie où le
ravissement de toute nouveauté vous enivre ;
nous savourions à la fois notre soif et
son étanchement. Tout, ici, nous étonnait
au delà de toute espérance. Avec quelle
naïveté nous donnâmes dans tous les pièges
des courtiers ! Mais que les étoffes étaient<noinclude>
<references/></noinclude>
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104
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||SI LE GRAIN NE MEURT|59}}</noinclude>belles, de nos haïks, de nos burnous ! Que
le café que le marchand nous offrait nous
semblait bon ! et que généreux le marchand
de nous l’offrir ! Dès le premier jour, dès
notre apparition dans les souks, un petit
guide de quatorze ans se saisit de nos
personnes, nous escorta dans les boutiques
(qui nous eût dit qu’il touchait commission
nous eût indignés) et comme il parlait le
français passablement, que de plus il était
charmant, nous prîmes rendez-vous à notre
hôtel pour le lendemain. Il s’appelait Ceci
et était originaire de l’île de Djerba, que
l’on dit être l’ancienne île des Lotophages.
Je me souviens de notre inquiétude en ne
le voyant pas arriver à l’heure dite. Je me
souviens de mon trouble, quelques jours
plus tard, lorsqu’il vint dans ma chambre
(nous avions quitté l’hôtel et loué, rue Al
Djezira, un petit appartement de trois
pièces) chargé de nos récentes emplettes et
commença de se dévêtir à demi pour me
montrer comment on se drapait dans un
haïck.
Le capitaine Julian, que nous avions
rencontré chez le général Leclerc, mit à
notre disposition des chevaux de l’armée<noinclude>
<references/></noinclude>
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|60|SI LE GRAIN NE MEURT|}}</noinclude>et s’offrit à nous accompagner hors les
murs. Je n’avais jusqu’à présent connu de
chevauchées que celles du manège, fastidieux
défilé des élèves sous les regards
critiques du maître, qui rectifiait les positions ;
mornes tours et retours, une heure
durant, dans une morne salle close. Le
petit alezan arabe que je montais était
peut-être un peu trop fougueux à mon gré,
mais quand, bientôt, je pris le parti de le
laisser pousser sa pointe et galoper tout
son soûl, je ne mesurai plus ma joie. Bientôt
je me vis seul, ayant perdu mes compagnons,
ma route, et fort peu soucieux de
retrouver avant la nuit l’un ni l’autre. Le
soleil couchant inondait d’or et de pourpre
l’immense plaine qui s’étend entre Tunis et
la montagne de Zaghouan et que jalonnent
de loin en loin quelques arches énormes de
l’antique aqueduc en ruines ; et je l’imaginais
celui-là même qui portait à Carthage
les eaux limpides du nymphée. Cet étang
d’eaux {{corr|saumatres|saumâtres}}, qu’on appelle je crois
Sebkra, incertain reste de l’ancien port,
semblait un lac de sang ; je suivis ses bords
désolés d’où quelques oiseaux échassiers,
que je pris pour des flamands, s’envolèrent.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||SI LE GRAIN NE MEURT|61}}</noinclude><nowiki />
Nous pensions ne quitter Tunis pas avant
le commencement de l’hiver ; notre projet
était de gagner Biskra par le sud, et naïvement
nous comptions pour rien le mauvais
temps et ne redoutions que la chaleur. Les
conseils autorisés du capitaine Julian nous
dissuadèrent de différer notre départ, eu
égard à l’approche de la mauvaise saison. Il
révisa notre itinéraire, prépara nos relais
et couvrit de recommandations nos étapes.
À travers le chott El{{lié}}Djerid, une escorte
militaire, s’il me souvient bien, devait
protéger notre randonnée. Et nous nous
lancions dans le désert avec une enfantine
imprévoyance, confiants en notre étoile,
certains que tout nous devait réussir. Pour
vingt cinq francs par jour, nous nous étions
assurés d’un guide et d’un cocher qui, dans
un énorme {{sic2|landeau|landau}}, une sorte de fastueux
{{corr|carosse|carrosse}} à quatre chevaux, devait, en quatre
jours, nous mener à Sousse, où nous aviserions
s’il ne valait pas mieux quitter le
landeau pour la diligence de Sfax et de
Gabès. Guide et cocher étaient Maltais ;
jeunes, superbement {{corr|rablés|râblés}}, avec des airs
de brigands qui nous enchantaient. J’admire
encore que pour cette modique somme<noinclude>
<references/></noinclude>
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||SI LE GRAIN NE MEURT|61}}</noinclude><nowiki />
Nous pensions ne quitter Tunis pas avant
le commencement de l’hiver ; notre projet
était de gagner Biskra par le sud, et naïvement
nous comptions pour rien le mauvais
temps et ne redoutions que la chaleur. Les
conseils autorisés du capitaine Julian nous
dissuadèrent de différer notre départ, eu
égard à l’approche de la mauvaise saison. Il
révisa notre itinéraire, prépara nos relais
et couvrit de recommandations nos étapes.
À travers le chott {{Nec|El}}{{lié}}Djerid, une escorte
militaire, s’il me souvient bien, devait
protéger notre randonnée. Et nous nous
lancions dans le désert avec une enfantine
imprévoyance, confiants en notre étoile,
certains que tout nous devait réussir. Pour
vingt cinq francs par jour, nous nous étions
assurés d’un guide et d’un cocher qui, dans
un énorme {{sic2|landeau|landau}}, une sorte de fastueux
{{corr|carosse|carrosse}} à quatre chevaux, devait, en quatre
jours, nous mener à Sousse, où nous aviserions
s’il ne valait pas mieux quitter le
landeau pour la diligence de Sfax et de
Gabès. Guide et cocher étaient Maltais ;
jeunes, superbement {{corr|rablés|râblés}}, avec des airs
de brigands qui nous enchantaient. J’admire
encore que pour cette modique somme<noinclude>
<references/></noinclude>
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|62|SI LE GRAIN NE MEURT|}}</noinclude>nous pussions avoir un tel équipage ; mais
il va sans dire pourtant qu’on payait les
jours de retour. Les relais étaient assurés.
Notre bagage et nos provisions étaient
cordés derrière le landeau. Enfouis sous un
amoncellement de burnous et de couvertures,
Paul et moi, nous avions l’air de deux
boyards :
— « Et l’on s’étonnait autour d’eux de la
modicité de leurs pourboires — » disait
Paul, habile à résumer d’un mot les situations.
Nous devions coucher à Zaghouan, et
tout le jour nous vîmes devant nous se
rapprocher lentement la montagne, d’heure
en heure plus rose. Et lentement nous nous
éprenions de ce grand pays monotone, de
son vide diapré, de son silence plus captivant
qu’aucun récit. Mais le vent !… Cessait-il
de souffler, la chaleur était accablante ;
s’il s’élevait, on était transi. Il soufflait
comme coule l’eau d’un fleuve, d’une hâte
ininterrompue ; il traversait les couvertures,
les vêtements, la chair même ; je me
sentais transi jusqu’aux os. Mal remis de
mon indisposition de Toulon, la fatigue, et
comme je me refusais d’y céder, avait<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Gide - Si le grain ne meurt, 1924.djvu/463
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||SI LE GRAIN NE MEURT|63}}</noinclude>entretenu mon malaise. Il m’était dur de ne
point suivre Paul, et je l’accompagnais
partout ; mais je crois que, sans moi, il en
aurait fait plus et que, par délicatesse
amicale, il s’arrêtait où fléchissait ma résistance.
Sans cesse je devais prendre des
précautions, m’inquiéter si je n’étais pas
trop couvert, ou si je ne l’étais pas assez.
Dans ces conditions, se lancer dans le désert
était folie. Mais je ne voulais pas renoncer ;
et aussi je cédais à cet attrait du Sud, à ce
mirage qui nous fait croire à sa clémence.
Zaghouan cependant, avec ses aimables
vergers, ses eaux courantes, bien abrité
dans un repli de la montagne, eût présenté
maints avantages, et sans doute m’y fussé-je
vite rétabli, si j’avais pu m’y arrêter.
Mais comment ne pas imaginer que, plus
loin… Nous arrivâmes à son auberge
affamés et fourbus. Sitôt après souper nous
nous apprêtions à gagner notre chambre et
ne songions déjà plus qu’à dormir, lorsqu’un
spahi (je n’entends rien aux uniformes et
confonds peut-être turcos et spahis) vint
nous dire qu’averti de notre arrivée, le
commandant de la place (je n’entends non
plus rien aux grades et n’ai jamais su<noinclude>
<references/></noinclude>
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>lampe vacille comme sous l’action d’un courant
d’air. Je sens le courant d’air. Je me
retourne. Derrière moi, une fenêtre est ouverte,
celle qui se trouve à l’extrémité de ce
bout de galerie sur laquelle donnent nos chambres,
à Frédéric Larsan et à moi, galerie que
j’appellerai « galerie tournante » pour la distinguer
de la « galerie droite », sur laquelle
donne l’appartement de {{Mlle|Stangerson}}. Ces
deux galeries se croisent à angle droit. Qui
donc a laissé cette fenêtre ouverte, ou qui vient
de l’ouvrir ? Je vais à la fenêtre ; je me penche
au dehors. À un mètre environ sous cette
fenêtre, il y a une terrasse qui sert de toit à
une petite pièce en encorbellement qui se
trouve au rez-de-chaussée. On peut, au besoin,
sauter de la fenêtre sur la terrasse, et de là, se
laisser glisser dans la cour d’honneur du château.
Celui qui aurait suivi ce chemin ne devait
évidemment pas avoir sur lui la clef de la
porte du vestibule. Mais pourquoi m’imaginer
cette scène de gymnastique nocturne ? À cause
d’une fenêtre ouverte ? Il n’y a peut-être là que
la négligence d’un domestique. Je referme la
fenêtre en souriant de la facilité avec laquelle
je bâtis des drames avec une fenêtre ouverte.
Nouveau cri de la « Bête du bon Dieu » dans
la nuit. Et puis, le silence ; la pluie a cessé de
frapper les vitres. Tout dort dans le château.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>Je marche avec des précautions infinies sur le
tapis de la galerie. Arrivé au coin de la galerie
droite, j’avance la tête et y jette un prudent
regard. Dans cette galerie, une autre lampe à
réflecteur donne une lumière éclairant parfaitement
les quelques objets qui s’y trouvent,
trois fauteuils et quelques tableaux pendus aux
murs. Qu’est-ce que je fais-là ? Jamais le château
n’a été aussi calme. Tout y repose. Quel
est cet instinct qui me pousse vers la chambre
de {{Mlle|Stangerson}} ? Qu’est-ce qui me conduit
vers la chambre de {{Mlle|Stangerson}} ? Pourquoi
cette voix qui crie au fond de mon être : « Va
jusqu’à la chambre de {{Mlle|Stangerson}} ! » Je
baisse les yeux sur le tapis que je foule et « je
vois que mes pas vers la chambre de {{Mlle|Stangerson}},
sont conduits par des pas qui y sont
déjà allés. » Oui, sur ce tapis, des traces de pas
ont apporté la boue du dehors et je suis ces
pas qui me conduisent à la chambre de
{{Mlle|Stangerson}}. Horreur ! Horreur ! Ce sont
« les pas élégants » que je reconnais, « les pas
de l’assassin ! » Il est venu du dehors, par cette
nuit abominable. Si l’on peut descendre de la
galerie par la fenêtre, grâce à la terrasse, on
peut aussi y monter.
L’assassin est là, dans le château, « car les
pas ne sont pas revenus. » Il s’est introduit
dans le château par cette fenêtre ouverte à l’ex-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>trémité de la galerie tournante ; il est passé
devant la chambre de Frédéric Larsan, devant
la mienne, a tourné à droite, dans la galerie
droite, ''et est entré dans la chambre de {{Mlle|Stangerson}}''.
Je suis devant la porte de l’appartement
de {{Mlle|Stangerson}}, devant la porte
de l’antichambre : elle est entr’ouverte, je la
pousse sans faire entendre le moindre bruit. Je
me trouve dans l’antichambre et là, sous la porte
de la chambre même, je vois une barre de lumière.
J’écoute. Rien ! Aucun bruit, pas même
celui d’une respiration. Ah ! savoir ce qui se
passe dans le silence qui est derrière cette
porte ! Mes yeux sur la serrure m’apprennent
que cette serrure est fermée à clef, et la clef
est dedans. Et dire que l’assassin est peut-être
là ! Qu’il doit être là ! S’échappera-t-il encore
cette fois ? Tout dépend de moi ! Du sang-froid
et, surtout, pas une fausse manœuvre ! « Il
faut voir dans cette chambre. » Y entrerai-je
par le salon de {{Mlle|Stangerson}} ? il me faudrait
ensuite traverser le boudoir, et l’assassin se
sauverait alors par la porte de la galerie, la
porte devant laquelle je suis en ce moment.
« Pour moi, ce soir, il n’y a pas encore eu
crime », car rien n’expliquerait le silence du
boudoir ! Dans le boudoir, deux gardes-malades
sont installées pour passer la nuit, jusqu’à la
complète guérison de {{Mlle|Stangerson}}.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Toute la lyre/VI/V
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2026-09-25T23:28:42Z
Chlg
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Vous m'avez éprouvé
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Lettre de la marquise de Valle Hoz à Lucie Delarue-Mardrus
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Denis Gagne52
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Page:Dionne - Chouart et Radisson, 1910.djvu/87
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Denis Gagne52
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Création d’une Image via le gadget CropTool : Dionne - Chouart et Radisson, 1910 (page 87 crop).jpg
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<noinclude><pagequality level="3" user="Denis Gagne52" /></noinclude><nowiki />
{{image|Dionne - Chouart et Radisson, 1910 (page 87 crop).jpg|450px|center|m=2em}}
{{t2|CHAPITRE {{rom-maj|VIII}}}}
{{—|2|m=2em}}
{{AN|La découverte de la baie d’Hudson. — Historique des événements depuis sa découverte, jusqu’à l’arrivée des Anglais conduits par Chouart. — Formation de la compagnie de la baie d’Hudson. — Divers voyages de Chouart et de Radisson à la dite baie. — Passent de l’Angleterre à la France.|fs=90%}}
{{il}}
{{Lettrine/I|P|3em|4=12px|ff=serif}} {{style|sc ; mg:-10px|ersonne}}
ne saurait contester aux Anglais
l’honneur d’avoir, les premiers, {{corr|porté|portés}}
leurs pas dans les parages de la baie d’Hudson.
Dès l’année{{lié}}1610, le capitaine Henry Hudson,
qui s’était mis à l’emploi d’une compagnie de
négociants formée en vue de la découverte
d’une route aux Indes orientales, entrait dans
la baie à laquelle il donna son nom, en visitait
la côte occidentale et y passait tout l’hiver. Le
printemps suivant, Hudson, trahi par plusieurs
de ses gens, y mourait de misère avec son fils et
sept hommes de son équipage<ref name=p87>Voir Purchas, ''Pilgrims'', iii, et Asher, ''Henry'' {{tiret|''Hud''|son}}</ref>.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu/293
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> {{t2|[[L’analyse logique réduite à ses principes essentiels| L’ANALYSE LOGIQUE <br/>{{sc|réduite à ses principes essentiels et pratiquée en vue de la synthèse.}}]]}} {{séparateur}} {{t3|I}} Les murs de la vieille Sorbonne retentissent encore des applaudissements convaincus dont nos instituteurs primaires saluaient, au mois d’août dernier, les éloquentes railleries dirigées par M. [[Auteur:Michel Bréal|Michel Bréal]] et M. Auteur:Bo... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Newnewlaw" /></noinclude><nowiki />
{{t2|[[L’analyse logique réduite à ses principes essentiels|
L’ANALYSE LOGIQUE <br/>{{sc|réduite à ses principes essentiels et pratiquée en vue
de la synthèse.}}]]}}
{{séparateur}}
{{t3|I}}
Les murs de la vieille Sorbonne retentissent encore des
applaudissements convaincus dont nos instituteurs primaires
saluaient, au mois d’août dernier, les éloquentes railleries dirigées
par M. [[Auteur:Michel Bréal|Michel Bréal]] et M. [[Auteur:Bonaventure_Berger|B. Berger]] contre cette pauvre
analyse logique, dans leurs conférences sur l’enseignement de
la langue française<ref>L’Association des instituteurs et institutrices libres de la Seine
n’a, sans doute, pas oublié non plus cette autre conférence, faite
aussi à la Sorbonne, par M. Michel Bréal, sur le même sujet, au
mois de juin 1876.</ref>. Tout le monde comprit alors que ces
messieurs venaient de rendre un grand service à l’enseignement
en bafouant les subtilités du pédantisme scolastique, et
surtout les théories compliquées, plus propres à obscurcir, à
énerver l’intelligence des écoliers, qu’à la fortifier et à l’éclairer :
Que n’étais-je là pour m’associer à cette éclatante manifestation
du bon sens français et, au besoin, pour soutenir
les convictions de mes jeunes confrères, avec l’autorité de
l’expérience et l’énergie d’une rancune invétérée contre un des
plus déplorables abus de la raison ! Personne, en effet, n’en
peut connaître les résultats désastreux comme les professeurs
spécialement attachés aux ''écoles supérieures'', où se déverse
pourtant en majeure partie l’élite de l’enseignement élémentaire.
Il faut pourtant s’entendre, et ne pas jeter le manche après
la cognée, pour cela seul que l’outil est ébréché ou que le
bûcheron s’en sert avec maladresse. Quant à moi, qui n’ai
cessé de combattre, dans mon humble sphère, les fausses
théories et les fausses pratiques d’analyse logique, je n’ai
pourtant jamais méconnu l’utilité de cette étude, non plus que<noinclude>
<references/></noinclude>
f4g00qz1niqo3oxg2gd7f1ddup5o7cr
Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu/294
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Newnewlaw
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « M. Berger, qui en a donné des règles sommaires, dans son ''Cours de langue française''. Rien, assurément, ne serait plus ridicule, à cette heure, que la prétention d’appliquer savamment la logique d’Aristote, ou même celle de Port-Royal, à la décomposition des phrases ; et l’on sait assez ce qu’ont produit de nos jours les traités spéciaux, aux mains d’amateurs passionnés pour leur mécanisme orthologique. Quoi qu’il en soit, le langage... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Newnewlaw" />{{nr||L’ANALYSE LOGIQUE.|293}}</noinclude>M. Berger, qui en a donné des règles sommaires, dans son
''Cours de langue française''.
Rien, assurément, ne serait plus ridicule, à cette heure, que
la prétention d’appliquer savamment la logique d’Aristote, ou
même celle de Port-Royal, à la décomposition des phrases ; et
l’on sait assez ce qu’ont produit de nos jours les traités spéciaux,
aux mains d’amateurs passionnés pour leur mécanisme
orthologique.
Quoi qu’il en soit, le langage est soumis à des lois, qu’il
faut connaître pour le parler avec discernement. M. Buisson,
dans sa très-remarquable conférence sur l’enseignement intuitif,
indiquait des connaissances ''instrumentales'' ; pour moi, j’incline
à croire que l’analyse de la parole humaine pourrait bien
être la première de ces connaissances-là. N’est-elle pas, en
somme, celle de la pensée même à travers l’expression qui
l’enserre ? Et le langage lui-même n’est-il pas la clef de toute
espèce d’études ? Quelle notion pouvons-nous, en effet, acquérir
sans une rapide et sûre ''intellection'' de la forme où elle réside ?
Toutefois, gardons-nous de confondre l’analyse logique avec
la logique pure. L’une et l’autre s’adressent à la raison et
s’appuient sur elle ; mais de quelle raison faut-il faire usage à
l’école ? De la raison ratiocinante des dialecticiens, ou de la
raison naturelle ? Tenons-nous-en à celle-ci, c’est-à-dire à celle
que Boileau recommandait d’{{lié}} « aimer », avant tout, à celle de
Montaigne, de Fénelon<ref>« De toutes les qualités qu’on voit dans les enfants, dit l’auteur
du ''Télémaque'', il n’y en a qu’une sur laquelle on puisse compter :
c’est le bon ''raisonnement''. Il croît toujours avec eux, pourvu qu’il
soit bien cultivé. » (Cité par M. Buisson.)</ref>, de Rollin, de Voltaire, et de la
France elle-même, laquelle n’est autre que le bon sens universel
ou le jugement intuitif éclairé, confirmé par une série
de jugements partiels, en un mot l’intuition rectifiée par la
réflexion.
Si l’analyse logique n’est pas l’instrument le mieux approprié
à la détermination de la pensée sous toutes les formes où
elle peut se produire, si elle n’est pas constituée et pratiquée
en vue de ce résultat, elle ne vaut pas, en vérité, la peine
qu’elle coûte, au maître aussi bien qu’à l’élève.<noinclude>
<references/></noinclude>
ly601a8fg57p0jlkadfq5siddedjzpg
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Newnewlaw" />{{nr|294|REVUE PÉDAGOGIQUE.}}</noinclude><nowiki />
{{t3|II}}
Analyser, c’est décomposer. On ne décompose que pour
connaître et pour apprendre à composer soi-même ; on ne
fait de l’analyse qu’en vue d’une synthèse.
L’analyse logique a pour objet spécial la décomposition des
phrases, pour but la connaissance de leur agencement, et pour
résultat une habileté progressive à en construire soi-même.
Mais ce résultat, déjà précieux, dont on se contente généralement,
est le moindre qu’on en doive tirer. La grande
utilité de cette analyse est de fournir à l’intelligence de l’élève
un moyen sûr de comprendre exactement tout ce qu’il lit ou
entend dire ; en un mot elle doit surtout exercer le jugement :
car de tous les exercices propres à le former, elle est, en
effet, le plus simple, le plus direct et le plus sûr.
Dans la méthode que je propose, l’analyse et la synthèse
marchent parallèlement en s’appuyant l’une sur l’autre, et
atteignent le but en même temps, à la fin de la phrase.
Elle fait incessamment appel au bon sens de l’élève, à son
jugement, le met, à chaque pas, dans l’obligation de réfléchir
et de juger.
Tout le travail de l’enfant se réduit à l’application sans
cesse renouvelée de ce principe fondamental unique : ''Dans''
''toute expression entière d’une pensée, les parties contingentes''
''complètent le sens général, soit essentiellement en le déterminant,''
''soit accessoirement en l’éclaircissant.''
Pour la construction analytique, une règle pratique également
unique : ''Tout mot complétif doit être placé immédiatement''
''après celui qu’il complète.''
Pour la classification des propositions, une nomenclature de
six mots suffit à tout.
Les propositions sont ''principales'' ou ''complétives''.
Les complétives sont ''déterminatives'' ou ''explicatives''.
Voilà pour le fond, ou ce qu’on pourrait appeler la ''partie''
''substantielle'' de la méthode.
Quant à la forme ou à la ''partie formelle'', elle peut se réduire
à la distinction des complétives (tant explicatives que déterminatives)
en ''subordonnées'' et ''incidentes''.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu/296
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="s1"/><nowiki /> Tout le reste n’est qu’une suite d’observations classées didactiquement, en vue de la synthèse, pour préparer les élèves à la composition, par une rapide revue des principales formes accidentelles et irrégulières : propositions impersonnelles, juxtaposées, coordonnées ; figures de syntaxe et gallicismes, qu’il est utile de faire connaître, mais qu’il serait puéril de vouloir approfondir. Que si l’on trou... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Newnewlaw" />{{nr||L’ANALYSE LOGIQUE.|295}}</noinclude><section begin="s1"/><nowiki />
Tout le reste n’est qu’une suite d’observations classées didactiquement,
en vue de la synthèse, pour préparer les élèves à
la composition, par une rapide revue des principales formes
accidentelles et irrégulières : propositions impersonnelles, juxtaposées,
coordonnées ; figures de syntaxe et gallicismes, qu’il est
utile de faire connaître, mais qu’il serait puéril de vouloir
approfondir.
Que si l’on trouve encore ce petit traité trop étendu, trop
savant, comme on dit un peu légèrement, et qu’on prétende,
avec de respectables autorités, qu’il conviendrait de réduire
encore cet enseignement, je répondrai d’abord avec un de nos
maîtres : « Que MM. les examinateurs commencent ! » Il est
rare, en effet, comme chacun sait, qu’un examinateur, si
résolu qu’il soit à se tenir sur le terrain des principes élémentaires,
ne soit pas entraîné, souvent par le candidat lui-même,
sur celui des difficultés. Il m’a donc paru raisonnable,
tout en me renfermant dans un cercle sévèrement restreint,
de prévoir toute curiosité légitime, et surtout de ne pas
laisser nos élèves au dépourvu sur des points essentiels, par
suite de certaines lacunes compromettantes ou suspectes d’escamotage.
On jugera mieux par une suite d’extraits si j’ai réellement
atteint le but, en gardant une sage mesure.
<section end="s1"/>
<section begin="signature"/><nowiki/>
(''À suivre.'')
{{signature|[[Auteur:Joseph Périer|{{sc|Joseph Périer}}]], <br/>''Professeur à l’École municipale Colbert <br/>et à l’École normale <br/>des Institutrices de la Seine.''|2}}
{{séparateur}}<section end="signature"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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L’analyse logique réduite à ses principes essentiels
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text/x-wiki
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{{t3|Extraits de leçons}}
<pages index="Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu" from="639" to="648" tosection="s1" header=1 auteur="[[Auteur:Joseph_Périer|Joseph Périer]]" />
<pages index="Revue pédagogique, second semestre, 1879.djvu" from="307" to="316" tosection="s1" header=1 auteur="[[Auteur:Joseph_Périer|Joseph Périer]]" />
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{{ChapitreNav|[[Auteur:Joseph_Périer|Joseph Périer]]|L’analyse logique réduite à ses principes essentiels|''[[Revue pédagogique]]'', <br/>1879-I, p. 292-295, p. 638-647 ;<br/> 1879-II, p. 305-314| | | [[La question de l’analyse logique : analyse et synthèse]] }}
<pages index="Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu" from="293" to="296" tosection="s1" header=0 auteur="[[Auteur:Joseph_Périer|Joseph Périer]]" />
{{t3|Extraits de leçons}}
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[[Catégorie:Articles de la Revue pédagogique]]
[[Catégorie:Articles de 1879]]
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{{ChapitreNav|[[Auteur:Joseph_Périer|Joseph Périer]]|L’analyse logique réduite à ses principes essentiels|''[[Revue pédagogique]]'', <br/>1879-I, p. 292-295, p. 638-647 ;<br/> 1879-II, p. 305-314| | | [[La question de l’analyse logique : analyse et synthèse]] }}
<pages index="Revue pédagogique, premier semestre, 1879.djvu" from="293" to="296" tosection="s1" auteur="[[Auteur:Joseph_Périer|Joseph Périer]]" />
{{t3|Extraits de leçons}}
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<pages index="Revue pédagogique, second semestre, 1879.djvu" from="307" to="316" tosection="s1" auteur="[[Auteur:Joseph_Périer|Joseph Périer]]" />
[[Catégorie:Articles de la Revue pédagogique]]
[[Catégorie:Articles de 1879]]
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Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>deux rangs de fenestres hautes & basses, des superbes Pavillons des deux grandes Places, & de ceux de toute la grande ruë qui est fort droite & fort large, auroient chacune deux Illuminations, dont le papier huilé devoit estre marqué de Fleurs de Lys, d’Hermines & de Chevrons brizez ; ce que l’on avoit ponctuellement executé. Cette Duchesse qui en avoit veu les apprests en passant, voulut voir l’effet qu’ils produiroient. Ainsi sur les dix heures du soir elle vint<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Mercure galant - 1685-10.djvu/187
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Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>à la Ville, où une nuit fort obscure favorisant le dessein des Habitans, elle vit dans tout leur éclat les divers Spectacles que je viens de vous décrire. Elle demeura d’accord qu’on ne pouvoit voir une Illumination plus surprenante. La grande ruë de Richelieu sembloit avoir esté faite exprés pour la faire mieux paroistre ; les Pavillons y étant fort eslevez & tres reguliers. Chaque croisée a six grands panneaux de vitres, & ces croisées se répondent les<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Mercure galant - 1685-10.djvu/188
104
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Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>unes aux autres avec une merveilleuse égalité. Chaque Pavillon de part & d’autre en a quatre dans les bas étages, & cinq dans les hauts. Rien n’est plus droit, & la simetrie y est entierement observée. Ce qui rendoit la chose encore plus pompeuse, c’étoit l’Obelisque, dont le Soleil & les autres Figures éclatoient comme en plein jour, aussi-bien que celles de l’Arc de Triomphe, qui se trouvant comme l’Obelisque entre ces Armes illuminées, & le Feu d’artifice, faisoient au<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lucas - Théorie des nombres, 1891.pdf/157
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Charlie Main
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Corrections du texte
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Charlie Main" />{{Rh||CHAPITRE VIII. — LA MULTIPLICATION ALGÉBRIQUE.|123}}</noinclude><nowiki/>
on a les formules
{{c|<math>\begin{align}
A+B+D+D &= 0,\\
A^2+B^2+C^2+D^2 &= 4\Sigma a^2,\\
A^3+B^3+C^3+D^3 &= 24 abc,\\
A^4+B^4+C^4+D^4 &= 4\Sigma a^4 + 24\Sigma a^2b^2,\\
A^5+B^5+C^5+D^5 &= 80 abc \cdot \Sigma a^2,\\
A^7+B^7+C^7+D^7 &= 56 abc (3\Sigma a^4+10\Sigma a^2b^2),\\
ABCD &= \Sigma a^4 = 2\Sigma a^2b^2.
\end{align}</math>}}
''Exemple II.'' — Si l’on désigne par A, B, C, D les polynômes
{{c|<math>b+c+d-a,\quad c+d+a-b,\quad d+a+b-c,\quad a+b+c-d</math>,}}
{{SA|et par P, Q, K, S les polynômes}}
{{c|<math>a+b+c+d,\quad a+b-c-d,\quad b+c-a-d,\quad c+a-b-d</math>,}}
{{SA|les valeurs de l’expression}}
{{c|<math>P^n + Q^n + R^n +S^n - A^n -B^n -C^n -D^n</math>,}}
{{SA|sont}}
{| style="margin:auto;"
|-
||pour||<math>n=2</math>{{filet|10|0.2}} 0,
|-
|style="text-align:center;" |»||<math>n=4</math>{{filet|10|0.2}} <math>192abcd</math>,
|-
|style="text-align:center;" |»||<math>n=6</math>{{filet|10|0.2}} <math>960abcd\cdot \Sigma a^2</math>,
|-
|style="text-align:center;" |»||<math>n=8</math>{{filet|10|0.2}} <math>896abcd(3 \Sigma a^2 + 10 \Sigma a^2b^2)</math>.
|}
''Exemple III.'' — En conservant les notations de l’Exemple précédent, on a la formule
{{c|<math>ABCDPQRS = \Sigma a^8 + 4 \Sigma a^6b^2 + 6 \Sigma a^4b^4 + 4 \Sigma a^4b^2c^2 - 40 a^2b^2c^2d^2</math>.}}
''Exemple IV.'' — Développer le produit des seize facteurs
{{c|<math>a\pm b \pm c \pm d \pm e</math>.}}
Si l’on remplace, dans l’Exemple III, le nombre <math>d</math> par <math>(d+e)</math> puis par <math>(d-e)</math> et si l’on multiplie les résultats obtenus, on trouve
{{c|<math>\begin{align}
\Sigma a^{16}
- &8 \Sigma a^{14} b^2
+ 28 \Sigma a^{12} b^4
+ 40 \Sigma a^{12} b^2 c^2\\
- &56 \Sigma a^{10} b^6
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+ &70 \Sigma a^8 b^8
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- &752 \Sigma a^8 b^2 c^2 d^2 e^2\\
+ &16 \Sigma a^6 b^6 c^4
- 416 \Sigma a^6 b^6 c^2 d^2
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+ &3008 \Sigma a^4 b^4 c^4 d^4
- 1520 \Sigma a^4 b^4 c^4 d^2 e^2.
\end{align}</math>}}
Cette méthode de calcul est due à {{sc|Descartes}}.<noinclude>
<references/></noinclude>
c7m6tkcs1453ti3k1ru4o5cnvrij4tk
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Charlie Main
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Charlie Main" />{{Rh||CHAPITRE VIII. — LA MULTIPLICATION ALGÉBRIQUE.|123}}</noinclude><nowiki/>
on a les formules
{{c|<math>\begin{align}
A+B+C+D &= 0,\\
A^2+B^2+C^2+D^2 &= 4\,\Sigma a^2,\\
A^3+B^3+C^3+D^3 &= 24\,abc,\\
A^4+B^4+C^4+D^4 &= 4\,\Sigma a^4 + 24\Sigma a^2b^2,\\
A^5+B^5+C^5+D^5 &= 80\,abc \cdot \Sigma a^2,\\
A^7+B^7+C^7+D^7 &= 56\,abc (3\,\Sigma a^4 + 10\,\Sigma a^2b^2),\\
ABCD &= \Sigma a^4 - 2\,\Sigma a^2b^2.
\end{align}</math>}}
''Exemple II.'' — Si l’on désigne par A, B, C, D les polynômes
{{c|<math>b+c+d-a,\quad c+d+a-b,\quad d+a+b-c,\quad a+b+c-d</math>,}}
{{SA|et par P, Q, R, S les polynômes}}
{{c|<math>a+b+c+d,\quad a+b-c-d,\quad b+c-a-d,\quad c+a-b-d</math>,}}
{{SA|les valeurs de l’expression}}
{{c|<math>P^n + Q^n + R^n +S^n - A^n -B^n -C^n -D^n</math>,}}
{{SA|sont}}
{| style="margin:auto;"
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|style="text-align:center;" |»||<math>n=4</math>{{filet|10|0.2}} <math>192\,abcd</math>,
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|style="text-align:center;" |»||<math>n=6</math>{{filet|10|0.2}} <math>960\,abcd\cdot \Sigma a^2</math>,
|-
|style="text-align:center;" |»||<math>n=8</math>{{filet|10|0.2}} <math>896\,abcd(3\, \Sigma a^2 + 10\, \Sigma a^2b^2)</math>.
|}
''Exemple III.'' — En conservant les notations de l’Exemple précédent, on a la formule
{{c|<math>ABCDPQRS = \Sigma a^8 - 4\,\Sigma a^6b^2 + 6\,\Sigma a^4b^4 + 4\,\Sigma a^4b^2c^2 - 40\, a^2b^2c^2d^2</math>.}}
''Exemple IV.'' — Développer le produit des seize facteurs
{{c|<math>a\pm b \pm c \pm d \pm e</math>.}}
Si l’on remplace, dans l’''Exemple III'', le nombre <math>d</math> par <math>(d+e)</math> puis par <math>(d-e)</math> et si l’on multiplie les résultats obtenus, on trouve
{{c|<math>\begin{align}
\Sigma a^{16}
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+ &16\, \Sigma a^6 b^6 c^4
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+ 928\, \Sigma a^6 b^4 c^2 d^2 e^2\\
+ &3008\, \Sigma a^4 b^4 c^4 d^4
- 1520\, \Sigma a^4 b^4 c^4 d^2 e^2.
\end{align}</math>}}
Cette méthode de calcul est due à {{sc|Descartes}}.<noinclude>
<references/></noinclude>
tid4gib7qrbzenyc5opo5vtkhnk3kio
Page:Platon - Protagoras ; Euthydème ; Gorgias ; Ménexène, Ménon, Cratyle (trad. Chambry), 1992.djvu/326
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text/x-wiki
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{{t3| MÉNON}}
{{t4|[ou '''sur la vertu''' ; ''genre probatoire'']}}<noinclude>
<references/></noinclude>
if6nrwc12jnp3a1bfvpzqochnfn7mq7
Page:Platon - Protagoras ; Euthydème ; Gorgias ; Ménexène, Ménon, Cratyle (trad. Chambry), 1992.djvu/327
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Tr57
128114
/* Sans texte */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="0" user="Tr57" /></noinclude><noinclude>
<references/></noinclude>
8nipltm1vbzqzlqvq20fq4ci51pyjgf
Page:Alzog - Histoire universelle de l’Église, tome 2.djvu/254
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JLTB34
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki/>
{{T4|CHAPITRE IV.<br />L’ÉGLISE GRECQUE.|fw=bold}}
{{séparateur}}
<br />
{{T5|§ 207. — ''Schisme d’Orient. Photius. Huitième concile œcuménique''.}}
{{interligne}}
{{alinéa|I. ''Photii'' Epp. ed. Montacutius. Lond., 1651, in-fol. ''Nicetœ Davidis'' Vita sive Cartamen S. Ignatii (''Mansi'', t. XVI, p. 209). Epp. Roman. pontif et acta synod. (''Mansi'', t. XV, XVI ; ''Harduin'', t. V.)|2.5|-2|fs=85%}}
{{interligne|0.5em}}
{{alinéa|II. ''Leo Allatius'' [vers 1640], de Eccles. occident. et orient. perpetua consens. Col., 1648, in-4. ''Maimbourg'', S. J. Hist. du schisme des Grecs. Paris, 1677. ''Karterkamp'', Hist. ecclés., t. IV, p. 359-448. ''Theiner'', Nouv. situation de l’Église catholique des deux rites en Pologne et en Russie. Augsb., 1841, p. 1 sq. ''Jœger'', Hist. de Photius, éd. II. Par., 1845. ''Palma'', Præl. hist. e., t. II, P. II, p. 82-124.|2.5|-2|fs=85%}}
{{interligne}}
Outre les divers point de discipline ecclésiastique qui, depuis le concile de Sardique jusqu’à la controverse des iconoclastes, avaient séparé les Églises grecque et romaine, l’étroite alliance de la papauté et de l’empire d’Occident devint la cause déterminante qui éloigna de Rome les empereurs et les patriarches de Constantinople.
Sous le règne de Michel III, Bardas, son oncle et son tuteur, chercha à s’emparer du pouvoir, et, malgré son ambition et son immoralité, favorisa les lettres et les sciences.
Le pieux patriarche Ignace, ne pouvant empêcher à la cour les plus impies parodies des choses saintes, sut cependant s’opposer avec vigueur aux désordres de Bardas, et l’exclure de la communion, quand, sourd à ses remontrances, Bardas voulut se séparer de sa femme et entretenir un commerce incestueux avec sa belle-fille ; il s’opposa avec la même<noinclude>
<references/></noinclude>
mtncklmla4z6lsbqx0cfaev7tykq7ca
Page:Brochard - Études de philosophie ancienne et de philosophie moderne.djvu/426
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|392|PHILOSOPHIE MODERNE}}</noinclude>groupe de faits est dans la réalité accompagné d’un autre fait ou d’un autre groupe de faits. Quand je dis : L’eau rouille le fer, j’entends exprimer que l’un des phénomènes accompagne l’autre. Ce qui est affirmé dans toute proposition, ce qui est le ''{{lang|la|fundamentum relationis}}'', ce n’est pas une ressemblance entre les idées, mais une relation objective entre les faits, tantôt une coexistence, tantôt une succession, ou une causation, ou une ressemblance<ref>''{{abr|Log.|Logique}}'', {{rom-maj|I}}, 5, 9.</ref>, toujours quelque chose que l’esprit constate, mais qui est sans lui. Ici encore, c’est la réalité ou ce qui dans l’esprit en est l’équivalent, qui est le seul objet de la conscience.
Par suite, en logique, il faudra cesser d’envisager les termes comme se contenant les uns les autres : les cercles d’Euler représentent fort mal les opérations de l’esprit. D’abord il est absurde d’interpréter les propositions en extension<ref>''Phil. de Hamilton'', {{ch.}}{{rom|xviii}}, {{pg}}411.</ref>. Quand je dis : Les hommes sont mortels, je ne veux pas entendre que l’espèce humaine fait partie du genre mortel, mais bien que l’attribut mortel fait partie de ceux que possèdent les hommes. Tout au moins faudrait-il interpréter la proposition en compréhension : « On peut bien écrire les propositions et les raisonnements en extension, mais on les comprend toujours en compréhension<ref>{{ibid.|cap}}, {{pg}}413.</ref> ». Mais c’est encore mal s’exprimer que de dire : L’idée d’homme contient l’attribut mortel. Ce qui est vrai, c’est que les attributs connotés par le mot homme et les attributs connotés par le mot mortel sont toujours donnés ensemble, que la mortalité réelle accompagne toujours les attributs réels de l’homme<ref>''{{abr|Log.|Logique}}'', {{rom-maj|I}}, 5, 4.</ref>. Comme le nom exprime des attributs qui sont toujours donnés ensemble, la proposition exprime deux collections d’attributs qui ne vont pas l’une sans l’autre.
Un point qu’il importe de noter, c’est que, dans cette théorie, il est impossible de faire abstraction de la croyance : juger, avant tout, c’est croire. L’ancienne logique pouvait, comme les mathématiques, considérer les idées dans l’esprit à titre de simples pensées, et quelle que soit la réalité exté-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||LA LOGIQUE DE J. STUART MILL|393}}</noinclude>rieure. Mais puisque, pour {{lang|en|Suart Mill}}, les concepts ne sont rien, puisque le véritable objet de la pensée, ce sont les phénomènes extérieurs, la croyance ne peut plus être un seul instant négligée : car c’est par la croyance que les phénomènes représentés dans l’esprit sont connus et réels. Il est donc impossible « de séparer l’idée du jugement de l’idée de la vérité du jugement<ref>''Phil. de Hamilton'', {{ch.}}{{rom|xviii}}, p, 398.</ref> ». La croyance est l’équivalent subjectif de la réalité objective. Ce n’est pas que {{lang|en|Mill}} considère la logique comme ayant pour mission de déterminer la nature et les conditions de la croyance ; c’est là un des plus difficiles problèmes de la métaphysique<ref>''{{abr|Log.|Logique}}'', {{rom-maj|I}}, 5, 1.</ref>. Il ne s’attache qu’aux croyances concrètes, à la croyance formée, de quelque manière que ce soit, aux choses crues. Par cette théorie, qui est une conséquence rigoureuse de ses principes, l’idée même de la logique est complètement bouleversée : la logique n’est plus une science formelle, ou du moins il faut distinguer la logique de la conséquence (''{{lang|en|consistency}}''), qui a pour objet les rapports des idées entre elles, et la logique de la vérité, qui a pour objet les choses elles-mêmes, qui ne distingue pas la matière et la forme, et qui est seule intéressante<ref>''Phil. de {{abr|Ham.|Hamilton}}'', {{ch.}}{{rom|xx}}, {{pg}}432, 448.</ref>.
La théorie du raisonnement doit, à son tour, être transformée. Si l’on admet avec les anciens logiciens que la conclusion d’un syllogisme est tirée de la majeure, comment répondre à ceux qui signalent dans tout syllogisme une pétition de principe ? Car il est évident que la proposition générale : ''Tous les hommes sont mortels'', n’est vraie que si la proposition particulière : ''Le duc de {{lang|en|Wellington}} est mortel'', l’est aussi. Non pas sans doute qu’en exprimant la première on sache que la seconde est vraie<ref>''{{abr|Log.|Logique}}'', {{rom-maj|II}}, 3, 2, note.</ref>, mais on l’''affirme'', et le paralogisme est évident à apporter en preuve de la mortalité d’un homme une assertion générale qui la présuppose. Puisque la proposition générale n’est vraie objectivement, absolument parlant, que si la particulière l’est aussi, on n’a pas le droit de l’affirmer tant qu’on ne sait pas si cette dernière<noinclude>
<references/></noinclude>
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Discussion utilisateur:Rager7
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>était impossible de songer à ce qu’elle prit part à la cérémonie du dimanche.
Le lendemain vendredi, découragée, j’allai assister à la Messe.
Je rencontrai M. l’abbé L., il me parla de {{Sr}} Thérèse de l’Enfant-Jésus et m’engagea à l’invoquer pour la guérison de ma fille.
Je le fis aussitôt, et quels ne furent pas mon étonnement et ma joie en rentrant quand je constatai une amélioration subite et considérable !
Le docteur, revenu dans la matinée, m’autorisa à lever l’enfant une heure, et, si le mieux continuait le lendemain samedi, à la faire confesser dans son lit, et à la faire assister à la Messe de communion le dimanche matin, à condition qu’elle se recoucherait aussitôt et se reposerait toute la journée.
Le lendemain, le mieux s’était confirmé et même augmenté.
Thérèse alla se confesser à l’église et prit part à tous les exercices de retraite de l’après-midi.
Le dimanche, levée dès 5 heures du matin, elle assista, non seulement à la Messe de communion, mais encore à la grand’Messe, aux Vêpres et à la procession extérieure, sans aucune fatigue.
Le lendemain, elle assista à la Messe d’actions de grâces, et le surlendemain, au pèlerinage de Notre-Dame de Grâce, à Honfleur.
Depuis, elle n’a jamais été malade, si bien que je suis heureuse de pouvoir la compter au nombre de ceux qui ont manifestement éprouvé la bienfaisante protection de la petite {{Sr}} Thérèse dont elle porte le nom.
En foi de quoi j’ai signé la présente attestation. {{FAD|{{T|{{Mme}} M.|90}}}}
{{séparateur|5|m=2em}}
{{interligne|2em}}
'''93.'''
{{interligne|1em}}
{{g|X. (Loire-Inférieure), 20 juillet 1910.|4|fs=90%}}
{{interligne}}
Le 2 janvier, une de nos élèves, âgée de onze ans, enfant de complexion délicate, est prise de la fièvre ; on la soigne pour un point de côté.
Quinze jours plus tard, la fillette se lève et constate que les jambes lui font mal, qu’elle a beaucoup de peine à marcher.
Le médecin attribue ses souffrances à la faiblesse, ordonne des fortifiants et fait frictionner les jambes ; mais notre petite malade ne peut souffrir qu’on y touche sans pousser des cris, tant les douleurs sont vives et le mal fait des progrès.
Un second médecin consulté déclare de la métrifrictrique et veut forcer l’enfant à marcher ; celle-ci ne peut plus faire un pas seule et sans grandes douleurs, les frictions deviennent intolérables.
Désolés de voir tant souffrir leur fillette sans qu’aucun remède puisse enrayer le mal, les parents font appel à un autre médecin, qui la soigne pour de la coxalgie.
Après un mois de nouveaux traitements, la maladie, loin de céder, s’accentue toujours.
Ce ne sont plus les jambes seules qui, en lui refusant service, la font souffrir ; les reins sont aussi attaqués, les os se disjoignent, une bosse se forme.
Le médecin veut mettre sa malade dans une gouttière, mais il fait d’abord consulter un spécialiste qui croit que l’enfant est atteinte de paralysie de la moelle épinière.
« Essayons l’électricité, dit le praticien, peut-être obtiendrons-nous un peu d’amélioration, peut-être marchera-t-elle dans un an. »
Notre petite élève s’attristait beaucoup, car l’époque de la première<noinclude>
<references/></noinclude>
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Yland
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|394|PHILOSOPHIE MODERNE}}</noinclude>est vraie, c’est-à-dire tant qu’on n’a pas résolu la question qu’elle doit servir à résoudre. Les observations du passé, les notes qu’on a prises sous la dictée de l’expérience ne peuvent pas d’elles-mêmes contenir l’avenir, à moins de supposer que le carnet où elles sont consignées « ne soit écrit, comme le Coran, avec une plume de l’archange Gabriel<ref>''{{abr|Log.|Logique}}'', {{rom-maj|II}}, 3, 3.</ref> ».
De plus, si le raisonnement est une manière de montrer qu’une notion est une partie d’une autre notion, on ne peut comprendre que le rapport entre deux notions également présentes à l’esprit, insaisissable à la conscience immédiate, puisse être découvert à l’aide d’une troisième. « A, B, C sont trois concepts, et nous sommes supposés connaître que A est une partie de B, B une partie de C ; mais jusqu’à ce que nous mettions ces deux propositions ensemble, nous ne savons pas que A est une partie de C. Nous avons perçu B en C intuitivement par comparaison directe : mais qu’est-ce que B ? Par supposition, B est, et on perçoit qu’il est A plus quelque chose. Nous avons donc perçu par intuition directe que A plus quelque chose est une partie de C, sans percevoir que A est une partie de C<ref>''Phil. de Hamilton'', {{ch.}}{{rom|xix}}, {{pg}}417.</ref>. »
Psychologiquement, il n’est pas vrai que, pour arriver à cette proposition : Le duc de {{lang|en|Wellington}} est mortel, la pensée soit obligée de passer par cette proposition : Tous les hommes sont mortels. Si l’on va au fond des choses, une observation attentive découvre que quand nous affirmons la première de ces propositions, c’est simplement parce que nous nous rappelons la mort de certains individus, Jean, Thomas, etc. La véritable raison de notre assertion, les vrais garants au témoignage desquels la pensée se réfère, ce sont, ici comme précédemment, les faits concrets que la mémoire a conservés et que l’imagination représente. Ces faits sont la condition nécessaire et suffisante de l’inférence : la proposition générale n’ajoute pas un iota à la preuve. Cela est si vrai<ref>''{{abr|Log.|Logique}}'', {{rom-maj|II}}, 3, 3.</ref> que les enfants « qui ne généralisent pas » savent inférer : ils ne s’approchent plus du feu qui les a une fois brûlés.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|164|{{sc|descartes}}.}}</noinclude><nowiki />
Ailleurs, mêlant à sa philosophie la théologie néoplatonicienne et chrétienne, il fait le tableau de ce que pourrait être la « connaissance intuitive » de Dieu dans une vie toute spirituelle : il en trouve le type, même ici-bas, dans la connaissance intuitive que la pensée a d’elle-même : « Quoique votre imagination, qui se mêle importunément dans vos pensées, diminue la clarté de votre connaissance, la voulant revêtir de ses figures, elle vous est pourtant une preuve de la capacité de nos âmes à recevoir de Dieu une connaissance intuitive ». Et c’est là cette « belle espérance » que nous pouvons, selon Descartes comme selon Socrate, fonder sur notre seule raison.
Voulez-vous comprendre mieux encore et la morale incomprise de Descartes et son influence trop méconnue sur la sécularisation de la science des mœurs, en même temps que de la théologie rationnelle, considérez la morale cartésienne chez Spinoza, en son plein développement et comme à son apothéose. Le principal objet de Spinoza fut précisément la construction et l’achèvement de l’éthique, dont Descartes n’avait eu le temps que de donner les principes et les dernières conclusions. Puisqu’il suffit, selon Descartes, de « bien penser » pour « bien faire », la morale doit être identique en son fond avec la métaphysique elle-même. C’est pour cette raison que Spinoza donne à toute sa philosophie le nom d’''éthique''. Nous conviant à le suivre, il s’avance de démonstration en démonstration, et<noinclude>
<references/></noinclude>
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Yland
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|164|{{sc|descartes}}.}}</noinclude>Ailleurs, mêlant à sa philosophie la théologie néoplatonicienne et chrétienne, il fait le tableau de ce que pourrait être la « connaissance intuitive » de Dieu dans une vie toute spirituelle : il en trouve le type, même ici-bas, dans la connaissance intuitive que la pensée a d’elle-même : « Quoique votre imagination, qui se mêle importunément dans vos pensées, diminue la clarté de votre connaissance, la voulant revêtir de ses figures, elle vous est pourtant une preuve de la capacité de nos âmes à recevoir de Dieu une connaissance intuitive ». Et c’est là cette « belle espérance » que nous pouvons, selon Descartes comme selon Socrate, fonder sur notre seule raison.
Voulez-vous comprendre mieux encore et la morale incomprise de Descartes et son influence trop méconnue sur la sécularisation de la science des mœurs, en même temps que de la théologie rationnelle, considérez la morale cartésienne chez Spinoza, en son plein développement et comme à son apothéose. Le principal objet de Spinoza fut précisément la construction et l’achèvement de l’éthique, dont Descartes n’avait eu le temps que de donner les principes et les dernières conclusions. Puisqu’il suffit, selon Descartes, de « bien penser » pour « bien faire », la morale doit être identique en son fond avec la métaphysique elle-même. C’est pour cette raison que Spinoza donne à toute sa philosophie le nom d’''éthique''. Nous conviant à le suivre, il s’avance de démonstration en démonstration, et<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki />
Oui, mais une autre épouvante se lève, amenant une teinte livide sur les visages des assiégés.
La provision d’allumettes s’épuise.
Il n’en reste que dix…, que neuf…, que huit.
En vain, Arriba cherche à gagner du temps.
Elle n’allume qu’au moment où les chiens, rassurés par l’obscurité revenue, esquissent un mouvement d’assaut.
Plus que cinq, quatre, trois, deux.
Plus qu’une.
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La dernière « bougie » brûle sur le sentier.
En vain tous ont retourné leurs poches. La provision d’allumettes est totalement épuisée.
Une minute encore et la petite flamme protectrice cessera de briller.
Et après, après…
Les assiégés n’osent évoquer ce qui suivra.
Ils pressentent la ruée fauve sous laquelle ils disparaîtront.
— Il ne fera pas jour avant une demi-heure, prononce Arriba.
Quand la clarté se fera, nous ne serons plus là pour la voir.
Tout le calme du fatalisme musulman paraît en elle.
Elle exprime la tragique vérité aussi paisiblement que si elle n’en devait pas être effleurée.
— Que dites-vous ? Que dites-vous donc ? bégaie Grace éperdue.
La femme étend le bras, montre les chiens de nouveau prêts à bondir.
L’allumette s’éteint. Comme tout paraît plus noir !
Durant quelques minutes, rien ne bouge.
On jugerait que les assiégeants s’assurent de l’impossibilité pour leurs adversaires de produire encore ces feux qui ont arrêté leur attaque.
Sur le rocher, chacun est décidé à faire son devoir, encore que le succès ne puisse être espéré.
Puis brusquement, un chien donne de la voix.
C’est un appel sec, qui coupe sinistrement la nuit.
Ainsi qu’à un commandement, la masse des fauves se met en mouvement.
D’une seule poussée les premiers rangs arrivent contre la barricade.
Aussitôt les revolvers crépitent.
Des hurlements de douleur répondent aux détonations.
Mais l’élan n’en est pas rompu.
Les valides piétinent les blessés, les morts.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Platon - Protagoras ; Euthydème ; Gorgias ; Ménexène, Ménon, Cratyle (trad. Chambry), 1992.djvu/328
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<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|{{sc|ménon}}/70a-71a||325}}</noinclude>
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{{c|{{sc|personnages}}}}
PERSONNAGES
MÉNON, SOCRATE, UN ESCLAVE DE MÉNON, ANYTOS
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{{t5|''Personnages du dialogue''<br/>SOCRATE, CRITON}}
{{Personnage|SOCRATE|c}}
I. — Que viens-tu faire ici à cette heure, Criton ?{{Estienne|43|a}} N’est-ce pas encore bien matin ?
Pourrais-tu me dire, Socrate, si la vertu peut être
enseignée, ou si, ne pouvant l’être, elle s’acquiert par la
pratique, ou enfin si elle ne résulte ni de la pratique ni de
l’enseignement, mais vient aux hommes naturellement
ou de quelque autre façon ?
SOCRATE
Jusqu’à présent, Ménon, les Thessaliens étaient réputés
et admirés chez les Grecs pour leur habileté équestre et
pour leur richesse ; mais aujourd’hui, à ce que je vois, ils
le sont aussi pour leur science, et en particulier les concitoyens
de ton ami Âristippe *‘*, les gens de Larisa, Et cela,
vous le devez à Gorgias ; car il est allé dans cette ville, où
il a inspiré l’amour de la science aux chefs des Aleuades,
au nombre desquels est ton amoureux Aristippe, et aux
autres notables thessaliens. Il vous a même communiqué
lhabitude de répondre avec une magnifique assurance à
quiconque vous pose une question, comme il est naturel à
des savants ; car il s’offre lui-même à répondre à tout
Grec qui le désire, sur n’importe quel sujet, et il a une
réponse pour tout le monde.
Mais ici, mon cher Ménon, c’est le contraire qui est
arrivé. La science à subi comme une période de sécheresse
et il est bien possible qu’elle ait quitté ces lieux pour
émigrer chez vous. En tout cas, si tu t’avises d’interroger
de ja sorte quelqu’un d’ici, tu ne trouveras personne qui
ne se mette à rire et ne te dise : « Etranger, il faut sans
doute que je passe à tes yeux pour un homme favorisé du
ciel, si tu crois que je sais si l’on peut enseigner la vertu,
ou par quel moyen elle s’acquiert ; pour moi, bien loin de<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" />{{nr|{{sc|ménon}}/70 a-71 a||325}}</noinclude><nowiki />
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Pourrais-tu me dire, Socrate, si la vertu peut être
enseignée, ou si, ne pouvant l’être, elle s’acquiert par la
pratique, ou enfin si elle ne résulte ni de la pratique ni de
l’enseignement, mais vient aux hommes naturellement
ou de quelque autre façon ?
{{Personnage| SOCRATE |c}}
Jusqu’à présent, Ménon, les Thessaliens étaient réputés
et admirés chez les Grecs pour leur habileté équestre et
pour leur richesse ; mais aujourd’hui, à ce que je vois, ils
le sont aussi pour leur science, et en particulier les concitoyens
de ton ami Aristippe {{Refl|234}}, les gens de Larisa, Et cela,
vous le devez à Gorgias ; car il est allé dans cette ville, où
il a inspiré l’amour de la science aux chefs des Aleuades,
au nombre desquels est ton amoureux Aristippe, et aux
autres notables thessaliens. Il vous a même communiqué
l’habitude de répondre avec une magnifique assurance à
quiconque vous pose une question, comme il est naturel à
des savants ; car il s’offre lui-même à répondre à tout
Grec qui le désire, sur n’importe quel sujet, et il a une
réponse pour tout le monde.
Mais ici, mon cher Ménon, c’est le contraire qui est
arrivé. La science à subi comme une période de sécheresse
et il est bien possible qu’elle ait quitté ces lieux pour
émigrer chez vous. En tout cas, si tu t’avises d’interroger
de la sorte quelqu’un d’ici, tu ne trouveras personne qui
ne se mette à rire et ne te dise : « Étranger, il faut sans
doute que je passe à tes yeux pour un homme favorisé du
ciel, si tu crois que je sais si l’on peut enseigner la vertu,
ou par quel moyen elle s’acquiert ; pour moi, bien loin de<noinclude>
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Page:Daubié - La Femme pauvre au dix-neuvième siècle, 1869, tome 2.pdf/23
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « de {{sic2|dévoûment}} et de progrès, et il n’y aura plus ni vices ni vertus, et la facilité, la satiété de la débauche pousseront la société à une irrémédiable décadence. FILLES REPENTIES Ces femmes que vous appelez perdues vous précéderont dans le royaume du ciel. (Evangile selon saint Marmixv.) Si nous nous rappelons les causes qui poussent la femme dans le cloaque de la prostitution, si nous nous souyenons des humiliations des filles s... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Clemarot" />{{nr||L’INFAMIE|15}}</noinclude>de {{sic2|dévoûment}} et de progrès, et il n’y aura plus ni
vices ni vertus, et la facilité, la satiété de la débauche
pousseront la société à une irrémédiable
décadence.
FILLES REPENTIES
Ces femmes que vous appelez perdues
vous précéderont dans le royaume du
ciel.
(Evangile selon saint Marmixv.)
Si nous nous rappelons les causes qui poussent la
femme dans le cloaque de la prostitution, si nous
nous souyenons des humiliations des filles soumises
et insoumises, nous ne nous ¢tonnerons point que
les prostituées vulgaires sentent souvent toute l’hor-
reur de leur sort, et nous comprendrons le talent
observation que présentent certains types vulga-
risés par la littérature.
En dehors du roman et du drame, les auteurs
qui ont étudié ce sujet avec une si scrupuletise
exactitude, A Paris, nous aflirment de méme qu'un
srand nombre de-ces infortunées ont conscience de
leur abjection et se hatent d’abandonner leur in-
fame métier, quand elles trouvent des moyens nor-
maux de subsistance : malheureusement, cette ré-
demption n’est qu’un fait exceptionnel ; la courtiere,
qui percoit le prix de leur vente les étourdit par<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Clemarot" />{{nr||L’INFAMIE|15}}</noinclude>de {{sic2|dévoûment}} et de progrès, et il n’y aura plus ni
vices ni vertus, et la facilité, la satiété de la débauche
pousseront la société à une irrémédiable
décadence.
{{T3|FILLES REPENTIES|II}}
{{épigraphe|Ces femmes que vous appelez perdues vous précéderont dans le royaume du ciel.|Évangile selon saint {{sc|(Mathieu.)}}}}
Si nous nous rappelons les causes qui poussent la
femme dans le cloaque de la prostitution, si nous nous souvenons des humiliations des filles soumises
et insoumises, nous ne nous étonnerons point que
les prostituées vulgaires sentent souvent toute l’horreur
de leur sort, et nous comprendrons le talent
d’observation que présentent certains types vulgarisés
par la littérature.
En dehors du roman et du drame, les auteurs
qui ont étudié ce sujet avec une si scrupuleuse
exactitude, à Paris, nous affirment de même qu'un
grand nombre de ces infortunées ont conscience de
leur abjection et se hâtent d’abandonner leur infâme
métier, quand elles trouvent des moyens normaux
de subsistance : malheureusement, cette rédemption
n’est qu’un fait exceptionnel ; la courtière,
qui perçoit le prix de leur vente les étourdit par<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Charles Maurras - Enquête sur la monarchie.djvu/114
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « CVIII ENQUÊTE SUR LA MONARCHIE nature ou de sa mauvaise structure. Elle prouve qu’il est inapte à faire ce pour quoi il est fait. Naturellement, on n’ira pas discuter du bien et du mal des nations comme du bien et du mal des personnes. Les personnes disposent d’une moyenne de vie de trente cinq ans ; les nations qui comptent leur âge par générations de mortels sont des espèces d’immortelles. Bien public, mal public, s’entendent de bien... »
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ENQUÊTE SUR LA MONARCHIE
nature ou de sa mauvaise structure. Elle prouve qu’il est inapte
à faire ce pour quoi il est fait.
Naturellement, on n’ira pas discuter du bien et du mal des
nations comme du bien et du mal des personnes. Les personnes
disposent d’une moyenne de vie de trente cinq ans ; les nations
qui comptent leur âge par générations de mortels sont des
espèces d’immortelles. Bien public, mal public, s’entendent de
bien qui dure, de mal qui se prolonge. Il faut noter aussi le
degré du bienfait procuré ou des dégâts causés. Chaque point
de l’échelle comporte des possibilités de doute, de débat, que le
barreau voisin élève ou diminue. Mais il est un degré auquel
la discussion s’arrête. C’est le point de critère au-dessous
duquel on ne peut plus douter. Il a nom le salut public. Un
pouvoir qui n^y suffit pas est un pouvoir que son incapacité
destitue. Un pouvoir qui assure la défense de la société et de
UEtat acquiert un titre incontestable à la durée. Ce n’est qu’un
titre, mais qui compte. Cette majesté du salut de la nation et de
la patrie suffit à créer une discipline. Cette discipline s’est vue
également à l’origine de gouvernements transitoires et de gouvernements
séculaires.
Bien public. Mal public. Parce que les Carolingiens n’assuraient
pas la sûreté du territoire et des populations contre
Bulgares et Normands, ils cédèrent la place à nos Capétiens.
Parce que les Capétiens protégeaient efficacement, l’onction
du sacre est logiquement venue sur leur front. Si la démocratie
eût donné les principaux de ces biens, elle aurait mérité
même consécration. Ses mécomptes, aggravés par le souvenir
de ses fastueuses promesses, portant tous sur des points vitaux,
emportent sa destitution rationnelle et fatale. La qvialité de
génératrice de mal public est un brevet d’illégitimité auquel
nul vote populaire ne peut remédier. La condamnation sort des
faits. Transcrite un jour ou l’autre par les hommes de loi, d’ores
et déjà elle incline l’appareil et le vocabulaire du Droit du
côté de ceux qui défendent les causes de la vie des peuples
contre les causes de leur mort. Que les majorités crient
comme elles l’ont crié tant de fois : Vive ma mort et meure ma
vie^,
leurs paroles légères ne changent rien aux réalités qui
1. Dante cité par Machiavel.<noinclude>
<references/></noinclude>
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ENQUÊTE SUR LA MONARCHIE
nature ou de sa mauvaise structure. Elle prouve qu’il est inapte
à faire ce pour quoi il est fait.
Naturellement, on n’ira pas discuter du bien et du mal des
nations comme du bien et du mal des personnes. Les personnes
disposent d’une moyenne de vie de trente cinq ans ; les nations
qui comptent leur âge par générations de mortels sont des
espèces d’immortelles. Bien public, mal public, s’entendent de
bien qui dure, de mal qui se prolonge. Il faut noter aussi le
degré du bienfait procuré ou des dégâts causés. Chaque point
de l’échelle comporte des possibilités de doute, de débat, que le
barreau voisin élève ou diminue. Mais il est un degré auquel
la discussion s’arrête. C’est le point de critère au-dessous
duquel on ne peut plus douter. Il a nom le salut public. Un
pouvoir qui n^y suffit pas est un pouvoir que son incapacité
destitue. Un pouvoir qui assure la défense de la société et de
UEtat acquiert un titre incontestable à la durée. Ce n’est qu’un
titre, mais qui compte. Cette majesté du salut de la nation et de
la patrie suffit à créer une discipline. Cette discipline s’est vue
également à l’origine de gouvernements transitoires et de gouvernements
séculaires.
Bien public. Mal public. Parce que les Carolingiens n’assuraient
pas la sûreté du territoire et des populations contre
Bulgares et Normands, ils cédèrent la place à nos Capétiens.
Parce que les Capétiens protégeaient efficacement, l’onction
du sacre est logiquement venue sur leur front. Si la démocratie
eût donné les principaux de ces biens, elle aurait mérité
même consécration. Ses mécomptes, aggravés par le souvenir
de ses fastueuses promesses, portant tous sur des points vitaux,
emportent sa destitution rationnelle et fatale. La qvialité de
génératrice de mal public est un brevet d’illégitimité auquel
nul vote populaire ne peut remédier. La condamnation sort des
faits. Transcrite un jour ou l’autre par les hommes de loi, d’ores
et déjà elle incline l’appareil et le vocabulaire du Droit du
côté de ceux qui défendent les causes de la vie des peuples
contre les causes de leur mort. Que les majorités crient
comme elles l’ont crié tant de fois : Vive ma mort et meure ma
vie^,
leurs paroles légères ne changent rien aux réalités qui
1. Dante cité par Machiavel.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr|{{rom|cviii|108}}|{{sc|enquête sur la monarchie}}|}}</noinclude>nature ou de sa mauvaise structure. Elle prouve qu’il est inapte
à faire ce pour quoi il est fait.
Naturellement, on n’ira pas discuter du bien et du mal des nations
comme du bien et du mal des personnes. Les personnes
disposent d’une moyenne de vie de trente-cinq ans ; les nations
qui comptent leur âge par générations de mortels sont des
espèces d’immortelles. Bien public, mal public, s’entendent de
bien qui dure, de mal qui se prolonge. Il faut noter aussi le
degré du bienfait procuré ou des dégâts causés. Chaque point
de l’échelle comporte des possibilités de doute, de débat, que le
barreau voisin élève ou diminue. Mais il est un degré auquel
la discussion s’arrête. C’est le point de critère au-dessous
duquel on ne peut plus douter. Il a nom le salut public. Un
pouvoir qui n’y suffit pas est un pouvoir que son incapacité
destitue. Un pouvoir qui assure la défense de la société et de
l’État acquiert un titre incontestable à la durée. Ce n’est qu’un
titre, mais qui compte. Cette majesté du salut de la nation et de
la patrie suffit à créer une discipline. Cette discipline s’est vue
également à l’origine de gouvernements transitoires et de gouvernements
séculaires.
Bien public. Mal public. Parce que les Carolingiens n’assuraient pas la sûreté du territoire et des populations contre Bulgares et Normands, ils cédèrent la place à nos Capétiens. Parce que les Capétiens protégeaient efficacement, l’onction du sacre est logiquement venue sur leur front. Si la démocratie eût donné les principaux de ces biens, elle aurait mérité même consécration. Ses mécomptes, aggravés par le souvenir de ses fastueuses promesses, portant tous sur des points vitaux, emportent sa destitution rationnelle et fatale. La qualité de génératrice de mal public est un brevet d’illégitimité auquel nul vote populaire ne peut remédier. La condamnation sort des faits. Transcrite un jour ou l’autre par les hommes de loi, d’ores et déjà elle incline l’appareil et le vocabulaire du Droit du côté de ceux qui défendent les causes de la vie des peuples contre les causes de leur mort. Que les majorités crient comme elles l’ont crié tant de fois : « Vive ma mort et meure ma vie¹ », leurs paroles légères ne changent rien aux réalités qui
¹ Dante cité par Machiavel.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr|{{rom|cviii|108}}|{{sc|enquête sur la monarchie}}|}}</noinclude>nature ou de sa mauvaise structure. Elle prouve qu’il est inapte
à faire ce pour quoi il est fait.
Naturellement, on n’ira pas discuter du bien et du mal des nations
comme du bien et du mal des personnes. Les personnes
disposent d’une moyenne de vie de trente-cinq ans ; les nations
qui comptent leur âge par générations de mortels sont des
espèces d’immortelles. Bien public, mal public, s’entendent de
bien qui dure, de mal qui se prolonge. Il faut noter aussi le
degré du bienfait procuré ou des dégâts causés. Chaque point
de l’échelle comporte des possibilités de doute, de débat, que le
barreau voisin élève ou diminue. Mais il est un degré auquel
la discussion s’arrête. C’est le point de critère au-dessous
duquel on ne peut plus douter. Il a nom le salut public. Un
pouvoir qui n’y suffit pas est un pouvoir que son incapacité
destitue. Un pouvoir qui assure la défense de la société et de
l’État acquiert un titre incontestable à la durée. Ce n’est qu’un
titre, mais qui compte. Cette majesté du salut de la nation et de
la patrie suffit à créer une discipline. Cette discipline s’est vue
également à l’origine de gouvernements transitoires et de gouvernements
séculaires.
Bien public. Mal public. Parce que les Carolingiens n’assuraient
pas la sûreté du territoire et des populations contre
Bulgares et Normands, ils cédèrent la place à nos Capétiens.
Parce que les Capétiens protégeaient efficacement, l’onction
du sacre est logiquement venue sur leur front. Si la démocratie
eût donné les principaux de ces biens, elle aurait mérité
même consécration. Ses mécomptes, aggravés par le souvenir
de ses fastueuses promesses, portant tous sur des points vitaux,
emportent sa destitution rationnelle et fatale. La qualité de
génératrice de mal public est un brevet d’illégitimité auquel
nul vote populaire ne peut remédier. La condamnation sort des
faits. Transcrite un jour ou l’autre par les hommes de loi, d’ores
et déjà elle incline l’appareil et le vocabulaire du Droit du
côté de ceux qui défendent les causes de la vie des peuples
contre les causes de leur mort. Que les majorités crient
comme elles l’ont crié tant de fois : <i> Vive ma mort et meure ma
vie</i><ref>Dante cité par Machiavel.</ref>, leurs paroles légères ne changent rien aux réalités qui<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Andre-Chermy-Amoureux caprices-1925.djvu/55
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « e t t " Fe S re it e S i t 53- La femme le regardait, les yeux brillants. Elle attendait le moment où il allait se précipiter vers elle et elle était prête à s'abandonner. Elle n'était venue que pour cela. En chemin, elle se disait : « Comment va-t-il me subjuguer ? Peut-être va-t-il m'hypnotiser ? Ou bien me fera-t-il prendre un breu- vage qui fera de moi son esclave docile à toutes ses volontés ? Ou encore m'endormira-t-il avec un narcotique ? Peut-...
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53-
La femme le regardait, les yeux brillants. Elle attendait le
moment où il allait se précipiter vers elle et elle était prête
à s'abandonner. Elle n'était venue que pour cela. En chemin,
elle se disait : « Comment va-t-il me subjuguer ? Peut-être
va-t-il m'hypnotiser ? Ou bien me fera-t-il prendre un breu-
vage qui fera de moi son esclave docile à toutes ses volontés ?
Ou encore m'endormira-t-il avec un narcotique ? Peut-être
aussi est-ce un brutal qui se jettera sur moi pour me
violenter ?...
Au lieu de cela, elle se trouvait à côté d'un homme correct,
qui lui parlait posément, sans se permettre le moindre geste
irrespectueux. Elle commençait à éprouver une certaine
déception, et se demandait :
Qu'attend-il donc ?...
Gontran cependant continuait :
-
Et j'ai résolu qu'il en serait toujours ainsi, que toutes
mes maîtresses devraient se connaître et se considérer comme
des amies, j'allais dire comme des soeurs...
1
Vous êtes un débauché ! dit-elle.
Et voici qu'elle se faisait provocante.
De Lénion la regarda droit dans les yeux :
-
Vous, lui dit-il, vous allez faire une grande bêtise, vous
allez tromper votre mari qui est peut-être un brave homme
qui vous aime sincèrement. Eh bien ! Il ne le faut pas. Peut-
être est-ce vous qui ne le comprenez pas... Je lis en vous... et
je crois bien que vous ne savez pas jouir du bonheur que vous
avez à votre portée...
Irène tourna la tête pour se dégager de l'influence de
Gontran qui l'enveloppait.
Il se leva:
-
Non, dit-il, je ne veux pas faire le malheur de deux
êtres... Si je voulais, vous seriez à moi !... Je ne veux pas...
Vous êtes venue ici chercher le secret de l'amour partagé.
Je ne le possède pas. Il est en vous. Si vous n'avez rien à
reprocher à votre mari que d'être comme tout le monde,
allez le retrouver, aimez-le, votre amour le grandira à vos
yeux et aux siens propres... Allez et tâchez de le comprendre,
vous; il vous comprendra alors, lui... Si vous échouez vous
viendrez me retrouver...
La femme se leva. Les yeux s'embuaient de larmes, qu'elle
retenait avec peine.
-
Ah! monsieur ! dit-elle... comme on vous a calomnié !...<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||— 53 —|}}</noinclude><nowiki />
La femme le regardait, les yeux brillants. Elle attendait le
moment où il allait se précipiter vers elle et elle était prête
à s’abandonner. Elle n’était venue que pour cela. En chemin,
elle se disait : « Comment va-t-il me subjuguer ? Peut-être
va-t-il m’hypnotiser ? Ou bien me fera-t-il prendre un breuvage
qui fera de moi son esclave docile à toutes ses volontés ?
Ou encore m’endormira-t-il avec un narcotique ? Peut-être
aussi est-ce un brutal qui se jettera sur moi pour me
violenter ?… »
Au lieu de cela, elle se trouvait à côté d’un homme correct,
qui lui parlait posément, sans se permettre le moindre geste
irrespectueux. Elle commençait à éprouver une certaine
déception, et se demandait :
— Qu’attend-il donc ?…
Gontran cependant continuait :
— Et j’ai résolu qu’il en serait toujours ainsi, que toutes
mes maîtresses devraient se connaître et se considérer comme
des amies, j’allais dire comme des sœurs…
— Vous êtes un débauché ! dit-elle.
Et voici qu’elle se faisait provocante.
De Lénion la regarda droit dans les yeux :
— Vous, lui dit-il, vous allez faire une grande bêtise, vous allez tromper votre mari qui est peut-être un brave homme qui vous aime sincèrement. Eh bien ! Il ne le faut pas. Peut-être est-ce vous qui ne le comprenez pas… Je lis en vous… et je crois bien que vous ne savez pas jouir du bonheur que vous avez à votre portée…
Irène tourna la tête pour se dégager de l’influence de Gontran qui l’enveloppait.
Il se leva :
— Non, dit-il, je ne veux pas faire le malheur de deux êtres… Si je voulais, vous seriez à moi !… Je ne veux pas… Vous êtes venue ici chercher le secret de l’amour partagé. Je ne le possède pas. Il est en vous. Si vous n’avez rien à reprocher à votre mari que d’être comme tout le monde, allez le retrouver, aimez-le, votre amour le grandira à vos yeux et aux siens propres… Allez et tâchez de le comprendre, vous ; il vous comprendra alors, lui… Si vous échouez vous viendrez me retrouver…
La femme se leva. Les yeux s’embuaient de larmes, qu’elle retenait avec peine.
— Ah ! monsieur ! dit-elle… comme on vous a calomnié !…<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||— 53 —|}}</noinclude><nowiki />
La femme le regardait, les yeux brillants. Elle attendait le
moment où il allait se précipiter vers elle et elle était prête
à s’abandonner. Elle n’était venue que pour cela. En chemin,
elle se disait : « Comment va-t-il me subjuguer ? Peut-être
va-t-il m’hypnotiser ? Ou bien me fera-t-il prendre un breuvage
qui fera de moi son esclave docile à toutes ses volontés ?
Ou encore m’endormira-t-il avec un narcotique ? Peut-être
aussi est-ce un brutal qui se jettera sur moi pour me
violenter ?… »
Au lieu de cela, elle se trouvait à côté d’un homme correct,
qui lui parlait posément, sans se permettre le moindre geste
irrespectueux. Elle commençait à éprouver une certaine
déception, et se demandait :
— Qu’attend-il donc ?…
Gontran cependant continuait :
— Et j’ai résolu qu’il en serait toujours ainsi, que toutes
mes maîtresses devraient se connaître et se considérer comme
des amies, j’allais dire comme des sœurs…
— Vous êtes un débauché ! dit-elle.
Et voici qu’elle se faisait provocante.
De Lénion la regarda droit dans les yeux :
— Vous, lui dit-il, vous allez faire une grande bêtise, vous
allez tromper votre mari qui est peut-être un brave homme
qui vous aime sincèrement. Eh bien ! Il ne le faut pas. Peut-être
est-ce vous qui ne le comprenez pas… Je lis en vous… et
je crois bien que vous ne savez pas jouir du bonheur que vous
avez à votre portée…
Irène tourna la tête pour se dégager de l’influence de
Gontran qui l’enveloppait.
Il se leva :
— Non, dit-il, je ne veux pas faire le malheur de deux
êtres… Si je voulais, vous seriez à moi !… Je ne veux pas…
Vous êtes venue ici chercher le secret de l’amour partagé.
Je ne le possède pas. Il est en vous. Si vous n’avez rien à
reprocher à votre mari que d’être comme tout le monde,
allez le retrouver, aimez-le, votre amour le grandira à vos
yeux et aux siens propres… Allez et tâchez de le comprendre,
vous ; il vous comprendra alors, lui… Si vous échouez vous
viendrez me retrouver…
La femme se leva. Les yeux s’embuaient de larmes, qu’elle
retenait avec peine.
— Ah ! monsieur ! dit-elle… comme on vous a calomnié !…<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Daubié - La Femme pauvre au dix-neuvième siècle, 1869, tome 2.pdf/24
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<noinclude><pagequality level="3" user="Clemarot" />{{nr|16|LA FEMME PAUVRE AU XIX{{e}} SIÈCLE}}</noinclude>l’ivresse, afin de leur dissimuler l’horreur de leur
dégradation. Leur cynisme n’est souvent qu’un
luxe de parade, provoqué par les sales plaisanteries
de leurs souteneurs ; on trouve aussi chez les détenues
de Saint-Lazare des instincts de pudeur, unis
au sentiment de l’amour maternel ; la plupart s’imposent
de lourds sacrifices pour élever leur enfant,
le seul être, disent-elles, qui ne ''les méprisera point.''
Quelques mots de sympathie les étonnent ; une
jeune enfant trouvée, que l’indigence avait fait tomber
dans le vice, fut admise au Bon-Pasteur ; l’effusion
de sa joie lui fit verser d’abondantes larmes,
parce que c’était la première fois, dit-elle, qu’on lui
adressait de bienveillantes paroles.
L’horreur de cette position a produit maintes fois
l’aliénation mentale et le suicide <ref>Brière de Boismont a recensé dix-sept suicides, en dix ans,
parmi les filles soumises de Paris.</ref>.
On a même vu le sentiment de leur dégradation,
chez ces reines de la mode, devenues fameuses dans
le monde interlope : Théroigne de Méricourt reconnut
un jour, à Paris, le gentilhomme qui l’avait
trompée ; elle lui lança un regard si foudroyant,
qu’il comprit combien sa position devenait dangereuse, à une époque où le peuple exerçait une justice
si implacable contre des crimes auparavant impunis,
et il osa implorer son pardon. « Mon pardon,
reprit-elle, et de quel prix pourriez-vous le payer ?
Mon innocence ravie, mon honneur perdu, celui
de ma famille terni ; mon frère et mes sœurs poursuivis
dans leur pays par le sarcasme de leurs<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Earl Derr Biggers - Charlie Chan à Honolulu, trad. Postif, 1938.djvu/113
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Bzhqc
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" />{{nr||{{t|CHARLIE CHAN À HONOLULU|80}}|111}}</noinclude>brillait dans le bureau des détectives. Chan y entra
et vit son chef.
— Allo, Charlie ! lui dit ce gentleman. Je vous attendais.
Si je ne m’étais trouvé à Kalaua ce soir, je
vous aurais rejoint à la villa de la plage. Quoi de nouveau ?
Chan secoua tristement la tête et regarda sa montre.
— L’histoire serait trop longue à vous raconter.
— J’aimerais cependant l’entendre, répondit le
chef qui ne se sentait nullement fatigué. Au contraire,
la promenade de Kalaua à Honolulu en automobile
l’avait reposé.
Chan s’assit et passa en revue les faits de la soirée
pour le bénéfice de son supérieur, très intéressé par
ce récit : d’abord, la scène du meurtre, l’absence
d’arme sur le lieu du crime, la tentative infructueuse
de l’assassin pour faire croire que le meurtre avait
été commis à huit heures deux, la disparition de l’épingle
ornée de diamants qui avait retenu les orchidées.
— Voilà quelque chose, approuva le chef en allumant
un cigare.
— Oui, mais nous ne possédons pas encore cette
pièce à conviction, déclara Chan.
Il répéta ce que lui avait raconté Tarneverro concernant
la présence de Shelah Fane chez Denny Mayo
au moment où cet acteur fut tué à Hollywood.
— Parfait, parfait ! s’écria le chef. Vous tenez là
le mobile du crime, Charlie. Si seulement elle avait
écrit le nom de l’assassin de Mayo, comme elle l’avait
promis à Tarneverro…
Bien à contre-cœur, Charlie dut raconter la perte
de la lettre. Son chef, étonné, l’observa d’un œil
réprobateur.
— C’est la première fois que pareille chose vous
arrive ; Charlie, vous perdez votre sang froid.
— J’avoue que pendant un instant j’ai également
perdu la lettre. Je me rendis compte par la suite de
son peu d’importance.
Son visage se rasséréna lorsqu’il fit part de sa
découverte sous le tapis de la grande enveloppe contenant
les dernières lignes écrites par Shelah, qui
corroboraient les paroles de Tarneverro. Il raconta
ensuite la destruction du portrait devant lequel Shelah<noinclude>
<references/></noinclude>
1djq8rytli4v5gaibb56szjdnrcvf5w
Page:Colette - Œuvres complètes (éd. Le Fleuron) tome I.djvu/258
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Hektor
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « CLAUDINE A L’ÉCOLE tout au bord de l’estrade : « Monsieur ! Hé, Monsieur ! Monsieur Dutertre, voyons l... Docteur ! » Il entend cet appel-à mieux que les autres et se penche souriant, montrant ses crocs : 4 C’est toi | Qu’est-ce que tu veux ? Mon cœur ? Je te le donne ! » Je pensais bien qu’il était déjà ivre. — Non, Monsieur, j’aimerais bien mieux une chaise pour moi et d’autres pour mes camarades. On nous abandonne à toutes... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" /></noinclude>CLAUDINE A L’ÉCOLE
tout au bord de l’estrade : « Monsieur ! Hé, Monsieur !
Monsieur Dutertre, voyons l... Docteur ! » Il entend cet
appel-à mieux que les autres et se penche souriant, montrant
ses crocs : 4 C’est toi | Qu’est-ce que tu veux ? Mon cœur ?
Je te le donne ! » Je pensais bien qu’il était déjà ivre.
— Non, Monsieur, j’aimerais bien mieux une chaise pour
moi et d’autres pour mes camarades. On nous abandonne
à toutes seules, avec les simples mortelles, c’est navrant.
— Ça crie justice, tout simplement ! Vous allez vous
échelonner, assises sur les degrés, que les populations puissent
au moins se rincer l’œil pendant que nous les embêterons
avec nos discours. Montez toutes !
On ne se le fait pas répéter. Anaïs, Marie et moi, nous
grimpons les premières, avec Luce, les Jaubert, les autres
porte-bannières derrière nous, embarrassées de leurs lances
qui s’accrochent, s’enchevêtrent, et qu’elles tirent rageusement,
les dents serrées et les yeux en dessous, parce qu’elles
pensent que la foule s’amuse d’elles. Un homme — le
sacristain — les prend en pitié et rassemble complaisamment
les petits drapeaux qu’il emporte ; bien sûr, les robes
blanches, les fleurs, les bannières, ont donné à ce brave
homme lillusion qu’il assistait à une Fête-Dieu un peu
plus laïque, et obéissant à une longue habitude, il nous
enlève nos cierges, je veux dire nos drapeaux, à la fin de la
cérémonie.
Installées et trônantes, nous regardons la foule à nos pieds
et les écoles devant nous, ces écoles aujourd’hui charmantes
sous les rideaux de verdure, sous les fleurs, sous toute cette
parure frissonnante qui dissimule leur aspect sec de casernes.
Quant au vil peuple des camarades restées en bas debout,
qui nous dévisage envieusement, se pousse du coude, et rit
jaune, nous le dédaignons.
Sur l’estrade, on remue des chaises, on tousse, et nous nous
247<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" /></noinclude>tout au bord de l’estrade : « Monsieur ! Hé, Monsieur !
Monsieur Dutertre, voyons !… Docteur ! » Il entend cet
appel à mieux que les autres et se penche souriant, montrant
ses crocs : « C’est toi ! Qu’est-ce que tu veux ? Mon cœur ?
Je te le donne ! » Je pensais bien qu’il était déjà ivre.
— Non, Monsieur, j’aimerais bien mieux une chaise pour
moi et d’autres pour mes camarades. On nous abandonne
là toutes seules, avec les simples mortelles, c’est navrant.
— Ça crie justice, tout simplement ! Vous allez vous
échelonner, assises sur les degrés, que les populations puissent
au moins se rincer l’œil pendant que nous les embêterons
avec nos discours. Montez toutes !
On ne se le fait pas répéter. Anaïs, Marie et moi, nous grimpons les premières, avec Luce, les Jaubert, les autres porte-bannières derrière nous, embarrassées de leurs lances qui s’accrochent, s’enchevêtrent, et qu’elles tirent rageusement, les dents serrées et les yeux en dessous, parce qu’elles pensent que la foule s’amuse d’elles. Un homme — le sacristain — les prend en pitié et rassemble complaisamment les petits drapeaux qu’il emporte ; bien sûr, les robes blanches, les fleurs, les bannières, ont donné à ce brave homme l’illusion qu’il assistait à une Fête-Dieu un peu plus laïque, et obéissant à une longue habitude, il nous enlève nos cierges, je veux dire nos drapeaux, à la fin de la cérémonie.
Installées et trônantes, nous regardons la foule à nos pieds
et les écoles devant nous, ces écoles aujourd’hui charmantes
sous les rideaux de verdure, sous les fleurs, sous toute cette
parure frissonnante qui dissimule leur aspect sec de casernes.
Quant au vil peuple des camarades restées en bas debout,
qui nous dévisage envieusement, se pousse du coude, et rit
jaune, nous le dédaignons.
Sur l’estrade, on remue des chaises, on tousse, et nous nous<noinclude>
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Monsieur Dutertre, voyons !… Docteur ! » Il entend cet
appel à mieux que les autres et se penche souriant, montrant
ses crocs : « C’est toi ! Qu’est-ce que tu veux ? Mon cœur ?
Je te le donne ! » Je pensais bien qu’il était déjà ivre.
— Non, Monsieur, j’aimerais bien mieux une chaise pour
moi et d’autres pour mes camarades. On nous abandonne
là toutes seules, avec les simples mortelles, c’est navrant.
— Ça crie justice, tout simplement ! Vous allez vous
échelonner, assises sur les degrés, que les populations puissent
au moins se rincer l’œil pendant que nous les embêterons
avec nos discours. Montez toutes !
On ne se le fait pas répéter. Anaïs, Marie et moi, nous
grimpons les premières, avec Luce, les Jaubert, les autres
porte-bannières derrière nous, embarrassées de leurs lances
qui s’accrochent, s’enchevêtrent, et qu’elles tirent rageusement,
les dents serrées et les yeux en dessous, parce qu’elles
pensent que la foule s’amuse d’elles. Un homme — le
sacristain — les prend en pitié et rassemble complaisamment
les petits drapeaux qu’il emporte ; bien sûr, les robes
blanches, les fleurs, les bannières, ont donné à ce brave
homme l’illusion qu’il assistait à une Fête-Dieu un peu
plus laïque, et obéissant à une longue habitude, il nous
enlève nos cierges, je veux dire nos drapeaux, à la fin de la
cérémonie.
Installées et trônantes, nous regardons la foule à nos pieds
et les écoles devant nous, ces écoles aujourd’hui charmantes
sous les rideaux de verdure, sous les fleurs, sous toute cette
parure frissonnante qui dissimule leur aspect sec de casernes.
Quant au vil peuple des camarades restées en bas debout,
qui nous dévisage envieusement, se pousse du coude, et rit
jaune, nous le dédaignons.
Sur l’estrade, on remue des chaises, on tousse, et nous nous<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{c|{{espacé|0.2em|CLAUDINE À L’ÉCOLE}}}}</noinclude>tout au bord de l’estrade : « Monsieur ! Hé, Monsieur !
Monsieur Dutertre, voyons !… Docteur ! » Il entend cet
appel à mieux que les autres et se penche souriant, montrant
ses crocs : « C’est toi ! Qu’est-ce que tu veux ? Mon cœur ?
Je te le donne ! » Je pensais bien qu’il était déjà ivre.
— Non, Monsieur, j’aimerais bien mieux une chaise pour
moi et d’autres pour mes camarades. On nous abandonne
là toutes seules, avec les simples mortelles, c’est navrant.
— Ça crie justice, tout simplement ! Vous allez vous
échelonner, assises sur les degrés, que les populations puissent
au moins se rincer l’œil pendant que nous les embêterons
avec nos discours. Montez toutes !
On ne se le fait pas répéter. Anaïs, Marie et moi, nous
grimpons les premières, avec Luce, les Jaubert, les autres
porte-bannières derrière nous, embarrassées de leurs lances
qui s’accrochent, s’enchevêtrent, et qu’elles tirent rageusement,
les dents serrées et les yeux en dessous, parce qu’elles
pensent que la foule s’amuse d’elles. Un homme — le
sacristain — les prend en pitié et rassemble complaisamment
les petits drapeaux qu’il emporte ; bien sûr, les robes
blanches, les fleurs, les bannières, ont donné à ce brave
homme l’illusion qu’il assistait à une Fête-Dieu un peu
plus laïque, et obéissant à une longue habitude, il nous
enlève nos cierges, je veux dire nos drapeaux, à la fin de la
cérémonie.
Installées et trônantes, nous regardons la foule à nos pieds
et les écoles devant nous, ces écoles aujourd’hui charmantes
sous les rideaux de verdure, sous les fleurs, sous toute cette
parure frissonnante qui dissimule leur aspect sec de casernes.
Quant au vil peuple des camarades restées en bas debout,
qui nous dévisage envieusement, se pousse du coude, et rit
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Monsieur Dutertre, voyons !… Docteur ! » Il entend cet
appel à mieux que les autres et se penche souriant, montrant
ses crocs : « C’est toi ! Qu’est-ce que tu veux ? Mon cœur ?
Je te le donne ! » Je pensais bien qu’il était déjà ivre.
— Non, Monsieur, j’aimerais bien mieux une chaise pour
moi et d’autres pour mes camarades. On nous abandonne
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— Ça crie justice, tout simplement ! Vous allez vous
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On ne se le fait pas répéter. Anaïs, Marie et moi, nous
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porte-bannières derrière nous, embarrassées de leurs lances
qui s’accrochent, s’enchevêtrent, et qu’elles tirent rageusement,
les dents serrées et les yeux en dessous, parce qu’elles
pensent que la foule s’amuse d’elles. Un homme — le
sacristain — les prend en pitié et rassemble complaisamment
les petits drapeaux qu’il emporte ; bien sûr, les robes
blanches, les fleurs, les bannières, ont donné à ce brave
homme l’illusion qu’il assistait à une Fête-Dieu un peu
plus laïque, et obéissant à une longue habitude, il nous
enlève nos cierges, je veux dire nos drapeaux, à la fin de la
cérémonie.
Installées et trônantes, nous regardons la foule à nos pieds
et les écoles devant nous, ces écoles aujourd’hui charmantes
sous les rideaux de verdure, sous les fleurs, sous toute cette
parure frissonnante qui dissimule leur aspect sec de casernes.
Quant au vil peuple des camarades restées en bas debout,
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Page:Earl Derr Biggers - Charlie Chan à Honolulu, trad. Postif, 1938.djvu/114
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" />{{nr|112|{{t|CHARLIE CHAN À HONOLULU|80}}|}}</noinclude>avait été vue pleurant amèrement au cours de l’après-midi.
— Quelqu’un s’opposait à ce que vous voyiez ce
portrait, déclara le chef avec un froncement du sourcil.
— Je le pense aussi, acquiesça Charlie.
Il décrivit ensuite la visite de Robert Fyfe qui,
quelques heures auparavant, était déjà venu à la villa
de Waikiki, puis il parla du vagabond.
— Nous l’avons relâché après avoir pris ses empreintes
digitales. Cet individu n’aurait pas le courage
de tuer une mouche.
— Vous avez peut-être raison.
Au grand étonnement de son supérieur, Chan
déclara comment il surprit Fyfe en flagrant délit de
mensonge et lui fit rétracter son aveu. Il passa rapidement
sur la question du mouchoir contenant des
débris de verre accusateurs, trouvé dans la poche de
Martino et réclamé par Jimmy Bradshaw.
— Voilà où en est l’affaire, termina Chan à bout
de souffle.
Son chef l’observait avec un sourire amusé.
— Charlie, j’ai souvent pensé que vous deviez estimer
l’existence dans cette île par trop monotone.
Depuis votre retour de San Francisco, Honolulu vous
paraissait décidément trop tranquille. Ce soir, il me
semble que vous devez être satisfait ?
— Je suis servi au delà de mes désirs, avoua Chan.
Mais comment sortirai-je de ce cas difficile ?
— Nous ne devons pas nous laisser abattre trop
vite, répliqua vivement le chef.
Cet homme intelligent savait bien sur qui il comptait
et durant les jours qui allaient suivre il allait exiger
beaucoup de son subordonné. Le Chinois paraissait
endormi et lourdaud mais il était beaucoup plus
fin qu’il n’en avait l’air.
— Et Tarneverro, Charlie. Quel genre d’homme
est-ce ?
Chan s’épanouit.
— Vous flairez le gibier, Chef. Tarneverro est
lugubre comme une nuit pluvieuse ; du reste, son
métier l’exige. Il possède un esprit vif et se montre
empressé à aider le pauvre détective que je suis.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Earl Derr Biggers - Charlie Chan à Honolulu, trad. Postif, 1938.djvu/115
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" />{{nr||{{t|CHARLIE CHAN À HONOLULU|80}}|113}}</noinclude><nowiki />
— Peut-être trop empressé ?
— Tel est mon avis. Toutefois, il s’offre à fournir
le témoignage du vieux couple avec qui il bavardait
à l’heure du crime. Demain matin, je questionnerai
ces deux personnes. Mais, d’ores et déjà je suis
certain qu’il n’est pas venu à la villa de Miss Fane
avant que je l’y aie moi-même conduit. D’autres
considérations parlent en sa faveur.
— Par exemple ?
— Avant que le crime n’ait eu lieu, il m’avait promis
de m’appeler pour arrêter un assassin. Cette démarche
eût été stupide s’il avait eu lui-même l’intention
de commettre un assassinat. Tarneverro est loin d’être
un sot. De plus, il a montré son désir de m’aider
en m’indiquant le truquage de la montre ; il est vrai
que Wu Kno Ching m’avait déjà parlé. Cependant
tout cela indique sa volonté de me faciliter la tâche…
Non, je ne le crois pas coupable. Néanmoins…
— Eh bien, Charlie ?
— Je préfère me taire pour l’instant.
— Vous soupçonnez Tarneverro ?
— Du meurtre de l’actrice ? Non. Je vous le répète,
au moment où Shelah Fane a été tuée, le devin se
trouvait loin d’elle. Laissez-moi réfléchir quelques
heures avant de vous communiquer mes impressions.
Pour l’instant, je me perds dans un labyrinthe de
doutes.
— Retrouvez bien vite votre aplomb, Charlie, lui
dit son chef d’un ton aimable mais quelque peu
ennuyé. L’honneur de la police en dépend. Si les
étrangers viennent commettre leurs forfaits dans notre
petite ville et s’entretuer, à Waikiki nous devons leur
prouver qu’ils n’en sortiront pas impunis. Je compte
sur vous, Charlie.
Chan s’inclina.
— Je le vois bien. J’emploierai mon faible talent
à me montrer à la hauteur de cette distinction. Je
vous souhaite une bonne nuit, Chef.
À l’instant où il franchissait la porte du vestibule,
Spencer entrait. Chan jeta un coup d’œil à sa montre.
— L’''Oceanic'' a-t-il quitté le port ? demanda-t-il.
— Oui, Inspecteur.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Fouillée - Descartes, 1893.djvu/173
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||{{sc|morale de descartes.}}|165}}</noinclude>chaque pas dans la découverte de la vérité est en même temps un degré atteint dans la sagesse. La morale consiste à se transporter au centre même de toute vérité et de tout être, dans l’idée de Dieu, et à retrouver l’ordre dans lequel les choses dérivent de la source inépuisable. Dès la première définition, dès le premier théorème, nous entrons, pour ainsi dire, dans la vie éternelle, puisque nous commençons à voir les choses « sous l’aspect de l’éternité » ; de conclusion en conclusion, avec notre science, s’accroît notre participation à l’éternité même. Les voiles peu à peu se dissipent, les apparences sensibles, comme des nuages dont l’agitation cachait la sérénité du ciel immuable, s’évanouissent ; nous comprenons, nous voyons les réalités, car « les vrais yeux de l’âme, ces yeux qui lui font voir et observer les choses, ce sont les démonstrations ». En même temps que la clarté se fait dans nos pensées, nos passions se calment ; la « servitude » se change peu à peu en « liberté », par cela même en béatitude ; pénétrant le sens du monde, nous vivons la véritable vie, « nous sentons, nous éprouvons que nous sommes éternels ». La morale, c’est la divinisation progressive de l’homme par la science. L’ignorant, « que l’aveugle passion conduit », est agité en mille sens divers par les causes extérieures et ne possède jamais la véritable paix de l’âme ; « pour lui, cesser de pâtir, c’est cesser d’être ». Au contraire, « l’âme du sage peut à peine être troublée. Possédant par une sorte de nécessité éternelle la conscience de<noinclude>
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Page:Platon - Protagoras ; Euthydème ; Gorgias ; Ménexène, Ménon, Cratyle (trad. Chambry), 1992.djvu/478
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Page:Renard-Les-Mains-d-Orlac -1920.djvu/63
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « PHANTASMES C’était un guilleret jeudi de printemps, à Neuilly. Le mois d’avril déployait sur le Nord un azur de Riviera, et dans le parc de la maison de convalescence, rempli d’élégants visiteurs, les bourgeons poisseux édataient en verdure. Rosine Orlac, ayant reconduit jusqu’à la grille wn beau-père et le chevalier, revint à petits pas vers le fond de jardin. i Un peu désemparée. Les visites de l’ancien notaire h gelaient à... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr|58|{{sc|les mains d’orlac}}|}}</noinclude>PHANTASMES
C’était un guilleret jeudi de printemps, à Neuilly.
Le mois d’avril déployait sur le Nord un azur de Riviera,
et dans le parc de la maison de convalescence,
rempli d’élégants visiteurs, les bourgeons poisseux édataient
en verdure.
Rosine Orlac, ayant reconduit jusqu’à la grille wn
beau-père et le chevalier, revint à petits pas vers le fond
de jardin.
i
Un peu désemparée. Les visites de l’ancien notaire h
gelaient à tout coup. Ce vieillard bilieux, au bec tordi
d’émouchet, semblait toujours à l’ombre, tant sa per
sonne physique et son être moral portaient le mêm
deuil. Antithèse de M. de Crochans, il était l’Héraclit
de ce Démocrite, Jean-qui-pleure auprès de Jean-qui-rit
Depuis plus de deux mois que Stéphen avait quitté h
clinique du professeur Cerral pour la maison de convalescence
de Neuilly, son père était venu le voir une semaine
sur deux. Flanqué du chevalier, qui plus que jamais fai
sait le boute-en-train (mais autant vouloir égayer un
groupe de statues funéraires), il s’asseyait aux côtés de son
fils, jetait autour de lui des regards de rapace, et con
templait Stéphen avec autant de pitié que de mépris. Ce
n’était pas sans raison que M. de Crochans, toujours
moqueur mais parfois trivial, l’avait surnommé « le père
laconique ». Sa bouche muette et dure, ignorant le sou
rire, faisait penser à une porte condamnée. Au bout de
quelque temps, il consultait sa montre,et partait, n’ayant<noinclude>
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C’était un guilleret jeudi de printemps, à Neuilly.
Le mois d’avril déployait sur le Nord un azur de Riviera,
et dans le parc de la maison de convalescence,
rempli d’élégants visiteurs, les bourgeons poisseux édataient
en verdure.
Rosine Orlac, ayant reconduit jusqu’à la grille wn
beau-père et le chevalier, revint à petits pas vers le fond
de jardin.
i
Un peu désemparée. Les visites de l’ancien notaire h
gelaient à tout coup. Ce vieillard bilieux, au bec tordi
d’émouchet, semblait toujours à l’ombre, tant sa per
sonne physique et son être moral portaient le mêm
deuil. Antithèse de M. de Crochans, il était l’Héraclit
de ce Démocrite, Jean-qui-pleure auprès de Jean-qui-rit
Depuis plus de deux mois que Stéphen avait quitté h
clinique du professeur Cerral pour la maison de convalescence
de Neuilly, son père était venu le voir une semaine
sur deux. Flanqué du chevalier, qui plus que jamais fai
sait le boute-en-train (mais autant vouloir égayer un
groupe de statues funéraires), il s’asseyait aux côtés de son
fils, jetait autour de lui des regards de rapace, et con
templait Stéphen avec autant de pitié que de mépris. Ce
n’était pas sans raison que M. de Crochans, toujours
moqueur mais parfois trivial, l’avait surnommé « le père
laconique ». Sa bouche muette et dure, ignorant le sou
rire, faisait penser à une porte condamnée. Au bout de
quelque temps, il consultait sa montre,et partait, n’ayant<noinclude>
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C’était un guilleret jeudi de printemps, à Neuilly.
Le mois d’avril déployait sur le Nord un azur de Riviera,
et dans le parc de la maison de convalescence,
rempli d’élégants visiteurs, les bourgeons poisseux éclataient
en verdure.
Rosine Orlac, ayant reconduit jusqu’à la grille son
beau-père et le chevalier, revint à petits pas vers le fond
de jardin.
Un peu désemparée. Les visites de l’ancien notaire le
gelaient à tout coup. Ce vieillard bilieux, au bec tordu
d’émouchet, semblait toujours à l’ombre, tant sa personne
physique et son être moral portaient le même
deuil. Antithèse de {{M.|de Crochans}}, il était l’Héraclite
de ce Démocrite, Jean-qui-pleure auprès de Jean-qui-rit.
Depuis plus de deux mois que Stéphen avait quitté la clinique du professeur Cerral pour la maison de convalescence de Neuilly, son père était venu le voir une semaine sur deux. Flanqué du chevalier, qui plus que jamais faisait le boute-en-train (mais autant vouloir égayer un groupe de statues funéraires), il s’asseyait aux côtés de son fils, jetait autour de lui des regards de rapace, et contemplait Stéphen avec autant de pitié que de mépris. Ce n’était pas sans raison que M. de Grochans, toujours moqueur mais parfois trivial, l’avait surnommé « le père laconique ». Sa bouche muette et dure, ignorant le sourire, faisait penser à une porte condamnée. Au bout de quelque temps, il consultait sa montre, et partait, n’ayant<noinclude>
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C’était un guilleret jeudi de printemps, à Neuilly.
Le mois d’avril déployait sur le Nord un azur de Riviera,
et dans le parc de la maison de convalescence,
rempli d’élégants visiteurs, les bourgeons poisseux éclataient
en verdure.
Rosine Orlac, ayant reconduit jusqu’à la grille son
beau-père et le chevalier, revint à petits pas vers le fond
de jardin.
Un peu désemparée. Les visites de l’ancien notaire le
gelaient à tout coup. Ce vieillard bilieux, au bec tordu
d’émouchet, semblait toujours à l’ombre, tant sa personne
physique et son être moral portaient le même
deuil. Antithèse de {{M.|de Crochans}}, il était l’Héraclite
de ce Démocrite, Jean-qui-pleure auprès de Jean-qui-rit.
Depuis plus de deux mois que Stéphen avait quitté la
clinique du professeur Cerral pour la maison de convalescence
de Neuilly, son père était venu le voir une semaine
sur deux. Flanqué du chevalier, qui plus que jamais faisait
le boute-en-train (mais autant vouloir égayer un
groupe de statues funéraires), il s’asseyait aux côtés de son
fils, jetait autour de lui des regards de rapace, et contemplait
Stéphen avec autant de pitié que de mépris. Ce
n’était pas sans raison que {{M.|de Crochans}}, toujours
moqueur mais parfois trivial, l’avait surnommé « le père
laconique ». Sa bouche muette et dure, ignorant le sourire,
faisait penser à une porte condamnée. Au bout de
quelque temps, il consultait sa montre, et partait, n’ayant<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Daubié - La Femme pauvre au dix-neuvième siècle, 1869, tome 2.pdf/25
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Clemarot
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<noinclude><pagequality level="3" user="Clemarot" />{{nr||L’INFAMIE|17}}</noinclude>proches ; la malédiction de mon père, mon exil de
ma patrie ; mon enrôlement dans l’infâme caste
des courtisanes ; le sang dont je souille et dont je souillerai mes mains ; ma mémoire exécrée parmi
les hommes ; cette immortalité de la vertu dont
vous m’avez appris à douter ; voilà ce que vous
voulez racheter ; voyons, connaissez-vous sur la
terre un prix capable de me payer tout cela <ref>Lamartine, ''Histoire des Girondins.''</ref> ? »
Théroigne ne croyant pas que le sang du coupable
fut trop précieux, ni trop pur pour laver sa honte, le
laissa ou le fit périr aux massacres de septembre <ref>Selon Lairtullier, elle le perça elle-même d’un coup de poignard.</ref>.
Aux époques de rénovation surtout, la courtisane
a conscience de son abjection. Sous l’influence de la
lumière évangélique, les femmes les plus avilies se
transformèrent au point de courir au martyre pour
effacer les souillures de leur vie, dans ce baptême
de sang. Quand l’ére des persécutions fut fermée,
l’Église chercha à réhabiliter les femmes perdues ;
des conciles dispensèrent de la pénitence canonique
celles qui renonçaient à leurs désordres, et accordèrent
rémission de leurs péchés aux hommes qui les
épouseraient <ref>Celui qui prend une prostituée pour épouse, dit Innocent III,
fait œuvre pie, car il la retire d’une voie de perdition, et obtient le
pardon de ses péchés.</ref>. Différentes associations se formèrent
dans le but de leur constituer une dot.
Le moyen âge leur ouvrit de nombreux asiles ;
saint Louis leur fit construire un vaste refuge, et
leur donna le nom de Filles-Dieu.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Fouillée - Descartes, 1893.djvu/174
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Yland
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|166|{{sc|descartes}}.}}</noinclude>soi-même, et de Dieu, et des choses, jamais il ne cesse d’être, et la véritable paix de l’âme, il la possède pour toujours. » En même temps il a, pour Dieu et pour les hommes, l’amour éternel, car « il n’y a d’amour éternel que l’amour intellectuel ». « L’amour de Dieu pour les hommes et l’amour intellectuel des hommes pour Dieu ne sont qu’une seule et même chose. » Ceci nous fait clairement comprendre, conclut Spinoza, en quoi consiste notre salut, notre béatitude ; savoir : « dans un amour constant et éternel pour Dieu, ou, si l’on veut, dans l’amour de Dieu pour nous ».<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Platon - Protagoras ; Euthydème ; Gorgias ; Ménexène, Ménon, Cratyle (trad. Chambry), 1992.djvu/479
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Page:Earl Derr Biggers - Charlie Chan à Honolulu, trad. Postif, 1938.djvu/116
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" />{{nr|114|{{t|CHARLIE CHAN À HONOLULU|80}}|}}</noinclude><nowiki />
— Aucun de nos bons amis n’y a pris place, j’espère ?
— Je n’ai vu aucun d’eux monter à bord et j’y
suis arrivé le premier, il me semble. Toutefois, l’un
d’eux s’est montré.
— Qui ça ?
— Alan Jaynes. Il est venu chercher ses bagages
dans une voiture du Grand Hôtel. Je l’ai vu redescendre
sur le quai et il m’a prié de vous avertir
qu’il prendrait le paquebot suivant. Rien ne pourrait
l’en empêcher.
Chan sourit et sortit dans la rue. Sous le clair de
lune, il vit venir vers lui, d’un pas agile, Smith, le
vagabond.
— En voilà des façons ! protestait ce gentleman.
On me conduit en automobile jusqu’ici pour m’abandonner
dans la rue. Je loge sur la plage et j’ai déjà
parcouru une fois ce long chemin, à pied, dans cette
soirée.
Chan fouilla dans sa poche et tendit au gueux une
pièce d’argent.
— Prenez le tramway, suggéra-t-il.
Smith considéra la piécette.
— Un ''dime,'' remarqua-t-il avec dédain. Oserais-je
payer ma place avec une pièce de dix cents ? Un dollar
me donnerait plus de prestige aux yeux du receveur.
Malgré sa lassitude, Chan sourit.
— Je le regrette, mais à cette heure de la nuit je
juge plus sage de vous payer le tram et rien de plus.
— Il me faut un dollar, insista Smith, pour sauvegarder
ma dignité.
— Vous voulez dire pour boire. Si cette pièce ne
vous suffit pas, je la garde. Malheureusement, je me
dirige du côté opposé à votre logement, dit Charlie
en allant vers sa voiture.
Smith le suivit.
— J’ai peut-être tort de me montrer trop susceptible,
Inspecteur, j‘accepte votre ''dime,'' mais seulement
à titre de prêt.
Chan lui remit la pièce. Smith se hâta dans la
direction de King Street et Charlie le regarda s’éloigner ;
puis, laissant sa voiture, il suivit le vagabond
— v— F
nn. ne @ D de cm guus cn ee mn fé ei
« “ site _ ”<noinclude>
<references/></noinclude>
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— Aucun de nos bons amis n’y a pris place, j’espère ?
— Je n’ai vu aucun d’eux monter à bord et j’y
suis arrivé le premier, il me semble. Toutefois, l’un
d’eux s’est montré.
— Qui ça ?
— Alan Jaynes. Il est venu chercher ses bagages
dans une voiture du Grand Hôtel. Je l’ai vu redescendre
sur le quai et il m’a prié de vous avertir
qu’il prendrait le paquebot suivant. Rien ne pourrait
l’en empêcher.
Chan sourit et sortit dans la rue. Sous le clair de
lune, il vit venir vers lui, d’un pas agile, Smith, le
vagabond.
— En voilà des façons ! protestait ce gentleman.
On me conduit en automobile jusqu’ici pour m’abandonner
dans la rue. Je loge sur la plage et j’ai déjà
parcouru une fois ce long chemin, à pied, dans cette
soirée.
Chan fouilla dans sa poche et tendit au gueux une
pièce d’argent.
— Prenez le tramway, suggéra-t-il.
Smith considéra la piécette.
— Un ''dime,'' remarqua-t-il avec dédain. Oserais-je
payer ma place avec une pièce de dix cents ? Un dollar
me donnerait plus de prestige aux yeux du receveur.
Malgré sa lassitude, Chan sourit.
— Je le regrette, mais à cette heure de la nuit je
juge plus sage de vous payer le tram et rien de plus.
— Il me faut un dollar, insista Smith, pour sauvegarder
ma dignité.
— Vous voulez dire pour boire. Si cette pièce ne
vous suffit pas, je la garde. Malheureusement, je me
dirige du côté opposé à votre logement, dit Charlie
en allant vers sa voiture.
Smith le suivit.
— J’ai peut-être tort de me montrer trop susceptible,
Inspecteur, j‘accepte votre ''dime,'' mais seulement
à titre de prêt.
Chan lui remit la pièce. Smith se hâta dans la
direction de King Street et Charlie le regarda s’éloigner ;
puis, laissant sa voiture, il suivit le vagabond<noinclude>
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Descartes (Fouillée)/Livre III/Chapitre II
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Yland
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Page:Earl Derr Biggers - Charlie Chan à Honolulu, trad. Postif, 1938.djvu/117
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Bzhqc
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" />{{nr||{{t|CHARLIE CHAN À HONOLULU|80}}|115}}</noinclude>dans les rues désertes, éclairées comme en plein jour.
Il courait grand risque d’être découvert, mais Chan
avait l’habitude de ce jeu. Les souliers usés de Smith
battaient le trottoir avec bruit, tandis que le détective
semblait glisser sur des pantoufles de velours.
L’homme tourna à droite. Chan le suivit, se cachant
de temps à autre dans les entrées des maisons. En
approchant de Fort Street, Chan attendit anxieusement
sous un porche sombre. Son client allait-il stationner
au coin de la rue pour guetter le passage du
tramway allant à Waikiki ? Dans ce cas, sa poursuite
ne rimait à rien.
Smith ne s’arrêta point. Il descendit Fort Street. La
lune éclairait brillamment son immense chapeau aux
bords rabattus et sa ridicule veste de velours. Où se
rendait le vagabond à cette heure de la nuit ?
Choisissant le trottoir d’en face, moins éclairé que
celui suivi par Smith, Chan prit la piste de l’homme.
Ils passèrent devant les principaux magasins d’Honolulu
faiblement éclairés à l’intérieur. Arrivé devant
l’Hôtel Waioli, Smith fit halte. Chan, dissimulé sous
l’embrasure sombre d’une porte cochère, le vit regarder
dans le vestibule par la porte vitrée de l’hôtel :
un gardien y dormait, assis dans un fauteuil. Le
vagabond parut hésiter, puis fit demi-tour et revint
sur ses pas.
Sans se douter de la surveillance du détective,
Smith remonta à la hâte le haut de la rue et attendit
au coin de King Street le passage du tramway pour
Waikiki. De sa cachette, Chan aperçut le vagabond
qui prenait place dans le véhicule public, bien qu’il
n’eût point le « prestige » du dollar à présenter au
receveur.
Chan regagna le bureau de police tout en réfléchissant
à ce dont il venait d’être témoin. Lorsque Robert
Fyfe avait communiqué son adresse au détective, il
l’avait donnée également à ce gueux de Smith. Et
Smith voulait revoir l’acteur sans délai.
Le détective montait dans sa voiture quand son
chef parut.
— Je vous croyais parti, Charlie.
— Je viens d’être retardé, expliqua le Chinois.
— Rien de nouveau ? interrogea son supérieur.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Les Mains d’Orlac/I/VI
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « 50 QUAND LE PHARE S'ALLUMA... vases et des statues amputées de leur pied gauche. Nous vivrons honnêtement de notre travail... >> Honnêtement ! Hélas! Refaire sa vie, être le bon jeune homme rangé qui va au bureau, se marie, acquitte ponctuelle- ment la gabelle? Non, du moins, il ne serait pas cela. Muscles d'acier chromé, nerfs de platine, le cœur suspendu à la cardan, l'oeil électrique, il représentait, anatomiquement, un beau spécimen de l'espèce.... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr|50|{{sc|quand le phare s’alluma…}}|}}</noinclude>50
QUAND LE PHARE S'ALLUMA...
vases et des statues amputées de leur pied gauche.
Nous vivrons honnêtement de notre travail... >>
Honnêtement !
Hélas!
Refaire sa vie, être le bon jeune homme rangé
qui va au bureau, se marie, acquitte ponctuelle-
ment la gabelle? Non, du moins, il ne serait pas
cela. Muscles d'acier chromé, nerfs de platine, le
cœur suspendu à la cardan, l'oeil électrique, il
représentait, anatomiquement, un beau spécimen de
l'espèce. Les facultés cérébrales aussi étaient d'ordre
supérieur, les commandes du moteur dociles et
promptes, le don d'assimilation remarquable. Mais
l'exagération de certaines qualités avait dès l'en-
fance transformé ces qualités en vices redoutables.
Une vertu vraie est un corps simple. Elle ne souffre
aucun mélange, aucun contact. Et elle n'est vertu
qu'à certaine dose, et rien de plus. Aussi les pires
coquins ne sont-ils, en réalité, que d'honnêtes gens
manqués. Thomas, avec un peu d'excès, eût fait un
commerçant hors ligne, un industriel clairvoyant,
un navigateur énergique. Quand il pouvait, par-des-
sus le mur de sa vie présente, jeter un coup d'oeil
d'envie sur le champ du voisin, il se sentait déjà
meilleur. Se réhabiliter par une existence de travail,
le bon rêve !
Oui, sans doute... Mais le passé était là, avec sa
lourde succession à acquitter tout d'abord.
... Je garderai mon faux nom, mes faux papiers.
Dernier mensonge, mais nécessaire, mais pieux. Puis,
ce sera fini. Thomas Cotin sera mort. L'autre seul
vivra, je serai l'autre, le signor Boriale, le marchand
d'antiquités de Nice. Je le serai toute ma vie. J'a-
chèterai bon marché des morceaux de vases et je
les revenderai très cher aux Brésiliens de passage.
Quant au < Régent »...
Ah! quant au < Régent »...
Voici j'irai trouver l'oncle. Je lui reprendrai le
<< Régent ». Je le mettrai dans une petite boîte
cachetée, et je l'enverrai par la poste à... A qui ?...<noinclude>
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Hektor
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr|50|{{sc|quand le phare s’alluma…}}|}}</noinclude>vases et des statues amputées de leur pied gauche. Nous vivrons honnêtement de notre travail… »
Honnêtement !
Hélas !
Refaire sa vie, être le bon jeune homme rangé qui va au bureau, se marie, acquitte ponctuellement la gabelle ? Non, du moins, il ne serait pas cela. Muscles d’acier chromé, nerfs de platine, le cœur suspendu au cardan, l’œil électrique, il représentait, anatomiquement, un beau spécimen de l’espèce. Les facultés cérébrales aussi étaient d’ordre supérieur, les commandes du moteur dociles et promptes, le don d’assimilation remarquable. Mais l’exagération de certaines qualités avait dès l’enfance transformé ces qualités en vices redoutables. Une vertu vraie est un corps simple. Elle ne souffre aucun mélange, aucun contact. Et elle n’est vertu qu’à certaine dose, et rien de plus. Aussi les pires coquins ne sont-ils, en réalité, que d’honnêtes gens manqués. Thomas, avec un peu d’excès, eût fait un commerçant hors ligne, un industriel clairvoyant, un navigateur énergique. Quand il pouvait, par-dessus le mur de sa vie présente, jeter un coup d’œil d’envie sur le champ du voisin, il se sentait déjà meilleur. Se réhabiliter par une existence de travail, le bon rêve !
Oui, sans doute… Mais le passé était là, avec sa lourde succession à acquitter tout d’abord.
… Je garderai mon faux nom, mes faux papiers. Dernier mensonge, mais nécessaire, mais pieux. Puis, ce sera fini. Thomas Cotin sera mort. L’autre seul vivra, je serai l’autre, le signor Boriale, le marchand d’antiquités de Nice. Je le serai toute ma vie. J’achèterai bon marché des morceaux de vases et je les revenderai très cher aux Brésiliens de passage.
Quant au « Régent »…
Ah ! quant au « Régent »…
Voici : j’irai trouver l’oncle. Je lui reprendrai le « Régent ». Je le mettrai dans une petite boîte cachetée, et je l’enverrai par la poste à… À qui ?…<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Daubié - La Femme pauvre au dix-neuvième siècle, 1869, tome 2.pdf/26
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<noinclude><pagequality level="3" user="Clemarot" />{{nr|18|LA FEMME PAUVRE AU XIX{{e}} SIÈCLE}}</noinclude><nowiki/>
« Et fist, dit Joinville, mettre grant multitude de
femmes en l’hostel, qui par povreté estaient mises
en péché de luxure, et leur donna quatre cens
livres de rentes, pour elles soutenir. »
Cette dotation, énorme pour le temps, était supérieure
à celle des Quinze-Vingts, qui ne recevaient
que trois cents livres <ref>On peut établir un terme de comparaison, en rappelant que
Joinville, un des plus riches seigneurs de l’époque, qui allait à la
croisade avec des troupes équipées à ses frais, possédait quinze
cents livres de rente.</ref>. Louis IX aida en outre de
ses conseils, ou fonda de ses deniers, plusieurs
œuvres semblables, comme annexes des Filles-Dieu.
« Le roi fit mestre, dit encore Joinville, en plusieurs
liex de son royaume mesons de béguines, et leur
donna rentes pour elles vivre, et recommanda que
on y reçeust celles qui voudraient fere contenance
à vivre chastement. »
Le duc d’Orléans, ensuite Louis XII, recueillit
dans une partie de son hôtel deux cents filles pénitentes,
que la misère et la licence avaient perverties
pendant la guerre ; mais la France était alors si ruinée,
l’existence était si rude pour les femmes honnêtes,
que plusieurs d’entre elles se prostituèrent
dans le but d’être admises. La prévôté de Paris
fournissait aussi autrefois aux femmes repenties
des allocations qu’on trouve inscrites ainsi, dans un
compte du {{s|xvi}} : « Aux pauvres filles pénitentes,
dix livres parisis, en pitié et aumosne, pour
avoir du pain, dont elles ont grande nécessité et souffrette. »
Louis XIV fonda Vasile de la Madeleine ; il ac-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Clemarot
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<noinclude><pagequality level="3" user="Clemarot" />{{nr|18|LA FEMME PAUVRE AU XIX{{e}} SIÈCLE}}</noinclude><nowiki/>
« Et fist, dit Joinville, mettre grant multitude de
femmes en l’hostel, qui par povreté estaient mises
en péché de luxure, et leur donna quatre cens
livres de rentes, pour elles soutenir. »
Cette dotation, énorme pour le temps, était supérieure
à celle des Quinze-Vingts, qui ne recevaient
que trois cents livres <ref>On peut établir un terme de comparaison, en rappelant que
Joinville, un des plus riches seigneurs de l’époque, qui allait à la
croisade avec des troupes équipées à ses frais, possédait quinze
cents livres de rente.</ref>. Louis IX aida en outre de
ses conseils, ou fonda de ses deniers, plusieurs
œuvres semblables, comme annexes des Filles-Dieu.
« Le roi fit mestre, dit encore Joinville, en plusieurs
liex de son royaume mesons de béguines, et leur
donna rentes pour elles vivre, et recommanda que
on y reçeust celles qui voudraient fere contenance
à vivre chastement. »
Le duc d’Orléans, ensuite Louis XII, recueillit
dans une partie de son hôtel deux cents filles pénitentes,
que la misère et la licence avaient perverties
pendant la guerre ; mais la France était alors si ruinée,
l’existence était si rude pour les femmes honnêtes,
que plusieurs d’entre elles se prostituèrent
dans le but d’être admises. La prévôté de Paris
fournissait aussi autrefois aux femmes repenties
des allocations qu’on trouve inscrites ainsi, dans un
compte du {{s|xvi}} : « Aux pauvres filles pénitentes,
dix livres parisis, en pitié et aumosne, pour
avoir du pain, dont elles ont grande nécessité et souffrette. »
Louis XIV fonda Vasile de la Madeleine ; il {{tiret|ac|corda}}<noinclude>
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Page:Earl Derr Biggers - Charlie Chan à Honolulu, trad. Postif, 1938.djvu/118
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Bzhqc
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" />{{nr|116|{{t|CHARLIE CHAN À HONOLULU|80}}|}}</noinclude><section begin="a"/><nowiki />
— J’en suis toujours au même point, hélas | !
— Vous y voyez un peu plus clair que vous ne
voulez bien le dire, dit le chef, intrigué.
— L’homme qui est au fond d’un puits ne distingue
qu’un petit coin du ciel.
— Eh bien, grimpez hors du puits, Charlie.
— Je voudrais en sortir au plus vite.
Chan mit son moteur en marche et, à toute allure,
partit dans la direction de sa maison sur la colline de
Punchbowl.
<section end="a"/>
<section begin="b"/><nowiki />
{{t3|{{t|MR.{{lié}}SMITH N’EST PAS DUPE|80}}|CHAPITRE {{rom-maj|XII}}|mt=5em|mb=3em}}
La nuit s’achevait et un brouillard gris s’étendait
sur Waikiki. Smith, le sans-logis, frissonna sur sa
couche de sable. Il avança la main comme pour
ramener sur lui une couverture absente. Se tournant
sur lui-même, il marmotta quelques mots dans son
sommeil, puis redevint immobile.
La brume se teinta de rose. À l’est, au-dessus des
montagnes, un fragment du ciel lança des reflets d’or,
obscurcis en certains endroits par quelques nuages
éparpillés, noirs comme la nuit récente. Smith ouvrit
les yeux et, graduellement, reprit contact avec le
monde extérieur. Ce n’était point par goût qu’il dormait
sur la plage ; cependant, ce matin, à son réveil,
il n’éprouva pas l’habituelle amertume à la pensée de
sa déchéance.
Un heureux changement allait survenir dans son
existence. Il sourit à l’arbre qui se balançait au-dessus
de sa tête ; une pluie de pétales rouges se répandit
sur lui. Il eût préféré des pamplemousses et du café ;<section end="b"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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16063155
16063153
2026-09-26T07:29:58Z
Bzhqc
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" />{{nr|116|{{t|CHARLIE CHAN À HONOLULU|80}}|}}</noinclude><section begin="a"/><nowiki />
— J’en suis toujours au même point, hélas !
— Vous y voyez un peu plus clair que vous ne
voulez bien le dire, dit le chef, intrigué.
— L’homme qui est au fond d’un puits ne distingue
qu’un petit coin du ciel.
— Eh bien, grimpez hors du puits, Charlie.
— Je voudrais en sortir au plus vite.
Chan mit son moteur en marche et, à toute allure,
partit dans la direction de sa maison sur la colline de
Punchbowl.
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{{t3|{{t|MR.{{lié}}SMITH N’EST PAS DUPE|80}}|CHAPITRE {{rom-maj|XII}}|mt=5em|mb=3em}}
La nuit s’achevait et un brouillard gris s’étendait
sur Waikiki. Smith, le sans-logis, frissonna sur sa
couche de sable. Il avança la main comme pour
ramener sur lui une couverture absente. Se tournant
sur lui-même, il marmotta quelques mots dans son
sommeil, puis redevint immobile.
La brume se teinta de rose. À l’est, au-dessus des
montagnes, un fragment du ciel lança des reflets d’or,
obscurcis en certains endroits par quelques nuages
éparpillés, noirs comme la nuit récente. Smith ouvrit
les yeux et, graduellement, reprit contact avec le
monde extérieur. Ce n’était point par goût qu’il dormait
sur la plage ; cependant, ce matin, à son réveil,
il n’éprouva pas l’habituelle amertume à la pensée de
sa déchéance.
Un heureux changement allait survenir dans son
existence. Il sourit à l’arbre qui se balançait au-dessus
de sa tête ; une pluie de pétales rouges se répandit
sur lui. Il eût préféré des pamplemousses et du café ;<section end="b"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Charlie Chan à Honolulu/11
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|144|LES ORIGINES DE L’ALCHIMIE}}</noinclude>donnés comme de Platon et d’Aristote par les Arabes. Mais ces traités, que l’on peut lire imprimés dans le ''{{lang|la|Theatrum chemicum}}'', sont des œuvres arabes, sans racine antérieure.
Un des ouvrages latins du pseudo-Aristote, reproduit dans le ''{{lang|la|Theatrum chemicum}}''**1, offre une physionomie singulière et plus ancienne. Il ne s’en réfère pas aux Arabes, du moins quant au fond des doctrines. Il cite, non seulement le nom d’Alexandre, — ce qui n’a rien de surprenant, — mais celui du roi Antiochus, et il parle sans cesse du Serpent, dans des termes qui rappellent étrangement l’Ouroboros et son rôle chez les gnostiques. Les quatre roues du char qui le supporte sont assimilées aux quatre éléments, comme les quatre pieds du dragon des alchimistes les plus anciens ({{pg}}59). Peut-être y a-t-il là quelque débris d’un traité contemporain des nôtres.
Les philosophes alexandrins touchent de plus près aux alchimistes. Non seulement ils étaient contemporains ; mais ils s’occupaient de connaissances congénères, l’astrologie et la magie. Aussi s’explique-t-on la présence du nom de Porphyre dans la liste de la page 129 ; aucun écrit n’existe sous son nom dans les manuscrits. Au contraire, le nom de Jamblique, philosophe alexandrin qui a été le grand maître des magiciens, figure dans nos manuscrits comme celui de l’auteur, peut-être authentique, de deux procédés de transmutation**2. La parenté des diverses sciences occultes, magie et alchimie, je le répète, se maintient donc ici.
(i) Tome {{rom-maj|V}}, {{pg}}792.
(2) {{abr|Ms.|Manuscrit}} 2.327, {{fol.|expl=folios}}266 et 267.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Un des ouvrages latins du pseudo-Aristote, reproduit dans le ''{{lang|la|Theatrum chemicum}}''<ref>Tome {{rom-maj|V}}, {{pg}}792.</ref>, offre une physionomie singulière et plus ancienne. Il ne s’en réfère pas aux Arabes, du moins quant au fond des doctrines. Il cite, non seulement le nom d’Alexandre, — ce qui n’a rien de surprenant, — mais celui du roi Antiochus, et il parle sans cesse du Serpent, dans des termes qui rappellent étrangement l’Ouroboros et son rôle chez les gnostiques. Les quatre roues du char qui le supporte sont assimilées aux quatre éléments, comme les quatre pieds du dragon des alchimistes les plus anciens ({{pg}}59). Peut-être y a-t-il là quelque débris d’un traité contemporain des nôtres.
Les philosophes alexandrins touchent de plus près aux alchimistes. Non seulement ils étaient contemporains ; mais ils s’occupaient de connaissances congénères, l’astrologie et la magie. Aussi s’explique-t-on la présence du nom de Porphyre dans la liste de la page 129 ; aucun écrit n’existe sous son nom dans les manuscrits. Au contraire, le nom de Jamblique, philosophe alexandrin qui a été le grand maître des magiciens, figure dans nos manuscrits comme celui de l’auteur, peut-être authentique, de deux procédés de transmutation<ref>{{abr|Ms.|Manuscrit}} 2.327, {{fol.|expl=folios}}266 et 267.</ref>. La parenté des diverses sciences occultes, magie et alchimie, je le répète, se maintient donc ici.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Daubié - La Femme pauvre au dix-neuvième siècle, 1869, tome 2.pdf/27
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « LINFAMIE 19 {{tiret2|ac|corda}} sa protection 4 celui du Bon-Pasteur, que créa une veuve, et 4 Sainte-Pélagie, cuvre de Mme de Miramion. Paris érigea encore au xvi’ siecle quatre établissements de ce genre, sous les vocables du Sauveur, de Sainte-Valére, de Sainte-Théodore et de Saint-Michel. Ces refuges, dotés si richement par la munificence royale ou privée, eurent de nom- breuses succursales en province; les lettres patentes de nos rois, les bulle...
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<noinclude><pagequality level="1" user="Clemarot" />{{nr||L’INFAMIE|19}}</noinclude>LINFAMIE 19
{{tiret2|ac|corda}} sa protection 4 celui du Bon-Pasteur, que
créa une veuve, et 4 Sainte-Pélagie, cuvre de
Mme de Miramion. Paris érigea encore au xvi’ siecle
quatre établissements de ce genre, sous les vocables
du Sauveur, de Sainte-Valére, de Sainte-Théodore
et de Saint-Michel. Ces refuges, dotés si richement
par la munificence royale ou privée, eurent de nom-
breuses succursales en province; les lettres patentes
de nos rois, les bulles méme des papes, les auto-
riserent a perpétuité.
D’autres associations réhabilitaient les femmes
perdues en les fiancant au Christ, etc.
Apres que la Révolution ett détruit ces riches et
nombreux refuges, le Consulat rétablit la maison de
Saint-Michel; la ville de Paris et l’administration
des hospices fondérent aussi en 1821 celle du Bon-
Pasteur; mais l’insuffisance des allocations ne per-
met pas a ces institutions de remplir leur but
primitif. Méme pénurie de ressources dans toute la
France. Cet état de choses parait déplorable, soit
qu’on le mette en regard de la richesse des refuges
spoliés, soit qu’on le compare 4 Ja stabilité, 4 l’opu-
lence de ces autres institutions sociales, qu’on
nomme maisons de tolérance, et aux sommes absor-
bées dans l’intérét de la débauche, sous prétexte
Whygiéne et de streté publiques.
On peut voir !a un effet de notre appauvrissement
moral et de éertaines doctrines économiques qui
ont été jusqu’a rendre les refuges coupables des pro-
grés.de la prostitution. Sans doute, il y a immora-
lité dans les efforts faits pour enlever au vice les
Suites que la nature y a attach¢es, mais cette consi-<noinclude>
<references/></noinclude>
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créa une veuve, et 4 Sainte-Pélagie, cuvre de
Mme de Miramion. Paris érigea encore au xvi’ siecle
quatre établissements de ce genre, sous les vocables
du Sauveur, de Sainte-Valére, de Sainte-Théodore
et de Saint-Michel. Ces refuges, dotés si richement
par la munificence royale ou privée, eurent de nom-
breuses succursales en province; les lettres patentes
de nos rois, les bulles méme des papes, les auto-
riserent a perpétuité.
D’autres associations réhabilitaient les femmes
perdues en les fiancant au Christ, etc.
Apres que la Révolution ett détruit ces riches et
nombreux refuges, le Consulat rétablit la maison de
Saint-Michel; la ville de Paris et l’administration
des hospices fondérent aussi en 1821 celle du Bon-
Pasteur; mais l’insuffisance des allocations ne per-
met pas a ces institutions de remplir leur but
primitif. Méme pénurie de ressources dans toute la
France. Cet état de choses parait déplorable, soit
qu’on le mette en regard de la richesse des refuges
spoliés, soit qu’on le compare 4 Ja stabilité, 4 l’opu-
lence de ces autres institutions sociales, qu’on
nomme maisons de tolérance, et aux sommes absor-
bées dans l’intérét de la débauche, sous prétexte
Whygiéne et de streté publiques.
On peut voir !a un effet de notre appauvrissement
moral et de éertaines doctrines économiques qui
ont été jusqu’a rendre les refuges coupables des pro-
grés.de la prostitution. Sans doute, il y a immora-
lité dans les efforts faits pour enlever au vice les
Suites que la nature y a attach¢es, mais cette consi-<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Clemarot" />{{nr||L’INFAMIE|19}}</noinclude>{{tiret2|ac|corda}} sa protection à celui du Bon-Pasteur, que
créa une veuve, et à Sainte-Pélagie, œuvre de
{{Mme}} de Miramion. Paris érigea encore au {{s|xviii}}
quatre établissements de ce genre, sous les vocables
du Sauveur, de Sainte-Valére, de Sainte-Théodore
et de Saint-Michel. Ces refuges, dotés si richement
par la munificence royale ou privée, eurent de nombreuses
succursales en province ; les lettres patentes
de nos rois, les bulles même des papes, les autorisèrent
à perpétuité.
D’autres associations réhabilitaient les femmes
perdues en les fiançant au Christ, etc.
Après que la Révolution eût détruit ces riches et
nombreux refuges, le Consulat rétablit la maison de
Saint-Michel ; la ville de Paris et l’administration
des hospices fondèrent aussi en 1821 celle du Bon-Pasteur ;
mais l’insuffisance des allocations ne permet
pas à ces institutions de remplir leur but
primitif. Même pénurie de ressources dans toute la
France. Cet état de choses paraît déplorable, soit
qu’on le mette en regard de la richesse des refuges
spoliés, soit qu’on le compare à la stabilité, à l’opulence
de ces autres institutions sociales, qu’on
nomme maisons de tolérance, et aux sommes absorbées
dans l’intérêt de la débauche, sous prétexte
d’hygiéne et de sûreté publiques.
On peut voir là un effet de notre appauvrissement
moral et de certaines doctrines économiques qui
ont été jusqu’à rendre les refuges coupables des progrès
de la prostitution. Sans doute, il y a immoralité
dans les efforts faits pour enlever au vice les
suites que la nature y a attachées, mais cette {{tiret|consi|dération}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Earl Derr Biggers - Charlie Chan à Honolulu, trad. Postif, 1938.djvu/119
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" />{{nr||{{t|CHARLIE CHAN À HONOLULU|80}}|117}}</noinclude>mais les fleurs convenaient beaucoup mieux à ce paysage.
Il s’assit. À l’Orient, l’or éclaboussait le firmament
et le bord du soleil apparut à l’horizon. La mer se
couvrit d’or comme pour s’harmoniser avec le ciel et
vint caresser le sable blanc de la plage. Smith contempla
à gauche le rocher du Diamant, ancien volcan
éteint, pour lequel il professait une sorte de prédilection.
N’avait-il pas lui-même quelque chose
d’éteint en lui ?
Il songea aux événements de la veille. La chance
l’avait conduit par la main sous la fenêtre du pavillon.
Trop souvent, durant ces dernières années, il avait
laissé passer la veine sans même la voir ; cette fois-ci,
elle ne lui échapperait pas.
Il se leva, enleva ses vêtements de dessus et apparut
dans un vieux caleçon de bain. Rassemblant tout
son courage, il courut se plonger dans la mer. Le
contact de l’eau produisit en lui une réaction salutaire.
Il la frappa avec vigueur ; il avait au moins
appris quelque chose sous les Tropiques : la natation.
Tandis qu’il avançait à travers les vagues, il oublait
les années de paresse et formait d’ambitieux projets.
Il fuirait ce climat amollissant où, du reste, il n’avait
jamais eu l’intention de se fixer et redeviendrait
l’homme qu’il était autrefois. L’argent qui devait
l’aider à opérer ce miracle était enfin à sa portée.
Le soleil montait à l’horizon et répandait déjà une
chaleur bienfaisante, Smith plongea au loin sous les
vagues et nagea avec énergie. Il revint enfin au bord
de l’eau et marcha en évitant les morceaux de corail
jusqu’à sa chambre à coucher en plein air. Il demeura
un moment appuyé contre la coque d’un vieux bateau
qui lui avait servi d’abri pour la nuit. Les rayons
solaires remplacèrent la serviette éponge et Smith se
reposa, en paix avec le monde. Il goûtait les délices
du farniente, lorsqu’il se rappela soudain ses bonnes
résolutions.
Ayant revêtu sa défroque, il prit un peigne dans
sa poche et mit en ordre ses cheveux et sa barbe
jaunes. Sa toilette achevée, il songea à déjeuner. Des
noix de coco s’offraient à lui. Plus d’une fois, il s’en<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||{{sc|les alchimistes pseudonymes}}|145}}</noinclude><nowiki />
Une indication non moins significative peut être tirée du nom de l’empereur Julien, qui figure au bas du {{fol.}}242<ref>{{abr|Ms.|Manuscrit}} 2.327.</ref> : « Ainsi fut accompli le précepte de l’empereur Julien. » Le nom de l’empereur Julien est remarquable. On sait quelles relations il entretint avec les magiciens disciples de Jamblique et comment il se livra lui-même aux pratiques théurgiques ; on sait d’autre part que son nom, maudit par les chrétiens, disparut presque aussitôt de l’histoire. Son autorité ne put guère être invoquée que par des païens contemporains, affiliés à la même école magique et philosophique.
Une série de pseudonymes très intéressante, en raison des écrits qu’elle renferme, est celle des apocryphes {{Corr|proprements|proprement}} dits : je veux parler des traités écrits, figurant dans la collection et attribués à des personnages historiques, ou crus tels, en raison de quelque analogie d’école ou de tradition secrète. Peut-être aussi étaient-ce des noms conventionnels, que les initiés se donnaient les uns aux autres dans leurs réunions secrètes. Tels sont notamment Démocrite et Ostanès le Mède.
'''{{c|§ 3. — Démocrite.|fs=90%|m=1.6em}}'''
Démocrite et les traditions qui s’y rattachent jouent un rôle capital dans l’histoire des origines de l’alchimie. En effet, parmi les livres venus jusqu’à nous<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Earl Derr Biggers - Charlie Chan à Honolulu, trad. Postif, 1938.djvu/120
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" />{{nr|118|{{t|CHARLIE CHAN À HONOLULU|80}}|}}</noinclude>était contenté ; mais aujourd’hui un repas plus substantiel
s’imposait.
Dans l’éblouissement du paysage, il se rendit à
l’hôtel Moana. En réalité, ce paysage enchanteur
avait quelque peu contribué à la chute de Mr.{{lié}}Smith :
chaque fois qu’il se disposait à le peindre, de dépit
il rejetait son pinceau et gémissait sur son incapacité.
Devant l’hôtel, étendu sur le sable, un jeune garçon
fredonnait en s’accompagnant sur la guitare. Smith
s’approcha de lui.
— Bonjour, Frank.
Le gamin releva la tête.
— Bonjour, répondit-il d’un air rêveur.
Le vagabond s’assit près de lui. Alors Frank le
regarda de ses yeux sombres et lui annonça d’un ton
sérieux :
— Aujourd’hui, je ne chante pas pour les touristes.
Je ne chante que pour le ciel bleu.
Smith approuva de la tête. Cette remarque venant
de tout autre lui eût paru légèrement emphatique,
mais le peintre vagabond connaissait la race hawaïenne.
Il avait vu les indigènes venir chaque matin
sur leur plage bien-aimée contempler sa merveilleuse
beauté comme si elle se révélait à eux pour la première
fois et se plonger dans ses eaux familières avec
des cris de joie qui exprimaient une félicité rare à
notre époque.
— Tu as raison, Frank.
Puis, revenant à un point de vue plus pratique,
Smith lui demanda :
— As-tu de l’argent ?
Le gamin fronça les sourcils. Ces étrangers ne
pensaient qu’à l’argent, ne parlaient que d’argent.
Pour lui, l’argent ne signifiait rien.
— Oui, répondit-il, indifférent. Je dois avoir un
dollar dans la poche de ma veste.
Les yeux de Smith brillèrent.
— Prête-le moi, veux-tu ? Je te le rendrai avant
ce soir avec tout ce que je te dois. À propos, combien
cela fait-il ?
— Je ne m’en souviens plus, répondit Frank, qui
se remit aussitôt à chanter.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Platon - Protagoras ; Euthydème ; Gorgias ; Ménexène, Ménon, Cratyle (trad. Chambry), 1992.djvu/480
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> <section begin="notes_protagoras"/> {{il|2rem}} {{c|NOTES SUR LE PROTAGORAS}} {{refa|1}} Homère, ''Iliade'', XXIV, {{Taille|347|90}} : « (Hermès) se mit en marche, semblable à un jeune prince, dont la barbe commence à pousser, moment où la jeunesse a le plus de grâce. » Cf. aussi ''Odyssée'', X, {{Taille| 277 |90}}. {{refa|2}} Les Athéniens ne sortaient guère sans être accompagnés d’un esclave ou deux. Sans doute, la scène se pass... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" /></noinclude><nowiki />
<section begin="notes_protagoras"/>
{{il|2rem}}
{{c|NOTES SUR LE PROTAGORAS}}
{{refa|1}} Homère, ''Iliade'', XXIV, {{Taille|347|90}} : « (Hermès) se mit en marche, semblable à un jeune prince, dont la barbe commence à pousser, moment où la jeunesse a le plus de grâce. » Cf. aussi ''Odyssée'', X, {{Taille| 277 |90}}.
{{refa|2}} Les Athéniens ne sortaient guère sans être accompagnés d’un esclave ou deux. Sans doute, la scène se passe à la palestre ou à la « leschè », comme dans le Charmide.
{{refa|3}} Il y avait deux dèmes de ce nom, l’un au nord-ouest d’Athènes, du côté d’Éleuthères, sur la route de Thèbes ; l’autre au nord-est, du côté de Marathon. C’est sans doute du premier qu’il s’agit, parce que c’était le plus rapproché de la frontière.
{{refa|4}} Hippocrate, père de la médecine, florissait vers 430 av. J.-C. Il appartenait à la famille des Asclépiades, dans laquelle la prêtrise d’Asclépios et l’art de guérir étaient héréditaires.
{{refa|5}} Polycrète et Phidias sont les deux sculpteurs les plus célèbres de la Grèce, au ~ {{rom|v}}° siècle. Le premier, chef de l’école d’Argos, travaillait en bronze ; son chef-d’œuvre est le ''Doryphore'', représentation idéale de la beauté athlétique. Le second, choisi par Périclès, pour diriger les travaux de sculpture du Parthénon, nous est surtout connu par les trois Athénas de l’Acropole (''Lemnia'', ''Promachos'', ''Parthénos'') et par le ''Zeus'' d’Olympie. On a dit qu’il avait ajouté à la religion, parce qu’il avait montré ce qu’étaient la beauté et la majesté des
dieux. Cf. Lechat, ''Phidias''.
{{refa|6}} Périclès avait épousé une de ses parentes, dont il eut deux fils, Xanthippe et Paralos ; mais elle avait d’abord été mariée à Hipponicos, dont elle avait eu Callias.
{{refa|7}} Charmide était l’oncle maternel de Platon.
{{refa|8}} Philippide descendait d’une ancienne famille d’Athènes.
{{refa|9}} Mendè, ville située sur la côte occidentale de la péninsule de Pallène. Antimoiros ne nous est connu que par ce passage de Platon.
{{refa|10}} Le chœur tragique comprenait trois rangs de cinq choreutes ; le coryphée se tenait au milieu du premier rang. Protagoras se tient<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" />{{nr||{{t|CHARLIE CHAN À HONOLULU|80}}|119}}</noinclude><nowiki />
— Avant la fin de cette journée je serai riche, continuait
Smith, légèrement ému à cette idée.
Frank chantait de sa voix douce. Comment pouvait-on
songer à l’argent quand le ciel était si bleu,
l’eau si tiède et qu’il faisait si bon s’étendre sur la
plage et fredonner une chanson ?
— Dans ta veste ? lui rappela Smith.
— Oui. Tu peux le prendre. La porte du placard
est ouverte.
Smith courut aussitôt et revint tenant d’une main
un billet d’un dollar et de l’autre une petite toile
peinte.
— Je prends ce tableau que je t’avais confié, expliqua-t-il.
Quelque chose me dit que mon art va enfin
trouver amateur.
Il considéra sa peinture d’un œil critique. Une
jeune fille aux yeux noirs et à la peau bronzée se
détachait sur un fond vert tendre. Une fleur rouge
entre les lèvres, elle symbolisait toute la nonchalance
des îles tropicales perdues dans les mers du Sud.
— Ce n’est pas mal, déclara-t-il enfin, en s’efforçant
d’admirer son œuvre.
— Non, dit Frank.
— Pas mal du tout. On m’avait bien dit que je
possédais du talent, à New York et à Paris. Du talent
et peut-être une trace de génie, mais pas de vigueur,
pas de caractère. Il faut du caractère pour réussir,
mon garçon.
— Oui, acquiesça Frank.
— Écoute, Frank : des peintres qui n’ont pas la
moitié de mon talent… mais à quoi bon me plaindre !
Tant que vivait Corot, ses peintures ne se vendaient
pas du tout. Et Manet ? Les critiques se moquaient de
lui. Crois-tu, Frank ?
— Oui, répéta le gamin.
Il posa sa guitare, se leva d’un bond et courut sur
le sable puis il plongea dans l’eau comme un poisson.
Smith le regarda en hochant la tête.
— La peinture ne l’intéresse guère, murmura-t-il.
Il n’aime que la musique. C’est déjà quelque chose.
Il fourra le billet dans sa poche et, son tableau
sous le bras, il quitta la grève et s’engagea dans une
rue.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Berthelot - Les origines de l'alchimie, 1885.djvu/178
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|146|{{sc|les origines de l’alchimie}}}}</noinclude>et qui contiennent des recettes et des formules pratiques, l’ouvrage le plus ancien de tous, celui que les auteurs ayant quelque autorité historique citent, et qui n’en cite aucun, c’est celui de Démocrite, intitulé ''{{lang|la|Physica et Mystica}}''. Cet ouvrage est pseudonyme, je n’ai pas besoin de le répéter ; mais il se rattache à l’œuvre authentique de Démocrite par des liens faciles à entrevoir.
Assurément, les historiens de la philosophie antique ont le droit et le devoir de n’admettre que des livres incontestables, lorsqu’il s’agit d’établir ce que Démocrite a réellement écrit. Mais ce n’est pas là une raison suffisante pour écarter le reste du domaine de l’histoire et pour refuser d’en établir l’époque et la filiation. En effet les ouvrages des imitateurs, même pseudonymes, de Démocrite ont leur date et leur caractère propre. Ces ouvrages sont anciens, eux aussi, et ils répondent à un certain degré de l’évolution incessante des croyances humaines, des doctrines philosophiques et des connaissances positives. Les livres magiques et naturalistes que l’on attribuait à Démocrite, au temps de Pline et de Columelle, feraient tache dans la vie du grand philosophe rationaliste ; mais ils avaient pourtant la prétention de relever de son inspiration. Ils ont concouru à l’éducation mystique et pratique de plusieurs générations d’hommes ; ils se rattachent en outre de la façon la plus directe à l’histoire des origines de l’une des sciences fondamentales de notre temps, la chimie.
Avant de parler de cet ordre d’ouvrages et de tâcher de retrouver les noms véritables de quelques-uns<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Earl Derr Biggers - Charlie Chan à Honolulu, trad. Postif, 1938.djvu/122
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" />{{nr|120|{{t|CHARLIE CHAN À HONOLULU|80}}|}}</noinclude><nowiki />
Un tram se dirigeait vers la cité, il y monta et
tendit royalement son dollar. Après cela, le receveur
ne jugerait plus les gens sur leur mine. Une ou deux
fois, durant le trajet, il regarda sa peinture et en conçut
une opinion très favorable.
Dans un restaurant de la ville, il se fit servir un copieux
déjeuner, puis il se rendit à l’hôtel Waïoli, où
on l’accueillit sans grand enthousiasme.
— Que voulez-vous ? lui demanda l’employé avec
un dédain visible.
— Mr.{{lié}}Fyfe habite-t-il ici ?
— Oui, mais il se lève tard. Je ne puis le déranger
à cette heure.
— Réveillez-le ! ordonna Smith d’une voix soudain
autoritaire. J’ai un rendez-vous très important avec
Mr.{{lié}}Fyfe.
L’employé hésita, puis téléphona. L’instant d’après
il se tourna vers le vagabond.
— Mr.{{lié}}Fyfe descend tout de suite, annonça-t-il.
Smith, enhardi, s’assit dans un fauteuil pour attendre.
L’acteur apparut presque aussitôt. Il n’avait
pas dormi de la nuit et semblait inquiet.
— Vous désirez me voir ? dit-il à son visiteur. Je
me rends au théâtre. Accompagnez-moi.
Il déposa sa clef au bureau et, à grands pas, se dirigea
vers la porte, suivi de Smith. Ils marchaient en
silence. Enfin, l’acteur se tourna vers le vagabond.
— Pourquoi êtes-vous aussi indiscret ? Vous auriez
pu me téléphoner et je serais allé vous trouver.
Smith haussa les épaules.
— Il faut de l’argent pour téléphoner et je n’en ai
pas… encore.
Ce dernier mot renfermait tout un programme. Fyfe
emmena son compagnon mal vêtu loin du quartier
moderne et ils descendirent dans le quartier oriental
aux boutiques regorgeant de soieries, de broderies,
de jades et de porcelaines. Les caisses et les paniers
pleins de victuailles exotiques empiétaient sur le trottoir.
— Vous pensez recevoir de l’argent sans tarder ?
demanda Fyfe.
Smith sourit.
— Bien sûr. Hier soir, je vous ai rendu service. Oh !<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" />{{nr|120|{{t|CHARLIE CHAN À HONOLULU|80}}|}}</noinclude><nowiki />
Un tram se dirigeait vers la cité, il y monta et
tendit royalement son dollar. Après cela, le receveur
ne jugerait plus les gens sur leur mine. Une ou deux
fois, durant le trajet, il regarda sa peinture et en conçut
une opinion très favorable.
Dans un restaurant de la ville, il se fit servir un copieux
déjeuner, puis il se rendit à l’hôtel Waioli, où
on l’accueillit sans grand enthousiasme.
— Que voulez-vous ? lui demanda l’employé avec
un dédain visible.
— Mr.{{lié}}Fyfe habite-t-il ici ?
— Oui, mais il se lève tard. Je ne puis le déranger
à cette heure.
— Réveillez-le ! ordonna Smith d’une voix soudain
autoritaire. J’ai un rendez-vous très important avec
Mr.{{lié}}Fyfe.
L’employé hésita, puis téléphona. L’instant d’après
il se tourna vers le vagabond.
— Mr.{{lié}}Fyfe descend tout de suite, annonça-t-il.
Smith, enhardi, s’assit dans un fauteuil pour attendre.
L’acteur apparut presque aussitôt. Il n’avait
pas dormi de la nuit et semblait inquiet.
— Vous désirez me voir ? dit-il à son visiteur. Je
me rends au théâtre. Accompagnez-moi.
Il déposa sa clef au bureau et, à grands pas, se dirigea
vers la porte, suivi de Smith. Ils marchaient en
silence. Enfin, l’acteur se tourna vers le vagabond.
— Pourquoi êtes-vous aussi indiscret ? Vous auriez
pu me téléphoner et je serais allé vous trouver.
Smith haussa les épaules.
— Il faut de l’argent pour téléphoner et je n’en ai
pas… encore.
Ce dernier mot renfermait tout un programme. Fyfe
emmena son compagnon mal vêtu loin du quartier
moderne et ils descendirent dans le quartier oriental
aux boutiques regorgeant de soieries, de broderies,
de jades et de porcelaines. Les caisses et les paniers
pleins de victuailles exotiques empiétaient sur le trottoir.
— Vous pensez recevoir de l’argent sans tarder ?
demanda Fyfe.
Smith sourit.
— Bien sûr. Hier soir, je vous ai rendu service. Oh !<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Berthelot - Les origines de l'alchimie, 1885.djvu/179
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Yland
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||{{sc|les alchimistes pseudonymes}}|147}}</noinclude>des auteurs de ces traités pseudo démocritains, cherchons d’abord quel lien ils peuvent offrir avec les événements véritables de la vie du philosophe et les œuvres qu’il a réellement composées.
Démocrite, d’Abdère, mort vers l’an 357 avant l’ère chrétienne, est un des philosophes grecs les plus célèbres et les moins connus, du moins par ses œuvres authentiques. C’était un rationaliste et un esprit puissant. Il avait écrit avant Aristote, qui le cite fréquemment, sur toutes les branches des connaissances humaines et il avait composé divers ouvrages relatifs aux sciences naturelles, comme Diogène Laerce, son biographe, nous l’apprend. C’est le fondateur de l’école atomistique, reprise ensuite par Épicure, école qui a eu tant d’adeptes dans l’antiquité et qui a fait de nouveau fortune parmi les chimistes modernes.
Démocrite avait voyagé en Égypte, en Chaldée et dans diverses régions de l’Orient et il avait été initié aux connaissances théoriques et peut-être aussi aux arts pratiques de ces contrées.
Ces voyages étaient de tradition parmi les premiers philosophes grecs, qui avaient coutume de compléter ainsi leur éducation. Les voyages d’Hérodote sont certains et racontés par lui-même. La tradition nous a transmis le souvenir de ceux de Platon, de Pythagore et de Démocrite. Les derniers en particulier sont attestés par toute l’antiquité. Diogène Laerce les signale, et cela, paraît-il, d’après Antisthènes, auteur presque contemporain de Démocrite ; lequel rapportait que Démocrite apprit des prêtres la géométrie et visita l’Égypte.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Daubié - La Femme pauvre au dix-neuvième siècle, 1869, tome 2.pdf/28
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Clemarot
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « {{tiret2|consi|dération}} ne peut s’appliquer qu’aux individus qui le choisissent librement ; en nous reportant aux causes de la chute de la plupart des femmes, nous ne pouvons donc que bénir la main qui cherche à les relever, même tardivement ; toute mesure qui les concerne n’est toutefois qu’un palliatif impuissant d’un mal qu'il faut attaquer dans ses causes, en réprimant les désordres de l’homme. III LOIS REPRESSIVES. Il était persuadé... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Clemarot" />{{nr|20|LA FEMME PAUVRE AU XIX{{e}} SIÈCLE}}</noinclude>{{tiret2|consi|dération}} ne peut s’appliquer qu’aux individus qui le
choisissent librement ; en nous reportant aux causes
de la chute de la plupart des femmes, nous ne pouvons
donc que bénir la main qui cherche à les relever,
même tardivement ; toute mesure qui les concerne
n’est toutefois qu’un palliatif impuissant d’un
mal qu'il faut attaquer dans ses causes, en réprimant
les désordres de l’homme.
III
LOIS REPRESSIVES.
Il était persuadé que le bien ne devait couler dans un
Etat que par le canal des lois; que le moyen de fatre
un bien permanent, c’était en faisant le bien de les
suivre ; que le moyen de faire un mal permanent, c’était
en faisant le mal de les choquer; que les devoirs des
princes ne consistaient pas moins dans la*défense des
lois contre les passions des autres que contre leurs
propres passions.
(Monresquiru, Ansace et Ismire.)
La liberté qui favorise les passions et la licence est
un funeste libertinage, un nouveau joug, une servi-
tude honteuse, et la regle des murs est le premier prin
cipe de la félicité des empires.
(Mass1LLon.)
Si la femme subit trop souvent le vice, ’homme
le choisit toujours; c’est donc contre cet agent actif
de corruption que doivent se prémunir les sociétés
pour le maintien et l’intégrité de leurs lois primor-
diales; aussi yoyons-nous les civilisations anciennes
et modernes prévenir la décadence en poursuivant<noinclude>
<references/></noinclude>
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Clemarot
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Clemarot" />{{nr|20|LA FEMME PAUVRE AU XIX{{e}} SIÈCLE}}</noinclude>{{tiret2|consi|dération}} ne peut s’appliquer qu’aux individus qui le
choisissent librement ; en nous reportant aux causes
de la chute de la plupart des femmes, nous ne pouvons
donc que bénir la main qui cherche à les relever,
même tardivement ; toute mesure qui les concerne
n’est toutefois qu’un palliatif impuissant d’un
mal qu'il faut attaquer dans ses causes, en réprimant
les désordres de l’homme.
{{T3|LOIS RÉPRESSIVES.|III}}
{{épigraphe|Il était persuadé que le bien ne devait couler dans un État que par le canal des lois ; que le moyen de faire un bien permanent, c’était en faisant le bien de les suivre ; que le moyen de faire un mal permanent, c’était en faisant le mal de les choquer ; que les devoirs des princes ne consistaient pas moins dans la défense des lois contre les passions des autres que contre leurs propres passions.|{{sc|(Montesquieu, Arsace et Isménie.)}}}}
{{épigraphe|La liberté qui favorise les passions et la licence est un funeste libertinage, un nouveau joug, une servitude
honteuse, et la règle des mœurs est le premier principe de la félicité des empires.|{{sc|(Massillon.)}}}}
Si la femme subit trop souvent le vice, l’homme
le choisit toujours ; c’est donc contre cet agent actif
de corruption que doivent se prémunir les sociétés
pour le maintien et l’intégrité de leurs lois primordiales ;
aussi voyons-nous les civilisations anciennes
et modernes prévenir la décadence en poursuivant<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Berthelot - Les origines de l'alchimie, 1885.djvu/180
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Yland
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|148|{{sc|les origines de l’alchimie}}}}</noinclude>la Perse et la mer Rouge. Cicéron<ref>''{{lang|la|Ultimas terras peragratus}}''.</ref> et Strabon, parlent de ces voyages. D’après Diodore, Démocrite séjourna cinq ans en Égypte. Clément d’Alexandrie, dans un passage dont une partie, d’après {{lang|de|Mullach}}, aurait été empruntée à Démocrite lui-même, dit également qu’il alla en Babylone, en Perse, en Égypte et qu’il étudia sous les mages et les prêtres. Aussi lui attribuait-on certains ouvrages sur les Écritures sacrées des Chaldéens et sur celles de Méroé.
Si j’insiste sur les voyages et sur l’éducation de Démocrite, c’est que ces récits, qui semblent authentiques, changent de physionomie dans Pline l’ancien. Pline est le premier auteur qui ait transformé le caractère du philosophe rationaliste, et qui lui ait attribué cette qualité de magicien, demeurée dès lors attachée à son nom pendant tout le moyen âge.
Ainsi Pline fait de Démocrite, le père de la magie, et il prélude aux histoires de Synésius et de Georges le Syncelle, d’après lesquelles Démocrite aurait été initié à l’alchimie par les prêtres égyptiens et par Ostanès le mage.
On rencontre le même mélange de traditions, les unes authentiques, les autres apocryphes, dans l’étude des ouvrages de Démocrite.
Les œuvres de Démocrite et de son école formaient dans l’antiquité une sorte d’encyclopédie philosophique et scientifique, analogue à l’ensemble des traités qui portent le nom d’Aristote. Elle fut réunie et classée en tétralogies par le grammairien Thrasylle, du temps de Tibère. Malheureusement ces livres<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Platon - Protagoras ; Euthydème ; Gorgias ; Ménexène, Ménon, Cratyle (trad. Chambry), 1992.djvu/498
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Tr57
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « mentionne pas d’autre défaite des Athéniens due à la difficulté des lieux. {{Refa|228}} Les Lacédémoniens s’étant emparés de Léchaeon, port de Corinthe à l’ouest, les alliés essayèrent de le reprendre, mais furent repoussés. Aucun historien ne parle de trahison à ce propos. {{Refa|229}} Pourquoi les avoir omises, si ce sont les plus belles ? Cela prouve bien que cette oraison funèbre n’est qu’une dérision. {{Refa|230}} Cicéron a trad... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Tr57" /></noinclude>mentionne pas d’autre défaite des Athéniens due à la difficulté des lieux.
{{Refa|228}} Les Lacédémoniens s’étant emparés de Léchaeon, port de Corinthe à l’ouest, les alliés essayèrent de le reprendre, mais furent repoussés. Aucun historien ne parle de trahison à ce propos.
{{Refa|229}} Pourquoi les avoir omises, si ce sont les plus belles ? Cela prouve bien que cette oraison funèbre n’est qu’une dérision.
{{Refa|230}} Cicéron a traduit cette phrase dans le De ''Officiis'', I, {{Taille|19|90}} : « Scientia, quae est remota a justitia, calliditas potius quam sapientia est appellanda. »
{{Refa|231}} Cicéron a traduit ce passage dans ses ''Tusculanes'', V, {{rom|xii}} :
« ''Nam cui viro ex se apra sunt omnia quae ad bene vivendum ferunt'' (ἢ ἐγγὺς τούτου n’est pas traduit), ''nec suspensa aliorum aut bono casu aut contrario pendere ex alterius eventis et errare coguntur, huic optime vivendi ratio comparata est : hic est ille moderatus, hic fortis, hic sapiens ; hic, et nascentibus et cadentibus cum reliquis commodis tum maxime liberis parebit et obediet praecepto illi veteri : neque enim laetabitur unquam nec moerebit nimis, quod semper in se ipse omnem spem reponet sui.'' »
{{Refa|232}} Non pas pourtant l’archonte éponyme, mais le polémarque.
{{Refa|233}} Cf. Eschine, ''Contre Ctésiphon'', 154 : « Souvenez-vous de cette belle journée, qui se passait au théâtre, avant la représentation des tragédies nouvelles ; un héraut s’avançait, présentait les orphelins dont les pères étaient morts à la guerre, jeunes gens parés d’une
armure complète, et faisait cette proclamation, la plus belle de toutes et la plus propre à exciter les courages : « Ces jeunes gens dont les pères sont morts à la guerre, après s’être conduits vaillamment, le peuple les a élevés jusqu’à leur adolescence, et maintenant, après les avoir armés de cette armure complète, il les renvoie s’occuper de leurs
affaires et les invite à prendre les premières places au théâtre. »
<section begin="notes_ménexène"/>
<section begin="notes_ménon"/>
{{c|NOTES SUR LE MÉNON}}
{{il|2rem}}
{{Refa|234}} Cet Aristippe n’est point le disciple de Socrate qui fonda l’école cyrénaïque ; c’est un membre de l’illustre famille thessalienne des Aleuades. Xénophon (''Anabase'', I, {{rom|i}}, {{Taille|10|85}}) rapporte que, persécuté
dans sa patrie par la faction contraire, il demanda à Cyrus deux mille soldats avec trois mois de paye pour mettre ses adversaires à la raison, et que Cyrus lui en donna quatre mille avec six mois de paye. Ce fut Ménon qu’Aristippe mit à la tête de ces troupes (''Anabase'', I, {{rom|iv}}, {{Taille|28|85}}).
{{Refa|235}} Sur Prodicos, voir la notice du ''Protagoras''.
{{Refa|236}} Ces mots de Pindare (''frg''. 82 Bergk) se retrouvent au vers 145 des ''Oiseaux'' d’Aristophane, où ils sont mis dans la bouche du poète qui, ayant obtenu une pelisse, donne à entendre qu’il aimerait mieux une tunique.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Berthelot - Les origines de l'alchimie, 1885.djvu/181
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Yland
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||{{sc|les alchimistes pseudonymes}}|149}}</noinclude>sont aujourd’hui perdus, à l’exception de divers fragments récoltés ça et là et réunis d’abord par {{M.|Franck}}, en 1836, puis par {{lang|de|Mullach}}<ref>Berlin, 1843, {{in-8°}}.</ref>.
{{lang|de|Mullach}}, avec une critique sévère, a fait la part des œuvres authentiques dans sa collection, et il a soigneusement écarté tout ce qui lui a paru pseudonyme ou apocryphe. Toutefois une séparation absolue entre les deux ordres d’écrits mis sous le nom de Démocrite est peut-être impossible, à cause des imitations et des interpolations successives ; surtout en ce qui touche les ouvrages d’histoire naturelle et d’agriculture, si souvent cités par Pline et ses contemporains et dont les ''{{lang|la|Geoponica}}'' nous ont conservé des débris fort étendus.
Diogène Laerce attribue à Démocrite des traités sur le suc des plantes (cités aussi par Pétrone), sur les pierres, les minéraux, les couleurs, les métaux, la teinture du verre, etc. Sénèque<ref>''{{lang|la|{{abr|Épist.|Épistola (Lettre)}}}}'' {{rom-maj|XC}}.</ref> dit encore que Démocrite avait découvert les procédés suivis de son temps pour amollir l’ivoire, préparer l’émeraude artificielle, colorer les matières vitrifiées : ''{{lang|la|quemadmodum decoctus calculus in smaragdum converteretur. Quâ hodièque coctura inventi lapides in hoc utiles colorantur}}''. Ceci rappelle les quatre livres sur la teinture de l’or, de l’argent, des pierres et de la pourpre, assignés plus tard par Synésius et par George le Syncelle à Démocrite<ref>{{abr|Ms.|Manuscrit}} 2.317, {{fol.}}31.</ref>. Olympiodore, auteur alchimiste du {{s|iv}}, parle encore des quatre livres de Démocrite sur les Éléments : le feu et ce qui<noinclude>
<references/></noinclude>
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Leçons de philosophie (Weil)/Texte entier
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Bzhqc
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text/x-wiki
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[[Catégorie:Textes entiers]]
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Clemarot" />{{nr||L’INFAMIE|21}}</noinclude>les acheteurs de débauche, et en associant les complices
d’une même faute dans un châtiment commun.
Les temps glorieux de la Grèce et de Rome nous
montrent une rigueur extrême contre les désordres
de mœurs ; tant que la législation de Lycurgue
resta en vigueur à Sparte, la prostitution y fut inconnue.
Les lois de Solon poursuivaient les hommes immoraux
avec une sévérité inexorable ; en exigeant
un examen public de bonnes mœurs des aspirants
aux emplois de l’Etat, elles dégradaient les fonctionnaires
de tout rang surpris dans une maison de
débauche, et déclaraient indigne de servir la patrie
le citoyen qui y avait été vu une seule fois.
Indépendamment de l’archonte chargé de juger ces
faits, tout Athénien avait le droit et le devoir de
poursuivre la prostitution d’une femme et d’une enfant ;
dans certains cas, les coupables étaient punis
de mort. Les prostituées, bannies de la société, portaient
des vêtements distinctifs.
Nous voyons des prescriptions semblables dans la
République romaine, où le censeur des mœurs dégradait
les fonctionnaires dissolus, et notait d'infamie
le citoyen qui prostituait ses esclaves ou des
servantes libres. Les entremetteurs de débauche
ne pouvaient gérer leurs biens, ni plaider, ni prêter
serment, ni conserver d’autorité légale sur leurs
enfants : tout recéleur et complice d’une femme perdue
était condamné à la même peine qu'elle. Cette
sage législation ne survécut point à la ruine de la
liberté, et le débordement des mœurs fut la {{tiret|consé|quence}}<noinclude>
<references/></noinclude>
98or7dazb0dbklkxtj8pzyoygodpgzy
Page:Berthelot - Les origines de l'alchimie, 1885.djvu/182
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Yland
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|150|{{sc|les origines de l’alchimie}}}}</noinclude>en vient ; l’air, les animaux et ce qui en vient ; l’eau, les poissons et ce qui en vient ; la terre, les sels, les métaux, les plantes et ce qui en vient, etc.<ref>{{abr|Ms.|Manuscrit}} 2.327, {{fol.}}201 ; {{ms.}}de saint Marc, {{fol.}}166 {{vo}}.</ref>. Tout cela semble se rapporter à des traités antiques.
Le départ rigoureux entre les œuvres authentiques et les ouvrages des disciples et des imitateurs de Démocrite, qui se sont succédé pendant cinq ou six siècles, est aujourd’hui, je le répète, difficile ; surtout en l’absence d’ouvrages complets et absolument certains. Cependant, ces ouvrages, même pseudonymes, semblent renfermer parfois des fragments de livres plus anciens. Leur ensemble est d’ailleurs intéressant, comme portant le cachet du temps où ils ont été écrits, au double point de vue des doctrines mystiques ou philosophiques et des connaissances positives.
J’ai retrouvé récemment dans les manuscrits alchimiques et publié un fragment sur la teinture en pourpre par voie végétale, fragment qui semble avoir appartenu à la collection des œuvres de Démocrite ; je veux dire aux ouvrages cités par Diogène Laerce, Pétrone et Sénèque. Les sujets que ceux-ci traitaient, notamment l’étude de la teinture des verres et émaux, nous expliquent comment les premiers alchimistes, empressés à se cacher sous l’égide d’un précurseur autorisé, ont donné le nom de Démocrite à leur traité fondamental, ''{{lang|la|Physica et Mystica}}''.
Celui-ci est un assemblage incohérent de plusieurs morceaux d’origine différente. Il débute, sans préam-<noinclude>
<references/></noinclude>
6i1a2orq8b8c3yc2a6al8mb5jeay9us
Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/78
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|70|DE LA DESTINATION|}}</noinclude>d’y remédier ; que de me faire sentir mes besoins
sans me mettre en état de les satisfaire :
on aurait mieux fait de me laisser dans mon
ignorance animale ; en un mot, ce ne serait pas
là cette connaissance que demande la société
et pour laquelle elle doit avoir un état particulier
qui soit en possession de la science,
puisqu’elle ne tendrait pas au perfectionnement
du genre humain, et, par ce perfectionnement,
à une union plus intime, comme elle
devrait cependant le faire. — À cette connaissance
des besoins doit donc se joindre en même
temps la connaissance des ''moyens de les satisfaire'' ;
et cette connaissance appartient avec
raison au même état, puisque l’une ne peut
pas être complète sans l’autre, et encore moins
active et vivante. La première de ces connaissances
se fonde sur des principes rationnels
purs, et elle est ''philosophique'' ; la seconde
s’appuie en partie sur l’expérience, et elle est
par conséquent ''philosophique'' et ''historique''
(non pas seulement historique, car il faut mettre
en rapport avec les circonstances données
par l’expérience les fins, qu’on ne peut trouver
que philosophiquement, pour pouvoir juger
les premières comme moyens d’atteindre les
dernières). — Cette connaissance doit être
utile à la société ; il ne s’agit donc pas {{tiret|seule|ment}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/79
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||DU SAVANT.|71}}</noinclude>{{tiret2|seule|ment}} de savoir quelles facultés l’homme possède,
et par quels moyens on peut en général
les développer ; une telle connaissance resterait
toujours complètement stérile : elle doit
faire un pas de plus pour être utile comme on
le demande. Il faut savoir à quel degré de culture
cette société dont on est membre se trouve
à telle époque, à quel degré déterminé elle
peut s’élever de celui-là, et quels moyens elle
doit employer pour y arriver. On peut sans
doute calculer la marche de l’humanité rationnellement,
en supposant en général une expérience,
mais avant toute expérience déterminée.
On peut donner les différents degrés de
développements par lesquels elle doit passer
pour arriver à un degré déterminé ; mais indiquer
le degré sur lequel elle se trouve réellement
à une époque donnée, c’est ce qu’on ne
peut savoir seulement par la raison ; il faut
consulter l’expérience, il faut examiner les circonstances
antérieures, quoique toujours avec
un esprit philosophique ; il faut porter les regards
autour de soi, et observer ses contemporains.
Cette partie de la connaissance nécessaire
pour la société est donc purement ''historique''.
Ces trois génies de connaissance réunis, — et
s’ils n’étaient pas réunis ils ne seraient que de<noinclude>
<references/></noinclude>
b135afs24pwumes6mlnpe07w5y2ext8
Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/80
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|72|DE LA DESTINATION|}}</noinclude>peu d’utilité, — forment ce qu’on appelle la
science, ou du moins ce qu’on devrait appeler
exclusivement de ce nom ; et celui qui consacre
sa vie à les acquérir est un savant.
Cependant chacun ne doit pas embrasser
toute la connaissance humaine dans ses trois
parties. Ce serait le plus souvent impossible ;
par conséquent toute tentative de la posséder
dans son entier serait inutile et stérile, et on
consommerait ainsi vainement une vie qui
aurait pu être utile à la société. Chacun peut
choisir et détacher quelques rameaux ; mais
chacun doit travailler sa partie d’après ces trois
points de vue : le philosophique, le philosophico-historique,
et l’historique seul. — Je ne
fais qu’esquisser ce qu’ailleurs je développerai
plus au long, pour indiquer du moins que l’étude
approfondie d’une philosophie ne dispense
pas d’acquérir des connaissances empiriques,
si elles sont solides, et qu’elle en prouve au
contraire évidemment la nécessité. — Le but
de toutes ces connaissances est celui que nous
avons indiqué déjà ; c’est que par leur moyen
on ait soin que toutes les facultés de l’homme
soient également développées et agrandies ; de
là ressort la véritable destination de la classe
des savants, destination qui est de
''veiller attentivement au progrès réel de l’humanité en général,''<noinclude>
<references/></noinclude>
twh46nbvtrqydaleymapojh1nltwpeo
Page:Daubié - La Femme pauvre au dix-neuvième siècle, 1869, tome 2.pdf/30
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Clemarot
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « {{tiret2|consé|quence}} du régime qui substitua le délateur au censeur. Quand l’univers romain eut péri dans l’orgie, le christianisme fit revivre les anciennes lois, appliquées dans la Gaule par Constantin, Théodose et Justinien ; celui-ci punit de mort les courtiers de débauche ; ces mesures répondaient du reste, pour la Gaule, à l’esprit des Germains, qui, après avoir trainé dans un marais les hommes convaincus de prostitution, leur jetaient... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Clemarot" />{{nr|22|LA FEMME PAUVRE AU XIX{{e}} SIÈCLE}}</noinclude>{{tiret2|consé|quence}} du régime qui substitua le délateur au censeur.
Quand l’univers romain eut péri dans l’orgie, le
christianisme fit revivre les anciennes lois, appliquées
dans la Gaule par Constantin, Théodose et Justinien ;
celui-ci punit de mort les courtiers de débauche ;
ces mesures répondaient du reste, pour la
Gaule, à l’esprit des Germains, qui, après avoir
trainé dans un marais les hommes convaincus de
prostitution, leur jetaient une claie sur le corps, et
les plongeaient au fond du bourbier <ref>Tacite, ''Mœurs des Germains,'' XII.</ref>.
Charlemagne punit ensuite des mêmes peines les
prostituées, leurs complices et leurs recéleurs,
flagellés ensemble. Nos parlements condamnaient
les acheteurs de débauche au fouet, au bannissement
temporaire, aux galères, à l’amende, à la confiscation
des biens et au carcan.
Saint Louis, qui avait protégé la misère de la
femme contre la débauche, fit fustiger publiquement
du même fouet la fille incorrigible et les gentilshommes
ses complices.
Philippe le Hardi, poursuivant l’œuvre de son père,
assigna à la prostitution des repaires qu’elle ne dut
point franchir. Charles V contribua aussi à l’amélioration
morale de la nation ; mais, sous le règne
suivant, la position précaire de la femme, suite
de la guerre, et la licence des troupes, replongèrent
la France dans de graves désordres de mœurs.
L’ensemble de notre ancienne législation nous
montre partout une grande inflexibilité contre les<noinclude>
<references/></noinclude>
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Clemarot
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Clemarot" />{{nr|22|LA FEMME PAUVRE AU XIX{{e}} SIÈCLE}}</noinclude>{{tiret2|consé|quence}} du régime qui substitua le délateur au censeur.
Quand l’univers romain eut péri dans l’orgie, le
christianisme fit revivre les anciennes lois, appliquées
dans la Gaule par Constantin, Théodose et Justinien ;
celui-ci punit de mort les courtiers de débauche ;
ces mesures répondaient du reste, pour la
Gaule, à l’esprit des Germains, qui, après avoir
traîné dans un marais les hommes convaincus de
prostitution, leur jetaient une claie sur le corps, et
les plongeaient au fond du bourbier <ref>Tacite, ''Mœurs des Germains,'' XII.</ref>.
Charlemagne punit ensuite des mêmes peines les
prostituées, leurs complices et leurs recéleurs,
flagellés ensemble. Nos parlements condamnaient
les acheteurs de débauche au fouet, au bannissement
temporaire, aux galères, à l’amende, à la confiscation
des biens et au carcan.
Saint Louis, qui avait protégé la misère de la
femme contre la débauche, fit fustiger publiquement
du même fouet la fille incorrigible et les gentilshommes
ses complices.
Philippe le Hardi, poursuivant l’œuvre de son père,
assigna à la prostitution des repaires qu’elle ne dut
point franchir. Charles V contribua aussi à l’amélioration
morale de la nation ; mais, sous le règne
suivant, la position précaire de la femme, suite
de la guerre, et la licence des troupes, replongèrent
la France dans de graves désordres de mœurs.
L’ensemble de notre ancienne législation nous
montre partout une grande inflexibilité contre les<noinclude>
<references/></noinclude>
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||DU SAVANT.|73}}</noinclude>et à ''la marche continuelle de ce développement progressif.''
Je me fais violence, messieurs, pour ne pas
me laisser entraîner par la haute idée qui s’offre
maintenant à nous ; nous n’en avons pas encore
fini avec le froid examen. Cependant je
dois faire remarquer en passant ce que feraient
ceux qui chercheraient à entraver le libre développement
des sciences. Je dis, ''feraient'', car
comment puis-je savoir s’il y a des hommes
capables de le faire ? Du progrès des sciences
dépend immédiatement tout le progrès de l’humanité.
Qui entrave l’un, arrête l’autre ; et celui
qui l’arrête, quel caractère prend-il aux
yeux de ses contemporains et de la postérité ?
Par ses actions, qui parlent plus haut que mille
voix, il crie au monde et à la postérité : Les
hommes ne doivent pas devenir plus sages et
meilleurs, du moins aussi long-temps que je
vivrai ; leur marche violente m’entraînerait
malgré moi en quelque chose, et c’est ce que
j’ai en horreur ; je ne veux pas m’éclairer davantage,
je ne veux pas m’ennoblir davantage ;
les ténèbres et la dépravation sont mon élément,
et j’emploierai mes dernières forces à ne pas
m’en laisser arracher. — L’humanité peut se
passer de tout, on peut lui tout enlever sans
blesser sa vraie dignité ; on ne peut lui enlever<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/82
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|74|DE LA DESTINATION|}}</noinclude>la possibilité de se perfectionner. Froids et rusés,
comme cet ennemi de l’humanité que nous
peint la Bible, ces hommes ont calculé, supputé,
cherché au fond de ce qu’il y a de plus
sacré, par où ils pourraient prendre l’humanité
pour l’écraser dans son germe, et ils l’ont
trouvé. — L’humanité se détourne involontairement
de leur image. — Revenons à nos recherches.
La science est elle-même un rameau de la
culture de l’homme ; chacun de ses rameaux
doit croître et grandir, puisque toutes les facultés
de l’homme doivent se développer ; chaque
savant, comme chaque homme qui a choisi
un état, doit donc s’efforcer de faire avancer la
science, et en particulier la partie de la science
qu’il a choisie. Dans sa partie, il est tenu à la
même obligation que les autres hommes ; il est
même soumis à une plus grande. Il doit veiller
sur les progrès des autres États, il doit les faire
avancer, et il voudrait demeurer immobile !
De ses progrès dépendent ceux de toutes les
autres parties de la culture humaine ; il doit
toujours être en avant pour frayer le chemin,
l’examiner, y diriger l’humanité, et il voudrait
rester en arrière ! De ce moment il cesserait
d’être ce qu’il doit être, et comme il ne deviendrait
pas autre chose, il ne serait rien.<noinclude>
<references/></noinclude>
20ztgif7ge6mfk6a9vn60p6sbl7ri3x
Page:Berthelot - Les origines de l'alchimie, 1885.djvu/105
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Yland
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{Numérotation|LES TÉMOIGNAGES HISTORIQUES||75}}</noinclude>{{tiret2|con|vertit}} plus tard au christianisme. Après avoir exposé que le corps humain, formé par l’assemblage des quatre éléments (terre, eau, air, feu), les reproduit par sa décomposition, il reprend<ref>''{{lang|la|Æneæ Gazæi Theophrastus}}''. Dialogue platonico-chrétien sur la résurrection des morts. 1635, édité par {{sc|Barthius}}, {{pg}}71.</ref> la thèse platonicienne des idées, d’après laquelle : « La forme subsiste, tandis que la matière éprouve les changements, parce que celle-ci est faite pour prendre toutes les qualités. Soit une statue d’Achille en airain ; supposons-la détruite, et ses débris réduits en petits morceaux ; si maintenant un artisan recueille cet airain, le purifie, et, par une science singulière, le change en or et lui donne la figure d’Achille, celui-ci sera en or au lieu d’être en airain ; mais ce sera pourtant Achille. Ainsi se comporte la matière du corps dépérissable et corruptible, qui par l’art du créateur devient pure et immortelle. » Ce passage pourrait être interprété comme une simple hypothèse philosophique ; mais Énée de Gaza le précise, en disant un peu plus loin<ref>''{{lang|la|Loco citato}}'', {{pg}}76. Le mot ''colorent'' est tiré de l’édition {{sc|Boissonade}}.</ref> : « Le changement de la matière en mieux n’a rien d’incroyable ; c’est ainsi que les savants en l’art de la matière prennent de l’argent et de l’étain, en font disparaître l’apparence, colorent et changent la matière en or excellent. Avec le sable divisé et le natron dissoluble, on fabrique le verre, c’est-à-dire une chose nouvelle et brillante. »
C’est toujours la même association entre les diverses pratiques de la chimie du feu, relatives<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Delbos - La Philosophie pratique de Kant.djvu/196
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Palaube
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Palaube" /></noinclude>à admettre l’argument ontologique selon la formule qui conclut
de l’idée, c’est-à-dire du possible conçu, à l’existence,
car l’existence est une position, non un prédicat<ref>{{pg|281|cap}}.</ref> : il expose
avec de visibles préférences la preuve selon laquelle le possible
conçu par la pensée suppose l’Être souverainement réel<ref>{{pg|277|cap}}.</ref>.
Mais cette démarche par laquelle la raison remonte, dans
l’usage de ses facultés, à ce qui en est la condition suprême,
n’a qu’un caractère hypothétique, puisqu’elle aboutit simplement
à une supposition qui lui est indispensable pour
ne pas se démentir, qui donc reste relative à elle et ne
saurait jamais représenter adéquatement un Être nécessaire
en soi. Ce que Kant appellera plus tard l’''Idéal de la Raison pure''
ne s’affirme que par une supposition relative<ref>{{abr|Cf.|Confer}} {{lang|de|''Kritik der reinen Vernunft''}}, {{rom-maj|III}}, {{pg|455-457}}, {{pg|460}}.</ref> : la
raison ne peut pas plus conclure par concept à l’existence
absolument au-dessus d’elle qu’à l’existence absolument
en dehors d’elle. La preuve transcendantale de l’existence
de Dieu reste donc frappée de subjectivité, et bien
qu’elle exprime une tendance légitime de la raison, elle ne
peut malgré tout produire en nous qu’une croyance. Kant
arrive ainsi à surmonter le dualisme qu’il avait autrefois
admis de la croyance et de la raison et à constituer l’idée
de la croyance rationnelle. Seulement tandis que plus tard
il fera valoir cette idée principalement dans le domaine de
la raison pratique, réservant le nom de maximes régulatrices
aux hypothèses de la raison quand elles répondent
à une exigence théorique, ici il l’applique aussi bien
aux démarches suprêmes de la raison théorique qu’aux
convictions dépendantes de la raison pratique. « La connaissance
de Dieu n’a jamais été plus qu’une hypothèse
nécessaire de la raison théorique et pratique… Elle
n’en a pas moins une certitude pratique ou un titre de
créance tel que, alors même qu’elle ne pourrait pas être démontrée,
celui qui veut user de sa raison et de sa libre<noinclude>
<references/></noinclude>
fad3pmuggoynigxqwi5jkkck4cwywxu
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||DU SAVANT.|75}}</noinclude><nowiki />
Je ne dis pas que chaque savant doive ''faire''
''réellement avancer'' sa partie, s’il ne le peut pas ;
mais je dis qu’il doit ''s’efforcer'' de la faire avancer ;
qu’il doit ne pas se reposer, ne pas croire
avoir rempli son devoir tant qu il ne lui a pas
fait faire un progrès. Tant qu’il vit, il peut la
pousser toujours plus loin ; s’il est surpris par
la mort avant d’avoir atteint son but, il est pour
ce monde phénoménal, dégagé de ses obligations,
et on lui tient compte de sa sérieuse volonté,
comme s’il l’avait accomplie. La règle
suivante, qui s’applique à tous les hommes, est
particulièrement de rigueur pour les savants ;
que le savant oublie ce qu’il a fait, dès que c’est
fait, et qu’il pense seulement à ce qui lui reste
à faire. Celui-là ne s’est pas encore avancé bien
loin, qui à chaque pas qu’il fait ne voit pas
s’élargir devant lui le champ de ses travaux.
Le savant est principalement destiné à la société ;
en tant que savant, plus que dans tout
autre état, il est seulement à la société et par la
société ; c’est donc un devoir pour lui de développer
au plus haut degré ses talents sociaux :
''la capacité de recevoir et celle de communiquer.''
S’il a acquis les connaissances empiriques nécessaires
d’une manière convenable, sa réceptivité
doit être principalement développée, car
il doit être familiarisé avec ce qu’était sa science<noinclude>
<references/></noinclude>
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||DU SAVANT.|75}}</noinclude><nowiki />
Je ne dis pas que chaque savant doive ''faire''
''réellement avancer'' sa partie, s’il ne le peut pas ;
mais je dis qu’il doit ''s’efforcer'' de la faire avancer ;
qu’il doit ne pas se reposer, ne pas croire
avoir rempli son devoir tant qu’il ne lui a pas
fait faire un progrès. Tant qu’il vit, il peut la
pousser toujours plus loin ; s’il est surpris par
la mort avant d’avoir atteint son but, il est pour
ce monde phénoménal, dégagé de ses obligations,
et on lui tient compte de sa sérieuse volonté,
comme s’il l’avait accomplie. La règle
suivante, qui s’applique à tous les hommes, est
particulièrement de rigueur pour les savants ;
que le savant oublie ce qu’il a fait, dès que c’est
fait, et qu’il pense seulement à ce qui lui reste
à faire. Celui-là ne s’est pas encore avancé bien
loin, qui à chaque pas qu’il fait ne voit pas
s’élargir devant lui le champ de ses travaux.
Le savant est principalement destiné à la société ;
en tant que savant, plus que dans tout
autre état, il est seulement à la société et par la
société ; c’est donc un devoir pour lui de développer
au plus haut degré ses talents sociaux :
''la capacité de recevoir et celle de communiquer.''
S’il a acquis les connaissances empiriques nécessaires
d’une manière convenable, sa réceptivité
doit être principalement développée, car
il doit être familiarisé avec ce qu’était sa science<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/84
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|76|DE LA DESTINATION|}}</noinclude>avant lui ; et il ne peut l’avoir appris que par
l’instruction, soit dans des leçons, soit dans des
livres, et non par des réflexions. Il doit par une
étude continuelle conserver cette réceptivité,
et chercher à se garder de toute préférence pour
ses propres pensées et de toute exclusion pour
les pensées d’autrui, exclusion qui est si commune ;
personne n’est si instruit, qu’il ne puisse
encore apprendre et même des choses très nécessaires ;
et rarement il est quelqu’un d’assez
ignorant pour ne pas pouvoir enseigner même
au plus savant quelque chose qu’il ne sait pas.
Le savant a toujours besoin de la faculté de communiquer,
car il ne possède pas la science pour
lui-même, mais pour la société. Il doit exercer
cette faculté dès sa jeunesse et l’entretenir dans
une continuelle activité : nous verrons en son
lieu ''par quels moyens.''
Ses connaissances acquises pour la société, il
doit réellement les employer à son avantage ; il
doit donner aux hommes le sentiment de leurs
véritables besoins et leur faire connaître les
moyens de les satisfaire.
Cela ne signifie pas qu’il doive s’engager avec
eux dans les profondes recherches qu’il lui a
fallu entreprendre pour trouver quelque chose
de certain : cela irait à faire de tous les hommes
d’aussi grands savants qu’il peut l’être, et<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/85
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||DU SAVANT.|77}}</noinclude>c’est la chose impossible, contraire même au
but général, puisqu’il faut aussi que le reste se
fasse, et c’est pour cela qu’il y a d’autres états.
Si ceux-ci employaient leur temps à de savantes
recherches, les savants devraient bientôt cesser
de l’être.
Comment donc peut-il et doit-il propager ses
connaissances ? — Sans la confiance à la probité
et à l’habileté d’autrui, la société ne pourrait
exister, et cette confiance est profondément empreinte
dans notre cœur. Par un bienfait particulier
de la nature, nous ne l’avons jamais à un
plus haut degré que quand nous avons besoin
de la probité et de l’habileté d’un autre homme.
Il peut compter sur cette confiance en sa probité
et en son habileté, s’il se l’est acquise
comme il doit. — Ensuite il y a dans tous les
hommes un sentiment du vrai, qui seul ne suffit
pas, mais qui doit être développé, épuré,
et c’est là l’affaire du savant. Ce sentiment ne
suffirait pas à celui qui n’est pas savant pour le
conduire à toutes les vérités dont il a besoin ;
mais si d’ailleurs il n’est pas habilement trompé,
ce que font souvent des hommes qui se comptent
au nombre des savants, il lui suffira toujours,
quand un autre le conduira, pour lui
faire reconnaître la vérité sans qu’il ait besoin
d’en rechercher profondément le caractère ; le<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Delbos - La Philosophie pratique de Kant.djvu/197
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Palaube" /></noinclude>volonté doit nécessairement la supposer, s’il ne veut pas
agir comme un animal ou un méchant. Or ce qui est une
supposition nécessaire de notre raison est tout comme s’il
était lui-même nécessaire. Ainsi les principes subjectifs de
la supposition nécessaire sont tout aussi importants que
les principes objectifs de la certitude. Une telle hypothèse, qui
est nécessaire, se nomme ''croyance''… La ferme croyance,
qui résulte simplement de ce que quelque chose est une
condition nécessaire, est quelque chose de si complètement
sûr, de si bien fondé subjectivement, que rien de ce qui
repose sur des raisons objectives ne peut être mieux affermi
dans l’âme que cela. — ''La solidité de cette supposition est tout aussi forte subjectivement que la première démonstration objective de la mathématique'', quoiqu’elle ne soit pas aussi
forte objectivement. Si j’ai une ferme conviction subjective,
je ne lirai jamais les objections que l’on élève contre…
Cette foi subjective est en moi tout aussi ferme et même
plus ferme encore que la démonstration mathématique.
Car sur cette foi je peux tout parier : tandis que si je devais
tout parier sur une démonstration mathématique, je pourrais
hésiter ; il pourrait se faire en effet qu’il y eût ici quelque
point sur lequel l’intelligence se fut trompée<ref>{{pg|266-267|cap}}.</ref>.»
Précisément parce qu’il admet ce rôle de la foi jusque
dans la connaissance théorique de Dieu. Kant peut faire
une place, tout en la limitant, aux preuves qui ne prétendent
pas à une forme rationnelle aussi pure. Même la
théologie transcendantale, qui a l’avantage de nous présenter
dans sa pureté le concept de l’Être nécessaire ou de
l’Être souverainement réel, a le défaut de nous priver du
Dieu vivant, que réclament l’intelligence commune et la
conscience et puisque d’autre part elle ne peut malgré
tout son effort produire que des affirmations relatives aux
besoins spéculatifs de la raison, elle ne saurait em-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/86
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|78|DE LA DESTINATION|}}</noinclude>savant peut aussi compter sur ce sentiment du
vrai. — Ainsi, d’après l’idée du savant développée
jusqu’ici, sa destination est d’être le ''précepteur''
de l’humanité.
Mais il n’a pas seulement à faire connaître
en général aux hommes leurs besoins et les
moyens d’y satisfaire ; il doit encore les conduire
à chaque époque et en chaque lieu aux
besoins qui se montrent dans des circonstances
déterminées, et aux moyens précis d’atteindre
le but donné dans le moment. Il ne voit pas
seulement le présent, mais aussi l’avenir, non
seulement le moment actuel, mais encore le
point où doit tendre l’humanité, et il a soin
qu’elle reste sur la route qui mène à son but
final, qu’elle ne s’en écarte pas et qu’elle ne
recule pas. Il ne peut vouloir l’entraîner d’un
seul coup au point qui brille à ses yeux ; elle ne
peut franchir d’un seul bond toute sa route ; il
doit seulement avoir soin qu’elle ne s’arrête pas
et qu’elle ne rétrograde pas. Sous ce rapport le
savant fait l’''éducation'' du genre humain.
Je remarque ici d’une manière expresse que
dans cette affaire, comme dans toutes les autres,
le savant est soumis à la loi morale, à l’accord
voulu avec lui-même. Il agit sur la société, qui
est basée sur la notion de la liberté, et dont chaque
membre est libre comme elle, et elle ne peut<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Delbos - La Philosophie pratique de Kant.djvu/198
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Palaube" /></noinclude>pêcher, tout en gardant un droit de censure, les autres
formes de théologie, dont les affirmations sont relatives
aux intérêts pratiques de cette raison même. C’est ainsi
que la théologie naturelle qui présente Dieu comme cause
du monde par intelligence et liberté, si elle n’atteint pas à
une puissance de démonstration parfaite, a du moins une
puissance de persuasion très profonde ; l’ordre qu’elle se
plaît à découvrir dans l’univers excite l’activité et contribue
à la culture de l’esprit c’est un ordre de fins, plein
d’attrait pour une volonté<ref>{{pg|287-288|cap}}.</ref>. Assurément la théologie naturelle
est exposée à l’anthropomorphisme, puisqu’elle
emprunte à l’expérience de la nature humaine les principaux
attributs de Dieu<ref>{{pg|272|cap}}.</ref> ; mais dès qu’elle prend garde
que son procédé est purement analogique et ne doit pas
aboutir à des assertions dogmatiques, elle a le droit d’en
user<ref>{{pg|309|cap}} {{sq.}} — {{abr|V.|Voir}} plus loin deuxième partie, chapitre {{rom|ii}}.</ref>. Enfin la théologie morale présente Dieu comme un
Être souverainement bon et parfaitement saint : elle est
fondée sur la nécessité d’admettre que la loi morale, aussi
certaine que les autres connaissances de la raison, exige
pour les actions bonnes qu’elle ordonne un bonheur en
proportion avec elles. Si l’on ne reconnaît pas que, grâce
à un Dieu qui gouverne le monde par une volonté morale,
le bonheur est assuré à celui qui par sa vertu s’en est
rendu digne, la loi morale peut être un principe servant à
juger, elle n’est pas un principe servant à agir. Cette sorte
de preuve n’est seulement tirée de raisons pratiques, elle
produit elle-même un effet pratique d’où son importance
extrême dans l’éducation de l’homme<ref>{{pg|288-294|cap}}.</ref>. Ainsi, malgré de
fréquents retours aux traditions dogmatiques en la matière,
surtout sur la question de l’optimisme<ref>{{pg|344[cap}} {{sq.}}.</ref>, Kant incline à
faire prévaloir la théologie populaire sur ce qu’il appelle<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Berthelot - Les origines de l'alchimie, 1885.djvu/106
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Yland
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{Numérotation|{{sc|les origines de l’alchimie}}|76}}</noinclude>aux verres et aux métaux. Le mélange mystique des idées de transmutation et de résurrection se retrouve dans les traités des alchimistes grecs<ref>{{abr|Ms.|Manuscrit}} 2.327, {{fol.}}219.</ref>, aussi bien que dans Énée de Gaza. « Il faut dépouiller la matière de ses qualités pour arriver à la perfection, dit {{lang|la|Stephanus}} ; car le but de la philosophie, c’est la dissolution des corps (matériels) et la séparation de l’âme du corps »<ref>{{4e}} ''{{lang|la|Praxis}}'', {{ms.}}2327, {{fol.}}50. — ''{{lang|la|Physici et medici græci minores}}'' de {{lang|de|Ideler}}, {{t.}}{{rom-maj|II}}, {{pg}}215.</ref>.
À la même époque, les chimistes apparaissent individuellement et sous leur dénomination véritable dans les chroniques. Le premier qui soit appelé de ce nom est un charlatan<ref>{{sc|Cedrenus}}, {{pg}}359, A. ; voir aussi {{sc|Jean Malala}}, {{pg}}395, 8, et {{sc|Théophane}}, {{pg}}128, D.</ref>, {{lang|la|Johannes Isthmeos}}, qui escroquait les orfèvres au temps de l’empereur Anastase et qui présenta à cet empereur un mors de cheval en or massif : « Tu ne me tromperas pas comme les autres, » repartit Anastase, et il le relégua, en l’an 504, dans la forteresse de Petra, où il mourut. Tous les chroniqueurs byzantins, {{lang|la|Cedrenus}}, Jean Malala, auteurs du {{s|x}}, Théophane et d’autres encore, qui ont raconté l’histoire de cette époque, parlent du personnage à peu près dans les mêmes termes ; sans doute en reproduisant un même texte original. Ce récit rappelle les proscriptions des Chaldéens sous les premiers empereurs. {{lang|la|Johannes Isthmeos}} était l’ancêtre des alchimistes du moyen âge et de la Renaissance, qui ont fait tant de dupes en opérant devant les crédules la transmutation des métaux : entre les sectateurs des<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/87
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Susuman77
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||DU SAVANT.|79}}</noinclude>être traitée que par des moyens moraux. Le
savant ne doit jamais être tenté de faire recevoir
ses convictions par la force, en ''recourant à la contrainte''
physique ; — dans notre siècle, il
n’est plus besoin de combattre cette folie. Il ne
doit pas non plus ''tromper'' les hommes ; sans
compter que par là il pèche contre lui-même, et
que dans chaque cas les devoirs de l’homme sont
plus élevés que ceux du savant, il pèche en
même temps envers la société. Chaque individu
doit y ''juger librement'' avec une conviction qui lui
paraisse ''suffisante'' ; il doit pouvoir dans chacune
de ses actions se considérer comme but, et être
considéré par les autres de la même manière ;
mais celui qui est trompé n’est considéré que
comme un simple moyen.
Le but absolu de chaque homme, comme celui
de toute la société, et par conséquent aussi de
tous les travaux que le savant entreprend pour
elle, est l’ennoblissement moral de l’homme
tout entier. Il est du devoir du savant de se représenter
toujours ce but final, de l’avoir toujours
devant les yeux dans tout ce qu’il fait.
Mais personne ne peut travailler avec bonheur
à l’ennoblissement moral des hommes, s’il n’est
lui-même un homme de bien. Ce n’est pas seulement
par des discours que nous enseignons, c’est<noinclude>
<references/></noinclude>
by5vckpcxc8n48bbmrww3dgrnnkg6mh
Page:Daubié - La Femme pauvre au dix-neuvième siècle, 1869, tome 2.pdf/31
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Clemarot
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<noinclude><pagequality level="3" user="Clemarot" />{{nr||L’INFAMIE|23}}</noinclude>courtiers de débauche et contre les hommes dissolus ;
les arrêts de nos parlements, les proclamations
des prévôts de Paris, flétrirent et condamnèrent
souvent à mort les premiers ; ils les faisaient même
enfouir tout vifs, dès qu’ils avaient, suborné des
femmes par paroles ou par présents.
Un Mémoire du {{s|xv}} donne le prix d’une
douzaine de ''boulayes neuves'', employées à l’exécution
de quelques entremetteuses essorillées, mises au
pilori, fouettées et brûlées ensuite.
D’autres fois, on promenait dans la ville la courtière
montée sur un âne et tournant le visage vers
la queue de l’animal ; l’exécuteur la marquait ensuite
d’un fer rouge et l’expulsait du pays. On
trouve, au {{s|xviii}}, divers exemples de cette
peine, infligée encore à Paris en 1756.
Tous se faisaient les bourreaux de la mère assez
infâme pour prostituer sa fille ; les assistants la frappaient
de verges, et l’exécuteur lui coupait le nez.
Les agents de débauche étaient de même punis
pour avoir prêté des vêtements ou de l’argent à une
femme de mauvaise vie, dans le but de favoriser son
inconduite ; ils ne pouvaient réclamer judiciairement
les objets fournis, et s’ils tentaient de les arracher
par force à leur débitrice, ou d’en prendre d’autres
en compensation, ils étaient poursuivis comme
voleurs.
Que nos pères étaient loin aussi de ce progrès moderne,
nous donnant, dans les entremetteuses d’infamie,
des ''dames de maison'' assez honorées et assez
honorables pour trouver des maris et des gendres
légionnaires.<noinclude>
<references/></noinclude>
08sdaruhwjw6zvwd52wkyb9wjsk2mw7
Page:Daubié - La Femme pauvre au dix-neuvième siècle, 1869, tome 2.pdf/32
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « 24 LA FEMME PAUVRE AU XIX® SIECLE O honneur! 6 patrie! Ces étres vils, objets de la juste sévérité des lois, étaient désignés au mépris public par des appella- tions infamantes ; qu’on en juge par la véhémente indignation d’anciens auteurs contre ce hideux cour- tage, regardé, a si juste titre, autrefois, en France, comme le crime le plus horrible. « Que font autre chose les maqueraux, sinon re- « mettre a l’entier toutes les détestables s... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Clemarot" />{{nr|24|LA FEMME PAUVRE AU XIX{{e}} SIÈCLE}}</noinclude>24 LA FEMME PAUVRE AU XIX® SIECLE
O honneur! 6 patrie!
Ces étres vils, objets de la juste sévérité des lois,
étaient désignés au mépris public par des appella-
tions infamantes ; qu’on en juge par la véhémente
indignation d’anciens auteurs contre ce hideux cour-
tage, regardé, a si juste titre, autrefois, en France,
comme le crime le plus horrible.
« Que font autre chose les maqueraux, sinon re-
« mettre a l’entier toutes les détestables servitudes
« abolies par les lois; practiquer mieux que devant
«la vente des hommes? »
« Quant aux maqueraux et maquerelles, —s’écrie
« un autre auteur, —ils sont du tout insupportables,
«comme ennemis de l’honnéteté, traistres de la
« pudicité conjugale et virginale, assassins de la
« saincte société humaine, proditeurs de la légitime
«succession des vrais héritiers, tisons de l’enfer et
« vrais truchements de l’esprit immonde. »
Cette rigueur n’atteignait pas la femme de mau-
vaises mosurs, devant laquelle la voie de la réhabili-
tation était toujours ouverte (1). Si on ne savait
ce quil y a dillogique et de cruel chez un peuple
corrompu, il faudrait rappeler que la France com-
menca a sévir contre la fille publique a la fin du:
xve siécle, quand la guerre de Cent-Ans eut ruiné
le pays, et que la débauche des troupes, les désordres
de la cour commencaient a altérer la moralité na-
tionale; alors, la naissance de la classe libre déve-
loppant la responsabilité personnelle, demandait
(t-Une ordonnance du 13 février 1424 se constitue protectrice
des filles publiques, contre les hommes immoraux qui les frappent.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|80|DE LA DESTINATION|}}</noinclude>surtout par notre exemple ; et quiconque vit dans
la société doit lui donner de bons exemples, puisque
la force de l’exemple vient de notre conduite
dans la société. Avec combien plus de
raison lui doit de bons exemples le savant qui,
dans toutes les parties de la culture, doit être
en avant de tous les autres états ! S’il est en arrière
pour ce qui est le principal, pour ce qui
est le but de toute culture, comment peut-il
être un modèle comme il doit l’être, et comment
peut-il espérer que les autres suivront ses
leçons, quand elles sont en présence de tous
contredites par ses actions ? Ce que le fondateur
de la religion chrétienne disait à ses disciples
peut s’appliquer aux savants : Vous êtes le sel
de la terre ; si le sel perd sa saveur, avec quoi
la lui rendra-t-on ? Si les hommes de choix sont
corrompus, où doit-on chercher la bonté morale ?
— Considéré sous ce dernier rapport, le
savant doit être l’homme moralement le meilleur
de son temps ; il doit présenter en lui
''le plus haut degré de développement moral'' atteint
jusqu’à lui.
Telle est, messieurs j notre destination commune,
tel est notre sort à tous ; sort heureux
d’être destiné par état particulier à pratiquer ce
que par vocation générale on est obligé comme<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|80|DE LA DESTINATION|}}</noinclude>surtout par notre exemple ; et quiconque vit dans
la société doit lui donner de bons exemples, puisque
la force de l’exemple vient de notre conduite
dans la société. Avec combien plus de
raison lui doit de bons exemples le savant qui,
dans toutes les parties de la culture, doit être
en avant de tous les autres états ! S’il est en arrière
pour ce qui est le principal, pour ce qui
est le but de toute culture, comment peut-il
être un modèle comme il doit l’être, et comment
peut-il espérer que les autres suivront ses
leçons, quand elles sont en présence de tous
contredites par ses actions ? Ce que le fondateur
de la religion chrétienne disait à ses disciples
peut s’appliquer aux savants : Vous êtes le sel
de la terre ; si le sel perd sa saveur, avec quoi
la lui rendra-t-on ? Si les hommes de choix sont
corrompus, où doit-on chercher la bonté morale ?
— Considéré sous ce dernier rapport, le
savant doit être l’homme moralement le meilleur
de son temps ; il doit présenter en lui
''le plus haut degré de développement moral'' atteint
jusqu’à lui.
Telle est, messieurs, notre destination commune,
tel est notre sort à tous ; sort heureux
d’être destiné par état particulier à pratiquer ce
que par vocation générale on est obligé comme<noinclude>
<references/></noinclude>
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Leçons de philosophie (Weil)/01
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Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/89
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||DU SAVANT.|81}}</noinclude>homme de faire, à n’employer son temps et ses
forces qu’à la chose pour laquelle nous ménageons
avec avarice notre temps et nos forces, à
n’avoir pour affaire, pour occupation, pour
œuvre journalière de toute sa vie, que ce qui
serait pour d’autres un doux délassement du
travail ! Tous ceux de vous auxquels leur vocation
est chère, peuvent avoir cette haute et fortifiante
pensée : À moi aussi est confiée en partie la culture
de mon époque et celle des âges suivants ;
par mon travail aussi se développera la marche
des générations futures, l’histoire universelle des
nations. Je suis appelé à rendre témoignage à la
vérité ; ma vie n’est rien, mais de mes efforts dépendent
une infinité de choses. Je suis prêtre de
la vérité, je suis à son service ; je me suis engagé
à tout faire, tout oser, tout souffrir pour elle.
Si pour elle je suis haï et persécuté, si je dois
mourir à son service, ferais-je rien de plus,
rien autre que ce qu’il me fallait absolument
faire ?
Je sais, messieurs, la portée de tout ce que
j’ai dit ; je sais qu’une époque énervée et efféminée
ne souffre pas qu’on ait ce sentiment et
qu’on l’exprime ; qu’elle appelle d’une voix timide,
qui trahit sa honte, enthousiasme fanatique
tout ce à quoi elle ne peut s’élever ; qu’elle<noinclude>
<references/></noinclude>
cojs6d2mk7l2m5ycfitn9twc96kof5v
Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/90
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|82|DE LA DESTINATION|}}</noinclude>détourne les yeux avec angoisse d’un tableau
dans lequel elle ne voit que son déshonneur et
sa faiblesse ; que tout ce qui est fort et élevé ne
fait sur elle d’autre impression que celle que ferait
une impulsion sur un homme paralysé de
tous ses membres. Je sais tout cela, mais je
sais aussi où je parle ; je parle devant des hommes
qui sont trop jeunes encore pour être atteints
de cette lâcheté, et je voudrais, par une
morale mâle, enraciner dans leur âme des sentiments
capables de les en préserver plus tard.
J’avoue franchement que dans cette position où
m’a placé la Providence, je voudrais contribuer
à remplir les cœurs de pensées plus morales,
de sentiments plus forts pour ce qui est grand
et noble, d’un ardent désir de remplir à tout
prix sa vocation, partout où se parle la langue
allemande, et plus loin même si je pouvais, afin
que je susse que, quand vous aurez quitté ces
lieux pour vous répandre en d’autres pays où
vous vivrez, vous serez dans toutes vos fonctions
des hommes qui ont choisi pour amie la vérité,
qui lui sont attachés à la vie et à la mort ; qui
la recevraient quand bien même elle serait
proscrite de toute la terre, qui la défendraient
quand elle serait calomniée et blasphémée, qui
pour elle supporteraient gaiement la haine enve-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/91
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||DU SAVANT.|83}}</noinclude>nimée des grands, les fades railleries des esprits
faux, la pitié moqueuse des esprits étroits. Tel
a été mon dessein en disant ce que j’ai dit, et
tel il sera dans tout ce que j’ai encore à dire au
milieu de vous.
{{—|5|m=3em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
oh6mhb52csw1s3t2q42r6nmif8ctwre
Page:Grosjean-Maupin - Dictionnaire complet français-espéranto.djvu/368
104
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SkoRo
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;">
<div style="width:33.33%; text-align:left;">'''GALANTERIE'''</div>
<div style="width:33.33%; text-align:center;">— 351 —</div>
<div style="width:33.33%; text-align:right;">'''GANGUE'''</div>
</div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-0em; margin-top:0; margin-bottom:0"></noinclude>gue -e, amintrigo<sup>2</sup>, amaĵo<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Galanterie,''' koketa [plaĉivola<sup>2</sup>] ĝentileco, seksogentileco ‖ (aminduma, amista, amaĵa) koketeco ‖ amindumaĵo. '''Le monde de la -,''' koketulinaro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Galantin,''' amindumistaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Galantine,''' galantino<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Galbe,''' profilo ‖ eleganteco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Gale,''' skabio.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Galère,''' galero, remŝipo ‖ {{t|(f.)|90}} (sklave) penegiga vivo ‖ {{t|(plur.)|90}} punlaboro ; ~ejo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Galerie,''' tegmentita promenejo ‖ galerio, longa halo [salono] ‖ balustradeto ‖ {{t|(th.)|90}} galerio<sup>3</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Galérien,''' punlaboristo<sup>5</sup>. '''(Vie) de -,''' (sklave)penegiga, sklava.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Galet,''' marŝtoneto, ronda ŝtoneto, rulŝtoneto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Galetas,''' subtegmenta loĝejo ‖ (mizera) loĝejaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Galette,''' plat(a)kuko.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Galeux,''' skabia ‖ ~ulo ‖ {{t|(f.)|90}} morale infektita. '''Brebis galeuse,''' maledifulo, malbonekzemplulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Galimatias,''' plena nekompreneblaĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Galle (Noix de),''' gajlo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Gallicisme,''' galicismo<sup>Z</sup>, francaĵo<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Galoche,''' galoŝo. '''(Menton) en -,''' hokforma.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Galon,''' galono.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Galonner,''' galone garni<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Galop,''' galopo ‖ (F.) riproĉegado. '''Au -,''' galope. '''Au grand, triple ~,''' ~ege.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Galope (A la),''' (F.) trorapide.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Galoper,''' galopi<sup>1</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Galopin,''' bubaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Galvanique,''' galvana<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Galvaniser,''' galvanigi<sup>Z</sup> (for) zinkigi ‖ {{t|(f.)|90}} artifike (ŝajne) revivigi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Galvanisme,''' galvanismo<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Galvanoplastie,''' galvanoplastio<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Galvauder,''' fuŝi ‖ {{t|(f.)|90}} senhonorigi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Galvaudeux''' (P.), sentaŭg(a vag)ulo, senhejmulo, vagistaĉo<sup>1</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Gambade,''' {{t|(plur.)|90}} petola[ĝoja] saltado, svingosaltado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Gambader,''' petole [ĝoje] salti, svingosalti.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Gambiller,''' svingi per la pendantaj kruroj.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Gamelle,''' (soldata) manĝujo, gamelo<sup>C</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Gamin,''' bubo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Gaminerie,''' bub(a petol)aĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Gamme,''' gamo ‖ {{t|(f.)|90}} serio.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ganache,''' ĉevala malsupera makzelo ‖ {{t|(f.)|90}} stultegulo<sup>Z</sup>, senkapablulo ‖ {{t|(th.)|90}} stultega<sup>Z</sup> maljunulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ganglion''' {{t|(anat.)|90}}, glandotubero, ganglio.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Gangrène,''' {{t|(méd.)|90}} putriĝo, gangreno ‖ {{t|(f.)|90}} morala infektiĝo, gangreno<sup>3</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Gangréner,''' putrigi, gangrenigi<sup>2</sup> ‖ {{t|(f.)|90}} morale infekti, gangrenigi<sup>3</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Gangue''' {{t|(tech.)|90}}, gango<sup>X</sup>, terlego, ŝtontego, kruda tegaĵo ‖ {{t|(f.)|90}} senvalora tego (de valoraĵo).<noinclude>
<references/></noinclude>
lznux89vaaavsfj64a0nh3b1sz64tjd
Page:Martial - Œuvres complètes, t. 2, trad. Verger, Dubois et Mangeart.djvu/119
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Biancospina
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<noinclude><pagequality level="3" user="Biancospina" />{{nr||ÉPIGRAMMES, LIVRE X.|111}}</noinclude>tour, toi, qui fais toute ma richesse, toi que Rome m’a donné en
rao disant : « Je ne puis te faire un plus beau présenl ; par Jui
tu éciiapperas à la mortelle influence du Lélhé, el la plus nobie
partie de toi-même le ^’urvivra. Le figuier .-auvagc fend les
marbres de Messala, et l’i.isolent mutelicr se rit des chevaux
châtrés de Crispus. Mais quant aux écrits, le destin ni les siècles
ne peuvent rien contre eux ; et ce sont les seuls monuments qui
ne sauraient mourir. »
{{c|III. — {{sc|à Priscus}}.}}
Gertain poëte anonyme colporte des propos de valets, d’ignobles
méchancetés, des turpitudes dignes de la bouche d’un baladin ;
et ces infamies dont un courtier de pots cassés ne donnerait
pas la valeur d’une allumette, il prend à tâche de me les
attribuer. Penses-tu, Priscus, que le perroquet cherche à imiter
le cri de la caille, et que Canus veuille jouer de la cornemuse ?
Le ciel préserve mes livres de devoir leur succès à des noir-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Biancospina
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Biancospina" />{{nr||ÉPIGRAMMES, LIVRE X.|111}}</noinclude>tour, toi, qui fais toute ma richesse, toi que Rome m’a donné en
me disant : « Je ne puis te faire un plus beau présent ; par lui tu échapperas à la mortelle influence du Léthé, et la plus noble
partie de toi-même te survivra. Le figuier sauvage fend les
marbres de Messala, et l’insolent muletier se rit des chevaux
châtrés de Crispus. Mais quant aux écrits, le destin ni les siècles
ne peuvent rien contre eux ; et ce sont les seuls monuments qui
ne sauraient mourir. »
{{c|III. — {{sc|à Priscus}}.}}
Certain poëte anonyme colporte des propos de valets, d’ignobles
méchancetés, des turpitudes dignes de la bouche d’un baladin ;
et ces infamies dont un courtier de pots cassés ne donnerait
pas la valeur d’une allumette, il prend à tâche de me les
attribuer. Penses-tu, Priscus, que le perroquet cherche à imiter
le cri de la caille, et que Canus veuille jouer de la cornemuse ?
Le ciel préserve mes livres de devoir leur succès à des noir-<noinclude>
<references/></noinclude>
eo5j3p4kd6hqwruptb7gcix0xobcnfa
Page:Berthelot - Les origines de l'alchimie, 1885.djvu/107
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Yland
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{Numérotation|{{sc|les témoignages historiques}}||77}}</noinclude>sciences occultes, les charlatans et les escrocs, il a toujours existé une étroite parenté.
L’alchimie, envisagée comme formant un corps de doctrines scientifiques, n’est pas citée dans les historiens anciens parvenus jusqu’à nous, du moins avant Jean d’Antioche, qui paraît avoir vécu au {{s|vii}}. Nous avons reproduit son passage relatif à la destruction des ouvrages chimiques en Égypte par Dioclétien. Mais ce passage est tiré certainement de chroniqueurs plus anciens, probablement de Panodorus. On pourrait rappeler aussi Ostanès et Démocrite, nommés dans Pline et dans Columelle, à la vérité comme magiciens, plutôt, que comme alchimistes explicitement désignés : les traités du dernier relatifs à la coloration du verre appartiennent bien à notre science. Au {{s|viii}}, le polygraphe Georges le Syncelle connaît nos principaux auteurs et il raconte la prétendue initiation de Démocrite par Ostanès, Marie la Juive et Pamménès ; il cite ses quatre livres sur l’or, l’argent, les pierres et la pourpre, à peu près dans les mêmes termes que Synésius. Ce texte est extrait aussi de chroniqueurs antérieurs. D’après Scaliger<ref>''{{lang|la|Eusebii Chronicon Animadversiones J. Scaligeri}}'', {{pg}}258. ''{{lang|la|Lugduni Batavorum}}'', 1606.</ref>, il aurait été écrit par le chronographe égyptien Panodorus, moine contemporain d’Arcadius et que le Syncelle cite avec les plus grands éloges<ref>Georges le Syncelle, {{pg|expl=pages}}34 et 35, édition de Paris.</ref> ; ceci nous ramène encore au temps de Synésius.
Georges le Syncelle reproduit aussi des extraits<noinclude>
<references/></noinclude>
14uj75kvb6vgj8m624thiuvwwirgrqd
Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/95
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude><nowiki/>
{{T2|{{sc|examen de l’opinion de rousseau concernant l’influence {{lié|des arts et des sciences}} {{lié|sur le bien de l’humanité.}}}}|{{t|'''CINQUIÈME LEÇON.'''|120}}|fs=100%|ff=sans-serif|m=2em}}
{{—|4|m=1em}}
{{il|2}}
Il est très important ''pour la découverte de la vérité''
de combattre les erreurs qui lui sont
opposées. Mais quand, par de justes conséquences,
on l’a déduite de son principe, tout
ce qui lui est opposé doit nécessairement être
faux, et une réfutation expresse devient superflue :
quand on connaît toute la route qu’on
doit parcourir pour arriver à une certaine conséquence,
on aperçoit facilement les chemins
détournés qui conduisent à de fausses opinions,
et on est en état de montrer à quiconque s’est<noinclude>
<references/></noinclude>
nd3fw8nqflwm0ufiqj15wzdm29yl9f3
Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/96
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|88|EXAMEN DE L’OPINION DE ROUSSEAU|}}</noinclude>égaré le point où il a quitté le droit chemin,
car chaque vérité ne peut être dérivée que d’un
seul principe. Une théorie solide de la science
doit apprendre ''quel est ce'' principe pour chaque
question déterminée ; la logique générale
enseigne comment on doit ici procéder ; et
ainsi l’on connaît le vrai chemin en même temps
que le faux.
Cependant, ''pour mieux faire comprendre'' la
vérité qu’on a découverte, il importe aussi de
montrer quelles sont les opinions qui lui sont
opposées. En comparant la vérité avec l’erreur,
on est forcé d’en remarquer mieux les caractères
distinctifs, de les déterminer plus nettement
et de les présenter avec plus de clarté.
Je vais employer cette méthode pour vous
donner aujourd’hui une idée claire et sommaire
de ce que je vous ai exposé dans les précédentes
leçons.
J’ai fait consister la destination de l’homme
dans le progrès constant de la culture, et le
développement continuel et uniforme de toutes
ses facultés et de tous ses besoins, et j’ai assigné
une place très honorable dans la société humaine
à la classe d’hommes qui doit veiller sur
la marche et l’uniformité de ce développement.
Personne plus que Rousseau n’a soutenu
aussi positivement et avec autant d’apparence<noinclude>
<references/></noinclude>
m4uwikhhz87uyyihn291p357z68g9v3
Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 1, part. 3, As-At.djvu/125
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Miruts
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="ATHÈNES"/>plusieurs points de la topographie de l’Athènes antique, l’ordre suivi par Pausanias dans sa description de cette ville donne encore lieu à beaucoup de controverses. Aussi nous bor- nerons-nous à citer les noms des monuments dont parle cet écrivain, en renvoyant pour la discussion de leurs emplacements aux travaux précités. Le quartier de l’Acropole est le seul dont la position soit bien déterminée. On y remarquait : les P... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Miruts" /></noinclude><section begin="ATHÈNES"/>plusieurs points de la topographie de l’Athènes
antique, l’ordre suivi par Pausanias dans sa
description de cette ville donne encore lieu
à beaucoup de controverses. Aussi nous bor-
nerons-nous à citer les noms des monuments
dont parle cet écrivain, en renvoyant pour la
discussion de leurs emplacements aux travaux
précités.
Le quartier de l’Acropole est le seul dont la
position soit bien déterminée. On y remarquait :
les Propylées ; le Parthénon ; l’Erechthéion out
temple d’Erechthée ; le temple de la Victoire
Aptère ; l’enceinte consacrée à Minerve Er-
gane (ouvrière) ; celle de Diane Brauronia
(ainsi nominée de la petite ville de Brauron,
près du cap Sunium) ; la grotte d’Agraule, par
faquelle les Perses pénétrèrent dans la cita-
delle ; trois anciennes statues, en bois, de Mi-
nerve, qui portaient encore les traces de l’in-
cendie allumé par Xerxès ; une statue colossale
en bronze de cette même déesse, par Phidias ;
la statue de Persée par Myron ; un chariot
trainé par deux chevaux, ouvrage en bronze
auquel on avait employé le dixieme des dé-
pouilles faites sur les Béotiens et les Chalci-
diens dans l’Eubée ; etc., etc.
Le Céramique, ainsi nommé de Céramus,
fils de Bacchus et d’Ariane, ou, plus probable-
ment, parce qu’il y avait eu autrefois dans cet
endroit des fabriques de poteries (en grec ce-
ramis), était l’un des plus beaux quartiers de
la ville basse. C’est là que se trouvaient : l’A-
gora, cette place immense qui servait à la fois
aux Athéniens de marché et de lieu de réunion
pour les grandes assemblées populaires ; le
portique royal, où l’archonte-roi tenait son
tribunal, et que décoraient plusieurs statues
en terre cuite, entre autres Thésée précipitant
Syron dans la mer et l’Aurore enlevant Ce-
phale ; le portique des Douze-Dieux, où l’on
voyait, entre autres peintures, un grand
tableau représentant les Athéniens secourant
les Lacedemoniens à Mantinée ; le Poecile, le
plus célèbre des portiques d’Athènes, où l’on
admirait des ouvrages de Polygnote, de Micon,
de Pancenus et de plusieurs autres peintres
célèbres, qui retraçaient, pour la plupart, des
exploits des Athéniens ; le Metroon, ou temple
de Cérès, orné d’une statue de cette déesse
par Phidias ; le Bouleuterion, édifice dans
lequel s’assemblait le conseil des Cinq-Cents,
et que Protogène avait décoré des portraits
des législateurs de la république. Dans le voi-
sinage de ce dernier monument était situé le
Tholus on chapelle du Prytanée, construction
en forme de rotonde, où les cinquante prytanes
tenaient leurs séances ; parmi les statues qui
l’ornaient, se trouvaient celles des héros qui
donnèrent leurs noms aux dix tribus d’A-
thènes. Près de cette rotonde était un temple
dédié à Mars, et dans lequel il y avait une
statue du dieu par Alcamène, une de Minerve
par Locrus, une de Bellone par les fils de
Praxitèle..
C’est encore dans le quartier du Céramique
que l’on place l’Odéon, édifice construit par
Périclès pour les concours des pièces de mu-
sique ; il était décoré, au temps de Pausanias,
des statues de Philippe, d’Alexandre, et de la
plupart des rois d’Egypte de la famille des
Ptolémées. Ce monument, dont il ne reste
aucun vestige, était situé au S.-E. de l’Acro-
pole, non loin de la fontaine Callirrhoe, que
l’on appelait encore Enneacrounos, parce
qu’elle jetait l’eau par neuf orifices. Un autre
Odéon, bâti par Hérode Atticus sur la pente
méridionale l’Acropole, du côté de l’O.,
surpassait en grandeur tous les monuments du
même genre existant en Grèce. Mais le plus
célèbre des théâtres d’Athènes était celui de
Bacchus, qui s’élevait sur le chemin condui-
sant de l’Odéon de Périclès à la citadelle ; "
nous en reparlerons plus loin, ainsi que du
Stade panathénafque, que l’on rencontrait
après avoir franchi l’Ilissus, près de la fontaine
de Callirrhoě.
Athènes possédait trois gymnases princi-
paux le Lycée, l’Académie et le Cynosarge.
Le Lycée, situé sur les bords de l’Ilissus,
avait pris son nom’de Lycus, fils de Pandion,
ou, selon une autre version, d’Apollon Lycien
(le tueur de loups), auquel il était dédié : sa
construction est attribuée par quelques auteurs
à Pisistrate, et par d’autres à Périclès ou
même à l’orateur Lycurgue. Il était entouré
de magnifiques jardins, sous les ombrages des-
quels Aristote donna, en se promenant (peri-
paton) ; ses leçons de philosophie de la
Th le
nom de péripatéticiens que prirent les disciples
de ce grand homme. L’Académie, située hors
des reinparts, était un vaste enclos orné d’al-
lées couvertes, de sources limpides, de sta-
tues, d’autels consacrés aux dieux ; le mur
qui l’entourait avait été construit par Hip-
parque. C’est en ce lieu, à jamais fameux,
qu’enseigna Platon. Le Cynosarge, situé aussi
dans les faubourgs et non loin du Lycée,
était primitivement réservé, aux enfants illé-
gitimes ; au milieu de ses beaux ombrages
s’élevaient des temples dédiés à Hercule,
Alemène, Hébé, Iolaus ; Antisthène y fonda
la secte des philosophes cyniques. Au N. de
l’Acropole, et dans le voisinage de l’Areopage,
se trouvait le gymnase de Ptolémée, où l’on
voyait la statue en bronze de ce prince, celle
du roi Juba, et plusieurs autres en marbre de
la plus grande beauté.
L’Areopage était une colline escarpée sur
laquelle siégeait le premier tribunal d’Athènes.
Dans la salle de l’audience, il y avait deux
marches d’argent, dont l’une, nommée le siége
ATH
de l’injure, servait à l’accusateur ; l’autre, le
siége de l’innocence, servait à l’accusé. On
montrait encore, dans l’enceinte de l’Aréo-
page, le tombeau d’Euripide ; ses os y avaient
été transportés de Thèbes. Près du tribunal
s’élevait le sanctuaire des Déesses sévères,
auxquelles venaient sacrifier tous ceux qui
avaient été absous par l’Areopage. Il y avait
plusieurs autres tribunaux à Athènes : le Pa-
rabiste et le Trigone, où l’on ne jugeait que
de petites causes ; la Chambre Rouge et la
Chambre Verte, ainsi nommées des couleurs
qui les distinguaient lors de leur institution ;
la Chambre d à Soleil, le plus grand et le plus
fréquenté de tous les tribunaux ; la Chambre
du Palladium, qui fut appelée de ce nom parce
que Démophon y fut cité pour avoir atiaqué
Diomède revenant du siège de Troie, et lui
avoir enlevé le Palladium ; la Chambre Delphi-
nienne, qui jugeait ceux qui, s’avouant cou-
pables d’hoinicide, se retranchaient sur le
droit.
Sur une colline qui faisait suite à l’Areopage
et que l’on appelait le Pnyx, se tenait l’assem-
blée populaire des Athéniens ; les sièges et la
tribune même, du haut de laquelle se firent
entendre tant de voix célèbres, étaient taillés
dans le marbre de la colline. A quelque dis-
tance du Pnyx s’élève la colline du Musée :
elle devait son nom au poète, disciple d’Or-
phée, qui y avait reçu la sépulture. Démétrius
Poliorcète y avait construit (229 av. J.-C.)
une forteresse. Plus tard, les Athéniens éle-
vèrent en ce mènie lieu le tombeau de Philo-
pappos, petit-fils d’Antiochus XIII, que Pom-
pée avait renversé du trône de Syrie.
Aux temples que nous avons déjà cités, il
faut ajouter les suivants : le temple de Thésée,
situé au N. de l’Areopage, près du gymnase de
Ptolémée ; il servait d’asile aux esclaves et
aux citoyens de la classe inférieure poursuivis.
par des ennemis ; le magnifique temple de Ju-
piter Olympien, consacré à ce dieu par Adrien ;
son immense enceinte renfermait plusieurs
sanctuaires dédiés à différentes divinités, et
un nombre considérable de statues ; le temple
de Vénus Uranie, situé dans le quartier des
Jardins, et où l’on voyait, du temps de Pau-
sanias, une figure symbolique de la déesse, de
forme quadrangulaire, et une statue de la
même divinité, qui était regardée comme l’un
des plus beaux ouvrages d’Alcamène ; le tem-
ple de Sérapis, dont le culte fut introduit à
Athènes par Ptolémée ; le temple de Castor
Pollux, appelé Anaceion (V. ce mot), où se
faisait la vente des esclaves ; le temple de
Diane Agrotera (la chasseresse), bâti dans un
lieu nommé Agrea, sur la rive gauche de l’I-
lissus ; le temple d’Esculape, où se trouvait
une fontaine près de laquelle on disait que
Mars avait tué Alirrothius, et le temple de
Thémis, à l’entrée duquel était le tombeau
d’Hippolyte, fils de Thésée ; ces deux derniers
édifices étaient placés sur le chemin qui con-
duisait du théâtre de Bacchus à l’Acropole ; le
temple de Proserpine, décoré de la statue de
Triptolème et de celle d’Epiménide assis ; le
temple de la Gloire (Eucleía), à la construc-
tion duquel on consacra le butin fait sur les
Perses à Marathon ; le temple de Vulcain, où
l’on avait placé une figure de Minerve avec
des yeux pers ; le temple de Minerve Arché-
gétis, érigé par Jules César et Auguste ; le
temple d’Apollon Delphinien ; etc.
Athènes avait une foule d’autres édifices,
tels que le Pompéion, où l’on gardait tous les
objets nécessaires à la pompe des Panathé-
nées ; le Prytanée, où l’on conservait les lois
de Solon ; la tour des Vents, qui servait aux
Athéniens de girouette, de cadran solaire et
d’horloge hydraulique. Les rues, les places
publiques, étaient décorées de statues, de tro-
phées, de monuments commémoratifs de di-
verses sortes. Partout, jusque dans les fau-
bourgs les plus écartés et sur les chemins
conduisant aux villes voisines, on voyait des
temples consacrés aux divinités et des édifices
élevés en l’honneur des héros et des grands
hommes de l’Attique.
ANTIQUITÉS D’ATHENES. De tant de monu-
ments, de tant de richesses artistiques, il ne
reste plus que des ruines. L’antique Athènes
n’est aujourd’hui, suivant les expressions d’un
illustre voyageur, qu’un assemblage confus,
vaste, morne, désordonné, de huttes écrou-
lées, de pans de murs encore debout, de toits
enfoncés, de jardins et de cours ravagés, de
monceaux de pierres entassées, barrant les
chemins et roulant sous les pieds ; tout cela
couleur de ruines récentes, de ce gris terne
flasque, décoloré, qui n’a pas même pour l’œil
la sainteté du temps écoulé ni la grâce des
ruines. Nulle végétation, excepté trois ou qua-
tre palmiers semblables à des minarets turcs
restes debout sur la ville détruite ; çà et là quel-
ques maisons aux formes vulgaires et moder-
nes, quelques repaires sales et infects, où des
familles de paysans grecs sont entassées et en-
fouies… Au milieu de ce chaos, quelques pans
de stades, quelques colonnes noirâtres appelant
l’œil et ne l’arrêtant pas. A l’époque où La-
martine écrivait ces
encore sous la domination, Athènes gémissait
turque. Rendue de-
puis à l’indépendance, elle a compris
à la con-
ses premiers devoirs était de veiller qu’un de
servation des débris de sa splendeur
L’emplacement où s’est élevée la nouvelle
Athènes n’appartient pas entièrement à la
ville antique les ruines ont été respectées
par la civilisation, et leur effet pittoresque n’a
pas été amoindri par le voisinage des con-
ATH
structions modernes. La haute colline de l’A-
cropole sépare les deux villes ; on ne peut
faire un pas en ce lieu célèbre sans rencontrer
des fragments de sculpture ou des morceaux
d’architecture. Les ruines de l’Acropole, a
dit dans son langage poétique l’écrivain que
nous venons de citer, forment un chaos ruis-
selant de marbres de toutes formes, de toutes
couleurs, jetés, empilés dans le désordre le plus
bizarre et le plus majestueux de loin, on
croirait voir l’écume de vagues énormes qui
viennent se briser et blanchir sur un cap battu
des mers. L’œil ne peut s’en arracher ; on les
regarde, on les suit, on les admire, on les
plaint avec ce sentiment qu’on éprouverait
pour des êtres qui auraient eu ou qui auraient
encore le sentiment de la vie. C’est le plus
sublime effet de ruines que les hommes aient
jamais pu produire, parce que c’est la ruine de
ce qu’ils firent de plus beau ! Nous avons
donné, au mot ACROPOLE, quelques renseigne-
ments sur les principaux édifices qui ornaient
ce lieu consacré par les souvenirs les plus
glorieux. On trouvera, aux mots PROPYLEES,
PARTHENON, ERECHTHEION, une description
particulière de ces trois monuments, dont il
existe des débris assez considérables, et qui
comptent à bon droit parmi les chefs-d’œuvre
de l’architecture grecque. M. Beulé, à qui
revient l’honneur d’avoir découvert l’ancienne
entrée de l’Acropole, a cherché à retrouver
les fragments et l’emplacement de toutes les
statues et de tous les monuments décrits par
Pausanias. Nous ne pouvons mieux faire que
de renvoyer à son savant ouvrage, l’Acropole
d’Athènes (V. l’analyse ci-après), ceux de nos
lecteurs qui désireraient avoir des détails
complets sur ces curiosités archéologiques.
Le TEMPLE DE LA VICTOIRE SANS AILES (Niké
Apteros) mérite que nous lui consacrions
quelques lignes. Ce petit édifice est situé en
avant des Propylées, sur une terrasse en
pierres haute de 8 m., qui terminait au midi
l’enceinte de l’Acropole. On y monte par un
escalier qui se raccorde avec celui des Propy-
lées. Selon la légende, ce fut de cette hauteur
même qu’Egée se précipita en voyant le vais-
seau de son fils revenir avec une voile noire,
On ne sait à quelle époque le temple fut con-
struit. Il était orné d’une très-ancienne statue
de bois qui représentait la Victoire sans ailes.
D’après une conjecture de Wheler, cette sta-
tue aurait été faite à l’occasion de la victoire
remportée par Thésée sur le Minotaure, et
dont la nouvelle ne vint pas à Athènes avant
que le héros l’apportât lui-même. Pausanias
dit que les Athéniens avaient ainsi représenté
la déesse, pour exprimer qu’elle ne s’éloigne-
rait jamais de leur ville ; c’était peut-être une
raillerie à l’adresse des Spartiates, qui avaient
chez eux une figure de Mars enchaîné. Cette
explication, préférable à celle de Wheler, pa-
rait, toutefois, plus ingénieuse que juste. Il
est probable, comme l’a pensé M. Beulé, que
cette Victoire sans ailes n’était autre que Mi-
nerve elle-même, qui était adorée sous plu-
sieurs noms à l’Acropole, et qui l’était, à
Egine, sous celui de Minerve-Victoire (Athéné
Nike). Le temple lui-même semble antérieur
à Périclès. On pense généralement qu’il se
rapporte à l’époque de Cimon, et qu’il fut
élevé en commémoration de la double victoire
remportée par ce général sur les Perses, en
470 av. J.-C. Il est construit tout en marbre
pentélique. La cella, élevée sur trois degrés,
à en largeur un peu plus, en longueur un peu"
moins de 5 m. Elle est fermée de trois côtés.
L’entrée, à l’orient, est entre deux pilastres.
qui soutiennent l’architrave et qui étaient
réunis aux antes des, murs latéraux par une’grille en bronze. La cella est précédée d’un
portique de méme largeur, composé de quatre
colonnes ioniques qui correspondent aux deux
piliers et aux deux antes de l’entrée. Derrière,
il y a un portique semblable. Les colonnes ont
un peu plus de 4 m. de hauteur avec leurs
bases et leurs chapiteaux ; leur fût, d’un seul
morceau, a 52 c. de diamètre à la base et 43
au sommet. Le chapiteau est simple, mais
d’une composition parfaite. Tout autour du
temple régnait une frise sculptée haute del
44 c. ; il n’en reste plus que les portions de
l’E. et du S. La frise du N. et celle de l’O.
sont maintenant au Musée Britannique ; leurs
moulages en térre cuite avaient été envoyés
à Athènes, mais, en les posant, on brisa celui
de l’O. Les sculptures, dont cette frise est
ornée, ont subi les plus graves mutilations ;
mense, passie, of pet, ficile de comer
prendre sujets, on peut, du moins, juger
encore de leur beauté ; elles sont d’un style
pur, sévère, irréprochable ; suivant M. Beulé,
c’est le sentiment grec avec toute sa mesure
et son admirable instinct du vrai. La frise
de l’E. paraît une composition allégorique se
rapportant au culte de Minerve ; les autres
parties représentent des combats des Athé-
niens contre les Perses. En 1687, les Turcs,
assiégés dans Athènes par le doge de Venise
Morosini, démolirent le temple de la Victoire
Aptère, et se servirent des matériaux pour
construire une batterie qui ne fut détruite
qu’en 1835. C’est à MM. Schaubert et Hansen
(Die Acropolis von Athen) qu’appartient l’hon-
neur d’avoir découvert et relevé cet édifice
charmant, que le gouvernement hellénique a
reconstitué tant bien que mal.
Parmi les autres monuments antiques d’A-
thènes dont il existe des ruines, on remarque
les suivants :
TEMPLE DE THÉSÉE (Theseion). Ce monu-
ATH
ment, qui appartient à l’orare dorique le plus
pur, est l’un des plus beaux, et, sans contre-
dit, le mieux conservé des temples de l’anti-
quité grecque. Il paraît avoir été commencé
vers l’an 469 av. J.-C., pour recevoir les restes
de Thésée, que Cimon avait rapportés de l’Ile
de Scyros. Il s’élève sur un tertre, et pré-
sente de loin l’aspect le plus majestueux.. I
est construit en marbre pentélique. C’est un
hexastyle périptère, avec treize colonnes sur
chacune de ses faces longitudinales, et six
colonnes sur chaque front, avec une frise for-
mée de triglyphes et de deux métopes par
chaque entre-colonnement, une corniche ornée
de mutules, et un fronton à chaque extrémité.
Le stylobate sur lequel repose la colonnade
est haut de 71 c., et n’a que deux gradins.
Les colonnes ont 1 m. 02 de diamètre à la
base, et 5 m. 70 de hauteur. L’entre-colonne-
ment est de 1 m. 77. La longueur totale du
temple est de 32 m. 28, sur 13 m. 76 de lar-
geur ; du gradin supérieur du stylobate jus-
qu’au sommet du fronton, il a 10 m. 38 d’élé-
vation. La cella, divisée en naos, pronaos et
posticon, a 24 m. 62 de long, sur 8 m. c6 de
large. Le pronaos et le posticon, séparés du
péristyle par deux colonnes qui forment les
extrémités des murs latéraux de la cella, sont
décorés d’une frise sculptée. L’entrée princi-
pale était du côté de l’orient. Les dix métopes
de cette façade représentent les exploits d’Her-
cule ; les huit méiopes en retour, au N. et au
S., ceux de Thésée. La frise du pronaos con-
tient des combats héroïques sous la conduite
des dieux Müller pense que c’est la lutte de
Thésée avec les Pallantides. La frise du pos-
ticon représente le combat des Centaures et
des Lapithes. Toutes ces sculptures ont beau-
coup souffert. Celles qui ornaient les frontons
et qui se composaient, sans doute, de hauts-
reliefs semblables à ceux du Parthenon, ont
entièrement disparu ; mais on a reconnu sur
le fronton oriental des traces des crampons de
métal qui servaient à les fixer. Pendant le
moyen age, le temple de Thésée fut converti
en église chrétienne dédiée à saint Georges.
En 1660, les Turcs voulurent le démolir, mais
ils en furent empêchés par un firman du sul-
tan ; ils le convertirent alors en mosquée.
Actuellement, il sert de musée : on y a ras-
semblé des fragments de sculptures apparte-
nant à toutes les époques de l’art grec ; parmi
les plus intéressants, on remarque un Apollon
du style le plus pur, un Patrocle et un autre
Apollon de l’époque romaine, un Esculape
avec un cheval et un serpent, un Bacchus
barbare, une Amazone cariatide, et beaucoup
de bas-reliefs dont le plus curieux, connu sous
le nom du Soldat de Marathon, représente un
guerrier debout et armé d’une lance, figure
d’une tournure archaïque et qui a quelques
rapports avec les productions du ciseau
égyptien.
Le TEMPLE DE JUPITER OLYMPIEN (Olym-
pieion), situé sur la rive droite de l’Ilissus,
était le plus vaste des temples d’Athènes.
Commencé par Pisistrate et continué par ses
fils, il resta inachevé pendant près de quatre
cents ans. Antiochus Epiphane en fit reprendre
les travaux vers l’an 16s av. J.-C. ; il employa
un architecte romain nommé Cossutius, qui
continua la construction dans le style corin-
thien. A la mort d’Antiochus (164), les travaux
furent de nouveau interrompus. L’empereur
Adrien eut la gloire de les terminer (117 à 138
après J.-C). Ce magnifique édifice, auquel
Pausanias assigne quatre stades (790 m.) de
circonférence, avait 52 m. 20 de largeur sur
108 m. de longueur ; son enceinte était de
131 m. de largeur sur 207 m. de longueur. Il
était décastyle et périptère, c’est-à-dire qu’il
consistait en une cella entourée d’un double
péristyle formé de dix colonnes sur chaque
front, vingt-deux sur chacune des faces laté-
rales (les colonnes d’angle deux fois comptées),
deux rangs de colonnes sur les côtés, trois
rangs aux façades à cause du pronaos et du
posticon, en tout cent vingt colonnes, qui
avaient i m. 98 de diamètre et 18 m. 28 de
hauteur. Il ne reste plus que seize de ces co-
lonnes ; les treize de l’angle S.-E., placées sur
deux rangs, portent encore leur architrave.
Ces ruines sont d’un grand effet à cause de
leurs proportions colossales, de la richesse de
leur ornementation, et aussi à cause de leur
isolement dans une plaine nue et dévastée.
Cependant, le temple de Jupiter est un exemple
frappant de l’infériorité de l’art romain com-
paré au style simple et sévère des temples
grecs du siècle de Périclès. (Itinéraire de l’O-
rient, par Ad. Joanne et Isambert.)
TEMPLE DE MINERVE ARCHÉGETIS. Il n’en
reste qu’un portique isolé, sur une petite place,
et soutenu par quatre colonnes doriques, de
1 m. 93 de diamètre à la base, et de 7 n. 93
de hauteur, chapiteau compris. Meursius, et,
après lui, Leake et Müller, ont voulu voir dans
ce monument la porte d’entrée de la nouvelle
Agora, qu’ils placent au N. de l’Acropole, tan-
dis que l’ancienne Agora du Céramique était
au S. Une inscription de l’architrave de ce
portique, relevée par Boeck, a fait connaître
qu’il s’agissait bien du temple érigé par Jules
César et Auguste.
La TOUR DES VENTS, située à peu de distance
de ce temple, au pied de l’Acropole, fut con-
struite vers les premiers temps de la domina-
tion romaine par un certain Andronicus Cyr-
rhestes. Elle à été mentionnée par Varron et
décrite par Vitruve. C’est un édifice octogone,
tout en marbre blanc. Il a 6 m. 80 de diamètre<section end="ATHÈNES"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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16063251
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Miruts
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Miruts" /></noinclude><section begin="ATHÈNES"/>plusieurs points de la topographie de l’Athènes
antique, l’ordre suivi par Pausanias dans sa
description de cette ville donne encore lieu
à beaucoup de controverses. Aussi nous bornerons-nous à citer les noms des monuments
dont parle cet écrivain, en renvoyant pour la
discussion de leurs emplacements aux travaux
précités.
Le quartier de l’Acropole est le seul dont la
position soit bien déterminée. On y remarquait :
les Propylées ; le Parthénon ; l’Érechthéion ou
temple d’Érechthée ; le temple de la Victoire
Aptère ; l’enceinte consacrée à Minerve Ergane (ouvrière) ; celle de Diane Brauronia
(ainsi nominée de la petite ville de Brauron,
près du cap Sunium) ; la grotte d’Agraule, par
laquelle les Perses pénétrèrent dans la citadelle ; trois anciennes statues, en bois, de Minerve, qui portaient encore les traces de l’incendie allumé par Xerxès ; une statue colossale
en bronze de cette même déesse, par Phidias ;
la statue de Persée par Myron ; un chariot
traîné par deux chevaux, ouvrage en bronze
auquel on avait employé le dixieme des dépouilles faites sur les Béotiens et les Chalcidiens dans l’Eubée ; etc., etc.
Le Céramique, ainsi nommé de Céramus,
fils de Bacchus et d’Ariane, ou, plus probablement, parce qu’il y avait eu autrefois dans cet
endroit des fabriques de poteries (en grec ''ceramis''), était l’un des plus beaux quartiers de
la ville basse. C’est là que se trouvaient : l’Agora, cette place immense qui servait à la fois
aux Athéniens de marché et de lieu de réunion
pour les grandes assemblées populaires ; le
portique royal, où l’archonte-roi tenait son
tribunal, et que décoraient plusieurs statues
en terre cuite, entre autres ''Thésée précipitant Scyron dans la mer'' et l’''Aurore enlevant Céphale ;'' le portique des Douze-Dieux, où l’on
voyait, entre autres peintures, un grand
tableau représentant les ''Athéniens secourant les Lacédémoniens à Mantinée ;'' le Pœcile, le
plus célèbre des portiques d’Athènes, où l’on
admirait des ouvrages de Polygnote, de Micon,
de Panœnus et de plusieurs autres peintres
célèbres, qui retraçaient, pour la plupart, des
exploits des Athéniens ; le Metroon, ou temple
de Cérès, orné d’une statue de cette déesse
par Phidias ; le Bouleuterion, édifice dans
lequel s’assemblait le conseil des Cinq-Cents,
et que Protogène avait décoré des portraits
des législateurs de la république. Dans le voisinage de ce dernier monument était situé le
Tholus ou chapelle du Prytanée, construction
en forme de rotonde, où les cinquante prytanes
tenaient leurs séances ; parmi les statues qui
l’ornaient, se trouvaient celles des héros qui
donnèrent leurs noms aux dix tribus d’Athènes. Près de cette rotonde était un temple
dédié à Mars, et dans lequel il y avait une
statue du dieu par Alcamène, une de Minerve
par Locrus, une de Bellone par les fils de
Praxitèle.
C’est encore dans le quartier du Céramique
que l’on place l’Odéon, édifice construit par
Périclès pour les concours des pièces de musique ; il était décoré, au temps de Pausanias,
des statues de Philippe, d’Alexandre, et de la
plupart des rois d’Égypte de la famille des
Ptolémées. Ce monument, dont il ne reste
aucun vestige, était situé au S.-E. de l’Acropole, non loin de la fontaine Callirrhoë, que
l’on appelait encore Enneacrounos, parce
qu’elle jetait l’eau par neuf orifices. Un autre
Odéon, bâti par Hérode Atticus sur la pente
méridionale de l’Acropole, du côté de l’O.,
surpassait en grandeur tous les monuments du
même genre existant en Grèce. Mais le plus
célèbre des théâtres d’Athènes était celui de
Bacchus, qui s’élevait sur le chemin conduisant de l’Odéon de Périclès à la citadelle ; nous en reparlerons plus loin, ainsi que du
Stade panathénaïque, que l’on rencontrait
après avoir franchi l’Ilissus, près de la fontaine
de Callirrhoë.
Athènes possédait trois gymnases principaux : le Lycée, l’Académie et le Cynosarge.
Le Lycée, situé sur les bords de l’Ilissus,
avait pris son nom de Lycus, fils de Pandion,
ou, selon une autre version, d’Apollon Lycien
(le tueur de loups), auquel il était dédié : sa
construction est attribuée par quelques auteurs
à Pisistrate, et par d’autres à Périclès ou
même à l’orateur Lycurgue. Il était entouré
de magnifiques jardins, sous les ombrages desquels Aristote donna, en se promenant (''peripatôn'') ; ses leçons de philosophie : de là le nom de ''péripatéticiens'' que prirent les disciples
de ce grand homme. L’Académie, située hors
des remparts, était un vaste enclos orné d’allées couvertes, de sources limpides, de statues, d’autels consacrés aux dieux ; le mur
qui l’entourait avait été construit par Hipparque. C’est en ce lieu, à jamais fameux,
qu’enseigna Platon. Le Cynosarge, situé aussi
dans les faubourgs et non loin du Lycée,
était primitivement réservé aux enfants illégitimes ; au milieu de ses beaux ombrages
s’élevaient des temples dédiés à Hercule,
Alcmène, Hébé, Iolaüs ; Antisthène y fonda
la secte des philosophes cyniques. Au N. de
l’Acropole, et dans le voisinage de l’Aréopage,
se trouvait le gymnase de Ptolémée, où l’on
voyait la statue en bronze de ce prince, celle
du roi Juba, et plusieurs autres en marbre de
la plus grande beauté.
L’Aréopage était une colline escarpée sur
laquelle siégeait le premier tribunal d’Athènes.
Dans la salle de l’audience, il y avait deux
marches d’argent, dont l’une, nommée le siége
de l’injure, servait à l’accusateur ; l’autre, le
siége de l’innocence, servait à l’accusé. On
montrait encore, dans l’enceinte de l’Aréo-
page, le tombeau d’Euripide ; ses os y avaient
été transportés de Thèbes. Près du tribunal
s’élevait le sanctuaire des Déesses sévères,
auxquelles venaient sacrifier tous ceux qui
avaient été absous par l’Areopage. Il y avait
plusieurs autres tribunaux à Athènes : le Pa-
rabiste et le Trigone, où l’on ne jugeait que
de petites causes ; la Chambre Rouge et la
Chambre Verte, ainsi nommées des couleurs
qui les distinguaient lors de leur institution ;
la Chambre d à Soleil, le plus grand et le plus
fréquenté de tous les tribunaux ; la Chambre
du Palladium, qui fut appelée de ce nom parce
que Démophon y fut cité pour avoir atiaqué
Diomède revenant du siège de Troie, et lui
avoir enlevé le Palladium ; la Chambre Delphi-
nienne, qui jugeait ceux qui, s’avouant cou-
pables d’hoinicide, se retranchaient sur le
droit.
Sur une colline qui faisait suite à l’Areopage
et que l’on appelait le Pnyx, se tenait l’assem-
blée populaire des Athéniens ; les sièges et la
tribune même, du haut de laquelle se firent
entendre tant de voix célèbres, étaient taillés
dans le marbre de la colline. A quelque dis-
tance du Pnyx s’élève la colline du Musée :
elle devait son nom au poète, disciple d’Or-
phée, qui y avait reçu la sépulture. Démétrius
Poliorcète y avait construit (229 av. J.-C.)
une forteresse. Plus tard, les Athéniens éle-
vèrent en ce mènie lieu le tombeau de Philo-
pappos, petit-fils d’Antiochus XIII, que Pom-
pée avait renversé du trône de Syrie.
Aux temples que nous avons déjà cités, il
faut ajouter les suivants : le temple de Thésée,
situé au N. de l’Areopage, près du gymnase de
Ptolémée ; il servait d’asile aux esclaves et
aux citoyens de la classe inférieure poursuivis.
par des ennemis ; le magnifique temple de Ju-
piter Olympien, consacré à ce dieu par Adrien ;
son immense enceinte renfermait plusieurs
sanctuaires dédiés à différentes divinités, et
un nombre considérable de statues ; le temple
de Vénus Uranie, situé dans le quartier des
Jardins, et où l’on voyait, du temps de Pau-
sanias, une figure symbolique de la déesse, de
forme quadrangulaire, et une statue de la
même divinité, qui était regardée comme l’un
des plus beaux ouvrages d’Alcamène ; le tem-
ple de Sérapis, dont le culte fut introduit à
Athènes par Ptolémée ; le temple de Castor
Pollux, appelé Anaceion (V. ce mot), où se
faisait la vente des esclaves ; le temple de
Diane Agrotera (la chasseresse), bâti dans un
lieu nommé Agrea, sur la rive gauche de l’I-
lissus ; le temple d’Esculape, où se trouvait
une fontaine près de laquelle on disait que
Mars avait tué Alirrothius, et le temple de
Thémis, à l’entrée duquel était le tombeau
d’Hippolyte, fils de Thésée ; ces deux derniers
édifices étaient placés sur le chemin qui con-
duisait du théâtre de Bacchus à l’Acropole ; le
temple de Proserpine, décoré de la statue de
Triptolème et de celle d’Epiménide assis ; le
temple de la Gloire (Eucleía), à la construc-
tion duquel on consacra le butin fait sur les
Perses à Marathon ; le temple de Vulcain, où
l’on avait placé une figure de Minerve avec
des yeux pers ; le temple de Minerve Arché-
gétis, érigé par Jules César et Auguste ; le
temple d’Apollon Delphinien ; etc.
Athènes avait une foule d’autres édifices,
tels que le Pompéion, où l’on gardait tous les
objets nécessaires à la pompe des Panathé-
nées ; le Prytanée, où l’on conservait les lois
de Solon ; la tour des Vents, qui servait aux
Athéniens de girouette, de cadran solaire et
d’horloge hydraulique. Les rues, les places
publiques, étaient décorées de statues, de tro-
phées, de monuments commémoratifs de di-
verses sortes. Partout, jusque dans les fau-
bourgs les plus écartés et sur les chemins
conduisant aux villes voisines, on voyait des
temples consacrés aux divinités et des édifices
élevés en l’honneur des héros et des grands
hommes de l’Attique.
ANTIQUITÉS D’ATHENES. De tant de monu-
ments, de tant de richesses artistiques, il ne
reste plus que des ruines. L’antique Athènes
n’est aujourd’hui, suivant les expressions d’un
illustre voyageur, qu’un assemblage confus,
vaste, morne, désordonné, de huttes écrou-
lées, de pans de murs encore debout, de toits
enfoncés, de jardins et de cours ravagés, de
monceaux de pierres entassées, barrant les
chemins et roulant sous les pieds ; tout cela
couleur de ruines récentes, de ce gris terne
flasque, décoloré, qui n’a pas même pour l’œil
la sainteté du temps écoulé ni la grâce des
ruines. Nulle végétation, excepté trois ou qua-
tre palmiers semblables à des minarets turcs
restes debout sur la ville détruite ; çà et là quel-
ques maisons aux formes vulgaires et moder-
nes, quelques repaires sales et infects, où des
familles de paysans grecs sont entassées et en-
fouies… Au milieu de ce chaos, quelques pans
de stades, quelques colonnes noirâtres appelant
l’œil et ne l’arrêtant pas. A l’époque où La-
martine écrivait ces
encore sous la domination, Athènes gémissait
turque. Rendue de-
puis à l’indépendance, elle a compris
à la con-
ses premiers devoirs était de veiller qu’un de
servation des débris de sa splendeur
L’emplacement où s’est élevée la nouvelle
Athènes n’appartient pas entièrement à la
ville antique les ruines ont été respectées
par la civilisation, et leur effet pittoresque n’a
pas été amoindri par le voisinage des con-
ATH
structions modernes. La haute colline de l’A-
cropole sépare les deux villes ; on ne peut
faire un pas en ce lieu célèbre sans rencontrer
des fragments de sculpture ou des morceaux
d’architecture. Les ruines de l’Acropole, a
dit dans son langage poétique l’écrivain que
nous venons de citer, forment un chaos ruis-
selant de marbres de toutes formes, de toutes
couleurs, jetés, empilés dans le désordre le plus
bizarre et le plus majestueux de loin, on
croirait voir l’écume de vagues énormes qui
viennent se briser et blanchir sur un cap battu
des mers. L’œil ne peut s’en arracher ; on les
regarde, on les suit, on les admire, on les
plaint avec ce sentiment qu’on éprouverait
pour des êtres qui auraient eu ou qui auraient
encore le sentiment de la vie. C’est le plus
sublime effet de ruines que les hommes aient
jamais pu produire, parce que c’est la ruine de
ce qu’ils firent de plus beau ! Nous avons
donné, au mot ACROPOLE, quelques renseigne-
ments sur les principaux édifices qui ornaient
ce lieu consacré par les souvenirs les plus
glorieux. On trouvera, aux mots PROPYLEES,
PARTHENON, ERECHTHEION, une description
particulière de ces trois monuments, dont il
existe des débris assez considérables, et qui
comptent à bon droit parmi les chefs-d’œuvre
de l’architecture grecque. M. Beulé, à qui
revient l’honneur d’avoir découvert l’ancienne
entrée de l’Acropole, a cherché à retrouver
les fragments et l’emplacement de toutes les
statues et de tous les monuments décrits par
Pausanias. Nous ne pouvons mieux faire que
de renvoyer à son savant ouvrage, l’Acropole
d’Athènes (V. l’analyse ci-après), ceux de nos
lecteurs qui désireraient avoir des détails
complets sur ces curiosités archéologiques.
Le TEMPLE DE LA VICTOIRE SANS AILES (Niké
Apteros) mérite que nous lui consacrions
quelques lignes. Ce petit édifice est situé en
avant des Propylées, sur une terrasse en
pierres haute de 8 m., qui terminait au midi
l’enceinte de l’Acropole. On y monte par un
escalier qui se raccorde avec celui des Propy-
lées. Selon la légende, ce fut de cette hauteur
même qu’Egée se précipita en voyant le vais-
seau de son fils revenir avec une voile noire,
On ne sait à quelle époque le temple fut con-
struit. Il était orné d’une très-ancienne statue
de bois qui représentait la Victoire sans ailes.
D’après une conjecture de Wheler, cette sta-
tue aurait été faite à l’occasion de la victoire
remportée par Thésée sur le Minotaure, et
dont la nouvelle ne vint pas à Athènes avant
que le héros l’apportât lui-même. Pausanias
dit que les Athéniens avaient ainsi représenté
la déesse, pour exprimer qu’elle ne s’éloigne-
rait jamais de leur ville ; c’était peut-être une
raillerie à l’adresse des Spartiates, qui avaient
chez eux une figure de Mars enchaîné. Cette
explication, préférable à celle de Wheler, pa-
rait, toutefois, plus ingénieuse que juste. Il
est probable, comme l’a pensé M. Beulé, que
cette Victoire sans ailes n’était autre que Mi-
nerve elle-même, qui était adorée sous plu-
sieurs noms à l’Acropole, et qui l’était, à
Egine, sous celui de Minerve-Victoire (Athéné
Nike). Le temple lui-même semble antérieur
à Périclès. On pense généralement qu’il se
rapporte à l’époque de Cimon, et qu’il fut
élevé en commémoration de la double victoire
remportée par ce général sur les Perses, en
470 av. J.-C. Il est construit tout en marbre
pentélique. La cella, élevée sur trois degrés,
à en largeur un peu plus, en longueur un peu"
moins de 5 m. Elle est fermée de trois côtés.
L’entrée, à l’orient, est entre deux pilastres.
qui soutiennent l’architrave et qui étaient
réunis aux antes des, murs latéraux par une’grille en bronze. La cella est précédée d’un
portique de méme largeur, composé de quatre
colonnes ioniques qui correspondent aux deux
piliers et aux deux antes de l’entrée. Derrière,
il y a un portique semblable. Les colonnes ont
un peu plus de 4 m. de hauteur avec leurs
bases et leurs chapiteaux ; leur fût, d’un seul
morceau, a 52 c. de diamètre à la base et 43
au sommet. Le chapiteau est simple, mais
d’une composition parfaite. Tout autour du
temple régnait une frise sculptée haute del
44 c. ; il n’en reste plus que les portions de
l’E. et du S. La frise du N. et celle de l’O.
sont maintenant au Musée Britannique ; leurs
moulages en térre cuite avaient été envoyés
à Athènes, mais, en les posant, on brisa celui
de l’O. Les sculptures, dont cette frise est
ornée, ont subi les plus graves mutilations ;
mense, passie, of pet, ficile de comer
prendre sujets, on peut, du moins, juger
encore de leur beauté ; elles sont d’un style
pur, sévère, irréprochable ; suivant M. Beulé,
c’est le sentiment grec avec toute sa mesure
et son admirable instinct du vrai. La frise
de l’E. paraît une composition allégorique se
rapportant au culte de Minerve ; les autres
parties représentent des combats des Athé-
niens contre les Perses. En 1687, les Turcs,
assiégés dans Athènes par le doge de Venise
Morosini, démolirent le temple de la Victoire
Aptère, et se servirent des matériaux pour
construire une batterie qui ne fut détruite
qu’en 1835. C’est à MM. Schaubert et Hansen
(Die Acropolis von Athen) qu’appartient l’hon-
neur d’avoir découvert et relevé cet édifice
charmant, que le gouvernement hellénique a
reconstitué tant bien que mal.
Parmi les autres monuments antiques d’A-
thènes dont il existe des ruines, on remarque
les suivants :
TEMPLE DE THÉSÉE (Theseion). Ce monu-
ATH
ment, qui appartient à l’orare dorique le plus
pur, est l’un des plus beaux, et, sans contre-
dit, le mieux conservé des temples de l’anti-
quité grecque. Il paraît avoir été commencé
vers l’an 469 av. J.-C., pour recevoir les restes
de Thésée, que Cimon avait rapportés de l’Ile
de Scyros. Il s’élève sur un tertre, et pré-
sente de loin l’aspect le plus majestueux.. I
est construit en marbre pentélique. C’est un
hexastyle périptère, avec treize colonnes sur
chacune de ses faces longitudinales, et six
colonnes sur chaque front, avec une frise for-
mée de triglyphes et de deux métopes par
chaque entre-colonnement, une corniche ornée
de mutules, et un fronton à chaque extrémité.
Le stylobate sur lequel repose la colonnade
est haut de 71 c., et n’a que deux gradins.
Les colonnes ont 1 m. 02 de diamètre à la
base, et 5 m. 70 de hauteur. L’entre-colonne-
ment est de 1 m. 77. La longueur totale du
temple est de 32 m. 28, sur 13 m. 76 de lar-
geur ; du gradin supérieur du stylobate jus-
qu’au sommet du fronton, il a 10 m. 38 d’élé-
vation. La cella, divisée en naos, pronaos et
posticon, a 24 m. 62 de long, sur 8 m. c6 de
large. Le pronaos et le posticon, séparés du
péristyle par deux colonnes qui forment les
extrémités des murs latéraux de la cella, sont
décorés d’une frise sculptée. L’entrée princi-
pale était du côté de l’orient. Les dix métopes
de cette façade représentent les exploits d’Her-
cule ; les huit méiopes en retour, au N. et au
S., ceux de Thésée. La frise du pronaos con-
tient des combats héroïques sous la conduite
des dieux Müller pense que c’est la lutte de
Thésée avec les Pallantides. La frise du pos-
ticon représente le combat des Centaures et
des Lapithes. Toutes ces sculptures ont beau-
coup souffert. Celles qui ornaient les frontons
et qui se composaient, sans doute, de hauts-
reliefs semblables à ceux du Parthenon, ont
entièrement disparu ; mais on a reconnu sur
le fronton oriental des traces des crampons de
métal qui servaient à les fixer. Pendant le
moyen age, le temple de Thésée fut converti
en église chrétienne dédiée à saint Georges.
En 1660, les Turcs voulurent le démolir, mais
ils en furent empêchés par un firman du sul-
tan ; ils le convertirent alors en mosquée.
Actuellement, il sert de musée : on y a ras-
semblé des fragments de sculptures apparte-
nant à toutes les époques de l’art grec ; parmi
les plus intéressants, on remarque un Apollon
du style le plus pur, un Patrocle et un autre
Apollon de l’époque romaine, un Esculape
avec un cheval et un serpent, un Bacchus
barbare, une Amazone cariatide, et beaucoup
de bas-reliefs dont le plus curieux, connu sous
le nom du Soldat de Marathon, représente un
guerrier debout et armé d’une lance, figure
d’une tournure archaïque et qui a quelques
rapports avec les productions du ciseau
égyptien.
Le TEMPLE DE JUPITER OLYMPIEN (Olym-
pieion), situé sur la rive droite de l’Ilissus,
était le plus vaste des temples d’Athènes.
Commencé par Pisistrate et continué par ses
fils, il resta inachevé pendant près de quatre
cents ans. Antiochus Epiphane en fit reprendre
les travaux vers l’an 16s av. J.-C. ; il employa
un architecte romain nommé Cossutius, qui
continua la construction dans le style corin-
thien. A la mort d’Antiochus (164), les travaux
furent de nouveau interrompus. L’empereur
Adrien eut la gloire de les terminer (117 à 138
après J.-C). Ce magnifique édifice, auquel
Pausanias assigne quatre stades (790 m.) de
circonférence, avait 52 m. 20 de largeur sur
108 m. de longueur ; son enceinte était de
131 m. de largeur sur 207 m. de longueur. Il
était décastyle et périptère, c’est-à-dire qu’il
consistait en une cella entourée d’un double
péristyle formé de dix colonnes sur chaque
front, vingt-deux sur chacune des faces laté-
rales (les colonnes d’angle deux fois comptées),
deux rangs de colonnes sur les côtés, trois
rangs aux façades à cause du pronaos et du
posticon, en tout cent vingt colonnes, qui
avaient i m. 98 de diamètre et 18 m. 28 de
hauteur. Il ne reste plus que seize de ces co-
lonnes ; les treize de l’angle S.-E., placées sur
deux rangs, portent encore leur architrave.
Ces ruines sont d’un grand effet à cause de
leurs proportions colossales, de la richesse de
leur ornementation, et aussi à cause de leur
isolement dans une plaine nue et dévastée.
Cependant, le temple de Jupiter est un exemple
frappant de l’infériorité de l’art romain com-
paré au style simple et sévère des temples
grecs du siècle de Périclès. (Itinéraire de l’O-
rient, par Ad. Joanne et Isambert.)
TEMPLE DE MINERVE ARCHÉGETIS. Il n’en
reste qu’un portique isolé, sur une petite place,
et soutenu par quatre colonnes doriques, de
1 m. 93 de diamètre à la base, et de 7 n. 93
de hauteur, chapiteau compris. Meursius, et,
après lui, Leake et Müller, ont voulu voir dans
ce monument la porte d’entrée de la nouvelle
Agora, qu’ils placent au N. de l’Acropole, tan-
dis que l’ancienne Agora du Céramique était
au S. Une inscription de l’architrave de ce
portique, relevée par Boeck, a fait connaître
qu’il s’agissait bien du temple érigé par Jules
César et Auguste.
La TOUR DES VENTS, située à peu de distance
de ce temple, au pied de l’Acropole, fut con-
struite vers les premiers temps de la domina-
tion romaine par un certain Andronicus Cyr-
rhestes. Elle à été mentionnée par Varron et
décrite par Vitruve. C’est un édifice octogone,
tout en marbre blanc. Il a 6 m. 80 de diamètre<section end="ATHÈNES"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Miruts
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Miruts" /></noinclude><section begin="ATHÈNES"/>plusieurs points de la topographie de l’Athènes
antique, l’ordre suivi par Pausanias dans sa
description de cette ville donne encore lieu
à beaucoup de controverses. Aussi nous bornerons-nous à citer les noms des monuments
dont parle cet écrivain, en renvoyant pour la
discussion de leurs emplacements aux travaux
précités.
Le quartier de l’Acropole est le seul dont la
position soit bien déterminée. On y remarquait :
les Propylées ; le Parthénon ; l’Érechthéion ou
temple d’Érechthée ; le temple de la Victoire
Aptère ; l’enceinte consacrée à Minerve Ergane (ouvrière) ; celle de Diane Brauronia
(ainsi nominée de la petite ville de Brauron,
près du cap Sunium) ; la grotte d’Agraule, par
laquelle les Perses pénétrèrent dans la citadelle ; trois anciennes statues, en bois, de Minerve, qui portaient encore les traces de l’incendie allumé par Xerxès ; une statue colossale
en bronze de cette même déesse, par Phidias ;
la statue de Persée par Myron ; un chariot
traîné par deux chevaux, ouvrage en bronze
auquel on avait employé le dixieme des dépouilles faites sur les Béotiens et les Chalcidiens dans l’Eubée ; etc., etc.
Le Céramique, ainsi nommé de Céramus,
fils de Bacchus et d’Ariane, ou, plus probablement, parce qu’il y avait eu autrefois dans cet
endroit des fabriques de poteries (en grec ''ceramis''), était l’un des plus beaux quartiers de
la ville basse. C’est là que se trouvaient : l’Agora, cette place immense qui servait à la fois
aux Athéniens de marché et de lieu de réunion
pour les grandes assemblées populaires ; le
portique royal, où l’archonte-roi tenait son
tribunal, et que décoraient plusieurs statues
en terre cuite, entre autres ''Thésée précipitant Scyron dans la mer'' et l’''Aurore enlevant Céphale ;'' le portique des Douze-Dieux, où l’on
voyait, entre autres peintures, un grand
tableau représentant les ''Athéniens secourant les Lacédémoniens à Mantinée ;'' le Pœcile, le
plus célèbre des portiques d’Athènes, où l’on
admirait des ouvrages de Polygnote, de Micon,
de Panœnus et de plusieurs autres peintres
célèbres, qui retraçaient, pour la plupart, des
exploits des Athéniens ; le Metroon, ou temple
de Cérès, orné d’une statue de cette déesse
par Phidias ; le Bouleuterion, édifice dans
lequel s’assemblait le conseil des Cinq-Cents,
et que Protogène avait décoré des portraits
des législateurs de la république. Dans le voisinage de ce dernier monument était situé le
Tholus ou chapelle du Prytanée, construction
en forme de rotonde, où les cinquante prytanes
tenaient leurs séances ; parmi les statues qui
l’ornaient, se trouvaient celles des héros qui
donnèrent leurs noms aux dix tribus d’Athènes. Près de cette rotonde était un temple
dédié à Mars, et dans lequel il y avait une
statue du dieu par Alcamène, une de Minerve
par Locrus, une de Bellone par les fils de
Praxitèle.
C’est encore dans le quartier du Céramique
que l’on place l’Odéon, édifice construit par
Périclès pour les concours des pièces de musique ; il était décoré, au temps de Pausanias,
des statues de Philippe, d’Alexandre, et de la
plupart des rois d’Égypte de la famille des
Ptolémées. Ce monument, dont il ne reste
aucun vestige, était situé au S.-E. de l’Acropole, non loin de la fontaine Callirrhoë, que
l’on appelait encore Enneacrounos, parce
qu’elle jetait l’eau par neuf orifices. Un autre
Odéon, bâti par Hérode Atticus sur la pente
méridionale de l’Acropole, du côté de l’O.,
surpassait en grandeur tous les monuments du
même genre existant en Grèce. Mais le plus
célèbre des théâtres d’Athènes était celui de
Bacchus, qui s’élevait sur le chemin conduisant de l’Odéon de Périclès à la citadelle ; nous en reparlerons plus loin, ainsi que du
Stade panathénaïque, que l’on rencontrait
après avoir franchi l’Ilissus, près de la fontaine
de Callirrhoë.
Athènes possédait trois gymnases principaux : le Lycée, l’Académie et le Cynosarge.
Le Lycée, situé sur les bords de l’Ilissus,
avait pris son nom de Lycus, fils de Pandion,
ou, selon une autre version, d’Apollon Lycien
(le tueur de loups), auquel il était dédié : sa
construction est attribuée par quelques auteurs
à Pisistrate, et par d’autres à Périclès ou
même à l’orateur Lycurgue. Il était entouré
de magnifiques jardins, sous les ombrages desquels Aristote donna, en se promenant (''peripatôn'') ; ses leçons de philosophie : de là le nom de ''péripatéticiens'' que prirent les disciples
de ce grand homme. L’Académie, située hors
des remparts, était un vaste enclos orné d’allées couvertes, de sources limpides, de statues, d’autels consacrés aux dieux ; le mur
qui l’entourait avait été construit par Hipparque. C’est en ce lieu, à jamais fameux,
qu’enseigna Platon. Le Cynosarge, situé aussi
dans les faubourgs et non loin du Lycée,
était primitivement réservé aux enfants illégitimes ; au milieu de ses beaux ombrages
s’élevaient des temples dédiés à Hercule,
Alcmène, Hébé, Iolaüs ; Antisthène y fonda
la secte des philosophes cyniques. Au N. de
l’Acropole, et dans le voisinage de l’Aréopage,
se trouvait le gymnase de Ptolémée, où l’on
voyait la statue en bronze de ce prince, celle
du roi Juba, et plusieurs autres en marbre de
la plus grande beauté.
L’Aréopage était une colline escarpée sur
laquelle siégeait le premier tribunal d’Athènes.
Dans la salle de l’audience, il y avait deux
marches d’argent, dont l’une, nommée le siége
de l’injure, servait à l’accusateur ; l’autre, le
siége de l’innocence, servait à l’accusé. On
montrait encore, dans l’enceinte de l’Aréopage, le tombeau d’Euripide ; ses os y avaient
été transportés de Thèbes. Près du tribunal
s’élevait le sanctuaire des Déesses sévères,
auxquelles venaient sacrifier tous ceux qui
avaient été absous par l’Aréopage. Il y avait
plusieurs autres tribunaux à Athènes : le Parabiste et le Trigone, où l’on ne jugeait que
de petites causes ; la Chambre Rouge et la
Chambre Verte, ainsi nommées des couleurs
qui les distinguaient lors de leur institution ;
la Chambre du Soleil, le plus grand et le plus
fréquenté de tous les tribunaux ; la Chambre
du Palladium, qui fut appelée de ce nom parce
que Démophon y fut cité pour avoir attaqué
Diomède revenant du siége de Troie, et lui
avoir enlevé le Palladium ; la Chambre Delphinienne, qui jugeait ceux qui, s’avouant coupables d’homicide, se retranchaient sur le
droit.
Sur une colline qui faisait suite à l’Aréopage
et que l’on appelait le Pnyx, se tenait l’assemblée populaire des Athéniens ; les siéges et la
tribune même, du haut de laquelle se firent
entendre tant de voix célèbres, étaient taillés
dans le marbre de la colline. À quelque distance du Pnyx s’élève la colline du Musée :
elle devait son nom au poëte, disciple d’Orphée, qui y avait reçu la sépulture. Démétrius
Poliorcète y avait construit (229 av. J.-C.)
une forteresse. Plus tard, les Athéniens élevèrent en ce même lieu le tombeau de Philopappos, petit-fils d’{{roi|Antiochus|XIII}}, que Pompée avait renversé du trône de Syrie.
Aux temples que nous avons déjà cités, il
faut ajouter les suivants : le temple de Thésée,
situé au N. de l’Aréopage, près du gymnase de
Ptolémée ; il servait d’asile aux esclaves et
aux citoyens de la classe inférieure poursuivis
par des ennemis ; le magnifique temple de Jupiter Olympien, consacré à ce dieu par Adrien ;
son immense enceinte renfermait plusieurs
sanctuaires dédiés à différentes divinités, et
un nombre considérable de statues ; le temple
de Vénus Uranie, situé dans le quartier des
Jardins, et où l’on voyait, du temps de Pausanias, une figure symbolique de la déesse, de
forme quadrangulaire, et une statue de la
même divinité, qui était regardée comme l’un
des plus beaux ouvrages d’Alcamène ; le temple de Sérapis, dont le culte fut introduit à
Athènes par Ptolémée ; le temple de Castor et
Pollux, appelé Anaceion (V. ce mot), où se
faisait la vente des esclaves ; le temple de
Diane Agrotera (la chasseresse), bâti dans un
lieu nommé Agrea, sur la rive gauche de l’Ilissus ; le temple d’Esculape, où se trouvait
une fontaine près de laquelle on disait que
Mars avait tué Alirrothius, et le temple de
Thémis, à l’entrée duquel était le tombeau
d’Hippolyte, fils de Thésée ; ces deux derniers
édifices étaient placés sur le chemin qui conduisait du théâtre de Bacchus à l’Acropole ; le
temple de Proserpine, décoré de la statue de
Triptolème et de celle d’Épiménide assis ; le
temple de la Gloire (''Eucleia''), à la construction duquel on consacra le butin fait sur les
Perses à Marathon ; le temple de Vulcain, où
l’on avait placé une figure de Minerve avec
des yeux pers ; le temple de Minerve Archégétis, érigé par Jules César et Auguste ; le
temple d’Apollon Delphinien ; etc.
Athènes avait une foule d’autres édifices,
tels que le Pompéion, où l’on gardait tous les
objets nécessaires à la pompe des Panathénées ; le Prytanée, où l’on conservait les lois
de Solon ; la tour des Vents, qui servait aux
Athéniens de girouette, de cadran solaire et
d’horloge hydraulique. Les rues, les places
publiques, étaient décorées de statues, de trophées, de monuments commémoratifs de diverses sortes. Partout, jusque dans les faubourgs les plus écartés et sur les chemins
conduisant aux villes voisines, on voyait des
temples consacrés aux divinités et des édifices
élevés en l’honneur des héros et des grands
hommes de l’Attique.
{{sc|Antiquités d’Athènes}}. De tant de monuments, de tant de richesses artistiques, il ne
reste plus que des ruines. L’antique Athènes
n’est aujourd’hui, suivant les expressions d’un
illustre voyageur, « qu’un assemblage confus,
vaste, morne, désordonné, de huttes écroulées, de pans de murs encore debout, de toits
enfoncés, de jardins et de cours ravagés, de
monceaux de pierres entassées, barrant les
chemins et roulant sous les pieds ; tout cela
couleur de ruines récentes, de ce gris terne
flasque, décoloré, qui n’a pas même pour l’œil
la sainteté du temps écoulé ni la grâce des
ruines. Nulle végétation, excepté trois ou quatre palmiers semblables à des minarets turcs
restés debout sur la ville détruite ; çà et là quelques maisons aux formes vulgaires et modernes, quelques repaires sales et infects, où des
familles de paysans grecs sont entassées et enfouies… Au milieu de ce chaos, quelques pans
de stades, quelques colonnes noirâtres appelant
l’œil et ne l’arrêtant pas. » À l’époque où Lamartine écrivait ces lignes, Athènes gémissait encore sous la domination turque. Rendue depuis à l’indépendance, elle a compris qu’un de ses premiers devoirs était de veiller à la conservation des débris de sa splendeur passée.
L’emplacement où s’est élevée la nouvelle
Athènes n’appartient pas entièrement à la
ville antique ; les ruines ont été respectées
par la civilisation, et leur effet pittoresque n’a
pas été amoindri par le voisinage des con-
structions modernes. La haute colline de l’A-
cropole sépare les deux villes ; on ne peut
faire un pas en ce lieu célèbre sans rencontrer
des fragments de sculpture ou des morceaux
d’architecture. Les ruines de l’Acropole, a
dit dans son langage poétique l’écrivain que
nous venons de citer, forment un chaos ruis-
selant de marbres de toutes formes, de toutes
couleurs, jetés, empilés dans le désordre le plus
bizarre et le plus majestueux de loin, on
croirait voir l’écume de vagues énormes qui
viennent se briser et blanchir sur un cap battu
des mers. L’œil ne peut s’en arracher ; on les
regarde, on les suit, on les admire, on les
plaint avec ce sentiment qu’on éprouverait
pour des êtres qui auraient eu ou qui auraient
encore le sentiment de la vie. C’est le plus
sublime effet de ruines que les hommes aient
jamais pu produire, parce que c’est la ruine de
ce qu’ils firent de plus beau ! Nous avons
donné, au mot ACROPOLE, quelques renseigne-
ments sur les principaux édifices qui ornaient
ce lieu consacré par les souvenirs les plus
glorieux. On trouvera, aux mots PROPYLEES,
PARTHENON, ERECHTHEION, une description
particulière de ces trois monuments, dont il
existe des débris assez considérables, et qui
comptent à bon droit parmi les chefs-d’œuvre
de l’architecture grecque. M. Beulé, à qui
revient l’honneur d’avoir découvert l’ancienne
entrée de l’Acropole, a cherché à retrouver
les fragments et l’emplacement de toutes les
statues et de tous les monuments décrits par
Pausanias. Nous ne pouvons mieux faire que
de renvoyer à son savant ouvrage, l’Acropole
d’Athènes (V. l’analyse ci-après), ceux de nos
lecteurs qui désireraient avoir des détails
complets sur ces curiosités archéologiques.
Le TEMPLE DE LA VICTOIRE SANS AILES (Niké
Apteros) mérite que nous lui consacrions
quelques lignes. Ce petit édifice est situé en
avant des Propylées, sur une terrasse en
pierres haute de 8 m., qui terminait au midi
l’enceinte de l’Acropole. On y monte par un
escalier qui se raccorde avec celui des Propy-
lées. Selon la légende, ce fut de cette hauteur
même qu’Egée se précipita en voyant le vais-
seau de son fils revenir avec une voile noire,
On ne sait à quelle époque le temple fut con-
struit. Il était orné d’une très-ancienne statue
de bois qui représentait la Victoire sans ailes.
D’après une conjecture de Wheler, cette sta-
tue aurait été faite à l’occasion de la victoire
remportée par Thésée sur le Minotaure, et
dont la nouvelle ne vint pas à Athènes avant
que le héros l’apportât lui-même. Pausanias
dit que les Athéniens avaient ainsi représenté
la déesse, pour exprimer qu’elle ne s’éloigne-
rait jamais de leur ville ; c’était peut-être une
raillerie à l’adresse des Spartiates, qui avaient
chez eux une figure de Mars enchaîné. Cette
explication, préférable à celle de Wheler, pa-
rait, toutefois, plus ingénieuse que juste. Il
est probable, comme l’a pensé M. Beulé, que
cette Victoire sans ailes n’était autre que Mi-
nerve elle-même, qui était adorée sous plu-
sieurs noms à l’Acropole, et qui l’était, à
Egine, sous celui de Minerve-Victoire (Athéné
Nike). Le temple lui-même semble antérieur
à Périclès. On pense généralement qu’il se
rapporte à l’époque de Cimon, et qu’il fut
élevé en commémoration de la double victoire
remportée par ce général sur les Perses, en
470 av. J.-C. Il est construit tout en marbre
pentélique. La cella, élevée sur trois degrés,
à en largeur un peu plus, en longueur un peu"
moins de 5 m. Elle est fermée de trois côtés.
L’entrée, à l’orient, est entre deux pilastres.
qui soutiennent l’architrave et qui étaient
réunis aux antes des, murs latéraux par une’grille en bronze. La cella est précédée d’un
portique de méme largeur, composé de quatre
colonnes ioniques qui correspondent aux deux
piliers et aux deux antes de l’entrée. Derrière,
il y a un portique semblable. Les colonnes ont
un peu plus de 4 m. de hauteur avec leurs
bases et leurs chapiteaux ; leur fût, d’un seul
morceau, a 52 c. de diamètre à la base et 43
au sommet. Le chapiteau est simple, mais
d’une composition parfaite. Tout autour du
temple régnait une frise sculptée haute del
44 c. ; il n’en reste plus que les portions de
l’E. et du S. La frise du N. et celle de l’O.
sont maintenant au Musée Britannique ; leurs
moulages en térre cuite avaient été envoyés
à Athènes, mais, en les posant, on brisa celui
de l’O. Les sculptures, dont cette frise est
ornée, ont subi les plus graves mutilations ;
mense, passie, of pet, ficile de comer
prendre sujets, on peut, du moins, juger
encore de leur beauté ; elles sont d’un style
pur, sévère, irréprochable ; suivant M. Beulé,
c’est le sentiment grec avec toute sa mesure
et son admirable instinct du vrai. La frise
de l’E. paraît une composition allégorique se
rapportant au culte de Minerve ; les autres
parties représentent des combats des Athé-
niens contre les Perses. En 1687, les Turcs,
assiégés dans Athènes par le doge de Venise
Morosini, démolirent le temple de la Victoire
Aptère, et se servirent des matériaux pour
construire une batterie qui ne fut détruite
qu’en 1835. C’est à MM. Schaubert et Hansen
(Die Acropolis von Athen) qu’appartient l’hon-
neur d’avoir découvert et relevé cet édifice
charmant, que le gouvernement hellénique a
reconstitué tant bien que mal.
Parmi les autres monuments antiques d’A-
thènes dont il existe des ruines, on remarque
les suivants :
TEMPLE DE THÉSÉE (Theseion). Ce monu-
ATH
ment, qui appartient à l’orare dorique le plus
pur, est l’un des plus beaux, et, sans contre-
dit, le mieux conservé des temples de l’anti-
quité grecque. Il paraît avoir été commencé
vers l’an 469 av. J.-C., pour recevoir les restes
de Thésée, que Cimon avait rapportés de l’Ile
de Scyros. Il s’élève sur un tertre, et pré-
sente de loin l’aspect le plus majestueux.. I
est construit en marbre pentélique. C’est un
hexastyle périptère, avec treize colonnes sur
chacune de ses faces longitudinales, et six
colonnes sur chaque front, avec une frise for-
mée de triglyphes et de deux métopes par
chaque entre-colonnement, une corniche ornée
de mutules, et un fronton à chaque extrémité.
Le stylobate sur lequel repose la colonnade
est haut de 71 c., et n’a que deux gradins.
Les colonnes ont 1 m. 02 de diamètre à la
base, et 5 m. 70 de hauteur. L’entre-colonne-
ment est de 1 m. 77. La longueur totale du
temple est de 32 m. 28, sur 13 m. 76 de lar-
geur ; du gradin supérieur du stylobate jus-
qu’au sommet du fronton, il a 10 m. 38 d’élé-
vation. La cella, divisée en naos, pronaos et
posticon, a 24 m. 62 de long, sur 8 m. c6 de
large. Le pronaos et le posticon, séparés du
péristyle par deux colonnes qui forment les
extrémités des murs latéraux de la cella, sont
décorés d’une frise sculptée. L’entrée princi-
pale était du côté de l’orient. Les dix métopes
de cette façade représentent les exploits d’Her-
cule ; les huit méiopes en retour, au N. et au
S., ceux de Thésée. La frise du pronaos con-
tient des combats héroïques sous la conduite
des dieux Müller pense que c’est la lutte de
Thésée avec les Pallantides. La frise du pos-
ticon représente le combat des Centaures et
des Lapithes. Toutes ces sculptures ont beau-
coup souffert. Celles qui ornaient les frontons
et qui se composaient, sans doute, de hauts-
reliefs semblables à ceux du Parthenon, ont
entièrement disparu ; mais on a reconnu sur
le fronton oriental des traces des crampons de
métal qui servaient à les fixer. Pendant le
moyen age, le temple de Thésée fut converti
en église chrétienne dédiée à saint Georges.
En 1660, les Turcs voulurent le démolir, mais
ils en furent empêchés par un firman du sul-
tan ; ils le convertirent alors en mosquée.
Actuellement, il sert de musée : on y a ras-
semblé des fragments de sculptures apparte-
nant à toutes les époques de l’art grec ; parmi
les plus intéressants, on remarque un Apollon
du style le plus pur, un Patrocle et un autre
Apollon de l’époque romaine, un Esculape
avec un cheval et un serpent, un Bacchus
barbare, une Amazone cariatide, et beaucoup
de bas-reliefs dont le plus curieux, connu sous
le nom du Soldat de Marathon, représente un
guerrier debout et armé d’une lance, figure
d’une tournure archaïque et qui a quelques
rapports avec les productions du ciseau
égyptien.
Le TEMPLE DE JUPITER OLYMPIEN (Olym-
pieion), situé sur la rive droite de l’Ilissus,
était le plus vaste des temples d’Athènes.
Commencé par Pisistrate et continué par ses
fils, il resta inachevé pendant près de quatre
cents ans. Antiochus Epiphane en fit reprendre
les travaux vers l’an 16s av. J.-C. ; il employa
un architecte romain nommé Cossutius, qui
continua la construction dans le style corin-
thien. A la mort d’Antiochus (164), les travaux
furent de nouveau interrompus. L’empereur
Adrien eut la gloire de les terminer (117 à 138
après J.-C). Ce magnifique édifice, auquel
Pausanias assigne quatre stades (790 m.) de
circonférence, avait 52 m. 20 de largeur sur
108 m. de longueur ; son enceinte était de
131 m. de largeur sur 207 m. de longueur. Il
était décastyle et périptère, c’est-à-dire qu’il
consistait en une cella entourée d’un double
péristyle formé de dix colonnes sur chaque
front, vingt-deux sur chacune des faces laté-
rales (les colonnes d’angle deux fois comptées),
deux rangs de colonnes sur les côtés, trois
rangs aux façades à cause du pronaos et du
posticon, en tout cent vingt colonnes, qui
avaient i m. 98 de diamètre et 18 m. 28 de
hauteur. Il ne reste plus que seize de ces co-
lonnes ; les treize de l’angle S.-E., placées sur
deux rangs, portent encore leur architrave.
Ces ruines sont d’un grand effet à cause de
leurs proportions colossales, de la richesse de
leur ornementation, et aussi à cause de leur
isolement dans une plaine nue et dévastée.
Cependant, le temple de Jupiter est un exemple
frappant de l’infériorité de l’art romain com-
paré au style simple et sévère des temples
grecs du siècle de Périclès. (Itinéraire de l’O-
rient, par Ad. Joanne et Isambert.)
TEMPLE DE MINERVE ARCHÉGETIS. Il n’en
reste qu’un portique isolé, sur une petite place,
et soutenu par quatre colonnes doriques, de
1 m. 93 de diamètre à la base, et de 7 n. 93
de hauteur, chapiteau compris. Meursius, et,
après lui, Leake et Müller, ont voulu voir dans
ce monument la porte d’entrée de la nouvelle
Agora, qu’ils placent au N. de l’Acropole, tan-
dis que l’ancienne Agora du Céramique était
au S. Une inscription de l’architrave de ce
portique, relevée par Boeck, a fait connaître
qu’il s’agissait bien du temple érigé par Jules
César et Auguste.
La TOUR DES VENTS, située à peu de distance
de ce temple, au pied de l’Acropole, fut con-
struite vers les premiers temps de la domina-
tion romaine par un certain Andronicus Cyr-
rhestes. Elle à été mentionnée par Varron et
décrite par Vitruve. C’est un édifice octogone,
tout en marbre blanc. Il a 6 m. 80 de diamètre<section end="ATHÈNES"/><noinclude>
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antique, l’ordre suivi par Pausanias dans sa
description de cette ville donne encore lieu
à beaucoup de controverses. Aussi nous bornerons-nous à citer les noms des monuments
dont parle cet écrivain, en renvoyant pour la
discussion de leurs emplacements aux travaux
précités.
Le quartier de l’Acropole est le seul dont la
position soit bien déterminée. On y remarquait :
les Propylées ; le Parthénon ; l’Érechthéion ou
temple d’Érechthée ; le temple de la Victoire
Aptère ; l’enceinte consacrée à Minerve Ergane (ouvrière) ; celle de Diane Brauronia
(ainsi nominée de la petite ville de Brauron,
près du cap Sunium) ; la grotte d’Agraule, par
laquelle les Perses pénétrèrent dans la citadelle ; trois anciennes statues, en bois, de Minerve, qui portaient encore les traces de l’incendie allumé par Xerxès ; une statue colossale
en bronze de cette même déesse, par Phidias ;
la statue de Persée par Myron ; un chariot
traîné par deux chevaux, ouvrage en bronze
auquel on avait employé le dixieme des dépouilles faites sur les Béotiens et les Chalcidiens dans l’Eubée ; etc., etc.
Le Céramique, ainsi nommé de Céramus,
fils de Bacchus et d’Ariane, ou, plus probablement, parce qu’il y avait eu autrefois dans cet
endroit des fabriques de poteries (en grec ''ceramis''), était l’un des plus beaux quartiers de
la ville basse. C’est là que se trouvaient : l’Agora, cette place immense qui servait à la fois
aux Athéniens de marché et de lieu de réunion
pour les grandes assemblées populaires ; le
portique royal, où l’archonte-roi tenait son
tribunal, et que décoraient plusieurs statues
en terre cuite, entre autres ''Thésée précipitant Scyron dans la mer'' et l’''Aurore enlevant Céphale ;'' le portique des Douze-Dieux, où l’on
voyait, entre autres peintures, un grand
tableau représentant les ''Athéniens secourant les Lacédémoniens à Mantinée ;'' le Pœcile, le
plus célèbre des portiques d’Athènes, où l’on
admirait des ouvrages de Polygnote, de Micon,
de Panœnus et de plusieurs autres peintres
célèbres, qui retraçaient, pour la plupart, des
exploits des Athéniens ; le Metroon, ou temple
de Cérès, orné d’une statue de cette déesse
par Phidias ; le Bouleuterion, édifice dans
lequel s’assemblait le conseil des Cinq-Cents,
et que Protogène avait décoré des portraits
des législateurs de la république. Dans le voisinage de ce dernier monument était situé le
Tholus ou chapelle du Prytanée, construction
en forme de rotonde, où les cinquante prytanes
tenaient leurs séances ; parmi les statues qui
l’ornaient, se trouvaient celles des héros qui
donnèrent leurs noms aux dix tribus d’Athènes. Près de cette rotonde était un temple
dédié à Mars, et dans lequel il y avait une
statue du dieu par Alcamène, une de Minerve
par Locrus, une de Bellone par les fils de
Praxitèle.
C’est encore dans le quartier du Céramique
que l’on place l’Odéon, édifice construit par
Périclès pour les concours des pièces de musique ; il était décoré, au temps de Pausanias,
des statues de Philippe, d’Alexandre, et de la
plupart des rois d’Égypte de la famille des
Ptolémées. Ce monument, dont il ne reste
aucun vestige, était situé au S.-E. de l’Acropole, non loin de la fontaine Callirrhoë, que
l’on appelait encore Enneacrounos, parce
qu’elle jetait l’eau par neuf orifices. Un autre
Odéon, bâti par Hérode Atticus sur la pente
méridionale de l’Acropole, du côté de l’O.,
surpassait en grandeur tous les monuments du
même genre existant en Grèce. Mais le plus
célèbre des théâtres d’Athènes était celui de
Bacchus, qui s’élevait sur le chemin conduisant de l’Odéon de Périclès à la citadelle ; nous en reparlerons plus loin, ainsi que du
Stade panathénaïque, que l’on rencontrait
après avoir franchi l’Ilissus, près de la fontaine
de Callirrhoë.
Athènes possédait trois gymnases principaux : le Lycée, l’Académie et le Cynosarge.
Le Lycée, situé sur les bords de l’Ilissus,
avait pris son nom de Lycus, fils de Pandion,
ou, selon une autre version, d’Apollon Lycien
(le tueur de loups), auquel il était dédié : sa
construction est attribuée par quelques auteurs
à Pisistrate, et par d’autres à Périclès ou
même à l’orateur Lycurgue. Il était entouré
de magnifiques jardins, sous les ombrages desquels Aristote donna, en se promenant (''peripatôn'') ; ses leçons de philosophie : de là le nom de ''péripatéticiens'' que prirent les disciples
de ce grand homme. L’Académie, située hors
des remparts, était un vaste enclos orné d’allées couvertes, de sources limpides, de statues, d’autels consacrés aux dieux ; le mur
qui l’entourait avait été construit par Hipparque. C’est en ce lieu, à jamais fameux,
qu’enseigna Platon. Le Cynosarge, situé aussi
dans les faubourgs et non loin du Lycée,
était primitivement réservé aux enfants illégitimes ; au milieu de ses beaux ombrages
s’élevaient des temples dédiés à Hercule,
Alcmène, Hébé, Iolaüs ; Antisthène y fonda
la secte des philosophes cyniques. Au N. de
l’Acropole, et dans le voisinage de l’Aréopage,
se trouvait le gymnase de Ptolémée, où l’on
voyait la statue en bronze de ce prince, celle
du roi Juba, et plusieurs autres en marbre de
la plus grande beauté.
L’Aréopage était une colline escarpée sur
laquelle siégeait le premier tribunal d’Athènes.
Dans la salle de l’audience, il y avait deux
marches d’argent, dont l’une, nommée le siége
de l’injure, servait à l’accusateur ; l’autre, le
siége de l’innocence, servait à l’accusé. On
montrait encore, dans l’enceinte de l’Aréopage, le tombeau d’Euripide ; ses os y avaient
été transportés de Thèbes. Près du tribunal
s’élevait le sanctuaire des Déesses sévères,
auxquelles venaient sacrifier tous ceux qui
avaient été absous par l’Aréopage. Il y avait
plusieurs autres tribunaux à Athènes : le Parabiste et le Trigone, où l’on ne jugeait que
de petites causes ; la Chambre Rouge et la
Chambre Verte, ainsi nommées des couleurs
qui les distinguaient lors de leur institution ;
la Chambre du Soleil, le plus grand et le plus
fréquenté de tous les tribunaux ; la Chambre
du Palladium, qui fut appelée de ce nom parce
que Démophon y fut cité pour avoir attaqué
Diomède revenant du siége de Troie, et lui
avoir enlevé le Palladium ; la Chambre Delphinienne, qui jugeait ceux qui, s’avouant coupables d’homicide, se retranchaient sur le
droit.
Sur une colline qui faisait suite à l’Aréopage
et que l’on appelait le Pnyx, se tenait l’assemblée populaire des Athéniens ; les siéges et la
tribune même, du haut de laquelle se firent
entendre tant de voix célèbres, étaient taillés
dans le marbre de la colline. À quelque distance du Pnyx s’élève la colline du Musée :
elle devait son nom au poëte, disciple d’Orphée, qui y avait reçu la sépulture. Démétrius
Poliorcète y avait construit (229 av. J.-C.)
une forteresse. Plus tard, les Athéniens élevèrent en ce même lieu le tombeau de Philopappos, petit-fils d’{{roi|Antiochus|XIII}}, que Pompée avait renversé du trône de Syrie.
Aux temples que nous avons déjà cités, il
faut ajouter les suivants : le temple de Thésée,
situé au N. de l’Aréopage, près du gymnase de
Ptolémée ; il servait d’asile aux esclaves et
aux citoyens de la classe inférieure poursuivis
par des ennemis ; le magnifique temple de Jupiter Olympien, consacré à ce dieu par Adrien ;
son immense enceinte renfermait plusieurs
sanctuaires dédiés à différentes divinités, et
un nombre considérable de statues ; le temple
de Vénus Uranie, situé dans le quartier des
Jardins, et où l’on voyait, du temps de Pausanias, une figure symbolique de la déesse, de
forme quadrangulaire, et une statue de la
même divinité, qui était regardée comme l’un
des plus beaux ouvrages d’Alcamène ; le temple de Sérapis, dont le culte fut introduit à
Athènes par Ptolémée ; le temple de Castor et
Pollux, appelé Anaceion (V. ce mot), où se
faisait la vente des esclaves ; le temple de
Diane Agrotera (la chasseresse), bâti dans un
lieu nommé Agrea, sur la rive gauche de l’Ilissus ; le temple d’Esculape, où se trouvait
une fontaine près de laquelle on disait que
Mars avait tué Alirrothius, et le temple de
Thémis, à l’entrée duquel était le tombeau
d’Hippolyte, fils de Thésée ; ces deux derniers
édifices étaient placés sur le chemin qui conduisait du théâtre de Bacchus à l’Acropole ; le
temple de Proserpine, décoré de la statue de
Triptolème et de celle d’Épiménide assis ; le
temple de la Gloire (''Eucleia''), à la construction duquel on consacra le butin fait sur les
Perses à Marathon ; le temple de Vulcain, où
l’on avait placé une figure de Minerve avec
des yeux pers ; le temple de Minerve Archégétis, érigé par Jules César et Auguste ; le
temple d’Apollon Delphinien ; etc.
Athènes avait une foule d’autres édifices,
tels que le Pompéion, où l’on gardait tous les
objets nécessaires à la pompe des Panathénées ; le Prytanée, où l’on conservait les lois
de Solon ; la tour des Vents, qui servait aux
Athéniens de girouette, de cadran solaire et
d’horloge hydraulique. Les rues, les places
publiques, étaient décorées de statues, de trophées, de monuments commémoratifs de diverses sortes. Partout, jusque dans les faubourgs les plus écartés et sur les chemins
conduisant aux villes voisines, on voyait des
temples consacrés aux divinités et des édifices
élevés en l’honneur des héros et des grands
hommes de l’Attique.
{{sc|Antiquités d’Athènes}}. De tant de monuments, de tant de richesses artistiques, il ne
reste plus que des ruines. L’antique Athènes
n’est aujourd’hui, suivant les expressions d’un
illustre voyageur, « qu’un assemblage confus,
vaste, morne, désordonné, de huttes écroulées, de pans de murs encore debout, de toits
enfoncés, de jardins et de cours ravagés, de
monceaux de pierres entassées, barrant les
chemins et roulant sous les pieds ; tout cela
couleur de ruines récentes, de ce gris terne
flasque, décoloré, qui n’a pas même pour l’œil
la sainteté du temps écoulé ni la grâce des
ruines. Nulle végétation, excepté trois ou quatre palmiers semblables à des minarets turcs
restés debout sur la ville détruite ; çà et là quelques maisons aux formes vulgaires et modernes, quelques repaires sales et infects, où des
familles de paysans grecs sont entassées et enfouies… Au milieu de ce chaos, quelques pans
de stades, quelques colonnes noirâtres appelant
l’œil et ne l’arrêtant pas. » À l’époque où Lamartine écrivait ces lignes, Athènes gémissait encore sous la domination turque. Rendue depuis à l’indépendance, elle a compris qu’un de ses premiers devoirs était de veiller à la conservation des débris de sa splendeur passée.
L’emplacement où s’est élevée la nouvelle
Athènes n’appartient pas entièrement à la
ville antique ; les ruines ont été respectées
par la civilisation, et leur effet pittoresque n’a
pas été amoindri par le voisinage des constructions modernes. La haute colline de l’Acropole sépare les deux villes ; on ne peut
faire un pas en ce lieu célèbre sans rencontrer
des fragments de sculpture ou des morceaux
d’architecture. « Les ruines de l’Acropole, a
dit dans son langage poétique l’écrivain que
nous venons de citer, forment un chaos ruisselant de marbres de toutes formes, de toutes
couleurs, jetés, empilés dans le désordre le plus
bizarre et le plus majestueux : de loin, on
croirait voir l’écume de vagues énormes qui
viennent se briser et blanchir sur un cap battu
des mers. L’œil ne peut s’en arracher ; on les
regarde, on les suit, on les admire, on les
plaint avec ce sentiment qu’on éprouverait
pour des êtres qui auraient eu ou qui auraient
encore le sentiment de la vie. C’est le plus
sublime effet de ruines que les hommes aient
jamais pu produire, parce que c’est la ruine de
ce qu’ils firent de plus beau ! » Nous avons
donné, au mot {{sc|Acropole}}, quelques renseigne-
ments sur les principaux édifices qui ornaient
ce lieu consacré par les souvenirs les plus
glorieux. On trouvera, aux mots {{sc|Propylées}},
{{sc|Parthénon}}, {{sc|Érechthéion}}, une description
particulière de ces trois monuments, dont il
existe des débris assez considérables, et qui
comptent à bon droit parmi les chefs-d’œuvre
de l’architecture grecque. {{M.|Beulé}}, à qui
revient l’honneur d’avoir découvert l’ancienne
entrée de l’Acropole, a cherché à retrouver
les fragments et l’emplacement de toutes les
statues et de tous les monuments décrits par
Pausanias. Nous ne pouvons mieux faire que
de renvoyer à son savant ouvrage, l’''Acropole d’Athènes'' (V. l’analyse ci-après), ceux de nos
lecteurs qui désireraient avoir des détails
complets sur ces curiosités archéologiques.
{{sc|Le Temple de la Victoire sans ailes}} (''Nikê Apteros'') mérite que nous lui consacrions
quelques lignes. Ce petit édifice est situé en
avant des Propylées, sur une terrasse en
pierres haute de 8 m., qui terminait au midi
l’enceinte de l’Acropole. On y monte par un
escalier qui se raccorde avec celui des Propylées. Selon la légende, ce fut de cette hauteur
même qu’Égée se précipita en voyant le vaisseau de son fils revenir avec une voile noire.
On ne sait à quelle époque le temple fut construit. Il était orné d’une très-ancienne statue
de bois qui représentait la Victoire sans ailes.
D’après une conjecture de Wheler, cette statue aurait été faite à l’occasion de la victoire
remportée par Thésée sur le Minotaure, et
dont la nouvelle ne vint pas à Athènes avant
que le héros l’apportât lui-même. Pausanias
dit que les Athéniens avaient ainsi représenté
la déesse, pour exprimer qu’elle ne s’éloignerait jamais de leur ville ; c’était peut-être une
raillerie à l’adresse des Spartiates, qui avaient
chez eux une figure de Mars enchaîné. Cette
explication, préférable à celle de Wheler, paraît, toutefois, plus ingénieuse que juste. Il
est probable, comme l’a pensé {{M.|Beulé}}, que
cette Victoire sans ailes n’était autre que Minerve elle-même, qui était adorée sous plusieurs noms à l’Acropole, et qui l’était, à
Égine, sous celui de ''Minerve-Victoire'' (''Athênê Nikê''). Le temple lui-même semble antérieur
à Périclès. On pense généralement qu’il se
rapporte à l’époque de Cimon, et qu’il fut
élevé en commémoration de la double victoire
remportée par ce général sur les Perses, en
470 av. J.-C. Il est construit tout en marbre
pentélique. La cella, élevée sur trois degrés,
à en largeur un peu plus, en longueur un peu
moins de 5 m. Elle est fermée de trois côtés.
L’entrée, à l’orient, est entre deux pilastres.
qui soutiennent l’architrave et qui étaient
réunis aux antes des murs latéraux par une grille en bronze. La cella est précédée d’un
portique de même largeur, composé de quatre
colonnes ioniques qui correspondent aux deux
piliers et aux deux antes de l’entrée. Derrière,
il y a un portique semblable. Les colonnes ont
un peu plus de 4 m. de hauteur avec leurs
bases et leurs chapiteaux ; leur fût, d’un seul
morceau, a 52 c. de diamètre à la base et 43
au sommet. Le chapiteau est simple, mais
d’une composition parfaite. Tout autour du
temple régnait une frise sculptée haute de
44 c. ; il n’en reste plus que les portions de
l’E. et du S. La frise du N. et celle de l’O.
sont maintenant au Musée Britannique ; leurs
moulages en tzrre cuite avaient été envoyés
à Athènes, mais, en les posant, on brisa celui
de l’O. Les sculptures, dont cette frise est
ornée, ont subi les plus graves mutilations ;
mais si, par suite, il est difficile d’en comprendre les sujets, on peut, du moins, juger
encore de leur beauté ; elles sont d’un style
pur, sévère, irréprochable ; suivant {{M.|Beulé}},
c’est le sentiment grec avec toute sa mesure
et son admirable instinct du vrai. La frise
de l’E. paraît une composition allégorique se
rapportant au culte de Minerve ; les autres
parties représentent des combats des Athéniens contre les Perses. En 1687, les Turcs,
assiégés dans Athènes par le doge de Venise
Morosini, démolirent le temple de la Victoire
Aptère, et se servirent des matériaux pour
construire une batterie qui ne fut détruite
qu’en 1835. C’est à {{MM.|Schaubert}} et Hansen
(''{{lang|de|Die Acropolis von Athen}}'') qu’appartient l’honneur d’avoir découvert et relevé cet édifice
charmant, que le gouvernement hellénique a
reconstitué tant bien que mal.
Parmi les autres monuments antiques d’Athènes dont il existe des ruines, on remarque
les suivants :
{{sc|Temple de thésée}} (''Theseion''). Ce monument, qui appartient à l’ordre dorique le plus
pur, est l’un des plus beaux, et, sans contre-
dit, le mieux conservé des temples de l’anti-
quité grecque. Il paraît avoir été commencé
vers l’an 469 av. J.-C., pour recevoir les restes
de Thésée, que Cimon avait rapportés de l’Ile
de Scyros. Il s’élève sur un tertre, et pré-
sente de loin l’aspect le plus majestueux.. I
est construit en marbre pentélique. C’est un
hexastyle périptère, avec treize colonnes sur
chacune de ses faces longitudinales, et six
colonnes sur chaque front, avec une frise for-
mée de triglyphes et de deux métopes par
chaque entre-colonnement, une corniche ornée
de mutules, et un fronton à chaque extrémité.
Le stylobate sur lequel repose la colonnade
est haut de 71 c., et n’a que deux gradins.
Les colonnes ont 1 m. 02 de diamètre à la
base, et 5 m. 70 de hauteur. L’entre-colonne-
ment est de 1 m. 77. La longueur totale du
temple est de 32 m. 28, sur 13 m. 76 de lar-
geur ; du gradin supérieur du stylobate jus-
qu’au sommet du fronton, il a 10 m. 38 d’élé-
vation. La cella, divisée en naos, pronaos et
posticon, a 24 m. 62 de long, sur 8 m. c6 de
large. Le pronaos et le posticon, séparés du
péristyle par deux colonnes qui forment les
extrémités des murs latéraux de la cella, sont
décorés d’une frise sculptée. L’entrée princi-
pale était du côté de l’orient. Les dix métopes
de cette façade représentent les exploits d’Her-
cule ; les huit méiopes en retour, au N. et au
S., ceux de Thésée. La frise du pronaos con-
tient des combats héroïques sous la conduite
des dieux Müller pense que c’est la lutte de
Thésée avec les Pallantides. La frise du pos-
ticon représente le combat des Centaures et
des Lapithes. Toutes ces sculptures ont beau-
coup souffert. Celles qui ornaient les frontons
et qui se composaient, sans doute, de hauts-
reliefs semblables à ceux du Parthenon, ont
entièrement disparu ; mais on a reconnu sur
le fronton oriental des traces des crampons de
métal qui servaient à les fixer. Pendant le
moyen age, le temple de Thésée fut converti
en église chrétienne dédiée à saint Georges.
En 1660, les Turcs voulurent le démolir, mais
ils en furent empêchés par un firman du sul-
tan ; ils le convertirent alors en mosquée.
Actuellement, il sert de musée : on y a ras-
semblé des fragments de sculptures apparte-
nant à toutes les époques de l’art grec ; parmi
les plus intéressants, on remarque un Apollon
du style le plus pur, un Patrocle et un autre
Apollon de l’époque romaine, un Esculape
avec un cheval et un serpent, un Bacchus
barbare, une Amazone cariatide, et beaucoup
de bas-reliefs dont le plus curieux, connu sous
le nom du Soldat de Marathon, représente un
guerrier debout et armé d’une lance, figure
d’une tournure archaïque et qui a quelques
rapports avec les productions du ciseau
égyptien.
Le TEMPLE DE JUPITER OLYMPIEN (Olym-
pieion), situé sur la rive droite de l’Ilissus,
était le plus vaste des temples d’Athènes.
Commencé par Pisistrate et continué par ses
fils, il resta inachevé pendant près de quatre
cents ans. Antiochus Epiphane en fit reprendre
les travaux vers l’an 16s av. J.-C. ; il employa
un architecte romain nommé Cossutius, qui
continua la construction dans le style corin-
thien. A la mort d’Antiochus (164), les travaux
furent de nouveau interrompus. L’empereur
Adrien eut la gloire de les terminer (117 à 138
après J.-C). Ce magnifique édifice, auquel
Pausanias assigne quatre stades (790 m.) de
circonférence, avait 52 m. 20 de largeur sur
108 m. de longueur ; son enceinte était de
131 m. de largeur sur 207 m. de longueur. Il
était décastyle et périptère, c’est-à-dire qu’il
consistait en une cella entourée d’un double
péristyle formé de dix colonnes sur chaque
front, vingt-deux sur chacune des faces laté-
rales (les colonnes d’angle deux fois comptées),
deux rangs de colonnes sur les côtés, trois
rangs aux façades à cause du pronaos et du
posticon, en tout cent vingt colonnes, qui
avaient i m. 98 de diamètre et 18 m. 28 de
hauteur. Il ne reste plus que seize de ces co-
lonnes ; les treize de l’angle S.-E., placées sur
deux rangs, portent encore leur architrave.
Ces ruines sont d’un grand effet à cause de
leurs proportions colossales, de la richesse de
leur ornementation, et aussi à cause de leur
isolement dans une plaine nue et dévastée.
Cependant, le temple de Jupiter est un exemple
frappant de l’infériorité de l’art romain com-
paré au style simple et sévère des temples
grecs du siècle de Périclès. (Itinéraire de l’O-
rient, par Ad. Joanne et Isambert.)
TEMPLE DE MINERVE ARCHÉGETIS. Il n’en
reste qu’un portique isolé, sur une petite place,
et soutenu par quatre colonnes doriques, de
1 m. 93 de diamètre à la base, et de 7 n. 93
de hauteur, chapiteau compris. Meursius, et,
après lui, Leake et Müller, ont voulu voir dans
ce monument la porte d’entrée de la nouvelle
Agora, qu’ils placent au N. de l’Acropole, tan-
dis que l’ancienne Agora du Céramique était
au S. Une inscription de l’architrave de ce
portique, relevée par Boeck, a fait connaître
qu’il s’agissait bien du temple érigé par Jules
César et Auguste.
La TOUR DES VENTS, située à peu de distance
de ce temple, au pied de l’Acropole, fut con-
struite vers les premiers temps de la domina-
tion romaine par un certain Andronicus Cyr-
rhestes. Elle à été mentionnée par Varron et
décrite par Vitruve. C’est un édifice octogone,
tout en marbre blanc. Il a 6 m. 80 de diamètre<section end="ATHÈNES"/><noinclude>
<references/></noinclude>
8y42ergwc42k6t2jhjk76i0d8tlhqpl
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2026-09-26T09:13:22Z
Miruts
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/* Corrigée */
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Miruts" /></noinclude><section begin="ATHÈNES"/>plusieurs points de la topographie de l’Athènes
antique, l’ordre suivi par Pausanias dans sa
description de cette ville donne encore lieu
à beaucoup de controverses. Aussi nous bornerons-nous à citer les noms des monuments
dont parle cet écrivain, en renvoyant pour la
discussion de leurs emplacements aux travaux
précités.
Le quartier de l’Acropole est le seul dont la
position soit bien déterminée. On y remarquait :
les Propylées ; le Parthénon ; l’Érechthéion ou
temple d’Érechthée ; le temple de la Victoire
Aptère ; l’enceinte consacrée à Minerve Ergane (ouvrière) ; celle de Diane Brauronia
(ainsi nominée de la petite ville de Brauron,
près du cap Sunium) ; la grotte d’Agraule, par
laquelle les Perses pénétrèrent dans la citadelle ; trois anciennes statues, en bois, de Minerve, qui portaient encore les traces de l’incendie allumé par Xerxès ; une statue colossale
en bronze de cette même déesse, par Phidias ;
la statue de Persée par Myron ; un chariot
traîné par deux chevaux, ouvrage en bronze
auquel on avait employé le dixieme des dépouilles faites sur les Béotiens et les Chalcidiens dans l’Eubée ; etc., etc.
Le Céramique, ainsi nommé de Céramus,
fils de Bacchus et d’Ariane, ou, plus probablement, parce qu’il y avait eu autrefois dans cet
endroit des fabriques de poteries (en grec ''ceramis''), était l’un des plus beaux quartiers de
la ville basse. C’est là que se trouvaient : l’Agora, cette place immense qui servait à la fois
aux Athéniens de marché et de lieu de réunion
pour les grandes assemblées populaires ; le
portique royal, où l’archonte-roi tenait son
tribunal, et que décoraient plusieurs statues
en terre cuite, entre autres ''Thésée précipitant Scyron dans la mer'' et l’''Aurore enlevant Céphale ;'' le portique des Douze-Dieux, où l’on
voyait, entre autres peintures, un grand
tableau représentant les ''Athéniens secourant les Lacédémoniens à Mantinée ;'' le Pœcile, le
plus célèbre des portiques d’Athènes, où l’on
admirait des ouvrages de Polygnote, de Micon,
de Panœnus et de plusieurs autres peintres
célèbres, qui retraçaient, pour la plupart, des
exploits des Athéniens ; le Metroon, ou temple
de Cérès, orné d’une statue de cette déesse
par Phidias ; le Bouleuterion, édifice dans
lequel s’assemblait le conseil des Cinq-Cents,
et que Protogène avait décoré des portraits
des législateurs de la république. Dans le voisinage de ce dernier monument était situé le
Tholus ou chapelle du Prytanée, construction
en forme de rotonde, où les cinquante prytanes
tenaient leurs séances ; parmi les statues qui
l’ornaient, se trouvaient celles des héros qui
donnèrent leurs noms aux dix tribus d’Athènes. Près de cette rotonde était un temple
dédié à Mars, et dans lequel il y avait une
statue du dieu par Alcamène, une de Minerve
par Locrus, une de Bellone par les fils de
Praxitèle.
C’est encore dans le quartier du Céramique
que l’on place l’Odéon, édifice construit par
Périclès pour les concours des pièces de musique ; il était décoré, au temps de Pausanias,
des statues de Philippe, d’Alexandre, et de la
plupart des rois d’Égypte de la famille des
Ptolémées. Ce monument, dont il ne reste
aucun vestige, était situé au S.-E. de l’Acropole, non loin de la fontaine Callirrhoë, que
l’on appelait encore Enneacrounos, parce
qu’elle jetait l’eau par neuf orifices. Un autre
Odéon, bâti par Hérode Atticus sur la pente
méridionale de l’Acropole, du côté de l’O.,
surpassait en grandeur tous les monuments du
même genre existant en Grèce. Mais le plus
célèbre des théâtres d’Athènes était celui de
Bacchus, qui s’élevait sur le chemin conduisant de l’Odéon de Périclès à la citadelle ; nous en reparlerons plus loin, ainsi que du
Stade panathénaïque, que l’on rencontrait
après avoir franchi l’Ilissus, près de la fontaine
de Callirrhoë.
Athènes possédait trois gymnases principaux : le Lycée, l’Académie et le Cynosarge.
Le Lycée, situé sur les bords de l’Ilissus,
avait pris son nom de Lycus, fils de Pandion,
ou, selon une autre version, d’Apollon Lycien
(le tueur de loups), auquel il était dédié : sa
construction est attribuée par quelques auteurs
à Pisistrate, et par d’autres à Périclès ou
même à l’orateur Lycurgue. Il était entouré
de magnifiques jardins, sous les ombrages desquels Aristote donna, en se promenant (''peripatôn'') ; ses leçons de philosophie : de là le nom de ''péripatéticiens'' que prirent les disciples
de ce grand homme. L’Académie, située hors
des remparts, était un vaste enclos orné d’allées couvertes, de sources limpides, de statues, d’autels consacrés aux dieux ; le mur
qui l’entourait avait été construit par Hipparque. C’est en ce lieu, à jamais fameux,
qu’enseigna Platon. Le Cynosarge, situé aussi
dans les faubourgs et non loin du Lycée,
était primitivement réservé aux enfants illégitimes ; au milieu de ses beaux ombrages
s’élevaient des temples dédiés à Hercule,
Alcmène, Hébé, Iolaüs ; Antisthène y fonda
la secte des philosophes cyniques. Au N. de
l’Acropole, et dans le voisinage de l’Aréopage,
se trouvait le gymnase de Ptolémée, où l’on
voyait la statue en bronze de ce prince, celle
du roi Juba, et plusieurs autres en marbre de
la plus grande beauté.
L’Aréopage était une colline escarpée sur
laquelle siégeait le premier tribunal d’Athènes.
Dans la salle de l’audience, il y avait deux
marches d’argent, dont l’une, nommée le siége
de l’injure, servait à l’accusateur ; l’autre, le
siége de l’innocence, servait à l’accusé. On
montrait encore, dans l’enceinte de l’Aréopage, le tombeau d’Euripide ; ses os y avaient
été transportés de Thèbes. Près du tribunal
s’élevait le sanctuaire des Déesses sévères,
auxquelles venaient sacrifier tous ceux qui
avaient été absous par l’Aréopage. Il y avait
plusieurs autres tribunaux à Athènes : le Parabiste et le Trigone, où l’on ne jugeait que
de petites causes ; la Chambre Rouge et la
Chambre Verte, ainsi nommées des couleurs
qui les distinguaient lors de leur institution ;
la Chambre du Soleil, le plus grand et le plus
fréquenté de tous les tribunaux ; la Chambre
du Palladium, qui fut appelée de ce nom parce
que Démophon y fut cité pour avoir attaqué
Diomède revenant du siége de Troie, et lui
avoir enlevé le Palladium ; la Chambre Delphinienne, qui jugeait ceux qui, s’avouant coupables d’homicide, se retranchaient sur le
droit.
Sur une colline qui faisait suite à l’Aréopage
et que l’on appelait le Pnyx, se tenait l’assemblée populaire des Athéniens ; les siéges et la
tribune même, du haut de laquelle se firent
entendre tant de voix célèbres, étaient taillés
dans le marbre de la colline. À quelque distance du Pnyx s’élève la colline du Musée :
elle devait son nom au poëte, disciple d’Orphée, qui y avait reçu la sépulture. Démétrius
Poliorcète y avait construit (229 av. J.-C.)
une forteresse. Plus tard, les Athéniens élevèrent en ce même lieu le tombeau de Philopappos, petit-fils d’{{roi|Antiochus|XIII}}, que Pompée avait renversé du trône de Syrie.
Aux temples que nous avons déjà cités, il
faut ajouter les suivants : le temple de Thésée,
situé au N. de l’Aréopage, près du gymnase de
Ptolémée ; il servait d’asile aux esclaves et
aux citoyens de la classe inférieure poursuivis
par des ennemis ; le magnifique temple de Jupiter Olympien, consacré à ce dieu par Adrien ;
son immense enceinte renfermait plusieurs
sanctuaires dédiés à différentes divinités, et
un nombre considérable de statues ; le temple
de Vénus Uranie, situé dans le quartier des
Jardins, et où l’on voyait, du temps de Pausanias, une figure symbolique de la déesse, de
forme quadrangulaire, et une statue de la
même divinité, qui était regardée comme l’un
des plus beaux ouvrages d’Alcamène ; le temple de Sérapis, dont le culte fut introduit à
Athènes par Ptolémée ; le temple de Castor et
Pollux, appelé Anaceion (V. ce mot), où se
faisait la vente des esclaves ; le temple de
Diane Agrotera (la chasseresse), bâti dans un
lieu nommé Agrea, sur la rive gauche de l’Ilissus ; le temple d’Esculape, où se trouvait
une fontaine près de laquelle on disait que
Mars avait tué Alirrothius, et le temple de
Thémis, à l’entrée duquel était le tombeau
d’Hippolyte, fils de Thésée ; ces deux derniers
édifices étaient placés sur le chemin qui conduisait du théâtre de Bacchus à l’Acropole ; le
temple de Proserpine, décoré de la statue de
Triptolème et de celle d’Épiménide assis ; le
temple de la Gloire (''Eucleia''), à la construction duquel on consacra le butin fait sur les
Perses à Marathon ; le temple de Vulcain, où
l’on avait placé une figure de Minerve avec
des yeux pers ; le temple de Minerve Archégétis, érigé par Jules César et Auguste ; le
temple d’Apollon Delphinien ; etc.
Athènes avait une foule d’autres édifices,
tels que le Pompéion, où l’on gardait tous les
objets nécessaires à la pompe des Panathénées ; le Prytanée, où l’on conservait les lois
de Solon ; la tour des Vents, qui servait aux
Athéniens de girouette, de cadran solaire et
d’horloge hydraulique. Les rues, les places
publiques, étaient décorées de statues, de trophées, de monuments commémoratifs de diverses sortes. Partout, jusque dans les faubourgs les plus écartés et sur les chemins
conduisant aux villes voisines, on voyait des
temples consacrés aux divinités et des édifices
élevés en l’honneur des héros et des grands
hommes de l’Attique.
{{sc|Antiquités d’Athènes}}. De tant de monuments, de tant de richesses artistiques, il ne
reste plus que des ruines. L’antique Athènes
n’est aujourd’hui, suivant les expressions d’un
illustre voyageur, « qu’un assemblage confus,
vaste, morne, désordonné, de huttes écroulées, de pans de murs encore debout, de toits
enfoncés, de jardins et de cours ravagés, de
monceaux de pierres entassées, barrant les
chemins et roulant sous les pieds ; tout cela
couleur de ruines récentes, de ce gris terne
flasque, décoloré, qui n’a pas même pour l’œil
la sainteté du temps écoulé ni la grâce des
ruines. Nulle végétation, excepté trois ou quatre palmiers semblables à des minarets turcs
restés debout sur la ville détruite ; çà et là quelques maisons aux formes vulgaires et modernes, quelques repaires sales et infects, où des
familles de paysans grecs sont entassées et enfouies… Au milieu de ce chaos, quelques pans
de stades, quelques colonnes noirâtres appelant
l’œil et ne l’arrêtant pas. » À l’époque où Lamartine écrivait ces lignes, Athènes gémissait encore sous la domination turque. Rendue depuis à l’indépendance, elle a compris qu’un de ses premiers devoirs était de veiller à la conservation des débris de sa splendeur passée.
L’emplacement où s’est élevée la nouvelle
Athènes n’appartient pas entièrement à la
ville antique ; les ruines ont été respectées
par la civilisation, et leur effet pittoresque n’a
pas été amoindri par le voisinage des constructions modernes. La haute colline de l’Acropole sépare les deux villes ; on ne peut
faire un pas en ce lieu célèbre sans rencontrer
des fragments de sculpture ou des morceaux
d’architecture. « Les ruines de l’Acropole, a
dit dans son langage poétique l’écrivain que
nous venons de citer, forment un chaos ruisselant de marbres de toutes formes, de toutes
couleurs, jetés, empilés dans le désordre le plus
bizarre et le plus majestueux : de loin, on
croirait voir l’écume de vagues énormes qui
viennent se briser et blanchir sur un cap battu
des mers. L’œil ne peut s’en arracher ; on les
regarde, on les suit, on les admire, on les
plaint avec ce sentiment qu’on éprouverait
pour des êtres qui auraient eu ou qui auraient
encore le sentiment de la vie. C’est le plus
sublime effet de ruines que les hommes aient
jamais pu produire, parce que c’est la ruine de
ce qu’ils firent de plus beau ! » Nous avons
donné, au mot {{sc|Acropole}}, quelques renseignements sur les principaux édifices qui ornaient
ce lieu consacré par les souvenirs les plus
glorieux. On trouvera, aux mots {{sc|Propylées}},
{{sc|Parthénon}}, {{sc|Érechthéion}}, une description
particulière de ces trois monuments, dont il
existe des débris assez considérables, et qui
comptent à bon droit parmi les chefs-d’œuvre
de l’architecture grecque. {{M.|Beulé}}, à qui
revient l’honneur d’avoir découvert l’ancienne
entrée de l’Acropole, a cherché à retrouver
les fragments et l’emplacement de toutes les
statues et de tous les monuments décrits par
Pausanias. Nous ne pouvons mieux faire que
de renvoyer à son savant ouvrage, l’''Acropole d’Athènes'' (V. l’analyse ci-après), ceux de nos
lecteurs qui désireraient avoir des détails
complets sur ces curiosités archéologiques.
{{sc|Le Temple de la Victoire sans ailes}} (''Nikê Apteros'') mérite que nous lui consacrions
quelques lignes. Ce petit édifice est situé en
avant des Propylées, sur une terrasse en
pierres haute de 8 m., qui terminait au midi
l’enceinte de l’Acropole. On y monte par un
escalier qui se raccorde avec celui des Propylées. Selon la légende, ce fut de cette hauteur
même qu’Égée se précipita en voyant le vaisseau de son fils revenir avec une voile noire.
On ne sait à quelle époque le temple fut construit. Il était orné d’une très-ancienne statue
de bois qui représentait la Victoire sans ailes.
D’après une conjecture de Wheler, cette statue aurait été faite à l’occasion de la victoire
remportée par Thésée sur le Minotaure, et
dont la nouvelle ne vint pas à Athènes avant
que le héros l’apportât lui-même. Pausanias
dit que les Athéniens avaient ainsi représenté
la déesse, pour exprimer qu’elle ne s’éloignerait jamais de leur ville ; c’était peut-être une
raillerie à l’adresse des Spartiates, qui avaient
chez eux une figure de Mars enchaîné. Cette
explication, préférable à celle de Wheler, paraît, toutefois, plus ingénieuse que juste. Il
est probable, comme l’a pensé {{M.|Beulé}}, que
cette Victoire sans ailes n’était autre que Minerve elle-même, qui était adorée sous plusieurs noms à l’Acropole, et qui l’était, à
Égine, sous celui de ''Minerve-Victoire'' (''Athênê Nikê''). Le temple lui-même semble antérieur
à Périclès. On pense généralement qu’il se
rapporte à l’époque de Cimon, et qu’il fut
élevé en commémoration de la double victoire
remportée par ce général sur les Perses, en
470 av. J.-C. Il est construit tout en marbre
pentélique. La cella, élevée sur trois degrés,
à en largeur un peu plus, en longueur un peu
moins de 5 m. Elle est fermée de trois côtés.
L’entrée, à l’orient, est entre deux pilastres.
qui soutiennent l’architrave et qui étaient
réunis aux antes des murs latéraux par une grille en bronze. La cella est précédée d’un
portique de même largeur, composé de quatre
colonnes ioniques qui correspondent aux deux
piliers et aux deux antes de l’entrée. Derrière,
il y a un portique semblable. Les colonnes ont
un peu plus de 4 m. de hauteur avec leurs
bases et leurs chapiteaux ; leur fût, d’un seul
morceau, a 52 c. de diamètre à la base et 43
au sommet. Le chapiteau est simple, mais
d’une composition parfaite. Tout autour du
temple régnait une frise sculptée haute de
44 c. ; il n’en reste plus que les portions de
l’E. et du S. La frise du N. et celle de l’O.
sont maintenant au Musée Britannique ; leurs
moulages en tzrre cuite avaient été envoyés
à Athènes, mais, en les posant, on brisa celui
de l’O. Les sculptures, dont cette frise est
ornée, ont subi les plus graves mutilations ;
mais si, par suite, il est difficile d’en comprendre les sujets, on peut, du moins, juger
encore de leur beauté ; elles sont d’un style
pur, sévère, irréprochable ; suivant {{M.|Beulé}},
c’est le sentiment grec avec toute sa mesure
et son admirable instinct du vrai. La frise
de l’E. paraît une composition allégorique se
rapportant au culte de Minerve ; les autres
parties représentent des combats des Athéniens contre les Perses. En 1687, les Turcs,
assiégés dans Athènes par le doge de Venise
Morosini, démolirent le temple de la Victoire
Aptère, et se servirent des matériaux pour
construire une batterie qui ne fut détruite
qu’en 1835. C’est à {{MM.|Schaubert}} et Hansen
(''{{lang|de|Die Acropolis von Athen}}'') qu’appartient l’honneur d’avoir découvert et relevé cet édifice
charmant, que le gouvernement hellénique a
reconstitué tant bien que mal.
Parmi les autres monuments antiques d’Athènes dont il existe des ruines, on remarque
les suivants :
{{sc|Temple de thésée}} (''Theseion''). Ce monument, qui appartient à l’ordre dorique le plus
pur, est l’un des plus beaux, et, sans contredit, le mieux conservé des temples de l’antiquité grecque. Il paraît avoir été commencé
vers l’an 469 av. J.-C., pour recevoir les restes
de Thésée, que Cimon avait rapportés de l’île
de Scyros. Il s’élève sur un tertre, et présente de loin l’aspect le plus majestueux. Il
est construit en marbre pentélique. C’est un
hexastyle périptère, avec treize colonnes sur
chacune de ses faces longitudinales, et six
colonnes sur chaque front, avec une frise formée de triglyphes et de deux métopes par
chaque entre-colonnement, une corniche ornée
de mutules, et un fronton à chaque extrémité.
Le stylobate sur lequel repose la colonnade
est haut de 71 c., et n’a que deux gradins.
Les colonnes ont 1 m. 02 de diamètre à la
base, et 5 m. 70 de hauteur. L’entre-colonnement est de 1 m. 77. La longueur totale du
temple est de 32 m. 28, sur 13 m. 76 de largeur ; du gradin supérieur du stylobate jusqu’au sommet du fronton, il a 10 m. 38 d’élévation. La cella, divisée en naos, pronaos et
posticon, a 24 m. 62 de long, sur 8 m. 66 de
large. Le pronaos et le posticon, séparés du
péristyle par deux colonnes qui forment les
extrémités des murs latéraux de la cella, sont
décorés d’une frise sculptée. L’entrée principale était du côté de l’orient. Les dix métopes
de cette façade représentent les exploits d’Hercule ; les huit métopes en retour, au N. et au
S., ceux de Thésée. La frise du pronaos contient des combats héroïques sous la conduite
des dieux : Müller pense que c’est la lutte de
Thésée avec les Pallantides. La frise du posticon représente le combat des Centaures et
des Lapithes. Toutes ces sculptures ont beaucoup souffert. Celles qui ornaient les frontons
et qui se composaient, sans doute, de hauts-reliefs semblables à ceux du Parthénon, ont
entièrement disparu ; mais on a reconnu sur
le fronton oriental des traces des crampons de
métal qui servaient à les fixer. Pendant le
moyen age, le temple de Thésée fut converti
en église chrétienne dédiée à saint Georges.
En 1660, les Turcs voulurent le démolir, mais
ils en furent empêchés par un firman du sultan ; ils le convertirent alors en mosquée.
Actuellement, il sert de musée : on y a rassemblé des fragments de sculptures appartenant à toutes les époques de l’art grec ; parmi
les plus intéressants, on remarque un ''Apollon''
du style le plus pur, un ''Patrocle'' et un autre
''Apollon'' de l’époque romaine, un ''Esculape''
avec un cheval et un serpent, un ''Bacchus''
barbare, une ''Amazone cariatide'', et beaucoup
de bas-reliefs dont le plus curieux, connu sous
le nom du S''oldat de Marathon'', représente un
guerrier debout et armé d’une lance, figure
d’une tournure archaïque et qui a quelques
rapports avec les productions du ciseau
égyptien.
Le {{sc|temple de Jupiter Olympien}} (''Olympieion''), situé sur la rive droite de l’Ilissus,
était le plus vaste des temples d’Athènes.
Commencé par Pisistrate et continué par ses
fils, il resta inachevé pendant près de quatre
cents ans. Antiochus Épiphane en fit reprendre
les travaux vers l’an 168 av. J.-C. ; il employa
un architecte romain nommé Cossutius, qui
continua la construction dans le style corinthien. À la mort d’Antiochus (164), les travaux
furent de nouveau interrompus. L’empereur
Adrien eut la gloire de les terminer (117 à 138
après J.-C{{Corr||.}}). Ce magnifique édifice, auquel
Pausanias assigne quatre stades (720 m.) de
circonférence, avait 52 m. 20 de largeur sur
108 m. de longueur ; son enceinte était de
131 m. de largeur sur 207 m. de longueur. Il
était décastyle et périptère, c’est-à-dire qu’il
consistait en une cella entourée d’un double
péristyle formé de dix colonnes sur chaque
front, vingt-deux sur chacune des faces latérales (les colonnes d’angle deux fois comptées),
deux rangs de colonnes sur les côtés, trois
rangs aux façades à cause du pronaos et du
posticon, en tout cent vingt colonnes, qui
avaient 1 m. 98 de diamètre et 18 m. 28 de
hauteur. Il ne reste plus que seize de ces colonnes ; les treize de l’angle S.-E., placées sur
deux rangs, portent encore leur architrave.
Ces ruines sont d’un grand effet à cause de
leurs proportions colossales, de la richesse de
leur ornementation, et aussi à cause de leur
isolement dans une plaine nue et dévastée.
Cependant, le temple de Jupiter est un exemple
frappant de l’infériorité de l’art romain comparé au style simple et sévère des temples
grecs du siècle de Périclès. (''Itinéraire de l’Orient'', par Ad. Joanne et Isambert.)
{{sc|Temple de Minerve Archégetis}}. Il n’en
reste qu’un portique isolé, sur une petite place,
et soutenu par quatre colonnes doriques, de
1 m. 93 de diamètre à la base, et de 7 m. 93
de hauteur, chapiteau compris. Meursius, et,
après lui, Leake et Müller, ont voulu voir dans
ce monument la porte d’entrée de la nouvelle
Agora, qu’ils placent au N. de l’Acropole, tandis que l’ancienne Agora du Céramique était
au S. Une inscription de l’architrave de ce
portique, relevée par Boeck, a fait connaître
qu’il s’agissait bien du temple érigé par Jules
César et Auguste.
La {{sc|Tour des Vents}}, située à peu de distance
de ce temple, au pied de l’Acropole, fut construite vers les premiers temps de la domination romaine par un certain Andronicus Cyrrhestes. Elle à été mentionnée par Varron et
décrite par Vitruve. C’est un édifice octogone,
tout en marbre blanc. Il a 6 m. 80 de diamètre<section end="ATHÈNES"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/97
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||SUR L’INFLUENCE DES ARTS ET DES SCIENCES, ETC.|89}}</noinclude>de raison et de puissance d’éloquence, une
opinion plus opposée à cette vérité ! Pour lui, le
développement de la culture est la seule cause
de la corruption des hommes ; il n’est de salut
pour eux que dans l’état de nature, et, ce qui
est tout-à-fait conséquent avec ses principes,
cette classe d’hommes qui travaille le plus à
faire l’éducation du genre humain, la classe des
savants, est la source et le centre de toute misère
et de toute corruption.
Ce principe est avancé par un homme qui
avait développé à un très haut degré ses facultés
intellectuelles. Avec toute la supériorité que
lui donnait cette culture remarquable, il travailla
autant qu’il le put à convaincre l’humanité
de la justesse de ses idées, et de la nécessité
de retourner à cet état de nature qu’il
prônait. Pour lui, revenir en arrière, c’est
avancer ; et le but suprême auquel doit enfin
arriver l’humanité, aujourd’hui corrompue et
dépravée, est cet état de nature abandonné
depuis long-temps. Il fit en conséquence ce que
nous faisons ; il travailla pour la faire avancer
à sa manière et pour hâter sa marche vers sa
destination dernière. Il fit donc précisément ce
qu’il blâmait si amèrement ; il y avait contradiction
entre ses actions et ses principes.
La même contradiction se trouve dans ses<noinclude>
<references/></noinclude>
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De la destination du savant/IV
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{Numérotation|{{sc|les origines de l’alchimie}}|78}}</noinclude>étendus de Zosime et de Synésius : or certains de ces mêmes extraits se lisent textuellement dans les manuscrits de nos bibliothèques. Le Syncelle et les auteurs qu’il a copiés avaient donc entre les mains les ouvrages mêmes qui sont arrivés jusqu’à nous. Photius, compilateur du {{s|ix}}, cite également Zosime, ainsi qu’Olympiodore, dont il nous raconte la biographie. Suidas, au {{s|x}}, tient le même langage.
À la même époque nous pouvons invoquer une autorité d’un ordre tout différent, celle des Arabes. Dans le ''{{lang|fa-Latn|Khitab-al-Fihrist}}'', encyclopédie écrite vers l’an 235 de l’Hégire, c’est-à-dire vers l’an 850 de notre ère, on trouve plusieurs pages consacrées à la liste des auteurs alchimiques ({{pg}}253 de l’édition de 1871). {{M.|Leclerc}}<ref>''Histoire de la médecine arabe'', {{t.}}{{rom-maj|I}}, {{pg}}305.</ref> a cité ce texte et {{M.|Derenbourg}} a eu l’obligeance de me le traduire verbalement. On y lit les noms d’un grand nombre d’auteurs : les uns perdus, les autres inscrits dans les manuscrits grecs que nous possédons, tels que Hermès, {{Corr|Agothodémon|Agathodémon}}, Ostanès, Chymès, Cléopâtre, Marie, {{lang|la|Stephanus}}, Sergius, {{lang|la|Dioscorus}}, etc.
À partir de ce temps, nous trouvons chez les Byzantins, puis chez les Arabes et chez les Occidentaux, une chaîne non interrompue de témoignages historiques, relatifs à l’alchimie et aux gens qui l’ont cultivée. Nous touchons d’ailleurs à la date où ont été faites les copies des manuscrits que nous possédons et dont les plus anciens, celui de {{tiret|Saint|-Marc}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Berthelot - Les origines de l'alchimie, 1885.djvu/109
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{Numérotation|{{sc|les témoignages historiques}}||79}}</noinclude>{{tiret2|Saint|-Marc}} à Venise, par exemple, remontent au {{s|xi}} ; c’est-à-dire qu’ils sont presque contemporains de Suidas.
Il résulte de cet ensemble de faits et de documents une filiation non interrompue de témoignages relatifs à l’alchimie et aux écrivains alchimiques, au moins depuis ie {{s|iii}} de notre ère ; filiation qui ne le cède en valeur et en certitude à aucune de celles sur lesquelles repose l’autorité des ouvrages les plus authentiques de l’antiquité.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Grosjean-Maupin - Dictionnaire complet français-espéranto.djvu/385
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SkoRo
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;">
<div style="width:33.33%; text-align:left;">'''GROS'''</div>
<div style="width:33.33%; text-align:center;">— 368 —</div>
<div style="width:33.33%; text-align:right;">'''GRUME'''</div>
</div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Gros,''' 1 {{t|(a.)|90}} grand(ampleks)a ‖ neordinare grand(ampleks)a ‖ {{t|(somme, succès, lot, négociant)|90}} granda ‖ {{t|(rhume, fièvre)|90}} forta ‖ {{t|(affaire)|90}} grava ‖ {{t|(livre, pers.)|90}} dika ‖ {{t|(pers., obèse)|90}} grasdika ‖ {{t|(gaieté, toile, vin)|90}} maldelikata ‖ {{t|(bon sens)|90}} simpla ‖ {{t|(rire)|90}} brua ‖ {{t|(voix)|90}} timiga, kolera, admon(a) ‖ {{t|(mots)|90}} insulta ‖ {{t|(mer)|90}} malkvietega ‖ {{t|(temps)|90}} ventega ‖ {{t|(portant dans son sein)|90}} graveda {{t|(p. f.)|90}} ; 2 {{t|(s.)|90}} : plej dika parto ‖ plejmulto ‖ multego ‖ {{t|(com.)|90}} pogranda<sup>2</sup> komerco ‖ {{t|(mon.)|90}} groŝo ; 3 {{t|(adv.)|90}} : {{t|(écrire)|90}} dike ‖ {{t|(coûter, jouer, gagner)|90}} multe. '''- (bourgeois),''' riĉa. '''- mangeur,''' multmanĝulo, manĝemulo. '''-se femme,''' grasdikulino. '''Femme -se,''' gravedulino. '''En -,''' {{t|(com.)|90}} pogrande<sup>2</sup> ‖ maldetale.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Groseille,''' ribo ‖ {{t|(a.)|90}} riboruĝa. '''(-) noire,''' nigra. '''Grosse -, - à maquereau,''' groso.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Groseillier,''' ribujo, ~arbeto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Grosse,''' {{t|(com.)|90}} dekdu(o da) dekduoj ‖ {{t|(dr.)|90}} net(a kopi)o (de juĝa dokumento).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Grossement,''' maldetale.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Grossesse,''' gravedeco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Grosseur,''' grandampleks(ec)o, neordinara amplekso [grandeco] ‖ amplekso ‖ {{t|(méd.)|90}} malmola ŝvelaĵo<sup>2</sup> [tubero].
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Grossier *,''' maldelikata ‖ malĝentilega.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Grossièreté, V. A.,''' ~eco ‖ ~aĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Grossir,''' 1 {{t|(intr.)|90}} : (pli)dikiĝi ‖ {{t|(mer, rivière)|90}} ŝveliĝi ‖ {{t|(quantité)|90}} plimultiĝi, kreski ; 2 {{t|(tr.)|90}} : (pli)dikigi ‖ {{t|(mer, rivière)|90}} ŝveligi, levigi ‖ {{t|(pour la vue)|90}} pligrandigi ‖ {{t|(augmenter)|90}} plimultigi, pligrandigi, kreskigi ‖ {{t|(exagérer)|90}} troigi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Grossissant,''' (pli)grandiĝanta ‖ {{t|(verre)|90}} pligrandiga.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Grossissement,''' pligrandigo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Grosso modo,''' maldetale.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Grossoyer''' {{t|(dr.)|90}}, netigi (juĝan dokumenton).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Grotesque *,''' ridinde stranga, ridindega, groteska<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Grotte,''' groto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Grouillant,''' svarm(ant)a.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Grouillement,''' svarm(ad)o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Grouiller,''' svarmi ‖ {{t|(intestins)|90}} brui ‖ ekmoviĝi. '''Se -,''' ekmoviĝi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Grouine,''' sablego, gruzo<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Groupe,''' grupo. '''En -,''' grupe. '''Par -, en -s,''' grupope.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Groupement,''' grupo ‖ arigo, grupigo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Grouper,''' arigi, grupigi, opigi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Gruau,''' grio. '''Bouillie de -,''' griaĵo<sup>2</sup>. '''(Pain) de -,''' plej delikata.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Grue,''' {{t|(ois.)|90}} gruo ‖ {{t|(méc.)|90}} levilego, levmaŝino, argano<sup>X</sup> ‖ (F.) publika koketulino. '''Faire le pied de -,''' longe atende stari.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Gruger,''' tute senposedigi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Grume.''' '''En -,''' (ligno) kun la ŝelo.<noinclude>
<references/></noinclude>
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dans ceuvre, et 12 m. 15 d’élévation jusqu’au-
dessus de la corniche de l’entablement. Cha-
cune de ses faces est orientée vers les huit
points de l’horizon athénien, auxquels corres-
pondaient les huit vents principaux, dont les
noms et les figures symboliques sont sculptés
sur la frise. Le toit conique, mais très-bas,
était surmonté d’un triton en bronze qui, placé
sur un pivot et tenant une baguette à la main,
se tournait suivant la direction du vent. Cette
figure a disparu. On distingue encore sur les
parois extérieures de la tour le tracé d’un ca-
dran solaire, et, à l’inté. ieur, dans le pavement,
des cavités et des rigoles qui servaient à l’é-
coulement de l’eau, par laquelle une horloge
était mise en mouvement. Cette eau était
amenée de l’Acropole par un aqueduc, dont il
existe encore quelques arcades. A l’époque où
M. Pouqueville visita Athènes, la tour des
Vents était habitée par une troupe de derviches
hurleurs.
Le MONUMENT CHORÉGIQUE DE LYSICRATE,
appelé vulgairement la LANTERNE DE DÉMOS-
THENE, est un élégant petit édifice, élevé en
335 av. J.-C., en commémoration du prix du
chant que les jeunes gens du dème Acaman-
tide, présidés par Lysicrate, remportèrent aux
jeux publics pendant les fêtes de Bacchus. Il
était destiné à servir de piédestal au glorieux
trépied de bronze, récompense des vainqueurs.
Il se compose d’un socle carré qui repose sur
quatre gradins peu saillants, et qui supporte
une rotonde en inarbre blanc. La hauteur to-
tale de l’édifice est de 10 m. 33, celle du sou-
bassement de 7 m. 80, celle de la rotonde de
2 m. 53. La frise est portée par six colonnes
engagées, dont les bases sont attiques et les
chapiteaux corinthiens. L’entablement est
d’ordre ionique avec des denticules. La cou-
verture se compose d’une seule pierre en
forme de calotte sphérique, que surmonte une
espèce de fleuron délicatement sculpté. La
frise représente la destruction des pirates tyr-
rhéniens par Bacchus. Les Athéniens du siècle
dernier avaient donné à cet édifice le nom de
Lanterne de Déinosthène, à cause de sa forme,
et parce que, suivant une tradition ridicule,
c’était là que le célèbre orateur s’était retiré
pour s’exercer à l’éloquence : il est à remar-
quer que ce monument n’a ni porte ni fenêtre,
et que le diamètre de la rotonde dans œuvre
n’est que de 1 m. 80. La Lanterne de Diogène
du parc de Saint-Cloud est une méchante copie
du gracieux édifice de Lysicrate.
Le THÉÂTRE DE BACCHUS, commencé vers
la 70e olympiade (500 ans av. J.-C.), par les
architectes Démocrate et Anaxagore, ne fut
terminé qu’en 340, sous l’administration de
T’orateur Lycurgue. Détruit dans la guerre de
Mithridate, il fut relevé de ses ruines par Hé-
rode Atticus. C’est dans ce théâtre, dont la
scène était construite en marbre et décorée
avec une grande magnificence, que furent
représentés les chefs-d’œuvre des Eschyle,
des Sophocle, des Euripide, des Ménandre, des
Aristophane. Si l’on en croit quelques auteurs,
trente mille spectateurs pouvaient prendre
place sur les gradins creusés en hémicycle
dans le rocher de l’Acropole. Deux rangs de
siéges, ayant appartenu aux gradins supé-
rieurs, sont tout ce qui reste de cet immense
édifice. Au-dessus de ces gradins et au-dessous
du mur de l’Acropole, construit par Cimon, on
remarque une grotte dont l’entrée était déco-
rée d’un portique en marbre pentélique, de
7 m. 50 de long sur 9 m. de haut, qui était
couronné par une statue colossale de Bacchus, "
actuellement au Musée Britannique : ce por-
tique, qui était un monument chorégique, élevé
320 ans av. J.-C., par Thrasyllus de Décélie, a
été détruit par le canon pendant le siége de 1827.
L’ODEON D’HÉRODE ATTICUS, voisin du tem-
ple de Bacchus, fut bâti par le personnage de
ce nom en mémoire de sa femme Regilla. Il
était recouvert d’un superbe plafond de bois
de cèdre. Son diamètre intérieur était de 80 m.,
et son enceinte pouvait contenir six millé
spectateurs. Il reste encore une partie consi-
dérable des murailles qui soutenaient le pros-
cenium, avec deux ailes en retraite vers les
extrémités. Ces murailles sont percées de plu-
sieurs rangs de fenêtres en arcades superpo-
sées. A l’E. de cet Odéon s’étend une ligne de
vingt-huit arcades, débris d’un portique con-
struit par Eumène et Attale pour servir au
peuple de refuge contre la pluie pendant les
représentations du Théâtre de Bacchus.
Le STADE PANATHÉNAÏQUE, situé sur la rive
gauche de l’Ilissus, est compris entre deux
tertres naturels, soutenus du côté du ruisseau
par des substructions en pierre. L’arène a
235 m. de longueur ; sa plus petite largeur est
de 41 m. 24, sa plus grande de 83 m. 08. L’o-
rateur Lycurgue fit niveler cette arène et
construire un podium. Hérode Atticus fit éta-
blir des siéges de marbre pour les spectateurs ;
il n’en reste aucune trace.
Le TOMBEAU DE PHILOPAPPOs, qui couronne
la colline du Musée, est un assez vaste édifice
dont la façade concave, décrivant un arc de
cercle dont la corde avait environ 10 m., pré-
sentait primitivement trois niches entre quatre
pilastres corinthiens. La niche centrale, de
forme arrondie, contenait la statue assisé de
Philopappos ; les niches latérales renfermaient
celles de deux princes de la famille de ce der-
nier, Séleucus Nicator et un Antiochus. Il ne
reste plus que les niches de l’E. et du centre,
qu’occupent encore leurs statues mutilées.
Sous le nom de PRISON DE SOCRATE, on dé-
signe trois salles, ou, pour mieux díre, trois
ATH
caveaux pratiqués dans le flanc de la colline
du Musée. Trois portes donnent accès dans
deux salles carrées, qui mesurent 4 m. en tout
sens, et qui sont refiées entre elles par un
couloir. La salle de droite communique direc-
tement avec la troisième salle, qui est circu-
laire, et dont la partie supérieure se prolonge
en se resserrant en une sorte de cheminée.
M. Hanriot a vu dans ces singuliers caveaux,
devant lesquels existait une construction plus
grande, le Tholus ou Prytanée de Thésée, qui
avait servi d’habitation aux princes érech-
théides avant de devenir la résidence des
prytanes.
L’ARC D’ADRIEN, construit en marbre pen-
télique, se composait d’une arcade plein cintre
de 6 m. d’ouverture, comprise entre deux pi-
liers décorés l’un et l’autre d’une colonne et
d’un pilastre corinthiens. Les colonnes n’exis-
tent plus. Au-dessus de l’entablement s’élève
un second étage qui présente trois niches, dont
l’une, celle du centre, est surmontée d’un
fronton que supportent deux demi-colonnes.
Les niches latérales étaient soutenues à chaque
extrémité par une colonne qui reposait sur la
grande colonne de l’ordre inférieur. La hau-
teur totale du monument était de 17 mètres
avant que le sol se fût exhaussé. On lit sur la
frise du N.-O. l’inscription suivante : « C’est
ici l’Athènes de Thésée, l’ancienne ville. » Et
du côté du S.-E. C’est ici la ville d’Adrien
et non celle de Thésée. L’arc d’Adrien ser-
vait donc d’entrée à la nouvelle ville ou Adria-
nopolis ; il était voisin du temple de Jupiter
Olympien.
On montré encore à Athènes beaucoup
d’autres ruines, mais elles ont peu d’impor-
tance, et il n’est pas toujours facile de leur
assigner un nom. De l’Aréopage, il ne reste
plus qu’un escalier de seize marches taillées
dans le roc, qui aboutit à un banc également
creusé dans le roc et où l’on distingue trois
siéges rectangulaires placés en demi-cercle ;
du. Pnyx, une estrade de marbre de 9 m. de
long, quelques blocs ayant servi de siéges, et
une tribune non moins rustique, dégradée par
les pluies et plus encore par les mains des voya-
geurs. Au pied de la colline du Pnyx, près
d’une ruine que l’on croit être celle de l’an-
cienne porte Mélitède, s’ouvre une caverne
sépulcrale où l’on dit que fut enterré Cimon,
fils de Miltiade.
DESCRIPTION D’ATHENES MODERNE. L’Athènes
moderne, dont l’origine remonte à l’époque où
le gouvernement hellénique vint établir sa
capitale sur les bords de l’Ilissus, s’est déve-
loppée presque entièrement, comme nous l’a-
vons dit, en dehors de l’espace occupé par
les ruines. C’est une ville de 20, 000 âmes,
coupée en croix par deux rues longues et
étroites, celle des Hermès et celle d’Eole. Les
maisons, peintes en rose, en bleu clair ou en
bistre, décorées parfois de balcons, très-sail-
lants, rappellent beaucoup les maisons ita-
liennes des environs de Naples. Les principaux
monuments de cette cité moderne sont : le
Palais du roi, vaste édifice quadrangulaire,
d’un aspect lourd et monotone, commencé en
1836 et terminé en 1843 ; il s’élève sur une
petite éminence, au pied du mont Lycabette ;
l’Université, bâtie— en 1837 par M. Hansen,
architecte d’inois, qui a essayé de faire revivre
la polychromie ; c’est le. monument le mieux
réussi de l’Athènes moderne ; un élégant por-
struit sur la colline des Nymphes, aux frais
tique décore la façade ; l’Observatoire, con-
du baron Sina ; l’ancienne cathédrale, église
byzantine bâtie au vie siècle avec des débris
de temples païens ; elle est d’une extrême pe-
titesse ; la coupole n’a pas plus de 12 m. d’é-
lévation ; la façade a 7 m. de large sur 11 m.
de profondeur ; depuis la révolution, cet édifice
ne sert plus au culte ; la nouvelle cathédrale,
dont la construction n’est pas entièrement
terminée ; elle offre un mélange de styles diffé-
rents, et le plan général est byzantin ; l’église
Saint-Théodore, bâtie par assises de briques
et de pierres entremêlées, et qui est la plus
intéressante des anciennes églises d’Athènes ;
elle a trois absides, un dôme et un clocher ;
M. Gailhabaud en a donné le dessin dans son
bel ouvrage sur l’Architecture du e au
XVIe siècle ; l’Ecole française, qui est installée’dans une maison d’assez belle apparence, sur
l’esplanade du palais.
Athènes (PANEGYRIQUE D’), harangue d’Iso-
crate. Comme le mot de panégyrique emporte
chez nous l’idée d’éloge, et que dans la ha-
rangue d’Isocrate il se trouve un long éloge
d’Athènes, on suppose volontiers qu’elle eut
pour objet le panégyrique de cette ville ;
mais cela n’est pas exact. On appelait pa-
négyriques les discours qui se prononçaient
ou qui se récitaient dans des panegyries,
c’est-à-dire des assemblées solennelles de
tout un peuple ou de toute une nation. Le
Panegyrique d’Isocrate fut récité et publié
aux jeux Olympiques. C’est dans le Panathé-
naique, autre discours d’Isocrate, que l’on
trouve au complet l’éloge d’Athènes. Dans le
Panegyrique, le but de l’orateur est d’amener
les Grecs à mettre fin à leurs discussions, à
réunir leurs forces, et à marcher contre les
Perses. L’exorde est sur le ton le plus impo-
sant et le plus fier, et pourtant on voit l’ora-
teur, à la fin de son discours, déclarer qu’il
est resté au-dessous de sa tâche, et inviter les
sages de la Grèce à reprendre la trame dont
il n’a pas su tirer parti. Après l’exorde, il
montre que l’essentiel, pour la commune pa-
trie, n’est pas de renoncer d’abord aux ini-
ATH
mitiés mutuelles et de réunir tous les efforts
contre les Perses, mais bien de réconcilier
avant tout les deux principales républiques,
Athènes et Lacédémone, et de leur persuader
de partager entre elles le commandement de
l’expédition contre les Barbares, sans affecter
de supériorité. Cependant, puisqu’il faut choi-
sir, Isocrate veut prouver qu’Athènes serait
plus fondée que Lacédémone à réclamer la
prééminence et le commandement que sa
rivale lui dispute. La puissance des Athé-
niens sur mer et leur habileté ; la grandeur et
la gloire de leur ville ; la noblesse de leur
origine ; les services qu’ils ont rendus aux
Grecs, soit par l’invention de l’agriculture,
soit par l’établissement des diverses colonies
et d’une sage législation ; la vivacité de leur
génie, créant ou perfectionnant les arts utiles
et agréables ; le commerce qu’ils font fleurir :
tels sont, en partie, les titres sur lesquels se
fondent leurs droits à la prééminence. Ici, le
style s’élève et se déroule avec majesté pour
célébrer les jeux et les fêtes d’Athènes, sa
philosophie et son éloquence. L’orateur passe
alors des vertus pacifiques aux vertus guer-
rières. Athènes unit en tout temps la supé-
riorité à la générositéses forces furent
toujours employées à la défense des opprimés
et au service de la Grèce. Diverses guerres
qu’elle a soutenues à l’intérieur et à l’extérieur
fui. fournissent un faiscean de preuves. En
s’arrêtant à la lutte contre les Perses, l’ora-
teur triomphe il déploie toutes les richesses
de son éloquence. Il ne perd jamais de vue
son objet principal, qui est de prouver qu’A-
thènes est plus fondée que Lacédémone à
vouloir commander les Grecs. Pour détruire
les reproches que plusieurs faisaient aux
Athéniens d’avoir abusé de l’autorité dont ils.
avaient été investis dans la Grèce après la
défaite des Perses, il oppose des exemples
de modération à quelques exemples de sévé-.
rité. Il fait l’éloge du gouvernement démocra-
tique, s’élève vivement contre les partisans
de Sparte et contre l’empire de cette cité,
coupable d’avoir abandonné aux Barbares
les toniens. Les motifs qui doivent déterminer
les Grecs à porter sur-le-champ la guerre en
Asie sont exposés avec une éloquence forte
et noble. L’orateur rassemble toutes les raisons
les plus capables de porter la Grèce à entre-
prendre sans délai une expédition qui doit la
combler de gloire. Isocrate publia sa harangue
vers l’an 386 av. J.-C., dans la cinquantième
année de son âge. Ses critiques lui ont repro-
ché d’avoir mis dix ans et même quinze à la
composer, et Plutarque, à ce sujet, lui fait
les reproches les plus amers, et en même
temps les plus injustes. D’abord, il n’est pas
bien prouvé qu’il y ait mis tout ce temps,
quoique, de son propre aveu, il y en ait mis
beaucoup. On lui a reproché encore d’avoir
pris les principales beautés de son panégy-
rique dans les ouvrages de Gorgias et de
Lysias. Or, les auteurs qui avaient traité le
même sujet avant lui crurent leur amour-
propre intéressé à supprimer leurs discours.
Nous avons toutefois la harangue de Lysias,
qui étincelle de beautés. Le Panegyrique est,
sans contredit, la plus parfaite des harangues
d’Isocrate.
Athènes aux Xve, XVIe et XVIIe siècles, par
le comte de Laborde (2 vol. avec cartes,
1854). Cet ouvrage, prenant Athènes au mo-
ment où la domination turque s’y établit pour
la première fois, conduit les annales toujours
intéressantes de cette métropole de l’esprit
humain jusqu’à l’occupation funeste, et à
l’abandon précipité qu’en firent les troupes
de la république de Venise. Il embrasse, de la
sorte, un espace de deux cent trente-deux
ans (1456-1688). On connaît les qualités d’in-
vestigation sagace et laborieuse de M. de
Laborde. Aucun document, capable d’éclair-
cir les vicissitudes d’Athènes sous le joug des
Ottomans, et pendant la lutte entreprise dans
le but de l’affranchir, ne s’est dérobé à ses
recherches les archives de Vienne et de Pa-
ris, du Vatican et de Venise, les mémoires
envoyés par les agents du gouvernement
français, et par les représentants de la science
moderne en Orient ; les relations de voyages,
les lettres missives des consuls, des ingé-
nieurs, des érudits ; toutes les conjectures,
tous les progrès de la critique, tout cela passe,
dans l’ordre chronologique, sous les yeux du
lecteur. La part archéologique de la France
est des plus considérables : les plans les
moins incorrects, les narrations les plus judi-
cieuses sont l’œuvre des Français. M. de
Laborde reproduit, dans toute leur étendue,
des relations devenues si rares ou si oubliées,
qu’il en est le restaurateur. Les plans, les
vues, les dessins d’époques différentes qu’il
publie, montrent comment, de génération en
génération, Athènes a été trouvée, ou plutôt
imaginée et représentée par les savants et les
artistes venus de l’Occident.
Au moyen âge, l’illustre cité était presque
complétement oubliée. Les pèlerins qui tra-
versaient l’Archipel pour se rendre dans la
terre sainte se souciaient peu de l’antiquité
païenne, dit M. de Laborde, et personne
n’eût compris, à cette époque, qu’on fit deux
lieues pour aller voir de vieilles pierres. Le
document le plus intéressant qui soit par-
venu jusqu’à nous, sur l’état dans lequel se
trouvait Athènes au xve siècle, est une des-
cription anonyme, conservée à la bibliothè-
que de Vienne ; l’auteur, qui, selon M. de
Laborde, était un Grec, érudit pour son
ATH
861
temps, nous apprend, entre autres faits cu-
rieux, que les ducs d’Athènes avaient fait
leur palais des Propylées, et leur chancellerie
de la Pinacothèque, et qu’en 1460 ces deux
bâtiments conservaient encore leurs couver-
tures et leurs dallages intacts. Parini les
relations, analysées par M. de Laborde, une
des plus importantes est sans’contredit celle
du marquis de Nointel, qui, dans son ambas-
sade (1670 à 1674), eut l’heureuse idée d’em-
mener avec lui un artiste, Carrey, peintre de
Troyes, auquel il confia le soin de dessiner
les principaux monuments d’Athènes. Les
dessins de Carrey, exécutés à une époque où
les sculptures de Phidias remplissaient encore
les frontons du Parthénon, ont été retrouvés
et publiés par M. de Laborde. On doit savoir
gré aussi au savant archéologue, d’avoir re-
produit in extenso la relation (1674) du P. Ba-
bin, jésuite, ouvrage rempli de renseigne-
ments intéressants et qui est devenu presque
introuvable.
M. de Laborde termine son étude historique
par le récit de cette fatale campagne de
Morosini, qui procura quelque gloire militaire
à Venise, mais qui porta un coup à jamais
déplorable au chef-d’œuvre de l’architecture
grecque. Le 26 septembre 1687, une bombe
vénitienne tomba au milieu du Parthenon, où
les Turcs avaient établi un dépôt de muni-
tions ; les mortiers, pointés par une nation
chrétienne, firent plus de ruines au haut du
sublime rocher que vingt siècles de révolu-
tions sociales, d’invasions et de possession
par les musulmans, ces iconoclastes de tradi-
tion et d’instinct naturel..
Cette époque néfaste est racontée d’après
les documents authentiques. M. de Laborde
ne s’est pas borné à résumer fidèlement et à
analyser avec goût d’immenses lectures ; il les
a éclairées par des observations personnelles
faites en présence des monuments. Peut-être
eût-il pu traiter le fond même de son sujet en
moins de pages, mais nous ne saurions le bla-
mer des digressions auxquelles il s’est livré,
car elles présentent, pour la plupart, des aper-
çus nouveaux et des idées ingénieuses sur les
arts.
Athènes (L’ACROPOLE D’), par M. Beulé ;
2 vol. in-80, avec planches. Paris, 1854.
L’auteur de cet ouvrage, aujourd’hui membre
de l’Institut, a dù le commencement de sa ré-
putation à la découverte qu’il fit, en 1853, de
l’entrée antique de l’Acropole, qui avait dis
paru en partie sous des ruines, en partie sous
des constructions modernes. Il avait retrouvé
au pied même de l’Acropole, dans l’axe de la
porte centrale des Propylées, une portion du
mur d’enceinte, couronné, à la manière du
mur de Thémistocle, d’entablements de tem-
ples anciens, et dans lequel s’ouvrait la porte
de la citadelle ; en outre, il avait signalé au delà
cinq marches, encore en place, au pied du
grand escalier qui montait directement aux
Propylées. Le gouvernement français, dont
M. Beulé était alors le pensionnaire à l’Ecole
d’Athènes, alloua au jeune archéologue les
fonds nécessaires pour continuer ses fouilles
et faire reparaître tout entière la véritable
entrée, en la dégageant de l’énorme quantité
de terres, de ruines, de constructions, dans
lesquelles elle était ensevelie. Au bout de
trois mois d’efforts continus, M. Beulé triom-
pha des obstacles de toute nature qui étaient
venus entraver ses recherches ; il découvrit
un mur tout en marbre, formant une façade
d’environ 72 pieds de large ; cette façade, paral-
lèle-avec celle des Propylées, est percée au
milieu d’une porte dorique, et défendue par
deux tours carrées en pierres qui font saillie à
droite et à gauche de l’entrée. L’escalier qui
conduisait à cette entrée, et se raccordait avec
celui des Propylées, a été pour M. Beulé un
champ d’observations et même de découvertes
particulières du plus grand intérêt. Cet esca-
lier, dont un grand nombre de marches ont été
retrouvées, devait être de l’effet le plus im-
posant et formait, avec tout le reste, un en-
semble plein de grandeur et d’harmonie. Au-
jourd’hui, le voyageur qui franchit le seuil
de l’entrée nouvelle, peut voir, à sa droite,
une grande plaque de marbre scellée contre
le mur ; c’est sous cette plaque qu’après quá-
rante-trois jours de recherches vaines, M. Beulé
a enfin retrouvé les traces antiques qu’il pour-
suivait ; il y a mis cette inscription en grec :
La France a découvert la porte de l’Acropole,
les murs, les tours et l’escalier. MDCCCLIII.
Beulé (euren). P
T
Le même sentiment de modestie qui a poussé
le jeune érudit à faire honneur de sa décou-
verte à son pays l’a guidé dans la composi-
tion du livre dont nous allons donner l’ana-
lyse. I s’est interdit la satisfaction de se
mettre en scène, et s’est borné à exposer les
résultats scientifiques de ses travaux. Son
ouvrage commence par une histoire en trois
chapitres de ce rocher qui fut le berceau
d’Athènes et de sa religion. Le premier cha-
pitre nous fait assister, depuis l’arrivée de
Cécrops jusqu’à l’invasión de Xerxès, au dé-
veloppement progressif d’une cité naissante
qui grandit au milieu des dangers et des
fables. M. Beulé se garde bien de décolorer,
par des analyses et des discussions philoso-
phiques, la légende naïve et touchante de la
ville de Minerve. Il réserve toute la sévérité
de la critique historique pour étudier, dans le
chapitre suivant, les grandes choses accom-
plies du temps de Périclès. Tout en rendant
à ce dernier l’hommage qui lui est dû, il a<noinclude>
<references/></noinclude>
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Miruts
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Miruts" /></noinclude><section begin="ATHÈNES"/>dans œuvre, et 12 m. 15 d’élévation jusqu’au-dessus de la corniche de l’entablement. Chacune de ses faces est orientée vers les huit
points de l’horizon athénien, auxquels correspondaient les huit vents principaux, dont les
noms et les figures symboliques sont sculptés
sur la frise. Le toit conique, mais très-bas,
était surmonté d’un triton en bronze qui, placé
sur un pivot et tenant une baguette à la main,
se tournait suivant la direction du vent. Cette
figure a disparu. On distingue encore sur les
parois extérieures de la tour le tracé d’un cadran solaire, et, à l’intérieur, dans le pavement,
des cavités et des rigoles qui servaient à l’écoulement de l’eau, par laquelle une horloge
était mise en mouvement. Cette eau était
amenée de l’Acropole par un aqueduc, dont il
existe encore quelques arcades. À l’époque où
{{M.|Pouqueville}} visita Athènes, la tour des
Vents était habitée par une troupe de derviches
hurleurs.
Le {{sc|monument chorégique de Lysicrate}},
appelé vulgairement la {{sc|Lanterne de Démosthène}}, est un élégant petit édifice, élevé en
335 av. J.-C., en commémoration du prix du
chant que les jeunes gens du dème Acamantide, présidés par Lysicrate, remportèrent aux
jeux publics pendant les fêtes de Bacchus. Il
était destiné à servir de piédestal au glorieux
trépied de bronze, récompense des vainqueurs.
Il se compose d’un socle carré qui repose sur
quatre gradins peu saillants, et qui supporte
une rotonde en marbre blanc. La hauteur totale de l’édifice est de 10 m. 33, celle du soubassement de 7 m. 80, celle de la rotonde de
2 m. 53. La frise est portée par six colonnes
engagées, dont les bases sont attiques et les
chapiteaux corinthiens. L’entablement est
d’ordre ionique avec des denticules. La couverture se compose d’une seule pierre en
forme de calotte sphérique, que surmonte une
espèce de fleuron délicatement sculpté. La
frise représente la destruction des pirates tyrrhéniens par Bacchus. Les Athéniens du siècle
dernier avaient donné à cet édifice le nom de
Lanterne de Démosthène, à cause de sa forme,
et parce que, suivant une tradition ridicule,
c’était là que le célèbre orateur s’était retiré
pour s’exercer à l’éloquence : il est à remarquer que ce monument n’a ni porte ni fenêtre,
et que le diamètre de la rotonde dans œuvre
n’est que de 1 m. 80. La Lanterne de Diogène
du parc de Saint-Cloud est une méchante copie
du gracieux édifice de Lysicrate.
Le {{sc|théâtre de Bacchus}}, commencé vers
la 70{{e}} olympiade (500 ans av. J.-C.), par les
architectes Démocrate et Anaxagore, ne fut
terminé qu’en 340, sous l’administration de
l’orateur Lycurgue. Détruit dans la guerre de
Mithridate, il fut relevé de ses ruines par Hérode Atticus. C’est dans ce théâtre, dont la
scène était construite en marbre et décorée
avec une grande magnificence, que furent
représentés les chefs-d’œuvre des Eschyle,
des Sophocle, des Euripide, des Ménandre, des
Aristophane. Si l’on en croit quelques auteurs,
trente mille spectateurs pouvaient prendre
place sur les gradins creusés en hémicycle
dans le rocher de l’Acropole. Deux rangs de
siéges, ayant appartenu aux gradins supérieurs, sont tout ce qui reste de cet immense
édifice. Au-dessus de ces gradins et au-dessous
du mur de l’Acropole, construit par Cimon, on
remarque une grotte dont l’entrée était décorée d’un portique en marbre pentélique, de
7 m. 50 de long sur 9 m. de haut, qui était
couronné par une statue colossale de Bacchus, actuellement au Musée Britannique : ce portique, qui était un monument chorégique, élevé
320 ans av. J.-C., par Thrasyllus de Décélie, a
été détruit par le canon pendant le siége de 1827.
{{sc|L’Odéon d’Hérode Atticus}}, voisin du temple de Bacchus, fut bâti par le personnage de
ce nom en mémoire de sa femme Regilla. Il
était recouvert d’un superbe plafond de bois
de cèdre. Son diamètre intérieur était de 80 m.,
et son enceinte pouvait contenir six mille
spectateurs. Il reste encore une partie considérable des murailles qui soutenaient le ''proscenium'', avec deux ailes en retraite vers les
extrémités. Ces murailles sont percées de plusieurs rangs de fenêtres en arcades superposées. À l’E. de cet Odéon s’étend une ligne de
vingt-huit arcades, débris d’un portique construit par Eumène et Attale pour servir au
peuple de refuge contre la pluie pendant les
représentations du Théâtre de Bacchus
Le {{sc|Stade panathénaïque}}, situé sur la rive
gauche de l’Ilissus, est compris entre deux
tertres naturels, soutenus du côté du ruisseau
par des substructions en pierre. L’arène a
235 m. de longueur ; sa plus petite largeur est
de 41 m. 24, sa plus grande de 83 m. 08. L’orateur Lycurgue fit niveler cette arène et
construire un podium. Hérode Atticus fit établir des siéges de marbre pour les spectateurs ;
il n’en reste aucune trace.
Le {{sc|Tombeau de Philopappos}}, qui couronne
la colline du Musée, est un assez vaste édifice
dont la façade concave, décrivant un arc de
cercle dont la corde avait environ 10 m., présentait primitivement trois niches entre quatre
pilastres corinthiens. La niche centrale, de
forme arrondie, contenait la statue assise de
Philopappos ; les niches latérales renfermaient
celles de deux princes de la famille de ce dernier, Séleucus Nicator et un Antiochus. Il ne
reste plus que les niches de l’E. et du centre,
qu’occupent encore leurs statues mutilées.
Sous le nom de {{sc|prison de Socrate}}, on désigne trois salles, ou, pour mieux dire, trois caveaux pratiqués dans le flanc de la colline
du Musée. Trois portes donnent accès dans
deux salles carrées, qui mesurent 4 m. en tout
sens, et qui sont reliées entre elles par un
couloir. La salle de droite communique directement avec la troisième salle, qui est circulaire, et dont la partie supérieure se prolonge
en se resserrant en une sorte de cheminée.
{{M.|Hanriot}} a vu dans ces singuliers caveaux,
devant lesquels existait une construction plus
grande, le Tholus ou Prytanée de Thésée, qui
avait servi d’habitation aux princes érechthéides avant de devenir la résidence des
prytanes.
{{sc|L’arc d’Adrien}}, construit en marbre pentélique, se composait d’une arcade plein cintre
de 6 m. d’ouverture, comprise entre deux piliers décorés l’un et l’autre d’une colonne et
d’un pilastre corinthiens. Les colonnes n’existent plus. Au-dessus de l’entablement s’élève
un second étage qui présente trois niches, dont
l’une, celle du centre, est surmontée d’un
fronton que supportent deux demi-colonnes.
Les niches latérales étaient soutenues à chaque
extrémité par une colonne qui reposait sur la
grande colonne de l’ordre inférieur. La hauteur totale du monument était de 17 mètres
avant que le sol se fût exhaussé. On lit sur la
frise du N.-O. l’inscription suivante : « C’est
ici l’Athènes de Thésée, l’ancienne ville. » Et
du côté du S.-E. : « C’est ici la ville d’Adrien
et non celle de Thésée. » L’arc d’Adrien servait donc d’entrée à la nouvelle ville ou Adrianopolis ; il était voisin du temple de Jupiter
Olympien.
On montre encore à Athènes beaucoup
d’autres ruines, mais elles ont peu d’importance, et il n’est pas toujours facile de leur
assigner un nom. De l’Aréopage, il ne reste
plus qu’un escalier de seize marches taillées
dans le roc, qui aboutit à un banc également
creusé dans le roc et où l’on distingue trois
siéges rectangulaires placés en demi-cercle ;
du Pnyx, une estrade de marbre de 9 m. de
long, quelques blocs ayant servi de siéges, et
une tribune non moins rustique, dégradée par
les pluies et plus encore par les mains des voyageurs. Au pied de la colline du Pnyx, près
d’une ruine que l’on croit être celle de l’ancienne porte Mélitède, s’ouvre une caverne
sépulcrale où l’on dit que fut enterré Cimon,
fils de Miltiade.
{{sc|Description d’Athènes moderne}}. L’Athènes
moderne, dont l’origine remonte à l’époque où
le gouvernement hellénique vint établir sa
capitale sur les bords de l’Ilissus, s’est développée presque entièrement, comme nous l’avons dit, en dehors de l’espace occupé par
les ruines. C’est une ville de 20,000 âmes,
coupée en croix par deux rues longues et
étroites, celle des Hermès et celle d’Éole. Les
maisons, peintes en rose, en bleu clair ou en
bistre, décorées parfois de balcons très-saillants, rappellent beaucoup les maisons italiennes des environs de Naples. Les principaux
monuments de cette cité moderne sont : le
Palais du roi, vaste édifice quadrangulaire,
d’un aspect lourd et monotone, commencé en
1836 et terminé en 1843 ; il s’élève sur une
petite éminence, au pied du mont Lycabette ;
l’Université, bâtie en 1837 par {{M.|Hansen}},
architecte danois, qui a essayé de faire revivre
la polychromie ; c’est le monument le mieux
réussi de l’Athènes moderne ; un élégant portique décore la façade ; l’Observatoire, construit sur la colline des Nymphes, aux frais
du baron Sina ; l’ancienne cathédrale, église
byzantine bâtie au {{s|vi}} avec des débris
de temples païens ; elle est d’une extrême petitesse ; la coupole n’a pas plus de 12 m. d’élévation ; la façade a 7 m. de large sur 11 m.
de profondeur ; depuis la révolution, cet édifice
ne sert plus au culte ; la nouvelle cathédrale,
dont la construction n’est pas entièrement
terminée ; elle offre un mélange de styles différents, et le plan général est byzantin ; l’église
Saint-Théodore, bâtie par assises de briques
et de pierres entremêlées, et qui est la plus
intéressante des anciennes églises d’Athènes ;
elle a trois absides, un dôme et un clocher ;
{{M.|Gailhabaud}} en a donné le dessin dans son
bel ouvrage sur l’''Architecture du'' {{sc|iii}}{{e}} ''au'' {{sc|xvi}}{{e}} ''siècle ;'' l’École française, qui est installée dans une maison d’assez belle apparence, sur
l’esplanade du palais.
Athènes (PANEGYRIQUE D’), harangue d’Iso-
crate. Comme le mot de panégyrique emporte
chez nous l’idée d’éloge, et que dans la ha-
rangue d’Isocrate il se trouve un long éloge
d’Athènes, on suppose volontiers qu’elle eut
pour objet le panégyrique de cette ville ;
mais cela n’est pas exact. On appelait pa-
négyriques les discours qui se prononçaient
ou qui se récitaient dans des panegyries,
c’est-à-dire des assemblées solennelles de
tout un peuple ou de toute une nation. Le
Panegyrique d’Isocrate fut récité et publié
aux jeux Olympiques. C’est dans le Panathé-
naique, autre discours d’Isocrate, que l’on
trouve au complet l’éloge d’Athènes. Dans le
Panegyrique, le but de l’orateur est d’amener
les Grecs à mettre fin à leurs discussions, à
réunir leurs forces, et à marcher contre les
Perses. L’exorde est sur le ton le plus impo-
sant et le plus fier, et pourtant on voit l’ora-
teur, à la fin de son discours, déclarer qu’il
est resté au-dessous de sa tâche, et inviter les
sages de la Grèce à reprendre la trame dont
il n’a pas su tirer parti. Après l’exorde, il
montre que l’essentiel, pour la commune pa-
trie, n’est pas de renoncer d’abord aux ini-
ATH
mitiés mutuelles et de réunir tous les efforts
contre les Perses, mais bien de réconcilier
avant tout les deux principales républiques,
Athènes et Lacédémone, et de leur persuader
de partager entre elles le commandement de
l’expédition contre les Barbares, sans affecter
de supériorité. Cependant, puisqu’il faut choi-
sir, Isocrate veut prouver qu’Athènes serait
plus fondée que Lacédémone à réclamer la
prééminence et le commandement que sa
rivale lui dispute. La puissance des Athé-
niens sur mer et leur habileté ; la grandeur et
la gloire de leur ville ; la noblesse de leur
origine ; les services qu’ils ont rendus aux
Grecs, soit par l’invention de l’agriculture,
soit par l’établissement des diverses colonies
et d’une sage législation ; la vivacité de leur
génie, créant ou perfectionnant les arts utiles
et agréables ; le commerce qu’ils font fleurir :
tels sont, en partie, les titres sur lesquels se
fondent leurs droits à la prééminence. Ici, le
style s’élève et se déroule avec majesté pour
célébrer les jeux et les fêtes d’Athènes, sa
philosophie et son éloquence. L’orateur passe
alors des vertus pacifiques aux vertus guer-
rières. Athènes unit en tout temps la supé-
riorité à la générositéses forces furent
toujours employées à la défense des opprimés
et au service de la Grèce. Diverses guerres
qu’elle a soutenues à l’intérieur et à l’extérieur
fui. fournissent un faiscean de preuves. En
s’arrêtant à la lutte contre les Perses, l’ora-
teur triomphe il déploie toutes les richesses
de son éloquence. Il ne perd jamais de vue
son objet principal, qui est de prouver qu’A-
thènes est plus fondée que Lacédémone à
vouloir commander les Grecs. Pour détruire
les reproches que plusieurs faisaient aux
Athéniens d’avoir abusé de l’autorité dont ils.
avaient été investis dans la Grèce après la
défaite des Perses, il oppose des exemples
de modération à quelques exemples de sévé-.
rité. Il fait l’éloge du gouvernement démocra-
tique, s’élève vivement contre les partisans
de Sparte et contre l’empire de cette cité,
coupable d’avoir abandonné aux Barbares
les toniens. Les motifs qui doivent déterminer
les Grecs à porter sur-le-champ la guerre en
Asie sont exposés avec une éloquence forte
et noble. L’orateur rassemble toutes les raisons
les plus capables de porter la Grèce à entre-
prendre sans délai une expédition qui doit la
combler de gloire. Isocrate publia sa harangue
vers l’an 386 av. J.-C., dans la cinquantième
année de son âge. Ses critiques lui ont repro-
ché d’avoir mis dix ans et même quinze à la
composer, et Plutarque, à ce sujet, lui fait
les reproches les plus amers, et en même
temps les plus injustes. D’abord, il n’est pas
bien prouvé qu’il y ait mis tout ce temps,
quoique, de son propre aveu, il y en ait mis
beaucoup. On lui a reproché encore d’avoir
pris les principales beautés de son panégy-
rique dans les ouvrages de Gorgias et de
Lysias. Or, les auteurs qui avaient traité le
même sujet avant lui crurent leur amour-
propre intéressé à supprimer leurs discours.
Nous avons toutefois la harangue de Lysias,
qui étincelle de beautés. Le Panegyrique est,
sans contredit, la plus parfaite des harangues
d’Isocrate.
Athènes aux Xve, XVIe et XVIIe siècles, par
le comte de Laborde (2 vol. avec cartes,
1854). Cet ouvrage, prenant Athènes au mo-
ment où la domination turque s’y établit pour
la première fois, conduit les annales toujours
intéressantes de cette métropole de l’esprit
humain jusqu’à l’occupation funeste, et à
l’abandon précipité qu’en firent les troupes
de la république de Venise. Il embrasse, de la
sorte, un espace de deux cent trente-deux
ans (1456-1688). On connaît les qualités d’in-
vestigation sagace et laborieuse de M. de
Laborde. Aucun document, capable d’éclair-
cir les vicissitudes d’Athènes sous le joug des
Ottomans, et pendant la lutte entreprise dans
le but de l’affranchir, ne s’est dérobé à ses
recherches les archives de Vienne et de Pa-
ris, du Vatican et de Venise, les mémoires
envoyés par les agents du gouvernement
français, et par les représentants de la science
moderne en Orient ; les relations de voyages,
les lettres missives des consuls, des ingé-
nieurs, des érudits ; toutes les conjectures,
tous les progrès de la critique, tout cela passe,
dans l’ordre chronologique, sous les yeux du
lecteur. La part archéologique de la France
est des plus considérables : les plans les
moins incorrects, les narrations les plus judi-
cieuses sont l’œuvre des Français. M. de
Laborde reproduit, dans toute leur étendue,
des relations devenues si rares ou si oubliées,
qu’il en est le restaurateur. Les plans, les
vues, les dessins d’époques différentes qu’il
publie, montrent comment, de génération en
génération, Athènes a été trouvée, ou plutôt
imaginée et représentée par les savants et les
artistes venus de l’Occident.
Au moyen âge, l’illustre cité était presque
complétement oubliée. Les pèlerins qui tra-
versaient l’Archipel pour se rendre dans la
terre sainte se souciaient peu de l’antiquité
païenne, dit M. de Laborde, et personne
n’eût compris, à cette époque, qu’on fit deux
lieues pour aller voir de vieilles pierres. Le
document le plus intéressant qui soit par-
venu jusqu’à nous, sur l’état dans lequel se
trouvait Athènes au xve siècle, est une des-
cription anonyme, conservée à la bibliothè-
que de Vienne ; l’auteur, qui, selon M. de
Laborde, était un Grec, érudit pour son
ATH
861
temps, nous apprend, entre autres faits cu-
rieux, que les ducs d’Athènes avaient fait
leur palais des Propylées, et leur chancellerie
de la Pinacothèque, et qu’en 1460 ces deux
bâtiments conservaient encore leurs couver-
tures et leurs dallages intacts. Parini les
relations, analysées par M. de Laborde, une
des plus importantes est sans’contredit celle
du marquis de Nointel, qui, dans son ambas-
sade (1670 à 1674), eut l’heureuse idée d’em-
mener avec lui un artiste, Carrey, peintre de
Troyes, auquel il confia le soin de dessiner
les principaux monuments d’Athènes. Les
dessins de Carrey, exécutés à une époque où
les sculptures de Phidias remplissaient encore
les frontons du Parthénon, ont été retrouvés
et publiés par M. de Laborde. On doit savoir
gré aussi au savant archéologue, d’avoir re-
produit in extenso la relation (1674) du P. Ba-
bin, jésuite, ouvrage rempli de renseigne-
ments intéressants et qui est devenu presque
introuvable.
M. de Laborde termine son étude historique
par le récit de cette fatale campagne de
Morosini, qui procura quelque gloire militaire
à Venise, mais qui porta un coup à jamais
déplorable au chef-d’œuvre de l’architecture
grecque. Le 26 septembre 1687, une bombe
vénitienne tomba au milieu du Parthenon, où
les Turcs avaient établi un dépôt de muni-
tions ; les mortiers, pointés par une nation
chrétienne, firent plus de ruines au haut du
sublime rocher que vingt siècles de révolu-
tions sociales, d’invasions et de possession
par les musulmans, ces iconoclastes de tradi-
tion et d’instinct naturel..
Cette époque néfaste est racontée d’après
les documents authentiques. M. de Laborde
ne s’est pas borné à résumer fidèlement et à
analyser avec goût d’immenses lectures ; il les
a éclairées par des observations personnelles
faites en présence des monuments. Peut-être
eût-il pu traiter le fond même de son sujet en
moins de pages, mais nous ne saurions le bla-
mer des digressions auxquelles il s’est livré,
car elles présentent, pour la plupart, des aper-
çus nouveaux et des idées ingénieuses sur les
arts.
Athènes (L’ACROPOLE D’), par M. Beulé ;
2 vol. in-80, avec planches. Paris, 1854.
L’auteur de cet ouvrage, aujourd’hui membre
de l’Institut, a dù le commencement de sa ré-
putation à la découverte qu’il fit, en 1853, de
l’entrée antique de l’Acropole, qui avait dis
paru en partie sous des ruines, en partie sous
des constructions modernes. Il avait retrouvé
au pied même de l’Acropole, dans l’axe de la
porte centrale des Propylées, une portion du
mur d’enceinte, couronné, à la manière du
mur de Thémistocle, d’entablements de tem-
ples anciens, et dans lequel s’ouvrait la porte
de la citadelle ; en outre, il avait signalé au delà
cinq marches, encore en place, au pied du
grand escalier qui montait directement aux
Propylées. Le gouvernement français, dont
M. Beulé était alors le pensionnaire à l’Ecole
d’Athènes, alloua au jeune archéologue les
fonds nécessaires pour continuer ses fouilles
et faire reparaître tout entière la véritable
entrée, en la dégageant de l’énorme quantité
de terres, de ruines, de constructions, dans
lesquelles elle était ensevelie. Au bout de
trois mois d’efforts continus, M. Beulé triom-
pha des obstacles de toute nature qui étaient
venus entraver ses recherches ; il découvrit
un mur tout en marbre, formant une façade
d’environ 72 pieds de large ; cette façade, paral-
lèle-avec celle des Propylées, est percée au
milieu d’une porte dorique, et défendue par
deux tours carrées en pierres qui font saillie à
droite et à gauche de l’entrée. L’escalier qui
conduisait à cette entrée, et se raccordait avec
celui des Propylées, a été pour M. Beulé un
champ d’observations et même de découvertes
particulières du plus grand intérêt. Cet esca-
lier, dont un grand nombre de marches ont été
retrouvées, devait être de l’effet le plus im-
posant et formait, avec tout le reste, un en-
semble plein de grandeur et d’harmonie. Au-
jourd’hui, le voyageur qui franchit le seuil
de l’entrée nouvelle, peut voir, à sa droite,
une grande plaque de marbre scellée contre
le mur ; c’est sous cette plaque qu’après quá-
rante-trois jours de recherches vaines, M. Beulé
a enfin retrouvé les traces antiques qu’il pour-
suivait ; il y a mis cette inscription en grec :
La France a découvert la porte de l’Acropole,
les murs, les tours et l’escalier. MDCCCLIII.
Beulé (euren). P
T
Le même sentiment de modestie qui a poussé
le jeune érudit à faire honneur de sa décou-
verte à son pays l’a guidé dans la composi-
tion du livre dont nous allons donner l’ana-
lyse. I s’est interdit la satisfaction de se
mettre en scène, et s’est borné à exposer les
résultats scientifiques de ses travaux. Son
ouvrage commence par une histoire en trois
chapitres de ce rocher qui fut le berceau
d’Athènes et de sa religion. Le premier cha-
pitre nous fait assister, depuis l’arrivée de
Cécrops jusqu’à l’invasión de Xerxès, au dé-
veloppement progressif d’une cité naissante
qui grandit au milieu des dangers et des
fables. M. Beulé se garde bien de décolorer,
par des analyses et des discussions philoso-
phiques, la légende naïve et touchante de la
ville de Minerve. Il réserve toute la sévérité
de la critique historique pour étudier, dans le
chapitre suivant, les grandes choses accom-
plies du temps de Périclès. Tout en rendant
à ce dernier l’hommage qui lui est dû, il a
<section end="ATHÈNES"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Grosjean-Maupin - Dictionnaire complet français-espéranto.djvu/389
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<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;">
<div style="width:33.33%; text-align:left;">'''HALO'''</div>
<div style="width:33.33%; text-align:center;">— 372 —</div>
<div style="width:33.33%; text-align:right;">'''HASARD'''</div>
</div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Halo''' {{t|(astr.)|90}}, aŭreolo<sup>Z</sup>, luma nebulkrono.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Halte,''' halt(ad)o ‖ ~ejo. '''Halte!''' ~u
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Haltère,''' haltero<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Hamac,''' pendlito, hamako.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Hameau,''' vilaĝeto, domareto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Hameçon,''' fiŝhoko. '''Mordre à l’-,''' (hok)ekkaptiĝi ‖ {{t|(f.)|90}} tromplogiĝi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Hampe,''' (standardo)stango.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Hanap,''' kalikego, pokalego.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Hanche,''' kokso.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Hangar,''' remizo<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Hanneton,''' majskarabo<sup>2</sup> ‖ {{t|(f.)|90}} senpripensulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Hanse,''' hanso<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Hanséatique,''' hansa<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Hanter,''' vizitadi ‖ fantomvizitadi ‖ {{t|(idée)|90}} trudokupi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Hantise,''' trudema penso, trudokupado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Happer,''' (abrupte<sup>Z</sup>) mordkapti.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Haquet,''' barelĉaro<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Harangue,''' solena alparolado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Haranguer,''' solene alparoli.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Haras,''' (ĉeval)bredejo<sup>P</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Harassé''' {{t|(a.)|90}}, lacega.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Harasser,''' lacegigi<sup>2</sup>, konsumpeli<sup>2</sup>, lacepeli<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Harceler,''' senripoze ataketi, senripoze turmenteti, senripozigi, turmentetadi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Hardes,''' vestaĉoj.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Hardi *,''' maltim(em)a<sup>2</sup>, maltime [riske] kuraĝa ‖ malrespektema, senrespekta.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Hardiesse, V. A.,''' ~o ‖ ~aĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Harem,''' virinejo, haremo<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Hareng,''' haringo. '''(-) saur,''' fumaĵila. '''La caque sent toujours le -,''' plej kuirita kampulo ĉiam restos krudulo<sup>2</sup>, nigran kornikon sapo ne blankigos<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Hargneux,''' atakema, mordema. '''Chien - a toujours l’oreille déchirée,''' mordantaj hundoj kuras ĉiam kun vundoj<sup>2</sup>, malpaculon ĉiu batas<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Haricot,''' fazeolo. '''- vert,''' freŝa ~eto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Haridelle,''' ĉevalaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Harmonica,''' harmoniko<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Harmonie,''' harmonio. '''Être en - (avec),''' ~i<sup>1</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Harmonieux *,''' harmonia.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Harmoniser,''' harmoniigi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Harmonium,''' (transportebla) orgeneto, harmoniumo<sup>B</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Harnachement,''' jungilaro<sup>1</sup> ‖ {{t|(f.)|90}} peza vestaĉo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Harnacher,''' surmeti la jungaĵon<sup>2</sup> al ‖ {{t|(f.)|90}} peze vestaĉi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Harnais,''' jungilo. '''Blanchir sous le -,''' maljuniĝi en la ofico.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Haro.''' '''Crier - sur,''' indigne protesti kontraŭ.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Harpagon,''' avaregulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Harpe,''' harpo. '''Jouer de la -,''' ~i<sup>5</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Harpie,''' {{t|(myt.)|90}} harpio<sup>P</sup> ‖ {{t|(f.)|90}} avaregulino.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Harpiste,''' harpisto<sup>1</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Harpon,''' harpuno.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Harponner,''' harpune trafi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Hart,''' salika ligilo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Hasard,''' {{t|(le)|90}} hazardo<sup>Z</sup> ‖ {{t|(un)|90}} hazardaĵo, hazarda cirkonstanco [okazaĵo] ‖ {{t|(plur.)|90}} riskoj, diversaj ŝancoj. '''Par -,''' okaze<sup>2</sup>, hazarde<sup>Z</sup>. '''Au -,''' blinde, senelekte, trafe maltrafe<sup>2</sup>, aventure ‖ senorde, sena-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Grosjean-Maupin - Dictionnaire complet français-espéranto.djvu/395
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<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;">
<div style="width:33.33%; text-align:left;">'''HORMIS'''</div>
<div style="width:33.33%; text-align:center;">— 378 —</div>
<div style="width:33.33%; text-align:right;">'''HOURVARI'''</div>
</div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Hormis,''' escept(ant)e {{t|(acc.)|90}}, krom.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Horoscope,''' horoskopo<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Horreur,''' 1 {{t|(sent.)|90}} : {{t|(pour)|90}} abomeno (al, kontraŭ, antaŭ) ‖ terur(abomen)o ; 2 {{t|(gc)|90}} : abomen(ind)eco ‖ abomenindaĵo. '''Avoir en -,''' abomeni. '''Avoir de l’- pour,''' senti abomenon kontraŭ<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Horrible *,''' abomeninda ‖ terurega ‖ malbelega ‖ (F.) treega.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Horrifique,''' terurega.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Horripiler''' (F.), agacegi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Hors, V. Hormis.''' '''- de''' {{t|(p. f.)|90}}, ekstere de, ekster. '''Être - de soi,''' ''pro kolero'' duonfreneziĝi [ne plu povi sin regi]. '''Mettre - de soi,''' inciteg(e duonfrenezig)i. '''- ligne,''' tuterimarkinda. '''- de prix,''' trokarega. '''Attirer - de,''' ellogi<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Hors-d’œuvre,''' antaŭmanĝaĵo ‖ {{t|(litt.)|90}} akcesoraĵo<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Hortensia,''' hortensio<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Horticole,''' ĝardenkultura.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Horticulteur,''' ĝardenkulturisto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Horticulture,''' ĝardenkulturo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Hospice,''' kadukulejo ‖ hospitalo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Hospitalier,''' gastama<sup>2</sup>, gastigema ‖ hospitala.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Hospitaliser,''' enhospitaligi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Hospitalité,''' {{t|(reçue)|90}} gastado<sup>2</sup> ‖ {{t|(donnée)|90}} gastig(ad)o ‖ gastameco<sup>2</sup>. '''Recevoir l’-,''' gasti<sup>2</sup>. '''Donner l’-,''' gastigi<sup>2</sup>. '''Offrir l’-,''' inviti iun gaste al sis<sup>8</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Hostie,''' {{t|(rel.)|90}} hostio ‖ maco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Hostile *,''' malamika.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Hostilité, V. A.,''' ~eco, ~emo ‖ ~aĵo, militaĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Hôte,''' {{t|(reçu)|90}} gasto ‖ {{t|(qui reçoit)|90}} gastiganto ‖ {{t|(hôtelier)|90}} hotelmastro. '''(Table) d’-,''' komuna.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Hôtel,''' hotelo ‖ (aparta luksa) domo. '''- de ville,''' urbodomo, urbopalaco. '''Maître d’-,''' ĉefservisto, ĉefkelnero.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Hôtelier,''' hotelmastro.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Hôtellerie,''' vilaĝa hoteleto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Hôtesse,''' gastigantino ‖ hotelmastrino.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Hotte,''' dorskorbo<sup>5</sup> ‖ kamenkapuĉo<sup>5</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Hottée,''' plena dorskorbo (da).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Houblon,''' lupolo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Houblonnière,''' lupolejo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Houe,''' plugpioĉo<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Houille,''' ŝtonkarbo<sup>2</sup>, terkarbo<sup>5</sup>. '''- blanche,''' akvoforto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Houiller,''' ŝtonkarbhava.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Houillère,''' karbminejo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Houle,''' (antaŭŝtorma<sup>R</sup>) ondego, ŝvelo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Houlette,''' paŝtista bastono.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Houleux,''' {{t|(mer)|90}} antaŭŝtorme<sup>R</sup>) ondeg(iĝ)a, malkvietega, ŝvela ‖ {{t|(foule)|90}} minace malkvieta.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Houppe,''' plumtufo, hartufo ‖ ornamtufo, staranta kvasto<sup>Z</sup> ‖ {{t|(toil.)|90}} pudrilo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Houppelande,''' (vintra, vatita<sup>1</sup>) mantelego.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Houppette, V. Houppe,''' ~eto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Hourra,''' honora aklamo<sup>Z</sup>, hura<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Hourvari''' (F.), tumultbruego.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 29.djvu/269
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{{g|<math>(16)</math><br />Suite.|fs=70%}}
{{g|<math>+\left\{\begin{align}
&
-\underset{[41\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.16]}{\left(\frac{3375}{512}e^2-\frac{10125}{128}\gamma^2e^2+\frac{9675}{512}e^4+\frac{57375}{1024}e^2e'^2\right)\frac{n'^3}{n^3}-\frac{911025}{16384}e^2\frac{n'^4}{n^4}-\frac{5582775}{16384}e^2\frac{n'^5}{n^5}}\\
&
+\underset{[41\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.89]}{\left(\frac{1395}{64}e^2-\frac{615}8\gamma^2e^2-\frac{23205}{256}e^4-\frac{6975}{64}e^2e'^2\right)\frac{n'^3}{n^3}+\frac{35295}{512}e^2\frac{n'^4}{n^4}+\frac{1253995}{4096}e^2\frac{n'^5}{n^5}}\\
&
-\underset{[41\quad.\quad.\quad.139]}{\frac{59885}{512}e^4\frac{n'^3}{n^3}}
-\underset{[42\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.16]}{\frac{6125}{256}e^2e'^2\frac{n'^2}{n^2}+\frac{875}{128}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}}
+\underset{[42\quad.\quad.\quad.90]}{\frac{146265}{512}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}}
-\underset{[43\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.16]}{\frac{1125}{256}e^2e'^2\frac{n'^2}{n^2}+\frac{3375}{128}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}}\\
&
+\underset{[43\quad.\quad.\quad.94]}{\frac{29205}{512}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}}
-\underset{[49\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.16]}{\frac{125}{256}\gamma^4e^2+\frac{7125}{128}\gamma^4e^2\frac{n'}n}
-\underset{[49\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.37]}{\frac54\gamma^2e^2-\frac{135}8\gamma^4e^2+\frac{85}{16}\gamma^2e^4}\\
&
+\underset{[49\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.37]}{\left(\frac{285}{64}\gamma^2e^2+\frac{5625}{64}\gamma^4e^2-\frac{1635}{64}\gamma^2e^4+\frac{1235}{128}\gamma^2e^2e'^2\right)\frac{n'}n+\frac{7713}{1024}\gamma^2e^2\frac{n'^2}{n^2}-\frac{615939}{16384}\gamma^2e^2\frac{n'^3}{n^3}}\\
&
+\underset{[50\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.89]}{\frac{1125}{128}\gamma^2e^2\frac{n'^2}{n^2}+\frac{10155}{2048}\gamma^2e^2\frac{n'^3}{n^3}}
-\underset{[51\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.37]}{\left(\frac{15}{64}\gamma^2e^2+\frac{525}{128}\gamma^4e^2+\frac{315}{256}\gamma^2e^4-\frac{195}{128}\gamma^2e^2e'^2\right)\frac{n'}n}\\
&
+\underset{[51\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.37]}{\frac{225}{128}\gamma^2e^2\frac{n'^2}{n^2}-\frac{35181}{16384}\gamma^2e^2\frac{n'^3}{n^3}}
-\underset{[52\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.135]}{\frac{1125}{128}\gamma^2e^2\frac{n'^2}{n^2}+\frac{5655}{1024}\gamma^2e^2\frac{n'^3}{n^3}}
+\underset{[52\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.209]}{\frac{855}{128}\gamma^2e^2\frac{n'^2}{n^2}+\frac{57507}{2048}\gamma^2e^2\frac{n'^3}{n^3}}\\
&
-\underset{[57\quad.\quad.\quad.17]}{\frac{70875}{256}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}}
-\underset{[57\quad.\quad.\quad.20]}{\frac{70875}{256}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}}
+\underset{[59\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.7]}{\frac{1365}{64}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}+\frac{399}{128}e^2\frac{n'^4}{n^4}-\frac{5535}{512}e^2\frac{n'^5}{n^5}}\\
&
+\underset{[67\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.1]}{\left(\frac94\gamma^2e^2+\frac{45}{32}e^4\right)\frac{n'^3}{n^3}+\frac{4725}{512}e^2\frac{n'^5}{n^5}}
+\underset{[74\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.7]}{\left(\frac9{16}\gamma^2e^2+\frac{255}{512}e^4\right)\frac{n'^3}{n^3}+\frac{2025}{1024}e^2\frac{n'^5}{n^5}}
+\underset{[75\quad.\quad.\quad.8]}{\frac{63}{128}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}}\\
&
-\underset{[77\quad.\quad.\quad.12]}{\frac{63}{128}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}}
+\underset{[79\quad.\quad.\quad.16]}{\frac5{48}e^4\frac{n'^2}{n^2}}
+\underset{[100\quad.\quad.\quad.37]}{\frac38\gamma^2e^2\frac{n'^2}{n^2}}
+\underset{[114\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.37]}{\left(\frac{495}{64}\gamma^4e^2-\frac{65}{32}\gamma^2e^2e'^2\right)\frac{n'}n-\frac{45}{1024}\gamma^2e^2\frac{n'^2}{n^2}+\frac{135}{512}\gamma^2e^2\frac{n'^3}{n^3}}\\
&
-\underset{[127\quad.\quad.\quad.127]}{\frac{945}{512}e^2\frac{n'^5}{n^5}}
-\underset{[136\quad.\quad.\quad.118]}{\frac{675}{1024}e^2\frac{n'^5}{n^5}}
+\underset{[17\quad.\quad.\quad.89]}{\frac{3375}{2048}\gamma^2e^2\frac{n'^3}{n^3}}
-\underset{[184\quad.\quad.\quad.119]}{\frac{5145}{256}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}}
-\underset{[186\quad.\quad.\quad.123]}{\frac{315}{256}e^2e'^2\frac{n'^3}{n^3}}
-\underset{[188\quad.\quad.\quad.127]}{\frac{135}{256}e^4\frac{n'^3}{n^3}}
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&
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&\quad
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&
+\underset{[6\quad.\quad.\quad.98]}{\frac{21279}{512}e^2e'\frac{n'^4}{n^4}}
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-\underset{[9\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.\quad.23]}{\left(\frac{39}{16}e^2e'-\frac{117}8\gamma^2e^2e'+\frac{111}{32}e^4e'\right)\frac{n'^2}{n^2}}\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\scriptstyle\text{Ce coefficient du terme (17) se continue à la page suivante.}
\end{align}\right\}</math>|fs=70%}}<noinclude>
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Page:Luce - Chronique du Mont Saint-Michel (1343-1468), tome 1.djvu/50
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SIC dVCe, BVrgVndI, septeMbri, Cede CaretIs !
En cet an mesmes, le duc de Bretaigne fut prins par le conte de Paintievre, et tantost après les gens du duc firent tant qu’il desarmrent toutes les forteresses :
FLent oCVLIs, MedIo febrVI<ref>''Februi'' est une licence poétique pour {{lang|la|februarii}} ou {{lang|la|februario}}. {{roi|Jean|VI}}, duc de Bretagne, fut en effet pris dans un guet-apens par Olivier de Blois, comte de Penthièvre, vers le milieu de février 1419 ou 1420 (n. st.).</ref>, BrItones, dVCe Capto.
L’an mesmes, le jour Saint Aubert<ref>Le jour Saint-Aubert, c’est le 18 juin. Cette reprise d’Avranches et de Pontorson par les Français, le {{lié|18 juin 1419}}, n’a pas été mentionnée par les historiens de {{roi|Charles|VI}}. C’est dans le cours de cette même campagne que le fameux Ambroise de Loré (Orne, art. Domfront, c. Juvigny) reprit aux Anglais Beaumont-le-Vicomte (Sarthe, art. Mamers) et fut fait chevalier.</ref>, les Françoys prindrent sur les Anglois d’assault Avrenches et l’endemain auxi Pontorson.
L’an mil {{rom|IIII}}{{e|c}} {{rom|XX}}, la rivière de Caynon<ref>Le Couesnon est une rivière qui prend sa source à Saint-Pierre-des-Landes (Mayenne), passe à Antrain et Pontorson et se jette dans la baie du Mont-Saint-Michel après un cours de 90 kilomètres.</ref> passa et courut lonc temps entre le Mont et Tumbelaine. En ce mesme an, monseigneur le comte d’Aubmalle vint au Mont Saint Michiel le premier jour de may<ref>Ce fut le départ de Robert solivet, à la fois abbé et capitaine du Mont-Saint-Michel, qui quitta son abbaye pour aller faire sa soumission à {{roi|Henri|V}}, roi d’Angleterre, devenu régent de France en vertu du traité de Troyes, ce fut, disons-nous, le départ de Robert solivet qui donna lieu à la nomination de Jean de Harcourt, comte d’Aumale, comme capitaine du Mont-Saint-Michel. Dès le {{lié|21 mai 1420}}, Robert avait quitté son abbaye puisque, dans un procès-verbal.</ref> et print possession de par le roy de la capitainerie de la place.
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En cet an mesmes, le duc de Bretaigne fut prins par le conte de Paintievre, et tantost après les gens du duc firent tant qu’il desarmrent toutes les forteresses :
FLent oCVLIs, MedIo febrVI<ref>''Februi'' est une licence poétique pour {{lang|la|februarii}} ou {{lang|la|februario}}. {{roi|Jean|VI}}, duc de Bretagne, fut en effet pris dans un guet-apens par Olivier de Blois, comte de Penthièvre, vers le milieu de février 1419 ou 1420 (n. st.).</ref>, BrItones, dVCe Capto.
L’an mesmes, le jour Saint Aubert<ref>Le jour Saint-Aubert, c’est le 18 juin. Cette reprise d’Avranches et de Pontorson par les Français, le {{lié|18 juin 1419}}, n’a pas été mentionnée par les historiens de {{roi|Charles|VI}}. C’est dans le cours de cette même campagne que le fameux Ambroise de Loré (Orne, art. Domfront, c. Juvigny) reprit aux Anglais Beaumont-le-Vicomte (Sarthe, art. Mamers) et fut fait chevalier.</ref>, les Françoys prindrent sur les Anglois d’assault Avrenches et l’endemain auxi Pontorson.
L’an mil {{rom|IIII}}{{e|c}} {{rom|XX}}, la rivière de Caynon<ref>Le Couesnon est une rivière qui prend sa source à Saint-Pierre-des-Landes (Mayenne), passe à Antrain et Pontorson et se jette dans la baie du Mont-Saint-Michel après un cours de 90 kilomètres.</ref> passa et courut lonc temps entre le Mont et Tumbelaine. En ce mesme an, monseigneur le comte d’Aubmalle vint au Mont Saint Michiel le premier jour de may<ref name=p50>Ce fut le départ de Robert solivet, à la fois abbé et capitaine du Mont-Saint-Michel, qui quitta son abbaye pour aller faire sa soumission à {{roi|Henri|V}}, roi d’Angleterre, devenu régent de France en vertu du traité de Troyes, ce fut, disons-nous, le départ de Robert solivet qui donna lieu à la nomination de Jean de Harcourt, comte d’Aumale, comme capitaine du Mont-Saint-Michel. Dès le {{lié|21 mai 1420}}, Robert avait quitté son abbaye puisque, dans un procès-verbal</ref> et print possession de par le roy de la capitainerie de la place.
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FLent oCVLIs, MedIo febrVI<ref>''Februi'' est une licence poétique pour {{lang|la|februarii}} ou {{lang|la|februario}}. {{roi|Jean|VI}}, duc de Bretagne, fut en effet pris dans un guet-apens par Olivier de Blois, comte de Penthièvre, vers le milieu de février 1419 ou 1420 (n. st.).</ref>, BrItones, dVCe Capto.
L’an mesmes, le jour Saint Aubert<ref>Le jour Saint-Aubert, c’est le 18 juin. Cette reprise d’Avranches et de Pontorson par les Français, le {{lié|18 juin 1419}}, n’a pas été mentionnée par les historiens de {{roi|Charles|VI}}. C’est dans le cours de cette même campagne que le fameux Ambroise de Loré (Orne, art. Domfront, c. Juvigny) reprit aux Anglais Beaumont-le-Vicomte (Sarthe, art. Mamers) et fut fait chevalier.</ref>, les Françoys prindrent sur les Anglois d’assault Avrenches et l’endemain auxi Pontorson.
L’an mil {{rom|IIII}}{{e|c}} {{rom|XX}}, la rivière de Caynon<ref>Le Couesnon est une rivière qui prend sa source à Saint-Pierre-des-Landes (Mayenne), passe à Antrain et Pontorson et se jette dans la baie du Mont-Saint-Michel après un cours de 90 kilomètres.</ref> passa et courut lonc temps entre le Mont et Tumbelaine. En ce mesme an, monseigneur le comte d’Aubmalle vint au Mont Saint Michiel le premier jour de may<ref name=p50>Ce fut le départ de Robert solivet, à la fois abbé et capitaine du Mont-Saint-Michel, qui quitta son abbaye pour aller faire sa soumission à {{roi|Henri|V}}, roi d’Angleterre, devenu régent de France en vertu du traité de Troyes, ce fut, disons-nous, le départ de Robert solivet qui donna lieu à la nomination de Jean de Harcourt, comte d’Aumale, comme capitaine du Mont-Saint-Michel. Dès le {{lié|21 mai 1420}}, Robert avait quitté son abbaye puisque, dans un procès-verbal</ref> et print possession de par le roy de la capitainerie de la place.
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Page:Grosjean-Maupin - Dictionnaire complet français-espéranto.djvu/399
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<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" /><div style="display:flex; width:100%; align-items:center;">
<div style="width:33.33%; text-align:left;">'''ILLIMITÉ'''</div>
<div style="width:33.33%; text-align:center;">— 382 —</div>
<div style="width:33.33%; text-align:right;">'''IMMENSE'''</div>
</div>
{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Illimité,''' senlima<sup>1</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Illisible *,''' nelegebla, malfacile legebla ‖ {{t|(livre)|90}} tedega.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Illumination,''' iluminado, iluminacio<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Illuminer,''' ilumini ‖ lumegigi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Illusion,''' iluzio. '''Faire -,''' iluzii, impone trompi. '''Se faire -,''' iluziiĝi, trompiĝi. '''Se faire - sur soi-même,''' tromemfidi<sup>1</sup>. '''Perdre ses -s,''' senrevigi<sup>3</sup>, elrevigi<sup>2</sup>, disreviĝi<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Illusionner,''' iluzii, trompi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Illusoire *,''' iluzia<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Illustration,''' famego, glor(a fam)o ‖ famegulo, glorulo ‖ {{t|(image)|90}} ilustr(aĵ)o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Illustre,''' famega, glor(e fam)a.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Illustré''' {{t|(a.)|90}}, ilustrita, kun bildoj.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Illustrer,''' famegigi, glorigi ‖ {{t|(livre)|90}} ilustri.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Illustrissime,''' {{t|(titre)|90}} famega.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ilot,''' insuleto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ilote,''' sklavo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Ils,''' ili.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Image,''' bildo, figuro ‖ {{t|(art)|90}} ~, ilustraĵo ‖ (infana, popola) presbildo ‖ {{t|(litt.)|90}} figuro<sup>3</sup> ‖ {{t|(conçue par l’imagination)|90}} imagaĵo. '''À l’- de,''' laŭ la modelo de, simile al. '''Enrichir d’-s,''' ilustri.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Imagé,''' {{t|(style)|90}} figur(oriĉ)a.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Imagerie,''' presbildofarado ‖ presbildokomerco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Imaginable,''' imagebla.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Imaginaire,''' imaga<sup>2</sup>, fantazia<sup>2</sup>. '''(Malade) -,''' imago<sup>7</sup>, fantazia.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Imaginatif,''' imagokapabla.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Imagination,''' {{t|(qui reproduit)|90}} imago, {{t|(qui crée)|90}} fantazio. '''Se livrer à son -,''' fantaziadi. '''En -,''' fantazie, reve.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Imaginer,''' {{t|(se représenter)|90}} imagi, {{t|(inventer)|90}} fantazii. '''S’-, '''imagi al si, prezenti al si<sup>2</sup> ‖ erare [reve] ~ ‖ kredi, opinii.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Imbécile *,''' spiritmalforta, malsprita, stulta<sup>Z</sup> ‖ ~ulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Imbécillité, V. A.,''' ~eco ‖ ~aĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Imberbe,''' senbarba.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Imbiber,''' sorbigi<sup>2</sup>. '''S’-,''' ~iĝi<sup>3</sup>, '''S’-,(de)|''' sorbi<sup>2</sup> {{t|(acc.)|90}}.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Imbroglio, V. Embrouillement.'''
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Imbu,''' {{t|(d’une idée)|90}} tute influata (de).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Imbuvable,''' netrinkebla.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Imitateur,''' imitanto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Imitatif,''' {{t|(litt.)|90}} sonimita.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Imitation,''' imito ‖ ~aĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Imiter,''' imiti.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Immaculé,''' senmakula.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Immanent,''' nepr(e efik)a.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Immangeable,''' nemanĝebla.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Immanquable *,''' nepra.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Immarcescible,''' nevelkema.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Immatériel,''' nemateria, senkorpa.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Immatriculer,''' (en)registri.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Immédiat,''' {{t|(esp.)|90}} senpera ‖ {{t|(temps)|90}} tuja.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Immédiatement,''' {{t|(esp.)|90}} senpere, tuj<sup>3</sup> ‖ {{t|(temps)|90}} tuj (post<sup>3</sup>, antaŭ<sup>3</sup>).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Immémorial,''' nememorebla<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Immense,''' grandega, senmezura, vastega, senlima<sup>1</sup>.<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{interligne|4em}} {{T3|LETTRE XXII.}} {{interligne|1em}} À l’exception de quelques femmes, mortes fort jeunes, celles qui vont déſormais faire la matiere de mes lettres, ſont toutes vivantes ; & quelques-unes d’entr’elles ſe diſtinguent encore tous les jours par de nouvelles productions. D’autres jouiſſent dans un long repos & une ſorte d’obſcurité, du titre de bel eſpris, que leur ont acquis des Ouvrages, plus connus que le... »
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{{T3|LETTRE XXII.}}
{{interligne|1em}}
À l’exception de quelques femmes, mortes
fort jeunes, celles qui vont déſormais faire la matiere
de mes lettres, ſont toutes vivantes ; &
quelques-unes d’entr’elles ſe diſtinguent encore
tous les jours par de nouvelles productions.
D’autres jouiſſent dans un long repos & une
ſorte d’obſcurité, du titre de bel eſpris, que leur
ont acquis des Ouvrages, plus connus que le
nom de leur Auteur. Peu de perſonnes, je parle
de celles qui liſent, ignorent que nous avons
une ''hiſtoire de Mademoiſelle de Salens'' ; & preſqu’aucune
ne connoit Mademoiselle Caillot,
dite depuis, Madame de Lintot, qui donna ce
Roman en deux volumes, il y a plus de vingt-huit
ans. On dit qu’elle vit encore, & qu’elle demeure à
Paris ; voilà, Madame, tout ce que je puis en dire,
parce que c’est tout ce que j’ai pu en ſavoir. À
l’égard du Roman, les aventures y ſont tellement
accumulées & compliquées, qu’on a de la
peine à ſe prêter à l’illuſion.
L’indifférence d’une mere pour ſes filles,
& ſa coquetterie naturelle, l’inconſtance & la
légereté de ces jeunes perſonnes, la paſſion &
le malheur d’un honnête homme, la rivalité,
la fourberie, les crimes d’un de ſes parens
tels ſont les traits qui caractériſent les principaux
perſonnages de cette hiſtoire : je vais
eſſayer de vous les développer. Le Marquis de
Bleſemont, dégoûté de la Cour & du grand monde,
vivoit dans une de ſes Terres, à peu de
diſtance de Paris. Se promenant un jour, près<noinclude>
<references/></noinclude>
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Livre:Hennequin, Delacour - Le Procès Veauradieux, 1886.djvu
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|Sous_titre=Comédie en 3 actes, représentée pour la première fois à Paris sur le théâtre du Vaudeville, le 19 juin 1875.
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> Les autres Ouvrages de Madame de la Gorſe, qui ont remporté le prix des jeux Floraux, ſont un ''Poëme ſur la fondation d’Athènes'', & une ''Ode ſur l’imagination''. Ces trois Couronnes lui ont valu, comme je l’ai dit, l’honneur d’être reçue dans cette Académie, dont elle fait un des plus beaux, ornemens. La Ville de Toulouſe a la gloire d’avoir produit {{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Meſdames Chalvet, Calages,... »
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Les autres Ouvrages de Madame de la Gorſe,
qui ont remporté le prix des jeux Floraux, ſont
un ''Poëme ſur la fondation d’Athènes'', & une
''Ode ſur l’imagination''. Ces trois Couronnes lui ont
valu, comme je l’ai dit, l’honneur d’être reçue dans
cette Académie, dont elle fait un des plus beaux,
ornemens.
La Ville de Toulouſe a la gloire d’avoir produit {{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Meſdames Chalvet, Calages, & Catelas.|taille=100}}
pluſieurs femmes célébres par les talens de
l’eſprit ; elle a eu les Chalvet, les Calage, les
Catelan. Leurs Poëſies auſſi ingénieuſes qu’agréables,
ont remporté pluſieurs ſois les prix
que l’on y diſtribue chaque année dans divers
genres.
Madame Brun, épouſe du Subdélégué de{{ndm|marge=|largeur=40|text-align=left|text=Madame Brun.|taille=100}}
l’Intendance de Beſançon, a compoſé, & fait
imprimer un Dictionnaire Comtois-françois.
Je crois pouvoir placer parmi les femmes{{ndm|marge=|largeur=40|text-align=left|text=Héleine de Billy.|taille=100}}
de notre Nation, Madame Hélene Baletti,
qui, quoique née en Italie, a été naturaliſée en
France, où elle a brillé ſous le nom de Flaminia,
ſur le Théâtre Italien. Elle eſt femme de
l’ancien Ricoboni, dit Lelio. Ses Ouvrages
principaux ſont deux Comédies, intitulées le
''Naufrage'', & ''Abdilly, Roi de Grenade''.
Madame Villers de Billy, eſt Auteur d’un livre, {{ndm|marge=|largeur=40|text-align=left|text=Madame Baletti.|taille=100}}
qui a pour titre, ''Inſtructions hiſtoriques en''
''faveur des Laboureurs''.
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Les autres Ouvrages de Madame de la Gorſe,
qui ont remporté le prix des jeux Floraux, ſont
un ''Poëme ſur la fondation d’Athènes'', & une
''Ode ſur l’imagination''. Ces trois Couronnes lui ont
valu, comme je l’ai dit, l’honneur d’être reçue dans
cette Académie, dont elle fait un des plus beaux,
ornemens.
La Ville de Toulouſe a la gloire d’avoir produit {{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Meſdames Chalvet, Calages, & Catelas.|taille=100}}
pluſieurs femmes célébres par les talens de
l’eſprit ; elle a eu les Chalvet, les Calage, les
Catelan. Leurs Poëſies auſſi ingénieuſes qu’agréables,
ont remporté pluſieurs ſois les prix
que l’on y diſtribue chaque année dans divers
genres.
Madame Brun, épouſe du Subdélégué de{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Madame Brun.|taille=100}}
l’Intendance de Beſançon, a compoſé, & fait
imprimer un Dictionnaire Comtois-françois.
Je crois pouvoir placer parmi les femmes{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Héleine de Billy.|taille=100}}
de notre Nation, Madame Hélene Baletti,
qui, quoique née en Italie, a été naturaliſée en
France, où elle a brillé ſous le nom de Flaminia,
ſur le Théâtre Italien. Elle eſt femme de
l’ancien Ricoboni, dit Lelio. Ses Ouvrages
principaux ſont deux Comédies, intitulées le
''Naufrage'', & ''Abdilly, Roi de Grenade''.
Madame Villers de Billy, eſt Auteur d’un livre,{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Madame Baletti.|taille=100}}
qui a pour titre, ''Inſtructions hiſtoriques en''
''faveur des Laboureurs''.
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Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/7
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{{Refa|237}} Le mot est probablement de Simonide de Céos.
{{Refa|237}} Pindare (''frg''. {{taille|21|90}}, IV, p. 309 de l’édition Puech). « Il semble, dit Puech à propos de ce passage, que les âmes devraient, selon la doctrine de la deuxième Olympique, aller au pays bienheureux de
Cronos et de Rhadamanthe ; mais ici elles ont à faire un dernier séjour sur notre terre, séjour dont bénéficient les autres hommes, auxquels ces héros rendent des services exceptionnels. Il y a là une sorte de conciliation entre une doctrine orphique ou pythagoricienne et le
culte traditionnel des héros. »
Parmi les autres poètes dont parle Platon, le principal est sans doute Empédocle, qui était membre d’une confrérie pythagoricienne.
{{Refa|239}} ''Celles-ci'' sont les lignes EG, FH qui sont destinées à faire voir que le carré construit sur un côté de 2 pieds a 4 pieds de superficie.
[[File:Capture d’écran Notes 239 Ménon trad. Chambry.png|190px|center]]
{{Refa|240}} ''Celle-ci'', c’est la ligne initiale de 2 pieds sur laquelle a été construit le carré de 4 pieds. Socrate la prolonge d’autant en partant du point B.
[[File:Capture d’écran Notes 240 Ménon trad. Chambry.png|260px|center]]
{{Refa|241}} ''Celle-ci'' c’est la ligne AB, qui prolongée de moitié devient AR. — ''De ce côté-ci deux, plus un'', c’est la ligne AT.
{{Refa|242}} Socrate a effacé les figures qu’il avait construites, et il trace<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « feu prend à la maiſon de M. de Bleſemont ; il veut ſe ſauver par la fenêtre, ſe caſſe la jambe & meurt peu de tems après, ſans témoigner à la Marquiſe qu’il avoit découvert ſa paſſion pour le Comte. Celui-ci, par amitié pour M. de Bleſemont, étoit allé ſervir l’Empereur contre les Turcs ; il revint quelque tems après ; & la Marquiſe, à qui ſon époux, dans une lettre qu’il lui avoit remiſe en mourant, avoit recommandé de ne poin... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>feu prend à la maiſon de M. de Bleſemont ; il veut
ſe ſauver par la fenêtre, ſe caſſe la jambe & meurt
peu de tems après, ſans témoigner à la Marquiſe
qu’il avoit découvert ſa paſſion pour le Comte.
Celui-ci, par amitié pour M. de Bleſemont, étoit
allé ſervir l’Empereur contre les Turcs ; il revint
quelque tems après ; & la Marquiſe, à qui ſon
époux, dans une lettre qu’il lui avoit remiſe en
mourant, avoit recommandé de ne point épouſer
d’autre perſonne que le Comte de Zilman, n’eut
pas de peine à ſe conformer à ſes dernieres volontés.
Quant à Félice, ſœur de la Marquiſe, elle ne
fut pas moins heureuſe. La Comteſſe de Salens
ſa mere, s’étant répentie de ſes injuſtices, lui
amena elle-même le Baron de Granville, au moment
qu’elle alloit prendre le voile dans un Couvent,
& que cette cérémonie étoit déjà commencée ;
elle le lui donna pour époux, & alla
finir elle-même ſes jours dans la retraite.
Ne trouvez-vous pas, Madame, dans ce Roman,
pluſieurs traits de reſſemblance avec le ''Beau-pere''
''ſuppoſé'' de Madame de Villeneuve, dont je
vous entretenois il y a quelque tems. Il eſt queſtion
auſſi d’un enlevement forcé, & d’une perſonne
qu’on croit morte ou qu’on veut faire
paſſer pour telle. On reconnoît Boreli & ſa femme
dans le Chevalier de Bleſemont & dans la
Comteſſe de Salens ; Mademoiſelle de Melcourt
dans Félice, Inez dans Luce, la Négreſſe dans
la Païſanne, le Chevalier de Marſan, dans le
Marquis de Bleſemont, & le Marquis de Manteuil,
dans le Comte de Zilman.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
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'''<big>{{c|🔖Mes marque-pages🔖}}</big>'''
''<small>pour reprendre ma lecture, garder en mémoire une citation, partager mes trouvailles</small>''
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* [[La Neige et le feu/01|'''La Neige et le feu/01''']] — <small>'''Marquage N°1'''</small> — <small>26 septembre</small> :<br> « ''Cependant, lentement, le silence le travaillait. Véritable asphyxie morale. Or, un soir, surmontant sa répugnance, Boureil pénétra dans la taverne que fréquentait cette méchante langue de Chiron.'' » [https://fr.wikisource.org/wiki/La%20Neige%20et%20le%20feu%2F01?resume=Cependant%2C%20lentement%2C%20le%20silence%20le%20travaillait.%20V%C3%A9ritable%20asphyxie%20morale.%20Or%2C%20un%20soir%2C%20surmontant%20sa%20r%C3%A9pugnance%2C%20Boureil%20p%C3%A9n%C3%A9tra%20dans%20la%20taverne%20que%20fr%C3%A9quentait%20cette%20m%C3%A9chante%20langue%20de%20Chiron. Lire 👉]<!-- text: Cependant, lentement, le silence le travaillait. Véritable asphyxie morale. Or, un soir, surmontant sa répugnance, Boureil pénétra dans la taverne que fréquentait cette méchante langue de Chiron. -->
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'''<big>{{c|🔖Mes marque-pages🔖}}</big>'''
''<small>pour reprendre ma lecture, garder en mémoire une citation, partager mes trouvailles</small>''
<!-- MAJ auto par script -->
* [[La Neige et le feu/02|'''La Neige et le feu/02''']] — <small>'''Marquage N°2'''</small> — <small>26 septembre</small> :<br> « ''Maintenant les rédacteurs s’empressaient vers la table du chef. On aurait dit une manœuvre pour boucher le trou d’un navire avec tout ce qui tombe sous la main. Seul Leroy restait à son bureau, tranquille et souriant. À l’intérieur de son cône de lumière comme un mollusque dans son coquillage nacré.'' » [https://fr.wikisource.org/wiki/La%20Neige%20et%20le%20feu%2F02?resume=Maintenant%20les%20r%C3%A9dacteurs%20s%E2%80%99empressaient%20vers%20la%20table%20du%20chef.%20On%20aurait%20dit%20une%20man%C5%93uvre%20pour%20boucher%20le%20trou%20d%E2%80%99un%20navire%20avec%20tout%20ce%20qui%20tombe%20sous%20la%20main.%20Seul%20Leroy%20restait%20%C3%A0%20son%20bureau%2C%20tranquille%20et%20souriant.%20%C3%80%20l%E2%80%99int%C3%A9rieur%20de%20son%20c%C3%B4ne%20de%20lumi%C3%A8re%20comme%20un%20mollusque%20dans%20son%20coquillage%20nacr%C3%A9. Lire 👉]<!-- text: Maintenant les rédacteurs s’empressaient vers la table du chef. On aurait dit une manœuvre pour boucher le trou d’un navire avec tout ce qui tombe sous la main. Seul Leroy restait à son bureau, tranquille et souriant. À l’intérieur de son cône de lumière comme un mollusque dans son coquillage nacré. -->
* [[La Neige et le feu/01|'''La Neige et le feu/01''']] — <small>'''Marquage N°1'''</small> — <small>26 septembre</small> :<br> « ''Cependant, lentement, le silence le travaillait. Véritable asphyxie morale. Or, un soir, surmontant sa répugnance, Boureil pénétra dans la taverne que fréquentait cette méchante langue de Chiron.'' » [https://fr.wikisource.org/wiki/La%20Neige%20et%20le%20feu%2F01?resume=Cependant%2C%20lentement%2C%20le%20silence%20le%20travaillait.%20V%C3%A9ritable%20asphyxie%20morale.%20Or%2C%20un%20soir%2C%20surmontant%20sa%20r%C3%A9pugnance%2C%20Boureil%20p%C3%A9n%C3%A9tra%20dans%20la%20taverne%20que%20fr%C3%A9quentait%20cette%20m%C3%A9chante%20langue%20de%20Chiron. Lire 👉]<!-- text: Cependant, lentement, le silence le travaillait. Véritable asphyxie morale. Or, un soir, surmontant sa répugnance, Boureil pénétra dans la taverne que fréquentait cette méchante langue de Chiron. -->
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||SUR L’INFLUENCE DES ARTS ET DES SCIENCES, ETC.|91}}</noinclude>de son sentiment, et en partie mélangé d’erreurs
et de vérités, parce qu’un jugement qui
part d’un sentiment non développé donne toujours
comme équivalent ce qui ne l’est pas. Le
''sentiment'' ne se trompe jamais ; mais le ''jugement''
se trompe en interprétant mal le sentiment,
et en prenant un sentiment complexe
pour un sentiment simple.
Rousseau est fort conséquent dans ce qu’il
déduit des sentiments non développés, qu’il
prend pour base de ses réflexions. Une fois
arrivé dans la région du raisonnement, il est
d’accord avec lui-même ; aussi entraîne-t-il le
lecteur qui peut penser avec lui. Si, une fois
occupé à déduire, il avait pu se livrer à son
sentiment, ce sentiment l’aurait ramené dans
le droit chemin dont il l’avait d’abord écarté.
Pour qu’il se trompât moins, Rousseau aurait
dû être un penseur plus rigoureux ou moins
rigoureux qu’il ne l’a été, et pour ne pas se laisser
égarer par lui, il faut posséder un esprit très
juste ou un esprit très faux ; il faut être tout-à-fait
penseur ou ne pas l’être du tout.
Éloigné du grand monde, conduit par la
pureté de son sentiment et la vivacité de son
imagination, Rousseau s’était représenté le
monde, et en particulier le monde savant, dont
les travaux l’occupaient principalement, tel<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Histoire litteraire des femmes francoises tome 4.djvu/348
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{interligne|4em}} {{T3|LETTRE XXI.}} {{interligne|1em}} {{sc|La}} Traduction des ''Principes Mathématiques'' ''de la Philoſophie naturelle de Nevvton'', ſont le ſecond Ouvrage de Madame la Marquiſe du Châtelet. Sous ce titre, ſont compriſes deux productions très-diſſérentes ; l’une eſt une traduction ſimple du livre de Newton ; l’autre eſt un Commentaire ſur le même livre. Les Principes Mathématiques ſont compoſés de troi... »
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{{interligne|4em}}
{{T3|LETTRE XXI.}}
{{interligne|1em}}
{{sc|La}} Traduction des ''Principes Mathématiques''
''de la Philoſophie naturelle de Nevvton'', ſont le
ſecond Ouvrage de Madame la Marquiſe du
Châtelet. Sous ce titre, ſont compriſes deux
productions très-diſſérentes ; l’une eſt une traduction
ſimple du livre de Newton ; l’autre eſt
un Commentaire ſur le même livre.
Les Principes Mathématiques ſont compoſés
de trois livres, précédés de quelques notions
préliminaires ſur l’eſpace, le tems, le
mouvement en général, &c. Le premier livre
eſt diviſé en quatorze Sections. L’Auteur explique
dans la premiere, la méthode des premieres
& dernieres raiſons. Les Commençans y
trouveront une Métaphyſique également ſolide
& lumineuſe de la nouvelle Géométrie, qui acquiert
par-là, toute la certitude & l’évidence de
l’ancienné. Les autres ſections ſont employées
à démontrer des propoſitions générales ſur le
mouvement des corps, ſans avoir égard ni à l’eſpece
de ces corps, ni au milieu dans leſquels ils
ſe meuvent. On trouve dans les deuxieme, troiſieme,
quatrieme cinquieme & ſixieme,
la déterminaiſon du mouvement d’un corps,
dans des trajectoires coniques. Soit que la force
centrale tende au centre de la courbe, ſoit
qu’elle tende à l’un des foyers. La ſeptieme
contient la Théorie de l’aſcenſion & de la deſcenſion
rectiligne des corps, dans toutes ſortes
d’hypotheſes de péſanteur. Dans la huitieme,<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{T3|LETTRE XXI.}}
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{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Principes Mathématiques.|taille=100}}{{sc|La}} Traduction des ''Principes Mathématiques''
''de la Philoſophie naturelle de Nevvton'', ſont le
ſecond Ouvrage de Madame la Marquiſe du
Châtelet. Sous ce titre, ſont compriſes deux
productions très-diſſérentes ; l’une eſt une traduction
ſimple du livre de Newton ; l’autre eſt
un Commentaire ſur le même livre.
Les Principes Mathématiques ſont compoſés
de trois livres, précédés de quelques notions
préliminaires ſur l’eſpace, le tems, le
mouvement en général, &c. Le premier livre
eſt diviſé en quatorze Sections. L’Auteur explique
dans la premiere, la méthode des premieres
& dernieres raiſons. Les Commençans y
trouveront une Métaphyſique également ſolide
& lumineuſe de la nouvelle Géométrie, qui acquiert
par-là, toute la certitude & l’évidence de
l’ancienné. Les autres ſections ſont employées
à démontrer des propoſitions générales ſur le
mouvement des corps, ſans avoir égard ni à l’eſpece
de ces corps, ni au milieu dans leſquels ils
ſe meuvent. On trouve dans les deuxieme, troiſieme,
quatrieme cinquieme & ſixieme,
la déterminaiſon du mouvement d’un corps,
dans des trajectoires coniques. Soit que la force
centrale tende au centre de la courbe, ſoit
qu’elle tende à l’un des foyers. La ſeptieme
contient la Théorie de l’aſcenſion & de la deſcenſion
rectiligne des corps, dans toutes ſortes
d’hypotheſes de péſanteur. Dans la huitieme,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|92|EXAMEN DE L’OPINION DE ROUSSEAU}}</noinclude>qu’il devrait être, tel qu’il serait nécessairement
s’il obéissait à ce sentiment commun. Il alla
dans le grand monde ; il porta ses regards
autour de lui ; et qu’éprouva-t-il quand il vit le
monde et les savants tels qu’ils étaient en réalité ?
Il vit poussé à un épouvantable excès ce
que pouvait apercevoir partout quiconque
voulait se servir de ses yeux pour voir. — Il vit
des hommes, sans intelligence de leur haute dignité,
courbés vers la terre, comme les animaux,
et se roulant dans la poussière ; il les vit faire
dépendre leur joie et leurs douleurs, leur sort
tout entier, de la satisfaction d’une basse sensualité
dont les besoins croissaient et se développaient
à un degré effrayant ; il les vit, pour satisfaire
cette basse sensualité, n’avoir égard ni
au juste ni à l’injuste, ni à ce qui est saint, ni
à ce qui est réprouvé, toujours prêts à sacrifier
l’humanité entière à leur premier caprice ; il les
vit enfin, après avoir perdu tout sentiment de
justice, faire consister la sagesse dans l’habileté
à atteindre ce qui est avantageux, et le devoir
dans la satisfaction des passions ; — il les vit
chercher leur grandeur dans cet abaissement
et leur honneur dans cette honte, et mépriser
quiconque n’était pas sage et vertueux à leur
manière ; — il vit ceux qui devaient être les
maîtres et les précepteurs de la nation, descen-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||SUR L’INFLUENCE DES ARTS ET DES SCIENCES, ETC.|93}}</noinclude>dus jusqu’à être les esclaves de sa corruption ;
ceux qui auraient dû donner à l’époque le ton
de la sagesse et du sérieux, mettre leurs soins à
obéir au ton dominant, à la folie du moment,
au vice à la mode ; — il les entendit se demander
dans leurs travaux, non pas : Ceci est-il vrai et
rend-il bon et noble ? mais : Sera-t-on disposé à
l’entendre ? non : Que gagnera à cela l’humanité ?
mais : Que gagnerais-je à cela ? combien d’argent ?
la faveur de quel prince ? le sourire de
quelle belle femme ? — il les vit s’honorer de pareilles
pensées ; il les vit rire de pitié des imbéciles
qui ne comprenaient pas aussi bien qu’eux
l’esprit du temps ; — il vit le talent, l’art et
la science s’unir pour exciter quelque fine jouissance
dans des hommes usés par le plaisir, ou
se proposer l’abominable but d’excuser, de
justifier la corruption humaine, de la peindre
sous les traits de la vertu, d’arracher tout ce
qui pouvait encore être une digue à la dépravation ;
il vit, et il apprit par une amère expérience,
que ces hommes indignes étaient descendus
si bas, qu’ils avaient perdu les dernières
étincelles de la croyance qu’il est une vérité, et
le dernier respect pour elle ; il vit qu’ils étaient
devenus entièrement incapables de se laisser
convaincre par la raison ; il les entendit répondre
à ceux qui les rappelait encore avec force à<noinclude>
<references/></noinclude>
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ceux qui auraient dû donner à l’époque le ton
de la sagesse et du sérieux, mettre leurs soins à
obéir au ton dominant, à la folie du moment,
au vice à la mode ; — il les entendit se demander
dans leurs travaux, non pas : Ceci est-il vrai et
rend-il bon et noble ? mais : Sera-t-on disposé à
l’entendre ? non : Que gagnera à cela l’humanité ?
mais : Que gagnerais-je à cela ? combien d’argent ?
la faveur de quel prince ? le sourire de
quelle belle femme ? — il les vit s’honorer de pareilles
pensées ; il les vit rire de pitié des imbéciles
qui ne comprenaient pas aussi bien qu’eux
l’esprit du temps ; — il vit le talent, l’art et
la science s’unir pour exciter quelque fine jouissance
dans des hommes usés par le plaisir, ou
se proposer l’abominable but d’excuser, de
justifier la corruption humaine, de la peindre
sous les traits de la vertu, d’arracher tout ce
qui pouvait encore être une digue à la dépravation ;
il vit, et il apprit par une amère expérience,
que ces hommes indignes étaient descendus
si bas, qu’ils avaient perdu les dernières
étincelles de la croyance qu’il est une vérité, et
le dernier respect pour elle ; il vit qu’ils étaient
devenus entièrement incapables de se laisser
convaincre par la raison ; il les entendit répondre
à ceux qui les {{Corr|rappelait|rappelaient}} encore avec force à<noinclude>
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Histoire littéraire des femmes françoises/4/22
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|94|EXAMEN DE L’OPINION DE ROUSSEAU}}</noinclude>leurs devoirs : Allez, ce n’est pas vrai, nous ne
voulons pas que ce soit vrai, car il n’y a là rien
à gagner pour nous. Il vit tout cela, et son sentiment
trompé se souleva. Il frappa son siècle
avec colère dans un profond sentiment de mécontentement.
Ne lui reprochons pas ce sentiment de colère ;
il est le signe d’une belle âme. Celui qui sent le
divin en lui-même élève souvent ses soupirs
vers l’éternelle Providence : Voilà donc mes
frères ! Voilà donc les compagnons que tu m’as
associés sur le chemin de cette vie terrestre ! Oui,
ils ont même figure que moi : mais nos esprits
et nos cœurs ne sont pas les mêmes ; mes paroles
sont pour eux des mots d’une langue étrangère,
et les leurs sonnent incompris à mon
oreille ; j’entends le bruit de leurs voix, mais il
n’y a rien dans mon cœur qui puisse leur donner
un sens. Ô éternelle Providence, pourquoi
m’as-tu fait naître au milieu de semblables
hommes ? ou, puisque je devais naître au milieu
d’eux, pourquoi m’as-tu donné ce sentiment
et cet invincible désir de quelque chose de
meilleur et de plus élevé ? Pourquoi ne m’avoir
pas fait semblable à eux ? Pourquoi ne m’avoir
pas fait homme inférieur comme ils sont ? Alors
j’aurais été heureux de vivre avec eux.{{lié}}—
C’est bien à vous de reprendre son humeur<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||SUR L’INFLUENCE DES ARTS ET DES SCIENCES, ETC.|95}}</noinclude>et de blâmer son mécontentement, à vous pour
qui tout est bon. Vous avez beau lui vanter
ce contentement, que vous éprouvez en tout,
et cette égalité d’humeur avec laquelle vous
prenez les hommes tels qu’ils sont ; il serait aussi
satisfait que vous, s’il avait aussi peu de nobles
besoins. Vous ne pouvez pas vous élever à l’idée
d’un état meilleur, et pour vous tout ce qui est,
est assez bon.
Plein de cet amer sentiment, Rousseau était
incapable de voir autre chose que l’objet qui
l’avait produit. La sensualité dominait ; là était
la source de tout le mal ; cette domination de la
sensualité, il voulut la faire disparaître, à quelque
prix que ce fût. — Qu’y a-t-il d’étonnant
qu’il soit tombé dans l’autre extrême ? — La
sensualité ne doit pas dominer, elle ne domine
sûrement pas quand elle est tuée, quand elle
n’existe pas, ou qu’elle n’est pas développée et
qu’elle n’a pas de force. — De là l’état de nature
de Rousseau.
Dans l’état de nature, les facultés de l’humanité
ne sont pas formées, pas même indiquées.
L’homme ne doit avoir alors que les besoins de
sa nature animale ; il doit vivre comme les bêtes,
à coté d’elles dans les prairies. — Il est vrai que
dans cet état ne se trouverait aucun des vices
qui révoltaient si fort le sentiment de Rousseau ;<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||SUR L’INFLUENCE DES ARTS ET DES SCIENCES, ETC.|95}}</noinclude>et de blâmer son mécontentement, à vous pour
qui tout est bon. Vous avez beau lui vanter
ce contentement, que vous éprouvez en tout,
et cette égalité d’humeur avec laquelle vous
prenez les hommes tels qu’ils sont ; il serait aussi
satisfait que vous, s’il avait aussi peu de nobles
besoins. Vous ne pouvez pas vous élever à l’idée
d’un état meilleur, et pour vous tout ce qui est,
est assez bon.
Plein de cet amer sentiment, Rousseau était
incapable de voir autre chose que l’objet qui
l’avait produit. La sensualité dominait ; là était
la source de tout le mal ; cette domination de la
sensualité, il voulut la faire disparaître, à quelque
prix que ce fût. — Qu’y a-t-il d’étonnant
qu’il soit tombé dans l’autre extrême ? — La
sensualité ne doit pas dominer, elle ne domine
sûrement pas quand elle est tuée, quand elle
n’existe pas, ou qu’elle n’est pas développée et
qu’elle n’a pas de force. — De là l’état de nature
de Rousseau.
Dans l’état de nature, les facultés de l’humanité
ne sont pas formées, pas même indiquées.
L’homme ne doit avoir alors que les besoins de
sa nature animale ; il doit vivre comme les bêtes,
à côté d’elles dans les prairies. — Il est vrai que
dans cet état ne se trouverait aucun des vices
qui révoltaient si fort le sentiment de Rousseau ;<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|96|EXAMEN DE L’OPINION DE ROUSSEAU}}</noinclude>l’homme mangera, quand il aura faim, boira
quand il aura soif, ce qu’il trouvera sous sa main ;
et quand il sera rassasié, il n’aura aucun intérêt
à dérober aux autres la nourriture dont il n’aura
pas besoin. Quand il sera repu, chacun pourra
tranquillement devant lui boire et manger,
comme il l’entendra ; il n’a besoin alors que de
repos, et il n’a pas le temps de troubler les autres.
Le vrai caractère de l’humanité se développe
dans les précautions que prend l’homme pour
l’avenir : c’est là la source de tous les vices ;
détournez la source, et il n’y aura plus de vice ;
et Rousseau la détournait par son état de nature.
Mais en même temps il est vrai que l’homme,
aussi sûrement qu’il est un homme et non un
animal, n’est pas destiné à rester dans cet état.
Il fait, il est vrai, disparaître le vice, mais aussi
avec lui la vertu, et surtout la raison. L’homme
deviendrait un animal privé de raison ; il y aurait
une nouvelle espèce d’animaux : il n’y aurait
plus d’hommes.
Sans doute Rousseau est conduit par un sentiment
d’honneur ; il soupire lui-même après
cet état de nature qu’il recommande avec tant
de chaleur, et ce désir se manifeste dans toutes
ses actions. Nous pourrions lui adresser cette
question : Que cherchait-il donc proprement
dans cet état de nature ? — Il sentait en lui une<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{T3|LETTRE XXXIII.}}
{{interligne|1em}}
{{sc|Il}} y a peu de femmes, Madame, qui ayent
donné plus d’Ouvrages en tous genres, & peu
d’hommes qui ayent plus écrit ſur l’éducation en
particulier, que Madame le Prince de Beaumont,
née en France, mais retirée depuis bien des années
en Angleterre, où elle fait un Journal littéraire
des Traités de morale, & des Romans.
Le titre qu’elle paroît affectionner principalement,
pour mettre à la tête de ſes livres, eſt
celui de ''Magazin'' : titre que peut lui avoir inſpiré
le génie de la Nation Angloiſe, ſinguliérement
adonnée au commerce. ''Magazin des Enfans'',
''Magazin des Adoleſcens'', ''Magazin des jeunes''
''Dames'', ''nouveau Magazin Anglois'', c’eſt ainſi
que ſont intitulés les premiers Ouvrages qu’elle a
publiés, & dont je vais commencer à vous rendre
compte.
Former les mœurs, tirer parti de l’eſprit, l’orner,
lui donner une tournure géométrique, régler
l’extérieur, telle eſt, Madame, la maxime
que poſe Madame de Beaumont dans ſon avertiſſement
ſur le ''Magazin des Enfans''. Tout ce
qu’on leur dit, tout ce que l’on écrit pour eux,
tout ce qu’on offre à leur regard, doit tendre à
cette fin. » Nous avons cela, dit-elle, deux
moyens la religion & la raiſon. Il ne faut
jamais ſéparer ces deux choſes ; & je me flatte
de les avoir unies dans le ''Magazin des Enfans''.
En leur faiſant réciter l’Hiſtoire de l’Écriture-Sainte,
j’ai eu ſoin de donner à leur raiſon
des preuves, à leur portée, de la divinité des<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Madame le Prince de Beaumont.|taille=100}}donné plus d’Ouvrages en tous genres, & peu
d’hommes qui ayent plus écrit ſur l’éducation en
particulier, que Madame le Prince de Beaumont,
née en France, mais retirée depuis bien des années
en Angleterre, où elle fait un Journal littéraire
des Traités de morale, & des Romans.
Le titre qu’elle paroît affectionner principalement,
pour mettre à la tête de ſes livres, eſt
celui de ''Magazin'' : titre que peut lui avoir inſpiré
le génie de la Nation Angloiſe, ſinguliérement
adonnée au commerce. ''Magazin des Enfans'',
''Magazin des Adoleſcens'', ''Magazin des jeunes''
{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Le Magazin des Enfans.|taille=100}}''Dames'', ''nouveau Magazin Anglois'', c’eſt ainſi
que ſont intitulés les premiers Ouvrages qu’elle a
publiés, & dont je vais commencer à vous rendre
compte.
Former les mœurs, tirer parti de l’eſprit, l’orner,
lui donner une tournure géométrique, régler
l’extérieur, telle eſt, Madame, la maxime
que poſe Madame de Beaumont dans ſon avertiſſement
ſur le ''Magazin des Enfans''. Tout ce
qu’on leur dit, tout ce que l’on écrit pour eux,
tout ce qu’on offre à leur regard, doit tendre à
cette fin. » Nous avons cela, dit-elle, deux
moyens la religion & la raiſon. Il ne faut
jamais ſéparer ces deux choſes ; & je me flatte
de les avoir unies dans le ''Magazin des Enfans''.
En leur faiſant réciter l’Hiſtoire de l’Écriture-Sainte,
j’ai eu ſoin de donner à leur raiſon
des preuves, à leur portée, de la divinité des<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/105
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||SUR L’INFLUENCE DES ARTS ET DES SCIENCES, ETC.|97}}</noinclude>foule de besoins comprimés et non satisfaits, et
(ce qui à la vérité est un fort petit mal pour un
homme ordinaire, mais ce qui abreuvait d’amertume
un homme tel que lui) il avait été lui-même
si souvent entraîné par ces besoins loin du
chemin de la probité et de la vertu ! S’il vivait
dans l’état de nature, pensait-il, il n’aurait pas
eu tous ces besoins ; et maintes douleurs éprouvées
pour n’avoir pu les satisfaire, et maintes
douleurs encore plus amères, pour les avoir
satisfaits aux dépens de l’honneur, lui auraient
été épargnées ; il serait resté en repos
''en face de lui-même''. — En plusieurs rencontres il fut
repoussé par d’autres, parce qu’il se trouvait
sur le chemin de la satisfaction de leurs besoins.
L’humanité, pensait Rousseau, et nous partageons
son avis, n’est pas méchante bénévolement
et sans raison, quand rien ne la pousse
au mal ; aucun de ceux qui l’opprimaient ne
l’aurait fait, s’il n’eût éprouvé ces besoins. Si
autour de lui tout eût vécu dans l’état dénature,
il serait resté en paix ''avec les autres''. — Rousseau
voulait donc vivre en paix et avec lui-même
et avec le reste du monde. — Allons plus loin, et
demandons-lui à quoi il voulait employer cette
paix imperturbable ; sans aucun doute à ce qui
l’occupait dans les moments de paix dont il
jouissait, c’est-à-dire à méditer sur sa destina-<noinclude>
<references/></noinclude>
cs95rtzohg9v2nyt06h7ngphq2lpod7
Page:Fichte - De la destination du savant et de l’homme de lettres, 1838, trad. Nicolas.djvu/106
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|98|EXAMEN DE L’OPINION DE ROUSSEAU}}</noinclude>tion et ses devoirs, pour ennoblir par là et lui-même
et ses frères. Mais comment aurait-il pu
le faire dans cet état de sauvagerie qu’il désirait ?
Comment aurait-il pu le faire sans cette éducation
préalable, qui n’est que le fruit de la culture ?
Sans s’en apercevoir, il faisait sortir de cet état
de nature toute la société <i>par l’éducation, qui
ne peut s’obtenir qu’en s’élevant au-dessus de
cet état de nature</i> ; il supposait sans s’en douter
qu’elle en était déjà sortie, et qu’elle avait parcouru
toute la route de la culture, et cependant
elle n’avait pas dû, suivant lui, se développer.
Nous sommes donc parvenu à saisir la
fausseté du raisonnement de Rousseau, et nous
pouvons aisément réfuter son paradoxe.
Ce n’était pas par rapport à la culture intellectuelle,
mais seulement pour délivrer les
hommes des besoins sensuels, qu’il voulait les
ramener à l’état de nature. Il est vrai que, à
mesure que l’homme approche davantage du
but de sa destination, il doit lui devenir toujours
plus facile de satisfaire ses besoins physiques ;
qu’il doit avoir moins de soucis et moins
de peines pour vivre ; que la fertilité du sol
doit s’accroître, le climat s’adoucir, une foule
de découvertes et d’inventions faciliter et varier
son entretien ; que, à mesure que la raison devient
plus dominante, l’homme doit avoir tou-<noinclude>
<references/></noinclude>
e9zmgt1qnvs99mmxmh3ifb8fhi1957h
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|98|EXAMEN DE L’OPINION DE ROUSSEAU}}</noinclude>tion et ses devoirs, pour ennoblir par là et lui-même
et ses frères. Mais comment aurait-il pu
le faire dans cet état de sauvagerie qu’il désirait ?
Comment aurait-il pu le faire sans cette éducation
préalable, qui n’est que le fruit de la culture ?
Sans s’en apercevoir, il faisait sortir de cet état
de nature toute la société <i>par l’éducation, qui
ne peut s’obtenir qu’en s’élevant au-dessus de
cet état de nature</i> ; il supposait sans s’en douter
qu’elle en était déjà sortie, et qu’elle avait parcouru
toute la route de la culture, et cependant
elle n’avait pas dû, suivant lui, se développer.
Nous sommes donc {{Corr|parvenu|parvenus}} à saisir la
fausseté du raisonnement de Rousseau, et nous
pouvons aisément réfuter son paradoxe.
Ce n’était pas par rapport à la culture intellectuelle,
mais seulement pour délivrer les
hommes des besoins sensuels, qu’il voulait les
ramener à l’état de nature. Il est vrai que, à
mesure que l’homme approche davantage du
but de sa destination, il doit lui devenir toujours
plus facile de satisfaire ses besoins physiques ;
qu’il doit avoir moins de soucis et moins
de peines pour vivre ; que la fertilité du sol
doit s’accroître, le climat s’adoucir, une foule
de découvertes et d’inventions faciliter et varier
son entretien ; que, à mesure que la raison devient
plus dominante, l’homme doit avoir tou-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||SUR L’INFLUENCE DES ARTS ET DES SCIENCES, ETC.|99}}</noinclude>jours moins de besoins ; non comme il arriverait
dans l’état de nature, parce qu’il ne connaîtrait
pas la douceur de leur satisfaction, mais parce
qu’il peut se passer d’elle. Il sera toujours prêt
à jouir avec goût de ce qui est bon, s’il peut le
faire sans blesser ses devoirs, et à se passer de
tout ce qu’il ne peut posséder avec honneur.
On a une représentation idéale de cet état, qui,
sous ce point de vue, ne peut, comme tout
ce qui est idéal, se réaliser ; c’est l’âge d’or,
qu’ont chanté les anciens poètes, et où l’homme
était heureux sans avoir besoin de travailler.
C’est devant nous que se trouve ce que Rousseau,
sous le nom d’état de nature, et ces poètes
sous le nom d’âge d’or, voulaient placer ''derrière''
nous. C’est là ce qu’on trouve souvent
chez les anciens, qui, pour le dire en passant,
peignaient ce que nous ''devons être'', comme
quelque chose que nous avions déjà ''été'', et ce
que nous devons atteindre, comme quelque
chose que nous avions déjà perdu, phénomène
qui a sa raison dans la nature humaine, et que
j’expliquerai un jour. Rousseau oublie que
l’humanité ne peut et ne doit s’avancer vers cet
état que par des soins, des peines et du travail.
La nature est sauvage et grossière sans la main
de l’homme ; elle devait être ainsi pour que<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|100|EXAMEN DE L’OPINION DE ROUSSEAU}}</noinclude>l’homme fût forcé de sortir de l’oisif état de nature,
de la travailler, et de se faire lui-même,
d’un simple produit de la nature, un être raisonnable.
Il sort de cet état, il arrache la
pomme de la connaissance ; car en lui est un
instinct indestructible qui le pousse à devenir
l’égal de Dieu. Le premier pas fait hors de cet
état conduit à la douleur et à la peine ; ses besoins
sont développés, poignants, ils demandent
à être satisfaits ; mais de sa nature l’homme
est lâche et paresseux comme la matière d’où
il est sorti. Alors s’élève un rude combat entre
le besoin et la mollesse ; le premier est vainqueur,
mais la dernière se plaint amèrement.
Il travaille la terre à la sueur de son front, et il
se désole de la voir encore produire des épines
et de mauvaises herbes qu’il doit arracher. —
Ce n’est pas le besoin qui est la source du vice,
il est une excitation à l’activité et à la vertu ; la
mollesse est la source de tous les vices. <i>Jouir
toujours, autant que possible, et faire toujours
aussi peu que possible,</i> c’est là le désir de la
nature pervertie, et les divers essais qu’elle fait
pour l’accomplir sont les vices. Il n’est point
de salut pour les hommes avant d’avoir vaincu
cette mollesse, et d’avoir trouvé dans l’activité,
et dans l’activité seule, sa joie et son bonheur.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Histoire litteraire des femmes francoises tome 4.djvu/398
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>Ville appellée ''Sparte''. Ces loix n’étoient pas
du goût d’un jeune homme qui n’aimoit pas
''Lycurgue'' ; & ce jeune homme donna un coup
de bâton au Légiſlateur & lui creva l’œil. Le
peuple de ''Sparte'' dit à ''Lycurgue'', prenez ce
méchant garçon pour le punir ſelon votre
fantaiſie. Je le veux bien, dit Lycurgue ; & je
le punirai d’une maniere qui étonnera tout
le monde. Il prit donc ce jeune homme, le
mena dans ſa maiſon, & le traita comme
s’il eût été ſon fils. Tous les jours il lui diſoit
qu’il y avoit beaucoup de plaiſir à pardonner,
à être doux & honnête. Ce jeune homme
fut ſi touché de la bonté de Lycurgue
qu’il réſolut de devenir auſſi bon que lui, ſi
cela étoit poſſible ; & véritablement tout le
peuple fut étonné de la vengeance que Lycurgue
en avoit pris. Mais le jeune homme dit
au peuple : il m’a puni plus ſévérement que
vous ne penſez. S’il m’avoit fait mourir, je
n’aurois ſouffert qu’un moment ; au lieu que
je ſouffrirai toute ma vie, du regret de lui
avoir crevé l’œil ». Vous tirerez, Madame, de
cette hiſtoire toutes les conſéquences ; & vous
ferez toutes les réflexions qu’elle doit faire
naître naturellement.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Histoire littéraire des femmes françoises/4/23
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||SUR L’INFLUENCE DES ARTS ET DES SCIENCES, ETC.|101}}</noinclude>C’est en cela que consiste la plus grande douleur
que produit le sentiment du besoin ; elle
doit nous porter à agir.
Voilà le but de toute douleur ; voilà particulièrement
le but de cette douleur qui nous
remplit à la vue de l’imperfection, de la dépravation
et de la misère de nos semblables. Celui
qui n’éprouve pas cette douleur et cet amer
mécontentement est un homme vulgaire ;
celui qui en est pénétré doit chercher à s’en
délivrer, pour employer ensuite dans sa sphère
toutes ses forces à améliorer autant qu’il peut
ce qui l’entoure. Et supposez que son travail ne
portât point de fruits, qu’il n’en vît pas l’utilité,
cependant le sentiment de son activité, le
spectacle de ses forces, qu’il appelle au combat
contre la corruption générale, lui font oublier
sa douleur. — Ici se trompa Rousseau. Il avait
de l’énergie, mais plutôt l’énergie de la passivité
que celle de l’activité. Il sentait fortement
la misère de l’homme, mais il sentait beaucoup
moins la puissance qu’il aurait pu déployer
pour s’aider à sortir de cet état, et il jugeait les
''autres'' tels qu’il se sentait ; et comme il était à
l’égard de sa douleur particulière, ainsi lui semblait
être l’humanité entière par rapport au mal
général. Il comptait le mal, mais il ne comptait<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|102|EXAMEN DE L’OPINION DE ROUSSEAU}}</noinclude>pas la force qui a été donnée à la race humaine
pour se tirer d’affaire.
Paix à ses cendres et bénédiction à sa mémoire.
— Il a fait son œuvre ; il a enflammé
beaucoup d’âmes, qui ont poussé plus loin ce
qu’il commença ; mais il a produit cet effet,
presque sans avoir conscience de ce qu’il faisait.
Il travaillait sans en appeler d’autres au travail,
sans compter sur leurs actions contre la somme
du mal commun et la dépravation générale. Ce
manque d’effort pour agir domine dans tout
son système. Il est l’homme de la sensibilité
souffrante, et non en même temps de la résistance
active contre son impression. — Ses partisans,
égarés par la passion, ''sont'' vertueux,
mais ils ''le sont'' seulement et sans que nous
puissions bien voir ''comment'' ils le sont. Il ne
montre pas à nos yeux le combat de la raison
contre sa passion, la victoire remportée lentement
par le travail, la peine et la rigueur ; spectacle
le plus intéressant et le plus instructif
dont nous puissions être témoins. Son élève se
développe de lui-même ; son guide ne fait qu’écarter
de lui les obstacles, laissant d’ailleurs
agir la bonne nature : mais elle le tiendra
toujours sous sa tutelle, car il ne lui a pas
donné la force, l’ardeur, la ferme résolution de<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr||SUR L’INFLUENCE DES ARTS ET DES SCIENCES, ETC.|103}}</noinclude>la combattre et de la vaincre. L’élève sera bon
au milieu d’hommes bons ; mais au milieu des
méchants, —{{lié}}et où le plus grand nombre ne se
compose-t-il pas de méchants !{{lié}}— il souffrira
d’une manière indicible. — Ainsi Rousseau
peint la raison ''en repos'', mais non ''en combat'' ;
il ''affaiblit la sensibilité'' au lieu de ''fortifier la raison''.
J’ai entrepris cet examen pour réfuter ce célèbre
paradoxe, qui est précisément opposé à
notre principe. Mais ce n’est pas tout ; je voulais
encore vous montrer par l’exemple d’un
des plus grands hommes de notre époque, ce
que vous ne devez pas être ; je voulais, par son
exemple, vous développer une doctrine vraie
pour toute votre vie. — Apprenez maintenant
par des recherches philosophiques comment
doivent être les hommes avec lesquels des rapports
trop étroits et insolubles ne vous lient
pas encore. Mais vous entrerez avec eux dans
ces rapports étroits, et vous les trouverez tout
autres que votre morale ne voudrait les avoir.
Plus vous serez nobles et bons, plus douloureuse
sera l’expérience que vous en ferez ; mais
ne vous laissez pas vaincre par cette douleur ;
triomphez-en par vos actions. Elle entre en ligne
de compte ; elle est entrée à dessein dans le
plan de l’amélioration du genre humain. C’est
faiblesse que de se lamenter sur la corruption<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" />{{nr|104|EXAMEN DE L’OPINION DE ROUSSEAU, ETC.}}</noinclude>des hommes sans tendre la main pour la vaincre.
C’est de l’égoïsme que de gourmander et
d’insulter amèrement les hommes, sans leur
dire comment ils doivent s’améliorer. Agir,
agir, voilà pourquoi nous sommes ici bas. Voudrions-nous
donc nous fâcher de ce que d’autres
ne sont pas aussi parfaits que nous ? N’est-ce
pas là précisément ce qui fait notre plus
grande perfection, notre vocation, que d’être
destinés à travailler au perfectionnement des
autres ? Réjouissons-nous à la vue du vaste
champ que nous avons à cultiver ! Réjouissons
nous en sentant en nous puissance, et en
voyant que notre tâche est infinie !
{{—|6|m=3em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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De la destination du savant/V
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De la destination du savant/Texte entier
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Page:Luce - Chronique du Mont Saint-Michel (1343-1468), tome 1.djvu/51
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<noinclude><pagequality level="3" user="AnteScribe" />{{nr||DU MONT-SAINT-MICHEL|23}}</noinclude>En cet an, le roy de France et dame Katherine furent baillez au roy d’Angleterre, en may<ref>Allusion au traité de Troyes, promulgué le {{lié|21 mai 1420}}, et stipulant le mariage de {{roi|Henri|V}} avec Catherine de France, fille de {{roi|Charles|VI}} et d’Isabeau de Bavière.</ref>.
L’an mil {{rom|IIII}}{{e|c}} {{rom|XX}}<ref>Le samedi saint {{lié|22 mars 1421}}, Thomas de Lancastre, duc de Clarence, frère de {{roi|Henri|V}}, fut battu et tué à Baugé (auj. chef-lieu d’art. de Maine-et-Loire, entre Beaufort et la Flèche) par une petite armée franco-écossaise sous les ordres de Jean Stuart, comte de Buchan.</ref>, le duc de Clarence, o grant partie des nobles d’Angleterre, fut desconfit et mort à Baugié en Vallée :
Mors apVd AndegaVIs Vos InfICIt, AngLICe CLarens !
L’an mil {{rom|IIII}}{{e|c}} {{rom|XXII}}, mourut le roy d’Angleterre :
Cor VVLt septeMber<ref>{{roi|Henri|V}} mourut au bois de Vincennes le lundi {{lié|31 août 1422}}, âgé de 35 ans et 26 jours. Par conséquent, notre chroniqueur se trompe en rapportant au mois de septembre la mort du roi anglais.</ref> VICennIs CLaVdere Pardo.
En cet an, deceda semblablement le roy {{roi|Charles|VI}}{{e|me}}, roy de France :
SeXtVs obIt KaroLVs oCtobrI<ref>On lit dans le manuscrit ''october'', et nous avons cru devoir corriger ce solécisme. {{roi|Chales|VI}} mourut de la fièvre quarte dans son hôtel de Saint-Paul le 21 octobre 1422, âgé de 54 ans.</ref> peCtore CLeMens.
<ref follow=p50>dressé à cette date, de la prise de possession par le comte d’Aumale d’un certain nombre de joyaux de l’église du Mont-Saint-Michel, on mentionne « l’absence de l’abbé dudit lieu ». L’abbé renégat ne tarda pas à recevoir le prix de sa défection. Par acte daté du siége devant Melun le {{lié|29 octobre 1421}}, {{roi|Henri|V}}, roi d’Angleterre, héritier et régent de France, donna l’ordre de mettre entre les mains de Robert tous les biens et revenus du Mont-Saint-Michel (''Neustria pia'', {{pg|393}}). Quant à Jean de Harcourt, il prend déjà, dans l’acte en date du 21 mai dont il vient d’être question, le titre de a lieutenant du roi et du régent, ayant la garde des abbaye, forteresse et ville du Mont-Saint-Michel. » Voyez le {{No}}{{rom-maj|V}} de nos ''Pièces diverses''.</ref><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="AnteScribe" />{{nr||DU MONT-SAINT-MICHEL|23}}</noinclude>En cet an, le roy de France et dame Katherine furent baillez au roy d’Angleterre, en may<ref>Allusion au traité de Troyes, promulgué le {{lié|21 mai 1420}}, et stipulant le mariage de {{roi|Henri|V}} avec Catherine de France, fille de {{roi|Charles|VI}} et d’Isabeau de Bavière.</ref>.
L’an mil {{rom|IIII}}{{e|c}} {{rom|XX}}<ref>Le samedi saint {{lié|22 mars 1421}}, Thomas de Lancastre, duc de Clarence, frère de {{roi|Henri|V}}, fut battu et tué à Baugé (auj. chef-lieu d’art. de Maine-et-Loire, entre Beaufort et la Flèche) par une petite armée franco-écossaise sous les ordres de Jean Stuart, comte de Buchan.</ref>, le duc de Clarence, o grant partie des nobles d’Angleterre, fut desconfit et mort à Baugié en Vallée :
Mors apVd AndegaVIs Vos InfICIt, AngLICe CLarens !
L’an mil {{rom|IIII}}{{e|c}} {{rom|XXII}}, mourut le roy d’Angleterre :
Cor VVLt septeMber<ref>{{roi|Henri|V}} mourut au bois de Vincennes le lundi {{lié|31 août 1422}}, âgé de 35 ans et 26 jours. Par conséquent, notre chroniqueur se trompe en rapportant au mois de septembre la mort du roi anglais.</ref> VICennIs CLaVdere Pardo.
En cel an, deceda semblablement le roy {{roi|Charles|VI}}{{e|me}}, roy de France :
SeXtVs obIt KaroLVs oCtobrI<ref>On lit dans le manuscrit ''october'', et nous avons cru devoir corriger ce solécisme. {{roi|Chales|VI}} mourut de la fièvre quarte dans son hôtel de Saint-Paul le 21 octobre 1422, âgé de 54 ans.</ref> peCtore CLeMens.
<ref follow=p50>dressé à cette date, de la prise de possession par le comte d’Aumale d’un certain nombre de joyaux de l’église du Mont-Saint-Michel, on mentionne « l’absence de l’abbé dudit lieu ». L’abbé renégat ne tarda pas à recevoir le prix de sa défection. Par acte daté du siége devant Melun le {{lié|29 octobre 1421}}, {{roi|Henri|V}}, roi d’Angleterre, héritier et régent de France, donna l’ordre de mettre entre les mains de Robert tous les biens et revenus du Mont-Saint-Michel (''Neustria pia'', {{pg|393}}). Quant à Jean de Harcourt, il prend déjà, dans l’acte en date du 21 mai dont il vient d’être question, le titre de a lieutenant du roi et du régent, ayant la garde des abbaye, forteresse et ville du Mont-Saint-Michel. » Voyez le {{No}}{{rom-maj|V}} de nos ''Pièces diverses''.</ref><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:L'Algérie de 1830 à 1840, Tome 01.djvu/75
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<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr|64|LES COMMENCEMENTS D'UNE CONQUÊTE.|}}</noinclude>les guerres d’Afrique n’ont pas cessé de vérifier.
Si parfois certaines agglomérations d’indigènes ont
paru tenir plus longtemps, c’est que de nouveaux
contingents étaient venus combler le vide qu’avait
fait le départ des autres. Le 30 novembre, après
une vaine démonstration des Kabyles du côté de
l’aquedue, ils s’éloignérent ; le lendemain, les derniers avaient disparu. Il était difficile d’apprécier
leurs pertes qui avaient dû être grandes ; celles
de la garnison française étaient de vingt-sept tués,
dont trois officiers, et de cent soixante-cinq blessés ; les gens de la ville comptaient treize blessés
et six morts.
Lorsque la nouvelle de ces graves événements
fut arrivée au général Clauzel, il décida de renforcer la garnison de Médéa. Une division fut orga-
nisée sous le commandement du général Boyer, en
deux brigades, sous les ordres des généraux
Achard et d’Uzer ; l’infanterie comptait neuf bataillons français et un demi-bataillon de zouaves, la
cavalerie cent chasseurs, et l’artillerie une batterie
de campagne. Chaque homme emportait quatre-
vingts cartouches et trois jours de vivres dans le
sac ; six autres jours étaient chargés sur les prolonges du train ; la cavalerie s’était approvisionnée
de fourrage pour neuf jours ; les caissons de {{tiret|l’ar|tillerie}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:L'Algérie de 1830 à 1840, Tome 01.djvu/76
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Nehaoua
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr||LE GÉNÉRAL CLAUZEL.|65}}</noinclude>{{tiret2|l’ar|tillerie}} contenaient une réserve de deux cent cinquante
mille cartouches ; les mulets de l’intendance étaient chargés de barils de
vin et d’eau-de-vie ; enfin le trésor envoyait un payeur avec une
forte somme d’argent comptant. Le général Danlion, nommé gouverneur de
Médéa, s’était joint à
l’état-major. Depuis le 29 novembre, une pluie
torrentielle, la pluie d’Afrique, n’avait pas cessé
de tomber. Après avoir attendu vainement une
embellie, la colonne expéditionnaire commença
son mouvement le 7 décembre ; elle vint bivouaquer à Bou-Farik ; le 8, elle
gagna directement la
Ferme de l’Agha. Il lui avait été interdit de s’approcher de Blida, qui
commençait à se repeupler
sous l’autorité du marabout Ahmed-ben-Jusuf,
décoré du titre de khalifa, c’est-à-dire de lieutenant du général en chef.
Les voitures de l’artillerie et du train furent laissées à la Ferme, leurs
charges ayant été réparties sur les mulets de bat.
Le 9, la colonne traversa le Ténia sans autre cause
de retard que l’âpreté du terrain, et, d’une seule
traite, la brigade Achard atteignit l’aqueduc en
avant de Médéa. Le jour tombait ; les troupes arrivaient en désordre,
confondues, pêle-mêle ; pour
rallier leur monde, les tambours battaient la
marche de chaque régiment. Les hommes, {{tiret|exté|nués}}<noinclude>
<references/></noinclude>
d4euodpgu6dsim5lw3iwqfe4ykq4lo6
Page:L'Algérie de 1830 à 1840, Tome 01.djvu/77
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Nehaoua
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Nehaoua" />{{nr|66|LES COMMENCEMENTS D'UNE CONQUÊTE.|}}</noinclude>{{tiret2|exté|nués}}, se plaignaient de cette allure forcée « dans
un satané pays, s’écriait l’un d’eux, où l’on ne
trouve pas seulement un cabaret sur la route : il
faut être possédé du diable pour y faire la guerre ».
Le général Achard, qui était très-aimé du soldat,
ranimait les courages, promettait monts et merveilles : « Allons, mes amis, vous n’avez plus que
dix minutes à marcher ; vous allez loger dans des
maisons où vous serez bien. — Oui, mon général,
répondait un grenadier goguenard, nous trouverons la soupe faite, un bon feu allumé, des lits
délicieux et un domestique pour tirer nos bottes. »
Pour comble de malheur, la nuit était noire, le
vent soufflait en tempête, et la pluie tombait à torrents, mêlée de grêle et de neige ; il n’y avait plus
moyen de se reconnaître, et force fut à ceux qui
avaient fait halte de bivouaquer sur place, dans la
boue. La brigade d’Uzer et le convoi, plus malheureux encore, s’étaient égarés parmi les oliviers
de Zeboudj-Azara et, çà et là, erraient en désespérés sur les pentes du Nador. Des mulets roulaient dans les ravins ; presque tous avaient perdu
leur charge. Il faut rendre cette justice aux employés du trésor qu’ils ne songèrent à prendre du
repos qu’après avoir retrouvé leurs précieuses caisses
jusqu’à la dernière.<noinclude>
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{{sc|De}} toutes les années de la vie, dit Madame{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=left|text=Magazin des Adoleſcentes.|taille=100}}
de Beaumont, les plus dangereuſes commencent
à quatorze & quinze ans. C’eſt à cet âge, qu’une
jeune perſonne entre dans le monde, & qu’elle
prend, pour ainſi-dire, une nouvelle maniere
d’exiſter. Toutes ſes paſſions, contraintes dans
l’enfance, cherchent alors à ſe développer, à
s’autoriſer par l’exemple des nouveaux perſonnages
avec leſquels elle commence à figurer. En
lui ſuppoſant la meilleure éducation, il eſt à
craindre que les impreſſions n’en ſoient effacées,
par celles que ſont les maximes dangereuſes &
corrompues qu’elle entend alors. Que ne doit-on
pas craindre pour celle qui n’apporte dans ce
païs, ſi nouveau pour elle, que des paſſions indomptées
ou flattées une ignorance totale,
des préjugés puériles, pour ne rien dire de pis ?
Il faut penſer à former, dans une fille de
quinze ans, une femme chrétienne, une épouſe
aimable, une mere tendre, une Econome attentive,
un membre de la ſociété, qui puiſſe en
augmenter l’utilité & l’agrément.
Mais ce ne ſont pas ſeulement les premieres
années de l’adoleſcence, qui ont beſoin de ſecours
& de leçons : les dernieres décident ordinairement
du reſte de la vie ; puiſque c’eſt en
ce tems, qu’une jeune perſonne choiſit un état,
On doit eſſayer de lui ouvrir les yeux ſur les
inconvéniens, les dangers, & les avantages
d’un engagement qu’il n’eſt plus poſſible de chan-<noinclude>
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de Beaumont, les plus dangereuſes commencent
à quatorze & quinze ans. C’eſt à cet âge, qu’une
jeune perſonne entre dans le monde, & qu’elle
prend, pour ainſi-dire, une nouvelle maniere
d’exiſter. Toutes ſes paſſions, contraintes dans
l’enfance, cherchent alors à ſe développer, à
s’autoriſer par l’exemple des nouveaux perſonnages
avec leſquels elle commence à figurer. En
lui ſuppoſant la meilleure éducation, il eſt à
craindre que les impreſſions n’en ſoient effacées,
par celles que ſont les maximes dangereuſes &
corrompues qu’elle entend alors. Que ne doit-on
pas craindre pour celle qui n’apporte dans ce
païs, ſi nouveau pour elle, que des paſſions indomptées
ou flattées une ignorance totale,
des préjugés puériles, pour ne rien dire de pis ?
Il faut penſer à former, dans une fille de
quinze ans, une femme chrétienne, une épouſe
aimable, une mere tendre, une Econome attentive,
un membre de la ſociété, qui puiſſe en
augmenter l’utilité & l’agrément.
Mais ce ne ſont pas ſeulement les premieres
années de l’adoleſcence, qui ont beſoin de ſecours
& de leçons : les dernieres décident ordinairement
du reſte de la vie ; puiſque c’eſt en
ce tems, qu’une jeune perſonne choiſit un état,
On doit eſſayer de lui ouvrir les yeux ſur les
inconvéniens, les dangers, & les avantages
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{{T3|LETTRE XXIV.}}
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de Beaumont, les plus dangereuſes commencent
à quatorze & quinze ans. C’eſt à cet âge, qu’une
jeune perſonne entre dans le monde, & qu’elle
prend, pour ainſi-dire, une nouvelle maniere
d’exiſter. Toutes ſes paſſions, contraintes dans
l’enfance, cherchent alors à ſe développer, à
s’autoriſer par l’exemple des nouveaux perſonnages
avec leſquels elle commence à figurer. En
lui ſuppoſant la meilleure éducation, il eſt à
craindre que les impreſſions n’en ſoient effacées,
par celles que font les maximes dangereuſes &
corrompues qu’elle entend alors. Que ne doit-on
pas craindre pour celle qui n’apporte dans ce
païs, ſi nouveau pour elle, que des paſſions indomptées
ou flattées, une ignorance totale,
des préjugés puériles, pour ne rien dire de pis ?
Il faut penſer à former, dans une fille de
quinze ans, une femme chrétienne, une épouſe
aimable, une mere tendre, une Econome attentive,
un membre de la ſociété, qui puiſſe en
augmenter l’utilité & l’agrément.
Mais ce ne ſont pas ſeulement les premieres
années de l’adoleſcence, qui ont beſoin de ſecours
& de leçons : les dernieres décident ordinairement
du reſte de la vie ; puiſque c’eſt en
ce tems, qu’une jeune perſonne choiſit un état.
On doit eſſayer de lui ouvrir les yeux ſur les
inconvéniens, les dangers, & les avantages
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<div style="width:33.33%; text-align:left;">'''INTROUVABLE'''</div>
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<div style="width:33.33%; text-align:right;">'''INVITÉ'''</div>
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{{Br0}}
{{—|36}}
{{Br0}}</noinclude><noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-0em; margin-top:0; margin-bottom:0"></noinclude>enkonduki. '''S’-,''' akiri mastran aŭtoritatecon.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Introuvable,''' netrovebla.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Intrus,''' entrudulo<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Intrusion,''' entrudiĝo<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Intuitif *,''' intuicia<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Intuition,''' intuicio<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Intumescence''' {{t|(tech.)|90}}, (ŝvel)tubero, intumesko<sup>P</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Inusable,''' neeluzebla, neforuzebla.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Inusité,''' maloft(e uzat)a, kontraŭkutima<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Inutile *,''' {{t|(sans utilité)|90}} senutila ‖ {{t|(sans résultat)|90}} vana. '''Se donner une peine -,''' vane klopodi, batadi la venton<sup>2</sup>, draŝi fojnon<sup>2</sup>, melki kaproviron<sup>2</sup>, ĉerpi akvon per kribrilo<sup>2</sup>, tordi ŝnurojn el sablo<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Inutilisé,''' neutiligita.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Inutilité, V. A.,''' ~eco ‖ ~aĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Invaincu,''' nevenkita.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Invalidation''' {{t|(pol.)|90}}, nuligo (de elekto).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Invalide,''' invalido, kriplulo<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Invalider''' {{t|(pol.)|90}}, nuligi (la elekton de iu).
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Invalidité,''' invalideco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Invariable *,''' senŝanĝa<sup>2</sup>, neŝanĝema, konstanta, nevariant(a)<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Invasion, V. Envahir,''' ~(ad)o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Invective, V. V.,''' ~o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Invectiver,''' kolere[indigne] atakparoli [mallaŭdegi, riproĉegi].
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Invendable''' {{t|(com.)|90}}, nevendebla.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Invendu''' {{t|(com.)|90}}, nevendita.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Inventaire,''' inventaro<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Inventer,''' {{t|(qc de nouveau)|90}} elpensi<sup>2</sup>, inventi<sup>C</sup> ‖ {{t|(qc d’imaginaire)|90}} fantazi(e elpens)i ‖ {{t|(qc de faux)|90}} mensoge elpensi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Inventeur, V. V.,''' ~into, ~anto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Inventif,''' elpensema, trovema<sup>2</sup>, inventema<sup>C</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Invention, V. V.,''' ~(ad)o ‖ ~(it)aĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Inventorier''' {{t|(com.)|90}}, inventari<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Inversable,''' {{t|(encrier)|90}} neelverŝebla.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Inverse,''' inversa<sup>Z</sup>, kontraŭ(direkt)a, mala. '''En sens -,''' renverse<sup>2</sup>, returnite<sup>2</sup>. '''V. Add. Raison'''.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Inversion''' {{t|(gram.)|90}}, inversio<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Invertébré,''' senvertebra ‖ ~ulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Investigateur''' {{t|(a.)|90}}, (atente) esplorema.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Investigation,''' atenta esplorado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Investir,''' solene enoficigi, investi<sup>Z</sup> ‖ {{t|(f.)|90}} leĝe doni (povon) ‖ {{t|(mil.)|90}} enferme ĉirkaŭi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Investissement''' {{t|(mil.)|90}}, enferma ĉirkaŭado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Investiture,''' solena enoficigo, invest(ad)o<sup>Z</sup>, {{t|(hist.)|90}} investituro<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Invétéré,''' pro kutimiĝo enradikiĝinta<sup>1</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Invincible *,''' nevenkebla.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Inviolabilité, V. A.,''' ~eco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Inviolable *,''' {{t|(morale)|90}} netuŝebla<sup>3</sup>, neatencebla, neperfortebla<sup>5</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Invisibilité,''' nevidebleco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Invisible *,''' nevidebla.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Invitation, V. V.,''' ~o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Invité''' (F.), (lerta, aluda, kaŝita) instigo, duoninstigo.<noinclude>
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<div style="width:33.33%; text-align:left;">'''INTROUVABLE'''</div>
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<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Introuvable,''' netrovebla.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Intrus,''' entrudulo<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Intrusion,''' entrudiĝo<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Intuitif *,''' intuicia<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Intuition,''' intuicio<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Intumescence''' {{t|(tech.)|90}}, (ŝvel)tubero, intumesko<sup>P</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Inusable,''' neeluzebla, neforuzebla.
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<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Inutilisé,''' neutiligita.
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<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Invaincu,''' nevenkita.
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<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Invalide,''' invalido, kriplulo<sup>2</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Invalider''' {{t|(pol.)|90}}, nuligi (la elekton de iu).
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<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Invasion, V. Envahir,''' ~(ad)o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Invective, V. V.,''' ~o.
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<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Invendable''' {{t|(com.)|90}}, nevendebla.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Invendu''' {{t|(com.)|90}}, nevendita.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Inventaire,''' inventaro<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Inventer,''' {{t|(qc de nouveau)|90}} elpensi<sup>2</sup>, inventi<sup>C</sup> ‖ {{t|(qc d’imaginaire)|90}} fantazi(e elpens)i ‖ {{t|(qc de faux)|90}} mensoge elpensi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Inventeur, V. V.,''' ~into, ~anto.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Inventif,''' elpensema, trovema<sup>2</sup>, inventema<sup>C</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Invention, V. V.,''' ~(ad)o ‖ ~(it)aĵo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Inventorier''' {{t|(com.)|90}}, inventari<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Inversable,''' {{t|(encrier)|90}} neelverŝebla.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Inverse,''' inversa<sup>Z</sup>, kontraŭ(direkt)a, mala. '''En sens -,''' renverse<sup>2</sup>, returnite<sup>2</sup>. '''V. Add. Raison'''.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Inversion''' {{t|(gram.)|90}}, inversio<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Invertébré,''' senvertebra ‖ ~ulo.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Investigateur''' {{t|(a.)|90}}, (atente) esplorema.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Investigation,''' atenta esplorado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Investir,''' solene enoficigi, investi<sup>Z</sup> ‖ {{t|(f.)|90}} leĝe doni (povon) ‖ {{t|(mil.)|90}} enferme ĉirkaŭi.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Investissement''' {{t|(mil.)|90}}, enferma ĉirkaŭado.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Investiture,''' solena enoficigo, invest(ad)o<sup>Z</sup>, {{t|(hist.)|90}} investituro<sup>Z</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Invétéré,''' pro kutimiĝo enradikiĝinta<sup>1</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Invincible *,''' nevenkebla.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Inviolabilité, V. A.,''' ~eco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Inviolable *,''' (morale) netuŝebla<sup>2</sup>, neatencebla, neperfortebla<sup>5</sup>.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Invisibilité,''' nevidebleco.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Invisible *,''' nevidebla.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Invitation, V. V.,''' ~o.
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Invité''' (F.), (lerta, aluda, kaŝita) instigo, duoninstigo.<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « l’empêcherent d’écouter les propoſitions de Fréeman ; il le pria de diſcontinuer ſes viſites, & déclara à ſa fille, qu’elle ne devoit plus penſer à lui. Elle pria, pleura, conjura ; tout ſut inutile ; & elle vit bien qu’elle n’avoit d’autre parti à prendre que l’obéiſſance. Elle s’y détermina, non ſans peine ; & la profonde triſteſſe qu’on remarquoit en elle, fit croire à ſon pere qu’il étoit à propos de l’éloi... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>l’empêcherent d’écouter les propoſitions de Fréeman ;
il le pria de diſcontinuer ſes viſites, & déclara
à ſa fille, qu’elle ne devoit plus penſer à lui.
Elle pria, pleura, conjura ; tout ſut inutile ; &
elle vit bien qu’elle n’avoit d’autre parti à prendre
que l’obéiſſance. Elle s’y détermina, non
ſans peine ; & la profonde triſteſſe qu’on remarquoit
en elle, fit croire à ſon pere qu’il étoit à
propos de l’éloigner pour quelque tems. Il la conduiſit
donc chez une de ſes tantes, qui demeuroit
à cent mille de Londres, & qui vivoit avec ſa
fille dans un lien très-ſolitaire.
Charlotte paſſa ſix mois chez ſa tante, où elle
s’ennuya prodigieuſement ; & comme ſon goût
pour Freeman avoit plutôt été une fantaisie de
jeuneſſe, qu’un goût réel, elle l’oublia bientôt,
& ſe ſut mauvais gré d’un attachement qui avoit
eu pour elle des ſuites ſi triſtes. Au bout de ſix
mois, ſon pere vint la voir, & mena avec lui un
jeune homme ſort aimable, dont il ſouhaitoit
faire ſon gendre. Il ſe nommoit James, & venoit
d’hériter du titre de Baronnet, & d’une fortune
conſidérable. Comme il étoit bien fait de
ſa perſonne, qu’il avoit des manieres agréables,
& qu’il ſouhaitoit de plaire, il n’eut pas de peine
à réuſſir ; d’autant plus que Charlotte n’avoit rien
dans le cœur, qu’elle ſouhaitoit de revenir en
Ville, & qu’elle aimoit ſon pere qui la preſſoit
d’accepter ce parti. Sa vanité entra même pour
quelque choſe dans ſon obéiſſance ; le titre de
Milady la flattoit ; & toutes ces conſidérations
l’engagerent à épouſer James, pour lequel elle
avoit de l’eſtime & un certain gout, qui, ſans être
de l’amour, étoit ſuffiſant pour lui faire eſpérer
qu’elle vivroit heureuſe avec lui ; effectivement<noinclude>
<references/></noinclude>
aph63ryorsbev9c26u14vbaugus5y8r
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « rurent, il ſe trouva un Connétable qui fit enfoncer la porte, & s’aſſura de la perſonne de James. Fréeman qui ſentoit qu’il étoit près de ſa fin, témoigna qu’il avoit quelque choſe de particulier à dire à ſon ami. Tout le monde ſortit, auſſi-bien que le Connétable qui ſe tint dehors à la porte de la chambre, pour garder le meurtrier. Alors Fréeman lui raconta tout ce qui s’étoit paſſé, & lui proteſta que ſa femme étoit innoc... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>rurent, il ſe trouva un Connétable qui fit enfoncer
la porte, & s’aſſura de la perſonne de
James. Fréeman qui ſentoit qu’il étoit près de
ſa fin, témoigna qu’il avoit quelque choſe de
particulier à dire à ſon ami. Tout le monde ſortit,
auſſi-bien que le Connétable qui ſe tint dehors
à la porte de la chambre, pour garder le
meurtrier. Alors Fréeman lui raconta tout ce
qui s’étoit paſſé, & lui proteſta que ſa femme
étoit innocente. Un homme mourant s’attire une
confiance entiere ; & ſon témoignage n’eſt point
révoqué ; ainſi James convaincu de l’innocence
de ſon ami & de ſon épouſe, ſe trouva dans la
plus terrible de toutes les ſituations ; & Fréeman
s’apperçut qu’il s’attendriſſoit ſur ſon ſort. Il
lui tendit la main, & lui dit d’une voix foible :
» je vous pardonne ma mort, qui eſt une ſuite
de mon menſonge. Vivez pour être le Protecteur
de mon épouſe & de mon fils. Vous
n’avez qu’un moyen de mettre vos jours en
ſureté ; ſauvez-vous par cette fenêtre ».
James ſuivit ce conſeil & s’échappa ; il ne
rentra pas même chez lui, & partit tout de ſuite
pour un Port, d’où il pouvoit paſſer en Hollande.
Ce fut de-là qu’il écrivit à ſon épouſe, pour lui
reprocher ſa diſſimulation, & les extrémités
dans leſquelles elle l’avoit réduit. Charlotte au
déſeſpoir ſe préparoit à le ſuivre ; mais elle
n’en eut pas le tems ; car elle apprit qu’il avoit
fait naufrage en chemin.
J’ai rapporté cette hiſtoire, quoiqu’elle ne ſoit
pas de Madame de Beaumont, pour faire voir
avec quelle liberté, pour ne rien dire de plus,
elle s’approprie, ſans le dire, l’ouvrage des autres.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Histoire littéraire des femmes françoises/4/24
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text/x-wiki
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hildepont" />{{nr|58|{{uc|Manuel du manœuvrier.}}}}</noinclude><nowiki />
{{p|153}}'''153. Gueule de loup. —''' C’est un œil formé avec le double
d’un filin, pour y crocher un palan, ou pour passer un levier
quelconque, cabillot, épissoir, destiné à raidir ce filin.
{{p|154}}'''154. Nœud de trésillon. —''' C’est une gueule de loup dans
laquelle on engage le trésillon.
{{p|155}}'''155. Trésillonner. —''' C’est rapprocher fortement l’un de
l’autre deux cordages tendus que l’on veut réunir par un amarrage.
On se sert pour cela d’un filin de petite dimension dont les
bouts, après avoir embrassé les deux cordages, reviennent se
fixer à un petit levier nommé ''trésillon'', qui permet d’exercer
un effort considérable.
Il y a plusieurs manières de trésillonner. Pour les gros cordages,
tels que haubans ou étais des bas mâts, on emploie,
pour rapprocher les filins, un outil en fer que l’on nomme ''presse pour amarrages''.
{{p|156}}'''156. Nœud de pêcheur. —''' On se sert de ce nœud pour
réunir deux bouts de ligne de pêche,
particulièrement de ligne en crin.
{{p|157}}'''157. Nœud de filet. —'''
On se sert de ce nœud pour réparer
un filet sans navette.
{{p|158}}'''158. Nœud de fil caret. —''' Le nœud de fil caret se fait
pour ajouter bout à bout deux fils de caret. On détord les
bouts des deux fils à ajouter, on les sépare chacun en deux
faisceaux et on les entrecroise ; on fait un demi-nœud avec<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{interligne|4em}} {{T3|LETTRE XXV.}} {{interligne|1em}} {{sc|Un}} troiſieme Ouvrage de Madame le Prince de Beaumont, fait pour ſervir de ſuite aux deux précédens, préſente des inſtructions ''pour les jeunes'' ''perſonnes qui entrent dans le monde & ſe'' ''marient ; leurs devoirs dans ce nouvel état, &'' ''leurs obligations envers leurs enfans''. Ces inſtructions ſont diſtribuées par journées ; & les converſations ſont variées.... »
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{{T3|LETTRE XXV.}}
{{interligne|1em}}
{{sc|Un}} troiſieme Ouvrage de Madame le Prince
de Beaumont, fait pour ſervir de ſuite aux deux
précédens, préſente des inſtructions ''pour les jeunes''
''perſonnes qui entrent dans le monde & ſe''
''marient ; leurs devoirs dans ce nouvel état, &''
''leurs obligations envers leurs enfans''. Ces inſtructions
ſont diſtribuées par journées ; & les
converſations ſont variées. De la morale & de la
religion, on paſſe à l’hiſtoire & aux arts : par exemple,
dans la premiere journée, on décrit quelques
effets merveilleux de l’électricité ; enſuite on revient
à l’Hiſtoire Grecque ou Romaine, ou à des
Contes, & des hiſtoires particulieres.
Vous connoiſſez, Madame, la mauvaiſe mere
qui a fourni à M. Marmontel la matiere d’un
conte ſi touchant ; Madame le Prince ſe l’eſt
encore approprié, & peut-être même l’a-t-elle
gâté, par les changemens & les retranchemens
qu’elle y a faits.
À meſure que l’hiſtoire ou la fable, la vérité
ou la fiction peuvent être utiles à Madame de
Beaumont, elle les appelle à ſon ſecours. Ce
qu’elle dit de Socrate, tend à prouver, que l’on
eſt maître de corriger le vice des penchans naturels ;
& voici comme elle introduit ſur la ſcene
ce grand philoſophe : » Quand il étoit petit, dit
Madame de Beaumont, il étoit fort méchant,
& devint fort bon, comme vous l’allez voir.
Heureuſement pour lui, il avoit beaucoup
d’eſprit, & reconnut qu’il étoit menteur, gour-<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{T3|LETTRE XXV.}}
{{interligne|1em}}
{{sc|Un}} troiſieme Ouvrage de Madame le Prince
de Beaumont, fait pour ſervir de ſuite aux deux{{ndm|marge=right|largeur=40|text-align=left|text=Inſtructions pour les jeunes perſonnes.|taille=100}}
précédens, préſente des ''inſtructions pour les jeunes''
''perſonnes qui entrent dans le monde & ſe''
''marient ; leurs devoirs dans ce nouvel état, &''
''leurs obligations envers leurs enfans''. Ces inſtructions
ſont diſtribuées par journées ; & les
converſations ſont variées. De la morale & de la
religion, on paſſe à l’hiſtoire & aux arts : par exemple,
dans la premiere journée, on décrit quelques
effets merveilleux de l’électricité ; enſuite on revient
à l’Hiſtoire Grecque ou Romaine, ou à des
Contes, & des hiſtoires particulieres.
Vous connoiſſez, Madame, la mauvaiſe mere
qui a fourni à M. Marmontel la matiere d’un
conte ſi touchant ; Madame le Prince ſe l’eſt
encore approprié, & peut-être même l’a-t-elle
gâté, par les changemens & les retranchemens
qu’elle y a faits.
À meſure que l’hiſtoire ou la fable, la vérité
ou la fiction peuvent être utiles à Madame de
Beaumont, elle les appelle à ſon ſecours. Ce
qu’elle dit de Socrate, tend à prouver, que l’on
eſt maître de corriger le vice des penchans naturels ;
& voici comme elle introduit ſur la ſcene
ce grand philoſophe : » Quand il étoit petit, dit
Madame de Beaumont, il étoit fort méchant,
& devint fort bon, comme vous l’allez voir.
Heureuſement pour lui, il avoit beaucoup
d’eſprit, & reconnut qu’il étoit menteur, gour-<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « deux de ces faisceaux et on coupe bien ras tout ce qui dépasse. {{p|159}}'''159. Bosser. —''' C’est retenir une manœuvre ou une chaîne au moyen d’un cordage appelé ''bosse'', qui est amarré par un bout sur un point fixe et s’enroule par l’autre bout sur la manœuvre ou la chaîne. {{p|160}}'''160. Bosser une manœuvre. —''' La bosse, bout de filin en trois, s’élonge le long de la manœuvre, du côté où elle pourrait filer, fait deux tours... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Hildepont" />{{nr||{{uc|Nomenclature générale et matelotage}}|59}}</noinclude>deux de ces faisceaux et on coupe bien ras tout ce qui dépasse.
{{p|159}}'''159. Bosser. —''' C’est retenir une manœuvre ou une chaîne
au moyen d’un cordage appelé ''bosse'', qui est amarré par un
bout sur un point fixe et s’enroule par l’autre bout sur la
manœuvre ou la chaîne.
{{p|160}}'''160. Bosser une manœuvre. —''' La bosse, bout de filin
en trois, s’élonge le long de la manœuvre, du
côté où elle pourrait filer, fait deux tours morts
autour d’elle, et continue en serpentant en sens
inverse des tours morts. Le bout est tenu à la
main ou genopé sur la manœuvre.
Quand on bosse une manœuvre halée à coups,
et qu’on veut la retenir à chaque coup, on ne fait pas serpenter ;
mais on fait mordre le second tour mort, comme dans le nœud
de batelier.
Il existe plusieurs sortes de bosses : fixes, volantes, à fouet ;
à bouton, pour les chaînes ; barbarasses, pour les grelins ;<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « traire par eſtime pour ſa perſonne. Mais quel motif pouvons nous donner au refus ? La bonté du cœur du Citoyen de Genève devoit, ce ſemble, lui faire une loi d’accepter ce don. S’il étoit un ſuperflu pour lui, il ſeroit devenu le néceſſaire de quelqu’indigent, à qui le Prince ne s’aviſera pas de l’envoyer. L’amour de l’indépendance s’eſt oppoſé à la réception & à l’emploi de cette ſomme : or, en bon françois, l’amour... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>traire par eſtime pour ſa perſonne. Mais quel
motif pouvons nous donner au refus ? La bonté
du cœur du Citoyen de Genève devoit, ce ſemble,
lui faire une loi d’accepter ce don. S’il
étoit un ſuperflu pour lui, il ſeroit devenu
le néceſſaire de quelqu’indigent, à qui le
Prince ne s’aviſera pas de l’envoyer. L’amour
de l’indépendance s’eſt oppoſé à la réception
& à l’emploi de cette ſomme : or, en bon françois,
l’amour de l’indépendance, qu’eſt-il
autre choſe, que l’orgueil ſous un nom honnête ?
» Par rapport à M. d’Alembert, la délicateſſe
de ſa ſanté, une ſociété choiſie dans ſon païs,
& bien d’autres motifs ont pu lui faire refuſer
la fortune qui lui a été offerte, ſans qu’on
puiſſe l’accuſer d’orgueil ni d’amour pour la
ſingularité
Je me borne, Madame, à ce peu d’extraits.
Le livre de Madame le Prince de Beaumont
eſt un guide ſûr pour les jeunes perſonnes ;
c’eſt l’inſtruction même unie à l’agrément.
À l’égard du ſtile, il manque quelquefois
de nobleſſe ; mais il eſt toujours ſimple
naturel, & dans le genre néceſſaire au ſujet ;
cette familiarité eſt ſans doute préférable au faux
bel eſprit, au ton précieux, parure toujours
étrangere à la vérité. Je n’ai point parlé de tous
les Contes mêlés à ſes Dialogues, parce qu’ils
ſont copiés de différens Romans, & qu’ils n’appartiennent
point à Madame de Beaumont.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Histoire littéraire des femmes françoises/4/25
0
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Sapcal22
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Page créée avec « <pages index="Histoire litteraire des femmes francoises tome 4.djvu" from=417 to=428 header=1 /> »
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text/x-wiki
<pages index="Histoire litteraire des femmes francoises tome 4.djvu" from=417 to=428 header=1 />
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « bosses cassantes, pour amortir, par une rupture prévue, une secousse violente. {{p|161}}'''161. Fouetter une poulie. —''' Placer la poulie contre la manœuvre ; faire, avec le fouet, deux tours morts près de la poulie, et continuer en serpentant comme pour une bosse. L’extrémité du fouet est fixée par un petit amarrage (fig. 89). {{p|162}}'''162. Frapper une erse en bitord sur une manœuvre. —''' Plier l’erse en deux ; appliquer le milieu contre la... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hildepont" />{{nr|60|{{uc|Manuel du manœuvrier.}}}}</noinclude>bosses cassantes, pour amortir, par une rupture prévue, une
secousse violente.
{{p|161}}'''161. Fouetter une poulie. —''' Placer la poulie contre
la manœuvre ; faire, avec le fouet, deux tours morts près de la
poulie, et continuer en serpentant comme pour une bosse. L’extrémité
du fouet est fixée par un petit amarrage (fig. 89).
{{p|162}}'''162. Frapper une erse en bitord sur une manœuvre. —'''
Plier l’erse en deux ; appliquer le milieu contre la manœuvre ; puis,
avec chacune des deux moitiés, faire, sur
la manœuvre, des tours croisés en serpenteau
dans le sens de l’effort à exercer, ramener
les deux extrémités l’une contre l’autre,
exactement à la
même hauteur, et
dans les deux doubles
crocher le palan.
{{p|163}}'''163. Frapper une drisse anglaise. —''' Prendre
un palan dont la poulie
supérieure ait une
estrope avec un œil
suffisamment grand ;
élever cette poulie à
la hauteur convenable ;
faire, avec la
drisse, deux tours
morts autour de l’œil
à toucher la poulie ; plier la partie supérieure de la drisse, la
passer en double dans l’œil, et l’y maintenir avec un burin dont
l’aiguillette est fixée sur l’estrope.
Si, au lieu d’employer un palan, on veut passer la drisse
elle-même en drisse anglaise, on frappe une poulie sur la drisse
de la manière qui vient d’être indiquée ; on passe ensuite le bout
de la drisse dans une poulie sur le pont, on remonte la passer<noinclude>
<references/></noinclude>
tdqt9ts9k1xeiwogdws2lvou419omui
Page:Histoire litteraire des femmes francoises tome 4.djvu/429
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{interligne|4em}} {{T3|LETTRE XXVI.}} {{interligne|1em}} {{sc|Dans}} ſon ''Magaſin des Enfans & des Adoleſcentes'', {{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Éducation complette.|taille=100}} Madame de Beaumont a fait ſentir de quelle importance il eſt, de ſubſtituer aux puérilités dont on occupe les jeunes eſprits, une étude qui puiſſe être tout à la fois utile & agréable ; & c’eſt à cette conviction, que le public e... »
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{{T3|LETTRE XXVI.}}
{{interligne|1em}}
{{sc|Dans}} ſon ''Magaſin des Enfans & des Adoleſcentes'', {{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Éducation complette.|taille=100}}
Madame de Beaumont a fait ſentir de
quelle importance il eſt, de ſubſtituer aux puérilités
dont on occupe les jeunes eſprits, une étude qui
puiſſe être tout à la fois utile & agréable ; & c’eſt à
cette conviction, que le public eſt redevable de
cette eſpece de Traité, que l’Auteur annonce comme
un Abrégé de l’Hiſtoire Univerſelle, mêlé de
Mythologie, de Géographie & de Chronologie.
C’eſt un Extrait de l’Hiſtoire Ancienne & Romaine
de M. Rollin, & un précis des Métamorphoſes
d’Ovide, mis à la portée des perſonnes
de tout âge.
Ce qui appartient proprement à Madame de
Beaumont, dans cet Ouvrage, ce ſont les Réflexions
qui accompagnent preſque toujours chaque
trait d’hiſtoire. J’en citerai quelques-unes,
pour vous donner une légere idée de la méthode
de notre Auteur.
Parmi les Loix de Licurgue, il y en avoit
pluſieurs de contraires aux Loix naturelles. Telle
étoit celle qui condamnoit à la mort les enfans
qui naiſſoient foibles & difformes ; & celle qui
permettoit aux femmes de combattre nues ; ſur
quoi l’Auteur fait cette réflexion.
» Il n’appartenoit qu’au Créateur, de donner
des Loix parfaites. Les Sages du Paganiſme
n’ont offert aux hommes, pour régler leurs
mœurs, que des remédes auſſi pernicieux, que
les maux qu’ils vouloient guérir. Ils détruiſoient
une paſſion par une autre ; & tout<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « dans la poulie frappée sur la drisse, et on la renvoie sur le pont. {{p|164}}'''164. Nœud de drisse de bonnette. —''' Ce nœud sert à frapper une drisse sur une vergue de bonnette ; il consiste en deux tours morts terminés par un nœud de bois. {{p|165}}'''165. Nœud d’étalingure de câble. —''' Il consiste en un nœud de bouline simple, fait avec le bout du câble, sur la cigale de l’ancre. Le bout doit être très solidement et plusieurs... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hildepont" />{{nr||{{uc|Nomenclature générale et matelotage}}|61}}</noinclude>dans la poulie frappée sur la drisse, et on la renvoie sur le pont.
{{p|164}}'''164. Nœud de drisse de bonnette. —''' Ce nœud sert à
frapper une drisse sur une
vergue de bonnette ; il consiste
en deux tours morts
terminés par un nœud de
bois.
{{p|165}}'''165. Nœud d’étalingure de câble. —''' Il consiste
en un nœud de bouline simple, fait avec le bout du câble,
sur la cigale de l’ancre. Le bout doit être très solidement et
plusieurs fois bridé à l’aide d’amarrages à plat en fort quarantenier.
{{p|166}}'''166. Nœud d’étalingure de grelin. —''' Pour étalinguer
un grelin sur une ancre à jet, on passe un tour mort dans la
cigale, on fait ensuite, avec le bout, une demi-clef sur le grelin,
et on le genope au-dessus (fig. 94).
{{p|167}}'''167. Nœud d’empennelage. —''' Si l’ancre que l’on veut
empenneler est déjà mouillée, on frappe son orin sur l’organeau
de ta petite ancre, par un nœud d’étalingure de grelin.
Si la grosse ancre n’est pas encore mouillée, on frappera sur
son diamant le grelin de la petite ancre au moyen d’un nœud
d’empennelage, qui se fait comme un nœud de grappin : deux
tours morts et deux demi-clefs (fig. 95).
{{p|168}}'''168. Nœud d’orin. —''' L’orin est fixé sur une ancre au<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « qu’il eſt décidé que vous ne m’aimerez jamais, je vais travailler au moins à mériter votre eſtime. Je renonce au mariage ; & ſi par le plus grand des malheurs, je me trouve jamais dans l’occaſion de vous ſervir, vous apprendrez par mes actions, que je regarde votre bonheur comme la ſeule félicité que je ſois capable de ſentir. » À peine cette converſation étoit-elle finie, que Julie fut obligée de partir pour ſe rendre auprès de ſon... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>qu’il eſt décidé que vous ne m’aimerez jamais,
je vais travailler au moins à mériter
votre eſtime. Je renonce au mariage ; & ſi
par le plus grand des malheurs, je me trouve
jamais dans l’occaſion de vous ſervir, vous
apprendrez par mes actions, que je regarde
votre bonheur comme la ſeule félicité que je
ſois capable de ſentir. »
À peine cette converſation étoit-elle finie,
que Julie fut obligée de partir pour ſe rendre
auprès de ſon pere, qui étoit dangereuſement
malade, & qui expira, comme je vous l’ai dit.
Le Chevalier ſe rendit à Paris : la Baronne
qui vouloit que les volontés de ſon mari fuſſent
exécutées, dit à ſa fille, qu’elle avoit conſacré
à Dieu ſa viduité. « Et ſi après cette aſſurance,
ajouta-t-elle, vous continuez dans l’obſtiné
deſſein de vous faire Religieuſe ſans vocation,
je gémirai ſur votre ſort ; j’oublirai que j’ai
une fille ; & me regardant comme ſeule ſur
la terre, j’irai me jetter aux Carmelites. Ce
n’eſt pas un deſſein que j’ai conçu dans un
inſtant : au moment de la mort de votre pere,
je l’euſſe mis en exécution, ſi ma tendreſſe
pour vous ne m’eût retenue. Le parti que vous
prenez rompt mes liens, & me met en liberté
de diſpoſer de moi. Demain, à pareille heure,
ſi vous n’êtes pas chez moi en diſpoſition de
m’obéir aveuglément, je pars pour Paris, ſans
que rien puiſſe m’arrêter. »
Ces dernieres paroles firent ſur le cœur de
Julie, tout l’effet que ſa mere en pouvoit attendre ;
& quelque temps après, elle épouſa le
Chevalier, avec lequel elle jouit du bonheur
le plus conſtant & le plus pur.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Histoire littéraire des femmes françoises/4/26
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « moyen de deux demi-clefs à capeler faites sur le diamant, chacune des demi-clefs embrassant une des pattes de l’ancre. Le bout est ensuite élongé le long de la verge et bridé plusieurs fois avec elle. Quelquefois le bout revient se brider sur le double de l’orin ; les demi-clefs sont alors renversées, au lieu d’être à capeler. ''Nota''. Les orins s’atta- »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hildepont" />{{nr|62|{{uc|Manuel du manœuvrier.}}}}</noinclude>moyen de deux demi-clefs
à capeler faites sur le diamant,
chacune des demi-clefs
embrassant une des
pattes de l’ancre. Le bout
est ensuite élongé le long
de la verge et bridé plusieurs
fois avec elle.
Quelquefois le bout revient
se brider sur le double
de l’orin ; les demi-clefs
sont alors renversées, au
lieu d’être à capeler.
''Nota''. Les orins s’atta-<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « chent aux bouées au moyen d’un aiguilletage, d’un nœud d’écoute, ou par une bridure à la cosse inférieure, avec dormant à la cosse supérieure ; ces différents modes d’attache dépendent de la forme et de l’espèce de la bouée. {{p|169}}'''169. Nœud d’orin de petite ancre. —''' L’orin est élongé le long de la verge ; le bout passe dans la cigale et revient se fixer sur la verge par un nœud de bouline entourant la verge et l... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hildepont" />{{nr||{{uc|Nomenclature générale et matelotage}}|63}}</noinclude>chent aux bouées au moyen d’un aiguilletage, d’un nœud d’écoute,
ou par une bridure à la cosse inférieure, avec dormant
à la cosse supérieure ; ces différents modes d’attache dépendent
de la forme et de l’espèce de la bouée.
{{p|169}}'''169. Nœud d’orin de petite ancre. —''' L’orin est élongé
le long de la verge ;
le bout passe dans
la cigale et revient
se fixer sur la verge
par un nœud de
bouline entourant
la verge et l’orin
lui-même. Il est
bridé plusieurs fois
sur la verge, et une bridure plus forte est faite au diamant.
Cette disposition permet d’embarquer l’ancre dans la chaloupe,
quand on la lève au moyen de son orin. Il suffit, pour cela, de
couper les bridures de l’orin, à mesure qu’elles se présentent à
la hauteur du tableau.
{{p|170}}'''170. Nœud de grappin. —''' Il sert à étalinguer un grappin
ou une chatte. Il se compose d’un tour mort fait sur la cigale,
et de deux demi-clefs, dont l’une embrasse le tour mort et
le câblot, l’autre le câblot seulement (fig. 98).<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Histoire litteraire des femmes francoises tome 4.djvu/448
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
{{interligne|4em}}
{{T3|LETTRE XXXVI.}}
{{interligne|1em}}
{{sc|Une}} Dame illuſtre par ſes vertus & ſes malheurs,
{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Lettres d’Emérance à Lucie.|taille=100}}s’étoit retirée dans une maiſon de campagne,
où elle goûtoit un repos qu’elle n’avoit pas
trouvé au milieu du grand monde. Quoiqu’on
ignorât ſon nom & ſes infortunes, la curioſité lui attira
d’abord la viſite de toutes les perſonnes de conſidération,
qui vivoient dans ſon voiſinage. Bientôt
leurs aſſiduités eurent un autre motif. Emérance,
c’eſt le nom que l’Auteur donne à cette femme,
avoit un charme inexprimable dans la converſation ;
les meres briguoient la permiſſion d’y
conduire leurs filles ; & ces dernieres s’étonnoient
de trouver dans une perſonne, qui paſſoit
trente ans, toutes les graces de la jeuneſſe,
réunies avec la ſolidité de l’âge mûr.
Parmi celles qui eurent le bonheur d’être
admiſes chez Emérance, trois jeunes Demoiſelles
s’attacherent à elle d’une maniere particuliere.
Après avoir paſſé deux ans dans la douceur
d’une ſociété intime, des événemens imprévus
ſéparerent ces amies en quittant Emérance,
ces jeunes perſonnes lui demanderent
avec inſtance, la permiſſion de lui écrire ſouvent,
& la conjurerent de conſentir qu’elles
continuaſſent à ſe gouverner par ſes conſeils :
cette vertueuſe femme le leur permit, & fut
toujours exacte à leur répondre.
La premiere de ces trois amies, qui ſe ſépare
d’Emérance, c’eſt Lucie, que ſes parens, dont
elle avoit été ſevrée depuis ſon enfance, rap-<noinclude>
<references/></noinclude>
nnflp435je1enpk29u6ea01ht41k3o1
Page:Grosjean-Maupin - Dictionnaire complet français-espéranto.djvu/424
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<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" />{{Br0}}
<div style="display:flex; width:100%;">
<div style="width:33.33%; text-align:left;">'''JAUNIR'''</div>
<div style="width:33.33%; text-align:center;">— 407 —</div>
<div style="width:33.33%; text-align:right;">'''JEUNESSE'''</div>
</div>
{{Br0}}</noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jaunir,''' flavigi ‖ ~iĝi.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jaunisse,''' flavmalsano.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Javeler,''' faskigi (grenon).</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Javeleur,''' grenofaskiganto.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Javeline,''' lanceto.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Javelle,''' (garbota) grenfasko.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Javelot,''' ĵetponardo<sup>2</sup>, ĵetlanco.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Je,''' mi.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jérémiade''' (F.), senfina (teda) plendoĝemado.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jersey,''' (vêt.) trikotjako, ĵerzo<sup>X</sup>.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jésuite,''' jezuito ‖ (F.) hipokritulo.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jésuitique *''' (F.), jezuita ‖ (jezuite) hipokrita.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jésuitisme''' (F.), (jezuita) hipokriteco.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jet,''' (ek)ĵeto ‖ {{t|(de liquide)|90}} ŝpruc(aĵ)o ‖ {{t|(de lumière)|90}} subita radio. '''- d’eau,''' (ŝpruco)fontano. '''D’un seul - ''' {{t|(f.)|90}}, samfoje, saminspire, seninterrompe. A - continu {{t|(f.)|90}}, seninterrompe, senhalte.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jetée,''' havena digo, varfo<sup>P</sup>.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeter,''' ĵeti ‖ malmilde<sup>Z</sup> puŝi ‖ forĵeti. '''- un coup d’œil,''' ekrigardi<sup>2</sup>. '''- les yeux sur,''' ekrigardi ‖ trarigardi ‖ lin aparte elekti. '''- violemment,''' ĵetegi. '''Se ~ sur,''' sin ĵeti al<sup>2</sup>, sur {{t|(acc.<sup>2</sup>)|90}}. '''- des cris,''' ekkriadi. '''- l’épouvante,''' ĉiuflanken kaŭzi [naski, ĵeti<sup>2</sup>] teruron, teruri. '''- dans l’embarras,''' meti en embarason. '''- dans le désespoir,''' tute malesperigi. '''- dans la joie,''' tute ĝojigi.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeton,''' ludmarko ‖ kalkulmarko, kalkuldisketo. ''' - de présence,''' ĉeestomarko. '''Toucher des -s de présence,''' ĉeestomonon enspezi.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeu,''' ludo ‖ {{t|(méc.)|90}} (mov)~libereco, (mov)facileco ‖ {{t|(f.)|90}} maniero. '''- de cartes,''' (lud)kartaro. '''- de quilles,''' keglaro. '''- d’orgues,''' orgentubaro. '''Jouer gros -,''' multe riski. '''Se piquer au -''' {{t|(f.)|90}}, obstinegi. '''Faire le - de qn,''' (nescie) helpi la (malbonajn) intencojn de. '''De franc -,''' malhipokrite. '''Mettre qc en -,''' uzi (helpe). '''Avoir beau - à,''' povi facile. '''A beau - à mentir qui vient de loin,''' pri lando malproksima estas facile mensogi<sup>2</sup>. '''Être en -,''' esti riskata. '''- de mots,''' vortludo<sup>2</sup>. '''Donner du - à,''' doni movfacilecon al, faciligi la movon de. '''V. Hasard.'''</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeudi,''' ĵaŭdo. '''La semaine des quatre -s,''' en la triĵaŭda semajno<sup>2</sup>, en la tago de la sankta Neniamo<sup>2</sup>.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeun (A),''' nemanĝinte.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeune,''' juna ‖ {{t|(qc)|90}} jun(ec)a. '''- homme, - fille,''' junul(in)o. '''Les -s gens,''' junularo. '''Faire le -,''' afekti la junecon, junafekti.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeûne,''' fasto.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeûner,''' fasti.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeunesse,''' juneco ‖ junularo ‖ infanaro. '''Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait,''' se juneco estus sperta, se maljuneco estus lerta<sup>2</sup> ;</p><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="SkoRo" />{{Br0}}
<div style="display:flex; width:100%;">
<div style="width:33.33%; text-align:left;">'''JAUNIR'''</div>
<div style="width:33.33%; text-align:center;">— 407 —</div>
<div style="width:33.33%; text-align:right;">'''JEUNESSE'''</div>
</div>
{{Br0}}</noinclude><p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jaunir,''' flavigi ‖ ~iĝi.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jaunisse,''' flavmalsano.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Javeler,''' faskigi (grenon).</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Javeleur,''' grenofaskiganto.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Javeline,''' lanceto.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Javelle,''' (garbota) grenfasko.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Javelot,''' ĵetponardo<sup>2</sup>, ĵetlanco.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Je,''' mi.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jérémiade''' (F.), senfina (teda) plendoĝemado.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jersey,''' (vêt.) trikotjako, ĵerzo<sup>X</sup>.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jésuite,''' jezuito ‖ (F.) hipokritulo.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jésuitique *''' (F.), jezuita ‖ (jezuite) hipokrita.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jésuitisme''' (F.), (jezuita) hipokriteco.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jet,''' (ek)ĵeto ‖ {{t|(de liquide)|90}} ŝpruc(aĵ)o ‖ {{t|(de lumière)|90}} subita radio. '''- d’eau,''' (ŝpruco)fontano. '''D’un seul - ''' {{t|(f.)|90}}, samfoje, saminspire, seninterrompe. '''A - continu''' {{t|(f.)|90}}, seninterrompe, senhalte.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jetée,''' havena digo, varfo<sup>P</sup>.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeter,''' ĵeti ‖ malmilde<sup>Z</sup> puŝi ‖ forĵeti. '''- un coup d’œil,''' ekrigardi<sup>2</sup>. '''- les yeux sur,''' ekrigardi ‖ trarigardi ‖ lin aparte elekti. '''- violemment,''' ĵetegi. '''Se ~ sur,''' sin ĵeti al<sup>2</sup>, sur {{t|(acc.<sup>2</sup>)|90}}. '''- des cris,''' ekkriadi. '''- l’épouvante,''' ĉiuflanken kaŭzi [naski, ĵeti<sup>2</sup>] teruron, teruri. '''- dans l’embarras,''' meti en embarason. '''- dans le désespoir,''' tute malesperigi. '''- dans la joie,''' tute ĝojigi.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeton,''' ludmarko ‖ kalkulmarko, kalkuldisketo. ''' - de présence,''' ĉeestomarko. '''Toucher des -s de présence,''' ĉeestomonon enspezi.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeu,''' ludo ‖ {{t|(méc.)|90}} (mov)~libereco, (mov)facileco ‖ {{t|(f.)|90}} maniero. '''- de cartes,''' (lud)kartaro. '''- de quilles,''' keglaro. '''- d’orgues,''' orgentubaro. '''Jouer gros -,''' multe riski. '''Se piquer au -''' {{t|(f.)|90}}, obstinegi. '''Faire le - de qn,''' (nescie) helpi la (malbonajn) intencojn de. '''De franc -,''' malhipokrite. '''Mettre qc en -,''' uzi (helpe). '''Avoir beau - à,''' povi facile. '''A beau - à mentir qui vient de loin,''' pri lando malproksima estas facile mensogi<sup>2</sup>. '''Être en -,''' esti riskata. '''- de mots,''' vortludo<sup>2</sup>. '''Donner du - à,''' doni movfacilecon al, faciligi la movon de. '''V. Hasard.'''</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeudi,''' ĵaŭdo. '''La semaine des quatre -s,''' en la triĵaŭda semajno<sup>2</sup>, en la tago de la sankta Neniamo<sup>2</sup>.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeun (A),''' nemanĝinte.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeune,''' juna ‖ {{t|(qc)|90}} jun(ec)a. '''- homme, - fille,''' junul(in)o. '''Les -s gens,''' junularo. '''Faire le -,''' afekti la junecon, junafekti.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeûne,''' fasto.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeûner,''' fasti.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeunesse,''' juneco ‖ junularo ‖ infanaro. '''Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait,''' se juneco estus sperta, se maljuneco estus lerta<sup>2</sup> ;</p><noinclude>
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<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Javeler,''' faskigi (grenon).</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Javeleur,''' grenofaskiganto.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Javeline,''' lanceto.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Javelle,''' (garbota) grenfasko.</p>
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<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jérémiade''' (F.), senfina (teda) plendoĝemado.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jersey,''' (vêt.) trikotjako, ĵerzo<sup>X</sup>.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jésuite,''' jezuito ‖ (F.) hipokritulo.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jésuitique *''' (F.), jezuita ‖ (jezuite) hipokrita.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jésuitisme''' (F.), (jezuita) hipokriteco.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jet,''' (ek)ĵeto ‖ {{t|(de liquide)|90}} ŝpruc(aĵ)o ‖ {{t|(de lumière)|90}} subita radio. '''- d’eau,''' (ŝpruco)fontano. '''D’un seul - ''' {{t|(f.)|90}}, samfoje, saminspire, seninterrompe. '''A - continu''' {{t|(f.)|90}}, seninterrompe, senhalte.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jetée,''' havena digo, varfo<sup>P</sup>.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeter,''' ĵeti ‖ malmilde<sup>Z</sup> puŝi ‖ forĵeti. '''- un coup d’œil,''' ekrigardi<sup>2</sup>. '''- les yeux sur,''' ekrigardi ‖ trarigardi ‖ aparte elekti. '''- violemment,''' ĵetegi. '''Se ~ sur,''' sin ĵeti al<sup>2</sup>, sur {{t|(acc.<sup>2</sup>)|90}}. '''- des cris,''' ekkriadi. '''- l’épouvante,''' ĉiuflanken kaŭzi [naski, ĵeti<sup>2</sup>] teruron, teruri. '''- dans l’embarras,''' meti en embarason. '''- dans le désespoir,''' tute malesperigi. '''- dans la joie,''' tute ĝojigi.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeton,''' ludmarko ‖ kalkulmarko, kalkuldisketo. ''' - de présence,''' ĉeestomarko. '''Toucher des -s de présence,''' ĉeestomonon enspezi.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeu,''' ludo ‖ {{t|(méc.)|90}} (mov)~libereco, (mov)facileco ‖ {{t|(f.)|90}} maniero. '''- de cartes,''' (lud)kartaro. '''- de quilles,''' keglaro. '''- d’orgues,''' orgentubaro. '''Jouer gros -,''' multe riski. '''Se piquer au -''' {{t|(f.)|90}}, obstinegi. '''Faire le - de qn,''' (nescie) helpi la (malbonajn) intencojn de. '''De franc -,''' malhipokrite. '''Mettre qc en -,''' uzi (helpe). '''Avoir beau - à,''' povi facile. '''A beau - à mentir qui vient de loin,''' pri lando malproksima estas facile mensogi<sup>2</sup>. '''Être en -,''' esti riskata. '''- de mots,''' vortludo<sup>2</sup>. '''Donner du - à,''' doni movfacilecon al, faciligi la movon de. '''V. Hasard.'''</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeudi,''' ĵaŭdo. '''La semaine des quatre -s,''' en la triĵaŭda semajno<sup>2</sup>, en la tago de la sankta Neniamo<sup>2</sup>.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeun (A),''' nemanĝinte.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeune,''' juna ‖ {{t|(qc)|90}} jun(ec)a. '''- homme, - fille,''' junul(in)o. '''Les -s gens,''' junularo. '''Faire le -,''' afekti la junecon, junafekti.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeûne,''' fasto.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeûner,''' fasti.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeunesse,''' juneco ‖ junularo ‖ infanaro. '''Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait,''' se juneco estus sperta, se maljuneco estus lerta<sup>2</sup> ;</p><noinclude>
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<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Javeleur,''' grenofaskiganto.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Javeline,''' lanceto.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Javelle,''' (garbota) grenfasko.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Javelot,''' ĵetponardo<sup>2</sup>, ĵetlanco.</p>
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<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jérémiade''' (F.), senfina (teda) plendoĝemado.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jersey,''' (vêt.) trikotjako, ĵerzo<sup>X</sup>.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jésuite,''' jezuito ‖ (F.) hipokritulo.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jésuitique *''' (F.), jezuita ‖ (jezuite) hipokrita.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jésuitisme''' (F.), (jezuita) hipokriteco.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jet,''' (ek)ĵeto ‖ {{t|(de liquide)|90}} ŝpruc(aĵ)o ‖ {{t|(de lumière)|90}} subita radio. '''- d’eau,''' (ŝpruco)fontano. '''D’un seul - ''' {{t|(f.)|90}}, samfoje, saminspire, seninterrompe. '''A - continu''' {{t|(f.)|90}}, seninterrompe, senhalte.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jetée,''' havena digo, varfo<sup>P</sup>.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeter,''' ĵeti ‖ malmilde<sup>Z</sup> puŝi ‖ forĵeti. '''- un coup d’œil,''' ekrigardi<sup>2</sup>. '''- les yeux sur,''' ekrigardi ‖ trarigardi ‖ aparte elekti. '''- violemment,''' ĵetegi. '''Se ~ sur,''' sin ĵeti al<sup>2</sup>, sur {{t|(acc.<sup>2</sup>)|90}}. '''- des cris,''' ekkriadi. '''- l’épouvante,''' ĉiuflanken kaŭzi [naski, ĵeti<sup>2</sup>] teruron, teruri. '''- dans l’embarras,''' meti en embarason. '''- dans le désespoir,''' tute malesperigi. '''- dans la joie,''' tute ĝojigi.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeton,''' ludmarko ‖ kalkulmarko, kalkuldisketo. ''' - de présence,''' ĉeestomarko. '''Toucher des -s de présence,''' ĉeestomonon enspezi.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeu,''' ludo ‖ {{t|(méc.)|90}} (mov)libereco, (mov)facileco ‖ {{t|(f.)|90}} maniero. '''- de cartes,''' (lud)kartaro. '''- de quilles,''' keglaro. '''- d’orgues,''' orgentubaro. '''Jouer gros -,''' multe riski. '''Se piquer au -''' {{t|(f.)|90}}, obstinegi. '''Faire le - de qn,''' (nescie) helpi la (malbonajn) intencojn de. '''De franc -,''' malhipokrite. '''Mettre qc en -,''' uzi (helpe). '''Avoir beau - à,''' povi facile. '''A beau - à mentir qui vient de loin,''' pri lando malproksima estas facile mensogi<sup>2</sup>. '''Être en -,''' esti riskata. '''- de mots,''' vortludo<sup>2</sup>. '''Donner du - à,''' doni movfacilecon al, faciligi la movon de. '''V. Hasard.'''</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeudi,''' ĵaŭdo. '''La semaine des quatre -s,''' en la triĵaŭda semajno<sup>2</sup>, en la tago de la sankta Neniamo<sup>2</sup>.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeun (A),''' nemanĝinte.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeune,''' juna ‖ {{t|(qc)|90}} jun(ec)a. '''- homme, - fille,''' junul(in)o. '''Les -s gens,''' junularo. '''Faire le -,''' afekti la junecon, junafekti.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeûne,''' fasto.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeûner,''' fasti.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeunesse,''' juneco ‖ junularo ‖ infanaro. '''Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait,''' se juneco estus sperta, se maljuneco estus lerta<sup>2</sup> ;</p><noinclude>
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<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jaunisse,''' flavmalsano.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Javeler,''' faskigi (grenon).</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Javeleur,''' grenofaskiganto.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Javeline,''' lanceto.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Javelle,''' (garbota) grenfasko.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Javelot,''' ĵetponardo<sup>2</sup>, ĵetlanco.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Je,''' mi.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jérémiade''' (F.), senfina (teda) plendoĝemado.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jersey,''' (vêt.) trikotjako, ĵerzo<sup>X</sup>.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jésuite,''' jezuito ‖ (F.) hipokritulo.</p>
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<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jésuitisme''' (F.), (jezuita) hipokriteco.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jet,''' (ek)ĵeto ‖ {{t|(de liquide)|90}} ŝpruc(aĵ)o ‖ {{t|(de lumière)|90}} subita radio. '''- d’eau,''' (ŝpruco)fontano. '''D’un seul - ''' {{t|(f.)|90}}, samfoje, saminspire, seninterrompe. '''A - continu''' {{t|(f.)|90}}, seninterrompe, senhalte.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jetée,''' havena digo, varfo<sup>P</sup>.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeter,''' ĵeti ‖ malmilde<sup>Z</sup> puŝi ‖ forĵeti. '''- un coup d’œil,''' ekrigardi<sup>2</sup>. '''- les yeux sur,''' ekrigardi ‖ trarigardi ‖ aparte elekti. '''- violemment,''' ĵetegi. '''Se ~ sur,''' sin ĵeti al<sup>2</sup>, sur {{t|(acc.<sup>2</sup>)|90}}. '''- des cris,''' ekkriadi. '''- l’épouvante,''' ĉiuflanken kaŭzi [naski, ĵeti<sup>2</sup>] teruron, teruri. '''- dans l’embarras,''' meti en embarason. '''- dans le désespoir,''' tute malesperigi. '''- dans la joie,''' tute ĝojigi.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeton,''' ludmarko ‖ kalkulmarko, kalkuldisketo. ''' - de présence,''' ĉeestomarko. '''Toucher des -s de présence,''' ĉeestomonon enspezi.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeu,''' ludo ‖ {{t|(méc.)|90}} (mov)libereco, (mov)facileco ‖ {{t|(f.)|90}} maniero. '''- de cartes,''' (lud)kartaro. '''- de quilles,''' keglaro. '''- d’orgues,''' orgentubaro. '''Jouer gros -,''' multe riski. '''Se piquer au -''' {{t|(f.)|90}}, obstinegi. '''Faire le - de qn,''' (nescie) helpi la (malbonajn) intencojn de. '''De franc -,''' malhipokrite. '''Mettre qc en -,''' uzi (helpe). '''Avoir beau - à,''' povi facile. '''A beau - à mentir qui vient de loin,''' pri lando malproksima estas facile mensogi<sup>2</sup>. '''Être en -,''' esti riskata. '''- de mots,''' vortludo<sup>2</sup>. '''Donner du - à,''' doni movfacilecon al, faciligi la movon de. '''V. Hasard.'''</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeudi,''' ĵaŭdo. '''La semaine des quatre -s,''' en la triĵaŭda semajno<sup>2</sup>, en la tago de la sankta Neniamo<sup>2</sup>.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeun (A),''' nemanĝinte.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeune,''' juna ‖ {{t|(qc)|90}} jun(ec)a. '''- homme, - fille,''' junul(in)o. '''Les -s gens,''' junularo. '''Faire le -,''' afekti la junecon, junafekti.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeûne,''' fasto.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeûner,''' fasti.</p>
<p style="text-align:justify; margin-left:1.2em; text-indent:-1.2em; margin-top:0; margin-bottom:0">'''Jeunesse,''' juneco ‖ junularo ‖ infanaro. '''Si - savait, si vieillesse pouvait,''' se juneco estus sperta, se maljuneco estus lerta<sup>2</sup> ;</p><noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> {{p|171}}'''171. Passer les garants d’un palan. —''' {{1°}} ''Une poulie double, une simple''. — Passer le garant dans un des clans de la poulie double, puis dans le clan de la poulie simple ; le faire repasser dans le deuxième clan de la poulie double, dans le même sens que la première fois, et faire le dormant au cul de la poulie simple, soit par un œil à la flamande, soit à l’aide d’un ringot. On a ainsi un palan à trois gar... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hildepont" />{{nr|64|{{uc|Manuel du manœuvrier.}}}}</noinclude><nowiki />
{{p|171}}'''171. Passer les garants d’un palan. —''' {{1°}} ''Une poulie double, une simple''. —
Passer le garant dans un des clans de la
poulie double, puis dans le clan de la poulie simple ; le faire repasser
dans le deuxième clan de la poulie double, dans le même
sens que la première fois, et faire le dormant au cul de la poulie
simple, soit par un œil à la flamande, soit à l’aide d’un ringot.
On a ainsi un palan à trois garants, qui triple la force
exercée sur le courant, sauf les pertes dues au frottement et à
la raideur de la corde.
{{2°}} ''Deux poulies doubles.'' — Passer les garants successivement<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « te l’amitié, toute la tendreſſe qu’il avoit eue pour ſon fils quelques jours après cet heureux événement, Annette les rejoint, & épouſe Deshomais. Il ne reſtoit plus à Emérance, pour jouir d’un bonheur parfait, que de retrouver ſon époux. Le jeune Marquis de Sainville, après avoir été jetté à fond de cale, comme je vous l’ai dit, & traité comme un avanturier ; après avoir eſſuyé dans les Iſles, tous les maux qu’entraînent à... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>te l’amitié, toute la tendreſſe qu’il avoit eue
pour ſon fils quelques jours après cet heureux
événement, Annette les rejoint, & épouſe
Deshomais.
Il ne reſtoit plus à Emérance, pour jouir d’un
bonheur parfait, que de retrouver ſon époux.
Le jeune Marquis de Sainville, après avoir été
jetté à fond de cale, comme je vous l’ai dit, &
traité comme un avanturier ; après avoir eſſuyé
dans les Iſles, tous les maux qu’entraînent à
leur ſuite l’eſclavage & la miſere, trouve
moyen de s’embarquer pour la France. Dans
le trajet il eſt pris par un Corſaire qui le conduit
à Maroc, où il reſte en captivité. Les Peres
de la Rédemption le rachetent & le ramenent à
Paris. Un haſard le conduit chez Lucie qui découvre
ſon nom, & le rend à Emérance & à ſon
pere, dans le ſein deſquels il paſſa les jours
les plus heureux. Tel eſt, le précis d’une
très-longue narration que Madame de Beaumont
nous fait des aventures de M. de Sainville,
& qui, ſelon moi, n’eſt pas la plus interreſſante
du Roman.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Histoire littéraire des femmes françoises/4/27
0
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Hildepont
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « dans les clans des deux poulies, sans faire de croix, et fixer le dormant sur la poulie de laquelle sort le courant. Le palan est à quatre garants, et l’effort est multiplié par quatre. {{p|172}}'''172. Passer les garants d’une caliorne —''' {{1°}} ''Une poulie triple, une poulie double''. — Le garant passe d’abord dans le clan du milieu de la poulie triple, puis dans l’un des clans de la poulie double, revient dans le clan correspondant d... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Hildepont" />{{nr||{{uc|Nomenclature générale et matelotage}}|65}}</noinclude>dans les clans des deux poulies, sans faire de croix, et fixer le
dormant sur la poulie de laquelle sort le courant. Le palan est
à quatre garants, et l’effort est multiplié par quatre.
{{p|172}}'''172. Passer les garants d’une caliorne —''' {{1°}} ''Une poulie triple, une poulie double''. —
Le garant passe d’abord dans
le clan du milieu de la
poulie triple, puis dans
l’un des clans de la poulie
double, revient dans le
clan correspondant de la
poulie triple, de là dans le
second clan de la poulie
double, et enfin dans le
troisième de la poulie triple,
après quoi il fait dormant
au cul de la poulie
double. On passe le garant
dans le clan du milieu de
la poulie triple en commençant,
afin que cette
poulie ne dévire pas quand
on fera effort.
{{2°}} ''Deux poulies triples''. —
Le garant passe d’abord
dans le clan du milieu
des deux poulies triples,
puis dans les deux
clans de droite ; il va ensuite
dans les deux clans
de gauche, en passant en
dedans des garants déjà
passés ; le dormant se fait au cul de la première poulie, d’où
sort le garant. On pourrait également passer d’abord le garant
dans les clans de gauche, après avoir passé dans ceux du milieu,
et terminer par les clans de droite.
{{p|173}}'''173. Passer un garant de palan d’embarcation.'''<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{interligne|4em}} {{T3|LETTRE XXVIII.}} {{interligne|1em}} {{sc|Voici}}, Madame, encore un Roman, en forme de lettres. L’Héroïne élevée par une tante très-riche, vient de la perdre, & fait part de ſa douleur à ſon amie, Lady Hariote. Elle lui peint tout le lugubre qui accompagne ces ſortes d’événemens. » Aſſiſe en ſilence auprès des précieux reſtes de ma tante bien aimée, la confuſion qui régnoit dans le Château, ne fut... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
{{interligne|4em}}
{{T3|LETTRE XXVIII.}}
{{interligne|1em}}
{{sc|Voici}}, Madame, encore un Roman, en
forme de lettres. L’Héroïne élevée par une
tante très-riche, vient de la perdre, & fait part
de ſa douleur à ſon amie, Lady Hariote. Elle
lui peint tout le lugubre qui accompagne ces ſortes
d’événemens.
» Aſſiſe en ſilence auprès des précieux reſtes
de ma tante bien aimée, la confuſion qui régnoit
dans le Château, ne fut pas capable de
me diſtraire ; les gens de Juſtice, des amis,
des parens éloignés le rempliſſoient : les premiers
mettoient les ſcellés partout, ſe ſaiſiſſoient
des clefs, & donnoient les ordres néceſſaires
pour hâter l’arrivée de mon pere &
du Doyen de Colborn, auquel ma tante avoit
confié ſon teſtament. Les ſeconds s’efforçoient
de rappeller mes eſprits, & me faiſoient,
pour ainſi-dire, une garde contre la
malice des derniers, qui me regardoient avec
une ſorte de fureur, dans la crainte que ma
tante ne m’eût avantagée à leurs dépens : car
on ne pouvoit ſe perſuader qu’elle n’eût pas
exclus mon pere du nombre de ſes ſucceſſeurs ».
Clarice n’a jamais vu ſon pere ni ſa mere. Le
Doyen de Colborn, chargé des dernieres volontés
de ſa tante, lui apprend que Sir Derby,
à qui elle doit le jour, eſt un libertin, frere de
ſa tante, qu’il a toujours haïe, parce qu’elle
étoit riche. Il s’étoit marié, & n’avoit eu qu’elle
d’enfant. Il obligeoit ſa femme à garder ſa maîtreſſe
chez elle, & à prendre ſoin des enfans<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « qu’il en avoit. La bonne tante s’étoit chargée de l’éducation de Clarice. Sir-Derby arrive avec ſa femme ; on lit le teſtament de la tante qui venoit de mourir. Elle fait Clarice ſon héritiere, lui défend de laiſſer jouir ſon pere de ſa fortune ; elle lui permet de lui faire ſeulement une penſion de cinq cent livres ſterlings, autant à la mere, ſubſtituant ſon bien à ſes enfans ſi elle en a, & aux pauvres ſi elle n’en a pas. Sir... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>qu’il en avoit. La bonne tante s’étoit chargée de
l’éducation de Clarice.
Sir-Derby arrive avec ſa femme ; on lit le teſtament
de la tante qui venoit de mourir. Elle
fait Clarice ſon héritiere, lui défend de laiſſer
jouir ſon pere de ſa fortune ; elle lui permet de
lui faire ſeulement une penſion de cinq cent livres
ſterlings, autant à la mere, ſubſtituant ſon
bien à ſes enfans ſi elle en a, & aux pauvres ſi
elle n’en a pas.
Sir Derby paroit réſigné à ce malheur ; Clarice
fait tout ce qu’elle peut, pour empêcher ſon pere
de ſe plaindre ; elle augmente ſon revenu de ſes
épargnes. Sir Derby feint de ſe repentir de ſes
anciens égaremens ; mais le Doyen exhorte Clarice
à s’en défier. » Il eſt défendu, lui dit-il,
de juger mal des intentions d’une perſonne ;
& ſurtout une fille doit bien ſe garder de mal
penſer de ſon pere ; cependant, comme le
paſſé a été ſi notoirement mal, la prudence
vous oblige à ſuſpendre votre jugement ſur
le préſent, auſſi-bien que les effuſions de votre
cœur généreux & crédule. J’ajouterai que
la charité même vous fait une loi de la circonſpection
que je vous recommande. Que
Sir Derby ſoit véritablement réſolu de changer
de vie, ou qu’il feigne de le vouloir par
des motifs d’intérêts, il eſt certain dans le
premier cas, qu’il a beſoin d’être fortifié par
toutes ſortes de motifs, à perſévérer dans ces
bonnes réſolutions. Tant qu’il ſera forcé de
vivre ici, il ſera loin de l’occaſion de ſon péché ;
ne lui fourniſſez pas les moyens de s’en
rapprocher, en lui remettant un argent comptant,
qui pourroit lui devenir funeſte. Que<noinclude>
<references/></noinclude>
thxq9ntl6j9nhazr3zhh9rulk8sly5v
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « d’allonger cette hiſtoire ; on eſt curieux de revoir Clarice en poſſeſſion de ſes biens ; il ſera très-aiſé de faire encore quelques volumes. Les ''lettres de Madame du Montier à ſa fille'', quoique publiées ſous le nom de Madame le Prince de Beaumont, ne ſont point d’elle. Elle n’a fait que les retoucher, & y a peut-être ajouté quelques réflexions. Les Libraires de Lyon les ont d’abord imprimées en un volume ; & le Roman n’étoit... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>d’allonger cette hiſtoire ; on eſt curieux de revoir
Clarice en poſſeſſion de ſes biens ; il ſera très-aiſé
de faire encore quelques volumes.
Les ''lettres de Madame du Montier à ſa fille'',
quoique publiées ſous le nom de Madame le
Prince de Beaumont, ne ſont point d’elle. Elle n’a
fait que les retoucher, & y a peut-être ajouté
quelques réflexions. Les Libraires de Lyon les
ont d’abord imprimées en un volume ; & le Roman
n’étoit point achevé. Madame de Beaumont
en retouchant l’Ouvrage, a donné une
fin au Roman ; & les mêmes Libraires, en le publiant
en deux volumes, l’ont orné du nom de
cette dame. Voilà ce qui a fait mettre ce livre au
nombre de ſes productions littéraires.
À l’égard de ſon Journal, ſous le titre de ''nouveau''
''magazin ſrançois, ou Bibliothéque inſtructive'',
on doit le regarder comme un recueil fait par
pluſieurs mains, & dont le fonds ne conſiſte
qu’en extraits, notices de livres, nouvelles,
contes, hiſtoires, diſſertations, &c. que diverſes
perſonnes fourniſſoient à Madame de
Beaumont. On peut donc réduire ſes principaux
Ouvrages à ceux dont je viens de vous entretenir,
parmi leſquels il y en a pluſieurs qui ont
attiré l’attention du public. On a ſurtout admiré
avec quel art elle ſait ſe mettre à la portée des
enfans qu’elle inſtruit, ſans dégouter les perſonnes
raiſonnables. Ses livres de morale renferment
d’excellentes leçons ; on ne peut
trop louer l’adreſſe de l’Auteur à déguiſer le ſérieux
de l’inſtruction, ſous les agrémens de la
fable & de l’hiſtoire, & ſon talent à fixer l’eſprit
des jeunes gens, par l’air ſimple, naturel, inſinuant
de ſon ſtile.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
s8g13282d5jvm1ijjnqdlp7lia6ny3d
Histoire littéraire des femmes françoises/4/28
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text/x-wiki
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Page:Luce - Chronique du Mont Saint-Michel (1343-1468), tome 1.djvu/52
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<noinclude><pagequality level="3" user="AnteScribe" />{{nr|24|CHRONIQUE|}}</noinclude><nowiki/>
En cel an, monseigneur d’Aubmalle gaigna a Montagu<ref>Le château de Montagu, dont on voit encore aujourd’hui les ruines, était situé dans la paroisse de Montanel (Manche, art. Avranches, c. Saint-James), à un kilomètre au sud-est de l’église et à l’entrée des gorges septentrionales de la forêt de Blanchelande. Cette seigneurie, appelée aussi le fief de la grande verge d’Argouges, était le chef-lieu d’une châtellenie dont relevaient Sacey, Vessey, Boucey, Argouges, Carnet et Montanel. Comte de Guiton-Villeberge, ''Mém. de la Société d’archéologie d’Avranches'', {{rom-maj|IV}}, 329.</ref> sur les Anglois.
Anno Domini millesimo quadringentesimo vigesimo primo, ecclesia ista, cunctis illesis, cecidit in vigilia Sancti Mathei<ref>La veille de Saint-Mathieu correspond au samedi {{lié|20 septembre 1421}}. Les auteurs du ''Gallia Christiana'' ({{rom-maj|XI}}, 528) ont constaté à cette date, peut-être d’après notre chronique, l’écroulement du chœur de l’église du Mont-Saint-Michel. La reconstruction de ce chœur ne fut commencée qu’en 1450 par les soins du cardinal Guillaume d’Estouteville, abbé commendataire du Mont-Saint-Michel.</ref>.
L’an mil {{rom|IIII}}{{e|c}} {{rom|XXI[II]}}<ref>La date de 1421, qu’on lit dans le manuscrit, doit provenir d’une distraction du scribe. Louis Dauphin, depuis {{roi|Louis|XI}}, fils de {{roi|Charles|VII}} et de Marie d’Anjou, naquit à Bourges le {{lié|3 juillet 1423}}.</ref>, le {{rom|III}} jour de jullet, fut né monseigneur le dauphin, nommé Louys.
En cel an, monseigneur d’Aubmalle desconfist le sire de la Pole et viron mil {{Ve}} Anglois en sa compaignie a la Gravelle :
AngLorVM pVLLos ContrIVIt LIbra<ref>La Livre (balance) est celui des signes du zodiaque qui correspond au mois de septembre. William Pole, comte de Suffolk, fut en effet battu à la Gravelle (Mayenne, art. Laval, c. Loiron) ou plutôt à la Brossinière, le {{lié|26 septembre 1423}}, par {{roi|Jean|VIII}} de Harcourt, comte d’Aumale, capitaine du Mont-Saint-Michel.</ref> GraVeLLe.
En cet an<ref name=p51>Ces mots se réfèrent à la date de 1423, année où se livra le combat de la Brossinière. D’après ce passage, les Anglais auraient occupé Tombelaine (rocher haut de 140 mètres situé au milieu des</ref>, les Anglois vindrent a Tumbelaine, le<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{interligne|4em}} {{T3|LETTRE XXIX.}} {{interligne|1em}} {{sc|Il}} y a, Madame, plus de vingt-deux ans, que{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Madame du Bocage.|taille=100}} Madame du Bocage, par un Poëme couronné à Rouen, ſa patrie, fit briller les premieres étincelles de ce feu poëtique, qui devoit la rendre un jour l’émule d’Homere & de Milton. Plus curieuſe de connoître ſes écrits, que les diverſes circonſtances... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
{{interligne|4em}}
{{T3|LETTRE XXIX.}}
{{interligne|1em}}
{{sc|Il}} y a, Madame, plus de vingt-deux ans, que{{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=Madame du Bocage.|taille=100}}
Madame du Bocage, par un Poëme couronné
à Rouen, ſa patrie, fit briller les premieres étincelles
de ce feu poëtique, qui devoit la rendre
un jour l’émule d’Homere & de Milton. Plus
curieuſe de connoître ſes écrits, que les diverſes
circonſtances de ſa vie, vous n’attendez de moi
aucun détail ni ſur ſa famille, qui ſe nomme le Page,
& elle Marie-Anne ; ni ſur ſon mariage fait en
Normandie avec M. Joſeph du Bocage, qui poſſédoit
une Charge dans la Finance, & dont elle
eſt veuve depuis deux ans. Un égal amour pour
les lettres, une parfaite conformité de caractere,
une fortune aiſée, & des amis choiſis firent la douceur
de leur union, & l’agrément de leur ſociété.
Paris étoit leur ſéjour ordinaire, & l’étude, leur
principale occupation. Nous avons un Recueil
de quelques Piéces traduites de l’Anglois, par
M. du Bocage ; & Madame ſon épouſe nous a
donné trois volumes d’Œuvres diverſes, dont
je vais vous entretenir. Je commence par le ''Paradis''
''terreſtre'', Poëme en ſix chants, qui eſt
moins une traduction, qu’une imitation libre
du célebre Milton ; & c’eſt ſur ce ton que Madame
du Bocage nous l’annonce.
» Entraînée par le deſir de plaire à ma nation,
en me conformant à ſon goût, je ne crains
point le reproche que me ſeront les Anglois,
ſur les changemens que j’oſe faire à un Poëme
qu’ils ont en vénération………<noinclude>
<references/></noinclude>
tkjbt074br4pdonbr9cn8iw6vxzxwdo
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<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>du Poëte Anglois ; &c. En un mot, elle a réduit en
petit le plus grand & le plus ſublime tableau
qui, depuis Homere, ait été peint : &, ce
qu’il eût été à déſirer que Milton eut fait,
Madame du Boccage a réuni ſous le point de
vue le plus agréable & le plus ſéduiſant, les
graces & l’intérêt que l’Anglois a répandus
ſur le bonheur & le déſaſtre d’Adam & d’Eve
dans le Paradis {{corr|terrreſtre|terreſtre}}.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
c3ikp6rjkrzbrmmqea1vit4eyipjp1j
Histoire littéraire des femmes françoises/4/29
0
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Page créée avec « <pages index="Histoire litteraire des femmes francoises tome 4.djvu" from=487 to=510 header=1 /> »
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text/x-wiki
<pages index="Histoire litteraire des femmes francoises tome 4.djvu" from=487 to=510 header=1 />
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Page:Histoire litteraire des femmes francoises tome 4.djvu/529
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <poem>De monſtres, de brigands allons purger la terre ; Montrons à l’Univers à quel point de grandeur L’amour d’une Amazône éleve ſa valeur. Pour une Amante née au milieu des allarmes, Ne crains ni les dangers, ni la ſoiſ, ni les armes. En te prouvant l’amour qui guidera mes coups, Que ces travaux guerriers à mes yeux ſeront doux ! Quelle ſélicité de partager la gloire De l’objet de ſes ſeux, chéri de la victoire ; D’avoir les mêmes... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude><poem>De monſtres, de brigands allons purger la terre ;
Montrons à l’Univers à quel point de grandeur
L’amour d’une Amazône éleve ſa valeur.
Pour une Amante née au milieu des allarmes,
Ne crains ni les dangers, ni la ſoiſ, ni les armes.
En te prouvant l’amour qui guidera mes coups,
Que ces travaux guerriers à mes yeux ſeront doux !
Quelle ſélicité de partager la gloire
De l’objet de ſes ſeux, chéri de la victoire ;
D’avoir les mêmes ſoins, les mêmes ennemis,
Se voir tous deux vainqueurs, & le reſte ſoumis !</poem>
{{interligne|1em}}
Après que Théſée lui a déclaré qu’il aime An-
tiope, elle lui ordonne de ſe retirer.
<poem> C’en eſt aſſez, Théſée.
La lumiere renaît dans mon ame abuſée ;
Epargnez-moi l’horreur de gémir à vos yeux 5
Et ne jouiſſez plus d’un triomphe odieux.
Laiſſez-moi ſeule en proie à ma rage, à ma honte ;
Sortez…</poem>
{{interligne|1em}}
Théſée eſt conduit au bucher. Orithie & Antiope
ſe réconcilient pour le pleurer, comme
Eliſabeth & la Ducheſſe dans le Comté d’Eſſex.
Vous avez vu, Madame, quel eſt le dénouement
de cette Piéce : à l’égard du ſujet, Madame
du Bocage paroît s’être propoſé pour modèle la
ſimplicité & la ſageſſe des Grecs ; elle a craint
qu’on ne lui reprochât des événemens inattendus,
des incidens extraordinaires, des ſituations
embarraſſantes.
::Je ſuis, &c.<noinclude>
<references/></noinclude>
7omaxuo9qvuwmxrky7ozg5koc4iawck
Page:Histoire litteraire des femmes francoises tome 4.djvu/511
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{interligne|4em}} {{T3|LETTRE XXX.}} {{interligne|1em}} <poem>{{sc|Je}} chante ce Génois conduit par Uranic, Combattu par l’enſer, attaqué par l’envie ; Ce Nocher qui du Tage abandonnant les Ports ; De l’Inde le premier découvrit les trésors.</poem> {{interligne|1em}} Tel eſt, Madame, le début de la Colombiade, autre Poëme de Madame du Boccage, diviſé en dix chants, dont Chriſtophe Colomb eſt le héros. La découverte & la co... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
{{interligne|4em}}
{{T3|LETTRE XXX.}}
{{interligne|1em}}
<poem>{{sc|Je}} chante ce Génois conduit par Uranic,
Combattu par l’enſer, attaqué par l’envie ;
Ce Nocher qui du Tage abandonnant les Ports ;
De l’Inde le premier découvrit les trésors.</poem>
{{interligne|1em}}
Tel eſt, Madame, le début de la Colombiade,
autre Poëme de Madame du Boccage, diviſé
en dix chants, dont Chriſtophe Colomb
eſt le héros.
La découverte & la conquête de l’Amérique
offrent un vaſte champ à l’Épopée, de l’aveu de
tous ceux qui aiment la haute Poëſie. Nous
avons déja pluſieurs Poëmes Latins ſur ce ſujet,
dans leſquels on trouve des détails heureux.
Il y a quelques années, qu’on nous donna,
dans notre langue, le Mexique conquis, eſpece
de Poëme épique, en douze livres, en proſe ;
quelqu’eſtimable qu’il fût, il nous laiſſoit toujours
à deſirer, qu’une Muſe Françoiſe entonnât
la Trompette héroïque en faveur de ce
nouveau monde, qui a ſi fort changé la face de
l’ancien. Une femme a eu le courage d’entrer
dans une carriere, que nos grands Poëtes n’ont
oſé courir. Il étoit réſervé à Madame du Bocage
de célebrer un ſujet ſi grand & ſi ſublime.
L’Auteur invoque Calliope, mere d’Orphée.
C’eſt une de ces fautes de coſtume, qu’on a tolérées
& non approuvées dans le Taſſe & dans
Milton, dont les grandes beautés ſont évanouir
cette bigarure choquante. Colomb aborde en<noinclude>
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{{T3|LETTRE XXX.}}
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<poem>{{sc|Je}} chante ce Génois conduit par Uranic,
Combattu par l’enſer, attaqué par l’envie ;
Ce Nocher qui du Tage abandonnant les Ports ;
De l’Inde le premier découvrit les trésors.</poem>
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Tel eſt, Madame, le début de la Colombiade, {{ndm|marge=left|largeur=40|text-align=right|text=La Colombiade.|taille=100}}
autre Poëme de Madame du Boccage, diviſé
en dix chants, dont Chriſtophe Colomb
eſt le héros.
La découverte & la conquête de l’Amérique
offrent un vaſte champ à l’Épopée, de l’aveu de
tous ceux qui aiment la haute Poëſie. Nous
avons déja pluſieurs Poëmes Latins ſur ce ſujet,
dans leſquels on trouve des détails heureux.
Il y a quelques années, qu’on nous donna,
dans notre langue, le Mexique conquis, eſpece
de Poëme épique, en douze livres, en proſe ;
quelqu’eſtimable qu’il fût, il nous laiſſoit toujours
à deſirer, qu’une Muſe Françoiſe entonnât
la Trompette héroïque en faveur de ce
nouveau monde, qui a ſi fort changé la face de
l’ancien. Une femme a eu le courage d’entrer
dans une carriere, que nos grands Poëtes n’ont
oſé courir. Il étoit réſervé à Madame du Bocage
de célebrer un ſujet ſi grand & ſi ſublime.
L’Auteur invoque Calliope, mere d’Orphée.
C’eſt une de ces fautes de coſtume, qu’on a tolérées
& non approuvées dans le Taſſe & dans
Milton, dont les grandes beautés ſont évanouir
cette bigarure choquante. Colomb aborde en<noinclude>
<references/></noinclude>
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Histoire littéraire des femmes françoises/4/30
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