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Sujet
Europe du XVIIe au XIXe/Louis XIV : L'apogée de la monarchie absolue
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/* Étude de la peinture */
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wikitext
text/x-wiki
{{Chapitre
| niveau = 12
| idfaculté = histoire
| numéro = 2
| précédent = [[../Présentation de l'Europe au XVII° siècle/]]
| suivant = [[../Remise en cause de l'absolutisme XVII°s et XVIII°s/]]
}}
Depuis Henri IV jusqu'à la révolution française, la France est une monarchie absolue. Elle est à son apogée sous la régence de '''Louis XIV''' (1643 – 1715).<br />
Quelles sont les caractéristiques de la monarchie sous Louis XIV ?
== Une monarchie absolue et de droit divin ==
=== Un pouvoir presque sans limite ===
'''Pouvoir absolu''' :
* Un pouvoir sans partage
* Le roi est la seule source d'autorité
'''Monarchie de droit divin''' :
* Le roi est choisi par Dieu ; il n'a de comptes à rendre à personne, sauf à Dieu
* Le roi est ''sacré'' lors d'une cérémonie (à Reims) ce qui lui donne un caractère religieux.
==== Étude d’un tableau : Louis XIV en costume de sacre ====
<div style="text-align:center;">
[[Fichier:Louis_XIV_of_France.jpg|600px]]</div>
'''Description de l'œuvre :'''
* Auteur : Rigaud
* Année : 1701
* Sujet : Peinture de Louis XIV en costume de sacre
* Dimensions : {{Unité|192|{{Abréviation|cm|centimètre}}}} x {{Unité|277|{{Abréviation|cm|centimètre}}}}
* Lieu d'exposition au XVIII° : La chambre de Louis XIV à Versailles
* Et maintenant : Au Louvre
==== Étude de la peinture ====
Louis XIV s'est fait représenter avec touts les attributs du pouvoir royal.
{| class="wikitable"
! Objet symbolique
|-----
| La main de la justice
| Symbolique de la clémence royale, en effet, tous les sujets du roi peuvent demander l'appel d'une condamnation
|-
| L'épée
| Symbolique de la puissance militaire du roi, chef des armées, il a la décision de la guerre et de la paix
|-----
| Le sceptre
| Symbolique du pouvoir et du commandement. Il prolonge l'action de la main droite, la main qui donne les ordres
|-
| La couronne
| Souvenir du couronnement de l'empereur Charlemagne, Symbolique de la supériorité du roi
|-----
| Le manteau bleu
| Symbolique de la couleur de la vierge. La vierge protège le roi
|-
| La fleur de lys
| Emblème des capétiens, symbolique de la pureté
|}
Ce tableau donne donc une image de très grand pouvoir politiques, religieux et militaires au Roi.
Autres signes de son immense pouvoir :
* Son emblème : Le Soleil
* Son surnom : "Le Roi Soleil"
* Sa devise : ''Nec pluribus impar''<<A nul autre pareil>>
{{Bas de page
| idfaculté = histoire
| précédent = [[../Présentation de l'Europe au XVII° siècle/]]
| suivant = [[../Remise en cause de l'absolutisme XVII°s et XVIII°s/]]
}}
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Théorie des groupes/Sous-groupes caractéristiques
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text/x-wiki
{{Chapitre
| niveau = 14
| idfaculté = mathématiques
| numéro = 10
| précédent = [[../Produit direct et somme restreinte/]]
| suivant = [[../Groupes symétriques finis/]]
| page_liée = Exercices/Sous-groupes caractéristiques
}}
== Définition et propriétés de base ==
On a vu qu'un sous-groupe ''H'' d'un groupe ''G'' est distingué (dans ''G'') si et seulement s'il est invariant par tout automorphisme intérieur de ''G'', c'est-à-dire si, pour tout automorphisme intérieur <math>\sigma</math> de ''G'', <math>\sigma</math>(''H'') = ''H''. Nous allons maintenant considérer des sous-groupes de ''G'' possédant une propriété plus forte.
{{Définition
| contenu ={{Wikipédia|Sous-groupe caractéristique}}
On dit qu'un sous-groupe ''H'' d'un groupe ''G'' est un sous-groupe caractéristique<ref>N. Bourbaki, ''Algèbre'', Paris, 1970, ch. I, § 5, {{numéro}}3, p. 53.</ref> de ''G'' si ''H'' est invariant par tout automorphisme de ''G'', c'est-à-dire si pour tout automorphisme <math>\sigma</math> de ''G'', <math>\sigma</math>(''H'') = ''H''.
}}
D'après la remarque initiale, tout sous-groupe caractéristique d'un groupe ''G'' est sous-groupe distingué de ''G''.
Pour qu'un sous-groupe ''H'' d'un groupe ''G'' soit caractéristique dans ''G'', il suffit qu’il soit stable pour tout automorphisme de ''G'', c'est-à-dire qu'on ait <math>\sigma(H) \subseteq H </math> pour tout automorphisme <math>\sigma</math> de ''G''. En effet, si cette relation est vraie pour tout automorphisme de ''G'', alors, pour tout automorphisme <math>\sigma</math> de ''G'', cette relation est vraie à la fois pour <math>\sigma</math> et pour <math>\sigma^{-1}</math>. On a donc à la fois <math>\sigma(H) \subseteq H </math> et <math>\sigma^{-1}(H) \subseteq H </math>; or cette dernière relation donne <math>H \subseteq \sigma(H) </math>, d'où finalement <math>\sigma</math>(''H'') = ''H''.
{{Théorème
| titre = Proposition
| contenu =
Soient ''G<sub>1</sub>'' et ''G<sub>2</sub>'' deux groupes isomorphes, <math>\varphi</math> un isomorphisme de ''G<sub>1</sub>'' sur ''G<sub>2</sub>''. Un sous-groupe ''H'' de ''G<sub>1</sub>'' est sous-groupe caractéristique de ''G<sub>1</sub>'' si et seulement si <math>\varphi</math>(''H'') est sous-groupe caractéristique de ''G<sub>2</sub>''.
}}
{{Démonstration
| contenu =
Supposons ''H'' caractéristique dans ''G<sub>1</sub>'' et prouvons que <math>\varphi</math>(''H'') est caractéristique dans ''G<sub>2</sub>''. Soit <math>\sigma</math> un automorphisme de ''G<sub>2</sub>''. Il s'agit de prouver que <math>\sigma(\varphi(H)) = \varphi(H)</math>. Cela s'écrit encore <math>\varphi ^{-1}\sigma \varphi(H) = H</math>, ce qui est bien vrai puisque <math>\varphi ^{-1}\sigma \varphi</math> est un automorphisme de ''G<sub>1</sub>'' et que ''H'' est supposé caractéristique dans ''G<sub>1</sub>''. Nous avons donc bien prouvé que si ''H'' est caractéristique dans ''G<sub>1</sub>'', alors <math>\varphi</math>(''H'') est caractéristique dans ''G<sub>2</sub>''. Pour démontrer l'implication réciproque, on peut par exemple appliquer ce qui précède à l'isomorphisme <math>\varphi^{-1}</math>.
}}
{{Exemple
| titre = Exemples de sous-groupes caractéristiques
| contenu =
Soit ''G'' un groupe.
* Les sous-groupes 1 et ''G'' sont évidemment des sous-groupes caractéristiques de ''G''.
* Si un sous-groupe de ''G'' est seul de son ordre parmi les sous-groupes de ''G'', c’est un sous-groupe caractéristique de ''G''. (Noter que les automorphismes de ''G'' conservent l’ordre d'un sous-groupe.)
* Si un sous-groupe de ''G'' est seul de son indice (dans ''G'') parmi les sous-groupes de ''G'', c’est un sous-groupe caractéristique de ''G''. (Noter que les automorphismes de ''G'' conservent l'indice d'un sous-groupe.)
* Si ''G'' est monogène, tout sous-groupe de ''G'' est sous-groupe caractéristique de ''G''. (Si ''G'' est fini, on a vu que tout sous-groupe de ''G'' est seul de son ordre parmi les sous-groupes de ''G''. Si ''G'' est infini, le théorème ci-dessus permet de se ramener au cas où ''G'' = '''Z'''. On a vu que tout sous-groupe de '''Z''' est de la forme <math>n</math>'''Z''', où ''n'' est un nombre naturel. Si ''n'' > 0, <math>n</math>'''Z''' est d'indice ''n'' dans '''Z''' et si ''n'' = 0, <math>n</math>'''Z''' est d'indice infini dans '''Z'''. Il en résulte que chaque sous-groupe de '''Z''' est seul de son indice parmi les sous-groupes de '''Z'''. On pourrait aussi noter que les seuls automorphismes de '''Z''' sont l'identité et le passage à l'opposé.)
* Si ''H'' est un sous-groupe de ''G'' stable pour tout endomorphisme de ''G'', c'est-à-dire tel que <math>f(H) \subseteq H</math> pour tout endomorphisme ''f'' de ''G'' (un tel sous-groupe est parfois appelé ''pleinement invariant''), ''H'' est ''a fortiori'' stable pour tout automorphisme de ''G'', donc est un sous-groupe caractéristique de ''G''.
* Soit ''n'' un nombre naturel. Le sous-groupe de ''G'' engendré par les ''n''-ièmes puissances d'éléments de ''G'' (c'est-à-dire par les éléments de la forme ''x<sup>n</sup>'', où ''x'' parcourt ''G'') est caractéristique dans ''G''. (En effet, il est clair que ce sous-groupe est stable par tout endomorphisme de ''G''.) Cela fournit une nouvelle preuve de ce que <math>n</math>'''Z''' est sous-groupe caractéristique de '''Z'''.
* Soit ''n'' un nombre naturel. Le sous-groupe de ''G'' engendré par les racines ''n''-ièmes de 1 (c'est-à-dire par les éléments ''x'' de ''G'' tels que ''x<sup>n</sup>'' = 1) est caractéristique dans ''G''. (En effet, il est clair que ce sous-groupe est stable par tout endomorphisme de ''G''.) Cela fournit une nouvelle preuve de ce que tout sous-groupe d'un groupe fini cyclique est caractéristique.
* Soit ''H'' un groupe; désignons par ''G'' le produit direct <math>H \times H</math> de ''H'' par lui-même. Comme on l'a vu dans le chapitre [[../Produit direct et somme restreinte/]], les « facteurs » <math>H \times \{1\}</math> et <math>\{1\} \times H </math> sont des sous-groupes distingués de ''G''. D'autre part, ils sont images l'un de l'autre par l'automorphisme <math>(x,y) \mapsto (y,x)</math> de ''G'' et, si ''H'' n’est pas trivial, ils sont distincts. Cela montre qu'un sous-groupe distingué n’est pas forcément caractéristique.
}}
De façon informelle, on peut dire que si un sous-groupe K d'un groupe G peut se « caractériser » comme étant '''le''' sous-groupe de G possédant une certaine propriété qui ne dépend que de la structure de groupe de G (et non de la nature de ses éléments), K est caractéristique dans G. (C'est évident si on considère qu'une propriété qui ne dépend que de la structure de groupe de G est par définition une propriété qui subsiste par application de tout automorphisme de G.)
{{Théorème
| titre = Proposition
| contenu =
Le centre d'un groupe ''G'' est un sous-groupe caractéristique de ''G''.
}}
{{Démonstration
| contenu =
Prouvons que si <math>\alpha</math> est un endomorphisme surjectif de ''G'', alors <math>\alpha(Z(G)) \subseteq Z(G)</math>. Soit ''c'' un élément de ''Z(G)''; il s'agit de prouver que <math>\alpha(c) \in Z(G)</math>. Puisque ''c'' appartient au centre de ''G'', nous avons ''cx'' = ''xc'' pour tout élément ''x'' de ''G'', d'où <math>\alpha(c) \alpha(x) = \alpha(x) \alpha(c)</math> pour tout élément ''x'' de ''G''. Puisque <math>\alpha</math> est supposé surjectif, tout élément de ''G'' est de la forme <math>\alpha(x)</math> pour un certain élément ''x'' de ''G'', donc la relation obtenue montre que <math>\alpha(c)</math> appartient au centre de ''G'', comme annoncé. Nous avons donc bien prouvé que si <math>\alpha</math> est un endomorphisme surjectif de ''G'', alors <math>\alpha(Z(G)) \subseteq Z(G)</math>. C'est vrai ''a fortiori'' si <math>\alpha</math> est un automorphisme de ''G'', donc ''Z(G)'' est caractéristique dans ''G''.
}}
'''Remarque.''' Nous venons de prouver que le centre de ''G'' est stable pour tout endomorphisme surjectif de ''G''. En revanche, le centre de ''G'' n’est pas forcément stable pour tout endomorphisme de ''G'' (voir exercice). Cela montre qu'un sous-groupe caractéristique d'un groupe ''G'' n’est pas forcément stable pour tout endomorphisme de ''G''.
{{Théorème
| titre = Proposition
| contenu =
Soient ''G'' un groupe et ''H'' un sous-groupe caractéristique de ''G''. Tout sous-groupe caractéristique de ''H'' est caractéristique dans ''G''.
}}
{{Démonstration
| contenu =
Soient ''K'' un sous-groupe caractéristique de ''H'' et <math>\sigma</math> un automorphisme de ''G''. Il s'agit de prouver que <math>\sigma</math>(''K'') = ''K''. Puisque ''H'' est caractéristique dans ''G'', <math>\sigma</math> induit un automorphisme <math>\sigma _{H} : x \mapsto \sigma (x)</math> de ''H''. Puisque ''K'' est caractéristique dans ''H'', nous avons <math>\sigma _{H}(K) = K</math>, autrement dit <math>\sigma(K) = K</math>, comme annoncé.
}}
{{Théorème
| titre = Proposition
| contenu =
Soient ''G'' un groupe et ''H'' un sous-groupe distingué de ''G''. Tout sous-groupe caractéristique de ''H'' est distingué dans ''G''.
}}
{{Démonstration
| contenu=
Soient ''K'' un sous-groupe caractéristique de ''H'' et ''g'' un élément de ''G''. Il s'agit de prouver que ''gKg{{exp|-1}}'' = ''K''. Puisque ''H'' est distingué dans ''G'', l'automorphisme intérieur <math>x \mapsto gxg^{-1}</math> de ''G'' induit un automorphisme (non forcément intérieur) <math>x \mapsto gxg^{-1}</math> de ''H''. Puisque ''K'' est caractéristique dans ''H'', ''K'' est invariant par cet automorphisme de ''H'', autrement dit ''gKg{{exp|-1}}'' = ''K'', comme annoncé.
}}
== Groupe des automorphismes d'une somme restreinte de sous-groupes caractéristiques ==
{{Théorème
| titre = Proposition
| contenu =
Soit ''G'' un groupe, somme restreinte interne d'une famille (finie ou infinie) <math>(H_i)_{i\in I}</math> de sous-groupe '''caractéristiques''' de ''G''. Alors le groupe Aut(G) est isomorphe au produit direct (externe) de la famille <math>(Aut(H_i))_{i\in I}</math>.
}}
{{Démonstration
| contenu=
}}
== Notes et références ==
<references/>
== Voir aussi ==
[[../Exercices/Sous-groupes caractéristiques|Exercices sur les sous-groupes caractéristiques]]
{{Bas de page
| idfaculté = mathématiques
| précédent = [[../Produit direct et somme restreinte/]]
| suivant = [[../Groupes symétriques finis/]]
}}
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/* Groupe des automorphismes d'une somme restreinte de sous-groupes caractéristiques */ Créé nouvelle section. La suite pour bientôt.
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text/x-wiki
{{Chapitre
| niveau = 14
| idfaculté = mathématiques
| numéro = 10
| précédent = [[../Produit direct et somme restreinte/]]
| suivant = [[../Groupes symétriques finis/]]
| page_liée = Exercices/Sous-groupes caractéristiques
}}
== Définition et propriétés de base ==
On a vu qu'un sous-groupe ''H'' d'un groupe ''G'' est distingué (dans ''G'') si et seulement s'il est invariant par tout automorphisme intérieur de ''G'', c'est-à-dire si, pour tout automorphisme intérieur <math>\sigma</math> de ''G'', <math>\sigma</math>(''H'') = ''H''. Nous allons maintenant considérer des sous-groupes de ''G'' possédant une propriété plus forte.
{{Définition
| contenu ={{Wikipédia|Sous-groupe caractéristique}}
On dit qu'un sous-groupe ''H'' d'un groupe ''G'' est un sous-groupe caractéristique<ref>N. Bourbaki, ''Algèbre'', Paris, 1970, ch. I, § 5, {{numéro}}3, p. 53.</ref> de ''G'' si ''H'' est invariant par tout automorphisme de ''G'', c'est-à-dire si pour tout automorphisme <math>\sigma</math> de ''G'', <math>\sigma</math>(''H'') = ''H''.
}}
D'après la remarque initiale, tout sous-groupe caractéristique d'un groupe ''G'' est sous-groupe distingué de ''G''.
Pour qu'un sous-groupe ''H'' d'un groupe ''G'' soit caractéristique dans ''G'', il suffit qu’il soit stable pour tout automorphisme de ''G'', c'est-à-dire qu'on ait <math>\sigma(H) \subseteq H </math> pour tout automorphisme <math>\sigma</math> de ''G''. En effet, si cette relation est vraie pour tout automorphisme de ''G'', alors, pour tout automorphisme <math>\sigma</math> de ''G'', cette relation est vraie à la fois pour <math>\sigma</math> et pour <math>\sigma^{-1}</math>. On a donc à la fois <math>\sigma(H) \subseteq H </math> et <math>\sigma^{-1}(H) \subseteq H </math>; or cette dernière relation donne <math>H \subseteq \sigma(H) </math>, d'où finalement <math>\sigma</math>(''H'') = ''H''.
{{Théorème
| titre = Proposition
| contenu =
Soient ''G<sub>1</sub>'' et ''G<sub>2</sub>'' deux groupes isomorphes, <math>\varphi</math> un isomorphisme de ''G<sub>1</sub>'' sur ''G<sub>2</sub>''. Un sous-groupe ''H'' de ''G<sub>1</sub>'' est sous-groupe caractéristique de ''G<sub>1</sub>'' si et seulement si <math>\varphi</math>(''H'') est sous-groupe caractéristique de ''G<sub>2</sub>''.
}}
{{Démonstration
| contenu =
Supposons ''H'' caractéristique dans ''G<sub>1</sub>'' et prouvons que <math>\varphi</math>(''H'') est caractéristique dans ''G<sub>2</sub>''. Soit <math>\sigma</math> un automorphisme de ''G<sub>2</sub>''. Il s'agit de prouver que <math>\sigma(\varphi(H)) = \varphi(H)</math>. Cela s'écrit encore <math>\varphi ^{-1}\sigma \varphi(H) = H</math>, ce qui est bien vrai puisque <math>\varphi ^{-1}\sigma \varphi</math> est un automorphisme de ''G<sub>1</sub>'' et que ''H'' est supposé caractéristique dans ''G<sub>1</sub>''. Nous avons donc bien prouvé que si ''H'' est caractéristique dans ''G<sub>1</sub>'', alors <math>\varphi</math>(''H'') est caractéristique dans ''G<sub>2</sub>''. Pour démontrer l'implication réciproque, on peut par exemple appliquer ce qui précède à l'isomorphisme <math>\varphi^{-1}</math>.
}}
{{Exemple
| titre = Exemples de sous-groupes caractéristiques
| contenu =
Soit ''G'' un groupe.
* Les sous-groupes 1 et ''G'' sont évidemment des sous-groupes caractéristiques de ''G''.
* Si un sous-groupe de ''G'' est seul de son ordre parmi les sous-groupes de ''G'', c’est un sous-groupe caractéristique de ''G''. (Noter que les automorphismes de ''G'' conservent l’ordre d'un sous-groupe.)
* Si un sous-groupe de ''G'' est seul de son indice (dans ''G'') parmi les sous-groupes de ''G'', c’est un sous-groupe caractéristique de ''G''. (Noter que les automorphismes de ''G'' conservent l'indice d'un sous-groupe.)
* Si ''G'' est monogène, tout sous-groupe de ''G'' est sous-groupe caractéristique de ''G''. (Si ''G'' est fini, on a vu que tout sous-groupe de ''G'' est seul de son ordre parmi les sous-groupes de ''G''. Si ''G'' est infini, le théorème ci-dessus permet de se ramener au cas où ''G'' = '''Z'''. On a vu que tout sous-groupe de '''Z''' est de la forme <math>n</math>'''Z''', où ''n'' est un nombre naturel. Si ''n'' > 0, <math>n</math>'''Z''' est d'indice ''n'' dans '''Z''' et si ''n'' = 0, <math>n</math>'''Z''' est d'indice infini dans '''Z'''. Il en résulte que chaque sous-groupe de '''Z''' est seul de son indice parmi les sous-groupes de '''Z'''. On pourrait aussi noter que les seuls automorphismes de '''Z''' sont l'identité et le passage à l'opposé.)
* Si ''H'' est un sous-groupe de ''G'' stable pour tout endomorphisme de ''G'', c'est-à-dire tel que <math>f(H) \subseteq H</math> pour tout endomorphisme ''f'' de ''G'' (un tel sous-groupe est parfois appelé ''pleinement invariant''), ''H'' est ''a fortiori'' stable pour tout automorphisme de ''G'', donc est un sous-groupe caractéristique de ''G''.
* Soit ''n'' un nombre naturel. Le sous-groupe de ''G'' engendré par les ''n''-ièmes puissances d'éléments de ''G'' (c'est-à-dire par les éléments de la forme ''x<sup>n</sup>'', où ''x'' parcourt ''G'') est caractéristique dans ''G''. (En effet, il est clair que ce sous-groupe est stable par tout endomorphisme de ''G''.) Cela fournit une nouvelle preuve de ce que <math>n</math>'''Z''' est sous-groupe caractéristique de '''Z'''.
* Soit ''n'' un nombre naturel. Le sous-groupe de ''G'' engendré par les racines ''n''-ièmes de 1 (c'est-à-dire par les éléments ''x'' de ''G'' tels que ''x<sup>n</sup>'' = 1) est caractéristique dans ''G''. (En effet, il est clair que ce sous-groupe est stable par tout endomorphisme de ''G''.) Cela fournit une nouvelle preuve de ce que tout sous-groupe d'un groupe fini cyclique est caractéristique.
* Soit ''H'' un groupe; désignons par ''G'' le produit direct <math>H \times H</math> de ''H'' par lui-même. Comme on l'a vu dans le chapitre [[../Produit direct et somme restreinte/]], les « facteurs » <math>H \times \{1\}</math> et <math>\{1\} \times H </math> sont des sous-groupes distingués de ''G''. D'autre part, ils sont images l'un de l'autre par l'automorphisme <math>(x,y) \mapsto (y,x)</math> de ''G'' et, si ''H'' n’est pas trivial, ils sont distincts. Cela montre qu'un sous-groupe distingué n’est pas forcément caractéristique.
}}
De façon informelle, on peut dire que si un sous-groupe K d'un groupe G peut se « caractériser » comme étant '''le''' sous-groupe de G possédant une certaine propriété qui ne dépend que de la structure de groupe de G (et non de la nature de ses éléments), K est caractéristique dans G. (C'est évident si on considère qu'une propriété qui ne dépend que de la structure de groupe de G est par définition une propriété qui subsiste par application de tout automorphisme de G.)
{{Théorème
| titre = Proposition
| contenu =
Le centre d'un groupe ''G'' est un sous-groupe caractéristique de ''G''.
}}
{{Démonstration
| contenu =
Prouvons que si <math>\alpha</math> est un endomorphisme surjectif de ''G'', alors <math>\alpha(Z(G)) \subseteq Z(G)</math>. Soit ''c'' un élément de ''Z(G)''; il s'agit de prouver que <math>\alpha(c) \in Z(G)</math>. Puisque ''c'' appartient au centre de ''G'', nous avons ''cx'' = ''xc'' pour tout élément ''x'' de ''G'', d'où <math>\alpha(c) \alpha(x) = \alpha(x) \alpha(c)</math> pour tout élément ''x'' de ''G''. Puisque <math>\alpha</math> est supposé surjectif, tout élément de ''G'' est de la forme <math>\alpha(x)</math> pour un certain élément ''x'' de ''G'', donc la relation obtenue montre que <math>\alpha(c)</math> appartient au centre de ''G'', comme annoncé. Nous avons donc bien prouvé que si <math>\alpha</math> est un endomorphisme surjectif de ''G'', alors <math>\alpha(Z(G)) \subseteq Z(G)</math>. C'est vrai ''a fortiori'' si <math>\alpha</math> est un automorphisme de ''G'', donc ''Z(G)'' est caractéristique dans ''G''.
}}
'''Remarque.''' Nous venons de prouver que le centre de ''G'' est stable pour tout endomorphisme surjectif de ''G''. En revanche, le centre de ''G'' n’est pas forcément stable pour tout endomorphisme de ''G'' (voir exercice). Cela montre qu'un sous-groupe caractéristique d'un groupe ''G'' n’est pas forcément stable pour tout endomorphisme de ''G''.
{{Théorème
| titre = Proposition
| contenu =
Soient ''G'' un groupe et ''H'' un sous-groupe caractéristique de ''G''. Tout sous-groupe caractéristique de ''H'' est caractéristique dans ''G''.
}}
{{Démonstration
| contenu =
Soient ''K'' un sous-groupe caractéristique de ''H'' et <math>\sigma</math> un automorphisme de ''G''. Il s'agit de prouver que <math>\sigma</math>(''K'') = ''K''. Puisque ''H'' est caractéristique dans ''G'', <math>\sigma</math> induit un automorphisme <math>\sigma _{H} : x \mapsto \sigma (x)</math> de ''H''. Puisque ''K'' est caractéristique dans ''H'', nous avons <math>\sigma _{H}(K) = K</math>, autrement dit <math>\sigma(K) = K</math>, comme annoncé.
}}
{{Théorème
| titre = Proposition
| contenu =
Soient ''G'' un groupe et ''H'' un sous-groupe distingué de ''G''. Tout sous-groupe caractéristique de ''H'' est distingué dans ''G''.
}}
{{Démonstration
| contenu=
Soient ''K'' un sous-groupe caractéristique de ''H'' et ''g'' un élément de ''G''. Il s'agit de prouver que ''gKg{{exp|-1}}'' = ''K''. Puisque ''H'' est distingué dans ''G'', l'automorphisme intérieur <math>x \mapsto gxg^{-1}</math> de ''G'' induit un automorphisme (non forcément intérieur) <math>x \mapsto gxg^{-1}</math> de ''H''. Puisque ''K'' est caractéristique dans ''H'', ''K'' est invariant par cet automorphisme de ''H'', autrement dit ''gKg{{exp|-1}}'' = ''K'', comme annoncé.
}}
== Groupe des automorphismes d'une somme restreinte de sous-groupes caractéristiques ==
{{Théorème
| titre = Proposition
| contenu =
Soit ''G'' un groupe, somme restreinte interne d'une famille (finie ou infinie) <math>(H_i)_{i\in I}</math> de sous-groupe '''caractéristiques''' de ''G''. Alors le groupe Aut(G) est isomorphe au produit direct (externe) de la famille <math>(Aut(H_i))_{i\in I}</math>.
}}
{{Démonstration
| contenu=
Du fait que les <math>H_i</math> sont caractéristiques dans G, il résulte que pour tout élément ''i'' de I et pour tout élément <math>\sigma</math> de Aut(G), il existe un et un seul automorphisme de <math>H_i</math> qui coïncide avec <math>\sigma</math> en tout point de <math>H_i</math>. Nous désignerons cet automorphisme de <math>H_i</math> par <math>\sigma \vert H_i</math>.</br>
Soit <math>f</math> l'application de Aut(G) dans <math>\prod _{i \in I} Aut(H_{i})</math> qui à l'élément <math>\sigma</math> de Aut(G) fait correspondre l'élément
:<math>(\sigma \vert H_i)_{i\in I}</math> de <math>\prod _{i \in I} Aut(H_{i})</math>.
Nous allons prouver que <math>f</math> est un isomorphisme de Aut(G) sur <math>\prod _{i \in I} Aut(H_{i})</math>, ce qui démontrera l'énoncé.</br>
Soient <math>\rho</math> et <math>\varphi</math> des éléments de Aut(G). Alors
:<math>f(\rho \circ \varphi) = (\rho \circ \varphi \vert H_i)_{i\in I}</math>
:(1) <math>f(\rho \circ \varphi) = ( (\rho \vert H_i) \circ (\varphi \vert H_i) )_{i\in I}</math>.
Par définition de la loi de groupe du produit direct <math>\prod _{i \in I} Aut(H_{i})</math>, loi de groupe que nous noterons ici <math>\star</math>, la relation (1) peut s'écrire
:<math>f(\rho \circ \varphi) = (\rho \vert H_i)_{i\in I} \star (\varphi \vert H_i)_{i\in I}</math>
:<math>f(\rho \circ \varphi) = f(\rho) \star f(\varphi)</math>,
donc <math>f</math> est un homomorphisme de Aut(G) dans <math>\prod _{i \in I}</math>.</br>
Il reste à prouver que <math>f</math> est bijectif.
:La suite pour bientôt.
}}
La suite pour bientôt.
== Notes et références ==
<references/>
== Voir aussi ==
[[../Exercices/Sous-groupes caractéristiques|Exercices sur les sous-groupes caractéristiques]]
{{Bas de page
| idfaculté = mathématiques
| précédent = [[../Produit direct et somme restreinte/]]
| suivant = [[../Groupes symétriques finis/]]
}}
hr1tzfmwkuxhc02wyymgc5xxpdp0poi
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Marvoir
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/* Groupe des automorphismes d'une somme restreinte de sous-groupes caractéristiques */ ai mis une démonstration, qui sera sans doute longue, dans une boîte déroulanteans
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wikitext
text/x-wiki
{{Chapitre
| niveau = 14
| idfaculté = mathématiques
| numéro = 10
| précédent = [[../Produit direct et somme restreinte/]]
| suivant = [[../Groupes symétriques finis/]]
| page_liée = Exercices/Sous-groupes caractéristiques
}}
== Définition et propriétés de base ==
On a vu qu'un sous-groupe ''H'' d'un groupe ''G'' est distingué (dans ''G'') si et seulement s'il est invariant par tout automorphisme intérieur de ''G'', c'est-à-dire si, pour tout automorphisme intérieur <math>\sigma</math> de ''G'', <math>\sigma</math>(''H'') = ''H''. Nous allons maintenant considérer des sous-groupes de ''G'' possédant une propriété plus forte.
{{Définition
| contenu ={{Wikipédia|Sous-groupe caractéristique}}
On dit qu'un sous-groupe ''H'' d'un groupe ''G'' est un sous-groupe caractéristique<ref>N. Bourbaki, ''Algèbre'', Paris, 1970, ch. I, § 5, {{numéro}}3, p. 53.</ref> de ''G'' si ''H'' est invariant par tout automorphisme de ''G'', c'est-à-dire si pour tout automorphisme <math>\sigma</math> de ''G'', <math>\sigma</math>(''H'') = ''H''.
}}
D'après la remarque initiale, tout sous-groupe caractéristique d'un groupe ''G'' est sous-groupe distingué de ''G''.
Pour qu'un sous-groupe ''H'' d'un groupe ''G'' soit caractéristique dans ''G'', il suffit qu’il soit stable pour tout automorphisme de ''G'', c'est-à-dire qu'on ait <math>\sigma(H) \subseteq H </math> pour tout automorphisme <math>\sigma</math> de ''G''. En effet, si cette relation est vraie pour tout automorphisme de ''G'', alors, pour tout automorphisme <math>\sigma</math> de ''G'', cette relation est vraie à la fois pour <math>\sigma</math> et pour <math>\sigma^{-1}</math>. On a donc à la fois <math>\sigma(H) \subseteq H </math> et <math>\sigma^{-1}(H) \subseteq H </math>; or cette dernière relation donne <math>H \subseteq \sigma(H) </math>, d'où finalement <math>\sigma</math>(''H'') = ''H''.
{{Théorème
| titre = Proposition
| contenu =
Soient ''G<sub>1</sub>'' et ''G<sub>2</sub>'' deux groupes isomorphes, <math>\varphi</math> un isomorphisme de ''G<sub>1</sub>'' sur ''G<sub>2</sub>''. Un sous-groupe ''H'' de ''G<sub>1</sub>'' est sous-groupe caractéristique de ''G<sub>1</sub>'' si et seulement si <math>\varphi</math>(''H'') est sous-groupe caractéristique de ''G<sub>2</sub>''.
}}
{{Démonstration
| contenu =
Supposons ''H'' caractéristique dans ''G<sub>1</sub>'' et prouvons que <math>\varphi</math>(''H'') est caractéristique dans ''G<sub>2</sub>''. Soit <math>\sigma</math> un automorphisme de ''G<sub>2</sub>''. Il s'agit de prouver que <math>\sigma(\varphi(H)) = \varphi(H)</math>. Cela s'écrit encore <math>\varphi ^{-1}\sigma \varphi(H) = H</math>, ce qui est bien vrai puisque <math>\varphi ^{-1}\sigma \varphi</math> est un automorphisme de ''G<sub>1</sub>'' et que ''H'' est supposé caractéristique dans ''G<sub>1</sub>''. Nous avons donc bien prouvé que si ''H'' est caractéristique dans ''G<sub>1</sub>'', alors <math>\varphi</math>(''H'') est caractéristique dans ''G<sub>2</sub>''. Pour démontrer l'implication réciproque, on peut par exemple appliquer ce qui précède à l'isomorphisme <math>\varphi^{-1}</math>.
}}
{{Exemple
| titre = Exemples de sous-groupes caractéristiques
| contenu =
Soit ''G'' un groupe.
* Les sous-groupes 1 et ''G'' sont évidemment des sous-groupes caractéristiques de ''G''.
* Si un sous-groupe de ''G'' est seul de son ordre parmi les sous-groupes de ''G'', c’est un sous-groupe caractéristique de ''G''. (Noter que les automorphismes de ''G'' conservent l’ordre d'un sous-groupe.)
* Si un sous-groupe de ''G'' est seul de son indice (dans ''G'') parmi les sous-groupes de ''G'', c’est un sous-groupe caractéristique de ''G''. (Noter que les automorphismes de ''G'' conservent l'indice d'un sous-groupe.)
* Si ''G'' est monogène, tout sous-groupe de ''G'' est sous-groupe caractéristique de ''G''. (Si ''G'' est fini, on a vu que tout sous-groupe de ''G'' est seul de son ordre parmi les sous-groupes de ''G''. Si ''G'' est infini, le théorème ci-dessus permet de se ramener au cas où ''G'' = '''Z'''. On a vu que tout sous-groupe de '''Z''' est de la forme <math>n</math>'''Z''', où ''n'' est un nombre naturel. Si ''n'' > 0, <math>n</math>'''Z''' est d'indice ''n'' dans '''Z''' et si ''n'' = 0, <math>n</math>'''Z''' est d'indice infini dans '''Z'''. Il en résulte que chaque sous-groupe de '''Z''' est seul de son indice parmi les sous-groupes de '''Z'''. On pourrait aussi noter que les seuls automorphismes de '''Z''' sont l'identité et le passage à l'opposé.)
* Si ''H'' est un sous-groupe de ''G'' stable pour tout endomorphisme de ''G'', c'est-à-dire tel que <math>f(H) \subseteq H</math> pour tout endomorphisme ''f'' de ''G'' (un tel sous-groupe est parfois appelé ''pleinement invariant''), ''H'' est ''a fortiori'' stable pour tout automorphisme de ''G'', donc est un sous-groupe caractéristique de ''G''.
* Soit ''n'' un nombre naturel. Le sous-groupe de ''G'' engendré par les ''n''-ièmes puissances d'éléments de ''G'' (c'est-à-dire par les éléments de la forme ''x<sup>n</sup>'', où ''x'' parcourt ''G'') est caractéristique dans ''G''. (En effet, il est clair que ce sous-groupe est stable par tout endomorphisme de ''G''.) Cela fournit une nouvelle preuve de ce que <math>n</math>'''Z''' est sous-groupe caractéristique de '''Z'''.
* Soit ''n'' un nombre naturel. Le sous-groupe de ''G'' engendré par les racines ''n''-ièmes de 1 (c'est-à-dire par les éléments ''x'' de ''G'' tels que ''x<sup>n</sup>'' = 1) est caractéristique dans ''G''. (En effet, il est clair que ce sous-groupe est stable par tout endomorphisme de ''G''.) Cela fournit une nouvelle preuve de ce que tout sous-groupe d'un groupe fini cyclique est caractéristique.
* Soit ''H'' un groupe; désignons par ''G'' le produit direct <math>H \times H</math> de ''H'' par lui-même. Comme on l'a vu dans le chapitre [[../Produit direct et somme restreinte/]], les « facteurs » <math>H \times \{1\}</math> et <math>\{1\} \times H </math> sont des sous-groupes distingués de ''G''. D'autre part, ils sont images l'un de l'autre par l'automorphisme <math>(x,y) \mapsto (y,x)</math> de ''G'' et, si ''H'' n’est pas trivial, ils sont distincts. Cela montre qu'un sous-groupe distingué n’est pas forcément caractéristique.
}}
De façon informelle, on peut dire que si un sous-groupe K d'un groupe G peut se « caractériser » comme étant '''le''' sous-groupe de G possédant une certaine propriété qui ne dépend que de la structure de groupe de G (et non de la nature de ses éléments), K est caractéristique dans G. (C'est évident si on considère qu'une propriété qui ne dépend que de la structure de groupe de G est par définition une propriété qui subsiste par application de tout automorphisme de G.)
{{Théorème
| titre = Proposition
| contenu =
Le centre d'un groupe ''G'' est un sous-groupe caractéristique de ''G''.
}}
{{Démonstration
| contenu =
Prouvons que si <math>\alpha</math> est un endomorphisme surjectif de ''G'', alors <math>\alpha(Z(G)) \subseteq Z(G)</math>. Soit ''c'' un élément de ''Z(G)''; il s'agit de prouver que <math>\alpha(c) \in Z(G)</math>. Puisque ''c'' appartient au centre de ''G'', nous avons ''cx'' = ''xc'' pour tout élément ''x'' de ''G'', d'où <math>\alpha(c) \alpha(x) = \alpha(x) \alpha(c)</math> pour tout élément ''x'' de ''G''. Puisque <math>\alpha</math> est supposé surjectif, tout élément de ''G'' est de la forme <math>\alpha(x)</math> pour un certain élément ''x'' de ''G'', donc la relation obtenue montre que <math>\alpha(c)</math> appartient au centre de ''G'', comme annoncé. Nous avons donc bien prouvé que si <math>\alpha</math> est un endomorphisme surjectif de ''G'', alors <math>\alpha(Z(G)) \subseteq Z(G)</math>. C'est vrai ''a fortiori'' si <math>\alpha</math> est un automorphisme de ''G'', donc ''Z(G)'' est caractéristique dans ''G''.
}}
'''Remarque.''' Nous venons de prouver que le centre de ''G'' est stable pour tout endomorphisme surjectif de ''G''. En revanche, le centre de ''G'' n’est pas forcément stable pour tout endomorphisme de ''G'' (voir exercice). Cela montre qu'un sous-groupe caractéristique d'un groupe ''G'' n’est pas forcément stable pour tout endomorphisme de ''G''.
{{Théorème
| titre = Proposition
| contenu =
Soient ''G'' un groupe et ''H'' un sous-groupe caractéristique de ''G''. Tout sous-groupe caractéristique de ''H'' est caractéristique dans ''G''.
}}
{{Démonstration
| contenu =
Soient ''K'' un sous-groupe caractéristique de ''H'' et <math>\sigma</math> un automorphisme de ''G''. Il s'agit de prouver que <math>\sigma</math>(''K'') = ''K''. Puisque ''H'' est caractéristique dans ''G'', <math>\sigma</math> induit un automorphisme <math>\sigma _{H} : x \mapsto \sigma (x)</math> de ''H''. Puisque ''K'' est caractéristique dans ''H'', nous avons <math>\sigma _{H}(K) = K</math>, autrement dit <math>\sigma(K) = K</math>, comme annoncé.
}}
{{Théorème
| titre = Proposition
| contenu =
Soient ''G'' un groupe et ''H'' un sous-groupe distingué de ''G''. Tout sous-groupe caractéristique de ''H'' est distingué dans ''G''.
}}
{{Démonstration
| contenu=
Soient ''K'' un sous-groupe caractéristique de ''H'' et ''g'' un élément de ''G''. Il s'agit de prouver que ''gKg{{exp|-1}}'' = ''K''. Puisque ''H'' est distingué dans ''G'', l'automorphisme intérieur <math>x \mapsto gxg^{-1}</math> de ''G'' induit un automorphisme (non forcément intérieur) <math>x \mapsto gxg^{-1}</math> de ''H''. Puisque ''K'' est caractéristique dans ''H'', ''K'' est invariant par cet automorphisme de ''H'', autrement dit ''gKg{{exp|-1}}'' = ''K'', comme annoncé.
}}
== Groupe des automorphismes d'une somme restreinte de sous-groupes caractéristiques ==
{{Théorème
| titre = Proposition
| contenu =
Soit ''G'' un groupe, somme restreinte interne d'une famille (finie ou infinie) <math>(H_i)_{i\in I}</math> de sous-groupe '''caractéristiques''' de ''G''. Alors le groupe Aut(G) est isomorphe au produit direct (externe) de la famille <math>(Aut(H_i))_{i\in I}</math>.
}}
{{Démonstration déroulante
| contenu=
Du fait que les <math>H_i</math> sont caractéristiques dans G, il résulte que pour tout élément ''i'' de I et pour tout élément <math>\sigma</math> de Aut(G), il existe un et un seul automorphisme de <math>H_i</math> qui coïncide avec <math>\sigma</math> en tout point de <math>H_i</math>. Nous désignerons cet automorphisme de <math>H_i</math> par <math>\sigma \vert H_i</math>.</br>
Soit <math>f</math> l'application de Aut(G) dans <math>\prod _{i \in I} Aut(H_{i})</math> qui à l'élément <math>\sigma</math> de Aut(G) fait correspondre l'élément
:<math>(\sigma \vert H_i)_{i\in I}</math> de <math>\prod _{i \in I} Aut(H_{i})</math>.
Nous allons prouver que <math>f</math> est un isomorphisme de Aut(G) sur <math>\prod _{i \in I} Aut(H_{i})</math>, ce qui démontrera l'énoncé.</br>
Soient <math>\rho</math> et <math>\varphi</math> des éléments de Aut(G). Alors
:<math>f(\rho \circ \varphi) = (\rho \circ \varphi \vert H_i)_{i\in I}</math>
:(1) <math>f(\rho \circ \varphi) = ( (\rho \vert H_i) \circ (\varphi \vert H_i) )_{i\in I}</math>.
Par définition de la loi de groupe du produit direct <math>\prod _{i \in I} Aut(H_{i})</math>, loi de groupe que nous noterons ici <math>\star</math>, la relation (1) peut s'écrire
:<math>f(\rho \circ \varphi) = (\rho \vert H_i)_{i\in I} \star (\varphi \vert H_i)_{i\in I}</math>
:<math>f(\rho \circ \varphi) = f(\rho) \star f(\varphi)</math>,
donc <math>f</math> est un homomorphisme de Aut(G) dans <math>\prod _{i \in I}</math>.</br>
Il reste à prouver que <math>f</math> est bijectif.
:La suite pour bientôt.
}}
La suite pour bientôt.
== Notes et références ==
<references/>
== Voir aussi ==
[[../Exercices/Sous-groupes caractéristiques|Exercices sur les sous-groupes caractéristiques]]
{{Bas de page
| idfaculté = mathématiques
| précédent = [[../Produit direct et somme restreinte/]]
| suivant = [[../Groupes symétriques finis/]]
}}
sfg5w4c5u2rwqq4y1zr1l9utvot7unt
Équation du quatrième degré/Fonctions polynômes du quatrième degré
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732208
2026-05-27T12:26:30Z
Crochet.david
317
.
983057
wikitext
text/x-wiki
{{Chapitre
| idfaculté = mathématiques
| précédent = [[../Généralités sur les équations du quatrième degré/]]
| suivant = [[../Méthodes particulières de résolution/]]
| page_liée = Exercices/Sur les tracés de courbes
| numéro = 2
| niveau = 14
}}
Dans ce chapitre, nous étudierons les courbes du quatrième degré. Nous verrons que l'allure générale du tracé d'une courbe du quatrième degré dépend principalement de deux éléments. Le premier élément est le signe du coefficient du terme de plus haut degré. Le deuxième élément est le discriminant du troisième degré de la dérivée de la fonction à étudier. Le discriminant du quatrième degré de la fonction n'intervient, quant à lui, seulement pour préciser le nombre de points d'intersection entre la courbe et l'axe des abscisses.
== Définition des éléments nécessaires à l'étude des fonctions polynômes du quatrième degré ==
{{Définition
| contenu =
Une fonction polynomiale du quatrième degré est une fonction qui peut s'exprimer sous la forme :
:<math>f:x\mapsto ax^4+bx^3+cx^2+dx+e</math>
avec
* ''a'', ''b'', ''c'', ''d'' et ''e'' cinq coefficients réels
* '''''a'' non nul'''.
On parle de quatrième degré car la puissance de ''x'' la plus élevée est 4.
}}
{{attention
| Avec_fond = oui
| Pour l'étude générale des fonctions polynomiales du quatrième degré, il est très important de prendre ''a'' non nul, sinon on n'aurait plus une fonction du quatrième, mais du troisième degré maximum.
}}
De la définition précédente, on déduit qu'une fonction polynôme du quatrième degré est définie sur <math>\R</math> tout entier.
{{Propriété
|titre=Propriété
|contenu=
La dérivée de la fonction définie précédemment est donnée par :
:<math>f':x\mapsto 4ax^3+3bx^2+2cx+d</math>.
}}
{{démonstration déroulante
|contenu =
La dérivée d'une fonction de type <math>f(x) = l.x^m</math> est : <math>f'(x) = l.m.x^{m-1}</math>
et
la dérivée d'une fonction de type <math>f(x) = y(x) + z(x)</math> est : <math>f'(x) = y'(x) + z'(x)</math>.
Ainsi la démonstration est immédiate. Si vous n'y arrivez pas, ne vous découragez pas et revoyez votre cours sur les calculs de dérivées.
}}
{{Propriété
| titre =Propriété
| contenu =
La dérivée seconde de la fonction <math>f</math> définie précédemment est donnée par :
:<math>f'':x\mapsto 12ax^2+6bx+2c</math>.
}}
{{démonstration déroulante
| contenu =
Il suffit de redériver la dérivée première.
}}
{{Propriété
| titre = Propriété
| contenu =
Soit Δ est le discriminant de l'équation à résoudre, Δ' le discriminant de la dérivée de la fonction à résoudre et Δ" le discriminant de la dérivée seconde de la fonction à résoudre alors, nous avons :
:<math> \Delta = 256a^3e^3-128a^2e^2c^2-4b^3d^3+16ac^4e-4ac^3d^2-192a^2bde^2-27b^4e^2-6ab^2d^2e</math>
::<math> +144ab^2ce^2+144a^2cd^2e-80abc^2de+18b^3cde+18abcd^3+b^2c^2d^2-4b^2c^3e-27a^2d^4</math>,
:<math> \Delta' = 4(9b^2c^2+108abcd-108a^2d^2-32ac^3-27b^3d)</math>,
:<math> \Delta'' = 12(3b^2-8ac)</math>.
}}
{{démonstration déroulante
| contenu =
Pour le calcul de Δ, voir le chapitre précédent.
Pour le calcul de Δ', on sait (revoir éventuellement le cours sur les équations du troisième degré) que l'équation :
:<math> AX^3 + BX^2 + CX + D = 0</math>
a pour discriminant :
:<math> B^2C^2+18ABCD-27A^2D^2-4AC^3-4B^3D</math>.
En posant :
:<math>\begin{cases}A = 4a \\ B = 3b \\ C = 2c \\D = d\end{cases}</math>
on obtient :
:<math> \Delta' = 4(9b^2c^2+108abcd-108a^2d^2-32ac^3-27b^3d)</math>.
Pour le calcul de Δ", on sait (revoir éventuellement le cours sur les équations du second degré) que l'équation :
:<math> AX^2 + BX + C =0</math>
a pour discriminant :
:<math> B^2 - 4AC</math>.
En posant :
:<math>\begin{cases}A = 12a \\ B = 6b \\ C = 2c\end{cases}</math>
on obtient :
:<math> \Delta' = (6b)^2 - 4\times12a \times 2c = 36b^2 - 96ac = 12(3b^2 - 8ac)</math>.
}}
{{Remarque
| titre = Notations
| contenu =
Par commodité, nous poserons :
*<math> \delta' = 9b^2c^2+108abcd-108a^2d^2-32ac^3-27b^3d</math>,
*<math> \delta'' = 3b^2-8ac</math>.
δ' est le discriminant réduit de la dérivée de la fonction à résoudre. Il a, bien sûr, le même signe que Δ' et nous dispense du facteur 4.
δ" est le discriminant réduit de la dérivée seconde de la fonction à résoudre. Il a, bien sûr, le même signe que Δ" et nous dispense du facteur 12.
:<math> \Delta' = 4\delta'</math>,
:<math> \Delta'' = 12\delta''</math>.
}}
Le tableau de variation de la fonction du quatrième degré à étudier dépend uniquement du signe du terme de plus haut degré et de Δ'. Dans la suite de ce chapitre, nous distinguerons donc quatre cas selon le signe du coefficient du terme de plus haut degré et selon le signe de Δ'. Pour chacun des quatre cas nous tracerons les différentes courbes possibles associées au tableau de variation établi pour le cas considéré.
== Premier cas : Le coefficient du terme de plus haut degré est positif et Δ' est strictement positif ==
{{théorème
|contenu=
Les variations de la fonction du quatrième degré :
:<math> x \longmapsto ax^4 + bx^3 + cx^2 + dx + e</math>
définie sur <math>\R</math>, avec a positif et Δ' positif, sont données par le tableau suivant :
{{Encadre
|contenu=
:<math>\begin{array}{c|ccccccccc}
x&-\infty&&\alpha&&\beta&&\gamma&&+\infty\\
&&&&&&&&&\\
\hline
&+\infty&&&&m2&&&&+\infty\\
\text{Variations de }f&&\searrow&&\nearrow&&\searrow&&\nearrow&\\
&&&m1&&&&m3\\
\end{array}
</math>
}}
avec :
:<math> \alpha , \beta , \gamma</math>
racines de l'équation :
:<math> 4ax^3 + 3bx^2 + 2cx + d =0</math>
et :
:<math> m1 = f(\alpha) \quad m2 = f(\beta) \quad m3 = f(\gamma)</math>.
}}
{{Démonstration déroulante
|contenu=
Étudions donc la fonction :
:<math> f(x) = ax^4 + bx^3 + cx^2 + dx + e</math>.
Sa dérivée est :
:<math> f'(x) = 4ax^3 + 3bx^2 + 2cx + d</math>.
Pour trouver les valeurs annulant la dérivée, nous devons résoudre l'équation :
:<math> 4ax^3 + 3bx^2 + 2cx + d =0</math>.
Cette équation a par hypothèse un discriminant strictement positif. L'équation admet donc trois racines réelles distinctes que nous appellerons α, β et γ.
Comme le coefficient 4a de degré trois est positif (car a est positif par hypothèse), la dérivée est donc négative de moins l'infini à α, positive de α à β, négative de β à γ et positive de γ à plus l'infini.
La fonction <math>f</math> est donc décroissante de moins l'infini à α, croissante de α à β, décroissante de β à γ et à nouveau croissante de γ à plus l'infinie. La fonction admet donc un minimum relatif m1 en α, un maximum relatif m2 en β et un minimum relatif m3 en γ. Il ne nous reste plus qu’à calculer m1, m2 et m3. On obtient :
:<math> m1 = f(\alpha) \quad m2 = f(\beta) \quad m3 = f(\gamma)</math>.
}}
Dans le tableau suivant, nous avons représenté les trois allures possibles de la courbe sans considérer le repère.
{| border="1" width="850" class="wikitable"
|+ Les 3 cas qui peuvent se présenter
! scope="col" | a > 0
! scope="col" | b{{exp|3}} - 4abc + 8a{{exp|2}}d > 0
! scope="col" | b{{exp|3}} - 4abc + 8a{{exp|2}}d = 0
! scope="col" | b{{exp|3}} - 4abc + 8a{{exp|2}}d < 0
|-----
| width="50" | ''''' '''''
| [[Fichier:Courbe_quatrième_degré_01.png|200px|thumb|center]]
| [[Fichier:Courbe_quatrième_degré_02.png|200px|thumb|center]]
| [[Fichier:Courbe_quatrième_degré_03.png|200px|thumb|center]]
|}
Pour fixer les idées, nous considérerons pour le tableau suivant que :
:<math> b^3 - 4abc + 8a^2d >0</math>.
Dans les autres cas, nous obtenons un tableau similaire.
On rappelle la définition du sottien Ψ de l'équation :
:<math> \Psi = 2c^3+27ad^2+27b^2e-9bcd-72ace</math>.
La présence du sottien dans le tableau suivant est justifiée dans l'exercice 3-5.
Nous obtenons
{| border="1" width="850" class="wikitable"
|+ Les 6 cas qui peuvent se présenter
! '''a > 0'''
! scope="col" | Δ < 0
! scope="col" | Δ > 0
! scope="col" | Δ = 0
|-----
! scope="row" width="50" | ''Ψ > 0 ''
| [[Fichier:Courbe_quatrième_degré_06.png|200px |thumb|center]]
| align="center"| Cas douteux
| align="center"| Cas douteux
|-----
! scope="row" | ''Ψ < 0 ''
| [[Fichier:Courbe_quatrième_degré_10.png|200px|center|thumb]]
| align="center"| Cas douteux
| [[Fichier:Courbe_quatrième_degré_09.png|200px|thumb|center]]
|}
Nous allons analyser plus en détail les trois cas douteux apparaissant dans le tableau.
==== Premier cas : Δ > 0 et Ψ > 0 ====
Nous pouvons avoir l'un des deux cas suivant :
{| border="1" width="600" class="wikitable"
|+ Les 2 cas qui peuvent se présenter
! scope="col" | a > 0
! scope="col" | premier cas
! scope="col" | deuxième cas
|-----
| width="50" | ''''' '''''
| [[Fichier:Courbe_quatrième_degré_04.png|200px|thumb|center]]
| [[Fichier:Courbe quatrième degré 08.GIF|200px|thumb|center]]
|}
Pour le deuxième cas, la réciproque n’est pas vraie car on peut aussi avoir cette configuration avec Δ > 0 et Ψ < 0 comme indiqué dans le paragraphe suivant.
==== Deuxième cas : Δ > 0 et Ψ < 0 ====
Alors nous avons :
{| border="1" width="325" class="wikitable"
|+ Le seul cas qui peut se présenter
! scope="col" | '''a > 0'''
! scope="col" | ''' premier cas '''
|-----
| width="50" | ''''' '''''
| [[Fichier:Courbe quatrième degré 08.GIF|200px|thumb|center]]
|}
Mais la réciproque n’est pas vraie car nous avons déjà vu cette configuration dans le premier cas. C'est pour cela que nous avons préféré ne pas faire figurer ce cas dans le tableau.
==== Troisième cas : Δ = 0 et Ψ > 0 ====
Nous pouvons avoir l'un des deux cas suivants :
{| border="1" width="600" class="wikitable"
|+ Les 2 cas qui peuvent se présenter
! scope="col" | '''a > 0'''
! scope="col" | ''' premier cas '''
! scope="col" | ''' deuxième cas '''
|-----
| width="50" | ''''' '''''
| [[Fichier:Courbe_quatrième_degré_05.png|200px|thumb|center]]
| [[Fichier:Courbe_quatrième_degré_07.png|200px|thumb|center]]
|}
Dans le premier cas, nous avons une racine double et deux racines complexes conjuguées.
Dans le deuxième cas, nous avons une racine double et deux racines réelles.
== Deuxième cas : le coefficient du terme de plus haut degré est positif et Δ' est négatif ou nul ==
{{théorème
|contenu=
Les variations de la fonction du quatrième degré :
:<math> x \longmapsto ax^4 + bx^3 + cx^2 + dx + e</math>
définie sur <math>\R</math>, avec a positif et Δ' négatif ou nul, sont données par le tableau suivant :
{{Encadre
|contenu=
:<math>\begin{array}{c|ccccc}
x&-\infty&&\alpha&&+\infty\\
&&&&&\\
\hline
&+\infty&&&&+\infty\\
\text{Variations de }f&&\searrow&&\nearrow&\\
&&&m&&\\
\end{array}
</math>
}}
avec α, racine de l'équation :
:<math> 4ax^3 + 3bx^2 + 2cx + d =0</math>
et :
:<math> m = f(\alpha)</math>.
}}
{{Démonstration déroulante
|contenu=
Étudions donc la fonction :
:<math> f(x) = ax^4 + bx^3 + cx^2 + dx + e</math>.
Sa dérivée est :
:<math> f'(x) = 4ax^3 + 3bx^2 + 2cx + d</math>.
Pour trouver les valeurs annulant la dérivée, nous devons résoudre l'équation :
:<math> 4ax^3 + 3bx^2 + 2cx + d =0</math>.
Cette équation a par hypothèse un discriminant strictement négatif. L'équation admet donc une racine réelle que nous appellerons α.
Comme le coefficient 4a de degré trois est positif (car a est positif par hypothèse), la dérivée est donc négative de moins l'infini à α et positive de α à plus l'infini.
La fonction <math>f</math> est donc décroissante de moins l'infini à α et croissante de α à à plus l'infinie. La fonction admet donc un minimum absolu m en α. Il ne nous reste plus qu’à calculer m. On obtient :
:<math> m = f(\alpha)</math>.
}}
Dans le tableau suivant, nous avons représenté les cinq allures possibles de la courbe sans considérer le repère.
Nous savons que les abscisses des points d'inflexion sont les racines de la dérivée seconde. Par conséquent, si le discriminant de la dérivée seconde est négatif, il n'y aura pas de point d'inflexion et si le discriminant de la dérivée seconde est positif, il n'y aura deux points d'inflexions. Nous avons donc, dans le tableau suivant, distingué ces deux cas selon le signe de δ".
{| border="1" width="850" class="wikitable"
|+ Les 5 cas qui peuvent se présenter
! '''a > 0'''
! '''b{{exp|3}} - 4abc + 8a{{exp|2}}d < 0'''
! '''b{{exp|3}} - 4abc + 8a{{exp|2}}d = 0'''
! '''b{{exp|3}} - 4abc + 8a{{exp|2}}d > 0'''
|-----
| width="50" | '''''δ" < 0 '''''
| align="center"| [[Fichier:Courbe_quatrième_degré_22.png|200px]]
| align="center"| [[Fichier:Courbe_quatrième_degré_23.png|200px]]
| align="center"| [[Fichier:Courbe_quatrième_degré_24.png|200px]]
|-----
| '''''δ" > 0 '''''
| align="center"| [[Fichier:Courbe_quatrième_degré_21.png|200px]]
| align="center"| impossible
| align="center"| [[Fichier:Courbe_quatrième_degré_25.png|200px]]
|}
Pour fixer les idées, nous considérerons pour le tableau suivant que :
:<math> b^3 - 4abc + 8a^2d < 0 \qquad \delta'' >0</math>.
Dans les autres cas, nous obtenons un tableau similaire.
{| border="1" width="850" class="wikitable"
|+ Les 3 cas qui peuvent se présenter
! '''a > 0'''
! ''' Δ > 0 '''
! ''' Δ = 0'''
! ''' Δ < 0'''
|-----
| width="50" | ''''' Δ' ≤ 0 '''''
| align="center"| [[Fichier:Courbe_quatrième_degré_26.png|200px]]
| align="center"| [[Fichier:Courbe_quatrième_degré_27.png|200px]]
| align="center"| [[Fichier:Courbe_quatrième_degré_28.png|200px]]
|}
== Troisième cas : le coefficient du terme de plus haut degré est négatif et Δ' est strictement positif ==
{{théorème
|contenu=
Les variations de la fonction du quatrième degré :
:<math> x \longmapsto ax^4 + bx^3 + cx^2 + dx + e</math>
définie sur <math>\R</math>, avec a négatif et Δ' positif, sont données par le tableau suivant :
{{Encadre
|contenu=
:<math>\begin{array}{c|ccccccccc}
x&-\infty&&\alpha&&\beta&&\gamma&&+\infty\\
&&&&&&&&&\\
\hline
&&&m1&&&&m3\\
\text{Variations de }f&&\nearrow&&\searrow&&\nearrow&&\searrow&\\
&-\infty&&&&m2&&&&-\infty\\
\end{array}
</math>
}}
avec :
:<math> \alpha , \beta , \gamma</math>
racines de l'équation :
:<math> 4ax^3 + 3bx^2 + 2cx + d = 0</math>
et :
:<math> m1 = f(\alpha) \quad m2 = f(\beta) \quad m3 = f(\gamma)</math>.
}}
{{Démonstration déroulante
|contenu=
Étudions donc la fonction :
:<math> f(x) = ax^4 + bx^3 + cx^2 + dx + e</math>.
Sa dérivée est :
:<math> f'(x) = 4ax^3 + 3bx^2 + 2cx + d</math>.
Pour trouver les valeurs annulant la dérivée, nous devons résoudre l'équation :
:<math> 4ax^3 + 3bx^2 + 2cx + d =0</math>.
Cette équation a par hypothèse un discriminant strictement positif. L'équation admet donc trois racines réelles distinctes que nous appellerons α, β et γ.
Comme le coefficient 4a de degré trois est négatif (car a est négatif par hypothèse), la dérivée est donc positive de moins l'infini à α, négative de α à β, positive de β à γ et négative de γ à plus l'infini.
La fonction <math>f</math> est donc croissante de moins l'infini à α, décroissante de α à β, croissante de β à γ et à nouveau décroissante de γ à plus l'infinie. La fonction admet donc un maximum relatif m1 en α, un minimum relatif m2 en β et un maximum relatif m3 en γ. Il ne nous reste plus qu’à calculer m1, m2 et m3. On obtient :
:<math> m1 = f(\alpha) \quad m2 = f(\beta) \quad m3 = f(\gamma)</math>.
}}
Dans le tableau suivant, nous avons représenté les trois allures possibles de la courbe sans considérer le repère.
{| border="1" width="850" class="wikitable"
|+ Les 3 cas qui peuvent se présenter
! '''a < 0'''
! ''' b{{exp|3}} - 4abc + 8a{{exp|2}}d > 0 '''
! ''' b{{exp|3}} - 4abc + 8a{{exp|2}}d = 0'''
! ''' b{{exp|3}} - 4abc + 8a{{exp|2}}d < 0'''
|-----
| width="50" | ''''' '''''
| align="center"| [[Fichier:Courbe_quatrième_degré_13.png|200px]]
| align="center"| [[Fichier:Courbe_quatrième_degré_12.png|200px]]
| align="center"| [[Fichier:Courbe_quatrième_degré_11.png|200px]]
|}
Pour fixer les idées, nous considérerons pour le tableau suivant que :
:<math> b^3 - 4abc + 8a^2d <0</math>.
Dans les autres cas, nous obtenons un tableau similaire.
En posant :
:<math> \Psi = 2c^3+27ad^2+27b^2e-9bcd-72ace</math>,
nous obtenons
{| border="1" width="850" class="wikitable"
|+ Les 6 cas qui peuvent se présenter
! '''a < 0'''
! '''Δ < 0'''
! '''Δ > 0'''
! '''Δ = 0'''
|-----
| width="50" | '''''Ψ > 0 '''''
| align="center"| [[Fichier:Courbe_quatrième_degré_20.png|200px]]
| align="center"| Cas douteux
| align="center"| [[Fichier:Courbe_quatrième_degré_19.png|200px]]
|-----
| '''''Ψ < 0 '''''
| align="center"| [[Fichier:Courbe_quatrième_degré_16.png|200px]]
| align="center"| Cas douteux
| align="center"| Cas douteux
|}
Nous allons analyser plus en détail les trois cas douteux apparaissant dans le tableau.
==== Premier cas : Δ > 0 et Ψ < 0 ====
Nous pouvons avoir l'un des deux cas suivants :
{| border="1" width="600" class="wikitable"
|+ Les 2 cas qui peuvent se présenter
! '''a < 0'''
! ''' premier cas '''
! ''' deuxième cas '''
|-----
| width="50" | ''''' '''''
| align="center"| [[Fichier:Courbe_quatrième_degré_14.png|200px]]
| align="center"| [[Fichier:Courbe_quatrième_degré_18.png|200px]]
|}
Pour le deuxième cas, la réciproque n’est pas vraie car on peut aussi avoir cette configuration avec Δ > 0 et Ψ > 0 comme indiqué dans le paragraphe suivant.
==== Deuxième cas : Δ > 0 et Ψ > 0 ====
Alors nous avons :
{| border="1" width="325" class="wikitable"
|+ Le seul cas qui peut se présenter
! '''a < 0'''
! ''' premier cas '''
|-----
| width="50" | ''''' '''''
| align="center"| [[Fichier:Courbe_quatrième_degré_18.png|200px]]
|}
Mais la réciproque n’est pas vraie car nous avons déjà vu cette configuration dans le premier cas. C'est pour cela que nous avons préféré ne pas faire figurer ce cas dans le tableau.
==== Troisième cas : Δ = 0 et Ψ < 0 ====
Nous pouvons avoir l'un des deux cas suivants :
{| border="1" width="600" class="wikitable"
|+ Les 2 cas qui peuvent se présenter
! '''a < 0'''
! ''' premier cas '''
! ''' deuxième cas '''
|-----
| width="50" | ''''' '''''
| align="center"| [[Fichier:Courbe_quatrième_degré_15.png|200px]]
| align="center"| [[Fichier:Courbe_quatrième_degré_17.png|200px]]
|}
Dans le premier cas, nous avons une racine double et deux racines complexes conjuguées.
Dans le deuxième cas, nous avons une racine double et deux racines réelles.
== Quatrième cas : le coefficient du terme de plus haut degré est négatif et Δ' est négatif ou nul ==
{{théorème
|contenu=
Les variations de la fonction du quatrième degré :
:<math> x \longmapsto ax^4 + bx^3 + cx^2 + dx + e</math>
définie sur <math>\R</math>, avec a positif et Δ' positif, sont données par le tableau suivant :
{{Encadre
|contenu=
:<math>\begin{array}{c|ccccc}
x&-\infty&&\alpha&&+\infty\\
&&&&&\\
\hline
&&&m&&\\
\text{Variations de }f&&\nearrow&&\searrow&\\
&-\infty&&&&-\infty\\
\end{array}
</math>
}}
avec α, racine de l'équation :
:<math> 4ax^3 + 3bx^2 + 2cx + d =0</math>
et :
:<math> m = f(\alpha)</math>.
}}
{{Démonstration déroulante
|contenu=
Étudions donc la fonction :
:<math> f(x) = ax^4 + bx^3 + cx^2 + dx + e</math>.
Sa dérivée est :
:<math> f'(x) = 4ax^3 + 3bx^2 + 2cx + d</math>.
Pour trouver les valeurs annulant la dérivée, nous devons résoudre l'équation :
:<math> 4ax^3 + 3bx^2 + 2cx + d =0</math>.
Cette équation a par hypothèse un discriminant strictement négatif. L'équation admet donc une racine réelle que nous appellerons α.
Comme le coefficient 4a de degré trois est négatif (car a est négatif par hypothèse), la dérivée est donc positive de moins l'infini à α et négative de α à plus l'infini.
La fonction <math>f</math> est donc croissante de moins l'infini à α et décroissante de α à à plus l'infinie. La fonction admet donc un maximum absolu m en α. Il ne nous reste plus qu’à calculer m. On obtient :
<math> m = f(\alpha)</math>.
}}
Dans le tableau suivant, nous avons représenté les cinq allures possibles de la courbe sans considérer le repère.
Nous savons que les abscisses des points d'inflexion sont les racines de la dérivée seconde. Par conséquent, si le discriminant de la dérivée seconde est négatif, il n'y aura pas de point d'inflexion et si le discriminant de la dérivée seconde est positif, il n'y aura deux points d'inflexions. Nous avons donc, dans le tableau suivant, distingué ces deux cas selon le signe de δ".
{| border="1" width="850" class="wikitable"
|+ Les 5 cas qui peuvent se présenter
! '''a > 0'''
! '''b{{exp|3}} - 4abc + 8a{{exp|2}}d < 0'''
! '''b{{exp|3}} - 4abc + 8a{{exp|2}}d = 0'''
! '''b{{exp|3}} - 4abc + 8a{{exp|2}}d > 0'''
|-----
| width="50" | '''''δ" < 0 '''''
| align="center"| [[Fichier:Courbe_quatrième_degré_34.png|200px]]
| align="center"| [[Fichier:Courbe_quatrième_degré_33.png|200px]]
| align="center"| [[Fichier:Courbe_quatrième_degré_32.png|200px]]
|-----
| '''''δ" > 0 '''''
| align="center"| [[Fichier:Courbe_quatrième_degré_35.png|200px]]
| align="center"| impossible
| align="center"| [[Fichier:Courbe_quatrième_degré_31.png|200px]]
|}
Pour fixer les idées, nous considérerons pour le tableau suivant que :
:<math> b^3 - 4abc + 8a^2d > 0 \qquad \delta'' >0</math>.
Dans les autres cas, nous obtenons un tableau similaire.
{| border="1" width="850" class="wikitable"
|+ Les 3 cas qui peuvent se présenter
! '''a > 0'''
! ''' Δ > 0 '''
! ''' Δ = 0'''
! ''' Δ < 0'''
|-----
| width="50" | ''''' Δ' ≤ 0 '''''
| align="center"| [[Fichier:Courbe_quatrième_degré_36.png|200px]]
| align="center"| [[Fichier:Courbe_quatrième_degré_37.png|200px]]
| align="center"| [[Fichier:Courbe_quatrième_degré_38.png|200px]]
|}
{{Bas de page
| idfaculté = mathématiques
| précédent = [[../Généralités sur les équations du quatrième degré/]]
| suivant = [[../Méthodes particulières de résolution/]]
}}
h4ikl11qnw5774qyp1jbneyvwxvbrhw
Département:Médecine nucléaire/Contributeurs
108
38047
983063
900497
2026-05-27T17:53:02Z
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* {{U'|Bci21}}
{{Autocat}}
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Faculté:Économie/Travaux de recherche
106
42994
983072
919082
2026-05-28T10:45:56Z
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<noinclude>{{Index de travaux de recherche
| nom = Économie
| idfaculté = économie
| menu = <!--<div class="menuebox"><div class="menue">
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* [[Recherche:Financement et rétribution dans les communs|Financement et rétribution dans les communs]]
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Bienvenue dans le département de recherche sur l'économie.
== Objectifs ==
* Développer des réflexions, des recherches et des problématiques sur les thèmes étudiés.
* Coordonner des recherches en mettant en ligne au fur et à mesure les résultats d'enquête.
* Mettre à la disposition de tous des résultats de recherche et des travaux théoriques de pointe.
* Permettre à tous de pratiquer les notions sur la culture, selon les principes des connaissances ouverte et démocratique. Offrir à tous des possibilités de pratiquer des recherches et de les publier.
* Assurer une critique du savoir et des compétences sur la culture libre, horizontale, ouverte à tous et indépendante.
* Permettre le développement de recherches indépendantes et autonomes.
== Principes ==
* Les laboratoires sont ouverts à tous.
* Il n'y a pas de coordinateur officiel des recherches - ce qui n'empêche pas de contribuer en coordonnant un projet. Chacun participe à sa manière aux projets.
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== Laboratoires ==
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}}
Une définition de la [[w:philosophie|philosophie]] proposée par le [[w:wiktionnaire|wiktionnaire]] est la ''recherche et [l’]étude des principes de la pensée, de la connaissance de la réalité, et des finalités de l’action humaine''. Cette partie de la wikiversité est un lieu où mener et exposer de telles recherches.
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Recherche:Département:Linguistique/Contenu
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Recherche:Cardinal quantitatif
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67660
983060
975290
2026-05-27T14:42:50Z
Guillaume FOUCART
39841
/* Introduction */
983060
wikitext
text/x-wiki
{{Travail de recherche
| idfaculté = mathématiques
| département = Fondements logiques et ensemblistes des mathématiques
| niveau =
}}
''Notion, en rapport avec la théorie des ensembles et des infinis mathématiques, et notion, en rapport avec la notion de cardinal d'un ensemble et en particulier, en rapport avec la notion de cardinal d'un ensemble infini ou de cardinal infini d'un ensemble.''
Guillaume FOUCART 612BRJMDLO5XLHC
*[https://www.fichier-pdf.fr/2018/05/20/mes-productions-scolaires-en-mathematiques-20/ Mes productions scolaires en mathématiques(20)] (fichier hébergé sur https://www.fichier-pdf.fr)
*[https://www.fichier-pdf.fr/2024/03/13/memoire-de-m2-r-sur-les-solutions-de-viscosite-et-programmation-/ Mon mémoire de M2 R, version du 21 juin 2008 (avec des corrections et des suppressions)] (fichier hébergé sur https://www.fichier-pdf.fr)
*[https://www.fichier-pdf.fr/2014/05/07/solutions-de-viscosite-et-programmation-dynamique-14-1/ Mon mémoire de M2 R, version originale du 21 juin 2008] (fichier hébergé sur https://www.fichier-pdf.fr)
*[https://www.fichier-pdf.fr/2017/06/05/formulaire-geometrie-differentielle-6/ Formulaire de géométrie différentielle(6)] (fichier hébergé sur https://www.fichier-pdf.fr)
*[https://www.fichier-pdf.fr/2019/02/01/formulairegeometriedifferentielle-10/ Formulaire de géométrie différentielle(10)] (fichier hébergé sur https://www.fichier-pdf.fr)
*[https://www.fichier-pdf.fr/2024/03/01/formulairedegeometriedifferentielle-14/ Formulaire de géométrie différentielle (14)] (fichier hébergé sur https://www.fichier-pdf.fr)
*[https://www.fichier-pdf.fr/2019/03/30/formulaire-de-topologie-differentielle/ Formulaire de Topologie différentielle (partiel)] (fichier hébergé sur https://www.fichier-pdf.fr)
*[https://www.fichier-pdf.fr/2014/05/07/mesures-de-gibbs-2/ Mesures de GIBBS 2] (fichier hébergé sur https://www.fichier-pdf.fr)
*[https://www.fichier-pdf.fr/2024/03/11/ter-sur-la-convection-diffusion-05-09-2021-14h00/ TER de convection-diffusion (05-09-2021, 14h00)] (fichier hébergé sur https://www.fichier-pdf.fr)
*[https://www.fichier-pdf.fr/2024/03/01/nouvelles-notations-mathematiques-23/ Nouvelles notations mathématiques (23)] (fichier hébergé sur https://www.fichier-pdf.fr)
*[https://www.recherche-pdf.com/?q=%22guillaume+foucart%22 Documents de Guillaume FOUCART, sur Recherche PDF (liste de liens vers ce même hébergeur PDF)]
* [[Faculté:Mathématiques/Travaux de recherche]]
* [[Utilisateur:Guillaume FOUCART]]
* [[Utilisateur:Guillaume FOUCART/Passages que l'on peut omettre|'''Utilisateur:Guillaume FOUCART/Passages que l'on peut omettre''']]
* [https://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion_utilisateur:Guillaume_FOUCART Discussion utilisateur:Guillaume FOUCART_Wikipédia]
* [[Utilisateur:Guillaume FOUCART/Discussion utilisateur:Guillaume FOUCART_Wikipédia|'''Utilisateur:Guillaume FOUCART/Copie de Discussion utilisateur:Guillaume FOUCART_Wikipédia''']]
* [[Recherche:Cardinal quantitatif (table des matières, simplifiée)|'''Recherche:Cardinal quantitatif (table des matières, simplifiée)''']]
* [[Recherche:Essence, existence, puissance (d'interaction), philosophiques, formalisées mathématiquement, dans le cadre de la mécanique newtonienne]]
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'''NB : 02-11-2023 : Depuis peu, la table des matières n'est plus (accessible) dans le corps des travaux de recherche. On ne peut y accéder qu'en allant sur (la) Wikiversité à l'adresse suivante :'''
'''- le lien donné à la fin de la présente version de mes travaux sur le cardinal quantitatif, lorsque celle-ci est en PDF, pour obtenir la table des matières de cette présente version'''
'''- ou bien [https://fr.wikiversity.org/wiki/Recherche:Cardinal_quantitatif_(table_des_mati%C3%A8res,_simplifi%C3%A9e) "Recherche:Cardinal quantitatif (table des matières, simplifiée)"], pour obtenir la table des matières actualisée de mes travaux sur le cardinal quantitatif'''
'''et en cliquant sur le bon icône.'''
'''(L'auteur n'est pas responsable de cette situation.)'''
'''NB : Les formules en LaTeX présentes dans la table des matières ne s'affichent plus correctement, depuis novembre 2021.'''
'''(L'auteur n'est pas responsable de cette situation.)'''
'''[https://www.fichier-pdf.fr/2025/09/17/f-quantite/ Version PDF de 213 pages et de 1,1 Mo de mes travaux sur la F-quantité (anciennement le cardinal quantitatif) du 17-09-2025, avec la table des matières qui s'affiche correctement et avec la numérotation des sections]''' (fichier hébergé sur https://www.fichier-pdf.fr)
'''Depuis un bon moment avant le 14-09-2025, il n'y a plus de numérotation des sections et des sous-sections, ce qui ne facilite pas le repérage et la navigation dans mes travaux.'''
'''(L'auteur n'est pas responsable de cette situation.)'''
'''J'ai l'impression que les codeurs de Wikiversité, à force d'obéir à certaines injonctions du monde numérique actuel, dégradent, de plus en plus, l'affichage voire les fonctionnalités des pages des travaux de recherche. De plus, après qu'on ait préédité un passage et qu'on l'ait prévisualisé, le curseur ne revient pas exactement là où il était, initialement, mais au début de la section ou de la sous-section concernée : Ce qui constitue une perte de temps pour moi.'''
'''NB : La version originale de la présente version de mes travaux sur le cardinal quantitatif, lorsque cette dernière est en PDF, est également accessible et disponible sur (la) Wikiversité, à partir du lien donné à la fin de cette dernière.'''
'''NB : Il arrive parfois lorsque je copie-colle des passages de mes travaux à certains endroits, que ceux-ci soient aussi copiés-collés, malgré moi, à d'autres endroits. Le plus souvent, je parviens à supprimer les doublons en question, mais il peut arriver qu'il en reste certains.'''
'''Certaines mises à jour et modifications impliquent d'autres mises à jour et d'autres modifications en chaîne, parfois délicates, pour lesquelles il m'est parfois difficile de {détecter|repérer} et de déterminer les endroits où je dois les faire et/ou qu'il m'est difficile de faire dans la foulée, compte tenue de la longueur du texte de mes travaux.'''
'''De fait, il peut (encore) rester quelques passages écrits incohérents ou contradictoires, mais sans que cela ait, nécessairement, de conséquences sur mes travaux.'''
'''Mises à part les discussions associées à mes travaux mathématiques sur la Wikiversité, vous pouvez aussi vous rendre sur mon forum pour en discuter et les critiquer de manière constructive, en tant qu'invité ou en tant que membre (mais il faudra alors créer un compte pour vous y loguer) :'''
* '''[https://www.philo-et-societe-2-0.com/t79-Mes-math-matiques-Mes-documents-et-Cardinal-quantitatif.htm Frappes philosophiques et sociétales 3.0/Mes mathématiques et Cardinal quantitatif]'''
'''Tous les liens et toutes les discussions à propos de ces travaux mathématiques sur les forums de mathématiques : "Les-mathematiques.net" et "Maths-Forum" sont désormais périmés et obsolètes. La présente version de mes travaux mathématiques qui est aussi celle qui fait foi, est la version actualisée de ces derniers. De plus, de nombreux commentaires qui sont relatifs à ces discussions ont été donnés dans la page de discussion associée à la présente page de recherche, ainsi que dans une partie des "Passages que l'on peut omettre" et sur mon forum.'''
[https://fr.wikiversity.org/wiki/Utilisateur:Guillaume_FOUCART/Passages_que_l%27on_peut_omettre#Commentaires%2C_impressions_voire_sp%C3%A9culations_autour_des_amateurs%2C_des_shtameurs%2C_de_moi-m%C3%AAme%2C_des_intervenants_et_des_grands_intervenants_sur_les_forums_de_math%C3%A9matiques '''Utilisateur:Guillaume FOUCART/Passages que l'on peut omettre/Passages dont on peut omettre certains passages, dans ma page de recherche principale/Commentaires, impressions voire spéculations autour des amateurs, des shtameurs, de moi-même, des intervenants et des grands intervenants sur les forums de mathématiques''']
'''Malgré le foisonnement de titres et de sous-titres : Avec une échelle réduite de 50%, les travaux, dont il est question, ne font que 56 pages, au format A4, le 29-03-2021, et encore ils sont, relativement, aérés et espacés. Certes, ils ont, trompeusement et faussement, l'allure et l'apparence d'un mille-feuilles argumentatif, mais, concernant la partie spéculative, ils sont, peut-être, attaquables, et s'ils le sont, ils peuvent, peut-être, être démontés et anéantis, uniquement, concernant 2 ou 3 points fondamentaux voire cruciaux, bien ciblés. En moyenne, chaque sous-partie élémentaire mentionnée dans la table des matières est relativement {courte|brève} : Il n'y a donc pas lieu d'être effrayé par le grand nombre de sous-parties élémentaires figurant dans la table des matières. Par ailleurs, il y a beaucoup d'exemples illustratifs.'''
'''VOICI LA TABLE DES MATIÈRES DÉTAILLÉE LE PLUS POSSIBLE (Il faut d'abord lire les titres en gras. J'aurais aimé pouvoir disposer d'une table des matières qui se déploie au fur et à mesure que l'on avance en allant des titres généraux aux titres particuliers. Il est très rare que les définitions, les propositions, les lemmes, les théorèmes, les remarques, <math>\cdots</math>, figurent dans une table des matières ou dans un sommaire, et de fait, ma table des matières s'en retrouve fortement alourdie, mais il en est ainsi, car cela est plus {pratique|commode} dans le cas où il m'arriverait d'avoir des modifications à faire.) :'''
'''[NB : Désormais, on peut aussi consulter la version de mes travaux, avec une table des matières, simplifiée (Cf. liens ci-dessus).]'''
='''Cardinal quantitatif (nouvellement, F-quantité) sur <math>{\mathbb{R}}^n</math> et sur <math>{\mathbb{R}''}^n</math>, pour <math>n \in \N^*</math> [Cas de certaines restrictions]'''=
== '''Introduction''' ==
'''Remarque : L'introduction n'est qu'une petite partie de mes travaux : N'oubliez pas aussi d'aller jeter un coup d'œil sur le reste ou de le survoler ou de le consulter. Si dans l'introduction, il y a beaucoup de texte : Dans le reste, il y a beaucoup de formalisme et de formules mathématiques. Si jamais, un maître de conférences ou un professeur d'université voire un agrégé en mathématiques passait par là, je souhaite qu'il valide ou invalide les parties concernant les plafonnements (limites non classiques de familles de parties de <math>\R^n</math>) et les limites non classiques de fonctions, c'est la partie cruciale de mes travaux.'''
===Partie principale===
J'utiliserai une terminologie personnelle, en renommant parfois autrement certaines notions existantes.
Soit <math>n \in \N^*</math>.
En particulier, je désignerai par :
*'''PV''' (comme « '''petite variété''' ») les sous-variétés compactes, convexes (connexes) de <math>\R^n</math>, de classe (<math>\mathcal{C}^0</math>) et (<math>\mathcal{C}^1</math> par morceaux) ou sans bord,
et
*'''PV2''' (comme « '''petite variété 2''' ») les sous-variétés fermées, non bornées, convexes (connexes) de <math>\R^n</math>, de classe (<math>\mathcal{C}^0</math>) et (<math>\mathcal{C}^1</math> par morceaux) ou sans bord,
et on posera :
<math>{PV}(\R^n) = \{A \in \mathcal{P}(\R^n) \,\, \Big| \,\, A\,\, sous\mbox{-}vari\acute{e}t\acute{e} \,\, compacte, \,\, convexe \,\, (connexe) \,\, de \,\, \R^n, \,\, de \,\, classe \,\, (\mathcal{C}^0) \,\, et \,\, (\mathcal{C}^1 \,\, par \,\, morceaux) \,\, ou \,\, sans \,\, bord\}</math>;
et <math>{PV2}(\R^n) = \{A \in \mathcal{P}(\R^n) \,\, \Big| \,\, A\,\, sous\mbox{-}vari\acute{e}t\acute{e} \,\, ferm\acute{e}e, \,\, non \,\, born\acute{e}e, \,\, convexe \,\, (connexe) \,\, de \,\, \R^n, \,\, de \,\, classe \,\, (\mathcal{C}^0) \,\, et \,\, (\mathcal{C}^1 \,\, par \,\, morceaux) \,\, ou \,\, sans \,\, bord\}</math>.
*La notion de F-quantité est la {vraie|véritable} notion de nombre ou de quantité d'éléments d'un ensemble, qui est une notion au moins définie et construite sur <math>{PV}(\R^n)</math>. C'est une '''[[w:Mesure (mathématiques)|mesure]]''' définie sur <math>{PV}(\R^n)</math>, qui ne néglige aucun point et pour laquelle la F-quantité ou le nombre d'éléments ou la quantité d'éléments ou la masse ou le poids d'un singleton vaut <math>1</math> et qui s'exprime en fonction des mesures [extérieures] de LEBESGUE généralisées ou de HAUSDORFF, de dimension <math>i \,\,(0 \leq i \leq n)</math>, pour la distance euclidienne, sur <math>\R^n</math>. C'est une notion qui prolonge le caractère intuitif des propriétés que l'on a déjà de la notion de cardinal (de CANTOR) dans le cas des ensembles finis, au cas des ensembles infinis (en tout cas, au moins au cas des ensembles infinis de <math>{PV}(\R^n)</math>) c'est-à-dire qui vérifie, en particulier, le '''principe du tout et de la partie''' : "Le tout est nécessairement ''strictement'' plus grand que chacune de ses sous-parties strictes". C'est une notion pour laquelle je cherche à aller plus loin (dans mes travaux relativement modestes, je suis allé jusqu'aux parties de <math>{PV}(\R^n)</math> et de <math> {PV2}(\R^n)</math>, et aux mêmes parties en remplaçant "convexe" par "polyconvexe"). '''Par opposition à [[w:Cardinalité (mathématiques)| la notion de cardinal de CANTOR c'est-à-dire la notion usuelle de cardinal]]''', que j'appelle '''"cardinal potentiel"''' c'est-à-dire la notion de cardinal au sens de la puissance, et qui est définie pour toutes les parties de <math>\R^n</math> et qui est la {vraie|véritable} notion de nombre ou de quantité d'éléments d'un ensemble, dans le cas des ensembles finis, mais qui est un ordre de grandeur du nombre ou de la quantité d'éléments d'un ensemble, dans le cas des ensembles infinis et qui ne vérifie pas le '''principe du tout et de la partie'''. Donc la notion de F-quantité se veut être une notion plus fine que celle de "cardinal potentiel" c'est-à-dire que celle de cardinal (de CANTOR). Les notions de F-quantité et de "cardinal potentiel" se confondent, dans le cas des parties finies.
'''(21-06-2024 : Pour éviter toute confusion, j'ai décidé de plutôt appeler le "cardinal quantitatif d'un ensemble" qui n'est pas, contrairement à ce que son nom laisse à penser, un cardinal (de CANTOR) d'un ensemble, la ''"F-quantité d'un ensemble"''.)'''
'''(03-06-2021 : Rectification : La notion de F-quantité n'est pas a priori une mesure définie sur <math>{PV}(\R^n)</math>, car <math>{PV}(\R^n)</math> n'est pas a priori une tribu de parties. Toutefois, cette notion a été construite de manière à se comporter comme une mesure. 24-06-2021 : Cette notion est sûrement une mesure sur une tribu que nous devons déterminer. Pour le moment, nous ne cherchons pas à déterminer la tribu, la plus grande, sur laquelle elle serait une mesure, car nous aurons vraisemblablement besoin de la définition de cette notion sur une tribu intermédiaire, avant de pouvoir la généraliser davantage.)'''
'''(08-07-2023 : Remarque : Comme dans le cas classique de cardinal d'un ensemble, les termes "cardinal d'un ensemble" et "puissance d'un ensemble" se confondent et que l'équipotence de 2 ensembles désigne plutôt le fait que ces 2 ensembles ont même puissance, c'est-à-dire le fait que ces 2 ensembles ont même cardinal, c'est-à-dire le fait que ces 2 ensembles peuvent être mis en bijection, il est peut-être plus pertinent et plus approprié de renommer le "cardinal équipotentiel d'un ensemble" (c'est-à-dire le "cardinal d'un ensemble"), "cardinal potentiel d'un ensemble" c'est-à-dire le cardinal, au sens de la puissance, d'un ensemble, et ce, toujours, afin de le distinguer de la "F-quantité d'un ensemble" c'est-à-dire, de ce qui était anciennement nommé cardinal quantitatif ou cardinal, au sens de la quantité, d'un ensemble, même si ce n'est pas, à proprement parler, un cardinal d'un ensemble.)'''
'''(09-07-2023 : Remarque : Pour désigner le "cardinal, au sens de la puissance, d'un ensemble", je n'ai pas d'autre expression que "cardinal potentiel d'un ensemble", même si, ici, "potentiel" désigne "au sens de la puissance" et non "en puissance". Peut-être que pour l'usage que je veux en faire, il faudrait désigner le "cardinal, au sens de la puissance, d'un ensemble", "cardinal potentatif d'un ensemble" ou "cardinal potentiatif d'un ensemble", mais les termes "potentatif" et "potentiatif" sont des néologismes très rares.)'''
'''(20-09-2023 : Dans ce qui suit, j'ai remplacé l'expression "plafonnement normalisé/plafonnements normalisés" par l'expression "plafonnement normal/plafonnements normaux".)'''
'''(16-08-2024 : Dans ce qui suit, j'ai remplacé et j'ai simplifié les expressions "plafonnement borné d'une partie bornée de <math>\R^n</math>/plafonnement non borné ou à l'infini d'une partie non bornée de <math>\R^n</math>" par et en les expressions "plafonnement d'une partie bornée de <math>\R^n</math>/plafonnement d'une partie non bornée de <math>\R^n</math>".)'''
'''(11-11-2023 : Finalement, j’ai remplacé l'expression "axiome(s) de définition" par l'expression "hypothèse(s) de définition".)'''
Cette notion est définie sur <math>{PV}(\R^n)</math>. Le problème se pose, en dehors de <math>PV(\R^n)</math>, car je me suis permis quelques audaces avec les "plafonnements", dans un premier temps, de parties non bornées de <math>\R^n</math> [Cf. définition dans mes travaux], notamment afin d'éviter les contradictions, quitte à faire certaines concessions. Mais finalement on peut définir la F-quantité, relative à un repère orthonormé, d'une partie non bornée ou même bornée de <math>\R^n</math>, comme la F-quantité, relative à ce même repère orthonormé, d'un des plafonnements normaux de cette partie non bornée ou même bornée de <math>\R^n</math>. Néanmoins malgré ces concessions qui, en fait, n'en sont pas, nous y gagnons très largement, par l'explosion des nombres et des quantités infinies, ainsi produite, bien plus forte et bien plus grande que celle du cardinal potentiel c'est-à-dire que celle du cardinal (de CANTOR). Peut-être que l'on pourra généraliser "ma" théorie, à toutes les parties bornées, voire à tous les "plafonnements" de parties bornées de <math>\R^n</math>, voire à tous les "plafonnements" de parties non bornées de <math>\R^n</math>, voire à toutes les parties non bornées de <math>\R^n</math>.
Si l'on veut inclure le cas des parties non bornées de <math>\R^n</math> c'est-à-dire si l'on veut étendre cette notion à des classes de sous-ensembles non bornés de <math>\R^n</math> (sous réserve de compatibilité des hypothèses de définition et de non-contradiction, concernant la définition de cette notion étendue), on doit abandonner, concernant cette dernière, l'hypothèse de définition de la <math>\sigma</math>-additivité, du moins si on utilise la notation classique concernant la définition classique de limite d'une suite de parties bornées de <math>\R^n</math> tendant vers une partie non bornée de <math>\R^n</math>, mais on peut le récupérer, d'une certaine façon, en utilisant une notation non classique concernant la définition non classique de limite d'une suite de parties bornées de <math>\R^n</math> tendant vers un plafonnement d'une partie non bornée de <math>\R^n</math>, et considérer que la notion de F-quantité, dans le cas des parties non bornées de <math>\R^n</math> n'est plus une notion universelle, mais une notion relative au repère orthonormé direct de <math>\R^n</math>, et au plafonnement sphérique ou autre, associé, que l'on s'est fixé. On peut néanmoins définir la F-quantité d'une partie non bornée <math>A</math> de <math>\R^n</math>, relativement au repère orthonormé direct de <math>\R^n</math> que l'on s'est fixé, par la F-quantité d'un des plafonnements normaux de la partie <math>A</math>, relativement au même repère orthonormé direct de <math>\R^n</math> que l'on s'est fixé.
Il est à noter qu'une partie non bornée de <math>\R^n</math> admet une infinité de plafonnements.
On utilisera, essentiellement, dans la partie spéculative, une notion de limite de suites de parties de <math>PV(\R^n)</math> tendant chacune vers un plafonnement d'une partie de <math>PV2(\R^n)</math>.
Comme dit ci-dessus, il y a quelques concessions à faire pour inclure le cas des sous-ensembles non bornés de <math>\R^n</math> et ces considérations nécessitent un cadre neuf, où, par exemple, il faut appeler autrement la plupart des "droites" (resp. des "demi-droites"), puisque dans notre cadre, toutes les "droites" (resp. toutes les "demi-droites") n'ont pas toutes la même longueur, si on considère que l'on est dans un "plafonnement" ou dans un autre, et ce du fait même de l'existence pour chaque partie non bornée de <math>\R^n</math>, d'une infinité de "plafonnements", et du fait qu'en considérant un "plafonnement" donné, certains points sont plus près que d'autres de ce "plafonnement".
Entre autres, j'essaie d'étendre et de généraliser cette notion aux parties de <math>{PV2}(\R^n)</math>, voire à celles de <math>{PV2}({\R''}^n)</math> [Cf. définitions dans mes travaux], quitte à tenter d'introduire et de définir le '''nouvel espace <math>{\R''}</math>''', qui me semble, vu de très loin, avoir des points communs avec l'espace <math>*\R</math> de l'[[w:Analyse non standard|analyse non standard]]. Dans une section, j'ai essayé de définir des nombres <math>+\infty_f</math> où <math>f \in {\cal F}(\mathbb{R})</math>, en utilisant une relation d'équivalence et une relation d'ordre totale, et une fois cette définition donnée, on peut alors définir l'ensemble <math>\R''</math> par : <math>\displaystyle{\R'' = -\infty_{{\cal F}(\mathbb{R})} \bigsqcup \R \bigsqcup +\infty_{{\cal F}(\mathbb{R})} = \{-\infty_f|f \in {\cal F}(\mathbb{R})\} \bigsqcup \R \bigsqcup \{+\infty_f|f \in {\cal F}(\mathbb{R})\}}</math>.
NB : Je ne suis pas un de ces farfelus qui postent en pensant avoir résolu en quelque pages des conjectures célèbres qui résistent depuis longtemps : Le problème que je souhaite résoudre ou faire progresser est plus raisonnable et est moins connu, même s'il revient, ni plus ni moins, à faire "péter" de la quantité infinie, encore plus fou, plus fort et plus finement, que CANTOR, et, d'une certaine manière, à faire "péter" de la quantité infinie intermédiaire "entre 2 cardinaux infinis (de CANTOR) successifs" et "entre le cardinal infini dénombrable (de CANTOR) et un cardinal fini (de CANTOR)", '''grâce à la F-quantité [qui n'est pas un cardinal (de CANTOR)], là où le cardinal (de CANTOR) ne le peut''', après avoir choisi un ensemble représentant idéal de <math>\aleph_0</math> (par exemple <math>\N</math> ou <math>\Z</math>), un ensemble représentant idéal de <math>\aleph_1</math> (par exemple <math>\R_+ \,\, ou \,\, \R \simeq \mathcal{P}(\N)</math>), un ensemble représentant idéal de <math>\aleph_2</math> (par exemple <math>\mathcal{P}(\R)</math>), etc.
Plus précisément et en particulier :
'''La notion de ''F-quantité'' n'est pas un cas particulier de la notion de ''cardinal [de CANTOR]'' : Elle n'a pas nécessairement de lien ou de rapport avec la notion de ''bijection'' ou avec la notion de ''puissance d'un ensemble'' ou de ''cardinal [de CANTOR] d'un ensemble'' ''(LA F-QUANTITÉ N'EST PAS UN CARDINAL [DE CANTOR])''.'''
'''Considérons une chaîne exhaustive de parties de <math>\R^n</math>, pour la relation d'inclusion, allant de l'ensemble <math>\emptyset</math> à l'ensemble <math>\R^n</math>.'''
'''Par convention, ici, dans cette chaîne, parmi les parties infinies de <math>\R^n</math>, seule la ''F-quantité infinie d'un représentant de la puissance du dénombrable'' sera notée et sera égale à "<math>a_0</math>" (et pourra, même, être notée "<math>\aleph_0</math>", mais, attention, ici, ce n'est pas le nombre "<math>\aleph_0</math>" classique ou habituel) [resp. seule la ''F-quantité infinie de <math>\R^n</math> ou d'un des représentants de la puissance du continu'' sera notée et sera égale à "<math>a_1</math>" (et pourra, même, être notée "<math>\aleph_1</math>", mais, attention, ici, ce n'est pas le nombre "<math>\aleph_1</math>" classique ou habituel)]. Le reste ne fait pas appel à la notion de ''bijection'', ou de ''puissance'' ou de ''cardinal [de CANTOR]''.'''
'''"OR L'HYPOTHÈSE DU CONTINU AFFIRME QU'IL N'EXISTE AUCUN ENSEMBLE DONT LE ''CARDINAL [DE CANTOR]'' EST STRICTEMENT COMPRIS ENTRE LE ''CARDINAL [DE CANTOR] DE L'ENSEMBLE DES ENTIERS NATURELS ET CELUI DE L'ENSEMBLE DES NOMBRES RÉELS"''.''' (qui est d'ailleurs indécidable dans ZFC)
'''Mais, par contre, il existe des ensembles dont la ''F-quantité'' [QUI N'EST PAS UN CARDINAL (DE CANTOR)]'' est strictement comprise entre la F-quantité de l'ensemble des entiers naturels et celle de l'ensemble des nombres réels''.'''
'''Et, par convention, dans ce cas, la ''F-quantité de l'ensemble des entiers naturels'' sera notée et sera égale à "<math>a_0</math>" (et pourra, même, être notée "<math>\aleph_0</math>", mais, attention, ici, ce n'est pas le nombre "<math>\aleph_0</math>" classique ou habituel) et la ''F-quantité de l'ensemble des nombres réels'' sera notée et sera égal à "<math>a_1</math>" (et pourra, même, être notée "<math>\aleph_1</math>", mais, attention, ici, ce n'est pas le nombre "<math>\aleph_1</math>" classique ou habituel), et ce seront les seuls à l'être.'''
'''(La F-quantité d'une partie non bornée de <math>\R^n</math> étant égale à la F-quantité d'un de ses plafonnements normaux, quelconque.)'''
La notion de F-quantité est une notion qui existe, mais (trompeusement) sous d'autres appellations, et qui est bel et bien, et parfaitement définie de manière générale, dans la littérature, du moins, sur une classe de parties bornées de <math>\R^n</math> (Cf. interventions de [http://perso.univ-rennes1.fr/michel.COSTE/ Michel COSTE]), mais qui y est très peu présente :
Il reste à la généraliser à des classes de parties, de plus en plus larges.
La notion de cardinal (de CANTOR) est valable pour toutes les parties de <math>\R^n</math>, alors que concernant la notion de F-quantité, on ne sait pas, pour le moment, du moins concernant la partie connue et établie officiellement, aller au delà des parties de <math>{PV }(\R^n)</math>, '''mais il fallait le dire avant de dire qu'une telle généralisation était impossible, au delà des parties finies'''.
Voici cette notion présentée par Michel COSTE qui n'aime pas trop l'appellation "cardinal" : {{supra|Liens}}
(Historiquement, avant CANTOR, la notion de "cardinal d'un ensemble" désignait la véritable notion de quantité d'éléments d'un ensemble. Depuis CANTOR, cela n'est plus vrai, elle désigne la puissance d'un ensemble. Alors trouvant la notion véritable de quantité d'éléments d'un ensemble, plus fine que la notion de puissance d'un ensemble et prolongeant l'intuition que l'on en a déjà dans le cas des ensembles finis, c'est celle à qui on devrait et à qui on doit attribuer le qualificatif de "cardinal". Mais comme ce mot était déjà utilisé mais maladroitement, j'ai dû inventer les terminologies "cardinal quantitatif" et "cardinal potentiel", pour les distinguer.
Mais, j'ai, maintenant, une terminologie qui rend inutiles les terminologies précédentes, je distingue, désormais, la "F-quantité" du "cardinal (de CANTOR)"
Attention : En adoptant cette terminologie, la notion de F-quantité n'est pas un cas particulier de la notion de "cardinal".
Mais sinon si on tient vraiment à attribuer le nom de "cardinal d'un ensemble" uniquement à la notion de puissance d'un ensemble qui est un ordre de grandeur de la quantité d'éléments d'un ensemble dans le cas des ensembles infinis, on peut, sans adopter la terminologie précédente, appeler, tout simplement, la notion véritable de quantité d'éléments d'un ensemble : la "F-quantité d'un ensemble".
À la place du fameux :
"Je le vois
[sous entendu : Je vois qu'il y a une bijection entre <math>\R</math> et <math>\R^{n}</math> et donc <math>\R</math> et <math>\R^{n}</math> ont la même quantité ou le même nombre d'éléments. Idem en remplaçant "<math>\R^{n}</math>" par "<math>[0;1]</math>".],
mais je ne le crois pas" (de CANTOR),
je dirais plutôt :
"Je le vois
[sous-entendu : Je vois qu'il y a une bijection entre <math>\R</math> et <math>\R^{n}</math>. Idem en remplaçant "<math>\R^{n}</math>" par "<math>[0;1]</math>"],
mais cela n'est pas suffisant
[pour caractériser la vraie notion de quantité ou de nombre d'éléments d'un ensemble infini borné ou non borné ou d'un de ses plafonnements].")
Je pense que les notions de quantité d'éléments et de puissance doivent être distinguées :
Car, par exemple, on a bien <math>[-1,1]\subsetneq [-2,2]</math> et <math>[-1,1]</math> peut être mis en bijection avec <math>[-2,2]</math>
et on a <math>\displaystyle{\frac{{card}_Q([-2,2] \setminus \{0\})}{{card}_Q([-1,1] \setminus \{0\})} = \frac{{card}_Q([-2,2]) - {card}_Q(\{0\})}{{card}_Q([-1,1]) - {card}_Q(\{0\})} = \frac{{card}_Q([-2,2]) - 1}{{card}_Q([-1,1]) - 1} = 2}</math> et <math>{card}_Q([-1,1]) < {card}_Q([-2,2])</math>
alors qu'on a <math>{card}_P([-2,2]) = {card}([-2,2]) = {card}([-1,1]) = {card}_P([-1,1])</math>,
où <math>{card}_Q(A)</math> désigne la F-quantité de l'ensemble <math>A</math>, sous certaines conditions sur l'ensemble <math>A</math>
et <math>{card}_P(A)</math> désigne le cardinal potentiel de l'ensemble <math>A</math>, c'est-à-dire le cardinal de CANTOR ou le cardinal classique de l'ensemble <math>A</math>, <math>{card}(A)</math>.
La notion de F-quantité présentée par Michel COSTE concerne la classe de parties de <math>\R^n</math>, <math>{PV}(\R^n)</math>.
Je pense qu'on peut, en fait, comparer, entre elles (eux), les F-quantités des parties de <math>\R^n</math> ayant une décomposition, en un nombre fini de sous-variétés compactes, convexes (connexes), simplement connexes de <math>\R^n</math>, de classe <math>\mathcal{C}^0</math>, et de dimension <math>i</math>, pour tout <math>i \in [\![1,n]\!]</math>, ainsi qu'en un nombre fini, en plus ou en moins, de singletons, ou ayant une décomposition, en un nombre fini de sous-variétés ouvertes bornées, convexes (connexes), simplement connexes de <math>\R^n</math>, de classe <math>\mathcal{C}^0</math>, et de dimension <math>i</math>, pour tout <math>i \in [\![1,n]\!]</math>, ainsi qu'en un nombre fini, en plus ou en moins, de singletons.
[Et en m'hasardant, mais c'est relativement lourd et pas simple à formuler :
Je pense, même, qu'on peut, en fait, comparer, entre eux, les F-quantités des parties <math>A</math> de <math>\R^n</math>
ayant une décomposition, en un nombre fini de réunions disjointes de sous-variétés compactes, convexes (connexes), simplement connexes de <math>\R^n</math>, de classe <math>\mathcal{C}^0</math>, et de dimension <math>i</math>, <math>F_i</math>, pour tout <math>i \in [\![0,n]\!]</math>,
ainsi qu'en un nombre fini, en moins, de réunions disjointes de sous-variétés compactes, convexes (connexes), simplement connexes de <math>\R^n</math>, de classe <math>\mathcal{C}^0</math>, et de dimension <math>j</math>, <math>F_{i,j}</math> telle que <math>F_{i,j} \in \mathcal{P}(F_i)</math>, pour tout <math>i \in [\![0,n]\!]</math> et pour tout <math>j \in [\![0,i]\!]</math>,
ou ayant une décomposition, en un nombre fini de réunions disjointes de sous-variétés ouvertes bornées, convexes (connexes), simplement connexes de <math>\R^n</math>, de classe <math>\mathcal{C}^0</math>, et de dimension <math>i</math>, <math>U_i</math>, pour tout <math>i \in [\![1,n]\!]</math>, et en un nombre fini de singletons dont la réunion forme l'ensemble <math>\displaystyle{{F_0}' \in \mathcal{P}\bigg(\R^n \setminus \Big(\bigsqcup_{i \in [\![1,n]\!]} U_i\Big)\bigg)}</math> (pouvant être vide),
ainsi qu'en un nombre fini, en moins, de réunions disjointes de sous-variétés ouvertes bornées, convexes (connexes), simplement connexes de <math>\R^n</math>, de classe <math>\mathcal{C}^0</math>, et de dimension <math>j</math>, <math>U_{i,j}</math> telle que <math>U_{i,j} \in \mathcal{P}(U_i)</math>, pour tout <math>i \in [\![1,n]\!]</math> et pour tout <math>j \in [\![1,i]\!]</math>, et en un nombre fini, en moins, de singletons non inclus dans <math>{F_0}'</math>, dont la réunion forme l'ensemble <math>\displaystyle{{F_{0,0}}' \in \mathcal{P}\Big(\bigsqcup_{i \in [\![1,n]\!]} U_i\Big)}</math> (pouvant être vide),
c'est-à-dire qu'on peut comparer, entre eux, les F-quantités des parties <math>A \in \mathcal{P}(\R^n)</math>
telles que :
<math>\forall i \in [\![0,n]\!], \exist F_i</math> réunion disjointe de sous-variétés compactes, convexes (connexes), simplement connexes de <math>\R^n</math>, de classe <math>\mathcal{C}^0</math>, et de dimension <math>i</math>,
<math>\forall i \in [\![0,n]\!], \,\, \forall j \in [\![0,i]\!], \,\, \exist F_{i,j}</math> réunion disjointe de sous-variétés compactes, convexes (connexes), simplement connexes de <math>\R^n</math>, de classe <math>\mathcal{C}^0</math>, et de dimension <math>j</math>, telle que <math>F_{i,j} \in \mathcal{P}(F_i)</math>,
<math>\displaystyle{A = \Big(\bigsqcup_{i \in [\![0,n]\!]} F_i\Big) \setminus \Big(\bigsqcup_{i \in [\![0,n]\!]} \bigsqcup_{j \in [\![0,i]\!]} F_{i,j} \Big)}</math>.
ou telles que :
<math>\forall i \in [\![1,n]\!], \exist U_i</math> réunion disjointe de sous-variétés ouvertes bornées, convexes (connexes), simplement connexes de <math>\R^n</math>, de classe <math>\mathcal{C}^0</math>, et de dimension <math>i</math>,
<math>\forall i \in [\![1,n]\!], \,\, \forall j \in [\![1,i]\!], \,\, \exist U_{i,j}</math> réunion disjointe de sous-variétés ouvertes bornées, convexes (connexes), simplement connexes de <math>\R^n</math>, de classe <math>\mathcal{C}^0</math>, et de dimension <math>j</math>, telle que <math>U_{i,j} \in \mathcal{P}(U_i)</math>,
<math>\displaystyle{\exists {F_0}' \in \mathcal{P}\bigg(\R^n \setminus \Big(\bigsqcup_{i \in [\![1,n]\!]} U_i\Big)\bigg)}</math>, réunion de singletons (pouvant être vide),
<math>\displaystyle{\exists {F_{0,0}}' \in \mathcal{P}\Big(\bigsqcup_{i \in [\![1,n]\!]} U_i\Big)}</math>, réunion de singletons (pouvant être vide),
<math>\displaystyle{A = \bigg(\Big(\bigsqcup_{i \in [\![1,n]\!]} U_i\Big) \bigsqcup {F_0}' \bigg) \setminus \bigg(\Big(\bigsqcup_{i \in [\![1,n]\!]} \bigsqcup_{j \in [\![1,i]\!]} U_{i,j}\Big) \bigsqcup {F_{0,0}}' \bigg)}</math>.]
Décomposition d'une partie bornée de <math>\R^2</math> {{infra|Décomposition d'une partie bornée de R n}}
Remarque : J'ai dit plus haut qu'on savait comparer, entre elles, les F-quantités des parties bornées de <math>\R^n</math>, ayant une décomposition, en un nombre fini de sous-variétés, comme détaillée ci-dessus (en particulier en un nombre fini de variétés, compactes, convexes, connexes, simplement connexes) :
Mais je pense qu'en fait, il doit être possible de comparer, entre elles, celles des parties bornées quelconques et même celles (ceux) de parties non bornées quelconques de <math>{\R''}^n</math> (respectivement de <math>\R^n</math>), ayant une décomposition analogue voire peut-être ayant une décomposition analogue en remplaçant « fini » par « au plus dénombrable », et peut-être même en supprimant toutes les expressions : "simplement connexes".
En effet, une fois qu'on s'est occupé de l'adhérence ou de l'intérieur d'une partie, on s'occupe ensuite de l'adhérence sans la partie ou de la partie sans l'intérieur, et on refait la même chose, avec ces dernières.
Les mesures [extérieures] de LEBESGUE généralisées ou de HAUSDORFF, de dimension <math>i</math>, pour la distance euclidienne, sur <math>\R^n</math>, <math>{vol}^i</math>
<small>
(Le cas <math>i = 0</math> étant un cas à part que je compte voir figurer, mais qui n'est pas présent dans le document "Théorie de la mesure/Cf. Mesures de HAUSDORFF"
https://www.fichier-pdf.fr/2021/08/07/polyintegrationmai2013/
Cf. page 13 : Chapitre 1. Les mesures/III Exemples fondamentaux d'espaces mesures/Mesures de HAUSDORFF
Cf. page 39 : Chapitre 4. La mesure de LEBESGUE et ses corollaires/II Généralisations de la mesure de LEBESGUE/II.1 Mesures de HAUSDORFF/Définition 5
Cf. page 40 : Chapitre 4. La mesure de LEBESGUE et ses corollaires/II Généralisations de la mesure de LEBESGUE/II.3 Définition alternative de la mesure de LEBESGUE/Théorème 3
Cf. page 41 : Chapitre 4. La mesure de LEBESGUE et ses corollaires/II Généralisations de la mesure de LEBESGUE/II.4 Longueur, aire, surface de parties courbées de <math>\R^d</math> /Définition 7
Cf. page 67 : Chapitre 7. Théorème du changement de variable/I Cas des applications linéaires
Cf. page 68 : Chapitre 7. Théorème du changement de variable/II Mesure des sous-variétés plongées
Cf. page 70 : Chapitre 7. Théorème du changement de variable/III Intégration sur les sous-variétés plongées
Cf. aussi https://homeweb.unifr.ch/manolesc/Pub/teaching/Mesure_integration.pdf
Cf. aussi https://w3.ens-rennes.fr/math/people/thibaut.deheuvels/Mesures-Hausdorff.pdf),
</small>
sont telles que si <math>i \in [\![1,n]\!]</math>, elles négligent chacune, respectivement, si <math>i = 1</math>, des points isolés, respectivement, si <math>i = 2</math>, des points isolés et des points de courbes, respectivement, si <math>i = 3</math>, des points isolés et des points de courbes et des points de surfaces, respectivement, si <math>i = 4</math>, des points isolés et des points de courbes et des points de surfaces et des points d'espaces de dimension <math>3</math>, <math>\cdots</math>, respectivement, si <math>i = n</math>, des points isolés et des points de courbes et des points de surfaces et des points d'espaces de dimension <math>3</math>, <math>\cdots</math>, et des points d'espaces de dimension <math>n-1</math>.
La "mesure" F-quantité qui ne veut négliger aucun point se doit de composer avec toutes les "mesures" [extérieures] de LEBESGUE généralisées ou de HAUSDORFF, de dimension <math>i \,\,(i \in [\![0,n]\!])</math>, pour la distance euclidienne, sur <math>\R^n</math>, <math>\widetilde{vol^i}</math>, la mesure de comptage pouvant être considérée comme la "mesure" [extérieure] de LEBESGUE généralisée ou de HAUSDORFF, de dimension <math>0</math>, pour la distance euclidienne, <math>\widetilde{vol^0}</math>.
'''(24-06-2021 : Rectification : La notion de F-quantité n'est pas a priori une mesure définie sur <math>{PV}(\R^n)</math>, car <math>{PV}(\R^n)</math> n'est pas a priori une tribu de parties.)'''
Les suites d'inégalités données, juste après, dans la suite, ne sont pas si techniques que ça et sont là pour illustrer mon propos et pour que l'on voit quelles sont les différences fondamentales entre le cardinal potentiel "<math>{card}_P</math>" ou "<math>{card}</math>" qui est la notion usuelle de cardinal et qui est en rapport direct avec la notion de bijection, et la F-quantite, relative au repère orthonormé <math>\mathcal{R}</math> de <math>\R^2</math>, "<math>{card}_{Q,\mathcal{R}}</math>", sachant que la référence à un repère orthonormé <math>\mathcal{R}</math>, n'est utile que pour les parties non bornées de <math>\R^2</math> (ou de <math>\R^n</math>, de manière générale), et que dans le cas des parties bornées de <math>\R^2</math> (ou de <math>\R^n</math>, de manière générale), on peut noter la F-quantité : "<math>{card}_{Q}</math>".
Soit <math>\cal R</math> un repère orthonormé de <math>\R^2</math>, d'origine <math>O</math>.
'''Nous désignons la "F-quantité, relative au repère orthonormé <math>\mathcal{R}</math> de <math>\R^2</math>, d'une partie <math>A</math> de <math>\R^2</math>", qui était nommée auparavant le "cardinal quantitatif, relatif au repère orthonormé <math>\mathcal{R}</math> de <math>\R^2</math>, de cette même partie <math>A</math> de <math>\R^2</math>", par "<math>card_{Q,\cal R}(A)</math>" et le "cardinal potentiel de la partie <math>A</math> de <math>\R^2</math>" par "<math>card_P(A)</math>". En fait, puisque la "F-quantité de la partie <math>A</math>" n'est pas un "cardinal de la partie <math>A</math>", nous devrions plutôt la noter : "<math>Q_{F,\mathcal{R}}(A)</math>" ou "<math>F\text{-}Q_{\mathcal{R}}(A)</math>", mais comme les modifications à faire sont trop importantes, je ne le ferai pas dans la suite.'''
On a :
<math>{card}_{Q,\cal R}(\{O\}\times\N_n) < {card}_{Q,\cal R}(\{O\}\times 3\N)</math>
<math>< {card}_{Q,\cal R}\Big(\{O\}\times (3\N \bigsqcup\{1,2\})\Big) < {card}_{Q,\cal R}(\{O\} \times\N) < {card}_{Q,\cal R}(\{O\} \times\Z) < {card}_{Q,\cal R}(\{O\} \times \Q)</math>
<math><card_{Q,\cal R}(\{O\} \times ]-1,1[) < {card}_{Q,{\cal R}}(\{O\} \times [-1,1]) < {card}_{Q,{\cal R}}(\{O\} \times [-2,2])</math>
<math>={card}_{Q,\cal R}\Big(\{O\} \times ([-2,2] + 1)\Big) < {card}_{Q,\cal R}\bigg(\{O\} \times \Big(([-2,2] + 1) \bigsqcup \{4\}\Big)\bigg) < {card}_{Q,\cal R}\Big(\{O\} \times (\R\setminus [-2,2])\Big)</math>
<math>< {card}_{Q,\cal R}\Big(\{O\} \times (\R\setminus [-1,1])\Big) < {card}_{Q,\cal R}(\{O\} \times\R^*) < {card}_{Q,\cal R}(\{O\} \times \R)</math>
<math>< {card}_{Q,{\cal R}}([-1,1] \times [-1,1]) < {card}_{Q,{\cal R}}([-2,2] \times [-2,2]) < {card}_{Q,{\cal R}}(\R^2)</math>
alors que :
<math>{card}_P(\{O\} \times\N_n)< {card}_{P}(\{O\} \times 3\N)</math>
<math>= {card}_P\Big(\{O\} \times (3\N \bigsqcup \{1,2\})\Big) = {card}_P(\{O\} \times \N)= {card}_P(\{O\} \times\Z) = {card}_{P}(\{O\} \times \Q)</math>
<math>< {card}_P(\{O\} \times ]-1,1[) = {card}_P(\{O\} \times [-1,1]) = {card}_{P}(\{O\} \times[-2,2])</math>
<math>= {card}_P\Big(\{O\} \times ([-2,2] + 1)\Big) = {card}_P\bigg(\{O\} \times \Big(([-2,2] + 1) \bigsqcup \{4\}\Big)\bigg) = {card}_P\Big(\{O\} \times (\R\setminus [-2,2])\Big)</math>
<math>= {card}_P \Big(\{O\} \times (\R\setminus [-1,1])\Big) = {card}_P(\{O\} \times \R^*) = {card}_{P}(\{O\} \times \R)</math>
<math>= {card}_P([-1,1] \times [-1,1]) = {card}_{P}([-2,2] \times [-2,2])= {card}_{P}(\R^2)</math>
Applications :
1) Imaginons 2 disques durs cubiques compacts dont l'un est strictement plus gros que l'autre disque et pour lesquels on peut stocker une donnée en chaque point, alors le disque dur cubique, strictement plus gros que l'autre disque, aura une capacité de stockage strictement plus grande que l'autre disque (quantité), et non pas une capacité égale à celle de l'autre disque (puissance).
2) Dans une bouteille de <math>2L</math>, on stocke plus de matière continue que dans une bouteille d'<math>1L</math>.
Je viens de donner la raison d'être et l'utilité de la notion de F-quantité.
On ne fait pas toujours des mathématiques, en vue d'applications pratiques ou concrètes.
Pourtant à qui lui veut des applications :
La notion de quantité de matière discrète ou de matière continue, parle d'elle-même.
Supposons qu'un univers soit fait d'un mélange de matière continue et de matière discrète :
La F-quantité mesure la quantité de matière continue et de matière discrète.
La notion de matière continue n'existe certes pas dans notre univers, mais on peut la concevoir mathématiquement et c'est une bonne approximation de la matière discrète, à l'échelle macroscopique, en physique.
La notion de (F-)quantité est plus fine que celle de puissance qui donne, seulement, un ordre de grandeur de la première.
'''[Rectification : En fait, tout dépend des "plafonnements" de chacun des 2 disques durs cubiques compacts et plus généralement des "plafonnements" des parties infinies bornées que l'on s'est fixé et, plus particulièrement, des densités (quantitatives) uniformes ou pas, que l'on s'est fixé, des "matières continues et/ou discrètes" qui les composent et qui sont composées chacune au moins d'une infinité de points de "matière continue" et/ou de "matière discrète"'''
'''(Tout point étant de dimension nulle, les interprétations concernant les densités quantitatives des parties infinies bornées sont multiples voire infinies et donc aussi concernant leurs F-quantités'''
'''[relatives à un repère orthonormé de <math>\R^n</math> (mais dans le cas des "plafonnements" des parties bornées, cette précision est inutile)]'''
'''relativement aux plafonnements et selon les plafonnements que l'on s'est fixé).'''
'''Remarque : Cela marche aussi avec les "plafonnements" des parties (infinies) non bornées.
'''Il existe, néanmoins, pour chaque partie bornée, un ou des plafonnement(s), et pour chaque partie non bornée, un ou des plafonnement(s), dits normaux.]'''
Il reste un certain nombre de généralisations permettant de comparer les F-quantités, de n'importe quelle partie, entre eux : Tout l'intérêt et tout l'enjeu de cette définition, est là.
Restera à généraliser cette notion aux parties de <math>\mathcal P(\R^n)</math>, <math>\mathcal P\Big(\mathcal P(\R^n)\Big)</math>, etc, et à des classes de parties, les plus larges possibles, où on peut encore lui donner un sens, même affaibli.
La notion de "volume" ou de "mesure" [extérieure] de LEBESGUE généralisée ou de HAUSDORFF, de dimension <math>i \,\,(0 \leq i \leq n)</math>, pour la distance euclidienne, sur <math>\R^n</math>, le fait que <math>\R^n</math> soit un espace métrique et un espace vectoriel (topologique) normé, le fait que <math>\R</math> soit totalement ordonné, semblent essentiels, pour définir la notion de F-quantité sur <math>\R^n</math> :
Comment généraliser ces notions ou trouver des notions affaiblies qui marchent, aussi, dans d'autres espaces, par exemple sur des espaces qui dépendent de <math>\R</math> ?
===Ce que sont ces travaux, ce qu'ils ne sont pas et ce qu'on est en droit d'attendre d'eux===
Le PDF : "La saga du "cardinal"" (version 4) de Michel COSTE guide le lecteur en expliquant intuitivement les notions et les idées qu'il présente ainsi que tout le cheminement qui a permis d'y aboutir à travers des exemples.
Le but de mes travaux n'est pas, mise à part l'introduction, de reproduire et d'inclure ou d'incorporer tout le travail d'explication, d'explicitation, d'illustration, de vulgarisation et de pédagogie effectué par Michel COSTE ainsi que toute la prise par la main du lecteur par ce dernier, mais d'enchaîner rigoureusement les définitions, propositions, résultats et exemples comme cela est le cas dans de nombreux livres de mathématiques, même si ceux-ci sont censés donner une certaine idée et une certaine intuition des objets manipulés.
Le PDF informel de vulgarisation de Michel COSTE répond aux attentes {des amateurs|de l'amateur}, mais il ne répond pas à toutes les attentes {des mathématiciens|du mathématicien}.
Il faut peut-être que je travaille encore l'énoncé d'un des théorèmes de mes travaux et que je le distingue bien de sa démonstration.
Depuis quelques temps, j'ai fait un travail censé éclaircir et désambiguïser les hypothèses de définition de la F-quantité en précisant rigoureusement pour chacune d'entre elles, son domaine {d'application|de validité} respectif, certains domaines étant plus généraux que d'autres, mais au final on a toutes les hypothèses de définition dont on a besoin sur le domaine <math>{\mathcal{P}olytopes}(\R^n)</math> qui permettront, ensuite, de définir la F-quantité sur <math>{PV}(\R^n)</math>.
Mes travaux n'ont pas par exemple pour but comme Michel COSTE l'a fait à partir du théorème de STEINER-MINKOWSKI, d'expliquer géométriquement la nature des coefficients qui interviennent dans la formule de la F-quantité sur <math>{PV}(\R^n)</math>.
L'essentiel de la partie connue et établie a été proposée et a bien été validée par Michel COSTE.
Mais, peut-être que je dois encore intervenir dans son contenu et dans sa forme, pour la mettre dans une forme qui satisfasse les intervenants Des-mathematiques.net, en m'inspirant du PDF de Michel COSTE.
Mais, je n'aurais pas pu faire, de moi-même, la vulgarisation qu'a faite Michel COSTE dans son PDF, car je ne disposais pas de tous les éléments et de toutes les connaissances pour le faire, et, pour les mêmes raisons, j'ai des limites à pouvoir faire mieux que lui et à compléter son travail, concernant la partie connue et établie.
Il est vrai que mes travaux sur la F-quantité sont beaucoup plus ''secs'' que le PDF de Michel COSTE, "La saga du "cardinal"" : Je ne dis pas que tout ce qu'a dit dedans Michel COSTE est inutile et n'aide pas à la compréhension, mais si on veut démontrer ou utiliser de manière opérationnelle les résultats qui y sont mentionnés, on n'a pas besoin de tous les commentaires qu'il y a faits.
Par ailleurs, lorsque j'ai posté mes travaux sur la F-quantité et autres sur Les-mathematiques.net (Je viens de faire supprimer un certain nombre de pages, il reste encore la version 3 du PDF de Michel COSTE), je me suis quasiment comporté comme s'il s'agissait d'une page de brouillon, d'où le déchaînement et la déferlante de critiques, d'interprétations, de malentendus et de conclusions parfois et même souvent faux, erronés, hâtifs, malvenus ou infondés qu'ils ont pu susciter y compris sur ma propre personne et mes propres compétences et capacités en mathématiques, même si par ailleurs une partie était parfaitement justifiée.
D'une manière générale, lorsque je me suis lancé dans des travaux peu académiques et non balisés, j'ai vraiment eu de bonnes intuitions.
Mais lorsqu'il s'agit de les exprimer, de les préciser et de les affiner, je suis susceptible d'écrire plein d'âneries et de conneries, pendant une longue période voire une très longue période, même lorsque je dispose des connaissances pour les éviter, conneries qui se résorbent et se résorberont peu à peu, jusqu'à finir et/ou jusqu'à peut-être finir par faire aboutir mes intuitions initiales.
Cette façon de faire et de procéder ne passe pas inaperçue et ne passe malheureusement pas et visiblement pas sur Les-mathematiques.net et sur Maths-Forum, et y faisait désordre.
Certaines de mes discussions hors F-quantité et certains délires et divagations auraient dû être évités et auraient dû rester de l'ordre du brouillon personnel.
La situation de mes travaux sur Les-mathematiques.net est, de toute façon, devenue pourrie et irrécupérable, quels que soient les éventuels avancements ou progrès que j'aurais faits ou que je ferai à l'avenir.
Reste la partie spéculative.
Si l'ensemble <math>+\infty_{\mathcal{F}(\R)}</math> est mal défini et qu'il n'y a aucune alternative possible pour le définir, alors une sous-section entière de la partie spéculative tombera à l'eau, mais pas tout.
J'ai de bonnes raisons de croire que la sous-section restante de la partie spéculative est valable et bonne dans le fond, et qu'il y a juste à intervenir encore dans son contenu et dans sa forme, pourvu que la définition de limite d'une famille de parties de <math>\R^n</math> tendant vers un plafonnement d'une partie non bornée de <math>\R^n</math> soit valide et qu'ou bien la conjecture ou bien l'hypothèse de définition que j'ai émis, concernant la F-quantité, soit valable.
[26-09-2023 : La notion de plafonnement d'une partie de <math>\R^n</math> est désormais bien définie et valide, cependant on rencontre, par la suite, certains problèmes épineux, notamment celui du double sens possible de certaines notions de limite, dans la conjecture fondamentale ou l'hypothèse de définition fondamentale que j'ai émis, concernant la F-quantité, relative à un repère orthonormé de de <math>\R^n</math>. Concernant ce problème, il se peut qu'il y ait incompatibilité entre certaines notions de limite et qu'il va peut-être falloir choisir entre ces différentes notions.]
=== Liens ===
N'oubliez pas de consulter : https://www.philo-et-societe-2-0.com/
'''REMARQUE :''' On pourra d'abord lire les PDF de Michel COSTE, qui sont des articles informels de vulgarisation, beaucoup moins ambitieux :
*[https://www.fichier-pdf.fr/2018/05/14/gf-4/ La saga du "cardinal" (version 4)] (fichier hébergé sur https://www.fichier-pdf.fr)
*[https://www.fichier-pdf.fr/2018/05/14/gf-3/ La saga du "cardinal" (version 3)] (fichier hébergé sur https://www.fichier-pdf.fr)
*[https://www.fichier-pdf.fr/2018/05/14/gf-2/ La saga du "cardinal" (version 2)] (fichier hébergé sur https://www.fichier-pdf.fr)
*[https://www.fichier-pdf.fr/2018/05/14/gf/ La saga du "cardinal" (version 1)] (fichier hébergé sur https://www.fichier-pdf.fr)
Principale discussion où est intervenu [https://perso.univ-rennes1.fr/michel.coste/ Michel COSTE] sur Les-mathematiques.net à propos de mes travaux en 2007 :
*[https://www.fichier-pdf.fr/2023/10/06/cardinal-quantitatif-en-2007-titre-original-mes-cardinaux/ Cardinal quantitatif en 2007 (Titre original : Mes cardinaux.)] (fichier hébergé sur https://www.fichier-pdf.fr)
Remarque : Lorsque j'ai créé cette discussion, j'avais mis un PDF de mes travaux, en pièce-jointe (qui n'est plus accessible, mais dont je possède toujours un exemplaire que je préfère ne pas redonner et dont on peut se passer puisque l'essentiel de ses résultats valables a été donné par Michel COSTE, dans la discussion), où j'ai commis pas mal d'écueils car je ne possédais pas le formalisme et les notations nécessaires pour définir et désigner le bord, l'adhérence et l'intérieur d'une variété topologique quelconque de dimension <math>i(0 \leq i \leq n)</math> de <math>\R^n</math>, sauf dans le cas où <math>i = n</math>, et ces écueils figurent aussi dans certains messages de cette discussion. Par ailleurs, dans cette dernière, en particulier, j'avais inventé ma propre terminologie, à propos des parties "ouvertes pures", des parties "fermées pures" et des parties "à la fois ouvertes et fermées", alors que je voulais, en fait, simplement, désigner des parties "ouvertes", des parties "fermées" et des parties "ni ouvertes, ni fermées" et alors que je possédais la terminologie en usage, inconsciemment. De plus, j'avais un mal fou à définir la décomposition donnée dans '''"Partie déjà établie et connue : F-quantité définie sur <math>{PV}({\mathbb{R}}^n)</math>, pour <math>n \in \N^*</math>/Exemples illustratifs de calculs, avec la F-quantité/Décomposition de certaines parties bornées de <math>\mathbb{R}^{N}</math>, pour <math>N\in \mathbb{N}^{*}</math>"'''.
{{Attention|Les scans de pages de livres constituent une [[Wikiversité:Pages soupçonnées de violation de copyright|violation du copyright]].}}
Voici des extraits du livre de BERGER2 intitulé "Cedic-Nathan (vol 3): Convexes et polytopes, polyèdres réguliers, aires et volumes" :
*[https://www.fichier-pdf.fr/2018/05/14/BERGER1/ BERGER 1] (fichier hébergé sur https://www.fichier-pdf.fr)
*[https://www.fichier-pdf.fr/2018/05/14/BERGER2/ BERGER 2] (fichier hébergé sur https://www.fichier-pdf.fr)
Cf. [[w:Référence:Géométrie (Berger)|Référence:Géométrie (BERGER)]]
Quant à l'extrait de livre suivant, d'après [https://perso.univ-rennes1.fr/michel.coste/ Michel COSTE], il provient de [[w:Jean Dieudonné|Jean DIEUDONNÉ]] :
*[https://www.fichier-pdf.fr/2018/05/14/dieuquarto/ Dieuquarto] (fichier hébergé sur https://www.fichier-pdf.fr)
'''Voici des liens Wikipedia :'''
*[[w:en:Mixed_volume#Quermassintegrals|Volume mixte (en anglais)]]
*[[w:en:Hadwiger's theorem#Valuations|Théorème de HADWIGER (en anglais)]]
*[[w:Formule de Steiner-Minkowski|Formule de STEINER-MINKOWSKI]]
'''Voici des liens intéressants en français :'''
*[https://www.math.u-psud.fr/~thomine/divers/JourneesLouisAntoine2012.pdf Valuations et Théorème de HADWIGER]
*[https://webusers.imj-prg.fr/~bernard.teissier/documents/articulos-Teissier/LMABordeaux.final.pdf Volumes des corps convexes; géométrie et algèbre; Bernard TEISSIER]
'''Voici un lien intéressant en anglais (du moins le début, en ce qui me concerne) :'''
*https://www.utgjiu.ro/math/sma/v03/p07.pdf
'''La notion de F-quantité sur <math>\R^n</math> est une notion relative au repère orthonormé dans lequel on se place.'''
'''Voici des liens dont il faut vraiment éviter de consulter les pages concernées :'''
En mai 2021, sous un compte "MPF" créé à cet effet, j'avais demandé à Lostounet, l'un des administrateurs du forum Maths-Forum, de supprimer, en lui listant les liens url, les discussions que j'avais initiées et créées, il y a 4-5 ans, relatives à la F-quantité, car elles font de l'ombre à la version actualisée de mes travaux sur (la) Wikiversité.
Or celui-ci n'a pas exécuté ma demande et a préféré, à la place et sans que je lui ai demandé, supprimer mon compte "Matheux philosophe" avec tous ses messages et m'a banni après, seulement, 3 messages, sous mon compte "MPF".
NB : J'avais déjà été banni sous mon pseudo "Matheux philosophe" à cause de ces discussions et du fait que j'avais signalé que Les-mathematiques.net m'avaient déjà banni pour des discussions antérieures sur le même thème.
Cf. aussi [https://fr.wikiversity.org/wiki/Utilisateur:Guillaume_FOUCART/Passages_que_l%27on_peut_omettre#A_propos_de_ma_demande_de_suppression_de_discussions_sur_le_forum_Maths-Forum Utilisateur:Guillaume FOUCART/Passages que l'on peut omettre/A propos de ma demande de suppression de discussions sur le forum Maths-Forum]
Voici les liens de ces discussions :
*https://www.maths-forum.com/philosophie-litterature/cardinal-quantitatif-autres-travaux-mathematiques-t166322.html
ou (version complète avec mes messages)
*https://www.fichier-pdf.fr/2023/10/05/cardinal-quantitatif-et-autres-travaux-mathematiques-1---166322-/
*https://www.maths-forum.com/cafe-mathematique/cardinal-quantitatif-autres-travaux-mathematiques-t166321.html
ou (version complète avec mes messages)
*https://www.fichier-pdf.fr/2023/10/05/cardinal-quantitatif-et-autres-travaux-mathematiques-2---166321-/
*https://www.maths-forum.com/cafe-mathematique/allez-voir-discussion-suivante-qui-traite-particulier-t166472.html
Il devient inutile de consulter les pages des liens suivants (j'ai pris en compte autant que ce peut des conseils et des remarques qui m'ont été donnés, mais, pas nécessairement, à chaud, aux moments mêmes où ils m'ont été donnés) :
*[https://les-mathematiques.net/vanilla/index.php?p=/discussion/1776042/cardinal-quantitatif Cardinal quantitatif (en 2019, sur Les-mathematiques.net)]
sauf concernant 2 messages : [https://les-mathematiques.net/vanilla/index.php?p=/discussion/comment/1776636/#Comment_1776636 1] et [https://les-mathematiques.net/vanilla/index.php?p=/discussion/comment/1776650/#Comment_1776650 2]
*[https://phorum.ens.fr/vanilla/index.php?p=/discussion/1956218/conseils-constructifs-sur-mes-travaux Conseils constructifs sur mes travaux (en 2020, sur Les-mathematiques.net)]
'''Voici un message d'une discussion sur Les-mathematiques.net, où je réponds à certaines critiques :'''
*[https://les-mathematiques.net/vanilla/index.php?p=/discussion/comment/1801800/#Comment_1801800 L'art de bien communiquer, en mathématiques (un message de)]
'''Voici un message sur le forum Futura-Sciences où l'intervenant Médiat a eu tort en disant qu'en qualifiant ma notion de "cardinal quantitatif", cela sous-entendait que je qualifiais la notion de cardinal classique (ou de CANTOR) de "cardinal qualitatif". Or il n'en est rien, puisque si j'ai qualifié ma notion de "cardinal quantitatif", c'est en effet pour l'opposer au cardinal classique (ou de CANTOR), mais en qualifiant ce dernier de "cardinal potentiel", tout en sachant que le cardinal quantitatif est la {vraie|véritable} notion de quantité d'éléments d'un ensemble alors que le cardinal classique (ou de CANTOR) n'est en fait qu'un ordre de grandeur de la quantité d'éléments concernant les ensembles infinis :'''
*[https://forums.futura-sciences.com/mathematiques-college-lycee/712100-cardinal-densemble-infini.html Cardinal d'ensemble infini (sur Futura-Sciences : Se déplacer au message #16 de Médiat du 10/02/2020 à 06h09)]
'''[[Utilisateur:Guillaume FOUCART/Passages que l'on peut omettre#Commentaires, impressions voire spéculations autour des amateurs, des shtameurs, de moi-même, des intervenants et des grands intervenants sur les forums de mathématiques|'''Utilisateur:Guillaume FOUCART/Passages que l'on peut omettre/Commentaires, impressions voire spéculations autour des amateurs, des shtameurs, de moi-même, des intervenants et des grands intervenants sur les forums de mathématiques''']]'''
==='''Remarques complémentaires'''===
NB : Michel COSTE, qui tient à sa réputation, est uniquement responsable de ses propres propos dans les PDF dont il est l'auteur c'est-à-dire, ici, dans les documents intitulés "La saga du "cardinal"" (versions 1-2-3-4), qui sont des articles informels de vulgarisation.
Avant d'envisager la formule de la F-quantité concernant les parties bornées de <math>\R''^n</math>, il faut d'abord l'envisager concernant les parties bornées de <math>\R^n</math>, et même seulement les PV.
NB : le principal et le plus dur reste encore à faire.
On pourra peut-être ensuite l'étendre à des classes de parties de <math>{\R''}^n</math>.
Je sais que si des suites de polytopes de <math>\R^n</math>, de dimension <math>n</math> (c'est-à-dire des suites de polyèdres compacts, convexes, [connexes] de <math>\R^n</math>, de dimension <math>n</math>), convergent vers une PV de dimension <math>n</math>, alors les suites constituées des F-quantités des polytopes de chacune d'entre elles, convergent vers la F-quantité de cette PV.
(Cf. '''articles informels de vulgarisation de Michel COSTE''' que j'ai donnés {{supra|Liens}}
Le début des versions 1, 2 et 3, contient un passage que l'auteur a préféré supprimer dans la version 4, mais ce passage est fondamental pour moi, et est caractéristique et constitutif de la {vraie|véritable} notion de quantité d'éléments d'un ensemble, et qui dit que cette notion, appliquée à un ensemble, ne néglige aucun point, et que la F-quantité de tout singleton de <math>\R^n</math> vaut <math>1</math>.)
La documentation disponible tourne autour de la géométrie convexe et de la formule de STEINER-MINKOWSKI qui est fausse dans le cas des parties non convexes, mais cela est insuffisant voire inutile, si on veut aller au-delà des parties convexes.
Je sais que tout polyèdre non convexe est décomposable en polyèdres convexes. Il y a donc peut-être là une possibilité d'étendre la notion de F-quantité en supprimant la contrainte de convexité de ma définition des PV.
Conjecture :
"Toute partie non convexe, connexe, de <math>\R^n</math> est (une) réunion disjointe de parties convexes, (connexes), de <math>\R^n</math>,
donc toute partie non convexe, de <math>\R^n</math> est (une) réunion disjointe de parties convexes, (connexes), de <math>\R^n</math>,
donc toute partie de <math>\R^n</math> est (une) réunion disjointe de parties convexes, (connexes), de <math>\R^n</math>."
Cette conjecture est, par exemple, vraie si dans l'espace de dimension <math>3</math>, <math>\R^3</math>, la partie non convexe et les parties convexes en question sont dans un même plan de dimension <math>2</math>.
La plupart des surfaces de classe <math>\mathcal{C}^1</math> de <math>\R^{3}</math> ne sont pas convexes : Celles qui le sont, sont contenues dans des plans de dimension <math>2</math>.
Certaines surfaces de <math>\R^{3}</math>, de dimension <math>2</math>, brisées par morceaux, sont constituées de parties convexes (polygones).
Certaines surfaces de classe <math>\mathcal{C}^1</math> sont les limites de suites de surfaces brisées par morceaux, lorsque les diamètres des morceaux (polygones) tendent vers <math>0</math>.
Il est mentionné quelque part que la formule de STEINER-MINKOWSKI s'étend aux polyconvexes, et que donc ma notion s'étend, aussi, à ces derniers.
Michel COSTE et Denis FELDMANN disent pour l'un qu'ils ne peuvent raisonnablement pas aller au-delà des PV, et pour l'autre au-delà des parties bornées de <math>\mathbb{R}^n</math>, mais, à aucun moment, ils ne disent pourquoi. Mais, en fait, ils disent cela, parce qu'ils n'ont pas vu qu'on pouvait aller plus loin et dépasser les contradictions, en définissant et en introduisant les "plafonnements".
Michel COSTE a vu et a fait le lien et le rapprochement entre la F-quantité et la formule de STEINER-MINKOWSKI, mais tous les travaux qui tournent autour de cette formule concernent principalement, le théorème de HADWIGER, les inégalités isopérimétriques, l'inégalité de BRUNN-MINKOWSKI et la formule de PICK et ignorent complètement, mais peut-être pas, totalement, pour le 1er, la notion que je cherche à étendre.
Par ailleurs, j'ai introduit des notions qui sont peut-être inutiles pour étendre la F-quantité aux "seules" parties de <math>\R^n</math>.
De plus, il se peut qu'elles aient été déjà inventées par d'autres personnes, avant moi, mais dans tous les cas, on devrait, normalement, leur trouver une utilité.
Sur le forum Maths-Forum, Ben314 préfère abandonner l'axiome du "principe du tout et de la partie" (cf. supra), que d'abandonner l'axiome ou la proposition :"Toute translation laisse toute partie infinie, invariante" : C'est une conception légitime de la notion d'infini. Quant à moi, je pars de la conception inverse, c'est un choix, tout aussi légitime. Il existe différentes conceptions de la notion d'infini, légitimes, mais incompatibles entre elles.
Pour le moment, je sais comparer les F-quantités, au moins, des PV de <math>\R^n</math>, de dimension <math>i \,\, (0 \leq i \leq n)</math>, et je crois savoir comparer ceux, au moins, des PV de <math>{\R''}^n</math>, de dimension <math>i \,\, (0 \leq i \leq n)</math>.
=='''Partie déjà établie et connue : F-quantité définie sur <math>{PV}({\mathbb{R}}^n)</math>, pour <math>n \in \N^*</math>''' ''[en fait, à un changement de notion de limite de famille de parties de <math>\R^n</math>, près, cette partie correspond au cas de la F-quantité définie sur la classe des plafonnements normaux des parties de <math>{PV}(\R^n)</math>]''==
'''En fait, puisque la "F-quantité, relative au repère orthonormé <math>\mathcal{R}</math> de <math>\R^n</math>, d'une partie <math>A</math> de <math>\R^n</math>" qui était nommée auparavant le "cardinal quantitatif, relatif au repère orthonormé <math>\mathcal{R}</math> de <math>\R^n</math>, de cette même partie <math>A</math> de <math>\R^n</math>", n'est pas un "cardinal de la partie <math>A</math> de <math>\R^n</math>", nous devrions plutôt la noter : "<math>Q_{F,\mathcal{R}}(A)</math>" ou "<math>F\text{-}Q_{\mathcal{R}}(A)</math>" au lieu de la noter "<math>{card}_{Q,\mathcal{R}}(A)</math>", mais comme les modifications à faire sont trop importantes, je ne le ferai pas dans la suite.'''
'''J'ai admis les propositions et les théorèmes pour lesquels Michel COSTE n'a pas fourni de démonstration ou n'a pas donné de référence [Ce sont, sans doute, les démonstrations les plus difficiles qui permettraient, au lecteur, d'attacher plus d'importance et de crédit, et de donner, d'avantage, corps à cette théorie].'''
=== '''Préliminaires''' ===
====Définitions de <math>{{\cal P}olytopes}(\mathbb{R}^N)</math> et de <math>{PV}(\mathbb{R}^N)</math>, pour <math>N \in \N^*</math>====
{{Théorème|titre=|contenu=Soit <math>N \in \N^*</math>
1) <math>{{\cal P}olytopes}(\mathbb{R}^N)</math>
<math>\displaystyle{\underset{d\acute{e}f}{=} \Big\{{P^N} \in {\cal P}(\R^N) \,\, \Big| \,\,{P^N} \,\, polytope \,\, de \,\, \mathbb{R}^N \,\, (c\mbox{-}\grave{a}\mbox{-}d \,\, poly\grave{e}dre \,\, compact, \,\, convexe \,\,[connexe] \,\, de \,\, \mathbb{R}^N)\Big\} \bigcup \{\emptyset\}}</math>.
2) <math>{PV}(\mathbb{R}^N)</math>
<math>\underset{d\acute{e}f}{=} \Big\{{A^N} \in {\cal P}(\mathbb{R}^N) \,\, \Big| \,\, {A^N} \,\, sous\text{-}vari\acute{e}t\acute{e} \,\, compacte, \,\, convexe \,\, (connexe) \,\, de \,\, \mathbb{R}^N, \,\, de \,\, classe \,\,(\mathcal{C}^0) \,\, et \,\, (\mathcal{C}^1 \,\, par \,\, morceaux) \,\, ou \,\, sans \,\, bord\Big\}</math>.}}
'''Remarque : La topologie choisie, ici, est la topologie de HAUSDORFF.'''
==='''Construction et définition'''===
====Quelques hypothèses de définition de la F-quantité sur <math>\mathcal{P}(\R^n)</math> et sur <math>\mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n)</math> et définition de la F-quantité sur <math>{\mathcal{P}olytopes}(\R^n)</math>, pour <math>n \in \N^*</math>====
{{Théorème|titre=|contenu=
Soit <math>n \in \N^*</math>.
Soit <math>\cal R</math> un repère orthonormé de <math>\R^n</math>, d'origine <math>O</math>.
On pose : <math>\mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n) \underset{d\acute{e}f}{=} \{A \in \mathcal{P}({\R}^n) \,\, |\,\, A \,\, born\acute{e}e \,\, dans \,\, \R^n\}</math>.
L'application F-quantité relative au repère orthonormé <math>\mathcal{R}</math> de <math>\mathbb{R}^{n}</math>, <math>{card}_{Q,{\cal R}}</math>,
la restriction à l'ensemble <math>\mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n)</math> de l'application <math>{card}_{Q,{\cal R}}</math>,
et la restriction à l'ensemble <math>{PV}(\R^n)</math> de l'application <math>{card}_{Q,{\cal R}}</math>
sont les applications :
<math>{card}_{Q,{\cal R}}: \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, \longrightarrow \,\, (F'', +, \times, \leq)</math>,
<math>{{card}_{Q,{\cal R}}}_{|\mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n)} \,\, : \,\, \mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n) \,\, \longrightarrow \,\, (F', +, \times, \leq)</math>,
<math>{{card}_{Q,{\cal R}}}_{|{PV}(\R^n)} \,\, : \,\, {PV}({\R}^n) \,\, \longrightarrow \,\, (F, +, \times, \leq)</math>,
<math>{{card}_{Q,{\cal R}}}_{|{\mathcal{P}olytopes}(\R^n)} \,\, : \,\, {\mathcal{P}olytopes}(\R^n) \,\, \longrightarrow \,\, (F, +, \times, \leq)</math>,
où <math>(F'', +, \times, \leq)</math> est un anneau commutatif unitaire intègre ordonné,
où <math>(F', +, \times, \leq)</math> est un anneau commutatif unitaire intègre ordonné,
où <math>(F, +, \times, \leq)</math> est un anneau commutatif unitaire intègre ordonné, avec <math>F = \R_n[{card}_{Q,\mathcal{R}}(I)]</math>, où <math>I</math> est un intervalle borné de <math>\R</math>, par exemple <math>I = [0;1[</math>,
et où <math>F \subset F' \subset F''</math>, avec <math>F'= ?, \,\, F'' = ?</math>,
[On peut cependant dire au moins à ce stade que :
<math>\displaystyle{{{card}_{Q,{\cal R}}} \,\, : \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, \longrightarrow \,\, \N \bigsqcup +\infty}</math>,
<math>\displaystyle{{{card}_{Q,{\cal R}}}_{|\mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n)} \,\, : \,\, \mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n) \,\, \longrightarrow \,\, \N \bigsqcup +\infty}</math>,
<math>\displaystyle{{{card}_{Q,{\cal R}}}_{|{PV}(\R^n)} \,\, : \,\, {PV}({\R}^n) \,\, \longrightarrow \,\, \N \bigsqcup +\infty}</math>,
et <math>\displaystyle{{{card}_{Q,{\cal R}}}_{|{\mathcal{P}olytopes}(\R^n)} \,\, : \,\, {\mathcal{P}olytopes}(\R^n) \,\, \longrightarrow \,\, \N \bigsqcup +\infty}</math>.
où, ''de manière non classique'', on considère : "<math>+\infty</math>" comme un ensemble tel que <math>+\infty = \{x \,\, | \,\, \forall a \in \R, \,\, x > a\}</math>.],
''qui doivent, normalement, vérifier les conditions suivantes (Règles et opérations générales sur la F-quantité) :''
0) <math>\forall \mathcal{R}, \mathcal{R}'</math> repères orthonormés de <math>\R^n, \,\, {{card}_{Q,\mathcal{R}}}_{|\mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n)} = {{card}_{Q,\mathcal{R}'}}_{|\mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n)}</math>
On pose donc : <math>\forall \mathcal{R}</math> repère orthonormé de <math>\R^n, \,\, {{card}_{Q,\mathcal{R}}}_{|\mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n)} = \widetilde{\widetilde{{card}_Q}}</math> et donc <math>\displaystyle{{{card}_{Q,\mathcal{R}}}_{|PV(\R^n)} = \widetilde{\widetilde{{card}_Q}}_{|{PV}(\R^n)} = \widetilde{{card}_Q}}</math>.
1)
[a) <math>\forall A \in \mathcal{P}(\R^n)</math>, <math>card_{Q,\cal R}(A)\geq 0</math>]
b) <math> card_{Q,{\cal R}}(\emptyset) = 0</math>
c) <math> \forall x \in \R^n, \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(\{x\}) = 1</math>
2) <math>\forall A,B \in \mathcal{P}(\R^n)</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(A \bigcup B) = {card}_{Q,{\cal R}}(A) + {card}_{Q,{\cal R}}(B) - {card}_{Q,{\cal R}}(A \bigcap B)}</math>,
donc, en particulier,
<math>\forall A,B \in {\mathcal{P}olytopes}(\R^n)</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(A \bigcup B) = {card}_{Q,{\cal R}}(A) + {card}_{Q,{\cal R}}(B) - {card}_{Q,{\cal R}}(A \bigcap B)}</math>.
3) <math>\displaystyle{\forall {(x_m)}_{m \in \mathbb{N}} \subset {\mathbb{R}}, \,\, convergente \,\, dans \,\, \R, \,\, \lim_{m \rightarrow +\infty} {card}_{Q,{\cal R}}([0,x_m]) = {card}_{Q,{\cal R}}([0, \lim_{m \rightarrow +\infty} x_m])}</math>
4) Soient <math>\forall i \in \N_n^*, \,\, {\cal R}_i</math> un repère orthonormé de <math>{\R}^i</math> d'origine <math>O_i{(0)}_{j \in \N_i^*}</math>.
<math>\forall k \in \mathbb{N}_{n-1}^*</math>,
<math>\displaystyle{\forall A \in \mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R}^{n-k})}</math>, <math>\displaystyle{\forall B \in \mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R}^{k})}</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(A \times B) = {card}_{Q,{\cal R}_n}(A \times B) = {card}_{Q,{\cal R}_{n-k}}(A)\,\,{card}_{Q,{\cal R}_k}(B)}</math>,
donc, en particulier,
<math>\forall k \in \mathbb{N}_{n-1}^*</math>,
<math>\displaystyle{\forall A \in {\mathcal{P}olytopes}({\R}^{n-k})}</math>, <math>\displaystyle{\forall B \in {\mathcal{P}olytopes}({\R}^{k})}</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(A \times B) = {card}_{Q,{\cal R}_n}(A \times B) = {card}_{Q,{\cal R}_{n-k}}(A)\,\,{card}_{Q,{\cal R}_k}(B)}</math>
''@Attention, concernant les parties non bornées, les formules ci-dessus, n'ont pas, nécessairement, sens, si on suppose qu'il y a un plafonnement sphérique, autour de l'origine du repère orthonormé direct <math>{\cal R}</math>.@''
5)
A)
a) <math>\forall I \,\, \mbox{intervalle de} \,\, \R^n</math>, <math>I \in \mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n)</math>,
<math>\forall {is} \,\, \mbox{isométrie de} \,\, \R^n</math>,
<math>{card}_{Q,{\cal R}} \Big({is}(I)\Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(I)</math>,
donc, en particulier,
<math>\forall I \,\, \mbox{intervalle de} \,\, \R^n</math>, <math>I \in {\mathcal{P}olytopes}(\R^n)</math>,
<math>\forall {is} \,\, \mbox{isométrie de} \,\, \R^n</math>,
<math>{card}_{Q,{\cal R}} \Big({is}(I)\Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(I)</math>.
En particulier :
a1) <math>\forall I \,\, \mbox{intervalle de} \,\, \R^n</math>, <math>I \in \mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n)</math>,
<math>\forall x \in \R^n, \,\,{card}_{Q,{\cal R}}\Big(t_x(I)\Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(I)</math>,
où <math>\forall x \in \R^n, \,\, t_x \,\, : \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, \rightarrow \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, : \,\, A \,\, \mapsto \,\, A + x</math>, est la translation de vecteur <math>x</math>, dans l'espace <math>\R^n</math>,
donc, en particulier,
<math>\forall I \,\, \mbox{intervalle de} \,\, \R^n</math>, <math>I \in {\mathcal{P}olytopes}(\R^n)</math>,
<math>\forall x \in \R^n, \,\,{card}_{Q,{\cal R}}\Big(t_x(I)\Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(I)</math>,
où <math>\forall x \in \R^n, \,\, t_x \,\, : \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, \rightarrow \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, : \,\, A \,\, \mapsto \,\, A + x</math>, est la translation de vecteur <math>x</math>, dans l'espace <math>\R^n</math>.
a2) <math>\forall I \,\, \mbox{intervalle de} \,\, \R^n</math>, <math>I \in \mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n)</math>,
<math>\displaystyle{\forall M \in \R^n}</math>,
<math>\forall \theta_n \in \begin{cases}
\{0, \pi \} + 2 \pi \Z & \text{si }n=1 \\
{\mathbb{R}}^{n-1} & \text{si } n \neq 1 \\
\end{cases}</math>,
<math>{card}_{Q,{\cal R}}\Big({rot}_{(M, \theta_n)} (I) \Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(I)</math>,
où
<math>\displaystyle{\forall M \in \R^n}</math>,
<math>\forall \theta_n \in \begin{cases}
\{0, \pi \} + 2 \pi \Z & \text{si }n=1 \\
{\mathbb{R}}^{n-1} & \text{si } n \neq 1 \\
\end{cases}</math>,
<math>{rot}_{(M, \theta_n)}\,\, : \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, \rightarrow \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, : \,\, A \,\, \mapsto \,\, {rot}_{(M, \theta_n)}(A)</math>, est la rotation (sphérique) de centre <math>M</math> et d'"angle" <math>\theta_n</math>, dans l'espace <math>\R^n</math>,
donc, en particulier,
<math>\forall I \,\, \mbox{intervalle de} \,\, \R^n</math>, <math>I \in {\mathcal{P}olytopes}(\R^n)</math>,
<math>\displaystyle{\forall M \in \R^n}</math>,
<math>\forall \theta_n \in \begin{cases}
\{0, \pi \} + 2 \pi \Z & \text{si }n=1 \\
{\mathbb{R}}^{n-1} & \text{si } n \neq 1 \\
\end{cases}</math>,
<math>{card}_{Q,{\cal R}}\Big({rot}_{(M, \theta_n)} (I) \Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(I)</math>,
où
<math>\displaystyle{\forall M \in \R^n}</math>,
<math>\forall \theta_n \in \begin{cases}
\{0, \pi \} + 2 \pi \Z & \text{si }n=1 \\
{\mathbb{R}}^{n-1} & \text{si } n \neq 1 \\
\end{cases}</math>,
<math>{rot}_{(M, \theta_n)}\,\, : \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, \rightarrow \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, : \,\, A \,\, \mapsto \,\, {rot}_{(M, \theta_n)}(A)</math>, est la rotation (sphérique) de centre <math>M</math> et d'"angle" <math>\theta_n</math>, dans l'espace <math>\R^n</math>.
Si les hypothèses de définition données dans 3) A), ne suffisent pas, on considérera les hypothèses de définition données dans 3) B).
B)
a) <math>\forall A \in \mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n)</math>,
<math>\forall {is} \,\, \mbox{isométrie de} \,\, \R^n</math>,
<math>{card}_{Q,{\cal R}}\Big({is} (A) \Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(A)</math>,
donc, en ppaticulier,
<math>\forall A \in {\mathcal{P}olytopes}(\R^n)</math>,
<math>\forall {is} \,\, \mbox{isométrie de} \,\, \R^n</math>,
<math>{card}_{Q,{\cal R}}\Big({is} (A) \Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(A)</math>.
En particulier :
a1) <math>\forall A \in \mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n)</math>,
<math>\displaystyle{\forall x \in \mathbb{R}^n, \,\, {card}_{Q,{\cal R}}\Big(t_x(A)\Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(A)}</math>,
où <math>\forall x \in \R^n, \,\, t_x \,\, : \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, \rightarrow \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, : \,\, A \,\, \mapsto \,\, A + x</math>, est la translation de vecteur <math>x</math>, dans l'espace <math>\R^n</math>,
donc, en particulier,
<math>\forall A \in {\mathcal{P}olytopes}(\R^n)</math>,
<math>\displaystyle{\forall x \in \mathbb{R}^n, \,\, {card}_{Q,{\cal R}}\Big(t_x(A)\Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(A)}</math>,
où <math>\forall x \in \R^n, \,\, t_x \,\, : \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, \rightarrow \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, : \,\, A \,\, \mapsto \,\, A + x</math>, est la translation de vecteur <math>x</math>, dans l'espace <math>\R^n</math>.
a2) <math>\forall A \in \mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n)</math>,
<math>\forall M \in \mathbb{R}^n</math>,
<math>\forall \theta_n \in \begin{cases}
\{0, \pi \} + 2 \pi \Z & \text{si } n=1\\
{\mathbb{R}}^{n-1}& \text{si } n \neq 1 \\
\end{cases}</math>,
<math>{card}_{Q,{\cal R}}\Big({rot}_{(M, \theta_n)} (A) \Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(A)</math>,
où
<math>\displaystyle{\forall M \in \R^n}</math>,
<math>\forall \theta_n \in \begin{cases}
\{0, \pi \} + 2 \pi \Z & \text{si }n=1 \\
{\mathbb{R}}^{n-1} & \text{si } n \neq 1 \\
\end{cases}</math>,
<math>{rot}_{(M, \theta_n)}\,\, : \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, \rightarrow \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, : \,\, A \,\, \mapsto \,\, {rot}_{(M, \theta_n)}(A)</math>, est la rotation (sphérique) de centre <math>M</math> et d'"angle" <math>\theta_n</math>, dans l'espace <math>\R^n</math>,
donc, en particulier,
<math>\forall A \in {\mathcal{P}olytopes}(\R^n)</math>,
<math>\forall M \in \mathbb{R}^n</math>,
<math>\forall \theta_n \in \begin{cases}
\{0, \pi \} + 2 \pi \Z & \text{si } n=1\\
{\mathbb{R}}^{n-1}& \text{si } n \neq 1 \\
\end{cases}</math>,
<math>{card}_{Q,{\cal R}}\Big({rot}_{(M, \theta_n)} (A) \Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(A)</math>,
où
<math>\displaystyle{\forall M \in \R^n}</math>,
<math>\forall \theta_n \in \begin{cases}
\{0, \pi \} + 2 \pi \Z & \text{si }n=1 \\
{\mathbb{R}}^{n-1} & \text{si } n \neq 1 \\
\end{cases}</math>,
<math>{rot}_{(M, \theta_n)}\,\, : \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, \rightarrow \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, : \,\, A \,\, \mapsto \,\, {rot}_{(M, \theta_n)}(A)</math>, est la rotation (sphérique) de centre <math>M</math> et d'"angle" <math>\theta_n</math>, dans l'espace <math>\R^n</math>.}}
====Remarques sur la définition====
<small>
'''''Remarque :'''''
On verra que <math>{card}_{Q,\mathcal{R}}</math> est définie et donnée sur <math>{PV}(\R^n)</math>, par une formule exprimant <math>{card}_{Q,{\cal R}}</math> en fonction de <math>{({vol}^i)}_{i \in \N_n}</math> la suite finie de mesures de LEBESGUE généralisées ou de HAUSDORFF, pour la distance euclidienne, de dimension <math>i \,\,(i \in \N_n)</math>, sur <math>\R^n</math> (si on considère <math>{vol}^0</math>, comme la mesure de comptage définie sur la tribu des parties au plus dénombrables de <math>\R^n</math>), et cette formule est donnée par Michel COSTE,
dans ''La saga du "cardinal" version 4 {{supra|Liens}}''
ou dans : ''Théorème (<math>\displaystyle{\widetilde{{card}_{Q}} \in \mathcal{C}^0\Big({PV}(\R^N),F\Big)}</math>, <math>\displaystyle{\widetilde{{card}_{Q,i}} \in \mathcal{C}^0\Big({PV}_i(\R^N),F\Big)}</math> et formule donnant la F-quantité de <math>A_i^N \in {PV}_i(\R^N)</math>, pour <math>i \in \N_N</math> (et, en particulier, de <math>A_N = A_N^N \in {PV}_N(\R^N)</math>), en fonction de la F-quantité de l'intervalle <math>[0,1[</math>)''
ou dans les propositions suivantes : ''Proposition 1.4 de Guillaume FOUCART, dans les PDF de Michel COSTE {{infra|Proposition_(Proposition_1.4_de_Guillaume_FOUCART,_dans_les_PDF_de_Michel_COSTE)}}'' et ''Proposition {{infra|Proposition}}''
''Le problème de cette définition est que l'ensemble d'arrivée dépend de <math>{card}_{Q, \mathcal{R}}</math>.''
''Quant à l'introduction de l'anneau commutatif unitaire intègre ordonné <math>(F, +, \times, \leq)</math>, c'est faute de mieux pouvoir définir l'ensemble d'arrivée de l'application <math>{card}_{Q,\mathcal{R}}</math>, mais j'aurais pu l'appeler <math>{card}_{Q,\mathcal{R}}\Big(\mathcal{P}(\R^n)\Big)</math>, et il doit, normalement, pouvoir être construit et défini, à partir des hypothèses de définition de <math>{card}_{Q,\mathcal{R}}</math> et de <math>\mathcal{P}(\R^n)</math>. Mais, à défaut, on peut considérer, dans un premier temps, que l'ensemble d'arrivée de l'application <math>{card}_{Q,\mathcal{R}}</math> est l'ensemble <math>\displaystyle{\N \bigsqcup +\infty}</math>, où <math>+\infty = \{x \,\,|\,\, \forall a \in \R, \,\, x > a\}</math>''.
''Denis FELDMANN m'a mis au courant du paradoxe de BURALI-FORTI que je vais rencontrer, concernant l'ensemble <math>+\infty</math> tel que je l'ai défini naïvement. Aussi, au lieu de vouloir obtenir un ensemble absolu de nombres infinis positifs (à une dimension), contenu dans l'ensemble d'arrivée de l'application <math>{card}_{Q,\mathcal{R}}</math>, <math>\N \bigsqcup +\infty</math>, je vais devoir me contenter de définir un ensemble non absolu de nombres infinis positifs (à une dimension), dans lequel je vais devoir me placer.''
'''''Remarque importante : Obstacle et facteur, pour l'instant, limitant de "ma théorie":'''''
Dans le cas des parties de <math>{PV}(\R^n)</math>, Michel COSTE a dit qu'on ne pouvait pas aller plus loin, avec la théorie de la F-quantité, mais moi je crois qu'on peut construire <math>{card}_{Q,\cal R}</math>, même si ce ne sera pas forcément une mesure au sens usuel, sur <math>\mathcal{P}({\R}^n)</math>, mais que ce le sera, d'une certaine façon, en introduisant la nouvelle notation et la nouvelle notion de "plafonnement" <math>''[A,{(A_i)}_{i \in I}]''</math> où <math>A \in {PV2}(\R^n)</math> et <math>{(A_i)}_{i \in I} \subset {PV}(\R^n)</math>.
'''''Remarque importante :''''' Lorsqu'on parle d'une partie non bornée <math>B</math> (cas traité dans la partie spéculative de mes travaux) dans un espace qui est un plafonnement <math>[A, {(A_i)}_{i \in I}]</math> (notion définie dans la partie spéculative de mes travaux),
au lieu de parler de la F-quantité relative au repère <math>\mathcal{R}</math>, de la partie <math>B</math>, "<math>{card}_{Q, \mathcal{R}}(B)</math>", on devrait plutôt parler de la F-quantité relative au repère <math>\mathcal{R}</math> et au plafonnement <math>[A, {(A_i)}_{i \in I}]</math>, de la partie <math>B</math>, "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(B)</math>",
et dans ce cas on a : "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(B) \underset{d\acute{e}f}{=} {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(B \bigcap [A, {(A_i)}_{i \in I}]\Big) = {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(\Big[B \bigcap A, {\Big(B \bigcap A_i\Big)}_{i \in I}\Big]\Big)</math>",
et, en particulier, on a : "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(A) \underset{d\acute{e}f}{=} {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(A \bigcap [A, {(A_i)}_{i \in I}]\Big) = {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(\Big[A, {\Big(A \bigcap A_i\Big)}_{i \in I}\Big]\Big) \underset{prop ?}{=} {card}_{Q, \mathcal{R}}([A, {(A_i)}_{i \in I}])</math>".
Quand on parle de "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(B)</math>", il se peut que la mention du repère <math>\mathcal{R}</math> soit inutile et superflue.
Lorsque la famille <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> est une famille de parties de <math>\R^n</math>, bornées ou du moins convexes (connexes), bornées, de classe (<math>\mathcal{C}^0</math>) et (<math>\mathcal{C}^1</math> par morceaux), alors quand on parle de "<math>{card}_{Q, \mathcal{R}}([A, {(A_i)}_{i \in I}])</math>", il se peut que la mention du repère <math>\mathcal{R}</math> soit inutile et superflue.
'''''Problème important (lignes ajoutées le 29/05/2021) :''''' <math>{PV}(\R^n)</math> n'est manifestement pas une tribu de parties et concernant la notion de F-quantité, il n'y a donc pas lieu de parler de mesure définie sur <math>{PV}(\R^n)</math>.
Le fait de remplacer le terme "convexe" par celui de "polyconvexe" (et donc le terme "connexe" par le terme "non connexe" ou rien du tout), dans la définition de <math>{PV}(\R^n)</math> ne change rien à l'affaire : La stabilité par passage par intersection dénombrable semble a priori vérifiée (mais je n'en suis pas sûr), mais la stabilité par passage au complémentaire de la nouvelle classe de parties ainsi obtenue n'est toujours pas vérifiée. '''Peut-être que pour créer la tribu adéquate que l'on souhaite, il faut ajouter aux parties de <math>{PV}(\R^n)</math> (ou de la classe de parties de <math>\R^n</math> obtenue en remplaçant le terme "convexe" par le terme "polyconvexe" dans la définition de <math>{PV}(\R^n)</math>), leurs complémentaires (dans <math>\R^n</math>).''' Mais, alors il faut parler de la F-quantité de <math>\R^n</math> ou plus précisément de la F-quantité, relativement à un repère orthonormé, d'un des plafonnements <math>[\R^n, {(A_i)}_{i \in I}]</math> qui est une notion que nous n'avons pas encore définie.
</small>
====Propriétés immédiates découlant des hypothèses de définition de la F-quantité sur <math>\mathcal{P}(\R^n)</math>, <math>\mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n)</math> et <math>{\mathcal{P}olytopes}(\R^n)</math>, pour <math>n \in \N^*</math>====
{{Théorème|titre=|contenu=Il en découle de 1)b), de 2) et peut-être d'autres hypothèses de définition de la F-quantité, en particulier que :
<math>\forall I \in {\cal P}({\mathbb{R}}^n), \,\, {card}_P(I) \leq \aleph_0, \,\, \forall (A_i)_{i \in I} \subset {\mathcal{P}olytopes}(\R^n)</math>,
<math>\forall i,j \in I, \,\, i \neq j, \,\, A_i \bigcap A_j = \emptyset</math>,
<math>{card}_{Q,{\cal R}}\Big(\bigsqcup_{i \in I} A_i\Big) = \sum_{i \in I} {card}_{Q,{\cal R}}(A_i)</math>.
Plus tard, avec les outils dont nous disposerons, nous pourrions même montrer que :
<math>\forall I \in {\cal P}({\mathbb{R}}^n), \,\, {card}_P(I) \leq \aleph_0, \,\, \forall (A_i)_{i \in I} \subset {PV}(\R^n)</math>,
<math>\forall i,j \in I, \,\, i \neq j, \,\, A_i \bigcap A_j = \emptyset</math>,
<math>{card}_{Q,{\cal R}}\Big(\bigsqcup_{i \in I} A_i\Big) = \sum_{i \in I} {card}_{Q,{\cal R}}(A_i)</math>.
La <math>\sigma</math>-additivité n'est pas valable pour une classe de parties plus large que <math>{PV}(\R^n)</math>, avec la définition classique de limite d'une suite de parties de <math>{PV}(\R^n)</math> tendant vers une partie de <math>{PV2}(\R^n)</math>, néanmoins, elle l'est avec la définition non classique de limite d'une suite de <math>{PV}(\R^n)</math> tendant vers un plafonnement d'une partie de <math>{PV2}(\R^n)</math>, excluant l'utilisation de la définition classique. La notion de F-quantité, dans le cas des parties non bornées de <math>\R^n</math>, n'est plus considérée comme une notion universelle, mais comme une notion relative au repère orthonormé direct de <math>\R^n</math>, et au plafonnement sphérique ou autre, associé, que l'on s'est fixé.
(Cf. définition de <math>{PV2}(\R^n)</math>, dans la partie principale de l'introduction ou plus loin dans la suite.)
En particulier, il découle de 1) a), 1) b) et 2) que :
a) <math>\forall A,B \in \mathcal{P}(\R^n), \,\, B \in \mathcal{P}(A)</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(A\setminus B) = {card}_{Q,{\cal R}}(A) - {card}_{Q,{\cal R}}(B)}</math>
b) <math>\forall A,B \in \mathcal{P}(\R^n), \,\, A \in \mathcal{P}(B), \,\, A \neq B</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(A) < {card}_{Q,{\cal R}}(B)}</math>
Il découle, en particulier, de 4), que :
Si <math>I,{(I_i)}_{i \in \mathbb{N}_n}</math> et <math>\Big(I,{(I_i)}_{i \in \mathbb{N}_n}\Big) \subset {\mathcal{P}olytopes}(\mathbb{R})</math> (résultats généralisables aux intervalles bornés de <math>\mathbb{R}</math>, moyennant un prolongement du domaine de définition de <math>{card}_{Q,\mathcal{R}}</math>), alors :
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(\prod_{i \in {\mathbb{N}}^*_n}I_i) = {card}_{Q,{\cal R}_n}(\prod_{i \in {\mathbb{N}}^*_n}I_i) = \prod_{i \in {\mathbb{N}}^*_n}{card}_{Q,{\cal R}_1}(I_i)}</math>
et donc en particulier
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(I^n) = {card}_{Q,{\cal R}_n}(I^n) = {card}_{Q,{\cal R}_n}(\prod_{i \in {\mathbb{N}}^*_n} I) = \prod_{i \in {\mathbb{N}}^*_n}{card}_{Q,{\cal R}_1}(I) = {\Big({card}_{Q,{\cal R}_1}(I)\Big)}^n = {card}_{Q,{\cal R}_1}^n(I)}</math>
La F-quantité est quelque chose qui s'approche d'une mesure au sens usuel au delà de la classe de parties <math>{PV}(\R^n)</math>, qui ne néglige aucun point de <math>\R^n</math> et qui est uniforme (<math>\forall x \in \R^n, \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(\{x\}) = 1</math>).
'''''Proposition :'''''
Soit <math>\widetilde{E} \in {\mathcal{P}olytopes}(\R^n)</math>.
Si <math>\forall x \in \widetilde E,\,\, A_x \in {\mathcal{P}olytopes}(\R^n)</math> et <math>\forall x,y \in \widetilde{E}, \,\, x \neq y, \,\, A_x \bigcap A_y = \emptyset</math> et <math>A = \bigsqcup_{x \in \widetilde{E}} A_x</math>
alors <math>{card}_{Q,{\cal R}}(A) = {card}_{Q,{\cal R}}\Big(\bigsqcup_{x \in \widetilde{E}} A_x\Big) = \int_{\widetilde{E}} {card}_{Q,{\cal R}}(A_x) \,\, d \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(x)</math>.
Plus tard, avec les outils dont nous disposerons, nous pourrions même montrer que :
Soit <math>\widetilde{E} \in {PV}(\R^n)</math>.
Si <math>\forall x \in \widetilde E,\,\, A_x \in {PV}(\R^n)</math> et <math>\forall x,y \in \widetilde{E}, \,\, x \neq y, \,\, A_x \bigcap A_y = \emptyset</math> et <math>A = \bigsqcup_{x \in \widetilde{E}} A_x</math>
alors <math>{card}_{Q,{\cal R}}(A) = {card}_{Q,{\cal R}}\Big(\bigsqcup_{x \in \widetilde{E}} A_x\Big) = \int_{\widetilde{E}} {card}_{Q,{\cal R}}(A_x) \,\, d \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(x)</math>.
''(sous réserve de conditions supplémentaires concernant les parties de <math>{PV2}(\R^n)</math> et les "plafonnements", mais sans nécessairement considérer <math>\widetilde{E} \in {\mathcal{P}olytopes}(\R^n)</math> ou <math>\widetilde{E} \in {PV}(\R^n)</math> ou <math>\widetilde{E} \in \mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n)</math>)''
''(Formule peut-être remise en cause car la notion de F-quantité n'est pas a priori une mesure définie sur <math>{\mathcal{P}olytopes}(\R^n)</math>, car <math>{\mathcal{P}olytopes}(\R^n)</math> n'est pas a priori une tribu de parties.)''}}
==='''Existence et résultats sur les intervalles <math>I</math>, bornés, de <math>\mathbb{R}</math>, et en particulier, sur les parties de <math>{PV}(\R)</math>'''===
'''Soit <math>{\cal R}</math> un repère orthonormé de <math>\mathbb{R}</math>, d'origine <math>O</math>.'''
'''Préliminaires :'''
==== Notations ====
{{Théorème|titre=|contenu=
Soit <math>N \in \N^*</math>.
Soit <math>A \in {\cal P}(E)</math>.
<math>{\stackrel{\circ}{A}}^E</math> est l'intérieur de <math>A</math> dans <math>|</math> par rapport à <math>E</math> (on note aussi <math>\stackrel{\circ}{A}</math>).
<math>{\overline{A}}^E</math> est l'adhérence de <math>A</math> dans <math>|</math> par rapport à <math>E</math> (on note aussi <math>\overline{A}</math>).
<math>\displaystyle{\forall i \in \N_N^*, \,\, \forall n \in \N_N^*, \,\, n \geq i, \,\, {vol}^{i,n}}</math> désigne la mesure de LEBESGUE généralisée ou de HAUSDORFF, de dimension <math>i</math>, pour la distance euclidienne, dans <math>\mathbb{R}^n</math>, de tribu de départ <math>\displaystyle{{\cal A}_{i,n} = \{A_{i,n} \in {\cal B}(\R^n)| {dim}(A_{i,n}) = i\} \bigcup \{\emptyset\}}</math>.
On note aussi parfois <math>{vol}^{i,n}</math> : <math>{vol}^i</math>, et la suite le justifiera.
<math>\displaystyle{\forall n \in \N_N^*, \,\, {vol}^{0,n}}</math> désigne la mesure de LEBESGUE généralisée ou de HAUSDORFF, de dimension <math>0</math>, pour la distance euclidienne, sur <math>\mathbb{R}^n</math>, c'est-à-dire la mesure de comptage sur <math>\R^n</math> , de tribu de départ <math>\displaystyle{{\cal A}_{0,n} = \{A_{0,n} \in {\cal P}(\R^n)| {dim}(A_{0,n}) = 0\} \bigcup \{\emptyset\} = \{A_{0,n} \in {\cal P}(\mathbb{R}^n)|{card}_P(A_{0,n}) \leq \aleph_0\}}</math>.
On note aussi parfois <math>{vol}^{0,n}</math> : <math>{vol}^0</math>, et la suite le justifiera.
Soit <math>i \in \N_N</math>.
Soit <math>n \in \N_N^*, \,\, n \geq i</math>.
<math>\widetilde{{vol}^i}</math>, notée, encore, <math>{vol}^i</math>, désigne le prolongement de la mesure de LEBESGUE généralisée ou de HAUSDORFF, de dimension <math>i</math>, pour la distance euclidienne, sur <math>{\R}^n</math>, <math>{vol}^{i,n}</math>, sur <math>\displaystyle{\bigsqcup_{n \in \N_N^*, \,\, n \geq i} {\R}^n}</math>, de tribu de départ <math>\displaystyle{{\cal A}_i = \bigsqcup_{n \in \N_N^*, \,\, n \geq i} {\cal A}_{i,n}}</math> telle que <math>\forall n \in \N_N^*, \,\, n \geq i, \,\, \widetilde{{vol}^i}_{|{\cal A}_{i,n}} = {vol}^{i,n}</math>
et telle que <math>\displaystyle{\forall n \in \N_N^*, \,\, n \geq i, \,\, \exists A_{i,n} \in {\cal A}_{i,n}, \,\, A_i = \bigsqcup_{n \in \N_N^*, n \geq i} A_{i,n}, \,\, \widetilde{{vol}^i}(A_i) = \widetilde{{vol}^i}(\bigsqcup_{n \in \N_N^*, \,\, n \geq i} A_{i,n}) = \sum_{n \in \N_N^*, \,\, n \geq i} \widetilde{{vol}^i}(A_{i,n})}</math>.}}
==== Remarque ====
{{Théorème|titre=|contenu=Soient <math>I</math> et <math>J</math>, deux intervalles bornés de <math>\mathbb{R}</math>, non vides et non réduits à un singleton, pour lesquels les milieux respectifs de <math>\overline{I}</math> et <math>\overline{J}</math> ou de <math>\stackrel{\circ}{I}</math> et <math>\stackrel{\circ}{J}</math> existent et sont notés <math>i_0</math> et <math>j_0</math>, alors on remarque que :
1)
<math>\displaystyle{\forall x_0 \in \R^n, \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(\{x_0\}) = {vol}^0(\{x_0\}) = 1}</math>
<math>\displaystyle{{vol}^1(I) = {vol}^1(J) \Longleftrightarrow {card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I}) = {card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J}) \,\, et \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I}) = {card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J})}</math>
En effet <math>\displaystyle{\forall I,J \,\, intervalle \,\, born\acute{e} \,\, de \,\,\R \,\,: \,\,{vol}^1(I) = {vol}^1(J),\,\,\exists a_{I,J} \in \R, \,\, \overline{J} = \overline{I} + a_{I,J} \,\, et \,\,\stackrel{\circ}{J} = \stackrel{\circ}{I} + a_{I,J}}</math>
2)
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I} \setminus \{i_0\})}{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J} \setminus \{j_0\})} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}\Big((\stackrel{\circ}{I} \bigsqcup \partial I) \setminus \{i_0\}\Big)}{{card}_{Q,{\cal R}}\Big((\stackrel{\circ}{J} \bigsqcup \partial J) \setminus \{j_0\}\Big)}}</math>
c'est-à-dire
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I}) - {card}_{Q,{\cal R}}(\{i_0\})}{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J}) - {card}_{Q,{\cal R}}(\{j_0\})} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I} \bigsqcup \partial I) -{card}_{Q,{\cal R}}(\{i_0\})}{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J} \bigsqcup \partial J) - {card}_{Q,{\cal R}}(\{j_0\})}}</math>
c'est-à-dire
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I}) - {card}_{Q,{\cal R}}(\{i_0\})}{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J}) - {card}_{Q,{\cal R}}(\{j_0\})} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I}) + {card}_{Q,{\cal R}}(\partial I)- {card}_{Q,{\cal R}}(\{i_0\})}{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J}) + {card}_{Q,{\cal R}}(\partial J)- {card}_{Q,{\cal R}}(\{j_0\})}}</math>
c'est-à-dire
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I}) - {card}_{Q,{\cal R}}(\{i_0\})}{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J}) - {card}_{Q,{\cal R}}(\{j_0\})} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I}) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{\displaystyle{\inf_{i \in I} i, \sup_{i \in I} i}\})- {card}_{Q,{\cal R}}(\{i_0\})}{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J}) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{\displaystyle{\inf_{j \in J} j, \sup_{j \in J} j}\})- {card}_{Q,{\cal R}}(\{j_0\})}}</math>
c'est-à-dire
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I}) - 1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J}) - 1} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I}) + 2 - 1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J}) + 2 - 1}}</math>
c'est-à-dire
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I}) - 1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J}) - 1} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I}) + 1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J}) + 1}}</math>}}
====Proposition (Proposition 1.4 de Guillaume FOUCART, dans les PDF de Michel COSTE [version du 11 novembre 2007])====
{{Théorème|titre=|contenu=Soient <math>I</math> et <math>J</math>, deux intervalles bornés de <math>\mathbb{R}</math>, non vides et non réduits à un singleton, pour lesquels les milieux respectifs de <math>\overline{I}</math> et <math>\overline{J}</math> ou de <math>\stackrel{\circ}{I}</math> et <math>\stackrel{\circ}{J}</math> existent et sont notés <math>i_0</math> et <math>j_0</math>, alors a :
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I} \setminus \{i_0\})}{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J} \setminus \{j_0\})}= \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I})-1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J})-1} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I})+1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J})+1}}=\frac{vol^1(I)}{vol^1(J)}</math>}}
'''''Démonstration :'''''
Si on suppose que <math>I</math> et <math>J</math> sont bornés dans <math>\R</math>, sans s'assimiler à des "demi-droites" de <math>\R</math>, alors :
On pose :
<math>\displaystyle{K_{0,\stackrel{\circ}{I}}=]0,{vol}^1(\stackrel{\circ}{I})[}</math>, <math>\displaystyle{K_{0,\stackrel{\circ}{J}}=]0,{vol}^1(\stackrel{\circ}{J})[}</math>
<math>\displaystyle{K_{0,\overline{I}}=[0,{vol}^1(\overline{I})]}</math>, <math>\displaystyle{K_{0,\overline{J}}=[0,{vol}^1(\overline{J})]}</math>
On a :
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q, \mathcal{R}}(K_{0,\stackrel{\circ}{I}})+1}{{card}_{Q, \mathcal{R}}(K_{0,\stackrel{\circ}{J}})+1}=\frac{{vol}^1(K_{0,\stackrel{\circ}{I}})}{{vol}^1(K_{0,\stackrel{\circ}{J}})}}</math>
''En effet,on a (proposition):''
Si <math>s = k \in \N</math> :
2 voies possibles :
•(1)
<math>\displaystyle{[0,kp[=\bigsqcup_{i \in \N_k^*}[(i-1)p,ip[}</math>
donc <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}([0,kp[)=\sum_{i \in \mathbb{N}_k^*} {card}_{Q,{\cal R}}([(i-1)p,ip[)}</math>
or <math>\displaystyle{\forall i \in \N_k^*,\,\,{card}_{Q,{\cal R}}(](i-1)p,ip[) = {card}_{Q,{\cal R}}(]0,p[)}</math>
car <math>\displaystyle{\forall i \in \N_k^*,\,\,{vol}^1(](i-1)p,ip[) = {vol}^1(]0,p[)}</math>
donc <math>\displaystyle{\forall i \in \N_k^*,\,\,{card}_{Q,{\cal R}}(](i-1)p,ip[) + 1 = {card}_{Q,{\cal R}}(]0,p[) + 1}</math>
donc <math>\displaystyle{\forall i \in \N_k^*,\,\,{card}_{Q,{\cal R}}(](i-1)p,ip[) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{(i-1)p\}) = {card}_{Q,{\cal R}}(]0,p[) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\})}</math>
donc <math>\displaystyle{\forall i \in \N_k^*,\,\,{card}_{Q,{\cal R}}(](i-1)p,ip[ \bigsqcup\{(i-1)p\}) = {card}_{Q,{\cal R}}(]0,p[ \bigsqcup \{0\})}</math>
donc <math>\displaystyle{\forall i \in \N_k^*,\,\,{card}_{Q,{\cal R}}([(i-1)p,ip[) = {card}_{Q,{\cal R}}([0,p[)}</math>
donc comme <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}([0,kp[)=\sum_{i \in \N_k^*} {card}_{Q,{\cal R}}([(i-1)p,ip[)}</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}([0,kp[)=\sum_{i \in \N_k^*} {card}_{Q,{\cal R}}([0,p[)}</math>,
donc <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}([0,kp[)=k\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,p[)}</math>
donc <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(]0,kp[) = {card}_{Q,{\cal R}}([0,kp[ \setminus \{0\}) = {card}_{Q,{\cal R}}([0,kp[) - {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\}) = k\,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,p[) - 1}</math>
<math>\displaystyle{= k \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}(]0,p[ \bigsqcup \{0\})\Big) - 1 = k \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}(]0,p[) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\})\Big) - 1 = k \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}(]0,p[) + 1\Big) - 1}</math>
•(2)
<math>\displaystyle{]0,kp[=(\bigsqcup_{i \in \N_k^*}](i-1)p,ip[) \bigsqcup (\bigsqcup_{i \in \N_{k-1}^*}\{ip\})}</math>
donc <math>\displaystyle{{card}_{Q, \mathcal{R}}(]0,kp[) = \sum_{i \in \N_k^*} {card}_{Q, \mathcal{R}}(](i-1)p,ip[) + \sum_{i \in \N_{k-1}^*} {card}_{Q, \mathcal{R}}(\{ip\})}</math>
or <math>\forall i \in \N_k^*,\,\,{card}_{Q, \mathcal{R}}(](i-1)p,ip[) = {card}_{Q, \mathcal{R}}(]0,p[)</math>
car <math>\forall i \in \N_k^*,\,\,vol^1(](i-1)p,ip[) = vol^1(]0,p[)</math>
or <math>\forall i \in \N_{k-1}^*,\,\,{card}_{Q, \mathcal{R}}(\{ip\}) = {card}_{Q, \mathcal{R}}(\{p\})</math>
donc <math>\displaystyle{{card}_{Q, \mathcal{R}}(]0,kp[) = \sum_{i \in \N_k^*} {card}_{Q, \mathcal{R}}(]0,p[) + \sum_{i \in \N_{k-1}^*} {card}_{Q, \mathcal{R}}(\{p\})}</math>
donc <math>{card}_{Q, \mathcal{R}}(]0,kp[) = k\,\,{card}_{Q, \mathcal{R}}(]0,p[) + (k-1)\,\,{card}_{Q, \mathcal{R}}(\{p\}) = k\,\,{card}_{Q, \mathcal{R}}(]0,p[) + (k-1) = k \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}(]0,p[) + 1\Big) - 1</math>
•[Point où se rejoignent (1) et (2)]
donc <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(]0,kp[)+1}{{card}_{Q,{\cal R}}(]0,p[)+1}=k}</math>
donc <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(]0,kp[)+1}{{card}_{Q,{\cal R}}(]0,p[)+1}=\frac{{vol}^1(]0,kp[)}{{vol}^1(]0,p[)}}</math>
''Remarque : On montre facilement le résultat pour <math>s \in \mathbb{Q}</math> et <math>s \in \mathbb{R}</math>''
or <math>\displaystyle{{vol}^1(I) = {vol}^1(K_{0,\stackrel{\circ}{I}})}</math>, <math>\displaystyle{{vol}(J) = {vol}^1(K_{0,\stackrel{\circ}{J}})}</math>
donc <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I}) = {card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{K_{0,\stackrel{\circ}{I}}})}</math>, <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J}) = {card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{K_{0,\stackrel{\circ}{J}}})}</math>
or <math>\stackrel{\circ}{K_{0,\stackrel{\circ}{I}}}= K_{0,\stackrel{\circ}{I}}</math>, <math>\stackrel{\circ}{K_{0,\stackrel{\circ}{J}}}= K_{0,\stackrel{\circ}{J}}</math>
donc <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I}) = {card}_{Q,{\cal R}}(K_{0,\stackrel{\circ}{I}})}</math>, <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J}) = {card}_{Q,{\cal R}}(K_{0,\stackrel{\circ}{J}})}</math>
or <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q}(K_{0,\stackrel{\circ}{I}})+1}{{card}_{Q}(K_{0,\stackrel{\circ}{J}})+1}=\frac{{vol}^1(K_{0,\stackrel{\circ}{I}})}{{vol}^1(K_{0,\stackrel{\circ}{J}})}}</math>
donc <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I})+1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J})+1} = \frac{{vol}^1(I)}{{vol}^1(J)}}</math>
or <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I})-1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J})-1} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I})+1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J})+1}}</math>
donc <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I})-1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J})-1} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I})+1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J})+1} = \frac{{vol}^1(I)}{{vol}^1(J)}}</math>
==='''Existence et résultats généraux concernant la F-quantité sur <math>{PV}(\R^N)</math>, pour <math>N \in \N^*</math>'''===
Les résultats qui suivent sont ceux donnés par Michel COSTE, dans son PDF "La saga du "cardinal"" (version 4), mais de manière plus rigoureuse, plus détaillée, plus précise, plus développée et mieux formalisée (enfin j'ai fait du mieux que j'ai pu) : N'en déplaise au lecteur contemplatif et admiratif du PDF de vulgarisation de Michel COSTE et aveuglé par ce dernier, il n'appréciera pas, nécessairement et aussi bien, ces résultats, sous cette forme, qui est pourtant leur forme véritable. Et si je n'ai pas fourni les démonstrations de beaucoup d'entre elles, c'est parce que Michel COSTE ne les a pas fournies lui-même et n'a pas donné toutes les références nécessaires.
====Notations (mesure [extérieure] de HAUSDORFF, de dimension <math>d</math>, pour la distance euclidienne, sur <math>\R^N</math>, d'une partie de <math>\mathbb{R}^N</math> et dimension de HAUSDORFF, pour la distance euclidienne, sur <math>\R^N</math>, d'une partie de <math>\mathbb{R}^N</math>, pour <math>N \in \N^*</math> et <math>d \in \N_N</math>)====
{{Théorème|titre=|contenu=Soient <math>N \in \N^*, \,\, d \in \N_N</math>.
Soit <math>A_N \in {\cal P}(\mathbb{R}^N)</math>.
Alors
<math>{vol}^d(A_N)</math> est la mesure [extérieure] de HAUSDORFF, de dimension <math>d</math>, pour la distance euclidienne, sur <math>\R^N</math>, de la partie <math>A_N</math>
et <math>{dim}(A_N)</math> est la dimension de HAUSDORFF, pour la distance euclidienne, sur <math>\R^N</math>, de la partie <math>A_N</math>.
avec la convention : <math>{dim}(\emptyset) = + \infty</math>.}}
<small>
'''''Remarque :''''' Ici, la [[w:Dimension de Hausdorff|dimension de HAUSDORFF]] sera toujours à valeur entière positive ou infinie positive.
(Cf. https://homeweb.unifr.ch/manolesc/Pub/teaching/Mesure_integration.pdf)
</small>
====Définitions de <math>{{\cal P}olytopes}(\mathbb{R}^N)</math> et de <math>{PV}(\mathbb{R}^N)</math>, pour <math>N \in \N^*</math>====
{{Théorème|titre=|contenu=Soit <math>N \in \N^*</math>
1) <math>{{\cal P}olytopes}(\mathbb{R}^N)</math>
<math>\displaystyle{\underset{d\acute{e}f}{=} \Big\{{P^N} \in {\cal P}(\R^N) \,\, \Big| \,\,{P^N} \,\, polytope \,\, de \,\, \mathbb{R}^N \,\, (c\mbox{-}\grave{a}\mbox{-}d \,\, poly\grave{e}dre \,\, compact, \,\, convexe \,\,[connexe] \,\, de \,\, \mathbb{R}^N)\Big\} \bigcup \{\emptyset\}}</math>.
2) <math>{PV}(\mathbb{R}^N)</math>
<math>\underset{d\acute{e}f}{=} \Big\{{A^N} \in {\cal P}(\mathbb{R}^N) \,\, \Big| \,\, {A^N} \,\, sous\text{-}vari\acute{e}t\acute{e} \,\, compacte, \,\, convexe \,\, (connexe) \,\, de \,\, \mathbb{R}^N, \,\, de \,\, classe \,\,(\mathcal{C}^0) \,\, et \,\, (\mathcal{C}^1 \,\, par \,\, morceaux) \,\, ou \,\, sans \,\, bord\Big\}</math>}}
====Définitions de <math>{{\cal P}olytopes}_i(\mathbb{R}^N)</math> et de <math>{PV}_i(\mathbb{R}^N)</math>, pour <math>i \in \N_N</math> et <math>N \in \N^*</math>====
{{Théorème|titre=|contenu=Soit <math>N \in \N^*</math>.
Soit <math>i \in \N_N</math>.
1) <math>{{\cal P}olytopes}_i(\mathbb{R}^N)</math>
<math>\displaystyle{\underset{d\acute{e}f}{=} \Big\{{P_i^N} \in {\cal P}(\R^N)\,\, \Big| \,\, {P_i^N} \,\, polytope \,\, de \,\, \mathbb{R}^N \,\, (c\mbox{-}\grave{a}\mbox{-}d \,\, poly\grave{e}dre \,\, compact, \,\, convexe \,\,[connexe] \,\, de \,\, \mathbb{R}^N) \,\, et \,\, {dim}({P_i^N}) = i\Big\} \bigcup \{\emptyset\}}</math>.
<math>\displaystyle{= \Big\{{P_i^N} \in {{\cal P}olytopes}(\mathbb{R}^N)\,\, \Big| \,\,{dim}({P_i^N}) = i\Big\} \bigcup \{\emptyset\}}</math>.
2) <math>{PV}_i(\mathbb{R}^N)</math>
<math>\displaystyle{\underset{d\acute{e}f}{=} \Big\{{A_i^N} \in {\cal P}(\mathbb{R}^N) \,\,\Big| \,\, {A_i^N} \,\, sous\text{-}vari\acute{e}t\acute{e} \,\, compacte, \,\, convexe \,\, (connexe) \,\, de \,\, \mathbb{R}^N, \,\, de \,\, classe \,\,(\mathcal{C}^0) \,\, et \,\, (\mathcal{C}^1 \,\, par \,\, morceaux)}</math>
<math>\displaystyle{et \,\, {dim}({A_i^N}) = i\Big\} \bigcup \{\emptyset\}}</math>
<math>\displaystyle{= \Big\{{A_i^N} \in {PV}(\R^N)\,\, \Big| \,\, {dim}({A_i^N}) = i\Big\} \bigcup \{\emptyset\}}</math>}}
====Théorème admis (formule de STEINER-MINKOWSKI pour <math>P_N</math> et coefficients de STEINER-MINKOWSKI <math>{\cal L}_{i,N}(P_N)</math> pour <math>P_N</math>, avec <math>P_N = P_N^N \in {{\cal P}olytopes}_N(\mathbb{R}^N)</math>, <math>i \in \N_N</math> et <math>N \in \N^*</math>)====
{{Théorème|titre=|contenu=Soit <math>N \in \N^*</math>.
Soit <math>P_N \in {{\cal P}olytopes}_N(\mathbb{R}^N)</math>.
On pose <math>\forall r \in \mathbb{R}_+, \,\, \overline{B_{\mathbb{R}^N}(P_N,r)} = \{x \in \mathbb{R}^N | d(P_N,x) \leq r\} = P_N + r \,\, \overline{B_{\mathbb{R}^N}(O_N,1)}</math>.
Alors <math>\displaystyle{\exists ! {\Big({\cal L}_{i,N}(P_N)\Big)}_{i \in \N_N} \subset \mathbb{R}_+, \,\,\forall r \in \mathbb{R}_+, \,\,{vol}^N\Big(\overline{B_{\mathbb{R}^N}(P_N,r)}\Big) = {vol}^N\Big(P_N + r \,\, \overline{B_{\mathbb{R}^N}(O_N,1)}\Big) = \sum_{i \in \N_N} {\cal L}_{i,N}(P_N)\,\, r^i}</math>
où <math>O_N</math> est l'origine du repère orthonormé <math>{\cal R}_N</math> de <math>\mathbb{R}^N</math>.
On a <math>{\cal L}_{0,N}(P_N) = {vol}^N(P_N)</math>, <math>{\cal L}_{1,N}(P_N) = {vol}^{N-1}(\partial P_N)</math> et <math>{\cal L}_{N,N}(P_N) = {vol}^N\Big(\overline{B_{\mathbb{R}^N}(O_N,1)}\Big)</math>.
La suite <math>{\Big({\cal L}_{i,N}(P_N)\Big)}_{i \in \N_N}</math> est appelée la suite des coefficients de STEINER-MINKOWSKI pour le polytope <math>P_N</math>.}}
'''''Remarque :''''' Pour la suite, il faut donner la forme de ce théorème généralisé à <math>P_i^N \in {{\cal P}olytopes}_i(\mathbb{R}^N)</math>, pour <math>i \in \N_N</math>.
La saga du "cardinal" version 4 {{supra|Liens}}
'''''Remarque : '''''
La formule de STEINER-MINKOWSKI ne s'applique qu'à des parties compactes convexes d'un espace euclidien :
Donc pour trouver une formule générale pour les parties compactes quelconques de <math>\mathbb{R}^N</math>, il va falloir creuser d'avantage.
====Théorème admis de HADWIGER====
{{Théorème|titre=|contenu=[[w:en:Hadwiger's theorem#Valuations|Théorème de HADWIGER (en anglais)]]}}
====Lemme admis (sur les coefficients <math>\mathcal{L}_{j,i}(P_i^N), \,\, c_{j,i}(P_i^N)</math> et les applications <math>\mathcal{L}_{j,i}, \,\, c_{j,i} \in \mathcal{C}^0\Big({{\cal P}olytopes}_i(\R^N),\R\Big)</math>, pour <math>P_i^N \in {\mathcal{P}olytopes}_i(\R^N)</math>, <math>j \in \N_i</math>, <math>i \in \N_N</math> et <math>N \in \N^*</math>, et, en particulier, sur les coefficients <math>\mathcal{L}_{i,N}(P_N), \,\, c_{i,N}(P_N)</math> et les applications <math>\mathcal{L}_{i,N}, \,\, c_{i,N} \in \mathcal{C}^0\Big({{\cal P}olytopes}_N(\R^N),\R\Big)</math>, pour <math>P_N = P_N^N \in {\mathcal{P}olytopes}_N(\R^N)</math>, <math>i \in \N_N</math> et <math>N \in \N^*</math>)====
{{Théorème|titre=|contenu=Soit <math>N \in \N^*</math>.
Soit <math>i \in \N_N</math>
1) Soit <math>\displaystyle{P_N \in {{\cal P}olytopes}_N(\mathbb{R}^N)}</math>.
Soient
<math>\displaystyle{\forall i \in \N_N, \,\, c_{i,N}(P_N) =\frac{\mathcal{L}_{N-i,N}(P_{N})}{\beta(N-i)}}</math>
où
<math>\displaystyle{\forall i \in \N_N, \,\,\beta(i) = {vol}^i\Big(\overline{B_{\mathbb{R}^i}(O_i,1)}\Big)}</math>,
<math>\forall i \in \N_N, \,\, O_i</math> est l'origine du repère orthonormé <math>{\cal R}_i</math> de <math>\mathbb{R}^i</math>,
<math>{\Big(\mathcal{L}_{i,N}(P_{N})\Big)}_{i \in \N_N}</math> est la suite des coefficients de STEINER-MINKOWSKI pour le polytope <math>P_N</math>.
On a : <math>{\cal L}_{0,N}(P_N) = {vol}^N(P_N)</math>, <math>{\cal L}_{1,N}(P_N) = {vol}^{N-1}(\partial P_N)</math> et <math>{\cal L}_{N,N}(P_N) = {vol}^N\Big(\overline{B_{\mathbb{R}^N}(O_N,1)}\Big)</math>,
et on a : <math>c_{0,N}(P_N) = 1</math>.
Soient
<math>\forall i \in \N_N, \,\, {\cal L}_{i,N} \,\, : \,\, {{\cal P}olytopes}_N(\R^N) \,\, \longrightarrow \,\, \R \,\, : \,\, P_N \,\, \longmapsto \,\, {\cal L}_{i,N}(P_N)</math>
<math>\forall i \in \N_N, \,\, c_{i,N} \,\, : \,\, {{\cal P}olytopes}_N(\R^N) \,\, \longrightarrow \,\, \R \,\, : \,\, P_N \,\, \longmapsto \,\, c_{i,N}(P_N)</math>.
On a :
<math>{\forall i \in \N_N, \,\, {\cal L}_{i,N} \in \mathcal{C}^0\Big({{\cal P}olytopes}_N(\R^N),\R\Big)}</math>,
<math>{\forall i \in \N_N, \,\, c_{i,N} \in \mathcal{C}^0\Big({{\cal P}olytopes}_N(\R^N),\R\Big)}</math>.
2) Soit <math>\displaystyle{P_i^N \in {{\cal P}olytopes}_i(\mathbb{R}^N)}</math>.
Soient
<math>\displaystyle{\forall j \in \N_i, \,\, c_{j,i}(P_i^N) =\frac{\mathcal{L}_{i-j,i}(P_i^{N})}{\beta(i-j)}}</math>
où
<math>\displaystyle{\forall j \in \N_i, \,\,\beta(j) = {vol}^j\Big(\overline{B_{\mathbb{R}^j}(O_j,1)}\Big)}</math>
<math>\forall j \in \N_i, \,\, O_j</math> est l'origine du repère orthonormé <math>{\cal R}_j</math> de <math>\mathbb{R}^j</math>
<math>{\Big(\mathcal{L}_{j,i}(P_i^{N})\Big)}_{j \in \N_i}</math> est la suite de coefficients donnée par la formule de STEINER-MINKOWSKI pour le polytope <math>P_i^N</math>.
On a : <math>{\cal L}_{0,i}(P_i^N) = {vol}^i(P_i^N)</math>, <math>{\cal L}_{1,i}(P_i^N) = {vol}^{i-1}(\partial P_i^N)</math> et <math>{\cal L}_{i,i}(P_i^N) = {vol}^i\Big(\overline{B_{\mathbb{R}^i}(O_i,1)}\Big)</math>
et on a : <math>c_{0,i}(P_i^N) = 1</math>.
Soient
<math>\forall j \in \N_i, \,\, {\cal L}_{j,i} \,\, : \,\, {{\cal P}olytopes}_i(\R^N) \,\, \longrightarrow \,\, \R \,\, : \,\, P_i^N \,\, \longmapsto \,\, {\cal L}_{j,i}(P_i^N)</math>
et où <math>\forall j \in \N_i, \,\, c_{j,i} \,\, : \,\, {{\cal P}olytopes}_i(\R^N) \,\, \longrightarrow \,\, \R \,\, : \,\, P_i^N \,\, \longmapsto \,\, c_{j,i}(P_i^N)</math>,
On a :
<math>{\forall j \in \N_i, \,\, {\cal L}_{j,i} \in \mathcal{C}^0\Big({{\cal P}olytopes}_i(\R^N),\R\Big)}</math>,
<math>{\forall j \in \N_i, \,\, c_{j,i} \in \mathcal{C}^0\Big({{\cal P}olytopes}_i(\R^N),\R\Big)}</math>.}}
'''''Démonstration :''''' Il faut utiliser le théorème donnant la formule de STEINER-MINKOWSKI et le [[w:en:Hadwiger's theorem#Valuations|Théorème de HADWIGER (en anglais)]].
<small>
'''''Remarque :''''' La notion de continuité dont il est question, ici, est associée à la topologie de HAUSDORFF.
</small>
====Théorème admis (<math>\displaystyle{{card}_{Q} \in \mathcal{C}^0\Big({{\cal P}olytopes}(\R^N),F\Big)}</math>, <math>\displaystyle{{card}_{Q,i} \in \mathcal{C}^0\Big({{\cal P}olytopes}_i(\R^N),F\Big)}</math> et formule donnant la F-quantité de <math>P_i^N \in {{\cal P}olytopes}_i(\mathbb{R}^N)</math>, pour <math>i \in \N_N</math> et <math>N \in \N^*</math>, et, en particulier, de <math>P_N = P_N^N \in {{\cal P}olytopes}_N(\mathbb{R}^N)</math>, pour <math>N \in \N^*</math>, en fonction de la F-quantité de l'intervalle <math>[0,1[</math>)====
{{Théorème|titre=|contenu=Soit <math>N \in \N^*</math>.
Soit <math>i \in \N_N</math>
Reprenons les notations du lemme précédent.
1) <math>\exists ! {card}_{Q,N} \,\, : \,\, {{\cal P}olytopes}_N(\mathbb{R}^N) \,\, \longrightarrow \,\, F,</math>
telle que <math>\forall {{\cal R}_N}' \,\, rep\grave{e}re \,\, orthonorm\acute{e} \,\, de \,\, \mathbb{R}^N, \,\, {{card}_{Q,{{\cal R}_N}'}}_{\Big|{{\cal P}olytopes}_N(\mathbb{R}^N)} = {card}_{Q,N}</math>
et telle que <math>\displaystyle{\forall P_N \in {{\cal P}olytopes}_N(\mathbb{R}^N), \,\, {card}_{Q,N}(P_{N}) = \sum_{i \in \N_N} c_{i,N}(P_{N})\,\, {card}_{Q,1}^i([0,1[)}</math>.
On a :
<math>\displaystyle{{card}_{Q,N} \in \mathcal{C}^0\Big({{\cal P}olytopes}_N(\R^N),F\Big)}</math>
2)<math>\exists ! {card}_{Q,i} \,\, : \,\, {{\cal P}olytopes}_i(\mathbb{R}^N) \,\, \longrightarrow \,\, F,</math>
telle que <math>\forall {{\cal R}_N}' \,\, rep\grave{e}re \,\, orthonorm\acute{e} \,\, de \,\, \mathbb{R}^N, \,\, {{card}_{Q,{{\cal R}_N}'}}_{\Big|{{\cal P}olytopes}_i(\mathbb{R}^N)} = {card}_{Q,i}</math>
et telle que <math>\displaystyle{\forall P_i^N \in {{\cal P}olytopes}_i(\mathbb{R}^N), \,\, {card}_{Q,N}(P_i^{N}) = \sum_{j \in \N_i} c_{j,i}(P_i^{N})\,\, {card}_{Q,1}^j([0,1[)}</math>.
On a : <math>\displaystyle{{card}_{Q,i} \in \mathcal{C}^0\Big({{\cal P}olytopes}_i(\R^N),F\Big)}</math>.
''Remarque'' : On peut aussi poser <math>\displaystyle{{card}_Q \,\,: \,\, {{\cal P}olytopes}(\mathbb{R}^N) = \bigsqcup_{i \in \N_N} {{\cal P}olytopes}_i(\mathbb{R}^N) \longrightarrow F}</math> telle que <math>\displaystyle{\forall i \in \N_N, \,\,{{card}_Q}_{\Big|{{\cal P}olytopes}_i(\mathbb{R}^N)} = {card}_{Q,i}}</math>
et telle que <math>\displaystyle{\forall i \in \N_N, \,\, \forall P_i^N \in {{\cal P}olytopes}_i(\mathbb{R}^N), \,\, {card}_{Q,i}(P_i^N) = \sum_{j \in \N_i} c_{j,i}(P_i^N)\,\, {card}_{Q,1}^j([0,1[)}</math>.
On a : <math>\displaystyle{{card}_{Q} \in \mathcal{C}^0\Big({{\cal P}olytopes}(\R^N),F\Big)}</math>.}}
'''''Démonstration :''''' Il faut utiliser le théorème donnant la formule de STEINER-MINKOWSKI, le [[w:en:Hadwiger's theorem#Valuations|Théorème de HADWIGER (en anglais)]] et le lemme précédent :
Cf. La saga du "cardinal" version 4, Théorème de HADWIGER {{supra|Liens}}
<small>
'''''Remarque :''''' La notion de continuité dont il est question, ici, est associée à la topologie de HAUSDORFF.
'''''Remarque :''''' Dans un 1er temps, on peut remplacer l'ensemble "<math>F</math>" par l'ensemble "<math>\N \bigsqcup +\infty</math>" où, ici, <math>+\infty = \{x \,\,|\,\, \forall a \in \R, \,\, x > a\}</math>.
'''''Remarque :''''' On aurait pu poser <math>\displaystyle{\forall i \in \N_N, \,\, c_{i,N}(P_N) =\frac{\mathcal{L}_{i,N}(P_{N})}{\beta(i)}}</math>, c'est-à-dire inverser l'ordre des termes, mais si on faisait cela, notre interprétation de chacun de ces termes ne s'accorderait pas avec celle de Michel COSTE, qui est, ici, notre référent et notre guide.
</small>
====Proposition admise (<math>\displaystyle{\overline{{{\cal P}olytopes}_i(\mathbb{R}^N)}^{{PV}_i(\mathbb{R}^N)} = {PV}_i(\mathbb{R}^N)}</math>, pour <math>i \in \N_N</math> et <math>N \in \N^*</math>, et, en particulier, <math>\displaystyle{\overline{{{\cal P}olytopes}_N(\mathbb{R}^N)}^{{PV}_N(\mathbb{R}^N)} = {PV}_N(\mathbb{R}^N)}</math>, pour <math>N \in \N^*</math>)====
{{Théorème|titre=|contenu=Soit <math>N \in \N^*</math>.
Soit <math>i \in \N_N</math>
1) <math>\displaystyle{\overline{{{\cal P}olytopes}_N(\mathbb{R}^N)}^{{PV}_N(\mathbb{R}^N)} = {PV}_N(\mathbb{R}^N)}</math>
c'est-à-dire
<math>\displaystyle{\forall A_N \in {PV}_N(\mathbb{R}^N)}</math>, <math>\displaystyle{\exists {(P_{N,n})}_{n \in \N} \subset {{\cal P}olytopes}_N(\mathbb{R}^N), \,\, A_N = \lim_{n \rightarrow + \infty} P_{N,n}}</math>
c'est-à-dire
<math>\displaystyle{{{\cal P}olytopes}_N(\mathbb{R}^N)}</math> est dense dans <math>{PV}_N(\mathbb{R}^N)</math>.
2) <math>\displaystyle{\overline{{{\cal P}olytopes}_i(\mathbb{R}^N)}^{{PV}_i(\mathbb{R}^N)} = {PV}_i(\mathbb{R}^N)}</math>
c'est-à-dire
<math>\displaystyle{\forall A_i^N \in {PV}_i(\mathbb{R}^N)}</math>, <math>\displaystyle{\exists {(P_{i,n}^N)}_{n \in \N} \subset {{\cal P}olytopes}_i(\mathbb{R}^N), \,\, A_i^N = \lim_{n \rightarrow + \infty} P_{i,n}^N}</math>
c'est-à-dire
<math>\displaystyle{{{\cal P}olytopes}_i(\mathbb{R}^N)}</math> est dense dans <math>{PV}_i(\mathbb{R}^N)</math>.}}
La saga du "cardinal" version 4 {{supra|Liens}}
{{ancre|Corollaire}}
====Lemme (sur les coefficients <math>\widetilde{\mathcal{L}_{j,i}}(A_i^N), \,\, \widetilde{c_{j,i}}(A_i^N)</math> et les applications <math>\widetilde{\mathcal{L}_{j,i}}, \,\, \widetilde{c_{j,i}} \in \mathcal{C}^0\Big({PV}_i(\R^N),\R\Big)</math>, pour <math>A_i^N \in {PV}_i(\R^N)</math>, <math>j \in \N_i</math>, <math>i \in \N_N</math> et <math>N \in \N^*</math>, et, en particulier, sur les coefficients <math>\widetilde{\mathcal{L}_{i,N}}(A_N), \,\, \widetilde{c_{i,N}}(A_N)</math> et les applications <math>\widetilde{\mathcal{L}_{i,N}}, \,\, \widetilde{c_{i,N}} \in \mathcal{C}^0\Big({PV}_N(\R^N),\R\Big)</math>, pour <math>A_N = A_N^N \in {PV}_N(\R^N)</math>, <math>i \in \N_N</math> et <math>N \in \N^*</math>)====
{{Théorème|titre=|contenu=Soit <math>N \in \N^*</math>.
Soit <math>i \in \N_N</math>
Reprenons les notations de la proposition et du théorème précédents.
1) D'après la proposition précédente :
Soit <math>\displaystyle{A_N \in {PV}_N(\mathbb{R}^N)}</math>, alors <math>\displaystyle{\exists {(P_{N,n})}_{n \in \N} \subset {{\cal P}olytopes}_N(\mathbb{R}^N)}</math> telle que <math>\displaystyle{A_N = \lim_{n \rightarrow + \infty} P_{N,n}}</math>
On a :
'''''(*1-1)''''' <math>{\forall i \in \N_N, \,\, {\cal L}_{i,N} \in \mathcal{C}^0\Big({{\cal P}olytopes}_N(\R^N),\R\Big)}</math>,
et on peut définir grâce à un théorème de prolongement des applications continues :
<math>{\Big(\widetilde{{\cal L}_{i,N}}(A_N)\Big)}_{i \in \N_N} \subset \R</math>, telle que <math>\displaystyle{\forall i \in \N_N, \,\, \widetilde{{\cal L}_{i,N}}(A_N) = \widetilde{{\cal L}_{i,N}}(\lim_{n \rightarrow +\infty} P_{N,n}) = \displaystyle{\lim_{n \rightarrow +\infty} {\cal L}_{i,N}(P_{N,n})}}</math>,
et montrer que cette définition ne dépend pas de la suite <math>{(P_{N,n})}_{n \in \N}</math> choisie de la proposition précédente.
On a :
'''''(*2-1)''''' <math>{\forall i \in \N_N, \,\, c_{i,N} \in \mathcal{C}^0\Big({{\cal P}olytopes}_N(\R^N),\R\Big)}</math>,
et on peut définir grâce à un théorème de prolongement des applications continues :
<math>{\Big(\widetilde{c_{i,N}}(A_N)\Big)}_{i \in \N_N} \subset \R</math>, telle que <math>\displaystyle{\forall i \in \N_N, \,\, \widetilde{c_{i,N}}(A_N) = \widetilde{c_{i,N}}(\lim_{n \rightarrow +\infty} P_{N,n}) = \displaystyle{\lim_{n \rightarrow +\infty} c_{i,N}(P_{N,n})}}</math>,
et montrer que cette définition ne dépend pas de la suite <math>{(P_{N,n})}_{n \in \N}</math> choisie de la proposition précédente.
Et on a :
<math>\displaystyle{\forall i \in \N_N,}</math>
<math>\displaystyle{\exists ! \widetilde{{\cal L}_{i,N}} \in \mathcal{C}^0\Big({PV}_N(\R^N),\R\Big)}</math>,
telle que <math>\displaystyle{\widetilde{{\cal L}_{i,N}}_{|{{\cal P}olytopes}_N(\R^N)} = {\cal L}_{i,N}}</math>,
c'est l'application <math>\displaystyle{\widetilde{{\cal L}_{i,N}} \,\, : \,\, {PV}_N(\mathbb{R}^N) \,\, \longrightarrow \R \,\, : \,\, A_N \,\, \longmapsto \,\, \widetilde{{\cal L}_{i,N}}(A_N)}</math>, où <math>\widetilde{{\cal L}_{i,N}}(A_N)</math> a été défini, précédemment,
et
<math>\displaystyle{\forall i \in \N_N,}</math>
<math>\displaystyle{\exists ! \widetilde{c_{i,N}} \in \mathcal{C}^0\Big({PV}_N(\R^N),\R\Big)}</math>,
telle que <math>\displaystyle{\widetilde{c_{i,N}}_{|{{\cal P}olytopes}_N(\R^N)} = c_{i,N}}</math>,
c'est l'application <math>\displaystyle{\widetilde{c_{i,N}} \,\, : \,\, {PV}_N(\mathbb{R}^N) \,\, \longrightarrow \R \,\, : \,\, A_N \,\, \longmapsto \,\, \widetilde{c_{i,N}}(A_N)}</math>, où <math>\widetilde{c_{i,N}}(A_N)</math> a été défini, précédemment,
et on a : <math>\widetilde{{\cal L}_{0,N}}(A_N) = {vol}^N(A_N)</math>, <math>\widetilde{{\cal L}_{1,N}}(A_N) = {vol}^{N-1}(\partial A_N)</math> et <math>\widetilde{{\cal L}_{N,N}}(A_N) = {vol}^N\Big(\overline{B_{\mathbb{R}^N}(O_N,1)}\Big)</math>,
et on a : <math>\widetilde{c_{0,N}}(A_N) = 1</math>.
2) D'après la proposition précédente :
Soit <math>\displaystyle{A_i^N \in {PV}_i(\mathbb{R}^N)}</math>, alors <math>\displaystyle{\exists {(P_{i,n}^N)}_{n \in \N} \subset {{\cal P}olytope}_i(\mathbb{R}^N)}</math> telle que <math>\displaystyle{A_i^N = \lim_{n \rightarrow + \infty} P_{i,n}^N}</math>
On a :
'''''(*1-2)''''' <math>{\forall j \in \N_i, \,\, {\cal L}_{j,i} \in \mathcal{C}^0\Big({{\cal P}olytopes}_i(\R^N),\R\Big)}</math>,
et on peut définir grâce à un théorème de prolongement des applications continues :
<math>{\Big(\widetilde{{\cal L}_{j,i}}(A_i^N)\Big)}_{j \in \N_i} \subset \R</math>, telle que <math>\displaystyle{\forall j \in \N_i, \,\, \widetilde{{\cal L}_{j,i}}(A_i^N) = \widetilde{{\cal L}_{j,i}}(\lim_{n \rightarrow +\infty} P_{i,n}^N) = \displaystyle{\lim_{n \rightarrow +\infty} {\cal L}_{j,i}(P_{i,n}^N)}}</math>,
et montrer que cette définition ne dépend pas de la suite <math>{(P_{i,n}^N)}_{n \in \N}</math> choisie de la proposition précédente.
On a :
'''''(*2-2)''''' <math>{\forall j \in \N_i, \,\, c_{j,i} \in \mathcal{C}^0\Big({{\cal P}olytopes}_i(\R^N),\R\Big)}</math>,
et on peut définir grâce à un théorème de prolongement des applications continues :
<math>{\Big(\widetilde{c_{j,i}}(A_i^N)\Big)}_{j \in \N_i} \subset \R</math>, telle que <math>\displaystyle{\forall j \in \N_i, \,\, \widetilde{c_{j,i}}(A_i^N) = \widetilde{c_{j,i}}(\lim_{n \rightarrow +\infty} P_{i,n}^N) = \displaystyle{\lim_{n \rightarrow +\infty} c_{j,i}(P_{i,n}^N)}}</math>,
et montrer que cette définition ne dépend pas de la suite <math>{(P_{i,n}^N)}_{n \in \N}</math> choisie de la proposition précédente.
Et on a :
<math>\displaystyle{\forall j \in \N_i,}</math>
<math>\displaystyle{\exists ! \widetilde{{\cal L}_{j,i}} \in \mathcal{C}^0\Big({PV}_i(\R^N),\R\Big)}</math>,
telle que <math>\displaystyle{\widetilde{{\cal L}_{j,i}}_{|{{\cal P}olytopes}_i(\R^N)} = {\cal L}_{j,i}}</math>,
c'est l'application <math>\displaystyle{\widetilde{{\cal L}_{j,i}} \,\, : \,\, {PV}_i(\mathbb{R}^N) \,\, \longrightarrow \R \,\, : \,\, A_i^N \,\, \longmapsto \,\, \widetilde{{\cal L}_{j,i}}(A_i^N)}</math>, où <math>\widetilde{{\cal L}_{j,i}}(A_i^N)</math> a été défini, précédemment,
et
<math>\displaystyle{\forall j \in \N_i,}</math>
<math>\displaystyle{\exists ! \widetilde{c_{j,i}} \in \mathcal{C}^0\Big({PV}_i(\R^N),\R\Big)}</math>,
telle que <math>\displaystyle{\widetilde{c_{j,i}}_{|{{\cal P}olytopes}_i(\R^N)} = c_{j,i}}</math>,
c'est l'application <math>\displaystyle{\widetilde{c_{j,i}} \,\, : \,\, {PV}_i(\mathbb{R}^N) \,\, \longrightarrow \R \,\, : \,\, A_N \,\, \longmapsto \,\, \widetilde{c_{j,i}}(A_i^N)}</math>, où <math>\widetilde{c_{j,i}}(A_i^N)</math> a été défini, précédemment,
et on a : <math>\widetilde{{\cal L}_{0,i}}(A_i^N) = {vol}^i(A_i^N)</math>, <math>\widetilde{{\cal L}_{1,i}}(A_i^N) = {vol}^{i-1}(\partial A_i^N)</math> et <math>\widetilde{{\cal L}_{i,i}}(A_i^N) = {vol}^i\Big(\overline{B_{\mathbb{R}^i}(O_i,1)}\Big)</math>
et <math>\widetilde{c_{0,i}}(A_i^N) = 1</math>.}}
<small>
'''''Remarque :''''' La notion de continuité dont il est question, ici, est associée à la topologie de HAUSDORFF.
</small>
====Théorème (<math>\displaystyle{\widetilde{{card}_{Q}} \in \mathcal{C}^0\Big({PV}(\R^N),F\Big)}</math>, <math>\displaystyle{\widetilde{{card}_{Q,i}} \in \mathcal{C}^0\Big({PV}_i(\R^N),F\Big)}</math> et formule donnant la F-quantité de <math>A_i^N \in {PV}_i(\R^N)</math>, pour <math>i \in \N_N</math> et <math>N \in \N^*</math>, et, en particulier, de <math>A_N = A_N^N \in {PV}_N(\R^N)</math>, pour <math>N \in \N^*</math>, en fonction de la F-quantité de l'intervalle <math>[0,1[</math>)====
{{Théorème|titre=|contenu=Soit <math>N \in \N^*</math>.
Soit <math>i \in \N_N</math>.
Reprenons les notations de la proposition, du lemme et du théorème précédents.
1) D'après la proposition précédente :
Soit <math>\displaystyle{A_N \in {PV}_N(\mathbb{R}^N)}</math>, alors <math>\displaystyle{\exists {(P_{N,n})}_{n \in \N} \subset {{\cal P}olytopes}_N(\mathbb{R}^N)}</math> telle que <math>\displaystyle{A_N = \lim_{n \rightarrow + \infty} P_{N,n}}</math>
D'après le théorème précédent, on a : '''''(*3-1)''''' <math>\displaystyle{{card}_{Q,N} \in \mathcal{C}^0\Big({{\cal P}olytopes}_N(\R^N),F\Big)}</math>
et on peut définir grâce à un théorème de prolongement des applications continues :
<math>\displaystyle{\widetilde{{card}_{Q,N}}(A_N) = \widetilde{{card}_{Q,N}}(\lim_{n \rightarrow +\infty} P_{N,n}) = \displaystyle{\lim_{n \rightarrow +\infty} {card}_{Q,N}(P_{N,n})}}</math>,
et montrer que cette définition ne dépend pas de la suite <math>{(P_{N,n})}_{n \in \N}</math> choisie de la proposition précédente,
et comme <math>\displaystyle{\forall n \in \N, \,\, {card}_{Q,N}(P_{N,n}) = \sum_{i \in \N_N} c_{i,N}(P_{N,n})\,\, {card}_{Q,1}^i([0,1[)}</math>,
<math>\exists ! \widetilde{{card}_{Q,N}} \in \mathcal{C}^0\Big({PV}_N(\R^N),F\Big)</math>,
telle que <math>\forall {{\cal R}_N}' \,\, rep\grave{e}re \,\, orthonorm\acute{e} \,\, de \,\, \mathbb{R}^N, \,\, {{card}_{Q,{{\cal R}_N}'}}_{\Big|{PV}_N(\mathbb{R}^N)} = \widetilde{{card}_{Q,N}}</math>,
et telle que <math>\displaystyle{\widetilde{{card}_{Q,N}}_{|{{\cal P}olytope}_N(\R^N)} = {card}_{Q,N}}</math>,
et telle que '''''[comme, on a (*1-1), (*2-1) et (*3-1)]''''' :
<math>\displaystyle{\forall A_N \in {PV}_N(\mathbb{R}^N)},</math> <math>\displaystyle{\exists {(P_{N,n})}_{n \in \N} \subset {{\cal P}olytopes}_N(\mathbb{R}^N)}</math> telle que <math>\displaystyle{A_N = \lim_{n \rightarrow + \infty} P_{N,n},}</math>
<math>\displaystyle{\widetilde{{card}_{Q,N}}(A_N) = \widetilde{{card}_{Q,N}}(\lim_{n \rightarrow +\infty} P_{N,n})= \lim_{n \rightarrow +\infty} {card}_{Q,N}(P_{N,n}) = \lim_{n \rightarrow +\infty} \sum_{i \in \N_N} c_{i,N}(P_{N,n})\,\, {card}_{Q,1}^i([0,1[)}</math>
<math>\displaystyle{ = \sum_{i \in \N_N} \lim_{n \rightarrow +\infty} c_{i,N}(P_{N,n}) \,\, {card}_{Q,1}^i([0,1[) = \sum_{i \in \N_N} \widetilde{c_{i,N}}(\lim_{n \rightarrow +\infty} P_{N,n}) \,\, {card}_{Q,1}^i([0,1[) = \sum_{i \in \N_N} \widetilde{c_{i,N}}(A_N)\,\, {card}_{Q,1}^i([0,1[) = \sum_{i \in \N_N} \widetilde{c_{i,N}}(A_N)\,\, \widetilde{{card}_{Q,1}}^i([0,1[)}</math>,
c'est-à-dire telle que :
<math>\displaystyle{\forall A_N \in {PV}_N(\mathbb{R}^N), \,\, \widetilde{{card}_{Q,N}}(A_N) = \sum_{i \in \N_N} \widetilde{c_{i,N}}(A_N)\,\, \widetilde{{card}_{Q,1}}^i([0,1[)}</math>.
C'est l'application <math>\widetilde{{card}_{Q,N}} \,\, : {PV}_N(\mathbb{R}^N) \,\, \longrightarrow \,\, F \,\, : \,\, A_N \,\, \mapsto \,\, \widetilde{{card}_{Q,N}}(A_N)</math>, avec <math>\widetilde{{card}_{Q,N}}(A_N)</math> défini précédemment,
2) D'après la proposition précédente :
Soit <math>\displaystyle{A_i^N \in {PV}_i(\mathbb{R}^N)}</math>, alors <math>\displaystyle{\exists {(P_{i,n}^N)}_{n \in \N} \subset {{\cal P}olytopes}_i(\mathbb{R}^N)}</math> telle que <math>\displaystyle{A_i^N = \lim_{n \rightarrow + \infty} P_{i,n}^N}</math>
D'après le théorème précédent, on a : '''''(*3-2)''''' <math>\displaystyle{{card}_{Q,i} \in \mathcal{C}^0\Big({{\cal P}olytopes}_i(\R^N),F\Big)}</math>
et on peut définir grâce à un théorème de prolongement des applications continues :
<math>\displaystyle{\widetilde{{card}_{Q,i}}(A_i^N) = \widetilde{{card}_{Q,i}}(\lim_{n \rightarrow +\infty} P_{i,n}^N) = \displaystyle{\lim_{n \rightarrow +\infty} {card}_{Q,i}(P_{i,n}^N)}}</math>,
et montrer que cette définition ne dépend pas de la suite <math>{(P_{i,n}^N)}_{n \in \N}</math> choisie de la proposition précédente,
et comme <math>\displaystyle{\forall n \in \N, \,\, {card}_{Q,i}(P_{i,n}^N) = \sum_{j \in \N_i} c_{j,i}(P_{i,n}^N)\,\, {card}_{Q,1}^j([0,1[)}</math>,
<math>\displaystyle{\exists ! \widetilde{{card}_{Q,i}} \in \mathcal{C}^0\Big({PV}_i(\R^N),F\Big)}</math>,
telle que <math>\forall {{\cal R}_N}' \,\, rep\grave{e}re \,\, orthonorm\acute{e} \,\, de \,\, \mathbb{R}^N, \,\, {{card}_{Q,{{\cal R}_N}'}}_{\Big|{PV}_i(\mathbb{R}^N)} = \widetilde{{card}_{Q,i}}</math>,
et telle que <math>\displaystyle{\widetilde{{card}_{Q,i}}_{|{{\cal P}olytopes}_i(\R^N)} = {card}_{Q,i}}</math>,
et telle que '''''[comme, on a (*1-2), (*2-2) et (*3-2)]''''' :
<math>\forall i \in \N_N,</math>
<math>\displaystyle{\forall A_i^N \in {PV}_i(\mathbb{R}^N)},</math> <math>\displaystyle{\exists {(P_{i,n}^N)}_{n \in \N} \subset {{\cal P}olytopes}_i(\mathbb{R}^N)}</math> telle que <math>\displaystyle{A_i^N = \lim_{n \rightarrow + \infty} P_{i,n}^N,}</math>
<math>\displaystyle{\widetilde{{card}_{Q,i}}(A_i^N) = \widetilde{{card}_{Q,i}}(\lim_{n \rightarrow +\infty} P_{i,n}^N)= \lim_{n \rightarrow +\infty} {card}_{Q,i}(P_{i,n}^N) = \lim_{n \rightarrow +\infty} \sum_{j \in \N_i} c_{j,i}(P_{i,n}^N)\,\, {card}_{Q,1}^j([0,1[)}</math>
<math>\displaystyle{ = \sum_{j \in \N_i} \lim_{n \rightarrow +\infty} c_{j,i}(P_{i,n}^N) \,\,{card}_{Q,1}^j([0,1[) = \sum_{j \in \N_i} \widetilde{c_{j,i}}(\lim_{n \rightarrow +\infty} P_{i,n}^N) \,\, {card}_{Q,1}^j([0,1[) = \sum_{j \in \N_i} \widetilde{c_{j,i} }(A_i^N)\,\, {card}_{Q,1}^j([0,1[) = \sum_{j \in \N_i} \widetilde{c_{j,i}}(A_i^N)\,\, \widetilde{{card}_{Q,1}}^j([0,1[)}</math>,
c'est-à-dire telle que :
<math>\displaystyle{\forall A_i^N \in {PV}_i(\mathbb{R}^N), \,\, \widetilde{{card}_{Q,i}}(A_i^N) = \sum_{j \in \N_i} \widetilde{c_{j,i}}(A_i^N)\,\, \widetilde{{card}_{Q,1}}^j([0,1[)}</math>.
C'est l'application <math>\displaystyle{\widetilde{{card}_{Q,i}} \,\, : {PV}_i(\mathbb{R}^N) \,\, \longrightarrow \,\, F: \,\, A_i^N \,\, \mapsto \,\, \widetilde{{card}_{Q,i}}(A_i^N)}</math>, avec <math>\widetilde{{card}_{Q,i}}(A_i^N)</math> défini précédemment.
On peut aussi poser <math>\displaystyle{\widetilde{{card}_Q} : {PV}(\mathbb{R}^N) = \bigsqcup_{i \in \N_N} {PV}_i(\mathbb{R}^N) \longrightarrow F}</math>,
telle que <math>\displaystyle{\widetilde{{card}_Q}_{\Big|\displaystyle{{{\cal P}olytopes}(\R^N) = \bigsqcup_{i \in \N_N}{{\cal P}olytopes}_i(\R^N)}} = {card_Q}}</math>
et telle que <math>\displaystyle{\forall i \in \N_N, \,\,{\widetilde{{card}_Q}}_{\Big|{PV}_i(\mathbb{R}^N)} = \widetilde{{card}_{Q,i}}}</math>,
et telle que '''''[comme, on a (*1-2), (*2-2) et (*3-2)]''''' :
<math>\forall i \in \N_N,</math>
<math>\displaystyle{\forall A_i^N \in {PV}_i(\mathbb{R}^N)},</math> <math>\displaystyle{\exists {(P_{i,n}^N)}_{n \in \N} \subset {{\cal P}olytopes}_i(\mathbb{R}^N)}</math> telle que <math>\displaystyle{A_i^N = \lim_{n \rightarrow + \infty} P_{i,n}^N,}</math>
<math>\displaystyle{\widetilde{{card}_{Q,i}}(A_i^N)= \widetilde{{card}_{Q,i}}(\lim_{n \rightarrow +\infty} P_{i,n}^N)= \lim_{n \rightarrow +\infty} {card}_{Q,i}(P_{i,n}^N) = \lim_{n \rightarrow +\infty} \sum_{j \in \N_i} c_{j,i}(P_{i,n}^N)\,\, {card}_{Q,1}^j([0,1[)}</math>
<math>\displaystyle{ = \sum_{j \in \N_i} \lim_{n \rightarrow +\infty} c_{j,i}(P_{i,n}^N) \,\, {card}_{Q,1}^j([0,1[) = \sum_{j \in \N_i} \widetilde{c_{j,i}}(\lim_{n \rightarrow +\infty} P_{i,n}^N) \,\, {card}_{Q,1}^j([0,1[) = \sum_{j \in \N_i} \widetilde{c_{j,i}}(A_i^N)\,\, {card}_{Q,1}^j([0,1[) = \sum_{j \in \N_i} \widetilde{c_{j,i}}(A_i^N)\,\, \widetilde{{card}_{Q,1}}^j([0,1[)}</math>,
c'est-à-dire telle que :
<math>\displaystyle{\forall A_i^N \in {PV}_i(\mathbb{R}^N), \,\, \widetilde{{card}_{Q,i}}(A_i^N) = \sum_{j \in \N_i} \widetilde{c_{j,i}}(A_i^N)\,\, \widetilde{{card}_{Q,1}}^j([0,1[)}</math>.}}
<small>
'''''Remarque :''''' La notion de continuité dont il est question, ici, est associée à la topologie de HAUSDORFF.
'''''Remarque :''''' Dans un 1er temps, on peut remplacer l'ensemble "<math>F</math>" par l'ensemble "<math>\N \bigsqcup +\infty</math>" où, ici, <math>+\infty = \{x \,\,|\,\, \forall a \in \R, \,\, x > a\}</math>.
'''''Remarque :'''''
Le théorème précédent s'étend, très vraisemblablement, de manière analogue, aux parties compactes, convexes, (connexes) de <math>{\mathbb{R}''}^N</math>, de classe (<math>\mathcal{C}^0</math>) et (<math>\mathcal{C}^1</math> par morceaux).
</small>
===='''Remarque importante'''====
{{Théorème|titre=|contenu=''Michel COSTE, dans ses PDF, a préféré dire que l'hypothèse de définition 3) avec les autres hypothèses de définition de la F-quantité impliquent que :''
Si <math>A_N\in {PV}_N(\R^N)</math>, de classe <math>\mathcal{C}^1</math>
et si <math>\forall n \in \mathbb{N}, \,\, P_{N,n} \in {\mathcal{P}olytopes}_N(\R^N)</math>
et si <math>\displaystyle{\lim_{n \in \mathbb{N}, \,\, n \rightarrow +\infty} \uparrow P_{N,n} = A_N}</math>,
''alors on a :'' <math>\displaystyle{\widetilde{{card}_{Q}}(A_N) = \widetilde{{card}_{Q}}(\displaystyle{\lim_{n \in \mathbb{N}, \,\, n \rightarrow +\infty} P_{N,n}}) = \lim_{n \in \mathbb{N}, \,\, n \rightarrow +\infty} {card}_{Q}(P_{N,n}) }</math>,
''au lieu de dire qu'ils impliquent aussi, de manière plus faible, que :''
Si <math>A_N \in {PV}_N(\R^N)</math>
et si <math>\forall n \in \mathbb{N}, \,\, P_{N,n} \in {\mathcal{P}olytopes}_N(\R^N)</math>
et si <math>\displaystyle{\lim_{n \in \mathbb{N}, \,\, n \rightarrow +\infty} \uparrow P_{N,n} = A_N}</math>,
''alors on a :'' <math>\displaystyle{\widetilde{{card}_{Q}}(A_N) = \widetilde{{card}_{Q}}(\displaystyle{\lim_{n \in \mathbb{N}, \,\, n \rightarrow +\infty} P_{N,n}}) = \lim_{n \in \mathbb{N}, \,\, n \rightarrow +\infty} {card}_{Q}(P_{N,n})}</math>.
''Mais, de même, il aurait aussi préféré dire que cela implique que :''
Si <math>i \in \N_N</math>
et si <math>A_i^N\in {PV}_i(\R^N)</math>, de classe <math>\mathcal{C}^1</math>
et si <math>\forall n \in \mathbb{N}, \,\, P_{i,n}^N \in {\mathcal{P}olytopes}_i(\R^N)</math>
et si <math>\displaystyle{\lim_{n \in \mathbb{N}, \,\, n \rightarrow +\infty} \uparrow P_{i,n}^N = A_i^N}</math>,
''alors on a :'' <math>\displaystyle{\widetilde{{card}_{Q}}(A_i^N) = \widetilde{{card}_{Q}}(\displaystyle{\lim_{n \in \mathbb{N}, \,\, n \rightarrow +\infty} P_{i,n}^N}) = \lim_{n \in \mathbb{N}, \,\, n \rightarrow +\infty} {card}_{Q}(P_{i,n}^N) }</math>,
''au lieu de dire que cela implique aussi, de manière plus faible que :''
Si <math>i \in \N_N</math>
et si <math>A_i^N \in {PV}_i(\R^N)</math>
et si <math>\forall n \in \mathbb{N}, \,\, P_{i,n}^N \in {\mathcal{P}olytopes}_i(\R^N)</math>
et si <math>\displaystyle{\lim_{n \in \mathbb{N}, \,\, n \rightarrow +\infty} \uparrow P_{i,n}^N = A_i^N}</math>,
''alors on a :'' <math>\displaystyle{\widetilde{{card}_{Q}}(A_i^N) = \widetilde{{card}_{Q}}(\displaystyle{\lim_{n \in \mathbb{N}, \,\, n \rightarrow +\infty} P_{i,n}^N}) = \lim_{n \in \mathbb{N}, \,\, n \rightarrow +\infty} {card}_{Q}(P_{i,n}^N)}</math>,
''Je tente de faire certaines généralisations.''
Cela est, probablement, toujours, vrai,
si on remplace "<math>{PV}_N(\R^N)</math>"
par "<math>{PV}(\R^N)</math>",
ou par "réunion finie de parties de <math>{PV}(\R^N)</math>, disjointes",
[et peut-être même, en supposant que <math>A_N</math> est une réunion au plus dénombrable (voire infinie dénombrable non bornée) de parties de <math>{PV}(\R^N)</math>, disjointes, et <math>\forall n \in \mathbb{N}, \,\, P_{N,n}</math> réunion finie de parties de <math>{\mathcal{P}olytopes}_N(\R^N)</math>].
Si tel n'est pas le cas, il est facile de ramener le second cas au premier.}}
==='''Exemples illustratifs de calculs, avec la F-quantité'''===
Soit <math>N \in \N^*</math>.
Soit <math>\forall i \in \N_N^*, \,\, {\cal R}_i</math> un repère orthonormé direct de <math>\mathbb{R}^i</math>, d'origine <math>O_i{(0)}_{j \in \N_i^*}</math> et <math>{\cal R} = {\cal R}_N</math>.
On désigne par <math>\forall i \in \N_N^*, \,\,{card}_{Q,i} = {card}_{Q,{\cal R}_i}</math>, la F-quantité relative au repère <math>{\cal R}_i</math> et <math>{card}_Q = {card}_{Q,{\cal R}}</math>.
<small>
'''Remarque :''' La notion de F-quantité est une notion plus fine que celle de cardinal potentiel (ou de CANTOR) : Elle l'affine.
Mais, on ne sait pas, pour le moment, du moins concernant la partie connue et établie officiellement, aller au delà des parties d'une classe de parties bornées de <math>\mathbb{R}^n</math>, contrairement au cardinal potentiel, qui lui est défini pour toutes les parties de <math>\mathbb{R}^n</math>.
</small>
====Remarque préliminaire 1====
{{Théorème|titre=|contenu=Soit <math>A \in {\cal P}(\mathbb{R})</math>
Soient <math>f : A \longrightarrow \mathbb{R}</math>,
et <math>\displaystyle{G_f = \Big\{(x,y) \in A \times \mathbb{R} \Big| y = f(x) \Big\}}</math>, le graphe de <math>f</math>
et <math>{epi}(f) = \Big\{(x,y) \in A \times \mathbb{R}\Big|y \geq f(x)\Big\}</math>, l'épigraphe de <math>f</math> :
1) Alors si <math>f(A)</math> est fini dénombrable :
<math>\forall a \in \mathbb{R}_+^*,\,\,{card}_{Q,1}\Big((a.f)(A)\Big) = {card}_{Q,1}\Big(f(A)\Big)</math>
2) <math>{card}_{Q,1}\Big((0.f)(A)\Big) = {card}_{Q,1}(\{0\}) = 1 \neq 0 \,\, {card}_{Q,1}\Big(f(A)\Big) = 0</math>
3) <math>{card}_{Q,1}\Big(-f(A)\Big) = {card}_{Q,1}\Big(f(A)\Big)</math>
4) Soient <math>f,g \,\, : A \,\, \longrightarrow \mathbb{R}</math>.
a) <math>f \leq g \Longrightarrow {epi}(f) \supset {epi}(g) \Longrightarrow {card}_{Q,1}\Big({epi}(f)\Big) \geq {card}_{Q,1}\Big({epi}(g)\Big)</math>
b) Soit <math>B \subset A</math> :
Comme <math>epi(f_{|B}) \subset {epi}(f)</math>, on a : <math>{card}_{Q,1}\Big({epi}(f_{|B})\Big) \leq {card}_{Q,1}\Big({epi}(f)\Big)</math>}}
====Remarque importante 4====
{{Théorème|titre=|contenu=Si <math>f'(I) = \{0\}</math> alors <math>f = C_f \in \mathbb{R}</math> et <math>\displaystyle{{card}_{Q,1}(G_f)= {card}_{Q,1}(I)}</math>
En particulier si <math>I = \mathbb{R}</math>
<math>f'(\R) = \{0\}</math> alors <math>{card}_{Q,1}(G_f) = {card}_{Q,1}(\mathbb{R})</math>}}
====Proposition 5====
{{Théorème|titre=|contenu=Soit <math>A \in {\cal P}(\mathbb{R})</math> : <math>\exists{(I_i)}_{i \in \mathbb{Z}}</math> partition de <math>A</math>, telle que <math>\forall i \in \mathbb{Z}</math>, <math>I_i</math> est soit un intervalle de <math>\mathbb{R}</math>, soit un singleton de <math>\mathbb{R}</math>, soit <math>\emptyset</math>.
Soit <math>f \in {\mathcal{C}^1}\mbox{-}{\mathcal{D}iff\acute{e}omorphisme \,\, par \,\, morceaux}(A,\mathbb{R})</math>.
Alors <math>\displaystyle{{card}_{Q,1}(G_f)=\sum_{i \in \mathbb{Z}} {card}_{Q,1}\Big(f(I_i)\Big)}</math>}}
====Revenons aux parties bornées de <math>\mathbb{R}^n</math>, avec <math>n \in \N^*</math>, en particulier, aux parties compactes, convexes, (connexes), de <math>\mathbb{R}^n</math>, avec <math>n = 2</math>====
{{Théorème|titre=|contenu=<math>\forall n \in \N^*, \,\, \forall i \in \N_n, \,\, {card}_{Q,i}</math> est une mesure sur <math>{PV}_i(\R^n)</math>
où <math>\displaystyle{\forall n \in \N^*, \,\, \forall i \in \N_n, \,\,{PV}_i(\R^n) = \{A_i^n \in {PV}(\R^n) \,\, | \,\, {dim}(A_i^n) = i\} \bigcup \{\emptyset\}}</math>
donc :
<math>{card}_{Q,2}\Big(\overline{B_{\mathbb{R}^2} (0,1)}\Big)</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,2} \Bigg(\bigsqcup_{x \in [-1,1]} \bigg[\Big(x,-\sqrt{1-x^2}\Big),\Big(x,\sqrt{1-x^2}\Big)\bigg]\Bigg)}</math>
<math>\displaystyle{= \int_{[-1,1]} {card}_{Q,1} \Bigg(\bigg[\Big(x,-\sqrt{1-x^2}\Big),\Big(x,\sqrt{1-x^2}\Big)\bigg]\Bigg) \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x)}</math>
<math>\displaystyle{= \int_{[-1,1]} {card}_{Q,1} \bigg(\Big[-\sqrt{1-x^2},\sqrt{1-x^2}\Big]\bigg) \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x)}</math>
<math>\displaystyle{= \int_{]-1,1[} {card}_{Q,1} \bigg(\Big[-\sqrt{1-x^2},\sqrt{1-x^2}\Big]\bigg) \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x)+ 2 \,\, {card}_{Q,1}(\{0\})}</math>
<math>\displaystyle{= \int_{]-1,1[} \Bigg({card}_{Q,1} \bigg(\Big[-\sqrt{1-x^2},\sqrt{1-x^2}\Big[\bigg) + 1 \Bigg) \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x) + 2}</math>
<math>\displaystyle{= \int_{]-1,1[} \Bigg({vol}^1 \bigg(\Big[-\sqrt{1-x^2},\sqrt{1-x^2}\Big[\bigg) \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) + 1 \Bigg) \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x) + 2}</math>
<math>\displaystyle{= \int_{]-1,1[} \Bigg(2 \sqrt{1-x^2} \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) + 1 \Bigg) \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x) + 2}</math>
<math>\displaystyle{= 2 \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, \int_{]-1,1[} \sqrt{1-x^2} \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x) + \int_{]-1,1[} d \,\, {card}_{Q,1}(x) + 2}</math>
<math>\displaystyle{= 2 \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, \int_{]-1,1[} \sqrt{1-x^2} \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x) + {card}_{Q,1}(]-1,1[) + 2}</math>
<math>\displaystyle{= 2 \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, \int_{]-1,1[} \sqrt{1-x^2} \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x) + {card}_{Q,1}([-1,1[) - 1 + 2}</math>
<math>\displaystyle{= 2 \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, \int_{]-1,1[} \sqrt{1-x^2} \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x) + {vol}^1([-1,1[) \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= 2 \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, \int_{]-1,1[} \sqrt{1-x^2} \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x) + 2 \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= 2 \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, \Big(\int_{]-1,1[} \sqrt{1-x^2} \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x) + 1 \Big) + 1}</math>
Or d'après l'un des PDF de Michel COSTE :
<math>\displaystyle{{card}_{Q,2}\Big(\overline{B_{\mathbb{R}^2} (0,1)}\Big) = \pi \,\, {card}_{Q,1}^2([0,1[) + \pi \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) + 1 = \pi \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, \Big({card}_{Q,1}([0,1[) + 1\Big) + 1}</math>
donc <math>\displaystyle{2 \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, \Big(\int_{]-1,1[} \sqrt{1-x^2} \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x) + 1 \Big) + 1 = \pi \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, \Big({card}_{Q,1}([0,1[) + 1\Big) + 1}</math>
c'est-à-dire <math>\displaystyle{2 \,\, \Big(\int_{]-1,1[} \sqrt{1-x^2} \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x) + 1 \Big) = \pi \,\, \Big({card}_{Q,1}([0,1[) + 1\Big)}</math>
c'est-à-dire <math>\displaystyle{\int_{]-1,1[} \sqrt{1-x^2} \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x) = \frac{\pi}{2} \,\, \Big({card}_{Q,1}([0,1[) + 1\Big) - 1 = \frac{\pi}{2} \,\, {card}_{Q,1}([0,1]) - 1}</math>
c'est-à-dire <math>\displaystyle{\int_{]-1,1[} \sqrt{1-x^2} \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x) = \Big(\int_{]-1,1[} \sqrt{1-x^2} \,\, d \,\, {vol}^1(x)\Big) \,\, {card}_{Q,1}([0,1]) - 1}</math>
c'est-à-dire <math>\displaystyle{\int_{]-1,1[} \sqrt{1-x^2} \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x) = \frac{\pi}{2} \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) + \frac{\pi}{2} - 1}</math>}}
{{ancre|Décomposition d'une partie bornée de R n}}
<small>
'''''Remarque :''''' <math>]-1,1[ \not \in {PV}_1(\R)</math>, mais il est fort probable que l'on puisse, au lieu de supposer que <math>\forall n \in \N^*, \,\, \forall i \in \N_n, \,\,</math>l'ensemble de départ de <math>{card}_{Q,i}</math> est <math>{PV}_i(\R^n)</math>, supposer, seulement, que ce dernier est <math>{P3}_i(\R^n) = \{A_i^n \in \mathcal{P}(\R^n) \,\,|\,\, A_i^n \,\, born\acute{e}e, \,\, convexe \,\, (connexe), \,\, de \,\, classe \,\, (\mathcal{C}^0) \,\, et \,\, (\mathcal{C}^1 \,\, par \,\, morceaux) \,\, et \,\, {dim}(A_i^n) = i\}</math>.
</small>
''(Calculs peut-être remis en cause car <math>{card}_{Q,i}</math> n'est pas a priori une mesure définie sur <math>{PV}_i(\R^n)</math>, car <math>{PV}_i(\R^n)</math> n'est pas a priori une tribu de parties.)''
===='''Calcul de <math>{card}_{Q,1}\Big(f(\overline{A})\Big)</math> sachant <math>f \in \mathcal{C}^1\mbox{-}diff\acute{e}omorphisme(\overline{A},\mathbb{R}), \,\, {card}_{Q,1}\mbox{-}mesurable</math> et <math>A \in {P3}(\R)</math>'''====
{{Théorème|titre=|contenu=
'''Remarque : Il y a peut-être des erreurs et des passages mal formulés voire faux.'''
Soit <math>N \in \N^*</math>.
Soit <math>i \in \N_N</math>.
Soit <math>{P3}(\R^N) = \{A^N \in {\cal P}(\R^N)\,\,|\,\, A^N \,\, convexe \,\, (simplement \,\, connexe),\,\, born\acute{e}e \,\, de \,\, \R^N, \,\, de \,\, classe \,\,(\mathcal{C}^0) \,\, et \,\, (\mathcal{C}^1 \,\, par \,\, morceaux)\}</math>.
Soit <math>{P3}_i(\R^N) = \{A_i^N \in {\cal P}(\R^N)\,\,|\,\, A_i^N \,\, convexe \,\, (simplement \,\, connexe),\,\, born\acute{e}e \,\, de \,\, \R^N, \,\, de \,\, classe \,\,(\mathcal{C}^0) \,\, et \,\, (\mathcal{C}^1 \,\, par \,\, morceaux) \,\, et \,\, {dim}(A_i^N) = i\}</math>
<math>=\{A_i^N \in {P3}(\R^N)\,\,|\,\,{dim}(A_i^N) = i\}</math>.
Soit <math>A_N= A_N^N \in {PV}_N(\R^N)</math>.
On pose : <math>\displaystyle{c_{i,N}(A_N) =\frac{{\cal L}_{N-i,N}(A_N)}{\beta(N-i)}}</math>
où
<math>\displaystyle{\beta(i) = {vol}^i\Big(\overline{B_{\mathbb{R}^i}(O_i,1)}\Big)}</math>,
<math>O_i</math> est l'origine du repère orthonormé <math>{\cal R}_i</math> de <math>\mathbb{R}^i</math>,
<math>{\Big(\mathcal{L}_{i,N}(A_N)\Big)}_{i \in \N_N}</math> est la suite des coefficients de STEINER-MINKOWSKI pour <math>A_N</math>.
Soit <math>A \in {P3}_i(\R^N)</math>, alors <math>\overline{A} \in {PV}_i(\R^N)</math>.
Soit <math>A \in {P3}(\R^N)</math>, alors <math>\overline{A} \in {PV}(\R^N)</math>.
Ici, <math>N = 1</math> :
Soit <math>A \in {P3}_1(\R) = {P3}(\R)</math>, alors <math>\overline{A} \in {PV}_1(\mathbb{R}) = {PV}(\R)</math>.
Alors <math>\displaystyle{{card}_{Q,1}(\overline{A}) = c_{1,1}(\overline{A}) \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) + c_{0,1}(\overline{A})}</math>.
Soit <math>f \,\, : \,\, \mathbb{R} \longrightarrow \mathbb{R}, \,\, {card}_{Q,1}\mbox{-}mesurable</math>.
Alors <math>\displaystyle{\int_{\mathbb{R}} f(x) \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x) = \int_{\mathbb{R}} f(x) \,\, d \,\, \Big(c_{1,1} \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) + c_{0,1}\Big)(x)= \int_{\mathbb{R}} f(x) \,\, \Big({card}_{Q,1}([0,1[) \,\,d \,\, c_{1,1} + d \,\, c_{0,1}\Big)(x) = {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, \int_{\mathbb{R}} f(x) \,\, d \,\, c_{1,1}(x) + \int_{\mathbb{R}} f(x) \,\, d \,\, c_{0,1}(x)}</math>.
Soit <math>B \in {\cal P}(\mathbb{R})</math>.
Si <math>f \,\, : \,\, \mathbb{R} \longrightarrow \mathbb{R}, \,\, {card}_{Q,1}\mbox{-}mesurable</math>, <math>g = f \,\, \mathbb{I}_B</math>,
alors <math>\displaystyle{\int_{\mathbb{R}} g(x) \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x) = {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, \int_{\mathbb{R}} g(x) \,\, d \,\, c_{1,1}(x) + \int_{\mathbb{R}} g(x) \,\, d \,\, c_{0,1}(x)}</math>,
c'est-à-dire <math>\displaystyle{\int_{\mathbb{R}} (f \,\, \mathbb{I}_B)(x) \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x) = {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, \int_{\mathbb{R}} (f \,\, \mathbb{I}_B)(x) \,\, d \,\, c_{1,1}(x) + \int_{\mathbb{R}} (f \,\, \mathbb{I}_B)(x) \,\, d \,\, c_{0,1}(x)}</math>
c'est-à-dire <math>\displaystyle{\int_B f(x) \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x) = {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, \int_B f(x) \,\, d \,\, c_{1,1}(x) + \int_B f(x) \,\, d \,\, c_{0,1}(x)}</math>
Soit <math>f \in \mathcal{C}^1\mbox{-}diff\acute{e}omorphisme(\overline{A},\mathbb{R}), \,\, {card}_{Q,1}\mbox{-}mesurable</math>.
On pose <math>\displaystyle{J = \int_{\overline{A}} f'(x) \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x) = {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, \underbrace{\int_{\overline{A}} f'(x) \,\, d \,\, c_{1,1}(x)}_{J_1} + \underbrace{\int_{\overline{A}} f'(x) \,\, d \,\, c_{0,1}(x)}_{J_2}}</math>.
Ici <math>N = 1</math> (donc <math>i \in \N_N = \N_1</math>) :
<math>\displaystyle{c_{0,1}(\overline{A}) = \frac{{\cal L}_{1,1}(\overline{A})}{\beta(1)} = \frac{vol^{0}(\partial \overline{A})}{2} =\frac{vol^{0}(\partial A)}{2}}</math>
<math>\displaystyle{c_{1,1}(\overline{A}) = \frac{{\cal L}_{0,1}(\overline{A})}{\beta(0)} = \frac{{vol}^1(\overline{A})}{1} = {vol}^1(\overline{A})}</math>
<math>\displaystyle{J_1 = \int_{\overline{A}} f'(x) \,\, d \,\, c_{1,1}(x) = \int_{\overline{A}} f'(x) \,\, d \,\, {vol}^1(x) = \int_{\overline{A}} d \,\, {vol}^1\Big(f(x)\Big) = \int_{f(\overline{A})} d \,\, {vol}^1(x) = {vol}^1\Big(f(\overline{A})\Big)}</math>
<math>= c_{1,1}\Big(f(\overline{A})\Big)</math>
<math>\displaystyle{J_2 = \int_{\overline{A}} f'(x) \,\, d \,\, c_{0,1}(x) = \int_{\partial A} f'(x) \,\, d \,\, \frac{vol^{0}(x)}{2} = \frac{1}{2} \,\, \int_{\partial A} f'(x) \,\, d \,\,vol^{0}(x)}</math>
or <math>\overline{A}</math> compact, connexe de <math>\mathbb{R}</math> et <math>f'</math> continue sur <math>\overline{A}</math> donc <math>{f'}_{|\overline{A}}</math> est bornée et atteint ses bornes, en particulier comme <math>\exists a_1, a_2 \in \overline{A}, \,\, \partial A = \{a_1,a_2\}</math>, <math>f'(\partial A) = \{f'(a_1), f'(a_2)\}</math>
donc <math>\displaystyle{J_2 = \frac{f'(a_1) + f'(a_2)}{2}}</math>
or <math>\displaystyle{c_{0,1}\Big(f(\overline{A})\Big) = \int_{f(\overline{A})} \,\, d \,\, c_{0,1}(x) = \int_{\overline{A}} \,\, d \,\, c_{0,1}\Big(f(x)\Big) = \int_{\partial A} d \,\, \frac{vol^{0}\Big(f(x)\Big)}{2} = \frac{1}{2} \,\, \int_{\partial A} d \,\, vol^{0}\Big(f(x)\Big)}</math>
<math>\displaystyle{= \frac{1}{2} \,\, \int_{f(\partial A)} d \,\, vol^{0}(x) = \frac{1}{2} \,\, vol^{0}\Big(f(\partial A)\Big)= \frac{1}{2} \times 2 = 1}</math>
car <math>\overline{A}</math> compact, connexe de <math>\mathbb{R}</math>, et <math>f \,\, C^1</math> sur <math>\overline{A}</math> donc continue sur <math>\overline{A}</math> donc <math>f_{|\overline{A}}</math> est bornée et atteint ses bornes, en particulier comme <math>\partial A = \{a_1,a_2\}</math>, <math>f(\partial A) = \{f(a_1), f(a_2)\}</math>
donc <math>\displaystyle{J_2 \neq c_{0,1}\Big(f(\overline{A})\Big)}</math>
donc <math>\displaystyle{J = {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, J_1 + J_2 \neq {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, c_{1,1}\Big(f(\overline{A})\Big) + c_{0,1}\Big(f(\overline{A})\Big) = {card}_{Q,1}\Big(f(\overline{A})\Big)}</math>
donc <math>\displaystyle{{card}_{Q,1}\Big(f(\overline{A})\Big) \neq \int_{\overline{A}} f'(x) \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x)}</math>
mais on a <math>\displaystyle{J_2 = \Big(\int_{\overline{A}} f'(x) \,\, d \,\, c_{0,1}(x)\Big) \,\, c_{0,1}\Big(f(\overline{A})\Big)}</math>
donc <math>\displaystyle{\int_{\overline{A}} f'(x) \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x)}</math>
<math>= J</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, J_1 + J_2}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, c_{1,1}\Big(f(\overline{A})\Big)+ \Big(\int_{\overline{A}} f'(x) \,\, d \,\, c_{0,1}(x)\Big) \,\, c_{0,1}\Big(f(\overline{A})\Big)}</math>
<math>\displaystyle{= \bigg({card}_{Q,1}([0,1[) \,\, c_{1,1}\Big(f(\overline{A})\Big) + c_{0,1}\Big(f(\overline{A})\Big)\bigg) + \Big(\int_{\overline{A}} f'(x) \,\, d \,\, c_{0,1}(x) - 1 \Big) \,\, c_{0,1}\Big(f(\overline{A})\Big)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,1}\Big(f(\overline{A})\Big) + \Big(\int_{\overline{A}} f'(x) \,\, d \,\, c_{0,1}(x) - 1 \Big) \,\, c_{0,1}\Big(f(\overline{A})\Big)}</math>
c'est-à-dire <math>\displaystyle{{card}_{Q,1}\Big(f(\overline{A})\Big) = \int_{\overline{A}} f'(x) \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x) - \Big(\int_{\overline{A}} f'(x) \,\, d \,\, c_{0,1}(x) - 1 \Big) \,\, c_{0,1}\Big(f(\overline{A})\Big)}</math>
c'est-à-dire <math>\displaystyle{{card}_{Q,1}\Big(f(\overline{A})\Big) = \int_{\overline{A}} f'(x) \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x) - \Big(\frac{f'(a_1) + f'(a_2)}{2} - 1 \Big) \,\, c_{0,1}\Big(f(\overline{A})\Big)}</math>
Vérification de la formule : <math>\displaystyle{{card}_{Q,1}\Big(f(\overline{A})\Big) = c_{1,1}\Big(f(\overline{A})\Big) \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) + c_{0,1}\Big(f(\overline{A})\Big)}</math>
On a : <math>\displaystyle{\frac{{card}_Q\Big(f(\overline{A})\Big) - 1}{{card}_{Q,1}([0,1]) - 1} = \frac{{vol}^1\Big(f(\overline{A})\Big)}{{vol}^1([0,1])}}</math>
donc
<math>\displaystyle{{card}_{Q,1}\Big(f(\overline{A})\Big)}</math>
<math>\displaystyle{=\frac{{vol}^1\Big(f(\overline{A})\Big)}{{vol}^1([0,1])} \,\, {card}_{Q,1}([0,1]) - \frac{{vol}^1\Big(f(\overline{A})\Big)}{{vol}^1([0,1])} + 1}</math>
<math>\displaystyle{= {vol}^1\Big(f(\overline{A})\Big) \,\, {card}_{Q,1}([0,1]) - {vol}^1\Big(f(\overline{A})\Big) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= {vol}^1\Big(f(\overline{A})\Big) \,\, \Big({card}_{Q,1}([0,1[) + 1\Big) - {vol}^1\Big(f(\overline{A})\Big) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= {vol}^1\Big(f(\overline{A})\Big) \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) + 1}</math>
donc <math>\displaystyle{{card}_{Q,1}\Big(f(\overline{A})\Big) = {vol}^1\Big(f(\overline{A})\Big) \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) + 1}</math>
c'est-à-dire <math>\displaystyle{{card}_{Q,1}\Big(f(\overline{A})\Big) = c_{1,1}\Big(f(\overline{A})\Big) \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) + c_{0,1}\Big(f(\overline{A})\Big)}</math>.}}
====Décomposition de certaines parties bornées de <math>\mathbb{R}^N</math>, pour <math>N \in \N^*</math>====
{{Théorème|titre=|contenu=Soit <math>N \in \N^*</math>.
Soit <math>A_N \in {\cal P}(\mathbb{R}^N)</math>, une partie bornée, simplement connexe de <math>\mathbb{R}^N</math>, non vide, de dimension <math>N</math>, dont le "bord" est non vide.
Si <math>n \in \N_N</math>, on pose <math>{''\partial^0(A_n)''} \underset{d\acute{e}f}{=} A_n</math> et si <math>n \in \N_N^*</math>, on définit <math>A_{n-1} \underset{d\acute{e}f}{=} {''\partial^1(A_n)''}</math> comme le "bord" de la partie <math>A_n</math>, en supposant que <math>A_{n-1}</math> admet un nombre fini de composantes connexes, simplement connexes de <math>\mathbb{R}^n</math>, non vides, de dimension <math>n-1</math>, et dont le "bord" est non vide.
(On pose <math>{''\partial^1(A_N)''} \underset{d\acute{e}f}{=} A_N \setminus \stackrel{\circ}{A_N}</math>. Le "bord" de n'importe quelle partie de <math>\mathbb{R}^N</math>, non vide, de dimension <math>n \,\, (n \in \N_{N-1})</math>, se définit de manière analogue, mais je ne sais pas comment le définir, formellement)
et si <math>n \in \N_N^*</math>, <math>\forall i \in \N_n^*</math>, on définit <math>A_{n-i} \underset{d\acute{e}f}{=} {''\partial^i(A_n)''} \underset{d\acute{e}f}{=} {''\partial^1\Big({''\partial^{i-1}(A_n)''}\Big)''}</math>, en supposant que <math>A_{n-i}</math> admet un nombre fini de composantes connexes, simplement connexes de <math>\mathbb{R}^n</math>, non vides, de dimension <math>n-i</math>, dont le "bord" est non vide, sauf concernant <math>A_0</math>.
On a :
<math>\displaystyle{A_N = \left[\bigsqcup_{i \in \N_{N}^*} \Big(A_{N-(i-1)} \setminus A_{N-i}\Big)\right] \bigsqcup A_0}</math>,
avec
<math>\forall i \in \N_{N}^*, \,\, \Big(A_{N-(i-1)} \setminus A_{N-i}\Big) \,\, \text{réunion finie, disjointe, de sous-variétés, simplement connexes, ouvertes, de} \,\, \mathbb{R}^N \,\, \text{, non vides, de dimension} \,\, N-(i-1)</math>
et <math>A_0 \,\, \text{réunion finie, disjointe, de sous-variétés, simplement connexes, de} \,\, \mathbb{R}^N \,\, \text{, non vides, de dimension} \,\, 0, \,\,\text{c'est-à-dire ensemble dénombrable}</math>.
{{encadre|L'hébergeur de PDF gratuit utilisé ci-dessous (https://www.fichier-pdf.fr) a été déclaré site fiable par FranceVerif, au moins, depuis le 11-10-2023.}}
https://www.fichier-pdf.fr/2014/06/16/decomposition-d-une-partie-bornee-de-r-2/}}
=='''Partie spéculative (Mes travaux de recherche sur le sujet)'''==
'''En fait, puisque la "F-quantité, relative au repère orthonormé <math>\mathcal{R}</math> de <math>\R^n</math>, d'une partie <math>A</math> de <math>\R^n</math>", qui était nommée auparavant le "cardinal quantitatif, relatif au repère orthonormé <math>\mathcal{R}</math> de <math>\R^n</math>, de cette même partie <math>A</math> de <math>\R^n</math>", n'est pas un "cardinal de la partie <math>A</math> de <math>\R^n</math>", nous devrions plutôt la noter : "<math>Q_{F,\mathcal{R}}(A)</math>" ou "<math>F\text{-}Q_{\mathcal{R}}(A)</math>" au lieu de la noter "<math>{card}_{Q,\mathcal{R}}(A)</math>", mais comme les modifications à faire sont trop importantes, je ne le ferai pas dans la suite.'''
==='''F-quantité définie sur <math>{PV}({\R}^n) \bigsqcup {PV2}({\R}^n) \bigsqcup {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}(\R^n),{PV}(\R^n)\Big)</math>, avec <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite et <math>n \in \N^*</math>'''===
==== '''Préliminaires''' ====
=====Nouvelle notion de limite de famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> de <math>\R^n</math>, différente de la notion classique de limite de famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> de <math>\R^n</math>, et notion de plafonnement <math>[A,{(A_i)}_{i \in I}] \in \mathcal{P}(\R^n) \times \mathcal{F}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big)</math>, avec <math>n \in \N^*</math> :=====
{{Théorème|titre=|contenu=
Soit <math>n \in \N^*</math>.
Soit <math>I</math> est un ensemble totalement ordonné
(Si de plus, <math>I</math> est non borné à droite alors <math>\sup(I) \underset{not}{=} +\infty_I</math>).
Soit <math>A</math> une partie de <math>\R^n</math>.
Soit <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> une famille de parties de <math>\R^n</math> telle que <math>\displaystyle{\underset{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)}{\text{lim}_{classique}} A_i = A}</math>.
Alors on lui préfère la notion plus précise de limite non classique de la famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> de <math>\R^n</math> dépendante de la famille <math>{(A_i)}_{i \in I}</math>, dont la limite est le plafonnement de la partie <math>A</math> de <math>\R^n</math> et de la famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> de <math>\R^n</math>, <math>\Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big] \in \mathcal{P}(\R^n) \times \mathcal{F}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big)</math>, notée <math>\displaystyle{\lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)} A_i = \Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big]}</math>.
Plus précisément, la définition et la notation usuelles ou classiques de limite d'une famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> de <math>\R^n</math>, dont la limite est une partie <math>A</math> de <math>\R^n</math>, sont définies et données par :
<math>\displaystyle{\underset{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)}{\text{lim}_{classique}} A_i = A \,\, \underset{d\acute{e}f}{\Leftrightarrow} \,\, \Big(\bigcup_{i \in I} A_i = A \,\, si \,\, {(A_i)}_{i \in I} \,\, \nearrow \,\, pour \,\, \subset, \,\, ou, \,\, \bigcap_{i \in I} A_i = A \,\, si \,\, {(A_i)}_{i \in I} \,\, \searrow \,\, pour \,\, \subset \Big)}</math>,
alors que la définition et la notation non classiques de limite d'une famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> de <math>\R^n</math>, dont la limite est le plafonnement de la partie <math>A</math> de <math>\R^n</math> et de la famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> de <math>\R^n</math>, <math>\Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big] \in \mathcal{P}(\R^n) \times \mathcal{F}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big)</math>, sont définies et données par :
<math>\displaystyle{\lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)} A_i = \Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big]\,\, \underset{d\acute{e}f}{\Leftrightarrow} \,\, \Big(\bigcup_{i \in I} A_i = A \,\, si \,\, {(A_i)}_{i \in I} \,\, \nearrow \,\, pour \,\, \subset, \,\, ou, \,\, \bigcap_{i \in I} A_i = A \,\, si \,\, {(A_i)}_{i \in I} \,\, \searrow \,\, pour \,\, \subset \Big)}</math>.
Donc, si <math>[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in\mathcal{P}({\R}^{n})\times\mathcal{F}\Big(I,\mathcal{P}({\R}^{n})\Big)</math>, avec <math>n\in\N^{*}</math>, on a :
<math>\displaystyle{\underset{i\in I,\,\,i\rightarrow\sup(I)}{\text{lim}_{classique}}A_{i}=A\,\,\Leftrightarrow\,\,\lim_{i\in I,\,\,i\rightarrow\sup(I)}A_{i}=\Big[A,{(A_{i})}_{i\in I}\Big]}</math>.
'''NB : Ce changement de notion et de notation n'est pas sans conséquences.'''}}
=====Définitions de <math>{\mathcal{P}lafonnements}(I,\mathcal{A}, \mathcal{B})</math>, <math>{\mathcal{P}lafonnements}(I,\mathcal{A})</math>, <math>{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big)</math>, avec <math>\mathcal{A}, \mathcal{B} \in \mathcal{P}^2(\R^n)</math>, <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite et <math>n \in \N^*</math>=====
{{Théorème|titre=|contenu=
Soit <math>n \in \N^*</math>.
Soit <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite.
Soient <math>\mathcal{A}, \mathcal{B} \in \mathcal{P}^2(\R^n)</math>.
On pose : <math>\mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n) \underset{d\acute{e}f}{=} \{A \in \mathcal{P}(\R^n) \,\,|\,\,A \,\, born\acute{e}e \,\, dans \,\, \R^n\}</math>.
On pose : <math>\mathcal{P}_{non \,\, born\acute{e}es}(\R^n) \underset{d\acute{e}f}{=} \{A \in \mathcal{P}(\R^n) \,\,|\,\, A \,\, non \,\, born\acute{e}e \,\, dans \,\, \R^n\}</math>.
On pose : <math>\displaystyle{{\mathcal{P}lafonnements}(I,\mathcal{A}, \mathcal{B}) \underset{d\acute{e}f}{=} \Big\{[A,{(A_i)}_{i \in I}] \in \mathcal{A} \times \mathcal{F}(I,\mathcal{B}) \,\,\Big|\,\, \lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)} A_i = [A,{(A_i)}_{i \in I}]\Big\}}</math>.
On pose : <math>\displaystyle{{\mathcal{P}lafonnements}(I,\mathcal{A}) \underset{d\acute{e}f}{=} {\mathcal{P}lafonnements}(I,\mathcal{A}, \mathcal{A}) \underset{d\acute{e}f}{=} \Big\{[A,{(A_i)}_{i \in I}] \in \mathcal{A} \times \mathcal{F}(I,\mathcal{A}) \,\,\Big|\,\, \lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)} A_i = [A,{(A_i)}_{i \in I}]\Big\}}</math>.
On a donc <math>\displaystyle{{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big) = {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n),\mathcal{P}(\R^n)\Big) = \Big\{[A,{(A_i)}_{i \in I}] \in \mathcal{P}(\R^n) \times \mathcal{F}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big) \,\,\Big|\,\, \lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)} A_i = [A,{(A_i)}_{i \in I}]\Big\}}</math>.
}}
<small>
'''''Motivation :''''' Cela permettra d'énoncer une conjecture concernant la F-quantité :
"Hypothèse de définition ou Conjecture, concernant la F-quantité, impliquant un plafonnement "<math>[A,{(A_i)}_{i \in I}]</math>" constitué d'une partie <math>A\in {PV2}(\R^n)</math> et d'une famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I} \subset {PV}(\R^n)</math> voire peut-être constitué d'une partie <math>A\in {P4}(\R^n)</math> et d'une famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I} \subset {P3}(\R^n)</math>, avec <math>n \in \N^*</math>"
et qui servira
dans "Propositions concernant certains intervalles <math>I</math>, non bornés, de <math>\mathbb{R}</math>, et, en particulier, certaines parties de <math>{PV2}(\R)</math>, basées ou en partie basées sur la conjecture principale",
dans [[Recherche:Cardinal_quantitatif#Exemples_2|"Exemples illustratifs de calculs, avec la F-quantité/Exemples 2"]],
dans "Exemples illustratifs de calculs, avec la F-quantité/2 calculs de la F-quantité de <math>\R^2</math> aboutissant à des résultats différents, suivant que l'on adopte 2 plafonnements, {associés à|de} <math>\R^2</math>, différents, autour de l'origine <math>O_2(0,0)</math> d'un même repère orthonormé direct <math>{\cal R}_2</math> de <math>\R^2</math>",
dans "Exemples illustratifs de calculs, avec la F-quantité/Plafonnement sphérique, {associé à|de} <math>\R^n</math>, autour de l'origine <math>O_n</math> d'un repère orthonormé direct <math>\cal R_n</math> de <math>\R^n</math>, avec <math>n \in \N^*</math>",
et dans [[Recherche:Cardinal_quantitatif#Partie_1|"Autres tentatives de généralisation de la F-quantité sur <math>\mathbb{R}^n</math>, pour <math>n \in \N^*</math>/Partie 1"]].
</small>
=====Définition de <math>{PV2}(\mathbb{R}^n)</math>, de <math>{P3}(\mathbb{R}^n)</math> et de <math>{P4}(\mathbb{R}^n)</math>, pour <math>n \in \N^*</math>=====
{{Théorème|titre=|contenu=Soit <math>n \in \N^*</math>
<math>{PV2}(\mathbb{R}^n)</math>
<math>\underset{d\acute{e}f}{=} \Big\{{A} \in {\cal P}(\mathbb{R}^n) \,\, \Big| \,\, {A} \,\, sous\text{-}vari\acute{e}t\acute{e} \,\, ferm\acute{e}e, \,\, non \,\, born\acute{e}e, \,\, convexe \,\, (connexe) \,\, de \,\, \mathbb{R}^n, \,\, de \,\, classe \,\,(\mathcal{C}^0) \,\, et \,\, (\mathcal{C}^1 \,\, par \,\, morceaux), \,\, ou \,\, sans \,\, bord\Big\}</math>
et
<math>{P3}(\mathbb{R}^n)</math>
<math>\underset{d\acute{e}f}{=}\Big\{A \in \mathcal{P}(\R^n) \,\,|\,\, A \,\, born\acute{e}e, \,\, convexe \,\, (connexe), \,\, de \,\, classe \,\, (\mathcal{C}^0) \,\, et \,\, (\mathcal{C}^1 \,\, par \,\, morceaux) \,\, ou \,\, sans \,\, bord\Big\}</math>
et
<math>{P4}(\mathbb{R}^n)</math>
<math>\underset{d\acute{e}f}{=}\Big\{A \in \mathcal{P}(\R^n) \,\,|\,\, A \,\, non \,\, born\acute{e}e, \,\, convexe \,\, (connexe), \,\, de \,\, classe \,\, (\mathcal{C}^0) \,\, et \,\, (\mathcal{C}^1 \,\, par \,\, morceaux) \,\, ou \,\, sans \,\, bord\Big\}</math>}}
==== '''Construction''' ====
=====Éléments de définition de la F-quantité sur <math>\mathcal{P}(\R^n)\bigsqcup {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big)</math>, avec <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite et <math>n \in \N^*</math>=====
{{Théorème|titre=|contenu=
Soit <math>n \in \N^*</math>.
Soit <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite.
Soit <math>\mathcal{R}</math>, un repère orthonormé de <math>\R^n</math>.
<math>{card}_{Q, \mathcal{R}} \,\, : \,\, \mathcal{P}(\R^n)\bigsqcup {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big) \,\, \rightarrow \,\, \N \bigsqcup +\infty</math>,
et doit vérifier les "Règles et opérations générales sur la F-quantité sur <math>\mathcal{P}(\R^n)</math>, <math>\mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n)</math> et <math>{PV}(\R^n)</math>",
où, ''de manière non classique et naïve'', on considère <math>+\infty</math>, comme un ensemble tel que <math>\{x \,\,|\,\,\forall a \in \R, \,\, x >a\}</math>.}}
=====Éléments de définition de la F-quantité sur <math>{PV}(\R^n)\bigsqcup {PV2}(\R^n) \bigsqcup {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}(\R^n),{PV}(\R^n)\Big)</math>, avec <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite et <math>n \in \N^*</math>=====
{{Théorème|titre=|contenu=
Soit <math>n \in \N^*</math>.
Soit <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite.
Soit <math>\mathcal{R}</math>, un repère orthonormé de <math>\R^n</math>.
<math>\displaystyle{{{card}_{Q,\mathcal{R}}}_{\displaystyle{\Big|{PV}(\R^n) \bigsqcup {PV2}(\R^n) \bigsqcup {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}(\R^n),{PV}(\R^n)\Big)}} \,\, : \,\, {PV}(\R^n) \bigsqcup {PV2}(\R^n) \bigsqcup {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}(\R^n),{PV}(\R^n)\Big) \,\, \rightarrow \,\, \N \bigsqcup +\infty \,\, : \,\, A \,\, \mapsto \,\, {card}_{Q,\mathcal{R}}(A) = ?}</math> et telle que <math>\displaystyle{{{card}_{Q,\mathcal{R}}}_{\displaystyle{\Big|{PV}(\R^n)}} = \widetilde{{card}_Q}}</math>,
et doit vérifier les "Règles et opérations générales sur la F-quantité sur <math>\mathcal{P}(\R^n)</math> et <math>{PV}(\R^n)</math>",
où, ''de manière non classique'', on considère : "<math>+\infty</math>" comme un ensemble tel que <math>+\infty = \{x \,\, | \,\, \forall a \in \R, \,\, x > a\}</math>.}}
<small>
'''''Remarque :''''' On peut peut-être remplacer "<math>{PV}(\R^n) \bigsqcup {PV2}(\R^n) \bigsqcup {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}(\R^n),{PV}(\R^n)\Big)</math>" par "<math>\displaystyle{{P3}(\R^n) \bigsqcup {P4}(\R^n) \bigsqcup {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{P4}(\R^n),{P3}(\R^n)\Big)}</math>".
</small>
=====Hypothèse de définition ou Conjecture, concernant la F-quantité, impliquant un plafonnement "<math>[A,{(A_i)}_{i \in I}]</math>" constitué d'une partie <math>A\in {PV2}(\R^n)</math> et d'une famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I} \subset {PV}(\R^n)</math> voire peut-être constitué d'une partie <math>A\in {P4}(\R^n)</math> et d'une famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I} \subset {P3}(\R^n)</math>, avec <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite et <math>n \in \N^*</math>=====
{{Théorème|titre=|contenu=
Soit <math>n \in \N^*</math>.
Si <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite.
et si <math>A \in {PV2}(\R^n)</math> [resp. si <math>A</math> est une réunion infinie dénombrable disjointe de parties de <math>{PV}(\R^n)</math>]
<small>
[ou peut-être même en supposant seulement que : <math>A \in {P4}(\mathbb{R}^n)</math> (resp. ou peut-être même en supposant seulement que : <math>A</math> est une réunion infinie dénombrable disjointe de parties de <math>{P3}(\mathbb{R}^n)</math>)],
</small>
et si <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> est une famille de parties de <math>{PV}(\R^n)</math> [resp. si <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> est une famille de réunions finies disjointes de parties de <math>{PV}(\R^n)</math>]
<small>
[ou peut-être même en supposant seulement que les parties de cette famille sont des parties de <math>{P3}(\mathbb{R}^n)</math> (resp. des réunions finies disjointes de parties de <math>{P3}(\mathbb{R}^n)</math>)],
</small>
telles que <math>\displaystyle{\lim_{i \in I, i \rightarrow \sup(I)} A_i = \Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big]}</math> :
Alors : <math>card_{Q,\cal R}\Big([A,(A_i)_{i\in I}]\Big)=card_{Q,\cal R}(\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}A_i)=\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} card_{Q,\cal R}(A_i)</math>.
Ici, <math>\Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big)</math>.}}
<small>
'''''Remarque :'''''
Il se peut que si le résultat précédent est une conjecture, que, pour le démontrer, il faille admettre, comme hypothèses de définition, des cas particuliers de cette conjecture, impliquant des familles de parties <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> qui sont des suites de parties finies, bornées, de <math>\R</math> ou qui sont des suites d'intervalles bornés de <math>\R</math>.
'''''Remarque :'''''
Questions :
Pour toute partie de <math>{P4}(\R^n)</math>, existe-t-il une famille (ou une suite) de parties de <math>{P3}(\R^n)</math> qui converge vers cette partie de <math>{P4}(\R^n)</math> ?
Pour toute réunion infinie dénombrable disjointe de parties de <math>{P3}(\R^n)</math>, existe-t-il une famille (ou une suite) de réunions finies disjointes de <math>{P3}(\R^n)</math> qui converge vers cette réunion infinie dénombrable disjointe de parties de <math>{P3}(\R^n)</math> ?
Pour toute partie de <math>{P4}(\R^n)</math>, existe-t-il une famille (ou une suite) de parties de <math>{PV}(\R^n)</math> qui converge vers cette partie de <math>{P4}(\R^n)</math> ?
Pour toute réunion infinie dénombrable disjointe de parties de <math>{P3}(\R^n)</math>, existe-t-il une famille (ou une suite) de réunions finies disjointes de <math>{PV}(\R^n)</math> qui converge vers cette réunion infinie dénombrable disjointe de parties de <math>{P3}(\R^n)</math> ?
'''''Motivation principale de l'Hypothèse de définition ou de la Conjecture :'''''
Avec cette notion et cette notation non classiques qui n'excluent pas, a priori, mais peut-être pas, la notion et la notation classiques :
Soit <math>A \in {PV2}({\R}^n)</math>.
Soit <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> est une famille de parties de <math>{PV}({\R}^n)</math>, telle que <math>\displaystyle{\lim_{i \in I, i \rightarrow \sup(I)} A_i = \Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big]}</math>.
Soit <math>{(B_i)}_{i \in I}</math>, une famille de parties de <math>{PV}({\R}^n)</math>,
telle que <math>{(B_i)}_{i \in I} \neq {(A_i)}_{i \in I}</math>
et telle que <math>\displaystyle{\lim_{i \in I, i \rightarrow \sup(I)} B_i = \Big[A,{(B_i)}_{i \in I}\Big]}</math>,
c'est-à-dire telle que : <math>\Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big] \neq \Big[A,{(B_i)}_{i \in I}\Big]</math>.
Si l'on suppose, de plus, que : <math>\displaystyle{\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(A_i) \neq \lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(B_i)}</math>,
alors, on a : <math>{card}_{Q,\cal R}\Big([A,(A_i)_{i\in I}]\Big)= {card}_{Q,\cal R}(\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}A_i) = \lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(A_i) \neq \lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(B_i) = {card}_{Q,\cal R}(\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}B_i) = {card}_{Q,\cal R}\Big([A,(B_i)_{i\in I}]\Big)</math>,
ou bien, si l'on suppose, de plus, que : <math>\displaystyle{\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(A_i) = \lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(B_i)}</math>,
alors, on a : <math>{card}_{Q,\cal R}\Big([A,(A_i)_{i\in I}]\Big)= {card}_{Q,\cal R}(\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}A_i) = \lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(A_i) = \lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(B_i) = {card}_{Q,\cal R}(\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}B_i) = {card}_{Q,\cal R}\Big([A,(B_i)_{i\in I}]\Big)</math>,
et, dans les 2 cas, il n'y a aucune contradiction,
alors qu'avec la notion et la notation classiques :
On aurait : <math>\displaystyle{\underset{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}{\text{lim}_{classique}} A_i = \underset{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}{\text{lim}_{classique}} B_i = A}</math>,
et en supposant, de plus, que : <math>\displaystyle{\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(A_i) \neq \lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(B_i)}</math>,
on aurait : <math>{card}_{Q,\cal R}(A)= {card}_{Q,\cal R}(\underset{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}{\text{lim}_{classique}}A_i) = \lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(A_i) \neq \lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(B_i) = {card}_{Q,\cal R}(\underset{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}{\text{lim}_{classique}}B_i) = {card}_{Q,\cal R}(A)</math>,
c'est-à-dire une contradiction.
'''@Attention : Sans précisions supplémentaires, l'expression "<math>\displaystyle{\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(A_i)}</math>" peut avoir 2 sens possibles, en effet, elle est égale, ou bien à l'expression "<math>\displaystyle{{card}_{Q,\cal R}(\underset{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}{\text{lim}_{classique}}A_i)}</math>", ou bien à l'expression "<math>\displaystyle{{card}_{Q,\cal R}(\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}A_i)}</math>", et ces 2 dernières expressions sont resp. égales, soit à la F-quantité, relative à un repère orthonormé, d'une partie de <math>\R^n</math>, soit à la F-quantité, relative à un repère orthonormé, d'un plafonnement d'une partie de <math>\R^n</math>.'''
'''Il faut donc peut-être distinguer ces 2 usages, en distinguant les 2 notions de limite.'''
'''Il y a peut-être incompatibilité entre ces 2 notions de limite.'''
'''On peut, toutefois, dans un premier temps, définir, pour toutes les parties de <math>\R^n</math>, la F-quantité, relative à un repère orthonormé, de chacun des plafonnements de chacune d'entre elles, puis définir la F-quantité, relative à ce repère orthonormé, d'une partie de <math>\R^n</math>, comme étant la F-quantité, relative à ce repère orthonormé, d'un des plafonnements normaux de cette partie de <math>\R^n</math>.'''
'''Le problème est que l'on définit la F-quantité, relative à un repère orthonormé, de chacun des plafonnements de chaque partie de <math>\R^n</math>, "<math>{card}_{Q,\cal R}\Big([A,(A_i)_{i\in I}]\Big) = {card}_{Q,\cal R}(\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}A_i)</math>", grâce à l'expression "<math>\displaystyle{\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(A_i)}</math>" qui fait appel aux F-quantités, relatives à ce repère orthonormé, de parties appartenant à une famille de parties de <math>\R^n</math>.@'''
Justement, on a choisi <math>A \in {PV2}({\R}^n)</math> et <math>{(A_i)}_{i \in I} \subset {PV}({\R}^n)</math> tels que <math>[A,(A_i)_{i\in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I, \mathcal{P}({\R}^n)\Big)</math>,
avec <math>{PV2}({\R}^n), {PV}({\R}^n) \in \mathcal{P}^2({\R}^n)</math> et <math>\displaystyle{{PV2}({\R}^n) \bigcap {PV}({\R}^n) = \emptyset}</math> et <math>\overline{{PV}({\R}^n)}^{{PV2}({\R}^n)} = {PV2}({\R}^n)</math>.
Plus généralement, on peut choisir <math>A \in \mathcal{A}</math> et <math>{(A_i)}_{i \in I} \subset \mathcal{B}</math> tels que <math>[A,(A_i)_{i\in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I, \mathcal{P}({\R}^n)\Big)</math>,
avec <math>\mathcal{A}, \mathcal{B} \in \mathcal{P}^2({\R}^n)</math> et <math>\displaystyle{\mathcal{A} \bigcap \mathcal{B} = \emptyset}</math> et <math>\overline{\mathcal{B}}^{\mathcal{A}} = \mathcal{A}</math>.
Après avoir choisi la notion et la notation de limite non classique d'une famille de parties de <math>\R^n</math>,
et étant donné un plafonnement normal non trivial de la partie <math>A</math> de <math>\R^n</math>, <math>[A,(A_i)_{i\in I}]</math>,
alors on peut définir la F-quantité de la partie <math>A</math> de <math>\R^n</math>, de la manière suivante :
<math>{card}_{Q,\cal R}(A) \underset{d\acute{e}f}{=} {card}_{Q,\cal R}\Big([A,(A_i)_{i\in I}]\Big)</math>
'''''Conjecture qui servira :'''''
dans "Propositions concernant certains intervalles <math>I</math>, non bornés, de <math>\mathbb{R}</math>, et, en particulier, certaines parties de <math>{PV2}(\R)</math>, basées ou en partie basées sur la conjecture principale",
dans [[Recherche:Cardinal_quantitatif#Exemples_2|"Exemples illustratifs de calculs, avec la F-quantité/Exemples 2"]],
dans "Exemples illustratifs de calculs, avec la F-quantité/2 calculs de la F-quantité de <math>\R^2</math> aboutissant à des résultats différents, suivant que l'on adopte 2 plafonnements, {associés à|de} <math>\R^2</math>, différents, autour de l'origine <math>O_2(0,0)</math> d'un même repère orthonormé direct <math>{\cal R}_2</math> de <math>\R^2</math>",
dans "Exemples illustratifs de calculs, avec la F-quantité/Plafonnement sphérique, {associé à|de} <math>\R^n</math>, autour de l'origine <math>O_n</math> d'un repère orthonormé direct <math>\cal R_n</math> de <math>\R^n</math>, avec <math>n \in \N^*</math>",
et dans [[Recherche:Cardinal_quantitatif#Partie_1|"Autres tentatives de généralisation de la F-quantité sur <math>\mathbb{R}^n</math>, pour <math>n \in \N^*</math>/Partie 1"]].
</small>
<small>
'''''Remarque :'''''
Je ne sais pas si j'ai justifié, suffisamment, convenablement et proprement, ces nouvelles notations, mais l'idée est là.
Au lieu de vouloir, toujours, exiger et demander, des conditions trop fortes concernant la notion dont il est question, peut-être faut-il, parfois, les affaiblir et accepter et se contenter de ces dernières, dans leurs versions affaiblies.
De toute façon, ce qu'on perd n'est rien en comparaison de ce qu'on gagne par ailleurs.
</small>
=====Propriétés générales de la F-quantité sur <math>{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big)</math> et sur <math>{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}(\R^n),{PV}(\R^n)\Big)</math> , avec <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite et <math>n \in \N^*</math>=====
{{Théorème|titre=|contenu=
Soit <math>n \in \N^*</math>.
Soit <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite.
Soit <math>\cal R</math> un repère orthonormé de <math>\R^n</math>, d'origine <math>O</math>.
1)
[a) <math>\forall [A,{(A_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big)</math>, <math>card_{Q,\cal R}([A,{(A_i)}_{i \in I}])\geq 0</math>.]
b) <math>\forall [\emptyset,{(A_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I, \{\emptyset\},\mathcal{P}(\R^n)\Big)</math>, <math> {card}_{Q,{\cal R}}([\emptyset,{(A_i)}_{i \in I}]) = 0</math>.
c) <math>\forall x \in \R^n, \,\, \forall [\{x\},{(A_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\Big\{\{x\}\Big\},\mathcal{P}(\R^n)\Big)</math>, <math>{card}_{Q,{\cal R}}([\{x\},{(A_i)}_{i \in I}]) = 1</math>.
2) (qui est plutôt, en fait, une propriété facile à démontrer)
<math>\forall [A,{(A_i)}_{i \in I}],[B,{(B_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big)</math>,
<math>\displaystyle{\Big[A \bigcup B,{\Big(A_i \bigcup B_i\Big)}_{i \in I}\Big],\Big[A \bigcap B,{\Big(A_i \bigcap B_i\Big)}_{i \in I}\Big] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big)}</math>
et
<math>\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}],[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}(\R^{n}),{PV}(\R^{n})\Big)</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}\Big(\Big[A \bigcup B,{\Big(A_i \bigcup B_i\Big)}_{i \in I}\Big]\Big) = {card}_{Q,{\cal R}}([A,{(A_i)}_{i \in I}]) + {card}_{Q,{\cal R}}([B,{(B_i)}_{i \in I}]) - {card}_{Q,{\cal R}}\Big(\Big[A \bigcap B,{\Big(A_i \bigcap B_i\Big)}_{i \in I}\Big]\Big)}</math>
et on pose :
<math>\forall [A,{(A_i)}_{i \in I}],[B,{(B_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big)</math>,
<math>\displaystyle{\Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big] \bigcup \Big[B,{(B_i)}_{i \in I}\Big] \underset{d\acute{e}f}{=} \Big[A \bigcup B,{\Big(A_i \bigcup B_i\Big)}_{i \in I}\Big]}</math>
et
<math>\displaystyle{\Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big] \bigcap \Big[B,{(B_i)}_{i \in I}\Big] \underset{d\acute{e}f}{=} \Big[A \bigcap B,{\Big(A_i \bigcap B_i\Big)}_{i \in I}\Big]}</math>
et donc on a :
<math>\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}],[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}(\R^{n}),{PV}(\R^{n})\Big)</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}\Big(\Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big] \bigcup \Big[B,{(B_i)}_{i \in I}\Big]\Big) = {card}_{Q,{\cal R}}([A,{(A_i)}_{i \in I}]) + {card}_{Q,{\cal R}}([B,{(B_i)}_{i \in I}]) - {card}_{Q,{\cal R}}\Big(\Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big] \bigcap \Big[B,{(B_i)}_{i \in I}\Big]\Big)}</math>
et on pose :
<math>\forall [A,{(A)}_{i \in I}],[B,{(B_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big)</math>,
<math>A\bigcup\Big[B,{(B_{i})}_{i\in I}\Big]\underset{d\acute{e}f}{=}\Big[A,{(A)}_{i\in I}\Big]\bigcup\Big[B,{(B_{i})}_{i\in I}\Big]\underset{d\acute{e}f}{=}\Big[A\bigcup B,{\Big(A\bigcup B_{i}\Big)}_{i\in I}\Big]</math>
et
<math>A\bigcap\Big[B,{(B_{i})}_{i\in I}\Big]\underset{d\acute{e}f}{=}\Big[A,{(A)}_{i\in I}\Big]\bigcap\Big[B,{(B_{i})}_{i\in I}\Big]\underset{d\acute{e}f}{=}\Big[A\bigcap B,{\Big(A\bigcap B_{i}\Big)}_{i\in I}\Big]</math>.
3) <math>\displaystyle{\forall {(x_m)}_{m \in \N} \subset \R, \,\, convergente \,\, dans \,\, \R, \,\, \lim_{m \rightarrow \sup(\N)} {card}_{Q,{\cal R}}([0, x_m]) = {card}_{Q,{\cal R}}(\lim_{m \rightarrow \sup(\N)}[0, x_m])}</math>.
4) (qui est plutôt, en fait, une propriété facile à démontrer)
Soient <math>\forall i \in \N_n^*, \,\, {\cal R}_i</math> un repère orthonormé de <math>{\R}^i</math> d'origine <math>O_i{(0)}_{j \in \N_i^*}</math>.
<math>\forall k \in \mathbb{N}_{n-1},</math>
<math>\displaystyle{\forall [A,{(A_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^{n-k})\Big)}</math>, <math>\displaystyle{\forall [B,{(B_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^k)\Big)}</math>,
<math>\displaystyle{[A \times B,{(A_i \times B_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big)}</math>
et
<math>\displaystyle{\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}(\R^{n-k}),{PV}(\R^{n-k})\Big)}</math>,
<math>\displaystyle{\forall[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}(\R^{k}),{PV}(\R^{k})\Big)}</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}([A \times B,{(A_i \times B_i)}_{i \in I}]) = {card}_{Q,{\cal R}_n}([A \times B,{(A_i \times B_i)}_{i \in I}]) = {card}_{Q,{\cal R}_{n-k}}([A,{(A_i)}_{i \in I}])\,\,{card}_{Q,{\cal R}_k}([B,{(B_i)}_{i \in I}])}</math>
et on pose :
<math>\displaystyle{\forall [A,{(A_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^{n-k})\Big)}</math>, <math>\displaystyle{\forall [B,{(B_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^k)\Big)}</math>,
<math>[A,{(A_i)}_{i \in I}] \times [B,{(B_i)}_{i \in I}] \underset{d\acute{e}f}{=} [A \times B,{(A_i \times B_i)}_{i \in I}]</math>
et donc on a :
<math>\displaystyle{\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}(\R^{n-k}),{PV}(\R^{n-k})\Big)}</math>,
<math>\displaystyle{\forall[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}(\R^{k}),{PV}(\R^{k})\Big)}</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}([A,{(A_i)}_{i \in I}] \times [B,{(B_i)}_{i \in I}]) = {card}_{Q,{\cal R}_n}([A,{(A_i)}_{i \in I}] \times [B,{(B_i)}_{i \in I}]) = {card}_{Q,{\cal R}_{n-k}}([A,{(A_i)}_{i \in I}])\,\,{card}_{Q,{\cal R}_k}([B,{(B_i)}_{i \in I}])}</math>.
5) <math>\forall [A,{(A_i)}_{i \in I}],[B,{(B_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big)</math>,
<math>\displaystyle{\Big([A,{(A_i)}_{i \in I}] \subset [B,{(B_i)}_{i \in I}]\Big) \,\, \underset{d\acute{e}f}{\Leftrightarrow} \,\, (A \subset B \,\, et \,\, \forall i \in I, \,\, A_i \subset B_i)}</math>
ou encore :
<math>\forall [A,{(A_i)}_{i \in I}],[B,{(B_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big)</math>,
<math>\displaystyle {\bigg([A,{(A_i)}_{i \in I}] \in \mathcal{P}\Big([B,{(B_i)}_{i \in I}]\Big)\bigg) \,\, \underset{d\acute{e}f}{\Leftrightarrow} \,\, \bigg(A \in \mathcal{P}(B) \,\, et \,\, {(A_i)}_{i \in I} \in \prod_{i \in I} \mathcal{P}(B_i)\bigg) \,\, \underset{d\acute{e}f}{\Leftrightarrow} \,\, \Big(A \in \mathcal{P}(B) \,\, et \,\, \forall i \in I, \,\, A_i \in \mathcal{P}(B_i)\Big)}</math>.
6) (qui est plutôt, en fait, une propriété facile à démontrer)
a) <math>\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^{n})\Big)</math>,
<math>\forall[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^{n})\Big),\,\,[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in\mathcal{P}\Big([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\Big)</math>,
<math>[A\setminus B,{(A_{i}\setminus B_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^{n})\Big)</math>.
Alors :
<math>\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}(\R^{n}),{PV}(\R^{n})\Big)</math>,
<math>\forall[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}(\R^{n}),{PV}(\R^{n})\Big),\,\,[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in\mathcal{P}\Big([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\Big)</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,\mathcal{R}}([A\setminus B,{(A_{i}\setminus B_{i})}_{i\in I}])={card}_{Q,\mathcal{R}}([A,{(A_{i})}_{i\in I}])-{card}_{Q,\mathcal{R}}([B,{(B_{i})}_{i\in I}])}</math>.
On pose :
<math>\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^{n})\Big)</math>,
<math>\forall[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^{n})\Big),\,\,[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in\mathcal{P}\Big([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\Big)</math>,
<math>[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\setminus[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\underset{d\acute{e}f}{=}[A\setminus B,{(A_{i}\setminus B_{i})}_{i\in I}]</math>.
On a donc :
<math>\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}(\R^{n}),{PV}(\R^{n})\Big)</math>,
<math>\forall[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}(\R^{n}),{PV}(\R^{n})\Big),\,\,[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in\mathcal{P}\Big([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\Big)</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,\mathcal{R}}([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\setminus[B,{(B_{i})}_{i\in I}])={card}_{Q,\mathcal{R}}([A,{(A_{i})}_{i\in I}])-{card}_{Q,\mathcal{R}}([B,{(B_{i})}_{i\in I}])}</math>.
b) <math>\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^{n})\Big)</math>,
<math>\forall[B,{(B)}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^{n})\Big),\,\,[B,{(B)}_{i\in I}]\in\mathcal{P}\Big([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\Big)</math>,
<math>[A\setminus B,{(A_{i}\setminus B)}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^{n})\Big)</math>.
Alors :
<math>\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}(\R^{n}),{PV}(\R^{n})\Big)</math>,
<math>\forall[B,{(B)}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV}(\R^{n}),{PV}(\R^{n})\Big),\,\,[B,{(B)}_{i\in I}]\in\mathcal{P}\Big([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\Big)</math>,
<math>\displaystyle {{card}_{Q,\mathcal{R}}([A\setminus B,{(A_{i}\setminus B)]}_{i\in I}])={card}_{Q,\mathcal{R}}([A,{(A_{i})}_{i\in I}])-{card}_{Q,\mathcal{R}}([B,{(B)}_{i\in I}])}</math>
On pose :
<math>\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^{n})\Big)</math>,
<math>\forall[B,{(B)}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^{n})\Big),\,\,[B,{(B)}_{i\in I}]\in\mathcal{P}\Big([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\Big)</math>,
<math>[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\setminus B\underset{d\acute{e}f}{=}[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\setminus[B,{(B)}_{i\in I}]\underset{d\acute{e}f}{=}[A\setminus B,{(A_{i}\setminus B)]}_{i\in I}]</math>.
On a donc :
<math>\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}(\R^{n}),{PV}(\R^{n})\Big)</math>,
<math>\forall[B,{(B)}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV}(\R^{n}),{PV}(\R^{n})\Big),\,\,[B,{(B)}_{i\in I}]\in\mathcal{P}\Big([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\Big)</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,\mathcal{R}}([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\setminus B)}</math>
<math>\displaystyle{={card}_{Q,\mathcal{R}}([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\setminus[B,{(B)}_{i\in I}])}</math>
<math>={card}_{Q,\mathcal{R}}([A,{(A_{i})}_{i\in I}])-{card}_{Q,\mathcal{R}}([B,{(B)}_{i\in I}])</math>
<math>={card}_{Q,\mathcal{R}}([A,{(A_{i})}_{i\in I}])-{card}_{Q,\mathcal{R}}(B)</math>.}}
=====Lien entre la F-quantité d'une partie de <math>\R^n</math>, relative à un repère orthonormé de <math>\R^n</math> et de la F-quantité de certains des plafonnements de cette partie de <math>\R^n</math>, relative à ce repère orthonormé de <math>\R^n</math>=====
{{Théorème|titre=|contenu=
Soit <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite.
Soit <math>A \in \mathcal{P}(\R^n)</math>.
Alors <math>\exists {(A_i)}_{i \in I} \in \Big\{{(A_i)}_{i \in I} \in \mathcal{F}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big) \,\,\Big|\,\,[A,{(A_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big) \Big\}</math>,
<math>{card}_{Q, \mathcal{R}}(A) = {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big([A,{(A_i)}_{i \in I}]\Big)</math>.
Dans ce cas <math>[A,{(A_i)}_{i \in I}]</math> est appelé un plafonnement normal de la partie <math>A</math>.
Si de plus <math>{(A_i)}_{i \in I} = {(A)}_{i \in I}</math>, alors <math>[A,{(A_i)}_{i \in I}] = [A,{(A)}_{i \in I}]</math> est appelé un plafonnement normal trivial de la partie <math>A</math>.
De même, si <math>I</math> est fini ou admet un maximum et si <math>A_{\sup(I)} = A_{\max(I)} = A</math>, alors <math>[A,{(A_i)}_{i \in I}]</math> est appelé un plafonnement normal trivial de la partie <math>A</math>.
On pose <math>\displaystyle{{\mathcal{P}lafonnements}_{normaux}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big) \underset{d\acute{e}f}{=} \Big\{[A,{(A_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big) \,\,\Big|\,\,{card}_{Q,\mathcal{R}}(A) = {card}_{Q,\mathcal{R}}([A,{(A_i)}_{i \in I}]) \Big\}}</math>.}}
=====Remarque (à propos de la <math>\sigma</math>-additivité)=====
{{Théorème|titre=|contenu=
Soit <math>n \in \N^*</math>.
Soit <math>\mathcal{R} = \mathcal{R}_n</math>, un repère orthonormé de <math>\R^n</math>, d'origine <math>O_n</math>.
1) <math>{card}_{Q,{\cal R}}</math> est une mesure, sur la tribu <math>{PV}(\R^n)</math>. (faux a priori)
2) <math>{card}_{Q,{\cal R}}</math> ne peut être une mesure, au sens usuel, sur <math>{\cal P}({\mathbb{R}^n})</math>, car elle ne vérifie pas la <math>\sigma</math>-additivité, en général.
3) ''<math>{card}_{Q,{\cal R}}</math> ne vérifie pas la <math>\sigma</math>-additivité, en général, sur <math>{\cal P}({\mathbb{R}}^n)</math>'', car :
Si <math>n = 1</math> :
<math>\displaystyle{{\mathbb{R}}_+ = \bigsqcup_{i \in {\mathbb{N}}^*} [i-1,i[ \,\, \mbox{et} \,\, {\mathbb{R}}_+ = \bigsqcup_{i \in {\mathbb{N}}^*} [2i-2,2i[}</math>, qui sont toutes 2 des réunions disjointes,
et donc si <math>{card}_{Q,{\cal R}}</math> était <math>\sigma</math>-additive,
on aurait :
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}({\mathbb{R}}_+) = {card}_{Q,{\cal R}}\Big(\bigsqcup_{i \in {\mathbb{N}}^*} [i-1,i[\Big) = \sum_{i \in {\mathbb{N}}^*} {card}_{Q,{\cal R}}([i-1,i[) = \sum_{i \in {\mathbb{N}}^*} {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \sum_{i \in {\mathbb{N}}^*} 1 = {card}_{Q,{\cal R}}({\mathbb{N}}^*) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)}</math>
et on aurait aussi
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}({\mathbb{R}}_+) = {card}_{Q,{\cal R}}\Big(\bigsqcup_{i \in {\mathbb{N}}^*} [2i-2,2i[\Big) = \sum _{i \in {\mathbb{N}}^*} {card}_{Q,{\cal R}}([2i-2,2i[) = \sum_{i \in {\mathbb{N}}^*} {card}_{Q,{\cal R}}([0,2[)}</math>
<math>\displaystyle{= \sum_{i \in {\mathbb{N}}^*} 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)= 2 \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \sum_{i \in {\mathbb{N}}^*} 1 = 2 \,\,{card}_{Q,{\cal R}}({\mathbb{N}}^*) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)}</math>.
Or <math>{card}_{Q,{\cal R}}({\mathbb{N}}^*) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \neq 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}}({\mathbb{N}}^*) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)</math>
et donc <math>{card}_{Q,{\cal R}}({\mathbb{R}}_+) \neq {card}_{Q,{\cal R}}({\mathbb{R}}_+)</math>.
Contradiction.
Donc, <math>{card}_{Q,{\cal R}}</math> n'est pas <math>\sigma</math>-additive,
donc ce n'est pas une mesure au sens usuel.
Il y a peut-être quelques hypothèses de définition à ajouter dans le cas non borné et certains cas bornés.
''Les résultats seront différents suivant le choix des plafonnements de <math>\R</math> autour de l'origine <math>O</math>, du repère orthonormé <math>{\cal R}</math> de <math>\R</math>.''
''Réinterprétons les calculs ci-dessus, avec de nouvelles notions et notations :''
Ici, <math>+\infty = \{x \,\, |\,\,\forall a \in \R, \,\, x > a\}</math>
et <math>\sup(\N)=\sup(\R)=+\infty_\N=+\infty_\R=+\infty_{classique}</math>.
En posant :
<math>R_{1,+} = \Big[\R_+,{([0,r])}_{r \in \N}\Big]</math>
<math>R_{2,+} = \Big[\R_+,{([0,r[)}_{r \in \N}\Big]</math>
<math>R_{1} = \Big[\R_+,{([-r,r])}_{r \in \N}\Big]</math>
<math>R_{2} = \Big[\R_+,{(]-r,r[)}_{r \in \N}\Big]</math>
<math>\displaystyle{N_1 = \Big[\N, {(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}</math>
<math>\displaystyle{N_1^* = N_1 \setminus \{0\}}</math>
et où
<math>\displaystyle{\sup_{non\,\,classique,\,\,\mathcal{R}}(\N)\underset{d\acute{e}f}{=}\sup_{non\,\,classique,\,\,normal,\,\,\mathcal{R}}(\N)\underset{d\acute{e}f}{=}\sup_{non\,\,classique,\,\,\mathcal{R}}(N_{1})={card}_{Q,\mathcal{R}}(N_{1}^{*})}</math>
<math>\displaystyle{=\sup_{non\,\,classique,\,\,\mathcal{R}}(\R)\underset{d\acute{e}f}{=}\sup_{non\,\,classique,\,\,normal,\,\,\mathcal{R}}(\R)\underset{d\acute{e}f}{=}\sup_{non\,\,classique,\,\,\mathcal{R}}(R_{2})=\sup_{non\,\,classique,\,\,\mathcal{R}}(R_{2,+})\in+\infty}</math>,
on a :
<math>\displaystyle{{card}_{Q, {\cal R}}(R_{2,+}) = {card}_{Q,{\cal R}}\bigg(\Big[\R_+,{([0,p[)}_{p \in \N}\Big]\bigg) = {card}_{Q,{\cal R}}\Big(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)}[0,p[\Big) = \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)}{card}_{Q,{\cal R}}([0,p[)}</math>
•(1)
<math>\displaystyle{= \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} p \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) = {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} p}</math>
•(2)
<math>\displaystyle{= \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} {card}_{Q,{\cal R}}\Big(\bigsqcup_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}}[i-1,i[ \Big) = \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \sum_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}} {card}_{Q,{\cal R}}([i-1,i[) = \sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} {card}_{Q,{\cal R}}([i-1,i[)}</math>
<math>\displaystyle{= \sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) = {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} 1}</math>
•[point où se rejoignent (1) et (2)]
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}\bigg({\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*\bigg) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)}</math>
et on a aussi :
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}\bigg(\Big[\R_+,{([0,2p[)}_{p \in \N}\Big]\bigg) = {card}_{Q,{\cal R}}\Big(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)}[0,2p[\Big) = \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)}{card}_{Q,{\cal R}}([0,2p[)}</math>
•(1)
<math>\displaystyle{= \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} 2p \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) = 2 \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} p}</math>
•(2)
<math>\displaystyle{= \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} {card}_{Q,{\cal R}}\Big(\bigsqcup_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}}[2i-2,2i[ \Big) = \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \sum_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}} {card}_{Q,{\cal R}}([2i-2,2i[)}</math>
<math>\displaystyle{= \sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} {card}_{Q,{\cal R}}([2i-2,2i[) = \sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} {card}_{Q,{\cal R}}([0,2[)}</math>
<math>\displaystyle{= \sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} 2 \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) = 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} 1}</math>
•[point où se rejoignent (1) et (2)]
<math>\displaystyle{= 2 \,\,{card}_{Q,{\cal R}}\bigg({\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*\bigg) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)}</math>
<math>\displaystyle{= 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)}</math>
Or <math>{card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \neq 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)</math>.
et donc <math>{card}_{Q,{\cal R}}\bigg(\Big[\R_+,{([0,p[)}_{p \in \N}\Big]\bigg) \neq {card}_{Q,{\cal R}}\bigg(\Big[\R_+,{([0,2p[)}_{p \in \N}\Big]\bigg)</math>
et même <math>{card}_{Q,{\cal R}}\bigg(\Big[\R_+,{([0,2p[)}_{p \in \N}\Big]\bigg) = 2\,\, {card}_{Q,{\cal R}}\bigg(\Big[\R_+,{([0,p[)}_{p \in \N}\Big]\bigg)</math>
et il n'y a aucune contradiction :
''On a bien <math>{([0,p[)}_{p \in \N} \neq {([0,2p[)}_{p \in \N}</math>.''
Et on a :
<math>\displaystyle{{card}_{Q, {\cal R}}(R_{1,+}) = {card}_{Q,{\cal R}}\bigg(\Big[\R_+,{([0,p])}_{p \in \N}\Big]\bigg) = {card}_{Q,{\cal R}}\Big(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)}[0,p]\Big) = \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)}{card}_{Q,{\cal R}}([0,p]) = \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)}{card}_{Q,{\cal R}}([0,p[ \bigsqcup \{p\})}</math>
<math>\displaystyle{= \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \Big({card}_{Q,{\cal R}}([0,p[) + {card}_{Q,{\cal R}} (\{p\})\Big)}</math>
•(1)
<math>\displaystyle{= \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}([0,p[) + 1\Big) = \Big(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,p[)\Big) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= \Big(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} p \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)\Big) + 1 = {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \,\, \Big(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} p\Big) + 1}</math>
•(2)
<math>\displaystyle{= \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} {card}_{Q,{\cal R}}\left(\left(\bigsqcup_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}}[i-1,i[ \right) \bigsqcup \{p\} \right) = \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \bigg(\Big(\sum_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}} {card}_{Q,{\cal R}}([i-1,i[)\Big) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{p\})\bigg)}</math>
<math>\displaystyle{= \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \bigg(\Big(\sum_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}} {card}_{Q,{\cal R}}([i-1,i[)\Big) + 1 \bigg) = \Big(\sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} {card}_{Q,{\cal R}}([i-1,i[)\Big) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= \bigg(\sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)\bigg) + 1 = {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \,\, \Big(\sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} 1\Big) + 1}</math>
•[point où se rejoignent (1) et (2)]
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}\bigg({\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*\bigg) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) + 1}</math>
et on a aussi :
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}\bigg(\Big[\R_+,{([0,2p])}_{p \in \N}\Big]\bigg) = {card}_{Q,{\cal R}}\Big(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)}[0,2p]\Big) = \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)}{card}_{Q,{\cal R}}([0,2p]) = \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)}{card}_{Q,{\cal R}}([0,2p[ \bigsqcup \{2p\})}</math>
<math>\displaystyle{= \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \Big({card}_{Q,{\cal R}}([0,2p[) + {card}_{Q,{\cal R}} (\{2p\})\Big)}</math>
•(1)
<math>\displaystyle{= \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}([0,2p[) + 1\Big) = \Big(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,2p[)\Big) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= \Big(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} 2p \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)\Big) + 1 = 2 \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \,\, \Big(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} p\Big) + 1}</math>
•(2)
<math>\displaystyle{= \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} {card}_{Q,{\cal R}}\left(\left(\bigsqcup_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}}[2i-2,2i[ \right) \bigsqcup \{2p\}\right) = \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \bigg(\Big(\sum_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}} {card}_{Q,{\cal R}}([2i-2,2i[)\Big) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{2p\})\bigg)}</math>
<math>\displaystyle{= \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \bigg(\Big(\sum_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}} {card}_{Q,{\cal R}}([2i-2,2i[)\Big) + 1 \bigg) = \Big(\sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} {card}_{Q,{\cal R}}([2i-2,2i[)\Big) + 1 = \Big(\sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} {card}_{Q,{\cal R}}([0,2[)\Big) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= \Big(\sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} 2 \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)\Big) + 1 = 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \,\, \Big(\sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} 1\Big) + 1}</math>
•[point où se rejoignent (1) et (2)]
<math>\displaystyle{= 2 \,\,{card}_{Q,{\cal R}}\bigg({\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*\bigg) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) + 1}</math>
Or <math>{card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) + 1 \neq 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) + 1</math>
et donc <math>{card}_{Q,{\cal R}}\bigg(\Big[\R_+,{([0,p])}_{p \in \N}\Big]\bigg) \neq {card}_{Q,{\cal R}}\bigg(\Big[\R_+,{([0,2p])}_{p \in \N}\Big]\bigg)</math>
et même <math>{card}_{Q,{\cal R}}\bigg(\Big[\R_+,{([0,2p])}_{p \in \N}\Big]\bigg) = 2\,\, {card}_{Q,{\cal R}}\bigg(\Big[\R_+,{([0,p])}_{p \in \N}\Big]\bigg) - 1</math>
et il n'y a aucune contradiction :
''On a bien <math>{([0,p])}_{p \in \N} \neq {([0,2p])}_{p \in \N}</math>.''
On a aussi, Cf. remarque plus bas :
'''[Début point sensible]'''
b) Soit <math>f \in \mathcal{F}(\N, \R_+ \bigsqcup +\infty), \,\, strict. \,\, \nearrow</math>
telle que <math>f(0) = 0</math>
et telle que <math>\displaystyle{\lim_{n \in \N, \,\, n \rightarrow \sup_{non \,\,classique, \,\, \mathcal{R}}(\N)} f(n) \in +\infty}</math>
(qui est une expression qui est équivalente à l'expression "<math>\displaystyle{\lim_{n \in \N, \,\, n \rightarrow \sup(\N)} f(n) \in +\infty}</math>"
qui est une expression qui est équivalente à l'expression "<math>\displaystyle{\underset{n \in \N, \,\, n \rightarrow \sup(\N)}{\text{lim}_{classique}} f(n) = +\infty_{classique}}</math>",
où <math>+\infty_{classique}</math> est considéré comme un point)
et telle que <math>\displaystyle{\lim_{n \in \N, n \rightarrow \sup_{non \,\,classique, \,\, \mathcal{R}}(\N)} f(n) = f(\lim_{n \in \N, n \rightarrow \sup_{non \,\,classique, \,\, \mathcal{R}}(\N)} n)}</math>
(avec "<math>\displaystyle{\lim_{n \in \N, n \rightarrow \sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\N)} f(n) = \lim_{n \in \N, n \rightarrow \sup(\N)} f(n)}</math>"
et "<math>\displaystyle{\lim_{n \in \N, n \rightarrow \sup_{non \,\, classique, \,\,\mathcal{R}}(\N)} n = \lim_{n \in \N, n \rightarrow \sup(\N)} n}</math>")
Alors :
(Cf. aussi '''"Définitions de <math>+\infty</math>, <math>+\infty''</math>, <math>+\infty_f</math>, <math>+\infty_{\cal F(\R)}</math>, <math>\R'</math>, <math>\R''</math>/C)"'''),
'''[Fin point sensible]'''
on a :
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}\bigg(\Big[\R_+,{([0,f(p)[)}_{p \in \N}\Big]\bigg) = {card}_{Q,{\cal R}}\Big(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)}[0,f(p)[\Big) = \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)}{card}_{Q,{\cal R}}([0,f(p)[)}</math>
•(1)
<math>\displaystyle{= \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} f(p) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) = {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} f(p)}</math>
•(2)
<math>\displaystyle{= \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} {card}_{Q,{\cal R}}\Big(\bigsqcup_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}}[f(i-1),f(i)[ \Big) = \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \sum_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}} {card}_{Q,{\cal R}}([f(i-1),f(i)[) = \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \sum_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}} {card}_{Q,{\cal R}}([0,f(i)-f(i-1)[)}</math>
<math>\displaystyle{= \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \sum_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}} \Big(f(i) - f(i-1)\Big) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \,\, \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \sum_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}} \Big(f(i) - f(i-1)\Big)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \,\, \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \Big(f(p) - f(0)\Big)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \,\, \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \Big(f(p)- 0\Big)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \,\, \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} f(p)}</math>
•[point où se rejoignent (1) et (2)]
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \,\, f(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} p)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \,\, f\Bigg({{card}_{Q,{\cal R}}\bigg(\Big[\N, (\N \bigcap [0,p])_{p \in \N}\bigg]}^*\Bigg)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \,\, f\Big({card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*)\Big)}</math>
et on a :
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}\bigg(\Big[\R_+,{([0,f(p)])}_{p \in \N}\Big]\bigg) = {card}_{Q,{\cal R}}\Big(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)}[0,f(p)]\Big) = \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)}{card}_{Q,{\cal R}}([0,f(p)]) = \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)}{card}_{Q,{\cal R}}([0,f(p)[ \bigsqcup \{f(p)\})}</math>
<math>\displaystyle{= \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \Big({card}_{Q,{\cal R}}([0,f(p)[) + {card}_{Q,{\cal R}} (\{f(p)\})\Big)}</math>
•(1)
<math>\displaystyle{ = \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}([0,f(p)[) + 1\Big) = \Big(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,f(p)[)\Big) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= \Big(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} f(p) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)\Big) + 1 = {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \,\, \Big(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} f(p)\Big) + 1}</math>
•(2)
<math>\displaystyle{= \lim_{p \in \N, p \rightarrow +\infty} \bigg({card}_{Q,{\cal R}}\Big(\bigsqcup_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}}[f(i-1),f(i)[\Big) + {card}_{Q,{\cal R}} (\{f(p)\})\bigg) = \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \bigg(\Big(\sum_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}} {card}_{Q,{\cal R}}([f(i-1),f(i)[)\Big) + 1\bigg)}</math>
<math>\displaystyle{= \bigg(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \sum_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}} {card}_{Q,{\cal R}}([f(i-1),f(i)[)\bigg) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= \bigg(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \sum_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}} {card}_{Q,{\cal R}}([0,f(i)-f(i-1)[)\bigg) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= \bigg(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \sum_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}} \Big(f(i) - f(i-1)\Big) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)\bigg) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \,\, \bigg(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \sum_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}} \Big(f(i) - f(i-1)\Big)\bigg) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \,\, \bigg(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \Big(f(p) - f(0)\Big)\bigg) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \,\, \bigg(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \Big(f(p)- 0\Big)\bigg) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \,\, \bigg(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} f(p)\bigg) + 1}</math>
•[point où se rejoignent (1) et (2)]
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \,\, f(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} p) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \,\, f\Bigg({{card}_{Q,{\cal R}}\bigg(\Big[\N, (\N \bigcap [0,p])_{p \in \N}\bigg]}^*\Bigg) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \,\, f\Big({card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*)\Big) + 1}</math>}}
<small>
'''''Remarque :'''''
1) Soient <math>a \in \R \bigcup \{-\sup(\R)\}, \,\, b \in \R, \,\, a < b</math>
Soit <math>+\infty = \{x \,\, |\,\, \forall a \in \R, \,\, x > a\}</math>.
Soit <math>\displaystyle{f \in \mathcal{F}((a,b[,\R)}</math>
telle que <math>\underset{i \in (a,b[, i \rightarrow b^-}{\text{lim}_{classique}} f(i) = +\infty_{classique}</math>.
Alors on pose : <math>\lim_{i \in (a,b[, i \rightarrow b^-} f(i) = \sup(+\infty)</math>.
2) a) <math>\displaystyle{\lim_{p \in \N,p \rightarrow \sup(\N)} p = \lim_{p \in \N,p \rightarrow \sup(\N)} \sum_{i \in (\N \bigcap [0,p])\setminus \{0\}} 1 = \sum_{\displaystyle{i \in \lim_{p \in \N,p \rightarrow \sup(\N)} \Big((\N \bigcap [0,p])\setminus \{0\}\Big)}} 1 = \sum_{\displaystyle{i \in \Big(\lim_{p \in \N,p \rightarrow \sup(\N)} (\N \bigcap [0,p])\Big)\setminus \{0\}}} 1 = \sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} 1}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}\bigg({\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*\bigg) = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) = \sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(N_1)}</math>
ou dit autrement :
<math>\displaystyle{\lim_{p \in \N,p \rightarrow \sup(\N)} p = \lim_{p \in \N,p \rightarrow \sup(\N)} {card}_{Q,{\cal R}} \Big((\N \bigcap [0,p])\setminus \{0\}\Big) = {card}_{Q,{\cal R}} \bigg(\lim_{p \in \N,p \rightarrow \sup(\N)}\Big((\N \bigcap [0,p])\setminus \{0\}\Big)\bigg) = {card}_{Q,{\cal R}} \bigg(\Big(\lim_{p \in \N,p \rightarrow \sup(\N)}(\N \bigcap [0,p])\Big) \setminus \{0\}\bigg)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}\bigg({\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*\bigg) = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) = \sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(N_1)}</math>.
b)
'''[Début point sensible]'''
Soit <math>f \in \mathcal{F}(\N, \R_+ \bigsqcup +\infty), \,\, strict. \,\, \nearrow</math>
telle que <math>\displaystyle{\lim_{n \in \N, \,\, n \rightarrow \sup_{non \,\,classique, \,\, \mathcal{R}}(\N)} f(n) \in +\infty}</math>
(qui est une expression qui est équivalente à l'expression "<math>\displaystyle{\lim_{n \in \N, \,\, n \rightarrow \sup(\N)} f(n) \in +\infty}</math>"
qui est une expression qui est équivalente à l'expression "<math>\displaystyle{\underset{n \in \N, \,\, n \rightarrow \sup(\N)}{\text{lim}_{classique}} f(n) = +\infty_{classique}}</math>",
où <math>+\infty_{classique}</math> est considéré comme un point)
et telle que <math>\displaystyle{\lim_{n \in \N, n \rightarrow \sup_{non \,\,classique, \,\, \mathcal{R}}(\N)} f(n) = f(\lim_{n \in \N, n \rightarrow \sup_{non \,\,classique, \,\, \mathcal{R}}(\N)} n)}</math>
(avec "<math>\displaystyle{\lim_{n \in \N, n \rightarrow \sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\N)} f(n) = \lim_{n \in \N, n \rightarrow \sup(\N)} f(n)}</math>"
et "<math>\displaystyle{\lim_{n \in \N, n \rightarrow \sup_{non \,\, classique, \,\,\mathcal{R}}(\N)} n = \lim_{n \in \N, n \rightarrow \sup(\N)} n}</math>")
'''[Fin point sensible]'''
Alors :
<math>\displaystyle{\lim_{p \in \N,p \rightarrow \sup(\N)} f(p) = f(\lim_{p \in \N,p \rightarrow \sup(\N)} p) = f\bigg(\lim_{p \in \N,p \rightarrow \sup(\N)} \sum_{i \in \Big((\N \bigcap [0,p])\Big)\setminus \{0\}} 1\bigg) = f\bigg(\sum_{\displaystyle{i \in \lim_{p \in \N,p \rightarrow \sup(\N)} \Big((\N \bigcap [0,p])\setminus \{0\}\Big)}} 1\bigg)}</math>
<math>\displaystyle{= f\bigg(\sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} 1\bigg)
= f\Bigg( {card}_{Q,{\cal R}}\bigg({\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*\bigg)\Bigg) = f\Big({card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*)\Big) = f\Big(\sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(N_1)\Big)}</math>
ou dit autrement :
<math>\displaystyle{\lim_{p \in \N,p \rightarrow \sup(\N)} f(p) = f(\lim_{p \in \N,p \rightarrow \sup(\N)} p) = f\bigg(\lim_{p \in \N,p \rightarrow \sup(\N)} {card}_{Q,{\cal R}} \Big((\N \bigcap [0,p])\setminus \{0\}\Big)\bigg) = f\Bigg({card}_{Q,{\cal R}} \bigg(\lim_{p \in \N,p \rightarrow \sup(\N)}\Big((\N \bigcap [0,p])\setminus \{0\}\Big)\bigg)\Bigg)}</math>
<math>\displaystyle{= f\Bigg({card}_{Q,{\cal R}} \bigg(\lim_{p \in \N,p \rightarrow \sup(\N)}\Big(\N \bigcap [0,p])\Big) \setminus \{0\}\bigg)\Bigg) = f\Bigg({card}_{Q,{\cal R}}\bigg({\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*\bigg)\Bigg) = f\Big({card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*)\Big) = f\Big(\sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(N_1)\Big) }</math>.
</small>
====='''Propositions concernant certains intervalles <math>I</math>, non bornés, de <math>\mathbb{R}</math>, et, en particulier, certaines parties de <math>{PV2}(\R)</math>, basées ou en partie basées sur la conjecture principale'''=====
======Proposition (plafonnement normal de <math>\R_+</math>) basée sur la conjecture principale (Il y avait un problème)======
{{Théorème|titre=|contenu=''Remarque : J'hésite, ici, à omettre la notation "<math>\widetilde{\,\,\,\,\,}</math>" concernant l'objet suivant : "<math>\widetilde{{vol}^1}</math>".''
Ici, <math>\sup(\N)=\sup(\R)=+\infty_\N=+\infty_\R=+\infty_{classique}</math>.
Soit <math>\mathcal{R}</math>, un repère orthonormé de <math>\R</math>, d'origine <math>O</math>.
En posant :
<math>R_{1,+} = \Big[\R_+,{([0,r])}_{r \in \N}\Big]</math>
<math>R_{2,+} = \Big[\R_+,{([0,r[)}_{r \in \N}\Big]</math>
<math>\displaystyle{N_1 = \Big[\N, {(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}</math>
<math>\displaystyle{N_1^* = N_1 \setminus \{0\}}</math>,
on a :
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}) = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) = \Big({card}_{Q,{\cal R}}(N_1) - 1\Big) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) = \widetilde{{vol}^1}(R_{2,+}) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)}</math>.
'''et''' <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(R_{1,+}) = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) + 1 = \Big({card}_{Q,{\cal R}}(N_1) - 1\Big) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) + 1 = \widetilde{{vol}^1}(R_{1,+}) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) + 1}</math>.
<math>R_{2,+}</math> est appelé le plafonnement normal de <math>\R_+</math>.}}
'''''Démonstration :'''''
On a :
<math>\displaystyle{{card}_{Q, {\cal R}}(R_{1,+}) = {card}_{Q,{\cal R}}\bigg(\Big[\R_+,{([0,p])}_{p \in \N}\Big]\bigg) = {card}_{Q,{\cal R}}\Big(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)}[0,p]\Big) = \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)}{card}_{Q,{\cal R}}([0,p])}</math>
<math>\displaystyle{= \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} {card}_{Q,{\cal R}}\left(\left(\bigsqcup_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}}[i-1,i[ \right) \bigsqcup \{p\} \right) = \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \bigg(\Big(\sum_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}} {card}_{Q,{\cal R}}([i-1,i[)\Big) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{p\})\bigg)}</math>
<math>\displaystyle{\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \bigg(\Big(\sum_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}} {card}_{Q,{\cal R}}([i-1,i[)\Big) + 1 \bigg) = \Big(\sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} {card}_{Q,{\cal R}}([i-1,i[)\Big) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= \Big(\sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)\Big) + 1 = {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \,\, \Big(\sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} 1\Big) + 1 = {card}_{Q,{\cal R}}\bigg({\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*\bigg) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) + 1}</math>.
Et on a :
<math>\displaystyle{{card}_{Q, {\cal R}}(R_{2,+}) = {card}_{Q,{\cal R}}\bigg(\Big[\R_+,{([0,p[)}_{p \in \N}\Big]\bigg) = {card}_{Q,{\cal R}}\Big(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)}[0,p[\Big) = \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)}{card}_{Q,{\cal R}}([0,p[)}</math>
<math>\displaystyle{= \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} {card}_{Q,{\cal R}}\Big(\bigsqcup_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}}[i-1,i[\Big) = \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \sum_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}} {card}_{Q,{\cal R}}([i-1,i[) = \sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} {card}_{Q,{\cal R}}([i-1,i[)}</math>
<math>\displaystyle{= \sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) = {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} 1 = {card}_{Q,{\cal R}}\bigg({\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*\bigg) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)}</math>.
<small>
'''''Remarque :'''''
Soit <math>\mathcal{R}</math>, un repère orthonormé de <math>\R</math>, d'origine <math>O</math>.
De plus, soit <math>p\in\N</math>.
<math>\displaystyle{\mbox{Si}\,\,p\underset{classique}{\rightarrow}\sup(\N)\,\,\mbox{où}}\,\,\sup(\N)=+\infty_{classique}\,\,\mbox{et où}\,\,+\infty_{classique}\,\,\mbox{est considéré comme un point}</math> ,
alors <math>p-1\underset{classique}{\rightarrow}\sup(\N)</math> et <math>\displaystyle{\underset{p\in\N,\,\,p\to\sup(\N)}{\text{lim}_{classique}}(p-1)=\underset{p\in\N,\,\,p\to\sup(\N)}{\text{lim}_{classique}}p=\sup(\N)}</math>,
<math>\cdots</math>
et
<math>\displaystyle{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\N\bigcap[0,p])}</math>
<math>\displaystyle{={card}_{Q,\mathcal{R}}([\![0,p]\!]\})}</math>
<math>\displaystyle{=p+1}</math>,
et
<math>\displaystyle{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\{[\![0,\underset{p\in\N,\,\,p\to\sup(\N)}{\text{lim}_{classique}}p]\!]\})}</math>
<math>\displaystyle{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\{[\![0,\sup(\N)]\!]\})}</math>
<math>\displaystyle{={card}_{Q,\mathcal{R}}(\N\bigsqcup\{\sup(\N)\})}</math>
<math>\Big(={card}_{Q,\mathcal{R}}(\N)+1\Big)</math>
<math>\displaystyle{={card}_{Q,\mathcal{R}}(\overline{\N})}</math>.
<math>\displaystyle{\mbox{Si}\,\,p\rightarrow\sup_{non\,\,classique,\,\,\mathcal{R}}(\N)\in+\infty\,\,\mbox{où}\,\,+\infty\,\,\mbox{est considéré comme un ensemble tel que}}</math>
<math>\displaystyle{+\infty=\{x\,\,|\,\,\forall a\in\R,\,\,x>a\}}</math>,
alors <math>p-1\rightarrow\sup_{non\,\,classique,\,\,\mathcal{R}}(\N)-1\in+\infty</math> et <math>\sup_{non\,\,classique,\,\,\mathcal{R}}(\N)-1\neq\sup_{non\,\,classique,\,\,\mathcal{R}}(\N)</math>,
<math>\cdots</math>
et
<math>\displaystyle{{card}_{Q,\mathcal{R}}([\![0,\displaystyle{\underset{p\in\N\bigsqcup\{\sup_{non\,\,classique,\,\,\mathcal{R}}(\N)\},\,\,p\rightarrow\sup_{non\,\,classique,\,\,\mathcal{R}}(\N)}{\text{lim}_{classique}}p}]\!])}</math>
<math>\displaystyle{={card}_{Q,\mathcal{R}}([\![0,\sup_{non\,\,classique,\,\,\mathcal{R}}(\N)]\!])}</math>
et
<math>\displaystyle{={card}_{Q,\mathcal{R}}([\![0,{\displaystyle{\lim_{p\in\N,\,\,p\rightarrow\sup_{non\,\,classique,\,\,\mathcal{R}}(\N)}p}]\!])}}</math>
<math>\displaystyle{={card}_{Q,\mathcal{R}}([\![0,{\displaystyle{\lim_{p\in\N,\,\,p\rightarrow\sup(\N)}p}]\!])}}</math>
<math>\displaystyle{={card}_{Q,\mathcal{R}}([\![0,\sup_{non\,\,classique,\,\,\mathcal{R}}(\N)]\!])}</math>.
</small>
======Proposition dont une partie des résultats est basée sur la conjecture principale======
{{Théorème|titre=|contenu=
Ici, <math>\sup(\N)=\sup(\R)=+\infty_\N=+\infty_\R=+\infty_{classique}</math>.
Soit <math>\mathcal{R}</math>, un repère orthonormé de <math>\R</math>, d'origine <math>O</math>.
En posant :
<math>R_2 = \Big[\R,{(]-r,r[)}_{r \in \N}\Big]</math>
<math>R_{2,+} = \Big[\R_+,{([0,r[)}_{r \in \N}\Big]</math>
<math>R_{2,-} = \Big[\R_-,{(]-r,0])}_{r \in \N}\Big]</math>
<math>R_{2,+}^* = R_{2,+} \setminus \{0\}</math>
<math>R_{2,-}^* = R_{2,-} \setminus \{0\}</math>
<math>\displaystyle{N_1 = \Big[\N, {(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}</math>
<math>\displaystyle{N_1^* = N_1 \setminus \{0\}}</math>
<math>\displaystyle{-N_1 = \Big[-\N, {(-\N \bigcap [-p,0])}_{p \in \N}\Big]}</math>
<math>\displaystyle{-N_1^* = -N_1 \setminus \{0\}}</math>
<math>\displaystyle{Z_1 = \Big[\Z, {(\Z \bigcap [-p,p])}_{p \in \N}\Big]}</math>
<math>\displaystyle{Z_1^* = Z_1 \setminus \{0\}}</math>,
on a :
<math>{card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,-}^*) = {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}^*)</math>
Donc, comme <math>\displaystyle{R_2 = R_{2,-}^* \bigsqcup \{0\} \bigsqcup R_{2,+}^*}</math> et que cette réunion est disjointe, on a :
<math>{card}_{Q,{\cal R}}(R_2)</math>
<math>= {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,-}^*) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\}) + {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}^*)</math>
<math>= 2 \,\,{card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}^*) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\})</math>
[c'est-à-dire <math>= 2 \,\,{card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}^*) + 1</math>]
<math>= 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \setminus \{0\}) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\})</math>
<math>= 2 \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}) - {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\})\Big) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\})</math>
<math>= 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}) - {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\})</math>
<math>= 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}) - 1</math>
On remarque que :
<math>{card}_{Q,{\cal R}}(R_2) = {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,-}^*) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\}) + {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}^*)</math>
et <math>{card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,-}^*) = {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}^*)</math>
et <math>{card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}) = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)</math>
et <math>{card}_{Q,{\cal R}}(-N_1^*) = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*)</math>
et <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(Z_1^*) = {card}_{Q,{\cal R}}(- N_1^* \bigsqcup N_1^*) = {card}_{Q,{\cal R}}(-N_1^*) + {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) + {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) = 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*)}</math>
donc <math>{card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}^*) = {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}) - 1 = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) - 1 = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}(]0,1[) + 1\Big) - 1</math>
donc <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}^*) + 1}{{card}_{Q,{\cal R}}(]0,1[) + 1} = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1) - 1}</math>
et <math>{card}_{Q,{\cal R}}(R_2) = {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,-}^*) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\}) + {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}^*) = 2 \,\,{card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}^*) + 1 = 2 \,\,\Big({card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}) - 1 \Big) + 1 = 2 \,\,{card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}) - 1</math>
<math>= 2\,\, {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) - 1 = {card}_{Q,{\cal R}}(Z_1^*) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) - 1 = {card}_{Q,{\cal R}}(Z_1^*) \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}(]0,1[) + 1\Big) - 1</math>
donc <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(R_2) + 1}{{card}_{Q,{\cal R}}(]0,1[) + 1} = {card}_{Q,{\cal R}}(Z_1^*) = {card}_{Q,{\cal R}}(Z_1) - 1}</math>}}
======Proposition dont une partie des résultats est basée sur la conjecture principale======
{{Théorème|titre=|contenu=
Ici, <math>\sup(\N)=\sup(\R)=+\infty_\N=+\infty_\R=+\infty_{classique}</math>.
Soit <math>\mathcal{R}</math>, un repère orthonormé de <math>\R</math>, d'origine <math>O</math>.
''On pose : <math>{R}_{2,+} = \Big[{\R}_+,{([0,r[)}_{r \in \N}\Big]</math> et <math>N_1 = \Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]</math>.''
Soient <math>a,b \in \R_+ \,\, : \,\, a \leq b</math>.
Alors <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \setminus [0,a]) = {card}_{Q,{\cal R}}(]a,b]) + {card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \setminus [0,b])}</math>
<math>{card}_{Q,{\cal R}}(R_2)</math>
<math>= 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+}) - 1</math>
<math>= 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}}({N_1}^{*}) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) - 1</math>
<math>= 2 \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}(N_1) - 1\Big) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) - 1</math>}}
======Proposition dont une partie des résultats est basée sur la conjecture principale======
{{Théorème|titre=|contenu=
Ici, <math>\sup(\N)=\sup(\R)=+\infty_\N=+\infty_\R=+\infty_{classique}</math>.
Soit <math>\mathcal{R}</math>, un repère orthonormé de <math>\R</math>, d'origine <math>O</math>.
''On pose : <math>{R}_{2,+} = \Big[{\R}_+,{([0,r[)}_{r \in \N}\Big]</math> et <math>N_1 = \Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]</math>.''
Soit <math>a \in \R_+</math>.
On a :
<math>{card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \setminus [0,a]) + 1 </math>
<math>= {card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \setminus [0,a[)</math>
<math>= {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}) - {card}_{Q,{\cal R}}([0,a[)</math>
<math>= {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^{*}) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) - a \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)</math>
<math>= \Big({card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) - a \Big) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)</math>
<math>= \Big({card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) - a \Big) \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}(]0,1[) + 1\Big)</math>
donc <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \setminus [0,a]) + 1 }{{card}_{Q,{\cal R}}(]0,1[) + 1} = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) - a}</math>
Soit <math>a \in \R_-</math>.
On a :
<math>{card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \bigcup ]a,0[) + 1 </math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \bigcup [a,0[)}</math>
<math>= {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}) + {card}_{Q,{\cal R}}([a,0[)</math>
<math>= {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) - a \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)</math>
<math>= \Big({card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) - a \Big) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)</math>
<math>= \Big({card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) - a \Big) \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}(]0,1[) + 1\Big)</math>
donc <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \bigcup ]a,0[) + 1 }{{card}_{Q,{\cal R}}(]0,1[) + 1} = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) - a}</math>
Soit <math>a \in \R_+</math>.
On a : <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \setminus [0,a]) = {card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,-} \setminus [-a,0])}</math>
On en déduit que <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \setminus [0,a[) = {card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,-} \setminus ]-a,0])}</math>}}
===='''Exemples illustratifs de calculs, avec la F-quantité'''====
=====2 calculs de la F-quantité de <math>\R^2</math> aboutissant à des résultats différents, suivant que l'on adopte 2 plafonnements, {associés à|de} <math>\R^2</math>, différents, autour de l'origine <math>O_2(0,0)</math> d'un même repère orthonormé direct <math>{\cal R}_2</math> de <math>\R^2</math>=====
{{Théorème|titre=|contenu=
Ici, <math>\sup(\N)=\sup(\R)=+\infty_\N=+\infty_\R=+\infty_{classique}</math>.
Soit <math>n \in \N^*</math> et soit <math>\forall i \in \N_n^*, \,\, {\cal R}_i</math> est un repère orthonormé de <math>\R^i</math> d'origine <math>O_i{(0)}_{j \in \N_i^*}</math>.
''1) Suivant un plafonnement carré, autour de l'origine, suivant les 2 axes orthonormés <math>(O_2x)</math> et <math>(O_2y)</math> noté <math>\displaystyle{\Big[\R^2, {({[-r,r]}^2)}_{r \in \N}\Big]}</math> :''
''Ici, on considère que :'' <math>\displaystyle{\Big[\R, {([-r,r])}_{r \in \N} \Big] = \lim_{r \in \N, r \rightarrow \sup(\N)} [-r,r]}</math>
''et on a :'' <math>\displaystyle{\Big[\R^2, {({[-r,r]}^2)}_{r \in \N} \Big] = {\Big[\R, {([-r,r])}_{r \in \N} \Big]}^2}</math>.
On a donc :
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}_2}\bigg(\Big[\R^2, {({[-r,r]}^2)}_{r \in \N}\Big]\bigg) = {card}_{Q,{\cal R}_2}\bigg({\Big[\R, {({[-r,r]})}_{r \in \N}\Big]}^2\bigg) = {\Bigg({card}_{Q,{\cal R}_2}\bigg(\Big[\R, {({[-r,r]})}_{r \in \N}\Big]\bigg)\Bigg)}^2 = {card}_{Q,{\cal R}_1}^2\bigg(\Big[\R, {([-r,r])}_{r \in \N} \Big]\bigg)}</math>
''2) Suivant un plafonnement sphérique, autour de l'origine, noté <math>\displaystyle{\bigg[\R^2,{\Big(\overline{B_{\R^2}(O_2,r)}\Big)}_{r \in \N}\bigg]}</math> :''
''Ici, on considère que :'' <math>\displaystyle{\bigg[\R^2, {\Big(\overline{B_{\R^2}(O_2,r)}\Big)}_{r \in \N}\bigg] = \lim_{r \in \N, r \rightarrow +\infty} \overline{B_{\R^2}(O_2,r)}}</math>.
On remarque que :
<math>\forall r \in \N, \,\, \overline{B_{\R^2}(O_2,r)}</math> partie compacte, convexe, (connexe), de <math>\R^2</math> et boule euclidienne de <math>\R^2</math>
et <math>\displaystyle{\lim_{r \in \N, r \rightarrow \sup(\N)} \overline{B_{\R^2}(O_2,r)} = \bigg[\R^2,{\Big(\overline{B_{\R^2}(O_2,r)}\Big)}_{r \in \N}\bigg]}</math>
donc <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}_2}\Bigg(\bigg[\R^2,{\Big(\overline{B_{\R^2}(O_2,r)}\Big)}_{r \in \N}\bigg]\Bigg) = {card}_{Q,{\cal R}_2}\Big(\lim_{r \in \N, r \rightarrow \sup(\N)} \overline{B_{\R^2}(O_2,r)}\Big) = \lim_{r \in \N, r \rightarrow \sup(\N)}{card}_{Q,{\cal R}_2}\Big(\overline{B_{\R^2}(O_2,r)}\Big)}</math>
<math>\forall r \in \N, \,\, {card}_{Q,{\cal R}_2}\Big(\overline{B_{\R^2}(O_2,r)}\Big) = ?</math>
Comme on sait que <math>{card}_{Q,{\cal R}_2}\Big(\overline{B_{\R^2}(O_2,1)}\Big) = \pi \,\,{card}_{Q,{\cal R}_1}^2([0,1[) + \pi \,\, {card}_{Q,{\cal R}_1}([0,1[) + 1 </math>
et que
<math>{card}_{Q,{\cal R}_1}([0,1[) = {card}_{Q,{\cal R}_1}([0,1]) - 1</math>
<math>{card}_{Q,{\cal R}_2}({[0,1[}^2) = {card}_{Q,{\cal R}_1}^2([0,1[) = {\Big({card}_{Q,{\cal R}_1}([0,1]) - 1\Big)}^2 = {card}_{Q,{\cal R}_1}^2([0,1]) - 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}_1}([0,1]) + 1</math>,
on a <math>{card}_{Q,{\cal R}_2}\Big(\overline{B_{\R^2}(O_2,1)}\Big) = \pi \,\,{card}_{Q,{\cal R}_1}^2([0,1]) - \pi \,\, {card}_{Q,{\cal R}_1}([0,1]) + 1 </math>.
Je crois que <math>\forall r \in \N, \,\, {card}_{Q,{\cal R}_2}\Big(\overline{B_{\R^2}(O_2,r)}\Big) = \pi \,\,{card}_{Q,{\cal R}_1}^2([0,r]) - \pi \,\, {card}_{Q,{\cal R}_1}([0,r]) + 1 </math>, mais je n'en suis pas certain.
Partant de là :
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}_2}\Bigg(\bigg[\R^2,{\Big(\overline{B_{\R^2}(O_2,r)}\Big)}_{r \in \N}\bigg]\Bigg)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}_2}\Big(\lim_{r \in \N, r \rightarrow \sup(\N)} \overline{B_{\R^2}(O_2,r)}\Big)}</math>
<math>\displaystyle{= \lim_{r \in \N, r \rightarrow \sup(\N)}{card}_{Q,{\cal R}_2}\Big(\overline{B_{\R^2}(O_2,r)}\Big)}</math>
<math>\displaystyle{= \lim_{r \in \N, r \rightarrow \sup(\N)}\Big(\pi \,\,{card}_{Q,{\cal R}_1}^2([0,r]) - \pi \,\, {card}_{Q,{\cal R}_1}([0,r]) + 1\Big)}</math>
<math>\displaystyle{= \pi \,\,\lim_{r \in \N, r \rightarrow \sup(\N)}{card}_{Q,{\cal R}_1}^2([0,r]) - \pi \,\, \lim_{r \in \R_+, r \rightarrow \sup(\N)}{card}_{Q,{\cal R}_1}([0,r]) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= \pi \,\,{card}_{Q,{\cal R}_1}^2\Big(\lim_{r \in \N, r \rightarrow \sup(\N)}[0,r]\Big) - \pi \,\,{card}_{Q,{\cal R}_1}\Big(\lim_{r \in \N, r \rightarrow \sup(\N)}[0,r]\Big) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= \pi \,\,{card}_{Q,{\cal R}_1}^2\bigg(\Big[\R_+,{([0,r])}_{r \in \N}\Big]\bigg) - \pi \,\, {card}_{Q,{\cal R}_1}\bigg(\Big[\R_+,{([0,r])}_{r \in \N}\Big]\bigg) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= \frac{1}{4}\pi \,\,{\Bigg({card}_{Q,{\cal R}_1}\bigg(\Big[\R,{([-r,r])}_{r \in \N}\Big]\bigg)+1\Bigg)}^2 - \frac{1}{2}\pi \,\, \Bigg({card}_{Q,{\cal R}_1}\bigg(\Big[\R,{([-r,r])}_{r \in \N}\Big]\bigg) + 1\Bigg) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= \frac{1}{4}\pi \,\,{card}_{Q,{\cal R}_1}^2\bigg(\Big[\R,{([-r,r])}_{r \in \N}\Big]\bigg) - \frac{1}{4}\pi + 1}</math>
<math>\displaystyle{\neq {card}_{Q,{\cal R}_1}^2\bigg(\Big[\R,{([-r,r])}_{r \in \N}\Big]\bigg)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}_2}\bigg(\Big[\R^2, {({[-r,r]}^2)}_{r \in \N}\Big]\bigg)}</math>}}
{{ancre|Définitions de + ∞ f, + ∞ F ( R ), + ∞ R, R ~, R ′, R ″ et R ″ ~}}
=====Exemples 2=====
{{Théorème|titre=|contenu=''NB : Matheux philosophe, c'est moi, Guillaume FOUCART.''
''[Citation de "Matheux philosophe"]''
''[Citation de "bolza"]''
"L'infini" de l'intervalle <math>[0,1]</math> est-il plus grand que "l'infini" de l'intervalle <math>[0,10]</math> ?
Là encore intuitivement je comprends parfaitement qu'on puisse penser "oui".
Et effectivement on pourrait se dire qu'il y a beaucoup plus de quantité de matière
dans un fil de <math>10 \,\, cm</math> que dans un fil de <math>1 \,\, cm</math>.
Le problème c'est que la quantité de matière dans un fil de <math>10 \,\, cm</math> (ou de <math>1 \,\, cm</math>) est un nombre fini.
En effet, ils sont constitués d'un nombre fini d'atomes.
On compare donc ici deux ensembles finis dont un est plus grand que l'autre.
Mais entre ces atomes, il y a beaucoup de vide.
Pour que le fil corresponde exactement à la notion mathématiques d'intervalle,
il faudrait rajouter plein plein d'atomes pour combler ce vide et tous les relier entre eux,
et ce nombre d'atomes que l'on doit rajouter, c'est ''une infinité''.
Et il se trouve que le nombre d'atomes à rajouter pour le fil de <math>10 \,\, cm</math> et pour le fil de <math>1 \,\, cm</math> c'est la "même" infinité.
(car, il y a une bijection entre <math>[0,1]</math> et <math>[0,10]</math> et je n'ai pas besoin de l'axiome du choix pour la donner.
Une bijection ça veut dire que l'on a une correspondance '''un à un''' entre les éléments des deux ensembles)
---------------------------------------------------------------------------------------------------------
Bon je ne sais pas si tout cela t'a convaincu, mais les intervalles <math>[0,1]</math> et <math>[0,10]</math> ont bien "autant" de
points l'un l'autre au sens qui a été défini par les mathématiciens.
Ensuite tu peux très bien essayer de définir une fonction qui a des propriétés plus "intuitives"
sur la façon de "quantifier" les ensembles, mais je crois que cela existe déjà, ça s'appelle la "longueur".
En effet la longueur de l'intervalle <math>[0,1]</math>, c'est <math>1</math> et la longueur de l'intervalle <math>[0,10]</math> c'est <math>10</math>,
et <math>10 > 1</math>.
En fait je crois que tu confonds les notions de "cardinalité" et de "grandeur".
P.S : Pour bien comprendre la différence, imagine un fil élastique.
Tu tends le fil de façon à ce qu'il ait une longueur de <math>1 \,\, cm</math>,
ensuite tu l'étires jusqu'à atteindre une longueur de <math>10 \,\, cm</math>,
quand tu es passé de <math>1</math> à <math>10 \,\, cm</math>, tu n'as pas changé le nombre de "point" (le "cardinal") de l'élastique,
tu as seulement changé sa longueur.
''[Fin Citation de "bolza"]''
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Soit <math>n \in \N^*</math>.
''NB : Le cas d'une classe de parties bornées de <math>\mathbb{R}^n</math>, c'est-à-dire de la classe des parties compactes, convexes (connexes) de <math>\mathbb{R}^n</math>, de classe (<math>\mathcal{C}^0</math>) et (<math>\mathcal{C}^1</math> par morceaux), a été traité, entièrement, par Michel COSTE, et il ne correspond pas aux intuitions de bolza.''
Soit <math>\forall i \in \N_n^*,\,\,{\cal R}_i</math> un repère orthonormé direct de <math>\mathbb{R}^i</math>, d'origine <math>O_i{(0)}_{j \in \N_i^*}</math>.
<math>\displaystyle{[0,10[ = \bigsqcup_{i \in {\mathbb{N}}^*_{10}} [i-1,i[}</math> et la réunion est disjointe.
Donc
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}_1}([0,10[) = {card}_{Q,{\cal R}_1}(\bigsqcup_{i \in {\mathbb{N}}^*_{10}} [i-1,i[) = \sum_{i \in {\mathbb{N}}^*_{10}} {card}_{Q,{\cal R}_1}([i-1,i[) = \sum_{i \in {\mathbb{N}}^*_{10}} {card}_{Q,{\cal R}_1}([0,1[) = {card}_{Q,{\cal R}_1}([0,1[) \sum_{i \in {\mathbb{N}}^*_{10}} 1 = 10 \,\, {card}_{Q,{\cal R}_1}([0,1[) \neq {card}_{Q,{\cal R}_1}([0,1[)}</math>
alors que
<math>\displaystyle{{card}_P([0,10[) = {card}_P(\bigsqcup_{i \in {\mathbb{N}}^*_{10}} [i-1,i[) = \sum_{i \in {\mathbb{N}}^*_{10}} {card}_P( [i-1,i[) = \sum_{i \in {\mathbb{N}}^*_{10}} {card}_P([0,1[) = {card}_P([0,1[) \,\, \sum_{i \in {\mathbb{N}}^*_{10}} 1 = 10 \,\, {card}_P([0,1[) = {card}_P([0,1[)}</math>
''On considère le plafonnement carré de <math>\R^2</math>, autour de l'origine <math>O_2</math> du repère orthonormé direct <math>{\cal R}_2</math> : <math>\Big[\R^2, {({[-r,r]}^2)}_{r \in \N}\Big]</math>.''
''Dans ce qui suit, où les intégrales sont encore à définir et <math>{card}_Q</math> n'est pas une mesure au sens usuel , on doit avoir et on cherche à avoir :''
''Cf. pour la définition de certains termes et le détail de certains calculs :''
''"2 calculs de la F-quantité de <math>\R^2</math> aboutissant à des résultats différents, suivant que l'on adopte 2 plafonnements, {associés à <math>|</math> de} <math>\R^2</math>, différents, autour de l'origine <math>O_2(0,0)</math> d'un même repère orthonormé direct <math>{\cal R}_2</math> de <math>\R^2</math>."''
On a : <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}_2}\bigg(\Big[\R^2, {({[-r,r]}^2)}_{r \in \N}\Big]\bigg) = {card}_{Q,{\cal R}_2}\bigg({\Big[\R, {({[-r,r]})}_{r \in \N}\Big]}^2\bigg) = {\Bigg({card}_{Q,{\cal R}_1}\bigg(\Big[\R, {({[-r,r]})}_{r \in \N}\Big]\bigg)\Bigg)}^2 > {card}_{Q,{\cal R}_1}\bigg(\Big[\R, {({[-r,r]})}_{r \in \N}\Big]\bigg)}</math>
On peut retrouver cette formule de la façon suivante :
Comme <math>\displaystyle{\Big[\R^2, {({[-r,r]}^2)}_{r \in \N}\Big] = {\Big[\R, {({[-r,r]})}_{r \in \N} \Big]}^2 = \bigsqcup_{x \in \Big[\R, {({[-r,r]})}_{r \in \N}\Big]} \bigg \{(x,y) \in {\Big[\R, {({[-r,r]})}_{r \in \N} \Big]}^2 \bigg|y \in \Big[\R, {({[-r,r]})}_{r \in \N} \Big]\bigg\}}</math> et que la réunion est disjointe,
c'est-à-dire, en posant <math>\displaystyle{R_1 = \Big[\R, {({[-r,r]})}_{r \in \N}\Big]}</math> et <math>\displaystyle{R_1^2 = {\Big[\R, {({[-r,r]})}_{r \in \N}\Big]}^2}</math>,
comme <math>\displaystyle{\Big[\R^2, {({[-r,r]}^2)}_{r \in \N}\Big] = R_1^2 = \bigsqcup_{x \in R_1} \{(x,y) \in R_1^2 |y \in R_1\}}</math> et que la réunion est disjointe,
on a :
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}_2}\bigg(\Big[\R^2,{({[-r,r]}^2)}_{r \in \N}\Big]\bigg) }</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}_2}\bigg({\Big[\R,{({[-r,r]})}_{r \in \N}\Big]}^2\bigg) }</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}_2}(R_1^2)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}_2}\Big(\bigsqcup_{x \in R_1} \{(x,y) \in R_1^2|y \in R_1\}\Big)}</math>
<math>\displaystyle{= \int_{R_1} {card}_{Q,{\cal R}_2}\Big(\{(x,y) \in R_1^2|y \in R_1\}\Big) \,\, d \,\, {card}_{Q,{\cal R}_1}(x)}</math>
<math>\displaystyle{= \int_{R_1} {card}_{Q,{\cal R}_1}(R_1) \,\, d \,\,{card}_{Q,{\cal R}_1}(x)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}_1}(R_1) \,\,\int_{R_1} \,\, d \,\,{card}_{Q,{\cal R}_1}(x)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}_1}(R_1) \,\, {card}_{Q,{\cal R}_1}(R_1)}</math>
<math>\displaystyle{= {\Big({card}_{Q,{\cal R}_1}(R_1)\Big)}^2}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}_1}^2(R_1)}</math>
<math>\displaystyle{> {card}_{Q,{\cal R}_1}(R_1)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}_1}\bigg(\Big[\R,{({[-r,r]})}_{r \in \N}\Big]\bigg)}</math>
alors qu'on a : <math>\displaystyle{{card}_P({\mathbb{R}}^2) = {\Big({card}_P(\mathbb{R})\Big)}^2 = {card}_P(\mathbb{R})}</math>
(Remarque : On aurait pu remplacer <math>\mathbb{R}</math> par <math>[0,1]</math> et <math>{\mathbb{R}}^2</math> par <math>{[0,1]}^2</math>.)
''ou plus simple :''
On a : <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}_2}\Bigg(\bigg[\N^2,{{(\N \bigcap [0,p])}^2}_{p \in \N}\bigg]\Bigg) = {card}_{Q,{\cal R}_2}\bigg({\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^2\bigg) = {\Bigg({card}_{Q,{\cal R}_1}\bigg(\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]\bigg)\Bigg)}^2 > {card}_{Q,{\cal R}_1}\bigg(\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]\bigg)}</math>
On peut retrouver cette formule de la façon suivante :
Comme <math>\displaystyle{\bigg[\N^2,{{(\N \bigcap [0,p])}^2}_{p \in \N}\bigg] = {\bigg[\N,{{(\N \bigcap [0,p])}}_{p \in \N}\bigg]}^2= \bigsqcup_{n \in \mathbb{N}} \Bigg\{(n,m) \in {\bigg[\N,{{(\N \bigcap [0,p])}}_{p \in \N}\bigg]}^2 \Bigg|m \in \bigg[\N,{{(\N \bigcap [0,p])}}_{p \in \N}\bigg] \Bigg\}}</math> et que la réunion est disjointe
c'est-à-dire en posant : <math>\displaystyle{N_1 = \bigg[\N,{{(\N \bigcap [0,p])}}_{p \in \N}\bigg]}</math> et <math>\displaystyle{N_1^2 = {\bigg[\N,{{(\N \bigcap [0,p])}}_{p \in \N}\bigg]}^2}</math>
comme <math>\displaystyle{\bigg[\N^2,{{(\N \bigcap [0,p])}^2}_{p \in \N}\bigg] = N_1^2 = \bigsqcup_{n \in N_1} \{(n,m) \in N_1^2 |m \in N_1\}}</math> et que la réunion est disjointe,
on a :
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}_2}\Bigg({\bigg[\N^2, {(\N \bigcap [0,p])}^2}_{p \in \N}\bigg]\Bigg)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}_2}\bigg({\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^2\bigg)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}_2}(N_1^2)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}_2}\Big(\bigsqcup_{n \in N_1} \{(n,m) \in N_1^2 |m \in N_1\}\Big)}</math>
<math>\displaystyle{= \sum_{n \in N_1} {card}_{Q,{\cal R}_2}\Big(\{(n,m) \in N_1^2 |m \in N_1\} \Big)}</math>
<math>\displaystyle{= \sum_{n \in N_1} {card}_{Q,{\cal R}_1}(N_1)}</math>
<math>\displaystyle{={card}_{Q,{\cal R}_1}(N_1) \,\,\sum_{n \in N_1} 1}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}_1}(N_1) \,\, {card}_{Q,{\cal R}_1}(N_1)}</math>
<math>\displaystyle{= {\Big({card}_{Q,{\cal R}_1}(N_1)\Big)}^2 }</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}_1}^2(N_1)}</math>
<math>\displaystyle{> {card}_{Q,{\cal R}_1}(N_1)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}_1}\bigg(\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]\bigg)}</math>
alors qu'on a <math>\displaystyle{{card}_P({\mathbb{N}}^2) = {\Big( {card}_P(\mathbb{N})\Big)}^2 = {card}_P(\mathbb{N})}</math>
et plus généralement :
Soit <math>E' \in {PV}({\mathbb{R}}^n)</math>.
Si <math>\forall x \in E', \,\, A_x \in {PV}({\mathbb{R}}^n)</math> et <math>\displaystyle{\forall x,y \in E', \,\, x \neq y, \,\, A_x \bigcap A_y = \emptyset}</math> et <math>\displaystyle{A = \bigsqcup_{x \in E'} A_x}</math>
alors <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}_n}(A) = {card}_{Q,{\cal R}_n}\Big(\bigsqcup_{x \in E'} A_x\Big) = \int_{E'} {card}_{Q,{\cal R}_n}(A_x) \,\, d \,\, {card}_{Q,{\cal R}_n}(x)}</math>
alors que
<math>\displaystyle{(*) \,\, {card}_P(A) = {card}_P\Big(\bigsqcup_{x \in E'} A_x\Big) = \int_{E'} {card}_P(A_x) \,\, d \,\, {card}_{Q,{\cal R}_n}(x)}</math>
Remarque : <math>\displaystyle{\exists E'' \in {\cal P} (E') \,\, : \,\, E''=\{x \in E', \,\, A_x \neq \emptyset\}}</math> et <math>\displaystyle{A = \bigsqcup_{x \in E''} A_x}</math>
''(24-06-2021 : Rectification : La notion de F-quantité n'est pas a priori une mesure définie sur <math>{PV}(\R^n)</math>, car <math>{PV}(\R^n)</math> n'est pas a priori une tribu de parties. Donc, on n'a pas nécessairement prouvé que les résultats des exemples mentionnés ci-dessus et ci-dessous sont assurés.)''
''Dans la suite de ce message, il y a vraisemblablement quelques précautions à prendre [et peut-être même dans ce qui précède concernant les égalités <math>(*)</math> impliquant à la fois la F-quantité et le cardinal potentiel] :''
''Une égalité n'impliquant que des F-quantités ou que des cardinaux potentiels, n'a pas le même sens et la même interprétation qu'une égalité impliquant à la fois le cardinal potentiel et la F-quantité.''
Comme d'une part, on a : <math>\displaystyle{{card}_P(\R^2) = {card}_P(\R)}</math>
et d'autre part, on a :
<math>{card}_P({\mathbb{R}}^2) = {card}_P( \bigsqcup_{x \in \mathbb{R}} \{(x,y) \in {\mathbb{R}}^2 |y \in \mathbb{R}\}) = \int_{\mathbb{R}} {card}_P(\{(x,y) \in {\mathbb{R}}^2 |y \in \mathbb{R}\}) \,\, d \,\, {card}_{Q,{\cal R}_1}(x) = \int_{\mathbb{R}} {card}_P(\mathbb{R}) \,\, d \,\,{card}_{Q,{\cal R}_1}(x)</math>.
<math>\displaystyle{= {card}_P(\mathbb{R}) \,\,\int_{\mathbb{R}} \,\, d \,\,{card}_{Q,{\cal R}_1}(x) = {card}_P(\mathbb{R}) \,\, {card}_{Q,{\cal R}_1}(\mathbb{R})}</math>
On obtient la formule :
<math>\displaystyle{{card}_P(\mathbb{R}) = {card}_P(\mathbb{R}) \,\, {card}_{Q,{\cal R}_1}(\mathbb{R})}</math>
''[Fin de Citation de "Matheux philosophe"]''}}
{{ancre|Exemples 2 ("Suite 1 Cardinal quantitatif de parties de R n(26)" )}}
=====Plafonnement sphérique, {associé à <math>|</math> de} <math>\R^n</math>, autour de l'origine <math>O_n</math> d'un repère orthonormé direct <math>\cal R_n</math> de <math>\R^n</math>, avec <math>n \in \N^*</math>=====
{{Théorème|titre=|contenu=Soit <math>n \in \N^*</math>.
Si, dans le cadre de cette théorie, on suppose que ''l'espace <math>\R^n</math> muni d'un repère orthonormé direct <math>{\cal R}_n</math>, d'origine <math>O_n{(0)}_{i \in\N_n^*}</math>, admet comme plafonnement sphérique, autour de l'origine, <math>\displaystyle{\bigg[\R^n, {\Big(\overline{B_{\R^n}(O_n,r)}\Big)}_{r \in \N} \bigg] = \lim_{r \in \N, r \rightarrow \sup(\N)} \overline{B_{\R^n}(O_n,r)}}</math>, on a alors :''
<math>\forall M,M' \in \R^n, \,\, M \neq O_n, \,\, M' \neq O_n, \,\,card_{Q,\cal R_n}\Big((O_nM)\Big) = card_{Q,\cal R_n}\Big((O_nM')\Big) = card_{Q,\cal R_1}(\R)</math>
et <math>\forall M,M' \in\R^n, \,\, M \neq O_n, \,\, M' \neq O_n, \,\,card_{Q,\cal R_n}\Big([O_nM)\Big) = card_{Q,\cal R_n}\Big([O_nM')\Big) = card_{Q,\cal R_1}(\R_+) = \frac12card_{Q,\cal R_1}(\R) + \frac12</math>
<math>= \frac12 card_{Q,\cal R_n}\Big((O_nM)\Big) + \frac12</math>.
Mais, <math>\forall A \in \R^n, \,\, A \neq O_n,\,\, \forall M \in\R^n, \,\, M \neq O_n,\,\, M \neq A, \,\,card_{Q,\cal R_n}\Big((AM)\Big) \ne card_{Q,\cal R_n}\Big((O_nM)\Big)</math>
et même <math>{card}_{Q,{\cal R}_n}\Big([AM)\Big) < {card}_{Q,{\cal R}_n}\Big((AM)\Big) < {card}_{Q,{\cal R}_n}\Big((O_nM)\Big)</math>
et <math>\forall A,B \in \R^n, \,\, A \neq O_n,\,\, B \neq O_n, \,\, A \neq B, \,\, \forall M \in \R^n, \,\, M \neq O_n, \,\,card_{Q,\cal R_n}\Big((AB)\Big) \neq card_{Q,\cal R_n}\Big((O_nM)\Big)</math>
et même <math>card_{Q,\cal R_n}\Big([AB)\Big) <card_{Q,\cal R_n}\Big((AB)\Big) <card_{Q,\cal R_n}\Big((O_nM)\Big)</math>.
On peut avoir : <math>\forall A \in \R^n, \,\, A \neq O_n,\,\, \forall M \in\R^n, \,\, M \neq O_n,\,\, M \neq A,</math>
<math>card_{Q,\cal R_n}\Big([AM)\Big) <card_{Q,\cal R_n}\Big([O_nM)\Big)</math> ou <math>card_{Q,\cal R_n}\Big([AM)\Big) >card_{Q,\cal R_n}\Big([O_nM)\Big)</math> ou <math>card_{Q,\cal R_n}\Big([AM)\Big) =card_{Q,\cal R_n}\Big([O_nM)\Big)</math>.
On peut avoir : <math>\forall A,B \in\R^n, \,\, A \neq O_n,\,\, B \neq O_n, \,\, A \neq B, \,\, \forall M \in \R^n, \,\, M \neq O_n,</math>
<math>{card}_{Q,{\cal R}_n}\Big([AB)\Big) < {card}_{Q,{\cal R}_n}\Big([O_nM)\Big)</math> ou <math>{card}_{Q,{\cal R}_n}\Big([AB)\Big) > {card}_{Q,{\cal R}_n}\Big([O_nM)\Big)</math> ou <math>{card}_{Q,{\cal R}_n}\Big([AB)\Big) = {card}_{Q,{\cal R}_n}\Big([O_nM)\Big)</math>.}}
<small>
'''''Remarque importante :''''' Lorsqu'on parle d'une partie non bornée <math>B</math> dans un espace qui est un plafonnement <math>[A, {(A_i)}_{i \in I}]</math>,
au lieu de parler de la F-quantité relative au repère <math>\mathcal{R}</math>, de la partie <math>B</math>, "<math>{card}_{Q, \mathcal{R}}(B)</math>", on devrait plutôt parler de la F-quantité relative au repère <math>\mathcal{R}</math> et au plafonnement <math>[A, {(A_i)}_{i \in I}]</math>, de la partie <math>B</math>, "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(B)</math>",
et dans ce cas on a : "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(B) \underset{d\acute{e}f}{=} {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(B \bigcap [A, {(A_i)}_{i \in I}]\Big) = {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(\Big[B \bigcap A, {\Big(B \bigcap A_i\Big)}_{i \in I}\Big]\Big)</math>",
et, en particulier, on a : "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(A) \underset{d\acute{e}f}{=} {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(A \bigcap [A, {(A_i)}_{i \in I}]\Big) = {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(\Big[A, {\Big(A \bigcap A_i\Big)}_{i \in I}\Big]\Big) \underset{prop ?}{=} {card}_{Q, \mathcal{R}}([A, {(A_i)}_{i \in I}])</math>".
Quand on parle de "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(B)</math>", il se peut que la mention du repère <math>\mathcal{R}</math> soit inutile et superflue.
Lorsque la famille <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> est une famille de parties de <math>\R^n</math>, bornées ou du moins convexes (connexes), bornées, de classe (<math>\mathcal{C}^0</math>) et (<math>\mathcal{C}^1</math> par morceaux), alors quand on parle de "<math>{card}_{Q, \mathcal{R}}([A, {(A_i)}_{i \in I}])</math>", il se peut que la mention du repère <math>\mathcal{R}</math> soit inutile et superflue.
</small>
==='''Hypothèses de définition supplémentaires traitant du cas de la F-quantité des parties non bornées de <math>\R^n</math>, pour <math>n \in \N^*</math>'''===
{{Théorème|titre=|contenu=Soit <math>n \in \N^*</math>.
Si, dans le cadre de cette théorie, on suppose que ''l'espace <math>\R^n</math> muni d'un repère orthonormé direct <math>{\cal R}_n</math>, d'origine <math>O_n{(0)}_{i \in\N_n^*}</math>, admet comme plafonnement sphérique, autour de l'origine, <math>\displaystyle{\bigg[\R^n, {\Big(\overline{B_{\R^n}(O_n,r)}\Big)}_{r \in \N} \bigg] = \lim_{r \in \N, r \rightarrow \sup(\N)} \overline{B_{\R^n}(O_n,r)}}</math>, on a alors :''
C) <math>\forall I \,\, \mbox{intervalle de} \,\, \mathbb{R}^n</math>,
<math>\forall \theta_n \in \begin{cases}
\{0, \pi\} + 2 \pi \Z & \text{si } n=1 \\
\R^{n-1}& \text{si } n \neq 1 \\
\end{cases}</math>,
<math>{card}_{Q,{\cal R}}\Big({rot}_{(O, \theta_n)} (I) \Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(I)</math>,
où
<math>\forall \theta_n \in \begin{cases}
\{0, \pi\} + 2 \pi \Z & \text{si }n=1 \\
{\mathbb{R}}^{n-1} & \text{si } n \neq 1 \\
\end{cases}</math>,
<math>{rot}_{(O, \theta_n)}\,\, : \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, \rightarrow \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, : \,\, A \,\, \mapsto \,\, {rot}_{(O, \theta_n)}(A)</math>, est la rotation (sphérique) de centre <math>O</math> et d'"angle" <math>\theta_n</math>, dans l'espace <math>\R^n</math>.
D) <math>\forall A \in {\cal P}({\mathbb{R}}^n)</math>,
<math>\forall \theta_n \in \begin{cases}
\{0, \pi\} + 2 \pi \Z & \text{si } n=1 \\
\R^{n-1}& \text{si } n \neq 1 \\
\end{cases}</math>,
<math>{card}_{Q,{\cal R}}\Big({rot}_{(O, \theta_n)} (A) \Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(A)</math>,
où
<math>\forall \theta_n \in \begin{cases}
\{0, \pi\} + 2 \pi \Z & \text{si }n=1 \\
{\mathbb{R}}^{n-1} & \text{si } n \neq 1 \\
\end{cases}</math>,
<math>{rot}_{(O, \theta_n)}\,\, : \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, \rightarrow \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, : \,\, A \,\, \mapsto \,\, {rot}_{(O, \theta_n)}(A)</math>, est la rotation (sphérique) de centre <math>O</math> et d'"angle" <math>\theta_n</math>, dans l'espace <math>\R^n</math>.
F)
a) <math>\displaystyle{A \in {\cal P}_{non \,\, born\acute{e}es}(\R^n)}</math>
<math>\displaystyle{et \,\, telle \,\,que\,\,\exists P_0 \in {\cal P}({\R}^n)\,\, d\acute{e}limit\acute{e}e \,\, par \,\, un \,\, (hyper?)plan \,\, H_0 \,\, passant \,\, par \,\, O}</math>
<math>\displaystyle{et \,\, telle \,\, que \,\, A \subset P_0}</math>
<math>\Rightarrow</math>
<math>\displaystyle{\forall x_0,{x_0}' \in \R^n,}</math>
<math>\displaystyle{\exists {x_{\parallel_{H_0}}}, {x_{\parallel_{H_0}}}' \in \R^n, {x_{\parallel_{H_0}}}, {x_{\parallel_{H_0}}}'\parallel H_0 \,\, et \,\,\exists {x_{\perp_{H_0}}}, {x_{\perp_{H_0}}}' \in \R^n, {x_{\perp_{H_0}}}, {x_{\perp_{H_0}}}' \perp H_0,}</math>
<math>\displaystyle{x_0 = {x_{\parallel_{H_0}}} + {x_{\perp_{H_0}}}, {x_0}' = {x_{\parallel_{H_0}}}' + {x_{\perp_{H_0}}}'}</math>
<math>\displaystyle{et \,\, {x_{\perp_{H_0}}}, {x_{\perp_{H_0}}}' \,\,orientes \,\, vers \,\,P_0}</math>
<math>\displaystyle{et \,\, tels \,\, que \,\, \|x_0\|<\|{x_0}'\|,}</math>
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(A + x_0) > {card}_{Q,{\cal R}}(A + {x_0}')}</math>.
(Hypothèse de définition en cours d'étude)
b) <math>\forall a, a' \in \R^n, \,\,\forall b ,b' \in \R^n, \,\, : \,\,\|b\| < \|b'\|</math>
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}\Big({epi}(a.{id}_{\mathbb{R}^n} + b)\Big) = {card}_{Q,{\cal R}}\Big({epi}(a'.{id}_{\mathbb{R}^n} + b)\Big)}</math>
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}\Big({epi}(a.{id}_{\mathbb{R}^n} + b)\Big) > {card}_{Q,{\cal R}}\Big({epi}(a.{id}_{\mathbb{R}^n} + b')\Big)}</math> si <math>b, b' \perp H_{a,0} = a.{id}_{\mathbb{R}^n}(\mathbb{R}^n)</math>
(Hypothèse de définition en cours d'étude)}}
<small>
'''''Remarque (Sous réserve) :''''' Dans le cas borné, on a soit 2) avec ses implications et non [3)F)a) ou 3)F)b)], soit le contraire, mais pas les 2.
'''''Remarque importante :''''' Lorsqu'on parle d'une partie non bornée <math>B</math> dans un espace qui est un plafonnement <math>[A, {(A_i)}_{i \in I}]</math>,
au lieu de parler de la F-quantité relative au repère <math>\mathcal{R}</math>, de la partie <math>B</math>, "<math>{card}_{Q, \mathcal{R}}(B)</math>", on devrait plutôt parler de la F-quantité relative au repère <math>\mathcal{R}</math> et au plafonnement <math>[A, {(A_i)}_{i \in I}]</math>, de la partie <math>B</math>, "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(B)</math>",
et dans ce cas on a : "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(B) \underset{d\acute{e}f}{=} {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(B \bigcap [A, {(A_i)}_{i \in I}]\Big) = {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(\Big[B \bigcap A, {\Big(B \bigcap A_i\Big)}_{i \in I}\Big]\Big)</math>",
et, en particulier, on a : "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(A) \underset{d\acute{e}f}{=} {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(A \bigcap [A, {(A_i)}_{i \in I}]\Big) = {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(\Big[A, {\Big(A \bigcap A_i\Big)}_{i \in I}\Big]\Big) \underset{prop ?}{=} {card}_{Q, \mathcal{R}}([A, {(A_i)}_{i \in I}])</math>".
Quand on parle de "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(B)</math>", il se peut que la mention du repère <math>\mathcal{R}</math> soit inutile et superflue.
Lorsque la famille <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> est une famille de parties de <math>\R^n</math>, bornées ou du moins convexes (connexes), bornées, de classe (<math>\mathcal{C}^0</math>) et (<math>\mathcal{C}^1</math> par morceaux), alors quand on parle de "<math>{card}_{Q, \mathcal{R}}([A, {(A_i)}_{i \in I}])</math>", il se peut que la mention du repère <math>\mathcal{R}</math> soit inutile et superflue.
</small>
==='''Définitions de <math>{{\mathcal{P}oly}convexes}(\R^N)</math>, <math>{{\mathcal{P}oly}convexes}_i(\R^N)</math>, <math>{{\mathcal{P}oly}{\mathcal{P}olytopes}}(\R^N)</math>, <math>{{\mathcal{P}oly}{\mathcal{P}olytopes}_i}(\R^N)</math>, <math>{{\mathcal{P}oly}{PV}}(\R^N)</math>, <math>{{\mathcal{P}oly}{PV}_i}(\R^N)</math>, etc, pour <math>i \in \N_N</math> et <math>N \in \N^*</math>'''===
Soit <math>N \in \N^*</math>.
<math>{{\mathcal{P}oly}convexes}(\R^N)= {{\mathcal{P}oly}_{finies}convexes}(\R^N)\bigsqcup{{\mathcal{P}oly}_{0}convexes}(\R^N)
={{\mathcal{P}oly}\mathcal{P}_{convexes}}(\R^N) = {{\mathcal{P}oly}_{finies}\mathcal{P}_{convexes}}(\R^N) \bigsqcup {{\mathcal{P}oly}_{0}\mathcal{P}_{convexes}}(\R^N)</math>.
<math>{{\mathcal{P}oly}_{finies}convexes}(\R^N)={{\mathcal{P}oly}_{finies}\mathcal{P}_{convexes}}(\R^N)</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{n\in I}A_{n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,I\,\,ensemble,\,\,{card}_{P}(I)<\aleph_{0},\,\,\forall n\in I,\,\,A_{n}^{N}\in\mathcal{P}_{convexes}(\R^N)\}}</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigcup_{n\in I}A_{n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,I\,\,ensemble,\,\,{card}_{P}(I)<\aleph_{0},\,\,\forall n\in I,\,\,A_{n}^{N}\in\mathcal{P}_{convexes}(\R^N) \,\, et \,\,\forall n_{1},n_{2}\in I,\,\,n_{1}\neq n_{2},\,\,A_{n_{1}}^{N}\bigcap A_{n_{2}}^{N}=\emptyset\}}</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{n\in\N_{m}^{*}}A_{n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,m\in\N^{*},\,\,\forall n\in\N_{m}^{*},\,\,A_{n}^{N}\in\mathcal{P}_{convexes}(\R^N)\}}</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigcup_{n\in\N_{m}^{*}}A_{n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,m\in\N^{*},\,\,\forall n\in\N_{m}^{*},\,\,A_{n}^{N}\in\mathcal{P}_{convexes}(\R^N)\,\,et\,\,\forall n_{1},n_{2}\in\N_{m}^{*},\,\,n_{1}\neq n_{2},\,\,A_{n_{1}}^{N}\bigcap A_{n_{2}}^{N}=\emptyset\}}</math>
et
<math>{{\mathcal{P}oly}_{finies}convexes}(\R^N)={{\mathcal{P}oly}_{finies}\mathcal{P}_{convexes}}(\R^N)</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{i\in\N_{N}}A_{i}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,\forall i\in\N_{N},\,\,A_{i}^{N}\in{{\mathcal{P}oly}_{finies}convexes}_{i}(\R^N)\}}</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{i\in\N_{N}}A_{i}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,\forall i\in\N_{N},\,\,A_{i}^{N}\in{{\mathcal{P}oly}_{finies}{\mathcal{P}_{{dim} \,\,i,convexes}}}(\R^N)\}}</math>
où
<math>\forall i\in\N_{N}</math>,
<math>{{\mathcal{P}oly}_{finies}convexes}_{i}(\R^N)={{\mathcal{P}oly}_{finies}{\mathcal{P}_{{dim} \,\,i,convexes}}}(\R^N)</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{n\in I}A_{i,n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,I\,\,ensemble,\,\,{card}_{P}(I)<\aleph_{0},\,\,\forall n\in I,\,\,A_{i,n}^{N}\in\mathcal{P}_{convexes}(\R^N)\,\,et\,\,{dim}(A_{i,n}^{N})=i\}}</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{n\in\N_{m}^{*}}A_{i,n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,m\in\N^{*},\,\,\forall n\in\N_{m}^{*},\,\,A_{i,n}^{N}\in\mathcal{P}_{convexes}(\R^N)\,\,et\,\,{dim}(A_{i,n}^{N})=i\}}</math>.
<math>{{\mathcal{P}oly}_{0}convexes}(\R^N)={{\mathcal{P}oly}_{0}\mathcal{P}_{convexes}}(\R^N)</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{n\in I}A_{n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,I\,\,ensemble,\,\,{card}_{P}(I)=\aleph_{0},\,\,\forall n\in I,\,\,A_{n}^{N}\in\mathcal{P}_{convexes}(\R^N)\}}</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigcup_{n\in I}A_{n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,I\,\,ensemble,\,\,{card}_{P}(I)=\aleph_{0},\,\,\forall n\in I,\,\,A_{n}^{N}\in\mathcal{P}_{convexes}(\R) \,\,et\,\,\forall n_{1},n_{2}\in I,\,\,n_{1}\neq n_{2},\,\,A_{n_{1}}^{N}\bigcap A_{n_{2}}^{N}=\emptyset\}}</math>
et
<math>{{\mathcal{P}oly}_{0}convexes}(\R^N)={{\mathcal{P}oly}_{0}\mathcal{P}_{convexes}}(\R^N)</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{i\in\N_{N}}A_{i}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,\forall i\in\N_{N},\,\,I_{i}\,\,ensemble,\,\,\sum_{i\in\N_{N}}{card}_{P}(I_{i})=\aleph_{0},\,\,A_{i}^{N}=\bigsqcup_{n\in I_{i}}A_{i,n}^{N} \,\, et \,\,\forall n\in I_{i},\,\,A_{i,n}^{N} \in\mathcal{P}_{convexes}(\R^N)\,\,et\,\,{dim}(A_{i,n}^{N})=i\}}</math>
où
<math>\forall i\in\N_{N}</math>,
<math>{{\mathcal{P}oly}_{0}convexes}_{i}(\R^N)={{\mathcal{P}oly}_{0}{\mathcal{P}_{{dim} \,\,i,convexes}}}(\R^N)</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{n\in I}A_{i,n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,I\,\,ensemble,\,\,{card}_{P}(I)=\aleph_{0},\,\,\forall n\in I,\,\,A_{i,n}^{N}\in\mathcal{P}_{convexes}(\R^N)\,\,et\,\,{dim}(A_{i,n}^{N})=i\}}</math>.
<math>{{\mathcal{P}oly}{\mathcal{P}olytopes}}(\R^N) = {{\mathcal{P}oly}_{finies}{\mathcal{P}olytopes}}(\R^N) \bigsqcup {{\mathcal{P}oly}_{0}{\mathcal{P}olytopes}}(\R^N)</math>.
<math>{{\mathcal{P}oly}_{finies}{\mathcal{P}olytopes}}(\R^N)</math>
<math>=\{P^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,P^N \,\, {poly}_{finies}polytope \,\, de \,\, \R^N \,\, (c\mbox{-}\grave{a}\mbox{-}d \,\, {poly}_{finies}poly\grave{e}dre \,\, compact, \,\, {poly}_{finies}convexe \,\, de \,\, \R^N)\}</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{n\in I}P_{n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,I\,\,ensemble,\,\,{card}_{P}(I)<\aleph_{0},\,\,\forall n\in I,\,\,P_{n}^{N}\in {\mathcal{P}olytopes}(\R^N)\}}</math>
<math>(\displaystyle{=\{\bigcup_{n\in I}P_{n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,I\,\,ensemble,\,\,{card}_{P}(I)<\aleph_{0},\,\,\forall n\in I,\,\,P_{n}^{N}\in{\mathcal{P}olytopes}(\R^N) \,\, et \,\, \forall n_{1},n_{2}\in I,\,\,n_{1}\neq n_{2},\,\,P_{n_{1}}^{N}\bigcap P_{n_{2}}^{N}=\emptyset\}})</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{n\in\N_{m}^{*}}P_{n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,m\in\N^{*},\forall n\in\N_{m}^{*},\,\,P_{n}^{N}\in{\mathcal{P}olytopes}(\R^N)\}}</math>
(<math>\displaystyle{=\{\bigcup_{n\in\N_{m}^{*}}P_{n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,m\in\N^{*},\,\,\forall n\in\N_{m}^{*},\,\,P_{n}^{N}\in{\mathcal{P}olytopes}(\R^N) \,\, et \,\,\forall n_{1},n_{2}\in\N_{m}^{*},\,\,n_{1}\neq n_{2},\,\,P_{n_{1}}^{N}\bigcap P_{n_{2}}^{N}=\emptyset\}}</math>)
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{i\in\N_{N}}P_{i}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,\forall i \in \N_N,\,\,P_{i}^{N}\in{{\mathcal{P}oly}_{finies}{\mathcal{P}olytopes}_{i}}(\R^N)\}}</math>
(<math>\displaystyle{=\{\bigcup_{i\in\N_{N}}P_{i}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,\forall i \in \N_N,\,\,P_{i}^{N}\in{{\mathcal{P}oly}_{finies}{\mathcal{P}olytopes}_{i}}(\R^N)\,\,et\,\,\forall i_{1},i_{2}\in\N_{N},\,\,i_{1}\neq i_{2},\,\,P_{i_{1}}^{N}\bigcap P_{i_{2}}^{N}=\emptyset\}}</math>)
où <math>\forall i\in\N_{N}</math>,
<math>{{\mathcal{P}oly}_{finies}{\mathcal{P}olytopes}_{i}}(\R^N)</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{n\in\N_{m}^{*}}P_{i,n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,m\in\N^{*},\,\,\forall n\in\N_{m}^{*},\,\,\,\,P_{i,n}^N \,\, polytope \,\, de \,\, \R^N \,\, (c\mbox{-}\grave{a}\mbox{-}d \,\, poly\grave{e}dre \,\, compact, \,\, convexe \,\, de \,\, \R^N)\,\, et \,\,{dim}(P_{i,n}^{N})=i\}}</math>.
(On a : <math>\displaystyle{{{\mathcal{P}oly}_{finies}{\mathcal{P}olytopes}_{i}}(\R^N) = \{P_i^N \in {{\mathcal{P}oly}_{finies}{\mathcal{P}olytopes}}(\R^N) \,\, |\,\, {dim}(P_i^N) = i\}}</math>.)
<math>{{\mathcal{P}oly}_{0}{\mathcal{P}olytopes}}(\R^N)</math>
<math>=\{P^{1}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,P^N \,\, {poly}_{0}polytope \,\, de \,\, \R^N \,\, (c\mbox{-}\grave{a}\mbox{-}d \,\, {poly}_{0}poly\grave{e}dre \,\, {poly}_{0}compact, \,\, {poly}_{0}convexe \,\, de \,\, \R^N)\}</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{n\in I}P_{n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,I\,\,ensemble,\,\,{card}_{P}(I)=\aleph_{0},\,\,\forall n\in I,\,\,P_{n}^{N}\in{\mathcal{P}olytopes}(\R^N)\}}</math>
(<math>\displaystyle{=\{\bigcup_{n\in I}P_{n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,I\,\,ensemble,\,\,{card}_{P}(I)=\aleph_{0},\,\,\forall n\in I,\,\,P_{n}^{N}\in{\mathcal{P}olytopes}(\R^N)\,\,et\,\,\forall n_{1},n_{2}\in I,\,\,n_{1}\neq n_{2},\,\,P_{n_{1}}^{N}\bigcap P_{n_{2}}^{N}=\emptyset\}}</math>)
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{i\in\N_{N}}P_{i}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,\forall i \in \N_N,\,\,P_{i}^{N}\in{{\mathcal{P}oly}_{0}{\mathcal{P}olytopes}_{i}}(\R^N)\}}</math>
(<math>\displaystyle{=\{\bigcup_{i\in\N_{N}}P_{i}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,\forall i \in \N_N,\,\,P_{i}^{N}\in{{\mathcal{P}oly}_{0}{\mathcal{P}olytopes}_{i}}(\R^N)\,\,et\,\,\forall i_{1},i_{2}\in\N_{N},\,\,i_{1}\neq i_{2},\,\,P_{i_{1}}^{N}\bigcap P_{i_{2}}^{N}=\emptyset\}}</math>)
où <math>\forall i\in\N_{N}</math>,
<math>{{\mathcal{P}oly}_{0}{\mathcal{P}olytopes}_{i}}(\R^N)</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{n\in I}P_{i,n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,I\,\,ensemble,\,\,{card}_{P}(I)=\aleph_{0}, \,\,\forall n\in I,\,\,P_{i,n}^{N}\,\,polytope \,\, de \,\, \R^N \,\, (c\mbox{-}\grave{a}\mbox{-}d \,\, poly\grave{e}dre \,\, compact, \,\, convexe \,\, de \,\, \R^N)\,\,et\,\,de\,\,{dim}(P_{i,n}^{N})=i\}}</math>.
(On a : <math>\displaystyle{{{\mathcal{P}oly}_{0}{\mathcal{P}olytopes}_{i}}(\R^N) = \{P_i^N \in {{\mathcal{P}oly}_{0}{\mathcal{P}olytopes}}(\R^N) \,\, |\,\, {dim}(P_i^N) = i\}}</math>.)
<math>{{\mathcal{P}oly}{PV}}(\R^N) = {{\mathcal{P}oly}_{finies}{PV}}(\R^N) \bigsqcup {{\mathcal{P}oly}_{0}{PV}}(\R^N)</math>.
<math>{{\mathcal{P}oly}_{finies}{PV}}(\R^N)</math>
<math>=\{A^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,A^{N}\,\,{poly}_{finies}sous\mbox{-}vari\acute{e}t\acute{e} \,\, compacte,\,\,{poly}_{finies}convexe\,\,de\,\,\R^N, \,\, de\,\,classe \,\, (\mathcal{C}^{0})\,\,et\,\,(\mathcal{C}^{1}\,\,par\,\,morceaux)\}</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{n\in I}A_{n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,I\,\,ensemble,\,\,{card}_{P}(I)<\aleph_{0},\,\,\forall n\in I,\,\,A_{n}^{N}\in{PV}(\R^N)\}}</math>
<math>(\displaystyle{=\{\bigcup_{n\in I}A_{n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,I\,\,ensemble,\,\,{card}_{P}(I)<\aleph_{0},\,\,\forall n\in I,\,\,A_{n}^{N}\in{PV}(\R^N) \,\, et \,\, \forall n_{1},n_{2}\in I,\,\,n_{1}\neq n_{2},\,\,A_{n_{1}}^{N}\bigcap A_{n_{2}}^{N}=\emptyset\}})</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{n\in\N_{m}^{*}}A_{n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,m\in\N^{*},\forall n\in\N_{m}^{*},\,\,A_{n}^{N}\in{PV}(\R^N)\}}</math>
(<math>\displaystyle{=\{\bigcup_{n\in\N_{m}^{*}}A_{n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,m\in\N^{*},\,\,\forall n\in\N_{m}^{*},\,\,A_{n}^{N}\in{PV}(\R^N) \,\, et \,\,\forall n_{1},n_{2}\in\N_{m}^{*},\,\,n_{1}\neq n_{2},\,\,A_{n_{1}}^{N}\bigcap A_{n_{2}}^{N}=\emptyset\}}</math>)
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{i\in\N_{N}}A_{i}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,\forall i \in \N_N,\,\,A_{i}^{N}\in{{\mathcal{P}oly}_{finies}{PV}_{i}}(\R^N)\}}</math>
(<math>\displaystyle{=\{\bigcup_{i\in\N_{1}}A_{i}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,\forall i \in \N_N,\,\,A_{i}^{N}\in{{\mathcal{P}oly}_{finies}{PV}_{i}}(\R^N)\,\,et\,\,\forall i_{1},i_{2}\in\N_{N},\,\,i_{1}\neq i_{2},\,\,A_{i_{1}}^{N}\bigcap A_{i_{2}}^{N}=\emptyset\}}</math>)
où <math>\forall i\in\N_{N}</math>,
<math>{{\mathcal{P}oly}_{finies}{PV}_{i}}(\R^N)</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{n\in\N_{m}^{*}}A_{i,n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,m\in\N^{*},\,\,\forall n\in\N_{m}^{*},\,\,A_{i,n}^{N}\,\,sous\mbox{-}vari\acute{e}t\acute{e} \,\, compacte,\,\,convexe\,\,(connexe)\,\,de\,\,\R^N, \,\, de\,\,classe \,\,(\mathcal{C}^{0})\,\,et\,\,(\mathcal{C}^{1}\,\,par\,\,morceaux)\,\, et \,\,{dim}(A_{i,n}^{N})=i\}}</math>.
(On a : <math>\displaystyle{{{\mathcal{P}oly}_{finies}{PV}_{i}}(\R^N) = \{A_i^N \in {{\mathcal{P}oly}_{finies}{PV}}(\R^N) \,\, |\,\, {dim}(A_i^N) = i\}}</math>.)
<math>{{\mathcal{P}oly}_{0}{PV}}(\R^N)</math>
<math>=\{A^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,A^{N}\,\,{poly}_{0}sous\mbox{-}vari\acute{e}t\acute{e}\,\,{poly}_{0}compacte,\,\,{poly}_{0}convexe\,\,de\,\,\R^N, \,\, de \,\,classe \,\,(\mathcal{C}^{0})\,\,et\,\,(\mathcal{C}^{1}\,\,par\,\,morceaux)\}</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{n\in I}A_{n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,I\,\,ensemble,\,\,{card}_{P}(I)=\aleph_{0},\,\,\forall n\in I,\,\,A_{n}^{N}\in{PV}(\R^N)\}}</math>
(<math>\displaystyle{=\{\bigcup_{n\in I}A_{n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,I\,\,ensemble,\,\,{card}_{P}(I)=\aleph_{0},\,\,\forall n\in I,\,\,A_{n}^{N}\in{PV}(\R^N)\,\,et\,\,\forall n_{1},n_{2}\in I,\,\,n_{1}\neq n_{2},\,\,A_{n_{1}}^{N}\bigcap A_{n_{2}}^{N}=\emptyset\}}</math>)
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{i\in\N_{N}}A_{i}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,\forall i \in \N_N,\,\,A_{i}^{N}\in{{\mathcal{P}oly}_{0}{PV}_{i}}(\R^N)\}}</math>
(<math>\displaystyle{=\{\bigcup_{i\in\N_{N}}A_{i}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,\forall i \in \N_N,\,\,A_{i}^{N}\in{{\mathcal{P}oly}_{0}{PV}_{i}}(\R^N)\,\,et\,\,\forall i_{1},i_{2}\in\N_{N},\,\,i_{1}\neq i_{2},\,\,A_{i_{1}}^{N}\bigcap A_{i_{2}}^{N}=\emptyset\}}</math>)
où <math>\forall i\in\N_{N}</math>,
<math>{{\mathcal{P}oly}_{0}{PV}_{i}}(\R^N)</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{n\in I}A_{i,n}^{N}\in\mathcal{P}(\R)\,\,|\,\,I\,\,ensemble,\,\,{card}_{P}(I)=\aleph_{0}, \,\,\forall n\in I,\,\,A_{i,n}^{N}\,\,sous\mbox{-}vari\acute{e}t\acute{e}\,\,compacte,\,\,convexe\,\,(connexe)\,\,de\,\,\R^N,\,\,de \,\,classe \,\,(\mathcal{C}^{0})\,\,et\,\,(\mathcal{C}^{1}\,\,par\,\,morceaux)\,\,et\,\,de\,\,{dim}(A_{i,n}^{N})=i\}}</math>.
(On a : <math>\displaystyle{{{\mathcal{P}oly}_{0}{PV}_{i}}(\R^N) = \{A_i^N \in {{\mathcal{P}oly}_{0}{PV}}(\R^N) \,\, |\,\, {dim}(A_i^N) = i\}}</math>.)
==='''Autres tentatives de généralisation de la F-quantité sur <math>\mathbb{R}^n</math>, pour <math>n \in \N^*</math>'''===
====Partie 1====
Soit <math>n \in \N^*</math>.
'''''Remarques :'''''
{{Théorème|titre=''Remarque :''|contenu=
Soit <math>{\cal R}</math> un repère orthonormé direct de <math>\mathbb{R}</math>, d'origine <math>O(0)</math>.
Comme <math>\mathbb{R} \in {PV2}(\R)</math>
et comme <math>\displaystyle{\forall r \in \N, \,\, [-r,r] \in {PV}(\R)}</math> telle que <math> \displaystyle{\lim_{r \in \N, r \rightarrow \sup(\N)} [-r,r] = \Big[\R,{([-r,r])}_{r \in \N}\Big]}</math>,
on a Rappel : Hypothèse de définition ou Conjecture, concernant la F-quantité : <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}\Big([\R,{([-r,r])}_{r \in \N}]\Big)= {card}_{Q,{\cal R}}(\lim_{r \in \N, \,\, r \rightarrow \sup(\N)} [-r,r]) = \lim_{r \in \N, \,\, r \rightarrow \sup(\N)} {card}_{Q,{\cal R}}([-r,r])}</math>.
''(Voir aussi la page de discussion associée : [[Discussion_Recherche:Cardinal_quantitatif#Série_de_remarques_1|Série de remarques 1]])''
Et plus généralement, soit <math>{\cal R}</math> un repère orthonormé direct de <math>\mathbb{R}^n</math>, d'origine <math>O{(0)}_{i \in \mathbb{N}_n^*}</math>.
Si <math>I \in {\cal P}(\R)</math>, non bornée à droite
et si <math>\displaystyle{\forall i \in I, \,\, A_i \in {PV}(\R^n)}</math> telle que <math> \displaystyle{\lim_{i \in I, i \rightarrow \sup(I)} A_i = \Big[\R^n,{(A_i)}_{i \in I}\Big]}</math>,'''
comme <math>\mathbb{R}^n \in {PV2}(\R^n)</math>,
on a Hypothèse de définition ou Conjecture, concernant la F-quantité : <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}\bigg(\Big[\R^n,{(A_i)}_{i \in I}\Big]\bigg) = {card}_{Q,{\cal R}}(\lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)} A_i) = \lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)} {card}_{Q,{\cal R}}(A_i)}</math>.
Mais, étant donné le plafonnement sphérique, autour de l'origine, on ne peut pas prendre n'importe quelle famille <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> définie précédemment.
Il faut que ce soit une famille croissante de boules pour la distance euclidienne, de centre <math>O</math> ou une famille croissante de polyèdres réguliers, de centre <math>O</math>, ayant un nombre de côtés croissant, convergeant vers l'ensemble <math>\mathbb{R}^n</math>.
Il faut mieux choisir <math>I</math> dénombrable infini.
On pourra alors remplacer dans l'avant dernière phrase à partir de celle-ci, "croissant(e)", par "strictement croissant(e)".
''(Voir aussi la page de discussion associée : [[Discussion_Recherche:Cardinal_quantitatif#Série_de_remarques_1|Série de remarques 1]])''}}
{{Théorème|titre=''Remarque :''|contenu=
Soit <math>{\cal R}</math> un repère orthonormé direct de <math>\mathbb{R}</math>, d'origine <math>O(0)</math>.
Soient <math>A,B\in {\cal P}(\mathbb{R}), \,\, A \in {\cal P}(B) \,\, \mbox{ou} \,\, B \in {\cal P}(A), \,\, B \neq \emptyset</math>.
Soit <math>C \in {\cal P}(\mathbb{R}), \,\, A \in {\cal P}(C) \,\, \mbox{ou} \,\, C \in {\cal P} (A), \,\, \mbox{et} \,\, B \in {\cal P}(C) \,\, \mbox{ou} \,\, C \in {\cal P} (B), \,\, C \neq \emptyset</math>.
Si on considère ''la densité quantitative, relative au repère orthonormé <math>{\cal R}</math>, de l'ensemble <math>A</math> par rapport à l'ensemble <math>B</math>, <math>d_{Q,{\cal R},B}(A)</math>'', on a :
<math>\displaystyle{d_{Q,{\cal R},B}(A) = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(A)}{{card}_{Q,{\cal R}}(B)} = \frac{\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(A)}{{card}_{Q,{\cal R}}(C)}}}{\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(B)}{{card}_{Q,{\cal R}}(C)}}} = \frac{d_{Q,{\cal R},C}(A)}{d_{Q,{\cal R},C}(B)}}</math>.
En particulier, si <math>A,B\in {\cal P}(\mathbb{R}), \,\, A \in {\cal P}(B) \,\, \mbox{ou} \,\, B \in {\cal P}(A)</math>, on a :
<math>\displaystyle{d_{Q,{\cal R},B}(A) = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(A)}{{card}_{Q,{\cal R}}(B)} = \frac{\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(A)}{{card}_{Q,{\cal R}}(\mathbb{R})}}}{\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(B)}{{card}_{Q,{\cal R}}(\mathbb{R})}}} = \frac{d_{Q,{\cal R},\mathbb{R}}(A)}{d_{Q,{\cal R},\mathbb{R}}(B)}}</math>.
Par extension, si <math>P \in \mathcal{P}(\mathbb{R}), \,\,{card}_{Q,{\cal R}}(P) = {card}_{Q,{\cal R}}(A)</math>
alors <math>d_{Q,{\cal R},B}(P) = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(P)}{{card}_{Q,{\cal R}}(B)}</math>}}
{{Théorème|titre=''Remarque :''|contenu=Si <math>x_0 \in \R</math>, alors <math>\{x_0\} \in {PV}(\R)</math> et même <math>\{x_0\} \in {PV}_0(\R)</math>.}}
{{Théorème|titre=Remarque :|contenu=
1) ''Rappel :''
'''Si <math>I</math> est un ensemble totalement ordonné et si <math>A \in {PV2}(\R^N)</math> et si <math>{(A_i)}_{i \in I} \subset {PV}(\R^N)</math> et telles que <math> \displaystyle{\lim_{i \in I, i \rightarrow \sup(I)} A_i = \Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big]}</math> (Cf. définition).'''
'''Alors on a : Hypothèse de définition ou Conjecture, concernant la F-quantité :''' <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}\Big([A,{(A_i)}_{i \in I}]\Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(\displaystyle{\lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)} A_i}) = \lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)} {card}_{Q,{\cal R}}(A_i) }</math>.
2) Soient :
<math>{\cal R}</math> un repère orthonormé direct de <math>\R</math>, d'origine <math>O(0)</math>,
[Phrase d'origine : <math>A,B\in\mathcal{P}(\R)</math> <math>\{</math> réunions disjointes au plus dénombrables (voire infinies dénombrables non bornées) de parties <math>|</math> réunions au plus dénombrables (voire infinies dénombrables non bornées) de parties disjointes <math>\}</math>.
Option classique : de <math>{PV}(\R)</math>]
Option classique 1 : <math>A,B\in{{\mathcal{P}oly}_{finies}{PV}}(\R)\,\,\mbox{ou}\,\,A,B\in\mathcal{P}_{non\,\,born\acute{e}es}(\R)\bigcap {{\mathcal{P}oly}_{0}{PV}}(\R)</math>
ou
Option classique 2 : <math>A,B\in{{\mathcal{P}oly}_{finies}{PV}}(\R)\bigsqcup\Big[\mathcal{P}_{non\,\,born\acute{e}es}(\R)\bigcap {{\mathcal{P}oly}_{0}{PV}}(\R)\Big]</math>,
<math>A \in {\cal P}(B), \,\, B \neq \emptyset</math>.
<math>I \,\, \in {\cal P}(B)</math> ou <math>I \in {\cal P}(\mathbb{R})</math> et <math>{card}_{Q,{\cal R}}(I) \leq {card}_{Q,{\cal R}}(B) \,\,(\text{par exemple} \,\, I= \mathbb{N})</math>.
Il faut mieux choisir <math>I</math> dénombrable infini.
Soient :
<math>{(A_n)}_{n \in I},{(B_n)}_{n \in I} \subset {\cal P}(\mathbb{R})</math> vérifiant :
'''<math>\bigg(H_1\Big[{(A_n)}_{n \in I},{(B_n)}_{n \in I}, A, B \Big]\bigg)</math> :'''
"<math>\forall n\in I,\,\,A_{n},B_{n}\in{{\mathcal{P}oly}_{finies}{PV}}(\R)</math>,
telles que <math>\forall n \in I, \,\, A_n \in {\cal P}(B_n) \,\, \mbox{et} \,\, B_n \neq \emptyset</math>
et telles que <math>{(A_n)}_{n \in I} \,\, \nearrow \,\, [A,{(A_n)}_{n \in I}]</math> et <math>{(B_n)}_{n \in I} \,\, \mbox{strict.} \,\,\nearrow \,\, [B,{(B_n)}_{n \in I}]</math>
(c'est-à-dire telles que <math>\displaystyle{\lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} \uparrow A_n = [A,{(A_n)}_{n \in I}]}</math> et <math>\displaystyle{\lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} \mbox{strict.} \uparrow B_n = [B,{(B_n)}_{n \in I}]}</math>).
Remarque : On pose <math>\displaystyle{\forall n \in I, \,\, u_n = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(A_n)}{{card}_{Q,{\cal R}}(B_n)}}</math>."
ou '''<math>\bigg(H_2\Big[{(A_n)}_{n \in I},{(B_n)}_{n \in I}, A, B \Big]\bigg)</math> :'''
"<math>\forall n\in I,\,\,A_{n},B_{n}\in{{\mathcal{P}oly}_{finies}{PV}}(\R)</math>,
telles que <math>\forall n \in I, \,\, A_n \in {\cal P}(B_n) \,\, \mbox{et} \,\, B_n \neq \emptyset</math>
et telles que <math>{(A_n)}_{n \in I} \,\, \nearrow \,\, [A,{(A_n)}_{n \in I}]</math> et <math>{(B_n)}_{n \in I} \,\, \mbox{strict.} \,\,\nearrow \,\, [B,{(B_n)}_{n \in I}]</math>
(c'est-à-dire telles que <math>\displaystyle{\lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} \uparrow A_n = [A,{(A_n)}_{n \in I}]}</math> et <math>\displaystyle{\lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} \mbox{strict.} \uparrow B_n = [B,{(B_n)}_{n \in I}]}</math>),
et telles que <math>\displaystyle{\exists x \in {[0,1]}_{standard}, \,\, \lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} u_n = x}</math>,
avec <math>\displaystyle{\forall n \in I, \,\, u_n = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(A_n)}{{card}_{Q,{\cal R}}(B_n)}}</math>".
'''(Remarque : On étend facilement la définition de <math>{card}_{Q,\mathcal{R}}</math> à <math>{{\mathcal{P}oly}_{finies}{PV}}(\R)</math>.)'''
Alors, on déduit de la conjecture et des hypothèses que :
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}\Big([A,{(A_n)}_{n \in I}]\Big)}{{card}_{Q,{\cal R}}\Big([B,{(B_n)}_{n \in I}]\Big)} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\displaystyle{\lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} A_n})}{{card}_{Q,{\cal R}}(\displaystyle{\lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} B_n})} = \frac{
\displaystyle{\lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)}{card}_{Q,{\cal R}}(A_n)}}{\displaystyle{\lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)}{card}_{Q,{\cal R}}(B_n)}} = \displaystyle{\lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(A_n)}{{card}_{Q,{\cal R}}(B_n)}} = \lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} u_n}</math>.
[Si <math>I = \N</math>,
soit <math>\varphi_\,\, : \,\, I \longrightarrow I</math>, strictement croissante,
c'est-à-dire <math>{\Big(u_{\varphi(n)}\Big)}_{n \in I}</math> sous-suite de <math>{(u_n)}_{n \in I}</math>.
Dans ce cas, on a bien : <math>\displaystyle{\lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} u_{\varphi(n)} = \lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} u_n = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}\Big([A,{(A_n)}_{n \in I}]\Big)}{{card}_{Q,{\cal R}}\Big([B,{(B_n)}_{n \in I}]\Big)}}</math>.]
Soient :
<math>{(C_n)}_{n \in I},{(D_n)}_{n \in I} \subset {\cal P}(\mathbb{R})</math> vérifiant :
'''<math>\bigg(H_1\Big[{(C_n)}_{n \in I},{(D_n)}_{n \in I}, A, B \Big]\bigg)</math> :'''
"<math>\forall n\in I,\,\,C_{n},D_{n}\in{{\mathcal{P}oly}_{finies}{PV}}(\R)</math>,
telles que <math>\forall n \in I, \,\, C_n \in {\cal P}(D_n) \,\, \mbox{et} \,\, D_n \neq \emptyset</math>
et telles que <math>{(C_n)}_{n \in I} \,\, \nearrow \,\, [A,{(C_n)}_{n \in I}]</math> et <math>{(D_n)}_{n \in I} \,\, \mbox{strict.} \,\,\nearrow \,\, [B,{(D_n)}_{n \in I}]</math>
(c'est-à-dire telles que <math>\displaystyle{\lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} \uparrow C_n = [A,{(C_n)}_{n \in I}]}</math> et <math>\displaystyle{\lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} \mbox{strict.} \uparrow D_n = [B,{(D_n)}_{n \in I}]}</math>)"
Remarque : On pose <math>\displaystyle{\forall n \in I, \,\, v_n = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(C_n)}{{card}_{Q,{\cal R}}(D_n)}}</math>."
ou '''<math>\bigg(H_2\Big[{(C_n)}_{n \in I},{(D_n)}_{n \in I}, A, B \Big]\bigg)</math> :'''
"<math>\forall n\in I,\,\,C_{n},D_{n}\in{{\mathcal{P}oly}_{finies}{PV}}(\R)</math>,
telles que <math>\forall n \in I, \,\, C_n \in {\cal P}(D_n) \,\, \mbox{et} \,\, D_n \neq \emptyset</math>
et telles que <math>{(C_n)}_{n \in I} \,\, \nearrow \,\, [A,{(C_n)}_{n \in I}]</math> et <math>{(D_n)}_{n \in I} \,\, \mbox{strict.} \,\,\nearrow \,\, [B,{(D_n)}_{n \in I}]</math>
(c'est-à-dire telles que <math>\displaystyle{\lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} \uparrow C_n = [A,{(C_n)}_{n \in I}]}</math> et <math>\displaystyle{\lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} \mbox{strict.} \uparrow D_n = [B,{(D_n)}_{n \in I}]}</math>)
et telles que <math>\displaystyle{\exists y \in {[0,1]}_{standard}, \,\, \lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} v_n = y}</math>,
avec <math>\displaystyle{\forall n \in I, \,\, v_n = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(C_n)}{{card}_{Q,{\cal R}}(D_n)}}</math>".
'''(Remarque : On étend facilement la définition de <math>{card}_{Q,\mathcal{R}}</math> à <math>{{\mathcal{P}oly}_{finies}{PV}}(\R)</math>.)'''
Alors, on déduit de la conjecture et des hypothèses que :
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}\Big([A,{(C_n)}_{n \in I}]\Big)}{{card}_{Q,{\cal R}}\Big([B,{(D_n)}_{n \in I}]\Big)} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\displaystyle{\lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} C_n})}{{card}_{Q,{\cal R}}(\displaystyle{\lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} D_n})} = \frac{
\displaystyle{\lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)}{card}_{Q,{\cal R}}(C_n)}}{\displaystyle{\lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)}{card}_{Q,{\cal R}}(D_n)}} = \displaystyle{\lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(C_n)}{{card}_{Q,{\cal R}}(D_n)}} = \lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} v_n}</math>.
'''A-t-on (*) <math>\displaystyle{\lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} v_n = \lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} u_n }</math> ?'''
Si pour tous <math>{(A_n)}_{n \in I}, {(B_n)}_{n \in I}, {(C_n)}_{n \in I}, {(D_n)}_{n \in I} \subset \mathcal{P}(\R)</math>
tels que <math>{(A_n)}_{n \in I}, {(B_n)}_{n \in I}</math> vérifient : '''<math>\bigg(H_2\Big[{(A_n)}_{n \in I},{(B_n)}_{n \in I}, A, B \Big]\bigg)</math>''' <math>\Bigg[</math> resp. '''<math>\bigg(H_1\Big[{(A_n)}_{n \in I},{(B_n)}_{n \in I}, A, B \Big]\bigg)</math>'''<math>\Bigg]</math>
et tels que <math>{(C_n)}_{n \in I}, {(D_n)}_{n \in I}</math> vérifient : '''<math>\bigg(H_2\Big[{(C_n)}_{n \in I},{(D_n)}_{n \in I}, A, B \Big]\bigg)</math>''' <math>\Bigg[</math> resp. '''<math>\bigg(H_1\Big[{(C_n)}_{n \in I},{(D_n)}_{n \in I}, A, B \Big]\bigg)</math>'''<math>\Bigg]</math>,
on a : <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}\Big([A,{(A_n)}_{n \in I}]\Big)}{{card}_{Q,{\cal R}}\Big([B,{(B_n)}_{n \in I}]\Big)} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}\Big([A,{(C_n)}_{n \in I}]\Big)}{{card}_{Q,{\cal R}}\Big([B,{(D_n)}_{n \in I}]\Big)}}</math>
(c'est-à-dire vérifiant '''(*)''')
'''Alors, on pose : <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(A)}{{card}_{Q,{\cal R}}(B)}= \frac{{card}_{Q,{\cal R}}\Big([A,{(A_n)}_{n \in I}]\Big)}{{card}_{Q,{\cal R}}\Big([B,{(B_n)}_{n \in I}]\Big)} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}\Big([A,{(C_n)}_{n \in I}]\Big)}{{card}_{Q,{\cal R}}\Big([B,{(D_n)}_{n \in I}]\Big)}}</math>'''}}
{{Théorème|titre=''Remarque :''|contenu=
Soit <math>{\cal R}</math> un repère orthonormé direct de <math>\mathbb{R}</math>, d'origine <math>O(0)</math>.
Soient
[Phrase d'origine : <math>A,B\in\mathcal{P}(\R)</math> <math>\{</math> réunions disjointes au plus dénombrables (voire infinies dénombrables non bornées) de parties <math>|</math> réunions au plus dénombrables (voire infinies dénombrables non bornées) de parties disjointes <math>\}</math>.
Option classique : de <math>{PV}(\R)</math>
ou
Option spéculative : <math>convexes (connexes) \,\, de \,\, \R</math> ]
Option classique 1 : <math>A,B\in{{\mathcal{P}oly}_{finies}{PV}}(\R)\,\,\mbox{ou}\,\,A,B\in\mathcal{P}_{non\,\,born\acute{e}es}(\R)\bigcap {{\mathcal{P}oly}_{0}{PV}}(\R)</math>
ou
Option spéculative 1 : <math>A,B\in{{\mathcal{P}oly}_{finies}convexes}(\R)\,\,\mbox{ou}\,\,A,B\in\mathcal{P}_{non\,\,born\acute{e}es}(\R)\bigcap{{\mathcal{P}oly}_{0}convexes}(\R)</math>
ou
Option classique 2 : <math>A,B\in{{\mathcal{P}oly}_{finies}{PV}}(\R)\bigsqcup\Big[\mathcal{P}_{non\,\,born\acute{e}es}(\R)\bigcap {{\mathcal{P}oly}_{0}{PV}}(\R)\Big]</math>
ou
Option spéculative 2 : <math>A,B\in{{\mathcal{P}oly}_{finies}convexes}(\R)\bigsqcup\Big[\mathcal{P}_{non\,\,born\acute{e}es}(\R)\bigcap{{\mathcal{P}oly}_{0}convexes}(\R)\Big]</math>,
<math>A \in {\cal P}(B), \,\, B \neq \emptyset</math>.
Soit <math>I \in {\cal P}(B)</math> ou <math>I \in {\cal P}(\mathbb{R})</math> et <math>{card}_{Q,{\cal R}}(I) \leq {card}_{Q,{\cal R}}(B) </math>.
[Phrase d'origine : Si \forall <math>i\in I,A_{i},B_{i}\in\mathcal{P}(\R)</math>, réunions finies de parties disjointes
Option classique : de <math>{PV}(\R)</math>
ou
Option spéculative : <math>born\acute{e}es, \,\,convexes (connexes) \,\, de \,\, \R</math>,]
Option classique 1 : Si <math>\forall i\in I,\,\,A_{i},B_{i}\in{{\mathcal{P}oly}_{finies}{PV}}(\R)</math>
ou
Option spéculative 1 :
Si <math>\forall i\in I,\,\,A_{i},B_{i}\in{{\mathcal{P}oly}_{finies}\mathcal{P}_{convexes,born\acute{e}es}}(\R)</math>,
telles que <math>\forall i \in I, \,\, A_i \in {\cal P}(B_i) \,\, \mbox{et} \,\, B_i \neq \emptyset</math>
et telles que <math>{(A_i)}_{i \in I} \,\, \nearrow \,\, [A,{(A_i)}_{i \in I}]</math> et <math>{(B_i)}_{i \in I} \,\, \mbox{strict.} \,\,\nearrow \,\, [B,{(B_i)}_{i \in I}]</math>
(c'est-à-dire telles que <math>\displaystyle{\lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)} \uparrow A_i = [A,{(A_i)}_{i \in I}]}</math> et <math>\displaystyle{\lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)} \mbox{strict.} \uparrow B_i = [B,{(B_i)}_{i \in I}]}</math>),
alors
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(A)}{{card}_{Q,{\cal R}}(B)} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}\Big([A,{(A_i)}_{i \in I}]\Big)}{{card}_{Q,{\cal R}}\Big([B,{(B_i)}_{i \in I}]\Big)} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\displaystyle{\lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)} A_i})}{{card}_{Q,{\cal R}}(\displaystyle{\lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)} B_i})} = \frac{\displaystyle{\lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)}{card}_{Q,{\cal R}}(A_i)}}{\displaystyle{\lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)}{card}_{Q,{\cal R}}(B_i)}} = \displaystyle{\lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)}\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(A_i)}{{card}_{Q,{\cal R}}(B_i)}}}</math>.
'''(Sous réserve de conditions supplémentaires données dans la Remarque précédente pour la justification et le détail de la 1ère étape de calcul)'''
Je pense que le cas d'une partie <math>A</math> bornée, convexe (connexe), de <math>\mathbb{R}</math>, peut se ramener au cas de la partie <math>\overline{A}</math> compacte, convexe, (connexe) de <math>\mathbb{R}</math>,
grâce à la formule <math>{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{A}) = {card}_{Q,{\cal R}}(A) + {card}_{Q,{\cal R}}(\overline{A} \setminus A)</math> c'est-à-dire <math> {card}_{Q,{\cal R}}(A)= {card}_{Q,{\cal R}}(\overline{A}) - {card}_{Q,{\cal R}}(\overline{A} \setminus A)</math>,
sachant que <math>\overline{A} \setminus A \in {\cal P}(\partial A)</math>, avec <math>\partial A = \overline{A} \setminus \stackrel{\circ}{A}</math>.
Donc, comme <math>2\mathbb{Z}^{*},\,\,\mathbb{Z}^{*}\in\mathcal{P}_{non\,\,born\acute{e}es}(\R)\bigcap {{\mathcal{P}oly}_{0}{PV}}(\R)</math> (et même <math>2\mathbb{Z}^{*},\,\,\mathbb{Z}^{*}\in\mathcal{P}_{non\,\,born\acute{e}es}(\R)\bigcap {{\mathcal{P}oly}_{0}{PV}_{0}}(\R)</math>),
et <math>2\mathbb{Z}^* \in {\cal P}(\mathbb{Z}^*)</math> et <math>\mathbb{Z}^* \neq \emptyset</math>,
et <math>\mathbb{N}^* \in {\cal P}(\mathbb{Z}^*)</math>
et <math>\forall n \in \mathbb{N}^*,\,\, A_n =\displaystyle{\bigcup_{m \in \mathbb{N}_n^*}\{-2m, \,\,2m\}} \,\,\mbox{et} \,\, B_n = \displaystyle{\mathbb{Z} \bigcap \Big([-2n,-1]\bigcup [1,2n]\Big)}</math>
et <math>\forall n \in \mathbb{N}^*, \,\, A_n,B_n \in {{\mathcal{P}oly}_{finies}{PV}}(\R)</math> (et même <math>\forall n \in \mathbb{N}^*, \,\, A_n,B_n \in {{\mathcal{P}oly}_{finies}{PV}_{0}}(\R)</math>),
et <math>\forall n \in \mathbb{N}^*,A_n \in {\cal P}(B_n) \,\, \mbox{et} \,\, B_n \neq \emptyset</math>
et <math>{(A_n)}_{n \in \mathbb{N}^*} \,\,\nearrow \,\, [2\mathbb{Z}^*, {(A_n)}_{n \in \N}]</math> et <math>{(B_n)}_{n \in \mathbb{N}^*} \,\, \mbox{strict.} \,\,\nearrow \,\, [\mathbb{Z}^*, {(B_n)}_{n \in \N}]</math>
(c'est-à-dire <math>\displaystyle{\lim_{n \in \N^*, \,\, n \rightarrow \sup(\N)} \uparrow A_n = [2\mathbb{Z}^*, {(A_n)}_{n \in \N}]}</math> et <math>\displaystyle{\lim_{n \in \N^*, \,\, n \rightarrow \sup(\N)} \mbox{strict.} \uparrow B_n = [\mathbb{Z}^*, {(B_n)}_{n \in \N}]}</math>),
on a bien : <math>\displaystyle{ d_{Q,{\cal R},\mathbb{Z}^*}(2\mathbb{Z}^*) = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(2\mathbb{Z}^* )}{{card}_{Q,{\cal R}}(\mathbb{Z}^*)} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}\Big([2\mathbb{Z}^*, {(A_n)}_{n \in \N}]\Big)}{{card}_{Q,{\cal R}}\Big([\mathbb{Z}^*,{(B_n)}_{n \in \N}]\Big)} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\displaystyle{\lim_{n \in \mathbb{N}^*, \,\, n \rightarrow \sup(\N)} A_n})}{{card}_{Q,{\cal R}}(\displaystyle{\lim_{n \in \N^*, \,\, n \rightarrow \sup(\N)} B_n})} = \frac{\displaystyle{\lim_{n \in \mathbb{N}^*, \,\, n \rightarrow \sup(\N)}{card}_{Q,{\cal R}}(A_n)}}{\displaystyle{\lim_{n \in \mathbb{N}^*, \,\, n \rightarrow \sup(\N)}{card}_{Q,{\cal R}}(B_n)}} = \displaystyle{\lim_{n \in \mathbb{N}^*, \,\, n \rightarrow \sup(\N)}\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(A_n)}{{card}_{Q,{\cal R}}(B_n)}}}</math>
<math>\displaystyle{ = \lim_{n \in \mathbb{N}^*, \,\, n \rightarrow \sup(\N)}\frac{{card}_{Q,{\cal R}}\Big(\displaystyle{\bigcup_{m \in \mathbb{N}_n^*}\{-2m, \,\,2m\}}\Big)}{{card}_{Q,{\cal R}}\bigg(\displaystyle{\mathbb{Z} \bigcap \Big([-2n,-1]\bigcup [1,2n]\Big)}\bigg)} = \lim_{n \in \mathbb{N}^*, \,\, n \rightarrow \sup(\N)} \frac{2n}{4n} = \lim_{n \in \mathbb{N}^*, \,\, n \rightarrow \sup(\N)} \frac{1}{2} = \frac{1}{2}}</math>
'''(Sous réserve de conditions supplémentaires données dans la Remarque précédente pour la justification et le détail de la 2ème étape de calcul)''',
donc <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(2\mathbb{Z}^*) = \frac{1}{2}{card}_{Q,{\cal R}}(\mathbb{Z}^*)}</math>,
donc <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(2\mathbb{Z}) = {card}_{Q,{\cal R}}(2\mathbb{Z}^*) + 1 = \frac{1}{2}{card}_{Q,{\cal R}}(\mathbb{Z}^*) + 1 = \frac{1}{2}\Big({card}_{Q,{\cal R}}(\mathbb{Z}) - 1\Big) + 1 = \frac{1}{2}{card}_{Q,{\cal R}}(\mathbb{Z}) + \frac{1}{2}}</math>
et comme <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(\mathbb{Z}) = {card}_{Q,{\cal R}}(2\mathbb{Z}) + {card}_{Q,{\cal R}}(2\mathbb{Z} + 1)}</math>,
on a : <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(2\mathbb{Z} + 1) = {card}_{Q,{\cal R}}(\mathbb{Z}) - {card}_{Q,{\cal R}}(2\mathbb{Z}) = {card}_{Q,{\cal R}}(\mathbb{Z}) - \Big(\frac{1}{2}{card}_{Q,{\cal R}}(\mathbb{Z}) + \frac{1}{2}\Big) = \frac{1}{2}{card}_{Q,{\cal R}}(\mathbb{Z}) - \frac{1}{2}}</math>
et plus généralement,
<math>\forall m \in \mathbb{N}^*,\,\,\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(m\mathbb{Z}^*) = \frac{1}{m}{card}_{Q,{\cal R}}(\mathbb{Z}^*)}</math> et <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(\mathbb{Z}) = \sum_{i \in \mathbb{N}_{m-1}} {card}_{Q,{\cal R}} (m\mathbb{Z} + i)}</math>
et <math>\forall a \in \mathbb{R}_+^*,\,\,\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(a\mathbb{Z}^*) = \frac{1}{a}{card}_{Q,{\cal R}}(\mathbb{Z}^*)}</math>.
L'ensemble <math>\mathbb{Z}^*</math> est non borné, mais est dénombrable.
Soit <math>\mathcal{R}</math> un repère orthonormé de <math>\R^n</math>.
Si <math>A,B\in {\cal P}(\mathbb{R}), \,\, A \in {\cal P}(B)</math> et <math>B \neq \emptyset</math>, où chacune des parties <math>A</math> et <math>B</math> peut être une partie bornée de <math>\R</math> ou un plafonnement d'une partie non bornée de <math>\R</math> (avec peut-être des conditions supplémentaires),
alors <math>0 \leq {card}_{Q,{\cal R}}(A) \leq {card}_{Q,{\cal R}}(B)</math>
et <math>\displaystyle{d_{Q,{\cal R},B}(A) = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(A)}{{card}_{Q,{\cal R}}(B)} \in {[0,1]}_{non \,\, standard} \supsetneq {[0,1]}_{standard}}</math>
et si de plus, <math>A \neq B</math>,
alors <math>0 \leq {card}_{Q,{\cal R}}(A) < {card}_{Q,{\cal R}}(B)</math>
et <math>\displaystyle{d_{Q,{\cal R},B}(A) = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(A)}{{card}_{Q,{\cal R}}(B)} \in {[0,1[}_{non \,\, standard} \supsetneq {[0,1[}_{standard}}</math>.
Par ailleurs, normalement, on devrait avoir : <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(2\mathbb{R}^*) = 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(\mathbb{R}^*)}</math>, mais comme <math>2 \mathbb{R}^* = \mathbb{R}^*</math>, on est obligé d'imposer que <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(2\mathbb{R}^*) = {card}_{Q,{\cal R}}(\mathbb{R}^*)}</math>,
et plus généralement, si <math>a \in \mathbb{R}_+^*</math>, on devrait, normalement, avoir : <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(a\mathbb{R}^*) = a \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(\mathbb{R}^*)}</math>, mais comme <math>a \mathbb{R}^* = \mathbb{R}^*</math>, on est obligé d'imposer que <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(a\mathbb{R}^*) = {card}_{Q,{\cal R}}(\mathbb{R}^*)}</math>,
ce qui ne sera peut-être pas sans poser problème, mais peut-être pas.
L'ensemble <math>\mathbb{R}^*</math> qui est la réunion disjointe de 2 ensembles connexes, non bornés, et ayant la puissance du continue, semble aussi dense, quantitativement, que des ensembles, qui sont, proportionnellement et de manière arbitraire, strictement, plus ou moins denses, quantativement, que lui, et qui se révèlent, finalement, être lui-même.
Mais, CANTOR dirait, sans problème, dans ce cas, que <math>\displaystyle{{card}_{P}(a\mathbb{R}^*) = a \,\, {card}_{P}(\mathbb{R}^*) = {card}_{P}(\mathbb{R}^*)}</math>.
Je pense, dans le cas des parties non bornées de <math>\mathbb{R}</math>, que considérer, seulement, une partie faite d'une sous-partie dénombrable, et d'une réunion de sous-parties connexes ayant la puissance du continue, non bornée et disjointe de la sous-partie précédente, c'est-à-dire une partie faite de matière discrète et de matière continue, non bornée, est insuffisant, encore faut-il préciser la densité (quantitative) de la matière continue qui la {compose <math>|</math> constitue}, en considérant, dans un premier temps, qu'elle est uniforme.
Mais en fait, ce problème peut être contourné ou résolu, en introduisant et en considérant les différents plafonnements de chaque partie non bornée de <math>\R</math> et, en particulier, de la partie <math>\R^*</math> et de la partie <math>\R</math>, elle-même.}}
{{Théorème|titre=''Remarque :''|contenu=
Ici, <math>\Z^2 = \Big[\Z^2, {\Big(\Z^2 \bigcap [-p,p]^2\Big)}_{p \in \N}\Big]</math>
'''Remarque et problème :''' <math>\Q</math> n'est pas totalement ordonné, il est donc difficile d'en donner un plafonnement, même normal, mais on fera comme si tel était le cas.
Soit <math>a \in +\infty</math> avec <math>+\infty = \{x \,\, |\,\, \forall a \in \R, \,\, x > a\}</math>.
Ici, <math>\sup(\N) = \sup(\R) = +\infty_\N = +\infty_\R = +\infty_{classique}</math>.
Soit <math>\displaystyle{f \in \mathcal{F}(\N,\R)}</math>.
telle que <math>\displaystyle{\underset{i \in \N, i \rightarrow +\infty_{classique}}{\text{lim}_{classique}} f(i) \,\, \text{existe dans} \,\, \R}</math>.
Alors on pose : <math>\displaystyle{\lim_{i \in \N, i \rightarrow a} f(i) = \underset{i \in \N, i \rightarrow +\infty_{classique}}{\text{lim}_{classique}} f(i)}</math>.
<math>\displaystyle{d_{Q,\mathcal{R},\Z^2}(\{(a,b) \in {(\Z^*)}^2 \,\,| \,\, {pgcd}(|a|,|b|) = 1\} \bigsqcup \{(0,0)\}) = \frac{{card}_{Q, \mathcal{R}} (\{(a,b) \in {(\Z^*)}^2 \,\,| \,\, {pgcd}(|a|,|b|) = 1\} \bigsqcup \{(0,0)\})}{{card}_{Q, \mathcal{R}}(\Z^2)}}</math>
<math>\displaystyle{= \frac{{card}_{Q, \mathcal{R}} (\{\displaystyle{\frac{a}{b}} \,\,| \,\, (a,b) \in {(\Z^*)}^2, \,\, {pgcd}(|a|,|b|) = 1\} \bigsqcup \{0\})}{{card}_{Q, \mathcal{R}}(\Z^2)} = \frac{{card}_{Q, \mathcal{R}} (\Q)}{{card}_{Q, \mathcal{R}}(\Z^2)} = d_{Q,\mathcal{R},\Z^2}(\Q)}</math>
où <math>d_{Q,\mathcal{R},B}(A)</math> est la densité quantitative, relative au repère orthonormé <math>\mathcal{R}</math> de <math>\R^2</math> (ou de <math>\Z^2</math>), de l'ensemble <math>A</math> par rapport à l'ensemble <math>B</math>.
'''(29-01-2025 : Remarque : La série d'égalités précédente est vraisemblablement fausse à partir du 3ème terme, d'après Denis FELDMANN)'''
Je pense que l'on peut montrer que :
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\Q)}{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\Z^2)}}</math>
<math>\displaystyle{=\frac{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\{\displaystyle{\frac{a}{b}} \,\, | \,\, (a,b) \in {(\Z^*)}^2, \,\, pgcd(|a|,|b|) = 1\} \bigsqcup \{0\})}{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\Z^2)}}</math>
<math>\displaystyle{=\frac{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\{(a,b) \in {(\Z^*)}^2 \,\, | \,\, pgcd(|a|,|b|) = 1\} \bigsqcup \{(0,0)\})}{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\Z^2)}}</math>
<math>\displaystyle{= \lim_{n \in \N, \,\, n \rightarrow \sup(\N)} \frac{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\{(a,b) \in {(\Z^*)}^2 \bigcap {[-n,n]}^2 \,\, | \,\, pgcd(|a|,|b|) = 1\}\bigsqcup \{(0,0)\})}{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\Z^2 \bigcap {[-n,n]}^2)}}</math>, si cette limite existe,
<math>= \cdots \,\, Je \,\, ne \,\, sais \,\, pas \,\, comment \,\, faire \,\, pour \,\, aller \,\, plus \,\, loin.</math>
'''(29-01-2025 : Remarque : La série d'égalités précédente est vraisemblablement fausse à partir du 3ème terme, d'après Denis FELDMANN)'''
D'après [https://www.fichier-pdf.fr/2024/04/14/probabiliteentierspremiersentreeux/ Probabilité que deux entiers soient premiers entre eux], on sait que :
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\{(a,b) \in {(\N^*)}^2 \,\, | \,\, pgcd(a,b) = 1\})}{{card}_{Q,\mathcal{R}}\Big({(\N^*)}^2\Big)}}</math>
<math>\displaystyle{= \lim_{n \in \N, \,\, n \rightarrow \sup(\N)} \frac{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\{(a,b) \in {\N}^2 \bigcap {[1,n]}^2 \,\, | \,\, pgcd(a,b) = 1\})}{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\N^2 \bigcap {[1,n]}^2)}}</math>
<math>\displaystyle{= \lim_{n \in \N, \,\, n \rightarrow \sup(\N)} p_n}</math>
<math>\displaystyle{= \frac{6}{\pi^2}}</math>
Donc
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\{(a,b) \in {(-\N^*)}^2 \,\, | \,\, pgcd(|a|,|b|) = 1\})}{{card}_{Q,\mathcal{R}}\Big({(-\N^*)}^2\Big)}}</math>
<math>\displaystyle{= \lim_{n \in \N, \,\, n \rightarrow \sup(\N)} \frac{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\{(a,b) \in {(-\N)}^2 \bigcap {[-n,-1]}^2 \,\, | \,\, pgcd(|a|,|b|) = 1\})}{{card}_{Q,\mathcal{R}}({(-\N)}^2 \bigcap {[-n,-1]}^2)}}</math>
<math>\displaystyle{= \lim_{n \in \N, \,\, n \rightarrow \sup(\N)} \frac{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\{(a,b) \in \N^2 \bigcap {[1,n]}^2 \,\, | \,\, pgcd(a,b) = 1\})}{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\N^2 \bigcap {[1,n]}^2)}}</math>
<math>\displaystyle{= \lim_{n \in \N, \,\, n \rightarrow \sup(\N)} p_n}</math>
<math>\displaystyle{= \frac{6}{\pi^2}}</math>.}}
====Partie 2====
{{Théorème|titre=''Hypothèses, axiomes ou conjectures sur la F-quantité d'une partie dénombrable infinie de <math>\mathbb{R}</math> :''|contenu=
Soit <math>N \in {\N}^*</math>.
Soit <math>{\cal R}_N</math> un repère orthonormé direct de <math>\mathbb{R}^N</math> dont il sera peut-être nécessaire de supposer qu'il a pour origine <math>O_N{(0)}_{i \in \N_N^*}</math>.
''Soit <math>I</math> un ensemble infini dénombrable, totalement ordonné.''
''Dans le cadre de cette théorie, on suppose que l'espace <math>\R^N</math> muni du repère orthonormé direct <math>{\cal R}_N</math>, d'origine <math>O_N{(0)}_{i \in\N_N^*}</math>, admet comme plafonnement, autour de l'origine, <math>\displaystyle{\Big[\R^N, {(A_i)}_{i \in I} \Big] = \lim_{i \in I, i \rightarrow \sup(I)} A_i}</math>, avec <math>{(A_i)}_{i \in I} \subset {PV}(\R^N)</math>.''
On pose, pour simplifier, <math>{card}_Q = {card}_{Q,N} = {card}_{Q,{\cal R}_N}</math>, où <math>{card}_{Q,{\cal R}_N}</math> désigne la F-quantité relative au repère <math>{\cal R}_N</math>.
<math>{card}_P</math> est le cardinal classique ou le cardinal de CANTOR noté habituellement <math>card</math>, que je nomme aussi cardinal potentiel, pour le distinguer du cardinal quantitatif ou de la F-quantité <math>{card}_Q</math>, qui mérite presque tout autant son appellation que le premier, car tous deux cherchent à étendre la notion de quantité d'éléments dans le cas des ensembles finis à n'importe quel ensemble, mais alors qu'on sait définir le 1er pour toutes les parties de <math>\mathbb{R}^N</math>, on ne sait, à l'heure actuelle, définir le 2nd que sur une classe de parties bornées de <math>\mathbb{R}^N</math> ou plus précisément sur la classe des parties compactes, convexes, connexes de <math>\mathbb{R}^N</math> de classe <math>C^1</math> par morceaux.
Soient <math>A</math> et <math>B</math> des ensembles.
<math>{card}_P(A) = {card}_P(B) \,\, \Longleftrightarrow_{d\acute{e}f} \,\, \exists \,\, b \,\, : \,\, A \,\, \longrightarrow \,\, B</math>, bijection.
On pose usuellement <math>\aleph_0 = {card}_P(\N)</math> et <math>\aleph_1 = {card}_P(\mathbb{R}) = {card}_P\Big({\cal P}(\mathbb{N})\Big) = 2^{\aleph_0}</math>
On a par exemple <math>\aleph_0 = {card}_P(\mathbb{Z}) = {card}_P(\mathbb{Q}) = {card}_P(\N^N)</math> et <math>\aleph_1 = {card}_P(]0,1[) = {card}_P({\mathbb{R}}^N)</math>
La notion de F-quantité se veut une notion qui affine celle de cardinal potentiel et qui se veut la {vraie <math>|</math> véritable} notion de quantité d'éléments.
''Dans la suite, on suppose <math>N=1</math>.''
Soient <math>R,S \subset \mathbb{R} \colon {card}_P(R) = {card}_P(S) = \aleph_0</math> telles que :
<math>\displaystyle{R =\{r_i \in \mathbb{R} \,\, | \,\, i \in \mathbb{Z}\} \,\, \mbox{et} \,\, S =\{s_i \in \mathbb{R} \,\, | \,\, i \in \mathbb{Z}\}}</math>
et <math>\forall i \in \mathbb{Z}, \,\, r_{i+1} > r_i \,\, \mbox{et} \,\, \forall i \in \mathbb{Z}, \,\, s_{i+1} > s_i</math>
et <math>r = {(r_i)}_{i \in \Z} \,\, \mbox{et} \,\,s = {(s_i)}_{i \in \Z}</math>.
Il sera peut-être nécessaire de supposer <math>r_0 = s_0 = 0</math>.
Soit <math>n \in \mathbb{Z}</math>.
On appelle <math>r_n</math> le <math>n</math>-ième terme de <math>r</math> et <math>s_n</math> le <math>n</math>-ième terme de <math>s</math>.
On pose <math>\displaystyle{{(\Delta r)}_{n+1} = r_{n+1} - r_n \,\, \mbox{si} \,\, n \in \N \,\, \mbox{et} \,\, {(\Delta r)}_{n-1} = r_n - r_{n-1} \,\, \mbox{si} \,\, n \in -\N}</math>
et <math>\displaystyle{{(\Delta s)}_{n+1} = s_{n+1} - s_n \,\, \mbox{si} \,\, n \in \N \,\, \mbox{et} \,\, {(\Delta s)}_{n-1} = s_n - s_{n-1} \,\, \mbox{si} \,\, n \in -\N}</math>
Ce sont les pas ou les variations entre 2 points consécutifs de <math>r</math> et <math>s</math>.
On suppose de plus que <math>\displaystyle{\exists n_r^+, n_s^+ \in \N \,\, \colon \,\, {\Big({(\Delta r)}_{n+1}\Big)}_{n \geq n_r^+}, \,\, {\Big({(\Delta s)}_{n+1}\Big)}_{n \geq n_s^+} \nearrow}</math> (respectivement <math>\searrow</math>)
<math>\exists n_r^-, n_s^- \in -\N \,\, {\Big({(\Delta r)}_{n-1}\Big)}_{n \leq n_r^-}, \,\, {\Big({(\Delta s)}_{n-1}\Big)}_{n \leq n_s^-} \nearrow </math> (respectivement <math>\searrow</math>)
ou que <math>\displaystyle{\exists n_r^+, n_s^+ \in \N \,\,\colon \,\, {\Big({(\Delta r)}_{n+1}\Big)}_{n \geq n_r^+}, \,\, {\Big({(\Delta s)}_{n+1}\Big)}_{n \geq n_s^+} \nearrow}</math> (respectivement <math>\searrow</math>)
et <math>\exists n_r^-, n_s^- \in -\N \,\, {\Big({(\Delta r)}_{n-1}\Big)}_{n \leq n_r^-}, \,\, {\Big({(\Delta s)}_{n-1}\Big)}_{n \leq n_s^-} \searrow </math> (respectivement <math>\nearrow</math>).
On définit <math>\displaystyle{\forall n \in \N, \,\, a_{R,n} = \frac{\displaystyle{\sum_{i \in \N_{n}} {(\Delta r)}_{i+1} + \sum_{i \in -\N_n} {(\Delta r)}_{i-1}}}{2n + 2} = \frac{\displaystyle{\sum_{i \in \N_{n}}(r_{i+1} - r_i) + \sum_{i \in -\N_n}(r_i - r_{i-1})}}{2n + 2}}</math>
C'est la moyenne des pas de <math>r</math> compris entre le <math>(n+1)</math>-ième et le <math>-(n+1)</math>-ième terme.
''Remarque :'' Par télescopage des sommes qui composent ce terme, on a :
<math>\displaystyle{\forall n \in \N, \,\, a_{R,n} = \frac{(r_{n+1} - r_0)+(r_0 - r_{-(n+1)})}{2n + 2} = \frac{r_{n+1} - r_{-(n+1)}}{2n + 2}}</math>
On remarque que cette quantité ne dépend que du <math>(n+1)</math>-ième terme et du <math>-(n+1)</math>-ième terme et du nombre de points de <math>r</math> compris entre ces 2 termes inclus.
On pose <math>\displaystyle{a_R = \lim_{n \in \mathbb{N}, \,\, n \rightarrow +\infty} a_{R,n}}</math> si cette limite existe dans <math>\overline{\mathbb{R}_+}</math>.
C'est la limite de la moyenne des pas de <math>r</math> compris entre son <math>(n-1)</math>-ième et son <math>-(n-1)</math>-ième terme, quand <math>n \rightarrow +\infty</math>, donc c'est la moyenne de tous les pas de <math>r</math> sur <math>\mathbb{R}</math>.
{{Théorème|titre=''Conjecture :''|contenu=
<math>\displaystyle{\exists n_0 \in \N, \,\, \forall n \geq n_0, \,\, a_{R,n} < a_{S,n} \Longrightarrow {card}_Q(R) > {card}_Q(S)}</math>}}
Cela signifie qu'à partir d'un certain rang <math>n_0</math>, <math>\forall n \geq n_0</math>, si la moyenne des pas de <math>r</math> compris entre son <math>(n+1)</math>-ième et son <math>-(n+1)</math>-ième terme, est strictement inférieure à la moyenne des pas de <math>s</math> compris entre son <math>(n+1)</math>-ième et son <math>-(n+1)</math>-ième terme, alors la F-quantité de l'ensemble <math>R</math> est strictement plus grande que celle de l'ensemble <math>S</math>.
Cela signifie que si <math>R</math> est strictement plus dense quantitativement que <math>S</math>, à partir d'un certain rang <math>n_0</math>, alors <math>{card}_Q(R) > {card}_Q(S)</math>
Si <math>\displaystyle{\lim_{n \rightarrow +\infty} {(\Delta r)}_{n+1} > 1 \,\, \mbox{et} \,\, \lim_{n \rightarrow -\infty} {(\Delta r)}_{n-1} > 1, \,\, \mbox{comme} \,\, \forall n \in \Z^* \,\, {(\Delta z)}_n = 1}</math>
avec <math>z = {(z_i)}_{i \in \Z} = {(i)}_{i \in \Z} \,\, \mbox{et} \,\, \Z = \{z_i \,\,|\,\, i \in \Z\} = \{i \,\,|\,\, i \in \Z\}</math>,
alors <math>\displaystyle{\exists n_0 \in \N, \,\, \forall n \geq n_0 \,\, \colon \,\, a_{R,n} > 1 = a_{\Z,n}}</math> et <math>{card}_Q(R) < {card}_Q(\mathbb{Z})</math>
En particulier si <math>\displaystyle{\lim_{n \in \mathbb{N}, \,\, n \rightarrow +\infty} {(\Delta r)}_{n+1} = \lim_{n \in \mathbb{N}, \,\, n \rightarrow -\infty} {(\Delta r)}_{n-1} = +\infty}</math>,
et <math>\displaystyle{\exists n_0 \in \N, \,\, \forall n \geq n_0 \,\, \colon \,\, a_{R,n} > 1 = a_{\Z,n} \,\, \mbox{et} \,\, {card}_Q(R) < {card}_Q(\mathbb{Z}) \,\, \mbox{et} \,\, a_R = +\infty}</math>,
''Remarque :'' La notion de limite usuelle est insuffisante, car on peut avoir
<math>\displaystyle{a_R = \lim_{n \in \mathbb{N}, \,\, n \rightarrow + \infty} a_{R,n} = + \infty = \lim_{n \in \mathbb{N}, \,\, n \rightarrow + \infty} a_{S,n} = a_S}</math> et <math>{card}_Q(R) < {card}_Q(S)</math>.
Que pensez, par exemple, du cas où <math>\displaystyle{\exists a \in \mathbb{R}_+^*, \,\, \exists b \in \mathbb{R}_+, \,\, \exists c \in \mathbb{R} \,\, \colon \,\, R = a\mathbb{Z}^{\bullet 2} + b\mathbb{Z} + c}</math> ?
À t-on bien <math>\exists a_0 \in \mathbb{R}_+^*, \,\, \exists b_0 \in \mathbb{R} \,\, \colon \,\, {card}_Q(R) = {card}_Q(a_0\mathbb{Z} + b_0)</math> ?
''Réponse :'' Non, car <math>\displaystyle{\forall a_0 \in \mathbb{R}_+^*, \,\, \forall b_0 \in \R, \,\, \exists n_0 \in \N, \,\, \forall n \geq n_0 \,\, \colon \,\, a_{R,n} > a_0 = a_{a_0\mathbb{Z} + b_0,n}}</math>
et <math>{card}_Q(R) < {card}_Q(a_0 \mathbb{Z} + b_0)</math>.
Plus, généralement <math>\displaystyle{\forall n,m \in \N^* \,\, \colon \,\, n > m,\,\, a_n,b_m \neq 0, \,\, {card}_Q\Big(\sum_{i \in \N_n} a_i \mathbb{Z}^{\bullet i}\Big) < {card}_Q\Big(\sum_{j \in \N_m} b_j \mathbb{Z}^{\bullet j}\Big)}</math>
Avec les mêmes hypothèses sur <math>R</math>, qu'initialement :
Si <math>\displaystyle{\exists m,M \in \mathbb{R}, \,\, \forall i \in \mathbb{Z}, \,\, m \leq r_{i+1} - r_i \leq M}</math>
alors <math>\displaystyle{\forall n \in \N, \,\, a_{m\mathbb{Z},n} = m \leq a_{R,n} \leq M = a_{M\mathbb{Z},n} \,\, \mbox{et} \,\, {card}_Q(m\mathbb{Z}) \geq {card}_Q(R) \geq {card}_Q(M\mathbb{Z})}</math>
Avec les mêmes hypothèses sur <math>R</math>, qu'initialement, et en le supposant de plus à variations périodiques, de période <math>m \in \N^*</math>
alors <math>{card}_Q(R) = {card}_Q(a_{R,m-1} \mathbb{Z})</math>
{{Théorème|titre=''Remarque :''|contenu=
<math>T = R \bigsqcup S</math>, avec <math>R</math> à variations décroissantes, <math>S</math> à variations croissantes et <math>\forall i \in \mathbb{Z}, \,\, r_i < s_i</math>
<math>\not \Longrightarrow</math>
<math>T = \{t_i \in \R \,\, | \,\, i \in \mathbb{Z} \,\, \mbox{et} \,\, \forall i \in \mathbb{Z}, \,\, t_{i+1} > t_i\}</math>}}
Soient <math>R,S \subset \mathbb{R}_+ \,\, : \,\, {card}_P(R) = {card}_P(S) = \aleph_0</math> telles que :
<math>\displaystyle{R =\{r_i \in \mathbb{R}_+ \,\, | \,\, i \in \N \} \,\, \mbox{et} \,\, S =\{s_i \in \R_+ \,\, | \,\, i \in \N \}}</math>
et <math>\forall i \in \N, \,\, r_{i+1} > r_i \,\, \mbox{et} \,\, \forall i \in \N, \,\, s_{i+1} > s_i</math>
et <math>r = {(r_i)}_{i \in \Z} \,\, \mbox{et} \,\,s = {(s_i)}_{i \in \Z}</math>
Soit <math>n \in \N</math>
On appelle <math>r_n</math> le <math>n</math>-ième terme de <math>r</math> et <math>s_n</math> le <math>n</math>-ième terme de <math>s</math>.
On pose <math>\displaystyle{{(\Delta r)}_{n+1} = r_{n+1} - r_n}</math>
et <math>\displaystyle{{(\Delta s)}_{n+1} = s_{n+1} - s_n}</math>
Ce sont les pas ou les variations entre 2 points consécutifs de <math>r</math> et <math>s</math>.
On suppose de plus que <math>\displaystyle{\exists n_r^+, n_s^+ \in \N \colon {\Big({(\Delta r)}_{n+1}\Big)}_{n \geq n_r^+}, \,\, {\Big({(\Delta s)}_{n+1}\Big)}_{n \geq n_s^+} \nearrow}</math> (respectivement <math>\searrow</math>)
On définit <math>\displaystyle{\forall n \in \N, \,\, a_{R,n} = \frac{\displaystyle{\sum_{i \in \N_n} {(\Delta r)}_{i+1}}}{n + 1} = \frac{\displaystyle{\sum_{i \in \N_n}(r_{i+1} - r_i)}}{n + 1}}</math>
C'est la moyenne des pas de <math>r</math> compris entre le <math>0</math>-ième et le <math>(n+1)</math>-ième terme.
''Remarque :'' Par télescopage des sommes qui composent ce terme, on a :
<math>\displaystyle{\forall n \in \N, \,\, a_{R,n} = \frac{r_{n+1} - r_0}{n + 1}}</math>
On remarque que cette quantité ne dépend que du <math>0</math>-ième terme et du <math>(n+1)</math>-ième terme et du nombre de points de <math>r</math> compris entre ces 2 termes inclus.
On pose <math>\displaystyle{a_R = \lim_{n \in \mathbb{N}, \,\, n \rightarrow +\infty} a_{R,n}}</math> si cette limite existe dans <math>\overline{\R_+}</math>.
C'est la limite de la moyenne des pas de <math>r</math> compris entre son <math>0</math>-ième et son <math>(n+1)</math>-ième terme, quand <math>n \rightarrow +\infty</math>, donc c'est la moyenne de tous les pas de <math>r</math> sur <math>\mathbb{Z}_+</math>.
{{Théorème|titre=''Conjecture :''|contenu=
<math>\displaystyle{\exists n_0 \in \N, \,\, \forall n \geq n_0, \,\, a_{R,n} < a_{S,n} \Longrightarrow {card}_Q(R) > {card}_Q(S)}</math>}}
Cela signifie qu'à partir d'un certain rang <math>n_0</math>, <math>\forall n \geq n_0</math>, si la moyenne des pas de <math>r</math> compris entre son <math>(n+1)</math>-ième et son <math>-(n+1)</math>-ième terme, est strictement inférieure à la moyenne des pas de <math>s</math> compris entre son <math>(n+1)</math>-ième et son <math>-(n+1)</math>-ième terme, alors la F-quantité de l'ensemble <math>R</math> est strictement plus grande que celle de l'ensemble <math>S</math>.
Cela signifie que si <math>R</math> est strictement plus dense quantitativement que <math>S</math>, à partir d'un certain rang <math>n_0</math>, alors <math>{card}_Q(R) > {card}_Q(S)</math>
{{Théorème|titre=''Conjecture :''|contenu=
<math>\displaystyle{\forall n \in \N, \,\, a_{R,n} = a_{S,n} \,\, \mbox{et} \,\, \min(R) < \min(S) \Longrightarrow {card}_Q(R) > {card}_Q(S)}</math>
en particulier (sous réserve) : <math>\forall a \in \mathbb{N}^*, \,\, \forall b_1,b_2 \in \mathbb{N} \,\, \colon \,\, b_1 < b_2, \,\, {card}_Q(a\N + b_1) > {card}_Q(a\N + b_2)</math>
et <math>\displaystyle{\bigsqcup_{i \in \N_{m-1}} (m\N + i) = \N}</math>,
et <math>\displaystyle{\sum_{i \in \N_{m-1}}{card}_Q(m\N + i) = {card}_Q(\N)}</math>.}} }}
<small>
'''''Remarque importante :''''' Lorsqu'on parle d'une partie non bornée <math>B</math> dans un espace qui est un plafonnement <math>[A, {(A_i)}_{i \in I}]</math>,
au lieu de parler de la F-quantité relative au repère <math>\mathcal{R}</math>, de la partie <math>B</math>, "<math>{card}_{Q, \mathcal{R}}(B)</math>", on devrait plutôt parler de la F-quantité relative au repère <math>\mathcal{R}</math> et au plafonnement <math>[A, {(A_i)}_{i \in I}]</math>, de la partie <math>B</math>, "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(B)</math>",
et dans ce cas on a : "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(B) \underset{d\acute{e}f}{=} {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(B \bigcap [A, {(A_i)}_{i \in I}]\Big) = {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(\Big[B \bigcap A, {\Big(B \bigcap A_i\Big)}_{i \in I}\Big]\Big)</math>",
et, en particulier, on a : "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(A) \underset{d\acute{e}f}{=} {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(A \bigcap [A, {(A_i)}_{i \in I}]\Big) = {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(\Big[A, {\Big(A \bigcap A_i\Big)}_{i \in I}\Big]\Big) \underset{prop ?}{=} {card}_{Q, \mathcal{R}}([A, {(A_i)}_{i \in I}])</math>".
Quand on parle de "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(B)</math>", il se peut que la mention du repère <math>\mathcal{R}</math> soit inutile et superflue.
Lorsque la famille <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> est une famille de parties de <math>\R^n</math>, bornées ou du moins convexes (connexes), bornées, de classe (<math>C^0</math>) et (<math>C^1</math> par morceaux), alors quand on parle de "<math>{card}_{Q, \mathcal{R}}([A, {(A_i)}_{i \in I}])</math>", il se peut que la mention du repère <math>\mathcal{R}</math> soit inutile et superflue.
</small>
====Idée pour généraliser la notion de F-quantité aux parties non convexes de <math>\R^n</math>, donc aux parties quelconques de <math>\R^n</math>====
===== Conjecture =====
{{Théorème|titre=|contenu=Toute partie non convexe, connexe, de <math>\R^n</math> est (une) réunion disjointe de parties convexes, (connexes), de <math>\R^n</math>,
donc toute partie non convexe, de <math>\R^n</math> est (une) réunion disjointe de parties convexes, (connexes), de <math>\R^n</math>,
donc toute partie de <math>\R^n</math> est (une) réunion disjointe de parties convexes, (connexes), de <math>\R^n</math>.}}
==='''F-quantité définie sur <math>{PV}({\mathbb{R}''}^n)</math>, pour <math>n \in \N^*</math>''' ''[https://fr.wikiversity.org/w/index.php?title=Continuit%C3%A9_et_variations/Exercices/Fonctions_continues_strictement_monotones&oldid=844169%7C NB : L'Exercice 3-3 (d'Anne Bauval, dernière version du 10 juillet 2021 à 06h28, supprimée par ses soins, sous prétexte que je dessillais ou que je décillais) peut peut-être faire tomber cette section]''===
==== '''Préliminaires''' ====
=====Définitions de <math>+\infty</math>, <math>+\infty''</math>, <math>+\infty_f</math>, <math>+\infty_{\cal F(\R)}</math>, <math>\R'</math>, <math>\R''</math>=====
''Motivation :'' Cela permettra entre autres de définir l'ensemble <math>{\R''}^n</math>.
======Remarque importante préliminaire :======
Je vais essayer de prolonger <math>\R_+</math> par une « infinité continue de nombres infinis positifs ».
(On pourrait construire, de même, le prolongement de <math>\R_-</math> et donc aussi de <math>\R</math>).
Ce prolongement me servira d'ensemble de valeurs pour une extension de la mesure de LEBESGUE généralisée ou de HAUSDORFF.
On pourra alors mesurer et distinguer les longueurs de deux courbes infinies, les aires de deux surfaces infinies, etc.
======Définitions :======
(voir [[Discussion Recherche:Cardinal quantitatif#Série de remarques_7.2|Série de remarques 7.2 dans la page de discussion]])
======A)======
{{Théorème|titre=|contenu=
Soient <math>a,b \in \overline{\R} = \R \bigsqcup \{-\sup(\R), \sup(\R)\}, \,\, a<b</math>
où on considère, ''de manière non classique et naïve'', que <math>+\infty = \{x \,\, |\,\, \forall a \in \R, \,\, x > a\}</math>
et <math>\sup(\R)= +\infty_\R = +\infty_{classique}</math>.
On note :
"<math>R_{a,b} = (a,b[</math>"
mais si on veut utiliser une notation qui se passe de la notation "<math>+\infty_{classique}</math>" où <math>+\infty_{classique}</math> est vu comme un point, on ne peut pas toujours le noter comme ça.
Si <math>a = - \sup(\R), \,\, b = \sup(\R)</math>,
:<math>R_{a,b} = \R</math>.
Si <math>a = - \sup(\R), \,\, b \in \R</math>,
:<math>R_{a,b} = \{x \in \R \,\, | x < b\}</math>
Si <math>a \in \R, \,\, b = \sup(\R)</math>,
:<math>R_{a,b} = \{x \in \R \,\, | x \geq a\}</math>
:ou
:<math>R_{a,b} = \{x \in \R \,\, | x > a\}</math>
Si <math>a \in \R, \,\, b \in \R</math>,
:<math>R_{a,b} = (a,b[</math>
*<math>\mathcal{F}(R_{a,b}) = \mathcal{F}_2(R_{a,b}) \,\, \underset{?}{\text{ou}} \,\, \mathcal{F}_3(R_{a,b}) \,\, \underset{?}{\text{ou}} \,\, \mathcal{F}_4(R_{a,b}) \,\, \underset{?}{\text{ou}} \,\, ?</math>,
où <math>\displaystyle{\mathcal{F}_0(R_{a,b}) = \{f \,\,|\,\,f\,\, : \,\, R_{a,b} \,\,\rightarrow \,\,\mathbb{R}\}}</math>,
<math>\displaystyle{\mathcal{F}_1(R_{a,b}) = \{f \in \mathcal{F}_0(R_{a,b})\,\,|\,\,f\,\, \mbox{continue}\}}</math>,
<math>\displaystyle{\mathcal{F}_2(R_{a,b}) = \{f \in \mathcal{F}_0(R_{a,b})\,\,|\,\,f\,\, \mbox{continue, strictement croissante telle que} \,\, \lim_{b^-} f = +{\infty}_{classique}\}}</math>,
<math>\displaystyle{\mathcal{F}_3(R_{a,b}) = \{f \in \mathcal{F}_2(R_{a,b}) \,\, | \,\, \not \exists g \in \mathcal{F}_2(R_{a,b}), \,\, \not \exists h \in \mathcal{F}_1(R_{a,b}), \,\, \mbox{oscillante}, \,\, f = g + h \}}</math>
[''« oscillante » (en un sens que je n'ai pas défini)''],
<math>\displaystyle{\mathcal{F}_4(R_{a,b}) = \bigg\{ \begin{matrix} \mathcal{F}_2(R_{a,b}) & \text{si} \,\, a \in \R \bigsqcup \{-\sup(\R)\}, b \in \R, a < b \\ \{f \in \mathcal{F}_2(R_{a,b}) \,\, | \,\, f \underset{b^-}{\sim} g, \,\, g \in \mathcal{F}_2(R_{a,b}), \,\, g \,\, : \,\, R_{a,b} \,\, \rightarrow \,\, \R \,\, : \,\, x \,\, \mapsto a_g x + b_g , \,\, a_g \in \R_+^*, \,\, b_g \in \R\} & \text{si} \,\, a \in \R \bigsqcup \{-\sup(\R)\},b = \sup(\R)\end{matrix}}</math>
''(Je sais, il y a un hic concernant l'existence, hors l'ensemble <math>\emptyset</math>, de l'ensemble <math>\displaystyle{\mathcal{F}_3(R_{a,b})}</math>, mais peut-être faut-il, juste, ne pas le prendre en compte, et, plutôt, prendre en compte l'ensemble <math>\displaystyle{\mathcal{F}_2(R_{a,b})}</math>. Mais cela ne sera-t-il pas problématique ?)''
"(Mais prendre l'ensemble <math>\displaystyle{\mathcal{F}_2(R_{a,b})}</math> est insuffisant, car si on prend 2 fonctions <math>\displaystyle{f,g \in \mathcal{F}_2(R_{a,b})}</math>, on peut avoir <math>f-g \in \mathcal{F}_1(R_{a,b}), \,\, \mbox{oscillante}</math>.)" (rajout du 12-07-2023);
*<math>+\infty_{\lim,f,b^-}</math> ou bien <math>+\infty_f</math>, s'il n' y a aucune confusion possible :
<math>\forall f \in \mathcal{F}(R_{a,b}), \,\,+\infty_f = +\infty_{\lim,f,b^-} \equiv {cl}_{\underset{b^-}{\sim}}(f) = \{g \in \mathcal{F}(R_{a,b}) \,\, |\,\, g \,\, \underset{b^-}{\sim} \,\, f\} </math>, où <math>\underset{b^-}{\sim}</math> est la relation d'équivalence définie en B);
*<math>+\infty_{\mathcal{F}(R_{a,b})} = \{+\infty_f \,\, | \,\, f\in\mathcal{F}(R_{a,b})\}</math>.}}
{{Théorème|titre=[https://fr.wikiversity.org/w/index.php?title=Continuit%C3%A9_et_variations/Exercices/Fonctions_continues_strictement_monotones&oldid=844169 Exercice 3-3 (d'Anne Bauval, dernière version du 10 juillet 2021 à 06h28, supprimée par ses soins, sous prétexte que je dessillais ou que je décillais : Si l'énoncé de cet exercice est vrai, quel que soit le sens à préciser du terme "oscillante", alors un pan entier de mes travaux va tomber à l'eau, mais pas le pan le plus fondamental : Si je dois supprimer une partie de mes travaux, il faut qu'il y ait de très bonnes raisons valables de le faire et que cette partie des travaux soit vraiment irrécupérable et que j'en sois absolument convaincu)]|contenu=
#Soit <math>f:\left[a,b\right]\to\R</math> une fonction strictement croissante. Montrer qu'il existe <math>g,h:\left[a,b\right]\to\R</math> telles que :
#:<math>f=g+h,\quad g</math> est strictement croissante, et <math>h</math> est nulle en <math>a</math> et <math>b</math> et strictement positive ailleurs.
#Même question en remplaçant « positive » par « négative ».
#Si de plus <math>f</math> est continue, montrer que <math>g</math> et <math>h</math> peuvent être choisies de plus continues, et qu'il existe même une infinité non dénombrable de tels couples <math>(g,h)</math>.
#Soit <math>f:\R\to\R</math> une fonction strictement croissante. Déduire des questions précédentes qu'il existe <math>g,h:\R\to\R</math> telles que :
#::<math>f=g+h,\quad g</math> est strictement croissante, et <math>h</math> est « oscillante au voisinage de <math>+\infty</math> » (en un sens que vous devrez préciser),
#:et que si de plus <math>f</math> est continue, <math>g</math> et <math>h</math> peuvent être choisies de plus continues.
{{Solution|contenu=}}
'''Remarque sur le comportement d'Anne Bauval :''' Si, elle compte m'avertir de quelque chose et que je modifie en conséquence mes travaux et que je supprime des passages voire des pans entiers : A quoi sert-il, en représailles de mon inaction du moment, de supprimer ou de rendre moins visible l'Ex 3-3 ? Car, si jusqu'ici, dans le cas présent, je n'ai pas suivi les quelques conseils qu'elle m'a données, par prudence et septicisme, et aussi car ce qu'elle me demande n'est pas un choix qui se fait à la légère et que, peut-être, même si ce qu'elle dit est vrai, les pans des travaux concernés sont peut-être récupérables, il se peut que je sois amené, un jour, à le faire ou que j'éprouve, un jour, le besoin de le faire, en ayant besoin de me référer à son Ex 3-3.
}}
======B)======
{{Théorème|titre=|contenu=''Définition des relations d'équivalence "<math>\underset{b^-}{\sim}</math>" et d'ordre "<math>\underset{b^-}{\leq}</math>" sur <math>\mathcal{F}(R_{a,b})</math> et des relations d'égalité "<math>=</math>" et d'ordre <math>\leq</math> sur <math>+\infty_{\mathcal{F}(R_{a,b})}</math> :''
Soient <math>f,g \in \mathcal{F}(R_{a,b})</math>.
Mes relations d'équivalence "<math>\underset{b^-}{\sim}</math>" et d'égalité "<math>=</math>" sont définies par :
:<math>\displaystyle{+ \infty_f = +\infty_g \Longleftrightarrow f\underset{b^-}{\sim} g \Longleftrightarrow \underset{b^-}{\text{lim}_{classique}}(f-g)=0}</math>
:et si <math>b = \sup(\R), \,\, \underset{b^-}{\sim} = \underset{+\infty_{classique}}{\sim}</math> et <math>\underset{b^-}{\text{lim}_{classique}}(f-g) = \underset{+\infty_{classique}}{\text{lim}_{classique}}(f-g)</math>
Mes relations d'ordre "<math>\underset{b^-}{\leq}</math>" et "<math>\leq</math>" sont celles dont les ordres stricts sont définis par :
:<math>\displaystyle{+\infty_f<+\infty_g \Longleftrightarrow f \underset{b^-}{<} g \Longleftrightarrow \underset{b^-}{\text{lim}_{classique}}(f-g)<0}</math>,
:et si <math>b = \sup(\R), \,\, \underset{b^-}{<} = \underset{+\infty_{classique}}{<}</math> et <math>\underset{b^-}{\text{lim}_{classique}}(f-g) = \underset{+\infty_{classique}}{\text{lim}_{classique}}(f-g)</math>,
et la seconde relation d'ordre est totale.}}
======C)======
{{Théorème|titre=|contenu=''Si <math>f</math> a une expression « élémentaire [synthétique] » (en un sens que je n'ai pas défini)'' au voisinage de <math>+\infty</math>, je la prolongerai en une application (encore notée <math>f</math>) définie sur <math>R_{a,b}\cup\{+\infty_{id_\R}\}</math> en posant :
:<math>f\left(+\infty_{id_\R}\right)=+\infty_f</math>,
où <math>id_\R</math> est l'[[Application (mathématiques)/Définitions#Exemples d’applications|application identité]] de <math>\R</math>.
''Remarque :'' Par exemple si <math>f \,\, : \,\, \R \to \R : \,\, x \,\, \mapsto \,\, \Bigg\{\begin{matrix} 3x +5 & \text{si} \,\, x \in \R_-\\ \displaystyle{\frac{e^{-x}}{6x+2}} & \text{si} \,\, x \in \R_+^*\end{matrix}</math>, <math>f</math> a une expression élémentaire sur <math>\R_-</math>, et <math>f</math> a une expression élémentaire sur <math>\R_+^*</math>, c'est intuitif, mais je ne sais pas le définir de manière formelle et générale.
Mais le problème est que <math>\displaystyle{\forall x \in \R, \,\, f(x) = (3x + 5) \,\, \mathbb{I}_{\R_-}(x) + \frac{e^{-x}}{6x+2} \,\, \mathbb{I}_{\R_+^*}(x)}</math>, qui peut, aussi, d'une certaine façon être considérée comme une expression élémentaire, plus synthétique.
Par ailleurs, il existe des fonctions <math>g \,\, : \,\, \R \,\, \to \,\, \R</math>, qui, à part, l'expression que l'on note <math>\forall x \in \R, \,\, g(x)</math>, ont une expression (élémentaire) aléatoire, en chaque point ou sur chaque singleton, ou, plutôt, une valeur (élémentaire) aléatoire, en chaque point, et qui sont telles qu'on ne peut pas les exprimer avec les fonctions usuelles.
Je pense qu'il faudrait de manière générale plutôt que de parler de fonctions ayant une expression élémentaire sur leur domaine de définition ou sur une partie de celui-ci, parler de fonctions <math>f</math> dont l'expression analytique en fonction de <math>x</math> est "identique", pour tout point <math>x</math> de leur domaine de définition <math>D_f</math> ou par exemple en chaque point <math>x</math> de chacune de sous-parties disjointes <math>A,B</math> de ce dernier.
Par exemple :
Soient <math>\displaystyle{A,B \in \mathcal{P}(D_f), \,\, A \bigcap B = \emptyset}</math>.
<math>\forall x \in A, \,\, f(x) = 2x [= expression(f,x)]</math> et <math>\forall x \in B, \,\, f(x) = -3x + 1 [= expression(f,x)]</math>,
ou
Soit <math>\displaystyle{A \in \mathcal{P}(D_f)}</math>.
<math>\forall x \in A, \,\, f(x) = x^2 + 1 \,\, [= expression(f,x)]</math>
ou
Soit <math>\displaystyle{A \in \mathcal{P}(D_f)}</math>.
<math>\forall x \in A, \,\, f(x) = e^x \,\, [= expression(f,x)]</math>.
''(De toute façon, si je n'arrive pas à définir pour certaines fonctions <math>f \,\,: \,\,D_f \,\, \rightarrow \,\, \R</math>, le fait que "<math>f</math> a une expression élémentaire sur <math>A \in \mathcal{P}(D_f)</math>" ou plutôt que "<math>f</math> a une expression analytique en fonction de <math>x</math> "identique", en chaque point <math>x</math> de <math>A \in \mathcal{P}(D_f)</math>", où <math>D_f \in \mathcal{P}(\R)</math>, je supprimerai la condition qui lui est relative.)''}}
======D) Partie 1)======
{{Théorème|titre=|contenu=''Remarque : J'hésite à omettre la notation "<math>\widetilde{\,\,\,\,\,\,}</math>" concernant les objets suivants : <math>\widetilde{{vol}^1}</math> ou <math>\widetilde{{diam}}</math>.''
L'ensemble <math>\R</math> n'est pas considéré, ici, ''dans sa version classique'' :
<math>\R = ]-\sup(\R), \sup(\R)[= ]-\infty_\R,+\infty_\R[ = ]-\infty_{classique}, +\infty_{classique}[</math>,
où "<math>-\sup(\R) = -\infty_\R = -\infty_{classique}, \,\, \sup(\R) = +\infty_\R = +\infty_{classique}</math>" sont considérés comme des points,
mais ''dans sa version non classique'' :
<math>\R</math>,
où <math>\sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\R) \in + \infty</math>
et où "<math>+\infty</math>" est considéré comme un ensemble.
L'ensemble <math>\overline{\R}</math> n'est pas considéré, ici, ''dans sa version classique'' :
<math>\overline{\R} = [-\sup(\R),\sup(\R)] = [-\infty_\R,+\infty_\R] = [-\infty_{classique}, +\infty_{classique}]</math>,
où "<math>-\sup(\R)= -\infty_\R = -\infty_{classique}, \,\, \sup(\R) = +\infty_\R = +\infty_{classique}</math>" sont considérés comme des points,
mais ''dans sa version non classique'' :
<math>\displaystyle{\overline{\R} = \R \bigsqcup \{-\sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\R), \sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\R)\}}</math>,
où <math>\sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\R) \in + \infty</math>
et où "<math>+\infty</math>" est considéré comme un ensemble.
On considère :
"<math>+\infty</math>" et "<math>+\infty''</math>" comme des ensembles tels que
<math>+\infty = \{x \,\, | \,\, \forall a \in \R, \,\, x > a\}</math>, <math>+\infty'' = \{x \,\, | \,\, \forall a'' \in \R'', \,\, x > a''\}</math>
et <math>+ \infty'' \subsetneq + \infty</math> car <math>\R \subsetneq \R''</math>.
''On a(axiome)(sous réserve):''
<math>\forall (a,b) \in \{-\sup(\R)\} \times \mathbb{R}</math>,
<math>R_{a,b} = \{x \in \R, \,\, x < b\}</math>,
<math>\displaystyle{\forall f_0 \in {\cal F}(R_{a,b}), \,\, +\infty_{f_0} = \sup_{f \in {\cal F}(\mathbb{R})} +\infty_f = \sup(+\infty'') = \sup(+\infty)}</math>
''Remarque :''
On a <math>\displaystyle{\overline{\mathbb{R}} = \mathbb{R} \bigsqcup \{\inf_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}} (\mathbb{R}), \sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}} (\mathbb{R})\} = \mathbb{R} \bigsqcup \{-\sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}} (\mathbb{R}), \sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}} (\mathbb{R})\}}</math>
où <math>\sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\R) \in +\infty</math>.
''Dans ma nouvelle théorie à construire (Mais il faudra aussi prendre en compte de la nature et le choix du plafonnement de <math>\R</math> autour de l'origine <math>O(0)</math> du repère orthonormé <math>{\cal R}</math> de <math>\R</math>) :''
On pose : <math>\displaystyle{\R = \Big[\R, {(]-r,r[)}_{r \in \N}\Big]}</math>.}}
======D) Partie 2)======
{{Théorème|titre=|contenu=''Définitions :''
''Cf. aussi : [[Discussion_Recherche:Cardinal_quantitatif#Série_de_remarques_3|Série de remarques 3]] de la Discussion associée.''
On pose :
<math>\sup(\N)= \sup(\R) = +\infty_\N = +\infty_\R = +\infty_{classique}</math>
et
<math>\sup(\N'') = \sup(\R'') = +\infty_{\N''} = +\infty_{\R''} = {+\infty''}_{classique}</math>.
<math>\mathbb{R}' =_{d \acute{e}f} ]-\infty_ {{id}_{\mathbb{R}}}, +\infty_ {{id}_{\mathbb{R}}}[</math>
<math>{\mathbb{R}'}^* =_{d \acute{e}f} ]-\infty_ {{id}_{\mathbb{R}}}, +\infty_ {{id}_{\mathbb{R}}}[ \setminus \{0\}</math>
<math>\overline{\mathbb{R}'} =_{d \acute{e}f} [-\infty_ {{id}_{\mathbb{R}}}, +\infty_ {{id}_{\mathbb{R}}}]</math>
<math>{\mathbb{R}'}_+ =_{d \acute{e}f} [0, +\infty_ {{id}_{\mathbb{R}}}[</math>
<math>{\mathbb{R}'}_+^* =_{d \acute{e}f} ]0, +\infty_ {{id}_{\mathbb{R}}}[</math>
<math>\overline{{\mathbb{R}'}_+} =_{d \acute{e}f} [0, +\infty_ {{id}_{\mathbb{R}}}]</math>
<math>{\mathbb{R}'}_- =_{d \acute{e}f} ]-\infty_ {{id}_{\mathbb{R}}},0]</math>
<math>{\mathbb{R}'}_-^* =_{d \acute{e}f} ]-\infty_ {{id}_{\mathbb{R}}},0[</math>
<math>\overline{{\mathbb{R}'}_-} =_{d \acute{e}f} [-\infty_ {{id}_{\mathbb{R}}},0]</math>
<math>\mathbb{R}'' =_{d \acute{e}f} -\infty_{{\cal F}(\mathbb{R})} \bigsqcup \mathbb{R} \bigsqcup +\infty_{{\cal F}(\mathbb{R})}</math>, réunion disjointe,
<math>\mathbb{R}'' =_{prop} -\infty_{{\cal F}(\mathbb{R})} \bigcup \mathbb{R}' \bigcup +\infty_{{\cal F}(\mathbb{R})}</math>, réunion non disjointe,
<math>\displaystyle{\forall f,g \in {\cal F}(\mathbb{R}), \,\, \forall a,b \in \mathbb{R}, \,\, a \leq b, \,\, \forall a'',b'' \in {\R''} \setminus \overline{\R}, \,\, a'' < 0 < b'',}</math>
<math>\displaystyle{\Big(-\sup(\R'') < a'' < -\sup(\R) < a \leq b < \sup(\R) < b'' < \sup(\R'') \Big)}</math>
et <math>\displaystyle{]a,b[ \subsetneq \mathbb{R} \subsetneq \overline{\R} \subsetneq ]a'',b''[ \subsetneq \R'' \subsetneq \overline{\R''},}</math>
<math>\displaystyle{\Big(-\sup(\R'') = - \sup(+\infty_{{\cal F}(\R)}) < -\infty_f < a \leq b < +\infty_g < \sup(+\infty_{{\cal F}(\R)}) = \sup(\R'')\Big)}</math>
et <math>\displaystyle{]a,b[ \subsetneq \mathbb{R} \subsetneq ]-\infty_f,+\infty_g[ \subsetneq \R'' \subsetneq \overline{\R''}}</math>.
''Dans cette conception :''
L'ensemble <math>\R</math> n'est pas considéré, ici, ''dans sa version classique'' :
<math>\R = ]-\sup(\R),\sup(\R)[ = ]-\infty_\R,+\infty_\R[ = ]-\infty_{classique}, +\infty_{classique}[</math>,
où "<math>-\sup(\R) = -\infty_\R = -\infty_{classique}, \,\, \sup(\R) = +\infty_\R = + \infty_{classique}</math>" sont considérés comme des points,
mais ''dans sa version non classique'' :
<math>\R</math>,
où <math>\sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\R) \in + \infty</math>
et où "<math>+ \infty</math>" est considéré comme un ensemble.
L'ensemble <math>\overline{\R}</math> n'est pas considéré, ici, ''dans sa version classique'' :
<math>\overline{\R} = [-\sup(\R),\sup(\R)] = [-\infty_\R,+\infty_\R] = [-\infty_{classique}, +\infty_{classique}]</math>,
où "<math>-\sup(\R) = -\infty_\R = -\infty_{classique}, \,\, \sup(\R) = +\infty_\R = + \infty_{classique}</math>" sont considérés comme des points,
mais ''dans sa version non classique'' :
<math>\displaystyle{\overline{\R} = \R \bigsqcup \{- \sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\R), \sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\R)\}}</math>,
où <math>\sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\R) \in + \infty</math>
et où "<math>+ \infty</math>" est considéré comme un ensemble.
On considère :
"<math>+\infty</math>" et "<math>+\infty''</math>" comme des ensembles tels que
<math>+\infty = \{x \,\, | \,\, \forall a \in \R, \,\, x > a\}</math>, <math>+\infty'' = \{x \,\, | \,\, \forall a'' \in \R'', \,\, x > a''\}</math>
et <math>+ \infty'' \subsetneq + \infty</math> car <math>\R \subsetneq \R''</math>.
où <math>\displaystyle{{vol}^1(\R_+) = \sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\R) = \sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\N) = {card}_{Q,{\cal R}}(\N^*) \in +\infty \,\, \text{et}\,\,\not \in \R_+ \bigsqcup +\infty_{{\cal F}(\R)}}</math>
et par analogie <math>\displaystyle{{vol}^1({\R''}_+) = \sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}''}(\R'') = \sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}''}(\N'') = {card}_{Q,{\cal R}}({\N''}^*) \in +\infty'' \subsetneq +\infty}</math>.
où, ici,
<math>\N^*</math> est le plafonnement normal de <math>\N^*</math>,
<math>{\N''}^*</math> est le plafonnement normal de <math>{\N''}^*</math>.}}
======D) Partie 3) '''Remarque importante :'''======
{{Théorème|titre=|contenu=
Soit <math>\mathcal{R}</math> un repère de <math>\R</math> d'origine <math>O(0)</math>.
J'aurais pu considérer à défaut de considérer que
<math>\R = ]-\sup(\R),\sup(\R)[ = ]-\infty_\R,+\infty_\R[ = ]-\infty_{classique}, +\infty_{classique}[</math>,
où "<math>-\sup(\R) = -\infty_\R = -\infty_{classique}, \,\, \sup(\R) = +\infty_\R = + \infty_{classique}</math>" sont considérés comme des points,
considérer que
"<math>\R = ]- \sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\R), \sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\R)[</math>"
où <math>\sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\R) \in +\infty</math>
et où <math>+\infty</math> est considéré comme un ensemble tel que <math>+\infty = \{x \,\, |\,\, \forall a \in \R, \,\, x > a\}</math>.
Mais cette notation est problématique,
car <math>{vol}^1(\R_+) = \sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\R) \in +\infty</math>
et <math>\exists A \in \mathcal{P}(\R_+)</math> telle que <math>{vol}^1(A) \in +\infty</math> et <math>{vol}^1(A) < {vol}^1(\R_+) = \sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\R)</math>.
D'où la notation simple
<math>\Big(</math>sans "<math>-\infty_{classique}, +\infty_{classique}</math>",
ni "<math>-\sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\R),\sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\R)</math>",
ni "<math>-\sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(A),\sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(A)</math>"
où <math>\sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(A) \in +\infty</math><math>\Big)</math> :
"<math>\R</math>" ("<math>\R_+</math>", "<math>\R_-</math>", "<math>\R^*</math>", etc <math>\cdots</math>),
pour désigner <math>\R</math> (<math>\R_+</math>, <math>\R_-</math>, <math>\R^*</math>, etc <math>\cdots</math>).}}
======D) Partie 4)======
{{Théorème|titre=|contenu='''Remarque :'''
Le fait que : <math>2 \inf(+\infty_{{\cal F}(\R)}) > \inf(+\infty_{{\cal F}(\R)})</math> semble poser problème :
En effet, il semble que : <math>\displaystyle{2 \inf(+\infty_{{\cal F}(\R)}) = 2 \inf_{f \in {\cal F}(\R)} +\infty_f = \inf_{f \in {\cal F}(\R)} 2(+\infty_f) = \inf_{f \in {\cal F}(\R)} +\infty_{2f} = \inf_{f \in 2{\cal F}(\R)} +\infty_f = \inf_{f \in {\cal F}(\R)} +\infty_f = \inf(+\infty_{{\cal F}(\R)})}</math>.
Peut-être qu'il faut plutôt définir et considérer l'ensemble <math>{\cal F}(\N)</math> qui est l'ensemble <math>{\cal F}(\R)</math>, en remplaçant <math>\R</math>, par <math>\N</math>, et en abandonnant la condition de continuité des éléments de ce 1er ensemble.
En effet, dans ce cas, on a : <math>\displaystyle{2 \inf(+\infty_{{\cal F}(\N)}) = 2 \inf_{f \in {\cal F}(\N)} +\infty_f = \inf_{f \in {\cal F}(\N)} 2(+\infty_f) = \inf_{f \in {\cal F}(\N)} +\infty_{2f} = \inf_{f \in 2{\cal F}(\N)} +\infty_f \neq \inf_{f \in {\cal F}(\N)} +\infty_f = \inf(+\infty_{{\cal F}(\N)})}</math>
''Remarque :''
<math>\displaystyle{\exists a,c \in -\infty_{{\cal F}(\mathbb{R})}, \,\,\exists b,d \in +\infty_{{\cal F}(\mathbb{R})}, \,\, a\neq c, \,\, b \neq d, \,\, a<b, \,\, c<d, \,\, ]a,b[ \subsetneq \mathbb{R}' \subsetneq ]c,d[}</math>}}
{{ancre|Définitions de diam, diam ~, + ∞ d i a m ~,C, + ∞ diam ~ ^,C et + ∞ diam ~ ^}}
=====Remarques sur <math>+\infty</math>, <math>+\infty''</math>, <math>+\infty_f</math>, <math>+\infty_{\cal F(\R)}</math>, <math>\R'</math>, <math>\R''</math>=====
{{Théorème|titre=|contenu=''Remarque :''
Dans le cas borné, à l'aide des mesures de LEBESGUE généralisées ou de HAUSDORFF, qui mesurent chacune des volumes de dimension <math>i (0 \leq i \leq n)</math>, on peut ''construire'' et comparer les F-quantités d'ensembles appartenant à une classe d'ensembles bornés de <math>\mathbb{R}^n</math> et appartenant à des chaînes distinctes d'ensembles, pour l'inclusion.
Cf. La saga du "cardinal" version 4 {{supra|Liens}}
Moyennant une redéfinition de l'ensemble de départ et/ou de l'ensemble d'arrivée des mesures de LEBESGUE, en remplaçant le point usuel <math>+ \infty_{classique}</math> par un ensemble infini de nombres infinis positifs <math>+ \infty_{{\cal F}(\mathbb{R})}</math>
(ici, je pense ''[vraisemblablement dans le cas où <math>n=1</math>]''
''Remarque :''
Chaque élément d'un ensemble est un indivisible :
Un ensemble fini ne peut contenir par exemple <math>1,5</math> éléments, mais un nombre fini entier d'éléments, de même un ensemble infini d'éléments ne peut contenir qu'un nombre infini "entier" d'éléments, même si cet ensemble n'est pas dénombrable :
La F-quantité d'un ensemble est un nombre fini ou infini "entier", contrairement, par exemple à toutes les mesures généralisées de cet ensemble, qui elles sont des nombres finis ou infinis "réels".)]
''(Je ne suis pas totalement sûr de moi sur les 2 dernières phrases avant celle-ci : Car on peut transformer une partie infinie bornée par une homothétie de rapport réel, les F-quantités de la partie de départ et de la partie d'arrivée sont-ils pour autant des nombres infinis "entiers" ?)''
Enfin, on pourra construire et étendre, la F-quantité et sa formule, dans le cas de certaines parties bornées de <math>\mathbb{R}^n</math> et qui fait appel aux mesures de LEBESGUE généralisées ou de HAUSDORFF de dimension <math>i \,\, (0 \leq i \leq n)</math>, au cas de parties non bornées de <math>\mathbb{R}^n</math>, en tenant compte du "plafonnement sphérique".}}
=====Définition de <math>{PV}({\R''}^n)</math>, pour <math>n \in \N^*</math>=====
{{Théorème|titre=|contenu=Soit <math>n \in \N^*</math>
<math>{PV}({\R''}^n)</math>
<math>= \Big\{{A} \in {\cal P}({\R''}^n) \,\, \Big| \,\, {A} \,\, sous\text{-}vari\acute{e}t\acute{e} \,\, compacte, \,\, convexe, \,\, (connexe) \,\, de \,\, {\R''}^n, \,\, de \,\, classe \,\,(\mathcal{C}^0) \,\, et \,\, (\mathcal{C}^1 \,\, par \,\, morceaux) \,\, ou \,\, sans \,\, bord\Big\}</math>}}
===='''Construction et définition'''====
=====Définition de la F-quantité sur <math>{PV}({\R''}^n)</math> (hypothèses de définition générales dans le cas des parties de <math>\mathcal{P}({\R''}^n)</math> + hypothèses de définition dans le cas des parties de <math>\mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^n)</math> et en particulier dans le cas des parties de <math>{PV}({\R''}^n)</math>), pour <math>n \in \N^*</math>=====
{{Théorème|titre=|contenu=
Soit <math>n \in \N^*</math>.
Soit <math>\cal R</math> un repère orthonormé de <math>{\R''}^n</math>, d'origine <math>O</math>.
On pose : <math>\mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^n) \underset{d\acute{e}f}{=} \{A \in \mathcal{P}({\R''}^n) \,\, |\,\, A \,\, born\acute{e}e \,\, dans \,\, {\R''}^n\}</math>.
L'application F-quantité relative au repère orthonormé <math>\mathcal{R}</math> de <math>{\R''}^{n}</math>, <math>{card}_{Q,{\cal R}}</math>,
la restriction à l'ensemble <math>\mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^n)</math> de l'application <math>{card}_{Q,{\cal R}}</math>,
et la restriction à l'ensemble <math>{PV}(\R^n)</math> de l'application <math>{card}_{Q,{\cal R}}</math>
sont les applications :
<math>{card}_{Q,{\cal R}}: \,\, \mathcal{P}({\R''}^n) \,\, \longrightarrow \,\, (F'', +, \times, \leq)</math>,
<math>{{card}_{Q,{\cal R}}}_{|\mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^n)} \,\, : \,\, \mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^n) \,\, \longrightarrow \,\, (F', +, \times, \leq)</math>
<math>{{card}_{Q,{\cal R}}}_{|{PV}({\R''}^n)} \,\, : \,\, {PV}({\R''}^n) \,\, \longrightarrow \,\, (F, +, \times, \leq)</math>
où <math>(F'', +, \times, \leq)</math> est un anneau commutatif unitaire intègre ordonné,
où <math>(F', +, \times, \leq)</math> est un anneau commutatif unitaire intègre ordonné,
où <math>(F, +, \times, \leq)</math> est un anneau commutatif unitaire intègre ordonné, avec <math>F = \R_n[{card}_{Q,\mathcal{R}}(I)]</math>, où <math>I</math> est un intervalle borné de <math>\R</math>, par exemple <math>I = [0;1[</math>,
et où <math>F \subset F' \subset F''</math>, avec <math>F'= ?, \,\, F'' = ?</math>,
[On peut cependant dire au moins à ce stade que :
<math>\displaystyle{{{card}_{Q,{\cal R}}} \,\, : \,\, {PV}({\R''}^n) \,\, \longrightarrow \,\, \N \bigsqcup +\infty}</math>,
<math>{{card}_{Q,{\cal R}}}_{|\mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^n)} \,\, : \,\, \mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^n) \,\, \longrightarrow \,\, \N \bigsqcup +\infty</math>
et <math>\displaystyle{{{card}_{Q,{\cal R}}}_{|{PV}({\R''}^n)} \,\, : \,\, {PV}({\R''}^n) \,\, \longrightarrow \,\, \N \bigsqcup +\infty}</math>,
où, ''de manière non classique'', on considère : "<math>+\infty</math>" comme un ensemble tel que <math>+\infty = \{x \,\, | \,\, \forall a \in \R, \,\, x > a\}</math>.],
''qui doivent, normalement, vérifier les conditions suivantes (Règles et opérations générales sur la F-quantité) :''
0) <math>\forall \mathcal{R}, \mathcal{R}'</math> repères orthonormés de <math>{\R''}^n, \,\, {{card}_{Q,\mathcal{R}}}_{|\mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^n)} = {{card}_{Q,\mathcal{R}'}}_{|\mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^n)}</math>
On pose donc : <math>\forall \mathcal{R}</math> repère orthonormé de <math>{\R''}^n, \,\, {{card}_{Q,\mathcal{R}}}_{|\mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^n)} = \widetilde{\widetilde{{card}_Q}}</math> et donc <math>\displaystyle{{{card}_{Q,\mathcal{R}}}_{|PV({\R''}^n)} = \widetilde{\widetilde{{card}_Q}}_{|{PV}({\R''}^n)} = \widetilde{{card}_Q}}</math>.
1)
[a) <math>\forall A \in \mathcal{P}({\R''}^n)</math>, <math>card_{Q,\cal R}(A)\geq 0</math>]
b) <math> card_{Q,{\cal R}}(\emptyset) = 0</math>
c) <math> \forall x \in {\R''}^n, \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(\{x\}) = 1</math>
2) <math>\forall A,B \in \mathcal{P}({\R''}^n)</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(A \bigcup B) = {card}_{Q,{\cal R}}(A) + {card}_{Q,{\cal R}}(B) - {card}_{Q,{\cal R}}(A \bigcap B)}</math>
3) <math>\displaystyle{\forall {(x_m)}_{m \in \mathbb{N}} \subset {\mathbb{R''}}, \,\, convergente \,\, dans \,\, \R'', \,\, \lim_{m \rightarrow +\infty} {card}_{Q,{\cal R}}([0,x_m]) = {card}_{Q,{\cal R}}([0, \lim_{m \rightarrow +\infty} x_m])}</math>
4) Soient <math>\forall i \in \N_n^*, \,\, {\cal R}_i</math> un repère orthonormé de <math>{\R''}^i</math> d'origine <math>O_i{(0)}_{j \in \N_i^*}</math>.
<math>\forall k \in \mathbb{N}_{n-1},</math>
<math>\displaystyle{\forall A \in \in \mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^{n-k})}</math>, <math>\displaystyle{\forall B \in \mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^{k})}</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(A \times B) = {card}_{Q,{\cal R}_n}(A \times B) = {card}_{Q,{\cal R}_{n-k}}(A)\,\,{card}_{Q,{\cal R}_k}(B)}</math>
''@Attention, concernant les parties non bornées, les formules ci-dessus, n'ont pas, nécessairement, sens, si on suppose qu'il y a un plafonnement sphérique, autour de l'origine du repère orthonormé direct <math>{\cal R}</math>.@''
5)
A)
a) <math>\forall I \,\, \mbox{intervalle de} \,\, {\R''}^n</math>, <math>I \in {PV}({\R''}^n)</math> ou <math>I \in \mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^n)</math>,
<math>\forall {is} \,\, \text{isométrie de} \,\, \R''^n</math>,
<math>{card}_{Q,{\cal R}} \Big({is}(I)\Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(I)</math>.
En particulier :
a1) <math>\forall I \,\, \mbox{intervalle de} \,\, {\R''}^n</math>, <math>I \in {PV}({\R''}^n)</math> ou <math>I \in \mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^n)</math>,
<math>\forall x \in {\R''}^n, \,\,{card}_{Q,{\cal R}}\Big(t_x(I)\Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(I)</math>,
où <math>\forall x \in {\R''}^n, \,\, t_x \,\, : \,\, \mathcal{P}({\R''}^n) \,\, \rightarrow \,\, \mathcal{P}({\R''}^n) \,\, : \,\, A \,\, \mapsto \,\, A + x</math>, est la translation de vecteur <math>x</math>, dans l'espace <math>{\R''}^n</math>.
a2) <math>\forall I \,\, \mbox{intervalle de} \,\, {\R''}^n</math>, <math>I \in {PV}({\R''}^n)</math> ou <math>I \in \mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^n)</math>,
<math>\displaystyle{\forall M \in {\R''}^n}</math>,
<math>\forall \theta_n \in \begin{cases}
\{0, \pi \} + 2 \pi \Z & \text{si }n=1 \\
{\mathbb{R}}^{n-1} & \text{si } n \neq 1 \\
\end{cases}</math>,
<math>{card}_{Q,{\cal R}}\Big({rot}_{(M, \theta_n)} (I) \Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(I)</math>,
où
<math>\forall M \in {\R''}^n</math>,
<math>\forall \theta_n \in \begin{cases}
\{0, \pi \} + 2 \pi \Z & \text{si }n=1 \\
{\mathbb{R}}^{n-1} & \text{si } n \neq 1 \\
\end{cases}</math>,
<math>{rot}_{(M, \theta_n)}\,\, : \,\, \mathcal{P}({\R''}^n) \,\, \rightarrow \,\, \mathcal{P}({\R''}^n) \,\, : \,\, A \,\, \mapsto \,\, {rot}_{(M, \theta_n)}(A)</math>, est la rotation (sphérique) de centre <math>M</math> et d'"angle" <math>\theta_n</math>, dans l'espace <math>{\R''}^n</math>.
Si les ou hypothèses de définition données dans 3) A), ne suffisent pas, on considérera les hypothèses de définition données dans 3) B).
B)
a) <math>\forall A \in {PV}({\R''}^n)</math> ou <math>A \in \mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^n)</math>,
<math>\forall {is} \,\, \text{isométrie de} \,\, \R''^n</math>,
<math>{card}_{Q,{\cal R}}\Big({is} (A) \Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(A)</math>.
En particulier :
a1) <math>\forall A \in {PV}({\R''}^n)</math> ou <math>A \in \mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^n)</math>,
<math>\displaystyle{\forall x \in {\R''}^n, \,\, {card}_{Q,{\cal R}}\Big(t_x(A)\Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(A)}</math>
où <math>\forall x \in {\R''}^n, \,\, t_x \,\, : \,\, \mathcal{P}({\R''}^n) \,\, \rightarrow \,\, \mathcal{P}({\R''}^n) \,\, : \,\, A \,\, \mapsto \,\, A + x</math>, est la translation de vecteur <math>x</math>, dans l'espace <math>{\R''}^n</math>.
a2) <math>\forall A \in {PV}({\R''}^n)</math> ou <math>A \in \mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^n)</math>,
<math>\forall M \in {\R''}^n</math>,
<math>\forall \theta_n \in \begin{cases}
\{0, \pi \} + 2 \pi \Z & \text{si } n=1\\
{\mathbb{R}}^{n-1}& \text{si } n \neq 1 \\
\end{cases}</math>,
<math>{card}_{Q,{\cal R}}\Big({rot}_{(M, \theta_n)} (A) \Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(A)</math>,
où
<math>\forall M \in {\R''}^n</math>,
<math>\forall \theta_n \in \begin{cases}
\{0, \pi \} + 2 \pi \Z & \text{si }n=1 \\
{\mathbb{R}}^{n-1} & \text{si } n \neq 1 \\
\end{cases}</math>,
<math>{rot}_{(M, \theta_n)}\,\, : \,\, \mathcal{P}({\R''}^n) \,\, \rightarrow \,\, \mathcal{P}({\R''}^n) \,\, : \,\, A \,\, \mapsto \,\, {rot}_{(M, \theta_n)}(A)</math>, est la rotation (sphérique) de centre <math>M</math> et d'"angle" <math>\theta_n</math>, dans l'espace <math>{\R''}^n</math>.}}
=====Remarques sur la définition=====
<small>
'''''Remarque :'''''
<math>{card}_{Q,{\cal R}}</math> est définie et donnée sur <math>{PV}({\R''}^n)</math>, par une formule exprimant <math>{card}_{Q,{\cal R}}</math> en fonction de <math>{({vol}^i)}_{i \in \N_n^*}</math> (ou de <math>{({vol}^i)}_{i \in \N_n}</math>, si on considère <math>{vol}^0</math>, comme la mesure de comptage définie sur la tribu des parties au plus dénombrables de <math>\R^n</math>) et qui est une formule dérivée de celle donnée par Michel COSTE,
dans ''La saga du "cardinal" version 4'' {{supra|Liens}}
ou dans les propositions suivantes : ''Proposition 1.4 de Guillaume FOUCART, dans les PDF de Michel COSTE {{infra|Proposition_(Proposition_1.4_de_Guillaume_FOUCART,_dans_les_PDF_de_Michel_COSTE)}}'' et ''Proposition {{infra|Proposition}}''
''Le problème de cette définition est que l'ensemble d'arrivée dépend de <math>{card}_{Q, \mathcal{R}}</math>.''
''Quant à l'introduction de l'anneau commutatif unitaire intègre ordonné <math>(F, +, \times, \leq)</math>, c'est faute de mieux pouvoir définir l'ensemble d'arrivée de l'application <math>{card}_{Q,\mathcal{R}}</math>, mais j'aurais pu l'appeler <math>{card}_{Q,\mathcal{R}}\Big(\mathcal{P}({\R''}^n)\Big)</math>, et il doit, normalement, pouvoir être construit et défini, à partir des hypothèses de définition de <math>{card}_{Q,\mathcal{R}}</math> et de <math>\mathcal{P}({\R''}^n)</math>. Mais, à défaut, on peut considérer, dans un premier temps, que l'ensemble d'arrivée de l'application <math>{card}_{Q,\mathcal{R}}</math> est l'ensemble <math>\displaystyle{\N \bigsqcup +\infty}</math>, où <math>+\infty = \{x \,\,|\,\, \forall a \in \R, \,\, x > a\}</math>.''
''Denis FELDMANN m'a mis au courant du paradoxe de BURALI-FORTI que je vais rencontrer, concernant l'ensemble <math>+\infty</math> tel que je l'ai défini naïvement. Aussi, au lieu de vouloir obtenir un ensemble absolu de nombres infinis positifs (à une dimension), contenu dans l'ensemble d'arrivée de l'application <math>{card}_{Q,\mathcal{R}}</math>, <math>\N \bigsqcup +\infty</math>, je vais devoir me contenter de définir un ensemble non absolu de nombres infinis positifs (à une dimension), dans lequel je vais devoir me placer.''
'''''Remarque importante : Obstacle et facteur, pour l'instant, limitant de "ma théorie" :'''''
Dans le cas des parties de <math>{PV}(\R^n)</math>, Michel COSTE a dit qu'on ne pouvait pas aller plus loin, avec la théorie de la F-quantité, mais moi je crois qu'on peut construire <math>{card}_{Q,\cal R}</math>, même si ce ne sera pas forcément une mesure au sens usuel, sur <math>\mathcal{P}({\R}^n)</math>, mais que ce le sera, d'une certaine façon, en introduisant la nouvelle notation et la nouvelle notion de "plafonnement" <math>''[A,{(A_i)}_{i \in I}]''</math> où <math>A \in {PV2}(\R^n)</math> et <math>{(A_i)}_{i \in I} \subset {PV}(\R^n)</math>, ou où <math>A \in {PV2}({\R''}^n)</math> et <math>{(A_i)}_{i \in I} \subset {PV}({\R''}^n)</math>.
'''''Remarque importante :''''' Lorsqu'on parle d'une partie non bornée <math>B</math> dans un espace qui est un plafonnement <math>[A, {(A_i)}_{i \in I}]</math>,
au lieu de parler de la F-quantité relative au repère <math>\mathcal{R}</math>, de la partie <math>B</math>, "<math>{card}_{Q, \mathcal{R}}(B)</math>", on devrait plutôt parler de la F-quantité relative au repère <math>\mathcal{R}</math> et au plafonnement <math>[A, {(A_i)}_{i \in I}]</math>, de la partie <math>B</math>, "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(B)</math>",
et dans ce cas on a : "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(B) \underset{d\acute{e}f}{=} {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(B \bigcap [A, {(A_i)}_{i \in I}]\Big) = {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(\Big[B \bigcap A, {\Big(B \bigcap A_i\Big)}_{i \in I}\Big]\Big)</math>",
et, en particulier, on a : "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(A) \underset{d\acute{e}f}{=} {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(A \bigcap [A, {(A_i)}_{i \in I}]\Big) = {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(\Big[A, {\Big(A \bigcap A_i\Big)}_{i \in I}\Big]\Big) \underset{prop ?}{=} {card}_{Q, \mathcal{R}}([A, {(A_i)}_{i \in I}])</math>".
Quand on parle de "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(B)</math>", il se peut que la mention du repère <math>\mathcal{R}</math> soit inutile et superflue.
Lorsque la famille <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> est une famille de parties de <math>\R^n</math>, bornées ou du moins convexes (connexes), bornées, de classe (<math>\mathcal{C}^0</math>) et (<math>\mathcal{C}^1</math> par morceaux), alors quand on parle de "<math>{card}_{Q, \mathcal{R}}([A, {(A_i)}_{i \in I}])</math>", il se peut que la mention du repère <math>\mathcal{R}</math> soit inutile et superflue.
</small>
=====Propriétés immédiates découlant des hypothèses de définition de la F-quantité sur <math>\mathcal{P}({\R''}^n)</math>, <math>\mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^n)</math> et <math>{PV}({\R''}^n)</math>, pour <math>n \in \N^*</math>=====
{{Théorème|titre=|contenu=Il en découle de 1)b), de 2) et peut-être d'autres hypothèses de définition de la F-quantité, en particulier que :
<math>\forall I \in {\cal P}({\R''}^n), \,\, {card}_P(I) \leq \aleph_0, \,\, \forall (A_i)_{i \in I} \subset {PV}({\R''}^n)</math>,
<math>\forall i,j \in I, \,\, i \neq j, \,\, A_i \bigcap A_j = \emptyset</math>,
<math>{card}_{Q,{\cal R}}\Big(\bigsqcup_{i \in I} A_i\Big) = \sum_{i \in I} {card}_{Q,{\cal R}}(A_i)</math>
La <math>\sigma</math>-additivité n'est pas valable pour une classe de parties plus large que <math>{PV}({\R''}^n)</math>, avec la définition classique de limite d'une suite de parties de <math>{PV}({\R''}^n)</math> tendant vers une partie de <math>{PV2}({\R''}^n)</math>, néanmoins, elle l'est avec la définition non classique de limite d'une suite de <math>{PV}({\R''}^n)</math> tendant vers un plafonnement d'une partie de <math>{PV2}({\R''}^n)</math>, excluant l'utilisation de la définition classique. La notion de F-quantité, dans le cas des parties non bornées de <math>{\R''}^n</math>, n'est plus considérée comme une notion universelle, mais comme une notion relative au repère orthonormé direct de <math>{\R''}^n</math>, et au plafonnement sphérique ou autre, associé, que l'on s'est fixé.
(Cf. définition de <math>{PV2}({\R''}^n)</math>, plus loin dans la suite.)
En particulier, il découle de 1) a), 1) b) et 2) que :
a) <math>\forall A,B \in \mathcal{P}({\R''}^n), \,\, B \in \mathcal{P}(A)</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(A\setminus B) = {card}_{Q,{\cal R}}(A) - {card}_{Q,{\cal R}}(B)}</math>
b) <math>\forall A,B \in \mathcal{P}({\R''}^n), \,\, A \in \mathcal{P}(B), \,\, A \neq B</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(A) < {card}_{Q,{\cal R}}(B)}</math>
Il découle, en particulier, de 4), que :
Si <math>I,{(I_i)}_{i \in \mathbb{N}_n}</math> sont des parties de <math>{PV}(\mathbb{R}'')</math> (résultats généralisables aux intervalles bornés de <math>\mathbb{R}''</math>, moyennant un prolongement du domaine de définition de <math>{card}_{Q,\mathcal{R}}</math>), alors :
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(\prod_{i \in {\mathbb{N}}^*_n}I_i) = {card}_{Q,{\cal R}_n}(\prod_{i \in {\mathbb{N}}^*_n}I_i) = \prod_{i \in {\mathbb{N}}^*_n}{card}_{Q,{\cal R}_1}(I_i)}</math>
et donc en particulier
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(I^n) = {card}_{Q,{\cal R}_n}(I^n) = {card}_{Q,{\cal R}_n}(\prod_{i \in {\mathbb{N}}^*_n} I) = \prod_{i \in {\mathbb{N}}^*_n}{card}_{Q,{\cal R}_1}(I) = {\Big({card}_{Q,{\cal R}_1}(I)\Big)}^n = {card}_{Q,{\cal R}_1}^n(I)}</math>
La F-quantité est quelque chose qui s'approche d'une mesure au sens usuel au delà de la classe de parties <math>{PV}({\R''}^n)</math>, qui ne néglige aucun point de <math>{\R''}^n</math> et qui est uniforme (<math>\forall x \in {\R''}^n, \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(\{x\}) = 1</math>).
'''''Proposition :'''''
Soit <math>\widetilde{E} \in {PV}({\R''}^n)</math>.
Si <math>\forall x \in \widetilde E,\,\, A_x \in {PV}({\R''}^n)</math> et <math>\forall x,y \in \widetilde E, \,\, x \neq y, \,\, A_x \bigcap A_y = \emptyset</math> et <math>A = \bigsqcup_{x \in \widetilde{E}} A_x</math>
alors <math>{card}_{Q,{\cal R}}(A) = {card}_{Q,{\cal R}}\Big(\bigsqcup_{x \in \widetilde{E}} A_x\Big) = \int_{\widetilde{E}} {card}_{Q,{\cal R}}(A_x) \,\, d \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(x)</math>
''(sous réserve de conditions supplémentaires concernant les parties de <math>{PV2}({\R''}^n)</math> et les "plafonnements", mais sans nécessairement considérer <math>\widetilde{E} \in {PV}({\R''}^n)</math> ou <math>\widetilde{E} \in \{A \in \mathcal{P}({\R''}^n)\,\, | \,\, A \,\, born\acute{e}e\}</math>)''}}
===='''Existence et résultats sur les intervalles <math>I</math>, bornés, de <math>\mathbb{R} ''</math>, et, en particulier, sur les parties de <math>{PV}(\R'')</math>'''====
'''Soit <math>{\cal R}</math> un repère orthonormé de <math>\mathbb{R}''</math>, d'origine <math>O</math>.'''
===== Notations =====
{{Théorème|titre=|contenu=Soit <math>N \in \N^*</math>.
Soit <math>A \in {\cal P}(E)</math>.
<math>{\stackrel{\circ}{A}}^E</math> est l'intérieur de <math>A</math> dans <math>|</math> par rapport à <math>E</math> (on note aussi <math>\stackrel{\circ}{A}</math>).
<math>{\overline{A}}^E</math> est l'adhérence de <math>A</math> dans <math>|</math> par rapport à <math>E</math> (on note aussi <math>\overline{A}</math>).
<math>\displaystyle{\forall i \in \N_N^*, \,\, \forall n \in \N_N^*, \,\, n \geq i, \,\, {vol}^{i,n}}</math> désigne la mesure de LEBESGUE généralisée ou de HAUSDORFF, de dimension <math>i</math>, pour la distance euclidienne, dans <math>{\R''}^n</math>, de tribu de départ <math>{\cal A}_{i,n} = \{A_{i,n} \in {\cal B}({\R''}^n)| {dim}(A_{i,n}) = i\}</math>.
On note aussi parfois <math>{vol}^{i,n}</math> : <math>{vol}^i</math>, et la suite le justifiera.
<math>\displaystyle{\forall n \in \N_N^*, \,\, {vol}^{0,n}}</math> désigne la mesure de LEBESGUE ou de HAUSDORFF, de dimension <math>0</math>, pour la distance euclidienne, sur <math>{\R''}^n</math>, c'est-à-dire la mesure de comptage sur <math>{\R''}^n</math> , de tribu de départ <math>{\cal A}_{0,n} = \{A_{0,n} \in {\cal P}({\R''}^n)| {dim}(A_{0,n}) = 0\} = \{A_{0,n} \in {\cal P}({\R''}^n)|{card}_P(A_{0,n}) \leq \aleph_0\}</math>.
On note aussi parfois <math>{vol}^{0,n}</math> : <math>{vol}^0</math>, et la suite le justifiera.
Soit <math>i \in \N_N</math>.
Soit <math>n \in \N_N^*, \,\, n \geq i</math>.
<math>\widetilde{{vol}^i}</math>, notée, encore, <math>{vol}^i</math>, désigne le prolongement de la mesure de LEBESGUE généralisée ou de HAUSDORFF, de dimension <math>i</math>, pour la distance euclidienne, sur <math>{\R''}^n</math>, <math>{vol}^{i,n}</math>, sur <math>\displaystyle{\bigsqcup_{n \in \N_N^*, \,\, n \geq i} {\R''}^n}</math>, de tribu de départ <math>\displaystyle{{\cal A}_i = \bigsqcup_{n \in \N_N^*, \,\, n \geq i} {\cal A}_{i,n}}</math> telle que <math>\forall n \in \N_N^*, \,\, n \geq i, \,\, \widetilde{{vol}^i}_{|{\cal A}_{i,n}} = {vol}^{i,n}</math>
et telle que <math>\displaystyle{\forall n \in \N_N^*, \,\, n \geq i, \,\, \exists A_{i,n} \in {\cal A}_{i,n}, \,\, A_i = \bigsqcup_{n \in \N_N^*, n \geq i} A_{i,n}, \,\, \widetilde{{vol}^i}(A_i) = \widetilde{{vol}^i}(\bigsqcup_{n \in \N_N^*, \,\, n \geq i} A_{i,n}) = \sum_{n \in \N_N^*, \,\, n \geq i} \widetilde{{vol}^i}(A_{i,n})}</math>.}}
===== Remarque =====
{{Théorème|titre=|contenu=Soient <math>I</math> et <math>J</math>, deux intervalles bornés de <math>\mathbb{R}''</math>, non vides et non réduits à un singleton pour lesquels les milieux respectifs de <math>\overline{I}</math> et <math>\overline{J}</math> ou de <math>\stackrel{\circ}{I}</math> et <math>\stackrel{\circ}{J}</math> existent et sont notés <math>i_0</math> et <math>j_0</math>, alors on remarque que :
1)
<math>\displaystyle{\forall x_0 \in {\R''}^n, \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(\{x_0\}) = {vol}^0(\{x_0\}) = 1}</math>
<math>\displaystyle{{vol}^1(I) = {vol}^1(J) \Longleftrightarrow {card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I}) = {card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J}) \,\, et \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I}) = {card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J})}</math>
En effet <math>\displaystyle{\forall I,J \,\, intervalle \,\, born\acute{e} \,\, de \,\,{\R''} \,\,: \,\,{vol}^1(I) = {vol}^1(J),\,\,\exists a_{I,J} \in \R, \,\, \overline{J} = \overline{I} + a_{I,J} \,\, et \,\,\stackrel{\circ}{J} = \stackrel{\circ}{I} + a_{I,J}}</math>
2)
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I} \setminus \{i_0\})}{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J} \setminus \{j_0\})} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}\Big((\stackrel{\circ}{I} \bigsqcup \partial I) \setminus \{i_0\}\Big)}{{card}_{Q,{\cal R}}\Big((\stackrel{\circ}{J} \bigsqcup \partial J) \setminus \{j_0\}\Big)}}</math>
c'est-à-dire
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I}) - {card}_{Q,{\cal R}}(\{i_0\})}{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J}) - {card}_{Q,{\cal R}}(\{j_0\})} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I} \bigsqcup \partial I) -{card}_{Q,{\cal R}}(\{i_0\})}{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J} \bigsqcup \partial J) - {card}_{Q,{\cal R}}(\{j_0\})}}</math>
c'est-à-dire
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I}) - {card}_{Q,{\cal R}}(\{i_0\})}{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J}) - {card}_{Q,{\cal R}}(\{j_0\})} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I}) + {card}_{Q,{\cal R}}(\partial I)- {card}_{Q,{\cal R}}(\{i_0\})}{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J}) + {card}_{Q,{\cal R}}(\partial J)- {card}_{Q,{\cal R}}(\{j_0\})}}</math>
c'est-à-dire
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I}) - {card}_{Q,{\cal R}}(\{i_0\})}{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J}) - {card}_{Q,{\cal R}}(\{j_0\})} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I}) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{\displaystyle{\inf_{i \in I} i, \sup_{i \in I} i}\})- {card}_{Q,{\cal R}}(\{i_0\})}{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J}) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{\displaystyle{\inf_{j \in J} j, \sup_{j \in J} j}\})- {card}_{Q,{\cal R}}(\{j_0\})}}</math>
c'est-à-dire
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I}) - 1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J}) - 1} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I}) + 2 - 1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J}) + 2 - 1}}</math>
c'est-à-dire
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I}) - 1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J}) - 1} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I}) + 1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J}) + 1}}</math>}}
=====Proposition (Proposition 1.4 de Guillaume FOUCART, dans les PDF de Michel COSTE [version du 11 novembre 2007])=====
{{Théorème|titre=|contenu=Soient <math>I</math> et <math>J</math>, deux intervalles bornés de <math>\mathbb{R}''</math>, non vides et non réduits à un singleton, pour lesquels les milieux respectifs de <math>\overline{I}</math> et <math>\overline{J}</math> ou de <math>\stackrel{\circ}{I}</math> et <math>\stackrel{\circ}{J}</math> existent et sont notés <math>i_0</math> et <math>j_0</math>, alors a :
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I} \setminus \{i_0\})}{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J} \setminus \{j_0\})}= \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I})-1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J})-1} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I})+1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J})+1}}=\frac{vol^1(I)}{vol^1(J)}</math>}}
'''Démonstration :'''
Si on suppose que <math>I</math> et <math>J</math> sont bornés dans <math>\R''</math>, sans s'assimiler à des "demi-droites" de <math>\R''</math>, alors :
On pose :
<math>\displaystyle{K_{0,\stackrel{\circ}{I}}=]0,{vol}^1(\stackrel{\circ}{I})[}</math>, <math>\displaystyle{K_{0,\stackrel{\circ}{J}}=]0,{vol}^1(\stackrel{\circ}{J})[}</math>
<math>\displaystyle{K_{0,\overline{I}}=[0,{vol}^1(\overline{I})]}</math>, <math>\displaystyle{K_{0,\overline{J}}=[0,{vol}^1(\overline{J})]}</math>
On a :
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q, \mathcal{R}}(K_{0,\stackrel{\circ}{I}})+1}{{card}_{Q, \mathcal{R}}(K_{0,\stackrel{\circ}{J}})+1}=\frac{{vol}^1(K_{0,\stackrel{\circ}{I}})}{{vol}^1(K_{0,\stackrel{\circ}{J}})}}</math>
''En effet,on a (proposition):''
Si <math>s = k \in \N</math> :
2 voies possibles :
•(1)
<math>\displaystyle{[0,kp[=\bigsqcup_{i \in \N_k^*}[(i-1)p,ip[}</math>
donc <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}([0,kp[)=\sum_{i \in \mathbb{N}_k^*} {card}_{Q,{\cal R}}([(i-1)p,ip[)}</math>
or <math>\displaystyle{\forall i \in \N_k^*,\,\,{card}_{Q,{\cal R}}(](i-1)p,ip[) = {card}_{Q,{\cal R}}(]0,p[)}</math>
car <math>\displaystyle{\forall i \in \N_k^*,\,\,{vol}^1(](i-1)p,ip[) = {vol}^1(]0,p[)}</math>
donc <math>\displaystyle{\forall i \in \N_k^*,\,\,{card}_{Q,{\cal R}}(](i-1)p,ip[) + 1 = {card}_{Q,{\cal R}}(]0,p[) + 1}</math>
donc <math>\displaystyle{\forall i \in \N_k^*,\,\,{card}_{Q,{\cal R}}(](i-1)p,ip[) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{(i-1)p\}) = {card}_{Q,{\cal R}}(]0,p[) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\})}</math>
donc <math>\displaystyle{\forall i \in \N_k^*,\,\,{card}_{Q,{\cal R}}(](i-1)p,ip[ \bigsqcup\{(i-1)p\}) = {card}_{Q,{\cal R}}(]0,p[ \bigsqcup \{0\})}</math>
donc <math>\displaystyle{\forall i \in \N_k^*,\,\,{card}_{Q,{\cal R}}([(i-1)p,ip[) = {card}_{Q,{\cal R}}([0,p[)}</math>
donc comme <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}([0,kp[)=\sum_{i \in \N_k^*} {card}_{Q,{\cal R}}([(i-1)p,ip[)}</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}([0,kp[)=\sum_{i \in \N_k^*} {card}_{Q,{\cal R}}([0,p[)}</math>,
donc <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}([0,kp[)=k\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,p[)}</math>
donc <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(]0,kp[) = {card}_{Q,{\cal R}}([0,kp[ \setminus \{0\}) = {card}_{Q,{\cal R}}([0,kp[) - {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\}) = k\,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,p[) - 1}</math>
<math>\displaystyle{= k \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}(]0,p[ \bigsqcup \{0\})\Big) - 1 = k \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}(]0,p[) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\})\Big) - 1 = k \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}(]0,p[) + 1\Big) - 1}</math>
•(2)
<math>\displaystyle{]0,kp[=(\bigsqcup_{i \in \N_k^*}](i-1)p,ip[) \bigsqcup (\bigsqcup_{i \in \N_{k-1}^*}\{ip\})}</math>
donc <math>\displaystyle{{card}_{Q, \mathcal{R}}(]0,kp[) = \sum_{i \in \N_k^*} {card}_{Q, \mathcal{R}}(](i-1)p,ip[) + \sum_{i \in \N_{k-1}^*} {card}_{Q, \mathcal{R}}(\{ip\})}</math>
or <math>\forall i \in \N_k^*,\,\,{card}_{Q, \mathcal{R}}(](i-1)p,ip[) = {card}_{Q, \mathcal{R}}(]0,p[)</math>
car <math>\forall i \in \N_k^*,\,\,vol^1(](i-1)p,ip[) = vol^1(]0,p[)</math>
or <math>\forall i \in \N_{k-1}^*,\,\,{card}_{Q, \mathcal{R}}(\{ip\}) = {card}_{Q, \mathcal{R}}(\{p\})</math>
donc <math>\displaystyle{{card}_{Q, \mathcal{R}}(]0,kp[) = \sum_{i \in \N_k^*} {card}_{Q, \mathcal{R}}(]0,p[) + \sum_{i \in \N_{k-1}^*} {card}_{Q, \mathcal{R}}(\{p\})}</math>
donc <math>{card}_{Q, \mathcal{R}}(]0,kp[) = k\,\,{card}_{Q, \mathcal{R}}(]0,p[) + (k-1)\,\,{card}_{Q, \mathcal{R}}(\{p\}) = k\,\,{card}_{Q, \mathcal{R}}(]0,p[) + (k-1) = k \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}(]0,p[) + 1\Big) - 1</math>
•[Point où se rejoignent (1) et (2)]
donc <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(]0,kp[)+1}{{card}_{Q,{\cal R}}(]0,p[)+1}=k}</math>
donc <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(]0,kp[)+1}{{card}_{Q,{\cal R}}(]0,p[)+1}=\frac{{vol}^1(]0,kp[)}{{vol}^1(]0,p[)}}</math>
''Remarque : On montre facilement le résultat pour <math>s \in \mathbb{Q}</math> et <math>s \in \mathbb{R}</math>''
or <math>\displaystyle{{vol}^1(I) = {vol}^1(K_{0,\stackrel{\circ}{I}})}</math>, <math>\displaystyle{{vol}(J) = {vol}^1(K_{0,\stackrel{\circ}{J}})}</math>
donc <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I}) = {card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{K_{0,\stackrel{\circ}{I}}})}</math>, <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J}) = {card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{K_{0,\stackrel{\circ}{J}}})}</math>
or <math>\stackrel{\circ}{K_{0,\stackrel{\circ}{I}}}= K_{0,\stackrel{\circ}{I}}</math>, <math>\stackrel{\circ}{K_{0,\stackrel{\circ}{J}}}= K_{0,\stackrel{\circ}{J}}</math>
donc <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I}) = {card}_{Q,{\cal R}}(K_{0,\stackrel{\circ}{I}})}</math>, <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J}) = {card}_{Q,{\cal R}}(K_{0,\stackrel{\circ}{J}})}</math>
or <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q}(K_{0,\stackrel{\circ}{I}})+1}{{card}_{Q}(K_{0,\stackrel{\circ}{J}})+1}=\frac{{vol}^1(K_{0,\stackrel{\circ}{I}})}{{vol}^1(K_{0,\stackrel{\circ}{J}})}}</math>
donc <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I})+1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J})+1} = \frac{{vol}^1(I)}{{vol}^1(J)}}</math>
or <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I})-1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J})-1} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I})+1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J})+1}}</math>
donc <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I})-1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J})-1} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I})+1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J})+1} = \frac{{vol}^1(I)}{{vol}^1(J)}}</math>
===='''Existence et résultats généraux concernant la F-quantité sur <math>{PV}({\R''}^N)</math>, pour <math>N \in \N^*</math>'''====
Similaire et analogue à '''"Existence et résultats généraux concernant la F-quantité sur <math>{PV}({\R}^N)</math>, pour <math>N \in \N^*</math>"''', en remplaçant <math>\R</math> par <math>\R''</math>.
==='''F-quantité définie sur <math>\displaystyle{{PV}({\R''}^n) \bigsqcup {PV2}({\R''}^n) \bigsqcup {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}({\R''}^n),{PV}({\R''}^n)\Big)}</math>, avec <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite et <math>n \in \N^*</math>''' ''[https://fr.wikiversity.org/w/index.php?title=Continuit%C3%A9_et_variations/Exercices/Fonctions_continues_strictement_monotones&oldid=844169%7C NB : L'Exercice 3-3 (d'Anne Bauval, dernière version du 10 juillet 2021 à 06h28, supprimée par ses soins, sous prétexte que je dessillais ou que je décillais) peut peut-être faire tomber cette section]''===
==== '''Préliminaires''' ====
=====Nouvelle notion de limite de famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> de <math>{\R''}^n</math>, différente de la notion classique de limite de famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> de <math>{\R''}^n</math>, et notion de plafonnement "<math>[A,{(A_i)}_{i \in I}] \in \mathcal{P}({\R''}^n) \times \mathcal{F}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^n)\Big)</math>", avec <math>n \in \N^*</math> =====
{{Théorème|titre=|contenu= Soit <math>n \in \N^*</math>.
Soit <math>n \in \N^*</math>.
Soit <math>I</math> est un ensemble totalement ordonné.
(Si, de plus, <math>I</math> est non borné à droite, alors <math>\sup(I) \underset{not}{=} +\infty_I</math>).
Soit <math>A</math> une partie de <math>{\R''}^n</math>.
Soit <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> une famille de parties de <math>{\R''}^n</math> telle que <math>\displaystyle{\underset{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)}{\text{lim}_{classique}} A_i = A}</math>.
Alors on lui préfère la notion plus précise de limite non classique de la famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> de <math>{\R''}^n</math> dépendante de la famille <math>{(A_i)}_{i \in I}</math>, dont la limite est le plafonnement de la partie <math>A</math> de <math>{\R''}^n</math> et de la famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> de <math>{\R''}^n</math>, <math>\Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big] \in \mathcal{P}({\R''}^n) \times \mathcal{F}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^n)\Big)</math>, notée <math>\displaystyle{\lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)} A_i = \Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big]}</math>.
Plus précisément, la définition et la notation usuelles ou classiques de limite d'une famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> de <math>{\R''}^n</math>, dont la limite est une partie <math>A</math> de <math>{\R''}^n</math>, sont définies et données par :
<math>\displaystyle{\underset{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)}{\text{lim}_{classique}} A_i = A \,\, \Leftrightarrow_{d\acute{e} f} \,\, \Big(\bigcup_{i \in I} A_i = A \,\, si \,\, {(A_i)}_{i \in I} \,\, \nearrow \,\, pour \,\, \subset, \,\, ou, \,\, \bigcap_{i \in I} A_i = A \,\, si \,\, {(A_i)}_{i \in I} \,\, \searrow \,\, pour \,\, \subset \Big)}</math>,
alors que la définition et la notation non classiques de limite d'une famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> de <math>{\R''}^n</math>, dont la limite est le plafonnement de la partie <math>A</math> de <math>{\R''}^n</math> et de la famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> de <math>{\R''}^n</math>, <math>\Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big] \in \mathcal{P}({\R''}^n) \times \mathcal{F}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^n)\Big)</math>, sont définies et données par :
<math>\displaystyle{\lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)} A_i = \Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big]\,\, \Leftrightarrow_{d \acute{e} f} \,\, \Big(\bigcup_{i \in I} A_i = A \,\, si \,\, {(A_i)}_{i \in I} \,\, \nearrow \,\, pour \,\, \subset, \,\, ou, \,\, \bigcap_{i \in I} A_i = A \,\, si \,\, {(A_i)}_{i \in I} \,\, \searrow \,\, pour \,\, \subset \Big)}</math>.
Donc, si <math>[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in\mathcal{P}({\R''}^{n})\times\mathcal{F}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^{n})\Big)</math>, avec <math>n\in\N^{*}</math>, on a :
<math>\displaystyle{\underset{i\in I,\,\,i\rightarrow\sup(I)}{\text{lim}_{classique}}A_{i}=A\,\,\Leftrightarrow\,\,\lim_{i\in I,\,\,i\rightarrow\sup(I)}A_{i}=\Big[A,{(A_{i})}_{i\in I}\Big]}</math>.
'''NB : Ce changement de notation n'est pas sans conséquences.'''}}
=====Définitions de <math>{\mathcal{P}lafonnements}(I,\mathcal{A}, \mathcal{B})</math>, <math>{\mathcal{P}lafonnements}(I,\mathcal{A})</math>, <math>{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^n)\Big)</math>, avec <math>\mathcal{A}, \mathcal{B} \in \mathcal{P}^2({\R''}^n)</math>, <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite et <math>n \in \N^*</math>=====
{{Théorème|titre=|contenu=
Soit <math>n \in \N^*</math>.
Soit <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite.
Soient <math>\mathcal{A}, \mathcal{B} \in \mathcal{P}^2({\R''}^n)</math>.
On pose : <math>\mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^n) \underset{d\acute{e}f}{=} \{A \in \mathcal{P}({\R''}^n) \,\,|\,\,A \,\, born\acute{e}e \,\, dans \,\, {\R''}^n\}</math>.
On pose : <math>\mathcal{P}_{non \,\, born\acute{e}es}({\R''}^n) \underset{d\acute{e}f}{=} \{A \in \mathcal{P}({\R''}^n) \,\,|\,\, A \,\, non \,\, born\acute{e}e \,\, dans \,\, {\R''}^n\}</math>.
On pose : <math>\displaystyle{{\mathcal{P}lafonnements}(I,\mathcal{A}, \mathcal{B}) \underset{d\acute{e}f}{=} \Big\{[A,{(A_i)}_{i \in I}] \in \mathcal{A} \times \mathcal{F}(I,\mathcal{B}) \,\,\Big|\,\, \lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)} A_i = [A,{(A_i)}_{i \in I}]\Big\}}</math>.
On pose : <math>\displaystyle{{\mathcal{P}lafonnements}(I,\mathcal{A}) \underset{d\acute{e}f}{=} {\mathcal{P}lafonnements}(I,\mathcal{A}, \mathcal{A}) \underset{d\acute{e}f}{=} \Big\{[A,{(A_i)}_{i \in I}] \in \mathcal{A} \times \mathcal{F}(I,\mathcal{A}) \,\,\Big|\,\, \lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)} A_i = [A,{(A_i)}_{i \in I}]\Big\}}</math>.
On a donc <math>\displaystyle{{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^n)\Big) = {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^n),\mathcal{P}({\R''}^n)\Big) = \Big\{[A,{(A_i)}_{i \in I}] \in \mathcal{P}({\R''}^n) \times \mathcal{F}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^n)\Big) \,\,\Big|\,\, \lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)} A_i = [A,{(A_i)}_{i \in I}]\Big\}}</math>.
}}
<small>
'''''Motivation :'''''
Cela permettra d'énoncer une conjecture concernant la F-quantité :
"Hypothèse de définition ou Conjecture, concernant la F-quantité, impliquant un plafonnement <math>[A,{(A_i)}_{i \in I}]</math>" constitué d'une partie <math>A\in {PV2}({\R''}^n)</math> et d'une famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I} \subset {PV}({\R''}^n)</math> voire peut-être constitué d'une partie <math>A\in {P4}({\R''}^n)</math> et d'une famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I} \subset {P3}({\R''}^n)</math>, avec <math>n \in \N^*</math>"
et qui servira
dans "Propositions concernant certains intervalles <math>I</math>, non bornés, de <math>\mathbb{R} ''</math>, et en particulier, certaines parties de <math>{PV2}(\R'')</math>, basées ou en partie basées sur la conjecture principale".
</small>
=====Définition de <math>{PV2}({\R''}^n)</math>, de <math>{P3}({\R''}^n)</math> et de <math>{P4}({\R''}^n)</math>, pour <math>n \in \N^*</math>=====
{{Théorème|titre=|contenu=Soit <math>n \in \N^*</math>
<math>{PV2}({\R''}^n)</math>
<math>= \Big\{{A} \in {\cal P}({\R''}^n) \,\, \Big| \,\, {A} \,\, sous\text{-}vari\acute{e}t\acute{e} \,\, ferm\acute{e}e, \,\, non \,\, born\acute{e}e, \,\, convexe \,\, (connexe) \,\, de \,\, \mathbb{R}^n, \,\, de \,\, classe \,\,(\mathcal{C}^0) \,\, et \,\, (\mathcal{C}^1 \,\, par \,\, morceaux), \,\, ou \,\, sans \,\, bord\Big\}</math>
et
<math>{P3}({\R''}^n)</math>
<math>=\Big\{A \in \mathcal{P}({\R''}^n) \,\,|\,\, A \,\, born\acute{e}e, \,\, convexe \,\, (connexe), \,\, de \,\, classe \,\, (\mathcal{C}^0) \,\, et \,\, (\mathcal{C}^1 \,\, par \,\, morceaux) \,\, ou \,\, sans \,\, bord\Big\}</math>
et
<math>{P4}({\R''}^n)</math>
<math>=\Big\{A \in \mathcal{P}({\R''}^n) \,\,|\,\, A \,\, non \,\, born\acute{e}e, \,\, convexe \,\, (connexe), \,\, de \,\, classe \,\, (\mathcal{C}^0) \,\, et \,\, (\mathcal{C}^1 \,\, par \,\, morceaux) \,\, ou \,\, sans \,\, bord\Big\}</math>}}
==== '''Construction''' ====
=====Éléments de définition de la F-quantité sur <math>\mathcal{P}({\R''}^n)\bigsqcup {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^n)\Big)</math>, avec <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite et <math>n \in \N^*</math>=====
{{Théorème|titre=|contenu=
Soit <math>n \in \N^*</math>.
Soit <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite.
Soit <math>\mathcal{R}</math>, un repère orthonormé de <math>{\R''}^n</math>.
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}} \,\, : \,\, \mathcal{P}({\R''}^n) \bigsqcup {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^n)\Big) \,\, \longrightarrow \,\, \N \bigsqcup +\infty}</math>,
''et doit, normalement, vérifier les conditions suivantes "Règles et opérations générales sur la F-quantité sur <math>\mathcal{P}({\R''}^n)</math>, <math>\mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^n)</math> et <math>{PV}({\R''}^n)</math>"'',
où, ''de manière non classique et naïve'', on considère : "<math>+\infty</math>" comme un ensemble tel que <math>+\infty = \{x \,\, | \,\, \forall a \in \R, \,\, x > a\}</math>.}}
=====Éléments de définition de la F-quantité sur <math>{PV}({\R''}^n)\bigsqcup {PV2}({\R''}^n) \bigsqcup {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}({\R''}^n),{PV}({\R''}^n)\Big)</math>, avec <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite et <math>n \in \N^*</math>=====
{{Théorème|titre=|contenu=
Soit <math>n \in \N^*</math>.
Soit <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite.
Soit <math>\mathcal{R}</math>, un repère orthonormé de <math>{\R''}^n</math>.
<math>\displaystyle{{{card}_{Q,\mathcal{R}}}_{\displaystyle{\Big|{PV}({\R''}^n) \bigsqcup {PV2}({\R''}^n) \bigsqcup {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I, {PV2}({\R''}^n),{PV}({\R''}^n)\Big)}} \,\, : \,\, {PV}({\R''}^n) \bigsqcup {PV2}({\R''}^n) \bigsqcup {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}({\R''}^n),{PV}({\R''}^n)\Big) \,\, \rightarrow \,\, \N \bigsqcup +\infty}</math> et telle que <math>\displaystyle{{{card}_{Q,\mathcal{R}}}_{\displaystyle{\Big|{PV}({\R''}^n)}} = \widetilde{{card}_Q}}</math>,
et doit vérifier les "Règles et opérations générales sur la F-quantité sur <math>\mathcal{P}({\R''}^n)</math> et <math>{PV}({\R''}^n)</math>",
où, ''de manière non classique'', on considère : "<math>+\infty</math>" comme un ensemble tel que <math>+\infty = \{x \,\, | \,\, \forall a \in \R, \,\, x > a\}</math>.}}
<small>
'''''Remarque :''''' On peut peut-être remplacer "<math>{PV}({\R''}^n) \bigsqcup {PV2}({\R''}^n) \bigsqcup {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}({\R''}^n),{PV}({\R''}^n)\Big)</math>" par "<math>\displaystyle{{P3}({\R''}^n) \bigsqcup {P4}({\R''}^n) \bigsqcup {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{P4}({\R''}^n),{P3}({\R''}^n)\Big)}</math>".
</small>
=====Hypothèse de définition ou Conjecture, concernant la F-quantité, impliquant un plafonnement "<math>[A,{(A_i)}_{i \in I}]</math>", constitué d'une partie <math>A\in {PV2}({\R''}^n)</math>, et d'une famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I} \subset {PV}({\R''}^n)</math> voire peut-être constitué d'une partie <math>A\in {P4}({\R''}^n)</math>, et d'une famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I} \subset {P3}({\R''}^n)</math>, avec <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite et <math>n \in \N^*</math>=====
{{Théorème|titre=|contenu=
Soit <math>n \in \N^*</math>.
Si <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite.
et si <math>A \in {PV2}({\R''}^n)</math> [resp. si <math>A</math> est une réunion infinie dénombrable disjointe de parties de <math>{PV}({\R''}^n)</math>]
<small>
[ou peut-être même en supposant seulement que : <math>A \in {P4}({\R''}^n)</math> (resp. ou peut-être même en supposant seulement que : <math>A</math> est une réunion infinie dénombrable disjointe de parties de <math>{P3}({\R''}^n)</math>)],
</small>
et si <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> est une famille de parties de <math>{PV}({\R''}^n)</math> [resp. si <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> est une famille de réunions finies disjointes de parties de <math>{PV}({\R''}^n)</math>]
<small>
[ou peut-être même en supposant seulement que les parties de cette famille sont des parties de <math>{P3}({\R''}^n)</math> (resp. des réunions finies disjointes de parties de <math>{P3}({\R''}^n)</math>)],
</small>
telles que <math>\displaystyle{\lim_{i \in I, i \rightarrow \sup(I)} A_i = \Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big]}</math> :
Alors : <math>card_{Q,\cal R}\Big([A,(A_i)_{i\in I}]\Big)=card_{Q,\cal R}(\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}A_i)=\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} card_{Q,\cal R}(A_i)</math>.
Ici, <math>\Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^n)\Big)</math>.}}
<small>
'''Remarque :'''
Il se peut que si le résultat précédent est une conjecture, que, pour le démontrer, il faille admettre, comme hypothèses de définition, des cas particuliers de cette conjecture, impliquant des familles de parties <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> qui sont des suites de parties finies, bornées, de <math>\R''</math> ou qui sont des suites d'intervalles bornés de <math>\R''</math>.
'''''Remarque :'''''
Questions :
Pour toute partie de <math>{P4}({\R''}^n)</math>, existe-t-il une famille (ou une suite) de parties de <math>{P3}({\R''}^n)</math> qui converge vers cette partie de <math>P4({\R''}^n)</math> ?
Pour toute réunion infinie dénombrable disjointe de parties de <math>P3(\R^n)</math>, existe-t-il une famille (ou une suite) de réunions finies disjointes de <math>{P3}({\R''}^n)</math> qui converge vers cette réunion infinie dénombrable disjointe de parties de <math>P3({\R''}^n)</math> ?
Pour toute partie de <math>{P4}({\R''}^n)</math>, existe-t-il une famille (ou une suite) de parties de <math>{PV}({\R''}^n)</math> qui converge vers cette partie de <math>{P4}({\R''}^n)</math> ?
Pour toute réunion infinie dénombrable disjointe de parties de <math>{P3}({\R''}^n)</math>, existe-t-il une famille (ou une suite) de réunions finies disjointes de <math>{PV}({\R''}^n)</math> qui converge vers cette réunion infinie dénombrable disjointe de parties de <math>{P3}({\R''}^n)</math> ?
'''''Motivation principale de l'Hypothèse de définition ou de la Conjecture :'''''
Avec cette notion et cette notation non classiques qui n'excluent pas, a priori, mais peut-être pas, la notion et la notation classiques :
Soit <math>A \in {PV2}({\R''}^n)</math>.
Soit <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> est une famille de parties de <math>{PV}({\R''}^n)</math>, telle que <math>\displaystyle{\lim_{i \in I, i \rightarrow \sup(I)} A_i = \Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big]}</math>.
Soit <math>{(B_i)}_{i \in I}</math>, une famille de parties de <math>{PV}({\R''}^n)</math>,
telle que <math>{(B_i)}_{i \in I} \neq {(A_i)}_{i \in I}</math>
et telle que <math>\displaystyle{\lim_{i \in I, i \rightarrow \sup(I)} B_i = \Big[A,{(B_i)}_{i \in I}\Big]}</math>,
c'est-à-dire telle que : <math>\Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big] \neq \Big[A,{(B_i)}_{i \in I}\Big]</math>.
Si l'on suppose, de plus, que : <math>\displaystyle{\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(A_i) \neq \lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(B_i)}</math>,
alors, on a : <math>{card}_{Q,\cal R}\Big([A,(A_i)_{i\in I}]\Big)= {card}_{Q,\cal R}(\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}A_i) = \lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(A_i) \neq \lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(B_i) = {card}_{Q,\cal R}(\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}B_i) = {card}_{Q,\cal R}\Big([A,(B_i)_{i\in I}]\Big)</math>,
ou bien, si l'on suppose, de plus, que : <math>\displaystyle{\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(A_i) = \lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(B_i)}</math>,
alors, on a : <math>{card}_{Q,\cal R}\Big([A,(A_i)_{i\in I}]\Big)= {card}_{Q,\cal R}(\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}A_i) = \lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(A_i) = \lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(B_i) = {card}_{Q,\cal R}(\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}B_i) = {card}_{Q,\cal R}\Big([A,(B_i)_{i\in I}]\Big)</math>,
et, dans les 2 cas, il n'y a aucune contradiction,
alors qu'avec la notion et la notation classiques :
On aurait : <math>\displaystyle{\underset{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}{\text{lim}_{classique}} A_i = \underset{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}{\text{lim}_{classique}} B_i = A}</math>,
et en supposant, de plus, que : <math>\displaystyle{\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(A_i) \neq \lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(B_i)}</math>,
on aurait : <math>{card}_{Q,\cal R}(A)= {card}_{Q,\cal R}(\underset{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}{\text{lim}_{classique}}A_i) = \lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(A_i) \neq \lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(B_i) = {card}_{Q,\cal R}(\underset{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}{\text{lim}_{classique}}B_i) = {card}_{Q,\cal R}(A)</math>,
c'est-à-dire une contradiction.
'''@Attention : Sans précisions supplémentaires, l'expression "<math>\displaystyle{\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(A_i)}</math>" peut avoir 2 sens possibles, en effet, elle est égale, ou bien à l'expression "<math>\displaystyle{{card}_{Q,\cal R}(\underset{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}{\text{lim}_{classique}}A_i)}</math>", ou bien à l'expression "<math>\displaystyle{{card}_{Q,\cal R}(\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}A_i)}</math>", et ces 2 dernières expressions sont resp. égales, soit à la F-quantité, relative à un repère orthonormé, d'une partie de <math>{\R''}^n</math>, soit à la F-quantité, relative à un repère orthonormé, d'un plafonnement d'une partie de <math>{\R''}^n</math>.'''
'''Il faut donc peut-être distinguer ces 2 usages, en distinguant les 2 notions de limite.'''
'''Il y a peut-être incompatibilité entre ces 2 notions de limite.'''
'''On peut, toutefois, dans un premier temps, définir, pour toutes les parties de <math>{\R''}^n</math>, la F-quantité, relative à un repère orthonormé, de chacun des plafonnements de chacune d'entre elles, puis définir la F-quantité, relative à ce repère orthonormé, d'une partie de <math>{\R''}^n</math>, comme étant la F-quantité, relative à ce repère orthonormé, d'un des plafonnements normaux de cette partie de <math>{\R''}^n</math>.'''
'''Le problème est que l'on définit la F-quantité, relative à un repère orthonormé, de chacun des plafonnements de chaque partie de <math>{\R''}^n</math>, "<math>{card}_{Q,\cal R}\Big([A,(A_i)_{i\in I}]\Big) = {card}_{Q,\cal R}(\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}A_i)</math>", grâce à l'expression "<math>\displaystyle{\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(A_i)}</math>" qui fait appel aux F-quantités, relatives à ce repère orthonormé, de parties appartenant à une famille de parties de <math>{\R''}^n</math>.@'''
Justement, on a choisi <math>A \in {PV2}({\R''}^n)</math> et <math>{(A_i)}_{i \in I} \subset {PV}({\R''}^n)</math> tels que <math>[A,(A_i)_{i\in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I, \mathcal{P}({\R''}^n)\Big)</math>,
avec <math>{PV2}({\R''}^n), {PV}({\R''}^n) \in \mathcal{P}^2({\R''}^n)</math> et <math>\displaystyle{{PV2}({\R''}^n) \bigcap {PV}({\R''}^n) = \emptyset}</math> et <math>\overline{{PV}({\R''}^n)}^{{PV2}({\R''}^n)} = {PV2}({\R''}^n)</math>.
Plus généralement, on peut choisir <math>A \in \mathcal{A}</math> et <math>{(A_i)}_{i \in I} \subset \mathcal{B}</math> tels que <math>[A,(A_i)_{i\in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I, \mathcal{P}({\R''}^n)\Big)</math>,
avec <math>\mathcal{A}, \mathcal{B} \in \mathcal{P}^2({\R''}^n)</math> et <math>\displaystyle{\mathcal{A} \bigcap \mathcal{B} = \emptyset}</math> et <math>\overline{\mathcal{B}}^{\mathcal{A}} = \mathcal{A}</math>.
Après avoir choisi la notion et la notation de limite non classique d'une famille de parties de <math>{\R''}^n</math>,
et étant donné un plafonnement normal non trivial de la partie <math>A</math> de <math>{\R''}^n</math>, <math>[A,(A_i)_{i\in I}]</math>,
alors on peut définir la F-quantité de la partie <math>A</math> de <math>{\R''}^n</math>, de la manière suivante :
<math>{card}_{Q,\cal R}(A) \underset{d\acute{e}f}{=} {card}_{Q,\cal R}\Big([A,(A_i)_{i\in I}]\Big)</math>
'''Conjecture qui servira :'''
dans "Propositions concernant certains intervalles <math>I</math>, non bornés, de <math>\mathbb{R} ''</math>, et en particulier, certaines parties de <math>{PV2}(\R'')</math>, basées ou en partie basées sur la conjecture principale".
</small>
=====Propriétés générales de la F-quantité sur <math>{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^n)\Big)</math> et sur <math>{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}({\R''}^n),{PV}({\R''}^n)\Big)</math>, avec <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite et <math>n \in \N^*</math>=====
{{Théorème|titre=|contenu=
Soit <math>n \in \N^*</math>.
Soit <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite.
Soit <math>\cal R</math> un repère orthonormé de <math>{\R''}^n</math>, d'origine <math>O</math>.
1)
[a) <math>\forall [A,{(A_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^n)\Big)</math>, <math>card_{Q,\cal R}([A,{(A_i)}_{i \in I}])\geq 0</math>.]
b) <math>\forall [\emptyset,{(A_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I, \{\emptyset\},\mathcal{P}({\R''}^n)\Big)</math>, <math> {card}_{Q,{\cal R}}([\emptyset,{(A_i)}_{i \in I}]) = 0</math>.
c) <math>\forall x \in \R^n, \,\, \forall [\{x\},{(A_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\Big\{\{x\}\Big\},\mathcal{P}({\R''}^n)\Big)</math>, <math>{card}_{Q,{\cal R}}([\{x\},{(A_i)}_{i \in I}]) = 1</math>.
2) (qui est plutôt, en fait, une propriété facile à démontrer)
<math>\forall [A,{(A_i)}_{i \in I}],[B,{(B_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^n)\Big)</math>,
<math>\displaystyle{\Big[A \bigcup B,{\Big(A_i \bigcup B_i\Big)}_{i \in I}\Big],\Big[A \bigcap B,{\Big(A_i \bigcap B_i\Big)}_{i \in I}\Big] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big)}</math>
et
<math>\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}],[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}({\R''}^{n}),{PV}({\R''}^{n})\Big)</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}\Big(\Big[A \bigcup B,{\Big(A_i \bigcup B_i\Big)}_{i \in I}\Big]\Big) = {card}_{Q,{\cal R}}([A,{(A_i)}_{i \in I}]) + {card}_{Q,{\cal R}}([B,{(B_i)}_{i \in I}]) - {card}_{Q,{\cal R}}\Big(\Big[A \bigcap B,{\Big(A_i \bigcap B_i\Big)}_{i \in I}\Big]\Big)}</math>
et on pose :
<math>\forall [A,{(A_i)}_{i \in I}],[B,{(B_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^n)\Big)</math>,
<math>\displaystyle{\Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big] \bigcup \Big[B,{(B_i)}_{i \in I}\Big] \underset{d\acute{e}f}{=} \Big[A \bigcup B,{\Big(A_i \bigcup B_i\Big)}_{i \in I}\Big]}</math>
et
<math>\displaystyle{\Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big] \bigcap \Big[B,{(B_i)}_{i \in I}\Big] \underset{d\acute{e}f}{=} \Big[A \bigcap B,{\Big(A_i \bigcap B_i\Big)}_{i \in I}\Big]}</math>
et donc on a :
<math>\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}],[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}({\R''}^{n}),{PV}({\R''}^{n})\Big)</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}\Big(\Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big] \bigcup \Big[B,{(B_i)}_{i \in I}\Big]\Big) = {card}_{Q,{\cal R}}([A,{(A_i)}_{i \in I}]) + {card}_{Q,{\cal R}}([B,{(B_i)}_{i \in I}]) - {card}_{Q,{\cal R}}\Big(\Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big] \bigcap \Big[B,{(B_i)}_{i \in I}\Big]\Big)}</math>
et on pose :
<math>\forall [A,{(A)}_{i \in I}],[B,{(B_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^n)\Big)</math>,
<math>A\bigcup\Big[B,{(B_{i})}_{i\in I}\Big]\underset{d\acute{e}f}{=}\Big[A,{(A)}_{i\in I}\Big]\bigcup\Big[B,{(B_{i})}_{i\in I}\Big]\underset{d\acute{e}f}{=}\Big[A\bigcup B,{\Big(A\bigcup B_{i}\Big)}_{i\in I}\Big]</math>
et
<math>A\bigcap\Big[B,{(B_{i})}_{i\in I}\Big]\underset{d\acute{e}f}{=}\Big[A,{(A)}_{i\in I}\Big]\bigcap\Big[B,{(B_{i})}_{i\in I}\Big]\underset{d\acute{e}f}{=}\Big[A\bigcap B,{\Big(A\bigcap B_{i}\Big)}_{i\in I}\Big]</math>.
3) <math>\displaystyle{\forall {(x_m)}_{m \in \N} \subset {\R''}, \,\, convergente \,\, dans \,\, {\R''}, \,\, \lim_{m \rightarrow \sup(\N)} {card}_{Q,{\cal R}}([0, x_m]) = {card}_{Q,{\cal R}}(\lim_{m \rightarrow \sup(\N)}[0, x_m])}</math>.
4) (qui est plutôt, en fait, une propriété facile à démontrer)
Soient <math>\forall i \in \N_n^*, \,\, {\cal R}_i</math> un repère orthonormé de <math>{\R''}^{i}</math> d'origine <math>O_i{(0)}_{j \in \N_i^*}</math>.
<math>\forall k \in \mathbb{N}_{n-1},</math>
<math>\displaystyle{\forall [A,{(A_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^{n-k})\Big)}</math>, <math>\displaystyle{\forall [B,{(B_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^{k})\Big)}</math>,
<math>\displaystyle{[A \times B,{(A_i \times B_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^{n})\Big)}</math>
et
<math>\displaystyle{\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}({\R''}^{n-k}),{PV}({\R''}^{n-k})\Big)}</math>, <math>\displaystyle{\forall[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}({\R''}^{k}),{PV}({\R''}^{k})\Big)}</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}([A \times B,{(A_i \times B_i)}_{i \in I}]) = {card}_{Q,{\cal R}_n}([A \times B,{(A_i \times B_i)}_{i \in I}]) = {card}_{Q,{\cal R}_{n-k}}([A,{(A_i)}_{i \in I}])\,\,{card}_{Q,{\cal R}_k}([B,{(B_i)}_{i \in I}])}</math>
et on pose :
<math>\displaystyle{\forall [A,{(A_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^{n-k})\Big)}</math>, <math>\displaystyle{\forall [B,{(B_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^{k})\Big)}</math>,
<math>[A,{(A_i)}_{i \in I}] \times [B,{(B_i)}_{i \in I}] \underset{d\acute{e}f}{=} [A \times B,{(A_i \times B_i)}_{i \in I}]</math>
et donc on a :
<math>\displaystyle{\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}({\R''}^{n-k}),{PV}({\R''}^{n-k})\Big)}</math>, <math>\displaystyle{\forall[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}({\R''}^{k}),{PV}({\R''}^{k})\Big)}</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}([A,{(A_i)}_{i \in I}] \times [B,{(B_i)}_{i \in I}]) = {card}_{Q,{\cal R}_n}([A,{(A_i)}_{i \in I}] \times [B,{(B_i)}_{i \in I}]) = {card}_{Q,{\cal R}_{n-k}}([A,{(A_i)}_{i \in I}])\,\,{card}_{Q,{\cal R}_k}([B,{(B_i)}_{i \in I}])}</math>.
5) <math>\forall [A,{(A_i)}_{i \in I}],[B,{(B_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^{n})\Big)</math>,
<math>\displaystyle{\Big([A,{(A_i)}_{i \in I}] \subset [B,{(B_i)}_{i \in I}]\Big) \,\, \underset{d\acute{e}f}{\Leftrightarrow} \,\, (A \subset B \,\, et \,\, \forall i \in I, \,\, A_i \subset B_i)}</math>
ou encore :
<math>\forall [A,{(A_i)}_{i \in I}],[B,{(B_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^{n})\Big)</math>,
<math>\displaystyle {\bigg([A,{(A_i)}_{i \in I}] \in \mathcal{P}\Big([B,{(B_i)}_{i \in I}]\Big)\bigg) \,\, \underset{d\acute{e}f}{\Leftrightarrow} \,\, \bigg(A \in \mathcal{P}(B) \,\, et \,\, {(A_i)}_{i \in I} \in \prod_{i \in I} \mathcal{P}(B_i)\bigg) \,\, \underset{d\acute{e}f}{\Leftrightarrow} \,\, \Big(A \in \mathcal{P}(B) \,\, et \,\, \forall i \in I, \,\, A_i \in \mathcal{P}(B_i)\Big)}</math>.
6) (qui est plutôt, en fait, une propriété facile à démontrer)
a) <math>\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^{n})\Big)</math>,
<math>\forall[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^{n})\Big),\,\,[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in\mathcal{P}\Big([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\Big)</math>,
<math>[A\setminus B,{(A_{i}\setminus B_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^{n})\Big)</math>.
Alors :
<math>\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}({\R''}^{n}),{PV}({\R''}^{n})\Big)</math>,
<math>\forall[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}({\R''}^{n}),{PV}({\R''}^{n})\Big),\,\,[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in\mathcal{P}\Big([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\Big)</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,\mathcal{R}}([A\setminus B,{(A_{i}\setminus B_{i})}_{i\in I}])={card}_{Q,\mathcal{R}}([A,{(A_{i})}_{i\in I}])-{card}_{Q,\mathcal{R}}([B,{(B_{i})}_{i\in I}])}</math>.
On pose :
<math>\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^{n})\Big)</math>,
<math>\forall[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^{n})\Big),\,\,[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in\mathcal{P}\Big([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\Big)</math>,
<math>[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\setminus[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\underset{d\acute{e}f}{=}[A\setminus B,{(A_{i}\setminus B_{i})}_{i\in I}]</math>.
On a donc :
<math>\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}({\R''}^{n}),{PV}({\R''}^{n})\Big)</math>,
<math>\forall[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}({\R''}^{n}),{PV}({\R''}^{n})\Big),\,\,[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in\mathcal{P}\Big([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\Big)</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,\mathcal{R}}([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\setminus[B,{(B_{i})}_{i\in I}])={card}_{Q,\mathcal{R}}([A,{(A_{i})}_{i\in I}])-{card}_{Q,\mathcal{R}}([B,{(B_{i})}_{i\in I}])}</math>.
b) <math>\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^{n})\Big)</math>,
<math>\forall[B,{(B)}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^{n})\Big),\,\,[B,{(B)}_{i\in I}]\in\mathcal{P}\Big([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\Big)</math>,
<math>[A\setminus B,{(A_{i}\setminus B)}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^{n})\Big)</math>.
Alors :
<math>\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}({\R''}^{n}),{PV}({\R''}^{n})\Big)</math>,
<math>\forall[B,{(B)}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV}({\R''}^{n}),{PV}({\R''}^{n})\Big),\,\,[B,{(B)}_{i\in I}]\in\mathcal{P}\Big([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\Big)</math>,
<math>\displaystyle {{card}_{Q,\mathcal{R}}([A\setminus B,{(A_{i}\setminus B)]}_{i\in I}])={card}_{Q,\mathcal{R}}([A,{(A_{i})}_{i\in I}])-{card}_{Q,\mathcal{R}}([B,{(B)}_{i\in I}])}</math>
On pose :
<math>\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^{n})\Big)</math>,
<math>\forall[B,{(B)}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^{n})\Big),\,\,[B,{(B)}_{i\in I}]\in\mathcal{P}\Big([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\Big)</math>,
<math>[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\setminus B\underset{d\acute{e}f}{=}[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\setminus[B,{(B)}_{i\in I}]\underset{d\acute{e}f}{=}[A\setminus B,{(A_{i}\setminus B)]}_{i\in I}]</math>.
On a donc :
<math>\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}({\R''}^{n}),{PV}({\R''}^{n})\Big)</math>,
<math>\forall[B,{(B)}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV}({\R''}^{n}),{PV}({\R''}^{n})\Big),\,\,[B,{(B)}_{i\in I}]\in\mathcal{P}\Big([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\Big)</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,\mathcal{R}}([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\setminus B)}</math>
<math>\displaystyle{={card}_{Q,\mathcal{R}}([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\setminus[B,{(B)}_{i\in I}])}</math>
<math>={card}_{Q,\mathcal{R}}([A,{(A_{i})}_{i\in I}])-{card}_{Q,\mathcal{R}}([B,{(B)}_{i\in I}])</math>
<math>={card}_{Q,\mathcal{R}}([A,{(A_{i})}_{i\in I}])-{card}_{Q,\mathcal{R}}(B)</math>.}}
=====Lien entre la F-quantité d'une partie de <math>\R^n</math>, relative à un repère orthonormé de <math>\R^n</math> et de la F-quantité de certains des plafonnements de cette partie de <math>\R^n</math>, relative à ce repère orthonormé de <math>\R^n</math>=====
{{Théorème|titre=|contenu=
Soit <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite.
Soit <math>A \in \mathcal{P}({\R''}^n)</math>.
Alors <math>\exists {(A_i)}_{i \in I} \in \Big\{{(A_i)}_{i \in I} \in \mathcal{F}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^n)\Big) \,\,\Big|\,\,[A,{(A_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^n)\Big)\Big\}</math>,
<math>{card}_{Q, \mathcal{R}}(A) = {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big([A,{(A_i)}_{i \in I}]\Big)</math>.
Dans ce cas <math>[A,{(A_i)}_{i \in I}]</math> est appelé un plafonnement normal de la partie <math>A</math>.
Si de plus <math>{(A_i)}_{i \in I} = {(A)}_{i \in I}</math>, alors <math>[A,{(A_i)}_{i \in I}] = [A,{(A)}_{i \in I}]</math> est appelé un plafonnement normal trivial de la partie <math>A</math>.
De même, si <math>I</math> est fini ou admet un maximum et si <math>A_{\sup(I)} = A_{\max(I)} = A</math>, alors <math>[A,{(A_i)}_{i \in I}]</math> est appelé un plafonnement normal trivial de la partie <math>A</math>.
On pose : <math>\displaystyle{{\mathcal{P}lafonnements}_{normaux}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^n)\Big) \underset{d\acute{e}f}{=} \Big\{[A,{(A_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^n)\Big) \,\,\Big|\,\,{card}_{Q,\mathcal{R}}(A) = {card}_{Q,\mathcal{R}}([A,{(A_i)}_{i \in I}]) \Big\}}</math>.}}
====='''Propositions concernant certains intervalles <math>I</math>, non bornés, de <math>\mathbb{R} ''</math>, et en particulier, certaines parties de <math>{PV2}(\R'')</math>, basées ou en partie basées sur la conjecture principale'''=====
======Proposition (plafonnements normaux de <math>{\R'}_+</math> et de <math>{\R''}_+</math>) basée sur la conjecture principale (Il y avait un problème)======
{{Théorème|titre=|contenu=''Remarque : J'hésite, ici, à omettre la notation "<math>\widetilde{\,\,\,\,\,}</math>" concernant l'objet suivant : "<math>\widetilde{{vol}^1}</math>".''
En posant :
<math>\displaystyle{R_{2,+} = \Big[{\R'}_+,{([0,r[)}_{r \in \N'}\Big]\,\, \text{respectivement} \,\, \Big[\R'',{([0,r[)}_{r \in \N''}\Big]}</math>
<math>\displaystyle{N_1 = \Big[\N', {(\N' \bigcap [0,p])}_{p \in \N'}\Big]\,\, \text{respectivement} \,\, \Big[\N'', {(\N'' \bigcap [0,p])}_{p \in \N''}\Big]}</math>
<math>\displaystyle{N_1^* = N_1 \setminus \{0\}}</math>,
on a :
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}) = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) = \Big({card}_{Q,{\cal R}}(N_1) - 1\Big) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) = \widetilde{{vol}^1}(R_{2,+}) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)}</math>.
<math>R_{2,+}</math> est appelé le plafonnement normal de <math>{\R'}_+</math> (respectivement de <math>{\R''}_+</math>).}}
'''''Démonstration :'''''
Démonstration analogue à celle de ''"Proposition (plafonnement normal de <math>\R_+</math>)"''.
======Proposition dont une partie des résultats est basée sur la conjecture principale======
{{Théorème|titre=|contenu=Soit <math>\mathcal{R}'</math>, un repère orthonormé de <math>\R'</math>, d'origine <math>O</math>.
Soit <math>\mathcal{R}''</math>, un repère orthonormé de <math>\R''</math>, d'origine <math>O</math>.
Soit <math>\mathcal{R} = \mathcal{R}' \,\, \text{ou} \,\, \mathcal{R}''</math>.
En posant :
<math>R_2 = \Big[{\R'},{(]-r,r[)}_{r \in \N'}\Big]\,\, \text{respectivement} \,\, \Big[{\R''},{(]-r,r[)}_{r \in \N''}\Big]</math>
<math>R_{2,+} = \Big[{\R'}_+,{([0,r[)}_{r \in \N'}\Big]\,\, \text{respectivement} \,\, \Big[{\R''}_+,{([0,r[)}_{r \in \N''}\Big]</math>
<math>R_{2,-} = \Big[{\R'}_-,{(]-r,0])}_{r \in \N'}\Big]\,\, \text{respectivement} \,\, \Big[{\R''}_-,{(]-r,0])}_{r \in \N''}\Big]</math>
<math>R_{2,+}^* = R_{2,+} \setminus \{0\}</math>
<math>R_{2,-}^* = R_{2,-} \setminus \{0\}</math>
<math>\displaystyle{N_1 = \Big[\N', {(\N' \bigcap [0,p])}_{p \in \N'}\Big]\,\, \text{respectivement} \,\, \Big[\N'', {(\N'' \bigcap [0,p])}_{p \in \N''}\Big]}</math>
<math>\displaystyle{N_1^* = N_1 \setminus \{0\}}</math>
<math>\displaystyle{-N_1 = \Big[-\N', {(-\N' \bigcap [-p,0])}_{p \in \N'}\Big]\,\, \text{respectivement} \,\, \Big[-\N'', {(-\N'' \bigcap [-p,0])}_{p \in \N''}\Big]}</math>
<math>\displaystyle{-N_1^* = -N_1 \setminus \{0\}}</math>
<math>\displaystyle{Z_1 = \Big[\Z', {(\Z' \bigcap [-p,p])}_{p \in \N'}\Big]\,\, \text{respectivement} \,\, \Big[\Z'', {(\Z'' \bigcap [-p,p])}_{p \in \N''}\Big]}</math>
<math>\displaystyle{Z_1^* = Z_1 \setminus \{0\}}</math>
<math>{card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,-}^*) = {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}^*)</math>
Donc, comme <math>\displaystyle{R_2 = R_{2,-}^* \bigsqcup \{0\} \bigsqcup R_{2,+}^*}</math> et que cete réunion est disjointe, on a :
<math>{card}_{Q,{\cal R}}(R_2)</math>
<math>= {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,-}^*) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\}) + {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}^*)</math>
<math>= 2 \,\,{card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}^*) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\})</math>
[c'est-à-dire <math>= 2 \,\,{card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}^*) + 1</math>]
<math>= 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \setminus \{0\}) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\})</math>
<math>= 2 \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}) - {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\})\Big) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\})</math>
<math>= 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}) - {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\})</math>
<math>= 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}) - 1</math>
On remarque que :
<math>{card}_{Q,{\cal R}}(R_2) = {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,-}^*) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\}) + {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}^*)</math>
et <math>{card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,-}^*) = {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}^*)</math>
et <math>{card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}) = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)</math>
et <math>{card}_{Q,{\cal R}}(-N_1^*) = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*)</math>
et <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(Z_1^*) = {card}_{Q,{\cal R}}(- N_1^* \bigsqcup N_1^*) = {card}_{Q,{\cal R}}(-N_1^*) + {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) + {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) = 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*)}</math>
donc <math>{card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}^*) = {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}) - 1 = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) - 1 = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}(]0,1[) + 1\Big) - 1</math>
donc <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}^*) + 1}{{card}_{Q,{\cal R}}(]0,1[) + 1} = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1) - 1}</math>
et <math>{card}_{Q,{\cal R}}(R_2) = {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,-}^*) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\}) + {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}^*) = 2 \,\,{card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}^*) + 1 = 2 \,\,\Big({card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}) - 1 \Big) + 1 = 2 \,\,{card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}) - 1</math>
<math>= 2\,\, {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) - 1 = {card}_{Q,{\cal R}}(Z_1^*) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) - 1 = {card}_{Q,{\cal R}}(Z_1^*) \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}(]0,1[) + 1\Big) - 1</math>
donc <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(R_2) + 1}{{card}_{Q,{\cal R}}(]0,1[) + 1} = {card}_{Q,{\cal R}}(Z_1^*) = {card}_{Q,{\cal R}}(Z_1) - 1}</math>}}
======Proposition dont une partie des résultats est basée sur la conjecture principale======
{{Théorème|titre=|contenu=
Soit <math>\mathcal{R}'</math>, un repère orthonormé de <math>\R'</math>, d'origine <math>O</math>.
Soit <math>\mathcal{R}''</math>, un repère orthonormé de <math>\R''</math>, d'origine <math>O</math>.
''De manière non classique'', on considère :
"<math>+\infty</math>" et "<math>+\infty''</math>" comme des ensembles tels que
<math>+\infty = \{x \,\, | \,\, \forall a \in \R, \,\, x > a\}</math>, <math>+\infty'' = \{x \,\, | \,\, \forall a'' \in \R'', \,\, x > a''\}</math>
et <math>+\infty'' \subsetneq + \infty</math> car <math>\R \subsetneq \R''</math>,
et où <math>\sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\R) \in +\infty</math> et <math>\sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}''}(\R'') \in +\infty''</math>.
Ici, <math>\sup(\N)=\sup(\R)=+\infty_{classique}</math> et <math>\sup(\N'')=\sup(\R'')=+\infty_{classique}</math>.
'''On pose : <math>{R}_{2,+} = \Big[{\R'}_+,{([0,r[)}_{r \in \N'}\Big]</math> et <math>N_1 = \Big[\N',{(\N' \bigcap [0,p])}_{p \in \N'}\Big]</math>.'''
(respectivement '''<math>{R}_{2,+} = \Big[{\R''}_+,{([0,r[)}_{r \in \N''}\Big]</math> et <math>N_1 = \Big[\N'',{(\N'' \bigcap [0,p])}_{p \in \N''}\Big]</math>''').
Soit <math>a,b \in {\R'}_+ \,\,(\text{respectivement} \,\, {\R''}_+) \,\, : \,\, a \leq b</math>.
Alors <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \setminus [0,a]) = {card}_{Q,{\cal R}}(]a,b]) + {card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \setminus [0,b])}</math>
<math>{card}_{Q,{\cal R}}(R_2)</math>
<math>= 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+}) - 1</math>
<math>= 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^{*}) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) - 1</math>
<math>= 2 \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}(N_1) - 1\Big) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) - 1</math>}}
======Proposition dont une partie des résultats est basée sur la conjecture principale======
{{Théorème|titre=|contenu=''
De manière non classique et naïve'', on considère :
"<math>+\infty</math>" et "<math>+\infty''</math>" comme des ensembles tels que
<math>+\infty = \{x \,\, | \,\, \forall a \in \R, \,\, x > a\}</math>, <math>+\infty'' = \{x \,\, | \,\, \forall a'' \in \R'', \,\, x > a''\}</math>
et <math>+\infty'' \subsetneq + \infty</math> car <math>\R \subsetneq \R''</math>,
et où <math>\sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\R) \in +\infty</math> et <math>\sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}''}(\R'') \in +\infty''</math>.
Ici,
<math>\sup(\N)=\sup(\R)=+\infty_\N=+\infty_\R=+\infty_{classique}</math>
et
<math>\sup(\N'')=\sup(\R'')=+\infty_{\N''}=+\infty_{\R''}={+\infty''}_{classique}</math>.
''On pose : <math>{R}_{2,+} = \Big[{\R'}_+,{([0,r[)}_{r \in \N'}\Big]</math> et <math>N_1 = \Big[\N',{(\N' \bigcap [0,p])}_{p \in \N'}\Big]</math>.''
(respectivement ''<math>{R}_{2,+} = \Big[{\R''}_+,{([0,r[)}_{r \in \N''}\Big]</math> et <math>N_1 = \Big[\N'',{(\N'' \bigcap [0,p])}_{p \in \N''}\Big]</math>'')
Soit <math>a \in {\R'}_+</math> (respectivement <math>a \in {\R''}_+</math>).
On a :
<math>{card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \setminus [0,a]) + 1 </math>
<math>= {card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \setminus [0,a[)</math>
<math>= {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}) - {card}_{Q,{\cal R}}([0,a[)</math>
<math>= {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^{*}) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) - a \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)</math>
<math>= \Big({card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) - a \Big) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)</math>
<math>= \Big({card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) - a \Big) \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}(]0,1[) + 1\Big)</math>
donc <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \setminus [0,a]) + 1 }{{card}_{Q,{\cal R}}(]0,1[) + 1} = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) - a}</math>
Soit <math>a \in {\R'}_-</math> (respectivement <math>a \in {\R''}_-</math>).
On a :
<math>{card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \bigcup ]a,0[) + 1 </math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \bigcup [a,0[)}</math>
<math>= {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}) + {card}_{Q,{\cal R}}([a,0[)</math>
<math>= {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) - a \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)</math>
<math>= \Big({card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) - a \Big) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)</math>
<math>= \Big({card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) - a \Big) \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}(]0,1[) + 1\Big)</math>
donc <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \bigcup ]a,0[) + 1 }{{card}_{Q,{\cal R}}(]0,1[) + 1} = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) - a}</math>
Soit <math>a \in {\R'}_+</math> (respectivement <math>a \in {\R''}_+</math>).
On a : <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \setminus [0,a]) = {card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,-} \setminus [-a,0])}</math>
On en déduit que <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \setminus [0,a[) = {card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,-} \setminus ]-a,0])}</math>}}
===='''Définitions de <math>diam</math> et <math>\widetilde{{diam}}</math>''' (à omettre pour obtenir une version publiable)====
''Remarque : J'hésite, ici, à omettre la notation "<math>\widetilde{\,\,\,\,\,\,}</math>" concernant l'objet suivant : "<math>\widetilde{{diam}}</math>".''
Soit <math>n \in \N^*</math>.
''Définition :''
a) Soit <math>\displaystyle{{diam} \,\, : \,\, {\cal P}({\mathbb{R}}^n) \,\, \rightarrow \,\, \overline{\mathbb{R}_+} \,\, : \,\, A \,\, \mapsto \,\, {diam} (A) = \sup_{(x,y) \in A \times A} d_{{\mathbb{R}}^n} (x,y)}</math>
où <math>d_{{\mathbb{R}}^n}</math> est la distance euclidienne sur <math>{\mathbb{R}}^n</math>
c'est-à-dire <math>\displaystyle{d_{{\mathbb{R}}^n}\,\, : \,\, {\mathbb{R}}^n \times {\mathbb{R}}^n\,\, \rightarrow \,\, {\mathbb{R}}_+ \,\, : \,\, (x,y) = \Big({(x_i)}_{i \in\N_n^*},{(y_i)}_{i \in\N_n^*}\Big) \mapsto \,\,d_{{\mathbb{R}}^n} (x,y) = {\Big(\sum_{i \in\N_n^*} {|x_i - y_i|}^2\Big)}^{\frac{1}{2}}}</math>
b) Soit <math>\displaystyle{\widetilde{{diam}} \,\, : \,\, {\cal P}({\mathbb{R}''}^n) \,\, \rightarrow \,\, \overline{{\mathbb{R}''}_+} \,\, : \,\, A \,\, \mapsto \,\, \widetilde{{diam}} (A) = \sup_{(x,y) \in A \times A} d_{{\mathbb{R}''}^n} (x,y)}</math>
où <math>d_{{\mathbb{R}''}^n}</math> est la distance euclidienne sur <math>{\mathbb{R}''}^n</math>
c'est-à-dire <math>\displaystyle{d_{{\mathbb{R}''}^n} \,\, : \,\, {\mathbb{R}''}^n \times {\mathbb{R}''}^n \,\, \rightarrow \,\, {\mathbb{R}''}_+ \,\, : \,\, (x,y) = \Big({(x_i)}_{i \in\N_n^*},{(y_i)}_{i \in\N_n^*}\Big) \mapsto \,\,d_{{\mathbb{R}''}^n} (x,y) = {\Big(\sum_{i \in\N_n^*} {|x_i - y_i|}^2\Big)}^{\frac{1}{2}}}</math>
===='''Définition des "mesures" de LEBESGUE généralisées ou de HAUSDORFF, de dimension <math>0</math> et de dimension <math>1</math>, pour la distance euclidienne, sur <math>\R''</math>''' (à omettre pour obtenir une version publiable)====
''Remarque : J'hésite, ici, à omettre la notation "<math>\widetilde{}</math>" concernant les objets suivants : "<math>\widetilde{{vol}^1}</math>" ou "<math>\widetilde{{diam}}</math>".''
Tout ce qui a été dit concernant <math>A \in {\cal P}(\mathbb{R}), \,\, {diam}(A) \in \R</math>, est aussi valable
concernant leurs homologues <math>A \in {\cal P}(\mathbb{R}''), \,\,\widetilde{{diam}}(A) \in \R''</math>
c'est-à-dire les parties <math>A \in {\cal P}(\mathbb{R}''), \,\, \text{telles que} \,\, \widetilde{diam}(A) \leq \widetilde{diam}(\R)</math> ou <math>\widetilde{diam}(A) \in + \infty_{{\cal F}(\mathbb{R})}</math>
''<math>\Big(</math>''
''Sous réserve :'' c'est-à-dire comme <math>\widetilde{diam}(\R) = {vol}^1(\R) = 2 \,\, {vol}^1(\R_+) = 2 \,\, \sup(\R)</math>,
si <math>\R</math> admet le plafonnement sphérique, autour de l'origine <math>O</math> du repère orthonormé direct <math>{\cal R}</math> :
<math>\displaystyle{\Big[\R, {([-r,r])}_{r \in \N}\Big]}</math>,
alors <math>A \in {\cal P} ({\mathbb{R}''}), \,\,\widetilde{diam}(A) \leq \widetilde{diam}(\R) = {vol}^1(\R) = 2 \,\, {vol}^1(\R_+) = 2 \,\, \sup(\R)</math>
ou <math>\widetilde{diam}(A) \in + \infty_{{\cal F}(\mathbb{R})}</math>
''<math>\Big)</math>''.
<math>\widetilde{diam}(\mathbb{R}') = \widetilde{{vol}^1}(\mathbb{R}') = \widetilde{{vol}^1}(]- \infty_{{id}_{\mathbb{R}}},+ \infty_{{id}_{\mathbb{R}}}[) = d_{\mathbb{R}''}(+ \infty_{{id}_{\mathbb{R}}},-\infty_{{id}_{\mathbb{R}}}) = \Big|+ \infty_{{id}_{\mathbb{R}}} - \Big(-\infty_{{id}_{\mathbb{R}}}\Big)\Big| = 2(+ \infty_{{id}_{\mathbb{R}}})</math>,
avec <math>\displaystyle{\widetilde{diam}(\mathbb{R'}_+) = \widetilde{{vol}^1}(\mathbb{R'}_+) = \widetilde{{vol}^1}([0,+ \infty_{{id}_{\mathbb{R}}}[) = d_{\mathbb{R}''}(+ \infty_{{id}_{\mathbb{R}}},0) = |+ \infty_{{id}_{\mathbb{R}}} - 0| = + \infty_{{id}_{\mathbb{R}}}}</math>,
on pourra généraliser la notion de F-quantité, aux ensembles non bornés(') de <math>{\mathbb{R}''}^n</math> , et même à tous les ensembles de <math>{\mathbb{R}''}^n</math>.
''Définition :''
La "mesure" de LEBESGUE généralisée ou de HAUSDORFF, de dimension <math>1</math>, pour la distance euclidienne, sur <math>\R''</math>, est la "mesure" définie par :
<math>\displaystyle{\widetilde{{vol}^1} \,\, : \,\, {\cal B}(\mathbb{R}'') \,\, \longrightarrow \,\, {{\overline{{\mathbb{R}''}_+}}} \,\, : \,\, A \longmapsto \widetilde{{vol}^1}(A)}</math>
''est définie de manière analogue à la mesure de LEBESGUE généralisée ou de HAUSDORFF, de dimension <math>1</math>, pour la distance euclidienne, sur <math>\mathbb{R}</math>, <math>{{vol}}^1</math>, à la différence qu'il faut remplacer <math>\mathbb{R}</math> par <math>{\mathbb{R}''}</math>.''
''Remarque :''
1) On peut avoir : <math>\displaystyle{A \in {\cal P}(\mathbb{R}'') \,\, \text{et} \,\, \widetilde{{diam}}(A) \in \R \subset \R''}</math>
c'est-à-dire ayant les mêmes propriétés caractéristiques que les parties bornées de <math>\mathbb{R}</math>, mais dans <math>\mathbb{R}''</math> (C'est une sous-classe des parties bornées de <math>\R ''</math>),
par exemple la partie <math>[+\infty_{{id}_{\mathbb{R}}}, +\infty_{{id}_{\mathbb{R}}} + 1]</math> car <math> \widetilde{{diam}}([+\infty_{{id}_{\mathbb{R}}}, +\infty_{{id}_{\mathbb{R}}} + 1]) = 1 \in \R \subset \R''</math>.
2) <math>\displaystyle{\widetilde{{vol}^1}({\mathbb{R}'}_+) = \widetilde{{vol}^1}({\mathbb{R}'}_-)= +\infty_{{id}_{\mathbb{R}}}}</math>
''Définition :''
La "mesure" de LEBESGUE généralisée ou "de HAUSDORFF", de dimension <math>0</math>, pour la distance euclidienne, sur <math>{\R''}^n</math> est la "mesure" de comptage définie par :
<math>\widetilde{{vol}^{0,n}} \,\, : \,\, \{A \in {\cal P}({\mathbb{R}''}^n) | {card}_P(A) \leq \aleph_0\} \,\, \longrightarrow \,\, {{\overline{{\mathbb{R}''}_+}}} \,\, : \,\, A \longmapsto \widetilde{{vol}^{0,n}}(A)</math>
''est définie de manière analogue à la mesure de comptage sur <math>{\mathbb{R}}^n</math>, <math>{{vol}}^{0,n}</math>, à la différence qu'il faut remplacer <math>\mathbb{R}</math> par <math>{\mathbb{R}''}</math>''
''Si <math>A \in {\cal P}({\mathbb{R}''}^n), \,\, \widetilde{{diam}}(A) \in \R \subset \R''</math> (en particulier connexe), c'est donc en particulier une partie bornée de <math>{\mathbb{R}''}^n</math>.''
===='''Utilisation des "mesures" de LEBESGUE généralisées ou de HAUSDORFF, de dimension <math>0</math> et de dimension <math>1</math>, pour la distance euclidienne, sur <math>\mathbb{R}''</math>, de <math>+\infty_f</math> et <math>+\infty_{{\cal F}(\mathbb{R})}</math>''' (à omettre pour obtenir une version publiable)====
''Remarque : J'hésite, ici, à omettre la notation "<math>\widetilde{}</math>" concernant les objets suivants : "<math>\widetilde{{vol}^1}</math>" ou "<math>\widetilde{{diam}}</math>".''
''Remarque :'' Soient <math>A,B \in {\cal P}(\mathbb{R}_+)</math> ou <math>{\cal P}(\mathbb{R})</math>.
<math>(A < B) \Longleftrightarrow_{d\acute{e}f} (\forall x \in A, \,\, \forall y \in B, \,\, x < y) </math>
''On se place dans <math>{\cal R}</math> un repère orthonormé de <math>\mathbb{R}''</math>.''
''Ici, <math>\R'</math> (resp. <math>{\R'}_{+}</math>, resp. <math>\N'</math>, resp. <math>{\N'}^*</math>) est le plafonnement normal de <math>\R'</math> (resp. de <math>{\R'}_{+}</math>, resp. de <math>\N'</math>, resp. de <math>{\N'}^*</math>).''
''Proposition :''
Soit <math>I \in {\cal P}(\mathbb{R}'')</math> telle que <math>{card}_P(I) \leq \aleph_0</math>
<math>\displaystyle{\forall {(A_i)}_{i \in I} \subset {\cal P}(\mathbb{R}''), \,\, \forall i,j \in I, \,\, i \neq j, \,\, A_i \bigcap A_j = \emptyset,}</math>
<math>\displaystyle{\widetilde{{vol}^1}\Big(\bigsqcup_{i \in I} A_i\Big) = \sum_{i \in I} \widetilde{{vol}^1}(A_i)}</math>
''Remarque :''
1) Soit <math>I \in {\cal P}({\mathbb{R}''}_+)</math>
et <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> est une partition de <math>A \in {\cal P}({\mathbb{R}''}_+)</math>, telle que <math>\forall i \in I, \,\, \widetilde{{diam}}(A_i) \in \R</math>
et telle que <math>\forall i,j \in I, \,\, i < j, \,\, A_i < A_j</math>
a) En particulier, en posant <math>I = {\N'}^{*}</math> et <math>\forall i \in I, \,\, A_i = [i-1,i[</math>, intervalle donc partie connexe de <math>\mathbb{R}''</math>
et <math>\forall i \in I, \,\, \widetilde{{diam}}(A_i) \in \R</math> :
''<math>{(A_i)}_{i \in I}</math> est une partition de <math>A \in {\cal P}({\mathbb{R}''}_+)</math>''
et <math>\forall i,j \in I, \,\, i < j, \,\, A_i = [i-1,i[ < [j-1,j[ = A_j</math>, intervalle donc partie connexe de <math>\mathbb{R}''</math>
et <math>\displaystyle{\forall n \in I, \,\, \bigsqcup_{i \in {\N''}_n^*} A_i = \bigsqcup_{i \in {\N''}_n^*} [i-1,i[ = [0,n[}</math>.
''Remarque importante :'' Dans ma théorie , on définit <math>\displaystyle{\bigsqcup_{i \in {\N'}^*} A_i =_{d\acute{e}f} \lim_{n \in {\N''}^*, \,\, n \rightarrow +\infty_{{id}_{\N}}} \bigsqcup_{i \in {\N''}_n^*} A_i}</math>.)
donc <math>\displaystyle{A = \bigsqcup_{i \in I} A_i = \bigsqcup_{i \in {\N'}^*} A_i = \lim_{n \in {\N''}^*, \,\, n \rightarrow +\infty_{{id}_{\N}}} \bigsqcup_{i \in {\N''}_n^*} A_i = \lim_{n \in {\N''}^*, \,\, n \rightarrow +\infty_{{id}_{\N}}} [0,n[}</math>
<math>\displaystyle{= [0, \lim_{n \in {\N''}^*,\,\, n \rightarrow +\infty_{{id}_{\N}}} n[ = [0,+\infty_{{id}_{\N}}[ = [0,+\infty_{{id}_{\mathbb{R}}}[ = {\mathbb{R}'}_+}</math>
[Définition de <math>\displaystyle{\lim_{n \in {\N''}^*, \,\, n \rightarrow +\infty_{{id}_{\mathbb{R}}}} \bigcup_{i \in {\N''}_n^*} A_i}</math>, de manière analogue à <math>\displaystyle{\lim_{n \in {\N}^*, \,\, n \rightarrow m} \bigcup_{i \in {\N}_n^*} B_i}</math> avec <math>m \in {\N}^*</math> et <math>+\infty \not \in {\N}^*</math>, <math>J = {\N}^*</math>, <math>{(B_i)}_{i \in J} \subset {\cal P}(\mathbb{R})</math>]
<math>\displaystyle{\widetilde{{vol}^1}({\mathbb{R}'}_+) = \widetilde{{vol}^1}(A) = \widetilde{{vol}^1}\Big(\bigsqcup_{i \in I} A_i\Big) = \widetilde{{vol}^1} \Big(\bigsqcup_{i \in {\N'}^{*}} A_i\Big) = \widetilde{{vol}^1} \Big(\bigsqcup_{i \in {\N'}^{*}} [i-1,i[\Big) = \sum_{i \in {\N'}^{*}} \widetilde{{vol}^1}([i-1,i[)= \sum_{i \in {\N'}^{*}} \widetilde{{vol}^1}([0,1[)}</math>
<math>\displaystyle{= \widetilde{{vol}^1}([0,1[)\sum_{i \in {\N'}^{*}} 1 = {card}_{Q,{\cal R}}({\N'}^{*})\,\, \widetilde{{vol}^1}([0,1[) = {card}_{Q,{\cal R}}({\N'}^{*})= {card}_{Q,{\cal R}}(\N') - 1}</math>
et
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}({\mathbb{R}'}_+) = {card}_{Q,{\cal R}}(A) = {card}_{Q,{\cal R}} \Big(\bigsqcup_{i \in I} A_i\Big) = {card}_{Q,{\cal R}} \Big(\bigsqcup_{i \in {\N'}^{*}} A_i\Big) = {card}_{Q,{\cal R}} \Big(\bigsqcup_{i \in {\N'}^{*}} [i-1,i[\Big) = \sum_{i \in {\N'}^{*}} {card}_{Q,{\cal R}}([i-1,i[)}</math>
<math>\displaystyle{= \sum_{i \in {\N'}^{*}} {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) = {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)\sum_{i \in {\N'}^{*}} 1 = {card}_{Q,{\cal R}}({\N'}^{*}) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) = \Big({card}_{Q,{\cal R}}(\N') - 1\Big) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)}</math>
<math>= \widetilde{{vol}^1}({\mathbb{R}'}_+)\,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)</math>
b) Si on pose <math>\displaystyle{I = \N'}</math> et <math>\forall i \in I, \,\, A_i = [i,i+1[</math>, intervalle donc partie connexe de <math>\mathbb{R}''</math>
et <math>\forall i \in I, \,\, \widetilde{{diam}}(A_i) \in \R</math> :
''Dans ma théorie à construire'', <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> est une partition de <math>A \in {\cal P}({\mathbb{R}''}_+)</math>
et <math>\forall i,j \in I, \,\, i < j, \,\, A_i = [i,i+1[ < [j,j+1[ = A_j</math>, intervalle donc partie connexe de <math>\mathbb{R}''</math>
et <math>\displaystyle{\forall n \in I, \,\, \bigsqcup_{i \in {\N''}_n} A_i = \bigsqcup_{i \in {\N''}_n} [i,i+1[ = [0,n+1[}</math>.
donc <math>\displaystyle{A = \bigsqcup_{i \in I} A_i = \bigsqcup_{i \in \N'} A_i = \lim_{n \in \N'', \,\, n \rightarrow +\infty_{{id}_{\N}}} \bigsqcup_{i \in {\N''}_n} A_i = \lim_{n \in \N'', \,\, n \rightarrow +\infty_{{id}_{\N}}}[0,n+1[}</math>
<math>\displaystyle{= [0, \lim_{n \in \N'', \,\, n \rightarrow +\infty_{{id}_{\N}}} (n+1)[ = [0,+\infty_{{id}_{\N}} + 1[ (= [0,({id}_{\N} + 1)(+\infty_{{id}_{\N}})[ = [0,+\infty_{{id}_{\N} + 1}[)}</math>
<math>\displaystyle{= [0,+\infty_{{id}_{\N}}[ \bigsqcup [+\infty_{{id}_{\N}}, +\infty_{{id}_{\N}} + 1[ = [0,+\infty_{{id}_{\mathbb{R}}}[ \bigsqcup [+\infty_{{id}_{\mathbb{R}}}, +\infty_{{id}_{\mathbb{R}}} + 1[ = {\mathbb{R}'}_+ \bigsqcup [+\infty_{{id}_{\mathbb{R}}}, +\infty_{{id}_{\mathbb{R}}} + 1[}</math>
<math>\displaystyle{= [0,1[ \bigsqcup [1,+\infty_{{id}_{\mathbb{R}}} + 1[ = [0,1[ \bigsqcup ({\mathbb{R}'}_+ + 1)\supsetneq {\mathbb{R}'}_+}</math>
[Définition de <math>\displaystyle{\lim_{n \in \N'', \,\, n \rightarrow +\infty_{{id}_{\mathbb{R}}}} \bigcup_{i \in {\N''}_n} A_i}</math>, de manière analogue à <math>\displaystyle{\lim_{n \in \N, \,\, n \rightarrow m} \bigcup_{i \in {\N}_n} B_i}</math> avec <math>m \in \N</math> et <math>+\infty \not \in \N</math>, <math>J = \N</math>, <math>{(B_i)}_{i \in J} \subset {\cal P}(\mathbb{R})</math>]
donc <math>\displaystyle{\widetilde{{vol}^1}({\mathbb{R}'}_+) < \widetilde{{vol}^1}(A) = \widetilde{{vol}^1}\Big(\bigsqcup_{i \in I} A_i\Big) = \widetilde{{vol}^1}\Big(\bigsqcup_{i \in \N'} A_i\Big) = \widetilde{{vol}^1} \Big(\bigsqcup_{i \in \N'} [i,i+1[\Big) = \sum_{i \in \N'} \widetilde{{vol}^1}([i,i+1[) = \sum_{i \in \N'} \widetilde{{vol}^1}([0,1[)}</math>
<math>\displaystyle{= \widetilde{{vol}^1}([0,1[)\sum_{i \in \N'} 1 = {card}_{Q,{\cal R}}(\N')\,\, \widetilde{{vol}^1}([0,1[) = {card}_{Q,{\cal R}}({\N'}) = {card}_{Q,{\cal R}}({\N'}^{*}) + 1}</math>
et
donc <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}({\mathbb{R}'}_+) < {card}_{Q,{\cal R}}(A) = {card}_{Q,{\cal R}} \Big(\bigsqcup_{i \in I} A_i\Big) = {card}_{Q,{\cal R}} \Big(\bigsqcup_{i \in \N'} A_i\Big) = {card}_{Q,{\cal R}} \Big(\bigsqcup_{i \in \N'} [i,i+1[\Big) = \sum_{i \in \N'} {card}_{Q,{\cal R}}([i,i+1[)}</math>
<math>\displaystyle{= \sum_{i \in \N'} {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) = {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)\sum_{i \in \N'} 1 = {card}_{Q,{\cal R}}(\N')\,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) = \Big({card}_{Q,{\cal R}}({\N'}^{*}) + 1\Big) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)}</math>
Dans <math>\mathbb{R}''</math>, il n'y a plus de problème avec la sigma-additivité, sauf concernant les parties non bornées de <math>\mathbb{R}''</math>, mais dans ce cas on réitérera la construction qu'on a bâtie ici.
2) ''Remarque :''
Comme <math>\displaystyle{\lim_{i \in {\N''}^*, \,\, i \rightarrow + \infty_{{id}_{\N}}} {id}_{\N''}(i) = \lim_{i \in \N'', \,\, i \rightarrow + \infty_{{id}_{\N}}} {id}_{\N''}(i) = {id}_{\N''}(+ \infty_{{id}_{\N}}) = + \infty_{{id}_{\N}}}</math>
On a, dans ma théorie :
<math>\displaystyle{\bigsqcup_{i \in {\N'}^*} [i-1,i[ = \bigsqcup_{i \in {\N''}_n^*} [i-1,i[ \bigsqcup \cdots \bigsqcup [+ \infty_{{id}_{\N} - 2},+ \infty_{{id}_{\N} - 1}[ \bigsqcup [+ \infty_{{id}_{\N} - 1},+ \infty_{{id}_{\N}}[ = [0,+ \infty_{{id}_{\N}}[ = [0,+ \infty_{{id}_{\R}}[}</math>
<math>= {(\mathbb{R}_{{id}_{\mathbb{R}}})}_+ = {(\mathbb{R}')}_+ \supsetneq \mathbb{R}_+</math>
''Attention :''
<math>\mathbb{R}'</math> n'est pas considéré, comme <math>\mathbb{R}</math>, comme un espace-univers, mais comme un espace de référence, pouvant contenir, strictement, d'autres ensembles bornés de <math>\R''</math> mais contenant, strictement, <math>\R</math> : En particulier des ensembles d'un genre nouveau comme :
<math>\displaystyle{ -\Big((\mathbb{R}_+^{'} - 1) \setminus [-1,0[\Big)\bigcup \Big((\mathbb{R}_+^{'} - 1) \setminus [-1,0[\Big)}</math>
<math>\displaystyle{= ]- (+\infty_{{id}_{\mathbb{R}}} - 1), + \infty_{{id}_{\mathbb{R}}} - 1[}</math>
<math>\displaystyle{= \Big]-\Big({id}_{\mathbb{R}} (+\infty_{{id}_{\mathbb{R}}}) - 1\Big), {id}_{\mathbb{R}} (+\infty_{{id}_{\mathbb{R}}}) - 1\Big[}</math>
<math>\displaystyle{= ]- (+\infty_{{id}_{\mathbb{R}} - 1}), + \infty_{{id}_{\mathbb{R}} - 1}[}</math>
<math>\displaystyle{= ]- \infty_{{id}_{\mathbb{R}} - 1}, + \infty_{{id}_{\mathbb{R}} - 1}[}</math>
et
<math>\displaystyle{ -\Big((\mathbb{R}_+^{'} + 1) \bigcup [0,1[\Big)\bigcup \Big((\mathbb{R}_+^{'} + 1) \bigcup [0,1[\Big)}</math>
<math>\displaystyle{= ]- (+\infty_{{id}_{\mathbb{R}}} + 1), + \infty_{{id}_{\mathbb{R}}} + 1[}</math>
<math>\displaystyle{= \Big]-\Big({id}_{\mathbb{R}} (+\infty_{{id}_{\mathbb{R}}}) + 1\Big), {id}_{\mathbb{R}} (+\infty_{{id}_{\mathbb{R}}}) + 1\Big[}</math>
<math>\displaystyle{= ]- (+\infty_{{id}_{\mathbb{R}} + 1}), + \infty_{{id}_{\mathbb{R}} + 1}[}</math>
<math>\displaystyle{= ]- \infty_{{id}_{\mathbb{R}} + 1}, + \infty_{{id}_{\mathbb{R}} + 1}[}</math>.
<math>\mathbb{R}''</math> étant le nouvel espace-univers.
''Attention : Dans ma théorie :'' <math>\N ' + 1 \neq {\N '}^{*}</math>, en fait on considère que <math>\N ' + 1</math> va au delà de <math>\N'</math>, à droite, ce qui n'est pas le cas de <math>{\N '}^{*}</math>.
Par ailleurs : On a <math>{card}_{Q,{\cal R}}(\N ' + 1) = {card}_{Q,{\cal R}}(\N ')</math> et <math>{card}_{Q,{\cal R}}({\N '}^{*}) = {card}_{Q,{\cal R}}(\N ') - 1</math>
Mais <math>\N + 1 = \N^*</math>
et <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(\N + 1) = {card}_{Q,{\cal R}}(\N^*) = {card}_{Q,{\cal R}}(\N) - 1}</math>
où, ici,
<math>\N</math> est le plafonnement normal de <math>\N</math>,
<math>\N^*</math> est le plafonnement normal de <math>\N^*</math>,
<math>{\N'}</math> est le plafonnement normal de <math>{\N'}</math>,
<math>{\N'}^*</math> est le plafonnement normal de <math>{\N'}^*</math>,
<math>{\N' + 1}</math> est le plafonnement normal de <math>{\N' + 1}</math>.
=== '''Compléments''' ===
''Remarque : J'hésite à omettre la notation "<math>\widetilde{}</math>" concernant les objets suivants : <math>\widetilde{{vol}^1}</math> ou <math>\widetilde{{diam}}</math>.''
<small>''<math>\Big(</math>Compléments :''
''Mesures de HAUSDORFF [de dimension <math>i</math> <math>(0 \leq i \leq n)</math>], généralisant celle de LEBESGUE (de dimension <math>n</math>), pour la distance euclidienne et la jauge donnée dans "Théorie de la mesure/II.4, Définition 7, page 41"
(Le cas <math>i=0</math> étant un cas à part, que je compte voir figurer, mais qui n'est pas présent dans le document)
[On peut l'appliquer par exemple à une variété (topologique) (de dimension <math>i</math>)] :''
https://www.fichier-pdf.fr/2021/08/07/polyintegrationmai2013/
Théorie de la mesure/Cf. Mesures de HAUSDORFF
Cf. page 13 : Chapitre 1. Les mesures/III Exemples fondamentaux d'espaces mesures/Mesures de HAUSDORFF
Cf. page 39 : Chapitre 4. La mesure de LEBESGUE et ses corollaires/II Généralisations de la mesure de LEBESGUE/II.1 Mesures de HAUSDORFF/Définition 5
Cf. page 40 : Chapitre 4. La mesure de LEBESGUE et ses corollaires/II Généralisations de la mesure de LEBESGUE/II.3 Définition alternative de la mesure de LEBESGUE/Théorème 3
Cf. page 41 : Chapitre 4. La mesure de LEBESGUE et ses corollaires/II Généralisations de la mesure de LEBESGUE/II.4 Longueur, aire, surface de parties courbées de <math>\R^d</math>/Définition 7
Cf. page 67 : Chapitre 7. Théorème du changement de variable/I Cas des applications linéaires
Cf. page 68 : Chapitre 7. Théorème du changement de variable/II Mesure des sous-variétés plongées
Cf. page 70 : Chapitre 7. Théorème du changement de variable/III Intégration sur les sous-variétés plongées
et aussi https://homeweb.unifr.ch/manolesc/Pub/teaching/Mesure_integration.pdf
''NB : Pour un exemple plus explicite : Cf. mon message suivant.<math>\Big)</math>''</small>
Soit <math>n \in \N^*</math>.
''De manière non classique'', on considère :
"<math>+\infty</math>" et "<math>+\infty''</math>" comme des ensembles tels que
<math>+\infty = \{x \,\,|\,\, \forall a \in \R, \,\, x > a\}</math>, <math>+\infty'' = \{x \,\,|\,\, \forall a'' \in \R'', \,\, x > a''\}</math>
et <math>+\infty'' \subsetneq +\infty</math> car <math>\R \subsetneq \R''</math>.
L'ensemble <math>\mathbb{R}</math> est un ensemble dont la borne supérieure est un point que l'on rajoute, qui est ou bien <math>\sup(\R)=+\infty_{classique}</math> ou bien <math>\sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\R) \in +\infty</math>.
On définit ''les "mesures" de LEBESGUE généralisées ou de HAUSDORFF'', de dimension <math>i</math> <math>(0 \leq i \leq n)</math>, sur <math>{\mathbb{R}}^n</math>, pour la distance euclidienne et la jauge donnée dans ''"Théorie de la mesure/II.4, Définition 7, page 41"''
(Le cas <math>i=0</math> étant un cas à part, que je compte voir figurer, mais qui n'est pas présent dans le document),
ce sont, en particulier, des applications telles que :
<math>{vol}^0 \,\, : \,\, \{A \in \mathcal{P}({\mathbb{R}}^n)\,\,|\,\, {dim}(A) = 0\} \bigcup \{\emptyset\} \subsetneq {\cal P}({\mathbb{R}}^n) \,\, \rightarrow\,\,\overline{{\mathbb{R}}_+} = {\mathbb{R}}_+ \bigsqcup \{\sup(\R)\}</math>,
et
<math>\forall i \in \N_n^*, \,\, {vol}^i \,\, : \,\, \{A \in \mathcal{B}({\mathbb{R}}^n)\,\,|\,\, {dim}(A) = i\} \bigcup \{\emptyset\} \subsetneq \mathcal{P}({\mathbb{R}}^n) \,\, \rightarrow\,\,\overline{{\mathbb{R}}_+} = {\mathbb{R}}_+ \bigsqcup \{\sup(\R)\}</math>,
que l'on peut généraliser et étendre, de la manière suivante, en des applications telles que :
<math>\displaystyle{\widetilde{{vol}^0} \,\, : \,\, \{A \in \mathcal{P}({\mathbb{R}}^n)\,\,|\,\, {dim}(A) = 0\} \bigcup \{\emptyset\} \subsetneq {\cal P}({\mathbb{R}}^n) \,\, \rightarrow\,\, {\mathbb{R}}_+ \bigsqcup +\infty}</math>,
et
<math>\displaystyle{\forall i \in \N_n^*, \,\, \widetilde{{vol}^i} \,\, : \,\, \{A \in \mathcal{B}({\mathbb{R}}^n)\,\,|\,\, {dim}(A) = i\} \bigcup \{\emptyset\} \subsetneq \mathcal{P}({\mathbb{R}}^n) \,\, \rightarrow\,\,{\mathbb{R}}_+ \bigsqcup +\infty}</math>,
ces dernières servent à construire la "mesure" F-quantité relative à un repère orthonormé <math>{\cal R}</math>, <math>{card}_{Q,{\cal R}}</math> dans <math>{\cal P}({\mathbb{R}}^n)</math>,
et en particulier à construire pour tout <math>A_n \,\, \mbox{plafonnement d'une partie non bornée de} \,\, \R^n \,\, \mbox{et} \,\, \widetilde{{vol}^n}\mbox{-mesurable} \,\, \mbox{(avec peut-être d'autres conditions à préciser)}, \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(A_n)</math>,
en utilisant une formule du type <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(A_n) = \sum_{i=0}^n c_{i,n,{\cal R}}(A_n) \,\, {card}_{Q,{\cal R}} (A_{n,i})}</math>,
où <math>{(A_{n,i})}_{i \in \N_n}</math> est une suite de produits d'intervalles de <math>\mathbb{R}</math>, considérés comme des plafonnements, s'ils sont non bornés,
telle que
<math>\displaystyle{\forall i \in \N_n^*, \,\, A_{n,i} = \prod_{j \in \N_i^*} I_{n,i,j}}</math> où <math>\displaystyle{\forall i \in \N_n^*, \,\, \forall j \in \N_i^*, I_{n,i,j}}</math> est un intervalle non vide et non réduit à un singleton de <math>\mathbb{R}</math>
et <math>A_{n,0}= I_{n,0}</math> où <math>I_{n,0}</math> est un intervalle non vide de <math>\mathbb{R}</math>, réduit à un singleton,
et où <math>\displaystyle{{\Big(c_{i,n,{\cal R}}(A_n)\Big)}_{i \in \N_n} \in {\left(-\infty \bigsqcup \R \bigsqcup +\infty\right)}^{n+1}}</math>
dépend de <math>A_n</math>, <math>{(\widetilde{{vol}^i})}_{i \in \N_n}</math> et <math>{\cal R}</math>,
où, ici, <math>+\infty = \{x \,\,|\,\, \forall a \in \R, \,\, x > a\}</math> et <math>-\infty = \{x \,\,|\,\, \forall a \in \R, \,\, x < a\}</math>
et on a : <math>\displaystyle{c_{0,n,\mathcal{R}}(A_n) = \pm card_{Q,\mathcal{R}}(N_n) \in -\infty \bigsqcup \Z \bigsqcup +\infty}</math>, avec <math>N_n \in {\cal P}({\mathbb{R}}^n)</math>, partie bornée ou plafonnement, et <math>{card}_P(N_n) \leq {card}_P(\N)</math>
et : <math>\displaystyle{c_{n,n,\mathcal{R}}(A_n) \in \R_+ \bigsqcup +\infty}</math>.
Et plus particulièrement où <math>{(A_{n,i})}_{i \in \N_n}</math> est une suite de produits d'intervalles de <math>\mathbb{R}</math>
telle que
<math>\displaystyle{\forall i \in \N_n^*, \,\, A_{n,i} = I^i}</math> où <math>I</math> est un intervalle borné non vide et non réduit à un singleton de <math>\mathbb{R}</math>
et <math>A_{n,0}= I^0</math> où <math>I^0</math> est un intervalle non vide de <math>\mathbb{R}</math>, réduit à un singleton,
et où <math>\displaystyle{{\Big(c_{i,n,{\cal R}}(A_n)\Big)}_{i \in \N_n} \in {\left(-\infty \bigsqcup \R \bigsqcup +\infty\right)}^{n+1}}</math>
dépend de <math>A_n</math>, <math>{(\widetilde{{vol}^i})}_{i \in \N_n}</math> et <math>{\cal R}</math>,
où, ici, <math>+\infty = \{x \,\,|\,\, \forall a \in \R, \,\, x > a\}</math> et <math>-\infty = \{x \,\,|\,\, \forall a \in \R, \,\, x < a\}</math>
et on a : <math>\displaystyle{c_{0,n,\mathcal{R}}(A_n) = \pm card_{Q,\mathcal{R}}(N_n) \in -\infty \bigsqcup \Z \bigsqcup +\infty}</math>, avec <math>N_n \in {\cal P}({\mathbb{R}}^n)</math>, partie bornée ou plafonnement, et <math>{card}_P(N_n) \leq {card}_P(\N)</math>
et : <math>\displaystyle{c_{n,n,\mathcal{R}}(A_n) \in \R_+ \bigsqcup +\infty}</math>.
Dans ce qui précède, on peut remplacer <math>\mathbb{R}, \,\, \N</math> et <math>\Z</math>, par <math>\mathbb{R}'', \,\, \N''</math> et <math>\Z''</math>.
NB : L'ensemble <math>\mathbb{R}''</math> est un ensemble dont la borne supérieure est un point que l'on rajoute, noté <math>\sup(\R'') \in +\infty'' \subsetneq +\infty</math>.
''Compléments :''
''Rappel :'' Une sous-variété (bornée), ouverte ou fermée, ou un ouvert ou un fermé (borné) <math>\Omega</math> de <math>\mathbb{R}^n</math> est dite ou est dit de classe ou de régularité <math>X</math> (par exemple de classe ou de régularité <math>\mathcal{C}^k</math> pour un <math>k \in \N</math>), si son bord <math>\partial \Omega</math> est de classe ou de régularité <math>X</math> (par exemple de classe ou de régularité <math>\mathcal{C}^k</math> pour le même <math>k \in \N</math> précédent).
''Rappel :''
Le bord d'une partie <math>A \in {\cal P}(\R^n)</math> est défini par <math>\partial A = \overline{A} \setminus \stackrel{\circ}{A}</math>.
Le "bord" d'une partie <math>A \in {\cal P}(\R^n)</math> est défini par <math>''\partial A'' = A \setminus \stackrel{\circ}{A}</math>.
''Attention :''
La dimension d'une partie de <math>{\mathbb{R}}^n</math>,
n'est pas, ici, celle d'un espace vectoriel,
mais, plutôt la dimension de HAUSDORFF d'une partie de <math>{\mathbb{R}}^n</math>,
[[w:Dimension de Hausdorff|Dimension de HAUSDORFF (Wikipedia)]]
c'est-à-dire celle d'une réunion disjointe de sous-variétés* connexes,
c'est-à-dire celle d'une réunion disjointe de "parties plus générales que les sous-variétés topologiques ou les sous-variétés (dont le bord est) de classe <math>\mathcal{C}^0</math>, connexes",
c'est-à-dire celle d'une réunion disjointe de sous-variétés connexes, dont le "bord" est de classe <math>\mathcal{C}^0</math>, et de sous-variétés connexes, dont le "bord" est de classe "non <math>\mathcal{C}^0</math>" (ou de parties connexes, dont le "bord" est de classe "non <math>\mathcal{C}^0</math>") (si elles existent),
c'est-à-dire celle d'une réunion disjointe de parties connexes quelconques.
Selon ma définition :
La dimension d'une réunion disjointe de sous-variétés* connexes est le plus grand degré des sous-variétés* connexes, qui la composent.
[[w:Variété topologique|Variété topologique (Wikipedia)]]
[[w:Variété (géométrie)|Variété (géométrie) (Wikipedia)]]
''J'aimerais qu'on me donne les bases et le formalisme nécessaires pour définir ou utiliser la notion de sous-variété topologique de classe <math>\mathcal{C}^0</math>, (et par extension la notion de sous-variété*, définie plus haut).''
J'ai amélioré la formulation (qui est beaucoup plus compréhensible) et la présentation (qui est beaucoup plus aérée et beaucoup plus lisible) de certains passages :
''Je ne suis pas, encore, certain d'en avoir fini, avec les messages concernés :''
''Exprimer certaines choses ou certaines notions mathématiques peut s'avérer très pénible et on peut avoir à s'y reprendre de très nombreuses fois, avant d'obtenir un énoncé correct voire parfait.''
D'autant plus que "ma" notion de sous-variété* ou si l'on veut de sous-variété, dont le "bord" est de classe <math>\mathcal{C}^0</math> ou non <math>\mathcal{C}^0</math>, plus générale que celle de sous-variété topologique c'est-à-dire de sous-variété (dont le bord est) de classe <math>\mathcal{C}^0</math>, n'est pas une notion des plus simples et des plus faciles, puisque celle de sous-variété topologique ou (dont le bord est) de classe <math>\mathcal{C}^0</math> ne l'est déjà pas.
Comment reformuleriez-vous mes phrases, autrement, dans les messages concernés pour les rendre plus simples, plus concises et plus élégantes ?
==='''Hypothèses de définition supplémentaires traitant du cas de la F-quantité des parties non bornées de <math>{\R''}^n</math>, pour <math>n \in \N^*</math>'''===
{{Théorème|titre=|contenu=Soit <math>n \in \N^*</math>.
Si, dans le cadre de cette théorie, on suppose que ''l'espace <math>{\R''}^n</math> muni d'un repère orthonormé direct <math>{\cal R}_n</math>, d'origine <math>O_n{(0)}_{i \in\N_n^*}</math>, admet comme plafonnement sphérique, autour de l'origine, <math>\displaystyle{\bigg[{\R''}^n, {\Big(\overline{B_{{\R''}^n}(O_n,r)}\Big)}_{r \in \N} \bigg] = \lim_{r \in \N, r \rightarrow \sup(\N)} \overline{B_{{\R''}^n}(O_n,r)}}</math>, on a alors :''
C) <math>\forall I \,\, \mbox{intervalle de} \,\, {\R''}^n</math>,
<math>\forall \theta_n \in \begin{cases}
\{0, \pi\} + 2 \pi \Z & \text{si } n=1 \\
\R^{n-1}& \text{si } n \neq 1 \\
\end{cases}</math>,
<math>{card}_{Q,{\cal R}}\Big({rot}_{(O, \theta_n)} (I) \Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(I)</math>,
où
<math>\forall \theta_n \in \begin{cases}
\{0, \pi\} + 2 \pi \Z & \text{si }n=1 \\
{\mathbb{R}}^{n-1} & \text{si } n \neq 1 \\
\end{cases}</math>,
<math>{rot}_{(O, \theta_n)}\,\, : \,\, \mathcal{P}({\R''}^n) \,\, \rightarrow \,\, \mathcal{P}({\R''}^n) \,\, : \,\, A \,\, \mapsto \,\, {rot}_{(O, \theta_n)}(A)</math>, est la rotation (sphérique) de centre <math>O</math> et d'"angle" <math>\theta_n</math>.
D) <math>\forall A \in {\cal P}({\R''}^n)</math>,
<math>\forall \theta_n \in \begin{cases}
\{0, \pi\} + 2 \pi \Z & \text{si } n=1 \\
\R^{n-1}& \text{si } n \neq 1 \\
\end{cases}</math>,
<math>{card}_{Q,{\cal R}}\Big({rot}_{(O, \theta_n)} (A) \Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(A)</math>,
où
<math>\forall \theta_n \in \begin{cases}
\{0, \pi\} + 2 \pi \Z & \text{si }n=1 \\
{\mathbb{R}}^{n-1} & \text{si } n \neq 1 \\
\end{cases}</math>,
<math>{rot}_{(O, \theta_n)}\,\, : \,\, \mathcal{P}({\R''}^n) \,\, \rightarrow \,\, \mathcal{P}({\R''}^n) \,\, : \,\, A \,\, \mapsto \,\, {rot}_{(O, \theta_n)}(A)</math>, est la rotation (sphérique) de centre <math>O</math> et d'"angle" <math>\theta_n</math>.
F)
a) <math>\displaystyle{\forall A \in {\cal P}_{non \,\, born\acute{e}es}({\R''}^n)}</math>
<math>\displaystyle{et \,\, telle \,\,que\,\,\exists P_0 \in {\cal P}({\R''}^n)\,\, ou \,\, {\cal P}({\R''}^n) \,\, d\acute{e}limit\acute{e}e \,\, par \,\, un \,\, (hyper?)plan \,\, H_0 \,\, passant \,\, par \,\, O}</math>
<math>\displaystyle{et \,\, telle \,\, que \,\, A \subset P_0}</math>
<math>\Rightarrow</math>
<math>\displaystyle{\forall x_0,{x_0}' \in {\R''}^n,}</math>
<math>\displaystyle{\exists {x_{\parallel_{H_0}}}, {x_{\parallel_{H_0}}}' \in {\R''}^n, {x_{\parallel_{H_0}}}, {x_{\parallel_{H_0}}}'\parallel H_0 \,\, et \,\,\exists {x_{\perp_{H_0}}}, {x_{\perp_{H_0}}}' \in {\R''}^n, {x_{\perp_{H_0}}}, {x_{\perp_{H_0}}}' \perp H_0,}</math>
<math>\displaystyle{x_0 = {x_{\parallel_{H_0}}} + {x_{\perp_{H_0}}}, {x_0}' = {x_{\parallel_{H_0}}}' + {x_{\perp_{H_0}}}'}</math>
<math>\displaystyle{et \,\, {x_{\perp_{H_0}}}, {x_{\perp_{H_0}}}' \,\,orientes \,\, vers \,\,P_0}</math>
<math>\displaystyle{et \,\, tels \,\, que \,\, \|x_0\|<\|{x_0}'\|,}</math>
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(A + x_0) > {card}_{Q,{\cal R}}(A + {x_0}')}</math>.
(Hypothèse de définition en cours d'étude)
b) <math>\forall a, a' \in {\R''}^n, \,\,\forall b ,b' \in {\R''}^n, \,\, : \,\,\|b\| < \|b'\|,</math>
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}\Big({epi}(a.{id}_{{\R''}^n} + b)\Big) = {card}_{Q,{\cal R}}\Big({epi}(a'.{id}_{{\R''}^n} + b)\Big)}</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}\Big({epi}(a.{id}_{{\R''}^n} + b)\Big) > {card}_{Q,{\cal R}}\Big({epi}(a.{id}_{{\R''}^n} + b')\Big)}</math> si <math>b, b' \perp H_{a,0} = a.{id}_{{\R''}^n}({\R''}^n)</math>.
(Hypothèse de définition en cours d'étude)}}
<small>
'''''Remarque (Sous réserve) :''''' Dans le cas borné, on a soit 2) avec ses implications et non [3)F)a) ou 3)F)b)], soit le contraire, mais pas les 2.
'''''Remarque importante :''''' Lorsqu'on parle d'une partie non bornée <math>B</math> dans un espace qui est un plafonnement <math>[A, {(A_i)}_{i \in I}]</math>,
au lieu de parler de la F-quantité relative au repère <math>\mathcal{R}</math>, de la partie <math>B</math>, "<math>{card}_{Q, \mathcal{R}}(B)</math>", on devrait plutôt parler de la F-quantité relative au repère <math>\mathcal{R}</math> et au plafonnement <math>[A, {(A_i)}_{i \in I}]</math>, de la partie <math>B</math>, "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(B)</math>",
et dans ce cas on a : "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(B) \underset{d\acute{e}f}{=} {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(B \bigcap [A, {(A_i)}_{i \in I}]\Big) = {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(\Big[B \bigcap A, {\Big(B \bigcap A_i\Big)}_{i \in I}\Big]\Big)</math>",
et, en particulier, on a : "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(A) \underset{d\acute{e}f}{=} {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(A \bigcap [A, {(A_i)}_{i \in I}]\Big) = {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(\Big[A, {\Big(A \bigcap A_i\Big)}_{i \in I}\Big]\Big) \underset{prop ?}{=} {card}_{Q, \mathcal{R}}([A, {(A_i)}_{i \in I}])</math>".
Quand on parle de "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(B)</math>", il se peut que la mention du repère <math>\mathcal{R}</math> soit inutile et superflue.
Lorsque la famille <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> est une famille de parties de <math>{\R''}^n</math>, bornées ou du moins convexes (connexes), bornées, de classe (<math>\mathcal{C}^0</math>) et (<math>\mathcal{C}^1</math> par morceaux), alors quand on parle de "<math>{card}_{Q, \mathcal{R}}([A, {(A_i)}_{i \in I}])</math>", il se peut que la mention du repère <math>\mathcal{R}</math> soit inutile et superflue.
</small>
==='''Exemples illustratifs de calculs, avec la F-quantité, dans certains cas de parties non bornées de <math>\R^n</math>, avec <math>n \in \N^*</math>'''===
====Cas des parties non bornées de <math>\mathbb{R}^n</math>, avec <math>n = 2</math> (Il y a une condition de "plafonnement" à prendre en compte)====
{{Théorème|titre=|contenu=Soit <math>f \in {\cal C}^0(\mathbb{R}, \mathbb{R})</math>
Soit <math>A_f = \{(x,y) \in \mathbb{R}^2 | y \leq f(x)\}</math>
alors
<math>{card}_{Q,2}(A_f)</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,2}\Big(\{(x,y) \in \mathbb{R}^2 | y \leq f(x)\}\Big)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,2} \Big( \bigsqcup_{x' \in \mathbb{R}} \Big](x',-\infty),\Big(x',f(x')\Big)\Big]\Big)}</math>
<math>\displaystyle{= \int_{\mathbb{R}} {card}_{Q,1} \Big(\Big](x',-\infty),\Big(x',f(x')\Big)\Big]\Big) \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x')}</math>
<math>\displaystyle{= \int_{\mathbb{R}} {card}_{Q,1} \Big(]-\infty,f(x')]\Big) \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x')}</math>
<math>\displaystyle{= \int_{\mathbb{R}} {card}_{Q,1} \Big([- f(x'),+\infty[\Big) \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x')}</math>
<math>\displaystyle{= \int_{\mathbb{R}} \Big({card}_{Q,1}(\N) \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) + f(x') \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) \Big) \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x')}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, {card}_{Q,1}(\N) \,\, \int_{\mathbb{R}} d \,\, {card}_{Q,1}(x') + {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, \int_{\mathbb{R}} f(x') \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x')}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, {card}_{Q,1}(\N) \,\, {card}_{Q,1}(\mathbb{R}) + {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, \int_{\mathbb{R}} f(x') \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x')}</math>
<math>\displaystyle{= \underbrace{{card}_{Q,1}(\mathbb{R}_+) \,\, {card}_{Q,1}(\mathbb{R})}_{={card}_{Q,2}(\mathbb{R} \times \mathbb{R}_+)} + \frac{{card}_{Q,1}(\mathbb{R}_+)}{{card}_{Q,1}(\N)} \,\, \int_{\mathbb{R}} f(x') \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x')}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,1}(\mathbb{R}_+) \,\, \Big({card}_{Q,1}(\mathbb{R}) + \frac{1}{{card}_{Q,1}(\N)} \,\, \int_{\mathbb{R}} f(x') \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x')\Big)}</math>
<math>\displaystyle{= \frac{1}{2}\Big({card}_{Q,1}(\mathbb{R}) + 1 \Big) \,\, \Big({card}_{Q,1}(\mathbb{R}) + \frac{1}{{card}_{Q,1}(\N)} \,\, \int_{\mathbb{R}} f(x') \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x')\Big)}</math>
Soit <math>f,g \in C^0(\mathbb{R}, \overline{\mathbb{R}})</math>
Soit <math>A_{f,g} = \{(x,y) \in \mathbb{R}^2 | f(x) \leq_{f(x)} y \leq_{g(x)} g(x)\}</math>
avec <math>\forall x \in \mathbb{R}, \,\, \leq_{f(x)} = \leq_{\Big(x,f(x)\Big)}, \leq_{g(x)}= \leq_{\Big(x,g(x)\Big)} \in \{<, \leq \}</math>
alors
<math>{card}_Q(A_{f,g})</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,2}\Big(\{(x,y) \in \mathbb{R}^2 | f(x) \leq_{f(x)} y \leq_{g(x)} g(x)\}\Big)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,2} \Bigg( \bigsqcup_{x' \in \mathbb{R}} \bigg(_{\Big(x',f(x')\Big)}\Big(x',f(x')\Big),\Big(x',g(x')\Big)\bigg)_{\Big(x',g(x')\Big)} \Bigg)}</math>
<math>\displaystyle{= \int_{\mathbb{R}} {card}_{Q,1} \Bigg(\bigg(_{\Big(x',f(x')\Big)}\Big(x',f(x')\Big),\Big(x',g(x')\Big)\bigg)_{\Big(x',g(x')\Big)}\Bigg) \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x')}</math>
<math>\displaystyle{= \int_{\mathbb{R}} {card}_{Q,1} \bigg(\Big(_{f(x')} f(x'),g(x')\Big)_{g(x')}\bigg) \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x')}</math>
Normalement, avec mes règles, on doit pouvoir calculer la F-quantité de n'importe quelle partie de <math>\mathbb{R}^n</math>.}}
==='''Les propriétés que doit vérifier la F-quantité ou que l'on veut voir vérifier par la F-quantité sur <math>\R^n</math>, pour <math>n \in \N^*</math>'''===
Je viens de faire un certains nombre de mise à jour [10-06-2024].
==== Remarque ====
{{Théorème|titre=|contenu=
Soit <math>n \in \N^*</math>.
Soit <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite.
On pose : <math>\mathcal{P}_{finies}(\R^{n})\underset{d\acute{e}f}{=}\{C\in\mathcal{P}(\R^{n})\,\,|\,\,{card}_{P}(C)<\aleph_{0}\}</math>.
Remarque : Soient <math>\mathcal{R},\mathcal{R}'</math>, deux repères orthonormés de <math>\R^n</math>, d'origines respectives <math>O, O'</math>
alors, si <math>O = O'</math>, on a : <math>card_{Q,\mathcal{R}} =card_{Q,\mathcal{R}'}</math>
et si <math>O \neq O'</math>, alors on a : <math>{{card}_{Q,\mathcal{R}}}_{|\mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n)} = {{card}_{Q,\mathcal{R}'}}_{|\mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n)}</math>.
NB : On peut remplacer "<math>\mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n)</math>" par "<math>{\mathcal{P}lafonnements}_{normaux}\Big(I,\mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n),\mathcal{P}(\R^n)\Big)</math>".
Soit <math>\mathcal{R}</math> un repère orthonormé de <math>\R^n</math>.
On pose, pour simplifier, <math>card_Q =card_{Q,\mathcal{R}}</math>.
0)
<math>\forall A \in \mathcal{P}_{finies}(\R^n), \,\, {card}_Q(A) = {card}_P(A)</math>.
<math>\forall A,B \in \mathcal{P}_{finies}(\R^n), \,\, A \subsetneq B,\,\, {card}_{P \,\, \mbox{ou} \,\, Q}(A) < {card}_{P \,\, \mbox{ou} \,\, Q}(B)</math>.
1)
<math>\exists A,B \in \mathcal{P}(\R^n), \,\, A \subsetneq B, \,\, {card}_P(A) = {card}_P(B)</math>,
mais <math>\forall A,B \in \mathcal{P}(\R^n), \,\, A \subsetneq B, \,\, {card}_Q(A) < {card}_Q(B)</math>.
2) Voici les liens qui existent entre le "cardinal potentiel" et la "F-quantité" :
Soient <math>A,B \in \mathcal{P}(\R^n)</math>, des ensembles, alors :
<math>{card}_P(A) = {card}_P(B) \,\, \not \Longrightarrow {card}_Q(A) = {card}_Q(B)</math>
<math>{card}_P(A) = {card}_P(B) \,\, \Longleftarrow {card}_Q(A) = {card}_Q(B)</math>
<math>{card}_P(A) < {card}_P(B) \,\, \Longrightarrow {card}_Q(A) < {card}_Q(B)</math>
<math>{card}_P(A) < {card}_P(B) \,\, \not \Longleftarrow {card}_Q(A) < {card}_Q(B)</math>
3) On pose :
<math>\mathcal{P}^{1}(\R^{n})\underset{d\acute{e}f}{=}\mathcal{P}(\R^{n})</math>,
<math>\forall i\in\N^*,\,\,\mathcal{P}^{i+1}(\R^{n})\underset{d\acute{e}f}{=}\mathcal{P}\Big(\mathcal{P}^{i}(\R^{n})\Big)</math>,
<math>\forall i \in \N^*, \,\, \mathcal{P}_{finies}^{i}(\R^{n})\underset{d\acute{e}f}{=}\{C\in\mathcal{P}^{i}(\R^{n})\,\,|\,\,{card}_{P}(C)<\aleph_{0}\}</math>,
<math>\forall i\in\N^*,\,\,\forall j\in\N_{i},\,\,\mathcal{P}_{j}^{i}(\R^{n})\underset{d\acute{e}f}{=}\Big\{ C\in\mathcal{P}^{i}(\R^{n})\,\,\Big|\,\,{card}_{P}(C)=\aleph_{j}\Big\}</math>.
<math>\forall i \in \N^*</math>,
<math>\forall A\in\mathcal{P}_{finies}^{i}(\R^{n})</math>,
<math>\forall B\in\mathcal{P}_{0}^{i}(\R^{n})</math>,
<math>{card}_P(A) < {card}_P(B)</math>,
et
<math>\not \exists C \in \mathcal{P}^i(\R^n), \,\, {card}_P(A) < {card}_P(C) < {card}_P(B)</math>,
mais <math>\exists C \in \mathcal{P}_{finies}^{i}(\R^{n})\bigsqcup\mathcal{P}_{0}^{i}(\R^{n}), \,\, {card}_Q(A) < {card}_Q(C) < {card}_Q(B)</math>
et
<math>\forall i \in \N</math>,
<math>\forall A\in\mathcal{P}_{i}^{i+1}(\R^{n})</math>,
<math>\forall B\in\mathcal{P}_{i+1}^{i+1}(\R^{n})</math>,
<math>{card}_P(A) < {card}_P(B)</math>,
et
<math>\not\exists C\in\mathcal{P}^{i+1}(\R^{n}),\,\,{card}_{P}(A)<{card}_{P}(C)<{card}_{P}(B)</math>,
mais <math>\exists C\in\mathcal{P}_{i}^{i+1}(\R^{n})\bigsqcup\mathcal{P}_{i+1}^{i+1}(\R^{n}),\,\,{card}_{Q}(A)<{card}_{Q}(C)<{card}_{Q}(B)</math>.
'''''Remarque : Dans 3), on ne tient pas compte, de la notion de repère orthonormé, si, tant est soit elle, elle a toujours un sens.'''''
4) Soient <math>A, B \in \mathcal{P}(\R^n)</math>.
Alors :
<math>\exists [A,{(A_i)}_{i \in I}], [B,{(B_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}_{normaux}\Big(I, \mathcal{P}(\R^n)\Big)</math>,
c'est-à-dire :
<math>\exists [A,{(A_i)}_{i \in I}], [B,{(B_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I, \mathcal{P}(\R^n)\Big),</math>
<math>{card}_{Q}(A) = {card}_{Q}([A,{(A_i)}_{i \in I}]) \,\, \mbox{et} \,\, {card}_{Q}(B) = {card}_{Q}([B,{(B_i)}_{i \in I}])</math>.}}
====Définition d'une chaîne exhaustive de parties de <math>\R^n</math> (resp. <math>\R''^n</math>, cas à omettre dans un 1er temps), pour l'inclusion, allant de l'ensemble <math>\emptyset</math> à l'ensemble <math>\R^n</math> (resp. à l'ensemble <math>\R''^n</math>, cas à omettre dans un 1er temps) et contenant l'origine d'un repère orthonormé direct, et à propos des propriétés de la F-quantité sur <math>\R^n</math>, pour <math>n \in \N^*</math>====
{{Théorème|titre=|contenu=Soit <math>n \in \N^*</math>.
Soit <math>{\cal R} = \Big(O, {(e_i)}_{i \in \N_n^*} \Big)</math> un repère orthonormé direct de <math>\R^n</math> (resp. de <math>\R''^n</math>),
''on considère que <math>\cal C</math> est une chaîne exhaustive de parties de <math>\R^n</math> (resp. <math>\R''^n</math>), pour l'inclusion, allant de l'ensemble <math>\emptyset</math> à l'ensemble <math>\R^n</math> (resp. <math>\R''^n</math>), et contenant <math>\{O\}</math>''
c'est-à-dire :
<math>\mathcal{C} \subset \mathcal{P}(\R^n)</math> <math>\Big(</math> resp. <math>\mathcal{P}(\R''^n)\Big)</math>
et <math>\emptyset,\,\, \{O\}, \,\,\R^n \,\,(\mbox{resp.} \,\,\R''^n) \in {\cal C} \,\, \mbox{et}\,\,\forall A,B \in \mathcal{C},\,\, A \subsetneq B,\,\, \Big((\exists C \in \mathcal{C} \,\, : \,\, A \subsetneq C \subsetneq B) \,\,\mbox{ou}\,\, (\exists x_0 \in \R^n \setminus A \,\,[\text{resp.} \,\,\R''^n \setminus A]\,\, : \,\, B = A \bigsqcup \{x_0\})\Big)</math>
Elle est, nécessairement, totalement ordonnée et cela me suffit.
En effet, dans ce cas, moyennant ''l'hypothèse de définition de la F-quantité'' :
Soit <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite.
Soient <math>A,B \in \mathcal{P}(\R^n) \,\, \Big(\mbox{resp.} \,\, \mathcal{P}(\R''^n)\Big)</math>
et <math>[A,{(A_i)}_{i \in I}], [B,{(B_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}_{normaux}\Big(I, \mathcal{P}(\R^n)\Big)</math> <math>\bigg(\mbox{resp.} \,\, {\mathcal{P}lafonnements}_{normaux}\Big(I, \mathcal{P}({\R''}^n)\Big)\bigg)</math>,
'''''['''''c'est-à-dire tels que :
<math>[A,{(A_i)}_{i \in I}], [B,{(B_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I, \mathcal{P}(\R^n)\Big)</math> <math>\bigg(\mbox{resp.} \,\,{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I, \mathcal{P}({\R''}^n)\Big)\bigg)</math>
et
<math>{card}_{Q,\mathcal{R}}(A) = {card}_{Q,\mathcal{R}}([A,{(A_i)}_{i \in I}])</math> et <math>{card}_{Q,\mathcal{R}}(B) = {card}_{Q,\mathcal{R}}([B,{(B_i)}_{i \in I}])</math>.
Alors : <math>A \subsetneq B \,\, \Longrightarrow \,\, {card}_{Q,\mathcal{R}}(A) < {card}_{Q,\mathcal{R}}(B)</math>''''']'''''.
Comme <math>\mathcal{C}\subset \mathcal{P}(\R^n)</math> <math>\Big(</math> resp. <math>\mathcal{P}({\R ''}^n)\Big)</math>,
on a <math>A,B \in \mathcal{C}\,\,: \,\,A \subsetneq B \,\,\Longrightarrow\,\,card_{Q,\mathcal{R}}(A) <card_{Q,\mathcal{R}}(B)</math> et comme <math>\mathcal{C}</math> est totalement ordonnée pour <math>\subset</math>,
on obtient donc que <math>\{card_{Q,\mathcal{R}}(A)|A\in \mathcal{C}\}</math> est totalement ordonné pour <math>\le</math>.
Par ailleurs, on a <math>\bigg\{card_{Q,\mathcal{R}}(A)\bigg|A \in \mathcal{P}(\R^n)\,\,\Big(\mbox{resp.}\,\,\mathcal{P}(\R''^n)\Big)\bigg\}=\{card_{Q,\mathcal{R}}(A)|A \in \mathcal{C}\}</math>.
Donc <math>\forall \mathcal{C}_1,\,\,\mathcal{C}_2</math> chaînes exhaustives de parties de <math>\R^n\,\,(\mbox{resp.}\,\,\R''^n)</math>, pour l'inclusion, allant de l'ensemble <math>\emptyset</math> à l'ensemble <math>\R^n</math> (resp. <math>\R''^n</math>), et contenant <math>\{O\}</math>,
<math>\{{card}_{Q,\mathcal{R}}(A_1)|A_1 \in \mathcal{C}_1\} = \{{card}_{Q,\mathcal{R}}(A_2)|A_2 \in \mathcal{C}_2\}</math>
et <math>\forall A_1 \in \mathcal{C}_1, \,\, \exists A_2 \in \mathcal{C}_2, \,\, {card}_{Q,\mathcal{R}}(A_1) = {card}_{Q,\mathcal{R}}(A_2)</math>}}
==='''Avec la F-quantité, les infinitésimaux se profilent'''===
{{Théorème|titre=|contenu=Soit <math>\mathcal{R}</math> un repère orthonormé de <math>\R^n</math>.
Soit <math>A \in \mathcal{P}(B)</math> avec <math>B \neq \emptyset</math>, où chacune des parties <math>A</math> et <math>B</math> peut être une partie bornée de <math>\R</math> ou un plafonnement d'une partie non bornée de <math>\R</math> (avec peut-être des conditions supplémentaires),
alors <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,\mathcal{R}}(A)}{{card}_{Q,\mathcal{R}}(B)} \in {[0,1]}_{non \,\, standard} \supsetneq {[0,1]}_{standard}}</math>.
Si <math>A=\emptyset</math> et <math>B \neq \emptyset</math>,
alors <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,\mathcal{R}}(A)}{{card}_{Q,\mathcal{R}}(B)} = 0}</math>.
Si <math>A \neq \emptyset</math> et <math>B \neq \emptyset</math>,
alors <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,\mathcal{R}}(A)}{{card}_{Q,\mathcal{R}}(B)} \neq 0}</math>.
Prenons <math>A=\{2\}</math> et <math>B=\R</math>, où <math>\R</math> est considéré, ici, comme le plafonnement normal de <math>\R</math>,
alors <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,\mathcal{R}}(A)}{{card}_{Q,\mathcal{R}}(B)} = \frac{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\{2\})}{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\R)} = \frac{1}{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\R)} \in {]0,1]}_{non \,\, standard} \supsetneq {]0,1]}_{standard}}</math>,
or <math>\displaystyle{\frac{1}{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\R)} \in {]0,1]}_{non \,\, standard}}</math> est visiblement un infinitésimal qui appartient donc bien à l'intervalle <math>{]0,1]}_{non \,\, standard \,\, ou \,\, non \,\, classique}</math>.
Prenons <math>A=\N</math> et <math>B=\R</math>, où <math>\N</math> est considéré, ici, comme le plafonnement normal de <math>\N</math> et où <math>\R</math> est considéré, ici, comme le plafonnement normal de <math>\R</math>,
alors <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,\mathcal{R}}(A)}{{card}_{Q,\mathcal{R}}(B)} = \frac{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\N)}{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\R)} \in {]0,1]}_{non \,\, standard} \supsetneq {]0,1]}_{standard}}</math>,
or <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\N)}{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\R)} \in {]0,1]}_{non \,\, standard} \supsetneq {]0,1]}_{standard}}</math> est visiblement un infinitésimal qui appartient donc bien à l'intervalle <math>{]0,1]}_{non \,\, standard \,\, ou \,\, non \,\, classique}</math>.
Dans la théorie classique, on a <math>\displaystyle{\frac{1}{+\infty_{classique}} = 0^+}</math> où, ici, <math>+\infty_{classique}</math> est considéré comme un point.
Mais, dans ma théorie non classique, <math>{card}_{Q,\mathcal{R}}(\R) \in +\infty</math> où on considère, ici, que <math>+\infty=\{x \,\,|\,\,\forall a \in \R, \,\, x > a\}</math> et on a <math>\displaystyle{\frac{1}{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\R)} \neq 0}</math> et <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\N)}{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\R)} \neq 0}</math> et <math>\displaystyle{\frac{1}{\sup(+\infty)} = 0^+}</math>
et on a : <math>\displaystyle{\frac{1}{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\R)} < \frac{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\N)}{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\R)}}</math>.}}
==='''Peut-être que l'on peut aussi créer la notion de plafonnement constitué d'une partie bornée <math>A</math> de <math>\R^N</math> et d'une suite de parties (éventuellement bornées) <math>{(A_n)}_{n \in \N}</math> de <math>\R^N</math> convergeant vers cette partie bornée <math>A</math> de <math>\R^N</math>, noté <math>[A,{(A_n)}_{n \in \N}]</math>, pour <math>N \in \N^*</math>'''===
Cf. titre.
Soit <math>N \in \N^*</math>.
En effet, si nous considérons les suites de polyèdres compacts <math>{(A_n)}_{n \in \N}</math> de <math>\R^N</math> convergeant vers une partie <math>A</math> de <math>{PV}(\R^N)</math>, les suites des F-quantités des parties de chacune de ces suites de polyèdres compacts <math>{(A_n)}_{n \in \N}</math> de <math>\R^N</math> ne convergent pas toutes vers la même F-quantité de la partie <math>A</math> de <math>{PV}(\R^N)</math>, ce qui en l'état provoque des contradictions, mais qui peuvent être {contournées|résorbées} en introduisant la notion de plafonnement constitué de la partie <math>A</math> de <math>{PV}(\R^N)</math> et de la suite de polyèdres compacts <math>{(A_n)}_{n \in \N}</math> de <math>\R^N</math> convergeant vers cette partie <math>A</math> de <math>{PV}(\R^N)</math>, noté <math>[A,{(A_n)}_{n \in \N}]</math>.
On pourrait peut-être même remplacer cette phrase par :
En effet, si nous considérons les suites de polyèdres compacts <math>{(A_n)}_{n \in \N}</math> de <math>\R^N</math> convergeant vers une partie bornée (éventuellement fermée) connexe <math>A</math> de <math>\R^N</math>, les suites des F-quantités des parties de chacune de ces suites de polyèdres compacts <math>{(A_n)}_{n \in \N}</math> de <math>\R^N</math> ne convergent pas toutes vers la même F-quantité de la partie bornée (éventuellement fermée) connexe <math>A</math> de <math>\R^N</math>, ce qui en l'état provoque des contradictions, mais qui peuvent être {contournées|résorbées} en introduisant la notion de plafonnement constitué de la partie bornée (éventuellement fermée) connexe <math>A</math> de <math>\R^N</math> et de la suite de polyèdres compacts <math>{(A_n)}_{n \in \N}</math> de <math>\R^N</math> convergeant vers cette partie bornée (éventuellement fermée) connexe <math>A</math> de <math>\R^N</math>, noté <math>[A,{(A_n)}_{n \in \N}]</math>.
et on pourrait peut-être même encore remplacer cette phrase par :
En effet, si nous considérons les suites de parties bornées connexes <math>{(A_n)}_{n \in \N}</math> de <math>\R^N</math> convergeant vers une partie bornée connexe <math>A</math> de <math>\R^N</math>, les suites des F-quantités des parties de chacune de ces suites de parties bornées connexes <math>{(A_n)}_{n \in \N}</math> de <math>\R^N</math> ne convergent pas toutes vers la même F-quantité de la partie bornée connexe <math>A</math> de <math>\R^N</math>, ce qui en l'état provoque des contradictions, mais qui peuvent être {contournées|résorbées} en introduisant la notion de plafonnement borné constitué de la partie bornée connexe <math>A</math> de <math>\R^N</math> et de la suite de parties bornées connexes <math>{(A_n)}_{n \in \N}</math> de <math>\R^N</math> convergeant vers cette partie bornée connexe <math>A</math> de <math>\R^N</math>, noté <math>[A,{(A_n)}_{n \in \N}]</math>.
Et on exclut la notation classique de limite d'une famille de parties (resp. de parties bornées) <math>{(A_n)}_{n \in \N}</math> de <math>\R^N</math> : "<math>\displaystyle{\lim_{n \rightarrow +\infty} A_n = A}</math>"
et on lui préfère la notation, plus précise et dépendante de la famille <math>{(A_n)}_{n \in \N}</math>, de limite de cette famille de parties de <math>\R^N</math> : "<math>\displaystyle{\lim_{n \rightarrow +\infty} A_n = [A,{(A_n)}_{n \in \N}]}</math>".
==='''Cardinaux négatifs ou complexes'''===
{{Théorème|titre=|contenu=Soient <math>\displaystyle{{\Omega}_{\varepsilon_1}, {\Omega}_{\varepsilon_2} {\subset} \Omega, \,\, \Omega_{\varepsilon_1} \bigcap \Omega_{\varepsilon_2} = \emptyset \,\, : \,\, {card}({\Omega}_{\varepsilon_1}) = {card}({\Omega}_{\varepsilon_2})}</math>
Soient <math>\displaystyle{A_{\varepsilon_1}, A_{\varepsilon_2} \subset \Omega, \,\, A_{\varepsilon_1} \subset {\Omega}_{\varepsilon_1}, \,\, A_{\varepsilon_2} \subset {\Omega}_{\varepsilon_2} \,\, : \,\, {card}(A_{\varepsilon_1}) = {card}(A_{\varepsilon_2})}</math>
et
Alors on définit la relation suivante :
<math>\forall i, j \in \N_2^*, \,\, i \neq j,</math>
<math>\begin{cases}
{\Omega_{\varepsilon_{i}}\subset_{\Omega_{\varepsilon_{j}}}A_{\varepsilon_{i}}\subset_{\Omega_{\varepsilon_{j}}}\emptyset\subset_{\Omega_{\varepsilon_{j}}}A_{\varepsilon_{j}}\subset_{\Omega_{\varepsilon_{j}}}\Omega_{\varepsilon_{j}}}\\
{\displaystyle {\Omega_{\varepsilon_{i}}\supset_{\Omega_{\varepsilon_{i}}}A_{\varepsilon_{i}}\supset_{\Omega_{\varepsilon_{i}}}\emptyset\supset_{\Omega_{\varepsilon_{i}}}A_{\varepsilon_{j}}\supset_{\Omega_{\varepsilon_{i}}}\Omega_{\varepsilon_{j}}}}
\end{cases}</math>
<math>\underset{d\acute{e}f}{\Leftrightarrow}</math>
<math>\begin{cases}
(1)\begin{cases}
\emptyset\subset_{\Omega_{\varepsilon_{j}}}A_{\varepsilon_{j}}\subset_{\Omega_{\varepsilon_{j}}}\Omega_{\varepsilon_{j}}\\
\underset{d\acute{e}f}{\Leftrightarrow}\\
\begin{cases}
\subset_{\Omega_{\varepsilon_{j}}}=\supset_{\Omega_{\varepsilon_{i}}}=\subset\\
\emptyset\subset A_{\varepsilon_{j}}\subset\Omega_{\varepsilon_{j}}
\end{cases}
\end{cases}\\
et\\
(2)\begin{cases}
\Omega_{\varepsilon_{i}}\subset_{\Omega_{\varepsilon_{j}}}A_{\varepsilon_{i}}\subset_{\Omega_{\varepsilon_{j}}}\emptyset\\
\underset{d\acute{e}f}{\Leftrightarrow}\\
\begin{cases}
\subset_{\Omega_{\varepsilon_{j}}}=\supset_{\Omega_{\varepsilon_{i}}}=\supset\\
{\displaystyle \Omega_{\varepsilon_{i}}\supset A_{\varepsilon_{i}}\supset\emptyset}
\end{cases}
\end{cases}
\end{cases}</math>
De plus, si tel est le cas, on pose les relations suivantes :
<math>\displaystyle{\forall \varepsilon_1,\varepsilon_2 \in \{-1,1,\underline{i}\}, \,\, \varepsilon_1 \neq \varepsilon_2, \,\, {card}_{{\Omega}_{\varepsilon_1}}(A_{\varepsilon_2})= \varepsilon_1 \varepsilon_2 {card}_{{\Omega}_{\varepsilon_1}}(A_{\varepsilon_1}) \,\, et \,\, {card}_{{\Omega}_{\varepsilon_1}}(A_{\varepsilon_1}) = {card}(A_{\varepsilon_1})= {card}(A_{\varepsilon_2}) = {card}_{{\Omega}_{\varepsilon_2}}(A_{\varepsilon_2})}</math>
et
<math>0 = {card}(\emptyset) = {card}_{{\Omega}_{\varepsilon_1}}(\emptyset) = {card}_{{\Omega}_{\varepsilon_2}}(\emptyset)</math>
Document connexe : http://www.fichier-pdf.fr/2013/03/22/ce-qui-n-existe-pas-pour-un-existe-pour-un-autre-copie-1/}}
72o2yw1r0xi006ot37xfzi09m5zisn0
Solfège pour débutants/Notes et intervalles
0
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983061
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2026-05-27T15:26:18Z
~2026-31803-95
80447
/* Intervalle descendant */
983061
wikitext
text/x-wiki
{{Chapitre
| idfaculté = musique
| numéro = 3
| précédent = <!--[[../|Sommaire]]--> [[../Noms de notes/]]
| suivant = [[../Des lettres et des chiffres/]]
| niveau = débutant
}}
== Compter les noms de notes ==
[[Fichier:Cycle diatonique et intervalles.png|gauche|sans_cadre]]
Les noms de notes forment un cycle qui peut être parcouru dans le sens ascendant et le sens descendant.
On appelle "intervalle" la distance entre deux notes.
Pour déterminer la distance entre deux notes, on compte les noms de notes, point de départ et d'arrivée inclus.
On se sert de ce système pour décrire la relation entre deux notes successives d'une mélodie.
On utilise le même système pour décrire la relation entre deux notes simultanées.
== Compter et nommer ==
Pour trouver le nom d'un intervalle, on compte les noms.
Dans le sens ascendant :
{| class="wikitable"
|+
!Grave
!Notes intermédiaires
!Aigue
!Nb
!Nom de l'intervalle ascendant
|-
|Do
|
|''idem''
|1
|un unisson
|-
|Do
|
|Ré
|2
|une seconde
|-
|Do
|Ré
|Mi
|3
|une tierce
|-
|Do
|Ré, Mi
|Fa
|4
|une quarte
|-
|Do
|Ré, Mi, Fa
|Sol
|5
|une quinte
|-
|Do
|Ré, Mi, Fa, Sol
|La
|6
|une sixte
|-
|Do
|Ré, Mi, Fa, Sol, La
|Si
|7
|une septième
|-
|Do
|Ré, Mi, Fa, Sol, La, Si
|Do
|8
|une octave
|}
== Exercices ==
<quiz display="simple">
Donner la note supérieure de l’intervalle demandé:
| type="{}" }
Secondes ascendantes:
Do-{ ré | RE | Ré_4} Ré-{ mi | MI | Mi_4 } Mi-{ fa | FA | Fa_4 } Fa-{ sol | SOL | Sol_4} Sol-{ la | LA | La_4} La-{ si | Si | SI_4} Si-{ do | Do | DO_4}
</quiz>
<quiz display="simple">
| type="{}" }
Tierces ascendantes:
Do-{ mi | MI | Mi_4 } Ré-{ fa | FA | Fa_4 } Mi-{ sol | SOL | Sol_4 } Fa-{ la | LA | La_4 } Sol-{ si | Si | SI_4 } La-{ do | Do | DO_4 } Si-{ Ré | RE | ré_4 }
</quiz>
<quiz display="simple">
| type="{}" }
Quartes ascendantes:
Do-{ fa | FA | Fa_4 } Ré-{ sol | SOL | Sol_4 } Mi-{ la | LA | La_4 } Fa-{ si | Si | SI_4 } Sol-{ do | Do | DO_4 } La-{ Ré | RE | ré_4 } Si-{ Mi | MI | mi_4 }
</quiz>
<quiz display="simple">
| type="{}" }
Quintes ascendantes:
Do-{ sol | SOL | Sol_4 } Ré-{ la | LA | La_4 } Mi-{ si | Si | SI_4 } Fa-{ do | Do | DO_4 } Sol-{ Ré | RE | ré_4 } La-{ Mi | MI | mi_4 } Si-{ fa | FA | Fa_4 }
</quiz>
<quiz display="simple">
| type="{}" }
Sixtes ascendantes:
Do-{ la | LA | La_4 } Ré-{ si | Si | SI_4 } Mi-{ do | Do | DO_4 } Fa-{ Ré | RE | ré_4 } Sol-{ Mi | MI | mi_4 } La-{ fa | FA | Fa_4 } Si-{ sol | SOL | Sol_4 }
</quiz>
<quiz display="simple">
| type="{}" }
Septièmes ascendantes:
Do-{ si | Si | SI_4 } Ré-{ do | Do | DO_4 } Mi-{ Ré | RE | ré_4 } Fa-{ Mi | MI | mi_4 } Sol-{ fa | FA | Fa_4 } La-{ sol | SOL | Sol_4 } Si-{ la | LA | La_4 }
</quiz>
== Intervalle descendant ==
[[Fichier:Cycle Diatonique Descendant.png|gauche|sans_cadre]]
Dans le sens descendant:
{| class="wikitable"
!Aigue
!Notes intermédiaires
!Grave
!Nb
!Nom de l'intervalle descendant
|-
|Do
|
|''idem''
|1
|un unisson
|-
|Do
|
|Si
|2
|une seconde
|-
|Do
|Si
|La
|3
|une tièrce
|-
|Do
|Si, La
|Sol
|4
|une quarte
|-
|Do
|Si, La, Sol
|Fa
|5
|une quinte
|-
|Do
|Si, La, Sol, Fa
|Mi
|6
|une sixte
|-
|Do
|Si, La, Sol, Fa, Mi
|Ré
|7
|une septième
|-
|Do
|Si, La, Sol, Fa, Mi, Ré
|Do
|8
|une octave
|}
== Intervalles complémentaires ==
Deux intervalles sont complémentaires quand, mis bout-à-bout, ils forment une octave.
{| class="wikitable"
!Intervalle
!Notes
!Complémentaire
!Notes
|-
|Unisson
|Do
|Octave
|Do Do
|-
|Seconde
|Do Ré
|Septième
|Ré Do
|-
|Tierce
|Do Mi
|Sixte
|Mi Do
|-
|Quarte
|Do Fa
|Quinte
|Fa Do
|}
À noter: la somme des noms de notes des intervalles complémentaires vaut 9.<blockquote>Unisson et Octave ( 1 + 8 = 9 )</blockquote><blockquote>Seconde et Septième ( 2 + 7 = 9 )</blockquote><blockquote>Tierce et Sixte ( 3 + 6 = 9 )</blockquote><blockquote>Quarte et Quinte ( 4 + 5 = 9 ) </blockquote>
== Intervalles plus grand que l'octave ==
Les intervalles plus grand que l'octave sont également désignés à partir du nombre de noms de notes qu'ils incluent.
Ainsi, arrivés à l'octave on recommence un tour du cycle de noms de notes.
{| class="wikitable"
!Grave
!Notes intermédiaires
!Aigue
!Nb
!Nom de l'intervalle descendant
|-
|Do
|Ré, Mi, Fa, Sol, La, Si
|Do
|8
|une octave
|-
|Do
|Ré, Mi, Fa, Sol, La, Si, Do
|Ré
|9
|une neuvième
|-
|Do
|Ré, Mi, Fa, Sol, La, Si, Do, Ré
|Mi
|10
|une dixième
|-
|Do
|Ré, Mi, Fa, Sol, La, Si, Do, Ré, Mi
|Fa
|11
|une onzième
|-
|Do
|Ré, Mi, Fa, Sol, La, Si, Do, Ré, Mi, Fa
|Sol
|12
|une douzième
|-
|Do
|Ré, Mi, Fa, Sol, La, Si, Do, Ré, Mi, Fa, Sol
|La
|13
|une treizième
|-
|Do
|Ré, Mi, Fa, Sol, La, Si, Do, Ré, Mi, Fa, Sol, La
|Si
|14
|une quatorzième
|-
|Do
|Ré, Mi, Fa, Sol, La, Si, Do, Ré, Mi, Fa, Sol, La, Si
|Do
|15
|une quinzième
|}
{{Bas de page
| idfaculté = musique
| précédent = <!--[[../|Sommaire]]--> [[../Noms de notes/]]
| suivant = [[../Des lettres et des chiffres/]]
}}
asicbsenuhj72bp1jrbvgoqb01nvyf1
Recherche:Cardinal quantitatif (table des matières, simplifiée)
104
78623
983059
975347
2026-05-27T14:40:30Z
Guillaume FOUCART
39841
/* Introduction */
983059
wikitext
text/x-wiki
{{Travail de recherche
| idfaculté = mathématiques
| département = Fondements logiques et ensemblistes des mathématiques
| niveau =
}}
''Notion, en rapport avec la théorie des ensembles et des infinis mathématiques, et notion, en rapport avec la notion de cardinal d'un ensemble et en particulier, en rapport avec la notion de cardinal d'un ensemble infini ou de cardinal infini d'un ensemble.''
Guillaume FOUCART 612BRJMDLO5XLHC
*[https://www.fichier-pdf.fr/2018/05/20/mes-productions-scolaires-en-mathematiques-20/ Mes productions scolaires en mathématiques(20)] (fichier hébergé sur https://www.fichier-pdf.fr)
*[https://www.fichier-pdf.fr/2024/03/13/memoire-de-m2-r-sur-les-solutions-de-viscosite-et-programmation-/ Mon mémoire de M2 R, version du 21 juin 2008 (avec des corrections et des suppressions)] (fichier hébergé sur https://www.fichier-pdf.fr)
*[https://www.fichier-pdf.fr/2014/05/07/solutions-de-viscosite-et-programmation-dynamique-14-1/ Mon mémoire de M2 R, version originale du 21 juin 2008] (fichier hébergé sur https://www.fichier-pdf.fr)
*[https://www.fichier-pdf.fr/2017/06/05/formulaire-geometrie-differentielle-6/ Formulaire de géométrie différentielle(6)] (fichier hébergé sur https://www.fichier-pdf.fr)
*[https://www.fichier-pdf.fr/2019/02/01/formulairegeometriedifferentielle-10/ Formulaire de géométrie différentielle(10)] (fichier hébergé sur https://www.fichier-pdf.fr)
*[https://www.fichier-pdf.fr/2024/03/01/formulairedegeometriedifferentielle-14/ Formulaire de géométrie différentielle (14)] (fichier hébergé sur https://www.fichier-pdf.fr)
*[https://www.fichier-pdf.fr/2019/03/30/formulaire-de-topologie-differentielle/ Formulaire de Topologie différentielle (partiel)] (fichier hébergé sur https://www.fichier-pdf.fr)
*[https://www.fichier-pdf.fr/2014/05/07/mesures-de-gibbs-2/ Mesures de GIBBS 2] (fichier hébergé sur https://www.fichier-pdf.fr)
*[https://www.fichier-pdf.fr/2024/03/11/ter-sur-la-convection-diffusion-05-09-2021-14h00/ TER de convection-diffusion (05-09-2021, 14h00)] (fichier hébergé sur https://www.fichier-pdf.fr)
*[https://www.fichier-pdf.fr/2024/03/01/nouvelles-notations-mathematiques-23/ Nouvelles notations mathématiques (23)] (fichier hébergé sur https://www.fichier-pdf.fr)
*[https://www.recherche-pdf.com/?q=%22guillaume+foucart%22 Documents de Guillaume FOUCART, sur Recherche PDF (liste de liens vers ce même hébergeur PDF)]
* [[Faculté:Mathématiques/Travaux de recherche]]
* [[Utilisateur:Guillaume FOUCART]]
* [[Utilisateur:Guillaume FOUCART/Passages que l'on peut omettre|'''Utilisateur:Guillaume FOUCART/Passages que l'on peut omettre''']]
* [https://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion_utilisateur:Guillaume_FOUCART Discussion utilisateur:Guillaume FOUCART_Wikipédia]
* [[Utilisateur:Guillaume FOUCART/Discussion utilisateur:Guillaume FOUCART_Wikipédia|'''Utilisateur:Guillaume FOUCART/Copie de Discussion utilisateur:Guillaume FOUCART_Wikipédia''']]
* [[Recherche:Cardinal_quantitatif|Recherche:Cardinal quantitatif]]
* [[Recherche:Essence, existence, puissance (d'interaction), philosophiques, formalisées mathématiquement, dans le cadre de la mécanique newtonienne]]
'''Remarque :''' Les fichiers sur fichier-pdf.fr qui ont un statut privé sont bel et bien accessibles, qu'on en soit le propriétaire ou non, et ce en ayant la connaissance de leurs liens et en créant un compte : Il faut laisser ouverte la page initiale où sont listés les liens des fichiers ayant un statut privé et/ou y revenir après avoir créé ou ouvert un compte, tout en maintenant ce dernier ouvert.
'''NB : 02-11-2023 : Depuis peu, la table des matières n'est plus (accessible) dans le corps des travaux de recherche. On ne peut y accéder qu'en allant sur (la) Wikiversité à l'adresse suivante :'''
'''- le lien donné à la fin de la présente version de mes travaux sur le cardinal quantitatif, lorsque celle-ci est en PDF, pour obtenir la table des matières de cette présente version'''
'''- ou bien [https://fr.wikiversity.org/wiki/Recherche:Cardinal_quantitatif_(table_des_mati%C3%A8res,_simplifi%C3%A9e) "Recherche:Cardinal quantitatif (table des matières, simplifiée)"], pour obtenir la table des matières actualisée de mes travaux sur le cardinal quantitatif'''
'''et en cliquant sur le bon icône.'''
'''(L'auteur n'est pas responsable de cette situation.)'''
'''NB : Les formules en LaTeX présentes dans la table des matières ne s'affichent plus correctement, depuis novembre 2021.'''
'''(L'auteur n'est pas responsable de cette situation.)'''
'''[https://www.fichier-pdf.fr/2025/09/17/f-quantite/ Version PDF de 213 pages et de 1,1 Mo de mes travaux sur la F-quantité (anciennement le cardinal quantitatif) du 17-09-2025, avec la table des matières qui s'affiche correctement et avec la numérotation des sections]''' (fichier hébergé sur https://www.fichier-pdf.fr)
'''Depuis un bon moment avant le 14-09-2025, il n'y a plus de numérotation des sections et des sous-sections, ce qui ne facilite pas le repérage et la navigation dans mes travaux.'''
'''(L'auteur n'est pas responsable de cette situation.)'''
'''J'ai l'impression que les codeurs de Wikiversité, à force d'obéir à certaines injonctions du monde numérique actuel, dégradent, de plus en plus, l'affichage voire les fonctionnalités des pages des travaux de recherche. De plus, après qu'on ait préédité un passage et qu'on l'ait prévisualisé, le curseur ne revient pas exactement là où il était, initialement, mais au début de la section ou de la sous-section concernée : Ce qui constitue une perte de temps pour moi.'''
'''NB : La version originale de la présente version de mes travaux sur le cardinal quantitatif, lorsque cette dernière est en PDF, est également accessible et disponible sur (la) Wikiversité, à partir du lien donné à la fin de cette dernière.'''
'''NB : Il arrive parfois lorsque je copie-colle des passages de mes travaux à certains endroits, que ceux-ci soient aussi copiés-collés, malgré moi, à d'autres endroits. Le plus souvent je parviens à supprimer les doublons en question, mais il peut arriver qu'il en reste certains.'''
'''Certaines mises à jour et modifications impliquent d'autres mises à jour et d'autres modifications en chaîne, parfois délicates, pour lesquelles il m'est parfois difficile de {détecter|repérer} et de déterminer les endroits où je dois les faire et/ou qu'il m'est difficile de faire dans la foulée, compte tenue de la longueur du texte de mes travaux.'''
'''De fait, il peut (encore) rester quelques passages écrits incohérents ou contradictoires, mais sans que cela ait, nécessairement, de conséquences sur mes travaux.'''
'''Mises à part les discussions associées à mes travaux mathématiques sur la Wikiversité, vous pouvez aussi vous rendre sur mon forum pour en discuter et les critiquer de manière constructive, en tant qu'invité ou en tant que membre (mais il faudra alors créer un compte pour vous y loguer) :'''
* '''[https://www.philo-et-societe-2-0.com/t79-Mes-math-matiques-Mes-documents-et-Cardinal-quantitatif.htm Frappes philosophiques et sociétales 3.0/Mes mathématiques et Cardinal quantitatif]'''
'''Tous les liens et toutes les discussions à propos de ces travaux mathématiques sur les forums de mathématiques : "Les-mathematiques.net" et "Maths-Forum" sont désormais périmés et obsolètes. La présente version de mes travaux mathématiques qui est aussi celle qui fait foi, est la version actualisée de ces derniers. De plus, de nombreux commentaires qui sont relatifs à ces discussions ont été donnés dans la page de discussion associée à la présente page de recherche, ainsi que dans une partie des "Passages que l'on peut omettre" et sur mon forum.'''
[https://fr.wikiversity.org/wiki/Utilisateur:Guillaume_FOUCART/Passages_que_l%27on_peut_omettre#Commentaires%2C_impressions_voire_sp%C3%A9culations_autour_des_amateurs%2C_des_shtameurs%2C_de_moi-m%C3%AAme%2C_des_intervenants_et_des_grands_intervenants_sur_les_forums_de_math%C3%A9matiques '''Utilisateur:Guillaume FOUCART/Passages que l'on peut omettre/Passages dont on peut omettre certains passages, dans ma page de recherche principale/Commentaires, impressions voire spéculations autour des amateurs, des shtameurs, de moi-même, des intervenants et des grands intervenants sur les forums de mathématiques''']
'''Concernant la partie spéculative, mes travaux sont, peut-être, attaquables, et s'ils le sont, ils peuvent, peut-être, être démontés et anéantis, uniquement, concernant 2 ou 3 points fondamentaux voire cruciaux, bien ciblés.'''
='''Cardinal quantitatif (nouvellement, F-quantité) sur <math>{\mathbb{R}}^n</math> et sur <math>{\mathbb{R}''}^n</math>, pour <math>n \in \N^*</math> [Cas de certaines restrictions]'''=
== '''Introduction''' ==
'''Remarque : L'introduction n'est qu'une petite partie de mes travaux : N'oubliez pas aussi d'aller jeter un coup d'œil sur le reste ou de le survoler ou de le consulter. Si dans l'introduction, il y a beaucoup de texte : Dans le reste, il y a beaucoup de formalisme et de formules mathématiques. Si jamais, un maître de conférences ou un professeur d'université voire un agrégé en mathématiques passait par là, je souhaite qu'il valide ou invalide les parties concernant les plafonnements (limites non classiques de familles de parties de <math>\R^n</math>) et les limites non classiques de fonctions, c'est la partie cruciale de mes travaux.'''
===Partie principale===
J'utiliserai une terminologie personnelle, en renommant parfois autrement certaines notions existantes.
Soit <math>n \in \N^*</math>.
En particulier, je désignerai par :
*'''PV''' (comme « '''petite variété''' ») les sous-variétés compactes, convexes (connexes) de <math>\R^n</math>, de classe (<math>\mathcal{C}^0</math>) et (<math>\mathcal{C}^1</math> par morceaux) ou sans bord,
et
*'''PV2''' (comme « '''petite variété 2''' ») les sous-variétés fermées, non bornées, convexes (connexes) de <math>\R^n</math>, de classe (<math>\mathcal{C}^0</math>) et (<math>\mathcal{C}^1</math> par morceaux) ou sans bord,
et on posera :
<math>{PV}(\R^n) = \{A \in \mathcal{P}(\R^n) \,\, \Big| \,\, A\,\, sous\mbox{-}vari\acute{e}t\acute{e} \,\, compacte, \,\, convexe \,\, (connexe) \,\, de \,\, \R^n, \,\, de \,\, classe \,\, (\mathcal{C}^0) \,\, et \,\, (\mathcal{C}^1 \,\, par \,\, morceaux) \,\, ou \,\, sans \,\, bord\}</math>;
et <math>{PV2}(\R^n) = \{A \in \mathcal{P}(\R^n) \,\, \Big| \,\, A\,\, sous\mbox{-}vari\acute{e}t\acute{e} \,\, ferm\acute{e}e, \,\, non \,\, born\acute{e}e, \,\, convexe \,\, (connexe) \,\, de \,\, \R^n, \,\, de \,\, classe \,\, (\mathcal{C}^0) \,\, et \,\, (\mathcal{C}^1 \,\, par \,\, morceaux) \,\, ou \,\, sans \,\, bord\}</math>.
*La notion de F-quantité est la {vraie|véritable} notion de nombre ou de quantité d'éléments d'un ensemble, qui est une notion au moins définie et construite sur <math>{PV}(\R^n)</math>. C'est une '''[[w:Mesure (mathématiques)|mesure]]''' définie sur <math>{PV}(\R^n)</math>, qui ne néglige aucun point et pour laquelle la F-quantité ou le nombre d'éléments ou la quantité d'éléments ou la masse ou le poids d'un singleton vaut <math>1</math> et qui s'exprime en fonction des mesures [extérieures] de LEBESGUE généralisées ou de HAUSDORFF, de dimension <math>i \,\,(0 \leq i \leq n)</math>, pour la distance euclidienne, sur <math>\R^n</math>. C'est une notion qui prolonge le caractère intuitif des propriétés que l'on a déjà de la notion de cardinal (de CANTOR) dans le cas des ensembles finis, au cas des ensembles infinis (en tout cas, au moins au cas des ensembles infinis de <math>{PV}(\R^n)</math>) c'est-à-dire qui vérifie, en particulier, le '''principe du tout et de la partie''' : "Le tout est nécessairement ''strictement'' plus grand que chacune de ses sous-parties strictes". C'est une notion pour laquelle je cherche à aller plus loin (dans mes travaux relativement modestes, je suis allé jusqu'aux parties de <math>{PV}(\R^n)</math> et de <math> {PV2}(\R^n)</math>, et aux mêmes parties en remplaçant "convexe" par "polyconvexe"). '''Par opposition à [[w:Cardinalité (mathématiques)| la notion de cardinal de CANTOR c'est-à-dire la notion usuelle de cardinal]]''', que j'appelle '''"cardinal potentiel"''' c'est-à-dire la notion de cardinal au sens de la puissance, et qui est définie pour toutes les parties de <math>\R^n</math> et qui est la {vraie|véritable} notion de nombre ou de quantité d'éléments d'un ensemble, dans le cas des ensembles finis, mais qui est un ordre de grandeur du nombre ou de la quantité d'éléments d'un ensemble, dans le cas des ensembles infinis et qui ne vérifie pas le '''principe du tout et de la partie'''. Donc la notion de F-quantité se veut être une notion plus fine que celle de "cardinal potentiel" c'est-à-dire que celle de cardinal (de CANTOR). Les notions de F-quantité et de "cardinal potentiel" se confondent, dans le cas des parties finies.
'''(21-06-2024 : Pour éviter toute confusion, j'ai décidé de plutôt appeler le "cardinal quantitatif d'un ensemble" qui n'est pas, contrairement à ce que son nom laisse à penser, un cardinal (de CANTOR) d'un ensemble, la ''"F-quantité d'un ensemble"''.)'''
'''(03-06-2021 : Rectification : La notion de F-quantité n'est pas a priori une mesure définie sur <math>{PV}(\R^n)</math>, car <math>{PV}(\R^n)</math> n'est pas a priori une tribu de parties. Toutefois, cette notion a été construite de manière à se comporter comme une mesure. 24-06-2021 : Cette notion est sûrement une mesure sur une tribu que nous devons déterminer. Pour le moment, nous ne cherchons pas à déterminer la tribu, la plus grande, sur laquelle elle serait une mesure, car nous aurons vraisemblablement besoin de la définition de cette notion sur une tribu intermédiaire, avant de pouvoir la généraliser davantage.)'''
'''(08-07-2023 : Remarque : Comme dans le cas classique de cardinal d'un ensemble, les termes "cardinal d'un ensemble" et "puissance d'un ensemble" se confondent et que l'équipotence de 2 ensembles désigne plutôt le fait que ces 2 ensembles ont même puissance, c'est-à-dire le fait que ces 2 ensembles ont même cardinal, c'est-à-dire le fait que ces 2 ensembles peuvent être mis en bijection, il est peut-être plus pertinent et plus approprié de renommer le "cardinal équipotentiel d'un ensemble" (c'est-à-dire le "cardinal d'un ensemble"), "cardinal potentiel d'un ensemble" c'est-à-dire le cardinal, au sens de la puissance, d'un ensemble, et ce, toujours, afin de le distinguer de la "F-quantité d'un ensemble" c'est-à-dire, de ce qui était anciennement nommé cardinal quantitatif ou cardinal, au sens de la quantité, d'un ensemble, même si ce n'est pas, à proprement parler, un cardinal d'un ensemble.)'''
'''(09-07-2023 : Remarque : Pour désigner le "cardinal, au sens de la puissance, d'un ensemble", je n'ai pas d'autre expression que "cardinal potentiel d'un ensemble", même si, ici, "potentiel" désigne "au sens de la puissance" et non "en puissance". Peut-être que pour l'usage que je veux en faire, il faudrait désigner le "cardinal, au sens de la puissance, d'un ensemble", "cardinal potentatif d'un ensemble" ou "cardinal potentiatif d'un ensemble", mais les termes "potentatif" et "potentiatif" sont des néologismes très rares.)'''
'''(20-09-2023 : Dans ce qui suit, j'ai remplacé l'expression "plafonnement normalisé/plafonnements normalisés" par l'expression "plafonnement normal/plafonnements normaux".)'''
'''(16-08-2024 : Dans ce qui suit, j'ai remplacé et j'ai simplifié les expressions "plafonnement borné d'une partie bornée de <math>\R^n</math>/plafonnement non borné ou à l'infini d'une partie non bornée de <math>\R^n</math>" par et en les expressions "plafonnement d'une partie bornée de <math>\R^n</math>/plafonnement d'une partie non bornée de <math>\R^n</math>".)'''
'''(11-11-2023 : Finalement, j’ai remplacé l'expression "axiome(s) de définition" par l'expression "hypothèse(s) de définition".)'''
Cette notion est définie sur <math>{PV}(\R^n)</math>. Le problème se pose, en dehors de <math>PV(\R^n)</math>, car je me suis permis quelques audaces avec les "plafonnements", dans un premier temps, de parties non bornées de <math>\R^n</math> [Cf. définition dans mes travaux], notamment afin d'éviter les contradictions, quitte à faire certaines concessions. Mais finalement on peut définir la F-quantité, relative à un repère orthonormé, d'une partie non bornée ou même bornée de <math>\R^n</math>, comme la F-quantité, relative à ce même repère orthonormé, d'un des plafonnements normaux de cette partie non bornée ou même bornée de <math>\R^n</math>. Néanmoins malgré ces concessions qui, en fait, n'en sont pas, nous y gagnons très largement, par l'explosion des nombres et des quantités infinies, ainsi produite, bien plus forte et bien plus grande que celle du cardinal potentiel c'est-à-dire que celle du cardinal (de CANTOR). Peut-être que l'on pourra généraliser "ma" théorie, à toutes les parties bornées, voire à tous les "plafonnements" de parties bornées de <math>\R^n</math>, voire à tous les "plafonnements" de parties non bornées de <math>\R^n</math>, voire à toutes les parties non bornées de <math>\R^n</math>.
Si l'on veut inclure le cas des parties non bornées de <math>\R^n</math> c'est-à-dire si l'on veut étendre cette notion à des classes de sous-ensembles non bornés de <math>\R^n</math> (sous réserve de compatibilité des hypothèses de définition et de non-contradiction, concernant la définition de cette notion étendue), on doit abandonner, concernant cette dernière, l'hypothèse de définition de la <math>\sigma</math>-additivité, du moins si on utilise la notation classique concernant la définition classique de limite d'une suite de parties bornées de <math>\R^n</math> tendant vers une partie non bornée de <math>\R^n</math>, mais on peut le récupérer, d'une certaine façon, en utilisant une notation non classique concernant la définition non classique de limite d'une suite de parties bornées de <math>\R^n</math> tendant vers un plafonnement d'une partie non bornée de <math>\R^n</math>, et considérer que la notion de F-quantité, dans le cas des parties non bornées de <math>\R^n</math> n'est plus une notion universelle, mais une notion relative au repère orthonormé direct de <math>\R^n</math>, et au plafonnement sphérique ou autre, associé, que l'on s'est fixé. On peut néanmoins définir la F-quantité d'une partie non bornée <math>A</math> de <math>\R^n</math>, relativement au repère orthonormé direct de <math>\R^n</math> que l'on s'est fixé, par la F-quantité d'un des plafonnements normaux de la partie <math>A</math>, relativement au même repère orthonormé direct de <math>\R^n</math> que l'on s'est fixé.
Il est à noter qu'une partie non bornée de <math>\R^n</math> admet une infinité de plafonnements.
On utilisera, essentiellement, dans la partie spéculative, une notion de limite de suites de parties de <math>PV(\R^n)</math> tendant chacune vers un plafonnement d'une partie de <math>PV2(\R^n)</math>.
Comme dit ci-dessus, il y a quelques concessions à faire pour inclure le cas des sous-ensembles non bornés de <math>\R^n</math> et ces considérations nécessitent un cadre neuf, où, par exemple, il faut appeler autrement la plupart des "droites" (resp. des "demi-droites"), puisque dans notre cadre, toutes les "droites" (resp. toutes les "demi-droites") n'ont pas toutes la même longueur, si on considère que l'on est dans un "plafonnement" ou dans un autre, et ce du fait même de l'existence pour chaque partie non bornée de <math>\R^n</math>, d'une infinité de "plafonnements", et du fait qu'en considérant un "plafonnement" donné, certains points sont plus près que d'autres de ce "plafonnement".
Entre autres, j'essaie d'étendre et de généraliser cette notion aux parties de <math>{PV2}(\R^n)</math>, voire à celles de <math>{PV2}({\R''}^n)</math> [Cf. définitions dans mes travaux], quitte à tenter d'introduire et de définir le '''nouvel espace <math>{\R''}</math>''', qui me semble, vu de très loin, avoir des points communs avec l'espace <math>*\R</math> de l'[[w:Analyse non standard|analyse non standard]]. Dans une section, j'ai essayé de définir des nombres <math>+\infty_f</math> où <math>f \in {\cal F}(\mathbb{R})</math>, en utilisant une relation d'équivalence et une relation d'ordre totale, et une fois cette définition donnée, on peut alors définir l'ensemble <math>\R''</math> par : <math>\displaystyle{\R'' = -\infty_{{\cal F}(\mathbb{R})} \bigsqcup \R \bigsqcup +\infty_{{\cal F}(\mathbb{R})} = \{-\infty_f|f \in {\cal F}(\mathbb{R})\} \bigsqcup \R \bigsqcup \{+\infty_f|f \in {\cal F}(\mathbb{R})\}}</math>.
NB : Je ne suis pas un de ces farfelus qui postent en pensant avoir résolu en quelque pages des conjectures célèbres qui résistent depuis longtemps : Le problème que je souhaite résoudre ou faire progresser est plus raisonnable et est moins connu, même s'il revient, ni plus ni moins, à faire "péter" de la quantité infinie, encore plus fou, plus fort et plus finement, que CANTOR, et, d'une certaine manière, à faire "péter" de la quantité infinie intermédiaire "entre 2 cardinaux infinis (de CANTOR) successifs" et "entre le cardinal infini dénombrable (de CANTOR) et un cardinal fini (de CANTOR)", '''grâce à la F-quantité [qui n'est pas un cardinal (de CANTOR)], là où le cardinal (de CANTOR) ne le peut''', après avoir choisi un ensemble représentant idéal de <math>\aleph_0</math> (par exemple <math>\N</math> ou <math>\Z</math>), un ensemble représentant idéal de <math>\aleph_1</math> (par exemple <math>\R_+ \,\, ou \,\, \R \simeq \mathcal{P}(\N)</math>), un ensemble représentant idéal de <math>\aleph_2</math> (par exemple <math>\mathcal{P}(\R)</math>), etc.
Plus précisément et en particulier :
'''La notion de ''F-quantité'' n'est pas un cas particulier de la notion de ''cardinal [de CANTOR]'' : Elle n'a pas nécessairement de lien ou de rapport avec la notion de ''bijection'' ou avec la notion de ''puissance d'un ensemble'' ou de ''cardinal [de CANTOR] d'un ensemble'' ''(LA F-QUANTITÉ N'EST PAS UN CARDINAL [DE CANTOR])''.'''
'''Considérons une chaîne exhaustive de parties de <math>\R^n</math>, pour la relation d'inclusion, allant de l'ensemble <math>\emptyset</math> à l'ensemble <math>\R^n</math>.'''
'''Par convention, ici, dans cette chaîne, parmi les parties infinies de <math>\R^n</math>, seule la ''F-quantité infinie d'un représentant de la puissance du dénombrable'' sera notée et sera égale à "<math>a_0</math>" (et pourra, même, être notée "<math>\aleph_0</math>", mais, attention, ici, ce n'est pas le nombre "<math>\aleph_0</math>" classique ou habituel) [resp. seule la ''F-quantité infinie de <math>\R^n</math> ou d'un des représentants de la puissance du continu'' sera notée et sera égale à "<math>a_1</math>" (et pourra, même, être notée "<math>\aleph_1</math>", mais, attention, ici, ce n'est pas le nombre "<math>\aleph_1</math>" classique ou habituel)]. Le reste ne fait pas appel à la notion de ''bijection'', ou de ''puissance'' ou de ''cardinal [de CANTOR]''.'''
'''"OR L'HYPOTHÈSE DU CONTINU AFFIRME QU'IL N'EXISTE AUCUN ENSEMBLE DONT LE ''CARDINAL [DE CANTOR]'' EST STRICTEMENT COMPRIS ENTRE LE ''CARDINAL [DE CANTOR] DE L'ENSEMBLE DES ENTIERS NATURELS ET CELUI DE L'ENSEMBLE DES NOMBRES RÉELS"''.''' (qui est d'ailleurs indécidable dans ZFC)
'''Mais, par contre, il existe des ensembles dont la ''F-quantité'' [QUI N'EST PAS UN CARDINAL (DE CANTOR)]'' est strictement comprise entre la F-quantité de l'ensemble des entiers naturels et celle de l'ensemble des nombres réels''.'''
'''Et, par convention, dans ce cas, la ''F-quantité de l'ensemble des entiers naturels'' sera notée et sera égale à "<math>a_0</math>" (et pourra, même, être notée "<math>\aleph_0</math>", mais, attention, ici, ce n'est pas le nombre "<math>\aleph_0</math>" classique ou habituel) et la ''F-quantité de l'ensemble des nombres réels'' sera notée et sera égal à "<math>a_1</math>" (et pourra, même, être notée "<math>\aleph_1</math>", mais, attention, ici, ce n'est pas le nombre "<math>\aleph_1</math>" classique ou habituel), et ce seront les seuls à l'être.'''
'''(La F-quantité d'une partie non bornée de <math>\R^n</math> étant égale à la F-quantité d'un de ses plafonnements normaux, quelconque.)'''
La notion de F-quantité est une notion qui existe, mais (trompeusement) sous d'autres appellations, et qui est bel et bien, et parfaitement définie de manière générale, dans la littérature, du moins, sur une classe de parties bornées de <math>\R^n</math> (Cf. interventions de [http://perso.univ-rennes1.fr/michel.COSTE/ Michel COSTE]), mais qui y est très peu présente :
Il reste à la généraliser à des classes de parties, de plus en plus larges.
La notion de cardinal (de CANTOR) est valable pour toutes les parties de <math>\R^n</math>, alors que concernant la notion de F-quantité, on ne sait pas, pour le moment, du moins concernant la partie connue et établie officiellement, aller au delà des parties de <math>{PV }(\R^n)</math>, '''mais il fallait le dire avant de dire qu'une telle généralisation était impossible, au delà des parties finies'''.
Voici cette notion présentée par Michel COSTE qui n'aime pas trop l'appellation "cardinal" : {{supra|Liens}}
(Historiquement, avant CANTOR, la notion de "cardinal d'un ensemble" désignait la véritable notion de quantité d'éléments d'un ensemble. Depuis CANTOR, cela n'est plus vrai, elle désigne la puissance d'un ensemble. Alors trouvant la notion véritable de quantité d'éléments d'un ensemble, plus fine que la notion de puissance d'un ensemble et prolongeant l'intuition que l'on en a déjà dans le cas des ensembles finis, c'est celle à qui on devrait et à qui on doit attribuer le qualificatif de "cardinal". Mais comme ce mot était déjà utilisé mais maladroitement, j'ai dû inventer les terminologies "cardinal quantitatif" et "cardinal potentiel", pour les distinguer.
Mais, j'ai, maintenant, une terminologie qui rend inutiles les terminologies précédentes, je distingue, désormais, la "F-quantité" du "cardinal (de CANTOR)"
Attention : En adoptant cette terminologie, la notion de F-quantité n'est pas un cas particulier de la notion de "cardinal".
Mais sinon si on tient vraiment à attribuer le nom de "cardinal d'un ensemble" uniquement à la notion de puissance d'un ensemble qui est un ordre de grandeur de la quantité d'éléments d'un ensemble dans le cas des ensembles infinis, on peut, sans adopter la terminologie précédente, appeler, tout simplement, la notion véritable de quantité d'éléments d'un ensemble : la "F-quantité d'un ensemble".
À la place du fameux :
"Je le vois
[sous entendu : Je vois qu'il y a une bijection entre <math>\R</math> et <math>\R^{n}</math> et donc <math>\R</math> et <math>\R^{n}</math> ont la même quantité ou le même nombre d'éléments. Idem en remplaçant "<math>\R^{n}</math>" par "<math>[0;1]</math>".],
mais je ne le crois pas" (de CANTOR),
je dirais plutôt :
"Je le vois
[sous-entendu : Je vois qu'il y a une bijection entre <math>\R</math> et <math>\R^{n}</math>. Idem en remplaçant "<math>\R^{n}</math>" par "<math>[0;1]</math>"],
mais cela n'est pas suffisant
[pour caractériser la vraie notion de quantité ou de nombre d'éléments d'un ensemble infini borné ou non borné ou d'un de ses plafonnements].")
Je pense que les notions de quantité d'éléments et de puissance doivent être distinguées :
Car, par exemple, on a bien <math>[-1,1]\subsetneq [-2,2]</math> et <math>[-1,1]</math> peut être mis en bijection avec <math>[-2,2]</math>
et on a <math>\displaystyle{\frac{{card}_Q([-2,2] \setminus \{0\})}{{card}_Q([-1,1] \setminus \{0\})} = \frac{{card}_Q([-2,2]) - {card}_Q(\{0\})}{{card}_Q([-1,1]) - {card}_Q(\{0\})} = \frac{{card}_Q([-2,2]) - 1}{{card}_Q([-1,1]) - 1} = 2}</math> et <math>{card}_Q([-1,1]) < {card}_Q([-2,2])</math>
alors qu'on a <math>{card}_P([-2,2]) = {card}([-2,2]) = {card}([-1,1]) = {card}_P([-1,1])</math>,
où <math>{card}_Q(A)</math> désigne la F-quantité de l'ensemble <math>A</math>, sous certaines conditions sur l'ensemble <math>A</math>
et <math>{card}_P(A)</math> désigne le cardinal potentiel de l'ensemble <math>A</math>, c'est-à-dire le cardinal de CANTOR ou le cardinal classique de l'ensemble <math>A</math>, <math>{card}(A)</math>.
La notion de F-quantité présentée par Michel COSTE concerne la classe de parties de <math>\R^n</math>, <math>{PV}(\R^n)</math>.
Je pense qu'on peut, en fait, comparer, entre elles (eux), les F-quantités des parties de <math>\R^n</math> ayant une décomposition, en un nombre fini de sous-variétés compactes, convexes (connexes), simplement connexes de <math>\R^n</math>, de classe <math>\mathcal{C}^0</math>, et de dimension <math>i</math>, pour tout <math>i \in [\![1,n]\!]</math>, ainsi qu'en un nombre fini, en plus ou en moins, de singletons, ou ayant une décomposition, en un nombre fini de sous-variétés ouvertes bornées, convexes (connexes), simplement connexes de <math>\R^n</math>, de classe <math>\mathcal{C}^0</math>, et de dimension <math>i</math>, pour tout <math>i \in [\![1,n]\!]</math>, ainsi qu'en un nombre fini, en plus ou en moins, de singletons.
[Et en m'hasardant, mais c'est relativement lourd et pas simple à formuler :
Je pense, même, qu'on peut, en fait, comparer, entre eux, les F-quantités des parties <math>A</math> de <math>\R^n</math>
ayant une décomposition, en un nombre fini de réunions disjointes de sous-variétés compactes, convexes (connexes), simplement connexes de <math>\R^n</math>, de classe <math>\mathcal{C}^0</math>, et de dimension <math>i</math>, <math>F_i</math>, pour tout <math>i \in [\![0,n]\!]</math>,
ainsi qu'en un nombre fini, en moins, de réunions disjointes de sous-variétés compactes, convexes (connexes), simplement connexes de <math>\R^n</math>, de classe <math>\mathcal{C}^0</math>, et de dimension <math>j</math>, <math>F_{i,j}</math> telle que <math>F_{i,j} \in \mathcal{P}(F_i)</math>, pour tout <math>i \in [\![0,n]\!]</math> et pour tout <math>j \in [\![0,i]\!]</math>,
ou ayant une décomposition, en un nombre fini de réunions disjointes de sous-variétés ouvertes bornées, convexes (connexes), simplement connexes de <math>\R^n</math>, de classe <math>\mathcal{C}^0</math>, et de dimension <math>i</math>, <math>U_i</math>, pour tout <math>i \in [\![1,n]\!]</math>, et en un nombre fini de singletons dont la réunion forme l'ensemble <math>\displaystyle{{F_0}' \in \mathcal{P}\bigg(\R^n \setminus \Big(\bigsqcup_{i \in [\![1,n]\!]} U_i\Big)\bigg)}</math> (pouvant être vide),
ainsi qu'en un nombre fini, en moins, de réunions disjointes de sous-variétés ouvertes bornées, convexes (connexes), simplement connexes de <math>\R^n</math>, de classe <math>\mathcal{C}^0</math>, et de dimension <math>j</math>, <math>U_{i,j}</math> telle que <math>U_{i,j} \in \mathcal{P}(U_i)</math>, pour tout <math>i \in [\![1,n]\!]</math> et pour tout <math>j \in [\![1,i]\!]</math>, et en un nombre fini, en moins, de singletons non inclus dans <math>{F_0}'</math>, dont la réunion forme l'ensemble <math>\displaystyle{{F_{0,0}}' \in \mathcal{P}\Big(\bigsqcup_{i \in [\![1,n]\!]} U_i\Big)}</math> (pouvant être vide),
c'est-à-dire qu'on peut comparer, entre eux, les F-quantités des parties <math>A \in \mathcal{P}(\R^n)</math>
telles que :
<math>\forall i \in [\![0,n]\!], \exist F_i</math> réunion disjointe de sous-variétés compactes, convexes (connexes), simplement connexes de <math>\R^n</math>, de classe <math>\mathcal{C}^0</math>, et de dimension <math>i</math>,
<math>\forall i \in [\![0,n]\!], \,\, \forall j \in [\![0,i]\!], \,\, \exist F_{i,j}</math> réunion disjointe de sous-variétés compactes, convexes (connexes), simplement connexes de <math>\R^n</math>, de classe <math>\mathcal{C}^0</math>, et de dimension <math>j</math>, telle que <math>F_{i,j} \in \mathcal{P}(F_i)</math>,
<math>\displaystyle{A = \Big(\bigsqcup_{i \in [\![0,n]\!]} F_i\Big) \setminus \Big(\bigsqcup_{i \in [\![0,n]\!]} \bigsqcup_{j \in [\![0,i]\!]} F_{i,j} \Big)}</math>.
ou telles que :
<math>\forall i \in [\![1,n]\!], \exist U_i</math> réunion disjointe de sous-variétés ouvertes bornées, convexes (connexes), simplement connexes de <math>\R^n</math>, de classe <math>\mathcal{C}^0</math>, et de dimension <math>i</math>,
<math>\forall i \in [\![1,n]\!], \,\, \forall j \in [\![1,i]\!], \,\, \exist U_{i,j}</math> réunion disjointe de sous-variétés ouvertes bornées, convexes (connexes), simplement connexes de <math>\R^n</math>, de classe <math>\mathcal{C}^0</math>, et de dimension <math>j</math>, telle que <math>U_{i,j} \in \mathcal{P}(U_i)</math>,
<math>\displaystyle{\exists {F_0}' \in \mathcal{P}\bigg(\R^n \setminus \Big(\bigsqcup_{i \in [\![1,n]\!]} U_i\Big)\bigg)}</math>, réunion de singletons (pouvant être vide),
<math>\displaystyle{\exists {F_{0,0}}' \in \mathcal{P}\Big(\bigsqcup_{i \in [\![1,n]\!]} U_i\Big)}</math>, réunion de singletons (pouvant être vide),
<math>\displaystyle{A = \bigg(\Big(\bigsqcup_{i \in [\![1,n]\!]} U_i\Big) \bigsqcup {F_0}' \bigg) \setminus \bigg(\Big(\bigsqcup_{i \in [\![1,n]\!]} \bigsqcup_{j \in [\![1,i]\!]} U_{i,j}\Big) \bigsqcup {F_{0,0}}' \bigg)}</math>.]
Décomposition d'une partie bornée de <math>\R^2</math> {{infra|Décomposition d'une partie bornée de R n}}
Remarque : J'ai dit plus haut qu'on savait comparer, entre elles, les F-quantités des parties bornées de <math>\R^n</math>, ayant une décomposition, en un nombre fini de sous-variétés, comme détaillée ci-dessus (en particulier en un nombre fini de variétés, compactes, convexes, connexes, simplement connexes) :
Mais je pense qu'en fait, il doit être possible de comparer, entre elles, celles des parties bornées quelconques et même celles (ceux) de parties non bornées quelconques de <math>{\R''}^n</math> (respectivement de <math>\R^n</math>), ayant une décomposition analogue voire peut-être ayant une décomposition analogue en remplaçant « fini » par « au plus dénombrable », et peut-être même en supprimant toutes les expressions : "simplement connexes".
En effet, une fois qu'on s'est occupé de l'adhérence ou de l'intérieur d'une partie, on s'occupe ensuite de l'adhérence sans la partie ou de la partie sans l'intérieur, et on refait la même chose, avec ces dernières.
Les mesures [extérieures] de LEBESGUE généralisées ou de HAUSDORFF, de dimension <math>i</math>, pour la distance euclidienne, sur <math>\R^n</math>, <math>{vol}^i</math>
<small>
(Le cas <math>i = 0</math> étant un cas à part que je compte voir figurer, mais qui n'est pas présent dans le document "Théorie de la mesure/Cf. Mesures de HAUSDORFF"
https://www.fichier-pdf.fr/2021/08/07/polyintegrationmai2013/
Cf. page 13 : Chapitre 1. Les mesures/III Exemples fondamentaux d'espaces mesures/Mesures de HAUSDORFF
Cf. page 39 : Chapitre 4. La mesure de LEBESGUE et ses corollaires/II Généralisations de la mesure de LEBESGUE/II.1 Mesures de HAUSDORFF/Définition 5
Cf. page 40 : Chapitre 4. La mesure de LEBESGUE et ses corollaires/II Généralisations de la mesure de LEBESGUE/II.3 Définition alternative de la mesure de LEBESGUE/Théorème 3
Cf. page 41 : Chapitre 4. La mesure de LEBESGUE et ses corollaires/II Généralisations de la mesure de LEBESGUE/II.4 Longueur, aire, surface de parties courbées de <math>\R^d</math> /Définition 7
Cf. page 67 : Chapitre 7. Théorème du changement de variable/I Cas des applications linéaires
Cf. page 68 : Chapitre 7. Théorème du changement de variable/II Mesure des sous-variétés plongées
Cf. page 70 : Chapitre 7. Théorème du changement de variable/III Intégration sur les sous-variétés plongées
Cf. aussi https://homeweb.unifr.ch/manolesc/Pub/teaching/Mesure_integration.pdf
Cf. aussi https://w3.ens-rennes.fr/math/people/thibaut.deheuvels/Mesures-Hausdorff.pdf),
</small>
sont telles que si <math>i \in [\![1,n]\!]</math>, elles négligent chacune, respectivement, si <math>i = 1</math>, des points isolés, respectivement, si <math>i = 2</math>, des points isolés et des points de courbes, respectivement, si <math>i = 3</math>, des points isolés et des points de courbes et des points de surfaces, respectivement, si <math>i = 4</math>, des points isolés et des points de courbes et des points de surfaces et des points d'espaces de dimension <math>3</math>, <math>\cdots</math>, respectivement, si <math>i = n</math>, des points isolés et des points de courbes et des points de surfaces et des points d'espaces de dimension <math>3</math>, <math>\cdots</math>, et des points d'espaces de dimension <math>n-1</math>.
La "mesure" F-quantité qui ne veut négliger aucun point se doit de composer avec toutes les "mesures" [extérieures] de LEBESGUE généralisées ou de HAUSDORFF, de dimension <math>i \,\,(i \in [\![0,n]\!])</math>, pour la distance euclidienne, sur <math>\R^n</math>, <math>\widetilde{vol^i}</math>, la mesure de comptage pouvant être considérée comme la "mesure" [extérieure] de LEBESGUE généralisée ou de HAUSDORFF, de dimension <math>0</math>, pour la distance euclidienne, <math>\widetilde{vol^0}</math>.
'''(24-06-2021 : Rectification : La notion de F-quantité n'est pas a priori une mesure définie sur <math>{PV}(\R^n)</math>, car <math>{PV}(\R^n)</math> n'est pas a priori une tribu de parties.)'''
Les suites d'inégalités données, juste après, dans la suite, ne sont pas si techniques que ça et sont là pour illustrer mon propos et pour que l'on voit quelles sont les différences fondamentales entre le cardinal potentiel "<math>{card}_P</math>" ou "<math>{card}</math>" qui est la notion usuelle de cardinal et qui est en rapport direct avec la notion de bijection, et la F-quantite, relative au repère orthonormé <math>\mathcal{R}</math> de <math>\R^2</math>, "<math>{card}_{Q,\mathcal{R}}</math>", sachant que la référence à un repère orthonormé <math>\mathcal{R}</math>, n'est utile que pour les parties non bornées de <math>\R^2</math> (ou de <math>\R^n</math>, de manière générale), et que dans le cas des parties bornées de <math>\R^2</math> (ou de <math>\R^n</math>, de manière générale), on peut noter la F-quantité : "<math>{card}_{Q}</math>".
Soit <math>\cal R</math> un repère orthonormé de <math>\R^2</math>, d'origine <math>O</math>.
'''Nous désignons la "F-quantité, relative au repère orthonormé <math>\mathcal{R}</math> de <math>\R^2</math>, d'une partie <math>A</math> de <math>\R^2</math>", qui était nommée auparavant le "cardinal quantitatif, relatif au repère orthonormé <math>\mathcal{R}</math> de <math>\R^2</math>, de cette même partie <math>A</math> de <math>\R^2</math>", par "<math>card_{Q,\cal R}(A)</math>" et le "cardinal potentiel de la partie <math>A</math> de <math>\R^2</math>" par "<math>card_P(A)</math>". En fait, puisque la "F-quantité de la partie <math>A</math>" n'est pas un "cardinal de la partie <math>A</math>", nous devrions plutôt la noter : "<math>Q_{F,\mathcal{R}}(A)</math>" ou "<math>F\text{-}Q_{\mathcal{R}}(A)</math>", mais comme les modifications à faire sont trop importantes, je ne le ferai pas dans la suite.'''
On a :
<math>{card}_{Q,\cal R}(\{O\}\times\N_n) < {card}_{Q,\cal R}(\{O\}\times 3\N)</math>
<math>< {card}_{Q,\cal R}\Big(\{O\}\times (3\N \bigsqcup\{1,2\})\Big) < {card}_{Q,\cal R}(\{O\} \times\N) < {card}_{Q,\cal R}(\{O\} \times\Z) < {card}_{Q,\cal R}(\{O\} \times \Q)</math>
<math><card_{Q,\cal R}(\{O\} \times ]-1,1[) < {card}_{Q,{\cal R}}(\{O\} \times [-1,1]) < {card}_{Q,{\cal R}}(\{O\} \times [-2,2])</math>
<math>={card}_{Q,\cal R}\Big(\{O\} \times ([-2,2] + 1)\Big) < {card}_{Q,\cal R}\bigg(\{O\} \times \Big(([-2,2] + 1) \bigsqcup \{4\}\Big)\bigg) < {card}_{Q,\cal R}\Big(\{O\} \times (\R\setminus [-2,2])\Big)</math>
<math>< {card}_{Q,\cal R}\Big(\{O\} \times (\R\setminus [-1,1])\Big) < {card}_{Q,\cal R}(\{O\} \times\R^*) < {card}_{Q,\cal R}(\{O\} \times \R)</math>
<math>< {card}_{Q,{\cal R}}([-1,1] \times [-1,1]) < {card}_{Q,{\cal R}}([-2,2] \times [-2,2]) < {card}_{Q,{\cal R}}(\R^2)</math>
alors que :
<math>{card}_P(\{O\} \times\N_n)< {card}_{P}(\{O\} \times 3\N)</math>
<math>= {card}_P\Big(\{O\} \times (3\N \bigsqcup \{1,2\})\Big) = {card}_P(\{O\} \times \N)= {card}_P(\{O\} \times\Z) = {card}_{P}(\{O\} \times \Q)</math>
<math>< {card}_P(\{O\} \times ]-1,1[) = {card}_P(\{O\} \times [-1,1]) = {card}_{P}(\{O\} \times[-2,2])</math>
<math>= {card}_P\Big(\{O\} \times ([-2,2] + 1)\Big) = {card}_P\bigg(\{O\} \times \Big(([-2,2] + 1) \bigsqcup \{4\}\Big)\bigg) = {card}_P\Big(\{O\} \times (\R\setminus [-2,2])\Big)</math>
<math>= {card}_P \Big(\{O\} \times (\R\setminus [-1,1])\Big) = {card}_P(\{O\} \times \R^*) = {card}_{P}(\{O\} \times \R)</math>
<math>= {card}_P([-1,1] \times [-1,1]) = {card}_{P}([-2,2] \times [-2,2])= {card}_{P}(\R^2)</math>
Applications :
1) Imaginons 2 disques durs cubiques compacts dont l'un est strictement plus gros que l'autre disque et pour lesquels on peut stocker une donnée en chaque point, alors le disque dur cubique, strictement plus gros que l'autre disque, aura une capacité de stockage strictement plus grande que l'autre disque (quantité), et non pas une capacité égale à celle de l'autre disque (puissance).
2) Dans une bouteille de <math>2L</math>, on stocke plus de matière continue que dans une bouteille d'<math>1L</math>.
Je viens de donner la raison d'être et l'utilité de la notion de F-quantité.
On ne fait pas toujours des mathématiques, en vue d'applications pratiques ou concrètes.
Pourtant à qui lui veut des applications :
La notion de quantité de matière discrète ou de matière continue, parle d'elle-même.
Supposons qu'un univers soit fait d'un mélange de matière continue et de matière discrète :
La F-quantité mesure la quantité de matière continue et de matière discrète.
La notion de matière continue n'existe certes pas dans notre univers, mais on peut la concevoir mathématiquement et c'est une bonne approximation de la matière discrète, à l'échelle macroscopique, en physique.
La notion de (F-)quantité est plus fine que celle de puissance qui donne, seulement, un ordre de grandeur de la première.
'''[Rectification : En fait, tout dépend des "plafonnements" de chacun des 2 disques durs cubiques compacts et plus généralement des "plafonnements" des parties infinies bornées que l'on s'est fixé et, plus particulièrement, des densités (quantitatives) uniformes ou pas, que l'on s'est fixé, des "matières continues et/ou discrètes" qui les composent et qui sont composées chacune au moins d'une infinité de points de "matière continue" et/ou de "matière discrète"'''
'''(Tout point étant de dimension nulle, les interprétations concernant les densités quantitatives des parties infinies bornées sont multiples voire infinies et donc aussi concernant leurs F-quantités'''
'''[relatives à un repère orthonormé de <math>\R^n</math> (mais dans le cas des "plafonnements" des parties bornées, cette précision est inutile)]'''
'''relativement aux plafonnements et selon les plafonnements que l'on s'est fixé).'''
'''Remarque : Cela marche aussi avec les "plafonnements" des parties (infinies) non bornées.
'''Il existe, néanmoins, pour chaque partie bornée, un ou des plafonnement(s), et pour chaque partie non bornée, un ou des plafonnement(s), dits normaux.]'''
Il reste un certain nombre de généralisations permettant de comparer les F-quantités, de n'importe quelle partie, entre eux : Tout l'intérêt et tout l'enjeu de cette définition, est là.
Restera à généraliser cette notion aux parties de <math>\mathcal P(\R^n)</math>, <math>\mathcal P\Big(\mathcal P(\R^n)\Big)</math>, etc, et à des classes de parties, les plus larges possibles, où on peut encore lui donner un sens, même affaibli.
La notion de "volume" ou de "mesure" [extérieure] de LEBESGUE généralisée ou de HAUSDORFF, de dimension <math>i \,\,(0 \leq i \leq n)</math>, pour la distance euclidienne, sur <math>\R^n</math>, le fait que <math>\R^n</math> soit un espace métrique et un espace vectoriel (topologique) normé, le fait que <math>\R</math> soit totalement ordonné, semblent essentiels, pour définir la notion de F-quantité sur <math>\R^n</math> :
Comment généraliser ces notions ou trouver des notions affaiblies qui marchent, aussi, dans d'autres espaces, par exemple sur des espaces qui dépendent de <math>\R</math> ?
===Ce que sont ces travaux, ce qu'ils ne sont pas et ce qu'on est en droit d'attendre d'eux===
Le PDF : "La saga du "cardinal"" (version 4) de Michel COSTE guide le lecteur en expliquant intuitivement les notions et les idées qu'il présente ainsi que tout le cheminement qui a permis d'y aboutir à travers des exemples.
Le but de mes travaux n'est pas, mise à part l'introduction, de reproduire et d'inclure ou d'incorporer tout le travail d'explication, d'explicitation, d'illustration, de vulgarisation et de pédagogie effectué par Michel COSTE ainsi que toute la prise par la main du lecteur par ce dernier, mais d'enchaîner rigoureusement les définitions, propositions, résultats et exemples comme cela est le cas dans de nombreux livres de mathématiques, même si ceux-ci sont censés donner une certaine idée et une certaine intuition des objets manipulés.
Le PDF informel de vulgarisation de Michel COSTE répond aux attentes {des amateurs|de l'amateur}, mais il ne répond pas à toutes les attentes {des mathématiciens|du mathématicien}.
Il faut peut-être que je travaille encore l'énoncé d'un des théorèmes de mes travaux et que je le distingue bien de sa démonstration.
Depuis quelques temps, j'ai fait un travail censé éclaircir et désambiguïser les hypothèses de définition de la F-quantité en précisant rigoureusement pour chacune d'entre elles, son domaine {d'application|de validité} respectif, certains domaines étant plus généraux que d'autres, mais au final on a toutes les hypothèses de définition dont on a besoin sur le domaine <math>{\mathcal{P}olytopes}(\R^n)</math> qui permettront, ensuite, de définir la F-quantité sur le domaine <math>{PV}(\R^n)</math>.
Mes travaux n'ont pas par exemple pour but comme Michel COSTE l'a fait à partir du théorème de STEINER-MINKOWSKI, d'expliquer géométriquement la nature des coefficients qui interviennent dans la formule de la F-quantité sur <math>{PV}(\R^n)</math>.
L'essentiel de la partie connue et établie a été proposée et a bien été validée par Michel COSTE.
Mais, peut-être que je dois encore intervenir dans son contenu et dans sa forme, pour la mettre dans une forme qui satisfasse les intervenants Des-mathematiques.net, en m'inspirant du PDF de Michel COSTE.
Mais, je n'aurais pas pu faire, de moi-même, la vulgarisation qu'a faite Michel COSTE dans son PDF, car je ne disposais pas de tous les éléments et de toutes les connaissances pour le faire, et, pour les mêmes raisons, j'ai des limites à pouvoir faire mieux que lui et à compléter son travail, concernant la partie connue et établie.
Il est vrai que mes travaux sur la F-quantité sont beaucoup plus ''secs'' que le PDF de Michel COSTE, "La saga du "cardinal"" : Je ne dis pas que tout ce qu'a dit dedans Michel COSTE est inutile et n'aide pas à la compréhension, mais si on veut démontrer ou utiliser de manière opérationnelle les résultats qui y sont mentionnés, on n'a pas besoin de tous les commentaires qu'il y a faits.
Par ailleurs, lorsque j'ai posté mes travaux sur la F-quantité et autres sur Les-mathematiques.net (Je viens de faire supprimer un certain nombre de pages, il reste encore la version 3 du PDF de Michel COSTE), je me suis quasiment comporté comme s'il s'agissait d'une page de brouillon, d'où le déchaînement et la déferlante de critiques, d'interprétations, de malentendus et de conclusions parfois et même souvent faux, erronés, hâtifs, malvenus ou infondés qu'ils ont pu susciter y compris sur ma propre personne et mes propres compétences et capacités en mathématiques, même si par ailleurs une partie était parfaitement justifiée.
D'une manière générale, lorsque je me suis lancé dans des travaux peu académiques et non balisés, j'ai vraiment eu de bonnes intuitions.
Mais lorsqu'il s'agit de les exprimer, de les préciser et de les affiner, je suis susceptible d'écrire plein d'âneries et de conneries, pendant une longue période voire une très longue période, même lorsque je dispose des connaissances pour les éviter, conneries qui se résorbent et se résorberont peu à peu, jusqu'à finir et/ou jusqu'à peut-être finir par faire aboutir mes intuitions initiales.
Cette façon de faire et de procéder ne passe pas inaperçue et ne passe malheureusement pas et visiblement pas sur Les-mathematiques.net et sur Maths-Forum, et y faisait désordre.
Certaines de mes discussions hors F-quantité et certains délires et divagations auraient dû être évités et auraient dû rester de l'ordre du brouillon personnel.
La situation de mes travaux sur Les-mathematiques.net est, de toute façon, devenue pourrie et irrécupérable, quels que soient les éventuels avancements ou progrès que j'aurais faits ou que je ferai à l'avenir.
Reste la partie spéculative.
Si l'ensemble <math>+\infty_{\mathcal{F}(\R)}</math> est mal défini et qu'il n'y a aucune alternative possible pour le définir, alors une sous-section entière de la partie spéculative tombera à l'eau, mais pas tout.
J'ai de bonnes raisons de croire que la sous-section restante de la partie spéculative est valable et bonne dans le fond, et qu'il y a juste à intervenir encore dans son contenu et dans sa forme, pourvu que la définition de limite d'une famille de parties de <math>\R^n</math> tendant vers un plafonnement d'une partie non bornée de <math>\R^n</math> soit valide et qu'ou bien la conjecture ou bien l'hypothèse de définition que j'ai émis, concernant la F-quantité, soit valable.
[26-09-2023 : La notion de plafonnement d'une partie de <math>\R^n</math> est désormais bien définie et valide, cependant on rencontre, par la suite, certains problèmes épineux, notamment celui du double sens possible de certaines notions de limite, dans la conjecture fondamentale ou l'hypothèse de définition fondamentale que j'ai émis, concernant la F-quantité, relative à un repère orthonormé de de <math>\R^n</math>. Concernant ce problème, il se peut qu'il y ait incompatibilité entre certaines notions de limite et qu'il va peut-être falloir choisir entre ces différentes notions.]
=== Liens ===
N'oubliez pas de consulter : https://www.philo-et-societe-2-0.com/
'''REMARQUE :''' On pourra d'abord lire les PDF de Michel COSTE, qui sont des articles informels de vulgarisation, beaucoup moins ambitieux :
*[https://www.fichier-pdf.fr/2018/05/14/gf-4/ La saga du "cardinal" (version 4)] (fichier hébergé sur https://www.fichier-pdf.fr)
*[https://www.fichier-pdf.fr/2018/05/14/gf-3/ La saga du "cardinal" (version 3)] (fichier hébergé sur https://www.fichier-pdf.fr)
*[https://www.fichier-pdf.fr/2018/05/14/gf-2/ La saga du "cardinal" (version 2)] (fichier hébergé sur https://www.fichier-pdf.fr)
*[https://www.fichier-pdf.fr/2018/05/14/gf/ La saga du "cardinal" (version 1)] (fichier hébergé sur https://www.fichier-pdf.fr)
Principale discussion où est intervenu [https://perso.univ-rennes1.fr/michel.coste/ Michel COSTE] sur Les-mathematiques.net à propos de mes travaux en 2007 :
*[https://www.fichier-pdf.fr/2023/10/06/cardinal-quantitatif-en-2007-titre-original-mes-cardinaux/ Cardinal quantitatif en 2007 (Titre original : Mes cardinaux.)] (fichier hébergé sur https://www.fichier-pdf.fr)
Remarque : Lorsque j'ai créé cette discussion, j'avais mis un PDF de mes travaux, en pièce-jointe (qui n'est plus accessible, mais dont je possède toujours un exemplaire que je préfère ne pas redonner et dont on peut se passer puisque l'essentiel de ses résultats valables a été donné par Michel COSTE, dans la discussion), où j'ai commis pas mal d'écueils car je ne possédais pas le formalisme et les notations nécessaires pour définir et désigner le bord, l'adhérence et l'intérieur d'une variété topologique quelconque de dimension <math>i(0 \leq i \leq n)</math> de <math>\R^n</math>, sauf dans le cas où <math>i = n</math>, et ces écueils figurent aussi dans certains messages de cette discussion. Par ailleurs, dans cette dernière, en particulier, j'avais inventé ma propre terminologie, à propos des parties "ouvertes pures", des parties "fermées pures" et des parties "à la fois ouvertes et fermées", alors que je voulais, en fait, simplement, désigner des parties "ouvertes", des parties "fermées" et des parties "ni ouvertes, ni fermées" et alors que je possédais la terminologie en usage, inconsciemment. De plus, j'avais un mal fou à définir la décomposition donnée dans '''"Partie déjà établie et connue : F-quantité définie sur <math>{PV}({\mathbb{R}}^n)</math>, pour <math>n \in \N^*</math>/Exemples illustratifs de calculs, avec la F-quantité/Décomposition de certaines parties bornées de <math>\mathbb{R}^{N}</math>, pour <math>N\in \mathbb{N}^{*}</math>"'''.
{{Attention|Les scans de pages de livres constituent une [[Wikiversité:Pages soupçonnées de violation de copyright|violation du copyright]].}}
Voici des extraits du livre de BERGER2 intitulé "Cedic-Nathan (vol 3): Convexes et polytopes, polyèdres réguliers, aires et volumes" :
*[https://www.fichier-pdf.fr/2018/05/14/BERGER1/ BERGER 1] (fichier hébergé sur https://www.fichier-pdf.fr)
*[https://www.fichier-pdf.fr/2018/05/14/BERGER2/ BERGER 2] (fichier hébergé sur https://www.fichier-pdf.fr)
Cf. [[w:Référence:Géométrie (Berger)|Référence:Géométrie (BERGER)]]
Quant à l'extrait de livre suivant, d'après [https://perso.univ-rennes1.fr/michel.coste/ Michel COSTE], il provient de [[w:Jean Dieudonné|Jean DIEUDONNÉ]] :
*[https://www.fichier-pdf.fr/2018/05/14/dieuquarto/ Dieuquarto] (fichier hébergé sur https://www.fichier-pdf.fr)
'''Voici des liens Wikipedia :'''
*[[w:en:Mixed_volume#Quermassintegrals|Volume mixte (en anglais)]]
*[[w:en:Hadwiger's theorem#Valuations|Théorème de HADWIGER (en anglais)]]
*[[w:Formule de Steiner-Minkowski|Formule de STEINER-MINKOWSKI]]
'''Voici des liens intéressants en français :'''
*[https://www.math.u-psud.fr/~thomine/divers/JourneesLouisAntoine2012.pdf Valuations et Théorème de HADWIGER]
*[https://webusers.imj-prg.fr/~bernard.teissier/documents/articulos-Teissier/LMABordeaux.final.pdf Volumes des corps convexes; géométrie et algèbre; Bernard TEISSIER]
'''Voici un lien intéressant en anglais (du moins le début, en ce qui me concerne) :'''
*https://www.utgjiu.ro/math/sma/v03/p07.pdf
'''La notion de F-quantité sur <math>\R^n</math> est une notion relative au repère orthonormé dans lequel on se place.'''
'''Voici des liens dont il faut vraiment éviter de consulter les pages concernées :'''
En mai 2021, sous un compte "MPF" créé à cet effet, j'avais demandé à Lostounet, l'un des administrateurs du forum Maths-Forum, de supprimer, en lui listant les liens url, les discussions que j'avais initiées et créées, il y a 4-5 ans, relatives à la F-quantité, car elles font de l'ombre à la version actualisée de mes travaux sur (la) Wikiversité.
Or celui-ci n'a pas exécuté ma demande et a préféré, à la place et sans que je lui ai demandé, supprimer mon compte "Matheux philosophe" avec tous ses messages et m'a banni après, seulement, 3 messages, sous mon compte "MPF".
NB : J'avais déjà été banni sous mon pseudo "Matheux philosophe" à cause de ces discussions et du fait que j'avais signalé que Les-mathematiques.net m'avaient déjà banni pour des discussions antérieures sur le même thème.
Cf. aussi [https://fr.wikiversity.org/wiki/Utilisateur:Guillaume_FOUCART/Passages_que_l%27on_peut_omettre#A_propos_de_ma_demande_de_suppression_de_discussions_sur_le_forum_Maths-Forum Utilisateur:Guillaume FOUCART/Passages que l'on peut omettre/A propos de ma demande de suppression de discussions sur le forum Maths-Forum]
Voici les liens de ces discussions :
*https://www.maths-forum.com/philosophie-litterature/cardinal-quantitatif-autres-travaux-mathematiques-t166322.html
ou (version complète avec mes messages)
*https://www.fichier-pdf.fr/2023/10/05/cardinal-quantitatif-et-autres-travaux-mathematiques-1---166322-/
*https://www.maths-forum.com/cafe-mathematique/cardinal-quantitatif-autres-travaux-mathematiques-t166321.html
ou (version complète avec mes messages)
*https://www.fichier-pdf.fr/2023/10/05/cardinal-quantitatif-et-autres-travaux-mathematiques-2---166321-/
*https://www.maths-forum.com/cafe-mathematique/allez-voir-discussion-suivante-qui-traite-particulier-t166472.html
Il devient inutile de consulter les pages des liens suivants (j'ai pris en compte autant que ce peut des conseils et des remarques qui m'ont été donnés, mais, pas nécessairement, à chaud, aux moments mêmes où ils m'ont été donnés) :
*[https://les-mathematiques.net/vanilla/index.php?p=/discussion/1776042/cardinal-quantitatif Cardinal quantitatif (en 2019, sur Les-mathematiques.net)]
sauf concernant 2 messages : [https://les-mathematiques.net/vanilla/index.php?p=/discussion/comment/1776636/#Comment_1776636 1] et [https://les-mathematiques.net/vanilla/index.php?p=/discussion/comment/1776650/#Comment_1776650 2]
*[https://phorum.ens.fr/vanilla/index.php?p=/discussion/1956218/conseils-constructifs-sur-mes-travaux Conseils constructifs sur mes travaux (en 2020, sur Les-mathematiques.net)]
'''Voici un message d'une discussion sur Les-mathematiques.net, où je réponds à certaines critiques :'''
*[https://les-mathematiques.net/vanilla/index.php?p=/discussion/comment/1801800/#Comment_1801800 L'art de bien communiquer, en mathématiques (un message de)]
'''Voici un message sur le forum Futura-Sciences où l'intervenant Médiat a eu tort en disant qu'en qualifiant ma notion de "cardinal quantitatif", cela sous-entendait que je qualifiais la notion de cardinal classique (ou de CANTOR) de "cardinal qualitatif". Or il n'en est rien, puisque si j'ai qualifié ma notion de "cardinal quantitatif", c'est en effet pour l'opposer au cardinal classique (ou de CANTOR), mais en qualifiant ce dernier de "cardinal potentiel", tout en sachant que le cardinal quantitatif est la {vraie|véritable} notion de quantité d'éléments d'un ensemble alors que le cardinal classique (ou de CANTOR) n'est en fait qu'un ordre de grandeur de la quantité d'éléments concernant les ensembles infinis :'''
*[https://forums.futura-sciences.com/mathematiques-college-lycee/712100-cardinal-densemble-infini.html Cardinal d'ensemble infini (sur Futura-Sciences : Se déplacer au message #16 de Médiat du 10/02/2020 à 06h09)]
'''[[Utilisateur:Guillaume FOUCART/Passages que l'on peut omettre#Commentaires, impressions voire spéculations autour des amateurs, des shtameurs, de moi-même, des intervenants et des grands intervenants sur les forums de mathématiques|'''Utilisateur:Guillaume FOUCART/Passages que l'on peut omettre/Commentaires, impressions voire spéculations autour des amateurs, des shtameurs, de moi-même, des intervenants et des grands intervenants sur les forums de mathématiques''']]'''
==='''Remarques complémentaires'''===
NB : Michel COSTE, qui tient à sa réputation, est uniquement responsable de ses propres propos dans les PDF dont il est l'auteur c'est-à-dire, ici, dans les documents intitulés "La saga du "cardinal"" versions 1-2-3-4, qui sont des articles informels de vulgarisation.
Avant d'envisager la formule de la F-quantité concernant les parties bornées de <math>\R''^n</math>, il faut d'abord l'envisager concernant les parties bornées de <math>\R^n</math>, et même seulement les PV.
NB : le principal et le plus dur reste encore à faire.
On pourra peut-être ensuite l'étendre à des classes de parties de <math>{\R''}^n</math>.
Je sais que si des suites de polytopes de <math>\R^n</math>, de dimension <math>n</math> (c'est-à-dire des suites de polyèdres compacts, convexes, [connexes] de <math>\R^n</math>, de dimension <math>n</math>), convergent vers une PV de dimension <math>n</math>, alors les suites constituées des F-quantités des polytopes de chacune d'entre elles, convergent vers la F-quantité de cette PV.
(Cf. '''articles informels de vulgarisation de Michel COSTE''' que j'ai donnés {{supra|Liens}}
Le début des versions 1, 2 et 3, contient un passage que l'auteur a préféré supprimer dans la version 4, mais ce passage est fondamental pour moi, et est caractéristique et constitutif de la {vraie|véritable} notion de quantité d'éléments d'un ensemble, et qui dit que cette notion, appliquée à un ensemble, ne néglige aucun point, et que la F-quantité de tout singleton de <math>\R^n</math> vaut <math>1</math>.)
La documentation disponible tourne autour de la géométrie convexe et de la formule de STEINER-MINKOWSKI qui est fausse dans le cas des parties non convexes, mais cela est insuffisant voire inutile, si on veut aller au-delà des parties convexes.
Je sais que tout polyèdre non convexe est décomposable en polyèdres convexes. Il y a donc peut-être là une possibilité d'étendre la notion de F-quantité en supprimant la contrainte de convexité de ma définition des PV.
Conjecture :
"Toute partie non convexe, connexe, de <math>\R^n</math> est (une) réunion disjointe de parties convexes, (connexes), de <math>\R^n</math>,
donc toute partie non convexe, de <math>\R^n</math> est (une) réunion disjointe de parties convexes, (connexes), de <math>\R^n</math>,
donc toute partie de <math>\R^n</math> est (une) réunion disjointe de parties convexes, (connexes), de <math>\R^n</math>."
Cette conjecture est, par exemple, vraie si dans l'espace de dimension <math>3</math>, <math>\R^3</math>, la partie non convexe et les parties convexes en question sont dans un même plan de dimension <math>2</math>.
La plupart des surfaces de classe <math>\mathcal{C}^1</math> de <math>\R^{3}</math> ne sont pas convexes : Celles qui le sont, sont contenues dans des plans de dimension <math>2</math>.
Certaines surfaces de <math>\R^{3}</math>, de dimension <math>2</math>, brisées par morceaux, sont constituées de parties convexes (polygones).
Certaines surfaces de classe <math>\mathcal{C}^1</math> sont les limites de suites de surfaces brisées par morceaux, lorsque les diamètres des morceaux (polygones) tendent vers <math>0</math>.
Il est mentionné quelque part que la formule de STEINER-MINKOWSKI s'étend aux polyconvexes, et que donc ma notion s'étend, aussi, à ces derniers.
Michel COSTE et Denis FELDMANN disent pour l'un qu'ils ne peuvent raisonnablement pas aller au-delà des PV, et pour l'autre au-delà des parties bornées de <math>\mathbb{R}^n</math>, mais, à aucun moment, ils ne disent pourquoi. Mais, en fait, ils disent cela, parce qu'ils n'ont pas vu qu'on pouvait aller plus loin et dépasser les contradictions, en définissant et en introduisant les "plafonnements".
Michel COSTE a vu et a fait le lien et le rapprochement entre la F-quantité et la formule de STEINER-MINKOWSKI, mais tous les travaux qui tournent autour de cette formule concernent principalement, le théorème de HADWIGER, les inégalités isopérimétriques, l'inégalité de BRUNN-MINKOWSKI et la formule de PICK et ignorent complètement, mais peut-être pas, totalement, pour le 1er, la notion que je cherche à étendre.
Par ailleurs, j'ai introduit des notions qui sont peut-être inutiles pour étendre la F-quantité aux "seules" parties de <math>\R^n</math>.
De plus, il se peut qu'elles aient été déjà inventées par d'autres personnes, avant moi, mais dans tous les cas, on devrait, normalement, leur trouver une utilité.
Sur le forum Maths-Forum, Ben314 préfère abandonner l'axiome du "principe du tout et de la partie" (cf. supra), que d'abandonner l'axiome ou la proposition :"Toute translation laisse toute partie infinie, invariante" : C'est une conception légitime de la notion d'infini. Quant à moi, je pars de la conception inverse, c'est un choix, tout aussi légitime. Il existe différentes conceptions de la notion d'infini, légitimes, mais incompatibles entre elles.
Pour le moment, je sais comparer les F-quantités, au moins, des PV de <math>\R^n</math>, de dimension <math>i \,\, (0 \leq i \leq n)</math>, et je crois savoir comparer ceux, au moins, des PV de <math>{\R''}^n</math>, de dimension <math>i \,\, (0 \leq i \leq n)</math>.
=='''Partie déjà établie et connue : F-quantité définie sur <math>{PV}({\mathbb{R}}^n)</math>, pour <math>n \in \N^*</math>''' ''[en fait, à un changement de notion de limite de famille de parties de <math>\R^n</math>, près, cette partie correspond au cas de la F-quantité définie sur la classe des plafonnements normaux des parties de <math>{PV}(\R^n)</math>]''==
'''En fait, puisque la "F-quantité, relative au repère orthonormé <math>\mathcal{R}</math> de <math>\R^n</math>, d'une partie <math>A</math> de <math>\R^n</math>" n'est pas un "cardinal de la partie <math>A</math> de <math>\R^n</math>", nous devrions plutôt la noter : "<math>Q_{F,\mathcal{R}}(A)</math>" ou "<math>F\text{-}Q_{\mathcal{R}}(A)</math>" au lieu de la noter "<math>{card}_{Q,\mathcal{R}}(A)</math>", mais comme les modifications à faire sont trop importantes, je ne le ferai pas dans la suite.'''
'''J'ai admis les propositions et les théorèmes pour lesquels Michel COSTE n'a pas fourni de démonstration ou n'a pas donné de référence [Ce sont, sans doute, les démonstrations les plus difficiles qui permettraient, au lecteur, d'attacher plus d'importance et de crédit, et de donner, d'avantage, corps à cette théorie].'''
=== '''Préliminaires''' ===
{{Théorème|titre=Définitions de <math>{{\cal P}olytopes}(\mathbb{R}^N)</math> et de <math>{PV}(\mathbb{R}^N)</math>, pour <math>N \in \N^*</math>|contenu=
Soit <math>N \in \N^*</math>
1) <math>{{\cal P}olytopes}(\mathbb{R}^N)</math>
<math>\displaystyle{\underset{d\acute{e}f}{=} \Big\{{P^N} \in {\cal P}(\R^N) \,\, \Big| \,\,{P^N} \,\, polytope \,\, de \,\, \mathbb{R}^N \,\, (c\mbox{-}\grave{a}\mbox{-}d \,\, poly\grave{e}dre \,\, compact, \,\, convexe \,\,[connexe] \,\, de \,\, \mathbb{R}^N)\Big\} \bigcup \{\emptyset\}}</math>.
2) <math>{PV}(\mathbb{R}^N)</math>
<math>\underset{d\acute{e}f}{=} \Big\{{A^N} \in {\cal P}(\mathbb{R}^N) \,\, \Big| \,\, {A^N} \,\, sous\text{-}vari\acute{e}t\acute{e} \,\, compacte, \,\, convexe \,\, (connexe) \,\, de \,\, \mathbb{R}^N, \,\, de \,\, classe \,\,(\mathcal{C}^0) \,\, et \,\, (\mathcal{C}^1 \,\, par \,\, morceaux) \,\, ou \,\, sans \,\, bord\Big\}</math>.}}
'''Remarque : La topologie choisie, ici, est la topologie de HAUSDORFF.'''
==='''Construction et définition'''===
{{Théorème|titre=Quelques hypothèses de définition de la F-quantité sur <math>\mathcal{P}(\R^n)</math> et sur <math>\mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n)</math> et définition de la F-quantité sur <math>{\mathcal{P}olytopes}(\R^n)</math>, pour <math>n \in \N^*</math>|contenu=
Soit <math>n \in \N^*</math>.
Soit <math>\cal R</math> un repère orthonormé de <math>\R^n</math>, d'origine <math>O</math>.
On pose : <math>\mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n) \underset{d\acute{e}f}{=} \{A \in \mathcal{P}({\R}^n) \,\, |\,\, A \,\, born\acute{e}e \,\, dans \,\, \R^n\}</math>.
L'application F-quantité relative au repère orthonormé <math>\mathcal{R}</math> de <math>\mathbb{R}^{n}</math>, <math>{card}_{Q,{\cal R}}</math>,
la restriction à l'ensemble <math>\mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n)</math> de l'application <math>{card}_{Q,{\cal R}}</math>,
et la restriction à l'ensemble <math>{PV}(\R^n)</math> de l'application <math>{card}_{Q,{\cal R}}</math>
sont les applications :
<math>{card}_{Q,{\cal R}}: \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, \longrightarrow \,\, (F'', +, \times, \leq)</math>,
<math>{{card}_{Q,{\cal R}}}_{|\mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n)} \,\, : \,\, \mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n) \,\, \longrightarrow \,\, (F', +, \times, \leq)</math>,
<math>{{card}_{Q,{\cal R}}}_{|{PV}(\R^n)} \,\, : \,\, {PV}({\R}^n) \,\, \longrightarrow \,\, (F, +, \times, \leq)</math>,
<math>{{card}_{Q,{\cal R}}}_{|{\mathcal{P}olytopes}(\R^n)} \,\, : \,\, {\mathcal{P}olytopes}(\R^n) \,\, \longrightarrow \,\, (F, +, \times, \leq)</math>,
où <math>(F'', +, \times, \leq)</math> est un anneau commutatif unitaire intègre ordonné,
où <math>(F', +, \times, \leq)</math> est un anneau commutatif unitaire intègre ordonné,
où <math>(F, +, \times, \leq)</math> est un anneau commutatif unitaire intègre ordonné, avec <math>F = \R_n[{card}_{Q,\mathcal{R}}(I)]</math>, où <math>I</math> est un intervalle borné de <math>\R</math>, par exemple <math>I = [0;1[</math>,
et où <math>F \subset F' \subset F''</math>, avec <math>F'= ?, \,\, F'' = ?</math>,
[On peut cependant dire au moins à ce stade que :
<math>\displaystyle{{{card}_{Q,{\cal R}}} \,\, : \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, \longrightarrow \,\, \N \bigsqcup +\infty}</math>,
<math>\displaystyle{{{card}_{Q,{\cal R}}}_{|\mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n)} \,\, : \,\, \mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n) \,\, \longrightarrow \,\, \N \bigsqcup +\infty}</math>,
<math>\displaystyle{{{card}_{Q,{\cal R}}}_{|{PV}(\R^n)} \,\, : \,\, {PV}({\R}^n) \,\, \longrightarrow \,\, \N \bigsqcup +\infty}</math>,
et <math>\displaystyle{{{card}_{Q,{\cal R}}}_{|{\mathcal{P}olytopes}(\R^n)} \,\, : \,\, {\mathcal{P}olytopes}(\R^n) \,\, \longrightarrow \,\, \N \bigsqcup +\infty}</math>.
où, ''de manière non classique'', on considère : "<math>+\infty</math>" comme un ensemble tel que <math>+\infty = \{x \,\, | \,\, \forall a \in \R, \,\, x > a\}</math>.],
''qui doivent, normalement, vérifier les conditions suivantes (Règles et opérations générales sur la F-quantité) :''
0) <math>\forall \mathcal{R}, \mathcal{R}'</math> repères orthonormés de <math>\R^n, \,\, {{card}_{Q,\mathcal{R}}}_{|\mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n)} = {{card}_{Q,\mathcal{R}'}}_{|\mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n)}</math>
On pose donc : <math>\forall \mathcal{R}</math> repère orthonormé de <math>\R^n, \,\, {{card}_{Q,\mathcal{R}}}_{|\mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n)} = \widetilde{\widetilde{{card}_Q}}</math> et donc <math>\displaystyle{{{card}_{Q,\mathcal{R}}}_{|PV(\R^n)} = \widetilde{\widetilde{{card}_Q}}_{|{PV}(\R^n)} = \widetilde{{card}_Q}}</math>.
1)
[a) <math>\forall A \in \mathcal{P}(\R^n)</math>, <math>card_{Q,\cal R}(A)\geq 0</math>]
b) <math> card_{Q,{\cal R}}(\emptyset) = 0</math>
c) <math> \forall x \in \R^n, \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(\{x\}) = 1</math>
2) <math>\forall A,B \in \mathcal{P}(\R^n)</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(A \bigcup B) = {card}_{Q,{\cal R}}(A) + {card}_{Q,{\cal R}}(B) - {card}_{Q,{\cal R}}(A \bigcap B)}</math>,
donc, en particulier,
<math>\forall A,B \in {\mathcal{P}olytopes}(\R^n)</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(A \bigcup B) = {card}_{Q,{\cal R}}(A) + {card}_{Q,{\cal R}}(B) - {card}_{Q,{\cal R}}(A \bigcap B)}</math>.
3) <math>\displaystyle{\forall {(x_m)}_{m \in \mathbb{N}} \subset {\mathbb{R}}, \,\, convergente \,\, dans \,\, \R, \,\, \lim_{m \rightarrow +\infty} {card}_{Q,{\cal R}}([0,x_m]) = {card}_{Q,{\cal R}}([0, \lim_{m \rightarrow +\infty} x_m])}</math>
4) Soient <math>\forall i \in \N_n^*, \,\, {\cal R}_i</math> un repère orthonormé de <math>{\R}^i</math> d'origine <math>O_i{(0)}_{j \in \N_i^*}</math>.
<math>\forall k \in \mathbb{N}_{n-1}^*</math>,
<math>\displaystyle{\forall A \in \mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R}^{n-k})}</math>, <math>\displaystyle{\forall B \in \mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R}^{k})}</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(A \times B) = {card}_{Q,{\cal R}_n}(A \times B) = {card}_{Q,{\cal R}_{n-k}}(A)\,\,{card}_{Q,{\cal R}_k}(B)}</math>,
donc, en particulier,
<math>\forall k \in \mathbb{N}_{n-1}^*</math>,
<math>\displaystyle{\forall A \in {\mathcal{P}olytopes}({\R}^{n-k})}</math>, <math>\displaystyle{\forall B \in {\mathcal{P}olytopes}({\R}^{k})}</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(A \times B) = {card}_{Q,{\cal R}_n}(A \times B) = {card}_{Q,{\cal R}_{n-k}}(A)\,\,{card}_{Q,{\cal R}_k}(B)}</math>
''@Attention, concernant les parties non bornées, les formules ci-dessus, n'ont pas, nécessairement, sens, si on suppose, par exemple, qu'il y a un plafonnement sphérique, autour de l'origine du repère orthonormé direct <math>{\cal R}</math>.@''
5)
A)
a) <math>\forall I \,\, \mbox{intervalle de} \,\, \R^n</math>, <math>I \in \mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n)</math>,
<math>\forall {is} \,\, \mbox{isométrie de} \,\, \R^n</math>,
<math>{card}_{Q,{\cal R}} \Big({is}(I)\Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(I)</math>,
donc, en particulier,
<math>\forall I \,\, \mbox{intervalle de} \,\, \R^n</math>, <math>I \in {\mathcal{P}olytopes}(\R^n)</math>,
<math>\forall {is} \,\, \mbox{isométrie de} \,\, \R^n</math>,
<math>{card}_{Q,{\cal R}} \Big({is}(I)\Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(I)</math>.
En particulier :
a1) <math>\forall I \,\, \mbox{intervalle de} \,\, \R^n</math>, <math>I \in \mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n)</math>,
<math>\forall x \in \R^n, \,\,{card}_{Q,{\cal R}}\Big(t_x(I)\Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(I)</math>,
où <math>\forall x \in \R^n, \,\, t_x \,\, : \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, \rightarrow \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, : \,\, A \,\, \mapsto \,\, A + x</math>, est la translation de vecteur <math>x</math>, dans l'espace <math>\R^n</math>,
donc, en particulier,
<math>\forall I \,\, \mbox{intervalle de} \,\, \R^n</math>, <math>I \in {\mathcal{P}olytopes}(\R^n)</math>,
<math>\forall x \in \R^n, \,\,{card}_{Q,{\cal R}}\Big(t_x(I)\Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(I)</math>,
où <math>\forall x \in \R^n, \,\, t_x \,\, : \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, \rightarrow \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, : \,\, A \,\, \mapsto \,\, A + x</math>, est la translation de vecteur <math>x</math>, dans l'espace <math>\R^n</math>.
a2) <math>\forall I \,\, \mbox{intervalle de} \,\, \R^n</math>, <math>I \in \mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n)</math>,
<math>\displaystyle{\forall M \in \R^n}</math>,
<math>\forall \theta_n \in \begin{cases}
\{0, \pi \} + 2 \pi \Z & \text{si }n=1 \\
{\mathbb{R}}^{n-1} & \text{si } n \neq 1 \\
\end{cases}</math>,
<math>{card}_{Q,{\cal R}}\Big({rot}_{(M, \theta_n)} (I) \Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(I)</math>,
où
<math>\displaystyle{\forall M \in \R^n}</math>,
<math>\forall \theta_n \in \begin{cases}
\{0, \pi \} + 2 \pi \Z & \text{si }n=1 \\
{\mathbb{R}}^{n-1} & \text{si } n \neq 1 \\
\end{cases}</math>,
<math>{rot}_{(M, \theta_n)}\,\, : \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, \rightarrow \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, : \,\, A \,\, \mapsto \,\, {rot}_{(M, \theta_n)}(A)</math>, est la rotation (sphérique) de centre <math>M</math> et d'"angle" <math>\theta_n</math>, dans l'espace <math>\R^n</math>,
donc, en particulier,
<math>\forall I \,\, \mbox{intervalle de} \,\, \R^n</math>, <math>I \in {\mathcal{P}olytopes}(\R^n)</math>,
<math>\displaystyle{\forall M \in \R^n}</math>,
<math>\forall \theta_n \in \begin{cases}
\{0, \pi \} + 2 \pi \Z & \text{si }n=1 \\
{\mathbb{R}}^{n-1} & \text{si } n \neq 1 \\
\end{cases}</math>,
<math>{card}_{Q,{\cal R}}\Big({rot}_{(M, \theta_n)} (I) \Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(I)</math>,
où
<math>\displaystyle{\forall M \in \R^n}</math>,
<math>\forall \theta_n \in \begin{cases}
\{0, \pi \} + 2 \pi \Z & \text{si }n=1 \\
{\mathbb{R}}^{n-1} & \text{si } n \neq 1 \\
\end{cases}</math>,
<math>{rot}_{(M, \theta_n)}\,\, : \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, \rightarrow \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, : \,\, A \,\, \mapsto \,\, {rot}_{(M, \theta_n)}(A)</math>, est la rotation (sphérique) de centre <math>M</math> et d'"angle" <math>\theta_n</math>, dans l'espace <math>\R^n</math>.
Si les hypothèses de définition données dans 3) A), ne suffisent pas, on considérera les hypothèses de définition données dans 3) B).
B)
a) <math>\forall A \in \mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n)</math>,
<math>\forall {is} \,\, \mbox{isométrie de} \,\, \R^n</math>,
<math>{card}_{Q,{\cal R}}\Big({is} (A) \Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(A)</math>,
donc, en ppaticulier,
<math>\forall A \in {\mathcal{P}olytopes}(\R^n)</math>,
<math>\forall {is} \,\, \mbox{isométrie de} \,\, \R^n</math>,
<math>{card}_{Q,{\cal R}}\Big({is} (A) \Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(A)</math>.
En particulier :
a1) <math>\forall A \in \mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n)</math>,
<math>\displaystyle{\forall x \in \mathbb{R}^n, \,\, {card}_{Q,{\cal R}}\Big(t_x(A)\Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(A)}</math>,
où <math>\forall x \in \R^n, \,\, t_x \,\, : \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, \rightarrow \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, : \,\, A \,\, \mapsto \,\, A + x</math>, est la translation de vecteur <math>x</math>, dans l'espace <math>\R^n</math>,
donc, en particulier,
<math>\forall A \in {\mathcal{P}olytopes}(\R^n)</math>,
<math>\displaystyle{\forall x \in \mathbb{R}^n, \,\, {card}_{Q,{\cal R}}\Big(t_x(A)\Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(A)}</math>,
où <math>\forall x \in \R^n, \,\, t_x \,\, : \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, \rightarrow \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, : \,\, A \,\, \mapsto \,\, A + x</math>, est la translation de vecteur <math>x</math>, dans l'espace <math>\R^n</math>.
a2) <math>\forall A \in \mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n)</math>,
<math>\forall M \in \mathbb{R}^n</math>,
<math>\forall \theta_n \in \begin{cases}
\{0, \pi \} + 2 \pi \Z & \text{si } n=1\\
{\mathbb{R}}^{n-1}& \text{si } n \neq 1 \\
\end{cases}</math>,
<math>{card}_{Q,{\cal R}}\Big({rot}_{(M, \theta_n)} (A) \Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(A)</math>,
où
<math>\displaystyle{\forall M \in \R^n}</math>,
<math>\forall \theta_n \in \begin{cases}
\{0, \pi \} + 2 \pi \Z & \text{si }n=1 \\
{\mathbb{R}}^{n-1} & \text{si } n \neq 1 \\
\end{cases}</math>,
<math>{rot}_{(M, \theta_n)}\,\, : \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, \rightarrow \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, : \,\, A \,\, \mapsto \,\, {rot}_{(M, \theta_n)}(A)</math>, est la rotation (sphérique) de centre <math>M</math> et d'"angle" <math>\theta_n</math>, dans l'espace <math>\R^n</math>,
donc, en particulier,
<math>\forall A \in {\mathcal{P}olytopes}(\R^n)</math>,
<math>\forall M \in \mathbb{R}^n</math>,
<math>\forall \theta_n \in \begin{cases}
\{0, \pi \} + 2 \pi \Z & \text{si } n=1\\
{\mathbb{R}}^{n-1}& \text{si } n \neq 1 \\
\end{cases}</math>,
<math>{card}_{Q,{\cal R}}\Big({rot}_{(M, \theta_n)} (A) \Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(A)</math>,
où
<math>\displaystyle{\forall M \in \R^n}</math>,
<math>\forall \theta_n \in \begin{cases}
\{0, \pi \} + 2 \pi \Z & \text{si }n=1 \\
{\mathbb{R}}^{n-1} & \text{si } n \neq 1 \\
\end{cases}</math>,
<math>{rot}_{(M, \theta_n)}\,\, : \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, \rightarrow \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, : \,\, A \,\, \mapsto \,\, {rot}_{(M, \theta_n)}(A)</math>, est la rotation (sphérique) de centre <math>M</math> et d'"angle" <math>\theta_n</math>, dans l'espace <math>\R^n</math>.}}
<small>
'''''Remarques sur la définition :'''''
On verra que <math>{card}_{Q,\mathcal{R}}</math> est définie et donnée sur <math>{PV}(\R^n)</math>, par une formule exprimant <math>{card}_{Q,{\cal R}}</math> en fonction de <math>{({vol}^i)}_{i \in \N_n}</math> la suite finie de mesures de LEBESGUE généralisées ou de HAUSDORFF, pour la distance euclidienne, de dimension <math>i \,\,(i \in \N_n)</math>, sur <math>\R^n</math> (si on considère <math>{vol}^0</math>, comme la mesure de comptage définie sur la tribu des parties au plus dénombrables de <math>\R^n</math>), et cette formule est donnée par Michel COSTE,
dans ''La saga du "cardinal" version 4 {{supra|Liens}}''
ou dans : ''Théorème (<math>\displaystyle{\widetilde{{card}_{Q}} \in \mathcal{C}^0\Big({PV}(\R^N),F\Big)}</math>, <math>\displaystyle{\widetilde{{card}_{Q,i}} \in \mathcal{C}^0\Big({PV}_i(\R^N),F\Big)}</math> et formule donnant la F-quantité de <math>A_i^N \in {PV}_i(\R^N)</math>, pour <math>i \in \N_N</math> (et, en particulier, de <math>A_N = A_N^N \in {PV}_N(\R^N)</math>), en fonction de la F-quantité de l'intervalle <math>[0,1[</math>)''
ou dans les propositions suivantes : ''Proposition 1.4 de Guillaume FOUCART, dans les PDF de Michel COSTE {{infra|Proposition_(Proposition_1.4_de_Guillaume_FOUCART,_dans_les_PDF_de_Michel_COSTE)}}'' et ''Proposition {{infra|Proposition}}''
''Le problème de cette définition est que l'ensemble d'arrivée dépend de <math>{card}_{Q, \mathcal{R}}</math>.''
''Quant à l'introduction de l'anneau commutatif unitaire intègre ordonné <math>(F, +, \times, \leq)</math>, c'est faute de mieux pouvoir définir l'ensemble d'arrivée de l'application <math>{card}_{Q,\mathcal{R}}</math>, mais j'aurais pu l'appeler <math>{card}_{Q,\mathcal{R}}\Big(\mathcal{P}(\R^n)\Big)</math>, et il doit, normalement, pouvoir être construit et défini, à partir des hypothèses de définition de <math>{card}_{Q,\mathcal{R}}</math> et de <math>\mathcal{P}(\R^n)</math>. Mais, à défaut, on peut considérer, dans un premier temps, que l'ensemble d'arrivée de l'application <math>{card}_{Q,\mathcal{R}}</math> est l'ensemble <math>\displaystyle{\N \bigsqcup +\infty}</math>, où <math>+\infty = \{x \,\,|\,\, \forall a \in \R, \,\, x > a\}</math>.''
''Denis FELDMANN m'a mis au courant du paradoxe de BURALI-FORTI que je vais rencontrer, concernant l'ensemble <math>+\infty</math> tel que je l'ai défini naïvement. Aussi, au lieu de vouloir obtenir un ensemble absolu de nombres infinis positifs (à une dimension), contenu dans l'ensemble d'arrivée de l'application <math>{card}_{Q,\mathcal{R}}</math>, <math>\N \bigsqcup +\infty</math>, je vais devoir me contenter de définir un ensemble non absolu de nombres infinis positifs (à une dimension), dans lequel je vais devoir me placer.''
'''''Remarque importante : Obstacle et facteur, pour l'instant, limitant de "ma théorie":'''''
Dans le cas des parties de <math>{PV}(\R^n)</math>, Michel COSTE a dit qu'on ne pouvait pas aller plus loin, avec la théorie de la F-quantité, mais moi je crois qu'on peut construire <math>{card}_{Q,\cal R}</math>, même si ce ne sera pas forcément une mesure au sens usuel, sur <math>\mathcal{P}({\R}^n)</math>, mais que ce le sera, d'une certaine façon, en introduisant la nouvelle notation et la nouvelle notion de "plafonnement" <math>''[A,{(A_i)}_{i \in I}]''</math> où <math>A \in {PV2}(\R^n)</math> et <math>{(A_i)}_{i \in I} \subset {PV}(\R^n)</math>.
'''''Remarque importante :''''' Lorsqu'on parle d'une partie non bornée <math>B</math> (cas traité dans la partie spéculative de mes travaux) dans un espace qui est un plafonnement <math>[A, {(A_i)}_{i \in I}]</math> (notion définie dans la partie spéculative de mes travaux),
au lieu de parler de la F-quantité relative au repère <math>\mathcal{R}</math>, de la partie <math>B</math>, "<math>{card}_{Q, \mathcal{R}}(B)</math>", on devrait plutôt parler de la F-quantité relative au repère <math>\mathcal{R}</math> et au plafonnement <math>[A, {(A_i)}_{i \in I}]</math>, de la partie <math>B</math>, "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(B)</math>",
et dans ce cas on a : "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(B) \underset{d\acute{e}f}{=} {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(B \bigcap [A, {(A_i)}_{i \in I}]\Big) = {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big([B \bigcap A, {\Big(B \bigcap A_i\Big)}_{i \in I}\Big]\Big)</math>",
et, en particulier, on a : "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(A) \underset{d\acute{e}f}{=} {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(A \bigcap [A, {(A_i)}_{i \in I}]\Big) = {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(\Big[A, {\Big(A \bigcap A_i\Big)}_{i \in I}\Big]\Big) \underset{prop ?}{=} {card}_{Q, \mathcal{R}}([A, {(A_i)}_{i \in I}])</math>".
Quand on parle de "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(B)</math>", il se peut que la mention du repère <math>\mathcal{R}</math> soit inutile et superflue.
Lorsque la famille <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> est une famille de parties de <math>\R^n</math>, bornées ou du moins convexes (connexes), bornées, de classe (<math>\mathcal{C}^0</math>) et (<math>\mathcal{C}^1</math> par morceaux), alors quand on parle de "<math>{card}_{Q, \mathcal{R}}([A, {(A_i)}_{i \in I}])</math>", il se peut que la mention du repère <math>\mathcal{R}</math> soit inutile et superflue.
'''''Problème important (lignes ajoutées le 29/05/2021) :''''' <math>{PV}(\R^n)</math> n'est manifestement pas une tribu de parties et concernant la notion de F-quantité, il n'y a donc pas lieu de parler de mesure définie sur <math>{PV}(\R^n)</math>.
Le fait de remplacer le terme "convexe" par celui de "polyconvexe" (et donc le terme "connexe" par le terme "non connexe" ou rien du tout), dans la définition de <math>{PV}(\R^n)</math> ne change rien à l'affaire : La stabilité par passage par intersection dénombrable semble a priori vérifiée (mais je n'en suis pas sûr), mais la stabilité par passage au complémentaire de la nouvelle classe de parties ainsi obtenue n'est toujours pas vérifiée. ''Peut-être que pour créer la tribu adéquate que l'on souhaite, il faut ajouter aux parties de <math>{PV}(\R^n)</math> (ou de la classe de parties de <math>\R^n</math> obtenue en remplaçant le terme "convexe" par le terme "polyconvexe" dans la définition de <math>{PV}(\R^n)</math>), leurs complémentaires (dans <math>\R^n</math>).'' Mais, alors il faut parler de la F-quantité de <math>\R^n</math> ou plus précisément de la F-quantité, relativement à un repère orthonormé, d'un des plafonnements <math>[\R^n, {(A_i)}_{i \in I}]</math> qui est une notion que nous n'avons pas encore définie.
</small>
{{Théorème|titre=Propriétés immédiates découlant des hypothèses de définition de la F-quantité sur <math>\mathcal{P}(\R^n)</math>, <math>\mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n)</math> et <math>{\mathcal{P}olytopes}(\R^n)</math>, pour <math>n \in \N^*</math>|contenu=
Il en découle de 1)b), de 2) et peut-être d'autres hypothèses de définition de la F-quantité, en particulier que :
<math>\forall I \in {\cal P}({\mathbb{R}}^n), \,\, {card}_P(I) \leq \aleph_0, \,\, \forall (A_i)_{i \in I} \subset {\mathcal{P}olytopes}(\R^n)</math>,
<math>\forall i,j \in I, \,\, i \neq j, \,\, A_i \bigcap A_j = \emptyset</math>,
<math>{card}_{Q,{\cal R}}\Big(\bigsqcup_{i \in I} A_i\Big) = \sum_{i \in I} {card}_{Q,{\cal R}}(A_i)</math>.
Plus tard, avec les outils dont nous disposerons, nous pourrions même montrer que :
<math>\forall I \in {\cal P}({\mathbb{R}}^n), \,\, {card}_P(I) \leq \aleph_0, \,\, \forall (A_i)_{i \in I} \subset {PV}(\R^n)</math>,
<math>\forall i,j \in I, \,\, i \neq j, \,\, A_i \bigcap A_j = \emptyset</math>,
<math>{card}_{Q,{\cal R}}\Big(\bigsqcup_{i \in I} A_i\Big) = \sum_{i \in I} {card}_{Q,{\cal R}}(A_i)</math>.
La <math>\sigma</math>-additivité n'est pas valable pour une classe de parties plus large que <math>{PV}(\R^n)</math>, avec la définition classique de limite d'une suite de parties de <math>{PV}(\R^n)</math> tendant vers une partie de <math>{PV2}(\R^n)</math>, néanmoins, elle l'est avec la définition non classique de limite d'une suite de <math>{PV}(\R^n)</math> tendant vers un plafonnement d'une partie de <math>{PV2}(\R^n)</math>, excluant l'utilisation de la définition classique. La notion de F-quantité, dans le cas des parties non bornées de <math>\R^n</math>, n'est plus considérée comme une notion universelle, mais comme une notion relative au repère orthonormé direct de <math>\R^n</math>, et au plafonnement sphérique ou autre, associé, que l'on s'est fixé.
(Cf. définition de <math>{PV2}(\R^n)</math>, dans la partie principale de l'introduction ou plus loin dans la suite.)
En particulier, il découle de 1) a), 1) b) et 2) que :
a) <math>\forall A,B \in \mathcal{P}(\R^n), \,\, B \in \mathcal{P}(A)</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(A\setminus B) = {card}_{Q,{\cal R}}(A) - {card}_{Q,{\cal R}}(B)}</math>
b) <math>\forall A,B \in \mathcal{P}(\R^n), \,\, A \in \mathcal{P}(B), \,\, A \neq B</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(A) < {card}_{Q,{\cal R}}(B)}</math>
Il découle, en particulier, de 4), que :
Si <math>I,{(I_i)}_{i \in \mathbb{N}_n}</math> sont des intervalles de <math>\R</math> et <math>\Big(I,{(I_i)}_{i \in \mathbb{N}_n}\Big) \subset {\mathcal{P}olytopes}(\R)</math> (résultats généralisables aux intervalles bornés de <math>\mathbb{R}</math>, moyennant un prolongement du domaine de définition de <math>{card}_{Q,\mathcal{R}}</math>), alors :
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(\prod_{i \in {\mathbb{N}}^*_n}I_i) = {card}_{Q,{\cal R}_n}(\prod_{i \in {\mathbb{N}}^*_n}I_i) = \prod_{i \in {\mathbb{N}}^*_n}{card}_{Q,{\cal R}_1}(I_i)}</math>
et donc en particulier
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(I^n) = {card}_{Q,{\cal R}_n}(I^n) = {card}_{Q,{\cal R}_n}(\prod_{i \in {\mathbb{N}}^*_n} I) = \prod_{i \in {\mathbb{N}}^*_n}{card}_{Q,{\cal R}_1}(I) = {\Big({card}_{Q,{\cal R}_1}(I)\Big)}^n = {card}_{Q,{\cal R}_1}^n(I)}</math>
La F-quantité est quelque chose qui s'approche d'une mesure au sens usuel au delà de la classe de parties <math>{PV}(\R^n)</math>, qui ne néglige aucun point de <math>\R^n</math> et qui est uniforme (<math>\forall x \in \R^n, \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(\{x\}) = 1</math>).
'''''Proposition :'''''
Soit <math>\widetilde{E} \in {\mathcal{P}olytopes}(\R^n)</math>.
Si <math>\forall x \in \widetilde E,\,\, A_x \in {\mathcal{P}olytopes}(\R^n)</math> et <math>\forall x,y \in \widetilde{E}, \,\, x \neq y, \,\, A_x \bigcap A_y = \emptyset</math> et <math>A = \bigsqcup_{x \in \widetilde{E}} A_x</math>
alors <math>{card}_{Q,{\cal R}}(A) = {card}_{Q,{\cal R}}\Big(\bigsqcup_{x \in \widetilde{E}} A_x\Big) = \int_{\widetilde{E}} {card}_{Q,{\cal R}}(A_x) \,\, d \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(x)</math>.
Plus tard, avec les outils dont nous disposerons, nous pourrions même montrer que :
Soit <math>\widetilde{E} \in {PV}(\R^n)</math>.
Si <math>\forall x \in \widetilde E,\,\, A_x \in {PV}(\R^n)</math> et <math>\forall x,y \in \widetilde{E}, \,\, x \neq y, \,\, A_x \bigcap A_y = \emptyset</math> et <math>A = \bigsqcup_{x \in \widetilde{E}} A_x</math>
alors <math>{card}_{Q,{\cal R}}(A) = {card}_{Q,{\cal R}}\Big(\bigsqcup_{x \in \widetilde{E}} A_x\Big) = \int_{\widetilde{E}} {card}_{Q,{\cal R}}(A_x) \,\, d \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(x)</math>.
''(sous réserve de conditions supplémentaires concernant les parties de <math>{PV2}(\R^n)</math> et les "plafonnements", mais sans nécessairement considérer <math>\widetilde{E} \in {\mathcal{P}olytopes}(\R^n)</math> ou <math>\widetilde{E} \in {PV}(\R^n)</math> ou <math>\widetilde{E} \in \mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n)</math>)''
''(Formule peut-être remise en cause car la notion de F-quantité n'est pas a priori une mesure définie sur <math>{\mathcal{P}olytopes}(\R^n)</math>, car <math>{\mathcal{P}olytopes}(\R^n)</math> n'est pas a priori une tribu de parties.)''}}
==='''Existence et résultats sur les intervalles <math>I</math>, bornés, de <math>\mathbb{R}</math>, et en particulier, sur les parties de <math>{PV}(\R)</math>'''===
'''Soit <math>{\cal R}</math> un repère orthonormé de <math>\mathbb{R}</math>, d'origine <math>O</math>.'''
'''''Préliminaires :'''''
{{Théorème|titre='''Notations'''|contenu=
Soit <math>N \in \N^*</math>.
Soit <math>A \in {\cal P}(E)</math>.
<math>{\stackrel{\circ}{A}}^E</math> est l'intérieur de <math>A</math> dans <math>|</math> par rapport à <math>E</math> (on note aussi <math>\stackrel{\circ}{A}</math>).
<math>{\overline{A}}^E</math> est l'adhérence de <math>A</math> dans <math>|</math> par rapport à <math>E</math> (on note aussi <math>\overline{A}</math>).
<math>\displaystyle{\forall i \in \N_N^*, \,\, \forall n \in \N_N^*, \,\, n \geq i, \,\, {vol}^{i,n}}</math> désigne la mesure de LEBESGUE généralisée ou de HAUSDORFF, de dimension <math>i</math>, pour la distance euclidienne, dans <math>\mathbb{R}^n</math>, de tribu de départ <math>\displaystyle{{\cal A}_{i,n} = \{A_{i,n} \in {\cal B}(\R^n)| {dim}(A_{i,n}) = i\} \bigcup \{\emptyset\}}</math>.
On note aussi parfois <math>{vol}^{i,n}</math> : <math>{vol}^i</math>, et la suite le justifiera.
<math>\displaystyle{\forall n \in \N_N^*, \,\, {vol}^{0,n}}</math> désigne la mesure de LEBESGUE généralisée ou de HAUSDORFF, de dimension <math>0</math>, pour la distance euclidienne, sur <math>\mathbb{R}^n</math>, c'est-à-dire la mesure de comptage sur <math>\R^n</math> , de tribu de départ <math>\displaystyle{{\cal A}_{0,n} = \{A_{0,n} \in {\cal P}(\R^n)| {dim}(A_{0,n}) = 0\} \bigcup \{\emptyset\} = \{A_{0,n} \in {\cal P}(\mathbb{R}^n)|{card}_P(A_{0,n}) \leq \aleph_0\}}</math>.
On note aussi parfois <math>{vol}^{0,n}</math> : <math>{vol}^0</math>, et la suite le justifiera.
Soit <math>i \in \N_N</math>.
Soit <math>n \in \N_N^*, \,\, n \geq i</math>.
<math>\widetilde{{vol}^i}</math>, notée, encore, <math>{vol}^i</math>, désigne le prolongement de la mesure de LEBESGUE généralisée ou de HAUSDORFF, de dimension <math>i</math>, pour la distance euclidienne, sur <math>{\R}^n</math>, <math>{vol}^{i,n}</math>, sur <math>\displaystyle{\bigsqcup_{n \in \N_N^*, \,\, n \geq i} {\R}^n}</math>, de tribu de départ <math>\displaystyle{{\cal A}_i = \bigsqcup_{n \in \N_N^*, \,\, n \geq i} {\cal A}_{i,n}}</math> telle que <math>\forall n \in \N_N^*, \,\, n \geq i, \,\, \widetilde{{vol}^i}_{|{\cal A}_{i,n}} = {vol}^{i,n}</math>
et telle que <math>\displaystyle{\forall n \in \N_N^*, \,\, n \geq i, \,\, \exists A_{i,n} \in {\cal A}_{i,n}, \,\, A_i = \bigsqcup_{n \in \N_N^*, n \geq i} A_{i,n}, \,\, \widetilde{{vol}^i}(A_i) = \widetilde{{vol}^i}(\bigsqcup_{n \in \N_N^*, \,\, n \geq i} A_{i,n}) = \sum_{n \in \N_N^*, \,\, n \geq i} \widetilde{{vol}^i}(A_{i,n})}</math>.}}
{{Théorème|titre='''Remarque'''|contenu=
Soient <math>I</math> et <math>J</math>, deux intervalles bornés de <math>\mathbb{R}</math>, non vides et non réduits à un singleton, pour lesquels les milieux respectifs de <math>\overline{I}</math> et <math>\overline{J}</math> ou de <math>\stackrel{\circ}{I}</math> et <math>\stackrel{\circ}{J}</math> existent et sont notés <math>i_0</math> et <math>j_0</math>, alors on remarque que :
1)
<math>\displaystyle{\forall x_0 \in \R^n, \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(\{x_0\}) = {vol}^0(\{x_0\}) = 1}</math>
<math>\displaystyle{{vol}^1(I) = {vol}^1(J) \Longleftrightarrow {card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I}) = {card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J}) \,\, et \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I}) = {card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J})}</math>
En effet <math>\displaystyle{\forall I,J \,\, intervalle \,\, born\acute{e} \,\, de \,\,\R \,\,: \,\,{vol}^1(I) = {vol}^1(J),\,\,\exists a_{I,J} \in \R, \,\, \overline{J} = \overline{I} + a_{I,J} \,\, et \,\,\stackrel{\circ}{J} = \stackrel{\circ}{I} + a_{I,J}}</math>
2)
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I} \setminus \{i_0\})}{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J} \setminus \{j_0\})} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}\Big((\stackrel{\circ}{I} \bigsqcup \partial I) \setminus \{i_0\}\Big)}{{card}_{Q,{\cal R}}\Big((\stackrel{\circ}{J} \bigsqcup \partial J) \setminus \{j_0\}\Big)}}</math>
c'est-à-dire
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I}) - {card}_{Q,{\cal R}}(\{i_0\})}{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J}) - {card}_{Q,{\cal R}}(\{j_0\})} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I} \bigsqcup \partial I) -{card}_{Q,{\cal R}}(\{i_0\})}{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J} \bigsqcup \partial J) - {card}_{Q,{\cal R}}(\{j_0\})}}</math>
c'est-à-dire
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I}) - {card}_{Q,{\cal R}}(\{i_0\})}{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J}) - {card}_{Q,{\cal R}}(\{j_0\})} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I}) + {card}_{Q,{\cal R}}(\partial I)- {card}_{Q,{\cal R}}(\{i_0\})}{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J}) + {card}_{Q,{\cal R}}(\partial J)- {card}_{Q,{\cal R}}(\{j_0\})}}</math>
c'est-à-dire
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I}) - {card}_{Q,{\cal R}}(\{i_0\})}{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J}) - {card}_{Q,{\cal R}}(\{j_0\})} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I}) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{\displaystyle{\inf_{i \in I} i, \sup_{i \in I} i}\})- {card}_{Q,{\cal R}}(\{i_0\})}{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J}) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{\displaystyle{\inf_{j \in J} j, \sup_{j \in J} j}\})- {card}_{Q,{\cal R}}(\{j_0\})}}</math>
c'est-à-dire
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I}) - 1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J}) - 1} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I}) + 2 - 1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J}) + 2 - 1}}</math>
c'est-à-dire
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I}) - 1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J}) - 1} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I}) + 1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J}) + 1}}</math>}}
{{Théorème|titre='''Proposition (Proposition 1.4 de GF, dans les PDF de Michel COSTE [version du 11 novembre 2007])'''|contenu=
Soient <math>I</math> et <math>J</math>, deux intervalles bornés de <math>\mathbb{R}</math>, non vides et non réduits à un singleton, pour lesquels les milieux respectifs de <math>\overline{I}</math> et <math>\overline{J}</math> ou de <math>\stackrel{\circ}{I}</math> et <math>\stackrel{\circ}{J}</math> existent et sont notés <math>i_0</math> et <math>j_0</math>, alors a :
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I} \setminus \{i_0\})}{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J} \setminus \{j_0\})}= \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I})-1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J})-1} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I})+1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J})+1}}=\frac{vol^1(I)}{vol^1(J)}</math>}}
'''''Démonstration :'''''
Si on suppose que <math>I</math> et <math>J</math> sont bornés dans <math>\R</math>, sans s'assimiler à des "demi-droites" de <math>\R</math>, alors :
On pose :
<math>\displaystyle{K_{0,\stackrel{\circ}{I}}=]0,{vol}^1(\stackrel{\circ}{I})[}</math>, <math>\displaystyle{K_{0,\stackrel{\circ}{J}}=]0,{vol}^1(\stackrel{\circ}{J})[}</math>
<math>\displaystyle{K_{0,\overline{I}}=[0,{vol}^1(\overline{I})]}</math>, <math>\displaystyle{K_{0,\overline{J}}=[0,{vol}^1(\overline{J})]}</math>
On a :
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q, \mathcal{R}}(K_{0,\stackrel{\circ}{I}})+1}{{card}_{Q, \mathcal{R}}(K_{0,\stackrel{\circ}{J}})+1}=\frac{{vol}^1(K_{0,\stackrel{\circ}{I}})}{{vol}^1(K_{0,\stackrel{\circ}{J}})}}</math>
''En effet,on a (proposition):''
Si <math>s = k \in \N</math> :
2 voies possibles :
•(1)
<math>\displaystyle{[0,kp[=\bigsqcup_{i \in \N_k^*}[(i-1)p,ip[}</math>
donc <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}([0,kp[)=\sum_{i \in \N_k^*} {card}_{Q,{\cal R}}([(i-1)p,ip[)}</math>
or <math>\displaystyle{\forall i \in \N_k^*,\,\,{card}_{Q,{\cal R}}(](i-1)p,ip[) = {card}_{Q,{\cal R}}(]0,p[)}</math>
car <math>\displaystyle{\forall i \in \N_k^*,\,\,{vol}^1(](i-1)p,ip[) = {vol}^1(]0,p[)}</math>
donc <math>\displaystyle{\forall i \in \N_k^*,\,\,{card}_{Q,{\cal R}}(](i-1)p,ip[) + 1 = {card}_{Q,{\cal R}}(]0,p[) + 1}</math>
donc <math>\displaystyle{\forall i \in \N_k^*,\,\,{card}_{Q,{\cal R}}(](i-1)p,ip[) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{(i-1)p\}) = {card}_{Q,{\cal R}}(]0,p[) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\})}</math>
donc <math>\displaystyle{\forall i \in \N_k^*,\,\,{card}_{Q,{\cal R}}(](i-1)p,ip[ \bigsqcup\{(i-1)p\}) = {card}_{Q,{\cal R}}(]0,p[ \bigsqcup \{0\})}</math>
donc <math>\displaystyle{\forall i \in \N_k^*,\,\,{card}_{Q,{\cal R}}([(i-1)p,ip[) = {card}_{Q,{\cal R}}([0,p[)}</math>
donc comme <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}([0,kp[)=\sum_{i \in \N_k^*} {card}_{Q,{\cal R}}([(i-1)p,ip[)}</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}([0,kp[)=\sum_{i \in \N_k^*} {card}_{Q,{\cal R}}([0,p[)}</math>,
donc <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}([0,kp[)=k\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,p[)}</math>
donc <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(]0,kp[) = {card}_{Q,{\cal R}}([0,kp[ \setminus \{0\}) = {card}_{Q,{\cal R}}([0,kp[) - {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\}) = k\,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,p[) - 1}</math>
<math>\displaystyle{= k \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}(]0,p[ \bigsqcup \{0\})\Big) - 1 = k \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}(]0,p[) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\})\Big) - 1 = k \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}(]0,p[) + 1\Big) - 1}</math>
•(2)
<math>\displaystyle{]0,kp[=(\bigsqcup_{i \in \N_k^*}](i-1)p,ip[) \bigsqcup (\bigsqcup_{i \in \N_{k-1}^*}\{ip\})}</math>
donc <math>\displaystyle{{card}_{Q, \mathcal{R}}(]0,kp[) = \sum_{i \in \N_k^*} {card}_{Q, \mathcal{R}}(](i-1)p,ip[) + \sum_{i \in \N_{k-1}^*} {card}_{Q, \mathcal{R}}(\{ip\})}</math>
or <math>\forall i \in \N_k^*,\,\,{card}_{Q, \mathcal{R}}(](i-1)p,ip[) = {card}_{Q, \mathcal{R}}(]0,p[)</math>
car <math>\forall i \in \N_k^*,\,\,vol^1(](i-1)p,ip[) = vol^1(]0,p[)</math>
or <math>\forall i \in \N_{k-1}^*,\,\,{card}_{Q, \mathcal{R}}(\{ip\}) = {card}_{Q, \mathcal{R}}(\{p\})</math>
donc <math>\displaystyle{{card}_{Q, \mathcal{R}}(]0,kp[) = \sum_{i \in \N_k^*} {card}_{Q, \mathcal{R}}(]0,p[) + \sum_{i \in \N_{k-1}^*} {card}_{Q, \mathcal{R}}(\{p\})}</math>
donc <math>{card}_{Q, \mathcal{R}}(]0,kp[) = k\,\,{card}_{Q, \mathcal{R}}(]0,p[) + (k-1)\,\,{card}_{Q, \mathcal{R}}(\{p\}) = k\,\,{card}_{Q, \mathcal{R}}(]0,p[) + (k-1) = k \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}(]0,p[) + 1\Big) - 1</math>
•[Point où se rejoignent (1) et (2)]
donc <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(]0,kp[)+1}{{card}_{Q,{\cal R}}(]0,p[)+1}=k}</math>
donc <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(]0,kp[)+1}{{card}_{Q,{\cal R}}(]0,p[)+1}=\frac{{vol}^1(]0,kp[)}{{vol}^1(]0,p[)}}</math>
''Remarque : On montre facilement le résultat pour <math>s \in \mathbb{Q}</math> et <math>s \in \mathbb{R}</math>.''
Or <math>\displaystyle{{vol}^1(I) = {vol}^1(K_{0,\stackrel{\circ}{I}})}</math>, <math>\displaystyle{{vol}(J) = {vol}^1(K_{0,\stackrel{\circ}{J}})}</math>
donc <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I}) = {card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{K_{0,\stackrel{\circ}{I}}})}</math>, <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J}) = {card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{K_{0,\stackrel{\circ}{J}}})}</math>
or <math>\stackrel{\circ}{K_{0,\stackrel{\circ}{I}}}= K_{0,\stackrel{\circ}{I}}</math>, <math>\stackrel{\circ}{K_{0,\stackrel{\circ}{J}}}= K_{0,\stackrel{\circ}{J}}</math>
donc <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I}) = {card}_{Q,{\cal R}}(K_{0,\stackrel{\circ}{I}})}</math>, <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J}) = {card}_{Q,{\cal R}}(K_{0,\stackrel{\circ}{J}})}</math>
or <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q}(K_{0,\stackrel{\circ}{I}})+1}{{card}_{Q}(K_{0,\stackrel{\circ}{J}})+1}=\frac{{vol}^1(K_{0,\stackrel{\circ}{I}})}{{vol}^1(K_{0,\stackrel{\circ}{J}})}}</math>
donc <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I})+1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J})+1} = \frac{{vol}^1(I)}{{vol}^1(J)}}</math>
or <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I})-1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J})-1} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I})+1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J})+1}}</math>
donc <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I})-1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J})-1} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I})+1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J})+1} = \frac{{vol}^1(I)}{{vol}^1(J)}}</math>
==='''Existence et résultats généraux concernant la F-quantité sur <math>{PV}(\R^N)</math>, pour <math>N \in \N^*</math>'''===
Les résultats qui suivent sont ceux donnés par Michel COSTE, dans son PDF "La saga du "cardinal"" (version 4), mais de manière plus rigoureuse, plus détaillée, plus précise, plus développée et mieux formalisée (enfin j'ai fait du mieux que j'ai pu) : N'en déplaise au lecteur contemplatif et admiratif du PDF de vulgarisation de Michel COSTE et aveuglé par ce dernier, il n'appréciera pas, nécessairement et aussi bien, ces résultats, sous cette forme, qui est pourtant leur forme véritable. Et si je n'ai pas fourni les démonstrations de beaucoup d'entre elles, c'est parce que Michel COSTE ne les a pas fournies lui-même et n'a pas donné toutes les références nécessaires.
{{Théorème|titre='''Notations (mesure [extérieure] de HAUSDORFF, de dimension <math>d</math>, pour la distance euclidienne, sur <math>\R^N</math>, d'une partie de <math>\mathbb{R}^N</math> et dimension de HAUSDORFF, pour la distance euclidienne, sur <math>\R^N</math>, d'une partie de <math>\mathbb{R}^N</math>, pour <math>N \in \N^*</math> et <math>d \in \N_N</math>)'''|contenu=
Soient <math>N \in \N^*, \,\, d \in\N_N</math>.
Soit <math>A_N \in {\cal P}(\mathbb{R}^N)</math>.
Alors
<math>{vol}^d(A_N)</math> est la mesure [extérieure] de HAUSDORFF, de dimension <math>d</math>, pour la distance euclidienne, sur <math>\R^N</math>, de la partie <math>A_N</math>
et <math>{dim}(A_N)</math> est la dimension de HAUSDORFF, pour la distance euclidienne, sur <math>\R^N</math>, de la partie <math>A_N</math>.
avec la convention : <math>{dim}(\emptyset) = + \infty</math>.}}
<small>
'''''Remarque :''''' Ici, la [[w:Dimension de Hausdorff|dimension de HAUSDORFF]] sera toujours à valeur entière positive ou infinie positive.
(Cf. https://homeweb.unifr.ch/manolesc/Pub/teaching/Mesure_integration.pdf)
</small>
{{Théorème|titre='''Définitions de <math>{{\cal P}olytopes}(\mathbb{R}^N)</math> et de <math>{PV}(\mathbb{R}^N)</math>, pour <math>N \in \N^*</math>'''|contenu=
Soit <math>N \in \N^*</math>.
1) <math>{{\cal P}olytopes}(\mathbb{R}^N)</math>
<math>\displaystyle{\underset{d\acute{e}f}{=} \Big\{{P^N} \in {\cal P}(\R^N) \,\, \Big| \,\,{P^N} \,\, polytope \,\, de \,\, \mathbb{R}^N \,\, (c\mbox{-}\grave{a}\mbox{-}d \,\, poly\grave{e}dre \,\, compact, \,\, convexe, \,\,[connexe] \,\, de \,\, \mathbb{R}^N)\Big\} \bigcup \{\emptyset\}}</math>.
2) <math>{PV}(\mathbb{R}^N)</math>
<math>\underset{d\acute{e}f}{=} \Big\{{A^N} \in {\cal P}(\mathbb{R}^N) \,\, \Big| \,\, {A^N} \,\, sous\text{-}vari\acute{e}t\acute{e} \,\, compacte, \,\, convexe, \,\, (connexe) \,\, de \,\, \mathbb{R}^N, \,\, de \,\, classe \,\,(\mathcal{C}^0) \,\, et \,\, (\mathcal{C}^1 \,\, par \,\, morceaux) \,\, ou \,\, sans \,\, bord\Big\}</math>.}}
{{Théorème|titre='''Définitions de <math>{{\cal P}olytopes}_i(\mathbb{R}^N)</math> et de <math>{PV}_i(\mathbb{R}^N)</math>, pour <math>i \in \N_N</math> et <math>N \in \N^*</math>'''|contenu=
Soit <math>N \in \N^*</math>.
Soit <math>i \in \N_N</math>.
1) <math>{{\cal P}olytopes}_i(\mathbb{R}^N)</math>
<math>\displaystyle{\underset{d\acute{e}f}{=} \Big\{{P_i^N} \in {\cal P}(\R^N)\,\, \Big| \,\, {P_i^N} \,\, polytope \,\, de \,\, \mathbb{R}^N \,\, (c\mbox{-}\grave{a}\mbox{-}d \,\, poly\grave{e}dre \,\, compact, \,\, convexe, \,\,[connexe] \,\, de \,\, \mathbb{R}^N) \,\, et \,\, {dim}({P_i^N}) = i\Big\} \bigcup \{\emptyset\}}</math>.
<math>\displaystyle{= \Big\{{P_i^N} \in {{\cal P}olytope}(\mathbb{R}^N)\,\, \Big| \,\,{dim}({P_i^N}) = i\Big\} \bigcup \{\emptyset\}}</math>.
2) <math>{PV}_i(\mathbb{R}^N)</math>
<math>\displaystyle{\underset{d\acute{e}f}{=} \Big\{{A_i^N} \in {\cal P}(\mathbb{R}^N) \,\,\Big| \,\, {A_i^N} \,\, sous\text{-}vari\acute{e}t\acute{e} \,\, compacte, \,\, convexe, \,\, (connexe) \,\, de \,\, \mathbb{R}^N, \,\, de \,\, classe \,\,(\mathcal{C}^0) \,\, et \,\, (\mathcal{C}^1 \,\, par \,\, morceaux)}</math>
<math>\displaystyle{et \,\, {dim}({A_i^N}) = i\Big\} \bigcup \{\emptyset\}}</math>
<math>\displaystyle{= \Big\{{A_i^N} \in {PV}(\R^N)\,\, \Big| \,\, {dim}({A_i^N}) = i\Big\} \bigcup \{\emptyset\}}</math>.}}
{{Théorème|titre='''Théorème admis (formule de STEINER-MINKOWSKI pour <math>P_N</math> et coefficients de STEINER-MINKOWSKI <math>{\cal L}_{i,N}(P_N)</math> pour <math>P_N</math>, avec <math>P_N = P_N^N \in {{\cal P}olytopes}_N(\mathbb{R}^N)</math>, <math>i \in \N_N</math> et <math>N \in \N^*</math>)'''|contenu=
Soit <math>N \in \N^*</math>.
Soit <math>P_N \in {{\cal P}olytopes}_N(\mathbb{R}^N)</math>.
On pose <math>\forall r \in \mathbb{R}_+, \,\, \overline{B_{\mathbb{R}^N}(P_N,r)} = \{x \in \mathbb{R}^N | d(P_N,x) \leq r\} = P_N + r \,\, \overline{B_{\mathbb{R}^N}(O_N,1)}</math>.
Alors <math>\displaystyle{\exists ! {\Big({\cal L}_{i,N}(P_N)\Big)}_{i \in \N_N} \subset \mathbb{R}_+, \,\,\forall r \in \mathbb{R}_+, \,\,{vol}^N\Big(\overline{B_{\mathbb{R}^N}(P_N,r)}\Big) = {vol}^N\Big(P_N + r \,\, \overline{B_{\mathbb{R}^N}(O_N,1)}\Big) = \sum_{i \in \N_N} {\cal L}_{i,N}(P_N)\,\, r^i}</math>
où <math>O_N</math> est l'origine du repère orthonormé <math>{\cal R}_N</math> de <math>\mathbb{R}^N</math>.
On a <math>{\cal L}_{0,N}(P_N) = {vol}^N(P_N)</math>, <math>{\cal L}_{1,N}(P_N) = {vol}^{N-1}(\partial P_N)</math> et <math>{\cal L}_{N,N}(P_N) = {vol}^N\Big(\overline{B_{\mathbb{R}^N}(O_N,1)}\Big)</math>.
La suite <math>{\Big({\cal L}_{i,N}(P_N)\Big)}_{i \in \N_N}</math> est appelée la suite des coefficients de STEINER-MINKOWSKI pour le polytope <math>P_N</math>.}}
<small>
'''''Remarque :''''' Pour la suite, il faut donner la forme de ce théorème généralisé à <math>P_i^N \in {{\cal P}olytope}_i(\mathbb{R}^N)</math>, pour <math>i \in \N_N</math>.''
La saga du "cardinal" version 4 {{supra|Liens}}
'''''Remarque : '''''
La formule de STEINER-MINKOWSKI ne s'applique qu'à des parties compactes convexes d'un espace euclidien :
Donc pour trouver une formule générale pour les parties compactes quelconques de <math>\mathbb{R}^N</math>, il va falloir creuser d'avantage.
</small>
{{Théorème|titre='''Théorème admis de HADWIGER :'''|contenu=
[[w:en:Hadwiger's theorem#Valuations|Théorème de HADWIGER (en anglais)]]}}
{{Théorème|titre='''Lemme admis (sur les coefficients <math>\mathcal{L}_{j,i}(P_i^N), \,\, c_{j,i}(P_i^N)</math> et les applications <math>\mathcal{L}_{j,i}, \,\, c_{j,i} \in \mathcal{C}^0\Big({{\cal P}olytopes}_i(\R^N),\R\Big)</math>, pour <math>P_i^N \in {\mathcal{P}olytopes}_i(\R^N)</math>, <math>j \in \N_i</math>, <math>i \in \N_N</math> et <math>N \in \N^*</math>, et, en particulier, sur les coefficients <math>\mathcal{L}_{i,N}(P_N), \,\, c_{i,N}(P_N)</math> et les applications <math>\mathcal{L}_{i,N}, \,\, c_{i,N} \in \mathcal{C}^0\Big({{\cal P}olytopes}_N(\R^N),\R\Big)</math>, pour <math>P_N = P_N^N \in {\mathcal{P}olytopes}_N(\R^N)</math>, <math>i \in \N_N</math> et <math>N \in \N^*</math>)'''|contenu=
Soit <math>N \in \N^*</math>.
Soit <math>i \in \N_N</math>.
1) Soit <math>\displaystyle{P_N \in {{\cal P}olytope}_N(\mathbb{R}^N)}</math>.
Soient
<math>\displaystyle{\forall i \in \N_N, \,\, c_{i,N}(P_N) =\frac{\mathcal{L}_{N-i,N}(P_{N})}{\beta(N-i)}}</math>,
où
<math>\displaystyle{\forall i \in \N_N, \,\,\beta(i) = {vol}^i\Big(\overline{B_{\mathbb{R}^i}(O_i,1)}\Big)}</math>,
<math>\forall i \in \N_N, \,\, O_i</math> est l'origine du repère orthonormé <math>{\cal R}_i</math> de <math>\mathbb{R}^i</math>,
<math>{\Big(\mathcal{L}_{i,N}(P_{N})\Big)}_{i \in \N_N}</math> est la suite des coefficients de STEINER-MINKOWSKI pour le polytope <math>P_N</math>.
On a : <math>{\cal L}_{0,N}(P_N) = {vol}^N(P_N)</math>, <math>{\cal L}_{1,N}(P_N) = {vol}^{N-1}(\partial P_N)</math> et <math>{\cal L}_{N,N}(P_N) = {vol}^N\Big(\overline{B_{\mathbb{R}^N}(O_N,1)}\Big)</math>,
et on a : <math>c_{0,N}(P_N) = 1</math>.
Soient
<math>\forall i \in \N_N, \,\, {\cal L}_{i,N} \,\, : \,\, {{\cal P}olytopes}_N(\R^N) \,\, \longrightarrow \,\, \R \,\, : \,\, P_N \,\, \longmapsto \,\, {\cal L}_{i,N}(P_N)</math>,
<math>\forall i \in \N_N, \,\, c_{i,N} \,\, : \,\, {{\cal P}olytopes}_N(\R^N) \,\, \longrightarrow \,\, \R \,\, : \,\, P_N \,\, \longmapsto \,\, c_{i,N}(P_N)</math>.
On a :
<math>{\forall i \in \N_N, \,\, {\cal L}_{i,N} \in \mathcal{C}^0\Big({{\cal P}olytopes}_N(\R^N),\R\Big)}</math>,
<math>{\forall i \in \N_N, \,\, c_{i,N} \in \mathcal{C}^0\Big({{\cal P}olytopes}_N(\R^N),\R\Big)}</math>.
2) Soit <math>\displaystyle{P_i^N \in {{\cal P}olytopes}_i(\mathbb{R}^N)}</math>.
Soient
<math>\displaystyle{\forall j \in \N_i, \,\, c_{j,i}(P_i^N) =\frac{\mathcal{L}_{i-j,i}(P_i^{N})}{\beta(i-j)}}</math>,
où
<math>\displaystyle{\forall j \in \N_i, \,\,\beta(j) = {vol}^j\Big(\overline{B_{\mathbb{R}^j}(O_j,1)}\Big)}</math>,
<math>\forall j \in \N_i, \,\, O_j</math> est l'origine du repère orthonormé <math>{\cal R}_j</math> de <math>\mathbb{R}^j</math>,
<math>{\Big(\mathcal{L}_{j,i}(P_i^{N})\Big)}_{j \in \N_i}</math> est la suite de coefficients donnée par la formule de STEINER-MINKOWSKI pour le polytope <math>P_i^N</math>.
On a : <math>{\cal L}_{0,i}(P_i^N) = {vol}^i(P_i^N)</math>, <math>{\cal L}_{1,i}(P_i^N) = {vol}^{i-1}(\partial P_i^N)</math> et <math>{\cal L}_{i,i}(P_i^N) = {vol}^i\Big(\overline{B_{\mathbb{R}^i}(O_i,1)}\Big)</math>
et on a : <math>c_{0,i}(P_i^N) = 1</math>.
Soient
<math>\forall j \in \N_i, \,\, {\cal L}_{j,i} \,\, : \,\, {{\cal P}olytopes}_i(\R^N) \,\, \longrightarrow \,\, \R \,\, : \,\, P_i^N \,\, \longmapsto \,\, {\cal L}_{j,i}(P_i^N)</math>
et <math>\forall j \in \N_i, \,\, c_{j,i} \,\, : \,\, {{\cal P}olytopes}_i(\R^N) \,\, \longrightarrow \,\, \R \,\, : \,\, P_i^N \,\, \longmapsto \,\, c_{j,i}(P_i^N)</math>.
On a :
<math>{\forall j \in \N_i, \,\, {\cal L}_{j,i} \in \mathcal{C}^0\Big({{\cal P}olytopes}_i(\R^N),\R\Big)}</math>,
<math>{\forall j \in \N_i, \,\, c_{j,i} \in \mathcal{C}^0\Big({{\cal P}olytopes}_i(\R^N),\R\Big)}</math>.}}
'''''Démonstration :''''' Il faut utiliser le théorème donnant la formule de STEINER-MINKOWSKI et le [[w:en:Hadwiger's theorem#Valuations|Théorème de HADWIGER (en anglais)]].
<small>
'''''Remarque :''''' La notion de continuité dont il est question, ici, est associée à la topologie de HAUSDORFF.
</small>
{{Théorème|titre='''Théorème admis (<math>\displaystyle{{card}_{Q} \in \mathcal{C}^0\Big({{\cal P}olytopes}(\R^N),F\Big)}</math>, <math>\displaystyle{{card}_{Q,i} \in \mathcal{C}^0\Big({{\cal P}olytopes}_i(\R^N),F\Big)}</math> et formule donnant la F-quantité de <math>P_i^N \in {{\cal P}olytopes}_i(\mathbb{R}^N)</math>, pour <math>i \in \N_N</math> et <math>N \in \N^*</math>, et, en particulier, de <math>P_N = P_N^N \in {{\cal P}olytopes}_N(\mathbb{R}^N)</math>, pour <math>N \in \N^*</math>, en fonction de la F-quantité de l'intervalle <math>[0,1[</math>)'''|contenu=
Soit <math>N \in \N^*</math>.
Soit <math>i \in \N_N</math>.
Reprenons les notations du lemme précédent.
1) <math>\exists ! {card}_{Q,N} \,\, : \,\, {{\cal P}olytopes}_N(\mathbb{R}^N) \,\, \longrightarrow \,\, F,</math>
telle que <math>\forall {{\cal R}_N}' \,\, rep\grave{e}re \,\, orthonorm\acute{e} \,\, de \,\, \mathbb{R}^N, \,\, {{card}_{Q,{{\cal R}_N}'}}_{\Big|{{\cal P}olytopes}_N(\mathbb{R}^N)} = {card}_{Q,N}</math>
et telle que <math>\displaystyle{\forall P_N \in {{\cal P}olytopes}_N(\mathbb{R}^N), \,\, {card}_{Q,N}(P_{N}) = \sum_{i \in \N_N} c_{i,N}(P_{N})\,\, {card}_{Q,1}^i([0,1[)}</math>.
On a :
<math>\displaystyle{{card}_{Q,N} \in \mathcal{C}^0\Big({{\cal P}olytopes}_N(\R^N),F\Big)}</math>
2)<math>\exists ! {card}_{Q,i} \,\, : \,\, {{\cal P}olytopes}_i(\mathbb{R}^N) \,\, \longrightarrow \,\, F,</math>
telle que <math>\forall {{\cal R}_N}' \,\, rep\grave{e}re \,\, orthonorm\acute{e} \,\, de \,\, \mathbb{R}^N, \,\, {{card}_{Q,{{\cal R}_N}'}}_{\Big|{{\cal P}olytopes}_i(\mathbb{R}^N)} = {card}_{Q,i}</math>
et telle que <math>\displaystyle{\forall P_i^N \in {{\cal P}olytopes}_i(\mathbb{R}^N), \,\, {card}_{Q,N}(P_i^{N}) = \sum_{j \in \N_i} c_{j,i}(P_i^{N})\,\, {card}_{Q,1}^j([0,1[)}</math>.
On a : <math>\displaystyle{{card}_{Q,i} \in \mathcal{C}^0\Big({{\cal P}olytopes}_i(\R^N),F\Big)}</math>.
''Remarque'' : On peut aussi poser <math>\displaystyle{{card}_Q \,\,: \,\, {{\cal P}olytopes}(\mathbb{R}^N) = \bigsqcup_{i \in \N_N} {{\cal P}olytopes}_i(\mathbb{R}^N) \longrightarrow F}</math> telle que <math>\displaystyle{\forall i \in \N_N, \,\,{{card}_Q}_{\Big|{{\cal P}olytopes}_i(\mathbb{R}^N)} = {card}_{Q,i}}</math>
et telle que <math>\displaystyle{\forall i \in \N_N, \,\, \forall P_i^N \in {{\cal P}olytopes}_i(\mathbb{R}^N), \,\, {card}_{Q,i}(P_i^N) = \sum_{j \in \N_i} c_{j,i}(P_i^N)\,\, {card}_{Q,1}^j([0,1[)}</math>.
On a : <math>\displaystyle{{card}_{Q} \in \mathcal{C}^0\Big({{\cal P}olytopes}(\R^N),F\Big)}</math>.}}
'''''Démonstration :''''' : Il faut utiliser le théorème donnant la formule de STEINER-MINKOWSKI, le [[w:en:Hadwiger's theorem#Valuations|Théorème de HADWIGER (en anglais)]] et le lemme précédent :
Cf. La saga du "cardinal" version 4, Théorème de HADWIGER {{supra|Liens}}
<small>
'''''Remarque :''''' La notion de continuité dont il est question, ici, est associée à la topologie de HAUSDORFF.
'''''Remarque :''''' Dans un 1er temps, on peut remplacer l'ensemble "<math>F</math>" par l'ensemble "<math>\N \bigsqcup +\infty</math>" où, ici, <math>+\infty = \{x \,\,|\,\, \forall a \in \R, \,\, x > a\}</math>.
'''''Remarque :''''' On aurait pu poser <math>\displaystyle{\forall i \in \N_N, \,\, c_{i,N}(P_N) =\frac{\mathcal{L}_{i,N}(P_{N})}{\beta(i)}}</math>, c'est-à-dire inverser l'ordre des termes, mais si on faisait cela, notre interprétation de chacun de ces termes ne s'accorderait pas avec celle de Michel COSTE, qui est, ici, notre référent et notre guide.
</small>
{{Théorème|titre='''Proposition admise (<math>\displaystyle{\overline{{{\cal P}olytopes}_i(\mathbb{R}^N)}^{{PV}_i(\mathbb{R}^N)} = {PV}_i(\mathbb{R}^N)}</math>, pour <math>i \in \N_N</math> et <math>N \in \N^*</math>, et, en particulier, <math>\displaystyle{\overline{{{\cal P}olytopes}_N(\mathbb{R}^N)}^{{PV}_N(\mathbb{R}^N)} = {PV}_N(\mathbb{R}^N)}</math>, pour <math>N \in \N^*</math>)'''|contenu=
Soit <math>N \in \N^*</math>.
Soit <math>i \in \N_N</math>.
1) <math>\displaystyle{\overline{{{\cal P}olytopes}_N(\mathbb{R}^N)}^{{PV}_N(\mathbb{R}^N)} = {PV}_N(\mathbb{R}^N)}</math>
c'est-à-dire
<math>\displaystyle{\forall A_N \in {PV}_N(\mathbb{R}^N)}</math>, <math>\displaystyle{\exists {(P_{N,n})}_{n \in \N} \subset {{\cal P}olytopes}_N(\mathbb{R}^N), \,\, A_N = \lim_{n \rightarrow + \infty} P_{N,n}}</math>
c'est-à-dire
<math>\displaystyle{{{\cal P}olytopes}_N(\mathbb{R}^N)}</math> est dense dans <math>{PV}_N(\mathbb{R}^N)</math>.
2) <math>\displaystyle{\overline{{{\cal P}olytopes}_i(\mathbb{R}^N)}^{{PV}_i(\mathbb{R}^N)} = {PV}_i(\mathbb{R}^N)}</math>
c'est-à-dire
<math>\displaystyle{\forall A_i^N \in {PV}_i(\mathbb{R}^N)}</math>, <math>\displaystyle{\exists {(P_{i,n}^N)}_{n \in \N} \subset {{\cal P}olytopes}_i(\mathbb{R}^N), \,\, A_i^N = \lim_{n \rightarrow + \infty} P_{i,n}^N}</math>
c'est-à-dire
<math>\displaystyle{{{\cal P}olytopes}_i(\mathbb{R}^N)}</math> est dense dans <math>{PV}_i(\mathbb{R}^N)</math>.
La saga du "cardinal" version 4 {{supra|Liens}}}}
{{ancre|Corollaire}}
{{Théorème|titre='''Lemme (sur les coefficients <math>\widetilde{\mathcal{L}_{j,i}}(A_i^N), \,\, \widetilde{c_{j,i}}(A_i^N)</math> et les applications <math>\widetilde{\mathcal{L}_{j,i}}, \,\, \widetilde{c_{j,i}} \in \mathcal{C}^0\Big({PV}_i(\R^N),\R\Big)</math>, pour <math>A_i^N \in {PV}_i(\R^N)</math>, <math>j \in \N_i</math>, <math>i \in \N_N</math> et <math>N \in \N^*</math>, et, en particulier, sur les coefficients <math>\widetilde{\mathcal{L}_{i,N}}(A_N), \,\, \widetilde{c_{i,N}}(A_N)</math> et les applications <math>\widetilde{\mathcal{L}_{i,N}}, \,\, \widetilde{c_{i,N}} \in \mathcal{C}^0\Big({PV}_N(\R^N),\R\Big)</math>, pour <math>A_N = A_N^N \in {PV}_N(\R^N)</math>, <math>i \in \N_N</math> et <math>N \in \N^*</math>)'''|contenu=
Soit <math>N \in \N^*</math>.
Soit <math>i \in \N_N</math>
Reprenons les notations de la proposition et du théorème précédents.
1) D'après la proposition précédente :
Soit <math>\displaystyle{A_N \in {PV}_N(\mathbb{R}^N)}</math>, alors <math>\displaystyle{\exists {(P_{N,n})}_{n \in \N} \subset {{\cal P}olytopes}_N(\mathbb{R}^N)}</math> telle que <math>\displaystyle{A_N = \lim_{n \rightarrow + \infty} P_{N,n}}</math>.
On a :
'''''(*1-1)''''' <math>{\forall i \in \N_N, \,\, {\cal L}_{i,N} \in \mathcal{C}^0\Big({{\cal P}olytopes}_N(\R^N),\R\Big)}</math>,
et on peut définir grâce à un théorème de prolongement des applications continues :
<math>{\Big(\widetilde{{\cal L}_{i,N}}(A_N)\Big)}_{i \in \N_N} \subset \R</math>, telle que <math>\displaystyle{\forall i \in \N_N, \,\, \widetilde{{\cal L}_{i,N}}(A_N) = \widetilde{{\cal L}_{i,N}}(\lim_{n \rightarrow +\infty} P_{N,n}) = \displaystyle{\lim_{n \rightarrow +\infty} {\cal L}_{i,N}(P_{N,n})}}</math>,
et montrer que cette définition ne dépend pas de la suite <math>{(P_{N,n})}_{n \in \N}</math> choisie de la proposition précédente.
On a :
'''''(*2-1)''''' <math>{\forall i \in \N_N, \,\, c_{i,N} \in \mathcal{C}^0\Big({{\cal P}olytopes}_N(\R^N),\R\Big)}</math>,
et on peut définir grâce à un théorème de prolongement des applications continues :
<math>{\Big(\widetilde{c_{i,N}}(A_N)\Big)}_{i \in \N_N} \subset \R</math>, telle que <math>\displaystyle{\forall i \in \N_N, \,\, \widetilde{c_{i,N}}(A_N) = \widetilde{c_{i,N}}(\lim_{n \rightarrow +\infty} P_{N,n}) = \displaystyle{\lim_{n \rightarrow +\infty} c_{i,N}(P_{N,n})}}</math>,
et montrer que cette définition ne dépend pas de la suite <math>{(P_{N,n})}_{n \in \N}</math> choisie de la proposition précédente.
Et on a :
<math>\displaystyle{\forall i \in \N_N,}</math>
<math>\displaystyle{\exists ! \widetilde{{\cal L}_{i,N}} \in \mathcal{C}^0\Big({PV}_N(\R^N),\R\Big)}</math>,
telle que <math>\displaystyle{\widetilde{{\cal L}_{i,N}}_{|{{\cal P}olytopes}_N(\R^N)} = {\cal L}_{i,N}}</math>,
c'est l'application <math>\displaystyle{\widetilde{{\cal L}_{i,N}} \,\, : \,\, {PV}_N(\mathbb{R}^N) \,\, \longrightarrow \R \,\, : \,\, A_N \,\, \longmapsto \,\, \widetilde{{\cal L}_{i,N}}(A_N)}</math>, où <math>\widetilde{{\cal L}_{i,N}}(A_N)</math> a été défini, précédemment,
et
<math>\displaystyle{\forall i \in \N_N,}</math>
<math>\displaystyle{\exists ! \widetilde{c_{i,N}} \in \mathcal{C}^0\Big({PV}_N(\R^N),\R\Big)}</math>,
telle que <math>\displaystyle{\widetilde{c_{i,N}}_{|{{\cal P}olytopes}_N(\R^N)} = c_{i,N}}</math>,
c'est l'application <math>\displaystyle{\widetilde{c_{i,N}} \,\, : \,\, {PV}_N(\mathbb{R}^N) \,\, \longrightarrow \R \,\, : \,\, A_N \,\, \longmapsto \,\, \widetilde{c_{i,N}}(A_N)}</math>, où <math>\widetilde{c_{i,N}}(A_N)</math> a été défini, précédemment,
et on a : <math>\widetilde{{\cal L}_{0,N}}(A_N) = {vol}^N(A_N)</math>, <math>\widetilde{{\cal L}_{1,N}}(A_N) = {vol}^{N-1}(\partial A_N)</math> et <math>\widetilde{{\cal L}_{N,N}}(A_N) = {vol}^N\Big(\overline{B_{\mathbb{R}^N}(O_N,1)}\Big)</math>,
et on a : <math>\widetilde{c_{0,N}}(A_N) = 1</math>.
2) D'après la proposition précédente :
Soit <math>\displaystyle{A_i^N \in {PV}_i(\mathbb{R}^N)}</math>, alors <math>\displaystyle{\exists {(P_{i,n}^N)}_{n \in \N} \subset {{\cal P}olytopes}_i(\mathbb{R}^N)}</math> telle que <math>\displaystyle{A_i^N = \lim_{n \rightarrow + \infty} P_{i,n}^N}</math>.
On a :
'''''(*1-2)''''' <math>{\forall j \in \N_i, \,\, {\cal L}_{j,i} \in \mathcal{C}^0\Big({{\cal P}olytopes}_i(\R^N),\R\Big)}</math>,
et on peut définir grâce à un théorème de prolongement des applications continues :
<math>{\Big(\widetilde{{\cal L}_{j,i}}(A_i^N)\Big)}_{j \in \N_i} \subset \R</math>, telle que <math>\displaystyle{\forall j \in \N_i, \,\, \widetilde{{\cal L}_{j,i}}(A_i^N) = \widetilde{{\cal L}_{j,i}}(\lim_{n \rightarrow +\infty} P_{i,n}^N) = \displaystyle{\lim_{n \rightarrow +\infty} {\cal L}_{j,i}(P_{i,n}^N)}}</math>,
et montrer que cette définition ne dépend pas de la suite <math>{(P_{i,n}^N)}_{n \in \N}</math> choisie de la proposition précédente.
On a :
'''''(*2-2)'''''<math>{\forall j \in \N_i, \,\, c_{j,i} \in \mathcal{C}^0\Big({{\cal P}olytopes}_i(\R^N),\R\Big)}</math>,
et on peut définir grâce à un théorème de prolongement des applications continues :
<math>{\Big(\widetilde{c_{j,i}}(A_i^N)\Big)}_{j \in \N_i} \subset \R</math>, telle que <math>\displaystyle{\forall j \in \N_i, \,\, \widetilde{c_{j,i}}(A_i^N) = \widetilde{c_{j,i}}(\lim_{n \rightarrow +\infty} P_{i,n}^N) = \displaystyle{\lim_{n \rightarrow +\infty} c_{j,i}(P_{i,n}^N)}}</math>,
et montrer que cette définition ne dépend pas de la suite <math>{(P_{i,n}^N)}_{n \in \N}</math> choisie de la proposition précédente.
Et on a :
<math>\displaystyle{\forall j \in \N_i,}</math>
<math>\displaystyle{\exists ! \widetilde{{\cal L}_{j,i}} \in \mathcal{C}^0\Big({PV}_i(\R^N),\R\Big)}</math>,
telle que <math>\displaystyle{\widetilde{{\cal L}_{j,i}}_{|{{\cal P}olytopes}_i(\R^N)} = {\cal L}_{j,i}}</math>,
c'est l'application <math>\displaystyle{\widetilde{{\cal L}_{j,i}} \,\, : \,\, {PV}_i(\mathbb{R}^N) \,\, \longrightarrow \R \,\, : \,\, A_i^N \,\, \longmapsto \,\, \widetilde{{\cal L}_{j,i}}(A_i^N)}</math>, où <math>\widetilde{{\cal L}_{j,i}}(A_i^N)</math> a été défini, précédemment,
et
<math>\displaystyle{\forall j \in \N_i,}</math>
<math>\displaystyle{\exists ! \widetilde{c_{j,i}} \in \mathcal{C}^0\Big({PV}_i(\R^N),\R\Big)}</math>,
telle que <math>\displaystyle{\widetilde{c_{j,i}}_{|{{\cal P}olytopes}_i(\R^N)} = c_{j,i}}</math>,
c'est l'application <math>\displaystyle{\widetilde{c_{j,i}} \,\, : \,\, {PV}_i(\mathbb{R}^N) \,\, \longrightarrow \R \,\, : \,\, A_N \,\, \longmapsto \,\, \widetilde{c_{j,i}}(A_i^N)}</math>, où <math>\widetilde{c_{j,i}}(A_i^N)</math> a été défini, précédemment,
et on a : <math>\widetilde{{\cal L}_{0,i}}(A_i^N) = {vol}^i(A_i^N)</math>, <math>\widetilde{{\cal L}_{1,i}}(A_i^N) = {vol}^{i-1}(\partial A_i^N)</math> et <math>\widetilde{{\cal L}_{i,i}}(A_i^N) = {vol}^i\Big(\overline{B_{\mathbb{R}^i}(O_i,1)}\Big)</math>
et <math>\widetilde{c_{0,i}}(A_i^N) = 1</math>.}}
<small>
'''''Remarque :''''' La notion de continuité dont il est question, ici, est associée à la topologie de HAUSDORFF.
</small>
{{Théorème|titre='''Théorème (<math>\displaystyle{\widetilde{{card}_{Q}} \in \mathcal{C}^0\Big({PV}(\R^N),F\Big)}</math>, <math>\displaystyle{\widetilde{{card}_{Q,i}} \in \mathcal{C}^0\Big({PV}_i(\R^N),F\Big)}</math> et formule donnant la F-quantité de <math>A_i^N \in {PV}_i(\R^N)</math>, pour <math>i \in \N_N</math> et <math>N \in \N^*</math>, et, en particulier, de <math>A_N = A_N^N \in {PV}_N(\R^N)</math>, pour <math>N \in \N^*</math>, en fonction de la F-quantité de l'intervalle <math>[0,1[</math>)'''|contenu=
Soit <math>N \in \N^*</math>.
Soit <math>i \in \N_N</math>.
Reprenons les notations de la proposition, du lemme et du théorème précédents.
1) D'après la proposition précédente :
Soit <math>\displaystyle{A_N \in {PV}_N(\mathbb{R}^N)}</math>, alors <math>\displaystyle{\exists {(P_{N,n})}_{n \in \N} \subset {{\cal P}olytopes}_N(\mathbb{R}^N)}</math> telle que <math>\displaystyle{A_N = \lim_{n \rightarrow + \infty} P_{N,n}}</math>.
D'après le théorème précédent, on a : '''''(*3-1)''''' <math>\displaystyle{{card}_{Q,N} \in \mathcal{C}^0\Big({{\cal P}olytopes}_N(\R^N),F\Big)}</math>
et on peut définir grâce à un théorème de prolongement des applications continues :
<math>\displaystyle{\widetilde{{card}_{Q,N}}(A_N) = \widetilde{{card}_{Q,N}}(\lim_{n \rightarrow +\infty} P_{N,n}) = \displaystyle{\lim_{n \rightarrow +\infty} {card}_{Q,N}(P_{N,n})}}</math>,
et montrer que cette définition ne dépend pas de la suite <math>{(P_{N,n})}_{n \in \N}</math> choisie de la proposition précédente,
et comme <math>\displaystyle{\forall n \in \N, \,\, {card}_{Q,N}(P_{N,n}) = \sum_{i \in \N_N} c_{i,N}(P_{N,n})\,\, {card}_{Q,1}^i([0,1[)}</math>,
<math>\exists ! \widetilde{{card}_{Q,N}} \in \mathcal{C}^0\Big({PV}_N(\R^N),F\Big)</math>,
telle que <math>\forall {{\cal R}_N}' \,\, rep\grave{e}re \,\, orthonorm\acute{e} \,\, de \,\, \mathbb{R}^N, \,\, {{card}_{Q,{{\cal R}_N}'}}_{\Big|{PV}_N(\mathbb{R}^N)} = \widetilde{{card}_{Q,N}}</math>,
et telle que <math>\displaystyle{\widetilde{{card}_{Q,N}}_{|{{\cal P}olytopes}_N(\R^N)} = {card}_{Q,N}}</math>,
et telle que '''''[comme, on a (*1-1), (*2-1) et (*3-1)]''''' :
<math>\displaystyle{\forall A_N \in {PV}_N(\mathbb{R}^N)},</math> <math>\displaystyle{\exists {(P_{N,n})}_{n \in \N} \subset {{\cal P}olytope}_N(\mathbb{R}^N)}</math> telle que <math>\displaystyle{A_N = \lim_{n \rightarrow + \infty} P_{N,n},}</math>
<math>\displaystyle{\widetilde{{card}_{Q,N}}(A_N) = \widetilde{{card}_{Q,N}}(\lim_{n \rightarrow +\infty} P_{N,n})= \lim_{n \rightarrow +\infty} {card}_{Q,N}(P_{N,n}) = \lim_{n \rightarrow +\infty} \sum_{i \in \N_N} c_{i,N}(P_{N,n})\,\, {card}_{Q,1}^i([0,1[)}</math>
<math>\displaystyle{ = \sum_{i \in \N_N} \lim_{n \rightarrow +\infty} c_{i,N}(P_{N,n}) \,\, {card}_{Q,1}^i([0,1[) = \sum_{i \in \N_N} \widetilde{c_{i,N}}(\lim_{n \rightarrow +\infty} P_{N,n}) \,\, {card}_{Q,1}^i([0,1[) = \sum_{i \in \N_N} \widetilde{c_{i,N}}(A_N)\,\, {card}_{Q,1}^i([0,1[) = \sum_{i \in \N_N} \widetilde{c_{i,N}}(A_N)\,\, \widetilde{{card}_{Q,1}}^i([0,1[)}</math>,
c'est-à-dire telle que :
<math>\displaystyle{\forall A_N \in {PV}_N(\mathbb{R}^N), \,\, \widetilde{{card}_{Q,N}}(A_N) = \sum_{i \in \N_N} \widetilde{c_{i,N}}(A_N)\,\, \widetilde{{card}_{Q,1}}^i([0,1[)}</math>.
C'est l'application <math>\widetilde{{card}_{Q,N}} \,\, : {PV}_N(\mathbb{R}^N) \,\, \longrightarrow \,\, F \,\, : \,\, A_N \,\, \mapsto \,\, \widetilde{{card}_{Q,N}}(A_N)</math>, avec <math>\widetilde{{card}_{Q,N}}(A_N)</math> défini précédemment,
2) D'après la proposition précédente :
Soit <math>\displaystyle{A_i^N \in {PV}_i(\mathbb{R}^N)}</math>, alors <math>\displaystyle{\exists {(P_{i,n}^N)}_{n \in \N} \subset {{\cal P}olytopes}_i(\mathbb{R}^N)}</math> telle que <math>\displaystyle{A_i^N = \lim_{n \rightarrow + \infty} P_{i,n}^N}</math>.
D'après le théorème précédent, on a : '''''(*3-2)''''' <math>\displaystyle{{card}_{Q,i} \in \mathcal{C}^0\Big({{\cal P}olytopes}_i(\R^N),F\Big)}</math>
et on peut définir grâce à un théorème de prolongement des applications continues :
<math>\displaystyle{\widetilde{{card}_{Q,i}}(A_i^N) = \widetilde{{card}_{Q,i}}(\lim_{n \rightarrow +\infty} P_{i,n}^N) = \displaystyle{\lim_{n \rightarrow +\infty} {card}_{Q,i}(P_{i,n}^N)}}</math>,
et montrer que cette définition ne dépend pas de la suite <math>{(P_{i,n}^N)}_{n \in \N}</math> choisie de la proposition précédente,
et comme <math>\displaystyle{\forall n \in \N, \,\, {card}_{Q,i}(P_{i,n}^N) = \sum_{j \in \N_i} c_{j,i}(P_{i,n}^N)\,\, {card}_{Q,1}^j([0,1[)}</math>,
<math>\displaystyle{\exists ! \widetilde{{card}_{Q,i}} \in \mathcal{C}^0\Big({PV}_i(\R^N),F\Big)}</math>,
telle que <math>\forall {{\cal R}_N}' \,\, rep\grave{e}re \,\, orthonorm\acute{e} \,\, de \,\, \mathbb{R}^N, \,\, {{card}_{Q,{{\cal R}_N}'}}_{\Big|{PV}_i(\mathbb{R}^N)} = \widetilde{{card}_{Q,i}}</math>,
et telle que <math>\displaystyle{\widetilde{{card}_{Q,i}}_{|{{\cal P}olytopes}_i(\R^N)} = {card}_{Q,i}}</math>,
et telle que '''''[comme, on a (*1-2), (*2-2) et (*3-2)]''''' :
<math>\forall i \in \N_N,</math>
<math>\displaystyle{\forall A_i^N \in {PV}_i(\mathbb{R}^N)},</math> <math>\displaystyle{\exists {(P_{i,n}^N)}_{n \in \N} \subset {{\cal P}olytopes}_i(\mathbb{R}^N)}</math> telle que <math>\displaystyle{A_i^N = \lim_{n \rightarrow + \infty} P_{i,n}^N,}</math>
<math>\displaystyle{\widetilde{{card}_{Q,i}}(A_i^N) = \widetilde{{card}_{Q,i}}(\lim_{n \rightarrow +\infty} P_{i,n}^N)= \lim_{n \rightarrow +\infty} {card}_{Q,i}(P_{i,n}^N) = \lim_{n \rightarrow +\infty} \sum_{j \in \N_i} c_{j,i}(P_{i,n}^N)\,\, {card}_{Q,1}^j([0,1[)}</math>
<math>\displaystyle{ = \sum_{j \in \N_i} \lim_{n \rightarrow +\infty} c_{j,i}(P_{i,n}^N) \,\,{card}_{Q,1}^j([0,1[) = \sum_{j \in \N_i} \widetilde{c_{j,i}}(\lim_{n \rightarrow +\infty} P_{i,n}^N) \,\, {card}_{Q,1}^j([0,1[) = \sum_{j \in \N_i} \widetilde{c_{j,i} }(A_i^N)\,\, {card}_{Q,1}^j([0,1[) = \sum_{j \in \N_i} \widetilde{c_{j,i}}(A_i^N)\,\, \widetilde{{card}_{Q,1}}^j([0,1[)}</math>,
c'est-à-dire telle que :
<math>\displaystyle{\forall A_i^N \in {PV}_i(\mathbb{R}^N), \,\, \widetilde{{card}_{Q,i}}(A_i^N) = \sum_{j \in \N_i} \widetilde{c_{j,i}}(A_i^N)\,\, \widetilde{{card}_{Q,1}}^j([0,1[)}</math>.
C'est l'application <math>\displaystyle{\widetilde{{card}_{Q,i}} \,\, : {PV}_i(\mathbb{R}^N) \,\, \longrightarrow \,\, F: \,\, A_i^N \,\, \mapsto \,\, \widetilde{{card}_{Q,i}}(A_i^N)}</math>, avec <math>\widetilde{{card}_{Q,i}}(A_i^N)</math> défini précédemment.
On peut aussi poser <math>\displaystyle{\widetilde{{card}_Q} : {PV}(\mathbb{R}^N) = \bigsqcup_{i \in \N_N} {PV}_i(\mathbb{R}^N) \longrightarrow F}</math>,
telle que <math>\displaystyle{\widetilde{{card}_Q}_{\Big|\displaystyle{{{\cal P}olytopes}(\R^N) = \bigsqcup_{i \in \N_N}{{\cal P}olytopes}_i(\R^N)}} = {card_Q}}</math>
et telle que <math>\displaystyle{\forall i \in \N_N, \,\,{\widetilde{{card}_Q}}_{\Big|{PV}_i(\mathbb{R}^N)} = \widetilde{{card}_{Q,i}}}</math>,
et telle que '''''[comme, on a (*1-2), (*2-2) et (*3-2)]''''' :
<math>\forall i \in \N_N,</math>
<math>\displaystyle{\forall A_i^N \in {PV}_i(\mathbb{R}^N)},</math> <math>\displaystyle{\exists {(P_{i,n}^N)}_{n \in \N} \subset {{\cal P}olytopes}_i(\mathbb{R}^N)}</math> telle que <math>\displaystyle{A_i^N = \lim_{n \rightarrow + \infty} P_{i,n}^N,}</math>
<math>\displaystyle{\widetilde{{card}_{Q,i}}(A_i^N)= \widetilde{{card}_{Q,i}}(\lim_{n \rightarrow +\infty} P_{i,n}^N)= \lim_{n \rightarrow +\infty} {card}_{Q,i}(P_{i,n}^N) = \lim_{n \rightarrow +\infty} \sum_{j \in \N_i} c_{j,i}(P_{i,n}^N)\,\, {card}_{Q,1}^j([0,1[)}</math>
<math>\displaystyle{ = \sum_{j \in \N_i} \lim_{n \rightarrow +\infty} c_{j,i}(P_{i,n}^N) \,\, {card}_{Q,1}^j([0,1[) = \sum_{j \in \N_i} \widetilde{c_{j,i}}(\lim_{n \rightarrow +\infty} P_{i,n}^N) \,\, {card}_{Q,1}^j([0,1[) = \sum_{j \in \N_i} \widetilde{c_{j,i}}(A_i^N)\,\, {card}_{Q,1}^j([0,1[) = \sum_{j \in \N_i} \widetilde{c_{j,i}}(A_i^N)\,\, \widetilde{{card}_{Q,1}}^j([0,1[)}</math>,
c'est-à-dire telle que :
<math>\displaystyle{\forall A_i^N \in {PV}_i(\mathbb{R}^N), \,\, \widetilde{{card}_{Q,i}}(A_i^N) = \sum_{j \in \N_i} \widetilde{c_{j,i}}(A_i^N)\,\, \widetilde{{card}_{Q,1}}^j([0,1[)}</math>.}}
<small>
'''''Remarque :''''' La notion de continuité dont il est question, ici, est associée à la topologie de HAUSDORFF.
'''''Remarque :''''' Dans un 1er temps, on peut remplacer l'ensemble "<math>F</math>" par l'ensemble "<math>\N \bigsqcup +\infty</math>" où, ici, <math>+\infty = \{x \,\,|\,\, \forall a \in \R, \,\, x > a\}</math>.
'''''Remarque :'''''
Le théorème précédent s'étend, très vraisemblablement, de manière analogue, aux parties compactes, convexes, (connexes) de <math>{\mathbb{R}''}^N</math>, de classe (<math>\mathcal{C}^0</math>) et (<math>\mathcal{C}^1</math> par morceaux).
</small>
{{Théorème|titre='''Remarque importante'''|contenu=
''Michel COSTE, dans ses PDF, a préféré dire que l'hypothèse de définition 3) avec les autres hypothèses de définition de la F-quantité impliquent que :''
Si <math>A_N\in {PV}_N(\R^N)</math>, de classe <math>\mathcal{C}^1</math>
et si <math>\forall n \in \mathbb{N}, \,\, P_{N,n} \in {\mathcal{P}olytopes}_N(\R^N)</math>
et si <math>\displaystyle{\lim_{n \in \mathbb{N}, \,\, n \rightarrow +\infty} \uparrow P_{N,n} = A_N}</math>,
''alors on a :'' <math>\displaystyle{\widetilde{{card}_{Q}}(A_N) = \widetilde{{card}_{Q}}(\displaystyle{\lim_{n \in \mathbb{N}, \,\, n \rightarrow +\infty} P_{N,n}}) = \lim_{n \in \mathbb{N}, \,\, n \rightarrow +\infty} {card}_{Q}(P_{N,n}) }</math>,
''au lieu de dire qu'ils impliquent aussi, de manière plus faible, que :''
Si <math>A_N \in {PV}_N(\R^N)</math>
et si <math>\forall n \in \mathbb{N}, \,\, P_{N,n} \in {\mathcal{P}olytopes}_N(\R^N)</math>
et si <math>\displaystyle{\lim_{n \in \mathbb{N}, \,\, n \rightarrow +\infty} \uparrow P_{N,n} = A_N}</math>,
''alors on a :'' <math>\displaystyle{\widetilde{{card}_{Q}}(A_N) = \widetilde{{card}_{Q}}(\displaystyle{\lim_{n \in \mathbb{N}, \,\, n \rightarrow +\infty} P_{N,n}}) = \lim_{n \in \mathbb{N}, \,\, n \rightarrow +\infty} {card}_{Q}(P_{N,n})}</math>.
''Mais, de même, il aurait aussi préféré dire que cela implique que :''
Si <math>i \in \N_N</math>
et si <math>A_i^N\in {PV}_i(\R^N)</math>, de classe <math>\mathcal{C}^1</math>
et si <math>\forall n \in \mathbb{N}, \,\, P_{i,n}^N \in {\mathcal{P}olytopes}_i(\R^N)</math>
et si <math>\displaystyle{\lim_{n \in \mathbb{N}, \,\, n \rightarrow +\infty} \uparrow P_{i,n}^N = A_i^N}</math>,
''alors on a :'' <math>\displaystyle{\widetilde{{card}_{Q}}(A_i^N) = \widetilde{{card}_{Q}}(\displaystyle{\lim_{n \in \mathbb{N}, \,\, n \rightarrow +\infty} P_{i,n}^N}) = \lim_{n \in \mathbb{N}, \,\, n \rightarrow +\infty} {card}_{Q}(P_{i,n}^N) }</math>,
''au lieu de dire que cela implique aussi, de manière plus faible que :''
Si <math>i \in \N_N</math>
et si <math>A_i^N \in {PV}_i(\R^N)</math>
et si <math>\forall n \in \mathbb{N}, \,\, P_{i,n}^N \in {\mathcal{P}olytopes}_i(\R^N)</math>
et si <math>\displaystyle{\lim_{n \in \mathbb{N}, \,\, n \rightarrow +\infty} \uparrow P_{i,n}^N = A_i^N}</math>,
''alors on a :'' <math>\displaystyle{\widetilde{{card}_{Q}}(A_i^N) = \widetilde{{card}_{Q}}(\displaystyle{\lim_{n \in \mathbb{N}, \,\, n \rightarrow +\infty} P_{i,n}^N}) = \lim_{n \in \mathbb{N}, \,\, n \rightarrow +\infty} {card}_{Q}(P_{i,n}^N)}</math>,
''Je tente de faire certaines généralisations.''
Cela est, probablement, toujours, vrai,
si on remplace "<math>{PV}_N(\R^N)</math>"
par "<math>{PV}(\R^N)</math>",
ou par "réunion finie de parties de <math>{PV}(\R^N)</math>, disjointes",
[et peut-être même, en supposant que <math>A_N</math> est une réunion au plus dénombrable (voire infinie dénombrable non bornée) de parties de <math>{PV}(\R^N)</math>, disjointes, et <math>\forall n \in \mathbb{N}, \,\, P_{N,n}</math> réunion finie de parties de <math>{\mathcal{P}olytopes}_N(\R^N)</math>].
Si tel n'est pas le cas, il est facile de ramener le second cas au premier.}}
==='''Exemples illustratifs de calculs, avec la F-quantité'''===
Soit <math>N \in \N^*</math>.
Soit <math>\forall i \in \N_N^*, \,\, {\cal R}_i</math> un repère orthonormé direct de <math>\mathbb{R}^i</math>, d'origine <math>O_i{(0)}_{j \in \N_i^*}</math> et <math>{\cal R} = {\cal R}_N</math>.
On désigne par <math>\forall i \in \N_N^*, \,\,{card}_{Q,i} = {card}_{Q,{\cal R}_i}</math>, la F-quantité relative au repère <math>{\cal R}_i</math> et <math>{card}_Q = {card}_{Q,{\cal R}}</math>.
<small>
'''Remarque :''' La notion de F-quantité est une notion plus fine que celle de cardinal potentiel (ou de CANTOR) : Elle l'affine.
Mais, on ne sait pas, pour le moment, du moins concernant la partie connue et établie officiellement, aller au delà des parties d'une classe de parties bornées de <math>\mathbb{R}^n</math>, contrairement au cardinal potentiel, qui lui est défini pour toutes les parties de <math>\mathbb{R}^n</math>.
</small>
{{Théorème|titre='''Remarque préliminaire 1 :'''|contenu=
Soit <math>A \in {\cal P}(\mathbb{R})</math>
Soient <math>f : A \longrightarrow \mathbb{R}</math>,
et <math>\displaystyle{G_f = \Big\{(x,y) \in A \times \mathbb{R} \Big| y = f(x) \Big\}}</math>, le graphe de <math>f</math>
et <math>{epi}(f) = \Big\{(x,y) \in A \times \mathbb{R}\Big|y \geq f(x)\Big\}</math>, l'épigraphe de <math>f</math> :
1) Alors si <math>f(A)</math> est fini dénombrable :
<math>\forall a \in \mathbb{R}_+^*,\,\,{card}_{Q,1}\Big((a.f)(A)\Big) = {card}_{Q,1}\Big(f(A)\Big)</math>
2) <math>{card}_{Q,1}\Big((0.f)(A)\Big) = {card}_{Q,1}(\{0\}) = 1 \neq 0 \,\, {card}_{Q,1}\Big(f(A)\Big) = 0</math>
3) <math>{card}_{Q,1}\Big(-f(A)\Big) = {card}_{Q,1}\Big(f(A)\Big)</math>
4) Soient <math>f,g \,\, : A \,\, \longrightarrow \mathbb{R}</math>.
a) <math>f \leq g \Longrightarrow {epi}(f) \supset {epi}(g) \Longrightarrow {card}_{Q,1}\Big({epi}(f)\Big) \geq {card}_{Q,1}\Big({epi}(g)\Big)</math>
b) Soit <math>B \subset A</math> :
Comme <math>epi(f_{|B}) \subset {epi}(f)</math>, on a : <math>{card}_{Q,1}\Big({epi}(f_{|B})\Big) \leq {card}_{Q,1}\Big({epi}(f)\Big)</math>}}
{{Théorème|titre='''Remarque importante 4 :'''|contenu=
Si <math>f'(I) = \{0\}</math> alors <math>f = C_f \in \mathbb{R}</math> et <math>\displaystyle{{card}_{Q,1}(G_f)= {card}_{Q,1}(I)}</math>
En particulier si <math>I = \mathbb{R}</math>
<math>f'(\R) = \{0\}</math> alors <math>{card}_{Q,1}(G_f) = {card}_{Q,1}(\mathbb{R})</math>}}
{{Théorème|titre='''Proposition 5 :'''|contenu=
Soit <math>A \in {\cal P}(\mathbb{R})</math> : <math>\exists{(I_i)}_{i \in \mathbb{Z}}</math> partition de <math>A</math>, telle que <math>\forall i \in \mathbb{Z}</math> <math>I_i</math> est soit un intervalle de <math>\mathbb{R}</math>, soit un singleton de <math>\mathbb{R}</math>, soit <math>\emptyset</math>.
Soit <math>f \in {\mathcal{C}^1}\mbox{-}{\mathcal{D}iff\acute{e}omorphisme \,\, par \,\, morceaux}(A,\mathbb{R})</math>.
Alors <math>\displaystyle{{card}_{Q,1}(G_f)=\sum_{i \in \mathbb{Z}} {card}_{Q,1}\Big(f(I_i)\Big)}</math>}}
{{Théorème|titre='''Revenons aux parties bornées de <math>\mathbb{R}^n</math>, avec <math>n \in \N^*</math>, en particulier, aux parties compactes, convexes, (connexes), de <math>\mathbb{R}^n</math>, avec <math>n = 2</math> :'''|contenu=
<math>\forall n \in \N^*, \,\, \forall i \in \N_n, \,\, {card}_{Q,i}</math> est une mesure sur <math>{PV}_i(\R^n)</math>
où <math>\displaystyle{\forall n \in \N^*, \,\, \forall i \in \N_n, \,\,{PV}_i(\R^n) = \{A_i^n \in {PV}(\R^n) \,\, | \,\, {dim}(A_i^n) = i\} \bigcup \{\emptyset\}}</math>
donc :
<math>{card}_{Q,2}\Big(\overline{B_{\mathbb{R}^2} (0,1)}\Big)</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,2} \Bigg(\bigsqcup_{x \in [-1,1]} \bigg[\Big(x,-\sqrt{1-x^2}\Big),\Big(x,\sqrt{1-x^2}\Big)\bigg]\Bigg)}</math>
<math>\displaystyle{= \int_{[-1,1]} {card}_{Q,1} \Bigg(\bigg[\Big(x,-\sqrt{1-x^2}\Big),\Big(x,\sqrt{1-x^2}\Big)\bigg]\Bigg) \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x)}</math>
<math>\displaystyle{= \int_{[-1,1]} {card}_{Q,1} \bigg(\Big[-\sqrt{1-x^2},\sqrt{1-x^2}\Big]\bigg) \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x)}</math>
<math>\displaystyle{= \int_{]-1,1[} {card}_{Q,1} \bigg(\Big[-\sqrt{1-x^2},\sqrt{1-x^2}\Big]\bigg) \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x)+ 2 \,\, {card}_{Q,1}(\{0\})}</math>
<math>\displaystyle{= \int_{]-1,1[} \Bigg({card}_{Q,1} \bigg(\Big[-\sqrt{1-x^2},\sqrt{1-x^2}\Big[\bigg) + 1 \Bigg) \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x) + 2}</math>
<math>\displaystyle{= \int_{]-1,1[} \Bigg({vol}^1 \bigg(\Big[-\sqrt{1-x^2},\sqrt{1-x^2}\Big[\bigg) \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) + 1 \Bigg) \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x) + 2}</math>
<math>\displaystyle{= \int_{]-1,1[} \Bigg(2 \sqrt{1-x^2} \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) + 1 \Bigg) \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x) + 2}</math>
<math>\displaystyle{= 2 \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, \int_{]-1,1[} \sqrt{1-x^2} \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x) + \int_{]-1,1[} d \,\, {card}_{Q,1}(x) + 2}</math>
<math>\displaystyle{= 2 \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, \int_{]-1,1[} \sqrt{1-x^2} \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x) + {card}_{Q,1}(]-1,1[) + 2}</math>
<math>\displaystyle{= 2 \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, \int_{]-1,1[} \sqrt{1-x^2} \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x) + {card}_{Q,1}([-1,1[) - 1 + 2}</math>
<math>\displaystyle{= 2 \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, \int_{]-1,1[} \sqrt{1-x^2} \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x) + {vol}^1([-1,1[) \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= 2 \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, \int_{]-1,1[} \sqrt{1-x^2} \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x) + 2 \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= 2 \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, \Big(\int_{]-1,1[} \sqrt{1-x^2} \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x) + 1 \Big) + 1}</math>
Or d'après l'un des PDF de Michel COSTE :
<math>\displaystyle{{card}_{Q,2}\Big(\overline{B_{\mathbb{R}^2} (0,1)}\Big) = \pi \,\, {card}_{Q,1}^2([0,1[) + \pi \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) + 1 = \pi \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, \Big({card}_{Q,1}([0,1[) + 1\Big) + 1}</math>
donc <math>\displaystyle{2 \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, \Big(\int_{]-1,1[} \sqrt{1-x^2} \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x) + 1 \Big) + 1 = \pi \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, \Big({card}_{Q,1}([0,1[) + 1\Big) + 1}</math>
c'est-à-dire <math>\displaystyle{2 \,\, \Big(\int_{]-1,1[} \sqrt{1-x^2} \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x) + 1 \Big) = \pi \,\, \Big({card}_{Q,1}([0,1[) + 1\Big)}</math>
c'est-à-dire <math>\displaystyle{\int_{]-1,1[} \sqrt{1-x^2} \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x) = \frac{\pi}{2} \,\, \Big({card}_{Q,1}([0,1[) + 1\Big) - 1 = \frac{\pi}{2} \,\, {card}_{Q,1}([0,1]) - 1}</math>
c'est-à-dire <math>\displaystyle{\int_{]-1,1[} \sqrt{1-x^2} \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x) = \Big(\int_{]-1,1[} \sqrt{1-x^2} \,\, d \,\, {vol}^1(x)\Big) \,\, {card}_{Q,1}([0,1]) - 1}</math>
c'est-à-dire <math>\displaystyle{\int_{]-1,1[} \sqrt{1-x^2} \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x) = \frac{\pi}{2} \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) + \frac{\pi}{2} - 1}</math>}}
{{ancre|Décomposition d'une partie bornée de R n}}
<small>
'''''Remarque :''''' <math>]-1,1[ \not \in {PV}_1(\R)</math>, mais il est fort probable que l'on puisse, au lieu de supposer que <math>\forall n \in \N^*, \,\, \forall i \in \N_n, \,\,</math>l'ensemble de départ de <math>{card}_{Q,i}</math> est <math>{PV}_i(\R^n)</math>, supposer, seulement, que ce dernier est <math>{P3}_i(\R^n)=\{A_i^n \in \mathcal{P}(\R^n) \,\,|\,\, A_i^n \,\, convexe \,\, (connexe), \,\, born\acute{e}e, \,\, de \,\, classe \,\, (\mathcal{C}^0) \,\, et \,\, (\mathcal{C}^1 \,\, par \,\, morceaux) \,\, et \,\, {dim}(A_i^n) = i\}</math>.
</small>
''(Calculs peut-être remis en cause car <math>{card}_{Q,i}</math> n'est pas a priori une mesure définie sur <math>{PV}_i(\R^n)</math>, car <math>{PV}_i(\R^n)</math> n'est pas a priori une tribu de parties.)''
{{Théorème|titre='''Calcul de <math>{card}_{Q,1}\Big(f(\overline{A})\Big)</math> sachant <math>f \in \mathcal{C}^1\mbox{-}diff\acute{e}omorphisme(\overline{A},\mathbb{R}), \,\, {card}_{Q,1}\mbox{-}mesurable</math> et <math>A \in {P3}(\R)</math>'''|contenu=
'''Remarque : Il y a peut-être des erreurs et des passages mal formulés voire faux.'''
Soit <math>N \in \N^*</math>.
Soit <math>i \in \N_N</math>.
Soit <math>{P3}(\R^N) = \{A^N \in {\cal P}(\R^N)\,\,|\,\, A^N \,\, convexe \,\, (simplement \,\, connexe),\,\, born\acute{e}e \,\, de \,\, \R^N, \,\, de \,\, classe \,\,(\mathcal{C}^0) \,\, et \,\, (\mathcal{C}^1 \,\, par \,\, morceaux)\}</math>.
Soit <math>{P3}_i(\R^N) = \{A_i^N \in {\cal P}(\R^N)\,\,|\,\, A_i^N \,\, convexe \,\, (simplement \,\, connexe),\,\, born\acute{e}e \,\, de \,\, \R^N, \,\, de \,\, classe \,\,(\mathcal{C}^0) \,\, et \,\, (\mathcal{C}^1 \,\, par \,\, morceaux) \,\, et \,\, {dim}(A_i^N) = i\}</math>
<math>=\{A_i^N \in {P3}(\R^N)\,\,|\,\,{dim}(A_i^N) = i\}</math>.
Soit <math>A_N= A_N^N \in {PV}_N(\R^N)</math>.
On pose : <math>\displaystyle{c_{i,N}(A_N) =\frac{{\cal L}_{N-i,N}(A_N)}{\beta(N-i)}}</math>
où
<math>\displaystyle{\beta(i) = {vol}^i\Big(\overline{B_{\mathbb{R}^i}(O_i,1)}\Big)}</math>,
<math>O_i</math> est l'origine du repère orthonormé <math>{\cal R}_i</math> de <math>\mathbb{R}^i</math>,
<math>{\Big(\mathcal{L}_{i,N}(A_N)\Big)}_{i \in \N_N}</math> est la suite des coefficients de STEINER-MINKOWSKI pour <math>A_N</math>.
Soit <math>A \in {P3}_i(\R^N)</math>, alors <math>\overline{A} \in {PV}_i(\R^N)</math>.
Soit <math>A \in {P3}(\R^N)</math>, alors <math>\overline{A} \in {PV}(\R^N)</math>.
Ici, <math>N = 1</math> :
Soit <math>A \in {P3}_1(\R) = {P3}(\R)</math>, alors <math>\overline{A} \in {PV}_1(\mathbb{R}) = {PV}(\R)</math>.
Alors <math>\displaystyle{{card}_{Q,1}(\overline{A}) = c_{1,1}(\overline{A}) \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) + c_{0,1}(\overline{A})}</math>.
Soit <math>f \,\, : \,\, \mathbb{R} \longrightarrow \mathbb{R}, \,\, {card}_{Q,1}\mbox{-}mesurable</math>.
Alors <math>\displaystyle{\int_{\mathbb{R}} f(x) \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x) = \int_{\mathbb{R}} f(x) \,\, d \,\, \Big(c_{1,1} \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) + c_{0,1}\Big)(x)= \int_{\mathbb{R}} f(x) \,\, \Big({card}_{Q,1}([0,1[) \,\,d \,\, c_{1,1} + d \,\, c_{0,1}\Big)(x) = {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, \int_{\mathbb{R}} f(x) \,\, d \,\, c_{1,1}(x) + \int_{\mathbb{R}} f(x) \,\, d \,\, c_{0,1}(x)}</math>.
Soit <math>B \in {\cal P}(\mathbb{R})</math>.
Si <math>f \,\, : \,\, \mathbb{R} \longrightarrow \mathbb{R}, \,\, {card}_{Q,1}\mbox{-}mesurable</math>, <math>g = f \,\, \mathbb{I}_B</math>,
alors <math>\displaystyle{\int_{\mathbb{R}} g(x) \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x) = {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, \int_{\mathbb{R}} g(x) \,\, d \,\, c_{1,1}(x) + \int_{\mathbb{R}} g(x) \,\, d \,\, c_{0,1}(x)}</math>,
c'est-à-dire <math>\displaystyle{\int_{\mathbb{R}} (f \,\, \mathbb{I}_B)(x) \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x) = {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, \int_{\mathbb{R}} (f \,\, \mathbb{I}_B)(x) \,\, d \,\, c_{1,1}(x) + \int_{\mathbb{R}} (f \,\, \mathbb{I}_B)(x) \,\, d \,\, c_{0,1}(x)}</math>
c'est-à-dire <math>\displaystyle{\int_B f(x) \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x) = {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, \int_B f(x) \,\, d \,\, c_{1,1}(x) + \int_B f(x) \,\, d \,\, c_{0,1}(x)}</math>
Soit <math>f \in \mathcal{C}^1\mbox{-}diff\acute{e}omorphisme(\overline{A},\mathbb{R}), \,\, {card}_{Q,1}\mbox{-}mesurable</math>.
On pose <math>\displaystyle{J = \int_{\overline{A}} f'(x) \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x) = {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, \underbrace{\int_{\overline{A}} f'(x) \,\, d \,\, c_{1,1}(x)}_{J_1} + \underbrace{\int_{\overline{A}} f'(x) \,\, d \,\, c_{0,1}(x)}_{J_2}}</math>.
Ici <math>N = 1</math> (donc <math>i \in \N_N = \N_1</math>) :
<math>\displaystyle{c_{0,1}(\overline{A}) = \frac{{\cal L}_{1,1}(\overline{A})}{\beta(1)} = \frac{vol^{0}(\partial \overline{A})}{2} = \frac{vol^{0}(\partial A)}{2}}</math>
<math>\displaystyle{c_{1,1}(\overline{A}) = \frac{{\cal L}_{0,1}(\overline{A})}{\beta(0)} = \frac{{vol}^1(\overline{A})}{1} = {vol}^1(\overline{A})}</math>
<math>\displaystyle{J_1 = \int_{\overline{A}} f'(x) \,\, d \,\, c_{1,1}(x) = \int_{\overline{A}} f'(x) \,\, d \,\, {vol}^1(x) = \int_{\overline{A}} d \,\, {vol}^1\Big(f(x)\Big) = \int_{f(\overline{A})} d \,\, {vol}^1(x) = {vol}^1\Big(f(\overline{A})\Big)}</math>
<math>= c_{1,1}\Big(f(\overline{A})\Big)</math>
<math>\displaystyle{J_2 = \int_{\overline{A}} f'(x) \,\, d \,\, c_{0,1}(x) = \int_{\partial A} f'(x) \,\, d \,\, \frac{vol^{0}(x)}{2} = \frac{1}{2} \,\, \int_{\partial A} f'(x) \,\, d \,\,vol^{0}(x)}</math>
or <math>\overline{A}</math> compact, connexe de <math>\mathbb{R}</math> et <math>f'</math> continue sur <math>\overline{A}</math> donc <math>{f'}_{|\overline{A}}</math> est bornée et atteint ses bornes, en particulier comme <math>\exists a_1, a_2 \in \overline{A}, \,\, \partial A = \{a_1,a_2\}</math>, <math>f'(\partial A) = \{f'(a_1), f'(a_2)\}</math>
donc <math>\displaystyle{J_2 = \frac{f'(a_1) + f'(a_2)}{2}}</math>
or <math>\displaystyle{c_{0,1}\Big(f(\overline{A})\Big) = \int_{f(\overline{A})} \,\, d \,\, c_{0,1}(x) = \int_{\overline{A}} \,\, d \,\, c_{0,1}\Big(f(x)\Big) = \int_{\partial A} d \,\, \frac{vol^{0}\Big(f(x)\Big)}{2} = \frac{1}{2} \,\, \int_{\partial A} d \,\, vol^{0}\Big(f(x)\Big)}</math>
<math>\displaystyle{= \frac{1}{2} \,\, \int_{f(\partial A)} d \,\, vol^{0}(x) = \frac{1}{2} \,\, vol^{0}\Big(f(\partial A)\Big) = \frac{1}{2} \times 2 = 1}</math>
car <math>\overline{A}</math> compact, connexe de <math>\mathbb{R}</math>, et <math>f \,\, C^1</math> sur <math>\overline{A}</math> donc continue sur <math>\overline{A}</math> donc <math>f_{|\overline{A}}</math> est bornée et atteint ses bornes, en particulier comme <math>\partial A = \{a_1,a_2\}</math>, <math>f(\partial A) = \{f(a_1), f(a_2)\}</math>
donc <math>\displaystyle{J_2 \neq c_{0,1}\Big(f(\overline{A})\Big)}</math>
donc <math>\displaystyle{J = {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, J_1 + J_2 \neq {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, c_{1,1}\Big(f(\overline{A})\Big) + c_{0,1}\Big(f(\overline{A})\Big) = {card}_{Q,1}\Big(f(\overline{A})\Big)}</math>
donc <math>\displaystyle{{card}_{Q,1}\Big(f(\overline{A})\Big) \neq \int_{\overline{A}} f'(x) \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x)}</math>
mais on a <math>\displaystyle{J_2 = \Big(\int_{\overline{A}} f'(x) \,\, d \,\, c_{0,1}(x)\Big) \,\, c_{0,1}\Big(f(\overline{A})\Big)}</math>
donc <math>\displaystyle{\int_{\overline{A}} f'(x) \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x)}</math>
<math>= J</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, J_1 + J_2}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, c_{1,1}\Big(f(\overline{A})\Big)+ \Big(\int_{\overline{A}} f'(x) \,\, d \,\, c_{0,1}(x)\Big) \,\, c_{0,1}\Big(f(\overline{A})\Big)}</math>
<math>\displaystyle{= \bigg({card}_{Q,1}([0,1[) \,\, c_{1,1}\Big(f(\overline{A})\Big) + c_{0,1}\Big(f(\overline{A})\Big)\bigg) + \Big(\int_{\overline{A}} f'(x) \,\, d \,\, c_{0,1}(x) - 1 \Big) \,\, c_{0,1}\Big(f(\overline{A})\Big)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,1}\Big(f(\overline{A})\Big) + \Big(\int_{\overline{A}} f'(x) \,\, d \,\, c_{0,1}(x) - 1 \Big) \,\, c_{0,1}\Big(f(\overline{A})\Big)}</math>
c'est-à-dire <math>\displaystyle{{card}_{Q,1}\Big(f(\overline{A})\Big) = \int_{\overline{A}} f'(x) \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x) - \Big(\int_{\overline{A}} f'(x) \,\, d \,\, c_{0,1}(x) - 1 \Big) \,\, c_{0,1}\Big(f(\overline{A})\Big)}</math>
c'est-à-dire <math>\displaystyle{{card}_{Q,1}\Big(f(\overline{A})\Big) = \int_{\overline{A}} f'(x) \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x) - \Big(\frac{f'(a_1) + f'(a_2)}{2} - 1 \Big) \,\, c_{0,1}\Big(f(\overline{A})\Big)}</math>
Vérification de la formule : <math>\displaystyle{{card}_{Q,1}\Big(f(\overline{A})\Big) = c_{1,1}\Big(f(\overline{A})\Big) \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) + c_{0,1}\Big(f(\overline{A})\Big)}</math>
On a : <math>\displaystyle{\frac{{card}_Q\Big(f(\overline{A})\Big) - 1}{{card}_{Q,1}([0,1]) - 1} = \frac{{vol}^1\Big(f(\overline{A})\Big)}{{vol}^1([0,1])}}</math>
donc
<math>\displaystyle{{card}_{Q,1}\Big(f(\overline{A})\Big)}</math>
<math>\displaystyle{=\frac{{vol}^1\Big(f(\overline{A})\Big)}{{vol}^1([0,1])} \,\, {card}_{Q,1}([0,1]) - \frac{{vol}^1\Big(f(\overline{A})\Big)}{{vol}^1([0,1])} + 1}</math>
<math>\displaystyle{= {vol}^1\Big(f(\overline{A})\Big) \,\, {card}_{Q,1}([0,1]) - {vol}^1\Big(f(\overline{A})\Big) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= {vol}^1\Big(f(\overline{A})\Big) \,\, \Big({card}_{Q,1}([0,1[) + 1\Big) - {vol}^1\Big(f(\overline{A})\Big) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= {vol}^1\Big(f(\overline{A})\Big) \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) + 1}</math>
donc <math>\displaystyle{{card}_{Q,1}\Big(f(\overline{A})\Big) = {vol}^1\Big(f(\overline{A})\Big) \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) + 1}</math>
c'est-à-dire <math>\displaystyle{{card}_{Q,1}\Big(f(\overline{A})\Big) = c_{1,1}\Big(f(\overline{A})\Big) \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) + c_{0,1}\Big(f(\overline{A})\Big)}</math>.}}
{{Théorème|titre='''Décomposition de certaines parties bornées de <math>\mathbb{R}^N</math>, pour <math>N \in \N^*</math> :'''|contenu=Soit <math>N \in \N^*</math>.
Soit <math>A_N \in {\cal P}(\mathbb{R}^N)</math>, une partie bornée, simplement connexe de <math>\mathbb{R}^N</math>, non vide, de dimension <math>N</math>, dont le "bord" est non vide.
Si <math>n \in \N_N</math>, on pose <math>{''\partial^0(A_n)''} \underset{d\acute{e}f}{=} A_n</math> et si <math>n \in \N_N^*</math>, on définit <math>A_{n-1} \underset{d\acute{e}f}{=} {''\partial^1(A_n)''}</math> comme le "bord" de la partie <math>A_n</math>, en supposant que <math>A_{n-1}</math> admet un nombre fini de composantes connexes, simplement connexes de <math>\mathbb{R}^n</math>, non vides, de dimension <math>n-1</math>, et dont le "bord" est non vide.
(On pose <math>{''\partial^1(A_N)''} \underset{d\acute{e}f}{=} A_N \setminus \stackrel{\circ}{A_N}</math>. Le "bord" de n'importe quelle partie de <math>\mathbb{R}^N</math>, non vide, de dimension <math>n \,\, (n \in \N_{N-1})</math>, se définit de manière analogue, mais je ne sais pas comment le définir, formellement)
et si <math>n \in \N_N^*</math>, <math>\forall i \in \N_n^*</math>, on définit <math>A_{n-i} \underset{d\acute{e}f}{=} {''\partial^i(A_n)''} \underset{d\acute{e}f}{=} {''\partial^1\Big({''\partial^{i-1}(A_n)''}\Big)''}</math>, en supposant que <math>A_{n-i}</math> admet un nombre fini de composantes connexes, simplement connexes de <math>\mathbb{R}^n</math>, non vides, de dimension <math>n-i</math>, dont le "bord" est non vide, sauf concernant <math>A_0</math>.
On a :
<math>\displaystyle{A_N = \left[\bigsqcup_{i \in \N_{N}^*} \Big(A_{N-(i-1)} \setminus A_{N-i}\Big)\right] \bigsqcup A_0}</math>,
avec
<math>\forall i \in \N_{N}^*, \,\, \Big(A_{N-(i-1)} \setminus A_{N-i}\Big) \,\, \text{réunion finie, disjointe, de sous-variétés, simplement connexes, ouvertes, de} \,\, \mathbb{R}^N \,\, \text{, non vides, de dimension} \,\, N-(i-1)</math>
et <math>A_0 \,\, \text{réunion finie, disjointe, de sous-variétés, simplement connexes, de} \,\, \mathbb{R}^N \,\, \text{, non vides, de dimension} \,\, 0, \,\,\text{c'est-à-dire ensemble dénombrable}</math>.
{{encadre|L'hébergeur de PDF gratuit utilisé ci-dessous (https://www.fichier-pdf.fr) a été déclaré site fiable par FranceVerif, au moins, depuis le 11-10-2023.}}
https://www.fichier-pdf.fr/2014/06/16/decomposition-d-une-partie-bornee-de-r-2/}}
=='''Partie spéculative (Mes travaux de recherche sur le sujet)'''==
'''En fait, puisque la "F-quantité, relative au repère orthonormé <math>\mathcal{R}</math>, d'une partie <math>A</math> de <math>\R^n</math>" n'est pas un "cardinal de la partie <math>A</math> de <math>\R^n</math>", nous devrions plutôt la noter : "<math>Q_{F,\mathcal{R}}(A)</math>" ou "<math>F\text{-}Q_{\mathcal{R}}(A)</math>" au lieu de la noter "<math>{card}_{Q,\mathcal{R}}(A)</math>", mais comme les modifications à faire sont trop importantes, je ne le ferai pas dans la suite.'''
==='''F-quantité définie sur <math>{PV}(\R^n)\bigsqcup {PV2}(\R^n) \bigsqcup {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}(\R^n),{PV}(\R^n)\Big)</math>, avec <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite et <math>n \in \N^*</math>'''===
==== '''Préliminaires''' ====
{{Théorème|titre='''Nouvelle notion de limite de famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> de <math>\R^n</math>, différente de la notion classique de limite de famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> de <math>\R^n</math>, et notion de plafonnement <math>[A,{(A_i)}_{i \in I}] \in \mathcal{P}(\R^n) \times \mathcal{F}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big)</math>, avec <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite et <math>n \in \N^*</math> :'''|contenu=
Soit <math>n \in \N^*</math>.
Soit <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite.
(Si, de plus, <math>I</math> est non borné à droite, alors <math>\sup(I) \underset{not}{=} +\infty_I</math>).
Soit <math>A</math> une partie de <math>\R^n</math>.
Soit <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> une famille de parties de <math>\R^n</math> telle que <math>\displaystyle{\underset{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)}{\text{lim}_{classique}} A_i = A}</math>.
Alors on lui préfère la notion plus précise de limite non classique de la famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> de <math>\R^n</math> dépendante de la famille <math>{(A_i)}_{i \in I}</math>, dont la limite est le plafonnement de la partie <math>A</math> de <math>\R^n</math> et de la famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> de <math>\R^n</math>, <math>\Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big] \in \mathcal{P}(\R^n) \times \mathcal{F}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big)</math>, notée <math>\displaystyle{\lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)} A_i = \Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big]}</math>.
Plus précisément, la définition et la notation usuelles ou classiques de limite d'une famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> de <math>\R^n</math>, dont la limite est une partie <math>A</math> de <math>\R^n</math>, sont définies et données par :
<math>\displaystyle{\underset{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)}{\text{lim}_{classique}} A_i = A \,\, \underset{d\acute{e}f}{\Leftrightarrow} \,\, \Big(\bigcup_{i \in I} A_i = A \,\, si \,\, {(A_i)}_{i \in I} \,\, \nearrow \,\, pour \,\, \subset, \,\, ou, \,\, \bigcap_{i \in I} A_i = A \,\, si \,\, {(A_i)}_{i \in I} \,\, \searrow \,\, pour \,\, \subset \Big)}</math>,
alors que la définition et la notation non classiques de limite d'une famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> de <math>\R^n</math>, dont la limite est le plafonnement de la partie <math>A</math> de <math>\R^n</math> et de la famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> de <math>\R^n</math>, <math>\Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big]\in \mathcal{P}(\R^n) \times \mathcal{F}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big)</math>, sont définies et données par :
<math>\displaystyle{\lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)} A_i = \Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big]\,\, \underset{d\acute{e}f}{\Leftrightarrow} \,\, \Big(\bigcup_{i \in I} A_i = A \,\, si \,\, {(A_i)}_{i \in I} \,\, \nearrow \,\, pour \,\, \subset, \,\, ou, \,\, \bigcap_{i \in I} A_i = A \,\, si \,\, {(A_i)}_{i \in I} \,\, \searrow \,\, pour \,\, \subset \Big)}</math>.
Donc, si <math>[A,{(A_i)}_{i \in I}] \in \mathcal{P}(\R^n) \times \mathcal{F}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big)</math>,
on a : <math>\displaystyle{\underset{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)}{\text{lim}_{classique}} A_i = A \,\, \Leftrightarrow \,\, \lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)} A_i = \Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big]}</math>.
'''NB : Ce changement de notion et de notation n'est pas sans conséquences.'''}}
{{Théorème|titre='''Définitions de <math>{\mathcal{P}lafonnements}(I,\mathcal{A}, \mathcal{B})</math>, <math>{\mathcal{P}lafonnements}(I,\mathcal{A})</math>, <math>{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big)</math>, avec <math>\mathcal{A}, \mathcal{B} \in \mathcal{P}^2(\R^n)</math> et <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite et <math>n \in \N^*</math>'''|contenu=
Soit <math>n \in \N^*</math>.
Soit <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite.
Soient <math>\mathcal{A}, \mathcal{B} \in \mathcal{P}^2(\R^n)</math>.
On pose : <math>\mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n) \underset{d\acute{e}f}{=} \{A \in \mathcal{P}(\R^n) \,\,|\,\,A \,\, born\acute{e}e \,\, dans \,\, \R^n\}</math>.
On pose : <math>\mathcal{P}_{non \,\, born\acute{e}es}(\R^n) \underset{d\acute{e}f}{=} \{A \in \mathcal{P}(\R^n) \,\,|\,\, A \,\, non \,\, born\acute{e}e \,\, dans \,\, \R^n\}</math>.
On pose : <math>\displaystyle{{\mathcal{P}lafonnements}(I,\mathcal{A}, \mathcal{B}) \underset{d\acute{e}f}{=} \Big\{[A,{(A_i)}_{i \in I}] \in \mathcal{A} \times \mathcal{F}(I,\mathcal{B}) \,\,\Big|\,\, \lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)} A_i = [A,{(A_i)}_{i \in I}]\Big\}}</math>.
On pose : <math>\displaystyle{{\mathcal{P}lafonnements}(I,\mathcal{A}) \underset{d\acute{e}f}{=} {\mathcal{P}lafonnements}(I,\mathcal{A}, \mathcal{A}) \underset{d\acute{e}f}{=} \Big\{[A,{(A_i)}_{i \in I}] \in \mathcal{A} \times \mathcal{F}(I,\mathcal{A}) \,\,\Big|\,\, \lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)} A_i = [A,{(A_i)}_{i \in I}]\Big\}}</math>.
On a donc <math>\displaystyle{{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big) = {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n),\mathcal{P}(\R^n)\Big) = \Big\{[A,{(A_i)}_{i \in I}] \in \mathcal{P}(\R^n) \times \mathcal{F}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big) \,\,\Big|\,\, \lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)} A_i = [A,{(A_i)}_{i \in I}]\Big\}}</math>.
}}
<small>
'''''Motivation :''''' Cela permettra d'énoncer une conjecture concernant la F-quantité :
"Hypothèse de définition ou Conjecture, concernant la F-quantité, impliquant un plafonnement "<math>[A,{(A_i)}_{i \in I}]</math>", constitué d'une partie <math>A\in {PV2}(\R^n)</math>, et d'une famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I} \subset {PV}(\R^n)</math> voire peut-être constitué d'une partie <math>A\in {P4}(\R^n)</math>, et d'une famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I} \subset {P3}(\R^n)</math>, avec <math>n \in \N^*</math>"
et qui servira
dans "Propositions concernant certains intervalles <math>I</math>, non bornés, de <math>\mathbb{R}</math>, et, en particulier, certaines parties de <math>{PV2}(\R)</math>, basées ou en partie basées sur la conjecture principale",
dans [[Recherche:Cardinal_quantitatif#Exemples_2|"Exemples illustratifs de calculs, avec la F-quantité/Exemples 2"]],
dans "Exemples illustratifs de calculs, avec la F-quantité/2 calculs de la F-quantité de <math>\R^2</math> aboutissant à des résultats différents, suivant que l'on adopte 2 plafonnements, {associés à|de} <math>\R^2</math>, différents, autour de l'origine <math>O_2(0,0)</math> d'un même repère orthonormé direct <math>{\cal R}_2</math> de <math>\R^2</math>",
dans "Exemples illustratifs de calculs, avec la F-quantité/Plafonnement sphérique, {associé à|de} <math>\R^n</math>, autour de l'origine <math>O_n</math> d'un repère orthonormé direct <math>\cal R_n</math> de <math>\R^n</math>, avec <math>n \in \N^*</math>",
et dans [[Recherche:Cardinal_quantitatif#Partie_1|"Autres tentatives de généralisation de la F-quantité sur <math>\mathbb{R}^n</math>, pour <math>n \in \N^*</math>/Partie 1"]].
</small>
{{Théorème|titre='''Définition de <math>{PV2}(\mathbb{R}^n)</math>, de <math>{P3}(\mathbb{R}^n)</math> et de <math>{P4}(\mathbb{R}^n)</math>, pour <math>n \in \N^*</math>'''|contenu=Soit <math>n \in \N^*</math>.
<math>{PV2}(\mathbb{R}^n)</math>
<math>\underset{d\acute{e}f}{=} \Big\{{A} \in {\cal P}(\mathbb{R}^n) \,\, \Big| \,\, {A} \,\, sous\text{-}vari\acute{e}t\acute{e} \,\, ferm\acute{e}e, \,\, non \,\, born\acute{e}e, \,\, convexe \,\, (connexe) \,\, de \,\, \mathbb{R}^n, \,\, de \,\, classe \,\,(\mathcal{C}^0) \,\, et \,\, (\mathcal{C}^1 \,\, par \,\, morceaux), \,\, ou \,\, sans \,\, bord\Big\}</math>
et
<math>{P3}(\mathbb{R}^n)</math>
<math>\underset{d\acute{e}f}{=}\Big\{A \in \mathcal{P}(\R^n) \,\,|\,\, A \,\, born\acute{e}e, \,\, convexe \,\, (connexe), \,\, de \,\, classe \,\, (\mathcal{C}^0) \,\, et \,\, (\mathcal{C}^1 \,\, par \,\, morceaux) \,\, ou \,\, sans \,\, bord\Big\}</math>
et
<math>{P4}(\mathbb{R}^n)</math>
<math>\underset{d\acute{e}f}{=}\Big\{A \in \mathcal{P}(\R^n) \,\,|\,\, A \,\,non \,\, born\acute{e}e, \,\, convexe \,\, (connexe), \,\, de \,\, classe \,\, (\mathcal{C}^0) \,\, et \,\, (\mathcal{C}^1 \,\, par \,\, morceaux) \,\, ou \,\, sans \,\, bord\Big\}</math>}}
==== '''Construction''' ====
{{Théorème|titre='''Éléments de définition de la F-quantité sur <math>\mathcal{P}(\R^n) \bigsqcup {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big)</math>, avec <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite et <math>n \in \N^*</math>'''|contenu=
Soit <math>n \in \N^*</math>.
Soit <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite.
Soit <math>\cal R</math> un repère orthonormé de <math>\R^n</math>, d'origine <math>O</math>.
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}} \,\, : \,\, \mathcal{P}(\R^n) \bigsqcup {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big) \,\, \longrightarrow \,\, \N \bigsqcup +\infty}</math>
''et doit vérifier les "Règles et opérations générales sur la F-quantité sur <math>\mathcal{P}(\R^n)</math>, <math>\mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n)</math> et <math>{PV}(\R^n)</math>",''
où, ''de manière non classique'', on considère : "<math>+\infty</math>" comme un ensemble tel que <math>+\infty = \{x \,\, | \,\, \forall a \in \R, \,\, x > a\}</math>.}}
{{Théorème|titre='''Éléments de définition de la F-quantité sur <math>{PV}(\R^n)\bigsqcup {PV2}(\R^n) \bigsqcup {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}(\R^n),{PV}(\R^n)\Big)</math>, avec <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite et <math>n \in \N^*</math>'''|contenu=
Soit <math>n \in \N^*</math>.
Soit <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite.
Soit <math>\mathcal{R}</math> un repère orthonormé de <math>\R^n</math>.
<math>\displaystyle{{{card}_{Q,\mathcal{R}}}_{\displaystyle{\Big|{PV}(\R^n) \bigsqcup {PV2}(\R^n) \bigsqcup {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}(\R^n),{PV}(\R^n)\Big)}} \,\, : \,\, {PV}(\R^n) \bigsqcup {PV2}(\R^n) \bigsqcup {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}(\R^n),{PV}(\R^n)\Big) \,\, \rightarrow \,\, \N \bigsqcup +\infty}</math>,
''qui doit vérifier les "Règles et opérations générales sur la F-quantité sur <math>\mathcal{P}({\R}^n)</math> et <math>{PV}(\R^n)</math>",''
où, ''de manière non classique et naïve'', on considère : "<math>+\infty</math>" comme un ensemble tel que <math>+\infty = \{x \,\, | \,\, \forall a \in \R, \,\, x > a\}</math>.}}
<small>
'''''Remarque :''''' On peut peut-être remplacer "<math>\displaystyle{{PV}(\R^n) \bigsqcup {PV2}(\R^n) \bigsqcup {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}(\R^n),{PV}(\R^n)\Big)}</math>" par "<math>\displaystyle{{P3}(\R^n) \bigsqcup {P4}(\R^n) \bigsqcup {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{P4}(\R^n),{P3}(\R^n)\Big)}</math>".
</small>
{{Théorème|titre='''Hypothèse de définition ou Conjecture, concernant la F-quantité, impliquant un plafonnement "<math>[A,{(A_i)}_{i \in I}]</math>" constitué d'une partie <math>A\in {PV2}(\R^n)</math> et d'une famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I} \subset {PV}(\R^n)</math> voire peut-être constitué d'une partie <math>A\in {P4}(\R^n)</math> et d'une famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I} \subset {P3}(\R^n)</math>, avec <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite et <math>n \in \N^*</math>'''|contenu=
Soit <math>n \in \N^*</math>.
Si <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite.
et si <math>A \in {PV2}(\R^n)</math> [resp. si <math>A</math> est une réunion infinie dénombrable disjointe de parties de <math>{PV}(\R^n)</math>]
<small>
[ou peut-être même en supposant seulement que : <math>A \in {P4}(\mathbb{R}^n)</math> (resp. ou peut-être même en supposant seulement que : <math>A</math> est une réunion infinie dénombrable disjointe de parties de <math>{P3}(\mathbb{R}^n)</math>)],
</small>
et si <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> est une famille de parties de <math>{PV}(\R^n)</math> [resp. si <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> est une famille de réunions finies disjointes de parties de <math>{PV}(\R^n)</math>]
<small>
[ou peut-être même en supposant seulement que les parties de cette famille sont des parties de <math>{P3}(\mathbb{R}^n)</math> (resp. des réunions finies disjointes de parties de <math>{P3}(\mathbb{R}^n)</math>)],
</small>
telles que <math>\displaystyle{\lim_{i \in I, i \rightarrow \sup(I)} A_i = \Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big]}</math> :
Alors : <math>card_{Q,\cal R}\Big([A,(A_i)_{i\in I}]\Big)=card_{Q,\cal R}(\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}A_i)=\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} card_{Q,\cal R}(A_i)</math>.
Ici, <math>\Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big)</math>.}}
<small>
'''''Remarque :'''''
Il se peut que si le résultat précédent est une conjecture, que, pour le démontrer, il faille admettre, comme hypothèses de définition, des cas particuliers de cette conjecture, impliquant des familles de parties <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> qui sont des suites de parties finies, bornées, de <math>\R</math> ou qui sont des suites d'intervalles bornés de <math>\R</math>.
'''''Remarque :'''''
Questions :
Pour toute partie de <math>{P4}(\R^n)</math>, existe-t-il une famille (ou une suite) de parties de <math>{P3}(\R^n)</math> qui converge vers cette partie de <math>{P4}(\R^n)</math> ?
Pour toute réunion infinie dénombrable disjointe de parties de <math>{P3}(\R^n)</math>, existe-t-il une famille (ou une suite) de réunions finies disjointes de <math>{P3}(\R^n)</math> qui converge vers cette réunion infinie dénombrable disjointe de parties de <math>{P3}(\R^n)</math> ?
Pour toute partie de <math>{P4}(\R^n)</math>, existe-t-il une famille (ou une suite) de parties de <math>{PV}(\R^n)</math> qui converge vers cette partie de <math>{P4}(\R^n)</math> ?
Pour toute réunion infinie dénombrable disjointe de parties de <math>{P3}(\R^n)</math>, existe-t-il une famille (ou une suite) de réunions finies disjointes de <math>{PV}(\R^n)</math> qui converge vers cette réunion infinie dénombrable disjointe de parties de <math>{P3}(\R^n)</math> ?
'''''Motivation principale de l'Hypothèse de définition ou de la Conjecture :'''''
Avec cette notion et cette notation non classiques qui n'excluent pas, a priori, mais peut-être pas, la notion et la notation classiques :
Soit <math>A \in {PV2}({\R}^n)</math>.
Soit <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> est une famille de parties de <math>{PV}({\R}^n)</math>, telle que <math>\displaystyle{\lim_{i \in I, i \rightarrow \sup(I)} A_i = \Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big]}</math>.
Soit <math>{(B_i)}_{i \in I}</math>, une famille de parties de <math>{PV}({\R}^n)</math>,
telle que <math>{(B_i)}_{i \in I} \neq {(A_i)}_{i \in I}</math>
et telle que <math>\displaystyle{\lim_{i \in I, i \rightarrow \sup(I)} B_i = \Big[A,{(B_i)}_{i \in I}\Big]}</math>,
c'est-à-dire telle que : <math>\Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big] \neq \Big[A,{(B_i)}_{i \in I}\Big]</math>.
Si l'on suppose, de plus, que : <math>\displaystyle{\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(A_i) \neq \lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(B_i)}</math>,
alors, on a : <math>{card}_{Q,\cal R}\Big([A,(A_i)_{i\in I}]\Big)= {card}_{Q,\cal R}(\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}A_i) = \lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(A_i) \neq \lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(B_i) = {card}_{Q,\cal R}(\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}B_i) = {card}_{Q,\cal R}\Big([A,(B_i)_{i\in I}]\Big)</math>,
ou bien, si l'on suppose, de plus, que : <math>\displaystyle{\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(A_i) = \lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(B_i)}</math>,
alors, on a : <math>{card}_{Q,\cal R}\Big([A,(A_i)_{i\in I}]\Big)= {card}_{Q,\cal R}(\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}A_i) = \lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(A_i) = \lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(B_i) = {card}_{Q,\cal R}(\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}B_i) = {card}_{Q,\cal R}\Big([A,(B_i)_{i\in I}]\Big)</math>,
et, dans les 2 cas, il n'y a aucune contradiction,
alors qu'avec la notion et la notation classiques :
On aurait : <math>\displaystyle{\underset{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}{\text{lim}_{classique}} A_i = \underset{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}{\text{lim}_{classique}} B_i = A}</math>,
et en supposant, de plus, que : <math>\displaystyle{\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(A_i) \neq \lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(B_i)}</math>,
on aurait : <math>{card}_{Q,\cal R}(A)= {card}_{Q,\cal R}(\underset{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}{\text{lim}_{classique}}A_i) = \lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(A_i) \neq \lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(B_i) = {card}_{Q,\cal R}(\underset{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}{\text{lim}_{classique}}B_i) = {card}_{Q,\cal R}(A)</math>,
c'est-à-dire une contradiction.
'''@Attention : Sans précisions supplémentaires, l'expression "<math>\displaystyle{\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(A_i)}</math>" peut avoir 2 sens possibles, en effet, elle est égale, ou bien à l'expression "<math>\displaystyle{{card}_{Q,\cal R}(\underset{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}{\text{lim}_{classique}}A_i)}</math>", ou bien à l'expression "<math>\displaystyle{{card}_{Q,\cal R}(\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}A_i)}</math>", et ces 2 dernières expressions sont resp. égales, soit à la F-quantité, relative à un repère orthonormé, d'une partie de <math>\R^n</math>, soit à la F-quantité, relative à un repère orthonormé, d'un plafonnement d'une partie de <math>\R^n</math>.'''
'''Il faut donc peut-être distinguer ces 2 usages, en distinguant les 2 notions de limite.'''
'''Il y a peut-être incompatibilité entre ces 2 notions de limite.'''
'''On peut, toutefois, dans un premier temps, définir, pour toutes les parties de <math>\R^n</math>, la F-quantité, relative à un repère orthonormé, de chacun des plafonnements de chacune d'entre elles, puis définir la F-quantité, relative à ce repère orthonormé, d'une partie de <math>\R^n</math>, comme étant la F-quantité, relative à ce repère orthonormé, d'un des plafonnements normaux de cette partie de <math>\R^n</math>.'''
'''Le problème est que l'on définit la F-quantité, relative à un repère orthonormé, de chacun des plafonnements de chaque partie de <math>\R^n</math>, "<math>{card}_{Q,\cal R}\Big([A,(A_i)_{i\in I}]\Big) = {card}_{Q,\cal R}(\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}A_i)</math>", grâce à l'expression "<math>\displaystyle{\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(A_i)}</math>" qui fait appel aux F-quantités, relatives à ce repère orthonormé, de parties appartenant à une famille de parties de <math>\R^n</math>.@'''
Justement, on a choisi <math>A \in {PV2}({\R}^n)</math> et <math>{(A_i)}_{i \in I} \subset {PV}({\R}^n)</math> tels que <math>[A,(A_i)_{i\in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I, \mathcal{P}({\R}^n)\Big)</math>,
avec <math>{PV2}({\R}^n), {PV}({\R}^n) \in \mathcal{P}^2({\R}^n)</math> et <math>\displaystyle{{PV2}({\R}^n) \bigcap {PV}({\R}^n) = \emptyset}</math> et <math>\overline{{PV}({\R}^n)}^{{PV2}({\R}^n)} = {PV2}({\R}^n)</math>.
Plus généralement, on peut choisir <math>A \in \mathcal{A}</math> et <math>{(A_i)}_{i \in I} \subset \mathcal{B}</math> tels que <math>[A,(A_i)_{i\in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I, \mathcal{P}({\R}^n)\Big)</math>,
avec <math>\mathcal{A}, \mathcal{B} \in \mathcal{P}^2({\R}^n)</math> et <math>\displaystyle{\mathcal{A} \bigcap \mathcal{B} = \emptyset}</math> et <math>\overline{\mathcal{B}}^{\mathcal{A}} = \mathcal{A}</math>.
Après avoir choisi la notion et la notation de limite non classique d'une famille de parties de <math>\R^n</math>,
et étant donné un plafonnement normal non trivial de la partie <math>A</math> de <math>\R^n</math>, <math>[A,(A_i)_{i\in I}]</math>,
alors on peut définir la F-quantité de la partie <math>A</math> de <math>\R^n</math>, de la manière suivante :
<math>{card}_{Q,\cal R}(A) \underset{d\acute{e}f}{=} {card}_{Q,\cal R}\Big([A,(A_i)_{i\in I}]\Big)</math>
'''''Conjecture qui servira :'''''
dans "Propositions concernant certains intervalles <math>I</math>, non bornés, de <math>\mathbb{R}</math>, et, en particulier, certaines parties de <math>{PV2}(\R)</math>, basées ou en partie basées sur la conjecture principale",
dans [[Recherche:Cardinal_quantitatif#Exemples_2|"Exemples illustratifs de calculs, avec la F-quantité/Exemples 2"]],
dans "Exemples illustratifs de calculs, avec la F-quantité/2 calculs de la F-quantité de <math>\R^2</math> aboutissant à des résultats différents, suivant que l'on adopte 2 plafonnements, {associés à|de} <math>\R^2</math>, différents, autour de l'origine <math>O_2(0,0)</math> d'un même repère orthonormé direct <math>{\cal R}_2</math> de <math>\R^2</math>",
dans "Exemples illustratifs de calculs, avec la F-quantité/Plafonnement sphérique, {associé à|de} <math>\R^n</math>, autour de l'origine <math>O_n</math> d'un repère orthonormé direct <math>\cal R_n</math> de <math>\R^n</math>, avec <math>n \in \N^*</math>",
et dans [[Recherche:Cardinal_quantitatif#Partie_1|"Autres tentatives de généralisation de la F-quantité sur <math>\mathbb{R}^n</math>, pour <math>n \in \N^*</math>/Partie 1"]].
</small>
<small>
'''''Remarque :'''''
Je ne sais pas si j'ai justifié, suffisamment, convenablement et proprement, ces nouvelles notations, mais l'idée est là.
Au lieu de vouloir, toujours, exiger et demander, des conditions trop fortes concernant la notion dont il est question, peut-être faut-il, parfois, les affaiblir et accepter et se contenter de ces dernières, dans leurs versions affaiblies.
De toute façon, ce qu'on perd n'est rien en comparaison de ce qu'on gagne par ailleurs.
</small>
{{Théorème|titre='''Propriétés générales de la F-quantité sur <math>{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big)</math> et sur <math>{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}(\R^n),{PV}(\R^n)\Big)</math>, avec <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite et <math>n \in \N^*</math>'''|contenu=
Soit <math>n \in \N^*</math>.
Soit <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite.
Soit <math>\cal R</math> un repère orthonormé de <math>\R^n</math>, d'origine <math>O</math>.
1)
[a) <math>\forall [A,{(A_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big)</math>, <math>card_{Q,\cal R}([A,{(A_i)}_{i \in I}])\geq 0</math>.]
b) <math>\forall [\emptyset,{(A_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I, \{\emptyset\},\mathcal{P}(\R^n)\Big)</math>, <math> {card}_{Q,{\cal R}}([\emptyset,{(A_i)}_{i \in I}]) = 0</math>.
c) <math>\forall x \in \R^n, \,\, \forall [\{x\},{(A_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\Big\{\{x\}\Big\},\mathcal{P}(\R^n)\Big)</math>, <math>{card}_{Q,{\cal R}}([\{x\},{(A_i)}_{i \in I}]) = 1</math>.
2) (qui est plutôt, en fait, une propriété facile à démontrer)
<math>\forall [A,{(A_i)}_{i \in I}],[B,{(B_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big)</math>,
<math>\displaystyle{\Big[A \bigcup B,{\Big(A_i \bigcup B_i\Big)}_{i \in I}\Big],\Big[A \bigcap B,{\Big(A_i \bigcap B_i\Big)}_{i \in I}\Big] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big)}</math>
et
<math>\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}],[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}(\R^{n}),{PV}(\R^{n})\Big)</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}\Big(\Big[A \bigcup B,{\Big(A_i \bigcup B_i\Big)}_{i \in I}\Big]\Big) = {card}_{Q,{\cal R}}([A,{(A_i)}_{i \in I}]) + {card}_{Q,{\cal R}}([B,{(B_i)}_{i \in I}]) - {card}_{Q,{\cal R}}\Big(\Big[A \bigcap B,{\Big(A_i \bigcap B_i\Big)}_{i \in I}\Big]\Big)}</math>
et on pose :
<math>\forall [A,{(A_i)}_{i \in I}],[B,{(B_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big)</math>,
<math>\displaystyle{\Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big] \bigcup \Big[B,{(B_i)}_{i \in I}\Big] \underset{d\acute{e}f}{=} \Big[A \bigcup B,{\Big(A_i \bigcup B_i\Big)}_{i \in I}\Big]}</math>
et
<math>\displaystyle{\Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big] \bigcap \Big[B,{(B_i)}_{i \in I}\Big] \underset{d\acute{e}f}{=} \Big[A \bigcap B,{\Big(A_i \bigcap B_i\Big)}_{i \in I}\Big]}</math>
et donc on a :
<math>\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}],[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}(\R^{n}),{PV}(\R^{n})\Big)</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}\Big(\Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big] \bigcup \Big[B,{(B_i)}_{i \in I}\Big]\Big) = {card}_{Q,{\cal R}}([A,{(A_i)}_{i \in I}]) + {card}_{Q,{\cal R}}([B,{(B_i)}_{i \in I}]) - {card}_{Q,{\cal R}}\Big(\Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big] \bigcap \Big[B,{(B_i)}_{i \in I}\Big]\Big)}</math>
et on pose :
<math>\forall [A,{(A)}_{i \in I}],[B,{(B_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big)</math>,
<math>A\bigcup\Big[B,{(B_{i})}_{i\in I}\Big]\underset{d\acute{e}f}{=}\Big[A,{(A)}_{i\in I}\Big]\bigcup\Big[B,{(B_{i})}_{i\in I}\Big]\underset{d\acute{e}f}{=}\Big[A\bigcup B,{\Big(A\bigcup B_{i}\Big)}_{i\in I}\Big]</math>
et
<math>A\bigcap\Big[B,{(B_{i})}_{i\in I}\Big]\underset{d\acute{e}f}{=}\Big[A,{(A)}_{i\in I}\Big]\bigcap\Big[B,{(B_{i})}_{i\in I}\Big]\underset{d\acute{e}f}{=}\Big[A\bigcap B,{\Big(A\bigcap B_{i}\Big)}_{i\in I}\Big]</math>.
3) <math>\displaystyle{\forall {(x_m)}_{m \in \N} \subset \R, \,\, convergente \,\, dans \,\, \R, \,\, \lim_{m \rightarrow \sup(\N)} {card}_{Q,{\cal R}}([0, x_m]) = {card}_{Q,{\cal R}}(\lim_{m \rightarrow \sup(\N)}[0, x_m])}</math>.
4) (qui est plutôt, en fait, une propriété facile à démontrer)
Soient <math>\forall i \in \N_n^*, \,\, {\cal R}_i</math> un repère orthonormé de <math>{\R}^i</math> d'origine <math>O_i{(0)}_{j \in \N_i^*}</math>.
<math>\forall k \in \mathbb{N}_{n-1},</math>
<math>\displaystyle{\forall [A,{(A_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^{n-k})\Big)}</math>, <math>\displaystyle{\forall [B,{(B_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^k)\Big)}</math>,
<math>\displaystyle{[A \times B,{(A_i \times B_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big)}</math>
et
<math>\displaystyle{\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}(\R^{n-k}),{PV}(\R^{n-k})\Big)}</math>,
<math>\displaystyle{\forall[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}(\R^{k}),{PV}(\R^{k})\Big)}</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}([A \times B,{(A_i \times B_i)}_{i \in I}]) = {card}_{Q,{\cal R}_n}([A \times B,{(A_i \times B_i)}_{i \in I}]) = {card}_{Q,{\cal R}_{n-k}}([A,{(A_i)}_{i \in I}])\,\,{card}_{Q,{\cal R}_k}([B,{(B_i)}_{i \in I}])}</math>
et on pose :
<math>\displaystyle{\forall [A,{(A_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^{n-k})\Big)}</math>, <math>\displaystyle{\forall [B,{(B_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^k)\Big)}</math>,
<math>[A,{(A_i)}_{i \in I}] \times [B,{(B_i)}_{i \in I}] \underset{d\acute{e}f}{=} [A \times B,{(A_i \times B_i)}_{i \in I}]</math>
et donc on a :
<math>\displaystyle{\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}(\R^{n-k}),{PV}(\R^{n-k})\Big)}</math>,
<math>\displaystyle{\forall[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}(\R^{k}),{PV}(\R^{k})\Big)}</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}([A,{(A_i)}_{i \in I}] \times [B,{(B_i)}_{i \in I}]) = {card}_{Q,{\cal R}_n}([A,{(A_i)}_{i \in I}] \times [B,{(B_i)}_{i \in I}]) = {card}_{Q,{\cal R}_{n-k}}([A,{(A_i)}_{i \in I}])\,\,{card}_{Q,{\cal R}_k}([B,{(B_i)}_{i \in I}])}</math>.
5) <math>\forall [A,{(A_i)}_{i \in I}],[B,{(B_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big)</math>,
<math>\displaystyle{\Big([A,{(A_i)}_{i \in I}] \subset [B,{(B_i)}_{i \in I}]\Big) \,\, \underset{d\acute{e}f}{\Leftrightarrow} \,\, (A \subset B \,\, et \,\, \forall i \in I, \,\, A_i \subset B_i)}</math>
ou encore :
<math>\forall [A,{(A_i)}_{i \in I}],[B,{(B_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big)</math>,
<math>\displaystyle {\bigg([A,{(A_i)}_{i \in I}] \in \mathcal{P}\Big([B,{(B_i)}_{i \in I}]\Big)\bigg) \,\, \underset{d\acute{e}f}{\Leftrightarrow} \,\, \bigg(A \in \mathcal{P}(B) \,\, et \,\, {(A_i)}_{i \in I} \in \prod_{i \in I} \mathcal{P}(B_i)\bigg) \,\, \underset{d\acute{e}f}{\Leftrightarrow} \,\, \Big(A \in \mathcal{P}(B) \,\, et \,\, \forall i \in I, \,\, A_i \in \mathcal{P}(B_i)\Big)}</math>.
6) (qui est plutôt, en fait, une propriété facile à démontrer)
a) <math>\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^{n})\Big)</math>,
<math>\forall[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^{n})\Big),\,\,[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in\mathcal{P}\Big([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\Big)</math>,
<math>[A\setminus B,{(A_{i}\setminus B_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^{n})\Big)</math>.
Alors :
<math>\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}(\R^{n}),{PV}(\R^{n})\Big)</math>,
<math>\forall[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}(\R^{n}),{PV}(\R^{n})\Big),\,\,[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in\mathcal{P}\Big([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\Big)</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,\mathcal{R}}([A\setminus B,{(A_{i}\setminus B_{i})}_{i\in I}])={card}_{Q,\mathcal{R}}([A,{(A_{i})}_{i\in I}])-{card}_{Q,\mathcal{R}}([B,{(B_{i})}_{i\in I}])}</math>.
On pose :
<math>\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^{n})\Big)</math>,
<math>\forall[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^{n})\Big),\,\,[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in\mathcal{P}\Big([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\Big)</math>,
<math>[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\setminus[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\underset{d\acute{e}f}{=}[A\setminus B,{(A_{i}\setminus B_{i})}_{i\in I}]</math>.
On a donc :
<math>\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}(\R^{n}),{PV}(\R^{n})\Big)</math>,
<math>\forall[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}(\R^{n}),{PV}(\R^{n})\Big),\,\,[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in\mathcal{P}\Big([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\Big)</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,\mathcal{R}}([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\setminus[B,{(B_{i})}_{i\in I}])={card}_{Q,\mathcal{R}}([A,{(A_{i})}_{i\in I}])-{card}_{Q,\mathcal{R}}([B,{(B_{i})}_{i\in I}])}</math>.
b) <math>\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^{n})\Big)</math>,
<math>\forall[B,{(B)}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^{n})\Big),\,\,[B,{(B)}_{i\in I}]\in\mathcal{P}\Big([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\Big)</math>,
<math>[A\setminus B,{(A_{i}\setminus B)}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^{n})\Big)</math>.
Alors :
<math>\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}(\R^{n}),{PV}(\R^{n})\Big)</math>,
<math>\forall[B,{(B)}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV}(\R^{n}),{PV}(\R^{n})\Big),\,\,[B,{(B)}_{i\in I}]\in\mathcal{P}\Big([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\Big)</math>,
<math>\displaystyle {{card}_{Q,\mathcal{R}}([A\setminus B,{(A_{i}\setminus B)]}_{i\in I}])={card}_{Q,\mathcal{R}}([A,{(A_{i})}_{i\in I}])-{card}_{Q,\mathcal{R}}([B,{(B)}_{i\in I}])}</math>
On pose :
<math>\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^{n})\Big)</math>,
<math>\forall[B,{(B)}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^{n})\Big),\,\,[B,{(B)}_{i\in I}]\in\mathcal{P}\Big([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\Big)</math>,
<math>[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\setminus B\underset{d\acute{e}f}{=}[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\setminus[B,{(B)}_{i\in I}]\underset{d\acute{e}f}{=}[A\setminus B,{(A_{i}\setminus B)]}_{i\in I}]</math>.
On a donc :
<math>\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}(\R^{n}),{PV}(\R^{n})\Big)</math>,
<math>\forall[B,{(B)}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV}(\R^{n}),{PV}(\R^{n})\Big),\,\,[B,{(B)}_{i\in I}]\in\mathcal{P}\Big([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\Big)</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,\mathcal{R}}([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\setminus B)}</math>
<math>\displaystyle{={card}_{Q,\mathcal{R}}([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\setminus[B,{(B)}_{i\in I}])}</math>
<math>={card}_{Q,\mathcal{R}}([A,{(A_{i})}_{i\in I}])-{card}_{Q,\mathcal{R}}([B,{(B)}_{i\in I}])</math>
<math>={card}_{Q,\mathcal{R}}([A,{(A_{i})}_{i\in I}])-{card}_{Q,\mathcal{R}}(B)</math>.}}
{{Théorème|titre='''Lien entre la F-quantité d'une partie de <math>\R^n</math>, relative à un repère orthonormé de <math>\R^n</math> et de la F-quantité de certains des plafonnements de cette partie de <math>\R^n</math>, relative à ce repère orthonormé de <math>\R^n</math>'''|contenu=
Soit <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite.
Soit <math>A \in \mathcal{P}(\R^n)</math>.
Alors <math>\exists {(A_i)}_{i \in I} \in \Big\{{(A_i)}_{i \in I} \in \mathcal{F}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big) \,\,\Big|\,\,[A,{(A_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big)\Big\}</math>,
<math>{card}_{Q, \mathcal{R}}(A) = {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big([A,{(A_i)}_{i \in I}]\Big)</math>.
Dans ce cas <math>[A,{(A_i)}_{i \in I}]</math> est appelé un plafonnement normal de la partie <math>A</math>.
Si de plus <math>{(A_i)}_{i \in I} = {(A)}_{i \in I}</math>, alors <math>[A,{(A_i)}_{i \in I}] = [A,{(A)}_{i \in I}]</math> est appelé un plafonnement normal trivial de la partie <math>A</math>.
De même, si <math>I</math> est fini ou admet un maximum et si <math>A_{\sup(I)} = A_{\max(I)} = A</math>, alors <math>[A,{(A_i)}_{i \in I}]</math> est appelé un plafonnement normal trivial de la partie <math>A</math>.
On pose : <math>\displaystyle{{\mathcal{P}lafonnements}_{normaux}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big) \underset{d\acute{e}f}{=} \Big\{[A,{(A_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big) \,\,\Big|\,\,{card}_{Q,\mathcal{R}}(A) = {card}_{Q,\mathcal{R}}([A,{(A_i)}_{i \in I}]) \Big\}}</math>.}}
{{Théorème|titre='''Remarque (à propos de la <math>\sigma</math>-additivité)'''|contenu=
Soit <math>n \in \N^*</math>.
Soit <math>\mathcal{R} = \mathcal{R}_n</math> un repère orthonormé de <math>\R^n</math>, d'origine <math>O_n</math>.
1) <math>{card}_{Q,{\cal R}}</math> est une mesure, sur la tribu <math>{PV}(\R^n)</math>. (faux a priori)
2) <math>{card}_{Q,{\cal R}}</math> ne peut être une mesure, au sens usuel, sur <math>{\cal P}({\mathbb{R}^n})</math>, car elle ne vérifie pas la <math>\sigma</math>-additivité, en général.
3) ''<math>{card}_{Q,{\cal R}}</math> ne vérifie pas la <math>\sigma</math>-additivité, en général, sur <math>{\cal P}({\mathbb{R}}^n)</math>,'' car :
Si <math>n = 1</math> :
<math>\displaystyle{{\mathbb{R}}_+ = \bigsqcup_{i \in {\mathbb{N}}^*} [i-1,i[ \,\, \mbox{et} \,\, {\mathbb{R}}_+ = \bigsqcup_{i \in {\mathbb{N}}^*} [2i-2,2i[}</math>, qui sont toutes 2 des réunions disjointes,
et donc si <math>{card}_{Q,{\cal R}}</math> était <math>\sigma</math>-additive,
on aurait :
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}({\mathbb{R}}_+) = {card}_{Q,{\cal R}}\Big(\bigsqcup_{i \in {\mathbb{N}}^*} [i-1,i[\Big) = \sum_{i \in {\mathbb{N}}^*} {card}_{Q,{\cal R}}([i-1,i[) = \sum_{i \in {\mathbb{N}}^*} {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \sum_{i \in {\mathbb{N}}^*} 1 = {card}_{Q,{\cal R}}({\mathbb{N}}^*) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)}</math>
et on aurait aussi
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}({\mathbb{R}}_+) = {card}_{Q,{\cal R}}\Big(\bigsqcup_{i \in {\mathbb{N}}^*} [2i-2,2i[\Big) = \sum _{i \in {\mathbb{N}}^*} {card}_{Q,{\cal R}}([2i-2,2i[) = \sum_{i \in {\mathbb{N}}^*} {card}_{Q,{\cal R}}([0,2[)}</math>
<math>\displaystyle{= \sum_{i \in {\mathbb{N}}^*} 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)= 2 \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \sum_{i \in {\mathbb{N}}^*} 1 = 2 \,\,{card}_{Q,{\cal R}}({\mathbb{N}}^*) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)}</math>
Or <math>{card}_{Q,{\cal R}}({\mathbb{N}}^*) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \neq 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}}({\mathbb{N}}^*) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)</math>
et donc <math>{card}_{Q,{\cal R}}({\mathbb{R}}_+) \neq {card}_{Q,{\cal R}}({\mathbb{R}}_+)</math>.
Contradiction.
Donc, <math>{card}_{Q,{\cal R}}</math> n'est pas <math>\sigma</math>-additive,
donc ce n'est pas une mesure au sens usuel.
Il y a peut-être quelques hypothèses de définition à ajouter dans le cas non borné et certains cas bornés.
''Les résultats seront différents suivant le choix des plafonnements de <math>\R</math> autour de l'origine <math>O</math>, du repère orthonormé <math>{\cal R}</math> de <math>\R</math>.''
''Réinterprétons les calculs ci-dessus, avec de nouvelles notions et notations :''
Ici, <math>+\infty = \{x \,\, |\,\, \forall a \in \R, \,\, x > a\}</math>
et <math>\sup(\N)=\sup(\R)=+\infty_\N=+\infty_\R=+\infty_{classique}</math>.
En posant :
<math>R_{1,+} = \Big[\R_+,{([0,r])}_{r \in \N}\Big]</math>
<math>R_{2,+} = \Big[\R_+,{([0,r[)}_{r \in \N}\Big]</math>
<math>R_{1} = \Big[\R_+,{([-r,r])}_{r \in \N}\Big]</math>
<math>R_{2} = \Big[\R_+,{(]-r,r[)}_{r \in \N}\Big]</math>
<math>\displaystyle{N_1 = \Big[\N, {(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}</math>
<math>\displaystyle{N_1^* = N_1 \setminus \{0\}}</math>,
et où
<math>\sup_{non\,\,classique,\,\,\mathcal{R}}(\N)\underset{d\acute{e}f}{=}\sup_{non\,\,classique,\,\,normal,\,\,\mathcal{R}}(\N)\underset{d\acute{e}f}{=}\sup_{non\,\,classique,\,\,\mathcal{R}}(N_{1})={card}_{Q,\mathcal{R}}(N_{1}^{*})</math>
<math>=\sup_{non\,\,classique,\,\,\mathcal{R}}(\R)\underset{d\acute{e}f}{=}\sup_{non\,\,classique,\,\,normal,\,\,\mathcal{R}}(\R)\underset{d\acute{e}f}{=}\sup_{non\,\,classique,\,\,\mathcal{R}}(R_{2})=\sup_{non\,\,classique,\,\,\mathcal{R}}(R_{2,+})\in+\infty</math>,
on a :
<math>\displaystyle{{card}_{Q, {\cal R}}(R_{2,+}) = {card}_{Q,{\cal R}}\bigg(\Big[\R_+,{([0,p[)}_{p \in \N}\Big]\bigg) = {card}_{Q,{\cal R}}\Big(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)}[0,p[\Big) = \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)}{card}_{Q,{\cal R}}([0,p[)}</math>
•(1)
<math>\displaystyle{= \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} p \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) = {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} p}</math>
•(2)
<math>\displaystyle{= \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} {card}_{Q,{\cal R}}\Big(\bigsqcup_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}}[i-1,i[ \Big) = \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \sum_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}} {card}_{Q,{\cal R}}([i-1,i[) = \sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} {card}_{Q,{\cal R}}([i-1,i[)}</math>
<math>\displaystyle{= \sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) = {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} 1}</math>
•[point où se rejoignent (1) et (2)]
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}\bigg({\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*\bigg) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)}</math>
et on a aussi :
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}\bigg(\Big[\R_+,{([0,2p[)}_{p \in \N}\Big]\bigg) = {card}_{Q,{\cal R}}\Big(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)}[0,2p[\Big) = \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)}{card}_{Q,{\cal R}}([0,2p[)}</math>
•(1)
<math>\displaystyle{= \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} 2p \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) = 2 \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} p}</math>
•(2)
<math>\displaystyle{= \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} {card}_{Q,{\cal R}}\Big(\bigsqcup_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}}[2i-2,2i[ \Big) = \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \sum_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}} {card}_{Q,{\cal R}}([2i-2,2i[)}</math>
<math>\displaystyle{= \sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} {card}_{Q,{\cal R}}([2i-2,2i[) = \sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} {card}_{Q,{\cal R}}([0,2[)}</math>
<math>\displaystyle{= \sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} 2 \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) = 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} 1}</math>
•[point où se rejoignent (1) et (2)]
<math>\displaystyle{= 2 \,\,{card}_{Q,{\cal R}}\bigg({\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*\bigg) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)}</math>
<math>\displaystyle{= 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)}</math>
Or <math>{card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \neq 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)</math>
et donc <math>{card}_{Q,{\cal R}}\bigg(\Big[\R_+,{([0,p[)}_{p \in \N}\Big]\bigg) \neq {card}_{Q,{\cal R}}\bigg(\Big[\R_+,{([0,2p[)}_{p \in \N}\Big]\bigg)</math>
et même <math>{card}_{Q,{\cal R}}\bigg(\Big[\R_+,{([0,2p[)}_{p \in \N}\Big]\bigg) = 2\,\, {card}_{Q,{\cal R}}\bigg(\Big[\R_+,{([0,p[)}_{p \in \N}\Big]\bigg)</math>
et il n'y a aucune contradiction :
''On a bien <math>{([0,p[)}_{p \in \N} \neq {([0,2p[)}_{p \in \N}</math>.''
Et on a :
<math>\displaystyle{{card}_{Q, {\cal R}}(R_{1,+}) = {card}_{Q,{\cal R}}\bigg(\Big[\R_+,{([0,p])}_{p \in \N}\Big]\bigg) = {card}_{Q,{\cal R}}\Big(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)}[0,p]\Big) = \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)}{card}_{Q,{\cal R}}([0,p]) = \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)}{card}_{Q,{\cal R}}([0,p[ \bigsqcup \{p\})}</math>
<math>\displaystyle{= \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \Big({card}_{Q,{\cal R}}([0,p[) + {card}_{Q,{\cal R}} (\{p\})\Big)}</math>
•(1)
<math>\displaystyle{= \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}([0,p[) + 1\Big) = \Big(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,p[)\Big) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= \Big(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} p \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)\Big) + 1 = {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \,\, \Big(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} p\Big) + 1}</math>
•(2)
<math>\displaystyle{= \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} {card}_{Q,{\cal R}}\left(\left(\bigsqcup_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}}[i-1,i[ \right) \bigsqcup \{p\} \right) = \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \bigg(\Big(\sum_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}} {card}_{Q,{\cal R}}([i-1,i[)\Big) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{p\})\bigg)}</math>
<math>\displaystyle{= \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \bigg(\Big(\sum_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}} {card}_{Q,{\cal R}}([i-1,i[)\Big) + 1 \bigg) = \Big(\sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} {card}_{Q,{\cal R}}([i-1,i[)\Big) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= \bigg(\sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)\bigg) + 1 = {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \,\, \Big(\sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} 1\Big) + 1}</math>
•[point où se rejoignent (1) et (2)]
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}\bigg({\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*\bigg) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) + 1}</math>
et on a aussi :
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}\bigg(\Big[\R_+,{([0,2p])}_{p \in \N}\Big]\bigg) = {card}_{Q,{\cal R}}\Big(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)}[0,2p]\Big) = \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)}{card}_{Q,{\cal R}}([0,2p]) = \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)}{card}_{Q,{\cal R}}([0,2p[ \bigsqcup \{2p\})}</math>
<math>\displaystyle{= \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \Big({card}_{Q,{\cal R}}([0,2p[) + {card}_{Q,{\cal R}} (\{2p\})\Big)}</math>
•(1)
<math>\displaystyle{= \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}([0,2p[) + 1\Big) = \Big(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,2p[)\Big) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= \Big(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} 2p \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)\Big) + 1 = 2 \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \,\, \Big(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} p\Big) + 1}</math>
•(2)
<math>\displaystyle{= \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} {card}_{Q,{\cal R}}\left(\left(\bigsqcup_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}}[2i-2,2i[ \right) \bigsqcup \{2p\}\right) = \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \bigg(\Big(\sum_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}} {card}_{Q,{\cal R}}([2i-2,2i[)\Big) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{2p\})\bigg)}</math>
<math>\displaystyle{= \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \bigg(\Big(\sum_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}} {card}_{Q,{\cal R}}([2i-2,2i[)\Big) + 1 \bigg) = \Big(\sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} {card}_{Q,{\cal R}}([2i-2,2i[)\Big) + 1 = \Big(\sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} {card}_{Q,{\cal R}}([0,2[)\Big) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= \Big(\sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} 2 \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)\Big) + 1 = 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \,\, \Big(\sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} 1\Big) + 1}</math>
•[point où se rejoignent (1) et (2)]
<math>\displaystyle{= 2 \,\,{card}_{Q,{\cal R}}\bigg({\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*\bigg) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) + 1}</math>
Or <math>{card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) + 1 \neq 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) + 1</math>
et donc <math>{card}_{Q,{\cal R}}\bigg(\Big[\R_+,{([0,p])}_{p \in \N}\Big]\bigg) \neq {card}_{Q,{\cal R}}\bigg(\Big[\R_+,{([0,2p])}_{p \in \N}\Big]\bigg)</math>
et même <math>{card}_{Q,{\cal R}}\bigg(\Big[\R_+,{([0,2p])}_{p \in \N}\Big]\bigg) = 2\,\, {card}_{Q,{\cal R}}\bigg(\Big[\R_+,{([0,p])}_{p \in \N}\Big]\bigg) - 1</math>
et il n'y a aucune contradiction :
''On a bien <math>{([0,p])}_{p \in \N} \neq {([0,2p])}_{p \in \N}</math>.''
On a aussi, Cf. remarque plus bas :
'''[Début point sensible]'''
Soit <math>f \in \mathcal{F}(\N, \R_+ \bigsqcup +\infty), \,\, strict. \,\, \nearrow</math>
et telle que <math>f(0)= 0</math>
et telle que <math>\displaystyle{\lim_{n \in \N, \,\, n \rightarrow \sup_{non \,\, classique, \mathcal{R}}(\N)} f(n) \in +\infty}</math>
(qui est une expression équivalente à l'expression "<math>\displaystyle{\lim_{n \in \N, \,\, n \rightarrow \sup(\N)} f(n) \in +\infty}</math>
",
qui est une expression équivalente à l'expression "<math>\displaystyle{\underset{n \in \N, \,\, n \rightarrow \sup(\N)}{\text{lim}_{classique}} f(n) = +\infty_{classique}}</math>",
où <math>+\infty_{classique}</math> est considéré comme un point)
et telle que <math>\displaystyle{\lim_{n \in \N, n \rightarrow \sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\N)} f(n) = f(\lim_{n \in \N, n \rightarrow \sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\N)} n)}</math>
(on a : "<math>\displaystyle{\lim_{n \in \N, n \rightarrow \sup_{non \,\, classique, \,\,\mathcal{R}}(\N)} f(n) = \lim_{n \in \N, n \rightarrow \sup(\N)} f(n)}</math>"
et "<math>\displaystyle{\lim_{n \in \N, n \rightarrow \sup_{non \,\, classique, \,\,\mathcal{R}}(\N)} n = \lim_{n \in \N, n \rightarrow \sup(\N)} n}</math>")
(Cf. aussi '''"Définitions de <math>+\infty</math>, <math>+\infty''</math>, <math>+\infty_f</math>, <math>+\infty_{\cal F(\R)}</math>, <math>\R'</math>, <math>\R''</math>/C)"''')
'''[Fin point sensible]''',
on a :
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}\bigg(\Big[\R_+,{([0,f(p)[)}_{p \in \N}\Big]\bigg) = {card}_{Q,{\cal R}}\Big(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)}[0,f(p)[\Big) = \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)}{card}_{Q,{\cal R}}([0,f(p)[)}</math>
•(1)
<math>\displaystyle{= \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} f(p) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) = {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} f(p)}</math>
•(2)
<math>\displaystyle{= \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} {card}_{Q,{\cal R}}\Big(\bigsqcup_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}}[f(i-1),f(i)[ \Big) = \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \sum_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}} {card}_{Q,{\cal R}}([f(i-1),f(i)[) = \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \sum_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}} {card}_{Q,{\cal R}}([0,f(i)-f(i-1)[)}</math>
<math>\displaystyle{= \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \sum_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}} \Big(f(i) - f(i-1)\Big) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \,\, \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \sum_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}} \Big(f(i) - f(i-1)\Big)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \,\, \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \Big(f(p) - f(0)\Big)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \,\, \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \Big(f(p)- 0\Big)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \,\, \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} f(p)}</math>
•[point où se rejoignent (1) et (2)]
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \,\, f(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} p)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \,\, f\Bigg({{card}_{Q,{\cal R}}\bigg(\Big[\N, (\N \bigcap [0,p])_{p \in \N}\bigg]}^*\Bigg)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \,\, f\Big({card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*)\Big)}</math>
et on a :
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}\bigg(\Big[\R_+,{([0,f(p)])}_{p \in \N}\Big]\bigg) = {card}_{Q,{\cal R}}\Big(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)}[0,f(p)]\Big) = \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)}{card}_{Q,{\cal R}}([0,f(p)]) = \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)}{card}_{Q,{\cal R}}([0,f(p)[ \bigsqcup \{f(p)\})}</math>
<math>\displaystyle{= \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \Big({card}_{Q,{\cal R}}([0,f(p)[) + {card}_{Q,{\cal R}} (\{f(p)\})\Big)}</math>
•(1)
<math>\displaystyle{ = \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}([0,f(p)[) + 1\Big) = \Big(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,f(p)[)\Big) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= \Big(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} f(p) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)\Big) + 1 = {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \,\, \Big(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} f(p)\Big) + 1}</math>
•(2)
<math>\displaystyle{= \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \bigg({card}_{Q,{\cal R}}\Big(\bigsqcup_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}}[f(i-1),f(i)[\Big) + {card}_{Q,{\cal R}} (\{f(p)\})\bigg) = \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \bigg(\Big(\sum_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}} {card}_{Q,{\cal R}}([f(i-1),f(i)[)\Big) + 1\bigg)}</math>
<math>\displaystyle{= \bigg(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \sum_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}} {card}_{Q,{\cal R}}([f(i-1),f(i)[)\bigg) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= \bigg(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \sum_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}} {card}_{Q,{\cal R}}([0,f(i)-f(i-1)[)\bigg) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= \bigg(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \sum_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}} \Big(f(i) - f(i-1)\Big) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)\bigg) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \,\, \bigg(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \sum_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}} \Big(f(i) - f(i-1)\Big)\bigg) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \,\, \bigg(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \Big(f(p) - f(0)\Big)\bigg) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \,\, \bigg(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \Big(f(p)- 0\Big)\bigg) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \,\, \bigg(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} f(p)\bigg) + 1}</math>
•[point où se rejoignent (1) et (2)]
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \,\, f(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} p) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \,\, f\Bigg({{card}_{Q,{\cal R}}\bigg(\Big[\N, (\N \bigcap [0,p])_{p \in \N}\bigg]}^*\Bigg) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \,\, f\Big({card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*)\Big) + 1}</math>}}
<small>
'''''Remarque :'''''
1) Soient <math>a \in \R \bigcup \{-\sup(\R)\}, \,\, b \in \R, \,\, a < b</math>
Soit <math>+\infty = \{x \,\, |\,\, \forall a \in \R, \,\, x > a\}</math>.
Soit <math>\displaystyle{f \in \mathcal{F}((a,b[,\R)}</math>
telle que <math>\underset{i \in (a,b[, i \rightarrow b^-}{\text{lim}_{classique}} f(i) = +\infty_{classique}</math>.
Alors on pose : <math>\lim_{i \in (a,b[, i \rightarrow b^-} f(i) = \sup(+\infty)</math>.
2) a) <math>\displaystyle{\lim_{p \in \N,p \rightarrow \sup(\N)} p = \lim_{p \in \N,p \rightarrow \sup(\N)} \sum_{i \in (\N \bigcap [0,p])\setminus \{0\}} 1 = \sum_{\displaystyle{i \in \lim_{p \in \N,p \rightarrow \sup(\N)} \Big((\N \bigcap [0,p])\setminus \{0\}\Big)}} 1 = \sum_{\displaystyle{i \in \Big(\lim_{p \in \N,p \rightarrow \sup(\N)} (\N \bigcap [0,p])\Big)\setminus \{0\}}} 1 = \sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} 1}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}\bigg({\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*\bigg) = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) = \sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(N_1)}</math>
ou dit autrement :
<math>\displaystyle{\lim_{p \in \N,p \rightarrow \sup(\N)} p = \lim_{p \in \N,p \rightarrow \sup(\N)} {card}_{Q,{\cal R}} \Big((\N \bigcap [0,p])\setminus \{0\}\Big) = {card}_{Q,{\cal R}} \bigg(\lim_{p \in \N,p \rightarrow \sup(\N)}\Big((\N \bigcap [0,p])\setminus \{0\}\Big)\bigg) = {card}_{Q,{\cal R}} \bigg(\Big(\lim_{p \in \N,p \rightarrow \sup(\N)}(\N \bigcap [0,p])\Big) \setminus \{0\}\bigg) }</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}\bigg({\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*\bigg) = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) = \sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(N_1)}</math>.
b)
'''[Début point sensible]'''
Soit <math>f \in \mathcal{F}(\N, \R_+ \bigsqcup +\infty), \,\, strict. \,\, \nearrow</math>
telle que <math>\displaystyle{\lim_{n \in \N, \,\, n \rightarrow \sup_{non \,\,classique, \,\, \mathcal{R}}(\N)} f(n) \in +\infty}</math>
(qui est une expression qui est équivalente à l'expression "<math>\displaystyle{\lim_{n \in \N, \,\, n \rightarrow \sup(\N)} f(n) \in +\infty}</math>"
qui est une expression qui est équivalente à l'expression "<math>\displaystyle{\underset{n \in \N, \,\, n \rightarrow \sup(\N)}{\text{lim}_{classique}} f(n) = +\infty_{classique}}</math>",
où <math>+\infty_{classique}</math> est considéré comme un point)
et telle que <math>\displaystyle{\lim_{n \in \N, n \rightarrow \sup_{non \,\,classique, \,\, \mathcal{R}}(\N)} f(n) = f(\lim_{n \in \N, n \rightarrow \sup_{non \,\,classique, \,\, \mathcal{R}}(\N)} n)}</math>
(on a : "<math>\displaystyle{\lim_{n \in \N, n \rightarrow \sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\N)} f(n) = \lim_{n \in \N, n \rightarrow \sup(\N)} f(n)}</math>"
et "<math>\displaystyle{\lim_{n \in \N, n \rightarrow \sup_{non \,\, classique, \,\,\mathcal{R}}(\N)} n = \lim_{n \in \N, n \rightarrow \sup(\N)} n}</math>")
'''[Fin point sensible]'''
Alors :
<math>\displaystyle{\lim_{p \in \N,p \rightarrow \sup(\N)} f(p) = f(\lim_{p \in \N,p \rightarrow \sup(\N)} p) = f\bigg(\lim_{p \in \N,p \rightarrow \sup(\N)} \sum_{i \in \Big((\N \bigcap [0,p])\Big)\setminus \{0\}} 1\bigg) = f\bigg(\sum_{\displaystyle{i \in \lim_{p \in \N,p \rightarrow \sup(\N)} \Big((\N \bigcap [0,p])\setminus \{0\}\Big)}} 1\bigg)}</math>
<math>\displaystyle{= f\bigg(\sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} 1\bigg)
= f\Bigg( {card}_{Q,{\cal R}}\bigg({\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*\bigg)\Bigg) = f\Big({card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*)\Big) = f\Big(\sup_{non \,\,classique, \,\, \mathcal{R}}(N_1)\Big)}</math>
ou dit autrement :
<math>\displaystyle{\lim_{p \in \N,p \rightarrow \sup(\N)} f(p) = f(\lim_{p \in \N,p \rightarrow \sup(\N)} p) = f\bigg(\lim_{p \in \N,p \rightarrow \sup(\N)} {card}_{Q,{\cal R}} \Big((\N \bigcap [0,p])\setminus \{0\}\Big)\bigg) = f\Bigg({card}_{Q,{\cal R}} \bigg(\lim_{p \in \N,p \rightarrow \sup(\N)}\Big((\N \bigcap [0,p])\setminus \{0\}\Big)\bigg)\Bigg)}</math>
<math>\displaystyle{= f\Bigg({card}_{Q,{\cal R}} \bigg(\lim_{p \in \N,p \rightarrow \sup(\N)}\Big(\N \bigcap [0,p])\Big) \setminus \{0\}\bigg)\Bigg) = f\Bigg({card}_{Q,{\cal R}}\bigg({\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*\bigg)\Bigg) = f\Big({card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*)\Big) = f\Big(\sup_{non \,\,classique, \,\, \mathcal{R}}(N_1)\Big)}</math>.
</small>
'''Propositions concernant certains intervalles <math>I</math>, non bornés, de <math>\mathbb{R}</math>, et, en particulier, certaines parties de <math>{PV2}(\R)</math>, basées ou en partie basées sur la conjecture principale :'''
{{Théorème|titre='''''Proposition (plafonnement normal de <math>\R_+</math>) basée sur la conjecture principale :'''''|contenu=
''Remarque : J'hésite, ici, à omettre la notation "<math>\widetilde{\,\,\,\,\,}</math>" concernant l'objet suivant : "<math>\widetilde{{vol}^1}</math>".''
Ici, <math>\sup(\N)=\sup(\R)=+\infty_\N=+\infty_\R=+\infty_{classique}</math>.
Soit <math>\mathcal{R}</math>, un repère orthonormé de <math>\R</math>, d'origine <math>O</math>.
En posant :
<math>R_{1,+} = \Big[\R_+,{([0,r])}_{r \in \N}\Big]</math>
<math>R_{2,+} = \Big[\R_+,{([0,r[)}_{r \in \N}\Big]</math>
<math>\displaystyle{N_1 = \Big[\N, {(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}</math>
<math>\displaystyle{N_1^* = N_1 \setminus \{0\}}</math>,
on a :
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}) = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) = \Big({card}_{Q,{\cal R}}(N_1) - 1\Big) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) = \widetilde{{vol}^1}(R_{2,+}) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)}</math>.
'''et''' <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(R_{1,+}) = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) + 1 = \Big({card}_{Q,{\cal R}}(N_1) - 1\Big) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) + 1 = \widetilde{{vol}^1}(R_{1,+}) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) + 1}</math>.
<math>R_{2,+}</math> est appelé le plafonnement normal de <math>\R_+</math>.}}
'''''Démonstration :'''''
Ici, <math>\sup(\N)=\sup(\R)=+\infty_\N=+\infty_\R=+\infty_{classique}</math>.
On a :
<math>\displaystyle{{card}_{Q, {\cal R}}(R_{1,+}) = {card}_{Q,{\cal R}}\bigg(\Big[\R_+,{([0,p])}_{p \in \N}\Big]\bigg) = {card}_{Q,{\cal R}}\Big(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)}[0,p]\Big) = \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)}{card}_{Q,{\cal R}}([0,p])}</math>
<math>\displaystyle{= \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} {card}_{Q,{\cal R}}\left(\left(\bigsqcup_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}}[i-1,i[ \right) \bigsqcup \{p\} \right) = \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \bigg(\Big(\sum_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}} {card}_{Q,{\cal R}}([i-1,i[)\Big) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{p\})\bigg)}</math>
<math>\displaystyle{\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \bigg(\Big(\sum_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}} {card}_{Q,{\cal R}}([i-1,i[)\Big) + 1 \bigg) = \Big(\sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} {card}_{Q,{\cal R}}([i-1,i[)\Big) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= \Big(\sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)\Big) + 1 = {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \,\, \Big(\sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} 1\Big) + 1 = {card}_{Q,{\cal R}}\bigg({\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*\bigg) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) + 1}</math>.
Et on a :
<math>\displaystyle{{card}_{Q, {\cal R}}(R_{2,+}) = {card}_{Q,{\cal R}}\bigg(\Big[\R_+,{([0,p[)}_{p \in \N}\Big]\bigg) = {card}_{Q,{\cal R}}\Big(\lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)}[0,p[\Big) = \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)}{card}_{Q,{\cal R}}([0,p[)}</math>
<math>\displaystyle{= \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} {card}_{Q,{\cal R}}\Big(\bigsqcup_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}}[i-1,i[\Big) = \lim_{p \in \N, p \rightarrow \sup(\N)} \sum_{i \in (\N \bigcap [0,p]) \setminus \{0\}} {card}_{Q,{\cal R}}([i-1,i[) = \sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} {card}_{Q,{\cal R}}([i-1,i[)}</math>
<math>\displaystyle{= \sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) = {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) \sum_{i \in {\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*} 1 = {card}_{Q,{\cal R}}\bigg({\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^*\bigg) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)}</math>.
<small>
'''''Remarque :'''''
Soit <math>\mathcal{R}</math>, un repère orthonormé de <math>\R</math>, d'origine <math>O</math>.
De plus, soit <math>p\in\N</math>.
<math>\displaystyle{\mbox{Si}\,\,p\underset{classique}{\rightarrow}\sup(\N)\,\,\mbox{où}}\,\,\sup(\N)=+\infty_{classique}\,\,\mbox{et où}\,\,+\infty_{classique}\,\,\mbox{est considéré comme un point}</math> ,
alors <math>p-1\underset{classique}{\rightarrow}\sup(\N)</math> et <math>\displaystyle{\underset{p\in\N,\,\,p\to\sup(\N)}{\text{lim}_{classique}}(p-1)=\underset{p\in\N,\,\,p\to\sup(\N)}{\text{lim}_{classique}}p=\sup(\N)}</math>,
<math>\cdots</math>
et
<math>\displaystyle{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\N\bigcap[0,p])}</math>
<math>\displaystyle{={card}_{Q,\mathcal{R}}([\![0,p]\!]\})}</math>
<math>\displaystyle{=p+1}</math>,
et
<math>\displaystyle{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\{[\![0,\underset{p\in\N,\,\,p\to\sup(\N)}{\text{lim}_{classique}}p]\!]\})}</math>
<math>\displaystyle{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\{[\![0,\sup(\N)]\!]\})}</math>
<math>\displaystyle{={card}_{Q,\mathcal{R}}(\N\bigsqcup\{\sup(\N)\})}</math>
<math>\Big(={card}_{Q,\mathcal{R}}(\N)+1\Big)</math>
<math>\displaystyle{={card}_{Q,\mathcal{R}}(\overline{\N})}</math>.
<math>\displaystyle{\mbox{Si}\,\,p\rightarrow\sup_{non\,\,classique,\,\,\mathcal{R}}(\N)\in+\infty\,\,\mbox{où}\,\,+\infty\,\,\mbox{est considéré comme un ensemble tel que}}</math>
<math>\displaystyle{+\infty=\{x\,\,|\,\,\forall a\in\R,\,\,x>a\}}</math>,
alors <math>p-1\rightarrow\sup_{non\,\,classique,\,\,\mathcal{R}}(\N)-1\in+\infty</math> et <math>\sup_{non\,\,classique,\,\,\mathcal{R}}(\N)-1\neq\sup_{non\,\,classique,\,\,\mathcal{R}}(\N)</math>,
<math>\cdots</math>
et
<math>\displaystyle{{card}_{Q,\mathcal{R}}([\![0,\displaystyle{\underset{p\in\N\bigsqcup\{\sup_{non\,\,classique,\,\,\mathcal{R}}(\N)\},\,\,p\rightarrow\sup_{non\,\,classique,\,\,\mathcal{R}}(\N)}{\text{lim}_{classique}}p}]\!])}</math>
<math>\displaystyle{={card}_{Q,\mathcal{R}}([\![0,\sup_{non\,\,classique,\,\,\mathcal{R}}(\N)]\!])}</math>
et
<math>\displaystyle{={card}_{Q,\mathcal{R}}([\![0,{\displaystyle{\lim_{p\in\N,\,\,p\rightarrow\sup_{non\,\,classique,\,\,\mathcal{R}}(\N)}p}]\!])}}</math>
<math>\displaystyle{={card}_{Q,\mathcal{R}}([\![0,{\displaystyle{\lim_{p\in\N,\,\,p\rightarrow\sup(\N)}p}]\!])}}</math>
<math>\displaystyle{={card}_{Q,\mathcal{R}}([\![0,\sup_{non\,\,classique,\,\,\mathcal{R}}(\N)]\!])}</math>.
</small>
{{Théorème|titre='''''Proposition dont une partie des résultats est basée sur la conjecture principale :'''''|contenu=
Ici, <math>\sup(\N)=\sup(\R)=+\infty_\N=+\infty_\R=+\infty_{classique}</math>.
Soit <math>\mathcal{R}</math>, un repère orthonormé de <math>\R</math>, d'origine <math>O</math>.
En posant :
<math>R_2 = \Big[\R,{(]-r,r[)}_{r \in \N}\Big]</math>
<math>R_{2,+} = \Big[\R_+,{([0,r[)}_{r \in \N}\Big]</math>
<math>R_{2,-} = \Big[\R_-,{(]-r,0])}_{r \in \N}\Big]</math>
<math>R_{2,+}^* = R_{2,+} \setminus \{0\}</math>
<math>R_{2,-}^* = R_{2,-} \setminus \{0\}</math>
<math>\displaystyle{N_1 = \Big[\N, {(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}</math>
<math>\displaystyle{N_1^* = N_1 \setminus \{0\}}</math>
<math>\displaystyle{-N_1 = \Big[-\N, {(-\N \bigcap [-p,0])}_{p \in \N}\Big]}</math>
<math>\displaystyle{-N_1^* = -N_1 \setminus \{0\}}</math>
<math>\displaystyle{Z_1 = \Big[\Z, {(\Z \bigcap [-p,p])}_{p \in \N}\Big]}</math>
<math>\displaystyle{Z_1^* = Z_1 \setminus \{0\}}</math>,
on a : <math>{card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,-}^*) = {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}^*)</math>
Donc, comme <math>\displaystyle{R_2 = R_{2,-}^* \bigsqcup \{0\} \bigsqcup R_{2,+}^*}</math> et que cete réunion est disjointe, on a :
<math>{card}_{Q,{\cal R}}(R_2)</math>
<math>= {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,-}^*) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\}) + {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}^*)</math>
<math>= 2 \,\,{card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}^*) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\})</math>
[c'est-à-dire <math>= 2 \,\,{card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}^*) + 1</math>]
<math>= 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \setminus \{0\}) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\})</math>
<math>= 2 \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}) - {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\})\Big) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\})</math>
<math>= 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}) - {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\})</math>
<math>= 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}) - 1</math>
On remarque que :
<math>{card}_{Q,{\cal R}}(R_2) = {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,-}^*) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\}) + {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}^*)</math>
et <math>{card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,-}^*) = {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}^*)</math>
et <math>{card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}) = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)</math>
et <math>{card}_{Q,{\cal R}}(-N_1^*) = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*)</math>
et <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(Z_1^*) = {card}_{Q,{\cal R}}(- N_1^* \bigsqcup N_1^*) = {card}_{Q,{\cal R}}(-N_1^*) + {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) + {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) = 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*)}</math>
donc <math>{card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}^*) = {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}) - 1 = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) - 1 = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}(]0,1[) + 1\Big) - 1</math>
donc <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}^*) + 1}{{card}_{Q,{\cal R}}(]0,1[) + 1} = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1) - 1}</math>
et <math>{card}_{Q,{\cal R}}(R_2) = {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,-}^*) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\}) + {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}^*) = 2 \,\,{card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}^*) + 1 = 2 \,\,\Big({card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}) - 1 \Big) + 1 = 2 \,\,{card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}) - 1</math>
<math>= 2\,\, {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) - 1 = {card}_{Q,{\cal R}}(Z_1^*) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) - 1 = {card}_{Q,{\cal R}}(Z_1^*) \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}(]0,1[) + 1\Big) - 1</math>
donc <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(R_2) + 1}{{card}_{Q,{\cal R}}(]0,1[) + 1} = {card}_{Q,{\cal R}}(Z_1^*) = {card}_{Q,{\cal R}}(Z_1) - 1}</math>}}
{{Théorème|titre='''''Proposition dont une partie des résultats est basée sur la conjecture principale :'''''|contenu=
Ici, <math>\sup(\N)=\sup(\R)=+\infty_\N=+\infty_\R=+\infty_{classique}</math>.
Soit <math>\mathcal{R}</math>, un repère orthonormé de <math>\R</math>, d'origine <math>O</math>.
''On pose : <math>{R}_{2,+} = \Big[{\R}_+,{([0,r[)}_{r \in \N}\Big]</math> et <math>N_1 = \Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]</math>.''
Soient <math>a,b \in \R_+ \,\, : \,\, a \leq b</math>.
Alors <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \setminus [0,a]) = {card}_{Q,{\cal R}}(]a,b]) + {card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \setminus [0,b])}</math>
<math>{card}_{Q,{\cal R}}(R_2)</math>
<math>= 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+}) - 1</math>
<math>= 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}}({N_1}^{*}) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) - 1</math>
<math>= 2 \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}(N_1) - 1\Big) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) - 1</math>}}
{{Théorème|titre='''''Proposition dont une partie des résultats est basée sur la conjecture principale :'''''|contenu=
Ici, <math>\sup(\N)=\sup(\R)=+\infty_\N=+\infty_\R=+\infty_{classique}</math>.
Soit <math>\mathcal{R}</math>, un repère orthonormé de <math>\R</math>, d'origine <math>O</math>.
''On pose : <math>{R}_{2,+} = \Big[{\R}_+,{([0,r[)}_{r \in \N}\Big]</math> et <math>N_1 = \Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]</math>.''
Soit <math>a \in \R_+</math>.
On a :
<math>{card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \setminus [0,a]) + 1 </math>
<math>= {card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \setminus [0,a[)</math>
<math>= {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}) - {card}_{Q,{\cal R}}([0,a[)</math>
<math>= {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^{*}) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) - a \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)</math>
<math>= \Big({card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) - a \Big) \,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)</math>
<math>= \Big({card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) - a \Big) \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}(]0,1[) + 1\Big)</math>
donc <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \setminus [0,a]) + 1 }{{card}_{Q,{\cal R}}(]0,1[) + 1} = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) - a}</math>
Soit <math>a \in \R_-</math>.
On a :
<math>{card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \bigcup ]a,0[) + 1 </math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \bigcup [a,0[)}</math>
<math>= {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}) + {card}_{Q,{\cal R}}([a,0[)</math>
<math>= {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) - a \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)</math>
<math>= \Big({card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) - a \Big) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)</math>
<math>= \Big({card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) - a \Big) \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}(]0,1[) + 1\Big)</math>
donc <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \bigcup ]a,0[) + 1 }{{card}_{Q,{\cal R}}(]0,1[) + 1} = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) - a}</math>
Soit <math>a \in \R_+</math>.
On a : <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \setminus [0,a]) = {card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,-} \setminus [-a,0])}</math>
On en déduit que <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \setminus [0,a[) = {card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,-} \setminus ]-a,0])}</math>}}
===='''Exemples illustratifs de calculs, avec la F-quantité'''====
{{Théorème|titre='''2 calculs de la F-quantité de <math>\R^2</math> aboutissant à des résultats différents, suivant que l'on adopte 2 plafonnements, {associés à <math>|</math> de} <math>\R^2</math>, différents, autour de l'origine <math>O_2(0,0)</math> d'un même repère orthonormé direct <math>{\cal R}_2</math> de <math>\R^2</math> :'''|contenu=
Ici, <math>\sup(\N)=\sup(\R)=+\infty_\N=+\infty_\R=+\infty_{classique}</math>.
Soit <math>n \in \N^*</math> et soit <math>\forall i \in \N_n^*, \,\, {\cal R}_i</math> est un repère orthonormé de <math>\R^i</math> d'origine <math>O_i{(0)}_{j \in \N_i^*}</math>.
''1) Suivant un plafonnement carré, autour de l'origine, suivant les 2 axes orthonormés <math>(O_2x)</math> et <math>(O_2y)</math> noté <math>\displaystyle{\Big[\R^2, {({[-r,r]}^2)}_{r \in \N}\Big]}</math> :''
''Ici, on considère que :'' <math>\displaystyle{\Big[\R, {([-r,r])}_{r \in \N} \Big] = \lim_{r \in \N, r \rightarrow \sup(\N)} [-r,r]}</math>
''et on a :'' <math>\displaystyle{\Big[\R^2, {({[-r,r]}^2)}_{r \in \N} \Big] = {\Big[\R, {([-r,r])}_{r \in \N} \Big]}^2}</math>.
On a donc :
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}_2}\bigg(\Big[\R^2, {({[-r,r]}^2)}_{r \in \N}\Big]\bigg) = {card}_{Q,{\cal R}_2}\bigg({\Big[\R, {({[-r,r]})}_{r \in \N}\Big]}^2\bigg) = {\Bigg({card}_{Q,{\cal R}_1}\bigg(\Big[\R, {([-r,r])}_{r \in \N} \Big]\bigg)\Bigg)}^2 = {card}_{Q,{\cal R}_1}^2\bigg(\Big[\R, {([-r,r])}_{r \in \N} \Big]\bigg)}</math>
''2) Suivant un plafonnement sphérique, autour de l'origine, noté <math>\displaystyle{\bigg[\R^2,{\Big(\overline{B_{\R^2}(O_2,r)}\Big)}_{r \in \N}\bigg]}</math> :''
''Ici, on considère que :'' <math>\displaystyle{\bigg[\R^2, {\Big(\overline{B_{\R^2}(O_2,r)}\Big)}_{r \in \N}\bigg] = \lim_{r \in \N, r \rightarrow \sup(\N)} \overline{B_{\R^2}(O_2,r)}}</math>.
On remarque que :
<math>\forall r \in \N, \,\, \overline{B_{\R^2}(O_2,r)}</math> partie compacte, convexe, (connexe), de <math>\R^2</math> et boule euclidienne de <math>\R^2</math>
et <math>\displaystyle{\lim_{r \in \N, r \rightarrow \sup(\N)} \overline{B_{\R^2}(O_2,r)} = \bigg[\R^2,{\Big(\overline{B_{\R^2}(O_2,r)}\Big)}_{r \in \N}\bigg]}</math>
donc <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}_2}\Bigg(\bigg[\R^2,{\Big(\overline{B_{\R^2}(O_2,r)}\Big)}_{r \in \N}\bigg]\Bigg) = {card}_{Q,{\cal R}_2}\Big(\lim_{r \in \N, r \rightarrow \sup(\N)} \overline{B_{\R^2}(O_2,r)}\Big) = \lim_{r \in \N, r \rightarrow \sup(\N)}{card}_{Q,{\cal R}_2}\Big(\overline{B_{\R^2}(O_2,r)}\Big)}</math>
<math>\forall r \in \N, \,\, {card}_{Q,{\cal R}_2}\Big(\overline{B_{\R^2}(O_2,r)}\Big) = ?</math>
Comme on sait que <math>{card}_{Q,{\cal R}_2}\Big(\overline{B_{\R^2}(O_2,1)}\Big) = \pi \,\,{card}_{Q,{\cal R}_1}^2([0,1[) + \pi \,\, {card}_{Q,{\cal R}_1}([0,1[) + 1 </math>
et que
<math>{card}_{Q,{\cal R}_1}([0,1[) = {card}_{Q,{\cal R}_1}([0,1]) - 1</math>
<math>{card}_{Q,{\cal R}_2}({[0,1[}^2) = {card}_{Q,{\cal R}_1}^2([0,1[) = {\Big({card}_{Q,{\cal R}_1}([0,1]) - 1\Big)}^2 = {card}_{Q,{\cal R}_1}^2([0,1]) - 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}_1}([0,1]) + 1</math>,
on a <math>{card}_{Q,{\cal R}_2}\Big(\overline{B_{\R^2}(O_2,1)}\Big) = \pi \,\,{card}_{Q,{\cal R}_1}^2([0,1]) - \pi \,\, {card}_{Q,{\cal R}_1}([0,1]) + 1 </math>.
Je crois que <math>\forall r \in \N, \,\, {card}_{Q,{\cal R}_2}\Big(\overline{B_{\R^2}(O_2,r)}\Big) = \pi \,\,{card}_{Q,{\cal R}_1}^2([0,r]) - \pi \,\, {card}_{Q,{\cal R}_1}([0,r]) + 1 </math>, mais je n'en suis pas certain.
Partant de là :
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}_2}\Bigg(\bigg[\R^2,{\Big(\overline{B_{\R^2}(O_2,r)}\Big)}_{r \in \N}\bigg]\Bigg)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}_2}\Big(\lim_{r \in \N, r \rightarrow \sup(\N)} \overline{B_{\R^2}(O_2,r)}\Big)}</math>
<math>\displaystyle{= \lim_{r \in \N, r \rightarrow \sup(\N)}{card}_{Q,{\cal R}_2}\Big(\overline{B_{\R^2}(O_2,r)}\Big)}</math>
<math>\displaystyle{= \lim_{r \in \N, r \rightarrow \sup(\N)}\Big(\pi \,\,{card}_{Q,{\cal R}_1}^2([0,r]) - \pi \,\, {card}_{Q,{\cal R}_1}([0,r]) + 1\Big)}</math>
<math>\displaystyle{= \pi \,\,\lim_{r \in \N, r \rightarrow \sup(\N)}{card}_{Q,{\cal R}_1}^2([0,r]) - \pi \,\, \lim_{r \in \R_+, r \rightarrow +\infty}{card}_{Q,{\cal R}_1}([0,r]) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= \pi \,\,{card}_{Q,{\cal R}_1}^2\Big(\lim_{r \in \N, r \rightarrow \sup(\N)}[0,r]\Big) - \pi \,\,{card}_{Q,{\cal R}_1}\Big(\lim_{r \in \N, r \rightarrow \sup(\N)}[0,r]\Big) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= \pi \,\,{card}_{Q,{\cal R}_1}^2\bigg(\Big[\R_+,{([0,r])}_{r \in \N}\Big]\bigg) - \pi \,\, {card}_{Q,{\cal R}_1}\bigg(\Big[\R_+,{([0,r])}_{r \in \N}\Big]\bigg) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= \frac{1}{4}\pi \,\,{\Bigg({card}_{Q,{\cal R}_1}\bigg(\Big[\R,{([-r,r])}_{r \in \N}\Big]\bigg)+1\Bigg)}^2 - \frac{1}{2}\pi \,\, \Bigg({card}_{Q,{\cal R}_1}\bigg(\Big[\R,{([-r,r])}_{r \in \N}\Big]\bigg) + 1\Bigg) + 1}</math>
<math>\displaystyle{= \frac{1}{4}\pi \,\,{card}_{Q,{\cal R}_1}^2\bigg(\Big[\R,{([-r,r])}_{r \in \N}\Big]\bigg) - \frac{1}{4}\pi + 1}</math>
<math>\displaystyle{\neq {card}_{Q,{\cal R}_1}^2\bigg(\Big[\R,{([-r,r])}_{r \in \N}\Big]\bigg)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}_2}\bigg(\Big[\R^2, {({[-r,r]}^2)}_{r \in \N}\Big]\bigg)}</math>}}
{{ancre|Définitions de + ∞ f, + ∞ F ( R ), + ∞ R, R ~, R ′, R ″ et R ″ ~}}
{{Théorème|titre='''Exemples 2 :'''|contenu=
''NB : Matheux philosophe, c'est moi, Guillaume FOUCART.''
''[Citation de "Matheux philosophe"]''
''[Citation de "bolza"]''
"L'infini" de l'intervalle <math>[0,1]</math> est-il plus grand que "l'infini" de l'intervalle <math>[0,10]</math> ?
Là encore intuitivement je comprends parfaitement qu'on puisse penser "oui".
Et effectivement on pourrait se dire qu'il y a beaucoup plus de quantité de matière
dans un fil de <math>10 \,\, cm</math> que dans un fil de <math>1 \,\, cm</math>.
Le problème c'est que la quantité de matière dans un fil de <math>10 \,\, cm</math> (ou de <math>1 \,\, cm</math>) est un nombre fini.
En effet, ils sont constitués d'un nombre fini d'atomes.
On compare donc ici deux ensembles finis dont un est plus grand que l'autre.
Mais entre ces atomes, il y a beaucoup de vide.
Pour que le fil corresponde exactement à la notion mathématiques d'intervalle,
il faudrait rajouter plein plein d'atomes pour combler ce vide et tous les relier entre eux,
et ce nombre d'atomes que l'on doit rajouter, c'est ''une infinité''.
Et il se trouve que le nombre d'atomes à rajouter pour le fil de <math>10 \,\, cm</math> et pour le fil de <math>1 \,\, cm</math> c'est la "même" infinité.
(car, il y a une bijection entre <math>[0,1]</math> et <math>[0,10]</math> et je n'ai pas besoin de l'axiome du choix pour la donner.
Une bijection ça veut dire que l'on a une correspondance '''un à un''' entre les éléments des deux ensembles)
---------------------------------------------------------------------------------------------------------
Bon je ne sais pas si tout cela t'a convaincu, mais les intervalles <math>[0,1]</math> et <math>[0,10]</math> ont bien "autant" de
points l'un l'autre au sens qui a été défini par les mathématiciens.
Ensuite tu peux très bien essayer de définir une fonction qui a des propriétés plus "intuitives"
sur la façon de "quantifier" les ensembles, mais je crois que cela existe déjà, ça s'appelle la "longueur".
En effet la longueur de l'intervalle <math>[0,1]</math>, c'est <math>1</math> et la longueur de l'intervalle <math>[0,10]</math> c'est <math>10</math>,
et <math>10 > 1</math>.
En fait je crois que tu confonds les notions de "cardinalité" et de "grandeur".
P.S : Pour bien comprendre la différence, imagine un fil élastique.
Tu tends le fil de façon à ce qu'il ait une longueur de <math>1 \,\, cm</math>,
ensuite tu l'étires jusqu'à atteindre une longueur de <math>10 \,\, cm</math>,
quand tu es passé de <math>1</math> à <math>10 \,\, cm</math>, tu n'as pas changé le nombre de "point" (le "cardinal") de l'élastique,
tu as seulement changé sa longueur.
''[Fin Citation de "bolza"]''
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Soit <math>n \in \N^*</math>.
''NB : Le cas d'une classe de parties bornées de <math>\mathbb{R}^n</math>, c'est-à-dire de la classe des parties compactes, convexes, (connexes) de <math>\mathbb{R}^n</math>, de classe (<math>\mathcal{C}^0</math>) et (<math>\mathcal{C}^1</math> par morceaux), a été traité, entièrement, par Michel COSTE, et il ne correspond pas aux intuitions de bolza.''
Soit <math>\forall i \in \N_n^*,\,\,{\cal R}_i</math> un repère orthonormé direct de <math>\mathbb{R}^i</math>, d'origine <math>O_i{(0)}_{j \in \N_i^*}</math>.
<math>\displaystyle{[0,10[ = \bigsqcup_{i \in {\mathbb{N}}^*_{10}} [i-1,i[}</math> et la réunion est disjointe.
Donc
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}_1}([0,10[) = {card}_{Q,{\cal R}_1}(\bigsqcup_{i \in {\mathbb{N}}^*_{10}} [i-1,i[) = \sum_{i \in {\mathbb{N}}^*_{10}} {card}_{Q,{\cal R}_1}([i-1,i[) = \sum_{i \in {\mathbb{N}}^*_{10}} {card}_{Q,{\cal R}_1}([0,1[) = {card}_{Q,{\cal R}_1}([0,1[) \sum_{i \in {\mathbb{N}}^*_{10}} 1 = 10 \,\, {card}_{Q,{\cal R}_1}([0,1[) \neq {card}_{Q,{\cal R}_1}([0,1[)}</math>
alors que
<math>\displaystyle{{card}_P([0,10[) = {card}_P(\bigsqcup_{i \in {\mathbb{N}}^*_{10}} [i-1,i[) = \sum_{i \in {\mathbb{N}}^*_{10}} {card}_P( [i-1,i[) = \sum_{i \in {\mathbb{N}}^*_{10}} {card}_P([0,1[) = {card}_P([0,1[) \,\, \sum_{i \in {\mathbb{N}}^*_{10}} 1 = 10 \,\, {card}_P([0,1[) = {card}_P([0,1[)}</math>
''On considère le plafonnement carré de <math>\R^2</math>, autour de l'origine <math>O_2</math> du repère orthonormé direct <math>{\cal R}_2</math> : <math>\Big[\R^2, {({[-r,r]}^2)}_{r \in \N}\Big]</math>.''
''Dans ce qui suit, où les intégrales sont encore à définir et <math>{card}_Q</math> n'est pas une mesure au sens usuel , on doit avoir et on cherche à avoir :''
''Cf. pour la définition de certains termes et le détail de certains calculs :''
'''''"2 calculs de la F-quantité de <math>\R^2</math> aboutissant à des résultats différents, suivant que l'on adopte 2 plafonnements, {associés à <math>|</math> de} <math>\R^2</math>, différents, autour de l'origine <math>O_2(0,0)</math> d'un même repère orthonormé direct <math>{\cal R}_2</math> de <math>\R^2</math> :"'''''
On a : <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}_2}\bigg(\Big[\R^2, {({[-r,r]}^2)}_{r \in \N}\Big]\bigg) = {card}_{Q,{\cal R}_2}\bigg({\Big[\R, {({[-r,r]})}_{r \in \N}\Big]}^2\bigg) = {\Bigg({card}_{Q,{\cal R}_1}\bigg(\Big[\R, {({[-r,r]})}_{r \in \N}\Big]\bigg)\Bigg)}^2 > {card}_{Q,{\cal R}_1}\bigg(\Big[\R, {({[-r,r]})}_{r \in \N}\Big]\bigg)}</math>
On peut retrouver cette formule de la façon suivante :
Comme <math>\displaystyle{\Big[\R^2, {({[-r,r]}^2)}_{r \in \N}\Big] = {\Big[\R, {({[-r,r]})}_{r \in \N} \Big]}^2 = \bigsqcup_{x \in \Big[\R, {({[-r,r]})}_{r \in \N}\Big]} \bigg \{(x,y) \in {\Big[\R, {({[-r,r]})}_{r \in \N} \Big]}^2 \bigg|y \in \Big[\R, {({[-r,r]})}_{r \in \N} \Big]\bigg\}}</math> et que la réunion est disjointe,
c'est-à-dire, en posant <math>\displaystyle{R_1 = \Big[\R, {({[-r,r]})}_{r \in \N}\Big]}</math> et <math>\displaystyle{R_1^2 = {\Big[\R, {({[-r,r]})}_{r \in \N}\Big]}^2}</math>,
comme <math>\displaystyle{\Big[\R^2, {({[-r,r]}^2)}_{r \in \N}\Big] = R_1^2 = \bigsqcup_{x \in R_1} \{(x,y) \in R_1^2 |y \in R_1\}}</math> et que la réunion est disjointe,
on a :
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}_2}\bigg(\Big[\R^2,{({[-r,r]}^2)}_{r \in \N}\Big]\bigg) }</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}_2}\bigg({\Big[\R,{({[-r,r]})}_{r \in \N}\Big]}^2\bigg) }</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}_2}(R_1^2)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}_2}\Big(\bigsqcup_{x \in R_1} \{(x,y) \in R_1^2|y \in R_1\}\Big)}</math>
<math>\displaystyle{= \int_{R_1} {card}_{Q,{\cal R}_2}\Big(\{(x,y) \in R_1^2|y \in R_1\}\Big) \,\, d \,\, {card}_{Q,{\cal R}_1}(x)}</math>
<math>\displaystyle{= \int_{R_1} {card}_{Q,{\cal R}_1}(R_1) \,\, d \,\,{card}_{Q,{\cal R}_1}(x)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}_1}(R_1) \,\,\int_{R_1} \,\, d \,\,{card}_{Q,{\cal R}_1}(x)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}_1}(R_1) \,\, {card}_{Q,{\cal R}_1}(R_1)}</math>
<math>\displaystyle{= {\Big({card}_{Q,{\cal R}_1}(R_1)\Big)}^2}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}_1}^2(R_1)}</math>
<math>\displaystyle{> {card}_{Q,{\cal R}_1}(R_1)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}_1}\bigg(\Big[\R,{({[-r,r]})}_{r \in \N}\Big]\bigg)}</math>
alors qu'on a : <math>\displaystyle{{card}_P({\mathbb{R}}^2) = {\Big({card}_P(\mathbb{R})\Big)}^2 = {card}_P(\mathbb{R})}</math>
(Remarque : On aurait pu remplacer <math>\mathbb{R}</math> par <math>[0,1]</math> et <math>{\mathbb{R}}^2</math> par <math>{[0,1]}^2</math>.)
''ou plus simple :''
On a : <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}_2}\Bigg(\bigg[\N^2,{{(\N \bigcap [0,p])}^2}_{p \in \N}\bigg]\Bigg) = {card}_{Q,{\cal R}_2}\bigg({\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^2\bigg) = {\Bigg({card}_{Q,{\cal R}_1}\bigg(\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]\bigg)\Bigg)}^2 > {card}_{Q,{\cal R}_1}\bigg(\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]\bigg)}</math>
On peut retrouver cette formule de la façon suivante :
Comme <math>\displaystyle{\bigg[\N^2,{{(\N \bigcap [0,p])}^2}_{p \in \N}\bigg] = {\bigg[\N,{{(\N \bigcap [0,p])}}_{p \in \N}\bigg]}^2= \bigsqcup_{n \in \mathbb{N}} \Bigg\{(n,m) \in {\bigg[\N,{{(\N \bigcap [0,p])}}_{p \in \N}\bigg]}^2 \Bigg|m \in \bigg[\N,{{(\N \bigcap [0,p])}}_{p \in \N}\bigg] \Bigg\}}</math> et que la réunion est disjointe
c'est-à-dire en posant : <math>\displaystyle{N_1 = \bigg[\N,{{(\N \bigcap [0,p])}}_{p \in \N}\bigg]}</math> et <math>\displaystyle{N_1^2 = {\bigg[\N,{{(\N \bigcap [0,p])}}_{p \in \N}\bigg]}^2}</math>
comme <math>\displaystyle{\bigg[\N^2,{{(\N \bigcap [0,p])}^2}_{p \in \N}\bigg] = N_1^2 = \bigsqcup_{n \in N_1} \{(n,m) \in N_1^2 |m \in N_1\}}</math> et que la réunion est disjointe,
on a :
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}_2}\Bigg({\bigg[\N^2, {(\N \bigcap [0,p])}^2}_{p \in \N}\bigg]\Bigg)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}_2}\bigg({\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]}^2\bigg)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}_2}(N_1^2)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}_2}\Big(\bigsqcup_{n \in N_1} \{(n,m) \in N_1^2 |m \in N_1\}\Big)}</math>
<math>\displaystyle{= \sum_{n \in N_1} {card}_{Q,{\cal R}_2}\Big(\{(n,m) \in N_1^2 |m \in N_1\} \Big)}</math>
<math>\displaystyle{= \sum_{n \in N_1} {card}_{Q,{\cal R}_1}(N_1)}</math>
<math>\displaystyle{={card}_{Q,{\cal R}_1}(N_1) \,\,\sum_{n \in N_1} 1}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}_1}(N_1) \,\, {card}_{Q,{\cal R}_1}(N_1)}</math>
<math>\displaystyle{= {\Big({card}_{Q,{\cal R}_1}(N_1)\Big)}^2 }</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}_1}^2(N_1)}</math>
<math>\displaystyle{> {card}_{Q,{\cal R}_1}(N_1)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}_1}\bigg(\Big[\N,{(\N \bigcap [0,p])}_{p \in \N}\Big]\bigg)}</math>
alors qu'on a <math>\displaystyle{{card}_P({\mathbb{N}}^2) = {\Big( {card}_P(\mathbb{N})\Big)}^2 = {card}_P(\mathbb{N})}</math>
et plus généralement :
Soit <math>E' \in {PV}({\mathbb{R}}^n)</math>.
Si <math>\forall x \in E', \,\, A_x \in {PV}({\mathbb{R}}^n)</math> et <math>\displaystyle{\forall x,y \in E', \,\, x \neq y, \,\, A_x \bigcap A_y = \emptyset}</math> et <math>\displaystyle{A = \bigsqcup_{x \in E'} A_x}</math>
alors <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}_n}(A) = {card}_{Q,{\cal R}_n}\Big(\bigsqcup_{x \in E'} A_x\Big) = \int_{E'} {card}_{Q,{\cal R}_n}(A_x) \,\, d \,\, {card}_{Q,{\cal R}_n}(x)}</math>
alors que
<math>\displaystyle{(*) \,\, {card}_P(A) = {card}_P\Big(\bigsqcup_{x \in E'} A_x\Big) = \int_{E'} {card}_P(A_x) \,\, d \,\, {card}_{Q,{\cal R}_n}(x)}</math>
Remarque : <math>\displaystyle{\exists E'' \in {\cal P} (E') \,\, : \,\, E''=\{x \in E', \,\, A_x \neq \emptyset\}}</math> et <math>\displaystyle{A = \bigsqcup_{x \in E''} A_x}</math>
''(24-06-2021 : Rectification : La notion de F-quantité n'est pas a priori une mesure définie sur <math>{PV}(\R^n)</math>, car <math>{PV}(\R^n)</math> n'est pas a priori une tribu de parties. Donc, on n'a pas nécessairement prouvé que les résultats des exemples mentionnés ci-dessus et ci-dessous sont assurés.)''
''Dans la suite de ce message, il y a vraisemblablement quelques précautions à prendre [et peut-être même dans ce qui précède concernant les égalités <math>(*)</math> impliquant à la fois la F-quantité et le cardinal potentiel] :''
''Une égalité n'impliquant que des F-quantité ou que des cardinaux potentiels, n'a pas le même sens et la même interprétation qu'une égalité impliquant à la fois le cardinal potentiel et la F-quantité.''
Comme d'une part, on a : <math>\displaystyle{{card}_P(\R^2) = {card}_P(\R)}</math>
et d'autre part, on a :
<math>{card}_P({\mathbb{R}}^2) = {card}_P( \bigsqcup_{x \in \mathbb{R}} \{(x,y) \in {\mathbb{R}}^2 |y \in \mathbb{R}\}) = \int_{\mathbb{R}} {card}_P(\{(x,y) \in {\mathbb{R}}^2 |y \in \mathbb{R}\}) \,\, d \,\, {card}_{Q,{\cal R}_1}(x) = \int_{\mathbb{R}} {card}_P(\mathbb{R}) \,\, d \,\,{card}_{Q,{\cal R}_1}(x)</math>.
<math>\displaystyle{= {card}_P(\mathbb{R}) \,\,\int_{\mathbb{R}} \,\, d \,\,{card}_{Q,{\cal R}_1}(x) = {card}_P(\mathbb{R}) \,\, {card}_{Q,{\cal R}_1}(\mathbb{R})}</math>
On obtient la formule :
<math>\displaystyle{{card}_P(\mathbb{R}) = {card}_P(\mathbb{R}) \,\, {card}_{Q,{\cal R}_1}(\mathbb{R})}</math>
''[Fin de Citation de "Matheux philosophe"]''}}
{{ancre|Exemples 2 ("Suite 1 Cardinal quantitatif de parties de R n(26)" )}}
{{Théorème|titre='''Plafonnement sphérique, {associé à <math>|</math> de} <math>\R^n</math>, autour de l'origine <math>O_n</math> d'un repère orthonormé direct <math>\cal R_n</math> de <math>\R^n</math>, avec <math>n \in \N^*</math> :'''|contenu=
Soit <math>n \in \N^*</math>.
Si, dans le cadre de cette théorie, on suppose que ''l'espace <math>\R^n</math> muni d'un repère orthonormé direct <math>{\cal R}_n</math>, d'origine <math>O_n{(0)}_{i \in\N_n^*}</math>, admet comme plafonnement sphérique, autour de l'origine, <math>\displaystyle{\bigg[\R^n, {\Big(\overline{B_{\R^n}(O_n,r)}\Big)}_{r \in \N} \bigg] = \lim_{r \in \N, r \rightarrow \sup(\N)} \overline{B_{\R^n}(O_n,r)}}</math>, on a alors :''
<math>\forall M,M' \in \R^n, \,\, M \neq O_n, \,\, M' \neq O_n, \,\,card_{Q,\cal R_n}\Big((O_nM)\Big) = card_{Q,\cal R_n}\Big((O_nM')\Big) = card_{Q,\cal R_1}(\R)</math>
et <math>\forall M,M' \in\R^n, \,\, M \neq O_n, \,\, M' \neq O_n, \,\,card_{Q,\cal R_n}\Big([O_nM)\Big) = card_{Q,\cal R_n}\Big([O_nM')\Big) = card_{Q,\cal R_1}(\R_+) = \frac12card_{Q,\cal R_1}(\R) + \frac12</math>
<math>= \frac12 card_{Q,\cal R_n}\Big((O_nM)\Big) + \frac12</math>.
Mais, <math>\forall A \in \R^n, \,\, A \neq O_n,\,\, \forall M \in\R^n, \,\, M \neq O_n,\,\, M \neq A, \,\,card_{Q,\cal R_n}\Big((AM)\Big) \ne card_{Q,\cal R_n}\Big((O_nM)\Big)</math>
et même <math>{card}_{Q,{\cal R}_n}\Big([AM)\Big) < {card}_{Q,{\cal R}_n}\Big((AM)\Big) < {card}_{Q,{\cal R}_n}\Big((O_nM)\Big)</math>
et <math>\forall A,B \in \R^n, \,\, A \neq O_n,\,\, B \neq O_n, \,\, A \neq B, \,\, \forall M \in \R^n, \,\, M \neq O_n, \,\,card_{Q,\cal R_n}\Big((AB)\Big) \neq card_{Q,\cal R_n}\Big((O_nM)\Big)</math>
et même <math>card_{Q,\cal R_n}\Big([AB)\Big) <card_{Q,\cal R_n}\Big((AB)\Big) <card_{Q,\cal R_n}\Big((O_nM)\Big)</math>.
On peut avoir : <math>\forall A \in \R^n, \,\, A \neq O_n,\,\, \forall M \in\R^n, \,\, M \neq O_n,\,\, M \neq A,</math>
<math>card_{Q,\cal R_n}\Big([AM)\Big) <card_{Q,\cal R_n}\Big([O_nM)\Big)</math> ou <math>card_{Q,\cal R_n}\Big([AM)\Big) >card_{Q,\cal R_n}\Big([O_nM)\Big)</math> ou <math>card_{Q,\cal R_n}\Big([AM)\Big) =card_{Q,\cal R_n}\Big([O_nM)\Big)</math>.
On peut avoir : <math>\forall A,B \in\R^n, \,\, A \neq O_n,\,\, B \neq O_n, \,\, A \neq B, \,\, \forall M \in \R^n, \,\, M \neq O_n,</math>
<math>{card}_{Q,{\cal R}_n}\Big([AB)\Big) < {card}_{Q,{\cal R}_n}\Big([O_nM)\Big)</math> ou <math>{card}_{Q,{\cal R}_n}\Big([AB)\Big) > {card}_{Q,{\cal R}_n}\Big([O_nM)\Big)</math> ou <math>{card}_{Q,{\cal R}_n}\Big([AB)\Big) = {card}_{Q,{\cal R}_n}\Big([O_nM)\Big)</math>.}}
<small>
'''''Remarque importante :''''' Lorsqu'on parle d'une partie non bornée <math>B</math> dans un espace qui est un plafonnement <math>[A, {(A_i)}_{i \in I}]</math>,
au lieu de parler de la F-quantité relative au repère <math>\mathcal{R}</math>, de la partie <math>B</math>, "<math>{card}_{Q, \mathcal{R}}(B)</math>", on devrait plutôt parler de la F-quantité relative au repère <math>\mathcal{R}</math> et au plafonnement <math>[A, {(A_i)}_{i \in I}]</math>, de la partie <math>B</math>, "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(B)</math>",
et dans ce cas on a : "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(B) \underset{d\acute{e}f}{=} {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(B \bigcap [A, {(A_i)}_{i \in I}]\Big) = {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big([B \bigcap A, {\Big(B \bigcap A_i\Big)}_{i \in I}\Big]\Big)</math>",
et, en particulier, on a : "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(A) \underset{d\acute{e}f}{=} {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(A \bigcap [A, {(A_i)}_{i \in I}]\Big) = {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(\Big[A, {\Big(A \bigcap A_i\Big)}_{i \in I}\Big]\Big) \underset{prop ?}{=} {card}_{Q, \mathcal{R}}([A, {(A_i)}_{i \in I}])</math>".
Quand on parle de "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(B)</math>", il se peut que la mention du repère <math>\mathcal{R}</math> soit inutile et superflue.
Lorsque la famille <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> est une famille de parties de <math>\R^n</math>, bornées ou du moins convexes (connexes), bornées, de classe (<math>\mathcal{C}^0</math>) et (<math>\mathcal{C}^1</math> par morceaux), alors quand on parle de "<math>{card}_{Q, \mathcal{R}}([A, {(A_i)}_{i \in I}])</math>", il se peut que la mention du repère <math>\mathcal{R}</math> soit inutile et superflue.
</small>
==='''Hypothèses de définition supplémentaires traitant du cas de la F-quantité des parties non bornées de <math>\R^n</math>, pour <math>n \in \N^*</math>'''===
{{Théorème|titre=|contenu=Soit <math>n \in \N^*</math>.
Si, dans le cadre de cette théorie, on suppose que ''l'espace <math>\R^n</math> muni d'un repère orthonormé direct <math>{\cal R}_n</math>, d'origine <math>O_n{(0)}_{i \in\N_n^*}</math>, admet comme plafonnement sphérique, autour de l'origine, <math>\displaystyle{\bigg[\R^n, {\Big(\overline{B_{\R^n}(O_n,r)}\Big)}_{r \in \N} \bigg] = \lim_{r \in \N, r \rightarrow \sup(\N)} \overline{B_{\R^n}(O_n,r)}}</math>, on a alors :''
C) <math>\forall I \,\, \mbox{intervalle de} \,\, \mathbb{R}^n</math>,
<math>\forall \theta_n \in \begin{cases}
\{0, \pi\} + 2 \pi \Z & \text{si } n=1 \\
\R^{n-1}& \text{si } n \neq 1 \\
\end{cases}</math>,
<math>{card}_{Q,{\cal R}}\Big({rot}_{(O, \theta_n)} (I) \Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(I)</math>,
où
<math>\forall \theta_n \in \begin{cases}
\{0, \pi\} + 2 \pi \Z & \text{si }n=1 \\
{\mathbb{R}}^{n-1} & \text{si } n \neq 1 \\
\end{cases}</math>,
<math>{rot}_{(O, \theta_n)}\,\, : \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, \rightarrow \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, : \,\, A \,\, \mapsto \,\, {rot}_{(O, \theta_n)}(A)</math>, est la rotation (sphérique) de centre <math>O</math> et d'"angle" <math>\theta_n</math>, dans l'espace <math>\R^n</math>.
D) <math>\forall A \in {\cal P}({\mathbb{R}}^n)</math>,
<math>\forall \theta_n \in \begin{cases}
\{0, \pi\} + 2 \pi \Z & \text{si } n=1 \\
\R^{n-1}& \text{si } n \neq 1 \\
\end{cases}</math>,
<math>{card}_{Q,{\cal R}}\Big({rot}_{(O, \theta_n)} (A) \Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(A)</math>,
où
<math>\forall \theta_n \in \begin{cases}
\{0, \pi\} + 2 \pi \Z & \text{si }n=1 \\
{\mathbb{R}}^{n-1} & \text{si } n \neq 1 \\
\end{cases}</math>,
<math>{rot}_{(O, \theta_n)}\,\, : \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, \rightarrow \,\, \mathcal{P}(\R^n) \,\, : \,\, A \,\, \mapsto \,\, {rot}_{(O, \theta_n)}(A)</math>, est la rotation (sphérique) de centre <math>O</math> et d'"angle" <math>\theta_n</math>, dans l'espace <math>\R^n</math>.
F)
a) <math>\displaystyle{A \in {\cal P}_{non \,\, born\acute{e}e}(\R^n)}</math>,
<math>\displaystyle{et \,\, telle \,\,que\,\,\exists P_0 \in {\cal P}({\R}^n)\,\, d\acute{e}limit\acute{e}e \,\, par \,\, un \,\, (hyper?)plan \,\, H_0 \,\, passant \,\, par \,\, O}</math>
<math>\displaystyle{et \,\, telle \,\, que \,\, A \subset P_0}</math>
<math>{\Rightarrow}</math>
<math>{\forall x_0,{x_0}' \in \R^n,}</math>
<math>\displaystyle{\exists {x_{\parallel_{H_0}}}, {x_{\parallel_{H_0}}}' \in \R^n, {x_{\parallel_{H_0}}}, {x_{\parallel_{H_0}}}'\parallel H_0 \,\, et \,\,\exists {x_{\perp_{H_0}}}, {x_{\perp_{H_0}}}' \in \R^n, {x_{\perp_{H_0}}}, {x_{\perp_{H_0}}}' \perp H_0,}</math>
<math>\displaystyle{x_0 = {x_{\parallel_{H_0}}} + {x_{\perp_{H_0}}}, {x_0}' = {x_{\parallel_{H_0}}}' + {x_{\perp_{H_0}}}'}</math>
<math>\displaystyle{et \,\, {x_{\perp_{H_0}}}, {x_{\perp_{H_0}}}' \,\,orientes \,\, vers \,\,P_0}</math>
<math>\displaystyle{et \,\, tels \,\, que \,\, \|x_0\|<\|{x_0}'\|,}</math>
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(A + x_0) >{card}_{Q,{\cal R}}(A + {x_0}')}</math>
(Hypothèse de définition en cours d'étude)
b) <math>\forall a, a' \in \R^n, \,\,\forall b ,b' \in \R^n, \,\, \|b\| < \|b'\|,</math>
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}\Big({epi}(a.{id}_{\mathbb{R}^n} + b)\Big) = {card}_{Q,{\cal R}}\Big({epi}(a'.{id}_{\mathbb{R}^n} + b)\Big),}</math>
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}\Big({epi}(a.{id}_{\mathbb{R}^n} + b)\Big) > {card}_{Q,{\cal R}}\Big({epi}(a.{id}_{\mathbb{R}^n} + b')\Big)}</math> si <math>b, b' \perp H_{a,0} = a.{id}_{\mathbb{R}^n}(\mathbb{R}^n)</math>.
(Hypothèse de définition en cours d'étude)}}
<small>
'''Remarque (Sous réserve) :''' Dans le cas borné, on a soit 2) avec ses implications et non [3)F)a) ou 3)F)b)], soit le contraire, mais pas les 2.
'''Remarque importante :''' Lorsqu'on parle d'une partie non bornée <math>B</math> dans un espace qui est un plafonnement <math>[A, {(A_i)}_{i \in I}]</math>,
au lieu de parler de la F-quantité relative au repère <math>\mathcal{R}</math>, de la partie <math>B</math>, "<math>{card}_{Q, \mathcal{R}}(B)</math>", on devrait plutôt parler de la F-quantité relative au repère <math>\mathcal{R}</math> et au plafonnement <math>[A, {(A_i)}_{i \in I}]</math>, de la partie <math>B</math>, "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(B)</math>",
et dans ce cas on a : "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(B) \underset{d\acute{e}f}{=} {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(B \bigcap [A, {(A_i)}_{i \in I}]\Big) = {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big([B \bigcap A, {\Big(B \bigcap A_i\Big)}_{i \in I}\Big]\Big)</math>",
et, en particulier, on a : "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(A) \underset{d\acute{e}f}{=} {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(A \bigcap [A, {(A_i)}_{i \in I}]\Big) = {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(\Big[A, {\Big(A \bigcap A_i\Big)}_{i \in I}\Big]\Big) \underset{prop ?}{=} {card}_{Q, \mathcal{R}}([A, {(A_i)}_{i \in I}])</math>".
Quand on parle de "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(B)</math>", il se peut que la mention du repère <math>\mathcal{R}</math> soit inutile et superflue.
Lorsque la famille <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> est une famille de parties de <math>\R^n</math>, bornées ou du moins convexes (connexes), bornées, de classe (<math>\mathcal{C}^0</math>) et (<math>\mathcal{C}^1</math> par morceaux), alors quand on parle de "<math>{card}_{Q, \mathcal{R}}([A, {(A_i)}_{i \in I}])</math>", il se peut que la mention du repère <math>\mathcal{R}</math> soit inutile et superflue.
</small>
==='''Définitions de <math>{{\mathcal{P}oly}convexes}(\R^N)</math>, <math>{{\mathcal{P}oly}convexes}_i(\R^N)</math>, <math>{{\mathcal{P}oly}{\mathcal{P}olytopes}}(\R^N)</math>, <math>{{\mathcal{P}oly}{\mathcal{P}olytopes}_i}(\R^N)</math>, <math>{{\mathcal{P}oly}{PV}}(\R^N)</math>, <math>{{\mathcal{P}oly}{PV}_i}(\R^N)</math>, etc, pour <math>i \in \N_N</math> et <math>N \in \N^*</math>'''===
Soit <math>N \in \N^*</math>.
<math>{{\mathcal{P}oly}convexes}(\R^N)= {{\mathcal{P}oly}_{finies}convexes}(\R^N)\bigsqcup{{\mathcal{P}oly}_{0}convexes}(\R^N)
={{\mathcal{P}oly}\mathcal{P}_{convexes}}(\R^N) = {{\mathcal{P}oly}_{finies}\mathcal{P}_{convexes}}(\R^N) \bigsqcup {{\mathcal{P}oly}_{0}\mathcal{P}_{convexes}}(\R^N)</math>.
<math>{{\mathcal{P}oly}_{finies}convexes}(\R^N)={{\mathcal{P}oly}_{finies}\mathcal{P}_{convexes}}(\R^N)</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{n\in I}A_{n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,I\,\,ensemble,\,\,{card}_{P}(I)<\aleph_{0},\,\,\forall n\in I,\,\,A_{n}^{N}\in\mathcal{P}_{convexes}(\R^N)\}}</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigcup_{n\in I}A_{n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,I\,\,ensemble,\,\,{card}_{P}(I)<\aleph_{0},\,\,\forall n\in I,\,\,A_{n}^{N}\in\mathcal{P}_{convexes}(\R^N) \,\, et \,\,\forall n_{1},n_{2}\in I,\,\,n_{1}\neq n_{2},\,\,A_{n_{1}}^{N}\bigcap A_{n_{2}}^{N}=\emptyset\}}</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{n\in\N_{m}^{*}}A_{n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,m\in\N^{*},\,\,\forall n\in\N_{m}^{*},\,\,A_{n}^{N}\in\mathcal{P}_{convexes}(\R^N)\}}</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigcup_{n\in\N_{m}^{*}}A_{n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,m\in\N^{*},\,\,\forall n\in\N_{m}^{*},\,\,A_{n}^{N}\in\mathcal{P}_{convexes}(\R^N)\,\,et\,\,\forall n_{1},n_{2}\in\N_{m}^{*},\,\,n_{1}\neq n_{2},\,\,A_{n_{1}}^{N}\bigcap A_{n_{2}}^{N}=\emptyset\}}</math>
et
<math>{{\mathcal{P}oly}_{finies}convexes}(\R^N)={{\mathcal{P}oly}_{finies}\mathcal{P}_{convexes}}(\R^N)</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{i\in\N_{N}}A_{i}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,\forall i\in\N_{N},\,\,A_{i}^{N}\in{{\mathcal{P}oly}_{finies}convexes}_{i}(\R^N)\}}</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{i\in\N_{N}}A_{i}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,\forall i\in\N_{N},\,\,A_{i}^{N}\in{{\mathcal{P}oly}_{finies}{\mathcal{P}_{{dim}\,\,i,convexes}}}(\R^N)\}}</math>
où
<math>\forall i\in\N_{N}</math>,
<math>{{\mathcal{P}oly}_{finies}convexes}_{i}(\R^N)={{\mathcal{P}oly}_{finies}{\mathcal{P}_{{dim}\,\,i,convexes}}}(\R^N)</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{n\in I}A_{i,n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,I\,\,ensemble,\,\,{card}_{P}(I)<\aleph_{0},\,\,\forall n\in I,\,\,A_{i,n}^{N}\in\mathcal{P}_{convexes}(\R^N)\,\,et\,\,{dim}(A_{i,n}^{N})=i\}}</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{n\in\N_{m}^{*}}A_{i,n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,m\in\N^{*},\,\,\forall n\in\N_{m}^{*},\,\,A_{i,n}^{N}\in\mathcal{P}_{convexes}(\R^N)\,\,et\,\,{dim}(A_{i,n}^{N})=i\}}</math>.
<math>{{\mathcal{P}oly}_{0}convexes}(\R^N)={{\mathcal{P}oly}_{0}\mathcal{P}_{convexes}}(\R^N)</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{n\in I}A_{n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,I\,\,ensemble,\,\,{card}_{P}(I)=\aleph_{0},\,\,\forall n\in I,\,\,A_{n}^{N}\in\mathcal{P}_{convexes}(\R^N)\}}</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigcup_{n\in I}A_{n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,I\,\,ensemble,\,\,{card}_{P}(I)=\aleph_{0},\,\,\forall n\in I,\,\,A_{n}^{N}\in\mathcal{P}_{convexes}(\R) \,\,et\,\,\forall n_{1},n_{2}\in I,\,\,n_{1}\neq n_{2},\,\,A_{n_{1}}^{N}\bigcap A_{n_{2}}^{N}=\emptyset\}}</math>
et
<math>{{\mathcal{P}oly}_{0}convexes}(\R^N)={{\mathcal{P}oly}_{0}\mathcal{P}_{convexes}}(\R^N)</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{i\in\N_{N}}A_{i}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,\forall i\in\N_{N},\,\,I_{i}\,\,ensemble,\,\,\sum_{i\in\N_{N}}{card}_{P}(I_{i})=\aleph_{0},\,\,A_{i}^{N}=\bigsqcup_{n\in I_{i}}A_{i,n}^{N} \,\, et \,\,\forall n\in I_{i},\,\,A_{i,n}^{N} \in\mathcal{P}_{convexes}(\R^N)\,\,et\,\,{dim}(A_{i,n}^{N})=i\}}</math>
où
<math>\forall i\in\N_{N}</math>,
<math>{{\mathcal{P}oly}_{0}convexes}_{i}(\R^N)={{\mathcal{P}oly}_{0}{\mathcal{P}_{{dim}\,\,i,convexes}}}(\R^N)</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{n\in I}A_{i,n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,I\,\,ensemble,\,\,{card}_{P}(I)=\aleph_{0},\,\,\forall n\in I,\,\,A_{i,n}^{N}\in\mathcal{P}_{convexes}(\R^N)\,\,et\,\,{dim}(A_{i,n}^{N})=i\}}</math>.
<math>{{\mathcal{P}oly}{\mathcal{P}olytopes}}(\R^N) = {{\mathcal{P}oly}_{finies}{\mathcal{P}olytopes}}(\R^N) \bigsqcup {{\mathcal{P}oly}_{0}{\mathcal{P}olytopes}}(\R^N)</math>.
<math>{{\mathcal{P}oly}_{finies}{\mathcal{P}olytopes}}(\R^N)</math>
<math>=\{P^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,P^N \,\, {poly}_{finies}polytope \,\, de \,\, \R^N \,\, (c\mbox{-}\grave{a}\mbox{-}d \,\, {poly}_{finies}poly\grave{e}dre \,\, compact, \,\, {poly}_{finies}convexe \,\, de \,\, \R^N)\}</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{n\in I}P_{n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,I\,\,ensemble,\,\,{card}_{P}(I)<\aleph_{0},\,\,\forall n\in I,\,\,P_{n}^{N}\in {\mathcal{P}olytopes}(\R^N)\}}</math>
<math>(\displaystyle{=\{\bigcup_{n\in I}P_{n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,I\,\,ensemble,\,\,{card}_{P}(I)<\aleph_{0},\,\,\forall n\in I,\,\,P_{n}^{N}\in{\mathcal{P}olytopes}(\R^N) \,\, et \,\, \forall n_{1},n_{2}\in I,\,\,n_{1}\neq n_{2},\,\,P_{n_{1}}^{N}\bigcap P_{n_{2}}^{N}=\emptyset\}})</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{n\in\N_{m}^{*}}P_{n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,m\in\N^{*},\forall n\in\N_{m}^{*},\,\,P_{n}^{N}\in{\mathcal{P}olytopes}(\R^N)\}}</math>
(<math>\displaystyle{=\{\bigcup_{n\in\N_{m}^{*}}P_{n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,m\in\N^{*},\,\,\forall n\in\N_{m}^{*},\,\,P_{n}^{N}\in{\mathcal{P}olytopes}(\R^N) \,\, et \,\,\forall n_{1},n_{2}\in\N_{m}^{*},\,\,n_{1}\neq n_{2},\,\,P_{n_{1}}^{N}\bigcap P_{n_{2}}^{N}=\emptyset\}}</math>)
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{i\in\N_{N}}P_{i}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,\forall i\in\N_{N},\,\,P_{i}^{N}\in{{\mathcal{P}oly}_{finies}{\mathcal{P}olytopes}_{i}}(\R^N)\}}</math>
(<math>\displaystyle{=\{\bigcup_{i\in\N_{N}}P_{i}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,\forall i\in\N_{N},\,\,P_{i}^{N}\in{{\mathcal{P}oly}_{finies}{\mathcal{P}olytopes}_{i}}(\R^N)\,\,et\,\,\forall i_{1},i_{2}\in\N_{N},\,\,i_{1}\neq i_{2},\,\,P_{i_{1}}^{N}\bigcap P_{i_{2}}^{N}=\emptyset\}}</math>)
où <math>\forall i\in\N_{N}</math>,
<math>{{\mathcal{P}oly}_{finies}{\mathcal{P}olytopes}_{i}}(\R^N)</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{n\in\N_{m}^{*}}P_{i,n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,m\in\N^{*},\,\,\forall n\in\N_{m}^{*},\,\,\,\,P_{i,n}^N \,\, polytope \,\, de \,\, \R^N \,\, (c\mbox{-}\grave{a}\mbox{-}d \,\, poly\grave{e}dre \,\, compact, \,\, convexe \,\, de \,\, \R^N)\,\, et \,\,{dim}(P_{i,n}^{N})=i\}}</math>.
(On a : <math>\displaystyle{{{\mathcal{P}oly}_{finies}{\mathcal{P}olytopes}_{i}}(\R^N) = \{P_i^N \in {{\mathcal{P}oly}_{finies}{\mathcal{P}olytopes}}(\R^N) \,\, |\,\, {dim}(P_i^N) = i\}}</math>.)
<math>{{\mathcal{P}oly}_{0}{\mathcal{P}olytopes}}(\R^N)</math>
<math>=\{P^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,P^N \,\, {poly}_{0}polytope \,\, de \,\, \R^N \,\, (c\mbox{-}\grave{a}\mbox{-}d \,\, {poly}_{0}poly\grave{e}dre \,\, {poly}_{0}compact, \,\, {poly}_{0}convexe \,\, de \,\, \R^N)\}</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{n\in I}P_{n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,I\,\,ensemble,\,\,{card}_{P}(I)=\aleph_{0},\,\,\forall n\in I,\,\,P_{n}^{N}\in{\mathcal{P}olytopes}(\R^N)\}}</math>
(<math>\displaystyle{=\{\bigcup_{n\in I}P_{n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,I\,\,ensemble,\,\,{card}_{P}(I)=\aleph_{0},\,\,\forall n\in I,\,\,P_{n}^{N}\in{\mathcal{P}olytopes}(\R^N)\,\,et\,\,\forall n_{1},n_{2}\in I,\,\,n_{1}\neq n_{2},\,\,P_{n_{1}}^{N}\bigcap P_{n_{2}}^{N}=\emptyset\}}</math>)
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{i\in\N_{N}}P_{i}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,\forall i\in\N_{N},\,\,P_{i}^{N}\in{{\mathcal{P}oly}_{0}{\mathcal{P}olytopes}_{i}}(\R^N)\}}</math>
(<math>\displaystyle{=\{\bigcup_{i\in\N_{N}}P_{i}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,\forall i\in\N_{N},\,\,P_{i}^{N}\in{{\mathcal{P}oly}_{0}{\mathcal{P}olytopes}_{i}}(\R^N)\,\,et\,\,\forall i_{1},i_{2}\in\N_{N},\,\,i_{1}\neq i_{2},\,\,P_{i_{1}}^{N}\bigcap P_{i_{2}}^{N}=\emptyset\}}</math>)
où <math>\forall i\in\N_{N}</math>,
<math>{{\mathcal{P}oly}_{0}{\mathcal{P}olytopes}_{i}}(\R^N)</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{n\in I}P_{i,n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,I\,\,ensemble,\,\,{card}_{P}(I)=\aleph_{0}, \,\,\forall n\in I,\,\,P_{i,n}^{N}\,\,polytope \,\, de \,\, \R^N \,\, (c\mbox{-}\grave{a}\mbox{-}d \,\, poly\grave{e}dre \,\, compact, \,\, convexe \,\, de \,\, \R^N)\,\,et\,\,de\,\,{dim}(P_{i,n}^{N})=i\}}</math>.
(On a : <math>\displaystyle{{{\mathcal{P}oly}_{0}{\mathcal{P}olytopes}_{i}}(\R^N) = \{P_i^N \in {{\mathcal{P}oly}_{0}{\mathcal{P}olytopes}}(\R^N) \,\, |\,\, {dim}(P_i^N) = i\}}</math>.)
<math>{{\mathcal{P}oly}{PV}}(\R^N) = {{\mathcal{P}oly}_{finies}{PV}}(\R^N) \bigsqcup {{\mathcal{P}oly}_{0}{PV}}(\R^N)</math>.
<math>{{\mathcal{P}oly}_{finies}{PV}}(\R^N)</math>
<math>=\{A^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,A^{N}\,\,{poly}_{finies}sous\mbox{-}vari\acute{e}t\acute{e} \,\, compacte,\,\,{poly}_{finies}convexe\,\,de\,\,\R^N, \,\, de\,\,classe \,\, (\mathcal{C}^{0})\,\,et\,\,(\mathcal{C}^{1}\,\,par\,\,morceaux)\}</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{n\in I}A_{n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,I\,\,ensemble,\,\,{card}_{P}(I)<\aleph_{0},\,\,\forall n\in I,\,\,A_{n}^{N}\in{PV}(\R^N)\}}</math>
<math>(\displaystyle{=\{\bigcup_{n\in I}A_{n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,I\,\,ensemble,\,\,{card}_{P}(I)<\aleph_{0},\,\,\forall n\in I,\,\,A_{n}^{N}\in{PV}(\R^N) \,\, et \,\, \forall n_{1},n_{2}\in I,\,\,n_{1}\neq n_{2},\,\,A_{n_{1}}^{N}\bigcap A_{n_{2}}^{N}=\emptyset\}})</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{n\in\N_{m}^{*}}A_{n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,m\in\N^{*},\forall n\in\N_{m}^{*},\,\,A_{n}^{N}\in{PV}(\R^N)\}}</math>
(<math>\displaystyle{=\{\bigcup_{n\in\N_{m}^{*}}A_{n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,m\in\N^{*},\,\,\forall n\in\N_{m}^{*},\,\,A_{n}^{N}\in{PV}(\R^N) \,\, et \,\,\forall n_{1},n_{2}\in\N_{m}^{*},\,\,n_{1}\neq n_{2},\,\,A_{n_{1}}^{N}\bigcap A_{n_{2}}^{N}=\emptyset\}}</math>)
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{i\in\N_{N}}A_{i}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,\forall i\in\N_{N},\,\,A_{i}^{N}\in{{\mathcal{P}oly}_{finies}{PV}_{i}}(\R^N)\}}</math>
(<math>\displaystyle{=\{\bigcup_{i\in\N_{N}}A_{i}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,\forall i\in\N_{N},\,\,A_{i}^{N}\in{{\mathcal{P}oly}_{finies}{PV}_{i}}(\R^N)\,\,et\,\,\forall i_{1},i_{2}\in\N_{N},\,\,i_{1}\neq i_{2},\,\,A_{i_{1}}^{N}\bigcap A_{i_{2}}^{N}=\emptyset\}}</math>)
où <math>\forall i\in\N_{N}</math>,
<math>{{\mathcal{P}oly}_{finies}{PV}_{i}}(\R^N)</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{n\in\N_{m}^{*}}A_{i,n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,m\in\N^{*},\,\,\forall n\in\N_{m}^{*},\,\,A_{i,n}^{N}\,\,sous\mbox{-}vari\acute{e}t\acute{e} \,\, compacte,\,\,convexe\,\,(connexe)\,\,de\,\,\R^N, \,\, de\,\,classe \,\,(\mathcal{C}^{0})\,\,et\,\,(\mathcal{C}^{1}\,\,par\,\,morceaux)\,\, et \,\,{dim}(A_{i,n}^{N})=i\}}</math>.
(On a : <math>\displaystyle{{{\mathcal{P}oly}_{finies}{PV}_{i}}(\R^N) = \{A_i^N \in {{\mathcal{P}oly}_{finies}{PV}}(\R^N) \,\, |\,\, {dim}(A_i^N) = i\}}</math>.)
<math>{{\mathcal{P}oly}_{0}{PV}}(\R^N)</math>
<math>=\{A^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,A^{N}\,\,{poly}_{0}sous\mbox{-}vari\acute{e}t\acute{e}\,\,{poly}_{0}compacte,\,\,{poly}_{0}convexe\,\,de\,\,\R^N, \,\, de \,\,classe \,\,(\mathcal{C}^{0})\,\,et\,\,(\mathcal{C}^{1}\,\,par\,\,morceaux)\}</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{n\in I}A_{n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,I\,\,ensemble,\,\,{card}_{P}(I)=\aleph_{0},\,\,\forall n\in I,\,\,A_{n}^{N}\in{PV}(\R^N)\}}</math>
(<math>\displaystyle{=\{\bigcup_{n\in I}A_{n}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,I\,\,ensemble,\,\,{card}_{P}(I)=\aleph_{0},\,\,\forall n\in I,\,\,A_{n}^{N}\in{PV}(\R^N)\,\,et\,\,\forall n_{1},n_{2}\in I,\,\,n_{1}\neq n_{2},\,\,A_{n_{1}}^{N}\bigcap A_{n_{2}}^{N}=\emptyset\}}</math>)
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{i\in\N_{N}}A_{i}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,\forall i\in\N_{N},\,\,A_{i}^{N}\in{{\mathcal{P}oly}_{0}{PV}_{i}}(\R^N)\}}</math>
(<math>\displaystyle{=\{\bigcup_{i\in\N_{N}}A_{i}^{N}\in\mathcal{P}(\R^N)\,\,|\,\,\forall i\in\N_{N},\,\,A_{i}^{N}\in{{\mathcal{P}oly}_{0}{PV}_{i}}(\R^N)\,\,et\,\,\forall i_{1},i_{2}\in\N_{N},\,\,i_{1}\neq i_{2},\,\,A_{i_{1}}^{N}\bigcap A_{i_{2}}^{N}=\emptyset\}}</math>)
où <math>\forall i\in\N_{N}</math>,
<math>{{\mathcal{P}oly}_{0}{PV}_{i}}(\R^N)</math>
<math>\displaystyle{=\{\bigsqcup_{n\in I}A_{i,n}^{N}\in\mathcal{P}(\R)\,\,|\,\,I\,\,ensemble,\,\,{card}_{P}(I)=\aleph_{0}, \,\,\forall n\in I,\,\,A_{i,n}^{N}\,\,sous\mbox{-}vari\acute{e}t\acute{e}\,\,compacte,\,\,convexe\,\,(connexe)\,\,de\,\,\R^N,\,\,de \,\,classe \,\,(\mathcal{C}^{0})\,\,et\,\,(\mathcal{C}^{1}\,\,par\,\,morceaux)\,\,et\,\,de\,\,{dim}(A_{i,n}^{N})=i\}}</math>.
(On a : <math>\displaystyle{{{\mathcal{P}oly}_{0}{PV}_{i}}(\R^N) = \{A_i^N \in {{\mathcal{P}oly}_{0}{PV}}(\R^N) \,\, |\,\, {dim}(A_i^N) = i\}}</math>.)
==='''Autres tentatives de généralisation de la F-quantité sur <math>\mathbb{R}^n</math>, pour <math>n \in \N^*</math>'''===
===='''Partie 1'''====
Soit <math>n \in \N^*</math>.
'''''Remarques :'''''
{{Théorème|titre=''Remarque :''|contenu=
Soit <math>{\cal R}</math> un repère orthonormé direct de <math>\mathbb{R}</math>, d'origine <math>O(0)</math>.
Comme <math>\mathbb{R} \in {PV2}(\R)</math>
et comme <math>\displaystyle{\forall r \in \N, \,\, [-r,r] \in {PV}(\R)}</math> telle que <math> \displaystyle{\lim_{r \in \N, r \rightarrow \sup(\N)} [-r,r] = \Big[\R,{([-r,r])}_{r \in \N}\Big]}</math>,
on a Rappel : Hypothèse de définition ou Conjecture, concernant la F-quantité : <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}\Big([\R,{([-r,r])}_{r \in \N}]\Big)= {card}_{Q,{\cal R}}(\lim_{r \in \N, \,\, r \rightarrow \sup(\N)} [-r,r]) = \lim_{r \in \N, \,\, r \rightarrow \sup(\N)} {card}_{Q,{\cal R}}([-r,r])}</math>.
''(Voir aussi la page de discussion associée : [[Discussion_Recherche:Cardinal_quantitatif#Série_de_remarques_1|Série de remarques 1]])''
Et plus généralement, soit <math>{\cal R}</math> un repère orthonormé direct de <math>\mathbb{R}^n</math>, d'origine <math>O{(0)}_{i \in \mathbb{N}_n^*}</math>.
Si <math>I \in {\cal P}(\R)</math>, non bornée à droite
et si <math>\displaystyle{\forall i \in I, \,\, A_i \in {PV}(\R^n)}</math> telle que <math> \displaystyle{\lim_{i \in I, i \rightarrow \sup(I)} A_i = \Big[\R^n,{(A_i)}_{i \in I}\Big]}</math>,'''
comme <math>\mathbb{R}^n \in {PV2}(\R^n)</math>,
on a Hypothèse de définition ou Conjecture, concernant la F-quantité : <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}\bigg(\Big[\R^n,{(A_i)}_{i \in I}\Big]\bigg) = {card}_{Q,{\cal R}}(\lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)} A_i) = \lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)} {card}_{Q,{\cal R}}(A_i)}</math>.
Mais, étant donné le plafonnement sphérique, autour de l'origine, on ne peut pas prendre n'importe quelle famille <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> définie précédemment.
Il faut que ce soit une famille croissante de boules pour la distance euclidienne, de centre <math>O</math> ou une famille croissante de polyèdres réguliers, de centre <math>O</math>, ayant un nombre de côtés croissant, convergeant vers l'ensemble <math>\mathbb{R}^n</math>.
Il faut mieux choisir <math>I</math> dénombrable infini.
On pourra alors remplacer dans l'avant dernière phrase à partir de celle-ci, "croissant(e)", par "strictement croissant(e)".
''(Voir aussi la page de discussion associée : [[Discussion_Recherche:Cardinal_quantitatif#Série_de_remarques_1|Série de remarques 1]])''}}
{{Théorème|titre=''Remarque :''|contenu=
Soit <math>{\cal R}</math> un repère orthonormé direct de <math>\mathbb{R}</math>, d'origine <math>O(0)</math>.
Soient <math>A,B\in {\cal P}(\mathbb{R}), \,\, A \in {\cal P}(B) \,\, \mbox{ou} \,\, B \in {\cal P}(A), \,\, B \neq \emptyset</math>.
Soit <math>C \in {\cal P}(\mathbb{R}), \,\, A \in {\cal P}(C) \,\, \mbox{ou} \,\, C \in {\cal P} (A), \,\, \mbox{et} \,\, B \in {\cal P}(C) \,\, \mbox{ou} \,\, C \in {\cal P} (B), \,\, C \neq \emptyset</math>.
Si on considère ''la densité quantitative, relative au repère orthonormé <math>{\cal R}</math>, de l'ensemble <math>A</math> par rapport à l'ensemble <math>B</math>, <math>d_{Q,{\cal R},B}(A)</math>'', on a :
<math>\displaystyle{d_{Q,{\cal R},B}(A) = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(A)}{{card}_{Q,{\cal R}}(B)} = \frac{\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(A)}{{card}_{Q,{\cal R}}(C)}}}{\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(B)}{{card}_{Q,{\cal R}}(C)}}} = \frac{d_{Q,{\cal R},C}(A)}{d_{Q,{\cal R},C}(B)}}</math>.
En particulier, si <math>A,B\in {\cal P}(\mathbb{R}), \,\, A \in {\cal P}(B) \,\, \mbox{ou} \,\, B \in {\cal P}(A)</math>, on a :
<math>\displaystyle{d_{Q,{\cal R},B}(A) = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(A)}{{card}_{Q,{\cal R}}(B)} = \frac{\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(A)}{{card}_{Q,{\cal R}}(\mathbb{R})}}}{\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(B)}{{card}_{Q,{\cal R}}(\mathbb{R})}}} = \frac{d_{Q,{\cal R},\mathbb{R}}(A)}{d_{Q,{\cal R},\mathbb{R}}(B)}}</math>.
Par extension, si <math>P \in \mathcal{P}(\mathbb{R}), \,\,{card}_{Q,{\cal R}}(P) = {card}_{Q,{\cal R}}(A)</math>
alors <math>d_{Q,{\cal R},B}(P) = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(P)}{{card}_{Q,{\cal R}}(B)}</math>}}
{{Théorème|titre=''Remarque :''|contenu=Si <math>x_0 \in \R</math>, alors <math>\{x_0\} \in {PV}(\R)</math> et même <math>\{x_0\} \in {PV}_0(\R)</math>.}}
{{Théorème|titre=Remarque :|contenu=
1) ''Rappel :''
'''Si <math>I</math> est un ensemble totalement ordonné et si <math>A \in {PV2}(\R^N)</math> et si <math>{(A_i)}_{i \in I} \subset {PV}(\R^N)</math> et telles que <math> \displaystyle{\lim_{i \in I, i \rightarrow \sup(I)} A_i = \Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big]}</math> (Cf. définition).'''
'''Alors on a : Hypothèse de définition ou Conjecture, concernant la F-quantité :''' <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}\Big([A,{(A_i)}_{i \in I}]\Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(\displaystyle{\lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)} A_i}) = \lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)} {card}_{Q,{\cal R}}(A_i) }</math>.
2) Soient :
<math>{\cal R}</math> un repère orthonormé direct de <math>\R</math>, d'origine <math>O(0)</math>,
[Phrase d'origine : <math>A,B\in\mathcal{P}(\R)</math> <math>\{</math> réunions disjointes au plus dénombrables (voire infinies dénombrables non bornées) de parties <math>|</math> réunions au plus dénombrables (voire infinies dénombrables non bornées) de parties disjointes <math>\}</math>.
Option classique : de <math>{PV}(\R)</math>]
Option classique 1 : <math>A,B\in{{\mathcal{P}oly}_{finies}{PV}}(\R)\,\,\mbox{ou}\,\,A,B\in\mathcal{P}_{non\,\,born\acute{e}es}(\R)\bigcap {{\mathcal{P}oly}_{0}{PV}}(\R)</math>
ou
Option classique 2 : <math>A,B\in{{\mathcal{P}oly}_{finies}{PV}}(\R)\bigsqcup\Big[\mathcal{P}_{non\,\,born\acute{e}es}(\R)\bigcap {{\mathcal{P}oly}_{0}{PV}}(\R)\Big]</math>,
<math>A \in {\cal P}(B), \,\, B \neq \emptyset</math>.
<math>I \,\, \in {\cal P}(B)</math> ou <math>I \in {\cal P}(\mathbb{R})</math> et <math>{card}_{Q,{\cal R}}(I) \leq {card}_{Q,{\cal R}}(B) \,\,(\text{par exemple} \,\, I= \mathbb{N})</math>.
Il faut mieux choisir <math>I</math> dénombrable infini.
Soient :
<math>{(A_n)}_{n \in I},{(B_n)}_{n \in I} \subset {\cal P}(\mathbb{R})</math> vérifiant :
'''<math>\bigg(H_1\Big[{(A_n)}_{n \in I},{(B_n)}_{n \in I}, A, B \Big]\bigg)</math> :'''
"<math>\forall n\in I,\,\,A_{n},B_{n}\in{{\mathcal{P}oly}_{finies}{PV}}(\R)</math>,
telles que <math>\forall n \in I, \,\, A_n \in {\cal P}(B_n) \,\, \mbox{et} \,\, B_n \neq \emptyset</math>
et telles que <math>{(A_n)}_{n \in I} \,\, \nearrow \,\, [A,{(A_n)}_{n \in I}]</math> et <math>{(B_n)}_{n \in I} \,\, \mbox{strict.} \,\,\nearrow \,\, [B,{(B_n)}_{n \in I}]</math>
(c'est-à-dire telles que <math>\displaystyle{\lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} \uparrow A_n = [A,{(A_n)}_{n \in I}]}</math> et <math>\displaystyle{\lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} \mbox{strict.} \uparrow B_n = [B,{(B_n)}_{n \in I}]}</math>).
Remarque : On pose <math>\displaystyle{\forall n \in I, \,\, u_n = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(A_n)}{{card}_{Q,{\cal R}}(B_n)}}</math>."
ou '''<math>\bigg(H_2\Big[{(A_n)}_{n \in I},{(B_n)}_{n \in I}, A, B \Big]\bigg)</math> :'''
"<math>\forall n\in I,\,\,A_{n},B_{n}\in{{\mathcal{P}oly}_{finies}{PV}}(\R)</math>,
telles que <math>\forall n \in I, \,\, A_n \in {\cal P}(B_n) \,\, \mbox{et} \,\, B_n \neq \emptyset</math>
et telles que <math>{(A_n)}_{n \in I} \,\, \nearrow \,\, [A,{(A_n)}_{n \in I}]</math> et <math>{(B_n)}_{n \in I} \,\, \mbox{strict.} \,\,\nearrow \,\, [B,{(B_n)}_{n \in I}]</math>
(c'est-à-dire telles que <math>\displaystyle{\lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} \uparrow A_n = [A,{(A_n)}_{n \in I}]}</math> et <math>\displaystyle{\lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} \mbox{strict.} \uparrow B_n = [B,{(B_n)}_{n \in I}]}</math>),
et telles que <math>\displaystyle{\exists x \in {[0,1]}_{standard}, \,\, \lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} u_n = x}</math>,
avec <math>\displaystyle{\forall n \in I, \,\, u_n = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(A_n)}{{card}_{Q,{\cal R}}(B_n)}}</math>".
'''(Remarque : On étend facilement la définition de <math>{card}_{Q,\mathcal{R}}</math> à <math>{{\mathcal{P}oly}_{finies}{PV}}(\R)</math>.)'''
Alors, on déduit de la conjecture et des hypothèses que :
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}\Big([A,{(A_n)}_{n \in I}]\Big)}{{card}_{Q,{\cal R}}\Big([B,{(B_n)}_{n \in I}]\Big)} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\displaystyle{\lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} A_n})}{{card}_{Q,{\cal R}}(\displaystyle{\lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} B_n})} = \frac{
\displaystyle{\lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)}{card}_{Q,{\cal R}}(A_n)}}{\displaystyle{\lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)}{card}_{Q,{\cal R}}(B_n)}} = \displaystyle{\lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(A_n)}{{card}_{Q,{\cal R}}(B_n)}} = \lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} u_n}</math>.
[Si <math>I = \N</math>,
soit <math>\varphi_\,\, : \,\, I \longrightarrow I</math>, strictement croissante,
c'est-à-dire <math>{\Big(u_{\varphi(n)}\Big)}_{n \in I}</math> sous-suite de <math>{(u_n)}_{n \in I}</math>.
Dans ce cas, on a bien : <math>\displaystyle{\lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} u_{\varphi(n)} = \lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} u_n = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}\Big([A,{(A_n)}_{n \in I}]\Big)}{{card}_{Q,{\cal R}}\Big([B,{(B_n)}_{n \in I}]\Big)}}</math>.]
Soient :
<math>{(C_n)}_{n \in I},{(D_n)}_{n \in I} \subset {\cal P}(\mathbb{R})</math> vérifiant :
'''<math>\bigg(H_1\Big[{(C_n)}_{n \in I},{(D_n)}_{n \in I}, A, B \Big]\bigg)</math> :'''
"<math>\forall n\in I,\,\,C_{n},D_{n}\in{{\mathcal{P}oly}_{finies}{PV}}(\R)</math>,
telles que <math>\forall n \in I, \,\, C_n \in {\cal P}(D_n) \,\, \mbox{et} \,\, D_n \neq \emptyset</math>
et telles que <math>{(C_n)}_{n \in I} \,\, \nearrow \,\, [A,{(C_n)}_{n \in I}]</math> et <math>{(D_n)}_{n \in I} \,\, \mbox{strict.} \,\,\nearrow \,\, [B,{(D_n)}_{n \in I}]</math>
(c'est-à-dire telles que <math>\displaystyle{\lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} \uparrow C_n = [A,{(C_n)}_{n \in I}]}</math> et <math>\displaystyle{\lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} \mbox{strict.} \uparrow D_n = [B,{(D_n)}_{n \in I}]}</math>)"
Remarque : On pose <math>\displaystyle{\forall n \in I, \,\, v_n = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(C_n)}{{card}_{Q,{\cal R}}(D_n)}}</math>."
ou '''<math>\bigg(H_2\Big[{(C_n)}_{n \in I},{(D_n)}_{n \in I}, A, B \Big]\bigg)</math> :'''
"<math>\forall n\in I,\,\,C_{n},D_{n}\in{{\mathcal{P}oly}_{finies}{PV}}(\R)</math>,
telles que <math>\forall n \in I, \,\, C_n \in {\cal P}(D_n) \,\, \mbox{et} \,\, D_n \neq \emptyset</math>
et telles que <math>{(C_n)}_{n \in I} \,\, \nearrow \,\, [A,{(C_n)}_{n \in I}]</math> et <math>{(D_n)}_{n \in I} \,\, \mbox{strict.} \,\,\nearrow \,\, [B,{(D_n)}_{n \in I}]</math>
(c'est-à-dire telles que <math>\displaystyle{\lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} \uparrow C_n = [A,{(C_n)}_{n \in I}]}</math> et <math>\displaystyle{\lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} \mbox{strict.} \uparrow D_n = [B,{(D_n)}_{n \in I}]}</math>)
et telles que <math>\displaystyle{\exists y \in {[0,1]}_{standard}, \,\, \lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} v_n = y}</math>,
avec <math>\displaystyle{\forall n \in I, \,\, v_n = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(C_n)}{{card}_{Q,{\cal R}}(D_n)}}</math>".
'''(Remarque : On étend facilement la définition de <math>{card}_{Q,\mathcal{R}}</math> à <math>{{\mathcal{P}oly}_{finies}{PV}}(\R)</math>.)'''
Alors, on déduit de la conjecture et des hypothèses que :
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}\Big([A,{(C_n)}_{n \in I}]\Big)}{{card}_{Q,{\cal R}}\Big([B,{(D_n)}_{n \in I}]\Big)} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\displaystyle{\lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} C_n})}{{card}_{Q,{\cal R}}(\displaystyle{\lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} D_n})} = \frac{
\displaystyle{\lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)}{card}_{Q,{\cal R}}(C_n)}}{\displaystyle{\lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)}{card}_{Q,{\cal R}}(D_n)}} = \displaystyle{\lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(C_n)}{{card}_{Q,{\cal R}}(D_n)}} = \lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} v_n}</math>.
'''A-t-on (*) <math>\displaystyle{\lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} v_n = \lim_{n \in I, \,\, n \rightarrow \sup(I)} u_n }</math> ?'''
Si pour tous <math>{(A_n)}_{n \in I}, {(B_n)}_{n \in I}, {(C_n)}_{n \in I}, {(D_n)}_{n \in I} \subset \mathcal{P}(\R)</math>
tels que <math>{(A_n)}_{n \in I}, {(B_n)}_{n \in I}</math> vérifient : '''<math>\bigg(H_2\Big[{(A_n)}_{n \in I},{(B_n)}_{n \in I}, A, B \Big]\bigg)</math>''' <math>\Bigg[</math> resp. '''<math>\bigg(H_1\Big[{(A_n)}_{n \in I},{(B_n)}_{n \in I}, A, B \Big]\bigg)</math>'''<math>\Bigg]</math>
et tels que <math>{(C_n)}_{n \in I}, {(D_n)}_{n \in I}</math> vérifient : '''<math>\bigg(H_2\Big[{(C_n)}_{n \in I},{(D_n)}_{n \in I}, A, B \Big]\bigg)</math>''' <math>\Bigg[</math> resp. '''<math>\bigg(H_1\Big[{(C_n)}_{n \in I},{(D_n)}_{n \in I}, A, B \Big]\bigg)</math>'''<math>\Bigg]</math>,
on a : <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}\Big([A,{(A_n)}_{n \in I}]\Big)}{{card}_{Q,{\cal R}}\Big([B,{(B_n)}_{n \in I}]\Big)} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}\Big([A,{(C_n)}_{n \in I}]\Big)}{{card}_{Q,{\cal R}}\Big([B,{(D_n)}_{n \in I}]\Big)}}</math>
(c'est-à-dire vérifiant '''(*)''')
'''Alors, on pose : <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(A)}{{card}_{Q,{\cal R}}(B)}= \frac{{card}_{Q,{\cal R}}\Big([A,{(A_n)}_{n \in I}]\Big)}{{card}_{Q,{\cal R}}\Big([B,{(B_n)}_{n \in I}]\Big)} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}\Big([A,{(C_n)}_{n \in I}]\Big)}{{card}_{Q,{\cal R}}\Big([B,{(D_n)}_{n \in I}]\Big)}}</math>'''}}
{{Théorème|titre=''Remarque :''|contenu=
Soit <math>{\cal R}</math> un repère orthonormé direct de <math>\mathbb{R}</math>, d'origine <math>O(0)</math>.
Soient
[Phrase d'origine : <math>A,B\in\mathcal{P}(\R)</math> <math>\{</math> réunions disjointes au plus dénombrables (voire infinies dénombrables non bornées) de parties <math>|</math> réunions au plus dénombrables (voire infinies dénombrables non bornées) de parties disjointes <math>\}</math>.
Option classique : de <math>{PV}(\R)</math>
ou
Option spéculative : <math>convexes \,\, (connexes) \,\, de \,\, \R</math>]
Option classique 1 : <math>A,B\in{{\mathcal{P}oly}_{finies}{PV}}(\R)\,\,\mbox{ou}\,\,A,B\in\mathcal{P}_{non\,\,born\acute{e}es}(\R)\bigcap {{\mathcal{P}oly}_{0}{PV}}(\R)</math>
ou
Option spéculative 1 : <math>A,B\in{{\mathcal{P}oly}_{finies}convexes}(\R)\,\,\mbox{ou}\,\,A,B\in\mathcal{P}_{non\,\,born\acute{e}es}(\R)\bigcap{{\mathcal{P}oly}_{0}convexes}(\R)</math>
ou
Option classique 2 : <math>A,B\in{{\mathcal{P}oly}_{finies}{PV}}(\R)\bigsqcup\Big[\mathcal{P}_{non\,\,born\acute{e}es}(\R)\bigcap {{\mathcal{P}oly}_{0}{PV}}(\R)\Big]</math>
ou
Option spéculative 2 : <math>A,B\in{{\mathcal{P}oly}_{finies}convexes}(\R)\bigsqcup\Big[\mathcal{P}_{non\,\,born\acute{e}es}(\R)\bigcap{{\mathcal{P}oly}_{0}convexes}(\R)\Big]</math>,
<math>A \in {\cal P}(B), \,\, B \neq \emptyset</math>.
Soit <math>I \in {\cal P}(B)</math> ou <math>I \in {\cal P}(\mathbb{R})</math> et <math>{card}_{Q,{\cal R}}(I) \leq {card}_{Q,{\cal R}}(B) </math>.
[Phrase d'origine : Si \forall <math>i\in I,A_{i},B_{i}\in\mathcal{P}(\R)</math>, réunions finies de parties disjointes
Option classique : de <math>{PV}(\R)</math>
ou
Option spéculative : <math>born\acute{e}es, \,\,convexes \,\, (connexes) \,\, de \,\, \R</math>]
Option classique 1 : Si <math>\forall i\in I,\,\,A_{i},B_{i}\in{{\mathcal{P}oly}_{finies}{PV}}(\R)</math>
ou
Option spéculative 1 :
Si <math>\forall i\in I,\,\,A_{i},B_{i}\in{{\mathcal{P}oly}_{finies}\mathcal{P}_{born\acute{e}es,convexes}}(\R)</math>,
telles que <math>\forall i \in I, \,\, A_i \in {\cal P}(B_i) \,\, \mbox{et} \,\, B_i \neq \emptyset</math>
et telles que <math>{(A_i)}_{i \in I} \,\, \nearrow \,\, [A,{(A_i)}_{i \in I}]</math> et <math>{(B_i)}_{i \in I} \,\, \mbox{strict.} \,\,\nearrow \,\, [B,{(B_i)}_{i \in I}]</math>
(c'est-à-dire telles que <math>\displaystyle{\lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)} \uparrow A_i = [A,{(A_i)}_{i \in I}]}</math> et <math>\displaystyle{\lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)} \mbox{strict.} \uparrow B_i = [B,{(B_i)}_{i \in I}]}</math>),
alors
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(A)}{{card}_{Q,{\cal R}}(B)} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}\Big([A,{(A_i)}_{i \in I}]\Big)}{{card}_{Q,{\cal R}}\Big([B,{(B_i)}_{i \in I}]\Big)} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\displaystyle{\lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)} A_i})}{{card}_{Q,{\cal R}}(\displaystyle{\lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)} B_i})} = \frac{\displaystyle{\lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)}{card}_{Q,{\cal R}}(A_i)}}{\displaystyle{\lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)}{card}_{Q,{\cal R}}(B_i)}} = \displaystyle{\lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)}\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(A_i)}{{card}_{Q,{\cal R}}(B_i)}}}</math>.
'''(Sous réserve de conditions supplémentaires données dans la Remarque précédente pour la justification et le détail de la 1ère étape de calcul)'''
Je pense que le cas d'une partie <math>A</math> bornée, convexe (connexe) de <math>\R</math>, peut se ramener au cas de la partie <math>\overline{A}</math> compacte, convexe (connexe) de <math>\R</math>,
grâce à la formule <math>{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{A}) = {card}_{Q,{\cal R}}(A) + {card}_{Q,{\cal R}}(\overline{A} \setminus A)</math> c'est-à-dire <math> {card}_{Q,{\cal R}}(A)= {card}_{Q,{\cal R}}(\overline{A}) - {card}_{Q,{\cal R}}(\overline{A} \setminus A)</math>,
sachant que <math>\overline{A} \setminus A \in {\cal P}(\partial A)</math>, avec <math>\partial A = \overline{A} \setminus \stackrel{\circ}{A}</math>.
Donc, comme <math>2\mathbb{Z}^{*},\,\,\mathbb{Z}^{*}\in\mathcal{P}_{non\,\,born\acute{e}es}(\R)\bigcap {{\mathcal{P}oly}_{0}{PV}}(\R)</math> (et même <math>2\mathbb{Z}^{*},\,\,\mathbb{Z}^{*}\in\mathcal{P}_{non\,\,born\acute{e}es}(\R)\bigcap {{\mathcal{P}oly}_{0}{PV}_{0}}(\R)</math>),
et <math>2\mathbb{Z}^* \in {\cal P}(\mathbb{Z}^*)</math> et <math>\mathbb{Z}^* \neq \emptyset</math>,
et <math>\mathbb{N}^* \in {\cal P}(\mathbb{Z}^*)</math>
et <math>\forall n \in \mathbb{N}^*,\,\, A_n =\displaystyle{\bigcup_{m \in \mathbb{N}_n^*}\{-2m, \,\,2m\}} \,\,\mbox{et} \,\, B_n = \displaystyle{\mathbb{Z} \bigcap \Big([-2n,-1]\bigcup [1,2n]\Big)}</math>
et <math>\forall n \in \mathbb{N}^*, \,\, A_n,B_n \in {{\mathcal{P}oly}_{finies}{PV}}(\R)</math> (et même <math>\forall n \in \mathbb{N}^*, \,\, A_n,B_n \in {{\mathcal{P}oly}_{finies}{PV}_{0}}(\R)</math>),
et <math>\forall n \in \mathbb{N}^*,A_n \in {\cal P}(B_n) \,\, \mbox{et} \,\, B_n \neq \emptyset</math>
et <math>{(A_n)}_{n \in \mathbb{N}^*} \,\,\nearrow \,\, [2\mathbb{Z}^*, {(A_n)}_{n \in \N}]</math> et <math>{(B_n)}_{n \in \mathbb{N}^*} \,\, \mbox{strict.} \,\,\nearrow \,\, [\mathbb{Z}^*, {(B_n)}_{n \in \N}]</math>
(c'est-à-dire <math>\displaystyle{\lim_{n \in \N^*, \,\, n \rightarrow \sup(\N)} \uparrow A_n = [2\mathbb{Z}^*, {(A_n)}_{n \in \N}]}</math> et <math>\displaystyle{\lim_{n \in \N^*, \,\, n \rightarrow \sup(\N)} \mbox{strict.} \uparrow B_n = [\mathbb{Z}^*, {(B_n)}_{n \in \N}]}</math>),
on a bien : <math>\displaystyle{ d_{Q,{\cal R},\mathbb{Z}^*}(2\mathbb{Z}^*) = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(2\mathbb{Z}^* )}{{card}_{Q,{\cal R}}(\mathbb{Z}^*)} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}\Big([2\mathbb{Z}^*, {(A_n)}_{n \in \N}]\Big)}{{card}_{Q,{\cal R}}\Big([\mathbb{Z}^*,{(B_n)}_{n \in \N}]\Big)} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\displaystyle{\lim_{n \in \mathbb{N}^*, \,\, n \rightarrow \sup(\N)} A_n})}{{card}_{Q,{\cal R}}(\displaystyle{\lim_{n \in \N^*, \,\, n \rightarrow \sup(\N)} B_n})} = \frac{\displaystyle{\lim_{n \in \mathbb{N}^*, \,\, n \rightarrow \sup(\N)}{card}_{Q,{\cal R}}(A_n)}}{\displaystyle{\lim_{n \in \mathbb{N}^*, \,\, n \rightarrow \sup(\N)}{card}_{Q,{\cal R}}(B_n)}} = \displaystyle{\lim_{n \in \mathbb{N}^*, \,\, n \rightarrow \sup(\N)}\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(A_n)}{{card}_{Q,{\cal R}}(B_n)}}}</math>
<math>\displaystyle{ = \lim_{n \in \mathbb{N}^*, \,\, n \rightarrow \sup(\N)}\frac{{card}_{Q,{\cal R}}\Big(\displaystyle{\bigcup_{m \in \mathbb{N}_n^*}\{-2m, \,\,2m\}}\Big)}{{card}_{Q,{\cal R}}\bigg(\displaystyle{\mathbb{Z} \bigcap \Big([-2n,-1]\bigcup [1,2n]\Big)}\bigg)} = \lim_{n \in \mathbb{N}^*, \,\, n \rightarrow \sup(\N)} \frac{2n}{4n} = \lim_{n \in \mathbb{N}^*, \,\, n \rightarrow \sup(\N)} \frac{1}{2} = \frac{1}{2}}</math>
'''(Sous réserve de conditions supplémentaires données dans la Remarque précédente pour la justification et le détail de la 2ème étape de calcul)''',
donc <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(2\mathbb{Z}^*) = \frac{1}{2}{card}_{Q,{\cal R}}(\mathbb{Z}^*)}</math>,
donc <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(2\mathbb{Z}) = {card}_{Q,{\cal R}}(2\mathbb{Z}^*) + 1 = \frac{1}{2}{card}_{Q,{\cal R}}(\mathbb{Z}^*) + 1 = \frac{1}{2}\Big({card}_{Q,{\cal R}}(\mathbb{Z}) - 1\Big) + 1 = \frac{1}{2}{card}_{Q,{\cal R}}(\mathbb{Z}) + \frac{1}{2}}</math>
et comme <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(\mathbb{Z}) = {card}_{Q,{\cal R}}(2\mathbb{Z}) + {card}_{Q,{\cal R}}(2\mathbb{Z} + 1)}</math>,
on a : <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(2\mathbb{Z} + 1) = {card}_{Q,{\cal R}}(\mathbb{Z}) - {card}_{Q,{\cal R}}(2\mathbb{Z}) = {card}_{Q,{\cal R}}(\mathbb{Z}) - \Big(\frac{1}{2}{card}_{Q,{\cal R}}(\mathbb{Z}) + \frac{1}{2}\Big) = \frac{1}{2}{card}_{Q,{\cal R}}(\mathbb{Z}) - \frac{1}{2}}</math>
et plus généralement,
<math>\forall m \in \mathbb{N}^*,\,\,\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(m\mathbb{Z}^*) = \frac{1}{m}{card}_{Q,{\cal R}}(\mathbb{Z}^*)}</math> et <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(\mathbb{Z}) = \sum_{i \in \mathbb{N}_{m-1}} {card}_{Q,{\cal R}} (m\mathbb{Z} + i)}</math>
et <math>\forall a \in \mathbb{R}_+^*,\,\,\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(a\mathbb{Z}^*) = \frac{1}{a}{card}_{Q,{\cal R}}(\mathbb{Z}^*)}</math>.
L'ensemble <math>\mathbb{Z}^*</math> est non borné, mais est dénombrable.
Soit <math>\mathcal{R}</math> un repère orthonormé de <math>\R^n</math>.
Si <math>A,B\in {\cal P}(\mathbb{R}), \,\, A \in {\cal P}(B)</math> et <math>B \neq \emptyset</math>, où chacune des parties <math>A</math> et <math>B</math> peut être une partie bornée de <math>\R</math> ou un plafonnement d'une partie non bornée de <math>\R</math> (avec peut-être des conditions supplémentaires),
alors <math>0 \leq {card}_{Q,{\cal R}}(A) \leq {card}_{Q,{\cal R}}(B)</math>
et <math>\displaystyle{d_{Q,{\cal R},B}(A) = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(A)}{{card}_{Q,{\cal R}}(B)} \in {[0,1]}_{non \,\, standard} \supsetneq {[0,1]}_{standard}}</math>
et si de plus, <math>A \neq B</math>,
alors <math>0 \leq {card}_{Q,{\cal R}}(A) < {card}_{Q,{\cal R}}(B)</math>
et <math>\displaystyle{d_{Q,{\cal R},B}(A) = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(A)}{{card}_{Q,{\cal R}}(B)} \in {[0,1[}_{non \,\, standard} \supsetneq {[0,1[}_{standard}}</math>.
Par ailleurs, normalement, on devrait avoir : <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(2\mathbb{R}^*) = 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(\mathbb{R}^*)}</math>, mais comme <math>2 \mathbb{R}^* = \mathbb{R}^*</math>, on est obligé d'imposer que <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(2\mathbb{R}^*) = {card}_{Q,{\cal R}}(\mathbb{R}^*)}</math>,
et plus généralement, si <math>a \in \mathbb{R}_+^*</math>, on devrait, normalement, avoir : <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(a\mathbb{R}^*) = a \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(\mathbb{R}^*)}</math>, mais comme <math>a \mathbb{R}^* = \mathbb{R}^*</math>, on est obligé d'imposer que <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(a\mathbb{R}^*) = {card}_{Q,{\cal R}}(\mathbb{R}^*)}</math>,
ce qui ne sera peut-être pas sans poser problème, mais peut-être pas.
L'ensemble <math>\mathbb{R}^*</math> qui est la réunion disjointe de 2 ensembles connexes, non bornés, et ayant la puissance du continue, semble aussi dense, quantitativement, que des ensembles, qui sont, proportionnellement et de manière arbitraire, strictement, plus ou moins denses, quantativement, que lui, et qui se révèlent, finalement, être lui-même.
Mais, CANTOR dirait, sans problème, dans ce cas, que <math>\displaystyle{{card}_{P}(a\mathbb{R}^*) = a \,\, {card}_{P}(\mathbb{R}^*) = {card}_{P}(\mathbb{R}^*)}</math>.
Je pense, dans le cas des parties non bornées de <math>\mathbb{R}</math>, que considérer, seulement, une partie faite d'une sous-partie dénombrable, et d'une réunion de sous-parties connexes ayant la puissance du continue, non bornée et disjointe de la sous-partie précédente, c'est-à-dire une partie faite de matière discrète et de matière continue, non bornée, est insuffisant, encore faut-il préciser la densité (quantitative) de la matière continue qui la {compose <math>|</math> constitue}, en considérant, dans un premier temps, qu'elle est uniforme.
Mais en fait, ce problème peut être contourné ou résolu, en introduisant et en considérant les différents plafonnements de chaque partie non bornée de <math>\R</math> et, en particulier, de la partie <math>\R^*</math> et de la partie <math>\R</math>, elle-même.}}
{{Théorème|titre=''Remarque :''|contenu=
Ici, <math>\Z^2 = \Big[\Z^2, {\Big(\Z^2 \bigcap [-p,p]^2\Big)}_{p \in \N}\Big]</math>
'''Remarque et problème :''' <math>\Q</math> n'est pas totalement ordonné, il est donc difficile d'en donner un plafonnement, même normal, mais on fera comme si tel était le cas.
Soit <math>a \in +\infty</math> avec <math>+\infty = \{x \,\, |\,\, \forall a \in \R, \,\, x > a\}</math>.
Ici, <math>\sup(\N) = \sup(\R) = +\infty_\N = +\infty_\R = +\infty_{classique}</math>.
Soit <math>\displaystyle{f \in \mathcal{F}(\N,\R)}</math>.
telle que <math>\displaystyle{\underset{i \in \N, i \rightarrow +\infty_{classique}}{\text{lim}_{classique}} f(i) \,\, \text{existe dans} \,\, \R}</math>.
Alors on pose : <math>\displaystyle{\lim_{i \in \N, i \rightarrow a} f(i) = \underset{i \in \N, i \rightarrow +\infty_{classique}}{\text{lim}_{classique}} f(i)}</math>.
<math>\displaystyle{d_{Q,\mathcal{R},\Z^2}(\{(a,b) \in {(\Z^*)}^2 \,\,| \,\, {pgcd}(|a|,|b|) = 1\} \bigsqcup \{(0,0)\}) = \frac{{card}_{Q, \mathcal{R}} (\{(a,b) \in {(\Z^*)}^2 \,\,| \,\, {pgcd}(|a|,|b|) = 1\} \bigsqcup \{(0,0)\})}{{card}_{Q, \mathcal{R}}(\Z^2)}}</math>
<math>\displaystyle{= \frac{{card}_{Q, \mathcal{R}} (\{\displaystyle{\frac{a}{b}} \,\,| \,\, (a,b) \in {(\Z^*)}^2, \,\, {pgcd}(|a|,|b|) = 1\} \bigsqcup \{0\})}{{card}_{Q, \mathcal{R}}(\Z^2)} = \frac{{card}_{Q, \mathcal{R}} (\Q)}{{card}_{Q, \mathcal{R}}(\Z^2)} = d_{Q,\mathcal{R},\Z^2}(\Q)}</math>
où <math>d_{Q,\mathcal{R},B}(A)</math> est la densité quantitative, relative au repère orthonormé <math>\mathcal{R}</math> de <math>\R^2</math> (ou de <math>\Z^2</math>), de l'ensemble <math>A</math> par rapport à l'ensemble <math>B</math>.
'''(29-01-2025 : Remarque : La série d'égalités précédente est vraisemblablement fausse à partir du 3ème terme, d'après Denis FELDMANN)'''
Je pense que l'on peut montrer que :
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\Q)}{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\Z^2)}}</math>
<math>\displaystyle{=\frac{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\{\displaystyle{\frac{a}{b}} \,\, | \,\, (a,b) \in {(\Z^*)}^2, \,\, pgcd(|a|,|b|) = 1\} \bigsqcup \{0\})}{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\Z^2)}}</math>
<math>\displaystyle{=\frac{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\{(a,b) \in {(\Z^*)}^2 \,\, | \,\, pgcd(|a|,|b|) = 1\} \bigsqcup \{(0,0)\})}{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\Z^2)}}</math>
<math>\displaystyle{= \lim_{n \in \N, \,\, n \rightarrow \sup(\N)} \frac{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\{(a,b) \in {(\Z^*)}^2 \bigcap {[-n,n]}^2 \,\, | \,\, pgcd(|a|,|b|) = 1\}\bigsqcup \{(0,0)\})}{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\Z^2 \bigcap {[-n,n]}^2)}}</math>, si cette limite existe,
<math>= \cdots \,\, Je \,\, ne \,\, sais \,\, pas \,\, comment \,\, faire \,\, pour \,\, aller \,\, plus \,\, loin.</math>
'''(29-01-2025 : Remarque : La série d'égalités précédente est vraisemblablement fausse à partir du 3ème terme, d'après Denis FELDMANN)'''
D'après [https://www.fichier-pdf.fr/2024/04/14/probabiliteentierspremiersentreeux/ Probabilité que deux entiers soient premiers entre eux], on sait que :
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\{(a,b) \in {(\N^*)}^2 \,\, | \,\, pgcd(a,b) = 1\})}{{card}_{Q,\mathcal{R}}\Big({(\N^*)}^2\Big)}}</math>
<math>\displaystyle{= \lim_{n \in \N, \,\, n \rightarrow \sup(\N)} \frac{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\{(a,b) \in {\N}^2 \bigcap {[1,n]}^2 \,\, | \,\, pgcd(a,b) = 1\})}{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\N^2 \bigcap {[1,n]}^2)}}</math>
<math>\displaystyle{= \lim_{n \in \N, \,\, n \rightarrow \sup(\N)} p_n}</math>
<math>\displaystyle{= \frac{6}{\pi^2}}</math>
Donc
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\{(a,b) \in {(-\N^*)}^2 \,\, | \,\, pgcd(|a|,|b|) = 1\})}{{card}_{Q,\mathcal{R}}\Big({(-\N^*)}^2\Big)}}</math>
<math>\displaystyle{= \lim_{n \in \N, \,\, n \rightarrow \sup(\N)} \frac{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\{(a,b) \in {(-\N)}^2 \bigcap {[-n,-1]}^2 \,\, | \,\, pgcd(|a|,|b|) = 1\})}{{card}_{Q,\mathcal{R}}({(-\N)}^2 \bigcap {[-n,-1]}^2)}}</math>
<math>\displaystyle{= \lim_{n \in \N, \,\, n \rightarrow \sup(\N)} \frac{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\{(a,b) \in \N^2 \bigcap {[1,n]}^2 \,\, | \,\, pgcd(a,b) = 1\})}{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\N^2 \bigcap {[1,n]}^2)}}</math>
<math>\displaystyle{= \lim_{n \in \N, \,\, n \rightarrow \sup(\N)} p_n}</math>
<math>\displaystyle{= \frac{6}{\pi^2}}</math>.}}
===='''Partie 2'''====
{{Théorème|titre=''Hypothèses, axiomes ou conjectures sur la F-quantité d'une partie dénombrable infinie de <math>\mathbb{R}</math> :''|contenu=
Soit <math>N \in {\N}^*</math>.
Soit <math>{\cal R}_N</math> un repère orthonormé direct de <math>\mathbb{R}^N</math> dont il sera peut-être nécessaire de supposer qu'il a pour origine <math>O_N{(0)}_{i \in \N_N^*}</math>.
''Soit <math>I</math> un ensemble infini dénombrable, totalement ordonné.''
''Dans le cadre de cette théorie, on suppose que l'espace <math>\R^N</math> muni du repère orthonormé direct <math>{\cal R}_N</math>, d'origine <math>O_N{(0)}_{i \in\N_N^*}</math>, admet comme plafonnement, autour de l'origine, <math>\displaystyle{\Big[\R^N, {(A_i)}_{i \in I} \Big] = \lim_{i \in I, i \rightarrow \sup(I)} A_i}</math>, avec <math>{(A_i)}_{i \in I} \subset {PV}(\R^N)</math>.''
On pose, pour simplifier, <math>{card}_Q = {card}_{Q,N} = {card}_{Q,{\cal R}_N}</math>, où <math>{card}_{Q,{\cal R}_N}</math> désigne la F-quantité relative au repère <math>{\cal R}_N</math>.
<math>{card}_P</math> est le cardinal classique ou le cardinal de CANTOR noté habituellement <math>card</math>, que je nomme aussi cardinal potentiel, pour le distinguer du cardinal quantitatif ou de la F-quantité <math>{card}_Q</math>, qui mérite presque tout autant son appellation que le premier, car tous deux cherchent à étendre la notion de quantité d'éléments dans le cas des ensembles finis à n'importe quel ensemble, mais alors qu'on sait définir le 1er pour toutes les parties de <math>\mathbb{R}^N</math>, on ne sait, à l'heure actuelle, définir le 2nd que sur une classe de parties bornées de <math>\mathbb{R}^N</math> ou plus précisément sur la classe des parties compactes, convexes, connexes de <math>\mathbb{R}^N</math> de classe <math>C^1</math> par morceaux.
Soient <math>A</math> et <math>B</math> des ensembles.
<math>{card}_P(A) = {card}_P(B) \,\, \Longleftrightarrow_{d\acute{e}f} \,\, \exists \,\, b \,\, : \,\, A \,\, \longrightarrow \,\, B</math>, bijection.
On pose usuellement <math>\aleph_0 = {card}_P(\N)</math> et <math>\aleph_1 = {card}_P(\mathbb{R}) = {card}_P\Big({\cal P}(\mathbb{N})\Big) = 2^{\aleph_0}</math>
On a par exemple <math>\aleph_0 = {card}_P(\mathbb{Z}) = {card}_P(\mathbb{Q}) = {card}_P(\N^N)</math> et <math>\aleph_1 = {card}_P(]0,1[) = {card}_P({\mathbb{R}}^N)</math>
La notion de F-quantité se veut une notion qui affine celle de cardinal potentiel et qui se veut la {vraie <math>|</math> véritable} notion de quantité d'éléments.
''Dans la suite, on suppose <math>N=1</math>.''
Soient <math>R,S \subset \mathbb{R} \colon {card}_P(R) = {card}_P(S) = \aleph_0</math> telles que :
<math>\displaystyle{R =\{r_i \in \mathbb{R} \,\, | \,\, i \in \mathbb{Z}\} \,\, \mbox{et} \,\, S =\{s_i \in \mathbb{R} \,\, | \,\, i \in \mathbb{Z}\}}</math>
et <math>\forall i \in \mathbb{Z}, \,\, r_{i+1} > r_i \,\, \mbox{et} \,\, \forall i \in \mathbb{Z}, \,\, s_{i+1} > s_i</math>
et <math>r = {(r_i)}_{i \in \Z} \,\, \mbox{et} \,\,s = {(s_i)}_{i \in \Z}</math>.
Il sera peut-être nécessaire de supposer <math>r_0 = s_0 = 0</math>.
Soit <math>n \in \mathbb{Z}</math>.
On appelle <math>r_n</math> le <math>n</math>-ième terme de <math>r</math> et <math>s_n</math> le <math>n</math>-ième terme de <math>s</math>.
On pose <math>\displaystyle{{(\Delta r)}_{n+1} = r_{n+1} - r_n \,\, \mbox{si} \,\, n \in \N \,\, \mbox{et} \,\, {(\Delta r)}_{n-1} = r_n - r_{n-1} \,\, \mbox{si} \,\, n \in -\N}</math>
et <math>\displaystyle{{(\Delta s)}_{n+1} = s_{n+1} - s_n \,\, \mbox{si} \,\, n \in \N \,\, \mbox{et} \,\, {(\Delta s)}_{n-1} = s_n - s_{n-1} \,\, \mbox{si} \,\, n \in -\N}</math>
Ce sont les pas ou les variations entre 2 points consécutifs de <math>r</math> et de <math>s</math>.
On suppose de plus que <math>\displaystyle{\exists n_r^+, n_s^+ \in \N \,\, \colon \,\, {\Big({(\Delta r)}_{n+1}\Big)}_{n \geq n_r^+}, \,\, {\Big({(\Delta s)}_{n+1}\Big)}_{n \geq n_s^+} \nearrow}</math> (respectivement <math>\searrow</math>)
<math>\exists n_r^-, n_s^- \in -\N \,\, {\Big({(\Delta r)}_{n-1}\Big)}_{n \leq n_r^-}, \,\, {\Big({(\Delta s)}_{n-1}\Big)}_{n \leq n_s^-} \nearrow </math> (respectivement <math>\searrow</math>)
ou que <math>\displaystyle{\exists n_r^+, n_s^+ \in \N \,\,\colon \,\, {\Big({(\Delta r)}_{n+1}\Big)}_{n \geq n_r^+}, \,\, {\Big({(\Delta s)}_{n+1}\Big)}_{n \geq n_s^+} \nearrow}</math> (respectivement <math>\searrow</math>)
et <math>\exists n_r^-, n_s^- \in -\N \,\, {\Big({(\Delta r)}_{n-1}\Big)}_{n \leq n_r^-}, \,\, {\Big({(\Delta s)}_{n-1}\Big)}_{n \leq n_s^-} \searrow </math> (respectivement <math>\nearrow</math>).
On définit <math>\displaystyle{\forall n \in \N, \,\, a_{R,n} = \frac{\displaystyle{\sum_{i \in \N_{n}} {(\Delta r)}_{i+1} + \sum_{i \in -\N_n} {(\Delta r)}_{i-1}}}{2n + 2} = \frac{\displaystyle{\sum_{i \in \N_{n}}(r_{i+1} - r_i) + \sum_{i \in -\N_n}(r_i - r_{i-1})}}{2n + 2}}</math>
C'est la moyenne des pas de <math>r</math> compris entre le <math>(n+1)</math>-ième et le <math>-(n+1)</math>-ième terme.
''Remarque :'' Par télescopage des sommes qui composent ce terme, on a :
<math>\displaystyle{\forall n \in \N, \,\, a_{R,n} = \frac{(r_{n+1} - r_0)+(r_0 - r_{-(n+1)})}{2n + 2} = \frac{r_{n+1} - r_{-(n+1)}}{2n + 2}}</math>
On remarque que cette quantité ne dépend que du <math>(n+1)</math>-ième terme et du <math>-(n+1)</math>-ième terme et du nombre de points de <math>r</math> compris entre ces 2 termes inclus.
On pose <math>\displaystyle{a_R = \lim_{n \in \mathbb{N}, \,\, n \rightarrow +\infty} a_{R,n}}</math> si cette limite existe dans <math>\overline{\mathbb{R}_+}</math>.
C'est la limite de la moyenne des pas de <math>r</math> compris entre son <math>(n-1)</math>-ième et son <math>-(n-1)</math>-ième terme, quand <math>n \rightarrow +\infty</math>, donc c'est la moyenne de tous les pas de <math>r</math> sur <math>\mathbb{R}</math>.
{{Théorème|titre=''Conjecture :''|contenu=
<math>\displaystyle{\exists n_0 \in \N, \,\, \forall n \geq n_0, \,\, a_{R,n} < a_{S,n} \Longrightarrow {card}_Q(R) > {card}_Q(S)}</math>}}
Cela signifie qu'à partir d'un certain rang <math>n_0</math>, <math>\forall n \geq n_0</math>, si la moyenne des pas de <math>r</math> compris entre son <math>(n+1)</math>-ième et son <math>-(n+1)</math>-ième terme, est strictement inférieure à la moyenne des pas de <math>s</math> compris entre son <math>(n+1)</math>-ième et son <math>-(n+1)</math>-ième terme, alors la F-quantité de l'ensemble <math>R</math> est strictement plus grande que celle de l'ensemble <math>S</math>.
Cela signifie que si <math>R</math> est strictement plus dense quantitativement que <math>S</math>, à partir d'un certain rang <math>n_0</math>, alors <math>{card}_Q(R) > {card}_Q(S)</math>
Si <math>\displaystyle{\lim_{n \rightarrow +\infty} {(\Delta r)}_{n+1} > 1 \,\, \mbox{et} \,\, \lim_{n \rightarrow -\infty} {(\Delta r)}_{n-1} > 1, \,\, \mbox{comme} \,\, \forall n \in \Z^* \,\, {(\Delta z)}_n = 1}</math>
avec <math>z = {(z_i)}_{i \in \Z} = {(i)}_{i \in \Z} \,\, \mbox{et} \,\, \Z = \{z_i \,\,|\,\, i \in \Z\} = \{i \,\,|\,\, i \in \Z\}</math>,
alors <math>\displaystyle{\exists n_0 \in \N, \,\, \forall n \geq n_0 \,\, \colon \,\, a_{R,n} > 1 = a_{\Z,n}}</math> et <math>{card}_Q(R) < {card}_Q(\mathbb{Z})</math>
En particulier si <math>\displaystyle{\lim_{n \in \mathbb{N}, \,\, n \rightarrow +\infty} {(\Delta r)}_{n+1} = \lim_{n \in \mathbb{N}, \,\, n \rightarrow -\infty} {(\Delta r)}_{n-1} = +\infty}</math>,
et <math>\displaystyle{\exists n_0 \in \N, \,\, \forall n \geq n_0 \,\, \colon \,\, a_{R,n} > 1 = a_{\Z,n} \,\, \mbox{et} \,\, {card}_Q(R) < {card}_Q(\mathbb{Z}) \,\, \mbox{et} \,\, a_R = +\infty}</math>,
''Remarque :'' La notion de limite usuelle est insuffisante, car on peut avoir
<math>\displaystyle{a_R = \lim_{n \in \mathbb{N}, \,\, n \rightarrow + \infty} a_{R,n} = + \infty = \lim_{n \in \mathbb{N}, \,\, n \rightarrow + \infty} a_{S,n} = a_S}</math> et <math>{card}_Q(R) < {card}_Q(S)</math>.
Que pensez, par exemple, du cas où <math>\displaystyle{\exists a \in \mathbb{R}_+^*, \,\, \exists b \in \mathbb{R}_+, \,\, \exists c \in \mathbb{R} \,\, \colon \,\, R = a\mathbb{Z}^{\bullet 2} + b\mathbb{Z} + c}</math> ?
À t-on bien <math>\exists a_0 \in \mathbb{R}_+^*, \,\, \exists b_0 \in \mathbb{R} \,\, \colon \,\, {card}_Q(R) = {card}_Q(a_0\mathbb{Z} + b_0)</math> ?
''Réponse :'' Non, car <math>\displaystyle{\forall a_0 \in \mathbb{R}_+^*, \,\, \forall b_0 \in \R, \,\, \exists n_0 \in \N, \,\, \forall n \geq n_0 \,\, \colon \,\, a_{R,n} > a_0 = a_{a_0\mathbb{Z} + b_0,n}}</math>
et <math>{card}_Q(R) < {card}_Q(a_0 \mathbb{Z} + b_0)</math>.
Plus, généralement <math>\displaystyle{\forall n,m \in \N^* \,\, \colon \,\, n > m,\,\, a_n,b_m \neq 0, \,\, {card}_Q\Big(\sum_{i \in \N_n} a_i \mathbb{Z}^{\bullet i}\Big) < {card}_Q\Big(\sum_{j \in \N_m} b_j \mathbb{Z}^{\bullet j}\Big)}</math>
Avec les mêmes hypothèses sur <math>R</math>, qu'initialement :
Si <math>\displaystyle{\exists m,M \in \mathbb{R}, \,\, \forall i \in \mathbb{Z}, \,\, m \leq r_{i+1} - r_i \leq M}</math>
alors <math>\displaystyle{\forall n \in \N, \,\, a_{m\mathbb{Z},n} = m \leq a_{R,n} \leq M = a_{M\mathbb{Z},n} \,\, \mbox{et} \,\, {card}_Q(m\mathbb{Z}) \geq {card}_Q(R) \geq {card}_Q(M\mathbb{Z})}</math>
Avec les mêmes hypothèses sur <math>R</math>, qu'initialement, et en le supposant de plus à variations périodiques, de période <math>m \in \N^*</math>
alors <math>{card}_Q(R) = {card}_Q(a_{R,m-1} \mathbb{Z})</math>
{{Théorème|titre=''Remarque :''|contenu=
<math>T = R \bigsqcup S</math>, avec <math>R</math> à variations décroissantes, <math>S</math> à variations croissantes et <math>\forall i \in \mathbb{Z}, \,\, r_i < s_i</math>
<math>\not \Longrightarrow</math>
<math>T = \{t_i \in \R \,\, | \,\, i \in \mathbb{Z} \,\, \mbox{et} \,\, \forall i \in \mathbb{Z}, \,\, t_{i+1} > t_i\}</math>}}
Soient <math>R,S \subset \mathbb{R}_+ \,\, : \,\, {card}_P(R) = {card}_P(S) = \aleph_0</math> telles que :
<math>\displaystyle{R =\{r_i \in \mathbb{R}_+ \,\, | \,\, i \in \N \} \,\, \mbox{et} \,\, S =\{s_i \in \R_+ \,\, | \,\, i \in \N \}}</math>
et <math>\forall i \in \N, \,\, r_{i+1} > r_i \,\, \mbox{et} \,\, \forall i \in \N, \,\, s_{i+1} > s_i</math>
et <math>r = {(r_i)}_{i \in \N} \,\, \mbox{et} \,\,s = {(s_i)}_{i \in \N}</math>
Soit <math>n \in \N</math>
On appelle <math>r_n</math> le <math>n</math>-ième terme de <math>r</math> et <math>s_n</math> le <math>n</math>-ième terme de <math>s</math>.
On pose <math>\displaystyle{{(\Delta r)}_{n+1} = r_{n+1} - r_n}</math>
et <math>\displaystyle{{(\Delta s)}_{n+1} = s_{n+1} - s_n}</math>
Ce sont les pas ou les variations entre 2 points consécutifs de <math>r</math> et de <math>s</math>.
On suppose de plus que <math>\displaystyle{\exists n_r^+, n_s^+ \in \N \colon {\Big({(\Delta r)}_{n+1}\Big)}_{n \geq n_r^+}, \,\, {\Big({(\Delta s)}_{n+1}\Big)}_{n \geq n_s^+} \nearrow}</math> (respectivement <math>\searrow</math>)
On définit <math>\displaystyle{\forall n \in \N, \,\, a_{R,n} = \frac{\displaystyle{\sum_{i \in \N_n} {(\Delta r)}_{i+1}}}{n + 1} = \frac{\displaystyle{\sum_{i \in \N_n}(r_{i+1} - r_i)}}{n + 1}}</math>
C'est la moyenne des pas de <math>r</math> compris entre le <math>0</math>-ième et le <math>(n+1)</math>-ième terme.
''Remarque :'' Par télescopage des sommes qui composent ce terme, on a :
<math>\displaystyle{\forall n \in \N, \,\, a_{R,n} = \frac{r_{n+1} - r_0}{n + 1}}</math>
On remarque que cette quantité ne dépend que du <math>0</math>-ième terme et du <math>(n+1)</math>-ième terme et du nombre de points de <math>r</math> compris entre ces 2 termes inclus.
On pose <math>\displaystyle{a_R = \lim_{n \in \mathbb{N}, \,\, n \rightarrow +\infty} a_{R,n}}</math> si cette limite existe dans <math>\overline{\R_+}</math>.
C'est la limite de la moyenne des pas de <math>r</math> compris entre son <math>0</math>-ième et son <math>(n+1)</math>-ième terme, quand <math>n \rightarrow +\infty</math>, donc c'est la moyenne de tous les pas de <math>r</math> sur <math>\mathbb{Z}_+</math>.
{{Théorème|titre=''Conjecture :''|contenu=
<math>\displaystyle{\exists n_0 \in \N, \,\, \forall n \geq n_0, \,\, a_{R,n} < a_{S,n} \Longrightarrow {card}_Q(R) > {card}_Q(S)}</math>}}
Cela signifie qu'à partir d'un certain rang <math>n_0</math>, <math>\forall n \geq n_0</math>, si la moyenne des pas de <math>r</math> compris entre son <math>(n+1)</math>-ième et son <math>-(n+1)</math>-ième terme, est strictement inférieure à la moyenne des pas de <math>s</math> compris entre son <math>(n+1)</math>-ième et son <math>-(n+1)</math>-ième terme, alors la F-quantité de l'ensemble <math>R</math> est strictement plus grande que celle de l'ensemble <math>S</math>.
Cela signifie que si <math>R</math> est strictement plus dense quantitativement que <math>S</math>, à partir d'un certain rang <math>n_0</math>, alors <math>{card}_Q(R) > {card}_Q(S)</math>
{{Théorème|titre=''Conjecture :''|contenu=
<math>\displaystyle{\forall n \in \N, \,\, a_{R,n} = a_{S,n} \,\, \mbox{et} \,\, \min R < \min S \Longrightarrow {card}_Q(R) > {card}_Q(S)}</math>
en particulier (sous réserve) : <math>\forall a \in \mathbb{N}^*, \,\, \forall b_1,b_2 \in \mathbb{N} \,\, \colon \,\, b_1 < b_2, \,\, {card}_Q(a\N + b_1) > {card}_Q(a\N + b_2)</math>
et <math>\displaystyle{\bigsqcup_{i \in \N_{m-1}} (m\N + i) = \N}</math>,
et <math>\displaystyle{\sum_{i \in \N_{m-1}}{card}_Q(m\N + i) = {card}_Q(\N)}</math>.}} }}
<small>
'''''Remarque importante :''''' Lorsqu'on parle d'une partie non bornée <math>B</math> dans un espace qui est un plafonnement <math>[A, {(A_i)}_{i \in I}]</math>,
au lieu de parler de la F-quantité relative au repère <math>\mathcal{R}</math>, de la partie <math>B</math>, "<math>{card}_{Q, \mathcal{R}}(B)</math>", on devrait plutôt parler de la F-quantité relative au repère <math>\mathcal{R}</math> et au plafonnement <math>[A, {(A_i)}_{i \in I}]</math>, de la partie <math>B</math>, "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(B)</math>",
et dans ce cas on a : "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(B) \underset{d\acute{e}f}{=} {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(B \bigcap [A, {(A_i)}_{i \in I}]\Big) = {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big([B \bigcap A, {\Big(B \bigcap A_i\Big)}_{i \in I}\Big]\Big)</math>",
et, en particulier, on a : "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(A) \underset{d\acute{e}f}{=} {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(A \bigcap [A, {(A_i)}_{i \in I}]\Big) = {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(\Big[A, {\Big(A \bigcap A_i\Big)}_{i \in I}\Big]\Big) \underset{prop ?}{=} {card}_{Q, \mathcal{R}}([A, {(A_i)}_{i \in I}])</math>".
Quand on parle de "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(B)</math>", il se peut que la mention du repère <math>\mathcal{R}</math> soit inutile et superflue.
Lorsque la famille <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> est une famille de parties de <math>\R^n</math>, bornées ou du moins convexes (connexes), bornées, de classe (<math>\mathcal{C}^0</math>) et (<math>\mathcal{C}^1</math> par morceaux), alors quand on parle de "<math>{card}_{Q, \mathcal{R}}([A, {(A_i)}_{i \in I}])</math>", il se peut que la mention du repère <math>\mathcal{R}</math> soit inutile et superflue.
</small>
'''Idée pour généraliser la notion de F-quantité aux parties non convexes de <math>\R^n</math>, donc aux parties quelconques de <math>\R^n</math> :'''
{{Théorème|titre='''''Conjecture :'''''|contenu=
Toute partie non convexe, connexe, de <math>\R^n</math> est (une) réunion disjointe de parties convexes, (connexes), de <math>\R^n</math>,
donc toute partie non convexe, de <math>\R^n</math> est (une) réunion disjointe de parties convexes, (connexes), de <math>\R^n</math>,
donc toute partie de <math>\R^n</math> est (une) réunion disjointe de parties convexes, (connexes), de <math>\R^n</math>.}}
==='''F-quantité définie sur <math>{PV}({\mathbb{R}''}^n)</math>, pour <math>n \in \N^*</math>''' ''[https://fr.wikiversity.org/w/index.php?title=Continuit%C3%A9_et_variations/Exercices/Fonctions_continues_strictement_monotones&oldid=844169%7C NB : L'Exercice 3-3 (d'Anne Bauval, dernière version du 10 juillet 2021 à 06h28, supprimée par ses soins, sous prétexte que je dessillais ou que je décillais) peut peut-être faire tomber cette section]''===
==== '''Préliminaires''' ====
{{Théorème|titre='''Définitions de <math>+\infty</math>, <math>+\infty''</math>, <math>+\infty_f</math> avec <math>f \in {\cal F}(\R)</math>, <math>+\infty_{{\cal F}(\R)}</math>, <math>\R'</math>, <math>\R''</math> :'''|contenu=
''Motivation :'' Cela permettra entre autre de définir l'ensemble <math>{\R''}^n</math>.
''Remarque importante préliminaire :''
Je vais essayer de prolonger <math>\R_+</math> par une « infinité continue de nombres infinis positifs ».
(On pourrait construire, de même, le prolongement de <math>\R_-</math> et donc aussi de <math>\R</math>).
Ce prolongement me servira d'ensemble de valeurs pour une extension de la mesure de LEBESGUE généralisée ou de HAUSDORFF.
On pourra alors mesurer et distinguer les longueurs de deux courbes infinies, les aires de deux surfaces infinies, etc.
'''''Définitions :'''''
(voir [[Discussion Recherche:Cardinal quantitatif#Série de remarques_7.2|Série de remarques 7.2 dans la page de discussion]])
'''''A)'''''
{{Théorème|titre=|contenu=
Soient <math>a,b \in \overline{\R} = \R \bigsqcup \{-\sup(\R), \sup(\R)\}, \,\, a<b</math>
où on considère, ''de manière non classique et naïve'', que
<math>+\infty = \{x \,\, |\,\, \forall a \in \R, \,\, x > a\}</math> et <math>+\infty'' = \{x \,\, |\,\, \forall a \in \R'', \,\, x > a\}</math>
et où
<math>\sup(\N)=\sup(\R)=+\infty_{\N}=+\infty_{\R}=+\infty_{classique}</math>
et
<math>\sup(\N'')=\sup(\R'')=+\infty_{\N''}=+\infty_{\R''}={+\infty''}_{classique}</math>.
On note :
"<math>R_{a,b} = (a,b[</math>"
mais si on veut utiliser une notation qui se passe de la notation "<math>+\infty_{classique}</math>" où <math>+\infty_{classique}</math> est vu comme un point, on ne peut pas toujours le noter comme ça.
Si <math>a = - \sup(\R), \,\, b = \sup(\R)</math>,
:<math>R_{a,b} = \R</math>.
Si <math>a = - \sup(\R), \,\, b \in \R</math>,
:<math>R_{a,b} = \{x \in \R \,\, | x < b\}</math>
Si <math>a \in \R, \,\, b = \sup(\R)</math>,
:<math>R_{a,b} = \{x \in \R \,\, | x \geq a\}</math>
:ou
:<math>R_{a,b} = \{x \in \R \,\, | x > a\}</math>
Si <math>a \in \R, \,\, b \in \R</math>,
:<math>R_{a,b} = (a,b[</math>
*<math>\mathcal{F}(R_{a,b}) = \mathcal{F}_2(R_{a,b}) \,\, \underset{?}{\text{ou}} \,\, \mathcal{F}_3(R_{a,b}) \,\, \underset{?}{\text{ou}} \,\, \mathcal{F}_4(R_{a,b}) \,\, \underset{?}{\text{ou}} \,\, ?</math>,
où <math>\displaystyle{\mathcal{F}_0(R_{a,b}) = \{f \,\,|\,\,f\,\, : \,\, R_{a,b} \,\,\rightarrow \,\,\mathbb{R}\}}</math>,
<math>\displaystyle{\mathcal{F}_1(R_{a,b}) = \{f \in \mathcal{F}_0(R_{a,b})\,\,|\,\,f\,\, \mbox{continue}\}}</math>,
<math>\displaystyle{\mathcal{F}_2(R_{a,b}) = \{f \in \mathcal{F}_0(R_{a,b})\,\,|\,\,f\,\, \mbox{continue, strictement croissante telle que} \,\, \lim_{b^-} f = +\infty_{classique}\}}</math>,
<math>\displaystyle{\mathcal{F}_3(R_{a,b}) = \{f \in \mathcal{F}_2(R_{a,b}) \,\, | \,\, \not \exists g \in \mathcal{F}_2(R_{a,b}), \,\, \not \exists h \in \mathcal{F}_1(R_{a,b}), \,\, \mbox{oscillante}, \,\, f = g + h \}}</math>
[''« oscillante » (en un sens que je n'ai pas défini)''],
<math>\displaystyle{\mathcal{F}_4(R_{a,b}) = \bigg\{ \begin{matrix} \mathcal{F}_2(R_{a,b}) & \text{si} \,\, a \in \R \bigsqcup \{-\sup(\R)\}, b \in \R, a < b \\ \{f \in \mathcal{F}_2(R_{a,b}) \,\, | \,\, f \underset{b^-}{\sim} g, \,\, g \in \mathcal{F}_2(R_{a,b}), \,\, g \,\, : \,\, R_{a,b} \,\, \rightarrow \,\, \R \,\, : \,\, x \,\, \mapsto a_g x + b_g , \,\, a_g \in \R_+^*, \,\, b_g \in \R\} & \text{si} \,\, a \in \R \bigsqcup \{-\sup(\R)\},b = \sup(\R)\end{matrix}}</math>
''(Je sais, il y a un hic concernant l'existence, hors l'ensemble <math>\emptyset</math>, de l'ensemble <math>\displaystyle{\mathcal{F}_3(R_{a,b})}</math>, mais peut-être faut-il, juste, ne pas le prendre en compte, et, plutôt, prendre en compte l'ensemble <math>\displaystyle{\mathcal{F}_2(R_{a,b})}</math>. Mais cela ne sera-t-il pas problématique ?)''
"(Mais prendre l'ensemble <math>\displaystyle{\mathcal{F}_2(R_{a,b})}</math> est insuffisant, car si on prend 2 fonctions <math>\displaystyle{f,g \in \mathcal{F}_2(R_{a,b})}</math>, on peut avoir <math>f-g \in \mathcal{F}_1(R_{a,b}), \,\, \mbox{oscillante}</math>.)" (rajout du 12-07-2023);
*<math>+\infty_{\lim,f,b^-}</math> ou bien <math>+\infty_f</math>, s'il n' y a aucune confusion possible :
<math>\forall f \in \mathcal{F}(R_{a,b}), \,\,+\infty_f = +\infty_{\lim,f,b^-} \equiv {cl}_{\underset{b^-}{\sim}}(f) = \{g \in \mathcal{F}(R_{a,b}) \,\, |\,\, g \,\, \underset{b^-}{\sim} \,\, f\} </math>, où <math>\underset{b^-}{\sim}</math> est la relation d'équivalence définie en B);
*<math>+\infty_{\mathcal{F}(R_{a,b})} = \{+\infty_f \,\, | \,\, f\in\mathcal{F}(R_{a,b})\}</math>.}}
{{Théorème|titre=[https://fr.wikiversity.org/w/index.php?title=Continuit%C3%A9_et_variations/Exercices/Fonctions_continues_strictement_monotones&oldid=844169 Exercice 3-3 (d'Anne Bauval, dernière version du 10 juillet 2021 à 06h28, supprimée par ses soins, sous prétexte que je dessillais ou que je décillais : Si l'énoncé de cet exercice est vrai, quel que soit le sens à préciser du terme "oscillante", alors un pan entier de mes travaux va tomber à l'eau, mais pas le pan le plus fondamental : Si je dois supprimer une partie de mes travaux, il faut qu'il y ait de très bonnes raisons valables de le faire et que cette partie des travaux soit vraiment irrécupérable et que j'en sois absolument convaincu)]|contenu=
#Soit <math>f:\left[a,b\right]\to\R</math> une fonction strictement croissante. Montrer qu'il existe <math>g,h:\left[a,b\right]\to\R</math> telles que :
#:<math>f=g+h,\quad g</math> est strictement croissante, et <math>h</math> est nulle en <math>a</math> et <math>b</math> et strictement positive ailleurs.
#Même question en remplaçant « positive » par « négative ».
#Si de plus <math>f</math> est continue, montrer que <math>g</math> et <math>h</math> peuvent être choisies de plus continues, et qu'il existe même une infinité non dénombrable de tels couples <math>(g,h)</math>.
#Soit <math>f:\R\to\R</math> une fonction strictement croissante. Déduire des questions précédentes qu'il existe <math>g,h:\R\to\R</math> telles que :
#::<math>f=g+h,\quad g</math> est strictement croissante, et <math>h</math> est « oscillante au voisinage de <math>+\infty</math> » (en un sens que vous devrez préciser),
#:et que si de plus <math>f</math> est continue, <math>g</math> et <math>h</math> peuvent être choisies de plus continues.
{{Solution|contenu=}}
'''Remarque sur le comportement d'Anne Bauval :''' Si, elle compte m'avertir de quelque chose et que je modifie en conséquence mes travaux et que je supprime des passages voire des pans entiers : A quoi sert-il, en représailles de mon inaction du moment, de supprimer ou de rendre moins visible l'Ex 3-3 ? Car, si jusqu'ici, dans le cas présent, je n'ai pas suivi les quelques conseils qu'elle m'a données, par prudence et septicisme, et aussi car ce qu'elle me demande n'est pas un choix qui se fait à la légère et que, peut-être, même si ce qu'elle dit est vrai, les pans des travaux concernés sont peut-être récupérables, il se peut que je sois amené, un jour, à le faire ou que j'éprouve, un jour, le besoin de le faire, en ayant besoin de me référer à son Ex 3-3.
}}
'''''B)'''''
{{Théorème|titre=|contenu=''Définition des relations d'équivalence "<math>\underset{b^-}{\sim}</math>" et d'ordre "<math>\underset{b^-}{\leq}</math>" sur <math>\mathcal{F}(R_{a,b})</math> et des relations d'égalité "<math>=</math>" et d'ordre <math>\leq</math> sur <math>+\infty_{\mathcal{F}(R_{a,b})}</math> :''
Soient <math>f,g \in \mathcal{F}(R_{a,b})</math>.
Mes relations d'équivalence "<math>\underset{b^-}{\sim}</math>" et d'égalité "<math>=</math>" sont définies par :
:<math>\displaystyle{+ \infty_f = +\infty_g\Longleftrightarrow f\underset{b^-}{\sim} g\Longleftrightarrow \underset{b^-}{\text{lim}_{classique}}(f-g)=0}</math>
:et si <math>b = \sup(\R), \,\, \underset{b^-}{\sim} = \underset{+\infty_{classique}}{\sim}</math> et <math>\underset{b^-}{\text{lim}_{classique}}(f-g) = \underset{+\infty_{classique}}{\text{lim}_{classique}}(f-g)</math>
Mes relations d'ordre "<math>\underset{b^-}{\leq}</math>" et "<math>\leq</math>" sont celles dont les ordres stricts sont définis par :
:<math>\displaystyle{+\infty_f<+\infty_g \Longleftrightarrow f \underset{b^-}{<} g\Longleftrightarrow \underset{b^-}{\text{lim}_{classique}}(f-g)<0}</math>,
:et si <math>b = \sup(\R), \,\, \underset{b^-}{<} = \underset{+\infty_{classique}}{<}</math> et <math>\underset{b^-}{\text{lim}_{classique}}(f-g) = \underset{+\infty_{classique}}{\text{lim}_{classique}}(f-g)</math>,
et la seconde relation d'ordre est totale.}}
'''''C)'''''
{{Théorème|titre=|contenu=''Si <math>f</math> a une expression « élémentaire [synthétique] » (en un sens que je n'ai pas défini)'' au voisinage de <math>+\infty</math>, je la prolongerai en une application (encore notée <math>f</math>) définie sur <math>R_{a,b}\cup\{+\infty_{id_\R}\}</math> en posant :
:<math>f\left(+\infty_{id_\R}\right)=+\infty_f</math>,
où <math>id_\R</math> est l'[[Application (mathématiques)/Définitions#Exemples d’applications|application identité]] de <math>\R</math>.
''Remarque :'' Par exemple si <math>f \,\, : \,\, \R \to \R : \,\, x \,\, \mapsto \,\, \Bigg\{\begin{matrix} 3x +5 & \text{si} \,\, x \in \R_-\\ \displaystyle{\frac{e^{-x}}{6x+2}} & \text{si} \,\, x \in \R_+^*\end{matrix}</math>, <math>f</math> a une expression élémentaire sur <math>\R_-</math>, et <math>f</math> a une expression élémentaire sur <math>\R_+^*</math>, c'est intuitif, mais je ne sais pas le définir de manière formelle et générale.
Mais le problème est que <math>\displaystyle{\forall x \in \R, \,\, f(x) = (3x + 5) \,\, \mathbb{I}_{\R_-}(x) + \frac{e^{-x}}{6x+2} \,\, \mathbb{I}_{\R_+^*}(x)}</math>, qui peut, aussi, d'une certaine façon être considérée comme une expression élémentaire, plus synthétique.
Par ailleurs, il existe des fonctions <math>g \,\, : \,\, \R \,\, \to \,\, \R</math>, qui, à part, l'expression que l'on note <math>\forall x \in \R, \,\, g(x)</math>, ont une expression (élémentaire) aléatoire, en chaque point ou sur chaque singleton, ou, plutôt, une valeur (élémentaire) aléatoire, en chaque point, et qui sont telles qu'on ne peut pas les exprimer avec les fonctions usuelles.
Je pense qu'il faudrait de manière générale plutôt que de parler de fonctions ayant une expression élémentaire sur leur domaine de définition ou sur une partie de celui-ci, parler de fonctions <math>f</math> dont l'expression analytique en fonction de <math>x</math> est "identique", pour tout point <math>x</math> de leur domaine de définition <math>D_f</math> ou par exemple en chaque point <math>x</math> de chacune de sous-parties disjointes <math>A,B</math> de ce dernier.
Par exemple :
Soient <math>\displaystyle{A,B \in \mathcal{P}(D_f), \,\, A \bigcap B = \emptyset}</math>.
<math>\forall x \in A, \,\, f(x) = 2x [= expression(f,x)]</math> et <math>\forall x \in B, \,\, f(x) = -3x + 1 [= expression(f,x)]</math>,
ou
Soit <math>\displaystyle{A \in \mathcal{P}(D_f)}</math>.
<math>\forall x \in A, \,\, f(x) = x^2 + 1 \,\, [= expression(f,x)]</math>
ou
Soit <math>\displaystyle{A \in \mathcal{P}(D_f)}</math>.
<math>\forall x \in A, \,\, f(x) = e^x \,\, [= expression(f,x)]</math>.
''(De toute façon, si je n'arrive pas à définir pour certaines fonctions <math>f \,\,: \,\,D_f \,\, \rightarrow \,\, \R</math>, le fait que "<math>f</math> a une expression élémentaire sur <math>A \in \mathcal{P}(D_f)</math>" ou plutôt que "<math>f</math> a une expression analytique en fonction de <math>x</math> "identique", en chaque point <math>x</math> de <math>A \in \mathcal{P}(D_f)</math>", où <math>D_f \in \mathcal{P}(\R)</math>, je supprimerai la condition qui lui est relative.)''}}
'''''D) Partie 1)'''''
{{Théorème|titre=|contenu=''Remarque : J'hésite à omettre la notation "<math>\widetilde{\,\,\,\,\,\,}</math>" concernant les objets suivants : <math>\widetilde{{vol}^1}</math> ou <math>\widetilde{{diam}}</math>.''
L'ensemble <math>\R</math> n'est pas considéré, ici, ''dans sa version classique'' :
<math>\R= ]-\sup(\R), \sup(\R)[= ]-\infty_\R,+\infty_\R[ = ]-\infty_{classique}, +\infty_{classique}[</math>,
où "<math>-\sup(\R)=-\infty_\R=-\infty_{classique}, \,\, \sup(\R)=+\infty_\R=+ \infty_{classique}</math>" sont considérés comme des points,
mais ''dans sa version non classique'' :
<math>\R</math>,
où <math>\sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\R) \in + \infty</math>
et où "<math>+\infty</math>" est considéré comme un ensemble.
L'ensemble <math>\overline{\R}</math> n'est pas considéré, ici, ''dans sa version classique'' :
<math>\overline{\R}= [-\sup(\R), \sup(\R)]= [-\infty_\R,+\infty_\R] = [-\infty_{classique}, +\infty_{classique}]</math>,
où "<math>-\sup(\R)=-\infty_\R=-\infty_{classique}, \,\, \sup(\R)=+\infty_\R=+ \infty_{classique}</math>" sont considérés comme des points,
mais ''dans sa version non classique'' :
<math>\displaystyle{\overline{\R} = \R \bigsqcup \{-\sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\R), \sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\R)\}}</math>,
où <math>\sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\R) \in + \infty</math>
et où "<math>+\infty</math>" est considéré comme un ensemble.
On considère :
"<math>+\infty</math>" et "<math>+\infty''</math>" comme des ensembles tels que
<math>+\infty = \{x \,\, | \,\, \forall a \in \R, \,\, x > a\}</math>, <math>+\infty'' = \{x \,\, | \,\, \forall a'' \in \R'', \,\, x > a''\}</math>
et <math>+ \infty'' \subsetneq + \infty</math> car <math>\R \subsetneq \R''</math>.
''On a(axiome)(sous réserve):''
<math>\forall (a,b) \in \{-\sup(\R)\} \times \mathbb{R}</math>,
<math>R_{a,b} = \{x \in \R, \,\, x < b\}</math>,
<math>\displaystyle{\forall f_0 \in {\cal F}(R_{a,b}), \,\, +\infty_{f_0} = \sup_{f \in {\cal F}(\mathbb{R})} +\infty_f = \sup(+\infty'') = \sup(+\infty)}</math>
''Remarque :''
On a <math>\displaystyle{\overline{\mathbb{R}} = \mathbb{R} \bigsqcup \{\inf_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}} (\mathbb{R}), \sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}} (\mathbb{R})\} = \mathbb{R} \bigsqcup \{-\sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}} (\mathbb{R}), \sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}} (\mathbb{R})\}}</math>
où <math>\sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\R) \in +\infty</math>.
''Dans ma nouvelle théorie à construire (Mais il faudra aussi prendre en compte de la nature et le choix du plafonnement de <math>\R</math> autour de l'origine <math>O(0)</math> du repère orthonormé <math>{\cal R}</math> de <math>\R</math>) :''
On pose : <math>\displaystyle{\R = \Big[\R, {(]-r,r[)}_{r \in \N}\Big]}</math>.}}
'''''D) Partie 2)'''''
{{Théorème|titre=|contenu=''Définitions :''
''Cf. aussi : [[Discussion_Recherche:Cardinal_quantitatif#Série_de_remarques_3|Série de remarques 3]] de la Discussion associée.''
<math>\mathbb{R}' =_{d \acute{e}f} ]-\infty_ {{id}_{\mathbb{R}}}, +\infty_ {{id}_{\mathbb{R}}}[</math>
<math>{\mathbb{R}'}^* =_{d \acute{e}f} ]-\infty_ {{id}_{\mathbb{R}}}, +\infty_ {{id}_{\mathbb{R}}}[ \setminus \{0\}</math>
<math>\overline{\mathbb{R}'} =_{d \acute{e}f} [-\infty_ {{id}_{\mathbb{R}}}, +\infty_ {{id}_{\mathbb{R}}}]</math>
<math>{\mathbb{R}'}_+ =_{d \acute{e}f} [0, +\infty_ {{id}_{\mathbb{R}}}[</math>
<math>{\mathbb{R}'}_+^* =_{d \acute{e}f} ]0, +\infty_ {{id}_{\mathbb{R}}}[</math>
<math>\overline{{\mathbb{R}'}_+} =_{d \acute{e}f} [0, +\infty_ {{id}_{\mathbb{R}}}]</math>
<math>{\mathbb{R}'}_- =_{d \acute{e}f} ]-\infty_ {{id}_{\mathbb{R}}},0]</math>
<math>{\mathbb{R}'}_-^* =_{d \acute{e}f} ]-\infty_ {{id}_{\mathbb{R}}},0[</math>
<math>\overline{{\mathbb{R}'}_-} =_{d \acute{e}f} [-\infty_ {{id}_{\mathbb{R}}},0]</math>
<math>\mathbb{R}'' =_{d \acute{e}f} -\infty_{{\cal F}(\mathbb{R})} \bigsqcup \mathbb{R} \bigsqcup +\infty_{{\cal F}(\mathbb{R})}</math>, réunion disjointe,
<math>\mathbb{R}'' =_{prop} -\infty_{{\cal F}(\mathbb{R})} \bigcup \mathbb{R}' \bigcup +\infty_{{\cal F}(\mathbb{R})}</math>, réunion non disjointe,
<math>\displaystyle{\forall f,g \in {\cal F}(\mathbb{R}), \,\, \forall a,b \in \mathbb{R}, \,\, a \leq b, \,\, \forall a'',b'' \in {\R''} \setminus \overline{\R}, \,\, a'' < 0 < b'',}</math>
<math>\displaystyle{\Big(-\sup(\R'') < a'' < -\sup(\R) < a \leq b < \sup(\R) < b'' < \sup(\R'') \Big)}</math>
et <math>\displaystyle{]a,b[ \subsetneq \mathbb{R} \subsetneq \overline{\R} \subsetneq ]a'',b''[ \subsetneq \R'' \subsetneq \overline{\R''},}</math>
<math>\displaystyle{\Big(-\sup(\R'') = - \sup(+\infty_{{\cal F}(\R)}) < -\infty_f < a \leq b < +\infty_g < \sup(+\infty_{{\cal F}(\R)}) = \sup(\R'')\Big)}</math>
et <math>\displaystyle{]a,b[ \subsetneq \mathbb{R} \subsetneq ]-\infty_f,+\infty_g[ \subsetneq \R'' \subsetneq \overline{\R''}}</math>.
''Dans cette conception :''
L'ensemble <math>\R</math> n'est pas considéré, ici, ''dans sa version classique'' :
<math>\R= ]-\sup(\R), \sup(\R)[= ]-\infty_\R,+\infty_\R[ = ]-\infty_{classique}, +\infty_{classique}[</math>,
où "<math>-\sup(\R)=-\infty_\R=-\infty_{classique}, \,\, \sup(\R)=+\infty_\R=+ \infty_{classique}</math>" sont considérés comme des points,
mais ''dans sa version non classique'' :
<math>\R</math>,
où <math>\sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\R) \in + \infty</math>
et où "<math>+ \infty</math>" est considéré comme un ensemble.
L'ensemble <math>\overline{\R}</math> n'est pas considéré, ici, '''dans sa version classique''' :
<math>\overline{\R}= [-\sup(\R), \sup(\R)]= [-\infty_\R,+\infty_\R] = [-\infty_{classique}, +\infty_{classique}]</math>,
où "<math>-\sup(\R)=-\infty_\R=-\infty_{classique}, \,\, \sup(\R)=+\infty_\R=+ \infty_{classique}</math>" sont considérés comme des points,
mais ''dans sa version non classique'' :
<math>\displaystyle{\overline{\R} = \R \bigsqcup \{- \sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\R), \sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\R)\}}</math>,
où <math>\sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\R) \in + \infty</math>
et où "<math>+ \infty</math>" est considéré comme un ensemble.
On considère :
"<math>+\infty</math>" et "<math>+\infty''</math>" comme des ensembles tels que
<math>+\infty = \{x \,\, | \,\, \forall a \in \R, \,\, x > a\}</math>, <math>+\infty'' = \{x \,\, | \,\, \forall a'' \in \R'', \,\, x > a''\}</math>
et <math>+ \infty'' \subsetneq + \infty</math> car <math>\R \subsetneq \R''</math>.
où <math>\displaystyle{{vol}^1(\R_+) = \sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\R) = \sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\N) = {card}_{Q,{\cal R}}(\N^*) \in +\infty \,\, \text{et}\,\,\not \in \R_+ \bigsqcup +\infty_{{\cal F}(\R)}}</math>
et par analogie <math>\displaystyle{{vol}^1({\R''}_+) = \sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}''}(\R'') = \sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}''}(\N'') = {card}_{Q,{\cal R}}({\N''}^*) \in +\infty'' \subsetneq +\infty}</math>,
où, ici,
<math>\N^*</math> est le plafonnement normal de <math>\N^*</math>,
<math>{\N''}^*</math> est le plafonnement normal de <math>{\N''}^*</math>.}}
'''''D) Partie 3) Remarque importante :'''''
{{Théorème|titre=|contenu=
J'aurais pu considérer à défaut de considérer que
"<math>\R= ]-\sup(\R), \sup(\R)[= ]-\infty_\R,+\infty_\R[ = ]-\infty_{classique}, +\infty_{classique}[</math>",
où "<math>-\sup(\R)=-\infty_\R=-\infty_{classique}, \,\, \sup(\R)=+\infty_\R=+ \infty_{classique}</math>" sont considérés comme des points,
considérer que
"<math>\R = ]- \sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\R), \sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\R)[</math>"
où <math>\sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\R) \in +\infty</math>
et où <math>+\infty</math> est considéré comme un ensemble tel que <math>+\infty = \{x \,\, |\,\, \forall a \in \R, \,\, x > a\}</math>.
Mais cette notation est problématique,
car <math>{vol}^1(\R_+) = \sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\R) \in +\infty</math>
et <math>\exists A \in \mathcal{P}(\R_+)</math> telle que <math>{vol}^1(A) \in +\infty</math> et <math>{vol}^1(A) < {vol}^1(\R_+) = \sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\R)</math>.
D'où la notation simple
<math>\Big(</math>sans "<math>-\infty_{classique}, +\infty_{classique}</math>",
ni "<math>-\sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\R),\sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\R)</math>",
ni "<math>-\sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(A),\sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(A)</math>"
où <math>\sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(A) \in +\infty</math><math>\Big)</math> :
"<math>\R</math>" ("<math>\R_+</math>", "<math>\R_-</math>", "<math>\R^*</math>", etc <math>\cdots</math>),
pour désigner <math>\R</math> (<math>\R_+</math>, <math>\R_-</math>, <math>\R^*</math>, etc <math>\cdots</math>).}}
'''''D) Partie 4)'''''
{{Théorème|titre=|contenu=''Remarque :''
Le fait que : <math>2 \inf(+\infty_{{\cal F}(\R)}) > \inf(+\infty_{{\cal F}(\R)})</math> semble poser problème :
En effet, il semble que : <math>\displaystyle{2 \inf(+\infty_{{\cal F}(\R)}) = 2 \inf_{f \in {\cal F}(\R)} +\infty_f = \inf_{f \in {\cal F}(\R)} 2(+\infty_f) = \inf_{f \in {\cal F}(\R)} +\infty_{2f} = \inf_{f \in 2{\cal F}(\R)} +\infty_f = \inf_{f \in {\cal F}(\R)} +\infty_f = \inf(+\infty_{{\cal F}(\R)})}</math>.
Peut-être qu'il faut plutôt définir et considérer l'ensemble <math>{\cal F}(\N)</math> qui est l'ensemble <math>{\cal F}(\R)</math>, en remplaçant <math>\R</math>, par <math>\N</math>, et en abandonnant la condition de continuité des éléments de ce 1er ensemble.
En effet, dans ce cas, on a : <math>\displaystyle{2 \inf(+\infty_{{\cal F}(\N)}) = 2 \inf_{f \in {\cal F}(\N)} +\infty_f = \inf_{f \in {\cal F}(\N)} 2(+\infty_f) = \inf_{f \in {\cal F}(\N)} +\infty_{2f} = \inf_{f \in 2{\cal F}(\N)} +\infty_f \neq \inf_{f \in {\cal F}(\N)} +\infty_f = \inf(+\infty_{{\cal F}(\N)})}</math>
''Remarque :''
<math>\displaystyle{\exists a,c \in -\infty_{{\cal F}(\mathbb{R})}, \,\,\exists b,d \in +\infty_{{\cal F}(\mathbb{R})}, \,\, a\neq c, \,\, b \neq d, \,\, a<b, \,\, c<d, \,\, ]a,b[ \subsetneq \mathbb{R}' \subsetneq ]c,d[}</math>}} }}
{{ancre|Définitions de diam, diam ~, + ∞ d i a m ~,C, + ∞ diam ~ ^,C et + ∞ diam ~ ^}}
{{Théorème|titre='''Remarques sur <math>+\infty</math>, <math>+\infty''</math>, <math>+\infty_f</math> avec <math>f \in {\cal F}(\R)</math>, <math>+\infty_{{\cal F}(\R)}</math>, <math>\R'</math>, <math>\R''</math> :'''|contenu=
'''''Remarque :'''''
Dans le cas borné, à l'aide des mesures de LEBESGUE généralisées ou de HAUSDORFF, qui mesurent chacune des volumes de dimension <math>i (0 \leq i \leq n)</math>, on peut '''construire''' et comparer les F-quantités d'ensembles appartenant à une classe d'ensembles bornés de <math>\mathbb{R}^n</math> et appartenant à des chaînes distinctes d'ensembles, pour l'inclusion.
Cf. La saga du "cardinal" version 4 {{supra|Liens}}
Moyennant une redéfinition de l'ensemble de départ et/ou de l'ensemble d'arrivée des mesures de LEBESGUE, en remplaçant le point usuel <math>+ \infty_{classique}</math> par un ensemble infini de nombres infinis positifs <math>+ \infty_{{\cal F}(\mathbb{R})}</math>
(ici, je pense '''[vraisemblablement dans le cas où <math>n=1</math>]'''
'''''Remarque :'''''
Chaque élément d'un ensemble est un indivisible :
Un ensemble fini ne peut contenir par exemple <math>1,5</math> éléments, mais un nombre fini entier d'éléments, de même un ensemble infini d'éléments ne peut contenir qu'un nombre infini "entier" d'éléments, même si cet ensemble n'est pas dénombrable :
La F-quantité d'un ensemble est un nombre fini ou infini "entier", contrairement, par exemple à toutes les mesures généralisées de cet ensemble, qui elles sont des nombres finis ou infinis "réels".)]
''(Je ne suis pas totalement sûr de moi sur les 2 dernières phrases avant celle-ci : Car on peut transformer une partie infinie bornée par une homothétie de rapport réel, les F-quantités de la partie de départ et de la partie d'arrivée sont-ils pour autant des nombres infinis "entiers" ?)''
Enfin, on pourra construire et étendre, la F-quantité et sa formule, dans le cas de certaines parties bornées de <math>\mathbb{R}^n</math> et qui fait appel aux mesures de LEBESGUE généralisées ou de HAUSDORFF de dimension <math>i \,\, (0 \leq i \leq n)</math>, au cas de parties non bornées de <math>\mathbb{R}^n</math>, en tenant compte du "plafonnement sphérique".}}
{{Théorème|titre='''Définition de <math>{PV}({\R''}^n)</math>, pour <math>n \in \N^*</math> :'''|contenu=
Soit <math>n \in \N^*</math>
<math>{PV}({\R''}^n)</math>
<math>\underset{d\acute{e}f}{=} \Big\{{A} \in {\cal P}({\R''}^n) \,\, \Big| \,\, {A} \,\, sous\text{-}vari\acute{e}t\acute{e} \,\, compacte, \,\, convexe, \,\, (connexe) \,\, de \,\, {\R''}^n, \,\, de \,\, classe \,\,(\mathcal{C}^0) \,\, et \,\, (\mathcal{C}^1 \,\, par \,\, morceaux) \,\, ou \,\, sans \,\, bord\Big\}</math>}}
===='''Construction et définition'''====
{{Théorème|titre='''Définition de la F-quantité sur <math>{PV}({\R''}^n)</math> (hypothèses de définition générales dans le cas des parties de <math>\mathcal{P}({\R''}^n)</math> + hypothèses de définition générales dans le cas des parties de <math>\mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^n)</math> et en particulier dans le cas des parties de <math>{PV}({\R''}^n)</math>), pour <math>n \in \N^*</math> :'''|contenu=
Soit <math>n \in \N^*</math>.
Soit <math>\cal R</math> un repère orthonormé de <math>{\R''}^n</math>, d'origine <math>O</math>.
On pose <math>\mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^n) \underset{d\acute{e}f}{=} \{A \in \mathcal{P}({\R''}^n) \,\,|\,\, A \,\, born\acute{e}e \,\, dans \,\, {\R''}^n\}</math>.
L'application F-quantité relative au repère orthonormé <math>\mathcal{R}</math> de <math>{\R''}^{n}</math>, <math>{card}_{Q,{\cal R}}</math>,
la restriction à l'ensemble <math>\mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^n)</math> de l'application <math>{card}_{Q,{\cal R}}</math>,
et la restriction à l'ensemble <math>{PV}(\R^n)</math> de l'application <math>{card}_{Q,{\cal R}}</math>
sont les applications :
<math>{card}_{Q,{\cal R}}: \,\, \mathcal{P}({\R''}^n) \,\, \longrightarrow \,\, (F'', +, \times, \leq)</math>,
<math>{{card}_{Q,{\cal R}}}_{|\mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^n)} \,\, : \,\, \mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^n) \,\, \longrightarrow \,\, (F', +, \times, \leq)</math>
<math>{{card}_{Q,{\cal R}}}_{|{PV}({\R''}^n)} \,\, : \,\, {PV}({\R''}^n) \,\, \longrightarrow \,\, (F, +, \times, \leq)</math>
où <math>(F'', +, \times, \leq)</math> est un anneau commutatif unitaire intègre ordonné,
où <math>(F', +, \times, \leq)</math> est un anneau commutatif unitaire intègre ordonné,
où <math>(F, +, \times, \leq)</math> est un anneau commutatif unitaire intègre ordonné, avec <math>F = \R_n[{card}_{Q,\mathcal{R}}(I)]</math>, où <math>I</math> est un intervalle borné de <math>\R</math>, par exemple <math>I = [0;1[</math>,
et où <math>F \subset F' \subset F''</math>, avec <math>F'= ?, \,\, F'' = ?</math>,
[On peut cependant dire au moins à ce stade que :
<math>\displaystyle{{{card}_{Q,{\cal R}}} \,\, : \,\, \mathcal{P}({\R''}^n) \,\, \longrightarrow \,\, \N \bigsqcup +\infty}</math>,
<math>{{card}_{Q,{\cal R}}}_{|\mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^n)} \,\, : \,\, \mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^n) \,\, \longrightarrow \,\, \N \bigsqcup +\infty</math>
et <math>\displaystyle{{{card}_{Q,{\cal R}}}_{|{PV}({\R''}^n)} \,\, : \,\, {PV}({\R''}^n) \,\, \longrightarrow \,\, \N \bigsqcup +\infty}</math>,
où, ''de manière non classique'', on considère : "<math>+\infty</math>" comme un ensemble tel que <math>+\infty = \{x \,\, | \,\, \forall a \in \R, \,\, x > a\}</math>.],
''qui doivent, normalement, vérifier les conditions suivantes (Règles et opérations générales sur la F-quantité) :''
0) <math>\forall \mathcal{R}, \mathcal{R}'</math> repères orthonormés de <math>{\R''}^n, \,\, {{card}_{Q,\mathcal{R}}}_{|\mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^n)} = {{card}_{Q,\mathcal{R}'}}_{|\mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^n)}</math>
On pose donc : <math>\forall \mathcal{R}</math> repère orthonormé de <math>{\R''}^n, \,\, {{card}_{Q,\mathcal{R}}}_{|\mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^n)} = \widetilde{\widetilde{{card}_Q}}</math> et donc <math>\displaystyle{{{card}_{Q,\mathcal{R}}}_{|PV({\R''}^n)} = \widetilde{\widetilde{{card}_Q}}_{|{PV}({\R''}^n)} = \widetilde{{card}_Q}}</math>.
1)
[a) <math>\forall A \in \mathcal{P}({\R''}^n)</math>, <math>card_{Q,\cal R}(A)\geq 0</math>]
b) <math> card_{Q,{\cal R}}(\emptyset) = 0</math>
c) <math> \forall x \in {\R''}^n, \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(\{x\}) = 1</math>
2) <math>\forall A,B \in \mathcal{P}({\R''}^n)</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(A \bigcup B) = {card}_{Q,{\cal R}}(A) + {card}_{Q,{\cal R}}(B) - {card}_{Q,{\cal R}}(A \bigcap B)}</math>
3) <math>\displaystyle{\forall {(x_m)}_{m \in \mathbb{N}} \subset {\mathbb{R''}}, \,\, convergente \,\, dans \,\, \R'', \,\, \lim_{m \rightarrow +\infty} {card}_{Q,{\cal R}}([0,x_m]) = {card}_{Q,{\cal R}}([0, \lim_{m \rightarrow +\infty} x_m])}</math>
4) Soient <math>\forall i \in \N_n^*, \,\, {\cal R}_i</math> un repère orthonormé de <math>{\R''}^i</math> d'origine <math>O_i{(0)}_{j \in \N_i^*}</math>.
<math>\forall k \in \mathbb{N}_{n-1},</math>
<math>\displaystyle{\forall A \in \mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^{n-k})}</math>, <math>\displaystyle{\forall B \in \mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^{k})}</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(A \times B) = {card}_{Q,{\cal R}_n}(A \times B) = {card}_{Q,{\cal R}_{n-k}}(A)\,\,{card}_{Q,{\cal R}_k}(B)}</math>
''@Attention, concernant les parties non bornées, les formules ci-dessus, n'ont pas, nécessairement, sens, si on suppose qu'il y a un plafonnement sphérique, autour de l'origine du repère orthonormé direct <math>{\cal R}</math>.@''
5)
A)
a) <math>\forall I \,\, \mbox{intervalle de} \,\, {\R''}^n</math>, <math>I \in {PV}({\R''}^n)</math> ou <math>I \in \mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^n)</math>
<math>{card}_{Q,{\cal R}} \Big({is}(I)\Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(I)</math>, pour toutes les isométries de <math>\R''^n</math>, <math>is</math>
En particulier :
a1) <math>\forall I \,\, \mbox{intervalle de} \,\, {\R''}^n</math>, <math>I \in {PV}({\R''}^n)</math> ou <math>I \in \mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^n)</math>,
<math>\forall x \in {\R''}^n, \,\,{card}_{Q,{\cal R}}\Big(t_x(I)\Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(I)</math>,
où <math>\forall x \in {\R''}^n, \,\, t_x \,\, : \,\, \mathcal{P}({\R''}^n) \,\, \rightarrow \,\, \mathcal{P}({\R''}^n) \,\, : \,\, A \,\, \mapsto \,\, A + x</math>, est la translation de vecteur <math>x</math>, dans l'espace <math>{\R''}^n</math>.
a2) <math>\forall I \,\, \mbox{intervalle de} \,\, {\R''}^n</math>, <math>I \in {PV}({\R''}^n)</math> ou <math>I \in \mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^n)</math>,
<math>\displaystyle{\forall M \in {\R''}^n}</math>,
<math>\forall \theta_n \in \begin{cases}
\{0, \pi \} + 2 \pi \Z & \text{si }n=1 \\
{\mathbb{R}}^{n-1} & \text{si } n \neq 1 \\
\end{cases}</math>,
<math>{card}_{Q,{\cal R}}\Big({rot}_{(M, \theta_n)} (I) \Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(I)</math>,
où
<math>\forall M \in {\R''}^n</math>,
<math>\forall \theta_n \in \begin{cases}
\{0, \pi \} + 2 \pi \Z & \text{si }n=1 \\
{\mathbb{R}}^{n-1} & \text{si } n \neq 1 \\
\end{cases}</math>,
<math>{rot}_{(M, \theta_n)}\,\, : \,\, \mathcal{P}({\R''}^n) \,\, \rightarrow \,\, \mathcal{P}({\R''}^n) \,\, : \,\, A \,\, \mapsto \,\, {rot}_{(M, \theta_n)}(A)</math>, est la rotation (sphérique) de centre <math>M</math> et d'"angle" <math>\theta_n</math>, dans l'espace <math>{\R''}^n</math>.
Si les hypothèses de définition données dans 3) A), ne suffisent pas, on considérera les hypothèses de définition données dans 3) B).
B)
a) <math>\forall A \in {PV}({\R''}^n)</math> ou <math>A \in \mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^n)</math>,
<math>{card}_{Q,{\cal R}}\Big({is} (A) \Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(A)</math>, pour toutes les isométries de <math>{\mathbb{R}''}^n</math>, <math>is</math>
En particulier :
a1) <math>\forall A \in {PV}({\R''}^n)</math> ou <math>A \in \mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^n)</math>,
<math>\displaystyle{\forall x \in {\R''}^n, \,\, {card}_{Q,{\cal R}}\Big(t_x(A)\Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(A)}</math>
où <math>\forall x \in {\R''}^n, \,\, t_x \,\, : \,\, \mathcal{P}({\R''}^n) \,\, \rightarrow \,\, \mathcal{P}({\R''}^n) \,\, : \,\, A \,\, \mapsto \,\, A + x</math>, est la translation de vecteur <math>x</math>, dans l'espace <math>{\R''}^n</math>.
a2) <math>\forall A \in {PV}({\R''}^n)</math> ou <math>A \in \mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^n)</math>,
<math>\forall M \in {\R''}^n</math>,
<math>\forall \theta_n \in \begin{cases}
\{0, \pi \} + 2 \pi \Z & \text{si } n=1\\
{\mathbb{R}}^{n-1}& \text{si } n \neq 1 \\
\end{cases}</math>,
<math>{card}_{Q,{\cal R}}\Big({rot}_{(M, \theta_n)} (A) \Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(A)</math>,
où
<math>\forall M \in {\R''}^n</math>,
<math>\forall \theta_n \in \begin{cases}
\{0, \pi \} + 2 \pi \Z & \text{si }n=1 \\
{\mathbb{R}}^{n-1} & \text{si } n \neq 1 \\
\end{cases}</math>,
<math>{rot}_{(M, \theta_n)}\,\, : \,\, \mathcal{P}({\R''}^n) \,\, \rightarrow \,\, \mathcal{P}({\R''}^n) \,\, : \,\, A \,\, \mapsto \,\, {rot}_{(M, \theta_n)}(A)</math>, est la rotation (sphérique) de centre <math>M</math> et d'"angle" <math>\theta_n</math>, dans l'espace <math>{\R''}^n</math>.}}
<small>
'''Remarques sur la définition :'''
<math>{card}_{Q,{\cal R}}</math> est définie et donnée sur <math>{PV}({\R''}^n)</math>, par une formule exprimant <math>{card}_{Q,{\cal R}}</math> en fonction de <math>{({vol}^i)}_{i \in \N_n^*}</math> (ou de <math>{({vol}^i)}_{i \in \N_n}</math>, si on considère <math>{vol}^0</math>, comme la mesure de comptage définie sur la tribu des parties au plus dénombrables de <math>\R^n</math>) et qui est une formule dérivée de celle donnée par Michel COSTE,
dans ''La saga du "cardinal" version 4'' {{supra|Liens}}
ou dans les propositions suivantes : ''Proposition 1.4 de GF (Guillaume FOUCART), dans les PDF de Michel COSTE {{infra|Proposition_(Proposition_1.4_de_GF,_dans_les_PDF_de_Michel_COSTE)}}'' et ''Proposition {{infra|Proposition}}''
''Le problème de cette définition est que l'ensemble d'arrivée dépend de <math>{card}_{Q, \mathcal{R}}</math>.''
''Quant à l'introduction de l'anneau commutatif unitaire intègre ordonné <math>(F, +, \times, \leq)</math>, c'est faute de mieux pouvoir définir l'ensemble d'arrivée de l'application <math>{card}_{Q,\mathcal{R}}</math>, mais j'aurais pu l'appeler <math>{card}_{Q,\mathcal{R}}\Big(\mathcal{P}({\R''}^n)\Big)</math>, et il doit, normalement, pouvoir être construit et défini, à partir des hypothèses de définition de <math>{card}_{Q,\mathcal{R}}</math> et de <math>\mathcal{P}({\R''}^n)</math>. Mais, à défaut, on peut considérer, dans un premier temps, que l'ensemble d'arrivée de l'application <math>{card}_{Q,\mathcal{R}}</math> est l'ensemble <math>\displaystyle{\N \bigsqcup +\infty}</math>, où <math>+\infty = \{x \,\,|\,\, \forall a \in \R, \,\, x > a\}</math>.''
''Denis FELDMANN m'a mis au courant du paradoxe de BURALI-FORTI que je vais rencontrer, concernant l'ensemble <math>+\infty</math> tel que je l'ai défini naïvement. Aussi, au lieu de vouloir obtenir un ensemble absolu de nombres infinis positifs (à une dimension), contenu dans l'ensemble d'arrivée de l'application <math>{card}_{Q,\mathcal{R}}</math>, <math>\N \bigsqcup +\infty</math>, je vais devoir me contenter de définir un ensemble non absolu de nombres infinis positifs (à une dimension), dans lequel je vais devoir me placer.''
''Remarque importante : Obstacle et facteur, pour l'instant, limitant de "ma théorie":''
Dans le cas des parties de <math>{PV}(\R^n)</math>, Michel COSTE a dit qu'on ne pouvait pas aller plus loin, avec la théorie de la F-quantité, mais moi je crois qu'on peut construire <math>{card}_{Q,\cal R}</math>, même si ce ne sera pas forcément une mesure au sens usuel, sur <math>\mathcal{P}({\R}^n)</math>, mais que ce le sera, d'une certaine façon, en introduisant la nouvelle notation et la nouvelle notion de "plafonnement" <math>''[A,{(A_i)}_{i \in I}]''</math> où <math>A \in {PV2}(\R^n)</math> et <math>{(A_i)}_{i \in I} \subset {PV}(\R^n)</math>, ou où <math>A \in {PV2}({\R''}^n)</math> et <math>{(A_i)}_{i \in I} \subset {PV}({\R''}^n)</math>.
''Remarque importante :'' Lorsqu'on parle d'une partie non bornée <math>B</math> dans un espace qui est un plafonnement <math>[A, {(A_i)}_{i \in I}]</math>,
au lieu de parler de la F-quantité relative au repère <math>\mathcal{R}</math>, de la partie <math>B</math>, "<math>{card}_{Q, \mathcal{R}}(B)</math>", on devrait plutôt parler de la F-quantité relative au repère <math>\mathcal{R}</math> et au plafonnement <math>[A, {(A_i)}_{i \in I}]</math>, de la partie <math>B</math>, "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(B)</math>",
et dans ce cas on a : "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(B) \underset{d\acute{e}f}{=} {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(B \bigcap [A, {(A_i)}_{i \in I}]\Big) = {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big([B \bigcap A, {\Big(B \bigcap A_i\Big)}_{i \in I}\Big]\Big)</math>",
et, en particulier, on a : "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(A) \underset{d\acute{e}f}{=} {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(A \bigcap [A, {(A_i)}_{i \in I}]\Big) = {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(\Big[A, {\Big(A \bigcap A_i\Big)}_{i \in I}\Big]\Big) \underset{prop ?}{=} {card}_{Q, \mathcal{R}}([A, {(A_i)}_{i \in I}])</math>".
Quand on parle de "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(B)</math>", il se peut que la mention du repère <math>\mathcal{R}</math> soit inutile et superflue.
Lorsque la famille <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> est une famille de parties de <math>\R^n</math>, bornées ou du moins convexes (connexes), bornées, de classe (<math>\mathcal{C}^0</math>) et (<math>\mathcal{C}^1</math> par morceaux), alors quand on parle de "<math>{card}_{Q, \mathcal{R}}([A, {(A_i)}_{i \in I}])</math>", il se peut que la mention du repère <math>\mathcal{R}</math> soit inutile et superflue.
</small>
{{Théorème|titre='''Propriétés immédiates découlant des hypothèses de définition de la F-quantité sur <math>\mathcal{P}({\R''}^n)</math>, <math>\mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^n)</math> et <math>{PV}({\R''}^n)</math>, pour <math>n \in \N^*</math> :'''|contenu=
Il en découle de 1)b), de 2) et peut-être d'autres hypothèses de définition de la F-quantité, en particulier que :
<math>\forall I \in {\cal P}({\R''}^n), \,\, {card}_P(I) \leq \aleph_0, \,\, \forall (A_i)_{i \in I} \subset {PV}({\R''}^n)</math>,
<math>\forall i,j \in I, \,\, i \neq j, \,\, A_i \bigcap A_j = \emptyset</math>,
<math>{card}_{Q,{\cal R}}\Big(\bigsqcup_{i \in I} A_i\Big) = \sum_{i \in I} {card}_{Q,{\cal R}}(A_i)</math>
La <math>\sigma</math>-additivité n'est pas valable pour une classe de parties plus large que <math>{PV}({\R''}^n)</math>, avec la définition classique de limite d'une suite de parties de <math>{PV}({\R''}^n)</math> tendant vers une partie de <math>{PV2}({\R''}^n)</math>, néanmoins, elle l'est avec la définition non classique de limite d'une suite de <math>{PV}({\R''}^n)</math> tendant vers un plafonnement d'une partie de <math>{PV2}({\R''}^n)</math>, excluant l'utilisation de la définition classique. La notion de F-quantité, dans le cas des parties non bornées de <math>{\R''}^n</math>, n'est plus considérée comme une notion universelle, mais comme une notion relative au repère orthonormé direct de <math>{\R''}^n</math>, et au plafonnement sphérique ou autre, associé, que l'on s'est fixé.
(Cf. définition de <math>{PV2}({\R''}^n)</math>, plus loin dans la suite.)
En particulier, il découle de 1) a), 1) b) et 2) que :
a) <math>\forall A,B \in \mathcal{P}({\R''}^n), \,\, B \in \mathcal{P}(A)</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(A\setminus B) = {card}_{Q,{\cal R}}(A) - {card}_{Q,{\cal R}}(B)}</math>
b) <math>\forall A,B \in \mathcal{P}({\R''}^n), \,\, A \in \mathcal{P}(B), \,\, A \neq B</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(A) < {card}_{Q,{\cal R}}(B)}</math>
Il découle, en particulier, de 4), que :
Si <math>I,{(I_i)}_{i \in \mathbb{N}_n}</math> sont des parties de <math>{PV}(\mathbb{R}'')</math> (résultats généralisables aux intervalles bornés de <math>\mathbb{R}''</math>, moyennant un prolongement du domaine de définition de <math>{card}_{Q,\mathcal{R}}</math>), alors :
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(\prod_{i \in {\mathbb{N}}^*_n}I_i) = {card}_{Q,{\cal R}_n}(\prod_{i \in {\mathbb{N}}^*_n}I_i) = \prod_{i \in {\mathbb{N}}^*_n}{card}_{Q,{\cal R}_1}(I_i)}</math>
et donc en particulier
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(I^n) = {card}_{Q,{\cal R}_n}(I^n) = {card}_{Q,{\cal R}_n}(\prod_{i \in {\mathbb{N}}^*_n} I) = \prod_{i \in {\mathbb{N}}^*_n}{card}_{Q,{\cal R}_1}(I) = {\Big({card}_{Q,{\cal R}_1}(I)\Big)}^n = {card}_{Q,{\cal R}_1}^n(I)}</math>
La F-quantité est quelque chose qui s'approche d'une mesure au sens usuel au delà de la classe de parties <math>{PV}({\R''}^n)</math>, qui ne néglige aucun point de <math>{\R''}^n</math> et qui est uniforme (<math>\forall x \in {\R''}^n, \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(\{x\}) = 1</math>).
'''''Proposition :'''''
Soit <math>\widetilde{E} \in {PV}({\R''}^n)</math>.
Si <math>\forall x \in \widetilde E,\,\, A_x \in {PV}({\R''}^n)</math> et <math>\forall x,y \in \widetilde E, \,\, x \neq y, \,\, A_x \bigcap A_y = \emptyset</math> et <math>A = \bigsqcup_{x \in \widetilde{E}} A_x</math>
alors <math>{card}_{Q,{\cal R}}(A) = {card}_{Q,{\cal R}}\Big(\bigsqcup_{x \in \widetilde{E}} A_x\Big) = \int_{\widetilde{E}} {card}_{Q,{\cal R}}(A_x) \,\, d \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(x)</math>
''(sous réserve de conditions supplémentaires concernant les parties de <math>{PV2}({\R''}^n)</math> et les "plafonnements", mais sans nécessairement considérer <math>\widetilde{E} \in {PV}({\R''}^n)</math> ou <math>\widetilde{E} \in \mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^n)</math>)''}}
===='''Existence et résultats sur les intervalles <math>I</math>, bornés, de <math>\mathbb{R}''</math>, et, en particulier, sur les parties de <math>{PV}(\R'')</math>'''====
''Soit <math>{\cal R}</math> un repère orthonormé de <math>\mathbb{R}''</math>, d'origine <math>O</math>.''
{{Théorème|titre='''Notations :'''|contenu=
Soit <math>N \in \N^*</math>.
Soit <math>A \in {\cal P}(E)</math>.
<math>{\stackrel{\circ}{A}}^E</math> est l'intérieur de <math>A</math> dans <math>|</math> par rapport à <math>E</math> (on note aussi <math>\stackrel{\circ}{A}</math>).
<math>{\overline{A}}^E</math> est l'adhérence de <math>A</math> dans <math>|</math> par rapport à <math>E</math> (on note aussi <math>\overline{A}</math>).
<math>\displaystyle{\forall i \in \N_N^*, \,\, \forall n \in \N_N^*, \,\, n \geq i, \,\, {vol}^{i,n}}</math> désigne la mesure de LEBESGUE généralisée ou de HAUSDORFF, de dimension <math>i</math>, dans <math>{\R''}^n</math>, de tribu de départ <math>{\cal A}_{i,n} = \{A_{i,n} \in {\cal B}({\R''}^n)| {dim}(A_{i,n}) = i\}</math>.
On note aussi parfois <math>{vol}^{i,n}</math> : <math>{vol}^i</math>, et la suite le justifiera.
<math>\displaystyle{\forall n \in \N_N^*, \,\, {vol}^{0,n}}</math> désigne la mesure de LEBESGUE ou de HAUSDORFF, de dimension <math>0</math>, sur <math>{\R''}^n</math>, c'est-à-dire la mesure de comptage sur <math>{\R''}^n</math>, de tribu de départ <math>{\cal A}_{0,n} = \{A_{0,n} \in {\cal P}({\R''}^n)| {dim}(A_{0,n}) = 0\} = \{A_{0,n} \in {\cal P}({\R''}^n)|{card}_P(A_{0,n}) \leq \aleph_0\}</math>.
On note aussi parfois <math>{vol}^{0,n}</math> : <math>{vol}^0</math>, et la suite le justifiera.
Soit <math>i \in \N_N</math>.
Soit <math>n \in \N_N^*, \,\, n \geq i</math>.
<math>\widetilde{{vol}^i}</math>, notée, encore, <math>{vol}^i</math>, désigne le prolongement de la mesure de LEBESGUE généralisée ou de HAUSDORFF, de dimension <math>i</math>, pour la distance euclidienne, sur <math>{\R''}^n</math>, <math>{vol}^{i,n}</math>, sur <math>\displaystyle{\bigsqcup_{n \in \N_N^*, \,\, n \geq i} {\R''}^n}</math>, de tribu de départ <math>\displaystyle{{\cal A}_i = \bigsqcup_{n \in \N_N^*, \,\, n \geq i} {\cal A}_{i,n}}</math> telle que <math>\forall n \in \N_N^*, \,\, n \geq i, \,\, \widetilde{{vol}^i}_{|{\cal A}_{i,n}} = {vol}^{i,n}</math>
et telle que <math>\displaystyle{\forall n \in \N_N^*, \,\, n \geq i, \,\, \exists A_{i,n} \in {\cal A}_{i,n}, \,\, A_i = \bigsqcup_{n \in \N_N^*, n \geq i} A_{i,n}, \,\, \widetilde{{vol}^i}(A_i) = \widetilde{{vol}^i}(\bigsqcup_{n \in \N_N^*, \,\, n \geq i} A_{i,n}) = \sum_{n \in \N_N^*, \,\, n \geq i} \widetilde{{vol}^i}(A_{i,n})}</math>.}}
{{Théorème|titre='''Remarque :'''|contenu=
Soient <math>I</math> et <math>J</math>, deux intervalles bornés de <math>\mathbb{R}''</math>, non vides et non réduits à un singleton pour lesquels les milieux respectifs de <math>\overline{I}</math> et <math>\overline{J}</math> ou de <math>\stackrel{\circ}{I}</math> et <math>\stackrel{\circ}{J}</math> existent et sont notés <math>i_0</math> et <math>j_0</math>, alors on remarque que :
1)
<math>\displaystyle{\forall x_0 \in {\R''}^n, \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(\{x_0\}) = {vol}^0(\{x_0\}) = 1}</math>
<math>\displaystyle{{vol}^1(I) = {vol}^1(J) \Longleftrightarrow {card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I}) = {card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J}) \,\, et \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I}) = {card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J})}</math>
En effet <math>\displaystyle{\forall I,J \,\, intervalle \,\, born\acute{e} \,\, de \,\,{\R''} \,\,: \,\,{vol}^1(I) = {vol}^1(J),\,\,\exists a_{I,J} \in \R, \,\, \overline{J} = \overline{I} + a_{I,J} \,\, et \,\,\stackrel{\circ}{J} = \stackrel{\circ}{I} + a_{I,J}}</math>
2)
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I} \setminus \{i_0\})}{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J} \setminus \{j_0\})} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}\Big((\stackrel{\circ}{I} \bigsqcup \partial I) \setminus \{i_0\}\Big)}{{card}_{Q,{\cal R}}\Big((\stackrel{\circ}{J} \bigsqcup \partial J) \setminus \{j_0\}\Big)}}</math>
c'est-à-dire
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I}) - {card}_{Q,{\cal R}}(\{i_0\})}{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J}) - {card}_{Q,{\cal R}}(\{j_0\})} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I} \bigsqcup \partial I) -{card}_{Q,{\cal R}}(\{i_0\})}{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J} \bigsqcup \partial J) - {card}_{Q,{\cal R}}(\{j_0\})}}</math>
c'est-à-dire
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I}) - {card}_{Q,{\cal R}}(\{i_0\})}{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J}) - {card}_{Q,{\cal R}}(\{j_0\})} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I}) + {card}_{Q,{\cal R}}(\partial I)- {card}_{Q,{\cal R}}(\{i_0\})}{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J}) + {card}_{Q,{\cal R}}(\partial J)- {card}_{Q,{\cal R}}(\{j_0\})}}</math>
c'est-à-dire
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I}) - {card}_{Q,{\cal R}}(\{i_0\})}{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J}) - {card}_{Q,{\cal R}}(\{j_0\})} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I}) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{\displaystyle{\inf_{i \in I} i, \sup_{i \in I} i}\})- {card}_{Q,{\cal R}}(\{i_0\})}{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J}) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{\displaystyle{\inf_{j \in J} j, \sup_{j \in J} j}\})- {card}_{Q,{\cal R}}(\{j_0\})}}</math>
c'est-à-dire
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I}) - 1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J}) - 1} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I}) + 2 - 1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J}) + 2 - 1}}</math>
c'est-à-dire
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I}) - 1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J}) - 1} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I}) + 1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J}) + 1}}</math>}}
{{Théorème|titre='''Proposition (Proposition 1.4 de GF, dans les PDF de Michel COSTE [version du 11 novembre 2007]) :'''|contenu=
Soient <math>I</math> et <math>J</math>, deux intervalles bornés de <math>\mathbb{R}''</math>, non vides et non réduits à un singleton, pour lesquels les milieux respectifs de <math>\overline{I}</math> et <math>\overline{J}</math> ou de <math>\stackrel{\circ}{I}</math> et <math>\stackrel{\circ}{J}</math> existent et sont notés <math>i_0</math> et <math>j_0</math>, alors a :
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I} \setminus \{i_0\})}{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J} \setminus \{j_0\})}= \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I})-1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J})-1} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I})+1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J})+1}}=\frac{vol^1(I)}{vol^1(J)}</math>}}
'''''Démonstration :'''''
Si on suppose que <math>I</math> et <math>J</math> sont bornés dans <math>\R''</math>, sans s'assimiler à des "demi-droites" de <math>\R''</math>, alors :
On pose :
<math>\displaystyle{K_{0,\stackrel{\circ}{I}}=]0,{vol}^1(\stackrel{\circ}{I})[}</math>, <math>\displaystyle{K_{0,\stackrel{\circ}{J}}=]0,{vol}^1(\stackrel{\circ}{J})[}</math>
<math>\displaystyle{K_{0,\overline{I}}=[0,{vol}^1(\overline{I})]}</math>, <math>\displaystyle{K_{0,\overline{J}}=[0,{vol}^1(\overline{J})]}</math>
On a :
<math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q, \mathcal{R}}(K_{0,\stackrel{\circ}{I}})+1}{{card}_{Q, \mathcal{R}}(K_{0,\stackrel{\circ}{J}})+1}=\frac{{vol}^1(K_{0,\stackrel{\circ}{I}})}{{vol}^1(K_{0,\stackrel{\circ}{J}})}}</math>
''En effet,on a (proposition):''
Si <math>s = k \in \N</math> :
2 voies possibles :
•(1)
<math>\displaystyle{[0,kp[=\bigsqcup_{i \in \N_k^*}[(i-1)p,ip[}</math>
donc <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}([0,kp[)=\sum_{i \in \mathbb{N}_k^*} {card}_{Q,{\cal R}}([(i-1)p,ip[)}</math>
or <math>\displaystyle{\forall i \in \N_k^*,\,\,{card}_{Q,{\cal R}}(](i-1)p,ip[) = {card}_{Q,{\cal R}}(]0,p[)}</math>
car <math>\displaystyle{\forall i \in \N_k^*,\,\,{vol}^1(](i-1)p,ip[) = {vol}^1(]0,p[)}</math>
donc <math>\displaystyle{\forall i \in \N_k^*,\,\,{card}_{Q,{\cal R}}(](i-1)p,ip[) + 1 = {card}_{Q,{\cal R}}(]0,p[) + 1}</math>
donc <math>\displaystyle{\forall i \in \N_k^*,\,\,{card}_{Q,{\cal R}}(](i-1)p,ip[) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{(i-1)p\}) = {card}_{Q,{\cal R}}(]0,p[) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\})}</math>
donc <math>\displaystyle{\forall i \in \N_k^*,\,\,{card}_{Q,{\cal R}}(](i-1)p,ip[ \bigsqcup\{(i-1)p\}) = {card}_{Q,{\cal R}}(]0,p[ \bigsqcup \{0\})}</math>
donc <math>\displaystyle{\forall i \in \N_k^*,\,\,{card}_{Q,{\cal R}}([(i-1)p,ip[) = {card}_{Q,{\cal R}}([0,p[)}</math>
donc comme <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}([0,kp[)=\sum_{i \in \N_k^*} {card}_{Q,{\cal R}}([(i-1)p,ip[)}</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}([0,kp[)=\sum_{i \in \N_k^*} {card}_{Q,{\cal R}}([0,p[)}</math>,
donc <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}([0,kp[)=k\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,p[)}</math>
donc <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(]0,kp[) = {card}_{Q,{\cal R}}([0,kp[ \setminus \{0\}) = {card}_{Q,{\cal R}}([0,kp[) - {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\}) = k\,\,{card}_{Q,{\cal R}}([0,p[) - 1}</math>
<math>\displaystyle{= k \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}(]0,p[ \bigsqcup \{0\})\Big) - 1 = k \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}(]0,p[) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\})\Big) - 1 = k \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}(]0,p[) + 1\Big) - 1}</math>
•(2)
<math>\displaystyle{]0,kp[=(\bigsqcup_{i \in \N_k^*}](i-1)p,ip[) \bigsqcup (\bigsqcup_{i \in \N_{k-1}^*}\{ip\})}</math>
donc <math>\displaystyle{{card}_{Q, \mathcal{R}}(]0,kp[) = \sum_{i \in \N_k^*} {card}_{Q, \mathcal{R}}(](i-1)p,ip[) + \sum_{i \in \N_{k-1}^*} {card}_{Q, \mathcal{R}}(\{ip\})}</math>
or <math>\forall i \in \N_k^*,\,\,{card}_{Q, \mathcal{R}}(](i-1)p,ip[) = {card}_{Q, \mathcal{R}}(]0,p[)</math>
car <math>\forall i \in \N_k^*,\,\,vol^1(](i-1)p,ip[) = vol^1(]0,p[)</math>
or <math>\forall i \in \N_{k-1}^*,\,\,{card}_{Q, \mathcal{R}}(\{ip\}) = {card}_{Q, \mathcal{R}}(\{p\})</math>
donc <math>\displaystyle{{card}_{Q, \mathcal{R}}(]0,kp[) = \sum_{i \in \N_k^*} {card}_{Q, \mathcal{R}}(]0,p[) + \sum_{i \in \N_{k-1}^*} {card}_{Q, \mathcal{R}}(\{p\})}</math>
donc <math>{card}_{Q, \mathcal{R}}(]0,kp[) = k\,\,{card}_{Q, \mathcal{R}}(]0,p[) + (k-1)\,\,{card}_{Q, \mathcal{R}}(\{p\}) = k\,\,{card}_{Q, \mathcal{R}}(]0,p[) + (k-1) = k \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}(]0,p[) + 1\Big) - 1</math>
•[Point où se rejoignent (1) et (2)]
donc <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(]0,kp[)+1}{{card}_{Q,{\cal R}}(]0,p[)+1}=k}</math>
donc <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(]0,kp[)+1}{{card}_{Q,{\cal R}}(]0,p[)+1}=\frac{{vol}^1(]0,kp[)}{{vol}^1(]0,p[)}}</math>
''Remarque : On montre facilement le résultat pour <math>s \in \mathbb{Q}''</math> et <math>s \in \mathbb{R}''</math>''
or <math>\displaystyle{{vol}^1(I) = {vol}^1(K_{0,\stackrel{\circ}{I}})}</math>, <math>\displaystyle{{vol}(J) = {vol}^1(K_{0,\stackrel{\circ}{J}})}</math>
donc <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I}) = {card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{K_{0,\stackrel{\circ}{I}}})}</math>, <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J}) = {card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{K_{0,\stackrel{\circ}{J}}})}</math>
or <math>\stackrel{\circ}{K_{0,\stackrel{\circ}{I}}}= K_{0,\stackrel{\circ}{I}}</math>, <math>\stackrel{\circ}{K_{0,\stackrel{\circ}{J}}}= K_{0,\stackrel{\circ}{J}}</math>
donc <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I}) = {card}_{Q,{\cal R}}(K_{0,\stackrel{\circ}{I}})}</math>, <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J}) = {card}_{Q,{\cal R}}(K_{0,\stackrel{\circ}{J}})}</math>
or <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q}(K_{0,\stackrel{\circ}{I}})+1}{{card}_{Q}(K_{0,\stackrel{\circ}{J}})+1}=\frac{{vol}^1(K_{0,\stackrel{\circ}{I}})}{{vol}^1(K_{0,\stackrel{\circ}{J}})}}</math>
donc <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I})+1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J})+1} = \frac{{vol}^1(I)}{{vol}^1(J)}}</math>
or <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I})-1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J})-1} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I})+1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J})+1}}</math>
donc <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{I})-1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\overline{J})-1} = \frac{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{I})+1}{{card}_{Q,{\cal R}}(\stackrel{\circ}{J})+1} = \frac{{vol}^1(I)}{{vol}^1(J)}}</math>
===='''Existence et résultats généraux concernant la F-quantité sur <math>{PV}({\R''}^N)</math>, pour <math>N \in \N^*</math>'''====
Similaire et analogue à '''"Existence et résultats généraux concernant la F-quantité sur <math>{PV}({\R}^N)</math>, pour <math>N \in \N^*</math>"''', en remplaçant <math>\R</math> par <math>\R''</math>.
==='''F-quantité définie sur <math>{PV}({\R''}^n)\bigsqcup {PV2}({\R''}^n) \bigsqcup {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}({\R''}^n),{PV}({\R''}^n)\Big)</math>, avec <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite et <math>n \in \N^*</math>''' ''[https://fr.wikiversity.org/w/index.php?title=Continuit%C3%A9_et_variations/Exercices/Fonctions_continues_strictement_monotones&oldid=844169%7C NB : L'Exercice 3-3 (d'Anne Bauval, dernière version du 10 juillet 2021 à 06h28, supprimée par ses soins, sous prétexte que je dessillais ou que je décillais) peut peut-être faire tomber cette section]''===
==== '''Préliminaires''' ====
{{Théorème|titre='''Nouvelle notion de limite de famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> de <math>{\R''}^n</math>, différente de la notion classique de limite de famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> de <math>{\R''}^n</math>, et notion de plafonnement <math>[A,{(A_i)}_{i \in I}] \in \mathcal{P}({\R''}^n) \times \mathcal{F}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^n)\Big)</math>, avec <math>n \in \N^*</math>'''|contenu=
Soit <math>n \in \N^*</math>.
Soit <math>I</math> est un ensemble totalement ordonné.
Soit <math>A</math> une partie de <math>{\R''}^n</math>.
Soit <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> une famille de parties de <math>{\R''}^n</math> telle que <math>\displaystyle{\underset{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)}{\text{lim}_{classique}} A_i = A}</math>.
Alors on lui préfère la notion plus précise de limite non classique de la famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> de <math>{\R''}^n</math> dépendante de la famille <math>{(A_i)}_{i \in I}</math>, dont la limite est le plafonnement de la partie <math>A</math> de <math>{\R''}^n</math> et de la famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> de <math>{\R''}^n</math>, <math>\Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big]\in \mathcal{P}({\R''}^n) \times \mathcal{F}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^n)\Big)</math>, notée <math>\displaystyle{\lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)} A_i = \Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big]}</math>.
Plus précisément, la définition et la notation usuelles ou classiques de limite d'une famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> de <math>{\R''}^n</math>, dont la limite est une partie <math>A</math> de <math>{\R''}^n</math>, sont définies et données par :
<math>\displaystyle{\underset{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)}{\text{lim}_{classique}} A_i = A \,\, \underset{d \acute{e} f}{\Leftrightarrow} \,\, \Big(\bigcup_{i \in I} A_i = A \,\, si \,\, {(A_i)}_{i \in I} \,\, \nearrow \,\, pour \,\, \subset, \,\, ou, \,\, \bigcap_{i \in I} A_i = A \,\, si \,\, {(A_i)}_{i \in I} \,\, \searrow \,\, pour \,\, \subset \Big)}</math>,
alors que la définition et la notation non classiques de limite d'une famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> de <math>{\R''}^n</math>, dont la limite est le plafonnement de la partie <math>A</math> de <math>{\R''}^n</math> et de la famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> de <math>{\R''}^n</math>, <math>\Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big] \in \mathcal{P}({\R''}^n) \times \mathcal{F}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^n)\Big)</math>, sont définies et données par :
<math>\displaystyle{\lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)} A_i = \Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big]\,\, \underset{d \acute{e} f}{\Leftrightarrow} \,\, \Big(\bigcup_{i \in I} A_i = A \,\, si \,\, {(A_i)}_{i \in I} \,\, \nearrow \,\, pour \,\, \subset, \,\, ou, \,\, \bigcap_{i \in I} A_i = A \,\, si \,\, {(A_i)}_{i \in I} \,\, \searrow \,\, pour \,\, \subset \Big)}</math>.
Donc, si <math>[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in\mathcal{P}({\R''}^{n})\times\mathcal{F}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^{n})\Big)</math>, avec <math>n\in\N^{*}</math>, on a :
<math>\displaystyle{\underset{i\in I,\,\,i\rightarrow\sup(I)}{\text{lim}_{classique}}A_{i}=A\,\,\Leftrightarrow\,\,\lim_{i\in I,\,\,i\rightarrow\sup(I)}A_{i}=\Big[A,{(A_{i})}_{i\in I}\Big]}</math>.
'''NB : Ce changement de notion et de notation n'est pas sans conséquences.'''}}
{{Théorème|titre='''Définitions de <math>{\mathcal{P}lafonnements}(I,\mathcal{A}, \mathcal{B})</math>, <math>{\mathcal{P}lafonnements}(I,\mathcal{A})</math>, <math>{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^n)\Big)</math>, avec <math>\mathcal{A}, \mathcal{B} \in \mathcal{P}^2({\R''}^n)</math>, <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite et <math>n \in \N^*</math>'''|contenu=
Soit <math>n \in \N^*</math>.
Soit <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite.
Soient <math>\mathcal{A}, \mathcal{B} \in \mathcal{P}^2({\R''}^n)</math>.
On pose : <math>\mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^n) \underset{d\acute{e}f}{=} \{A \in \mathcal{P}({\R''}^n) \,\,|\,\,A \,\, born\acute{e}e \,\, dans \,\, {\R''}^n\}</math>.
On pose : <math>\mathcal{P}_{non \,\, born\acute{e}es}({\R''}^n) \underset{d\acute{e}f}{=} \{A \in \mathcal{P}({\R''}^n) \,\,|\,\, A \,\, non \,\, born\acute{e}e \,\, dans \,\, {\R''}^n\}</math>.
On pose : <math>\displaystyle{{\mathcal{P}lafonnements}(I,\mathcal{A}, \mathcal{B}) \underset{d\acute{e}f}{=} \Big\{[A,{(A_i)}_{i \in I}] \in \mathcal{A} \times \mathcal{F}(I,\mathcal{B}) \,\,\Big|\,\, \lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)} A_i = [A,{(A_i)}_{i \in I}]\Big\}}</math>.
On pose : <math>\displaystyle{{\mathcal{P}lafonnements}(I,\mathcal{A}) \underset{d\acute{e}f}{=} {\mathcal{P}lafonnements}(I,\mathcal{A}, \mathcal{A}) \underset{d\acute{e}f}{=} \Big\{[A,{(A_i)}_{i \in I}] \in \mathcal{A} \times \mathcal{F}(I,\mathcal{A}) \,\,\Big|\,\, \lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)} A_i = [A,{(A_i)}_{i \in I}]\Big\}}</math>.
On a donc <math>\displaystyle{{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^n)\Big) = {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^n),\mathcal{P}({\R''}^n)\Big) = \Big\{[A,{(A_i)}_{i \in I}] \in \mathcal{P}({\R''}^n) \times \mathcal{F}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^n)\Big) \,\,\Big|\,\, \lim_{i \in I, \,\, i \rightarrow \sup(I)} A_i = [A,{(A_i)}_{i \in I}]\Big\}}</math>.
}}
<small>
'''''Motivation :'''''
Cela permettra d'énoncer une conjecture concernant la F-quantité :
"Hypothèse de définition ou Conjecture, concernant la F-quantité, impliquant un plafonnement "<math>[A,{(A_i)}_{i \in I}]</math>" constitué d'une partie <math>A \in {PV2}({\R''}^n)</math> et d'une famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I} \subset {PV}({\R''}^n)</math> voire peut-être constitué d'une partie <math>A \in {P4}({\R''}^n)</math> et d'une famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I} \subset {P3}({\R''}^n)</math>, avec <math>n \in \N^*</math>"
et qui servira
dans "Propositions concernant certains intervalles <math>I</math>, non bornés, de <math>\mathbb{R} ''</math>, et en particulier, certaines parties de <math>{PV2}(\R'')</math>, basées ou en partie basées sur la conjecture principale".
</small>
{{Théorème|titre='''Définition de <math>{PV2}({\R''}^n)</math>, de <math>{P3}({\R''}^n)</math> et de <math>{P4}({\R''}^n)</math>, pour <math>n \in \N^*</math>'''|contenu=Soit <math>n \in \N^*</math>.
<math>{PV2}({\R''}^n)</math>
<math>\underset{d\acute{e}f}{=} \Big\{{A} \in {\cal P}({\R''}^n) \,\, \Big| \,\, {A} \,\, sous\text{-}vari\acute{e}t\acute{e} \,\, ferm\acute{e}e, \,\, non \,\, born\acute{e}e, \,\, convexe, \,\, (connexe) \,\, de \,\, {\R''}^n, \,\, de \,\, classe \,\,(\mathcal{C}^0) \,\, et \,\, (\mathcal{C}^1 \,\, par \,\, morceaux), \,\, ou \,\, sans \,\, bord\Big\}</math>
et
<math>{P3}({\R''}^n)</math>
<math>\underset{d\acute{e}f}{=}\Big\{A \in \mathcal{P}({\R''}^n) \,\,|\,\, A \,\, convexe \,\, (connexe), \,\, born\acute{e}e, \,\, de \,\, classe \,\, (\mathcal{C}^0) \,\, et \,\, (\mathcal{C}^1 \,\, par \,\, morceaux) \,\, ou \,\, sans \,\, bord\Big\}</math>
et
<math>{P4}({\R''}^n)</math>
<math>\underset{d\acute{e}f}{=}\Big\{A \in \mathcal{P}({\R''}^n) \,\,|\,\, A \,\, convexe \,\, (connexe), \,\, non \,\, born\acute{e}e, \,\, de \,\, classe \,\, (\mathcal{C}^0) \,\, et \,\, (\mathcal{C}^1 \,\, par \,\, morceaux) \,\, ou \,\, sans \,\, bord\Big\}</math>}}
==== '''Construction''' ====
{{Théorème|titre='''Éléments de définition de la F-quantité sur <math>\mathcal{P}({\R''}^n)\bigsqcup {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^n)\Big)</math>, avec <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite et <math>n \in \N^*</math>'''|contenu=
Soit <math>n \in \N^*</math>.
Soit <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite.
Soit <math>\cal R</math> un repère orthonormé de <math>{\R''}^n</math>, d'origine <math>O</math>.
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}} \,\, : \,\, \mathcal{P}({\R''}^n) \bigsqcup {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^n)\Big) \,\, \longrightarrow \,\, \N \bigsqcup +\infty}</math>,
''et doit vérifier les conditions suivantes "Règles et opérations générales sur la F-quantité sur <math>\mathcal{P}({\R''}^n)</math>, <math>\mathcal{P}_{born\acute{e}es}({\R''}^n)</math> et <math>{PV}({\R''}^n)</math>",''
où, ''de manière non classique et naïve'', on considère : "<math>+\infty</math>" comme un ensemble tel que <math>+\infty = \{x \,\, | \,\, \forall a \in \R, \,\, x > a\}</math>.}}
{{Théorème|titre='''Éléments de définition de la F-quantité sur <math>{PV}({\R''}^n)\bigsqcup {PV2}({\R''}^n) \bigsqcup {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}({\R''}^n),{PV}({\R''}^n)\Big)</math>, avec <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite et <math>n \in \N^*</math>'''|contenu=
Soit <math>n \in \N^*</math>.
Soit <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite.
Soit <math>\mathcal{R}</math> un repère orthonormé de <math>{\R''}^n</math>.
<math>\displaystyle{{{card}_{Q,\mathcal{R}}}_{\displaystyle{\Big|{PV}({\R''}^n) \bigsqcup {PV2}({\R''}^n) \bigsqcup {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I, {PV2}({\R''}^n),{PV}({\R''}^n)\Big)}} \,\, : \,\, {PV}({\R''}^n) \bigsqcup {PV2}({\R''}^n) \bigsqcup {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}({\R''}^n),{PV}({\R''}^n)\Big) \,\, \rightarrow \,\, \N \bigsqcup +\infty}</math> et telle que <math>\displaystyle{{{card}_{Q,\mathcal{R}}}_{\displaystyle{\Big|{PV}({\R''}^n)}} = \widetilde{{card}_Q}}</math>,
''et doit vérifier les conditions suivantes "Règles et opérations générales sur la F-quantité sur <math>\mathcal{P}({\R''}^n)</math> et <math>{PV}({\R''}^n)</math>",''
où, ''de manière non classique et naïve'', on considère : "<math>+\infty</math>" comme un ensemble tel que <math>+\infty = \{x \,\, | \,\, \forall a \in \R, \,\, x > a\}</math>.}}
<small>
'''''Remarque :''''' On peut peut-être remplacer "<math>\displaystyle{{PV}({\R''}^n) \bigsqcup {PV2}({\R''}^n) \bigsqcup {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}({\R''}^n),{PV}({\R''}^n)\Big)}</math>" par "<math>\displaystyle{{P3}({\R''}^n) \bigsqcup {P4}({\R''}^n) \bigsqcup {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{P4}({\R''}^n),{P3}({\R''}^n)\Big)}</math>".
</small>
{{Théorème|titre='''Hypothèse de définition ou Conjecture, concernant la F-quantité, impliquant un plafonnement "<math>[A,{(A_i)}_{i \in I}]</math>" constitué d'une partie <math>A\in {PV2}({\R''}^n)</math> et d'une famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I} \subset {PV}({\R''}^n)</math> voire peut-être constitué d'une partie <math>A \in {P4}({\R''}^n)</math> et d'une famille de parties <math>{(A_i)}_{i \in I} \subset {P3}({\R''}^n)</math>, avec <math>n \in \N^*</math>'''|contenu=
Soit <math>n \in \N^*</math>.
Si <math>I</math> est un ensemble totalement ordonné
et si <math>A \in {PV2}({\R''}^n)</math> [resp. si <math>A</math> est une réunion infinie dénombrable disjointe de parties de <math>{PV}({\R''}^n)</math>]
<small>
[ou peut-être même en supposant seulement que : <math>A \in {P4}({\R''}^n)</math> (resp. ou peut-être même en supposant seulement que : <math>A</math> est une réunion infinie dénombrable disjointe de parties de <math>{P3}({\R''}^n)</math>)],
</small>
et si <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> est une famille de parties de <math>{PV}({\R''}^n)</math> [resp. si <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> est une famille de réunions finies disjointes de parties de <math>{PV}({\R''}^n)</math>]
<small>
[ou peut-être même en supposant seulement que les parties de cette famille sont des parties de <math>{P3}({\R''}^n)</math> (resp. des réunions finies disjointes de parties de <math>{P3}({\R''}^n)</math>)],
</small>
telles que <math>\displaystyle{\lim_{i \in I, i \rightarrow \sup(I)} A_i = \Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big]}</math> :
Alors : <math>card_{Q,\cal R}\Big([A,(A_i)_{i\in I}]\Big)=card_{Q,\cal R}(\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}A_i)=\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} card_{Q,\cal R}(A_i)</math>.
Ici, <math>\Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^n)\Big)</math>.}}
<small>
'''''Remarque :'''''
Il se peut que si le résultat précédent est une conjecture, que, pour le démontrer, il faille admettre, comme hypothèses de définition, des cas particuliers de cette conjecture, impliquant des familles de parties <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> qui sont des suites de parties finies, bornées, de <math>\R''</math> ou qui sont des suites d'intervalles bornés de <math>\R''</math>.
'''''Remarque :'''''
Questions :
Pour toute partie de <math>{P4}({\R''}^n)</math>, existe-t-il une famille (ou une suite) de parties de <math>{P3}({\R''}^n)</math> qui converge vers cette partie de <math>P4({\R''}^n)</math> ?
Pour toute réunion infinie dénombrable disjointe de parties de <math>P3(\R^n)</math>, existe-t-il une famille (ou une suite) de réunions finies disjointes de <math>{P3}({\R''}^n)</math> qui converge vers cette réunion infinie dénombrable disjointe de parties de <math>P3({\R''}^n)</math> ?
Pour toute partie de <math>{P4}({\R''}^n)</math>, existe-t-il une famille (ou une suite) de parties de <math>{PV}({\R''}^n)</math> qui converge vers cette partie de <math>{P4}({\R''}^n)</math> ?
Pour toute réunion infinie dénombrable disjointe de parties de <math>{P3}({\R''}^n)</math>, existe-t-il une famille (ou une suite) de réunions finies disjointes de <math>{PV}({\R''}^n)</math> qui converge vers cette réunion infinie dénombrable disjointe de parties de <math>{P3}({\R''}^n)</math> ?
'''''Motivation principale de l'Hypothèse de définition ou de la Conjecture :'''''
Avec cette notion et cette notation non classiques qui n'excluent pas, a priori, mais peut-être pas, la notion et la notation classiques :
Soit <math>A \in {PV2}({\R''}^n)</math>.
Soit <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> est une famille de parties de <math>{PV}({\R''}^n)</math>, telle que <math>\displaystyle{\lim_{i \in I, i \rightarrow \sup(I)} A_i = \Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big]}</math>.
Soit <math>{(B_i)}_{i \in I}</math>, une famille de parties de <math>{PV}({\R''}^n)</math>,
telle que <math>{(B_i)}_{i \in I} \neq {(A_i)}_{i \in I}</math>
et telle que <math>\displaystyle{\lim_{i \in I, i \rightarrow \sup(I)} B_i = \Big[A,{(B_i)}_{i \in I}\Big]}</math>,
c'est-à-dire telle que : <math>\Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big] \neq \Big[A,{(B_i)}_{i \in I}\Big]</math>.
Si l'on suppose, de plus, que : <math>\displaystyle{\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(A_i) \neq \lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(B_i)}</math>,
alors, on a : <math>{card}_{Q,\cal R}\Big([A,(A_i)_{i\in I}]\Big)= {card}_{Q,\cal R}(\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}A_i) = \lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(A_i) \neq \lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(B_i) = {card}_{Q,\cal R}(\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}B_i) = {card}_{Q,\cal R}\Big([A,(B_i)_{i\in I}]\Big)</math>,
ou bien, si l'on suppose, de plus, que : <math>\displaystyle{\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(A_i) = \lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(B_i)}</math>,
alors, on a : <math>{card}_{Q,\cal R}\Big([A,(A_i)_{i\in I}]\Big)= {card}_{Q,\cal R}(\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}A_i) = \lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(A_i) = \lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(B_i) = {card}_{Q,\cal R}(\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}B_i) = {card}_{Q,\cal R}\Big([A,(B_i)_{i\in I}]\Big)</math>,
et, dans les 2 cas, il n'y a aucune contradiction,
alors qu'avec la notion et la notation classiques :
On aurait : <math>\displaystyle{\underset{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}{\text{lim}_{classique}} A_i = \underset{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}{\text{lim}_{classique}} B_i = A}</math>,
et en supposant, de plus, que : <math>\displaystyle{\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(A_i) \neq \lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(B_i)}</math>,
on aurait : <math>{card}_{Q,\cal R}(A)= {card}_{Q,\cal R}(\underset{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}{\text{lim}_{classique}}A_i) = \lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(A_i) \neq \lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(B_i) = {card}_{Q,\cal R}(\underset{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}{\text{lim}_{classique}}B_i) = {card}_{Q,\cal R}(A)</math>,
c'est-à-dire une contradiction.
'''@Attention : Sans précisions supplémentaires, l'expression "<math>\displaystyle{\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(A_i)}</math>" peut avoir 2 sens possibles, en effet, elle est égale, ou bien à l'expression "<math>\displaystyle{{card}_{Q,\cal R}(\underset{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}{\text{lim}_{classique}}A_i)}</math>", ou bien à l'expression "<math>\displaystyle{{card}_{Q,\cal R}(\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}A_i)}</math>", et ces 2 dernières expressions sont resp. égales, soit à la F-quantité, relative à un repère orthonormé, d'une partie de <math>{\R''}^n</math>, soit à la F-quantité, relative à un repère orthonormé, d'un plafonnement d'une partie de <math>{\R''}^n</math>.'''
'''Il faut donc peut-être distinguer ces 2 usages, en distinguant les 2 notions de limite.'''
'''Il y a peut-être incompatibilité entre ces 2 notions de limite.'''
'''On peut, toutefois, dans un premier temps, définir, pour toutes les parties de <math>{\R''}^n</math>, la F-quantité, relative à un repère orthonormé, de chacun des plafonnements de chacune d'entre elles, puis définir la F-quantité, relative à ce repère orthonormé, d'une partie de <math>{\R''}^n</math>, comme étant la F-quantité, relative à ce repère orthonormé, d'un des plafonnements normaux de cette partie de <math>{\R''}^n</math>.'''
'''Le problème est que l'on définit la F-quantité, relative à un repère orthonormé, de chacun des plafonnements de chaque partie de <math>{\R''}^n</math>, "<math>{card}_{Q,\cal R}\Big([A,(A_i)_{i\in I}]\Big) = {card}_{Q,\cal R}(\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)}A_i)</math>", grâce à l'expression "<math>\displaystyle{\lim_{i\in I,\,\,i\to\sup(I)} {card}_{Q,\cal R}(A_i)}</math>" qui fait appel aux F-quantités, relatives à ce repère orthonormé, de parties appartenant à une famille de parties de <math>{\R''}^n</math>.@'''
Justement, on a choisi <math>A \in {PV2}({\R''}^n)</math> et <math>{(A_i)}_{i \in I} \subset {PV}({\R''}^n)</math> tels que <math>[A,(A_i)_{i\in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I, \mathcal{P}({\R''}^n)\Big)</math>,
avec <math>{PV2}({\R''}^n), {PV}({\R''}^n) \in \mathcal{P}^2({\R''}^n)</math> et <math>\displaystyle{{PV2}({\R''}^n) \bigcap {PV}({\R''}^n) = \emptyset}</math> et <math>\overline{{PV}({\R''}^n)}^{{PV2}({\R''}^n)} = {PV2}({\R''}^n)</math>.
Plus généralement, on peut choisir <math>A \in \mathcal{A}</math> et <math>{(A_i)}_{i \in I} \subset \mathcal{B}</math> tels que <math>[A,(A_i)_{i\in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I, \mathcal{P}({\R''}^n)\Big)</math>,
avec <math>\mathcal{A}, \mathcal{B} \in \mathcal{P}^2({\R''}^n)</math> et <math>\displaystyle{\mathcal{A} \bigcap \mathcal{B} = \emptyset}</math> et <math>\overline{\mathcal{B}}^{\mathcal{A}} = \mathcal{A}</math>.
Après avoir choisi la notion et la notation de limite non classique d'une famille de parties de <math>{\R''}^n</math>,
et étant donné un plafonnement normal non trivial de la partie <math>A</math> de <math>{\R''}^n</math>, <math>[A,(A_i)_{i\in I}]</math>,
alors on peut définir la F-quantité de la partie <math>A</math> de <math>{\R''}^n</math>, de la manière suivante :
<math>{card}_{Q,\cal R}(A) \underset{d\acute{e}f}{=} {card}_{Q,\cal R}\Big([A,(A_i)_{i\in I}]\Big)</math>
'''''Conjecture qui servira :'''''
dans "Propositions concernant certains intervalles <math>I</math>, non bornés, de <math>\mathbb{R} ''</math>, et en particulier, certaines parties de <math>{PV2}(\R'')</math>, basées ou en partie basées sur la conjecture principale".
</small>
{{Théorème|titre='''Propriétés générales de la F-quantité sur <math>\mathcal{P}({\R''}^n) \bigsqcup {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^n)\Big)</math>, avec <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite et <math>n \in \N^*</math>'''|contenu=
Soit <math>n \in \N^*</math>.
Soit <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite.
Soit <math>\cal R</math> un repère orthonormé de <math>{\R''}^n</math>, d'origine <math>O</math>.
1)
[a) <math>\forall [A,{(A_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^n)\Big)</math>, <math>card_{Q,\cal R}([A,{(A_i)}_{i \in I}])\geq 0</math>.]
b) <math>\forall [\emptyset,{(A_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I, \{\emptyset\},\mathcal{P}({\R''}^n)\Big)</math>, <math> {card}_{Q,{\cal R}}([\emptyset,{(A_i)}_{i \in I}]) = 0</math>.
c) <math>\forall x \in \R^n, \,\, \forall [\{x\},{(A_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\Big\{\{x\}\Big\},\mathcal{P}({\R''}^n)\Big)</math>, <math>{card}_{Q,{\cal R}}([\{x\},{(A_i)}_{i \in I}]) = 1</math>.
2) (qui est plutôt, en fait, une propriété facile à démontrer)
<math>\forall [A,{(A_i)}_{i \in I}],[B,{(B_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^n)\Big)</math>,
<math>\displaystyle{\Big[A \bigcup B,{\Big(A_i \bigcup B_i\Big)}_{i \in I}\Big],\Big[A \bigcap B,{\Big(A_i \bigcap B_i\Big)}_{i \in I}\Big] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}(\R^n)\Big)}</math>
et
<math>\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}],[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}({\R''}^{n}),{PV}({\R''}^{n})\Big)</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}\Big(\Big[A \bigcup B,{\Big(A_i \bigcup B_i\Big)}_{i \in I}\Big]\Big) = {card}_{Q,{\cal R}}([A,{(A_i)}_{i \in I}]) + {card}_{Q,{\cal R}}([B,{(B_i)}_{i \in I}]) - {card}_{Q,{\cal R}}\Big(\Big[A \bigcap B,{\Big(A_i \bigcap B_i\Big)}_{i \in I}\Big]\Big)}</math>
et on pose :
<math>\forall [A,{(A_i)}_{i \in I}],[B,{(B_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^n)\Big)</math>,
<math>\displaystyle{\Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big] \bigcup \Big[B,{(B_i)}_{i \in I}\Big] \underset{d\acute{e}f}{=} \Big[A \bigcup B,{\Big(A_i \bigcup B_i\Big)}_{i \in I}\Big]}</math>
et
<math>\displaystyle{\Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big] \bigcap \Big[B,{(B_i)}_{i \in I}\Big] \underset{d\acute{e}f}{=} \Big[A \bigcap B,{\Big(A_i \bigcap B_i\Big)}_{i \in I}\Big]}</math>
et donc on a :
<math>\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}],[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}({\R''}^{n}),{PV}({\R''}^{n})\Big)</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}\Big(\Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big] \bigcup \Big[B,{(B_i)}_{i \in I}\Big]\Big) = {card}_{Q,{\cal R}}([A,{(A_i)}_{i \in I}]) + {card}_{Q,{\cal R}}([B,{(B_i)}_{i \in I}]) - {card}_{Q,{\cal R}}\Big(\Big[A,{(A_i)}_{i \in I}\Big] \bigcap \Big[B,{(B_i)}_{i \in I}\Big]\Big)}</math>
et on pose :
<math>\forall [A,{(A)}_{i \in I}],[B,{(B_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^n)\Big)</math>,
<math>A\bigcup\Big[B,{(B_{i})}_{i\in I}\Big]\underset{d\acute{e}f}{=}\Big[A,{(A)}_{i\in I}\Big]\bigcup\Big[B,{(B_{i})}_{i\in I}\Big]\underset{d\acute{e}f}{=}\Big[A\bigcup B,{\Big(A\bigcup B_{i}\Big)}_{i\in I}\Big]</math>
et
<math>A\bigcap\Big[B,{(B_{i})}_{i\in I}\Big]\underset{d\acute{e}f}{=}\Big[A,{(A)}_{i\in I}\Big]\bigcap\Big[B,{(B_{i})}_{i\in I}\Big]\underset{d\acute{e}f}{=}\Big[A\bigcap B,{\Big(A\bigcap B_{i}\Big)}_{i\in I}\Big]</math>.
3) <math>\displaystyle{\forall {(x_m)}_{m \in \N} \subset {\R''}, \,\, convergente \,\, dans \,\, {\R''}, \,\, \lim_{m \rightarrow \sup(\N)} {card}_{Q,{\cal R}}([0, x_m]) = {card}_{Q,{\cal R}}(\lim_{m \rightarrow \sup(\N)}[0, x_m])}</math>.
4) (qui est plutôt, en fait, une propriété facile à démontrer)
Soient <math>\forall i \in \N_n^*, \,\, {\cal R}_i</math> un repère orthonormé de <math>{\R''}^{i}</math> d'origine <math>O_i{(0)}_{j \in \N_i^*}</math>.
<math>\forall k \in \mathbb{N}_{n-1},</math>
<math>\displaystyle{\forall [A,{(A_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^{n-k})\Big)}</math>, <math>\displaystyle{\forall [B,{(B_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^{k})\Big)}</math>,
<math>\displaystyle{[A \times B,{(A_i \times B_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^{n})\Big)}</math>
et
<math>\displaystyle{\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}({\R''}^{n-k}),{PV}({\R''}^{n-k})\Big)}</math>, <math>\displaystyle{\forall[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}({\R''}^{k}),{PV}({\R''}^{k})\Big)}</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}([A \times B,{(A_i \times B_i)}_{i \in I}]) = {card}_{Q,{\cal R}_n}([A \times B,{(A_i \times B_i)}_{i \in I}]) = {card}_{Q,{\cal R}_{n-k}}([A,{(A_i)}_{i \in I}])\,\,{card}_{Q,{\cal R}_k}([B,{(B_i)}_{i \in I}])}</math>
et on pose :
<math>\displaystyle{\forall [A,{(A_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^{n-k})\Big)}</math>, <math>\displaystyle{\forall [B,{(B_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^{k})\Big)}</math>,
<math>[A,{(A_i)}_{i \in I}] \times [B,{(B_i)}_{i \in I}] \underset{d\acute{e}f}{=} [A \times B,{(A_i \times B_i)}_{i \in I}]</math>
et donc on a :
<math>\displaystyle{\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}({\R''}^{n-k}),{PV}({\R''}^{n-k})\Big)}</math>, <math>\displaystyle{\forall[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}({\R''}^{k}),{PV}({\R''}^{k})\Big)}</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}([A,{(A_i)}_{i \in I}] \times [B,{(B_i)}_{i \in I}]) = {card}_{Q,{\cal R}_n}([A,{(A_i)}_{i \in I}] \times [B,{(B_i)}_{i \in I}]) = {card}_{Q,{\cal R}_{n-k}}([A,{(A_i)}_{i \in I}])\,\,{card}_{Q,{\cal R}_k}([B,{(B_i)}_{i \in I}])}</math>.
5) <math>\forall [A,{(A_i)}_{i \in I}],[B,{(B_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^{n})\Big)</math>,
<math>\displaystyle{\Big([A,{(A_i)}_{i \in I}] \subset [B,{(B_i)}_{i \in I}]\Big) \,\, \underset{d\acute{e}f}{\Leftrightarrow} \,\, (A \subset B \,\, et \,\, \forall i \in I, \,\, A_i \subset B_i)}</math>
ou encore :
<math>\forall [A,{(A_i)}_{i \in I}],[B,{(B_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^{n})\Big)</math>,
<math>\displaystyle {\bigg([A,{(A_i)}_{i \in I}] \in \mathcal{P}\Big([B,{(B_i)}_{i \in I}]\Big)\bigg) \,\, \underset{d\acute{e}f}{\Leftrightarrow} \,\, \bigg(A \in \mathcal{P}(B) \,\, et \,\, {(A_i)}_{i \in I} \in \prod_{i \in I} \mathcal{P}(B_i)\bigg) \,\, \underset{d\acute{e}f}{\Leftrightarrow} \,\, \Big(A \in \mathcal{P}(B) \,\, et \,\, \forall i \in I, \,\, A_i \in \mathcal{P}(B_i)\Big)}</math>.
6) (qui est plutôt, en fait, une propriété facile à démontrer)
a) <math>\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^{n})\Big)</math>,
<math>\forall[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^{n})\Big),\,\,[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in\mathcal{P}\Big([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\Big)</math>,
<math>[A\setminus B,{(A_{i}\setminus B_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^{n})\Big)</math>.
Alors :
<math>\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}({\R''}^{n}),{PV}({\R''}^{n})\Big)</math>,
<math>\forall[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}({\R''}^{n}),{PV}({\R''}^{n})\Big),\,\,[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in\mathcal{P}\Big([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\Big)</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,\mathcal{R}}([A\setminus B,{(A_{i}\setminus B_{i})}_{i\in I}])={card}_{Q,\mathcal{R}}([A,{(A_{i})}_{i\in I}])-{card}_{Q,\mathcal{R}}([B,{(B_{i})}_{i\in I}])}</math>.
On pose :
<math>\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^{n})\Big)</math>,
<math>\forall[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^{n})\Big),\,\,[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in\mathcal{P}\Big([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\Big)</math>,
<math>[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\setminus[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\underset{d\acute{e}f}{=}[A\setminus B,{(A_{i}\setminus B_{i})}_{i\in I}]</math>.
On a donc :
<math>\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}({\R''}^{n}),{PV}({\R''}^{n})\Big)</math>,
<math>\forall[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}({\R''}^{n}),{PV}({\R''}^{n})\Big),\,\,[B,{(B_{i})}_{i\in I}]\in\mathcal{P}\Big([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\Big)</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,\mathcal{R}}([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\setminus[B,{(B_{i})}_{i\in I}])={card}_{Q,\mathcal{R}}([A,{(A_{i})}_{i\in I}])-{card}_{Q,\mathcal{R}}([B,{(B_{i})}_{i\in I}])}</math>.
b) <math>\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^{n})\Big)</math>,
<math>\forall[B,{(B)}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^{n})\Big),\,\,[B,{(B)}_{i\in I}]\in\mathcal{P}\Big([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\Big)</math>,
<math>[A\setminus B,{(A_{i}\setminus B)}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^{n})\Big)</math>.
Alors :
<math>\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}({\R''}^{n}),{PV}({\R''}^{n})\Big)</math>,
<math>\forall[B,{(B)}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV}({\R''}^{n}),{PV}({\R''}^{n})\Big),\,\,[B,{(B)}_{i\in I}]\in\mathcal{P}\Big([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\Big)</math>,
<math>\displaystyle {{card}_{Q,\mathcal{R}}([A\setminus B,{(A_{i}\setminus B)]}_{i\in I}])={card}_{Q,\mathcal{R}}([A,{(A_{i})}_{i\in I}])-{card}_{Q,\mathcal{R}}([B,{(B)}_{i\in I}])}</math>
On pose :
<math>\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^{n})\Big)</math>,
<math>\forall[B,{(B)}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^{n})\Big),\,\,[B,{(B)}_{i\in I}]\in\mathcal{P}\Big([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\Big)</math>,
<math>[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\setminus B\underset{d\acute{e}f}{=}[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\setminus[B,{(B)}_{i\in I}]\underset{d\acute{e}f}{=}[A\setminus B,{(A_{i}\setminus B)]}_{i\in I}]</math>.
On a donc :
<math>\forall[A,{(A_{i})}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV2}({\R''}^{n}),{PV}({\R''}^{n})\Big)</math>,
<math>\forall[B,{(B)}_{i\in I}]\in{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,{PV}({\R''}^{n}),{PV}({\R''}^{n})\Big),\,\,[B,{(B)}_{i\in I}]\in\mathcal{P}\Big([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\Big)</math>,
<math>\displaystyle{{card}_{Q,\mathcal{R}}([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\setminus B)}</math>
<math>\displaystyle{={card}_{Q,\mathcal{R}}([A,{(A_{i})}_{i\in I}]\setminus[B,{(B)}_{i\in I}])}</math>
<math>={card}_{Q,\mathcal{R}}([A,{(A_{i})}_{i\in I}])-{card}_{Q,\mathcal{R}}([B,{(B)}_{i\in I}])</math>
<math>={card}_{Q,\mathcal{R}}([A,{(A_{i})}_{i\in I}])-{card}_{Q,\mathcal{R}}(B)</math>.}}
{{Théorème|titre='''Lien entre la F-quantité d'une partie de <math>{\R''}^n</math>, relative à un repère orthonormé de <math>{\R''}^n</math> et de la F-quantité de certains des plafonnements de cette partie de <math>{\R''}^n</math>, relative à ce repère orthonormé de <math>{\R''}^n</math>'''|contenu=
Soit <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite.
Soit <math>A \in \mathcal{P}({\R''}^n)</math>.
Alors <math>\exists {(A_i)}_{i \in I} \in \Big\{{(A_i)}_{i \in I} \in \mathcal{F}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^n)\Big) \,\,\Big|\,\,[A,{(A_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^n)\Big)\Big\}</math>,
<math>{card}_{Q, \mathcal{R}}(A) = {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big([A,{(A_i)}_{i \in I}]\Big)</math>.
Dans ce cas <math>[A,{(A_i)}_{i \in I}]</math> est appelé un plafonnement normal de la partie <math>A</math>.
Si de plus <math>{(A_i)}_{i \in I} = {(A)}_{i \in I}</math>, alors <math>[A,{(A_i)}_{i \in I}] = [A,{(A)}_{i \in I}]</math> est appelé un plafonnement normal trivial de la partie <math>A</math>.
De même, si <math>I</math> est fini ou admet un maximum et si <math>A_{\sup(I)} = A_{\max(I)} = A</math>, alors <math>[A,{(A_i)}_{i \in I}]</math> est appelé un plafonnement normal trivial de la partie <math>A</math>.
On pose : <math>\displaystyle{{\mathcal{P}lafonnements}_{normaux}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^n)\Big) \underset{d\acute{e}f}{=} \Big\{[A,{(A_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I,\mathcal{P}({\R''}^n)\Big) \,\,\Big|\,\,{card}_{Q,\mathcal{R}}(A) = {card}_{Q,\mathcal{R}}([A,{(A_i)}_{i \in I}]) \Big\}}</math>.}}
'''Propositions concernant certains intervalles <math>I</math>, non bornés, de <math>\mathbb{R} ''</math>, et en particulier, certaines parties de <math>{PV2}(\R'')</math>, basées ou en partie basées sur la conjecture principale :'''
{{Théorème|titre='''''Proposition (plafonnements normaux de <math>{\R'}_+</math> et de <math>{\R''}_+</math>) basée sur la conjecture principale'''''|contenu=
''Remarque : J'hésite, ici, à omettre la notation "<math>\widetilde{\,\,\,\,\,}</math>" concernant l'objet suivant : "<math>\widetilde{{vol}^1}</math>".''
Ici,
<math>\sup(\N)=\sup(\R)=+\infty_\N=+\infty_\R=+\infty_{classique}</math>
et
<math>\sup(\N'')=\sup(\R'')=+\infty_{\N''}=+\infty_{\R''}={+\infty''}_{classique}</math>.
En posant :
<math>\displaystyle{R_{2,+} = \Big[{\R'}_+,{([0,r[)}_{r \in \N'}\Big]\,\, \text{respectivement} \,\, \Big[\R'',{([0,r[)}_{r \in \N''}\Big]}</math>
<math>\displaystyle{N_1 = \Big[\N', {(\N' \bigcap [0,p])}_{p \in \N'}\Big]\,\, \text{respectivement} \,\, \Big[\N'', {(\N'' \bigcap [0,p])}_{p \in \N''}\Big]}</math>
<math>\displaystyle{N_1^* = N_1 \setminus \{0\}}</math>,
on a :
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}) = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) = \Big({card}_{Q,{\cal R}}(N_1) - 1\Big) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) = \widetilde{{vol}^1}(R_{2,+}) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)}</math>.
<math>R_{2,+}</math> est appelé le plafonnement normal de <math>{\R'}_+</math> (respectivement de <math>{\R''}_+</math>).}}
'''''Démonstration :'''''
Démonstration analogue à celle de '''"Proposition (plafonnement normal de <math>\R_+</math>)"'''.
{{Théorème|titre='''''Proposition dont une partie des résultats est basée sur la conjecture principale'''''|contenu=
Ici,
<math>\sup(\N)=\sup(\R)=+\infty_\N=+\infty_\R=+\infty_{classique}</math>
et
<math>\sup(\N'')=\sup(\R'')=+\infty_{\N''}=+\infty_{\R''}={+\infty''}_{classique}</math>.
Soit <math>\mathcal{R}'</math> un repère orthonormé de <math>\R'</math>, d'origine <math>O</math>.
Soit <math>\mathcal{R}''</math> un repère orthonormé de <math>\R''</math>, d'origine <math>O</math>.
Soit <math>\mathcal{R} = \mathcal{R}' \,\, \text{ou} \,\, \mathcal{R}''</math>.
En posant :
<math>R_2 = \Big[{\R'},{(]-r,r[)}_{r \in \N'}\Big]\,\, \text{respectivement} \,\, \Big[{\R''},{(]-r,r[)}_{r \in \N''}\Big]</math>
<math>R_{2,+} = \Big[{\R'}_+,{([0,r[)}_{r \in \N'}\Big]\,\, \text{respectivement} \,\, \Big[{\R''}_+,{([0,r[)}_{r \in \N''}\Big]</math>
<math>R_{2,-} = \Big[{\R'}_-,{(]-r,0])}_{r \in \N'}\Big]\,\, \text{respectivement} \,\, \Big[{\R''}_-,{(]-r,0])}_{r \in \N''}\Big]</math>
<math>R_{2,+}^* = R_{2,+} \setminus \{0\}</math>
<math>R_{2,-}^* = R_{2,-} \setminus \{0\}</math>
<math>\displaystyle{N_1 = \Big[\N', {(\N' \bigcap [0,p])}_{p \in \N'}\Big]\,\, \text{respectivement} \,\, \Big[\N'', {(\N'' \bigcap [0,p])}_{p \in \N''}\Big]}</math>
<math>\displaystyle{N_1^* = N_1 \setminus \{0\}}</math>
<math>\displaystyle{-N_1 = \Big[-\N', {(-\N' \bigcap [-p,0])}_{p \in \N'}\Big]\,\, \text{respectivement} \,\, \Big[-\N'', {(-\N'' \bigcap [-p,0])}_{p \in \N''}\Big]}</math>
<math>\displaystyle{-N_1^* = -N_1 \setminus \{0\}}</math>
<math>\displaystyle{Z_1 = \Big[\Z', {(\Z' \bigcap [-p,p])}_{p \in \N'}\Big]\,\, \text{respectivement} \,\, \Big[\Z'', {(\Z'' \bigcap [-p,p])}_{p \in \N''}\Big]}</math>
<math>\displaystyle{Z_1^* = Z_1 \setminus \{0\}}</math>,
on a : <math>{card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,-}^*) = {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}^*)</math>
Donc, comme <math>\displaystyle{R_2 = R_{2,-}^* \bigsqcup \{0\} \bigsqcup R_{2,+}^*}</math> et que cette réunion est disjointe, on a :
<math>{card}_{Q,{\cal R}}(R_2)</math>
<math>= {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,-}^*) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\}) + {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}^*)</math>
<math>= 2 \,\,{card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}^*) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\})</math>
[c'est-à-dire <math>= 2 \,\,{card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}^*) + 1</math>]
<math>= 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \setminus \{0\}) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\})</math>
<math>= 2 \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}) - {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\})\Big) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\})</math>
<math>= 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}) - {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\})</math>
<math>= 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}) - 1</math>
On remarque que :
<math>{card}_{Q,{\cal R}}(R_2) = {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,-}^*) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\}) + {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}^*)</math>
et <math>{card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,-}^*) = {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}^*)</math>
et <math>{card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}) = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)</math>
et <math>{card}_{Q,{\cal R}}(-N_1^*) = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*)</math>
et <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(Z_1^*) = {card}_{Q,{\cal R}}(- N_1^* \bigsqcup N_1^*) = {card}_{Q,{\cal R}}(-N_1^*) + {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) + {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) = 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*)}</math>
donc <math>{card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}^*) = {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}) - 1 = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) - 1 = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}(]0,1[) + 1\Big) - 1</math>
donc <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}^*) + 1}{{card}_{Q,{\cal R}}(]0,1[) + 1} = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1) - 1}</math>
et <math>{card}_{Q,{\cal R}}(R_2) = {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,-}^*) + {card}_{Q,{\cal R}}(\{0\}) + {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}^*) = 2 \,\,{card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}^*) + 1 = 2 \,\,\Big({card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}) - 1 \Big) + 1 = 2 \,\,{card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}) - 1</math>
<math>= 2\,\, {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) - 1 = {card}_{Q,{\cal R}}(Z_1^*) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) - 1 = {card}_{Q,{\cal R}}(Z_1^*) \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}(]0,1[) + 1\Big) - 1</math>
donc <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}(R_2) + 1}{{card}_{Q,{\cal R}}(]0,1[) + 1} = {card}_{Q,{\cal R}}(Z_1^*) = {card}_{Q,{\cal R}}(Z_1) - 1}</math>}}
{{Théorème|titre='''''Proposition dont une partie des résultats est basée sur la conjecture principale'''''|contenu=
''De manière non classique et naïve'', on considère :
"<math>+\infty</math>" et "<math>+\infty''</math>" comme des ensembles tels que
<math>+\infty = \{x \,\, | \,\, \forall a \in \R, \,\, x > a\}</math>, <math>+\infty'' = \{x \,\, | \,\, \forall a'' \in \R'', \,\, x > a''\}</math>
et <math>+\infty'' \subsetneq + \infty</math> car <math>\R \subsetneq \R''</math>,
et où <math>\sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\R) \in +\infty</math> et <math>\sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}''}(\R'') \in +\infty''</math>.
Ici,
<math>\sup(\N)=\sup(\R)=+\infty_\N=+\infty_\R=+\infty_{classique}</math>
et
<math>\sup(\N'')=\sup(\R'')=+\infty_{\N''}=+\infty_{\R''}={+\infty''}_{classique}</math>.
''On pose : <math>{R}_{2,+} = \Big[{\R'}_+,{([0,r[)}_{r \in \N'}\Big]</math> et <math>N_1 = \Big[\N',{(\N' \bigcap [0,p])}_{p \in \N'}\Big]</math>.''
(respectivement ''<math>{R}_{2,+} = \Big[{\R''}_+,{([0,r[)}_{r \in \N''}\Big]</math> et <math>N_1 = \Big[\N'',{(\N'' \bigcap [0,p])}_{p \in \N''}\Big]</math>'').
Soit <math>a,b \in {\R'}_+ \,\,(\text{resp.} \,\, {\R''}_+) \,\, : \,\, a \leq b</math>.
Alors <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \setminus [0,a]) = {card}_{Q,{\cal R}}(]a,b]) + {card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \setminus [0,b])}</math>
<math>{card}_{Q,{\cal R}}(R_2)</math>
<math>= 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+}) - 1</math>
<math>= 2 \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^{*}) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) - 1</math>
<math>= 2 \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}(N_1) - 1\Big) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) - 1</math>}}
{{Théorème|titre='''''Proposition dont une partie des résultats est basée sur la conjecture principale'''''|contenu=
''De manière non classique et naïve'', on considère :
"<math>+\infty</math>" et "<math>+\infty''</math>" comme des ensembles tels que
<math>+\infty = \{x \,\, | \,\, \forall a \in \R, \,\, x > a\}</math>, <math>+\infty'' = \{x \,\, | \,\, \forall a'' \in \R'', \,\, x > a''\}</math>
et <math>+\infty'' \subsetneq + \infty</math> car <math>\R \subsetneq \R''</math>,
et où <math>\sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}}(\R) \in +\infty</math> et <math>\sup_{non \,\, classique, \,\, \mathcal{R}''}(\R'') \in +\infty''</math>.
Ici, <math>\sup(\N)=\sup(\R)=+\infty_{classique}</math> et <math>\sup(\N'')=\sup(\R'')={+\infty''}_{classique}</math>.
''On pose : <math>{R}_{2,+} = \Big[{\R'}_+,{([0,r[)}_{r \in \N'}\Big]</math> et <math>N_1 = \Big[\N',{(\N' \bigcap [0,p])}_{p \in \N'}\Big]</math>.''
(respectivement ''<math>{R}_{2,+} = \Big[{\R''}_+,{([0,r[)}_{r \in \N''}\Big]</math> et <math>N_1 = \Big[\N'',{(\N'' \bigcap [0,p])}_{p \in \N''}\Big]</math>'')
Soit <math>a \in {\R'}_+</math> (respectivement <math>a \in {\R''}_+</math>).
On a :
<math>{card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \setminus [0,a]) + 1 </math>
<math>= {card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \setminus [0,a[)</math>
<math>= {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}) - {card}_{Q,{\cal R}}([0,a[)</math>
<math>= {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^{*}) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) - a \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)</math>
<math>= \Big({card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) - a \Big) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)</math>
<math>= \Big({card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) - a \Big) \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}(]0,1[) + 1\Big)</math>
donc <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \setminus [0,a]) + 1 }{{card}_{Q,{\cal R}}(]0,1[) + 1} = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) - a}</math>
Soit <math>a \in {\R'}_-</math> (respectivement <math>a \in {\R''}_-</math>).
On a :
<math>{card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \bigcup ]a,0[) + 1 </math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \bigcup [a,0[)}</math>
<math>= {card}_{Q,{\cal R}}(R_{2,+}) + {card}_{Q,{\cal R}}([a,0[)</math>
<math>= {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) - a \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)</math>
<math>= \Big({card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) - a \Big) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)</math>
<math>= \Big({card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) - a \Big) \,\, \Big({card}_{Q,{\cal R}}(]0,1[) + 1\Big)</math>
donc <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \bigcup ]a,0[) + 1 }{{card}_{Q,{\cal R}}(]0,1[) + 1} = {card}_{Q,{\cal R}}(N_1^*) - a}</math>
Soit <math>a \in {\R'}_+</math> (respectivement <math>a \in {\R''}_+</math>).
On a : <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \setminus [0,a]) = {card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,-} \setminus [-a,0])}</math>
On en déduit que <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,+} \setminus [0,a[) = {card}_{Q,{\cal R}}({R}_{2,-} \setminus ]-a,0])}</math>}}
===='''Définitions de <math>diam</math> et <math>\widetilde{{diam}}</math>''' (à omettre pour obtenir une version publiable)====
''Remarque : J'hésite, ici, à omettre la notation "<math>\widetilde{\,\,\,\,\,\,}</math>" concernant l'objet suivant : "<math>\widetilde{{diam}}</math>".''
Soit <math>n \in \N^*</math>.
'''Définition :'''
a) Soit <math>\displaystyle{{diam} \,\, : \,\, {\cal P}({\mathbb{R}}^n) \,\, \rightarrow \,\, \overline{\mathbb{R}_+} \,\, : \,\, A \,\, \mapsto \,\, {diam} (A) = \sup_{(x,y) \in A \times A} d_{{\mathbb{R}}^n} (x,y)}</math>
où <math>d_{{\mathbb{R}}^n}</math> est la distance euclidienne sur <math>{\mathbb{R}}^n</math>
c'est-à-dire <math>\displaystyle{d_{{\mathbb{R}}^n}\,\, : \,\, {\mathbb{R}}^n \times {\mathbb{R}}^n\,\, \rightarrow \,\, {\mathbb{R}}_+ \,\, : \,\, (x,y) = \Big({(x_i)}_{i \in\N_n^*},{(y_i)}_{i \in\N_n^*}\Big) \mapsto \,\,d_{{\mathbb{R}}^n} (x,y) = {\Big(\sum_{i \in\N_n^*} {|x_i - y_i|}^2\Big)}^{\frac{1}{2}}}</math>
b) Soit <math>\displaystyle{\widetilde{{diam}} \,\, : \,\, {\cal P}({\mathbb{R}''}^n) \,\, \rightarrow \,\, \overline{{\mathbb{R}''}_+} \,\, : \,\, A \,\, \mapsto \,\, \widetilde{{diam}} (A) = \sup_{(x,y) \in A \times A} d_{{\mathbb{R}''}^n} (x,y)}</math>
où <math>d_{{\mathbb{R}''}^n}</math> est la distance euclidienne sur <math>{\mathbb{R}''}^n</math>
c'est-à-dire <math>\displaystyle{d_{{\mathbb{R}''}^n} \,\, : \,\, {\mathbb{R}''}^n \times {\mathbb{R}''}^n \,\, \rightarrow \,\, {\mathbb{R}''}_+ \,\, : \,\, (x,y) = \Big({(x_i)}_{i \in\N_n^*},{(y_i)}_{i \in\N_n^*}\Big) \mapsto \,\,d_{{\mathbb{R}''}^n} (x,y) = {\Big(\sum_{i \in\N_n^*} {|x_i - y_i|}^2\Big)}^{\frac{1}{2}}}</math>
===='''Définition des "mesures" de LEBESGUE généralisées ou de HAUSDORFF, de dimension <math>0</math> et de dimension <math>1</math>, pour la distance euclidienne, sur <math>\R''</math>''' (à omettre pour obtenir une version publiable)====
''Remarque : J'hésite, ici, à omettre la notation "<math>\widetilde{}</math>" concernant les objets suivants : "<math>\widetilde{{vol}^1}</math>" ou "<math>\widetilde{{diam}}</math>".''
Tout ce qui a été dit concernant <math>A \in {\cal P}(\mathbb{R}), \,\, {diam}(A) \in \R</math>, est aussi valable
concernant leurs homologues <math>A \in {\cal P}(\mathbb{R}''), \,\,\widetilde{{diam}}(A) \in \R''</math>
c'est-à-dire les parties <math>A \in {\cal P}(\mathbb{R}''), \,\, \text{telles que} \,\, \widetilde{diam}(A) \leq \widetilde{diam}(\R)</math> ou <math>\widetilde{diam}(A) \in + \infty_{{\cal F}(\mathbb{R})}</math>
''<math>\Big(</math>''
''Sous réserve :'' c'est-à-dire comme <math>\widetilde{diam}(\R) = {vol}^1(\R) = 2 \,\, {vol}^1(\R_+) = 2 \,\, \sup(\R)</math>,
si <math>\R</math> admet le plafonnement sphérique, autour de l'origine <math>O</math> du repère orthonormé direct <math>{\cal R}</math> :
<math>\displaystyle{\Big[\R, {([-r,r])}_{r \in \N}\Big]}</math>,
alors <math>A \in {\cal P} ({\mathbb{R}''}), \,\,\widetilde{diam}(A) \leq \widetilde{diam}(\R) = {vol}^1(\R) = 2 \,\, {vol}^1(\R_+) = 2 \,\, \sup(\R)</math>
ou <math>\widetilde{diam}(A) \in + \infty_{{\cal F}(\mathbb{R})}</math>
''<math>\Big)</math>''.
<math>\widetilde{diam}(\mathbb{R}') = \widetilde{{vol}^1}(\mathbb{R}') = \widetilde{{vol}^1}(]- \infty_{{id}_{\mathbb{R}}},+ \infty_{{id}_{\mathbb{R}}}[) = d_{\mathbb{R}''}(+ \infty_{{id}_{\mathbb{R}}},-\infty_{{id}_{\mathbb{R}}}) = \Big|+ \infty_{{id}_{\mathbb{R}}} - \Big(-\infty_{{id}_{\mathbb{R}}}\Big)\Big| = 2(+ \infty_{{id}_{\mathbb{R}}})</math>,
avec <math>\displaystyle{\widetilde{diam}(\mathbb{R'}_+) = \widetilde{{vol}^1}(\mathbb{R'}_+) = \widetilde{{vol}^1}([0,+ \infty_{{id}_{\mathbb{R}}}[) = d_{\mathbb{R}''}(+ \infty_{{id}_{\mathbb{R}}},0) = |+ \infty_{{id}_{\mathbb{R}}} - 0| = + \infty_{{id}_{\mathbb{R}}}}</math>,
on pourra généraliser la notion de F-quantité, aux ensembles non bornés(') de <math>{\mathbb{R}''}^n</math> , et même à tous les ensembles de <math>{\mathbb{R}''}^n</math>.
''Définition :''
La "mesure" de LEBESGUE généralisée ou de HAUSDORFF, de dimension <math>1</math>, pour la distance euclidienne, sur <math>\R''</math>, est la "mesure" définie par :
<math>\displaystyle{\widetilde{{vol}^1} \,\, : \,\, {\cal B}(\mathbb{R}'') \,\, \longrightarrow \,\, {{\overline{{\mathbb{R}''}_+}}} \,\, : \,\, A \longmapsto \widetilde{{vol}^1}(A)}</math>
''est définie de manière analogue à la mesure de LEBESGUE généralisée ou de HAUSDORFF, de dimension <math>1</math>, pour la distance euclidienne, sur <math>\mathbb{R}</math>, <math>{{vol}}^1</math>, à la différence qu'il faut remplacer <math>\mathbb{R}</math> par <math>{\mathbb{R}''}</math>.''
''Remarque :''
1) On peut avoir : <math>\displaystyle{A \in {\cal P}(\mathbb{R}'') \,\, \text{et} \,\, \widetilde{{diam}}(A) \in \R \subset \R''}</math>
c'est-à-dire ayant les mêmes propriétés caractéristiques que les parties bornées de <math>\mathbb{R}</math>, mais dans <math>\mathbb{R}''</math> (C'est une sous-classe des parties bornées de <math>\R ''</math>),
par exemple la partie <math>[+\infty_{{id}_{\mathbb{R}}}, +\infty_{{id}_{\mathbb{R}}} + 1]</math> car <math> \widetilde{{diam}}([+\infty_{{id}_{\mathbb{R}}}, +\infty_{{id}_{\mathbb{R}}} + 1]) = 1 \in \R \subset \R''</math>.
2) <math>\displaystyle{\widetilde{{vol}^1}({\mathbb{R}'}_+) = \widetilde{{vol}^1}({\mathbb{R}'}_-)= +\infty_{{id}_{\mathbb{R}}}}</math>
''Définition :''
La "mesure" de LEBESGUE généralisée ou "de HAUSDORFF", de dimension <math>0</math>, pour la distance euclidienne, sur <math>{\R''}^n</math> est la "mesure" de comptage définie par :
<math>\widetilde{{vol}^{0,n}} \,\, : \,\, \{A \in {\cal P}({\mathbb{R}''}^n) | {card}_P(A) \leq \aleph_0\} \,\, \longrightarrow \,\, {{\overline{{\mathbb{R}''}_+}}} \,\, : \,\, A \longmapsto \widetilde{{vol}^{0,n}}(A)</math>
''est définie de manière analogue à la mesure de comptage sur <math>{\mathbb{R}}^n</math>, <math>{{vol}}^{0,n}</math>, à la différence qu'il faut remplacer <math>\mathbb{R}</math> par <math>{\mathbb{R}''}</math>''
''Si <math>A \in {\cal P}({\mathbb{R}''}^n), \,\, \widetilde{{diam}}(A) \in \R \subset \R''</math> (en particulier connexe), c'est donc en particulier une partie bornée de <math>{\mathbb{R}''}^n</math>.''
===='''Utilisation des "mesures" de LEBESGUE généralisées ou de HAUSDORFF, de dimension <math>0</math> et de dimension <math>1</math>, pour la distance euclidienne, sur <math>\mathbb{R}''</math>, de <math>+\infty_f</math> et <math>+\infty_{{\cal F}(\mathbb{R})}</math>''' (à omettre pour obtenir une version publiable)====
''Remarque : J'hésite, ici, à omettre la notation "<math>\widetilde{}</math>" concernant les objets suivants : "<math>\widetilde{{vol}^1}</math>" ou "<math>\widetilde{{diam}}</math>".''
''Remarque :'' Soient <math>A,B \in {\cal P}(\mathbb{R}_+)</math> ou <math>{\cal P}(\mathbb{R})</math>.
<math>(A < B) \Longleftrightarrow_{d\acute{e}f} (\forall x \in A, \,\, \forall y \in B, \,\, x < y) </math>
''On se place dans <math>{\cal R}</math> un repère orthonormé de <math>\mathbb{R}''</math>.''
''Ici, <math>\R'</math> (resp. <math>{\R'}_{+}</math>, resp. <math>\N'</math>, resp. <math>{\N'}^*</math>) est le plafonnement normal de <math>\R'</math> (resp. de <math>{\R'}_{+}</math>, resp. de <math>\N'</math>, resp. de <math>{\N'}^*</math>).''
''Proposition :''
Soit <math>I \in {\cal P}(\mathbb{R}'')</math> telle que <math>{card}_P(I) \leq \aleph_0</math>
<math>\displaystyle{\forall {(A_i)}_{i \in I} \subset {\cal P}(\mathbb{R}''), \,\, \forall i,j \in I, \,\, i \neq j, \,\, A_i \bigcap A_j = \emptyset,}</math>
<math>\displaystyle{\widetilde{{vol}^1}\Big(\bigsqcup_{i \in I} A_i\Big) = \sum_{i \in I} \widetilde{{vol}^1}(A_i)}</math>
''Remarque :''
1) Soit <math>I \in {\cal P}({\mathbb{R}''}_+)</math>
et <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> est une partition de <math>A \in {\cal P}({\mathbb{R}''}_+)</math>, telle que <math>\forall i \in I, \,\, \widetilde{{diam}}(A_i) \in \R</math>
et telle que <math>\forall i,j \in I, \,\, i < j, \,\, A_i < A_j</math>
a) En particulier, en posant <math>I = {\N'}^{*}</math> et <math>\forall i \in I, \,\, A_i = [i-1,i[</math>, intervalle donc partie connexe de <math>\mathbb{R}''</math>
et <math>\forall i \in I, \,\, \widetilde{{diam}}(A_i) \in \R</math> :
''<math>{(A_i)}_{i \in I}</math> est une partition de <math>A \in {\cal P}({\mathbb{R}''}_+)</math>''
et <math>\forall i,j \in I, \,\, i < j, \,\, A_i = [i-1,i[ < [j-1,j[ = A_j</math>, intervalle donc partie connexe de <math>\mathbb{R}''</math>
et <math>\displaystyle{\forall n \in I, \,\, \bigsqcup_{i \in {\N''}_n^*} A_i = \bigsqcup_{i \in {\N''}_n^*} [i-1,i[ = [0,n[}</math>.
''Remarque importante :'' Dans ma théorie , on définit <math>\displaystyle{\bigsqcup_{i \in {\N'}^*} A_i =_{d\acute{e}f} \lim_{n \in {\N''}^*, \,\, n \rightarrow +\infty_{{id}_{\N}}} \bigsqcup_{i \in {\N''}_n^*} A_i}</math>.)
donc <math>\displaystyle{A = \bigsqcup_{i \in I} A_i = \bigsqcup_{i \in {\N'}^*} A_i = \lim_{n \in {\N''}^*, \,\, n \rightarrow +\infty_{{id}_{\N}}} \bigsqcup_{i \in {\N''}_n^*} A_i = \lim_{n \in {\N''}^*, \,\, n \rightarrow +\infty_{{id}_{\N}}} [0,n[}</math>
<math>\displaystyle{= [0, \lim_{n \in {\N''}^*,\,\, n \rightarrow +\infty_{{id}_{\N}}} n[ = [0,+\infty_{{id}_{\N}}[ = [0,+\infty_{{id}_{\mathbb{R}}}[ = {\mathbb{R}'}_+}</math>
[Définition de <math>\displaystyle{\lim_{n \in {\N''}^*, \,\, n \rightarrow +\infty_{{id}_{\mathbb{R}}}} \bigcup_{i \in {\N''}_n^*} A_i}</math>, de manière analogue à <math>\displaystyle{\lim_{n \in {\N}^*, \,\, n \rightarrow m} \bigcup_{i \in {\N}_n^*} B_i}</math> avec <math>m \in {\N}^*</math> et <math>+\infty \not \in {\N}^*</math>, <math>J = {\N}^*</math>, <math>{(B_i)}_{i \in J} \subset {\cal P}(\mathbb{R})</math>]
<math>\displaystyle{\widetilde{{vol}^1}({\mathbb{R}'}_+) = \widetilde{{vol}^1}(A) = \widetilde{{vol}^1}\Big(\bigsqcup_{i \in I} A_i\Big) = \widetilde{{vol}^1} \Big(\bigsqcup_{i \in {\N'}^{*}} A_i\Big) = \widetilde{{vol}^1} \Big(\bigsqcup_{i \in {\N'}^{*}} [i-1,i[\Big) = \sum_{i \in {\N'}^{*}} \widetilde{{vol}^1}([i-1,i[)= \sum_{i \in {\N'}^{*}} \widetilde{{vol}^1}([0,1[)}</math>
<math>\displaystyle{= \widetilde{{vol}^1}([0,1[)\sum_{i \in {\N'}^{*}} 1 = {card}_{Q,{\cal R}}({\N'}^{*})\,\, \widetilde{{vol}^1}([0,1[) = {card}_{Q,{\cal R}}({\N'}^{*})= {card}_{Q,{\cal R}}(\N') - 1}</math>
et
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}({\mathbb{R}'}_+) = {card}_{Q,{\cal R}}(A) = {card}_{Q,{\cal R}} \Big(\bigsqcup_{i \in I} A_i\Big) = {card}_{Q,{\cal R}} \Big(\bigsqcup_{i \in {\N'}^{*}} A_i\Big) = {card}_{Q,{\cal R}} \Big(\bigsqcup_{i \in {\N'}^{*}} [i-1,i[\Big) = \sum_{i \in {\N'}^{*}} {card}_{Q,{\cal R}}([i-1,i[)}</math>
<math>\displaystyle{= \sum_{i \in {\N'}^{*}} {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) = {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)\sum_{i \in {\N'}^{*}} 1 = {card}_{Q,{\cal R}}({\N'}^{*}) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) = \Big({card}_{Q,{\cal R}}(\N') - 1\Big) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)}</math>
<math>= \widetilde{{vol}^1}({\mathbb{R}'}_+)\,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)</math>
b) Si on pose <math>\displaystyle{I = \N'}</math> et <math>\forall i \in I, \,\, A_i = [i,i+1[</math>, intervalle donc partie connexe de <math>\mathbb{R}''</math>
et <math>\forall i \in I, \,\, \widetilde{{diam}}(A_i) \in \R</math> :
''Dans ma théorie à construire'', <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> est une partition de <math>A \in {\cal P}({\mathbb{R}''}_+)</math>
et <math>\forall i,j \in I, \,\, i < j, \,\, A_i = [i,i+1[ < [j,j+1[ = A_j</math>, intervalle donc partie connexe de <math>\mathbb{R}''</math>
et <math>\displaystyle{\forall n \in I, \,\, \bigsqcup_{i \in {\N''}_n} A_i = \bigsqcup_{i \in {\N''}_n} [i,i+1[ = [0,n+1[}</math>.
donc <math>\displaystyle{A = \bigsqcup_{i \in I} A_i = \bigsqcup_{i \in \N'} A_i = \lim_{n \in \N'', \,\, n \rightarrow +\infty_{{id}_{\N}}} \bigsqcup_{i \in {\N''}_n} A_i = \lim_{n \in \N'', \,\, n \rightarrow +\infty_{{id}_{\N}}}[0,n+1[}</math>
<math>\displaystyle{= [0, \lim_{n \in \N'', \,\, n \rightarrow +\infty_{{id}_{\N}}} (n+1)[ = [0,+\infty_{{id}_{\N}} + 1[ (= [0,({id}_{\N} + 1)(+\infty_{{id}_{\N}})[ = [0,+\infty_{{id}_{\N} + 1}[)}</math>
<math>\displaystyle{= [0,+\infty_{{id}_{\N}}[ \bigsqcup [+\infty_{{id}_{\N}}, +\infty_{{id}_{\N}} + 1[ = [0,+\infty_{{id}_{\mathbb{R}}}[ \bigsqcup [+\infty_{{id}_{\mathbb{R}}}, +\infty_{{id}_{\mathbb{R}}} + 1[ = {\mathbb{R}'}_+ \bigsqcup [+\infty_{{id}_{\mathbb{R}}}, +\infty_{{id}_{\mathbb{R}}} + 1[}</math>
<math>\displaystyle{= [0,1[ \bigsqcup [1,+\infty_{{id}_{\mathbb{R}}} + 1[ = [0,1[ \bigsqcup ({\mathbb{R}'}_+ + 1)\supsetneq {\mathbb{R}'}_+}</math>
[Définition de <math>\displaystyle{\lim_{n \in \N'', \,\, n \rightarrow +\infty_{{id}_{\mathbb{R}}}} \bigcup_{i \in {\N''}_n} A_i}</math>, de manière analogue à <math>\displaystyle{\lim_{n \in \N, \,\, n \rightarrow m} \bigcup_{i \in {\N}_n} B_i}</math> avec <math>m \in \N</math> et <math>+\infty \not \in \N</math>, <math>J = \N</math>, <math>{(B_i)}_{i \in J} \subset {\cal P}(\mathbb{R})</math>]
donc <math>\displaystyle{\widetilde{{vol}^1}({\mathbb{R}'}_+) < \widetilde{{vol}^1}(A) = \widetilde{{vol}^1}\Big(\bigsqcup_{i \in I} A_i\Big) = \widetilde{{vol}^1}\Big(\bigsqcup_{i \in \N'} A_i\Big) = \widetilde{{vol}^1} \Big(\bigsqcup_{i \in \N'} [i,i+1[\Big) = \sum_{i \in \N'} \widetilde{{vol}^1}([i,i+1[) = \sum_{i \in \N'} \widetilde{{vol}^1}([0,1[)}</math>
<math>\displaystyle{= \widetilde{{vol}^1}([0,1[)\sum_{i \in \N'} 1 = {card}_{Q,{\cal R}}(\N')\,\, \widetilde{{vol}^1}([0,1[) = {card}_{Q,{\cal R}}({\N'}) = {card}_{Q,{\cal R}}({\N'}^{*}) + 1}</math>
et
donc <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}({\mathbb{R}'}_+) < {card}_{Q,{\cal R}}(A) = {card}_{Q,{\cal R}} \Big(\bigsqcup_{i \in I} A_i\Big) = {card}_{Q,{\cal R}} \Big(\bigsqcup_{i \in \N'} A_i\Big) = {card}_{Q,{\cal R}} \Big(\bigsqcup_{i \in \N'} [i,i+1[\Big) = \sum_{i \in \N'} {card}_{Q,{\cal R}}([i,i+1[)}</math>
<math>\displaystyle{= \sum_{i \in \N'} {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) = {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)\sum_{i \in \N'} 1 = {card}_{Q,{\cal R}}(\N')\,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[) = \Big({card}_{Q,{\cal R}}({\N'}^{*}) + 1\Big) \,\, {card}_{Q,{\cal R}}([0,1[)}</math>
Dans <math>\mathbb{R}''</math>, il n'y a plus de problème avec la sigma-additivité, sauf concernant les parties non bornées de <math>\mathbb{R}''</math>, mais dans ce cas on réitérera la construction qu'on a bâtie ici.
2) ''Remarque :''
Comme <math>\displaystyle{\lim_{i \in {\N''}^*, \,\, i \rightarrow + \infty_{{id}_{\N}}} {id}_{\N''}(i) = \lim_{i \in \N'', \,\, i \rightarrow + \infty_{{id}_{\N}}} {id}_{\N''}(i) = {id}_{\N''}(+ \infty_{{id}_{\N}}) = + \infty_{{id}_{\N}}}</math>
On a, dans ma théorie :
<math>\displaystyle{\bigsqcup_{i \in {\N'}^*} [i-1,i[ = \bigsqcup_{i \in {\N''}_n^*} [i-1,i[ \bigsqcup \cdots \bigsqcup [+ \infty_{{id}_{\N} - 2},+ \infty_{{id}_{\N} - 1}[ \bigsqcup [+ \infty_{{id}_{\N} - 1},+ \infty_{{id}_{\N}}[ = [0,+ \infty_{{id}_{\N}}[ = [0,+ \infty_{{id}_{\R}}[}</math>
<math>= {(\mathbb{R}_{{id}_{\mathbb{R}}})}_+ = {(\mathbb{R}')}_+ \supsetneq \mathbb{R}_+</math>
''Attention :''
<math>\mathbb{R}'</math> n'est pas considéré, comme <math>\mathbb{R}</math>, comme un espace-univers, mais comme un espace de référence, pouvant contenir, strictement, d'autres ensembles bornés de <math>\R''</math> mais contenant, strictement, <math>\R</math> : En particulier des ensembles d'un genre nouveau comme :
<math>\displaystyle{ -\Big((\mathbb{R}_+^{'} - 1) \setminus [-1,0[\Big)\bigcup \Big((\mathbb{R}_+^{'} - 1) \setminus [-1,0[\Big)}</math>
<math>\displaystyle{= ]- (+\infty_{{id}_{\mathbb{R}}} - 1), + \infty_{{id}_{\mathbb{R}}} - 1[}</math>
<math>\displaystyle{= \Big]-\Big({id}_{\mathbb{R}} (+\infty_{{id}_{\mathbb{R}}}) - 1\Big), {id}_{\mathbb{R}} (+\infty_{{id}_{\mathbb{R}}}) - 1\Big[}</math>
<math>\displaystyle{= ]- (+\infty_{{id}_{\mathbb{R}} - 1}), + \infty_{{id}_{\mathbb{R}} - 1}[}</math>
<math>\displaystyle{= ]- \infty_{{id}_{\mathbb{R}} - 1}, + \infty_{{id}_{\mathbb{R}} - 1}[}</math>
et
<math>\displaystyle{ -\Big((\mathbb{R}_+^{'} + 1) \bigcup [0,1[\Big)\bigcup \Big((\mathbb{R}_+^{'} + 1) \bigcup [0,1[\Big)}</math>
<math>\displaystyle{= ]- (+\infty_{{id}_{\mathbb{R}}} + 1), + \infty_{{id}_{\mathbb{R}}} + 1[}</math>
<math>\displaystyle{= \Big]-\Big({id}_{\mathbb{R}} (+\infty_{{id}_{\mathbb{R}}}) + 1\Big), {id}_{\mathbb{R}} (+\infty_{{id}_{\mathbb{R}}}) + 1\Big[}</math>
<math>\displaystyle{= ]- (+\infty_{{id}_{\mathbb{R}} + 1}), + \infty_{{id}_{\mathbb{R}} + 1}[}</math>
<math>\displaystyle{= ]- \infty_{{id}_{\mathbb{R}} + 1}, + \infty_{{id}_{\mathbb{R}} + 1}[}</math>.
<math>\mathbb{R}''</math> étant le nouvel espace-univers.
''Attention : Dans ma théorie :'' <math>\N ' + 1 \neq {\N '}^{*}</math>, en fait on considère que <math>\N ' + 1</math> va au delà de <math>\N'</math>, à droite, ce qui n'est pas le cas de <math>{\N '}^{*}</math>.
Par ailleurs : On a <math>{card}_{Q,{\cal R}}(\N ' + 1) = {card}_{Q,{\cal R}}(\N ')</math> et <math>{card}_{Q,{\cal R}}({\N '}^{*}) = {card}_{Q,{\cal R}}(\N ') - 1</math>
Mais <math>\N + 1 = \N^*</math>
et <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(\N + 1) = {card}_{Q,{\cal R}}(\N^*) = {card}_{Q,{\cal R}}(\N) - 1}</math>
où, ici,
<math>\N</math> est le plafonnement normal de <math>\N</math>,
<math>\N^*</math> est le plafonnement normal de <math>\N^*</math>,
<math>{\N'}</math> est le plafonnement normal de <math>{\N'}</math>,
<math>{\N'}^*</math> est le plafonnement normal de <math>{\N'}^*</math>,
<math>{\N' + 1}</math> est le plafonnement normal de <math>{\N' + 1}</math>.
=== '''Compléments''' ===
''Remarque : J'hésite à omettre la notation "<math>\widetilde{}</math>" concernant les objets suivants : <math>\widetilde{{vol}^1}</math> ou <math>\widetilde{{diam}}</math>.''
<small>''<math>\Big(</math>Compléments :''
''Mesures de HAUSDORFF [de dimension <math>i</math> <math>(0 \leq i \leq n)</math>], généralisant celle de LEBESGUE (de dimension <math>n</math>), pour la distance euclidienne et la jauge donnée dans "Théorie de la mesure/II.4, Définition 7, page 41"
(Le cas <math>i=0</math> étant un cas à part, que je compte voir figurer, mais qui n'est pas présent dans le document)
[On peut l'appliquer par exemple à une variété (topologique) (de dimension <math>i</math>)] : ''
https://www.fichier-pdf.fr/2021/08/07/polyintegrationmai2013/
Théorie de la mesure/Cf. Mesures de HAUSDORFF
Cf. page 13 : Chapitre 1. Les mesures/ III Exemples fondamentaux d'espaces mesures/Mesures de HAUSDORFF
Cf. page 39 : Chapitre 4. La mesure de LEBESGUE et ses corollaires/II Généralisations de la mesure de LEBESGUE/II.1 Mesures de HAUSDORFF/Définition 5
Cf. page 40 : Chapitre 4. La mesure de LEBESGUE et ses corollaires/II Généralisations de la mesure de LEBESGUE/II.3 Définition alternative de la mesure de LEBESGUE/Théorème 3
Cf. page 41 : Chapitre 4. La mesure de LEBESGUE et ses corollaires/II Généralisations de la mesure de LEBESGUE/II.4 Longueur, aire, surface de parties courbées de <math>\R^d</math>/Définition 7
Cf. page 67 : Chapitre 7. Théorème du changement de variable/I Cas des applications linéaires
Cf. page 68 : Chapitre 7. Théorème du changement de variable/II Mesure des sous-variétés plongées
Cf. page 70 : Chapitre 7. Théorème du changement de variable/III Intégration sur les sous-variétés plongées
et aussi https://homeweb.unifr.ch/manolesc/Pub/teaching/Mesure_integration.pdf
''NB : Pour un exemple plus explicite : Cf. mon message suivant.<math>\Big)</math>''</small>
Soit <math>n \in \N^*</math>.
''De manière non classique'' : On considère "<math>+\infty</math>" et "<math>+\infty''</math>" comme des ensembles tels que <math>+\infty = \{x \,\,|\,\, \forall a \in \R, \,\, x > a\}</math>
, <math>+\infty'' = \{x \,\,|\,\, \forall a'' \in \R'', \,\, x > a''\}</math> et <math>+\infty'' \subsetneq +\infty</math> car <math>\R \subsetneq \R''</math>.
L'ensemble <math>\mathbb{R}</math> est un ensemble dont la borne supérieure est un point que l'on rajoute, noté <math>\sup(\R) \in +\infty</math>.
On définit ''les "mesures" de LEBESGUE généralisées ou de HAUSDORFF,'' de dimension <math>i</math> <math>(0 \leq i \leq n)</math>, sur <math>{\mathbb{R}}^n</math>, pour la distance euclidienne et la jauge donnée dans ''"Théorie de la mesure/II.4, Définition 7, page 41"''
(Le cas <math>i=0</math> étant un cas à part, que je compte voir figurer, mais qui n'est pas présent dans le document),
ce sont, en particulier, des applications telles que :
<math>{vol}^0 \,\, : \,\, \{A \in \mathcal{P}({\mathbb{R}}^n)\,\,|\,\, {dim}(A) = 0\} \bigcup \{\emptyset\} \subsetneq {\cal P}({\mathbb{R}}^n) \,\, \rightarrow\,\,\overline{{\mathbb{R}}_+} = {\mathbb{R}}_+ \bigsqcup \{\sup(\R)\}</math>,
et
<math>\forall i \in \N_n^*, \,\, {vol}^i \,\, : \,\, \{A \in \mathcal{B}({\mathbb{R}}^n)\,\,|\,\, {dim}(A) = i\} \bigcup \{\emptyset\} \subsetneq \mathcal{P}({\mathbb{R}}^n) \,\, \rightarrow\,\,\overline{{\mathbb{R}}_+} = {\mathbb{R}}_+ \bigsqcup \{\sup(\R)\}</math>,
que l'on peut généraliser et étendre, de la manière suivante, en des applications telles que :
<math>\displaystyle{\widetilde{{vol}^0} \,\, : \,\, \{A \in \mathcal{P}({\mathbb{R}}^n)\,\,|\,\, {dim}(A) = 0\} \bigcup \{\emptyset\} \subsetneq {\cal P}({\mathbb{R}}^n) \,\, \rightarrow\,\, {\mathbb{R}}_+ \bigsqcup +\infty}</math>,
et
<math>\displaystyle{\forall i \in \N_n^*, \,\, \widetilde{{vol}^i} \,\, : \,\, \{A \in \mathcal{B}({\mathbb{R}}^n)\,\,|\,\, {dim}(A) = i\} \bigcup \{\emptyset\} \subsetneq \mathcal{P}({\mathbb{R}}^n) \,\, \rightarrow\,\,{\mathbb{R}}_+ \bigsqcup +\infty}</math>,
ces dernières servent à construire la "mesure" F-quantité relative à un repère orthonormé <math>{\cal R}</math>, <math>{card}_{Q,{\cal R}}</math> dans <math>{\cal P}({\mathbb{R}}^n)</math>,
et en particulier à construire pour tout <math>A_n \,\, \mbox{plafonnement d'une partie non bornée de} \,\, \R^n \,\, \mbox{et} \,\, \widetilde{{vol}^n}\mbox{-mesurable} \,\, \mbox{(avec peut-être d'autres conditions supplémentaires à préciser)}, \,\, {card}_{Q,{\cal R}}(A_n)</math>,
en utilisant une formule du type <math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(A_n) = \sum_{i=0}^n c_{i,n,{\cal R}}(A_n) \,\, {card}_{Q,{\cal R}} (A_{n,i})}</math>,
où <math>{(A_{n,i})}_{i \in \N_n}</math> est une suite de produits d'intervalles de <math>\mathbb{R}</math>, considérés comme des plafonnements, s'ils sont non bornés,
telle que
<math>\displaystyle{\forall i \in \N_n^*, \,\, A_{n,i} = \prod_{j \in \N_i^*} I_{n,i,j}}</math> où <math>\displaystyle{\forall i \in \N_n^*, \,\, \forall j \in \N_i^*, I_{n,i,j}}</math> est un intervalle non vide et non réduit à un singleton de <math>\mathbb{R}</math>
et <math>A_{n,0}= I_{n,0}</math> où <math>I_{n,0}</math> est un intervalle non vide de <math>\mathbb{R}</math>, réduit à un singleton,
et où <math>\displaystyle{{\Big(c_{i,n,{\cal R}}(A_n)\Big)}_{i \in \N_n} \in {\left(-\infty \bigsqcup \R \bigsqcup +\infty\right)}^{n+1}}</math>
dépend de <math>A_n</math>, <math>{(\widetilde{{vol}^i})}_{i \in \N_n}</math> et <math>{\cal R}</math>,
où, ici, <math>+\infty = \{x \,\,|\,\, \forall a \in \R, \,\, x > a\}</math> et <math>-\infty = \{x \,\,|\,\, \forall a \in \R, \,\, x < a\}</math>
et on a : <math>\displaystyle{c_{0,n,\mathcal{R}}(A_n) = \pm card_{Q,\mathcal{R}}(N_n) \in -\infty \bigsqcup \Z \bigsqcup +\infty}</math>, avec <math>N_n \in {\cal P}({\mathbb{R}}^n)</math>, partie bornée ou plafonnement, et <math>{card}_P(N_n) \leq {card}_P(\N)</math>
et : <math>\displaystyle{c_{n,n,\mathcal{R}}(A_n) \in \R_+ \bigsqcup +\infty}</math>.
Et plus particulièrement où <math>{(A_{n,i})}_{i \in \N_n}</math> est une suite de produits d'intervalles de <math>\mathbb{R}</math>
telle que
<math>\displaystyle{\forall i \in \N_n^*, \,\, A_{n,i} = I^i}</math> où <math>I</math> est un intervalle borné non vide et non réduit à un singleton de <math>\mathbb{R}</math>
et <math>A_{n,0}= I^0</math> où <math>I^0</math> est un intervalle non vide de <math>\mathbb{R}</math>, réduit à un singleton,
et où <math>\displaystyle{{\Big(c_{i,n,{\cal R}}(A_n)\Big)}_{i \in \N_n} \in {\left(-\infty \bigsqcup \R \bigsqcup +\infty\right)}^{n+1}}</math>
dépend de <math>A_n</math>, <math>{(\widetilde{{vol}^i})}_{i \in \N_n}</math> et <math>{\cal R}</math>,
où, ici, <math>+\infty = \{x \,\,|\,\, \forall a \in \R, \,\, x > a\}</math> et <math>-\infty = \{x \,\,|\,\, \forall a \in \R, \,\, x < a\}</math>
et on a : <math>\displaystyle{c_{0,n,\mathcal{R}}(A_n) = \pm card_{Q,\mathcal{R}}(N_n) \in -\infty \bigsqcup \Z \bigsqcup +\infty}</math>, avec <math>N_n \in {\cal P}({\mathbb{R}}^n)</math>, partie bornée ou plafonnement, et <math>{card}_P(N_n) \leq {card}_P(\N)</math>
et : <math>\displaystyle{c_{n,n,\mathcal{R}}(A_n) \in \R_+ \bigsqcup +\infty}</math>.
Dans ce qui précède, on peut remplacer <math>\mathbb{R}, \,\, \N</math> et <math>\Z</math>, par <math>\mathbb{R}'', \,\, \N''</math> et <math>\Z''</math>.
NB : L'ensemble <math>\mathbb{R}''</math> est un ensemble dont la borne supérieure est un point que l'on rajoute, noté <math>\sup(\R'') \in +\infty'' \subsetneq +\infty</math>.
'''Compléments :'''
''Rappel :'' Une sous-variété (bornée), ouverte ou fermée, ou un ouvert ou un fermé (borné) <math>\Omega</math> de <math>\mathbb{R}^n</math> est dite ou est dit de classe ou de régularité <math>X</math> (par exemple de classe ou de régularité <math>\mathcal{C}^k</math> pour un <math>k \in \N</math>), si son bord <math>\partial \Omega</math> est de classe ou de régularité <math>X</math> (par exemple de classe ou de régularité <math>\mathcal{C}^k</math> pour le même <math>k \in \N</math> précédent).
''Rappel :''
Le bord d'une partie <math>A \in {\cal P}(\R^n)</math> est défini par <math>\partial A = \overline{A} \setminus \stackrel{\circ}{A}</math>.
Le "bord" d'une partie <math>A \in {\cal P}(\R^n)</math> est défini par <math>''\partial A'' = A \setminus \stackrel{\circ}{A}</math>.
''Attention :''
La dimension d'une partie de <math>{\mathbb{R}}^n</math>,
n'est pas, ici, celle d'un espace vectoriel,
mais, plutôt la dimension de HAUSDORFF d'une partie de <math>{\mathbb{R}}^n</math>,
[[w:Dimension de Hausdorff|Dimension de HAUSDORFF (Wikipedia)]]
c'est-à-dire celle d'une réunion disjointe de sous-variétés* connexes,
c'est-à-dire celle d'une réunion disjointe de "parties plus générales que les sous-variétés topologiques ou les sous-variétés (dont le bord est) de classe <math>\mathcal{C}^0</math>, connexes",
c'est-à-dire celle d'une réunion disjointe de sous-variétés connexes, dont le "bord" est de classe <math>\mathcal{C}^0</math>, et de sous-variétés connexes, dont le "bord" est de classe "non <math>\mathcal{C}^0</math>" (ou de parties connexes, dont le "bord" est de classe "non <math>\mathcal{C}^0</math>") (si elles existent),
c'est-à-dire celle d'une réunion disjointe de parties connexes quelconques.
Selon ma définition :
La dimension d'une réunion disjointe de sous-variétés* connexes est le plus grand degré des sous-variétés* connexes, qui la composent.
[[w:Variété topologique|Variété topologique (Wikipedia)]]
[[w:Variété (géométrie)|Variété (géométrie) (Wikipedia)]]
''J'aimerais qu'on me donne les bases et le formalisme nécessaires pour définir ou utiliser la notion de sous-variété topologique de classe <math>\mathcal{C}^0</math>, (et par extension la notion de sous-variété*, définie plus haut).''
J'ai amélioré la formulation (qui est beaucoup plus compréhensible) et la présentation (qui est beaucoup plus aérée et beaucoup plus lisible) de certains passages :
''Je ne suis pas, encore, certain d'en avoir fini, avec les messages concernés :''
''Exprimer certaines choses ou certaines notions mathématiques peut s'avérer très pénible et on peut avoir à s'y reprendre de très nombreuses fois, avant d'obtenir un énoncé correct voire parfait.''
D'autant plus que "ma" notion de sous-variété* ou si l'on veut de sous-variété, dont le "bord" est de classe <math>\mathcal{C}^0</math> ou non <math>\mathcal{C}^0</math>, plus générale que celle de sous-variété topologique c'est-à-dire de sous-variété (dont le bord est) de classe <math>\mathcal{C}^0</math>, n'est pas une notion des plus simples et des plus faciles, puisque celle de sous-variété topologique ou (dont le bord est) de classe <math>\mathcal{C}^0</math> ne l'est déjà pas.
Comment reformuleriez-vous mes phrases, autrement, dans les messages concernés pour les rendre plus simples, plus concises et plus élégantes ?
==='''Hypothèses de définition supplémentaires traitant du cas de la F-quantité des parties non bornées de <math>{\R''}^n</math>, pour <math>n \in \N^*</math>'''===
{{Théorème|titre=|contenu=Soit <math>n \in \N^*</math>.
Si, dans le cadre de cette théorie, on suppose que ''l'espace <math>{\R''}^n</math> muni d'un repère orthonormé direct <math>{\cal R}_n</math>, d'origine <math>O_n{(0)}_{i \in\N_n^*}</math>, admet comme plafonnement sphérique, autour de l'origine, <math>\displaystyle{\bigg[{\R''}^n, {\Big(\overline{B_{{\R''}^n}(O_n,r)}\Big)}_{r \in \N} \bigg] = \lim_{r \in \N, r \rightarrow \sup(\N)} \overline{B_{{\R''}^n}(O_n,r)}}</math>, on a alors :''
C) <math>\forall I \,\, \mbox{intervalle de} \,\, {\R''}^n</math>,
<math>\forall \theta_n \in \begin{cases}
\{0, \pi\} + 2 \pi \Z & \text{si } n=1 \\
\R^{n-1}& \text{si } n \neq 1 \\
\end{cases}</math>,
<math>{card}_{Q,{\cal R}}\Big({rot}_{(O, \theta_n)} (I) \Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(I)</math>,
où
<math>\forall \theta_n \in \begin{cases}
\{0, \pi\} + 2 \pi \Z & \text{si }n=1 \\
{\mathbb{R}}^{n-1} & \text{si } n \neq 1 \\
\end{cases}</math>,
<math>{rot}_{(O, \theta_n)}\,\, : \,\, \mathcal{P}({\R''}^n) \,\, \rightarrow \,\, \mathcal{P}({\R''}^n) \,\, : \,\, A \,\, \mapsto \,\, {rot}_{(O, \theta_n)}(A)</math>, est la rotation (sphérique) de centre <math>O</math> et d'"angle" <math>\theta_n</math>.
D) <math>\forall A \in {\cal P}({\R''}^n)</math>,
<math>\forall \theta_n \in \begin{cases}
\{0, \pi\} + 2 \pi \Z & \text{si } n=1 \\
\R^{n-1}& \text{si } n \neq 1 \\
\end{cases}</math>,
<math>{card}_{Q,{\cal R}}\Big({rot}_{(O, \theta_n)} (A) \Big) = {card}_{Q,{\cal R}}(A)</math>,
où
<math>\forall \theta_n \in \begin{cases}
\{0, \pi\} + 2 \pi \Z & \text{si }n=1 \\
{\mathbb{R}}^{n-1} & \text{si } n \neq 1 \\
\end{cases}</math>,
<math>{rot}_{(O, \theta_n)}\,\, : \,\, \mathcal{P}({\R''}^n) \,\, \rightarrow \,\, \mathcal{P}({\R''}^n) \,\, : \,\, A \,\, \mapsto \,\, {rot}_{(O, \theta_n)}(A)</math>, est la rotation (sphérique) de centre <math>O</math> et d'"angle" <math>\theta_n</math>.
F)
a) <math>\displaystyle{A \in {\cal P}_{non \,\, born\acute{e}es}({\R''}^n)}</math>,
<math>\displaystyle{et \,\, telle \,\,que\,\,\exists P_0 \in {\cal P}({\R''}^n)\,\, ou \,\, {\cal P}({\R''}^n) \,\, d\acute{e}limit\acute{e}e \,\, par \,\, un \,\, (hyper?)plan \,\, H_0 \,\, passant \,\, par \,\, O}</math>
<math>\displaystyle{et \,\, telle \,\, que \,\, A \subset P_0}</math>
<math>\Rightarrow</math>
<math>\displaystyle{\forall x_0,{x_0}' \in {\R''}^n,}</math>
<math>\displaystyle{\exists {x_{\parallel_{H_0}}}, {x_{\parallel_{H_0}}}' \in {\R''}^n, {x_{\parallel_{H_0}}}, {x_{\parallel_{H_0}}}'\parallel H_0 \,\, et \,\,\exists {x_{\perp_{H_0}}}, {x_{\perp_{H_0}}}' \in {\R''}^n, {x_{\perp_{H_0}}}, {x_{\perp_{H_0}}}' \perp H_0,}</math>
<math>\displaystyle{x_0 = {x_{\parallel_{H_0}}} + {x_{\perp_{H_0}}}, {x_0}' = {x_{\parallel_{H_0}}}' + {x_{\perp_{H_0}}}'}</math>
<math>\displaystyle{et \,\, {x_{\perp_{H_0}}}, {x_{\perp_{H_0}}}' \,\,orientes \,\, vers \,\,P_0}</math>
<math>\displaystyle{et \,\, tels \,\, que \,\, \|x_0\|<\|{x_0}'\|,}</math>
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}(A + x_0) > {card}_{Q,{\cal R}}(A + {x_0}')}</math>.
(Hypothèse de définition en cours d'étude)
b) <math>\forall a, a' \in {\R''}^n, \,\,\forall b ,b' \in {\R''}^n, \,\, \|b\| < \|b'\|,</math>
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}\Big({epi}(a.{id}_{{\R''}^n} + b)\Big) = {card}_{Q,{\cal R}}\Big({epi}(a'.{id}_{{\R''}^n} + b)\Big),}</math>
<math>\displaystyle{{card}_{Q,{\cal R}}\Big({epi}(a.{id}_{{\R''}^n} + b)\Big) > {card}_{Q,{\cal R}}\Big({epi}(a.{id}_{{\R''}^n} + b')\Big)}</math> si <math>b, b' \perp H_{a,0} = a.{id}_{{\R''}^n}({\R''}^n)</math>.
(Hypothèse de définition en cours d'étude)}}
<small>
'''''Remarque (Sous réserve) :''''' Dans le cas borné, on a soit 2) avec ses implications et non [3)F)a) ou 3)F)b)], soit le contraire, mais pas les 2.
'''''Remarque importante :''''' Lorsqu'on parle d'une partie non bornée <math>B</math> dans un espace qui est un plafonnement <math>[A, {(A_i)}_{i \in I}]</math>,
au lieu de parler de la F-quantité relative au repère <math>\mathcal{R}</math>, de la partie <math>B</math>, "<math>{card}_{Q, \mathcal{R}}(B)</math>", on devrait plutôt parler de la F-quantité relative au repère <math>\mathcal{R}</math> et au plafonnement <math>[A, {(A_i)}_{i \in I}]</math>, de la partie <math>B</math>, "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(B)</math>",
et dans ce cas on a : "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(B) \underset{d\acute{e}f}{=} {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(B \bigcap [A, {(A_i)}_{i \in I}]\Big) = {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(\Big[B \bigcap A, {\Big(B \bigcap A_i\Big)}_{i \in I}\Big]\Big)</math>",
et, en particulier, on a : "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(A) \underset{d\acute{e}f}{=} {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(A \bigcap [A, {(A_i)}_{i \in I}]\Big) = {card}_{Q, \mathcal{R}}\Big(\Big[A, {\Big(A \bigcap A_i\Big)}_{i \in I}\Big]\Big) \underset{prop ?}{=} {card}_{Q, \mathcal{R}}([A, {(A_i)}_{i \in I}])</math>".
Quand on parle de "<math>{card}_{Q, \mathcal{R},[A, {(A_i)}_{i \in I}]}(B)</math>", il se peut que la mention du repère <math>\mathcal{R}</math> soit inutile et superflue.
Lorsque la famille <math>{(A_i)}_{i \in I}</math> est une famille de parties de <math>{\R''}^n</math>, bornées ou du moins convexes (connexes), bornées, de classe (<math>\mathcal{C}^0</math>) et (<math>\mathcal{C}^1</math> par morceaux), alors quand on parle de "<math>{card}_{Q, \mathcal{R}}([A, {(A_i)}_{i \in I}])</math>", il se peut que la mention du repère <math>\mathcal{R}</math> soit inutile et superflue.
</small>
==='''Exemples illustratifs de calculs, avec la F-quantité, dans certains cas de parties non bornées de <math>\R^n</math>, avec <math>n \in \N^*</math>'''===
{{Théorème|titre='''Cas des parties non bornées de <math>\mathbb{R}^n</math>, avec <math>n = 2</math> (Il y a une condition de "plafonnement", à prendre en compte) :'''|contenu=
Soit <math>f \in {\cal C}^0(\mathbb{R}, \mathbb{R})</math>
Soit <math>A_f = \{(x,y) \in \mathbb{R}^2 | y \leq f(x)\}</math>
alors
<math>{card}_{Q,2}(A_f)</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,2}\Big(\{(x,y) \in \mathbb{R}^2 | y \leq f(x)\}\Big)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,2} \Big( \bigsqcup_{x' \in \mathbb{R}} \Big](x',-\infty),\Big(x',f(x')\Big)\Big]\Big)}</math>
<math>\displaystyle{= \int_{\mathbb{R}} {card}_{Q,1} \Big(\Big](x',-\infty),\Big(x',f(x')\Big)\Big]\Big) \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x')}</math>
<math>\displaystyle{= \int_{\mathbb{R}} {card}_{Q,1} \Big(]-\infty,f(x')]\Big) \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x')}</math>
<math>\displaystyle{= \int_{\mathbb{R}} {card}_{Q,1} \Big([- f(x'),+\infty[\Big) \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x')}</math>
<math>\displaystyle{= \int_{\mathbb{R}} \Big({card}_{Q,1}(\N) \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) + f(x') \,\, {card}_{Q,1}([0,1[) \Big) \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x')}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, {card}_{Q,1}(\N) \,\, \int_{\mathbb{R}} d \,\, {card}_{Q,1}(x') + {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, \int_{\mathbb{R}} f(x') \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x')}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, {card}_{Q,1}(\N) \,\, {card}_{Q,1}(\mathbb{R}) + {card}_{Q,1}([0,1[) \,\, \int_{\mathbb{R}} f(x') \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x')}</math>
<math>\displaystyle{= \underbrace{{card}_{Q,1}(\mathbb{R}_+) \,\, {card}_{Q,1}(\mathbb{R})}_{={card}_{Q,2}(\mathbb{R} \times \mathbb{R}_+)} + \frac{{card}_{Q,1}(\mathbb{R}_+)}{{card}_{Q,1}(\N)} \,\, \int_{\mathbb{R}} f(x') \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x')}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,1}(\mathbb{R}_+) \,\, \Big({card}_{Q,1}(\mathbb{R}) + \frac{1}{{card}_{Q,1}(\N)} \,\, \int_{\mathbb{R}} f(x') \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x')\Big)}</math>
<math>\displaystyle{= \frac{1}{2}\Big({card}_{Q,1}(\mathbb{R}) + 1 \Big) \,\, \Big({card}_{Q,1}(\mathbb{R}) + \frac{1}{{card}_{Q,1}(\N)} \,\, \int_{\mathbb{R}} f(x') \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x')\Big)}</math>
Soit <math>f,g \in C^0(\mathbb{R}, \overline{\mathbb{R}})</math>
Soit <math>A_{f,g} = \{(x,y) \in \mathbb{R}^2 | f(x) \leq_{f(x)} y \leq_{g(x)} g(x)\}</math>
avec <math>\forall x \in \mathbb{R}, \,\, \leq_{f(x)} = \leq_{\Big(x,f(x)\Big)}, \leq_{g(x)}= \leq_{\Big(x,g(x)\Big)} \in \{<, \leq \}</math>
alors
<math>{card}_Q(A_{f,g})</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,2}\Big(\{(x,y) \in \mathbb{R}^2 | f(x) \leq_{f(x)} y \leq_{g(x)} g(x)\}\Big)}</math>
<math>\displaystyle{= {card}_{Q,2} \Bigg( \bigsqcup_{x' \in \mathbb{R}} \bigg(_{\Big(x',f(x')\Big)}\Big(x',f(x')\Big),\Big(x',g(x')\Big)\bigg)_{\Big(x',g(x')\Big)} \Bigg)}</math>
<math>\displaystyle{= \int_{\mathbb{R}} {card}_{Q,1} \Bigg(\bigg(_{\Big(x',f(x')\Big)}\Big(x',f(x')\Big),\Big(x',g(x')\Big)\bigg)_{\Big(x',g(x')\Big)}\Bigg) \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x')}</math>
<math>\displaystyle{= \int_{\mathbb{R}} {card}_{Q,1} \bigg(\Big(_{f(x')} f(x'),g(x')\Big)_{g(x')}\bigg) \,\, d \,\, {card}_{Q,1}(x')}</math>
Normalement, avec mes règles, on doit pouvoir calculer la F-quantité de n'importe quelle partie de <math>\mathbb{R}^n</math>.}}
==='''Les propriétés que doit vérifier la F-quantité ou que l'on veut voir vérifier par la F-quantité sur <math>\R^n</math>, pour <math>n \in \N^*</math>'''===
{{Théorème|titre='''Remarque :'''|contenu=
Soit <math>n \in \N^*</math>.
Soit <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite.
On pose : <math>\mathcal{P}_{finies}(\R^{n})\underset{d\acute{e}f}{=}\{C\in\mathcal{P}(\R^{n})\,\,|\,\,{card}_{P}(C)<\aleph_{0}\}</math>.
Remarque : Soient <math>\mathcal{R},\mathcal{R}'</math>, deux repères orthonormés de <math>\R^n</math>, d'origines respectives <math>O, O'</math>
alors, si <math>O = O'</math>, on a : <math>card_{Q,\mathcal{R}} =card_{Q,\mathcal{R}'}</math>
et si <math>O \neq O'</math>, alors on a : <math>{{card}_{Q,\mathcal{R}}}_{|\mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n)} = {{card}_{Q,\mathcal{R}'}}_{|\mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n)}</math>.
NB : On peut remplacer "<math>\mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n)</math>" par "<math>{\mathcal{P}lafonnements}_{normaux}\Big(I,\mathcal{P}_{born\acute{e}es}(\R^n),\mathcal{P}(\R^n)\Big)</math>".
Soit <math>\mathcal{R}</math> un repère orthonormé de <math>\R^n</math>.
On pose, pour simplifier, <math>card_Q =card_{Q,\mathcal{R}}</math>.
0)
<math>\forall A \in \mathcal{P}_{finies}(\R^n), \,\, {card}_Q(A) = {card}_P(A)</math>.
<math>\forall A,B \in \mathcal{P}_{finies}(\R^n), \,\, A \subsetneq B,\,\, {card}_{P \,\, \mbox{ou} \,\, Q}(A) < {card}_{P \,\, \mbox{ou} \,\, Q}(B)</math>.
1)
<math>\exists A,B \in \mathcal{P}(\R^n), \,\, A \subsetneq B, \,\, {card}_P(A) = {card}_P(B)</math>,
mais <math>\forall A,B \in \mathcal{P}(\R^n), \,\, A \subsetneq B, \,\, {card}_Q(A) < {card}_Q(B)</math>.
2) Voici les liens qui existent entre le "cardinal potentiel" et la "F-quantité" :
Soient <math>A,B \in \mathcal{P}(\R^n)</math>, alors :
<math>{card}_P(A) = {card}_P(B) \,\, \not \Longrightarrow {card}_Q(A) = {card}_Q(B)</math>
<math>{card}_P(A) = {card}_P(B) \,\, \Longleftarrow {card}_Q(A) = {card}_Q(B)</math>
<math>{card}_P(A) < {card}_P(B) \,\, \Longrightarrow {card}_Q(A) < {card}_Q(B)</math>
<math>{card}_P(A) < {card}_P(B) \,\, \not \Longleftarrow {card}_Q(A) < {card}_Q(B)</math>
3) On pose :
<math>\mathcal{P}^{1}(\R^{n})\underset{d\acute{e}f}{=}\mathcal{P}(\R^{n})</math>,
<math>\forall i\in\N^*,\,\,\mathcal{P}^{i+1}(\R^{n})\underset{d\acute{e}f}{=}\mathcal{P}\Big(\mathcal{P}^{i}(\R^{n})\Big)</math>,
<math>\forall i\in\N^*,\,\,\mathcal{P}_{finies}^{i}(\R^{n})\underset{d\acute{e}f}{=}\{C\in\mathcal{P}^{i}(\R^{n})\,\,|\,\,{card}_{P}(C)<\aleph_{0}\}</math>,
<math>\forall i\in\N^*,\,\,\forall j\in\N_{i},\,\,\mathcal{P}_{j}^{i}(\R^{n})\underset{d\acute{e}f}{=}\Big\{ C\in\mathcal{P}^{i}(\R^{n})\,\,\Big|\,\,{card}_{P}(C)=\aleph_{j}\Big\}</math>.
<math>\forall i \in \N^*</math>,
<math>\forall A\in\mathcal{P}_{finies}^{i}(\R^{n})</math>,
<math>\forall B\in\mathcal{P}_{0}^{i}(\R^{n})</math>,
<math>{card}_P(A) < {card}_P(B)</math>,
et
<math>\not \exists C \in \mathcal{P}^i(\R^n), \,\, {card}_P(A) < {card}_P(C) < {card}_P(B)</math>,
mais <math>\exists C \in \mathcal{P}_{finies}^{i}(\R^{n})\bigsqcup\mathcal{P}_{0}^{i}(\R^{n}), \,\, {card}_Q(A) < {card}_Q(C) < {card}_Q(B)</math>
et
<math>\forall i \in \N</math>,
<math>\forall A\in\mathcal{P}_{i}^{i+1}(\R^{n})</math>,
<math>\forall B\in\mathcal{P}_{i+1}^{i+1}(\R^{n})</math>,
<math>{card}_P(A) < {card}_P(B)</math>,
et
<math>\not\exists C\in\mathcal{P}^{i+1}(\R^{n}),\,\,{card}_{P}(A)<{card}_{P}(C)<{card}_{P}(B)</math>,
mais <math>\exists C\in\mathcal{P}_{i}^{i+1}(\R^{n})\bigsqcup\mathcal{P}_{i+1}^{i+1}(\R^{n}),\,\,{card}_{Q}(A)<{card}_{Q}(C)<{card}_{Q}(B)</math>.
'''''Remarque : Dans 3), on ne tient pas compte, de la notion de repère orthonormé, si, tant est soit elle, elle a toujours un sens.'''''
4) Soient <math>A, B \in \mathcal{P}(\R^n)</math>.
Alors : <math>\exists [A,{(A_i)}_{i \in I}], [B,{(B_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}_{normaux}\Big(I, \mathcal{P}(\R^n)\Big)</math>,
c'est-à-dire :
<math>\exists [A,{(A_i)}_{i \in I}], [B,{(B_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I, \mathcal{P}(\R^n)\Big),</math>
<math>{card}_{Q}(A) = {card}_{Q}([A,{(A_i)}_{i \in I}])\,\, \mbox{et} \,\, {card}_{Q}(B) = {card}_{Q}([B,{(B_i)}_{i \in I}])</math>.}}
{{Théorème|titre='''Définition d'une chaîne exhaustive de parties de <math>\R^n</math> (resp. <math>\R''^n</math>, cas à omettre dans un 1er temps), pour l'inclusion, allant de l'ensemble <math>\emptyset</math> à l'ensemble <math>\R^n</math> (resp. à l'ensemble <math>\R''^n</math>, cas à omettre dans un 1er temps) et contenant l'origine d'un repère orthonormé direct, et à propos des propriétés de la F-quantité sur <math>\R^n</math>, pour <math>n \in \N^*</math>'''|contenu=
Soit <math>n \in \N^*</math>.
Soit <math>{\cal R} = \Big(O, {(e_i)}_{i \in \N_n^*} \Big)</math> un repère orthonormé direct de <math>\R^n</math> (resp. de <math>\R''^n</math>),
''on considère que <math>\cal C</math> est une chaîne exhaustive de parties de <math>\R^n</math> (resp. <math>\R''^n</math>), pour l'inclusion, allant de l'ensemble <math>\emptyset</math> à l'ensemble <math>\R^n</math> (resp. <math>\R''^n</math>), et contenant <math>\{O\}</math>''
c'est-à-dire :
<math>\mathcal{C} \subset \mathcal{P}(\R^n)</math> <math>\Big(</math> resp. <math>\mathcal{P}(\R''^n)\Big)</math>
et <math>\emptyset,\,\, \{O\}, \,\,\R^n \,\,(\mbox{resp.} \,\,\R''^n) \in {\cal C} \,\, \mbox{et}\,\,\forall A,B \in \mathcal{C},\,\, A \subsetneq B,\,\, \Big((\exists C \in \mathcal{C} \,\, : \,\, A \subsetneq C \subsetneq B) \,\,\mbox{ou}\,\, (\exists x_0 \in \R^n \setminus A \,\,[\text{resp.} \,\,\R''^n \setminus A]\,\, : \,\, B = A \bigsqcup \{x_0\})\Big)</math>
Elle est, nécessairement, totalement ordonnée et cela me suffit.
En effet, dans ce cas, moyennant ''l'hypothèse de définition de la F-quantité'' :
Soit <math>I</math> un ensemble totalement ordonné, éventuellement non borné à droite.
Soient <math>A,B \in \mathcal{P}(\R^n) \,\, \Big(\mbox{resp.} \,\, \mathcal{P}(\R''^n)\Big)</math>
et <math>[A,{(A_i)}_{i \in I}], [B,{(B_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}_{normaux}\Big(I, \mathcal{P}(\R^n)\Big)</math> <math>\bigg(\mbox{resp.} \,\, {\mathcal{P}lafonnements}_{normaux}\Big(I, \mathcal{P}({\R''}^n)\Big)\bigg)</math>,
'''''['''''c'est-à-dire tels que :
<math>[A,{(A_i)}_{i \in I}], [B,{(B_i)}_{i \in I}] \in {\mathcal{P}lafonnements}\Big(I, \mathcal{P}(\R^n)\Big)</math> <math>\bigg(\mbox{resp.} \,\,{\mathcal{P}lafonnements}\Big(I, \mathcal{P}({\R''}^n)\Big)\bigg)</math>
et
<math>{card}_{Q,\mathcal{R}}(A) = {card}_{Q,\mathcal{R}}([A,{(A_i)}_{i \in I}])</math> et <math>{card}_{Q,\mathcal{R}}(B) = {card}_{Q,\mathcal{R}}([B,{(B_i)}_{i \in I}])</math>''''']'''''.
Alors : <math>A \subsetneq B \,\, \Longrightarrow \,\, {card}_{Q,\mathcal{R}}(A) < {card}_{Q,\mathcal{R}}(B)</math>.
Comme <math>\mathcal{C}\subset \mathcal{P}(\R^n)</math> <math>\Big(</math> resp. <math>\mathcal{P}({\R ''}^n)\Big)</math>,
on a <math>A,B \in \mathcal{C}\,\,: \,\,A \subsetneq B \,\,\Longrightarrow\,\,card_{Q,\mathcal{R}}(A) < card_{Q,\mathcal{R}}(B)</math> et comme <math>\mathcal{C}</math> est totalement ordonnée pour <math>\subset</math>,
on obtient donc que <math>\{card_{Q,\mathcal{R}}(A)|A\in \mathcal{C}\}</math> est totalement ordonné pour <math>\le</math>.
Par ailleurs, on a <math>\bigg\{card_{Q,\mathcal{R}}(A)\bigg|A \in \mathcal{P}(\R^n)\,\,\Big(\mbox{resp.}\,\,\mathcal{P}(\R''^n)\Big)\bigg\}=\{card_{Q,\mathcal{R}}(A)|A \in \mathcal{C}\}</math>.
Donc <math>\forall \mathcal{C}_1,\,\,\mathcal{C}_2</math> chaînes exhaustives de parties de <math>\R^n\,\,(\mbox{resp.}\,\,\R''^n)</math>, pour l'inclusion, allant de l'ensemble <math>\emptyset</math> à l'ensemble <math>\R^n</math> (resp. <math>\R''^n</math>), et contenant <math>\{O\}</math>,
<math>\{{card}_{Q,\mathcal{R}}(A_1)|A_1 \in \mathcal{C}_1\} = \{{card}_{Q,\mathcal{R}}(A_2)|A_2 \in \mathcal{C}_2\}</math>
et <math>\forall A_1 \in \mathcal{C}_1, \,\, \exists A_2 \in \mathcal{C}_2, \,\, {card}_{Q,\mathcal{R}}(A_1) = {card}_{Q,\mathcal{R}}(A_2)</math>}}
==='''Avec la F-quantité, les infinitésimaux se profilent'''===
{{Théorème|titre=|contenu=Soit <math>\mathcal{R}</math> un repère orthonormé de <math>\R^n</math>.
Soit <math>A \in \mathcal{P}(B)</math> avec <math>B \neq \emptyset</math>, où chacune des parties <math>A</math> et <math>B</math> peut être une partie bornée de <math>\R</math> ou un plafonnement d'une partie non bornée de <math>\R</math> (avec peut-être des conditions supplémentaires),
alors <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,\mathcal{R}}(A)}{{card}_{Q,\mathcal{R}}(B)} \in {[0,1]}_{non \,\, standard} \supsetneq {[0,1]}_{standard}}</math>.
Si <math>A=\emptyset</math> et <math>B \neq \emptyset</math>,
alors <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,\mathcal{R}}(A)}{{card}_{Q,\mathcal{R}}(B)} = 0}</math>.
Si <math>A \neq \emptyset</math> et <math>B \neq \emptyset</math>,
alors <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,\mathcal{R}}(A)}{{card}_{Q,\mathcal{R}}(B)} \neq 0}</math>.
Prenons <math>A=\{2\}</math> et <math>B=\R</math>, où <math>\R</math> est considéré, ici, comme le plafonnement normal de <math>\R</math>,
alors <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,\mathcal{R}}(A)}{{card}_{Q,\mathcal{R}}(B)} = \frac{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\{2\})}{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\R)} = \frac{1}{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\R)} \in {]0,1]}_{non \,\, standard} \supsetneq {]0,1]}_{standard}}</math>,
or <math>\displaystyle{\frac{1}{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\R)} \in {]0,1]}_{non \,\, standard}}</math> est visiblement un infinitésimal qui appartient donc bien à l'intervalle <math>{]0,1]}_{non \,\, standard \,\, ou \,\, non \,\, classique}</math>.
Prenons <math>A=\N</math> et <math>B=\R</math>, où <math>\N</math> est considéré, ici, comme le plafonnement normal de <math>\N</math>, et où <math>\R</math> est considéré, ici, comme le plafonnement normal de <math>\R</math>,
alors <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,\mathcal{R}}(A)}{{card}_{Q,\mathcal{R}}(B)} = \frac{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\N)}{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\R)} \in {]0,1]}_{non \,\, standard} \supsetneq {]0,1]}_{standard}}</math>,
or <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\N)}{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\R)} \in {]0,1]}_{non \,\, standard} \supsetneq {]0,1]}_{standard}}</math> est visiblement un infinitésimal qui appartient donc bien à l'intervalle <math>{]0,1]}_{non \,\, standard \,\, ou \,\, non \,\, classique}</math>.
Dans la théorie classique, on a <math>\displaystyle{\frac{1}{+\infty_{classique}} = 0^+}</math> où, ici, <math>+\infty_{classique}</math> est considéré comme un point.
Mais, dans ma théorie non classique, <math>{card}_{Q,\mathcal{R}}(\R) \in +\infty</math> où on considère, ici, que <math>+\infty=\{x \,\,|\,\,\forall a \in \R, \,\, x > a\}</math> et on a <math>\displaystyle{\frac{1}{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\R)} \neq 0}</math> et <math>\displaystyle{\frac{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\N)}{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\R)} \neq 0}</math> et <math>\displaystyle{\frac{1}{\sup(+\infty)} = 0^+}</math>
et on a : <math>\displaystyle{\frac{1}{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\R)} < \frac{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\N)}{{card}_{Q,\mathcal{R}}(\R)}}</math>.}}
==='''Peut-être que l'on peut aussi créer la notion de plafonnement constitué d'une partie bornée <math>A</math> de <math>\R^N</math> et d'une suite de parties (éventuellement bornées) <math>{(A_n)}_{n \in \N}</math> de <math>\R^N</math> convergeant vers cette partie bornée <math>A</math> de <math>\R^N</math>, noté <math>[A,{(A_n)}_{n \in \N}]</math>, pour <math>N \in \N^*</math>'''===
Cf. titre.
Soit <math>N \in \N^*</math>.
En effet, si nous considérons les suites de polyèdres compacts <math>{(A_n)}_{n \in \N}</math> de <math>\R^N</math> convergeant vers une partie <math>A</math> de <math>{PV}(\R^N)</math>, les suites des F-quantités des parties de chacune de ces suites de polyèdres compacts <math>{(A_n)}_{n \in \N}</math> de <math>\R^N</math> ne convergent pas toutes vers la même F-quantité de la partie <math>A</math> de <math>{PV}(\R^N)</math>, ce qui en l'état provoque des contradictions, mais qui peuvent être {contournées|résorbées} en introduisant la notion de plafonnement constitué d'une partie bornée <math>A</math> de <math>{PV}(\R^N)</math> et de la suite de polyèdres compacts <math>{(A_n)}_{n \in \N}</math> de <math>\R^N</math> convergeant vers cette partie <math>A</math> de <math>{PV}(\R^N)</math>, noté <math>[A,{(A_n)}_{n \in \N}]</math>.
On pourrait peut-être même remplacer cette phrase par :
En effet, si nous considérons les suites de polyèdres compacts <math>{(A_n)}_{n \in \N}</math> de <math>\R^N</math> convergeant vers une partie bornée (éventuellement fermée) connexe <math>A</math> de <math>\R^N</math>, les suites des F-quantités des parties de chacune de ces suites de polyèdres compacts <math>{(A_n)}_{n \in \N}</math> de <math>\R^N</math> ne convergent pas toutes vers la même F-quantité de la partie bornée (éventuellement fermée) connexe <math>A</math> de <math>\R^N</math>, ce qui en l'état provoque des contradictions, mais qui peuvent être {contournées|résorbées} en introduisant la notion de plafonnement constitué de la partie bornée (éventuellement fermée) connexe <math>A</math> de <math>\R^N</math> et de la suite de polyèdres compacts <math>{(A_n)}_{n \in \N}</math> de <math>\R^N</math> convergeant vers cette partie bornée (éventuellement fermée) connexe <math>A</math> de <math>\R^N</math>, noté <math>[A,{(A_n)}_{n \in \N}]</math>.
et on pourrait peut-être même encore remplacer cette phrase par :
En effet, si nous considérons les suites de parties bornées connexes <math>{(A_n)}_{n \in \N}</math> de <math>\R^N</math> convergeant vers une partie bornée connexe <math>A</math> de <math>\R^N</math>, les suites des F-quantités des parties de chacune de ces suites de parties bornées connexes <math>{(A_n)}_{n \in \N}</math> de <math>\R^N</math> ne convergent pas toutes vers la même F-quantité de la partie bornée connexe <math>A</math> de <math>\R^N</math>, ce qui en l'état provoque des contradictions, mais qui peuvent être {contournées|résorbées} en introduisant la notion de plafonnement constitué de la partie bornée connexe <math>A</math> de <math>\R^N</math> et de la suite de parties bornées connexes <math>{(A_n)}_{n \in \N}</math> de <math>\R^N</math> convergeant vers cette partie bornée connexe <math>A</math> de <math>\R^N</math>, noté <math>[A,{(A_n)}_{n \in \N}]</math>.
Et on exclut la notation classique de limite d'une famille de parties (resp. de parties bornées) <math>{(A_n)}_{n \in \N}</math> de <math>\R^N</math> : "<math>\displaystyle{\lim_{n \rightarrow +\infty} A_n = A}</math>"
et on lui préfère la notation, plus précise et dépendante de la famille <math>{(A_n)}_{n \in \N}</math>, de limite de cette famille de parties de <math>\R^N</math> : "<math>\displaystyle{\lim_{n \rightarrow +\infty} A_n = [A,{(A_n)}_{n \in \N}]}</math>".
==='''Cardinaux négatifs ou complexes'''===
{{Théorème|titre=|contenu=Soient <math>\displaystyle{{\Omega}_{\varepsilon_1}, {\Omega}_{\varepsilon_2} {\subset} \Omega, \,\, \Omega_{\varepsilon_1} \bigcap \Omega_{\varepsilon_2} = \emptyset \,\, : \,\, {card}({\Omega}_{\varepsilon_1}) = {card}({\Omega}_{\varepsilon_2})}</math>
Soient <math>\displaystyle{A_{\varepsilon_1}, A_{\varepsilon_2} \subset \Omega, \,\, A_{\varepsilon_1} \subset {\Omega}_{\varepsilon_1}, \,\, A_{\varepsilon_2} \subset {\Omega}_{\varepsilon_2} \,\, : \,\, {card}(A_{\varepsilon_1}) = {card}(A_{\varepsilon_2})}</math>
et
Alors on définit la relation suivante :
<math>\forall i, j \in \N_2^*, \,\, i \neq j,</math>
<math>\begin{cases}
{\Omega_{\varepsilon_{i}}\subset_{\Omega_{\varepsilon_{j}}}A_{\varepsilon_{i}}\subset_{\Omega_{\varepsilon_{j}}}\emptyset\subset_{\Omega_{\varepsilon_{j}}}A_{\varepsilon_{j}}\subset_{\Omega_{\varepsilon_{j}}}\Omega_{\varepsilon_{j}}}\\
{\displaystyle {\Omega_{\varepsilon_{i}}\supset_{\Omega_{\varepsilon_{i}}}A_{\varepsilon_{i}}\supset_{\Omega_{\varepsilon_{i}}}\emptyset\supset_{\Omega_{\varepsilon_{i}}}A_{\varepsilon_{j}}\supset_{\Omega_{\varepsilon_{i}}}\Omega_{\varepsilon_{j}}}}
\end{cases}</math>
<math>\underset{d\acute{e}f}{\Leftrightarrow}</math>
<math>\begin{cases}
(1)\begin{cases}
\emptyset\subset_{\Omega_{\varepsilon_{j}}}A_{\varepsilon_{j}}\subset_{\Omega_{\varepsilon_{j}}}\Omega_{\varepsilon_{j}}\\
\underset{d\acute{e}f}{\Leftrightarrow}\\
\begin{cases}
\subset_{\Omega_{\varepsilon_{j}}}=\supset_{\Omega_{\varepsilon_{i}}}=\subset\\
\emptyset\subset A_{\varepsilon_{j}}\subset\Omega_{\varepsilon_{j}}
\end{cases}
\end{cases}\\
et\\
(2)\begin{cases}
\Omega_{\varepsilon_{i}}\subset_{\Omega_{\varepsilon_{j}}}A_{\varepsilon_{i}}\subset_{\Omega_{\varepsilon_{j}}}\emptyset\\
\underset{d\acute{e}f}{\Leftrightarrow}\\
\begin{cases}
\subset_{\Omega_{\varepsilon_{j}}}=\supset_{\Omega_{\varepsilon_{i}}}=\supset\\
{\displaystyle \Omega_{\varepsilon_{i}}\supset A_{\varepsilon_{i}}\supset\emptyset}
\end{cases}
\end{cases}
\end{cases}</math>
De plus, si tel est le cas, on pose les relations suivantes :
<math>\displaystyle{\forall \varepsilon_1,\varepsilon_2 \in \{-1,1,\underline{i}\}, \,\, \varepsilon_1 \neq \varepsilon_2, \,\, {card}_{{\Omega}_{\varepsilon_1}}(A_{\varepsilon_2})= \varepsilon_1 \varepsilon_2 {card}_{{\Omega}_{\varepsilon_1}}(A_{\varepsilon_1}) \,\, et \,\, {card}_{{\Omega}_{\varepsilon_1}}(A_{\varepsilon_1}) = {card}(A_{\varepsilon_1})= {card}(A_{\varepsilon_2}) = {card}_{{\Omega}_{\varepsilon_2}}(A_{\varepsilon_2})}</math>
et
<math>0 = {card}(\emptyset) = {card}_{{\Omega}_{\varepsilon_1}}(\emptyset) = {card}_{{\Omega}_{\varepsilon_2}}(\emptyset)</math>
Document connexe : http://www.fichier-pdf.fr/2013/03/22/ce-qui-n-existe-pas-pour-un-existe-pour-un-autre-copie-1/}}
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Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français/Remarques sur d’autres formes lexicales balbutiantes
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text/x-wiki
Cette section rend compte et expose de réflexions autours d’approches qui ont émergé contemporainement à la rédaction de ce projet, sans que ces pratiques aient été nécessairement intégrés dans les propositions qui y sont mis en avant dans son [[Recherche:Sur l’extension des genres grammaticaux en français#Répertoire des alternances|approche d’harmonisation coordinative]].
===== Les abréviations conglomérantes =====
Une des approches en vogue dans les communications écrites est d'employer le point médian (<code>·</code>) pour mixer des morphes suffixaux, par exemple en employant le terme auteur·ice<ref>{{Lien web|langue=fr|titre=Droit d’auteur·ice et pratiques collaboratives : comment s’émanciper de la figure conservatrice de l’artiste solitaire – Emmanuel Simon|url=https://ddaoccitanie.org/fr/artistes/emmanuel-simon/reperes/droit-d-auteur-ice-et-pratiques-collaboratives-comment-s-emanciper-de-la-figure-conservatrice-de-l-artiste-solitaire|site=Documents d’artistes Occitanie|consulté le=2024-05-13}}</ref>. Cette pratique si elle relativement récente avec ce signe typographique repose sur le même mécanisme usé de longue date mais qui lui préférait la barre oblique (<code>/</code>) avec ou sans parenthèses. Il était notamment déjà largement courant dans les annonces d'emploi pour rendre compte du fait qu'un poste était à pourvoir en stipulant de manière concise l'ouverture des candidatures indifféremment aux types gonadiques, par exemple ''conducteur/trice''<ref>{{Lien web|titre=offres d'emplois en Interim, annonce emploi à () recrutement CONDUCTEUR /TRICE DE LIGNE POLYVALENT(E)|url=https://www.arveinterim.fr/conducteur-trice-de-ligne-polyvalente-interim--nx4teb7weit.html|site=www.arveinterim.fr|consulté le=2024-05-13}}</ref>. Les promotaires du point médian y voit un signe plus propice à porter une valeur axiologique d'égalité entre les humains, là où dans leur perspective les parenthèses sont appréhendées en tant que symbole de mise au rebut au rang de sujet secondaire, et la barre oblique comme stigmate de scission, ''confer'' son emploi en arithmétique comme opérateur de la division<ref>{{Lien web|langue=fr-FR|nom1=Bruno|titre=Pourquoi utilise-t-on le point milieu dans l'écriture inclusive ?|url=https://leconjugueur.lefigaro.fr/blog/point-milieu-ecriture-inclusive/|site=Le Conjugueur Blog|date=2017-11-23|consulté le=2024-05-13}}</ref>. Cependant cette approche à plusieurs défaillances par rapport au but annoncé d'écriture inclusive et égalitaire.
Tout d'abord, d'un point de vue purement pragmatique elle est difficile d'emploi tant pour sa rédaction que sa lecture. Pour commencer le point médian n'est pas forcément facile d'accès sur les périphériques de saisie des locutaires francophones. Et quand bien même les personnes peuvent le saisir, tout comme c'était déjà le cas avec la barre oblique et les parenthèses, il n'y a pas de forme consensuelle pour rendre vocalement ces termes et la segmentation qu'ils exigent, si bien que ''conducteur·rice''<ref>{{Lien web|langue=fr-FR|titre=Conducteur·rice chez Transdev|url=https://www.transdev.com/fr/job/conducteur-conductrice-de-bus/|site=Transdev, the mobility company|consulté le=2024-05-13}}</ref>, ''conducteur·trice, conducteur.trice''<ref>{{Lien web|titre=Recherche emploi {{!}} Apec|url=https://www.apec.fr/candidat/recherche-emploi.html/emploi?motsCles=Conducteur.trice%20de%20Travaux%20-%20G%C3%A9nie%20Electrique|site=www.apec.fr|consulté le=2024-05-13}}</ref>, ne font que s'ajouter à côté de ''conducteur(trice)<ref>{{Lien web|titre=Offres d'emploi Conducteur de bus ou d'autocar - Logistique et transport {{!}} France Travail|url=https://candidat.francetravail.fr/offres/emploi/conducteur-de-bus-ou-d-autocar/s30m12|site=candidat.francetravail.fr|consulté le=2024-05-13}}</ref>, conducteur(trice)<ref>{{Lien web|titre=Offres d'emploi Conducteur receveur - Logistique et transport {{!}} France Travail|url=https://candidat.francetravail.fr/offres/emploi/conducteur-receveur-/s30m19|site=candidat.francetravail.fr|consulté le=2024-05-13}}</ref>, conducteur trice''<ref>{{Lien web|titre=Recherche emploi {{!}} Apec|url=https://www.apec.fr/candidat/recherche-emploi.html/emploi?motsCles=CONDUCTEUR%20TRICE%20DE%20TRAVAUX|site=www.apec.fr|consulté le=2024-05-13}}</ref>, conducteur /trice<ref>{{Lien web|titre=offres d'emplois en Interim, annonce emploi à () recrutement CONDUCTEUR /TRICE DE LIGNE POLYVALENT(E)|url=https://www.arveinterim.fr/conducteur-trice-de-ligne-polyvalente-interim--nx4teb7weit.html|site=www.arveinterim.fr|consulté le=2024-05-13}}</ref>, ''conducteur conductrice (F/H)''<ref>{{Lien web|titre=- Recherche d'offres d'emploi|url=https://travaillerpourparis.offres.paris.fr/employee/search/set-vacsearchfront_metier-091/metier-conducteur-trice-de-vehicule-automobile-4|site=travaillerpourparis.offres.paris.fr|consulté le=2024-05-13}}</ref>. Dans tous les cas l'idée est donc plutôt de rendre une abréviation, donc à lire comme ''conducteur conductrice,'' ce qui n'est pas nécessairement su et respecté de tout à chacun''.'' En outre, comme le montre l'exemple sus-cité, même quand le titre du poste est exprimé par un binôme en toutes lettres, l'usage d'une abréviation dans son sillage parvient à générer un imbroglio avec la mention des initiales de ''femme'' et ''homme'', ici en discordance avec la séquence suggérée par ''conducteur conductrice''.
Tous ces problèmes de forme restent cependant probablement minimes pour les locutaires médians. Ils sont en revanche vraisemblablement plus problématiques pour les personnes dyslexiques<ref>{{Lien web|nom1=Fédération française des dys|titre=Les DYS et l'écriture inclusive" - France 3 Auvergne Rhône Alpes|url=https://www.youtube.com/watch?v=NKmuEc724PY|date=2020-08-10|consulté le=2024-06-07}}</ref> ou celles qui recourent à un synthétiseur vocal pour retranscrire oralement des textes<ref>{{Lien web|nom1=Pascale Casanova|titre=Voilà pourquoi l'écriture inclusive exclut|url=https://www.youtube.com/watch?v=hNlD8jAlufo|date=2021-04-25|consulté le=2024-06-07}}</ref><ref>{{Lien web|nom1=Dessine-moi 1chien-guide|titre=La grammaire inclusive à l'épreuve d'une synthèse vocale|url=https://www.youtube.com/watch?v=oThuBUEf31I|date=2021-03-22|consulté le=2024-06-07}}</ref>. Cela entraîne aussi une difficulté nettement accrue pour les lexicographes qui souhaiteraient couvrir toutes les variantes d'un mot de manière exhaustive, et pour toute personne souhaitant recherche les entrées pertinentes dans un dictionnaire. À cela s'ajoute le parti pris de considérer que l'égalité devrait s'obtenir par amalgame de binômes suffixaux qui devraient de surcroît systématiquement être considérés comme pouvant exclusivement désigner quelque individu femelle ou mâle. Il est trivial de mettre en évidence que ces présomptions sont impuissantes à rendre compte de certains usages ordinaires de la langue, en effet ''un conducteur'' peut tout à fait désigner une femme<ref>{{Lien web|langue=fr-FR|nom1=Camille|titre=Assurer la sécurité des passagers dans le véhicule - Code de la route|url=https://www.permisecole.com/conduite/conducteur/securite-passagers|site=Permisécole|date=2018-06-25|consulté le=2024-05-13}}</ref>. De plus, cela exclu implicitement toute personne pour qui cette dichotomie sexuelle est inapte à exprimer leur genre ou qui le considère explétif.
Sans mettre en doute la légitimité des sujets qui ont suscité sa proposition, sa promotion et son adoption, il serait trompeur de prétendre que l'emploi du point médian représente une solution pleinement apte à surmonter les problèmes qu'il tente de résoudre. D’abord loin de se montrer fidèle à l'étendard de l'inclusivité sous lequel il est généralement présenté, il se révèle être un outil qui accentue insidieusement une partition binaire du genre social ségréguant tout autre forme ontologique au néant ou du moins à tout droit de citer. De plus il détériore l'accessibilité des documents et donc celle de la vie des personnes pour qui elle est indispensable. Le tout se couple à un foisonnement de graphies, certes appréciable par son aspect d’expression libre, mais qui peut aussi desservir l'alliance des diversités dans la mesure où l’énergie investie dans les variétés de surface pourrait se faire au détriment de celle disponible pour la vie de pluralités plus fondamentales. Aussi il sera judicieux pour toute personne ayant à cœur de favoriser l'accessibilité, la diversité et l'inclusion de considérer les conséquences bénéfiques qu’il y aura à éviter l'emploi de ces formes abrégées, que ce soit par l'usage de point médian, de barre oblique ou de parenthèse.
===== Suggestivité des alternances =====
Si la conglomération aléatoire des suffixes existant ne représente pas une approche jugée assez probante dans la perspective adoptée dans le cadre de cette recherche, elle a au moins le mérite de mettre en exergue un déficit des alternances allusives existantes.
En effet certains suffixes connaissent des traits sémantiques dont l'actualité est totalement dépendante du contexte d'énonciation et même plus précisément du sens spécifique que souhaite faire passer le locutaire dans ce contexte précis. Ainsi les termes qui finissent ''-esse'' et ''-[t]rice'' ont le potentiel pour évoquer le trait ''femelle'' ou ''féminin'', tandis que -eur suggère d'avantage le trait ''mâle'' ou ''masculin''. La modularité de la prégnance de ces traits se manifeste plus clairement dans des termes épicènes comme ''banneresse, biesse, patrice<ref>{{Ouvrage|langue=fr|nom1=Livy|titre=Les concions et harengues de Tite Live, nouvellement traduictes en François [by I. de Amelin]. MS. notes|éditeur=M. de Vascosan|date=1554|lire en ligne=https://books.google.com/books?id=JA9lAAAAcAAJ&newbks=0&printsec=frontcover&pg=PA45-IA1&dq=+%22une+patrice%22+-%22s'il+n'en+reste+qu'une%22&hl=en|consulté le=2024-05-14}}</ref><ref>{{Ouvrage|langue=fr|prénom1=Fanny|nom1=Nusbaum|titre=L'art de l'excellence|éditeur=Alisio|date=2023-05-10|isbn=978-2-37935-375-8|lire en ligne=https://books.google.com/books?id=MnC1EAAAQBAJ&newbks=0&printsec=frontcover&pg=PT250&dq=+%22une+patrice%22+-%22s'il+n'en+reste+qu'une%22&hl=en|consulté le=2024-05-14}}</ref><ref>{{Ouvrage|langue=fr|prénom1=Odile|nom1=Weulersse|titre=La Poussière et la Pourpre|éditeur=Univers Poche|date=2015-04-16|isbn=978-2-8238-2123-9|lire en ligne=https://books.google.com/books?id=fSb2BwAAQBAJ&newbks=0&printsec=frontcover&pg=PT69&dq=+%22une+patrice%22+-%22s'il+n'en+reste+qu'une%22&hl=en|consulté le=2024-05-14}}</ref>, poturice, antichasseur et souffre-douleur,'' et elle a bien sûr cours dans tous les désignatifs personnels. Il convient cependant de noter que l'intensité de la prégnance de ces traits n'est pas égale entre tous les termes, ni même entre tous les suffixes. Ceci est possiblement lié à la fréquence d'emploi divergent de ces formes dans des contextes connotatifs différents voir confrontatifs. Quelle qu'en soit l'origine, il est clair par exemple qu'en l'état de la langue le suffixe ''-eur'' aura généralement une connotation de trait ''généricité pansexuelle'' plus prégnante par exemple que ''-esse''. Au point d'ailleurs que le trait ''mâle'' ou ''masculin'' se trouve largement éludé de ce suffixe ''-eur'', là où un suffixe comme ''-esse'' maintien en revanche assurément une prégnance prédominante du trait ''femelle'' ou ''féminin''.
C'est pourquoi il paraît ici utile de fournir des alternatives d'alternances allusives :
* un pendant pour le trait ''mâle'' ou ''masculin'' aux formes qui comme la terminaison ''-esse'' suggère prépondérément une allusion à un genre sexué spécifique, ce que ''-eur'' se révèle impuissant à faire ;
* un pendant aux formes qui comme la terminaison ''-eur'' suggère prépondérément une allusion à une perspective pansexuée, ce que les formes comme ''-esse'' se révèlent impuissantes à faire du fait de la prégnance prédominante du trait ''femelle'' ou ''féminin''.
Pour le premier c'est '''''-eurde''''' qui est suggéré ici. Outre le fait qu'il évite toute collision avec des termes existant, tout au moins dans le corpus considéré. Il est cependant homophone à la terminaison de ''nerd'', dont le stéréotype paraît sensiblement plus aligné sur un archétype masculin, sans lui être pleinement exclusif, le terme ''nerd'' lui-même étant d’ailleurs épicène.
Pour le second c'est '''''-eurse''''' qui est suggéré ici. Outre ''une queurse'' qui désigne une pierre ou un couteau, il n'entre en collision avec aucun vocable du corpus considéré. Il est homophone à la terminaison de ''nurse'', qui se graphie d'ailleurs aussi parfois ''neurse''<ref>{{Chapitre-B|langue=fr|prénom1=Christophe|nom1=Debout|titre chapitre=Nursing (soins infirmiers)|titre ouvrage=Les concepts en sciences infirmières|éditeur=Association de Recherche en Soins Infirmiers|collection=Hors collection|date=2012|isbn=978-2-9533311-3-4|doi=10.3917/arsi.forma.2012.01.0222|lire en ligne=https://www.cairn.info/concepts-en-sciences-infirmieres-2eme-edition--9782953331134-p-222.htm|consulté le=2024-05-14|passage=222–226}}</ref><ref>{{Chapitre-B|prénom1=Narcisse-Eutrope|nom1=Dionne|titre chapitre=Le Parler populaire des Canadiens français|éditeur=Laflamme & Proulx|date=1909|lire en ligne=https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Parler_populaire_des_Canadiens_fran%C3%A7ais/N|consulté le=2024-05-14|passage=457–465}}</ref> et dont le stéréotype est prépondérement féminin sans lui être pleinement exclusif<ref>{{Lien web|titre=Épisode Une amitié particulière S02E19 - The Nanny Saison 2|url=https://nanny.hypnoweb.net/une-nounou-d-enfer/episode.15.2/S02E19-une-amitie-particuliere-8136.html|extrait=Grace a un nouvel ami, dont la nurse est un homme, Kurt.}}</ref><ref>{{Lien web|langue=en-US|titre=Les infirmiers - Nursing the Future|url=https://nursingthefuture.ca/les-infirmiers/|site=nursingthefuture.ca|date=2021-05-14|consulté le=2024-05-14}}</ref><ref>{{Article|prénom1=Bernard|nom1=Roy|prénom2=Dave|nom2=Holmes|prénom3=Vincent|nom3=Chouinard|titre=Contribution à une éthique de la sollicitude - Masculinités et genre dans la profession infirmière:|périodique=Recherche en soins infirmiers|volume=N° 107|numéro=4|date=2011-12-01|issn=0297-2964|doi=10.3917/rsi.107.0038|lire en ligne=https://www.cairn.info/revue-recherche-en-soins-infirmiers-2011-4-page-38.htm?ref=doi|consulté le=2024-05-14|pages=38–48}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr-FR|titre=La série THE NURSE, analysée par un NURSE|url=https://www.youtube.com/watch?v=_gmo-f1yZd0|consulté le=2024-05-14}}</ref><ref>{{Lien web|langue=fr-FR|titre=Cherchez le nurse (1981) {{!}} Adulte|url=https://www.imdb.com/title/tt0212054/|consulté le=2024-05-14}}</ref><ref>{{Ouvrage|langue=en|prénom1=Miles|nom1=Kington|titre=Let's parler Franglais again!|éditeur=Canelo|date=2015-12-07|isbn=978-1-910859-11-7|lire en ligne=https://books.google.com/books?id=W0YiCwAAQBAJ&newbks=0&printsec=frontcover&pg=PT118&dq=+%22+un+nurse%22&hl=en|consulté le=2024-05-14}}</ref><ref>{{Ouvrage|langue=fr|prénom1=Stéphane|nom1=Collaro|titre=Le Petit Collaro|éditeur=FeniXX|date=1988-01-01|isbn=978-2-402-63781-7|lire en ligne=https://books.google.com/books?id=nGkAEQAAQBAJ&newbks=0&printsec=frontcover&pg=PA312&dq=+%22+un+nurse%22&hl=en|consulté le=2024-05-14}}</ref><ref>{{Ouvrage|langue=fr|prénom1=Patricia|nom1=Niedzwiecki|titre=Au féminin!: code de féminisation à l'usage de la francophonie|éditeur=la Manutention|date=1994|isbn=978-2-7078-1178-3|lire en ligne=https://books.google.com/books?id=yw5iAAAAMAAJ&newbks=0&printsec=frontcover&dq=+%22+un+nurse%22&q=+%22+un+nurse%22&hl=en|consulté le=2024-05-14}}</ref><ref>{{Ouvrage|langue=fr|prénom1=Gérard|nom1=Périot|titre=Dans la nuit des grands arbres: à 19 ans, seul, au cœur du Libéria interdit|éditeur=Plon|date=1959|lire en ligne=https://books.google.com/books?id=OxQyAQAAIAAJ&newbks=0&printsec=frontcover&dq=+%22+un+nurse%22&q=+%22+un+nurse%22&hl=en|consulté le=2024-05-14}}</ref><ref>{{Ouvrage|langue=fr|titre=Dictionnaire féminin-masculin des professions, des titres et des fonctions|éditeur=Métropolis|date=1991|isbn=978-2-88340-012-2|lire en ligne=https://books.google.com/books?id=SF7FAAAAIAAJ&newbks=0&printsec=frontcover&pg=PA24&dq=+%22+un+nurse%22&hl=en|consulté le=2024-05-14}}</ref>.
De façon tout à fait fortuite, tant ''nerd'' que ''nurse'' qui sont donnés comme point de comparaison phonétique sont des emprunts monosyllabiques à l'anglais commençant par ''n-'', ce qui peut potentiellement servir comme moyen mnémotechnique
Ainsi pourra s’employer ''un conducteurde'' comme pendant à ''une conductrice'' et ''une conducteurse'' comme pendant de ''un conducteur'', en plus de l'isonèphe ''conductaire''.
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==== Notes ====
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==== Références ====
<references />
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Wikiversité:La salle café/mai 2026
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2026-05-27T17:15:23Z
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/* Votez maintenant aux élections 2026 de l'U4C */ nouvelle section
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wikitext
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== Actualités techniques n° 2026-19 ==
<section begin="technews-2026-W19"/><div class="plainlinks">
Dernières '''[[m:Special:MyLanguage/Tech/News|actualités techniques]]''' de la communauté technique de Wikimedia. N’hésitez pas à informer les autres utilisateurs de ces changements. Certains changements ne vous concernent pas. [[m:Special:MyLanguage/Tech/News/2026/19|D’autres traductions]] sont disponibles.
'''En lumière cette semaine'''
* L’équipe chargée des fonctionnalités de [[mw:Special:MyLanguage/Article guidance|Guidage des articles]] invite les contributeurs et contributrices expérimentés des [[mw:Special:MyLanguage/Article guidance/Pilot wikis and collaborators|Wikipédia pilotes]] (arabe, bangla, japonais, portugais, persan, turc, anglais simplifié, espagnol et français) à contribuer à la traduction et à l’adaptation des [https://b24e11a4f1.catalyst.wmcloud.org/wiki/Category:Pages_using_article_guidance exemples de trames d’articles]. Ces trames guideront les contributeurs dans la création d’articles clairs, bien structurés et conformes aux règles lors de l’utilisation de [https://b24e11a4f1.catalyst.wmcloud.org/wiki/Special:NewArticle la fonctionnalité] dès son lancement en mai 2026. Des [[mw:Special:MyLanguage/Article guidance#Adapting a sample outline in a Wikipedia|instructions simples]] expliquant comment traduire et adapter ces trames sont disponibles.
'''Actualités pour la contribution'''
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'''Actualités pour la contribution technique'''
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<bdi lang="en" dir="ltr">[[User:MediaWiki message delivery|MediaWiki message delivery]]</bdi> 4 mai 2026 à 20:43 (UTC)
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Bonjour à tous,
Désolé si mon français n’est pas parfait, ça fait longtemps que je n’ai pas parlé français.
Je voudrais demander s’il y a de l’intérêt pour utiliser Hiruwiki sur Wikiversité.
Hiruwiki est une collection de widgets interactifs, multilingues, pour les mathématiques et la géométrie, faits pour les projets Wikimedia. Ça permet aux éditeurs d’ajouter des visualisations dynamiques, des preuves interactives, et des outils éducatifs directement dans les pages wiki, pour rendre les concepts plus faciles à comprendre.
Le projet a été créé par la communauté Wikimedia basque et après adapté pour usage international.
Est-ce que vous pensez que ça peut être utile pour les contenus éducatifs ou les cours ici ?
Vous pouvez voir un exemple [[mw:Hiruwiki|ici]].
Cordialement, [[Utilisateur:ItsNyoty|ItsNyoty]] ([[Discussion utilisateur:ItsNyoty|discuter]]) 6 mai 2026 à 08:13 (UTC)
:{{notif|ItsNyoty}}Des premiers exemples avec lesquels je me suis « amusé », je trouve cela superbe et très prédagogique. [[Utilisateur:Crochet.david|Crochet.david]] ([[Discussion utilisateur:Crochet.david|discuter]]) 6 mai 2026 à 10:55 (UTC)
:: @[[Utilisateur:JackPotte|JackPotte]] ou @[[Utilisateur:Lionel Scheepmans|Lionel Scheepmans]], pourriez-vous jeter un œil à ceci? [[Utilisateur:ItsNyoty|ItsNyoty]] ([[Discussion utilisateur:ItsNyoty|discuter]]) 10 mai 2026 à 18:39 (UTC)
:::Oui, c'est le bienvenu [[Utilisateur:ItsNyoty|ItsNyoty]] ! Attends-tu de nous que nous fassions l'installation du gadget et l'importation des modules ? Il faudrait ensuite traduire tout ça en français. Comment vois-tu les choses ? [[User:Lionel Scheepmans|Lionel Scheepmans]] <sup><big>✉</big> [[User talk:Lionel Scheepmans|Contact]]</sup> 10 mai 2026 à 21:52 (UTC)
:::: La traduction est actuellement achevée à 88%. Vous pouvez la consulter [https://translatewiki.net/wiki/Special:MessageGroupStats?group=hiruwiki&messages=&x=D#sortable:3=desc ici]. L'installation n'est pas difficile, j'ai un manuel sur [[mw:Hiruwiki|MediaWiki]]. Les traductions devraient normalement être terminées cette semaine. [[Utilisateur:ItsNyoty|ItsNyoty]] ([[Discussion utilisateur:ItsNyoty|discuter]]) 11 mai 2026 à 07:57 (UTC)
:::::Ok [[Utilisateur:ItsNyoty|ItsNyoty]], tiens-nous au courant. Je me suis inscrit sur Translatewiki, mais je dois encore comprendre le fonctionnement. [[User:Lionel Scheepmans|Lionel Scheepmans]] <sup><big>✉</big> [[User talk:Lionel Scheepmans|Contact]]</sup> 11 mai 2026 à 10:31 (UTC)
:::::: D'accord [[Utilisateur:ItsNyoty|ItsNyoty]] ([[Discussion utilisateur:ItsNyoty|discuter]]) 11 mai 2026 à 11:47 (UTC)
::::::: C'était à 95% maintenant [[Utilisateur:ItsNyoty|ItsNyoty]] ([[Discussion utilisateur:ItsNyoty|discuter]]) 20 mai 2026 à 17:43 (UTC)
::::::::J'ai terminé la traduction [[Utilisateur:ItsNyoty|ItsNyoty]]. Dommage qu'il n'y avait pas les schémas et images, ça pouvait aider à trouver les bons termes en français. Que faut-il faire maintenant ? [[User:Lionel Scheepmans|Lionel Scheepmans]] <sup><big>✉</big> [[User talk:Lionel Scheepmans|Contact]]</sup> 26 mai 2026 à 19:22 (UTC)
::::::::: Merci beaucoup! Il y a une guide d'installation sur [[mw:Hiruwiki#Installation Guide|Mediawiki]] [[Utilisateur:ItsNyoty|ItsNyoty]] ([[Discussion utilisateur:ItsNyoty|discuter]]) 26 mai 2026 à 19:43 (UTC)
::::::::: > ''Dommage qu'il n'y avait pas les schémas et images, ça pouvait aider à trouver les bons termes en français.''<br> Oui, traduire sans contexte n'est effectivement pas chose aisée. Il est difficile d'apporter un contexte supplémentaire sur Translatewiki, au-delà du texte explicatif fourni.<br> ''(Écrit avec l'aide de Google Translate pour quelques mots)'' [[Utilisateur:ItsNyoty|ItsNyoty]] ([[Discussion utilisateur:ItsNyoty|discuter]]) 26 mai 2026 à 19:45 (UTC)
:::::::::: Ok [[Utilisateur:ItsNyoty|ItsNyoty]], comme je ne fais pas ce genre d'installation souvent et que je ne suis pas bien disposé pour l'instant, j'attends de voir si un autre administrateur d'interface ne pourrait pas s'en charger. Si pas, je le ferai quand j'irai mieux. Belle soirée à tous, [[User:Lionel Scheepmans|Lionel Scheepmans]] <sup><big>✉</big> [[User talk:Lionel Scheepmans|Contact]]</sup> 26 mai 2026 à 19:58 (UTC)
== Proposition d’essai pédagogique de Peer-Review ==
Bonjour, dans le cadre d’un accompagnement à la diffusion libre des publications scientifiques et à l’expérimentation de revue par les pairs, j’aimerais savoir s’il est possible (et pertinent) de monter sur la Wikiversité un exercice de peer-review à l’adresse d’étudiants et de scientifiques francophones. Nous cherchons un lieu pour faire tester le peer-review libre de publication. Il n’y a pas la volonté de mettre ça sur le dos de la communauté ni de lancer un Wikijournal, mais plutôt de montrer comment fonctionne un tel système par l’expérimentation. Cette expérience sera dans le cadre du colloque [[meta:RUNED26/fr|Runed 2026]] qui est soutenu par Wikimédia Suisse, et je serai la personne qui mettra en place les pages pour encadrer et faire fonctionner tout ça. Est-ce que vous pensez que la Wikiversité peut héberger cette expérience ? L’idée serait de présenter le projet également à ce moment-là et d’en expliquer le contenu et l’usage. Merci d’avance pour vos réponses. :) [[Utilisateur:Lucas Lévêque|Lucas Lévêque]] ([[Discussion utilisateur:Lucas Lévêque|discuter]]) 6 mai 2026 à 13:28 (UTC)
:Bonjour, oui à mon avis ça rentre tout à fait dans le cadre d'un travail wikiversitaire, dans l'espace de nom [[Recherche:Accueil]]. [[Utilisateur:JackPotte|JackPotte]] ([[Discussion utilisateur:JackPotte|<span style="color:#FF6600">$</span>♠]]) 6 mai 2026 à 16:18 (UTC)
::Welcome [[Utilisateur:Lucas Lévêque|Lucas Lévêque]] =) Il y a des personnes rémunérées ou tout le monde est bénévole ? Je pense que cela fait partie des principes Wikimedia d'être au clair là-dessus et puis, ça répond aussi à ma curiosité. Si ça vous intéresse, j'ai organisé un [[Anthropologie numérique/Session UCLouvain 2025|séminaire]] deux années de suite dans lequel j'invitais les participant à relire les travaux de chacun. [[User:Lionel Scheepmans|Lionel Scheepmans]] <sup><big>✉</big> [[User talk:Lionel Scheepmans|Contact]]</sup> 10 mai 2026 à 21:52 (UTC)
::: Bonjour [[User:Lionel Scheepmans|Lionel Scheepmans]], je pense que je serai la seule personne rémunéré sur ce projet. Et je serai rémunérée uniquement pour mettre en place les pages. Le reste se fera au sein du colloque mentionné avec leurs étudiants, donc je pense que c’est similaire à ce vous faisiez. Je vous remercie d’ailleurs pour ce partage. Et je remercie également [[Utilisateur:JackPotte|JackPotte]] pour sa réponse. Je vous propose de vous tenir au courant ici de ce qui est fait, comme ça, si je pars dans une direction qui ne vous convient pas, vous pourrez me corriger facilement en cours de route. [[Utilisateur:Lucas Lévêque|Lucas Lévêque]] ([[Discussion utilisateur:Lucas Lévêque|discuter]]) 11 mai 2026 à 10:08 (UTC)
::::Ok [[Utilisateur:Lucas Lévêque|Lucas]], le projet Wikiversité est beaucoup plus souple que Wikipédia. En gros, on veille surtout à ce qu'il n'y ai pas de prosélitisme, politique, religieux ou autres. Pour le reste, travaux personnels et tous types de sources sont les bienvenus, tant que ça cadre avec l'objectif du projet dédié à la formation pédagogique et de recherche « scientifique ». Il ne reste qu'un chose à préciser. Comme on est sur un site collaboratif, il faut prévenir si les pages que vous allez créer peuvent être modifiées par tous les utilisateurs, ou pas. Et si oui, selon quelle modalité. Pour [[Recherche:Imagine un monde|ma thèse de doctorat]], j'ai expliqué que les correction au niveau orthographe et syntaxe sur les pages de présentation étaient libres, mais que pour tout ce qui concerne le fond et non la forme, les idées devaient êtres partagées et débatues sur les pages de discussion. [[User:Lionel Scheepmans|Lionel Scheepmans]] <sup><big>✉</big> [[User talk:Lionel Scheepmans|Contact]]</sup> 11 mai 2026 à 10:34 (UTC)
== Actualités techniques n° 2026-20 ==
<section begin="technews-2026-W20"/><div class="plainlinks">
Dernières '''[[m:Special:MyLanguage/Tech/News|actualités techniques]]''' de la communauté technique de Wikimedia. N’hésitez pas à informer les autres utilisateurs de ces changements. Certains changements ne vous concernent pas. [[m:Special:MyLanguage/Tech/News/2026/20|D’autres traductions]] sont disponibles.
'''En lumière cette semaine'''
* La Communauté Technique a publié [[m:Special:MyLanguage/Community Wishlist/How to write a good wish|de nouvelles directives]] expliquant comment les souhaits sur la Liste de souhaits de la communauté sont triés et priorisés. La documentation vise à aider les contributeurs à rédiger des propositions plus solides en clarifiant les facteurs qui influencent les décisions de priorisation. Au-delà du nombre de votes, les directives mettent en avant des considérations telles que l'impact potentiel sur la communauté pour déterminer quels souhaits avanceront.
'''Actualités pour la contribution'''
* L'équipe de croissance des lecteurs lance une expérience pour tester une nouvelle [[mw:Special:MyLanguage/Readers/Reader_Growth/Share_Card|fonctionnalité de Partage de Carte]] qui permet aux lecteurs de créer des cartes visuellement attrayantes à partir d'articles Wikipédia ou de sections d'articles sélectionnées et de les partager en ligne, chaque carte renvoyant à l'article original afin d'aider à augmenter le lectorat et la découverte des articles. Le test A/B réservé aux mobiles ne sera disponible qu'à une partie des lecteurs sur les Wikipédia en arabe, chinois, français, vietnamien et anglais afin de mieux comprendre les habitudes de lecture et de partage, et est prévu pour commencer la semaine du 18 mai pour une durée de quatre semaines.
* Les applications Wikipedia pour Android et iOS ont récemment publié en version bêta le [[mw:Special:MyLanguage/Wikimedia_Apps/Team/25th_Birthday_Reading_Challenge|défi de lecture de 25 jours]], dans le cadre des efforts visant à stimuler l'engagement des lecteurs en encourageant les utilisateurs à atteindre des objectifs de lecture. Pour suivre leur série de lectures pendant le défi, les utilisateurs de l'application peuvent ajouter un widget avec Baby Globe à leur écran d'accueil. Le défi commence officiellement le 11 mai.
* [[File:Reload icon with two arrows.svg|12px|link=|class=skin-invert|Sujet récurrent]] Voir {{PLURAL:17|la tâche soumise|les {{formatnum:17}} tâches soumises}} par la communauté [[m:Special:MyLanguage/Tech/News/Recently resolved community tasks|résolue{{PLURAL:17||s}} la semaine dernière]]. Par exemple, un problème où la préférence globale pour activer la coloration syntaxique dans le wikitexte pouvait s'éteindre de manière inattendue après avoir été activée a maintenant été corrigé. [https://phabricator.wikimedia.org/T425286]
'''Actualités pour la contribution technique'''
* [[File:Octicons-tools.svg|12px|link=|alt=|Sujet technique]] Le module ResourceLoader <bdi lang="zxx" dir="ltr"><code><nowiki>mediawiki.ui.input</nowiki></code></bdi>, obsolète depuis [[m:Special:MyLanguage/Tech/News/2023/39|septembre 2023]], sera supprimé cette semaine. Il existe un [[mw:Special:MyLanguage/Codex/Migrating_from_MediaWiki_UI|guide pour migrer de l’interface MediaWiki UI vers Codex]] pour tous les outils qui l’utilisent. [https://phabricator.wikimedia.org/T420125]
* [[File:Reload icon with two arrows.svg|12px|link=|class=skin-invert|Sujet récurrent]] Détail des mises-à-jour à venir cette semaine : [[mw:MediaWiki 1.47/wmf.2|MediaWiki]]
'''''[[m:Special:MyLanguage/Tech/News|Actualités techniques]]''' préparées par les [[m:Special:MyLanguage/Tech/News/Writers|rédacteurs des actualités techniques]] et postées par [[m:Special:MyLanguage/User:MediaWiki message delivery|robot]]. [[m:Special:MyLanguage/Tech/News#contribute|Contribuer]] • [[m:Special:MyLanguage/Tech/News/2026/20|Traduire]] • [[m:Tech|Obtenir de l’aide]] • [[m:Talk:Tech/News|Donner son avis]] • [[m:Global message delivery/Targets/Tech ambassadors|S’abonner ou se désabonner]].''
</div><section end="technews-2026-W20"/>
<bdi lang="en" dir="ltr">[[User:MediaWiki message delivery|MediaWiki message delivery]]</bdi> 11 mai 2026 à 19:20 (UTC)
<!-- Message envoyé par User:STei (WMF)@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/Tech_ambassadors&oldid=30524429 -->
== La page ''Théorie des groupes'' s'affiche mal ==
Bonjour. La page [[Théorie des groupes]] s'affiche mal, du moins selon l'idée que je me fais d'une page qui s'affiche bien : en dessous de la liste des exercices, le texte est distribué en colonnes où il n'y a qu'un mot par ligne. Je me sens malheureusement incapable d'y remédier, n'ayant qu'une connaissance limitée de la syntaxe. Au cas où on serait d'accord avec moi pour trouver que cet affichage n'est pas très beau, quelqu'un pourrait-il y remédier ? Merci d'avance. [[Utilisateur:Marvoir|Marvoir]] ([[Discussion utilisateur:Marvoir|discuter]]) 18 mai 2026 à 06:15 (UTC)
:{{fait}} balise de tableau mal fermé. [[Utilisateur:Crochet.david|Crochet.david]] ([[Discussion utilisateur:Crochet.david|discuter]]) 18 mai 2026 à 15:59 (UTC)
::Merci beaucoup, [[Utilisateur:Crochet.david|Crochet.david]]. [[Utilisateur:Marvoir|Marvoir]] ([[Discussion utilisateur:Marvoir|discuter]]) 19 mai 2026 à 05:21 (UTC)
== Actualités techniques n° 2026-21 ==
<section begin="technews-2026-W21"/><div class="plainlinks">
Dernières '''[[m:Special:MyLanguage/Tech/News|actualités techniques]]''' de la communauté technique de Wikimedia. N’hésitez pas à informer les autres utilisateurs de ces changements. Certains changements ne vous concernent pas. [[m:Special:MyLanguage/Tech/News/2026/21|D’autres traductions]] sont disponibles.
'''En lumière cette semaine'''
* L'équipe de Wikipédia abstraite a identifié cinq wikis pilotes potentiels pour évaluer leur intérêt à adopter des articles abstraits sur leurs wikis. Les pilotes sont Wikipédia en Malayalam, en Bengali, en Dagbani, en Arabe et en Indonésien. La période de retour d'information sera ouverte jusqu'au 22 mai. Si votre communauté est intéressée à devenir un pilote, [[m:Talk:Abstract Wikipedia|faites-nous savoir sur Meta]].
'''Actualités pour la contribution'''
* Une expérience visant à afficher [[mw:Special:MyLanguage/Readers/Reader Experience/Reading lists|les listes de lecture]] aux lecteurs non connectés sur le web mobile sera lancée le 18 mai sur les Wikipédias Allemande, Espagnole, Italienne, Portugaise, Polonaise, Néerlandaise, Turque et Ourdou, et durera un mois. Cet effort soutient des objectifs plus larges consistant à aider les lecteurs à enregistrer et organiser des articles pour une lecture ultérieure, tout en encourageant des habitudes qui pourraient mener à de futures contributions sur Wikipédia.
* Pour prendre en charge un bouton de marquage dans la fonctionnalité bêta Liste de lecture, le menu "Outils > Action" a été mis à jour pour afficher des icônes, y compris l'indicateur en forme d'étoile de suivi qui aide les éditeurs à identifier les articles suivis temporairement. Les icônes correspondent désormais également à celles utilisées sur mobile, améliorant la cohérence entre les plateformes. Le changement est actuellement limité au menu des actions et concerne principalement les éditeurs ayant des droits d'utilisateur privilégié. [https://phabricator.wikimedia.org/T426008]
* [[mw:Special:MyLanguage/VisualEditor/Suggestion Mode|Mode de Suggestion]] a été publié en tant qu'[[w:en:A/B test|test A/B]] pour les nouveaux éditeurs sur le site mobile à [[phab:T421189|~15 Wikipédias]]. L'expérience mesurera l'impact que le Mode de Suggestion a sur la proportion de sessions d'édition sur le web mobile par des nouveaux éditeurs qui aboutissent à des modifications constructives (non annulées) des articles. L'expérience évaluera également l'impact de la fonctionnalité sur la rétention des éditeurs et surveillera les changements dans les taux d'annulation et de blocage.
* [[File:Reload icon with two arrows.svg|12px|link=|class=skin-invert|Sujet récurrent]] Voir {{PLURAL:27|la tâche soumise|les {{formatnum:27}} tâches soumises}} par la communauté [[m:Special:MyLanguage/Tech/News/Recently resolved community tasks|résolue{{PLURAL:27||s}} la semaine dernière]]. Par exemple, un problème dans l'application Android de Wikipédia où les images pourraient parfois ne pas se charger après avoir ouvert une notification de liste de lecture recommandée, a maintenant été corrigé. [https://phabricator.wikimedia.org/T418231]
'''Actualités pour la contribution technique'''
* L'[[mw:Special:MyLanguage/Wikidata Platform|équipe de la Plateforme Wikidata]] a publié sa [[d:Special:MyLanguage/Wikidata:SPARQL query service/WDQS backend update/Backend Replacement|recommandation de remplacement du backend]] et l'[[wikitech:Wikidata Query Service/WDQS Architecture re-design|architecture technique]] qui l'accompagne pour la migration du Wikidata Query Service (WDQS) hors de Blazegraph grap. Les retours sont attendus jusqu'au 25 mai 2026, en particulier sur les éventuelles lacunes et impacts sur les cas d'utilisation avancés. Les membres de la communauté Wikidata et les utilisateurs de WDQS sont également encouragés à aider à identifier les outils et flux de travail à fort impact qui pourraient nécessiter une attention sur [[d:Wikidata:SPARQL query service/WDQS backend update/High-Impact Use Cases|cette page]]. Les retours peuvent être partagés sur la [[d:Wikidata talk:SPARQL query service/WDQS backend update|page de discussion de la migration]] ou lors de la [[d:Special:MyLanguage/Wikidata:Blazegraph Migration Office Hours|prochaine heure de bureau]]. Voir le [[d:Special:MyLanguage/Wikidata:Wikidata Platform team/Newsletter|bulletin de l'équipe WDP]] pour plus de détails.
* [[File:Reload icon with two arrows.svg|12px|link=|class=skin-invert|Sujet récurrent]] Détail des mises-à-jour à venir cette semaine : [[mw:MediaWiki 1.47/wmf.3|MediaWiki]]
'''En détails'''
* Sur les Wikipédia en anglais, en français, en japonais et quelques autres, il y a eu un [[diffblog:2025/09/02/better-detecting-bots-and-replacing-our-captcha/|essai de hCaptcha]], un service tiers de détection de robots. L'essai a montré que hCaptcha détecte et dissuade efficacement certaines activités automatisées de mauvaise foi, à la fois par lui-même et en donnant des signaux aux [[w:en:Wikipedia:Village pump (technical)/Archive 225#Introducing SuggestedInvestigations|checkusers et stewards]] pour qu'ils enquêtent. Comme les résultats étaient positifs, hCaptcha sera déployé sur toutes les wikis au cours des prochaines semaines. [[mw:Special:MyLanguage/Product Safety and Integrity/Anti-abuse signals/hCaptcha|Voir la page du projet hCaptcha]] pour des informations techniques sur la mise en œuvre et les protections de la vie privée. [[diffblog:2026/05/04/better-detecting-bots-and-replacing-our-captcha-part-2/|En savoir plus]].
* La dernière mise à jour de la Technologie communautaire est désormais disponible, avec des progrès dans plusieurs initiatives de la Liste de souhaits communautaire, y compris l'extension des listes de lecture de l'application mobile au site web, la prise en charge de nouvelles langues pour "Who Wrote That" et le Tableau de bord personnel, des améliorations du rendu 3D et des graphiques, ainsi que des travaux à venir sur le tri des pages de discussion, la lecture audio et les flux de travail d'édition. La mise à jour partage également les priorités actuelles, les tendances de l'état de la Liste de souhaits et les opportunités de retour d'information de la communauté sur les domaines de concentration futurs et le Plan annuel 2026–2027 de la Wikimedia Foundation. [[m:Special:MyLanguage/Community Wishlist/Updates#May 13, 2026: Latest updates from the Community Tech team|Lisez le bulletin d'information complet pour plus de détails]].
'''''[[m:Special:MyLanguage/Tech/News|Actualités techniques]]''' préparées par les [[m:Special:MyLanguage/Tech/News/Writers|rédacteurs des actualités techniques]] et postées par [[m:Special:MyLanguage/User:MediaWiki message delivery|robot]]. [[m:Special:MyLanguage/Tech/News#contribute|Contribuer]] • [[m:Special:MyLanguage/Tech/News/2026/21|Traduire]] • [[m:Tech|Obtenir de l’aide]] • [[m:Talk:Tech/News|Donner son avis]] • [[m:Global message delivery/Targets/Tech ambassadors|S’abonner ou se désabonner]].''
</div><section end="technews-2026-W21"/>
<bdi lang="en" dir="ltr">[[User:MediaWiki message delivery|MediaWiki message delivery]]</bdi> 18 mai 2026 à 20:21 (UTC)
<!-- Message envoyé par User:STei (WMF)@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/Tech_ambassadors&oldid=30539262 -->
== Actualités techniques n° 2026-22 ==
<section begin="technews-2026-W22"/><div class="plainlinks">
Dernières '''[[m:Special:MyLanguage/Tech/News|actualités techniques]]''' de la communauté technique de Wikimedia. N’hésitez pas à informer les autres utilisateurs de ces changements. Certains changements ne vous concernent pas. [[m:Special:MyLanguage/Tech/News/2026/22|D’autres traductions]] sont disponibles.
'''En lumière cette semaine'''
* Faisant suite à une [[mw:Special:MyLanguage/Contributors/Account Creation Experiments#LOWM|expérience fructueuse sur la création de comptes]], un message d'avertissement pour les personnes déconnectées sera déployé sur les wikis Wikimédia durant la première semaine de juin. Ce changement n'affectera que les personnes déconnectées sur l'interface web mobile qui commencent à modifier. Cette nouvelle expérience est faite pour encourager la création de comptes, tout en autorisant aux utilisateurs de modifier à l'aide de comptes temporaires. Les résultats de l'expérience ont montré une augmentation de la création de compte d'environ 27 % pour ceux ayant vu le nouveau message. Comme prévu, puisque plus de personnes créent un compte, la création de comptes temporaires a diminué de 16 %. L'expérience n'a pas montré d'autres changements sur la qualité des modifications ou sur les autres indicateurs surveillés. [https://phabricator.wikimedia.org/T424595]
'''Actualités pour la contribution'''
* Pour des raisons de sécurité, les membres de certains groupes d’utilisateurs sont [[m:Special:MyLanguage/Mandatory two-factor authentication for users with some extended rights|forcés d'avoir l'authentification à 2 facteurs]] (A2F) d'activée. Les membres de ces groupes seront dans l'impossibilité de désactiver la dernière méthode d'A2F sur leur compte, et il sera impossible d'ajouter des utilisateurs sans A2F à ces groupes. Ces utilisateurs auront toujours la possibilité d'ajouter ou d'enlever des nouvelles méthodes d'authentification, tant qu'une de ces méthodes est toujours activée. Dans les prochaines semaines, les utilisateurs sans A2F seront retirés de ces groupes. Cela s'applique entre autres aux bureaucrates. Veuillez lire les tâches liées pour les dates de déploiement. [https://phabricator.wikimedia.org/T423119][https://phabricator.wikimedia.org/T423120]
* L'[[m:Special:MyLanguage/WMDE Technical Wishes|équipe des souhaits techniques de Wikimédia Allemagne (WMDE)]] va lancer un [[w:fr:Test A/B|test A/B]] sur [[:phab:T415904|10 wikis]], pour essayer des [[m:WMDE Technical Wishes/References/Reference Previews|améliorations potentielles pour les aperçus de références]]. Cette expérience durera environ 2 semaines à la fin mai ou début juin et affectera 10 % du lectorat sur ordinateur sur les wikis participants.
* Après deux expériences fructueuses, l'équipe Croissance du lectorat déploiera une fonctionnalité de [[mw:Special:MyLanguage/Readers/Reader Growth/Image Browsing|visionnage d'images]] en bêta pour toutes les Wikipédia sur mobile le 25 mai. Cela veut dire que toutes les personnes ayant les fonctionnalités bêtas activées verront cette fonctionnalité. Les autres pourront l’activer dans leurs préférences. Cette fonctionnalité inclura un carrousel de toutes les images d'un article en haut de celui-ci, avec la possibilité pour les contributeurs d’[[mw:Readers/Reader_Growth/Image_Browsing#Phase_2.1_beta_feature|exclure des images du carrousel d'un article ou d'enlever la fonctionnalité pour l'entièreté de l'article]].
* [[File:Reload icon with two arrows.svg|12px|link=|class=skin-invert|Sujet récurrent]] Voir {{PLURAL:30|la tâche soumise|les {{formatnum:30}} tâches soumises}} par la communauté [[m:Special:MyLanguage/Tech/News/Recently resolved community tasks|résolue{{PLURAL:30||s}} la semaine dernière]]. Par exemple, les fichiers STL tridimensionnels étaient affichés incorrectement par l'extension 3D du lecteur multimédia, ce qui est maintenant corrigé. [https://phabricator.wikimedia.org/T416723]
'''Actualités pour la contribution technique'''
* Les classes CSS dépréciées <bdi lang="zxx" dir="ltr"><code><nowiki>tleft</nowiki></code></bdi> et <bdi lang="zxx" dir="ltr"><code><nowiki>tright</nowiki></code></bdi> ont été remplacées par <bdi lang="zxx" dir="ltr"><code><nowiki>floatleft</nowiki></code></bdi> et <bdi lang="zxx" dir="ltr"><code><nowiki>floatright</nowiki></code></bdi> car les premières ne fonctionnent pas correctement sur toutes les plateformes, dont l'interface web mobile et l'application mobile. Les projets se servant de ces classes sont encouragés à vérifier leur usage et à planifier leur migration. Sachez que <bdi lang="zxx" dir="ltr"><code><nowiki>floatleft</nowiki></code></bdi> et <bdi lang="zxx" dir="ltr"><code><nowiki>floatright</nowiki></code></bdi> pourraient aussi être dépréciées dans le futur, même s’il n'y a pas de calendrier défini. [[phab:T426452|En savoir plus]].
* [[File:Reload icon with two arrows.svg|12px|link=|class=skin-invert|Sujet récurrent]] Détail des mises-à-jour à venir cette semaine : [[mw:MediaWiki 1.47/wmf.4|MediaWiki]]
'''''[[m:Special:MyLanguage/Tech/News|Actualités techniques]]''' préparées par les [[m:Special:MyLanguage/Tech/News/Writers|rédacteurs des actualités techniques]] et postées par [[m:Special:MyLanguage/User:MediaWiki message delivery|robot]]. [[m:Special:MyLanguage/Tech/News#contribute|Contribuer]] • [[m:Special:MyLanguage/Tech/News/2026/22|Traduire]] • [[m:Tech|Obtenir de l’aide]] • [[m:Talk:Tech/News|Donner son avis]] • [[m:Global message delivery/Targets/Tech ambassadors|S’abonner ou se désabonner]].''
</div><section end="technews-2026-W22"/>
<bdi lang="en" dir="ltr">[[User:MediaWiki message delivery|MediaWiki message delivery]]</bdi> 25 mai 2026 à 21:52 (UTC)
<!-- Message envoyé par User:Quiddity (WMF)@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Global_message_delivery/Targets/Tech_ambassadors&oldid=30584502 -->
== Votez maintenant aux élections 2026 de l'U4C ==
<section begin="announcement-content" />
Les votants éligibles sont invités à participer à l'élection 2026 du [[m:Special:MyLanguage/Universal_Code_of_Conduct/Coordinating_Committee|Comité de coordination du Code de conduite universel]]. De plus amples informations – notamment sur la vérification de l'éligibilité, le processus de vote, les candidats et un lien vers le scrutin – sont disponibles sur Meta à la [[m:Special:MyLanguage/Universal_Code_of_Conduct/Coordinating_Committee/Election/2026|page d'informations sur les élections de 2026]]. Le scrutin se termine le 2 juin 2026 à [https://zonestamp.toolforge.org/1780358400 00 h 00 UTC].
Veuillez voter si votre compte est éligble. Les résultats seront disponibles avant le 14 juin 2026. -- en coopération avec l'U4C.<section end="announcement-content" />
[[m:User:Keegan (WMF)|Keegan (WMF)]] ([[m:User talk:Keegan (WMF)|talk]]) 27 mai 2026 à 17:15 (UTC)
<!-- Message envoyé par User:Keegan (WMF)@metawiki en utilisant la liste sur https://meta.wikimedia.org/w/index.php?title=Distribution_list/Global_message_delivery&oldid=30513860 -->
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Recherche:Condition de l'homme moderne
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2026-05-28T03:17:18Z
PandaMystique
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983064
wikitext
text/x-wiki
{{Travail de recherche
| idfaculté = philosophie
| image = Nuvola apps edu phi.svg
}}
== Résumé ==
Cet article propose une synthèse philosophique sur la condition de l'homme moderne, comprise non comme un trait définissable mais comme une structure d'ambivalence traversant toutes ses dimensions. À partir des grands diagnostics de la modernité formulés par Weber, Heidegger, Arendt, Bauman, Taylor ou Foucault, il dégage d'abord les traits généraux de la condition moderne, puis examine trois foyers où l'ambivalence se concentre : le désenchantement et le rapport au sens, la technique et le rapport à la puissance, le sujet et le rapport à soi. L'analyse de la technique conduit à une question dérivée, celle de la tempérance et de ses racines anthropologiques ou historiques. L'examen du sujet conduit enfin à la situation contemporaine, prise entre exigence d'authenticité et risque d'aliénation.
La thèse défendue est que la modernité ne se laisse réduire ni à un récit progressiste ni à une déploration nostalgique, mais qu'elle se caractérise par une tension structurelle où chaque libération porte en elle de nouvelles servitudes, et où chaque perte recèle des gains réels. Trois exigences en découlent pour la pensée contemporaine : une exigence de discernement face aux mutations modernes, une exigence d'institution politique des limites, et une exigence spirituelle au sens élargi que lui donnent Hadot ou Bourg. La condition moderne y apparaît finalement moins comme un état que comme une tâche : celle d'inventer les formes culturelles, institutionnelles et intérieures qui permettront d'habiter humainement notre monde technique.
== Introduction ==
Toute tentative de saisir la condition de l'homme moderne se heurte à une difficulté initiale : la modernité est un phénomène irréductiblement plural et contradictoire. Aucun trait isolé n'en épuise la signification, et les penseurs qui ont entrepris de la décrire, de Weber à Bauman, de Heidegger à Taylor, ont moins produit un diagnostic unifié qu'une constellation de descriptions partielles, parfois convergentes, parfois rivales. Cet article ne prétend pas trancher entre elles ; il cartographie les principales lignes de force qui structurent l'expérience moderne, en montrant comment elles s'articulent autour d'une ambivalence fondamentale : ce qui libère menace en même temps, et ce qui constitue l'humain peut aussi le défaire.
Le fil conducteur sera celui des tensions internes à la modernité. Après avoir dégagé les grands traits de la condition moderne, on examinera trois foyers où son ambivalence se concentre, selon un ordre de questions qui se déduisent les unes des autres. Le désenchantement, qui en est peut-être le trait le plus profond, constitue-t-il une perte ou un gain ? La technique, qui en est le moteur principal, est-elle un prolongement de l'humain ou sa trahison, et la destruction qu'elle paraît engendrer tient-elle à elle-même ou à une difficulté humaine plus ancienne, celle d'être tempérant, qu'elle ne ferait qu'amplifier ? Que devient enfin, dans ce monde, le sujet moderne lui-même, sommé d'être authentique mais souvent réduit à une performance épuisante ? À chacune de ces questions, on s'efforcera de montrer que la réponse n'est ni l'éloge ni la condamnation, mais le discernement d'une ambivalence.
Une précision préalable s'impose sur le vocabulaire. ''Modernité'' désignera l'époque ouverte par la révolution scientifique, les Lumières et les révolutions politiques des XVII{{e}} et XVIII{{e}} siècles, telle qu'elle s'est déployée en Europe et a essaimé ensuite. ''Modernité tardive'', à la suite de Giddens et Rosa, désignera la phase postérieure aux années 1970, marquée par l'accélération sociale, la flexibilité du travail et la dissolution des cadres collectifs hérités de la modernité « classique » fordiste. ''Capitalisme'' désigne le mode de production fondé sur l'accumulation et le travail salarié, tandis que ''néolibéralisme'' désigne sa configuration historique post-1980, marquée par la financiarisation, le retrait de l'État social et la généralisation de la concurrence. ''Technique'' renvoie à l'activité d'extériorisation par laquelle l'homme produit des outils ; ''technologie'' désigne, à la suite de Stiegler, la phase historique où la technique s'articule à la science et à l'industrie. ''Système technicien'' est le concept par lequel Ellul désigne l'auto-organisation contemporaine de cet ensemble. Ces distinctions ne sont pas toujours respectées par les auteurs convoqués ; on s'efforcera, lorsque cela importe pour l'argument, d'indiquer dans quel sens un terme est employé.
== I. Les grands traits de la condition moderne ==
La première grande caractéristique de la modernité, telle que Max Weber l'a thématisée, est le désenchantement du monde (''Entzauberung der Welt''). Trois processus solidaires s'y conjuguent. La rationalisation transforme l'agir humain en lui imposant une exigence croissante de calculabilité et de méthode : l'action transmise par la coutume cède la place à une action technique, soumise à la mesure des moyens et des fins. La sécularisation déplace les institutions hors de la tutelle religieuse, le pouvoir politique, l'école, le droit et la médecine devenant des ordres autonomes. L'avènement scientifique, enfin, retire au cosmos sa dimension sacrée en lui substituant une nature sans intentions ni signes. Au terme de cette transformation, l'homme se retrouve face à un univers qu'il maîtrise techniquement mais qui ne lui dit plus rien sur le sens de son existence : il sait comment intervenir, il ne sait plus pourquoi.
La formule par laquelle Weber décrit l'aboutissement de cette rationalisation a fait l'objet d'un contresens persistant. Traduite en français par « cage d'acier » d'après l'anglais ''iron cage'' rendu canonique par Talcott Parsons, elle traduit en réalité l'allemand ''stahlhartes Gehäuse'', dont Peter Baehr a montré qu'il évoque plutôt une « coquille » ou un « habitacle » dur comme l'acier<ref>Peter Baehr, « The "Iron Cage" and the "Shell as Hard as Steel": Parsons, Weber, and the ''Stahlhartes Gehäuse'' Metaphor in ''The Protestant Ethic and the Spirit of Capitalism'' », ''History and Theory'', vol. 40, n° 2, 2001, p. 153-169.</ref>. La nuance n'est pas anodine : ''Gehäuse'' suggère un boîtier qui enveloppe, non une prison qui retient, ce qui modifie le sens de la critique wébérienne. Le moderne n'est pas tant captif d'une cellule qu'enchâssé dans une carapace dont la dureté lui sert aussi d'abri.
Marcel Gauchet a prolongé ce diagnostic en parlant d'une « sortie de la religion », formule qu'il préfère à celle de simple sécularisation. Sortir de la religion, dans son acception forte, ne signifie pas l'abandon des croyances individuelles ou la fermeture des Églises, mais un changement dans la manière dont la société se rapporte à elle-même. Une société religieuse au sens propre est une société qui reçoit son ordre du dehors, qui se conçoit comme l'expression d'un fondement qui la dépasse. Sortir de la religion, c'est passer à une société qui se sait produite par les hommes et qui devient responsable de sa propre forme. L'individu, en parallèle, se trouve seul responsable de la fabrication de ses propres significations. Que ce désenchantement constitue une perte, un gain, ou les deux à la fois est une question redoutable que l'on réserve pour la section suivante ; il suffit ici de le poser comme le premier trait de la condition moderne.
Dominique Bourg observe toutefois que cette sortie a une généalogie plus longue qu'on ne le suppose habituellement : elle remonte à une dynamique de « dé-spiritualisation » qui, antérieure et coextensive à la modernité, traduit moins une rupture qu'un mouvement progressif de repli du sens vers l'intérieur du système social et de ses propres productions. Le « déni de toute valeur propre au donné » nous rabat alors « vers l'intérieur du système, en assignant le donné à un programme de transformation indéfini, à la faveur du développement lui-même indéfini de nos activités »<ref>Dominique Bourg, ''Une nouvelle Terre'', Desclée de Brouwer, 2018, ch. 3.</ref>.
À cette transformation cosmologique s'ajoute une transformation anthropologique : la montée de l'individualisme. Tocqueville, qui en a fait l'un des traits constitutifs des sociétés démocratiques, prenait soin de le distinguer de l'égoïsme. L'égoïsme est « un amour passionné et exagéré de soi-même » qui porte l'homme « à ne rien rapporter qu'à lui seul » ; l'individualisme, lui, est « un sentiment réfléchi et paisible » qui dispose chaque citoyen « à s'isoler de la masse de ses semblables et à se retirer à l'écart avec sa famille et ses amis »<ref>Alexis de Tocqueville, ''De la démocratie en Amérique'', tome II, deuxième partie, ch. 2, « De l'individualisme dans les pays démocratiques », 1840.</ref>. Le premier est un vice ancien, le second une orientation moderne, fille de l'égalité des conditions, qui fragilise les liens sociaux non par méchanceté mais par affaiblissement progressif des appartenances héritées. Charles Taylor, Gilles Lipovetsky ou Alain Ehrenberg ont prolongé ce diagnostic en montrant que l'individu moderne, libéré des cadres traditionnels (religion, classe, famille étendue, métier hérité), gagne une autonomie inédite mais doit aussi porter seul le poids de ses choix.
Taylor, dans ''The Ethics of Authenticity'', propose une cartographie qui recoupe partiellement notre propre découpage. Il identifie « trois malaises de la modernité ». Le premier est l'individualisme lui-même, dont la dérive consiste à « centrer la vie sur le soi » au point de l'aplatir : les horizons s'amenuisent, les engagements se raréfient, la vie se rétrécit et devient « plus pauvre en signification ». Le second est la primauté de la « raison instrumentale », c'est-à-dire de la rationalité qui calcule l'application la plus économique des moyens à des fins données ; le danger est qu'elle déborde son domaine propre et « prenne le pas » sur les fins elles-mêmes, au point que des décisions qui devraient être prises selon d'autres critères (justice, dignité, soin, soutenabilité) finissent par l'être au seul nom de l'efficacité. Le troisième est la perte de liberté politique, qui résulte des deux premiers : à mesure que les citoyens, repliés sur leur sphère privée, se désintéressent de l'autogouvernement, l'État se transforme en un « immense pouvoir tutélaire » au sens de Tocqueville, configurant ce que ce dernier appelait un « despotisme doux »<ref>Charles Taylor, ''The Ethics of Authenticity'', Harvard University Press, 1991, ch. I, « Three Malaises », p. 1-12. Trad. fr. : ''Le Malaise de la modernité'', Cerf, 1994.</ref>. Ces trois malaises ne sont pas indépendants : l'atomisme social produit par l'individualisme et la rationalité instrumentale rend difficile la formation d'un but commun, et cette difficulté décourage à son tour l'engagement civique, ce qui renforce l'atomisme initial. La modernité, à cet égard, fonctionne en boucle.
Ehrenberg, dans une perspective sociologique, a montré comment cet individualisme normatif s'est traduit cliniquement par un déplacement des pathologies psychiques dominantes. Là où la névrose, structurée par la culpabilité, dominait dans une société organisée autour de l'interdit (« il y a des choses qu'on ne fait pas »), la dépression structurée par le sentiment d'insuffisance s'est imposée dans une société organisée autour de l'initiative et de l'accomplissement de soi (« il y a des choses dont on n'est pas capable »). Le pivot est le passage d'une morale du devoir à une éthique de la performance. Ehrenberg formule le tournant : « la responsabilité entière de nos vies se loge non seulement en chacun de nous, mais également dans l'entre-nous collectif »<ref>Alain Ehrenberg, ''La Fatigue d'être soi. Dépression et société'', Odile Jacob, 1998, prologue.</ref>. De là cette « fatigue d'être soi » et la prolifération des troubles dépressifs sur lesquels nous reviendrons.
Une troisième dimension tient à l'emprise de la technique. Heidegger y voyait le trait métaphysique majeur de la modernité, qu'il a thématisé sous le nom de ''Gestell'', traduit en français par « arraisonnement » ou « dispositif ». Le ''Gestell'' n'est pas un ensemble d'objets techniques mais le mode même selon lequel la modernité dévoile l'étant : tout, y compris l'humain, tend à y apparaître comme « fonds disponible » (''Bestand''), c'est-à-dire comme ressource calculable et mobilisable. Une rivière n'est plus un cours d'eau habité de présences mais un potentiel hydroélectrique ; une forêt n'est plus un milieu vivant mais un volume de bois exploitable ; et l'homme lui-même, sous la forme des « ressources humaines », tend à être saisi comme matériau pour les fins de la production. Jacques Ellul, Günther Anders ou plus récemment Hartmut Rosa, avec sa théorie de l'accélération, ont prolongé cette analyse en montrant comment le temps vécu se contracte sous la pression du rendement et de la connectivité permanente.
Rosa distingue trois formes solidaires d'accélération. L'accélération technique d'abord, qui désigne l'augmentation de la vitesse des transports, des transmissions et des processus productifs. L'accélération du changement social ensuite, qui décrit le fait que les structures d'emploi, les configurations familiales, les normes culturelles changent désormais à un rythme intra-générationnel, là où elles changeaient autrefois sur plusieurs générations. L'accélération du rythme de vie enfin, qui nomme le paradoxe selon lequel les gains de productivité, loin de libérer du temps, semblent en raréfier l'expérience subjective. Ces trois accélérations s'auto-entretiennent : la technique permet le changement social, le changement social impose l'apprentissage permanent, et l'apprentissage permanent contracte le temps disponible.
Rosa formule cette emprise temporelle dans des termes qui touchent au cœur de la condition moderne : « les sujets modernes peuvent donc être décrits comme n'étant restreints qu'a minima par des règles et des sanctions éthiques, et par conséquent comme étant "libres", alors qu'ils sont régentés, dominés et réprimés par un régime-temps en grande partie invisible, dépolitisé, indiscuté, sous-théorisé et inarticulé »<ref>Hartmut Rosa, ''Aliénation et accélération. Vers une théorie critique de la modernité tardive'', La Découverte, 2014 [2010], troisième partie, ch. 10, « Trois variantes d'une critique des conditions temporelles ».</ref>. La pression accélératoire ne se présente plus comme un commandement extérieur mais comme une « donnée naturelle, brute »<ref>''Ibid.''</ref>, ce qui constitue selon Rosa « un totalitarisme de l'accélération »<ref>''Ibid.'', deuxième partie, ch. 9, « L'accélération comme nouvelle forme de totalitarisme ».</ref>. Le mot est délibéré : Rosa entend par là quatre traits qu'un régime accélérateur partage avec un régime totalitaire au sens classique. Il s'impose de manière uniforme à tous les domaines de la vie ; il pénètre la subjectivité elle-même au point d'en modifier les rythmes intérieurs ; il rend difficile son propre questionnement, en se présentant comme une nécessité sans alternative ; et il échappe à la contestation politique, faute d'instances où il pourrait être thématisé. La différence avec les régimes totalitaires anciens tient à ce que celui-ci s'impose sans recourir à aucune coercition manifeste. Anders observe pour sa part une « a-synchronicité chaque jour croissante entre l'homme et le monde qu'il a produit »<ref>Günther Anders, ''L'Obsolescence de l'homme. Sur l'âme à l'époque de la deuxième révolution industrielle'', Éditions de l'Encyclopédie des Nuisances, 2002 [1956], première partie, « Préliminaire au livre ».</ref>, écart qu'il nomme le « décalage prométhéen » et sur lequel nous aurons à revenir.
Ces transformations cosmologique, anthropologique et technique trouvent leur articulation la plus profonde chez Hannah Arendt, dont ''Condition de l'homme moderne'' propose une généalogie qui en éclaire le ressort commun. Là où les analyses précédentes décrivaient des traits, Arendt remonte à leur origine historique et formule un diagnostic d'ensemble : la modernité se caractérise d'abord par l'« aliénation du monde » (''world alienation''), c'est-à-dire la perte du monde commun comme espace partagé d'apparition et d'action<ref>Hannah Arendt, ''Condition de l'homme moderne'', op. cit., ch. VI, « La ''vita activa'' et l'âge moderne ».</ref>. Pour elle, la modernité s'inaugure au XVII{{e}} siècle avec trois événements solidaires : la découverte de l'Amérique et la cartographie du globe, qui contractent l'espace ; la Réforme, qui retire à des populations entières leur ancrage dans la propriété ecclésiale ; et l'invention du télescope, qui produit ce qu'elle appelle la « victoire de l{{'}}''homo faber'' », c'est-à-dire le triomphe d'un point de vue extérieur (le « point d'Archimède ») d'où l'homme contemple sa propre Terre comme s'il n'en faisait pas partie. On reconnaît là, formulée dès 1958, l'intuition que le diagnostic de l'Anthropocène reprendra plus tard. Arendt distingue par ailleurs trois dimensions de l'activité humaine : le ''travail'', qui répond aux nécessités vitales du corps ; l{{'}}''œuvre'', qui produit des objets durables constituant un monde ; et l{{'}}''action'', par laquelle les hommes apparaissent les uns aux autres dans un espace public et engagent l'imprévisibilité du commencement. La condition moderne se reconnaîtrait selon elle à la prédominance progressive du travail sur l'œuvre et de l'œuvre sur l'action, jusqu'à ce qu'elle nomme la « victoire de l{{'}}''animal laborans'' » : une humanité tout entière vouée à la production et à la consommation, dans laquelle le monde durable se dissout en flux d'objets jetables, et dans laquelle l'action politique se trouve marginalisée au profit d'une administration de la vie biologique. L'analyse arendtienne a le mérite d'articuler en un seul mouvement les niveaux anthropologique, technique et politique que les autres diagnostics tendent à séparer ; elle fournira de surcroît, dans la conclusion, le concept qui permettra de penser une issue politique.
C'est cette « victoire de l{{'}}''animal laborans'' » que Zygmunt Bauman retrouve, une génération plus tard, sous les traits de la modernité liquide. Sa métaphore présuppose une distinction historique. Une première modernité, dite solide, s'était attachée à fonder des cadres durables : nation, classe, profession, mariage à vie, militance idéologique. Sa promesse était de remplacer les solidités héritées (féodales, religieuses, communautaires) par des solidités construites (institutions, lois, organisations syndicales, partis de masse, États providence). Une seconde modernité, dite liquide, défait à son tour ces cadres : les emplois deviennent contractuels et mobiles, les couples se forment et se défont selon des logiques de réalisation personnelle, les engagements politiques se réduisent à des votes intermittents, les appartenances territoriales s'effacent au profit de communautés électives et révocables. Bauman définit cette société comme celle « où les conditions dans lesquelles ses membres agissent changent en moins de temps qu'il n'en faut aux modes d'action pour se figer en habitudes et en routines »<ref>Zygmunt Bauman, ''La Vie liquide'', Pluriel, 2013 [2005], introduction.</ref>. Si tout devient ainsi liquide, c'est, dans le prolongement exact de l'analyse arendtienne, parce que le monde durable qui faisait tenir ensemble les générations a cédé devant le cycle sans fin de la production et de la consommation. Cette liquéfaction ouvre des possibles inédits (le sujet peut se redéfinir, changer de carrière, recomposer ses appartenances) mais fragilise les ancrages dont la consistance même de la vie psychique avait besoin pour se constituer.
Cette fluidité contemporaine succède historiquement à ce que Foucault a décrit comme la société disciplinaire, dont la genèse depuis l'âge classique constitue l'autre versant moins visible de la modernité. La thèse foucaldienne suppose une discontinuité historique nette. Sous l'Ancien Régime, le pouvoir s'exerçait selon le modèle de la souveraineté : éclatant, intermittent, spectaculaire, il se manifestait dans le supplice public et le faste cérémoniel, et il prélevait (l'impôt, la corvée, la vie même) plutôt qu'il ne produisait. Le pouvoir disciplinaire qui se met en place du XVI{{e}} au XIX{{e}} siècle inverse ces traits : il est diffus, continu, discret, et il produit des aptitudes plutôt qu'il ne soustrait des biens. Foucault a mis en évidence « tout un ensemble de procédures pour quadriller, contrôler, mesurer, dresser les individus, les rendre à la fois "dociles et utiles" »<ref>Michel Foucault, ''Surveiller et punir. Naissance de la prison'', Gallimard, 1975, présentation de l'éditeur (quatrième de couverture, reprise dans le texte de présentation).</ref>. Cette discipline ne se réduit pas aux institutions pénitentiaires : elle est une « anatomie politique » diffuse à travers l'école, qui apprend à se tenir, à attendre, à répondre à un signal ; à travers l'hôpital, qui ordonne les corps malades selon une grille diagnostique ; à travers l'atelier, qui décompose le geste productif en éléments mesurables ; à travers l'armée, qui codifie la marche, la posture et le maniement des armes. Toutes ces institutions « fabriquent des corps soumis et exercés, des corps "dociles" »<ref>''Ibid.'', troisième partie, « Discipline », ch. 1, « Les corps dociles ».</ref>.
Le Panoptique, dispositif architectural conçu par Bentham et qui fournit à Foucault son modèle théorique, en constitue la forme idéale : « le diagramme d'un mécanisme de pouvoir ramené à sa forme idéale »<ref>''Ibid.'', troisième partie, ch. 3, « Le panoptisme ».</ref>, dont la vertu est d'« induire chez le détenu un état conscient et permanent de visibilité qui assure le fonctionnement automatique du pouvoir »<ref>''Ibid.''</ref>. Le génie du dispositif tient à ce qu'il rend la présence effective du surveillant superflue : il suffit que le détenu se sache susceptible d'être observé pour qu'il modifie son comportement comme s'il l'était. La modernité a ainsi substitué à la souveraineté éclatante un régime du regard intériorisé, où chacun se surveille en se sachant susceptible d'être observé. Le coût en hommes du pouvoir s'en trouve réduit, et son efficacité accrue.
Il faut ajouter, pour ne pas figer Foucault dans sa seule analyse disciplinaire, que ses derniers travaux sur l{{'}}''Histoire de la sexualité'' déplacent cette analyse vers les pratiques de subjectivation, le souci de soi et les techniques de soi héritées de l'Antiquité. Le sujet n'y est plus seulement effet de pouvoir, mais aussi instance d'élaboration éthique, ce qui rapproche Foucault, malgré leurs désaccords, de la lecture que Hadot proposera des exercices spirituels<ref>Michel Foucault, ''L'Usage des plaisirs'' (''Histoire de la sexualité'', t. II) et ''Le Souci de soi'' (''Histoire de la sexualité'', t. III), Gallimard, 1984.</ref>.
Byung-Chul Han, dans une veine plus récente, parle d'une société de la performance où la contrainte n'est plus extérieure, comme dans la société disciplinaire, mais intériorisée : on s'exploite soi-même au nom de la réalisation personnelle. Le passage de l'une à l'autre n'est pas une rupture mais l'approfondissement d'une même tendance. La dynamique d'intériorisation du regard, déjà présente dans le pouvoir disciplinaire, se prolonge dans l'auto-exploitation contemporaine, à ceci près que le maître a disparu et que le sujet contemporain joue à la fois le rôle du surveillant et celui du surveillé. La contrainte n'a pas diminué ; elle a changé d'adresse.
Il faut ajouter à ce tableau la fin des grands récits, diagnostic posé par Jean-François Lyotard dans ''La Condition postmoderne''. Par grand récit, Lyotard entend une narration englobante qui légitime à la fois les savoirs et les institutions, en inscrivant l'expérience locale dans une trajectoire universelle. Trois grands récits avaient structuré la modernité. Celui de la providence chrétienne d'abord, qui orientait l'histoire vers le salut et donnait à chaque épisode son sens dans une économie divine. Celui du progrès des Lumières ensuite, qui voyait dans la rationalisation l'émancipation progressive de l'humanité, du préjugé vers la raison, de la tyrannie vers la liberté, de la pauvreté vers la prospérité. Celui de l'émancipation marxiste enfin, qui annonçait la suppression des classes par le mouvement même des contradictions du capital. La crise des grands récits ne signifie pas que ces narrations aient disparu, mais qu'elles ont perdu leur pouvoir d'orienter et de légitimer. Le moderne se trouve sans cadre temporel partagé pour donner sens à l'enchaînement de ses actions, et les sciences elles-mêmes, qui s'autorisaient implicitement de la promesse émancipatrice, doivent désormais s'autojustifier au coup par coup.
À cette désorientation temporelle s'ajoute la conscience croissante d'une crise écologique qui rend problématique l'idée même d'un progrès indéfini sur lequel la modernité s'était bâtie. C'est ici que l'intuition arendtienne du « point d'Archimède » trouve sa confirmation empirique. Bourg utilise le concept d'Anthropocène pour désigner « une artificialisation de la surface de la Terre » telle que « 83 % de la surface des terres émergées et non glacées sont peu ou prou sous une influence humaine ; et […] jusqu'à 90 % de la photosynthèse sont sous influence anthropique »<ref>Dominique Bourg, ''Une nouvelle Terre'', op. cit., ch. 1.</ref>. Cette pression anthropique, conjointe à l'effondrement de la biodiversité sauvage, rend caduque la séparation entre humanité et nature qui structurait l'imaginaire moderne. L'humanité s'y représentait comme un sujet extérieur, capable de connaître et de transformer une nature objective ; elle se découvre désormais comme un facteur géologique, dont l'action a modifié les grands équilibres planétaires au point d'inscrire sa trace dans la stratigraphie. Le sujet moderne n'est plus en surplomb : il est inclus dans les processus dont il croyait disposer.
Ces diagnostics, presque tous critiques, doivent être tempérés sous peine de tomber dans une déploration unilatérale qui méconnaîtrait les acquis effectifs de la modernité. Steven Pinker, dans ''La Part d'ange en nous'', soutient que la modernité est marquée par un déclin historique de la violence interpersonnelle, mesuré sur la longue durée<ref>Steven Pinker, ''La Part d'ange en nous. Histoire de la violence et de son déclin'', Les Arènes, 2017 [2011]. La thèse a fait l'objet de critiques portant notamment sur le choix des indicateurs, le traitement statistique de la violence pré-moderne et la sous-estimation des violences structurelles ; voir notamment Edward Herman et David Peterson, ''Reality Denial'', et le débat suscité par John Gray dans ''The Guardian'', 2015.</ref>. Hans Rosling, dans ''Factfulness'', a documenté le recul de la mortalité infantile, de l'extrême pauvreté et de l'analphabétisme à l'échelle mondiale depuis 1800<ref>Hans Rosling, ''Factfulness. Ten Reasons We're Wrong About the World, and Why Things Are Better Than You Think'', Sceptre, 2018.</ref>. On ne peut souscrire en bloc à ces lectures, qui restent contestées par leurs choix d'indicateurs et leur tendance à isoler les variables techniques et sanitaires des dynamiques d'extraction et de domination qui les ont rendues possibles. Mais on doit reconnaître que la modernité a accompagné une expansion des droits civils et politiques, une mobilité sociale et géographique sans précédent, un soulagement effectif des souffrances physiques.
Au terme de ce parcours, ce qui caractérise le mieux la condition moderne n'est aucun des traits pris isolément, mais la tension qui les traverse tous. Cette tension se manifeste sous plusieurs visages solidaires. Une liberté inédite, qui permet à chacun de choisir son métier, son conjoint, sa croyance, son orientation sexuelle, se trouve couplée à une désorientation : car cette liberté ne dit pas vers quoi s'orienter, et le sujet privé de cadres porteurs doit produire seul le sens qu'il donne à sa vie. Une puissance technique inégalée, qui met à la disposition de l'humanité des moyens d'agir dont aucune génération antérieure n'a disposé, se trouve couplée à un sentiment d'impuissance face aux processus globaux : la modernité a accumulé des capacités d'action sans accumuler de capacité collective de décision, ce qui produit le paradoxe d'une humanité capable de modifier le climat planétaire mais incapable de s'entendre pour le préserver. Une hyperconnexion, qui rend chacun joignable à tout instant, se trouve couplée à une solitude que les enquêtes sociologiques ne cessent de mesurer : la multiplication des contacts s'accompagne d'un appauvrissement des relations consistantes, comme si la quantité avait progressé au détriment de la profondeur. La condition moderne ne se laisse donc réduire ni à un récit progressiste qui en oublierait les pertes, ni à une déploration nostalgique qui en oublierait les gains. L'homme moderne est moins défini par un trait que par cette ambivalence structurelle. Les sections qui suivent l'examinent dans trois de ses foyers principaux : le désenchantement et le rapport au sens, la technique et le rapport à la puissance, enfin le sujet lui-même et le rapport à soi. L'examen de la technique conduira en outre à une question dérivée mais décisive, celle de la tempérance : la destructivité contemporaine tient-elle à la technique elle-même ou à une démesure humaine plus ancienne qu'elle ne ferait qu'amplifier ? À chaque fois, la même structure se répète : une libération qui porte en elle sa propre servitude.
== II. Le désenchantement : perte ou enrichissement ? ==
Le désenchantement a été présenté plus haut comme le premier trait de la condition moderne ; il faut maintenant en peser la valeur. Car il offre le cas le plus net de cette ambivalence structurelle : aucun phénomène moderne n'a été tour à tour aussi violemment déploré et aussi fermement revendiqué. Trois familles de lectures s'y opposent, qu'on examinera successivement avant d'en proposer une articulation.
=== Une lecture critique de la perte ===
Weber lui-même n'était pas neutre : il évoquait une « nuit polaire d'une obscurité et d'une dureté glaciales » et craignait que la rationalisation n'enferme l'humanité dans une « cage d'acier ». Pour les romantiques allemands, puis pour Heidegger, le désenchantement appauvrit le rapport au monde : la nature, autrefois habitée de présences et peuplée de significations symboliques, devient un simple stock de ressources exploitables.
L'École de Francfort a poussé plus loin cette lecture en montrant que le mouvement même de la rationalité moderne contient sa propre inversion. Adorno et Horkheimer, dans ''La Dialectique de la Raison'', formulent ce diagnostic dans une thèse double : « le mythe lui-même est déjà Raison et la Raison se retourne en mythologie »<ref>Theodor W. Adorno et Max Horkheimer, ''La Dialectique de la Raison. Fragments philosophiques'', Gallimard, 2013 [1944], « Introduction » (p. 19-20 de la trad. fr.).</ref>. La rationalité instrumentale, en se proposant de libérer l'humanité de la peur et de la superstition, finit par produire un nouvel asservissement : « tandis que l'individu disparaît devant l'appareil qu'il sert, il est pris en charge mieux que jamais par cet appareil même »<ref>''Ibid.'', « Introduction ».</ref>. La domination de la nature à laquelle la Raison s'est consacrée se retourne en domination de l'homme par lui-même, car la même opération qui rend la nature calculable transforme aussi le sujet en objet maniable. Comme Adorno et Horkheimer le résument, « en sacrifiant le penser qui, sous sa forme réifiée, en tant que mathématique, machine, organisation, se venge de l'homme qui l'oublie, la Raison a renoncé à s'accomplir »<ref>''Ibid.'', ch. I, « Le concept d'Aufklärung ».</ref>. Cette autodestruction de la Raison ne tient pas à un usage dévoyé : elle est inscrite dans son principe même, dès lors qu'elle réduit la pensée à un calcul de moyens et qu'elle assimile la liberté à l'autoconservation. La barbarie du XX{{e}} siècle ne serait donc pas un accident de la modernité mais une conséquence de sa logique. Plus récemment, Hartmut Rosa propose le concept de « résonance » pour nommer ce qui manque à un monde purement disponible : un rapport au réel qui ne soit ni domination ni indifférence, mais écho réciproque.
Bourg, dans une veine qui rejoint celle de Pierre Hadot, distingue deux conceptions historiques de notre rapport à la nature, qu'il caractérise ainsi : une conception « ''prométhéenne'', associée aux techniques et à la domination », et une conception « ''orphique'', relative à la compréhension de la nature par le poème et les arts ». La première est « nécessairement violente » et « renvoie à la volonté d'arracher à la nature les secrets qu'elle ne livre pas spontanément »<ref>Dominique Bourg, ''Une nouvelle Terre'', op. cit., ch. 6, qui se réfère à Pierre Hadot, ''Le Voile d'Isis. Essai sur l'histoire de l'idée de Nature'', Gallimard, 2004.</ref>. Le désenchantement, dans cette optique, correspond à la victoire historique de la première sur la seconde, et l'enjeu philosophique contemporain serait de réhabiliter l'orphisme comme mode possible de rapport au monde.
=== Une lecture libératrice ===
À cette lecture nostalgique s'oppose celle, héritière des Lumières, qui voit dans le désenchantement une libération. Kant définissait l'Aufklärung comme la sortie de l'humanité hors d'une minorité dont elle était elle-même responsable. Voir dans la maladie un châtiment divin, dans la foudre la colère d'un dieu, dans l'ordre social un décret céleste, ce n'est pas seulement se tromper, c'est se priver des moyens d'agir et accepter des hiérarchies arbitraires. Marcel Gauchet souligne que la sortie de la religion est consubstantielle à l'autonomie démocratique : un peuple qui se gouverne lui-même ne peut tenir ses lois pour reçues d'ailleurs.
=== Six arguments en faveur d'un enrichissement ===
On peut développer plus avant cette lecture positive en montrant comment le désenchantement, loin d'appauvrir le monde, l'enrichit selon plusieurs dimensions.
Le premier argument tient à ce que le désenchantement révèle un monde plus vaste que les mythes ne le concevaient. La cosmologie pré-moderne enfermait l'humanité dans un univers clos, hiérarchisé, fini. Le désenchantement a fait éclater ces parois : 13,8 milliards d'années, des centaines de milliards de galaxies, une évolution biologique qui relie l'humain à la bactérie par une chaîne ininterrompue de quatre milliards d'années. La connaissance scientifique ne tue pas l'émerveillement, elle peut au contraire le rediriger vers un objet qui le résiste mieux : l'effectivité du donné. La formule selon laquelle le monde désenchanté serait « plus riche parce que réel » a sa part de vérité, mais elle est trop rapide : elle suppose que la richesse d'un monde dépend en premier lieu de son degré de réalité objectivable, ce qui n'est pas évident pour les phénoménologies de l'expérience vécue. On dira plus prudemment que la connaissance scientifique élargit l'horizon du donné sans l'épuiser, et qu'elle laisse intacte la question de savoir comment habiter ce donné.
Un deuxième argument est que le désenchantement libère, ou du moins déplace, la responsabilité morale. Tant que le monde était peuplé de signes divins, la souffrance avait un sens, et c'était souvent un sens accablant. Quand la peste cesse d'être colère divine, on cherche le bacille et on invente l'hygiène publique. Quand la pauvreté cesse d'être destin, elle devient injustice. Quand l'esclavage cesse d'être inscrit dans un ordre cosmique, il devient un crime. Cette présentation linéaire mérite cependant d'être nuancée : l'abolition de l'esclavage n'a pas été le seul effet d'une rationalisation moderne, mais le fruit d'une convergence où les luttes des esclaves eux-mêmes (Saint-Domingue, marronnage atlantique, soulèvements caribéens), les traditions religieuses (quakerisme abolitionniste, dissidence évangélique), les contradictions économiques entre formes d'exploitation et certains intérêts impériaux ont joué un rôle au moins aussi déterminant que la philosophie des Lumières. De même, les droits humains modernes ont des sources religieuses identifiables (le ''ius gentium'' médiéval, la théologie de Las Casas, la loi naturelle protestante), ce qui interdit de les rabattre sur un pur effet de désenchantement. Ce que le désenchantement a fait, plutôt qu'il n'a produit ces transformations, c'est rendre disponible un langage de l'imputation humaine qui les a légitimées en retour. Il transfère ainsi à l'humanité la responsabilité du monde, charge lourde mais ennoblissante, sans pour autant en être la cause unique.
Un troisième argument tient à ce que le désenchantement rend possible une éthique de la vérité. Bernard Williams, dans ''Vérité et véracité'', a montré que la modernité repose sur deux vertus jumelles : l'exactitude (refuser les croyances mal fondées) et la sincérité (refuser de dire ce qu'on ne croit pas). Vivre dans le désenchantement, c'est refuser la consolation facile du mensonge, forme moderne du courage par excellence, plus exigeante que les héroïsmes guerriers d'autrefois parce qu'elle s'exerce dans la solitude et sans récompense promise.
Un quatrième argument est que le désenchantement rend plus aisément pensable un pluralisme assumé. Affirmer simplement qu'un monde enchanté serait un monde où les significations sont « partagées de force » serait simplifier la diversité des formes religieuses, mythiques et symboliques, dont certaines (les paganismes locaux, les traditions chamaniques, le polythéisme antique) ont toléré, voire intégré, des formes substantielles de pluralité interne. Il reste que les sociétés à religion d'État ont eu tendance, lorsqu'elles articulaient leurs significations à un appareil politique unifié, à imposer ces significations par la contrainte. Le désenchantement, en retirant à toute révélation le statut de norme publique commune, a contribué à ouvrir l'espace public à une pluralité de visions qu'aucune autorité ne peut plus arbitrer d'en haut. C'est l'une des conditions, parmi d'autres, de la tolérance religieuse, de la liberté de conscience et du fonctionnement démocratique. Kierkegaard avait vu que, dans cette nouvelle configuration, la foi authentique a besoin du désenchantement pour exister comme décision personnelle, et non comme coutume héritée.
Un cinquième argument est que le désenchantement invente un sublime nouveau. La contemplation du ciel étoilé chez Kant, l'émerveillement darwinien devant l'arbre du vivant, l'humilité écologique devant la complexité des écosystèmes, le saisissement devant un théorème mathématique : autant de formes d'expérience profonde qui ne doivent rien au surnaturel. Spinoza appelait cela l{{'}}''amor intellectualis Dei'', un amour du réel qui culmine dans sa compréhension. Le désenchantement n'abolit pas le sacré : il le déplace dans la profondeur même du réel.
Un sixième argument enfin est que le désenchantement humanise le rapport à autrui. Tant que les autres sont vus à travers le prisme de catégories sacrées (le païen, l'hérétique, l'intouchable, le possédé), ils ne sont jamais pleinement humains. Le désenchantement, en retirant aux différences leur statut métaphysique, rend disponible une humanité commune sous les variations culturelles. L'idée des droits humains universels s'en est trouvée renforcée, sans que la modernité désenchantée puisse en revendiquer l'exclusivité, comme on l'a noté plus haut.
=== Une position synthétique ===
Charles Taylor, dans ''L'Âge séculier'', propose une troisième voie qui refuse l'alternative. Le désenchantement n'a pas supprimé la quête de sens mais l'a déplacée : nous vivons dans un cadre « immanent » où la transcendance est devenue une option parmi d'autres, ce qui rend la croyance plus fragile mais aussi plus réfléchie. Dans ''The Ethics of Authenticity'', il formule la même intuition pour les malaises modernes en général. La modernité ne doit être appréciée ni par ses « boosters » (qui en font l'éloge global) ni par ses « knockers » (qui la condamnent en bloc), ni par un compromis qui chercherait simplement « le point idéal de troc entre les avantages et les coûts »<ref>Charles Taylor, ''The Ethics of Authenticity'', Harvard University Press, 1991, ch. II, « The Inarticulate Debate », p. 23. Une traduction française a été publiée sous le titre ''Le Malaise de la modernité'', Cerf, 1994.</ref>. Ce qu'il propose est un « travail de retrieval » (de retrouvaille), par lequel un idéal dégradé peut « nous aider à restaurer notre pratique »<ref>''Ibid.'', p. 23.</ref>. Juger le désenchantement « négatif » ou « positif » suppose un choix préalable : qu'estime-t-on plus important, l'autonomie ou l'appartenance, la maîtrise ou la résonance, la lucidité ou la consolation ? Ce sont des biens réels, et tragiquement, ils sont en partie incompatibles. Cette position, qui refuse à la fois la condamnation et l'éloge au profit d'un travail de discernement, fournira le modèle des analyses suivantes.
== III. La technique : prolongement et menace ==
Le désenchantement est inséparable d'une autre dimension cardinale de la modernité, l'emprise de la technique. Le lien entre les deux n'est pas accidentel : c'est le même geste qui dépouille la nature de ses significations sacrées et qui la livre comme matériau disponible à la transformation. Un monde désenchanté est un monde techniquement manipulable, et la puissance technique est l'envers pratique du désenchantement théorique. Là encore, l'ambivalence est massive et exige d'être analysée dans ses deux versants : la technique sera d'abord considérée comme apport, puis comme menace, avant qu'on examine le paradoxe d'une puissance qui, nous constituant, peut aussi nous défaire.
=== Les apports considérables de la technique ===
Pendant des millénaires, la condition humaine ordinaire a été marquée par la faim chronique, la mortalité infantile autour d'un enfant sur trois, l'espérance de vie autour de trente ans, le travail physique épuisant. La technique, qu'elle soit agricole, médicale, industrielle ou énergétique, a bouleversé ces données. L'anesthésie, les antibiotiques, les vaccins, la chirurgie moderne ont supprimé des souffrances que toutes les sagesses anciennes pouvaient seulement enseigner à supporter. Hans Jonas, pourtant grand critique de la démesure technique, le reconnaissait sans détour : la médecine moderne représente un progrès moral et non seulement matériel.
La technique a également étendu l'expérience humaine du monde. L'imprimerie, le téléphone, l'avion, internet ont multiplié les possibilités de connaissance, de rencontre, de découverte. Le cosmopolitisme concret, le décentrement culturel, la capacité d'imaginer des vies très différentes de la sienne sont des biens moraux et intellectuels que la technique a démocratisés.
Bernard Stiegler, dans le sillage de l'anthropologue André Leroi-Gourhan, a contesté la lecture heideggérienne en montrant que la technique n'est pas extérieure à l'humain : elle le constitue. Il a relu à cette fin le mythe grec de Prométhée et d'Épiméthée pour en tirer une thèse anthropologique. Épiméthée, distribuant les qualités aux espèces vivantes, oublie l'homme, qui se retrouve « tout nu, pas chaussé, dénué de couvertures, désarmé »<ref>Platon, ''Protagoras'', 320d-322a, cité par Bernard Stiegler, ''La Technique et le temps. 1. La faute d'Épiméthée'', Fayard, 2018 [Galilée, 1994], deuxième partie, ch. 1, « Le foie de Prométhée », section 2, « La thanatologie : rien sous la main ».</ref>. Pour réparer cet oubli, Prométhée vole le feu et la ''tekhnè'' aux dieux et en fait don aux hommes. La technique n'est donc pas un attribut surajouté à un humain déjà constitué : elle vient combler un défaut originaire. Stiegler en tire une formule : « l'être de l'homme est (d'être) hors de lui »<ref>Bernard Stiegler, ''La Technique et le temps. 1''. ''La faute d'Épiméthée'', op. cit., deuxième partie, ch. 1, section 3, « Hors de lui ».</ref>. L'homme est l'animal qui s'extériorise dans ses outils, depuis le silex taillé. La parole elle-même est une technique, l'écriture une autre, le calcul mental encore une autre. Reprocher à la technique de nous dénaturer, c'est ne pas voir qu'il n'y a pas d'humain pré-technique à retrouver : « homme et technique sont indissociables »<ref>''Ibid.'', avant-propos à la réédition de 2018.</ref>. Nous nous accomplissons par et dans nos prothèses.
Andrew Feenberg prolonge cette intuition en plaidant pour ce qu'il appelle une « démocratie technique », contre l'idée que la technique serait une essence autonome que l'on subirait passivement. Pour lui, « la technique ne se résume pas à une maîtrise rationnelle de la nature et […] son développement et ses impacts sont intrinsèquement sociaux »<ref>Andrew Feenberg, ''Pour une théorie critique de la technique'', Lux Éditeur, 2014, ch. 1.</ref>. Ce déplacement signifie que la technique peut être autrement codée, que les choix techniques sont toujours déjà des choix politiques, et que la démocratie ne survivra qu'en s'étendant au domaine technique. Comme il l'écrit, « si l'on ne porte pas la démocratie au-delà de ces limites classiques, dans certains domaines technicisés de la vie sociale, sa valeur d'usage continuera à décliner, la participation s'étiolera, et les institutions que nous identifions à une société libre disparaîtront progressivement »<ref>''Ibid.''</ref>.
La technique a aussi élargi l'autonomie individuelle de manière concrète. La contraception, l'électroménager, la mobilité, la communication à distance ont libéré du temps, de l'espace, des contraintes corporelles qui pesaient surtout sur les femmes et les pauvres. La télémédecine, les outils d'accessibilité, les ressources éducatives en ligne ont produit, au sens d'Amartya Sen, des capacités nouvelles. Enfin, la technique permet de réparer ce qu'elle a abîmé : la résolution de la crise écologique, si elle a lieu, passera nécessairement par les énergies renouvelables, les techniques de dépollution, la modélisation climatique. Aucun retour à un état pré-technique n'est concevable pour huit milliards d'êtres humains. Bourg suggère même qu'il existe peut-être une seule technique pleinement « orphique », c'est-à-dire respectueuse du donné naturel : la permaculture, qui « s'inspire de la complémentarité des espèces végétales, et donc du ressort des écosystèmes, pour réaliser des jardins autonomes et nourriciers, ne requérant ni intrants […] ni travail »<ref>Dominique Bourg, ''Une nouvelle Terre'', op. cit., ch. 6.</ref>. Ce n'est pas la technique qui est destructrice, mais une certaine configuration historique de la technique.
=== Le paradoxe constitutif ===
Si la technique nous constitue à ce point, comment expliquer son caractère destructeur ? Le paradoxe est sérieux et exige une réponse en plusieurs strates.
D'abord, la technique a changé d'échelle, non de nature. Günther Anders a forgé pour cette mutation le concept de « décalage prométhéen » (''prometheisches Gefälle'') : « rien ne nous caractérise davantage, nous, les hommes d'aujourd'hui, que notre incapacité à rester spirituellement ''up to date'' par rapport au progrès de notre production »<ref>Günther Anders, ''L'Obsolescence de l'homme'', op. cit., première partie, « Sur la honte prométhéenne », § « Préliminaire au livre ».</ref>. Anders en distingue plusieurs déclinaisons, « entre l'action et la représentation, entre l'acte et le sentiment, entre la science et la conscience, et enfin – surtout – entre l'instrument et le corps de l'homme »<ref>''Ibid.''</ref>. Il en éclaire l'enjeu par cette formule : « nous sommes capables de fabriquer la bombe à hydrogène, mais nous n'arrivons pas à nous figurer les conséquences de ce que nous avons nous-mêmes fabriqué. De la même manière, nos sentiments sont en retard sur nos actes : nous sommes capables de détruire à coups de bombes des centaines de milliers d'hommes, mais nous ne savons ni les pleurer ni nous repentir »<ref>''Ibid.''</ref>. Notre capacité de produire excède notre capacité d'imaginer, de sentir et de décider. Hans Jonas en tirait la nécessité d'une éthique nouvelle : les morales anciennes pensaient un agir dont les effets restaient locaux et contemporains ; il nous faut désormais une éthique qui réponde de conséquences planétaires et trans-générationnelles.
Ensuite, la technique tend à devenir un système qui échappe à ses créateurs. C'est l'intuition centrale de Jacques Ellul, qu'il a développée dans ''La Technique ou l'enjeu du siècle'' puis dans ''Le Système technicien''. Le passage du fait technique au système technique transforme la nature même du phénomène : « tout se passe comme si le système technicien croissait par une force interne, intrinsèque et sans intervention décisive de l'homme »<ref>Jacques Ellul, ''Le Système technicien'', Le Cherche-Midi, 1977, deuxième partie, ch. 1, « L'autoaccroissement ».</ref>. Ce que Ellul nomme l'autoaccroissement n'est pas une métaphore : il désigne le fait que « la technique se définit à elle-même ses propres besoins et y apporte sa propre satisfaction »<ref>''Ibid.''</ref>. Une technique en appelle d'autres pour corriger ses effets, et c'est par ses échecs mêmes qu'elle se reproduit : « toute intervention technique provoque des difficultés ou des problèmes – et seule une réponse technique est utile ou efficace. Ainsi la technique s'alimente elle-même par ses propres échecs »<ref>Jacques Ellul, ''La Technique ou l'enjeu du siècle'', Économica, 2008 [1954], deuxième partie, ch. II, « Caractérologie de la technique », § « L'auto-accroissement ».</ref>. L'automobile individuelle suppose des routes, une industrie pétrolière, un urbanisme dispersé, une diplomatie de l'énergie ; chacune de ces techniques en appelle d'autres pour gérer ses effets, et le système se referme sur lui-même. Ellul en tire une conclusion : « le "Il faut" déterminera l'autoaccroissement »<ref>Jacques Ellul, ''Le Système technicien'', op. cit., deuxième partie, ch. 1, « L'autoaccroissement ».</ref>. La modalité du nécessaire technique se substitue à la modalité du possible humain.
Cette thèse a une conséquence anthropologique : l'homme moderne ne se trouve plus en position de choisir s'il veut tel ou tel développement technique, mais seulement la voie la plus efficace pour intégrer un développement déjà engagé. Ellul observe que « ce projet se situe à l'intérieur du système technicien qui implique cette croissance : tout, dans ce rapport peut être mis en question, tout est repensé : sauf l'évidence de la continuation et de la progression »<ref>''Ibid.''</ref>. Le sujet moderne se découvre intégré à un mouvement qu'il croit conduire mais qui le précède et l'enveloppe. La destruction n'est donc pas un accident de la technique, mais l'effet de son organisation systémique non délibérée.
À ces strates du paradoxe, il faut opposer un contrepoint, sous peine de verser dans le fatalisme. La technique s'inscrit en effet dans des rapports sociaux qui l'orientent, et ne possède pas de destin inscrit dans sa seule essence. Feenberg a soutenu qu'elle est toujours « codée » socialement, et que le « code technique » d'un objet « précise socialement certains paramètres techniques tout à fait terre à terre comme le choix et le traitement des matériaux »<ref>Andrew Feenberg, ''Pour une théorie critique de la technique'', op. cit., ch. 4.</ref>. Cette idée a une portée politique : « les valeurs des acteurs dominants donnent toujours un certain biais aux codes techniques »<ref>''Ibid.''</ref>, et la tâche d'une théorie critique consiste justement à dévoiler ces biais. La déforestation amazonienne n'est pas une fatalité technique, mais le résultat de choix d'acteurs identifiables. L'extraction massive de données personnelles n'est pas inhérente au numérique, mais la conséquence d'un modèle économique. La destructivité n'est donc pas dans la technique en soi, mais dans les rapports de pouvoir qui la configurent, ce qui est moins désespérant que la thèse heideggérienne, parce que cela laisse place à l'action politique.
Les positions d'Ellul et de Feenberg ne sont pas réconciliables sans frais. Ellul soutient que le système technicien possède une dynamique d'autoaccroissement qui rend illusoire toute prétention à le réorienter politiquement de manière substantielle. Feenberg soutient au contraire que la technique reste codée par des choix sociaux contingents et que la démocratie technique est une voie effective. Cette divergence n'est pas un détail : si Ellul a raison, l'enjeu de la condition moderne est moins le contenu des choix techniques que la possibilité de leur soustraire collectivement quelques pans à la logique de l'efficacité. Si Feenberg a raison, l'enjeu est de transformer les coalitions d'acteurs et les codes qui orientent la technique. La position retenue ici est intermédiaire mais asymétrique : Ellul décrit avec justesse la dynamique propre du système technicien tel qu'il s'est constitué, mais Feenberg a raison de soutenir qu'aucune fatalité ne soustrait cette dynamique à l'action politique. Charles Taylor a formulé cette position intermédiaire dans le chapitre IX de ''The Ethics of Authenticity'', titré justement « An Iron Cage ? » : il y refuse explicitement l'image d'une fatalité technologique, en rappelant que « la connexion entre civilisation technologique et [les] normes [atomiste et instrumentale] n'est pas unidirectionnelle. Ce n'est pas seulement que les institutions engendrent la philosophie ; il a fallu aussi que cette perspective ait quelque force dans la société européenne avant que les institutions puissent se développer »<ref>Charles Taylor, ''The Ethics of Authenticity'', op. cit., ch. IX, « An Iron Cage ? », p. 99.</ref>. Taylor ajoute que « la raison instrumentale arrive jusqu'à nous avec son propre arrière-plan moral », notamment l'« affirmation de la vie ordinaire » et la « bienveillance pratique »<ref>''Ibid.'', p. 105.</ref>, et qu'un travail de retrieval de ces sources peut faire advenir un « cadrage différent » de la technique, dans lequel celle-ci serait subordonnée à une éthique du soin (''ethic of caring'') plutôt qu'à un « impératif de domination »<ref>''Ibid.'', p. 106.</ref>. Sa conclusion pratique est que la transformation démocratique des techniques est possible mais coûteuse, et qu'elle suppose des institutions capables de résister à l'évidence de la « continuation et de la progression » dont parle Ellul.
Notre constitution technique est en outre inachevée. Stiegler développe ici un autre argument : si la technique nous constitue, alors nous avons besoin de temps pour intérioriser chaque nouvelle technique, en faire une véritable culture, élaborer les savoirs et les institutions qui permettent de l'habiter humainement. L'écriture a été progressivement intégrée par l'école, la grammaire, la philologie, le droit. Or les techniques contemporaines se succèdent à un rythme qui ne laisse plus le temps à ce travail d'appropriation. Stiegler en propose une formulation théorique : « la technogenèse est structurellement en avance sur la sociogenèse »<ref>Bernard Stiegler, ''La Technique et le temps. 1. La faute d'Épiméthée'', op. cit., avant-propos à la réédition de 2018.</ref>, et l'« ajustement entre évolution technique et tradition sociale connaît toujours des moments de résistance parce que, selon sa portée, le changement technique bouleverse plus ou moins les repères en quoi consiste toute culture »<ref>''Ibid.''</ref>. Nous sommes saturés d'outils que nous n'avons pas eu le temps de transformer en culture. La désorientation que ressent l'homme moderne n'est donc pas une déficience subjective à corriger, mais le symptôme d'un retard structurel : « l'histoire de l'homme est celle de la technique comme processus d'extériorisation où l'évolution technique est dominée par des tendances avec lesquelles les sociétés humaines doivent sans cesse négocier »<ref>''Ibid.''</ref>. Stiegler ajoute que cette désorientation, dans son principe, est elle-même originaire : la technicité comme « défaut d'origine » fait que l'homme n'a jamais eu de lieu propre auquel revenir, et que l'effort d'appropriation culturelle est sa tâche permanente.
Ce contrepoint admis, il reste une dernière strate du paradoxe, la plus profonde, que ni la critique du système ni l'appel à la démocratie technique n'épuisent : l'humain est constitué aussi par sa démesure. Cette réponse, plus tragique, renvoie à la mythologie grecque.{{'}}'' Prométhée donne le feu aux hommes, mais ce don les rend semblables aux dieux et appelle nécessairement le châtiment. L{{'}}''hubris'' n'est pas un accident humain, elle est inscrite dans la condition même d'un être qui se dépasse par ses œuvres. Anders nomme cette expérience la « honte prométhéenne », « la honte qui s'empare de l'homme devant l'humiliante qualité des choses qu'il a lui-même fabriquées »<ref>Günther Anders, ''L'Obsolescence de l'homme'', op. cit., première partie, « Sur la honte prométhéenne ».</ref> : l'homme moderne se découvre inférieur à ses propres productions, et ce renversement caractérise sa condition. Si nous sommes par essence l'animal qui s'augmente techniquement, alors nous sommes aussi par essence l'animal qui risque toujours de se perdre dans cette augmentation.
Ces réponses convergent : la technique n'est pas destructrice malgré le fait qu'elle nous constitue, elle est potentiellement destructrice ''parce qu'elle'' nous constitue, c'est-à-dire parce que nous sommes des êtres dont la puissance excède structurellement la sagesse.
== IV. La tempérance comme racine du problème ==
Cette dernière formulation invite à un déplacement. Et si, plus que la technique, c'était la difficulté à être tempérant qui détruisait l'homme ? Le déplacement n'est pas mince : on passe d'une analyse historico-sociale (le système technique tel qu'il s'est constitué dans la modernité capitaliste) à une hypothèse anthropologique (une disposition humaine à la démesure, dont la modernité ne serait qu'une amplification). Cette substitution doit être maniée avec précaution, car elle peut servir d'alibi dépolitisant : si la cause est anthropologique, alors les structures historiques sont déresponsabilisées. La discussion qui suit aura donc une double tâche : examiner sérieusement l'hypothèse anthropologique pour ce qu'elle apporte (elle interdit de croire qu'un simple changement de système règlerait toutes choses), et la confronter à la critique marxiste qui la renvoie à son origine sociale (l'intempérance contemporaine est moins un trait constant qu'un produit historique du capitalisme). On essaiera, à la fin de la section, d'articuler les deux niveaux plutôt que d'en faire jouer un contre l'autre.
=== L'intempérance comme cause ancienne ===
L'argument est sérieux. Si la technique n'est qu'un amplificateur d'une fragilité humaine plus ancienne, alors la supprimer ne supprimerait pas le problème : il se manifesterait simplement à plus petite échelle. Les sociétés pré-modernes ont connu leurs propres catastrophes par démesure : déforestations massives de la Méditerranée antique, effondrement de l'île de Pâques, guerres d'extermination tribales, sacrifices humains rituels à grande échelle. La technique moderne donne à l{{'}}''hubris'' humaine une portée planétaire, mais elle ne l'a pas inventée.
Cette lecture s'appuie sur les sagesses grecques : la tempérance (''sōphrosynē'') y est tenue pour la vertu cardinale parce que tout le reste en dépend. Aristote en faisait la condition de la vie bonne : la vertu est toujours un juste milieu entre deux excès, et l'art de tenir ce milieu est la difficulté humaine par excellence. Les stoïciens ont prolongé cette idée sous une forme différente : le malheur ne vient pas du monde mais de nos désirs disproportionnés à l'égard du monde, et la tempérance s'inscrit chez eux dans une physique cosmique qui en modifie le sens. On évoque parfois une convergence avec d'autres traditions, bouddhisme, confucianisme, ascèse chrétienne, autour de l'idée que ce qui détruit l'homme est son incapacité à dire « assez ». Cette convergence doit être maniée avec prudence : le bouddhisme inscrit la limitation du désir dans une métaphysique de l'impermanence et du non-soi qui n'a pas d'équivalent grec ; le confucianisme articule la tempérance à un ordre rituel et hiérarchique qui n'est pas celui de l'éthique aristotélicienne ; l'ascèse chrétienne réfère ses renoncements à une eschatologie du salut. Ces traditions partagent moins une thèse commune sur la démesure qu'une famille de pratiques de limitation, dont les justifications, les techniques et les visées sont substantiellement différentes. On retiendra de leur diversité même qu'aucune n'a tenu la démesure pour neutre, et que toutes ont jugé nécessaire de l'encadrer par des disciplines.
Une nuance importante s'impose toutefois : la tempérance ancienne était pensée comme vertu individuelle. Mais dans nos sociétés, l'enjeu s'est déplacé vers une tempérance collective, c'est-à-dire vers la capacité d'institutions politiques à imposer des limites à des dynamiques systémiques (marché, croissance, course aux armements, extraction des ressources) qu'aucun acteur individuel ne contrôle. Un consommateur tempérant en France ne suffit pas à infléchir la trajectoire climatique mondiale ; il faut une institution de la tempérance. Bourg défend un programme d'« autolimitation » et plaide pour une civilisation où nous passerions « d'une civilisation du produire, présumé illimité et infini, à une civilisation du disposer, relative à un monde matériellement plus fini et limité qu'il ne l'a jamais été »<ref>Dominique Bourg, ''Une nouvelle Terre'', op. cit., ch. 6.</ref>. Or c'est cette tempérance institutionnelle qui se révèle difficile à construire.
=== La critique marxiste : un déplacement structurel ===
Un point de vue marxiste introduirait ici un déplacement et critiquerait la formulation que nous venons d'adopter. Pour un marxiste conséquent, parler de « difficulté d'être tempérant » comme cause de la destruction relève d'une mystification idéologique.
L'intempérance n'est pas une donnée anthropologique, mais un produit historique. Quand on dit « l'homme est intempérant », on parle en réalité d'un type d'homme historiquement situé : l'homme du capitalisme, en particulier l'homme bourgeois et désormais l'homme consumériste. Anders, qui n'est pas marxiste au sens strict mais en hérite, prolonge cette analyse : il observe que les marchandises modernes ont littéralement « ''soif'' », et qu'elles « engendrent par leur qualité même une reproduction du besoin »<ref>Günther Anders, ''L'Obsolescence de l'homme'', op. cit., troisième partie, « Sur la bombe et les racines de notre aveuglement face à l'apocalypse », § 21.</ref>. La maxime tacite à laquelle nous serions tous exposés serait selon lui : « ''Apprends à avoir besoin de ce qui t'est offert.'' Car les offres de la marchandise sont les commandements d'aujourd'hui »<ref>''Ibid.''</ref>. Le besoin n'est plus antérieur à l'objet, il en est le produit. Marx, dans les ''Manuscrits de 1844'' et dans ''Le Capital'', avait montré dans une perspective voisine que les sociétés pré-capitalistes étaient souvent organisées autour de la suffisance plutôt que de l'accumulation. Marshall Sahlins, dans ''Âge de pierre, âge d'abondance'', a illustré cette thèse : les chasseurs-cueilleurs travaillaient quelques heures par jour et vivaient dans une abondance paradoxale qui tenait à la limitation volontaire de leurs besoins.
Faire porter le blâme à l'individu, c'est exonérer le système. Voici le cœur de l'objection marxiste. Imputer la catastrophe à une faiblesse morale individuelle invite à un travail sur soi : éducation, sagesse, conversion intérieure. Or c'est le geste idéologique par excellence : naturaliser un problème social. Si le problème est la consommation excessive des individus, alors la solution est qu'ils consomment moins, et non que le mode de production qui ''les pousse'' à consommer soit transformé. Bauman l'a formulé ainsi : « la société de consommation parvient à rendre permanente la non-satisfaction […]. Ce qui commence comme un besoin doit aboutir à une contrainte ou une addiction »<ref>Zygmunt Bauman, ''La Vie liquide'', op. cit., ch. 5, « Consommation et bonheur ».</ref>. Adorno et Horkheimer avaient montré dès les années 1940 le rôle joué par ce qu'ils nomment l'« industrie culturelle » dans la production de cette intempérance massive : elle a pour fonction « de marquer les sens des hommes de leur sortie de l'usine, le soir, jusqu'à leur arrivée à l'horloge de pointage, le lendemain matin, du sceau du travail à la chaîne qu'ils doivent assurer eux-mêmes durant la journée »<ref>Theodor W. Adorno et Max Horkheimer, ''La Dialectique de la Raison'', op. cit., ch. III, « La production industrielle de biens culturels. La culture comme industrie ».</ref>. Le loisir lui-même n'échappe pas à la logique productive : il en est la prolongation. Andreas Malm ou Jason Moore parlent ainsi non pas d'« Anthropocène » (qui imputerait la crise à l'humanité en général) mais de « Capitalocène » : ce n'est pas l'homme qui détruit la planète, c'est un système économique historiquement situé.
La fétichisation de la sobriété peut elle-même devenir une nouvelle ruse du capital. Un marxiste de l'École de Francfort observerait que le discours contemporain sur la sobriété, le minimalisme, la ''slow life'', est lui-même devenu une marchandise. Luc Boltanski et Ève Chiapello, dans ''Le Nouvel Esprit du capitalisme'', ont analysé ce mécanisme à travers le concept de récupération de la critique artiste. Ils distinguent deux formes de critique adressées au capitalisme : la critique sociale (centrée sur l'inégalité et l'exploitation) et la critique artiste (centrée sur l'inauthenticité, l'aliénation et l'absence de liberté). Or, montrent-ils, le néocapitalisme post-1968 s'est développé en intégrant la seconde : « traduits dans les termes de la critique artiste – autonomie, spontanéité, authenticité, autoréalisation, créativité, vie –, de nombreux déplacements ont pu être interprétés, y compris par une partie au moins de ceux qui les mettaient en œuvre, comme le résultat d'une reconnaissance du bien-fondé de la position critique par un capitalisme enfin éclairé »<ref>Luc Boltanski et Ève Chiapello, ''Le Nouvel Esprit du capitalisme'', Gallimard, 2011 [1999], conclusion, « Force de la critique ».</ref>. Le capitalisme contemporain a ainsi développé une « vocation à marchandiser le désir, notamment celui de libération, et par là même à le récupérer et à l'encadrer »<ref>''Ibid.'', troisième partie, ch. VII, « À l'épreuve de la critique artiste », § 2, « Quelle libération ? ».</ref>. La même opération se produit aujourd'hui avec la critique écologique : le greenwashing, le capitalisme « durable », l'éco-luxe sont les formes par lesquelles le système absorbe sa propre contestation. Boltanski et Chiapello décrivent un autre versant de cette mutation : « la mobilité de l'exploiteur a pour contrepartie la flexibilité de l'exploité »<ref>''Ibid.'', troisième partie, ch. VI, « Le renouveau de la critique sociale », § 2, « L'exploitation dans un monde en réseau ».</ref>. Là où la première est choisie, source de pouvoir, la seconde est subie, et constitue « tout le contraire d'une liberté »<ref>''Ibid.''</ref>.
La contradiction interne du capital constitue ainsi la cause structurelle. John Bellamy Foster a remis en évidence dans Marx le concept de « rupture métabolique » (''metabolic rift''). Marx, dans ''Le Capital'', employait le concept de métabolisme (''Stoffwechsel'') pour définir le procès de travail comme « un procès entre l'homme et la nature, un procès par lequel l'homme, à travers ses propres actions, médiatise, régule et contrôle le métabolisme entre lui-même et la nature ». Or « une "rupture irréparable" a émergé dans ce métabolisme comme résultat des rapports capitalistes de production et de la séparation antagonique entre la ville et la campagne »<ref>John Bellamy Foster, ''Marx's Ecology. Materialism and Nature'', Monthly Review Press, 2000, ch. 5 [traduction nôtre].</ref>. La pollution, l'épuisement des sols, la perte de biodiversité ne sont pas des accidents : ce sont les conséquences nécessaires d'un mode de production qui ne peut traiter la nature autrement que comme stock à exploiter.
L'aliénation produit enfin de faux besoins. Marcuse, dans ''L'Homme unidimensionnel'', distingue entre besoins authentiques et faux besoins, ces derniers fabriqués par le système économique pour assurer ses débouchés. Feenberg, qui prolonge cet héritage francfortien, propose une lecture renouvelée de Marcuse insistant sur la nécessité d'une « ''transvaluation des valeurs'' » et d'une « reconstruction de l'appareil technique »<ref>Andrew Feenberg, ''Pour une théorie critique de la technique'', op. cit., ch. 6, citant Marcuse.</ref>. Dans cette optique, parler d'« intempérance » comme d'une caractéristique humaine, c'est confondre l'effet et la cause. L'individu contemporain n'est pas naturellement insatiable : il a été ''rendu'' insatiable par un système qui ne pourrait pas survivre s'il ne l'était pas.
=== Articulation des deux niveaux ===
Faut-il choisir entre ces deux lectures ? Plutôt qu'un partage diplomatique du genre « les Grecs avaient raison, les marxistes aussi », il faut tenter une hiérarchisation plus rigoureuse. La disposition anthropologique à la démesure existe probablement, comme l'attestent les catastrophes écologiques pré-capitalistes (déforestations méditerranéennes, effondrement de Pâques) et les expériences communistes du XX{{e}} siècle (l'URSS, la Chine maoïste furent parmi les pires pollueurs de leur temps). Mais cette disposition à elle seule ne produit pas le type spécifique d'intempérance qui caractérise la condition moderne. Pour qu'apparaisse une intempérance massive, normalisée, structurellement induite et étendue à toute la planète, il faut une configuration historique précise : un système qui transforme l'accumulation en finalité propre, un appareil productif qui transforme tout désir en débouché, une industrie culturelle qui produit les besoins qu'elle prétend satisfaire, et une infrastructure technique qui rend ces dispositions concrètement opératoires.
La hiérarchie qu'on retient ici est donc la suivante : la disposition anthropologique est la matière première, mais c'est la dynamique du capital, articulée au système technique, qui en fait un mode de vie planétaire. Une politique qui se contenterait de soigner la disposition (par l'éducation, la sagesse, la conversion intérieure) sans toucher à la dynamique resterait inefficace. Inversement, une politique qui transformerait la dynamique sans pratiques individuelles de discernement risquerait de reconduire les mêmes schémas sous un autre nom (les « pollueurs socialistes » du XX{{e}} siècle l'ont prouvé). La condition moderne se reconnaît à ceci que la difficulté de la limite, qui était autrefois affaire de morale individuelle, est devenue un problème institutionnel et infrastructurel. Une pensée complète articule donc les deux niveaux ; mais cette articulation n'est pas symétrique : c'est l'étage historique qui sélectionne, organise et amplifie la disposition, non l'inverse. Bourg, Pruvost ou Keucheyan tentent aujourd'hui cette articulation en pensant ensemble la critique du capitalisme et la critique de la modernité technicienne.
== V. Le sujet moderne entre authenticité et aliénation ==
Cette discussion débouche sur une question proprement subjective. Si l'analyse de la section précédente est juste, et si nos désirs sont en partie produits par les structures économiques et techniques qui nous environnent, alors une difficulté se pose à chacun, du point de vue de la première personne : comment l'individu peut-il savoir ce qu'il désire vraiment ? Comment savoir s'il est authentique ou aliéné ? Le problème que la critique marxiste posait au niveau collectif (distinguer les vrais besoins des faux) resurgit ici au niveau du sujet, et il y prend une forme plus vertigineuse encore, car l'instance qui devrait juger est elle-même partie prenante de ce qu'elle devrait juger.
=== Le paradoxe de l'authenticité ===
La question est, au sens strict, sans solution définitive. Pour savoir si je suis aliéné, il faudrait que je puisse comparer mon état présent à un état non aliéné. Or je n'ai jamais accès qu'à ma propre conscience telle qu'elle est constituée ici et maintenant. L'instance même par laquelle je voudrais juger de mon authenticité est elle-même produite par ce dont je voudrais m'extraire. Pierre Bourdieu a prolongé cette intuition avec le concept d{{'}}''habitus'' : nos goûts, nos préférences politiques, nos manières d'être au monde sont l'intériorisation transparente d'une position sociale.
Foucault, dans ses travaux des années 1970, en tire une conclusion plus nette : il n'y a pas d'authenticité préalable, il n'y a que des constructions, et la quête d'un « vrai soi » sous les couches d'aliénation est elle-même une fiction. Le sujet n'est pas une substance préexistante qu'il faudrait libérer, c'est un effet de pouvoir, un produit historique. Cette présentation, qui correspond aux analyses de ''Surveiller et punir'' et de ''La Volonté de savoir'', doit toutefois être nuancée par les inflexions du dernier Foucault. Dans ''L'Usage des plaisirs'' et ''Le Souci de soi'', Foucault revient sur les pratiques antiques de subjectivation et propose ce qu'il appelle une « esthétique de l'existence » dans laquelle le sujet se constitue par un travail réflexif sur soi-même<ref>Michel Foucault, ''L'Usage des plaisirs'' (''Histoire de la sexualité'', t. II), Gallimard, 1984, introduction.</ref>. Le sujet n'y est plus seulement effet de pouvoir, il devient instance d'élaboration éthique. Cette inflexion ne contredit pas la thèse antérieure mais la complète : il n'y a pas de sujet pré-social, mais le sujet socialement constitué peut entreprendre, à travers des techniques de soi, un travail qui le transforme. Cette position est plus proche de Hadot qu'on ne le dit parfois, malgré le différend sur le « dandysme » que nous discuterons plus loin. Charles Taylor, dans ''Les Sources du moi'', a critiqué la première version de la thèse foucaldienne sans pour autant restaurer une notion naïve d'authenticité : pour lui, je ne suis pas authentique en m'isolant de toute influence (ce qui est impossible), mais en m'engageant avec lucidité dans certaines influences plutôt que d'autres, à travers un dialogue avec des « horizons de signification » qui me précèdent.
Eva Illouz a montré comment la quête contemporaine d'authenticité s'est paradoxalement nourrie de la rationalisation des relations affectives par le discours psychologique. Internet en serait la manifestation la plus récente : « il présuppose un moi psychologique capable de s'appréhender lui-même, de se classer, de se quantifier, de se présenter et de se mettre en scène publiquement à travers des textes »<ref>Eva Illouz, ''Les Sentiments du capitalisme'', Seuil, 2006, ch. 4.</ref>. La recherche de soi devient alors une activité qui obéit à des techniques, à des grilles, à des classifications, contredisant l'idée même d'authenticité spontanée à laquelle elle prétend conduire.
Adorno et Horkheimer avaient anticipé ce diagnostic dans leur analyse de la « pseudo-individualité » fabriquée par l'industrie culturelle. Selon eux, ce que la modernité présente comme l'expression la plus singulière de la personne n'est qu'une variation marginale au sein d'une standardisation généralisée : « l'individuel se réduit à la capacité qu'a le général de marquer l'accidentel d'un sceau si fort qu'il sera accepté comme tel »<ref>Theodor W. Adorno et Max Horkheimer, ''La Dialectique de la Raison'', op. cit., ch. III, « La production industrielle de biens culturels », section sur la « pseudo-individualité ».</ref>. Une autre formulation porte directement sur la consistance du moi : « la particularité du moi est un produit breveté déterminé par la société, et que l'on fait passer pour naturel »<ref>''Ibid.''</ref>. Ce qui prétend être l'expression de soi (le geste, l'accent, la signature stylistique) fonctionne en réalité comme l'empreinte digitale sur une carte d'identité : un signe distinctif minimal qui permet d'identifier des unités par ailleurs interchangeables. Cette analyse ne dissout pas la possibilité de l'authenticité, mais elle déplace le seuil à partir duquel on peut prétendre y accéder. Reconnaître que la majeure partie de ce que nous prenons pour notre singularité a été produit pour nous est la condition préalable de tout travail authentique sur soi.
=== L'authenticité comme idéal moral et la position de Taylor ===
Les analyses qui précèdent, de Bourdieu à Adorno, paraissent dissoudre l'authenticité : si le moi est de part en part socialement produit, l'idéal de fidélité à soi semble perdre son objet. Charles Taylor, dans ''The Ethics of Authenticity'', renverse cette conclusion. Loin de réfuter l'idéal, le constat de sa constitution sociale en redéfinit les conditions, et c'est pourquoi Taylor en a proposé l'analyse la plus articulée. Il refuse de partager l'aire entre les célébrants (les ''boosters'', qui voient dans la culture contemporaine de l'épanouissement personnel un progrès sans réserve) et les détracteurs (les ''knockers'', qui n'y voient qu'une dégénérescence narcissique, à la suite de Christopher Lasch ou d'Allan Bloom). Sa thèse centrale est que l'authenticité « est un idéal moral valide » mais qu'elle a été dégradée par les pratiques mêmes qui prétendent l'incarner<ref>Charles Taylor, ''The Ethics of Authenticity'', op. cit., ch. II, « The Inarticulate Debate », p. 22-23.</ref>. Il distingue à cet effet deux orientations qui peuvent paraître se confondre : l'idéal d'« être fidèle à soi-même », d'origine romantique et qui suppose qu'il existe une « manière originale d'être humain » propre à chacun (idée qu'il fait remonter à Herder<ref>''Ibid.'', ch. III, « The Sources of Authenticity », p. 28-29.</ref>), et l'idéal de la « liberté autodéterminée » d'origine rousseauiste et kantienne, qui veut que je décide pour moi-même sans aucune contrainte extérieure. Taylor montre que ces deux idéaux, souvent confondus, peuvent entrer en tension : la liberté autodéterminée poussée à sa limite « ne reconnaît aucune frontière, rien de donné qu'il faille respecter dans l'exercice du choix autodéterminant »<ref>''Ibid.'', ch. VI, « The Slide to Subjectivism », p. 68.</ref>, et conduit à une glissade vers le « subjectivisme mou » (''soft relativism'') qui voit dans le seul fait du choix la valeur ultime.
Cette glissade est selon Taylor « autodestructrice » (''self-defeating'') : « si toutes les options sont également valables parce qu'elles sont librement choisies, c'est le choix lui-même qui confère la valeur ; mais cela revient à nier l'existence d'un horizon préexistant de signification »<ref>''Ibid.'', ch. IV, « Inescapable Horizons », p. 38.</ref>. Or sans un tel horizon, le choix lui-même perd toute portée. « Suis-je un grand philosophe parce que je remanie la table des valeurs ? » écrit-il : « peut-être, mais cela suppose de redéfinir des valeurs concernant des questions importantes, non de redessiner le menu de chez McDonald »<ref>''Ibid.'', p. 40.</ref>. La possibilité même d'une auto-définition significative présuppose donc qu'existent, indépendamment du sujet, des questions qui valent la peine d'être posées.
C'est ici qu'intervient la thèse dialogique, qui est la contribution la plus originale de Taylor à la question. « Nous devenons des agents humains à part entière, capables de nous comprendre nous-mêmes, et donc de définir une identité, à travers notre acquisition de langues humaines riches d'expression »<ref>''Ibid.'', p. 33.</ref>. Or « personne n'acquiert seul les langages nécessaires à l'auto-définition. Nous y sommes introduits par des échanges avec autrui »<ref>''Ibid.''</ref>, ce qu'il appelle, en reprenant George Herbert Mead, des « autres significatifs ». La genèse de l'esprit humain n'est donc pas « monologique » mais « dialogique », et cela ne vaut pas seulement pour la genèse : « nous définissons toujours [notre identité] dans le dialogue avec, parfois dans la lutte contre, les identités que nos autres significatifs veulent reconnaître en nous »<ref>''Ibid.'', p. 33.</ref>. Cette thèse modifie la façon dont on doit poser le problème de l'authenticité. La question n'est pas « comment me déprendre de toute influence pour atteindre un moi pur ? » (entreprise impossible et incohérente), mais « comment articuler les influences qui me constituent à un horizon de signification que je puisse reconnaître comme mien ? ».
Cette articulation a, selon Taylor, des implications éthiques et politiques. Une vie qui prétendrait à l'authenticité en faisant abstraction « des exigences de nos liens avec autrui » ou « des exigences de quelque chose d'autre que les désirs ou aspirations humaines » serait « auto-frustrante »<ref>''Ibid.'', ch. V, « The Need for Recognition », p. 35.</ref>, parce qu'elle « détruirait les conditions de réalisation de l'authenticité elle-même »<ref>''Ibid.''</ref>. L'erreur des doctrines déconstructivistes, écrit-il, est de retenir le moment créatif et antinomique de l'idéal d'authenticité (originalité, opposition aux conventions) en oubliant son moment dialogique et son ouverture aux horizons de signification<ref>''Ibid.'', ch. VI, « The Slide to Subjectivism », p. 66-67.</ref>. Taylor lit ainsi le tournant éthique du dernier Foucault dans le sens d'une demi-récupération : Foucault a vu que le sujet se constitue par un travail sur soi, mais en plaçant ce travail sous le signe de l'« esthétique de l'existence », il aboutit à « une nouvelle forme de dandysme »<ref>''Ibid.'', p. 60.</ref> dans laquelle l'horizon a disparu, diagnostic que Pierre Hadot, dans une perspective différente, formulait au même moment.
L'apport de Taylor au débat contemporain est dès lors double. D'une part, il refuse de céder aux critiques globales du narcissisme moderne, dans la mesure où elles privent les contemporains du seul levier dont ils disposent encore : l'idéal qu'ils prétendent vivre, fût-il dégradé. D'autre part, il refuse l'autocélébration de cette même culture en montrant que ses formes les plus visibles trahissent l'idéal qu'elles invoquent. Ce qu'il propose est ce qu'il appelle un « travail de récupération » (''work of retrieval'') : non pas une restauration du passé, mais une articulation plus rigoureuse de l'idéal lui-même, capable d'en faire reconnaître les exigences propres. Cette position est plus exigeante que le compromis : elle suppose que l'on puisse argumenter rationnellement sur les idéaux moraux et que ces arguments puissent faire une différence, convictions que Taylor revendique explicitement contre les positions subjectivistes et déterministes<ref>''Ibid.'', ch. II, p. 23.</ref>.
=== Quelques critères imparfaits ===
Si l'authenticité est un idéal valide mais dégradé, comme le soutient Taylor, alors la question pratique se précise : à quoi reconnaître, dans une vie concrète, qu'un désir ou une orientation est plus authentique qu'un autre ? Ne pouvant offrir de critère absolu, la philosophie a proposé plusieurs indicateurs partiels. Le critère de la résistance et du coût d'abord : un désir imposé de l'extérieur s'efface généralement quand son entretien devient coûteux ; un désir plus profond résiste. Le critère de la cohérence sur la durée ensuite : les désirs aliénés sont souvent erratiques et suivent les modes ; une orientation authentique présente une certaine constance. Le critère de l'épreuve par l'altérité aussi : la confrontation avec autrui (amis exigeants, traditions philosophiques, œuvres d'art majeures) fonctionne comme un révélateur. Ce critère prolonge la thèse dialogique de Taylor exposée plus haut : si l'identité se constitue dans l'échange avec les « autres significatifs », alors la confrontation à l'altérité n'est pas un test extérieur appliqué à une intériorité supposée close, mais le milieu même où le sujet se forme et peut se reconnaître.
Le critère de l'épaisseur réflexive selon Harry Frankfurt offre une formulation plus articulée. Frankfurt distingue les désirs de premier ordre (vouloir ceci) et les désirs de second ordre (vouloir vouloir ceci) : « people characteristically have second-order desires concerning what first-order desires they want, and they have second-order volitions concerning which first-order desire they want to be their will »<ref>Harry G. Frankfurt, ''The Importance of What We Care About'', Cambridge University Press, 1988, « Identification and Wholeheartedness ».</ref>. La liberté suppose l'accord entre les deux niveaux : le fumeur involontaire qui désire fumer mais voudrait ne pas le désirer est divisé contre lui-même et se trouve dans une situation de passivité par rapport à ses propres impulsions. L'authenticité, dans cette optique, n'est pas un état mais une coïncidence réflexive : « he is not only free to do what he wants to do; he is also free to want what he wants to want »<ref>''Ibid.''</ref>. Frankfurt reconnaît les limites de ce critère : on pourrait objecter qu'il ouvre une régression à l'infini, le désir de second ordre pouvant lui-même être aliéné. La réponse qu'il y apporte est que l'authenticité tient à l'« engagement décisif » du sujet vis-à-vis de l'un de ses désirs, qui « résonne à travers la série potentiellement infinie des ordres supérieurs »<ref>''Ibid.''</ref>.
Le critère de la simplification possible enfin : si je ne peux pas rester seul une heure sans distraction, c'est un indice que mes désirs me possèdent plutôt que je ne les possède. Pascal l'avait formulé : « Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre. »
Aucun de ces critères n'est infaillible. Ensemble, ils dessinent une approximation utilisable : l'authenticité est moins un état qu'un processus, un travail de discernement qui n'a pas de fin mais qui a des degrés. La vraie différence n'est pas entre ceux qui ont trouvé leur vérité et ceux qui ne l'ont pas, mais entre ceux qui prennent au sérieux ce travail et ceux qui n'y pensent jamais.
=== L'injonction d'authenticité comme nouvelle servitude ===
Ces critères supposaient acquis que l'authenticité est un bien et que la difficulté est seulement de l'atteindre. Reste une critique redoutable, qui retourne cette présupposition contre elle-même : et si la quête d'authenticité était elle-même le problème ? La question n'est pas étrangère à Taylor, qui distinguait déjà l'idéal de ses formes dégradées ; mais elle va plus loin ici en visant non plus telle ou telle dérive, mais le ressort même de l'idéal. L'exigence de devenir soi-même, présentée comme libération, peut en effet être analysée comme une nouvelle servitude, peut-être plus subtile et plus épuisante que les précédentes, car elle ne pèse plus sur le sujet du dehors mais s'est logée au cœur de son rapport à lui-même.
Alain Ehrenberg, dans ''La Fatigue d'être soi'', a montré comment l'explosion de la dépression depuis les années 1970 correspond à un changement anthropologique : le passage d'une société de la discipline à une société de la performance de soi. La dépression contemporaine se présente, écrit-il, comme « ''une maladie de la responsabilité'' dans laquelle domine le sentiment d'insuffisance. Le déprimé n'est pas à la hauteur, il est fatigué d'avoir à devenir lui-même »<ref>Alain Ehrenberg, ''La Fatigue d'être soi'', op. cit., prologue.</ref>. Le diagnostic se prolonge ainsi : « hier, les règles sociales commandaient des conformismes de pensée, voire des automatismes de conduite ; aujourd'hui, elles exigent de l'initiative et des aptitudes mentales. L'individu est confronté à une pathologie de l'insuffisance plus qu'à une maladie de la faute, à l'univers du dysfonctionnement plus qu'à celui de la loi : le déprimé est un homme en panne »<ref>''Ibid.''</ref>. Ce déplacement est cruel parce qu'il est sans recours : contre une norme extérieure injuste, on peut se révolter ; contre l'exigence d'être soi-même, comment se révolter ?
Ehrenberg établit aussi un parallèle entre l'historicité des pathologies psychiques et l'évolution de la subjectivité moderne : « si la mélancolie était le propre de l'homme exceptionnel, la dépression est la manifestation de la démocratisation de l'exception »<ref>''Ibid.'', deuxième partie, « La dépression, maladie de la responsabilité ».</ref>. Ce que la modernité aurait démocratisé, ce ne serait pas seulement la liberté politique ou le confort matériel, mais aussi la souffrance psychique de qui doit produire son propre sens, autrefois réservée à quelques figures d'exception.
Byung-Chul Han prolonge cette analyse. Nous sommes passés d'une société de la contrainte (où d'autres nous exploitent) à une société de l'auto-exploitation (où nous nous exploitons nous-mêmes au nom de notre propre liberté). L'injonction « accomplis-toi » ne vient plus d'un patron, d'un curé ou d'un père : elle vient de nous. Burn-out, dépression, déficit d'attention, hyperactivité ont en commun une forme d'épuisement par excès de positivité, non par manque de liberté mais par excès d'options et d'injonctions à se réaliser.
Bauman donne à cette analyse un ancrage matériel, en montrant comment l'identité elle-même est devenue une marchandise : « l'individu aurait pu manifester facilement […] son caractère unique dans une société aux modèles rigides et aux routines monotones, mais il ne peut en être ainsi dans une société qui oblige chacun de ses membres à être unique ; dans un renversement curieux des règles pragmatiques, c'est le fait de suivre la norme généralement respectée qui est désormais censé satisfaire les demandes d'individualité »<ref>Zygmunt Bauman, ''La Vie liquide'', op. cit., ch. 1, « De l'individu chasseur ou chassé ».</ref>. Le slogan publicitaire qu'il cite résume cette aporie : « ''Sois toi-même – choisis Pepsi'' »<ref>''Ibid.''</ref>. Plus largement, ce que produit la société liquide n'est pas seulement une difficulté psychique mais une ontologie nouvelle : la vie liquide « se nourrit de l'insatisfaction du moi par rapport à lui-même »<ref>''Ibid.'', introduction, « De la vie en modernité liquide ».</ref>, et chacun de nous oscille en permanence entre les rôles de consommateur et d'objet de consommation, sans qu'aucune position stable ne soit jamais acquise.
L'injonction à l'authenticité présente en outre une structure logiquement contradictoire, ce que Gregory Bateson appelait un ''double bind''. « Sois spontané ! » est l'exemple-type de l'injonction paradoxale : si je suis spontané parce qu'on me l'ordonne, je ne le suis pas vraiment ; si je ne le suis pas, je désobéis. « Sois authentique » fonctionne de la même manière. L'authenticité, par définition, doit jaillir d'elle-même ; on ne peut pas la produire sur commande, même quand cette commande vient de soi. Ce paradoxe est aigu à l'ère des réseaux sociaux, où l'authenticité doit être ''montrée'', performée, mise en scène. Elle devient un genre stylistique, un format. Plus on s'efforce d'y être soi-même, plus on entre dans des codes collectifs.
Eva Illouz et Dany-Robert Dufour ont enfin montré comment cet idéal s'articule avec la rationalité néolibérale. L'individu est sommé de se penser comme un capital humain qu'il doit valoriser, comme une entreprise dont il est le PDG. Illouz parle de « capitalisme émotionnel », formule qu'elle définit ainsi : « les émotions sont devenues des entités évaluables, examinables, discutables, quantifiables et commercialisables […]. Les émotions ont aussi contribué à créer un moi souffrant, c'est-à-dire une identité organisée et définie par ses manques et ses déficiences psychiques, qui sont réinjectées dans le marché au travers de constantes injonctions au changement et à la réalisation de soi »<ref>Eva Illouz, ''Les Sentiments du capitalisme'', op. cit., ch. 4.</ref>. La fatigue n'est donc pas seulement psychologique, elle est structurelle : l'industrie de la santé mentale, le marché du développement personnel, les laboratoires pharmaceutiques, les plateformes numériques participent d'une même configuration qui transforme la subjectivité elle-même en marchandise.
Boltanski et Chiapello prolongent ce diagnostic d'un cran. Le néocapitalisme n'a pas seulement absorbé la demande d'authenticité ; il a également intériorisé sa critique. L'incorporation par le capitalisme du paradigme du réseau, élaboré dans une histoire autonome de la philosophie continentale, débouche selon eux sur un double mouvement contradictoire : « si le capitalisme a tenté de récupérer (en la marchandisant, comme on l'a vu) la demande d'authenticité qui était sous-jacente à la critique de la société de consommation, il a aussi, sous un autre rapport et de façon relativement indépendante, endogénéisé […] la critique de cette exigence d'authenticité »<ref>Luc Boltanski et Ève Chiapello, ''Le Nouvel Esprit du capitalisme'', op. cit., troisième partie, ch. VII, « À l'épreuve de la critique artiste », § 4, « La neutralisation de la critique de l'inauthenticité et ses effets perturbants ».</ref>. La conséquence en est paradoxale : « mieux vaut en effet, dans l'optique de l'accumulation illimitée, que la question soit supprimée, que les personnes soient convaincues que tout n'est ou ne peut plus être que simulacre, que la "véritable" authenticité est désormais exclue du monde, ou que l'aspiration à l'"authentique" n'était qu'illusion. Elles accepteront plus facilement alors les satisfactions procurées par les biens offerts, qu'ils se présentent ou non comme "authentiques", sans rêver d'un monde qui ne serait pas celui de l'artifice et de la marchandise »<ref>''Ibid.''</ref>. La nouvelle demande d'authenticité, désormais privée d'arrière-plan philosophique solide, doit s'exprimer « dans une distance ironique à elle-même »<ref>''Ibid.''</ref>. Le sujet contemporain se trouve ainsi pris dans une tension sans issue : sommé d'être authentique, mais déjà convaincu qu'aucune authenticité n'est plus possible.
=== Une issue possible : sortir du registre de la performance ===
Si l'injonction d'authenticité débouche sur cette impasse, faut-il abandonner l'idéal lui-même ? Ce serait conclure trop vite. Le diagnostic qui précède ne condamne pas l'authenticité comme telle, mais une certaine manière de la poursuivre, celle qui en fait un projet de production de soi. Reste à chercher une issue qui ne soit ni le renoncement à toute exigence d'authenticité, ni le retour réactionnaire à des normes extérieures imposées. Plusieurs pistes convergent vers une même intuition : déplacer l'authenticité du registre de l'accomplissement vers celui de la relation et de la présence.
Hartmut Rosa, dans ''Aliénation et accélération'', formule un diagnostic et une orientation. Le diagnostic d'abord : ce contre quoi nous sommes aliénés « n'est pas notre être intérieur immuable ou inaltérable, mais notre capacité à nous approprier le monde »<ref>Hartmut Rosa, ''Aliénation et accélération'', op. cit., Conclusion.</ref>. L'aliénation moderne ne consiste pas à s'écarter d'une essence humaine que l'on aurait trahie, mais à se trouver privé du temps nécessaire pour faire des expériences, des actions et des objets quelque chose qui nous appartienne. Rosa la définit au plus court comme « un état dans lequel les sujets poursuivent des buts ou suivent des pratiques que, d'une part, aucun acteur ou facteur externe ne les oblige à suivre […] et que, d'autre part, ils ne désirent ou n'approuvent pas "vraiment" »<ref>''Ibid.'', troisième partie, ch. 13, « La critique éthique 1 : la promesse brisée de la modernité ».</ref>. La phénoménologie qu'il en propose se déploie sur cinq plans solidaires : aliénation par rapport à l'espace (les non-lieux d'Augé, les déménagements perpétuels), aux choses (les objets jetables que l'on ne s'approprie plus), aux actions (« nous faisons "volontairement" ce que nous ne voulons pas vraiment faire »<ref>''Ibid.''</ref>), au temps (l'expérience comprimée du « bref/bref » où la vie liquide ne laisse aucune trace mémorielle), et finalement à soi et aux autres dans une « saturation sociale » qui rend improbable toute relation véritable. Le verdict est sévère : pour le sujet de la modernité tardive, « le monde […] est devenu silencieux, froid, indifférent ou même repoussant »<ref>''Ibid.'', troisième partie, ch. 14, « La critique éthique 2 : l'aliénation revisitée », section e, « L'aliénation par rapport à soi et aux autres ».</ref>. L'orientation que Rosa esquisse n'est donc pas un retrait mais une réouverture : retrouver la possibilité d'une « approche mutuelle "réactive" entre le moi et le monde »<ref>''Ibid.''</ref>, ce qu'il appellera ailleurs résonance. Non plus s'accomplir, mais se laisser toucher, répondre, entrer en correspondance avec ce qui n'est pas soi.
Pierre Hadot, dans son interprétation des philosophies antiques, suggérait que le souci de soi grec n'avait rien de l'auto-réalisation moderne. Il visait à se déprendre de soi, à pratiquer ce qu'il a appelé des « exercices spirituels », c'est-à-dire « une pratique destinée à opérer un changement radical de l'être »<ref>Pierre Hadot, ''Exercices spirituels et philosophie antique'', Albin Michel, 2002 [1981], préface d'Arnold I. Davidson.</ref>, qui engage non seulement la pensée mais aussi « l'imagination, la sensibilité comme la volonté »<ref>''Ibid.''</ref>. Le philosophe antique ne cherchait pas à exposer un système ; il visait une conversion, un « arrachement et rupture par rapport au quotidien, au familier, à l'attitude faussement "naturelle" du sens commun »<ref>''Ibid.'', « La philosophie comme manière de vivre ».</ref>. Cette conversion suppose une attention au présent (''prosochè'') vécu « comme s'il était à la fois le premier et le dernier »<ref>''Ibid.'', « Exercices spirituels ».</ref>. Hadot a marqué sa différence avec Foucault sur ce point, lui reprochant ce qu'il appelait son « dandysme », c'est-à-dire une esthétique de l'existence trop centrée sur le souci de soi. Hadot écrit ainsi : « je crains un peu qu'en centrant trop exclusivement son interprétation sur la culture de soi, sur le souci de soi, sur la conversion vers soi, et, d'une manière générale, en définissant son modèle éthique comme une esthétique de l'existence, M. Foucault ne propose une culture du soi trop purement esthétique, c'est-à-dire […] une nouvelle forme de dandysme »<ref>''Ibid.'', « Réflexions sur la notion de "culture de soi" ».</ref>. À cette esthétique de l'existence, Hadot oppose une « conscience cosmique », c'est-à-dire un effort « pour s'arracher au monde conventionnel de l'humain, trop humain et affronter la vision du monde en tant que monde »<ref>''Ibid.'', « Le sage et le monde ».</ref>. Hadot estimait que ces exercices restaient praticables aujourd'hui : « je crois fermement, naïvement peut-être, à la possibilité, pour l'homme moderne, de vivre, non pas la sagesse […], mais un exercice, toujours fragile, de la sagesse »<ref>''Ibid.'', « Réflexions sur la notion de "culture de soi" ».</ref>. Et plus précisément : « l'homme moderne peut pratiquer les exercices philosophiques de l'Antiquité, tout en les séparant du discours philosophique ou mythique qui les accompagnait »<ref>''Ibid.''</ref>. Il n'est donc pas nécessaire d'adhérer à la cosmologie stoïcienne ou épicurienne pour pratiquer la concentration sur le moment présent ; il suffit de l'éprouver dans son effet propre, qui est de faire « voir l'univers avec des yeux nouveaux »<ref>''Ibid.''</ref>. Cette piste convertit la fatigue contemporaine d'être soi non pas en repli mais en ouverture à ce qui excède le soi.
Bourg formule cette issue dans le registre d'une refondation spirituelle au sens élargi du terme. Il distingue deux fonctions de la spiritualité : une fonction « transcendantale », qui « ouvre une réception particulière du donné, un regard sur la nature », et une fonction d'« accomplissement », qui « ouvre sur des fins ultimes ». Selon lui, la modernité n'a pas tant fait disparaître ces fonctions qu'elle ne les a déformées en un mouvement d'« assomption moderne de l'humanité […] selon laquelle seule l'humanité et ses productions sont dignes d'intérêt »<ref>Dominique Bourg, ''Une nouvelle Terre'', op. cit., ch. 3.</ref>. La sortie de cette impasse passerait par la redécouverte d'« un intérêt pour le donné naturel lui-même », un retour à « notre insurmontable ancrage terrestre », et la reconnaissance d'« une nouvelle modernité […] non plus dualiste mais moniste »<ref>''Ibid.'', ch. 5.</ref>. La fatigue d'être soi pourrait alors trouver son antidote non dans un repli sur soi, mais dans une ré-extériorisation qui ne soit ni domination prométhéenne ni performance anxieuse.
Le point commun de ces propositions est de désactiver la performance. Tant que l'authenticité reste pensée comme accomplissement d'un projet, elle demeure dans le registre épuisant de la production de soi. L'enjeu serait de retrouver une forme de présence à soi et au monde qui ne soit pas constamment évaluée, comparée, mise en scène. La vraie authenticité n'est peut-être pas un projet, mais ce qui apparaît quand on cesse d'en faire un projet, paradoxe que les traditions contemplatives, du taoïsme à Maître Eckhart, avaient pressenti depuis longtemps sous l'idée de non-agir ou de détachement.
== Conclusion : la modernité comme tension à habiter ==
Au terme de ce parcours, plusieurs lignes de force se dégagent. La condition de l'homme moderne n'est définissable par aucun trait isolé, mais par une structure d'ambivalence qui traverse toutes ses dimensions. Le désenchantement libère et appauvrit. La technique nous constitue et nous menace. La difficulté d'être tempérant, qu'on a vue tenir à la fois d'une disposition anthropologique et de la dynamique du capital, fait de notre puissance une menace pour nous-mêmes. L'individualisme émancipe et épuise. L'authenticité s'offre comme idéal et se retourne en injonction. À chaque étage, ce qui se présente comme libération porte en lui les germes d'une nouvelle servitude, et ce qui se présente comme perte recèle des gains réels.
Cette ambivalence n'est pas un défaut conjoncturel qu'il faudrait corriger ; elle est la forme propre de la condition moderne. Elle interdit deux postures symétriquement insuffisantes : la nostalgie réactionnaire qui voudrait revenir à un avant pré-moderne (qui n'a jamais existé tel qu'on le rêve, et qui ne reviendra pas), et le progressisme béat qui croirait que le mouvement de la modernité est intrinsèquement bon (alors qu'il porte des risques existentiels inédits).
Trois exigences semblent dès lors s'imposer à la pensée contemporaine. Une exigence de discernement d'abord : apprendre à distinguer dans chaque mutation moderne ce qui s'enrichit et ce qui s'appauvrit, ce qui libère et ce qui asservit, sans céder à l'enthousiasme global ni à la déploration globale. Une exigence d'institution ensuite : reconnaître que les ressources individuelles, fussent-elles la lucidité, la sagesse ou la tempérance, ne suffisent pas à corriger des dynamiques systémiques, et que l'enjeu central est politique, à savoir inventer les formes collectives qui permettront d'habiter humainement un monde technique. C'est en ce point précis que la pensée arendtienne de l'action retrouve son actualité : si la condition moderne est marquée par la victoire de l{{'}}''animal laborans'' sur l{{'}}''homo politicus'', alors la possibilité même d'instituer politiquement des limites suppose qu'on rouvre, contre le règne de la nécessité productive, l'espace de l'action concertée et de la délibération publique. Comme l'écrit Feenberg dans une formulation qui converge avec cette intuition arendtienne, « la démocratie qui nous est si chère n'a de sens et d'avenir que si elle place au centre de ses préoccupations les enjeux de la technique »<ref>Andrew Feenberg, ''Pour une théorie critique de la technique'', op. cit., préface.</ref>. Une exigence spirituelle enfin, au sens large que Pierre Hadot ou Dominique Bourg donnent à ce terme : retrouver, à l'intérieur même du cadre désenchanté qui est désormais le nôtre, des pratiques de présence, de résonance et de retrait, qui empêcheront le désenchantement de basculer en désolation et l'authenticité de s'épuiser en performance.
Ce qui caractérise en dernière analyse la condition de l'homme moderne, c'est moins un état qu'une tâche : celle d'inventer les formes (institutionnelles, culturelles, intérieures) qui permettront d'assumer une liberté inédite sans s'y dissoudre, une puissance technique inégalée sans en être les instruments, et une exigence d'être soi-même sans en faire un nouveau fardeau. Tâche jamais achevée, et qu'aucune génération ne peut tenir pour acquise, mais qui constitue la forme moderne de ce que les Anciens appelaient la vie philosophique.
== Notes ==
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== Résumé ==
Cet article propose une synthèse philosophique sur la condition de l'homme moderne, comprise non comme un trait définissable mais comme une structure d'ambivalence traversant toutes ses dimensions. À partir des grands diagnostics de la modernité formulés par Weber, Heidegger, Arendt, Bauman, Taylor ou Foucault, il dégage d'abord les traits généraux de la condition moderne, puis examine trois foyers où l'ambivalence se concentre : le désenchantement et le rapport au sens, la technique et le rapport à la puissance, le sujet et le rapport à soi. L'analyse de la technique conduit à une question dérivée, celle de la tempérance et de ses racines anthropologiques ou historiques. L'examen du sujet conduit enfin à la situation contemporaine, prise entre exigence d'authenticité et risque d'aliénation.
La thèse défendue est que la modernité ne se laisse réduire ni à un récit progressiste ni à une déploration nostalgique, mais qu'elle se caractérise par une tension structurelle où chaque libération porte en elle de nouvelles servitudes, et où chaque perte recèle des gains réels. Trois exigences en découlent pour la pensée contemporaine : une exigence de discernement face aux mutations modernes, une exigence d'institution politique des limites, et une exigence spirituelle au sens élargi que lui donnent Hadot ou Bourg. La condition moderne y apparaît finalement moins comme un état que comme une tâche : celle d'inventer les formes culturelles, institutionnelles et intérieures qui permettront d'habiter humainement notre monde technique.
== Introduction ==
Toute tentative de saisir la condition de l'homme moderne se heurte à une difficulté initiale : la modernité est un phénomène irréductiblement plural et contradictoire. Aucun trait isolé n'en épuise la signification, et les penseurs qui ont entrepris de la décrire, de Weber à Bauman, de Heidegger à Taylor, ont moins produit un diagnostic unifié qu'une constellation de descriptions partielles, parfois convergentes, parfois rivales. Cet article ne prétend pas trancher entre elles ; il cartographie les principales lignes de force qui structurent l'expérience moderne, en montrant comment elles s'articulent autour d'une ambivalence fondamentale : ce qui libère menace en même temps, et ce qui constitue l'humain peut aussi le défaire.
Le fil conducteur sera celui des tensions internes à la modernité. Après avoir dégagé les grands traits de la condition moderne, on examinera trois foyers où son ambivalence se concentre, selon un ordre de questions qui se déduisent les unes des autres. Le désenchantement, qui en est peut-être le trait le plus profond, constitue-t-il une perte ou un gain ? La technique, qui en est le moteur principal, est-elle un prolongement de l'humain ou sa trahison, et la destruction qu'elle paraît engendrer tient-elle à elle-même ou à une difficulté humaine plus ancienne, celle d'être tempérant, qu'elle ne ferait qu'amplifier ? Que devient enfin, dans ce monde, le sujet moderne lui-même, sommé d'être authentique mais souvent réduit à une performance épuisante ? À chacune de ces questions, on s'efforcera de montrer que la réponse n'est ni l'éloge ni la condamnation, mais le discernement d'une ambivalence.
Une précision préalable s'impose sur le vocabulaire. ''Modernité'' désignera l'époque ouverte par la révolution scientifique, les Lumières et les révolutions politiques des XVII{{e}} et XVIII{{e}} siècles, telle qu'elle s'est déployée en Europe et a essaimé ensuite. ''Modernité tardive'', à la suite de Giddens et Rosa, désignera la phase postérieure aux années 1970, marquée par l'accélération sociale, la flexibilité du travail et la dissolution des cadres collectifs hérités de la modernité « classique » fordiste. ''Capitalisme'' désigne le mode de production fondé sur l'accumulation et le travail salarié, tandis que ''néolibéralisme'' désigne sa configuration historique post-1980, marquée par la financiarisation, le retrait de l'État social et la généralisation de la concurrence. ''Technique'' renvoie à l'activité d'extériorisation par laquelle l'homme produit des outils ; ''technologie'' désigne, à la suite de Stiegler, la phase historique où la technique s'articule à la science et à l'industrie. ''Système technicien'' est le concept par lequel Ellul désigne l'auto-organisation contemporaine de cet ensemble. Ces distinctions ne sont pas toujours respectées par les auteurs convoqués ; on s'efforcera, lorsque cela importe pour l'argument, d'indiquer dans quel sens un terme est employé.
== I. Les grands traits de la condition moderne ==
La première grande caractéristique de la modernité, telle que Max Weber l'a thématisée, est le désenchantement du monde (''Entzauberung der Welt''). Trois processus solidaires s'y conjuguent. La rationalisation transforme l'agir humain en lui imposant une exigence croissante de calculabilité et de méthode : l'action transmise par la coutume cède la place à une action technique, soumise à la mesure des moyens et des fins. La sécularisation déplace les institutions hors de la tutelle religieuse, le pouvoir politique, l'école, le droit et la médecine devenant des ordres autonomes. L'avènement scientifique, enfin, retire au cosmos sa dimension sacrée en lui substituant une nature sans intentions ni signes. Au terme de cette transformation, l'homme se retrouve face à un univers qu'il maîtrise techniquement mais qui ne lui dit plus rien sur le sens de son existence : il sait comment intervenir, il ne sait plus pourquoi.
La formule par laquelle Weber décrit l'aboutissement de cette rationalisation a fait l'objet d'un contresens persistant. Traduite en français par « cage d'acier » d'après l'anglais ''iron cage'' rendu canonique par Talcott Parsons, elle traduit en réalité l'allemand ''stahlhartes Gehäuse'', dont Peter Baehr a montré qu'il évoque plutôt une « coquille » ou un « habitacle » dur comme l'acier<ref>Peter Baehr, « The "Iron Cage" and the "Shell as Hard as Steel": Parsons, Weber, and the ''Stahlhartes Gehäuse'' Metaphor in ''The Protestant Ethic and the Spirit of Capitalism'' », ''History and Theory'', vol. 40, n° 2, 2001, p. 153-169.</ref>. La nuance n'est pas anodine : ''Gehäuse'' suggère un boîtier qui enveloppe, non une prison qui retient, ce qui modifie le sens de la critique wébérienne. Le moderne n'est pas tant captif d'une cellule qu'enchâssé dans une carapace dont la dureté lui sert aussi d'abri.
Marcel Gauchet a prolongé ce diagnostic en parlant d'une « sortie de la religion », formule qu'il préfère à celle de simple sécularisation. Sortir de la religion, dans son acception forte, ne signifie pas l'abandon des croyances individuelles ou la fermeture des Églises, mais un changement dans la manière dont la société se rapporte à elle-même. Une société religieuse au sens propre est une société qui reçoit son ordre du dehors, qui se conçoit comme l'expression d'un fondement qui la dépasse. Sortir de la religion, c'est passer à une société qui se sait produite par les hommes et qui devient responsable de sa propre forme. L'individu, en parallèle, se trouve seul responsable de la fabrication de ses propres significations. Que ce désenchantement constitue une perte, un gain, ou les deux à la fois est une question redoutable que l'on réserve pour la section suivante ; il suffit ici de le poser comme le premier trait de la condition moderne.
Dominique Bourg observe toutefois que cette sortie a une généalogie plus longue qu'on ne le suppose habituellement : elle remonte à une dynamique de « dé-spiritualisation » qui, antérieure et coextensive à la modernité, traduit moins une rupture qu'un mouvement progressif de repli du sens vers l'intérieur du système social et de ses propres productions. Le « déni de toute valeur propre au donné » nous rabat alors « vers l'intérieur du système, en assignant le donné à un programme de transformation indéfini, à la faveur du développement lui-même indéfini de nos activités »<ref>Dominique Bourg, ''Une nouvelle Terre'', Desclée de Brouwer, 2018, ch. 3.</ref>.
À cette transformation cosmologique s'ajoute une transformation anthropologique : la montée de l'individualisme. Tocqueville, qui en a fait l'un des traits constitutifs des sociétés démocratiques, prenait soin de le distinguer de l'égoïsme. L'égoïsme est « un amour passionné et exagéré de soi-même » qui porte l'homme « à ne rien rapporter qu'à lui seul » ; l'individualisme, lui, est « un sentiment réfléchi et paisible » qui dispose chaque citoyen « à s'isoler de la masse de ses semblables et à se retirer à l'écart avec sa famille et ses amis »<ref>Alexis de Tocqueville, ''De la démocratie en Amérique'', tome II, deuxième partie, ch. 2, « De l'individualisme dans les pays démocratiques », 1840.</ref>. Le premier est un vice ancien, le second une orientation moderne, fille de l'égalité des conditions, qui fragilise les liens sociaux non par méchanceté mais par affaiblissement progressif des appartenances héritées. Charles Taylor, Gilles Lipovetsky ou Alain Ehrenberg ont prolongé ce diagnostic en montrant que l'individu moderne, libéré des cadres traditionnels (religion, classe, famille étendue, métier hérité), gagne une autonomie inédite mais doit aussi porter seul le poids de ses choix.
Taylor, dans ''The Ethics of Authenticity'', propose une cartographie qui recoupe partiellement notre propre découpage. Il identifie « trois malaises de la modernité ». Le premier est l'individualisme lui-même, dont la dérive consiste à « centrer la vie sur le soi » au point de l'aplatir : les horizons s'amenuisent, les engagements se raréfient, la vie se rétrécit et devient « plus pauvre en signification ». Le second est la primauté de la « raison instrumentale », c'est-à-dire de la rationalité qui calcule l'application la plus économique des moyens à des fins données ; le danger est qu'elle déborde son domaine propre et « prenne le pas » sur les fins elles-mêmes, au point que des décisions qui devraient être prises selon d'autres critères (justice, dignité, soin, soutenabilité) finissent par l'être au seul nom de l'efficacité. Le troisième est la perte de liberté politique, qui résulte des deux premiers : à mesure que les citoyens, repliés sur leur sphère privée, se désintéressent de l'autogouvernement, l'État se transforme en un « immense pouvoir tutélaire » au sens de Tocqueville, configurant ce que ce dernier appelait un « despotisme doux »<ref>Charles Taylor, ''The Ethics of Authenticity'', Harvard University Press, 1991, ch. I, « Three Malaises », p. 1-12. Trad. fr. : ''Le Malaise de la modernité'', Cerf, 1994.</ref>. Ces trois malaises ne sont pas indépendants : l'atomisme social produit par l'individualisme et la rationalité instrumentale rend difficile la formation d'un but commun, et cette difficulté décourage à son tour l'engagement civique, ce qui renforce l'atomisme initial. La modernité, à cet égard, fonctionne en boucle.
Ehrenberg, dans une perspective sociologique, a montré comment cet individualisme normatif s'est traduit cliniquement par un déplacement des pathologies psychiques dominantes. Là où la névrose, structurée par la culpabilité, dominait dans une société organisée autour de l'interdit (« il y a des choses qu'on ne fait pas »), la dépression structurée par le sentiment d'insuffisance s'est imposée dans une société organisée autour de l'initiative et de l'accomplissement de soi (« il y a des choses dont on n'est pas capable »). Le pivot est le passage d'une morale du devoir à une éthique de la performance. Ehrenberg formule le tournant : « la responsabilité entière de nos vies se loge non seulement en chacun de nous, mais également dans l'entre-nous collectif »<ref>Alain Ehrenberg, ''La Fatigue d'être soi. Dépression et société'', Odile Jacob, 1998, prologue.</ref>. De là cette « fatigue d'être soi » et la prolifération des troubles dépressifs sur lesquels nous reviendrons.
Une troisième dimension tient à l'emprise de la technique. Heidegger y voyait le trait métaphysique majeur de la modernité, qu'il a thématisé sous le nom de ''Gestell'', traduit en français par « arraisonnement » ou « dispositif ». Le ''Gestell'' n'est pas un ensemble d'objets techniques mais le mode même selon lequel la modernité dévoile l'étant : tout, y compris l'humain, tend à y apparaître comme « fonds disponible » (''Bestand''), c'est-à-dire comme ressource calculable et mobilisable. Une rivière n'est plus un cours d'eau habité de présences mais un potentiel hydroélectrique ; une forêt n'est plus un milieu vivant mais un volume de bois exploitable ; et l'homme lui-même, sous la forme des « ressources humaines », tend à être saisi comme matériau pour les fins de la production. Jacques Ellul, Günther Anders ou plus récemment Hartmut Rosa, avec sa théorie de l'accélération, ont prolongé cette analyse en montrant comment le temps vécu se contracte sous la pression du rendement et de la connectivité permanente.
Rosa distingue trois formes solidaires d'accélération. L'accélération technique d'abord, qui désigne l'augmentation de la vitesse des transports, des transmissions et des processus productifs. L'accélération du changement social ensuite, qui décrit le fait que les structures d'emploi, les configurations familiales, les normes culturelles changent désormais à un rythme intra-générationnel, là où elles changeaient autrefois sur plusieurs générations. L'accélération du rythme de vie enfin, qui nomme le paradoxe selon lequel les gains de productivité, loin de libérer du temps, semblent en raréfier l'expérience subjective. Ces trois accélérations s'auto-entretiennent : la technique permet le changement social, le changement social impose l'apprentissage permanent, et l'apprentissage permanent contracte le temps disponible.
Rosa formule cette emprise temporelle dans des termes qui touchent au cœur de la condition moderne : « les sujets modernes peuvent donc être décrits comme n'étant restreints qu'a minima par des règles et des sanctions éthiques, et par conséquent comme étant "libres", alors qu'ils sont régentés, dominés et réprimés par un régime-temps en grande partie invisible, dépolitisé, indiscuté, sous-théorisé et inarticulé »<ref>Hartmut Rosa, ''Aliénation et accélération. Vers une théorie critique de la modernité tardive'', La Découverte, 2014 [2010], troisième partie, ch. 10, « Trois variantes d'une critique des conditions temporelles ».</ref>. La pression accélératoire ne se présente plus comme un commandement extérieur mais comme une « donnée naturelle, brute »<ref>''Ibid.''</ref>, ce qui constitue selon Rosa « un totalitarisme de l'accélération »<ref>''Ibid.'', deuxième partie, ch. 9, « L'accélération comme nouvelle forme de totalitarisme ».</ref>. Le mot est délibéré : Rosa entend par là quatre traits qu'un régime accélérateur partage avec un régime totalitaire au sens classique. Il s'impose de manière uniforme à tous les domaines de la vie ; il pénètre la subjectivité elle-même au point d'en modifier les rythmes intérieurs ; il rend difficile son propre questionnement, en se présentant comme une nécessité sans alternative ; et il échappe à la contestation politique, faute d'instances où il pourrait être thématisé. La différence avec les régimes totalitaires anciens tient à ce que celui-ci s'impose sans recourir à aucune coercition manifeste. Anders observe pour sa part une « a-synchronicité chaque jour croissante entre l'homme et le monde qu'il a produit »<ref>Günther Anders, ''L'Obsolescence de l'homme. Sur l'âme à l'époque de la deuxième révolution industrielle'', Éditions de l'Encyclopédie des Nuisances, 2002 [1956], première partie, « Préliminaire au livre ».</ref>, écart qu'il nomme le « décalage prométhéen » et sur lequel nous aurons à revenir.
Ces transformations cosmologique, anthropologique et technique trouvent leur articulation la plus profonde chez Hannah Arendt, dont ''Condition de l'homme moderne'' propose une généalogie qui en éclaire le ressort commun. Là où les analyses précédentes décrivaient des traits, Arendt remonte à leur origine historique et formule un diagnostic d'ensemble : la modernité se caractérise d'abord par l'« aliénation du monde » (''world alienation''), c'est-à-dire la perte du monde commun comme espace partagé d'apparition et d'action<ref>Hannah Arendt, ''Condition de l'homme moderne'', op. cit., ch. VI, « La ''vita activa'' et l'âge moderne ».</ref>. Pour elle, la modernité s'inaugure au XVII{{e}} siècle avec trois événements solidaires : la découverte de l'Amérique et la cartographie du globe, qui contractent l'espace ; la Réforme, qui retire à des populations entières leur ancrage dans la propriété ecclésiale ; et l'invention du télescope, qui inaugure ce qu'elle appelle l'« aliénation du monde » en conduisant l'homme à adopter le « point d'Archimède », ce point de vue extérieur d'où il contemple sa propre Terre comme s'il n'en faisait pas partie. On reconnaît là, formulée dès 1958, l'intuition que le diagnostic de l'Anthropocène reprendra plus tard. Arendt distingue par ailleurs trois dimensions de l'activité humaine : le ''travail'', qui répond aux nécessités vitales du corps ; l{{'}}''œuvre'', qui produit des objets durables constituant un monde ; et l{{'}}''action'', par laquelle les hommes apparaissent les uns aux autres dans un espace public et engagent l'imprévisibilité du commencement. La condition moderne se reconnaîtrait selon elle à un double renversement : d'abord la « victoire de l{{'}}''homo faber'' », c'est-à-dire l'élévation de la fabrication et du critère d'utilité au sommet des activités humaines, puis, cette victoire se retournant à son tour, la « victoire de l{{'}}''animal laborans'' », où l'humanité tout entière se voue à la production et à la consommation. Le monde durable se dissout alors en flux d'objets jetables, et l'action politique se trouve marginalisée au profit d'une administration de la vie biologique. L'analyse arendtienne a le mérite d'articuler en un seul mouvement les niveaux anthropologique, technique et politique que les autres diagnostics tendent à séparer ; elle fournira de surcroît, dans la conclusion, le concept qui permettra de penser une issue politique.
C'est cette « victoire de l{{'}}''animal laborans'' » que Zygmunt Bauman retrouve, une génération plus tard, sous les traits de la modernité liquide. Sa métaphore présuppose une distinction historique. Une première modernité, dite solide, s'était attachée à fonder des cadres durables : nation, classe, profession, mariage à vie, militance idéologique. Sa promesse était de remplacer les solidités héritées (féodales, religieuses, communautaires) par des solidités construites (institutions, lois, organisations syndicales, partis de masse, États providence). Une seconde modernité, dite liquide, défait à son tour ces cadres : les emplois deviennent contractuels et mobiles, les couples se forment et se défont selon des logiques de réalisation personnelle, les engagements politiques se réduisent à des votes intermittents, les appartenances territoriales s'effacent au profit de communautés électives et révocables. Bauman définit cette société comme celle « où les conditions dans lesquelles ses membres agissent changent en moins de temps qu'il n'en faut aux modes d'action pour se figer en habitudes et en routines »<ref>Zygmunt Bauman, ''La Vie liquide'', Pluriel, 2013 [2005], introduction.</ref>. Si tout devient ainsi liquide, c'est, dans le prolongement exact de l'analyse arendtienne, parce que le monde durable qui faisait tenir ensemble les générations a cédé devant le cycle sans fin de la production et de la consommation. Cette liquéfaction ouvre des possibles inédits (le sujet peut se redéfinir, changer de carrière, recomposer ses appartenances) mais fragilise les ancrages dont la consistance même de la vie psychique avait besoin pour se constituer.
Cette fluidité contemporaine succède historiquement à ce que Foucault a décrit comme la société disciplinaire, dont la genèse depuis l'âge classique constitue l'autre versant moins visible de la modernité. La thèse foucaldienne suppose une discontinuité historique nette. Sous l'Ancien Régime, le pouvoir s'exerçait selon le modèle de la souveraineté : éclatant, intermittent, spectaculaire, il se manifestait dans le supplice public et le faste cérémoniel, et il prélevait (l'impôt, la corvée, la vie même) plutôt qu'il ne produisait. Le pouvoir disciplinaire qui se met en place du XVI{{e}} au XIX{{e}} siècle inverse ces traits : il est diffus, continu, discret, et il produit des aptitudes plutôt qu'il ne soustrait des biens. Foucault a mis en évidence « tout un ensemble de procédures pour quadriller, contrôler, mesurer, dresser les individus, les rendre à la fois "dociles et utiles" »<ref>Michel Foucault, ''Surveiller et punir. Naissance de la prison'', Gallimard, 1975. La formule « dociles et utiles » traverse la troisième partie, « Discipline ».</ref>. Cette discipline ne se réduit pas aux institutions pénitentiaires : elle est une « anatomie politique » diffuse à travers l'école, qui apprend à se tenir, à attendre, à répondre à un signal ; à travers l'hôpital, qui ordonne les corps malades selon une grille diagnostique ; à travers l'atelier, qui décompose le geste productif en éléments mesurables ; à travers l'armée, qui codifie la marche, la posture et le maniement des armes. Toutes ces institutions « fabriquent des corps soumis et exercés, des corps "dociles" »<ref>''Ibid.'', troisième partie, « Discipline », ch. 1, « Les corps dociles ».</ref>.
Le Panoptique, dispositif architectural conçu par Bentham et qui fournit à Foucault son modèle théorique, en constitue la forme idéale : « le diagramme d'un mécanisme de pouvoir ramené à sa forme idéale »<ref>''Ibid.'', troisième partie, ch. 3, « Le panoptisme ».</ref>, dont la vertu est d'« induire chez le détenu un état conscient et permanent de visibilité qui assure le fonctionnement automatique du pouvoir »<ref>''Ibid.''</ref>. Le génie du dispositif tient à ce qu'il rend la présence effective du surveillant superflue : il suffit que le détenu se sache susceptible d'être observé pour qu'il modifie son comportement comme s'il l'était. La modernité a ainsi substitué à la souveraineté éclatante un régime du regard intériorisé, où chacun se surveille en se sachant susceptible d'être observé. Le coût en hommes du pouvoir s'en trouve réduit, et son efficacité accrue.
Il faut ajouter, pour ne pas figer Foucault dans sa seule analyse disciplinaire, que ses derniers travaux sur l{{'}}''Histoire de la sexualité'' déplacent cette analyse vers les pratiques de subjectivation, le souci de soi et les techniques de soi héritées de l'Antiquité. Le sujet n'y est plus seulement effet de pouvoir, mais aussi instance d'élaboration éthique, ce qui rapproche Foucault, malgré leurs désaccords, de la lecture que Hadot proposera des exercices spirituels<ref>Michel Foucault, ''L'Usage des plaisirs'' (''Histoire de la sexualité'', t. II) et ''Le Souci de soi'' (''Histoire de la sexualité'', t. III), Gallimard, 1984.</ref>.
Byung-Chul Han, dans une veine plus récente, parle d'une société de la performance où la contrainte n'est plus extérieure, comme dans la société disciplinaire, mais intériorisée : on s'exploite soi-même au nom de la réalisation personnelle. Le passage de l'une à l'autre n'est pas une rupture mais l'approfondissement d'une même tendance. La dynamique d'intériorisation du regard, déjà présente dans le pouvoir disciplinaire, se prolonge dans l'auto-exploitation contemporaine, à ceci près que le maître a disparu et que le sujet contemporain joue à la fois le rôle du surveillant et celui du surveillé. La contrainte n'a pas diminué ; elle a changé d'adresse.
Il faut ajouter à ce tableau la fin des grands récits, diagnostic posé par Jean-François Lyotard dans ''La Condition postmoderne''. Par grand récit, Lyotard entend une narration englobante qui légitime à la fois les savoirs et les institutions, en inscrivant l'expérience locale dans une trajectoire universelle. Trois grands récits avaient structuré la modernité. Celui de la providence chrétienne d'abord, qui orientait l'histoire vers le salut et donnait à chaque épisode son sens dans une économie divine. Celui du progrès des Lumières ensuite, qui voyait dans la rationalisation l'émancipation progressive de l'humanité, du préjugé vers la raison, de la tyrannie vers la liberté, de la pauvreté vers la prospérité. Celui de l'émancipation marxiste enfin, qui annonçait la suppression des classes par le mouvement même des contradictions du capital. La crise des grands récits ne signifie pas que ces narrations aient disparu, mais qu'elles ont perdu leur pouvoir d'orienter et de légitimer. Le moderne se trouve sans cadre temporel partagé pour donner sens à l'enchaînement de ses actions, et les sciences elles-mêmes, qui s'autorisaient implicitement de la promesse émancipatrice, doivent désormais s'autojustifier au coup par coup.
À cette désorientation temporelle s'ajoute la conscience croissante d'une crise écologique qui rend problématique l'idée même d'un progrès indéfini sur lequel la modernité s'était bâtie. C'est ici que l'intuition arendtienne du « point d'Archimède » trouve sa confirmation empirique. Bourg utilise le concept d'Anthropocène pour désigner « une artificialisation de la surface de la Terre » telle que « 83 % de la surface des terres émergées et non glacées sont peu ou prou sous une influence humaine ; et […] jusqu'à 90 % de la photosynthèse sont sous influence anthropique »<ref>Dominique Bourg, ''Une nouvelle Terre'', op. cit., ch. 1.</ref>. Cette pression anthropique, conjointe à l'effondrement de la biodiversité sauvage, rend caduque la séparation entre humanité et nature qui structurait l'imaginaire moderne. L'humanité s'y représentait comme un sujet extérieur, capable de connaître et de transformer une nature objective ; elle se découvre désormais comme un facteur géologique, dont l'action a modifié les grands équilibres planétaires au point d'inscrire sa trace dans la stratigraphie. Le sujet moderne n'est plus en surplomb : il est inclus dans les processus dont il croyait disposer.
Ces diagnostics, presque tous critiques, doivent être tempérés sous peine de tomber dans une déploration unilatérale qui méconnaîtrait les acquis effectifs de la modernité. Steven Pinker, dans ''La Part d'ange en nous'', soutient que la modernité est marquée par un déclin historique de la violence interpersonnelle, mesuré sur la longue durée<ref>Steven Pinker, ''La Part d'ange en nous. Histoire de la violence et de son déclin'', Les Arènes, 2017 [2011]. La thèse a fait l'objet de critiques portant notamment sur le choix des indicateurs, le traitement statistique de la violence pré-moderne et la sous-estimation des violences structurelles ; voir notamment Edward Herman et David Peterson, ''Reality Denial'', et le débat suscité par John Gray dans ''The Guardian'', 2015.</ref>. Hans Rosling, dans ''Factfulness'', a documenté le recul de la mortalité infantile, de l'extrême pauvreté et de l'analphabétisme à l'échelle mondiale depuis 1800<ref>Hans Rosling, ''Factfulness. Ten Reasons We're Wrong About the World, and Why Things Are Better Than You Think'', Sceptre, 2018.</ref>. On ne peut souscrire en bloc à ces lectures, qui restent contestées par leurs choix d'indicateurs et leur tendance à isoler les variables techniques et sanitaires des dynamiques d'extraction et de domination qui les ont rendues possibles. Mais on doit reconnaître que la modernité a accompagné une expansion des droits civils et politiques, une mobilité sociale et géographique sans précédent, un soulagement effectif des souffrances physiques.
Au terme de ce parcours, ce qui caractérise le mieux la condition moderne n'est aucun des traits pris isolément, mais la tension qui les traverse tous. Cette tension se manifeste sous plusieurs visages solidaires. Une liberté inédite, qui permet à chacun de choisir son métier, son conjoint, sa croyance, son orientation sexuelle, se trouve couplée à une désorientation : car cette liberté ne dit pas vers quoi s'orienter, et le sujet privé de cadres porteurs doit produire seul le sens qu'il donne à sa vie. Une puissance technique inégalée, qui met à la disposition de l'humanité des moyens d'agir dont aucune génération antérieure n'a disposé, se trouve couplée à un sentiment d'impuissance face aux processus globaux : la modernité a accumulé des capacités d'action sans accumuler de capacité collective de décision, ce qui produit le paradoxe d'une humanité capable de modifier le climat planétaire mais incapable de s'entendre pour le préserver. Une hyperconnexion, qui rend chacun joignable à tout instant, se trouve couplée à une solitude que les enquêtes sociologiques ne cessent de mesurer : la multiplication des contacts s'accompagne d'un appauvrissement des relations consistantes, comme si la quantité avait progressé au détriment de la profondeur. La condition moderne ne se laisse donc réduire ni à un récit progressiste qui en oublierait les pertes, ni à une déploration nostalgique qui en oublierait les gains. L'homme moderne est moins défini par un trait que par cette ambivalence structurelle. Les sections qui suivent l'examinent dans trois de ses foyers principaux : le désenchantement et le rapport au sens, la technique et le rapport à la puissance, enfin le sujet lui-même et le rapport à soi. L'examen de la technique conduira en outre à une question dérivée mais décisive, celle de la tempérance : la destructivité contemporaine tient-elle à la technique elle-même ou à une démesure humaine plus ancienne qu'elle ne ferait qu'amplifier ? À chaque fois, la même structure se répète : une libération qui porte en elle sa propre servitude.
== II. Le désenchantement : perte ou enrichissement ? ==
Le désenchantement a été présenté plus haut comme le premier trait de la condition moderne ; il faut maintenant en peser la valeur. Car il offre le cas le plus net de cette ambivalence structurelle : aucun phénomène moderne n'a été tour à tour aussi violemment déploré et aussi fermement revendiqué. Trois familles de lectures s'y opposent, qu'on examinera successivement avant d'en proposer une articulation.
=== Une lecture critique de la perte ===
Weber lui-même n'était pas neutre : il évoquait une « nuit polaire d'une obscurité et d'une dureté glaciales » et craignait que la rationalisation n'enferme l'humanité dans une « cage d'acier ». Pour les romantiques allemands, puis pour Heidegger, le désenchantement appauvrit le rapport au monde : la nature, autrefois habitée de présences et peuplée de significations symboliques, devient un simple stock de ressources exploitables.
L'École de Francfort a poussé plus loin cette lecture en montrant que le mouvement même de la rationalité moderne contient sa propre inversion. Adorno et Horkheimer, dans ''La Dialectique de la Raison'', formulent ce diagnostic dans une thèse double : « le mythe lui-même est déjà Raison et la Raison se retourne en mythologie »<ref>Theodor W. Adorno et Max Horkheimer, ''La Dialectique de la Raison. Fragments philosophiques'', Gallimard, 2013 [1944], « Introduction » (p. 19-20 de la trad. fr.).</ref>. La rationalité instrumentale, en se proposant de libérer l'humanité de la peur et de la superstition, finit par produire un nouvel asservissement : « tandis que l'individu disparaît devant l'appareil qu'il sert, il est pris en charge mieux que jamais par cet appareil même »<ref>''Ibid.'', « Introduction ».</ref>. La domination de la nature à laquelle la Raison s'est consacrée se retourne en domination de l'homme par lui-même, car la même opération qui rend la nature calculable transforme aussi le sujet en objet maniable. Comme Adorno et Horkheimer le résument, « en sacrifiant le penser qui, sous sa forme réifiée, en tant que mathématique, machine, organisation, se venge de l'homme qui l'oublie, la Raison a renoncé à s'accomplir »<ref>''Ibid.'', ch. I, « Le concept d'Aufklärung ».</ref>. Cette autodestruction de la Raison ne tient pas à un usage dévoyé : elle est inscrite dans son principe même, dès lors qu'elle réduit la pensée à un calcul de moyens et qu'elle assimile la liberté à l'autoconservation. La barbarie du XX{{e}} siècle ne serait donc pas un accident de la modernité mais une conséquence de sa logique. Plus récemment, Hartmut Rosa propose le concept de « résonance » pour nommer ce qui manque à un monde purement disponible : un rapport au réel qui ne soit ni domination ni indifférence, mais écho réciproque.
Bourg, dans une veine qui rejoint celle de Pierre Hadot, distingue deux conceptions historiques de notre rapport à la nature, qu'il caractérise ainsi : une conception « ''prométhéenne'', associée aux techniques et à la domination », et une conception « ''orphique'', relative à la compréhension de la nature par le poème et les arts ». La première est « nécessairement violente » et « renvoie à la volonté d'arracher à la nature les secrets qu'elle ne livre pas spontanément »<ref>Dominique Bourg, ''Une nouvelle Terre'', op. cit., ch. 6, qui se réfère à Pierre Hadot, ''Le Voile d'Isis. Essai sur l'histoire de l'idée de Nature'', Gallimard, 2004.</ref>. Le désenchantement, dans cette optique, correspond à la victoire historique de la première sur la seconde, et l'enjeu philosophique contemporain serait de réhabiliter l'orphisme comme mode possible de rapport au monde.
=== Une lecture libératrice ===
À cette lecture nostalgique s'oppose celle, héritière des Lumières, qui voit dans le désenchantement une libération. Kant définissait l'Aufklärung comme la sortie de l'humanité hors d'une minorité dont elle était elle-même responsable. Voir dans la maladie un châtiment divin, dans la foudre la colère d'un dieu, dans l'ordre social un décret céleste, ce n'est pas seulement se tromper, c'est se priver des moyens d'agir et accepter des hiérarchies arbitraires. Marcel Gauchet souligne que la sortie de la religion est consubstantielle à l'autonomie démocratique : un peuple qui se gouverne lui-même ne peut tenir ses lois pour reçues d'ailleurs.
=== Six arguments en faveur d'un enrichissement ===
On peut développer plus avant cette lecture positive en montrant comment le désenchantement, loin d'appauvrir le monde, l'enrichit selon plusieurs dimensions.
Le premier argument tient à ce que le désenchantement révèle un monde plus vaste que les mythes ne le concevaient. La cosmologie pré-moderne enfermait l'humanité dans un univers clos, hiérarchisé, fini. Le désenchantement a fait éclater ces parois : 13,8 milliards d'années, des centaines de milliards de galaxies, une évolution biologique qui relie l'humain à la bactérie par une chaîne ininterrompue de quatre milliards d'années. La connaissance scientifique ne tue pas l'émerveillement, elle peut au contraire le rediriger vers un objet qui le résiste mieux : l'effectivité du donné. La formule selon laquelle le monde désenchanté serait « plus riche parce que réel » a sa part de vérité, mais elle est trop rapide : elle suppose que la richesse d'un monde dépend en premier lieu de son degré de réalité objectivable, ce qui n'est pas évident pour les phénoménologies de l'expérience vécue. On dira plus prudemment que la connaissance scientifique élargit l'horizon du donné sans l'épuiser, et qu'elle laisse intacte la question de savoir comment habiter ce donné.
Un deuxième argument est que le désenchantement libère, ou du moins déplace, la responsabilité morale. Tant que le monde était peuplé de signes divins, la souffrance avait un sens, et c'était souvent un sens accablant. Quand la peste cesse d'être colère divine, on cherche le bacille et on invente l'hygiène publique. Quand la pauvreté cesse d'être destin, elle devient injustice. Quand l'esclavage cesse d'être inscrit dans un ordre cosmique, il devient un crime. Cette présentation linéaire mérite cependant d'être nuancée : l'abolition de l'esclavage n'a pas été le seul effet d'une rationalisation moderne, mais le fruit d'une convergence où les luttes des esclaves eux-mêmes (Saint-Domingue, marronnage atlantique, soulèvements caribéens), les traditions religieuses (quakerisme abolitionniste, dissidence évangélique), les contradictions économiques entre formes d'exploitation et certains intérêts impériaux ont joué un rôle au moins aussi déterminant que la philosophie des Lumières. De même, les droits humains modernes ont des sources religieuses identifiables (le ''ius gentium'' médiéval, la théologie de Las Casas, la loi naturelle protestante), ce qui interdit de les rabattre sur un pur effet de désenchantement. Ce que le désenchantement a fait, plutôt qu'il n'a produit ces transformations, c'est rendre disponible un langage de l'imputation humaine qui les a légitimées en retour. Il transfère ainsi à l'humanité la responsabilité du monde, charge lourde mais ennoblissante, sans pour autant en être la cause unique.
Un troisième argument tient à ce que le désenchantement rend possible une éthique de la vérité. Bernard Williams, dans ''Vérité et véracité'', a montré que la modernité repose sur deux vertus jumelles : l'exactitude (refuser les croyances mal fondées) et la sincérité (refuser de dire ce qu'on ne croit pas). Vivre dans le désenchantement, c'est refuser la consolation facile du mensonge, forme moderne du courage par excellence, plus exigeante que les héroïsmes guerriers d'autrefois parce qu'elle s'exerce dans la solitude et sans récompense promise.
Un quatrième argument est que le désenchantement rend plus aisément pensable un pluralisme assumé. Affirmer simplement qu'un monde enchanté serait un monde où les significations sont « partagées de force » serait simplifier la diversité des formes religieuses, mythiques et symboliques, dont certaines (les paganismes locaux, les traditions chamaniques, le polythéisme antique) ont toléré, voire intégré, des formes substantielles de pluralité interne. Il reste que les sociétés à religion d'État ont eu tendance, lorsqu'elles articulaient leurs significations à un appareil politique unifié, à imposer ces significations par la contrainte. Le désenchantement, en retirant à toute révélation le statut de norme publique commune, a contribué à ouvrir l'espace public à une pluralité de visions qu'aucune autorité ne peut plus arbitrer d'en haut. C'est l'une des conditions, parmi d'autres, de la tolérance religieuse, de la liberté de conscience et du fonctionnement démocratique. Kierkegaard avait vu que, dans cette nouvelle configuration, la foi authentique a besoin du désenchantement pour exister comme décision personnelle, et non comme coutume héritée.
Un cinquième argument est que le désenchantement invente un sublime nouveau. La contemplation du ciel étoilé chez Kant, l'émerveillement darwinien devant l'arbre du vivant, l'humilité écologique devant la complexité des écosystèmes, le saisissement devant un théorème mathématique : autant de formes d'expérience profonde qui ne doivent rien au surnaturel. Spinoza appelait cela l{{'}}''amor intellectualis Dei'', un amour du réel qui culmine dans sa compréhension. Le désenchantement n'abolit pas le sacré : il le déplace dans la profondeur même du réel.
Un sixième argument enfin est que le désenchantement humanise le rapport à autrui. Tant que les autres sont vus à travers le prisme de catégories sacrées (le païen, l'hérétique, l'intouchable, le possédé), ils ne sont jamais pleinement humains. Le désenchantement, en retirant aux différences leur statut métaphysique, rend disponible une humanité commune sous les variations culturelles. L'idée des droits humains universels s'en est trouvée renforcée, sans que la modernité désenchantée puisse en revendiquer l'exclusivité, comme on l'a noté plus haut.
=== Une position synthétique ===
Charles Taylor, dans ''L'Âge séculier'', propose une troisième voie qui refuse l'alternative. Le désenchantement n'a pas supprimé la quête de sens mais l'a déplacée : nous vivons dans un cadre « immanent » où la transcendance est devenue une option parmi d'autres, ce qui rend la croyance plus fragile mais aussi plus réfléchie. Dans ''The Ethics of Authenticity'', il formule la même intuition pour les malaises modernes en général. La modernité ne doit être appréciée ni par ses « boosters » (qui en font l'éloge global) ni par ses « knockers » (qui la condamnent en bloc), ni par un compromis qui chercherait simplement « le point idéal de troc entre les avantages et les coûts »<ref>Charles Taylor, ''The Ethics of Authenticity'', Harvard University Press, 1991, ch. II, « The Inarticulate Debate », p. 23. Une traduction française a été publiée sous le titre ''Le Malaise de la modernité'', Cerf, 1994.</ref>. Ce qu'il propose est un « travail de retrieval » (de retrouvaille), par lequel un idéal dégradé peut « nous aider à restaurer notre pratique »<ref>''Ibid.'', p. 23.</ref>. Juger le désenchantement « négatif » ou « positif » suppose un choix préalable : qu'estime-t-on plus important, l'autonomie ou l'appartenance, la maîtrise ou la résonance, la lucidité ou la consolation ? Ce sont des biens réels, et tragiquement, ils sont en partie incompatibles. Cette position, qui refuse à la fois la condamnation et l'éloge au profit d'un travail de discernement, fournira le modèle des analyses suivantes.
== III. La technique : prolongement et menace ==
Le désenchantement est inséparable d'une autre dimension cardinale de la modernité, l'emprise de la technique. Le lien entre les deux n'est pas accidentel : c'est le même geste qui dépouille la nature de ses significations sacrées et qui la livre comme matériau disponible à la transformation. Un monde désenchanté est un monde techniquement manipulable, et la puissance technique est l'envers pratique du désenchantement théorique. Là encore, l'ambivalence est massive et exige d'être analysée dans ses deux versants : la technique sera d'abord considérée comme apport, puis comme menace, avant qu'on examine le paradoxe d'une puissance qui, nous constituant, peut aussi nous défaire.
=== Les apports considérables de la technique ===
Pendant des millénaires, la condition humaine ordinaire a été marquée par la faim chronique, la mortalité infantile autour d'un enfant sur trois, l'espérance de vie autour de trente ans, le travail physique épuisant. La technique, qu'elle soit agricole, médicale, industrielle ou énergétique, a bouleversé ces données. L'anesthésie, les antibiotiques, les vaccins, la chirurgie moderne ont supprimé des souffrances que toutes les sagesses anciennes pouvaient seulement enseigner à supporter. Hans Jonas, pourtant grand critique de la démesure technique, le reconnaissait sans détour : la médecine moderne représente un progrès moral et non seulement matériel.
La technique a également étendu l'expérience humaine du monde. L'imprimerie, le téléphone, l'avion, internet ont multiplié les possibilités de connaissance, de rencontre, de découverte. Le cosmopolitisme concret, le décentrement culturel, la capacité d'imaginer des vies très différentes de la sienne sont des biens moraux et intellectuels que la technique a démocratisés.
Bernard Stiegler, dans le sillage de l'anthropologue André Leroi-Gourhan, a contesté la lecture heideggérienne en montrant que la technique n'est pas extérieure à l'humain : elle le constitue. Il a relu à cette fin le mythe grec de Prométhée et d'Épiméthée pour en tirer une thèse anthropologique. Épiméthée, distribuant les qualités aux espèces vivantes, oublie l'homme, qui se retrouve « tout nu, pas chaussé, dénué de couvertures, désarmé »<ref>Platon, ''Protagoras'', 320d-322a, cité par Bernard Stiegler, ''La Technique et le temps. 1. La faute d'Épiméthée'', Fayard, 2018 [Galilée, 1994], deuxième partie, ch. 1, « Le foie de Prométhée », section 2, « La thanatologie : rien sous la main ».</ref>. Pour réparer cet oubli, Prométhée vole le feu et la ''tekhnè'' aux dieux et en fait don aux hommes. La technique n'est donc pas un attribut surajouté à un humain déjà constitué : elle vient combler un défaut originaire. Stiegler en tire une formule : « l'être de l'homme est (d'être) hors de lui »<ref>Bernard Stiegler, ''La Technique et le temps. 1''. ''La faute d'Épiméthée'', op. cit., deuxième partie, ch. 1, section 3, « Hors de lui ».</ref>. L'homme est l'animal qui s'extériorise dans ses outils, depuis le silex taillé. La parole elle-même est une technique, l'écriture une autre, le calcul mental encore une autre. Reprocher à la technique de nous dénaturer, c'est ne pas voir qu'il n'y a pas d'humain pré-technique à retrouver : « homme et technique sont indissociables »<ref>''Ibid.'', avant-propos à la réédition de 2018.</ref>. Nous nous accomplissons par et dans nos prothèses.
Andrew Feenberg prolonge cette intuition en plaidant pour ce qu'il appelle une « démocratie technique », contre l'idée que la technique serait une essence autonome que l'on subirait passivement. Pour lui, « la technique ne se résume pas à une maîtrise rationnelle de la nature et […] son développement et ses impacts sont intrinsèquement sociaux »<ref>Andrew Feenberg, ''Pour une théorie critique de la technique'', Lux Éditeur, 2014, ch. 1.</ref>. Ce déplacement signifie que la technique peut être autrement codée, que les choix techniques sont toujours déjà des choix politiques, et que la démocratie ne survivra qu'en s'étendant au domaine technique. Comme il l'écrit, « si l'on ne porte pas la démocratie au-delà de ces limites classiques, dans certains domaines technicisés de la vie sociale, sa valeur d'usage continuera à décliner, la participation s'étiolera, et les institutions que nous identifions à une société libre disparaîtront progressivement »<ref>''Ibid.''</ref>.
La technique a aussi élargi l'autonomie individuelle de manière concrète. La contraception, l'électroménager, la mobilité, la communication à distance ont libéré du temps, de l'espace, des contraintes corporelles qui pesaient surtout sur les femmes et les pauvres. La télémédecine, les outils d'accessibilité, les ressources éducatives en ligne ont produit, au sens d'Amartya Sen, des capacités nouvelles. Enfin, la technique permet de réparer ce qu'elle a abîmé : la résolution de la crise écologique, si elle a lieu, passera nécessairement par les énergies renouvelables, les techniques de dépollution, la modélisation climatique. Aucun retour à un état pré-technique n'est concevable pour huit milliards d'êtres humains. Bourg suggère même qu'il existe peut-être une seule technique pleinement « orphique », c'est-à-dire respectueuse du donné naturel : la permaculture, qui « s'inspire de la complémentarité des espèces végétales, et donc du ressort des écosystèmes, pour réaliser des jardins autonomes et nourriciers, ne requérant ni intrants […] ni travail »<ref>Dominique Bourg, ''Une nouvelle Terre'', op. cit., ch. 6.</ref>. Ce n'est pas la technique qui est destructrice, mais une certaine configuration historique de la technique.
=== Le paradoxe constitutif ===
Si la technique nous constitue à ce point, comment expliquer son caractère destructeur ? Le paradoxe est sérieux et exige une réponse en plusieurs strates.
D'abord, la technique a changé d'échelle, non de nature. Günther Anders a forgé pour cette mutation le concept de « décalage prométhéen » (''prometheisches Gefälle'') : « rien ne nous caractérise davantage, nous, les hommes d'aujourd'hui, que notre incapacité à rester spirituellement ''up to date'' par rapport au progrès de notre production »<ref>Günther Anders, ''L'Obsolescence de l'homme'', op. cit., première partie, « Sur la honte prométhéenne », § « Préliminaire au livre ».</ref>. Anders en distingue plusieurs déclinaisons, « entre l'action et la représentation, entre l'acte et le sentiment, entre la science et la conscience, et enfin – surtout – entre l'instrument et le corps de l'homme »<ref>''Ibid.''</ref>. Il en éclaire l'enjeu par cette formule : « nous sommes capables de fabriquer la bombe à hydrogène, mais nous n'arrivons pas à nous figurer les conséquences de ce que nous avons nous-mêmes fabriqué. De la même manière, nos sentiments sont en retard sur nos actes : nous sommes capables de détruire à coups de bombes des centaines de milliers d'hommes, mais nous ne savons ni les pleurer ni nous repentir »<ref>''Ibid.''</ref>. Notre capacité de produire excède notre capacité d'imaginer, de sentir et de décider. Hans Jonas en tirait la nécessité d'une éthique nouvelle : les morales anciennes pensaient un agir dont les effets restaient locaux et contemporains ; il nous faut désormais une éthique qui réponde de conséquences planétaires et trans-générationnelles.
Ensuite, la technique tend à devenir un système qui échappe à ses créateurs. C'est l'intuition centrale de Jacques Ellul, qu'il a développée dans ''La Technique ou l'enjeu du siècle'' puis dans ''Le Système technicien''. Le passage du fait technique au système technique transforme la nature même du phénomène : « tout se passe comme si le système technicien croissait par une force interne, intrinsèque et sans intervention décisive de l'homme »<ref>Jacques Ellul, ''Le Système technicien'', Le Cherche-Midi, 1977, deuxième partie, ch. 1, « L'autoaccroissement ».</ref>. Ce que Ellul nomme l'autoaccroissement n'est pas une métaphore : il désigne le fait que « la technique se définit à elle-même ses propres besoins et y apporte sa propre satisfaction »<ref>''Ibid.''</ref>. Une technique en appelle d'autres pour corriger ses effets, et c'est par ses échecs mêmes qu'elle se reproduit : « toute intervention technique provoque des difficultés ou des problèmes – et seule une réponse technique est utile ou efficace. Ainsi la technique s'alimente elle-même par ses propres échecs »<ref>Jacques Ellul, ''La Technique ou l'enjeu du siècle'', Économica, 2008 [1954], deuxième partie, ch. II, « Caractérologie de la technique », § « L'auto-accroissement ».</ref>. L'automobile individuelle suppose des routes, une industrie pétrolière, un urbanisme dispersé, une diplomatie de l'énergie ; chacune de ces techniques en appelle d'autres pour gérer ses effets, et le système se referme sur lui-même. Ellul en tire une conclusion : « le "Il faut" déterminera l'autoaccroissement »<ref>Jacques Ellul, ''Le Système technicien'', op. cit., deuxième partie, ch. 1, « L'autoaccroissement ».</ref>. La modalité du nécessaire technique se substitue à la modalité du possible humain.
Cette thèse a une conséquence anthropologique : l'homme moderne ne se trouve plus en position de choisir s'il veut tel ou tel développement technique, mais seulement la voie la plus efficace pour intégrer un développement déjà engagé. Ellul observe que « ce projet se situe à l'intérieur du système technicien qui implique cette croissance : tout, dans ce rapport peut être mis en question, tout est repensé : sauf l'évidence de la continuation et de la progression »<ref>''Ibid.''</ref>. Le sujet moderne se découvre intégré à un mouvement qu'il croit conduire mais qui le précède et l'enveloppe. La destruction n'est donc pas un accident de la technique, mais l'effet de son organisation systémique non délibérée.
À ces strates du paradoxe, il faut opposer un contrepoint, sous peine de verser dans le fatalisme. La technique s'inscrit en effet dans des rapports sociaux qui l'orientent, et ne possède pas de destin inscrit dans sa seule essence. Feenberg a soutenu qu'elle est toujours « codée » socialement, et que le « code technique » d'un objet « précise socialement certains paramètres techniques tout à fait terre à terre comme le choix et le traitement des matériaux »<ref>Andrew Feenberg, ''Pour une théorie critique de la technique'', op. cit., ch. 4.</ref>. Cette idée a une portée politique : « les valeurs des acteurs dominants donnent toujours un certain biais aux codes techniques »<ref>''Ibid.''</ref>, et la tâche d'une théorie critique consiste justement à dévoiler ces biais. La déforestation amazonienne n'est pas une fatalité technique, mais le résultat de choix d'acteurs identifiables. L'extraction massive de données personnelles n'est pas inhérente au numérique, mais la conséquence d'un modèle économique. La destructivité n'est donc pas dans la technique en soi, mais dans les rapports de pouvoir qui la configurent, ce qui est moins désespérant que la thèse heideggérienne, parce que cela laisse place à l'action politique.
Les positions d'Ellul et de Feenberg ne sont pas réconciliables sans frais. Ellul soutient que le système technicien possède une dynamique d'autoaccroissement qui rend illusoire toute prétention à le réorienter politiquement de manière substantielle. Feenberg soutient au contraire que la technique reste codée par des choix sociaux contingents et que la démocratie technique est une voie effective. Cette divergence n'est pas un détail : si Ellul a raison, l'enjeu de la condition moderne est moins le contenu des choix techniques que la possibilité de leur soustraire collectivement quelques pans à la logique de l'efficacité. Si Feenberg a raison, l'enjeu est de transformer les coalitions d'acteurs et les codes qui orientent la technique. La position retenue ici est intermédiaire mais asymétrique : Ellul décrit avec justesse la dynamique propre du système technicien tel qu'il s'est constitué, mais Feenberg a raison de soutenir qu'aucune fatalité ne soustrait cette dynamique à l'action politique. Charles Taylor a formulé cette position intermédiaire dans le chapitre IX de ''The Ethics of Authenticity'', titré justement « An Iron Cage ? » : il y refuse explicitement l'image d'une fatalité technologique, en rappelant que « la connexion entre civilisation technologique et [les] normes [atomiste et instrumentale] n'est pas unidirectionnelle. Ce n'est pas seulement que les institutions engendrent la philosophie ; il a fallu aussi que cette perspective ait quelque force dans la société européenne avant que les institutions puissent se développer »<ref>Charles Taylor, ''The Ethics of Authenticity'', op. cit., ch. IX, « An Iron Cage ? », p. 99.</ref>. Taylor ajoute que « la raison instrumentale arrive jusqu'à nous avec son propre arrière-plan moral », notamment l'« affirmation de la vie ordinaire » et la « bienveillance pratique »<ref>''Ibid.'', p. 105.</ref>, et qu'un travail de retrieval de ces sources peut faire advenir un « cadrage différent » de la technique, dans lequel celle-ci serait subordonnée à une éthique du soin (''ethic of caring'') plutôt qu'à un « impératif de domination »<ref>''Ibid.'', p. 106.</ref>. Sa conclusion pratique est que la transformation démocratique des techniques est possible mais coûteuse, et qu'elle suppose des institutions capables de résister à l'évidence de la « continuation et de la progression » dont parle Ellul.
Notre constitution technique est en outre inachevée. Stiegler développe ici un autre argument : si la technique nous constitue, alors nous avons besoin de temps pour intérioriser chaque nouvelle technique, en faire une véritable culture, élaborer les savoirs et les institutions qui permettent de l'habiter humainement. L'écriture a été progressivement intégrée par l'école, la grammaire, la philologie, le droit. Or les techniques contemporaines se succèdent à un rythme qui ne laisse plus le temps à ce travail d'appropriation. Stiegler en propose une formulation théorique : « la technogenèse est structurellement en avance sur la sociogenèse »<ref>Bernard Stiegler, ''La Technique et le temps. 1. La faute d'Épiméthée'', op. cit., avant-propos à la réédition de 2018.</ref>, et l'« ajustement entre évolution technique et tradition sociale connaît toujours des moments de résistance parce que, selon sa portée, le changement technique bouleverse plus ou moins les repères en quoi consiste toute culture »<ref>''Ibid.''</ref>. Nous sommes saturés d'outils que nous n'avons pas eu le temps de transformer en culture. La désorientation que ressent l'homme moderne n'est donc pas une déficience subjective à corriger, mais le symptôme d'un retard structurel : « l'histoire de l'homme est celle de la technique comme processus d'extériorisation où l'évolution technique est dominée par des tendances avec lesquelles les sociétés humaines doivent sans cesse négocier »<ref>''Ibid.''</ref>. Stiegler ajoute que cette désorientation, dans son principe, est elle-même originaire : la technicité comme « défaut d'origine » fait que l'homme n'a jamais eu de lieu propre auquel revenir, et que l'effort d'appropriation culturelle est sa tâche permanente.
Ce contrepoint admis, il reste une dernière strate du paradoxe, la plus profonde, que ni la critique du système ni l'appel à la démocratie technique n'épuisent : l'humain est constitué aussi par sa démesure. Cette réponse, plus tragique, renvoie à la mythologie grecque. Prométhée donne le feu aux hommes, mais ce don les rend semblables aux dieux et appelle nécessairement le châtiment. L{{'}}''hubris'' n'est pas un accident humain, elle est inscrite dans la condition même d'un être qui se dépasse par ses œuvres. Anders nomme cette expérience la « honte prométhéenne », « la honte qui s'empare de l'homme devant l'humiliante qualité des choses qu'il a lui-même fabriquées »<ref>Günther Anders, ''L'Obsolescence de l'homme'', op. cit., première partie, « Sur la honte prométhéenne ».</ref> : l'homme moderne se découvre inférieur à ses propres productions, et ce renversement caractérise sa condition. Si nous sommes par essence l'animal qui s'augmente techniquement, alors nous sommes aussi par essence l'animal qui risque toujours de se perdre dans cette augmentation.
Ces réponses convergent : la technique n'est pas destructrice malgré le fait qu'elle nous constitue, elle est potentiellement destructrice ''parce qu'elle'' nous constitue, c'est-à-dire parce que nous sommes des êtres dont la puissance excède structurellement la sagesse.
== IV. La tempérance comme racine du problème ==
Cette dernière formulation invite à un déplacement. Et si, plus que la technique, c'était la difficulté à être tempérant qui détruisait l'homme ? Le déplacement n'est pas mince : on passe d'une analyse historico-sociale (le système technique tel qu'il s'est constitué dans la modernité capitaliste) à une hypothèse anthropologique (une disposition humaine à la démesure, dont la modernité ne serait qu'une amplification). Cette substitution doit être maniée avec précaution, car elle peut servir d'alibi dépolitisant : si la cause est anthropologique, alors les structures historiques sont déresponsabilisées. La discussion qui suit aura donc une double tâche : examiner sérieusement l'hypothèse anthropologique pour ce qu'elle apporte (elle interdit de croire qu'un simple changement de système règlerait toutes choses), et la confronter à la critique marxiste qui la renvoie à son origine sociale (l'intempérance contemporaine est moins un trait constant qu'un produit historique du capitalisme). On essaiera, à la fin de la section, d'articuler les deux niveaux plutôt que d'en faire jouer un contre l'autre.
=== L'intempérance comme cause ancienne ===
L'argument est sérieux. Si la technique n'est qu'un amplificateur d'une fragilité humaine plus ancienne, alors la supprimer ne supprimerait pas le problème : il se manifesterait simplement à plus petite échelle. Les sociétés pré-modernes ont connu leurs propres catastrophes par démesure : déforestations massives de la Méditerranée antique, effondrement de l'île de Pâques, guerres d'extermination tribales, sacrifices humains rituels à grande échelle. La technique moderne donne à l{{'}}''hubris'' humaine une portée planétaire, mais elle ne l'a pas inventée.
Cette lecture s'appuie sur les sagesses grecques : la tempérance (''sōphrosynē'') y est tenue pour la vertu cardinale parce que tout le reste en dépend. Aristote en faisait la condition de la vie bonne : la vertu est toujours un juste milieu entre deux excès, et l'art de tenir ce milieu est la difficulté humaine par excellence. Les stoïciens ont prolongé cette idée sous une forme différente : le malheur ne vient pas du monde mais de nos désirs disproportionnés à l'égard du monde, et la tempérance s'inscrit chez eux dans une physique cosmique qui en modifie le sens. On évoque parfois une convergence avec d'autres traditions, bouddhisme, confucianisme, ascèse chrétienne, autour de l'idée que ce qui détruit l'homme est son incapacité à dire « assez ». Cette convergence doit être maniée avec prudence : le bouddhisme inscrit la limitation du désir dans une métaphysique de l'impermanence et du non-soi qui n'a pas d'équivalent grec ; le confucianisme articule la tempérance à un ordre rituel et hiérarchique qui n'est pas celui de l'éthique aristotélicienne ; l'ascèse chrétienne réfère ses renoncements à une eschatologie du salut. Ces traditions partagent moins une thèse commune sur la démesure qu'une famille de pratiques de limitation, dont les justifications, les techniques et les visées sont substantiellement différentes. On retiendra de leur diversité même qu'aucune n'a tenu la démesure pour neutre, et que toutes ont jugé nécessaire de l'encadrer par des disciplines.
Une nuance importante s'impose toutefois : la tempérance ancienne était pensée comme vertu individuelle. Mais dans nos sociétés, l'enjeu s'est déplacé vers une tempérance collective, c'est-à-dire vers la capacité d'institutions politiques à imposer des limites à des dynamiques systémiques (marché, croissance, course aux armements, extraction des ressources) qu'aucun acteur individuel ne contrôle. Un consommateur tempérant en France ne suffit pas à infléchir la trajectoire climatique mondiale ; il faut une institution de la tempérance. Bourg défend un programme d'« autolimitation » et plaide pour une civilisation où nous passerions « d'une civilisation du produire, présumé illimité et infini, à une civilisation du disposer, relative à un monde matériellement plus fini et limité qu'il ne l'a jamais été »<ref>Dominique Bourg, ''Une nouvelle Terre'', op. cit., ch. 6.</ref>. Or c'est cette tempérance institutionnelle qui se révèle difficile à construire.
=== La critique marxiste : un déplacement structurel ===
Un point de vue marxiste introduirait ici un déplacement et critiquerait la formulation que nous venons d'adopter. Pour un marxiste conséquent, parler de « difficulté d'être tempérant » comme cause de la destruction relève d'une mystification idéologique.
L'intempérance n'est pas une donnée anthropologique, mais un produit historique. Quand on dit « l'homme est intempérant », on parle en réalité d'un type d'homme historiquement situé : l'homme du capitalisme, en particulier l'homme bourgeois et désormais l'homme consumériste. Anders, qui n'est pas marxiste au sens strict mais en hérite, prolonge cette analyse : il observe que les marchandises modernes ont littéralement « ''soif'' », et qu'elles « engendrent par leur qualité même une reproduction du besoin »<ref>Günther Anders, ''L'Obsolescence de l'homme'', op. cit., troisième partie, « Sur la bombe et les racines de notre aveuglement face à l'apocalypse », § 21.</ref>. La maxime tacite à laquelle nous serions tous exposés serait selon lui : « ''Apprends à avoir besoin de ce qui t'est offert.'' Car les offres de la marchandise sont les commandements d'aujourd'hui »<ref>''Ibid.''</ref>. Le besoin n'est plus antérieur à l'objet, il en est le produit. Marx, dans les ''Manuscrits de 1844'' et dans ''Le Capital'', avait montré dans une perspective voisine que les sociétés pré-capitalistes étaient souvent organisées autour de la suffisance plutôt que de l'accumulation. Marshall Sahlins, dans ''Âge de pierre, âge d'abondance'', a illustré cette thèse : les chasseurs-cueilleurs travaillaient quelques heures par jour et vivaient dans une abondance paradoxale qui tenait à la limitation volontaire de leurs besoins.
Faire porter le blâme à l'individu, c'est exonérer le système. Voici le cœur de l'objection marxiste. Imputer la catastrophe à une faiblesse morale individuelle invite à un travail sur soi : éducation, sagesse, conversion intérieure. Or c'est le geste idéologique par excellence : naturaliser un problème social. Si le problème est la consommation excessive des individus, alors la solution est qu'ils consomment moins, et non que le mode de production qui ''les pousse'' à consommer soit transformé. Bauman l'a formulé ainsi : « la société de consommation parvient à rendre permanente la non-satisfaction […]. Ce qui commence comme un besoin doit aboutir à une contrainte ou une addiction »<ref>Zygmunt Bauman, ''La Vie liquide'', op. cit., ch. 5, « Consommation et bonheur ».</ref>. Adorno et Horkheimer avaient montré dès les années 1940 le rôle joué par ce qu'ils nomment l'« industrie culturelle » dans la production de cette intempérance massive : elle a pour fonction « de marquer les sens des hommes de leur sortie de l'usine, le soir, jusqu'à leur arrivée à l'horloge de pointage, le lendemain matin, du sceau du travail à la chaîne qu'ils doivent assurer eux-mêmes durant la journée »<ref>Theodor W. Adorno et Max Horkheimer, ''La Dialectique de la Raison'', op. cit., ch. III, « La production industrielle de biens culturels. La culture comme industrie ».</ref>. Le loisir lui-même n'échappe pas à la logique productive : il en est la prolongation. Andreas Malm ou Jason Moore parlent ainsi non pas d'« Anthropocène » (qui imputerait la crise à l'humanité en général) mais de « Capitalocène » : ce n'est pas l'homme qui détruit la planète, c'est un système économique historiquement situé.
La fétichisation de la sobriété peut elle-même devenir une nouvelle ruse du capital. Un marxiste de l'École de Francfort observerait que le discours contemporain sur la sobriété, le minimalisme, la ''slow life'', est lui-même devenu une marchandise. Luc Boltanski et Ève Chiapello, dans ''Le Nouvel Esprit du capitalisme'', ont analysé ce mécanisme à travers le concept de récupération de la critique artiste. Ils distinguent deux formes de critique adressées au capitalisme : la critique sociale (centrée sur l'inégalité et l'exploitation) et la critique artiste (centrée sur l'inauthenticité, l'aliénation et l'absence de liberté). Or, montrent-ils, le néocapitalisme post-1968 s'est développé en intégrant la seconde : « traduits dans les termes de la critique artiste – autonomie, spontanéité, authenticité, autoréalisation, créativité, vie –, de nombreux déplacements ont pu être interprétés, y compris par une partie au moins de ceux qui les mettaient en œuvre, comme le résultat d'une reconnaissance du bien-fondé de la position critique par un capitalisme enfin éclairé »<ref>Luc Boltanski et Ève Chiapello, ''Le Nouvel Esprit du capitalisme'', Gallimard, 2011 [1999], conclusion, « Force de la critique ».</ref>. Le capitalisme contemporain a ainsi développé une « vocation à marchandiser le désir, notamment celui de libération, et par là même à le récupérer et à l'encadrer »<ref>''Ibid.'', troisième partie, ch. VII, « À l'épreuve de la critique artiste », § 2, « Quelle libération ? ».</ref>. La même opération se produit aujourd'hui avec la critique écologique : le greenwashing, le capitalisme « durable », l'éco-luxe sont les formes par lesquelles le système absorbe sa propre contestation. Boltanski et Chiapello décrivent un autre versant de cette mutation : « la mobilité de l'exploiteur a pour contrepartie la flexibilité de l'exploité »<ref>''Ibid.'', troisième partie, ch. VI, « Le renouveau de la critique sociale », § 2, « L'exploitation dans un monde en réseau ».</ref>. Là où la première est choisie, source de pouvoir, la seconde est subie, et constitue « tout le contraire d'une liberté »<ref>''Ibid.''</ref>.
La contradiction interne du capital constitue ainsi la cause structurelle. John Bellamy Foster a remis en évidence dans Marx le concept de « rupture métabolique » (''metabolic rift''). Marx, dans ''Le Capital'', employait le concept de métabolisme (''Stoffwechsel'') pour définir le procès de travail comme « un procès entre l'homme et la nature, un procès par lequel l'homme, à travers ses propres actions, médiatise, régule et contrôle le métabolisme entre lui-même et la nature ». Or « une "rupture irréparable" a émergé dans ce métabolisme comme résultat des rapports capitalistes de production et de la séparation antagonique entre la ville et la campagne »<ref>John Bellamy Foster, ''Marx's Ecology. Materialism and Nature'', Monthly Review Press, 2000, ch. 5 [traduction nôtre].</ref>. La pollution, l'épuisement des sols, la perte de biodiversité ne sont pas des accidents : ce sont les conséquences nécessaires d'un mode de production qui ne peut traiter la nature autrement que comme stock à exploiter.
L'aliénation produit enfin de faux besoins. Marcuse, dans ''L'Homme unidimensionnel'', distingue entre besoins authentiques et faux besoins, ces derniers fabriqués par le système économique pour assurer ses débouchés. Feenberg, qui prolonge cet héritage francfortien, propose une lecture renouvelée de Marcuse insistant sur la nécessité d'une « ''transvaluation des valeurs'' » et d'une « reconstruction de l'appareil technique »<ref>Andrew Feenberg, ''Pour une théorie critique de la technique'', op. cit., ch. 6, citant Marcuse.</ref>. Dans cette optique, parler d'« intempérance » comme d'une caractéristique humaine, c'est confondre l'effet et la cause. L'individu contemporain n'est pas naturellement insatiable : il a été ''rendu'' insatiable par un système qui ne pourrait pas survivre s'il ne l'était pas.
=== Articulation des deux niveaux ===
Faut-il choisir entre ces deux lectures ? Plutôt qu'un partage diplomatique du genre « les Grecs avaient raison, les marxistes aussi », il faut tenter une hiérarchisation plus rigoureuse. La disposition anthropologique à la démesure existe probablement, comme l'attestent les catastrophes écologiques pré-capitalistes (déforestations méditerranéennes, effondrement de Pâques) et les expériences communistes du XX{{e}} siècle (l'URSS, la Chine maoïste furent parmi les pires pollueurs de leur temps). Mais cette disposition à elle seule ne produit pas le type spécifique d'intempérance qui caractérise la condition moderne. Pour qu'apparaisse une intempérance massive, normalisée, structurellement induite et étendue à toute la planète, il faut une configuration historique précise : un système qui transforme l'accumulation en finalité propre, un appareil productif qui transforme tout désir en débouché, une industrie culturelle qui produit les besoins qu'elle prétend satisfaire, et une infrastructure technique qui rend ces dispositions concrètement opératoires.
La hiérarchie qu'on retient ici est donc la suivante : la disposition anthropologique est la matière première, mais c'est la dynamique du capital, articulée au système technique, qui en fait un mode de vie planétaire. Une politique qui se contenterait de soigner la disposition (par l'éducation, la sagesse, la conversion intérieure) sans toucher à la dynamique resterait inefficace. Inversement, une politique qui transformerait la dynamique sans pratiques individuelles de discernement risquerait de reconduire les mêmes schémas sous un autre nom (les « pollueurs socialistes » du XX{{e}} siècle l'ont prouvé). La condition moderne se reconnaît à ceci que la difficulté de la limite, qui était autrefois affaire de morale individuelle, est devenue un problème institutionnel et infrastructurel. Une pensée complète articule donc les deux niveaux ; mais cette articulation n'est pas symétrique : c'est l'étage historique qui sélectionne, organise et amplifie la disposition, non l'inverse. Bourg, Pruvost ou Keucheyan tentent aujourd'hui cette articulation en pensant ensemble la critique du capitalisme et la critique de la modernité technicienne.
== V. Le sujet moderne entre authenticité et aliénation ==
Cette discussion débouche sur une question proprement subjective. Si l'analyse de la section précédente est juste, et si nos désirs sont en partie produits par les structures économiques et techniques qui nous environnent, alors une difficulté se pose à chacun, du point de vue de la première personne : comment l'individu peut-il savoir ce qu'il désire vraiment ? Comment savoir s'il est authentique ou aliéné ? Le problème que la critique marxiste posait au niveau collectif (distinguer les vrais besoins des faux) resurgit ici au niveau du sujet, et il y prend une forme plus vertigineuse encore, car l'instance qui devrait juger est elle-même partie prenante de ce qu'elle devrait juger.
=== Le paradoxe de l'authenticité ===
La question est, au sens strict, sans solution définitive. Pour savoir si je suis aliéné, il faudrait que je puisse comparer mon état présent à un état non aliéné. Or je n'ai jamais accès qu'à ma propre conscience telle qu'elle est constituée ici et maintenant. L'instance même par laquelle je voudrais juger de mon authenticité est elle-même produite par ce dont je voudrais m'extraire. Pierre Bourdieu a prolongé cette intuition avec le concept d{{'}}''habitus'' : nos goûts, nos préférences politiques, nos manières d'être au monde sont l'intériorisation transparente d'une position sociale.
Foucault, dans ses travaux des années 1970, en tire une conclusion plus nette : il n'y a pas d'authenticité préalable, il n'y a que des constructions, et la quête d'un « vrai soi » sous les couches d'aliénation est elle-même une fiction. Le sujet n'est pas une substance préexistante qu'il faudrait libérer, c'est un effet de pouvoir, un produit historique. Cette présentation, qui correspond aux analyses de ''Surveiller et punir'' et de ''La Volonté de savoir'', doit toutefois être nuancée par les inflexions du dernier Foucault. Dans ''L'Usage des plaisirs'' et ''Le Souci de soi'', Foucault revient sur les pratiques antiques de subjectivation et propose ce qu'il appelle une « esthétique de l'existence » dans laquelle le sujet se constitue par un travail réflexif sur soi-même<ref>Michel Foucault, ''L'Usage des plaisirs'' (''Histoire de la sexualité'', t. II), Gallimard, 1984, introduction.</ref>. Le sujet n'y est plus seulement effet de pouvoir, il devient instance d'élaboration éthique. Cette inflexion ne contredit pas la thèse antérieure mais la complète : il n'y a pas de sujet pré-social, mais le sujet socialement constitué peut entreprendre, à travers des techniques de soi, un travail qui le transforme. Cette position est plus proche de Hadot qu'on ne le dit parfois, malgré le différend sur le « dandysme » que nous discuterons plus loin. Charles Taylor, dans ''Les Sources du moi'', a critiqué la première version de la thèse foucaldienne sans pour autant restaurer une notion naïve d'authenticité : pour lui, je ne suis pas authentique en m'isolant de toute influence (ce qui est impossible), mais en m'engageant avec lucidité dans certaines influences plutôt que d'autres, à travers un dialogue avec des « horizons de signification » qui me précèdent.
Eva Illouz a montré comment la quête contemporaine d'authenticité s'est paradoxalement nourrie de la rationalisation des relations affectives par le discours psychologique. Internet en serait la manifestation la plus récente : « il présuppose un moi psychologique capable de s'appréhender lui-même, de se classer, de se quantifier, de se présenter et de se mettre en scène publiquement à travers des textes »<ref>Eva Illouz, ''Les Sentiments du capitalisme'', Seuil, 2006, ch. 4.</ref>. La recherche de soi devient alors une activité qui obéit à des techniques, à des grilles, à des classifications, contredisant l'idée même d'authenticité spontanée à laquelle elle prétend conduire.
Adorno et Horkheimer avaient anticipé ce diagnostic dans leur analyse de la « pseudo-individualité » fabriquée par l'industrie culturelle. Selon eux, ce que la modernité présente comme l'expression la plus singulière de la personne n'est qu'une variation marginale au sein d'une standardisation généralisée : « l'individuel se réduit à la capacité qu'a le général de marquer l'accidentel d'un sceau si fort qu'il sera accepté comme tel »<ref>Theodor W. Adorno et Max Horkheimer, ''La Dialectique de la Raison'', op. cit., ch. III, « La production industrielle de biens culturels », section sur la « pseudo-individualité ».</ref>. Une autre formulation porte directement sur la consistance du moi : « la particularité du moi est un produit breveté déterminé par la société, et que l'on fait passer pour naturel »<ref>''Ibid.''</ref>. Ce qui prétend être l'expression de soi (le geste, l'accent, la signature stylistique) fonctionne en réalité comme l'empreinte digitale sur une carte d'identité : un signe distinctif minimal qui permet d'identifier des unités par ailleurs interchangeables. Cette analyse ne dissout pas la possibilité de l'authenticité, mais elle déplace le seuil à partir duquel on peut prétendre y accéder. Reconnaître que la majeure partie de ce que nous prenons pour notre singularité a été produit pour nous est la condition préalable de tout travail authentique sur soi.
=== L'authenticité comme idéal moral et la position de Taylor ===
Les analyses qui précèdent, de Bourdieu à Adorno, paraissent dissoudre l'authenticité : si le moi est de part en part socialement produit, l'idéal de fidélité à soi semble perdre son objet. Charles Taylor, dans ''The Ethics of Authenticity'', renverse cette conclusion. Loin de réfuter l'idéal, le constat de sa constitution sociale en redéfinit les conditions, et c'est pourquoi Taylor en a proposé l'analyse la plus articulée. Il refuse de partager l'aire entre les célébrants (les ''boosters'', qui voient dans la culture contemporaine de l'épanouissement personnel un progrès sans réserve) et les détracteurs (les ''knockers'', qui n'y voient qu'une dégénérescence narcissique, à la suite de Christopher Lasch ou d'Allan Bloom). Sa thèse centrale est que l'authenticité « est un idéal moral valide » mais qu'elle a été dégradée par les pratiques mêmes qui prétendent l'incarner<ref>Charles Taylor, ''The Ethics of Authenticity'', op. cit., ch. II, « The Inarticulate Debate », p. 22-23.</ref>. Il distingue à cet effet deux orientations qui peuvent paraître se confondre : l'idéal d'« être fidèle à soi-même », d'origine romantique et qui suppose qu'il existe une « manière originale d'être humain » propre à chacun (idée qu'il fait remonter à Herder<ref>''Ibid.'', ch. III, « The Sources of Authenticity », p. 28-29.</ref>), et l'idéal de la « liberté autodéterminée » d'origine rousseauiste et kantienne, qui veut que je décide pour moi-même sans aucune contrainte extérieure. Taylor montre que ces deux idéaux, souvent confondus, peuvent entrer en tension : la liberté autodéterminée poussée à sa limite « ne reconnaît aucune frontière, rien de donné qu'il faille respecter dans l'exercice du choix autodéterminant »<ref>''Ibid.'', ch. VI, « The Slide to Subjectivism », p. 68.</ref>, et conduit à une glissade vers le « subjectivisme mou » (''soft relativism'') qui voit dans le seul fait du choix la valeur ultime.
Cette glissade est selon Taylor « autodestructrice » (''self-defeating'') : « si toutes les options sont également valables parce qu'elles sont librement choisies, c'est le choix lui-même qui confère la valeur ; mais cela revient à nier l'existence d'un horizon préexistant de signification »<ref>''Ibid.'', ch. IV, « Inescapable Horizons », p. 38.</ref>. Or sans un tel horizon, le choix lui-même perd toute portée. « Suis-je un grand philosophe parce que je remanie la table des valeurs ? » écrit-il : « peut-être, mais cela suppose de redéfinir des valeurs concernant des questions importantes, non de redessiner le menu de chez McDonald »<ref>''Ibid.'', p. 40.</ref>. La possibilité même d'une auto-définition significative présuppose donc qu'existent, indépendamment du sujet, des questions qui valent la peine d'être posées.
C'est ici qu'intervient la thèse dialogique, qui est la contribution la plus originale de Taylor à la question. « Nous devenons des agents humains à part entière, capables de nous comprendre nous-mêmes, et donc de définir une identité, à travers notre acquisition de langues humaines riches d'expression »<ref>''Ibid.'', p. 33.</ref>. Or « personne n'acquiert seul les langages nécessaires à l'auto-définition. Nous y sommes introduits par des échanges avec autrui »<ref>''Ibid.''</ref>, ce qu'il appelle, en reprenant George Herbert Mead, des « autres significatifs ». La genèse de l'esprit humain n'est donc pas « monologique » mais « dialogique », et cela ne vaut pas seulement pour la genèse : « nous définissons toujours [notre identité] dans le dialogue avec, parfois dans la lutte contre, les identités que nos autres significatifs veulent reconnaître en nous »<ref>''Ibid.'', p. 33.</ref>. Cette thèse modifie la façon dont on doit poser le problème de l'authenticité. La question n'est pas « comment me déprendre de toute influence pour atteindre un moi pur ? » (entreprise impossible et incohérente), mais « comment articuler les influences qui me constituent à un horizon de signification que je puisse reconnaître comme mien ? ».
Cette articulation a, selon Taylor, des implications éthiques et politiques. Une vie qui prétendrait à l'authenticité en faisant abstraction « des exigences de nos liens avec autrui » ou « des exigences de quelque chose d'autre que les désirs ou aspirations humaines » serait « auto-frustrante »<ref>''Ibid.'', ch. V, « The Need for Recognition », p. 35.</ref>, parce qu'elle « détruirait les conditions de réalisation de l'authenticité elle-même »<ref>''Ibid.''</ref>. L'erreur des doctrines déconstructivistes, écrit-il, est de retenir le moment créatif et antinomique de l'idéal d'authenticité (originalité, opposition aux conventions) en oubliant son moment dialogique et son ouverture aux horizons de signification<ref>''Ibid.'', ch. VI, « The Slide to Subjectivism », p. 66-67.</ref>. Taylor lit ainsi le tournant éthique du dernier Foucault dans le sens d'une demi-récupération : Foucault a vu que le sujet se constitue par un travail sur soi, mais en plaçant ce travail sous le signe de l'« esthétique de l'existence », il aboutit à « une nouvelle forme de dandysme »<ref>''Ibid.'', p. 60.</ref> dans laquelle l'horizon a disparu, diagnostic que Pierre Hadot, dans une perspective différente, formulait au même moment.
L'apport de Taylor au débat contemporain est dès lors double. D'une part, il refuse de céder aux critiques globales du narcissisme moderne, dans la mesure où elles privent les contemporains du seul levier dont ils disposent encore : l'idéal qu'ils prétendent vivre, fût-il dégradé. D'autre part, il refuse l'autocélébration de cette même culture en montrant que ses formes les plus visibles trahissent l'idéal qu'elles invoquent. Ce qu'il propose est ce qu'il appelle un « travail de récupération » (''work of retrieval'') : non pas une restauration du passé, mais une articulation plus rigoureuse de l'idéal lui-même, capable d'en faire reconnaître les exigences propres. Cette position est plus exigeante que le compromis : elle suppose que l'on puisse argumenter rationnellement sur les idéaux moraux et que ces arguments puissent faire une différence, convictions que Taylor revendique explicitement contre les positions subjectivistes et déterministes<ref>''Ibid.'', ch. II, p. 23.</ref>.
=== Quelques critères imparfaits ===
Si l'authenticité est un idéal valide mais dégradé, comme le soutient Taylor, alors la question pratique se précise : à quoi reconnaître, dans une vie concrète, qu'un désir ou une orientation est plus authentique qu'un autre ? Ne pouvant offrir de critère absolu, la philosophie a proposé plusieurs indicateurs partiels. Le critère de la résistance et du coût d'abord : un désir imposé de l'extérieur s'efface généralement quand son entretien devient coûteux ; un désir plus profond résiste. Le critère de la cohérence sur la durée ensuite : les désirs aliénés sont souvent erratiques et suivent les modes ; une orientation authentique présente une certaine constance. Le critère de l'épreuve par l'altérité aussi : la confrontation avec autrui (amis exigeants, traditions philosophiques, œuvres d'art majeures) fonctionne comme un révélateur. Ce critère prolonge la thèse dialogique de Taylor exposée plus haut : si l'identité se constitue dans l'échange avec les « autres significatifs », alors la confrontation à l'altérité n'est pas un test extérieur appliqué à une intériorité supposée close, mais le milieu même où le sujet se forme et peut se reconnaître.
Le critère de l'épaisseur réflexive selon Harry Frankfurt offre une formulation plus articulée. Frankfurt distingue les désirs de premier ordre (vouloir ceci) et les désirs de second ordre (vouloir vouloir ceci) : « people characteristically have second-order desires concerning what first-order desires they want, and they have second-order volitions concerning which first-order desire they want to be their will »<ref>Harry G. Frankfurt, « Freedom of the Will and the Concept of a Person » (1971), repris dans ''The Importance of What We Care About'', Cambridge University Press, 1988.</ref>. La liberté suppose l'accord entre les deux niveaux : le fumeur involontaire qui désire fumer mais voudrait ne pas le désirer est divisé contre lui-même et se trouve dans une situation de passivité par rapport à ses propres impulsions. L'authenticité, dans cette optique, n'est pas un état mais une coïncidence réflexive : « he is not only free to do what he wants to do; he is also free to want what he wants to want »<ref>''Ibid.''</ref>. Frankfurt reconnaît les limites de ce critère : on pourrait objecter qu'il ouvre une régression à l'infini, le désir de second ordre pouvant lui-même être aliéné. La réponse qu'il y apporte est que l'authenticité tient à l'« engagement décisif » (''decisive commitment'') du sujet vis-à-vis de l'un de ses désirs, qui tranche la série des ordres supérieurs<ref>Harry G. Frankfurt, « Identification and Wholeheartedness », dans ''The Importance of What We Care About'', op. cit.</ref>.
Le critère de la simplification possible enfin : si je ne peux pas rester seul une heure sans distraction, c'est un indice que mes désirs me possèdent plutôt que je ne les possède. Pascal l'avait formulé : « Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre. »
Aucun de ces critères n'est infaillible. Ensemble, ils dessinent une approximation utilisable : l'authenticité est moins un état qu'un processus, un travail de discernement qui n'a pas de fin mais qui a des degrés. La vraie différence n'est pas entre ceux qui ont trouvé leur vérité et ceux qui ne l'ont pas, mais entre ceux qui prennent au sérieux ce travail et ceux qui n'y pensent jamais.
=== L'injonction d'authenticité comme nouvelle servitude ===
Ces critères supposaient acquis que l'authenticité est un bien et que la difficulté est seulement de l'atteindre. Reste une critique redoutable, qui retourne cette présupposition contre elle-même : et si la quête d'authenticité était elle-même le problème ? La question n'est pas étrangère à Taylor, qui distinguait déjà l'idéal de ses formes dégradées ; mais elle va plus loin ici en visant non plus telle ou telle dérive, mais le ressort même de l'idéal. L'exigence de devenir soi-même, présentée comme libération, peut en effet être analysée comme une nouvelle servitude, peut-être plus subtile et plus épuisante que les précédentes, car elle ne pèse plus sur le sujet du dehors mais s'est logée au cœur de son rapport à lui-même.
Alain Ehrenberg, dans ''La Fatigue d'être soi'', a montré comment l'explosion de la dépression depuis les années 1970 correspond à un changement anthropologique : le passage d'une société de la discipline à une société de la performance de soi. La dépression contemporaine se présente, écrit-il, comme « ''une maladie de la responsabilité'' dans laquelle domine le sentiment d'insuffisance. Le déprimé n'est pas à la hauteur, il est fatigué d'avoir à devenir lui-même »<ref>Alain Ehrenberg, ''La Fatigue d'être soi'', op. cit., prologue.</ref>. Le diagnostic se prolonge ainsi : « hier, les règles sociales commandaient des conformismes de pensée, voire des automatismes de conduite ; aujourd'hui, elles exigent de l'initiative et des aptitudes mentales. L'individu est confronté à une pathologie de l'insuffisance plus qu'à une maladie de la faute, à l'univers du dysfonctionnement plus qu'à celui de la loi : le déprimé est un homme en panne »<ref>''Ibid.''</ref>. Ce déplacement est cruel parce qu'il est sans recours : contre une norme extérieure injuste, on peut se révolter ; contre l'exigence d'être soi-même, comment se révolter ?
Ehrenberg établit aussi un parallèle entre l'historicité des pathologies psychiques et l'évolution de la subjectivité moderne : « si la mélancolie était le propre de l'homme exceptionnel, la dépression est la manifestation de la démocratisation de l'exception »<ref>''Ibid.'', deuxième partie, « La dépression, maladie de la responsabilité ».</ref>. Ce que la modernité aurait démocratisé, ce ne serait pas seulement la liberté politique ou le confort matériel, mais aussi la souffrance psychique de qui doit produire son propre sens, autrefois réservée à quelques figures d'exception.
Byung-Chul Han prolonge cette analyse. Nous sommes passés d'une société de la contrainte (où d'autres nous exploitent) à une société de l'auto-exploitation (où nous nous exploitons nous-mêmes au nom de notre propre liberté). L'injonction « accomplis-toi » ne vient plus d'un patron, d'un curé ou d'un père : elle vient de nous. Burn-out, dépression, déficit d'attention, hyperactivité ont en commun une forme d'épuisement par excès de positivité, non par manque de liberté mais par excès d'options et d'injonctions à se réaliser.
Bauman donne à cette analyse un ancrage matériel, en montrant comment l'identité elle-même est devenue une marchandise : « l'individu aurait pu manifester facilement […] son caractère unique dans une société aux modèles rigides et aux routines monotones, mais il ne peut en être ainsi dans une société qui oblige chacun de ses membres à être unique ; dans un renversement curieux des règles pragmatiques, c'est le fait de suivre la norme généralement respectée qui est désormais censé satisfaire les demandes d'individualité »<ref>Zygmunt Bauman, ''La Vie liquide'', op. cit., ch. 1, « De l'individu chasseur ou chassé ».</ref>. Le slogan publicitaire qu'il cite résume cette aporie : « ''Sois toi-même – choisis Pepsi'' »<ref>''Ibid.''</ref>. Plus largement, ce que produit la société liquide n'est pas seulement une difficulté psychique mais une ontologie nouvelle : la vie liquide « se nourrit de l'insatisfaction du moi par rapport à lui-même »<ref>''Ibid.'', introduction, « De la vie en modernité liquide ».</ref>, et chacun de nous oscille en permanence entre les rôles de consommateur et d'objet de consommation, sans qu'aucune position stable ne soit jamais acquise.
L'injonction à l'authenticité présente en outre une structure logiquement contradictoire, ce que Gregory Bateson appelait un ''double bind''. « Sois spontané ! » est l'exemple-type de l'injonction paradoxale : si je suis spontané parce qu'on me l'ordonne, je ne le suis pas vraiment ; si je ne le suis pas, je désobéis. « Sois authentique » fonctionne de la même manière. L'authenticité, par définition, doit jaillir d'elle-même ; on ne peut pas la produire sur commande, même quand cette commande vient de soi. Ce paradoxe est aigu à l'ère des réseaux sociaux, où l'authenticité doit être ''montrée'', performée, mise en scène. Elle devient un genre stylistique, un format. Plus on s'efforce d'y être soi-même, plus on entre dans des codes collectifs.
Eva Illouz et Dany-Robert Dufour ont enfin montré comment cet idéal s'articule avec la rationalité néolibérale. L'individu est sommé de se penser comme un capital humain qu'il doit valoriser, comme une entreprise dont il est le PDG. Illouz parle de « capitalisme émotionnel », formule qu'elle définit ainsi : « les émotions sont devenues des entités évaluables, examinables, discutables, quantifiables et commercialisables […]. Les émotions ont aussi contribué à créer un moi souffrant, c'est-à-dire une identité organisée et définie par ses manques et ses déficiences psychiques, qui sont réinjectées dans le marché au travers de constantes injonctions au changement et à la réalisation de soi »<ref>Eva Illouz, ''Les Sentiments du capitalisme'', op. cit., ch. 4.</ref>. La fatigue n'est donc pas seulement psychologique, elle est structurelle : l'industrie de la santé mentale, le marché du développement personnel, les laboratoires pharmaceutiques, les plateformes numériques participent d'une même configuration qui transforme la subjectivité elle-même en marchandise.
Boltanski et Chiapello prolongent ce diagnostic d'un cran. Le néocapitalisme n'a pas seulement absorbé la demande d'authenticité ; il a également intériorisé sa critique. L'incorporation par le capitalisme du paradigme du réseau, élaboré dans une histoire autonome de la philosophie continentale, débouche selon eux sur un double mouvement contradictoire : « si le capitalisme a tenté de récupérer (en la marchandisant, comme on l'a vu) la demande d'authenticité qui était sous-jacente à la critique de la société de consommation, il a aussi, sous un autre rapport et de façon relativement indépendante, endogénéisé […] la critique de cette exigence d'authenticité »<ref>Luc Boltanski et Ève Chiapello, ''Le Nouvel Esprit du capitalisme'', op. cit., troisième partie, ch. VII, « À l'épreuve de la critique artiste », § 4, « La neutralisation de la critique de l'inauthenticité et ses effets perturbants ».</ref>. La conséquence en est paradoxale : « mieux vaut en effet, dans l'optique de l'accumulation illimitée, que la question soit supprimée, que les personnes soient convaincues que tout n'est ou ne peut plus être que simulacre, que la "véritable" authenticité est désormais exclue du monde, ou que l'aspiration à l'"authentique" n'était qu'illusion. Elles accepteront plus facilement alors les satisfactions procurées par les biens offerts, qu'ils se présentent ou non comme "authentiques", sans rêver d'un monde qui ne serait pas celui de l'artifice et de la marchandise »<ref>''Ibid.''</ref>. La nouvelle demande d'authenticité, désormais privée d'arrière-plan philosophique solide, doit s'exprimer « dans une distance ironique à elle-même »<ref>''Ibid.''</ref>. Le sujet contemporain se trouve ainsi pris dans une tension sans issue : sommé d'être authentique, mais déjà convaincu qu'aucune authenticité n'est plus possible.
=== Une issue possible : sortir du registre de la performance ===
Si l'injonction d'authenticité débouche sur cette impasse, faut-il abandonner l'idéal lui-même ? Ce serait conclure trop vite. Le diagnostic qui précède ne condamne pas l'authenticité comme telle, mais une certaine manière de la poursuivre, celle qui en fait un projet de production de soi. Reste à chercher une issue qui ne soit ni le renoncement à toute exigence d'authenticité, ni le retour réactionnaire à des normes extérieures imposées. Plusieurs pistes convergent vers une même intuition : déplacer l'authenticité du registre de l'accomplissement vers celui de la relation et de la présence.
Hartmut Rosa, dans ''Aliénation et accélération'', formule un diagnostic et une orientation. Le diagnostic d'abord : ce contre quoi nous sommes aliénés « n'est pas notre être intérieur immuable ou inaltérable, mais notre capacité à nous approprier le monde »<ref>Hartmut Rosa, ''Aliénation et accélération'', op. cit., Conclusion.</ref>. L'aliénation moderne ne consiste pas à s'écarter d'une essence humaine que l'on aurait trahie, mais à se trouver privé du temps nécessaire pour faire des expériences, des actions et des objets quelque chose qui nous appartienne. Rosa la définit au plus court comme « un état dans lequel les sujets poursuivent des buts ou suivent des pratiques que, d'une part, aucun acteur ou facteur externe ne les oblige à suivre […] et que, d'autre part, ils ne désirent ou n'approuvent pas "vraiment" »<ref>''Ibid.'', troisième partie, ch. 13, « La critique éthique 1 : la promesse brisée de la modernité ».</ref>. La phénoménologie qu'il en propose se déploie sur cinq plans solidaires : aliénation par rapport à l'espace (les non-lieux d'Augé, les déménagements perpétuels), aux choses (les objets jetables que l'on ne s'approprie plus), aux actions (« nous faisons "volontairement" ce que nous ne voulons pas vraiment faire »<ref>''Ibid.''</ref>), au temps (l'expérience comprimée du « bref/bref » où la vie liquide ne laisse aucune trace mémorielle), et finalement à soi et aux autres dans une « saturation sociale » qui rend improbable toute relation véritable. Le verdict est sévère : pour le sujet de la modernité tardive, « le monde […] est devenu silencieux, froid, indifférent ou même repoussant »<ref>''Ibid.'', troisième partie, ch. 14, « La critique éthique 2 : l'aliénation revisitée », section e, « L'aliénation par rapport à soi et aux autres ».</ref>. L'orientation que Rosa esquisse n'est donc pas un retrait mais une réouverture : retrouver la possibilité d'une « approche mutuelle "réactive" entre le moi et le monde »<ref>''Ibid.''</ref>, ce qu'il appellera ailleurs résonance. Non plus s'accomplir, mais se laisser toucher, répondre, entrer en correspondance avec ce qui n'est pas soi.
Pierre Hadot, dans son interprétation des philosophies antiques, suggérait que le souci de soi grec n'avait rien de l'auto-réalisation moderne. Il visait à se déprendre de soi, à pratiquer ce qu'il a appelé des « exercices spirituels », c'est-à-dire « une pratique destinée à opérer un changement radical de l'être »<ref>Pierre Hadot, ''Exercices spirituels et philosophie antique'', Albin Michel, 2002 [1981], préface d'Arnold I. Davidson.</ref>, qui engage non seulement la pensée mais aussi « l'imagination, la sensibilité comme la volonté »<ref>''Ibid.''</ref>. Le philosophe antique ne cherchait pas à exposer un système ; il visait une conversion, un « arrachement et rupture par rapport au quotidien, au familier, à l'attitude faussement "naturelle" du sens commun »<ref>''Ibid.'', « La philosophie comme manière de vivre ».</ref>. Cette conversion suppose une attention au présent (''prosochè'') vécu « comme s'il était à la fois le premier et le dernier »<ref>''Ibid.'', « Exercices spirituels ».</ref>. Hadot a marqué sa différence avec Foucault sur ce point, lui reprochant ce qu'il appelait son « dandysme », c'est-à-dire une esthétique de l'existence trop centrée sur le souci de soi. Hadot écrit ainsi : « je crains un peu qu'en centrant trop exclusivement son interprétation sur la culture de soi, sur le souci de soi, sur la conversion vers soi, et, d'une manière générale, en définissant son modèle éthique comme une esthétique de l'existence, M. Foucault ne propose une culture du soi trop purement esthétique, c'est-à-dire […] une nouvelle forme de dandysme »<ref>''Ibid.'', « Réflexions sur la notion de "culture de soi" ».</ref>. À cette esthétique de l'existence, Hadot oppose une « conscience cosmique », c'est-à-dire un effort « pour s'arracher au monde conventionnel de l'humain, trop humain et affronter la vision du monde en tant que monde »<ref>''Ibid.'', « Le sage et le monde ».</ref>. Hadot estimait que ces exercices restaient praticables aujourd'hui : « je crois fermement, naïvement peut-être, à la possibilité, pour l'homme moderne, de vivre, non pas la sagesse […], mais un exercice, toujours fragile, de la sagesse »<ref>''Ibid.'', « Réflexions sur la notion de "culture de soi" ».</ref>. Et plus précisément : « l'homme moderne peut pratiquer les exercices philosophiques de l'Antiquité, tout en les séparant du discours philosophique ou mythique qui les accompagnait »<ref>''Ibid.''</ref>. Il n'est donc pas nécessaire d'adhérer à la cosmologie stoïcienne ou épicurienne pour pratiquer la concentration sur le moment présent ; il suffit de l'éprouver dans son effet propre, qui est de faire « voir l'univers avec des yeux nouveaux »<ref>''Ibid.''</ref>. Cette piste convertit la fatigue contemporaine d'être soi non pas en repli mais en ouverture à ce qui excède le soi.
Bourg formule cette issue dans le registre d'une refondation spirituelle au sens élargi du terme. Il distingue deux fonctions de la spiritualité : une fonction « transcendantale », qui « ouvre une réception particulière du donné, un regard sur la nature », et une fonction d'« accomplissement », qui « ouvre sur des fins ultimes ». Selon lui, la modernité n'a pas tant fait disparaître ces fonctions qu'elle ne les a déformées en un mouvement d'« assomption moderne de l'humanité […] selon laquelle seule l'humanité et ses productions sont dignes d'intérêt »<ref>Dominique Bourg, ''Une nouvelle Terre'', op. cit., ch. 3.</ref>. La sortie de cette impasse passerait par la redécouverte d'« un intérêt pour le donné naturel lui-même », un retour à « notre insurmontable ancrage terrestre », et la reconnaissance d'« une nouvelle modernité […] non plus dualiste mais moniste »<ref>''Ibid.'', ch. 5.</ref>. La fatigue d'être soi pourrait alors trouver son antidote non dans un repli sur soi, mais dans une ré-extériorisation qui ne soit ni domination prométhéenne ni performance anxieuse.
Le point commun de ces propositions est de désactiver la performance. Tant que l'authenticité reste pensée comme accomplissement d'un projet, elle demeure dans le registre épuisant de la production de soi. L'enjeu serait de retrouver une forme de présence à soi et au monde qui ne soit pas constamment évaluée, comparée, mise en scène. La vraie authenticité n'est peut-être pas un projet, mais ce qui apparaît quand on cesse d'en faire un projet, paradoxe que les traditions contemplatives, du taoïsme à Maître Eckhart, avaient pressenti depuis longtemps sous l'idée de non-agir ou de détachement.
== Conclusion : la modernité comme tension à habiter ==
Au terme de ce parcours, plusieurs lignes de force se dégagent. La condition de l'homme moderne n'est définissable par aucun trait isolé, mais par une structure d'ambivalence qui traverse toutes ses dimensions. Le désenchantement libère et appauvrit. La technique nous constitue et nous menace. La difficulté d'être tempérant, qu'on a vue tenir à la fois d'une disposition anthropologique et de la dynamique du capital, fait de notre puissance une menace pour nous-mêmes. L'individualisme émancipe et épuise. L'authenticité s'offre comme idéal et se retourne en injonction. À chaque étage, ce qui se présente comme libération porte en lui les germes d'une nouvelle servitude, et ce qui se présente comme perte recèle des gains réels.
Cette ambivalence n'est pas un défaut conjoncturel qu'il faudrait corriger ; elle est la forme propre de la condition moderne. Elle interdit deux postures symétriquement insuffisantes : la nostalgie réactionnaire qui voudrait revenir à un avant pré-moderne (qui n'a jamais existé tel qu'on le rêve, et qui ne reviendra pas), et le progressisme béat qui croirait que le mouvement de la modernité est intrinsèquement bon (alors qu'il porte des risques existentiels inédits).
Trois exigences semblent dès lors s'imposer à la pensée contemporaine. Une exigence de discernement d'abord : apprendre à distinguer dans chaque mutation moderne ce qui s'enrichit et ce qui s'appauvrit, ce qui libère et ce qui asservit, sans céder à l'enthousiasme global ni à la déploration globale. Une exigence d'institution ensuite : reconnaître que les ressources individuelles, fussent-elles la lucidité, la sagesse ou la tempérance, ne suffisent pas à corriger des dynamiques systémiques, et que l'enjeu central est politique, à savoir inventer les formes collectives qui permettront d'habiter humainement un monde technique. C'est en ce point précis que la pensée arendtienne de l'action retrouve son actualité : si la condition moderne est marquée par la victoire de l{{'}}''animal laborans'' et l'effacement corrélatif de l'action, alors la possibilité même d'instituer politiquement des limites suppose qu'on rouvre, contre le règne de la nécessité productive, l'espace de l'action concertée et de la délibération publique. Comme l'écrit Feenberg dans une formulation qui converge avec cette intuition arendtienne, « la démocratie qui nous est si chère n'a de sens et d'avenir que si elle place au centre de ses préoccupations les enjeux de la technique »<ref>Andrew Feenberg, ''Pour une théorie critique de la technique'', op. cit., préface.</ref>. Une exigence spirituelle enfin, au sens large que Pierre Hadot ou Dominique Bourg donnent à ce terme : retrouver, à l'intérieur même du cadre désenchanté qui est désormais le nôtre, des pratiques de présence, de résonance et de retrait, qui empêcheront le désenchantement de basculer en désolation et l'authenticité de s'épuiser en performance.
Ce qui caractérise en dernière analyse la condition de l'homme moderne, c'est moins un état qu'une tâche : celle d'inventer les formes (institutionnelles, culturelles, intérieures) qui permettront d'assumer une liberté inédite sans s'y dissoudre, une puissance technique inégalée sans en être les instruments, et une exigence d'être soi-même sans en faire un nouveau fardeau. Tâche jamais achevée, et qu'aucune génération ne peut tenir pour acquise, mais qui constitue la forme moderne de ce que les Anciens appelaient la vie philosophique.
== Notes ==
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== Bibliographie ==
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== Résumé ==
Cet article propose une synthèse philosophique sur la condition de l'homme moderne, comprise non comme un trait définissable mais comme une structure d'ambivalence traversant toutes ses dimensions. À partir des grands diagnostics de la modernité formulés par Weber, Heidegger, Arendt, Bauman, Taylor ou Foucault, il dégage d'abord les traits généraux de la condition moderne, puis examine trois foyers où l'ambivalence se concentre : le désenchantement et le rapport au sens, la technique et le rapport à la puissance, le sujet et le rapport à soi. L'analyse de la technique conduit à une question dérivée, celle de la tempérance et de ses racines anthropologiques ou historiques. L'examen du sujet conduit enfin à la situation contemporaine, prise entre exigence d'authenticité et risque d'aliénation.
La thèse défendue est que la modernité ne se laisse réduire ni à un récit progressiste ni à une déploration nostalgique, mais qu'elle se caractérise par une tension structurelle où chaque libération porte en elle de nouvelles servitudes, et où chaque perte recèle des gains réels. Trois exigences en découlent pour la pensée contemporaine : une exigence de discernement face aux mutations modernes, une exigence d'institution politique des limites, et une exigence spirituelle au sens élargi que lui donnent Hadot ou Bourg. La condition moderne y apparaît finalement moins comme un état que comme une tâche : celle d'inventer les formes culturelles, institutionnelles et intérieures qui permettront d'habiter humainement notre monde technique.
== Introduction ==
Toute tentative de saisir la condition de l'homme moderne se heurte à une difficulté initiale : la modernité est un phénomène irréductiblement plural et contradictoire. Aucun trait isolé n'en épuise la signification, et les penseurs qui ont entrepris de la décrire, de Weber à Bauman, de Heidegger à Taylor, ont moins produit un diagnostic unifié qu'une constellation de descriptions partielles, parfois convergentes, parfois rivales. Cet article ne prétend pas trancher entre elles ; il cartographie les principales lignes de force qui structurent l'expérience moderne, en montrant comment elles s'articulent autour d'une ambivalence fondamentale : ce qui libère menace en même temps, et ce qui constitue l'humain peut aussi le défaire.
Le fil conducteur sera celui des tensions internes à la modernité. Après avoir dégagé les grands traits de la condition moderne, on examinera trois foyers où son ambivalence se concentre, selon un ordre de questions qui se déduisent les unes des autres. Le désenchantement, qui en est peut-être le trait le plus profond, constitue-t-il une perte ou un gain ? La technique, qui en est le moteur principal, est-elle un prolongement de l'humain ou sa trahison, et la destruction qu'elle paraît engendrer tient-elle à elle-même ou à une difficulté humaine plus ancienne, celle d'être tempérant, qu'elle ne ferait qu'amplifier ? Que devient enfin, dans ce monde, le sujet moderne lui-même, sommé d'être authentique mais souvent réduit à une performance épuisante ? À chacune de ces questions, on s'efforcera de montrer que la réponse n'est ni l'éloge ni la condamnation, mais le discernement d'une ambivalence.
Une précision préalable s'impose sur le vocabulaire. ''Modernité'' désignera ici, de manière schématique, le long processus européen issu de la révolution scientifique des XVI{{e}} et XVII{{e}} siècles, des Lumières au XVIII{{e}} siècle, et des transformations politiques, économiques et sociales qui s'étendent de la fin du XVIII{{e}} au XIX{{e}} siècle, avant d'essaimer hors d'Europe. ''Modernité tardive'', à la suite de Giddens et Rosa, ne désignera pas une simple période postérieure aux années 1970 : chez Giddens, la « modernité avancée » nomme une intensification réflexive des institutions modernes, et chez Rosa, l'accélération n'est pas propre à l'après-1970, même si cette période en marque un seuil. Le terme renvoie donc à une phase d'intensification, marquée par l'accélération sociale, la flexibilité du travail et la dissolution des cadres collectifs hérités de la modernité « classique » fordiste. ''Capitalisme'' désigne le mode de production fondé sur l'accumulation et le travail salarié, tandis que ''néolibéralisme'' désigne sa configuration historique à partir des années 1980, marquée par la financiarisation, le retrait de l'État social et la généralisation de la concurrence. ''Technique'' renvoie à l'activité d'extériorisation par laquelle l'homme produit des outils ; ''technologie'' désigne, à la suite de Stiegler, la phase historique où la technique s'articule à la science et à l'industrie. ''Système technicien'' est le concept par lequel Ellul désigne l'auto-organisation contemporaine de cet ensemble. Ces distinctions ne sont pas toujours respectées par les auteurs convoqués ; on s'efforcera, lorsque cela importe pour l'argument, d'indiquer dans quel sens un terme est employé.
== I. Les grands traits de la condition moderne ==
La première grande caractéristique de la modernité, telle que Max Weber l'a thématisée, est le désenchantement du monde (''Entzauberung der Welt''). Trois processus solidaires s'y conjuguent. La rationalisation transforme l'agir humain en lui imposant une exigence croissante de calculabilité et de méthode : l'action transmise par la coutume cède la place à une action technique, soumise à la mesure des moyens et des fins. La sécularisation déplace les institutions hors de la tutelle religieuse, le pouvoir politique, l'école, le droit et la médecine devenant des ordres autonomes. L'avènement scientifique, enfin, retire au cosmos sa dimension sacrée en lui substituant une nature sans intentions ni signes. Au terme de cette transformation, l'homme se retrouve face à un univers qu'il maîtrise techniquement mais qui ne lui dit plus rien sur le sens de son existence : il sait comment intervenir, il ne sait plus pourquoi.
La formule par laquelle Weber décrit l'aboutissement de cette rationalisation a fait l'objet d'un contresens persistant. Traduite en français par « cage d'acier » d'après l'anglais ''iron cage'' rendu canonique par Talcott Parsons, elle traduit en réalité l'allemand ''stahlhartes Gehäuse'', dont Peter Baehr a montré qu'il évoque plutôt une « coquille » ou un « habitacle » dur comme l'acier<ref>Peter Baehr, « The "Iron Cage" and the "Shell as Hard as Steel": Parsons, Weber, and the ''Stahlhartes Gehäuse'' Metaphor in ''The Protestant Ethic and the Spirit of Capitalism'' », ''History and Theory'', vol. 40, n° 2, 2001, p. 153-169.</ref>. La nuance n'est pas anodine : ''Gehäuse'' suggère un boîtier qui enveloppe, non une prison qui retient, ce qui modifie le sens de la critique wébérienne. Le moderne n'est pas tant captif d'une cellule qu'enchâssé dans une carapace dont la dureté lui sert aussi d'abri.
Marcel Gauchet a prolongé ce diagnostic en parlant d'une « sortie de la religion », formule qu'il préfère à celle de simple sécularisation. Sortir de la religion, dans son acception forte, ne signifie pas l'abandon des croyances individuelles ou la fermeture des Églises, mais un changement dans la manière dont la société se rapporte à elle-même. Une société religieuse au sens propre est une société qui reçoit son ordre du dehors, qui se conçoit comme l'expression d'un fondement qui la dépasse. Sortir de la religion, c'est passer à une société qui se sait produite par les hommes et qui devient responsable de sa propre forme. L'individu, en parallèle, se trouve seul responsable de la fabrication de ses propres significations. Que ce désenchantement constitue une perte, un gain, ou les deux à la fois est une question redoutable que l'on réserve pour la section suivante ; il suffit ici de le poser comme le premier trait de la condition moderne.
Dominique Bourg observe toutefois que cette sortie a une généalogie plus longue qu'on ne le suppose habituellement : elle remonte à une dynamique de « dé-spiritualisation » qui, antérieure et coextensive à la modernité, traduit moins une rupture qu'un mouvement progressif de repli du sens vers l'intérieur du système social et de ses propres productions. Le « déni de toute valeur propre au donné » nous rabat alors « vers l'intérieur du système, en assignant le donné à un programme de transformation indéfini, à la faveur du développement lui-même indéfini de nos activités »<ref>Dominique Bourg, ''Une nouvelle Terre'', Desclée de Brouwer, 2018, ch. 3.</ref>.
À cette transformation cosmologique s'ajoute une transformation anthropologique : la montée de l'individualisme. Tocqueville, qui en a fait l'un des traits constitutifs des sociétés démocratiques, prenait soin de le distinguer de l'égoïsme. L'égoïsme est « un amour passionné et exagéré de soi-même » qui porte l'homme « à ne rien rapporter qu'à lui seul » ; l'individualisme, lui, est « un sentiment réfléchi et paisible » qui dispose chaque citoyen « à s'isoler de la masse de ses semblables et à se retirer à l'écart avec sa famille et ses amis »<ref>Alexis de Tocqueville, ''De la démocratie en Amérique'', tome II, deuxième partie, ch. 2, « De l'individualisme dans les pays démocratiques », 1840.</ref>. Le premier est un vice ancien, le second une orientation moderne, fille de l'égalité des conditions, qui fragilise les liens sociaux non par méchanceté mais par affaiblissement progressif des appartenances héritées. Charles Taylor, Gilles Lipovetsky ou Alain Ehrenberg ont prolongé ce diagnostic en montrant que l'individu moderne, libéré des cadres traditionnels (religion, classe, famille étendue, métier hérité), gagne une autonomie inédite mais doit aussi porter seul le poids de ses choix.
Taylor, dans ''The Ethics of Authenticity'', propose une cartographie qui recoupe partiellement notre propre découpage. Il identifie « trois malaises de la modernité ». Le premier est l'individualisme lui-même, dont la dérive consiste à « centrer la vie sur le soi » au point de l'aplatir : les horizons s'amenuisent, les engagements se raréfient, la vie se rétrécit et devient « plus pauvre en signification ». Le second est la primauté de la « raison instrumentale », c'est-à-dire de la rationalité qui calcule l'application la plus économique des moyens à des fins données ; le danger est qu'elle déborde son domaine propre et « prenne le pas » sur les fins elles-mêmes, au point que des décisions qui devraient être prises selon d'autres critères (justice, dignité, soin, soutenabilité) finissent par l'être au seul nom de l'efficacité. Le troisième est la perte de liberté politique, qui résulte des deux premiers : à mesure que les citoyens, repliés sur leur sphère privée, se désintéressent de l'autogouvernement, l'État se transforme en un « immense pouvoir tutélaire » au sens de Tocqueville, configurant ce que ce dernier appelait un « despotisme doux »<ref>Charles Taylor, ''The Ethics of Authenticity'', Harvard University Press, 1991, ch. I, « Three Malaises », p. 1-12. Trad. fr. : ''Le Malaise de la modernité'', Cerf, 1994.</ref>. Ces trois malaises ne sont pas indépendants : l'atomisme social produit par l'individualisme et la rationalité instrumentale rend difficile la formation d'un but commun, et cette difficulté décourage à son tour l'engagement civique, ce qui renforce l'atomisme initial. La modernité, à cet égard, fonctionne en boucle.
Ehrenberg, dans une perspective sociologique, a montré comment cet individualisme normatif s'est traduit cliniquement par un déplacement des pathologies psychiques dominantes. Là où la névrose, structurée par la culpabilité, dominait dans une société organisée autour de l'interdit (« il y a des choses qu'on ne fait pas »), la dépression structurée par le sentiment d'insuffisance s'est imposée dans une société organisée autour de l'initiative et de l'accomplissement de soi (« il y a des choses dont on n'est pas capable »). Le pivot est le passage d'une morale du devoir à une éthique de la performance. Ehrenberg formule le tournant : « la responsabilité entière de nos vies se loge non seulement en chacun de nous, mais également dans l'entre-nous collectif »<ref>Alain Ehrenberg, ''La Fatigue d'être soi. Dépression et société'', Odile Jacob, 1998, prologue.</ref>. De là cette « fatigue d'être soi » et la prolifération des troubles dépressifs sur lesquels nous reviendrons.
Une troisième dimension tient à l'emprise de la technique. Heidegger y voyait le trait métaphysique majeur de la modernité, qu'il a thématisé sous le nom de ''Gestell'', traduit en français par « arraisonnement » ou « dispositif ». Le ''Gestell'' n'est pas un ensemble d'objets techniques mais le mode même selon lequel la modernité dévoile l'étant : tout, y compris l'humain, tend à y apparaître comme « fonds disponible » (''Bestand''), c'est-à-dire comme ressource calculable et mobilisable. Une rivière n'est plus un cours d'eau habité de présences mais un potentiel hydroélectrique ; une forêt n'est plus un milieu vivant mais un volume de bois exploitable ; et l'homme lui-même, sous la forme des « ressources humaines », tend à être saisi comme matériau pour les fins de la production. Jacques Ellul, Günther Anders ou plus récemment Hartmut Rosa, avec sa théorie de l'accélération, ont prolongé cette analyse en montrant comment le temps vécu se contracte sous la pression du rendement et de la connectivité permanente.
Rosa distingue trois formes solidaires d'accélération. L'accélération technique d'abord, qui désigne l'augmentation de la vitesse des transports, des transmissions et des processus productifs. L'accélération du changement social ensuite, qui décrit le fait que les structures d'emploi, les configurations familiales, les normes culturelles changent désormais à un rythme intra-générationnel, là où elles changeaient autrefois sur plusieurs générations. L'accélération du rythme de vie enfin, qui nomme le paradoxe selon lequel les gains de productivité, loin de libérer du temps, semblent en raréfier l'expérience subjective. Ces trois accélérations s'auto-entretiennent : la technique permet le changement social, le changement social impose l'apprentissage permanent, et l'apprentissage permanent contracte le temps disponible.
Rosa formule cette emprise temporelle dans des termes qui touchent au cœur de la condition moderne : « les sujets modernes peuvent donc être décrits comme n'étant restreints qu'a minima par des règles et des sanctions éthiques, et par conséquent comme étant "libres", alors qu'ils sont régentés, dominés et réprimés par un régime-temps en grande partie invisible, dépolitisé, indiscuté, sous-théorisé et inarticulé »<ref>Hartmut Rosa, ''Aliénation et accélération. Vers une théorie critique de la modernité tardive'', La Découverte, 2014 [2010], troisième partie, ch. 10, « Trois variantes d'une critique des conditions temporelles ».</ref>. La pression accélératoire ne se présente plus comme un commandement extérieur mais comme une « donnée naturelle, brute »<ref>''Ibid.''</ref>, ce qui constitue selon Rosa « un totalitarisme de l'accélération »<ref>''Ibid.'', deuxième partie, ch. 9, « L'accélération comme nouvelle forme de totalitarisme ».</ref>. Le mot est délibéré : Rosa entend par là quatre traits qu'un régime accélérateur partage avec un régime totalitaire au sens classique. Il s'impose de manière uniforme à tous les domaines de la vie ; il pénètre la subjectivité elle-même au point d'en modifier les rythmes intérieurs ; il rend difficile son propre questionnement, en se présentant comme une nécessité sans alternative ; et il échappe à la contestation politique, faute d'instances où il pourrait être thématisé. La différence avec les régimes totalitaires anciens tient à ce que celui-ci s'impose sans recourir à aucune coercition manifeste. Anders observe pour sa part une « a-synchronicité chaque jour croissante entre l'homme et le monde qu'il a produit »<ref>Günther Anders, ''L'Obsolescence de l'homme. Sur l'âme à l'époque de la deuxième révolution industrielle'', Éditions de l'Encyclopédie des Nuisances, 2002 [1956], première partie, « Préliminaire au livre ».</ref>, écart qu'il nomme le « décalage prométhéen » et sur lequel nous aurons à revenir.
Ces transformations cosmologique, anthropologique et technique trouvent leur articulation la plus profonde chez Hannah Arendt, dont ''Condition de l'homme moderne'' propose une généalogie qui en éclaire le ressort commun. Là où les analyses précédentes décrivaient des traits, Arendt remonte à leur origine historique et formule un diagnostic d'ensemble : la modernité se caractérise d'abord par l'« aliénation du monde » (''world alienation''), c'est-à-dire la perte du monde commun comme espace partagé d'apparition et d'action<ref>Hannah Arendt, ''Condition de l'homme moderne'', op. cit., ch. VI, « La ''vita activa'' et l'âge moderne ».</ref>. Pour elle, la modernité s'inaugure au XVII{{e}} siècle avec trois événements solidaires : la découverte de l'Amérique et la cartographie du globe, qui contractent l'espace ; la Réforme, qui retire à des populations entières leur ancrage dans la propriété ecclésiale ; et l'invention du télescope, qui inaugure ce qu'elle appelle l'« aliénation du monde » en conduisant l'homme à adopter le « point d'Archimède », ce point de vue extérieur d'où il contemple sa propre Terre comme s'il n'en faisait pas partie. On verra que le diagnostic de l'Anthropocène viendra plus tard renverser ironiquement cette illusion d'extériorité. Arendt distingue par ailleurs trois dimensions de l'activité humaine : le ''travail'', qui répond aux nécessités vitales du corps ; l{{'}}''œuvre'', qui produit des objets durables constituant un monde ; et l{{'}}''action'', par laquelle les hommes apparaissent les uns aux autres dans un espace public et engagent l'imprévisibilité du commencement. La condition moderne se reconnaîtrait selon elle à un double renversement : d'abord la « victoire de l{{'}}''homo faber'' », c'est-à-dire l'élévation de la fabrication et du critère d'utilité au sommet des activités humaines, puis, cette victoire se retournant à son tour, la « victoire de l{{'}}''animal laborans'' », où l'humanité tout entière se voue à la production et à la consommation. Le monde durable se dissout alors en flux d'objets jetables, et l'action politique se trouve marginalisée au profit d'une administration de la vie biologique. L'analyse arendtienne a le mérite d'articuler en un seul mouvement les niveaux anthropologique, technique et politique que les autres diagnostics tendent à séparer ; elle fournira de surcroît, dans la conclusion, le concept qui permettra de penser une issue politique.
Cette « victoire de l{{'}}''animal laborans'' » peut être rapprochée de ce que Zygmunt Bauman décrira, une génération plus tard, sous les traits de la modernité liquide, même si Bauman ne part pas de la ''vita activa'' mais de la flexibilisation des cadres sociaux, de la consommation, de l'insécurité et de la mobilité. Sa métaphore présuppose une distinction historique. Une première modernité, dite solide, s'était attachée à fonder des cadres durables : nation, classe, profession, mariage à vie, militance idéologique. Sa promesse était de remplacer les solidités héritées (féodales, religieuses, communautaires) par des solidités construites (institutions, lois, organisations syndicales, partis de masse, États providence). Une seconde modernité, dite liquide, défait à son tour ces cadres : les emplois deviennent contractuels et mobiles, les couples se forment et se défont selon des logiques de réalisation personnelle, les engagements politiques se réduisent à des votes intermittents, les appartenances territoriales s'effacent au profit de communautés électives et révocables. Bauman définit cette société comme celle « où les conditions dans lesquelles ses membres agissent changent en moins de temps qu'il n'en faut aux modes d'action pour se figer en habitudes et en routines »<ref>Zygmunt Bauman, ''La Vie liquide'', Pluriel, 2013 [2005], introduction.</ref>. Si tout devient ainsi liquide, c'est, d'une manière qui fait écho à l'analyse arendtienne, parce que le monde durable qui faisait tenir ensemble les générations a cédé devant le cycle sans fin de la production et de la consommation. Cette liquéfaction ouvre des possibles inédits (le sujet peut se redéfinir, changer de carrière, recomposer ses appartenances) mais fragilise les ancrages dont la consistance même de la vie psychique avait besoin pour se constituer.
La fluidité contemporaine ne fait pas disparaître ce que Foucault a décrit comme la société disciplinaire ; elle s'y superpose, et cette discipline constitue l'autre versant, moins visible, de la modernité. Foucault distingue nettement deux régimes de pouvoir, sans pour autant que le second abolisse le premier. Sous l'Ancien Régime, le pouvoir s'exerçait selon le modèle de la souveraineté : éclatant, intermittent, spectaculaire, il se manifestait dans le supplice public et le faste cérémoniel, et il prélevait (l'impôt, la corvée, la vie même) plutôt qu'il ne produisait. Le pouvoir disciplinaire qui se met en place du XVI{{e}} au XIX{{e}} siècle présente des traits inverses : il est diffus, continu, discret, et il produit des aptitudes plutôt qu'il ne soustrait des biens. Foucault a mis en évidence « tout un ensemble de procédures pour quadriller, contrôler, mesurer, dresser les individus, les rendre à la fois "dociles et utiles" »<ref>Michel Foucault, ''Surveiller et punir. Naissance de la prison'', Gallimard, 1975. La formule « dociles et utiles » traverse la troisième partie, « Discipline ».</ref>. Cette discipline ne se réduit pas aux institutions pénitentiaires : elle est une « anatomie politique » diffuse à travers l'école, qui apprend à se tenir, à attendre, à répondre à un signal ; à travers l'hôpital, qui ordonne les corps malades selon une grille diagnostique ; à travers l'atelier, qui décompose le geste productif en éléments mesurables ; à travers l'armée, qui codifie la marche, la posture et le maniement des armes. Toutes ces institutions « fabriquent des corps soumis et exercés, des corps "dociles" »<ref>''Ibid.'', troisième partie, « Discipline », ch. 1, « Les corps dociles ».</ref>.
Le Panoptique, dispositif architectural conçu par Bentham et qui fournit à Foucault son modèle théorique, en constitue la forme idéale : « le diagramme d'un mécanisme de pouvoir ramené à sa forme idéale »<ref>''Ibid.'', troisième partie, ch. 3, « Le panoptisme ».</ref>, dont la vertu est d'« induire chez le détenu un état conscient et permanent de visibilité qui assure le fonctionnement automatique du pouvoir »<ref>''Ibid.''</ref>. Le génie du dispositif tient à ce qu'il rend la présence effective du surveillant superflue : il suffit que le détenu se sache susceptible d'être observé pour qu'il modifie son comportement comme s'il l'était. La modernité a ainsi développé, à côté de la souveraineté, un régime du regard intériorisé où chacun se surveille en se sachant susceptible d'être observé, ce qui réduit le coût en hommes du pouvoir et en accroît l'efficacité. Il importe toutefois de ne pas présenter souveraineté, discipline, sécurité et biopouvoir comme des étapes qui s'effaceraient purement les unes les autres. La discipline ne remplace pas la souveraineté : elle s'y ajoute, la traverse et la reconfigure. Les sociétés contemporaines n'ont pas cessé d'être disciplinaires ; elles articulent discipline, contrôle, sécurité et, comme on le verra, auto-exploitation.
Il faut ajouter, pour ne pas figer Foucault dans sa seule analyse disciplinaire, que ses derniers travaux sur l{{'}}''Histoire de la sexualité'' déplacent cette analyse vers les pratiques de subjectivation, le souci de soi et les techniques de soi héritées de l'Antiquité. Le sujet n'y est plus seulement effet de pouvoir, mais aussi instance d'élaboration éthique, ce qui rapproche Foucault, malgré leurs désaccords, de la lecture que Hadot proposera des exercices spirituels<ref>Michel Foucault, ''L'Usage des plaisirs'' (''Histoire de la sexualité'', t. II) et ''Le Souci de soi'' (''Histoire de la sexualité'', t. III), Gallimard, 1984.</ref>.
Byung-Chul Han, dans une veine plus récente, parle d'une société de la performance où la contrainte n'est plus extérieure, comme dans la société disciplinaire, mais intériorisée : on s'exploite soi-même au nom de la réalisation personnelle. Le passage de l'une à l'autre n'est pas une rupture mais l'approfondissement d'une même tendance. La dynamique d'intériorisation du regard, déjà présente dans le pouvoir disciplinaire, se prolonge dans l'auto-exploitation contemporaine, à ceci près que le maître a disparu et que le sujet contemporain joue à la fois le rôle du surveillant et celui du surveillé. La contrainte n'a pas diminué ; elle a changé d'adresse.
Il faut ajouter à ce tableau la fin des grands récits, diagnostic posé par Jean-François Lyotard dans ''La Condition postmoderne'', qui définit le postmoderne comme « l'incrédulité à l'égard des métarécits ». Par métarécit, Lyotard entend une narration englobante qui légitime à la fois les savoirs et les institutions, en inscrivant l'expérience locale dans une trajectoire universelle. Les récits qu'il vise sont d'abord les grands récits modernes de légitimation : l'émancipation du sujet rationnel et celle du travailleur, le progrès de l'Esprit, l'enrichissement ou l'efficacité du système. Le récit providentiel chrétien relève, lui, d'un régime de légitimation antérieur, qui orientait l'histoire vers le salut ; on peut le mentionner comme arrière-plan, mais non le ranger parmi les métarécits proprement modernes. La crise de ces récits ne signifie pas qu'ils aient disparu, mais qu'ils ont perdu leur pouvoir d'orienter et de légitimer. Le moderne se trouve sans cadre temporel partagé pour donner sens à l'enchaînement de ses actions, et les sciences elles-mêmes, qui s'autorisaient implicitement de la promesse émancipatrice, doivent désormais s'autojustifier au coup par coup.
À cette désorientation temporelle s'ajoute la conscience croissante d'une crise écologique qui rend problématique l'idée même d'un progrès indéfini sur lequel la modernité s'était bâtie. Le diagnostic de l'Anthropocène donne à l'intuition arendtienne du « point d'Archimède » un contrepoint ironique : l'humanité qui s'était rêvée extérieure à la Terre découvre qu'elle en est devenue une force interne. Bourg utilise le concept d'Anthropocène pour désigner « une artificialisation de la surface de la Terre » telle que « 83 % de la surface des terres émergées et non glacées sont peu ou prou sous une influence humaine ; et […] jusqu'à 90 % de la photosynthèse sont sous influence anthropique »<ref>Dominique Bourg, ''Une nouvelle Terre'', op. cit., ch. 1.</ref>. Cette pression anthropique, conjointe à l'effondrement de la biodiversité sauvage, rend caduque la séparation entre humanité et nature qui structurait l'imaginaire moderne. L'humanité s'y représentait comme un sujet extérieur, capable de connaître et de transformer une nature objective ; elle se découvre désormais comme un facteur géologique, dont l'action a modifié les grands équilibres planétaires au point d'inscrire sa trace dans la stratigraphie. Le sujet moderne n'est plus en surplomb : il est inclus dans les processus dont il croyait disposer.
Ces diagnostics, presque tous critiques, doivent être tempérés sous peine de tomber dans une déploration unilatérale qui méconnaîtrait les acquis effectifs de la modernité. Steven Pinker, dans ''La Part d'ange en nous'', soutient que la modernité est marquée par un déclin historique de la violence interpersonnelle, mesuré sur la longue durée<ref>Steven Pinker, ''La Part d'ange en nous. Histoire de la violence et de son déclin'', Les Arènes, 2017 [2011]. La thèse a fait l'objet de critiques portant notamment sur le choix des indicateurs, le traitement statistique de la violence pré-moderne et la sous-estimation des violences structurelles ; voir notamment Edward Herman et David Peterson, ''Reality Denial'', et le débat suscité par John Gray dans ''The Guardian'', 2015.</ref>. Hans Rosling, dans ''Factfulness'', a documenté le recul de la mortalité infantile, de l'extrême pauvreté et de l'analphabétisme à l'échelle mondiale depuis 1800<ref>Hans Rosling, ''Factfulness. Ten Reasons We're Wrong About the World, and Why Things Are Better Than You Think'', Sceptre, 2018.</ref>. On ne peut souscrire en bloc à ces lectures, qui restent contestées par leurs choix d'indicateurs et leur tendance à isoler les variables techniques et sanitaires des dynamiques d'extraction et de domination qui les ont rendues possibles. Mais on doit reconnaître que la modernité a accompagné une expansion des droits civils et politiques, une mobilité sociale et géographique sans précédent, un soulagement effectif des souffrances physiques.
Au terme de ce parcours, ce qui caractérise le mieux la condition moderne n'est aucun des traits pris isolément, mais la tension qui les traverse tous. Cette tension se manifeste sous plusieurs visages solidaires. Une liberté inédite, qui permet à chacun de choisir son métier, son conjoint, sa croyance, son orientation sexuelle, se trouve couplée à une désorientation : car cette liberté ne dit pas vers quoi s'orienter, et le sujet privé de cadres porteurs doit produire seul le sens qu'il donne à sa vie. Une puissance technique inégalée, qui met à la disposition de l'humanité des moyens d'agir dont aucune génération antérieure n'a disposé, se trouve couplée à un sentiment d'impuissance face aux processus globaux : la modernité a accumulé des capacités d'action sans accumuler de capacité collective de décision, ce qui produit le paradoxe d'une humanité capable de modifier le climat planétaire mais incapable de s'entendre pour le préserver. Une hyperconnexion, qui rend chacun joignable à tout instant, se trouve couplée à une solitude que les enquêtes sociologiques ne cessent de mesurer : la multiplication des contacts s'accompagne d'un appauvrissement des relations consistantes, comme si la quantité avait progressé au détriment de la profondeur. La condition moderne ne se laisse donc réduire ni à un récit progressiste qui en oublierait les pertes, ni à une déploration nostalgique qui en oublierait les gains. L'homme moderne est moins défini par un trait que par cette ambivalence structurelle. Les sections qui suivent l'examinent dans trois de ses foyers principaux : le désenchantement et le rapport au sens, la technique et le rapport à la puissance, enfin le sujet lui-même et le rapport à soi. L'examen de la technique conduira en outre à une question dérivée mais décisive, celle de la tempérance : la destructivité contemporaine tient-elle à la technique elle-même ou à une démesure humaine plus ancienne qu'elle ne ferait qu'amplifier ? À chaque fois, la même structure se répète : une libération qui porte en elle sa propre servitude.
== II. Le désenchantement : perte ou enrichissement ? ==
Le désenchantement a été présenté plus haut comme le premier trait de la condition moderne ; il faut maintenant en peser la valeur. Car il offre le cas le plus net de cette ambivalence structurelle : aucun phénomène moderne n'a été tour à tour aussi violemment déploré et aussi fermement revendiqué. Trois familles de lectures s'y opposent, qu'on examinera successivement avant d'en proposer une articulation.
=== Une lecture critique de la perte ===
Weber lui-même n'était pas neutre : il évoquait une « nuit polaire d'une obscurité et d'une dureté glaciales » et craignait que la rationalisation n'enferme l'humanité dans une « cage d'acier ». Pour les romantiques allemands, puis pour Heidegger, le désenchantement appauvrit le rapport au monde : la nature, autrefois habitée de présences et peuplée de significations symboliques, devient un simple stock de ressources exploitables.
L'École de Francfort a poussé plus loin cette lecture en montrant que le mouvement même de la rationalité moderne contient sa propre inversion. Adorno et Horkheimer, dans ''La Dialectique de la Raison'', formulent ce diagnostic dans une thèse double : « le mythe lui-même est déjà Raison et la Raison se retourne en mythologie »<ref>Theodor W. Adorno et Max Horkheimer, ''La Dialectique de la Raison. Fragments philosophiques'', Gallimard, 2013 [1944], « Introduction » (p. 19-20 de la trad. fr.).</ref>. La rationalité instrumentale, en se proposant de libérer l'humanité de la peur et de la superstition, finit par produire un nouvel asservissement : « tandis que l'individu disparaît devant l'appareil qu'il sert, il est pris en charge mieux que jamais par cet appareil même »<ref>''Ibid.'', « Introduction ».</ref>. La domination de la nature à laquelle la Raison s'est consacrée se retourne en domination de l'homme par lui-même, car la même opération qui rend la nature calculable transforme aussi le sujet en objet maniable. Comme Adorno et Horkheimer le résument, « en sacrifiant le penser qui, sous sa forme réifiée, en tant que mathématique, machine, organisation, se venge de l'homme qui l'oublie, la Raison a renoncé à s'accomplir »<ref>''Ibid.'', ch. I, « Le concept d'Aufklärung ».</ref>. Cette autodestruction de la Raison ne tient pas à un usage dévoyé : elle est inscrite dans son principe même, dès lors qu'elle réduit la pensée à un calcul de moyens et qu'elle assimile la liberté à l'autoconservation. La barbarie du XX{{e}} siècle ne serait donc pas un accident de la modernité mais une conséquence de sa logique. Plus récemment, Hartmut Rosa propose le concept de « résonance » pour nommer ce qui manque à un monde purement disponible : un rapport au réel qui ne soit ni domination ni indifférence, mais écho réciproque.
Bourg, dans une veine qui rejoint celle de Pierre Hadot, distingue deux conceptions historiques de notre rapport à la nature, qu'il caractérise ainsi : une conception « ''prométhéenne'', associée aux techniques et à la domination », et une conception « ''orphique'', relative à la compréhension de la nature par le poème et les arts ». La première est « nécessairement violente » et « renvoie à la volonté d'arracher à la nature les secrets qu'elle ne livre pas spontanément »<ref>Dominique Bourg, ''Une nouvelle Terre'', op. cit., ch. 6, qui se réfère à Pierre Hadot, ''Le Voile d'Isis. Essai sur l'histoire de l'idée de Nature'', Gallimard, 2004.</ref>. Le désenchantement, dans cette optique, correspond à la victoire historique de la première sur la seconde, et l'enjeu philosophique contemporain serait de réhabiliter l'orphisme comme mode possible de rapport au monde.
=== Une lecture libératrice ===
À cette lecture nostalgique s'oppose celle, héritière des Lumières, qui voit dans le désenchantement une libération. Kant définissait l'Aufklärung comme la sortie de l'humanité hors d'une minorité dont elle était elle-même responsable. Voir dans la maladie un châtiment divin, dans la foudre la colère d'un dieu, dans l'ordre social un décret céleste, ce n'est pas seulement se tromper, c'est se priver des moyens d'agir et accepter des hiérarchies arbitraires. Marcel Gauchet souligne que la sortie de la religion est consubstantielle à l'autonomie démocratique : un peuple qui se gouverne lui-même ne peut tenir ses lois pour reçues d'ailleurs.
=== Six arguments en faveur d'un enrichissement ===
On peut développer plus avant cette lecture positive en montrant comment le désenchantement, loin d'appauvrir le monde, l'enrichit selon plusieurs dimensions.
Le premier argument tient à ce que le désenchantement révèle un monde plus vaste que les mythes ne le concevaient. La cosmologie pré-moderne enfermait l'humanité dans un univers clos, hiérarchisé, fini. Le désenchantement a fait éclater ces parois : 13,8 milliards d'années, des centaines de milliards de galaxies, une évolution biologique qui relie l'humain à la bactérie par une chaîne ininterrompue de quatre milliards d'années. La connaissance scientifique ne tue pas l'émerveillement, elle peut au contraire le rediriger vers un objet plus consistant : la réalité du donné. La formule selon laquelle le monde désenchanté serait « plus riche parce que réel » a sa part de vérité, mais elle est trop rapide : elle suppose que la richesse d'un monde dépend en premier lieu de son degré de réalité objectivable, ce qui n'est pas évident pour les phénoménologies de l'expérience vécue. On dira plus prudemment que la connaissance scientifique élargit l'horizon du donné sans l'épuiser, et qu'elle laisse intacte la question de savoir comment habiter ce donné.
Un deuxième argument est que le désenchantement libère, ou du moins déplace, la responsabilité morale. Tant que le monde était peuplé de signes divins, la souffrance avait un sens, et c'était souvent un sens accablant. Quand la peste cesse d'être colère divine, on cherche le bacille et on invente l'hygiène publique. Quand la pauvreté cesse d'être destin, elle devient injustice. Quand l'esclavage cesse d'être inscrit dans un ordre cosmique, il devient un crime. Cette présentation linéaire mérite cependant d'être nuancée : l'abolition de l'esclavage n'a pas été le seul effet d'une rationalisation moderne, mais le fruit d'une convergence où les luttes des esclaves eux-mêmes (Saint-Domingue, marronnage atlantique, soulèvements caribéens), les traditions religieuses (quakerisme abolitionniste, dissidence évangélique), les contradictions économiques entre formes d'exploitation et certains intérêts impériaux ont joué un rôle au moins aussi déterminant que la philosophie des Lumières. De même, les droits humains modernes ont des sources religieuses identifiables (le ''ius gentium'' médiéval, la théologie de Las Casas, la loi naturelle protestante), ce qui interdit de les rabattre sur un pur effet de désenchantement. Ce que le désenchantement a fait, plutôt qu'il n'a produit ces transformations, c'est rendre disponible un langage de l'imputation humaine qui les a légitimées en retour. Il transfère ainsi à l'humanité la responsabilité du monde, charge lourde mais ennoblissante, sans pour autant en être la cause unique.
Un troisième argument tient à ce que le désenchantement rend possible une éthique de la vérité. Bernard Williams, dans ''Vérité et véracité'', a montré que la modernité repose sur deux vertus jumelles : l'exactitude (refuser les croyances mal fondées) et la sincérité (refuser de dire ce qu'on ne croit pas). Vivre dans le désenchantement, c'est refuser la consolation facile du mensonge, forme moderne du courage par excellence, plus exigeante que les héroïsmes guerriers d'autrefois parce qu'elle s'exerce dans la solitude et sans récompense promise.
Un quatrième argument est que le désenchantement rend plus aisément pensable un pluralisme assumé. Affirmer simplement qu'un monde enchanté serait un monde où les significations sont « partagées de force » serait simplifier la diversité des formes religieuses, mythiques et symboliques, dont certaines (les paganismes locaux, les traditions chamaniques, le polythéisme antique) ont toléré, voire intégré, des formes substantielles de pluralité interne. Il reste que les sociétés à religion d'État ont eu tendance, lorsqu'elles articulaient leurs significations à un appareil politique unifié, à imposer ces significations par la contrainte. Le désenchantement, en retirant à toute révélation le statut de norme publique commune, a contribué à ouvrir l'espace public à une pluralité de visions qu'aucune autorité ne peut plus arbitrer d'en haut. C'est l'une des conditions, parmi d'autres, de la tolérance religieuse, de la liberté de conscience et du fonctionnement démocratique. Kierkegaard avait vu que, dans cette nouvelle configuration, la foi authentique a besoin du désenchantement pour exister comme décision personnelle, et non comme coutume héritée.
Un cinquième argument est que le désenchantement invente un sublime nouveau. La contemplation du ciel étoilé chez Kant, l'émerveillement darwinien devant l'arbre du vivant, l'humilité écologique devant la complexité des écosystèmes, le saisissement devant un théorème mathématique : autant de formes d'expérience profonde qui ne doivent rien au surnaturel. Spinoza appelait cela l{{'}}''amor intellectualis Dei'', un amour du réel qui culmine dans sa compréhension. Le désenchantement n'abolit pas le sacré : il le déplace dans la profondeur même du réel.
Un sixième argument enfin est que le désenchantement humanise le rapport à autrui. Tant que les autres sont vus à travers le prisme de catégories sacrées (le païen, l'hérétique, l'intouchable, le possédé), ils ne sont jamais pleinement humains. Le désenchantement, en retirant aux différences leur statut métaphysique, rend disponible une humanité commune sous les variations culturelles. L'idée des droits humains universels s'en est trouvée renforcée, sans que la modernité désenchantée puisse en revendiquer l'exclusivité, comme on l'a noté plus haut.
=== Une position synthétique ===
Charles Taylor, dans ''L'Âge séculier'', propose une troisième voie qui refuse l'alternative. Le désenchantement n'a pas supprimé la quête de sens mais l'a déplacée : nous vivons dans un cadre « immanent » où la transcendance est devenue une option parmi d'autres, ce qui rend la croyance plus fragile mais aussi plus réfléchie. Dans ''The Ethics of Authenticity'', il formule la même intuition pour les malaises modernes en général. La modernité ne doit être appréciée ni par ses apologistes (''boosters'', qui en font l'éloge global) ni par ses contempteurs (''knockers'', qui la condamnent en bloc), ni par un compromis qui chercherait simplement « le point idéal de troc entre les avantages et les coûts »<ref>Charles Taylor, ''The Ethics of Authenticity'', Harvard University Press, 1991, ch. II, « The Inarticulate Debate », p. 23. Une traduction française a été publiée sous le titre ''Le Malaise de la modernité'', Cerf, 1994.</ref>. Ce qu'il propose est un « travail de reprise » (''work of retrieval''), par lequel un idéal dégradé peut « nous aider à restaurer notre pratique »<ref>''Ibid.'', p. 23.</ref>. Juger le désenchantement « négatif » ou « positif » suppose un choix préalable : qu'estime-t-on plus important, l'autonomie ou l'appartenance, la maîtrise ou la résonance, la lucidité ou la consolation ? Ce sont des biens réels, et tragiquement, ils sont en partie incompatibles. Cette position, qui refuse à la fois la condamnation et l'éloge au profit d'un travail de discernement, fournira le modèle des analyses suivantes.
== III. La technique : prolongement et menace ==
Le désenchantement est inséparable d'une autre dimension cardinale de la modernité, l'emprise de la technique. Le lien entre les deux n'est pas accidentel : c'est le même geste qui dépouille la nature de ses significations sacrées et qui la livre comme matériau disponible à la transformation. Un monde désenchanté est un monde techniquement manipulable, et la puissance technique est l'envers pratique du désenchantement théorique. Là encore, l'ambivalence est massive et exige d'être analysée dans ses deux versants : la technique sera d'abord considérée comme apport, puis comme menace, avant qu'on examine le paradoxe d'une puissance qui, nous constituant, peut aussi nous défaire.
=== Les apports considérables de la technique ===
Pendant des millénaires, la condition humaine ordinaire a été marquée par la faim chronique, la mortalité infantile autour d'un enfant sur trois, l'espérance de vie autour de trente ans, le travail physique épuisant. La technique, qu'elle soit agricole, médicale, industrielle ou énergétique, a bouleversé ces données. L'anesthésie, les antibiotiques, les vaccins, la chirurgie moderne ont supprimé des souffrances que toutes les sagesses anciennes pouvaient seulement enseigner à supporter. Hans Jonas, pourtant grand critique de la démesure technique, le reconnaissait sans détour : la médecine moderne représente un progrès moral et non seulement matériel.
La technique a également étendu l'expérience humaine du monde. L'imprimerie, le téléphone, l'avion, Internet ont multiplié les possibilités de connaissance, de rencontre, de découverte. Le cosmopolitisme concret, le décentrement culturel, la capacité d'imaginer des vies très différentes de la sienne sont des biens moraux et intellectuels que la technique a démocratisés.
Bernard Stiegler, dans le sillage de l'anthropologue André Leroi-Gourhan, a contesté la lecture heideggérienne en montrant que la technique n'est pas extérieure à l'humain : elle le constitue. Il a relu à cette fin le mythe grec de Prométhée et d'Épiméthée pour en tirer une thèse anthropologique. Épiméthée, distribuant les qualités aux espèces vivantes, oublie l'homme, qui se retrouve « tout nu, pas chaussé, dénué de couvertures, désarmé »<ref>Platon, ''Protagoras'', 320d-322a, cité par Bernard Stiegler, ''La Technique et le temps. 1. La faute d'Épiméthée'', Fayard, 2018 [Galilée, 1994], deuxième partie, ch. 1, « Le foie de Prométhée », section 2, « La thanatologie : rien sous la main ».</ref>. Pour réparer cet oubli, Prométhée vole le feu et la ''tekhnè'' aux dieux et en fait don aux hommes. La technique n'est donc pas un attribut surajouté à un humain déjà constitué : elle vient combler un défaut originaire. Stiegler en tire une formule : « l'être de l'homme est (d'être) hors de lui »<ref>Bernard Stiegler, ''La Technique et le temps. 1''. ''La faute d'Épiméthée'', op. cit., deuxième partie, ch. 1, section 3, « Hors de lui ».</ref>. L'homme est l'animal qui s'extériorise dans ses outils, depuis le silex taillé. La parole elle-même est une technique, l'écriture une autre, le calcul mental encore une autre. Reprocher à la technique de nous dénaturer, c'est ne pas voir qu'il n'y a pas d'humain pré-technique à retrouver : « homme et technique sont indissociables »<ref>''Ibid.'', avant-propos à la réédition de 2018.</ref>. Nous nous accomplissons par et dans nos prothèses.
Andrew Feenberg prolonge cette intuition en plaidant pour ce qu'il appelle une « démocratie technique », contre l'idée que la technique serait une essence autonome que l'on subirait passivement. Pour lui, « la technique ne se résume pas à une maîtrise rationnelle de la nature et […] son développement et ses impacts sont intrinsèquement sociaux »<ref>Andrew Feenberg, ''Pour une théorie critique de la technique'', Lux Éditeur, 2014, ch. 1.</ref>. Ce déplacement signifie que la technique peut être autrement codée, que les choix techniques sont toujours déjà des choix politiques, et que la démocratie ne survivra qu'en s'étendant au domaine technique. Comme il l'écrit, « si l'on ne porte pas la démocratie au-delà de ces limites classiques, dans certains domaines technicisés de la vie sociale, sa valeur d'usage continuera à décliner, la participation s'étiolera, et les institutions que nous identifions à une société libre disparaîtront progressivement »<ref>''Ibid.''</ref>.
La technique a aussi élargi l'autonomie individuelle de manière concrète. La contraception, l'électroménager, la mobilité, la communication à distance ont libéré du temps, de l'espace, des contraintes corporelles qui pesaient surtout sur les femmes et les pauvres. La télémédecine, les outils d'accessibilité, les ressources éducatives en ligne ont produit, au sens d'Amartya Sen, des capacités nouvelles.
Enfin, la technique permet de réparer ce qu'elle a abîmé : la résolution de la crise écologique, si elle a lieu, passera nécessairement par les énergies renouvelables, les techniques de dépollution, la modélisation climatique. Aucun retour à un état pré-technique n'est concevable pour huit milliards d'êtres humains. Bourg voit dans la permaculture l'exemple d'une technique tendanciellement « orphique », c'est-à-dire respectueuse du donné naturel, parce qu'elle cherche à travailler avec les dynamiques des écosystèmes plutôt qu'à les forcer : elle « s'inspire de la complémentarité des espèces végétales, et donc du ressort des écosystèmes, pour réaliser des jardins autonomes et nourriciers »<ref>Dominique Bourg, ''Une nouvelle Terre'', op. cit., ch. 6. La permaculture tend à réduire les intrants et le travail mécanique, sans pour autant les supprimer : elle suppose au contraire un savoir-faire et un entretien attentifs.</ref>. Ce n'est pas la technique qui est destructrice, mais une certaine configuration historique de la technique.
=== Le paradoxe constitutif ===
Si la technique nous constitue à ce point, comment expliquer son caractère destructeur ? Le paradoxe est sérieux et exige une réponse en plusieurs strates.
D'abord, la technique a changé d'échelle, mais aussi de régime d'organisation : de moyen au service de fins humaines, elle est devenue système. Günther Anders a forgé pour cette mutation le concept de « décalage prométhéen » (''prometheisches Gefälle'') : « rien ne nous caractérise davantage, nous, les hommes d'aujourd'hui, que notre incapacité à rester spirituellement à jour (''up to date'') par rapport au progrès de notre production »<ref>Günther Anders, ''L'Obsolescence de l'homme'', op. cit., première partie, « Sur la honte prométhéenne », § « Préliminaire au livre ». L'expression anglaise ''up to date'' figure dans le texte d'Anders.</ref>. Anders en distingue plusieurs déclinaisons, « entre l'action et la représentation, entre l'acte et le sentiment, entre la science et la conscience, et enfin, surtout, entre l'instrument et le corps de l'homme »<ref>''Ibid.''</ref>. Il en éclaire l'enjeu par cette formule : « nous sommes capables de fabriquer la bombe à hydrogène, mais nous n'arrivons pas à nous figurer les conséquences de ce que nous avons nous-mêmes fabriqué. De la même manière, nos sentiments sont en retard sur nos actes : nous sommes capables de détruire à coups de bombes des centaines de milliers d'hommes, mais nous ne savons ni les pleurer ni nous repentir »<ref>''Ibid.''</ref>. Notre capacité de produire excède notre capacité d'imaginer, de sentir et de décider. Hans Jonas en tirait la nécessité d'une éthique nouvelle : les morales anciennes pensaient un agir dont les effets restaient locaux et contemporains ; il nous faut désormais une éthique qui réponde de conséquences planétaires et trans-générationnelles.
Ensuite, la technique tend à devenir un système qui échappe à ses créateurs. C'est l'intuition centrale de Jacques Ellul, qu'il a développée dans ''La Technique ou l'enjeu du siècle'' puis dans ''Le Système technicien''. Le passage du fait technique au système technique transforme la nature même du phénomène : « tout se passe comme si le système technicien croissait par une force interne, intrinsèque et sans intervention décisive de l'homme »<ref>Jacques Ellul, ''Le Système technicien'', Le Cherche-Midi, 1977, deuxième partie, ch. 1, « L'autoaccroissement ».</ref>. Ce que Ellul nomme l'autoaccroissement n'est pas une métaphore : il désigne le fait que « la technique se définit à elle-même ses propres besoins et y apporte sa propre satisfaction »<ref>''Ibid.''</ref>. Une technique en appelle d'autres pour corriger ses effets, et c'est par ses échecs mêmes qu'elle se reproduit : « toute intervention technique provoque des difficultés ou des problèmes – et seule une réponse technique est utile ou efficace. Ainsi la technique s'alimente elle-même par ses propres échecs »<ref>Jacques Ellul, ''La Technique ou l'enjeu du siècle'', Économica, 2008 [1954], deuxième partie, ch. II, « Caractérologie de la technique », § « L'auto-accroissement ».</ref>. L'automobile individuelle suppose des routes, une industrie pétrolière, un urbanisme dispersé, une diplomatie de l'énergie ; chacune de ces techniques en appelle d'autres pour gérer ses effets, et le système se referme sur lui-même. Ellul en tire une conclusion : « le "Il faut" déterminera l'autoaccroissement »<ref>Jacques Ellul, ''Le Système technicien'', op. cit., deuxième partie, ch. 1, « L'autoaccroissement ».</ref>. La modalité du nécessaire technique se substitue à la modalité du possible humain.
Cette thèse a une conséquence anthropologique : l'homme moderne ne se trouve plus en position de choisir s'il veut tel ou tel développement technique, mais seulement la voie la plus efficace pour intégrer un développement déjà engagé. Ellul observe que « ce projet se situe à l'intérieur du système technicien qui implique cette croissance : tout, dans ce rapport peut être mis en question, tout est repensé : sauf l'évidence de la continuation et de la progression »<ref>''Ibid.''</ref>. Le sujet moderne se découvre intégré à un mouvement qu'il croit conduire mais qui le précède et l'enveloppe. La destruction n'est donc pas un accident de la technique, mais l'effet de son organisation systémique non délibérée.
À ces strates du paradoxe, il faut opposer un contrepoint, sous peine de verser dans le fatalisme. La technique s'inscrit en effet dans des rapports sociaux qui l'orientent, et ne possède pas de destin inscrit dans sa seule essence. Feenberg a soutenu qu'elle est toujours « codée » socialement, et que le « code technique » d'un objet « précise socialement certains paramètres techniques tout à fait terre à terre comme le choix et le traitement des matériaux »<ref>Andrew Feenberg, ''Pour une théorie critique de la technique'', op. cit., ch. 4.</ref>. Cette idée a une portée politique : « les valeurs des acteurs dominants donnent toujours un certain biais aux codes techniques »<ref>''Ibid.''</ref>, et la tâche d'une théorie critique consiste justement à dévoiler ces biais. La déforestation amazonienne n'est pas une fatalité technique, mais le résultat de choix d'acteurs identifiables. L'extraction massive de données personnelles n'est pas inhérente au numérique, mais la conséquence d'un modèle économique. La destructivité n'est donc pas dans la technique en soi, mais dans les rapports de pouvoir qui la configurent, ce qui est moins désespérant que la thèse heideggérienne, parce que cela laisse place à l'action politique.
Les positions d'Ellul et de Feenberg ne sont pas réconciliables sans frais. Ellul soutient que le système technicien possède une dynamique d'autoaccroissement qui rend illusoire toute prétention à le réorienter politiquement de manière substantielle. Feenberg soutient au contraire que la technique reste codée par des choix sociaux contingents et que la démocratie technique est une voie effective. Cette divergence n'est pas un détail : si Ellul a raison, l'enjeu de la condition moderne est moins le contenu des choix techniques que la possibilité de leur soustraire collectivement quelques pans à la logique de l'efficacité. Si Feenberg a raison, l'enjeu est de transformer les coalitions d'acteurs et les codes qui orientent la technique. La position retenue ici est intermédiaire mais asymétrique : Ellul décrit avec justesse la dynamique propre du système technicien tel qu'il s'est constitué, mais Feenberg a raison de soutenir qu'aucune fatalité ne soustrait cette dynamique à l'action politique. Charles Taylor a formulé cette position intermédiaire dans le chapitre IX de ''The Ethics of Authenticity'', titré justement « An Iron Cage ? » : il y refuse explicitement l'image d'une fatalité technologique, en rappelant que « la connexion entre civilisation technologique et [les] normes [atomiste et instrumentale] n'est pas unidirectionnelle. Ce n'est pas seulement que les institutions engendrent la philosophie ; il a fallu aussi que cette perspective ait quelque force dans la société européenne avant que les institutions puissent se développer »<ref>Charles Taylor, ''The Ethics of Authenticity'', op. cit., ch. IX, « An Iron Cage ? », p. 99.</ref>. Taylor ajoute que « la raison instrumentale arrive jusqu'à nous avec son propre arrière-plan moral », notamment l'« affirmation de la vie ordinaire » et la « bienveillance pratique »<ref>''Ibid.'', p. 105.</ref>, et qu'un travail de reprise (''retrieval'') de ces sources peut faire advenir un « cadrage différent » de la technique, dans lequel celle-ci serait subordonnée à une éthique du soin (''ethic of caring'') plutôt qu'à un « impératif de domination »<ref>''Ibid.'', p. 106.</ref>. Sa conclusion pratique est que la transformation démocratique des techniques est possible mais coûteuse, et qu'elle suppose des institutions capables de résister à l'évidence de la « continuation et de la progression » dont parle Ellul.
Notre constitution technique est en outre inachevée. Stiegler développe ici un autre argument : si la technique nous constitue, alors nous avons besoin de temps pour intérioriser chaque nouvelle technique, en faire une véritable culture, élaborer les savoirs et les institutions qui permettent de l'habiter humainement. L'écriture a été progressivement intégrée par l'école, la grammaire, la philologie, le droit. Or les techniques contemporaines se succèdent à un rythme qui ne laisse plus le temps à ce travail d'appropriation. Stiegler en propose une formulation théorique : « la technogenèse est structurellement en avance sur la sociogenèse »<ref>Bernard Stiegler, ''La Technique et le temps. 1. La faute d'Épiméthée'', op. cit., avant-propos à la réédition de 2018.</ref>, et l'« ajustement entre évolution technique et tradition sociale connaît toujours des moments de résistance parce que, selon sa portée, le changement technique bouleverse plus ou moins les repères en quoi consiste toute culture »<ref>''Ibid.''</ref>. Nous sommes saturés d'outils que nous n'avons pas eu le temps de transformer en culture. La désorientation que ressent l'homme moderne n'est donc pas une déficience subjective à corriger, mais le symptôme d'un retard structurel : « l'histoire de l'homme est celle de la technique comme processus d'extériorisation où l'évolution technique est dominée par des tendances avec lesquelles les sociétés humaines doivent sans cesse négocier »<ref>''Ibid.''</ref>. Stiegler ajoute que cette désorientation, dans son principe, est elle-même originaire : la technicité comme « défaut d'origine » fait que l'homme n'a jamais eu de lieu propre auquel revenir, et que l'effort d'appropriation culturelle est sa tâche permanente.
Ce contrepoint admis, il reste une dernière strate du paradoxe, la plus profonde, que ni la critique du système ni l'appel à la démocratie technique n'épuisent : l'humain est constitué aussi par sa démesure. Cette réponse, plus tragique, renvoie à la mythologie grecque. Prométhée donne le feu aux hommes, mais ce don les rend semblables aux dieux et appelle nécessairement le châtiment. L{{'}}''hubris'' n'est pas un accident humain, elle est inscrite dans la condition même d'un être qui se dépasse par ses œuvres. Anders nomme cette expérience la « honte prométhéenne », « la honte qui s'empare de l'homme devant l'humiliante qualité des choses qu'il a lui-même fabriquées »<ref>Günther Anders, ''L'Obsolescence de l'homme'', op. cit., première partie, « Sur la honte prométhéenne ».</ref> : l'homme moderne se découvre inférieur à ses propres productions, et ce renversement caractérise sa condition. Si nous sommes par essence l'animal qui s'augmente techniquement, alors nous sommes aussi par essence l'animal qui risque toujours de se perdre dans cette augmentation.
Ces réponses convergent : la technique n'est pas destructrice malgré le fait qu'elle nous constitue, elle est potentiellement destructrice ''parce qu'elle'' nous constitue, c'est-à-dire parce que nous sommes des êtres dont la puissance excède structurellement la sagesse.
== IV. La tempérance comme racine du problème ==
Cette dernière formulation invite à un déplacement. Et si, plus que la technique, c'était la difficulté à être tempérant qui détruisait l'homme ? Le déplacement n'est pas mince : on passe d'une analyse historico-sociale (le système technique tel qu'il s'est constitué dans la modernité capitaliste) à une hypothèse anthropologique (une disposition humaine à la démesure, dont la modernité ne serait qu'une amplification). Cette substitution doit être maniée avec précaution, car elle peut servir d'alibi dépolitisant : si la cause est anthropologique, alors les structures historiques sont déresponsabilisées. La discussion qui suit aura donc une double tâche : examiner sérieusement l'hypothèse anthropologique pour ce qu'elle apporte (elle interdit de croire qu'un simple changement de système règlerait toutes choses), et la confronter à la critique marxiste qui la renvoie à son origine sociale (l'intempérance contemporaine est moins un trait constant qu'un produit historique du capitalisme). On essaiera, à la fin de la section, d'articuler les deux niveaux plutôt que d'en faire jouer un contre l'autre.
=== L'intempérance comme cause ancienne ===
L'argument est sérieux. Si la technique n'est qu'un amplificateur d'une fragilité humaine plus ancienne, alors la supprimer ne supprimerait pas le problème : il se manifesterait simplement à plus petite échelle. On invoque parfois, à l'appui de cette thèse, des catastrophes écologiques pré-modernes : déforestations de la Méditerranée antique, effondrement de la société de l'île de Pâques, surexploitation de certains milieux. Ces exemples doivent être maniés avec prudence, car ils sont historiquement discutés et souvent instrumentalisés dans des récits simplificateurs sur une prétendue démesure humaine universelle ; le cas de l'île de Pâques, en particulier, a fait l'objet de réinterprétations qui minorent la responsabilité des seuls habitants. Ils suggèrent néanmoins que la technique moderne donne à l{{'}}''hubris'' une portée planétaire sans l'avoir inventée, ce qui suffit à l'argument.
Les sagesses grecques ont accordé une place centrale à la mesure. Chez Aristote, la tempérance (''sōphrosynē'') est l'une des vertus éthiques : elle règle certains plaisirs corporels, tandis que la vertu en général se définit comme un juste milieu entre deux excès, déterminé par la prudence (''phronèsis''). La difficulté de tenir ce milieu est, à ses yeux, la difficulté humaine par excellence, mais il ne fait pas de la seule tempérance la racine de toutes les autres vertus. Les stoïciens ont déplacé cette idée sous une forme différente : le malheur ne vient pas du monde mais de nos désirs disproportionnés à l'égard du monde, et la maîtrise des désirs s'inscrit chez eux dans une physique cosmique qui en modifie le sens. On évoque parfois une convergence avec d'autres traditions, bouddhisme, confucianisme, ascèse chrétienne, autour de l'idée que ce qui détruit l'homme est son incapacité à dire « assez ». Cette convergence doit être maniée avec prudence : le bouddhisme inscrit la limitation du désir dans une métaphysique de l'impermanence et du non-soi qui n'a pas d'équivalent grec ; le confucianisme articule la tempérance à un ordre rituel et hiérarchique qui n'est pas celui de l'éthique aristotélicienne ; l'ascèse chrétienne réfère ses renoncements à une eschatologie du salut. Ces traditions partagent moins une thèse commune sur la démesure qu'une famille de pratiques de limitation, dont les justifications, les techniques et les visées sont substantiellement différentes. On retiendra de leur diversité même qu'aucune n'a tenu la démesure pour neutre, et que toutes ont jugé nécessaire de l'encadrer par des disciplines.
Une nuance importante s'impose toutefois : la tempérance ancienne était pensée comme vertu individuelle. Mais dans nos sociétés, l'enjeu s'est déplacé vers une tempérance collective, c'est-à-dire vers la capacité d'institutions politiques à imposer des limites à des dynamiques systémiques (marché, croissance, course aux armements, extraction des ressources) qu'aucun acteur individuel ne contrôle. Un consommateur tempérant en France ne suffit pas à infléchir la trajectoire climatique mondiale ; il faut une institution de la tempérance. Bourg défend un programme d'« autolimitation » et plaide pour une civilisation où nous passerions « d'une civilisation du produire, présumé illimité et infini, à une civilisation du disposer, relative à un monde matériellement plus fini et limité qu'il ne l'a jamais été »<ref>Dominique Bourg, ''Une nouvelle Terre'', op. cit., ch. 6.</ref>. Or c'est cette tempérance institutionnelle qui se révèle difficile à construire.
=== La critique marxiste : un déplacement structurel ===
Un point de vue marxiste introduirait ici un déplacement et critiquerait la formulation que nous venons d'adopter. Pour un marxiste conséquent, parler de « difficulté d'être tempérant » comme cause de la destruction relève d'une mystification idéologique.
L'intempérance n'est pas une donnée anthropologique, mais un produit historique. Quand on dit « l'homme est intempérant », on parle en réalité d'un type d'homme historiquement situé : l'homme du capitalisme, en particulier l'homme bourgeois et désormais l'homme consumériste. Anders, qui n'est pas marxiste au sens strict mais en hérite, prolonge cette analyse : il observe que les marchandises modernes ont littéralement « ''soif'' », et qu'elles « engendrent par leur qualité même une reproduction du besoin »<ref>Günther Anders, ''L'Obsolescence de l'homme'', op. cit., troisième partie, « Sur la bombe et les racines de notre aveuglement face à l'apocalypse », § 21.</ref>. La maxime tacite à laquelle nous serions tous exposés serait selon lui : « ''Apprends à avoir besoin de ce qui t'est offert.'' Car les offres de la marchandise sont les commandements d'aujourd'hui »<ref>''Ibid.''</ref>. Le besoin n'est plus antérieur à l'objet, il en est le produit. Marx, dans les ''Manuscrits de 1844'' et dans ''Le Capital'', avait montré dans une perspective voisine que les sociétés pré-capitalistes étaient souvent organisées autour de la suffisance plutôt que de l'accumulation. Marshall Sahlins, dans ''Âge de pierre, âge d'abondance'', a illustré cette thèse : les chasseurs-cueilleurs travaillaient quelques heures par jour et vivaient dans une abondance paradoxale qui tenait à la limitation volontaire de leurs besoins.
Faire porter le blâme à l'individu, c'est exonérer le système. Voici le cœur de l'objection marxiste. Imputer la catastrophe à une faiblesse morale individuelle invite à un travail sur soi : éducation, sagesse, conversion intérieure. Or c'est le geste idéologique par excellence : naturaliser un problème social. Si le problème est la consommation excessive des individus, alors la solution est qu'ils consomment moins, et non que le mode de production qui ''les pousse'' à consommer soit transformé. Bauman l'a formulé ainsi : « la société de consommation parvient à rendre permanente la non-satisfaction […]. Ce qui commence comme un besoin doit aboutir à une contrainte ou une addiction »<ref>Zygmunt Bauman, ''La Vie liquide'', op. cit., ch. 5, « Consommation et bonheur ».</ref>. Adorno et Horkheimer avaient montré dès les années 1940 le rôle joué par ce qu'ils nomment l'« industrie culturelle » dans la production de cette intempérance massive : elle a pour fonction « de marquer les sens des hommes de leur sortie de l'usine, le soir, jusqu'à leur arrivée à l'horloge de pointage, le lendemain matin, du sceau du travail à la chaîne qu'ils doivent assurer eux-mêmes durant la journée »<ref>Theodor W. Adorno et Max Horkheimer, ''La Dialectique de la Raison'', op. cit., ch. III, « La production industrielle de biens culturels. La culture comme industrie ».</ref>. Le loisir lui-même n'échappe pas à la logique productive : il en est la prolongation. Andreas Malm ou Jason Moore parlent ainsi non pas d'« Anthropocène » (qui imputerait la crise à l'humanité en général) mais de « Capitalocène » : ce n'est pas l'homme qui détruit la planète, c'est un système économique historiquement situé.
La fétichisation de la sobriété peut elle-même devenir une nouvelle ruse du capital. Un marxiste de l'École de Francfort observerait que le discours contemporain sur la sobriété, le minimalisme, la ''slow life'', est lui-même devenu une marchandise. Luc Boltanski et Ève Chiapello, dans ''Le Nouvel Esprit du capitalisme'', ont analysé ce mécanisme à travers le concept de récupération de la critique artiste. Ils distinguent deux formes de critique adressées au capitalisme : la critique sociale (centrée sur l'inégalité et l'exploitation) et la critique artiste (centrée sur l'inauthenticité, l'aliénation et l'absence de liberté). Or, montrent-ils, le néocapitalisme de l'après-1968 s'est développé en intégrant la seconde : « traduits dans les termes de la critique artiste – autonomie, spontanéité, authenticité, autoréalisation, créativité, vie –, de nombreux déplacements ont pu être interprétés, y compris par une partie au moins de ceux qui les mettaient en œuvre, comme le résultat d'une reconnaissance du bien-fondé de la position critique par un capitalisme enfin éclairé »<ref>Luc Boltanski et Ève Chiapello, ''Le Nouvel Esprit du capitalisme'', Gallimard, 2011 [1999], conclusion, « Force de la critique ».</ref>. Le capitalisme contemporain a ainsi développé une « vocation à marchandiser le désir, notamment celui de libération, et par là même à le récupérer et à l'encadrer »<ref>''Ibid.'', troisième partie, ch. VII, « À l'épreuve de la critique artiste », § 2, « Quelle libération ? ».</ref>. La même opération se produit aujourd'hui avec la critique écologique : le greenwashing, le capitalisme « durable », l'éco-luxe sont les formes par lesquelles le système absorbe sa propre contestation. Boltanski et Chiapello décrivent un autre versant de cette mutation : « la mobilité de l'exploiteur a pour contrepartie la flexibilité de l'exploité »<ref>''Ibid.'', troisième partie, ch. VI, « Le renouveau de la critique sociale », § 2, « L'exploitation dans un monde en réseau ».</ref>. Là où la première est choisie, source de pouvoir, la seconde est subie, et constitue « tout le contraire d'une liberté »<ref>''Ibid.''</ref>.
La contradiction interne du capital constitue ainsi la cause structurelle. John Bellamy Foster a remis en évidence dans Marx le concept de « rupture métabolique » (''metabolic rift''). Marx, dans ''Le Capital'', employait le concept de métabolisme (''Stoffwechsel'') pour définir le procès de travail comme « un procès entre l'homme et la nature, un procès par lequel l'homme, à travers ses propres actions, médiatise, régule et contrôle le métabolisme entre lui-même et la nature ». Or « une "rupture irréparable" a émergé dans ce métabolisme comme résultat des rapports capitalistes de production et de la séparation antagonique entre la ville et la campagne »<ref>John Bellamy Foster, ''Marx's Ecology. Materialism and Nature'', Monthly Review Press, 2000, ch. 5 [traduction nôtre].</ref>. La pollution, l'épuisement des sols, la perte de biodiversité ne sont pas des accidents : ce sont les conséquences nécessaires d'un mode de production qui ne peut traiter la nature autrement que comme stock à exploiter.
L'aliénation produit enfin de faux besoins. Marcuse, dans ''L'Homme unidimensionnel'', distingue entre besoins authentiques et faux besoins, ces derniers fabriqués par le système économique pour assurer ses débouchés. Feenberg, qui prolonge cet héritage francfortien, propose une lecture renouvelée de Marcuse insistant sur la nécessité d'une « ''transvaluation des valeurs'' » et d'une « reconstruction de l'appareil technique »<ref>Andrew Feenberg, ''Pour une théorie critique de la technique'', op. cit., ch. 6, citant Marcuse.</ref>. Dans cette optique, parler d'« intempérance » comme d'une caractéristique humaine, c'est confondre l'effet et la cause. L'insatiabilité contemporaine ne peut être comprise comme un simple trait naturel ; elle est organisée, excitée et normalisée par un système économique qui a besoin de transformer les désirs en débouchés.
=== Articulation des deux niveaux ===
Faut-il choisir entre ces deux lectures ? Plutôt qu'un partage diplomatique du genre « les Grecs avaient raison, les marxistes aussi », il faut tenter une hiérarchisation plus rigoureuse. La disposition anthropologique à la démesure existe probablement, comme le suggèrent certaines catastrophes écologiques pré-capitalistes et les productivismes non capitalistes du XX{{e}} siècle (l'URSS et la Chine maoïste furent parmi les pires pollueurs de leur temps). Mais cette disposition à elle seule ne produit pas le type spécifique d'intempérance qui caractérise la condition moderne. Pour qu'apparaisse une intempérance massive, normalisée, structurellement induite et étendue à toute la planète, il faut une configuration historique précise : un système qui transforme l'accumulation en finalité propre, un appareil productif qui transforme tout désir en débouché, une industrie culturelle qui produit les besoins qu'elle prétend satisfaire, et une infrastructure technique qui rend ces dispositions concrètement opératoires.
La hiérarchie qu'on retient ici est donc la suivante : la disposition anthropologique est la matière première, mais c'est la dynamique du capital, articulée au système technique, qui en fait un mode de vie planétaire. Une politique qui se contenterait de soigner la disposition (par l'éducation, la sagesse, la conversion intérieure) sans toucher à la dynamique resterait inefficace. Inversement, une politique qui transformerait la dynamique sans pratiques individuelles de discernement risquerait de reconduire les mêmes schémas sous un autre nom (les productivismes non capitalistes du XX{{e}} siècle l'ont prouvé). La condition moderne se reconnaît à ceci que la difficulté de la limite, qui était autrefois affaire de morale individuelle, est devenue un problème institutionnel et infrastructurel. Une pensée complète articule donc les deux niveaux ; mais cette articulation n'est pas symétrique : c'est l'étage historique qui sélectionne, organise et amplifie la disposition, non l'inverse. Bourg, Pruvost ou Keucheyan tentent aujourd'hui cette articulation en pensant ensemble la critique du capitalisme et la critique de la modernité technicienne.
== V. Le sujet moderne entre authenticité et aliénation ==
Cette discussion débouche sur une question proprement subjective. Si l'analyse de la section précédente est juste, et si nos désirs sont en partie produits par les structures économiques et techniques qui nous environnent, alors une difficulté se pose à chacun, du point de vue de la première personne : comment l'individu peut-il savoir ce qu'il désire vraiment ? Comment savoir s'il est authentique ou aliéné ? Le problème que la critique marxiste posait au niveau collectif (distinguer les vrais besoins des faux) resurgit ici au niveau du sujet, et il y prend une forme plus vertigineuse encore, car l'instance qui devrait juger est elle-même partie prenante de ce qu'elle devrait juger.
=== Le paradoxe de l'authenticité ===
La question est, au sens strict, sans solution définitive. Pour savoir si je suis aliéné, il faudrait que je puisse comparer mon état présent à un état non aliéné. Or je n'ai jamais accès qu'à ma propre conscience telle qu'elle est constituée ici et maintenant. L'instance même par laquelle je voudrais juger de mon authenticité est elle-même produite par ce dont je voudrais m'extraire. Pierre Bourdieu a prolongé cette intuition avec le concept d{{'}}''habitus'' : nos goûts, nos préférences politiques, nos manières d'être au monde sont l'intériorisation pré-réflexive d'une position sociale. L'habitus n'est pas vécu comme tel par le sujet : il opère de manière incorporée et opaque, faisant apparaître comme naturelles des dispositions qui sont socialement produites.
Foucault, dans ses travaux des années 1970, en tire une conclusion plus tranchante : le sujet n'est pas donné comme une substance pré-sociale qu'il faudrait libérer ; il se constitue dans des rapports de savoir, de pouvoir et de pratiques de soi. La quête d'un « vrai soi » qui préexisterait à toute construction est, dans cette optique, une illusion. Cette présentation, qui correspond aux analyses de ''Surveiller et punir'' et de ''La Volonté de savoir'', doit toutefois être nuancée par les inflexions du dernier Foucault. Dans ''L'Usage des plaisirs'' et ''Le Souci de soi'', Foucault revient sur les pratiques antiques de subjectivation et propose ce qu'il appelle une « esthétique de l'existence » dans laquelle le sujet se constitue par un travail réflexif sur soi-même<ref>Michel Foucault, ''L'Usage des plaisirs'' (''Histoire de la sexualité'', t. II), Gallimard, 1984, introduction.</ref>. Le sujet n'y est plus seulement effet de pouvoir, il devient instance d'élaboration éthique. Cette inflexion ne contredit pas la thèse antérieure mais la complète : il n'y a pas de sujet pré-social, mais le sujet socialement constitué peut entreprendre, à travers des techniques de soi, un travail qui le transforme. Cette position est plus proche de Hadot qu'on ne le dit parfois, malgré le différend sur le « dandysme » que nous discuterons plus loin. Charles Taylor, dans ''Les Sources du moi'', a critiqué la première version de la thèse foucaldienne sans pour autant restaurer une notion naïve d'authenticité : pour lui, je ne suis pas authentique en m'isolant de toute influence (ce qui est impossible), mais en m'engageant avec lucidité dans certaines influences plutôt que d'autres, à travers un dialogue avec des « horizons de signification » qui me précèdent.
Eva Illouz a montré comment la quête contemporaine d'authenticité s'est paradoxalement nourrie de la rationalisation des relations affectives par le discours psychologique. Internet en serait la manifestation la plus récente : « il présuppose un moi psychologique capable de s'appréhender lui-même, de se classer, de se quantifier, de se présenter et de se mettre en scène publiquement à travers des textes »<ref>Eva Illouz, ''Les Sentiments du capitalisme'', Seuil, 2006, ch. 4.</ref>. La recherche de soi devient alors une activité qui obéit à des techniques, à des grilles, à des classifications, contredisant l'idée même d'authenticité spontanée à laquelle elle prétend conduire.
Adorno et Horkheimer avaient anticipé ce diagnostic dans leur analyse de la « pseudo-individualité » fabriquée par l'industrie culturelle. Selon eux, ce que la modernité présente comme l'expression la plus singulière de la personne n'est qu'une variation marginale au sein d'une standardisation généralisée : « l'individuel se réduit à la capacité qu'a le général de marquer l'accidentel d'un sceau si fort qu'il sera accepté comme tel »<ref>Theodor W. Adorno et Max Horkheimer, ''La Dialectique de la Raison'', op. cit., ch. III, « La production industrielle de biens culturels », section sur la « pseudo-individualité ».</ref>. Une autre formulation porte directement sur la consistance du moi : « la particularité du moi est un produit breveté déterminé par la société, et que l'on fait passer pour naturel »<ref>''Ibid.''</ref>. Ce qui prétend être l'expression de soi (le geste, l'accent, la signature stylistique) fonctionne en réalité comme l'empreinte digitale sur une carte d'identité : un signe distinctif minimal qui permet d'identifier des unités par ailleurs interchangeables. Cette analyse ne dissout pas la possibilité de l'authenticité, mais elle déplace le seuil à partir duquel on peut prétendre y accéder. Reconnaître que la majeure partie de ce que nous prenons pour notre singularité a été produit pour nous est la condition préalable de tout travail authentique sur soi.
=== L'authenticité comme idéal moral et la position de Taylor ===
Les analyses qui précèdent, de Bourdieu à Adorno, paraissent dissoudre l'authenticité : si le moi est de part en part socialement produit, l'idéal de fidélité à soi semble perdre son objet. Charles Taylor, dans ''The Ethics of Authenticity'', renverse cette conclusion. Loin de réfuter l'idéal, le constat de sa constitution sociale en redéfinit les conditions, et c'est pourquoi Taylor en a proposé l'analyse la plus articulée. Il refuse de partager l'aire entre les apologistes (''boosters'', qui voient dans la culture contemporaine de l'épanouissement personnel un progrès sans réserve) et les contempteurs (''knockers'', qui n'y voient qu'une dégénérescence narcissique, à la suite de Christopher Lasch ou d'Allan Bloom). Sa thèse centrale est que l'authenticité « est un idéal moral valide » mais qu'elle a été dégradée par les pratiques mêmes qui prétendent l'incarner<ref>Charles Taylor, ''The Ethics of Authenticity'', op. cit., ch. II, « The Inarticulate Debate », p. 22-23.</ref>. Il distingue à cet effet deux orientations qui peuvent paraître se confondre : l'idéal d'« être fidèle à soi-même », d'origine romantique et qui suppose qu'il existe une « manière originale d'être humain » propre à chacun (idée qu'il fait remonter à Herder<ref>''Ibid.'', ch. III, « The Sources of Authenticity », p. 28-29.</ref>), et l'idéal de la « liberté autodéterminée » d'origine rousseauiste et kantienne, qui veut que je décide pour moi-même sans aucune contrainte extérieure. Taylor montre que ces deux idéaux, souvent confondus, peuvent entrer en tension : la liberté autodéterminée poussée à sa limite « ne reconnaît aucune frontière, rien de donné qu'il faille respecter dans l'exercice du choix autodéterminant »<ref>''Ibid.'', ch. VI, « The Slide to Subjectivism », p. 68.</ref>, et conduit à une glissade vers le « subjectivisme mou » (''soft relativism'') qui voit dans le seul fait du choix la valeur ultime.
Cette glissade est selon Taylor « autodestructrice » (''self-defeating'') : « si toutes les options sont également valables parce qu'elles sont librement choisies, c'est le choix lui-même qui confère la valeur ; mais cela revient à nier l'existence d'un horizon préexistant de signification »<ref>''Ibid.'', ch. IV, « Inescapable Horizons », p. 38.</ref>. Or sans un tel horizon, le choix lui-même perd toute portée. « Suis-je un grand philosophe parce que je remanie la table des valeurs ? » écrit-il : « peut-être, mais cela suppose de redéfinir des valeurs concernant des questions importantes, non de redessiner le menu de chez McDonald »<ref>''Ibid.'', p. 40.</ref>. La possibilité même d'une auto-définition significative présuppose donc qu'existent, indépendamment du sujet, des questions qui valent la peine d'être posées.
C'est ici qu'intervient la thèse dialogique, qui est la contribution la plus originale de Taylor à la question. « Nous devenons des agents humains à part entière, capables de nous comprendre nous-mêmes, et donc de définir une identité, à travers notre acquisition de langues humaines riches d'expression »<ref>''Ibid.'', p. 33.</ref>. Or « personne n'acquiert seul les langages nécessaires à l'auto-définition. Nous y sommes introduits par des échanges avec autrui »<ref>''Ibid.''</ref>, ce qu'il appelle, en reprenant George Herbert Mead, des « autres significatifs ». La genèse de l'esprit humain n'est donc pas « monologique » mais « dialogique », et cela ne vaut pas seulement pour la genèse : « nous définissons toujours [notre identité] dans le dialogue avec, parfois dans la lutte contre, les identités que nos autres significatifs veulent reconnaître en nous »<ref>''Ibid.'', p. 33.</ref>. Cette thèse modifie la façon dont on doit poser le problème de l'authenticité. La question n'est pas « comment me déprendre de toute influence pour atteindre un moi pur ? » (entreprise impossible et incohérente), mais « comment articuler les influences qui me constituent à un horizon de signification que je puisse reconnaître comme mien ? ».
Cette articulation a, selon Taylor, des implications éthiques et politiques. Une vie qui prétendrait à l'authenticité en faisant abstraction « des exigences de nos liens avec autrui » ou « des exigences de quelque chose d'autre que les désirs ou aspirations humaines » serait « auto-frustrante »<ref>''Ibid.'', ch. V, « The Need for Recognition », p. 35.</ref>, parce qu'elle « détruirait les conditions de réalisation de l'authenticité elle-même »<ref>''Ibid.''</ref>. L'erreur des doctrines déconstructivistes, écrit-il, est de retenir le moment créatif et antinomique de l'idéal d'authenticité (originalité, opposition aux conventions) en oubliant son moment dialogique et son ouverture aux horizons de signification<ref>''Ibid.'', ch. VI, « The Slide to Subjectivism », p. 66-67.</ref>. Taylor lit ainsi le tournant éthique du dernier Foucault dans le sens d'une demi-récupération : Foucault a vu que le sujet se constitue par un travail sur soi, mais en plaçant ce travail sous le signe de l'« esthétique de l'existence », il aboutit à « une nouvelle forme de dandysme »<ref>''Ibid.'', p. 60.</ref> dans laquelle l'horizon a disparu, diagnostic que Pierre Hadot, dans une perspective différente, formulait au même moment.
L'apport de Taylor au débat contemporain est dès lors double. D'une part, il refuse de céder aux critiques globales du narcissisme moderne, dans la mesure où elles privent les contemporains du seul levier dont ils disposent encore : l'idéal qu'ils prétendent vivre, fût-il dégradé. D'autre part, il refuse l'autocélébration de cette même culture en montrant que ses formes les plus visibles trahissent l'idéal qu'elles invoquent. Ce qu'il propose est ce qu'il appelle un « travail de reprise » (''work of retrieval'') : non pas une restauration du passé, mais une articulation plus rigoureuse de l'idéal lui-même, capable d'en faire reconnaître les exigences propres. Cette position est plus exigeante que le compromis : elle suppose que l'on puisse argumenter rationnellement sur les idéaux moraux et que ces arguments puissent faire une différence, convictions que Taylor revendique explicitement contre les positions subjectivistes et déterministes<ref>''Ibid.'', ch. II, p. 23.</ref>.
=== Quelques critères imparfaits ===
Si l'authenticité est un idéal valide mais dégradé, comme le soutient Taylor, alors la question pratique se précise : à quoi reconnaître, dans une vie concrète, qu'un désir ou une orientation est plus authentique qu'un autre ? Ne pouvant offrir de critère absolu, la philosophie a proposé plusieurs indicateurs partiels. Le critère de la résistance et du coût d'abord : un désir imposé de l'extérieur s'efface généralement quand son entretien devient coûteux ; un désir plus profond résiste. Le critère de la cohérence sur la durée ensuite : les désirs aliénés sont souvent erratiques et suivent les modes ; une orientation authentique présente une certaine constance. Le critère de l'épreuve par l'altérité aussi : la confrontation avec autrui (amis exigeants, traditions philosophiques, œuvres d'art majeures) fonctionne comme un révélateur. Ce critère prolonge la thèse dialogique de Taylor exposée plus haut : si l'identité se constitue dans l'échange avec les « autres significatifs », alors la confrontation à l'altérité n'est pas un test extérieur appliqué à une intériorité supposée close, mais le milieu même où le sujet se forme et peut se reconnaître.
Le critère de l'épaisseur réflexive selon Harry Frankfurt offre une formulation plus articulée. Frankfurt distingue les désirs de premier ordre (vouloir ceci) et les désirs de second ordre (vouloir vouloir ceci) : « people characteristically have second-order desires concerning what first-order desires they want, and they have second-order volitions concerning which first-order desire they want to be their will »<ref>Harry G. Frankfurt, « Freedom of the Will and the Concept of a Person » (1971), repris dans ''The Importance of What We Care About'', Cambridge University Press, 1988.</ref>. La liberté suppose l'accord entre les deux niveaux : le fumeur involontaire qui désire fumer mais voudrait ne pas le désirer est divisé contre lui-même et se trouve dans une situation de passivité par rapport à ses propres impulsions. L'authenticité, dans cette optique, n'est pas un état mais une coïncidence réflexive : « he is not only free to do what he wants to do; he is also free to want what he wants to want »<ref>''Ibid.''</ref>. Frankfurt reconnaît les limites de ce critère : on pourrait objecter qu'il ouvre une régression à l'infini, le désir de second ordre pouvant lui-même être aliéné. La réponse qu'il y apporte est que l'authenticité tient à l'« engagement décisif » (''decisive commitment'') du sujet vis-à-vis de l'un de ses désirs, qui tranche la série des ordres supérieurs<ref>Harry G. Frankfurt, « Identification and Wholeheartedness », dans ''The Importance of What We Care About'', op. cit.</ref>.
Le critère de la simplification possible enfin : si je ne peux pas rester seul une heure sans distraction, c'est un indice que mes désirs me possèdent plutôt que je ne les possède. Pascal l'avait formulé : « Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre. »
Aucun de ces critères n'est infaillible. Ensemble, ils dessinent une approximation utilisable : l'authenticité est moins un état qu'un processus, un travail de discernement qui n'a pas de fin mais qui a des degrés. La vraie différence n'est pas entre ceux qui ont trouvé leur vérité et ceux qui ne l'ont pas, mais entre ceux qui prennent au sérieux ce travail et ceux qui n'y pensent jamais.
=== L'injonction d'authenticité comme nouvelle servitude ===
Ces critères supposaient acquis que l'authenticité est un bien et que la difficulté est seulement de l'atteindre. Reste une critique redoutable, qui retourne cette présupposition contre elle-même : et si la quête d'authenticité était elle-même le problème ? La question n'est pas étrangère à Taylor, qui distinguait déjà l'idéal de ses formes dégradées ; mais elle va plus loin ici en visant non plus telle ou telle dérive, mais le ressort même de l'idéal. L'exigence de devenir soi-même, présentée comme libération, peut en effet être analysée comme une nouvelle servitude, peut-être plus subtile et plus épuisante que les précédentes, car elle ne pèse plus sur le sujet du dehors mais s'est logée au cœur de son rapport à lui-même.
Alain Ehrenberg, dans ''La Fatigue d'être soi'', a montré comment l'explosion de la dépression depuis les années 1970 correspond à un changement anthropologique : le passage d'une société de la discipline à une société de la performance de soi. La dépression contemporaine se présente, écrit-il, comme « ''une maladie de la responsabilité'' dans laquelle domine le sentiment d'insuffisance. Le déprimé n'est pas à la hauteur, il est fatigué d'avoir à devenir lui-même »<ref>Alain Ehrenberg, ''La Fatigue d'être soi'', op. cit., prologue.</ref>. Le diagnostic se prolonge ainsi : « hier, les règles sociales commandaient des conformismes de pensée, voire des automatismes de conduite ; aujourd'hui, elles exigent de l'initiative et des aptitudes mentales. L'individu est confronté à une pathologie de l'insuffisance plus qu'à une maladie de la faute, à l'univers du dysfonctionnement plus qu'à celui de la loi : le déprimé est un homme en panne »<ref>''Ibid.''</ref>. Ce déplacement est cruel parce qu'il est sans recours : contre une norme extérieure injuste, on peut se révolter ; contre l'exigence d'être soi-même, comment se révolter ?
Ehrenberg établit aussi un parallèle entre l'historicité des pathologies psychiques et l'évolution de la subjectivité moderne : « si la mélancolie était le propre de l'homme exceptionnel, la dépression est la manifestation de la démocratisation de l'exception »<ref>''Ibid.'', deuxième partie, « La dépression, maladie de la responsabilité ».</ref>. Ce que la modernité aurait démocratisé, ce ne serait pas seulement la liberté politique ou le confort matériel, mais aussi la souffrance psychique de qui doit produire son propre sens, autrefois réservée à quelques figures d'exception.
Byung-Chul Han prolonge cette analyse. Nous sommes passés d'une société de la contrainte (où d'autres nous exploitent) à une société de l'auto-exploitation (où nous nous exploitons nous-mêmes au nom de notre propre liberté). L'injonction « accomplis-toi » ne vient plus d'un patron, d'un curé ou d'un père : elle vient de nous. Burn-out, dépression, déficit d'attention, hyperactivité ont en commun une forme d'épuisement par excès de positivité, non par manque de liberté mais par excès d'options et d'injonctions à se réaliser.
Bauman donne à cette analyse un ancrage matériel, en montrant comment l'identité elle-même est devenue une marchandise : « l'individu aurait pu manifester facilement […] son caractère unique dans une société aux modèles rigides et aux routines monotones, mais il ne peut en être ainsi dans une société qui oblige chacun de ses membres à être unique ; dans un renversement curieux des règles pragmatiques, c'est le fait de suivre la norme généralement respectée qui est désormais censé satisfaire les demandes d'individualité »<ref>Zygmunt Bauman, ''La Vie liquide'', op. cit., ch. 1, « De l'individu chasseur ou chassé ».</ref>. Le slogan publicitaire qu'il cite résume cette aporie : « ''Sois toi-même – choisis Pepsi'' »<ref>''Ibid.''</ref>. Plus largement, ce que produit la société liquide n'est pas seulement une difficulté psychique mais une ontologie nouvelle : la vie liquide « se nourrit de l'insatisfaction du moi par rapport à lui-même »<ref>''Ibid.'', introduction, « De la vie en modernité liquide ».</ref>, et chacun de nous oscille en permanence entre les rôles de consommateur et d'objet de consommation, sans qu'aucune position stable ne soit jamais acquise.
L'injonction à l'authenticité présente en outre une structure logiquement contradictoire, ce que Gregory Bateson appelait un ''double bind''. « Sois spontané ! » est l'exemple-type de l'injonction paradoxale : si je suis spontané parce qu'on me l'ordonne, je ne le suis pas vraiment ; si je ne le suis pas, je désobéis. « Sois authentique » fonctionne de la même manière. L'authenticité, par définition, doit jaillir d'elle-même ; on ne peut pas la produire sur commande, même quand cette commande vient de soi. Ce paradoxe est aigu à l'ère des réseaux sociaux, où l'authenticité doit être ''montrée'', performée, mise en scène. Elle devient un genre stylistique, un format. Plus on s'efforce d'y être soi-même, plus on entre dans des codes collectifs.
Eva Illouz et Dany-Robert Dufour ont enfin montré comment cet idéal s'articule avec la rationalité néolibérale. L'individu est sommé de se penser comme un capital humain qu'il doit valoriser, comme une entreprise dont il est le PDG. Illouz parle de « capitalisme émotionnel », formule qu'elle définit ainsi : « les émotions sont devenues des entités évaluables, examinables, discutables, quantifiables et commercialisables […]. Les émotions ont aussi contribué à créer un moi souffrant, c'est-à-dire une identité organisée et définie par ses manques et ses déficiences psychiques, qui sont réinjectées dans le marché au travers de constantes injonctions au changement et à la réalisation de soi »<ref>Eva Illouz, ''Les Sentiments du capitalisme'', op. cit., ch. 4.</ref>. La fatigue n'est donc pas seulement psychologique, elle est structurelle : l'industrie de la santé mentale, le marché du développement personnel, les laboratoires pharmaceutiques, les plateformes numériques participent d'une même configuration qui transforme la subjectivité elle-même en marchandise.
Boltanski et Chiapello prolongent ce diagnostic d'un cran. Le néocapitalisme n'a pas seulement absorbé la demande d'authenticité ; il a également intériorisé sa critique. L'incorporation par le capitalisme du paradigme du réseau, élaboré dans une histoire autonome de la philosophie continentale, débouche selon eux sur un double mouvement contradictoire : « si le capitalisme a tenté de récupérer (en la marchandisant, comme on l'a vu) la demande d'authenticité qui était sous-jacente à la critique de la société de consommation, il a aussi, sous un autre rapport et de façon relativement indépendante, endogénéisé […] la critique de cette exigence d'authenticité »<ref>Luc Boltanski et Ève Chiapello, ''Le Nouvel Esprit du capitalisme'', op. cit., troisième partie, ch. VII, « À l'épreuve de la critique artiste », § 4, « La neutralisation de la critique de l'inauthenticité et ses effets perturbants ».</ref>. La conséquence en est paradoxale : « mieux vaut en effet, dans l'optique de l'accumulation illimitée, que la question soit supprimée, que les personnes soient convaincues que tout n'est ou ne peut plus être que simulacre, que la "véritable" authenticité est désormais exclue du monde, ou que l'aspiration à l'"authentique" n'était qu'illusion. Elles accepteront plus facilement alors les satisfactions procurées par les biens offerts, qu'ils se présentent ou non comme "authentiques", sans rêver d'un monde qui ne serait pas celui de l'artifice et de la marchandise »<ref>''Ibid.''</ref>. La nouvelle demande d'authenticité, désormais privée d'arrière-plan philosophique solide, doit s'exprimer « dans une distance ironique à elle-même »<ref>''Ibid.''</ref>. Le sujet contemporain se trouve ainsi pris dans une tension sans issue : sommé d'être authentique, mais déjà convaincu qu'aucune authenticité n'est plus possible.
=== Une issue possible : sortir du registre de la performance ===
Si l'injonction d'authenticité débouche sur cette impasse, faut-il abandonner l'idéal lui-même ? Ce serait conclure trop vite. Le diagnostic qui précède ne condamne pas l'authenticité comme telle, mais une certaine manière de la poursuivre, celle qui en fait un projet de production de soi. Reste à chercher une issue qui ne soit ni le renoncement à toute exigence d'authenticité, ni le retour réactionnaire à des normes extérieures imposées. Plusieurs pistes convergent vers une même intuition : déplacer l'authenticité du registre de l'accomplissement vers celui de la relation et de la présence.
Hartmut Rosa, dans ''Aliénation et accélération'', formule un diagnostic et une orientation. Le diagnostic d'abord : ce contre quoi nous sommes aliénés « n'est pas notre être intérieur immuable ou inaltérable, mais notre capacité à nous approprier le monde »<ref>Hartmut Rosa, ''Aliénation et accélération'', op. cit., Conclusion.</ref>. L'aliénation moderne ne consiste pas à s'écarter d'une essence humaine que l'on aurait trahie, mais à se trouver privé du temps nécessaire pour faire des expériences, des actions et des objets quelque chose qui nous appartienne. Rosa la définit au plus court comme « un état dans lequel les sujets poursuivent des buts ou suivent des pratiques que, d'une part, aucun acteur ou facteur externe ne les oblige à suivre […] et que, d'autre part, ils ne désirent ou n'approuvent pas "vraiment" »<ref>''Ibid.'', troisième partie, ch. 13, « La critique éthique 1 : la promesse brisée de la modernité ».</ref>. La phénoménologie qu'il en propose se déploie sur cinq plans solidaires : aliénation par rapport à l'espace (les non-lieux d'Augé, les déménagements perpétuels), aux choses (les objets jetables que l'on ne s'approprie plus), aux actions (« nous faisons "volontairement" ce que nous ne voulons pas vraiment faire »<ref>''Ibid.''</ref>), au temps (l'expérience comprimée du « bref/bref » où la vie liquide ne laisse aucune trace mémorielle), et finalement à soi et aux autres dans une « saturation sociale » qui rend improbable toute relation véritable. Le verdict est sévère : pour le sujet de la modernité tardive, « le monde […] est devenu silencieux, froid, indifférent ou même repoussant »<ref>''Ibid.'', troisième partie, ch. 14, « La critique éthique 2 : l'aliénation revisitée », section e, « L'aliénation par rapport à soi et aux autres ».</ref>. L'orientation que Rosa esquisse n'est donc pas un retrait mais une réouverture : retrouver la possibilité d'une « approche mutuelle "réactive" entre le moi et le monde »<ref>''Ibid.''</ref>, ce qu'il appellera ailleurs résonance. Non plus s'accomplir, mais se laisser toucher, répondre, entrer en correspondance avec ce qui n'est pas soi.
Pierre Hadot, dans son interprétation des philosophies antiques, suggérait que le souci de soi grec n'avait rien de l'auto-réalisation moderne. Il visait à se déprendre de soi, à pratiquer ce qu'il a appelé des « exercices spirituels », c'est-à-dire « une pratique destinée à opérer un changement radical de l'être »<ref>Pierre Hadot, ''Exercices spirituels et philosophie antique'', Albin Michel, 2002 [1981], préface d'Arnold I. Davidson.</ref>, qui engage non seulement la pensée mais aussi « l'imagination, la sensibilité comme la volonté »<ref>''Ibid.''</ref>. Le philosophe antique ne cherchait pas à exposer un système ; il visait une conversion, un « arrachement et rupture par rapport au quotidien, au familier, à l'attitude faussement "naturelle" du sens commun »<ref>''Ibid.'', « La philosophie comme manière de vivre ».</ref>. Cette conversion suppose une attention au présent (''prosochè'') vécu « comme s'il était à la fois le premier et le dernier »<ref>''Ibid.'', « Exercices spirituels ».</ref>. Hadot a marqué sa différence avec Foucault sur ce point, lui reprochant ce qu'il appelait son « dandysme », c'est-à-dire une esthétique de l'existence trop centrée sur le souci de soi. Hadot écrit ainsi : « je crains un peu qu'en centrant trop exclusivement son interprétation sur la culture de soi, sur le souci de soi, sur la conversion vers soi, et, d'une manière générale, en définissant son modèle éthique comme une esthétique de l'existence, M. Foucault ne propose une culture du soi trop purement esthétique, c'est-à-dire […] une nouvelle forme de dandysme »<ref>''Ibid.'', « Réflexions sur la notion de "culture de soi" ».</ref>. À cette esthétique de l'existence, Hadot oppose une « conscience cosmique », c'est-à-dire un effort « pour s'arracher au monde conventionnel de l'humain, trop humain et affronter la vision du monde en tant que monde »<ref>''Ibid.'', « Le sage et le monde ».</ref>. Hadot estimait que ces exercices restaient praticables aujourd'hui : « je crois fermement, naïvement peut-être, à la possibilité, pour l'homme moderne, de vivre, non pas la sagesse […], mais un exercice, toujours fragile, de la sagesse »<ref>''Ibid.'', « Réflexions sur la notion de "culture de soi" ».</ref>. Et plus précisément : « l'homme moderne peut pratiquer les exercices philosophiques de l'Antiquité, tout en les séparant du discours philosophique ou mythique qui les accompagnait »<ref>''Ibid.''</ref>. Il n'est donc pas nécessaire d'adhérer à la cosmologie stoïcienne ou épicurienne pour pratiquer la concentration sur le moment présent ; il suffit de l'éprouver dans son effet propre, qui est de faire « voir l'univers avec des yeux nouveaux »<ref>''Ibid.''</ref>. Cette piste convertit la fatigue contemporaine d'être soi non pas en repli mais en ouverture à ce qui excède le soi.
Bourg formule cette issue dans le registre d'une refondation spirituelle au sens élargi du terme. Il distingue deux fonctions de la spiritualité : une fonction « transcendantale », qui « ouvre une réception particulière du donné, un regard sur la nature », et une fonction d'« accomplissement », qui « ouvre sur des fins ultimes ». Selon lui, la modernité n'a pas tant fait disparaître ces fonctions qu'elle ne les a déformées en un mouvement d'« assomption moderne de l'humanité […] selon laquelle seule l'humanité et ses productions sont dignes d'intérêt »<ref>Dominique Bourg, ''Une nouvelle Terre'', op. cit., ch. 3.</ref>. La sortie de cette impasse passerait par la redécouverte d'« un intérêt pour le donné naturel lui-même », un retour à « notre insurmontable ancrage terrestre », et la reconnaissance d'« une nouvelle modernité […] non plus dualiste mais moniste »<ref>''Ibid.'', ch. 5.</ref>. La fatigue d'être soi pourrait alors trouver son antidote non dans un repli sur soi, mais dans une ré-extériorisation qui ne soit ni domination prométhéenne ni performance anxieuse.
Le point commun de ces propositions est de désactiver la performance. Tant que l'authenticité reste pensée comme accomplissement d'un projet, elle demeure dans le registre épuisant de la production de soi. L'enjeu serait de retrouver une forme de présence à soi et au monde qui ne soit pas constamment évaluée, comparée, mise en scène. La vraie authenticité n'est peut-être pas un projet, mais ce qui apparaît quand on cesse d'en faire un projet, paradoxe que les traditions contemplatives, du taoïsme à Maître Eckhart, avaient pressenti depuis longtemps sous l'idée de non-agir ou de détachement.
== Conclusion : la modernité comme tension à habiter ==
Au terme de ce parcours, plusieurs lignes de force se dégagent. La condition de l'homme moderne n'est définissable par aucun trait isolé, mais par une structure d'ambivalence qui traverse toutes ses dimensions. Le désenchantement libère et appauvrit. La technique nous constitue et nous menace. La difficulté d'être tempérant, qu'on a vue tenir à la fois d'une disposition anthropologique et de la dynamique du capital, fait de notre puissance une menace pour nous-mêmes. L'individualisme émancipe et épuise. L'authenticité s'offre comme idéal et se retourne en injonction. À chaque étage, ce qui se présente comme libération porte en lui les germes d'une nouvelle servitude, et ce qui se présente comme perte recèle des gains réels.
Cette ambivalence n'est pas un défaut conjoncturel qu'il faudrait corriger ; elle est la forme propre de la condition moderne. Elle interdit deux postures symétriquement insuffisantes : la nostalgie réactionnaire qui voudrait revenir à un avant pré-moderne (qui n'a jamais existé tel qu'on le rêve, et qui ne reviendra pas), et le progressisme béat qui croirait que le mouvement de la modernité est intrinsèquement bon (alors qu'il porte des risques existentiels inédits).
Trois exigences semblent dès lors s'imposer à la pensée contemporaine. Une exigence de discernement d'abord : apprendre à distinguer dans chaque mutation moderne ce qui s'enrichit et ce qui s'appauvrit, ce qui libère et ce qui asservit, sans céder à l'enthousiasme global ni à la déploration globale. Une exigence d'institution ensuite : reconnaître que les ressources individuelles, fussent-elles la lucidité, la sagesse ou la tempérance, ne suffisent pas à corriger des dynamiques systémiques, et que l'enjeu central est politique, à savoir inventer les formes collectives qui permettront d'habiter humainement un monde technique. C'est en ce point précis que la pensée arendtienne de l'action retrouve son actualité : si la condition moderne est marquée par la victoire de l{{'}}''animal laborans'' et l'effacement corrélatif de l'action, alors la possibilité même d'instituer politiquement des limites suppose qu'on rouvre, contre le règne de la nécessité productive, l'espace de l'action concertée et de la délibération publique. Comme l'écrit Feenberg dans une formulation qui converge avec cette intuition arendtienne, « la démocratie qui nous est si chère n'a de sens et d'avenir que si elle place au centre de ses préoccupations les enjeux de la technique »<ref>Andrew Feenberg, ''Pour une théorie critique de la technique'', op. cit., préface.</ref>. Une exigence spirituelle enfin, au sens large que Pierre Hadot ou Dominique Bourg donnent à ce terme : retrouver, à l'intérieur même du cadre désenchanté qui est désormais le nôtre, des pratiques de présence, de résonance et de retrait, qui empêcheront le désenchantement de basculer en désolation et l'authenticité de s'épuiser en performance.
Ce qui caractérise en dernière analyse la condition de l'homme moderne, c'est moins un état qu'une tâche : celle d'inventer les formes (institutionnelles, culturelles, intérieures) qui permettront d'assumer une liberté inédite sans s'y dissoudre, une puissance technique inégalée sans en être les instruments, et une exigence d'être soi-même sans en faire un nouveau fardeau. Tâche jamais achevée, et qu'aucune génération ne peut tenir pour acquise, mais qui constitue la forme moderne de ce que les Anciens appelaient la vie philosophique.
== Notes ==
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== Résumé ==
Cet article propose une synthèse philosophique sur la condition de l'homme moderne, comprise non comme un trait définissable mais comme une structure d'ambivalence traversant toutes ses dimensions. À partir des grands diagnostics de la modernité formulés par [[s:Auteur:Max Weber|Weber]], Heidegger, Arendt, Bauman, Taylor ou Foucault, il dégage d'abord les traits généraux de la condition moderne, puis examine trois foyers où l'ambivalence se concentre : le désenchantement et le rapport au sens, la technique et le rapport à la puissance, le sujet et le rapport à soi. L'analyse de la technique conduit à une question dérivée, celle de la tempérance et de ses racines anthropologiques ou historiques. L'examen du sujet conduit enfin à la situation contemporaine, prise entre exigence d'authenticité et risque d'aliénation.
La thèse défendue est que la modernité ne se laisse réduire ni à un récit progressiste ni à une déploration nostalgique, mais qu'elle se caractérise par une tension structurelle où chaque libération porte en elle de nouvelles servitudes, et où chaque perte recèle des gains réels. Trois exigences en découlent pour la pensée contemporaine : une exigence de discernement face aux mutations modernes, une exigence d'institution politique des limites, et une exigence spirituelle au sens élargi que lui donnent Hadot ou Bourg. La condition moderne y apparaît finalement moins comme un état que comme une tâche : celle d'inventer les formes culturelles, institutionnelles et intérieures qui permettront d'habiter humainement notre monde technique.
== Introduction ==
Toute tentative de saisir la condition de l'homme moderne se heurte à une difficulté initiale : la modernité est un phénomène irréductiblement plural et contradictoire. Aucun trait isolé n'en épuise la signification, et les penseurs qui ont entrepris de la décrire, de Weber à Bauman, de Heidegger à Taylor, ont moins produit un diagnostic unifié qu'une constellation de descriptions partielles, parfois convergentes, parfois rivales. Cet article ne prétend pas trancher entre elles ; il cartographie les principales lignes de force qui structurent l'expérience moderne, en montrant comment elles s'articulent autour d'une ambivalence fondamentale : ce qui libère menace en même temps, et ce qui constitue l'humain peut aussi le défaire.
Le fil conducteur sera celui des tensions internes à la modernité. Après avoir dégagé les grands traits de la condition moderne, on examinera trois foyers où son ambivalence se concentre, selon un ordre de questions qui se déduisent les unes des autres. Le désenchantement, qui en est peut-être le trait le plus profond, constitue-t-il une perte ou un gain ? La technique, qui en est le moteur principal, est-elle un prolongement de l'humain ou sa trahison, et la destruction qu'elle paraît engendrer tient-elle à elle-même ou à une difficulté humaine plus ancienne, celle d'être tempérant, qu'elle ne ferait qu'amplifier ? Que devient enfin, dans ce monde, le sujet moderne lui-même, sommé d'être authentique mais souvent réduit à une performance épuisante ? À chacune de ces questions, on s'efforcera de montrer que la réponse n'est ni l'éloge ni la condamnation, mais le discernement d'une ambivalence.
Une précision préalable s'impose sur le vocabulaire. ''Modernité'' désignera ici, de manière schématique, le long processus européen issu de la révolution scientifique des XVI{{e}} et XVII{{e}} siècles, des Lumières au XVIII{{e}} siècle, et des transformations politiques, économiques et sociales qui s'étendent de la fin du XVIII{{e}} au XIX{{e}} siècle, avant d'essaimer hors d'Europe. ''Modernité tardive'', à la suite de Giddens et Rosa, ne désignera pas une simple période postérieure aux années 1970 : chez Giddens, la « modernité avancée » nomme une intensification réflexive des institutions modernes, et chez Rosa, l'accélération n'est pas propre à l'après-1970, même si cette période en marque un seuil. Le terme renvoie donc à une phase d'intensification, marquée par l'accélération sociale, la flexibilité du travail et la dissolution des cadres collectifs hérités de la modernité « classique » fordiste. ''Capitalisme'' désigne le mode de production fondé sur l'accumulation et le travail salarié, tandis que ''néolibéralisme'' désigne sa configuration historique à partir des années 1980, marquée par la financiarisation, le retrait de l'État social et la généralisation de la concurrence. ''Technique'' renvoie à l'activité d'extériorisation par laquelle l'homme produit des outils ; ''technologie'' désigne, à la suite de Stiegler, la phase historique où la technique s'articule à la science et à l'industrie. ''Système technicien'' est le concept par lequel Ellul désigne l'auto-organisation contemporaine de cet ensemble. Ces distinctions ne sont pas toujours respectées par les auteurs convoqués ; on s'efforcera, lorsque cela importe pour l'argument, d'indiquer dans quel sens un terme est employé.
== I. Les grands traits de la condition moderne ==
La première grande caractéristique de la modernité, telle que Max Weber l'a thématisée, est le désenchantement du monde (''Entzauberung der Welt''). Trois processus solidaires s'y conjuguent. La rationalisation transforme l'agir humain en lui imposant une exigence croissante de calculabilité et de méthode : l'action transmise par la coutume cède la place à une action technique, soumise à la mesure des moyens et des fins. La sécularisation déplace les institutions hors de la tutelle religieuse, le pouvoir politique, l'école, le droit et la médecine devenant des ordres autonomes. L'avènement scientifique, enfin, retire au cosmos sa dimension sacrée en lui substituant une nature sans intentions ni signes. Au terme de cette transformation, l'homme se retrouve face à un univers qu'il maîtrise techniquement mais qui ne lui dit plus rien sur le sens de son existence : il sait comment intervenir, il ne sait plus pourquoi.
La formule par laquelle Weber décrit l'aboutissement de cette rationalisation a fait l'objet d'un contresens persistant. Traduite en français par « cage d'acier » d'après l'anglais ''iron cage'' rendu canonique par Talcott Parsons, elle traduit en réalité l'allemand ''stahlhartes Gehäuse'', dont Peter Baehr a montré qu'il évoque plutôt une « coquille » ou un « habitacle » dur comme l'acier<ref>Peter Baehr, « The "Iron Cage" and the "Shell as Hard as Steel": Parsons, Weber, and the ''Stahlhartes Gehäuse'' Metaphor in ''The Protestant Ethic and the Spirit of Capitalism'' », ''History and Theory'', vol. 40, n° 2, 2001, p. 153-169.</ref>. La nuance n'est pas anodine : ''Gehäuse'' suggère un boîtier qui enveloppe, non une prison qui retient, ce qui modifie le sens de la critique wébérienne. Le moderne n'est pas tant captif d'une cellule qu'enchâssé dans une carapace dont la dureté lui sert aussi d'abri.
Marcel Gauchet a prolongé ce diagnostic en parlant d'une « sortie de la religion », formule qu'il préfère à celle de simple sécularisation. Sortir de la religion, dans son acception forte, ne signifie pas l'abandon des croyances individuelles ou la fermeture des Églises, mais un changement dans la manière dont la société se rapporte à elle-même. Une société religieuse au sens propre est une société qui reçoit son ordre du dehors, qui se conçoit comme l'expression d'un fondement qui la dépasse. Sortir de la religion, c'est passer à une société qui se sait produite par les hommes et qui devient responsable de sa propre forme. L'individu, en parallèle, se trouve seul responsable de la fabrication de ses propres significations. Que ce désenchantement constitue une perte, un gain, ou les deux à la fois est une question redoutable que l'on réserve pour la section suivante ; il suffit ici de le poser comme le premier trait de la condition moderne.
Dominique Bourg observe toutefois que cette sortie a une généalogie plus longue qu'on ne le suppose habituellement : elle remonte à une dynamique de « dé-spiritualisation » qui, antérieure et coextensive à la modernité, traduit moins une rupture qu'un mouvement progressif de repli du sens vers l'intérieur du système social et de ses propres productions. Le « déni de toute valeur propre au donné » nous rabat alors « vers l'intérieur du système, en assignant le donné à un programme de transformation indéfini, à la faveur du développement lui-même indéfini de nos activités »<ref>Dominique Bourg, ''Une nouvelle Terre'', Desclée de Brouwer, 2018, ch. 3.</ref>.
À cette transformation cosmologique s'ajoute une transformation anthropologique : la montée de l'individualisme. Tocqueville, qui en a fait l'un des traits constitutifs des sociétés démocratiques, prenait soin de le distinguer de l'égoïsme. L'égoïsme est « un amour passionné et exagéré de soi-même » qui porte l'homme « à ne rien rapporter qu'à lui seul » ; l'individualisme, lui, est « un sentiment réfléchi et paisible » qui dispose chaque citoyen « à s'isoler de la masse de ses semblables et à se retirer à l'écart avec sa famille et ses amis »<ref>Alexis de Tocqueville, ''De la démocratie en Amérique'', tome II, deuxième partie, ch. 2, « De l'individualisme dans les pays démocratiques », 1840.</ref>. Le premier est un vice ancien, le second une orientation moderne, fille de l'égalité des conditions, qui fragilise les liens sociaux non par méchanceté mais par affaiblissement progressif des appartenances héritées. Charles Taylor, Gilles Lipovetsky ou Alain Ehrenberg ont prolongé ce diagnostic en montrant que l'individu moderne, libéré des cadres traditionnels (religion, classe, famille étendue, métier hérité), gagne une autonomie inédite mais doit aussi porter seul le poids de ses choix.
Taylor, dans ''The Ethics of Authenticity'', propose une cartographie qui recoupe partiellement notre propre découpage. Il identifie « trois malaises de la modernité ». Le premier est l'individualisme lui-même, dont la dérive consiste à « centrer la vie sur le soi » au point de l'aplatir : les horizons s'amenuisent, les engagements se raréfient, la vie se rétrécit et devient « plus pauvre en signification ». Le second est la primauté de la « raison instrumentale », c'est-à-dire de la rationalité qui calcule l'application la plus économique des moyens à des fins données ; le danger est qu'elle déborde son domaine propre et « prenne le pas » sur les fins elles-mêmes, au point que des décisions qui devraient être prises selon d'autres critères (justice, dignité, soin, soutenabilité) finissent par l'être au seul nom de l'efficacité. Le troisième est la perte de liberté politique, qui résulte des deux premiers : à mesure que les citoyens, repliés sur leur sphère privée, se désintéressent de l'autogouvernement, l'État se transforme en un « immense pouvoir tutélaire » au sens de Tocqueville, configurant ce que ce dernier appelait un « despotisme doux »<ref>Charles Taylor, ''The Ethics of Authenticity'', Harvard University Press, 1991, ch. I, « Three Malaises », p. 1-12. Trad. fr. : ''Le Malaise de la modernité'', Cerf, 1994.</ref>. Ces trois malaises ne sont pas indépendants : l'atomisme social produit par l'individualisme et la rationalité instrumentale rend difficile la formation d'un but commun, et cette difficulté décourage à son tour l'engagement civique, ce qui renforce l'atomisme initial. La modernité, à cet égard, fonctionne en boucle.
Ehrenberg, dans une perspective sociologique, a montré comment cet individualisme normatif s'est traduit cliniquement par un déplacement des pathologies psychiques dominantes. Là où la névrose, structurée par la culpabilité, dominait dans une société organisée autour de l'interdit (« il y a des choses qu'on ne fait pas »), la dépression structurée par le sentiment d'insuffisance s'est imposée dans une société organisée autour de l'initiative et de l'accomplissement de soi (« il y a des choses dont on n'est pas capable »). Le pivot est le passage d'une morale du devoir à une éthique de la performance. Ehrenberg formule le tournant : « la responsabilité entière de nos vies se loge non seulement en chacun de nous, mais également dans l'entre-nous collectif »<ref>Alain Ehrenberg, ''La Fatigue d'être soi. Dépression et société'', Odile Jacob, 1998, prologue.</ref>. De là cette « fatigue d'être soi » et la prolifération des troubles dépressifs sur lesquels nous reviendrons.
Une troisième dimension tient à l'emprise de la technique. Heidegger y voyait le trait métaphysique majeur de la modernité, qu'il a thématisé sous le nom de ''Gestell'', traduit en français par « arraisonnement » ou « dispositif ». Le ''Gestell'' n'est pas un ensemble d'objets techniques mais le mode même selon lequel la modernité dévoile l'étant : tout, y compris l'humain, tend à y apparaître comme « fonds disponible » (''Bestand''), c'est-à-dire comme ressource calculable et mobilisable. Une rivière n'est plus un cours d'eau habité de présences mais un potentiel hydroélectrique ; une forêt n'est plus un milieu vivant mais un volume de bois exploitable ; et l'homme lui-même, sous la forme des « ressources humaines », tend à être saisi comme matériau pour les fins de la production. Jacques Ellul, Günther Anders ou plus récemment Hartmut Rosa, avec sa théorie de l'accélération, ont prolongé cette analyse en montrant comment le temps vécu se contracte sous la pression du rendement et de la connectivité permanente.
Rosa distingue trois formes solidaires d'accélération. L'accélération technique d'abord, qui désigne l'augmentation de la vitesse des transports, des transmissions et des processus productifs. L'accélération du changement social ensuite, qui décrit le fait que les structures d'emploi, les configurations familiales, les normes culturelles changent désormais à un rythme intra-générationnel, là où elles changeaient autrefois sur plusieurs générations. L'accélération du rythme de vie enfin, qui nomme le paradoxe selon lequel les gains de productivité, loin de libérer du temps, semblent en raréfier l'expérience subjective. Ces trois accélérations s'auto-entretiennent : la technique permet le changement social, le changement social impose l'apprentissage permanent, et l'apprentissage permanent contracte le temps disponible.
Rosa formule cette emprise temporelle dans des termes qui touchent au cœur de la condition moderne : « les sujets modernes peuvent donc être décrits comme n'étant restreints qu'a minima par des règles et des sanctions éthiques, et par conséquent comme étant "libres", alors qu'ils sont régentés, dominés et réprimés par un régime-temps en grande partie invisible, dépolitisé, indiscuté, sous-théorisé et inarticulé »<ref>Hartmut Rosa, ''Aliénation et accélération. Vers une théorie critique de la modernité tardive'', La Découverte, 2014 [2010], troisième partie, ch. 10, « Trois variantes d'une critique des conditions temporelles ».</ref>. La pression accélératoire ne se présente plus comme un commandement extérieur mais comme une « donnée naturelle, brute »<ref>''Ibid.''</ref>, ce qui constitue selon Rosa « un totalitarisme de l'accélération »<ref>''Ibid.'', deuxième partie, ch. 9, « L'accélération comme nouvelle forme de totalitarisme ».</ref>. Le mot est délibéré : Rosa entend par là quatre traits qu'un régime accélérateur partage avec un régime totalitaire au sens classique. Il s'impose de manière uniforme à tous les domaines de la vie ; il pénètre la subjectivité elle-même au point d'en modifier les rythmes intérieurs ; il rend difficile son propre questionnement, en se présentant comme une nécessité sans alternative ; et il échappe à la contestation politique, faute d'instances où il pourrait être thématisé. La différence avec les régimes totalitaires anciens tient à ce que celui-ci s'impose sans recourir à aucune coercition manifeste. Anders observe pour sa part une « a-synchronicité chaque jour croissante entre l'homme et le monde qu'il a produit »<ref>Günther Anders, ''L'Obsolescence de l'homme. Sur l'âme à l'époque de la deuxième révolution industrielle'', Éditions de l'Encyclopédie des Nuisances, 2002 [1956], première partie, « Préliminaire au livre ».</ref>, écart qu'il nomme le « décalage prométhéen » et sur lequel nous aurons à revenir.
Ces transformations cosmologique, anthropologique et technique trouvent leur articulation la plus profonde chez Hannah Arendt, dont ''Condition de l'homme moderne'' propose une généalogie qui en éclaire le ressort commun. Là où les analyses précédentes décrivaient des traits, Arendt remonte à leur origine historique et formule un diagnostic d'ensemble : la modernité se caractérise d'abord par l'« aliénation du monde » (''world alienation''), c'est-à-dire la perte du monde commun comme espace partagé d'apparition et d'action<ref>Hannah Arendt, ''Condition de l'homme moderne'', op. cit., ch. VI, « La ''vita activa'' et l'âge moderne ».</ref>. Pour elle, la modernité s'inaugure au XVII{{e}} siècle avec trois événements solidaires : la découverte de l'Amérique et la cartographie du globe, qui contractent l'espace ; la Réforme, qui retire à des populations entières leur ancrage dans la propriété ecclésiale ; et l'invention du télescope, qui inaugure ce qu'elle appelle l'« aliénation du monde » en conduisant l'homme à adopter le « point d'Archimède », ce point de vue extérieur d'où il contemple sa propre Terre comme s'il n'en faisait pas partie. On verra que le diagnostic de l'Anthropocène viendra plus tard renverser ironiquement cette illusion d'extériorité. Arendt distingue par ailleurs trois dimensions de l'activité humaine : le ''travail'', qui répond aux nécessités vitales du corps ; l{{'}}''œuvre'', qui produit des objets durables constituant un monde ; et l{{'}}''action'', par laquelle les hommes apparaissent les uns aux autres dans un espace public et engagent l'imprévisibilité du commencement. La condition moderne se reconnaîtrait selon elle à un double renversement : d'abord la « victoire de l{{'}}''homo faber'' », c'est-à-dire l'élévation de la fabrication et du critère d'utilité au sommet des activités humaines, puis, cette victoire se retournant à son tour, la « victoire de l{{'}}''animal laborans'' », où l'humanité tout entière se voue à la production et à la consommation. Le monde durable se dissout alors en flux d'objets jetables, et l'action politique se trouve marginalisée au profit d'une administration de la vie biologique. L'analyse arendtienne a le mérite d'articuler en un seul mouvement les niveaux anthropologique, technique et politique que les autres diagnostics tendent à séparer ; elle fournira de surcroît, dans la conclusion, le concept qui permettra de penser une issue politique.
Cette « victoire de l{{'}}''animal laborans'' » peut être rapprochée de ce que Zygmunt Bauman décrira, une génération plus tard, sous les traits de la modernité liquide, même si Bauman ne part pas de la ''vita activa'' mais de la flexibilisation des cadres sociaux, de la consommation, de l'insécurité et de la mobilité. Sa métaphore présuppose une distinction historique. Une première modernité, dite solide, s'était attachée à fonder des cadres durables : nation, classe, profession, mariage à vie, militance idéologique. Sa promesse était de remplacer les solidités héritées (féodales, religieuses, communautaires) par des solidités construites (institutions, lois, organisations syndicales, partis de masse, États providence). Une seconde modernité, dite liquide, défait à son tour ces cadres : les emplois deviennent contractuels et mobiles, les couples se forment et se défont selon des logiques de réalisation personnelle, les engagements politiques se réduisent à des votes intermittents, les appartenances territoriales s'effacent au profit de communautés électives et révocables. Bauman définit cette société comme celle « où les conditions dans lesquelles ses membres agissent changent en moins de temps qu'il n'en faut aux modes d'action pour se figer en habitudes et en routines »<ref>Zygmunt Bauman, ''La Vie liquide'', Pluriel, 2013 [2005], introduction.</ref>. Si tout devient ainsi liquide, c'est, d'une manière qui fait écho à l'analyse arendtienne, parce que le monde durable qui faisait tenir ensemble les générations a cédé devant le cycle sans fin de la production et de la consommation. Cette liquéfaction ouvre des possibles inédits (le sujet peut se redéfinir, changer de carrière, recomposer ses appartenances) mais fragilise les ancrages dont la consistance même de la vie psychique avait besoin pour se constituer.
La fluidité contemporaine ne fait pas disparaître ce que Foucault a décrit comme la société disciplinaire ; elle s'y superpose, et cette discipline constitue l'autre versant, moins visible, de la modernité. Foucault distingue nettement deux régimes de pouvoir, sans pour autant que le second abolisse le premier. Sous l'Ancien Régime, le pouvoir s'exerçait selon le modèle de la souveraineté : éclatant, intermittent, spectaculaire, il se manifestait dans le supplice public et le faste cérémoniel, et il prélevait (l'impôt, la corvée, la vie même) plutôt qu'il ne produisait. Le pouvoir disciplinaire qui se met en place du XVI{{e}} au XIX{{e}} siècle présente des traits inverses : il est diffus, continu, discret, et il produit des aptitudes plutôt qu'il ne soustrait des biens. Foucault a mis en évidence « tout un ensemble de procédures pour quadriller, contrôler, mesurer, dresser les individus, les rendre à la fois "dociles et utiles" »<ref>Michel Foucault, ''Surveiller et punir. Naissance de la prison'', Gallimard, 1975. La formule « dociles et utiles » traverse la troisième partie, « Discipline ».</ref>. Cette discipline ne se réduit pas aux institutions pénitentiaires : elle est une « anatomie politique » diffuse à travers l'école, qui apprend à se tenir, à attendre, à répondre à un signal ; à travers l'hôpital, qui ordonne les corps malades selon une grille diagnostique ; à travers l'atelier, qui décompose le geste productif en éléments mesurables ; à travers l'armée, qui codifie la marche, la posture et le maniement des armes. Toutes ces institutions « fabriquent des corps soumis et exercés, des corps "dociles" »<ref>''Ibid.'', troisième partie, « Discipline », ch. 1, « Les corps dociles ».</ref>.
Le Panoptique, dispositif architectural conçu par Bentham et qui fournit à Foucault son modèle théorique, en constitue la forme idéale : « le diagramme d'un mécanisme de pouvoir ramené à sa forme idéale »<ref>''Ibid.'', troisième partie, ch. 3, « Le panoptisme ».</ref>, dont la vertu est d'« induire chez le détenu un état conscient et permanent de visibilité qui assure le fonctionnement automatique du pouvoir »<ref>''Ibid.''</ref>. Le génie du dispositif tient à ce qu'il rend la présence effective du surveillant superflue : il suffit que le détenu se sache susceptible d'être observé pour qu'il modifie son comportement comme s'il l'était. La modernité a ainsi développé, à côté de la souveraineté, un régime du regard intériorisé où chacun se surveille en se sachant susceptible d'être observé, ce qui réduit le coût en hommes du pouvoir et en accroît l'efficacité. Il importe toutefois de ne pas présenter souveraineté, discipline, sécurité et biopouvoir comme des étapes qui s'effaceraient purement les unes les autres. La discipline ne remplace pas la souveraineté : elle s'y ajoute, la traverse et la reconfigure. Les sociétés contemporaines n'ont pas cessé d'être disciplinaires ; elles articulent discipline, contrôle, sécurité et, comme on le verra, auto-exploitation.
Il faut ajouter, pour ne pas figer Foucault dans sa seule analyse disciplinaire, que ses derniers travaux sur l{{'}}''Histoire de la sexualité'' déplacent cette analyse vers les pratiques de subjectivation, le souci de soi et les techniques de soi héritées de l'Antiquité. Le sujet n'y est plus seulement effet de pouvoir, mais aussi instance d'élaboration éthique, ce qui rapproche Foucault, malgré leurs désaccords, de la lecture que Hadot proposera des exercices spirituels<ref>Michel Foucault, ''L'Usage des plaisirs'' (''Histoire de la sexualité'', t. II) et ''Le Souci de soi'' (''Histoire de la sexualité'', t. III), Gallimard, 1984.</ref>.
Byung-Chul Han, dans une veine plus récente, parle d'une société de la performance où la contrainte n'est plus extérieure, comme dans la société disciplinaire, mais intériorisée : on s'exploite soi-même au nom de la réalisation personnelle. Le passage de l'une à l'autre n'est pas une rupture mais l'approfondissement d'une même tendance. La dynamique d'intériorisation du regard, déjà présente dans le pouvoir disciplinaire, se prolonge dans l'auto-exploitation contemporaine, à ceci près que le maître a disparu et que le sujet contemporain joue à la fois le rôle du surveillant et celui du surveillé. La contrainte n'a pas diminué ; elle a changé d'adresse.
Il faut ajouter à ce tableau la fin des grands récits, diagnostic posé par Jean-François Lyotard dans ''La Condition postmoderne'', qui définit le postmoderne comme « l'incrédulité à l'égard des métarécits ». Par métarécit, Lyotard entend une narration englobante qui légitime à la fois les savoirs et les institutions, en inscrivant l'expérience locale dans une trajectoire universelle. Les récits qu'il vise sont d'abord les grands récits modernes de légitimation : l'émancipation du sujet rationnel et celle du travailleur, le progrès de l'Esprit, l'enrichissement ou l'efficacité du système. Le récit providentiel chrétien relève, lui, d'un régime de légitimation antérieur, qui orientait l'histoire vers le salut ; on peut le mentionner comme arrière-plan, mais non le ranger parmi les métarécits proprement modernes. La crise de ces récits ne signifie pas qu'ils aient disparu, mais qu'ils ont perdu leur pouvoir d'orienter et de légitimer. Le moderne se trouve sans cadre temporel partagé pour donner sens à l'enchaînement de ses actions, et les sciences elles-mêmes, qui s'autorisaient implicitement de la promesse émancipatrice, doivent désormais s'autojustifier au coup par coup.
À cette désorientation temporelle s'ajoute la conscience croissante d'une crise écologique qui rend problématique l'idée même d'un progrès indéfini sur lequel la modernité s'était bâtie. Le diagnostic de l'Anthropocène donne à l'intuition arendtienne du « point d'Archimède » un contrepoint ironique : l'humanité qui s'était rêvée extérieure à la Terre découvre qu'elle en est devenue une force interne. Bourg utilise le concept d'Anthropocène pour désigner « une artificialisation de la surface de la Terre » telle que « 83 % de la surface des terres émergées et non glacées sont peu ou prou sous une influence humaine ; et […] jusqu'à 90 % de la photosynthèse sont sous influence anthropique »<ref>Dominique Bourg, ''Une nouvelle Terre'', op. cit., ch. 1.</ref>. Cette pression anthropique, conjointe à l'effondrement de la biodiversité sauvage, rend caduque la séparation entre humanité et nature qui structurait l'imaginaire moderne. L'humanité s'y représentait comme un sujet extérieur, capable de connaître et de transformer une nature objective ; elle se découvre désormais comme un facteur géologique, dont l'action a modifié les grands équilibres planétaires au point d'inscrire sa trace dans la stratigraphie. Le sujet moderne n'est plus en surplomb : il est inclus dans les processus dont il croyait disposer.
Ces diagnostics, presque tous critiques, doivent être tempérés sous peine de tomber dans une déploration unilatérale qui méconnaîtrait les acquis effectifs de la modernité. Steven Pinker, dans ''La Part d'ange en nous'', soutient que la modernité est marquée par un déclin historique de la violence interpersonnelle, mesuré sur la longue durée<ref>Steven Pinker, ''La Part d'ange en nous. Histoire de la violence et de son déclin'', Les Arènes, 2017 [2011]. La thèse a fait l'objet de critiques portant notamment sur le choix des indicateurs, le traitement statistique de la violence pré-moderne et la sous-estimation des violences structurelles ; voir notamment Edward Herman et David Peterson, ''Reality Denial'', et le débat suscité par John Gray dans ''The Guardian'', 2015.</ref>. Hans Rosling, dans ''Factfulness'', a documenté le recul de la mortalité infantile, de l'extrême pauvreté et de l'analphabétisme à l'échelle mondiale depuis 1800<ref>Hans Rosling, ''Factfulness. Ten Reasons We're Wrong About the World, and Why Things Are Better Than You Think'', Sceptre, 2018.</ref>. On ne peut souscrire en bloc à ces lectures, qui restent contestées par leurs choix d'indicateurs et leur tendance à isoler les variables techniques et sanitaires des dynamiques d'extraction et de domination qui les ont rendues possibles. Mais on doit reconnaître que la modernité a accompagné une expansion des droits civils et politiques, une mobilité sociale et géographique sans précédent, un soulagement effectif des souffrances physiques.
Au terme de ce parcours, ce qui caractérise le mieux la condition moderne n'est aucun des traits pris isolément, mais la tension qui les traverse tous. Cette tension se manifeste sous plusieurs visages solidaires. Une liberté inédite, qui permet à chacun de choisir son métier, son conjoint, sa croyance, son orientation sexuelle, se trouve couplée à une désorientation : car cette liberté ne dit pas vers quoi s'orienter, et le sujet privé de cadres porteurs doit produire seul le sens qu'il donne à sa vie. Une puissance technique inégalée, qui met à la disposition de l'humanité des moyens d'agir dont aucune génération antérieure n'a disposé, se trouve couplée à un sentiment d'impuissance face aux processus globaux : la modernité a accumulé des capacités d'action sans accumuler de capacité collective de décision, ce qui produit le paradoxe d'une humanité capable de modifier le climat planétaire mais incapable de s'entendre pour le préserver. Une hyperconnexion, qui rend chacun joignable à tout instant, se trouve couplée à une solitude que les enquêtes sociologiques ne cessent de mesurer : la multiplication des contacts s'accompagne d'un appauvrissement des relations consistantes, comme si la quantité avait progressé au détriment de la profondeur. La condition moderne ne se laisse donc réduire ni à un récit progressiste qui en oublierait les pertes, ni à une déploration nostalgique qui en oublierait les gains. L'homme moderne est moins défini par un trait que par cette ambivalence structurelle. Les sections qui suivent l'examinent dans trois de ses foyers principaux : le désenchantement et le rapport au sens, la technique et le rapport à la puissance, enfin le sujet lui-même et le rapport à soi. L'examen de la technique conduira en outre à une question dérivée mais décisive, celle de la tempérance : la destructivité contemporaine tient-elle à la technique elle-même ou à une démesure humaine plus ancienne qu'elle ne ferait qu'amplifier ? À chaque fois, la même structure se répète : une libération qui porte en elle sa propre servitude.
== II. Le désenchantement : perte ou enrichissement ? ==
Le désenchantement a été présenté plus haut comme le premier trait de la condition moderne ; il faut maintenant en peser la valeur. Car il offre le cas le plus net de cette ambivalence structurelle : aucun phénomène moderne n'a été tour à tour aussi violemment déploré et aussi fermement revendiqué. Trois familles de lectures s'y opposent, qu'on examinera successivement avant d'en proposer une articulation.
=== Une lecture critique de la perte ===
Weber lui-même n'était pas neutre : il évoquait une « nuit polaire d'une obscurité et d'une dureté glaciales » et craignait que la rationalisation n'enferme l'humanité dans une « cage d'acier ». Pour les romantiques allemands, puis pour Heidegger, le désenchantement appauvrit le rapport au monde : la nature, autrefois habitée de présences et peuplée de significations symboliques, devient un simple stock de ressources exploitables.
L'École de Francfort a poussé plus loin cette lecture en montrant que le mouvement même de la rationalité moderne contient sa propre inversion. Adorno et Horkheimer, dans ''La Dialectique de la Raison'', formulent ce diagnostic dans une thèse double : « le mythe lui-même est déjà Raison et la Raison se retourne en mythologie »<ref>Theodor W. Adorno et Max Horkheimer, ''La Dialectique de la Raison. Fragments philosophiques'', Gallimard, 2013 [1944], « Introduction » (p. 19-20 de la trad. fr.).</ref>. La rationalité instrumentale, en se proposant de libérer l'humanité de la peur et de la superstition, finit par produire un nouvel asservissement : « tandis que l'individu disparaît devant l'appareil qu'il sert, il est pris en charge mieux que jamais par cet appareil même »<ref>''Ibid.'', « Introduction ».</ref>. La domination de la nature à laquelle la Raison s'est consacrée se retourne en domination de l'homme par lui-même, car la même opération qui rend la nature calculable transforme aussi le sujet en objet maniable. Comme Adorno et Horkheimer le résument, « en sacrifiant le penser qui, sous sa forme réifiée, en tant que mathématique, machine, organisation, se venge de l'homme qui l'oublie, la Raison a renoncé à s'accomplir »<ref>''Ibid.'', ch. I, « Le concept d'Aufklärung ».</ref>. Cette autodestruction de la Raison ne tient pas à un usage dévoyé : elle est inscrite dans son principe même, dès lors qu'elle réduit la pensée à un calcul de moyens et qu'elle assimile la liberté à l'autoconservation. La barbarie du XX{{e}} siècle ne serait donc pas un accident de la modernité mais une conséquence de sa logique. Plus récemment, Hartmut Rosa propose le concept de « résonance » pour nommer ce qui manque à un monde purement disponible : un rapport au réel qui ne soit ni domination ni indifférence, mais écho réciproque.
Bourg, dans une veine qui rejoint celle de Pierre Hadot, distingue deux conceptions historiques de notre rapport à la nature, qu'il caractérise ainsi : une conception « ''prométhéenne'', associée aux techniques et à la domination », et une conception « ''orphique'', relative à la compréhension de la nature par le poème et les arts ». La première est « nécessairement violente » et « renvoie à la volonté d'arracher à la nature les secrets qu'elle ne livre pas spontanément »<ref>Dominique Bourg, ''Une nouvelle Terre'', op. cit., ch. 6, qui se réfère à Pierre Hadot, ''Le Voile d'Isis. Essai sur l'histoire de l'idée de Nature'', Gallimard, 2004.</ref>. Le désenchantement, dans cette optique, correspond à la victoire historique de la première sur la seconde, et l'enjeu philosophique contemporain serait de réhabiliter l'orphisme comme mode possible de rapport au monde.
=== Une lecture libératrice ===
À cette lecture nostalgique s'oppose celle, héritière des Lumières, qui voit dans le désenchantement une libération. Kant définissait l'Aufklärung comme la sortie de l'humanité hors d'une minorité dont elle était elle-même responsable. Voir dans la maladie un châtiment divin, dans la foudre la colère d'un dieu, dans l'ordre social un décret céleste, ce n'est pas seulement se tromper, c'est se priver des moyens d'agir et accepter des hiérarchies arbitraires. Marcel Gauchet souligne que la sortie de la religion est consubstantielle à l'autonomie démocratique : un peuple qui se gouverne lui-même ne peut tenir ses lois pour reçues d'ailleurs.
=== Six arguments en faveur d'un enrichissement ===
On peut développer plus avant cette lecture positive en montrant comment le désenchantement, loin d'appauvrir le monde, l'enrichit selon plusieurs dimensions.
Le premier argument tient à ce que le désenchantement révèle un monde plus vaste que les mythes ne le concevaient. La cosmologie pré-moderne enfermait l'humanité dans un univers clos, hiérarchisé, fini. Le désenchantement a fait éclater ces parois : 13,8 milliards d'années, des centaines de milliards de galaxies, une évolution biologique qui relie l'humain à la bactérie par une chaîne ininterrompue de quatre milliards d'années. La connaissance scientifique ne tue pas l'émerveillement, elle peut au contraire le rediriger vers un objet plus consistant : la réalité du donné. La formule selon laquelle le monde désenchanté serait « plus riche parce que réel » a sa part de vérité, mais elle est trop rapide : elle suppose que la richesse d'un monde dépend en premier lieu de son degré de réalité objectivable, ce qui n'est pas évident pour les phénoménologies de l'expérience vécue. On dira plus prudemment que la connaissance scientifique élargit l'horizon du donné sans l'épuiser, et qu'elle laisse intacte la question de savoir comment habiter ce donné.
Un deuxième argument est que le désenchantement libère, ou du moins déplace, la responsabilité morale. Tant que le monde était peuplé de signes divins, la souffrance avait un sens, et c'était souvent un sens accablant. Quand la peste cesse d'être colère divine, on cherche le bacille et on invente l'hygiène publique. Quand la pauvreté cesse d'être destin, elle devient injustice. Quand l'esclavage cesse d'être inscrit dans un ordre cosmique, il devient un crime. Cette présentation linéaire mérite cependant d'être nuancée : l'abolition de l'esclavage n'a pas été le seul effet d'une rationalisation moderne, mais le fruit d'une convergence où les luttes des esclaves eux-mêmes (Saint-Domingue, marronnage atlantique, soulèvements caribéens), les traditions religieuses (quakerisme abolitionniste, dissidence évangélique), les contradictions économiques entre formes d'exploitation et certains intérêts impériaux ont joué un rôle au moins aussi déterminant que la philosophie des Lumières. De même, les droits humains modernes ont des sources religieuses identifiables (le ''ius gentium'' médiéval, la théologie de Las Casas, la loi naturelle protestante), ce qui interdit de les rabattre sur un pur effet de désenchantement. Ce que le désenchantement a fait, plutôt qu'il n'a produit ces transformations, c'est rendre disponible un langage de l'imputation humaine qui les a légitimées en retour. Il transfère ainsi à l'humanité la responsabilité du monde, charge lourde mais ennoblissante, sans pour autant en être la cause unique.
Un troisième argument tient à ce que le désenchantement rend possible une éthique de la vérité. Bernard Williams, dans ''Vérité et véracité'', a montré que la modernité repose sur deux vertus jumelles : l'exactitude (refuser les croyances mal fondées) et la sincérité (refuser de dire ce qu'on ne croit pas). Vivre dans le désenchantement, c'est refuser la consolation facile du mensonge, forme moderne du courage par excellence, plus exigeante que les héroïsmes guerriers d'autrefois parce qu'elle s'exerce dans la solitude et sans récompense promise.
Un quatrième argument est que le désenchantement rend plus aisément pensable un pluralisme assumé. Affirmer simplement qu'un monde enchanté serait un monde où les significations sont « partagées de force » serait simplifier la diversité des formes religieuses, mythiques et symboliques, dont certaines (les paganismes locaux, les traditions chamaniques, le polythéisme antique) ont toléré, voire intégré, des formes substantielles de pluralité interne. Il reste que les sociétés à religion d'État ont eu tendance, lorsqu'elles articulaient leurs significations à un appareil politique unifié, à imposer ces significations par la contrainte. Le désenchantement, en retirant à toute révélation le statut de norme publique commune, a contribué à ouvrir l'espace public à une pluralité de visions qu'aucune autorité ne peut plus arbitrer d'en haut. C'est l'une des conditions, parmi d'autres, de la tolérance religieuse, de la liberté de conscience et du fonctionnement démocratique. Kierkegaard avait vu que, dans cette nouvelle configuration, la foi authentique a besoin du désenchantement pour exister comme décision personnelle, et non comme coutume héritée.
Un cinquième argument est que le désenchantement invente un sublime nouveau. La contemplation du ciel étoilé chez Kant, l'émerveillement darwinien devant l'arbre du vivant, l'humilité écologique devant la complexité des écosystèmes, le saisissement devant un théorème mathématique : autant de formes d'expérience profonde qui ne doivent rien au surnaturel. Spinoza appelait cela l{{'}}''amor intellectualis Dei'', un amour du réel qui culmine dans sa compréhension. Le désenchantement n'abolit pas le sacré : il le déplace dans la profondeur même du réel.
Un sixième argument enfin est que le désenchantement humanise le rapport à autrui. Tant que les autres sont vus à travers le prisme de catégories sacrées (le païen, l'hérétique, l'intouchable, le possédé), ils ne sont jamais pleinement humains. Le désenchantement, en retirant aux différences leur statut métaphysique, rend disponible une humanité commune sous les variations culturelles. L'idée des droits humains universels s'en est trouvée renforcée, sans que la modernité désenchantée puisse en revendiquer l'exclusivité, comme on l'a noté plus haut.
=== Une position synthétique ===
Charles Taylor, dans ''L'Âge séculier'', propose une troisième voie qui refuse l'alternative. Le désenchantement n'a pas supprimé la quête de sens mais l'a déplacée : nous vivons dans un cadre « immanent » où la transcendance est devenue une option parmi d'autres, ce qui rend la croyance plus fragile mais aussi plus réfléchie. Dans ''The Ethics of Authenticity'', il formule la même intuition pour les malaises modernes en général. La modernité ne doit être appréciée ni par ses apologistes (''boosters'', qui en font l'éloge global) ni par ses contempteurs (''knockers'', qui la condamnent en bloc), ni par un compromis qui chercherait simplement « le point idéal de troc entre les avantages et les coûts »<ref>Charles Taylor, ''The Ethics of Authenticity'', Harvard University Press, 1991, ch. II, « The Inarticulate Debate », p. 23. Une traduction française a été publiée sous le titre ''Le Malaise de la modernité'', Cerf, 1994.</ref>. Ce qu'il propose est un « travail de reprise » (''work of retrieval''), par lequel un idéal dégradé peut « nous aider à restaurer notre pratique »<ref>''Ibid.'', p. 23.</ref>. Juger le désenchantement « négatif » ou « positif » suppose un choix préalable : qu'estime-t-on plus important, l'autonomie ou l'appartenance, la maîtrise ou la résonance, la lucidité ou la consolation ? Ce sont des biens réels, et tragiquement, ils sont en partie incompatibles. Cette position, qui refuse à la fois la condamnation et l'éloge au profit d'un travail de discernement, fournira le modèle des analyses suivantes.
== III. La technique : prolongement et menace ==
Le désenchantement est inséparable d'une autre dimension cardinale de la modernité, l'emprise de la technique. Le lien entre les deux n'est pas accidentel : c'est le même geste qui dépouille la nature de ses significations sacrées et qui la livre comme matériau disponible à la transformation. Un monde désenchanté est un monde techniquement manipulable, et la puissance technique est l'envers pratique du désenchantement théorique. Là encore, l'ambivalence est massive et exige d'être analysée dans ses deux versants : la technique sera d'abord considérée comme apport, puis comme menace, avant qu'on examine le paradoxe d'une puissance qui, nous constituant, peut aussi nous défaire.
=== Les apports considérables de la technique ===
Pendant des millénaires, la condition humaine ordinaire a été marquée par la faim chronique, la mortalité infantile autour d'un enfant sur trois, l'espérance de vie autour de trente ans, le travail physique épuisant. La technique, qu'elle soit agricole, médicale, industrielle ou énergétique, a bouleversé ces données. L'anesthésie, les antibiotiques, les vaccins, la chirurgie moderne ont supprimé des souffrances que toutes les sagesses anciennes pouvaient seulement enseigner à supporter. Hans Jonas, pourtant grand critique de la démesure technique, le reconnaissait sans détour : la médecine moderne représente un progrès moral et non seulement matériel.
La technique a également étendu l'expérience humaine du monde. L'imprimerie, le téléphone, l'avion, Internet ont multiplié les possibilités de connaissance, de rencontre, de découverte. Le cosmopolitisme concret, le décentrement culturel, la capacité d'imaginer des vies très différentes de la sienne sont des biens moraux et intellectuels que la technique a démocratisés.
Bernard Stiegler, dans le sillage de l'anthropologue André Leroi-Gourhan, a contesté la lecture heideggérienne en montrant que la technique n'est pas extérieure à l'humain : elle le constitue. Il a relu à cette fin le mythe grec de Prométhée et d'Épiméthée pour en tirer une thèse anthropologique. Épiméthée, distribuant les qualités aux espèces vivantes, oublie l'homme, qui se retrouve « tout nu, pas chaussé, dénué de couvertures, désarmé »<ref>Platon, ''Protagoras'', 320d-322a, cité par Bernard Stiegler, ''La Technique et le temps. 1. La faute d'Épiméthée'', Fayard, 2018 [Galilée, 1994], deuxième partie, ch. 1, « Le foie de Prométhée », section 2, « La thanatologie : rien sous la main ».</ref>. Pour réparer cet oubli, Prométhée vole le feu et la ''tekhnè'' aux dieux et en fait don aux hommes. La technique n'est donc pas un attribut surajouté à un humain déjà constitué : elle vient combler un défaut originaire. Stiegler en tire une formule : « l'être de l'homme est (d'être) hors de lui »<ref>Bernard Stiegler, ''La Technique et le temps. 1''. ''La faute d'Épiméthée'', op. cit., deuxième partie, ch. 1, section 3, « Hors de lui ».</ref>. L'homme est l'animal qui s'extériorise dans ses outils, depuis le silex taillé. La parole elle-même est une technique, l'écriture une autre, le calcul mental encore une autre. Reprocher à la technique de nous dénaturer, c'est ne pas voir qu'il n'y a pas d'humain pré-technique à retrouver : « homme et technique sont indissociables »<ref>''Ibid.'', avant-propos à la réédition de 2018.</ref>. Nous nous accomplissons par et dans nos prothèses.
Andrew Feenberg prolonge cette intuition en plaidant pour ce qu'il appelle une « démocratie technique », contre l'idée que la technique serait une essence autonome que l'on subirait passivement. Pour lui, « la technique ne se résume pas à une maîtrise rationnelle de la nature et […] son développement et ses impacts sont intrinsèquement sociaux »<ref>Andrew Feenberg, ''Pour une théorie critique de la technique'', Lux Éditeur, 2014, ch. 1.</ref>. Ce déplacement signifie que la technique peut être autrement codée, que les choix techniques sont toujours déjà des choix politiques, et que la démocratie ne survivra qu'en s'étendant au domaine technique. Comme il l'écrit, « si l'on ne porte pas la démocratie au-delà de ces limites classiques, dans certains domaines technicisés de la vie sociale, sa valeur d'usage continuera à décliner, la participation s'étiolera, et les institutions que nous identifions à une société libre disparaîtront progressivement »<ref>''Ibid.''</ref>.
La technique a aussi élargi l'autonomie individuelle de manière concrète. La contraception, l'électroménager, la mobilité, la communication à distance ont libéré du temps, de l'espace, des contraintes corporelles qui pesaient surtout sur les femmes et les pauvres. La télémédecine, les outils d'accessibilité, les ressources éducatives en ligne ont produit, au sens d'Amartya Sen, des capacités nouvelles.
Enfin, la technique permet de réparer ce qu'elle a abîmé : la résolution de la crise écologique, si elle a lieu, passera nécessairement par les énergies renouvelables, les techniques de dépollution, la modélisation climatique. Aucun retour à un état pré-technique n'est concevable pour huit milliards d'êtres humains. Bourg voit dans la permaculture l'exemple d'une technique tendanciellement « orphique », c'est-à-dire respectueuse du donné naturel, parce qu'elle cherche à travailler avec les dynamiques des écosystèmes plutôt qu'à les forcer : elle « s'inspire de la complémentarité des espèces végétales, et donc du ressort des écosystèmes, pour réaliser des jardins autonomes et nourriciers »<ref>Dominique Bourg, ''Une nouvelle Terre'', op. cit., ch. 6. La permaculture tend à réduire les intrants et le travail mécanique, sans pour autant les supprimer : elle suppose au contraire un savoir-faire et un entretien attentifs.</ref>. Ce n'est pas la technique qui est destructrice, mais une certaine configuration historique de la technique.
=== Le paradoxe constitutif ===
Si la technique nous constitue à ce point, comment expliquer son caractère destructeur ? Le paradoxe est sérieux et exige une réponse en plusieurs strates.
D'abord, la technique a changé d'échelle, mais aussi de régime d'organisation : de moyen au service de fins humaines, elle est devenue système. Günther Anders a forgé pour cette mutation le concept de « décalage prométhéen » (''prometheisches Gefälle'') : « rien ne nous caractérise davantage, nous, les hommes d'aujourd'hui, que notre incapacité à rester spirituellement à jour (''up to date'') par rapport au progrès de notre production »<ref>Günther Anders, ''L'Obsolescence de l'homme'', op. cit., première partie, « Sur la honte prométhéenne », § « Préliminaire au livre ». L'expression anglaise ''up to date'' figure dans le texte d'Anders.</ref>. Anders en distingue plusieurs déclinaisons, « entre l'action et la représentation, entre l'acte et le sentiment, entre la science et la conscience, et enfin, surtout, entre l'instrument et le corps de l'homme »<ref>''Ibid.''</ref>. Il en éclaire l'enjeu par cette formule : « nous sommes capables de fabriquer la bombe à hydrogène, mais nous n'arrivons pas à nous figurer les conséquences de ce que nous avons nous-mêmes fabriqué. De la même manière, nos sentiments sont en retard sur nos actes : nous sommes capables de détruire à coups de bombes des centaines de milliers d'hommes, mais nous ne savons ni les pleurer ni nous repentir »<ref>''Ibid.''</ref>. Notre capacité de produire excède notre capacité d'imaginer, de sentir et de décider. Hans Jonas en tirait la nécessité d'une éthique nouvelle : les morales anciennes pensaient un agir dont les effets restaient locaux et contemporains ; il nous faut désormais une éthique qui réponde de conséquences planétaires et trans-générationnelles.
Ensuite, la technique tend à devenir un système qui échappe à ses créateurs. C'est l'intuition centrale de Jacques Ellul, qu'il a développée dans ''La Technique ou l'enjeu du siècle'' puis dans ''Le Système technicien''. Le passage du fait technique au système technique transforme la nature même du phénomène : « tout se passe comme si le système technicien croissait par une force interne, intrinsèque et sans intervention décisive de l'homme »<ref>Jacques Ellul, ''Le Système technicien'', Le Cherche-Midi, 1977, deuxième partie, ch. 1, « L'autoaccroissement ».</ref>. Ce que Ellul nomme l'autoaccroissement n'est pas une métaphore : il désigne le fait que « la technique se définit à elle-même ses propres besoins et y apporte sa propre satisfaction »<ref>''Ibid.''</ref>. Une technique en appelle d'autres pour corriger ses effets, et c'est par ses échecs mêmes qu'elle se reproduit : « toute intervention technique provoque des difficultés ou des problèmes – et seule une réponse technique est utile ou efficace. Ainsi la technique s'alimente elle-même par ses propres échecs »<ref>Jacques Ellul, ''La Technique ou l'enjeu du siècle'', Économica, 2008 [1954], deuxième partie, ch. II, « Caractérologie de la technique », § « L'auto-accroissement ».</ref>. L'automobile individuelle suppose des routes, une industrie pétrolière, un urbanisme dispersé, une diplomatie de l'énergie ; chacune de ces techniques en appelle d'autres pour gérer ses effets, et le système se referme sur lui-même. Ellul en tire une conclusion : « le "Il faut" déterminera l'autoaccroissement »<ref>Jacques Ellul, ''Le Système technicien'', op. cit., deuxième partie, ch. 1, « L'autoaccroissement ».</ref>. La modalité du nécessaire technique se substitue à la modalité du possible humain.
Cette thèse a une conséquence anthropologique : l'homme moderne ne se trouve plus en position de choisir s'il veut tel ou tel développement technique, mais seulement la voie la plus efficace pour intégrer un développement déjà engagé. Ellul observe que « ce projet se situe à l'intérieur du système technicien qui implique cette croissance : tout, dans ce rapport peut être mis en question, tout est repensé : sauf l'évidence de la continuation et de la progression »<ref>''Ibid.''</ref>. Le sujet moderne se découvre intégré à un mouvement qu'il croit conduire mais qui le précède et l'enveloppe. La destruction n'est donc pas un accident de la technique, mais l'effet de son organisation systémique non délibérée.
À ces strates du paradoxe, il faut opposer un contrepoint, sous peine de verser dans le fatalisme. La technique s'inscrit en effet dans des rapports sociaux qui l'orientent, et ne possède pas de destin inscrit dans sa seule essence. Feenberg a soutenu qu'elle est toujours « codée » socialement, et que le « code technique » d'un objet « précise socialement certains paramètres techniques tout à fait terre à terre comme le choix et le traitement des matériaux »<ref>Andrew Feenberg, ''Pour une théorie critique de la technique'', op. cit., ch. 4.</ref>. Cette idée a une portée politique : « les valeurs des acteurs dominants donnent toujours un certain biais aux codes techniques »<ref>''Ibid.''</ref>, et la tâche d'une théorie critique consiste justement à dévoiler ces biais. La déforestation amazonienne n'est pas une fatalité technique, mais le résultat de choix d'acteurs identifiables. L'extraction massive de données personnelles n'est pas inhérente au numérique, mais la conséquence d'un modèle économique. La destructivité n'est donc pas dans la technique en soi, mais dans les rapports de pouvoir qui la configurent, ce qui est moins désespérant que la thèse heideggérienne, parce que cela laisse place à l'action politique.
Les positions d'Ellul et de Feenberg ne sont pas réconciliables sans frais. Ellul soutient que le système technicien possède une dynamique d'autoaccroissement qui rend illusoire toute prétention à le réorienter politiquement de manière substantielle. Feenberg soutient au contraire que la technique reste codée par des choix sociaux contingents et que la démocratie technique est une voie effective. Cette divergence n'est pas un détail : si Ellul a raison, l'enjeu de la condition moderne est moins le contenu des choix techniques que la possibilité de leur soustraire collectivement quelques pans à la logique de l'efficacité. Si Feenberg a raison, l'enjeu est de transformer les coalitions d'acteurs et les codes qui orientent la technique. La position retenue ici est intermédiaire mais asymétrique : Ellul décrit avec justesse la dynamique propre du système technicien tel qu'il s'est constitué, mais Feenberg a raison de soutenir qu'aucune fatalité ne soustrait cette dynamique à l'action politique. Charles Taylor a formulé cette position intermédiaire dans le chapitre IX de ''The Ethics of Authenticity'', titré justement « An Iron Cage ? » : il y refuse explicitement l'image d'une fatalité technologique, en rappelant que « la connexion entre civilisation technologique et [les] normes [atomiste et instrumentale] n'est pas unidirectionnelle. Ce n'est pas seulement que les institutions engendrent la philosophie ; il a fallu aussi que cette perspective ait quelque force dans la société européenne avant que les institutions puissent se développer »<ref>Charles Taylor, ''The Ethics of Authenticity'', op. cit., ch. IX, « An Iron Cage ? », p. 99.</ref>. Taylor ajoute que « la raison instrumentale arrive jusqu'à nous avec son propre arrière-plan moral », notamment l'« affirmation de la vie ordinaire » et la « bienveillance pratique »<ref>''Ibid.'', p. 105.</ref>, et qu'un travail de reprise (''retrieval'') de ces sources peut faire advenir un « cadrage différent » de la technique, dans lequel celle-ci serait subordonnée à une éthique du soin (''ethic of caring'') plutôt qu'à un « impératif de domination »<ref>''Ibid.'', p. 106.</ref>. Sa conclusion pratique est que la transformation démocratique des techniques est possible mais coûteuse, et qu'elle suppose des institutions capables de résister à l'évidence de la « continuation et de la progression » dont parle Ellul.
Notre constitution technique est en outre inachevée. Stiegler développe ici un autre argument : si la technique nous constitue, alors nous avons besoin de temps pour intérioriser chaque nouvelle technique, en faire une véritable culture, élaborer les savoirs et les institutions qui permettent de l'habiter humainement. L'écriture a été progressivement intégrée par l'école, la grammaire, la philologie, le droit. Or les techniques contemporaines se succèdent à un rythme qui ne laisse plus le temps à ce travail d'appropriation. Stiegler en propose une formulation théorique : « la technogenèse est structurellement en avance sur la sociogenèse »<ref>Bernard Stiegler, ''La Technique et le temps. 1. La faute d'Épiméthée'', op. cit., avant-propos à la réédition de 2018.</ref>, et l'« ajustement entre évolution technique et tradition sociale connaît toujours des moments de résistance parce que, selon sa portée, le changement technique bouleverse plus ou moins les repères en quoi consiste toute culture »<ref>''Ibid.''</ref>. Nous sommes saturés d'outils que nous n'avons pas eu le temps de transformer en culture. La désorientation que ressent l'homme moderne n'est donc pas une déficience subjective à corriger, mais le symptôme d'un retard structurel : « l'histoire de l'homme est celle de la technique comme processus d'extériorisation où l'évolution technique est dominée par des tendances avec lesquelles les sociétés humaines doivent sans cesse négocier »<ref>''Ibid.''</ref>. Stiegler ajoute que cette désorientation, dans son principe, est elle-même originaire : la technicité comme « défaut d'origine » fait que l'homme n'a jamais eu de lieu propre auquel revenir, et que l'effort d'appropriation culturelle est sa tâche permanente.
Ce contrepoint admis, il reste une dernière strate du paradoxe, la plus profonde, que ni la critique du système ni l'appel à la démocratie technique n'épuisent : l'humain est constitué aussi par sa démesure. Cette réponse, plus tragique, renvoie à la mythologie grecque. Prométhée donne le feu aux hommes, mais ce don les rend semblables aux dieux et appelle nécessairement le châtiment. L{{'}}''hubris'' n'est pas un accident humain, elle est inscrite dans la condition même d'un être qui se dépasse par ses œuvres. Anders nomme cette expérience la « honte prométhéenne », « la honte qui s'empare de l'homme devant l'humiliante qualité des choses qu'il a lui-même fabriquées »<ref>Günther Anders, ''L'Obsolescence de l'homme'', op. cit., première partie, « Sur la honte prométhéenne ».</ref> : l'homme moderne se découvre inférieur à ses propres productions, et ce renversement caractérise sa condition. Si nous sommes par essence l'animal qui s'augmente techniquement, alors nous sommes aussi par essence l'animal qui risque toujours de se perdre dans cette augmentation.
Ces réponses convergent : la technique n'est pas destructrice malgré le fait qu'elle nous constitue, elle est potentiellement destructrice ''parce qu'elle'' nous constitue, c'est-à-dire parce que nous sommes des êtres dont la puissance excède structurellement la sagesse.
== IV. La tempérance comme racine du problème ==
Cette dernière formulation invite à un déplacement. Et si, plus que la technique, c'était la difficulté à être tempérant qui détruisait l'homme ? Le déplacement n'est pas mince : on passe d'une analyse historico-sociale (le système technique tel qu'il s'est constitué dans la modernité capitaliste) à une hypothèse anthropologique (une disposition humaine à la démesure, dont la modernité ne serait qu'une amplification). Cette substitution doit être maniée avec précaution, car elle peut servir d'alibi dépolitisant : si la cause est anthropologique, alors les structures historiques sont déresponsabilisées. La discussion qui suit aura donc une double tâche : examiner sérieusement l'hypothèse anthropologique pour ce qu'elle apporte (elle interdit de croire qu'un simple changement de système règlerait toutes choses), et la confronter à la critique marxiste qui la renvoie à son origine sociale (l'intempérance contemporaine est moins un trait constant qu'un produit historique du capitalisme). On essaiera, à la fin de la section, d'articuler les deux niveaux plutôt que d'en faire jouer un contre l'autre.
=== L'intempérance comme cause ancienne ===
L'argument est sérieux. Si la technique n'est qu'un amplificateur d'une fragilité humaine plus ancienne, alors la supprimer ne supprimerait pas le problème : il se manifesterait simplement à plus petite échelle. On invoque parfois, à l'appui de cette thèse, des catastrophes écologiques pré-modernes : déforestations de la Méditerranée antique, effondrement de la société de l'île de Pâques, surexploitation de certains milieux. Ces exemples doivent être maniés avec prudence, car ils sont historiquement discutés et souvent instrumentalisés dans des récits simplificateurs sur une prétendue démesure humaine universelle ; le cas de l'île de Pâques, en particulier, a fait l'objet de réinterprétations qui minorent la responsabilité des seuls habitants. Ils suggèrent néanmoins que la technique moderne donne à l{{'}}''hubris'' une portée planétaire sans l'avoir inventée, ce qui suffit à l'argument.
Les sagesses grecques ont accordé une place centrale à la mesure. Chez Aristote, la tempérance (''sōphrosynē'') est l'une des vertus éthiques : elle règle certains plaisirs corporels, tandis que la vertu en général se définit comme un juste milieu entre deux excès, déterminé par la prudence (''phronèsis''). La difficulté de tenir ce milieu est, à ses yeux, la difficulté humaine par excellence, mais il ne fait pas de la seule tempérance la racine de toutes les autres vertus. Les stoïciens ont déplacé cette idée sous une forme différente : le malheur ne vient pas du monde mais de nos désirs disproportionnés à l'égard du monde, et la maîtrise des désirs s'inscrit chez eux dans une physique cosmique qui en modifie le sens. On évoque parfois une convergence avec d'autres traditions, bouddhisme, confucianisme, ascèse chrétienne, autour de l'idée que ce qui détruit l'homme est son incapacité à dire « assez ». Cette convergence doit être maniée avec prudence : le bouddhisme inscrit la limitation du désir dans une métaphysique de l'impermanence et du non-soi qui n'a pas d'équivalent grec ; le confucianisme articule la tempérance à un ordre rituel et hiérarchique qui n'est pas celui de l'éthique aristotélicienne ; l'ascèse chrétienne réfère ses renoncements à une eschatologie du salut. Ces traditions partagent moins une thèse commune sur la démesure qu'une famille de pratiques de limitation, dont les justifications, les techniques et les visées sont substantiellement différentes. On retiendra de leur diversité même qu'aucune n'a tenu la démesure pour neutre, et que toutes ont jugé nécessaire de l'encadrer par des disciplines.
Une nuance importante s'impose toutefois : la tempérance ancienne était pensée comme vertu individuelle. Mais dans nos sociétés, l'enjeu s'est déplacé vers une tempérance collective, c'est-à-dire vers la capacité d'institutions politiques à imposer des limites à des dynamiques systémiques (marché, croissance, course aux armements, extraction des ressources) qu'aucun acteur individuel ne contrôle. Un consommateur tempérant en France ne suffit pas à infléchir la trajectoire climatique mondiale ; il faut une institution de la tempérance. Bourg défend un programme d'« autolimitation » et plaide pour une civilisation où nous passerions « d'une civilisation du produire, présumé illimité et infini, à une civilisation du disposer, relative à un monde matériellement plus fini et limité qu'il ne l'a jamais été »<ref>Dominique Bourg, ''Une nouvelle Terre'', op. cit., ch. 6.</ref>. Or c'est cette tempérance institutionnelle qui se révèle difficile à construire.
=== La critique marxiste : un déplacement structurel ===
Un point de vue marxiste introduirait ici un déplacement et critiquerait la formulation que nous venons d'adopter. Pour un marxiste conséquent, parler de « difficulté d'être tempérant » comme cause de la destruction relève d'une mystification idéologique.
L'intempérance n'est pas une donnée anthropologique, mais un produit historique. Quand on dit « l'homme est intempérant », on parle en réalité d'un type d'homme historiquement situé : l'homme du capitalisme, en particulier l'homme bourgeois et désormais l'homme consumériste. Anders, qui n'est pas marxiste au sens strict mais en hérite, prolonge cette analyse : il observe que les marchandises modernes ont littéralement « ''soif'' », et qu'elles « engendrent par leur qualité même une reproduction du besoin »<ref>Günther Anders, ''L'Obsolescence de l'homme'', op. cit., troisième partie, « Sur la bombe et les racines de notre aveuglement face à l'apocalypse », § 21.</ref>. La maxime tacite à laquelle nous serions tous exposés serait selon lui : « ''Apprends à avoir besoin de ce qui t'est offert.'' Car les offres de la marchandise sont les commandements d'aujourd'hui »<ref>''Ibid.''</ref>. Le besoin n'est plus antérieur à l'objet, il en est le produit. Marx, dans les ''Manuscrits de 1844'' et dans ''Le Capital'', avait montré dans une perspective voisine que les sociétés pré-capitalistes étaient souvent organisées autour de la suffisance plutôt que de l'accumulation. Marshall Sahlins, dans ''Âge de pierre, âge d'abondance'', a illustré cette thèse : les chasseurs-cueilleurs travaillaient quelques heures par jour et vivaient dans une abondance paradoxale qui tenait à la limitation volontaire de leurs besoins.
Faire porter le blâme à l'individu, c'est exonérer le système. Voici le cœur de l'objection marxiste. Imputer la catastrophe à une faiblesse morale individuelle invite à un travail sur soi : éducation, sagesse, conversion intérieure. Or c'est le geste idéologique par excellence : naturaliser un problème social. Si le problème est la consommation excessive des individus, alors la solution est qu'ils consomment moins, et non que le mode de production qui ''les pousse'' à consommer soit transformé. Bauman l'a formulé ainsi : « la société de consommation parvient à rendre permanente la non-satisfaction […]. Ce qui commence comme un besoin doit aboutir à une contrainte ou une addiction »<ref>Zygmunt Bauman, ''La Vie liquide'', op. cit., ch. 5, « Consommation et bonheur ».</ref>. Adorno et Horkheimer avaient montré dès les années 1940 le rôle joué par ce qu'ils nomment l'« industrie culturelle » dans la production de cette intempérance massive : elle a pour fonction « de marquer les sens des hommes de leur sortie de l'usine, le soir, jusqu'à leur arrivée à l'horloge de pointage, le lendemain matin, du sceau du travail à la chaîne qu'ils doivent assurer eux-mêmes durant la journée »<ref>Theodor W. Adorno et Max Horkheimer, ''La Dialectique de la Raison'', op. cit., ch. III, « La production industrielle de biens culturels. La culture comme industrie ».</ref>. Le loisir lui-même n'échappe pas à la logique productive : il en est la prolongation. Andreas Malm ou Jason Moore parlent ainsi non pas d'« Anthropocène » (qui imputerait la crise à l'humanité en général) mais de « Capitalocène » : ce n'est pas l'homme qui détruit la planète, c'est un système économique historiquement situé.
La fétichisation de la sobriété peut elle-même devenir une nouvelle ruse du capital. Un marxiste de l'École de Francfort observerait que le discours contemporain sur la sobriété, le minimalisme, la ''slow life'', est lui-même devenu une marchandise. Luc Boltanski et Ève Chiapello, dans ''Le Nouvel Esprit du capitalisme'', ont analysé ce mécanisme à travers le concept de récupération de la critique artiste. Ils distinguent deux formes de critique adressées au capitalisme : la critique sociale (centrée sur l'inégalité et l'exploitation) et la critique artiste (centrée sur l'inauthenticité, l'aliénation et l'absence de liberté). Or, montrent-ils, le néocapitalisme de l'après-1968 s'est développé en intégrant la seconde : « traduits dans les termes de la critique artiste – autonomie, spontanéité, authenticité, autoréalisation, créativité, vie –, de nombreux déplacements ont pu être interprétés, y compris par une partie au moins de ceux qui les mettaient en œuvre, comme le résultat d'une reconnaissance du bien-fondé de la position critique par un capitalisme enfin éclairé »<ref>Luc Boltanski et Ève Chiapello, ''Le Nouvel Esprit du capitalisme'', Gallimard, 2011 [1999], conclusion, « Force de la critique ».</ref>. Le capitalisme contemporain a ainsi développé une « vocation à marchandiser le désir, notamment celui de libération, et par là même à le récupérer et à l'encadrer »<ref>''Ibid.'', troisième partie, ch. VII, « À l'épreuve de la critique artiste », § 2, « Quelle libération ? ».</ref>. La même opération se produit aujourd'hui avec la critique écologique : le greenwashing, le capitalisme « durable », l'éco-luxe sont les formes par lesquelles le système absorbe sa propre contestation. Boltanski et Chiapello décrivent un autre versant de cette mutation : « la mobilité de l'exploiteur a pour contrepartie la flexibilité de l'exploité »<ref>''Ibid.'', troisième partie, ch. VI, « Le renouveau de la critique sociale », § 2, « L'exploitation dans un monde en réseau ».</ref>. Là où la première est choisie, source de pouvoir, la seconde est subie, et constitue « tout le contraire d'une liberté »<ref>''Ibid.''</ref>.
La contradiction interne du capital constitue ainsi la cause structurelle. John Bellamy Foster a remis en évidence dans Marx le concept de « rupture métabolique » (''metabolic rift''). Marx, dans ''Le Capital'', employait le concept de métabolisme (''Stoffwechsel'') pour définir le procès de travail comme « un procès entre l'homme et la nature, un procès par lequel l'homme, à travers ses propres actions, médiatise, régule et contrôle le métabolisme entre lui-même et la nature ». Or « une "rupture irréparable" a émergé dans ce métabolisme comme résultat des rapports capitalistes de production et de la séparation antagonique entre la ville et la campagne »<ref>John Bellamy Foster, ''Marx's Ecology. Materialism and Nature'', Monthly Review Press, 2000, ch. 5 [traduction nôtre].</ref>. La pollution, l'épuisement des sols, la perte de biodiversité ne sont pas des accidents : ce sont les conséquences nécessaires d'un mode de production qui ne peut traiter la nature autrement que comme stock à exploiter.
L'aliénation produit enfin de faux besoins. Marcuse, dans ''L'Homme unidimensionnel'', distingue entre besoins authentiques et faux besoins, ces derniers fabriqués par le système économique pour assurer ses débouchés. Feenberg, qui prolonge cet héritage francfortien, propose une lecture renouvelée de Marcuse insistant sur la nécessité d'une « ''transvaluation des valeurs'' » et d'une « reconstruction de l'appareil technique »<ref>Andrew Feenberg, ''Pour une théorie critique de la technique'', op. cit., ch. 6, citant Marcuse.</ref>. Dans cette optique, parler d'« intempérance » comme d'une caractéristique humaine, c'est confondre l'effet et la cause. L'insatiabilité contemporaine ne peut être comprise comme un simple trait naturel ; elle est organisée, excitée et normalisée par un système économique qui a besoin de transformer les désirs en débouchés.
=== Articulation des deux niveaux ===
Faut-il choisir entre ces deux lectures ? Plutôt qu'un partage diplomatique du genre « les Grecs avaient raison, les marxistes aussi », il faut tenter une hiérarchisation plus rigoureuse. La disposition anthropologique à la démesure existe probablement, comme le suggèrent certaines catastrophes écologiques pré-capitalistes et les productivismes non capitalistes du XX{{e}} siècle (l'URSS et la Chine maoïste furent parmi les pires pollueurs de leur temps). Mais cette disposition à elle seule ne produit pas le type spécifique d'intempérance qui caractérise la condition moderne. Pour qu'apparaisse une intempérance massive, normalisée, structurellement induite et étendue à toute la planète, il faut une configuration historique précise : un système qui transforme l'accumulation en finalité propre, un appareil productif qui transforme tout désir en débouché, une industrie culturelle qui produit les besoins qu'elle prétend satisfaire, et une infrastructure technique qui rend ces dispositions concrètement opératoires.
La hiérarchie qu'on retient ici est donc la suivante : la disposition anthropologique est la matière première, mais c'est la dynamique du capital, articulée au système technique, qui en fait un mode de vie planétaire. Une politique qui se contenterait de soigner la disposition (par l'éducation, la sagesse, la conversion intérieure) sans toucher à la dynamique resterait inefficace. Inversement, une politique qui transformerait la dynamique sans pratiques individuelles de discernement risquerait de reconduire les mêmes schémas sous un autre nom (les productivismes non capitalistes du XX{{e}} siècle l'ont prouvé). La condition moderne se reconnaît à ceci que la difficulté de la limite, qui était autrefois affaire de morale individuelle, est devenue un problème institutionnel et infrastructurel. Une pensée complète articule donc les deux niveaux ; mais cette articulation n'est pas symétrique : c'est l'étage historique qui sélectionne, organise et amplifie la disposition, non l'inverse. Bourg, Pruvost ou Keucheyan tentent aujourd'hui cette articulation en pensant ensemble la critique du capitalisme et la critique de la modernité technicienne.
== V. Le sujet moderne entre authenticité et aliénation ==
Cette discussion débouche sur une question proprement subjective. Si l'analyse de la section précédente est juste, et si nos désirs sont en partie produits par les structures économiques et techniques qui nous environnent, alors une difficulté se pose à chacun, du point de vue de la première personne : comment l'individu peut-il savoir ce qu'il désire vraiment ? Comment savoir s'il est authentique ou aliéné ? Le problème que la critique marxiste posait au niveau collectif (distinguer les vrais besoins des faux) resurgit ici au niveau du sujet, et il y prend une forme plus vertigineuse encore, car l'instance qui devrait juger est elle-même partie prenante de ce qu'elle devrait juger.
=== Le paradoxe de l'authenticité ===
La question est, au sens strict, sans solution définitive. Pour savoir si je suis aliéné, il faudrait que je puisse comparer mon état présent à un état non aliéné. Or je n'ai jamais accès qu'à ma propre conscience telle qu'elle est constituée ici et maintenant. L'instance même par laquelle je voudrais juger de mon authenticité est elle-même produite par ce dont je voudrais m'extraire. Pierre Bourdieu a prolongé cette intuition avec le concept d{{'}}''habitus'' : nos goûts, nos préférences politiques, nos manières d'être au monde sont l'intériorisation pré-réflexive d'une position sociale. L'habitus n'est pas vécu comme tel par le sujet : il opère de manière incorporée et opaque, faisant apparaître comme naturelles des dispositions qui sont socialement produites.
Foucault, dans ses travaux des années 1970, en tire une conclusion plus tranchante : le sujet n'est pas donné comme une substance pré-sociale qu'il faudrait libérer ; il se constitue dans des rapports de savoir, de pouvoir et de pratiques de soi. La quête d'un « vrai soi » qui préexisterait à toute construction est, dans cette optique, une illusion. Cette présentation, qui correspond aux analyses de ''Surveiller et punir'' et de ''La Volonté de savoir'', doit toutefois être nuancée par les inflexions du dernier Foucault. Dans ''L'Usage des plaisirs'' et ''Le Souci de soi'', Foucault revient sur les pratiques antiques de subjectivation et propose ce qu'il appelle une « esthétique de l'existence » dans laquelle le sujet se constitue par un travail réflexif sur soi-même<ref>Michel Foucault, ''L'Usage des plaisirs'' (''Histoire de la sexualité'', t. II), Gallimard, 1984, introduction.</ref>. Le sujet n'y est plus seulement effet de pouvoir, il devient instance d'élaboration éthique. Cette inflexion ne contredit pas la thèse antérieure mais la complète : il n'y a pas de sujet pré-social, mais le sujet socialement constitué peut entreprendre, à travers des techniques de soi, un travail qui le transforme. Cette position est plus proche de Hadot qu'on ne le dit parfois, malgré le différend sur le « dandysme » que nous discuterons plus loin. Charles Taylor, dans ''Les Sources du moi'', a critiqué la première version de la thèse foucaldienne sans pour autant restaurer une notion naïve d'authenticité : pour lui, je ne suis pas authentique en m'isolant de toute influence (ce qui est impossible), mais en m'engageant avec lucidité dans certaines influences plutôt que d'autres, à travers un dialogue avec des « horizons de signification » qui me précèdent.
Eva Illouz a montré comment la quête contemporaine d'authenticité s'est paradoxalement nourrie de la rationalisation des relations affectives par le discours psychologique. Internet en serait la manifestation la plus récente : « il présuppose un moi psychologique capable de s'appréhender lui-même, de se classer, de se quantifier, de se présenter et de se mettre en scène publiquement à travers des textes »<ref>Eva Illouz, ''Les Sentiments du capitalisme'', Seuil, 2006, ch. 4.</ref>. La recherche de soi devient alors une activité qui obéit à des techniques, à des grilles, à des classifications, contredisant l'idée même d'authenticité spontanée à laquelle elle prétend conduire.
Adorno et Horkheimer avaient anticipé ce diagnostic dans leur analyse de la « pseudo-individualité » fabriquée par l'industrie culturelle. Selon eux, ce que la modernité présente comme l'expression la plus singulière de la personne n'est qu'une variation marginale au sein d'une standardisation généralisée : « l'individuel se réduit à la capacité qu'a le général de marquer l'accidentel d'un sceau si fort qu'il sera accepté comme tel »<ref>Theodor W. Adorno et Max Horkheimer, ''La Dialectique de la Raison'', op. cit., ch. III, « La production industrielle de biens culturels », section sur la « pseudo-individualité ».</ref>. Une autre formulation porte directement sur la consistance du moi : « la particularité du moi est un produit breveté déterminé par la société, et que l'on fait passer pour naturel »<ref>''Ibid.''</ref>. Ce qui prétend être l'expression de soi (le geste, l'accent, la signature stylistique) fonctionne en réalité comme l'empreinte digitale sur une carte d'identité : un signe distinctif minimal qui permet d'identifier des unités par ailleurs interchangeables. Cette analyse ne dissout pas la possibilité de l'authenticité, mais elle déplace le seuil à partir duquel on peut prétendre y accéder. Reconnaître que la majeure partie de ce que nous prenons pour notre singularité a été produit pour nous est la condition préalable de tout travail authentique sur soi.
=== L'authenticité comme idéal moral et la position de Taylor ===
Les analyses qui précèdent, de Bourdieu à Adorno, paraissent dissoudre l'authenticité : si le moi est de part en part socialement produit, l'idéal de fidélité à soi semble perdre son objet. Charles Taylor, dans ''The Ethics of Authenticity'', renverse cette conclusion. Loin de réfuter l'idéal, le constat de sa constitution sociale en redéfinit les conditions, et c'est pourquoi Taylor en a proposé l'analyse la plus articulée. Il refuse de partager l'aire entre les apologistes (''boosters'', qui voient dans la culture contemporaine de l'épanouissement personnel un progrès sans réserve) et les contempteurs (''knockers'', qui n'y voient qu'une dégénérescence narcissique, à la suite de Christopher Lasch ou d'Allan Bloom). Sa thèse centrale est que l'authenticité « est un idéal moral valide » mais qu'elle a été dégradée par les pratiques mêmes qui prétendent l'incarner<ref>Charles Taylor, ''The Ethics of Authenticity'', op. cit., ch. II, « The Inarticulate Debate », p. 22-23.</ref>. Il distingue à cet effet deux orientations qui peuvent paraître se confondre : l'idéal d'« être fidèle à soi-même », d'origine romantique et qui suppose qu'il existe une « manière originale d'être humain » propre à chacun (idée qu'il fait remonter à Herder<ref>''Ibid.'', ch. III, « The Sources of Authenticity », p. 28-29.</ref>), et l'idéal de la « liberté autodéterminée » d'origine rousseauiste et kantienne, qui veut que je décide pour moi-même sans aucune contrainte extérieure. Taylor montre que ces deux idéaux, souvent confondus, peuvent entrer en tension : la liberté autodéterminée poussée à sa limite « ne reconnaît aucune frontière, rien de donné qu'il faille respecter dans l'exercice du choix autodéterminant »<ref>''Ibid.'', ch. VI, « The Slide to Subjectivism », p. 68.</ref>, et conduit à une glissade vers le « subjectivisme mou » (''soft relativism'') qui voit dans le seul fait du choix la valeur ultime.
Cette glissade est selon Taylor « autodestructrice » (''self-defeating'') : « si toutes les options sont également valables parce qu'elles sont librement choisies, c'est le choix lui-même qui confère la valeur ; mais cela revient à nier l'existence d'un horizon préexistant de signification »<ref>''Ibid.'', ch. IV, « Inescapable Horizons », p. 38.</ref>. Or sans un tel horizon, le choix lui-même perd toute portée. « Suis-je un grand philosophe parce que je remanie la table des valeurs ? » écrit-il : « peut-être, mais cela suppose de redéfinir des valeurs concernant des questions importantes, non de redessiner le menu de chez McDonald »<ref>''Ibid.'', p. 40.</ref>. La possibilité même d'une auto-définition significative présuppose donc qu'existent, indépendamment du sujet, des questions qui valent la peine d'être posées.
C'est ici qu'intervient la thèse dialogique, qui est la contribution la plus originale de Taylor à la question. « Nous devenons des agents humains à part entière, capables de nous comprendre nous-mêmes, et donc de définir une identité, à travers notre acquisition de langues humaines riches d'expression »<ref>''Ibid.'', p. 33.</ref>. Or « personne n'acquiert seul les langages nécessaires à l'auto-définition. Nous y sommes introduits par des échanges avec autrui »<ref>''Ibid.''</ref>, ce qu'il appelle, en reprenant George Herbert Mead, des « autres significatifs ». La genèse de l'esprit humain n'est donc pas « monologique » mais « dialogique », et cela ne vaut pas seulement pour la genèse : « nous définissons toujours [notre identité] dans le dialogue avec, parfois dans la lutte contre, les identités que nos autres significatifs veulent reconnaître en nous »<ref>''Ibid.'', p. 33.</ref>. Cette thèse modifie la façon dont on doit poser le problème de l'authenticité. La question n'est pas « comment me déprendre de toute influence pour atteindre un moi pur ? » (entreprise impossible et incohérente), mais « comment articuler les influences qui me constituent à un horizon de signification que je puisse reconnaître comme mien ? ».
Cette articulation a, selon Taylor, des implications éthiques et politiques. Une vie qui prétendrait à l'authenticité en faisant abstraction « des exigences de nos liens avec autrui » ou « des exigences de quelque chose d'autre que les désirs ou aspirations humaines » serait « auto-frustrante »<ref>''Ibid.'', ch. V, « The Need for Recognition », p. 35.</ref>, parce qu'elle « détruirait les conditions de réalisation de l'authenticité elle-même »<ref>''Ibid.''</ref>. L'erreur des doctrines déconstructivistes, écrit-il, est de retenir le moment créatif et antinomique de l'idéal d'authenticité (originalité, opposition aux conventions) en oubliant son moment dialogique et son ouverture aux horizons de signification<ref>''Ibid.'', ch. VI, « The Slide to Subjectivism », p. 66-67.</ref>. Taylor lit ainsi le tournant éthique du dernier Foucault dans le sens d'une demi-récupération : Foucault a vu que le sujet se constitue par un travail sur soi, mais en plaçant ce travail sous le signe de l'« esthétique de l'existence », il aboutit à « une nouvelle forme de dandysme »<ref>''Ibid.'', p. 60.</ref> dans laquelle l'horizon a disparu, diagnostic que Pierre Hadot, dans une perspective différente, formulait au même moment.
L'apport de Taylor au débat contemporain est dès lors double. D'une part, il refuse de céder aux critiques globales du narcissisme moderne, dans la mesure où elles privent les contemporains du seul levier dont ils disposent encore : l'idéal qu'ils prétendent vivre, fût-il dégradé. D'autre part, il refuse l'autocélébration de cette même culture en montrant que ses formes les plus visibles trahissent l'idéal qu'elles invoquent. Ce qu'il propose est ce qu'il appelle un « travail de reprise » (''work of retrieval'') : non pas une restauration du passé, mais une articulation plus rigoureuse de l'idéal lui-même, capable d'en faire reconnaître les exigences propres. Cette position est plus exigeante que le compromis : elle suppose que l'on puisse argumenter rationnellement sur les idéaux moraux et que ces arguments puissent faire une différence, convictions que Taylor revendique explicitement contre les positions subjectivistes et déterministes<ref>''Ibid.'', ch. II, p. 23.</ref>.
=== Quelques critères imparfaits ===
Si l'authenticité est un idéal valide mais dégradé, comme le soutient Taylor, alors la question pratique se précise : à quoi reconnaître, dans une vie concrète, qu'un désir ou une orientation est plus authentique qu'un autre ? Ne pouvant offrir de critère absolu, la philosophie a proposé plusieurs indicateurs partiels. Le critère de la résistance et du coût d'abord : un désir imposé de l'extérieur s'efface généralement quand son entretien devient coûteux ; un désir plus profond résiste. Le critère de la cohérence sur la durée ensuite : les désirs aliénés sont souvent erratiques et suivent les modes ; une orientation authentique présente une certaine constance. Le critère de l'épreuve par l'altérité aussi : la confrontation avec autrui (amis exigeants, traditions philosophiques, œuvres d'art majeures) fonctionne comme un révélateur. Ce critère prolonge la thèse dialogique de Taylor exposée plus haut : si l'identité se constitue dans l'échange avec les « autres significatifs », alors la confrontation à l'altérité n'est pas un test extérieur appliqué à une intériorité supposée close, mais le milieu même où le sujet se forme et peut se reconnaître.
Le critère de l'épaisseur réflexive selon Harry Frankfurt offre une formulation plus articulée. Frankfurt distingue les désirs de premier ordre (vouloir ceci) et les désirs de second ordre (vouloir vouloir ceci) : « people characteristically have second-order desires concerning what first-order desires they want, and they have second-order volitions concerning which first-order desire they want to be their will »<ref>Harry G. Frankfurt, « Freedom of the Will and the Concept of a Person » (1971), repris dans ''The Importance of What We Care About'', Cambridge University Press, 1988.</ref>. La liberté suppose l'accord entre les deux niveaux : le fumeur involontaire qui désire fumer mais voudrait ne pas le désirer est divisé contre lui-même et se trouve dans une situation de passivité par rapport à ses propres impulsions. L'authenticité, dans cette optique, n'est pas un état mais une coïncidence réflexive : « he is not only free to do what he wants to do; he is also free to want what he wants to want »<ref>''Ibid.''</ref>. Frankfurt reconnaît les limites de ce critère : on pourrait objecter qu'il ouvre une régression à l'infini, le désir de second ordre pouvant lui-même être aliéné. La réponse qu'il y apporte est que l'authenticité tient à l'« engagement décisif » (''decisive commitment'') du sujet vis-à-vis de l'un de ses désirs, qui tranche la série des ordres supérieurs<ref>Harry G. Frankfurt, « Identification and Wholeheartedness », dans ''The Importance of What We Care About'', op. cit.</ref>.
Le critère de la simplification possible enfin : si je ne peux pas rester seul une heure sans distraction, c'est un indice que mes désirs me possèdent plutôt que je ne les possède. Pascal l'avait formulé : « Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre. »
Aucun de ces critères n'est infaillible. Ensemble, ils dessinent une approximation utilisable : l'authenticité est moins un état qu'un processus, un travail de discernement qui n'a pas de fin mais qui a des degrés. La vraie différence n'est pas entre ceux qui ont trouvé leur vérité et ceux qui ne l'ont pas, mais entre ceux qui prennent au sérieux ce travail et ceux qui n'y pensent jamais.
=== L'injonction d'authenticité comme nouvelle servitude ===
Ces critères supposaient acquis que l'authenticité est un bien et que la difficulté est seulement de l'atteindre. Reste une critique redoutable, qui retourne cette présupposition contre elle-même : et si la quête d'authenticité était elle-même le problème ? La question n'est pas étrangère à Taylor, qui distinguait déjà l'idéal de ses formes dégradées ; mais elle va plus loin ici en visant non plus telle ou telle dérive, mais le ressort même de l'idéal. L'exigence de devenir soi-même, présentée comme libération, peut en effet être analysée comme une nouvelle servitude, peut-être plus subtile et plus épuisante que les précédentes, car elle ne pèse plus sur le sujet du dehors mais s'est logée au cœur de son rapport à lui-même.
Alain Ehrenberg, dans ''La Fatigue d'être soi'', a montré comment l'explosion de la dépression depuis les années 1970 correspond à un changement anthropologique : le passage d'une société de la discipline à une société de la performance de soi. La dépression contemporaine se présente, écrit-il, comme « ''une maladie de la responsabilité'' dans laquelle domine le sentiment d'insuffisance. Le déprimé n'est pas à la hauteur, il est fatigué d'avoir à devenir lui-même »<ref>Alain Ehrenberg, ''La Fatigue d'être soi'', op. cit., prologue.</ref>. Le diagnostic se prolonge ainsi : « hier, les règles sociales commandaient des conformismes de pensée, voire des automatismes de conduite ; aujourd'hui, elles exigent de l'initiative et des aptitudes mentales. L'individu est confronté à une pathologie de l'insuffisance plus qu'à une maladie de la faute, à l'univers du dysfonctionnement plus qu'à celui de la loi : le déprimé est un homme en panne »<ref>''Ibid.''</ref>. Ce déplacement est cruel parce qu'il est sans recours : contre une norme extérieure injuste, on peut se révolter ; contre l'exigence d'être soi-même, comment se révolter ?
Ehrenberg établit aussi un parallèle entre l'historicité des pathologies psychiques et l'évolution de la subjectivité moderne : « si la mélancolie était le propre de l'homme exceptionnel, la dépression est la manifestation de la démocratisation de l'exception »<ref>''Ibid.'', deuxième partie, « La dépression, maladie de la responsabilité ».</ref>. Ce que la modernité aurait démocratisé, ce ne serait pas seulement la liberté politique ou le confort matériel, mais aussi la souffrance psychique de qui doit produire son propre sens, autrefois réservée à quelques figures d'exception.
Byung-Chul Han prolonge cette analyse. Nous sommes passés d'une société de la contrainte (où d'autres nous exploitent) à une société de l'auto-exploitation (où nous nous exploitons nous-mêmes au nom de notre propre liberté). L'injonction « accomplis-toi » ne vient plus d'un patron, d'un curé ou d'un père : elle vient de nous. Burn-out, dépression, déficit d'attention, hyperactivité ont en commun une forme d'épuisement par excès de positivité, non par manque de liberté mais par excès d'options et d'injonctions à se réaliser.
Bauman donne à cette analyse un ancrage matériel, en montrant comment l'identité elle-même est devenue une marchandise : « l'individu aurait pu manifester facilement […] son caractère unique dans une société aux modèles rigides et aux routines monotones, mais il ne peut en être ainsi dans une société qui oblige chacun de ses membres à être unique ; dans un renversement curieux des règles pragmatiques, c'est le fait de suivre la norme généralement respectée qui est désormais censé satisfaire les demandes d'individualité »<ref>Zygmunt Bauman, ''La Vie liquide'', op. cit., ch. 1, « De l'individu chasseur ou chassé ».</ref>. Le slogan publicitaire qu'il cite résume cette aporie : « ''Sois toi-même – choisis Pepsi'' »<ref>''Ibid.''</ref>. Plus largement, ce que produit la société liquide n'est pas seulement une difficulté psychique mais une ontologie nouvelle : la vie liquide « se nourrit de l'insatisfaction du moi par rapport à lui-même »<ref>''Ibid.'', introduction, « De la vie en modernité liquide ».</ref>, et chacun de nous oscille en permanence entre les rôles de consommateur et d'objet de consommation, sans qu'aucune position stable ne soit jamais acquise.
L'injonction à l'authenticité présente en outre une structure logiquement contradictoire, ce que Gregory Bateson appelait un ''double bind''. « Sois spontané ! » est l'exemple-type de l'injonction paradoxale : si je suis spontané parce qu'on me l'ordonne, je ne le suis pas vraiment ; si je ne le suis pas, je désobéis. « Sois authentique » fonctionne de la même manière. L'authenticité, par définition, doit jaillir d'elle-même ; on ne peut pas la produire sur commande, même quand cette commande vient de soi. Ce paradoxe est aigu à l'ère des réseaux sociaux, où l'authenticité doit être ''montrée'', performée, mise en scène. Elle devient un genre stylistique, un format. Plus on s'efforce d'y être soi-même, plus on entre dans des codes collectifs.
Eva Illouz et Dany-Robert Dufour ont enfin montré comment cet idéal s'articule avec la rationalité néolibérale. L'individu est sommé de se penser comme un capital humain qu'il doit valoriser, comme une entreprise dont il est le PDG. Illouz parle de « capitalisme émotionnel », formule qu'elle définit ainsi : « les émotions sont devenues des entités évaluables, examinables, discutables, quantifiables et commercialisables […]. Les émotions ont aussi contribué à créer un moi souffrant, c'est-à-dire une identité organisée et définie par ses manques et ses déficiences psychiques, qui sont réinjectées dans le marché au travers de constantes injonctions au changement et à la réalisation de soi »<ref>Eva Illouz, ''Les Sentiments du capitalisme'', op. cit., ch. 4.</ref>. La fatigue n'est donc pas seulement psychologique, elle est structurelle : l'industrie de la santé mentale, le marché du développement personnel, les laboratoires pharmaceutiques, les plateformes numériques participent d'une même configuration qui transforme la subjectivité elle-même en marchandise.
Boltanski et Chiapello prolongent ce diagnostic d'un cran. Le néocapitalisme n'a pas seulement absorbé la demande d'authenticité ; il a également intériorisé sa critique. L'incorporation par le capitalisme du paradigme du réseau, élaboré dans une histoire autonome de la philosophie continentale, débouche selon eux sur un double mouvement contradictoire : « si le capitalisme a tenté de récupérer (en la marchandisant, comme on l'a vu) la demande d'authenticité qui était sous-jacente à la critique de la société de consommation, il a aussi, sous un autre rapport et de façon relativement indépendante, endogénéisé […] la critique de cette exigence d'authenticité »<ref>Luc Boltanski et Ève Chiapello, ''Le Nouvel Esprit du capitalisme'', op. cit., troisième partie, ch. VII, « À l'épreuve de la critique artiste », § 4, « La neutralisation de la critique de l'inauthenticité et ses effets perturbants ».</ref>. La conséquence en est paradoxale : « mieux vaut en effet, dans l'optique de l'accumulation illimitée, que la question soit supprimée, que les personnes soient convaincues que tout n'est ou ne peut plus être que simulacre, que la "véritable" authenticité est désormais exclue du monde, ou que l'aspiration à l'"authentique" n'était qu'illusion. Elles accepteront plus facilement alors les satisfactions procurées par les biens offerts, qu'ils se présentent ou non comme "authentiques", sans rêver d'un monde qui ne serait pas celui de l'artifice et de la marchandise »<ref>''Ibid.''</ref>. La nouvelle demande d'authenticité, désormais privée d'arrière-plan philosophique solide, doit s'exprimer « dans une distance ironique à elle-même »<ref>''Ibid.''</ref>. Le sujet contemporain se trouve ainsi pris dans une tension sans issue : sommé d'être authentique, mais déjà convaincu qu'aucune authenticité n'est plus possible.
=== Une issue possible : sortir du registre de la performance ===
Si l'injonction d'authenticité débouche sur cette impasse, faut-il abandonner l'idéal lui-même ? Ce serait conclure trop vite. Le diagnostic qui précède ne condamne pas l'authenticité comme telle, mais une certaine manière de la poursuivre, celle qui en fait un projet de production de soi. Reste à chercher une issue qui ne soit ni le renoncement à toute exigence d'authenticité, ni le retour réactionnaire à des normes extérieures imposées. Plusieurs pistes convergent vers une même intuition : déplacer l'authenticité du registre de l'accomplissement vers celui de la relation et de la présence.
Hartmut Rosa, dans ''Aliénation et accélération'', formule un diagnostic et une orientation. Le diagnostic d'abord : ce contre quoi nous sommes aliénés « n'est pas notre être intérieur immuable ou inaltérable, mais notre capacité à nous approprier le monde »<ref>Hartmut Rosa, ''Aliénation et accélération'', op. cit., Conclusion.</ref>. L'aliénation moderne ne consiste pas à s'écarter d'une essence humaine que l'on aurait trahie, mais à se trouver privé du temps nécessaire pour faire des expériences, des actions et des objets quelque chose qui nous appartienne. Rosa la définit au plus court comme « un état dans lequel les sujets poursuivent des buts ou suivent des pratiques que, d'une part, aucun acteur ou facteur externe ne les oblige à suivre […] et que, d'autre part, ils ne désirent ou n'approuvent pas "vraiment" »<ref>''Ibid.'', troisième partie, ch. 13, « La critique éthique 1 : la promesse brisée de la modernité ».</ref>. La phénoménologie qu'il en propose se déploie sur cinq plans solidaires : aliénation par rapport à l'espace (les non-lieux d'Augé, les déménagements perpétuels), aux choses (les objets jetables que l'on ne s'approprie plus), aux actions (« nous faisons "volontairement" ce que nous ne voulons pas vraiment faire »<ref>''Ibid.''</ref>), au temps (l'expérience comprimée du « bref/bref » où la vie liquide ne laisse aucune trace mémorielle), et finalement à soi et aux autres dans une « saturation sociale » qui rend improbable toute relation véritable. Le verdict est sévère : pour le sujet de la modernité tardive, « le monde […] est devenu silencieux, froid, indifférent ou même repoussant »<ref>''Ibid.'', troisième partie, ch. 14, « La critique éthique 2 : l'aliénation revisitée », section e, « L'aliénation par rapport à soi et aux autres ».</ref>. L'orientation que Rosa esquisse n'est donc pas un retrait mais une réouverture : retrouver la possibilité d'une « approche mutuelle "réactive" entre le moi et le monde »<ref>''Ibid.''</ref>, ce qu'il appellera ailleurs résonance. Non plus s'accomplir, mais se laisser toucher, répondre, entrer en correspondance avec ce qui n'est pas soi.
Pierre Hadot, dans son interprétation des philosophies antiques, suggérait que le souci de soi grec n'avait rien de l'auto-réalisation moderne. Il visait à se déprendre de soi, à pratiquer ce qu'il a appelé des « exercices spirituels », c'est-à-dire « une pratique destinée à opérer un changement radical de l'être »<ref>Pierre Hadot, ''Exercices spirituels et philosophie antique'', Albin Michel, 2002 [1981], préface d'Arnold I. Davidson.</ref>, qui engage non seulement la pensée mais aussi « l'imagination, la sensibilité comme la volonté »<ref>''Ibid.''</ref>. Le philosophe antique ne cherchait pas à exposer un système ; il visait une conversion, un « arrachement et rupture par rapport au quotidien, au familier, à l'attitude faussement "naturelle" du sens commun »<ref>''Ibid.'', « La philosophie comme manière de vivre ».</ref>. Cette conversion suppose une attention au présent (''prosochè'') vécu « comme s'il était à la fois le premier et le dernier »<ref>''Ibid.'', « Exercices spirituels ».</ref>. Hadot a marqué sa différence avec Foucault sur ce point, lui reprochant ce qu'il appelait son « dandysme », c'est-à-dire une esthétique de l'existence trop centrée sur le souci de soi. Hadot écrit ainsi : « je crains un peu qu'en centrant trop exclusivement son interprétation sur la culture de soi, sur le souci de soi, sur la conversion vers soi, et, d'une manière générale, en définissant son modèle éthique comme une esthétique de l'existence, M. Foucault ne propose une culture du soi trop purement esthétique, c'est-à-dire […] une nouvelle forme de dandysme »<ref>''Ibid.'', « Réflexions sur la notion de "culture de soi" ».</ref>. À cette esthétique de l'existence, Hadot oppose une « conscience cosmique », c'est-à-dire un effort « pour s'arracher au monde conventionnel de l'humain, trop humain et affronter la vision du monde en tant que monde »<ref>''Ibid.'', « Le sage et le monde ».</ref>. Hadot estimait que ces exercices restaient praticables aujourd'hui : « je crois fermement, naïvement peut-être, à la possibilité, pour l'homme moderne, de vivre, non pas la sagesse […], mais un exercice, toujours fragile, de la sagesse »<ref>''Ibid.'', « Réflexions sur la notion de "culture de soi" ».</ref>. Et plus précisément : « l'homme moderne peut pratiquer les exercices philosophiques de l'Antiquité, tout en les séparant du discours philosophique ou mythique qui les accompagnait »<ref>''Ibid.''</ref>. Il n'est donc pas nécessaire d'adhérer à la cosmologie stoïcienne ou épicurienne pour pratiquer la concentration sur le moment présent ; il suffit de l'éprouver dans son effet propre, qui est de faire « voir l'univers avec des yeux nouveaux »<ref>''Ibid.''</ref>. Cette piste convertit la fatigue contemporaine d'être soi non pas en repli mais en ouverture à ce qui excède le soi.
Bourg formule cette issue dans le registre d'une refondation spirituelle au sens élargi du terme. Il distingue deux fonctions de la spiritualité : une fonction « transcendantale », qui « ouvre une réception particulière du donné, un regard sur la nature », et une fonction d'« accomplissement », qui « ouvre sur des fins ultimes ». Selon lui, la modernité n'a pas tant fait disparaître ces fonctions qu'elle ne les a déformées en un mouvement d'« assomption moderne de l'humanité […] selon laquelle seule l'humanité et ses productions sont dignes d'intérêt »<ref>Dominique Bourg, ''Une nouvelle Terre'', op. cit., ch. 3.</ref>. La sortie de cette impasse passerait par la redécouverte d'« un intérêt pour le donné naturel lui-même », un retour à « notre insurmontable ancrage terrestre », et la reconnaissance d'« une nouvelle modernité […] non plus dualiste mais moniste »<ref>''Ibid.'', ch. 5.</ref>. La fatigue d'être soi pourrait alors trouver son antidote non dans un repli sur soi, mais dans une ré-extériorisation qui ne soit ni domination prométhéenne ni performance anxieuse.
Le point commun de ces propositions est de désactiver la performance. Tant que l'authenticité reste pensée comme accomplissement d'un projet, elle demeure dans le registre épuisant de la production de soi. L'enjeu serait de retrouver une forme de présence à soi et au monde qui ne soit pas constamment évaluée, comparée, mise en scène. La vraie authenticité n'est peut-être pas un projet, mais ce qui apparaît quand on cesse d'en faire un projet, paradoxe que les traditions contemplatives, du taoïsme à Maître Eckhart, avaient pressenti depuis longtemps sous l'idée de non-agir ou de détachement.
== Conclusion : la modernité comme tension à habiter ==
Au terme de ce parcours, plusieurs lignes de force se dégagent. La condition de l'homme moderne n'est définissable par aucun trait isolé, mais par une structure d'ambivalence qui traverse toutes ses dimensions. Le désenchantement libère et appauvrit. La technique nous constitue et nous menace. La difficulté d'être tempérant, qu'on a vue tenir à la fois d'une disposition anthropologique et de la dynamique du capital, fait de notre puissance une menace pour nous-mêmes. L'individualisme émancipe et épuise. L'authenticité s'offre comme idéal et se retourne en injonction. À chaque étage, ce qui se présente comme libération porte en lui les germes d'une nouvelle servitude, et ce qui se présente comme perte recèle des gains réels.
Cette ambivalence n'est pas un défaut conjoncturel qu'il faudrait corriger ; elle est la forme propre de la condition moderne. Elle interdit deux postures symétriquement insuffisantes : la nostalgie réactionnaire qui voudrait revenir à un avant pré-moderne (qui n'a jamais existé tel qu'on le rêve, et qui ne reviendra pas), et le progressisme béat qui croirait que le mouvement de la modernité est intrinsèquement bon (alors qu'il porte des risques existentiels inédits).
Trois exigences semblent dès lors s'imposer à la pensée contemporaine. Une exigence de discernement d'abord : apprendre à distinguer dans chaque mutation moderne ce qui s'enrichit et ce qui s'appauvrit, ce qui libère et ce qui asservit, sans céder à l'enthousiasme global ni à la déploration globale. Une exigence d'institution ensuite : reconnaître que les ressources individuelles, fussent-elles la lucidité, la sagesse ou la tempérance, ne suffisent pas à corriger des dynamiques systémiques, et que l'enjeu central est politique, à savoir inventer les formes collectives qui permettront d'habiter humainement un monde technique. C'est en ce point précis que la pensée arendtienne de l'action retrouve son actualité : si la condition moderne est marquée par la victoire de l{{'}}''animal laborans'' et l'effacement corrélatif de l'action, alors la possibilité même d'instituer politiquement des limites suppose qu'on rouvre, contre le règne de la nécessité productive, l'espace de l'action concertée et de la délibération publique. Comme l'écrit Feenberg dans une formulation qui converge avec cette intuition arendtienne, « la démocratie qui nous est si chère n'a de sens et d'avenir que si elle place au centre de ses préoccupations les enjeux de la technique »<ref>Andrew Feenberg, ''Pour une théorie critique de la technique'', op. cit., préface.</ref>. Une exigence spirituelle enfin, au sens large que Pierre Hadot ou Dominique Bourg donnent à ce terme : retrouver, à l'intérieur même du cadre désenchanté qui est désormais le nôtre, des pratiques de présence, de résonance et de retrait, qui empêcheront le désenchantement de basculer en désolation et l'authenticité de s'épuiser en performance.
Ce qui caractérise en dernière analyse la condition de l'homme moderne, c'est moins un état qu'une tâche : celle d'inventer les formes (institutionnelles, culturelles, intérieures) qui permettront d'assumer une liberté inédite sans s'y dissoudre, une puissance technique inégalée sans en être les instruments, et une exigence d'être soi-même sans en faire un nouveau fardeau. Tâche jamais achevée, et qu'aucune génération ne peut tenir pour acquise, mais qui constitue la forme moderne de ce que les Anciens appelaient la vie philosophique.
== Notes ==
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